L’ACTUALITÉ DES AUTEURS ET DES ÉDITEURS : N° 3 (SEPTEMBRE 2016)

Mise à jour: 1er octobre 2016

L’actualité des auteurs, leurs publications récentes ou leurs projets, accompagnés d’une revue de presse des articles qui leur ont été consacrés dans les médias régionaux ou nationaux…

Contacts: allier-infos@sfr.fr

DU CÔTÉ DES AUTEURS

 

Suzanne Lavisse-Serre (1928-2016): disparition d’une « ch’tite gate »

lavisseSuzanne Lavisse, née Serre, est décédée, à l’âge de 88 ans. Ses obsèques ont eu lieu le 9 septembre au crematorium de Vichy et ses cendres ont été  dispersées le même jour au pont de Châtel-de-Neuvre. Elle était née le 26 mars 1928 à Paris de parents originaires de la Creuse et de l’Allier. Après une carrière d’assistante sociale rurale à Cérilly, elle avait publié 7  ouvrages en une vingtaine d’années, puisant son inspiration dans le bocage bourbonnais et le Pays de Tronçais :

  • 512b7anqnzl-_uy250_Souvenirs d’une ch’tite gate du pays de Tronçais (éd. de la Pensée universelle, 1986).
  • Retour au pays de Tronçais (éd. des Cahiers bourbonnais, 1990).
  • Un siècle de vie à l’ombre de Tronçais (éd. des Cahiers bourbonnais, 1995).
  • Les locatiers de Beauvoir (éd. de Borée, 1998)
  • Le p’tit Louis de la Loge (éd. de Borée, 2001).
  • Paysans sans terre (éd. l’Ecir, 2004).
  • Les enfants de la porcelaine (éd. l’Ecir, 2006).

Monique Kuntz (1929-2016) : une vie consacrée à Valery Larbaud et à son œuvre

img047Monique Kuntz, une personnalité marquante de la vie culturelle vichyssoise,  est décédée à Nîmes à l’âge de 87 ans. Ses obsèques ont été célébrées le 12 septembre en la chapelle du cimetière protestant, suivies de l’inhumation dans le caveau de famille. Née à Nîmes en 1929, elle avait fait ses études secondaires dans cette ville. Après avoir suivi les cours de l’Institut catholique de Paris, elle avait obtenu le certificat d’aptitude aux fonctions de bibliothécaire et son tout premier poste avait été à la Bibliothèque municipale de Pau. A Vichy la responsable de la Bibliothèque municipale ayant cessé ses fonctions, Monique Kuntz avait posé sa candidature et, après une brillante réussite, elle avait  pris ses fonctions au début de mai 1966. Elle allait rester à Vichy jusqu’en 1993.

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Louis Giron, adjoint au maire de Vichy de 1965 à 1983, dans un article de « Souvenirs » paru en 1995 dans les Cahiers des amis de Valery Larbaud, écrivait  : « En jetant un coup d’œil sur mes archives, je suis toujours stupéfait du nombre de missions menées à bien par notre bibliothécaire qui d’ailleurs ne me parut nullement effrayée par l’ampleur du travail qui l’attendait ». Rappelant les qualités de Monique Kuntz, il ajoutait : « « C’était aussi un ensemble de hautes qualités humaines qui savait transformer en liens d’amitié les rapports les plus arides et un éclectisme qui lui permettait d’admettre toute idée basée sur de vraies valeurs ». Dans la Semaine de l’Allier (15/09), Isabelle Minard, actuelle directrice de la médiathèque,  évoque « un personnage haut en couleur (qui) était parvenu à travailler autant sur la lecture publique que sur l’obtention de collections remarquables pour constituer des fonds patrimoniaux ».

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Remise du 46ème prix Valery Larbaud, en présence de Monique Kuntz (3ème en partant de la gauche)

Monique Kuntz organisa la Bibliothèque et, ayant découvert le fonds Larbaud, elle l’avait mis en valeur de diverses façons avec notamment la création de l’association des Amis de Valery Larbaud, la mise en place du prix littéraire (en 1967) et de nombreuses expositions sur l’écrivain, à Vichy et ailleurs, dont elle rédigea les catalogues : Lisbonne (1973), Bruxelles (1978), Paris Bibliothèque nationale (1981). Elle fut aussi à l’origine des expositions sur  Dunoyer de Segonzac (1971), Michel Ciry (1972), Roger Caillois (1975), Louis Marcoussis (1978), Zao Wou-Ki (1982), James Joyce (1986)…Le 10 novembre 1990, lors d’une vente à Paris,  elle acheta au nom de la Ville de Vichy le manuscrit de Bubu de

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Catalogue d’exposition établi par Monique Kuntz

Montparnasse de Charles-Louis Philippe. Avec Georges Frélastre, elle publia chez Bonneton en 1995 : Hommes et femmes célèbres de l’Allier, et elle fut la co-éditrice de : Émile Mâle, souvenirs et correspondance de jeunesse (éd. Créer, 2001). En décembre 1983, elle avait obtenu le Prix Berthet de l’Académie des beaux-arts pour le catalogue (172 p.)  Emile Mâle, le symbolisme chrétien : exposition organisée par la bibliothèque municipale au Centre culturel et au Grand Casino de Vichy, du 28 mai au 20 juin 1983. Reçue à l’Académie du Vernet en mai 1981, elle la présida de novembre 1990 à 1998. En 1985, elle avait  mis ses compétences au service  de la construction de la nouvelle médiathèque de Vichy, pour en faire un lieu  à la fois fonctionnel et agréable, avec « le passage d’une petite structure à un espace de 4 800 m2 ». Ayant pris sa retraite à Nîmes, le 4 octobre 2002, elle  avait été  reçue à l’Académie de Nîmes. Le discours de bienvenue du président Yves Pradel et les remerciements de Monique Kuntz ont été publiés. Cette dernière  citait Valery Larbaud, mais aussi Émile Mâle et d’autres écrivains bourbonnais certes « différents par leur origine », tels que  Charles-Louis Philippe, Émile Guillaumin, mais aussi Alain Borne ; «Ils ont en commun une chose. Ils savent tous que l’œuvre d’art doit être associée aux horizons d’une province, de ses bois, à ses eaux, à l’odeur de ses fougères et ses prés… ». Monique Kuntz était officier des Palmes académiques, chevalier des Arts et lettres, chevalier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur (2000).

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Réédition de la Lettre à un lycéen de Charles-Louis Philippe à Jean Giraudoux

Charles-Louis Philippe
Charles-Louis Philippe

Le Carrelet éditions vient de (re)publier Lettre à un lycéen de Charles Louis Philippe ( 48 p. – 8,40 €).  Le lycéen en question était Jean Giraudoux, qui lui avait demandé conseil « pour la formation de son âme ». La photo du  lycée de Châteauroux, qui porte aujourd’hui le nom de Giraudoux, orne d’ailleurs la couverture. Dans sa réponse datée du 10 novembre 1898, Philippe qui vient de quitter son Cérilly natal, à l’âge de 24 ans,  pour s’installer à Paris, lui conseille : « Il faut être soi, vous dis-je. Et la seule manière d’être soi, c’est de se laisser mûrir, tout seul, au soleil, comme un beau fruit d’été ». La toute première rencontre entre le fils de sabotier bourbonnais et le fils de percepteur limousin avait eu lieu au cours des vacances d’été passées par Giraudoux à Cérilly. Âgé de 16 ans, il rêvait alors de littérature. C’est Bruno Vercier qui est à l’origine de cette nouvelle édition.

Jean Giraudoux
Jean Giraudoux

Né en 1934, il est l’auteur d’une thèse soutenue en 1971, consacrée à l’édition critique de La Mère et l’enfant, dans laquelle il avait inséré en tête la Lettre à un lycéen. Cette nouvelle édition est augmentée de textes de Roger Martin du Gard sur l’amitié entre  le jeune Giraudoux et Philippe,  et d’un extrait du Journal d’André Gide, dans lequel il rend hommage à Philippe, peu de temps après sa mort  prématurée. Dans La Montagne (9 septembre), Jean-Marc Laurent écrit : « Dans son intention de promouvoir l’œuvre du romancier“injustement méconnu”, Bruno Vercier accompagne l’ensemble d’un beau texte, où, avec Giraudoux qui voyait dans Philippe le seul écrivain français  qui “né du peuple, n’eût pas trahi le peuple en écrivant”, il déplore “l’injustice ” de la célébrité de Philippe non traduite en popularité » .

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Pré-Textes ou comment remettre en lumière des auteurs bourbonnais tombés un peu (ou beaucoup) dans l’oubli …

Guy Coissard
Guy Coissard, président de Pré-Textes

L’association littéraire Pré-Textes, fondée en 2009, est présidée par Guy Coissard. Parmi ses principaux objectifs, elle   propose  de remettre en lumière des auteurs bourbonnais, qui après avoir connu une certaine célébrité en  leur temps, sont tombés dans un oubli total ou relatif. Pour ce faire, une collection intitulée Les écrivains oubliés du Bourbonnais a vu le jour en 2012. Le premier auteur « redécouvert » a été  Albert Fleury (1923-2006), avec la publication de  « Passage d’Angeline », grand Prix de l’Académie du Vernet en 1956. Au travers d’une aventure à la fois romanesque et sensuelle, « Passage d’Angeline » retrace, avec justesse et poésie, la vie d’un village isolé qui se retrouve bouleversé par l’arrivée d’une humble jeune fille, sourde et muette.

Albert Fleury
Albert Fleury

Né à Charlieu (Loire) en 1923, Albert Fleury avait passé son enfance en Roannais, avant de migrer en Bourbonnais   où il a effectué sa carrière d’enseignant, notamment à Yzeure. Il a été un des fondateurs de la revue poétique ARPA.

► En 2014, le deuxième auteur remis à l’honneur a été Simone de Tervagne, avec La haine maternelle, dont la première édition remontait à 1947. Ce roman, âpre et violent, dresse le portrait d’une mère dépourvue d’amour et de tendresse, « desséchée par sa bigoterie« . Sur le ton de la confidence intime, il fait aussi partager au lecteur le courageux parcours d’une jeune femme en quête de liberté. Simone de Tervagne fait ici preuve d’une écriture extrêmement moderne pour faire partager au lecteur, sur le ton de la confidence intime, le courageux parcours d’une jeune fille éprise de liberté.

► En novembre prochain,  ce sera au tour d’Harry Alis, pseudonyme de Jules Hippolyte Percher (1857-1895) originaire de Couleuvre, d’être remis à l’honneur avec son roman Petite ville publié pour la première fois en 1886 et enrichi d’une préface de Simone Raynaud. « Dans “Petite Ville” sont dépeints les moeurs et les travers des habitants d’un bourg de province (en l’occurrence Lurcy-Lévis rebaptisé  Larcy ) à la fin du XIXème siècle, en période électorale, tandis que le narrateur, témoin concerné, tâche d’échapper aux intrigues des mères de la ville qui ne pensent qu’à marier leurs filles avec un bon parti. Très instructif sur les mœurs de  l’époque et vraiment croustillant », selon Guy Coissard.

Harry Alix
Harry Alix

Il n’est pas étonnant que, lors de sa parution, ce roman de 240 pages, peinture sans complaisance, souvent abrupte, humoristique et ironique des mœurs provinciales en    Bourbonnais, ait beaucoup fait parler à Lurcy-Lévis, à Couleuvre et dans les alentours. Harry Alis mourut le 2 mars 1895, la poitrine transpercée par l’épée de son adversaire lors d’un duel.

Info pratique:  La souscription pour Petite ville, est ouverte jusqu’au 30 octobre 2016 au prix de  15 € (+ 4 € pour les frais de port) : Association Pré-Textes – 1, impasse Joseph Baudron – 03400 Yzeure.

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Maurice Genevoix  (1890-1980),

 un écrivain au fil de la Loire

numerisation0001► La revue nivernaise La Camosine – Les annales du pays nivernais a consacré son n° 163 (32 p, illustrations, 10 €) à Maurice Genevoix. Jean-Louis Balleret y retrace « une vie au fil de la Loire », en mettant l’accent sur les liens qu’a entretenus l’écrivain avec le fleuve. Decize, la commune où il a vu le jour en 1890 mais où il n’a vécu que quelques mois, avant d’y revenir à l’âge de 10 ans, Châteauneuf- sur-Loire où il a fréquenté l’école communale, ainsi qu’Orléans où il a poursuivi ses études, sont quelques unes des grandes étapes au fil du fleuve. Pendant la Grande guerre, Genevoix blessé grièvement sur le font de la Marne,  terminera sa convalescence à Châteauneuf-sur-Loire, mettant à profit son temps libre pour jeter les bases de Ceux de Verdun. Après le succès de Raboliot, prix Goncourt 1925,  Maurice Genevoix s’établira dans la maison des Vernelles, au bord du fleuve. La Loire est également un thème récurrent dans son autobiographie Trente mille jours, parue en 1980, l’année de sa disparition.

Larbaud en tchèque, dans le texte... La revue tchèque Plav, Mesicnik pro Svétovou Literaturu [Revue mensuelle pour la littérature mondiale] a publié dans son n° 1 de 2016 un texte de Valery Larbaud : « Soukromé zboznostti » : traduction en tchèque de poèmes de Larbaud par Joseph Hrdlicka (1899-1957).

Romain Rolland
Romain Rolland

► Dans l’Express (21 septembre), Bertrand Dermoncourt revient sur la publication du Tome 3 de la correspondance entre Romain Rolland et Stefan Zweig (1928-1940), « toujours aussi passionnant« : « Ils dénonçaient la crise des démocraties, la lâcheté des  classes dirigeantes et le matérialisme triomphant. ils ont vu  la détresse économique et l’émergence des dictatures. Romain Rolland et Stefan Zweig ont vécu les épreuves les plus dramatiques, tout en préservant leur amitié, écrit Bertrand Dermoncourt.  Zweig (…) ne se départit jamais de sa déférence envers son collègue, prix Nobel de littérature, mais atteint souvent dans ses évocations de sa situation personnelle un pathétique simple et bouleversant.

Leur dialogue est marqué par l’exil forcé de l’Autrichien à Londres,après l’arrivée des nazis au pouvoir.  Inconsolable, Zweig trouve dans la musique un rare réconfort (…).  Rolland qui travaille depuis longtemps sur un projet de biographie de  Beethoven compatit« . Le critique note toutefois que, si la musique est une valeur commune aux deux hommes, ils peuvent aussi diverger sur la politique. Ainsi,  face à Rolland qui croit en Gandhi et encore en  la Russie des soviets, « Zweig est d’une lucidité sans espoir« . Rappelons que Zweig a mis fin à ses jours au Brésil, en 1942.

Guillaume Trotignon, romancier féru d’histoire du Berry

LIVRE TROTIGNONGuillaume Trotignon, qui réside aujourd’hui en Corée du sud, n’a pas oublié ses racines berrichonnes ni l’histoire de sa province.  Depuis 2014, il s’adonne à l’écriture de romans historiques, avec pour toile de fond l’histoire du Berry, entre le XVIIIème siècle et le milieu du XIXème. Il y décrit l’épopée de deux familles avec leurs rivalités personnelles, sociales autant que politiques : d’un côté  une famille de paysans,  les Chapelin et, de l’autre,  une famille de nobles, les de Nuys.  Trois titres se sont ainsi succédé en deux  ans et un quatrième est en préparation. Au-delà des aventures des Chapelin et des de Nuys, l’auteur s’attache aussi à mettre en valeur  les métamorphoses d’un petit village berrichon imaginaire dénommé Louvet, qu’il  situe quelque part entre Châteauroux et Bourges. Où comment concilier habilement trame romanesque et évolution historique.

telechargement-1► Son tout  premier roman, Le temps des blés (1 vol. br., 271 p, 20 €) sorti en mai 2014, est centré sur  la période 1715-1750, entre la mort de Louis XIV et le milieu du règne de Louis XV.  La sorcellerie, l’exclusion du village du paysan Martin Chapelin et son long périple jusqu’à Paris, ainsi que le libertinage et les manigances auxquels se livre le comte de Nuys, sont quelques-uns des fils conducteurs de l’intrigue. Il y est aussi question de la contrebande de sel qui  se développe, tandis que des disettes sévissent en Berry. Le pouvoir des de Nuys, comtes et seigneurs, apparaît encore comme indiscutable, tout comme celui de la monarchie. Ce premier  livre a reçu le prix 2016 des lecteurs du Lions Club de la Région Centre.

51bxsxlgll► Dans son deuxième roman Le fils des Lumières (1 vol. br., 224 p, 20 €) publié en 2015, Guillaume Trotignon s’intéresse aux nouvelles générations des Chapelin et des de Nuys. Son héros, Antoine Chapelin, découvre les grands réformateurs agraires berrichons, tels que le marquis de Barbançoy ou le duc de Charost, qui relaient localement les idées des Lumières, bien loin des salons et cafés parisiens. Antoine Chapelin part également pour le Québec, afin d’y  servir dans le régiment du Berry. Il assistera  avec Bougainville et le marquis de Montcalm, à la fin de la Nouvelle France. C’est l’occasion pour l’auteur de décrire  certaines des batailles auxquelles, fait authentique, le régiment du Berry a participé. Parallèlement, sans être  foncièrement hostiles aux Lumières, les comtes de Nuys s’affirment dans la réaction nobiliaire. Outre ces rivalités et ces événements, certains secrets de famille apparaissent. Avec ce  2ème tome, s’achève la période du « Temps des blés » , à laquelle va succéder  « Le temps des Révolutions« .

telechargement-2►Enfin, sorti en avril 2016, le troisième roman de Guillaume Trotignon, Le cavalier de la Révolution (1 vol. br., 392 p, 20 € ) constitue le premier tome du Temps des Révolutions. Tout en poursuivant les sagas familiales, il décrit l’irruption de la Révolution française en Berry, prélude à  l’Empire napoléonien. Les rivalités entre Pierre Chapelin et Charles de Nuys, représentants  de la nouvelle génération, s’exacerbent. Tandis que Pierre Chapelin rallie la Révolution, allant jusqu’à s’engager dans l’armée révolutionnaire puis dans la Grande Armée, Charles de Nuys, choisit le camp royaliste. Il participe, aux côtés de Phélippeaux, aux soulèvements de Palluau et de Sancerre. Il poursuivra cet engagement dans les services d’espionnage royalistes. Leur rivalité est aussi  amoureuse, poussant les deux protagonistes à se livrer à des duels. Dans cet ouvrage, il est aussi question du général Bertrand et de son importance pour le Berry. Les secrets familiaux percent au jour et le roman s’achève en 1825, quelques années après la mort de Napoléon à Sainte-Hélène où le général Bertrand l’avait suivi Le quatrième tome, auquel songe déjà Guillaume Trotignon, devrait porter sur le XIXème siècle.

Pratique :
Chacun des trois titres est disponible à la librairie Arcanes à Châteauroux, ainsi que sur les sites  Amazon, Fnac et Decitre. Ils sont également disponibles en format e-book (7,99 €). Par ailleurs, le dernier tome paru est en place dans les principales librairies et  dans les rayons culturels des grandes surfaces du Berry (Leclerc, Cultura,…) à Issoudun, Vierzon,  Nevers, Bourges, Châteauroux…

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Henri Chassin est l’auteur de  Visite des commanderies du Grand Prieuré d’Auvergne, du Mayet d’Ecole et de la Marche avant la révolution de 1789. La 1ère partie renseigne sur l’état de cette commanderie de l’ordre de Malte en 1789 ; la seconde est consacrée à la présentation des 56 commanderies dépendantes de la langue d’Auvergne. Ce livre a été présenté le samedi 30 juillet 2016 au sein même de la commanderie du Mayet.

Les Commentaires sur « L’Esprit des lois » de Montesquieu. Suivi de Observations de Condorcet sur le vingt-neuvième livre de « L’Esprit des lois », par  Antoine Louis Claude Destutt de Tracy  (1754-1836), ont été réédités la libraririe philosophique  J. Vrin (289 p. – 29 €).

Antoine Louis Claude Destutt de Tracy
Antoine Louis Claude Destutt de Tracy
  • Cet ouvrage, écrit en 1806 et 1807, fait partie des Œuvres complètes du philosophe et son édition a été établie par Claude Jolly. L’auteur soumet le chef-d’œuvre de Montesquieu à l’épreuve des principes et de la méthode de l’Idéologie et dessine les contours à la fois des lois naturelles et de la volonté générale exprimée par le « corps entier de la nation». En fait, il s’agit d’une œuvre originale renouvelant en profondeur la science politique. Dans la mesure où l’auteur, devenu aveugle , n’a a pas écrit son volume de Législation, ce Commentaire en tient lieu.

 

 ◘ Alain-Fournier, Jean Giraudoux et George Sand dans la Revue d’histoire littéraire de la France

  • Alain-Fournier
    Alain-Fournier

    Année 2015/ 4:  « Alain-Fournier et Henri Barbusse : du service militaire à la Grande guerre » par Marianne Charton. Henri Fournier a tout juste 21 ans quand il commence son service militaire au début du mois d’octobre 1907. Il vient d’échouer pour la seconde fois au concours d’entrée à l’École normale supérieure, il pense que le service militaire va lui procurer un peu d’apaisement tant sa fatigue intellectuelle est grande, mais aussi sa déception après avoir fourni tant d’efforts pour ce concours…

  • Année 2016/2: « Jean Giraudoux : lettres à Guitte»par Mauricette Berne. Quelques mois avant sa mort en 2000, Jean-Pierre Giraudoux, fils de Jean, évoquait encore une crise qui menaça de séparation le couple de ses parents alors qu’il était âgé de 4 ou 5 ans, vers 1925. Il se rappelait surtout les imprécations de sa mère qui vouait « aux gémonies » « la Brache » – une Mme Brache (ou Brash?) – avec laquelle son père l’aurait trompée…

« Des voyageurs romantiques de l’infini. Les fous dans Consuela et la Comtesse de Rudolstadt de George Sand » par Alex Lascar. De Lélia (1833) aux Maîtres sonneurs (1853) il y a deux lignées de fous dans l’œuvre de George Sand, les uns terribles et violents, d’autres pacifiques, artistes et un peu prophètes…

◘ Actualités pascaliennes

► Deux nouveaux ouvrages sur et de Blaise Pascal viennent de paraître

  • telechargementMichel Le Guern : Études sur la vie et les Pensées de Pascal. (éd. H. Champion, 2015, 272 p. – 32 €)

« Dégagé du carcan janséniste secrété par sa famille, Pascal apparaît comme un homme passionné de vérité, d’abord dans les sciences, ensuite dans l’engagement de la foi . Quelle émouvante personnalité en son génial désir de servir par et dans la vérité ses frères humains ! » écrit D. Bertrand, dans la revue Etudes (septembre 2016)

  • Blaise Pascal 1623-1662) – L’homme est un roseau pensant: « Pensées », liasses I-XV . – (éd. Gallimard, collection Folio sagesses, 2016, 123 p., 3,50 €.

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 Laurent Léonard, un policier qui écrit …des polars

 ► Né à Chamalières (Puy-de-Dôme) en 1966, Laurent Léonard, a passé 13 ans au sein de la police judiciaire à Paris. Il a ensuite exercé   à Vichy durant une dizaine d’années, à partir de 2003, avant de rejoindre Clermont-Ferrand, où il est chef du commandement de nuit. Son livre Les occi-morts : Blanc nocturne (290 p., 15 €) plonge le lecteur dans un thriller sombre et violent. Il a obtenu le prix du public au Salon de Noël des romanciers d’Auvergne en 2015. Dans Drôles de drames (éd. de la Flandonière, 2016, 271 p. , 16 €) une partie de l’action se déroule dans la capitale auvergnate, mais une intrigue parallèle est située à Vichy dans le monde du triathlon que l’auteur connaît bien pour avoir participé à 6 ironman en 7 ans.

gabriel-maquin-auteur-d-une-autobiographie_2523634Le chef d’entreprise et élu  Vichyssois Gabriel Maquin prend goût à l’écriture…Après ses mémoires parus sous le titre Le parcours d’un marathonien, de la ferme à la grande distribution, il s’est attelé à la rédaction d’un ouvrage annoncé pour septembre 2017. Il retracera le parcours des grandes figures du commerce, depuis Aristide Boucicaut, fondateur du Bon Marché, au début du Second empire, jusqu’aux familles de la grande distribution comme les Leclerc, les Fournier  ou les Mulliez. Il y sera également question des pionniers du e-commerce.

► Après le père, l’élu montluçonnais Jean-Pierre Momcilovic, versé dans le roman policier, le fils… Jérôme Momcilovic, qui dirige les pages cinéma du magazine Chronic’art, vient de publier  Prodiges d’Arnold Schwarzenegger, son tout premier livre ( éditions Capricci, 264 p, 18 €).

  • telechargement-3Présentation de l’ouvrage par l’éditeur : Arnold Schwarzenegger est né une première fois en Autriche, le 30 juillet 1947. Le cinéma, lui, l’a fait naître comme prodige. Né d’un éclair prophétique dans Terminator, d’une expérience génétique dans Jumeaux, d’un rêve d’enfant dans Last Action Hero, il a traversé la fin du vingtième siècle comme un oracle, pour annoncer le destin de l’homme à l’époque de sa reproductibilité technique. Comme le Terminator, il est venu nous faire craindre le futur et en même temps nous le faire aimer. Comme lui, il est venu, sans contradiction, sonner le glas de l’humanité et en même temps la sauver, en prenant au pied de la lettre le rêve américain du self-made-man. Trente ans plus tard, la prophétie s’est réalisée : l’homme est devenu un cyborg. Et Schwarzenegger ? Qu’est-il devenu ?

 Christian Robert, né en 1951, a dédicacé le dimanche matin 28 août, à la Maison de la presse de Châtel-Guyon, son livre Histoires d’Auvergnats consacré à des célébrités de la région (Ed. des Monts d’Auvergne, 2014, 429 p. 20 €). Une occasion d’annoncer qu’il a mis en chantier un second tome à paraître en 2017.

► Germaine Lemétayer, née en 1947 près de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), avait soutenu en 2009 devant l’université Clermont-Ferrand II une thèse de doctorat sur les Huguenots de Paray-le-Monial. Elle a été publiée sous le titre : Les protestants de Paray-le-Monial : de la cohabitation à la diaspora, 1598-1750. L’ouvrage est préfacé par  Bernard Dompnier  (éd. H. Champion, 2016, 888 p. – 130 €).

  • Le cardinal de Bouillon, en 1685-1689 prit des mesures de Contre-Réforme vigoureuse à Paray, tandis qu’en 1689 une Visitandine lançait un appel au roi associant le culte du Sacré Cœur à la reconquête catholique de l’Europe. Victime de persécutions sélectives et durables visant à l’exclusion de sa minorité, la petite ville perdit 80% de sa communauté protestante.

images-1►  Dans son Dictionnaire des aviateurs auvergnats de la Première guerre mondiale  (éd. du Roure, 2016, 254 p. – 23 €), Jean-Baptiste Leyds, journaliste à La Montagne, a recensé quelque 500 aviateurs des quatre départements de l’ancienne Région d’Auvergne.Il est entendu que ces biographies sont centrées sur la Grande Guerre (et sur tous les fronts, occidental comme les Balkans). Ceux qui y ont heureusement survécu ne se voient gratifiés que de quelques lignes racontant « le reste de leur vie ». Ainsi en est-il de personnalités qui s’illustreront par la suite, comme Victor Laurent-Eynac, futur ministre de l’Air qui inaugurera cette éphémère fonction, ou Gilbert Sardier, certes as de guerre, mais ensuite charismatique président de l’Aéro-club d’Auvergne. Il est vrai que ceux-ci méritent des livres à eux tout seuls (ce qui est fait chez le même éditeur depuis longtemps, pour le premier d’entre eux). Ceux qui débutèrent l’aviation avant le déclenchement du conflit, ont droit à la narration de leurs débuts surtout s’ils ont obtenu le brevet de pilote militaire, comme c’est le cas, par exemple, de l’emblématique Eugène Gilbert.

logo_guide_du_routard►En 2017, le territoire Bourbon – Pays de Moulins Auvergne aura son Guide du routard. Il fait partie des 6 lauréats retenus par l’éditeur.  Pour dénicher les bonnes adresses, repérer les activités et les festivités dignes d’intérêt et collecter les informations pratiques, un rédacteur du guide a commencé d’explorer  le territoire en septembre.  Le groupe Hachette, éditeur des Guides du Routard prévoit un tirage de 20 000 exemplaires dont 15 000 seront diffusés directement sur le territoire Bourbon-Pays de Moulins.

Arnaud Frich, né en 1969, est un photographe – auteur professionnel, spécialisé dans la photographie panoramique. En collaboration avec Caroline Drillon, journaliste, il vient de publier un ouvrage de photographies : À la rencontre des architectures emblématiques de la capitale auvergnate. (éd. Page centrale, 2016, 86 p. – 12,90 €).

Louis Passelaigue, après son étude sur le cardinal Jean Villot (éd. de la galipote), s’est penché sur  L’historien auvergnat Ernest Lecourt d’Hauterive [1864-1957]. L’ouvrage est sorti aux éditions  ARGHA (Association de recherches généalogiques et historiques d’Auvergne) (62 p. – 12 €)

Jean-Philippe Luis et Laurent Rieutort ont coordonné la publication de  La Maison des sciences de l’homme de Clermont : une décennie au service des SH et de l’interdisciplinarité (éd. Revue d’Auvergne, n° 618, 2016, 291 p. 20 €),  préfacé par Mathias Bernard, président de l’Université Blaise Pascal.

  • telechargement-4La Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand est l’une des 23 Maisons des Sciences de l’Homme réparties sur les principaux sites universitaires français. Ce volume témoigne de la vitalité et de la diversité des thématiques abordées en archéologie, géo – environnement, histoire, littérature et civilisation, philosophie, psychologie sociale, science du langage et de l’éducation, … Il regroupe des articles rédigés par les directrices et directeurs des laboratoires hébergés par la MSH ainsi que par les coordinateurs de 12 programmes de recherches interdisciplinaires menés à la MSH ; parmi ceux-ci : le CHEC (Centre d’histoire « espaces et cultures», fondé en 1991, dont le Professeur Philippe Bourdin est le responsable. A signaler, p. 262-264 : une présentation de l’Atlas historique régional (Auvergne Bourbonnais Velay), par Stéphane Gomis, historien, CHEC.

politeriotmovement-com-charlotte-delbo-reflecting-on-suffering-and-loss-in-auschwitz►Dans Charlotte Delbo, la vie retournée (éd. Grasset, 2016, 608 p. – 24 €),  Ghislaine Dunant retrace le parcours de celle dont le nom a été donné au collège de Tronget. L’historienne spécialiste de la seconde guerre mondiale, Annette Wieviorka, en  a donné un compte rendu dans la revue L’Histoire, (septembre 2016). Selon elle,  la romancière fait renaître celle qui sut si bien décrire Auschwitz

► La Bibliothèque nationale de France a publié en 2015  une Bibliographie de la presse française et d’information générale des origines à 1944 : 58, Nièvre,  rédigée par Nathalie Fabry (145 p., 26 €). Elle  propose une nomenclature de tous les journaux publiés dans le département jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Signalons que, dans la même collection, il existe un ouvrage consacré au département de l’Allier.

► Les amis du patrimoine de Toulon-sur-Allier ont édité en 2015  le livre de Maurice Aubery  sous le titre  Souvenons-nous de nos soldats morts pour la France : Toulon-sur-Allier, 1914-2014 (408 p. – 35 €)

Jean Bélingard  a reconstitué le parcours de Henri Chas, 1900-1945, alias Charlieu, compagnon de la Libération : la Résistance en Haute-Loire et en Limousin. (éd. du Roure, 2016, 239 p. – 21 €).   Recruté en 1941 par le SOE en Haute-Loire, Chas adhéra à Combat  en 1942, commanda l’AS du département, avant de quitter l’Auvergne en 1943 pour rejoindre Paris. En janvier 1944, il reçut la mission de préparer l’AS de la région de Limoges en vue du jour J. Arrêté,il fut incarcéré à Clermont-Ferrand puis  déporté en Allemagne en août 1944. Il y mourut en avril 1945.

► La romancière Pierrette Fleutiaux, née en 1941 dans la Creuse, est l’auteure de nombreux ouvrages dont  le dernier s’intitule : Destiny  (éd. Actes Sud, 2016, 183 p. – 19 €). C’est «  une réflexion intelligente sur la différence, sur l’autre, et sur l’observation et l’acceptation des mécanismes mis en œuvre quand on se trouve en situation d’accueil » selon Claire Delbard (LAurore du Bourbonnais, 26 août 2016).

 

DU CÔTÉ DES  ÉDITEURS

 

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La Galipote,  une revue mais aussi une maison d’édition

Les éditions de la Galipote, basées à Vertaizon (Puy-de-Dôme) ne se limitent pas à la publication de la revue éponyme. C’est aussi une maison d’édition qui publie aussi bien des romans que des ouvrages biographiques ou historiques ayant un ancrage régional. Parmi les dernières parutions :

  • Pierre Boy: Promesses de lune.212 p. – 18 €. 3ème  roman de Pierre Boy  qui dépeint avec un réalisme soutenu le Livradois au début des années 60.
  • James Gressier: Le mal pensant.267 p. – 20 €. En 73 chroniques publiées dans le périodique La Galipote, le regard porté par un Parisien du Livradois sur l’Auvergne
  • Louis Passelaigue: Le cardinal Jean Villot : de l’Auvergne au Vatican 210 p. – 20 €. Né à Saint-Amant-Tallende en 1905, Jean Villot fut secrétaire d’État de 1969 à 1979. Il est mort à Rome le 9 mars 1979. L’auteur, né en 1936, est instituteur retraité.
  • anglade-galipotteLouis Passelaigue, Bernard Streinbrecher:  Jean Anglade, homme de plumes. –  21€. Louis Passelaigue et Bernard Steinbrecher ont choisi de nous raconter l’homme, en prenant comme fil conducteur son abondante production littéraire. Un livre qui a le mérite de nous faire comprendre que derrière le romancier du terroir se dissimule un acteur de premier plan de la littérature française à l’œuvre immensément variée. Année d’enfance en pays thiernois, émois d’adolescent, influence de ses professeurs et de ses pairs, aléas de la guerre et périodes de vaches maigres, plaisir d’écrire et de conter, sont habilement passés au crible dans ce livre, par  ailleurs bien illustré.
  • Pierre Leroux : Heureux et fier de notre victoire18 €. En 1926, l’équipe de rugby de l’Association Sportive Montferrandaise accède à la division élite. A l’issue de la saison 1935-36, les Jaunards atteignent la finale du championnat de France pour la première fois de leur histoire.telechargement L’événement déplace 2 000 Auvergnats au stade des Ponts Jumeaux de Toulouse. En ce dimanche 10 mai 1936, la rencontre oppose l’A.S. Montferrandaise au R.C. Narbonne, la ville dont Léon Blum, le chef du Front Populaire, est député. Arrivé en tête lors des élections qui se sont déroulées la semaine précédente, il  lance un vibrant appel aux communistes afin de gouverner « pour le bien public, contre la misère, le fascisme et la guerre ». L’ASM, quant à elle, est perçue par beaucoup comme l’équipe des patrons, celle du « grand capital ». Passions sportives, politiques et amoureuses s’imbriquent dans ce roman à travers le destin croisé d’hommes et de femmes engagés pleinement dans le formidable élan social qui, jusqu’en 1937, secoua la ville de Clermont-Ferrand et l’ensemble du département du Puy-de-Dôme.

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C’est reparti pour De Borée

• Après leur  dépôt de bilan, fin 2015, les éditions de Borée ont été reprises en décembre dernier par le groupe de presse Centre-France, dont le vaisseau amiral est le quotidien La Montagne. L’ambition est de développer les synergies entre la presse et l’édition de livres. La nouvelle entité, qui conserve le  nom et la marque De Borée,  a également repris le stock de titres. De Borée  compte publier 150 à 160 titres en 2016, mais avec une équipe nettement restreinte (13 salariés repris sur 65), tout en envisageant  de procéder à des embauches en 2017.  

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Nicolas Corneau

• C’est la première fois que le groupe Centre France se lance dans l’édition. Nicolas Corneau, directeur de Centre-France Livres, qui chapeaute la maison d’édition, assure que « La ligne éditoriale reste absolument la même. On espère dans un second temps qu’elle soit enrichie de tout ce que le groupe Centre France peut apporter à une maison d’édition. On fait plusieurs journaux tous les jours. Tout ce qui est écrit, photographié, produit, n’est pas forcément publié (…), on va pouvoir exploiter différemment nos contenus et notre fond éditorial, nos archives par exemple« .

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Hélène Tellier

• Hélène Tellier (livres d’ histoire et  romans historiques),  Bérénice Boulay (romans de terroir) et  Stéphanie Jardy (beaux livres), toutes les trois issues de De Borée, se partagent la direction éditoriale. Avant sa déconfiture, l’entreprise fondée en 1989 et dirigée par Gérald Layani, disposait d’un catalogue de 2 500 titres, avec un rythme de 250 nouveautés par an. À la marque de Borée, s’ajoutaient  Cerise Bleue, Encre Violette et Terres éditions.

• Premier changement visible: les éditions de Borée ont quitté Sayat, pour s’installer dans les locaux du quotidien régional,  à Clermont-Ferrand.  Second changement, il concerne la distribution des titres confiée à la société Sodis: « On sous-traite notre distribution, ça nous permet d’avoir une activité beaucoup plus importante. Et c’est vrai que la Sodis a un flux tellement grand que les réassorts seront plus faciles pour nos clients, que ce soit pour nos propres maisons d’édition mais aussi pour les éditeurs que l’on a en diffusion-distribution« , affirme Laurent Fontaine, directeur commercial.

 

Le dépôt légal: une source d’informations à découvrir

Sous le titre « Le dépôt légal, l’autre vigie du monde de l’édition », Le Monde (11 septembre 2016) a publié une étude montrant la formidable source d’informations que constitue le dépôt légal : « Nombre d’ouvrages publiés, âge et profil des auteurs…L’institution dresse un bilan étonnant de la vie littéraire ». Depuis François Ier, qui l’a institué, le D.L. conserve un exemplaire des documents imprimés dans leur état de publication. Un examen des chiffres, montre que c’est edilivredésormais Edilivre, spécialiste de l’autoédition, qui arrive en tête depuis 2013, devant le pourtant très prolifique  L’Harmattan (45 000 titres au catalogue et 2 500 livres publiés par an !).  Suivent les éditeurs « classiques » comme Hachette et Gallimard. L’autoédition représente 16% des titres déposés contre 10% en 2010. Les « primo déposants » représentent aujourd’hui 46% des nouveaux déposants. Autre évolution, celle du contenu des livres autoédités : la poésie ou les récits familiaux cèdent le pas devant la fiction. Deux tiers des déposants sont des hommes, les femmes étant plus « actives » dans telechargementles traductions, où elles sont largement majoritaires,  et dans trois grands secteurs : littérature jeunesse, dessins et arts décoratifs, économie domestique et hôtellerieL’âge moyen des auteurs s’établit à 55 ans, la catégorie la plus représentée étant celle des 40-69 ans. Selon Alain Beuve-Méry, « l’étude illustre aussi une très grande homogénéité du corps social des écrivains », dont près de 8% recourent à un pseudonyme.

imagesLa collecte d’information issues du D.L. permet aussi de dresser la liste des 100 personnalités les plus étudiées entre 2013 et 2015 : Napoléon Ier, Louis XIV et …Freud occupent les 3 premières places. La toute première femme, la Vierge Marie, pointe en 17ème position, devant Marie-Antoinette (24ème) et Marguerite Duras (25ème). Parmi les personnalités vivantes objets d’une étude, on trouve  le pape François (7ème place) qui coiffe les 3 derniers présidents de la république :

François Hollande (16ème, 37 livres), Nicolas Sarkozy (20ème, 31 livres) et Jacques Chirac (84ème, 16 livres).  De son côté,  Johnny Halliday  se classe 32ème avec 26 livres. Quant aux auteurs qui vendent le plus, ils ne sont pas forcément les plus connus du grand public. Il s’agit souvent d’auteurs (ou de directeurs) de guides touristiques comme Pierre Josse pour Le guide du routard, ou Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, pour Le petit Futé.

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