◘ L’ACTUALITÉ DES AUTEURS ET DES ÉDITEURS (NOVEMBRE 2016)

MISE À JOUR: 10 novembre 2016

DU CÔTÉ  DES AUTEURS

Saül Friedländer, de Prague à Montluçon, via Néris-les-Bains…

  • saul-friedlander-jewLe dernier livre de Saul Friedländer s’intitule “Où mène le souvenir. Ma vie” (éditions du Seuil, 350 p. , 22 €). Le Point (22 septembre 2016) en a donné un compte-rendu sous le titre : « Le testament de Friedländer : « La Shoah est mon seul chez-moi”, a déclaré l’écrivain qui est né à Prague en 1932. Dix ans plus tard, ses parents qui étaient  des juifs tchèques, après deux ans passés à Néris-les-Bains, l’ont confié à une institution catholique de Montluçon, qui le protégea durant la guerre. Il fut baptisé et il adopta le nom de Paul-Henri Marie Ferland.   « Je suis tombé amoureux de l’absolue beauté de la langue française, et mon identité culturelle est restée essentiellement française tout au long  de ma vie… », écrit-il.  Il évoque les livres qui ont tramé son lien avec la France, en particulier  Le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier, qui, avec l’Éducation sentimentale de Flaubert, et la Recherche du temps perdu  de Proust représente à ses yeux « la quintessence de l’esprit français ». Il ajoute :“ L’école primaire de Sainte-Agathe, où le narrateur et Meaulnes se lancent dans leur aventure onirique, deviendra mon lieu de mémoire personnel. Elle m’apparaissait comme le modèle de l’école communale telle que je l’avais connue à Néris-les-Bains, de l’été 1940 à 1942″.
  • 41qk30zembl-_ac_us160_En présentant le second volume de sa magistrale enquête sur les crimes nazis, Nicolas Weil écrivait dans Le Monde des livres (6 mars 2008), sous le titre « Le monument du désespoir»: « Disons-le d’emblée : il sera désormais difficile d’aborder l’histoire de la Shoah, sans passer  par « le » Friedländer, monumentale deuxième partie dans l’oeuvre d’une vie, dont la première remonte à dix ans ( L’Allemagne nazie et les Juifs. Les Années de persécution, 1933-1939, Seuil, 1997). La maîtrise d’une matière extraordinairement complexe et l’élégance de l’écriture s’allient à un véritable génie de la synthèse capable de tirer profit de tous les acquis d’une recherche sur le sujet qui a pris une dimension océanique ».
  • Eric-Emmanuel Schmitt, né en 1960, dramaturge, romancier, nouvelliste, essayiste, cinéaste, est l’un des auteurs français les plus lus et les plus représentés. Il a été élu en 2016 à l’Académie Goncourt. Le 7 octobre, il était à Vichy où il a présenté au cinéma Étoile Palace son dernier livre : L’homme qui voyait à travers les visages, paru en septembre 2016 chez Albin Michel.

 

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 Les 10 meilleures ventes de romans de la Rentrée littéraire 2016 : « Et les vainqueurs sont… »

  • telechargementBeaucoup d’appelés…Un tout petit nombre d’élus... Sur les 560 romans publiés entre le 15 août et le 15 octobre, dans le cadre de la fameuse rentrée littéraire, version 2016, la revue professionnelle Livres-Hebdo et GFK (organisme spécialisé dans les études de marché) ont dressé la liste des dix romans arrivés en tête des ventes durant ces deux mois. On y trouve un seul premier roman et un roman étranger.
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    Amélie Nothomb

    Sans véritable surprise, c’est Amélie Nothomb qui pointe en tête du classement, avec Riquet à la Houppe (éditions Albin Michel) dont  76 300 exemplaires ont été vendus. À la deuxième place, une surprise : on y trouve  un premier roman, Petit pays (éditions Grasset) de Gaël Faye, dont  53 750 exemplaires ont été écoulés. Il a par ailleurs décroché le prix du roman de la Fnac.  Gaël Faye devance d’une courte tête  Laurent Gaudé, avec Écoutez nos défaites, (éditions Actes Sud), vendus à 51 000 exemplaires. Livres-Hebdo observe que, globalement, le classement des 10 plus importantes ventes révèle aussi «  une quasi parité parfaite avec quatre auteures parmi les dix romans les plus vendus. Le groupe Madrigall (Gallimard, Flammarion) compte trois titres à égalité avec le groupe La Martinière (Le Seuil, L’Olivier) ».

  • Enfin le livre classé en 10ème position, Babylone de Yasmina Reza, s’est vendu à 25 450 exemplaires, soit à peine le tiers des ventes recensées pour Amélie Nothomb. Ce qui laisse supposer que de nombreux titres parmi les 550 autres suivants n’ont séduit que quelques centaines de lecteurs, voire peut-être quelques dizaines…Dans le pire des cas. Avec les retours des invendus, les pilons ne devraient pas chômer.

Foire du livre de Brive…Des records des ventes battus.

telechargement• Avec un chiffre d’affaires de 705.941 € sur trois jours, la Foire du livre de Brive a battu un record de ventes.  C’est mille euros de plus que l’an dernier et c’est une  belle surprise du côté de l’organisation et du GIE des libraires, qui prudemment tablait « plutôt sur 650.000 € de recettes« , selon son président Nicolas Poret.

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Christian Signol

• Sans surprise, les deux plus gros vendeurs ont été Christian Signol (1 300 livres vendus) et la toute récente lauréate du prix Goncourt Leïla Slimani : avant même le début de ses signatures, le samedi après-midi, elle avait déjà enregistré près de 600 ventes de Chanson douce, paru chez Gallimard.

• Autres secteurs qui ont bien fonctionné : la bande dessinée avec 70.000 € de chiffre d’affaires et la littérature jeunesse avec  80.000 €.  Si la réussite était visible sur les stands de la Foire, elle l’était aussi  du côté des commerçants de la ville, notamment pour l’enseigne Cultura Centre, qui a enregistré son meilleur samedi depuis son ouverture.

► Le jury siégeant à la médiathèque de Bourbon-l’Archambault a lancé le 23ème prix de la nouvelle Bourbonnaise :  les auteurs ont jusqu’au 18 mars 2017 pour participer à ce concours littéraire.

► La 4éme  édition du Prix des Incorrigibles a été lancée début octobre au lycée Valery-Larbaud, à Cusset Ce concours littéraire implique des jeunes de 15 à 25 ans de plusieurs établissements de l’agglomération. Le meilleur des 8  livres sélectionnés sera connu en avril 2017.

► Deux ouvrages qui, au vu de leurs titres, contribueront certainement  à la  culture générale (!), ont été recensés  dans n° 21 (2016) de la « Bibliographie de la France« , publié par  la BnF :    Julien DuménilSe cultiver en faisant caca ou pipi. – Paris : J’ai lu, 2016 – 447 p. – 6,20 € et  Paul Saegaert: Une année de culture générale aux toilettes. – Paris : Tut-tut, 2016 – 400 p. – 18 €. Vaste programme…

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Les mémoires de Maurice Gabolde (1891-1972), ancien ministre de Pierre Laval : « Persiste et signe »…

telechargement-1Un ministre de Pierre Laval, Maurice Gabolde, témoigne... Maurice Gabolde, né à Castres en 1891, devint un haut magistrat et fut nommé Garde des sceaux le 26 mars 1943. Il devait le rester jusqu’au 17 août 1944, dans le dernier ministère de Pierre Laval. À la libération, il avait pu fuir vers l’Espagne, dans le même avion que Pierre Laval,  en compagnie d’Abel Bonnard. Condamné à mort par contumace, il se fixa à Barcelone où il mourut le 14 janvier 1972. C’est là qu’il termina en 1970  la rédaction d’un livre de souvenirs qui vient d’être publié par les éditions de L’Harmattan sous le titre : Écrits d’exil, contribution à l’histoire de la période 1939-1945 (1 volume broché, 558 p, 48 €). Un quart de siècle après la fin de la guerre, Maurice Gabolde  continuait à plaider ouvertement en faveur du régime de Vichy et de la politique de collaboration. 51nneo3poml-_ac_us160_ Dès le début (p. 12)  il précise sa position : « Si l’on avait fait à Pierre Laval, le seul politique de classe qui ait eu sous le régime de l’État français une conception utilitaire, raisonnable et justifiable de l’activité gouvernementale, au milieu des inexpérimentés, des fanatiques et des aventuriers qui entourèrent le vieux soldat de Verdun, un procès équitable, on aurait projeté une lumière indispensable à l’étude de cette période cruciale ; mais l’idéologie partisane, à laquelle la justice fit cette concession, imposa une parodie judiciaire, et le seul qui aurait pu dire des choses historiquement intéressantes, mourut sans avoir « vidé son carquois ». Le procès du maréchal, même s’il était sorti de son mutisme et s’était exprimé avec lucidité, n’offrait pas le même intérêt. Il n’avait pas joué de rôle actif dans la tragédie ; il avait été un symbole, un emblème, la statue de marbre qui servait aux Romains pour manifester leur culte à l’empereur  » – « Il n’existait pour assurer la continuation de la vie dans toutes ses manifestations matérielles et intellectuelles dans la métropole d’autres politiques rentable que celle de la « collaboration » avec l’occupant. Cette « collaboration » indispensable devait être honnête, mais ne pas dégénérer en « association » ni en « vassalité » (…) à en juger par le résultat obtenu (comparé à d’autres pays sous le joug hitlérien) il ne fut pas si mal résolu » (p. 12). – « Il n’y avait pas d’autre solution que de négocier pour desserrer l’étreinte ; c’est pour cette raison que Laval entreprit ses voyages, de septembre à décembre 1940, à Paris, qu’il alla à Montoire, et que le Maréchal l’y suivit et que pendant quatre ans, le gouvernement français lutta pour alléger les charges qu’une guerre, déclarée à la légère et sous la pression de l’Angleterre, avait provoquées (…) Ce fut la raison d’être du gouvernement de l’État français ; sa naissance était pure; sa vie fut honorable. Dire, après coup, qu’il eût mieux valu laisser le vainqueur maître des destinées de la France, c’est avouer que l’en préférait le maximum de souffrance au minimum d’ordre et de résignation ; c’est reconnaître qu’on se désintéressait des Français et qu’on les sacrifiait à une idéologie dévastatrice« . Le chapitre XVIII s’intitule « En écoutant Pierre Laval » (p. 238-287) ; le chapitre XIX , « Le collaborationnisme » (p. 295-341) ; le chapitre XXI : « L’apprentissage de l’émigration : Sigmaringen » (p. 375-407). Le dernier paragraphe est ainsi rédigé : « L’Europe ne retrouvera un équilibre durable que quand elle  se sera débarrassée des hypothèses idéologiques dans les relations internationales et qu’elle aura substitué aux affinités entre régimes intérieurs, qui changent avec les générations, la conception des intérêts permanents imposés par la géographie, l’économie politique et les impératifs d’un respect réciproque de cultures et de croyances différentes« .

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DU CÔTÉ DES ÉDITEURS

 Les éditions Sutton: un  nouveau démarrage 

9782813809599Fondées par un groupe britannique dirigé par Alan Sutton, les éditions éponymes s’étaient installées en 1993 à Rennes, avant de migrer à Saint-Cyr-sur-Loire puis à Saint-Avertin (Indre-et-Loire). L’entreprise avait connu une croissance rapide, grâce, notamment, au succès de sa collection  phare, La mémoire en images. Le principe était simple : publier des monographies communales basées sur une sélection de cartes postales anciennes, en faisant appel à des auteurs ou historiens locaux pour concevoir l’architecture de chaque volume, sélectionner les photographies et en rédiger les légendes, plus ou moins développées. En une vingtaine d’années, avec l’appui de 2 000 auteurs, Alan Sutton avait ainsi publié plus de 3 000 titres, à un rythme particulièrement soutenu, avec 150 nouveautés par an, le tout dans une présentation uniforme (128 pages, format identique, illustrations en noir et blanc).  En moyenne, ce sont plus de 200 000 volumes qui étaient ainsi écoulés chaque année. L’impression, d’abord réalisée au Royaume-Uni  avait été ensuite confiée à des imprimeurs français, dont Jouve. De quoi voir le chiffre d’affaires s’envoler jusqu’à atteindre 3 millions €, dans les meilleures années.

telechargement-1Au fil des titres, sans prétendre à l’exhaustivité, on peut signaler Le canton de Lapalisse (Jean-Gabriel Jonin), Moulins (Nadine Berthelier),  Les Combrailles (Pierre-Antoine Donnet), Terres de Sioule (Jean-Paul Soulier),  Saint-Pourçain-sur-Sioule et ses environs (Thierry Wirth), Néris-les-Bains (Philippe Collinet),  Les villes d’eaux en Auvergne (Pierre-Antoine Donnet), Des Auvergnats dans l’histoire (Jérôme Baconin), Commentry (2 volumes, Laurence et Patrick Debowski). Montluçon (Jean-Claude Combeau), Gannat  et ses environs, Ébreuil et ses environs (2 volumes, Jean-Marc Perrin), La forêt de Tronçais, Cérilly et ses environs, Le canton de Lurcy-Lévis (Séverine Villette-Billon), Le canton du Mayet-de-Montagne (Jean-Gabriel Jonin) ou encore Vichy (Thierry Wirth) et Cusset et ses deux cantons avaient eu également les honneurs de la collection Mémoire en images.

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    Raphaël Le Rallier

    Cette course à la publication, comme pour de Borée en Auvergne, devait conduire les éditions Alan Sutton à des difficultés de trésorerie, jusqu’à provoquer un dépôt de bilan en 2015. Depuis, les Nouvelles éditions Sutton, dont le siège est désormais à Tours, ont vu le jour, avec à leur tête Raphaël le Rallier et avec l’appui de l’imprimeur numérique Sobook, spécialisé dans les tirages réduits. Au terme d’une première année de fonctionnement, la nouvelle entité est parvenue à équilibrer ses comptes, avec 1,3 millions € de chiffre d’affaires. Les perspectives semblent encourageantes avec une croissance de l’activité de 30% sur les premiers mois du nouvel exercice. Grâce à l’impression numérique réalisée par Sobook, les éditions Sutton ont pu réimprimer la quasi-totalité des ouvrages de leur fonds qui étaient indisponibles. Au-delà des collections traditionnelles, dont la maquette a été « dépoussiérée», de nouvelles collections ont commencé à voir le jour, avec la volonté de percer dans le domaine des beaux livres. Parmi elles, citons Témoignages et récits, Regards croisés, Évocations, Provinces mosaïques, Quizz, 100 dates pour l’histoire, ainsi que Roman policier.

  info pratique : http://www.editions-sutton.com/

 

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DU CÔTÉ DES AMATEURS DE LIVRES ANCIENS 

Au fil des catalogues de livres anciens, Maurice Sarazin a relevé quelques titres remarquables qu’il soumet aux lecteurs de Vu du Bourbonnais…

Librairie Jean-Luc Devaux, à Moulins :

Valery Larbaud : Le Pauvre chemisier. – Gallimard, 1929 – 60 p ; 23 cm – Tiré à 299 ex. En dépit de la date d’édition cet ouvrage ne fut mis en vente que le 4 octobre 1942. Ce conte fait partie de la 1ère édition de A. O. Barnabooth (1908) Il a été illustré à l’eau-forte par la décoratrice américaine Eyre de Lanux (1894-1996).

◘ Catalogue n° 297 de la librairie Paul Jammes :

  • Trois quittances d’un emprunt souscrit par la ville de Bourges pour la levée de « vingt-cinq mille hommes de pied » (puis de trente mille, puis de cinquante mille): Bourges, Jean Garnier, 1545-1548. 3 billets mesurant 12 x 18, 9 x 19 et 12 x 14 cm : 1 500 € . Impression soignée en gothique bâtarde par Jean Garnier qui a exercé à Bourges de 1530 à 1562. C’est le premier imprimeur important de cette ville.
  • Le château de La Barge [à Courpière, Puy-de-Dôme] : Dessins originaux d’Émile Sagot : 800 €. Sagot (1805-1888), d’origine bourguignonne,  architecte, archéologue, dessinateur et lithographe, était inspecteur correspondant des Monuments historiques. Une grande part de son activité concerna cette région.

Catalogue n° 73 ,  Michel Bouvier :

  • Charles Maurice de TALLEYRAND-PERIGORD : Des loteries. – Paris, Barrois l’aîné, 1789. – 47 p. : 600 € . 1ère édition  de ce pamphlet d’une extrême virulence contre les loteries. L’évêque d’Autun leur reproche de nuire à la morale, en entretenant le mythe de l’argent facile et d’être une spoliation des joueurs dans leur ensemble alors qu’elle procure un gain infaillible pour l’émetteur. La position de Talleyrand eut un grand retentissement durant la Révolution et fut à l’origine de l’abolition des loteries en 1793.
  • George SANDLégendes rustiques. Dessins de Maurice Sand. Paris, A. Morel, 1858. – vii-48 p. et 12 pl. – 600 €

◘ Catalogue n° 398, librairie historique Fabrice Teissèdre :

  • SIDOINE APPOLINAIRE Opera.

Lyon, Jean Pillehotte, 1598. – 352-156 p. : 800 €.  Très rare édition collective des Œuvres de l’évêque de Clermont, très importantes pour la connaissance de la latinité tardive de ce Ve siècle où s’effondrait le système pédagogique romain traditionnel, du moins en Gaule.

◘ Librairie Gilles Hassan, n° 90 :

  • CELNART (Madame): Manuel complet des jeux de société … – Roret, 1836 – 360 p – 300 €
  • BORNE (Alain)L’amour brûle le circuit. – Genève, Club du livre, s. d.  – 250 € 
  • GUYOT (Dr Jules): Sur la viticulture du département du Puy-de-Dôme. – Paris, impr. impériale, 1863 – 88 p – 250 €

◘  Vente aux enchères Conan, hôtel d’Ainay, Lyon, 10 novembre 2016 :

Achille Allier: L’Ancien Bourbonnais… [réimpression] – Roanne, Horvath, 1979. – 2 vol. : 100/200€

• Théodore de Banville: Odes funambulesques. Occidentales. Idylles prussiennes. – Paris, Charpentier, 1878 –  50/100 €

Edme de La Poix de Fréminville: Traité général du gouvernement des biens et affaires des communautés d’habitants… – Paris, Gissey, 1760 – 792 p. : 100 / 200 €

 

 

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