LES PARUTIONS RÉCENTES : N° 5 (JANVIER – FÉVRIER – MARS 2017)

MISE À JOUR: 31 MARS 2017

PARUTIONS RÉCENTES  : BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provincesBourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er janvier au 31 mars 2017.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• BONNEAU Albert, BLASCO-MARTINEZ Benjamin : Catamount : la jeunesse de Catamount. 1 vol. relié,70 p, illustrations en couleur, éd. Petit à Petit, coll. Catamount, 14,90 €.

catamounbt-jeunesse►  En pleine conquête de l’Ouest, la famille Osborne recueille un nouveau né, seul survivant d’une caravane de colons massacrés par les Cheyennes. Elle le nommera Catamount. Des années plus tard, Catamount est devenu un cavalier et un tireur hors pair grâce à la formation que lui a donnée un vieux trappeur. Mais son destin va changer lorsqu’il retrouvera sur son chemin Black Possum, le chef cheyenne coupable du massacre de ses parents. Une adaptation en bande dessinée du roman de l’auteur bourbonnais Albert Bonneau,  La jeunesse de Catamount, réalisée par Benjamin Blasco Ibanez.

•  BONNEAU Albert, BLASCO-MARTINEZ Benjamin : Catamount : le train des maudits. 1 vol. relié, 70 p, illustrations en couleur, éd. Petit à Petit, coll. Catamount, 14,90 €.

catamount-train-des-maudits Le jeune Catamount est devenu une légende au Colorado et n’aspire qu’à une vie paisible dans son ranch, mais le malheur frappe une nouvelle fois à sa porte : un homme d’affaires véreux est prêt à tout pour bâtir un chemin de fer en lieu et place de la maison de ses parents adoptifs. Le train fantôme est l’adaptation en bande dessinée de la seconde aventure de Catamount, western littéraire créé dans les années 50 par Albert Bonneau, né à Moulins en 1898. La collection originelle comptant près de soixante-dix épisodes, Benjamin Blasco-Martinez dispose donc d’une abondante matière ! À la fois scénariste et dessinateur, il s’inspire librement des romans pour retranscrire l’histoire de Catamount.

  • BOURDIEU Pierre : Sociologie générale. Volume 2 : Cours du Collège de France, 1983-1986: Les concepts élémentaires de la sociologie. Édition établie par Patrick Champagne et Julien Duval. 1 vol. br, 1204 p, éd. du Seuil, 35 €

Ce second volume du cours de  » sociologie générale « , selon l’intitulé que Pierre Bourdieu avait donné au premier cycle de son enseignement au Collège de France, complète la présentation systématique de son appareil conceptuel et de sa démarche méthodologique. Après avoir insisté, au cours des deux années précédentes, sur les notions d’habitus et de champ, Bourdieu consacre une large part des trois suivantes à celle de capital et à l’articulation de ses trois concepts fondamentaux. Attentif aux difficultés de la transmission des savoirs, le sociologue réorganise par ailleurs son cours en le divisant en deux parties. La première, appelée  » leçon « , poursuit la présentation formelle de sa théorie. La deuxième, baptisée  » séminaire « , est quant à elle consacrée à des recherches en cours. Sont ainsi successivement abordés, notamment, un sondage réalisé en vue d’établir un classement des intellectuels influents, la révolution symbolique opérée par Manet et des lectures sociologiques d’œuvres littéraires, parmi lesquelles Le Procès de Kafka et La Promenade au phare de Virginia Woolf. Cet exercice de synthèse, jamais vraiment renouvelé par Bourdieu, offre ainsi un exposé particulièrement accessible et vivant de l’une des entreprises théoriques les plus exigeantes en sciences sociales. Rappelons que le jeune agrégé de philosophie Pierre Bourdieu (1930-2002) avait été nommé professeur de philosophie au lycée Théodore-de-Banville à Moulins en 1954 ; il y enseigna deux ans. L’un de ses anciens élèves, Jacques Lefevre, retraité à Tours, se souvient : « Je considère qu’il mérite de donner son nom à une ville. Mon année de philosophie avec lui a été une de mes meilleurs années scolaires. Elle m’a plus marqué que mes années de Science Po à Paris ». Il se révéla comme un professeur disponible et aimé. Si la ville de Tours a donné son nom à l’une de ses rues, Moulins ne l’a pas encore fait. Est-ce bien logique?

• BURE Véronique de: Un clafoutis aux tomates cerises. 1 vol. br, 377 p, éd. Flammarion, 19,90 €.

téléchargementAu soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d’écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l’hiver, d’événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l’Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l’un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu’elle veut et ce qu’elle peut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, s’amuser des mésaventures de Fernand et Marcelle, le couple haut en couleurs de la ferme d’à côté, accueillir pas trop souvent ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine… Un clafoutis aux tomates cerises, le plus joli roman sur le grand âge qui soit, traite sans fard du temps qui passe et dresse le portrait d’une femme qui nous donne envie de vieillir.

• CRESSANGES  Jeanne : Entre deux sourires. Nouvelles bourbonnaises.  1 vol. br, 239 p, éd. Domini (Ars-sur-Moselle), 17 €

entre-deux-souriresLe chapeau traditionnel des Bourbonnaises se nomme officiellement  « Chapeau aux deux bonjours ». Madame de Sévigné préférait l’appeler : Chapeau aux Deux Sourires. Jeanne Cressanges s’en est souvenu pour donner un titre à ce recueil de nouvelles. D’autant plus que chacune d’elles écrite dans l’émotion, les sourires et les rires, se situe bien Entre deux Sourires. Jeanne Cressanges s’est servie d’histoires, de personnages qu’elle a connus ou qui lui ont été racontés par ses proches, les transfigurant par son imaginaire et son écriture dont on connaît la sensualité, la vigueur et la poésie. Bien que ces histoires se déroulent toutes en Bourbonnais, que leurs héros soient du cru, elles pourraient se passer ailleurs, ils pourraient être nés en d’autres lieux… En choisissant son pays en toile de fond, Jeanne Cressanges qui réside dans les Vosges a simplement voulu être au plus proche d’elle-même, donc de ses lecteurs. Elle a su se servir d’histoires et de personnages qu’elle a connus ou qui lui ont été racontés par ses proches, les transfigurant par son imaginaire et son écriture.

DAUPRAT  Adrienne : Échec et rapt.  Roman.  1 vol. br, 200 p, éd. de l’Atelier d’écriture (Vichy), 17 €.

 ► Venue du monde scientifique, l’auteure s’est lancée dans l’écriture avec la soif d’un écrivain  qui a beaucoup à dire et une grande œuvre, avec la volonté  de faire partager son univers créatif avec le lecteur. Après un recueil de nouvelles remarqué, l’auteur nous livre un premier roman très abouti. On ne peut pas rester insensible au calvaire de la courageuse héroïne dont la psychologie est habilement scrutée au travers des péripéties dramatiques qu’elle traverse. Jusqu’au dénouement doux-amer, le lecteur s’identifie à elle dans le drame qui se joue

DI PAOLANTONIO Sophie: Les choix de Clara. 1 vol. br, 218 p, éd. Flammarion, 17 €.

claraClara, gaffeuse, rêveuse, dyslexique et… amoureuse?Il arrive parfois que nos pires défauts deviennent justement ce qui fait notre charme. C’est le cas pour Clara, dyslexique et dysphasique et, comme elle s’en amuse elle-même, « mal à droite ». La vie de cette jeune femme est à l’image de son appartement parisien : un joyeux bazar. Elle travaille au service succession d une grande banque et c’est là qu’elle va croiser le chemin d Alexandre, qui vient de perdre sa mère et doit régler des formalités d’héritage. Il est tout l’opposé de Clara : organisé, un peu psychorigide sur les bords, détestant Paris. Leur seul point commun ? L’entêtement… ce qui rend leur relation hautement électrique. Mais ne dit-on pas que les contraires s’attirent ?  Comédie pleine de malice, “Les Choix de Clara” révèle un auteur dont l’imagination ne manque ni de romantisme ni d’humour. Sophie di Paolantonio (Sophie de Charpin Feugerolles pour l’état civil) a 35 ans. Originaire de Montluçon où elle a  vécu vingt ans , elle s’est installée à Paris. “Les Choix de Clara” est son premier roman.

• FOSSAERT Frédéric : Quittance. Roman. 1 vol. br, 200 p, éd. de l’Atelier d’écriture, 17 €.

 ► Quand un salaud majuscule donne toute sa mesure dans l’immobilier, il y a pas mal de dégâts collatéraux…Comme des locataires qui quittent leur immeuble, éventuellement les pieds en avant. Sachant que la suite se passe dans une maison funéraire,  l’heure est à l’enterrement en grandes pompes…funèbres. Poursuivant son chemin dans cette école que l’on appelle le « néo-polar français », Frédéric Fossaert entraîne le lecteur dans l’univers de l’immobilier parisien qu’il a bien connu ainsi que dans celui du marché de la mort, tout à fait dans le ton de cet ouvrage où la vie ne tient finalement qu’à un fil.

  • LIRIS Robert : Un bruit majeur. Préface de Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des poètes. 1 vol. br, 62 p, éd. le Nouvel Athanor (Paris), coll. Les cahiers des sens, 14 €.

►  À travers le choix éditorial effectué par Jean-Luc Maxence et Danny-Marc, parmi tous les textes de Robert Liris, fruits de dix ans de collaboration aux « Cahiers des sens », cet ensemble anthologique proposé par les éditions Le Nouvel Athanor reflète sa pratique à la fois poétique et philosophique, et elle donne du sens à son long parcours poétique. Psycho historien bien connu pour ses recherches sur Glozel, Robert Liris est un poète fidèle à lui-même, « à la parole pleine, franche, indocile », comme l’écrit  dans la préface Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des poètes. Il  affirme que « la poésie aura le dernier mot ». Ses poèmes sur le destin chahuté de l’homme prennent tout leur sens aujourd’hui encore, comme celui où il parle de la démocratie comme d’une « énigme d’avenir, toujours réinventée partout et pour tous », « scénariste indignée des quémandeurs d’asile »…

• TÉNOR Arthur: Guerre des idées au collège: laïcité en danger. Illustrations de Berth.1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, éd. Scrineo, 8,90 €.

51flz61xbwl-_sx339_bo1204203200_ Thibault, élève de 3ème, est un modèle de calme et de modération. Un matin d’octobre, la fille pour laquelle il en pince, Kristina, arrive en classe avec une mèche blanche dans les cheveux. C est un signe de ralliement pour le mouvement religieux rigoriste qu elle vient de fonder. Désormais, elle n aura de cesse de recruter de nouveaux adeptes. La réaction ne se fait pas attendre. Kader, le plus proche ami de Thibault, voit dans ce prosélytisme au sein du collège une menace pour le principe de laïcité. Alors il crée son propre mouvement, qu’il baptise les Tricolores. Son credo est de défendre farouchement les valeurs républicaines. Emporté par son tempérament passionné, Kader entame une véritable guerre idéologique contre les Mèches blanches qui, en réaction, se radicalisent encore davantage. Et Thibault ? Il est au centre de cette folie naissante, entre Kristina et Kader. L’intervention de certains professeurs, les débats, les mesures disciplinaires et réglementaires ne parviennent pas à apaiser les tensions entre factions ennemies. Sans doute, malgré tout, la paix finira-t-elle par revenir, mais comment, et à quel prix… ?

• TRICARD François MgrPrier 15 jours avec Louise-Thérèse de Montaignac, fondatrice des Oblates du Cœur de Jésus. 1 vol. br, 125 p, éd. Nouvelle Cité (Bruyère-le-Châtel), 12,90 €.

prier► L’auteur, né en 1937, est recteur de l’université catholique de Lyon depuis 1999. Louise-Thérèse de Montaignac (1820-1885), fondatrice des Oblates du Cœur de Jésus, passa la plus grande partie de sa vie à Montluçon. Elle  elle a été béatifiée en 1990. Elle aimait à dire que « l’oblate est la carmélite du monde ». Femme instruite, aisée et priante, de santé fragile mais très active et déterminée, elle a donné un témoignage de liberté par rapport à l’argent et au pouvoir en choisissant d’être du côté des pauvres, spécialement des orphelins. Le charisme des Oblates, c’est « Etre au cœur du monde témoins de l’amour, faire connaître aux hommes le Dieu de toute tendresse ». L’Eglise a reconnu en Louise-Thérèse, lors de sa béatification, l’une des femmes les plus courageuses et entreprenantes pour l’expansion de la dévotion au Sacré Cœur. Elle reste un exemple lumineux qui laisse entrevoir ce que peut faire une femme pour le bien de l’Eglise et du monde.

◘ HISTOIRE

• ASSET Bernard, SÉITÉ Jean-François  : L’épopée Ligier en formule 1. Préface de Jacques Laffitte. 1 vol. br, 210 p, illustrations couleur, éd. E.T.A.I.

51vorvnmu9l-_sx399_bo1204203200_ ► Le 23 août 2015 disparaissait Guy Ligier (né en 1930) à l’âge de 85 ans. Pendant près d’un demi-siècle il aura marqué l’histoire du sport automobile. Ce livre retrace l’histoire de l’une des plus belles écuries françaises de Formule 1. Pendant 21 ans elle a disputé 326 grand Prix pour 9 victoires et 50 podiums.  Cet ouvrage  fait partie des rares qui soient  consacrés à Ligier et à son écurie. Ce n’est  qu’à la trentaine sonnée que ce sportif touche à tout aura pris le tournant du sport automobile. Peu de pilotes français ont marqué un point en championnat du monde de F1, Guy Ligier l’a fait ! Une très belle épopée illustrée des superbes photos de Bernard Asset.

• AUDEMARD D’ALANÇON Bruno : Pierre Audemard d’Alançon, 1916-1986.  Un passionné de la vie civique et une vision humaniste  de la vie ruralePréface de Jean Cluzel. 1 vol. br, 80 p, illustrations, éd. Association Azi la Garance, 17 €.

ob_ac4758_livre-paa1► La 32ème  publication d’Azi la Garance est consacrée à la vie d’un illustre Broût-vernétois, Pierre Audemard d’Alançon. Forte personnalité locale, élu de Broût-Vernet pendant 26 ans, il a été un défenseur de la ruralité, fortement engagé dans le social en milieu rural et dans les Mutuelles agricoles, créateur du Centre social de Broût-Vernet, et de bien d’autres organismes.  L’année 2016 a coïncidé avec le centenaire de sa naissance et le 30ème   anniversaire de sa mort. Le livre, rédigée par son fils Bruno,  invite le lecteur à suivre  les différents parcours de Pierre Audemard d’Alançon, de sa jeunesse à ses engagements professionnels et personnels, tout en rappelant l’enracinement de sa famille à Broût-Vernet.

• AZÉMA-MINARD Gérard (présenté par): Correspondance d’une jeune Bourbonnaise (1913 à 1919). 1 vol. br, 122 p, éd.  Pays et Terroirs – Gérard Azéma -Minard (13 rue des écoles – 03320 Lurcy-Lévis), 15 €.

corresp-bourbonnaise-076La vie à Ygrande, il y a un siècle était dépeinte par Maria Bonin, une jeune femme  décédée de la tuberculose en août 1919, à l’âge de 32 ans. Elle le faisait au travers de lettres adressées à une petite voisine qu’elle avait prise en amitié et initiée à l’écriture. Il s’agissait de Marie Minard, partie vivre avec sa famille en 1911 à Lurcy-lévis, alors qu’elle avait seulement 5 ans. Ces courriers à sens unique, mais qui témoignent de réponses ponctuelles de l’enfant, ont été condensés dans cet ouvrage par Gérard Azéma-Minard, petit-fils de Marie, qui les a exhumés pour témoigner de la rudesse du moment, loin de la guerre certes, mais tellement imprégné par ses désastres. Les premières lettres envoyées à Lurcy par la famille sont adressées d’abord au lieu-dit Leige, près de Bruyères-de-Bord, et, plus tard, à La Brique, route de Sancoins, à l’entrée du bourg. Puis il y a la série des lettres signées Maria Bonin qui resurgissent des profondeurs du passé, précieusement conservées au fond d’un tiroir d’une grande armoire en chêne massif. Elles sont le reflet d’une époque et évoquent des tranches de vie dont le quotidien est souvent dur à supporter. Elles vont pourtant être le ciment d’un lien qui se noue étroitement durant six années, de 1913 à 1919, entre une petite fille de huit ans à peine (la maman du narrateur) et sa correspondante, Maria, âgée de 26 ans

vivhy-guide-pratique• BARTHEZ François:     Guide pratique des malades aux eaux de Vichy. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1851. 1 vol. br, 302 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

 Ce guide comprend l’examen des propriétés des eaux minérales de Vichy, ainsi que l’étude des maladies qui s’y rattachent, avec l’hygiène et le régime à suivre pendant le traitement, précédé de l’histoire et de la topographie de Vichy et de ses environs. L’auteur, François Barthez (1801-1868) fut d’abord pharmacien militaire puis médecin. Il joua une rôle important sous le Second Empire à Vichy, pratiquant la médecine thermale et acquérant une clientèle importante, attirée par sa grande réputation. 

CHASSAING Jean-François : Béchonnet & les cornemuses en France. 1 vol. cartonné, 144 p, illustrations, éd. Maison du luthier (Jenzat), 27 €. 

 couverture_bechonnet► J. Béchonnet (1820-1900), né et mort à Effiat, est le seul facteur de cornemuses français qui a laissé la trace écrite de toutes ses ventes. Il est aussi le plus célèbre par la qualité de ses œuvres. Les recherches de l’auteur, docteur en ethnologie, lui ont permis de découvrir le « cahiers Béchonnet », documents musicologique majeur. L’auteur Jean-François Chassaing, docteur en ethnologie, est conservateur de la Maison du luthier / Musée à Jenzat (Allier). Ses recherches l’ont conduit à découvrir et à faire  connaître des documents musicologiques majeurs tels que les comptes des luthiers de Jenzat et présentement le cahier Béchonnet. Il a publié La tradition de cornemuse en Basse-Auvergne et sud Bourbonnais (1983), La vielle et les luthiers de Jenzat (1987), Le Trésor des luthiers (2013), Joueurs de vielle en France(2014). 

• DAVID-CHAPY Aubrée: Anne de France, Louise de Savoie, invention d’un pouvoir au féminin. 1 vol. br, 800 p, bibliographie, index, éd. Garnier, coll. Classiques Garnier – Bibliothèque  d’histoire de la Renaissance, 69 €.

adyms01bA la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance, les femmes s‟affirment en politique, notamment comme régentes. Anne de France, fille de Louis XI et sœur de Charles VIII ainsi que Louise de Savoie, mère de François Ier, s‟illustrent par leur action à la tête du royaume et par leur puissance. Sous leur influence, la régence s‟invente, se construit et s‟institutionnalise. Pratique empirique du gouvernement, elle ne cesse d‟évoluer et de se métamorphoser. La prise de pouvoir par les femmes implique un questionnement sur l‟autorité et sur la souveraineté du roi et génère des contestations. La régence s‟ancre dans le sang, dans l‟amour et dans le droit, qui légitiment celles qui l‟exercent.Ce pouvoir se construit sur des réseaux et avec l‟appui du roi. Il s‟édifie sur diverses stratégies qui ont comme idéal éthique et politique une pratique du pouvoir fondée sur la vertu, la prudence et la feinte. La régence féminine est un pouvoir aux multiples facettes. Parole et écrit, images et gestes, signes et symboles, histoire et mythes sont autant d‟outils pour celles qui le pratiquent. Ce livre, tiré d’une thèse de doctorat d’histoire soutenue en 2014,  examine les modes de captation, de fabrique et de pratique du pouvoir. Il invite à penser l’invention et les métamorphoses de la régence au féminin.

• DESNOYERS Annie: Cent ans d’enseignement technique à Montluçon (1850-1955). 1 vol. br, 131 p, illustrations, éd. Association des anciennes et des anciens élèves des lycées de Montluçon, 15 €.

Depuis le XIXème siècle et la fameuse révolution industrielle, l’histoire de l’industrie et celle de Montluçon sont intimement liées.Dans ce livre, l’auteure met en lumière une troisième histoire, qui découle des deux premières: l’enseignement technique.  De l’Ecole Pratique, installée dans les locaux du lycée de garçons, qui a pu conduire certains de ses élèves vers les Arts et Métiers, jusqu’à la création de l’Ecole nationale de l’enseignement technique, Annie Desnoyers, dont le travail repose sur une base documentaire abondante et variée, ressuscite tout un pan de l’enseignement peu étudié. C’est l’histoire au long cours de cette formation technique, mais aussi le souvenir des professeurs et le quotidien des élèves qui sont retracés. En fin de volume, figurent quelques parcours remarquables d’anciens élèves.

• DOUCET  Pierre François : L’Abbaye de Bussières-les-Nonnains, commune de Saint-Désiré, Allier, 1188-1920. 1 vol. br, 81 p, illustrations, autoédition P-F Doucet (Saint-Désiré), 15 €.

Après avoir consulté les archives nationales et  départementales à Moulins et Bourges, Pierre-François Doucet  a réussi à publier un ouvrage « clair et simple ». Un livre retraçant l’histoire de ce site, d’abord abbaye cistercienne de femmes, ensuite prieuré puis exploitation agricole, qui a été occupée de façon continue depuis près de 800 ans. Plusieurs siècles et une histoire âpre, marquée par les guerres de religions, la pauvreté, les épidémies… Mais un site qui est toujours resté « très bien entretenu de générations en générations ». Pierre-François Doucet  prépare déjà un nouveau livre autour cette fois-ci de l’abbaye montluçonnaise Saint-Robert, « fille de celle de Bussière ».

• DUMEZIL Bruno, GIOANNI Stéphane, GOMEZ Cécile :  Le dossier saint Léger. Traduction du latin réalisée par l’équipe HagHis . 1 vol. br, 39 + 144 p, biblio, annexes, éd. Les Belles lettres, coll. La Roue à livres – Volume 77), 27 €.

3594Traduit du latin, l’ouvrage réunit : « Passion de saint Léger par l’anonyme d’Autun » ,  « Passion de saint Léger par Ursin »,  « Les ajouts de la passion mixte »,  « La passion de saint Praejectus ». Constituée depuis 2008,l’équipe HagHis (Hagiographie & Histoire) réunit des historiens, des littéraires et des philologues, autour de l’étude de textes hagiographiques du haut Moyen Age occidental et est animé par Bruno Dumézil, maître de conférences à l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense. Les fidèles considèrent le saint comme un patron capable d’intercéder pour eux auprès de Dieu. La puissance (virtus) du saint se manifeste autour de ses reliques procurant la santé aux vivants et le salut aux morts. A terme, ce culte implique des constructions de sanctuaires liés à la vénération des reliques. Dès la fin du IVe siècle le culte des saints était devenu un élément fondamental de la piété occidentale. En raison de la fin des persécution religieuses, d’autres types de sainteté que celui des martyrs de premiers temps du christianisme se développèrent. Tel était le cas de l’ascète ou bien une forme de sainteté particulière associée à la fonction de l’évêque. Au VIe siècle la floraison de la littérature hagiographique suscitée pour des raisons pastorales et liturgiques mais aussi afin de servir rune politique épiscopale transforma la Gaule en « pays de saints ». L’évêque  représentait le principal modèle de la sainteté car il dominait le paysage religieux et il était en outre un homme public. En somme, il constituait l’image idéale de intercesseur auprès des pouvoir supérieurs : humain ou céleste. En outre, certains évêques menèrent une vie ascétique. Au VIIe siècle, l’hagiographie mérovingienne se tourne vers les martyrs contemporains ,comme les abbés assassinés ; mais surtout les évêques exécutés par le pouvoir, puis réhabilités. Tel fut le cas de Léger d’Autun, évêque franc déposé pour haute trahison dans les années 670, qui a donné son nom à près de 55 communes françaises, et que l’abbaye d’Ebreuil avait choisi comme prospecteur. Des évêques assassinés peuvent également prétendre au martyr, tel, dans un contexte auvergnat,  Praejectus de Clermont, le » ramasseur de sycomore ».

FAYET Roger :« C’était un temps déraisonnable… » : au temps de la Grande Guerre. Ouvrage écrit avec le concours de Michel Aubert. 1 vol. br, 62 p, illustrations, éd. Mairie de Saint-Yorre.

 ► Pour commémorer le centenaire de la Première guerre mondiale,la médiathèque de Saint-Yorre a voulu raviver le souvenir de soldats de Saint-Yorre victimes du devoir et leur rendre hommage en y associant autant que possible leurs descendants et les habitants actuels à travers une exposition et cette brochure qui s’efforcent de retracer leur parcours. Celle-ci comprend la biographie des soldats morts pour la France.

• FILLETON Dominique: Quand tu as connu Montluçon dans les années 60/70. 1 vol. br, 350  illustrations en noir et blanc, éd. Champs-Élysées – Philippe Chatel, 25 €.

Après un premier ouvrage consacré à l’histoire de la piscine Saint-Jean, Dominique Filleton a créé un groupe Facebook dédié au passé montluçonnais qui s’est enrichi de centaines de photographies. Avec ce second titre, il propose de remonter « le temps montluçonnais » jusque dans les années 1960-1970. Grâce à des photos et cartes postales, il reconstitue les aspects de la cité  dans la dernière décennie des Trente glorieuses. Rues, commerces oubliés, atmosphère typique d’une époque révolue. Selon l’auteur, on prenait le temps de vivre, avec moins de stress, moins d’automobiles, moins de pollution. Le travail ne manquait. C’est l’image (un peu trop idyllique?) que ce sympathique recueil souhaite donner.

  • Les gares de Moulins.Histoire, archives, anecdotes et perspectives 1 vol. br, 296 p, illustrations en noir et blanc et en couleur, éd. Bertine – Imprimeries réunies (Moulins), 12 €.

La gare de Moulins, un simple lieu de passage ? Depuis son ouverture en 1853 jusqu’au pôle d’échanges intermodal de 2012, la  gare est en fait un lieu chargé  d’histoires. D’abord l’histoire du tracé de la ligne du Bourbonnais dont les rebondissements préfigurent étonnamment ceux de la future LGV. L’histoire d’une adaptation de la ville à l’emprise ferroviaire par un vaste renouvellement urbain et un bras de fer avec Yzeure…L’histoire d’un rôle, celui  de la  locomotive dans le développement économique de Moulins, autour des installations militaires et bien au-delà de l’Atelier de chargement d’obus de terrible mémoire. C’est aussi par la gare que Moulins a « communiqué avec le monde » et vécu au plus près de l’histoire pendant les grandes guerres, notamment celle de 1939-1945, la gare étant alors un haut lieu de la ligne de démarcation. Sans oublier l’évocation de la gare du « tacot » de la Madeleine et d’une gare de Bercy au cœur de la ville… Autant d’histoires et de documents à découvrir dans ce volume indispensable à la connaissance du Moulins

• LAURENT Dominique, QUÉRET-PODESTA Adrien: Heurs et malheurs d’un prieuré michaelien : le Montet-aux-Moines au cœur du bocage bourbonnais. 1 vol. br, 145 pages, 10 illustrations couleur, éd. G.R.A.H.C.A. (Centre de recherches archéologiques et historiques du Centre Allier ), 18 € (23 € franco)

grahca-couv-livreSommaire : un prieuré michaélien dépendant de saint Michel de la Cluse, en Savoie –  Saint Michel de la Cluse, centre culturel européen aux Xe et XIe s – Le Montet en Bourbonnais, étape sur les routes de pèlerinage ? –  Le déclin du prieuré du Montet – Le système de la commande comme source de revenus des orphelins de la noblesse –  Note sur le prince Eugène de Savoie, abbé de La Cluse en 1730. Adrien  Quéret Podesta :  La fondation de l’église et du monastère du Montet : examen des sources – Transcription et traduction de la vente du bois de Mondry par Aymon Vaire Vache.Dominique Laurent : Transcription et analyse de trois procès soutenus devant le Conseil du roi pour le prieuré du Montet et d’un arrêt pris en faveur de Laurent-François de Montmorillon – Glossaire des termes juridiques

bourbonnais•JOANNE Adolphe: Géographie du département de l’Allier: Bourbonnais. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1880 (Librairie Hachette). 1 vol. br, 58 p, illustrations, cartes, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Le département de l’Allier doit son nom à sa situation sur la rivière l’Allier, qui le traverse du sud au nord et qui y baigne Vichy et Moulins. Il a été formé, en 1790, du Bourbonnais, l’une des provinces qui constituaient alors la France. L’Allier est situé dans la région centrale de la France. Moulins, son chef-lieu, se trouve à 313 kilomètres au sud-sud-est de Paris par le chemin de fer, à 260 kilomètres seulement à vol d’oiseau ».

1482422991_livre-souvigny-son-histoire-son-abbaye-son-eglise-a-limagne-allier-editions-lacour-olle• LIMAGNE Auguste: Souvigny: son histoire, son abbaye, son église.  Photographies de  M-J Devidal. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1904 (Le mois littéraire et pittoresque). 1 vol. br, 58 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

►Table des matières: Chapitre Ier: la ville de Souvigny. Chapitre II: l’Abbaye. Chapitre III: l’aspect extérieur de l’église. Chapitre IV: intérieur de l’église. Chapitre V: les richesses de l’église. Chapitre VI: les dévastations de la Révolution.

• MASSERET Jean-Pierre: Manifeste du progressisme. 1 vol. br, 160 p, éd. Atlande, coll. Coup de gueule et engagement, 12 €.

Le constat de la mort de la gauche actuelle impose de repenser le progressisme. Loin de proposer une évolution à partir d’un modèle existant, l’auteur s’engage à proposer une nouvelle utopie – raisonnable à même de porter le projet d’une démocratie réelle pour une humanité créative, dynamique et lucide. Fils de mineur,  Jean-Pierre Masseret est  né le 23 août 1944 à Cusset. Membre du parti socialiste, il a été président du conseil régional de Lorraine (2004-2015) mais aussi secrétaire d’état aux anciens combattants. Il est actuellement sénateur de la Moselle. 

  • Modes, à la ville, à la scène. Catalogue de l’exposition du CNCS (8 avril – 17 septembre 2017). Avant-propos de Christian Lacroix. Réalisé avec la collaboration de Pascale Gorguet-Ballesteros, Hadrien Volle, Mathias Auclair, Alexandra Bosc et Joël Huthwohl. 1 volume cartonné, 160 p, 150 illustrations en noir et blanc et  en couleur, biblio, liste des œuvres exposées, coédition Centre national du costume de scène de Moulins – Éditions d’art Somogy, 25 €

► Sait-on que c’est à la scène que la mode doit l’évolution des manches sous la  Restauration ? Que le collet et la ligne Art nouveau ont été lancés par Sarah Bernhardt, lorsque, au XIXe siècle, les actrices sont devenues mannequins pour promouvoir les maisons de couture ?  Au XVIIIe siècle, à travers un jeu de miroir, robes et habits de cour sont exhibés au théâtre. À partir du siècle suivant, les actrices exigent d’avoir la silhouette de leur temps. Après 1910, Opéras et Ballets russes inspirent Paul Poiret et Jeanne  Lanvin, tandis que les peintres et décorateurs Léon Bakst et Natalia Gontcharova deviennent stylistes, comme Charles Bianchini dans les années 1890. Le XXe siècle conclut le mariage entre couture et scène. Balenciaga, Balmain, Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier, Karl Lagerfeld, Thierry Mugler, Christian Lacroix, signent les costumes de célèbres mises en scène, tandis que la mode de la rue fait son entrée sur les planches, les comédiens s’affichant avec les vêtements de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Dans une démarche inédite, cet ouvrage, qui s’ouvre sur un entretien avec Christian Lacroix, renouvelle l’histoire de la mode et du costume de scène en confrontant ces deux univers depuis le XVIIIe siècle pour découvrir et expliquer leurs influences réciproques. L’ouvrage se décline en 4 grands thèmes : Théâtre et modes : jeux de miroir (XVIIIème siècle) – La passion de l’historicisme (XIXème siècle) – Théâtre et modes : jeux de pouvoir, de la Belle Époque aux années 1940 – Haute couture, théâtre et mode (XXème – XXIème siècles).

1477319364_livre-notice-sur-les-tombeaux-de-la-famille-royale-a-souvigny-collection-montjoie-saint-denis-allier-editions-lacour-olle•   Notice sur les tombeaux de la famille royale à Souvigny. Réimpression en fac-similé de l’édition du XIXème siècle. 1 vol. br, 16 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Montjoie – Saint-Denis, 6 €.

► Extrait de l’introduction de l’édition originale : « Les anciens Archambault, les premiers  sires ou comtes de Bourbon, longtemps même avant d’avoir transporté leur séjour à Souvigny, y avaient fait construire, dans l’ancienne église du monastère des Bénédictins, une chapelle pour leurs tombeaux » …

• NINI-NONAT Christiane : Chavroches.  Monographie communale. 1 vol. br, illustrations, éd.  Cercle généalogique et héraldique du Bourbonnais, 18 € (23,10 € franco)

chavroches► Une brochure qui permet de remonter le temps dans la vie du village de Chavroches, petit par sa superficie et son nombre d’habitants mais très attrayant par son histoire. Agrémenté de nombreuses photos et documents, ce livre constitue une très bonne rétrospective de la vie dans le monde rural bourbonnais et dans la commune, depuis la fin du 19ème siècle jusqu’à nos jours.  Les Chavrochais auront plaisir à retrouver sur les photos anciennes des visages et lieux connus, et à se remémorer les temps anciens. Les photos et situations actuelles ne pourront que donner  aux lecteurs l’envie de visiter ce village qui mérite bien un petit détour.

  • NIVAT Anne : Dans quelle France on vit. L’enquête vérité d’Anne Nivat. 1 vol. br, 496 p, éd. Fayard, 22 €.

La France. La connaît-t-on ? Comment la raconter ? Anne Nivat, reporter de guerre, familière des lointains conflits en terres irakienne, afghane ou tchétchène, porte pour la première fois son regard sur l’Hexagone. Pour cette immersion dans six villes de France, à l’heure où les journalistes sont parfois taxés d’arrogance, la reporter de terrain se place à hauteur de ces femmes et de ces hommes côtoyés durant des semaines, chez qui elle a vécu. À Évreux, Laon, Laval, Montluçon, Lons-le-Saunier, Ajaccio, tous lui ont confié leurs préoccupations, leurs projets, lui ont donné à voir leur vie. Qui sont ces Français « oubliés » que l’on accuse parfois de « mal voter » et qu’on ne va jamais rencontrer ? Ils ont évoqué ensemble le sentiment de déclassement et celui d’insécurité, le poids du chômage, le malaise des jeunes, le questionnement sur l’identité. Reconversions réussies, humour et espoir jalonnent aussi cette enquête. À mille lieues des discours stéréotypés charriés par la campagne électorale de cette année 2017, ce récit, dénué de préjugés, sonne « vrai » parce qu’il a été recueilli sans hâte et sans tabou, avec honnêteté, respect et minutie. Anne Nivat est reporter de guerre indépendante, est l’auteur d’une dizaine de livres, dont Chienne de guerre, prix Albert-Londres 2000, tous publiés aux éditions Fayard.

• PÉRIER G : Notice sur les eaux minérales de Bourbon-L’Archambault. Réimpression en fac-similé de l’édition du XIXème siècle. 1 vol. br, 34 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 6 €.

bourbon-eaux-minerales► Les eaux minérales de Bourbon-l’Archambault, déjà connues des Romains, comme le prouvent les nombreux restes de l’installation thermale qu’ils y édifièrent pendant l’occupation de la Gaule et que l’on retrouve encore aujourd’hui, ont acquis une exceptionnelle splendeur aux temps modernes, et notamment sous Louis XIV. Dès cette époque, avec Barèges, Vichy et Forges, elles se partageaient, pendant la belle saison, les faveurs des princes et des grands de la cour. Louis XIV y vint plusieurs fois et, à son exemple, tous ceux qui réglaient sur le maître leur conduite. Citons au hasard: Mme de Sévigné, Melle de Thianges, Mme d’Uzès, Mme de Louvois, la princesse de Tarente, Gaston d’Orléans, l’intendant Fouquet, M.de la Vallière, le marquis d’Antin …

• POPY Jacky : Notaires Royaux de Moulins (XVIe siècle) : Tome V :  des Notaires, Sevyn (1579-1587) – Bernachier (1556-1595) – Cousin (1572) – Cornyer 1ère partie (1581-1593). 1 vol. br, 318 p, éd. Cercle Généalogique et héraldique du Bourbonnais, 30 € (38 € franco)

notaires_20moulins_20tome_20v0Cet  ouvrage,  fruit d’un long travail de dépouillement de fonds notariaux moulinois effectué par Jacky Popy, est le cinquième de la série. Il contient les résumés détaillés, classés chronologiquement d’environ un millier de minutes, avec les cotes des Archives Départementales, constituant un répertoire amélioré qui facilitera l’accès aux actes proprement dits, le tout accompagné d’un petit lexique qui s’enrichit sans cesse. Le secteur d’influence de ces notaires était très vaste et couvrait l’ensemble du Bourbonnais et bien au-delà : Fonds Sevyn :197 paroisses ou communes bourbonnaises citées et environ 106 hors du Bourbonnais. – Fonds Bernachier : il ne reste que peu d’actes et certains sont incommunicables au public. Il comprend les minutes de Bonnet et Jehan Bernachier. – Fonds Cousin : le plus petit des Archives départementales de l’Allier, avec une seule minute. – Fonds Cornyer : une cote et demie avec 91 paroisses ou communes bourbonnaises relevées et 50 hors Allier. La suite sera publiée jusqu’en 1600 dans le tome VI.

 Vichy, guide rose à l’usage des touristes et des buveurs d’eau. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1903. 1 vol. br, 64 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

1434306111_livre-vichy-guide-rose-editions-lacour-olleÀ partir du milieu du XIXe siècle, le succès grandissant de Vichy favorisa la production de nombreux guides dont l’objectif était de fournir aux baigneurs et aux touristes toutes sortes de renseignements utiles à leur séjour : du Guide pittoresque et médical de Hyacinthe Audiffred (1849) au Guide médical des malades en traitement aux eaux de Vichy d’Antonin Mallat (1888), en passant par le Guide-annuaire de Vichy de Ladoïx et César (1853), le Guide de l’étranger à Vichy d’Émile Badoche (1854), le Guide médical aux eaux minérales de Vichy de Léon Lavigerie (1868) et autres Guide du baigneur, Guide du touriste, Vichy-Guide, Guide-plan, Guide indispensable aux buveurs d’eau, etc. Cette profusion éditoriale reflétait la diversité des intérêts particuliers qui se dissimulaient, le plus souvent, derrière ces petits ouvrages à l’apparence objective : tel médecin y vantait sa « méthode » infaillible au détour d’informations pratiques, tel pharmacien en profitait pour faire la promotion de ses spécialités sans rivales, tel commerçant cherchait à attirer une clientèle potentielle.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

Auvergne – Bourbonnais: Guide Vert Michelin. Nouvelle édition actualisée. 1 vol. br, 600 p, cartes, illustrations en couleur, index, éd. Michelin Cartes et Guides, coll. Guide Vert, 14,90 €.

• Villages de charme dans l’Allier. 1 vol. br, 132 p, illustrations en couleur, éd. Centre France – La Montagne, 7,50 €.

► En 132 pages, abondamment illustrées , « Villages de charme de l’Allier » propose de  redécouvrir la ruralité bourbonnaise en effeuillant l’identité de 24 villages. On y raconte les habitants, les monuments au plus près de la vie. Au fil des reportages, les strates de mémoire sont décollées une à une, à la rencontre des hommes et des édifices. De quoi inciter le lecteur à prendre le temps de repartir sur les routes de l’Allier, pour cheminer au rythme des pas, à nouer des dialogues de connivence, à partager des histoires comme autant de confidences. Villages de charme se décline en 5 grands thèmes: Un patrimoine insolite (Noyant-d’Allier, Saint-Bonnet-de-Four, Saint-Menoux, Agonges et Châtel-Montagne), L’eau coule dans leurs veines (Néris-les-Bains, Chantelle, Hérisson, Château-sur-Allier, Chouvigny, Sainte-Thérence), Sur la route (Lapalisse, Besson, Meaulne), Ils ont une histoire (Ainay-le-Château, Montaigu-le-Blin, Souvigny, Saint-Bonnet-Tronçais, Bourbon l’Archambault, Billy), Un savoir-faire ancestral (Saint-Pourçain-sur-Sioule, Huriel, Charroux, Jenzat).

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• AMIS D’ALEXANDRE VIALATTE (publié par): Cahiers Alexandre Vialatte: n° 42 – Henri Pourrat, roi des jardins. Préface de Dany Hadjadj. 1 vol. br, 206 p, éd. Association des amis  d’Alexandre Vialatte, 25 €.

Ces 42èmes Cahiers regroupent l’ensemble des articles que Vialatte a consacrés à son ami Henri Pourrat, soit 54 articles, rédigés entre 1923 et 1970. Vialatte brosse un portrait « enthousiaste » de Pourrat où se mêlent, selon le journaliste Jean-Marc Laurent,   » la tendresse et l’humour, l’admiration et la passion de l’Auvergne. »  L’amitié entre les deux hommes, ébauchée en  1915, s’étendra sur un demi siècle, donnant lieu à une riche correspondances, dont 7 volumes ont déjà été publiés par l’Association. Selon Dany Hadjadj, qui préface ces Cahiers,  le jeune Vialatte « vouait une grande admiration pour ce grand aîné qui va devenir son guide ». Quant à Pourrat, il est ébloui  par cet adolescent doué, à l’imagination féconde, au style déjà inimitable et il rêve d’en faire un grand romancier ». Bien que  l’essentiel de ces Cahiers soit  constitué d’articles déjà publiés, ils recèlent quelques inédits, tapuscrits retrouvés et fragments de chroniques.

• ANGLADE Jean: La bête et le bon Dieu.1 vol. br, 278 p, éd. Presses de la Cité, coll. Trésors de France, 12 €

9782258114067► En se plaçant dans la peau du charbonnier, de l’ignorant, de la bête, Jean Anglade dialogue avec Dieu. Il Lui pose des questions, râle, règle des comptes, blague, aime, prie ou sourit. Et, à l’issue de ce dialogue, s’ouvre la vision  » angladesque  » d’un univers entièrement gouverné par l’amour et par l’humour. Citant François Cavanna, le Coran, la Bible, convoquant ses maîtres à penser Alexandre Vialatte et Pascal, Jean Anglade enchante par son érudition et ses réflexions :  » Seigneur, on ne Vous honore jamais assez. Quatre jours d’adoration sur sept ne seraient jamais de trop. « La Bête et le Bon Dieu ou les pensées pleines d’humour et de sagesse de Jean Anglade sur la foi, les religions, la nature, Dieu, et l’homme… Essentiel et salutaire.

• BARDOT ThierryL’œil du corbeau. 1 vol. br, 260 p, éd. de Borée, 17,90 €.

► Raphaël revient sur les terres de son enfance pour l’enterrement de sa mère. Menacé par des lettres anonymes et des corbeaux accrochés à la porte de la maison familiale, il est contraint de rester et de fouiller dans le passé de ses parents : qui lui en veut et pourquoi ? Avec les anciens du village, tantôt complices, tantôt ennemis, Raphaël va remonter les souvenirs, et découvrir un présent qu’il ne soupçonnait pas…Auteur de poésie et de nouvelles, fin observateur du quotidien qu’il retranscrit dans ses histoires, Thierry Bardot a déjà une bibliographie bien fournie. Ce dernier  roman aux éditions De Borée, confirme avec brio ses talents d’écrivain.

• BARON Sylvie: L’auberge du pont de Tréboul. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 330 p, éd. Libra Diffusio, 23,80 €.

lauberge-du-pont-de-treboul_terroir_hd-copieÀ Tréboul, dans le Cantal, la vie s’est arrêtée en 1934 lorsque le hameau a été noyé par la mise en eau du barrage de Sarrans. Tous les quarante ans, le lac artificiel est vidé pour des travaux de maintenance : les ruines du passé remontent alors à la surface… De nos jours, les habitants des environs se retrouvent volontiers à l’auberge du pont de Tréboul que gèrent les trois sœurs Costeirac : Marthe la patronne, Patience l’artiste et Jeanne, jeune maman tourmentée. Celles-ci ont un nouveau client assidu en la personne de Jarod, médecin célibataire, fraîchement diplômé, qui a accepté de remplacer pour trois mois le docteur Couderc, victime d’un étrange accident.Alors que la mésaventure du docteur Couderc attise les rumeurs les plus inquiétantes, une promeneuse disparaît mystérieusement. Jarod se joint aux recherches. Il ne se doute pas que le village fantôme va se transformer en un piège terrifiant…

• BARON Sylvie : L’héritière des Fajoux. 1 vol. br, 310 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

baronÀ la mort de son père, lors d’un accident de débardage dans la petite scierie familiale auvergnate, Marie, qui résidait depuis vingt ans au Québec, décide de revenir sur sa terre natale, l’Aubrac. Elle y voit la possibilité d’un nouveau départ après une crise conjugale. Sa fille Flore, âgée de dix-huit ans, l’accompagne afin de découvrir ses racines. La reprise de l’affaire se révèle difficile. Aidée par ses amis d’enfance, Marie se bat sur tous les fronts dans un univers dominé par les hommes. Elle doit se familiariser avec un dur métier qu’elle apprend petit à petit à maîtriser pour faire face à la convoitise des grosses scieries industrielles. Alors qu’elle reprend goût à la vie, Marie commence à soupçonner que le décès de son père n’était peut-être pas accidentel. Menant sa propre enquête, elle  comprend qu’elle est étroitement surveillée…   Professeur agrégée, passionnée de littérature et amoureuse de la nature, Sylvie Baron a élu domicile dans la Haute-Auvergne. En émule talentueuse des reines du crime anglo-saxonnes, elle signe des thrillers captivants ancrés dans une campagne française pleine de charmes et de secrets.

• BARRAL René: Le bonheur de Lucia. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

barralRecueillie par des religieuses après avoir fui l’Espagne de Franco, Lucia, orpheline, est placée chez des viticulteurs. Entre tâches ménagères et travaux de la ferme, aucune corvée ne lui est épargnée. Elle rêve de s’émanciper, de quitter cette vie de misère. Aussi, le jour où le régisseur du domaine tente d’abuser d’elle, elle décide de partir. Seule au monde, sans famille ni amis sur qui compter, elle va retrouver Claudio, exilé lui aussi. Ce dernier semble avoir eu plus de chance que sa compatriote ; les Favière, industriels à Ganges, dont l’usine de bas Nylon tourne à plein, l’emploient comme chauffeur et jardinier. Et ils vont accepter d’engager Lucia à leur service… jusqu’au jour où Claudio se laisse entraîner par des comparses dans la revente de bas dérobés à l’usine… – Ne te laisse pas faire, petite. Tu ne vaux pas moins que les autres, bien au contraire. Dès quelle vit Sylvain se diriger vers elle en slalomant entre les tables à la suite de Marisette, Lucia pâlit et son cœur se serra tandis que, sans vraiment réaliser ce quelle faisait, elle se dressait sans le quitter des yeux. À cet instant précis quelle avait espéré malgré elle et quelle redoutait par-dessus tout, elle avait le sentiment que son destin s’accomplissait. Quelle sotte avait-elle été de croire échapper à ce garçon en changeant simplement d’adresse ! Ce qui devait arriver arrivait. En déménageant, elle avait essayé de contrarier l’élan qui la poussait vers cet homme. Mais puisque Sylvain Maillé la voulait, qu’il avait retrouvé sa trace et la poursuivait jusqu’ici, elle n’avait plus envie de résister. On ne peut pas toujours tourner le dos au bonheur.

• BÉAL François :Le Châtelain des Briffons. 1 vol. br, 128 p, éd. Lucien Souny, 12 €.

bealLe docteur Clergerie mène à Arnac la vie héroïque et quasi franciscaine d’un humble médecin de campagne. Au cours de ses brillantes études à Paris, il s’est pris de passion pour le billard. Véritable addiction au point de recruter un partenaire à domicile par le biais d’une petite annonce. Débarque alors Manuel Cabrespine, champion toutes catégories. Un homme discret, parfois énigmatique, doué, étranger aux modes, esthète. Autodidacte, il a réussi dans les affaires jusqu’à l’opulence. Il collectionne les objets d’art, il possède un avion personnel, et il décide d’acheter le château à Arnac ! Une amitié indéfectible se nouera entre ces deux hommes d’essence et de culture différentes, qui pratiquent chacun à sa manière le don de soi.  François Béal nous convie à un voyage mouvementé qui convergera vers un final aussi étonnant qu’imprévisible avec cette verve de conteur, rythme et digressions mêlés, qui réenchante l’histoire du monde. Le nom de François Béal est largement associé à celui d’Alexandre Vialatte. Vice-président de l’association nationale des Amis d’Alexandre Vialatte, incomparable connaisseur de sa vie et de son œuvre, François Béal lui a consacré de nombreux essais et des récitals dans lesquels il met en scène et interprète des chroniques.

• BERTHÈS Colette: Les amants de Borde-Rouge. 1 vol. br, 516 p, éd. de Borée,  coll. Terre de Poche, 8,10 €.

► Depuis six mois, Jeanjean Pastourel se rend quotidiennement sur la tombe de son épouse. Il se remémore la fois où il est tombé amoureux de sa sœur de lait, Palmyre, fille d’un riche négociant. Hélas, vivant dans deux mondes si différents, leur amour était impossible. Afin de les séparer, les parents de la jeune fille la placent au couvent. Et Jeanjean, pour tromper son désespoir, s’engage dans l’armée qui l’enverra comme forgeron en Algérie. Sur cette tombe, aujourd’hui, il se souvient de sa vie qui a pris des chemins tortueux. Et pourtant, cette femme qu’il regrette est bel et bien Palmyre…De la Poste à France Télécom en passant par les services sociaux, l’animation socioculturelle, la formation, le travail auprès de réfugiés et l’expression théâtrale, Colette Berthès a effectué mille métiers. Depuis maintenant une quinzaine d’années, elle se consacre à l’écriture.

• BOUCHET Maurice: La pierre au mercier. Nouvelle édition. 1 vol. br, 264 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

bouchetJuin 1943 : la France est occupée, les réquisitions allemandes épuisent les réserves et la famine menace les habitants des villes. Gilou, un jeune citadin de neuf ans, est envoyé à la campagne avec Marcel, son frère, pour échapper aux privations et laisser un peu de répit à leur mère enceinte. À la ferme vivent Emma et Juste, ainsi que Maïu et Méfie, leurs enfants. Gilou devient berger pour mériter sa pitance et découvre la vie paysanne : les messes dominicales, les fauchaisons aux allures de fêtes, la moisson et la batteuse qui réunissent toute la contrée. La réalité de la guerre surgit : les gendarmes ratissent la campagne à la recherche des réfractaires au « Estéo » ; une usine de la ville bombardée par les Anglais dissémine son panache noir jusqu’à la ferme. Mais un drame plus proche encore va bientôt toucher le petit berger, qui sera le détenteur d’un secret beaucoup trop lourd pour lui. Grâce à un luxe de détails, Maurice Bouchet ressuscite la vie quotidienne des paysans pendant l’Occupation, à travers les yeux d’un enfant.

• BOUDOU Josette: Les feux de Bois-Colombes. Nouvelle édition. 1 vol. br, 448 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

boudoux-17-02 En 1935, le jeune maître verrier Gaspard épouse la charmante Sophie contre l’avis d’Angèle, sa mère acariâtre et jalouse, qui a décidé de tout faire pour lui gâcher la vie. Heureusement, quand leur premier enfant naît, le couple peut enfin goûter au bonheur car Angèle, de dépit, se retire à la campagne. Mais hélas, c’est sans compter sur la guerre qui arrive à grands pas…Née en 1935 à La Tour-d’Auvergne, Josette Boudou a été institutrice puis directrice d’école. Auteur de nombreux romans à succès comme « Le Printemps d’Antonia » et « Les Grillons du fournil », elle consacre son temps à l’écriture et au journal d’une association : Patrimoine et Culture. Le prix Gandois lui a été décerné pour son roman « Le Mur de la destinée ». En 2008, elle a reçu également le prix Lucien-Gachon pour « Les Chemins de toile ».

• CHALAYER Maurice: La terre de la discorde.  1 vol. br, 325 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7 €.

De retour au pays, Philippe s’oppose à la volonté de son père et décide de remettre sur pied la ferme abandonnée par son grand-père. Voilà un projet fort mal accueilli par ses voisins : les « anciens », Thérèse et Jules – revêches mais au grand cœur ! Ces derniers devant la persévérance et le respect du nouveau venu pour la terre révisent peu à peu leur jugement. Philippe leur rappelle tant les élans de leur jeunesse, surtout quand il fait la connaissance de la petite-fille de Thérèse, Céline, loin d’être insensible au charme de l’éleveur de chevaux…Originaire du massif du Pilat, Maurice Chalayer est issu d’une famille de scieurs depuis plusieurs générations. Dans ses essais sociologiques et ses romans, il nous invite à pénétrer dans le monde rural où il a passé son enfance. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’enseignement, l’écriture et le journalisme.

• COULON Cécile: Trois saisons d’orage. 1 vol. br., 272 p, éd. Viviane Hamy, 19 €.

cecile-coulon► Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.  Saga portée par la fureur et la passion, Trois saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules,  » forteresse de falaises réputée infranchissable « , où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. Cécile Coulon renoue ici avec ses thèmes de prédilection – la campagne opposée à la ville, la lutte sans merci entre l’homme et la nature –, qui sont les battements de cœur du très grand succès que fut Le Roi n’a pas sommeil (Éd. Viviane Hamy, 2012). Passionnée par la littérature, le cinéma et la musique – sa thèse de Lettres Modernes est consacrée au « Sport et à la littérature » -, Cécile Coulon, âgée de 26 ans, vit à Clermont-Ferrand. Après quatre romans parus chez le même éditeur, elle est considérée comme l’une des voix les plus prometteuses de sa génération.

  • CYPRIEN Michel : L’élève Sassi Boukeffa. 1 vol. br, 190 p, illustrations, éd. La Galipotte, 18 €.

1955, la France est au début de la guerre d’Algérie. A Clermont-Ferrand, chaque jour, sur le chemin de son école, un enfant du quartier Saint-Jean-d’Herbet longe un camp d’immigrés nord-africains. Soixante ans plus tard, dans un pays qui fait face à la violence des attentats, mais aussi à une longue histoire de violence sociale non assumée par les pouvoirs successifs, l’écolier de 1955 part à la recherche d’un garçon de sa classe, Algérien qui habitait le bidonville Nord Africains… De cette recherche, a priori improbable, l’auteur fait une aventure, qui participe à la fois du souvenir intime, de l’enquête historique, de la sociologie, du reportage quasi journalistique, sans négliger une réflexion sur la fiabilité de la mémoire et un regard sur l’écriture qui se fait au jour le jour. Né en 1949, Michel Cyprien a été enseignant avant de devenir journaliste (en particulier critique de cinéma). Deux de ses romans ont été publiés aux Éditions Julliard : « Maintenant qu’Apolline avait connu l’amour » et « Vieillir sans toi ».  Auparavant, il avait publié trois romans au Mercure de France et « Moi, Hanibal », chez Casterman.

• DE PALET Marie : Le temps des aubépines. Livre en gros caractères.1 vol. br, 500 p, éd. À vue d’œil, coll. 16/17,23 €.

de-palet►Orpheline depuis sa plus tendre enfance, Sylvie vit chez les Verneuil, de lointains cousins de sa mère. Elle a grandi tant bien que mal, préposée aux tâches les plus ingrates, sous le joug de la rude et autoritaire Amélie. Cette dernière a promis de l’élever comme sa propre fille, mais la jeune femme se demande si sa cousine l’a vraiment recueillie par charité. D’autant que, maintenant que Sylvie est en âge de se marier, Amélie semble avoir des plans bien précis quant à son avenir.La notoriété de Marie de Palet s’est développée à l’heure de la retraite, lorsqu’elle a abandonné son métier  d’institutrice pour celui  d’écrivain. Lozérienne de racines et de cœur, elle met en scène sa province d’origine dans ses livres, dans lesquels elle dévoile sa connaissance intime du monde paysan d’autrefois.

• DE PALET Marie: Sidonie des Bastides. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

de-palet-16-02►Rémi, désespéré après la mort de sa femme, erre dans Paris et arrive par hasard dans une vente aux enchères. Soudain, il entend un nom familier et mû par une impulsion, fait l’acquisition d’une malle vide. Celle-ci aurait appartenu à son père, Pierre Lorrain, qu’il n’a pas connu… Vers quelle destination cet objet va-t-il le conduire ? Rémi va se lancer à la recherche de ses racines, malgré les exhortations de sa mère. Une quête qui l’oriente vers la Lozère. Germaine, sa cousine, l’accueille chaleureusement, mais il n’en va pas de même de Sidonie, la grand-mère des Bastides. Pourquoi se méfie-t-elle de lui à ce point ? Rémi perçoit vite que Sidonie lui cache quelque chose… Un secret qu’il est bien décidé à percer à jour.

• DELAGE Alain: Les secrets de Fontvives. 1 vol. br, 450 p, éd. de Borée,  coll. Terre de Poche, 8,10 €.

Paule doit trouver un nouveau mari ! Veuve trop jeune et mère de trois enfants, son choix se porte sur Bernard, l’ami de son défunt époux. Or cette nouvelle union si rapide déclenche la vindicte populaire. Pourquoi un tel déchaînement ? Désemparé, le couple n’a d’autre choix que de fuir mais Paule soupçonne-t-elle qu’elle va au-devant de bien des révélations ? A la fois illustrateur et écrivain, Alain Delage s’investit tout particulièrement dans la vie culturelle et associative de sa région. Ce passionné d’Histoire, natif de l’Hérault, a déjà publié plusieurs ouvrages à vocation patrimoniale depuis 2001.  Les Secrets de Fontvives, dont la première édition remonte à 2013, est  son tout premier roman.

• DELPARD Raphaël: Le roman d’amour de Lucrèce Borgia. 1 vol. br, 256 p, éd. de Borée, 19,90 €.

telechargementCinéaste et romancier, auteur de nombreux ouvrages d’histoire et de fiction, Rapahaël Delpard livre  ici son tout premier roman historique. Il a choisi de s’attaquer au mythe Borgia, en s’attachant à la personnalité de son élément féminin, Lucrèce, la femme lumineuse, en quête d’amour, asservie par son père et son frère. “Raphaël Delpard, fort de ses recherches, resitue l’héroïne dans son contexte et lui offre un vrai rôle. Celui de sa vie. Témoin, son titre : Le roman d’amour… de Lucrèce Borgia. Et pour donner un contenu au mythe et l’inscrire définitivement au générique, on a envie de le croire, de le suivre sur la voie de cette interprétation-là”, écrit Roxane Pouget dans “La Montagne”.

• DUCLOZ Albert: Les larmes de Chanteuges. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7 €.

Marie grandit dans une famille où règne un père alcoolique et violent. Elle se réfugie auprès de son ami Frédéric. Mais les années passent et leurs sentiments évoluent : Frédéric tombe amoureux de Marie, jusqu’à commettre l’irréparable… » Elle avait l’air incrédule d’une suppliciée regardant son propre corps. Le four lui fut pour cela odieux. Un éclair de terreur la glaça. Elle découvrit toutes ses déchirures. Elle se regarda comme si elle eut été une autre.  » Béatrice subit un viol et une double tentative de meurtre. Ce drame va lui faire découvrir l’amour de sa vie. Mais peut-elle encore aimer ? Ce roman est dédié à toutes les femmes victimes d’agressions et de viols » 

• DUCLOZ Albert: Un sourire pour Mathilde. 1 vol., 336  p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

electre_978-2-8129-2063-9_9782812920639Que ne fait-on par amour…Entre Arnaud, vingt-cinq ans, fils de baron officier, et Camille, dix-neuf ans, fille des fermiers du baron, c’est l’amour fou. Un amour qui défie toutes les convenances sociales. Mais quand Camille tombe enceinte et qu’Arnaud est mobilisé, les problèmes commencent. Avant de partir au front, le jeune homme a fait le serment à sa bien-aimée de rester en vie. Mais il est bientôt pris sous le feu des combats de la Marne. Après avoir échappé miraculeusement à la mort, il décide de déserter pour pouvoir tenir sa promesse. Mais cette désertion, outre le fait qu’elle soit passible de la peine de mort, représente un affront insoutenable pour le baron. Et c’est la raison pour laquelle Arnaud et Camille devront se cacher deux années durant. Arnaud supporte mal d’être pris pour un lâche : il décide de repartir au combat par solidarité avec ses compagnons. La bataille de Verdun est au bout du chemin… Blessé, il retrouve les siens le temps de sa convalescence. C’est à ce moment que la vérité éclate sur la paternité de la petite Mathilde et que le mariage de ses parents est approuvé par le baron. Mais la guerre n’est pas terminée…

• DUPUY Daniel: Une saison enivrante. 1 vol. br, 352 p, éd. de Borée, 19,90 €.

dupuy-danielHubert est un homme accompli à qui tout semble réussir. A la tête d’une entreprise de transport alimentaire prospère, il est influent dans sa commune en tant qu’adjoint du maire et président du club de rugby. Petit à petit, la chance tourne, les difficultés financières et conjugales s’accumulent et Hubert perd pied… L’envie d’écrire tenaille Daniel Dupuy depuis l’âge de dix-sept ans. Fort d’un premier succès avec Fontcouverte, qui a obtenu le prix Charles-Exbrayat 2007, il a récidivé ensuite avec Les Quatre Jeudis, un roman plein de tendresse et d’humour sur les tribulations d’un enfant de onze et avec Le Mystère Fontbrune où il plonge avec délectation dans les secrets d’une famille de notables.

• DUTHEIL Gisèle:  Le soleil pour tout le monde. 1 vol. br, 277 p, éd. des Monts d’Auvergne, 19 €.

soleil  Joy, atteinte de la maladie de Parkinson, doit subir une stimulation cérébrale profonde, opération du cerveau qui peut ralentir la progression de son mal. Ses réflexions, ses doutes, ses souvenirs qui l’assaillent par vagues dé- voilent peu à peu son parcours de femme, sa combativité, mais aussi ses blessures et ses peurs. Et qui est Samir, dont nous suivons l’évolution en parallèle dans un lointain pays ? Construit comme un roman policier, nous emmenant de Paris à l’Auvergne en passant par la Guinée, l’Égypte ou les rives méditerranéennes, c’est un livre tiré de faits réels qui nous tient en haleine jusqu’au bout. Née à Paris en 1952, diplômée de l’école normale, Gisèle Dutheil enseigne pendant plus de trente ans avant de passer à l’écriture. À l’écoute des gens, se plongeant dans des univers différents – la ruralité d’hier, la condition féminine au fil des siècles, la maladie de Parkinson ou la violence conjugale –, elle aime donner à ses romans l’illusion du vrai. Gisèle Dutheil vit dans le Puy-de-Dôme. Elle signe ici son cinquième ouvrage aux Éditions des Monts d’Auvergne.

• FARINELLI Bernard : Les Grands Lointains. 1 vol. br, 216 p, éd. Lucien Souny, 17,50 €.

fareinelli Survolté par le quotidien, Tristan arrive à vélo, en plein novembre, dans un village isolé qui ne compte que quelques âmes. Des hommes et des femmes, se tenant eux aussi à l’écart du tourbillon de la vie, auxquels il va se lier et confier l’immensité de sa douleur : exister sans pouvoir vivre. Il meuble sa solitude en vagabondant et en organisant des rencontres festives, qui dérangent les habitudes. Et peu à peu, cet inconnu devient le ciment des habitants. Plus fédérateur encore sera le château, qui, avec ses légendes, son histoire, son restaurateur, sa jeune propriétaire, va insuffler une nouvelle énergie aux villageois. Ils vont ainsi se rassembler autour d’un projet, dans un esprit communautaire, et comprendre que le bonheur est possible, qu’il est simple comme la vie ! Une histoire où des personnages d’une extrême vérité cherchent à se délivrer d’un passé douloureux. Ils trouveront dans le présent et les liens humains les remèdes aux peines de l’existence. Un roman qui s’inscrit dans les grands lointains, ceux qui culminent dans les horizons, ceux dont chaque être a besoin pour se repérer.

• FARNEL Joseph:  Chez Julotte. 1 vol. br, 288 p, éd. de Borée, 18,90 €.

farnel-julotteA la Libération, Juliette quitte le domicile familial pour aller vivre à Paris avec Alain, un résistant dont elle est tombée amoureuse. Elle découvre des aspects cachés de la vie de son compagnon, avant la Seconde Guerre mondiale… Joseph Farnel a évolué dans l’univers de la mode, au contact des plus grands noms de la haute couture, dirigeant une célèbre maison de prêt-à-porter et lançant les marques J.H.Farnel et Renoma. Il est également un auteur prolifique avec une vingtaine d’ouvrages à son actif. Ses écrits, qui appellent à la tolérance entre les nations, les peuples et les religions, ont souvent été récompensés par des prix. Il a une passion particulière pour le polar, ce qui l’a poussé à créer un personnage récurrent, le détective privé Georges Lernaf.

• FERRIER Florian: Une saison de granit. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7,90 €.

France, 1943, île de Sainte-Kristen : fille d’aubergiste Léonie, vit au large de la Bretagne, sur une île qu’occupent les Allemands. Pensionnaire dans un lycée de Brest, elle a du rentrer chez ses parents depuis que les Alliés ont bombardé la ville. Pour elle, ce retour à la maison est un cauchemar : sa mère la déteste. Chaque jour, elle va devoir subir les brimades et les vexations de cette femme sublime et hautaine, qui n’a que mépris pour sa fille et son mari, un homme effacé, revenu mutilé de la Grande guerre. Léonie sait que la raison de la haine maternelle se cache sur ce bout de terre. Afin d’échapper à la malveillance de sa mère et enquêter sur ses origines, Léonie passe ses journées à vagabonder sur l’île. Ce qui n’est pas sans risque : l’Angleterre est toute proche et envoie chaque jour davantage d’espions sur le sol français, attisant la suspicion de l’occupant allemand qui se fait chaque jour plus menaçant. Bientôt, sa route va croiser celle d’Andrew, un parachutiste anglais échoué à Sainte-Kristen. Décidée à le cacher, Léonie va devoir explorer l’île de fond en comble, découvrir quel parti a choisi chacun de ses habitants pour finalement mettre à jour bien des secrets.

• FRONTENAC Yvette: Les années châtaignes. Nouvelle édition.  1 vol. br, 330 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

frontenac► Difficile de faire vivre trois générations sous le même toit lorsque les caractères sont bien trempés : Yolaine le constate quotidiennement. Les disputes entre sa mère et sa grand-mère maternelle, la propriétaire du domaine, ont rendu le départ inéluctable… Adrienne et Henri, les parents de Yolaine, décident donc de quitter la ferme familiale. Ils ont l’occasion de s’installer, avec leurs quatre enfants, dans une métairie au cœur de la châtaigneraie où les terres sont moins fertiles que celles de la vallée. L’acclimatation réservera bien des surprises à Yolaine, plongée dans le trouble des amours débutantes…

• GEORGES Gérard: La mésangère. Livre en gros caractères1 vol. br, 288 p, éd. Libra Diffusio, 23,30 €.

georges► Printemps 1972, dans la montagne du Sancy, en Auvergne. Le village d’Espinoux est mis en émoi par l’arrivée d’une jolie inconnue, Héline, accompagnée de son petit garçon. Avenante, la jeune femme ne tarde pas à trouver une place comme employée dans l’unique station-service du pays. Pourquoi est-elle venue s’installer dans ce village reculé ? Tout le monde a son hypothèse et les rumeurs vont bon train. Cette agitation n’est pas du goût de Lucien Gouttepiffre, le sabotier. L’homme a mauvais caractère mais il est respecté en raison de ses hauts faits d’armes pendant l’Occupation. Un matin, il reçoit une lettre anonyme. Lui qu’Héline mettait mal à l’aise comprend qu’avec sa venue l’heure des comptes, tant redoutée, a sonné…

• GIMBERT Yveline: L’ombre des chênes. Nouvelle édition. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

telechargement► Charles Royer élève seul ses enfants depuis la mort de sa femme, onze ans auparavant. En ce printemps 1925, il conduit son fils Pierre-Louis au domaine des Chênes, où il est embauché pour un an. Le père est inquiet ; Cyprien Joubert, le maître des lieux, est réputé pour sa dureté. Aux Chênes, Pierre-Louis rencontre Léa, la boiteuse au joli visage, que Charles a aimé autrefois. Il est veuf, elle l’est presque également puisque le corps de son mari, disparu à la guerre, n’a jamais été retrouvé. Dès lors, l’enfant ne nourrit plus qu’un espoir : voir ces deux-là vivre enfin leur amour. Mais y parviendront-ils ? Il ne faudra pas compter sur l’aide de Cyprien Joubert. Pourquoi ce dernier a-t-il embauché Pierre-Louis ? Pourquoi a-t-il un jour planté ce jalon au milieu de la grande tourbière.

• GOURGAUD Joseph: La vallée des forges. Nouvelle édition. 1 vol. br., 260 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

gourgaudJuillet 1951, en Velay, un jour d’orage, Pierre prend sa décision : il doit quitter sa ferme louée qui peine à faire vivre sa famille. Sa femme, Marie, rêve d’une autre vie. Comme l’a fait son beau-frère, il va à son tour s’embaucher à la fabrique de faux de Pont-Salomon à quarante kilomètres. Pour lui, c’est un autre monde, même si la petite cité, capitale des lames de faux, est à demi-rurale. Au silence des champs a succédé le vacarme des  » martinets « , ces lourds pilons qui forgent les lames. Seul d’abord, il est rejoint par sa famille.  » On vivra mieux « , avec la paie assurée, la coopérative, le médecin, le logement avec un début de confort et une certaine solidarité ouvrière. Il faut en payer le prix : une vie de famille bouleversée par les horaires, le bruit, la vie qui passe au rythme de la sirène. Et surtout Pierre n’est plus maître du temps. Ce prix ne semble pas trop lourd,  » tous les pays sont bons pourvu qu’on y gagne sa vie « . Dans la vallée des forges, Pierre se prend à aimer ce métier, Marie vit le quotidien d’une épouse d’ouvrier, les enfants grandissent et continuent leurs études. On passe un peu les uns à côté des autres…

• HEURTÉ Yves: Le pas du loup. Nouvelle édition. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

heurteYves Heurté nous entraîne toujours avec la même tendresse et la même émotion dans son univers très personnel : celui de ses souvenirs et de ses rencontres tout au long de sa carrière de médecin. Il livre l’héritage de sa vie passée à soigner, écouter et aimer les autres. Nul autre que lui ne sait aussi bien raconter leurs histoires ainsi que celles qui parlent de cette montagne, si belle et si cruelle pour ceux qui tentent de l’apprivoiser, et qui devient un véritable personnage sous sa plume sensible.  Médecin dans les Pyrénées, Yves Heurté a consacré le peu de loisirs que sa vocation lui offrait à la montagne et à l’écriture. Il a ainsi publié une quarantaine d’œuvres (éditions Gallimard, Le Seuil) qui ont reçu des prix littéraires nationaux. Il publie en 2004 « Vous gens de montagne » aux Éditions De Borée, puis « Le Pas du loup », aujourd’hui repris en poche.

• JOURDE Pierre: La première pierre. 1 vol. br, 240 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 7,20 €.

JOURDE«Dans ces terres reculées, dans ces pays perdus, on vit toujours plus ou moins dans une légende, dans l’image d’un chapiteau roman historié de scènes naïves et cruelles…» Pierre Jourde revient sur des événements qui en 2005 ont défrayé la chronique. Lors de la parution d’un de ses livres, Pays perdu, une partie des habitants du village d’Auvergne dont il était question dans le récit s’est livrée à une tentative de lynchage de l’auteur et de sa famille. Pierre Jourde y décrivait la rudesse de la vie dans ce hameau lointain dont il est originaire, mais aussi une fraternité archaïque à l’occasion de la mort d’un enfant. Célébration d’un village aimé, le livre y a été reçu par certains comme une offense. La première pierre propose une analyse passionnante de cette incompréhension. Il offre aussi une magnifique démonstration des puissances de la littérature et un récit vibrant d’admiration pour ces gens qui vivent dans un temps différent de celui des villes.

• JOURDE Pierre: Winter is coming. 1 vol. br, 160 p, éd. Gallimard, coll. Blanche, 15 €.

jourdeUn retour sur la dernière année du fils de l’auteur, décédé d’un cancer, à seulement vingt ans. «Après coup, on ne peut pas s’empêcher de revenir sur les jours d’avant, comme pour prendre la mesure de son aveuglement d’alors. On se regarde ne pas savoir, on se regarde vivre alors que cela n’est pas encore arrivé, on s’étonne de ce fragile bonheur. Et ce sont tous les moments de la vie, toutes les joies, les naissances, les après-midi dans le jardin, les journées sur la plage, les histoires racontées le soir aux enfants, les photographies et les souvenirs du passé que vient rétrospectivement infecter de son venin le jour où l’on a su. Ta photographie d’enfant joyeux est celle, à jamais, d’un enfant qui va bientôt mourir». Un des trois fils de Pierre Jourde, Gabriel, est mort à vingt ans. Le récit évoque la dernière année de ce jeune homme plein de charme et de joie de vivre, doué pour les arts plastiques et la musique. La figure radieuse de «Gazou» hante le récit de la maladie : les anecdotes du bonheur enfui ponctuent l’élégie. Un texte poignant sur le deuil et l’amour paternel.

LEBRUN  Gérard :  Pascal : tours et détours et retournements. Édition  établie par Francis Wolff. 1 vol. br, 101 p, éd. Beauchesne, 16 €.

9782701022352_2Pionnier de la mathématique du hasard, de la méthode expérimentale en physique ou de l’herméneutique biblique. Et puis catholique fervent au bord de l’hérésie mais épistémologue de l’axiomatique ; philosophe tragique de l’existence humaine mais pamphlétaire comique… Y a-t-il un point où convergent toutes ces facettes de Blaise Pascal ? C’est la recherche à laquelle se livre cet ouvrage posthume (inédit en français) de Gérard Lebrun (1930-1999), grand historien de la philosophie allemande qu’on n’attendait pas sur ce terrain…On y découvrira les méandres d’une argumentation qu’on ne saurait résumer à une étiquette  (« dialectique ») ainsi que les spirales d’une pensée qu’on ne peut réduire à quelques clichés (« irrationalisme », « fidéisme »). Les routes escarpées par où nous conduit Lebrun nous réservent au moins une surprise, celle de voir surgir notre modernité là où on l’attendait le moins : à l’ombre du « Dieu caché » de Port-Royal.

• L’HÉRITIER André:  Dans le lit de la Reine. 1 vol. br, 210 p, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Romans historiques, 17 €.

Jean Héritier, garçon d’auberge à Ambert, puis laboureur à Châtelet, dans la commune de Champétières, n’apprécie guère le travail de la terre. L’existence paisible et obscure des paysans lui pèse. Malheureux, car il vient de voir s’envoler l’âme de sa douce épouse, la pauvre Francine, il s’imagine qu’il ne retrouvera le bonheur qu’en partant découvrir de nouveaux horizons. Il ne rêve que d’aventures. Or, au royaume de France, les Guerres de Religion s’éternisent, continuant à semer le sang et l’incendie.  Quand on possède un cœur haut placé, peut-on rester simple spectateur et, parfois, innocente victime de ces féroces batailles ? Non, évidemment. Aussi notre homme abandonne-t-il la fourche et l’araire. Il s’engage dans la troupe du capitaine de Lauras qui combat dans les rangs de la Sainte Ligue, refusant que ce damné Huguenot d’Henri IV monte sur le trône de notre beau pays. Va-t-il trouver gloire et abondante picorée, ou bien la mort dans une sanglante échauffourée ? André L’Héritier, docteur vétérinaire  a exercé son métier pendant dix-huit ans à Massiac, dans le Cantal. Ensuite, il a élevé lions, tigres et autres charmantes petites bêtes, sur les cinquante hectares d’une propriété familiale, non loin d’Ambert. Aujourd’hui, retraité depuis 2004, il occupe son temps à courir et à écrire.  “Dans le lit de la reine” est son dix-septième ouvrage, un roman historique alors qu’il s’est spécialisé dans les “paysanneries”. 

1486306480_livre-velay-et-auvergne-regis-marchessou-auvergne-haute-loire-1903-editions-lacour-olle• MARCHESSOU Régis (édition établie par): Velay et Auvergne: contes et légendes. Noëls vellaves, devinettes, formulettes, dictons populaires,  anciens costumes, les muletiers, la dentelle; vieilles enseignes, chansons et bourrées. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1903 (Le Puy-en-Velay). Textes en français et en patois. 1 vol. br, 350 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Redivivia, 20 €.

Recueil de Contes et légendes, de noëls vellaves, de devinettes, de formulettes, de dictons populaires, accompagné d’une étude sur anciens costumes, les muletiers, la dentelle, les vieilles enseignes, les chansons et bourrées.L’ouvrage avait déjà fait l’objet d’une réédition en 1980 par les éditions Laffitte-Reprints.

• MARGERIT Robert: Le château des Bois-Noirs. 1 vol. br, 275 p, éd. Libretto,9,70 €.

Au lendemain de la guerre, une jeune fille élevée dans le meilleur monde se laisse épouser par un hobereau de la Haute-Auvergne. Tournant le dos à une existence parisienne vouée à la mondanité, elle ira vivre avec lui dans la retraite anachronique d’un vieux manoir de famille, au cœur des Bois-Noirs, petit massif forestier perché entre la Loire et l’Allier, et que le temps semble avoir oublié. Dans ce lieu d’un autre âge, elle découvre avec quelque stupeur un monde qui n’a pas encore dépouillé son antique barbarie – monde auquel elle décide, tant bien que mal, de s’adapter. Elle y sera aidée par l’amitié affectueuse – et bientôt passionnée – de son beau-frère. Mais leur inclination, d’abord inavouée, ne tarde pas à s’opposer à la sauvagerie native du mari, personnage taciturne, emmuré dans sa solitude, et qui nourrit pour sa femme un sombre et insatiable amour. Au point de devenir à son tour, poussé par ses démons, le ministre d’un destin qui a fait séculairement de la vieille demeure le royaume de la Mort la plus cruelle. Selon  l’Express(22 mars), « C’est du Charlotte Brontë qui s’achève comme du Simenon,  chamarré d’un lyrisme à la Giono ».

• MAURIN Yvette: Vivre à Verdun suivi de Victoire. 1 vol. br, 440 p, éd. des Monts d’Auvergne, 23 €.

verdunCe livre, bien que racontant la terrible bataille de Verdun, n’a pas pour but de cultiver la haine, mais de garder la mémoire de ce temps-là pour que pareil drame ne se reproduise plus. A l’horreur des champs de bataille, il oppose l’amour, le dévouement, l’optimisme, l’amitié, parfois la gaieté de ces hommes et de ces femmes qui ne savent pas s’ils seront vivants demain et vivent pleinement tous les petits ou grands bonheurs qui leur sont offerts. L’auteure y aborde tout ce qui faisait le quotidien des Français de cette époque, en s’efforçant de bannir les sentiments de haine au profit de la bravoure, de la faiblesse humaine aussi, en semant amour et amitié entre les héros. Avec l’espoir qu’un simple roman donne à la jeune génération la connaissance et la compréhension des événements de ce temps-là.

• MAXIMY Hubert de: Le vent de Champvieille. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 410 p, éd. Libra Diffusio, 23,10 €.

le-vent-de-champvieille_saga_hd-copie1900. Cela fait un mois que Louis Barribax est à bord de L’Annam, navire parti de Saïgon pour Marseille. Pour échapper à l’ennui, dans la touffeur de la zone tropicale, Louis prend la plume… Il part à la recherche de son enfance et son adolescence, l’affection de sa mère, la malédiction pesant sur son père. Il revit des scènes cruelles, des aventures, des amours décevantes mais aussi passionnées. Il revient sur ses propres traces, dans les bas-fonds de Paris, où régnaient misère et cruauté, pour ensuite retrouver son pays natal, le Velay. Il en sortit blessé, solitaire, mais renforcé. Et c’est pour fuir ses montagnes austères et rudes qu’il partit aujourd’hui pour « les colonies ». Mais à présent, parvenu à l’automne de sa vie, c’est vers ce Velay qu’il revient… Mais, à bord de L’Annam, Louis va faire une rencontre où l’amour et la séduction le disputent à  la déception… Une chose est sûre : une fois arrivé à Marseille, Louis n’est plus l’homme qui embarqua à Saïgon.

• MAZEAU Jacques: Le retour des hirondelles. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

mazeau-16-02► 1943 : trois ans déjà que les Allemands sont entrés à La Charité-sur-Loire. Le domaine de la Vernière est devenu le QG de l’armée allemande d’occupation. Emma, sa propriétaire en a été dépossédée au profit de Marie, son amie devenue collabo, qui a épousé Klaus Mayer, le commandant de la place. De son côté, Emma reprend le café de la Poste à Donzy et entre dans la Résistance, tout en entretenant une relation amoureuse avec Paul, le chef de réseau. Au fil des mois, contre toute évidence, certains collabos, tels Blanchard, le notaire, ou Armand, l’ancien ouvrier agricole qui a juré la perte d’Emma, continuent de miser sur la victoire de l’occupant, alors que Marie commence à douter d’avoir fait le bon choix… Le jour de la Libération, chacun, au regard de ses choix, devra rendre des comptes, payer ses erreurs ou se racheter.

• MÈGE Francisque:  Souvenirs de la langue d’Auvergne. Essai sur les idiotismes du département du Puy-de-Dôme. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1861. 1 vol. br, 260 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

1447567805_livre-souvenirs-de-la-langue-d-auvergne-francisque-mege-auvergne-editions-lacour-olle►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Si l’Auvergne appartenait à la langue d’Oc, il est utile de remarquer que, parmi les provinces où cette langue était parlée, elle était une des plus avancées vers le Nord et se trouvait limitrophe des pays de la langue d’Oyl. C’était en Auvergne que les deux idiomes se trouvaient en contact, c’était là que deux civilisations, gallo-franque et gallo-romaine, s’étaient heurtées, ou tout au moins, arrêtées face à face, et avaient en quelque sorte tracé leur ligne de séparation et de démarcation. Et ne serait-elle pas accusée par la topographie, cette position mitoyenne ressortirait suffisamment des faits. Vicissitudes politiques, administration, moeurs, langage, législation, tout dans cette province a subi l’influence de cette situation intermédiaire et tout trahit cette influence et la laisse entrevoir ».

• MÉRAVILLE Marie-Aimée:  Contes et légendes d’Auvergne. Édition établie par Joël Fouilheron. Préface de Marie-Hélène Lafon. Photographies de Pierre Soissons, 1 vol. br, 665 p, 650 illustrations, éd.  Quelque part sur terre (Aurillac), 49 €.

1507-1► Institutrice, née à Garret près de Condat-en-Feniers, Marie-Aimée Méraville savait restituer l’esprit paysan avec acuité et finesse. Son français plein de saveur semble parfois calqué sur le « patois » (l’occitan), la langue de sa famille, de ses voisins, de son enfance.  Soucieuse de sauvegarder le patrimoine de la littérature orale auvergnate, elle a collecté des contes et des locutions de Haute Auvergne dans le Cantal, de Saint-Flour à Riom-ès-Montagnes et autour de Condat, où elle était née. Ses premiers textes furent publiés dans l’Auvergne Littéraire en 1926. Henri Pourrat, André Chamson, Marcel Aymé, Elian-J. Finbert, Marcel Arland, parrainèrent sa carrière littéraire auprès des grands éditeurs. Elle entretint une correspondance avec Henri Pourrat, Alexandre Vialatte, Marcel Aymé, Marcel Arland… L’ouvrage comporte trois parties, peaufinées avec passion par Joël Fouilheron : Les Contes et légendes d’Auvergne (quarante quatre contes, dont certains inédits) et toutes leurs versions antérieures ; le Mémoire de la langue, Mémoires du patois et, enfin,  une biographie de Marie-Aimée Méraville (1902-1963) : une vie, une œuvre. L’ouvrage richement illustré comporte des extraits de correspondance  avec Henri Pourrat, Marcel Aymé, Colette, Alexandre Vialatte, Jean Paulhan, Marcel Arland…

• PERVILLÉ Hippolyte: La politesse des Auvergnats mise à la portée des gens du monde:salade assaisonnée. Préface de J. Brantôme. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1862 (Paris, librairie Passard). 1 vol. br, 134 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

► D’autres, – des esprits prévenus, des cerveaux irréfléchis, – ne manquent jamais de laisser échapper un sourire ironique, ou une exclamation dédaigneuse, quand on parle devant eux de l’Auvergne et des Auvergnats. Ces deux mots, disent-ils, ont le don d’éveiller en eux des idées exclusivement burlesques, et de faire miroiter, devant leurs regards, un kaléidoscope bizarre, où se heurtent pêle-mêle les plaques de cuivre des commissionnaires, les sacs de charbon, les tonneaux de porteur d’eau, les jurons terminés en chtra, et les boursicauts lustrés par la main de l’avarice, à l’effet d’acquérir quelque petit « morcheau de terre au pays. » Bonne et forte Auvergne, vieux noyau du pays celtique, voilà pourtant comment te traitent les Parisiens, ces enfants terribles de la civilisation ! Les ingrats ! ils oublient tes paysages sublimes, ton soleil italien, ta pâte d’abricots, et les sources minérales, filtrant à travers les roches volcaniques, où ils vont, tous les ans, boire la fraîcheur et la santé. Ils osent te reprocher ton âpreté au travail, ton esprit d’économie, et ta loyauté incorruptible, eux, les paresseux, les prodigues, les girouettes par excellence ! Ils ont le front de soutenir que tu ne parles pas français, toi qui as produit l’auteur des Provinciales !

• PUJALON Bernadette: Le moulin des retrouvailles. Nouvelle édition. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

pujalon Si le père Lapot fait admirer au père Lesclancher ses terres, ce n’est pas sans raison : les deux hommes ont en effet arrangé le mariage de leurs enfants, Amélie et Germain, qui ne se sont jamais rencontrés auparavant. Cette union n’est sans doute pas du goût de tout le monde car, trois semaines après la noce, Germain disparaît. La rumeur enfle lorsque Ernest, l’ancien amoureux d’Amélie qui avait quitté le pays, revient juste à temps… pour être soupçonné ? Née en 1951 à Bourg-Lastic dans le Puy-de-Dôme, Bernadette Puijalon est anthropologue et maître de conférence à l’Université Paris XII. Elle a publié L’île du vivier en 2002 et Un parfum de gentiane en 2004. Le Moulin des retrouvailles a reçu le prix du Roman d’Auvergne en 2002.

• ROBIN Philippe: L’or bleu. 1 vol. br,  280 p, biblio, éd. de Borée, coll.  Vents d’histoire, 19,90 €.

1540-1Antoine Roussel est le cadet d’une famille de 11 enfants, né à Laqueuille en 1820. C’est un brillant jeune homme qui partage son temps entre ses études et la ferme familiale, où l’on produit pour subsister une fourme vendue au marché. Sa mère l’a initié aux secrets des plantes.  Embauché comme herboriste par un pharmacien de Rouen, il goûte à Honfleur un stilton anglais qui lui donne l’idée d’améliorer la fourme pour en faire un fromage bleu. De retour en Auvergne, il n’aura de cesse de faire aboutir son projet. De tâtonnement en tâtonnement, d’expérimentations en expérimentations, mêlant échecs et succès , il parviendra à faire émerger  le bleu de Laqueuille, véritable « or bleu » de la province.  Un roman basé sur une riche documentation. 

ROCHE Florence: La réfugiée du domaine. 1 col. br, 294 p, éd. Calmann-Lévy,  coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 18,90 €.

Dans les années 30, Irène, une orpheline de dix-neuf ans, est placée comme vachère chez des fermiers du haut plateau du Chambon. Sa rude vie de paysanne est adoucie par la bienveillance d’une inconnue. Cette bienfaitrice, qui vit à l’écart du village, a purgé une lourde peine de prison. Pourquoi s’intéresse-t-elle à elle ? Irène apprend qu’avant d’être abandonnée, elle a vécu dans la région. Était-elle la fille d’une réfugiée étrangère, comme l’indique son dossier à l’orphelinat ? Que lui cache le pasteur de la maison d’accueil où elle avait été placée ? Pour percer le mystère de ses origines et conquérir le droit à l’amour et au bonheur, Irène devra regarder en face la plus terrible des vérités…Pour  Blandine Hutin-Mercier (La Montagne – 24 mars), c’est « une leçon de vie qui nous prouve que l’on peut tirer sa force d’un passé douloureux. Un roman agréable à lire pour apprendre de l’histoire et éprouver de l’humanité ». Née au Puy-en-Velay, Florence Roche a déjà publié une dizaine de romans. L’Histoire étant à la fois son métier et sa passion, elle maîtrise à la perfection l’art de camper des personnalités fortes et affirmées dans un contexte historique toujours soigneusement documenté. Elle réside dans la Haute-Loire.

• ROCHE Florence: L’école du lac. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 370 p, éd. Libra Diffusio, 23,50 €.

lecole-du-lac_v3_terroir_hd-copie► Dans l’entre-deux-guerres, Garance est nommé maître d’école dans un petit village de la Haute-Loire. Il a pour élève Antoine, arrivé de Paris avec sa mère, Éva Mess, une célèbre créatrice de mode. Éva est venue se reposer à la campagne après la mort de son frère, tué dans un accident d’automobile dont elle se sent responsable. La santé mentale d’Éva suscite l’inquiétude. On la dit en proie à des visions, à des accès de délire. Garance, qui est tombé sous son charme, n’observe rien d’alarmant dans son comportement. Jusqu’au jour où elle lui confie que son frère décédé vient lui rendre visite… L’instituteur est placé devant un terrible cas de conscience : au risque de pousser Éva plus loin dans le désespoir, ne devrait-il pas demander à ce qu’on lui retire la garde de son garçon ? Il ne sait pas encore dans quel effroyable piège Éva est tombée…

• SCHNEIDER Michel:  Blaise Pascal: Pages choisies.  Choix des textes et édition établis par Michel Schneider. 1 vol. br, 250 p, illustration, éd. Buchet-Chastel, coll. Les auteurs de ma vie, 12 €.

pascal► Dans la vie d’un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d’aujourd’hui à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux. De Pascal, Michel Schneider a choisi de faire le portrait, non d’un visage, mais d’une écriture ; non d’un croyant, mais d’un auteur. Il fait entendre les mots de la dramaturgie pascalienne, repris et entrelacés, dans des motifs presque musicaux : ordre, vérité, cœur, figure, preuve, Dieu. « Pascal n’est personne. Il est celui qui ne sait pas qui il est mais qui le sait mieux que personne. Il est chacun de nous. Écrites pour lui seul, amères, sévères, les Pensées parlent à tous ceux qui ont souffert, désiré, perdu. »

• SOLAGES Bruno de: Teilhard de Chardin: témoignage et étude sur le développement de sa pensée. Préface de Max Bégouën. 1 vol. br, 282 p, éd. Saint-Léger éditions, 22 €.

9782364522114Une étude de Mgr Bruno de Solages (1895-1983) basée sur les écrits de Teilhard de Chardin, aussi bien sur sa correspondance  que sur les journaux.  La première partie de l’ouvrage est consacrée à « l’Itinéraire d’une vie mouvementée ». L’auteur s’attache particulièrement à montrer l’éclosion de la préoccupation essentielle du Père Teilhard : « Formuler pour lui-même une synthèse nouvelle, où le christianisme assumait hardiment les acquisitions de la science moderne, au lieu de rester peureusement sur des positions défensives». Il insiste toujours sur la fidélité de Teilhard à la Compagnie de Jésus. Dans la seconde partie, l’auteur trace le tableau de la « personnalité multiforme» de l’infatigable voyageur. Scientifique, philosophe et théologien, Teilhard était tout à la fois sans être ni philosophe de métier, ni théologien accrédité. Mais il fut sans doute un de ces penseurs qui n’ont que faire des cadres trop étroits d’une discipline spécialisée.

• SOYEZ Jean-Marc: Au café de l’église. Nouvelle édition. 1 vol. br, 200 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

soyez►Grégoire Guiner est reconnaissable à son « crève-sot », piochon patiné par les ans et l’effort, son fidèle compagnon dont il ne se sépare jamais, même au comptoir du café de l’Église. Cantonnier d’un village entre terre et eau, il est revenu au pays après une jeunesse tumultueuse. Ce passé agité n’en fait pas moins un employé municipal scrupuleux. Un soir qu’il rectifie avec son crève-sot les bords d’un fossé abîmé par une pelleteuse, il découvre un crâne humain sous les racines d’un cyprès…Jean-Marc Soyez est journaliste-reporter, écrivain et réalisateur pour la télévision.  Il a publié une vingtaine de livres : documentaires sur la Gironde et l’Aquitaine, romans pour la jeunesse, guides sur la forêt, la chasse ou la pêche et des romans de terroir.

• TABACHNIK Maud: L’impossible définition du mal. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Marge noire, 19,90 €.

Viktor Braunstein, commissaire principal à la Direction des recherches criminelles, est dégradé pour avoir voulu faire le ménage dans la bureaucratie moscovite. Sanction immédiate : il est envoyé en tant qu’adjoint au commissariat numéro 1 de Rostov-sur-le-Don. Braunstein commence juste à prendre ses marques dans ce nouvel environnement et découvrir les mœurs de la province, quand l’actualité criminelle le rattrape… Une jeune femme, Hélène Koskas, est retrouvée morte au milieu des bois. Si son identité et son histoire ne font guère de mystères – elle devait venir gonfler le nombre des femmes slaves sur les trottoirs des capitales européennes –, c’est son corps, mutilé, qui interpelle. Suivant le mode opératoire de l’assassinat, tout laisse à penser que ce crime porte la signature du tueur cannibale, un dangereux tueur en série  en cavale depuis plus de dix ans. Si le meurtrier le plus recherché de Russie est dans la région, il n’y a aucune raison pour qu’il ne récidive pas dans les jours prochains. L’enquête commence…Un récit sombre au plus profond de la Russie d’aujourd’hui : une nation qui se cherche entre la postérité des tsars, un mythe soviétique décadent et le pouvoir actuel conservateur et autoritaire.Toujours plus froid.Toujours plus noir…C’est le premier roman publié par Maud Tabachnik sous l’étiquette des  éditions de Borée qu’elle a rejointe récemment.

• THIRAULT Nadine: Le troisième fils. 1 vol. br, 260 p, éd. de Borée, coll. Romans, 18,90 €.

troisieme-filsDernier-né de la famille Gauthier, Félix est un enfant espiègle et plein d’imagination. Lui et Ernest, son meilleur ami, ne sont jamais à court d’idées ingénieuses et farfelues… Plus tard, Félix voudrait, grâce à ses inventions, apporter du bonheur aux autres. Mais ce n’est pas un métier pour un Gauthier, et on le destine à un tout autre avenir : reprendre l’exploitation forestière de son grand-père. Envers et contre tout, refusant de céder aux injonctions de ses parents, Félix poursuivra inlassablement son rêve un peu fou : construire un manège révolutionnaire.

TUDORET Patrick: Le bonheur et autres broutilles: Chroniques du journal « La Montagne ». 1 vol. br, 230 p, éd. Manitoba – Les Belles Lettres, coll. Entreprises et société, 17,50 €.

telechargement► C est entre 1952 et 1971, pendant quasiment vingt ans, qu’Alexandre Vialatte, merveilleux écrivain, romancier, traducteur introducteur de l oeuvre de Kafka en France , chroniqueur, mais aussi moraliste, au fond, et de la meilleure veine, donna ses célèbres chroniques (aujourd’hui accessibles en recueils), au journal La Montagne. Ayant voulu renouer avec ce riche patrimoine littéraire, le quotidien régional, fleuron du groupe Centre-France, a porté sur les fonts baptismaux, au milieu des années 2000, les « Chroniques du temps présent », paraissant chaque semaine dans sa version du dimanche. Inscrites dans la tradition initiée par Alexandre… « le grand », elles ont ainsi accueilli des écrivains de renom parmi lesquels Philippe Muray, Denis Tillinac, François Taillandier, Danièle Sallenave, Luis Sepùlveda, Cynthia Fleury ou Rosa Montero. Patrick Tudoret, qui en a été, depuis le début, une des plumes les plus régulières, offre ici une sélection de ses chroniques : chroniques douces amères, ironiques, drôles, cinglantes, désenchantées ou enthousiastes, toujours en prise avec le monde, ses singularités, ses grotesques et, malheureusement, ses drames.

• VALADE Corine: Victoire.  Nouvelle édition. 1 vol. br,  545 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,50 €.

51eywsjalkl-_ac_us218_L’avenir est tout tracé pour Victoire qui se prépare à devenir une lissière de talent. Mais le destin en décide autrement en la personne de son frère Paul, jeune homme aux émotions instables, qui va commettre l’irréparable envers sa sœur. Son âme blessée, son innocence bafouée, sa confiance brisée par ce frère qu’elle adorait, Victoire s’exile en Algérie pour chercher l’oubli et la liberté. Elle y trouvera une amie, Faïza, un nouveau métier de décoratrice d’intérieur et les troubles d’un pays mis à mal par la colonisation, avant de revenir en France pour enfin accomplir la vie qui lui était promise… Présidente d’une association culturelle, Corine Valade anime un café littéraire et organise un festival annuel autour du théâtre et de la lecture. Elle sillonne également les écoles et centres de loisirs avec un théâtre de marionnettes pour enfants. Mais l’écriture est sa grande passion. « Victoire » est son second roman aux éditions De Borée.

  • VALLÈS Jules : Mémoires d’un révolté. Préface et annotations de François Marotin. 1 vol. br, 440 p, éd. Paléo, coll. Oeuvres complètesLa collection de sable, 28 €.

► « Les mémoires d’un révolté » commencent par relater la vie d’un jeune étudiant, Jacques Vingtras, qui retrouve non sans quelques plaisantes difficultés, un condisciple, un ami de collège, Matoussaint. Celui-ci est intégré dans un groupe d’étudiants et « d’étudiantes » et vit une vie de bohème. C’est l’occasion pour Vallès – Vingtras, de raconter son aspiration à l’indépendance personnelle, ses premières amours, sa découverte de la vie politique à Paris. Le cœur des mémoires est le coup d’état du 2 décembre 1851, les semaines qui le précèdent, celles qui le suivent. Comment un groupe de jeunes, nés lors des manifestations de soutien à Michelet, prend au sérieux la mission qu’il s’assigne. Vingtras est élu président d’un comité secret : il sait dire les mots qu’il faut et broder plaisamment sur les « hou-hou ! » du coucou de l’horloge et l’alouette gauloise. Il garde le sens de la blague mais il se fatigue vite de devoir jouer au conspirateur…

• VERDIER Henri-Antoine: La fille du bénitier. Nouvelle édition. 1 vol. br,  260 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

verdier► » Je m’appelle Rose « , dit le billet qui accompagne le bébé abandonné devant le couvent. À douze ans,  » Rose Mars  » est retirée de l’orphelinat pour être confiée, comme vachère, à un couple de vieux paysans, Antoine et Justine, qui la considèrent bientôt comme leur propre fille. Mais quand Justine meurt, la mère naturelle de Rose se manifeste et réclame sa fille. Rose découvre alors un tout autre univers et une vie inattendue s’ouvre à elle… Avec « La Fille du bénitier », Henri-Antoine Verdier prouve qu’il est non seulement un conteur patoisant, soucieux de sauvegarder le patrimoine rural mais aussi un auteur à succès : « Les Lentilles vertes » et « Mémoires d’un papi auvergnat » tomes 1 et 2. Dans ce roman, appuyée par sa connaissance intime de la vie rurale, son imagination nous livre l’histoire émouvante de Rose.

• VIALATTE Alexandre : La dame du Job.    1 vol. br,  192 p, éd. Le Dilettante, 17 €.

vialatte-job► » La Dame du Job », près de qui un homme va mourir, annonce déjà la Négresse des « Fruits du Congo », reine de papier elle aussi. Son visage bouleversant restera mêlé pour toujours à ce qui est le vrai sujet du roman : la découverte du monde par deux enfants. La « Dame du Job » fournit la clé du projet romanesque inauguré en 1942 par Le Fidèle Berger, poursuivi avec « La Maison du joueur de flûte » puis « Les Fruits du Congo » :  « C’est une dame, écrivait Alexandre Vialatte à Jean Paulhan, qui fume la cigarette sur un calendrier du Job dans une auberge sur le plateau du champ de tir, près d’une petite ville de garnison. » Son image fascine deux enfants, le narrateur et Frédéric Lamourette, fils du chef de musique. Ils vont bâtir, autour de l’auberge et du champ de tir, un univers fantastique dont elle sera l’énigmatique souveraine. Pierre Lepape, dans « Le Monde des livres » écrivait : «   Un texte qui nous balade à son gré, et sans jamais vous tirer par la manche , du naïf ciselé au fantastique des vertiges, du charme à l’angoisse, de la douceur d’un souvenir au frôlement de la mort ».

• VIALATTE Alexandre : La maison du joueur de flûte. 1 vol. br, 192 p, éd. Le Dilettante, 17 €

vialatte-flute► « La maison du joueur de flûte » a été écrit au cours de l’hiver 1943-1944, avant le long silence qui précède les « Fruits du Congo », publié en 1951. Ce roman « peut, sans scandale, être lu comme un salut ultime et douloureux à un pays qui disparaît. L’histoire elle-même, celle d’un photographe, propriétaire d’une vaste et magnifique demeure, qui accueille les êtres les plus fantasques et les plus merveilleux, et qui se trouve, peu à peu, exclu de sa propre maison, provoque des enchaînements d’images suggérant l’exil intérieur, le désenchantement, la nostalgie d’un monde qui se fige dans des attitudes et dont il ne reste plus qu’un immense musée Grévin de figurines, un cimetière de fantômes encore un peu agités, et quelques âmes  de jeunes gens promis aux plus hautes destinées et condamnés par la rudesse des temps à ne plus espérer la gloire que dans les dépenses de la frivolité », écrit Pierre Lepape.

• VIALATTE Alexandre: Résumons-nous. Préface de Pierre Jourde. 1 vol. br, 1340 p, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 32 €.

vialattePendant un demi-siècle, Alexandre Vialatte a cultivé l’art de la chronique. Ses œuvres constituent une sorte d’encyclopédie des activités humaines vues au travers du kaléidoscope d’un observateur malicieux qui sait résumer d’une sentence, lapidaire et drôle, le fond de son propos. Nourri de textes inédits, ce recueil témoigne des différentes formes journalistiques pratiquées par Alexandre Vialatte, des années 1920 à sa mort en 1971. Il apprend son métier en collaborant à La Revue rhénane, en même temps qu’il s’initie à l’Allemagne, découvre Goethe et Kafka, et suit de près l’actualité du pays. Dans Le Petit Dauphinois, comme dans l’Almanach des quatre saisons, autre florilège de sa fantaisie, Vialatte s’en donne à cœur joie, avec la plume d’un poète, l’imagination d’un conteur, l’humour d’un savant désabusé. Les chroniques cinématographiques parues dans Bel Amour du foyer constituent un volet inattendu de son oeuvre de journaliste. Vialatte s’amuse à y distiller ses conseils et ses opinions sur des films dont il raconte l’histoire à sa manière, toujours singulière et décalée. Il a aussi tenu pendant près de dix ans une chronique dans “Le Spectacle du monde”, constituée de promenades littéraires plus que de véritables critiques. Là comme ailleurs, il exprime ses goûts, ses admirations avec une intelligence savoureuse, une virtuosité et une liberté de ton qui n’ont cessé d’enchanter ses innombrables lecteurs et lui valent d’occuper aujourd’hui une place prépondérante dans notre histoire littéraire.

• WERNER-DAVID Laurence: À mes yeux. 1 vol. br,  295 p, éd. Buchet Chastel, 17 €.

9782283030028-ef9cf► Victor Crescas a perdu depuis des années la trace de son fils Tom, aujourd’hui lycéen. Il le retrouve et s’immisce, sans se dévoiler, dans le cercle de ses proches. Se tissent alors entre tous des liens, complexes et fragiles, de famille, d’amour et d’amitié.  À plusieurs centaines de kilomètres de là, on découvre le corps calciné d’une jeune fille, assassinée par un monstre de dix-sept ans et demi. Le drame du Chambon-sur-Lignon choque la France entière et s’introduit dans la vie de ce groupe atypique jusqu’à en bouleverser le cours.  Un roman haletant, qui explore d’une écriture subtile et poétique les arcanes du mal.  L’auteure, Laurence Werner David est née à Angers en 1970. Elle vit à Paris, dans le 13e arrondissement. Elle a déjà publié deux livres dans la collection « Qui Vive » : Le Roman de Thomas Lilienstein (2011) et À la surface de l’été (2013). Elle est également l’auteur de deux romans aux éditions Verticales (2003 et 2006). Son premier recueil de poésie, Éperdu par les figures du vent (Obsidiane, 1999), a reçu le Prix de la Fondation Bleustein-Blanchet.

►◘ HISTOIRE

• ADAM Eric, CONVARD Didier, BOURDIN Stéphane:   Vercingétorix. Dessins et mise en couleurs de  Fred Vignaux. 1 vol. br, 45 p, illustrations en couleur, éd. de Noyelles (Paris), 14,50 €.

51ym6o1zjal-_sx373_bo1204203200_À l’âge de cinq ans, Vercingétorix vit son père condamné au bûcher par les siens pour avoir osé se prétendre roi des peuples gaulois. Nourri de la même ambition, le jeune Arverne apprend la discipline militaire en réalisant ses classes auprès de la puissante armée romaine. De retour en Gaule, il déploie son talent militaire et son éloquence pour unir les tribus gauloises et repousser l’envahisseur romain. Fier, courageux, discipliné et ingénieux, Vercingétorix est pour les célèbres légions l’un de ses plus terribles adversaires. Mais, sans cesse, il est confronté à un stratège plus redoutable encore : Jules César… Découvrez les campagnes de ce premier héros mythique de l Histoire de France dont la Guerre des Gaules, récit de propagande à la gloire de César, est la seule source écrite existante. L’ouvrage a fait l’objet d’une première édition aux éditions Glénat – Fayard en 2014.

• BATIFOULIER Christian: Un homme dans la guerre. Jean Labie: Lettres à ma femme (1914-1917). Lettres présentées et annotées par  Christian Batifoulier. Préface de Jean-Jacques Becker. 1 vol. br, 514 p, éd. du Palais, 22 €.

un-homme-dans-la-guerre► Ces 364 lettres écrites à sa jeune femme par Jean Labie, polytechnicien qui deviendra le plus jeune inspecteur des finances de France, constituent un document exceptionnel. Retranscrites dans leur intégralité, elles sont présentées dans leur contexte et annotées par Christian Batifoulier. Sur le plan militaire, ces lettres sont un témoignage précieux quant au déroulement de la guerre au jour le jour. Si les portraits de ses camarades sont vifs, parfois sévères, ses descriptions de la vie au front, courtes, incisives, sont toujours précises et sans artifice. Sur le plan humain, elles constituent un témoignage émouvant qui nous plonge dans l’intimité d’une famille bourgeoise, catholique et érudite du début de siècle. Ce jeune homme (il a 26 ans en 1914) doit faire face à un deuxième front. Sa jeune épouse dépressive supporte très mal leur séparation. On est touché par la profonde humanité et la clairvoyance de cet homme, très amoureux de sa femme. Sur le plan littéraire, c’est une correspondance remarquable par la qualité de l’écriture. Jean Labie, homme de très grande culture, dévore tout, les journaux français, la presse anglaise, les grands classiques (Voltaire, Rousseau, Balzac, Stendhal…) et les auteurs de son époque. Ses analyses pertinentes, ses critiques parfois à l’emporte-pièce réjouiront les esprits littéraires, tant l’homme impressionne par sa maturité. En fin d’ouvrage, l’index des auteurs cités donne un aperçu de l’étendue et de la diversité de ses lectures.

• BOUCHE-GACHON Monique: Jean Claustre (1847-1914): de Bertignat en Auvergne à Maple Creek au Canada. 1 vol. br, éd. La Galipote, 16 €.

galipote« Garde ces papiers, ils sont précieux peut-être qu’un jour tu trouveras la parenté du Canada », me dit ma mère un jour de 2002  Aussi loin que remonte mes souvenirs, ce « tonton » du Canada alimentait les conversations entre ma mère et ma grand-mère qui s’interrogeaient sur le devenir de sa descendance. De Chaussadis, hameau de Bertignat (Puy-de-Dôme) où il est né en 1847, en passant par Paris où il subit l’horreur de la guerre de 1870, à Maple Creek en Saskatchewan, province du Canada, Jean eut une vie emplie de rêves, de projets, d’aventures, de travail, de joie et de réussite. Mais comme dans toute vie, le malheur et les drames ne l’épargnèrent pas. Néanmoins, Jean Claustre laissa son empreinte dans l’histoire du Canada !

• BOUCHEIX Bernard: À la belle époque, les trois belles gloires françaises: La belle Meunière, la belle Otéro, la belle Angèle. 1 vol. br, 64 p, éd. Créer, coll. Patrimoine, 16 €.

image-1► La Belle Époque est incarnée par les trois « Belles » Gloires Françaises. Un trio de choc qui a marqué, entre autres, le monde de l’hôtellerie et de la restauration françaises. Elles sont les ambassadrices d’un univers idéalisé par les touristes internationaux. La recette est fort simple : prenez de la gastronomie, ajoutez-y des hivernants, des artistes, des demi-mondaines, sans oublier notre ruralité, saupoudrez le tout des arts et lettres et vous obtiendrez ce mets délicat qui incarne l’art de vivre à la Française. Présentez l’ensemble sur un plateau d’argent de la Belle Époque et le tour est joué. Vous aurez ainsi mis en valeur cette France à la fois insoumise et rigoureuse, corsetée dans ses traditions ancestrales et du « qu’en dira t-on ». Cette Trinité des bons vivants que ces personnalités incarnent depuis plus d’un siècle dans la gastronomie, la culture et les sentiments, sont devenues d’immenses figures féminines qui, sans le vouloir, ont traversé le siècle. Femmes modestes au destin remarquable, elles sont, ici, réunies pour la première fois, vous offrant un premier aperçu de ce triptyque féminin exceptionnel qui reflète, à tout jamais, les «  Belles » de « La Belle Époque » : « La Belle Angèle », « La Belle Otero », « La Belle Meunière ».

• BOUCHEIX Bernard:  Les « Mères » auvergnates. Triptyque gastronomique dans la vallée de Royat. 1 vol. br, 84 p, illustrations, éd. Créer, 16 €.

1507-1-1Ce livre est une invitation à découvrir l’histoire d’un Triptyque gastronomique auvergnat. Vous suivrez, à travers les peintres, poètes et écrivains qui l’ont côtoyé, sa trace dans la Vallée de Royat. Partez à la découverte du monde merveilleux de La Mère Gagnevin « Patronne Des Romantiques », de La Mère Quinton « Belle Meunière », en passant par La Mère Mesure « Reine Du Dosage », trois figures emblématiques du territoire qui sont arrivées jusqu’à nous. Elles ont laissé leur empreinte se transmettant des recettes de génération en génération. Ce Triptyque gastronomique a la particularité d’avoir vécu dans un petit coin de France où la nature prédominante et luxuriante était encore préservée aux portes de la capitale des Arvernes. L’Auvergne peut s’enorgueillir de posséder trois figures de l’art culinaire où les potagers, les châtaigniers, la vigne et la cueillette des fraises rythmaient les saisons de nos fameuses aubergistes. Ces dernières ont croisé au cours du XIXe siècle des artistes venus de toute l’Europe pour découvrir ce village romantique ou cette nouvelle station thermale. Les paysages décrits par le monde des arts et des lettres nous en disent long sur l’univers de ces trois femmes attachantes. Laissez-vous envoûter par cette trinité du bonheur : la gastronomie, l’art et la nature. Elle résume la vie de ces personnages et l’Auvergne éternelle.

• BOUCHEIX Bernard:  Les « Mères » lyonnaises et auvergnates: la mère Quinton, la mère Filllioux, la mère Bizolon. 1 vol. br, 70 p, illustrations en noir et blanc et en couleur, éd. Créer, 16 €.

De « La Belle Époque » aux « Années Folles », l’ouvrage présente les trois plus grandes figures de la gastronomie traditionnelle de la grande région Auvergne – Rhône-Alpes. Elles ont marqué de leur empreinte, par leur personnalité hors du commun, le monde de la restauration. Leur célébrité a largement dépassé les frontières de leur territoire. La première, « La Mère Quinton », l’Auvergnate la plus connue au monde, fut cette belle meunière de notoriété internationale. Sœur douairière gardienne de cette fabuleuse histoire d’amour entre le Général Boulanger, « L’Empereur des amoureux » et La Vicomtesse de Bonnemains, « La Dame aux œillets rouges », elle devint un mythe vivant. La seconde, également d’origine auvergnate fut, de par son incroyable renommée au cours de « La Belle Époque », la première « Mère » lyonnaise la plus connue de France : « La Mère Fillioux ». Enfin, la dernière, décorée de la Légion d’Honneur, icône nationale pendant « Les Années Folles » pour son dévouement auprès des soldats, n’est autre que : « La Mère Bizolon ». Trois Femmes et trois histoires à la fois si différentes et si communes. Trois destinées qui marquent à tout jamais la gastronomie française.

  • BROUSSE Vincent, GRANDCOING Philippe : La belle époque des pilleurs d’églises. Vols et trafics des émaux médiévaux en Auvergne – Limousin. 1 vol. br, 336 p, éd. Les Ardents éditeurs, 28 €.

Perpétrés entre 1904 et 1907, les vols de la « bande à Thomas » défraient la chronique de la Belle Époque. Essentiellement commis dans des églises, en Limousin et en Auvergne, ils attirent l’attention du public sur un patrimoine particulièrement convoité, celui des émaux médiévaux, témoignages exceptionnels du rayonnement de l’Œuvre de Limoges dans l’Europe médiévale. À l’heure où se développe une culture de masse en ce début de XXe siècle, ces faits divers sensationnels bénéficient d’une forte exposition médiatique, nationale, voire internationale. Au-delà de la simple chronique criminelle, les méfaits de ces « pilleurs d’églises » permettent d’étudier un épisode oublié de l’histoire du patrimoine en France, lorsque se conjuguaient volonté de protection de l’État, intérêt du public, avidité des collectionneurs, notoriété croissante des œuvres et enjeux politiques autour de la loi de 1905. Ces faits divers offrent aussi, grâce à la richesse des sources, la possibilité pour le lecteur de se plonger dans le monde méconnu des trafics d’œuvres d’art et de comprendre les enjeux d’une question qui, en son temps, suscita de nombreux débats politiques et inspira certaines des aventures d’Arsène Lupin.

• BRUGÈS Daniel, MALROUX Antonin: À la découverte des burons. 1 vol. cart, 28 p, illustrations en couleur, éd. La vache qui lit, 12 €.

Louis, accompagné de son oncle Jean, découvre la vie au temps où les burons étaient habités. Pendant six mois, les hommes partaient vivre dans la montagne avec leurs troupeaux de vaches pour y fabriquer le célèbre fromage Cantal. Ce petit livre à destination des jeunes lecteurs vient raviver un pan entier du patrimoine cantalien en expliquant, en une quinzaine de pages illustrées, ce qui se passait dans les burons, chaque été. Petit Louis écoute et questionne son oncle Jean, un ancien boutillier, qui lui raconte ce qu’était l’estive dans un buron au temps de sa jeunesse. Cet album, basé sur la collaboration entre deux fidèles à leur terre natale Cantalienne, tous les deux spécialistes de la littérature Auvergnate, Antonin Malroux (textes) et Daniel Brugès (illustrations), permet de restituer à la fois une aventure humaine disparue, la chronique d’un dur métier, tout en portant témoignage pour la mémoire de l’agro-pastoralisme auprès des jeunes générations. Ce qui donne une belle synthèse facilement accessible aux jeunes et bien illustrée pour comprendre l’importance des burons dans la vie économique et sociale du Cantal autrefois. L’ouvrage est complété par deux quiz qui proposent au lecteur des morceaux de dessins à retrouver dans les pages du livre. Il est aussi invité à une journée – visite à la découverte des burons du Pays de Salers (d’après le texte publié sur le site Burons du Cantal)

image-2• CATINOT-CROST Laurence: L’Auvergne en 100 dates. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. Alan Sutton, coll. 100 dates pour l’histoire, 12 €.

Une présentation de la centaine de dates qui ont marqué l’histoire de la province auvergnate, au fil des siècles. Ethnologue, historienne en même temps que  romancière, et noveliste, Laurence Catinot-Crost est passionnée d’histoire et de littérature russe. Elle a publié diverses biographies, des contes pour enfants et des nouvelles. Spécialisée en histoire russe, elle collabore par ailleurs régulièrement à la revue Historia et à l’émission de France 2, Secrets d’Histoire, présentée par Stéphane Bern.

  • Chamalières et la Grande Guerre : ses enfants morts pour la France. 1 vol br, 121 p, illustrations en couleur, éd. ARGHA – Association de recherches généalogiques et historiques d’Auvergne (Chamalières), 20 €.

L’Association de recherches généalogiques et historiques d’Auvergne livre depuis plusieurs mois un combat acharné contre l’oubli pour retrouver la trace des 148 Chamaliérois morts  durant la guerre de 14-18 dont 12 à la bataille de Verdun. Sous l’impulsion de Marie-Thérèse Pradel, d’Anne et Robert Labbe, après  une exposition intitulée « Chamalières et la Grande Guerre », par devoir de mémoire et pour rendre hommage aux combattants, un ouvrage a été édité. Plus de 100 pages pour relater les conséquences chamaliéroises du conflit.  Au terme d’un travail de recherches dans les archives et après avoir collecté de très nombreux documents les auteurs présentent de façon claire et précise la chronologie des événements. L’ouvrage recense les jeunes gens de la ville tombés au Champ d’Honneur ainsi que les soldats morts dans les hôpitaux temporaires militaires de la ville. Il montre également comment la cité thermale s’est adaptée pendant le conflit. 121 noms de Chamaliérois sont gravés dans la pierre du monument, hommage de la commune à ceux qui ont donné leur vie pour la liberté. L’étude rappelle aussi que 27 noms manquent sur le monument aux morts.

• COCHET Patrick: Jean Lebon, une jeunesse photographique. 1 vol. br, 144 p, illustrations, éd. Photothèque 63 – Archives départementales du Puy-de-Dôme, coll. Témoins objectifs, 13 €.

15355840_670713676422969_3933351079711937166_nAbondamment illustrée de photographies, cette publication met au jour la collection de ses 1 300 clichés sur plaques de verre entrés récemment à la Photothèque départementale.  Elle reconstitue l’œuvre éphémère (vers 1905-1914) mais riche de ce jeune photographe de la Belle Époque, dont la carrière s’acheva tragiquement dès les premiers combats de la Grande Guerre. De Jean Lebon, on ignorait à peu près tout jusqu’à présent. La découverte de clichés photographiques dans la charpente d’une scierie ainsi qu’une enquête menée auprès de parents proches a permis de reconstituer son parcours. Né le 16 avril 1891 à Longechaud (hameau de Saint-Martin-des-Olmes), Jean est promis, comme ses trois frères, à une carrière au sein de la scierie familiale. Cependant, le jeune garçon montre très tôt un désintérêt pour ce métier et c’est la photographie, découverte grâce à des voisins lyonnais en villégiature à Longechaud, qui retient son attention. Ainsi, vers l’âge de douze ans, il réalise ses premiers clichés, utilisant ses camarades et sa famille comme sujets. C’est probablement vers l’âge de 17 ans qu’il conçoit de faire de la photographie son métier et bientôt toute la société ambertoise de la Belle Époque défile devant son objectif : charpentiers, ébénistes, ferblantiers, femmes aux ateliers, bouchers, charcutiers, boulangers, coiffeurs, facteurs, etc. Il ne dispose d’aucun studio et réalise ses photographies en extérieur, dans la rue, dans une cour, devant un portail, une vitrine de commerce ou de bistrot. Il immortalise aussi les jeux et les sports, les animations et les cérémonies organisées les jours de fête dans le canton d’Ambert. Le photographe fait preuve d’originalité dans le cadrage, dans le rapprochement des personnages ou en ayant recours à des poses inattendues. Ces particularités soulignent son talent et laissent augurer du travail qu’il aurait pu continuer à réaliser. Soldat depuis 1912 et envoyé au front en août 1914, Jean Lebon disparaît dans les premières semaines du conflit dans des circonstances inconnues.

• COCHET Patrick, SEGUIN Serge : Léon Gendre (1909-1984), reporter photographe1 vol. br, 200 p, illustrations, éd. Photothèque des Archives départementales du Puy-de-Dôme, 15 €.

leon-gendre► « On ne sait pas grand-chose de Léon Gendre, et sa vie a été reconstituée grâce à ses photos de reportages, extrêmement nombreuses (…). Il était partout. Les matches du dimanche, dont on pouvait aller voir les tirages quelques heures seulement après la rencontre, dans la vitrine du photographe, les grands événements sportifs, les conflits politiques, les grèves, le Front Populaire, le maréchal Pétain en balade à Vichy ou sur le plateau de Gergovie, le procès de Jean Zay et celui de Mendès France, le défilé des Résistants à la Libération, un voyage à travers l’Europe pour couvrir la libération de prisonniers auvergnats détenus par l’Allemagne nazie, la reconstruction de Clermont bombardée, les grands projets urbains… c’est l’histoire entière de Clermont au XXe siècle qui est contenue dans les travaux de Léon Gendre. Quel trésor que ces clichés ! Le livre agrémente les photos par des coupures de presse de l’époque, avec des articles (savoureux parfois) de L’Avenir ou de La Montagne, et des textes d’accompagnement nous livrent de précieux éléments contextuels« . (article extrait du site magicorangeplasticbird.com/).

• CONCHON Hippolyte: Mémoires de M. Conchon, maire de Clermont-Ferrand sur les troubles de cette ville en 1841. Édition  établie par  Jean-Claude Caron. 1 vol br, 250 p, illustrations, biblio, index, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Études sur le Massif central, 14,50 €.

pbVoulue par Georges Humann, le ministre des Finances du roi Louis-Philippe, l’opération de recensement des portes et fenêtres, sur lesquelles porte l’un des quatre impôts directs existant alors en France, déclenche de vives résistances en 1841. A Clermont-Ferrand, une véritable insurrection éclate en septembre 1841, faisant une vingtaine de morts parmi les protestataires. Accusé de n’avoir pas su gérer la situation, le maire de la ville, Hippolyte Conchon, dont la maison a été entièrement pillée et dévastée, entreprend de se justifier dans un manuscrit resté inédit jusqu’à ce jour et dont nous présentons l’édition scientifique.

• CORREARD François: Vercingétorix, ou la chute de l’indépendance gauloise. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1889. 1 vol. br, 189 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1479656671_livre-vercingetorix-f-correard-histoire-auvergne-editions-lacour-olle►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Le nom de Vercingétorix est lié au plus ancien des grands faits de notre histoire. Vercingétorix a été le chef de ce mouvement par lequel le pays qui s’appelait alors la Gaule, et qui depuis est devenu la France, a tenté un suprême et inutile effort pour ressaisir son indépendance et repousser le joug des conquérants romains. C’est-à-dire l’intérêt que nous avons à bien connaître l’histoire de sa vie. Rien de ce qui concerne notre patrie, soit dans le passé, soit dans le présent, ne doit nous être indifférent ».

• COUILLAUD Michel: Madeleine, une femme d’avant-garde et ses racines auvergnates. De l’an mil à l’an 2000, du roi Robert le Pieux au maréchal Juin, de l’Occitanie à l’île d’Oléron. Préface de Geneviève Boisset. 1 vol. br, 68 p, illustrations n-b et couleur, biblio,  éd. Des Bords du Lot, 19 €.

couillaud► Grâce aux études qu’elle a pu faire au début du siècle dernier, Madeleine était en avance sur son temps : avec sa sœur, elle parcourt à pied la Planèze de Saint-Flour, pour préparer sa thèse de doctorat en Sorbonne sur « le Cantal agricole et pastoral ». C’est une des premières femmes qui traverse la France en automobile. Jeune fille, elle découvre le monde arabe et reçoit un diplôme du Bey de Tunis. Grâce à elle, nous découvrons ses racines auvergnates et des aspects insolites de l’histoire de France, notamment : l’existence d’une démocratie locale sous l’Ancien Régime, « la gauche et la droite » pendant la Révolution Française, la vie quotidienne des Parisiens encerclés par les Prussiens en 1870, la constitution d’un domaine familial au cœur d’un village cantalien au XIXe siècle.

• DAVID Yveline: C’était la Haute-Auvergne: Tome III. 1 vol. br,  autoédition Yveline David (15200 Le Vigean), prix non communiqué.

arton59Yveline David est correspondante du journal La Montagne, pour la ville de Mauriac et ses alentours. Son dada, c’est la petite histoire dans la Grande…Après être allée à la rencontre des personnages qui ont fait l’Histoire de la Haute-Auvergne, directement ou en passant par les petits-enfants, les archives locales et départementales, ou des historiens locaux, Yveline David a écrit plusieurs dizaines d’articles qui ont passionné des milliers de lecteurs durant toutes ces années.  Ce troisième volume reprend les pages d’histoire qu’elle a publiées  dans l’édition du Cantal de La Montagne, depuis le 1er janvier 2015. Une galerie de portraits d’hommes et de femmes attachants, avec un chapitre plus spécialement dédié au richesses touristiques de ce territoire.

• DEBREST Emmanuel:  Nouvelles recherches sur les propriétés chimiques et médicinales des eaux de Chateldon. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1839. 1 vol. br, 90 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1449129777_livre-eaux-de-chateldon-emmanuel-desbrest-auvergne-editions-lacour-ollePremière partie: topographie physique et médicale de Chateldon, son climat, constitution médicale du pays, promenades aux environs de Chateldon … Deuxième partie: description succincte de l’établisssement de Chateldon, dénomination et situation des sources, propriétés physiques des eaux de Chateldon, examen chimique des eaux de Chateldon, analyse des eaux … Troisième partie: des propriétés médicinales des eaux de Chateldon, considérations générales, observations sur diverses maladies traitées par les eaux de Chateldon

• DELORT Jean-Baptiste: À travers le Cantal et la Lozère. Réimpression en fac-similé de l’édition de Romans (Imprimerie Buisson – 1891). 1 vol. br, 320 p, éd. Lacour Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

a-travers-cantale-et-lozere►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Dans nos nouveaux récits : A travers le Cantal et la Lozère, le lecteur trouvera des faits complètement inédits. Ici, nous avons marché d’aventure, livré à nos seules ressources, notant à toutes les pages les impressions de voyage d’un antiquaire. C’est une suite de croquis d’après nature, une série d’incidents, de faits vécus et racontés au courant de la plume. Quelquefois, à l’exemple de Daudet, nous avons voulu essayer la langue si caustique de nos bons paysans, et nous sommes écrié avec lui : Vé! Vé !.. Mais il faut avouer que si notre idiome vulgaire a conservé beaucoup de sel gaulois, il en a gardé aussi toute la dureté ; nous allions dire la sauvagerie : il s’écrit difficilement. Les chapitres suivants sont également remplis de Souvenirs du Cantal et de la Lozère. Les réminiscences du chapitre XI ont trait à l’année terrible et aux effroyables contrecoups qui s’en firent si vive¬ment ressentir jusque sur nos monts. Nos illustres morts n’y oit pas été oubliés; ils nous ont inspiré la dédicace de ce volume , dont nous faisons hommage à leurs mânes sacrés. Puisse le génie tutélaire de ces braves, morts pour la France, nous inspirer à tous un plus vif désir de connaître l’Auvergne, l’une de ses plus belles contrées.

  • GIRARD M : Histoire de Vercingétorix, roi des Arvernes. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1863. 1 vol. br, 263 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €

► Sommaire: Chapitre I: Gergovia, patrie de Vercingétorix; l’Avernie avait jadis formé un royaume très considérable. Chapitre II: Armes des Romains et des Gaulois. Chapitre III: étendue  de la Province romaine dans la Gaule. Chapitre IV: composition et force numérique de l’armée romaine. Chapitre V: plan de campagne de Vercingétorix, adopté par son conseil, excepté pour Avaricum. Chapitre VI: siège d’Avaricum. Chapitre VII: continuation du siège; sorties continuelles des Gaulois. Chapitre VIII: Hercule gaulois; Vercingétorix ranime les espérances de son conseil. Chapitre IX: démêlés politiques chez les Eduens. César les apaise. Chapitre X: Convictolitan, premier magistrat des Eduens, Litavieus et ses frères, conspirent contre les Romains. Chapitre XI: Vercingétorix concentre ses troupes sur le second plateau du nord de la montagne. Chapitre XII: Vercingétorix est proclamé roi de tous les peuples confédérés contre les Romains. Chapitre XIII: Topographie d’Alésia et de ses environs. Chapitre XIV: les assiégés sont en proie à la famine. Chapitre XV: Bataille d’Alésia.

  • GROSCLAUDE Jérôme (sous la direction de) : Religion et contestation. 1 vol. br, 360 p, biblio, index, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, collection Politiques et identités, 25 € (16 € en version PDF).

La France et le Royaume-Uni du début des années 2010 auront été les témoins d’un phénomène a priori surprenant : des Églises chrétiennes se présentant comme une force de contestation antigouvernementale. Que ce soit à l’occasion de projets de coupes budgétaires en 2012 au Royaume-Uni, de l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, ou de la garde à vue des étrangers, on a pu voir des évêques, des prêtres, des pasteurs, des laïcs se revendiquer de leur foi chrétienne pour contester des mesures gouvernementales. Ce recueil se penche donc sur l’attitude des religions face à la contestation, et se demande dans quelle mesure elles peuvent elles-mêmes être force contestatrice, et pas (uniquement) des forces conservatrices comme cela est souvent allégué. Poser la question du lien entre religion et contestation impose de distinguer deux types de contestation, selon que l’on parle d’une contestation motivée par les principes religieux ou d’une contestation de ces mêmes principes. Les liens entre la religion et l’État seront explorés dans toute leur complexité sur un plan non plus uniquement conceptuel, mais également spatial et temporel. La richesse des points de vue de nos contributeurs, de leurs propos ainsi que des espaces analysés dans leurs articles, place résolument cet ouvrage sous le signe de la diversité. Jérôme Grosclaude est maître de conférences en civilisation britannique à l’université Blaise Pascal, université Clermont-Auvergne, et membre de l’EHIC (Espaces humains et interactions culturelles). Ses recherches portent principalement sur l’histoire religieuse britannique (XVIIIe-XXIe siècles).

• GUILLAUME Emmanuel, PIBOULEAU Thierry, FOURIS Thibault: Les anciennes familles des Monts d’Auvergne (Artense – Sancy). 1 vol. br, 816 p, illustrations, éd. des Monts d’Auvergne – Académie des sciences, belles lettres et arts de Clermont-Ferrand, 55 €.

anciiennes-familles► Dans ces terroirs du  » Fort de l’Auvergne « , le Sancy et l’Artense, des familles sont enracinées depuis l’époque médiévale.  Emmanuel Guillaume, Thierry Pibouleau et Thibault Fouris retracent les passionnantes sagas de ces dynasties de laboureurs, d’artisans, de marchands, de notables ou de hobereaux.  Vingt années de recherches historiques et généalogiques ont permis de mettre à jour, grâce à des sources jalonnant chaque siècle depuis le Moyen-âge, les caractéristiques de ces lignées qui constituent aux XVIIe et XVIIIe siècles un groupe social moyen, industrieux, relativement homogène quoique hiérarchisé.  Nombre d’entre elles, qui bénéficient souvent d’un statut social modeste au cours des derniers siècles de l’époque moderne, n’en puisent pas moins leurs origines dans la classe  féodale des XIIIe et XIVe siècles. Aujourd’hui leurs descendants vivent bien loin de la terre ancestrale, aux quatre coins de la France, voire au delà , mondialisation oblige.  Ceux-ci trouveront dans cet ouvrage leurs origines et au-delà , un peu de l’identité de l’Auvergne.

• HÉNAULT Denis:  L’abbaye Saint-Pierre de Mozac. Architecture, décors et histoire d’une site monastique (VIIème – XXème siècle). Préface de Laurence  Cabrero-Ravel. 1 vol. br,  460 p, illustrations éd. Presses universitaires de Rennes, coll.  Art et société, 39 €.

1486374379Implanté à quelques kilomètres au nord de Clermont-Ferrand, le site de Mozac conserve un riche patrimoine appartenant à l’un des monastères les plus anciens et les plus importants de l’Auvergne. Si le site est réputé pour son trésor et ses sculptures romanes, il présente aussi l’intérêt pour le visiteur d’avoir préservé l’église abbatiale et plusieurs bâtiments du monastère, entourés d’un parc de quatre hectares. Après un historique des recherches anciennes et un point sur les sujets d’études récents portant sur le site, cet ouvrage s’attache d’abord à relater les faits marquants de l’histoire de l’abbaye, à mesurer l’impact de l’activité des moines sur leur environnement, à analyser la façon dont le monastère a contribué à modeler le paysage, à fixer les populations et l’habitat, et structurer le territoire. Ce volume décrit ensuite tous les éléments permettant de restituer l’évolution monumentale (architecture, décors) de l’abbatiale et des bâtiments monastiques, depuis le Xe siècle jusqu’au XXe siècle. Le rôle joué par l’abbaye dans l’art monumental local est également abordé en distinguant la part de création du poids de l’héritage, tout en rendant compte de la postérité de certains partis. L’archéologie, appliquée au monument conservé, permet aussi de mettre en évidence la diversité des matériaux et des techniques de construction mis en oeuvre au Moyen Age lors des chantiers successifs. La plupart des éléments archéologiques concernant les bâtiments monastiques et les collections lapidaires sont inédits. Les nombreuses illustrations reproduites dans ce livre montrent la variété et l’importance du patrimoine encore visible en même temps que son intérêt scientifique.

1447958629_livre-histoire-des-guerres-religieuses-en-auvergne-pendant-les-xvieme-et-xviieme-siecles-andre-imberdis-editions-lacour-olle• IMBERDIS André:  Histoire des guerres religieuses en Auvergne, pendant les XVIè et XVIIè siècles. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1851. 1 vol. br, 587 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 25 €.

Naissance de l’hérésie en Auvergne; Rigueurs contre les Luthériens; Propagation de la Réforme, Rébellion des des religieux d’Issoire; Guerre dans la Haute-Auvergne; Saint-Paulien, La Chaise-Dieu, Brioude; Occupation d’Issoire par les troupes royales; Déroute de Champoly, Gannat, Bataille de Cognat; Hiver  1569 .

• MALTE-BRUN Victor-Adolphe:  Géographie, histoire, administration et statistique du département du Puy-de-Dôme. Réimpression en fac-similé de l’édition du XIXè siècle. 1 vol. br, 101 p, illustrations, cartes, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

1453747370_livre-puy-de-dome-geographie-histoire-administration-et-statistique-v-a-malte-brun-editions-lacour-olleLe département du Puy-de-Dôme occupe environ les trois cinquièmes de l’ancienne province d’Auvergne, dont le Cantal, une partie de la Haute-Loire, de la Creuse et de la Corrèze complètent la circonscription. Ce pays était occupé, lors de l’invasion romaine, par une des plus puissantes tribus de l’ancienne Gaule, les Arvernes (ar, haut, verann, habitation), dont la domination ou l’influence s’étendait depuis le Tarn et les Cévennes jusqu’au cours supérieur de l’Allier, du Cher et de la Creuse, et depuis la Vezère et la Corrèze jus¬qu’à la haute Loire. Ils avaient pour clients les Vellavi (Velay), les Gabali (Gévaudan), les Rutheni (Rouergue), et pour alliés les Cadurci (Quercy), le dernier peuple de la Gaule qui subit la domination romaine.

• MENNESSIER-JOUANNET Christine, DEBERGE Yann (sous la direction de):  Chronologie du mobilier archéologique du second âge du fer en Auvergne: 1- Monographie des ensembles de référence. 1 vol. br,  660 p, illustrations, biblio, éd. FERAC (Tours), coll. Supplément à la Revue archéologique du Centre de la France, 45 €.

img-1-small480Ce volume est l’aboutissement du projet collectif de Recherche “ Chrono-typologie des mobiliers du second âge du Fer en Auvergne ” conduit entre 1999 et 2003. Il profite d’une moisson exceptionnelle de données archéologiques, résultat des campagnes de fouille programmée commencées dans les années 1960, ainsi que de l’essor de l’archéologie préventive depuis les années 1990.  Issu de la collaboration de plus d’une vingtaine de chercheurs, il compile 93 notices descriptives et analytiques qui correspondent à des ensembles de référence choisis pour documenter la culture matérielle des Arvernes du Vème siècle avant notre ère jusqu’à l’époque augustéenne. Les lots étudiés sont issus, pour la plupart, de sites d’habitat (exploitations rurales, agglomérations de plaine ou oppida). Quelques ensembles funéraires, choisis pour illustrer des associations remarquables, ont également été retenus. Le mobilier archéologique est diversifié et abondant avec plus de 11 000 récipients en céramique commune, plus de 800 amphores et 360 importations originaires du pourtour méditerranéen, près de 340 objets de parure ou d’armement, 140 monnaies… ainsi que de très nombreux autres objets ou ustensiles domestiques.  Ce volume est le  premier ouvrage d’une série consacrée à la chrono-typologie des mobiliers gaulois d’Auvergne. Il en constitue la base documentaire.Ces recherches sur les agglomérations secondaires et les espaces ruraux au sein desquels elles se développent mettent en lumière le riche potentiel d’études que la plupart de ces sites possèdent.

• MONNET Antoine: Voyage de Monnet: Haute-Loire et Puy-de-Dôme (1793-1794). Réimpression en fac similé de l’édition  du Puy (imprimerie Marchessou, 1875). 1 vol. br, XVIII+100 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1487492357_livre.voyage.de.monnet.haute.loire.et.le.puy.de.dome.henry.mosnier.1793.1794.editions.lacour.olle►Au moment où la Convention se trouvant aux prises avec l’Europe coalisée contre la France, envoyait huit armées aux frontières, des manufactures d’armes furent créées ou réorganisées, sur divers points de la République, avec l’énergie du désespoir. Mais les efforts de la défense se concentrèrent surtout à Paris ; de vastes ateliers furent établis autour de la place Royale, et, pourvus d’ouvriers habiles, fournirent bientôt, en quantité considérable, canons, fusils et autres engins de guerre. Malheureusement, l’anarchie d’abord, les réquisitions ensuite, vinrent arrêter presque complètement le travail dans nos différents bassins houillers ; et bientôt le charbon manquant , l’on dût ralentir la fabrication, puis éteindre le feu de plusieurs forges. En présence de cette situation critique, nos gouvernants ne perdirent point courage : des commissaires furent aussitôt envoyés dans les principaux centres de production, avec mission d’activer, par tous les moyens possibles, l’extraction du précieux combustible et de le faire diriger en toute hâte sur Paris. Parmi ces commissaires, le savant Monnet reçut l’ordre de se rendre dans les bassins de Brassac et de Sainte-Florine.

  • MUNCK Philippe: Histoire des Ducellier. La lutte des « Dudus » pour vivre debout. 1 vol. br,  éd. La Galipotte, 20 €.

► Le travail effectué par Philippe Munck sur l’histoire des « Dudus » est remarquable. Ce livre décrit une aventure humaine, une expérience où l’on découvre le monde du travail au sein d’une grande entreprise. L’auteur tire les enseignements d’un conflit qui opposa un patronat archaïque à des salariés qui refusaient le diktat patronal, et qui voulaient vivre debout. L’auteur a su analyser la politique de restructuration du secteur automobile par Valeo qui dans un but purement financier n’a pas hésité à supprimer des entités telles que Ducellier, Cibié, Sev-Marchal, Paris-Rhône, Ferodo, Neiman… Par conséquent, des milliers d’emplois disparurent, faisant éclater les familles et appauvrissant le Val d’Allier de Brioude à Issoire, en passant par le bassin minier de Brassac-les-Mines. Il faut également rendre hommage à tous les salariés, femmes et hommes, qui ont eu le courage de se battre et de se mouiller envers et contre tous. De même, n’oublions pas les populations qui nous ont soutenu dans ces moments difficiles. (D’après un article du collectif des militants CGT des anciennes usines Ducellier et Valeo et de l’Interpro d’Issoire et de Brassac-Les-Mines).

Nouvelles eaux thermales de Chateldon. Réimpression en fac-similé de l’édition anonyme de 1783. 1 vol. br, 156 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1461398188_livre-nouvelles-eaux-minerales-de-chateldon-puy-de-dome-auvergne-editions-lacour-olle►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Si tous ceux qui m’ont devancé, dans la carrière dangereuse que je cours aujourd’hui, avaient apporté dans leurs recherches le même zèle et des intentions aussi pures, les moyens de vous soulager, dans vos affections les plus fréquentes, ne seraient plus un problème à résoudre; et vous auriez l’espoir flatteur de prévoir la fin de vos souffrances. Puisse le nouveau secours que je viens vous offrir, faire renaître dans vos ames la confiance si nécessaire au succès des remèdes ! alors vous pourrez compter sur leurs effets; et n’en serai-je pas trop récompensé, si vous daignez me mettre au nombre de vos bienfaiteurs ? Chapitre Ier: de la médecine, son ancienneté, son utilité, ses inconvénients. Chapitre II: De Chateldon, sa situation, la nature de son terrain, le génie … Chapitre III: Des Fontaines minérales de Chateldon, leur nombre, leur situation, les principes … Chapitre IV: Des propriétés générales et particulières des eaux minérales de Chateldon, la manière d’en faire usage….

• PAU Alexandre: Le château de Sabran: la tanière du loup. 1 vol. br, illustrations, éd. du Roure, 8 €.

chateau_sabran►   En bordure de la Cèze, entre Languedoc et Provence, dans le Gard actuel, face au puissant fleuve Rhône et au géant mont Ventoux, se dressent des pans de murs mystérieux et une madone de pierre, vigie solitaire d’un passé oublié, Sabran. Ce nom résonne dans l’écho de l’histoire tant pour les actions de la prestigieuse famille qui porte ce nom que pour la beauté d’un village du Gard rhodanien aux milles facettes.  « Noli irritare leonem ! ». Nul ne doit irriter le lion ! Telle est la devise de ces fiers seigneurs qui prirent comme pavois et armes « de gueules au lion d’argent ». Barons et connétables héréditaires des puissants comtes de Toulouse, ils consolidèrent leur position politique et militaire en édifiant, dès la fin du Xe siècle, un château, tanière-refuge de ces lions sabranais, chef-lieu de leur domaine, la Sabranenque. Depuis 2008, l’association « Muses et hommes », structure constituée de passionnés, gardiens d’un patrimoine en péril, s’échine à faire revivre la mémoire du lieu et de ses vestiges médiévaux. En 2015, ils ont créé une fête médiévale qui attira plusieurs milliers de personnes. En 2016, après des années de recherches et des fouilles archéologiques menées par l’association, le site a été protégé au titre des Monuments historiques.

• PRIVAL Marc: Auvergnats et Limousins en migrance. 1 vol. relié, 352 p, illustrations n-b et couleur, éd. de la Montmarie –  Monts d’Auvergne, 29 €.

auvergnats► Il faut bien reconnaître que nos contemporains s’intéressent davantage à ce qui est lointain dans le temps (la préhistoire) ou dans l’espace (l’astronomie) qu’à ce qui nous touche de près : les migrations de nos pères auvergnats et limousins au XXe siècle par exemple. Ils sont partis pour pratiquer des métiers de peine : « à la faux », « à la scie », « au sucre ». Les plus habiles sont devenus sabotiers, maçons, boulangers, chaudronniers, étameurs… D’autres ont exercé des activités que l’on qualifie aujourd’hui de services : ramoneurs, chiffonniers, cochers de fiacre, chauffeurs de taxi… Les plus entreprenants sont entrés dans le négoce des parapluies, de la toile, des vins fins, ou ont fondé des industries (minoteries, centrales hydrauliques…). Cet ouvrage est constitué de centaines de récits de vie ; de généalogies ; de photos d’archives familiales ; de cartes, etc. A l’histoire et à la géographie d’un flux migratoire s’ajoute la riche substance anthropologique du vécu des expatriés : en Hollande, Belgique, Suisse, Espagne, ou plus simplement hors de leur Massif Central natal. La survie de l' »espèce » – auvergnate ou limousine en l’occurrence – a été assurée par l’émigration jusque dans les dernières années du XXe siècle. C’est à l’approche de ce phénomène majeur que nous convie cet ouvrage, richement illustré par des documents tirés d’archives privées, donc inédits pour la plupart. Le crayon talentueux de Michel Cottier donne à ce livre la touche artistique ultime.

• RENAULT-JOUSEAU  Delphine (sous la direction de) : L’Auvergne vue du train. Textes de Brigitte Ceroni, Maryse Durin-Tercelin, Bénédicte Renaud-Moran. Photographies de Christian Parisey et  Jean-Michel Périn.  Cartographie de Guylaine Beauparland-Dupuy. 1 vol. br, 96 p, éd.  Page Centrale, collection  Images du patrimoine,  16,90 €

340_______couverture_auvergne-vue-du-train_bd_1032Les années 1850 marquent l’entrée du chemin de fer sur le territoire auvergnat, avec l’arrivée de la ligne reliant Paris à Moulins puis à Clermont-Ferrand. Ce bouleversement technique a modifié les manières de voyager et changé la relation du villégiateur à son environnement. Quelle a donc été la relation nouée entre ces nouveaux voyageurs et les lieux traversés ? Leur regard posé sur les paysages auvergnats lorsqu’ils se rendaient en train sur leur lieu de séjour (station thermale ou autre) est au cœur de cet ouvrage. Celui-ci, par l’intermédiaire des guides ferroviaires édités à partir de 1865 en Auvergne et jusqu’en 1935, date à partir de laquelle les parcours par voie de terre sont privilégiés, cherche à restituer leur vision. La « ferveur ferroviaire » entourant les nombreux ouvrages d’art imposés par le relief du Massif central, ainsi que des motifs paysagers « à succès », présents dans toutes les éditions (gorges, rochers et cascades ou encore châteaux médiévaux, chapelles et statues sur leurs promontoires), sont deux des principaux points révélés par la lecture des guides. En creux, se devinent aussi certaines figures « invisibles » à l’époque, parce que jugées alors de moindre intérêt, comme le patrimoine rural. Cette approche permet donc aussi de s’interroger sur notre découverte du patrimoine depuis le train aujourd’hui, alors que de nombreuses infrastructures ferroviaires sont affectées à de nouvelles fonctions et que se profile la suppression de plusieurs lignes SNCF.

  • ROCHE Albert: Le loup : son retour et son histoire en Ardèche et Haute-Loire. Préface de Jean-Marc Moriceau. 1 vol. br, 210 p, éd. du Roure, 18 €.

► Depuis quelques années, le loup est de retour en Ardèche et en Haute-Loire. Animal mythique, symbole de la nature sauvage, il fascine autant qu’il fait peur. Sa présence suscite la curiosité, évoquant peut-être, dans la mémoire collective, les temps anciens. Si son retour fait tant parler, c’est surtout à cause des dégâts qu’il provoque dans les troupeaux. Il est revenu hanter les nuits des éleveurs sur le plateau ardéchois, en pays de Saugues et de Pradelles. L’animal soulève l’hostilité des agriculteurs. Le loup divise. Par contre, il fait la joie des défenseurs de la nature qui militent pour sa préservation, par le rôle qu’il joue dans la chaîne alimentaire en participant à l’équilibre de la nature et de la montagne. Il est utile pour la biodiversité.  L’espèce est protégée par les textes européens. Sa chasse est interdite, mais il existe des dérogations lorsque la pression de prédation sur les troupeaux devient trop importante.  Autrefois, il y a plus d’un siècle, les loups étaient plus nombreux sur notre territoire. Ils ont marqué profondément la vie des campagnes par des méfaits occasionnels et par des attaques contre l’homme. Véritable fléau, la rage donnait lieu à des grandes chasses. L’efficacité des moyens de lutte et la déforestation du XIXe siècle contribueront à leur éradication. L’auteur, Albert Roche, est enseignant. Passionné par la place du loup dans la nature, ses recherches l’ont amené à réunir une importante  documentation tirée de l’actualité et des archives départementales et privées. Il a rencontré des éleveurs, des chasseurs, des défenseurs de la nature, des lieutenants de louveterie, des randonneurs. 

  • SAINTOT Sylvie (sous la direction de) : Un habitat chasséen en Auvergne : Champ Madame à Beaumont, Puy-de-Dôme, au Néolitique moyen II . 1 vol. br, 480 p, illustrations en couleur, biblio, éd. INRAP : CNRS éditions, Collection Recherches archéologiques, 39 €.

Vaste site occupé au cours de la première moitié du IVe millénaire, entre 4000 et 3500 ans avant notre ère, l’habitat chasséen de Champ Madame à Beaumont regroupe plusieurs hameaux : Artière-Ronzière, composé de douze bâtiments enclos partiellement par une enceinte, un ensemble funéraire et plusieurs espaces spécialisés ; Le Colombier et Les Foisses, deux occupations formées par des aires d’activités à vocations domestiques et artisanales. Un bâtiment et une cabane situés aux Foisses induisent également la présence d’un hameau. Le bâtiment 3 d’Artière-Ronzière, qui se distingue par son architecture et par les mobiliers céramique et lithique taillé recueillis dans ces fondations, semble s’inscrire dans la sphère culturelle du Chasséen méridional. Formant un cercle, l’ensemble funéraire compte cinq fosses sépulcrales et un petit mégalithe. Treize individus y sont inhumés, soit individuellement, soit simultanément. Plus généralement, l’analyse de l’architecture et des mobiliers, assez homogènes d’un point de vue chronoculturel et technique, permet de dégager des emprunts et des influx à d’autres groupes culturels qui agissent sur un substrat fortement ancré dans le Néolithique moyen I de Basse-Auvergne. Elle permet également de repérer les signes précurseurs des changements culturels et sociaux qui annoncent l’aube du IIIe millénaire avant notre ère.

  • SOUCHON René : Ruralité : Quel avenir ? Citadins, cela vous concerne aussi. 1 vol. br, 224 p, éd. de l’Aube, 20 €.

►Pour René Souchon, «Les populations rurales, à tort ou à raison, vivent un sentiment d’abandon… comme celles des ­banlieues. Et ­pourtant, dans cet espace rural, de nombreux territoires se développent. En cette période de ­bouleversement géo­stratégique, technologique, tout est remis en cause. Il est inutile de nourrir la nostalgie de la ruralité d’hier ou celle de la grande période de l’aménagement du ­terri­toire: elles appartiennent à l’histoire. Il faut, dans l’espace rural aussi, changer de vision du futur, revoir la méthode, refonder l’approche du développement et, ­surtout, accompagner la révolution numérique, qui constitue une ­opportunité exceptionnelle de prendre un nouveau départ, à condition… de ne pas se ­laisser ­endormir par les discours… ni de tout attendre de l’État!».  Par ses activités professionnelles (Inspec­teur général de l’agriculture) mais aussi par ses mandats politiques (conseiller général du Cantal, maire d’Aurillac, député du Cantal, président du conseil régional d’Auvergne) et par ses fonctions ministérielles (secrétaire d’État puis ministre ­délégué chargé de l’Agriculture et de la Forêt), René Souchon est un bon connaisseur du milieu rural.

STEVENSON Robert Louis: Voyage avec un âne dans les Cévennes. Réimpression en fac similé. 1 vol. br, 225 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

41i5w-ahVGL._SX331_BO1,204,203,200_En 1878, Stevenson n’est pas encore l’écrivain reconnu de L’île au trésor (1883) ou de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) … Le 22 septembre, en quête d’aventure et pour guérir d’un chagrin d’amour, Robert-Louis Stevenson, a 28 ans, part à pied du Monastier-sur-Gazeille accompagné d’une ânesse, Modestine, pour rejoindre douze jours plus tard Saint-Jean-du-Gard. Dans un pittoresque journal de route, il raconte avec humour, au fil des 150 kilomètres du parcours, ses déboires avec Modestine, découvre des lieux chargés d’Histoire – la terrible guerre des Camisards -, évoque ses rencontres et ses nuits à la belle étoile… « J’étais l’animal le plus heureux du monde », écrivait-il. Passant par le Mont Lozère, il fit étape au Pont-de-Montvert, où se déroula, sous le siècle de Louis XIV, l’assassinat de l’abbé du Chayla qui déclencha la terrible guerre des Camisards en 1702, événement raconté par Stevenson et auquel l’auteur accorde une large place dans cette bande dessinée. Ce chemin, tracé par Stevenson, est depuis devenu le fameux GR 70 (qui parcourt les Cévennes par la Haute-Loire, l’Ardèche, la Lozère et le Gard), assidûment pratiqué par de nombreux randonneurs.

• TARDIEU Ambroise:  Livre d’or du cortège des croisés à Clermont-Ferrand (19 mai 1895). Réimpression en fac-similé de l’édition de 1895. 1 vol. br, 180 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Montjoie-Saint-Denis, 20 €.

1424711041_livre-livre-d-or-du-cortege-des-croises-a-clermont-ferrand-ambroise-tardieu-editions-lacour-olle►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Avec une liste générale des familles existantes en France qui ont été aux croisades. Nous avons donc pensé que ces pages plairaient à quelques lecteurs bienveillants, qui recherchent tout ce qui est publié dans un but artistique ou populaire, voire même dans un esprit élevé. Faire revivre le passé dans ce qu’il eut de bon et de patriotique, faire passer sous les yeux du public nos guerriers illustres, nos grands hommes, nos gloires nationales est, certainement, une noble pensée. Espérons que cet historique et cette suite de gravures seront du goût de quelques uns; et si nous n’avons pas atteint notre but, nous dirons, comme dans la devise des armes de cette pittoresque petit ville d’Ambert, en Auvergne: « Fais ce que doibz, advienne que pourra ! »

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

  • Cantal: nature du sol et population, agriculture, mines, industries, communication et commerce,  histoire, art, archéologie, tourisme. Réimpression en fac-similé de l’édition de  1925 (Paris, Librairie Hachette). 1 vol. br, 64 p, illustrations, cartes, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

2005563_medium►Formation. – Le département du Cantal appartient à la région centrale de la France. Il a été formé, en 1790, de la Haute-Auvergne, portion méridionale de la province d’Auvergne. Nom. – Le département doit son nom au massif du Cantal, qui constitue, au Centre du département, la portion principale de celui-ci, couvrant au moins la moitié de son territoire. Situation. – Le département du Cantal est compris entre 44° 38′ et 45° 30′ de latitude Sud ; entre 1° 5′ de longitude de Est et 0° 12′ de longitude Ouest de Paris. Traversé par le 0° de longitude et par le 45e degré de latitude, il est donc situé en plein Centre de notre pays. La distance entre Paris et son chef-lieu, Aurillac, est de 435 kilomètres à vol d’oiseau et de 590 kilomètres par la voie ferrée. Il est borné, au Nord, par le département du Puy-de-Dome ; à l’Est, par celui de Haute-Loire ; au Sud-Est, par celui de Lozère ; au Sud, par celui d’Aveyran ; à l’Ouest ; par ceux du Lot et de Corrèze. Superficie. – Le département du Cantal a une superficie de 5 779 kilomètres carrés, légèrement inférieure à la superficie moyenne des départements français.

• FOURNIER Mauricette (sous la direction de):  Cartographier les récits. 1 vol. br, 244 p, cartes, éd. CERAMAC,  20 €

ceramac35► Ostracisée durant plusieurs siècles au profit de réalisations considérées plus en phase avec la modernité, la cartographie narrative fait son retour. Les propositions contemporaines de représentation et/ou de modélisation se multiplient pour rendre compte de manière sensible des récits documentaires ou testimoniaux. Les expériences de cartographie littéraire sont également de plus en plus nombreuses depuis les travaux pionniers de Franco Moretti ou Barbara Piatti. Ces approches profondément renouvelées constituent l’expression visuelle des différents tournants épistémologiques (tournant culturel, tournant narratif, tournant spatial) qui ont affecté les sciences sociales ces dernières décennies. Bien souvent, la mise en carte des récits convoque les modalités de conservation de la mémoire d’un territoire et de ses pratiques. Toutefois, traduire un récit en langage cartographique soulève de nombreux problèmes méthodologiques que s’attachent à résoudre les chapitres de cet ouvrage collectif qui propose aussi une réflexion élargie à des conceptions atypiques de l’objet cartographique par l’usage du chorème, du tissu géographique, du carnet de voyage, de la carte interactive numérique. Cartographier les récits témoigne de la richesse d’une thématique étudiée selon une grande variété d’approches émanant de nombreux contextes disciplinaires (littérature, cartographie, géographie, histoire, histoire de l’art, sciences de la communication). L’ouvrage illustre la diversité et la vitalité actuelle de la cartographie narrative, des diverses façons d’envisager les relations entre les cartes et les récits, les lieux et les mots.

2011196_medium• JOANNE Adolphe: Géographie du département du Puy-de-Dôme. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1888 (Paris, Librairie Hachette). 1 vol. br, 72 p, illustrations, cartes, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

Présentation de l’histoire, de la géographie et des principales caractéristiques du département du Puy-de-Dôme,publiée dans la série des célèbres guides Joanne édités par la librairie Hachette, ancêtres des guides bleus.

Portrait régional commenté Rhône – Alpes – Auvergne. 1 vol. br, 54 p, éd. DREAL Rhône – Alpes, prix non communiqué.

portrait-regionalCe portrait régional, fruit d’un travail collectif transversal interne à la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes a mobilisé l’ensemble des services et permet, sans prétendre à une quelconque exhaustivité, de mettre en lumière les spécificités de ce nouveau territoire et les enjeux associés dans les domaines de compétence de la DREAL. Il n’a pas vocation à se substituer aux autres publications plus thématiques qui seront établies ultérieurement.

• Sentiers vers Saint-Jacques de Compostelle via Le Puy: Le Puy – Figeac, plus de 10 jours de randonnées. 1 vol. br, 120 p, illustrations, cartes, index, éd. Fédération française de la randonnée pédestre,  coll. Topo-Guides GR, 16,20 €.

0000795_sentier-vers-saint-jacques-de-compostelle-le-puy-figeac_600► Le Chemin du Puy. 14 jours pour cette portion du pèlerinage de Compostelle, du Puy à Figeac. Nouveauté 2017 : mise à jour des hébergements. Rajout de 8 pages au début de l’ouvrage : circuit urbain sur les traces des pèlerins dans les rues du Puy-en-Velay.Des quatre Voies Jacquaires, cette « Route du Puy » est sans doute la mieux connue. Elle est aussi la première à avoir été classée sentier GR®, ceci au plus près de la réalité historique. C’est aussi la plus attachante à parcourir, par la beauté sauvage de certains de ses tronçons et la majesté des grands monuments de foi qui la jalonnent. L’itinéraire traverse tout d’abord le Velay, la Margeride et l’Aubrac. Cette succession de petits massifs montagneux est en fait l’émergence de véritables petits pays aux identités propres, qui s’égrènent jusqu’aux confins du Rouergue. Le Velay présente une ligne de crêtes volcaniques. La Margeride, elle, offre le visage d’une lande mystérieuse, jonchée de granit. Enfin, les prairies naturelles de l’Aubrac, ses petits lacs et ruisseaux, sa vie pastorale traditionnelle finiront d’emporter l’enthousiasme du randonneur.

◘ DIVERS

• L’Auvergne à croquer. 1 vol. br, 112 p, illustrations en couleur, éd. La Montagne Centre France, 7,50 €.

auvergneacroquercouv« L’Auvergne à croquer » propose de redécouvrir le patrimoine gastronomique régional, avec pour invités d’honneur les Toques d’Auvergne. Il s’agit de démontrer que  l’Auvergne n’est pas qu’ un « grand plateau de fromages », un slogan publicitaire certes efficace mais trop réducteur, tant l’Auvergne recèle des produits et des spécialités avec lesquelles elle affirme son caractère, sa richesse et sa diversité. Berceau de trois des plus belles races à viande hexagonales (Charolais, Salers et Aubrac), l’Auvergne est aussi célébrée pour son foie gras de Limagne, ses charcuteries, ses volailles, ses tripoux, son agneau, sa dinde de Jaligny, ses truites et ses ombles, comme pour ses macarons ou ses pralines…Et la liste est loin d’être exhaustive. Les Toques d’Auvergne garants du patrimoine culinaire régional revisitent donc  les grands classiques auvergnats, accompagnés d’un côte d’Auvergne ou d’un saint-pourçain. Ils livrent  aussi quelques-uns de leurs secrets. Un hors-série à déguster sans modération…

CHALENDAR Pierrette: La cuisine d’Auvergne: Allier, Cantal, Puy-de-Dôme, Haute-Loire. Nouvelle édition. 1 vol. br, 156 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, 9 €.

1440255039_livre-la-cuisine-d-auvergne-pierrette-chalendar-editions-lacour-olle► « Une fois que les étrangers ont connu l’Auvergne, ils y perdent jusqu’au souvenir de leur patrie. » Ce jugement de Sidoine Apollinaire remonte au IVe siècle et s’il peut paraître outrancier, il dit tout le bien qu’on peut penser de cette région dont la cuisine à base de cochonnailles, de fromages, de poissons d’eau douce, de petit et gros gibier, de fruits rouges, de châtaigne et de noix est à l’image des gens qui l’ont réalisée au fil des générations : rustique, sans façon, fidèle aux richesses du terroir. Ce livre présente les principaux mets qui ont fait la gloire de cette région et s’autorise quelques innovations en matière d’assaisonnements ou de garnitures ; l’initiative ne devrait pas être mal jugée ; elle montre simplement que les produits du terroir font bon ménage avec d’autres ingrédients venus d’ailleurs.

  • Polychromie et dentelles. Présente 10 modèles de Cluny Polychrome dont 4 modèles inédits! 1 vol. br, 100 p, illustrations, éd. Hôtel de la dentelle (43100 Brioude), 25 €.

► Cet ouvrage regroupe dix modèles d’accessoires de mode et bijoux haut de gamme imaginés par Odette Arpin et réalisés par les ouvrières de cette association brivadoise : « Un beau livre qui peut servir de cadeau et faire connaître Brioude et la dentelle« .

 

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• ADAM Gabrielle: Pour l’amour de la vigne. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, 14 €.

Le château Debrezac est au bord de la ruine, victime de la gestion obsolète du patriarche qui refuse d’abandonner les traditions ancestrales, qui ont fait la réputation de ses grands crus, pour s’adapter aux exigences du marché. Julien, le pragmatique fils cadet, est bien décidé à prendre les choses en main. Frais émoulu d’une grande école américaine, il propose une transformation radicale pour sauver le domaine. Kate, son ambitieuse fiancée bostonienne, le soutient dans son projet qui va à l’encontre des idéaux de Pierre, l’aîné des Debrezac, rêveur viscéralement attaché à la terre et aux vignes de son enfance. Une modeste employée du domaine, la délurée Juju, éprise depuis toujours de Julien et grande amie de Pierre, entre dans la course pour protéger cet endroit magique où elle aussi a grandi. Conflits familiaux, chassés-croisés sentimentaux, l’amour de la vigne triomphera-t-il des obstacles qui le menacent ?

• ALANORD Céline: L’écharpe bleue. 1 vol. br., autoédition Céline Alanord, prix non communiqué.

cvt_lecharpe-bleue_6716► Allez-y ! Prenez une allumette et craquez là . Voyez-vous comme le feu l ‘anime : sa tête et son corps entier se tordent et brûlent. Puis plus rien… elle est comme morte !  La passion est telle cette allumette. C’est un véritable feu ardent qui vous dévore de part et d ‘autre. Mais on ne se méfie jamais assez des dégâts qu’engendre une simple petite fumée.  Ainsi Marc Descordier s’était laissé prendre dans les flammes d ‘un amour qu’il croyait infini. Avec Lison il avait vécu les plus beaux moments de sa vie de jeune homme. Elle était partie du jour au lendemain en Russie finir ses études de langues , le laissant seul avec ses souvenirs dévorants et avec comme simple consolation la promesse de ne jamais s’oublier. Puis comme par magie on renaît de ses cendres pour continuer d ‘avancer. C’est auprès d ‘Alice que Marc va redécouvrir les joies de la rencontre, de la séduction, du désir et des sentiments . Une idylle tumultueuse poussant le jeune trentenaire dans ses retranchements les plus profonds… Entre battements de cœur, nostalgie et interrogations sa quête du véritable amour sera semée d’embûches… mais ne dit-on pas qu’il faut toujours tenir ses promesses ? (extrait du site Babelio)

• ARRIBA Suzanne de: Le val aux iris. 1 vol. br, 304 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 19,50 €.

arriba►1936. Abuelo et ses trois petits-fils vivent pauvrement à Escurial, mais ils sont heureux… Jusqu’à ce que la guerre civile frappe ce petit village et déchire corps et cœurs. À treize ans, Andrès est le témoin de drames irréparables. Sa vie est en danger. Alors avec son grand frère Pablito, ils franchissent clandestinement les Pyrénées et gagnent la France. Ils seront hébergés par un cousin. Mais la tempête continue de s’acharner car ils arrivent dans un pays en guerre. Andrès doit fuir chez des paysans au grand cœur qui cachent une autre enfant, Sarah. Il la prendra sous sa protection, avant de s’engager dans la Résistance. Lorsque la paix revient, il réalise enfin son rêve et devient peintre. Cependant, rien ne lui apportera le bonheur. Ni le succès, ni les femmes. À l’apogée de son art, pris dans des imbroglios sentimentaux, cet homme, à l’âme brisée, brûlé de l’intérieur, restera toujours un déraciné.
Suzanne de Arriba a rassemblé ici avec maestria tous les thèmes qui sont les siens : les ambiguïtés de l’amour, le deuil impossible de la jeunesse et de ses libertés, le nécessaire apprentissage de la sagesse. Une histoire rendue bouleversante par l’amour et l’humanité qui se dégagent des personnages.

• BARTHEL Anne :Les Enfants de personne. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, 14 €.

barthelAlors qu’il regagne son domicile après un fabuleux concert, John Bost croise la petite Jeanne, qui mendie en pleine nuit. La révolution industrielle est source de formidables progrès, mais aussi d’une misère humaine sans précédent. Il le sait trop bien, lui qui consacre une partie de son temps aux plus démunis de la capitale. Mais ce soir-là, ce prestigieux musicien destiné à une brillante carrière est plus touché que jamais. Il décide alors de tourner le dos au succès et de fuir la gloire pour se consacrer aux enfants oubliés de tous, ceux exposés aux plus grands dangers : orphelins, malades incurables, handicapés ou bambins issus d’adultères. Il veut leur donner un avenir en les rendant autonomes par le travail. Nommé pasteur, à Laforce, dans le Périgord, il y accueille d’abord des filles, puis des garçons. Aidé par toute une population acquise à sa cause, soutenu par sa foi inébranlable et par l’amour indéfectible que lui porte Eugénie, qu’il a épousée après dix-sept ans d’attente, neuf asiles verront le jour, sur cette colline qui domine la Dordogne. Une vie romanesque portée aux sommets par une force invisible à tous, sauf à John.

• BERGER Bernadette: Le choix d’Amélie. 1 vol. br, 224 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

berger► Suite à un drame familial dont elle se sent responsable, Amélie, tout juste vingt ans, décide de consacrer sa vie aux autres. Elle s’installe comme Béate – une petite sœur des pauvres – dans un village isolé. Cette pénitence qu’elle s’impose n’est-elle pas un prétexte pour quitter la maison du malheur et abandonner les siens à leur misérable sort ? Amélie est heureuse de se sentir utile. Sans tableau ni planisphère, elle instruit les enfants dont elle a la charge. Le soir, elle réunit les femmes pour prier et faire de la dentelle. Elle connaît aussi le secret des plantes qui soignent et les gestes qui sauvent. Sa présence apporte un souffle de vie et d’espoir au hameau. Mais bien vite, sa nature généreuse et impulsive ne peut rester passive devant les souffrances de son petit monde. Elle veut influer sur le cours des choses, quitte à réveiller la colère du curé et la haine de l’instituteur. Lorsqu’elle rencontre Félicien, le jeune forgeron, se donnera-t-elle enfin le droit au bonheur ? Avec sa foi chevillée au corps, sa vitalité et son goût du partage, Amélie est une héroïne des plus attachantes. Un roman profondément humaniste, incisif et bouleversant, nourri de rigoureux détails historiques, qui dit ce que signifie être humain dans ce monde.

• BERGOUNIOUX Pierre: La bête faramineuse. 1 vol. br,  241 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 7,20 €

bete-faramineuseLe narrateur et son cousin Michel âgés de onze ans passent leurs vacances dans une maison de Corrèze où leur grand-père est en train de mourir tout doucement après une existence d’aventures extraordinaires sur des continents lointains. Il n’en faut pas plus pour que l’esprit des deux garçons s’enflamme et réussisse à passer sans le moindre hiatus d’une réalité quotidienne heureuse aux jeux fantastiques de l’imagination. Comme pour marquer la fin de leur enfance, ils inventent deux rites de passages. Dans le bois voisin, la nuit, il s’agit de traquer une bête fabuleuse, surgie du fin fond de l’Afrique, avec les récits et les livres du grand-père. Puis sur le désertique plateau de Millevaches, de marcher jusqu’aux sources de la Corrèze, où le père a l’habitude de pêcher des truites. Mais la Corrèze qu’ils découvrent n’est qu’un filet d’eau. Où sont les truites ? Deux questions capitales se posent alors. Au père : As-tu menti ? Au grand-père : As-tu peur de mourir ? Pierre Bergounioux évite aussi bien le ton de la narration enfantine que celui du souvenir. Il a inventé autre chose d’absolument original pour faire revivre la sensibilité d’un âge exigeant et lucide, bien que mêlé de rêves, encore.

BERGOUNIOUX Pierre : La notice. 1 vol. br, 32 p, éd. William Blake & Co (Bordeaux), 8 €.

Bergounioux« J’étais raisonnable, à ma façon, en incriminant la faiblesse de mon esprit, la bizarrerie de mon humeur, et non pas le monde qui me faisait face, avec ses habitants puisqu’il n’était, ne durait qu’avec leur assentiment. S’ils y avaient trouvé à redire, ils se seraient rendus en masse à la bibliothèque pour chercher, avec moi. La brochure n’aurait pas échappé longtemps à un effort déclaré, collectif, concerté. J’aurais attendu, confiant, dans un angle de la grande pièce, qu’un homme lève soudain la main, réclame le silence et lise, de sa voix grave, les pages qui expliquaient tout, le lieu, l’instant et le besoin de ces pages même. Mais les adultes ne fréquentaient pas tellement la bibliothèque. Le jeudi après-midi, qui était jour de congé, pour les scolaires, ils étaient quatre ou cinq, des retraités, le double, le samedi. On ne voyait jamais – je n’y ai songé qu’après – ni femmes ni enfants. »

 BERGOUNIOUX Pierre: Catherine. 1 vol. br,  180 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 6,60 €.

catherine«À dix ans de distance, c’était un double étonnement : infiniment tendre, émerveillé, irrévocable, que contre toute espérance elle ait consenti à devenir sa femme, sans effroi ni calcul ; et sombre, insupportable que dix ans aient passé de la sorte, dans ce parfait apaisement, pendant lesquels, chaque jour, sans s’en rendre compte, il avait commis la faute infime, impardonnable, de n’être plus sur le qui-vive pour se tenir à sa hauteur, près d’elle qui l’avait accepté.» Abandonné par Catherine, le narrateur se réfugie dans une petite maison qu’il vient d’hériter en Corrèze, toute proche du bourg où il est nommé professeur de français. C’est là qu’il va vivre le cauchemar de l’arrachement, la solitude, la tentation du suicide, ainsi que l’hostilité de ses voisins braconniers qui dévastent clandestinement son verger. Mais il va aussi miser sur l’espoir, celui de reconquérir Catherine.

•   BLONDONNET Michel :  Le meunier de Lavault. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 425 p, éd. Gabelire éditions, 23,75 €.

blondonnet►  Chez les Bathias, on est meunier de père en fils au moulin de Lavault, sur les bords de la Creuse. Matthieu, le patriarche, travaille pour le seigneur de La Celle. Il règne sur les siens avec tendresse et autorité. En ces temps difficiles, les contrôleurs de la gabelle taxent durement le peuple. Malgré les risques, Matthieu, comme tant d’autres, se livre à la contrebande du sel pour survivre. Mais l’impôt ne cesse d’augmenter et de sanglantes émeutes éclatent entre Marche et Berry. Matthieu, qui se retrouve parmi les meneurs, tire sur un gabelou… Dans cette passionnante fresque d’un épisode méconnu du règne de Louis XIV, Michel Blondonnet redonne vie au monde des faux-sauniers, ces « Robin-des-bois » qui se battaient aux côtés des paysans spoliés par les hommes du Roi.

• BOISSIÉ Danielle: La nuit de la chouette1 vol. br, 230 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

En 1960, Annie est en âge de rire, de sortir et d’aimer. Mais, à part la ferme, elle ne connaît rien de ce monde qui bouge, de ces femmes qui se maquillent, qui vont au cinéma, qui portent des talons hauts et des bas… D’ailleurs, elle est certaine qu’elle finira vieille fille ! Un jour, de passage dans le village, elle tombe sous le charme d’un nouveau venu – un commis agricole – à l’allure flamboyante et à l’esprit badin. Si jusqu’à présent rien n’avait alimenté ses rêves, tout devient différent lorsque André l’entraîne dans le tourbillon d’un bal d’été. Elle découvre les premiers frémissements de son corps et elle est assaillie de pensées qui l’emportent loin de l’univers clos et figé de ses parents. Mais la cruelle réalité de la vie la rattrape brutalement. Dès le lendemain, le beau garçon file à Paris avec un copain pour y faire fortune. Bien vite, Annie s’aperçoit qu’elle est enceinte. Dévastée, elle craint les foudres de Dieu, la colère de son père et les calomnies de son entourage. Elle apprendra que l’effort, le travail et la solidarité humaine permettent de survivre aux épreuves et de garder sa dignité.Fausses pistes, coups de théâtre, révélations… Un roman habilement construit, qui fait s’entremêler mystère, amour et tragédie.

• BONNET Jean-Pierre: Une vie sur le fil. 1 vol. br, 216 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

bonnetSon père avait promis de l’emmener à Paris, le destin en a décidé autrement. En cette année 1940, non seulement la guerre a déjà enlevé trop de vies, mais elle vient aussi de briser le cœur de Camille qui se retrouve sans personne à aimer. Il lui reste pourtant sa mère… mais leur relation est si houleuse. Alors, certificat d’études en poche, elle préfère s’éloigner de la maison et entrer à l’école ménagère. Ce nouvel univers lui révélera qu’aux blessures de la vie répond la force apaisante de l’amitié que lui offriront Madeleine et Lucienne. Toutes trois, soudées par une volonté de s’émanciper et de construire leur avenir loin de leur campagne, découvriront avec émotion le monde de la jeunesse, ses illusions et ses tourments, ses rêves et ses déceptions. Mais leur impatience et leur fougue ne leur feront-elles pas parfois négliger l’essentiel ? Pressées d’aimer, elles n’échapperont pas au nécessaire apprentissage de la sagesse.Une intrigue tortueuse tout en rebondissements, aux personnages profondément attachants et pleins de contradictions. Leurs secrets, leurs fantaisies, leur côté sombre rendent l’histoire encore plus inattendue et captivante.

  • BORDES Gilbert : Le barrage. Nouvelle édition 1 vol. br, éd. Presses de la Cité, 12 €.

2012, vallée de la Corrèze. Un projet de barrage vient troubler le paisible village de Saint-Geniez. Si les autorités espèrent redynamiser le pays en amenant de l’activité autour d’un immense lac de retenue, la création de l’ouvrage implique de noyer la moitié du bourg. Tandis que jeunes et vieux s’associent pour lutter contre l’engloutissement de leurs terres, de leurs maisons et de leur cimetière, Fabienne Marquet, une infirmière éprouvée par la vie, tombe sous le charme de François Belmas, l’ingénieur en charge des travaux… Mais Belmas est volage, Fabienne le sait : aucune femme n’a réussi à le retenir. Pourtant, comment combattre la force qui la pousse vers cet homme à qui rien ne résiste ? Sans doute faudra-t-il des hasards et des erreurs, mais aussi l’intervention de Louise et Valentin, ses deux enfants, pour que la jeune femme reprenne goût à la vie et s’autorise enfin à vivre… 

  • BORDES Gilbert : Chante, rossignol. 1 vol. br, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 20,50 €.

►Il chantait bien, Joseph, tout le monde s’en souvient à Beaulieu-sur-Vézère. Et il avait fière allure au bras de sa promise Margot. Pourtant, un jour, soudainement, il s’est volatilisé et a parcouru toutes les mers du monde. Des décennies plus tard, il revient au village, en vieux loup de mer que rien n’a assagi ou presque. Seule son affection pour Alexandre, enfant désemparé après la séparation de ses parents, trouve une place dans son cœur fatigué. Exproprié de la Messonière, sa vieille demeure délabrée, Joseph se lance dans un projet pharaonique. Un peu pour clouer le bec à certains villageois, un peu pour épater Alexandre et surtout pour éblouir Margot qu’il n’a jamais oubliée. Car Joseph, le m’as-tu-vu, cache un secret qui a miné toute sa vie…

• BORDES Gilbert: La disparue de Saint-Sauveur. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 312 p, éd. Libra Diffusio, 24,50 €.

bordesJean Baltoret et sa femme Valérie sont les créateurs du doré, cette pâtisserie qui a fait leur fortune. Grands-parents d’Anaïs, ils se sont chargés de son éducation à la disparition de leur fille, Marie.  Alors qu’elle était une enfant facile et raisonnable, l’adolescence et ses tourments font perdre pied à la jeune femme en devenir : ses études ne l’intéressent plus, ses fréquentations sont peu recommandables… Les Baltoret s’inquiètent : qu’est-ce qui peut lui faire tourner ainsi la tête ?  Il semblerait qu’elle ait eu des nouvelles de sa mère et que, profitant de sa fragilité, des personnes malintentionnées lui soutirent de l’argent…  Tandis que l’adolescente se débat entre premières amours et désir de vérité, Jean est aux prises avec un chantage industriel qui vise à lui extorquer sa recette.  Malmené par ces deux intrigues, l’amour qui unit le clan Baltoret sera-t-il préservé ? 

• BOTTARELLI Charles: L’héritier de la bartavelle. 1 vol. br, 216 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

botarelliAprès de brillantes études commerciales à Paris, Alexandre rentre au pays porté par sa passion pour la vigne et par son enthousiasme à se consacrer à la Bartavelle, la propriété familiale. Son père, Honoré, nourrit de grands projets de développement pour l’exploitation et compte sur son fils pour lui succéder. Mais Alexandre va vite déchanter. Alors que la région est en proie à une crise viticole sans précédent, il découvre que son père n’est qu’un affairiste, sans scrupules et sans morale, impliqué dans des opérations de spéculation. Pire, il tire de substantiels revenus des vins frelatés. Dès lors, l’affrontement est inévitable. La rupture sera scellée le jour où Alexandre, au bras de la belle Céline – la fille d’un vigneron honnête, attaché aux traditions et à la qualité – rejoint les rangs des viticulteurs qui manifestent contre le trafic. Mais le riche patriarche, soucieux de son image parmi les notables, n’a pas encore joué sa dernière carte. Le destin du jeune couple s’en trouvera modifié de façon inattendue et éblouissante.

•  BRAIZE Frédérique-Sophie :  Pour quelques arpents de rêve. 1 vol. br, 328 p, éd. Lucien Souny, 19,50 €.

braize1858…Las de manger des pierres à la sauce aux cailloux, Gervais quitte son hameau de montagne avec cinq de ses proches. Ils émigrent en Argentine, pays qui est à la recherche de bourreaux de travail et de bonnes reproductrices pour peupler un immense territoire. Ils recevront une terre, du bétail, des semences et un petit pécule en échange d’un engagement définitif. Sur place, ils s’égareront à plus d’un titre, partiront à la dérive, tout comme ceux restés au pays où les émigrants ont laissé un monde rural bouleversé par leur départ. Avec ses doutes, sa culpabilité, mais aussi sa volonté d’améliorer le quotidien des siens, Gervais pressent que la réussite de leur établissement passera par les femmes. Mais seront-elles assez solides pour survivre au déracinement, ou seront-elles comme ces végétaux qu’on ne peut arracher de leur sol natal sans les faire périr ? De part et d’autre de l’Atlantique, les personnages se débattent dans une aventure singulière et ardente où s’entremêlent conquêtes, intrigues et péripéties. Leurs voix tissent un roman prenant et émouvant qui peint les arabesques à la fois insensées et pleines de sens de notre condition humaine. La suite appartient à l’histoire de ces 220 000 paysans français qui ont quitté leur village pour aller retourner la terre de la pampa.

  • BRUTUS Gérard : La demeure du bonheur. 1 vol. br, 188 p, éd. des Monédières,18 €.

► Clément est maçon, il a un projet fou : acheter une ruine, quatre murs, et construire sa maison. La rencontre fortuite d’Émilie, ballottée comme lui de foyers de la DDASS en familles d’accueil pendant leur enfance, pourrait bien transformer son rêve solitaire en une aventure à deux. Au cours des travaux, Clément et Émilie découvrent une caissette dont le contenu va changer le cours de leur existence… Le corrézien Gérard Brutus entraîne une fois encore ses lecteurs dans une histoire dont il a le secret : intrigue et rebondissements, tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment de lecture. Gérard Brutus a reçu plusieurs récompenses pour ses ouvrages : un prix des lecteurs pour « La rancune d’un homme », le prix des lycéens Bahuet, pour « Une drôle d’affaire » et en 2015 le prix Panazô pour son roman « Le curé de Cédrac ». Il signe ici son dix-neuvième roman

Cahiers Jean Giraudoux: Tome 44: Giraudoux critique, essayiste et témoin de son temps. 1 vol. br, 470 p, bibliographie, Résumés bilingues français – anglais, éd. Classiques Garnier, 34 €.

girauDepuis 1972, les Cahiers Jean Giraudoux ont pour vocation de faire mieux connaître Giraudoux, par la publication de documents inédits et d’études scientifiques sur son œuvre. Ce nouveau Cahier se décline en 6 grands thèmes:  Textes de guerre : Retour d’Alsace, août 1914. Témoignage littéraire d’un tragique de guerre en sursis –  Adorable Clio, un écrivain face au texte de guerre –  Les campagnes de la Marne et de l’Aisne. – Campagnes d’écriture : «On ne parlait pas de guerre dans les tranchées » -Amica America, une méditation sur Éros et Thanatos – La révélation portugaise de Giraudoux – Reportages, articles de journaux et conférences : Giraudoux, écrivain et/ou journaliste? – Le Berlin de 1930 vu par Jean Giraudoux – Jean Giraudoux, visionnaire et témoin de son temps dans “La Française et la France” –  Les écrits sur le sport de Jean Giraudoux –  Critique littéraire : les cinq tentations de la Fontaine : Les «cinq tentations» de Giraudoux – Une critique d’empathie. La Fontaine, un héros giralducien – La critique littéraire comme apologue du temps présent. Le théâtre : Qu’est-ce que le théâtre pour Giraudoux ? – Giraudoux critique dramatique dans le miroir de Giraudoux dramaturge – Du chrysanthème au glaïeul : Giraudoux théoricien du théâtre. Littérature : Littérature Giraudoux, images et paradoxes de la critique. – Une Littérature en péril? –  Giraudoux l’inactuel ou l’art de donner ses aises à la pensée. Essais et textes politiques :  L’écriture comme engagement : à l’orée d’une notion –   De Giraudoux à Sartre, la littérature est-elle l’exercice d’un pouvoir ou celle d’un devoir?  – Giraudoux essayiste : une écriture polie –  Giraudoux essayiste : une politique du style – Des frontières : réflexions autour d’un motif  – «La France peuplée» : le style de Pleins Pouvoirs en débat  – Race et rhétorique performative dans Pleins Pouvoirs – La « race française » dans Pleins Pouvoirs : une autre lecture . . . . .   En guise de conclusion Chroniques de Giralducie… 

CHARBONNEL Catherine: Le jardinier des forêts. 1 vol. br, 288 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

charbonnier► De retour au pays après un long exil en Suède pour oublier une cruelle histoire, Simon est déterminé à reprendre les rênes de sa vie. Il a acheté deux chevaux de trait. Soucieux de l’environnement, formé aux métiers des travaux forestiers, il crée une entreprise de débardage à cheval. Les débuts sont difficiles. Il a du mal à imposer son activité qui pourtant apporte une solution économique, viable et écologique. De plus, Victor Chassagne, son vieil ennemi, maire de la commune et patron de la scierie, fait tout pour le discréditer. Non seulement il cherche à l’évincer de la filière bois, mais il tient à l’éloigner de sa petite-fille qui voue à Simon un amour obsessionnel. Alors que le jeune homme est en proie à des incertitudes tant professionnelles que sentimentales et familiales, plusieurs parcelles boisées sont incendiées. Qui veut détruire la forêt ? Simon décide de confondre le coupable, mais il est loin d’imaginer ce qu’il va découvrir.Une comédie humaine contemporaine au charme féroce, qui remet en honneur un métier tombé en désuétude. Mais le débardage à cheval serait en passe de devenir l’un des fers de lance des nouvelles politiques forestières écologiques…

• CHEVRIER Jean-Marie: Le dernier des Baptiste. 1 vol. br, 245 p, éd. Albin Michel, 18 €.

le-dernier-des-baptisteUne ferme d’un autre temps dans la Creuse. Quelques hectares, un troupeau, de modestes ruches :Baptiste,comme se prénommaient son grand-père et son arrière-grand-père, est le dernier des Lamy. Survivant d’une civilisation millénaire où l’homme ne faisait qu’un avec la nature malgré les vicissitudes des bourrasques, les brûlures de l’été et les morsures du gel, il se découvre l’ultime témoin d’un univers qu’il croyait immuable. Sans autre famille que sa mère vieillissante. Baptiste n’a plus qu’un rêve pour donner sens à sa vie : un rêve fou qui n’appartient qu’à lui. Rarement un livre aura évoqué avec autant de justesse le monde paysan d’aujourd’hui. Un monde réduit au silence, dont l’auteur – dentiste de son état et auteur de nombreux romans –  ranime la beauté primitive dans une bouleversante ode à la terre et à l’homme…

• D’AILLON Jean: Les aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier troubadour. Rome, 1202. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, biblio, éd. J’ai lu,  coll. Littérature générale – Romans historiques, 8 €.

chevalierLes aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier troubadour Rome, 1202 Rome, 1202 : Guilhem d’Ussel reçoit à Lamaguère la visite d’un notaire du Saint-Siège. L’homme apporte à Bartolomeo Ubaldi, l’ancien écuyer de Guilhem, le testament de son père, qui lui lègue la ville de Ninfa. Mais sur place, les enfants Ubaldi découvriront une autre vérité. Guilhem d’Ussel, venu leur porter secours, se retrouve mêlé à la guerre opposant la commune de Rome et le Saint-Siège. Les barons romains seront-ils des alliés ou d’implacables ennemis ? Quel rôle jouera Robert de Locksley, alias Robin des Bois, dans cette histoire ? Une fois encore, Guilhem devra faire preuve de perspicacité pour distinguer le vrai du faux.

  • DUGÈS Daniel : Et Simonetta danse. Roman policier. 1 vol. br, 270 p, éd. des Monédières, 19 €.

Un petit truand endormi et un mort sont retrouvés aux pieds de la copie du tableau intitulé la Piéta de Botticelli dans le salon d’une maison au style quelconque de Brive. Les policiers devront faire appel à une experte en art pour trouver un début de piste à ce bien mystérieux meurtre dont le mobile reste longtemps une énigme alors que les morts violentes s’accumulent. Une nouvelle enquête du commissaire Carrel qu’une épidémie de morts subites et violentes autour de tableaux de Botticelli mène de Florence à Limoges, Brive-la-Gaillarde et Montauban. La belle Simonetta, égérie du maître du XVIe siècle, est au cœur d’une énigme que le commissaire Carrel, résoudra sans se départir de son humour légendaire ! Daniel Dugès vit en Haute-Vienne. Il est originaire de Montauban (Tarn et Garonne) et formé aux Beaux-Arts de Toulouse. Il vient à l’écriture en racontant l’histoire mystérieuse de Rennes-le-Château (Aude). Ses recherches historiques l’inspirent et fondent les bases de ses romans policiers, empreints d’humour, d’amour et d’amitié. Ses héros se débattent au milieu des grands mythes, de l’Histoire et de ses mystères. Il a déjà publié aux éditions des Monédières : Le Signe (2009), Le Nom des pierres( 2011), Ces Messieurs me disent (2012), et Quand le cerf sème le doute (2015).

• FABRE Michel: La Micheline de 18 h 23. 1 vol. br, 184 p, éd. Lucien Souny, Coll. Les chants des pays, 16,50 €.

9782848865645-320x495Peureux et solitaire, ce petit garçon n’est heureux que lorsqu’il regarde passer les trains. Son occupation favorite lui permet de rencontrer M. Vayssettes, un homme physiquement diminué par un mal auquel, dit-on, il n’aurait jamais dû survivre. De leur passion commune – les trains – naîtra une profonde amitié. Le garçon s’émeut des souffrances et des humiliations qui ont dû être celles de son ami quand il avait son âge. De quoi le pousser à vouloir être courageux pour deux. Mais ses beaux sentiments volent en éclats le jour où il se sent trahi par celui au nom duquel il commençait à cultiver la volonté de reconnaître ses peurs et la force de les affronter. Quel est donc le secret de M. Vayssettes ? Quel homme deviendra finalement cet enfant s’il ne lui reste que du ressentiment pour se construire ? Chacun a son histoire, ses chagrins, ses blessures. Il en résulte une sorte de puzzle qui permettra ici de comprendre ce qui est arrivé à ces deux êtres dissemblables qui luttent pour survivre et garder leur dignité. L’auteur a pour ces éclopés de l’existence une compassion qui donne une force inattendue à ce roman aussi mystérieux que bouleversant.

• GALAN Alain : Colette. Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais-Royal. 1 vol. br, 144 p, éd. du Puy-Fraud, 13,50 €.

colette Un demi-siècle après la mort, le 3 août 1954, de la Citoyenne du Palais Royal, ne devait-on pas revenir sur les lieux à la rencontre des ultimes témoins ? Des biographies consacrées à Colette, on en compte à la dizaine… Fallait-il, dès lors, ajouter ce livre à une liste déjà longue ? Oui, assurément oui ! Car l’auteur, cette fois, ne s’est pas contenté de raconter la vie de Colette, il est allé la surprendre au coin du bois, en cette Corrèze où, jadis elle brouilla les pistes, fut baronne onze ans durant. Et quelle baronne ! Alain Galan a retrouvé les ultimes témoins, dénoué l’écheveau des souvenirs, fouillé la correspondance, gratté le vernis des apparences et mis à jour de troublantes coïncidences… Colette revisitée ? Certainement, mais avec autant d’amour que d’impertinence et cela donne un livre singulier, publié pour le cinquantenaire de la mort de Colette.

 GUITTON Jean : La pensée et la guerre. 1 vol. br, 238 p, éd. Desclée de Brouwer, 19 €.

guitton►L’art de faire la guerre est une technique qui, malgré le mal de la mort qu’il manie, vise un bien : préserver une nation de cet échec radical que serait la perte de son indépendance. Ce recueil de conférences, dont la première date de 1940 et dont les autres furent prononcées à l’École supérieure de Guerre à partir de 1952, propose une méthode de pensée synthétique pour comprendre la guerre. Devenu un classique pour les militaires, cet ouvrage n’a rien perdu de sa pertinence. Même si le propos demande à être actualisé, il n’est pas dépassé, notamment par rapport aux mises en garde de l’auteur contre les conséquences d’un nihilisme dont nous ne voyons que trop les effets aujourd’hui.   Cette nouvelle édition commentée par des enseignants de l’École de guerre, et comprenant en outre des textes peu connus de Jean Guitton, prend un relief tout particulier de nos jours, étant donné la brutale réapparition du phénomène « guerre » en Europe occidentale.

• LOUTY Pierre: L’enfant aux sabots. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, éd. de la Veytizou, Collection Succès de nos Terroirs – Maxi-Poche, 16 €.

À la métairie de Notre Dame, Julien Desforges voit le jour en 1900. Trop jeune pour y participer, il échappera à la première guerre mondiale. Il  fréquente l’école du village et assiste à la transformation du monde rural. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier. À son retour d’Allemagne, en mai 1945, il retrouve son village dont il a été élu maire, en son absence. Il va désormais s’employer  à faire le bonheur de ses administrés. Il s’attelle à cette tâche lourde mais exaltante : reconstruire et aussi apaiser les rancunes, les désirs de vengeance, les oppositions de clans. Difficile période d’après guerre où l’on veut à la fois se souvenir et panser ses plaies. « Les 30 Glorieuses » apportent travail, progrès, prospérité dans la commune qui s’agrandit, s’embellit, s’enrichit. Ecole, sport, culture ne sont pas oubliés dans un contexte politique mouvementé. Puis vient l’explosion de la modernité qui transforme les esprits, le village, les métiers. Et la gestion de la mairie ! L’engagement dévoué (et têtu) du maire se double d’une administration complexe d’une très haute technicité. Une nouvelle ère ! Il est temps de passer la main ! Julien aura traversé ce siècle dans la droite ligne de son idéal humaniste jamais renié.

• LOUTY Pierre: Léonard, le dernier coupeur de ronces. Nouvelle édition. 1 vol. br, 330 p, éd. de la Veytizou, Collection Succès de nos Terroirs – Maxi-Poche 15 €.

Léonard, c’est le petit dernier qui a vu le jour juste avant la Grande Guerre. Il grandit au Mas Gardaud où ses parents sont métayers. La vie de Léonard est intimement liée à la terre : le travail est rude, aussi les rares moments de joie sont-ils appréciés à leur juste valeur ; les souffrances s’avèrent profondes, mais les hommes restent dignes. Avec la charmante Elise, Léonard fera face aux aléas de l’existence. Dans ce roman du terroir, Pierre Louty évoque la vie toute simple de ceux de la terre, une vie faite de travail, de joies sincères et de souffrances profondes. Le monde de la campagne a beaucoup changé au cours des siècles : est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Pas si facile à dire… Léonard du domaine de Trois-Pierres appartient à cette lignée d’hommes exceptionnels : travailleurs, patients et obstinés, courageux et attachants, qui ont su « se faire honneur » malgré les épreuves. 

• LOUTY Pierre: Le secret d’une vie. Nouvelle édition. 1 vol. br, 580 p, éd. de la Veytizou, Collection Succès de nos Terroirs – Maxi-Poche 16 €.

Enfant de Brassac, où il est né juste avant que n’éclate la grande guerre, Louis Escandes devient instituteur à Rieu-Montagné. Il entre au Maquis et, se retrouve à la tête des  F.T.P.. C’est avec eux qu’il va  libérer le Tarn. En 1945, il rejoint Niort, où il est nommé inspecteur d’académie…Il découvre Parthenay et le Marais Poitevin. C’est à ce moment qu’il connaît son  deuxième  amour. Après mai 68, il prend sa retraite et retrouve Brassac. Rompant brusquement avec sa famille, il se réfugie dans le Limousin.  A la retraite, près du Mont-Gargan, il cultivera son grand jardin.Il cachera son secret jusqu’à sa mort en 1990…

• LOUTY Pierre: Le secret de Catherine. Nouvelle édition. 1 vol. br, 650 p, éd. de la Veytizou, Collection Succès de nos Terroirs – Maxi-Poche 18 €.

Catherine a vu le jour dans une modeste famille paysanne, elle fréquentera l’école primaire de son village et deviendra servante au château de Parsac. C’était à la fin du 19ème  siècle au temps des derniers loups et des grands châtaigniers. Puis à « l’Auberge du Pêcheur Gourmand », serveuse, elle rencontrera Etienne, décorateur sur porcelaine. En 1905 les émeutes ouvrières de Limoges lui arracheront l’homme de sa vie : elle devra fuir… Au début de la Grande Guerre elle reviendra en Limousin, épousera Louis et, ensemble ils mettront en valeur le domaine de Bonneval. Enfin, retirée au Dognon, à l’orée de sa vie Catherine confiera à sa jeune voisine Marguerite son secret.

• LOUTY Pierre: Marguerite.  1 vol. br, 370 p, illustrations, éd. de la Veytizou, 15,50 €.

►« Je me suis souvent demandé pourquoi je ne vous avais pas raconté plus tôt l’histoire de Marguerite. Elle avait vu le jour au temps des derniers loups. Orpheline de mère, elle sera placée chez les autres et n’ira jamais à l’école. Elle ne saura ni lire, ni écrire le Français. Toute sa vie, elle parlera la langue limousine. Elle épousera Antoine, ils auront cinq fils : ce sera le bonheur, une famille unie comme les doigts de la main. Grand-mère était une paysanne discrète et vaillante. Elle était si bonne et, au fil des saisons et des années, elle avait su se faire  » honneur « …  Pierre Louty est né au milieu du XXe siècle, au cœur de la France. Ancien élève de l’Ecole Normale Ernest Péchoron, ce fils de paysan est devenu conseiller pédagogique de l’Education Nationale. Écrivain populaire, il a publié de très nombreux ouvrages consacrés à ce terroir qu’il aime.

• MALAVAL Jean-Paul: La belle étrangère. 1 vol. br, 320 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,90 €.

51cxylexbl-_sx324_bo1204203200_ Dans les années 30,  une famille italienne, les Battistello, s’installent dans un petit village de Corrèze. Cette arrivée d’étrangers, même sur une propriété dont personne ne veut, à moitié en ruines, et qu’il faut rebâtir, suscite l’hostilité du voisinage. Les Battistello se découvrent néanmoins un allié de poids en la personne du médecin, Monsieur Aristide. Dans le pays, on ne comprend pas pourquoi cet homme distingué s’intéresse aux Italiens. Cette bienveillance intrigue, agace, insupporte… on soupçonne le docteur d’avoir pris pour maîtresse l’une des filles Battistello dont la beauté attise les convoitises. Que cache Monsieur Aristide ? Quelle mystérieuse dette a-t-il à l’égard des Italiens ? Assailli de toutes parts, le vieux médecin devra révéler un terrible secret…

• MALAVAL Jean-Paul: Les sœurs Querelle. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 346 p, éd. Libra Diffusio, 24,50 €.

filename-utf-8les-soeurs-querelle_saga_hdDe nos jours, en Vendée. Trois sœurs se retrouvent dans la maison familiale, Les Brisants, pour liquider les biens familiaux après la disparition de leur père, Berthold Anselmoz, grand voyageur et amateur de belles choses. Le sort des Brisants est problématique : la dépouille d’Anselmoz a été inhumée au fond du parc selon ses volontés. Peut-on vendre la maison ou faut-il la conserver ? Les trois sœurs, surnommées « Querelle » dans le pays, se déchirent selon la nature de la relation qu’elles entretenaient avec M. Père. Mais le connaissaient-elles vraiment ? Bientôt, un vieux coffre trouvé dans le grenier va provoquer un inexorable règlement de comptes. Robert Guinot, dans le journal « La Montagne », écrit:   » Des portraits bien sentis donnent corps à une intrigue qui monte en puissance et tient le lecteur en haleine ». 

• MALAVAL Jean-Paul: L’honorable monsieur Gendre. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 500 p, éd. À vue d’œil, coll.16/17, 22 €.

979-10-269-0048-1-l_honorable_monsieur_gendreLorsque Alexandre Obertz débarque chez son oncle Antoine Straub, la stupeur est totale. Il porte le fringant uniforme de la Waffen SS et a déserté sans en mesurer les conséquences. Malgré l’aversion éprouvée, Straub décide de venir en aide à son neveu en brûlant l’uniforme SS. Geste irréversible… Le couple Straub est estimé et respecté de tous. Lui dirige une briqueterie près d’Amiens. Dans l’ombre, il œuvre pour la Résistance. Les Straub ont perdu leur fils Raphaël au front. Inconsolables, ils veillent sur leur cadette avec une attention maladive. Et celle-ci tombe amoureuse d’Alexandre, dont elle n’entrevoit pas la personnalité ambiguë et lâche. Choix déchirant mais inéluctable : Straub accepte le mariage par amour pour sa fille.  Dès lors, Alexandre, protégé par cette alliance renforcée avec les Straub, connaît une ascension foudroyante. Et celui que l’on surnomme l’honorable Monsieur Gendre finit par se prendre au jeu…

• MANSIET-BERTHAUD Madeleine: Une famille de bateliers. 1 vol. br, 300 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

51fg4kcc8yl-_sx319_bo1204203200_ Fils et petit-fils de bateliers, Clément passe ses vacances scolaires aux côtés de son grand-père, un conteur né, et de ses parents aimants sur une péniche qui sillonne canaux et rivières. Une vie rêvée pour l’enfant qu’il est, ponctuée de rencontres inopinées, de surprises et d’aventures dignes de celles de Robinson. Et pourtant ! Le chemin de halage s’apparente à un chemin de croix pour les mariniers et leur famille aux prises avec un quotidien de forçat, harassant et incertain. Clément n’est pas épargné. Il fera ainsi l’apprentissage de la vie dans ce monde âpre qui n’accepte aucune faiblesse. Sa construction sera d’autant plus difficile qu’on s’applique à lui dissimuler la vérité sur l’histoire de sa famille. De quelle faute grave et de quel crime soupçonne-t-on son grand-père ? Le doute s’insinue inéluctablement dans son esprit. Tout en cherchant à lever le voile du pesant mystère, il découvrira la trahison d’Angélique, sa bien-aimée. La coupe est pleine : il rompt avec sa famille et disparaît. Le hasard d’une rencontre lui donnera la clef de l’imbroglio.

  • PERLIER Guy : Histoire de tram. 1 vol. br, 182 p, éd. des Monédières, 18 €

Quatre nouvelles traitant des différents aspects de la guerre durant l’Occupation allemande. Au travers de voyages en tramway traversant le Limousin, les personnages racontent leurs vies, leurs quotidiens. « Sous l’aile du maréchal » retrace l’histoire d’Hubert, engagé comme gardien dans un camp de travail. Au fil des voyages son uniforme lui pèse de plus en plus et devient un fardeau. « Les trois filles de la ligne 2 » nous plonge dans la vie de Gilberte, Yvonne et Marinette : entre marché noir, pension pour jeunes filles, résistance et amours interdits. « Oradour ne répond pas » L’un des séminaristes envoyés à Oradour au lendemain du massacre rentrent à Limoges durablement ébranlé dans ses convictions. Enfin, la ligne 1 relate « La rencontre » de Michel, enfant juif caché dans un tram pour échapper à l’école, et Jeantou, mécanicien retraité qui partagent pendant un court instant leur passion des tramways. Guy Perlier est docteur en histoire contemporaine, animateur de la Délégation Territoriale (87) des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. Il signe ici son sixième ouvrage aux éditions Les Monédières, après « Les camps du bocage » (2009), « Indésirables » (2010), « Les chants de l’anti-France » (2011), « La Rafle » (2012) et « Camille Senon » (2013). 

• PLAISANCE Philippe de: La gabarre des amours: Histoire d’une fillette presque rousse. 1 vol. br, 315 p, éd. de la Veytizou, 23 €.

gabarre► Ruiné, Philippe organise une descente à l’ancienne sur la Dordogne, une descente pleine de dangers et d’imprévus ponctuée de fêtes qui redonnent vie aux petits ports des gabariers ; d’Argentat à Beaulieu, Souillac, Beynac, Limeuil… Confiant en ses capacités, il désire relancer la navigation fluviale touristique… Ballotté par les flots turbulents de la rivière Espérance, tiraillé entre l’amour de sa fiancée qui attend un heureux événement et les divagations d’une gamine qui monte en graine et qui se réfugie au château des Milandes, chez Joséphine Baker, Philippe survivra-t-il à ses passions et à ses liaisons dangereuses ?

  • PEYRAMAURE Michel : Le sabre de l’empire. Nouvelle édition. 1 vol. br, 390 p, éd. Pocket, coll. Pocket Best, 7,40 €.

Destin exceptionnel que celui de Joachim Murat, dernier-né en 1767 des onze enfants d’un aubergiste du Quercy qui, destiné à une carrière ecclésiastique, entra dans l’armée comme simple soldat et finit maréchal d’Empire et roi de Naples.  Raconter la vie de Murat, c’est ranimer le souvenir de la geste napoléonienne tant ses exploits épousent l’histoire de la Révolution, du Consulat et de l’Empire. Première campagne d’Italie, d’Égypte, Marengo, Austerlitz, Iéna… : Murat est de toutes les expéditions et se distingue par son courage et son intrépidité sur les champs de bataille. Charismatique et flamboyant, il faisait de l’ombre aux plus grands, y compris à Napoléon, son beau-frère, qui reconnaissait pourtant en lui le  » meilleur sabre de l’Empire « . Une vie des plus romanesques. 

• PEYRAMAURE Michel: Trois cavaliers dans la forêt. 1 vol. br, 320 p, éd. Ouest-France,19 €.

Lancelot… Perceval… Galaad… Ces trois chevaliers de la Table ronde, la Grande Compagnie chère au roi Arthur et à la reine Guenièvre, ont reçu de leur souverain une mission sacrée : retrouver le Graal, cette coupe qui a recueilli le sang du Christ entré en agonie et la lance du légionnaire Longin, qui l’a abrégée. Une légende et la tradition orale situent ces reliques dans la Grande île, l’Angleterre d’aujourd’hui. Chacun de ces cavaliers va entreprendre cette mission apparentée à la recherche par Jason de la Toison d’or. Durant des années, au prix d’épreuves surhumaines, ils ont parcouru en tous sens la profonde forêt primaire où les bêtes fauves voisinent avec une population encore imprégnée de mœurs barbares, et où l’histoire côtoie la légende. L’originalité de ce récit fabuleux tient au souhait du romancier de l’extraire du Moyen Age classique où la plupart des auteurs, à commencer par Chrétien de Troyes, l’ont confiné, pour la reporter en son temps réel, le vie siècle paléochrétien qui, émergeant des époques celtiques, s’achemine vers les lumières du Moyen Age. L’auteur a choisi, pour évoquer les personnages et les événements de ces temps tumultueux, un nain de la Cour du roi Arthur, Jozon Mordach. Ayant décidé de s’exiler sur sa terre natale, L’Anvern, en forêt de Brocéliande, Jozon, grâce aux événements rapportés par son ami Lancelot du Lac et par des voyageurs, a composé ce récit dans la grande solitude de l’Armorique.

• POUX Roger: Les amants de Roche-Brune. 1 vol. br, 306 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

51hk5gb0fcl-_sx301_bo1204203200_Chasse, pêche et amis… Jean Lenoir, veuf, vit une retraite paisible dans sa demeure familiale de Roche-Brune, au cœur d’une campagne luxuriante. Mais une lettre, reçue un matin de printemps, fait voler en éclats ce petit bonheur. Juliette, une étudiante avec laquelle il a partagé, dix-sept ans plus tôt, une belle histoire alors qu’il était en poste à Paris, lui annonce que, frappée par la maladie, elle souhaite lui « remettre » le fruit caché de leurs amours. Jean se rend donc auprès de celle dont la soudaine disparition, un soir d’été, l’avait laissé anéanti. Des retrouvailles émouvantes rallumeront sa passion amoureuse, et un premier contact avec Julien éveillera en lui la fibre paternelle. Transformé, il repart pour Roche-Brune, précédant de quelques jours sa nouvelle famille. Si mère et fils sont les bienvenus dans le cercle des intimes, les fermiers, qui espéraient acheter le domaine à un Jean Lenoir sans héritier, perçoivent la nouvelle donne comme un coup du sort… La rancœur est bien souvent mauvaise conseillère.

  • PRAUDEL Andoche :Gloire de la Corrèze. 1 vol. br, 195 p, éd. Manucius (Paris), 18 €.

Un Jeune Homme est allé au pays des morts et en est revenu. C’est du moins la trame du récit d’Andoche Praudel. Ce devrait être, donc, une fiction et, cependant, le lecteur y retrouvera, à chaque ligne, la biographie d’un pays réel. Ce livre est au premier abord, un tableau historique, celui de figures illustres issues d’une zone géographique précise qui correspond aujourd’hui au département de la Corrèze. Depuis le chevalier – troubadour Bertrand de Born jusqu’au petit père Queuille, des hommes et des femmes se sont distingués à travers l’Histoire et ont acquis une renommée qui dépasse les limites de leur région d’origine, contribuant, par leurs talents, à façonner la France. Quel est finalement le lien qui unit toutes ces figures si ce n’est de partager une origine géographique commune? Sans doute celui de forger et de déployer un imaginaire qui outrepasse largement celui de son lieu d’éclosion et qui parle à tous. Qu’est-ce donc que la Corrèze? Pour Andoche Praudel, corrézien de coeur et de naissance, s’en faire une idée est une quête, une quête littéraire qui déborde la triste recension des faits et gestes des grands aînés, mais qui ne peut les ignorer. L’auteur de Gloire de la Corrèze garde toujours la main: le Corrézien n’est jamais que corrézien. Il est aussi et surtout celui qui a su partir. Ce qui fut le cas d’Andoche Praudel qui séjourna à Paris, en Afrique, au Mexique et au Japon, pour revenir à Loubignac…

• RÉTIER Pierre: Une douce soirée en août. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

retier► Marie Fontan est une romancière à succès. Célibataire, elle vit à Paris avec sa fille, une jeune comédienne particulièrement prometteuse. Elles mènent une existence de petites bourgeoises, ne manquant de rien, et fréquentant les milieux artistiques et littéraires de la capitale. Si Marie, encore belle femme, a renoncé aux aventures sentimentales, Emmanuelle entretient une relation suivie avec François Deschartre, un talentueux journaliste renommé.Alors que rien ni personne ne semble en mesure de venir perturber le quotidien des deux femmes, un événement va interroger Emmanuelle quant au passé de sa mère. En effet, alors qu’elles sont installées à la terrasse d’un café du quartier Latin, la présence d’un individu va déclencher chez Marie un malaise tel qu’elle devra rester alitée durant plusieurs jours.Pittoresque, malicieux, nouant avec habileté et une bonne dose d’humour une intrigue ébouriffante, Pierre Rétier met en scène de savoureux personnages qui cherchent à se délivrer d’un passé douloureux. Mais il faudra d’abord que la vérité soit dévoilée, coûte que coûte.

• ROMAIN-RINGUIER Jean-Paul: Le silence du hameau.  1 vol. br, 240 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

► Quinquagénaire malmené par la vie, Amédée Dumain décide de quitter la ville pour le hameau déserté de la Ribière. Pendant la durée des travaux nécessaires à la réhabilitation de son havre de paix endommagé par un violent orage, il s’installe dans une auberge. Là, il fait la connaissance de la fille de la maison, Pauline, âgée de vingt ans, qui reste prostrée des heures durant et qui ne communique plus depuis la mort brutale de son père, trois ans plus tôt. Se prenant d’amitié pour elle, Amédée essaie, avec patience et passion, de la sortir du monde du silence. Les progrès sont lents. Mais un jour le destin s’en mêle : à la suite d’un choc émotionnel, Pauline retrouve l’usage de la parole et voit sa vie menacée…Quel est le lourd secret qui semble hanter cette petite bourgade d’apparence paisible ? Et ne serait-ce pas pour tenter de le percer qu’Amédée, le baroudeur au cœur tendre, est venu se perdre en ces lieux reculés?

• SATIN Valérie: Les épines de Rose. 1 vol. br, 144 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 13 €.

satinÉléonore a besoin de se reposer et de changer d’horizon. Depuis la mort brutale de son mari, elle a triplé son rythme de travail pour ne pas sombrer et pour oublier. Inquiets, ses amis la pressent de s’accorder une pause, et Cécile finit par lui confier les clés de sa petite résidence secondaire. Quelques jours plus tard, Éléonore débarque sur l’île Kendory. Le coin est merveilleux et très vite la magie opère : captivée par les paysages, les couleurs, les atmosphères, elle se laisse aller à la flânerie et à la détente. Mais sa rencontre avec Rose va bouleverser son séjour. Par sa discrétion attentive et son empathie, elle suscite les confidences, puis bientôt les confessions de la vieille dame. Elle comprend que celle-ci l’a choisie pour se délester d’un accaparant secret, qui pèse sur l’île depuis plusieurs décennies. Les aveux de Rose ne seront pas du goût de tous les insulaires, mais, au crépuscule de sa vie, plus rien ne l’arrêtera, car il y a des vérités qu’on ne peut taire indéfiniment.

• SIGNOL Christian : Bonheurs d’enfance. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 192 p, éd. Gabelire éditions, 23,10 €.

signol-gabelire►   Nul ne guérit de son enfance? En 1958, à onze ans, Christian Signol doit quitter son village natal, dans le Quercy, pour devenir pensionnaire à la ville. Une blessure qui ne se refermera jamais. Le romancier des Vignes de Sainte-Colombe rouvre la porte à ses souvenirs : les arbres, les champs, les goûters près du fourneau, le garde champêtre et le meunier, les forains de passage. Les fenaisons et les vendanges, la pêche aux écrevisses, les feux de la Saint-Jean. Et puis aussi la petite école, l?instituteur, la découverte de la poésie grâce à Victor Hugo? Toutes les senteurs, tous les instants qui firent pour lui de ces années un paradis. Ecrit dans une langue savoureuse, voici un hymne bouleversant à un monde disparu.

• SIGNOL Christian:  Nos si beaux rêves de jeunesse. 1 vol. br, 350 p, éd. Livre de poche, 7,60 €.

signolJamais Étienne et Mélina n’auraient imaginé devoir un jour quitter les berges de la Garonne, les champs et le village. Ivres de liberté, insouciants malgré la pauvreté de leurs familles, ils vivent dans la certitude d’être faits l’un pour l’autre. Mais la crise qui bouleverse le pays met fin à cette enfance heureuse. Étienne part apprendre le métier d’imprimeur à Toulouse, très vite rejoint par Mélina, engagée comme gouvernante par de riches industriels. Dans la « ville rosé » où le monde ouvrier se prend à croire aux lendemains qui chantent, pour eux comme pour beaucoup, 1936 sera l’année de tous les rêves. Mais les deux jeunes gens pourront-ils s’adapter à cet univers si éloigné de ce qu’ils ont connu ? Un superbe roman, tendre et grave, illuminé par l’amour d’Étienne et Mélina, les enfants de la Garonne.

• SYCH Bruno : Un Secret caché au grand jour. 1 vol. br, 280 p, éd. Lucien Souny, 18,50 €.

sychDéserteur des armées révolutionnaires, Guillaume se cache dans les montagnes du Haut-Jura. Un matin d’avril 1807, alors qu’il relève ses pièges, il découvre un couple assassiné au pied d’un chariot. Sur la neige boueuse, il remarque des traces de pas et des empreintes d’ours. Mais le plus troublant est cette malle, abandonnée à l’intérieur du chariot, dans laquelle un enfant a manifestement dormi. Où est cet enfant ? Il est peu probable que les assassins l’aient emporté… Il reste donc la piste de l’ours. Guillaume décide de partir à la recherche de l’animal. À l’aube du XIXe siècle, la nature vierge livre des secrets entre les hommes et les animaux sauvages. Sur des hauteurs enneigées pendant de longs mois, la vie est rude, les habitants sont solides et déterminés. Guillaume vit en ermite, dans une grotte, comme Cannelle, cette ourse exceptionnelle qui bouleversera le destin d’une famille. Une histoire qui touche par ses fulgurances, son ode à la nature, sa foi en l’homme libre.

• TABOURY Daniel: Silence de plomb. 1 vol. br, 160 p,  éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 14 €.

tabouryLa canicule étreint le plateau depuis plusieurs jours, et la nouvelle que rapporte Paul Vaux, ce matin-là, à sa femme et à son fils Éric, ne va pas rafraîchir l’atmosphère : la maison des Martinié, la seule résidence secondaire du hameau des Pradelles, mystérieusement inhabitée depuis longtemps, vient de trouver un acquéreur. Il l’a appris au café du village.« La maison de Sarah, vendue ? » Pour Éric, tout juste la trentaine, l’annonce a un effet de choc. Les souvenirs lui reviennent en boomerang… Sarah avait toujours été un être à part, différente des filles qu’il avait vues grandir autour de lui, et dont certaines avaient suscité la fascination un soir de fête. Disparue un été, sans explication. Il ne sait plus rien d’elle depuis bientôt dix ans. Et quand on idéalise un souvenir, on en devient forcément prisonnier…Un suspense psychologique entêtant, dans un milieu où il ne faut jamais se fier aux apparences. Daniel Taboury compose ici une histoire de grande solitude, où le désir se montre plus fort que la peur, que les blessures du passé et que les regrets.

• TILLINAC Denis: Retiens ma nuit. 1 vol. br, 192 p, éd. Pocket – Romans, 6,30 €.

410llr2ebwl-_sx303_bo1204203200_François, la soixantaine, est marié depuis trente-sept ans à Claire, la mère de ses deux fils. Une vie entière ensommeillée le long de la Loire, dans la routine anachronique d’un médecin de campagne. Et puis, soudain, surgit Hélène. Un mari aussi, une fille, une galerie à Paris. L’amour bouscule tout, chamboule tant. La clandestinité va un temps, enivre puis ligote.  Alors, ils éprouvent le besoin de revenir sur ce qui semblait le bonheur, tricoté avec la patience requise au long d’une existence tracée au cordeau. Et ils se posent cette question lancinante : pourquoi maintenant, alors qu’il leur semble que les élans romantiques ne sont plus de saison ?  » Denis Tillinac raconte une passion inattendue sur les bords de la Loire, celle d’enfants gâtés du baby-boom ayant versé dans un bovarysme à la petite semaine « , écrit  Le Figaro littéraire.

  • VALADE Jean-Michel: Choisir la vie. 1 vol. br, 92 p, éd. Mon petit éditeur, 10 € (5,59 € en version PDF)

En août 1914, Lucien Damuzan quitte ses Cévennes natales pour rejoindre le front. Confronté à ce que Voltaire avait appelé, avant l’heure, la boucherie héroïque, le jeune huguenot doute rapidement de son Dieu. En laissant commettre de telles atrocités au quotidien, L’Éternel ne serait-il pas devenu fou ? N’aurait-il pas perdu son âme ? Dans la boue des tranchées, rien n’est épargné au soldat Damuzan. Abandonné par sa bien-aimée, délaissé par ses camarades, il est désigné pour intégrer un peloton chargé d’exécuter un innocent, fusillé pour l’exemple. Terrible, la plaie ne peut se refermer. Aussi, au printemps 1917, au tout début de l’offensive du Chemin des Dames, Damuzan décide-t-il de choisir la vie… Las, un éclat d’obus l’empêche de mener à bien son dessein. Grièvement blessé, il est évacué en Corrèze dans un hôpital temporaire. Une autre vie commence, malgré tout, sous le regard bienveillant de Rose, son infirmière…Roman sur la violence de guerre et la bêtise humaine, “Choisir la vie” aborde aussi le thème de la rédemption. Jean-Michel Valade, professeur d’histoire – géographie et continuateur de la revue Lemouzi,  vit à Brive, en Corrèze. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages consacrés, pour l’essentiel, à l’histoire contemporaine de la Corrèze et du Limousin. Il a publié en 2016 un premier roman intitulé  “La Stèle” (voir ci-dessous)

• VALADE Jean-Michel: La stèle. 1 vol. br, 160 p, éd. Geste éditions, 11,90 €.

2 avril 1944 – 8 avril 1984. Quarante ans ont passé depuis que la soldatesque a sévi dans le petit bourg de Saint-Vézac au cœur du Bas-Limousin. Afin que nul n’oublie, la municipalité a décidé d’élever et d’inaugurer une stèle à la mémoire des victimes de la barbarie nazie. Jacques, réfugié juif parisien durant la guerre, et rescapé d’Auschwitz-Birkenau, revient au pays en la circonstance, la peur au ventre. Commence alors une bien sordide matinée… Livre sur l’oubli, La stèle, où s’entrechoquent mémoire et histoire, est aussi un roman des amours perdues. En mêlant faits réels et fiction, alternant passé et présent, l’auteur a choisi d’être synthétique dans son récit « pour être plus efficace ». Dans « La stèle », Jean-Michel Valade s’interroge : « Comment peut-on revenir à la vie après avoir subi un tel traumatisme ? ». Il a voulu aussi dénoncer « l’hypocrisie collective qui commémore des résistants qui n’en sont peut-être pas, et qui oublient certaines victimes, dont les juifs » (Extrait de « La Montagne »). 

• VANNIER Roger: Une histoire en suspens. 1 vol. br, 256 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

vannier► Jacques et Martine ont passé un merveilleux après-midi au bord de l’eau. Leur amour naissant ignore les événements du moment. Le couple se sépare en convenant d’une prochaine rencontre. Sur le chemin du retour, Jacques est passé à tabac par trois jeunes gens appartenant à la nouvelle police milicienne. Un paysan, Armand, le découvre évanoui. Il le hisse sur sa jument et le ramène chez lui. Le docteur le fait hospitaliser. Il est certain que son patient est exposé à de graves dangers. Au-delà d’une rivalité sentimentale, Jacques est dans le collimateur de la Milice. Le temps presse. Avec l’aide d’Armand et du médecin, il rejoindra le maquis, dans le secret le plus total, abandonnant Martine dans un village où dominent l’hypocrisie et la loi du plus fort. Le meilleur et le pire se profilent pour l’un et pour l’autre propulsés dans des univers de coups fourrés et de passions exacerbées. De quoi déchirer les êtres et diviser les familles. Mais eux, se retrouveront-ils malgré le vide et les cicatrices que la guerre aura laissés ? Une ambiance magistralement restituée.

  • VAREILLAUD Jean : L’impossible vérité. 1 vol. br, 305 p, éd. des Monédières, 19 €

► À vendre maison isolée à 10 kilomètres de Guéret. Beau potentiel. Prévoir travaux importants. Beau terrain avec arbres fruitiers. En achetant cette maison, Jean-Michel et Roseline B, s’attendaient à des surprises, des bonnes et des mauvaises jusqu’à ce que Jean-Michel tombe sur un os… Intrigués, ils décident de rencontrer, Ernest Patureau, l’ancien propriétaire pour le questionner. Celui-ci, il leur fait cette réponse laconique : – Faut pas creuser petit, faut pas… Faut pas… Jean-Michel et Rosine vont mener l’enquête et découvrir, au gré des rencontres avec ce vieux monsieur tour à tour grincheux ou cordial, l’étonnante histoire de la famille Patureau. Jean Vareillaud se passionne pour l’écriture de romans dédiés à sa région de prédilection, le Limousin, et plus particulièrement la Creuse, sa terre natale. Ce treizième roman nous entraîne à la manière d’un roman policier dans la vie d’un petit paysan limousin et de sa famille au sortir de la guerre et dans les années cinquante.

• VIALLARD Josèphe: Fanny Z. 1 vol. br, 192 p, éd. Les Ardents éditeurs, 19 €.

512-4is37nl-_ac_us218_Fanny, jeune journaliste reporter au Moyen-Orient, doit rentrer précipitamment en France. Elle va s’isoler en Corrèze dans la maison de Rachel, sa grand-mère paternelle, morte depuis trois ans. Cette dernière, parisienne d’origine juive, s’était elle-même réfugiée en Limousin durant la Seconde Guerre mondiale. La découverte du journal intime de Rachel révèle à Fanny une période de la vie de sa grand-mère qu’elle ne soupçonnait pas, ce qui la plonge dans une quête des secrets familiaux liés à l’histoire de la Résistance locale… Entre le chaos actuel du Moyen-Orient et les temps plus que troubles de l’Occupation, deux époques, deux lieux, deux personnages entrent en résonance. Avec son sens professionnel de la recherche des faits et de la vérité, Fanny se lance dans une enquête sur le secret enfoui de Rachel. La reconstruction progressive de l’histoire familiale se mêle dès lors à la grande Histoire. Mais c’est le goût de l’écriture, chez Fanny, qui mènera à la révélation… émouvante.  Cette fiction, qui fait entrer en vibration le destin de deux femmes à deux générations de distance, se joue des genres : à la fois roman familial, policier, historique et même roman dans le roman. Un récit passionnant, construit sur un rythme crescendo, qui explore notamment la question de l’identité.

◘ HISTOIRE

 BUCAILLE Richard, MOREIGNE Christophe : Francisco Largo-Caballero, un chef du gouvernement républicain espagnol en exil à Crocq (Creuse – 1941). 1 vol. br, 42 p, illustrations, éd. Mairie de Crocq – Association pour la sauvegarde du vieux Crocq, prix non communiqué.

largo-caballeroCe « retour de mémoire » en Limousin d’une personnalité clef des Républicains espagnols est à mettre en lien avec une exposition qui s’est tenue  aux Archives départementales de la Haute-Vienne jusqu’au 27 mai 2016. Elle était  consacrée à « L’Œuvre réformatrice de la Seconde République espagnole, 1931/1939 », exposition présentée par l’Ateneo Republicano du Limousin et réalisée par David Garcia. Un ensemble très complet de plus d’une vingtaine de panneaux donnait une leçon d’histoire particulièrement dense sur les enjeux et le contexte de la période. La  brochure Francisco Largo Caballero : un chef de gouvernement espagnol à Crocq, rédigée par Richard Bucaille, Christophe Moreigne, Monique Trevisan-Bucaille et Jeanne Virieux, éditée par la Mairie de Crocq en partenariat avec l’Association 

correze• CATINOT-CROST Laurence: La Corrèze en 100 dates. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. Alan Sutton, coll. 100 dates pour l’histoire, 12 €.

Une présentation de la centaine de dates qui ont marqué l’histoire du département de la Corrèze, au fil des siècles. Ethnologue, historienne en même temps que  romancière, et noveliste, Laurence Catinot-Crost est passionnée d’histoire et de littérature russe. Elle a publié diverses biographies, des contes pour enfants et des nouvelles. Spécialisée en histoire russe, elle collabore par ailleurs régulièrement à la revue Historia et à l’émission de France 2, Secrets d’Histoire, présentée par Stéphane Bern.

  • 9782343104485fCHRISTOPHE Didier : Les agriculteurs à l’aube du XXIème siècle en Limousin et Berry. Approche sociologique et entretiens1 vol. br, 250 p, éd. l’Harmattan,  collection  Logiques sociales, 25 €.

Ce livre est le résultat d’une enquête sociologique basée sur plusieurs séries d’entretiens réalisés pendant des mois avec des acteurs du monde agricole en Limousin et Berry. Ils portent sur le problème crucial de  l’évolution de l’agriculture et de l’adaptation continue que doivent vivre les agriculteurs, bon gré, mal gré. .

• ESTRADE Paul (sous la direction de) :  Les forçats espagnols et les GTE de la Corrèze (1940-1941). 1 vol. br, éd. Les Monédières, 25 €.

forcatsL’immigration espagnole avait commencé, pour des raisons économiques, dans l’entre-deux-guerres. Elle s’est poursuivie, à un rythme soutenu, de la fin de la Seconde Guerre mondiale à l’extinction du franquisme, tant pour des raisons économiques que politiques. De septembre 1940 à septembre 1944, au bas mot 2 500 Espagnols se sont installés dans le département de la Corrèze. Leur présence n’a pas été prise en compte comme elle le mérite, ni dans l’histoire de Vichy et de l’occupation, ni, surtout, dans l’histoire économique, sociale, culturelle, politique (Résistance) de la Corrèze et du Limousin. Les auteurs, un collectif d’historiens spécialistes de cette période, sous la direction de Paul Estrade, professeur émérite de l’Université Paris VIII.

• FARIGOUX Dominique: Mon tour de foire: la foire aux chevaux de  Chénérailles.  1 vol. br, 150 p, illustrations en couleur, éd. Édilivre, 12,50 €.

foire-au-chevauxAprès avoir dessiné la foire aux chevaux de Chénérailles, durant des années, Dominique Farigoux crie aujourd’hui dans ce récit sa nostalgie  et sa passion de toujours pour ce rendez-vous qui rythme deux fois l’an, depuis plus d’un siècle, la vie de ce village creusois. Né à la fin des années 1950, il a vécu les foires par imprégnation familiale, d’abord par transmission, puis en s’immergeant dans cette foire – fête lui même, chaque deuxième dimanche de mai et chaque  deuxième dimanche d’octobre. À la lumière de ses souvenirs de gosse, dont les parents tenaient un café à quelques mètres de la foire, puis en analysant le phénomène,  il raconte les mutations de la foire qui accompagnent celles du monde rural, où les fêtes patronales ont cédé la place aux vide-greniers.

  • FORGET Philippe : Labeur, conscience et vérité Alfred Leroux (1855-1921) Archiviste et historien protestant. 1 vol. br, 375 p, éd. PULIM , 29 €

Jusqu’à aujourd’hui, on pouvait penser que la vie d’Alfred Leroux (1855-1921) avait été aussi austère que le travail auquel il s’est consacré aux Archives de Limoges d’abord, dans sa retraite de Bordeaux ensuite. Mais ce « géant de l’érudition limousine » (R. Chanaud) n’était pas seulement l’archiviste historien aussi compétent que discret dont il a laissé l’image, et c’est un tout autre visage qui se dévoile ici pour la première fois : opposé dès l’adolescence à son milieu familial, ce converti protestant et républicain convaincu, moraliste intransigeant, n’aura cessé d’être tourmenté par le milieu érudit de Limoges, qui l’accepte mais ne le tolère pas, l’arrogance du milieu parisien, qui le connaît mais ne le reconnaît guère, la turpitude découverte au cœur du protestantisme limougeaud aussi, le sectarisme des extrêmes enfin. À partir de quelques lettres retrouvées et d’un manuscrit inédits, l’auteur a patiemment élargi ses recherches pour finalement reconstituer le portrait d’un homme porté par la passion du savoir et de la vérité, aux prises avec l’histoire intellectuelle, religieuse et politique de son temps.

  • GOBERT Jean-Marie : Ma vie à Tulle dans les années 1960 : amours et colères. Préface de François Orfeuil. 1 vol. br, 151 p, éd. Rue de la Mémoire (Tulle), 24 €

► Le livre de Jean-Marie Gobert apporte un précieux éclairage sur mai 1968 à Tulle. Il est écrit par un agrégé de philosophie, Jean-Marie Gobert, né à Tulle et acteur de cette époque de grands changements. Sa famille le destinait à la prêtrise, mais il est devenu un des leaders des événements de mai 1968 à Tulle. Dans son livre, Jean-Marie Gobert retrace sa découverte du monde syndical et politique en mai 1968. Il décrit les grosses manifestations tullistes et l’occupation du centre culturel et sportif devenu l’un des épicentres de réflexion sur un monde meilleur. L’auteur décrit aussi un épisode peu connu de la vie ecclésiastique tulliste. Après le concile Vatican II, certains jeunes prêtres en ont fait une interprétation très particulière à la cathédrale de Tulle. « La sainte table et la communion avaient été supprimées, des ex-voto cassés », relate Noël Gayraud. « Ça a choqué. Ce chapitre fera sûrement réagir. »

GUINOT Robert : Ces Creusois qui ont fait l’histoire. 1 vol. br, 192 p, éd. du Puy-Fraud, 6 €.

ces-creusois-guinotUn archevêque qui marie et sacre Louis XVI, un député qui reçoit la déclaration de la Grande Guerre, un maréchal qui fait édifier la place des Victoires en hommage au Roi-Soleil, un autre qui se ruine pour défendre la France, un évêque qui lutte contre Port-Royal… Mais aussi un seigneur qui se révèle à Rhodes face aux musulmans, un médecin de campagne qui vainc la maladie du sommeil en Afrique noire, un académicien pionnier de la lutte contre la tuberculose, un journaliste qui incarne la voix de la France libre à Londres et un autre qui dirige un journal de référence pendant un demi-siècle, sans oublier des pionniers de l’aviation, des bâtisseurs, des hommes politiques, des militaires… À travers ces pages alertes, documentées, pleines de vie et d’aventures, Robert Guinot restitue la passionnante destinée de ces Creusois d’origine ou d’adoption, oubliés ou méconnus de l’Histoire, et montre que la première richesse d’un terroir est bien humaine.

• KIENER Michel Christophe: Les émaux Arts-Déco de l’atelier Fauré: Limoges (1919-1985). Préface de Emile Roger Lombertie. 1 vol. br, 166 p, illustrations en couleur, bibliographie, éd. Culture et patrimoine en Limousin, 29 €.

electre_978-2-911167-90-4_9782911167904Dans un Limoges en pleine croissance, celui de l’internationale des Années Folles – des années Art déco -, un entrepreneur en peinture ouvre un atelier d’« émaux artistiques sur cuivre ». Pour cela il recrute une équipe d’émailleurs d’exception, transfuges de la porcelaine. Ces « mains » demeurées jusqu’à présent anonymes vont écrire en quelques années, avec un talent fou, l’une des plus belles pages de l’histoire millénaire de l’Émail à Limoges, et l’une des plus étonnantes de la période Art déco européenne. Qui peut aujourd’hui regarder ces vases sans en être ébloui ? C’est cette histoire extraordinaire que nous conte avec verve et rigueur Michel C. Kiener. Argumenté, précis, documents à l’appui, riche de près de deux cents images, voici un livre appelé à faire date. Les collectionneurs autant que le grand public y trouveront leur compte. De l’atelier Fauré-Marty (1919- 1924) jusqu’aux années Fauré proprement dites (1924-1985), le récit embarque le lecteur aux côtés des grands noms de l’émail limousin, les Marty père et fille, Bonnaud, Sarlandie, Issanchou… et surtout des « mains » de l’Atelier. Elles retrouvent ici plus qu’un nom : une identité.

  • MASMONTEIL Jean-Christophe : Les saints du Limousin. Croire et montrer. Préface de Mgr François Kalist, évêque de Limoges. 1 vol. br, 272 p, cartes, illustrations en couleur, biblio, éd. Rencontres avec le patrimoine religieux, 30 €.

L’ouvrage se décline en 4 grandes parties : Connaître les saints limousins, Saint-Martial, ses compagnons et ses successeurs, Le maillage sanctoral du diocèse, Les saints limousins et les routes de la foi. L’attachement des Limousins à leurs saints et à leurs reliques fait de la région un territoire à la religiosité spécifique, encore très prégnante aujourd’hui. La manifestation la plus originale de ce phénomène sont les Ostensions septennales. Celles-ci ne peuvent être dissociées du culte rendu à ces saints personnages à travers les siècles. Par leur présence, leurs fondations, leurs miracles, par les récits de leurs vies et leur mise en image, l’évangélisateur Martial, la martyre Valérie, les ermites Léonard ou Psalmet, les fondateurs Pardoux ou Éloi, et leurs nombreux semblables, ont tous contribué à façonner l’identité cultuelle et culturelle du Limousin.

• Mémoire ouvrière en Limousin : Le front populaire en limousin.  Ouvrage collectif réalisé sous la direction de Dominique Danthieux, docteur en histoire. 1 vol. br, 192 p, éd. les Ardents éditeurs, 26 €

51bq313u58l-_sx349_bo1204203200_1936, le Front populaire. L’union des forces de gauche parvient au pouvoir. Pour la première fois, un Premier ministre socialiste dirige la France. Victorieux dans les urnes, le peuple célèbre son succès et l’événement suscite toute une mythologie. En plus des élections, 1936 ce fut aussi les manifestations, les grèves, l’antifascisme, la guerre d’Espagne…Comment le Front populaire fut-il perçu et vécu en Limousin ? Dans une région où la gauche était largement représentée, quel écho reçut l’avènement du gouvernement Blum et que se passa-t-il avant la victoire du printemps 1936 ? Peu de travaux ont jusque-là abordé le sujet dans sa dimension locale. Ouvrage collectif, il a été conçu par  Mémoire ouvrière en Limousin, une association existant depuis 1998, organisatrice d’expositions et éditrices d’ouvrages autour des thématiques de l’histoire sociale en Limousin. Elle est composée de plus de 20 historiens et militants.

• MICHELET Marie : Fontaines à dévotions et bonnes fontaines en Limousin, Haute-Vienne. 1 vol. br, 152 p, illustrations en couleur, éd. des Régionalismes, 19,95 €.

616fzurxvkl-_sx351_bo1204203200_► Les fontaines à dévotions, fontaines sacrées, fontaines miraculeuses, les appellations différent selon les provinces, ont pendant très longtemps, accompagné l’homme tout au long de sa vie en lui apportant le réconfort dans les moments difficiles et des fois, peut-être, la guérison de ses maux. Ces fontaines, selon les régions étaient plus ou moins nombreuses. La plupart étaient déjà connues au temps des Gaulois, elles étaient sacralisées par les druides ce qui leur donnait des pouvoirs guérisseurs et divinatoires. Puis, au fur et à mesure de l’avancée du christianisme, les saints remplacèrent les divinités païennes et la plupart des fontaines furent dédiées à un saint et un oratoire ou une chapelle construits à proximité. De nos jours, et notamment en Limousin, plusieurs fontaines continuent d’être visitées pour leurs pouvoirs guérisseurs tel les fontaines Saint-Eutrope de Courbefy ou les « bonnes fontaines » de Cussac et encore beaucoup d’autres à découvrir. L’ouvrage recense les sources et fontaines de la Haute-Vienne telles qu’on les trouve actuellement au XXIe siècle avec leurs rituels et les maux qu’elles sont censées guérir, ainsi que quelques fontaines anciennes et disparues de nos jours.

•  MINGAUD Alain : Le Limousin et la gravure. Un autre regard, une autre époque. 1 vol. br, 240 p, illustrations, éd. du Puy-Fraud, 24,50 €

limousin-et-gravure► Dès le XVè siècle, Gutenberg et ses successeurs ont recours à la gravure sur bois et sur cuivre pour illustrer le livre imprimé. Mais d’une fabrication coûteuse, soumis à une législation drastique, dans un pays où la très grande majorité de la population est analphabète, le livre demeure l’apanage d’une élite. Il faudra attendre la fin de l’Empire pour que toutes les conditions deviennent favorables et que le peuple puisse enfin mettre des images sur ceux qui le gouvernent et sur tout ce qui compose son environnement. La propagation de l’image gravée suscitera une insatiable soif de connaissances. Les publications se multiplient. Alors que les livres et les catalogues font découvrir la France, mais aussi les pays lointains, les journaux et les revues montrent les hommes au pouvoir, les catastrophes, les faits divers, les nouvelles techniques. La gravure connaît, à cette époque, son âge d’or. À l’heure où l’image et les couleurs ont envahi notre quotidien, les gravures anciennes demeurent toujours de précieux trésors. Non seulement elles constituent un véritable voyage dans un passé, parfois disparu, mais encore elles sont une forme d’expression artistique remarquable, comme l’est la photographie aujourd’hui. Alain Mingaud, collectionneur émérite, nous invite à découvrir le Limousin du XIXè siècle dans toute sa diversité (ses habitants et leurs activités, ses personnages célèbres, ses paysages, son patrimoine, etc.) et à plonger dans son actualité mouvementée, entre 1820 et 1920, en images, en couleurs et avant que la photographie n’apparaisse.

PETIT Robert: Aubusson: une ville, une histoire, des origines à 1914. 1 vol. br, 210 p, illustrations, bibliographie, éd. A. Lyner, 20 €.

1507-1Depuis le XVe siècle, Aubusson est une ville ouvrière, une ville dont l’activité principale est l’artisanat d’art ; ses tapisseries produites sans interruption depuis cinq siècles l’ont rendue célèbre dans le monde entier. Pendant longtemps, elle fut la seule ville industrielle de la Creuse grâce à sa très importante production de tapis, qui avant 1914, employait des centaines d’ouvriers. Mais son histoire se limite pas seulement à sa réputation de « capitale de la tapisserie ». Une présence de l’homme préhistorique est attestée dans les environs et, même si l’existence d’une agglomération primitive se perd dans la nuit des temps, le premier document faisant part d’un vicomte d’Aubusson est certifié dès le Xe siècle. Le Moyen-Âge, la Renaissance, le Révolution, l’Empire… le lecteur parcourra l’histoire de la ville jusqu’au XIXe siècle, période où l’auteur en a extrait une vue générale : politique, sociale, culturelle et économique.

• RASTOUEIX-GUINOT  Brigitte : George Sand et la Creuse. 1 vol. br, 64 p, éd. du Puy-Fraud, 10 €.

g-sand-et-la-creuseSa vie durant, George Sand tissa de nombreux liens avec la Creuse. À commencer par une histoire d’amour, celle qui la lia pendant deux années de vive passion à son compatriote Jules Sandeau. Elle retrouvait le jeune homme, alors timide et inexpérimenté, en lui donnant rendez-vous dans le petit pavillon de l’Astronome, sur le bord de la route de Châteauroux. Et le monde bien pensant de La Châtre s’émut d’autant plus de cette idylle que George était encore unie par les liens du mariage à son époux, Casimir… On ne saurait cependant réduire à cette liaison le grand amour que George Sand éprouva pour sa chère province. Dans son œuvre, ainsi que s’applique à le démontrer ici Brigitte Rastoueix-Guinot, force détails à l’appui, la Marche et le Berry sont beaucoup plus qu’une toile de fond romanesque. Les personnages qui peuplent l’univers sandien sont fortement typés et les circonstances géographiques et historiques ne sont jamais fortuites. Pour autant, la Bonne Dame de Nohant n’a pas borné son regard à la ligne de l’horizon, si bien que la Creuse et les Creusois qu’elle nous permet de rencontrer de chapitre en chapitre, sont des espaces et des personnages universels. Brigitte Rastoueix-Guinot a patiemment retrouvé le fil de cette vie peu ordinaire et elle a su peindre, à travers maintes rencontres, le portrait d’une femme étonnante. Une femme qui a probablement puisé le meilleur d’elle-même dans ce terroir profond et mystérieux, dont Nohant demeure, entre Marche et Berry, l’immuable centre de gravité.

  • ROGER Jacques: Les sarcophages du département de la Creuse. Une contribution à l’étude des pratiques funéraires au haut Moyen Âge.  1 vol. br, illustrations, éd. Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, coll. Études creusoises, 18 € (24 € franco)

►  Le travail d’inventaire des sarcophages réalisé depuis 2009 dans le département de la Creuse a permis un renouvellement profond de la documentation existante. En outre, grâce à l’analyse sur le terrain de plus de 170 cuves réparties sur près de 60 communes, il a été possible de proposer une nouvelle classification morphologique, ainsi qu’une première approche spatiale et chronologique. Enfin la découverte de sarcophages en contexte stratigraphique lors de fouilles récentes autour des églises permet de mieux appréhender le cimetière du haut Moyen Âge dans ce département, de sa topographie à son environnement.  Jacques Roger est  Ingénieur d’études au service régional de l’archéologie du Limousin (DRAC), membre de l’UMR 6298 à Dijon. Il travaille depuis de nombreuses années sur les pratiques funéraires en Limousin de l’Antiquité à l’époque moderne.

VALADE Jean-Michel 100 ans en Limousin : chronique au fil du siècle, 1901-2000.   1 vol. br, 315 p, illustrations, éd. Geste éditions,  20 €

149043 Magie des chiffres. Un siècle qui se termine pour s’ouvrir immédiatement sur un autre millénaire ne pouvait que conduire à essayer de fixer la trame du temps, année après année, dans un espace homogène réduit à la taille d’une région – le Limousin, en l’occurrence. Jean-Michel Valade a relevé le défi, et il en résulte la chronique douce-amère d’un siècle qui, né dans l’insouciance de la Belle Époque, va réussir à exorciser les tragédies des deux conflits mondiaux pour léguer au IIIe millénaire un Limousin enfin désenclavé et, surtout, riche de la variété de ses espaces d’authentique « pays nature ». L’auteur de cette chronologie, né en 1953, est docteur ès lettres, professeur d’histoire-géographie.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

Limousin – Berry Guide Vert Michelin. Nouvelle édition actualisée. 1 vol. br, 500 p, cartes, illustrations en couleur, index, éd. Michelin Cartes et Guides, coll. Guide Vert, 14,90 €.

◘ DIVERS

• Le Limousin à croquer. 1 vol. br, 100 p, illustrations en couleur, éd. La Montagne Centre France, 7,50 €.

limousinacroquer► Du  Limousin on connait plus ou moins la vache et la pomme. Si on s’attarde un peu, on découvre le porc cul noir et les truffes. Mais comme cela est souligné dans l’édito qui ouvre « Limousin à croquer », la région  » n’a pas d’emblème gastronomique » comme l’Alsace peut avoir sa choucroute, la Lorraine sa quiche ou la Savoie sa fondue…Et pourtant. Dans ce hors-série édité par le Populaire du Centre, on peut découvrir que sur la centaine de pages de l’ouvrage, il est difficile de faire de la place pour tous les savoir-faire. D’autant qu’en bonus, le lecteur a droit à une dizaine de recettes signées des grands chefs de la région. La fraise, la framboise, le chocolat, le safran, les distilleries, les madeleines, le galetous et le tourtou … sans oublier les vins,  des noms et des saveurs bien connus des Limousins  qui ne manqueront pas de piquer la curiosité des « étrangers ». À déguster et à imiter sans modération.

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

  • CORNAILLE Didier : Les trois chats de Chamasson. 1 vol. br, éd. Presses de la Cité, Coll. Romans Terres de France, 19

Trois chats plus ou moins sauvages ont élu domicile dans ce qui fut le fenil d’une ferme perdue au fond des bois. Ils y sont tranquilles jusqu’à l’arrivée de Sylvestre. Celui-ci, la soixantaine bien engagée, a connu les mirages et les misères d’une vie en marge jusqu’au jour où il retrouve les clés de la maison familiale. Pour rompre avec un passé trop chargé, il vient s’y réfugier. Mais rien ne sera simple, d’autant que l’agriculteur voisin lorgne sur ses terres depuis des années. Il y a aussi une communauté de contestataires plus ou moins écolos, parmi lesquels la belle Aurélie qui prend ses habitudes chez Sylvestre, et Joseph et Antoinette, modestes fermiers au grand cœur. Et il y a ce fils et, enfin, ce petit-fils qu’il ne coJre fois, de se laisser caresser.   Observateur passionné du monde rural dont il est issu, Didier Cornaille lui a consacré plus de vingt-cinq ans comme journaliste spécialisé puis romancier. Egalement auteur de guides de randonnée, il a largement contribué à faire découvrir sa région, le Morvan. Il est notamment l’auteur de L’Atelier de Capucine et de Pardon, Clara, parus aux Presses de la Cité.

• EXBRAYAT Stéphanie: Personne n’a oublié. 1 vol. br, 300 p, éd. Terra Nova, 18 €.

couv ames foret2►Quand la mort d’un enfant fait resurgir les secrets d’un village, au cœur du Morvan… Sam, huit ans, tombe du haut d’une grange et meurt le crâne fracassé. Pour sa mère Colette, impossible de croire à un accident. Elle soupçonne François, son mari, un homme violent et secret, de ne pas être étranger au drame. Dix ans auparavant, Colette, enceinte d’un autre homme, a été contrainte de l’épouser. Dès lors, son mari a imposé la terreur et la tyrannie au sein de leur foyer. Bravant la violence de cet homme, Colette s’engage dans une dangereuse quête de vérité. Quel rôle a t-il joué dans la mort de Sam ? Et quel est ce trouble passé que François semble vouloir cacher à tout prix ? Dans ce petit village du Morvan, les esprits s’échauffent et les tensions remontant à la guerre atteignent leur paroxysme. Le village bruisse de rumeurs et de douloureux secrets ne tardent pas à resurgir…

• GENEVOIX Maurice: Ceux de 14: les Éparges. Illustrations de Bernard Puchulu. 1 vol. br, 110 p, illustrations en couleur, éd. La Martinière, 25 €.

51bv74S3JuL._SY378_BO1,204,203,200_Les  » livres de guerre  » de Maurice Genevoix sont l’œuvre première d’un très grand écrivain français. L’étonnante faculté d’observation remarquée par Ernest Lavisse dès 1916, la précision de la mémoire, l’attention aux hommes, aux regards, à la tonalité des voix, la rigueur, la simplicité, la clarté du récit portent la marque de son génie unique. Il fut le peintre de la Grande Guerre, il demeure le premier grand témoin de notre siècle cataclysmique, porté par le devoir de faire comprendre l’indicible aux générations futures :  » Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes, et nous l’avons fait.  » Mobilisé le 2 août 1914, Maurice Genevoix est affecté au 106e régiment d’infanterie. Comme sous-lieutenant puis comme commandant d’une compagnie, il participe aux violents combats de la Marne et des Hauts de Meuse. Le 25 avril 1915, il est grièvement blessé sur la colline des Éparges, près de Verdun. Il en gardera toute sa vie des séquelles. Réformé après sept mois d’hôpital, invalide à 70 °/°, ayant perdu tout usage de sa main gauche, il retourne à Paris puis, atteint de la grippe espagnole, dans le village de son enfance, Châteauneuf-sur-Loire.

• LAMARTINE Alphonse de: Vie de Mahomet. Présentation de Tahar Ben Jelloun. 1 vol. br, 150 p, éd. Bayard,coll. Comètes, 13,90 €.

Cette vie de « Mahomet » est un véritable tournant dans les études occidentales consacrées à l’islam. Une biographie étonnante à tous points de vue. Étonnante parce qu’il s’agit de la première biographie respectueuse du Prophète de l’islam, rédigée par un auteur européen. Étonnante parce que soucieuse de faire connaître un autre « Mahomet », qu’elle perçoit comme le plus grand des hommes et le plus profond des penseurs. Étonnante surtout parce que, aujourd’hui encore, elle demeure un modèle d’intelligence et d’accès à l’Autre auquel bien des positions actuelles, venant et d’Orient et d’Occident, ont renoncé. Étonnante enfin parce que malgré l’hommage rendu au Prophète, et avec une sympathie exigeante, elle en discute les écarts. Il y a un véritable moment Lamartine, un moment, original et fondateur, ce moment où le savoir est témoin de l’espoir, que cette nouvelle édition se donne pour but  de faire redécouvrir.

  • MÉNY Didier : Les vies oubliées. 1 vol. br, 120 p, éd. de l’Armançon, 15 €.

► Les destins croisés de Marc, amnésique à la recherche de son passé, et d’Hélène, chassée par la violence et la haine, sur fond de guerres. Un siècle de la vie d’une famille, entre amours, drames et bonheurs… Qui est Marc dont la mémoire s’est enfuie ? Que trouvera-t-il dans sa quête d’un passé qu’il croyait englouti ? Qu’est devenue Hélène chassée par la violence et la haine ? D’une guerre à l’autre, d’une terre à l’autre, de paysages en odeurs, de drames en bonheurs, des destins se croisent, des vies s’écrivent, s’inventent et se cherchent dans le temps chahuté d’une mémoire incertaine. Roman de l’oubli et du souvenir, Les « Vies oubliées » nous dit aussi la violence de vivre, les gestes simples, les amours et les drames d’une famille qui traverse le siècle.

• MOSCA Lyliane: Les amants de Maulnes. 1 vol. br, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 20 €.

 Instant de grâce quand, sur le quai de la gare d’Ancy, Jeannette rencontre pour la première fois son filleul de guerre, Maxime. Fiançailles et mariage s’annoncent dans un horizon plein de promesses et de liberté. A la lisière du bois de Maulnes, avec ses légendes et son château, Jeannette a vécu dans la solitude avec sa mère, femme à l’impressionnante beauté brune, guérisseuse et un peu sorcière selon certains. A la marge. Rachel n’a-t-elle pas élevé seule Jeannette sans révéler à quiconque l’identité du père ? Une relation faite de tendresse et de défiance unit pour toujours les deux femmes. Mais en ce mois de mai 1945 l’arrivée de Maxime va tout bouleverser…  Atmosphère troublante en terre bourguignonne entre secrets de famille et amours interdites. Journaliste culturelle pour L’Est éclair, Lyliane Mosca a notamment publié Les Gens de Laborde (2009), Les Amants du moulin (2010), La Dame de Champbrise (2012) et Une femme en mauve, préfacé par Philippe Besson (2014). Elle est l’auteur de La Villa Amarante aux Presses de la Cité (2015)

• TILLIER Claude: Pamphlets: Tome 1: 1840-1844. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1906. 1 vol. br, 685 p, éd. Lacour-Ollé, 20 €.

pamphlet-1►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Une tardive justice vient d’être rendue en France à Claude Tillier. Il a fallu à l’auteur de Mon Oncle Benjamin cinquante ans de popularité étrangère, pour secouer l’indifférence de ses lecteurs naturels et mettre du même coup en lumière le romancier et le polémiste. Une édition récente de Mon Oncle Benjamin a commencé la vulgarisation française de cette oeuvre d’humour, d’humanité et de poésie. Il reste à faire connaître en Tillier le pamphlétaire qui, sans s’attarder aux délicatesses littéraires d’un Courrier, eût l’originalité, dans une oeuvre satirique, de se peindre lui-même et d’exprimer des idées de notre temps en un style primesautier et pittoresque où l’écrivain de race s’est révélé. Or, les Pamphlets que Tillier écrivit de 1840 à 1844 sont d’une rareté extrême. L’unique édition connue des lettrés (Nevers, Sionest, 1846, t. III et IV des Oeuvres complètes) et tirée à mille exemplaires, est depuis longtemps dispersée.

• TILLIER Claude: Pamphlets: Tome 2. 1840-1844. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1906. 1 vol. br, 685 p, éd. Lacour-Ollé, 20 €.

1403370000_livre-editions-lacour-olle-pamphlets-tome-2-claude-tillier-bourgogne-nimes►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Ce pamphlet XVII, écrit fin octobre 1843, était à l’impression, en novembre, quand la mort de M. Dupin père (21 nov. 1843) en fit ajourner la publication jusqu’en février 1844. Nous le replaçons ici dans son ordre de composition. Il comprend deux parties: 1° Défense personnelle de Tillier contre le reproche de vénalité; 2° Critique du discours de Dupin au comice agricole de Lormes (3 sept. 1843) et, à ce propos, jugement sur l’homme politique et l’écrivain »… Avec introduction notices historiques et notes par marius Gerin professeur au lycée de Nevers. 

◘ HISTOIRE

• AUBERT Abbé : Les merveilles de Paray-le-Monial. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1891. 1 vol. br, 177 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €

parayt Extrait de l’introduction de l’édition originale: Paray-le-Monial, qui ne compte guère que quatre mille habitants, s’est justement acquis, depuis longues années, un renom d’urbanité et de politesse, que les étrangers sont unanimes à lui reconnaître lorsqu’ils viennent passer quelques jours dans ses murs. Bien que laborieuse et active, cette petite ville n’en garde pas moins un cachet remarquable d’ordre et de paix. Avant le x siècle, Paray n’était qu’une toute petite bourgade isolée, pour laquelle ses paisibles habitants, la plupart simples cultivateurs, ne rêvaient point un brillant avenir, C’est à un couvent de moines que cet humble village doit son agrandissement en même temps que son nom. Cette belle vallée, qu’on appelait alors Val d’Or ou Orval, offrait à ces hommes de travail et de prière une solitude pleine de charme et de tranquillité. Un essaim de moines bénédictins vint s’y fixer vers l’an 970, sous la protection d’un puissant et généreux seigneur de la contrée, le comte Lambert, souverain du Charolais. En peu d’années ce  monastère devint florissant sous l’habile direction des saints religieux dont plusieurs ont laissé un nom vénéré dans les annales de leur ordre et même dans l’histoire de l’Église. Autour de cet asile sacré de la prière et du recueillement se forma peu à peu une agglomération assez considérable; et de bonne heure Paray prit ce cachet de petite ville qui n’a fait que grandir dans la suite , sous le gouvernement paternel de ses abbés.

• BARANTE Prosper Brugière de: Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois:1364-1482: Volume 2: Philippe le Hardi et Jean sans Peur (1400-1416). 1 vol. br, 240 p, illustrations, éd. Des régionalismes, coll.Arremoludas, 19,95 €.

Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu’il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu’avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l’histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l’arbitre entre la France et l’Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s’est signalé par le faste et la majesté dont commença à s’investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu’alors le plus riche et le plus libre de l’Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l’habileté sur la violence, le commencement d’une politique plus éclairée, et l’ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C’était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l’intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c’est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits… (Extrait de la Préface, de l’édition de 1860, sur laquelle est basée la présente réédition)

• BARBOT Marie Françoise: Les Américains en Bourgogne (1917-1919). 1 vol. br, 160 p, illustrations n-b,  éd. Alan Sutton, 20 €.

9782813810120Il n’existait jusqu’à maintenant aucune étude d’ensemble sur la présence américaine en Bourgogne pendant la première guerre mondiale. L’ouvrage de Marie-Françoise Barbot comble enfin cette lacune. Le 6 avril 1917, les Américains entrent en guerre au côté des alliés et les premiers Sammies débarquent à Saint-Nazaire, avec le général Pershing à leur tête. Quand ils arrivent en Bourgogne le 30 juin 1917, les Dijonnais les accueillent avec enthousiasme et curiosité. Puis ils s’implantent rapidement en Côte-d’Or, mais aussi dans la Nièvre, en Saône- et Loire et dans l’Yonne. Au fil des pages, vous découvrirez les différents camps américains, les relations des soldats avec la population et les conséquences de leur présence. Cet ouvrage, magnifiquement illustré, nous permet de comprendre les liens qui se sont tissés entre Américains et Bourguignons et l’amour indéfectible que la Bourgogne, depuis, porte au peuple américain qu’elle considère comme un peuple frère.

• BERTE-LANGEREAU Philippe:  Dans les villages du Morvan. 1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, éd. Alan Sutton, coll. Provinces mosaïques,23 €.

imageLe Morvan de ce Philippe Berte-Langereau  est celui de la discrétion, celui des hameaux et de la vie feutrée qui y coule au gré des saisons. Calme, quiétude, paroles mesurées… Ce Morvan est une résistance. Pourtant la modernité est là, qui se mêle aux traditions. Des gestes, des lieux disparaissent et d’autres se transmettent ou se transforment. De magnifiques photographies témoignent ici de cette lente transition.

• BROYER Jacques :Pierre Vaux, instituteur : une vie sacrifiée. 1 vol. br, 268 p, éd. L’Harmattan, 28 €.

9782343111155f ►L’affaire Pierre Vaux est un des grands crimes judiciaires de l’histoire du XIXème siècle. Moins connue que l’affaire Dreyfus, elle n’en est pas moins aussi dramatique, le pouvoir ayant nié l’innocence d’un homme durant près de cinquante ans, jusqu’à sa réhabilitation, à la fin du siècle. Ce livre revient sur l’histoire de Pierre Vaux, un instituteur épris de justice qui va être désigné complice d’incendies qui détruisirent les trois quarts d’un village de la Saône-et-Loire en moins de dix ans. L’auteur met en lumière cette affaire afin de comprendre la construction d’un homme hors du commun dont les idéaux sont venus se fracasser sur la bassesse humaine.

• CHARPIER Frédéric: Arnaud Montebourg,  l’homme girouette. 1 vol. br, 224 p, éd. La découverte, coll. Cahiers libres, 18 €.

telechargement-1► L’enquête qu’a menée Frédéric Charpier permet de dévoiler les zones d’ombre et les louvoiements de ce personnage insaisissable, et rétablit les faits. De la Convention pour la 6ème République devenue un simple instrument du pouvoir personnel de son créateur, à sa carrière de ministre du Redressement productif, il se dégage surtout le profil d’un homme girouette, politiquement versatile, capable de s’allier avec Martine Aubry aussi bien qu’avec DSK.  Le livre pointe les nombreuses contradictions d’A. Montebourg : l’ancien avocat qui dénonçait avec virulence la  » Francafrique  » en 1998 se retrouve à vanter auprès d’un chef d’Etat africain peu connu pour son amour de la démocratie le savoir-faire du groupe Bolloré ; partisan de l’économie verte durant les primaires socialistes de 2011, il devient, une fois ministre, le VRP du groupe Areva notamment en Arabie saoudite où il entretient des liens privilégiés avec le groupe Ben Laden ; après avoir férocement combattu TF1 et le groupe Bouygues, il devient un allié indéfectible de Martin Bouygues ; chantre du  » made in France  » il démarre en 2015 une carrière d’entrepreneur chez Habitat, propriété du groupe mondialisé Cafom. On l’aura compris, l’homme qui se veut le recours à gauche pour l’élection présidentielle de 2017 ne sort pas indemne de cette  enquête.

• ELSIG Frédéric (sous la direction de):Peindre à Dijon au XVIème siècle. Actes du colloque de Genève (2016). 1 vol. br, 300 p, illustrations en noir et blanc et en couleur, biblio, index, éd. Silvana Editoriale ( Milan), coll. Biblioteca d’arte, 30 €.

9788836634231_1Sommaire: 1 – historiographie et métier du peintre  2 – parcours chronologique mettant en lumière de nouvelles oeuvres, ressuscitant l’activité d’importants peintres et ateliers (Thiebaut Laleurre, les Changenet, les Dorrain) et précisant les contours de personnalités restées anonymes (le Maître des prélats bourguignons, le Maître d’Antoine de Roche) ou identifiées depuis longtemps (Hugues Sambin, Nicolas de Hoey, Florent Despesches).Amorcé à l’Université de Genève dès 2010, le programme Peindre en France à la Renaissance cherche à reconstruire la dynamique de la peinture produite dans le royaume de France aux XVe et XVIe siècles, en tenant compte de toutes les techniques impliquées par le métier du peintre. Il a déjà généré quatre volumes publiés aux éditions Silvana. Les deux premiers (2011-2012) ont fixé le cadre méthodologique. Les deux suivants se sont focalisés sur d’importants foyers artistiques : Lyon (2014) et Troyes (2015). Le présent ouvrage, cinquième de la série, vise à reconstituer la peinture produite dans une ville située à mi-chemin des deux précédentes et qui fonctionne comme un relais entre l’axe de la Seine et celui de la Saône : Dijon. Introduit par une réflexion sur l’historiographie et sur le métier du peintre, il s’organise selon une séquence chronologique, en mettant en lumière de nouvelles oeuvres, en ressuscitant l’activité d’importants peintres et ateliers (Thiebaut Laleurre, les Changenet, les Dorrain) et en précisant les contours de personnalités restées anonymes (le Maître des prélats bourguignons, le Maître d’Antoine de Roche) ou identifiées depuis longtemps (Hugues Sambin, Nicolas de Hoey, Florent Despesches)

• FAUCHÈRE Nicolas : Fortifier sa demeure du XVIe au XVIIIe siècle : actes du cinquième Colloque international au château de Bellecroix, 16-18 octobre 2015 . Ouvrage publié sous la direction de Nicolas Faucherre,  professeur d’histoire de l’art médiéval à l’université de Nantes, Delphine Gautier et Hervé Mouillebouche. 1 vol. br, 470 p, illustrations en couleur, éd. Centre de castellologie de Bourgogne (Chagny), 35 €

fortifier-sa-demeureOn croit souvent que la fortification des châteaux est le propre du Moyen Age et qu’elle disparaît dès la Renaissance. Or, il n’en est rien, et la plupart des demeures aristocratiques rurales des XVIe-XVIIIe siècle sont, en fait, fortifiées. Une vingtaine de chercheurs, médiévistes et modernistes,abordent pour la première fois cette question fondamentale de la fortification tardive, et en explorent les causes, les limites et les caractères géographiques sur l’ensemble du territoire français.

• MEULIEN Émile: Histoire de la ville et du canton de Tournus. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1892. 1 vol. br, 344 p, éd. Lacour-Ollé, Coll. Rediviva, 30 €.

1405757306_histoire-de-la-ville-et-du-canton-de-tournus-e-meulien-reedition-reprint-editions-lacour-olle-nimes-1857Cette histoire de la ville et du canton de Tournus contient des documents inédits, des manuscrits de M. Bompar, ancien notaire. Mais également une histoire de l’abbaye royale et collégiale et monographie de l’église de Saint-Philibert et du monastère. Chapitre I: Description de la ville de Tournus. Chapitre II: Incendie de 1006, famine de 1028. Affranchissement des communes et des serfs de Louis VII… Chapitre III: Prédications protestantes à Tournus, 1561, baptêmes protestants, 1562. Violences contre les protestants… Chapitre IV: Ligue, assassinat des Guises, 1588. Le duc de Mayenne, ligueur en Bourgogne, le duc de Nemours, ligueur à Lyon… Chapitre V: Gelée de 1572. Cherté des vivres. Grenier à sel, 1597. Gages des domestiques et des ouvriers. Inondation de 1602. Chapitre VI: Etats-Généraux de 1789. Réunion à Tournus, 16 janvier 1789… Chapitre VII: Serment civique, fédération de 1790. Constitution nouvelle… Chapitre VIII: Vote par le district de Mâcon de la vente des églises de Saint-Philibert de la Madeleine. Concordat, 25 juillet 1801… Chapitre XIV: Hôtel de ville, musée et bibliothèque. La Colonne. Hôpital… Chapitre X: Croix et Chapelles. Environ de Tournus: Bellené, Velnoux, la Grange … Chapitre XI: Personnages remarquables: Falcon, Garnier, Pierre Tamisier, jean Magnon, Claude Decret, Girard, Edme Farcier, Jean Machoud etc… Chapitre XII: Abbaye de Saint-Philibert … Chapitre XIII: Monographie de l’église de Saint-Philibert: plan général, façade extérieur….

• MICHEL Aurélien, FAYARD Dominique :  Châteaux en Charolais-Brionnais : du Moyen âge à la grande propriété du XIXe siècle. 1 vol. br, 83 p, illustrations en couleur, éd. Doyen (Chevagny-sur-Guye), 8,80 €.

chateaucharbrio►Aux Xème et XIème siècle, le Charolais-Brionnais, aux confins du duché de Bourgogne, se couvrent d’églises mais aussi de châteaux. Cet ouvrage présente l’évolution du patrimoine castral de la région sur près de 1000 ans, jusqu’au XIXème siècle où la grande propriété est encore très présente. Il invite le lecteur à découvrir des édifices méconnus mais non moins étonnants.  Sommaire: Histoire et typologie des résidences seigneuriales – Châteaux médiévaux en Charolais et Brionnais — Les châteaux à la moderne:  Les évolutions du XVIe – XVIIIe siècles- Quelques exemples en Charolais-Brionnais – Néo-classicisme, néo-gothique, historicisme, éclectisme:  Les chantiers du XIXe siècle – Les principales réalisations en Charolais-Brionnais – La grande propriété au XIXe siècle en Charolais-Brionnais – Adèle Mayneaud de Pancemont : la question du partage – Les fastes de la famille de Moreton-Chabrillan – Le marquis d’Aligre : legs et mécénat – Le marquis de Vichy : un changement de vie – La « bonne société » parodienne – Grands propriétaires et race charolaise

TABBAGH Vincent: Fasti ecclesiae gallicanae: répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500: Tome XVI: Diocèse d’Auxerre. 1 vol. br,  X + 610 p,  bibliographie, éd. Brépols, 65 €.

9782503566771Les Fasti Ecclesiae Gallicanae, présentent pour chaque diocèse de France entre 1200 et 1500  des notices biographiques des évêques, auxiliaires de l’évêque, dignitaires et chanoines prébendés du chapitre cathédral, ainsi que des  tables chronologiques pour les évêques, leurs auxiliaires et les dignitaires du chapitre cathédral. On y trouve aussi  une présentation des institutions diocésaines et des sources, avec une bibliographie. Enfin,  quelques notices font le point sur des aspects particuliers à chaque diocèse.

• TODIÈRE Louis-Phocion Charles VI, les Armagnacs et les Bourguignons. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1863. 1 vol. br, 428 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

charles-vi► Extrait de l’introduction de l’édition originale : « Pour raconter les événements du règne de Charles VI, de ce règne d’un caractère tout spécial dans l’histoire et si fécond en calamités de tout genre, j’ai consulté des documents et des textes originaux. Les sources auxquelles ont puisé MM. de Barante, de Sismondi, et tous ceux qui nous ont laissé le récit des événements de cette longue période, sont abondantes et pour la plupart bien connues. Cette époque nous présente en effet des historiens fort remarquables: Jean Froissart, dans lequel le charme et la vérité des détails se trouvent unis à la naïveté du style; Juvénal des Ursins, qui raconte avec autant d’exactitude que de simplicité; le Religieux de Saint-Denis, écrit en latin, mais aussi attachant et souvent aussi dramatique que Froissart ».

• VIGREUX Jean:  François Mitterrand, la Nièvre et le Morvan. 1 vol. br, 130 p, éd. Université de Bourgogne -Éditions universitaires de Dijon, coll. Essais, 9 €.

vigereux-miterrantdL’histoire de François Mitterrand et du département de la Nièvre est une aventure inattendue, mais intense de 1946 jusqu’à nos jours. François Mitterrand, né le 26 octobre 1916 à Jarnac dans une famille bourgeoise catholique, n’était pas prédestiné à devenir le Nivernais sans doute le plus célèbre… C’est cette histoire singulière qui invite à penser l’histoire politique des IVe et Ve République, mais aussi des réseaux, des amitiés, des fidélités sans négliger le rôle de laboratoire que le département nivernais a pu constituer pour François Mitterrand qu’offre ce livre. D’autre part, l’ouvrage revient sur des éléments spécifiques comme la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et le rapport du Président de la République de 1981 à 1995 et son fief électoral.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

Bourgogne: Guide Vert Michelin. Nouvelle édition actualisée. 1 vol. br, 550 p, cartes, illustrations en couleur, index, éd. Michelin Cartes et Guides, coll. Guide Vert, 14,90 €.

• Guide du Routard: Bourgogne 2017. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, illustrations, cartes, plans, éd. Hachette Tourisme, coll. Guide du Routard, 13,20 €.

guide-bourgogneLa Bourgogne, sort enfin de sa coquille ! Mosaïque de pays avec chacun ses couleurs, sa saveur et ses senteurs. De vignes en caves, de fermes – auberges en châteaux, elle attend, l’œil malin, le visiteur qui sait prendre les chemins de traverse. Dans ce  routard Bourgogne, on trouvera  une première partie haute en couleur avec des cartes et des photos, pour repérer plus facilement le pays dans son ensemble, avec les coups de cœur des auteurs, ainsi que des adresses souvent introuvables ailleurs. Au sommaire également : des visites culturelles originales en dehors des sentiers battus, des infos remises à jour chaque année, des cartes et des plans détaillés. Un guide fidèle à l’esprit Routards  : Liberté et indépendance d’esprit, découverte et partage, sincérité, tolérance et respect des autres !

• JOANNE Adolphe : Ancienne province de Bourgogne : la Côte-d’Or. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1869. 1 vol. br, 148 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1408726211_geographie-de-la-cote-d-or-adolphe-joanne-reedition-de-1869-bourgogne-editions-lacour-olle► Extrait de l’introduction de l’édition originale : « Le département de la Côte-d’Or, situé dans la région de l’Est, a été formé de la partie centrale et de portions septentrionales de l’ancienne province de Bourgogne, dont la capitale, Dijon, est devenue le chef-lieu du département. Il a pris son nom de la Côte-d’Or, chaîne de montagnes, ou plutôt de hautes collines, qui le traverse du nord au sud; cette chaîne, à son tour, doit son appellation, non à des mines d’or, car on n’y extrait guère que du fer et de la pierre, mais à des vignobles qui croissent sur son versant oriental, au sud de Dijon, et dont les vins font la gloire et la fortune du pays ».

• Tour et traversée du Morvan: plus de 15 jours de randonnée. 10ème édition . 1 vol. br, 128 p, illustrations, cartes, éd. fédération française de la randonnée pédestre, coll. Topo-Guides  GR , 15,70 €.

0000756_tour-et-traversee-du-morvan_600►  Exception granitique au cœur de la Bourgogne, la montagne morvandelle donne à voir au randonneur une nature préservée et des traditions authentiques. Au départ d’Auxerre, le GR13 passe par une succession de coteaux calcaires couverts de vignes et de cerisiers d’où l’on découvre un splendide paysage : la vallée de l’Yonne. De Champs à Cravant, le sentier serpente dans les vignobles de Saint-Bris d’Irancy tout en offrent aux randonneurs de magnifiques points de vue. Il retrouve ensuite la vallée de la Cure, le rayonnement de Vézelay et sa basilique, chef d’oeuvre de l’art roman. Vous pourrez donc profiter au gré de vos envies des nombreuses boucles décrites dans cet ouvrage, offrant de 2 à 10 jours de randonnée au sein de cette moyenne montagne connue pour ses multiples forêts sauvages et épaisses, ainsi que ses multiples lacs.

DIVERS

• DES OMBRIAUX Maurice : Petit manuel de l’amateur de Bourgogne. Réimpression en fac-similé de l’édition du XIXè siècle. 1 vol. br, 126 p, éd. Lacour-Ollé, 20 €.

1388684062_9782750433666► Extrait de l’introduction de l’édition originale : « Ce n’est pas à dire que l’amateur de bourgogne soit toujours un homme supérieur, mais c’est un être essentiellement perfectible. C’est un humaniste, sinon en substance, du moins en puissance, car on remarquera presque toujours chez lui un souci d’élégance dans l’expression de la pensée, un amour des bonnes lettres, de l’éloquence ou des arts. Il est, de plus, franc, loyal, généreux, prompt à l’enthousiasme. Ce n’est pas pour rien que le bourgogne est le vin des poètes, des amants, des héros, il ne manque jamais d’octroyer à ses fervents quelque bienfait spirituel. Mais si vous ne choisissez pas judicieusement vos partenaires, il ne vous livrera point son âme avec la même chaleur. Il répugne à être bu par des gens vulgaires qui ne se différencient point des animaux, dans les opérations de l’alimentation ».

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

• ALAIN-FOURNIER: Le Grand Meaulnes.  1 vol. relié + 1 CD audio, éd. CLE International, coll. Découverte – Lecture clé en français facile, 8,50 €. (Version sans CD audio: 5,30 €).

515I1IisMkL._AC_US218_À la fin du XIXe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès de ses parents instituteurs une longue maison rouge – l’école du village -, attend la venue d’Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu’il suive le cours supérieur : l’arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l’enfance finissante de François… Extrait : Découragé, presque à bout de forces, il résolut, dans son désespoir, de suivre ce sentier jusqu’au bout. À cent pas de là, il débouchait dans une grande prairie grise, où l’on distinguait de loin en loin des ombres qui devaient être des genévriers, et une bâtisse obscure dans un repli de terrain. Meaulnes s’en approcha. Ce n’était là qu’une sorte de grand parc à bétail ou de bergerie abandonnée. La porte céda avec un gémissement.

telechargement• ANDRAU Paule: Le Grand Meaulne, Alain Fournier. Programme BTS 2017-2018: L’extraordinaire. 1 vol. br, 128 p, éd. Bréal, coll. Connaissance d’une œuvre, 5,20 €.

On ne présente plus le chef d’oeuvre d’Alain Fournier… Agrégée de lettres classiques et professeure de Chaire supérieure, Paule Andrau a enseigné en Lettres Supérieures et Première Supérieure au Lycée Masséna. Elle propose une étude détaillée prolongée par  l’analyse des principaux thèmes que véhicule le roman. La thématique de « l’extraordinaire » est l’élément central.

• AUDOUX Marguerite: Marie-Claire. 1 vol. br, 230 p, éd. de l’Aube, coll. Aube Poche, 11 €.

51abKafjUAL._SX327_BO1,204,203,200_« Il arriva un matin que la mère Colas nous accabla de reproches, disant que nous étions des enfants de malheur, qu’elle ne nous donnerait plus à manger et que nous pouvions bien aller retrouver notre père, qui était parti on ne savait où. »  Le sort de la petite Marie-Claire en est jeté : sa mère morte, son père disparu, elle est envoyée dans un pensionnat religieux, où elle se fera des amies… et des ennemies. Hélas ! La trouvant trop proche de s ur Marie-Aimée, la mère supérieure décide de la placer chez des paysans, où la petite fille commence par être très malheureuse. Au fil du temps cependant, elle apprend à aimer la campagne, les bêtes dont elle doit s’occuper, et même les gens à qui elle a été confiée.Marie-Claire, on l’a compris, est une enfant étonnamment « résiliente », comme on dit aujourd’hui, et prête à toujours chercher le positif là on aurait tendance à ne voir que du noir. Une personnalité hors du commun est née dans ce très joli récit ! L’ouvrage a été couronné par le prix Fémina 1910.

  • BELSŒUR Pierre : Avaricum coke. 1 vol. br, 237 p, éd. La Bouinotte, 18 €.

Second polar de Pierre Belsœur,  se situant dans le cadre du vieux Bourges, perle du Berry. Sa cathédrale classée au patrimoine mondial, ses rues pavées bordées d’hôtels particuliers, ses marais. Mais derrière le décorum, l’air empeste la mort et les trafics sordides. Fraîchement débarqué du commissariat de Châteauroux, le Commandant François Athibard est rapidement mis au parfum. Son baptême du feu le mène au plus sombre d’un immeuble de la vieille ville : ce premier cadavre est une vision de cauchemar. Mise en scène, meurtre sauvage, vengeance… Pour comprendre, flanqué d’un légiste complice, il va devoir se frotter aux mœurs de la cité de Jacques Cœur, où rien ne se fait sans la bénédiction de la bonne société. Apprendre qu’au cœur des marais, un peuple d’origine vietnamienne cultive son pavot en toute impunité. Et déchiffrer les codes des quartiers nord, au-delà de la « frontière » du chemin de fer. Pour François Athibard, le Bourges by night va se faire à marche forcée et aux couleurs des gyrophares.

• BERNARD Daniel: Contes et légendes du Berry. 1 vol. br, 56 p, illustrations en couleur, éd. Geste éditions, 4,90 €.

l-berryDès le milieu du 19ème siècle, des quêteurs de mémoire recueillent dans les campagnes berrichonnes des récits traditionnels dans lesquels fantastique et merveilleux se mêlent. Considérant qu il était temps de sauvegarder cette culture orale, George Sand publie en 1858 ses Légendes rustiques. Une démarche poursuivie jusqu’au siècle suivant par les érudits, les folkloristes, les écrivains régionalistes et les acteurs du mouvement revivaliste. Légendes historiques et religieuses, croyances autour des dolmens et des carroirs, bestiaire fantastique, apparitions merveilleuses, diableries, contes et menteries dévoilent les richesses de cette littérature orale parvenue jusqu’à nous.

• BONARDI Fabrice (sous la direction de): Fragments. Concours littéraire  francophone de la nouvelle George Sand (12ème édition). 1 vol. br, 135 p, éd. L’Harmattan, coll. Nouvelles nouvelles, 14,50 €.

9782343112459r« Le sabot du cheval frappe la terre en cadence. Cinq kilomètres, ce n’est rien. Tout en marchant, Jeanne se demande s’il est possible de rapiécer les cœurs en lambeaux, de raccommoder les vies entaillées. Ce serait si commode, si rassurant ! Piquer de petits points soignés pour ourler les attaches rompues, préparer de grandes aiguillées pour repriser les âmes usées ». La Nouvelle George Sand convie le lecteur à découvrir « Une parcelle d’humanité » et les sept autres fragments qui composent le recueil 2016 d’un concours de nouvelles désormais incontournable.

• GALLIOT Pierre-François: Le bon vieux français du Berry: dictionnaire. 1 vol. br, 380 p, éd. Sylvie Philomène Galliot, 73,76 €.

image► Sont présentés dans ce dictionnaire environ 2.000 mots du vieux parler du Berry. Dans le vocabulaire, on trouve certes des mots dont l’emploi n’est commun que dans une zone géographique restreinte et qui ne sont pas compris ailleurs mais ces particularismes sont finalement peu nombreux. Jusqu’au milieu du siècle dernier, la plupart des mots de ce dictionnaire étaient encore d’usage courant à la campagne et ils étaient au moins familiers à ceux qui dans les bourgs et dans les villes ne les employaient plus. Maintenant, seuls les plus âgés, septuagénaires au moins, en ont gardé le souvenir plus ou moins vivace et se servent encore de quelques-uns en oubliant bien souvent qu’ils sont étrangers au français appris à l’école. Ce vieux parler qui a la vie si dure, quel est-il ? d’où vient-il ? Ce n’est pas un patois mais du français fortement imprégné d’archaïsmes et parlé avec des intonations particulières. Ce n’est pas du français écorché, encore moins un jargon inintelligible. George Sand notait que “le pur berrichon […] est le vrai français de Rabelais.” C’est le français d’il y a trois cents ans et aussi de quelques siècles avant. C’est le français “d’ nos cousins du Canada”, mais aussi de régions plus proches. Ce vieux parler fait partie de notre patrimoine culturel. Il garde l’empreinte de l’histoire de notre langue nationale. Comme les vieilles pierres des monuments historiques, il mérite d’échapper aux ravages du temps…

• George Sand dans  le Lot-et-Garonne. Réimpression en fac-similé de l’édition du XIXème siècle. 1 vol. br, 10 p, éd. Lacour-Ollé, 5 €.

sand-lot-et-garonne►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Il ne s’agit pas d’une œuvre biographique, d’esthétique, de critique, de louange et encore moins de dénigrement. Au moment où la postérité commence pour  la femme célèbre qui vient de descendre dans la tombe, chacun doit concourir dans la mesure de ses moyens à recueillir dans les souvenirs contemporains, pour les léguer à l’avenir, la part de renseignements authentiques dont l’ensemble servira  plus tard à a asseoir le jugement  définitif de l’histoire.  C’est à ce titre et dans ce but que les présentes notes ont été rédigées. Elles ont été communiquées à des personnes dignes de foi qui les ont approuvées et qui ont été en relation plus moins suivies, soit par correspondances, soit autrement  avec Madame Dudevant (George Sand) et M. Dudevant son mari.  Elles ont pour objet, comme on le verra, de retrouver et de constater  les principales apparitions de Madame Dudevant dans notre pays. Elles offrent donc un véritable intérêt pour l’histoire et pour notre département plus particulièrement, puisque c’est dans une des communes de ce département que M. Dudevant, mari de George Sand, a passé sa vie à peu près en entier ».

• LAVALADE Marie-France: George et Alexandre: portrait de George Sand. 1 vol. br, 480 p, éd. L’Harmattan, 29 €.

telechargement-1Ce livre présente une George Sand inattendue, débarrassée de l’ombre de Musset et de celle de Chopin. Entièrement basé sur sa correspondance et ses agendas, il nous fait pénétrer dans sa vie quotidienne, ses lectures au jour le jour, son goût pour le jeu, ses soucis d’argent pour brosser le portrait d’une femme moderne, à la curiosité insatiable, au cœur de la société de son temps. La période, volontairement choisie, de sa vie avec le graveur Alexandre Manceau (1849-1865) la révèle dans toute sa richesse. Marie-France Lavalade est née le 29 août 1953 à Paris. Après des études d’archéologie interrompues, elle devient institutrice et termine sa licence d’histoire. Elle Abandonne l’enseignement primaire après dix-sept ans (et quatre enfants) pour reprendre des études à l’Ecole du Louvre. Examens et concours obtenus, elle devient conférencière des Musées Nationaux et dispense des cours à l’Ecole du Louvre et dans des Universités inter-âge. 

•  LE GUILLOU Claire : Le Paris de George Sand. 1 vol. br, 120 p, illustrations, éd. Alexandrines, coll. Le Paris des écrivains, 8,90 €.

g-sand► Paris a toujours attiré des romanciers nombreux qui y résidèrent, ou encore plus quittèrent leur province pour s’y installer. Ces écrivains ont noté leurs impressions ou traduit leurs sentiments dans des récits personnels ou dans des romans… La collection « Le Paris des écrivains » propose de les suivre ainsi que leurs créatures. Elle  se concentre sur la ville – capitale pour en faire connaître la vie littéraire et l’influence que cette ville a eue sur les plus grands écrivains qui y ont séjourné. Entre voyage littéraire et biographie intime dans la ville, cette collection fait découvrir le Paris de ces écrivains pour qui la capitale a été une source d’inspiration, d’éclosion de talent et d’engagement. Claire Le Guillou est chercheuse rattachée au Centre d’étude des correspondances et journaux intimes à l’Université de Brest. Elle a rédigé de nombreux bulletins publiés par l’association des Amis de Maurice Rollinat. Elle est l’auteur du catalogue de l’exposition « Maurice Rollinat » au Musée Bertrand de Châteauroux, Maurice Rollinat, ses amitiés artistiques (Joca Séria, 2003.) Elle a travaillé sur le « Dictionnaire George Sand », dirigé par Simone Bernard-Griffiths (éditions Champion) et sur les « Œuvres complètes » de la romancière, une édition dirigée par Béatrice Didier (éditions Champion).

• NARBOUX Roland: Bourges et ses écrivains. 1 vol. br, 196 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. A. Lyner, 21 €.

sans-titrelyner Bourges, connue pour son industrie militaire et son printemps musical, n’a pas laissé de traces littéraires importantes.  Pourtant, la cité a inspiré maints auteurs, d’où une multitude de textes en tous genres (poèmes, romans, analyses historiques ou géographiques, autobiographies, courriers personnels, polars, témoignages, notes touristiques) qui montrent bien sa diversité. Regroupés dans ce recueil, ces textes sont des morceaux choisis et commentés en fonction de leur intérêt, de leur curiosité ou de la sensibilité de l’auteur – les écrits d’un Anglais comme Percy Allen, par exemple, ne peuvent pas laisser indifférent – et si la capitale du Berry jouit aujourd’hui d’une image attractive, on pourra constater qu’il n’en a pas toujours été le cas, alors que dans le même temps, la cathédrale Saint-Etienne et le palais Jacques Cœur ont toujours été admirés. De Jules César à Jean-Christophe Rufin, l’ouvrage propose une riche moisson de textes, née de regards croisés et de plumes diverses.

• NATUREL Mireille (sous la direction de) : Proust et Alain-Fournier. La transgression des genres : 1913-1914. Préface d’Agathe Corre-Rivière. Postface de François Bon. 1 vol. br., 252 p., 40 € .

 « Le Grand Meaulnes » paraît le 6 novembre 1913, « Du côté de chez Swann » le 14. Tous les deux sont des romans singuliers, inclassables qui défient les catégories traditionnelles, dans la définition même du genre romanesque, dans la perméabilité des composantes : la composante poétique recouvre de son voile ce qui n’est plus qu’apparence de roman. La guerre décidera du destin des deux œuvres, pour toujours dans le cas d’Alain-Fournier, de façon transitoire pour Proust. Cette double célébration, co-organisée par Mireille Naturel et Agathe Corre-Rivière, petite-nièce d’AlainFournier, s’est déroulée à Illiers-Combray en deux temps, novembre 2013 (« 1913 : la transgression des genres ») et novembre 2014 (« 1914 : la guerre et ses enjeux »). Mireille Naturel est responsable du Centre de Recherches Proustiennes de la Sorbonne nouvelle et Secrétaire générale de la Société des Amis de Marcel Proust. Elle a publié Proust et Flaubert : un secret d’écriture (Rodopi, 1999, réédité en  2007), Proust et le fait littéraire (Champion, 2010, réédité en  2012), Marcel Proust, L’arche et la colombe (Michel Lafon, 2012), et a édité Proust-Pluriel (Presses de la Sorbonne nouvelle, 2014). Elle est rédactrice du Bulletin Marcel Proust.

•SAND George: Ces beaux messieurs de Bois-Doré. Préface de Daniel Arsand. 1 vol. br, 580 p, éd. Libretto, 13,80 €.

51FUhzvSu3L._SX327_BO1,204,203,200_► « Nous sommes en 1621 (le roman s’achèvera en 1629). Louis XIII est le roi de France. Richelieu règne sur le roi et son royaume. Le Berry en [du roman] est le cadre, les perspectives et les coulisses. Apparaît en ouverture un certain Antonio d’Alvimar, au “cœur enfiélé”, un ambitieux aigri, ayant raté son ascension à la Cour. Il est accompagné de Sanche. L’un est l’âme damnée de l’autre et vice versa. L’esprit de la sainte Inquisition les a modelés, enfiévrés, rapetissés, fanatisés. Alvimar est hébergé, pour se reposer de ses échecs et fuir des ennemis qu’il a l’art de se forger, chez l’aristocrate du coin, Guillaume d’Ars. Le pays garde des séquelles des guerres de religion. La haine ne s’est pas dissoute avec le temps. Les braises sont là, l’incendie peut ravager de nouveau. Par d’Ars, Alvimar va rencontrer Sylvain de Bois-Doré, seigneur de Briantes, devenu marquis par l’amitié de feu Henri IV. Ce dernier est entouré de serviteurs qui lui sont dévoués, dont Lucilio, italien disciple de Giordano Bruno, et par conséquent en danger après la mort sur le bûcher de son maître spirituel. Bois-Doré est bon. Sa bonté excite la jalousie… » (extrait de la préface de Daniel Arsand )

• SAND George: Consuelo. Nouvelle édition. 1 vol. br,  920 p, éd. Libretto, 15,80 €.

9782859405755_1_75Dans les années où éclosent, en Europe, les forces qui renverseront l’Ancien Régime, à Venise, une jeune femme, Consuelo, fille d’une pauvre chanteuse bohémienne, apporte au théâtre, avec sa voix exceptionnelle, son génie. Roman historique, roman d’amour, roman musical, composé sans plan, au fil de la plume, chaque mois, pour paraître en feuilleton, en 1842, dans la Revue indépendante que George Sand venait de fonder avec le socialiste Pierre Leroux et Louis Viardot, Consuelo est aussi l’oeuvre où l’auteur exprime le plus librement, et fortement, sa conception de l’histoire. Ce « roman de formation » incarne le désir de connaissance des femmes. Ici est mise en voix la nouvelle vénitienne qui fut la matrice du roman et de sa suite, La comtesse de Rudolstadt.

  • SAND George : Croyances et légendes de nos campagnes. Préface de Jeanine Berducat. Avant-propos de Maud Brunaud. Postface de Michèle Dassas. 1 vol. br, 160 p, illustrations, éd. CPE, coll. Les passeurs de mémoire, 20 €.

►Ce folklore et ces croyances du Berry, dans lesquels elle avait baigné si jeune, l’écrivaine, même si elle eut le souci de leur donner une explication rationnelle, ne les dénonça jamais comme des superstitions, ayant bien trop de respect pour une tradition orale qui avait jalonné son enfance en lui laissant une forte impression, et qui, elle le savait, racontait l’histoire secrète et profonde du peuple de France, dédaignée par les livres académiques alors même qu’elle puise aux temps les plus reculés et est une clef pour les appréhender. C’est ainsi que dans les années 1840 et 1850, à travers des romans comme « Jeanne » ou « La Petite Fadette », ou encore des essais ou des recueils telles ses « Promenades autour d’un village » ou ses « Légendes rustiques », George Sand fit oeuvre, dans son style champêtre et romantique et avec au moins une vingtaine d’années d’avance, de précurseur des études folkloriques que mèneraient les grands collecteurs : les Sébillot, Carnoy ou Luzel, dans leurs revues. C’est une sélection d’extraits de ces diverses oeuvres de la Dame de Nohant, tous ayant trait à l’imaginaire rural, aux légendes, aux croyances et aux coutumes qu’elles inspirèrent, que nous vous proposons dans ce recueil.

• SAND George: La mare au diable. 1 vol. br,  éd. CLE International,  Coll. lecture Clé en français facile, 5,30 €.

téléchargement (2)Germain ne peut se consoler de la mort de sa femme qui l’a laissé seul avec trois enfants. Son beau-père l’engage à ne plus pleurer et à se remarier. Germain accepte, pour le bien de ses enfants. Une veuve d’une région voisine cherche à se remarier. Germain part lui rendre visite accompagné par Marie, une jeune fille du pays dont lui a confié la garde. Elle doit se placer dans une ferme proche du lieu où vit la veuve. Un des fils de Germain est aussi du voyage, en passager clandestin. Un orage les presse de quitter leur route pour se réfugier dans une forêt. Ils campent toute la nuit près d’une mare. C’est un lieu enchanté qui les rapproche irrésistiblement les uns des autres. Marie confie qu’elle préfère les hommes plus âgés qu’elle. Au matin, on reprend la route, la magie de la nuit s’étant dissipée. Ayant atteint le but de leur voyage, Germain et Marie doivent tous les deux faire face à de cruelles déconvenues. Germain n’est pas le seul prétendant auprès de la veuve qui joue les coquettes.

• VERCORS: Le petit Louis: Souvenirs d’enfance: Paris, Le Touquet, Saint-Amand-Montrond.  Édition établie par Alain Riffaud. 1 vol. br,  130 p, éd. Portaparole, Coll. I Vinticinque, 15 €.

Vercors, alias Jean Bruller (1902-1991) est d’abord connu pour son livre « Les silences de la mer » paru en 1942. Il est aussi auteur de plusieurs récits autobiographiques, dans lesquels il   avait entrepris d’achever le tableau de sa vie en racontant son enfance. Mais le travail, resté dans ses tiroirs, ne fait que paraître aujourd’hui. Pour le plus grand plaisir du lecteur qui découvrira un récit original, adoptant le point de vue du « petit Louis ». L’enfant porte un regard à la fois naïf et sérieux sur le monde qui l’entoure. Son univers s’organise autour de trois lieux de mémoire : le quatorzième arrondissement de Paris où il habitait avec sa sœur et ses parents, Le Touquet-Paris-Plage où son père avait construit une villa pour l’été, et Saint-Amand- Montrond dans le Cher où il allait aux petites vacances chez son oncle Gaston. Autant de scènes d’enfance, parfois drôles, parfois émouvantes, qui se succèdent, donnant l’occasion au petit Louis de manifester ses émotions et de révéler son caractère. Anecdotes et descriptions restituent enfin le milieu dans lequel vivait l’enfant au tout début du vingtième siècle. Le récit est complété par un dossier dévoilant les différents brouillons de l’écrivain : Vercors a repris plusieurs fois ses manuscrits, réécrit les scènes selon des perspectives différentes, en cherchant la meilleure solution pour raconter ses souvenirs.

  • VERDIER David: Le crépuscule des assassins. 1 vol. br, 258 p, éd. La Bouinotte, collection Black Berry, 17,50 €.

Au plus profond de la campagne berrichonne, une  » surprise  » attend l’inspecteur Tharel. Parmi les gravats d’une usine désaffectée, une baignoire, remplie de béton. C’est le premier acte d’une série de meurtres qui va mettre les policiers sur les dents. À leur appel, Paul Kestevan, un privé spécialiste des  » crimes impossibles « , sort de sa retraite pour leur prêter concours. Pas facile de se remettre en selle quelques mois après la violente attaque dont a été victime son assistante, Alexandra. Encore moins quand rôde Angus Hydencast, son meilleur ennemi, qui s’ingénie à le pister pour provoquer une dernière rencontre, décisive. S’engage alors un combat contre le temps et les démons intérieurs, pour que les ténèbres n’engloutissent de nouvelles victimes. Le dernier volet des aventures de Paul Kestevan livre, enfin, les clefs de secrets enfouis au creux des cimetières et au fond des mémoires.

◘ HISTOIRE

  • BABAULT Amaury, BERNARD Daniel (publié sous la direction de) : Berry, Bresse, Bretagne : Le costume à la croisée des chemins… (collectes, identités, muséographie). 1 vol. br, 170 p., 140 illustrations noir et blanc et couleur. Ouvrage édité en collaboration par Amaury Babault, Daniel Bernard, la Guérouée de Gâtines, la Rabouilleuse d’Issoudun et les Thiaulins de Lignières – C/O Daniel Bernard (50 allée des Glycines – 36130 Délos) , 25 € (30 € franco)

À l’occasion du colloque « Berry, Bresse et Bretagne  Le costume à la croisée des chemins… (collectes, identités et muséographie »), organisé au Musée de la Chemiserie et de l’élégance masculine à Argenton-sur-Creuse (7 mars 2015), huit intervenants, venus de trois régions aux identités diverses mais marquées (Berry, Bresse et Bretagne), ont confronté leurs recherches en les recontextualisant et en les replaçant dans une dynamique nationale. Organisé dans un lieu symbolique de l’histoire textile du Berry, ce colloque présentait de nouvelles approches sur un aspect fondamental de la culture matérielle, les pratiques et les représentations vestimentaires à travers les recherches de spécialistes passionnés qui allaient mettre à mal les idées reçues et des images souvent réductrices véhiculées par le folklorisme. En s’appuyant sur une démarche pluridisciplinaire alliant histoire et ethnographie, confortée par une connaissance pointue des ressources matérielles et des collections régionales, les intervenants bretons, bressan et berrichons ont captivé – parfois surpris – les nombreux auditeurs assistant à cette manifestation.  Au sommaire : Connaître et valoriser le « costume berrichon » : sources, méthodes de recherche et acteurs (D. Bernard) –  La vêture des habitants du canton de Levroux au début du XIXème siècle (1800-1830) à travers les actes notariés (C. Samain) –  Les coiffes du pays de La Châtre (XIXème et première moitié du XXème siècle) : du mythe sandien et régionaliste aux réalités de terrain (G. Baudimant) –  Broderie et dentelles en Bretagne : d’hier à aujourd’hui (H. Larvor-Cario) – Une moitié du pays breton trop souvent oubliée dans le domaine des Arts et Traditions populaires : la Haute-Bretagne (M. Guillerme) –  Sources, stéréotypes et recherches sur le costume régional entre Bresse et Mâconnais (R. Bourgeois) –  L’Arlésienne berrichonne : à la recherche du costume perdu ? (A. Babault) –  Pour une bonne conservation des collections textiles : de la théorie à la pratique (N. Gaillard).

  • BEZET Françoise : Meurtre d’un curé, 1881 : autopsie d’un crime en Berry. 1 vol br, 311 p, éd. La Bouinotte, 19 €.

► L’histoire de l’assassinat d’Alphonse Levé, curé de Jussy, un drame qui marqua durablement cette partie du Berry. 15 Septembre 1881. Le curé a disparu. En quelques heures, la communauté villageoise va passer de la surprise à l’inquiétude, puis à l’angoisse, jusqu’à la découverte du cadavre à demi enterré au détour d’un chemin encombré de ronces. Un curieux prêtre, que cet Alphonse Levé, qui aimait imprudemment montrer l’étendue de sa richesse, patiemment accumulée. Dans un monde rural encore largement dominé par l’Eglise, la nouvelle de sa mort va alimenter fantasmes et rumeurs. L’enquête débute, menée par les gendarmes de Saint-Martin-des-Champs. Rapidement, deux noms se distinguent, malgré la méfiance de villageois réticents à livrer deux des leurs. Françoise Bezet reconstitue le récit minutieux et passionnant d’un drame qui marquera durablement cette partie du Berry, mettant en scène les différents protagonistes, depuis les interrogatoires jusqu’au procès final. En filigrane se dessine le portrait d’une société rurale qui s’apprête à vivre de profondes mutations, économiques et morales, parmi lesquelles la remise en question du rôle de l’Eglise. Le meurtre d’un curé de campagne en était peut-être le premier signe.

• DESMOULIÈRES Pascal : Histoire de la briqueterie de Saint-Palais [Cher]. 1 vol. br, 354 p, illustrations, éd. JPS éditions (Aix-en-Provence), 19,80 €

• GIRES Jean-Paul: Le premier régiment de France et la résistance: Indre, Cher, Creuse, Corrèze, ... Préface de Patrick Grosjean. 1 vol. br, 148 p, illustrations, bibliographie, index, éd. A. Lyner, 20 €.

41jrrfqxfkl-_sx332_bo1204203200_Un livre qui traite un sujet encore peu connu de la France sous l’occupation nazie. En novembre 1942, la France n’a plus d’armée en métropole. En 1943, un régiment unique est recréé, sous la tutelle de l’occupant allemand. Vichy veut en faire un instrument de lutte contre la Résistance. Les soldats se sont pour la plupart engagés sous l’influence de leurs parents qui veulent leur épargner un long travail obligatoire en Allemagne. Les autres sont des maurassiens ralliés au régime de Vichy, ou franchement collaborationnistes, comme la plupart des officiers. Les unités sont dispersées dans de nombreux départements. Le régiment va devenir le révélateur du comportement de ces jeunes militaires. Dans un premier temps, des accrochages avec la Résistance ont effectivement lieu. Mais, dès le débarquement en Normandie les soldats commencent à se rallier à la Résistance, d’abord par petits groupes. En août 1944, ce sont toutes les unités qui se rallient, avec la plupart de leurs officiers subalternes. Il s’agit ainsi d’une renaissance du patriotisme de ces jeunes Français, et d’un revirement étonnant de l’histoire contemporaine : ces hommes, appelés à lutter contre la Résistance, se sont ralliés à elle pour combattre victorieusement l’ennemi. L’ouvrage révèle ces faits, dresse des  portraits d’officiers, décrit les ralliements successifs à divers réseaux de Résistance et les combats menés avec eux, et établit un bilan des morts pour la France.

  • LARDEAU Fabrice : Un carrefour de l’invisible, une chronique française. 1 vol. br, éd. Plein Jour, 15 €.

LardreauMajorité silencieuse, France périphérique, ils sont les héros des campagnes électorales, objets de toutes les attentions et de tous les fantasmes. Mais que racontent ces Français qu’on dit moyens sur leur vie, quand on cesse de s’exprimer en leur nom ? Pour engager la conversation avec eux, Fabrice Lardreau, qui se revendique comme l’un des leurs, s’est immergé à Bruère-Allichamps (Cher), centre géographique exact du pays, dont les habitants ressemblent beaucoup au portrait-robot de la population française médiane. Il avait découvert ce village mythique au début du film L’Argent de poche de François Truffaut, plans rapides d’une vie simple, apparemment sans histoire. Quarante ans plus tard, il a eu envie d’en explorer le hors-champ pour se plonger dans ce mystère brut : la vie des gens, au-delà des clichés. Enquête d’un écrivain dans un concentré de France, sur ce carrefour invisible où nos identités mêlées, nos vies disparates circulent et se rejoignent – cela s’appelle un peuple, mais qu’y a-t-il derrière les mots ?  Fabrice Lardreau, écrivain et journaliste né en 1965, est l’auteur de sept romans, dont « Une fuite ordinaire » (éd. Denoël) et « Contretemps » (éd. Flammarion), salué par la critique et traduit en plusieurs langues.

• ROBERT Annelaure, SIRÈNE Christophe: Je découvre le Cher.  1 vol. br, 56 p, illustrations en couleur, éd. Geste éditions, coll. Je découvre, 4,90 €.

51sjmpbk-tl-_sx346_bo1204203200_► Au cœur de la France, marqué par le fer et le feu, bordé par le plus grand fleuve de France, irrigué par la rivière du même nom, le Cher est le berceau de notre pays à travers Bourges, Jacques Cœur, Jeanne d Arc et Charles VII. Des Stuarts de la Sologne aux industries de Vierzon, les paysages ont une forme d éternité. Venez découvrir les recoins cachés admirés par les Japonais et la fête triomphante du Printemps de Bourges. Flânez dans le bocage ou la champagne à la découverte de principautés perdues et de races d animaux sauvées. Le Cher a une personnalité fascinante qu Annelaure Robert  et Christophe  Sirène exposent avec amour et sensibilité, laissez-vous guider vers ses recoins secrets.

enfantassiste• SEURIN Monique : Enfants assistés dans le département du Cher au XIXème siècle. Introduction de Xavier Laurent, conservateur en chef du patrimoine. 1 vol. br, 220 p, illustrations, éd. Cercle généalogique du Haut-Berry (Bourges), 25 €

Cet ouvrage est le fruit des recherches effectuées par l’auteure, née en 1953, aux Archives départementales du Cher. Elle portent  sur les enfants recueillis dans les deux hospices de Bourges et de Saint-Amand. Monique Seurin peut ainsi dresser une synthèse  sur les conditions de vie de ces enfants.

• SALLOT Jacques :  De la « Sup » de Bourges au Lycée polyvalent Pierre-Emile Martin (1833-2010). 1 vol br, 173 p, éd. Cercle héraldique du Haut Berry (Bourges),  25 €.

supbourgesJacques Sallot est né en 1948 en région parisienne. Passionné d’histoire et de géographie, il entreprend dès l’âge de 20 ans de nombreux voyages dans les pays nordiques puis s’enthousiasme pour l’Asie.   Professeur de lettres Histoire, il a terminé sa carrière  à Bourges où il a enseigné  pendant 21 ans.  Avec la complicité de son collègue Raymond Michaud, il découvre des bribes du riche passé de son établissement. Pendant 12 ans, avec l’aide de Sylvie Souque, documentaliste, il fouille les archives, interroge les anciens élèves et membres du personnel : peu à peu, l’histoire de la « Sup » se révèle. Une première exposition a lieu en 2000, une autre en 2010 pour le centenaire de l’installation de l’École Primaire Supérieure sur son site actuel.  Cet ouvrage retrace 177 ans de turbulences, mais aussi de prospérité, de réussites individuelles et d’espoirs.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• BOULAY Thibaut : Le vignoble de Chavignol. 1 vol. br, 96 p, illustrations,  éd. Nouvelles éditions Loubatières, 16 €.

51ewcbiwobl-_sx318_bo1204203200_Les coteaux de Chavignol – dans le Sancerre – comptent parmi les plus anciens vignobles d’Europe. En raison de son importance dans l’économie locale, la vigne n’a cessé d’occuper une place centrale, et cela de manière continue depuis le Xe siècle. Épargné par les remembrements, le paysage viticole a conservé les grandes lignes du maillage parcellaire connu à la fin du Moyen Âge et constitue un cadre privilégié pour une étude sur les zones écologiques réservoirs. Rangs de vigne enherbés, tournières, pierriers, bandes fleuries et haies favorables à la faune auxiliaire, l’écosystème viticole du vignoble de Chavignol offre aux visiteurs qui le découvrent un voyage à travers les siècles. L’ouvrage présente cinq itinéraires pédestres dans le vignoble avec carte et illustrations.

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

• MARCONNET Philippe: Contes et légendes de la Loire. Préface de Fabienne Verrier. Illustrations de Cécile Gourbière. 1 vol. br, 370 p, illustrations en noir et blanc et en couleur, éd. de Borée, 23 €.

Philippe Marconnet  remet en lumière une partie du patrimoine oral du département de la Loire. Dans cet ouvrage, sont reprises les légendes les plus emblématiques qui ont bercé l’enfance de nos aïeux. Les illustrations, qui sont l’œuvre de Cécile Gourbière, jeune illustratrice, se veulent résolument modernes et s’intègrent parfaitement dans le surréalisme des situations évoquées dans cet ouvrage qui ravira petits et grands. De nombreux textes sont remis au goût du jour : la légende de la ville de Roanne et celle de L’Espinasse, le combat des Égaux se déroulant près du château de Boisy, la légende de l’Ourgon, l’ogre qui effrayait les mariniers du côté de Saint-Maurice-sur-Loire, sans oublier les récits d’auteurs tels Frédéric Noëlas, Louis-Pierre Gras, Louis Fusain, Louis Mercier et Jean Combe qui feront voyager de St-Martin-d’Estréaux aux cimes du Pilat et des monts du Forez aux monts du Lyonnais.  (extrait d’une interview de l’auteur publiée dans Le Progrès – 16 mars 2017)

◘ HISTOIRE

• CLAVIER Jacques : Sury-le-Comtal dans le Forez : le 20ème  siècle et l’entrée dans un nouveau millénaire. 1 vol. br, 368 p, illustrations en couleur, autoédition Jacques Clavier   (Sury-le-Comtal – Loire, 25 €

sury le comtal► L’auteur, né en 1925, a été correspondant de presse durant près de 40 ans et il s’est fortement impliqué dans la vie municipale.   « Sury-le-Comtal dans le Forez » est le titre du deuxième livre de Jacques Clavier. Ce n’est pas un livre historique, bien que la première partie, assemblage d’archives déjà publiées par ailleurs, s’en rapproche beaucoup. Le chapitre « Histoire des rues » reprend également des publications passées présentant un intérêt pour tous les Suryquois.  Au regard du contemporain actuel, la seconde partie est certainement la plus instructive. Avec « Notre cité au cours du 20ème  siècle, un siècle de mutation », c’est l’évolution économique de la commune qui est croquée dans le vif. Tout le reste de l’ouvrage, soit plus de deux cents pages, est le travail d’un journaliste décrivant des faits divers, des assemblées, des événements parfois cocasses, parfois tristes…. La plume d’Alain Clavier, le fils de Jacques, fut un précieux recours. Georges Michel, lui, s’est consacré aux illustrations photographiques. La vie associative, qui fut la vraie passion de l’auteur, est saisie avec exactitude. Même chose pour la vie scolaire. Le livre s’achève par les transformations municipales les plus récentes dont la ZAC des plaines. Cette publication s’apparente à un livre de chevet. (Extrait en partie du site de « Le Pays Roannais »)

• LAVIGNE Jean: La batellerie de la Loire haute, du Gerbier de Jonc au Roannais (1702-1764). 1 vol., 192 p, illustrations, éd. Actes Graphiques, coll. Histoire et patrimoine, 28 €.

couverture-livre-de-mr-lavigne-624x572► Une histoire de l’activité économique dans la région de Saint-Just-Saint-Rambert au XVIIIe siècle, dominée par la construction d’une flotte de rambertes et leur utilisation pour le transport fluvial du charbon et d’autres produits vers Roanne, Paris ou Nantes. Au terme de huit années de recherches dans les registres paroissiaux, croisés avec les actes notariés, Jean Lavigne a reconstitué par le menu  l’histoire de la batellerie jusqu’à nommer le premier charpentier qui aurait construit la première « ramberte » et son lieu de construction. C’est d’ailleurs à la rencontre d’un ancêtre charpentier au XVII° siècle à Saint-Rambert, dans le cadre de travaux généalogiques auxquels il se livra la retraite venue, que déroulant le fil des écrits, il s’est passionné pour cette histoire de la batellerie sur la Loire, dédiée principalement au commerce du charbon, concomitante avec le développement industriel du bassin de Saint-Etienne.

• Les Poilus du pays d’Urfé : histoire singulière du canton pendant la Grande guerre . Ouvrage collectif. 1 vol. br,  298 p, illustrations en couleur, éd. Association des bibliothèques du pays d’Urfé (Saint-Romain-d’Urfé), 25 €.

poilus-du-pays-d-urfePendant plusieurs mois les bénévoles des bibliothèques de chaque village  du Pays d’Urfé ont travaillé sur un projet commun : collecter des documents  tels que lettres, carnets de soldats, télégrammes administratifs aux mairies, pièces d’archives, photos, illustrations et informations diverses et étude des monuments aux morts de chaque commune. Ils ont rassemblé tous ces éléments pour rappeler que ce sont près de 2 500 hommes qui ont été mobilisés sur le territoire d’Urfé lors de la première guerre mondiale. Au-delà de la vie quotidienne des soldats, est également décrite la vie des femmes à l’arrière et dressé  le portrait de chacune des communes à la veille de la mobilisation. L’hôpital pour convalescents du château de Contenson est également étudié.

• PASSEMARD Maurice: L’itinéraire d’un jeune Stéphanois pendant le guerre. Textes de Sylvain Bissonier, Jean-Michel Blanchardon, Grégory Charbonnier… 1 vol. br, 230 p, illustrations en couleur, éd. Actes Graphiques, coll. Histoire et mémoire, 24 €.

electre_978-2-36883-026-0_9782368830260Un témoignage en images sur la Seconde Guerre à travers des dessins réalisés par M. Passemard, pendant ses années de lycée et ses études à l’Ecole des beaux-arts de Saint-Etienne ou après être devenu ouvrier de l’usine Barrouin pour échapper au STO. Il décrit aussi son action de pompier volontaire après le bombardement de la ville en mai 1944, et son engagement au sein de l’Armée française jusqu’en 1945. Dans ce livre, richement illustré des dessins et aquarelles,  le lecteur se replonge dans un pan de notre histoire tragique. Une histoire racontée et dessinée par Maurice Passemard à travers trois épisodes principaux: son travail aux Usines Barrouin, le bombardement de la ville qu’il vécut en tant que pompier volontaire et la bataille des Alpes de l’hiver 1944 au printemps 1945.

• PERRIN Éric: Saint-Chamond, de A à Z. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, éd. Alan Sutton, coll. de A à Z, 21 €.

9782813809711De A comme aqueducs à Z comme zup en passant par G comme Gier, Eric Perrin utilise l’alphabet comme prétexte pour nous faire découvrir l’histoire saint-chamonaise. Ainsi, vingt-six entrées montrent comment du Saint-Chamond d’aujourd’hui émergent des traces du passé. Monuments, parcs, jardins nous livrent leurs secrets et prennent une autre dimension. Certaines lettres évoquent le passé industriel de cette ville du bassin minier stéphanois et son incidence sur le présent. D’autres reviennent sur les actions menées par le célèbre Auguste Pinay mais rappellent également les actes de résistance de Maurice Bonnevialle, Renée Peillon ou Jean Rivaud, à qui la ville a rendu hommage en donnant leur nom à une rue ou à une place. Au fil des pages, ce dictionnaire amoureux nous invite à découvrir avec curiosité les dessous de notre environnement, beaucoup moins banal qu’il n’y paraît.

• THERMEAU Gérard Michel: Stéphanois d’ailleurs, Stéphanois de cœur. 1 vol. br, 256 p, illustrations, éd. Actes Graphiques, coll. Histoire et mémoire, 24 €.

1507-1Du XVIIème au XXème siècle, de l’abbé Guy Colombet, le fondateur de la Charité, à Roger Rocher, l’homme de l’épopée des Verts, Gérard-Michel Thermeau brosse le portrait de vingt hommes qui ont fait la ville, des religieux, des politiques, des entrepreneurs, des artistes…Ces portraits sont complétés par onze notices plus succinctes d’autres personnages qui font écho aux vingt « étrangers » retenus. On y croise des figures connues comme Léon Lamaizière, Aristide Briand, Alexandre de Fraissinnette ou Jean Dasté mais aussi d’autres dont le nom sonne moins à nos oreilles, comme William Hunt (voir ci-dessous), Isidore Hedde, Alfred Dard-Janin ou Louis Messance.  Tous ces personnages ont laissé une trace à Saint-Etienne, architecturale, sociale, économique ou simplement humaine. 

  • VEUILLET Alphonse (1919-2002) : Histoire de Saint-André-d’Apchon . 2 tomes en 4 vol. br, 279 – 224 p, illustrations en couleur, éd. Centre de recherches du Musée Alice Taverne (Ambierle), coll. Études et documents (Hors série n° 10), 45 €

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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