◘ BIOGRAPHIE – N°8 : LOUIS BLANCHARD, ALIAS FLORANE (1871-1939): UN PEINTRE ET DESSINATEUR À REDÉCOUVRIR

MISE À JOUR:  6 JUIN  2017                    Jean-Paul PERRIN

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Une nouvelle association, « Florane et son époque », a vu le jour à Montvicq, à la fin de 2016, à l’initiative notamment d’Huguette Butrus et de Jean-Marc Nigond.  Son objectif : perpétuer le souvenir du peintre et du dessinateur assidu de « L’Assiette au beurre » et du « Rire », journaux satiriques  illustrés qui eurent leur heure de gloire, notamment à la Belle époque. Il s’agit aussi de  « réunir les amateurs du peintre, de le situer dans le genre artistique de son époque et de faire découvrir une partie de son œuvre par le biais d’expositions ». Mais qui était donc Louis Blanchard, alias Florane ? Une question à laquelle tente de répondre Vu du Bourbonnais…

Contact: allier-infos@sfr.fr

Louis Blanchard et son épouse Joséphine Floranne
Louis Blanchard et son épouse Joséphine Floranne

• Florane, de son vrai nom Louis Blanchard, est né le 7 novembre 1871 à Toulouse. Son père, qui était instituteur, venait d’y être nommé directeur d’école. Un autre garçon, Jean, l’avait précédé au foyer familial, cinq ans plus tôt. Devenu médecin,   ce dernier  s’installera à Vallon-en-Sully, à la fin des années 1890.  Après avoir envisagé, lui aussi,  de mener  des études de médecine,  Louis Blanchard y renonce. André Guy affirme que  » au cours d’une leçon d’autopsie« , il n’aurait pu « supporter la vue d’une malheureuse jeune femme dont le corps servait à la leçon du professeur« . De la Faculté des sciences, il bifurque vers les Beaux Arts de Toulouse, envisageant désormais une carrière artistique C’est là qu’il rencontre Joséphine Floranne, qu’il épousera en 1898. De son nom de jeune fille, l’artiste tirera son pseudonyme, Florane, mais avec un seul « n ». Monté à Paris, il  se retrouve plongé dans le monde des dessinateurs humoristiques et satiriques  dont les dessins peuplent les pages des  mêmes journaux, de Frou-Frou, au Rire, en passant par les plus célèbres, l‘Assiette au beurre et le Gil blas. Il fait la connaissance du peintre Charles Léandre (1862-1934), fondateur du journal Les Humoristes et initiateur du Salon des Humoristes, qui devient un de ses amis. En fréquentant le Moulin Rouge, il côtoie  Pierre Puvis de Chavanne (1824-1898), mais aussi Henri de Toulouse Lautrec (1864-1901) avec lequel il entretient des liens d’amitié, ainsi que Edgar Degas (1834-1917), Steinlen (1859-1923)  ou encore Jean-Louis Forain (1852-1931).

florane-3 • Entre 1901 et 1910,  Florane  dessine  notamment pour le journal Le rire. Il collabore également à l’Assiette au beurre dont il  coordonne  deux numéros, « Monstres et satyres » (n° 122 – 1er  août 1903) , sur un texte de Laurent Tailhade (1854-1919) et « Le Sanatorium » (n° 233 du 16 septembre 1905). Il donne  aussi  des dessins à  une kyrielle de publications humoristiques et/ou satiriques comme  La caricature, Frou-Frou, Sans-Gêne, Le Témoin, Le Continental et Les temps nouveaux. Il compose par ailleurs quelques couvertures pour le Gil Blas illustré. Selon Daniel Gibiat et Jean-François Brun, il n’est pas impossible que sa renommée ait alors dépassé les frontières, au point de lui ouvrir les pages de journaux allemands. C’est, du moins, ce que Florane, lui-même, laissait entendre. Dans l’article nécrologique qui lui sera consacré par le journal Le  Centre (26 octobre 1939), Florane, avec sa « silhouette hardie, trapue, cocardière et cependant bonhomme » est décrit comme « un homme du beau, fustigeant  de mots spirituels et sonores ces agenouillés: les gens d’argent et ces accroupis: les combinards ». Un homme au verbe haut…

Publicité pour le livre Demi veuve, illustré par Florane
Publicité pour le livre Demi veuve, illustré par Florane (1905)

•En 1904, il prépare 26  compositions  destinées à illustrer « Demi-veuve », un roman de Maurice Edmond Saillant, alias Curnonsky (1872-1956) et de Paul-Jean Toulet (1867-1920), que doit publier en 1905 l’éditeur Albert Méricant.  En découvrant la teneur des dessins de Florane, ce dernier  décide  de n’en retenir que 10, les autres étant jugés  bien trop osées. Ce qui ne l’empêchera pas d’annoncer « avec 26 compositions de Florane » sur la couverture.  Quant à Toulet, bien que coauteur, il refusera  que son nom soit apposé sur le  livre. En réalité, l’ensemble n’était pas totalement inédit:  le roman avait déjà fait l’objet d’une publication dans « La Vie parisienne« ,  un an plus tôt, sous le pseudonyme collectif de Perdiccas, à l’exception du chapitre VI inédit.

Demi-veuve 1905), roman illustré par Florane
Demi-veuve (1905), roman illustré par Florane

• D’autres éditeurs et auteurs solliciteront Florane pour illustrer soit la couverture, soit les pages intérieures de leurs romans. C’est notamment le cas en 1902 pour  Sales bourgeois. Son importance Auguste Pluchon de Laurent Tailhade  et  Raoul Ralph ou pour Les masques de Paris. Toutes ces années d’avant guerre se révèlent  finalement comme les plus fastes de sa vie, d’autant que Joséphine, son épouse, ne reste pas inactive: couturière de talent, elle est même sollicitée par de grandes maisons de couture  de la place de Paris. Avec l’éclatement de la guerre, les dessins humoristiques étant provisoirement  moins prisés par les éditeurs, Florane voit alors son activité se ralentir, en même temps que ses revenus se réduire. C’est ce qui pousse le couple à quitter la capitale.

Le château de Nassigny et ses dépendances
Le château de Nassigny et ses dépendances

• Florane  s’installe alors dans le  Bourbonnais.  La proximité géographique avec Vallon-en-Sully où son frère s’est établi comme médecin, une dizaine d’années auparavant,  pousse Florane à se fixer à Nassigny. Il bénéficie de la protection de la Comtesse de la Preugne, qui lui procure un logement proche de son château. Florane, qui sait qu’elle se passionne pour la peinture, lui prodigue  ses précieux conseils. Il l’immortalisera en 1904, sur un de ses tableaux, en la représentant  en train de peindre, face à son chevalet.

L'hôpital militaire de La Charité à Lavault-Sainte-Anne
L’hôpital militaire de La Charité à Lavault-Sainte-Anne
19914-1918: Le docteur Piquand, opérant des blessés (dessin de Florane)
1914-1918: Le docteur Piquand, opérant des blessés (dessin de Florane). À sa droite: la fille de la comtesse de la Preugne

• Pendant la première guerre mondiale, l’ex-étudiant en médecine qu’il a été  se retrouve affecté  comme infirmier à l’hôpital militaire de la Charité, à Lavault-Sainte-Anne, aux portes de Montluçon. Il y croise le docteur Georges Piquand (1876-1955), érudit et chirurgien montluçonnais réputé, qui réalise les opérations chirurgicales en série, face à l’afflux de blessés. La fille de  sa protectrice y officie comme infirmière.

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Les jardins de la douleur, d’Ernest Montusès ( 1918)

De cette étape de sa vie, il reste un dessin qui sera  reproduit sur des cartes postales, montrant le docteur Piquand et son équipe en train d’opérer un bléssé. Cette période est aussi marquée par le décès de Georges Blanchard, son fils,  qui succombe à la rougeole, en mars 1917. Il avait seulement 14 ans.  En 1902, le couple Blanchard avait déjà eu la douleur de perdre son premier enfant,  Anne,  morte à seulement trois mois. En 1918, Florane, qui a réalisé plusieurs tableaux faisant référence à la guerre,  est sollicité   par Ernest Montusès (1880-1927) pour illustrer Les jardins de la douleur (Société Mutuelle d’édition), un recueil de poèmes relatifs à la guerre. L’année suivante, toujours pour Montusès, il illustrera L’âge de fer (Société mutuelle d’édition)

Florane: Paysage à la rivière
Florane: Paysage à la rivière…Les rives du Cher

• La guerre terminée, Florane fait le choix de ne pas retourner dans la capitale. Il ne rompt toutefois pas les ponts avec ses amis parisiens, continuant à exposer des toiles  au Salon des artistes français. Dans les catalogues du Salon des humoristes français, figurent  huit œuvres de Florane en 1919 et encore deux en 1933. Désormais solidement attaché au Bourbonnais, il s’installe définitivement à  Nassigny. Il apprécie le charme des paysages  des bords du Cher et du canal de Berry, tout autant que les jardins du Présbytère, la dépendance du château mise à sa disposition par la comtesse de  la Preugne.

Le "Presbytère" où réside Florane
Le « Presbytère » à Nassigny, où résidait Florane

• Pour s’assurer des revenus moins aléatoires que ceux de sa seule production artistique,  il enseigne le dessin et l’histoire de l’art au cours complémentaire des Conches et à l’école primaire supérieure de jeunes filles de Saint-Maur, à Montluçon. Décide aussi d’ouvrir  un atelier,dans les sous-pentes d’u immeuble au 11  place de la Comédie.

Le docteur Henri Rigondet, croqué par Florane
Le docteur Henri Rigondet, croqué par Florane

• En 1930, il publie  Sur le vif, un recueil contenant une galerie d’une  trentaine de portraits  de personnalités montluçonnaises, croquées par ses soins. L’ouvrage,  préfacé par Charles Léandre, est publié par les éditions du Cerf Volant – Imprimerie des anciens combattants, sous la houlette d’André Gervais. Des médecins (les docteurs Henri Rigondet, Félix Pasquier et Georges Piquand) y voisinent avec des hommes de presse (Jean Joussain du Rieu, Henri Bouché), des  personnalités (l’entrepreneur et artiste et ancien combattant André Gervais) ou des musiciens (Gilbert Malochet).  André Guy qualifie cet ouvrage de « document inestimable pour la postérité » car  » on y trouve dans leurs attitudes les plus typiques l’organiste, le chirurgien, l’avoué, le prêtre, l’ancien député, le sculpteur, le marchand de journaux, le maître-sonneur de vielle et deux politiciens« . La plupart d’entre eux jouent aussi les mécènes en  l’accueillant régulièrement à leur table. André Gervais, qui se pique d’écriture, lui confiera l’illustration de plusieurs de ses livres, dont Suite et fin, un recueil de contes.

André Gervais, à sa table de travail
André Gervais, à sa table de travail

• En revanche, avec Marx Dormoy (1888-1941) le nouveau maire, futur député  puis sénateur et ministre du Front Populaire,  qui a succédé à Paul Constans, les relations seront  moins sereines et fluctuantes. Selon Jean-François Brun et Daniel Gibiat, Dormoy n’aurait guère apprécié un des dessins de Florane dans Sur le vif, le montrant » en train de chasser sans ménagement son prédécesseur Paul Constans« .  Après un séjour en Italie, entre janvier et mars 1931, il publie toujours aux éditions du Cerf Volant et  avec l’appui d’Amédée Pannetier, alias André Gervais (1891-1964), qui en rédige la préface, un autre recueil:  Au pays de Poverello, Adriatique, Ombrie, Toscane. Il  réunit  une trentaine de dessins sur la région d’Assise: « Florane, habile à saisir l’âme des paysage (…) interprète les plus beaux aspects de l’Italie centrale« , c’est à dire  « la terre que Saint-François d’Assise a marquée de sa puissante empreinte« , note son préfacier. C’est également avec André Gervais qu’il publiera  Le Bourbonnais.

Ensemble des vitraux de l'ancienne chapelle Saint-François
Ensemble des vitraux de l’ancienne chapelle Saint-François

• À la même époque, le docteur Henri Rigondet lui commande la réalisation  de vitraux destinés à la chapelle de la clinique Saint-François qu’il dirige, l’exécution étant confiée au maître verrier Francis Chigot (1879-1960). Désormais, les voyages de Florane se feront moins lointains et moins nombreux, faute de moyens suffisants. L’artiste est totalement dépendant de ses  commandes, ce qui conduit à une grande irrégularité de ses revenus. Dans une lettre citée par Jean-François Brun et Daniel Gibiat, Florane qui vient de partir pour Cannes écrit: « J’ai heureusement fait le portrait d’un enfant qui m’a payé le voyage largement, et les premières provisions d’installation. Mais dois-je croire au pactole qui va couler sous mon toit ? « 

Marx Dormoy
Marx Dormoy: des relations fluctuantes avec Florane

• En 1935, Florane acquiert une certaine reconnaissance de l’état qui se porte acquéreur d’un de ses tableaux,  Cabaret villageois exposé au Salon des artistes français. Il  sera offert au Musée de Montluçon. Une situation inattendue eu égard aux relations fluctuantes que Florane entretenait avec  Marx Dormoy. Bien qu’éloigné de la politique, le peintre ne cachait pas à travers ses lettres  son hostilité à la gauche communiste ou socialiste, émaillant parfois ses propos d’une tonalité bien  dans l’air du temps.  Sans parler du peu de cas qu’il faisait des femmes. Jean François Brun cite un extrait d’une lettre dans laquelle Florane écrit à son interlocuteur:  « Vous ne vous rendez pas compte à Montluçon de l’étroitesse de la vie, que des folies  mystico du mystificateur Rouge, juif, ont poussé jusqu’au pénible. Même les boîtes de nuit, à exhibition de chair plus jeune que fraîche, n’arrivent pas a dépasser leurs frais« …

img160-copie• Moins heureux sur le plan personnel, Florane voit son mariage battre de l’aile. Dès la fin de la Grande guerre,  Joséphine Blanchard  avait regagné Paris pour devenir gouvernante des enfants d’une de ses amies. Le couple ne se retrouve plus qu’épisodiquement et la rupture survient en 1932, avec le prononcé du divorce, marqué selon André Guy par « une longue et pénible procédure« . Ce qui n’empêchera pas Joséphine de revenir de temps à autre à Nassigny. Florane ne peut trouver le réconfort que dans son art. Sa silhouette pittoresque, avec sa cape, son chapeau à larges bords, sa lavallière et ses sandales, le distinguent immédiatement de la foule. Tout concourt à donner de lui « l’image d’un homme chaleureux,malgré son tempérament de sauvage indépendance et de liberté », écrit Maurice Sarazin, dans la notice biographique qu’il lui a consacrée.

Dernier soir d'amour (Fantasio - 1926)
Dernier soir d’amour (Fantasio – 1926)

• Le journal Le Centre qui lui rend hommage en octobre 1939, écrit à ce propos:  » Silhouette hardie, trapue, cocardière et cependant bonhomme. Cape aux beaux plis, feutre à la d’Annunzio, barbe en collier, court taillée…Et ces yeux…Ces yeux de peintre si doux d’avoir contemplé et saisi tant de belles choses et de s’en être  comme imprégnés« …Derrière cette élégance, se cachait toutefois une situation matérielle de plus en plus   préoccupante. Dans les dernières années de sa vie, il se retrouve ainsi  fréquemment à court d’argent, ce qui l’oblige à solliciter  de plus en plus souvent ses proches. Dans les dernières semaines de sa vie, il en est même réduit à demander une aide financière à son meilleur ami   pour lui permettre d’acheter des médicaments.

img148• Florane – Louis Blanchard est décédé  aux Bourdignats, à Montvicq, le 17 octobre 1939, des suites « d’une grippe bénigne« , si l’on en croit le journal  Le Centre. En fait, il semble avoir ressenti les premières atteintes d’une  maladie plus grave  au cours du printemps et, durant l’été sa santé n’a cessé de décliner. Plutôt que de rester reclus dans son atelier montluçonnais, il a choisi de partir résider   chez une couturière, Marie Marcelle Message,  de 20 ans sa cadette. Il l’avait, semble-t-il,  connue au moment de son divorce, au début des années 1930 et elle lui avait servi de modèle à plusieurs reprises. C’est ce qui explique que la sépulture de Florane se trouve au cimetière de Montvicq, qui était aussi la commune de résidence de son oncle  Marcel Blanchard.

Les Bourdignats, à Montvicq, au début du XXème siècle
Les Bourdignats, à Montvicq, au début du XXème siècle
Marie Marcelle Message, chez qui mourut Florane
Marie Marcelle Message, chez qui mourut Florane

• Faute d’entretien, sa tombe menaçait  ruine et c’est pourquoi  la municipalité a décidé en 2012 de la faire réhabiliter. Le 20 octobre, lors de ses obsèques, c’est Gabriel Valtat qui lui rend hommage, voyant en lui un  « artiste avec passion« ,  « portraitiste distingué (qui) mettait un talent sûr et un métier possédé à fond au service d’une interprétation d’autant plus fidèle qu’il connaissait mieux le sujet, et qu’il le chérissait davantage« . Pour Gabriel Valtat, il a su traduire en peintre délicat « nos ciels bourbonnais, les automnes frémissants et sensuels, les hivers mystérieux, poursuivant son idéal par un  travail acharné et jamais lassé« . Quant au Florane pourvoyeur des journaux satiriques, il le décrit comme « un humoriste moderne, amusant, quelquefois hermétique  pour le grand public, parfois cinglant« 

• La mort de Florane marque aussi le moment de la dispersion de ses œuvres. Marie Marcelle Message vend les tableaux de Florane à une foule de collectionneurs, le fond de collection restant étant acquis par un antiquaire  montluçonnais, Sarassat qui, à son tour, le dispersera. Selon Daniel Gibiat et Jean-François Brun, Florane souhaitait que ses tableaux fussent légués au musée de Montluçon qui lui aurait alors consacré une salle d’exposition.

Cahiers bourbonnais (n° 5 - 1958)
Cahiers bourbonnais (n° 5 – 1958) – Bois gravé de Joseph Prémilhat 

• Depuis sa disparition plusieurs hommages ont été rendus à Florane :  une rue de Montluçon porte son nom depuis 1959 et une plaque a été apposée sur la maison où se trouvait son atelier et où il a vécu, au 11 place de la Comédie. Il a fallu attendre 1957 pour qu’une exposition rétrospective lui soit consacrée par les Amis des arts de Montluçon, lors de leur Xème Salon.  À cette occasion,  dans les Cahiers Bourbonnais (n° 5 – 1er trimestre 1958), André Guy (1913-2008) publie  un « Hommage à Florane » dans lequel il écrit: « Ses amis, nombreux encore à Montluçon,  souhaitaient depuis plusieurs années voir évoquer son souvenir, dans cette ville dont il ne fut pas une des figures les moins pittoresques ».

• En 2009, ce sont les Amis de Montluçon qui, à leur tour,  lui ont rendu hommage, avec leur exposition publique annuelle  au château de Bien Assis. Aujourd’hui encore, ses tableaux, fruits d’une production abondante mais aussi hétérogène, reviennent régulièrement en vente et continuent à séduire des collectionneurs.

Contacts: allier-infos@sfr.fr

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Nécrologie de Florane, publiée dans Le Centre (26 octobre 1939)

 

Images de Florane

Florane, sous le crayon d'André Gervais (1934)
• Florane, sous le crayon d’André Gervais (1934)

 

Florane (Bois gravé de Joseph Prémilhat)
• Florane (Bois gravé de Joseph Prémilhat)
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• Florane, au début des années 1900
Louis Blanchard et son épouse Joséphine Floranne
• Florane  et son épouse Joséphine Floranne

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◘ Florane, peintre

Retour de guerre
• Retour de guerre
Bord de Cher
• Bords de Cher
Florane: Paysage à la rivière
•  Paysage à la rivière
Marine
• Marine
Les Bourdignats, à Montvicq
• Les Bourdignats, à Montvicq
Ciel tourmenté
• Ciel tourmenté
Cycle de vie
• Cycle de vie
Paysage de Toscane
• Paysage de Toscane
Ensemble des vitraux de l'ancienne chapelle Saint-François
• Ensemble des vitraux de l’ancienne chapelle Saint-François

◘ Florane et la Grande guerre

L'usine de la mort (carte postale)
• L’usine de la mort (carte postale)
Le Père Noël (carte postale)
• Le Père Noël (carte postale)
19914-1918: Le docteur Piquand, opérant des blessés (dessin de Florane)
• 1914-1918: Le docteur Georges  Piquand, opérant des blessés  à l’hôpital militaire de La Charité (carte postale)

◘ Florane, portraitiste et « croqueur« de personnalités

Marx Dormoy
• Marx Dormoy (1888-1941)
Marie Marcelle Message, chez qui mourut Florane
• Portrait de Marie Marcelle Message (1930)
Henri Moine
• Henry Moine (1892-1972), négociant, amateur de théâtre  et poète montluçonnais
Jean Joussain du Rieu (1899-1982), rédacteur en chef du Centre
• Jean Joussain du Rieu (1899-1982), rédacteur en chef du Centre (extrait de Sur le vif)
Le docteur Henri Rigondet, croqué par Florane
• Le docteur Henri Rigondet (extrait de Sur le vif (1931)
André Gervais, à sa table de travail
• André Gervais(1891-1964), à sa table de travail (extrait de Sur le vif)
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• Le docteur Félix Pasquier (extrait de Sur le vif)
Le docteur Georges Piquand
• Le docteur Georges Piquand (1876-1955) (extrait de Sur le Vif)
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• Le docteur Georges Piquand, avant une opération (Extrait de Sur le vif)
Le docteur Francis Bussière (1880-1944), directeur des services d'hygiène de Montluçon (Extrait de Sur le vif)
• Le docteur Francis Bussière (1880-1944), directeur des services d’hygiène de la ville de Montluçon (Extrait de Sur le vif)
M. Jacquet, violoniste
• M. Jacquet, violoniste
Gilbert Malochet, maître vielleux
• Gilbert Malochet (1859-1945), maître vielleux, fondateur des Maîtres sonneurs du Bourbonnais (Extrait de Sur le vif)
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Extrait de Sur le vif
•"L'impuissance est un cas de force majeure" (Extrait de Sur le vif)
« L’impuissance est un cas de force majeure » (Extrait de Sur le vif)

◘ Florane illustrateur de romans et de recueils de poésie

Demi-veuve (1905), roman de Curnonski et Paul-Jean Toulet

Illustration pour le roman Demi veuve (1905)
• Illustration pour le roman Demi veuve (1905)
Demi veuve, illustré par Florane (1905)
• Couverture du roman Demi veuve(1905)
• Deux femmes
Deux femmes

Les jardins de la douleur (1918), recueil de poèmes d’Ernest Montusès 

Les jardins de la douleur : couverture
Les jardins de la douleur  : couverture de Florane 
• La mort à la terrasse
• La mort à la terrasse
• Le parc en deuil
• Le parc en deuil (1)
• Le parc en deuil
• Le parc en deuil (2)
• Le parc en deuil
• Le parc en deuil (3)
• L'agonie des bois
• L’agonie des bois (1)
• L'agonie des bois
• L’agonie des bois (2)
• Les champs du silence
• Les champs du silence (1)
• Les champs du silence
• Les champs du silence (2)
• Les champs du silence
• Les champs du silence (3)
• La coupe des larmes
• La coupe des larmes (1)
• La coupe des larmes
• La coupe des larmes (2)
• La coupe des larmes
• La coupe des larmes (3)
• La coupe des larmes
• La coupe des larmes (4)
Tristesse des choses
Tristesse des choses (1)
Tristesse des choses
Tristesse des choses (2)
• Le sourire des fleurs
• Le sourire des fleurs (1)
• Le sourire des fleurs
• Le sourire des fleurs (2)
• Le sourire des fleurs
• Le sourire des fleurs (3)
• Le sourire des fleurs
• Le sourire des fleurs (4)

► L’ouvrage est consultable partiellement sur le site des Amis d’Ernest Montusès:  http://fr.calameo.com/read/0009216189ed4cd1ce6ea

L’âge  de fer (1919), roman d’Ernest Montusès

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L’âge de fer: couverture de Florane

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► L’ouvrage est consultable en version intégrale  sur le site des Amis d’Ernest Montusès:  http://fr.calameo.com/read/000921618b3b4b1e735bc

Savoir plus: La biographie, les idées, les combats,  et les écrits d’Ernest Montusès:

montuses

http://montuses.weebly.com/

◘ Florane, caricaturiste

La Caricature (27 septembre 1902)

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• Nemrod moderne chassant à l’antique (27 septembre 1902)
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• Cocher, gare Saint-Lazare
constantinoplerie
• Constantinoplerie
la-traite-des-jaunes
• La traite des jaunes

► Savoir plus sur La Caricature

 https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Caricature_(1880%E2%80%931904)

Le Frou-Frou (janvier 1903): Les cocottes

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•Petit modèle
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• Artiste
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• Mondaine
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• Demi-mondaines
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• Le fruit vert
florane-peripateticiennes
Péripatéticiennes

 

► Savoir plus:  https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Frou-frou

L’Assiette au beurre (1er août 1903):

• Monstres et satyres

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Le vieux marcheur
• Le vieux marcheur
Le satyre des foules
• Le satyre des foules
Le satyre des kiosques
• Le satyre des kiosques
Le satyre des passerelles
• Le satyre des passerelles
Le satyre des squares
• Le satyre des squares
Le confesseur
• Le confesseur

► Savoir plus: https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Assiette_au_beurre

L’Assiette au beurre (16 septembre 1905)

Le sanatorium

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• Couverture de l‘Assiette au beurre (n° 233 – 16 septembre 1905)
Le médecin de campagne
• Le médecin de campagne
Pesage et mensuration
• Pesage et mensuration
L'embrasé
• L’embrasé
Le comité médical
• Le comité médical
• Le flirt de l'interne
Le flirt de l’interne
• Le coiffeur
• Le coiffeur
• Les serviteurs
Les serviteurs
• L'arrivée
• L’arrivée
•
Pourquoi l’on y va
• Le menuisier
• Le menuisier
• Les deux corbeaux
• Les deux corbeaux
• La suralimentation
• La suralimentation
• Consolation
• Consolation
• L'alerte
• L’alerte
• Retour dans la famille
• Retour dans la famille

Le Sourire

• 1910
• 1910

Le Rire

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• Élégantes (1910)
Élégantes (1910)

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► Savoir plus:   https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Rire

►Pour contacter l’ association Florane et son époque

Page Facebook de l'association
Page Facebook de l’association Florane et son époque

PrésidentJean-Marc Nigond       Secrétaire : Huguette Butrus

https://www.facebook.com/montvicqflorane/

06 07 06 35 11  et  06 34 59 21 64

► L’objet de l’association:

 Réunir les amateurs du peintre Florane, faire connaître son oeuvre, le situer dans le genre artistique de son époque ; rechercher ses sources d’inspiration notamment à Montvicq et diffuser les études de ses productions qui ont pu être faites ; organiser des expositions de ses tableaux ou dessins, de productions des peintres ou caricaturistes régionaux, ses contemporains ou actuels, soit exclusivement artistiques, soit en y mêlant des objets de style « art nouveau » ou « art déco » ; maintenir à ces manifestations le caractère d’expositions, inclure des espaces de vente ou des brocantes d’objets de ces styles qui seront proposés par des particuliers, adhérents ou non, ou des professionnels ; faire revivre son époque en organisant des parcours touristiques en liaison avec cet objet avec des voitures conçues avant 1940 ; animer Montvicq et ses alentours.

Pour en savoir plus :

◘  Maurice Sarazin : Les Bourbonnais célèbres et remarquables, des origines à la fin du XXème siècle : Tome III : arrondissement de Montluçon (éd. des Cahiers bourbonnais, 2014, pp.152-153).

img160-copieMaurice Malleret : • Encyclopédie des auteurs du pays montluçonnais (éditions des Cahiers bourbonnais, 1994, pp.186-187)

◘ Maurice Malleret:  Pour découvrir Montluçon de la meilleure façon (éd. des Cahiers bourbonnais, 2005, p. 268-269).

Huguette Butrus : Florane – Louis Blanchard (1872-1939) (Les Cahiers bourbonnais, n° 204, p.73-75).

Daniel Gibiat et Jean-François Brun : Louis Blanchard (1869-1939), dit Florane, dessinateur, humoriste, illustrateur et peintre (La lettre des Amis de Montluçon, n°143, décembre  2009). L’article, le plus complet sur la question, figure dans son intégralité dans le Bulletin des Amis de Montluçon ( n° 61 – année 2010, pp.3-28).

◘ André Guy: Hommage à Florane (Les Cahiers bourbonnais n° 5 – 1er trimestre 1958, pp. 177-179))

   http://www.amis-de-montlucon.com/lettres/143-decembre%202009.pdf

◘ Georges Rigondet: Les vitraux de la chapelle de l’ancienne clinique Saint-François retrouvés (Bulletin des Amis de Montluçon – n°58- année 2007, pp 5-8)

http://www.amis-de-montlucon.com/lettres/117-avril-2007.pdf

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