EXPOSITION: MODES! À LA VILLE, À LA SCÈNE … UNE NOUVELLE EXPOSITION AU CNCS

MISE À JOUR: 10 AVRIL 2017

• L’exposition  Déshabillez-moi a accueilli  32 000 visiteurs  en 5 mois, soit le meilleur résultat depuis l’ouverture du Centre National du Costume de Scène à Moulins, il y a dix ans. Après un tel  succès, place à une nouvelle exposition qui présente, du 8 avril au 17 septembre 2017,  les influences croisées entre l’histoire de la mode et celle du costume de scène, du XVIIIème  siècle jusqu’aux années 2000. Elle a été réalisée à  partir des collections propres  du CNCS,  complétées par des prêts extérieurs.

• Worth, Poiret, Lanvin, Chanel, Balmain, Balenciaga, Saint Laurent, Lacroix… autant de grands noms de couturiers qui ont marqué l’histoire de la mode mais aussi celle du théâtre. Avec Modes ! À la ville comme à la scène, le Centre national du costume de scène a choisi de s’intéresser aux  relations croisées entre l’histoire de la mode et celle du costume de scène, du XVIIIe siècle à nos jours. À travers plus de 130 costumes provenant des collections du CNCS et de grands musées de mode, le parcours propose un véritable panorama de l’évolution de la silhouette féminine sur scène comme à la ville. C’est aussi l’occasion de traverser les époques aux côtés des costumes de femmes – artistes, comédiennes, danseuses – devenues de véritables icônes telles Sarah Bernhardt, Cléo de Mérode, Madeleine Renaud, ou Isabelle Huppert.

Catherine JOIN-DIETERLE, commissaire de l’exposition

• Selon  Catherine Join-Dieterle, commissaire de l’exposition, ancienne directrice du Palais Galliera, le musée de la mode de la ville de Paris, « costumes de scène et costumes de ville ne servent pas les mêmes buts. Au théâtre, l’approche du costume est triple. Il souligne les caractéristiques, désigne le rôle, s’insère dans l’atmosphère de l’ouvrage, tout en ayant un code chargé de significations. À la ville, il habille avec ou sans ostentation son propriétaire, signifiant son appartenance sociale. Cette exposition ne cherche pas à comparer l’histoire de ces deux modes d’expression pendant trois siècles mais à mettre en valeur les moments où leur articulation fait sens et la naissance de nouveaux processus. »

  • Dès son entrée dans l’exposition, le visiteur est accueilli par des costumes, des dessins et des maquettes signés par Jeanne Lanvin, Christian Lacroix, Jean-Pierre Capeyron. Ce sont autant de témoignages des influences réciproques entre mode et théâtre qui, dès l’Ancien Régime, font du costume de scène le laboratoire des innovations de la mode. À travers un riche parcours chronologique à travers les 13 salles, le visiteur traverse trois siècles d’histoire pour découvrir des costumes aux inspirations diverses. Au XVIIIème  siècle, classicisme et exotisme règnent en maîtres, tandis que 100 ans après, le Romantisme conduit à mettre à la mode le style Renaissance et dès 1900, des couturiers comme Jeanne Lanvin et Paul Poiret sont considérablement influencés par les Ballets russes de Diaghilev.

  • Pendant ce temps, les costumiers de théâtre, du fait des exigences des actrices, conçoivent dans leurs ateliers, des costumes inspirés de la mode. Ces influences mutuelles ont souvent joué un rôle important comme avec le déshabillé qui illustre, dès le XVIIIe siècle, l’arrivée des vêtements contemporains sur scène. L’exposition insiste également sur le rôle clé des comédiennes. Dès la fin des années 1880, l’actrice, le couturier et le journal de mode forment un trio puissant.
  • Sarah Bernhardt

    Les icônes comme Sarah Bernhardt au XIXème ou Isabelle Huppert aujourd’hui, offrent une grande visibilité aux couturiers. Selon Catherine Join-Diéterle, c’est Sarah Bernhardt qui « popularise, après les avoir portés, une courte cape nommée collet et le déshabillé qu’elle portait pour mourir sur scène« . Autre influence remarquée de l’actrice sur la mode, « la ligne en S fréquente dans l’art décoratif« . Explication de la commissaire de l’exposition:  « Vers 1880, une maladie d’estomac (avait) fait perdre à l’actrice sa taille fine qu’elle cache par un corset muni d’une proéminence factice. Cette bizarrerie sera adoptée par tous les couturiers, dix ans plus tard ». Cette force commerciale générée par le monde artistique perdure de nos jours avec les tapis rouges des grands festivals et les défilés des Fashion Weeks largement relayés par les médias. Enfin, c’est une histoire inédite de la mode vue par le costume de scène qui est proposée en guise de final. Antiquité, Moyen Âge, Renaissance, Siècle des Lumières, Romantisme, Belle Époque… Tous les grands moments significatifs de la relation mode/théâtre sont représentés jusqu’à la période contemporaine, évoquée notamment par des tenues portées par Isabelle Huppert au Théâtre de l’Odéon ou Marilu Marini au Théâtre de Chaillot.

► Contacts: 04.70.20.76.20 et accueil@cncs.fr

Pour en savoir plus (tarifs, horaires et réservations)http://www.cncs.fr

UN CATALOGUE ILLUSTRÉ DANS LE PROLONGEMENT DE L’EXPOSITION

  • Dans le prolongement de  l’exposition, les éditions d’art Somogy, publient Modes, à la ville, à la scène. L’ouvrage, coédité par le CNCS,  a bénéficié de la collaboration de Pascale Gorguet-Ballesteros, Hadrien Volle, Mathias Auclair, Alexandra Bosc et Joël Huthwohl et il s’ouvre sur un avant-propos de Christian Lacroix.

 ◘ Présentation par l’éditeur :  

  • Illustration extraite de l’avant-propos de Christian Lacroix

    Sait-on que c’est à la scène que la mode doit l’évolution des manches sous la  Restauration ? Que le collet et la ligne Art nouveau ont été lancés par Sarah Bernhardt, lorsque, au XIXe siècle, les actrices sont devenues mannequins pour promouvoir les maisons de couture ?  Au XVIIIe siècle, à travers un jeu de miroir, robes et habits de cour sont exhibés au théâtre. À partir du siècle suivant, les actrices exigent d’avoir la silhouette de leur temps. Après 1910, Opéras et Ballets russes inspirent Paul Poiret et Jeanne  Lanvin, tandis que les peintres et décorateurs Léon Bakst et Natalia Gontcharova deviennent stylistes, comme Charles Bianchini dans les années 1890. Le XXe siècle conclut le mariage entre couture et scène. Balenciaga, Balmain, Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier, Karl Lagerfeld, Thierry Mugler, Christian Lacroix, signent les costumes de célèbres mises en scène, tandis que la mode de la rue fait son entrée sur les planches, les comédiens s’affichant avec les vêtements de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Dans une démarche inédite, cet ouvrage, qui s’ouvre sur un entretien avec Christian Lacroix, renouvelle l’histoire de la mode et du costume de scène en confrontant ces deux univers depuis le XVIIIe siècle pour découvrir et expliquer leurs influences réciproques.

    ◘ SOMMAIRE

◘ Propos de Christian Lacroix

◘ Théâtre et modes : jeux de miroir (XVIIIème siècle)

Les dessinateurs de théâtre et la mode au XVIIIe siècle
« Andrienne et paniers » ou l’argument de la scène dans la circulation des modes féminines au début du XVIIIe siècle
• De la robe à la française à la robe à l’antique
• Rêveries exotiques
• Les nouveautés théâtrales, un argument commercial

◘ La passion de l’historicisme (XIXème siècle)


Théâtre et mode à l’époque romantique, une affaire de manches
• Sous le signe de l’authenticité
• L’éternel retour des modes du XVIIIe siècle

◘ Théâtre et modes : jeux de pouvoir, de la Belle Époque aux années 1940


• Sarah Bernhardt, créatrice de mode ?
• Chic for ever !
• Actrices, couturiers et presse de mode et de théâtre
• Quand les couturiers se font costumiers 1875-1940

◘ Haute couture, théâtre et mode (XXème – XXIème siècles)


• Opéras, Ballets russes et la mode
• L’appel de la mode : les costumiers et la couture
• Bal, scène et ville : aller-retour
• Mode en scène dans les collections du CNCS
• Les costumes de Françoise Tournafond pour le Théâtre du Campagnol

Bibliographie

Liste des Œuvres exposées

►Informations pratiques: Modes, à la ville, à la scène1 volume cartonné, 160 p, 150 illustrations en noir et blanc et  en couleur, coédition Centre national du costume de scène de Moulins – Éditions d’art Somogy, 25 €. (ouvrage disponible à partir du 12 avril 2017)

► Feuilleter des extraits de l’ouvrage 

À lire dans la presse:

La Montagne (édition de Moulins)) 7 avril 2017
LMT MODE CNCS
Extrait de Magdimanche, supplément de La Montagne (9 avril 2017)

À voir…Un reportage sur la présentation de  l’exposition (France 3 Rhône-Alpes-Auvergne)

 

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