◘ EXPOSITION: “VIVE LE PINARD !” ET “L’ANNÉE 1917”, DEUX NOUVELLES EXPOSITIONS À L’HISTORIAL DU PAYSAN – SOLDAT

Mise à jour: 30 mai  2017                       Contact: allier-infos@sfr.fr

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14 AVRIL – 14 OCTOBRE 2017:

VIVE LE PINARD! PRODUIRE ET BOIRE DU VIN PENDANT LA GRANDE GUERRE

 

chanson pinard L’historial du paysan soldat, installé dans un ancien corps de ferme, Route du vallon, à Fleuriel, propose régulièrement des expositions temporaires, parallèlement à ses expositions permanentes. Après L’artisanat des tranchées (février – décembre 2016), Les batailles de Verdun et de la Somme (juin – novembre 2016), Arrêts sur images (mai – novembre 2016), et La citoyenneté à l’épreuve de la guerre (septembre 2016), deux nouvelles expositions sont programmées en 2017. La première, intitulée Vive le pinard ! Produire et boire du vin pendant la Grande Guerre  est visible du 14 avril  au 14 octobre 2017. En parallèle, on pourra découvrir une  autre exposition centrée sur L’année 1917 qui fut à la fois celle de la sanglante offensive du Chemin des Dames, mais aussi des vagues de mutineries et de l’arrivée de Pétain.

• L’exposition Vive le pinard ! Produire et boire du vin pendant la Grande Guerre, a été concoctée par l’historien Stéphane Lebras. Au delà de son  titre,   qui se veut résolument provocateur,  elle explore  un sujet complexe: celui du rapport au vin dans la société française et dans l’armée au début du XXème  siècle: « Au début du siècle dernier, le fameux “pinard” n’était pas considéré comme une boisson alcoolisée, mais avant tout dans les classes laborieuses notamment, comme un apport calorique en complément du repas« , écrit Yann Terrat dans La Montagne (20 avril). La consommation moyenne annuelle  se situait  alors entre 100 et 200 litres par habitant, soit 2,5 à 5 fois la consommation actuelle.  Il n’était donc pas imaginable que le rouge breuvage ne  fasse pas partie de la panoplie du soldat.  On sait que le « pinard » généreusement distribué aux Poilus fut un des éléments importants pour maintenir un semblant de moral dans les rangs de l’armée française. Dès 1914, le précieux liquide, à défaut d’être un nectar, fut officiellement intégré à la ration liquide du soldat, au point de donner naissance à un véritable engouement. 14_18_BMD_LCAV1D’un quart de litre par jour en 1914, la ration devait régulièrement croître jusqu’à atteindre un litre par jour. Si le vin réchauffe les cœurs et contribue au moral, il a aussi un autre avantage: il permet « d’améliorer des rations sans saveurs ». Anxiolytique et calorique, le vin présente aux yeux des poilus une autre vertu: même s’il est jugé souvent « imbuvable« ,  on sait qu’on peut le boire en toute confiance, contrairement à l’eau  fréquemment pollué. « Vive le pinard » se veut aussi un hommage à l’une des chansons les plus populaires,  composée par Louis Bousquet en 1916, créée par Bach et entonnée par les soldats sur tout  le front.

• L’Historial du paysan soldat a donc souhaité s’emparer de ce sujet récemment défriché par des universitaires pour proposer une exposition inédite.  Grâce à des prêts issus de fonds privés mais également des Archives Départementales de l’Allier, de la Bibliothèque historique de la ville de Paris ou encore du Musée de la Grande Guerre de Meaux, l’exposition propose d’aborder cet épineux sujet par le biais de l’image et de l’archive, invitant le visiteur à découvrir une véritable histoire sociale du vin.

 • Le parcours retrace le cheminement du vin depuis sa production jusqu’à sa consommation sur le front et à l’arrière, en passant par son transport. Les vignerons, les vendangeurs ou les tonneliers, ayant massivement rejoint le front, ce sont les femmes, mais aussi les personnes âgées et les enfants qui les remplacent dans les vignes, rappelle Yann Terrat. Au plus fort de la guerre, c’est 1,5 million de litres de vins qui doivent être acheminés quotidiennement vers les zones des combats pour étancher la soif de 3 millions de poilus. Après la perte des régions viticoles du Nord-est, au cœur des zones combat, la production nationale atteint péniblement 35 à 40 millions d’hectolitres, alors que la consommation d’avant guerre se montait à 60 millions. Il va donc falloir importer des vins, d’abord d’Espagne, mais ces vins se révèlent « terriblement mouillés« , selon les formulations des rapports officiels. Il devient  donc nécessaire de les couper avec des vins du Roussillon, tout en demandant aux stations œnologiques du Midi de veiller désormais à la qualité des livraisons.  45509689Le budget que l’armée consacre à cette dépense est relativement important, d’autant que le prix du vin est en hausse, à cause de la spéculation et des problèmes de transport. Chaque année, il faut procéder à des réquisitions et à des achats à l’étranger. Outre l’Espagne, la Grèce fournit également du vin, notamment aux soldats opérant à Salonique. Les parlementaires  s’interrogent aussi sur l’opportunité de se ravitailler auprès de l’Italie, qui dispose de très grandes quantités de vin, à très bas prix.

La logistique doit suivre et le train joue un rôle capital. La gare de Moulins devient « station magasin  pour acheminer la boisson produite dans les vignes du Midi jusqu’aux tranchées du nord« ,  rappelle La semaine de l’Allier (20 avril). Comme dans toute situation de crise, quelques-uns y voient un moyen de faire de bonnes affaires, quitte à trafiquer  le vin. C’est ce qui pousse l’intendance militaire à  instaurer « des contrôles de couleur, d’aspect, de goût, de titre alcoolique, d’acidité« , et à débusquer  l’éventuelle présence de colorants, comme le  rappelle Florence Panciatti, directrice de l’Historial.

220px-le_salut_au_pinard-_dessin_de_r-_serrey-_1917• Se confronter aux représentations du vin permet de mettre en regard une pratique vécue et un imaginaire véhiculé par des chansons, des peintures ou des caricatures. Le but est d’interroger des stéréotypes encore tenaces autour de la consommation du vin et de ses dérives mais aussi de lever le voile sur une implacable logistique de ravitaillement qui permit à plus de 2 millions d’hommes de consommer quotidiennement leur ration de pinard tout en faisant le bonheur des négociants et des producteurs…

►  Pour en savoir plus… Quelques sites à consulter:

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◘ 1914-1918 : l’alcool aux armées. représentations et essai de typologie:

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2006-2-page-19.htm

◘ La consommation d’alcool sur le front 1914-1918:

http://centenaire.org/fr/espace-scientifique/societe/la-consommation-dalcool-sur-le-front-14-18

◘ Le pinard pendant la grande guerre:

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/09/26/32687073.html

INFOS PRATIQUES 

Où ? Historial du paysan – soldat, Route du vallon 03140 Fleuriel

Quand ?  L’exposition est ouverte du 14 avril au 14 octobre 2017, y compris les jours fériés, hors lundi et mardi :
◘  En avril, mai, juin et septembre, du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h,
◘  En juillet et en août, du mercredi au dimanche de 14 h à 18h30,
◘  Du 1er octobre au 11 novembre, de 14 h à 18 h du vendredi au dimanche.
◘  À noter : De mai à septembre, fermeture à 19 h le premier vendredi de chaque mois.

CONTACTS 

◘ Téléphone : 04 70 90 22 45    

Mail accueil.historialfleuriel@orange.fr

Site Web : historialpaysansoldat.fr

© La Montagne – Centre France (20 avril 2017)

À VOIR ÉGALEMENT, UNE EXPOSITION TEMPORAIRE: LE CHEVAL PENDANT LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE,  DU 12 MAI AU 12 JUILLET

• Disparue après la seconde guerre mondiale, l’utilisation du cheval pendant les conflits est restée encore importante durant la Grande guerre.  Dans le cadre du centenaire, les élèves du lycée agricole du Bourbonnais ont travaillé sur le thème du cheval pendant la première guerre mondiale. C’est pour valoriser leurs recherches qu’ils ont  conçu une exposition en 4 panneaux que l’Historial a décidé de présenter à ses visiteurs. Un thème traité de manière aussi bien globale que locale avec, en particulier, une évocation de l’hippodrome de Moulins. À découvrir jusqu’au 12 juillet.

Un des quatre panneaux de l’exposition

 

◘ LOUIS XIV ET L’EAU DE CHÂTELDON…DE LA LÉGENDE À LA VÉRITÉ HISTORIQUE

Maurice SARAZIN

 

LE DOCTEUR JEAN-BAPTISTE DESBREST  (1730-1789)  ET L’EAU MINÉRALE DE CHÂTELDON: À PROPOS D’UNE ÉTIQUETTE…

« L’eau de Châteldon, était  la favorite de la table du Roi Soleil, y compris  lors de son mariage en 1659 avec Marie Thérèse d’Espagne à Saint Jean-de-Luz. Pour ce faire, elle était transportée en bonbonnes depuis l’Auvergne jusqu’à la table du roi à Versailles »

Une (trop) belle histoire que les étiquettes apposées sur les bouteilles de ce que certains appellent « la Rolls des eaux minérales« , et la publicité ont complaisamment véhiculée et entretenue, mais qui n’a guère de rapport avec la réalité historique. De quoi susciter une nouvelle mise au point de Maurice Sarazin qui rappelle le rôle capital du docteur Jean-Baptiste Desbrest dans la découverte des vertus de la Châteldon et dans son exploitation.

Louis XIV buvait de la Châteldon, à table…Une (trop)  belle légende

Hachette Livre, en co-édition avec la Bibliothèque nationale de France, a commercialisé le reprint d’une brochure de 24 pages intitulée : Nouvelles instructions sur les eaux minérales de Chateldon en Bourbonnais, dont l’auteur – non mentionné –  est le médecin Cussétois Jean-Baptiste Desbrest. Le permis d’imprimer avait été donné le 14 novembre 1780 et la brochure sortit des presses d’ Antoine Delcros, imprimeur du Roi, rue de la Treille, à Clermont-Ferrand.

• On lit au début de cet ouvrage : « On sait que c’est à M. Desbrest, docteur en médecine de l’université royale de Montpellier, ancien médecin des armées du roi, etc. qu’on doit la connoissance de ce remède, & que c’est au hasard que ce médecin doit lui-même la découverte de ces eaux salutaires« .  Desbrest raconte ensuite qu’il était sujet à des troubles digestifs et à des palpitations de cœur. Il se rendit à Chateldon où il y avait « des eaux minérales dont on ne connoissoit pas les vertus (…) Il en goûta l’eau : aigrelette,agréable & piquante, elle lui parut digne d’attention ; & il ne craignit pas d’en faire le premier essai. Bientôt son estomac sembla prendre des forces ; l’appétit se rétablit, & il commença à digérer avec une facilité & une aisance dont il avoit perdu le souvenir (…) à peine eût-il fait usage de ces eaux, pendant six semaines, qu’il vit disparoitre les aigreurs auxquelles il étoit habitué ; le gonflement de son estomac, les vents qui le distendoient, les palpitations qui lui présentoient toujours les images affreuses de la mort, tous ces symptômes fâcheux se dissipèrent également« .

• Les bienfaits dus à ces eaux furent bientôt reconnus par d’autres médecins et leur exploitation put commencer. « Il étoit juste de confier l’administration des eaux de Châteldon au médecin qui, le premier, en avoit reconnu les vertus, & qui les avoit annoncées : la Commission royale de médecine nomma,le 7 juillet 1777, M. Desbrest intendant de ces eaux ; ce titre lui fut confirmé par un brevet de Sa Majesté, du 6 janvier de l’année suivante… »

Jean-Baptiste DESBREST

 • En 1778, Desbrest publia  son Traité des eaux minérales de Châteldon, de celles de Vichy & Hauterive avec le détail de leurs propriétés Médicinales & leur analyse , un volume  in-12 de 300 pages, imprimé « Chez la veuve Faure et chez Didot, à Moulins & à Paris ».  « On compte actuellement à Châteldon six sources d’eaux minérales (…) Les fontaines,dont l’eau ne paroît pas facile à transporter, sont à mi-côte d’une montagne assez escarpée; celle que l’on transporte à Paris, sourde au pied d’une autre montagne, couverte de vignes » (p. 10).   Ces eaux « ne sont point un remède universel ; mais si elles ne peuvent pas guérir tous nos maux,elles ont, au moins, l’avantage de n’en aggraver aucun » (p. 17).

 • La brochure se termine par des détails pratiques : « Les eaux de Châteldon ne se conservent bien que dans des bouteilles de verre. On les transporte dans des caisses de 24, 36 ou 54 bouteilles de pinte, rendues à Paris tous frais d’emballage, de transport, d’entrée compris,&. elles reviennent, la caisse de 24 bouteilles, à vingt-sept livres, celle de 36, à quarante livres, & la caisse de 54 bouteilles, à soixante livres. Pour les avoir directement des sources, on s’adressera à M. Desbrest, médecin qui en est l’intendant : c’est à Châteldon, près Saint Germain en Bourbonnois, qu’il faut lui écrire… ».

• L’exploitation des eaux minérales de Châteldon, commencée par Jean-Baptiste Desbrest, se poursuit de nos jours,comme on le sait. Elles sont embouteillées par les soins de la SCBV (Société commerciale du bassin de Vichy).  Sur l’étiquette apposée sur les bouteilles on peut lire :   « On raconte que Chateldon sous Louis XIV était transportée en bonbonnes depuis l’Auvergne jusqu’à la table du roi à Versailles. Fagon médecin de la Cour l’aurait recommandée au roi pour ses vertus médicinales. Sous Louis XV le docteur Desbrest, conseiller du roi, en fit l’éloge : « …les eaux de Châteldon vous soulageront souvent, vous guériront quelquefois et vous consoleront toujours« . Une date : 1650.

• En outre sur le site officiel de l’eau de Châteldon, la société exploitante en rajoute encore dans l’affabulation : « Châteldon la favorite de la table du Roi, aurait toujours eu sa place aux banquets royaux,même lors de son mariage en 1659 avec Marie Thérèse d’Espagne à Saint Jean-de-Luz« .

• Le caractère hautement fantaisiste de ces affirmations apparaît d’emblée :

Guy CRESCENT-FAGONT médecin du roi

Guy-Crescent Fagon (1638-1718) fut premier médecin du roi, de 1693 à la mort de Louis XIV, en 1715. On sait qu’en 1695 il imposa la consommation des vins de Bourgogne à la table du roi, avec l’adjonction de quinquina, et aussi qu’il recommanda l’usage des eaux de Barèges. Mais rien sur celles de Châteldon, inconnues à Paris  à son époque. La date de 1650 est fallacieuse.

« Sous Louis XV » : En fait « sous Louis XVI« , puisque Louis XV régna de 1715 à 1774 et que c’est après cette dernière date que Desbrest développa son commerce de l’eau de Châteldon, en Bourbonnais, et non en Auvergne (même si Châteldon fait partie du département du Puy-de-Dôme).

Les thermes de Châteldon (lithographie, 1839)

• Outre la brochure et le Traité cités, Jean-Baptiste Desbrest est l’auteur d’un article : « Précis sur les eaux minérales et médicinales de Châteldon« , inséré dans le Journal de médecine, de février 1779,  de : Nouvelles eaux minérales de Châteldon en Bourbonnais avec des observations sur leurs effets (Londres, 1783).

L’exploitation de la source, d’hier…
… à aujourd’hui (© aquamania.net)

• Par ailleurs, l’étiquette précise qu’il s’agit de l’eau de la source Sergentale. Rappelons que c’est Pierre Laval, qui,  devenu propriétaire du château de Châteldon, avait acquis les sources et obtenu l’ autorisation de les exploiter. Il créa en 1935 la Société des eaux de Châteldon qui commercialisa l’eau sous l’appellation Sergentale (nom d’une maison ancienne du bourg de Châteldon).  Après la Libération et une période de mise en sommeil, le groupe Neptune racheta les sources en 1983.  Selon Wikipédia c’est en 2000 que fut adoptée l’étiquette actuelle rappelant le lien avec Louis XIV : couleur or et argent, symbole du Roi Soleil et la date de 1650.  Un article paru dans L’Express du 16 juillet 2007 avait évoqué le problème : « Louis XIV a-t-il bu de la Châteldon?« .  Mais sans conséquences pratiques.

• Il importe de rendre justice au découvreur et premier exploitant de l’eau de Châteldon, dont il organisa  l’exportation jusqu’à Paris : Jean-Baptiste Desbrest. C’est donc son portrait qui devrait figurer sur l’étiquette, au lieu d’affirmations dénuées de toute valeur historique.

Vue panoramique de Châteldon (© aquamania.net)

 

Pour en savoir plus

◘  À consulter : « Rapport du Laboratoire national de la santé« , Bulletin de l’Académie nationale de médecine, 1988, p. 1049-1063, plans  (enligne). – Rapport du Dr Lapeyre, lu dans la séance du 25 octobre 1988 de l’Académie, concernant la demande faite par la Société commerciale d’eaux minérales du bassin de Vichy qui sollicitait le renouvellement de l’autorisation de livrer au public l’eau minérale des sources « Sergentale » et « Vécou » captées à Châteldon : « Ces deux sources résultent (…) du recaptage d’émergences connues de tous temps sous les noms de source « des Vignes » puis de source « Desbrest » ». Elles furent étudiées dès la fin du XVIIIe siècle par Mr Desbrest qui leur consacra plusieurs ouvrages et organisa leur embouteillage et leur vente par expédition dans toute la France (…) En 1932 les sources Desbrest furent rachetés par Monsieur Pierre Laval (…) Après aménagement les captages furent regroupés en deux sources « Sergentale » et « Vécou »… »

Maurice Sarazin : Le Roi Soleil a-t-il bu de l’eau minérale de Châteldon en Bourbonnais ? (Les Cahiers bourbonnais Hors série n°4 : Thermalisme et eaux minérales en Bourbonnais, 2003)

◘ Avec notamment Saint-Yorre et Vichy-Célestins, la source Chateldon fait partie du groupe Alma-Roxane, contrôlé jusqu’à sa disparition par Pierre Papillaud, devenu célèbre par ses publicités, à la télévision,  pour l’eau Rozana, « riche en magnésium ». À l’occasion de sa disparition, Vu du Bourbonnais lui a consacré un article

► https://vudubourbonnais.wordpress.com/2017/06/15/vous-connaissez-pierre-papillaud-rozanna-bien-sur-mais-aussi-saint-yorre-vichy-celestins-et-chateldon/

 

 

◘ VIENT DE PARAÎTRE: N° 6 (AVRIL – MAI – JUIN 2017)

MISE À JOUR:   28 JUIN 2017

PARUTIONS RÉCENTES  : BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provincesBourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er avril au 30 juin 2017.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

  • AUZOUX Amélie, CHARBONNIER Gil (sous la direction de)  : Cahiers des amis de Valery Larbaud: Tome 53 : Valery Larbaud, citoyen du monde. 1 vol. br, 220 p, éd. Classiques Garnier, 35 €.

Les Cahiers Valery Larbaud, fondés en 1967, en écho avec la remise annuelle du Prix Valery Larbaud à Vichy, recensent les acquis du Fonds Larbaud et les travaux sur l’écrivain. Sommaire :  Valery Larbaud, citoyen du monde : introduction (Amélie Auzoux et Gil Charbonnier) –  Une lettre de Paul Morand à Jacques Chardonne à l’occasion de la mort de Valery Larbaud (Michel Collomb) –  Valery Larbaud, arpenteur et citoyen de l’Empire (Julien Knebusch) – L’Amérique paradoxale de Valery Larbaud. Du cosmopolitisme de proximité au cosmopolitisme égotiste (Alexis Buffet) – Cosmopolitisme, avant-garde et classicisme. Identité nationale et création littéraire chez Valery Larbaud (Nicolas Di Méo) –  Concurrence littéraire mondiale et « amour-propre national» chez Valery Larbaud (Amélie Auzoux) –  Larbaud critique du « Précis d’histoire littéraire de l’Europe depuis la Renaissance » de Paul Van Tieghem ou comment faire de la littérature comparée (Delphine Viellard) – La traduction comme modèle de la transgression du texte, du sujet et de l’identité chez Valery Larbaud (Vera Elisabeth Gerling) –  « A. O. Barnabooth , son journal intime » de Valery Larbaud ou le sens d’une écriture européenne (Frédéric Roussille) –  « Le Bateau ivre » du cosmopolitisme larbaldien. Sur les rails de « L’Ancienne gare de Cahors » (Christine Kossaifi) – Autour de Valery Larbaud : Prix Valery Larbaud 2016 – Comptes rendus – Roger Grenier, Françoise Lioure et Jean-Marie Laclavetine : In memoriam – Association internationale des Amis de Valery Larbaud. Assemblée générale du samedi 28 mai 2016 (Paule Moron) – Résumés.

  • BECKER Colette, DUBIEF Pierre-Jean (sous la direction de)  :  Dictionnaire des naturalismes: Tome 1 : A – H. 2 vol. br, 1016 p, index, biblio, éd. Librairie Honoré Champion, coll. Dictionnaires et références, 155 €.

Le  Dictionnaire des naturalismes  entend proposer une vue d’ensemble du naturalisme en luttant contre les images réductrices ; il donne toute leur place aussi bien aux figures majeures qu’aux « petits » naturalistes ; il envisage le mouvement dans sa dimension internationale, en soulignant une diversité qui n’exclut pas des constantes. L’ouvrage conjugue des approches multiples : étude des thèmes, des formes d’écriture, des sociabilités, histoire de l’édition, réception, postérité,… tout en accordant une grande attention aux questions de définition et de chronologie.  Colette Becker, née en 1932, a passé sa jeunesse à Montluçon où elle a également enseigné les lettres au lycée de Jeunes filles, avant de rejoindre la capitale. Professeur émérite de littérature française à l’université de Paris – Ouest Nanterre,elle  a publié de nombreuses études sur le roman du XIXe siècle, sur le réalisme et le naturalisme (Lire le réalisme et le naturalisme, Dunod), sur les romanciers du réel, Daudet, Goncourt, Zola (Dictionnaire Zola, Bouquins). Elle édite chez Honoré Champion les dossiers préparatoires des Rougon-Macquart. Pierre-Jean Dufief, professeur émérite de littérature française à l’université de Paris – Ouest Nanterre, a travaillé sur l’oeuvre de Balzac et sur le roman de la seconde moitié du XIXe siècle. Il a consacré des colloques et des articles à Daudet, aux « petits » naturalistes, aux Goncourt. Il est président de la Société des amis des frères Goncourt.

  • DARCY Coralie : Je serai ton prince. 1 vol. br, 200 p, éd. Rebelle éditions (Désertines), coll. Lipstick, 13,50 €.

Lou se définit comme une inculte de l’amour. A vingt-quatre ans, elle n’a aucune expérience des hommes et se sent plus seule que jamais. Inscrite pas inadvertance sur un site de rencontre tout spécial, la voici obligée de fréquenter Samuel Wyatt, un riche canadien qui a les allures du prince charmant. Mais les apparences sont trompeuses et Lou devra défendre sa vertu face à ce bel adonis !

  • DAUTRAIX Margaux : Spencer & la  vie réelle. 1 vol. br, 140 p, autoédition Margaux Dautraix, 7 €.

Spencer et la  vie réelle raconte l’histoire de Fiby, une jeune adulte américaine qui apprend qu’elle a un petit frère que ses parents ont abandonné à sa naissance, il y a presque 20 ans, faute de moyens financiers. Elle démarre alors un road trip à travers les Etats-Unis dans le but de le retrouver avec, comme seuls éléments de départ, son prénom et les coordonnées de l’orphelinat... Margaux Dautraix,  jeune auteure de 20 ans, a déjà à son actif  deux  romans, dont le tout premier « Les aventures périlleuses de Soraya Littlewing« ,  publié alors qu’elle n’avait que treize ans. Pour éditer ce nouveau titre, elle a eu recours au financement participatif, via la plateforme Ulule.

• DESNOIX Hervé : W 8 A. 1 vol. br, 382 p, éd Édilivre, 20,50 €

La petite ville provinciale et calme de Montluçon vit une nuit de cauchemar : un quadruple homicide a eu lieu dans trois endroits de la ville. William Alexander, lieutenant – inspecteur dont la jeunesse et les vêtements lui valent souvent des railleries, est chargé de l’enquête et doit faire faire face à la fois à la médiatisation de l’affaire et la pression hiérarchique. Le tueur est le même. Les victimes n’ont pas de lien entre elles. Il n’y a ni mobiles, ni témoins. La pression va s’accentuer d’autant plus que les meurtres s’accumulent dans la ville. L’enquête prend alors une direction inattendue. William Alexander va devoir cacher les preuves, passer la main à son coéquipier Jeff pour travailler plus sereinement et découvrir une vérité qu’il aurait mieux valu éviter de dévoiler. Chroniqueur à la radio montluçonnaise RMB (« Hervé se mêle de tout »), l’auteur a publié plusieurs romans, depuis 2003, chez le même éditeur.

• DESTUTT DE TRACY Antoine Louis Claude : Essais philosophiques. Introduction, édition et notes de Claude Jolly. 1 vol. br, 430 p, éd. Vrin, coll. Œuvres complètes – Bibliothèque des textes philosophiques, 39 €.

À côté des quatre volumes des « Éléments d’idéologie » qui, complétés par le Commentaire sur l’Esprit des lois de Montesquieu, constituent l’opus magnum de Destutt de Tracy, celui-ci a écrit entre 1795 et 1806 plusieurs textes aux statuts très divers apportant un éclairage important sur la formation et le positionnement de l’Idéologie. Réunis dans le présent ouvrage, ces travaux peuvent être rangés dans quatre catégories. D’abord, les mémoires issus des communications lues sous le Directoire devant la classe des sciences morales et politiques de l’Institut national et constituant un premier essai de formalisation de la nouvelle philosophie. Parmi eux, le « Mémoire sur la faculté de penser » (publié en 1798) annonce et préfigure l’Idéologie proprement dite. Puis, la confrontation avec le kantisme qui commence seulement à se diffuser en France à partir de 1796. « De la métaphysique de Kant » (publié en 1802) permet de mesurer tout ce qui sépare l’Idéologie de cette philosophie que Destutt de Tracy qualifiera dans une lettre à Maine de Biran d’étrangère et étrange. Ensuite, les textes qui s’inscrivent dans le prolongement direct des « Éléments d’idéologie », tels que les « Principes logiques » (ouvrage écrit en 1805 mais publié en 1817) ou le mémoire « Nosce te ipsum » adressé en 1806 à l’Académie de Berlin. Enfin, l’essai consacré au livre de Charles-François Dupuis, « L’Origine de tous les cultes ». En procédant à une analyse raisonnée de cet ouvrage qui met en évidence qu’un même et antique culte de la nature, des astres et des saisons est à la source de toutes les religions, Destutt de Tracy dénonce en celles-ci un obstacle à la bonne logique et à la saine morale privée et publique.

• FERRIEUX Claude: Alerte à Romans: braquages, meurtres, menaces sur l’agglomération. 1 vol. br, 165 p, illustrations, éd. du Petit Pavé, 15 €.

Une ville : Romans-sur-Isère. Une agglomération : Bourg-de-Péage – Chatuzange-le-Goubet. Des flics : la capitaine Nora Kaïfi et son adjoint Kévin, lieutenant. Des gendarmes, dont le lieutenant Marc Lemaître.  Des braquages entachés d’agressions inexpliquées : une à l’arme blanche, suivie de blessure, l’autre qui se solde par un meurtre. Le tout pour des mobiles incompréhensibles. La disparition d’un chauffeur d’Areva et de son chargement nucléaire…Le groupe du commissariat de Romans est sur la brèche, guidé par Nora – une ancienne de l’équipe de Meurtre à Romans –. Belle femme d’âge presque mûr, elle ne laisse pas indifférent Marc, le chef des gendarmes de Bourg-de-Péage, lui aussi impliqué dans l’enquête. Parviendra-t-il à ses fins ? La dureté des faits criminels peut-elle laisser place à un peu de douceur et de romantisme ?

  • FOURNIER Jean-Claude : Swinging mai 68. 1 vol. br, 440 p, éd. Marivole, coll. Années 60, 20,90 €.

► Ce roman nous replonge dans l’Europe des « sixties » avec l’« exil » du héros outre-Manche, en 1968. De son poste d’observation londonien, le pays natal se rappellera à son bon souvenir en mai 68. Lui qui était parti voir ailleurs afin de découvrir des mentalités plus libres, voire des moeurs plus légères, ne peut rentrer au quartier latin faire SA révolution. Il est condamné à vivre par procuration des événements que lui et toute la jeunesse de l’époque attendaient depuis longtemps d’une manière plus ou moins latente. De retour en Auvergne, il assiste, en outsider en quelque sorte, à la queue de la comète « révolutionnaire » et à une « normalisation soft » qui ne dit pas son nom mais qui siffle la fin de la récréation soixante-huitarde et de son idylle avec une jeune Anglaise connue à Londres. Jean-Claude Fournier a vécu les années dont il nous parle dans ce troisième roman. Il a effectué le « pèlerinage » en Suède qu’une génération d’adolescents provinciaux frustrés effectuait dans ce pays, afin d’y trouver des délices supposés, souvent fantasmés, que les lois natalistes de la France d’avant 68 interdisaient aux postulants à l’amour libre et que les moyens de contraception permettaient déjà dans les pays du nord à la même époque. Il a vécu la déception de son personnage, qui voudrait aller voir au quartier latin ce qu’il se passe, mais ne peut le faire en raison des grèves des transports dans l’hexagone. Il a partagé l’enthousiasme de son héros envers les événements, mais aussi ses doutes quant à la radicalité de certaines revendications.

  • MIRBEAU Octave : Sébastien Roch. Préface de Pierre Marcelle. Postface de Marie-Paule Caire-Jabinet. Illustrations d’Éloi Valat. 1 vol. br, 360 p, illustrations, éd. Bleu Autour, coll. Classiques Bleu Autour, 29 €.

b La réédition illustrée de ce roman paraît cent ans après la mort d’Octave Mirbeau. Un roman méconnu et d’une troublante actualité en raison de son sujet central longtemps demeuré tabou, celui du viol d’un enfant dans un collège religieux. Une fresque magistrale de la société française de la fin du XIXe siècle. Eloi Valat, peintre et dessinateur,  est l’auteur d’une trilogie d’albums sur la Commune : Le Journal de la Commune, L’enterrement de Jules Vallès et La Semaine sanglante (Bleu autour, 2007, 2010, 2013). « Un travail d’une modernité époustouflante : une révélation » (Jean-Marie Borzeix, préfacier du Journal de la Commune). « Des dessins saisissants. C’est passionnant, bouleversant, superbe » (Kathleen Evin, France Inter). « On sent une révolution en marche, une fébrilité, la dimension du combat » (Emmanuel Laurentin, France Culture). Paraîtra fin 2017 un quatrième album : Les femmes de la Commune de Paris. C’est dans le prolongement de son œuvre sur la Commune qu’Eloi Valat, revisitant la tradition des ouvrages illustrés du XXe siècle, s’est emparé du roman Sébastien Roch, d’Octave Mirbeau, dont il signe les dessins et la mise en page.

• MOREAU Julien: Enracinés. Roman policier. 1 vol. br, 192 p, éd. de la Flandonnière, 16 €.

► Benoît rentre chez lui. Dans sa Montagne bourbonnaise natale. Mais rien ne va plus dans ce mystérieux territoire de moyenne montagne où les bûcherons se font la guerre. La fille de son meilleur ami a disparu, il recroise les fantômes du passé et met les pieds dans une enquête où il est loin d’être convié. Le policier n’a de cesse de vouloir déterrer la vérité mais tout le monde n’a visiblement pas intérêt à ce qu’elle éclate au grand jour. Quand les souvenirs resurgissent brutalement alors que tout le monde pensait avoir oublié certains détails sordides, l’heure des règlements de compte a sonné. Pourtant, il y a peut-être plus à perdre qu’à gagner de révéler certains secrets…Julien Moreau, 34 ans, est journaliste pour le quotidien régional La Montagne. Spécialisé dans les faits divers et la justice, il est passionné par les grandes affaires criminelles.

• TÉNOR Arthur : Guerre des idées au collège: Laïcité en danger . Illustrations de Berth. 1 vol. br, 160 p, illustrations, éd. Scrinéo, 8,90 €.

Thibault, élève de 3ème, est un modèle de calme et de modération. Un matin d’octobre, la fille pour laquelle il en pince, Kristina, arrive en classe avec une mèche blanche dans les cheveux. C’est un signe de ralliement pour le mouvement religieux rigoriste qu’elle vient de fonder. Désormais, elle n’aura de cesse de recruter de nouveaux adeptes. La réaction ne se fait pas attendre. Kader, le plus proche ami de Thibault, voit dans ce prosélytisme au sein du collège une menace pour le principe de laïcité. Alors il crée son propre mouvement, qu’il baptise les Tricolores. Son credo est de défendre farouchement les valeurs républicaines. Emporté par son tempérament passionné, Kader entame une véritable guerre idéologique contre les Mèches blanches qui, en réaction, se radicalisent encore davantage. Et Thibault ? Il est au centre de cette folie naissante, entre Kristina et Kader. L’intervention de certains professeurs, les débats, les mesures disciplinaires et réglementaires ne parviennent pas à apaiser les tensions entre factions ennemies. Sans doute, malgré tout, la paix finira-t-elle par revenir, mais comment, et à quel prix? Auteur de nombreux romans (Grasset, Gallimard, Le Seuil, Plon,…), Arthur Ténor qui vit près de Vichy. C’est un « explorateur de l’imaginaire » dont les récits mêlent action et suspense, tendresse, humour et fantaisie. Il effectue régulièrement des déplacements en milieu scolaire et dans les salons du livre.

• TENOR Arthur : Pourquoi ? L’ultime affrontement. 1 vol. br., 480 p, éd. Scrineo, 17,90 €.

 Un lycéen et une jeune fille sont désignés et formés au combat pour sauver l’humanité de l’Apocalypse depuis l’apparition spectaculaire de l’ange de l’Oubli, fils de la divinité Clotho, venu accueillir le retour à la vie d’un être maléfique en sommeil depuis 1314. En plus de nombreux bandits, ils affrontent une autre créature de l’Oubli bien plus redoutable, l’ange de l’Apocalypse, fils d’Atropos… Auteur de nombreux romans (Grasset, Gallimard, Le Seuil, Plon), Arthur Ténor, qui vit près de Vichy, est un « explorateur de l’imaginaire » dont les récits mêlent action et suspense, tendresse, humour et fantaisie. Il effectue régulièrement des interventions en milieu scolaire, à la rencontre de son public.

  • VALETTE Philippe  :  Mon village : récit. Préface de Pascal Pinel. 1 vol. br,  207 p, illustrations, lexique des mots bourbonnais, éd. Plein Chant, coll. Voix d’en bas, 14 €.

► Philippe Valette (1887-1962), dont les parents s’étaient séparés alors qu’il avait six ans, fut élevé par ses grands-parents paternels vivant au centre de la France, dans la région du Bourbonnais. Après leur mort, le père de Philippe le place comme vacher, mais  pour fuir sa condition d’ouvrier agricole, Philippe devance à 19 ans l’appel au service militaire, et il sera, pendant la guerre de 1914-1918, mobilisé dans l’infanterie. Après la guerre, il devient facteur-receveur des Postes. Son premier livre, Oh ! Vivre…, dans lequel il condamnait sans appel cette guerre, était dédié à Émile Guillaumin. En 1935, lors de l’attaque de Mussolini contre l’Éthiopie, il fait pour un journal de Saint-Étienne, La Tribune Républicaine, un reportage sur cette guerre atroce qu’il a vue de près pendant un mois. Il publie cette année 1935, son deuxième livre,Sur la terre. Il écrira ses dernières œuvres, parmi lesquelles Mon village, paru en 1947, à Chareil-Cintrat, une commune de l’Allier, où il s’était retiré en 1942 qui constitue l’autobiographie à peine romancée de sa cahotique et laborieuse, dans tous les sens du terme, enfance rurale. Il auto-édite en 1953 Valeurs et synthèse, mais son dernier ouvrage, Le petit commerce anecdotique, restera inédit.

◘ HISTOIRE

• FILLETON Dominique: Quand tu as connu Montluçon dans les années 60-70: Tome II. 1 vol. br, 330 p, 285 illustrations n-b, éd.  des Champs-Élysées, 25 €.

En jouant toujours sur la nostalgie des années 60-70, Dominique Filleton propose un second volume de documents photographiques , issus notamment du fond  Robert Parant. Avec un peu plus de pages mais un peu moins de photos que le premier tome, l’auteur dit avoir voulu les mettre davantage en valeur. Le livre comporte également des témoignages de Montluçonnais qui évoquent chacun  leur quartier.

  • GAUVARD Martine, PICAUD Gérard, FOISSELON Jean : Fils de lin, Lumière de l’autre. Modes et dentelles à la Visitation. Préface de Dom Guillaume Jedzejac. Avant-propos de Pierre-André Périssol, Gérard Dériot, Laurent Wauquiez et Serge Perette. 1 volume broché sous couverture à rabats, 272 p, 300 illustrations en n-b et couleur, bibliographie, éd Somogy – Musée de la Visitation, 42 €.

► Quelques fils de lin d’une grande finesse et parfaitement blancs. Une simple aiguille ou quelques dizaines de paires de fuseaux. Un doigté affermi après de longs apprentissages commencés dès l’enfance. Voilà une recette fort simple. Mais, pour tenter d’imiter ces magnifiques dentelles qui ne pourront que vous surprendre, il vous faudra aussi fournir des centaines d’heures d’un travail attentif et délicat. La collection de dentelles du musée de la Visitation constitue un véritable trésor. D’une précision et d’un raffinement extrêmes, ces dentelles proviennent des plus grands ateliers de l’Europe entière, actifs du XVIe au XXe siècle.La plupart étaient destinées à la mode civile, où leur préciosité traduisait la richesse et le rang social de ceux qui les portaient. Les visitandines qui en ont hérité ont su les utiliser à leur tour pour magnifier la liturgie sacrée.

• LAMENDIN Henri : De Morny, selon plusieurs écrits. 1 vol. br, 100 p, éd. Souvenirs éditions, (Guillestre), prix non communiqué.

L’auteur, né en 1928 à Paris, a soutenu en 2008, le jour de ses 80 ans, une thèse de doctorat d’université en odontologie à Clermont-Ferrand. Comme on le sait, le duc de Morny (1811-1865) a possédé une vaste propriété autour du château de Nades.

  • LONDRES Albert : Grands reportages à l’étranger. Préface d’Étienne de Montety. 1 vol. br, 900 p, éd. Arthaud, 32,50 €.

Septembre 1914. Un jeune journaliste, correspondant du « Matin », est envoyé sur le front de Champagne. On vient d’apprendre que la cathédrale de Reims est sous la menace des canons allemands. Le débutant rapporte une série d’articles dont l’un commence ainsi : « Ils ont bombardé Reims et nous avons vu cela. » C’est tout simple, un reportage : des faits, et une plume. Cette plume, c’est celle d’Albert Londres qui sera pendant plus de vingt ans le voyageur sans bagage de la presse française, envoyé spécial sur tous les continents : sort des travailleurs africains au Congo, des prostituées de Buenos Aires, des Juifs de Palestine,ou des pêcheurs de perles du golfe Persique, rien de ce qui est humain ne lui paraît hors sujet. Un talent, une verve, un goût inentamé pour la vérité. Dans une profession où se sont illustrés Pierre Mac Orlan, Henri Béraud, Joseph Kessel, il est devenu « le patron » (extrait de la présentation d’Étienne de Montety). Cet ouvrage présente les reportages hors de France d’Albert Londres : « La Chine en folie »(1922), « Le Chemin de Buenos Aires » (1927), « Terre d’ébène » (1929), « Le Juif errant est arrivée » (1930) et « Pêcheurs de perles » (1931).

  • MALTE-BRUN Victor Adolphe : Bourbonnais Allier. Réimpression en fac-similé de l’ouvrage paru dans la collection « La France illustrée» : géographie, histoire, administration et statistique. 1 vol. br, 96 p, biblio, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

La géographie, l’histoire du département de l’Allier, héritier de la province du Bourbonnais, ses communes et ses monuments. Initialement publié dans  la France illustrée, au milieu du XIXème siècle, cet ouvrage  comporte aussi des informations statistiques et bibliographiques.

• MOULINET  Daniel :  La liturgie catholique au XXème siècle : croire et participer. 1 vol. br, 329 p, biblio, glossaire, index des noms de personnes, éd. Beauchesne, coll. Bibliothèque Beauchesne, 28 €.

Cet ouvrage tranche avec de nombreux autres livres qui se sont succédé depuis trois décennies, à propos de la réforme conciliaire, la plupart étant dominés par une intention polémique ou justificatrice.  La question de l’évolution de la liturgie au XXe siècle représente donc aujourd’hui, dans l’Église catholique, un sujet fréquemment polémique. C’est pourquoi il est nécessaire de l’éclairer par le recours à l’histoire. Celle-ci est souvent réduite à l’évocation d’un “temps court”, en regardant seulement le concile Vatican II et les années qui l’ont immédiatement suivi. Il convient, au contraire, d’élargir la perspective, en retraçant l’histoire du mouvement liturgique dans la continuité duquel s’inscrit la réforme conciliaire, sans occulter pour autant la crise des années 1970. Cette mise en perspective, appuyée sur l’évocation de faits précis, permet ainsi un retour à l’essentiel sur cette question importante. Daniel Moulinet, né en 1957  à Montluçon, prêtre, professeur à l’Université catholique de Lyon, est membre du LARHRA (Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes). 

  • PAILLET Antoine (sous la direction de): Les décors de scènes de l’opéra de Vichy : catalogue raisonné. Catalogue établi par Fabien Noble. Préface d’Alain Duault.  Tome 1Esquisses, maquettes construites, études préparées et plantations de décors d’opéras et de ballets. Ateliers de décors du Grand casino de Vichy, 1900-1967. 416 p, index, illustrations – Tome 2 :Décors historiques et archives photographiques des décors d’opéras et de ballets. Ateliers de décors du Grand Casino de Vichy, 1900-1967 – 327 p. Index des œuvres. 2 vol. cartonnés, 1 300 illustrations en noir et blanc et en couleur. index, éd. Musée de l’opéra de Vichy, 55 € (les 2 tomes).

Le Tome 1 est centré sur les esquisses, les maquettes construites, les études préparatoires et la plantation de décors d’opéras et de ballets des spectacles donnés au Grand Casino de Vichy. L’ouvrage met notamment en valeur le décorateur Louis Contessa, auquel on doit le nouveau rideau de scène du théâtre de Vichy en 1896. Il est aussi   le créateur des décors d’ Aïda, opéra joué lors de l’inauguration du Grand Casino en 1901, et de ceux de Faust. On relève aussi le nom de  Lucien Jusseaume qui œuvrait à Paris pour l’Opéra-Comique, créateur du rideau de scène du Grand casino installé en juin 1901. Autres personnalités évoquées, le décorateur Julien Grandjean ainsi que Marcel Robert, son successeur, et  Maurice Boucard. Le tome 2  s’intéresse aux décors historiques et aux archives photographiques des décors conservés au Musée de l’Opéra. Les photographies, la plupart en noir et blanc, ont été prises par des photographes de la Société du casino, au fils des spectacles. S’y ajoutent les photographies en couleur des  décors retrouvés en 2013, comme ceux d’Aïda, du Roi de Lahore, ou de Victoria et son hussard. Celles prises sur scène sont pour la plupart issues des ateliers Arloing et Mougins de Vichy.

PINOTEAU Andy :  L’ Église Saint Martin, Jenzat, Allier. 1 vol. br, autoédition Andy Pinoteau (Fleuriel), 5 €.

ROMON François Les écoutes radio dans la Résistance française, 1940-1945. 1 vol. br, 512 p, éd. Nouveau monde éditions, 26 €

► L’importance stratégique des écoutes radio dans le renseignement militaire est une donnée bien connue de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, au travers d’entreprises médiatiques comme la « Source K » ou le décryptement d’Enigma. Les principaux acteurs de cette lutte sont pourtant restés dans l’ombre de la recherche. En retraçant leur parcours, cet ouvrage révèle des hommes conscients de leur position tactique, qui ont choisi dès l’éclatement du conflit la voie de la résistance. Gabriel Romon, Paul Labat, Marien Leschi, Edmond Combaux et André Mesnier, les cinq officiers transmetteurs qui incarnent ce combat, ont partagé le même engagement individuel au sein d’organisations distinctes. Camouflés sous l’Occupation dans l’administration des PTT, ils ont rapidement intégré les réseaux de la résistance intérieure avec pour objectif constant la collecte d’informations au profit des états-majors alliés…Leur activité pionnière a connu une postérité durable. Au sein de la nouvelle arme des transmissions émancipée du génie, ils ont été les précurseurs des « grandes oreilles » de l’actuelle DGSE et ont participé à la création du Centre national d’études des télécommunications (CNET), véritable creuset des technologies de France Télécom. L’auteur est professeur émérite de l’université de technologie de Compiègne. Pages 457-462, figure la notice biographique de Gabriel Romon (1905-1944), son père  qui travailla au GCR (Groupement des centrales radioélectriques) installé à Hauterive et dont la famille vécut à Saint-Yorre. Arrêté le 12 décembre 1943, déporté, condamné à mort, il fut fusillé le 21 août 1944 à Heilbronn (Allemagne). Il existe une rue du Commandant-Romon à Saint-Yorre.

• TANTOT  Jean-Pierre : Il était une fois Elmaduc. 1 vol. br, 69 p, illustrations en couleur, éd. Association les Échos de Saint-James (Gannat), 15 €.

L’histoire de l’entreprise gannatoise Elmaduc qui fut l’un des fleurons de l’industrie locale au XXè siècle.  Qui sait aujourd’hui que les locaux de l’usine Elmaduc (Electro métallurgie anodisation du Centre), rue de la Recollaine, ont initialement hébergé, dès 1939, la fabrication de piles électriques ? Sous le nom de « la pile Kléber », cette activité interrompue pendant la guerre, redémarra à la libération. Qui se souvient que dans cet établissement, ayant compté près de 200 salariés, 400.000 mètres de profilés destinés à la décoration du paquebot France ont été usinés et traités ? L’anodisation et la coloration de 600 tonnes d’aluminium pour l’aérogare d’Orly y ont aussi été réalisées.  Dans cet ouvrage, écrit par un ancien de l’entreprise, le lecteur pourra ainsi retrouver ou découvrir au gré des pages, les réalisations d’Elmaduc. Il pourra reconnaître au passage des personnes ayant œuvré au sein de ce fleuron gannatois, ainsi que les locaux qui l’abritèrent.

  • VINCENT Gérard : Au temps des bouchures en Berry et en Bourbonnais : lavoirs, loges, mares, puits, chemins… 1 vol. br, 142 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Alice Lyner, 19 €.

Dans nos campagnes, nos vieilles bouchures sont un symbole d’une civilisation disparue, les éléments d’une société rurale dont nous sommes tous, plus ou moins directement, issus. Les gens de l’époque les ont créées. Ils en avaient besoin pour vivre tout comme d’autres « constructions » que sont les lavoirs, les loges de vigne, les mares communales, …  Aujourd’hui, tous ces vestiges peuvent nous paraître dérisoires, évincés par le temps et le progrès. Pourtant, ils étaient si importants il n’y a pas si longtemps que cela.    Dernier d’une longue lignée d’agriculteurs, Gérard Vincent, né en 1936, a repris avec son épouse la ferme de ses grands-parents en 1961.  Attaché aux traditions, à la solidarité, au respect des anciens et à ce qu’ils ont réalisé pour leurs enfants, il souhaite œuvrer pour la sauvegarde de ce passé. C’est pour ne pas oublier et transmettre aux générations futures que Gérard et Lucienne Vincent ont composé cet ouvrage.

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ARTIGES Isabelle : Le diable à portée de la main. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,50 €.

En 1940, en Dordogne, André Aubin, 18 ans, travaille chez son père, artisan du bois. C’est alors qu’arrivent les réfugiés lorrains, suite au régime de Vichy. En 1941, le jeune homme part pour les chantiers de jeunesse à Pontgibaud. Il s’engage ensuite dans le maquis et participe à la libération d’Angoulême, de Périgueux et de Cognac, puis à la prise des ports de l’Atlantique et de l’île d’Oléron. L’auteure, Isabelle Artiges, est une esthète et une femme d’entreprise. Cosmétiques de luxe et mode sont ses choix professionnels ; piano et peinture, ses passions. Après « Les Petits Mouchoirs de Cholet » et « La Belle Créole », « Le diable à portée de la main », dont la première édition remonte à 2007, était son troisième roman publié  aux éditions De Borée.

• BARDOT Thierry : Les mauvaises herbes. 1 vol. br, 480 p,  éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

Pour redonner un sens à sa vie, Thibault décide d’acheter à un vieux paysan le domaine des Tailles, qui va  lui réserver bien des surprises. Il compte  se lancer dans l’élevage de chèvres. Mais le vendeur regrette soudain sa vente et souhaite récupérer ses biens. Thibault ne s’explique pas ce revirement jusqu’à ce qu’il découvre un cadavre enterré dans sa propriété…

Né en 1958, Thierry Bardot a déjà écrit trente-cinq nouvelles et plusieurs romans. « Le Hameau des Tailles », son deuxième roman publié aux Éditions De Borée, confirme ses talents d’écrivain.

  • BARON Sylvie :  Les justicières de Saint-Flour.1 vol. br, 430 p, éd. L’Ecriteau éditions, 25 €.

► Rien ne les destinait à se rencontrer. Encore moins à se voir : Joséfa, la femme de ménage habitant un petit hameau du Cantal, simple, courageuse, obstinée, usée par des tâches répétitives, difficiles et précaires qui accaparent ses journées et Alice, l’urbaine, talentueuse architecte d’intérieur, intellectuelle, raffinée et discrète. Il faudra qu’un drame épouvantable les touche pareillement pour que chacune trouve dans son désespoir le chemin vers le monde de l’autre et son propre chemin. La vie nous donne parfois des ressources insoupçonnées. Celles qui permettent ici à Joséfa et à Alice de construire un récit haletant dont rien ne pourra entraver le cours. Entre émotions et intrigue diabolique : un mystère dans le pays de Saint-Flour qui vous tiendra en haleine.

BARRAL René : La Colère des Drailles. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,10 €.

Compagnon menuisier, Florian Delpuech, dit Fleurette, partage sa vie entre le travail auprès de son maître et les plaisirs offerts par la boisson et les filles des auberges. Mais, tandis que la guerre entre camisards et papistes fait rage, le jeune homme, inquiet pour ses parents, décide de les rejoindre. Hélas ! c’est une sinistre surprise qui l’attend : ses parents ont été tués. Dès lors, gangrené par le désir de vengeance, Fleurette poursuit le responsable de ce massacre, un dénommé Flessières…

• BESSON Pierre: Un  pâtre du Cantal. Illustrations d’Albert Robida. Réimpression en fac-similé de l’édition de Paris, librairie Delagrave, 1920. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 13 €.

 Pierre  Besson (1873-1945), instituteur dans le Cantal, s’inspire de ses souvenirs pour raconter à la fin du XIXe siècle l’histoire du petit Pierre qui, malgré les promesses faites à sa mère de trouver un emploi, décide de continuer d’aller à l’école. Ayant trouvé refuge chez sa grand-mère, il est embauché comme pâtre par Caraud, vacher de soixante-douze ans. Un caméristat dans le Cantal: « Allons, Pierre, me dit ma mère un soir d’automne, tu es un grand garçon maintenant, tu ne peux pas toujours courir la noisette; il te faut aller en classe. » Et, après m’avoir vêtu de ma blouse neuve, de ma casquette en peau de lapin, chaussé de mes sabots garnis, elle me conduisait au chef-lieu de ma commune, à Cheylade. L’école ! C’est-à-dire l’inconnu pour moi ! Plus nous en approchions, moins je me sentais rassuré. J’avais peur du « Maître »; mes camarades en parlaient comme d’un ogre qui ne mangeait peut-être pas les enfants, mais qui ne leur marchandait pas les bourrades, et ils ne se trompaient guère. « Je vous mène un petit garçon, lui dit ma mère, et tirez, tirez-lui les oreilles. Soyez tranquille. » Jamais recommandations ne fut mieux suivie. On ne nous gâtait pas dans nos familles ! »…

  • BOUCHET Maurice : L’inconnu de Roche Rouge. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

De son temps, Georges Quatremains menait paître ses brebis sur le domaine de Roche Rouge, comme son père et son grand-père avant lui. Mais aujourd’hui est une autre époque, et les pâturages sont désormais attribués par tirage au sort. Cette année encore cette terre échappe à son fils Hubert. Pire ! c’est Julien Combe, un individu que Georges ne porte pas dans son coeur, qui s’en empare. Et quand Julien installe là-haut un berger que personne ne connaît, le vieux ressent cette décision comme une véritable trahison. Le voilà bien décidé à savoir d’où vient cet inconnu… À l’heure de la retraite, Maurice Bouchet a décidé de saisir sa plume et de partager sa passion pour la nature. À travers des personnages authentiques et un style où l’humour pointe sous la sensibilité, il nous raconte la  » vraie vie « , inspirée par celle des gens de la terre dont il est le fils.

  • CALLEROT Geneviève : Les cinq filles du Grand-Barrail. 1 vol. br, p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 14,90 €.

Les Minaud sont métayers au Grand-Barrail depuis des générations. Juanna s’y installe en 1911, après son mariage avec Alexandre. Elle lui donne cinq filles : Lucile, Valentine, Renée, Yvette et Yolande. Gazé pendant la guerre, Alexandre meurt en 1927, au matin de la naissance de Guynemer, le fils tant attendu… La famille éclate. Cinq récits, chacun se rattachant à l’une des filles, retracent la vie de cette famille. Ces chroniques peuvent se lire comme autant de nouvelles indépendantes, cependant Geneviève Callerot sait distiller peu à peu de nouvelles informations et chaque récit en apprend un peu plus sur les autres, tricotant avec talent le destin des Minaud. Elle nous livre ainsi un vrai document sur le pays, les travaux et les jours, à travers la destinée de chacune des cinq filles et piège son lecteur dans une intrigue en étoile, s’affirmant comme une vraie romancière.  » Vers les cinq heures, Lucile embrassait son monde et remontait à son chez elle, qui était pour la jeune femme plus beau que tous les palais des rois. Elle ranimait le feu et faisait son petit souper tout en soignant ses lapins, rentrant son linge, inspectant son jardin, l’arrosant s’il y avait lieu. A la nuit, Emile rentrait. [.] Ils soupaient, tous deux, heureux comme personne. « 

• CATINOT-CROST Laurence : Contes, légendes et récits d’Auvergne. 1 vol. br, 176 p, éd. Alan Sutton, coll. Provinces mosaïques, 14 €.

Dans le panthéon merveilleux de l’Auvergne, il existe toutes sortes de personnages, bons ou mauvais, beaux ou affreux. Il en est de très célèbres, comme la Vierge noire, Odile de Montluçon, Magdeleine de Saint-Nectaire. Mais on y rencontre aussi des êtres obscurs, des créatures au caractère malicieux, mystérieux, dont le souvenir a presque totalement disparu. Heureusement pour nous, Laurence Catinot-Crost est là pour nous entretenir de merveilles que la plupart des gens d’aujourd’hui ont oubliées.  Elle nous rappelle, à travers ses contes, que la vie est aussi faite de magie et de mystère… Parfois drôles, souvent gentiment effrayantes, ces petites histoires dévoilent un peu de l’âme auvergnate.

  • CHALAYER Maurice : Le genêt d’or. 1 vol. br, 336 p, éd. Feryane, coll. Livres en gros caractères, 20 €.

Sur les traces d’un aïeul charpentier, sujet de son prochain roman, Sylvain s’installe en Aubrac dans l’hôtel de Félix et Mélissa. Mélissa, la Camarguaise qui par amour se languit dans les montagnes, et Sylvain, l’écrivain en panne d’inspiration quitté par son épouse, vont s’apprivoiser et se donner l’énergie qui leur manquait. C’est par la découverte de leurs racines et du haut pays qu’ils retrouveront un sens à leur vie : pour Mélissa, sortir d’un douloureux passé et, pour Sylvain, tenter de reconquérir sa femme et reprendre la plume…

  • CROZES Daniel : Un été d’herbes sèches. 1 vol. br, 306 p, éd. du Rouergue, coll. Rouergue en poche, 7,80 €.

► Durant l’été 1970, un adolescent de quinze ans passe ses vacances dans la ferme d’un vieil oncle, perdue au fond d’une vallée. Kléber et sa femme Marie vivent encore pauvrement et à l’ancienne, dans une maison sans eau courante ni confort, et les terres sont exploitées avec un attelage de vaches et du matériel archaïque. Agée de cinquante ans, Marie en fait vingt de plus et souffre encore de n’avoir pas pu devenir mère. Kléber, lui, reste très marqué par sa captivité en Allemagne. Les fantômes de la guerre demeurent très présents, notamment parce que les voisins, de lointains cousins, ont été des collaborateurs et se sont enrichis au marché noir. Habitué à une vie plus facile, l’adolescent découvre cependant avec plaisir les travaux des champs. Il y a la beauté de ce paysage bosselé, sur lequel les hommes ont posé leur empreinte, la simplicité du mode de vie et la gentillesse de ce couple d’ordinaire solitaire. Le collégien noue très vite une relation profonde avec son oncle et l’assiste du mieux qu’il peut. D’autant que, très vite, Kléber se trouve gravement fatigué, et la solidarité doit s’organiser pour rentrer les foins. Dans ce très beau roman à l’inspiration autobiographique, Daniel Crozes fait revivre les campagnes et les paysans d’autrefois. Il nous fait partager la mémoire d’un monde disparu, avec l’émotion de celui qui a assisté au crépuscule de la vieille civilisation agricole. Un été d’herbes sèches a été couronné par le prix Arverne 2016.

  • DASSAS Michèle : Le recenseur. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,50 €.

► 1936, les Gordoniens se préparent au recensement pour lequel, Antoine Maurier, instituteur à Aubigny, a été missionné, en remplacement de son oncle souffrant. Hébergé par le maire et châtelain de Saint-Satur, il tombe, d’emblée, sous le charme de son épouse Rosa, femme superbe, à la personnalité envoûtante. Antoine découvre avec beaucoup d’intérêt le milieu des vignerons et des mariniers. Sollicité par ses hôtes, il donne des leçons à leur fille Caroline. La crue de la Loire viendra prolonger son séjour. 1844. Marié et promu juge de paix à Sancerre, Antoine se retrouve au cœur d’un drame qui touche la famille du châtelain : Doit-il conclure à l’accident ou au suicide ? L’ascendant, qu’exerce sur lui Rosa, toujours aussi séduisante, pèsera sur sa décision. Le dernier volet de ce triptyque s’ouvre en 1851. C’est, cette fois, Caroline qui fait appel au juge, l’obligeant à rouvrir le dossier. Antoine enquête, prenant en compte des pistes négligées sept ans plus tôt. De révélations en révélations, il reconstitue une histoire qui fait resurgir le passé trouble de certains protagonistes. Comment dévoiler la vérité sans mettre en péril son propre bonheur ?

• FAURAX Sylvain: Seul temps. 1 vol. br, 242 p, éd. du Volcan, 16 €.

Daniel, ancien photographe de guerre, ne parvient pas à surmonter la perte de sa femme. À quel temps vivre son existence pour en surmonter les épreuves ? Il cherche des réponses en noyant sa tristesse dans un hôtel désuet de Casablanca et se retrouve embarqué dans un étrange jeu de piste, une aventure qui le conduira des banlieues sombres de Paris au Rajasthan en Inde en passant par les vieux quartiers marocains. C’est parfois au contact du pire que l’on reprend prise avec la réalité. Mais peut-être aussi du meilleur quand il rencontre l’espiègle et séduisante Lise… Il va progressivement reprendre goût à la vie. Jusqu’où peut-on aller pour retrouver un être perdu ? « Seul temps » est un voyage initiatique et romantique aux aspects d’un thriller. Ce mélange des genres transporte le lecteur dans des contrées pittoresques, à la rencontre de personnages non moins hauts en couleur, aux comportements désopilants, parfois brutaux, mais jamais dénués de sentiments. Un tueur à gages philosophe avec son acolyte rock’n’roll, une séduisante jeune femme, un chauffeur de taxi mythomane, et bien d’autres composent le canevas énigmatique des pérégrinations de Daniel. Demain peut-être fait de lumière… Trouvera-t-il les réponses aux énigmes qui en entravent l’accès ?

FRIGO Alberto : L’esprit du corps : la doctrine pascalienne de l’amour. 1 vol. br, 295 p, éd. Vrin, coll. Bibliothèque d’histoire de la philosophie, 29 €.

À la différence des moralistes, Pascal n’entend ni éradiquer l’amour, ni en décrire les effets. Mais il pose la question décisive : à quelle condition l’amour peut-il être juste? Un amour juste est un amour bien réglé, qu’il s’agisse d’aimer Dieu, le prochain ou moi-même – car la philosophie du Grand Siècle n’est pas une philosophie de l’oubli de soi. Et pour régler l’amour qu’on se doit à soi-même, il faut « s’imaginer un corps plein de membres pensants », et conformer l’amour de soi à l’amour du tout, le corps, pour chaque partie. La définition cartésienne de l’amour permet alors de penser l’exigence paulinienne, par où Pascal renouvelle profondément la tradition de l’ordo caritatis et du corps mystique, dont ce livre analyse les grandes mutations. Ainsi, pour spirituelle qu’elle soit, la doctrine pascalienne de l’amour n’obéit-elle pas moins à une requête philosophique : penser l’unité.   Ancien élève de l’ENS de Pise, docteur en philosophie, traducteur et éditeur de Montaigne, Alberto Frigo est l’auteur de nombreux articles d’histoire de la philosophie et d’esthétique.

  • GEORGES Gérard : À la belle marquise. 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 19 €.

Début des années 1900, à Royat. Comment une petite fabrique artisanale de chocolats devient une entreprise au succès florissant, grâce à l’alliance d’une fille de confiseur et d’un jeune ingénieur des mines. En 1889, ce n’était encore qu’un très modeste moulin – chocolaterie. Mais Auguste et Clémentine Roussel, jeunes mariés, ont des idées et de l’ambition. Lui, ingénieur des Mines, a pour réputation de réussir tout ce qu’il entreprend. Elle, fille d’un confiseur réputé de Royat, a su depuis toute petite aiguiser son palais. Guimauves, pralines, dragées et autres douceurs n’ont aucun secret pour elle. Conjuguant leurs talents, Auguste fait le serment de créer « le meilleur chocolat de toute la contrée », aux arômes et épices subtils… Comment, en une dizaine d’années, leur modeste entreprise artisanale deviendra-t-elle la florissante enseigne A la Belle Marquise, qui jusqu’à Paris et à l’étranger, fera le bonheur des gourmands et des célébrités ?

• GLOMOT David: Le trésor du papillon de fer: le livre de raison, Londres 1666. 1 vol. br, 282 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

► Padraig, géant roux irlandais, est un jeune contrebandier qui croupit dans une prison anglaise. Auprès de Tull, son geôlier, ancien corsaire, il découvre l’existence d’un fabuleux butin de pirates. Ce trésor, en plus d’une belle quantité de métal précieux, recèlerait un mystérieux livre écrit par un conquistador, ancêtre de Padraig. Suivez les aventures du contrebandier et de ses complices Jethro l’affranchi, Lizzy la prostituée et Salamander le forban sur la piste du papillon de fer. Rôdez sur le port de Bristol, traversez l’Atlantique, affrontez les jungles des Caraïbes et les forêts du Canada, espionnez des sorcières sur la lande galloise et échappez aux chasseurs de primes et aux corsaires. Découvrez, enfin, Londres en plein cataclysme, en cette terrible année 1666 où la ville s’est embrasée… Aurez-vous le courage de vous embarquer à la recherche du fameux Livre de raison ?  Né en 1976, David Glomot est professeur agrégé et docteur en histoire. Ce passionné de jeux de rôles et d’imaginaire géographique aime lier le temps et l’espace en explorant des époques et des lieux hors du commun, ou en étudiant les contrées de fiction qui peuplent la littérature, comme L’île au trésor de Stevenson ou l’Arkham de Lovecraft.

  • GRAS Joëlle : L’Auvergne au fond du cœur. 1 vol. br, 168 p, éd. La Galipote,18 €.

Les matins bleus sont ces matins de l’enfance. Ceux du bonheur, ceux des souvenirs qui s’accrochent au cœur pour ne plus le quitter. Ces matins bleus, Sylvain les a vécus auprès de ses grands-parents, à La Grande Combe. Les mois passés au domaine furent une succession de jours heureux : « Il y avait à cette époque là, tout un monde qui s’offrait à un petit garçon qui n’en conserverait que ce qu’il apportait de meilleur, n’ayant aucun souvenir de ce qu’il pouvait procurer de désagréable ». Sylvain, enfant de l’exode rural, devra quitter cette campagne qu’il aime, pour rejoindre ses parents à la ville. Bien loin des terres de la ferme, il devra construire sa vie d’homme. Parviendra-t-il à exercer ce métier de tailleur dont il rêve ? … Entendra-t-il le soudain appel de ses racines, l’appel de ce pays où il a laissé sans le savoir beaucoup de lui .

HACK Josie : Le bar de l’Elfe. 1 vol. br, 210 p, éd. du Chardon, 12 €

Le « Tomcat » n’a pas dit son dernier mot ! Est- ce que l’esprit du mal a vraiment pris possession d’une personne dans l’établissement? Max, l’ami d’enfance de Lagarde en est persuadé en tout cas. Le commissaire, qui n’est pas un adepte du paranormal, préfère trouver des explications plus réalistes aux assassinats commis. Mais des événements bizarres vont semer un doute dans son esprit. Cupidité, trahisons, rivalités, indifférence. Tous les travers de la nature humaine, menant parfois au meurtre sont présents dans le Bar de L’Elfe. Une affaire qui poussera le commissaire Lagarde à ses limites. Heureusement qu’il a toujours son célèbre flair et Sven, son adjoint, dynamique et courageux.

• HACK Josie : Blues Mortel à La Roche Blanche. 1 vol. br, 182 p, éd. du Chardon, 12 €.

Avec « Blues Mortel à la Roche Blanche», Lagarde, commissaire à Clermont-Ferrand et son nouvel adjoint, le jeune et séduisant Sven, se trouvent confrontés à une série de meurtres inexplicables; tous semblent avoir un lien avec le milieu des concerts rock de la région. Une des victimes de ces agressions n’est autre que la fille de son amoureuse, qui vient de rompre avec lui, le laissant en proie à ses doutes et à son mal-être. Il se plonge dans cette histoire de tueur en série avec sa classe, son charisme et son flair légendaire, à la recherche d’un fou meurtrier, secondé de Sven, à qui il doit apprendre le dur métier de flic, mais qui, de son côté lui donne des leçons de vie… C’est pour lui une réelle affaire d’honneur et ……d’amour.

• HACK Josie : Enquête au Gour de Tazenat. Les enquêtes de Lagarde et de Sven. 1 vol. br, 220 p, éd. du Chardon, 14,80 €.

Le volcan a craché sa fureur durant des siècles, les blocs de pierre répandus autour de lui en témoignent. Et même si les eaux limpides du Gour de Tazenat donnent une impression d’apaisement, le commissaire Lagarde va devoir affronter le crime aux abords de ce joyau naturel. Assisté de son fidèle coéquipier, Sven, il mène son enquête sur les berges du cratère, ainsi qu’à Charbonnières-les -Vieilles et Manzat, les villages alentours. Tout commence par un corps découvert par un pêcheur… d’autres morts suivront. Et il y cette autre énigme, qu’il veut résoudre seul. Les drames qui se sont déroulés trois siècles plus tôt sur les mêmes lieux occupent son esprit, depuis qu’il a vu ce portrait envoûtant … Mystères et crimes dans le parc des volcans d’Auvergne dans ce nouvel épisode des « Enquêtes de Lagarde et de Sven ».

  • HACK Josie : Randonnées meurtrières en Auvergne. 1 vol. br, 181 p, éd. du Chardon, 14,80 €.

►Randonnées meurtrières en Auvergne… La nature auvergnate se pare de ses couleurs d’automne et le commissaire Lagarde songe à s’adonner au sport de la randonnée. Mais c’est un meurtre et non une balade de détente qui va le conduire sur les sentiers balisés en compagnie de son adjoint, Sven. Le corps d’un homme sauvagement assassiné est retrouvé au bord du mystérieux lac Pavin. Comme à son habitude, Lagarde s’implique à fond dans son enquête, au risque de raviver de vieilles blessures, car la victime n’est pas un inconnu. Sven doit également faire face à quelques turbulences dans sa vie de père de famille, ce qui lui provoquera des états d’âme pas très professionnels. De Besse-en-Chandesse au Rez-de-Sol, le commissaire Lagarde et Sven s’efforcent à dénouer les fils d’une sombre machination.  Josiane Hack est née en 1958 au Luxembourg. Secrétaire trilingue de formation, amoureuse de la lecture et la musique. Elle s’est installée en France en 1978. L’idée de se consacrer à l’écriture l’attire de plus en plus et elle choisit l’écriture de romans policiers. Premier ouvrage écrit en 2013  « Blues Mortel », est suivi par “Les jeux funestes de Tomcat »,“ Le Bar de L’Elfe” en 2014. “ Enquête au Gour de Tazenat” parait en 2015 et obtient le troisième prix du salon littéraire de Combronde « Le Noël des romanciers d’Auvergne ». « Randonnées meurtrières en Auvergne », achevé en 2015 s’est vu récompensé par le premier prix du jury du salon « Des Plumes chez la Belette » 2016 à Ebreuil.

  • HACK Josie : De Souvigny à Chouvigny. Lagarde enquête.1 vol. br, 239 p, éd. du Chardon, 15,10 €.

Le soleil brille généreusement sur la région Auvergne et le commissaire Lagarde prépare ses vacances bien méritées. Au moment où il se décide enfin à aller rejoindre sa compagne en Norvège, un meurtre annule ses projets de voyage. Le village pittoresque de Chouvigny et ses gorges sauvages sont, cette fois, le théâtre du crime. Chose étrange, Lagarde avait éprouvé quelques sombres pressentiments en apercevant la jeune victime quelques jours plus tôt. Elle était alors pleine de vie, séduisante et suscitait désir et jalousie parmi ceux qui l’entouraient Disparition et meurtres sous un soleil assassin. Lagarde, aidé par son fidèle adjoint Sven, sacrifiera ses vacances pour se livrer à la chasse au meurtrier.

  • JUDENNE Roger : Le silence des rives. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7,90 €.

Autour d’elle, un silence épais a remplacé le vacarme assourdissant des obus allemands et des cris de panique. Toinette lance alors un appel au ciel :  » Papou ! Papou !  » Mais Papou est resté sur l’autre rive, inatteignable à cause du pont rompu. Sans rien saisir au tragique de la situation, Toinette s’accroche au couple qui vient de lui sauver la vie. Mais dans le tumulte du bombardement, celui-ci ne s’est pas aperçu que la petite était différente… Roger Judenne est né dans une famille d’origine rurale. Son enfance se déroule au contact de la nature et des paysages. « Le silence des rives » a fait l’objet d’une première édition en 2010.

  • LAPORTE Gilles : Des fleurs à l’encre violette. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,95 €.

Deux familles que rien ne prédisposait à se rencontrer – l’une notable et traditionaliste, l’autre modeste et progressiste – s’unissent bon gré mal gré par le mariage de leurs enfants Rose-Victoire Dieudonné et Aimé Delhuis. Les deux fils du couple, Victor et Clément, suivront deux trajectoires et deux engagements différents. Dans la lignée des Dieudonné, Victor épouse une aristocrate et affiche un certain mépris à l’égard des siens tandis que Clément entre à l’Ecole normale d’instituteurs où, comme tous ses condisciples, il étudiera le violon. Gazé en 1915, il est évacué à Vittel où il rencontre sa future femme, Mathilde, normalienne elle aussi. Ensemble, ils prennent, dès la fin de la guerre, leurs fonctions et s’engagent avec passion pour la laïcité et l’éducation. Clément, les poumons rongés par l’ypérite, mourra en léguant à son jeune fils son amour de l’enseignement, de la musique et l’engagement dans la franc-maçonnerie que lui a transmis le maître luthier avec qui il avait entrepris la fabrication de son propre violon.

• LÉONARD Alain: Enfants de la liberté. 1 vol. br, 385 p, éd. de Borée,  coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

► 1783. La vie est rude pour ceux qui cultivent la terre, tributaires du climat, des mauvaises récoltes et accablés d’impôts. Catherine, fille du puisatier du village, se voit forcée de quitter sa famille acculée à la misère, et d’entrer au service des nobles locaux, les Saint-Val. Elle suivra ses maîtres à Paris où la colère populaire, qu’attisent la faim et des décennies d’injustices, sera à l’origine des événements de 1789 qui conduiront à des changements radicaux dans la société française. Du statut de femme de chambre, puis de fugitive à celui d’héroïne de la Bastille, Catherine, jeune fille au caractère entier et rebelle, connaîtra un destin hors du commun. A travers son épopée, entre joies, peines et amours, c’est un pan de la Révolution française et de la société du XVIIIe siècle qui nous est dévoilé. Après une carrière militaire en France et à l’étranger, Alain Léonard est actuellement infirmier dans un hôpital clermontois. À 52 ans, il débute l’écriture avec ce premier ouvrage dans lequel se mêlent histoire de France et souffle romanesque. Depuis 2006, il collabore au quotidien La Montagne en tant que correspondant local de presse.

• LHOSTE Bernard: La clé du tiroir. 1 vol. br, 300 p, éd. La Clé du Chemin (Craponne-sur-Arzon), 19 €.

►À Lacombe, joli nid d’aigle dans la montagne de Bas-en-Basset, Anselme et Victorine ont toujours beaucoup de plaisir à accueillir leurs petits-enfants aux beaux jours. Surtout Xavier et Marina, dont l’affection et la complicité réciproques muteront vers une relation amoureuse sans que quiconque (et pas même eux) n’y prenne garde. En agitant l’épouvantail des risques liés à la consanguinité, les parents respectifs des deux adolescents vont mettre le holà à cette idylle naissante. De leur côté, les grands-parents voient cela avec beaucoup plus de philosophie, de compréhension et de bienveillance.  Hélas, Anselme, quelques mois après la mort de son épouse, est victime d’un accident. Il aura toutefois le temps de murmurer à son petit-fils un énigmatique message : “ Toi… toi, Xavier… la clé… du tiroir… dans le… pour toi… pour toi… et Mari”… Il faudra aller jusqu’en Bourgogne pour en percer le mystère.

  • MALROUX Antonin : L’espoir de belles aurores. 1 vol. br, 350 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

Janvier 1960, Gatien, un maçon, quitte son hameau du Cantal pour rejoindre son régiment en Algérie. Il laisse derrière lui Émilienne, dix-sept ans, fille d’agriculteurs aisés, qui a juré de l’épouser à son retour. En Algérie, c’est l’escalade de la violence. La famille de Gatien est inquiète mais les premières lettres du garçon sont rassurantes. Quant aux parents d’Émilienne, ils ignorent la liaison entre les deux jeunes gens mais leur abondante correspondance éveille leur attention.  Et puis soudain, Gatien ne reçoit plus de nouvelles, comme si un drame s’était produit…Né en 1942 dans le Cantal, Antonin Malroux a d’abord suivi  un apprentissage de tailleur d’habits, avant de s’orienter vers le commerce. Parallèlement, il a commencé à écrire des romans. Il est aujourd’hui membre correspondant de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand.

  • MAXIMY Hubert de : Olympe. 1 vol. br, 432 p, éd. Feryane, coll. Livres en gros caractères, 23 €.

En 1793, au Puy-en-Velay, Olympe, veuve du tanneur Chambeyrac, est la proie de deux hommes qui cherchent à la déposséder de ses biens, mais aussi de ses droits. Prête à tout pour ses enfants, Olympe va déployer l’énergie de son puissant tempérament et son irrésistible séduction. L’an II. La Terreur. Un accident de chasse débarrasse Olympe de son barbon de mari et la propulse à la tête de la tannerie familiale. A vingt-huit ans, elle doit affronter l’avidité de la bourgeoisie locale prête à tout pour faire main basse sur son patrimoine. Aidée d’un avocat retors et d’un notaire amoureux, mais aussi de deux gamins dont son fils aîné, Olympe est bien décidée à en découdre pour préserver l’avenir de ses quatre enfants. A ses côtés, ses anciennes compagnes de couvent : Anaïs, la boiteuse, et Euphrasie, l’aristocrate déchue. Toutes trois vont spéculer sans vergogne sur les biens nationaux, mettant à mal les intérêts des plus puissants. En place de la fortune, n’est-ce pas la prison, voire la guillotine, qui attend nos aventurières ?

• MÉLIS Frédéric: Pensées burlesques et saugrenues. 1 vol. br,  éd. du Volcan, 8,60 €.

► C’est un vagabondage littéraire et malicieux que nous vous proposons de découvrir à travers ces textes. Une promenade polysémique semblable à la cueillette de fruits sauvages où se sont mêlés quelques chiasmes. Presque crédibles, les définitions se composent de mots aux sonorités qui peuvent prêter à confusion ! Plus qu’une lecture linéaire, nous vous invitons à « picorer  » ces définitions, pensées, citations, interrogations, aussi burlesques que saugrenues voire farfelues. Les sujets abordés sont divers, ils abordent certains phénomènes de société, scientifiques, humains, anecdotiques, des situations et des dialogues incongrus. Autant de sujets qui ont traversé la « tête » de l’auteur. Plus qu’une lecture linéaire, c’est une invitation à picorer des définitions, pensées, citations, interrogations, aussi burlesques que saugrenues voir farfelues. Les sujets abordés sont divers, ils abordent certains phénomènes de société, scientifiques, humains, anecdotiques, des situations et des dialogues incongrus. Autant de sujets qui ont traversé « l’esprit » de l’auteur (rien de spirituel là-dedans). La succession de ces pensées, est le résultat d’une écriture spontanée ou distillée, plutôt gentilles, jamais crue ou vulgaire (enfin nous l’espérons). Presque crédibles, les définitions se composent de mots aux sonorités qui peuvent prêter à confusion (elle nous le rendra). Les pensées apparaissent comme elles sont apparues, au fil de l’eau ou du vin ou du café ou du jus de pomme, c’est au choix. Elles ne sont ni classées ni par genres ni par types, ici il n’y a rien d’académique !

• MÉLIS Frédéric: Semchen, le semeur de cheminées. 1 vol. br, illustrations, éd. du Volcan, 14,50 €.

edv_semchem_couvp1_mlTout commence par la lecture d’une étrange histoire racontée par un maître d’école à ses élèves…Elle va faire naître chez le jeune  héros, Semchen, une drôle d’idée. Parviendra-t-il à la réaliser ? Après un long parcours dans les arts graphiques, auteur de livres sur la gestion de la couleur et le traitement des images numériques, ainsi que de nombreux articles dans la presse spécialisée; Illustrateur avec plusieurs expositions à son actif, Il se consacre aujourd’hui à l’écriture et à l’illustration. Ses travaux d’écritures et ses réalisations sont principalement destinés à la littérature jeunesse notamment « Semchem le semeur de cheminées », un conte pour enfants.… Mais pas que !

• PALACH Jean-Marie: Sabre d’or, les aventures de Loïc, le corsaire. 1 vol. 176 p, br, éd.  du Volcan, 12 €.

EdV_Sabre_dor_1couv_Nouveaute►En l’an de grâce 1711, deux vaisseaux de la Royale s’apprêtent à mouiller dans le port de Saint-Malo de l’Isle, avant de rejoindre le reste de la flotte ancrée dans la rade de Brest. Parce qu’il s’est approché de trop près des navires de guerre, un adolescent, Loïc, est arrêté, accusé d’espionnage et condamné à l’exil par le prévôt. Sa peine est annulée in extremis par l’amiral Duguay-Trouin, commandant en chef de la flotte du roi. Il se retrouve enrôlé comme mousse sur la frégate L’Invincible que dirige Jean Doublet. Grand Timon, son fidèle second, devient le tuteur du jeune marin. Le destin de Loïc changera au fil des aventures qu’il vivra. Il devra s’affirmer et s’imposer par des actes héroïques, mais aussi par sa clairvoyance et sa sensibilité. Au cours de ce voyage initiatique, il rencontrera Simon le barbier, un chirurgien sinistre, Clément l’indiscret, Amalia la belle Lisboète et bien d’autres personnages. L’auteur a su retranscrire avec beaucoup de détails le climat politique de l’époque, l’ambiance à bord d’une frégate, le rôle des marins et leurs faits de bravoure. Plusieurs personnages ont une place prépondérante dans ce récit. Ils nous offrent une palette de sentiments propre à un beau roman d’aventures où se télescopent la violence, la trahison, la découverte et l’amour.

• PALET Marie de: Le valet de pique. 1 vol. br, 390 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits de terroir, 20,90 €.

►Parti à la recherche d’un ancien château pour rendre service à son cousin André, Damien se demande bien pourquoi il a accepté d’aller se perdre sur ces petites routes sinueuses de campagne ; d’autant que, pour faire plaisir à sa grand-mère, il a promis de se rendre dans le village d’où est originaire sa famille. C’est là qu’il rencontre Valentin, un retraité à la fois bourru et attachant, qui s’avère être un cousin. Alors que Damien s’apprête à repartir, sa voiture tombe en panne, et le voilà contraint de passer quelques nuits sur place. C’est le début d’une grande amitié entre les deux hommes. Au fil du temps, Damien va en apprendre un peu plus sur l’histoire de Valentin, mais un mystère demeure : pourquoi le surnomme-t-on le « Valet de pique » ?

PARAILLOUS Alain : Le bois des serments. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

Après plusieurs mois à suivre Napoléon dans ses conquêtes, la dernière défaite à Waterloo décide Aurélien à regagner le domicile familial, dans l’espoir de retrouver Sylvette, sa promise. A peine est-il arrivé que son père décède. Aurélien reprend les terres paternelles bien peu fertiles, avec l’idée de développer une nouvelle activité : l’industrie des bouchons de liège connaît un véritable essor. Renseignements pris, il s’associe à Alexandre Ducomet, la cinquantaine, riche marchand de bois, et nouvel époux de Sylvette. Les surprises, qui émailleront le destin d’Aurélien, ne font que commencer… Profondément attaché à la ruralité et à ses valeurs, Alain Paraillous a exprimé cette fidélité dans deux livres de souvenirs, « Le Chemin des Cablacères » et « Les Collines de Canteloube », puis dans un roman, « Les Peupliers du désert ». Son savoureux « Dictionnaire drolatique du parler gascon » est un succès de librairie. Mais c’est surtout son film « L’Occitanienne ou le dernier amour de Chateaubriand » qui a contribué à le faire connaître d’un très large public en 2008.

• PERRET Jean-François: La faille du temps. Nouvelle édition. Préface de Jean Clottes. 1 vol. br, 140 p, éd. de Borée, coll. Roman historique en poche, 6,90 €.

Avant de disparaître, un père laisse à son fils une lettre qui commence par ces mots : « J’ai traversé le temps ? », dans laquelle il raconte comment, adolescent, il avait quitté la maison familiale en pleine nuit, pour se rendre dans une grotte où l’attendait une aventure extraordinaire ? Je distille dans ce roman les connaissances que j’ai acquises pendant vingt ans en travaillant en Ardèche. Mais si je suis féru de préhistoire, je ne suis pas préhistorien, et il n’était donc pas question pour moi d’écrire un livre scientifique. Le roman me permet de partager ce que j’ai appris en racontant une histoire »…Jean-François Perret passionné par l’archéologie et la préhistoire depuis l’enfance, est journaliste depuis trente ans. Actuellement adjoint du chef du service Informations Régionales au Journal du Centre (Groupe Centre-France), il se dit « privilégié » d’avoir été en poste en Ardèche (au Dauphiné Libéré) à l’époque de la découverte de la grotte Chauvet en 1994. Un épisode dont il a suivi les études scientifiques et les péripéties juridiques.

  • PIGNOL Albert : L’ami toscan d’Auvergne. 1 vol. br, éd. La Galipote, 20 €.

Yves, jeune écrivain en villégiature dans un vieux manoir transformé en hôtel-restaurant est à la recherche d’un cadre et d’une trame pour son prochain roman. Le hasard de ses promenades le conduit aux portes d’un domaine qui évoque en lui un séjour en Toscane. De fil en aiguille, la petite-fille de la propriétaire des lieux, Alice, le conduit à sa grand-mère qui lui conte l’histoire d’Abel, son père, un émigré italien qui, fuyant Mussolini et ses chemises noires, est venu s’installer en Auvergne. Un thème tout trouvé pour un roman en gestation, d’autant qu’Alice est vraiment adorable. Mais la splendide et sérieuse Armelle, venue se ressourcer en pays vert avec son député de patron, et la non moins jolie et espiègle Estelle, soubrette de l’hôtel-restaurant, ont aussi largement de quoi tourner la tête d’un jeune écrivain.

  • PLUCHARD Mireille : Les sentes buissonnières. 1 vol. br, 450 p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 15,50 €.

En 1880, Aurélie, fille d’un garde forestier, est la cinquième d’une fratrie de sept enfants. Vaillante et déterminée, elle s’applique à l’école pour sortir de son milieu et obtient brillamment son certificat d’études, puis son brevet. Quand son père, endetté, doit sacrifier ses études, Aurélie part travailler à la filature mais elle n’a pas l’intention d’abandonner son rêve… Mireille Pluchard est tombée dans l’écriture tout naturellement lors de ses recherches généalogiques. Est née alors une trilogie, La Saga des Teissier, narrant la vie de sept générations de ses ancêtres. Passionnée d’Histoire et d’histoires, Mireille Pluchard brosse les portraits de personnages toujours attachants et sait entraîner le lecteur dans l’intrigue. Ses romans Le Petit Bâtard et Le Puits Sans-Nom parus aux éditions de l’Écir en 2008 et 2010 ont connu un vif succès.

• RICROS André: 16 morts pour un barrage. Roman policier. 1 vol. br, 176 p, éd. de la Flandonnière, 16 €.

La cupidité a ses raisons que la raison ignore...Alexandre est un paysan attaché à ses terres, sur les hauteurs de la vallée. Il a refusé tous les ponts d’or que le maire lui a offerts pour qu’il accepte d’abandonner son domaine et permettre ainsi l’édification d’un barrage qui rapportera énormément d’argent à la commune. Désormais, tous les moyens sont bons pour qu’Alexandre cède. Même les plus inavouables…Au-delà de l’intrigue policière, un tableau sans concession des pires noirceurs de l’âme humaine. André Ricros est né en 1953 et a vécu son enfance dans le sud de la Châtaigneraie cantalienne. L’essentiel de sa vie professionnelle fut consacré aux arts de l’oralité. En 1985, il créa l’Agence des Musiques des Territoires en Auvergne qu’il quittera en 2015. Depuis, sa vie est centrée sur l’écriture et des activités artistiques dans le cadre de la Compagnie l’Auvergne Imaginée qu’il codirige. Il a publié de nombreux ouvrages dont « Bouscatel – Le Roman d’un cabrettaïre » qui a reçu le prix de l’académie Charles Cros.

  • ROCHE Florence :Les fruits de la liberté. 1 vol. br, 304 p, éd. de Borée, coll.Les essentiels, 14,50 €.

► Flavie, est une jeune paysanne qui travaille durement dans la ferme de son père. La nuit, elle s’instruit en secret auprès d’un vieil oncle jésuite pour lequel elle éprouve une grande affection. En 1870,1’année de ses vingt ans, Flavie tombe amoureuse d’un jeune ouvrier agricole, Léon, mais cet amour est impossible car elle est elle-même promise à un paysan fortuné du village. Elle décide alors de fuir à Paris. Elle trouve refuge à Montmartre au moment où éclate la révolte de la Commune et fait la rencontre de Clairvoix, un peintre insurgé, de Blanche, chanteuse de cabaret, de Nonette, ouvrière, de Patronne, aubergiste, et de bien d’autres personnages. De part et d’autre des barricades, les destins se croisent entre amours et chagrins, espoirs et désillusions. Flavie assiste en témoin à ces bouleversements mais son cœur est partagé entre Clairvoix, qui se bat pour le peuple de Paris et Léon, qui a fait carrière dans l’armée et s’oppose aux insurgés. Qu’adviendra-t-il ? De retour au pays, la jeune femme trouvera-t-elle la force de braver le destin et de cueillir enfin les fruits de la liberté ?

• ROSSET Jean : L’Aube de la Liberté. 1 vol. br, 540 p,  éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,10 €.

1943. Le collège parisien de Jean-Luc est réquisitionné par l’occupant et le jeune homme doit regagner le domicile parental. Là, il constate avec dépit que son père, notaire et maire du village, loge sous son toit le chef de l’unité allemande en place. C’en est trop ! Il accepte l’invitation de son oncle Léon, auquel il voue une grande admiration, à l’aider dans sa scierie, le lieu de ses vacances d’enfant. Mais Jean-Luc va surtout y découvrir les heures éprouvantes de la guerre en s’engageant aux côtés de son oncle qui se révèle être le chef d’un maquis. Après une carrière de cadre de direction dans la sidérurgie, Jean Rosset s’est reconvertit dans l’écriture. On lui doit notamment le best-seller « Les Porteurs de terre », republié dans la collection « Terre de poche » aux éditions de Borée.

• SOMBRUN-TESNIÈRE Martine: Le goût de la gentiane.  Illustrations de Gaëlle et Léo Dangles. 1 vol. br, 240 p, éd. de la Veytizou, 20 €.

► Non loin du Mont-Dore, aux abords du buron du Capucin, un meneur de chiens nordiques, amoureux des neiges glacées, et une famille de vacanciers désireuse de profiter de ses congés d’hiver, se trouvent soudain en face d’inquiétants personnages…Entre courses en traîneaux, balades à skis, entre moments chaleureux et épisodes haletants, l’auteur entraîne  ses lecteurs dans les neiges auvergnates, avec une multitude de personnages attachants ou menaçants… Partageant son temps entre son Périgord natal et l’Auvergne, Martine Sombrun-Tesnière, après avoir fait carrière dans l’éducation nationale, s’adonne désormais à sa passion de l’écriture. Elle a déjà publié plusieurs recueils de souvenirs d’enfance, de récits animaliers et de nouvelles pleines d’humour, ainsi qu’un roman mystérieux, « La maison aux deux visages ». 

  • SORDELLI Jean-Claude : La dernière saison. Livres en gros caractères. 1 vol. br, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

Passaget, petit village dans le nord du Cantal, dans les premières années du XXe siècle. Le temps est rythmé par les saisons, les travaux des champs, les fêtes, les naissances et les morts. Marie a épousé un ami d’enfance, Victor. La noce est belle mais le mariage incertain, le mari infidèle et violent. C’est lui qui est choisi par l’étrange châtelain du village pour diriger l’équipe qui va déboiser la forêt et lui arracher son antique secret : selon une très vieille légende, une ville magnifique a existé là où il ne reste plus qu’une montagne boisée. Soudain la guerre éclate, et pourtant Éloi, le vieil ermite, avait prévenu : « Le jour où les boeufs laboureront la montagne, ce jour-là, le canon montera de l’autre côté… ». Un roman puissant dans cette région d’Auvergne, dont les hommes et la terre ressuscitent nos racines chères à nos coeurs. Jean-Claude Sordelli a été professeur de Français dans différents collèges pendant près de 40 ans. Il vit à Saint-Paul-des-Landes (Cantal) et évoque sa jeunesse dans plusieurs romans, lorsqu’il était placé en famille d’accueil. Il fut parmi les premiers, avec L’Écorce ou Soleil haut, à réinstaller le roman du terroir dans notre littérature.

• TOURNAIRE Éric: Le dragon de Saint-Georges. Roman policier. 1 vol. br, 128 p, éd. de la Flandonnière, 14 €.

►La suite de « Le garçon qui voulait voir la mer »« L’homme courait. Depuis ce qui lui semblait une éternité, filant à travers les futaies, le souffle de plus en plus rauque. Si seulement il n’avait pas lâché son fusil ! La fatigue  commençait à le gagner, malgré la panique qui lui donnait  des ailes, et le lourd piétinement derrière lui, qui se  rapprochait, se rapprochait… ». La deuxième enquête du gendarme de Bellerive-sur-Allier vous entraîne le lecteur  du Maroc à la Guyane à la vitesse d’un cheval au galop, en une trépidante fantasia. Né en 1958 à Casablanca, Eric Tournaire taquine régulièrement l’onirique et le documentaire à travers carnets de voyages, bandes dessinées et livres jeunesse. Il signe là son deuxième roman, issu de l’histoire de son hameau et de sa fertile imagination, volet n°2 d’une trilogie poético-policière et régionaliste.

  • VALETTE Patrice : Une saga historique haletante au cœur de l’Auvergne : Tome 1: Le secret du château de Fraisac1 vol. br, 270 p, éd. City – Terre d’histoire, 17,90 €.

Septembre 1855, la foire du village de Saint-Anthème rassemble tout ce que le Forez compte de scieurs et d’ouvriers du bois. Parmi les hommes qui cherchent du travail, Joseph Matheron reçoit une offre du châtelain de Fraisac. La proposition d’embauche, très généreuse, intrigue Joseph qui se méfie mais ne peut pas refuser.  Au château, le mystère s’épaissit encore. Pourquoi les riches propriétaires ont-ils fait appel à lui ? Que cachent-ils ? Et pourquoi est-il autant désorienté par la mystérieuse fille du maître de maison ? Lui, le loup solitaire qui ne croit en rien et ne compte sur personne, s’attache aussi, contre toute attente, à une pauvre fillette qui vit aux abords de la propriété. Dans ce fascinant et rude pays d’Auvergne, Joseph va devoir surmonter tous les coups du destin et vivre une aventure qui va radicalement transformer sa vie.

  • VALETTE Patrice : Une saga historique haletante au cœur de l’Auvergne. Tome 2. Les ombres du Bois Saint-Martin. 1 vol. br, 270 p, éd. City – Terre d’histoire, 17,90 €.

Milieu du XIXe siècle, en Auvergne. Joseph Matheron, scieur de bois, trouve un nouvel emploi à des dizaines de kilomètres de chez lui, loin de celle qu’il aime. Mais, peu de temps après son arrivée, la fille du propriétaire du bois dans lequel il travaille désormais est assassinée dans des conditions particulièrement sordides. Or Joseph est le dernier à l’avoir rencontrée… Aux yeux d’une police pervertie et d’une justice arbitraire, il est le coupable idéal. La condamnation sera expéditive et sans appel : ce qui attend désormais Joseph, c’est le bagne !Le bois Saint-Martin recèle décidément bien des ombres et des mystères… Pour gagner sa liberté, Joseph va devoir affronter de nouveaux périls et compter, plus que jamais, sur les siens. Patrice Valette est un jeune retraité. Passionné de livres, il s’est lancé dans l’écriture d’une saga sur le Forez et a déjà publié Le secret du château de Fraisac (Terre d’Histoires, 2016).

• WOUTERS Josette: La maison de Lou. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18,90 €.

Promise à Alfred Dethys, futur hériter d’une riche famille possédant la plupart des terres du village, la jolie Lou hésite pourtant à se donner à lui. Lorsqu’en 1916 elle croise Alexander Van Driès, jeune architecte au service de l’armée belge, ses dernières hésitations s’envolent. C’est certain, elle n’épousera pas Alfred Dethys mais ce bel officier qui la demande en mariage. Malgré les menaces de son père, qui ne se résout pas à voir partir sa fille avec un inconnu, Lou va suivre l’homme qu’elle aime et prendre à bras-le-corps cette nouvelle vie qui l’attend. Une vie parfaitement heureuse, jusqu’au jour où la crise de 1929 fait voler en éclats toutes les belles promesses d’un avenir radieux.

◘ HISTOIRE

  • BARON Sylvie (sous la direction de) : Mémoires de nos villages : Neuvéglise, Pierrefort, Saint-Flour. Préface de Sylvie Baron. 1 vol. br, 380 p, éd. L’Écriteau éditions (Pont-du-Casse), 25 €.

Vous ! C’est vous, amis lecteurs, qui êtes le sujet de ce livre… Parce que ces textes (des poèmes, des récits, les portraits, des anecdotes) sont votre mémoire, notre mémoire commune, qu’ils nous parlent de chez nous, tel que nous vivions il n’y a pas si longtemps. Rassemblés autour de l’écrivain cantalien Sylvie Baron, les auteurs ont voulu faire vivre nos racines en interrogeant nos aînés pour qu’ils racontent leur univers d’autrefois : un monde si proche, et déjà si lointain, que l’on revisite ici avec tendresse et émotion.

• COUZELAS Vivien: Dans la tête d’un hooligan: Enquête Football et violence. Le témoignage d’un supporter. 1 vol. br, 320 éd. du Volcan,  19,90 €.

EdV_VC_Hooligan_Couverture_ombre_p1_Site_ml► Qu’est-ce que le hooliganisme ? Cet univers est finalement méconnu, et évoque chez la plupart d’entre nous un rejet. Et qu’est-ce qui peut bien motiver un passionné de football, fervent supporter de son club à jouir du football via le prisme de la violence ? Pourquoi les faits divers qui en découlent peuvent réveiller en nous une certaine curiosité, ou nous choquer ?  Vivien Couzelas nous explique pourquoi et comment une personne d’apparence proche de nous peut s’orienter vers cette trajectoire de vie. Il nous répond en rapportant les confessions de Théo, un hooligan anonyme, qui a bien voulu lui ouvrir les portes de son monde. Il s’est confié avec beaucoup de sincérité sur son parcours, son évolution et s’est fendu de nombreuses anecdotes et confessions savoureuses, saisissantes, « pour briser les idées reçues sur ce mouvement ». Parallèlement, l’auteur s’est appliqué à décrire l’historique du hooliganisme, de ses origines dans les années 1960 à aujourd’hui, aussi bien en France que dans les autres pays du monde, tout en dressant une description exhaustive des codes de ce milieu. Outre les dialogues avec Théo, un long travail d’enquête a été réalisé auprès de journalistes, consultants, sociologues et supporters du monde entier, qui ont apporté à l’auteur de multiples informations sur le hooliganisme. Ce voyage littéraire dépasse les questions sur le foot ou ses supporters, il soulève des questions psychologiques, sociologiques ou politiques, le résultat est aussi instructif que passionnant<

  • GUITTAUT  Pierric : La dévoreuse : Le Gévaudan sous le signe de la bête : 1764-1767. 1 vol. br, 336 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, 21,50 €.

► La Bête du Gévaudan n’est pas un mythe, et ses nombreuses victimes réclament mieux que le mauvais thriller auquel beaucoup la cantonnent. C’est partant de ce constat que l’auteur s’est lancé à sa poursuite il y a dix ans. Romancier remarqué pour ses polars ruraux, Pierric Guittaut est aussi chasseur et tireur à poudre noire, passionné d’Histoire et qualiticien certifié dans l’industrie aéronautique. Après plusieurs séjours en Margeride, l’auteur nous livre l’enquête la plus complète jamais réalisée sur le sujet : analyse intégrale du fonds d’archives, reconstitutions de tirs, comparaisons anatomiques. Tous les suspects sont passés en revue. Bousculant les idées préconçues, les conclusions de cette investigation sont inédites et nous permettent de nous réapproprier un pan entier de notre histoire rurale tombée dans l’oubli. En franchissant les frontières, le lecteur se retrouvera même lancé sur les traces d’un authentique spécimen de la Bête du Gévaudan, qui attendait depuis plusieurs décennies dans la discrétion d’un Musée de la Nature qu’on (re) découvre son illustre filiation. 250 ans après la fin de l’affaire de la Bête du Gévaudan, Pierric Guittaut nous livre enfin les clefs pour comprendre cette énigme qui n’en était pas une…

  • Histoire sociale Haute-Loire: Volume 8. 1 vol. br, 260 p, illustrations, éd. du Roure, 22 €.

► Pendant la guerre Civile espagnole (1936-1939) la France a dû accueillir près de 500 000 réfugiés qui se sont retrouvés dans des camps d’hébergement, comme celui de Langogne, présenté ici par Raymonde Prat. Malgré l’accueil mitigé qu’ils ont reçu, beaucoup ont choisi de rester dans notre pays et de s’y intégrer.  Quelques-uns, du fait de leur engagement militant aux côtés des Républicains, ont été l’objet d’une surveillance constante par les autorités françaises. Georges Chanon a retrouvé le dossier de neuf membres des Brigades internationales assignés à résidence à Alleyras.  La Deuxième Guerre mondiale a bouleversé la vie de millions de personnes. Jean-François Arnould poursuit sa chronique de la vie d’un quartier du Puy-en-Velay: voici le boulevard Carnot libéré. Après la guerre, vient le temps de la reconstruction. C’est à cette tâche qu’ont été astreints, de 1945 à 1948, plus de 3000  prisonniers allemands en Haute-Loire. Leur histoire est relatée par René Dupuy, d’abord au camp de Brioude où ils ont souffert de la faim et sont morts en grand nombre, puis sur les chantiers, dans les mines, les usines et les fermes. L’évolution des relations de l’homme avec son environnement intéresse aussi l’histoire sociale. Maryse Tort, botaniste universitaire reconnue, étudie la perception des zones humides, les tourbières, du XIXe siècle à nos jours. Militant écologiste, Martin Arnould relate les épisodes de la mobilisation qui mit en échec le projet de barrage à Serre de la Fare. Michel Rondet (1841-1908) passa l’essentiel de sa vie de mineur et de militant dans la Loire mais il a vécu six ans en Haute-Loire où il est mort. Raymond Vacheron présente ce précurseur du syndicalisme. Avec sa brève histoire de l’hôpital d’Aiguilhe, Romain Guilloux, fait revivre cet établissement créé sous Adhémar de Monteil au XIe siècle, ce qui en fait un des plus anciens hôpitaux construits en France, et qui perdura jusque vers 1700.

  • LANGLOIS Denis : La politique expliquée aux enfants (et aux autres). 1 vol. br, 140 p, illustrations de Plantu, éd. SCUP, 7 €

Le livre « La Politique expliquée aux enfants (et aux autres)», illustré par Plantu et dont la toute première édition remonte à 1983, était devenu introuvable. En cette année 2017 très politique, Denis Langlois a décidé de le remettre à jour et de l’offrir gratuitement aux lecteurs. On pourra trouver le texte en intégralité, avec les illustrations sur le site La politique expliquée aux enfants. Depuis le 20 février 2017, il est également possible de se procurer la version papier du livre. Un libraire-éditeur militant, les éditions SCUP, a pris l’initiative de proposer le livre à un prix modique. Né en 1940, Denis Langlois réside à Chamalières, après avoir vécu durant plusieurs années en Haute-Loire. Il a été avocat au Barreau de Paris de 1968 à 1993 et il s’est spécialisé dans les grandes affaires pénales, notamment en défendant la famille Seznec dans ses demandes de  réhabilitation de Guillaume Seznec. Il est par ailleurs l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages.

  • LEFEBVRE Thierry, RAYNAL Cécile: Jules Mathivat, pharmacien minéralier à Châtel-Guyon. Réimpression en fac-similé. 1 vol. br, 66 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €

► Peu après la guerre de 1870, afin de contrer la concurrence des stations thermales allemandes, le médecin parisien Adolphe Gubler attribua à chaque eau minérale française des vertus thérapeutiques spécifiques. Dès lors, Châtel-Guyon, modeste bourgade du Puy-de-Dôme, se spécialisa dans le traitement des troubles digestifs grâce à ses eaux capables de « purger sans douleur ». Au début du XXe siècle, Jules Mathivat, pharmacien saisonnier qui exerçait l’hiver en région parisienne et pendant la saison thermale à Châtel-Guyon, décida d’exploiter une source et de concentrer ses sels minéraux pour obtenir des pastilles laxatives. Après quelques années de conflit avec la Société des eaux minérales de Châtel-Guyon (qui contrôlait 21 sources du village en 1900), il parvint à réaliser un forage en 1909. Il obtint ainsi une eau richement minéralisée qu’il baptisa naturellement « Source Mathivat »

• MOULIER Pierre, MOULIER Pascale: Le Cantal insolite. Nouvelle édition.  1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière,  28 €.

Une femme-loup, un bras qui soigne la folie, un corbillard philosophe, un chapelle creusée dans un rocher ou dédiée au devoir de mémoire, d’étrange quilles de cheminées, un puits miraculeux puis maudit, une statue vénérée à Murat et à Chicago… le Cantal n’est pas avare en curiosités ! Par le biais de l’insolite, nous voici invités à pénétrer au cœur d’une Haute Auvergne secrète, sauvage  et mystérieuse, loin des sentiers balisés et des attractions rebattues. Une façon intimiste d’apprendre à connaître ce pays tout en montagnes et en recoins, rétif au regard superficiel et qui ne se livre qu’à ceux qui l’aiment. Auteurs d’une dizaine d’ouvrages consacrés au patrimoine auvergnat, tant prospecteurs de terrain que fouilleurs d’archives, Pierre et Pascale Moulier ont arpenté avec passion les montagnes, les villages et les moindres hameaux du département. Ils nous livrent ici un florilège de leurs plus belles découvertes. Pierre Moulier est professeur de philosophie et dirige la revue « Patrimoine en Haute-Auvergne », véritable encyclopédie évolutive du département. Pascale Moulier est archiviste du diocèse de Saint-Flour, spécialiste du patrimoine religieux cantalien et présidente de l’association Cantal Patrimoine.

• MOYÀ-FREIRE  Aurélia : Cahier d’exil d’une adolescente espagnole (1939-1943). Avant-propos, appareil critique et postface de Rose Duroux, Célia Keren et Danielle Corrado. 1 vol. br, 114 p, éd. Presses universitaires du Midi, coll. Hespérides, 14 €.

Aurélia Moyà vient d’avoir 14 ans quand elle et sa famille traversent la frontière franco-espagnole, le 1er février 1939. La guerre d’Espagne touche à sa fin, le camp républicain a perdu. Commence pour Aurélia une longue pérégrination, des Vosges jusqu’en Normandie. Pour surmonter ces bouleversements, elle a un allié : son cahier, dans lequel elle rédige, jour après jour, ses « mémoires ». Malgré les déplacements incessants, la guerre, l’occupation et le travail à l’usine ou aux champs, Aurélia se bat avec une langue qui n’est pas la sienne, le français, pour consigner les faits marquants de sa vie en France et de celle de sa famille, de février 1939 à l’été 1943.  À la suite de ce récit inédit, une postface analytique met en lumière l’originalité de ce texte et ses apports à notre connaissance de cette séquence fondamentale de l’histoire contemporaine. Cette source, échappée par hasard à la destruction promise le plus souvent aux écritures ordinaires de soi, nous donne accès à une expérience personnelle de la rupture brutale qu’a provoquée l’exode de 1939 pour des milliers de personnes. Elle témoigne des efforts d’une adolescente prise dans les aléas de l’histoire pour retrouver le contrôle de son destin. Rose Duroux,une des auteures de l’appareil critique et de la postface est  professeure émérite de l’université de  Clermont-Auvergne. Elle  a consacré plusieurs travaux aux enfances en guerre et aux récits d’exil.

  • PAGIS René : Dans la salle des pas perdus. 1 vol. br, 204 p, éd. de Borée, coll. Histoire Documents, 18,90 €.

Fils de fermiers, né dans le Cantal, René Pagis devient gendarme, monte les échelons et intègre la magistrature. Il y exerce les fonctions de juge d’instruction, juge des enfants et procureur de la République. Cette carrière hors du commun a donné lieu à bon nombre de rencontres et d’anecdotes que l’auteur relate dans un récit de mémoires. L’auteur évoque dans l’avant propos son parcours professionnel avant de partager avec le lecteur différentes anecdotes et moments forts qu’il a vécu dans la gendarmerie et la magistrature. Bien écrit dans un style enjoué et empli d’humour, René Pagis donne un point de vue intéressant du métier d’officier de gendarmerie et de magistrat à la fin du XXe siècle. Il relate des anecdotes souvent humoristiques et des rencontres parfois cocasses avec des personnes célèbres :François Mitterrand, Gérard Depardieu, Claire Chazal. Il partage son expérience de procureur sur l’affaire Agnès Marin violée et tuée par le jeune Matthieu Moulinas, affaire qui a donné lieu à un documentaire TV et à un livre « Parents à perpétuité ».

• TOURREAU Alain : Notre-Dame-du-Port, Clermont-Ferrand : un parcours commenté en seize points de découverte. 1 vol. br, 96 p, illustrations, éd. de Borée, coll. Visites guidées, 14,90 €.

Une récente campagne de restauration a rendu à Notre-Dame-du-Port son aspect du XIIe siècle. Vu d’un belvédère, le chevet se caractérise par une parfaite lecture des éléments intérieurs et une construction pyramidale très élancée. Un remarquable portail sculpté, rare en Auvergne, orne le flanc Sud. L’intérieur est célèbre pour ses remarquables chapiteaux présentant l’histoire d’Adam et Ève et celle de Marie. Une statue miraculeuse de la Vierge à l’Enfant est conservée dans la crypte sur son autel d’origine. Alain Tourreau est assurément l’un de ceux qui connaissent le mieux Notre-Dame-du-Port. Guide-conférencier pendant dix ans au fil des mots, il en dévoile toute l’histoire.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• Auvergne, les plus belles images. 1 vol. cartonné, 168 p, 94 photographies en couleur, éd. page Centrale, 34,90 €.

Cet album regroupe les plus belles photographies, la plupart inédites, d’Auvergne. Il permet aussi de mieux connaître 11 photographes — amateurs ou confirmés — qui arpentent cette région: Fabrice Cahez, Christian Guy, Philippe Bousseaud, Rémi Flament, Jérémie Mazet, Jean-Philippe Pichardie, Stéphane Perera, Jérémy Savel, Luc Olivier, Stéphane Poirier, Pierre Soissons. L’éditeur a  pris le parti de les regrouper, qu’ils soient professionnels, auteurs photographes voire amateurs. Pour chacun d’entre eux, le même espace d’exposition a été laissé : une fiche de présentation, une interview et une dizaine de photographies que nous avons sélectionnées ensemble. Un travail titanesque qui montre non seulement la beauté de l’Auvergne, mais aussi la richesse et la diversité de leur travail. Vous découvrirez que certains sont sensibles à la majesté des paysages, ceux de l’Auvergne des grands espaces alors que d’autres les scrutent dans les moindres détails ou dans ce qu’ils peuvent aussi avoir d’universel

  • AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Auvergne 2017. 1 vol. br, 530 p, illustrations en couleur, cartes, plans, index, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit Futé – Guide de région, 9,95 €.

Terre d’histoire qui a toujours su garder son identité et sa culture, l’Auvergne méritait un guide précis, où seraient étudiés la région dans son ensemble, mais aussi les départements et les différents pays qui la composent. L’ouvrage s’organise autour de 3 points : une étude de la nature, des traditions et de la gastronomie auvergnates, abordée dans la rubrique »Invitation au voyage », une analyse ordonnée, « De lieux en lieux », des villes et des villages des différents départements, et enfin un catalogue pratique permettant aux visiteurs de préparer au mieux leur voyage et de se déplacer facilement en Auvergne.

• Balades nature dans les volcans d’Auvergne. Nouvelle édition. Illustrations de Jean Chevalier. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Belles balades éditions (Marseille), coll. Balade nature, 13,90 €.

Une promenade sur un massif volcanique, du Puy de Dôme au Cantal. C’est la traversée d’une région qui ne peut se découvrir qu’au travers d’itinéraires dévoilant la richesse de sa faune et de sa flore. Ainsi, il est possible d’observer des cerfs, ou encore un mouflon, introduit récemment dans le massif. Après la découverte du puy de Sancy, pourquoi ne pas aller faire une promenade désaltérante… à Volvic ! Ce guide propose aux lecteurs de découvrir les volcans d’Auvergne. A travers 11 parcours, ils pourront  connaître les mystères de ces immenses cratères en passant par le sentier du Puy de Cros, le panorama de Nonette, le plateau de Gergovie, le circuit des oiseaux et d’autres endroits aux noms poétiques. Au fil des pages, on trouvera  des balades illustrées de cartes IGN, les plus beaux sites présentés par des naturalistes passionnés, ainsi qu’un  guide pour identifier et mieux connaître les animaux de la région.

  • CAHEZ Fabrice, COUMES Paul-André, DUBRAC Bruno: Auvergne et Limousin sauvages. 1 col. cart, 96 p, format à l’Italienne, ill. couleurs, éd. Page centrale, coll. Panoramique, 12,90 €

C’est en chasseur curieux que Fabrice Cahez et Paul-André Coumes partent à la découverte d’un monde rare mais bien présent. La précision des mots de Bruno Dubrac et la beauté du travail photographique emmène le lecteur – spectateur au cœur du sauvage et de l’intime de ses habitants, nomades ou sédentaires, symbole d’une nature fortement liée, attachée, ancrée avec discrétion dans l’histoire du Massif central. Auvergne et Limousin sauvages est le quatrième ouvrage de la collection « Panoramique, et propose un nouvel éclairage sur la faune environnante. Dans ce livre, la faune sauvage se livre, elle apprend au lecteur – spectateur comment et pourquoi elle peut être aussi captivante.

  • Le chemin de Stevenson : GR 70 : plus de 10 jours de randonnée (6ème édition). 1 vol. br, 128 p, illustrations n-b et couleur, cartes, index, éd. Fédération française de la randonnée –Chamina éditions, coll. Topo-guides GR, 16,20 €.

Il y a plus d’un siècle, le jeune écrivain Robert Louis Stevenson partait à pied à la découverte d’un pays inconnu en compagnie de l’ânesse Modestine, devenant ainsi le père de tous les randonneurs. Après son périple, il publiait son journal de route sous le titre « Voyage avec un âne à travers les Cévennes ». Nous vous convions à la découverte de l’intégralité du chemin de Stevenson, avec un départ du Puy-en-Velay et la visite de cette jolie ville. Cette randonnée itinérante de 14 jours sur le GR70 vous ravira tant par la variété des paysages du Massif central que par la qualité et la convivialité des hébergements que nous avons sélectionné. Le Chemin de Stevenson : les vastes plateaux volcaniques du Velay, les hautes terres rudes du Gévaudan, les croupes dénudées du mont Lozère, des crêtes et vallées de la Cévenne des Camisards… Autant de pays, autant de paysages et d’histoires ; une aventure sans cesse renouvelée au long des 252 kilomètres de ce périple dans les pas de Stevenson, où chaque jour « le voyage de demain vous emportera corps et âme vers quelque autre paroisse de l’infini ». (Des promenades à pied, R. L. Stevenson)

• COMBE Claudy (sous la direction de) : Les plus belles forêts d’Auvergne et du Limousin. 1 vol. cartonné, 168 p, photographies en couleur, éd. Page centrale, Coll. Esprit des lieux, 34,90 €.

►  Quatrième titre de la collection « Esprit des lieux » donnant à voir et à comprendre les forêts d’Auvergne et du Limousin à travers le regard de grands photographes, cet ouvrage regroupe les plus belles photographies, la plupart inédites, des forêts d’Auvergne et du Limousin. Depuis fort longtemps, l’homme préside au destin des forêts en éliminant certaines essences d’arbres ou en introduisant, à dessein, celles sur lesquelles il fonde l’espoir d’un profit. La nature s’en trouve influencée sans pour autant perdre sa beauté. C’est pourquoi, il y a une forme de légèreté et de grâce à observer les plus beaux massifs forestiers d’Auvergne et du Limousin: Tronçais, Livradois-Forez, Sancy-Combrailles, Châtaigneraie cantalienne, Chabrières, Haute-Vienne, Creuse… Ce livre permet aussi de mieux connaître des photographes amateurs ou plus confirmés qui arpentent cette région. Philippe Aboulin, Jean-François Amelot, Benoît Barrès, Philippe Bousseaud, Remi Flament, Fabrice Cahez, Cyril Coudert, Forêt Follies, Patrick Morand, Luc Olivier, Didier Pépin, Christophe Rué, Kristel Schneider et Fabrice Vincent.

  • DESLAIS Pierre : L’Auvergne : Géographie curieuse et insolite. 1 vol. cart., 128 p, illustrations en couleur, éd. Ouest-France,14,90 €

Cet ouvrage propose une découverte de l’Auvergne et de sa géographie, en évoquant des faits incontournables ou méconnus de l’histoire régionale, souvent insolite.   Ses nombreuses illustrations, tirées des anciens manuels scolaires, rappellent l’époque de Paul Vidal de la Blache, le géographe qui fit suspendre les fameuses cartes murales dans toutes les classes primaires au début du siècle dernier. Toutes les informations, écrites par un géographe moderne, sont cependant actualisées, tordant parfois le cou aux idées reçues. L’ouvrage est divisé en quatre  parties : l’Allier, le Cantal, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme. Géographe et historien de formation, Pierre Deslais est enseignant dans ces deux matières. Avec cet ouvrage, il vise à instruire le lecteur tout en l’amusant pour lui apprendre une multitude d’informations, le tout avec une lecture toujours distrayante.

  • DESLAIS Pierre : Mon Atlas Auvergne Rhône Alpes. Illustrations d’Amélie Clément. 1 vol. relié,  32 p, illustrations en couleur, éd. Ouest-France,12 €

Ouvrage à destination des enfants de 6-9 ans, cet atlas est constitué de douze cartes illustrées permettant de découvrir les spécialités, les monuments, les attractions et les traditions de la nouvelle  région Auvergne – Rhône – Alpes. Il comprend  une grande carte de France en introduction et  une  carte pour chacun des 11 départements, ainsi qu’une cinquantaine d’illustrations par département sur les loisirs, la culture, l’histoire, la faune et la flore, …  L’illustratrice de cet atlas, Amélie Clément, est l’auteure de l’album jeunesse « Colonie de Vacances » (Petite Plume de Carotte, 2012). Elle a illustré « Mon atlas Bretagne », « Mon cahier de jeux Bretagne » et « Mon atlas Provence-Alpes-Côte-d’Azur » publiés par les  Éditions Ouest-France.

Guide du Routard Grand Clermont. 1 vol. br, 128 p, illustrations, cartes, plans, éd. Hachette Tourisme, coll. Guide  du routard France, 4,90 €.

La dynamique Clermont Ferrand est une destination incontournable pour les fans d’art avec sa formidable cathédrale en pierre de lave et sa basilique inscrite au Patrimoine mondial de L’Unesco. Située au pied de l’impressionnant Puy de Dôme, Clermont-Ferrand vous offre de belles échappées vers des paysages grandioses : du plateau de Gergovie et les côteaux du sud aux volcans de la chaîne des Puys, de la faille de Limagne aux contreforts du Livradois. Le guide comporte toutes les infos utiles pour découvrir le territoire, tous les bons plans pour profiter au maximum du séjour. Y figurent aussi  des adresses soigneusement sélectionnées sur le terrain , des anecdotes surprenantes et  des cartes avec les adresses positionnées.

  • Le pays de Craponne à pied : 16 promenades et randonnées. Nouvelle édition mise à jour. 1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Fédération française de la randonnée, Coll. Topo-guides PR, 9,70 €.

Situé au nord du département de la Haute-Loire, au cœur d’un vaste plateau granitique, le pays de Craponne est tout à fait remarquable par la diversité des paysages. Les herbages dominent l’espace agricole favorisant l’élevage bovin, principale activité des agriculteurs. Deux rivières, l’Ance et l’Arzon, serpentent au milieu de gorges profondes, paradis des pêcheurs de truites. C’est le pays du calme et de l’évasion, la pureté de l’air vous surprendra.

  • Electre_978-2-916097-82-4_9782916097824LEIBRANDT Sébastien, PORTAL Angélie : Cantal : 10 itinéraires de randonnée détaillés, 10 fiches découverte. 1 vol. br, illustrations en couleur, cartes, biblio, glossaire, éd. Omniscience, coll. Les guides géologiques, 24,90 €.

Un guide centré sur la géologie du département, pour découvrir son paysage, son relief, ses roches, sa végétation. Comprend une sélection d’itinéraires détaillés de randonnées et des fiches découverte sur l’histoire de ce qui fut le plus grand volcan d’Europe. Avec des informations sur les plats traditionnels cantaliens.

• Les plus belles photographies d’Auvergne. 1 vol. cartonné, 96 p,  63 photographies en couleur, éd. Page centrale, Coll. Panoramiques, 12,90 €.

Un ouvrage qui regroupe, comme son titre l’affirme,  les plus belles photographies, pour la plupart inédites, d’Auvergne. Les photographes : Philippe Aboulin, Brök, Annabelle, Chabert, Cyril Coudert, Gérard Fayet, Arnaud Frich, David Frobert, Sébastien Lamadon, Jean-Philippe Loubignac, Denis Pourcher, Simon Pouyet, Kristel Schneider, Gaël Trijasson, Fabrice Vincent. Cette nouvelle édition, dans la collection « Panoramique », reprend l’ouvrage paru initialement en 2015 dans la collection « Esprit des lieux »

  • ROS Rémi : Le Cantal autrement . 1 vol. br, 211 p, illustrations en couleur, autoédition Rémi Ros (Montech),  21 €

► « Le Cantal autrement », est une invitation faire découvrir la région d’enfance de l’auteur. Rémi Ros, promeneur impénitent, fait la chasse aux lieux insolites et partage avec son lecteur ses découvertes les plus inattendues. À ceux qui se croient imbattables à propos des richesses de leur région, il démontre, images et textes à l’appui, qu’ils n’en ont rien vu ou si peu. Installés dans leurs habitudes, ils imaginent qu’ils connaissent les lieux où ils ont passé leur enfance, où ils se sont maintes fois rendus. Ce que leur propose l’auteur, c’est de renouer avec leur pays, de vivre une histoire d’amour commencée dès l’enfance. à ceux qui ne connaissent pas ce pays original et attachant, il offre le moyen de découvrir les richesses les plus secrètes du «plus grand massif volcanique d’Europe», «le seul département français à porter le nom de son fromage». Pour ce faire, Rémi Ros s’appuie sur une documentation multiforme : lectures, observation directe, et sur une iconographie aussi riche que variée.

• SEREIX Anthony, LABOURDETTE Jean-Paul, AUZIAS Dominique : Les chemins de Compostelle : la voie du Puy-en-Velay. Nouvelle édition. 1 vol. br, illustrations en couleur, cartes, plans, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit FutéThématique Guide, 9,95 €.

Le Petit Futé Chemins de Compostelle – Voie du Puy est un guide complet suivant la voie millénaire qui mène du Puy-en-Velay à Saint-Jean- Pied de Port. A travers les 29 étapes et les variantes d’un chemin parcourant la France, le Petit  Futé donne toutes les indications utiles aux pèlerins d’aujourd’hui pour cheminer en toute sérénité. Des indications uniques, comme le dénivelé de chaque étape, des indications pratiques, avec les hébergements de toutes les catégories (de l’accueil pèlerin aux chambres d’hôtes luxueuses), les monuments à voir et un «Journal de l’étape» qui retrace une journée de marche, ainsi que des indications insolites pour donner à chaque lecteur l’envie de partir sur ce chemin d’espoir et de lumière.

  • Volcan du Cantal : pays de Saint-Flour, Haute Auvergne : plus de 25 jours de randonnée. Nouvelle édition. 1 vol. br, 144 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Fédération française de la randonnée, coll. Topo-guides GR, 15,70 €.

Avec un diamètre d’environ 70 km, le massif cantalien est l’un des volcans les plus importants d’Europe. Pics, monts et planèzes ont peu à peu pris la place de l’énorme volcan des origines. Du plomb du Cantal ou du Puy Mary, vous prendrez toute la mesure de cette région quasi montagneuse, devenue un immense pâturage d’altitude. Plus à l’Est, perchée sur son promontoire de basalte, Saint-Flour garde au travers de son évêché et de sa cathédrale le souvenir jaloux de sa prospérité passée. Elle est la porte qui permet d’accéder aux sommets aplanis et parsemés d’énormes blocs de granit de la Margeride, aux gorges de la Truyère et au vaste plateau basaltique de la Planèze. L’ouvrage donne la description des sentiers balisés, entretenus, sécurisés et il est adapté à la randonnée de plusieurs jours, sac au dos. Il apporte aussi les informations pratiques indispensables pour préparer son itinéraire : les étapes, les  hébergements, les moyens d’accès…

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

  • AGARD Alain : L’hirondelle du Combal. 1 vol. br, 360 p, éd. de la Veytizou, coll. Histoires de familles, 23 €.

Au bord de la tumultueuse Dordogne, nichée entre l’Auvergne, le Limousin et le Quercy, la paisible Xaintrie vivait les derniers instants de l’Ancien Régime avant de plonger dans les turbulences de la Révolution française. Non loin des tours de Merle, à l’écart des intrigues parisiennes, la métairie du Combal appartenait à une famille de grand renom. La société rurale semblait s’être figée dans le temps. Pourtant, Jeantou, un jeune noble de condition modeste vous narrera les événements qui allaient bouleverser le cours de l’histoire de cette famille. Directeur honoraire de l’Environnement, Alain Agqrd est un fin connaisseur de nos terroirs et brosse ici un tableau de famille au cœur de la France.

• ANNE Sylvie: Un mariage en eaux troubles. 1 vol. br, 280 p, éd. Presses de la Cité, coll. Terres de France, 20 €.

► À Brive, en 1935. Par son mariage, la douce Alice est au cœur des manigances et des ambitions de Paul Bersac et de sa mère. Lui, propriétaire de la source d’eau la Châteline, cache sa part d’ombre. Mais bientôt Alice se rebelle…Jamais la timide Alice n’aurait pu rêver d’une si belle union… Le tout récent propriétaire de la source d’eau la Châteline, Paul Bersac, alliant charme et assurance, a demandé sa main à ses parents, prospères paysans corréziens. Alice est amoureuse. Pour la première fois. Et qu’importe si Marthe, sa future belle-mère, se montre si intrusive.  Or, au fil des mois de leur vie commune, la jeune épouse s’interroge. Paul est lointain. Est-il vraiment le mari dont elle rêvait ? Sa société perd de l’argent. Est-il le brillant entrepreneur qu’il a voulu faire croire ? Et surtout, comment peut-elle exister au sein du couple quasi fusionnel que forment Paul et sa mère ? En ces années 1930, il est difficile pour une jeune femme sans expérience de s’affirmer. Et pourtant Alice Bersac va se rebeller…

• BORDES Gilbert: Le barrage. 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la Cité, 12 €.

► 2012, vallée de la Corrèze. Un projet de barrage vient troubler le paisible village de Saint-Geniez. Si les autorités espèrent redynamiser le pays en amenant de l’activité autour d’un immense lac de retenue, la création de l’ouvrage implique de noyer la moitié du bourg. Tandis que jeunes et vieux s’associent pour lutter contre l’engloutissement de leurs terres, de leurs maisons et de leur cimetière, Fabienne Marquet, une infirmière éprouvée par la vie, tombe sous le charme de François Belmas, l’ingénieur en charge des travaux… Mais Belmas est volage, Fabienne le sait : aucune femme n’a réussi à le retenir. Pourtant, comment combattre la force qui la pousse vers cet homme à qui rien ne résiste ?   Sans doute faudra-t-il des hasards et des erreurs, mais aussi l’intervention de Louise et Valentin, ses deux enfants, pour que la jeune femme reprenne goût à la vie et s’autorise enfin à vivre…

  • BORDES Gilbert : Chante rossignol. 1 vol. br, 290 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 20,50 €.

L’histoire d’une solitude et d’un secret. Joseph, ivrogne invétéré, est un semeur d’embrouilles notoire dans son village de Corrèze. Personne ne connaît le secret qui l’a contraint à quitter sa fiancée Margot. Son amitié avec le petit Alexandre saura peut-être panser ses plaies… Un roman dédié aux humbles et aux oubliés. Il chantait bien, Joseph, tout le monde s’en souvient à Beaulieu-sur-Vézère. Et il avait fière allure au bras de sa promise Margot. Pourtant, un jour, soudainement, il s’est volatilisé et a parcouru toutes les mers du monde. Des décennies plus tard, il revient au village, en vieux loup de mer que rien n’a assagi ou presque. Seule son affection pour Alexandre, enfant désemparé après la séparation de ses parents, trouve une place dans son coeur fatigué. Exproprié de la Messonière, sa vieille demeure délabrée, Joseph se lance dans un projet pharaonique. Un peu pour clouer le bec à certains villageois, un peu pour épater Alexandre et surtout pour éblouir Margot qu’il n’a jamais oubliée. Car Joseph, le m’as-tu-vu, cache un secret qui a miné toute sa vie…

• BORDES Gilbert: L’enfant de Loire. 1 vol. br, 420 p, éd. Pocket, coll. Terroir, 7,40 €.

Au bord de la Loire, pendant et après la Première Guerre mondiale, l’amour tragique entre un homme et une femme qui n’auraient jamais dû se rencontrer.  Sully-sur-Loire, 1914. Boris Maleroy, un pêcheur solitaire, sauve de la noyade Irène Lessager, fille de famille aisée et épouse de Baptiste Lestang, officier au front. Dans la chaleur la fin de l’été, l’attirance des corps est irrésistible, et de rendez-vous buissonniers en rencontres furtives, Irène tombe enceinte de son braconnier. Mais les familles Lessager et Lestang entendent sauver leur honneur sans s’encombrer d’Aymar, fruit de ces amours illicites. Et elles mettront tout en œuvre pour faire disparaître l’enfant qui entache leur réputation. Si Irène et Serge paieront les frais de la haine que suscite leur faute, Aymar, lui, parviendra à échapper à ses agresseurs, pour revenir au pays sous la forme d’un adolescent épanoui et tout à fait au courant de son passé. Entre jalousies, règlements de comptes et quête des origines, Gilbert Bordes nous livre un roman puissant et sensible sur la force de l’amour et des liens du sang, avec ce talent de conteur inégalable pour traduire la force de la nature et la brutalité des humains.

• BOULESTEIX Lucienne : Ma terre retrouvée. 1 vol. br, 160 p, éd. de la Veytizou, 15 €.

Il en avait fallu du courage et de la ténacité à cette paysanne pour affronter les difficultés amoncelées sur les chemins escarpés de la vie : droit de cuissage, mariage arrangé ou forcé, railleries, jalousies… De l’aube au coucher du soleil, à force de labeur, elle avait su se faire… Lucienne Boulesteix est née en 1933, au sein d’une famille de métayers dans le petit village de « Montazaud », dans la commune de Suris, au bord de la Charente. Son amour de la terre l’amènera toute sa vie à respecter la nature, les animaux et les êtres humains. Elle a connu depuis sa plus tendre enfance les difficultés des gens de la terre, avec leur lot de privations et de pauvreté.

  • BRIEUC Michelle : La rancœur en héritage. 1 vol. br, 310 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

À la mort de son père, pour échapper au destin misérable qui lui est promis et ne pas se soumettre à la règle du droit d’aînesse, le jeune Pôl décide, le cœur serré, de quitter la ferme et d’aller gagner sa vie. Pourquoi ne pas rejoindre les Johnnies et, comme eux, tenter de faire fortune dans le commerce des oignons ? Bravant toutes ses peurs, Pôl entreprend cet apprentissage qui le conduit vers les côtes d’Angleterre. Long sillon, sur terre et sur mer, que cette route des oignons cultivés en Bretagne. Et bouleversante leçon de vie au rythme des saisons chaotiques. Mais le garçon rêveur s’endurcit. Et bientôt il ne craint plus d’affronter les obstacles qui vont faire de lui un homme et lui permettre, l’heure venue, de revenir sur sa terre de rancœur pour reprendre, de main de maître, les rênes de l’exploitation familiale.Un roman de terroir poignant qui nous plonge dans la Bretagne et l’Angleterre du 19e siècle.

  • BUISSON Nelly : Les Simples de la Saint-Jean. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Le temps s’écoule délicieusement dans ce village verdoyant et pittoresque. Mais un jour, d’insolites phénomènes récurrents se produisent, ravivant les vieilles croyances, les rumeurs, et des histoires qu’on croyait à jamais enterrées. D’abord indifférent, Antoine, le jeune instituteur commence à se moquer ouvertement de ces affaires d’un autre âge, d’autant plus que le maire décide de faire intervenir Noël, « le sorcier » connu dans toute la région. Par chance, la découverte d’une grotte préhistorique vient détourner l’agitation grandissante et faire oublier momentanément les esprits facétieux. Seulement, dès sa première visite, Marc Caillaud, le talentueux archéologue dépêché sur le site, est confronté à une situation des plus étranges qu’il n’a connue sur aucun chantier de fouilles. Dès lors, les événements s’enchaînent, les langues se délient, les yeux tombent sur de si curieuses choses qu’il faudra en référer à la gendarmerie. Pourtant rien n’empêchera les amitiés de se nouer ni l’amour de triompher de tous les mystères. Une palpitante histoire où le désir, la fantaisie et la toute puissance de fraternité réconcilient avec la vie ! Institutrice à la retraite, Nelly Buisson vit à Saint-Martin de Fressengeas en Périgord Vert. Elle s’est prise au jeu de l’écriture, motivée par le succès qu’a rencontré son premier roman, » La Maison au bout du village ». Elle écrit comme elle peint, c’est-à-dire, par petites touches successives, qui avec le recul, donneront une histoire captivante et intrigante. Elle puise son inspiration romanesque dans toutes les histoires que ses grands-parents lui racontaient mais aussi, plus simplement, dans l’observation assidue de la vie et du quotidien des gens qui l’entourent !

  • CAMILLERI Robert : Le bon inspecteur Parianov. 1 vol. br, 224 p, éd. du Panthéon, 16,80 €.

Ce roman policier moderne qui allie à la fois le fictif et le vrai, l’historique et le présent, est attachant par son style et son suspense. Le lecteur s’identifie aux qualités et aux valeurs du personnage principal le bon inspecteur Parianov. L’auteur  met en scène une ambiguë affaire de meurtre dans le Cantal, département si cher à l’inspecteur et d’habitude si paisible. Un homme Fernand Faraud, un ancien maquisard résistant, qui avait fait ses preuves durant la guerre 1939-45, est retrouvé sauvagement assassiné. Peu d’indices, et pourtant une importante organisation semble à l’origine du crime. Cette affaire touche, à l’échelle mondiale, les domaines scientifique, technologique, de communication et gouvernemental.

  • CLÉDAT Françoise : A ore, Oradour. Recueil de poésie. 1 vol. br, 14 p, éd. Phare du Cousseix éditions (Croze), 7 €.

Revenir aujourd’hui sur cette tragédie ne pouvait être par la seule évocation des faits. Françoise Clédat part d’abord du nom de lieu, de son étymologie et de ce qu’elle suggère : Oradour = oratoire, donc lieu de prière, de retenue, de méditation, de silence : tout ce qui fut rompu par les soldats allemands. Elle s’attache également à la lettre initiale du nom, O, à sa forme, et construit le poème avec des mots liés au regard (œil, oculaire, orbite), donc à l’ouverture sur le monde ; s’ajoute la bouche, celle ouverte des enfants qui crient : on n’oublie pas que 207 enfants ont été brûlés vifs (…).Le massacre d’Oradour, comme tout massacre, déborde toute compréhension et exclut d’être décrit avec des verbes, qui supposent un sujet humain ; il ne peut y avoir que des « Non-dits d’indicibles détails » et ce qui était visible après ne peut être aujourd’hui restitué que par l’énumération, « Ruines fumantes / Maisons effondrées (étages et toits) / etc. » ; seuls ceux qui ont vu de leurs yeux « Ont raconté décrit fait récit /…/ (Ont raconté l’odeur) ». Les tâches à entreprendre après la destruction des choses et des humains prennent aussi la forme de l’énumération, série sous la forme infinitive du catalogue ; la dernière : « — compter (long difficile) recompter 642 victimes 246 femmes 207 enfants 10% identifiés ». (extrait du site Sitaudis)

• DELCROS Georges : Les moissons de l’enfance. 1 vol. br, 192 p, éd. de la Veytizou, coll. Récits de nos terroirs, 18 €.

 Nous voici une cinquantaine d’années en arrière, dans la campagne du Causse corrézien où vit un petit garçon en harmonie avec sa famille, la nature et les animaux…C’est le bonheur mais les études l’éloigneront brutalement de ses parents. Néanmoins, il gardera en lui ces émotions premières, cette nostalgie des bruits et des parfums d’une vie authentiques et une foi juvénile en un avenir heureux.  Directeur d’école honoraire à Favars (Corrèze), Georges Delcros ouvre le livre des souvenirs et nous fait partager ses émotions d’enfant et son amour de la terre.

  • DEMARS Michel : L’enfant de l’Angelière. 1 vol. br, 306 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Qui a bien pu racheter l’Angelière, cette maison de maître construite à l’écart, contre laquelle le panneau  » A vendre  » battait au vent depuis des lustres ? La question met toute la bourgade de Loriol en émoi et dénoue les langues. L’Angelière ne fut-elle pas jadis marquée par un sinistre destin ? Appelés sur place, le médecin et l’instituteur lèvent le voile : les nouveaux propriétaires ont un enfant atteint d’une grave maladie qui déforme son visage et doit être protégé des regards insistants et de la curiosité. C’est pour cela qu’ils ont choisi l’Angelière et viennent, à grands frais, de la restaurer. Mais les chasseurs qui, pour cause de tranquillité, se voient interdire l’accès au domaine ne l’entendent pas de cette oreille et l’approche des élections échauffe peu à peu les esprits. Bientôt, deux clans s’affrontent : d’un côté, celui du maire sortant et de l’instituteur séduit par l’intelligence et la sociabilité du petit infirme, de l’autre celui des chasseurs sous la conduite du coléreux Devaud. Lequel s’emporte et commet des exactions qui se retournent contre lui dans les urnes. Le jour du 14 juillet, alors que le village se retrouve pour la fête, un terrible orage éclate. Et, comme si les fantômes du passé revenaient soudain, l’Angelière est la proie des flammes…

 GASPARINI Robert: Les sanglots de l’été.  1 vol. br, 222 p, éd. de la Veytizou, 18 €.

Dans les années 1960, deux étudiants français, Claude et Jean-Pierre, découvrent l’Espagne, alors sous la dictature de Franco, à travers une petite ville d’Estrémadure. Sous le soleil ardent des étés de la péninsule ibérique, des liens d’amitié et d’amour se tissent au fil des années. Seulement voilà, il suffira d’une légère brise pour raviver les braises des la discorde, héritage douloureux de la Grande guerre… Robert Gaspérini, professeur agrégé d’espagnol, après voir enseigné à des générations de Brivistes, a entamé une carrière d’écrivain avec « La magie du Canal des moines ». « Les sanglots de l’été » est  son second roman.

• LOUTY Pierre: Adrien de la Combe aux loups. 1 vol. br, 316 p, éd. de la Veytizou, 20 €.

Noël 1898…À l’heure où Martin Nadaud, le plus célèbre des maçons creusois s’éteignait, un enfant venait au monde. Prénommé Adrien, il fréquente l’école de Soubrebost, découvre les carrières de granit du Compeix, les cascades d’Augerolles. À vingt ans,  désemparé, il quitte sa terre natale pour devenir charbonnier, à la lisière de la Grésigné, avant de rejoindre le chantier de restauration de la cathédrale d’Albi. En 1936, il s’établit à la Garette et sauve le Marais poitevin de l’oubli. C’est là qu’il croise Ernest Pérochon, instituteur et écrivain,  Edmond Proust, également  instituteur et syndicaliste, mais il y rencontrera aussi les soldats allemands de l’armée d’occupation.  Rejoignant la Résistance, il devient chef départemental du maquis corrézien et, à la libération, il s’installe aux abords du Chédal, là où il avait construit sa cabane.  Puis viendra le temps des lilas, synonyme pour lui de jours heureux en famille, non loin du Pont Saint-Martial, dans la cité des porcelainiers. Un parcours exemplaire d’un maçon de la Creuse devenu chef des Maquis corréziens et, enfin, le maître du Temps et de l’Eau… Pierre Louty, après avoir été instituteur et conseiller pédagogique,  a fondé les éditions de la Veytizou, il y plus d’un quart de siècle. Il  a publié plusieurs romans, des livres de souvenirs, ainsi que des ouvrages d’histoire, notamment sur la 2ème guerre mondiale et la Résistance en Limousin.

  • MORGON Alysa : La dernière transhumance. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Félicien et Élisée se connaissent depuis l’enfance. Devenus bergers, ils se retrouvent au moment des transhumances. Voilà trois étés, ils ont fait la connaissance de Barthé. Des liens si solides se sont noués entre eux qu’on ne pourrait imaginer les voir un jour se briser. Tous trois ballottés par leur famille, malmenés par la vie, mais diantrement attachés à leurs troupeaux, ils échafaudent sur l’alpage les rêves les plus fous pour se sortir de leur misère. Élisée, toujours joyeux et décidé, va un jour leur indiquer le chemin de la providence : la Californie… Un paradis lointain où d’autres bergers, à la tête d’imposants troupeaux, courent dans les immenses plaines, remplissant leurs poches de dollars, dit-on ! Bravant familles, peurs et incertitudes, ces garçons, certes courageux mais aussi passablement en déroute, embarquent pour l’Amérique, un pays dont ils ignorent tout. Un voyage au bout d’eux-mêmes, comme au bout de leurs forces et de leur témérité. Mais cette dernière transhumance sera-t-elle celle de l’espérance ou bien celle du tourment ? À moins qu’elle ne soit celle du bonheur, tout simplement ! Trois compagnons attachants qui font partie de ces six mille Hauts-Alpins partis tenter leur chance aux États-Unis comme moutonniers.

  • NIGREMONT Georges : Jeantou, maçon creusois. Préface de Robert Guinot. 1 vol. br, 220 p, illustrations, éd. de Borée, coll. Les Essentiels, 16 €.

► 1830,  dans la Creuse. Les paysans survivent laborieusement entre hivers rudes et menaces de famine qui obligent les hommes à émigrer vers Paris, comme maçons. En attendant son père absent pour de longs mois, Jean Blanchon, dit Jeantou, découvre le plaisir des études. Mais bientôt vient son tour de partir, laissant derrière lui famille, amis et le pays qu’il aime… En s’inspirant des récits de son grand-père, Georges Nigremont nous raconte ici combien fut pénible la vie d’innombrables creusois tout au long du XIXe siècle périlleux voyages à pied lors des campagnes, vie misérable dans la promiscuité des garnis, hantise de la maladie ou de l’accident sur les chantiers, disputes entre clans, salaires précaires…Cette nouvelle édition d’un ouvrage, dont la première édition remonte à 1937, comporte  des textes et des documents extraits des archives de l’auteure dont le véritable nom était Lé Védrine (1885-1971)

  • NIQUET Gilberte-Louise : Le médecin des pauvres. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Blaise travaille dur. Veuf de sa première épouse, il s’efforce, avec son frère Nicolas, resté célibataire, de faire vivre la boulangerie qu’ils ont acquise ensemble. Mais un jour, Nicolas avoue : il vient de perdre au jeu et a dû revendre sa part chez le notaire. Désespéré, il va s’exiler en Amérique, conscient de laisser les siens dans un terrible embarras. Trahi, Blaise persiste. Il travaillera plus dur encore pour rembourser les traites mensuelles. Mais il veut aussi permettre à ses enfants de poursuivre des études et de s’en sortir. Son fils, Léonce, garçon particulièrement doué, ne deviendra-t-il pas un médecin des pauvres apprécié jusque chez les riches ? Et sa fille, la petite Yette, n’aura-t-elle pas un destin hors du commun ? Ecrivain de renom, Gilberte-Louise Niquet nous donne là bien plus que l’histoire d’une famille en proie aux coups durs de l’existence. Elle dresse le tableau des sociétés française et américaine à l’aube de la Belle Époque et nous montre, derrière la fascinante flambée du progrès, l’envers d’un décor, celui des métiers et de la peine.

  • PERLIER Guy : Histoires de tram. 1 vol. br, 160 p, éd. Les Monédières, 18 €.

Au fil des trajets de tram, la France occupée se dévoile et la vie ordinaire de chacun dépeint un quotidien fait de douleur et d’espoir. Quatre nouvelles traitant des différents aspects de la guerre durant l’Occupation allemande. Au travers de voyages en tramway traversant le Limousin, les personnages racontent leurs vies, leurs quotidiens. « Sous l’aile du maréchal » retrace l’histoire d’Hubert, engagé comme gardien dans un camp de travail. Au fil des voyages son uniforme lui pèse de plus en plus et devient un fardeau. « Les trois filles de la ligne 2 » nous plonge dans la vie de Gilberte, Yvonne et Marinette : entre marché noir, pension pour jeunes filles, résistance et amours interdits. « Oradour ne répond pas » L’un des séminaristes envoyés à Oradour au lendemain du massacre rentrent à Limoges durablement ébranlé dans ses convictions. Enfin, la ligne 1 relate « La rencontre » de Michel, enfant juif caché dans un tram pour échapper à l’école, et Jeantou, mécanicien retraité qui partagent pendant un court instant leur passion des tramways.

• PEYRAMAURE Michel: Le sabre de l’empire. Joachim Murat, roi de Naples. 1 vol. br, 386 p, éd Pocket, coll. Pocket Best, 7,40 €.

Le récit épique de la vie de Joachim Murat, fils d’aubergiste devenu roi de Naples.   Destin exceptionnel que celui de Joachim Murat (1767- 1815), dernier-né des onze enfants d’un aubergiste du Quercy qui, destiné à une carrière ecclésiastique, entra dans l’armée en tant que simple soldat et finit maréchal d’Empire et roi de Naples. Raconter la vie de Murat, c’est ranimer le souvenir de la geste napoléonienne tant ses exploits épousent l’histoire de la Révolution, du Consulat et de l’Empire. Première campagne d’Italie, campagne d’Égypte, Marengo, Austerlitz, Iéna, la Moskowa… Murat est de toutes les expéditions et se distingue par son courage et son intrépidité sur tous les champs de bataille. Charismatique et flamboyant, il faisait de l’ombre aux plus grands, y compris à son beau-frère, Napoléon Ier, qui reconnaissait pourtant en lui le meilleur  » sabre de l’Empire « . C’est au personnage fictif de Jean, orphelin recueilli par la famille de Murat, que Michel Peyramaure fait endosser le rôle de biographe de ce héros des plus romanesques.

  • RÉTIER Pierre : Le vent de neige. 1 vol. br, 290 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny poche, 6,50 €.

Les yeux embués de larmes, Michèle Delauvergne roule vers Lussac. Sa douce et bien-aimée maman vient de mourir subitement. Commence alors la veillée funèbre au cours de laquelle, grâce au témoignage du notaire venu exprimer les dernières volontés de la défunte et au récit de sa tante Marie-Louise, Michèle va découvrir le secret de sa mère. En une nuit vont défiler les années d’une vie, les apparences, le mariage arrangé par les familles, l’autorité de la belle-mère au caractère haineux, et cette passion longtemps cachée pour Pierre Frémont dans les paysages sauvages et magnifiques du plateau de Millevaches. Il restera alors à Michèle, à l’issue des obsèques, à accomplir l’ultime geste d’affection envers Christine, en marchant vers le lieu mythique où, un jour, à la faveur d’un vent de neige, s’est noué entre deux êtres un amour éperdu, plus fort que les contingences et que la mort. Un roman bouleversant dans lequel l’héroïne, Michèle, va découvrir son histoire familiale sous une tout autre lumière. Auteur de plus de vingt romans, Pierre Rétier a été récompensé par le prix Panazô pour « Le Maître de l’eau », et par le prix Lucien Gachon pour « La Nuit des louves ».

• ROMAIN-RINGUIER Jean-Paul: Un moulin entre deux rives. Passions et intrigues au cœur du Limousin et de la Dordogne. 1 vol. br, 320 p, éd. City (Bernay), coll. Terre d’histoires, 17,90 €.

► Victor Couturier, 25 ans, solidement charpenté, décide de quitter ses montagnes du Limousin. Il trouve du travail à Saint-Léonard de Noblat, dans le moulin à papier de la famille Lignac. Victor se rend vite indispensable, mais des vols, des agressions, et une disparition secouent la région. Le jeune homme veut comprendre ce qui se cache derrière cette vague de violence. Mais on lui a confié aussi une autre mission : il se remémore chaque jour la prière de cette vieille dame âgée rencontrée chez lui, sur les bords de la Dordogne : « Ramène-la avant qu’il ne soit trop tard. »Qui Victor doit-il retrouver ? La belle Elisabeth, dont il est tombé amoureux ? Noémie la cuisinière, qui a pris Victor sous son aile ? Ou Pauline, une jeune fille muette et solitaire, qui possède des dons impressionnants…Jean-Paul Romain-Ringuier vit près de Limoges. Auteur de dix romans, il signe là une nouvelle saga aux personnages authentiques et forts. 

• ROMAIN-RINGUIER Jean-Paul: L’or blanc des carrières. Secrets de famille, passions et trahisons au cœur du Limousin.  1 vol. br, 320 p, éd. City (Bernay), coll. Terre d’histoires, 17,50 €.

1865. L’univers du kaolin n’a aucun secret pour le jeune Henri. Il passe ses vacances scolaires au milieu des carrières et des ouvriers, et Albine aux yeux envoûtants ne le laisse pas indifférent. Elevé par Maria, la servante du patron, il rêve de travailler sur le site. Mais un jour, le propriétaire de ces carrières est assassiné, et c’est son gendre qui le remplace. Un homme faible, dominé par ses pulsions, manipulé par son épouse. Obligé de fuir, Henri s’installe à Paris. Mais en secret, il rêve toujours de l’or blanc des carrières… Les événements inquiétants qui se succèdent au pays de la porcelaine, lui donneront-ils l’occasion de renouer avec son passé ? Qu’est devenue Albine, son amour de jeunesse ? Et quel est le secret jalousement gardé par Maria ?

  • SIGNOL Christian : Dans la paix des saisons. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 360 p, éd. À vue d’œil, 21 €.

►Surmonter les séquelles d’une grave maladie, changer le cap de sa vie… A sa sortie de l’hôpital, Mathieu n’a qu’une idée en tête : quitter Paris, se réfugier dans le Quercy auprès de ses grands-parents qui l’ont élevé jusqu’à l’âge de douze ans. Rien n’a changé dans la petite maison à deux pas de la rivière où Paul et Louise luttent, chacun à sa façon, contre la marche d’un siècle qui les rejette. Le vieux maréchal-ferrant continue de forger des fers que personne n’achètera. L’ancienne sage-femme, qui a dû renoncer à exercer, s’est plongée dans la médecine des plantes. Porté par leur humanité généreuse, leur énergie farouche, leur obstination à être heureux malgré tout, Mathieu retrouve petit à petit la force, le courage et l’apaisement qu’il était venu chercher au pays de son enfance. L’amour et la sagesse de ces êtres qui lui sont chers vont lui permettre d’entrevoir la promesse d’une existence différente, plus féconde, d’un bonheur qu’il croyait à jamais perdu.  Avec ce beau livre, véritable hymne à la vie, Christian Signol s’affirme une fois encore comme un des grands romanciers de la consolation. Chez lui, l’espoir, le combat, et la victoire sur le destin qu’ils autorisent, sont toujours magnifiés par la splendeur du monde.

• SIGNOL Christian : Une année de neige. 1 vol. br,  éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

Sébastien a dix ans et la leucémie menace sa vie. Malgré l’amour de sa mère, il n’a qu’une obsession : rejoindre dans le Lot ses grands-parents qui sauront éloigner de lui la peur et la mort. Il est sûr qu’au cœur de cette campagne qu’il aime tant, il pourra puiser l’énergie pour lutter contre la terrible maladie qui l’affaiblit chaque jour davantage. Dans la petite ferme familiale, Sébastien oscille entre les périodes de découragement et le plaisir des joies simples, dans l’enchantement toujours renouvelé de la nature et de ses secrets. Son grand-père ne lui a-t-il pas raconté que l’hellébore, éphémère  » rose de Noël  » qui fleurit sous la neige, possède des pouvoirs magiques qui pourraient lui apporter la guérison tant espérée ?

  • TABOURY Daniel : Le triton du diable. 1 vol. br, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

L’homme vit reclus. Tel l’oiseau nocturne, il ne quitte sa maison qu’au crépuscule. D’aucuns prétendent avoir aperçu son ombre fuyant à leur approche. D’étranges manifestations ajoutent encore au mystère, et la peur ancestrale de l’étranger resurgit lorsqu’une salamandre, animal mythique aussi appelé « triton du diable », est inexplicablement gravée sur une roche. On parle de mauvais sort, car dans ce coin désertifié, l’angoisse impalpable chemine avec la rumeur. Au-delà d’une intrigue romanesque originale, l’auteur peint avec une sensibilité sans concession un monde rural à la fois hostile et attachant. Cette histoire conduit sur les traces d’un vieil homme, dernier témoin obstiné d’une société paysanne traditionnelle sacrifiée sur l’autel de la modernité. Daniel Taboury a fait le choix à la fin des années 70 de s’installer à la campagne, dans sa Creuse natale. Sans doute pour vivre près des eaux et des poissons, – une passion déterminante – et prendre son temps pour concilier son métier d’enseignant avec l’écriture. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages sur la pêche et les poissons (nouvelles, essais..). Tout récemment, il a signé « Le Dico insolent de la Pêche » (2015). Plusieurs romans ont été publiés aux éditions Lucien Souny, dont « Les Noces de copeau », et « À contre-courant ». » Le Triton du diable »  avait fait l’objet d’une première publication en 2000.

• VANDEVIVERE Claire : Trois Week-ends en famille. 1 vol. br, 224 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

À soixante ans, Audrey et Alain décident de quitter Bruxelles pour s’installer en Normandie avec leur benjamin, Nico. Parce qu’ils aiment l’endroit et qu’ils veulent arracher leur adolescent à ses mauvaises fréquentations. Leurs trois autres enfants vivent ailleurs, en Belgique et en France. Les parents ont deux souhaits : réunir toute la famille dans leur nouvelle maison à l’occasion de leur anniversaire de mariage et voir leur progéniture s’épanouir dans la vie… Heureusement qu’Audrey pratique la méditation et qu’Alain peut s’évader dans ses sculptures, car c’est mal parti ! L’aînée est abandonnée par son mari, la cadette est en burn-out, le grand frère se rend en catimini à l’étranger et le plus jeune s’enfuit de la maison. Dans un style frais, moderne, empreint d’humour et de légèreté, Claire Vandevivere explore l’entrelacs des relations de couples, des rapports familiaux et générationnels, des particularités culturelles. Une histoire au réalisme détonnant, qui plonge le lecteur dans un univers bouillonnant d’énergie et d’euphorie. Claire Vandevivere est échevine – élue locale – à Jette, l’une des dix-neuf municipalités de Bruxelles. De l’écharpe à la plume, du discours au roman, elle signe ici son premier livre.

  • VAREILLAUD Jean : L’impossible vérité. 1 vol. br, 306 p, éd. des Monédières, 19 €.

À vendre maison isolée à 10 kilomètres de Guéret. Beau potentiel. Prévoir travaux importants. Beau terrain avec arbres fruitiers. En achetant cette maison, Jean-Michel et Roseline B, s’attendaient à des surprises, des bonnes et des mauvaises jusqu’à ce que Jean-Michel tombe sur un os… Intrigués, ils décident de rencontrer, Ernest Patureau, l’ancien propriétaire pour le questionner. Celui-ci, il leur fait cette réponse laconique : – Faut pas creuser petit, faut pas… Faut pas… Jean-Michel et Rosine vont mener l’enquête et découvrir, au gré des rencontres avec ce vieux monsieur tour à tour grincheux ou cordial, l’étonnante histoire de la famille Patureau. Un beau roman de terroir sur la transmission et la générosité entre génération. Un jeune ménage fait revivre une vielle ferme et s’intéresse au passé des habitants de la bâtisse qu’ils viennent de racheter et qu’ils rénovent. Découvertes étonnantes et indices troublants vont émailler leur parcours et les conduire à mener l’enquête auprès de l’ancien propriétaire qui, peut à peut, leur dévoilera l’histoire particulière liée à cette maison, son histoire.  L’auteur, Jean Vareillaud se passionne pour l’écriture de romans dédiés à sa région de prédilection, le Limousin, et plus particulièrement la Creuse, sa terre natale. Son  treizième roman nous entraîne à la manière d’un roman policier dans la vie d’un petit paysan limousin et de sa famille au sortir de la guerre et dans les années cinquante.

• VARENNE Antonin: Équateur. 1 vol. br, 340 p, éd. Albin Michel, 20,90 €.

États-Unis, 1871. Pete Ferguson est un homme en fuite. Il a déserté l’armée durant la guerre de Sécession et il  est recherché pour meurtre dans l’Oregon, mais aussi pour vol et incendie dans le Nebraska.  Sous le nom de Billy Webb, il est embauché par des chasseurs de bisons qu’il quitte après un différend sanglant. Il croise alors la route de Comancheros qu’il suit jusqu’au Mexique, d’où il s’embarque pour le Guatemala… Quoi qu’il fasse, où qu’il aille, Pete attire les problèmes et fait les mauvais choix. La violence qui l’habite l’éloigne toujours plus de ceux qu’il aime : son frère Oliver, resté au ranch Fitzpatrick avec Aileen, Alexandra et Arthur Bowman. C’est une femme qui changera son destin, une Indienne Xinca chassée de sa terre natale. Pour la sauver, il fera échouer une tentative de coup d’état. Ensemble, ils iront jusqu’à l’équateur dont Pete a fait son Graal et où il pense que les forces régissant ce monde s’inverseront enfin…Après une maîtrise en philosophie, Antonin Varenne a parcouru le monde, avant de poser ses valises en Creuse : Islande, Mexique… La Guyane et l’Alaska sont les deux derniers pays en date qu’il a découverts. 

VITTÉ Louis Olivier : Le secret des trois sœurs. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

Dans un village du Limousin, sur les rives de la Dordogne, au lendemain de la Grande Guerre…  Trois sœurs, Adélaïde, Emeline et Marie, tiennent une auberge de bonne réputation. Il n’est pas un client, – voisin, gabarier -, qui ne se rêve patron aubergiste, choyé par ces excellentes cuisinières, d’humeur égale et… célibataires, même quand l’arrivée de deux voyageurs, ingénieurs, potentiels rivaux, vient perturber les habitudes des fidèles. Un matin d’hiver, pourtant, l’établissement ferme. Comme chaque année, à la même époque, les sœurs disparaissent quelques semaines durant, laissant voyageurs et villageois presque orphelins. Où et pourquoi partent-elles ainsi sans rien dire ? Tous sont torturés par le doute et la jalousie…  Louis-Olivier Vitté signe le portrait tendre de trois femmes décidées à vivre leurs rêves en toute liberté, à une époque charnière qui voit l’émancipation de millions de femmes. 

◘ HISTOIRE

• AMBROISE-RENDU Anne-Claude, CHAUVAUD Frédéric (sous la direction de) : Machination, intrigue et résolution – Une histoire plurielle de la préméditation. 1 vol. br, 254 p, éd. Pulim, coll. Constellations, 20 €.

En 1898, consacrant sa thèse de doctorat à la préméditation, l’avocat Henri Legrand notait l’absence d’ouvrages existant en France sur la question et ajoutait que la nécessaire modernisation du Code imposait de réfléchir à la pertinence de cette notion. Cet appel, demeuré sans écho, invite à rouvrir le dossier pour analyser les théories, suivre les pratiques et s’interroger sur les discours qui accompagnent la prise en compte de la préméditation et les enjeux qu’elle mobilise. Car ce qui n’est pas exactement une spécificité française n’est pas non plus une réalité universelle : la Grande-Bretagne et les États-Unis ne tiennent pas compte de la préméditation dans l’évaluation des crimes, tandis que le Pérou et le Mexique, s’ils l’admettent, n’en font pas une circonstance aggravant les pénalités. Nombreux sont les juristes, les psychologues et les criminologues qui ont insisté sur la nécessité de prendre en compte la durée pour mieux comprendre l’infraction – crime ou délit – et en évaluer précisément la gravité. Dès les années 1930, ces spécialistes distinguent trois étapes : la phase psychologique, la phase préparatoire qui peut être plus ou moins longue et qui correspond à la préméditation, et la troisième et dernière phase, celle de l’exécution. De manière plus pragmatique, des lexicographes considèrent que la préméditation est tout simplement une « décision prise d’avance ». Or, en posant la question de la préméditation, c’est moins le crime que l’on examine que l’individu et l’énigme du passage à l’acte, suggérant que la prise en compte de la préméditation permettrait de distinguer plusieurs catégories de criminels, les « professionnels » et les « occasionnels ». C’est à ces questions, qui sont d’une actualité toujours criante, que ce livre se propose de répondre en les inscrivant dans le temps long, du XVIe siècle à nos jours, et en multipliant les approches afin de saisir la préméditation entre les discours et les pratiques.

•CATINOT-CROST Laurence: Limoges en 100 dates. 1 vol. br, 120 p, biblio, éd. Alan Sutton, coll. Une ville en 100 dates,12 €.

Dans la lignée « La Corrèze » et de  « l’Auvergne en 100 dates », « Limoges en 100 dates »  fait revisiter l’histoire de cette belle ville d’où sont partis beaucoup d’événements qui ont chamboulé l’histoire économique de la France. C’est par exemple la naissance de la C.G.T. à Limoges. Limoges s’appelait la ville rouge, car c’était une ville ouvrière d’où sont parties beaucoup de revendications, de grèves. Limoges était un foyer de contestataires et de personnes qui voulaient améliorer leurs conditions de vie. L’expression «se faire limoger» vient de Limoges, bien sûr. Avec plus de 50 livres à son actif, Laurence Catinot-Crost a un beau palmarès d’écrivain-historienne. 

  • COUSSEAU Vincent, GABAUDE Florent, LE BERRE Aline (sous la direction de) : Jeanne politique – La réception du mythe de Voltaire aux Femen. 1 vol. br, 312 p, éd. Pulim, coll. Espaces humains, 22 € .

Jeanne d’Arc, figure sans visage aux cents visages, est une « légende vivante » (Michelet) dont Napoléon et Schiller ont fait l’incarnation de la nation en armes, un symbole depuis lors sans cesse revivifié autant que martyrisé par les médiations historiographiques, littéraires, filmiques, populaires ou commerciales et les factions militantes qui s’en disputent l’héritage. Ce parcours de météore alliant la jeunesse, le charisme, l’intrépidité à une mort précoce et imméritée, la gloire à la déréliction, fascine autant qu’il dérange. Cet ouvrage analyse comment le mythe de Jeanne d’Arc s’est forgé et a évolué au cours des siècles jusqu’à aujourd’hui, à travers des réalisations artistiques, des manifestions publiques, des prises de positions politiques ou idéologiques, oscillant entre hommage et satire, panégyrique et stigmatisation, récupération et déconstruction.

  • FORGET Philippe : Labeur, conscience et vérité : Alfred Leroux (1855-1921), archiviste et historien protestant. 1 vol. br, 380 p, illustrations, biblio, éd. Pulim, coll. Rencontre des historiens du Limousin, 29 €.

Jusqu’à aujourd’hui, on pouvait penser que la vie d’Alfred Leroux (1855-1921) avait été aussi austère que le travail auquel il s’est consacré aux Archives de Limoges d’abord, dans sa retraite de Bordeaux ensuite. Mais ce « géant de l’érudition limousine » (R. Chanaud) n’était pas seulement l’archiviste-historien aussi compétent que discret dont il a laissé l’image, et c’est un tout autre visage qui se dévoile ici pour la première fois : opposé dès l’adolescence à son milieu familial, ce converti protestant et républicain convaincu, moraliste intransigeant, n’aura cessé d’être tourmenté par le milieu érudit de Limoges, qui l’accepte mais ne le tolère pas, l’arrogance du milieu parisien, qui le connaît mais ne le reconnaît guère, la turpitude découverte au coeur du protestantisme limougeaud aussi, le sectarisme des extrêmes enfin. A partir de quelques lettres retrouvées et d’un manuscrit inédit, l’auteur a patiemment élargi ses recherches pour finalement reconstituer le portrait d’un homme porté par la passion du savoir et de la vérité, aux prises avec l’histoire intellectuelle, religieuse et politique de son temps.

• FOURNIER Jacques René: Notre village : témoignages.  1 vol. br, 305 p, éd  Pages libres du Limousin, 20 €.

C’est un village limousin comme tant d’autres. Il vit, gai, accueillant, bien qu’il ne puisse plus exhiber sa partie haute au bord de la grande route. En effet, rançon de l’évolution des temps, l’hôtel-restaurant, l’auberge, le maréchal-ferrant, le poste à essence, la cabine téléphonique publique ont été emportés par l’appétit vorace de l’automobile. Alors l’auteur et ses compagnons originaires de ce hameau – dont certains ne l’ont jamais quitté – se souviennent… C’est original, surprenant, cocasse mais aussi émouvant et parfois instructif. Cependant, si riche et si passionnant que soit son passé, l’âme de ce hameau, en intégrant une saine nostalgie, perdure avec bonheur dans un renouvellement harmonieux. Cette histoire est aussi un hommage rendu à tous les villages de nos campagnes qui, depuis des siècles, constituent la trame vivante et fertile de notre nation.

• Haute-Vienne romane et gothique : l’âge d’or de son architecture. Actes du Congrès archéologique de France, 172ème  session, 2014. Coordination scientifique : Éliane Vergnolle. 1 vol. br, 520 p, illustrations, éd. Société française d’archéologie, coll. Congrès archéologiques de France, 60 €.

Depuis plus d’un siècle et demi, la Société Française d’Archéologie explore notre patrimoine ancien. A la visite des monuments sous la conduite des meilleurs spécialistes succède la publication dans la collection des Congrès archéologiques de France, unique de son genre en Europe. Au fil du temps, la formule a évolué, de la découverte d’une région à celle d’un département, d’une prospection de caractère général à l’approfondissement d’une thématique particulière. Le congrès qui s’est tenu en Haute-Vienne du 12 au 16 juin 2014 a ainsi été consacré à l’époque romane et gothique, âge d’or de son architecture. La première partie est consacrée à deux monuments prestigieux de Limoges : la cathédrale et l’ancienne abbaye Saint-Martial, disparue du paysage urbain mais que l’archéologie commence à révéler. Une place de choix est réservée aux grandes églises romanes qui font la gloire du Haut-Limousin Solignac, Châteauponsac, Saint-Léonard-de-Noblat, Le Dorat, Saint-Junien, Saint-Yrieix-la-Perche, Les Salles-Lavauguyon et Le Chalard. Les châteaux sont également à l’honneur, qu’ils évoquent les fastes de la vie seigneuriale comme celui de Rochechouart ou qu’ils soient réduits à l’état de ruines romantiques. Le tour d’horizon ne serait pas complet sans une présentation des remarquables ensembles de maisons urbaines du Moyen Age que conserve la Haute-Vienne, notamment à Saint-Junien et Saint-Léonard-de-Noblat. La richesse de l’ouvrage ne reflète pas seulement celle du patrimoine : elle résulte aussi d’une recherche entrecroisée entre des auteurs venus d’horizons variés (historiens, historiens de l’architecture, archéologues, responsables de la conservation et de la restauration des monuments) qui, fidèles à la vocation de la Société française d’Archéologie, mettent leur savoir à la disposition de tous : autant qu’un ouvrage de référence, le présent volume est une incitation à la visite.

• IPPOLITO Marguerite-Marie : Une terre aux racines chrétiennes : le Limousin. 1 vol. br, 100 p, éd. l’Harmattan, 12,50 €.

Les Limousins ont des racines chrétiennes, héritage du Moyen-Âge. Saint Martial, saint Eloi, les ostensions, les Croisades, les papes d’Avignon, les nombreuses églises romanes, sans oublier les œuvres d’art attestent de ce sens du sacré, aujourd’hui encore profondément ancré, comme en témoignent leurs traditions et coutumes. C’est donc à un tour d’horizon de la chrétienneté des Limousins que nous invite ici l’auteur.

LEYGONIE Marcel : Ce jour qui changea le cours de ma vie. Souvenirs d’un ancien nez noir1 vol. br, 64 p, éd. de la Veytizou, 7,50 €.

Fils de paysans modestes, né à Seilhac, au cœur de la Corrèze,  en 1927, Marcel Leygonie  est devenu tulliste, après 3 années d’insouciance. Apprenti à la Manufacture d’armes de Tulle, il avait à peine 17 ans quand les S.S. de la sinistre division  Das Reich surgissent dans Tulle qui venait d’être libérée par les Francs-Tireurs du colonel Kléber. C’était le 9 Juin 1944… Les SS qui anéantiront dès le lendemain le village d’Oradour, rassemblent tout le monde dans la cour de l’usine. L’auteur va vivre la tragédie des pendaisons : 99 malheureux  conduits à la mort et exécutés les uns après les autres par des S.S. en furie. Marcel Leygonie, qui a  échappé de peu à la déportation et a pu rentrer chez lui, n’oubliera jamais ! Témoin de son époque, il livre ici le meilleur de ses souvenirs.

MICHELET  Marie : Fontaines à dévotions et bonnes fontaines du Limousin : Haute-Vienne. 1 vol. br, 151 p, illustrations en couleur, éd. des régionalismes, 19,95 €

616fzurXVKL._SX351_BO1,204,203,200_Les fontaines à dévotions, fontaines sacrées, fontaines miraculeuses, les appellations différent selon les provinces, ont pendant très longtemps, accompagné l’homme tout au long de sa vie en lui apportant le réconfort dans les moments difficiles et des fois, peut-être, la guérison de ses maux. Ces fontaines, selon les régions étaient plus ou moins nombreuses. La plupart étaient déjà connues au temps des Gaulois, elles étaient sacralisées par les druides ce qui leur donnait des pouvoirs guérisseurs et divinatoires. Puis, au fur et à mesure de l’avancée du christianisme, les saints remplacèrent les divinités païennes et la plupart des fontaines furent dédiées à un saint et un oratoire ou une chapelle construits à proximité. De nos jours, et notamment en Limousin, plusieurs fontaines continuent d’être visitées pour leurs pouvoirs guérisseurs tel les fontaines Saint-Eutrope de Courbefy ou les « bonnes fontaines » de Cussac et encore beaucoup d’autres à découvrir. L’ouvrage recense les sources et fontaines de la Haute-Vienne telles qu’on les trouve actuellement au XXIe siècle avec leurs rituels et les maux qu’elles sont censées guérir, ainsi que quelques fontaines anciennes et disparues de nos jours.

  • PERLIER Guy, DELARBRE Hélène : Oradour-sur-Glane. Préface de Camille Senon. 1 vol. br, 54 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. La Geste éditions, coll. Tout comprendre, 4,90 €.

► Il s’agit ici de donner au plus grand nombre des bases de connaissance utiles à une réflexion éclairée. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage court mais d’une densité originale tous les éléments clés qui permettent d’appréhender l’essentiel des événements du massacre, leur contexte et leurs prolongements : la fouille des décombres, le choix de la préservation des ruines et de la construction du nouveau village, le procès de Bordeaux, les traumatismes et les conflits qu’il a engendrés. Il sera aussi confronté à la question essentielle de la préservation de la mémoire portée par les derniers témoins et le Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane dans « le tumulte meurtrier du monde » actuel… La réflexion proposée ici est prolongée par l’oeil de la photographe, familière du site et apte à saisir la détresse humaine dans la dureté des pierres. 

• RÉSAL Jacques, ALLORANT Pierre (sous la direction de) : La demeure de l’ambition – L’ascension d’une famille bourgeoise vue à travers les lettres des femmes (1814-1914). Préface de Geneviève Haroche-Bouzinac . 1 vol. br, 445 p, biblio, index,  éd. PULIM, coll. Matière et histoire, 26 €.

► Si le mode de vie des failles bourgeoises a su attirer l’attention des historiens, l’originalité consiste ici à saisir l’ascension d’une lignée de médecins et d’ingénieurs du Morvan au XIXe siècle. À partir d’un corpus exceptionnel de lettres de femmes, un miroir est tendu à l’ambition de ces femmes qui portent l’ambition scolaire, intellectuelle et professionnelle de leurs époux, fils et frères, tout en assumant la gestion de la demeure. Contribution à l’histoire de la conjugalité, de la maternité et de la sororité, ce recueil de correspondance intime exprime les sentiments de ces femmes, leurs frustrations, leurs déceptions, leurs peines, mais aussi leur affections et leurs loisirs, leurs plaisirs et leurs jours en Bourgogne, de Louis XVIII à Clemenceau.

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• DESVIGNES Lucette: La parole est d’argent. 1 vol. br, 110 p, éd. de l’Armançon, 13,50 €.

► Recueil de nouvelles mettant en scène les compromissions au quotidien de l’âme humaine. Lucette Desvignes est Docteur ès lettres (Paris, 1970), agrégée d’anglais. – Ancien professeur d’histoire du théâtre et de littérature comparée. – Romancière. Elle a abrégé sa carrière universitaire (universités de Lyon et de Saint-Etienne) pour se consacrer à l’écriture. En France, on connaît surtout ses romans (deux sagas, huit romans en tout…pour l’instant, neuf bientôt), mais aux USA, on a édité et traduit son théâtre et ses nouvelles. Ses œuvres sont nombreuses et touchent des lecteurs très divers : sa première trilogie « Les Mains nues » (Mazarine), superbe roman qui l’a consacrée, ses publications universitaires et, tout dernièrement, la présentation du grand peintre Pierre Leygonie, montrent que Lucette Desvignes passionne et étonne toujours.

• ÉMERY Jean: Petits bonheurs perdus. 1 vol. br, 104 p, éd. de l’Armançon, 13,50 €.

« Vous vous souvenez, mes petits gars, les soirs d’été sous le lilas, ce qu’on était bien ! » dit grand-mère par delà le temps, à l’auteur de ces souvenirs d’enfance. À la manière d’un impressionniste, Jean Émery peint, par petites touches, la vie simple d’une famille morvandelle entre 1931 et 1945. Des petits riens qui peuplent les journées et rythment l’enfance de l’auteur. Laissez-vous aller à la nostalgie et dégustez ces « Petits Bonheurs perdus », une madeleine à la main…Jean Émery a passé son enfance a la Grétaude, près de Moulins-Engilbert, chez ses grands-parents. C’est à l’âge de la retraite qu’il s’est mis à 1’écriture, avec « Enfance nivernaise » et « Un apprenti dans la ville ». On lui doit aussi « Dans le jardin de grand-père » et « Le Puits de la Marie du Paul », toujours dans ce style simple et poétique qui le caractérise.

• FAUCONNIER Alain: Les eaux noires de la Bérézina. 1 vol. br, 184 p, éd. de l’Armançon, 18,50 €.

Novembre 1812, retraite de Russie, l’obstacle de la Bérézina. Pierre de Cernay et ses cousins, tous trois officiers de la Grande Armée, vivent l’un des épisodes les plus épiques et cauchemardesques de notre histoire. Le froid traversant, la faim obsédante et le harassement des troupes viendront à bout des rêves de grandeur de chacun d’entre eux. Malgré tout, Pierre et ses cousins n’oublient pas qu’ils recherchent Virgile, le meurtrier de leur tante assassinée à Chalon-sur-Saône deux ans plus tôt… Avec ce souci du détail qui le caractérise, Alain Fauconnier s’attache à faire revivre les actes de bravoure collectifs aussi bien que les cruautés individuelles. Le lecteur, happé, se surprend à avoir faim et froid dans les bourrasques de neige avec les héros de cette fresque dantesque. Alain Fauconnier a la passion de l’histoire et il  aime la faire partager en se consacrant a l’écriture de romans historiques dans le strict respect des événements et des mentalités du moment, tout en restant au niveau des acteurs, aussi humbles soient-ils. 

• LEBERT Karine: Les demoiselles de Beaune. Préface de Michel de Decker. 1 vol. br, 400 p, éd. Presses de la cité, coll. Romans terres de France, 20,50 €.

Au XVe siècle, pour enterrer son douloureux secret, Balbine de Joinville va lier son destin à celui des hospices de Beaune. Un drame réaliste et sensible mêlant la petite et la grande Histoire. Toute petite déjà, Balbine de Joinville aimait se promener dans les venelles de Beaune. Là, elle pouvait observer l’édification des hospices – les plus beaux de toute la Bourgogne ! – et rêver d’y prodiguer, un jour, des soins aux malades. Mais, en 1454, si la jeune fille choisit de s’enfermer en ces lieux, l’année de ses dix-huit ans, c’est pour enfouir son drame et sa honte. Elle y reste toutefois par passion pour les herbes médicinales. Une passion qui nourrit un talent de thérapeute apprécié du médecin Maric Lambert. Ce dernier, veuf inconsolable, ne cache pas son attirance pour cette soeur hospitalière au lourd secret… Pendant un demi-siècle, le destin tumultueux de Balbine de Joinville s’entremêle à celui des hospices de Beaune à leur apogée, comme les fils de laine d’une tapisserie chatoyante, tableau fidèle de la vie quotidienne d’alors.

• LE GOFF Loïc: Rouge campagne. 1 vol. br, p, éd. de l’Armançon, 18 €.

►  Venu chercher le repos dans sa maison de famille à Saint-Loup-leVieux, Hervé Malgorn ne s’attendait pas à retrouver le village de son enfance sens dessus dessous, suite à la mort violente de plusieurs de ses habitants. Ces meurtres sont-ils liés? S’agit-il d’un tueur en série? Et pourquoi Raymond, le vieil ami d’Hervé, souhaite-t-il lui parler? La police piétine et les journalistes envahissent Saint-Loup-le-Vieux, semant le trouble chez les villageois. Dans la chaleur étouffante de l’été, l’atmosphère devient de plus en plus pesante.  L’évocation sensible du Bas-Morvan nivernais où les hommes et la terre ont une histoire  commune, une écriture efficace, font que le lecteur ne peut se défaire du livre jusqu’à la  dernière page. Rouge Campagne est le premier roman de Loïc Le Goff. Né en 1948, Loïc Le Goff, après des études de lettres, a effectué, à travers l’Europe, un long service civil de plus de trois ans. Il y met un terme pour travailler dans la presse et la publicité puis revient à ses engagements premiers dans le mouvement social aux côtés de l’abbé Pierre. Il aura d’importantes responsabilités à Poitiers, Nevers, Toulouse où il mènera de front un combat contre l’exclusion et des missions humanitaires dans le Tiers Monde. Il est l auteur de « Compagnons de l abbé Pierre », paru aux éditions Bayard. Aujourd’hui à la retraite dans l’Allier, il se partage entre bénévolat et écriture.

• MÉNY Didier: Les vies oubliées. 1 vol. br, 120 p, éd. de l’Armançon, 15 €.

► Qui est Marc dont la mémoire s’est enfuie ? Que trouvera-t-il dans sa quête d’un passé qu’il croyait englouti ? Qu’est devenue Hélène chassée par la violence et la haine ? D’une guerre à l’autre, d’une terre à l’autre, de paysages en odeurs, de drames en bonheurs, des destins se croisent, des vies s’écrivent, s’inventent et se cherchent dans le temps chahuté d’une mémoire incertaine. Roman de l’oubli et du souvenir, Les Vies oubliées nous dit aussi la violence de vivre, les gestes simples, les amours et les drames d’une famille qui traverse le siècle. Didier Mény vit en Bourgogne et se consacre désormais à l’écriture, oscillant entre la poésie et le roman. « À l’Est de la nuit », publié précédemment aux éditions de l’Armançon, a obtenu le prix littéraire du Deuxième Roman de Laval.

• RENARD Jules:  Monsieur Vernet. 1 vol. br, 73 p, éd. La Comédiathèque, coll. Libre théâtre, 9,90 €.

►  « Monsieur Vernet » est l’adaptation à la scène d’un des meilleurs romans de Jules renard, l’écornifleur. Un brave bourgeois vit heureux entre sa famille et son commerce. Il rencontre, un jour, Henri, un jeune poète vaniteux et sans talent, dont il se prend d’amitié. Il l’accueille chez lui, le comble de prévenances et songe même à lui donner sa nièce en mariage. Mais c’est à Mme Vernet que le jeune artiste s’intéresse, il l’éblouit, trouble ses pensées et fait tant et si bien que l’honneur conjugal n’est sauvé que de justesse… Le succès de « Mr Vernet » fut éclatant bien que l’écriture de cette pièce fut littéraire et rende un peu ardu l’accès à sa poésie. L’art de Jules Renard est exigeant, il est un penseur très fin, très subtil à qui quelques lignes suffisent pour faire surgir, soudain, un paysage, un personnage ou un sentiment…(extrait du site Babelio.com). Comédie en deux actes représentée pour la première fois sur la scène du Théâtre Antoine le 6 mai 1903, « M. Vernet » est entré dans le répertoire de la Comédie-Française  le 30 mai 1933.

  • TASSIN Jacques : Genevoix. 1 vol. br, 128 p, illustrations, chronologie, bibliographie, filmographie, éd. Pardès, coll. Qui suis-je, 12 € .

Maurice Genevoix (1890-1980) est reconnu comme le plus grand témoin de la Grande Guerre, mais également comme un inégalable écrivain naturaliste. Rentré mutilé du front, il fut aussi un « survivant ». Son oeil, sa vitalité, son honnêteté intellectuelle et son aisance stylistique ont fait de lui l une des très grandes plumes du XXe siècle. Son oeuvre est ancrée au côtoiement de la mort dans les tranchées de 1914, au souvenir de tous ceux qui sont tombés au front, autant qu elle est vouée à célébrer la vie. Servi par une sensibilité intelligente et singulière, Genevoix perce les cuirasses du monde : son regard s émerveille et nous émerveille, et ses pages disent l indicible. En chacun de ses livres, il y a comme un surcroît de lumière, une poésie sensible qui déposent les réalités les plus intimes sous nos yeux. La lumière intérieure de Maurice Genevoix et celle qui éclaire notre monde ne font qu une. Il y a en lui une conscience subtile de la vie dont nous avons tous besoin.

◘ HISTOIRE

  • ADLER Laure : François Mitterrand, le roman de sa vie. 1 vol. br, 642 p, biblio, éd. J’ai lu, coll. Littérature générale – biographie, 8,50 €.

Avant d’être ce président qui a marqué la mémoire collective, François Mitterrand aura avant tout été un homme à la vie intensément romanesque. C’est à la rencontre de ce personnage hors du commun que nous invite Laure Adler, dans ce livre écrit comme une enquête, qui veille autant à ne jamais juger qu’à éviter toute complaisance. Afin d’approcher au plus près la complexité de l’ancien président, elle met en scène une centaine des journées « particulières » qui ont forgé l’homme, décidé de son parcours personnel comme de ses combats publics. De son arrivée dans la capitale en 1934 aux derniers instants émouvants du chef de l’Etat, ce livre, à l’aide de multiples entretiens et archives inédits, propose un portrait biographique, politique et psychologique du premier président de gauche de la Ve République.

  • DOLLINGER Sonia, MÉNÉTRIER Laure, HUGONNET-BERGER Claudine : Toute la cité de Beaune : l’histoire, l’architecture et les chefs d’oeuvres.  1 vol. br, 132 p, illustrations en couleur,  éd. Beaux-Arts éditions, coll. Album Patrimoine, 16 €.

Un guide de visite didactique pour découvrir la ville à travers son patrimoine et ses institutions. Une immersion dans l’histoire plurimillénaire de la cité et de ses sites remarquables avec des focus sur les hospices, la collégiale Notre-Dame, le musée du Vin de bourgogne et le musée des Beaux-Arts, sans oublier son prestigieux patrimoine viticole. Sommaire : A travers toute la ville : présentation de tous les sites remarquables de la cité, remparts, églises, couvents, maisons Renaissance et hôtels particuliers.  Le Musée des Beaux-Arts propose une exploration d’une collection d’arts plastiques allant de l’Antiquité à nos jours, fruit de la générosité des Beaunois Le Musée du vin de Bourgogne, cette institution de référence crée par des passionnés est installée dans l’ancien hôtel des ducs de Bourgogne. La Collégiale Notre-Dame : A la découverte de l’architecture et du décor de l’église qui constitue le coeur historique de la cité. Les Hospices : Une plongée dans les archives, l’architecture et les collections incroyables d’un joyau de la fin du Moyen Age   Histoire : Un récit de la ville en huit épisodes et trois journées mémorables avec les portraits de huit personnalités.

• DUBUISSON Thérèse : Dijon, à travers la carte postale ancienne. 1 vol. br, 110 p, 300 illustrations n-b, éd . HC éditions, coll. Images d’antan, 18,50 €.

Regroupant plus de 300 cartes postales du début du siècle, « Dijon à travers la carte postale ancienne » invite le lecteur à une balade historique et nostalgique dans la cité dijonnaise des années 1900. L’ouvrage s’articule autour de quatre parties géographiques : Le centre ancien, La ceinture de la ville, Les faubourgs et La périphérie. Un dernier chapitre est consacré au quotidien et à l’art de vivre des Dijonnais de la Belle Époque. Au-delà de l’iconographie exceptionnelle, issue de la collection de Nicole et Jean Despont, les textes racontent l’histoire et la vie de Dijon. Accessibles à tous, ils sont destinés à un large public

  • GAILLARD Laurent (sous la direction de): Les peintres d’Autun (1900-1950) : une inspiration en terre autunoise. Une école de peinture entre ville et ruralité. 1 vol relié, 146 p, 100 illustrations en couleur, éd. Somogy,35 €.

Durant des années, ils ont peint ce coin de France : une quinzaine d’artiste, amis, réunis autour de la forte  personnalité de Louis Charlot ( 1878 -1951 ), tous attachés à ce terroir et à sa ville emblématique, Autun. Ce livre  retrace leur aventure artistique et humaine, leur attachement fidèle et revendiqué à ces lieux qui les fascinèrent mais également, avant eux, l’immense William Turner dont on connaît un dessin de la porte d’Arroux. Cette source d’inspiration constante explique-t-elle la profondeur de leur vision, la justesse de leur peinture ? Il s’en dégage en tout cas un amour de ces paysages, une acuité et une « honnêteté » qui leur font honneur. Ils ne peignaient pas pour la gloire ni pour vendre mais pour rendre la vérité de ce qu’ils voyaient. Sommaire : La peinture de l’Autunois – L’Autunois et sa peinture – Louis Charlot, chef de file – La peinture autunoise et sa représentation à Paris : succès et échecs.

• MARTELET Laurent: De la salive de la terre, naît l’esprit des cailloux. 1 vol. br, 128 p, illustrations hors-texte en couleur, éd. de l’Armançon, 18,50 €.

► « …La belle oeuvre – de Laurent Martelet – figure parmi les livres les plus captivants, les plus révélateurs connus du monde du vin. Sur le chemin vers une appréciation profonde de l’esthétique du vin fin, quel meilleur guide qu’un vigneron qui en produit lui-même ? Un vigneron avec ses pieds dans le sol et sa tête dans les étoiles. » Kermit Lynch. Se confiant à son beau-frère Denis de Chérisey, Laurent Martelet se livre à cœur ouvert sur son métier de vigneron et « avance des postulats scientifiques qui ne sont que des hypothèses et sont ouverts à toute discussion ». « C’est du combat formidable auquel se livre la vigne avec son propre environnement que naissent les meilleurs et les plus fabuleux potentiels à vinifier. « Je suis convaincu que les plus grandes œuvres naissent toujours de la salive de la terre, qu’elles transmettront l’esprit des cailloux. « Chaque année déroule sa propre quantité d’énergie. De cette énergie, les mécanismes biologique et physiologique de la plante vont être modifiés pour apporter une constitution différente aux futurs vins qui seraient donc « une sorte de mémoire du temps ». Originaire de Franche-Comté, Laurent Martelet a d’abord été  enseignant en milieu agricole avant de reprendre, avec son épouse, les vignes de sa belle-mère à Blagny, sur la commune de Puligny-Montrachet. Ils ont fait  le choix d’appeler leur domaine « Comtesse de Chérisey ».

• MICHÉA Gérard, CHAUVIN Tiffenn: 1939-1945: Seurre et ses environs dans la tourmente. Préface de Gilles Hennequin. 1 vol. br, 370 p, illustrations, éd. de l’Armançon, 32 €.

Dans leur premier livre « Seurre 1939-1945, la parole est aux témoins », les auteurs donnaient à voir la vie quotidienne des habitants durant la Seconde Guerre mondiale. Avec ce second volume, privilégiant témoignages écrits ou oraux recueillis par des passionnés d’histoire, sont mis en exergue les drames ayant endeuillé Seurre et les communes des environs au cours de cette même période, incluant une partie du canton de Saint-Jean-de-Losne et quelques villages proches de Saône-et-Loire. Repères historiques et chronologiques viennent faciliter la lecture des témoignages et des nombreuses illustrations. De courtes biographies consacrées aux 214 victimes de la guerre recensées dans le territoire considéré ancrent cette étude dans la mémoire collective.

  • MITTERRAND Frédéric : Le pays de l’innocence : enfance et adolescence de François Mitterrand. 1 vol. br, 144 p, illustrations n-b et couleur, éd. Robert Laffont, 19 €.

« Mon oncle François, entièrement tourné vers l’action et la conquête du pouvoir, a rarement évoqué son enfance. Elle n’apparaît que par bribes dans les livres qui lui ont été consacrés. On retient généralement qu’elle fut heureuse et qu’il en retira les ressources indispensables pour mener cette carrière éclatante dont même ses contempteurs les plus acharnés reconnaissent l’obstination et la puissance mystérieuse. Mon père, son aîné d’un an, évoquait souvent leurs premières années, avec un réel talent de conteur qui faisait revivre une famille inconnue de moi, des histoires anciennes et un cadre de vie provincial et suranné. En m’appuyant sur le souvenir de ces récits, j’ai cherché à reconstituer l’enfance de François, à partager ses premières affections et ses chagrins, ses émotions et ses ambitions. J’en ai conçu une profonde nostalgie pour ce pays de l’innocence qui fut celui de sa prime jeunesse. »Agrémenté d’une centaine de photos inédites, “ Le Pays de l’innocencereprend, en l’enrichissant, le texte écrit par Frédéric Mitterrand pour son documentaire du même nom, diffusé en 2017 par La Chaîne Parlementaire – Assemblée nationale.

  • SAPIN Christian, CAILLEAUX Denis : Les abbayes de Bourgogne. 1 vol. br, 32 p, illustrations en couleur, éd. J-P Gisserot, coll. Patrimoine culturel Gisserot, 5 €.

La Bourgogne, terre monastique et religieuse par excellence. C’est effectivement sur ce territoire que naissent de très nombreuses fondations dès la fin de l’Antiquité, et c’est également là que l’on voit émerger quelques siècles plus tard les grands réseaux monastiques autour de Cluny et Cîteaux. Par la suite, ce sont les villes qui accueillent très rapidement les premiers ordres mendiants. Ces terres bourguignonnes de grandes réformes pendant le millénaire médiéval demeurent encore à notre époque fertiles, alimentant la spiritualité des moines de Cîteaux, de la communauté oecuménique de Taizé ou, dans le sud de la région, celle de monastères orthodoxes ou tibétains. Le présent se nourrit du passé dans le souvenir des maisons religieuses, conservées ou disparues, qui ont façonné les paysages de la région, développé son économie et marqué durablement la mémoire des hommes au long des temps écoulés. Christian Sapin, archéologue, est directeur de recherche émérite au CNRS. Denis Cailleaux, est maître de conférences en Histoire de l’Art et Archéologie du Moyen Âge à l’Université de Dijon. Tous les deux consacrent leurs recherches sur la Bourgogne médiévale.

• SOUFFLET Gérard: Maquisards russes en Bourgogne. Histoire du détachement Leningrad (1943-1944). Préface de Jean-Marc Berlière. 1 vol. br, 192 p,  illustrations hors texte, éd. de l’Armançon, 22,50 €.

► De la plaine de la Saône au Morvan, des mines de Montceau aux forêts du Châtillonnais, durant une année, d’octobre 1943 à la Libération, des Soviétiques, évadés de camps de travail allemands, ont formé un maquis qui a sillonné trois départements bourguignons.Pour retracer leur histoire, Gérard Soufflet a exploité divers fonds d’archives, en France et en Pologne, et retrouvé les derniers témoins de leur passage.Sont ainsi éclairés et reliés entre eux nombre de faits restés jusque-là inexpliqués : sabotage aux mines de la Machine, maquisards inconnus tués et abandonnés dans la vallée de l’Arroux, assassinats aux abords de la forêt de Gergy, pillages effectués par des hommes « parlant étranger »… On comprend comment la Main d’OEuvre Immigrée (MOI) contrôlait à distance de tels groupes et comment celui de Bourgogne, le détachement Leningrad, reçut en permanence le soutien, parfois conflictuel, de l’organisation FTP-MOI des mineurs polonais du bassin montcellien. Ses relations parallèles avec la résistance gaulliste ne sont pas le point le moins surprenant de ce livre.

• SUIRE Claude: Bourgogne, terre de réussites. 1 vol. br, 216 p, éd. de l’Armançon, 18,50 €.

► La Bourgogne est une région industrielle. Ce fait est hélas peu connu. Des entreprises s’y créent, grossissent, investissent, embauchent, réussissent à conquérir l’Europe, l’Amérique, l’Asie… Pour son second ouvrage, Claude Suire a réalisé une démonstration par la preuve en réunissant une vingtaine de témoignages d’entrepreneurs et de responsables d’organismes qui les accompagnent. Au-delà des défis qu’ils racontent, on découvre des hommes et des femmes dévoilant des aventures humaines, leurs ressorts, leurs vicissitudes et leurs désirs d’aller encore plus loin. En Bourgogne, on élève de bons vins, certes, mais aussi de belles initiatives rayonnantes d’optimisme, de dynamisme et d’espoir.

  • VIGREUX Jean : François Mitterrand, la Nièvre et le Morvan. 1 vol. br, 130 p, biblio, éd. éditions universitaires de Dijon, coll. Essais, 9 €

Les liens tissés entre François  Mitterrand et le département de la Nièvre constituent une aventure inattendue, mais intense, de 1946 à nos jours. F. Mitterrand, né en 1916 dans une famille charentaise,bourgeoise et catholique, n’était pas prédestiné à devenir le Nivernais sans doute le plus célèbre…C’est cette histoire singulière qu’offre ce livre : une histoire des réseaux, des amitiés et des fidélités, sans négliger le rôle de laboratoire qu’a joué la Nièvre pour François  Mitterrand. L’ouvrage revient aussi sur le rapport du président de la République, de 1981 à 1995, à son fief électoral.  L’auteur, maître de conférences à l’université de Bourgogne, préside l’Association pour la recherche sur l’Occupation et la Résistance en Morvan qui gère le musée de la Résistance en Morvan à Saint-Brisson. Il avait publié en 2005 aux mêmes édition La vigne du maréchal Pétain (112 p., 16 €), à propos de l’attribution d’une parcelle du vignoble bourguignon au chef de l’État français.  Il reste à écrire un livre sur François Mitterrand et le Bourbonnais, ouvrage pour lequel les éléments ne manquent pas.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

  • La Côte dijonnaise : randonnées en Bourgogne : 500 km d’itinéraires de randonnée à pied, en VTT, à cheval. Préface de Régis Desbrosses. 1 vol. br, 84 p, illustrations en couleur, liste de sites Internet, éd. Terre en vues , 13 €.

Guide conçu sur une idée des offices de tourisme de la Côte dijonnaise en partenariat avec le Service Nature de la Communauté de Communes de Gevrey-Chambertin-Nuits-Saint-Georges. Textes et photographies de Christian Bon et Xavier Massip en collaboration avec Laurent Servière. Texte sur le vignoble de Jacky Rigaux. Préface de Régis Desbrosses.  Ce guide propose des randonnées de quelques heures à des itinérances de 2 à 3 jours, avec plus de 500 kilomètres de sentiers qui permettront au randonneur de découvrir au travers de 29 randonnées décrites dans ce guide une partie de la côte bourguignonne inscrite au patrimoine culturel de l’humanité.   Emblématique de la région, le vignoble de réputation mondiale de la Côte d’Or entre Dijon et Nuits-Saint-Georges regroupe à lui seul, vingt quatre des trente-trois grands crus de la Bourgogne. Pour le randonneur la Côte concentre sur quelques kilomètres une grande diversité de milieux naturels, forêts, falaises, plateaux, pelouses calcaires, combes profondes riches en espèces méridionales ou montagnardes selon l’exposition. La plaine n’est pas en reste, le marcheur atteindra en longeant le canal créé par les moines à la fin du XI, l’abbaye de Citeaux berceau de l’ordre cistercien.

  • DECONINCK Olivier, DESANLIS Grégory : La Bourgogne sud et Beaujolais: Autun, Le Creusot, Châlon-sur-Saône,  Tournus, Cluny, Mâcon, Paray-le-Monial, la Clayette . 1 vol. br, 112 p, illustrations en couleur, éd. Glénat, coll. Le P’tit Crapahut, 12,50 €.

44 balades pour découvrir cette partie sud de la Bourgogne et son prolongement naturel dans les monts du Beaujolais au sud de Mâcon. Des parcours d’une grande variété qui fleurent bon le terroir et l’histoire. Voilà ce qui vous attend lorsque vous traverserez les forêts profondes du Morvan, parcourues par des petits cours d’eau, les chemins viticoles de la côte chalonnaise avec leurs cadoles et les plateaux calcaires du sud qui sentent presque la Provence, avec leurs chapelles romanes. Ici point de monotonie, le patchwork paysager comblera le promeneur en quête de plaisir et de découverte.

• GLOAGUEN Philippe: Le canal de Bourgogne: le long et autour du canal. 1 vol. br, 144 p, illustrations en n-b et couleur,  éd. Hachette Tourisme, coll. Le Guide du Routard, 5,90 €.

► Le « Guide du Routard du canal de Bourgogne » est né à l’initiative des élus du Pays de l’Auxois-Morvan et des offices de tourisme de l’Yonne. Riche de 144 pages, il permet de découvrir ou de  redécouvrir les jolis villages, les bonnes adresses et les bons plans autour des chemins de halage.  Selon Philippe Gloaguen, cofondateur du Guide du Routard qui a participé à la rédaction de ce guide, « la Bourgogne, c’est une région exceptionnelle, au niveau de l’histoire, de la culture, de la cuisine et des vins. Et le canal de Bourgogne, c’est un trait d’union entre tous ces terroirs ». Le guide  propose ses coups de cœur : Dijon, Châteauneuf, l’abbaye de Fontenay ou encore la visite de Semur-en-Auxois. Il y a bien sûr aussi des bonnes adresses pour manger ou boire un verre. Et ce guide, est loin d’être à destination uniquement des touristes de passage. Bien au contraire: « On l’a d’abord fait pour les locaux », explique Philippe Gloaguen, « et en particulier pour les plus jeunes pour qu’ils comprennent que d’habiter la Bourgogne, c’est quelque chose d’exceptionnel. On ne prend pas toujours le temps de se pencher sur l’histoire de France, la cuisine, ou les balades qu’on peut faire à quelques dizaines de km seulement de chez soi. »

  • Un grand week-end en Bourgogne du sud. 1 vol. br, 108 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Hachette Tourisme, coll. Un grand week-end à…, 8,95 €.

Ce guide illustré vous propose de parcourir la Saône-et-Loire, à travers des itinéraires et des expériences uniques. On y trouve un carnet d’adresses shopping pour rapporter un peu de la Saône-et-Loire chez soi, ainsi qu’une .  large sélection de bars, de restaurants et d’hôtels pour toutes les bourses (petits prix et hôtels de charme). À 1 h 15 de Paris et 40 mn de Lyon, à pied, à vélo, à cheval, en bateau, à moto, en auto, découvrez une campagne unique au sud de la Bourgogne, élégante et sensuelle, riche d’un patrimoine exceptionnel :deux Grands sites de France, Bibracte-Mont Beuvray et Solutré Pouilly Vergisson ; l’abbaye de Cluny, le théâtre antique d’Autun et autres trésors de l’art roman ; Semur-en-Brionnais, un des Plus beaux Villages de France, rares sont les territoires à proposer autant de sites d’exception ! Ajoutez à cela des vignobles mondialement reconnus, une gastronomie exceptionnelle, des paysages à couper le souffle, des activités nature avec notamment de nombreuses véloroutes sillonnant le territoire, ce guide vous promet un séjour riche en émotions !

La Nièvre…à pied: 40 promenades et randonnées. 3ème édition. 1 vol. br, 112 p, cartes, illustrations, index, éd. Fédération française de la randonnée pédestre, coll. Topo-guides Promenades et randonnées, 14,70 €.

► La Bourgogne est le passage obligé entre Paris et le Sud-Est, un carrefour depuis toujours. Telle ses vins prestigieux, la Bourgogne doit se déguster lentement. Les yeux mi-clos pour profiter de la variété de ses paysages et sentir les fragrances de ses terroirs ; n’oubliez pas de partager vos sensations à chaque pause reconstituante.  Mettez vos pas dans ceux de Vercingétorix, de Saint Bernard, de Vauban, de Gustave Eiffel, de Colette ou ceux du chanoine Kir… Et peut-être y trouverez-vous votre part d’attache comme l’ont fait François Mitterand ou le peintre Yan Pei Ming.

  • PERRIER Alain : Dans le Morvan: massif et parc naturel régional. 1 vol. br, 80 p, illustrations en couleur, éd. Glénat, coll. Le P’tit Crapahut, 9,90 €.

30 balades pour toute la famille dans le massif du Morvan et son parc naturel régional.  Situé non loin de Paris, sur les premiers contreforts du Massif central, cet îlot granitique dressé au milieu de la Bourgogne calcaire, qui recèle dans ses profondeurs une multitude de surprises, a su conserver un caractère montagnard. Recouverts en bonne partie de forêts vallons verdoyants, rivières, lacs, étangs et de pâturages ondulés, ces reliefs sont chargés d’histoire et de traditions. Partagé entre l’exploitation de la forêt, l’agriculture et l’élevage (principalement l’élevage de vaches charolaises), le Morvan se caractérise par la dispersion de son habitat. Cela explique son important réseau de chemins. Longtemps délaissé par les riches contrées bourguignonnes voisines où le vin est roi, vivre dans le Morvan n’a pas toujours été facile et des métiers spécifiques y ont vu le jour pour améliorer le quotidien des habitants. Aujourd’hui, les choses ont bien changé et cette région est devenue un superbe lieu d’évasion pour ceux qui aiment les activités de pleine nature, transformant de fait progressivement le modèle économique de la région.  Ses paysages variés vont vite vous séduire. À vous de découvrir tous ses atouts secrets pour randonner… tout simplement heureux !

  • Pays Charolais – Brionnais – Bourgogne sud. 1 vol. br, 112 p, illustrations, cartes, éd. Hachette Tourisme, coll. Guide du Routard, 4,90 €.

À cheval sur trois régions et aux portes de l’agglomération lyonnaise, le Charolais-Brionnais est un territoire d’excellence et de savoir-faire millénaire, renommé dans le monde entier pour son terroir. Ici, on se régale à table avec le boeuf de Charolles et le fromage de chèvre Charolais, mais aussi en découvrant le patrimoine de ce « Pays d’art et d’histoire », l’un des hauts lieux de l’art roman en France. Le Charolais-Brionnais est une destination incontournable pour les amateurs d’art roman. Ce guide fournit des informations culturelles et pratiques, des adresses d’hôtels, de restaurants et de commerces pour découvrir ce territoire .Au sommaire :  Les sites à ne pas manquer, anecdotes et coups de cœur, les bonnes adresses sélectionnées par les enquêteurs du Routard, les  bons plans et les activités sympas, les infos pratiques et cartes avec adresses positionnées…L’essentiel pour partir découvrir les plaisirs et les richesses de ce joli coin du Sud de la Bourgogne.

  • PERRUSSON Jean-Philippe : Les sentiers d’Émilie : Yonne : 25 promenades pour tous. 1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur, éd. Rando éditions, coll. Les sentiers d’Émilie, 8,50 €.

25 promenades pédestres accessibles à tous les âges, aux portes du Morvan, pour découvrir Vézelay, les vignobles de Chablis, Auxerre, comme le canal de Bourgogne ou les villages médiévaux de la vallée de l’Yonne.

  • RENAUD Guy : Guide secret de la Bourgogne. 1 vol. cart., 148 p, illustrations, biblio, liste de sites Internet, éd. Ouest-France, coll. Guide secret, 13,50 €.

Le guide comporte près de 60 sujets pour redécouvrir la Bourgogne, accompagnés d’une  iconographie riche (gravures et documents divers).       La dame de Vix, la communauté des Blancs, le tableau de David emmuré à Saint-Fargeau, des sources divinatoires, guérisseuses ou malfaisantes, une pierre qui vire, les « vivres », ces monstres bourguignons, les vestiges de l’Antiquité dans la région, un temple bouddhiste, des saints et des personnages aux fins sanglantes, le mythe de la Toison d’or, le mystère de la forge de Fontenay… Tels sont quelques-uns des grands thèmes abordés. Universitaire et guide dijonnais, Guy Renaud se passionne pour l’histoire et le patrimoine de sa région depuis trente ans. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la Bourgogne. 

DIVERS

• REEVES Hubert: J’ai vu une fleur sauvage: l’herbier de Malicorne. Photographies de Patricia Aubertin. 1 vol. br, 250 p, biblio,  illustrations en couleur, éd. du Seuil, coll. Science ouverte, 18 €.

« Le but de ces pages est de faire connaître un des domaines les plus admirables de la nature : celui des fleurs sauvages dans nos campagnes. Des splendeurs à portée de chacun, mais que l’on peut piétiner toute sa vie sans jamais se pencher pour les admirer. On passe ainsi à côté de joies, à coup sûr renouvelables chaque année. Ce plaisir intense exige un apprentissage : savoir reconnaître ces fleurs demande un peu de patience mais se révèle gratifiant au possible, tant est grande la diversité des fleurs sauvages et leurs variations selon les moments de leur vie – et de la nôtre. Pour faciliter cette initiation, j’ai souhaité livrer mon rapport personnel à chacune de ces fleurs » (Hubert Reeves).  Chaque fleur est illustrée par de superbes photos en couleur de Patricia Aubertin, prises dans la campagne de Malicorne, un village bourguignon de la Puisaye..

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

  • BERNARD Daniel : Le loup en Berry. 1 vol. br, 56 p, ill. n-b et couleur, biblio, éd. La Geste éditions, coll. Tout comprendre, 5,50 €.

Dans les années 1980, Daniel Bernard fut le précurseur de nombreuses études régionales consacrées à la place du loup dans la société rurale. Après La Fin des loups en Bas-Berry, L’homme et le loup, paru aux éditions Berger-Levrault en 1981, a connu un grand succès : outre sa diffusion nationale, cet ouvrage pionnier a été édité au Canada, traduit en allemand et en japonais. En s’appuyant sur des sources archivistiques et des collectages sur le terrain, Daniel Bernard propose aujourd’hui une mise au point documentée, entre mythe et réalité, sur ce grand fauve aux yeux de braise dans le Berry d’hier… sans négliger l’impact d’un hypothétique retour dans le centre de la France…

  • BISSONNETTE Lise : Maurice Sand : une œuvre et son brisant au XIXè siècle. 1 vol. br, 480 p, illustration n-b et couleur, biblio, index, éd. Presses universitaires de Rennes – Presses de l’université de Montréal, 26 €.

De Maurice Sand, l’histoire culturelle et littéraire n’a en général retenu que son état de fils bien-aimé de la plus célèbre écrivaine du XIXe siècle. Pourtant, son œuvre – qui allie peinture, dessin, illustration, théâtre, histoire de l’art et sciences naturelles – porte la marque d’un créateur original et cohérent. Dans cette première étude exhaustive et magnifiquement illustrée, Lise Bissonnette présente l’œuvre de Maurice Sand enfin vue comme un ensemble et explore les mécanismes de sa méconnaissance historique. Titulaire de neuf doctorats honoris causa et docteure en lettres de l’université de MontréalLise Bissonnette est journaliste, administratrice et écrivaine. Elle a dirigé le quotidien Le Devoir de 1990 à 1998 et a été présidente de Bibliothèque et Archives nationales du Québec jusqu’en 2009.

• BOCHENEK-FRANCZAKOWA Réginal : Présences de George Sand en Pologne. 1 vol. relié, 220 p, biblio, index, éd.  Peter Lang (Francfort), coll. Études de linguistique, littérature et art, 39,35 €.

  • BOIZEAU Léandre : Manuel de survie à l’usage des cinquante ans et plus. 1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 16 €.

En empruntant les chemins des souvenirs oubliés, l’auteur nous emmène insidieusement dans un pays que les gamins de moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître : celui de son enfance. À partir de là, il nous invite, sur le mode de l’humour, à réfléchir sur tout ce qui a changé depuis. Irrésistible ! Avec l’oeil décalé qu’on lui connaît, Léandre Boizeau examine, à la loupe, les travers de la société dans laquelle nous vivons. Il passe tout à la moulinette de la dérision : la fièvre acheteuse, l’école, les « outils » de la communication, le ballon rond, la télé, la « malbouffe »… Un plaisir jubilatoire à l’état pur ! C’est tendre, irrévérencieux, nostalgique, féroce parfois, mais toujours drôle.  Voilà un petit livre qui va beaucoup faire rire… et encore plus causer !  Co-fondateur du magazine La Bouinotte, Léandre Boizeau est auteur d’une douzaine d’ouvrages. Président du comité de soutien pour la révision du procès Mis et Thiennot, il est également conteur et a adapté plusieurs de ses livres en son et lumière.

  • CALLOT Didier : Le bohémien aux yeux clairs. 1 vol. br, 328 p, éd. Marivole, coll. Romans Marivole, 20 €.

La suite de « La Gitane », roman paru chez Marivole en 2015. Retour sur « La Gitane » : Le destin tout tracé de Denis, jeune paysan berrichon, a pris un tournant inattendu et décisif lorsqu’il a rencontré Carmen, une jeune et belle gitane venue vendre des paniers dans la cour de la ferme familiale. Attirés l’un vers l’autre, les deux jeunes gens ressentent vite l’urgence de s’aimer avant d’être séparés par la prégnance de leurs milieux sociaux et culturels. Mais leur amour sera plus fort que les obstacles qui présageaient une union impossible et ils partiront, par monts et par vaux, à la recherche l’un de l’autre. Après de nombreuses aventures et mésaventures, ils finiront enfin par se retrouver et pourront enfin espérer vivre heureux autour du fruit de leur amour, mais la Grande Guerre viendra à nouveau les séparer, comme une sorte de malédiction s’acharnant sur leur bonheur. Porté disparu à la suite d’une expédition nocturne dans les lignes ennemies, Denis ne donnera plus signe de vie et Carmen, se rendant à l’évidence de sa perte, reprendra sa vie de nomade au sein de son clan, mais avec malgré tout, au fond d’elle-même, une lueur d’espoir qui refuse de s’éteindre…Devenu romancier après une carrière professionnelle médico-sociale et un parcours artistique amateur aux talents multiples, où a toujours dominé la passion de l’écriture, Didier Callot a publié deux romans, « La Gitane » en 2015 et « L’Ermite de Loire » en 2016. Sollicité par de nombreux lecteurs de son premier roman, il a repris sa plume pour redonner vie à cette belle histoire d’amour où persiste une énigme autour de la disparition de Denis…

  • LAVALADE Marie France : George et Alexandre : portrait de George Sand. 1 vol. br., 481 p, éd. L’Harmattan, 29 €

Présentation d’une George Sand inattendue, débarrassée de l’ombre de Musset et de celle de Chopin. L’ouvrage, qui  est entièrement basée sur sa correspondance et ses agendas, brosse le portrait d’une femme moderne, à la curiosité insatiable. Cette période de sa vie avec le graveur Alexandre Manceau (1817-1866) la révèle dans toute sa richesse. Marie-France Lavalade est née en 1953 à Paris. Après des études d’archéologie interrompues, elle devient institutrice et termine sa licence d’histoire. Elle Abandonne l’enseignement primaire après dix-sept ans pour reprendre des études à l’Ecole du Louvre. Examens et concours obtenus, elle devient conférencière des Musées Nationaux et dispense des cours à l’Ecole du Louvre et dans des Universités inter-âge. Retraitée depuis novembre 2014, elle a gardé une petite activité au sein d’une école d’Histoire de l’art et s’adonne désormais à sa triple passion pour la lecture, l’écriture et la redécouverte d’artistes oubliés.

• LOUDE Claude: Je suis… George Sand. Ce soir, tout va fleurir.  Préface de Michelle Tricot. 1 vol. br, 86 p, illustrations en n-b et couleur, biblio, chronologie, éd. J-André (Lyon), coll. Je suis…, 10 €.

► Aurore Dupin n’avait pas trente ans quand elle devint George Sand à la faveur d’un premier succès littéraire. Elle scandalisait déjà avec ses tenues masculines et son cigare, avec ses écrits et ses discours révolutionnaires et féministes. Elle fut à la fois haïe et adorée. Elle rassembla autour d’elle tous les laissés-pour-compte de la révolution industrielle et les paysans berrichons, ses proches voisins qu’elle célébra dans ses romans au puissant lyrisme. Elle rassembla aussi à Nohant les plus grands artistes de son temps : Liszt, Balzac, Flaubert et Tourgueniev. La cantatrice Pauline Viardot y chanta accompagnée de Chopin. On jouait au théâtre, on riait au spectacle des marionnettes. On y pleura aussi la mort d’un enfant. Nohant bruit encore de toutes ces émotions… George Sand, auteur incontournable du XIXe siècle, est entrée dans la légende. Victor Hugo dira à sa mort :  » Je pleure une morte et je salue une immortelle. « 

  • NATUREL Mireille (sous la direction de) : Proust et Alain-Fournier : La transgression des genres 1913-1914. Préface d’Agathe Corre-Rivière. Postface de François Bon. 1 vol. br, 252 p, éd. Honoré Champion, coll. Recherches proustiennes, 40 €.

« Le Grand Meaulnes » paraît le 6 novembre 1913,  » Du côté de chez Swann » le 14. Tous les deux sont des romans singuliers, inclassables qui défient les catégories traditionnelles, dans la définition même du genre romanesque, dans la perméabilité des composantes : la composante poétique recouvre de son voile ce qui n’est plus qu’apparence de roman. La guerre décidera du destin des deux œuvres, pour toujours dans le cas d’Alain-Fournier, de façon transitoire pour Proust. Cette double célébration, co-organisée par Mireille Naturel et Agathe Corre-Rivière, petite-nièce d’Alain- Fournier, s’est déroulée à Illiers-Combray en deux temps, novembre 2013 (« 1913 : la transgression des genres ») et novembre 2014 (« 1914 : la guerre et ses enjeux »).  Mireille Naturel est responsable du Centre de Recherches Proustiennes de la Sorbonne nouvelle et Secrétaire générale de la Société des Amis de Marcel Proust. Elle a publié  « Proust et Flaubert : un secret d’écriture » (Rodopi, 1999, réédité en 2007),  « Proust et le fait littéraire » (Champion, 2010, réédité 2012), « Marcel Proust, L’arche et la colombe » (Michel Lafon, 2012), et elle a édité « Proust Pluriel » (Presses de la Sorbonne nouvelle, 2014). Elle est également  rédactrice du « Bulletin Marcel Proust« .

  • SAND George : Ce que disent les fleurs : le conte de la couleur rose. Adaptation de Christine Colonna-Césari. Illustrations de Césarine. 1 vol. br, 36 p, illustrations en couleur, éd. Pianitsa (Charenton), coll. Les couleurs du pouvoir, 18,90 €.

Une petite fille parle aux fleurs et au vent. Elle découvre l’histoire de la rose et s’initie ainsi à la botanique. George Sand se met elle-même en scène, enfant, pour transmettre sa vision poétique de la vie, des plantes et des animaux. Ce que disent les fleurs est l’un des plus jolis contes merveilleux pour enfants de George Sand, de par sa concision, son message profond et sa sensibilité. On y retrouve une petite fille qui parle avec les fleurs et le vent, se cache parmi eux pour mieux les appréhender, et partager avec nous, sa découverte d’une légende sur l’origine des roses qui embaument son jardin. Ce conte nous dit aussi qu’il est important d’écouter les intuitions subtiles des enfants, en contact sensoriel inné avec la Nature. Nous y retrouvons la petite fille qu’a été George Sand, libre sauvageonne en communion fusionnelle avec les éléments naturels. Voici donc, une petite fille de la noblesse qui court à travers champs, parle avec la vie, les plantes et les animaux, à travers le prisme d’un conte, dont on ne se lasse pas d’entendre et transmettre la suave mélodie. Qui à force de se pencher aux frontières de l’invisible, entend l’Essence Ciel : une ode magnifique à la reine des fleurs, toujours d’actualité, la Rose ! Très joliment illustré par les peintures naïves de Césarine.

  • SAND Georges: Écrire la terre, les jardins, les oiseaux. Recueil de textes établi par Élisabeth Combres. 1 vol. br, 128 p, éd. Plume de Carotte (Toulouse), coll.  Esprits de nature,  9,90 €.

George Sand (1804-1876) a développé dans son enfance ce qui a fait sa force d’écrivaine : un amour sensuel de la nature, une connaissance concrète de la vie paysanne et une capacité à s’imprégner de ce qui l’entoure et à le transformer en conte. Dans ses ouvrages évoquant ses souvenirs, ses réflexions et ses voyages (réels ou imaginaires), on peut lire de très belles évocations de sa vie, de son enfance à la campagne, de lectures dans les prés, de sa liberté, de son lien avec les plantes et les animaux, d’une spiritualité originale qu’elle a mis très tôt dans son lien avec la nature. Elle parle aussi de botanique, de jardin, d’entomologie, avec précision, style et humour. La narration de certains de ses rêves, surprenants, drôles, fantastiques, en lien avec la nature, révèlent une George Sand peu connue. Enfin, nombre de ses écrits proposent une vision très moderne, sur les précieuses mauvaises herbes, sur la nécessité de préserver la nature pour les générations futures

SAND George : Légendes rustiques. Dessins de Maurice Sand. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. des régionalismes, coll. Au viu leupard, 15,95 €

« Mon cher fils, Tu as recueilli diverses traditions, chansons et légendes, (…) car ces choses se perdent à mesure que le paysan s éclaire, et il est bon de sauver de l’oubli qui marche vite, quelques versions de ce grand poème du merveilleux, dont l’humanité s’est nourrie si longtemps et dont les gens de campagne sont aujourd’hui, à leur insu, les derniers bardes »… George Sand.  Les « Légendes rustiques » ont été écrites par George Sand à partir de récits fantastiques recueillis dans la campagne berrichonne par son fils Maurice. Loups-garous, lavandières, farfadets et lupins…phénomènes étranges, à la fois inquiétants et singulièrement séduisants. Car si l’on tremble en parlant du mystère, on n’en éprouve pas moins un certain plaisir à ce frisson. Et c’est tout le charme des légendes du terroir : un charme que George Sand excelle à faire revivre.

  • SARZAUD-AUPETIT Sylvie : Qu’est-ce que les gens diraient 1 vol. br, 204 p, éd. Alice Lyner, 17 €.

Vieux célibataire, Armand vient de s’éteindre après avoir consacré sa vie à sa passion pour la photographie. Le temps de régler la succession, ses proches s’installent quelques jours à Boussac, petite ville creusoise où les rumeurs vont bon train. On raconte qu’Armand cachait un trésor, on dit aussi qu’il entretenait une maîtresse bien plus jeune que lui…  Valentine, la nièce du défunt, se prend au jeu de découvrir la véritable personnalité d’Armand, au risque de dévoiler des secrets de famille qui ne sont pas au goût de tout le monde. L’intrigue dévoile peu à peu les éléments d’un puzzle qui révélera à Valentine une nouvelle vision des relations intrafamiliales.  Par-delà l’enquête autour d’un oncle au passé mystérieux, ce roman invite à une réflexion sur l’emprise du conformisme et les difficultés à s’en libérer.  Née à La Châtre, Sylvie Sarzaud-Aupetit, après une vingtaine d’années d’enseignement, a quitté l’éducation nationale en 2011. Elle est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages alternant contes pour enfants et  guides pratique. Elle  signe ici son troisième roman.

  • ZANONE Damien (sous la direction de) : Georges Sand et l’idéal :une recherche en écriture. 1 vol. br, 470 p, éd. librairie Honoré Champion, coll. Littérature et genre, 65 €.

« J’ai besoin d’idéal » : cette confidence que George Sand énonce comme une profession de foi dans Histoire de ma vie peut servir de fil conducteur pour penser l’ensemble de son oeuvre. Suivre ce fil, c’est répondre à l’invitation d’un auteur dont l’écriture est de part en part traversée par le rapport à l’idéal, mot toujours redit. L’oeuvre entier de George Sand est une recherche que le tourment de l’idéal hante dans ses moindres recoins. En dresser le relevé est le meilleur moyen d’approcher la profonde unité de l’aventure d’écriture dont George Sand est le nom. Poétique, esthétique, morale, politique, religion : les différents domaines qui donnent forme et sens à l’écriture de Sand sont liés entre eux par un même enjeu fondamental puisqu’ils sont autant d’occasions de formuler l’exigence d’idéal. La notion est obsédante, inquiétante, salvatrice. Quel peut être l’idéal ? Comment l’atteindre et comment le reconnaître si jamais il est là ? Toute page écrite par Sand peut être lue comme une étape de recherche dans l’éblouissement de ce grand mirage…. Damien Zanone est Professeur à l’Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve, Belgique). Ses travaux portent sur la littérature autobiographique et romanesque du XIXe siècle 

◘ HISTOIRE

• À Châteauroux… Il était une fois l’avenue de la gare. 1 vol. br, 146 p, illustrations n-b et couleur, éd. La Bouinotte édition, 22 €.

  • ► C’est l’une des rues emblématiques de Châteauroux, reliant la gare au centre ville avec, en point de mire, le fameux « building ». Une rue au destin changeant, dont on découvre l’histoire au fil de cet album passionnant et richement illustré.  Son histoire commence avec celle de l’arrivée du train à Châteauroux, au milieu du xixe siècle, en périphérie du centre urbain. Lorsque les premiers voyageurs descendent des wagons en 1847, ils cheminent sur un simple débarcadère en bois. Un projet de tracé de rue est alors envisagé pour relier la gare à la ville par une voie rectiligne aboutissant au théâtre. Les champs et les vignes cèdent progressivement la place à un alignement de maisons bourgeoises. L’urbanisation progresse sous le Second Empire et la Troisième République avec l’activité commerçante et l’animation ferroviaire qui provoque également la construction de la manufacture des tabacs. Commerçants, artisans et professions libérales s’installent dans la rue principale qui conduit au centre de la ville. On y créée une institution pour l’éducation des jeunes filles, devenu l’un des lycées de la ville, la Chambre de commerce, une coopérative pour les agriculteurs de l’Indre, les services de l’Inspection des Eaux et Forêts, une imprimerie, le premier cinéma de Châteauroux, des aubergistes et hôteliers mais aussi tout ce que le commerce indépendant compte dans tous les domaines : les vêtements, la fourrure, la radio et TV, la coutellerie, la quincaillerie, les arts ménagers et la décoration, la librairie, l’épicerie, les fleurs, l’automobile… 
  • BAZIN Lionel, BAZIN Anne, DUMASY Françoise : Le prieuré et le bourg de Saint-Marcel, Indre : XIIe-XVIIIe siècles. 1 vol. br, 305 p, illustrations en couleur, éd. Association pour la sauvegarde du bourg médiéval de Saint-Marcel (Saint-Marcel, Indre), 50 €

Cet ouvrage est le fruit d’un travail important réalisé par Lionel Bazin qui  a rassemblé toute la documentation et diligenté les enquêtes jusqu’aux archives de l’Indre. Quant à Françoise Dumassy, elle s’est chargée de la rédaction du texte, et de la mise en forme des chapitres.  « J’ai fait appel à deux jeunes archéologues compétents, l’un photographe, Cyrille Galinand, et le second, Raphaël Durand, maquettiste de talent également » indique Françoise Dumasy.  L’ouvrage, grand format, compte 310 pages illustrées de plusieurs centaines de photographies. Il   a été réalisé avec le soutien de l’association pour la sauvegarde du bourg médiéval de Saint-Marcel, présidée par Jean-Pierre Lécubin. Lionel Bazin, 86 ans, industriel à la retraite, a passé toute sa vie à Saint-Marcel. Il fut, en 1962, le président-fondateur de l’Association pour la sauvegarde du site archéologique d’Argentomagus et s’est toujours intéressé de très près à l’histoire de sa commune. Françoise Dumasy, qui a enseigné l’archéologie romaine à l’université Paris I, a dirigé, de 1989 à 2002, les campagnes de fouilles sur le site d’archéologique du plateau des Mersans. Elle a déjà publié un ouvrage sur le sujet.

• BERNARD Daniel: Costumes traditionnels en Berry. 1 vol. relié, format à l’Italienne, 192 p, illustrations, biblio, éd. Geste éditions, 29,90 €.

► Depuis 1982, Daniel Bernard publie articles et synthèses sur le vêtement populaire berrichon, contribue à mettre en place des expositions réalisées par la Guérouée de Gâtines autour des parures et habits du peuple, tout en faisant réaliser de fidèles reproductions de costumes pour la scène au sein de cette association. À la suite de Jean Favière, il a été l’un des premiers à analyser le costume traditionnel berrichon à partir d’un corpus de sources archivistiques élargies, sans négliger les innombrables fonds iconographiques et les pièces matérielles sauvées de l’injure du temps.  Ce volume rassemble l’ensemble de ses études consacrées aux pratiques vestimentaires berrichonnes et à cet « objet d’histoire » que représente le costume régional des contrées de l’Indre et du Cher.

  • COULON Gérard : Le Berry gallo-romain. 1 vol. br, 56 p, illustrations n-b et coul, biblio, éd. la Geste, coll. Tout comprendre, 5,50 €.

Comme la majeure partie des Gaules, le Pays biturige – à peu près le Berry actuel – est conquis par Jules César au milieu du Ier siècle avant J.-C. Dès lors, la rencontre des cultures gauloise et latine donne naissance à une civilisation originale, brillante et méconnue, celle des Gallo-Romains. Pendant plus d’un demi-millénaire (51 avant J.-C .- 476 de notre ère), les Bituriges adoptent le mode de vie de leurs vainqueurs. Leur environnement se transforme à la ville comme à la campagne, le latin devient langue officielle, les habitudes et les comportements se modifient. À travers quinze chapitres, ce petit livre se propose d’offrir un panorama aussi complet que possible des divers aspects de la vie de tous les jours. De la maison aux aqueducs, des voies romaines aux débuts de la vigne, des artisans du fer aux pratiques funéraires, ce n’est pas l’image d’un passé figé qui resurgit, mais celle d’un monde grouillant de vie qui, quelque deux mille ans après, ne cesse de nous fasciner.

• COULON Gérard : Guide des voies romaines de l’Indre. 1 vol. br, 144 p, illustrations en couleur,  éd. La Bouinotte édition, coll. Berry en poche, 19 €.

Archéologue et historien, Gérard Coulon nous propose une manière originale de découvrir le département de l’Indre, en suivant les voies romaines qui demeurent encore aujourd’hui profondément inscrites dans les paysages. Plusieurs courts chapitres introductifs composent un mini-manuel sur ces routes antiques : leur construction, leur tracé, leur aspect actuel, les révélations de l’archéologie aérienne, sans oublier les ponts, les relais, les bornes qui les scandaient et le trafic qui les animait. Mais surtout, ce guide propose trente-trois circuits pour partir à la découverte de ces routes vieilles de quelque 2000 ans, grâce à des textes précis, fluides et accessibles à tous. Richement illustré de photographies, de vues aériennes, de cartes, de croquis et de dessins humoristiques, ce guide constitue un véritable outil de découverte et de plaisir à l’usage des marcheurs et de tous ceux qui se passionnent pour les curiosités du Bas-Berry. Bref, une autre manière de musarder dans l’Histoire et un guide pour randonner malin sur les chemins du passé !  Conservateur en chef du patrimoine, Gérard Coulon est né en 1945 à Mézières-en-Brenne. Après avoir enseigné les lettres et l’histoire à Buzançais et à Châtillon-sur-Indre, il a fondé le musée d’Argentomagus puis dirigé le Service des monuments et musées départementaux de la Touraine. Archéologue et spécialiste des voies romaines, il nous livre ici le fruit de plus de quarante années de recherches sur le terrain.

GRANDEMANGE  Christophe :  Lina Sand, l’ange gardien de Nohant : biographie. 1 vol. br, 186 p, illustrations, éd. La Gare des mots (Sarzay),  coll. Entre deux âmes,  22 €.

Lina-Sand► Petite-fille de l’archéologue Désiré Raoul-Rochette, arrière-petite-fille du sculpteur Houdon, Lina Calamatta (1842-1901) épousa à Nohant le baron Maurice Dudevant, fils de George Sand. Elle eut un destin hors  du commun. Qui était vraiment cette femme au dévouement exemplaire, dont la discrétion n’avait d’égal que son efficience ? Pourquoi consacrer un ouvrage à celle qui ne fut « que » la belle-fille de George Sand ? Parce que justement, Lina Sand a été bien davantage. Elle aurait très bien pu choisir de favoriser les œuvres de son grand-père, l’archéologue Désiré Raoul-Rochette, ou celles encore de son illustre arrière-grand-père, le sculpteur Houdon. Non, c’est pour George Sand, la mère de son mari, qu’elle s’est entièrement dévouée. Née à Paris en 1842, elle n’a pas vingt ans, lorsqu’elle épouse, à Nohant, le baron Maurice Dudevant, fils de la célèbre romancière. La jeune femme pouvait-elle se douter du destin hors du commun qui allait être le sien ? Vouant une profonde admiration à sa belle-mère, à qui elle va donner trois petits-enfants, Lina Sand va dès lors consacrer le restant de sa vie à porter l’œuvre et l’image de George Sand.

  • NARBOUX Roland : Bourges et ses écrivains. 1 vol. br, 194 p, éd. Alice Lyner, 21 €.

Bourges, connue pour son industrie militaire et son printemps musical, n’a pas laissé de traces littéraires importantes. Pourtant, la cité a inspiré maints auteurs, d’où une multitude de textes en tous genres (poèmes, romans, analyses historiques ou géographiques, autobiographies, courriers personnels, polars, témoignages, notes touristiques) qui montrent bien sa diversité. Regroupés dans ce recueil, ces textes sont des morceaux choisis et commentés en fonction de leur intérêt, de leur curiosité ou de la sensibilité de l’auteur – les écrits d’un Anglais comme Percy Allen, par exemple, ne peuvent pas laisser indifférent – et si la capitale du Berry jouit aujourd’hui d’une image attractive, on pourra constater qu’il n’en a pas toujours été le cas, alors que dans le même temps, la cathédrale Saint-Etienne et le palais Jacques Cœur ont toujours été admirés.   Alors, de Jules César à Jean-Christophe Rufin, laissons-nous pénétrer par cette riche moisson de textes, née de regards croisés et de plumes diverses.

  • NARBOUX Roland : De l’abbaye Saint-Ambroix à l’hôtel de Bourbon: une passion berruyère. Préface de Daniel Colling. Avant-propos d’Antoine Falleur. Photographies de Nicolas Cholet. 1 vol. relié, 172 p, illustrations n-b et couleur, éd. La Bouinotte éditions, 25 €.

C’est la première fois qu’un ouvrage aborde l’histoire de l’Abbaye Saint-Ambroix, l’un des édifices emblématiques de Bourges, qui accueille aujourd’hui l’Hôtel de Bourbon. Une histoire riche et tumultueuse, depuis les invasions normandes jusqu’à sa transformation en un magnifique Hôtel de luxe, par ailleurs doté d’un excellent restaurant. Devenue une puissante abbaye, Saint-Ambroix a dû affronter de nombreux dangers, des destructions, pour renaître à la fin du XX ° siècle. Le récit est illustré de nombreuses anecdotes, évoquant des personnages énigmatiques comme mademoiselle de Bourbon, quelques mystères, comme celui lié aux restes de Rodrigues et Chimène, sans omettre le destin singulier d’une fabrique de toiles de navires qui occupa un temps son espace! Les péripéties de ce domaine constitueront sans doute une découverte, tant pour de nombreux Berrichons que pour les visiteurs de la cité de Jacques Cœur. De l’Abbaye Saint-Ambroix à L’hôtel de Bourbon Une passion berruyère.

  • RICHOUX Claude : Vierzon : l’âge d’or du commerce. 1 vol. br, 128 p, illustrations n-b, biblio, éd. Alan Sutton, coll. La mémoire en images, 19 €.

► Au début du XXe siècle, Vierzon accueillait les succursales de quelques grandes enseignes parisiennes telles La Belle Jardinière, La Samaritaine ou Le Bon Marché. Qui s’en souvient aujourd’hui ? Et qui se rappelle encore des succès que remportèrent les braderies monstres organisées par plus de 200 commerçants dans les années 1930-1935 ? Si actuellement le commerce vierzonnais manque de vitalité, il a connu entre 1900 et 1950 un véritable âge d’or. Grâce à des photographies anciennes, des en-têtes de factures ou des publicités, Claude Richoux évoque ce passé florissant et retrace l’histoire des boutiques et des magasins réputés qui sont présentés dans ces pages.

  • ROBERT Anne-Laure, SIRERE Christophe: Bourges. Photographies de Naturimages.  1 vol. br, 193 p, illustration en couleur, éd. Geste éditions,  29,90 €.

La ville est, pour beaucoup, indissociable du Printemps de Bourges, pourtant il n y a pas que l’oreille à être titillée dans la capitale du Cher où mille et une merveilles ravissent l’œil. La cathédrale domine toute la ville et, dans plusieurs quartiers, le Moyen Âge surgit parmi les nombreuses maisons à colombages. Bourges, c’est aussi une ville nature avec un muséum de renom et ses marais longtemps nourriciers aujourd’hui poumon vert de la cité. Capitale du Berry, elle sait, comme lui, associer son dynamisme avec son héritage dans une ambiance unique de bien-être et de bien-vivre.

Vivre au maquis  et l’épuration dans la région R5 (Berry, Limousin, Périgord) 1943-1945 : Actes des colloques de 2011 et de 2015, Châteauroux. 1 vol. br, 210 p, éd. Aspharesd, 19 €

► Actes des colloques réunissant les historiens des départements de la région R5 (Berry, Limousin, Périgord), les colloques s’étant tenus en 2011 et 2015 au centre d’études supérieures à Châteauroux, traitant les questions de la vie quotidienne dans les maquis et de l’épuration (1943-1945).

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◘ LITTÉRATURE

  • MARCONNET Philippe : Contes et légendes de la Loire. 1 vol. br, 424 p, éd. de Borée, 23 €.

Il était une fois… Qui n’a jamais eu à lire ou à entendre ce début de phrase qui ouvre la porte d’un monde où tout est possible ? Dans le département de la Loire, comme ailleurs en France, l’univers des contes et des légendes enveloppe toujours les villages et les campagnes. Ces histoires ne sont plus que les témoins des longues veillées d’hiver d’autrefois, qui mêlaient familles et voisins au coin d’un feu. A la lueur de quelques bougies, les anciens aimaient alors à conter, avec force de détails, des histoires de trésors, de diables et de sorcières, pour la plus grande joie des enfants qui attendaient avec angoisse le dénouement des récits. Vous voici donc parés pour faire un beau voyage dans l’imaginaire de nos aïeux où le merveilleux se mêle à la réalité. Au cœur du mont Pilat vous rencontrerez le Zicle, gardien d’un trésor immense que nul homme n’a encore découvert… En compagnie d’un pêcheur de saumons, vous ferez une rencontre inattendue dans les gorges de la Loire… Vous assisterez également à la création de la ville de Roanne par la fée Uriande… A Saint-Just-en-Bas vous revivrez l’histoire du dernier loup-garou… D’aventures chevaleresques en croyances mystiques, diables, lutins, fées, vouivres et sorcières ne seront jamais bien loin pour vous faire découvrir ou redécouvrir, les histoires traditionnelles du département de la Loire.

◘ HISTOIRE

• BESSON Christiane, BESSON Philippe : Femmes Remarquables de Saint-Etienne et de la Loire. Préface de Fabienne Buccio. 1 vol. br, 165 p, éd. de Phénicie, 14 €.

Cet ouvrage est le fruit d’un partenariat de deux ans avec l’association « Stéphanoises », projet soutenu par Fabienne Buccio, première femme préfète de la Loire. Il met en scène 50 femmes exceptionnelles de  Saint-Etienne et de la Loire, appartenant aux générations du passé, du présent et de l’avenir. À côté de grandes résistantes, figurent des artistes connues ou des championnes, à découvrir dans leur intimité et leurs rêves. Elles incarnent  les talents de ce territoire, dans les domaines sportifs, culturels, artistiques, politique ou militant. Certaines sont connues , d’autres sont à découvrir.

• Hommage des Foréziens à Pierre Boulez, 1925-2016. Prélude de René Tavaud1 vol. br, 52 p, illustrations, éd. Centre social de Montbrison, coll. Cahiers de Village de Forez (n° 155), 6 €.

Sans titre« Les hommages à Pierre Boulez se sont succédé, depuis sa disparition le 5 janvier, à commencer par des hommages internationaux. Laurent Bayle et d’autres autour de lui, ont donné le nom de Pierre Boulez à la Grande Salle de la Philharmonie de Paris. Berlin lui avait déjà dédié la salle de concert de la Barenboim-Said Akademie, construite par l’architecte américain Franck Gehry. Pour les jeunes de Montbrison, le Centre Musical Pierre-Boulez était déjà, depuis quelques années, au meilleur sens du mot, un lieu commun. Cette reconnaissance des Foréziens était malgré tout nécessaire  : le compositeur, sitôt sollicité, a soutenu notre effort durant les années de rénovation de la chapelle de Victor-de-Laprade [2006-2014] ; elle était naturelle : à la  chapelle du Rosaire à Vence (connue autrement comme «  chapelle Matisse  »), après un office du dimanche, nous échangions avec un Américain sur cette création globale de Matisse  : vitraux, céramiques murales, mobilier et vêtements liturgiques. Je lui parlai de cet ami du peintre, le père Couturier, qui, revêtu de son froc religieux, avait pris la pose pour lui permettre de représenter Saint Dominique,  le «  patron  » des religieuses de cette communauté. Le jeune Américain ignorait que le Père Couturier était de Montbrison, il n’était jamais venu sur place, mais il savait bien que Pierre Boulez y était né. Lors d’un colloque à Nice et à Vence, organisé en 2004 à l’occasion du cinquantenaire de la mort du père Couturier [1897-1954], avec Jeanne Aicardy-Couturier et Pierre Couturier, nous avions évoqué, à table, les années d’enfance du compositeur.  Plus tard, en 2010, nous découvrons dans Mes sept utopies, l’admiration et la fidélité de Paul Bouchet à l’égard de son condisciple ; le décès de Pierre Boulez ravive cette lecture… Aux documents que Paul Bouchet nous a confiés cette année, nous avons ajouté des articles et documents qui appartenaient aux fonds respectifs de Village de Forez et de l’Association des Anciens de Victor-de-Laprade. S’y ajoutent plusieurs contributions enthousiastes. Nous devons à Paul le « cœur de cette brochure » son témoignage chaleureux, le manuscrit du compositeur, et, partant, notre « reconnaissance fraternelle ». Il nous aura, je crois, donné la note ».(d’après la préface de René Tavaud).

  • La Pacaudière et son canton : Changy, Le Crozet,La Pacaudière, Sail-les-Bains, Saint-Bonnet-des-Quarts, Saint-Forgeux-Lespinasse, Saint-Martin-d’Estréaux, Urbise, Vivans . 1 vol. br, 102 p, illustrations en couleur, éd.  Ceux du Roannais (Roanne),  20 €
  • Néronde et son canton : Balbigny, Bussières, Néronde, Pinay, Saint-Agathe-en-Donzy, Sainte-Colombe-sur-Gand, Saint-Cyr-de-Valorges, Saint-Jodard, Saint-Marcel-de-Félines,Violay. 1 vol. br, 119 p, illustrations en couleur, éd. Ceux du Roannais, 20 €
  • PERRIN Éric : Saint-Chamond de A à Z. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. Alan Sutton, coll. De A à Z, 21 €.

► De A comme aqueducs à Z comme zup en passant par G comme Gier, Eric Perrin utilise l’alphabet comme prétexte pour nous faire découvrir l’histoire saint-chamonaise. Ainsi, vingt-six entrées montrent comment du Saint-Chamond d’aujourd’hui émergent des traces du passé. Monuments, parcs, jardins nous livrent leurs secrets et prennent une autre dimension. Certaines lettres évoquent le passé industriel de cette ville du bassin minier stéphanois et son incidence sur le présent. D’autres reviennent sur les actions menées par le célèbre Auguste Pinay mais rappellent également les actes de résistance de Maurice Bonnevialle, Renée Peillon ou Jean Rivaud, à qui la ville a rendu hommage en donnant leur nom à une rue ou à une place. Au fil des pages, ce dictionnaire amoureux nous invite à découvrir avec curiosité les dessous de notre environnement, beaucoup moins banal qu’il n’y paraît.

  • SAGNARD Jérôme, CAIRA Jean-Claude: Le Pilat: Tome II. 1 vol. br, 128 p, illustrations n-b, biblio, éd. Alan Sutton, coll. La mémoire en images, 19 €.

Après le succès de leur premier ouvrage, Jérôme Sagnard et Jean-Claude Caira nous invitent à découvrir le Parc naturel régional du Pilat grâce à une nouvelle sélection de cartes postales anciennes inédites. De nombreuses anecdotes, puisées dans la presse locale ou dans les archives, retracent le quotidien des habitants au début du XXe siècle. Ainsi, la vie économique, sociale et culturelle est évoquée et, au fil des pages, le Pilat nous montre un autre visage. Au-delà du site naturel, nous découvrons les hommes qui l’habitent et leur mode de vie. Une magnifique excursion en images dans le passé du massif du Pilat !

  • SAPIN Claude : Les maîtres de la poste aux chevaux en Roannais du XVIe siècle au XIXe siècle. 1 vol. br, 171 p, illustrations en couleur, éd. Ceux du Roannais, 25 €
  • 38 soldats morts pour la France, commune de Saint-Haon-le-Châtel. 1 vol. br, 159 p, éd. Société Histoire et patrimoine (Saint-Haon-le-Châtel – Loire), 27 €

Pour nous contacter: allier-infos@sfr.fr

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◘ BIOGRAPHIE- N°10: JACQUES PARIS, LE « VIEUX SAGE » DU BOURBONNAIS

Mise à jour: 15 avril 2017

Jean-Paul PERRIN

• Jacques Paris, « poète et batelier »,  a fait la une de la revue Terre des Bourbons (n°5 – mars 2017) qui lui a consacré un article. Déjà, en 2014, La Montagne  (16 octobre) sous la plume de Pascal Larcher, s’était penchée dans le cadre de sa rubrique « Les grandes familles de l’Allier » sur le cas des « Paris, raconteurs d’histoires paysannes,  (qui) à Château sur Allier font souffler le vent de galerne sur les arts et traditions populaires ». La saga a débuté avec le patriarche Jacques Paris, né à Bron en 1935, mais « Bourbonnais depuis l’âge de deux mois ». Instituteur en 1955 et féru de la méthode Freinet, il a fondé la Chavannée en février 1969, sept ans avant qu’elle ne produise le premier d’une série de 12 enregistrements.

« Pour la fondation d’un grouple folklorique » (Journal de Centre – 14 février 1969)

• En 1978,  le groupe s’est porté acquéreur d’une petite locaterie vigneronne devenue depuis  le domaine d’Embraud, aux confins de l’Allier de la Nièvre et du Cher L’année 2017 verra s’y dérouler sa 49ème fête de la rivière.

La ferme d’Embraud acquise en 1978

• Le vieux sage bourbonnais est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, entre poésie et prose, parmi lesquels : $_57Les sauvageons (prix des poètes bourbonnais, 1965), À pleines jouaflées (Prix Athanor 1982), Le Berger d’école (Prix Allen  et prix Émile Guillaumin 1992), Récit d’argile. Le marcheur de poussière et de pluie (1995), La fille du Jau (1998),  Je marche sur le chemin que j’aime (2013),  Paroles de Bastien Fait d’herbe (2008), Petite Marie (2004), Les remontées, et, enfin, Un rien de poivre : le temps de l’Algérie (2002). Anne-Catherine Heinisch lui a par ailleurs consacré un ouvrage d‘entretiens, Jacques Paris : une figure du Bourbonnais, publié par les éditions des Figures et des lieux en 2001.

Le conteur en action à Embraud

• Pendant un demi-siècle, il a été également un des collaborateurs les plus fidèles des Cahiers Bourbonnais, auxquels il a donné des dizaines d’articles, notamment pour leur rubrique Souvenances bourbonnaises. Dans l’ultime numéro de la revue (n° 234 – Hiver 2015-2016) il a tenu à adresser « Quelques pensées au sujet des Cahiers Bourbonnais ».

Cahiers Bourbonnais (n°235): un demi-siècle de collaboration 

• À 82 ans, Jacques Paris n’oublie pas qu’il a été un « maître d’école » et il est resté un ardent défenseur de la méthode d’enseignement initiée par Célestin Freinet, qu’il a mise en application dès ses premières années d’enseignement : « La Seine fait des méandres ? On s’en fout, clame-t-il. Mais quand tu emmènes tes gamins au bord de l’Allier, c’est différent. C’est chez nous. A partir de là, tu fais ta géographie, tu fais tes maths ». Au soir de  sa vie, le « barde bourbonnais »  reste convaincu que « le fil à couper le beurre inventé par Freinet, c’est l’étude du milieu ! ».

Jacques, Manu et Frédéric  Paris, de père en fils

• Bon sang ne saurait mentir…Après Jacques Paris, ses deux fils, Frédéric et Manu Paris, tous les deux nourris à la méthode Freinet,  ont repris le flambeau. Le premier qui préside aux destinées de la Chavannée depuis 2001, est directeur de l’école de Pouzy-Mésangy où son père a enseigné de 1973 à 1990, tandis que le second est secrétaire de mairie dans la même commune. « La famille Paris est un puzzle où chacun se complète » écrivait Pascal Larcher : « Jacques est écrivain », avec 14 ouvrages à son actif, Frédéric « multi instrumentaliste a appris la vielle à roue avec Gaston Rivière » tandis que Manu, lui aussi  musicien et chanteur, s’est rapproché de la rivière Allier. Finalement, si Paris (la ville) « valait bien une messe »,  Paris (Jacques) vaut bien de faire la une de Terre des Bourbons.

Bibliographie de Jacques Paris 

Les sauvageons (prix des poètes bourbonnais, 1965)

À pleines jouaflées : portraits du pays de Boulaise, parler du bocage bourbonnais (1ère édition : éditions des Cahiers Bourbonnais, 1982 – 2ème édition : éditions Fédération départementale des Foyers ruraux, 1998). Prix Athanor 1982

Le berger d’école (éditions des Cahiers Bourbonnais, 1991) Prix Allen 1992 et prix Émile Guillaumin 1992.

Récit d’argile. Le marcheur de poussière et de pluie (éditions des Cahiers Bourbonnais, 1995)

La fille du Jau (roman) (éditions Fédération départementale des Foyers ruraux de l’Allier, 1998).

Les remontées (éditions Fédération départementale des Foyers ruraux de l’Allier, 1999)

Un rien de poivre : le temps de l’Algérie (éditions Des Figures & des lieux, 2002)

Petite Marie (éditions Des Figures & des lieux, 2004)

Paroles de Bastien Faitd’herbe (éditions Des Figures & des lieux, 2008)

Je marche sur le chemin que j’ai dit (éditions Des Figures & des lieux, 2013)

Un livre d’entretiens 

Jacques Paris et Anne-Catherine Heinisch-Inglebert : Jacques Paris, une figure bourbonnaise, entretiens (éditions des Figures & des lieux, 2001)

La fête de la Rivière Allier, organisée par La Chavannée