JACQUES PARIS, LE « VIEUX SAGE » DU BOURBONNAIS

Mise à jour: 15 avril 2017

Jean-Paul PERRIN

• Jacques Paris, « poète et batelier »,  a fait la une de la revue Terre des Bourbons (n°5 – mars 2017) qui lui a consacré un article. Déjà, en 2014, La Montagne  (16 octobre) sous la plume de Pascal Larcher, s’était penchée dans le cadre de sa rubrique « Les grandes familles de l’Allier » sur le cas des « Paris, raconteurs d’histoires paysannes,  (qui) à Château sur Allier font souffler le vent de galerne sur les arts et traditions populaires ». La saga a débuté avec le patriarche Jacques Paris, né à Bron en 1935, mais « Bourbonnais depuis l’âge de deux mois ». Instituteur en 1955 et féru de la méthode Freinet, il a fondé la Chavannée en février 1969, sept ans avant qu’elle ne produise le premier d’une série de 12 enregistrements.

« Pour la fondation d’un grouple folklorique » (Journal de Centre – 14 février 1969)

• En 1978,  le groupe s’est porté acquéreur d’une petite locaterie vigneronne devenue depuis  le domaine d’Embraud, aux confins de l’Allier de la Nièvre et du Cher L’année 2017 verra s’y dérouler sa 49ème fête de la rivière.

La ferme d’Embraud acquise en 1978

• Le vieux sage bourbonnais est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, entre poésie et prose, parmi lesquels : $_57Les sauvageons (prix des poètes bourbonnais, 1965), À pleines jouaflées (Prix Athanor 1982), Le Berger d’école (Prix Allen  et prix Émile Guillaumin 1992), Récit d’argile. Le marcheur de poussière et de pluie (1995), La fille du Jau (1998),  Je marche sur le chemin que j’aime (2013),  Paroles de Bastien Fait d’herbe (2008), Petite Marie (2004), Les remontées, et, enfin, Un rien de poivre : le temps de l’Algérie (2002). Anne-Catherine Heinisch lui a par ailleurs consacré un ouvrage d‘entretiens, Jacques Paris : une figure du Bourbonnais, publié par les éditions des Figures et des lieux en 2001.

Le conteur en action à Embraud

• Pendant un demi-siècle, il a été également un des collaborateurs les plus fidèles des Cahiers Bourbonnais, auxquels il a donné des dizaines d’articles, notamment pour leur rubrique Souvenances bourbonnaises. Dans l’ultime numéro de la revue (n° 234 – Hiver 2015-2016) il a tenu à adresser « Quelques pensées au sujet des Cahiers Bourbonnais ».

Cahiers Bourbonnais (n°235): un demi-siècle de collaboration 

• À 82 ans, Jacques Paris n’oublie pas qu’il a été un « maître d’école » et il est resté un ardent défenseur de la méthode d’enseignement initiée par Célestin Freinet, qu’il a mise en application dès ses premières années d’enseignement : « La Seine fait des méandres ? On s’en fout, clame-t-il. Mais quand tu emmènes tes gamins au bord de l’Allier, c’est différent. C’est chez nous. A partir de là, tu fais ta géographie, tu fais tes maths ». Au soir de  sa vie, le « barde bourbonnais »  reste convaincu que « le fil à couper le beurre inventé par Freinet, c’est l’étude du milieu ! ».

Jacques, Manu et Frédéric  Paris, de père en fils

• Bon sang ne saurait mentir…Après Jacques Paris, ses deux fils, Frédéric et Manu Paris, tous les deux nourris à la méthode Freinet,  ont repris le flambeau. Le premier qui préside aux destinées de la Chavannée depuis 2001, est directeur de l’école de Pouzy-Mésangy où son père a enseigné de 1973 à 1990, tandis que le second est secrétaire de mairie dans la même commune. « La famille Paris est un puzzle où chacun se complète » écrivait Pascal Larcher : « Jacques est écrivain », avec 14 ouvrages à son actif, Frédéric « multi instrumentaliste a appris la vielle à roue avec Gaston Rivière » tandis que Manu, lui aussi  musicien et chanteur, s’est rapproché de la rivière Allier. Finalement, si Paris (la ville) « valait bien une messe »,  Paris (Jacques) vaut bien de faire la une de Terre des Bourbons.

Bibliographie de Jacques Paris 

Les sauvageons (prix des poètes bourbonnais, 1965)

À pleines jouaflées : portraits du pays de Boulaise, parler du bocage bourbonnais (1ère édition : éditions des Cahiers Bourbonnais, 1982 – 2ème édition : éditions Fédération départementale des Foyers ruraux, 1998). Prix Athanor 1982

Le berger d’école (éditions des Cahiers Bourbonnais, 1991) Prix Allen 1992 et prix Émile Guillaumin 1992.

Récit d’argile. Le marcheur de poussière et de pluie (éditions des Cahiers Bourbonnais, 1995)

La fille du Jau (roman) (éditions Fédération départementale des Foyers ruraux de l’Allier, 1998).

Les remontées (éditions Fédération départementale des Foyers ruraux de l’Allier, 1999)

Un rien de poivre : le temps de l’Algérie (éditions Des Figures & des lieux, 2002)

Petite Marie (éditions Des Figures & des lieux, 2004)

Paroles de Bastien Faitd’herbe (éditions Des Figures & des lieux, 2008)

Je marche sur le chemin que j’ai dit (éditions Des Figures & des lieux, 2013)

Un livre d’entretiens 

Jacques Paris et Anne-Catherine Heinisch-Inglebert : Jacques Paris, une figure bourbonnaise, entretiens (éditions des Figures & des lieux, 2001)

La fête de la Rivière Allier, organisée par La Chavannée
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s