HISTOIRE, PATRIMOINE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS, EXPOSITIONS: N°7 (MAI – JUIN 2017)

Mise à jour : 30  juin 2017                    Contact: allier-infos@sfr.fr

ARCHÉOLOGIE

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Une reconstitution du Néris antique

◘ NÉRIS-LES-BAINS: APRÈS LES FOUILLES, L’ÉTAPE DU TRI ET DU CLASSEMENT 

  • Le site de Cheberne en cours de fouilles

    Dans les années 1980, Michel Desnoyers et des équipes d’archéologues, souvent des étudiants, avaient réalisé d’importantes fouilles sur différents sites archéologiques à Néris-les-Bains, que ce soit à Cheberne, au Péchin, aux Grandes Vignes ou aux Billoux. Ils avaient ainsi pu  exhumer des dizaines de milliers de vestiges gallo-romains, de toutes sortes. Depuis plusieurs mois, une équipe  constituée de Vincent Serrat, doctorant en céramologie à l’université de Clermont-Ferrand, de Simon Baraton et de Fabien Huguet, archéologues, a relevé un défi titanesque. Ils ont inventorié  et classé l’ensemble du « trésor », soit 2 000 cagettes renfermant chacune une centaine d’objets.

    Archéologues, élus et visiteurs sur le site de Cheberne en 2012

    •L’opération, débutée en 2016, s’inscrivait dans le cadre d’un programme collectif de recherches et de travaux  sur la cité antique de Néris-les-Bains et elle a bénéficié de deux contrats. Il y avait urgence à réaliser ce travail,  car, parmi les fragments de céramiques, les ossements, les enduits peints, les bronzes et autres vestiges mis au jour, on avait pu constater des signes d’altération. La totalité de l’inventaire a été retranscrite sur des bases de données, à destination des professionnels comme des étudiants. Les recherches nérisiennes sont toutefois loin d’être closes, puisque la plupart des sites déjà  fouillés renferment encore des milliers de vestiges.

◘ DISPERSION DE LA COLLECTION GIRARD À CLERMONT-FERRAND

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Un morceau de sarcophage égyptien

• Le 22 mai 2017, à l’hôtel des ventes de Clermont-Ferrand a été dispersée une  très hétéroclite collection d’objets archéologiques. Elle avait été  réunie durant une quarantaine d’années par le Docteur Girard, qualifié par le commissaire priseur Philippe Jalenques « d’érudit local aux multiples facettes ». Elle comportait  plus de 200 lots aussi divers que variés, parmi lesquels se côtoyaient masque indonésien, morceau de sarcophage égyptien, vase de l’antiquité grecque et autres vestiges de civilisations disparues. Les ventes de ce type étant plutôt rares, celle-ci a ravi les amateurs, d’autant qu’il y en avait pour toutes les bourses, « de quelques dizaines d’euros pour un pot funéraire jusqu’à 6.000 €€ pour un haut de cercueil momiforme égyptien », selon les estimations. Celles-ci ont été confirmées puisque les enchères sont allées de 10 €, pour un crémier en métal argenté, jusqu’à 6 700 € pour une urne funéraire  de la civilisation zapotèque. On pourra retrouver le détail des enchères sur le site Interenchères. 

PATRIMOINE

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Plan de Montluçon au XVIIIème siècle, avec les 41 tours ponctuant les murailles de la cité

◘ MONTLUÇON:  JOURNALISTE ET  HISTORIEN À LA RECHERCHE DES TOURS  DE LA CITÉ  MÉDIÉVALE

  • La plus originale…Rue Porte-Bretonnie

    Que reste-t-il dans le paysage actuel des tours édifiées aux XIVè et XVè siècles et qui ponctuaient les murailles du Montluçon médiéval ? La cité était alors  dominée par son château, lui-même défendu par une enceinte comportant dix tours.  C’est pour répondre à cette question que Fabrice Redon, journaliste à La Montagne, a fait appel à un spécialiste, l’historien Olivier Troubat. Le résultat de leurs investigations a été publié dans La Montagne (3 juin). Point de départ de leur enquête,  un plan de la cité datant du  XVIIIè siècle, conservé aux archives municipales, qui recense effectivement  41 tours. En trois siècles, un grand nombre d’entre elles ont disparu sous les assauts des démolisseurs, au gré des transformations urbaines et des ventes. Il en resterait effectivement une douzaine, plus ou moins bien conservées. Olivier Troubat explique que  « pendant des siècles, Montluçon a été une ville fortifiée. Au XVIIIè siècle, la ville avait besoin d’argent. C’est là qu’on a commencé à vendre des tours et des fossés. Les murailles n’étaient pas adaptées aux canons ».

Le dossier publié dans La Montagne (édition de Montluçon) le 3 juin
  • La plus originale est la tour tronquée située à l’angle du boulevard de Courtais et de la rue Porte-Bretonnie. Elle abrite en rez-de-chaussée une brûlerie de café depuis 1962. Dans les années 1950, c’était encore « un endroit malfamé, un tripot avec des filles de joie», selon le propriétaire actuel.
Le château dominant la ville et le boulevard de Courtais dont le tracé  circulaire épouse celui des anciennes murailles
  • La mieux conservée, dite de La Tour Fondue…

    La mieux conservée, dite de la Tour-Fondue, du nom de l’ancien hôtel particulier abritant l’office de tourisme, auquel elle est accolée,  se situe au 67 boulevard de Courtais. Elle a été inscrite aux Monuments Historiques en 1935. Si les meurtrières ont été remplacées par des fenêtres, on distingue toujours la partie plate qui  correspondait à l’entrée de la Porte des Forges. Les seuls vestiges de tours encore prolongées par des murailles sont visibles dans le jardin des Remparts, en contrebas de l’actuel jardin Wilson  et deux d’entre elles ont même conservé leurs dimensions d’origine.

  • La plus récente, la Porte-Fouquet (XVIIè siècle), d’après une carte postale de 1905

    Enfin, la plus récente   date  du XVIIè siècle.  Situé au 8 rue Porte-Fouquet, elle témoigne de l’exil montluçonnais auquel la femme et  la mère de Nicolas Fouquet, avaient dû se plier, après la disgrâce du surintendant des Finances de Louis XIV. Installées au château  de la Gaieté et souhaitant disposer d’un chemin plus court pour se rendre à l’église Saint-Pierre, elles avaient obtenu le droit  de faire aménager une porte, à leurs frais. Celle-ci s’était ajoutée aux quatre autres existant déjà : les deux principales (Saint-Pierre et Le Marchio) et celles des Forges et de Bretonnie.

MONTLUÇON  AU CHEVET DE SON PATRIMOINE RELIGIEUX

  • L’église Saint-Pierre, enchâssée au milieu des constructions, au fil du temps

    Depuis le mois de janvier, l’église Saint-Pierre, la doyenne des églises montluçonnaises, édifiée au XIIè siècle, est l’objet d’importants travaux, avec la restauration des 154 m2 de la toiture de la nef. Un chantier qui fait suite à celui de la couverture du clocher. Pour ce faire, la charpente a dû être mise à nu et chapeautée par un échafaudage supportant une couverture en tôle. Selon le responsable du chantier, « La toiture était fatiguée, à bout d’usure. Il y avait des éléments de bois qui tenaient par miracle (sic). La charpente avait fini par s’incliner sur la droite».  Une restauration de la  charpente avait bien été réalisée dans les années 1950-1960, mais Richard Duplat, l’architecte en chef des bâtiments de France, considère que ces travaux  « relevaient davantage du bricolage ». On avait alors installé dans la charpente un portique en métal avec des tirants. Autre difficulté que doivent surmonter  les entreprises spécialisées dans les monuments historiques : l’accessibilité. Au fil des siècles, l’église s’est retrouvée enchâssée dans les maisons qui ont été construites autour, en se collant à ses murs. Une fois la toiture atteinte, les charpentiers doivent changer les éléments  « malades » sans prendre appui sur la nef. La voûte  étant accrochée directement sur la charpente, « si les intervenants s’appuient dessus, ils passent à travers ». La fin du chantier (313 000 €) subventionné à 80% est prévue pour septembre.

  • L’intérieur de l’église Saint-Paul, avec son ossature métallique originale

    Autre église qui nécessite des soins, l’église Saint-Paul dans le quartier de la Ville-Gozet. De style néo-gothique, elle a été construite dans les années 1864-1867, sur les plans de l’architecte parisien Louis Auguste Boileau. Elle présente l’originalité d’avoir été un des tout premiers édifices à structure métallique. Les colonnes et l’ossature en fonte ont été fondues par les ouvriers de l’usine Saint-Jacques. Déjà, entre 2004 et 2009, elle avait bénéficié de travaux d’ampleur avec la restauration de son clocher, revenu à son style initial, et des toitures hautes. Un chantier de plus de 3 M €.  Les travaux projetés, pour mettre fin aux infiltrations d’eau seront plus « modestes » (300 000 €) et porteront sur les murs du chevet ainsi que sur  la couverture et les murs de la sacristie.  Ils devraient débuter en fin d’année et durer environ 18 mois.

  • L’église Notre-Dame

    De même, en 2018-2019, ce sera au tour de l’église Notre-Dame de faire l’objet de travaux. La cour, située du côté du MuPop, sera remise en état et le toit des 3 chapelles, protégé provisoirement par une couverture métallique, sera restauré. Montant estimé : 550 000 €.

◘ MOULINS: UNE THÈSE POUR TOUT SAVOIR SUR L’HISTOIRE DU CHÂTEAU  DUCAL 

  • Celia Condello

    En avril 2016, Célia Condello, originaire de Cusset, a soutenu une thèse d’histoire consacrée au « Château ducal de Moulins (Allier), de Louis II de Bourbon à Anne de France : étude historique et archéologique d’une résidence princière (XIVè – XVIè siècles) ». Un pavé de 1 000 page  qui a nécessité quatre années de recherches, sur le terrain et dans les archives, et qui lui a valu une mention « Très honorable » de la part du jury, dans lequel siégeait notamment le Bourbonnais Olivier Mattéoni. C’est lors d’une visite du château ducal, alors qu’elle était étudiante à Lyon, en quête d’un sujet, qu’elle l’a choisi comme thème de sa future thèse. Selon elle, de nombreuses zones d’ombres dans l’histoire de l’édifice restaient à éclaircir et « cette thèse  (qui) mêle  l’histoire et l’histoire de l’art, part surtout d’une réflexion archéologique sur les bâtiments subsistants. C’est en cumulant et en confrontant ces diverses approches que l’étude  a pu être la plus complète ».

La Malcoiffée, au XVIIIè siècle… 
La Malcoiffée, de nos jours.

• Les deux premières parties de sa thèse s’adressent à un public motivé. Elles portent sur la mise en place des éléments archéologiques et historiques, ouvrant la voie à la troisième partie qu’elle juge «la plus intéressante». Il y est question  du château de Louis II de Bourbon, des matériaux utilisés, des systèmes de défense mis en place, ce qui n’exclut pas l’étude du « confort de la résidence ». Travailler sur un site qui n’est ouvert que partiellement et seulement en période estival depuis 2016, n’a pas été une mince affaire. Pour faire partager le résultat de ses recherches, Célia Condello envisage  dans un premier temps la publication d’un livre d’une centaine de pages, un condensé à destination des touristes. Mais, d’ici à 2018, elle compte bien  éditer sa thèse, dans une version nécessairement allégée et remaniée pour la rendre accessible à un public plus large. Rappelons que le château construit par Louis II de Bourbon a été transformé en prison à partir du XVIIIème siècle, une fonction qu’il a conservée jusqu’en 1983. Il a été racheté en 1983 par le Conseil général, prédécesseur du conseil départemental. Des campagnes de fouilles y ont été organisée entre 2011 et 2013.

Résumé de la thèse soutenue devant l’université Lumière (Lyon) le 8 avril 2016: Le château ducal de Moulins, s’il a subi diverses destructions, comporte aujourd’hui encore des éléments qui méritent d’être étudiés de près, afin de restituer son état initial. On connaît d’après les sources écrites au moins deux grandes campagnes de construction, la première fut amorcée par le troisième duc de Bourbon, Louis II, à la toute fin du XIVe siècle. La tour maîtresse « Mal-Coiffée » étant datée par dendrochronologie vers 1399/1400. Un second chantier d’agrandissement et de réaménagements débute après 1488, commandité cette fois par le duc de Bourbon Pierre de Beaujeu et son épouse Anne de France, sœur de Charles VIII. Cet agrandissement se terminera au tout début du XVIe siècle avec la construction d’un portique d’architecture renaissante, très précoce en France. Cette thèse mêle l’histoire et l’histoire de l’art mais part surtout d’une réflexion archéologique des bâtiments subsistants. C’est en cumulant et en confrontant ces diverses approches que l’étude a pu être la plus complète.

► INFOS PRATIQUES: POUR VISITER LA MALCOIFFÉE
Et la visite commence par…les anciens cachots

► Du 15 avril au  30 juin et du  1er septembre au 30 octobre, le château est ouvert aux visiteurs les mercredis à 14 h 30 et les samedis à 10 h.

►Du 1er juillet au 31 août, les plages d’ouverture sont plus larges : du lundi au samedi, de 10 h à 11 h et de 14 h à 17 h. Les dimanches, les visites s’étagent de 14 h à 17 h. La visite qui dure  1 h 30 s’attarde d’abord sur le passé carcéral du site, avant de monter dans les étages où sont abordés  l’histoire des ducs de Bourbon et leur quotidien. Elle s’achève par le courtine, avec « vue imprenable » sur Moulins.

 

◘  VICHY: LES DÉCORS DE SCÈNE DE L’ OPÉRA AU FIL DU TEMPS…EN  740 PAGES ET 1300 PHOTOS

  • Le Musée de l’Opéra de Vichy est le seul fonds d’Europe qui possède,en plus de ses projets de décors de scène, une centaine de décors historiques originaux des plus grands opéras du Répertoire. Tous ont été créés pour la scène du Grand Casino de Vichy, par son atelier de décors, dans la première moitié du XXe siècle. Pour mettre en valeur ce patrimoine exceptionnel, le Musée vient de publier un catalogue raisonné portant sur Les décors de scène de l’Opéra de Vichy, un ouvrage en deux tomes (740 pages)  rehaussés par une iconographie en noir et blanc et en couleur, riche de 1 300 illustrations.  Il sera disponible au prix de 55 € à compter du 1er juin, soit au Musée de l’Opéra, soit à l’office de tourisme de Vichy, mais aussi en librairie.
Antoine Paillet, directeur du Musée de l’Opéra

• C’est « une promenade dans les jardins de la mémoire » , écrit Alain Duault dans sa préface. L’idée a germé après la récupération d’anciens décors, dont ceux d’Aïda,retrouvés dans une grange à Chantelle, en décembre 2013. Elle s’est concrétisée sous la direction d’Antoine Paillet directeur du Musée de l’Opéra. Ce dernier, qui a succédé à Josette Alviset, précise toutefois que sans elle « ce catalogue n’existerait pas et (que)  le patrimoine de Vichy ne serait plus qu’un souvenir ».  Une équipe s’est ensuite  attelée à la tâche. Elle regroupe, outre Antoine Paillet, Fabien Noble, adjoint à la direction du musée de l’Opéra, Patrick Boyer, Sacha Mesniankine et Philippe Segard.

2 volumes, 740 pages et 1 300 illustrations

Le Tome 1  (416 pages) est centré sur les esquisses, les maquettes construites, les études préparatoires et la plantation de décors d’opéras et de ballets des spectacles donnés au Grand Casino de Vichy. Leur production se faisait dans les ateliers de décors situés boulevard Denière, à Vichy. L’ouvrage met notamment en valeur le décorateur Louis ContessaOn lui doit, en 1896, le nouveau rideau de scène du théâtre de Vichy ancré alors dans l’actuel Palais des congrès. À l’époque le Journal de Vichy le qualifiait de « peintre décorateur habile et délicat ». Il est également  le créateur des décors d’ Aïda, opéra joué lors de l’inauguration du Grand Casino en 1901, et de ceux de Faust. On relève aussi le nom de  Lucien Jusseaume qui œuvrait pour l’Opéra-Comique à Paris et qui s’installa, en pleine gloire, à Vichy pour y exercer son art. il est le créateur du rideau de scène du Grand casino installé en juin 1901. Autres personnalités évoquées, le décorateur Julien Grandjean qui « fut le premier chef résident de l’atelier de décor du Grand Casino », ainsi que Marcel Robert, son successeur, et  Maurice Boucard.

Une des maquettes de décor présentées dans l’ouvrage

►  Le tome 2 (328 pages), quant à lui, s’intéresse aux décors historiques et aux archives photographiques des décors conservés au Musée de l’Opéra. Les photographies, la plupart en noir et blanc, ont été prises par des photographes de la Société du casino, filiale de la Compagnie fermière qui gérait alors le Grand Casino. S’y ajoutent les photographies en couleur des  décors retrouvés en 2013, comme ceux d’Aïda, du Roi de Lahore, ou de Victoria et son hussard. Celles prises sur scène « sont pour la plupart issues des ateliers Arloing et Mougins de Vichy. ».

Infos pratiques : Les décors de scène de l’opéra de Vichy. Préface d’Alain Duault. 2 volumes cartonnés : Tome I : 416 pages – Tome II : 328 p, 1 300 illustration en noir et blanc et en couleur, éditions Musée de l’opéra de Vichy, 55 € . Contacts : 04 70 58 48 20

◘ LE PATRIOTISME DANS L’OEUVRE D’ÉMILE MÂLE

• Dans la revue Histoire, économie, société (2017/1, p. 106-127),  Raphaëlle Maraval,  traite du   » patriotisme dans l’œuvre d’Émile Mâle (1862-1954)« . Un important article qui aborde l’oeuvre de l’historien et académicien commentryen sous un angle original et que la jeune historienne résume ainsi :  « Le nationalisme a fait l’objet de nombreuses études et analyses. Il a ses historiens attitrés et ses figures de proue. Doit-on craindre d’être redondant en s’aventurant sur ce terrain de recherche? Il nous semble que le prisme à travers lequel nous avons coutume d’aborder la question pour la période 1870-1950 (nationalisme républicain universaliste ou nationalisme conservateur intransigeant)  ne prend pas suffisamment en compte l’existence, plus répandue qu’on ne le croit, d’un patriotisme ardent, sans être extrême,foncièrement républicain en même temps que conservateur. L’historien d’art religieux Émile Mâle, nous parait être une figure emblématique de ce courant de pensée ».

◘ VICHY: RÉOUVERTURE DU MUSÉE DES ARTS D’AFRIQUE ET D’ASIE

  • Le musée installé avenue Thermale, à Vichy

    Fermé au public en 2016, le Musée des arts d’Afrique et d’Asie, installé avenue Thermale à Vichy, a renouvelé ses espaces muséographiques, en portant de deux à cinq le nombre de salles dédiées aux expositions temporaires. Celle présentée lors de la réouverture en mai 2017 est axée sur le thème des critères esthétiques dans différents continents sous les intitulés :  « Culturoscope » , « Je suis beau »,  « La fabrique des animaux« . L’exposition est visible jusqu’au 31 octobre.

    Trois thèmes d’expositions à découvrir au Musée des arts d’Afrique et d’Asie

◘ PROCESSION DES RELIQUES À CHANTELLE, VERSION 2017

L’église de l’abbaye Saint-Vincent de Chantelle  avait bénéficié de nombreux dons de reliques rapportées de Terre sainte par des croisés.  Dans son Histoire de Chantelle (1862), l’abbé Boudant (1808-1867) en a publié la liste (p. 36-37) dressée par un religieux de cette abbaye en 1653 :  « 1 : du bois de la vraie croix… de la robe de Notre Seigneur et de l’Éponge ; 2 : du lait de la glorieuse vierge Marie et cheveux ; 3 :  des os des patriarches Abraham et Isaac; 4 : un des doigts de saint Pierre apôtre…« . La liste compte au total  62 numéros. La procession des reliques cessa en 1793 mais reprit en 1840.  Cette année, elle s’est déroulée le 28 mai. Le cortège était accompagné de la confrérie de l’Ordre des Fins Palais, de la Lyre chantelloise et des membres de l’association des Amis de saint Jacques en Bourbonnais.

◘ LES SOUS-VÊTEMENTS ONT AUSSI UNE HISTOIRE…

  • Au Donjon, l’association Loisirs et culture a organisé à la Maison du patrimoine, du 4 au 31 mai, une exposition sur le thème de l’évolution du  sous-vêtements de 1900 à nos jours, avec la participation de « Histoire2linge« . Lors du vernissage, Nathalie Trussac a donné des explications sur certaines pièces uniques et anciennes, ainsi que sur l’évolution des sous-vêtements. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les paysannes portaient comme unique sous-vêtement une chemise longue qui assurait l’hygiène du corps et l’isolait de la robe ; elles ne portaient pas de culotte jusqu’en 1830 ; puis apparurent les pantalons-culottes, fendus qui descendaient jusqu’au dessus des chevilles, puis toutes sortes de sous-vêtements, comme les soutien-gorges et autres.
La gare de Vichy, vue par Bellini

• Dans une vente aux enchères à Paris, le 21 avril 2017, figuraient de très nombreux tableaux d’Emmanuel Bellini (Monaco 1904 – Cannes 1989) présentant des vues de Paris, Nantes, Nice, Cannes, ainsi que 9 vues de Vichy peintes au début du XXe siècle, dont celle-ci représentant la gare, à la Belle époque (huile sur toile).

◘ FINANCEMENT PARTICIPATIF: LES MUSÉES S’Y METTENT AUSSI…

• Pour financer partiellement une œuvre d’art « multisensorielle«  à destination des personnes déficientes visuelles, le musée départemental de la céramique de Lezoux (Puy-de-Dôme), ouvert en 2007, a décidé de faire appel au financement participatif. Le conseil départemental compte récolter ainsi, via la plateforme Commeon, 8 000 € sur les 60 à 80 000 € nécessaires. Le projet court jusqu’au 14 juilet.  Baptisé « 25 m2 de vibrations » doit s’adresser à tous les sens, autres que la vue, sur une surface de 25 m2 et être transportable ». Sur les 27 artistes qui avaient fait acte de candidature,  trois ont été retenus et le lauréat sera connu fin juin. L’œuvre, parrainée par le sculpteur volvicois Thierry Courtadon devrait être dévoilée au musée au printemps 2018. Tout en faisant partie de ses  collections , elle sera itinérante et elle pourrait ainsi  être prêtée à des maisons du handicap.

• En 2016, la Fondation du Patrimoine Auvergne a collecté 72 219 € de dons. Elle intervient pour soutenir des projets de restauration de chapelles et autres bâtiments religieux ou historiques.

L’église d’Hauterive a été construite sur les plans de l’architecte Abel Madeleine de 1863 à 1867, à emplacement de l’ancien édifice religieux devenu vétuste, seul son clocher ayant été conservé. Sa restauration a commencé en juin 2017. Le souhait de la municipalité est de lui redonner son aspect originel et de stopper  l’humidité qui la ronge.

◘ MOULINS ET SES MUSÉES S’AFFIRMENT COMME « UN VRAI PÔLE CULTUREL« 

Le CNCS à Moulins, premier site culturel du département en 2016, avec 72 000 visiteurs

• Sur les 905 000 visiteurs enregistrés  en 2016 sur 55 sites touristiques bourbonnais, le parc de loisirs du Pal  truste à lui seul 591 000 entrées (61%). Derrière pointent plusieurs sites à vocation culturelle. En tête, figure le Centre national du costume de scène à Moulins  avec 72 000 visiteurs. Il bénéficie ainsi de la dynamique de fréquentation liée à ses deux expositions temporaires annuelles.  À elle seule, l’exposition Déshabillez-moi, les costumes de la pop et de la chanson a pu séduire 32 000 visiteurs, au cours de l’hiver dernier.Loin derrière, on trouve Paléopolis à Gannat (23 000 entrées) et le MuPop, musée des musiques populaires à Montluçon (21 000 entrées contre 25 000 en 2015). Quant aux  trois musées départementaux,  ils cumulent 40 000 visiteurs. Selon le Comité départemental du tourisme, « Moulins  s’affirme comme un vrai pôle culturel ». Le CNCS, la Maison Mantin, le musée Anne -de-Beaujeu (Mab),  le Musée de l’illustration jeunesse, (Mij),  la Malcoiffée, le musée de la Visitation et le triptyque du Maître de Moulins concentrent à eux seuls 48% de la fréquentation globale… en dehors du Parc de loisirs du Pal.

Le Journal des arts a distingué le Centre national du costume de scène en le classant 4ème sur 126 dans le palmarès national 2017 des musées de communautés d’agglomérations et urbaines. Ce classement prend notamment en compte la programmation des expositions temporaires, un domaine dans lequel le CNCS a démontré son savoir faire. C’est ainsi que  la dernière exposition hivernale, dédiée aux costumes de chanteurs pop ou de variétés, a su attirer un public nombreux pour cette période en général plus creuse en terme de fréquentation.  Pour le Journal des arts,  avec une fréquentation moyenne en hausse de 20% en 2016, grâce aussi  à un public de fidèles,  c’est une belle performance   pour un musée « bien loin des chemins touristique internationaux« .

◘ FIN DE PARCOURS POUR HENRI HOURS AUX ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU PUY-DE-DÔME

• Directeur des Archives départementales du Puy-de-Dôme depuis 22 ans, Henri Hours doit prendre sa retraite en juillet 2017. Il a été honoré, le 29 mai, par le personnel et plusieurs personnalités dont le président du Conseil départemental Jean-Yves Goutebel. La numérisation des archives a été l’un de ses grands objectifs.À  ce jour, plus de 2,4 millions de documents sont disponibles sur le site qui se révèle comme l’un des plus riches à l’échelle nationale.

◘ UNE EXPOSITION AU MUSÉE DE LA MINE DE LA MACHINE (NIÈVRE)

•  « MERCI à tous » …Tel est le thème de la nouvelle exposition présentée au Musée de la Mine à la Machine (Nièvre), du 1er avril au 31 octobre 2017. Cette année, le musée a décidé de remercier l’ensemble des bienfaiteurs qui ont depuis de nombreuses années participé à l’enrichissement de ses collections. Sculptures, appareillages techniques, minéraux, fossiles, documents photographiques, archives, cartes postales, livres ont été déposés pour être conservés dans ses réserves ou présentés dans ses expositions permanentes. De nouvelles présentations ont ainsi été créées ou complétées : salle de fossiles, des minéraux, des modèles, hall des maquettes. Un grand centre de documentation a pu voir le jour et les archives ont été complétées, tandis que  les réserves ont été réorganisées.

• Ces dépôts ou dons, souvent anonymes mais toujours désintéressés, sont primordiaux pour le développement constant du musée et son inscription dans la mémoire locale. Ils permettent de mieux comprendre l’impact de la houillère sur la transformation de la ville, mais aussi  de mieux appréhender la vie des mineurs machinois et de pouvoir proposer de nouveaux espaces de visite.  Pour ses responsables, plus que toute chose, c’est grâce à la participation de chacun que le musée pourra continuer jour après jour son travail de collecte et de mémoire. Le vernissage s’est déroulé 18 mai, réunissant  élus, donateurs et visiteurs.

infos pratiques : Musée de La Machine : 1 avenue de la République 58260 La Machine (03 86 50 91 08). Le musée est ouvert  tous les jours, de 14 h à 18 h, du 15 juin au 15 septembre, ainsi que les dimanches et jours féries  du 1er mars au 14 juin et du 16 septembre au 31 octobre.

ASSOCIATIONS CULTURELLES

◘ LE CIERV POURSUIT SES RECHERCHES SUR VICHY

• Fondé en avril 2016, le Centre d’études et de recherches de  Vichy sur l’histoire de la France de 1939 à 1945, présidé par Jacques Thierry, compte déjà 300 adhérents. Il s’est donné pour but d’ouvrir la connaissance scientifique au plus grand nombre, sur une période complexe de l’histoire de France tout en combattant des idées reçues encore tenaces sur les années 1939-1945. Outre le succès qu’ont  connu en novembre dernier  les toutes premières  Rencontres initiées par le CIERV, Jacques Thierry se dit « agréablement surpris par  l’attrait que le grand public porte à (son) association ». Résolument apolitique, le CIERV fait appel  pour ses conférences à des  spécialistes de cette période sensible de l’histoire, universitaires  nationaux ou internationaux reconnus.

• Les Rencontres 2017 sont dores et déjà programmées et elles s’articuleront en deux parties :

Le 24 novembre, de 14 h à 17 h, au lycée Albert-Londres,il sera question des « Mémoires de la seconde guerre mondiale ».

Jean-Pierre Azéma, un des principaux intervenants annoncés pour les prochaines Rencontres

Le 25 novembre, dans les locaux de l’Aletti Palace, plusieurs conférences sont programmés sur le thème de « Une histoire culturelle des années 1940-1945 ». Parmi les intervenants, figureront des spécialistes renommés comme Jean-Pierre Azéma, Fabrice Grenard ou Jean-Pierre Rioux. Selon Michel Promérat, trésorier de l’association, il est « indispensable d’intéresser les plus jeunes à cette période de l’histoire ». Pour ce faire, une demi-journée sera dédiée à l’ensemble des lycéens de l’agglomération : « La transmission est importante et je ne pense pas qu’il y ait un désintérêt des jeunes pour cette période, note Michel Promérat qui connaît bien la question pour avoir été professeur d’histoire et Inspecteur pédagogique régional. Il faut simplement qu’ils aient l’occasion d’en entendre parler ».

Le samedi 22 avril, à l’Aletti Palace, François Romon (Université de Paris Nord) a donné une conférence consacrée aux « écoutes radio dans la Résistance française : le rôle des écoutes d’Hauterive». Dès le lendemain de l’armistice, Gabriel Romon (le père du conférencier) et quelques-uns de ses camarades, officiellement devenus  ingénieurs des PTT, restèrent secrètement officiers de l’armée de terre et interceptèrent les messages radio de l’occupant. Des écoutes « au son » eurent lieu notamment au centre principal du Groupement des contrôles radioélectriques basé à Hauterive, dans la tour carrée du château des Cours (actuelle mairie). Parmi les membres de ce réseau beaucoup ont payé leur engagement de leur vie, comme Gabriel Romon, mort en déportation

PASSAGES EN REVUE(S)

Les Amis de Montluçon

  • L’association que préside Jean-Paul Michard a publié en mai son bulletin annuel (n°67 – année 2016), toujours aussi copieux. Il s’ouvre sur un article intitulé  Bien-Assis 2016 dans lequel sont évoqués  la fin de la restauration des peintures par Jean-Yves Bourgain et l’attribution du prix Émile Mâle 2016 : « Depuis plus de quarante ans, Bien-Assis est l’objet de travaux de sauvegarde, de restauration et d’aménagement, écrit Jean-Paul Michard. D’autres travaux seront à prévoir dans les prochaines années car, comme l’écrivait André Guy en 1972 : “ Beaucoup reste encore à faire mais les Amis de Montluçon sont fiers de leur château de Bien-Assis. Ils l’ont acquis pour le sauver. Certes, tout n’est pas fait dans ce domaine, mais nous sommes sur la bonne voie” »

Au sommaire du Bulletin: Émile Mâle et les écrivains bourbonnais : Villon, Banville, Achille Allier, Guillaumin, Valery Larbaud (Raphaëlle Maraval) – L’Épuration en région montluçonnaise (1944-1949) (Jean-Paul Perrin) – Les finances des seigneurs de Bourbon et leurs créanciers au XIIIème siècle (Dominique Laurent) – Édition de documents : Enquête de commodo et incommodo relative à la réunion de la paroisse de Saint-Bonnet de Châteauvieux à celle de Notre-Dame de Montluçon (1674) (Samuel Gibiat) – Excursion de l’année 2016  dans les Combrailles en mai 2016 (Monique James) – Bilan des activités de la saison 2015-2016 et compte rendu de l’assemblée générale de décembre 2016.

• À la fin de 2016, les Amis de Montluçon comptaient 322 adhérents. Des effectifs stables par rapport à 2015

Société d’émulation du Bourbonnais

•  Bulletin du 2ème trimestre 2017 : Éditorial – Nécrologie : Pierre Étienne, dit Noël (Jeanne Chassard) – Qui étiez-vous Nelly Dionnet ? (André Recoulès) – Une terre fort disputée : Roussang à Langy (François-Xavier Duchon) – Regard touristique sur un loisir thermal : l’âne et son ânier à Vichy au XIXème siècle (Pascal Chambriard) – Bibliographie.

• La 107ème excursion annuelle de l’Émulation, qui se déroulera le 25 juin, aura pour cadre le Pays de Lurcy-Lévis.

Société bourbonnaise des études locales (S.B.EL.)

• Bulletin n° 349: Moulins et la guerre de 1870 (Marie-Thérèse Téty) – Les manifestations contre la vie chère en septembre 1911 (Dominique Laurent) – Bibliographie.

 Allier Généalogie (n° 117, mars 2017)   

  • La source Larbaud et l’établissement thermal (vers 1900)

    Éditorial de la présidente (Aline Berna) – Les entretiens d’Allier Généalogie: Jean-Louis Périchon, Charlotte Benoit – 1777 : La Fayette part à la conquête de l’Amérique (Aline Berna) – À la légation de Roumanie à Vichy, entre juillet 1940 et août 1944, il y avait des diplomates mais aussi des hommes de lettres (Maurice Sarazin) – Quartiers généalogiques – Larbaud aîné (Larbaud-Labry (1811-1895), frère, associé, puis concurrent de Larbaud Saint-Yorre (1822-1889) : contribution à l’histoire de la source et de l’établissement thermal Larbaud (Maurice Sarazin) – L’histoire d’un cheminement de meules achetées en Auvergne et livrées dans le Bourbonnais (Claude Ray) – Marcellin Desboutin, prince des bohèmes (Aline Berna) – La baraque Adrian de Broût-Vernet et ses milliers de petite sœurs (AlineBerna) – Louvel, l’assassin du duc de Berri (A. Berna)…

Allier Généalogie fondée en 1987 comptait 427 adhérents au 31 décembre 2016.

► Société d’histoire et d’archéologie de Vichy et des environs,

 • Bulletin n° 168 (1er trimestre 2017) : Histoire des bibliothèques de Vichy, 1866-2016 : 150 ans de péripéties (Fabienne Gelin) – A la recherche de Vichy antique : retour sur 150 ans de recherches archéologiques (Lise Augustin) – Note sur des pratiques funéraires à Lubillet-Lapalisse sous l’Ancien régime (Jacques Corrocher) – L’hôpital de Vichy de 1920 à 1970 (Dr Denis Wahl) – Voyage d’automne à Ebreuil et Chareil-Cintrat (Sylvie Wahl) – Vichy et ses environs en cartes postales et documents anciens (Dr Patrick Kessker, Alain Carteret, Michel Laval).

Azi la garance  (Broût-Vernet)

La  feuille de Garance (n°39): Jean-François Glomet, Philippe Carré et  Isabelle Gonon, responsable scientifique de la mission archéologique, résument l’extraordinaire découverte d’un site mérovingien,  sur  la place de l’église, à Broût-Vernet:  « Jusqu’alors, tous nos travaux de recherches étaient le résultat d’exploration d’archives publiques ou privées, anciennes ou récentes. C’est la première fois qu’une découverte exceptionnelle se produit sur notre sol ! (…).  Sept sondages archéologiques ont été ouverts durant cette campagne de diagnostic, indique Isabelle Gonon. Ils ont permis de mettre au jour plusieurs niveaux d’utilisation du cimetière paroissial. Le décaissement de la place, en 1864, laisse supposer que les niveaux modernes ont alors disparu. Au nord-est de l’église, ils sont préservés. Les datations effectuées sur les ossements humains ont livré une réponse finale indiscutable. Les deux sépultures provenant des sarcophages fouillés sont d’époque mérovingienne (Ve-VIIe siècles). La sépulture localisée devant l’église, est datée entre 425 et 595 après J-C, tandis que le premier individu inhumé dans l’autre sarcophage l’est entre 575 et 640. Ces données confirment la présence d’une nécropole mérovingienne préservée. »  Philippe Carré conclut ainsi:  » Maints indices indiquaient un réseau routier plus ou moins dense à l’époque gallo-romaine et dont des tracés sont encore empruntés aujourd’hui. Les voies antiques auraient donc été entretenues entre la fin de l’empire romain et l’an mil, preuve de la présence d’une population sur place durant cette période. Ces découvertes archéologiques appellent un constat : l’éperon de Broût ne semble pas être au haut Moyen Âge le petit bois de broussailles dans lequel s’est retiré saint Mazeran au XIe siècle. »

• Fin juin,  paraîtra un nouvel ouvrage de Jean-François Glomet qui retrace L’étonnante histoire de Gaston Mazerolle, charcutier. Gaston Voguet, « le Caruso français , devenu  Marzolli, ténor de l’opéra. Il est préfacé par Josette Alviset, fondatrice du Musée de l’opéra de Vichy (1 vol. br, 110 p,  illustrations n-b et couleur, éd. Association Azi la Garance, 20 € – 27 € franco). Une souscription reste ouverte jusqu’au 25 juin avec prix préférentiel (18 €).

 

► Aumance-Tronçais magazine

• Au sommaire du n° 60 (année 2017): Mes souvenirs de la douce ambiance qui régnait à Hérisson avant la déclaration de guerre de 1939 (Roger Vénuat) – À propos… (Jacques Gaulme) – Quelques nouvelles d’Hérisson – Scrutin de ballottage à Hérisson en 1908 …

Revue d’Auvergne

• n° 620/I, 2016: Des volcans aux nuages. L’Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand(406 p.,30 €). L’Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand ou OPGC est l’héritier direct de l’observatoire météorologique du puy de Dôme inauguré en 1876 et de la chaire de géologie de l’Université de Clermont-Ferrand créée vers 1860 par Henri Lecocq. Sa configuration actuelle date de 1985 lorsqu’il est devenu l’un des tous premiers observatoires des sciences de l’univers du CNRS et quand ont été agrégés à l’observatoire les laboratoires de météorologie et de géologie de l’université Blaise Pascal. Dans le volume I sont abordés l’histoire de l’OPGC depuis ses origines jusqu’à nos jours.  la 2ème  partie est dédiée à la présentation des services d’observation de la terre, dont l’OPGC a la responsabilité. Les chercheurs-enseignants et ingénieurs de l’OPGC dressent un état des lieux de la recherche actuelle sur les volcans et la Terre interne ou sur la dynamique et la chimie de l’atmosphère terrestre.

Groupe Patrimoine 71

• Fondé il y a quarante ans, le Groupe 71 s’est fixé pour objectif de promouvoir la découverte et la connaissance des différents patrimoines du département de la Saône-et-Loire. Son bulletin, Images de Saône-et-Loire propose chaque trimestre plusieurs articles, avec illustrations, sur 24 pages. Pour retrouver les sommaires des 140 premiers numéros, ainsi que la liste des collaborateurs et celle des communes ayant fait l’objet d’un article, on pourra se reporter au site du groupe Patrimoine 71.

 

•  Au sommaire de la revue Images de Saône-et-Loire (n°189): Préserver le patrimoine scolaire, oui mais pour quoi ? ( Patrick Pluchot) –  Hôtels et bureaux de poste en Saône-et-Loire (Alain Dessertenne) – Flaneries : Tournus, patrimoine mondial – Vous avez dit Thiard ?(Claude Peter Haverkamp) – Les mascarons de Chalon (Claude Elly) – Les chemins du Roman (Centre d’études des patrimoines du Charolais Brionnais) – Votre bibliothèque.

► Société Historique et Régionaliste du Bas Limousin (SHRBL)

Le numéro 218 de la 7ème série de la revue régionaliste et félibréenne Lemouzi vient de paraître, neuf mois après le décès de Robert Joudoux. Vu du Bourbonnais (Archéologie, patrimoine – mars-avril) a rappelé le rôle essentiel qu’avait joué ce dernier depuis 1959 dans le maintien puis dans l’essor de la revue et de la Société Historique et Régionaliste du Bas Limousin. il a  laissé derrière lui plus de 600 ouvrages, articles, critiques et textes. Sous la présidence de Paul Valière la SHRBL a donc décidé de poursuivre son œuvre et  un comité de rédaction s’est mis en place pour reprendre la diffusion de la revue Lemouzi, au rythme de 2 numéros par an, au lieu de 4 précédemment, compte tenu « de la difficulté de la tâche ». Il est piloté par Jean-Claude Blanchet, ancien conservateur général du patrimoine et Jean-Michel Valade, professeur d’histoire et auteur d’ouvrages historique. S’il n’est pas question de modifier l’esprit de la publication, il a été décidé en revanche de moderniser sa présentation, en la rendant « plus aérée, plus lisible, bien illustrée avec un cahier de 16 pages en couleur et une couverture entièrement remaniée ». Le comité de rédaction souhaite «élargir l’éventail des auteurs » en attirant « des étudiants en Sciences Humaines, en master (qui)  pourraient publier une synthèse de leurs travaux».

La nouvelle équipe de la SHRBL devant le centre Robert Joudoux

Au sommaire de Lemouzi n° 218: Une large place est consacrée à des hommages à Robert Joudoux. Figurent ensuite des articles sur des objets préhistoriques trouvés à Voutezac, Cosnac, Sadroc, Saint-Mexant, des contes en occitan, traduits en français, suivis de quelques pages sur «la Corrèze vue en 1801 par son premier préfet», le citoyen Verneilh. Le département comptait alors plus de 230.000 habitants et était très enclavé. Un important dossier de quarante pages, réalisé par Liliane Guillaumie, est consacré à  la verrerie de Saint-Jal (1785-1798). D’autres articles conduisent ensuite le lecteur à l’arboretum de la Sédelle, en Creuse, puis «du côté de chez Marcelle, de Chamberet au Mont Gargan» avant de s’arrêter sur le portrait de l’abbé Léon Lachèze. Dans ce même numéro, on  apprend que le département de  la Corrèze a adopté la commune de Courrières en 1943, une ville minière du Pas-de-Calais particulièrement sinistrée pendant la guerre, en lui accordant notamment une subvention de 500.000 francs. Un dernier article évoque l’histoire de Violetta Parck, un parc d’attraction installé dans les années 1920 à quelques kilomètres de Tulle et dont il ne reste aujourd’hui que des cartes postales anciennes. Enfin, Lemouzi se referme sur  la table des matières des numéros 201 à 217.

► Médioromanie (n° 14): Atlas des agencements territoriaux en France médiane

Ni du nord, ni du Midi...Telle est la devise de la Médioromanie, ou France médiane, dont le concept a été imaginé par Pierre Bonnaud, géographe né en 1931 qui a longtemps enseigné à l’université clermontoise. Cette Médioromanie, Jean-François Meunier, professeur d’histoire géographie à Cosne-sur-Loire, a cherché à la détourer, dans le n° 14 de la revue éponyme, sous le titre Atlas des agencements territoriaux en France médiane.  Il la définit comme « une large bande qui traverse tout le centre de  la France, des Alpes à l’Atlantique, où l’on observe des liens culturels et linguistiques qui dépassent la traditionnelle frontière entre langues d’oïl et d’oc ». Tout en s’avouant peu convaincu par le dernier redécoupage régional, il a exhumé les cartes des découpages régionaux appliqués à la France médiane, depuis la Révolution française.

Le Royaume de France et ses routes au XVIIIème siècle.

• Il s’est aussi penché sur  toutes les circonscriptions qui ont pu voir le jour, qu’elles soient  administratives, militaires, judiciaires ou religieuses . L’étude montre que la régionalisation n’est finalement pas un fait récent mais que l’idée à émergé, pour « favoriser le développement économique » dès le milieu du XIXème siècle. Entre 1791, au début de la Révolution, et 1941, sous le régime de Vichy, l’atlas de Jean-François Meunier ne  recense  pas moins de 26 propositions régionales, au gré des ajouts et des retraits, avec même une tentative de restauration des provinces d’Ancien Régime, le tout créant un « festival de provinces imaginaires ». Le département de la Nièvre apparaît ainsi comme un des plus instables, baladé tantôt entre l’option Berry-Bourbonnais, et l’option Bourgogne. Finalement, comme l’écrit Julien Rapegno dans Centre-France magazine, la seule constante est que « Chaque carte se doit de contredire la précédente ». (Médioromanie  n° 14Contact : jean.blanchon2@wanadoo.fr ou 04 73 79 10 26)

• Le Congrès de la Fédération des Sociétés savantes du Centre de la France se tiendra à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) du 25 au 27 mai 2018 sur le thème : Pèlerinages, échanges, cultures.

Société historique et archéologique du Forez :  Bulletin de la Diana (1er trimestre  2017) :

La municipalité de Montbrison en 1765-1768 – Un habitat rural fortifié : la maison de Chivet (Champoly) – Le pont Henri sur la Loire à Montrond – L.J. Gras (1868-1926), historien de la région stéphanoise – Entrées dans les archives de la Diana – Actualités.

Cercle d’études de la deuxième guerre mondiale, Thiers et sa région.

Marguerite Gonon, figure de la Résistance en Forez

 Bulletin n°37 (avril 2017): parmi les articles :  « Celles-sur-Durolle : un médecin lorrain dans la commune, de 1941 à 1944″ : le Dr Jacques Auer eut à soigner des pathologies caractéristiques dans cette période de restriction. « Arthun, Loire : Une visite inattendue : « Bonjour,Général! » : Marguerite Gonon (1914-1996), institutrice à Arthun y rencontra le comte Guy Courtin de Neufbourg (1988-1986), propriétaire du domaine de Beauvoir. Il s’engagèrent assez rapidement dans la Résistance, cachant des armes,organisant un maquis, recevant des parachutages. En 1948, le général de Gaulle et son épouse annoncèrent leu visite au château de Beauvoir ; il y furent reçus par le comte en présence de Marguerite Gonon et des anciens résistants de son groupe. Elle faisait partie de la Société historique et archéologique du Forez, la Diana ; elle mourut à Feurs, âgée de 82 ans après avoir publié notamment en plusieurs volumes, parus de 1933 à 1980 :  Chartes du Forez antérieures au XIVe siècle.

LES ARTS

PEINTURE ET ARTS GRAPHIQUES

JOËL ROCHE : UN ARTISTE QUI SAVAIT ALLIER « HUMOUR VERBAL ET HUMOUR PICTURAL  »

Joël Roche (1943-2017)

• Le dessinateur, graphiste et peintre  Joël Roche est décédé brutalement le 15 mars, à Willgottheim, en Alsace, où il s’était installé depuis plus d’une vingtaine d’années. Né le 8 septembre 1943 à Vichy, il était issu d’une vieille famille bourbonnaise. Son grand-père, Albert Roche, avait été négociant en vin à Montluçon. Son père, Maurice Roche (1914-1983)  avait fait toute  sa carrière dans l’administration préfectorale. Son intervention en juin 1944, à Tulle, avait permis d’épargner des vies face à la sinistre division SS Das Reich. C’est pourtant une toute  autre voie qu’avait choisie Joël Roche, passionné par le dessin.  Après avoir fait ses premières armes chez Publicis, il avait intégré l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg  dont il était sorti diplômé. Ultérieurement, il devait être couronné par le titre de Meilleur ouvrier de France, dans la catégorie illustrateur. Alors qu’il  travaillait  comme chef de publicité dans l’entreprise de chocolaterie Loriot-Meunier, il avait fait la connaissance de sa future épouse, Astrid Françoise Steiner, qui était alors maquettiste. Leur mariage devait être célébré en 1970, à Bischeim (Bas-Rhin). .

Le château de la Souche à Doyet, propriété de la famille Roche, de 1966 à 1992.

• En 1974, le couple avait opté pour le statut d’artistes indépendants en fondant son  propre studio de dessin. De l’imagination de Joël Roche,  qui dessinait aussi bien pour la publicité que pour la presse régionale ou le grand public, devaient naître « les Piroe », des personnages humoristiques, qu’il avait mis en scène dans plusieurs  albums. Avant de s’installer définitivement en Alsace, Joël Roche avait élu domicile à Doyet, au château de la Souche, qu’avait acquis son père en 1966 et dont  il avait hérité.  En 1987, dans le cadre des cérémonies liées au millénaire des Capétiens, Joël Roche avait présenté à la maison du vieux Montluçon l’exposition « Fleurs de lys et fleurs de pierre », une série de dessins consacrés aux vieilles bâtisses, châteaux-forts et demeures seigneuriales. On pouvait notamment y voir le Vieux Château de Montluçon, ainsi que des vues de Bourbon,-l’Archambault, Jaligny, Hérisson, Murat ou Chantelle. Quant à son épouse Astrid, elle présentait ses  peintures sur soie.

Sans titre

• En 1989, les deux artistes avaient récidivé avec  une nouvelle exposition « Nature sacrée et chants d’oiseaux » : « À travers la peinture sur soie, l’aquarelle ou la plume, les artistes ont restitué des sentiments, voulant souvent faire passer une émotion mais aussi une inquiétudes face aux atteintes à l’environnement », pouvait-on lire dans les Cahiers Bourbonnais (n°131).

• Dans cette même revue, il avait publié deux courtes bandes dessinées, Le pays d’Allen (n° 114 – 4ème trimestre 1985) et Je suis Bourbonnais (n° 126 – 4ème trimestre 1988). Sollicité par les vignerons saint-pourcinois, il avait accepté d’ illustrer la toute première Ficelle, en 1987. Une manière pour lui de défendre et de promouvoir le Saint-Pourçain qu’il considérait comme « le sang de sa terre natale ». Après avoir vendu le château de la Souche, en 1992, il avait quitté le Bourbonnais,  pour retourner avec son épouse en Alsace, où il avait poursuivi sa carrière artistique. Participant à de nombreuses expositions pour lesquelles il arborait  toujours chapeau et costume alsacien, il s’était ainsi forgé une silhouette aisément reconnaissable.

« Le pays d’Allen » (Cahiers bourbonnais n° 114 – 4ème trimestre 1985)…où l’on reconnaît les personnages caractéristiques de Joël Roche
Chevalier dans l’ordre national du Mérite en 2013

• Parallèlement à sa carrière artistique, Joël Roche s’était aussi beaucoup  investi dans le bénévolat, au sein de  la protection civile, de la Croix Rouge, mais aussi des sapeurs-pompiers volontaires,  ce qui lui avait valu, en 2013, d’être fait  chevalier dans l’ordre national du Mérite. Il était aussi soucieux de partager son art avec la très jeune génération, en donnant des cours de dessin. En 2016, il avait fait paraître, La résistance d’un secrétaire général de préfecture : les archives secrètes de Maurice Roche.  Un récit inédit d’après les archives et documents officiels originaux de son père qui avaient été   mis en dossier par l’historien Nicolas Mengus.   Les obsèques de Joël Roche,  célébrées le 20 mars en l’église de Willgottheim, ont suscité de nombreux messages de sympathie : « Un homme simple et honnête mais aussi, un humoriste qui d’un coup de crayon savait si bien et sans méchanceté, décrire le fil d’une actualité ou d’une situation » peut-on lire dans  l’un d’eux. De son côté, Jean-Pierre Petit, directeur des Cahiers Bourbonnais, écrit : «Joël nous a enchantés lors de son bref et fructueux passage en Bourbonnais. Astrid et lui-même nous ont laissé le souvenir de leurs aimables personnalités. Joël Roche alliait l’humour verbal à l’humour pictural avec talent, douceur et justesse. Il aima le Bourbonnais autant que le logis paternel de La Souche ».

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Quand Joël Roche affirmait sa « bourbonnitude » dans les Cahiers bourbonnais (n° 126-4ème trimestre 1986)

◘ UNE EXPOSITION RÉTROSPECTIVE À L’OCCASION DES 90 ANS DU PEINTRE PIERRE LAFOUCRIÈRE

• A l’occasion des 90 ans de Pierre Lafoucrière, la ville de Montluçon et la Galerie Ecritures proposent  du 3 juin au 23 juillet une exposition rétrospective de son œuvre, sous le titre  « Les Musiques du Silence ».  À cette occasion,  a été également présentée la monographie publiée par la galerie Ecritures, sous le titre Pierre Lafoucrière « Un Chemin de Lumière »

images (1)• Né en 1927 à Louroux-de-Bouble, au cœur du Bourbonnais, Pierre Lafoucrière, qui a exposé pour la première fois à l’âge de vingt ans,  s’est formé à l‘École des Métiers d’art de Paris, tout en suivant les cours de l’École supérieure Estienne. Au programme: un an de vitrail et deux ans d’arts décoratifs, avant de choisir la voie de l’enseignement. Aujourd’hui, il vit et travaille à Meudon, en région parisienne, et dans l’Allier, à Valignat. Si de nombreuses rencontres artistiques ont jalonné sa vie, deux d’entre elles  ont profondément marqué son parcours de peintre : celle de Paul Gay dans les années 1950 et celle de  Nane Stern en 1974. Parti de la figuration, il a très vite évolué vers une abstraction lyrique, très gestuelle. Proche du « Nuagisme » dans les années 1960, sa peinture est devenue ensuite plus violente, le graphisme plus incisif et les formes plus rigoureuses. Depuis quelques années, Pierre Lafoucrière « paraît être entré dans une perspective poétique dictée par une appréhension moins baroque, à la fois plus raffinée et plus écrite, de l’espace et du signe vital« . Puisant son inspiration dans « les paysages, la nature, les impressionnistes«  comme « Cézanne pour le dessin et Monet pour la couleur« , il affirme clairement qu’il n’y a pas de message caché dans ses œuvres: « Je ne travaille pas pour moi, je laisse les gens libres devant mon travail.  Ils peuvent aimer ou ne pas aimer ». Quant à l’absence de titre pour certaines de ses créations, il la revendique: « Le visiteur peut trouver son propre titre et sa propre évocation sans que je sois là pour le guider ».

  • À la fois peintre de la lumière et de la transparence, Pierre Lafoucrière est particulièrement inspiré par l’art sacré. C’est en revenant à ses passions premières, qu’il a réalisé des vitraux à Louroux-de-Bouble, mais aussi à Corny et Pont de l’Arche dans l’Eure. On lui doit aussi  ceux de l’église claustrale de Ligugé, dans la Vienne, une de ses plus importantes réalisations, avec pas moins de  35 fenêtres. Dernièrement, il a créé ceux du Centre diocésain de Saint-Désert dans la Sarthe.  Inspiré aussi par les auteurs, en même temps qu’ami des poètes, il a  illustré des éditions originales de J-M. Barnaud, d’Alain Borne, de Louis Dallant, ou encore d’Henri Kera et de  Jean-François Manier. Il a, par ailleurs,  calligraphié et illustré de manière monumentale la « Messe sur le Monde » de Teilhard de Chardin, acquise par le Musée Mandet, à Riom.

►L’exposition est visible à Montluçon  au Fonds d’art moderne et contemporain (rue des Faucheroux 03100 Montluçon) du mercredi au samedi de 14 h à 19 h et le dimanche de 14 h à 17h30 (Renseignements au 04 70 02 55 24), ainsi qu’à  la Galerie Écritures (1 rue Pierre-Petit 03100 Montluçon) du mardi au vendredi de 15 h à 18 h ainsi que le samedi, de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h – Renseignements au 06 70 09 36 63. Entrée gratuite.

Pour en savoir plus: le site dédié à Pierre Lafoucrière

LE PEINTRE FLORANE  À l’HONNEUR , À MONTVICQ,  LE 14 JUILLET

  • Florane, par Joseph Prémilhat

    L’association Florane et son époque s’est donné pour but de réunir les amateurs du peintre Florane, alias Louis Blanchard (1872-1939), afin de faire connaître son œuvre et de le situer dans le genre artistique de son époque.Vu du Bourbonnais, de son côté,  a consacré un article à la biographie du peintre et à ses œuvres.  Une exposition de ses tableaux aura lieu dans la salle de l’ancienne gare de Montvicq, le 14 juillet prochain, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h 30.  Pour animer cette journée, des voitures des années 1930 seront également  exposées sur le terrain de l’ancienne gare ainsi que des objets  Art Nouveau et Art Déco.

Contact : 06 14 92 49 65

◘ (RE)DÉCOUVRIR JOSETTE BOURNET (1905-1962) ET SES TOILES

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Josette Bournet (autoportrait)

Josette Bournet, née en 1905 à Vichy,  décédée en 1962, s’était fait  connaître comme peintre de portraits, de paysages, de marines et de compositions murales. En 2015 un musée qui lui est consacré a été installé au rez-de-chaussée du château au bourg de Saint-Félix et il présente chaque année une nouvelle exposition. Cette année, ce sont 58 tableaux illustrant les différents thèmes de Josette Bournet ainsi qu’une vingtaine d’œuvres en céramique qui sont présentés. Un site est par ailleurs dédié à la vie de Josette Bournet et à ses œuvres. On peut  y retrouver une série d’autoportraits et un panorama thématique des ses tableaux

► Savoir plus: Le site dédié à Josette Bournet

• Jusqu’au 31 mai, à l’Office de tourisme de Varennes-sur-Allier, Reidroc alias Jean-Pierre Cordier, a présenté une exposition d’une trentaine de ses œuvres, dessins et peintures, illustrations sur toile et papier, toutes  extraites de ses divers ouvrages.

◘ L’ÉCOLE DE MUROL S’EXPOSE

L’abbé Boudal, un des « pères » de l’école de Murol

L’abbé Boudal, qui fut curé de Murol pendant 44 ans, aimait la peinture et c’est ce qui le poussa  en 1911  à faire venir son ami Victor Charreton.  D’autres peintres séjournèrent à Murol créant l’école de Murol qui s’éteignit avec les décès de l’abbé Boudal (1934) et de Charreton (1936). Le souvenir de cette école fut  ranimé par Nicolas Chabrol dans les années 1990 et un musée fut créé en 2000 avec plus de 200 tableaux. Il  accueille aujourd’hui quelque 5 000 personnes chaque année. En 2006  a été fondée l’association des amis du musée de Murol qui acquiert des tableaux. Cette année une exposition rétrospective de dix ans d’acquisition est proposée jusqu’au 31 octobre. 70 tableaux ont été ajoutés à l’exposition permanente (http://www.musee-murol.fr)

La chapelle des Cordeliers,place Sugny, à Clermont-Ferrand, a accueilli du 19 au 23 mai 2017, la 22ème édition des Arts en balade, une exposition du Fonds départemental d’art contemporain présentant 140 artistes  et leurs œuvres.

◘ DÉCOUVRIR ALBERT VALLET, MODELEUR D’ARGILE

• L’exposition Albert Vallet, modeleur d’argile proposée du 20 mai au  30 septembre, au Musée du Grès de Saint-Amand-en-Puisaye,  est consacrée à la céramique architecturale, avec une trentaine de pièces . Elle retrace l’itinéraire artistique d’Albert Vallet (1923-2015), un céramiste hors du commun. En 1954, il avait installé four et atelier aux Grands Moussus d’Arquian, pour y développer une œuvre céramique de sculptures et de panneaux muraux en grès, exclusivement consacrée à la création de rondes-bosses et de reliefs, imprégnée des philosophies grecque et extrême orientales qui le conduisent à la réalisation d’œuvres monumentales. Albert Vallet a pu bénéficier de commandes publiques et ses œuvres  ornent aujourd’hui nombre d’établissements scolaires du Nivernais, que ce soit à  Saint-Amand-en-Puisaye, à Cosne-sur-Loire, à Dornes ou à Nevers.  Composées d’œuvres et maquettes, l’exposition décline les différentes périodes de sa carrière artistique : euclidienne, chamanique et cosmique.

• En parallèle, à la galerie l’art et la matière, l’association Terre de Création accueille l’exposition À la croisée du chemin, jusqu’au 2 juillet. C’est l’occasion de découvrir une diversité de créations mêlant art pictural et céramique à travers les œuvres d’Alain Gaudebert, Jean Gaudaire-Thor, François Marie Billard, Claire Boitel et Alexis de Raphelis.

Musée du grès : château de Saint-Amand-en-Puisaye : contact : 03 86 39 74 97 et musees@nievre.fr

►Galerie L’art et la matière: contact: 06 37 01 31 98 et galeriesaintam@gmail.com

 

MUSIQUE(S)

◘ LA BATTERIE, MISE À L’HONNEUR AU MUPOP de MONTLUÇON DU 1er JUILLET AU 31 DÉCEMBRE

Affiche2_Expo-RollAndSwing-2017• Après les expositions temporaires consacrées à Michel Polnareff (2015) et aux Années Disco (2016), le MuPop (Musée des musiques populaires de Montluçon) a choisi de mettre à l’honneur la naissance de la batterie en France et son histoire. Ce sera «Roll and Swing », une exposition riche d’une quarantaine d’instruments rares, visible du 1er juillet au 31 décembre 2017. C’est Philippe Nasse qui en assume le commissariat, en collaboration avec Éric Bourgougnon, conservateur du MuPop. Musicien et réalisateur de films documentaires sur les percussions, il a consacré une dizaine d’années à ses recherches sur l’origine des batteries en France. On pourra se reporter à l’article de  Vu du Bourbonnais  spécialement consacré  à cette exposition.

◘ LUTHERIE: DES ENCHÈRES EXCEPTIONNELLES LORS D’UNE VENTE À VICHY 

• Lors d’une vente de lutherie organisée à Vichy par Vichy Enchères, du 6 au 8 juin, plusieurs objets ont franchi le seuil des 100 000 €. Le record, avec 205 000 €, a été atteint par un violoncelle de l’école italienne du XVIIIème siècle, conçu à Milan entre 1755 et 1760 et œuvre de Carlo Fernandino  Landolfi. Il avait été mis en vente à 60 000 € pour une estimation initiale comprise entre 80 000 et 100 000 €. À signaler également un violon de 1770 qui a été adjugé à 138 000 € et un archet de Dominique Pecatte qui a trouvé preneur pour 100 000 €.

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