LES PARUTIONS RÉCENTES : N°7 (JUILLET – AOÛT – SEPTEMBRE 2017)

MISE À JOUR:   30 SEPTEMBRE  2017

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provincesBourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er juillet au 30 septembre  2017.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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 BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• ALIS Harry: Petite ville.  Comporte une biographie et une bibliographie de l’auteur. 1 vol. br,  éd. Pré-Textes, coll. les écrivains oubliés du Bourbonnais, 18 €.

autres-art-roman-petite-ville-de-harry-alis-20160407-img224-jpg-244f44f9-ab463_big Première réédition de « Petite Ville » de Harry Alis. publié en 1886. Ce roman épistolaire qui emprunte à la tradition picaresque et truculente des récits enchâssés, remarquable peinture des mœurs provinciales en Bourbonnais à l’époque, peinture sans complaisance, souvent abrupte, humoristique et ironique, fit beaucoup parler à Lurcy-Lévis, à Couleuvre et dans toute la contrée car tout ce petit monde de province est passé au crible avec un soin jaloux et une finesse exquise. Plus on relit Petite Ville, plus on le trouve riche de substance, véridique et plaisant, plus on en admire le style et la variété des tons.  Harry Alis, de son vrai nom Hippolyte Percher, fils d’un « ch’tit régisseur » de campagne, est devenu un journaliste d’envergure, libre-penseur, défenseur de la cause des colonisés et romancier engagé, et fut nommé Chevalier de Légion d’Honneur. Malheureusement, depuis son assassinat lors du dernier duel qui a eu lieu en France, âgé de 37 ans, il a disparu de la mémoire collective.  À travers la collection Les écrivains oubliés du Bourbonnais, l’association Pré-Textes propose de remettre en lumière des auteurs, célèbres en leur temps, tombés dans l’oubli.

 • BAYLE  Ghislaine: Mille Feuillets, la librairie de colombe. 1 vol. br, 338 p (disponible également en version numérique), éd. Édilivres, 27,50 €.

Le roman Mille feuillets retrace l’histoire de Colombe, une libraire. Le directeur de l’assistance publique ne lui propose qu’une seule voie : travailler « chez les autres ». Grâce à Pierre, un normalien qu’elle rejoindra à Paris, elle reprendra ses études. Ils se marieront. Le fracas des armes et le deuil la ramèneront dans les environs de Vichy où elle est nommée maîtresse d’école intérimaire.   Un jour de printemps 1919, à Vichy, elle s’arrête devant une librairie vieillotte qui recherche une personne de confiance pour préparer la liquidation. Elle entre, son destin est scellé.  Ce seront de multiples rencontres, tout d’abord avec Charles, médecin-inspecteur au thermalisme, qui l’emmènera à Madagascar. Revenue en France, dans sa librairie qu’elle ne quittera plus, elle rencontrera Albert Londres, le globe-trotter journaliste qui lui laissera un souvenir ébloui. Colombe fera aussi la connaissance du redoutable directeur de la revue des lectures, qui séjourne régulièrement à Vichy… Après avoir enseigné l’histoire et la géographie, Ghislaine Bayle qui réside à Néris-les-Bains, signe là son tout premier roman. 

BOHRINGER Richard : Quinze rounds. 1 vol. br, 249 p, éd. J’ai lu – Récit, 6,90 €.

41kNGPuSfiL._SX195_Édition en format poche de l’autobiographie de cet artiste, né à Moulins en 1942, publiée précédemment par les éditions Flammarion.  De l’enfance aux frasques de la jeunesse, des premiers rôles aux succès qui ont jalonné sa carrière, de la découverte de l’Afrique à la passion de l’écriture, Richard Bohringer se raconte dans ce récit au style enfiévré, au rythme syncopé. Tour à tour fulgurant et émouvant, entre coups de blues et coups de cœur, Quinze rounds est un combat qui se livre sous nos yeux en même temps qu’une déclaration d’amour à la vie. Extrait : «J’ai passé ma vie sur la route. Tout seul. Avec la blonde. Avec mes fils, avec la musique, avec mes filles. Des milliers et des milliers de kilomètres. Coureur de savanes, enjambeur d’océans. T’as trop couru, t’as le souffle court. Les hanches, ça va toujours. Même si elles servent plus à grand- chose, elles ont le tempo pour écrire. Voilà ce que je ramène. Quinze rounds. Celui qui clôt. Qui ferme le rideau.»

DI PALOANTONIO Sophie: Le choix de Clara. Réédition en format poche. 1 vol. br, 220 p, éd. J’ai lu, Coll. Littérature générale – Comédie, 7,10 €.

Les-choix-de-Clara Il arrive parfois que nos pires défauts deviennent justement ce qui fait notre charme. C’est le cas pour Clara, dyslexique et dysphasique et, comme elle s’en amuse elle-même, « mal à droite ». La vie de cette jeune femme est à l’image de son appartement parisien : un joyeux bazar. Elle travaille au service succession d une grande banque et c’est là qu’elle va croiser le chemin d Alexandre, qui vient de perdre sa mère et doit régler des formalités d’héritage. Il est tout l’opposé de Clara : organisé, un peu psychorigide sur les bords, détestant Paris. Leur seul point commun ? L’entêtement… ce qui rend leur relation hautement électrique. Mais ne dit-on pas que les contraires s’attirent ?   Comédie pleine de malice, Les Choix de Clara révèle un auteur dont l imagination ne manque ni de romantisme ni d’humour.

• FARINELLI Bernard : Les grands lointains. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 360 p, éd. de la Loupe, 21,60 €.

Farinelli Survolté par le quotidien, Tristan arrive à vélo, en plein novembre, dans un village isolé qui ne compte que quelques âmes. Des hommes et des femmes, se tenant eux aussi à l’écart du tourbillon de la vie, auxquels il va se lier et confier l’immensité de sa douleur : exister sans pouvoir vivre. Il meuble sa solitude en vagabondant et en organisant des rencontres festives, qui dérangent les habitudes. Et peu à peu, cet inconnu devient le ciment des habitants. Plus fédérateur encore sera le château, qui, avec ses légendes, son histoire, son restaurateur, sa jeune propriétaire, va insuffler une nouvelle énergie aux villageois. Ils vont ainsi se rassembler autour d’un projet, dans un esprit communautaire, et comprendre que le bonheur est possible, qu’il est simple comme la vie ! Une histoire où des personnages d’une extrême vérité cherchent à se délivrer d’un passé douloureux. Ils trouveront dans le présent et les liens humains les remèdes aux peines de l’existence. Un roman qui s’inscrit dans les grands lointains, ceux qui culminent dans les horizons, ceux dont chaque être a besoin pour se repérer.

• FARINELLI Bernard : Terre-Dieu. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny poche, 6,50 €.

Jean revient à Terre-Dieu pour enterrer son père. La ferme, en ruine, promise à une vente à la sauvette, abritera une casse automobile. Alors qu’il est bouleversé par les terribles changements, les souvenirs affluent de plus belle : sa grand-mère, ses parents, son maître d’école, et aussi Marie, son unique amour… Jean appartient à cette génération qui a rompu les liens avec son histoire familiale, avec son patrimoine, avec tout ce qui constitue l’essentiel de l’existence. Il a quitté le monde paisible pour relever, à l’étranger, des défis professionnels stimulants. Il a délaissé Marie. Elle, n’a jamais quitté leur campagne. Elle l’a attendu. Peu à peu, il prend sa décision. S’il a été le chaînon manquant durant des décennies, désormais il doit passer le témoin. Il ne peut plus se dérober. Terre-Dieu est un hymne à la nature, à la vie simple, à l’équilibre. Il démontre que la voie du bonheur est possible, et que la résilience n’est pas un vain mot.

LhsMS01bHERNIKAT-SCHALLER Laura : Parodie et pastiche dans l’œuvre poétique de Théodore de Banville. 1 vol. br, 510 p, biblio, éd. Classiques Garnier, coll. Études romantiques et dix-neuviémistes, 69 €

► Le poète moulinois a pratiqué la réécriture de manière constante dans son œuvre poétique : avec les Odes funambulesques, dont les parodies de Hugo paraissent dans les journaux satiriques de l’époque, mais aussi avec de nombreux poèmes et recueils « à la manière de » destinés à réhabiliter d’anciennes formes.  L’auteure a enseigné la littérature à Neuchâtel, Berne et Fribourg, en Suisse. Ce travail est issu de sa thèse soutenue à l’université de Neuchâtel.

• LABBE Jean-Claude: Je te cherche. 1 vol. br, auto-édition Jean-Claude Labbe (03410 Domérat), 15 €.

Pasteur et évangéliste, Jean-Claude Labbe publie un récit dans lequel il a voulu raconter la première partie de son existence: « Ma recherche de ce frère disparu, ma recherche de l’amour, ma recherche d’absolu ».

• MICHAUD Thierry : Revivre en paix. 1 vol.  br, éd. Adequat éditions (63290 Puy-Guillaume), 20 €

20106282_967109470098722_9169777915458006449_nEn octobre 1918, Pierre Meunier, jeune artilleur de 20 ans, originaire de Teillet-Argenty, lassé des atrocités de la guerre, décide de s’engager dans la gendarmerie, suite à la proposition qui lui est faite par le capitaine Forestier, un prévôt, natif de Saint-Rémy-en-Rollat. Il découvre ainsi le métier de gendarme à Varennes-sur-Allier, dans le premier centre d’instruction. Rapidement, il montre de vraies qualités pour ce métier de gendarme. Affecté à la brigade à cheval de Chantelle, il fait la connaissance d’Annette, une  jolie serveuse, engagée et féministe, qu’il finit par épouser. Entre un meurtre commis au milieu du vignoble de Saint-Pourçain et un criminel en série qui  écume la route nationale 7, du côté de Lapalisse, Pierre ne  va pas manquer de s’illustrer dans l’activité judiciaire, avec autant d’intelligence que de pragmatisme…Major de réserve Thierry Michaud qui a œuvré durant 30 ans dans les rangs de la gendarmerie Auvergnate (Puy-de-Dôme et Allier) ainsi qu’à l’école de gendarmerie de Montluçon, avant de rejoindre la réserve opérationnelle entend faire partager sa passion pour l’institution. C’est son premier  roman après plusieurs ouvrages sur l’histoire de la gendarmerie en Bourbonnais et en Auvergne.

• MURCY Benjamin : Les silences de l’hiver. 1 vol. br, 213 p, éd. Rebelle éditions (Désertines), 14 €.

téléchargement► « Je m’appelle Olivier et je suis un criminel. Il y a dix ans, j’ai tué un gosse une nuit d’hiver. Accident de voiture sur une route de campagne, pas eu le temps de freiner. Mon père a effacé les traces. Depuis, lui et le spectre du gamin dirigent ma vie. Cette année est différente, ma femme attend notre premier enfant. Sa venue est inacceptable. Mon silence m’étouffe trop. Je n’ai personne à qui parler ». Olivier attend son premier enfant avec angoisse. Il porte en lui une culpabilité qui l’étouffe car il n’a jamais avoué son crime, celui d’avoir tué un enfant par accident il y a dix ans sur une route de campagne. Son père a effacé les preuves et, depuis toutes ces années, l’oblige à taire ce terrible secret.

• RAGON Pascal: Chroniques de Ragon le bègue. 1 vol br, 216 p, éd. Édilivre, disponible en version pdf, 19 €.

image_27569_1_20304_1_9323_1_38646_1_144746Ce livre est l’histoire d’un adolescent complexé, fils de paysan bourbonnais, assis au fond d’un car scolaire en route pour le collège de Cosne d’Allier. Ce matin-là, il oublia vite ses pensées cafardeuses après avoir aperçu dans la campagne une créature étrange évoluant dans le brouillard d’automne. D’abord choqué, puis complètement envoûté par cette apparition, il consacrera sa vie à tenter de comprendre qui elle est. Cette quête le mènera, trente ans plus tard, à se tenir debout devant un grand menhir planté là, dans l’Allier, tout près du village de Louroux-Hodement. Il sait que cette pierre levée est en fait une borne ancestrale signalant la présence d’une porte fantastique et invisible, s’ouvrant vers un autre monde. Il tient la clé dans ses mains, mais ira-t-il de l’autre côté ?

• TENOR Arthur : Blaise Cyrano, le raté magnifique. 1 vol. br, 114 p, éd. Oskar éditeur, coll. La vie, 14,95 €.

CVT_Blaise-Cyrano-le-rate-magnifique_7567Blaise Cyrano, élève de 3ème au collège Rostand, surnommé « Monsieur Molière » pour sa maîtrise de la langue française et sa grande culture littéraire, ne laisse personne indifférent. Car en plus d’un fort tempérament et d’une répartie toujours cinglante, le garçon est affublé d’un menton plus long que la moyenne. Bien que son esprit supérieur compense son complexe physique, Blaise n’ose déclarer sa flamme à Roxane.
Par surcroît, la belle n’a d’yeux que pour Christian Neuvillette, lequel brille davantage par sa beauté que par son intelligence. Mais par amour pour Roxane, ce Cyrano 2.0 se résigne à aider son rival en écrivant à sa place des missives enflammées.

• TÉNOR Arthur : Pourquoi ? L’ultime affrontement. 1 vol. br, 480 p, éd. Scrinéo, 17,90 €.

scrineo449-2017Un attentat terroriste plonge Paris dans la panique. Au cœur du cratère provoque par l’explosion, un étrange survivant : Asriel, un adolescent, surnommé par la presse le « Miraculé nu ». Asriel est aussitôt recueilli par la famille Mathurel.  Valentin, le fils cadet, tente de percer le mystère entourant le nouveau venu. Car les questions s’enchaînent à mesure que les révélations tombent : d’où vient ce garçon qui ne parle que le grec ancien ? Qui sont ces gens qui tentent de le kidnapper ? Que veulent-ils ? Pris dans une bataille qui le dépasse, Valentin s’allie à Lisbeth, une jeune fille intrépide. Ensemble, ils vont s’engager sur un chemin périlleux, sinuant entre rivalités et entraide. Ils vont affronter de terribles secrets que l’humanité n’est peut-être pas prête à découvrir… Plus personne n’y croyait. Et pourtant, il est sur le point de se produire… le premier acte de l’Apocalypse.

• TOURNAIRE Éric:  Le dragon de Saint-Georges. 1 vol. br, 128 p , éd. de la Flandonnière, 14 €.

LE-DRAGON-DE-SAINT-GEORGES_600px► « L’homme courait. Depuis ce qui lui semblait une éternité, filant à travers les futaies, le souffle de plus en plus rauque. Si seulement il n’avait pas lâché son fusil ! La fatigue  commençait à le gagner, malgré la panique qui lui donnait  des ailes, et le lourd piétinement derrière lui, qui se  rapprochait, se rapprochait… » La deuxième enquête de la trilogie du gendarme Mattounet, affecté à la brigade  de Bellerive sur Allier entraîne le lecteur du Maroc à la Guyane, à la vitesse d’un cheval au galop, en une trépidante fantasia. Né en 1958 à Casablanca, Eric Tournaire taquine régulièrement l’onirique et le documentaire à travers carnets de voyages, bandes dessinées et livres jeunesse. Il signe là son deuxième roman, issu de l’histoire de son hameau et de sa fertile imagination, volet n°2 d’une trilogie poético-policière et régionaliste.

◘ HISTOIRE

• BATISSIER Louis (sous le pseudonyme de B. Lewis): Physiologie du Bourbonnais. Illustrations de Henri Pottin. Réimpression en fac-similé de l’édition de Moulins (imprimerie Desrosiers, 1842). 1 vol. br, 192 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

Z►“Ce que je viens de dire suffit sans doute pour faire voir quel vaste champ la montagne bourbonnaise offre à l’observation des philosophes et des publicistes, et combien la civilisation a encore à faire dans notre pays pour répandre ses bienfaits sur toutes les classes de la société. Il est clair que c’est dans la campagne qu’il faut rechercher les organisations excentriques, les allures originales, les habitudes pittoresques. Rien n’y est venu détruire les antiques traditions, les vieux préjugés. Nos lois n’ont pu encore façonner sur un même modèle cette race d’hommes qui restent tels que la nature les a faits. Je ne sais si j’ai réussi à peindre bien exactement le tableau qu’offrent les diverses classes de notre population bourbonnaise. Toutefois, je puis dire que j’ai écrit franchement ce que j’ai vu. Peut-être trouvera-t-on quelques-uns de mes jugements un peu sévères, et accusera-t-on en moi un esprit chagrin et malveillant ; peut-être me reprochera-t-on de m’être laissé aller à dire le mal plutôt que le bien, à chercher plutôt le côté ridicule des choses que leur côté sérieux. S’il en était ainsi, j’en demanderais très humblement pardon ; tout le monde sait qu’il est plus facile de jouer avec la critique qu’avec la flatterie, même quand elle est de bon aloi. Je dois donc finir ce petit opuscule en rendant hommage à toutes les excellentes qualités qui distinguent les habitants du Bourbonnais, qualités que tout le monde s’est plu à reconnaître en eux” . B. Lewis

• CHEVALIER Jules (1825-1899) : Sœur Apolline Andriveau, fille de la Charité, et le scapulaire de la Passion. 1 vol. br, 317 p, illustrations, éd. Saint-Gabriel (Gerzat), 19 €.

f9382Née à Saint-Pourçain-sur-Sioule, le 7 mai 1810, Sœur Apolline Andriveau est décédée à Montolieu (Aude) le 23 février 1895.Après de brillantes études, elle quitte le monde à 23 ans et entre dans la Compagnie des Filles de la Charité à Troyes où tous les témoignages concordent pour louer sa piété, sa douceur, sa charité. Dès 1846, elle reçut des faveurs de Notre-Seigneur au sujet de Sa Passion et elle fut appelée par la Providence à remplir une mission toute surnaturelle concernant la propagation du Scapulaire de la Passion de Jésus et de la Compassion de la Très sainte Vierge Marie. Ce livre révèle les sentiments de l’âme de Sœur Apolline, embrasée de l’amour de Jésus crucifié. Elle est une gloire pour la Compagnie des Filles de la Charité et un exemple pour tous ceux qui veulent se joindre à elle pour ranimer la dévotion aux mystères douloureux de la Passion.

• COLCOMBET François (sous la direction de): Où va l’Iran? Regards croisés sur le régime et ses jeux d’influence. Préface de Frédéric Encel. Avec des contributions de Mohammad Amin, Mikaël Benillouche, Lincoln P. Bloomfield et al. 1 vol. br,  illustrations, cartes, éd. Autrement, 21 €.

o-va-l-iran-_9782746746169Ancien magistrat et ancien député de l’Allier (1988-1993 et 1997-2002), François Colcombet qui a coordonné Où va l’Iran, connaît bien ce   pays en particulier et  le Moyen-Orient, en général. Il est président de la Fondation d’études pour le Moyen Orient (FEMO), une structure de réflexion qui se consacre aux questions géopolitiques de cette région. L’ancien élu bourbonnais, s’est aussi penché sur la constitution de la République islamique iranienne et il a participé à la fondation du Comité français pour un Iran démocratique.  Les contributeurs de ce livre  s’interrogent sur la situation économique, sociale et politique de l’Iran contemporain et analysent la stratégie diplomatique et militaire ainsi que les interférences régionales, afin d’avoir une vision de l’avenir.

• FILLETON Dominique: Balade dans le vieux Montluçon. 1 vol. br, 300 p, 291 photographies en couleur, éd. Champs-Élysées – Philippe Chatel, 35 €.

Loin du rappel historique, Dominique Filleton a pris le parti  de la déambulation dans la vieille ville, appareil photo en mains. En près de 300 photos, il présente les lieux emblématiques tels que la rue Grande, les églises Saint-Pierre et Notre-Dame ou la rue des Serruriers,  en y ajoutant une  multitude de détails qui s’offrent au promeneur et que celui-ci ne remarque pas toujours. Dominique Filleton a déjà publié chez le même éditeur  un livre sur l’histoire de la piscine Saint-Jean ainsi que deux albums photographiques  sur le Montluçon des années 1960-1970.

FRÈREJEAN Alain : Napoléon III. 1 vol. br, 390 p, éd. Fayard, 24 €.

9782213701424-001-TLouis-Napoléon Bonaparte n’est pas seulement le premier président de la République. Il est aussi l’inventeur des voyages présidentiels, de la propagande, des grands défilés. Du contact avec la France profonde. Avec ses yeux mi-clos, son visage impénétrable, il agit en homme masqué. Déguisé en valet de sa mère pour échapper à la police autrichienne. En maçon pour s’évader de prison. En héritier des Bonaparte pour se faire élire président. En président de la République pour la renverser. En soutien du pape et grand bâtisseur d’églises pour gagner l’appui des curés et de leurs fidèles, alors qu’il ne croit ni à Dieu ni à diable. Or voilà que tout se retourne contre lui. Est-ce l’effet de ses troubles de santé ? De l’influence néfaste d’une épouse ambitieuse ? Cette vie, véritable comédie du pouvoir caricaturée à l’envi, ne doit pas faire oublier les embellissements de Paris, le Paris de l’eau courante, des squares et des Expositions universelles. Ni l’acquisition de Nice et de la Savoie. La création d’une France moderne, avec ses chemins de fer, l’éclairage au gaz, une industrie en progrès foudroyants et une agriculture florissante. Elle ne doit pas non plus occulter l’image d’Épinal, la fête impériale où la France entière applaudit les pantalons rouges et les cuirasses étincelantes. Une occasion également de retrouver celui qui fit la gloire et la prospérité  de Vichy.

GROUPE DE SOUVIGNY :   Atlas des agencements territoriaux de la France médiane. 1 vol. br, 58 p, illustrations, éd.  Groupe de Souvigny, coll. Médioromanie  n° 14.

Cet atlas, qui  concerne la géographie historique de la France centrale, ne recense pas moins de 26 propositions de découpages entre 1791 et 1941, c’est-à-dire le projet de Vichy, qui préfigure les régions de programme. Comme certaines cartes sans lendemain du XIXe siècle, le découpage imaginé par l’État français a une inspiration contre-révolutionnaire. Sa trame restaure (en partie) les provinces de l’Ancien-Régime.

• LABBAYE Catherine : Joseph Aletti : le temps des palaces à Vichy. 1 vol. br., 230 p, éd. du Net (Saint-Ouen), 14 €.

joseph-aletti-le-temps-des-palaces-a-vichy-catherine-labbayeVoyage à travers une période brillante de l’histoire de Vichy de 1900 à 1939 qui commence avec une biographie de Joseph Aletti considéré comme la « personnalité » de Vichy entre 1901 et 1938. Enfance exceptionnelle à la cour du comte de Chambord, adolescence au Collège Stanislas à Cannes, Joseph Aletti, très bon élève, se destinait à Saint-Cyr. Par les caprices de l’Administration et de l’Histoire, il va devenir un maître de l’hôtellerie de luxe et créer un empire hôtelier. Il dirigea les cinq palaces de Vichy et se constitua un véritable empire hôtelier : à Menton, l’Orient-Palace et l’hôtel Impérial ; à Nice, l’hôtel Ruhl et des Anglais, le Négresco et le Majestic ; à Paris, le Claridge. Il construisit le Palais de la méditerranée, à Nice; le casino de Juan-les-Pins et, à Alger, l’hôtel Aletti une des plus belles réalisations françaises outre-Méditerranée. L’auteur étudie ensuite  l’histoire des cinq palaces de Vichy : Le Parc, le Majestic, le Carlton, le Thermal et le Ruhl. Enfin, l’ouvrage se termine par  une présentation de chacun des 239 hôtels officiellement présents à Vichy à la veille de la seconde guerre mondiale. Cinq palaces et 239 hôtels en 1939, pour une station touristique d’à peine vingt cinq mille habitants…Une première édition était parue en 2003 aux éditions des Écrivains.

• LEYOUDEC Maud, RIVOLETTI Danièle (sous la direction de): De couleurs et d’or: peintures, sculptures et objets d’art du Moyen-Âge et de la Renaissance au musée Anne-de-Beaujeu. 1 vol. relié, 186 p, 300 illustrations en couleur, éd. Tomacom – Musée Anne-de-Beaujeu et Maison Mantin, 28 €.

9782954589350FSDu 26 novembre 2016 au 17 septembre 2017, le musée Anne-de-Beaujeu a été l’écrin  de collections nationales ! Actuellement en rénovation, le musée national du Moyen Âge (plus connu sous le nom de musée de Cluny), situé à Paris, a proposé un ensemble d’œuvres au musée départemental de l’Allier. Peinture, sculpture, manuscrit, tapisserie, mobilier, orfèvrerie… cette sélection inédite vous  a permis d’admirer des chefs-d’oeuvre reflétant le raffinement des 15ème  et 16ème  siècles. Plusieurs œuvres du musée Anne-de-Beaujeu, très rarement présentées au public et restaurées pour l’occasion, complétaient cet ensemble et montrent la qualité des collections conservées à Moulins. Les Archives départementales de l’Allier et la médiathèque de Moulins Communauté ont également répondu présentes avec le prêt de rares documents et ouvrages enluminés. La couleur était  le fil directeur de ce voyage. L’histoire du goût, la symbolique, les techniques liées aux pigments et aux colorants seront convoquées pour mieux comprendre l’univers coloré du Moyen Âge et de la Renaissance.

• LWOFF André :  André Lwoff, une autobiographie : itinéraire scientifique d’un prix Nobel . Introduit et édité par Laurent Loison. 1 vol. br, 226 p, illustrations, biblio, éd. Hermann (Paris), 32 €.

andre-lwoff-une-autobiographieNé à Ainay-le-Château le 8 mai 1902,  mort à Paris le 30 septembre 1994, André Lwoff fut biologiste, chef ddu Service de physiologie microbienne à l’Institut Pasteur (1938-1968), professeur à la Faculté des sciences de Paris (chaire de microbiologie) (1959-1968), directeur de l’Institut de recherches scientifiques sur le cancer de Villejuif (1968-1972). Membre de l’Institut, Académie des sciences (1977), il reçut le prix Nobel de médecine (1965). En 1965, après une longue période de disette, un prix Nobel venait enfin couronner la science française, en l’occurrence la biologie. Si les noms de Jacques Monod et François Jacob sont demeurés célèbres, celui du troisième lauréat, André Lwoff, a depuis retrouvé un certain anonymat. Pourtant, c’est lui qui sut voir en Monod puis Jacob des collaborateurs de talent et qui aiguilla leurs recherches vers des voies fécondes. C’est lui qui sut créer dans le fameux « grenier » – son laboratoire à l’Institut Pasteur – les conditions d’un travail d’équipe toujours productif et intense. C’est lui enfin qui, le premier, réussit à contrôler expérimentalement le déterminisme de la lysogénie, ce qui allait permettre de comprendre le mécanisme de la régulation génétique. Dans ce texte autobiographique demeuré inédit, André  Lwoff nous livre certaines clés de ses succès au fil d’une carrière scientifique longue de plus de cinquante ans et qui toucha de très nombreux domaines. 

• PINOTEAU Andy :  Le costume dans la peinture murale du Bourbonnais.1 vol. br, 44 p, illustrations en couleur, auto-édition Andy Pinoteau (Vichy), 5 €. .

Livret_le_costume_dans_la_peinture_muraleVous connaissez certainement la cotte ou les chausses, mais qu’en est-il de la gonelle, de la chainse ou du braiel? Il est clair qu’une petite révision s’impose!  C’est ce que propose Andy Pinoteau dans ce livret qui aidera à s’y retrouver dans ce vocabulaire inusité, avec de   nombreuses photos de personnages que l’on pourra retrouver en visitant les églises peintes du Bourbonnais. L’auteur a publié d’autres brochures sur les églises de Bègues, Biozat, Châtel-de-Neuve, Escurolles, Ebreuil, Fleuriel, Jenzat, Ris, Saint-Louis de Vichy, Saulcet, et l’oratoire du château de Langlard.

 

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• GLOAGUEN Philippe : Moulins, Pays Bourbon : Auvergne. 1 vol. br, 112 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Hachette tourisme, coll. le Guide du routard, 4,90 €.

Localisé au sein de la région Auvergne – Rhône-Alpes et du département de l’Allier, le Pays de Moulins est une terre de richesses.  Tout d’abord, il y a la nature. Généreuse et préservée, elle sait allier les réserves naturelles au bien-être, les activités de plein air aux mobilités douces. Ensuite, le patrimoine. Hérité de l’histoire royale des ducs de Bourbon et exceptionnellement riche en monuments et témoignages, il est également gastronomique grâce à ses nombreux produits du terroir, et culturel à travers son tissu associatif dynamique. Enfin, c’est aussi un lieu d’accueil pour toute la famille. Entre spectacles, parc d’attractions et ateliers, les envies de chacun seront comblées. Les infos utiles pour découvrir le territoire, les bons plans pour profiter au maximum de son séjour, les coups de cœur,  des incontournables jusqu’aux visites hors des sentiers battus, des adresses soigneusement sélectionnées sur le terrain, des anecdotes surprenantes, des cartes et des adresses positionnées.

DIVERS

CHALENDAR Pierrette : À table en Bourbonnais : 46 recettes rustiques. 1 vol. br, 104 p, éd. Lacour-Ollé, 8 €.

Si la cuisine bourbonnaise est encore largement méconnue, c’est qu’elle a su rester discrète, à l’écart des grandes routes ou autoroutes qui voient défiler à la belle saison les vacanciers avides de plages ensoleillées. Pourtant, elle est riche de produits de bouche authentiques et variés. Que ce soit les denrées potagères, les fruits, le miel, les produits d’élevage, de la chasse, de pêche en rivières, et même la vigne, tout concourt à l’élaboration d’une cuisine typiquement régionale qui a su conserver ses origines rustiques. Ici, les burgers et les sushis ne le cèdent en rien à une bonne soupe à l’oignon du pays ou à une tête de veau à l’huile de noix accompagnée d’une sauce à la moutarde blanche ou à la dinde en matelote. Ici, pas de surcharge aromatique. Nous avons là, non pas une gastronomie savante élaborée par de grands chefs étoilés, mais une cuisine de ménagères qui ne font pas usage d’instruments de mesure précis, mais qui travaillent à la vue et qui savent d’expérience quelles quantités et quel temps de cuisson demandent tel plat de viande ou tel dessert pour atteindre le plus haut en goût.

CHALENDAR Pierrette: Cochonnailles, volailles et cueillettes en Bourbonnais. Cet ouvrage fait suite à À table en Bourbonnais. 1 vol. br, 98 p, éd. Lacour-Ollé, 8 €.

9782750445812Comme il a été montré dans le premier volume , la cuisine bourbonnaise a su, de tout temps, tirer le meilleur parti des produits du terroir. Qu’ils viennent du potager ou du verger familial, de la cueillette, de la pêche en rivière, de la chasse ou de l’élevage bovin, porcin, ou des volailles fermières, la cuisinière n’a que l’embarras du choix pour faire montre de ses capacités à élaborer des mets savoureux avec des produits du cru. Car à côté des plats d’origine paysanne sans fioritures, il existe une cuisine bourgeoise plus recherchée dans sa présentation et dans certains accompagnements, notamment dans les sauces lors des « goûters » (autre nom du repas de midi) et qui fait appel à des ingrédients venus d’ailleurs même si elle met un point d’honneur à travailler les denrées locales. Le présent ouvrage tente de donner quelques échantillons de l’une et l’autre.

• FARINELLI Bernard : J’agis pour demain, de la réflexion citoyenne à l’action quotidienne. Préface de Philippe Bertrand.1 vol. br, 104 p, éd. Rustica, 10 €.

j-agis-pour-demain-18446-l300-h300Notre société est celle du changement. Au fur et à mesure des évolutions technologiques, sociales, politiques et économiques, de plus en plus de questions se posent, qui nous concernent tous. Nous sommes nombreux à y réfléchir et à chercher des pistes concrètes pour agir, chacun à notre échelle. Mais par quoi commencer ? Écologie, alimentation, travail, bénévolat… Qu’est-ce qui est le plus important ? Comment être sûr de faire les bons choix, pour soi, pour les autres ?  Ce livre a pour objectif d’apporter des réponses et des solutions pour se mettre en mouvement vers un avenir meilleur. Parce que la possibilité que nous puissions vivre dans un monde plus juste et plus durable dépend des choix et des actions quotidiennes de chacun d’entre nous. Ensemble, faisons les bons choix dès aujourd’hui pour construire le monde de demain !

 

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 AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ANGLADE Jean : Qui t’a fait prince? 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la Cité, coll. Terre de France, 20,50 €.

ANGLADERéédition d’un roman de Jean Anglade  publié en 1992. Au XVIIIe siècle, le roman d’une authentique ascension. Ou comment un modeste camelot auvergnat, issu d’une famille illettrée de laboureurs et de chiffonniers, fait naître toute une dynastie de riches financiers !  levé par son grand-père auvergnat, qui décèle en lui bien des talents, Marin Tourlonias quitte les siens pour conquérir la fortune là où elle se trouve : en Italie ! En 1750, avec une charrette remplie de bric-à-brac qu’il vendra sur les chemins : quelques almanachs, des couteaux, de l’eau miraculeuse … Marin part, confiant en sa bonne étoile. Au fil de ses étapes, de Montbrison à Valence, puis de Turin à Rome, son voyage s’écoule, imprévisible, plein d’apprentissages, de rencontres et de joyeusetés !   Comment ce modeste camelot, issu d’une famille illettrée de laboureurs et de chiffonniers, va-t-il faire naître une riche – et véridique – descendance, la puissante dynastie des Torlonia ? 

• ARTIGES Isabelle : Une vie de porcelaine. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Fille unique d’un ancien grognard et d’une lingère, la petite Jeanne mène une existence simple auprès de ses parents. Un jour qu’elle accompagne sa mère au château, la marquise, Héloïse de Payzac, décide de la prendre sous son aile et de lui enseigner la lecture et le dessin. C’est la naissance d’une véritable amitié entre la fillette et la jeune femme. Lorsque sa mère meurt, Jeanne n’y tient plus ; elle veut quitter sa vie de misère et gagner Limoges où, elle en est sûre, elle trouvera du travail chez l’un des nombreux fabricants de porcelaine. Mais comparée à celle des petits paysans, la condition des ouvriers est-elle si enviable ? Grâce à son amie de toujours, Jeanne va découvrir Paris et côtoyer les grands artistes de son temps, mais elle devra aussi combattre ses vieux démons.

BELTRAN-VIDAL DanièleBernanos, Jünger, Teilhard de Chardin: quatre ans dans la tranchée: survivre et écrire. 1 vol. br, 380 p, biblio, index, éd. L’Harmattan, coll. Espaces littéraires, 38 €.

zaz Bernanos, Jünger et Teilhard de Chardin ont ceci en commun d’avoir vécu la Grande Guerre au front. Or, une épreuve d’une telle violence sur une durée aussi longue, a forcément une répercussion sur la pensée. Serait-il alors possible de trouver dans les écrits de ces trois vétérans des éléments qui permettraient de répondre à cette question de George L. Mosse : quelles furent « les répercussions de l’expérience de la mort de masse pendant la Première Guerre mondiale ? » Et quels en furent les effets sur ces hommes ayant vécu le front pendant quatre ans ? Danièle Beltran-Vidal, germaniste, professeur honoraire de l’Université Lumière-Lyon II, a consacré de nombreux travaux de recherche à Ernst Jünger et son frère, Friedrich G. Jünger dont l’ouvrage « Chaos et renaissance dans l’oeuvre d’Ernst Jünger » et la publication de la revue « Les carnets d’Ernst Jünger » de 1996 à 2006.

• BOUDIGNON Patrice : Pierre Teilhard de Chardin. Textes lus par Michaël Lonsdale. 1 vol. cart., 140 p, + 1 CD audio, éd. Presses de la Renaissance – Figaro Magazine, coll. Les grandes figures de la spiritualité chrétienne, 9,95 €.

BOURGAIN Isabelle : Le dernier maraîcher. 1 vol. br, 290 p, éd. des Monts d’Auvergne, 19 €.

9782366540659► André Picard n’est plus un perdreau de l’année lorsqu’il se retrouve veuf avec un domaine et trois employés à gérer. Avec les marchés de Billom, Courpière, Ambert, Marsac et Cunlhat à alimenter.  Avec la Dore s’écoulant à ses pieds, bordée de peupliers qui coupent le vent du nord et agrippent les giboulées de mars. Le dernier maraîcher de la commune doit mener une lutte de chaque jour. Contre lui-même et ses colères. Contre ses chagrins et ses fantômes. Contre les siens et leur sollicitude intéressée. Contre la cupidité. Tel le dernier Mohican, il se bat, se débat… La terre du domaine de La Vialle restera-t-elle à ceux qui la servent ?

• CAMAILLE Serge : L’enfant du Carlades. 1 vol. br, 255 p , éd. de Borée, 17,90 €.

CamailleTous les jours, René passe devant la boutique de Maxime. Tous les jours, il hésite. Aujourd’hui, il se décide à entrer et à faire appel aux services de l’écrivain public. A quatre-vingt-quinze ans, il souhaite que Maxime l’aide à mettre sur le papier l’histoire de sa vie : son arrière-petite-fille doit savoir d’où elle vient ! Depuis les années 30, la Seconde Guerre mondiale, les années hippies jusqu’à l’époque moderne, la vie n’a pas épargné René et son épouse Irina. Un douloureux récit pour transmettre la sagesse et le bonheur à sa descendance… Tour à tour libraire, pigiste de presse, chroniqueur radio ou chef de publicité pour des journaux, Serge Camaille a désormais décidé de ne plus se consacrer qu’à l’écriture. C’est dans les campagnes d’Auvergne et du Berry, celles de ses plus jeunes années, qu’il puise l’inspiration de ses histoires.

COULON Cécile : Trois saisons d’orage. 1 vol. br, 272 p, éd. Viviane Hamy, 19 €.

arton2337-1673e► Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.  Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. Cécile Coulon  réside aujourd’hui à Clermont-Ferrand, après avoir vécu son enfance  près du lac d’Aydat. Avec Trois saisons d’orage, Prix des libraires 2017, elle renoue  avec ses thèmes de prédilection – la campagne opposée à la ville, la lutte sans merci entre l’homme et la nature –, qui sont les battements de cœur du très grand succès que fut Le Roi n’a pas sommeil, publié chez le même éditeur en  2012.

D’ARCÈS Amicie : Les noces blanches.  1 vol. br, 540 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7,90 €.

51ZheMlD1EL._SX331_BO1,204,203,200_► Le nougat de la petite confiserie artisanale Audranne commence à se faire une réputation lorsque Pierre, le chef de famille, pour contestation au retour au pouvoir de Louis-Napoléon, est arrêté et meurt en détention. Julie, aidée de son fils Adrien, qui a hérité du tour de main de son père, reprend la direction de l’entreprise familiale qui va connaître une ampleur inattendue au cours des soixante-dix années suivantes, malgré de terribles déchirements familiaux.  Après des études de langues, d’archéologie et d’histoire de l’art, Amicie d’Arces se lance dans le journalisme. Passionnée de gastronomie, elle est l’auteur de plusieurs livres de cuisine. Elle écrit par ailleurs des nouvelles, publiées dans la presse féminine. Les Noces blanches est son troisième roman publié aux éditions De Borée.

• DELAUNAY Guy: Blaise Pascal en quête d’une apologétique renouvelée. 1 vol. br, 210 p, illustrations, biblio, éd. EME éditions (Louvain-la-Neuve), 21,50 €.

9782806636027f Les papiers (futures Pensées) retrouvés à la mort de Pascal se présentent comme une analyse anthropologique morale dénonçant les contradictions de la condition humaine. Mais les jalons d’une intention apologétique se dessinent derrière une démarche religieuse à caractère janséniste. L’irréductibilité des rapports entre la nature humaine et la Grâce sans le Christ entraîne même Pascal à poser les bases d’une pré-théologie fondamentale en avance de plus de quatre siècles. Guy Delaunay a effectué sa carrière dans l’enseignement secondaire. Titulaire d’une maîtrise de lettres modernes, il poursuit des études de théologie et obtient en 2014 un master de théologie catholique. Il s’intéresse à Blaise Pascal dans ses rapports avec l’augustinisme et le jansénisme du XVIIe siècle.

• DESFORGES Jean-Louis : Les âmes des Grandes combes. 1 vol. br, 315 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Les Âmes des grandes combes… Quand Jean arrive à la ferme des Grandes Combes pour se louer, il doit faire face à deux accueils bien différents : celui méfiant d’Ange Bornillon, le maître des lieux autoritaire, et celui séduisant de Mathilde, sa fille, dont il tombe rapidement amoureux. Au fur et à mesure, Jean apprend à se rendre indispensable et à se faire apprécier, au point que Bornillon lui propose de prendre sa suite. Mais Jean semble porter un lourd secret qui l’empêche d’être heureux. Le révéler pourrait-il le soulager ? Et les âmes des Grandes Combes parviendraient-elles à l’aider ? Il n’est de plus grande pénitence que la solitude. – Tu es la dernière personne que je souhaiterais fâcher. Pardonne ma maladresse, je voudrais tant te ménager, ne pas te mêler à mes problèmes. Essaie de me comprendre… – Mais comprendre quoi ! s’exclama Mathilde, exaspérée. Tu me demandes toujours de te comprendre, mais que dois-je comprendre, à la fin ? Je ne cherche que cela, te comprendre. Mais comment faire si je ne te vois que de dos, la plupart du temps ? J’ai l’impression d’aimer une ombre qui glisse entre mes doigts à chaque fois que je veux la saisir. – Ne dis pas que tu m’aimes, lui ai-je conseillé. Sors cela de ta tête. – Ce n’est pas dans mon crâne, protesta-t-elle en me désignant son cœur.

• FAINDT Roger : Le silence des roses. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,40 €.

Lundi 4 septembre 1944. Les Américains sont à Mouchard. La 159ème  division de réserve allemande composée essentiellement de soldats originaires d’Ukraine est chargée de défendre Besançon et de faciliter le repli des troupes d’occupation. Le groupe de résistants Ognon-Doubs est sur la brèche. André et Henri ont reçu l’ordre de surveiller la route reliant Chemaudin à Vaux-les-Prés, deux villages proches de la ville. Les Allemands investissent Vaux-les-Prés. C’est le surprise et la panique générale… L’auteur nous fait revivre l’épopée d’un groupe de résistants durant l’été de la libération et notamment ce que furent les derniers jours de deux d’entre eux. Basé sur des faits réels, un roman fort, cruel, sauvage, mais aussi tendre et généreux. Un juste et louable hommage à ces deux garçons qui ont existé et dont la mort tragique, il y a 60 ans, a profondément marqué l’auteur. «Ce que j’ai appris de la courte existence d’André Brenot et d’Henri Angonnet, je le dois à Marcel Brenot, frère d’André, qui, après guerre, a rassemblé les bribes de ce tragique événement. Était-il possible de mourir si jeune et pour presque rien ? Je ne pouvais pas oublier ces deux hommes. Un livre, c’est peu, mais c’est davantage que le silence…» (Roger Faindt).

FERRÈRE Jean-Pierre : Fabella : l’enfant esclave. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, coll. Roman historique, 19,90 €.

En l’an 52 avant Jésus-Christ, Jules César est sur le point de perdre la guerre des Gaules. Mais la prise d’Avaric (l’actuelle Bourges) va bouleverser le cours de l’histoire, tout comme le cours de la vie d’une jeune Gauloise, Fabella. Tous ses proches, au premier rang desquels son père, le chef de la ville, ont péri pendant les combats. Recueillie par César, elle est donnée comme esclave à Falco, nouveau et tout puissant préfet d’Avaric. Contrainte à renoncer à son brillant avenir de princesse gauloise et à servir la famille de son maître, elle assiste à la naissance d’une nouvelle civilisation et doit se soumettre en toutes choses et à tout instant. Heureusement, parmi les esclaves, elle se lie d’amitié avec une fillette romaine délurée, Orca, et avec un vieux précepteur grec, Ctésiphon. Grâce à leur aide, elle saura surmonter ses souffrances et se rendre indispensable. Car, au plus profond d’elle-même, elle ne cesse de rêver de liberté.

• FLEURY Jean-Pierre : Mes chemins buissonniers. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,50 €

9782812920790_200x326Jean-Pierre Fleury sait qu’il exerce le plus beau des métiers : il parcourt les pistes du bout du monde et les petits chemins de France à la recherche de l’exotisme et de l’inhabituel. Une fois les tournages terminés, revenu dans sa « terre vitale », au plus profond de nos campagnes, il chausse ses bottes et file en quelques lieux familiers à la rencontre de bûcherons, de braconniers et de ses amis. Il partage avec nous ses ballades vagabondes, ses anecdotes savoureuses et érudites. Au rythme des saisons, il observe les amours des rossignols, les jalousies des sangliers, les combats des cerfs. Les pieds dans la boue et la tête dans les nuages, il nous donne les clés d’un monde merveilleux, bien loin des univers pressés de la ville. Des moments de pur bonheur. Jean-Pierre Fleury fut marin-pêcheur à Granville, bûcheron en Sologne et a participé à la réalisation de nombreux documentaires médicaux, scientifiques et historiques. Il est coproducteur et coréalisateur de la série mythique Histoires Naturelles. Il réalise pour TFI, France 3, Planète, La Cinq, Arte. Dans ce roman, il nous livre avec originalité et humour son amour de la nature.

• FRITSCH Laurence : La faïencière de Saint-Jean. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

A l’aube de la Révolution, à Marseille, le combat d’une femme pour sauver la tradition familiale de la faïence. Le roman sensuel et vivant d’une vie et d’une passion.  Hiver 1774, Marseille. La veuve Pasquin signe un acte d’association qui scelle l’avenir de la faïencerie la plus renommée de la ville. Elle a tout prévu pour assurer la postérité de l’oeuvre de sa vie. À un détail près : sa fille Anne, ouvrière qui nourrit sa reine, sans jamais recevoir de reconnaissance. Dans la cité phocéenne dynamisée par le commerce avec le Levant, l’artisanat est devenu une industrie. Il faut faire preuve de créativité et d’audace comme Adrien Morvan, faïencier nivernais qui n’hésite pas à s’installer sur la colline de Saint-Jean-du-Désert. Mais d’où vient le secret de la réussite de cet homme entreprenant et séduisant qui, très vite, fait battre le cœur d’Anne Pasquin ?

 • GAY Marie Claude : Le vallon des sources. 1 vol. br, 400 p,  éd. de Borée, coll. Terre de Poche,8,10 €

GAY Vallon des sourcesEn Auvergne, dans les années 1920-1940, Diane, petite fille de la noblesse, est rejetée par ses parents. Sa mère est acariâtre tandis que  son père la frappe Ils décident de la placer  chez son grand-père à la campagne. Elle grandit avec les autres enfants du village et se lie d’amitié avec François, le fils du chapelier. Avec le temps, leur relation se transforme en fort attachement puis en amour. Mais la famille de Diane fait tout pour empêcher cette mésalliance. Diane ne peut vivre sa vie, les contraintes de son rang venant sans cesse briser ses projets et ses rêves. Léa, une amie de pensionnat, lui fera tout de même découvrir une certaine liberté.  Au travers de cette histoire, l’auteur décrit des scènes de la vie auvergnate de ce début du XXème siècle. Ces descriptions apportent un réel charme à ce roman agréable à lire.

• GEORGES Gérard: À la Belle Marquise. 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la Cité, coll. Terres de France, 19 €.

9782258133877► Début des années 1900, à Royat. Comment une petite fabrique artisanale de chocolats devient une entreprise au succès florissant, grâce à l’alliance d’une fille de confiseur et d’un jeune ingénieur des mines. En 1889, ce n’était encore qu’un très modeste moulin-chocolaterie. Mais Auguste et Clémentine Roussel, jeunes mariés, ont des idées et de l’ambition. Lui, ingénieur des Mines, a pour réputation de réussir tout ce qu’il entreprend. Elle, fille d’un confiseur réputé de Royat, a su depuis toute petite aiguiser son palais. Guimauves, pralines, dragées et autres douceurs n’ont aucun secret pour elle. Conjuguant leurs talents, Auguste fait le serment de créer « le meilleur chocolat de toute la contrée », aux arômes et épices subtils…Comment, en une dizaine d’années, leur modeste entreprise artisanale deviendra-t-elle la florissante enseigne A la Belle Marquise, qui jusqu’à Paris et à l’étranger, fera le bonheur des gourmands et des célébrités ?  L’auteur, né en 1948, journaliste, puis professeur de lettres, a été principal du collège d’Ambert.

GIARD• GIARD Michel : Passeurs de mots. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18,90 €.

À la mort de leur mère, Antoine, Louis et Marie partent vivre chez leur oncle, libraire. Passionné par l’univers du livre, il forme Antoine, qui devient colporteur. Sur les routes, il apprend le métier, les livres à succès, et les livres censurés. Lorsqu’il épouse Bernardine, elle-même fille de libraire, il perpétue la tradition familiale, qui sera reprise par son propre fils. Mais l’époque change, et il faut sans cesse s’ adapter aux nouvelles lois d’un état secoué par de nombreuses révoltes… Écrivain éclectique, historien, conférencier, chroniqueur Michel Giard a publié une quarantaine d’ouvrages .

• GUIGON Georges Pierre :  Moissons nocturnes. 1 vol. br,  éd. Adequat éditions (63290 Puy-Guillaume), 19 €

moisson nocturne adéquat édBenjamin, après avoir connu une vie confortable, se retrouve, à cause de l’avidité de son épouse, dans une situation pécuniaire catastrophique. Il est contraint pour survivre de faire un travail qui ne lui convient pas. Poursuivi par le fisc et par ses créanciers, il ne voit plus sa petite fille que très rarement. Benjamin n’aspire qu’une seule chose : en finir avec cette situation et cette épée de Damoclès suspendue au dessus de sa tête. Désireux de reprendre la ferme de son oncle,  il élabore un plan diabolique pour en finir avec tous ses soucis financiers. Sa position de salarié, au sein d’une société de transport de fonds, lui ouvre des perspectives qu’il va exploiter… Né en 1948, à Issoire, Georges Pierre Guigon a travaillé durant quelques années en Suisse, dans le secteur hôtelier, avant  d’ouvrir un commerce à Langogne. Une région et une activité qu’il a ensuite dû quitter pour s’installer à Bourges.

• HONORÉ Bernard : Lire Teilhard de Chardin. Réédition d’un ouvrage publié sous le titre Lecture de Teilhard de Chardin : l’ouverture de la pensée et de la foi. 1 vol. br, 190 p, biblio,  éd. Chronique sociale, coll.  Savoir penser – L’essentiel, 14,90 €.

Honoré Ayant revisité le parcours de sa relation avec l’oeuvre de Teilhard de Chardin, l’auteur met en évidence que la compréhension de cette oeuvre, novatrice à de nombreux points de vue, demande de ne pas s’arrêter à la lecture de quelques textes. Une lecture ininterrompue de tous les écrits de Teilhard, du début à la fin, s’avère indispensable. L’ouvrage commente cette lecture effectuée selon deux méthodes. Lire d’abord en se laissant pénétrer par toutes les résonances des textes, par “l’ambiance teilhardienne « . Ensuite une relecture en suivant l’évolution de Teilhard – dans la formation et l’épanouissement de sa vision, – dans l’élaboration et l’explicitation des principaux concepts qui lui ont permis de théoriser cette vision. Alors vient en pleine lumière l’ouverture devant laquelle nous met l’oeuvre de Teilhard de Chardin. Ouverture du sens. Ouverture de la Science, de la Philosophie et de la Théologie. Et l’ouverture particulière de l’agir humain dans ses pratiques de formation et de soin. Puisse cet ouvrage contribuer à faire lire et relire les écrits teilhardiens afin de se mettre soi-même en chemin d’une rencontre entre la pensée et la Foi. Bernard Honoré, psychiatre et philosophe, est l’auteur de nombreux ouvrages sur la formation, le soin et la santé. Il a fondé et dirigé pendant plus de trente ans l’Institut de formation et d’études psychosociologiques et pédagogiques (IFEPP). Il est également l’auteur de Produire sa vie et son histoire – Résonances philosophiques (Chronique sociale).

• LABORIE Christian : Les bonheurs de Céline. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Céline, âgée de soixante-quinze ans, quitte le mas où elle a passé toute sa vie pour entrer dans une maison de retraite. Cette nouvelle existence lui donne l’occasion de se replonger dans son passé, qu elle rapporte minutieusement dans un cahier : son enfance, sa rencontre avec l homme de sa vie, la Résistance, l’élevage des vers à soie, etc. Autant de souvenirs drôles ou émouvants, tragiques ou anodins que Céline lègue à son arrière-petite-fille.  Historien-géographe de formation et enseignant, Christian Laborie se passionne pour l’histoire et les habitants de sa province d’adoption pour lesquels ses romans sonnent comme autant d’hommages humbles et sincères. Ses premiers écrits ont été récompensés par l’Académie internationale de Lutèce et par l’association Arts et Lettres de Bordeaux. Il a notamment obtenu le prix Découverte pour L’Arbre à palabres (2001) et le prix Mémoire d’Oc pour Le Chemin des larmes (2004). Sa saga L’Appel des drailles et Les Drailles oubliées a conquis de nombreux lecteurs. Les Bonheurs de Céline, publié initialement en 2010, était  son onzième roman.

LAMBERT Jean-Michel: Témoins à charge. Roman policier. Préface d’Éric Yung. 1 vol. br, 344 p, éd. de Borée, coll. Marge noire, 19,90 €.

517Ne6P-T+L._SX309_BO1,204,203,200_► Le sort s’acharnerait-il sur Kévin Brozniak, inculpé pour la seconde fois de meurtre, moins d’un an après sa sortie de prison ? Ce jeune homme un peu simple d’esprit, mal parti dans la vie, affublé d’un bégaiement qui joue en sa défaveur, avait pourtant réussi à se réinsérer après ses dix années de réclusion pour un crime qu’il a toujours nié avoir commis. Et voici qu’on l’accuse cette fois d’avoir tué Renaud Chabert, fils d’un couple de magistrats très en vue, mouton noir de la famille, un dilettante pour le moins déséquilibré. Pour tout le monde, la culpabilité de Kévin ne fait aucun doute, d’autant qu’il a baissé les bras face au destin qui décidément ne lui fait pas de cadeaux et avoué le crime à l’issue d’une garde à vue éprouvante. Pour presque tout le monde, en réalité, car, à la lecture du dossier d’accusation, Léa Massenay, une jeune et jolie inspectrice de police, est convaincue du contraire. Désireuse d’aller au-delà des apparences qui lui semblent trompeuses, elle contacte l’oncle de la victime, l’avocat pénaliste Guillaume Tirel, et parvient à le convaincre de l’aider dans son enquête. Grand bien lui en a pris, car la vérité n’est pas toujours là où on l’attend. Surtout lorsqu’il est question d’un terrible secret de famille dans la grande bourgeoisie de province. L’avocat pénaliste ira jusqu’au bout pour découvrir le véritable assassin de son neveu, quitte à s’opposer à sa propre famille et remettre en cause ses valeurs. Au terme d’une enquête aux multiples rebondissements, où chacun se montre finalement sous son véritable visage, c’est toute une machination que Guillaume Tirel dévoilera, au risque de ne pas en sortir indemne.

LANFRANCHI-RODIER Luce: Saint-Flour, hauts-lieux d’une enfance. Préface de Jean Pierrot. Photographies de Jean-Claude Jeannot. 1 vol. br, 124 p, illustrations, éd. Créer, 20 €.

Luce Lanfranchi redevient Lucette Rodier pour nous inviter à visiter les années d’après-guerre qui furent pour elle, à Saint-Flour, l’écrin d’une adolescence heureuse. Nous faisant grâce des introspections actuellement très à la mode, elle convie ceux de sa génération à remonter dans leurs propres souvenirs et à retrouver les petits riens oubliés qui ont coloré leur enfance. Certains se reconnaîtront. Quant aux plus jeunes leur curiosité sera sollicitée pour « retrouver avec un mélange d’attendrissement, de stupeur et d’incrédulité… cette époque qui leur paraît furieusement lointaine… ». Secrétaire générale honoraire de l’École du Louvre, ayant été chargée de mission au ministère de la Culture, Luce Lanfranchi a publié aux éditions Amaltée en 2009 « 5 rue de la Liberté ou une enfance en Lozère sous l’Occupation » et aux éditions Créer « Aïe ! Aïe ! Aïe ! Mémoires d’un caïeu auvergnat » ouvrage qui a été qualifié par le jury des Gourmands Awards France pour représenter la France en 2011 à la compétition mondiale dans la rubrique « Thème unique ».

LARUE Sylvain : Au bal des muscadins. 1 vol. br, p, éd. de Borée, coll. Romans historiques, 22 €.

LARUEUne enquête de Léandre Lafforgue…Février 1849 : le Tout-Paris se presse place Vendôme pour participer à une soirée exceptionnelle rappelant les folies du Directoire : le Bal des Muscadins. Mais au milieu des réjouissances, une découverte des plus macabres interrompt les festivités… Peu après, aux quatre coins de la capitale, des hommes sont assaillis puis décapités ; et les têtes tranchées ont disparu. La Révolution et ses débordements reviendraient-ils au goût du jour ? Le président Bonaparte confie donc à son agent spécial, Léandre Lafforgue, le soin d’ assister la police sur les tenants et aboutissants de ces étranges affaires. L’occasion pour le Goupil de faire connaissance avec les frères Lazare, organisateurs du Bal, et d’entrer dans un monde fait de livres rares et d’érudition touchant à l’irrationnel. Né en 1982, Sylvain Larue a entamé dès ses 14 ans une carrière d’historien autodidacte de la criminalité française et de la peine capitale. 

• LEBERT Karine : Loin de Margaux. 1 vol. br, p, 360 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

LEBERT Karine►En 1940, durant l’exode, Margaux échappe à la vigilance des siens. Kidnappée par Clémence, elle se retrouve à fuir sur les routes avec une inconnue qui la chérit comme sa propre fille. Tout d’abord terrorisée, elle finit par accepter son sort, sans pour autant oublier sa vraie famille. Cette dernière est à la recherche de la petite disparue mais la France de l’Occupation recèle bien des zones d’ombre qui pèseront sur le destin des uns et des autres…Karine Lebert a la passion de l’écriture. Biographe pour des particuliers et correspondante de presse pour Paris-Normandie, elle a donné la mesure de son talent de romancière dès son premier livre, “Nina et ses sœurs”. Avec “Loin de Margaux”, elle signe son quatrième roman aux éditions De Borée.

• LÉONARD Laurent : Blanc nocturne. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Polar en poche, 8 €.

Léonard Radié de la médecine et veuf, délaissant sa fille Marie, Léo se consume dans une déprime, qu’il noie inlassablement dans l’alcool.  Une nouvelle fois isolé dans des pensées confuses, il erre, quand le destin met sur sa route une amie d’enfance. Eclaircir ses idées. Rassembler son courage. Sylvie s’évanouit brusquement sous ses yeux, étrangement happée dans l’habitacle opaque d’une limousine. Si sa résurgence le ramène vers la surface, l’enquête pour la retrouver libérera-t-elle enfin Léo de ses démons ?… Né à Chamalières en 1966, Laurent Léonard a passé treize ans en Police Judiciaire à Paris. De retour en province, il s’installe en 2003 à Vichy, où il exerce durant une dizaine d’années, avant de rejoindre Clermont-Ferrand, où il est Chef du Commandement de Nuit. “Blanc nocturne” est son premier roman.

LÉONARD Alain :   Enfants de  la liberté. Roman historique. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €

41V4AY-iZOL._SX309_BO1,204,203,200_► 1783…La vie est rude pour ceux qui cultivent la terre, tributaires du climat, des mauvaises récoltes et accablés d’impôts. Catherine, fille du puisatier du village, se voit forcée de quitter sa famille acculée à la misère, et d’entrer au service des nobles locaux, les Saint-Val. Elle suivra ses maîtres à Paris où la colère populaire, qu’attisent la faim et des décennies d’injustices, sera à l’origine des événements de 1789 qui conduiront à des changements radicaux dans la société française. Du statut de femme de chambre, puis de fugitive à celui d’héroïne de la Bastille, Catherine, jeune fille au caractère entier et rebelle, connaîtra un destin hors du commun. A travers son épopée, entre joies, peines et amours, c’est un pan de la Révolution française et de la société du XVIIIe siècle qui nous est dévoilé.

• MALROUX Antonin : L’espoir de belles aurores. 1 vol. br, 300 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

Janvier 1960. Gatien, dix-huit ans, n’a jamais quitté son hameau du Cantal. Il mène une vie heureuse auprès de son père, modeste employé dans une quincaillerie, de sa soeur Angélise, apprentie couturière, de sa mère Gervaise et de sa grand-mère Léonie. Ayant obtenu un CAP de maçon, il a un avenir tout tracé dans le bâtiment. Il épousera Émilienne Martille, dix-sept ans, fille d’agriculteurs aisés d’un village voisin, qui partage ses sentiments. Quand Gatien est appelé pour rejoindre son régiment en Algérie, Émilienne lui jure qu’elle lui sera fidèle. Elle n’a encore rien dit de son amoureux à ses parents mais, très vite, les nombreuses lettres qu’elle échange avec lui provoquent la curiosité de sa mère. Et puis, soudain, Gatien ne reçoit plus de nouvelles… Par l’auteur de Marie des Adrets, de La Promesse des lilas, de La Cascade des loups, sur cette terre auvergnate belle et généreuse qui l’inspire depuis toujours, un drame de l’amour et du secret où la force des racines et la sagesse des êtres chers permettront de ressaisir le bonheur que l’on croyait perdu…

• MALROUX Antonin : Marie des Adrets. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 340 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 24,50 €.

Malroux  1906, dans le Cantal. Marie vit auprès de ses parents dans un hameau non loin d’Aurillac. Elle est d’une rare beauté, ce qui lui vaut d’être courtisée par tous les garçons des environs. Les fils des gros fermiers voisins, chez qui ses parents travaillent comme domestiques, ne sont pas les moins pressants. Mais Marie croit au grand amour et repousse fermement ses prétendants au risque de susciter de violents ressentiments. Un jour, quelqu’un l’enferme dans une grange et y met le feu. La jeune fille survit à l’incendie mais est défigurée. Qui est le coupable ? Avec un courage qui force l’admiration, Marie tente de reconstruire sa vie brisée jusqu’au jour où elle a l’occasion de se venger…Écrivain sensible et inspiré, Antonin Malroux fait du fabuleux destin d’une petite paysanne cantalienne intrépide et obstinée un hymne merveilleux à l’amour et à la générosité. Sa fidélité au terroir auvergnat lui a valu la plus belle des reconnaissances puisque l’on a donné son nom à l’école communale de son village natal.

• McKENNA  Antony :  Pascal et son libertin. 1 vol. br, 130 p, biblio, index, éd. Garnier, coll. Classiques Garnier, 19 €.

MckMS01b► L’anthropologie de la « misère de l’homme sans Dieu » exprime le point de vue d’un incroyant sur le monde et sa propre nature. Le profit intellectuel du libertin apparaît entre les lignes de l’argumentation apologétique.  Table des matières : Le statut du libertin dans les pensées de Pascal – La vanité et la misère Fondement de l’anthropologie pascalienne  – La grandeur de ­l’homme – Le sentiment de Pascal. – L’imagination – Pascal et les sciences du libertin – La politique : la force et l’imagination – « L’Écriture et le reste» – L’interlocuteur de Pascal – Conclusion Pascal et l’apologétique de son temps – Bibliographie des ouvrages cités –  Index des noms propres.

• MICHALIAS Régis:  Éléments abrégés de grammaire auvergnate: dialecte des environs d’Ambert (Puy-de-Dôme). Réimpression en fac-similé de l’édition d’Ambert (J. Migeon, 1906). 1 vol. br,  220 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

ZZ►“En entreprenant la tâche ardue, parfois malaisée, de rassembler et d’exposer les principes élémentaires de notre dialecte, c’est comme un hommage et un dernier salut que je rends à ce parler qui va mourir et que peut-être nos descendants n’entendront plus. Si j’aime notre langue, irrévérencieusement qualifiée de « patois » et trop injustement dédaignée de ceux qui l’ignorent, c’est qu’elle me rappelle les premiers souvenirs de mon enfance et semble me rattacher par un lien plus intime au sol de la petite patrie ; mais je l’aime aussi, dans sa rudesse naïve, pour sa concision, sa verdeur, sa malice narquoise et sa pittoresque originalité”.

• MORALES-SERRANO David : 18 h 37  Suivi de Les boules et les bleuettes . 1 vol. br, 240 p, éd. de Borée, coll. Polar, 7,50 €.

9782812920455_200x323En 1937, une jeune femme est assassinée dans le métro parisien. Après une longue et vaine enquête, l’affaire est classée et le crime réputé  » parfait « . Près de trente-cinq ans après, Edgar Fillot, directeur du 36 quai des Orfèvres, et qui avait lui-même participé aux recherches en 1937, reçoit par courrier la confession anonyme de l’assassin. Les détails qui figurent sur la lettre ne laissent pas de place au doute, son rédacteur est bien la personne qui a tué Dolorès. Malgré la large prescription du crime, Fillot décide tout de même, sans cadre légal et à quelques jours à peine de son départ en retraite, de mettre tout en oeuvre pour identifier le meurtrier. Aidé par son secrétaire, le phénoménal Harald Dumarais, le directeur de la PJ reprend l’enquête, en marge de la loi. David Morales Serrano est diplômé de lettres espagnoles ; il enseigne la langue de Cervantes dans divers lycées avant d’effectuer un virage professionnel radical en intégrant les rangs de la Gendarmerie Nationale où il devient militaire de carrière avec la qualité d’officier de police judiciaire.

NAVARRO Christine: L’impossible oubli. 1 vol. br, 384 p, éd. de Borée, 19,90 €.

ZZ►  Après “ L’éventail d’ivoire” et “La chevelure d’ébène”, ce troisième et dernier volume de la saga de Christine Navarro débute après la libération, dans une France en reconstruction. Il se poursuit jusqu’en 1974, en corrélation avec  les évolutions historiques du moment. Du côté de Saint-Étienne, autour de Carmen, une jeune institutrice catholique d’origine espagnole qui a sauvé Simon,  un petit garçon juif, pendant la guerre. Comment lui réapprendre à vivre, lorsque toute sa famille a été anéantie à Dachau? En l’aidant à retrouver ses racines au risque de le voir s’éloigner…Journaliste de formation, Christine Navarro s’est lancée dans l’écriture littéraire voici une dizaine d’années. « L’impossible oubli »  est son cinquième ouvrage. Tous ont été publiés par les éditions De Borée et, pour certains, France Loisirs, le Grand Livre du mois et les éditions en gros caractères À Vue d’oeil.

• OUELETTE Sylvie : Le secret du docteur Barry. 1 vol. br, 610 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,90 €.

OueletteAu XIXème siècle au Royaume-Uni, le médecin James Miranda Barry brille autant par son intelligence que par ses excentricités. Tempétueux et avant-gardiste, il sème le trouble sur son passage et ne laisse personne indifférent. Mais ce que nul ne soupçonne alors, c’est que James Miranda Barry est… une femme. Engagée dans l’armée comme médecin militaire, elle va sillonner les colonies britanniques, se retrouvant dans des situations parfois cocasses et vivre des histoires d’amour aussi intenses qu’improbables. Mais comment vivre continuellement en camouflant son corps de femme ? Comment concilier sa véritable nature à cette vocation dévorante ?  Sylvie Ouellette, de formation scientifique, travaille dans la communication et consacre son temps libre à l’écriture. Un style vif allié à des sujets forts confère à ses romans une intensité tout particulière.

PARAILLOUS Alain : Les diables de la sablière. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, 17,90 €.

51PSsvBlf2L._SY346_► Veuve de la Grande Guerre, Mathilde vivote grâce à sa petite exploitation. Elle possède également une sablière qui intéresse fortement la verrerie voisine. Sur les conseils d’Angelo, le fils de ses métayers qui ne la laisse pas indifférente, elle développe ce commerce et commence à s’enrichir. C’est à ce moment que réapparaît Raymond, son amour de jeunesse, et que disparaît Angelo : la vie de Mathilde se retrouve profondément bouleversée, partagée entre la passion et les soupçons qui la rongent… Professeur de lettres, Alain Paraillous est resté profondément attaché à ses origines rurales. Issu d’une longue lignée de paysans, il a exprimé cette fidélité dans « Le Chemin des cablacères », un livre plein de tendresse et d’humour, qui lui a valu la reconnaissance des critiques et la sympathie du grand public.

• PERRET Jean-François : La faille du temps. Préface de Jean Clottes. 1 vol. br, 200 p, éd. de Borée, coll. Romans historiques, 11 €

9782812921124_306x500Quand Alex Leloup disparaît en laissant cette phrase, troublante, « J’ai traversé le temps » dans une lettre en forme d’adieu, son fils ne sait pas encore qu’il s’apprête à vivre une aventure inouïe. Une épopée à la fois fantastique et initiatique. Kévin ignore que pour retrouver son père, il lui faudra dénouer un mystère. Où est-il ? De quoi parle-t-il ? Qu’a-t-il vécu autrefois d’aussi incroyable ? Et surtout, à quoi correspond cette faille, dont il parle, et qui est perdue au plus profond d’une grotte vieille de plus de 30000 ans ? Dans ce roman, premier prix Fiction au Festival du livre préhistorique de La Chapelle-aux-Saints, en Corrèze, le lecteur traverse la faille du temps, et s’immerge dans les grandes salles d’une grotte, à l’époque où l’homme de Cro-Magnon laisse sur les parois les témoignages de son passage. C’est un extraordinaire bestiaire qui met en scène des mammouths, chevaux, lions, bisons, rhinocéros et bien sûr, le  » seigneur  » des lieux, l’ours des cavernes. Un jour de 1994, ce monde souterrain sera redécouvert, en Ardèche. On le connaît aujourd’hui sous le nom de Grotte Chauvet-Pont-d’Arc dont la réplique, La Caverne du Pont-d’Arc, est ouverte au public depuis mai 2015.

PILATE Martine : Les roses sauvages du maquis. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Les-roses-sauvages-du-maquisAlors que la Seconde Guerre mondiale est terminée, Vincent, jeune maquisard et horticulteur, trouve sur son chemin de retour une boîte en métal enfouie dans la terre : elle contient de l’or et un bijou symbolique juif. Durant plusieurs années, il tente de retrouver celle qui a possédé ce bijou, tout en élevant sa fille et en désirant devenir un rosiériste reconnu…Après des études littéraires, Martine Pilate a  exercé différents métiers : enseignante, hôtesse de l’air, interprète, juriste avant de se consacrer exclusivement à l’écriture. Elle est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, principalement des romans dont la Passion selon cinq matous, un best-seller vendu à près de  cent mille. Elle a publié plusieurs de ses romans aux éditions Lucien Souny , parmi lesquels Les cigales en héritage, Rumeurs dans la cour d’école, Le Fils volé…

• PLUCHARD Mireille : Le moulin du prieuré. 1 vol. br, 575 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,50 €.

PLUCHARDAntoine Loubaresse n’aurait pas imaginé plus beau rêve en accueillant les deux jeunes orphelins Louis et Pascaline. Les enfants ont grandi aujourd’hui : Louis a épousé sa fille Lucille et fait prospérer les récoltes d’olives du moulin du Prieuré, tandis que son fils Clément a pris la main de Pascaline et s’échine à cultiver les vignes du mas de la Sarrasine. Le premier principe de la fratrie sera l’entraide, enseignée aux générations suivantes qui en auront bien besoin pour traverser les aléas de la vie et l’épreuve de la guerre qui les attend… Le goût d’écrire est venu à Mireille Pluchard lors de ses recherches généalogiques. Est née alors une trilogie, la saga des Teissier, narrant la vie de sept générations de ses ancêtres. Passionnée d’Histoire et d’histoires, Mireille Pluchard brosse les portraits de personnages attachants et sait entraîner le lecteur dans des intrigues palpitantes.

• ROCHE Florence : La trahison des Combes. 1 vol. br, 440 p, éd. de Borée, coll.  Terre de Poche, 8,10 €.

ROCHEAoût 1943. Quel est cet homme qui revient dans le maquis des Combes où fut assassiné un groupe de résistants ? Lui, l’un des trois chefs du camp et seul survivant, court récupérer cet argent qu’ils avaient caché avant l’attaque. Sans scrupule, lui, l’agent double de la Gestapo retrouve la valise noire et s’enfuit. Trois ans plus tard, Césaire, protégeant des enfants dont les parents ont disparu pendant la guerre, accueille Marthe, une jeune sourde muette au comportement étrange. Intrigué, il part à la recherche de ses parents et se retrouve sur la piste des trois chefs maquisards… L’Histoire avec un grand H est composée de  » petites histoires « , Florence Roche le sait et tisse des romans pleins de suspense et de passion qui, bien que fictifs, inventent ce qui aurait pu être la vérité dans un contexte richement documenté. Elle a déjà démontré son talent dans Des monts de résistance, Les Hautes Terres et L’honneur des Bories, tous parus aux éditions De Borée

• ROUCARIE Philippe : Ainsi coule la rivière. 1 vol. br, 322 p, éd. Créer, coll. Littérature régionale, 20 €.

Si hier n’avait pas été, aujourd’hui ne serait pas. Et si je ne devais retenir qu’un seul exemple de bonheur dans la vie du monde paysan ancien, je suis sûr que ce serait celui de marcher libre, dans son pré, devant ses vaches attelées à son tombereau. Puisse le monde actuel en découvrir l’équivalent !… La rivière ?… Elle était le complément de la terre, presque son égale. Elle était l’envie des grandes fermes de la montagne. Mais, s’il la choyait, le paysan la connaissait mal. De ce qu’elle était avant, il l’ignorait comme il ne savait que très peu de son sort lorsqu’elle avait quitté ses près. Par contre, là, il nettoyait ses berges, la déviait juste assez pour fertiliser ses terres, l’écoutait couler et se sentait riche de ce voisinage. De nos jours, elle a perdu beaucoup de son attrait. Pour le paysan actuel, elle est un outil, un supplément sans doute. Elle n’est plus une passion. De ce qu’est son sort importe peu et si elle permet d’obtenir un plus c’est au même titre que la pluie l’automne ou la neige l’hiver. Le vrai outil est dans le traitement !… Cependant, si on veut regarder au-delà, elle symbolise la Vie. Suivre son cours, c’est évoluer, trouver autre chose, accepter de la voir avalée par un plus grand ailleurs. C’est reconnaître qu’il n’y a plus rien de commun entre l’étiage d’hier et la crue d’aujourd’hui.  C’est accepter de l’existence tout ce qu’elle apporte de plus, de nouveau, de complexe et de divers !… C’est accepter l’évolution !…

La matoune ROYER Roger : La Matoune. 1 vol. br, 440 p, éd. de Borée, coll.  Romans et récits du terroir, 19,90  €.

Une femme qui n’a pas la langue dans sa poche ! Une plongée au coeur d’un village et de ses personnages authentiques. Une narration non dénuée d’humour. À la mort de Valentin, tout le village est ébranlé : qu’on le connaisse bien ou non, personne n’ignore que cet homme très fortuné n’a pas d’héritier ! Alors que les lettres anonymes et malversations commencent à se multiplier, une héritière lointaine se fait connaître : Elle se fait appeler la Matoune. Débarquée dans ce village, tous les ragots tournent autour de ce personnage déroutant et extravagant…

SIMÉON Jean-Pierre : Politique de la beauté. Recueil de poésie. 1 vol. br, 80 p, éd. Cheyne éditions, coll. Verte, 17 €.

Né en 1950. Publie régulièrement à Cheyne depuis 1984. Il a été couronné par le Prix Artaud 1984, le Prix Apollinaire 1994, le Grand Prix du Mont-Saint-Michel 1999 et le  Prix Max Jacob 2006. Quatre romans, un récit et du théâtre ont été publiés par le Castor Astral, l’Aire et les Solitaires intempestifs. Il a fondé et dirigé, avec Jean-Marie Barnaud, la collection Grands fonds de Cheyne éditeur. « Poète associé » au C.D.N. de Reims pendant six ans, il rejoint ensuite le T.N.P. de Villeurbanne, aux côtés de Christian Schiaretti, son directeur. Il est également directeur artistique du Printemps des poètes et membre du comité éditorial de direction de Cheyne éditeur.

• TABACHNIK Maud: L’impossible définition du mal. 1 vol. br, 330 p,  éd. de Borée, coll. Marge noire, 19,90 €.

41OKgXWO7zL._SX310_BO1,204,203,200_Viktor Braunstein, commissaire principal à la Direction des recherches criminelles, est dégradé pour avoir voulu faire le ménage dans la bureaucratie moscovite. Sanction immédiate : il est envoyé en tant qu’adjoint au commissariat numéro 1 de Rostov-sur-le-Don. Braunstein commence juste à prendre ses marques dans ce nouvel environnement et découvrir les mœurs de la province, quand l’actualité criminelle le rattrape… Une jeune femme, Hélène Koskas, est retrouvée morte au milieu des bois. Si son identité et son histoire ne font guère de mystères ― elle devait venir gonfler le nombre des femmes slaves sur les trottoirs des capitales européennes ―, c’est son corps, mutilé, qui interpelle. Suivant le mode opératoire de l’assassinat, tout laisse à penser que ce crime porte la signature du tueur cannibale, un dangereux spree killer en cavale depuis plus de dix ans. Si le meurtrier le plus recherché de Russie est dans la région, il n’y a aucune raison pour qu’il ne récidive pas dans les jours prochains. L’enquête commence… Un récit sombre au plus profond de la Russie d’aujourd’hui : une nation qui se cherche entre la postérité des tsars, un mythe soviétique décadent et le pouvoir actuel conservateur et autoritaire.

• TESSIER Colette : Les carnets noirs. 1 vol. br, 230 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6 €.

Tessier Justine Mauduit est la mère de « huit-z-enfants ». Pour chacun, elle note sur un carnet noir tout l’argent qu’ils ont coûté depuis leur naissance. Le destin capricieux prêtera-t-il main-forte à cette paysanne dans la mission qu’elle s’est fixée : récupérer chaque sou dépensé par les siens ? Justine Mauduit est la mère de « huit-z-enfants ». Pour chacun, elle note sur un carnet noir tout l’argent qu’ils ont coûté depuis leur naissance. Le destin capricieux prêtera-t-il main-forte à cette paysanne dans la mission qu’elle s’est fixée : récupérer chaque sou dépensé par les siens ?

• TOUATI Claude Rose, TOUATI Lucien Guy : Le cahier bleu. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

Quarante ans ! Quarante ans qu’il n’est pas revenu au pays ! Et aujourd’hui, Valentin est assis dans le café de ce village, pour un rendez-vous qu’il ne pouvait manquer à aucun prix.

Arrivé avec une heure d’avance, il scrute la porte d’entrée qu’elle va bientôt franchir. Elle… ça ne peut être que Cécile, cette jolie fille qu’il a tant aimée il y a si longtemps, et qui l’avait délaissé sans explication pour un autre garçon. Les souvenirs enfouis soudain se libèrent.

• VERRIER Michel : Le fils de la Bigotière. 1 vol. br, 430 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits  du terroir, 19,90 €.

VERRIERDans les années 1920, après une longue traversée en mer, le marin Gildas Hamon retourne sur ses terres, très convoitées par le père Le Goff et ses trois fils. Sa mère, seule famille qui lui reste, périt dans un incendie. Il soupçonne les Le Goff d’être à l’origine de l’accident mais quand l’un des trois fils disparaît, il est à son tour suspecté par tout le village et forcé de repartir en mer. ‘origine tourangelle, Michel Verrier est installé en Rhône-Alpes depuis plus de trente ans. Après des études de lettres, il s’est consacré à l’enseignement. Il est désormais responsable pédagogique dans une grande entreprise de formation. Journaliste pour la presse quotidienne locale à ses heures perdues, il régale ses lecteurs de chroniques sur le terroir, les traditions rurales, le rugby ou l’équitation – sa grande passion. Il écrit aussi des feuilletons pour la presse régionale. Il a élu domicile dans un village du val de Saône, au pied des vignes beaujolaises, loin de la ville. Son attrait pour sa commune d’adoption a été tel qu’il en est aujourd’hui un des maires adjoints.

• VITTÉ Louis-Olivier: La dame des vignes hautes. 1 vol. br, 300 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 18,90 €.

9782702160442-001-T► 1946. Johanna, quarante ans, vit avec ses beaux-parents dans leur ferme isolée sur les hauteurs de la vallée de la Dordogne. Tous trois attendent le retour de Pierre, prisonnier en Allemagne. Pour survivre, on a vendu presque toutes les terres. Il ne reste qu’une vieille vigne mal exposée, couverte de ronces, que Johanna voudrait faire renaître pour en tirer de nouveau du vin.La tâche s’annonce rude. Un inconnu récemment arrivé au village propose son aide. L’homme est charmeur, travailleur. Bientôt, Johanna ne peut plus détacher ses pensées de lui. Au risque d’oublier Pierre, alors que dans le pays les hommes reviennent les uns après les autres de captivité… En écrivain attaché à ses racines, Louis-Olivier Vitté signe un beau drame romantique dans ce monde rural du Limousin dont il connaît tous les secrets.

WOLF Catherine : La rose dormeuse. 1 vol. br, 325 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7€

WolfUne riche documentation sur le monde de la couture. Une héroïne en quête de ses origines. Une machination bien menée !  Louisa, douze ans, est élevée par sa tante avec qui elle vit chichement.  Le destin lui fait rencontrer Madeleine, une jeune femme passionnée par la mode qui tient une boutique en ville : en lui offrant une place comme apprenti, Madeleine ouvre à Louisa les portes du luxe et de la bourgeoisie locale. Mais en approchant ce nouveau monde, elle va découvrir la vérité sur ses origines… Catherine Wolff, professeur d’histoire romaine à l’université d’Avignon, travaille essentiellement sur les couches inférieures de la population et l’armée romaine. Elle est l’auteur d’une  thèse de doctorat sur  « Les brigands en Orient sous le Haut-Empire romain ». 

◘ HISTOIRE

ASTRUC Marcel : Jean-Claude Simon, député-maire de Saugues, président du Conseil général de la Haute-Loire, 1959-1976 : les années d’espérance. 1 vol. br, 148 p, illustrations, éd. les Amis de la Tour (Saugues) 25 €.

astruc► Né à Brioude en 1932, mort à Saugues en 1976, Jean-Claude Simon  était docteur en médecine. Il fut député de 1973 à 1976. Ce qui primait chez lui, c’était la solidarité, de développement local autour du triptyque : agriculture, tourisme et petits ateliers industriels. La carrière politique du docteur Simon est retracée depuis son installation à Saugues, en Haute-Loire, à la fin des années 1950. A travers son itinéraire et les actions qu’il a menées sont présentés la vie religieuse, commerçante et associative du village ainsi que son économie, son agriculture, l’enseignement, les travaux importants, les événements marquants de son histoire récente. Cet ouvrage, initié par la municipalité et l’association des Amis de la Tour, comporte un grand nombre de photos de la « petite histoire » politique du Gévaudan, Velay et de l’Auvergne, qui n’est jamais qu’une déclinaison de la « grande », ainsi que de nombreuses illustrations de la vie rurale des années 1950-1970.

• BÉLIME-DROGUET Nathalie, CORVISIER Christian : Le château de Villeneuve-Lembron. 1 vol. br, 64 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. du Patrimoine, coll. Itinéraires du patrimoine, 7 €

004997096Le château de Villeneuve-Lembron, situé au cœur de Auvergne, est l’écrin  qui renferme un  exceptionnel ensemble de décors peints réalisé sur deux siècles. . L’édifice actuel reste pour l’essentiel celui qui a été bâti à neuf autour de 1500, puis doté de nouvelles façades sur cour au XVIIème siècle. La première étape, la plus marquante, est due au fondateur, Rigault d’Aureille, qui fut maître d’hôtel de quatre rois, de Louis XI à François Ier. L’originalité des figures allégoriques ornant les murs des galeries, assorties d’inscriptions insolites et combinées avec des trophées de chasse, fait l’essentiel de la notoriété du lieu. Un second programme est  déployé dans le logis du château et dans ses écuries au temps des guerres de Religion. 

• BELLUT Jacques : La Chaise-Dieu depuis la Révolution. Préface de Martin de Framond directeur des Archives départementales de la Haute-Loire. 1 vol. br, 160 p, illustrations n-b et coul, biblio, éd. du Roure, 18 €.

chaise_dieu ► L’histoire du bourg de La Chaise-Dieu n’a jamais été étudiée.  Les recherches menées par Jacques Bellut  sur son passé à partir de la Révolution française, c’est-à-dire après la fermeture de l’abbaye, ont été riches en découvertes. S’il est resté un bourg d’abbaye, avec une vie culturelle qui s’épanouit et les retombées touristiques qui en découlent, on observe la laborieuse mise en place des institutions républicaines et le poids de la dynastie des Pellet-Chantelauze, notables républicains, l’ouverture de la première école de garçons sous la monarchie de Juillet seulement, le développement du tourisme et des scieries permis par la construction du chemin de fer en 1902.  Le déclin démographique devient inquiétant vers 1970. L’avenir de ce bourg dépend sans doute des investissements touristiques et aussi de la volonté des Casadéens d’y vivre.

• BENOIT Michel : Saint-Just, la liberté ou la mort. 1 vol. br, 370 p, éd. de Borée, coll. Histoire et documents, 8,90 €.

Benoit Saint-JustIl est dix neuf heures trente. Deux tombereaux montent la rue du Rocher en direction du cimetière des Errancis, près de la barrière de Monceaux. Il est tard, on jette pêle-mêle dans la fosse les corps des suppliciés du jour. Parmi eux, Maximilien Robespierre et Louis-Antoine Saint-Just, né à Decize il y a vingt-six ans. Nous sommes le 10 Thermidor de l’An II. Ce jeune homme que rien ne destinait à participer à l’aventure révolutionnaire était mort sans pouvoir prononcer son dernier discours. Celui qui déclarait à la tribune de l’assemblée que « la confiance n’a plus de prix lorsqu’on la partage avec des hommes corrompus -, ou encore – Osez ! ce mot renferme toute la politique de notre révolution », n’aura été député que vingt-deux mois et n’aura pu mettre en pratique la constitution de 1793 dont il fut l’un des maîtres penseurs. Quelles purent être les dernières heures, les ultimes pensées de Saint-Just, homme d’action et penseur d’actes, alors qu’il se savait condamné? Michel Benoit est écrivain, essayiste, historien, auteur de pièces de théâtre. Ses ouvrages historiques ont connu un large succès, tels Les Grands Evénements du Nivernais et Les Mystères du Cher. Son blog, « Le blog de Michel Benoit », connaît une grande fréquentation depuis sa création. Il collabore régulièrement aux magazines Les Grandes Affaires de l’Histoire et Les Grandes Affaires criminelles. Enfin, il publie depuis six ans les Enquêtes du Commissaire Merle.

• BENOIST Pierre : Au fil de l’eau : châteaux et maisons fortes du Haut-Allier. Illustration de Monique Benoist. 1 vol. br,  200 p, illustrations en couleur, éd. de l’Arzalier (Prades), 19 €.

Electre_978-2-9544487-5-6_9782954448756Au temps où la province d’Auvergne se couvrait d’abbayes, quantité de châteaux forts (Castrums) et de tours dressées sur les cimes de la vallée de l’Allier dominaient les campagnes et imposaient le respect. La plupart sont maintenant en ruines, ou ont simplement disparus. Les sommets couronnés à l’époque de leurs splendeurs passées ne sont plus que des pics rocheux où la nature a repris ses droits. Au fil de l’eau, ce nouvel opus sur l’histoire du Haut-Allier, fait découvrir ces lieux oubliés. Des cimes escarpées qui les portaient, on remarquera les pierres édifiées par les hommes. En sillonnant les chemins hérissés par la beauté de leurs ruines, on pourra découvrir une région splendide, verdoyante et fleurie en été, enneigée en hiver, où l’automne ressemble aux paysages des forêts de nos cousins canadiens. Les Pipéracois (Habitants de Pébrac) ne sont-ils pas à l’origine de la création de Montréal ? Au détour d’un sentier mal aisé qui serpente dans les bois, les yeux du randonneur s’écarquillent devant ces lieux inviolables où l’homme du XXIème siècle n’oserait pas s’installer. La découverte de ces vieilles pierres sur les versants du Velay ou du Gévaudan au pied des gorges de l’Allier, n’offrent-ils pas un spectacle grandiose et émouvant ? Au fil de l’eau,  comme l’indique le titre de l’ouvrage , la vallée de l’Allier et de ses affluents, lève le voile de l’histoire, oubliée, méconnue, innommée, secrète.

• BLAIZOT Frédéric, DOUSTEYSSIER Bertrand, MILCENT Pierre-Yves (sous la direction de) : Les ensembles funéraires du bronze final et de la Tène ancienne des Martres-d’Artière (Puy-de-Dôme). 1 vol.  br, 206 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. CNRS éditions, 55 €.

Gallia► Dans la plaine alluviale de l’Allier, sur la commune des Martres-d’Artière (Puy-de-Dôme), deux aires funéraires distinctes ont été fouillées : l’une avec des sépultures et des enclos circulaires du Bronze final 1 et 2 ancien ; l’autre avec 25 tombes de La Tène ancienne dans un enclos trapézoïdal. Elles offrent l’image d’un ensemble de très grande taille composé de petits groupes de tombes et de monuments probablement établis le long d’un axe majeur de communication.   Par l’étude exhaustive des monuments, des dispositifs funéraires et de l’ensemble du matériel, le présent ouvrage décrit des pratiques funéraires encore mal connues en Basse-Auvergne pour la période. Une parure de perles en ambre et en or du Bronze final dans une inhumation, un ceinturon militaire de La Tène ancienne dans deux autres tombes, la pratique conjointe de l’inhumation et de la crémation pour la même période, une structure énigmatique, vide, qui jouxte un dépôt de crémation à l’intérieur d’un enclos du Bronze final : autant d’éléments notables que cet ensemble a livrés. L’analyse de l’enclos de La Tène ancienne, utilisé entre le deuxième quart du Ve s. et le début du IIIe s. av. J.-C., permet par ailleurs d’établir des dynamiques diachroniques d’implantation des sépultures, de proposer des hypothèses sur son aspect originel et son évolution, et aussi de discuter son recrutement et son organisation interne.  Cette monographie offre une synthèse inédite ainsi qu’un catalogue analytique d’un site fondamental livrant de nouvelles connaissances sur les dispositifs et les pratiques funéraires, et plus largement sur les sociétés de l’âge du Bronze final et de La Tène ancienne dans le Centre-Est de la France.

• BOITHIAS Jean-Louis : Le pays de Cunlhat aux siècles passés : ses terroirs, ses activités, ses hommes. 1 vol. br, 455 p, illustrations en couleur, biblio, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Mémoire vive, 39,50 €

BOITHIAS 2Né à Ambert en 1954, Jean-Louis Boithias s’est consacré très tôt à l’histoire locale et à l’ethnologie, avec une prédilection pour l’architecture rurale et l’archéologie industrielle. Membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand depuis 1973, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’ethnographie et les métiers traditionnels des régions de France aux Éditions Créer, de même que de nombreux articles sur l’histoire économique ancienne de la vallée de la Dore parus dans diverses revues locales dont celle du Groupe de Recherche Archéologique et Historique du Livradois-Forez. Il a également donné des cours sur ces thèmes dans le cadre de l’Université Populaire de la Dore et organise régulièrement des conférences. Parmi ses publications, on notera une série consacrée depuis 2002 aux huit cantons de l’arrondissement d’Ambert, dont cinq tomes sont actuellement parus (Le canton de Saint-Anthème en 2003, Le Canton de Viverols en 2004, Le Canton d’Arlanc en 2005, Le Canton d’Ambert Tome 1 et Tome 2 en 2009-2010), ainsi que trois ouvrages en coédition avec le SIVOM d’Ambert sur le patrimoine civil, religieux, naturel et légendaire du Livradois-Forez parus aux Éditions de la Montmarie devenues aujourd’hui Éditions des Monts d’Auvergne.

• CHASSAIGNE André : Et maintenant, Monsieur le Président ? 1 vol. br, 92 p, éd. de l’Atelier, 7 €.

Sans titre-2 Près de quatre mois après son élection à la Présidence de la République, Emmanuel Macron fait face à une rentrée pleine d’interrogations quant à l’avenir de ses réformes. Il promettait une « Révolution » où triompheraient le « progrès », la liberté, l’« émancipation », l’« égalité des chances », un « travail libéré ». Et si le contenu des mesures proposées, bien loin de s’imposer comme des évidences, supposait davantage de débats contradictoires et de dialogue qu’une simple consultation des parties prenantes ? Tel est le sens de l’interpellation lancée à Emmanuel Macron par André Chassaigne dans son livre Et maintenant, Monsieur le Président ?  Le député du Puy-de-Dôme,  ancré dans son territoire, auteur de propositions de lois travaillées avec les citoyens, est président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée national. Avec ce livre il interpelle Emmanuel Macron sur dix points  essentiels de sa politique : renouveau démocratique, réenchantement de l’Europe, modèle de croissance, « libération du travail », protection sociale, avenir des territoires, égalité des chances, compétitivité, finance au service de l’investissement, sécurité… Chaque volet est examiné sans caricature ni complaisance, avec le réel désir d’ouvrir un débat exigeant qui sorte la France de l’impasse économique et sociale dans laquelle elle se trouve.  André Chassaigne rappelle que l’élection du président, et d’une majorité écrasante de députés d’En Marche à l’Assemblée nationale, ne doit pas fermer le débat et la vie politique pendant les cinq années à venir. Bien au contraire, selon lui,  il est impératif de tout mettre en œuvre pour faire émerger les sujets et les enjeux d’avenir que l’élection présidentielle n’a fait qu’effleurer. Ce livre entend  y contribuer et faire naître l’envie de développer la démocratie. 

• CHATEL DE BRANCION Laurence : Lafayette : la traversée d’une vie. Exposition du Musée Hèbre (Rochefort) 14 juin – 1er octobre 2017. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleurs, éd. Monelle Hayot, 15 €.

Le 13 juin 1917, le général John Pershing débarque en France à la tête de près de deux millions de soldats américains pour aider les Français menacés d’invasion. Ils crient : « LaFayette nous voici ! »… LaFayette ? Mais qui est LaFayette ? L’exposition au musée Hèbre de Rochefort raconte la vie de celui qui s’embarqua sur l’Hermione pour soutenir les rebelles américains. Objets précieux, tableaux, caricatures politiques, documents rares venant de collections françaises et étrangères, montrent sa vie à la cour de Versailles, la Révolution, les combats pour la liberté, les errements aussi…LaFayette a été fait citoyen d’honneur des États-Unis d’Amérique.

JlnMS05bDELFORGE Frédéric : Jacqueline Pascal, 1625-1661 : biographie. 1 vol. br, 157 p, annexes : biblio, glossaire, Chronologie, éd. Classiques Garnier, coll. Univers Port-Royal, 27 €

Jacqueline Pascal a mené sa vie à l’ombre de son frère aîné, Blaise. Leurs destins, intimement liés, diffèrent aussi sensiblement, et Jacqueline apparaît comme une des femmes les plus remarquables du XVIIIe siècle. Elle eut une enfance clermontoise, de sa naissance à 1631, avant d’aller à Paris puis à Rouen, en 1640, et de nouveau à Paris où elle entra au monastère de Port-Royal des Champs en 1652.

• DESMICHEL Pascal, FAUCON Frédéric: Patrimoine extraordinaire du chemin de fer en Auvergne et en Limousin. 1 vol. br, 168 p, illustrations en couleur, éd. C. Bonneton, 14,90 €.

ZL’Auvergne et le Limousin ont été le théâtre d’une activité ferroviaire intense jusqu’aux années 1950. Le patrimoine ferroviaire y est encore très présent : postes d’aiguillage, châteaux d’eau, funiculaires, viaducs, lignes inachevées, rotondes, baraquements et ateliers, tunnels, gares, signaux et grues, centrales électriques, etc. Les auteurs invitent le lecteur à aller sur place. Chacun des 200 lieux remarquables est  détaillé (histoire, architecture, économie, etc.) et illustré de belles photos. Pascal Desmichel et Frédéric Faucon sont universitaires. Ils enseignent la géographie à l’université Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand. Frédéric Faucon est originaire de Champeix (Puy-de-Dôme, Auvergne) et Pascal Desmichel est originaire de Limoges (Haute-Vienne, Limousin).

• DEYBER Alain : Vercingétorix, chef de guerre. Préface de Paul Martin. 1 vol. br, 222 p, illustrations en couleur, biblio, glossaire, sites web, éd. LEMME éditions (Clermont-Ferrand), 22 €.

DEYBERAucun auteur jusqu’à maintenant n’avait rigoureusement étudié Vercingétorix comme chef de guerre. Que sait-on de la formation militaire de ce célèbre Arverne ? Comment a-t-il pu, en peu de temps, abandonner Avaricum, remporter une victoire éclatante à Gergovia, et être battu à Alesia, alors que son armée et celle de  » secours  » n’étaient pas détruites ? L’organisation de l’armée gauloise, ses effectifs, son équipement, son entraînement, son fonctionnement, y seraient-ils pour quelque chose ? Vercingétorix vivait-il au contact de ses hommes ? Savait-il se montrer convaincant vis-à-vis de ses pairs, et ceux-ci lui sont-il restés fidèles ou au contraire l’ont-ils trahi ? Était-il indifférent aux difficultés de ses compatriotes ? Comment se sont déroulés les derniers jours de son existence ? Peut-on encore croire César, quand celui-ci clôt son De Bello Gallico sur l’image d’une Gaule vaincue et soumise à Rome ?  Cet ouvrage répond à toutes ces questions sur la base des recherches les plus récentes, et démontre qu’en dépit des défauts qui lui sont imputés à tort, Vercingétorix peut assurément figurer parmi les grands commandants de l’Histoire.  Alain Deyber, docteur d’État en histoire et civilisation de l’Antiquité, est  l’un des meilleurs spécialistes des peuples gaulois. 

DUPONT-PIERRARD Nicole : Claire de Gonzague, comtesse de Bourbon-Montpensier, 1464-1503 : une princesse italienne à la cour de France.  1 vol. br, 339 p, illustrations, éd. Presses universitaires du Septentrion, Coll. Histoire et civilisations, 29 € (21 € en version PDF).

27574100028400L Texte remanié de : Thèse de doctorat d’ Histoire (Université de Lille 3, 2013).  Après une enfance passée au service de la cour raffinée des marquis de Mantoue, Clara Gonzaga épousa en 1481  Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier, cousin du roi Charles VIII. Elle joua un rôle de mécène, accueillant des artistes et des réfugiés italiens dans son château d’Aigueperse en Auvergne. Après la mort de son mari le 5 octobre 1496, à Pouzzoles, la comtesse, dame d’honneur d’Anne de Bretagne, mit son talent de négociatrice au service de son frère François, intriguant à la cour de France pour sauver le marquisat que Louis XII envisageait de conquérir. Elle mourut le 2 juin 1503 et fut inhumée aux cotés de son mari dans une crypte de la Sainte Chapelle d’Aigueperse. Cette biographie d’une princesse, mère du célèbre connétable Charles de Bourbon et belle-sœur de la brillante marquise Isabelle d’Este, fait renaître la vie de cour au XVe siècle, sous la forme d’un sujet inédit basé essentiellement sur des sources d’archives italiennes.

ESTÈVE Christian : Le rossignol ne chantera plus : histoire d’un crime à Aurillac en 1815. 1 vol. br, 735 p, illustrations, éd. CE (Champs-sur-Tarentaise), 32 €

Quand au matin du 8 février 1815 fut retrouvé, dans le jardin de l’ancien hospice, pendu à un portail par ses bretelles, le corps sans vie du dénommé Rossignol, la ville d’Aurillac fut saisie de frayeur car il s’agissait bel et bien d’un assassinat. Puis… plus rien ou si peu. Une béance qui inciterait à faire de ce simple crime, l’histoire de la justice, non pas celle qui avait récemment germé dans les cerveaux des juristes impériaux, mais celle qui se pratiquait au loin de la capitale. Et l’histoire d’une enquête ayant pour but de ne pas identifier les assassins. Christian Estève présente une synthèse des recherches qu’il a menées durant plusieurs années sur cette affaire.

FIZELLIER-SAUGET Bernadette, FOURNIER Gabriel, ROQUES Rémy  (sous la direction de) : Étude sur l’administration d’Alfonse de Poitiers dans la terre d’Auvergne. Édition critique de la thèse soutenue par Pierre-François Fournier (1886-1986)  soutenue devant l’École nationale des chartes, en janvier 1911. Éditions Presses Universitaires  Blaise-Pascal, coll. Études sur le Massif central,  disponible uniquement en version Pdf, 7,50 €.

Alphonsedepoitiers Cette thèse, soutenue par Pierre-François Fournier en janvier 1911 à l’École nationale des chartes, était restée inédite à ce jour, notamment en raison de la première Guerre mondiale. Parvenue sous la forme d’un unique exemplaire manuscrit, conservé par son fils Gabriel Fournier, elle est composée de 167 feuillets qu’il a fallu transcrire et quelque peu actualiser, en fonction des publications parues depuis un siècle. Ainsi, elle offre aux historiens des institutions et des pratiques de gouvernement du XIIIe siècle, ainsi qu’au public féru d’histoire locale, une moisson d’informations et de savantes dissertations, replacée dans le contexte actuel de la recherche. C’est également l’occasion de présenter la méthode de travail d’un chartiste tout au long du XXe siècle, puisque Pierre-François Fournier, après avoir travaillé à la Bibliothèque nationale, fut directeur des Archives départementales de la Haute-Loire en 1922, puis de celles du Puy-de-Dôme de 1924 à 1949, directeur de la IIIcirconscription des Antiquités historiques d’Auvergne de 1942 à 1964, tout en étant conservateur des Antiquités et Objets d’Art de 1942 à 1965. Il fut également conservateur du musée Bargoin à Clermont-Ferrand de 1947 à 1955. Grâce au recours à des caractères de couleurs différentes, il est possible de suivre les modifications apportées au texte original que Pierre-François Fournier n’a cessé de corriger pendant toute sa vie, même après la publication en 1959, en collaboration avec Pascal Guébin, du volume des Enquêtes administratives d’Alfonse de Poitiers et arrêts de son Parlement de Toulouse.

• FONTAINE Michel : En marche vers Compostelle. Préface de Jean-Pierre Raffarin. 1 vol. br, 430 p, éd. de Borée, coll. Histoire et documents, 9,90€

FontaineL’auteur avait conscience que l’essentiel du sable s’était déjà écoulé dans la partie inférieure du « sablier de sa vie ». En chemin, il a découvert que le mental tient un rôle insoupçonné. Marcher sur le Chemin de Compostelle est une aventure humaine moderne exaltante.

Ce livre est le témoignage d’un homme qui a décidé de prendre du temps sur sa vie pour marcher sur les traces de Saint-Jacques. Une introspection qui lui a permis d’échanger avec des personnes de diverses origines, de saisir d’autres idées, de découvrir de nouveaux paysages… de vivre intensément chaque instant ! Un ouvrage à emporter sur les chemins de Saint-Jacques, mais aussi ailleurs…

ZZZFragment du voyage d’une jeune Parisienne, avec son père, à Clermont-Ferrand, en Auvergne, leur pays : septembre 1843. Réimpression en fac-similé . 1 vol. br, 16 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 5 €.

Aventure singulière dans leur excursion aux nouvelles Eaux minérales de Saint-Marc, entre Clermont et Royat. A Saint-Marc, cet automne, Un jour nous promenant, Parisienne mignonne, Ma fille allait chantant : On rit, on jase, on raisonne, On s’amuse un moment. J’étais avec mon Élise, Une cousine, un parent.  Tous les quatre parcourant Ce beau pays, cette terre promise. C’est de surprise en surprise.

• Lame des chevaliers : armes et armures dans les collections du musée Mandet de Riom, de la fin du Moyen-Âge au XIXè siècle. Catalogue de l’exposition du 24 juin 2017 au 4 mars 2018. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. Musée Francisque Mandet – Riom, 20 €.

Des armes, des armures, des peintures, ou encore des objets d’art permettent de retracer l’histoire de la chevalerie, de découvrir l’évolution des armes et de l’équipement des chevaliers, la dimension mythique de la chevalerie mais aussi sa survivance dans des contextes non militaires. Autour du concept de l’arme, avec une attention particulière sur l’épée, cette exposition évoque le mythe du chevalier, de la fin du Moyen Âge au XXI e siècle, à partir des collections permanentes du musée Mandet, celles d’autres musées français ( musée Masséna de Nice, musée Roger Quilliot de Clermont-Ferrand, musée Marcel-Sahut de Volvic, musée Denon de Chalon-sur-Saône) et de particuliers. Car les armes présentées en vitrines ou montées en panoplie dans les musées ou les châteaux, véhiculent des images mentales qui se rattachent à la bravoure, à la force physique et à l’honneur, valeurs de tous temps associées à l’esprit chevaleresque. Riches d’environ 300 œuvres, du XIIIè au XIXè siècle, les militaria du musée Mandet sont principalement constituées d’armes tranchantes et défensives (éléments d’armure, cotte de mailles, salades et bacinets, boucliers et rondaches), d’armes de jet et à feu (arbalètes, poires à poudre, pistolets, carabines et tromblons) et d’armes d’hast (pertuisanes, hallebardes, lances)…

LUNEAU Jean-François, PHALIP Bruno (sous la direction de) : Restaurer au XIXe siècle (II) . Actes de la table ronde du 11 septembre 2013. Disponible uniquement en version PDF, 88  p, éd. Presses universitaires Blaise Pascal, coll. Histoires croisées, éd. Presses universitaires Blaise Pascal , 7,50 €

restaurer19es_IILa problématique de la restauration monumentale s’est enrichie en abordant les questions de destruction, de production et de diffusion des œuvres, une problématique mise en œuvre lors de la première table ronde consacrée au thème de la restauration au XIXe siècle, en 2010. Trois ans plus tard, au moment où se préparait l’édition d’un livre monographique sur la cathédrale de Clermont, des chercheurs médiévistes et contemporanéistes engagés dans ce projet se sont posés la question de l’exemplarité du chantier d’achèvement de cet édifice dans la seconde moitié du XIXe siècle, sous la direction de Viollet-le-Duc. Ils ont pour cela repris des dossiers parfois anciennement ouverts, mais aussi déssourcé de nouveaux documents. Ils ont aussi scruté le bâtiment à la loupe, sans oublier de pratiquer le regard plus éloigné du comparatisme, observant d’autres chantiers, d’autres lieux et d’autres acteurs. En se focalisant sur les hommes qui ont fait le chantier, sur la pratique de leurs métiers, sur l’usage qu’ils font de leurs outils, sur leurs façons de collaborer entre eux ou de dialoguer avec leurs prédécesseurs ayant œuvré pour la cathédrale à un moment ou un autre de son histoire, ils proposent un nouveau regard sur l’édifice : avec l’unification stylistique du bâtiment, le Moyen Âge s’est achevé et la cathédrale est entrée de plain-pied dans l’ère industrielle. Cependant, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, les acteurs à l’œuvre sur le chantier, se pensaient comme les continuateurs du Moyen Âge : il y a bien là une forme d’idéologie, laquelle, comme on le sait depuis Marx, masque souvent les nouveaux rapports de production, y compris en matière artistique.

MARIVAIN Bruno, MOGÈRE Serge, WOEHREL Jean-Marie Gergovie. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. OREP (Bayeux),   18,90 €

1293miniCette bande dessinée historique permet de se replonger dans l’oeuvre de César et sa vision de la guerre des Gaules. Cette relecture s’enrichit des acquis récents de l’archéologie et donne ainsi une vue renouvelée de cet épisode de l’histoire, qui s’éloigne alors des récits et clichés traditionnels repris génération après génération. Une BD pleine de détails, qui se veut au plus près des faits rapportés par César, réinterprétés par les historiens et les archéologues à partir des découvertes les plus récentes. L’album, bien renseigné et bien dessiné, avec des restitutions de très haute qualité, notamment des camps fortifiés, le génie civil et militaire, les machines de la guerre des Gaules, dont le dénouement aurait pu modifier le cours de l’histoire.

• MONNET Antoine-Grimoald: Voyage de Monnet : Haute-Loire et le Puy-de-Dôme (1793-1794). Reproduction  en fac-similé de l’édition: Le Puy, 1875. 1 vol. br, XVIII + 100 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Redivivia, 15 €.  

ZI►   La Convention envoya le savant Monnet dans les bassins de Brassac et de Sainte-Florine pour activer l’extraction du charbon et le faire diriger sur Paris. D’origine modeste, Antoine-Grimoald Monnet (1734-1817) apprit tout par lui-même en autodidacte accompli. La bonne fortune le fit introduire dans le cercle des savants et d’une aristocratie curieuse de sciences. Il accéda ainsi à la plus haute fonction de l’Etat dans le domaine des ressources minières, au titre d’inspecteur général. Mû par une passion inébranlable, il parcourut les territoires de France et d’ailleurs, précurseur de la carte géologique, mais aussi conseiller éclairé à l’adresse des exploitants. La couverture reproduite ci-contre est celle de l’édition originale et non pas celle de la réimpression en fac- similé. 

• MOULIER Jean-Claude :  Châteaux, seigneurs et sites fortifiés de Haute-Auvergne. 1 vol. relié, 260 p, illustrations n-b et couleur,  éd. des Monts d’Auvergne, 35 €.

Sans titrePar sa position isolée dans une région montagneuse loin des grands centres urbains, la Haute Auvergne s’est organisée à l’abri des influences extérieures. Peu à peu, les tenants des grands domaines en sont devenus les seigneurs. Pour protéger leurs biens et ceux qui les exploitaient, ils ont élevés des châteaux fortifiés, d’abord rudimentaires, puis de plus en plus élaborés.  Le pays s’est alors hérissé de centaines de forteresses. Beaucoup n’ont pas résisté aux conflits qui ont ravagé la région. La guerre de Cent Ans conduisit ainsi à la destruction de la presque totalité des châteaux existants. Beaucoup ont ensuite été reconstruits et ont dû affronter les guerres de Religion puis la Révolution. La plupart ont été ruinés et rares sont ceux qui nous sont parvenus intacts. Quelques-uns ont été fortement restaurés et transformés. Cet ouvrage se propose de partir à leur découverte, de retracer leur histoire et celle des familles qui les ont possédés. Par une illustration abondante, il montre leur état actuel, des plus modestes vestiges aux demeures prestigieuses, parfois toujours occupées par les descendants de leurs constructeurs. Cette documentation et une localisation précise des châteaux permettront au lecteur de partir à leur découverte et de faire revivre leur histoire. 

• PAU Alexandre : Domeyrat : château fantastique. 1 vol. br, 32 p, illustrations en couleur, biblio, éd du Roure, 8 €.

domeyrat► Domeyrat, joyau des châteaux de la Haute-Loire, se trouve dans la vallée de l’Allier à près de 13 kilomètres au sud-ouest de Brioude. Sa silhouette altière veille depuis des siècles sur les méandres de la Sénouire et sur un charmant village à deux pas de l’abbaye de Lavaudieu.  L’histoire du site est passionnante. Vers le XIIe siècle, les premiers seigneurs d’  Almeyrac  connus portent le curieux nom de Papabeuf. Cette famille a édifié une forteresse primitive aujourd’hui disparue, enfouie dans les profondeurs de l’actuel donjon. D’autres propriétaires vont se rendre maîtres des lieux : les Langeac, les Montagu ou entre autres, les La Rochefoucauld. Mais c’est, semble-t-il, un énigmatique et puissant évêque de Clermont, Martin Gouge de Charpaigne, qui est au XVe siècle, le bâtisseur du château actuel. Après la Révolution françcaise, Domeyrat meurt petit à petit au gré des ventes successives et devient un site-carrière. Il n’a plus de valeur que pour les voyageurs et érudits du XIXe siècle qui dépeignent l’ombre de ses ruines romantiques par de belles lithographies. Depuis les années 1980, le site a été classé au titre des Monuments Historiques et il est la propriété du département de la Haute-Loire.

• PERREL Maurice : Le Pertuis dans l’histoire. 1 vol. br, 350 p, illustrations n-b et coul, éd. Jeanne-d’Arc (Le Puy-en-Velay), coll. Patrimoine, 30 €.

téléchargement► Bien connu par sa situation de col, sur la RN 88 entre Le Puy et Yssingeaux, cerné de monts couronnés de belles futaies de sapins, Le Pertuis a aussi vécu une histoire quasi millénaire des plus intéressantes. Documents et vestiges permettent de retracer une histoire riche, marquée notamment par le rôle d’une dépendance cistercienne et d’un hôpital des Antonins, par la présence de familles nobles, comme les Pascal ou les Sagnard, par des épisodes de grande violence lors des Guerres de religion et pendant la Révolution, ou par le brigandage sur les routes… Commune jeune, née en 1852 grâce à l’opiniâtreté de ses habitants, Le Pertuis est resté dynamique, comme en a témoigné une émigration forte vers le coeur du Canada, vivant et attractif, comme le montre un renouveau récent, économique et démographique. Maurice Perrel est originaire du Pertuis. Il a enseigné l’histoire  pendant la majeure partie de sa carrière en Collège et en Lycée à Moulins jusqu’en 2007, tout en conservant des attaches familiales et patrimoniales très fortes au Pertuis, où il séjourne régulièrement.

• PORTEJOIE Gilles-Jean, VEBRET Joseph : Les secrets d’Alfred Lindecker. 1 vol. br, 380 p, éd. de Borée, 19,90 €.

PORTEJOIEAprès « La justice au bénéfice du doute » (2006), « Glas pour l’intime conviction : de l’instinct à la raison » (2009) et « Les nuits blanches d’une robe noire » (2015, qui vient d’être réédité en poche), l’avocat clermontois Gilles-Jean Portejoie présente son dernier livre, écrit avec l’écrivain-historien chamaliérois Joseph Vebret : « Les secrets d’Alfred Lindecker », aux éditions De Borée. « L’affaire Lindecker a passionné la France entière. C’est, avec l’affaire Dominici, l’affaire la plus médiatique de l’après-guerre, avec Clermont-Ferrand en toile de fond, « Michelin ville » en 1956 », rappelle Gilles-Jean Portejoie. Il analyse sur une procédure en forme de duel entre un juge d’instruction et Alfred Lindecker, ingénieur chez Michelin, qui a découvert le corps de son épouse, tuée par balles, le 12 mars 1956 dans leur pavillon de Royat. Intime conviction contre esprit cartésien. Fortes présomptions contre déductions logiques. « Celui qui découvre le corps est le principal suspect. L’instruction n’était pas bardée comme aujourd’hui. Mais on voit dans cette affaire tout le poids de la défense », souligne l’auteur. Le test de paraffine (une première en France) s’étant révélé positif, Lindecker, vrai personnage de roman noir, autoritaire et maniaque, veuf pour la troisième fois, est incarcéré. « Mais la presse a pesé sur le procès. Un article a expliqué que ce test n’était pas fiable ». Un non-lieu pour absence de preuves formelles a été prononcé ».  Gilles-Jean Portejoie rassure : « L’erreur ne rôde pas dans nos prétoires. La justice, si elle balbutie parfois, finit le plus souvent par se ressaisir ». (article de Pascal Larcher, extrait de La Montagne)

• VIALLEFONT Jean Stéphane : Terrorisme, islamisme et sacrifice. La mort en transfiguration. Préface de François Dieu. 1 vol br, 384 p, éd. L’Harmattan, 36,10 €.

9782343102788rLe terrorisme, phénomène complexe, se définit désormais dans le cadre de la transnationalisation du crime. Avec les nouvelles technologies, les agents de la terreur jouent des frustrations sociales et identitaires pour contester la hiérarchie mondiale. Paradoxalement, à l’heure de la technologie toute-puissante, cette guerre redonne à l’humain toute sa centralité. Dans cette guerre des valeurs, l’islam s’est affirmé comme l’opposant le plus virulent à l’hégémonie occidentale. Apôtres de la violence absolue, ils offrent un spectacle tout aussi extrême, où la mort s’offre le premier rôle. L’auteur, né en 1972 à Clermont-Ferrand, a mené une double carrière de commandement dans la gendarmerie et de docteur en sociologie. Ce livre est tiré de sa thèse de doctorat en sociologie, soutenue devant l’université de Toulouse I, en 2015.

• YZORCHE François : Les grandes heures du château d’Apchon. 1 vol. br, 64 p, illustrations, éd. Eivlys (Mauriac), 24 €.

APCHON► Une série de flashs chronologiques sur l’histoire de ce château-fort ruiné situé au village d’Apchon (Cantal), décrite par les historiens qui en ont parlé : «   Intrigué par son regard, c’est la recherche de son âme que j’ai voulu transcrire dans un conte onirique à travers des photos par lesquelles le château s’exprime lui-même. Vite, Sauvons-le ! Et que d’autres générations en profitent à leur tour ». La passion qui anime l’auteur le pousse à accumuler les informations et il archive, patiemment, par thème, se disant qu’un jour… Le déclic se produit lorsqu’il récupère, chez un cousin, des papiers datés de 1620 à 1900 concernant leurs aïeux. « J’ai appris mes origines et ai pu reconstituer notre généalogie, à travers trois siècles ». Il découvre ainsi que, jusqu’à la Révolution, une seule famille en France portait le nom d’Yzorche, dérivé d’Uzerche (Corrèze). En marge de l’histoire, l’écrivain cultive une autre passion : la photographie, dont il aurait aimé faire son métier. Inlassablement, il fixe des images qu’il retravaille à l’envie, modifiant couleurs et formes pour leur apporter la part de rêve et d’imagination qui est en lui. Des clichés qui illustrent abondamment ses ouvrages, donnant un autre regard aux lecteurs.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• ABOULIN Philippe, CHABERT Annabelle: Les plus belles photographies  d’Auvergne – The most beautiful photographs of Auvergne. Édition bilingue français – anglais. 1 vol. relié, 88 p, illustrations en couleur, éd. Page Centrale, coll. Panoramique, 12,90 €.

210_______couverture_clermont_bd_833► Cet album  permet de mieux connaître 16 des photographes — amateurs ou plus confirmés — qui arpentent cette région. Si la plupart d’entre eux sont sensibles à la majesté des paysages — l’Auvergne des grands espaces — certains les scrutent aussi dans les moindres détails ou dans ce qu’ils peuvent avoir d’universel.  Les photographes présents dans cet ouvrage sont Philippe Aboulin, Brök, Annabelle Chabert, Antoine Cibert, Ludovic Combe, Cyril Coudert, Gérard Fayet, Arnaud Frich, David Frobert, Sébastien Lamadon, Jean-Philippe Loubignac, Denis Pourcher, Simon Pouyet, Kristel Schneider, Gaël Trijasson, Fabrice Vincent.  Les lieux, les paysages, les espaces habités, vécus ou imaginés sont sources d’inspiration pour les artistes qu’ils soient écrivains ou photographes. L’Auvergne en connaît, en tout cas, de nombreux, venant de tous horizons. Qu’ils soient de grands artistes reconnus dans le domaine de l’art contemporain, ou à vocation plus  régionale — ceux qui nous intéressent ici. Nous avons pris le parti de les regrouper, qu’ils soient professionnels, auteurs photographes voire amateurs. Pour chacun d’entre eux, le même espace d’exposition a été laissé : une fiche de présentation, une interview et six photographies que nous avons sélectionnées ensemble. Un travail titanesque qui montre non seulement la beauté de l’Auvergne, mais aussi la richesse et la diversité de leur travail. Certains sont sensibles à la majesté des paysages, ceux de l’Auvergne des grands espaces (qui fut pendant longtemps le slogan promotionnel de la région) alors que d’autres les scrutent dans les moindres détails ou dans ce qu’ils peuvent aussi avoir d’universel.

AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul:  Clermont-Ferrand: escapades en Puy-de-Dôme. Nouvelle édition 2018. 1 vol. br, 360 p, illustrations, cartes, index, éd. Nouvelles éditions de l’université, coll. City Guide, 6,95 €.

• CAHEZ Fabrice, GUY Christian, MAZET Jérémie : Auvergne : les plus belles images. 1 vol. relié, format à l’italienne, 168 p, 94 illustrations n-b et coul, éd. Page Centrale, coll. Esprit des lieux, 34,90 €.

image► Cet ouvrage regroupe les plus belles photographies, la plupart inédites, d’Auvergne. Il permet aussi de mieux connaître 11 photographes — amateurs ou plus confirmés — qui arpentent cette région.  Les photographes : Fabrice Cahez, Christian Guy, Philippe Bousseaud, Rémi Flament, Jérémie Mazet, Jean-Philippe Pichardie, Stéphane Perera, Jérémy Savel, Luc Olivier, Stéphane Poirier, Pierre Soissons. L’éditeur a pris le parti de les regrouper, qu’ils soient professionnels, auteurs photographes voire amateurs. Pour chacun d’entre eux, le même espace d’exposition a été laissé : une fiche de présentation, une interview et une dizaine de photographies que nous avons sélectionnées ensemble. Un travail titanesque qui montre non seulement la beauté de l’Auvergne, mais aussi la richesse et la diversité de leur travail. On pourra découvrir que certains sont sensibles à la majesté des paysages, ceux de l’Auvergne des grands espaces alors que d’autres les scrutent dans les moindres détails ou dans ce qu’ils peuvent aussi avoir d’universel.

DRILLON  Caroline : Merveilles du monde en Auvergne. 1 vol. br, 191 p, illustrations, éd. Christine Bonneton, coll. Merveilles du monde, 17,50 €

Merveilles-du-monde-en-AuvergneGuide touristique et pratique, unique sur le marché,  qui présente plus d’une centaine de lieux pour voyager aux quatre coins de la planète sans jamais quitter l’Auvergne (accès, adresses, horaires d’ouverture,…). Un guide  de terrain à emporter avec soi lors des balades ou à compulser tranquillement chez soi pour préparer son séjour,  le tout agrémenté de belles photos. Caroline Drillon  est un auteur à forte notoriété locale. Journaliste et écrivain, elle explore la région Auvergne depuis plus de vingt ans. Elle est notamment l’auteur de “L’Auvergne pour les nuls” (Éditions First), de “Les plus beaux jardins d’Auvergne” (Éditions du Sud-Ouest) et de “ Clermont-Ferrand, patrimoine Caractéristiques et architecture” (Éditions Page Centrale).

• MALTE-BRUN Victor Adolphe : La France illustrée : Cantal. Géographie, administration et statistiques. Réimpression en fac-similé. 1 vol. br, 96 p, illustrations, cartes, biblio, éd. Lacour –Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

C’est de la Haute-Auvergne qu’a été formé le département du Cantal. Il doit son nom au Plomb du Cantal, montagne volcanique, la plus élevée de la Haute-Auvergne, et dont les cimes, comme celles des Alpes, sont presque toujours couvertes de neige. Cette montagne, très connue des anciens, s’appelait mons Celtarum, mont des Celtes : elle est en effet située dans la Gaule celtique. On croit que la via celtica de la Table de Peutinger passait près du Plomb. Ce qui est certain, c’est que ce pays, comme toute l’Arvernie dont il faisait partie, était, avant la conquête romaine, habité par l’un des plus anciens, des plus puissants et des plus célèbres peuples de la Gaule.

• La Voie du Puy-en-Velay : les chemins de Compostelle : journal de l’étape, hébergements, restaurants, lieux et sites à visiter. 1 vol. br, 240 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll.  Petit futé – thématique guide, 9,95 €

puy_fute_2017-93796La « Via Podiensis » conduisait jadis les pèlerins de la cathédrale du Puy à Santiago de Compostela ; ce chemin est un grand classique de ce pèlerinage rénové. Le Petit Futé Chemins de Compostelle – Voie du Puy est le premier guide complet suivant la voie millénaire. À travers les 29 étapes et les variantes d’un chemin parcourant la France, le Futé donne toutes les indications utiles aux pèlerins d’aujourd’hui pour cheminer en toute sérénité. Des indications uniques, comme le dénivelé de chaque étape, des indications pratiques, avec les hébergements de toutes les catégories (de l’accueil pèlerin aux chambres d’hôtes luxueuses), les monuments à voir et un « Journal de l’étape » qui retrace une journée de marche, ainsi que des indications insolites pour donner à chaque lecteur l’envie de partir sur ce chemin d’espoir et de lumière.

DIVERS

• BAYAC Hervé (sous la direction de): Le loup, un nouveau défi français. Préfaces d’Alain Bougrain-Dubourg et Yves  Paccalet. 1 vol. cart., 300 p, illustrations, éd. de Borée, 29,90 €.

51M67Mfkz6L._SX413_BO1,204,203,200_Depuis son retour en France en 1992, aucun ouvrage n’a présenté dans le détail le loup dans le contexte rural, social, environnemental et culturel de notre civilisation actuelle. Ce livre se veut autant que possible exhaustif dans son contenu (histoire, biologie, éthologie, mythologie, pastoralisme, aspects juridiques, chasse…) ; il apporte une somme de connaissances conséquente, destinée à présenter le loup tel qu’il est réellement, dans sa vérité d’animal sauvage. Dans notre société moderne et galopante, le loup évoque avant tout les forêts profondes, les vastes étendues vierges de toute activité humaine. Sa présence a très rapidement suscité le besoin de sa découverte : entendre son hurlement, trouver ses traces dans la neige, l’apercevoir, même furtivement, sont autant de moments exaltants et inoubliables. On est bien loin de l’animal belliqueux et du dogme du loup dévoreur d’humains et prédateur impitoyable que certains répandent pour attirer l’attention, manipuler ou apeurer, et qui se retrouve malgré lui au cœur de nombreux conflits… Une découverte documentée d’un animal à la fois mythique et bien réel aujourd’hui en France et en Europe, protégé sur notre territoire et à réhabiliter dans nos esprits.

Les îles d’Auvergne: Tome 1 : « Les îles d’Auvergne » carnets de 1 à 6. 1 vol. br, 210 p, avec une carte dépliante de l’archipel, illustrations n-b,  éd. Doublevébé, 25 €

BE_IST101En février 239 après la montée des eaux, qui ne laisse plus de l’Auvergne qu’un archipel,  le jeune entomologiste Imago Sékoya est engagé au sein d’un équipage scientifique. Celui-ci doit participer à la croisière autour du monde du grand dirigeable : “La baleine d’Ewent”…Ce volume présente les 6 premiers carnets de voyage d’Imago Sekoya. Cette extraordinaire épopée se déroule dans les années 230 après la montée des eaux. Nous affirmons disposer d’expertises du SNUR et du Laboratoire de la Police Scientifique qui authentifient tous ces documents. Le tout est complétée par la cartographie: « Il nous a paru important d’éditer en parallèle des carnets de voyage, deux cartes de l’Institut Géographique des Iles d’Auvergne telles qu’Imago Sékoya a pu les posséder à son époque. Les deux cartes datent d’environ 230 années après la montée des eaux. L’une est un planisphère de la Planète Mer L’autre est une carte générale de l’archipel des Iles d’Auvergne. Elles viennent compléter les relevés personnels d’Imago Sékoya, dont on remarquera l’exactitude ».

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• BONNET Jean-Pierre : Le Marteau du pendu. 1 vol. br, 224 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6.50€.

9782848866284-300x495► Depuis son arrivée à La Mazaurie, le jeune Pierrot trouve que le monde ne tourne pas très rond. Pourquoi, au beau milieu de l’année scolaire, sa mère l’a-t-elle expédié, sans la moindre explication, vivre auprès de sa grand-mère ? Et comme les gens sont bizarres ! D’abord, une jeune fille cherche à se noyer ; ensuite, on retrouve le maçon pendu. Des événements pour le moins troublants, qui sortent Pierrot de sa rêverie et de son monde imaginaire. Un jour, en se promenant le long du ruisseau, il découvre un curieux marteau. Il décide de le prendre et de l’installer sur son vélo, comme un trophée. Or, voilà que cet objet intéresse beaucoup les gendarmes. Ne serait-il pas la clé de l’énigme qui a bouleversé les journées si paisibles dans ce coin de pays ? Tandis que l’enquête suit son cours, Pierrot observe ce qui se passe autour de lui et sa Mémé tente de percer le secret des âmes. Le marteau, espère-t-on, finira bien par « parler » et par révéler les sombres raisons qui ont poussé les uns et les autres à commettre des actes irréparables… Jean-Pierre Bonnet est l’auteur de nombreux romans, parmi lesquels Une Terre pour deux frères, Un Départ sans adieux, Une Vie sur le fil, parus chez le même éditeur.

BOTTARELLI Charles : Les Vérités du barrage. 1 vol. br, 184 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16.50€

9782848866253-320x495 Le compte à rebours a commencé… Plus que quelques semaines, et le village sera englouti. Il reste encore des maisons à vider et la lavande à distiller, une ultime fois. Les habitants s’activent et savourent ces derniers moments. Mais derrière la fraternité et la solidarité, la tension est tangible entre partisans et opposants au barrage. Ce projet, qui prend des allures de tragédie collective, agit comme révélateur de drames individuels passés. Il ravive les rancœurs et multiplie les accusations sans fondement ainsi que les règlements de comptes.   Le jeune Benjamin se laisse convaincre par la sagesse du vieil instituteur de ne pas se mêler à ces querelles d’une autre époque. Alors que l’étudiant prête la main pour déménager le café, il croise Annie, qu’il connaît depuis toujours, mais qu’il n’avait jamais remarquée auparavant. Elle est devenue une jolie femme. Une belle complicité amoureuse verra le jour, consolidée par la découverte troublante qu’ils feront ensemble dans une maison abandonnée. Quelque chose qu’ils tairont pour ne pas envenimer l’ambiance dans le village. Charles Bottarelli est l’auteur de nombreux romans, parmi lesquels Les Moutons de Jean-Baptiste, La Dame à la Simca, L’Héritier de la Bartavelle parus aux éditions Lucien Souny.

159957 BOURDELAS Laurent : La Creuse mystérieuse. 1 vol. cart., 180 p, illustrations, éd. La Geste éditions, 9,90 €.

La Creuse mystérieuse À travers monts et vallées, à travers villes et bourgades beaucoup de mystères, de légendes et de vieilles histoires racontent la Creuse d’antan. Avec une série de textes réunis par thème, vous découvrirez toute une série d’histoires à raconter lors des veillées au coin du feu. Des récits plus ou moins longs, des contes, de la poésie, des légendes que vous pourrez raconter en famille pour en savoir plus sur les mystères de la Creuse.

• BRÛLÉ Jean-Pierre: Le dernier laboureur. 1 vol. br, 188 p, éd. de la Veytizou,18 €.

téléchargement► Dans les années 1950, le monde rural vivait encore au rythme des saisons, des travaux des champs,et il tirait fierté d’une nature préservée…Les marchands de biens qui prétendaient introduire le progrès dans les campagnes en s’emparant des propriétés des paysans allaient bouleverser cet équilibre si précieux et empli de sagesse…En fin connaisseur des usages et des coutumes d’une civilisation qui s’épanouissait encore dans le bonheur, Jean-Pierre Brûlé fait revivre le combat du pot de terre contre le pot de fer. Une empoignade titanesque opposera Grégoire, le dernier laboureur de la contrée, et le représentant de la Société anonyme Le progrès agricole de France..

• CHEMIN Henri: Les vieux amants du Puy-Hardi. 1 vol. br, 290 p, éd. de la Veytizou, 22 €.

61XIMdxMyZL._SX355_BO1,204,203,200_Sur les contreforts du « Plateau », unis dans un mariage de raison, Puy-Hardi village et château regardent couler la Diège. Dans l’été 1936, Rosine et Augustin sont nés là. Ils se sont promis dès le premier matin de leur entrée à l’école communale. Orphelins de père, appelés à une vie de labeur, ils assistent impuissants à l’agonie de leur village. Meurtris par les coups du sort, ils construisent leur vie de couple, une vie de misère. Puis une belle vie ! D’Algérie en Limousin, de Berry en Bourbonnais et en Combrailles, ils rentrent enfin chez eux pour participer de toute leur énergie au renouveau de leur cher Puy-Hardi qui sera rajeuni, prospère, fleuri et gaillard. Après le succès de son dernier roman, “Le secret du Moulin”,  Henri Chemin offre un regard lucide sur un monde rural encore si vivant et tellement attrayant

• CLANCIER Agnès: Une trace dans le ciel. 1 vol. br, 275 p, éd. Arléa, coll. Littérature française,  20 €.

livreon1036-e3728Arrêtée par la Gestapo en mars 1944, une femme tente, dans la solitude de sa cellule, de surmonter sa peur pour affronter l’épreuve de la détention et des interrogatoires. Aviatrice célèbre pour avoir, dans les années trente, battu de nombreux records internationaux, elle se remémore les moments heureux de son existence et les êtres qu’elle a aimés, puisant dans ce voyage vers le passé la force dont elle a besoin.  Ce roman, inspiré de la vie de Maryse Bastié, héroïne de l’aviation, mais aussi engagée dans la résistance à l’occupant et dans la cause des femmes, nous plonge dans cette époque où des fous volants, de Mermoz à Hélène Boucher, ont laissé, souvent au péril de leur vie, des traces dans le ciel, ouvrant ainsi la voie à l’aviation moderne.

 • DECRIAUD Roland : Les Etés à La Chevinière. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays,  15.00€

9782848866239-320x495René revient sur les lieux enchanteurs de son enfance qu’il a quittés depuis qu’il travaille comme professeur à l’étranger. Malheureusement, il ne retrouve rien de ce qu’il avait laissé : ses grands-parents reposent dans le petit cimetière, et La Chevinière, la maison où il a connu tant de journées de bonheur, a été défigurée par son nouveau propriétaire. Quant au village, il est envahi par la puanteur d’une usine d’engrais chimiques. Faute d’indices matériels, René se réfugie dans le souvenir de ses grandes vacances, lorsqu’il régnait sur un territoire peuplé d’animaux sauvages et domestiques, d’arbres, de plantes. Il avait réussi à tisser avec la nature une relation affective étroite et sensuelle. D’autre part, il lui suffisait d’observer ses grands-parents pour apprendre les vertus d’un labeur assidu et pour découvrir la vie, les relations, amicales ou hostiles, entre les adultes, les mesquineries et les brouilles, mais aussi les joies et les rires. Récit de vacances, éloge de la nature, Les Étés à La Chevinière sont aussi un roman initiatique. Ces trois mois d’été, immuables au fil des années, offriront au jeune garçon bien plus qu’une formation. Ils forgeront définitivement sa personnalité. Roland Decriaud est l’auteur de nombreux romans, parmi lesquels, L’Homme aux mains de feu, La Bonne Graine, parus également aux éditions Lucien Souny.

FARIGOUX Dominique: Les contes du crépuscule. Histoires  pour adultes. Illustrations de l’auteur.  1 vol. br, 206 p, éd. Édilivre,  16,50 €. Version pdf: 1,99 €

image_27569_1_20304_1_9323_1_38646_1_140763► Il existe dans la tradition orale des mystères, des légendes, des endroits remplis d’âme et pourtant sans projet, des histoires à transmettre, des faits à relater qui se nourrissent du passé pour prédire le futur. L’auteur a voulu situer l’action dans son ensemble en faisant référence à la Creuse méconnue, à ses lieux cultes, à ses heures clandestines, à ses coins perdus, à ses endroits refuges, sans négliger le voyage intérieur qui peut nous entraîner, par assimilation de cultures, bien au-delà des frontières. Fictions, histoires vécues, érotisme, réflexions, magie, humour, ce recueil de nouvelles, qui se manifeste à l’heure où les enfants s’endorment est réservé, à une exception près, aux adultes, lorsque le plus souvent au crépuscule, l’araignée de nos têtes vient réclamer son dû.

• FROUSTEY Jean-Paul : Un héritage scellé sous la pierre. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

En une nuit, les projets de Julien sont réduits en cendres : le garage dont il devait reprendre la direction, l’appartement dans lequel il venait d’emménager, ses affaires personnelles… Tout, tout a brûlé. Seul le coffre-fort a résisté au feu. Il abrite une enveloppe qui se transmet dans la famille depuis son arrière-grand-père. Un soir de grand désarroi, Julien décide d’y jeter un coup d’œil. Deux lettres, des coupures de journaux et quelques photos lui apprendront ce que sa mère n’a jamais pris le soin de lui raconter. Il découvre notamment l’existence d’une bergerie, proche d’Espelette, qu’a priori personne n’a jamais revendiquée. Et si cela constituait le début d’une nouvelle histoire ? Pour le savoir, il faut s’y rendre… Et le lendemain, le jeune homme part au Pays basque… De surprises en révélations, de succès en déconvenues, de rencontres en retrouvailles, la vie de Julien se reconstruira à la vitesse de l’éclair, entre mer et montagne. L’auteur affectionne les personnages en déroute. Il compose ici une mélodie douce-amère aux accents de rébellion. Un étonnant voyage qui bouleversera le destin de Julien et qui lui donnera l’envie de s’ouvrir aux autres.

• GAY Marie-Claude : Les folles années d’Ana. 1 vol. br, 380 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

9782812921599_1_75 Ushuaia, 1918. Ana a grandi sur la Terre de Feu, territoire balayé par le vent au climat hostile et torturé. Douée pour la couture, la jeune fille, qui vit seule avec son père depuis que sa mère les a abandonnés pour suivre un autre homme sur le Vieux Continent, effectue de petits travaux de confection et diverses tâches domestiques.  Malgré son attachement pour cette terre à la beauté sauvage qui l’a vu naître, Ana rêve de partir à la recherche de sa mère et de dé- couvrir Paris. Mais comment atteindre la si lointaine France ? Et à quel prix ? Est-elle prête à renoncer à son amour naissant pour Volodia, un jeune fermier des environs ? Le destin va trancher pour elle et la jeune femme va, après de longs mois sur un navire marchand, débarquer en France puis rejoindre Paris, la ville de tous les possibles.  Vendeuse aux Halles, fleuriste puis réduite à la mendicité, l’adolescente va connaître les affres de la pauvreté avant de pouvoir mettre ses talents au service d’un grand couturier. Mais alors qu’Ana peut enfin toucher du doigt le bonheur, le mauvais sort semble vouloir encore s’acharner sur elle… Née à Tlemcen (Algérie), Marie Claude Gay vit à Brive. Elle a signé sept romans aux éditions Lucien Souny qui ont connu un franc succès (L’Enfant de Tolède, Blessures de Femmes) et elle  a obtenu le Prix Gironde du Second Roman en 1996 à Bordeaux pour Le Temple de l’eau.  Aux éditions Lattès, elle est l’auteur de : Le Serment de Saint-Jean-de-Luz (2003 ), Deuxième vie (2004), Le Défi de Solenn (2005), Une famille bien comme il faut (2006) et Les Amants du Baïkal (2008). 

LIMOUZIN René: La maison de Broussas. 1 vol. br, 270 p, éd. de la Veytizou, 22 €.

61VFFV2XKOL._AC_US218_La nouvelle avait vite fait le tour du pays…La maison inhabité de Broussas venait d’ouvrir ses portes à de jeunes garçons désœuvrés, cabochards, issus de différents milieux. Sœur Marie-Ange y accueille  cette  bande de jeunes écervelés, tous laissés pour compte… Elle veut  les réhabiliter socialement en leur faisant réhabiliter la ferme. La tâche n’est pas simple et rien ne lui est épargné mais elle parvient néanmoins à s’imposer. Seulement voilà, l’un des pensionnaires  se jette dans la mare aux disparus… De quoi remettre en cause sa généreuse entreprise et se demander si elle pourra la poursuivre ? Avec ce roman, René Limouzin  propose une nouvelle aventure humaine, inspirée du vécu et de l’actualité, comme il sait si bien le faire depuis de nombreuses années.

• MALAVAL Jean-Paul : Les encriers de porcelaine. 1 vol. br, 100 p, éd. Presses de la cité, coll. Trésors de la France, 12 €.

Malaval encriersEn 1935, une institutrice, en butte aux autorités bien-pensantes, se lance le défi de faire obtenir à tous ses élèves, petits paysans corréziens leur certificat d’études. Le roman d’une vocation et d’un combat jamais perdu d’avance.  Quand, le 1er octobre 1935, Augusta Maupain prend son premier poste d’institutrice face à une classe de petits paysans corréziens, elle a l’enthousiasme chevillé au corps. Jeune normalienne porteuse des valeurs républicaines, elle a été formée aux  » nouvelles  » méthodes d’éducation. Mais qu’une jeune femme, belle de surcroît, veuille donner à tous ses élèves, garçons et filles confondus, les moyens de devenir de vrais citoyens, crée le scandale.  Alors que pointe le Front populaire, elle devra affronter le maire et le curé du village qui exigent de demeurer les seuls garants de l’autorité et de la morale.

• MALAVAL Jean-Paul : Les larmes de la pinède. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 330 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 24,50 €.

Les-larmes-de-la-pinede► Tandis que son père agonise lentement, Hector Marinzacq prend les rênes de la pinède familiale : deux cents hectares de pins exploités pour leur résine. Hector a des rêves de grandeur. Il essuie un humiliant revers quand Josée Fortegui, propriétaire d’une pinada voisine, repousse sa demande en mariage. Non contente de le priver d’une substantielle extension de son domaine, la jeune veuve s’oppose à lui et aux autres propriétaires en refusant de revoir à la baisse la rétribution des gemmeurs, les ouvriers qui récoltent la résine. Alors qu’une conspiration se trame dans l’ombre pour ramener Josée Fortegui à la raison, Hector voudrait pouvoir rassembler autour de lui le clan familial. Mais son frère cadet, Taurence, déshonore leur nom auprès d’une courtisane et sa soeur Aurélia pactise avec son plus vieil ennemi. Parmi les gemmeurs, la révolte couve. Il suffirait d’une étincelle pour que la pinède landaise s’embrase, emportant les uns et les autres dans un ouragan de haine et de violence… Jean-Paul Malaval est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, récemment de Chronique des Strenquel, Les Noces de soie, La Bastide aux chagrins, ouvrages dans lesquels il excelle à saisir les destinées humaines prises dans le tourbillon de l’histoire.

• MICHELET Claude: Des grives aux loups: Tome 1: Les gens de Saint-Libéral.  1 vol. br, 400 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

41xmMM0pafL► Saint-Libéral, petit village de Corrèze, début du XXe siècle. Dans la neige crissent trois paires de sabots. Les enfants relèvent les collets. Sept grives ! C’est un beau butin. Qu’à l’approche des loups il faudra leur abandonner… Ce qu’il faut laisser derrière soi, déjà, pour survivre ! Plus tard, faute de grives, ils sacrifieront les coutumes d’antan, un savoir-faire dépassé, un père, une mère, une terre. Nous sommes en 1914, et les loups ont passé les Vosges… Avec dix hectares et dix vaches, à Saint-Libéral, on est un homme respecté comme Jean-Edouard Vialhe, qui règne en maître sur son domaine et sa famille : sa femme et leurs trois enfants, Pierre-Edouard, Louise et Berthe. Dans cette France qui n’avait guère bougé au XIXe siècle, voici que, avec le siècle nouveau, des idées et des techniques  » révolutionnaires  » lentement apparaissent et s’imposent. Et le vieux monde craque… Ce livre, qui a fait l’objet d’une adaptation  à la télévision, au début des années 1980,  a obtenu le prix des Libraires.

MICHOUX André : Le Goût amer du nectar. 1 vol. br, 184 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16.50€

MICHOUXBrillante élève, elle souhaitait poursuivre ses études après le lycée, mais son père en a décidé autrement : sa fille doit participer aux travaux de la ferme. Aînée de trois enfants, Cécile supporte mal l’autorité paternelle, souvent malveillante. Pour s’y soustraire tant soit peu, elle trouve un travail à mi-temps dans une bibliothèque, où elle fait la connaissance d’Étienne qui lui laisse entrevoir un tout autre avenir. Le rêve sera de courte durée, car son père a déjà choisi son gendre ! Pour fuir cette existence toujours plus oppressante, il faut partir. Alors Cécile, sur les conseils de sa mère, accepte de passer une annonce matrimoniale. Lorsque Léon, viticulteur bourguignon, se présente, il fait bonne impression. Cécile se persuade que ce robuste gaillard deviendra un époux protecteur, gentil et attentionné, et un bon père de famille. La vérité apparaîtra bien vite différente de ce qu’elle avait imaginé. Elle apprendra que la nature intime, qui sommeille au plus profond de chaque être, révèle parfois des comportements inattendus mais elle découvrira aussi que la vie peut réserver de grandes joies.  André Michoux est l’auteur d’un précédent roman paru aux éditions Lucien Souny, Le Sabotier du plateau (2015).qui a rencontré un véritable succès auprès des lecteurs, 

• MIGNON Jean-Marie : Les amis égarés. 1 vol. br, 208 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Deux amis d’enfance, fils de parents aisés, unis pour faire les quatre cents coups et prêts à s’empoigner pour la conquête d’un jupon, voient leur avenir professionnel tranquillement se dessiner. Damien a intégré un cabinet d’avocats d’affaires et Jean-Joseph a endossé la responsabilité commerciale de la scierie familiale. Si le premier, entreprenant et délesté de bonnes manières, se jette dans la vie avec bonheur, le second, encore très attaché au regard de ses parents, navigue à vue dans les décisions à prendre. Quand Ariane et Sophie apparaissent, les deux garçons s’efforcent, chacun puisant dans son arsenal de séduction, d’avoir le dernier mot. Entre les chevauchées amoureuses dans la forêt, son accession à la direction de l’entreprise et l’accident d’une jeune Manouche dans lequel il se sent profondément impliqué, Jean-Joseph plonge doucement dans une tragédie qui n’en a pas l’air. Mais il ne sait pas encore qu’il y a toujours, dans cette folie pleine d’éclats, un apaisement après la tempête.

• PANAZÔ :  La Janille, suivi de Une passion de la liberté. . 1 vol. br, 330 p, éd. Le Puy Fraud éditeur,  19.50€

9782919545254-320x495► 1930…Les paysans de Fanebruyère connaissent des heures difficiles. La crise, déjà… Les blessures de la guerre, pas toujours cicatrisées ; la précarité des récoltes ; la mesquinerie du régisseur auquel il faut rendre des comptes… Et aussi le poids des coutumes, ce qu’il faut dire, ce qu’il ne faut pas faire… C’est dans cet environnement hostile que la belle et douce Janille met au monde son enfant, sa bastarda…La Janille, ou le regard inimitable que Panazô promène sur un instant de la vivante éternité du Limousin, avec son cortège de joies et de drames.1997 : Panazô nous quittait. À l’occasion de ce 20ème  anniversaire, la réédition du premier roman de Panazô ranime un délicieux souvenir. Celui d’un personnage, qui, au-delà du talent et de l’audace de faire vivre la langue limousine, a fasciné une génération entière de femmes et d’hommes, qui se sont reconnus dans ses écrits, dans ses paroles à la radio ou à la télévision, et dans ses spectacles. Ils ont retrouvé avec bonheur leur « biais de viure », cette façon de vivre en terre limousine. Ce livre anniversaire propose photos, dessins et documents, qui illustrent la mémoire de cet humble citoyen, passionné des sensibilités culturelles et sociales qui ont imprégné son histoire personnelle. Par ailleurs, cet ouvrage offre un texte inédit de Panazô, Une passion de liberté. « … Ma passion de liberté est née à la lumière d’une lampe à pétrole et s’épanouit au grand soleil qui brille sur ma Châtaigneraie. Il faudrait que je vous raconte tout ça et il me semble même qu’il faudrait que je vous le crie. C’est promis, les amis ! »

PLAISANCE Philippe de: La vallée des amours. 1 vol. br, 290 p, éd. de la Veytizou, 22 €.

51D8sFN4qPL._AC_US218_Avec “La gabarre des amours” (2016), Philippe de Plaisance avait convié le lecteur à une belle descente sur les flots tumultueux de la Dordogne et de la Vézère… Cinq années se sont écoulées depuis la folle descente d’Argentat à Plaisance qui n’avait pas apporté à Philippe le nouveau départ espéré.  Vaincu, recueilli au sein de la forêt par un drôle de marginal, il y retrouve Jennifer, la farouche et déterminée gamine rousse. Près d’elle, il succombe et par une nuit de Noël glacée, dans une chapelle isolée, elle donnera naissance à une enfant prématurée. Par hasard, en traversant le hall de la gare d’Austerlitz, Béatrice croit reconnaître son ancien patron au milieu d’un groupe de vagabonds. Elle l’invite à revenir sur les trace d’un passé qui ne cesse de le hanter.  Philippe accepte et finit par rejoindre Bordeaux. Prendra-t-l le risque de découvrir ce que sont devenues les deux amours de sa vie?

 •PRADEAU Christophe : Les vingt-quatre portes du jour et de la nuit. 1 vol. br, 192 p, éd. Verdier, coll. Jaune, 14,50 €.

les_vingt_quatre_portes_du_jour-168x264 Les habitants de Constantinople l’appelaient les Vingt-quatre Portes du jour et de la nuit. Ils aimaient le spectacle des automates qui franchissaient là-haut, à l’heure dite, le seuil des niches ouvertes dans le clocher des Saints-Apôtres. L’homme qui lutte contre le sommeil, en ce lundi 18 juillet 2016, sur un banc du square Le Gall, dans le quartier des Gobelins, à Paris, est l’une des très rares personnes qui conservent encore aujourd’hui le souvenir de cette horloge, qui fut l’une des merveilles du monde. Elle est mêlée à son existence plus encore qu’il ne le pense. Il nous invite ici à partager l’aventure de cette journée qui changea le cours de sa vie.  Le roman évoque le temps qui nous traverse et sur les ruses que l’on invente pour domestiquer cette morsure intime, c’est aussi une histoire d’amour, la plus naïve et la plus subtile des ruses que l’homme a inventé d’opposer au temps qui passe. Né en 1971, à Saint-Yrieix-la-Perche, Christophe Pradeau  est maître de conférence en littérature française à la Sorbonne. Il a fait paraître son premier roman, “La grande sauvagerie”, chez le même éditeur en 2009.

 • RÉTIER Pierre : L’adieu aux loups. . 1 vol. br, 184 péd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Après des années passées à Paris, Jean Clermontel, ébéniste de talent, rentre au pays pour s’installer à son compte. Mais par-dessus tout, il est mû par le désir de retrouver, dans sa maison à l’orée des bois, son vieux père, Moïse, menuisier de son état, et aussi, à l’occasion, meneur de loups sur ce sublime plateau de Millevaches. Son retour est salué par tous… Même par la petite meute de loups de la forêt de Mirambe. De par sa présence devant l’habitation, elle vient lui signifier qu’il a été accepté par le couple dominant. La question des canidés met tout le village en émoi. Les affrontements entre ceux qui acceptent leur présence et ceux qui sont bien décidés à les exterminer sont parfois virulents. Les battues se multiplient, tuant nombre de bêtes. Les heures sont comptées. Jean Clermontel réussira-t-il à sauver la dernière meute ? Troublant et intrigant, ce roman met en scène des tranches de vie et des personnages à contretemps. Pierre Rétier revisite ici brillamment l’histoire légendaire des meneurs de loups.

• SIGNOL Christian : La vie en son royaume. 1 vol. br, 360 p, éd. Albin Michel, 20,90 €.

51L7mOFkIPL._SX320_BO1,204,203,200_Après son internat, le jeune Docteur Vialaneix accepte l’offre du maire d’une petite commune du Limousin de s’installer dans la maison de santé du village. Tout en alternant les visites à domicile et les consultations au cabinet, il est témoin de la disparition d’une génération touchée par la maladie, l’isolement et la solitude. Sa rencontre avec l’infirmière de cette unité de soins lui apporte la force et le réconfort dont il a besoin pour exercer son métier. Plus qu’un métier, en réalité : une vocation, qui le pousse à prendre sous son aile une adolescente pleine de vie qui lutte contre le cancer. Pendant une année, au rythme des saisons, le Docteur Vialaneix va nous faire partager ses combats, ses échecs, mais aussi ses succès, dans la splendeur d’un monde finissant. A travers ce très beau portrait d’un homme d’une profonde humanité, Christian Signol brosse le tableau d’une campagne magnifique mais désertée, en un émouvant hommage aux médecins de campagne trop souvent démunis pour accompagner au quotidien ceux qui luttent avec courage et s’efforcent de croire encore à un bonheur possible.

• SIGNOL Christian: Une vie de lumière et de vent. Édition en gros caractères. 1 vol. br, 368 p, éd. À vue d’œil, coll. Corps 20,21 €.

Couv-Une-vie-de-lumière-et-de-vent-AVO► Jean, orphelin, est élevé par un couple de bergers fous. Le service militaire va le sauver de cet enfer. Avec l’aide d’un instituteur, il apprend enfin à lire et à écrire, découvre la chaleur d’un vrai foyer. Puis ce sera la « drôle de guerre » aux frontières de l’Est, et la débâcle qui ramène Jean vers le Sud, jusqu’à sa rencontre avec Joseph, son ami, son double, et Dorine, un cœur simple, tombée éperdument amoureuse du jeune homme. Mais alors que la guerre se rapproche, Jean pourra-t-il échapper à son destin ? L’histoire de ce garçon sans famille, sans repère, en quête d’un peu de chaleur humaine et d’amour, nous bouleverse. Jean Dolin restera probablement l’un des personnages les plus purs et les plus attachants de l’œuvre de Christian Signol dont la sensibilité et la justesse éclatent à chaque page de ce grand roman.

• SORDELLI Annie : Le Liseron. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, Coll.  Souny Poche, 6.50€

9782848866222-300x495Au lendemain de la guerre, Annie ouvre les yeux sur un monde neuf. Jolie, ses parents la voient déjà en actrice de cinéma ! Dans un cadre rural bucolique et enchanteur, l’éveil sensuel aux merveilles du jardin et de l’eau, les fleurs, les jeux, la complicité d’une sœur presque jumelle et de grands-parents aimants, suffiraient à son bonheur d’enfant. Mais une maladie de famille qu’on croyait éteinte a choisi de planter ses griffes sur ce jeune être qui suscitait tous les espoirs.  Depuis la naissance de Françoise, d’apparence délicate, la santé de la mère se trouve à son tour compromise. L’entourage s’attriste et le ciel se voile de noir. Endossant, bon gré mal gré, le rôle de la maîtresse de maison, entre sa sœur cadette et leur père affaibli par le deuil, Annie délaisse ses études. Apathique puis passionnée, hyperactive, elle s’échappe dans l’imaginaire et la féerie, et elle grandit, tel le liseron ardent et gracile qui fleurit sur les décombres.

SOUMY Jean-Guy: Le soldat fantôme. 1 vol. br, 320 p, éd. Pocket, coll. Best, 6,95 €.

ZZZ► Elle est allemande, il est américain. Dans quelques semaines, la guerre sera finie… Qu’en sera-t-il alors de leur amour ?    Mars 1945. Les Alliés marchent sur Berlin. En leur sein, le 23e régiment, inconnu de tous – et pour cause : composé de scénaristes, comédiens, techniciens du cinéma, sa mission est de leurrer les troupes d’Hitler en donnant l’illusion qu’à sa place manœuvre une immense armée. Steven est l’un de ces soldats  » Cecil B. De Mille  » dont les opérations permettront de sauver trente mille vies.   Hanna, elle, fuit Berlin. Francophile passionnée, armée de son seul vélo, elle veut rejoindre Paris. Après des semaines de traversée d’une Allemagne en pleine débâcle, elle arrive dans un village au bord du Rhin – là où est stationné Steven. Entre eux c’est l’amour fou, immédiat, absolu. Mais qu’est-ce qu’un amour fondé dès l’origine sur un terrible mensonge, puisque Steven, soldat fantôme, ne peut révéler à Hanna qui il est réellement ? Après Le CongrèsLe Silence (prix des lecteurs du Télégramme), La PromesseLa Rencontre est le dix-septième roman de Jean-Guy Soumy, dont toute l’œuvre romanesque est publiée chez Robert Laffont.

VÉDRINES Jean-Pierre : L’Etrangère aux yeux d’or. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

9782848866260-320x495 Un « mal invisible » se répand sur la planète et vient ronger un village du sud de la France. Joana, descendue de la montagne pour vendanger, épouse Pélestieu Cabérac, un riche propriétaire terrien. Quelques années plus tard, la jeune femme disparaît inexplicablement. Le commissaire Cobuz, fin limier de la P.J., est chargé de l’enquête. Lorsqu’on découvre le corps de Joana flottant à la surface de l’étang, le mystère s’épaissit encore, d’autant plus que sa chevelure a poussé anormalement. On soupçonne aussitôt la coiffeuse, héritière des pratiques en sorcellerie de sa grand-mère, de connaître l’assassin. À l’image d’Anaïs, le village recèle de personnages tous plus insolites les uns que les autres, de ces êtres qui gardent farouchement en eux un secret. À commencer par le veuf, Cabérac, ainsi que sa gouvernante, Chincha, mais encore Jean de Baume, le gardian amoureux d’Anaïs, ou Nino, le sauvageon du palus… Cependant, au-delà de la fascination, une seule question importe pour Cobuz, qui peine à résoudre cette affaire : qui a tué Joana ?  Jean-Pierre Védrines est l’auteur de nombreux romans parus aux éditions Lucien Souny, parmi lesquels Le Semeur de secrets, Un Parfum de chêne, Soleil de femme.

 

◘ HISTOIRE

BOURDELAS Laurent (présenté par) : La visite d’un Parisien à Limoges. Comporte aussi : Un voyage vers le Limousin en 1841. 1 vol. br, 170 p, illustrations, éd. La Geste, coll. La réserve précieuse, 13,90 €.

En 1841, Émile de La Bédollière, écrivain, goguettier, traducteur et journaliste au Siècle, rédige Les Français peints par eux-mêmes, encyclopédie morale du dix-neuvième siècle où figure un voyage vers le Limousin.  L’ouvrage, d’abord publié en feuilleton, fait appel à de nombreuses grandes plumes de l’époque, ainsi qu’à de grands dessinateurs et graveurs. L’article sur le Limousin, réédité ici, très plaisant à lire, rédigé à la Balzac, est accompagné par des dessins de Philippe-Auguste Jeanron, républicain, peintre, dessinateur, lithographe et essayiste français. Ponctué de citations en occitan limousin, ce texte bien documenté, mais non exempt de préjugés, est le reflet du regard parisien sur cette province.  En 1879, un mystérieux visiteur « parisien » reprend le procédé pour une excursion à Limoges à l’occasion du Concours régional. En arpentant avec lui les principaux quartiers de la ville à cette époque, en le suivant à la rencontre des monuments et de diverses personnes, on comprend vite son vif attachement à la jeune République et au peuple des ouvriers et paysans, son anticléricalisme et sa détestation des bourgeois. L’historien Laurent Bourdelas perce en partie l’énigme de son identité : le « parisien » serait plutôt un limougeaud, dont le texte semble bien participer de la naissance du mythe de « Limoges la rouge ».

BROUSSE Vincent, GRANDCOING Philippe : La belle époque des pilleurs d’églises : Vols et trafics des émaux médiévaux en Auvergne et Limousin. 1 vol. br, 332 p, illustrations, éd. Les Ardents éditeurs, 28 €.

Perpétrés entre 1904 et 1907, les vols de la « bande à Thomas » défraient la chronique de la Belle Époque. Essentiellement commis dans des églises, en Limousin et en Auvergne, ils attirent l’attention du public sur un patrimoine particulièrement convoité, celui des émaux médiévaux, témoignages exceptionnels du rayonnement de l’Œuvre de Limoges dans l’Europe médiévale.  À l’heure où se développe une culture de masse en ce début de XXe siècle, ces faits divers sensationnels bénéficient d’une forte exposition médiatique, nationale, voire internationale.  Au-delà de la simple chronique criminelle, les méfaits de ces « pilleurs d’églises » permettent d’étudier un épisode oublié de l’histoire du patrimoine en France, lorsque se conjuguaient volonté de protection de l’État, intérêt du public, avidité des collectionneurs, notoriété croissante des œuvres et enjeux politiques autour de la loi de 1905. Ces faits divers offrent aussi, grâce à la richesse des sources, la possibilité pour le lecteur de se plonger dans le monde méconnu des trafics d’œuvres d’art et de comprendre les enjeux d’une question qui, en son temps, suscita de nombreux débats politiques et inspira certaines des aventures d’Arsène Lupin.

• RÉMY Christian : Splendeurs de Bonneval. Destins croisés d’un  château et d’une famille. 1 vol. Cart, format à l’italienne, illustrations, éd. les Ardents éditeurs, 23 €.

ZDressant les girouettes et les toitures de ses tours par-dessus les frondaisons des arbres de son parc, en bordure du bourg médiéval de Coussac et de son église, le château de Bonneval s’annonce au voyageur avant de se livrer au visiteur. Établie depuis le XIVe siècle aux marges de l’Aquitaine, en un verdoyant Limousin, cette résidence seigneuriale est restée durant sept siècles entre les mains de la même lignée, celle des Bonneval, qui lui a donné son nom. Répartis dans tout le Limousin, en Berry, en Périgord, en Bourbonnais, et partis en quête de ressources et de gloire à la cour des rois de France et de Navarre, en Italie et en Turquie, les Bonneval ont su traverser l’histoire de France en la nourrissant de nombreux hauts faits. Leur château réunit les souvenirs, les archives et le mobilier des générations qui l’ont successivement habité, au gré des successions et grâce à une culture familiale de la transmission tout à fait remarquable.  Le destin de l’édifice est indissociable du lignage qui, de siècle en siècle, l’a préservé et conservé comme un creuset. Aujourd’hui, cette demeure de famille nous ouvre ses portes et nous invite à rencontrer des personnages tour à tour marquants, attachants ou tout simplement édifiants.

• GAUTIER  Louis-Christian : L’ordre du Temple et son implantation en Creuse. Préface de Georges Bordonove.  2ème  édition revue et corrigée. 1 vol. br, 165 p, illustrations, éd. Dualpha, 23 €.

Chiré► L’épopée des Templiers est l’une des plus grandes parmi les aventure humaines. Elle ne cesse d’intéresser le public, voire de le passionner, à juste raison ! Cependant, pour en bien saisir le caractère, il faut la débarrasser de ses prétendus mystères ; d’autre part la replacer dans le contexte d’une époque où la foi était vécue au quotidien, où chacun aspirait à un idéal de perfec­tion. Or, il ressort de nombreux témoignages que l’Ordre du Temple incarnait précisément l’idéal de toute chevalerie. D’où les adhésions massives et les dons innombrables notamment en France.  L’ouvrage de Louis-Christian Gautier est à la fois très remarquable et exem­plaire. Historien et archéologue, il est d’une extrême circonspection dans ses recher­ches. Sans doute ce livre intéressera-t-il d’abord les habitants de la Creuse et les touristes qui visiteront cette belle région, mais il s’inscrit dans une perspective plus vaste en rejoignant l’histoire générale du Temple. Nous n’aurons en effet une vue complète et approfondie de cet Ordre qu’a partir d’études analogues à celle-ci, couvrant la totalité du territoire français. Le mérite supplémentaire de Louis-Christian Gautier a été de prospecter un à un, méticuleusement, les vestiges templiers de la Creuse. Il arrive parfois que les pierres se souviennent ! (extrait de la préface de Georges Bordonove).

• MANIGAUD Anne : 1917, le Limousin et la révolution russe, regards inversés : Marcel Body, un Limougeaud dans la révolution : les mutins de la Courtine  ou l’épopée des soldats russes en France.  1 vol. br, 190 p, biblio, illustrations,  éd. les Ardents éditeurs, 26 €.

Manigaud 1ère  partie : Mobilisé en 1916, Marcel Body, un jeune ouvrier limousin de 22 ans, se porte volontaire pour la Russie et assiste à la révolution en 1917. Il entre « en communisme », se vouant à un mouvement promettant paix, émancipation et égalité, notamment au sein du Komintern. Il côtoie alors Lénine et Alexandra KollontaÏ, emblématique figure féminine de la révolution. Mais les dérives du régime provoquent la rupture et son retour en France en 1927. Ses critiques lui valent d’être un des premiers exclus du parti communiste.

► 2ème  partie : Quelques mois après le déclenchement de la révolution dans l’empire tsariste, 10 000 soldats russes appartenant aux régiments initialement venus renforcer l’armée française sur le front sont isolés en raison de leur soutien à la vague révolutionnaire qui bouleverse leur pays. En juin 1917, en Creuse, ils se mutinent et transforment le camp de la Courtine en soviet. Par leur geste, la révolution de février résonne à l’ouest. En septembre, après avoir subi trois jours de tirs d’artillerie, les mutins se rendent. Encasernés à la Courtine et au camp du Courneau en Gironde, puis enrôlés pour nombre d’entre eux dans des compagnies de travailleurs principalement dans l’est de la France, quelques 5 000 soldats, qualifiés d’ « irréductibles », vont connaître l’emprisonnement sur l’île d’Aix, les compagnies disciplinaires ou le bagne en Algérie. S’ils accueillent avec ferveur la révolution d’octobre, le gouvernement de Lénine n’obtient leur retour en Russie soviétique qu’en 1919 et 1920.  Cette étude croisée permet une approche originale des révolutions russes en inversant le regard. Observée depuis une terre de gauche, à la fois point de départ et d’arrivée d’hommes mêlés à ces révolutions, cette page de l’histoire mondiale s’éclaire d’un jour nouveau à travers l’exemple du Limousin.

• MARTINI Roger: L’incroyable dénouement: Tome 4: J’avais vingt ans en 1944. 1 vol. br,   236 p, illustrations n-b et couleur, éd. de la Veytizou, 20 €.

51MwopJCBFL._AC_US160_Lors de son expédition en Allemagne pour le STO, après la permission obtenue au forceps contre la volonté des nazis,  Roger Martini, alias Santari, rejoint pour deux semaines, la liberté en France… Il ne retournera pas en Allemagne,  devenant réfractaire, mais l’occupation sévissant toujours, il est contraint de basculer dans la clandestinité pour pouvoir survivre. 55 ans plus tard, une nouvelle époustouflante vient tout remettre en cause. Roger Martini, fils de maçon parisien,  en retraite en Périgord,  a choisi de mettre un terme à « J’avais vingt ans en 1944 » par ce 4ème et dernier volume.

• NADAUD Martin : Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon. Édition établie et annotée par Maurice Agulhon. 1 vol. br,  385 p, éd. Le Puy-Fraud, 19.50€

9782919545261-320x481Né en novembre 1815 dans la Creuse profonde, parti à pied, le 26 mars 1830, pour Paris afin d’y travailler comme aide-maçon, Martin Nadaud adhère quatre ans plus tard à la Société des droits de l’homme, fréquente les écoles gratuites, enseigne la lecture et l’arithmétique à ses camarades, devient compagnon, puis maître compagnon. A la veille de la Révolution de 1848, il conduit les travaux de la mairie du Panthéon. Élu député de la Creuse en 1849, Martin Nadaud est arrêté et emprisonné au matin du 2 décembre 1851. Exilé à Bruxelles, puis en Angleterre, il rentre en France en 1870 et accepte alors d’être nommé préfet de la Creuse par Gambetta. Élu conseiller municipal de Paris en 1871, puis député de l’arrondissement de Bourganeuf en 1876, il se retire sur sa terre natale après sa défaite aux élections législatives de 1889. Témoin de la rude existence des paysans creusois sous la Restauration, partageant la dure vie des maçons migrants sous la monarchie de Juillet, exilé sous le Second Empire avant d’être comblé d’honneurs sous la Troisième République, ami de Blanqui, de Delescluze et de Louis Blanc, Martin Nadaud incarne tout un pan de l’histoire politique et sociale du XIXè siècle. Ces Mémoires de Léonard, un hommage de piété filiale destiné à ses petits-enfants et publié trois ans avant sa mort, témoignent d’une vie probe et sincère, passée, aux côtés des républicains et des francs-maçons, à éveiller la conscience politique populaire. Ce beau document humain, écrit par celui qui prononça dans son discours du 7 mai 1850 la phrase célèbre : « A Paris, lorsque le bâtiment va, tout va », est un classique de la littérature ouvrière.

• RÉMY Christian : Splendeurs de Bonneval : destins croisés d’un château et d’une famille. 1 vol. br, 110 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. les Ardents éditeurs, coll. Petits itinéraires pour grands curieux, 23 €.

Sans titre►Dressant les girouettes et les toitures de ses tours par-dessus les frondaisons des arbres de son parc, en bordure du bourg médiéval de Coussac et de son église, le château de Bonneval s annonce au voyageur avant de se livrer au visiteur. Établie depuis le XIVe siècle aux marges de l’Aquitaine, en un verdoyant Limousin, cette résidence seigneuriale est restée durant sept siècles entre les mains de la même lignée, celle des Bonneval, qui lui a donné son nom. Répartis dans tout le Limousin, en Berry, en Périgord, en Bourbonnais, et partis en quête de ressources et de gloire à la cour des rois de France et de Navarre, en Italie et en Turquie, les Bonneval ont su traverser l’histoire de France en la nourrissant de nombreux hauts faits. Leur château réunit les souvenirs, les archives et le mobilier des générations qui l’ont successivement habité, au gré des successions et grâce à une culture familiale de la transmission tout à fait remarquable. Le destin de ce château est indissociable du lignage qui, de siècle en siècle, l’a préservé et conservé comme un creuset. Aujourd’hui, cette demeure de famille nous ouvre ses portes et nous invite à rencontrer des personnages tour à tour marquants, attachants ou tout simplement édifiants.

• ROBERT Maurice : Magie, sorcellerie et “guérissage” en Limousin. 1 vol. br, 304 p, éd. Le Puy-Fraud, 18.50 €.

9782919545247-320x495► Aussi loin que l’on remonte dans le temps, magie, sorcellerie et « guérissage » naissent à la croisée des chemins. Que nous importent la foi et le crédit qu’on leur accorde, on ne peut les nier. Ces pratiques, parfois étranges, suscitent des comportements souvent étonnants, éveillent un intérêt qui n’a de frontière, ni la lisière entre la ville et les champs, ni les décennies, ni les siècles qui séparent les générations. Fort de ce constat, Maurice Robert a voulu mener sur le terrain une enquête rigoureuse. « Je ne suis ni médecin, ni guérisseur. Je suis ethnologue » précise-t-il en préambule. Voilà qui donne la clé de ce livre dense, nourri d’informations, orales ou écrites, recueillies avec patience et rigueur. On y découvre l’usage du poil de vache pour lutter contre « l’enrabage » et celui de la poêlée de genêts pour calmer le feu du zona. Diable, démons, sorciers, voyantes et loups-garous mènent naturellement un grand sabbat. Mais à malin, malin et demi… Sous le soleil de Satan et au fil des pages de Maurice Robert, on ne s’ennuie pas. Non seulement on rencontre une singulière galerie de guérisseurs, tel le curé de Pageas (Haute-Vienne) ou la jeteuse de sort de Meyssac (Corrèze), mais encore des bêtes, des plantes, des fontaines aux pouvoirs magiques. À ce jour, aucun ouvrage de cette importance n’avait été réalisé sur ce sujet en Limousin. Maurice Robert a conjuré le mal. Mieux encore, il a pris soin, traquant le secret et le sacré, jusque dans l’ombre des bergeries limousines, de ne jamais juger les faits et les pratiques qu’il expose, laissant au lecteur une liberté absolue : celle, bien entendu, d’y croire ou de ne pas y croire…  Maurice Robert vit en Limousin. Ethnologue, il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages consacrés pour la plupart à l’étude de la société rurale, domaine dans lequel il est reconnu aujourd’hui comme un auteur de référence.

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 NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• BACHELIN  Henri : Journal, tome II : 1930-1932. 1 vol. br, 303 p, illustrations, éd. Association Henri Bachelin,  30 €.

téléchargementLe poète, romancier et essayiste nivernais Henri Bachelin, né à Lormes (Nièvre) en 1879, est mort à Paris en 1941. Il a débuté dans la littérature sous les auspices de Jules Renard. Son œuvre – plus de quarante titres – comprend des nouvelles et des romans, mais aussi des études littéraires et des ouvrages de musicologie. Il a obtenu le prix Femina en 1918 pour « Le Serviteur ». Le tome I de son Journal, rédigé de 1926 à sa mort, a été publié en 2009. Cette édition du tome II (années 1930 à 1932), réalisée par l’Association Henri Bachelin, reproduit le texte intégral du manuscrit ainsi que les documents annexes qui y figurent. Elle est accompagnée de notes et d’un index des noms de personnes. Ce Journal, qui relève à la fois de l’autobiographie et du pamphlet, est avant tout, pour reprendre l’expression de Maurice Garçon, « un document humain de premier ordre ».

GOUGELMANN Stéphane : Jules Renard, écrivain de l’intime. 1 vol. br, 686 p, biblio, index, éd. Classiques Garnier, coll. Études romantiques et dix-neuviémistes, 59 €. Existe en version reliée : 97 €.

SgnMS01rLe but de cette étude est de saisir la logique qui pousse Jules Renard (1864-1910) à s’écrire aussi bien dans son Journal que dans ses œuvres, de restituer la dialectique qui se joue entre l’intime et son reflet d’encre, et d’interroger ce désir toujours recommencé d’être l’enfant de ses propres livres…L’auteur de Poil de carotte (1894) était de vieille souche paysanne et nivernaise du côté paternel. Né dans la Mayenne,  c’est en 1881 qu’il quitta Chity-les-Mines (Nièvre) où ses parents s’étaient installés peu après sa naissance. Il avait fait ses études au lycée de Nevers avant de se rendre à Paris. Il fut maire de Chity de 1904 jusqu’à sa mort, survenue à Paris, des suites d’artériosclérose. Selon Georges Perros, « Renard, c’est peut-être  ce qu’il y a de plus rare en littérature, et ailleurs : le talent ».  

3934_product_page_description_box_two_columns_image-300x274 La maison de Colette: Saint-Sauveur-en-Puisaye. 1 vol. br, 34 p, illustrations n-b et  couleur, éd. Connaissance des arts, 9 €.

► Colette est l’un des plus grands écrivains français. Un de ceux qui ont porté la langue française à un point de perfection rarement égalé. Ce hors-série vous fait découvrir la maison de son enfance à la Puisaye en Bourgogne restaurée et réaménagée grâce aux Amis de la Maison de Colette.

MARIE NOËL, MUGNIER Arthur: J’ai souvent de la peine avec Dieu : la correspondance de Marie Noël et de l’abbé Mugnier. Édition établie et préfacée par Xavier Galmiche. 1 vol. br, 390 p, éd. du Cerf, coll. Spiritualité, 25 €

9782204124331-59a5186615c80Recueil de 222 lettres échangées entre la poétesse et l’ecclésiastique, confesseur du Tout Paris, de  février 1918 à mai 1943. D’une demande de direction spirituelle, cette relation épistolaire évolue vers un dialogue approfondi… “Ah ! Monsieur l’Abbé, quelle peine je me serai donnée pour sauver ma foi, pour excuser Dieu du Mal du monde ! Grâce à vous qui m’avez libérée, je suis allée jusqu’au fond de ma nuit sans avoir peur et là j’ai trouvé, je ne sais comment, un petit chemin de bonne femme qui m’attendait pour me ramener sur la grand’route de Dieu”. (Marie Noël, 28 mars 1928). Cette correspondance rassemble d’un côté la poétesse, Marie Noël (1883-1967), qui, à travers toute son oeuvre et dans la diversité des genres littéraires, aura surtout exprimé la peine d’une âme troublée par le tragique de l’existence humaine et par le spectacle d’une Création traversée par « Bien et Mal ensemble ».  De l’autre, Arthur Mugnier, plus connu sous le nom d’abbé Mugnier (1853-1944), qui se voua « au culte des âmes et des lettres » (Paul Valéry) et qui fut le confesseur du tout-Paris. D’une Guerre mondiale à l’autre, ces quelque 200 lettres commentent vingt-cinq ans de vie culturelle, dans le style d’une tradition de correspondance dont la verve passe aussi par l’humour. Elles forment un document majeur sur la spiritualité et la trajectoire littéraire d’une femme écrivain redevenue source d’inspiration de nombreux lecteurs, et pour laquelle la conférence des évêques de France a sollicité en février 2017 l’ouverture d’une cause de béatification.

• MAGLICA Georges : L’odeur du seringat. 1 vol. br, 268 p, éd. de l’Armançon, 18,90 €.

Maglica Hiver 52, un petit village isolé de l’Auxois. Le jeune Yurek assiste bien malgré lui à une violente altercation entre deux hommes. Le lendemain, il apprend la mort de l’un d’eux et la disparition de Natacha, sa cousine. Que s’est-il passé? Qu’est-elle devenue? Hospitalisé quarante ans plus tard, le narrateur, incité par le praticien, tente de reconstruire le récit de son épopée personnelle. Usant tour à tour des ressorts de l’autobiographie, de l’autofiction, du roman d’amour, du roman à suspense, il dresse le portrait d’un enfant oscillant entre le bien et le mal dans un milieu parfois sordide  et réalise la peinture sociale d’une époque révolue.

• MUTIN Isabelle : L’écho de ton silence. 1 vol. br, 122 p, éd. Mutine (Cessey-sur-Tille), 12 €.

ob_d6c32a_l-27echo-couv3-page1► « Seul sur le balcon, je me consume, cigarette sur cigarette. Le vent happe la fumée et l’emporte au loin. Une ligne d’horizon rouge se détache sur un ciel sombre. Un trait de sang tiré sur toi. Le ciel se déchire et saigne. Pour ma part, je n’arrive à tirer aucun trait. Il n’y aura pas, mon amour, de terme à notre histoire. »   Vincent ne se remet pas du départ d’Isabelle. Il décide d’aller à la rencontre du psychiatre de sa compagne, le machiavélique Docteur Celsius, qu’il tient pour responsable de leur tragédie. Un dialogue tendu va alors se nouer entre Vincent et Celsius soulevant bien des questions sur le passé de la jeune femme.  L’écho de ton silence, quatrième livre d’Isabelle Mutin est la suite de Celsius paru un an plus tôt. Nous retrouvons les personnages au cœur d’un suspense plus prégnant où se mêlent amour, folie et irréel. Vincent, devenu personnage central de l’intrigue, offre à Isabelle Mutin le jeu d’une écriture nouvelle et surprenante.

• SANLAVILLE Paul : Les notables se mettent à table ! 1 vol. br, 170 p, éd. L’Escargot savant (Viévy), 15 €.

Il fut un temps où les notables se retrouvaient entre eux autour de la table, abreuvés par le vin de Bourgogne et les histoires de chacun. C’est à partir de ces agapes où le narrateur était bien souvent présent que l’on découvre les anecdotes extravagantes autour de ces derniers, rapportées par l’auteur. Entre le chant irritant d’un coq à la destinée tracée dans les effluves d’un Gevrey-Chambertin, un fermier qui surprend prêtre, notaire et médecin dans une situation plutôt inconfortable et équivoque, Paul Sanlaville dévoile les récits croustillants de ces notables qui forçaient l’admiration de tous. Récit hilarant de tendresse et d’humour, dans la lignée des ouvrages précédents de l’auteur, Paul Sanlaville décrit une nouvelle fois la vie en Bourgogne à une époque où les notables, austères personnages, intriguaient beaucoup.

◘ HISTOIRE

• BERNARD Jacqueline : Une grande famille du Morvan-Nivernais : Les Sallonnyer. 1 vol. br, illustrations, éd. Académie du Morvan – Bulletin n° 81.

Acad Morvan bulletin janvierEn 1651, Erard Sallonnyer, marié à Marie Bonnineau possédait  » un grand corps de logis bâti en pavillon avec un autre corps de logis, granges, étables, fours et cuisine. Jardin devant ledit pavillon, un canal en dessous : Une grande vigne attenant… »La famille Sallonnyer est présente dans le Morvan-Nivernais à partir de la fin du XVe siècle. Installée à Moulins-Engilbert avec les deux grandes figures pionnières de l’activité du flottage du bois dans le bassin de la Seine, ses membres vont peu à peu s’établir dans les régions de Cercy-La-Tour, Decize, Ourouer et Nevers. certains d’entre eux seront anoblis et occuperont des fonctions clefs dans les domaines judiciaires et militaires. A la Révolution, quelques-uns émigreront mais ils récupéreront rapidement leurs biens confisqués. On retrouvera les Sallonnyer occupant des postes d’autorité dans diverses administrations jusqu’au XXème siècle.

• GONZALEZ Julien : Saint-Christophe-en-Brionnais : histoire d’une station thermale oubliée. 1 vol. br, 35 p, illustration, autoédition J. Gonzalez (Dijon), 12,90 €.

L’auteur, né en 1975, est vice-président de la société Les Amis du vieux Pougues. Saint-Christophe-en-Brionnais, commune du canton de Chaufailles (Saône-et-Loire) – 516 habitants en 2014 – a été station thermale pendant environ un siècle. Les premières traces de présence d’une source remontent à 1849. La production était de 30 000 bouteilles à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui il ne reste plus comme vestige que la maison du régisseur dans un état de vétusté très avancé. Dans son ouvrage, Julien Gonzalez,, titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine, revient chronologiquement sur ce volet méconnue de Saint-Christophe, surtout célèbre aujourd’hui pour son marché de bovins charolais. Son enquête, menée sur plusieurs années, l’a conduit jusqu’aux archives départementales de Mâcon, et nationales à Paris. Il y restitue de nombreuses données chiffrées, courriers, documents officiels et visuels d’époque. « C’est un patrimoine menacé dont la mémoire s’efface peu à peu. Il ne bénéficie d’aucune protection patrimoniale ».

image (1)• LEMARCHAND Fabienne Bibracte : une ville entre deux mondes. 1 vol. br, 103 p, illustrations, éd. Bibracte EPCC-Centre archéologique européen (Glux-en-Gienne), 18 €.

C’est une ville enfouie sous la forêt. Une ville autrefois grouillante de milliers d’habitants et oubliée depuis 2 millénaires, que les archéologues révèlent année après année. Une ville installée sur un bastion avancé du Morvan tourné vers le sud d’où les denrées, les hommes et les idées issus du monde gréco-romain affluèrent au 1er siècle avant notre ère, transformant en profondeur la société gauloise. C’est aussi un musée et un Centre de recherche. C’est aussi un site exceptionnel inscrit au cœur de la Bourgogne. Cet ouvrage fait connaitre l’histoire de Bibracte.

• MOROT-GAUDRY Bernard : La sculpture en Morvan au XXème siècle et au début du XXIème. 1 vol. br, illustrations, éd. Académie du Morvan – Bulletin n° 82.

acad Morvan bulletin juilletLe Morvan est, à priori, peu renommé pour sa sculpture. Pourtant on y trouve nombre de sculpteurs de qualité.  Au début du XXème siècle, les artistes morvandiaux devaient « monter » à Paris pour vivre. Après la Grande Guerre, le Morvan se couvre de monuments aux morts. Beaucoup d’entre eux comportent des statues. Puis peu à peu des sculpteurs, séduits par la nature morvandelle et l’espace propice aux ateliers, s’y installent, à temps plein ou mi-temps. Leurs œuvres reflètent tout l’éventail des styles, depuis le néo-classicisme jusqu’au cubisme, de l’art nouveau à l’art brut, de l’expressionnisme à l’abstraction. Le nombre de ces sculpteurs augmente régulièrement au fil du siècle : en effet, des artistes étrangers (néerlandais, belges, allemands, britanniques…). choisissent notre territoire pour implanter leurs ateliers. On rencontre, au début du XXIème siècle, un vrai dynamisme et une belle diversité de la création sculpturale en Morvan.

• TAVERDET Gérald : Noms de lieux de Bourgogne : plus de 1200 noms expliqués. Nouvelle édition. 1 vol. br, 192 p, biblio, index, éd. Christine Bonneton,  coll. Noms de lieux, 12,90 €.

511Rd2bsXxL._SX322_BO1,204,203,200_► Ne ralentissez pas idiot. Le panneau qui annonce une entrée d’agglomération est d’abord une invitation à ralentir mais il indique surtout un nom et, derrière ce nom, se dissimule parfois l’histoire des villes ou villages traversés. Dans certains cas, trop rares, l’appellation peut être comprise par tous. Parfois, le nom semble clair à ceux qui connaissent l’ancien français ou le patois local mais reste caché à tous les autres. En réalité, l’origine des noms de lieux a presque toujours besoin d’être explicitée. Certains noms ont même fait couler beaucoup d’encre et les étymologistes n’ont pas réussi à trouver une solution unanime. Ce livre apporte la solution aux énigmes que se posent Bourguignons et touristes de passage en Bourgogne. Un livre à garder dans sa boîte à gants !

• VENNAT Francis: Moi, Lucie, 17 ans en 1939 : la guerre et après. 1 vol. br, 280 p, biblio, illustrations, éd. L’Harmattan, coll. Rue des écoles – Récits, 23 €.

1938. Lucie rencontre Élie, jeune ouvrier, au bal du 14 juillet. Elle a 16 ans. Fille de blanchisseuse, sa scolarité terminée, elle découvre l’amour, les balades à vélo, et le plaisir de lire. Une année lumineuse. Au printemps 39, la guerre embrase le monde. Ils la traverseront ensemble, entre Paris, sa ville, et le Morvan, son refuge. Leur mariage, les enfants, les séparations, le désespoir, la facilité des petits arrangements, des moments de courage. La paix retrouvée, quelle histoire sauront-ils réinventer ?

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

MÉNAGER Philippe, FETERMAN Georges : Les charmes insolites de la Bourgogne : 170 lieux  étonnants. 1 vol. br, 180 p, illustrations en couleur, index, éd. Christine Bonneton, coll. Guide patrimoine, 15,50 €.

51Z3JLdmjeL._AC_US218_► La Bourgogne réserve bien des surprises qui sauront vous étonner et vous charmer des sites à l’architecture insolite ou extraordinaire ; des voies de communication ou de transport des plus ingénieuses ; des demeures ou ateliers d’artistes aux créations singulières ; des curiosités géologiques ou des trésors naturels ; des saveurs et gourmandises témoins d’un savoir-faire unique… Il vous reste à les découvrir, ce guide à la main, et à succomber. Philippe Ménager est historien de formation, diplômé de la faculté de Dijon, enseignant, guide conférencier et auteur de plusieurs ouvrages patrimoniaux et articles. Georges Feterman est professeur agrégé de Sciences de la Vie et de la Terre. Il anime depuis de longues années des sorties de découverte insolite et des voyages atypiques dans toute la France.

◘ DIVERS

• LE FOLL Typhaine (sous la direction de): Raymond Rochette : l’obsession de l’industrie. Catalogue de l’exposition de l’Écomusée du Creusot-Montceau-les-Mines (29 juillet 2017 – 31 mars 2018). 1 vol.rel., 170 p, illustrations  n-b et couleur, éd. Somogy – Écomusée Le Creusot – Montceau, 29 €.

SOMOGYArtiste local emblématique, Raymond Rochette a livré un regard singulier sur son territoire, empreint d’une forme d’obsession de l’industrie, dont il restitue l’empreinte paysagère et l’univers intérieur.   Si son travail se situe dans la lignée des artistes qui, depuis le milieu du XIXème  siècle jusqu’à ses contemporains du XXème siècle, s’attachent à rendre le travail avec réalisme, il s’en distingue et se singularise par un art de la composition et une palette chromatique qui confèrent une dimension théâtrale aux scènes de labeur qu’il fixe sur la toile. L’artiste impressionne aussi par l’abondance mirifique de sa production et un attachement viscéral à sa terre natale qui transparaît jusque dans sa signature « Rochette du Creusot ». L’artiste explore cette obsession de l’industrie qui émaille toute son oeuvre, sans exception de genre : paysages, portraits, scènes animées, natures mortes sont techniquement construits et nourris d’une vaste typologie d’éléments qui élaborent une radiographie industrielle du territoire.

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 BERRY

◘ LITTÉRATURE

• AURAIX-JONCHIÈRE Pascale : George Sand et la fabrique des contes. 1 vol. br, 280 p,  biblio, inde éd. Classiques Garnier, coll. Études romantiques et dix-neuviémistes, 38 €.

PaeMS02r ► Comment les contes travaillent-ils les fictions narratives dans l’œuvre de George Sand ? Comment et pourquoi produit-elle à son tour des contes littéraires ? Cet ouvrage a un double objectif. Il s’agit d’abord de montrer de quelle façon les réminiscences des contes entendus puis lus pendant l’enfance, ou encore de ceux qui ont été découverts plus tardivement, travaillent les fictions narratives dans l’oeuvre de George Sand dont ils servent à interroger les choix en terme de poétique, mais aussi d’idéologie. Il s’agit ensuite d’interroger la production spécifique de contes par George Sand. Quels en sont les procédés et les enjeux majeurs ? Comment et pourquoi se fabriquent-ils ? Enfin cette réflexion, si elle concerne au premier chef l’écriture, s’intéresse de façon plus large à la posture de la femme écrivain, pour qui les contes semblent chose sérieuse.

• BARRY Joseph : George Sand ou le scandale de la liberté. Nouvelle édition. Ouvrage traduit de l’américain par  Marie-France de Paloméra. 1 vol. br, 580 p, éd. Le Seuil –  Points, coll. Essais, 11,80 €.

SAND► Ce que la presse en a dit…“George Sand ou le scandale de la liberté  » Un homme et une femme, ou comment un Américain s’éprend de George Sand. La plus belle histoire d’amour de la rentrée.  » (Anne Pons, Le Point) … » Éblouissante biographie ! Loin des ergotages littéraires, Joseph Barry, avec une délicatesse et un respect rares, nous convie à suivre cette longue création d’Aurore Dupin : George Sand, femme libre du XIXe siècle, écrivain, mère, amante et amie.  » (Marie Fabre, La Vie) « … “ Une biographie chaleureuse et passionnante. Elle nous suggère au bout du compte que, si l’oeuvre littéraire de George Sand est aujourd’hui regardée sans excessive admiration, la volonté et le courage dont elle fit preuve tout au long de sa vie nous la font aimer telle une contemporaine.  » (Olivier Mauraisin, Le Quotidien des livres)… » Éblouissante biographe ! Loin des ergotages littéraires, Joseph Barry, avec une délicatesse et un respect rares, nous convie à suivre cette longue création d’Aurore Dupin : George Sand, femme libre du XIXe siècle, écrivain, mère, amante et amie.  (Marie Fabre, La Vie)… » Une biographie chaleureuse et passionnante. Elle nous suggère au bout du compte que, si l’œuvre littéraire de George Sand est aujourd’hui regardée sans excessive admiration, la volonté et le courage dont elle fit preuve tout au long de sa vie nous la font aimer telle une contemporaine.  » (Olivier Mauraisin, Le Quotidien des livres)

• BERDUCAT Jeanine : Une moisson d’étoiles. 1 vol. br, 280 p, éd. la Bouinotte, 19 €.

Une_moisson_deto_5948f2b3b2c03La suite de “La Môme Églantine”.  Trente années ont passé depuis qu’Elise, jeune danseuse de French cancan, a décidé de tout quitter. Elle est rentrée à Aigurande, son village natal, pour y abriter son bonheur avec Rodolphe et son jeune fils, Paul. Nous voici au cœur des Années Folles, en 1923. C’est au tour de Paul de tenter sa chance à Paris. Jeune photographe marqué par la guerre pendant laquelle la femme qu’il aime a disparu, il est prêt à tirer un trait sur son passé. Il suit Charles, un ami d’enfance, qui lui fait découvrir les plaisirs de la capitale. Entre Montparnasse et Montmartre, cafés-théâtres et cabarets, le jeune homme reprend goût à la vie. Pris dans le tourbillon parisien, il croise le chemin de Man Ray, Kiki de Montparnasse, Joséphine Baker… C’est dans cette atmosphère euphorique qu’il découvre le cinéma et se laisse gagner par cette passion. Mais Paris lui réservera bien des surprises. Après La Môme Eglantine, Jeanine Berducat nous transporte dans le Paris de l’après-guerre, grisé d’excès pour oublier le deuil et les blessures. Une patiente enquête va permettre à Paul de reconstituer la jeunesse de sa mère dans cette ville tumultueuse, dont il ignorait tout, mais surtout de trouver sa propre voie. Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages aux éditions La Bouinotte, Jeanine Berducat est devenue l’un des écrivains emblématiques de sa région, à la croisée du Limousin et du Val de Loire. Elle évoque, avec beaucoup de sensibilité, le monde rural dont elle est issue.

• BUISSON Georges : La tentation de Bourges. 1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 18 €.

show_image_in_imgtagLa Tentation de Bourges est le récit d’une ville à travers le regard d’un homme, Guillaume, empreint d’une passion commune à tous les «convertis». Arrivé quinze ans plus tôt, celui qui se définissait comme étant de nulle part a plongé là ses racines, envoûté par une cité qui le surprit par la richesse de son histoire et la vivacité de son âme. Le récit débute le 7 janvier 2015, jour de l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo. Comme tant d’autres, cet événement l’ébranle. Mais il soulève pour Guillaume, avec beaucoup d’acuité, de nouvelles questions relatives à l’éducation, à la conscience et la responsabilité de chacun au sein de la société. Ces questions trouvent écho dans les débats qui agitent Bourges, interrogeant la place de la culture dans la cité et celle de sa «Maison», vaisseau amiral en attente de résurrection. Cette Tentation est aussi un vrai roman d’amour, une ode aux bonheurs quotidiens, aux rencontres, sous l’impressionnant magistère de la cathédrale St-Etienne. Une peinture vraie, sans fard, de la relation d’un homme à sa ville. Là, « Il avait enfin trouvé l’espace qui serait celui de la fin heureuse de ses jours»… Georges Buisson Berruyer depuis 2001, après une carrière dans l’action culturelle, a été jusqu’en 2010, administrateur pour le Centre des Monuments nationaux, du Palais Jacques Cœur à Bourges, de la crypte et de la tour de la cathédrale Saint Etienne  et de la maison de George Sand à Nohant. La Tentation de Bourges est son deuxième ouvrage.

De George Sand à Louise Michel: combats politiques, littéraires et féministes (1815-1870).Rencontre de Mix-Cité Orléans. Textes réunis par  Dominique Bréchemier et  Nicole Laval-Turpin. 1 vol. br, 230 p, éd. L’Harmattan,24 €.

ZEZ►  Organisée par Mix-Cité, cette rencontre nous invite au XIXe siècle afin de découvrir comment, de George Sand à Louise Michel, les combats féministes, politiques et littéraires se sont entrecroisés. Nous sont présentées ici des femmes aux figures d’artistes et aux voix cosmopolites, dénonçant les inégalités faites aux femmes. Voici une étude approfondie conduite par des spécialistes de la question de l’émancipation féminine.
Les « Rencontres Mix-Cité » sont un colloque organisé par l’association « Mix-Cité 45 », association pour l’égalité des femmes et des hommes. C’est la 6e édition autour du thème général des « Femmes de lumière et d’ombre » qui se déroule à Orléans.

LABUSSIÉRE Michel :  Le grand œuvre d’Alain-Fournier : interprétation alchimique du Grand Meaulnes. 1  vol.  br, 294 p, illustrations, éd. Hermésia (Royal-Canedel), 20 €

518debQjxsL._SX352_BO1,204,203,200_« Ce qu’il pensa, il l’écrivit ; ce qu’il écrivit, il le cacha en grande partie, se taisant… et parlant à la fois. » Edouard Schuré, Les Grands Initiés Et si nous n’avions jamais lu Le Grand Meaulnes pour ce qu’il est réellement ? Multiples sont les œuvres littéraires à avoir puisé dans l’alchimie et l’hermétisme une part importante de leur inspiration. Au XIVème siècle, Guillaume de Lorris puis Jean de Meung composèrent un véritable chef-d’oeuvre de la poésie hermétique : le Roman de la Rose ; le Grand œuvre mystique s’y déroule sous forme symbolique, parallèlement à la quête de la Pierre philosophale. La Divine Comédie a suscité d’infinis commentaires sur l’ésotérisme de Dante. Les œuvres de Rabelais et de Cyrano de Bergerac fourmillent d’allégories hermétiques. Le Faust de Goethe est une véritable somme d’occultisme. Balzac lance son héros, Balthazar Claës, à La recherche de l’Absolu, Rimbaud se livre à l’Alchimie du verbe, Nerval s’enivre jusqu’à la folie de tous les philtres occultes à la fois… Fournier succomba-t-il lui aussi à l’attrait hermétique ? Manifesta-t-il pour l’art d’Hermès un intérêt dont son oeuvre majeure, Le Grand Meaulnes, ne cesse de multiplier les indices ? Il ne s’agit assurément pas de se représenter l’auteur du Grand Meaulnes environné de cornues et de grimoires, œuvrant fiévreusement dans le secret de quelque laboratoire ! Mais, de même que Claudel voyait en Rimbaud un « Mystique à l’état sauvage », n’y eut-il pas en Fournier un « Alchimiste à l’état spontané » ? Nous avons œuvré dans ce livre avec la conviction que les corridors secrets qui traversent le roman, pleins « de chuchotements et de passages étranges », peuvent être ouverts aujourd’hui à de plus nombreux visiteurs – même s’il faut, pour cela, emprunter quelques portes dérobées, voire forcer des ouvertures condamnées… Cet ouvrage fait sienne l’hypothèse que l’art du Grand oeuvre est à même d’éclairer les arcanes du Grand Meaulnes et qu’une lecture ‘alchimique’ peut interroger cette ouvrage de façon neuve pour en tirer des réponses jusqu’alors insoupçonnées. Et passionnantes »…

• NARBOUX Roland : Bourges et ses écrivains. 1 vol. br, 194 p, illustrations, éd. Alice Lyner, 21 €.

Electre_978-2-918352-77-8_9782918352778Bourges, connue pour son industrie militaire et son printemps musical, n’a pas laissé de traces littéraires importantes. Pourtant, la cité a inspiré maints auteurs, d’où une multitude de textes en tous genres (poèmes, romans, analyses historiques ou géographiques, autobiographies, courriers personnels, polars, témoignages, notes touristiques) qui montrent bien sa diversité. Regroupés dans ce recueil, ces textes sont des morceaux choisis et commentés en fonction de leur intérêt, de leur curiosité ou de la sensibilité de l’auteur – les écrits d’un Anglais comme Percy Allen, par exemple, ne peuvent pas laisser indifférent – et si la capitale du Berry jouit aujourd’hui d’une image attractive, on pourra constater qu’il n’en a pas toujours été le cas, alors que dans le même temps, la cathédrale Saint-Etienne et le palais Jacques Cœur ont toujours été admirés. De Jules César à Jean-Christophe Rufin, ce livre propose une riche moisson de textes, née de regards croisés et de plumes diverses. Le choix de l’auteur est vaste et parfois étonnant : Marguerite Audoux, Jules César, Jacques Cœur, Jean-Pierre Ferrère, Alain-Fournier, Falconelli, Victor Hugo, Prosper Merième, Alain Rafesthain, Jean-Claude Ruffin, Antoine de Saint-Exupéry, George San, Stendhal, Jules Verne.

 • ROLLINAT Maurice : Les névroses. Préface de Grégory Huck. 1 vol. br, 380 p, éd. Belladone éditions, coll. de l’Olifant, 18,50 €.

Recueil, entre symbolisme et décadence, sur la condition humaine, le désir, le spleen, la mort,… Publié  pour la première fois en 1883. Alors qu’il est épuisé, Maurice Rollinat (1846-1903), retiré du côté de Fresselines dans la Creuse, va parvenir à écrire ce présent recueil, Les Névroses (première édition en 1883). Une œuvre lucide hantée par la mort, la luxure et la condition humaine où Dieu se trouve évincé par le Diable. Livre mystérieux où Maurice Rollinat, lorsqu’il ne trouve pas de réponse à sa réflexion poétique, se sert alors de son imaginaire pour les créer ; l’imaginaire plutôt que le néant : c’est là, très certainement, l’un des fondements de la poésie… ). Poète mal aimé en son temps, Rollinat demeure méconnu aujourd’hui. Sa poésie se tient entre symbolisme et décadence.

• SAND George : Croyances et légendes de nos campagnes. Préface de Jeanine Berducat. Postface de Michèle Dassas. 1 vol. br, 160 p, éd. CPE, 20 €.

512P1o5HHoL._AC_US218_ (2) Aurore Dupin, future George Sand (1804-1876), a grandi au château de Nohant, dans le décor pastoral de la campagne berrichonne, gravant en elle quelques-uns de ses plus beaux souvenirs en courant les champs avec les petits pâtres des environs, qui lui faisaient profiter à l’envi des contes de leurs aïeules ou des récits de leurs propres rencontres avec des êtres fantastiques, ou bien en assistant elle-même aux veillées du coin de feu, alors qu’elle accompagnait le régisseur du domaine pendant sa tournée des métairies. Ce folklore et ces croyances du Berry, dans lesquels elle avait baigné si jeune, l’écrivaine, même si elle eut le souci de leur donner une explication rationnelle, ne les dénonça jamais comme des superstitions, ayant bien trop de respect pour une tradition orale qui avait jalonné son enfance en lui laissant une forte impression, et qui, elle le savait, racontait l’histoire secrète et profonde du peuple de France, dédaignée par les livres académiques alors même qu’elle puise aux temps les plus reculés et est une clef pour les appréhender. C’est ainsi que dans les années 1840 et 1850, à travers des romans comme Jeanne ou La Petite Fadette, ou encore des essais ou des recueils telles ses Promenades autour d’un village ou ses Légendes rustiques, George Sand fit oeuvre, dans son style champêtre et romantique et avec au moins une vingtaine d’années d’avance, de précurseur des études folkloriques que mèneraient les grands collecteurs : les Sébillot, Carnoy ou Luzel, dans leurs revues. C’est une sélection d’extraits de ces diverses œuvres de la Dame de Nohant, tous ayant trait à l’imaginaire rural, aux légendes, aux croyances et aux coutumes qu’elles inspirèrent, qui sont proposés dans ce recueil.

• SAND George : Oeuvres complètes : 1839 : L’Uscoque. Publié sous la direction de Béatrice Didier.  Édition critique établie par Marianne Lorenzi. 1 vol. br, 274 p, biblio, index,  éd. Librairie Honoré Champion, coll.  Textes de littérature moderne et contemporaine, 55 €.

L’Uscoque, roman à la fois historique et oriental, est le dernier conte d’inspiration vénitienne de George Sand avant Consuelo. Le jeune Flaubert, qui a lu L’Uscoque dès septembre 1838 écrit à son ami Ernest Chevalier : « J’ai lu dernièrement l’Uscoque de G. Sand ; tâche de te procurer ce roman et tu verras que cet Uscoque est un homme qui mérite ton estime. » La réaction de Dostoïevski est plus frappante encore : « J’avais, je crois, seize ans quand je lus pour la première fois sa nouvelle L’Uscoque, une des plus ravissantes œuvres de ses débuts. Je me souviens que j’en fus enfiévré toute la nuit. »Marianne Lorenzi est ancienne élève de l’École Normale Supérieure Ulm/Sèvres, agrégée de grammaire et docteur ès Lettres, à l’issue d’une thèse consacrée à la « dynamique » narrative chez George Sand. Elle est actuellement Maître de conférences à l’Université de Paris-Sorbonne.

SAND George : Œuvres complètes : Fictions brèves : nouvelles, contes et fragments (1873-1876): Les Contes d’une grand-mère. Publié sous la direction de Béatrice Didier. Édition critique établie  par Suzel Esquier. 1 vol. br, 513 p, biblio, index, éd. Librairie Honoré Champion, coll.  Textes de littérature moderne et contemporaine n° 188, 78 €.

SAND► « Les Contes d’une Grand-Mère font un tout, un volume pour une classe de lecteurs qui n’abordent pas les autres ouvrages ». Selon George Sand, ces Contes, écrits pour ses petites-filles, étaient donc voués à bercer un auditoire particulier, épris de merveilleux, auquel elle souhaitait aussi transmettre son goût du savoir. Une Première Série parut en novembre 1873, la Seconde Série, en novembre 1876.  Nombre de manuscrits ont disparu, ou ne sont pas localisables, (hormis ceux déposés au fonds Sand de la BHVP). Le sort a souri aux auteurs : ils ont découvert les autographes de quatre d’entre eux : Le Nuage rose, Les Ailes de Courage, Le Géant Yéous, L’Orgue du Titan. 744 pages, qui font pénétrer le lecteur au cœur de la création sandienne, pour mesurer le travail d’amplification d’un conte comme Les Ailes de Courage, la richesse de l’inspiration de l’auteur, qui passe sans transition du promontoire de Pictordu à l’Olympe pyrénéen de Yéous, le soin minutieux qu’elle apporte à « lessiver » le premier jet, ou encore l’allégresse de l’écriture d’un conte composé en quatre jours : Le Nuage rose.  Une primeur de ces  découvertes que les auteurs se disent  heureux de faire partager au lecteur. Chercheur et musicienne, Suzel Esquier a édité les Écrits sur la Musique de Stendhal, (Stendhal, l’Âme et la Musique, Paris, Stock, 1999, Prix des Muses 2000). Elle participe à l’édition des O. C. de G. Sand pour les éditions Champion (Les Lettres d’un voyageur, 2010, Pauline, à paraître). A collaboré aux Dictionnaires : Don Juan, (Bouquins), Stendhal, George Sand (Champion). Elle est membre du CELIS, Université de Clermont-Ferrand.

Laiez-verdure• George Sand : laissez-verdure : les derniers jours de George Sand ou la construction d’une légende. Documents inédits rassemblés, édités et présentés par Nathalie Desgrugillers. 1 vol. br, 229 p, biblio, éd. Paléo (Clermont-Ferrand), coll. La collection de sable, 25 €

Lorsque George Sand s’éteint, au  début du mois de juin 1876, elle est célèbre, respectée, auteure d’une œuvre littéraire considérable. Aussi sa mort a-t-elle donné lieu à de véritables récits dans la presse de l’époque. Mais, à la lumière de documents retrouvés, une autre histoire se dessine… 

VANNIER Roger : Un héritier tourmenté. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Le Chant des pays,  16,50 €

9782848866277-320x495Rémi, un enseignant, s’adonne à la peinture et aime s’évader au son de la musique classique. Il a choisi de mener une existence tranquille et modeste après un divorce tumultueux… Mais tout s’effondre le jour où il reçoit une fortune colossale léguée par un oncle qu’il n’a même pas connu. Issu d’un milieu ouvrier, ayant milité à l’université sous la bannière « le paradis des riches est fait de l’enfer des pauvres », il est très mal à l’aise avec ses millions, ses actions et ses biens. D’autant que ses parents, lui reprochant d’avoir accepté l’héritage, se détournent de lui, tout comme le reste de la famille. Pourtant, mis à part sa nouvelle demeure, il ne change rien à son train de vie. Quatre ans plus tard, il est occupé à peindre dans sa luxueuse et gigantesque villa Rosarole quand il entend sonner à la grille. Ébahi, il découvre Sophie, une jeune femme avec laquelle il avait eu une brève liaison, quelques mois avant la fin de son contrat de coopérant, de l’autre côté de la grande bleue. Certaines idylles marquent les êtres à jamais. Faut-il toutefois chercher à faire revivre le passé ? … Né à Reigny et aujourd’hui retraité à Châteaumeillant,   Roger Vannier est l’auteur de nombreux romans, parmi lesquels L’École des glycines, Révélations au fil de l’eau, Une Histoire en suspens, tous parus aux éditions Lucien Souny.

◘ HISTOIRE

BERNARD  Daniel : Costumes traditionnels en Berry. 1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, biblio, glossaire, éd. Geste, 29,90 €

511j0EqHwKL._SY332_BO1,204,203,200_Depuis 1982, Daniel Bernard publie articles et synthèses sur le vêtement populaire berrichon. Il  contribue à mettre en place des expositions réalisées par la Guérouée de Gâtines autour des parures et habits du peuple, tout en faisant réaliser de fidèles reproductions de costumes pour la scène au sein de cette association. À la suite de Jean Favière, il a été l’un des premiers à analyser le costume traditionnel berrichon à partir d’un corpus de sources archivistiques élargies, sans négliger les innombrables fonds iconographiques et les pièces matérielles sauvées de l’injure du temps. Ce volume rassemble l’ensemble de ses études consacrées aux pratiques vestimentaires berrichonnes et à cet « objet d histoire » que représente le costume régional des contrées de l’Indre et du Cher.

• BERNARD Daniel :  Le loup en Berry. 1 vol. br, 55 p, illustrations en couleur, éd. La Geste berrichonne, coll. Tout comprendre, 8,50 €.

51v6VAzbv9L._SX347_BO1,204,203,200_Dans les années 1980, Daniel Bernard fut le précurseur de nombreuses études régionales consacrées à la place du loup dans la société rurale. Après La Fin des loups en Bas-Berry, L’homme et le loup, paru aux éditions Berger-Levrault en 1981, a connu un grand succès : outre sa diffusion nationale, cet ouvrage pionnier a été édité au Canada, traduit en allemand et en japonais. En s’appuyant sur des sources archivistiques et des collectages sur le terrain, Daniel Bernard propose aujourd’hui une mise au point documentée, entre mythe et réalité, sur ce grand fauve aux yeux de braise dans le Berry d’hier… sans négliger l’impact d’un hypothétique retour dans le centre de la France…Docteur en anthropologie sociale et historique, reconnu aujourd’hui comme l’un des meilleurs spécialistes des arts et traditions populaires du Berry, Daniel Bernard a publié de nombreux ouvrages concernant l’histoire du loup en France, l’ethnographie, le patrimoine et l’histoire du pays de George Sand.

• La cathédrale de Bourges. Ouvrage réalisé par la direction régionale des affaires culturelles  Centre – Val de Loire.  1 vol. relié, 530 p, illustrations en couleur, éd. Presses universitaires François Rabelais,45 €.

Cathédrale bourges► Joyau gothique unique dans sa conception architecturale, la cathédrale de Bourges n’en finit pas de livrer ses secrets. Cet ouvrage parcours les découvertes et redécouvertes mises au jour par les récents travaux de rénovation menés par les Monuments Historiques. De l’histoire du bâtiment à son architecture en passant par ses techniques de construction et ses ornements, ce livre richement illustré analyse en détail l’histoire et les caractéristiques de cette cathédrale hors du commun.

• CHEN Jean(aquarelles de): Bourges au fil des siècles. 1 vol. br, 176 p, 6 dépliants, illustrations en couleur, éd. La Bouinotte éditions, 39 €.

Cet ouvrage présente les œuvres de l’artiste Jean Chen, qui réalise depuis six ans un projet intitulé « Restitution de la ville de Bourges au cours des siècles », à travers des peintures à l’aquarelle montrant des vues cavalières et des recréations visuelles des siècles passés On redécouvre ainsi, sous un nouveau jour, les chefs d’oeuvre architecturaux de Bourges, disparus, modifiés ou conservés. Des œuvres réalisées à l’aide d’une documentation considérable et en respectant la chronologie grâce à des plans historiques et de images vectorielles. Ce catalogue fait suite aux expositions présentées en 2015 et 2016 dans la salle du duc Jean du palais ducal et aux Archives départementales du Cher, qui ont connu un immense succès. A l’exception de quelques aquarelles réalisées  sur  d’autres périodes, ces travaux sont consacrés à la représentation de Bourges à différentes époques : à l’ère gallo-romaine, au temps du duc Jean de Berry autour de 1400, et principalement au XVIe siècle, quand régnait François 1er. Des aquarelles de l’intérieur de la cathédrale au XVIIe siècle sont aussi reproduites. Le projet initial s’étend progressivement aux villes de Mehun-sur-Yèvre, Sancerre Aubigny-sur-Nère, Issoudun…

• COULON Gérard : Le Berry gallo-romain. 1 vol. br, 56 p, illustrations, éd. Geste éditions, 5,50 €

51YphffZPFL._SX347_BO1,204,203,200_ Comme la majeure partie des Gaules, le Pays biturige à peu près le Berry actuel est conquis par Jules César au milieu du Ier siècle avant J.-C. Dès lors, la rencontre des cultures gauloise et latine donne naissance à une civilisation originale, brillante et méconnue, celle des Gallo-Romains. Pendant plus d’un demi-millénaire (51 avant J.-C.- 476 de notre ère), les Bituriges adoptent le mode de vie de leurs vainqueurs. Leur environnement se transforme à la ville comme à la campagne, le latin devient langue officielle, les habitudes et les comportements se modifient. À travers quinze chapitres, ce petit livre se propose d’offrir un panorama aussi complet que possible des divers aspects de la vie de tous les jours. De la maison aux aqueducs, des voies romaines aux débuts de la vigne, des artisans du fer aux pratiques funéraires, ce n’est pas l’image d’un passé figé qui resurgit, mais celle d’un monde grouillant de vie qui, quelque deux mille ans après, ne cesse de nous fasciner. Au fil d’une quinzaine de chapitres très vivants, le lecteur découvre comment les vaincus se sont acclimatés au mode de vie des vainqueurs.

• DESORMIERS   Jean-Jacques :   Hommage aux poilus tombés au champ d’honneur en 1914 : cantons Nord et Sud d’Issoudun. 1 vol. br, 204 p, illustration, éd. Les Amis du vieil Issoudun, 16,90 €.

poiluuuuÀ première vue, le travail semble titanesque. Mais il en faut bien plus pour décourager l’historien local. Jour après jour, Jean-Jacques Desormiers poursuit cette quête commencée il y a deux ans. Son idée ? Consacrer une série d’ouvrages répertoriant le nom de chacun des soldats de l’arrondissement d’Issoudun qui ont laissé leur vie pour la patrie, entre 1914 et 1918. « En voyant tous ces noms gravés sur les monuments aux morts, je me suis rendu compte qu’on ne savait rien de ces hommes âgés de 18 à 45 ans. Ils se sont sacrifiés pour que l’on puise être libres. C’était ma façon de leur rendre hommage », explique-t-il. Il a commencé par relever le millier de patronymes gravés sur les monuments locaux, en comparant cette liste avec celle du site officiel du ministère de la Défense. Ensuite, il est parti à la recherche de l’état civil de chacun des poilus. « J’ai retrouvé leur parcours militaire, leurs éventuelles médailles, l’endroit où ils sont tombés, celui où ils sont enterrés et le monument où figure leur nom. »

 • ÉPAUD Frédéric : La charpente de la cathédrale de Bourges : de la forêt au chantier. 1 vol. br, 184 p, illustrations en couleur, éd. Presses universitaires François Rabelais, coll.  Perspectives historiques, 32 €.

Les grandes charpentes gothiques de la cathédrale de Bourges, par leur dimension et leur complexité structurelle, constituaient un défi technique majeur pour les charpentiers du XIIIe siècle. Leur étude archéologique aborde les questions de l’approvisionnement en bois d’œuvre, des arbres et des forêts exploités, mais aussi des techniques de mise en œuvre, d’assemblage et de levage.Leurs datations amènent à reconsidérer l’évolution des campagnes de construction de la cathédrale en renouvelant notre compréhension de l’un des plus vastes chantiers de la période gothique.

• Il était une fois la rue de la gare : histoire et mémoire. 1 vol br, 139 p,150  illustrations n-b et en couleur, éd. La Bouinotte,  22 €

Il___tait_une_fo_58de68f719d4b_120x150À Châteauroux… Il était une fois la rue de la gare… C’est l’une des rues emblématiques de Châteauroux, reliant la gare au centre ville avec, en point de mire, le fameux « building ». Une rue au destin changeant, dont on découvre l’histoire au fil de cet album passionnant et richement illustré. Son histoire commence avec celle de l’arrivée du train à Châteauroux, au milieu du XIXè siècle, en périphérie du centre urbain. Lorsque les premiers voyageurs descendent des wagons en 1847, ils cheminent sur un simple débarcadère en bois. Un projet de tracé de rue est alors envisagé pour relier la gare à la ville par une voie rectiligne aboutissant au théâtre. Les champs et les vignes cèdent progressivement la place à un alignement de maisons bourgeoises. L’urbanisation progresse sous le Second Empire et la Troisième République avec l’activité commerçante et l’animation ferroviaire qui provoque également la construction de la manufacture des tabacs. Commerçants, artisans et professions libérales s’installent dans la rue principale qui conduit au centre de la ville. On y créée une institution pour l’éducation des jeunes filles, devenu l’un des lycées de la ville, la Chambre de commerce, une coopérative pour les agriculteurs de l’Indre, les services de l’Inspection des Eaux et Forêts, une imprimerie, le premier cinéma de Châteauroux, des aubergistes et hôteliers mais aussi tout ce que le commerce indépendant compte dans tous les domaines : les vêtements, la fourrure, la radio et TV, la coutellerie, la quincaillerie, les arts ménagers et la décoration, la librairie, l’épicerie, les fleurs, l’automobile…

• MARTIN Anne-Marie, LAGAUTRIÈRE Jean-Marie : Un siècle de vie à Saint-Plantaire. 1 vol. br,  illustrations, éd. la Bouinotte, 21 €.

Un_si__cle_de_vi_5948f33c543a7Quiconque est né, a vécu à Saint-Plantaire ou est simplement curieux de mieux connaître cette commune, aura plaisir à feuilleter cet ouvrage. Douze chapitres guident le lecteur dans un voyage rétrospectif à travers le XXème siècle. Les auteurs ont souhaité retracer l’atmosphère et l’évolution du bourg et des nombreux villages à travers les activités de l’époque : artisanat, petits commerces et pour beaucoup agriculture familiale… En évoquant les écoles et leurs flots d’écoliers mais aussi la vie paroissiale, les fêtes locales, les associations, ils ont tenté de faire revivre l’âme d’un pays tout au long d’un siècle par ailleurs marqué de l’impact des guerres. Ils ont aussi mis en valeur les richesses patrimoniales de la commune ainsi que ses attraits touristiques, sans oublier le charme d’un village fleuri reconnu. Sans avoir la prétention d’être exhaustif, ce livre offre néanmoins une large palette de documents et de témoignages patiemment recueillis et mis en forme par les auteurs. Aussi et à travers cette sorte de devoir de mémoire, ils espèrent raviver chez le lecteur le plaisir de retrouvailles émouvantes, l’étincelle du souvenir.

• MARTIN Élodie : Naissance des établissements Balsan. Présentation et commentaires de  Jean-Pierre Surrault.1 vol. br, 260 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Lancosme, 29 €.

Electre_978-2-912184-91-7_9782912184917En 1923, Robert , fils d’Auguste, fit paraître sous le titre de Souvenirs les mémoires que sa grand-mère Martin (1810-1893), épouse de Pierre Balsan (1807-1869), avait commencé à rédiger à la demande de son mari. Le tirage en fut fait à un très petit nombre d’exemplaires, principalement réservé à la famille et à ses proches. A la demande de la famille, l’Académie du Centre a été sollicitée pour rééditer ce livre à destination d’un public élargi. Jean-Pierre Surrault, son président, s’est chargé de cette tâche. L’ouvrage d’Elodie Martin, très vivant, est une chronique familiale au centre de laquelle se trouve l’histoire du couple fondateur de la société Balsan qui allait énormément marquer la ville de Châteauroux par la construction d’une immense usine de draps (1862-1871), l’une des plus modernes de l’Europe d’alors. Nous pouvons suivre l’ascension d’un couple très uni dont la réussite est typique du capitalisme de la période. Ce livre restitue le texte de Robert Balsan dans son intégralité tel qu’il avait voulu qu’il soit publié. Il a été modernisé au plan des illustrations. Il est précédé d’une biographie du couple Pierre Balsan – Elodie Martin qui n’avait jamais lait l’objet d’une étude approfondie, depuis l’époque de leur jeunesse difficile dans le Lodèvois jusqu’à l’arrivée et l’installation à Paris et Neuilly-sur-Seine puis à celle de la création de leur établissement industriel à Châteauroux. La richesse du texte d’Elodie Martin, fourmillant de notations de toutes sortes, impliquait de nombreux commentaires qui font l’objet de développements et d’explications dans une dernière partie qui conclut le livre. Richement illustré, cet ouvrage nous introduit dans le quotidien d’une famille bourgeoise du XIXème siècle.

• MASCLE Bruno : Les Américains à Châteauroux (1951-1967). Nouvelle édition. Préface de Léandre Boizeau. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. la Bouinotte, 26 €.

1951_1967_les_Am_5948f40d8e2961951 : les Américains débarquent à Châteauroux. Objectif, la construction d’une des plus grandes bases de l’OTAN en Europe. Ils sont bientôt plusieurs milliers, GI’s bien nourris et bardés de dollars. Et avec eux, leurs voitures, leur musique, leurs mœurs, leur way of life. Un « presque » choc de civilisation, dans un Berry encore coincé au XIXe siècle, émergeant à peine des rationnements de l’après-guerre. Sur la base, des centaines d’emplois sont créés, payés double ou triple des salaires locaux et les nuits castelroussines deviennent électriques, entre bars louches et dancings. Sans compter l’hostilité de certains à l’égard de ce qu’ils considèrent comme une occupation. Cette période ne va pas durer plus d’une quinzaine d’années mais elle va marquer durablement les esprits et la région. Grâce à des dizaines de témoignages, de photos et de documents, Bruno Mascle donne chair à cette époque, entre nostalgie et émotion. Châteauroux n’en a pas fini avec l’Amérique.

ROBERT Annelaure, SIRÈRE Christophe : Bourges. 1 vol. br, 56 p, illustrations en couleur, éd. Geste éditions, 5,50 €

155638.png► Le printemps est bien vivace ici à Bourges, mais le festivalier ne peut passer à côté de beautés bien visuelles. Quatre parcours en étoile permettent de découvrir la ville. La cathédrale, classée patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO est incontournable, et les multiples maisons du Moyen Âge sont encore présentes. Le Palais de Jacques Cœur, un des personnages les plus renommés de Bourges, est un des fleurons de la ville. Un détour vers les marais, véritable havre de paix au sein de la cité, rappelle le temps où Bourges enserré dans ses remparts gallo-romains trônait au-dessus d’un vaste marécage. Annelaure Robert, cofondatrice en 2007 de l’agence photo Naturimages, s’est installée en Berry en 2008 ; elle a été correspondante de presse pendant 4 ans.

• Vivre au maquis & l’épuration dans la région R5 : Berry, Limousin, Périgord, 1943-1945. Actes des colloques, organisés par le Centre de réflexions, d’études et de documentation de l’Indre, à Châteauroux, Centre d’études supérieures, 26 novembre 2011 et 21 novembre 2015. 1 vol. br, 208 p, 38 p.pl. illustrations n-b et couleur, coéditions Points d’Aencrage (Eguzon-Chantôme) et   CREDI -Centre de recherches, d’études et de documentation de l’Indre (Châteauroux), 19 €.

image► Depuis quelques années, l’histoire des maquis fait l’objet d’un regain d’intérêt. Plus que leur histoire combattante (assez bien connue), c’est leur vécu au quotidien qui sollicite les chercheurs. Ce colloque entend faire le point sur ces nouvelles approches, dans le cadre de la région résistante R5 (Berry, Limousin, Périgord), en évoquant une période troublée entre les effondrements de la puissance occupante allemande et du régime de Vichy avant le retour de l’État républicain. Après le colloque consacré en 2011 aux maquis, le CREDI organisait une nouvelle rencontre des historiens spécialistes de la Seconde Guerre mondiale dans la Région R5 qui réunissait à l’époque l’Indre, la Corrèze, la Creuse, la Dordogne, la Haute-Vienne. Le thème choisi, 70 ans après la Libération, était l’épuration (1944-1945). Ce sujet fut longtemps l’objet de polémiques ou de rumeurs souvent non fondées. Depuis quelques années, les archives de cette période délicate sont plus accessibles et des synthèses de qualité ont permis de mieux cerner et d’aborder sereinement un bilan de l’épuration le plus proche possible de la vérité. L’objectif de cet ouvrage est de faire connaître au plan local ces recherches nouvelles. Les sujets traités sont divers. Ils permettent des approches générales ou ponctuelles et de croiser des regards différents sur des départements dont les cultures historiques et politiques étaient parfois éloignées, mais que la conjoncture administrative avait pour un temps réunis (extrait du blog Creuse résistance).

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• BRUNET Roger: Atlas du Berry. Cartes et dessins de Roger Brunet. Photographies de Régine Vanduick. 1 vol. br., 290 p, cartes, illustrations en couleur, biblio, index, éd. La geste, 29,90 €.

ZZZZZAu centre même de la France, le discret Berry gagne à être connu.  Il eut de très riches heures, et d’Argenton à Bourges, de Sagonne et Ainay-le-Vieil à Palluau et Valençay, il lui en reste des témoins mémorables.  Autour de l’active plaine de Champagne, qui porte ses préfectures, scintillent des paysages originaux, par les courbes des vignes du Sancerrois, les bouchures des Trois Provinces, les verts bocages du Boischaut, les lacs de Creuse et des bords de Marche, les étangs de la Brenne, les forêts solognotes. George Sand y est encore présente, avec Alain-Fournier, Marguerite Audoux et tant d’autres. Le Berry est aussi une active province, forte de réussites et d’implantations originales, d’un rôle stratégique qui attire jusqu’aux Chinois, d’une abondance d’aménagements locaux, de labels et de festivals. Néanmoins, certaines de ses campagnes et bourgades sont inquiètes, manquent de services et de solutions ; il leur faut renforcer leurs coopérations.  Pour dire ce Berry en ses nuances, par le texte et plus de 350 images, cartes et photographies en couleurs, l’Atlas du Berry présente les deux départements, chacune des 33 intercommunalités et chacune des 533 communes dans l’essentiel de leurs paysages, de leur patrimoine, de leurs activités et de leurs entreprises.

 

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 FOREZ

◘ HISTOIRE

RAUTENBERG Michel, VÉDRINE Corine (sous la direction de): Saint-Étienne, ville imaginée: mineurs, artistes et habitants.1 vol. br, 160 p, illustrations n-b et couleur, biblio, filmographie, index, éd. Publications de l’université de Saint-Étienne, coll. Matière à penser – Sociologie, 15 €.

image► Saint-Étienne fut souvent, et elle est encore, une ville mise en récits et en images. Son passé ouvrier reste vivace dans les imaginaires populaires, où il se conjugue de nombreuses manières. Descendants de mineurs algériens, supporteurs de l’ASSE, artistes, habitants, militants associatifs, architectes, racontent une ville vivante dans les échanges sociaux et les pratiques urbaines, une ville qui résiste, contourne, s’adapte aux projets des aménageurs et des institutions publiques. Les mutations rapides que connaissent les villes ne peuvent pas se comprendre hors de la prise en compte des images et imaginaires qui leurs sont associés. Les effets de notoriété ou de dépréciation, l’attachement des habitants à la ville, la vigueur des héritages sociaux, les réactions face aux rénovations urbaines, bref la ville que chacun a dans la tête conditionne la qualité de la vie urbaine et la réception de ses transformations. Si les images de villes relèvent de l’agenda des politiques publiques, on ne saurait s’en contenter pour penser la ville d’aujourd’hui et projeter celle de demain.

• SAGNARD Jérôme : Le Forez : instantanés d’histoire. 1 vol. br, 160 p, illustrations, éd. Sutton, coll. La mémoire en images, 20 €.

Issus d’albums chinés sur les brocantes, ces clichés présentent le Forez de la Belle Époque sous un angle intimiste. Promenades en bord de Loire, excursions, pique-niques champêtres, fêtes villageoises sont autant d’occasion d’immortaliser des proches, mais aussi les lieux visités. Les photographies, mises en perspective avec des textes de la presse quotidienne locale, restituent l’atmosphère qui régnait dans cette région rurale au début du XXe siècle. Les articles relatent aussi bien des faits divers que des événements et sont représentatifs de la société d’alors. La photo de famille devient ici le témoin d’une époque et nous restitue l’histoire régionale. Jérôme Sagnard, historien de formation, est professeur documentaliste. Passionné par l’histoire de sa région, il a signé plus d’une vingtaine d’ouvrages, dont de nombreux Mémoire en Images.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• Pierre-sur-Haute, Monts du Forez : Auvergne, Rhône-Alpes, Loire : 20 balades exceptionnelles. 1 vol. br, 48 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Chamina, coll. Balades et randonnéesLes incontournables, 10 €.

Vingt balades à pied, qui sont autant de prétextes à découvrir la région de Pierre-sur-Haute et que les Monts du Forez, qui culminent à 1.634 m d’altitude, ou encore les jasseries où est produite la fourme traditionnelle.

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