LES PARUTIONS RÉCENTES : N°7 (JUILLET – AOÛT – SEPTEMBRE 2017)

MISE À JOUR:   17 JUILLET 2017

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provincesBourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er juillet au 30 septembre  2017.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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 BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

 • BAYLE  Ghislaine: Mille Feuillets, la librairie de colombe. 1 vol. br, 338 p (disponible également en version numérique), éd. Édilivres, 27,50 €.

Le roman Mille feuillets retrace l’histoire de Colombe, une libraire. Le directeur de l’assistance publique ne lui propose qu’une seule voie : travailler « chez les autres ». Grâce à Pierre, un normalien qu’elle rejoindra à Paris, elle reprendra ses études. Ils se marieront. Le fracas des armes et le deuil la ramèneront dans les environs de Vichy où elle est nommée maîtresse d’école intérimaire.   Un jour de printemps 1919, à Vichy, elle s’arrête devant une librairie vieillotte qui recherche une personne de confiance pour préparer la liquidation. Elle entre, son destin est scellé.  Ce seront de multiples rencontres, tout d’abord avec Charles, médecin-inspecteur au thermalisme, qui l’emmènera à Madagascar. Revenue en France, dans sa librairie qu’elle ne quittera plus, elle rencontrera Albert Londres, le globe-trotter journaliste qui lui laissera un souvenir ébloui. Colombe fera aussi la connaissance du redoutable directeur de la revue des lectures, qui séjourne régulièrement à Vichy… Après avoir enseigné l’histoire et la géographie, Ghislaine Bayle qui réside à Néris-les-Bains, signe là son tout premier roman. 

• FARINELLI Bernard : Terre-Dieu. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny poche, 6,50 €.

Jean revient à Terre-Dieu pour enterrer son père. La ferme, en ruine, promise à une vente à la sauvette, abritera une casse automobile. Alors qu’il est bouleversé par les terribles changements, les souvenirs affluent de plus belle : sa grand-mère, ses parents, son maître d’école, et aussi Marie, son unique amour… Jean appartient à cette génération qui a rompu les liens avec son histoire familiale, avec son patrimoine, avec tout ce qui constitue l’essentiel de l’existence. Il a quitté le monde paisible pour relever, à l’étranger, des défis professionnels stimulants. Il a délaissé Marie. Elle, n’a jamais quitté leur campagne. Elle l’a attendu. Peu à peu, il prend sa décision. S’il a été le chaînon manquant durant des décennies, désormais il doit passer le témoin. Il ne peut plus se dérober. Terre-Dieu est un hymne à la nature, à la vie simple, à l’équilibre. Il démontre que la voie du bonheur est possible, et que la résilience n’est pas un vain mot.

• LABBE Jean-Claude: Je te cherche. 1 vol. br, auto-édition Jean-Claude Labbe (03410 Domérat), 15 €.

Pasteur et évangéliste, Jean-Claude Labbe publie un récit dans lequel il a voulu raconter la première partie de son existence: « Ma recherche de ce frère disparu, ma recherche de l’amour, ma recherche d’absolu ».

• MIRBEAU Octave: Sébastien Roch. Préface de Pierre Marcelle. Postface de Marie-Paule Caire-Jabinet. Dessins d’Éloi Valat. 1 vol. br, 348 p, illustrations, éd. Bleu Autour, 29 €.

Un siècle  après la mort d’Octave Mirbeau (1848-1917), Patrice Rötig  a choisi de rééditer ce roman méconnu de l’auteur du « Journal d’une femme de chambre ». Le projet est né de la volonté du peintre et dessinateur Éloi Valat d’illustrer cet étonnant roman, fresque  de la société française de la fin du XIXè siècle, sans doute largement autobiographique. Il s’agissait aussi de montrer « sa troublante actualité en raison de son sujet central, longtemps demeuré tabou, celui  du viol d’un enfant dans un collège religieux », rappelle l’éditeur. Dans le Paris du Second Empire,  un prêtre abuse d’un jeune élève, dans un collège jésuite breton,  réservé aux enfants d e « l’élite sociale »…Sébastien Roch est sorti en 1890, après publication en feuilleton dans L’Écho de Paris. On imagine mal, aujourd’hui, une histoire aussi scandaleuse dans les colonnes d’un journal. Pour Marie-Paule Caire-Jabinet, historienne et auteure de la postface,  on retrouve dans ce roman la plume engagée de Mirbeau qui n’aura de cesse de « se dresser contre l’école, qu’il accuse de broyer les enfants, et contre l’armée qui les envoie au massacre ». (d’après l’article de Jean-Marc Laurent, publié dans La Montagne).  Peintre et dessinateur, Éloi Valat est l’auteur d’une trilogie d’albums sur la Commune : Le Journal de la Commune, L’enterrement de Jules Vallès et La Semaine sanglante (éditions Bleu autour, 2007, 2010, 2013). Paraîtra, fin 2017, un quatrième album : Les femmes de la Commune de Paris. C’est dans le prolongement de son œuvre sur la Commune qu’Eloi Valat, revisitant la tradition des ouvrages illustrés du XXe siècle, s’est emparé du roman Sébastien Roch, d’Octave Mirbeau, dont il signe les dessins et la mise en page.

• TÉNOR Arthur : Pourquoi ? L’ultime affrontement. 1 vol. br, 480 p, éd. Scrinéo, 17,90 €.

Un lycéen et une jeune fille sont désignés et formés au combat pour sauver l’humanité de l’Apocalypse depuis l’apparition spectaculaire de l’ange de l’oubli, fils de la divinité Clotho, venu accueillir le retour à la vie d’un être maléfique en sommeil depuis 1314. En plus de nombreux bandits, ils affrontent une autre créature de l’oubli bien plus redoutable, l’ange de l’Apocalypse, fils d’Atropos.

◘ HISTOIRE

• COLCOMBET François (sous la direction de): Où va l’Iran? Regards croisés sur le régime et ses jeux d’influence. Préface de Frédéric Encel. Avec des contributions de Mohammad Amin, Mikaël Benillouche, Lincoln P. Bloomfield et al. 1 vol. br, p, illustrations, cartes, éd. Autrement, 21 €.

o-va-l-iran-_9782746746169Ancien magistrat et ancien député de l’Allier (1988-1993 et 1997-2002), François Colcombet qui a coordonné Où va l’Iran, connaît bien ce   pays en particulier et  le Moyen-Orient, en général. Il est président de la Fondation d’études pour le Moyen Orient (FEMO), une structure de réflexion qui se consacre aux questions géopolitiques de cette région. L’ancien élu bourbonnais, s’est aussi penché sur la constitution de la République islamique iranienne et il a participé à la fondation du Comité français pour un Iran démocratique.  Les contributeurs de ce livre  s’interrogent sur la situation économique, sociale et politique de l’Iran contemporain et analysent la stratégie diplomatique et militaire ainsi que les interférences régionales, afin d’avoir une vision de l’avenir.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• GLOAGUEN Philippe : Moulins, Pays Bourbon : Auvergne. 1 vol. br, 112 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Hachette tourisme, coll. le Guide du routard, 4,90 €.

Localisé au sein de la région Auvergne – Rhône-Alpes et du département de l’Allier, le Pays de Moulins est une terre de richesses.  Tout d’abord, il y a la nature. Généreuse et préservée, elle sait allier les réserves naturelles au bien-être, les activités de plein air aux mobilités douces. Ensuite, le patrimoine. Hérité de l’histoire royale des ducs de Bourbon et exceptionnellement riche en monuments et témoignages, il est également gastronomique grâce à ses nombreux produits du terroir, et culturel à travers son tissu associatif dynamique. Enfin, c’est aussi un lieu d’accueil pour toute la famille. Entre spectacles, parc d’attractions et ateliers, les envies de chacun seront comblées. Les infos utiles pour découvrir le territoire, les bons plans pour profiter au maximum de son séjour, les coups de cœur,  des incontournables jusqu’aux visites hors des sentiers battus, des adresses soigneusement sélectionnées sur le terrain, des anecdotes surprenantes, des cartes et des adresses positionnées.

DIVERS

CHALENDAR Pierrette : À table en Bourbonnais : 46 recettes rustiques. 1 vol. br, 104 p, éd. Lacour-Ollé, 8 €.

Si la cuisine bourbonnaise est encore largement méconnue, c’est qu’elle a su rester discrète, à l’écart des grandes routes ou autoroutes qui voient défiler à la belle saison les vacanciers avides de plages ensoleillées. Pourtant, elle est riche de produits de bouche authentiques et variés. Que ce soit les denrées potagères, les fruits, le miel, les produits d’élevage, de la chasse, de pêche en rivières, et même la vigne, tout concourt à l’élaboration d’une cuisine typiquement régionale qui a su conserver ses origines rustiques. Ici, les burgers et les sushis ne le cèdent en rien à une bonne soupe à l’oignon du pays ou à une tête de veau à l’huile de noix accompagnée d’une sauce à la moutarde blanche ou à la dinde en matelote. Ici, pas de surcharge aromatique. Nous avons là, non pas une gastronomie savante élaborée par de grands chefs étoilés, mais une cuisine de ménagères qui ne font pas usage d’instruments de mesure précis, mais qui travaillent à la vue et qui savent d’expérience quelles quantités et quel temps de cuisson demandent tel plat de viande ou tel dessert pour atteindre le plus haut en goût.

• FARINELLI Bernard : J’agis pour demain, de la réflexion citoyenne à l’action quotidienne. Préface de Philippe Bertrand.1 vol. br, 104 p, éd. Rustica, 10 €.

j-agis-pour-demain-18446-l300-h300Notre société est celle du changement. Au fur et à mesure des évolutions technologiques, sociales, politiques et économiques, de plus en plus de questions se posent, qui nous concernent tous. Nous sommes nombreux à y réfléchir et à chercher des pistes concrètes pour agir, chacun à notre échelle. Mais par quoi commencer ? Écologie, alimentation, travail, bénévolat… Qu’est-ce qui est le plus important ? Comment être sûr de faire les bons choix, pour soi, pour les autres ?  Ce livre a pour objectif d’apporter des réponses et des solutions pour se mettre en mouvement vers un avenir meilleur. Parce que la possibilité que nous puissions vivre dans un monde plus juste et plus durable dépend des choix et des actions quotidiennes de chacun d’entre nous. Ensemble, faisons les bons choix dès aujourd’hui pour construire le monde de demain !

 

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 AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ARTIGES Isabelle : Une vie de porcelaine. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Fille unique d’un ancien grognard et d’une lingère, la petite Jeanne mène une existence simple auprès de ses parents. Un jour qu’elle accompagne sa mère au château, la marquise, Héloïse de Payzac, décide de la prendre sous son aile et de lui enseigner la lecture et le dessin. C’est la naissance d’une véritable amitié entre la fillette et la jeune femme. Lorsque sa mère meurt, Jeanne n’y tient plus ; elle veut quitter sa vie de misère et gagner Limoges où, elle en est sûre, elle trouvera du travail chez l’un des nombreux fabricants de porcelaine. Mais comparée à celle des petits paysans, la condition des ouvriers est-elle si enviable ? Grâce à son amie de toujours, Jeanne va découvrir Paris et côtoyer les grands artistes de son temps, mais elle devra aussi combattre ses vieux démons.

• DESFORGES Jean-Louis : Les âmes des Grandes combes. 1 vol. br, 315 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Les Âmes des grandes combes… Quand Jean arrive à la ferme des Grandes Combes pour se louer, il doit faire face à deux accueils bien différents : celui méfiant d’Ange Bornillon, le maître des lieux autoritaire, et celui séduisant de Mathilde, sa fille, dont il tombe rapidement amoureux. Au fur et à mesure, Jean apprend à se rendre indispensable et à se faire apprécier, au point que Bornillon lui propose de prendre sa suite. Mais Jean semble porter un lourd secret qui l’empêche d’être heureux. Le révéler pourrait-il le soulager ? Et les âmes des Grandes Combes parviendraient-elles à l’aider ? Il n’est de plus grande pénitence que la solitude. – Tu es la dernière personne que je souhaiterais fâcher. Pardonne ma maladresse, je voudrais tant te ménager, ne pas te mêler à mes problèmes. Essaie de me comprendre… – Mais comprendre quoi ! s’exclama Mathilde, exaspérée. Tu me demandes toujours de te comprendre, mais que dois-je comprendre, à la fin ? Je ne cherche que cela, te comprendre. Mais comment faire si je ne te vois que de dos, la plupart du temps ? J’ai l’impression d’aimer une ombre qui glisse entre mes doigts à chaque fois que je veux la saisir. – Ne dis pas que tu m’aimes, lui ai-je conseillé. Sors cela de ta tête. – Ce n’est pas dans mon crâne, protesta-t-elle en me désignant son cœur.

• FAINDT Roger : Le silence des roses. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,40 €.

Lundi 4 septembre 1944. Les Américains sont à Mouchard. La 159ème  division de réserve allemande composée essentiellement de soldats originaires d’Ukraine est chargée de défendre Besançon et de faciliter le repli des troupes d’occupation. Le groupe de résistants Ognon-Doubs est sur la brèche. André et Henri ont reçu l’ordre de surveiller la route reliant Chemaudin à Vaux-les-Prés, deux villages proches de la ville. Les Allemands investissent Vaux-les-Prés. C’est le surprise et la panique générale… L’auteur nous fait revivre l’épopée d’un groupe de résistants durant l’été de la libération et notamment ce que furent les derniers jours de deux d’entre eux. Basé sur des faits réels, un roman fort, cruel, sauvage, mais aussi tendre et généreux. Un juste et louable hommage à ces deux garçons qui ont existé et dont la mort tragique, il y a 60 ans, a profondément marqué l’auteur. «Ce que j’ai appris de la courte existence d’André Brenot et d’Henri Angonnet, je le dois à Marcel Brenot, frère d’André, qui, après guerre, a rassemblé les bribes de ce tragique événement. Était-il possible de mourir si jeune et pour presque rien ? Je ne pouvais pas oublier ces deux hommes. Un livre, c’est peu, mais c’est davantage que le silence…» (Roger Faindt).

FERRÈRE Jean-Pierre : Fabella : l’enfant esclave. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, coll. Roman historique, 19,90 €.

En l’an 52 avant Jésus-Christ, Jules César est sur le point de perdre la guerre des Gaules. Mais la prise d’Avaric (l’actuelle Bourges) va bouleverser le cours de l’histoire, tout comme le cours de la vie d’une jeune Gauloise, Fabella. Tous ses proches, au premier rang desquels son père, le chef de la ville, ont péri pendant les combats. Recueillie par César, elle est donnée comme esclave à Falco, nouveau et tout puissant préfet d’Avaric. Contrainte à renoncer à son brillant avenir de princesse gauloise et à servir la famille de son maître, elle assiste à la naissance d’une nouvelle civilisation et doit se soumettre en toutes choses et à tout instant. Heureusement, parmi les esclaves, elle se lie d’amitié avec une fillette romaine délurée, Orca, et avec un vieux précepteur grec, Ctésiphon. Grâce à leur aide, elle saura surmonter ses souffrances et se rendre indispensable. Car, au plus profond d’elle-même, elle ne cesse de rêver de liberté.

• FRITSCH Laurence : La faïencière de Saint-Jean. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

A l’aube de la Révolution, à Marseille, le combat d’une femme pour sauver la tradition familiale de la faïence. Le roman sensuel et vivant d’une vie et d’une passion.  Hiver 1774, Marseille. La veuve Pasquin signe un acte d’association qui scelle l’avenir de la faïencerie la plus renommée de la ville. Elle a tout prévu pour assurer la postérité de l’oeuvre de sa vie. À un détail près : sa fille Anne, ouvrière qui nourrit sa reine, sans jamais recevoir de reconnaissance. Dans la cité phocéenne dynamisée par le commerce avec le Levant, l’artisanat est devenu une industrie. Il faut faire preuve de créativité et d’audace comme Adrien Morvan, faïencier nivernais qui n’hésite pas à s’installer sur la colline de Saint-Jean-du-Désert. Mais d’où vient le secret de la réussite de cet homme entreprenant et séduisant qui, très vite, fait battre le coeur d’Anne Pasquin ?

• LABORIE Christian : Les bonheurs de Céline. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Céline, âgée de soixante-quinze ans, quitte le mas où elle a passé toute sa vie pour entrer dans une maison de retraite. Cette nouvelle existence lui donne l’occasion de se replonger dans son passé, qu elle rapporte minutieusement dans un cahier : son enfance, sa rencontre avec l homme de sa vie, la Résistance, l’élevage des vers à soie, etc. Autant de souvenirs drôles ou émouvants, tragiques ou anodins que Céline lègue à son arrière-petite-fille.  Historien-géographe de formation et enseignant, Christian Laborie se passionne pour l’histoire et les habitants de sa province d’adoption pour lesquels ses romans sonnent comme autant d’hommages humbles et sincères. Ses premiers écrits ont été récompensés par l’Académie internationale de Lutèce et par l’association Arts et Lettres de Bordeaux. Il a notamment obtenu le prix Découverte pour L’Arbre à palabres (2001) et le prix Mémoire d’Oc pour Le Chemin des larmes (2004). Sa saga L’Appel des drailles et Les Drailles oubliées a conquis de nombreux lecteurs. Les Bonheurs de Céline, publié initialement en 2010, était  son onzième roman.

LANFRANCHI-RODIER Luce: Saint-Flour, hauts-lieux d’une enfance. Préface de Jean Pierrot. Photographies de Jean-Claude Jeannot. 1 vol. br, 124 p, illustrations, éd. Créer, 20 €.

Luce Lanfranchi redevient Lucette Rodier pour nous inviter à visiter les années d’après-guerre qui furent pour elle, à Saint-Flour, l’écrin d’une adolescence heureuse. Nous faisant grâce des introspections actuellement très à la mode, elle convie ceux de sa génération à remonter dans leurs propres souvenirs et à retrouver les petits riens oubliés qui ont coloré leur enfance. Certains se reconnaîtront. Quant aux plus jeunes leur curiosité sera sollicitée pour « retrouver avec un mélange d’attendrissement, de stupeur et d’incrédulité… cette époque qui leur paraît furieusement lointaine… ». Secrétaire générale honoraire de l’École du Louvre, ayant été chargée de mission au ministère de la Culture, Luce Lanfranchi a publié aux éditions Amaltée en 2009 « 5 rue de la Liberté ou une enfance en Lozère sous l’Occupation » et aux éditions Créer « Aïe ! Aïe ! Aïe ! Mémoires d’un caïeu auvergnat » ouvrage qui a été qualifié par le jury des Gourmands Awards France pour représenter la France en 2011 à la compétition mondiale dans la rubrique « Thème unique ».

• MALROUX Antonin : L’espoir de belles aurores. 1 vol. br, 300 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

Janvier 1960. Gatien, dix-huit ans, n’a jamais quitté son hameau du Cantal. Il mène une vie heureuse auprès de son père, modeste employé dans une quincaillerie, de sa soeur Angélise, apprentie couturière, de sa mère Gervaise et de sa grand-mère Léonie. Ayant obtenu un CAP de maçon, il a un avenir tout tracé dans le bâtiment. Il épousera Émilienne Martille, dix-sept ans, fille d’agriculteurs aisés d’un village voisin, qui partage ses sentiments. Quand Gatien est appelé pour rejoindre son régiment en Algérie, Émilienne lui jure qu’elle lui sera fidèle. Elle n’a encore rien dit de son amoureux à ses parents mais, très vite, les nombreuses lettres qu’elle échange avec lui provoquent la curiosité de sa mère. Et puis, soudain, Gatien ne reçoit plus de nouvelles… Par l’auteur de Marie des Adrets, de La Promesse des lilas, de La Cascade des loups, sur cette terre auvergnate belle et généreuse qui l’inspire depuis toujours, un drame de l’amour et du secret où la force des racines et la sagesse des êtres chers permettront de ressaisir le bonheur que l’on croyait perdu…

• ROUCARIE Philippe : Ainsi coule la rivière. 1 vol. br, 322 p, éd. Créer, coll. Littérature régionale, 20 €.

Si hier n’avait pas été, aujourd’hui ne serait pas. Et si je ne devais retenir qu’un seul exemple de bonheur dans la vie du monde paysan ancien, je suis sûr que ce serait celui de marcher libre, dans son pré, devant ses vaches attelées à son tombereau. Puisse le monde actuel en découvrir l’équivalent !… La rivière ?… Elle était le complément de la terre, presque son égale. Elle était l’envie des grandes fermes de la montagne. Mais, s’il la choyait, le paysan la connaissait mal. De ce qu’elle était avant, il l’ignorait comme il ne savait que très peu de son sort lorsqu’elle avait quitté ses près. Par contre, là, il nettoyait ses berges, la déviait juste assez pour fertiliser ses terres, l’écoutait couler et se sentait riche de ce voisinage. De nos jours, elle a perdu beaucoup de son attrait. Pour le paysan actuel, elle est un outil, un supplément sans doute. Elle n’est plus une passion. De ce qu’est son sort importe peu et si elle permet d’obtenir un plus c’est au même titre que la pluie l’automne ou la neige l’hiver. Le vrai outil est dans le traitement !… Cependant, si on veut regarder au-delà, elle symbolise la Vie. Suivre son cours, c’est évoluer, trouver autre chose, accepter de la voir avalée par un plus grand ailleurs. C’est reconnaître qu’il n’y a plus rien de commun entre l’étiage d’hier et la crue d’aujourd’hui.  C’est accepter de l’existence tout ce qu’elle apporte de plus, de nouveau, de complexe et de divers !… C’est accepter l’évolution !…

SIMÉON Jean-Pierre : Politique de la beauté. Recueil de poésie. 1 vol. br, 80 p, éd. Cheyne éditions, coll. Verte, 17 €.

Né en 1950. Publie régulièrement à Cheyne depuis 1984. Il a été couronné par le Prix Artaud 1984, le Prix Apollinaire 1994, le Grand Prix du Mont-Saint-Michel 1999 et le  Prix Max Jacob 2006. Quatre romans, un récit et du théâtre ont été publiés par le Castor Astral, l’Aire et les Solitaires intempestifs. Il a fondé et dirigé, avec Jean-Marie Barnaud, la collection Grands fonds de Cheyne éditeur. « Poète associé » au C.D.N. de Reims pendant six ans, il rejoint ensuite le T.N.P. de Villeurbanne, aux côtés de Christian Schiaretti, son directeur. Il est également directeur artistique du Printemps des poètes et membre du comité éditorial de direction de Cheyne éditeur.

• TABACHNIK Maud: L’impossible définition du mal. 1 vol. br, 330 p,  éd. de Borée, coll. Marge noire, 19,90 €.

41OKgXWO7zL._SX310_BO1,204,203,200_Viktor Braunstein, commissaire principal à la Direction des recherches criminelles, est dégradé pour avoir voulu faire le ménage dans la bureaucratie moscovite. Sanction immédiate : il est envoyé en tant qu’adjoint au commissariat numéro 1 de Rostov-sur-le-Don. Braunstein commence juste à prendre ses marques dans ce nouvel environnement et découvrir les mœurs de la province, quand l’actualité criminelle le rattrape… Une jeune femme, Hélène Koskas, est retrouvée morte au milieu des bois. Si son identité et son histoire ne font guère de mystères ― elle devait venir gonfler le nombre des femmes slaves sur les trottoirs des capitales européennes ―, c’est son corps, mutilé, qui interpelle. Suivant le mode opératoire de l’assassinat, tout laisse à penser que ce crime porte la signature du tueur cannibale, un dangereux spree killer en cavale depuis plus de dix ans. Si le meurtrier le plus recherché de Russie est dans la région, il n’y a aucune raison pour qu’il ne récidive pas dans les jours prochains. L’enquête commence… Un récit sombre au plus profond de la Russie d’aujourd’hui : une nation qui se cherche entre la postérité des tsars, un mythe soviétique décadent et le pouvoir actuel conservateur et autoritaire.

• TOUATI Claude Rose, TOUATI Lucien Guy : Le cahier bleu. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

Quarante ans ! Quarante ans qu’il n’est pas revenu au pays ! Et aujourd’hui, Valentin est assis dans le café de ce village, pour un rendez-vous qu’il ne pouvait manquer à aucun prix.

Arrivé avec une heure d’avance, il scrute la porte d’entrée qu’elle va bientôt franchir. Elle… ça ne peut être que Cécile, cette jolie fille qu’il a tant aimée il y a si longtemps, et qui l’avait délaissé sans explication pour un autre garçon. Les souvenirs enfouis soudain se libèrent.

 

◘ HISTOIRE

• CHATEL DE BRANCION Laurence : Lafayette : la traversée d’une vie. Exposition du Musée Hèbre (Rochefort) 14 juin – 1er octobre 2017. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleurs, éd. Monelle Hayot, 15 €.

Le 13 juin 1917, le général John Pershing débarque en France à la tête de près de deux millions de soldats américains pour aider les Français menacés d’invasion. Ils crient : « LaFayette nous voici ! »… LaFayette ? Mais qui est LaFayette ? L’exposition au musée Hèbre de Rochefort raconte la vie de celui qui s’embarqua sur l’Hermione pour soutenir les rebelles américains. Objets précieux, tableaux, caricatures politiques, documents rares venant de collections françaises et étrangères, montrent sa vie à la cour de Versailles, la Révolution, les combats pour la liberté, les errements aussi…LaFayette a été fait citoyen d’honneur des États-Unis d’Amérique.

GUITTAUT Pierric: La dévoreuse. Le Gévaudan sous le signe de la bête (1764-1767). 1 vol. br, 330 p, éd. de Borée, coll. Histoire & documents, 21,50 €.

La Bête du Gévaudan n’est pas un mythe, et ses nombreuses victimes réclament mieux que le mauvais thriller auquel beaucoup la cantonnent. C’est en partant de ce constat que Pierric Guittaut s’est lancé à sa poursuite il y a dix ans. Romancier remarqué pour ses polars ruraux, Pierric Guittaut est aussi chasseur et tireur à poudre noire, passionné d’histoire. Après plusieurs séjours en Margeride, l’auteur nous livre l’enquête la plus complète jamais réalisée sur le sujet : analyse intégrale du fonds d’archives, reconstitutions de tirs, comparaisons anatomiques. Tous les suspects sont passés en revue. Bousculant les idées préconçues, les conclusions de cette investigation sont inédites et nous permettent de nous réapproprier un pan entier de notre histoire rurale tombée dans l’oubli. En franchissant les frontières, le lecteur se retrouvera même lancé sur les traces d’un authentique spécimen de la Bête du Gévaudan, qui attendait depuis plusieurs décennies dans la discrétion d’un musée de la Nature qu’on (re)découvre son illustre filiation. 250 ans après la fin de l’affaire de la Bête du Gévaudan, Pierric Guittaut nous livre enfin les clefs pour comprendre cette énigme qui n’en était pas une… Pierric Guittaut vit en Sologne berrichonne. Il y travaille en tant que qualiticien aéronautique dans l’industrie mécanique.

• Lame des chevaliers : armes et armures dans les collections du musée Mandet de Riom, de la fin du Moyen-Âge au XIXè siècle. Catalogue de l’exposition du 24 juin 2017 au 4 mars 2018. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. Musée Francisque Mandet – Riom, 20 €.

Des armes, des armures, des peintures, ou encore des objets d’art permettent de retracer l’histoire de la chevalerie, de découvrir l’évolution des armes et de l’équipement des chevaliers, la dimension mythique de la chevalerie mais aussi sa survivance dans des contextes non militaires. Autour du concept de l’arme, avec une attention particulière sur l’épée, cette exposition évoque le mythe du chevalier, de la fin du Moyen Âge au XXI e siècle, à partir des collections permanentes du musée Mandet, celles d’autres musées français ( musée Masséna de Nice, musée Roger Quilliot de Clermont-Ferrand, musée Marcel-Sahut de Volvic, musée Denon de Chalon-sur-Saône) et de particuliers. Car les armes présentées en vitrines ou montées en panoplie dans les musées ou les châteaux, véhiculent des images mentales qui se rattachent à la bravoure, à la force physique et à l’honneur, valeurs de tous temps associées à l’esprit chevaleresque. Riches d’environ 300 œuvres, du XIIIè au XIXè siècle, les militaria du musée Mandet sont principalement constituées d’armes tranchantes et défensives (éléments d’armure, cotte de mailles, salades et bacinets, boucliers et rondaches), d’armes de jet et à feu (arbalètes, poires à poudre, pistolets, carabines et tromblons) et d’armes d’hast (pertuisanes, hallebardes, lances)…

• VIALLEFONT Jean Stéphane :Terrorisme, islamisme et sacrifice. La mort en transfiguration. Préface de François Dieu. 1 vol br, 384 p, éd. L’Harmattan, 36,10 €.

9782343102788rLe terrorisme, phénomène complexe, se définit désormais dans le cadre de la transnationalisation du crime. Avec les nouvelles technologies, les agents de la terreur jouent des frustrations sociales et identitaires pour contester la hiérarchie mondiale. Paradoxalement, à l’heure de la technologie toute-puissante, cette guerre redonne à l’humain toute sa centralité. Dans cette guerre des valeurs, l’islam s’est affirmé comme l’opposant le plus virulent à l’hégémonie occidentale. Apôtres de la violence absolue, ils offrent un spectacle tout aussi extrême, où la mort s’offre le premier rôle. L’auteur, né en 1972 à Clermont-Ferrand, a mené une double carrière de commandement dans la gendarmerie et de docteur en sociologie. Ce livre est tiré de sa thèse de doctorat en sociologie, soutenue devant l’université de Toulouse I, en 2015.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• DESLAIS Pierre : L’Auvergne : géographie curieuse et insolite. 1 vol. relié, 128 p, illustrations n-b et couleur, éd. Ouest-France, 14,90 €.

Cet ouvrage propose une découverte de l’Auvergne et de sa géographie, en évoquant des faits incontournables ou méconnus de l’histoire régionale, souvent insolite.   Ses nombreuses illustrations, tirées des anciens manuels scolaires, rappellent l’époque de Paul Vidal de la Blache, le géographe qui fit suspendre les fameuses cartes murales dans toutes les classes primaires au début du siècle dernier. Toutes les informations, écrites par un géographe moderne, sont cependant actualisées, tordant parfois le cou aux idées reçues. L’ouvrage est divisé en 4 parties : l’Allier, le Cantal, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme.

• MALTE-BRUN Victor Adolphe : La France illustrée : Cantal. Géographie, administration et statistiques. Réimpression en fac-similé. 1 vol. br, 96 p, illustrations, cartes, biblio, éd. Lacour –Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

C’est de la Haute-Auvergne qu’a été formé le département du Cantal. Il doit son nom au Plomb du Cantal, montagne volcanique, la plus élevée de la Haute-Auvergne, et dont les cimes, comme celles des Alpes, sont presque toujours couvertes de neige. Cette montagne, très connue des anciens, s’appelait mons Celtarum, mont des Celtes : elle est en effet située dans la Gaule celtique. On croit que la via celtica de la Table de Peutinger passait près du Plomb. Ce qui est certain, c’est que ce pays, comme toute l’Arvernie dont il faisait partie, était, avant la conquête romaine, habité par l’un des plus anciens, des plus puissants et des plus célèbres peuples de la Gaule.

DIVERS

Les îles d’Auvergne: Tome 1 : « Les îles d’Auvergne » carnets de 1 à 6. 1 vol. br, 210 p, avec une carte dépliante de l’archipel, illustrations n-b,  éd. Doublevébé, 25 €

BE_IST101En février 239 après la montée des eaux, qui ne laisse plus de l’Auvergne qu’un archipel,  le jeune entomologiste Imago Sékoya est engagé au sein d’un équipage scientifique. Celui-ci doit participer à la croisière autour du monde du grand dirigeable : “La baleine d’Ewent”…Ce volume présente les 6 premiers carnets de voyage d’Imago Sekoya. Cette extraordinaire épopée se déroule dans les années 230 après la montée des eaux. Nous affirmons disposer d’expertises du SNUR et du Laboratoire de la Police Scientifique qui authentifient tous ces documents. Le tout est complétée par la cartographie: « Il nous a paru important d’éditer en parallèle des carnets de voyage, deux cartes de l’Institut Géographique des Iles d’Auvergne telles qu’Imago Sékoya a pu les posséder à son époque. Les deux cartes datent d’environ 230 années après la montée des eaux. L’une est un planisphère de la Planète Mer L’autre est une carte générale de l’archipel des Iles d’Auvergne. Elles viennent compléter les relevés personnels d’Imago Sékoya, dont on remarquera l’exactitude ».

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• FROUSTEY Jean-Paul : Un héritage scellé sous la pierre. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

En une nuit, les projets de Julien sont réduits en cendres : le garage dont il devait reprendre la direction, l’appartement dans lequel il venait d’emménager, ses affaires personnelles… Tout, tout a brûlé. Seul le coffre-fort a résisté au feu. Il abrite une enveloppe qui se transmet dans la famille depuis son arrière-grand-père. Un soir de grand désarroi, Julien décide d’y jeter un coup d’œil. Deux lettres, des coupures de journaux et quelques photos lui apprendront ce que sa mère n’a jamais pris le soin de lui raconter. Il découvre notamment l’existence d’une bergerie, proche d’Espelette, qu’a priori personne n’a jamais revendiquée. Et si cela constituait le début d’une nouvelle histoire ? Pour le savoir, il faut s’y rendre… Et le lendemain, le jeune homme part au Pays basque… De surprises en révélations, de succès en déconvenues, de rencontres en retrouvailles, la vie de Julien se reconstruira à la vitesse de l’éclair, entre mer et montagne. L’auteur affectionne les personnages en déroute. Il compose ici une mélodie douce-amère aux accents de rébellion. Un étonnant voyage qui bouleversera le destin de Julien et qui lui donnera l’envie de s’ouvrir aux autres.

• MIGNON Jean-Marie : Les amis égarés. 1 vol. br, 208 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Deux amis d’enfance, fils de parents aisés, unis pour faire les quatre cents coups et prêts à s’empoigner pour la conquête d’un jupon, voient leur avenir professionnel tranquillement se dessiner. Damien a intégré un cabinet d’avocats d’affaires et Jean-Joseph a endossé la responsabilité commerciale de la scierie familiale. Si le premier, entreprenant et délesté de bonnes manières, se jette dans la vie avec bonheur, le second, encore très attaché au regard de ses parents, navigue à vue dans les décisions à prendre. Quand Ariane et Sophie apparaissent, les deux garçons s’efforcent, chacun puisant dans son arsenal de séduction, d’avoir le dernier mot. Entre les chevauchées amoureuses dans la forêt, son accession à la direction de l’entreprise et l’accident d’une jeune Manouche dans lequel il se sent profondément impliqué, Jean-Joseph plonge doucement dans une tragédie qui n’en a pas l’air. Mais il ne sait pas encore qu’il y a toujours, dans cette folie pleine d’éclats, un apaisement après la tempête.

 • RÉTIER Pierre : L’adieu aux loups. . 1 vol. br, 184 péd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Après des années passées à Paris, Jean Clermontel, ébéniste de talent, rentre au pays pour s’installer à son compte. Mais par-dessus tout, il est mû par le désir de retrouver, dans sa maison à l’orée des bois, son vieux père, Moïse, menuisier de son état, et aussi, à l’occasion, meneur de loups sur ce sublime plateau de Millevaches. Son retour est salué par tous… Même par la petite meute de loups de la forêt de Mirambe. De par sa présence devant l’habitation, elle vient lui signifier qu’il a été accepté par le couple dominant. La question des canidés met tout le village en émoi. Les affrontements entre ceux qui acceptent leur présence et ceux qui sont bien décidés à les exterminer sont parfois virulents. Les battues se multiplient, tuant nombre de bêtes. Les heures sont comptées. Jean Clermontel réussira-t-il à sauver la dernière meute ? Troublant et intrigant, ce roman met en scène des tranches de vie et des personnages à contretemps. Pierre Rétier revisite ici brillamment l’histoire légendaire des meneurs de loups.

◘ HISTOIRE

BOURDELAS Laurent (présenté par) : La visite d’un Parisien à Limoges. Comporte aussi : Un voyage vers le Limousin en 1841. 1 vol. br, 170 p, illustrations, éd. La Geste, coll. La réserve précieuse, 13,90 €.

En 1841, Émile de La Bédollière, écrivain, goguettier, traducteur et journaliste au Siècle, rédige Les Français peints par eux-mêmes, encyclopédie morale du dix-neuvième siècle où figure un voyage vers le Limousin.  L’ouvrage, d’abord publié en feuilleton, fait appel à de nombreuses grandes plumes de l’époque, ainsi qu’à de grands dessinateurs et graveurs. L’article sur le Limousin, réédité ici, très plaisant à lire, rédigé à la Balzac, est accompagné par des dessins de Philippe-Auguste Jeanron, républicain, peintre, dessinateur, lithographe et essayiste français. Ponctué de citations en occitan limousin, ce texte bien documenté, mais non exempt de préjugés, est le reflet du regard parisien sur cette province.  En 1879, un mystérieux visiteur « parisien » reprend le procédé pour une excursion à Limoges à l’occasion du Concours régional. En arpentant avec lui les principaux quartiers de la ville à cette époque, en le suivant à la rencontre des monuments et de diverses personnes, on comprend vite son vif attachement à la jeune République et au peuple des ouvriers et paysans, son anticléricalisme et sa détestation des bourgeois. L’historien Laurent Bourdelas perce en partie l’énigme de son identité : le « parisien » serait plutôt un limougeaud, dont le texte semble bien participer de la naissance du mythe de « Limoges la rouge ».

BROUSSE Vincent, GRANDCOING Philippe : La belle époque des pilleurs d’églises : Vols et trafics des émaux médiévaux en Auvergne et Limousin. 1 vol. br, 332 p, illustrations, éd. Les Ardents éditeurs, 28 €.

Perpétrés entre 1904 et 1907, les vols de la « bande à Thomas » défraient la chronique de la Belle Époque. Essentiellement commis dans des églises, en Limousin et en Auvergne, ils attirent l’attention du public sur un patrimoine particulièrement convoité, celui des émaux médiévaux, témoignages exceptionnels du rayonnement de l’Œuvre de Limoges dans l’Europe médiévale.  À l’heure où se développe une culture de masse en ce début de XXe siècle, ces faits divers sensationnels bénéficient d’une forte exposition médiatique, nationale, voire internationale.  Au-delà de la simple chronique criminelle, les méfaits de ces « pilleurs d’églises » permettent d’étudier un épisode oublié de l’histoire du patrimoine en France, lorsque se conjuguaient volonté de protection de l’État, intérêt du public, avidité des collectionneurs, notoriété croissante des œuvres et enjeux politiques autour de la loi de 1905. Ces faits divers offrent aussi, grâce à la richesse des sources, la possibilité pour le lecteur de se plonger dans le monde méconnu des trafics d’œuvres d’art et de comprendre les enjeux d’une question qui, en son temps, suscita de nombreux débats politiques et inspira certaines des aventures d’Arsène Lupin.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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 NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• SANLAVILLE Paul : Les notables se mettent à table ! 1 vol. br, 170 p, éd. L’Escargot savant (Viévy), 15 €.

Il fut un temps où les notables se retrouvaient entre eux autour de la table, abreuvés par le vin de Bourgogne et les histoires de chacun. C’est à partir de ces agapes où le narrateur était bien souvent présent que l’on découvre les anecdotes extravagantes autour de ces derniers, rapportées par l’auteur. Entre le chant irritant d’un coq à la destinée tracée dans les effluves d’un Gevrey-Chambertin, un fermier qui surprend prêtre, notaire et médecin dans une situation plutôt inconfortable et équivoque, Paul Sanlaville dévoile les récits croustillants de ces notables qui forçaient l’admiration de tous. Récit hilarant de tendresse et d’humour, dans la lignée des ouvrages précédents de l’auteur, Paul Sanlaville décrit une nouvelle fois la vie en Bourgogne à une époque où les notables, austères personnages, intriguaient beaucoup.

◘ HISTOIRE

• VENNAT Francis: Moi, Lucie, 17 ans en 1939 : la guerre et après. 1 vol. br, 280 p, biblio, illustrations, éd. L’Harmattan, coll. Rue des écoles – Récits, 23 €.

1938. Lucie rencontre Élie, jeune ouvrier, au bal du 14 juillet. Elle a 16 ans. Fille de blanchisseuse, sa scolarité terminée, elle découvre l’amour, les balades à vélo, et le plaisir de lire. Une année lumineuse. Au printemps 39, la guerre embrase le monde. Ils la traverseront ensemble, entre Paris, sa ville, et le Morvan, son refuge. Leur mariage, les enfants, les séparations, le désespoir, la facilité des petits arrangements, des moments de courage. La paix retrouvée, quelle histoire sauront-ils réinventer ?

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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 BERRY

◘ LITTÉRATURE

 • ROLLINAT Maurice : Les névroses. Préface de Grégory Huck. 1 vol. br, 380 p, éd. Belladone éditions, coll. de l’Olifant, 18,50 €.

Recueil, entre symbolisme et décadence, sur la condition humaine, le désir, le spleen, la mort,… Publié  pour la première fois en 1883. Alors qu’il est épuisé, Maurice Rollinat (1846-1903), retiré du côté de Fresselines dans la Creuse, va parvenir à écrire ce présent recueil, Les Névroses (première édition en 1883). Une œuvre lucide hantée par la mort, la luxure et la condition humaine où Dieu se trouve évincé par le Diable. Livre mystérieux où Maurice Rollinat, lorsqu’il ne trouve pas de réponse à sa réflexion poétique, se sert alors de son imaginaire pour les créer ; l’imaginaire plutôt que le néant : c’est là, très certainement, l’un des fondements de la poésie… ). Poète mal aimé en son temps, Rollinat demeure méconnu aujourd’hui. Sa poésie se tient entre symbolisme et décadence

• SAND George : Oeuvres complètes : 1839 : L’Uscoque. Édition critique établie par Marianne Lorenzi. 1 vol. br, 274 p, éd. Librairie Honoré Champion, 55 €.

L’Uscoque, roman à la fois historique et oriental, est le dernier conte d’inspiration vénitienne de George Sand avant Consuelo. Le jeune Flaubert, qui a lu L’Uscoque dès septembre 1838 écrit à son ami Ernest Chevalier : « J’ai lu dernièrement l’Uscoque de G. Sand ; tâche de te procurer ce roman et tu verras que cet Uscoque est un homme qui mérite ton estime. » La réaction de Dostoïevski est plus frappante encore : « J’avais, je crois, seize ans quand je lus pour la première fois sa nouvelle L’Uscoque, une des plus ravissantes œuvres de ses débuts. Je me souviens que j’en fus enfiévré toute la nuit. »Marianne Lorenzi est ancienne élève de l’École Normale Supérieure Ulm/Sèvres, agrégée de grammaire et docteur ès Lettres, à l’issue d’une thèse consacrée à la « dynamique » narrative chez George Sand. Elle est actuellement Maître de conférences à l’Université de Paris-Sorbonne.

 

◘ HISTOIRE

• CHEN Jean(aquarelles de): Bourges au fil des siècles. 1 vol. br, 176 p, 6 dépliants, illustrations en couleur, éd. La Bouinotte éditions, 39 €.

Cet ouvrage présente les œuvres de l’artiste Jean Chen, qui réalise depuis six ans un projet intitulé « Restitution de la ville de Bourges au cours des siècles », à travers des peintures à l’aquarelle montrant des vues cavalières et des recréations visuelles des siècles passés On redécouvre ainsi, sous un nouveau jour, les chefs d’oeuvre architecturaux de Bourges, disparus, modifiés ou conservés. Des œuvres réalisées à l’aide d’une documentation considérable et en respectant la chronologie grâce à des plans historiques et de images vectorielles. Ce catalogue fait suite aux expositions présentées en 2015 et 2016 dans la salle du duc Jean du palais ducal et aux Archives départementales du Cher, qui ont connu un immense succès. A l’exception de quelques aquarelles réalisées  sur  d’autres périodes, ces travaux sont consacrés à la représentation de Bourges à différentes époques : à l’ère gallo-romaine, au temps du duc Jean de Berry autour de 1400, et principalement au XVIe siècle, quand régnait François 1er. Des aquarelles de l’intérieur de la cathédrale au XVIIe siècle sont aussi reproduites. Le projet initial s’étend progressivement aux villes de Mehun-sur-Yèvre, Sancerre Aubigny-sur-Nère, Issoudun…

 • ÉPAUD Frédéric : La charpente de la cathédrale de Bourges : de la forêt au chantier. 1 vol. br, 184 p, illustrations en couleur, éd. Presses universitaires François Rabelais, coll.  Perspectives historiques, 32 €.

Les grandes charpentes gothiques de la cathédrale de Bourges, par leur dimension et leur complexité structurelle, constituaient un défi technique majeur pour les charpentiers du XIIIe siècle. Leur étude archéologique aborde les questions de l’approvisionnement en bois d’œuvre, des arbres et des forêts exploités, mais aussi des techniques de mise en œuvre, d’assemblage et de levage.Leurs datations amènent à reconsidérer l’évolution des campagnes de construction de la cathédrale en renouvelant notre compréhension de l’un des plus vastes chantiers de la période gothique.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

 

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 FOREZ

◘ LITTÉRATURE

◘ HISTOIRE

• SAGNARD Jérôme : Le Forez : instantanés d’histoire. 1 vol. br, 160 p, illustrations, éd. Sutton, coll. La mémoire en images, 20 €.

Issus d’albums chinés sur les brocantes, ces clichés présentent le Forez de la Belle Époque sous un angle intimiste. Promenades en bord de Loire, excursions, pique-niques champêtres, fêtes villageoises sont autant d’occasion d’immortaliser des proches, mais aussi les lieux visités. Les photographies, mises en perspective avec des textes de la presse quotidienne locale, restituent l’atmosphère qui régnait dans cette région rurale au début du XXe siècle. Les articles relatent aussi bien des faits divers que des événements et sont représentatifs de la société d’alors. La photo de famille devient ici le témoin d’une époque et nous restitue l’histoire régionale. Jérôme Sagnard, historien de formation, est professeur documentaliste. Passionné par l’histoire de sa région, il a signé plus d’une vingtaine d’ouvrages, dont de nombreux Mémoire en Images.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• Pierre-sur-Haute,Monts du Forez : Auvergne, Rhône-Alpes, Loire : 20 balades exceptionnelles. 1 vol. br, 48 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Chamina, coll. Balades et randonnéesLes incontournables, 10 €.

Vingt balades à pied, qui sont autant de prétextes à découvrir la région de Pierre-sur-Haute et que les Monts du Forez, qui culminent à 1.634 m d’altitude, ou encore les jasseries où est produite la fourme traditionnelle.

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