L’ACTUALITÉ DES AUTEURS, DES ÉDITEURS ET DES MÉDIAS: N° 8 (JUILLET-AOÛT 2017)

MISE À JOUR: 18 AOÛT 2017

 

DU CÔTÉ DES AUTEURS

 

 

◘ RENTRÉE LITTÉRAIRE 2017 : 581  ROMANS ANNONCÉS

  • TABLE3Comme chaque année, la rentrée littéraire va prendre des allures de déferlante, avec pas moins de 581 romans et recueils de nouvelles français et étrangers publiés. Annoncés par les éditeurs, ils vont rejoindre (encombrer ?) les tables et présentoirs des librairies entre la mi-août et la fin octobre. C’est plus qu’en 2016 (560 titres) mais c’est nettement moins qu’en 2010 et 2008, avec respectivement 701 et 676 titres. L’année record avait été 2007 avec un cumul de 727 nouveautés. Le domaine français représente l’essentiel des nouveautés avec 390 romans ou recueils de nouvelles, soit 27 titres de plus qu’en 2016. Sur l’ensemble, les éditeurs ont pris le risque de donner leur chance à 81 nouveaux romanciers alors qu’ils étaient 66 en 2016. Du côté du domaine étranger, le nombre de nouveautés reste quasi stable avec 191 titres (- 5).

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    © Livres Hebdo – Electre

◘ ANNE COURTILLÉ : UN  HOMMAGE À L’UNIVERSITAIRE ET À LA ROMANCIÈRE

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    Anne Courtillé, historienne, romancière et  femme politique

    Le 13 juin 2017, le maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, a inauguré le « Mail AnneCourtillé« , situé dans les quartiers nord de la ville, près de la rue des Hauts de Chanturgue. C’est un hommage rendu à l’ancienne conseillère municipale d’opposition, mais surtout à l’écrivaine et universitaire spécialiste de la période médiévale. Née en 1943, décédée le 11 mai 2015, Anne Courtillé, docteur en histoire de l’Antiquité, avait été professeur d’histoire de l’art à l’université Blaise-Pascal. Elle était également romancière. Elle est l’auteure d’une quinzaine de romans, publiés pour la plupart par les Presses de la Cité, dans leur collection Romans Terre de France.

◘ JEAN ZAY : « UNE DES PERSONNALITÉS LES PLUS NOVATRICES »

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    Jean Zay (1904-1944)

    Jean Zay (Orléans 1904 – Molles 1944) avait publié dans la revue « Le Grenier«  en 1925-1926 des Chroniques réunies ensuite en volume sous le titre Chronique du « Grenier », dont une nouvelle édition a été réalisée en 2016 (Orléans,éditions l’Écarlate, 94 p., 11,50 €). A ce propos Michel Marmin écrit dans Eléments, n° 166, juin-juillet 2017, p. 20 : « Il nous plaît à l’occasion de ce précieux petit livre de saluer la mémoire de l’une des personnalités les plus novatrices du Front populaire à qui l’on doit notamment la création du musée national des arts et traditions populaires que Jacques Chirac (…) fermera en 2005. Ce petit livre permet de rêver à l’écrivain que ce grand patriote serait devenu s’il ne s’était engagé en politique… »

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    Joseph Bléthon, président de l’ANACR, entouré par les deux filles de Jean Zay

    Toujours à propos de Jean Zay, on pourra également se reporter à l’édition de Riom de La Montagne (21 juin 2017) : « Hélène Mouchard-Zay et sa sœur Catherine, sont venues se souvenir de leur père disparu : Vibrant hommage riomois à Jean Zay « . Rappelons que Jean Zay avait été emprisonné dans la maison d’arrêt aujourd’hui désaffectée). Dans l’édition de Vichy du 24 juin on pourra lire   » Hommage à J. Zay, hier matin, au monument des Malavaux« . Jean Zay avait été abattu en ce lieu retiré, situé  près des carrières, à Molles, le 20 juin  1944.

◘ BLAISE PASCAL BIENTÔT  « EN ODEUR DE SAINTETÉ À ROME » ?

  • blaise pascal-sc 250213«Blaise Pascal en voie de béatification», titrait La Montagne (9/07)… « Blaise Pascal désormais en odeur de sainteté à Rome », osait, de son côté, Le Monde. En recevant  Eugenio Scalfari, 93 ans,  figure de la gauche italienne et fondateur du journal  le plus vendu en Italie, La Repubblica, le pape François qui se livrait à un tour d’horizon de l’actualité, a  évoqué une possible béatification de Blaise Pascal. Une déclaration qui a pu d’abord paraître surprenante à propos « du mathématicien,  philosophe et moraliste français (…) dont les écrits sont loin  d’avoir toujours été en odeur de sainteté à Rome », écrit Jérôme Gauthier, dans Le Monde.
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    Une possible béatification…” (Pape François)

    • Et le pape de préciser : « J’envisage de demander  la procédure nécessaire et l’avis des organes du Vatican chargés de ces questions, en faisant part de ma conviction personnelle positive ».  Mathématicien de génie, autodidacte surdoué, né en 1623, Blaise Pascal a rivalisé dès l’adolescence avec les plus grands mathématiciens, inventant même la toute première machine à calculer, la fameuse Pascaline  au début des années 1640.

  • Devenu à partir de 1654 « un catholique tourmenté» après une crise mystique, il a consacré les dernières années de sa vie  à la philosophie et à la théologie : « Voila  qui ne ferait pas désordre dans une hagiographie, mais pour le reste, c’est plus délicat », rappelle Jérôme Gauthier. En effet, l’auteur des Pensées appartenait à une école, le jansénisme,  que les papes et leur bras armé, la Compagnie de Jésus, ont très violemment combattue. 9791027303496« Plus grave encore, il avait publié, de son vivant, Les Provinciales, une dénonciation de la casuistique des jésuites accusée  de permettre un certain laxisme en matière de morale, texte qui avait été mis à l’index par la papauté ». Mort en 1662, à seulement 39 ans, Pascal n’avait pas eu le temps d’achever  son apologie de la pensée chrétienne,  ce qui n’empêcha pas la publication de son ébauche, sous le titre Les Pensées. Il y expliquait « qu’il n’y avait rien à perdre et tout à gagner à croire en Dieu ». Ce raisonnement « s’accompagnait aussi d’un appel à une conversion du coeur et un choix de la pauvreté susceptible d’avoir touché le pape argentin », lit-on dans La Montagne. L’auteur de l’article rappelle que la prise en main du dossier par  le premier pape jésuite, pourrait être un « plus » pour son aboutissement. Ce que Xavier Patier, auteur d’un ouvrage sur Pascal, résumait ainsi dans le magazine Famille Chrétienne en mai 2013 : 6581255-M« Trop de contentieux traînaient entre l’auteur des Provinciales et les jésuites pour qu’un pape  tiers à l’affaire  puisse se sentir légitime  à mettre sur les autels le vibrionnant adepte de l’apostrophe ironique ». La partie est toutefois loin d’être gagnée pour le Clermontois auquel on pourra reprocher « sa jeunesse plutôt  prétentieuse et mondaine » ainsi que les « féroces Provinciales en faveur des jansénistes dans leur lutte théologique et politique contre les Jésuites (qui) pourraient faire obstacle à une éventuelle béatification ». Pour Dominique Descotes, spécialiste de Pascal et directeur du Centre international de recherche Blaise-Pascal, c’est sans doute « la thématique de la pauvreté qui a séduit le pape »
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    “ Clermont, ingrate patrie »…

    La mise sur le devant de la scène du philosophe a également amené le journaliste Yves Carroué à s’interroger sur la place que Clermont-Ferrand, sa ville natale, lui accorde. Un bilan plutôt négatif… Outre la destruction de sa maison natale pour dégager la cathédrale, à la fin du XIXè siècle, ainsi que celle du domaine de son beau-frère, Florent Périer en 1912, le journaliste déplore que l’on ait délogé la Pascaline du musée du Ranquet « tout près de l’endroit où le jeune Pascal a vécu » pour « la noyer dans les collections du musée d’art Roger-Quilliot ». Autre grief,  la rue Pascal « ne reflète guère de souvenir du philosophe » que seule une statue, installée  dans un square, honore.  Finalement, il n’y a guère que le nom du lycée  qui trouve grâce à ses yeux. Et de conclure son propos sur « Clermont ingrate patrie » en ces termes : «  Il est formidable qu’un pape issu des jésuites,  ordre détesté par les compagnons jansénistes de Pascal, et venu de la lointaine Amérique latine semble mieux connaître l’Auvergnat que sa propre ville ». Il formule donc le souhait que « l’initiative inouïe de François » ramène Clermont-Ferrand à son devoir de mémoire.

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Eugenio Scalfari qui a joué un rôle capital dans la décision du pape
  • Début août, le journaliste Jean-Paul Gondeau est revenu sur la question avec un article intitulé avec un brin de provocation « L’antijésuite sera béatifié par un jésuite », dans lequel il précise : « Si le premier des jésuites a donné son accord pour la procédure de béatification de l’antijésuite clermontois,  c’est qu’il a aussi entendu le plus pascalien de ses amis, Eugenio Scalfari, 93 ans,  fondateur du journal socialiste La Repubblica, athée de surcroît ». L’article confirme que selon  les théologiens et les spécialistes, « c’est autant la conversion du mondain Pascal à la pauvreté qui a emporté l’adhésion du pape argentin » que l’exemplarité de sa vie. Il semble donc que la partie soit jouée, « à moins que le génie auvergnat ne soit victime de la rancune séculaire des compagnons du souverain pontife, 355 ans après son décès. Dans le monde la foi, le temps, souvent  ne fait rien à l’affaire », rappelle Jean-Paul Gondeau  en ajoutant que « Pascal, adepte et promoteur  du rigorisme janséniste ne s’est pas privé de brocarder les membres de la compagnie de Jésus  pour (entre autres) leur laxisme en matière de morale ».  Selon les « vaticanologues », entre enquête initiale et décision finale, « il faudra du temps », certains évoquant même un délai d’une quinzaine d’années. Affaire à suivre, selon la formule consacrée…

◘ DANIEL GULON: LES AMIS DE FRANÇOIS PÉRON ET DE  CHARLES-LOUIS PHILIPPE EN DEUIL

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Daniel Gulon, au Musée Charles-Louis Philippe

• Daniel Gulon, maire de Cérilly de 1968 à 1977 et conseiller général communiste de 1971 à 1983, est décédé à l’âge de 90 ans. Ses obsèques  se sont déroulées le 14 août, à Cosne-d’Allier.  Fleuriste de profession, il s’était installé à Cérilly au début des années 1960 et il avait fait son entrée au conseil municipal dès  1964, avant d’être élu maire en  1968.  Sous ses mandats, ce passionné de François Péron et de son œuvre avait profité de ses accès aux archives communales et départementales pour reconstituer l‘arbre généalogique  du naturaliste. Il avait été  aussi à l’origine de la création de l’association des Amis de François Péron, que préside aujourd’hui Alain Pétiniot. Il avait réussi à fédérer autour de lui une trentaine d’adhérents, dès la première année. C’est lui qui avait aussi poussé à ce que le collège soit  dénommé Collège François-Péron. Par ailleurs, Daniel Gulon s’était beaucoup intéressé à Charles Louis Philippe et à  son œuvre. Il avait  poussé au rachat de la maison natale de l’écrivain par la commune pour en faire un musée. Selon Marie-Thérèse Aurat qui s’occupe du musée, « Daniel Gulon disait de Charles-Louis Philippe qu’il était l’écrivain du peuple. Il a été un membre actif et dévoué de l’association. Il était passionné de littérature, très respectueux de l’auteur et de François Péron ».

◘  ACTUALITÉ DE JAMES JOYCE EN BOURBONNAIS

  • 170px-Jamesjoyce_tuohy-ohneActualité de James Joyce... À propos de la parution de Chamber Music de James Joyce, traduit de l’anglais (Irlande) par Pierre Trouillier (éditions La Différence, 128 p., 8 €), Thierry Clermont écrit dans Le Figaro daté du du 15 juin 2017 : “On l’ignore, mais James Joyce fut également un excellent poète, ce que nous rappelle cette édition bilingue de ses deux recueils, Chamber Music (1907), salué par Ezra Pound, et Pomes Penyeach, publié 20 ans plus tard. Le premier est plutôt de facture classique, en vers rimés (…) Écrits essentiellement à Trieste dans les années 1910, les textes de Pomes Penyeach constituent autant de tendres nocturnes, parsemés d’étoiles…”
  • Sans titreJoyce, bis... Le 24 juin, a été célébré à Saint-Gérand-le-Puy, le Jour d’Ulysse, en commémoration du séjour que fit l’écrivain dans ce bourg du 24 décembre 1939 au 14 décembre 1940. Ce Jour d’Ulysse a été marqué notamment par une conférence de Pascal Bataillard, président de l’association James Joyce à Saint-Gérand-le-Puy et l’un des huit auteurs de la traduction d’Ulysse parue en 2004. Elle portait sur « Umberto Eco et James Joyce : au nom de la Rose« . Autre temps fort : une dédicace du livre à déplier  Allier, retour aux sources (Ed. Hauteur d’Homme, 2016, 25 €) de François Taillandier,  illustré par Bernard Deubelbeiss. C’est ce dernier  qui avait dessiné trois affiches du Jour d’Ulysse.

DES PLUMES CHEZ LA BELETTE DISTINGUE TROIS AUTEURS

  • Le Salon du livre « Des plumes chez la Belette« , organisé par l’Andra (Association du Noël des romanciers d’Auvergne) a réuni le 18 juin, une vingtaine d’auteurs invités à échanger avec le public. salon-du-livre-des-plumes-chez-la-belette-1-1Le jury, sous la présidence de Serge Camaille, a distribué ses prix. Le Premier prix du jury a été attribué à Véronique Chauvy, née en 1960, pour 9782366540475FSLe cri des hyènes, roman (éditions des Monts d’Auvergne, 2015, 359 p., 21 €). L’histoire se déroule à Clermont-Ferrand, en 1894, dans le contexte des attentats anarchistes. Le deuxième prix est revenu à Jean-Pierre Momcilovic, né en 1947, adjoint au maire de Montluçon depuis 2001, pour Le tueur des hameaux (Ed. de Noyelles, 2016, 259 p., 16,99 €). Ce thriller a pour point de départ la découverte du cadavre d’une femme, sur les bords du Cher. Le troisième prix a récompensé Sandrine Baud pour son roman Sandre de lune (éditions du Panthéon, 2016, 253 p., 18,80 €). Comédienne de son état, elle s’est aussi vue remettre le Prix du public. Précisons que c’est la commission de lecture de l’Andra qui avait préalablement sélectionné cinq livres soumis au jury.

 

◘ L’ ULTIME ROMAN DU JUGE LAMBERT  À PARAÎTRE AUX ÉDITIONS DE BORÉE

  • En juin et en juillet, on a vu resurgir sur le devant de la scène médiatique la fameuse affaire Grégory qui avait défrayé la chronique dans les années 1984-85. grégoryUne occasion de remettre sous les feux de l’actualité le « petit juge» Jean-Michel Lambert, le premier magistrat à avoir eu en charge le dossier de l’affaire entre 1984 et 1987, avant d’en être dessaisi au profit du juge Maurice Simon. On sait que le juge Lambert, retraité depuis trois ans,  a été retrouvé mort le 11 juillet dans son appartement du Mans, la tête recouverte par un sac en plastique, noué par un foulard. L’hypothèse d’un suicide a été confirmée par une autopsie.  Or Jean-Michel Lambert, qui avait raconté son histoire dès 1987 dans Le petit juge (éditions Albin Michel)  était aussi l’auteur d’une dizaine de romans.
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    Jean-Michel Lambert, à l’époque de « l’affaire Grégory » (1984)

    Il venait de remettre aux éditions de Borée, propriété du groupe Centre France La Montagne, son tout dernier livre, dont la parution est prévue pour septembre  2017. Dans Témoins à charge, il est question  d’un juge, Pierre-Louis Chabert, qui décide de mettre fin à ses jours en s’étouffant à l’aide d’un sac plastique. Des similitudes troublantes qui ne manquent pas d’interpeller. D’autres parallèles troublants apparaissent entre fiction et réalité. Le juge Chabert,  «sexagénaire aux cheveux blancs drus, le regard bleu ciel pétillant d’intelligence derrière des lunettes à fine monture dorée, les lèvres minces esquissant un sourire empreint de bonté”, ressemble trait pour trait au juge Lambert. Le personnage de Marilynda, « une gamine trop instable » qui a accusé à tort son beau-père d’un crime est très présent dans ce onzième roman. Il ne manquera pas de rappeler à ceux qui ont suivi l’affaire Grégory le personnage central de Muriel Bolle, témoin-clé de l’affaire Grégory qui avait accusé son beau-frère  Bernard Laroche d’avoir kidnappé l’enfant avant de se rétracter quelques jours après. D’autres faits romanesques résonnent avec la réalité, au fil des pages.

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    Jean-Michel Lambert, “petit juge” devenu romancier (2017)

    Dans le roman, le juge Chabert laisse une lettre à l’intention de sa fille pour expliquer son geste  : « J’espère qu’un jour elle me pardonnera  un geste qui la prive de mon  immense amour. Mais la rumeur abjecte a été la plus forte. Quand bien même la justice balaierait des  accusations totalement infondées, je sais que la présomption d’innocence serait une nouvelle fois bafouée et que le poison de la calomnie entacherait longtemps mon honneur (…). Puisse mon sacrifice sur l‘autel de la calomnie mobiliser de nouvelles énergies  pour prendre le relais et poursuivre le combat ». Dans un premier temps, on avait cru que Jean-Michel Lambert n’avait laissé aucun écrit mais on a découvert qu’il avait rédigé quatre lettres. Outre celles destinées à son épouse et à sa fille,  une autre était adressée à un journaliste de l’Est Républicain. Il y écrit notamment : « J’ai décidé de me donner la mort  car je sais que je n’aurai plus la force désormais de me battre dans la dernière épreuve qui m’attendrait ». La quatrième missive était destinée aux éditions de Borée,  futur éditeur de témoins à charge: «  Adressée à l’éditrice avec laquelle l’ex-magistrat dans une relation de confiance avait peaufiné son 11ème roman, cette dernière lettre a fait, par anticipation, l’objet d’une réquisition par le SRPJ du Mans,  sa teneur devant rester confidentielle », lit-on dans La Montagne (18 juillet).

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     “Témoins à charge”, l’ultime roman de Jean-Michel Lambert à paraître chez De Borée, l’éditeur clermontois

    Début mai, Jean-Michel Lambert était venu à Clermont-Ferrand pour «argumenter son nouveau roman » et, en juin, il avait procédé aux derniers ajustements  de son « polar judiciaire » qui, avait-il confié à son éditeur, réunissait les ingrédients habituels  qui font les bons polars : « La famille, l’amour, l’argent, sans oublier la manipulation et la petite menteuse ». Sa disparition tragique ne devrait en principe pas remettre en question la sortie de Témoins à charge qui reste programmée pour septembre. On pourra retrouver sur le site du groupe Centre-France l’interview qu’il avait donnée à Joseph Vebret, conseiller éditorial de De Borée, ainsi que des extraits de son roman.

◘ FRANCOIS COLCOMBET S’ENGAGE POUR « UN IRAN DÉMOCRATIQUE »

  • ColcombetFrançois Colcombet a coordonné Où va l’Iran, un ouvrage publié par les éditions Autrement (21 €). Un  pays et une région, le Moyen-Orient, qu’il connaît bien, en tant que président de la Fondation d’études pour le Moyen Orient (FEMO), une structure de réflexion qui se consacre aux questions géopolitiques de cette région. C’est ainsi que le 7 novembre 2016 s’est tenu à l’Université de Picardie, à Amiens, un colloque international intitulé « Les relations entre l’Union européenne et l’Iran : regards croisés« . François Colcombet,  y a présenté une communication intitulée : « Présentation de l’Iran (aspects étatiques)« .
  • L’ancien élu bourbonnais, s’est aussi penché sur la constitution de la République islamique iranienne et il a participé à la fondation du Comité français pour un Iran démocratique. o-va-l-iran-_9782746746169Le journaliste Mathieu Villeroy rappelle qu’il « entretient un lien long avec l’ancienne Perse» et qu’il « figure parmi les Français  qui se sont battus pour défendre les intérêts des Moudjahidines du peuple, groupe opposé au régime actuel de Téhéran ». C’est d’ailleurs cet engagement qui a fait de lui une persona non grata sur le sol iranien. Où va l’Iran ? qui réunit des contributions d’intellectuels français, américains ou iraniens, se veut une « photographie de l’Iran contemporain » et  une interrogation globale sur la situation économique, sociale et politique du pays, doublée d’une analyse de sa stratégie politique et militaire. Pour François Colcombet, « le mieux qu’il puisse arriver à ce pays, c’est un changement démocratique », même si une incertitude lourde pèse sur cette partie du monde, avec la question des relations entre Iran et Arabie saoudite, certains spécialistes pronostiquant même un conflit ouvert entre les deux pays.
  • Sous les auspices du Comité français pour un Iran démocratique (qu’il cofonda en février 2007) il avait  publié en décembre 2011 une étude : « L’Organisation des moudjahidines du peuple d’Iran : une organisation représentative de l’opposition démocratique en Iran » . Il donne une image avantageuse de l’OMPI, concluant qu’elle « est une organisation qui se veut démocratique et laïque,qui milite pour l ‘égalité des sexes et l’abolition de la peine de mort ; depuis plus de 40 ans elle a résisté d’abord au shah puis au régime théocratique et totalitaire qui l’a remplacé en Iran« .
  • logo-treCependant, les avis sont partagés sur l’OMPI. Dans un article qu’elle lui a consacré, Pauline Adam constate que ses leaders mènent une intense politique de lobbying qui, pour certains, masquerait une dérive sectaire. Elle constitue l’opposition la plus importante au régime iranien, mais n’a pas d’assise sociétale en Iran et n’y dispose que de très peu de soutiens. En 2012, les USA ont retiré l’OMPI de leur liste terroriste. Elle est aujourd’hui conduite en exil par Mayan Radjavi, épouse de Massoud Radjavi, son fondateur, et son siège est à Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise).
  • Dans un autre article paru dans Outre-Terre, 2011/2, n° 28, p. 301-315 (www.cairn.info), Julien Chauvièrre estime que « les « Moudj » représentent une organisation atypique, mystérieuse et dangereuse« . Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, l’OMPI a créé des associations ciblant les différentes institutions visées. Pour le Parlement européen, c’est l’association des Amis de l’Iran libre, crée en 2004, dont le président est l’homme politique belge Gérard Deprez.
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    Le rassemblement du 1er juillet 2017

    Le 1er juillet 2017, au rassemblement de l’opposition iranienne à Paris, Alain Néri, sénateur (PS) du Puy-de-Dôme s’est exprimé au nom du comité parlementaire pour un Iran démocratique, en compagnie de la sénatrice (PS) de Seine-Saint-Denis, Évelyne Yonnet. Il parlait au nom de Jean-Pierre Béquet (maire d’Auvers-sur-Oise de 1989 à 2014, ancien député du Val-d’Oise), d’Yves Bonnet (ancien préfet, ancien député), de François Colcombet, de Mgr Jacques Gaillot et de divers élus ( Enfin, selon une opinion émise par François Colcombet dans un entretien publié dans Les Échos, du 19 mai 2017, en « Iran : Le régime survit grâce à la répression et à la guerre ».

  • Rappelons brièvement le parcours professionnel et politique de François Colcombet, magistrat et homme politique :  né le 1er septembre 1937 à Dompierre-sur-Besbre, diplômé d’études supérieures de droit privé et d’histoire du droit, il a été conseiller à la Cour de cassation (à partir de 1993),cofondateur du Syndicat de la magistrature (qu’il présida en 1973-74), maire de Dompierre-sur-Besbre pendant plus de 20 ans, conseiller général de  l’Allier de 1985 à 2004, député (PS) de l’Allier de 1988 à 1993 et de 1997 à 2002)

◘ MAISON D’ALBERT LONDRES : VERS UN NOUVEAU CHANTIER DÈS L’AUTOMNE PROCHAIN

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  • Après le renforcement des charpentes et la rénovation de la toiture de la maison d’Albert Londres  qui ont absorbé 135 000 €, une nouvelle phase de travaux devrait débuter à l’automne. Elle portera sur la rénovation de la façade et la réfection des pierres, ainsi que sur la reconstruction d’un balcon extérieur. Il restera ensuite une troisième tranche à réaliser avec l’aménagement de l’intérieur de la maison, après des décennies d’abandon. Pour ce faire, il faudra au moins investir 200 000 €, selon Marie de Colombel, présidente de l’association Maison Albert Londres.imagestim Une fois la maison natale du journaliste entièrement restaurée, il faudra définir sa destination. Plus qu’un simple objet de curiosité pour les visiteurs potentiels, le site pourrait aussi abriter un centre dédié au journalisme et au grand reportage, avec  des conférences, animées par des journalistes. Autre idée : servir de lieu de formation ouvert aux scolaires et aux universitaires. L’association parle même d’un « outil à vocation nationale et internationale, afin de poursuivre l’œuvre d’Albert Londres ». La fondation du Crédit agricole – Pays de France, créée en 1979, a été séduite par le projet  et elle a remis à l’association un chèque de 25 000 € au titre de participation à la première tranche.

◘ PHILIPPE VIGAND : UN LIVRE HOMMAGE DÉDIÉ À SON PÈRE

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    Philippe Vigand: Un hommage …

    Philippe Vigand a publié en 2016 Au devant! : la vie de Gérard Vigand, mon père (édité par Ines de Warren). Dans Tronçais, (n° 62, 2017) Odile Fontan Poignant en a donné le compte rendu suivant : “Plus qu’une biographie voici l’évocation du déroulement d’une journée de chasse d’un homme qui aimait passionnément la nature, les arbres, la foret et ses animaux, les chiens, les chevaux et la chasse…Entreprenant et persévérant, il est allé jusqu’au bout de son rêve : la création d’un grand équipage de vénerie, le Rallye l’Aumance qu’il anima pendant plus de 50 ans et que mènent aujourd’hui ses enfants.

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    … à son père Gérard Vigand (1924-2005) © rallyelaumance.free.fr

    • Émaillé  de  témoignages de la famille et des amis de Gérard Vigand, ce récit émouvant, mais non dénué d’humour, nous conte la vie d’une figure d’exception qui aura marqué Tronçais de son emprise. Il nous parle aussi de la complicité d’un père et son fils, d’abord « botte à botte » à la chasse puis, après l’accident de Philippe, d’une façon différente et plus subtile mais non moins grande. C’est enfin l’histoire d’une famille profondément attachée  au pays de Tronçais”.  Philippe Vigand, habitant de Meaulne, né en 1958, a été atteint en 1990 du locked-in-syndrome, qui l’a laissé paralysé. Malgré son très  lourd handicap, il s’est lancé dans l’écriture et a publié plusieurs livres.

◘ UN HOMMAGE À HENRI PERRUCHOT (1917-1967), ÉCRIVAIN, HISTORIEN ET PHILOSOPHE

 

ob_11ba27_composition-affiche-expo-perruchot-web.jpg• 2017 est l’année du centenaire de la naissance et du cinquantenaire du décès de l’écrivain et historien  Henri Perruchot (1917-1967). Décédé à seulement cinquante ans, il a été  inhumé, selon son désir, dans le cimetière du petit  village de Blanot (Côte-d’Or). C’est là, au hameau de Jonchères qu’il aimait à  venir se ressourcer, dans la maison de ses parents. Henri Perruchot est resté dans la mémoire des historiens de la littérature et des arts à la fois par son œuvre de romancier et d’essayiste, et par son œuvre d’historien de l’art. On lui doit,  en particulier, la série  » Art et Destin« . Il  a aussi activement contribué  au  développement du courant de pensée « épiphaniste », ainsi qu’à la direction de la revue  » Jardin des arts« . Il est à l’origine de la création des prix littéraires du Morvan  et de  la fondation de l’académie du Morvan.

Pour en savoir plus sur Henri Perruchot

Pour marquer ce double anniversaire et  lui rendre hommage, l’association Les amis de la plaine a organisé une exposition visible du 11 au 15 août, à la salle des fêtes de la mairie de Blanot. Elle   présente la quasi-totalité de son œuvre. Les Amis de la Plaine ont été épaulés par l‘Association Tourisme en Morvan (ATM), qui assure, notamment, l’organisation et la gestion des prix littéraires du Morvan. L’exposition se décline autour de quelques grands thèmes : L’homme (avec des témoignages de ses contemporains et de ses proches, des photos, des ouvrages biographiques qui lui ont été  consacrés, Le romancier et l’essayiste, Le philosophe (le mouvement humaniste épiphanisme), Le biographe des peintres, avec en particulier la série « Art et destin », L’éditeur et directeur de la revue Jardin des Arts. La rétrospective évoque aussi les prix littéraires du Morvan dont Henri Perruchot fut le co-fondateur. Un des deux prix porte d’ailleurs maintenant son nom. Enfin, un volet est consacré à l’Académie du Morvan, dont il fut, là aussi, un des co-fondateurs, avec des témoignages de membres de cette Académie.

◘ EN BREF…

  • Mise en page 1Le samedi 10 juin, à la salle des fêtes de Thionne, dans le cadre des Journées littéraires René-Fallet, les comédiens de la Compagnie en La (Saint-Pourçain-sur-Sioule), ont proposé la découverte du livre de Philippe Valette (1887-1962) Mon Village (1947). Le tout en costumes d’époque.

• Bernard Clément, né à Dinant, agrégé de lettres modernes, habite Gannat et enseigne le français au lycée Sainte-Procule. Il est l’auteur de plusieurs livres dont La Demoiselle de Saint-Malo (éditions Ouest-France, 2012, 169 p., 13 €) et Éclats d’âmes (2016), recueil de poèmes. Il a signé ses livres à Gannat, à la Maison de la presse, puis à Charroux, le 24 juin 2017, à l’atelier galerie « La Bohème« .

  • azi la garance
    De Gaston Mazerolle…

    La présentation du livre de Jean-François Glomet : L‘étonnante histoire de Gaston Mazerolle, charcutier : Gaston Voguet, « le Caruso français » ; Marzolli, ténor de l’Opéra, édité par l’association Azi la Garance, a eu lieu au Centre social de Broût-Vernet le 24 juin 2017. « Gaston Mazerolle – né le 21 août 1897 –  devenu charcutier, tradition familiale oblige, était l’aîné des fils Mazerolle, donc l’héritier du commerce de charcuterie au sortir de la Grande Guerre. Quelques ambitions professionnelles déçues et un talent évident d’artiste, de chanteur, de ténor, et le voilà propulsé des planches de la charcuterie aux planches du music-hall! Un Broût-Vernétois sous les feux de la rampe, ce n’est pas courant. Après un perfectionnement auprès de professeurs émérites, à son tour il va côtoyer les plus grands artistes de cette époque des années 1930 à 1940.

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    … à Marzolli

    Son parcours mérite le détour : un répertoire des plus impressionnants, les plus grands théâtres de France, l’accueillent, le succès est au rendez-vous, les critiques sont rapidement en sa faveur ; on ne tarde pas à le surnommer le « nouveau Caruso français!«  – Ce livre de 110 p. illustré est préfacé par Josette Alviset, fondatrice du musée de l’Opéra de Vichy. Il est en vente (20 €) auprès de l’association Azi la Garance (1, place de la mairie –  03110 Broût-Vernet).

  • En juin 2017, la maison d’édition « Page centrale« , installée désormais à Thiers, a publié Auvergne, les plus belles images (168 p., 34,90 €), un ouvrage dans lequel on trouve 94 photos prises par onze photographes professionnels, auteurs photographes,voire simples  amateurs.
  • -jf5RtBl_400x400Véronique de Bure est l’auteure de Un clafoutis aux tomates cerises (Flammarion, 2017, 376 p., 19,90 €). Dans ce roman, Jeanne, 90 ans, qui habite quelque part entre Lapalisse et Le Donjon, décide d’écrire son journal intime. Elle y décrit le quotidien tendre et cruel d’une vie à la campagne, où la vieillesse est synonyme de moments drôles et émouvants. L’auteure a présenté son livre, le 1er juillet, à la médiathèque de Lapalisse.
  • Les élèves de CM2 de l’école Yves-Duteil du Mayet-de-Montagne avaient lu Le Peuple de l’eau dont la nouvelle édition est parue chez Flammarion en 2012 dans la collection « Castor poche (116 p.). A l’invitation de leur professeur documentaliste, ils sont allés à la rencontre de l’auteure, Brigitte Heller-Arfouillère. Elle est venue courant juin 2017 leur expliquer sa manière de travailler.
  • Le capitaine Providence du prolifique Albert Bonneau (né à Moulins en 1898 et décédé à Chambon-sur-Voueize en 1967),  avait été publié chez Tallandier en 1952.bonneau-bandeau L’histoire se situe en Bourbonnais à l’époque des Grandes Compagnies et elle se déroule sur les terres du sire de Vincy, sujet du duc Louis de Bourbon. Les pillards dévastent la campagne…. Ce roman vient d’être  réédité chez Publifrance, avec des illustrations réalisées par des élèves de 5ème  du collège de Saint-Eloy-les-Mines. L’ouvrage a été présenté fin juin 2017 en présence d’Odile Bonneau, fille de l’écrivain, et de l’équipe pédagogique responsable du projet.
  • 51C+mty6R5L._SX330_BO1,204,203,200_Dans la revue Éléments, (n° 166, juin-juillet 2017) : Pascale Eysseriee s’est penchée sur le livre  de Pierric Guittaut : La dévoreuse. Le Gévaudan sous le signe de la Bête,1764-1767 (éditions de Borée, 336 p., 19,90 €). Dans un article intitulé  « Guitaut mène l’enquête : l’énigme de la Bête du Gévaudan enfin résolue« ,  elle considère que au terme de dix ans de recherches, cet auteur livre les résultats d’une enquête magistrale sur la bête du Gévaudan et lance le lecteur sur la piste d’un nouveau suspect, qu’il a retrouvé : le loup-cervier. L’invulnérabilité de la « bête » est un mythe, amplifié par les médias de l’époque et la pression des autorités pour l’abattre.  Rappelons que 230 agressions avaient été recensées en seulement trois ans dans le pays de Gévaudan (Lozère), dan le Velay (Haute-Loire), dans le Vivarais (Ardèche) et dans le Rouergue (Aveyron).
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    Arthur Ténor, à la  rencontre des collégiens de Saint-Yorre

    Les 75 élèves de 4ème du collège Victor-Hugo de Saint-Yorre avaient travaillé par groupes pendant un trimestre, avec le soutien de leurs professeurs et les interventions de l’écrivain Arthur Ténor à la rédaction d’un livre intitulé Les Trois Mondes, qui a été imprimé localement en couleurs. Début juillet a eu lieu la cérémonie de remise des livres à chaque élève, en présence des parents, des  enseignants et d’Arthur Ténor.

  • téléchargementLe samedi 8 et le dimanche 9 juillet 2017, la mezzanine du Grand marché de Vichy a accueilli 54 écrivains pour le 9ème Salon des auteurs, présidé par l’historien local Thierry Wirth. Organisé par l’association du Groupement des utilisateurs du Grand marché (GUGM) et la municipalité, cette manifestation permet des rencontre et des échanges d’idées avec les nombreux auteurs, régionaux pour  la plupart, les  libraires et les  éditeurs. Tous les  genres littéraires étaient  représentés.

 

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Gravure extraite de Voyage en Auvergne (1820-1855)

• À l’initiative de la Maison des sciences de l’homme de Clermont-Ferrand, un projet portant sur l’œuvre d’Étienne Delécluze (1781-1863), Voyage en Auvergne (Album de 72 dessins réalisés entre 1820 et 1855, conservé au  musée Roger Quilliot) est en cours. Il  a pour objectif d’expérimenter une démarche de science participative à partir de cet album acquis par le musée en 2010. Il s’agit de recueillir des informations complémentaires nécessaires à la réalisation d’une édition critique de l’album par le biais des « humanités numériques », qui sera complétée par une édition classique

3334693• Jean-Claude Presle, né à Laprugne en 1956, a publié un livre de 400 pages sur la vie de  sa commune natale de 1968 à mai 2017. Intitulé 50 ans de revue de presse, il est illustré de quelque 800 photos:  » Les traditions, les commerces, l’administration locale, l’école d’hier et d’aujourd’hui, l’artisanat, l’agriculture, la chasse, la pêche, le football, les sapeurs-pompiers, l’exploitation forestière, le site touristique de la Loge-des-Gardes, l’implantation des éoliennes, les mines d’uranium, la bonne eau de la « Source Charrier » et, naturellement, les fêtes au bourg, dont celle de la Saint-Jean et dans les villages : tout est relaté en images avec des commentaires« . L’ouvrage est disponible a la boutique ds Amis de la Montagne bourbonnaise, au Mayet-de-Montagne (prix : 17 €).

• Le 29 juillet, à l’espace culturel Leclerc, à Bellerive-sur-Allier, Alain Léonard, originaire d’Issoire, a présenté son premier livre : Enfants de la liberté : roman historique (éd. de Borée, 2017, 290 p., 19,90 €). Il relate le quotidien difficile des paysans du Limousin en 1783 et suit l’itinéraire d’une jeune femme qui monte à Paris, à la veille de la Révolution française…

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• 19 auteurs et 5 maisons d’éditions étaient les invités du 5ème  MédiéLivres,salon qui s’est tenu les dimanche 30 et lundi 31 juillet 2017 à l’Espace Saint-Marc à Souvigny. Parmi les écrivains accueillis figurait  Jean-Pierre Fontana, dont le dernier ouvrage qui s ‘intitule L’aventurière de l’espace a été publié par les éditions  l’Ivre-book,  installées à Ménétrol (164 p 12 €). La  Montagne du 26 juillet a publié un interview de l’auteur.

numérisation0015• Le 4 août, à l’invitation de l’Académie du Vernet, Philippe Dutrut, agrégé de lettres, a donné une conférence sur l’écrivain Joris-Karl Huysmans (1848-1907), critique d’art. Ensuite le prix littéraire de l’Académie 2017 a été remis à Michèle Sternberg, professeur de lettres classiques en retraite, résidant à Vichy, pour L’affaire des Pions (Vichy, Espace Repro, 2016, 201 p.). Cette affaire, qui débuta en1764 et se déroula en partie entre Lavoine et La Guillermie, opposa le clan des Pions à la justice royale.

• Maxime Rovère a publié dans  Le Magazine littéraire ( juillet-août 2017, p. 76-77)  un article intitulé « Péguy, une pensée en puissance :  « Socialiste,dreyfusard, révolutionnaire, internationaliste, anarchiste, patriote, journaliste, historien… Sous le « fatras » apparent des interventions d’un Péguy démultiplié, Camille Riquier fait transparaitre une philosophie hors système« , écrit-il à propos de Philosophie de Péguy ou les mémoires d’un imbécile ( éd. PUF, 552 p. , 23 €). Camille Riquier est professeur agrégé et docteur en philosophie.

téléchargement• « Sévigné, épistolière du Grand Siècle »  est le thème d’une exposition visible  jusqu’au 22 octobre 2017 au château de Grignan (Drôme). C’est là que la marquise de Sévigné venait régulièrement rendre visite à sa fille. L’exposition  présente une centaine de peintures, objets d’art, manuscrits, livres, gravures invitant le visiteur a plonger dans l’existence de la célèbre épistolière. Elle  témoigne aussi de  l’art de vivre de la haute société au Grand Siècle.

• Robert Kopp écrit dans Le Magazine littéraire ( juillet-août 2017, p. 84-86)  : « Quoi qu’ait pu prétendre en son temps Nicolas Sarkozy, La Princesse de Clèves demeure d’une brûlante actualité, à l’heure où la définition du couple est plus que jamais à dimension variable et la fidélité aussi recherchée que mise à l’épreuve »…

◘ VARIÉTÉS SUR MONTPENSIER ET SUR LA PRINCESSE DU MÊME NOM…

220px-Madame_de_La_Fayette• La Princesse de Montpensier, de Madame de La Fayette, a été inscrite au programme du baccalauréat littéraire pour l’année 2018 : c’est  la première œuvre littéraire écrite par une femme qui se trouve ainsi promue.

◄ Marie-Madeleine Pioche de la Vergne (1634-1693), née et morte à Paris, avait épousé, en 1655, à l’âge de 21 ans,   un quadragénaire,  gentilhomme campagnard, le comte de La Fayette possessionné à Nades et Espinasse en Bourbonnais. Elle y vécut quelque temps avec lui, puis rentra à Paris. Le comte, « le moins encombrant des maris« ,  vint quelquefois lui rendre visite et  il mourut le 26 juin 1683.

• Le fief de Montpensier, en Auvergne, avait été érigé en comté en 1330. Il fut vendu au duc Jean de Berry, puis passa aux Bourbons par mariage, Jean 1er (1380-1434),duc de Bourbon ayant épousé Marie de Berry. Confisqué avec les biens du connétable Charles III de Bourbon en 1527, il fut donné à Louise de Savoie, réuni à la couronne en 1532, puis érigé en duché-pairie avec Aigueperse pour capitale. C’est là l’origine de la branche des Bourbon-Montpensier.

250px-Laprincessedemontpensier1662La Princesse de Montpensier, livre sorti des presses sans nom d’auteur le 20 août 1662 (on peut consulter cette première édition sur le site BnF Gallica), est la première œuvre de Madame de La Fayette.  Cette nouvelle est  placée dans un cadre historique, mais est précédée d’un avertissement : il s’agit là « d’aventures inventées à plaisir« . L’héroïne, Renée d’Anjou, était devenue duchesse de Montpensier après son mariage en 1566 avec François de Bourbon (vers 1539 – 1592), duc de Montpensier, qui porta le titre de « prince dauphin » d’Auvergne. Un fils naquit de cette union : Henri (1573-1608), duc de Montpensier. dont la fille, Marie, épousa son cousin Gaston d’Orléans, portant ainsi le duché  dans la maison d’Orléans.

• Il existe plusieurs éditions en version économique de cette nouvelle :

téléchargementHistoire de la princesse de Montpensier et autres nouvelles.  (éditions Gallimard, 2009, Collection Folio. 2 €)

La princesse de Montpensier ; Zaïde ; La princesse de Clèves ; La comtesse de Tende. – Le Figaro, 2010, 576 p. (Collection La bibliothèque n° 26). – 9,90 €

La princesse de Clèves,1678, suivi de La princesse de Montpensier, 1662. – éditions Hatier, 2012, 287 p. Collection Classiques & Cie, Lycée – 3,95 €

La princesse de Montpensier. –éditions  Larousse, 2014. – 93 p. – 3 € (Petits classiques Larousse).

« Il y a encore bien de la sécheresse dans ce récit, mais il est admirablement conduit et l’atmosphère dans laquelle vivent les personnages de l’auteur,sa conception de la vie sociale et de l’amour apparaissent déjà comme très personnelle, très vivants, et ils s’imposent fortement au lecteur« , peut-on lire dans le dictionnaire Laffont-Bompiani.

product_9782070367788_195x320• Ce livre annonçait le chef d’œuvre qu’est La Princesse de Clèves, livre paru en 1678. Ajoutons que le film La princesse de Montpensier a été produit par Bertrand Tavernier en 2010.

• Montpensier est de nos jours une commune du Puy-de-Dôme, créée en 1823 par démanchement de celle d’Aigueperse. Le nom vient de la colline autour de laquelle le village s’articule,le « Mons Pancherii », littéralement « Mont de la Panse », d’après sa forme naturelle. À noter que la forêt de Montpensier et le golf du même nom se trouvent sur la commune de Serbannes, dans l’Allier.

Blason_ville_fr_Montpensier_(Puy-de-Dôme).svg.png• La revue Sparsae a consacré de nombreux articles à Montpensier et à la famille de MontpensierLes seigneurs d’Aigueperse et de Montpensier  – Itinéraire auvergnat en Val de Loire, petite et grande histoire de Montpensier – La Grande Mademoiselle, Anne-Marie d’Orléans, duchesse de Montpensier (1627-1693) –  Approche toponymique – Montpensier et sa démographie – Montpensier et ses carrières de plâtre – L’église de Montpensier  – Les femmes de Louis II de Montpensier – La création d’un vignoble au sommet de la butte de Montpensier –  En 1226, un roi de France mourait à Montpensier  – Trois sœurs Bourbon-Montpensier abbesses de Jouarre –  Quand les Montpensier frappaient monnaie.  Citons également  Claire de Gonzague, comtesse de Montpensier (1464-1503). Vue_Montpensier_depuis_butte_2016-02-23La 3ème  partie de  ce dernier article, est paru dans le n° du 1er trimestre 2017. Son auteur,  l’historienne lilloise Nicole Dupont-Pierrart, raconte la vie aiguepersoise de la comtesse Claire de Montpensier et fait revivre une extraordinaire figure de l’Histoire non seulement d’Aigueperse, mais aussi de la Cour de France. La venue à Aigueperse de cette princesse italienne, à l’occasion de son mariage avec le comte dauphin Gilbert de Montpensier, eut une influence architecturale et artistique certaine sur la ville. On peut consulter l’index de la revue au terme Montpensier sur le site internet sparsae.org.

• Ajoutons que le  nom de Montpensier avait été donné à un centre de colonisation dans le département d’Alger créé en 1843 et intégré dans la commune de plein exercice de Blida érigée le 31 janvier 1848. Renommé Ben-Boulaïd à l’indépendance, son ancien nom semble cependant être resté dans l’usage courant.

 

DU CÔTÉ DES ÉDITEURS

◘ PALMARÈS DES EDITEURS 2016 : 196 SOCIÉTÉS  POUR 6 MILLIARDS € DE CHIFFRE D’AFFAIRES

  • Comme chaque année, le magazine professionnel Livres hebdo a publié son classement des 200 premiers éditeurs français (n° 1134 – 16 juin). En se basant sur le bilan des entreprises d’édition, la revue a listé 196 éditeurs réalisant plus de 1 millions € de chiffre d’affaires et relevant de 111 groupes et maisons indépendantes. Leur activité cumulée atteint 6 milliards €, en progrès pour la première fois depuis 5 ans.Hachette_Livre.svg
  • Le trio de tête du classement regroupe Hachette livres (2264 M € de chiffre d’affaires, soit 38% du chiffre d’affaires cumulé des 196 éditeurs recensés), suivi d’Editis (8,17 M€ de CA, 14% du total) et de Madrigall (437 M€, 7% du total). Sous la bannière Hachette Livres, on trouve des poids lourds éditoriaux comme Hachette,  Larousse,  Livre de poche, Fayard, Grasset,  Calmann-Lévy ou encore Hatier un des leaders du livre scolaire. Editis, filiale Planeta, n°1  de l’édition espagnole, englobe entre autre La Martinière, les Presses de la Cité, Omnibus, Nathan ou encore Robert Laffont, Plon, Perrin… Quant à Madrigall,  formé autour de Gallimard, c’est aussi Quai Voltaire, Denoël, Le Mercure de France, Flammarion, Arthaud ou La Table Ronde et Futuropolis.éditis
  • Parmi les 20 éditeurs qui ont connu les plus fortes croissances de leurs chiffres d’affaires, figurent au 2ème rang les éditions Alan Sutton et , au 18ème rang, les éditions  Somogy. Les éditions Sutton, reprises après leur dépôt de bilan en 2015, sont spécialisées notamment dans ouvrages régionaux de cartes postales et photos anciennes, avec leur collection phare La mémoire en images. Leur chiffre d’affaires est passé de 0,6 M€ en 2015 à 1,15 M€ en 2016 (+ 92%). Quant aux éditions Somogy, qui éditent depuis plusieurs années les catalogues des expositions du musée de la Visitation et du CNCS, leur chiffre d’affaires a grimpé de 2,3 M€ à 2,9 M€ (+ 24%).madrigall
  • Comme tous les ans, peu d’éditeurs régionaux installés dans les ex-régions d’Auvergne ou du Limousin sont présents : on n’y trouvera ni le Bourbonnais Bleu Autour, ni les Auvergnats de La Flandonnière, de Créer, voire même les Limousins Lucien Souny ou La Veytizou. Seul Centre France livres, repreneur des éditions de Borée, figure dans le classement, à la 84ème place, avec 1,93 M€ de CA pour un résultat net déficitaire de 75 000 €.

 

◘ UNE HAUSSE DU  DÉPÔT LÉGAL EN 2016

  • depot_legal_observatoireDepuis François Ier, toute publication de livre, qu’il soit autoédité par une particulier ou publié par les plus grandes maisons d’édition, donne obligatoirement lieu à un dépôt légal. Selon l’observatoire du dépôt légal qui fonctionne dans le cadre de la Bibliothèque nationale de France, on a enregistré 77 986 dépôts de livres émanant de 8 224 éditeurs, soit  une hausse de 2,23 % . Les autoéditeurs représentent 47% des dépôts, suivis des éditeurs professionnels (25%) et des associations (18%). Le même rapport indique que 49% des éditeurs n’ont effectué qu’un seul et unique dépôts, contre 38% qui en ont effectué de 2 à 10 et 12% qui en ont effectué  de 11 à 100.  Seuls 1,3% des éditeurs totalisent  plus de 100 dépôts dans l’année, les 3 plus gros déposants étant  Edilivre, l’Harmattan et Hachette qui représentent à eux trois  9 826 dépôts soit 12,6% du total. En 4ème position, on ne s’étonnera de trouver le groupe Gallimard. Par catégorie, la fiction arrive largement en tête des dépôts avec 43%, devant la géographie et les biographies (22%), les sciences sociales (19%) et les arts, jeux et sports (17%).

◘ DE PLUS EN PLUS DE LIVRES D’OCCASION ET DE LIVRES  NUMÉRIQUES VENDUS

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    Le livre numérique: en hausse…mais seulement 4% des ventes en 2016

    Selon une étude réalisée par le ministère de la culture, la part des livres d’occasion dans le volume total des achats de livres des ménages est passée de 13% en 2012 à 15,5% en 2016. Parallèlement, la part des livres numériques  et passée de 2,5% des achats à 4% sur la même période. Globalement, en 2016,  ces deux segments représentent près de 1 livre sur 5 achetés.  Une évolution qui ne manque pas d’interpeller les libraires : la même étude précise que si le nombre d’acheteurs de livres d’occasion a augmenté de 1,1 million dans les 4 dernières années, tandis que celui de livres numérique a gagné 850 000 acheteurs supplémentaires, le nombre d’acheteurs de livres papier neufs n’en a gagné que 100 000. Ils pourront toutefois se rassurer (un peu), l’étude affirmant que « les gros acheteurs de livres d’occasion (12 livres et plus) achètent en moyenne deux fois plus de livres neufs ».

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    Livres d’occasion: 15,5% des ventes  en 2016, surtout grâce à Internet

    En volume pour les achats d’occasion, le rayon littérature pointe en tête avec 50%. Le format poche, toutes catégories confondues, représente à lui seul 40%. Enfin, tous canaux confondus, Internet caracole en tête pour les livres d’occasion, avec 66% des ventes en valeur et 53% en nombre d’exemplaires. Derrière Amazon et PriceMinister (35%) figure Ebay, Le Bon Coin, la Fnac et Gibert Joseph. Dernier enseignement de l’étude : la mort du livre papier n’est pas pour demain: « La suprématie du livre imprimé neuf dans les achats des ménages, si elle s’érode un peu, n’apparaît pas menacée  à brève échéance ».

◘ LE TRANSFO : ET SI ON REMETTAIT LE COURANT…

  • La fusion des régions Auvergne et Rhône-alpes a fait disparaître Le Transfo, l’agence régionale de développement culturel, officiellement fermée en janvier 2017.
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    Page d’accueil de l’ancien site du Transfo

    Depuis cette date, l’interprofession du livre en Auvergne, qui réunit bibliothécaires, libraires et éditeurs, n’a plus d’interlocuteur spécifique. La nouvelle structure mise en place, l’Arald ou Agence Rhône-Alpes pour le livre et la documentation n’ayant pas le pouvoir d’intervenir sur le territoire auvergnat. C’est ce qui a conduit plusieurs structures à émettre le souhait de voir se créer  une agence régionale du livre spécifique pour les 4 départements de l’ex-Auvergne, avec présence physique sur le site de l’ancien hôtel de région à Clermont-Ferrand. Alors que la balance semble pencher  largement du côté rhône-alpin, l’installation d’une véritable antenne régionale permettrait « de bénéficier de l’expertise d’interlocuteur identifié connaissant le territoire pour accompagner les porteurs de projets ». Visibilité en terme de communication, poursuite du travail en interprofession, meilleur accès aux études transversales et collaboration accrue entre acteurs culturels, tels sont les principaux avantages que présenterait une structure proche, par rapport à une structure éloignée.  D’autant que le poids du secteur culturel, en terme d’emplois notamment, n’est pas négligeable : si l’on exclut la presse, l’effectif des secteurs culturels pour le livre en Auvergne – Rhône-Alpes représenterait  plus de 4 500 personnes, selon des données datant de 2012. Fin juin, le conseil régional, principal financeur, si la demande aboutissait, n’avait toujours pas donné son avis sur la question.

 

LES ARDENTS ÉDITEURS : 10 ANS ET TOUJOURS AUSSI… ARDENTS

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  • Installés depuis une décennie à Limoges, les Ardents éditeurs, se sont assigné une double mission. D’abord, publier des livres qui présentent le patrimoine, l’art et l’histoire du Limousin, avec la possibilité de déborder du strict cadre régional. Un objectif effectivement atteint, avec la création de 5 collections qui fédèrent les 76 titres au catalogue, entre essais, littérature, beaux livres ou bandes dessinées. Ensuite, les Ardents éditeurs entendent œuvrer à l’animation culturelle du Limousin, par des manifestations littéraires, des expositions et des conférences, destinées à porter à la connaissance du grand public l’art et la culture.
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    Jean-Marc Ferrer

    Jean Marc Ferrer, qui dirige les Ardents éditeurs, a rappelé sur les ondes de France Bleu sa fierté d’être encore là, d’autant qu’il n’y avait pas grand monde pour croire en son projet, à l’origine : »Ce n’est pas plus simple aujourd’hui mais on a quand même réussi à créer des emplois sur Limoges. Nous sommes quatre salariés dans cette société qui est partie de rien. Pourtant, il y a 10 ans, j’avais beaucoup d’oiseaux de mauvais augure dans un contexte particulier. On disait que le livre numérique allait tout remplacer. J’étais complètement fou de vouloir créer cette maison d’édition papier. Des éditions de beaux livres de patrimoine, en plein milieu de la déferlante supposée du livre numérique. Je suis très fier de l’avoir fait et d’avoir cru en la version papier.« 

◘ LOULOU ET BABETTE, RÉMI ET COLETTE FONT PART DE LA DISPARITION DE LOUIS MAGNARD…

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    La célébrissime méthode de lecture « Rémi et Colette »

    Louis Magnard, ancien PDG de la maison d’édition scolaire éponyme, est mort le 9 juillet 2017, à Trouville-sur-Mer, à l’âge de 83 ans. Lieutenant-colonel de réserve, il était chevalier de la légion d’honneur  et dans l’ordre du mérite. Né le 26 juillet 1933, à Guéret dans la Creuse,  il était le fils de de Roger Magnard (1905-1973), un représentant en papeterie, originaire de l’Isère. Suite à son mariage, il s’était installé à Guéret, collaborant durant quelques années à la vieille librairie appartenant à la famille de son épouse, avant de s’établir éditeur à Paris en 1935. C’est lui qui avait eu l’idée de lancer les tout premiers  cahiers de vacances, avec leurs fameux « héros » Babette et Loulou, sur lesquels se sont échinées des générations d’écoliers. C’est également lui qui, après la deuxième guerre mondiale,  avait initié la célèbre collection de livres de lecture Rémi et Colette.

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    Magnard, inventeur des cahiers de vacances

    • Après avoir débuté, dès 1953, comme secrétaire d’édition aux côtés de son père qui avait fondé sa propre maison d’édition en 1933, Louis Magnard avait dirigé la société de 1973 à 1993.  Un de ses tout premiers défis à relever avait été, en 1977, la réforme Haby qui instaurait la gratuité des manuels pour les classes de collège.

  • Durant ces deux décennies, il avait fait des éditions Magnard un des leaders de l’édition scolaire et parascolaire, cherchant même à étendre sa production éditoriale a des titres plus généralistes. Au fil des années, le catalogue Magnard était parvenu à couvrir l’ensemble des disciplines, depuis l’école primaire et élémentaire jusqu’au lycée, via le collège.Magnard page d'accueil site Il avait également fait l’acquisition des vénérables éditions Vuibert, célèbres notamment pour leurs Annales. A partir de 1987, Louis Magnard avait fait entrer ses deux enfants dans l’entreprise, Isabelle devenant directrice générale des éditions et Stéphane, directeur générale et financier.  Dans le prolongement de cet essor, en 1988,  il avait fondé Dilisco, sa propre société de distribution, qu’il avait choisi d’installer à Cheniers, dans sa Creuse natale. Il en avait alors confié la direction à son frère, Patrice Magnard. Au début des années 2010, elle avait atteint les 100 ME de chiffre d’affaires. Cette politique d’expansion avait  aussi connu un revers de taille.Logo Dilisco Dans un contexte de  crise des années 90 et de concurrence acharnée dans l’édition scolaire,  les éditions Magnard  lourdement endettées avaient bien failli être démantelées. Une solution évitée grâce à l’intervention des éditions Albin Michel qui avaient repris plus des deux tiers du capital. Cette crise avait entraîné le départ de Louis Magnard qui  avait aussi été membre fondateur, en 1985, de l’association Savoir Livre, devenue Les Editeurs de l’Education. Fort de 90 salariés, Magnard Vuibert  a aujourd’hui pour directrice générale adjointe Isabelle Magnard, fille de Louis. Le catalogue, qui s’oriente de plus en plus vers le numérique,  est riche de  plus de 3 000 titres.

 

DU CÔTÉ DES BIBLIOPHILES

 

◘ 120 000 € POUR UN ALBUM  DE PHOTOGRAPHIES  DE MAN RAY

  • man-ray-9452778-2-402.jpgUn album de Man Ray, un des rares artistes photographes du surréalisme, a été mis en vente le samedi 24 juin à l’hôtel des ventes Montluçon. Il figurait dans un carton de livres anciens et de partitions apportés en avril par un homme à Me Sylvie Dagot Les Champs délicieux, sorti en 1922, est une compilation de douze tirages argentiques (format 17/22 cm). C’est avec cet album rarissime puisque tiré à seulement 40 exemplaires que « Man Ray avait introduit le procédé surréaliste de son travail photographique, brisant la frontière avec la peinture ». L’exemplaire mis aux enchères était dédicacé par Man Ray « To Arthur after all these years« . Il s’agit probablement d’Arthur Wheeler, ami proche et mécène de l’artiste. La vente était particulièrement attendue des spécialistes et des amateurs/collectionneurs puisque c’était  seulement la troisième fois qu’un exemplaire de cet ouvrage était  mis en vente dans le monde, selon la commissaire-priseur.
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    Les champs délicieux: seulement 40 exemplaires dans le monde entier

    • En 2016, un exemplaire en parfait état avait été  adjugé 243 000 € par  Sotheby’s. En 2014, à New York, un autre album, également complet et intact, mis en vente par un membre de la famille de l’artiste, avait atteint 281.000 dollars. L’exemplaire « montluçonnais » ne pouvait toutefois prétendre à ces sommets puisqu’il présentait des défauts comme l’absence de couverture et le grignotage de pages par des insectes ainsi que quelques taches.  Estimé  entre 15 et 20 000 €, l’album dont le prix de départ était de 10 000 € a pulvérisé les records : il a été adjugé 120 000 € après seulement deux minutes de « combat » entre les acheteurs en salle et les six autres acheteurs potentiels pendus au téléphone.  Pour l’heure c’est la plus belle vente réalisée par la salle montluçonnaise. Il reste une « énigme » à résoudre : comment cet exemplaire dédicacé à Arthur Wheeler a-t-il pu atterrir dans un carton de vieux papiers en région montluçonnaise ? L’explication pourrait remonter à l’exode de mai-juin 1940 qui avait jeté sur les routes de France des millions de civils fuyant l’invasion du territoire.

  • Au catalogue de juillet 2017 de la librairie Le Trait d’union (Troyes): Zayde, histoire espagnole. Par M. de Segrais. Avec un Traité de l’origine des romans, par M. Huet. – Paris : Compagnie des Libraires associés, 1719 – 2 vol. in-12 (120 €). Il s’agit de la nouvelle édition de ce célèbre roman composé par Mme de La Fayette et publié sous le pseudonyme de Segrais.

 

DU CÔTÉ DES MEDIAS

◘ ON FERME…

68be0ff2774255814e2b87ca3dd3eb26_800_450.

 APRÈS LE BOURBONNAIS RURAL EN 2016,  LE PAYSAN D’AUVERGNE  DISPARAÎT À SON TOUR

  • Il y a 18 mois, le 5 février 2016, le Bourbonnais rural, publié par la Société de presse agricole, qui avait dû déposer le bilan le 5 juin 2015, était mis en liquidation judiciaire,marquant  la fin d’une longue histoire dont les racines remontaient  aux premières années du XXème siècle. À l’époque, il avait été question que le titre puisse survivre dans le  cadre d’un partenariat avec son confrère Le Paysan d’Auvergne  qui avait un profil identique à celui du Bourbonnais Rural, que ce soit pour son origine, le profil de son lectorat ou ses orientations syndicales.bourbonnais-rural-2 Un encart « Pour une actualité paysanne et rurale dans l’Allier» avait ainsi été  inséré dans le n° 3 044 daté du 24 juin 2016, à l’initiative des Amis du Bourbonnais rural : « La première action, écrivait Pascal Boudet, président de l’association, a été de nouer des contacts avec le journal agricole du Puy-de-Dôme, le Paysan d’Auvergne se rapprochant le plus, par le contenu et sa vision du futur de la ligne éditoriale du Bourbonnais Rural. De multiples possibilités ont été envisagées et celle retenue, en commun accord avec leurs responsables, a été d’inclure des pages spéciales Allier relatant la vie agricole et rurale de notre département à l’intérieur de leur journal ». Une initiative qui ne semble pas avoir eu les effets escomptés, les lecteurs du Bourbonnais Rural ne s’étant pas mobilisés massivement pour s’abonner au Paysan d’Auvergne.
  • phototagPour le paysan d’Auvergne, le parcours s’est lui aussi achevé en juin dernier:via son site Facebook, l’hebdomadaire a annoncé le 23 juin la cessation de sa parution, mettant un point final à 73 ans d’existence. Comme le Réveil Paysan de l’Allier,  dont le Bourbonnais Rural était depuis 1971 le continuateur, le Paysan d’Auvergne avait été lancé  en 1944, dans les semaines qui avaient suivi la libération du Puy-de-Dôme, alors que le syndicalisme agricole renaissait, avec la création de la Confédération générale agricole. 3028-480x664Les raisons de cette disparition sont les mêmes que celle de son confrère bourbonnais : une baisse du lectorat, jointe à une diminution des recettes publicitaires et à une augmentation des coûts. Dans un article intitulé « Une page se tourne », le gérant de l’hebdomadaire depuis 2013, Philippe Falvard,  a expliqué que « malgré des projets de développement,  aucune banque n’a voulu prendre le risque de (le) suivre », ce qui a conduit à une « incapacité de payer les charges courantes ».  En conclusion, il écrit : « Je ne veux pas m’épancher sur la solitude que nous avons ressentie dans cette lutte pour maintenir une presse indépendante et permettre la survie d’une aventure démarrée en 1944. La presse écrite connaît une crise depuis de longues années et nous n’avons pu échapper au génocide (sic) des petits hebdomadaires indépendants ».Sans titre
  • Sur cette même page Facebook, figure un second article intitulé « Voilà, c’est fini», retraçant brièvement l’histoire de l’hebdomadaire. On y apprend qu’il était né en 1944, sous la forme d’un mensuel qui tirait alors à 37 000 exemplaires, avant de devenir bimensuel en 1946 et hebdomadaire en 1960, le tout s’accompagnant du passage de 8 à 16 pages.  Sans titre voila fini• Après avoir connu différents soubresauts, notamment au plan du syndicalisme agricole, le Paysan d’Auvergne avait poursuivi sa publication, dans le giron de la FDSEA du Puy-de-Dôme dont une partie des adhérents s’étaient retrouvés dans la Confédération paysanne. L’article rappelle que l’hebdomadaire entendait « prôner sa vision de l’agriculture en défendant les petites fermes ancrées dans leur territoire, porteuses de revenus décents pour les paysans et garantes d’un environnement préservé ». Comme dans le département de l’Allier où le seul hebdomadaire agricole reste L’Allier agricole, soutenu par la Chambre d’agriculture, le Puy-de-Dôme n’aura plus, lui aussi, qu’un titre agricole hebdomadaire, L’Auvergne agricole. La disparition du Paysan d’Auvergne a aussi des conséquences sociales en laissant cinq salariés sur le carreau, dont 4 journalistes.

                                                                         

◘ ON RÉORGANISE ET ON DÉVELOPPE…

 

UNE NOUVELLE STRUCTURE POUR LA MONTAGNE CENTRE-FRANCE

  • Lors des assemblées générales de La Montagne et des différents titres du groupe Centre France, tenues en juin, des décisions concernant l’actionnariat et l’organigramme du groupe ont été prises. Il s’agit, selon un communiqué publié dans les colonnes de La Montagne de « marquer la volonté du groupe de s’engager dans une nouvelle phase de sa vie et de son développement ».
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    Édith Caillard, présidente de La Montagne centre France

    Dans le but de tenir compte des nouvelles normes en matière financière,  une structure holding baptisée  La  Montagne Centre France a été officiellement créée sous la forme d’une SAS (société par actions simplifiée), ce qui a conduit à un jeu de « chaises musicales » dans l’équipe dirigeante. La holding sera présidée par Édith Caillard, qui était présidente de la SA La Montagne depuis la disparition de son époux, Jean-Pierre Caillard, survenue en mars 2012.  La vice-présidence  échoit à Daniel Pouzadoux, président de la Fondation Alexandre et Marguerite Varenne pour la presse et la communication. Ce dernier présidera également le comité d’éthique, tandis qu’Alain Védrine, directeur général de La Montagne, occupera le poste de le directeur général. Quant à la présidence de la SA La Montagne, elle sera assumée par Michel Habouzit, administrateur.

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    Michel Habouzit, président de la S.A. La Montagne

    • Enfin, trois nouvelles administratrices ont fait leur entrée au  sein du conseil : Michèle Mosnier, inspectrice générale de l’administration de l’Éducation nationale honoraire,  Françoise Roudier, directrice du groupe École supérieure de commerce de Clermont-Ferrand et  Soizic Bouju, directrice de l’innovation éditoriale.  Rappelons que le groupe de presse et de communication Centre France-La Montagne, dont le siège est à Clermont-Ferrand, compte huit quotidiens et onze hebdomadaires et qu’il emploie  près de 1.600 collaborateurs.

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    Alexandre Varenne, fondateur de La Montagne en 1919

    Créée en octobre 1919 par Alexandre Varenne, La Montagne qui avait suspendu sa parution en 1943et qui avait pu reparaître dès le 15 septembre 1944, à la libération, s’est peu à peu taillé une part dominante dans la presse du  Massif Central, entre disparitions de titres nées après guerre et rachats. C’est  en 1963 que le journal a pris le titre La Montagne Centre France. Au-delà du vaisseau amiral clermontois, le groupe de presse a réellement vu le jour à partir de 1972 avec des prises de participation majoritaires dans le capital de journaux : le Populaire du Centre à Limoges et le  Journal du Centre à Nevers, avant le rachat en  1982, du Berry Républicain, à Bourges. La Voix du Sancerrois et La Gazette de Thiers, deux publications hebdomadaires complètent le pôle presse du Groupe Centre France dont la zone de diffusion des titres  couvre l’Auvergne, le Limousin, le Cher et la Nièvre.

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    Le groupe La Montagne, à l’aube des années 2010

    La croissance du groupe s’est poursuivie dans les années 2009-2011 avec l’intégration de L’Yonne Républicaine  à Auxerre, de la Nouvelle République du Centre à Orléans et de L’Echo Républicain à Chartres.  De quoi atteindre une diffusion cumulée de  plus de 400.000 exemplaires par jour, pour plus 1,3 million de lecteurs quotidiens. Dans le même temps, le groupe a enrichi son portefeuille d’hebdomadaires de 6 titres avec  Le  Courrier du Loiret (Pithiviers), de L’Eclaireur du Gâtinais (Montargis), du Régional de Cosne (Cosne-Cours-sur-Loire), de L’Echo Charitois (La Charité-sur-Loire), du Pays Roannais (Roanne), de La Liberté (Montbrison) et enfin, du Journal de Gien (Gien), en février 2012. Un autre axe de développement est la publication de numéros thématiques hors-série.

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    Le groupe La Montagne et les autres titres et groupes de la PQR (presse quotidienne régionale)
  • Parallèlement, de groupe de presse centré sur le papier, s’est mué en un groupe multimédia. Dès les années 1980, il s’est ouvert à la radio par une prise de participation dans le capital d’Europe 2. Le virage télévision a été amorcé dans les années 1990 par des accords de correspondance avec de grands médias télévisés nationaux (TF1, LCI, l’Équipe TV). L’expérience de la création d’une chaîne d’infos locale, Clermont 1ère en 2000, a été moins heureuse puisque la chaîne a dû fermer depuis, faute de rentabilité.
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    L’imprimerie Fusium à Lezoux

    Toujours dans un but de diversification, le groupe a investi dans l’imprimerie, de la conception à la réalisation, avec Fusium basé à Lezoux. De même, il a repris la totalité de sa régie publicitaire en 1998, alors qu’elle était aux mains de Havas depuis 26 ans. Enfin, en 2006, La Montagne a fait ses débuts sur Internet en inaugurant son site. La transformation a été aussi physique avec la généralisation de la couleur et le passage des journaux du groupe au format tabloïd jugé plus pratique et plus moderne en janvier 2008. En 2016, les différentes déclinaisons de la Montagne ont rejoint l’offre presse de SFR.

 

◘ ON CONTINUE… 

TERRE DES BOURBONS, DÉJÀ UN AN ET UN 6ème NUMÉRO

  • Il y a un peu plus d’un an, au printemps 2016, un nouveau trimestriel, Terre des Bourbons, entièrement en quadrichromie, sortait des presses des Imprimeries Réunies, à Moulins. Vu du Bourbonnais s’en était d’ailleurs fait l’écho. Depuis, même si l’on ne connaît pas les chiffres de diffusion, le concept semble avoir trouvé son lectorat, appuyé il est vrai par les publicités insérées dans les colonnes de La Montagne.MONTAGE-NEW-COUV-TDB6-600x600 - Copie Le cap de la première année a été franchi et le 6ème numéro est sorti dans les kiosques en juin, avec un sommaire des plus variés, décliné en une dizaine de thèmes : Belles demeure en Bourbonnais : Le château de Peufeilhoux : L’aventure des siècles à Vallon-en-Sully – Les audacieu: Justine Pinaud, rédactrice en chef magazine “Paulette” – Vert l’avenir en Bourbonnais : La haie du bocage, un milieu naturel au service de l’homme. –  Les bonnes fourchettes du Bourbonnais : Flan au thym frais, concours pâtissier à Molles – Nos trésors en Bourbonnais :  La Maison Mantin, Cabinet de curiosités à Moulins – Dossier : Coin de paradis en Bourbonnais : Le PAL de l’autre côté, le parc responsable,  nouveautés : les alligators, les lodges. – Initiatives en Bourbonnais : La fête de l’âne à Braize –  Sport et Bien-être : L’aérodrome de Moulins-Montbeugny, Van’s Aircraft le mythe US, L’ULM un certain style. – Echo business : Whisperies, Édition numérique jeunesse à Vichy – Nous et le monde : Le whisky Bourbon –  Racines du Bourbonnais : Boudet père & fils, les luthiers de Jenzat, Patrick Bouffard, vielleux. – Quelle culture en Bourbonnais : Il est un Cube à Hérisson – À voir, à faire en Bourbonnais.

► Pour consulter l’article sur la création de Terre des Bourbons

◘ ON RÉCOMPENSE…

SAMUEL FOREY, LAURÉAT DU 79ème PRIX ALBERT LONDRES

  • Le 4 juillet 2017, le Prix Albert Londres a été attribué à Samuel Forey pour une série d’articles publiés dans le Figaro sur la campagne pour la libération de Mossoul. À 36 ans ce reporter est le 79ème lauréat de ce Prix.
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    Samuel Forey, grand reporter au Figaro

    Sur le site de l’Observatoire des médias, on peut lire: “Samuel Forey  a déjà une grande expérience du reportage en terrain difficile, qu’il s’agisse de la couverture du printemps arabe en Egypte ou du conflit syrien, notamment dans la ville de Kobane tout juste libérée. Mais son traitement de la grande bataille de Mossoul pour Le Figaro, depuis l’automne 2016, a démontré, outre un courage et un sens du terrain évidents, une justesse de regard et une écriture d’une vivacité, d’une tendresse et d’un humanisme qui le classent à l’évidence dans la lignée d’Albert Londres. Des histoires, des images, des dialogues… Du journalisme de guerre à hauteur d’hommes, attentif aux gestes et aux regards, aux guerriers et aux civils, aux armes des djihadistes comme aux roses d’un jardin de la vieille ville”.

•   Le 33ème  Prix audiovisuel a été décerné à Tristan Waleckx et Matthieu Rénier pour “Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien ?”, diffusé sur France 2 dans Complément d’enquête, le 7 avril 2016. Enfin, le 1er Prix Albert Londres du livre a récompensé  David Thomson pour Les Revenants (Éditions Les Jours / Le Seuil).  La cérémonie de remise des Prix a été dédiée à Véronique Robert, Stephan Villeneuve et Bakhtiyar Haddad disparus récemment en Irak dans l’exercice de leur métier d’informer.

 

EN BREF…

  • C’est à Vichy, le journal de la ville de Vichy, a publié son centième numéro Sans titre(été 2017). Tiré à 22 000 exemplaires, ce numéro de 24 pages revient sur l’actualité des 20 dernières années, avec, à la une, l’intégralité des 99 couvertures publiées depuis le 1er n° lancé en décembre 1996.

 

  • Comme chaque année, l’Office de tourisme de Vichy vient de publier Vichy Destinations, le magazine (mai 2017). Tiré à 70 000 exemplaires, il est diffusé gratuitement auprès des touristes et des curistes. Au sommaire: Patrimoine : entre histoire et modernité. L’Opéra. L’église Saint-Blaise. Un ancien grand hôtel. Portraits. Mathieu Carmié. Jacques Décoret. La rue Stucki. Bonnes adresses… On peut feuilleter l’intégralité du magazine ainsi que les éditions des années précédentes sur le site calameo
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