ARCHÉOLOGIE, PATRIMOINE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS ET EXPOSITIONS : N°8 (JUILLET-AOÛT 2017)

MISE À JOUR: 19 AOÛT 2017

ARCHÉOLOGIE 

  • maison-archeologique-combraille__600x450 La Maison archéologique des Combrailles (MAC), à Voingt, a reçu un don important de Claire Guichard. Il s’agit d’un lapidaire provenant des collections de son père André Guy (1913-2008),qui présida la société les Amis de Montluçon. Il est constitué de bases et de couvercles de coffres funéraires gallo-romain dont un sarcophage monolithe caractéristique de l’époque mérovingienne.
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    André Guy

    • Une série de pile – mil et de mortiers médiévaux et modernes complètent cet arrivage. L’origine exacte de ces objets n’est pas connue : Allier, Creuse ou Puy-de-Dôme sont possibles. Un ingénieur de la DRAC de Limoges a aidé à la prise en charge de ce mobilier. Le lapidaire restera exposé en extérieur de la Maison archéologique des Combrailles  pour cette saison. (Contact : 06 83 02 27 93).

 

  • La 9ème édition des Derventiales s’est déroulée sur le site archéologique de Drevant (Cher) les 8 et 9 juillet 2017. Sans titreAu programme : un déploiement de troupes romaines, gauloises et germaines, l’animation d’une maison gauloise, un atelier pour enfants et un  banquet gallo-romain… Sur leur site dédié à la manifestation, les organisateurs rappellent l’origine des Derventiales:Notre première manifestation fut la venue d’un Cinésite avec la projection sur écran géant en plein air du film « Gladiator ». Ce fut un succès. Fin 2003 il est apparu que pour faire connaître le site de Drevant il fallait créer un évènement nouveau. Celui-ci devait pouvoir nous replonger dans l’histoire romaine comme il y a 2000 ans. C’est pourquoi nous avons opté pour une évocation historique vivante de l’époque gauloise et romaine grâce à des démonstrations en choisissant des spécialistes en archéologie expérimentale (troupes et artisans).Le concept « Derventiales » était né ! Il devient le pilier principal de notre mise en valeur des sites de Drevant et La Groutte”.

 

  • À Noailles (Corrèze), une fouille archéologique, commencée le 14 juillet pour s’achever le 7 septembre 2017, vise à poursuivre la connaissance du niveau se rapportant au Gravettien ancien (phase du Paléolithique supérieur).

 

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▲  Le musée site d’argentomagus ▼ 
  • « Torques, symbole et persistance en Gaule romaine » est le thème de l’exposition visible au musée site archéologique d’Argentomagus (Les Mersans 36200 Saint-Marcel), jusqu’au 15 octobre 2017. Elle est complétée par un catalogue de 34 pages (9 €). La torque, collier rigide constitutif de la parure traditionnelle des Celtes, fut au cours des siècles un objet parfaitement identifiable, socialement et spirituellement connoté.

 

PATRIMOINE

◘ COMMENTRY SOIGNE SON PATRIMOINE SCULPTÉ

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Les Présents de la terre, alias Les Trois Grâces, de Pierre Traverse

• La statue des Présents de la terre, appelée le plus souvent les Trois Grâces, qui orne le parc de la mine depuis les années 1920, s’est refait une jeunesse. L’œuvre de Pierre Traverse (1892-1979), inspirée de la mythologie grecque, représente Euphrosyne, Thalie et Aglaé, filles de Zeus et d’Eurynomé. Deux de ces divinités callipyges emplissent de grappes de raisin une corbeille placée sur la tête de leur sœur, drapée dans une longue toge.  À l’initiative de la ville de Commentry, l’ensemble classé depuis 1991  a fait l’objet d’une restauration délicate, réalisée par Hubert Boursier. Après trois applications de biocide, dès l’automne dernier, suivies d’un micro-sablage, la pierre débarrassée de ses salissures et dépôts a retrouvé son éclat initial. De quoi étonner les Commentryens, habitués depuis longtemps à leur couleur grisâtre. La prochaine étape devrait porter sur le socle qui tend à s’enfoncer.

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Le monument aux morts (1924) sculpté par Félix Déruelle

 • Hubert Boursier a rappelé  que cette statue et d’autres ornant la cité des forgerons, sont le reflet  de « la volonté  de l’équipe municipal d’Isidore Thivrier de donner accès à l’art et à la culture  à un monde ouvrier ». On peut ainsi, au fil des promenades commentryennes, distinguer La sculpture  d’Alphonse Amédée Cordonnier (1848-1930) au parc de la Mine, le  très célèbre Forgeron  de Paul Sylvestre (1884-1976) érigé place Martenot en 1930, ou encore  le brave paysan du  monument aux morts, sculpté par Félix Desruelles (1865-1943). Situé rue Christophe-Thivrier, il rompt avec la statuaire «standardisée » et cocardière  de ce type de  monuments. Parmi les autres œuvres anciennes ornant Commentry, on peut citer  Le paysan de Jules Dalou (1838-1902), à la Pléiade ou  L’âge de fer d’Alfred Lanson (1851-1898) installé dans le hall de l’Hôtel de ville, Cette tradition ornementale s’est perpétuée avec Les mineurs de Christian Leibundguth, installés en 1986 au rond-point de l’espace François-Mitterrand, et la Méganeura Monyi, combinant acier, inox et fer. Due au talent d’Alain Bourgeon, elle a été érigée en 2007 au rond-point de l’avenue du président Allende.

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Le Forgeron, Le paysan, L’âge de fer et la Meganeura Monyi, d’autres statues  reflets du passé commentryen (© Ville de Commentry)

◘ VOLS ET PILLAGES DANS LES ÉGLISES : UN PHÉNOMÈNE ANCIEN … UNE EXPO ET UN  LIVRE

  • Perpétrés entre 1904 et 1907, les vols de la « bande à Thomas» ont défrayé la chronique de la Belle Époque. Essentiellement commis dans des églises, en Limousin et en Auvergne, ils ont attiré l’attention du grand public sur un patrimoine particulièrement convoité, celui des émaux médiévaux, témoignages exceptionnels du rayonnement de l’Œuvre de Limoges dans l’Europe médiévale.
  • arton396-dc4d9-714c5À l’heure où se développait une culture de masse en ce début de XXesiècle, ces faits divers sensationnels ont pu bénéficier d’une forte exposition médiatique, nationale, voire internationale. On se souvient des couvertures réalistes et colorées du supplément illustré du Petit Journal qu’on lisait alors jusqu’au fin fond des campagnes. Au-delà de la simple chronique criminelle, les méfaits de ces « pilleurs d’églises » permettent d’étudier un épisode oublié de l’histoire du patrimoine en France, lorsque se conjuguaient volonté de protection de l’État, intérêt du public, avidité des collectionneurs, notoriété croissante des œuvres et enjeux politiques autour de la loi de 1905. Pour reconstituer  en un livre les faits et l’ambiance de ces pillages d’églises, trois auteurs se sont associés:Vincent Brousse est professeur agrégé d’histoire et chercheur. Il est spécialiste de l’histoire politique et sociale du Limousin aux XIXe et XXe siècles. Philippe Grandcoing est professeur agrégé d’histoire en classes préparatoires aux grandes écoles (hypokhâgne et khâgne) au lycée Gay-Lussac à Limoges. Il est spécialiste de l’histoire de la société limousine des XIXe et XXe siècles. Jean-Marc Berlière (préfacier) est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne et spécialiste de l’histoire des polices en France.
  • la_belle_epoque_des_pilleurs_d_eglisesCes faits divers offrent aussi, grâce à la richesse des sources, la possibilité pour le lecteur de se plonger dans le monde méconnu des trafics d’œuvres d’art et de comprendre les enjeux d’une question qui, en son temps, suscita de nombreux débats politiques et inspira certaines des aventure s d’Arsène Lupin. Un livre donc à conseiller d’abord à ceux qui auraient raté l’exposition présentée à la Bfm à Limoges jusqu’au 29 avril. Quant à ceux qui l’ont visitée, il leur offrira matière à prolonger leurs réflexion sur la question récurrente du trafic des œuvres d’art 1 vol. br, illustrations, éd. les Ardents éditeurs, 28 €).

 

◘ UN NOUVEAU GUIDE POUR DÉCOUVRIR LA CATHÉDRALE DE MOULINS

  • notre-dame-moulins-maxLe 19 juin 2017, jour de la fête de Notre-Dame de Moulins, est sorti un nouveau guide de visite de la basilique – cathédrale, qui a été présenté dans L’Aurore du Bourbonnais du 30 juin par son auteur Patrick Guibal. Voilà près de 50 ans qu’aucune publication n’avait été consacrée à cet édifice emblématique de la ville, qui abrite, notamment, le fameux triptyque du Maître de Moulins. L’iconographie regroupe plus de 160 illustrations. S’y ajoutent six encarts thématiques pour approfondir l’histoire de l’édifice. Outre un historique du lieu,- ancienne collégiale fondée par les ducs de Bourbon – l’ouvrage propose une visite guidée détaillée de l’édifice.

◘ SAINT-SATURNIN DE CUSSET: UNE EXPOSITION POUR FÊTER LE CENT-CINQUANTENAIRE

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    Saint-Saturnin de Cusset: une réalisation qui a demandé une décennie de travaux

    L’église Saint-Saturnin de Cusset fête ses 150 ans. Début juillet a été inaugurée une exposition constituée de sept panneaux géants mis en place sur deux côtés de l’édifice. La vieille église romane tombait en ruines au milieu du XIXème siècle. En 1855, le maire, Joseph Fourneris (1807-1879) demanda à  Jean-Baptiste Lassus de faire une proposition de construction d’une nouvelle église. Le 15 mai 1857, l’architecte – qui mourut peu de temps après, le 15 juillet 1857, à Vichy – présenta le plan d’un édifice néogothique conservant le clocher de l’ancienne église.

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    Jean-Baptiste Lassus 

    • Mais celui-ci ne sera finalement pas conservé car, lors de sa 2ème visite à Cusset en juillet 1862, Napoléon III offrit 70 000 francs pour faire construire un clocher neuf. La construction, commença en 1859 sur les plans de Lassus et ceux d’Eugène Millet (1819-1879). Ce dernier, élève de Viollet-le-Duc, travailla à la révision de nombreuses églises, dont celles de Saint-Menoux, Souvigny et Ebreuil, dans l’Allier. En 1857, il succéda aussi à Lassus pour l’agrandissement de la cathédrale de Moulins. L’église de Cusset fut terminée en 1867 par l’architecte  Hugues Batilliat (Cusset 1816 – Creuzier-le-Vieux 1878) et consacrée par l’évêque de Moulins, Mgr de Dreux-Brézé, le 16 mai 1868. Elle est inscrite aux MH depuis le 26 février 2013.

◘ OPÉRA DE VICHY: UN ART NOUVEAU SOUFFLE, LE TEMPS D’UNE EXPOSITION

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  • exposition-musee-opera-2017Le Musée de l’Opéra de Vichy, rue Maréchal-Foch, présente une nouvelle exposition : »L’Opéra de Vichy, 1898-1903 : le souffle d’un art nouveau ». L’Opéra de Vichy, ancien Théâtre du casino, mis en service en 1901 et classé monument historique moins d’un siècle plus tard, fut longtemps l’une des plus vastes salles de spectacle de province. C’est aujourd’hui encore l’une des plus belles, sinon la mieux connue. La qualité et la variété de ses ornements en font un véritable théâtre de décors. Dans les galeries du pourtour ou sous sa monumentale coupole lumineuse, ferronneries, mosaïques, stucs et pochoirs déclinent à profusion un répertoire de fleurs, de masques et d’instruments de musique, qui tient de l’Art nouveau, autant que du japonisme et du symbolisme. Pour éclairer cet ensemble exceptionnel, l’exposition réunit près de trois cents documents, pour la plupart inédits et provenant de diverses collections publiques et particulières : dessins, plans, photographies anciennes, livres d’art, éléments de mobilier, objets divers…
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    Charles le Coeur, peint par Renoir

    • Le commissaire de l’exposition est Marc Le Coeur, historien d’art et architecte, descendant de Charles Le Cœur, le concepteur de la salle de 1899 à 1901. Il avait auparavant construit plusieurs lycées, dont celui de Montluçon. Il a voulu montrer « différents aspects qui nourrissent la connaissance du bâtiment, sur le plan architectural et sur les décors, quitte à emprunter des chemins de traverse ». L’exposition visible jusqu’au 17 décembre est ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h, sauf les  jours fériés

◘ LE BOURBONNAIS PARMI LES “CENT LIEUX QU’IL FAUT VOIR

  • Entre le 20 et le 30 juin, une équipe de France 5 est venue filmer la petite chapelle de Briailles à Saint-Pourçain-sur-Sioule en vue d’un reportage sur les églises peintes. 24 édifices sont concernés dans l’Allier. France 5 a choisi Briailles, où une restauration est en cours, et l’église de Jenzat, la plus visuelle et la plus importante.
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    La chapelle de Briailles, sur France 5 en 2018

    • De quoi illustrer un épisode de l’émission Les cent lieux qu’il faut voir qui sera consacré à l’Allier. L’objectif est de faire découvrir le département et ses habitants. Après Jenzat et Briailles, l’équipe de France 5 a planté ses caméras à Charroux, puis dans les gorges de la Sioule et à Vichy (les sources, les hôtels particuliers) avant de mettre le cap sur Moulins. Il faudra toutefois attendre 2018 pour voir l’épisode de 52 minutes qui sera tiré de ces reportages diffusés chaque été « pour donner envie aux téléspectateurs de voyager».

 

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▲ Le château de Parentignat,“ petit Versailles auvergnat” ▼
  • Depuis 5 ans, l‘émission Vues d’Auvergne, visible notamment sur YouTube, présente des images saisissantes du territoire auvergnat prises depuis des drones. Pour la nouvelle saison, son producteur, Marc-Alexis Roquejoffre innove : les films documentaires seront désormais associés à une soirée événement, tournée dans les conditions du direct, en public. La première a été enregistrée le 13 juin 2017 au château de Parentignat en présence de plusieurs personnalités de la région.

 

◘ À LA DÉCOUVERTE DES PHOTOCHROMES…

 

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    Les gorges de la Cère (Cantal) © Congress Library

    À quoi pouvaient bien ressembler  des paysages de l’Auvergne et du Bourbonnais, “en couleur”, avant la première guerre mondiale ? La réponse à ces questions est désormais disponible sur le Web.  La Congress Library de Washington, chargée de la conservation des photochromes de la Detroit Publishing Company réalisés entre 1890 et 1900, les a mises en ligne gratuitement sur le site www.loc.gov (chercher le lot 13418).  Les photochromes ne doivent pas être confondus avec la technique des autochromes, mise au point par les frères Lumière. Le procédé du photochrome ressemble à la photographie en couleur mais il s’agit en réalité d’un travail de colorisation par transfert, lors de l’impression finale,  sur plusieurs pierres lithographiques,  des couleurs, une par une.  Les couleurs sont ensuite retouchées à la main.

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    Les hôtel au Lioran © Congress Library

    • Pour l’Auvergne, les photochromes en ligne concernent essentiellement  les paysages des montagnes du Cantal et du Puy-de-Dôme, ainsi que  la région de Thiers et les stations thermales, comme Royat et Vichy. Des photos qui, outre l’effet nostalgie, intéressent aussi les géographes et   les historiens qui  peuvent ainsi « retracer la trajectoire de la région » et saisir les « moments de ruptures » comme l’arrivée du train, la construction d’une usine ou l’aménagement d’une station thermale. Dans son édition du 9 juillet, La Montagne a donné la parole à Yves Michelin, agronome et géographe, spécialiste des paysages auvergnats, qui répond à la double question : « Le passé, le présent. Que nous disent ces images  de l’Auvergne des années 1900 ? Que nous disent-elles de l’évolution des paysages ? ».

Pour en savoir plus, on pourra consulter l’édition de  La Montagne (9 juillet 2017)

 

…À NE PAS CONFONDRE AVEC LES AUTOCHROMES.

 

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Un buron (© Départements des Hauts-de-Seine – Musée Albert-KhanArchives de la planète)
  • Et les autochromes? À la différence des photochromes, le procédé des autochromes est le véritable ancêtre de la photographie en couleurs, celles-ci étant saisies sur des plaques en verre, mais sans retouche ou adjonctions de couleurs. Entre 1909 et 1931, le banquier Albert Khan avait envoyé une douzaine de photographes sur le terrain, en France et dans le monde. Ils en ont rapporté une moisson d’images constituant Les Archives de la planète.

 

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    À proximité du lac de Guéry  (© Départements des Hauts-de-Seine – Musée Albert-Khan Archives de la planète)

    Conservées par le Conseil départemental des Hauts-de-Seine,  elles sont accessibles sur le site  du Musée départemental Albert-Kahn de Boulogne-Billancourt. Sur les  54 629 autochromes, environ  900 concernent l’Auvergne, au sens large,  avec des scènes paysannes et des portraits. Ces photographies  ont été réalisées entre 1911 et 1920 par trois opérateurs : Auguste Léon, Georges Chevalier et Stéphane Passet. Seuls bémols : les photos ne sont accessibles qu’en basse définition et les légendes peuvent se révéler parfois approximatives.

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Le marché aux poissons à Clermont-Ferrand(© Départements des Hauts-de-Seine – Musée Albert-Khan – Archives de la planète)

À voir et à lire sur le site du quotidien régional : Des images des années 1910 pour réveiller les mémoires auvergnates (avec une série d’autochromes issus du Musée Albert-Khan).

► Pour en savoir plus sur le procédé des autochromes: La photographie des couleurs: les autochromes Lumière (1907-1935)

◘ LA TENTATION D’ÈVE EXPOSÉE AU MUSÉE ROLIN D’AUTUN

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  • À Autun, la « Tentation d’Eve« , relief sculpté attribué à Gislbertus, anciennement sur le portail nord de la cathédrale, fait l’objet d’une exposition au musée Rolin jusqu’au 15 octobre 2017. Ce linteau très original, démonté en 1766, fut retrouvé par hasard au milieu du XIXème siècle et acquis par un architecte. Ses  héritiers en devinrent propriétaires en 1910, puis il fut vendu à la Société Eduenne et enfin installé au musée Rolin en 1935. Il est classé MH et a été restauré dans l’été 2016.

◘ LOUIS XI, CUSSET ET UN NOUVEAU TIMBRE DE LA POSTE

  • timbreLa Poste a émis, à 200 000 exemplaires, un nouveau timbre de 2,92 €, dans la série « Les grandes heures de l’histoire de France« . Il représente une scène de la signature par Louis XI du traité de Picquigny qui mit fin à la guerre de Cent Ans. Les 30 juin et 1er juillet 2017, au théâtre de Cusset, transformé en bureau de poste temporaire, les collectionneurs ont pu bénéficier de l’oblitération »premier jour« .
  • On se souvient que Louis XI était venu à Cusset en juillet 1440 signer avec son fils, le futur Charles VII, le traité mettant fin à la rébellion de la Praguerie. La scène se déroulait  dans le bâtiment qui  abrite maintenant l’école de musique, tout près du théâtre actuel.  Pendant deux mois le bureau de poste de Cusset a reçu par courrier des demandes d’oblitération de la part de collectionneurs de toute la France.  Ce timbre représente aussi Anne de France, sœur de Louis XI .Le musée Anne-de-Beaujeu à Moulins a présenté à cette occasion un courrier signé vers 1480 de la main d’Anne de France et un dessin de Théophile Fragonard la représentant.

EN BREF…

  • Depuis le 18 février 2017, la société Kléber Rossillon est délégataire pour douze ans de l’exploitation du château de Murol. Elle y organise des animations, avec une fermeture de seulement 30 jours par an ( www.murolchateau.com).
  • 0-musee-st-nicolasLe Musée du Verrier de Saint-Nicolas-des-Biefs a ouvert ses portes le 2 juillet 2017, pour la 16ème année consécutive (Pour les visites de groupes : tél. 06 69 20 69 44). Le musée propose une reconstitution de l’histoire des verreries forestières ayant fonctionné aux 17ème  et 18ème  siècles à Saint-Nicolas. Il rassemble le résultat des fouilles de Léon Chabrol pratiquées dans les années 1930 sur de nombreux sites verriers. Bois des forêts et sable des rivières ont permis le développement d’une activité verrière importante sur le plateau de La Verrerie. On y trouve aussi une exposition de pièces archéologiques. À signaler aussi la présentation d’un four construit à l’identique de ceux du 18e siècle et la projection de film sur la fabrication de verres à pied, ainsi que du verre plat actuel. Dans les vitrines, quantité d’objets en verre du 18ème siècle aux années 1970 sont visibles. Le musée élargit son offre en présentant des expositions temporaires en rapport avec l’histoire locale ou le patrimoine naturel local.

◘  À DÉCOUVRIR…LE MUSÉE PIERRE MONDANEL

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▲ Le musée de la batellerie Pierre Mondanel ▼
  • À Pont-du-Château, le musée Pierre-Mondanel a ouvert ses portes pour la saison estivale. La ville s’est autrefois développée au rythme de l’Allier. Elle fut, entre le XVIIe et le XIXe siècle, un haut lieu de la batellerie, étant considérée comme le port de Clermont-Ferrand. Le musée  relate le passé fluviale de Pont-du-Château. Portant le nom d’un historien local, auteur de «L’Ancienne Batellerie de l’Allier et de la Dore», référence dans l’histoire de la navigation, ce dernier renoue avec l’histoire de la commune. Pont-Du-Château était le port principal de la région Clermontoise du 16e au 19e siècle. Bois, charbon, vin, pierre de Volvic, chanvre transitaient par ses quais en direction le plus souvent de Paris. L’activité batelière faisait la richesse de cette ville.

  • La collection du musée a débuté grâce au don d’objets et documents amassés durant près de 15 ans par Pierre Mondanel. Ce don a été réalisé par sa fille à l’association locale des «Amis du vieux Pont-du-Château». Cette collection s’est agrandie au fil du temps par l’apport d’objets personnels de la part d’habitants.

 

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Le musée de Charroux © Tripadvisor
  •  Le musée de Charroux et de son canton évoque, dans ses 14 salles, la riche histoire de cette ancienne ville qui obtint une charte de franchise en 1245. L’association du musée de Charroux a organisé le 16 juillet un concert dans le cadre du Festival des Monts de la Madeleine, avec l’ensemble argentin Tanito Trio.

 

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•  Dans le parc du château de Lapalisse, les 21, 22, 23 et 27, 28, 29 et 30 juillet 2017 un nouveau spectacle son et lumière a été présenté. Intitulé « Jean-Frédéric de Chabannes : un original dans la tourmente« , il  relatait certains aspects de la vie du dernier seigneur de La Palice, qui vécut de 1762 à 1836.

 

• Il y a plus de 18 mois,  sept associations qui avaient signé la Charte de Souvigny pour défendre le patrimoine bourbonnais,   ont proposé à tous les acteurs associatifs de se coordonner dans une structure appelée « Patrimoine Bourbonnais Patrimoine d’Avenir (PBPA). L’objectif n’est plus seulement de défendre, mais de promouvoir ce même patrimoine et d’en faire un axe de croissance et de mieux vivre pour tous. Xavier de Froment, dans L’Aurore du Bourbonnais, daté du 11 juillet 2017, a fait le point sur la question.  PBPA vise à réunir une cinquantaine d’associations dans les prochains mois.

À Ferrières-sur-Sichon, l’association Rempart supervise jusqu’à fin août 2017 le traditionnel chantier d’été pour la restauration du château de Montgilbert. La campagne de travaux porte notamment sur  la consolidation du sommet de la tour du Soleil.

• À Montaiguët-en-Forez, une cérémonie officielle a marqué en juillet la fin de la restauration de la statue de la Sainte Trinité dans l’église. Cette  statue en pierre du XVè siècle est classée à l’inventaire des MH. Une souscription avait été lancée pour sa restauration. Il reste  six autres statues en bois qui sont endommagées par des insectes et qui demanderaient  aussi à être restaurées. C’est pourquoi  une nouvelle souscription a été lancée par la municipalité et l’association Entre B & F.

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©Marc-Éric Chambon

◄ Le château de Saint-Gérand, à Saint-Gérand-de-Vaux, appartient à la famille de Marc-Eric Chambon depuis 27 ans. Depuis 12 ans il propose des spectacles durant l’été.  Cette année pour le spectacle « Le crime de Saint-Géran« ,  il a été proposé au public de jouer des rôles.

• À Magnet, l’Électrodrome a fêté son 10ème anniversaire avec une exposition de reproductions de lithographies retraçant l’histoire de l’électricité.

• À Ebreuil, l’association des Amis du Mercurol a présenté début août 2017, à la chapelle Notre-Dame du -Mercurol,  une exposition  sur le duc de Morny (1811-1865). Elle  retraçait son parcours politique, industriel et artistique  et évoquait sa présence dans la région. Après avoir acquis le château de Nades et l’avoir doté d’une ferme-modèle, il contribua à l’exploitation du kaolin, à l’ouverture de la ligne de chemin de fer Gannat-Commentry (1861) et à la création de la sucrerie de Bourdon,  à Aulnat.

◘ MARIE-JOSÉE LINOU QUITTE RIOM  POUR MARSEILLE

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  • Une page vient de se tourner au Musée Mandet de Riom. Après 30 ans de bons et loyaux services, la conservatrice du musée, Marie-Josée Linou, a quitté la cité auvergnate pour prendre la direction du musée Borelli, à Marseille. Arrivée en 1987, elle avait pris en charge le musée qui venait de s’enrichir de la donation des époux Richard. À Jean Ehrard, le maire de l’époque, qui lui avait demandé ce qui manquait au musée, elle avait répondu : le développement de la médiation et l’ouverture à l’art contemporain.
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    Marie-Josée Linou, de Riom à Marseille

    • Deux domaines qu’elle a explorée et qui ont permis de donner au musée une identité : « Celle d’un musée tourné vers le design et l’orfèvrerie contemporaine ». Selon elle, « Le musée est un musée encyclopédique. On y trouve de tout, de la peinture à la sculpture, mais c’est surtout le musée d’arts décoratifs le plus important de la région ». Les collections d’orfèvrerie contemporaine, « ce qu’il y avait d e plus accessible »,  ont permis d’aménager une galerie dédiée, ce qui a fait bondir la fréquentation à 20 000 visiteurs dès 2011.Bon an, mal an, le musée Mandet  a fait se succéder 3 expositions: une sur un artiste précis, une autre  sur le design et l’art contemporain et une dernière sur les collections. Marie-Josée Linou considère que « c’est la clé pour faire vivre un musée ». Lames des chevaliers, de l’épée de croisades aux sabres laser, visible jusqu’au 4 mars 2018, aura été son ultime exposition.

◘ UN ANGE RELIQUAIRE S’ENVOLE À 125 000 €

  • DEDnoMaXsAAT50W125 000 €, c’est le montant des enchères atteint par un ange reliquaire de Brioude, lors d’une vente chez Sotheby’s à Paris. Un montant sur lequel ni les instances nationales, ni les instances locale n’ont pu enchérir.  Identifié  grâce au poinçon BRD comme ayant été fabriqué par un orfèvre de Brioude, il a été daté de 1480. Il rappelle  qu’il a existé une communauté d’orfèvres légendaire dans l’ouest de la Haute-Loire au XIVème siècle. Initialement estimé entre 30 et 40 000 €, le reliquaire a été acquis apparemment  pour des raisons spéculatives,

 

PASSAGE EN REVUE(S)

 

BOURBONNAIS

◘ SOCIÉTÉ D’ÉMULATION DU BOURBONNAIS

crbst_Logo Au programme des prochaines conférences  de la Société d’émulation (Auditorium du Musée Anne-de-Beaujeu, à  Moulins) : 2 septembre : « La famille Treyve et l’évolution du paysagisme en Bourbonnais » (Philippe Treyve). –   7 octobre : « La sacristie priorale de Souvigny : architecture, peinture et sculpture ». (Jacques Cordez). –   4 novembre : Assemblée générale – « Etat des lieux de la bibliothèque de la Société d’Emulation du Bourbonnais » (François-Xavier Duchon) –  2 décembre : « La chapelle de l’église priorale de Souvigny : du monde visible à l’invisible » (Jacques Cordez). (► Accéder au site de S.E.B)

◘ SOCIÉTÉ BOURBONNAISE DES ÉTUDES LOCALES

couv-bulletin-sbelSociété bourbonnaise des études locales : le n°350 d’Études Bourbonnaises est paru. Au sommaire : « L’utilisation ancienne de l’énergie éolienne en Bourbonnais » ;  un article de Jacques Corrocher. À l’heure où l’énergie éolienne, avec l’implantation de mâts pour produire de l’électricité, fait polémique, des documents d’archives permettent de localiser quelques moulins à vent en Bourbonnais. Ils  sont cependant peu nombreux au regard des moulins à eau. L’auteur attire aussi l’attention sur les girouettes, éléments sensibles du petit patrimoine, dont peu  d’exemplaires  sont restés en place.  Le numéro présente aussi 4 pages de documents sur le thème  des  « exécutions capitales à Moulins au XIXe siècle ». La condamnation et l’exécution d’un sieur Boulanger fut à l’origine d’une pétition signée par 190 propriétaires de maisons de la place aux foires – Bibliographie… (► accéder au site de la S.B.E.L.)

 ◘ SOCIÉTÉ D’HISTOIRE ET D’ARCHÉOLOGIE DE VICHY ET DES ENVIRONS

SHAVE Logo• La Société d’histoire et d’archéologie de Vichy et des environs (SHAVE) a établi son programme de conférences pour la saison 2017-2018 : 23 septembre 2017 : Sur les traces de l’Allier, histoire d’une rivière sauvage. Zoom sur le secteur de Vichy (Estelle Cournez) – 20 octobre : L’affaire des Pions, une rébellion dans notre Montagne bourbonnaise sous l’Ancien régime (Michèle Sternberg) – 15 décembre  : Ma rue de Paris (Gérard Decluzet) – 12 janvier 2018 : Le thermalisme et la radioactivité. Tho-Radia, produits de beauté fabriqués à Vichy (Gérard Sallet) – 9 février  : Vichy et ses environs en cartes postales anciennes (Patrick Kessler) – 3 mars : Les saints du Bourbonnais vus par Émile Mâle (Raphaëlle Maraval) – 14 avril  : La vie religieuse en Bourbonnais au Moyen Age (Daniel Moulinet) – 4 mai  : Caricatures politiques dans la presse vichyssoise entre 1900 et 1914 (Michel Promérat)  2 juin  : Une promenade littéraire dans l’Europe thermale (Christine Chaze).

 

◘ AZI LA GARANCE (BROÛT-VERNET)

ob_e50d54_1ere-de-couv• 20ème anniversaire pour Azi la Garance et 40ème numéro de son bulletin semestriel : la Feuille de Garance. « Que de travail accompli ! » assure son président Jean-François Glomet, dans ce 40ème numéro. Une brève rétrospective des projets menés est dressée permettant aux adhérents et sympathisants de se rendre compte du parcours accompli au service du patrimoine rural. Et parfois récompensé : attribution de la Grande médaille d’Or du Conseil général de l’Allier, ainsi que du Prix Allen 2010, dans la catégorie « Mémoire rurale ». Une manifestation aura lieu les 23 et 24 septembre prochains, avec une  exposition riche de documentation, qui  retracera ces vingt années inédites pour une association dans l’histoire du village. En attendant ces deux journées de fête ponctuées par un concert en l’église Saint-Mazeran

• Au sommaire de La Feuille de Garance (n° 40, juillet 2017) : Vie de l’association Azi la Garance – Marzoli – Le Vernet-sur-Sioule et la maison du Buysson (par Philippe  Carré et al.) – Pour enrichir votre bibliothèque – le tambour – la baraque Adrian de Broût-Vernet – Une ballade anniversaire des années 40/45 – Les origines de 3 sites mozacois :Saint-Didier, Loriges, Saint-Rémy  (P. Carré) – Soldats de Broût-Vernet dans la Grande guerre (P. Auger) …

• Jean-François Glomet, président d’Azi la Garance a réalisé une  Deuxième Table décennale de « La Feuille de Garance » : Auteurs, index et sommaires des 20 n°s (2007 – 2017).

• L’association »Vendat son passé« , que préside Jean-Claude Petelet, publie désormais son bulletin sous le  titre : La Brique . le n°  17 d’août 2017 est disponible sur le site  internet de l’association.

Allier Généalogie

  • Image-revue118Allier généalogie (n° 118 – juin 2017) : Compte-rendu de l’Assemblée générale du 25 mars 2017 – La parricide de Biozat (Aline Berna) – Un homme, créateur d’une voiture borgne va devenir un mythe (M. J. Fraisse) – Un musée disparu à Vichy : le Musée d’art, d’histoire, d’archéologie et de folklore, 1931-1984 (Maurice Sarazin) – La Fête des mères (A. Berna) – Présentation de livres (Maurice Sarazin) – Quartiers généalogiques… (► accéder au site )

 

CGHB Logo

  •  Généalogies bourbonnaises et du Centre  (C.G.H.B.) a publié son n° 154 (juin 2017) : Assemblée générale du 22 avril 2017 – René Leroy de Chavigny, ancien préfet de l’Allier, dans quatre actes de mariage à Moulins, de 1826 à 1855 (M. Sarazin) – Carnet de guerre de Fernand Méténier (suite) – Une famille bourbonnaise dans la Grande Guerre : la correspondance entre Laurent Valette et sa famille (suite) – Fonds Des Gozis – Familles du Donjon, de Meilleray et d’Huillaux (Dr Duflos) – Nos quartiers bourbonnais, …

 

LOGO Pays Cosnois

• De l’Œil à l’Aumance (n° 19 – printemps 2017), publication annuelle de l’association  Mémoire du Pays cosnois, vient de paraître. Au sommaire:  Le mot de la présidente (Monique Besson) – Présentation de la plaquette : La grande mutation des campagnes bourbonnaises  (Monique Besson) – Comptes-rendus des Conférences (Monique Besson – Roger Courtaud) – Comptes-rendus des sorties (Yvon Besson – Marie-Noëlle Brochard – Roger Courtaud)- Journée découverte de Cosne-d’Allier (Monique Besson) – Sans titreLe prix Jean Levet – André Dorléat 2016 (Monique Besson) – Mon voyage à Lourdes – mai 1941 (François Courdille) – Protestation contre les élections du 4 mai 1884 à Sauvagny (Simone Decorps) – « Les Zébrés »  (Simone Decorps) – « Pessimisme terrestre »  poème (Maurice Malleret) – Complément à l’article : « L’entraide intergénérationnelle, une belle histoire tout simplement » , ,de Didier Poupier, paru  dans le bulletin n° 18 (page 27) – Le saule (Rémy Deley) – Promenade dans le cadastre napoléonien de Cosne (Jacques Fournil) – Venas et ses lieux-dits (Marie-Madeleine Thibault) – Une église fait peau neuve à Venas (Marie-Madeleine Thibault) – Un P’tit « Bounhoumme » : André Pichon  (Yvon Besson) – La contrebande du sel en pays cosnois (Marie-Noëlle Brochard) – L’atelier de chargement de Moulins-Yzeure (Monique Besson) – L’hôtel des Quatre-Vents – suite – (Henri Laville) – Famille et Hôtel Micaud : de Cosne à Saint-Pétersbourg  (Denise Fayolle) – Histoire de Cosne – suite – (Denise Fayolle d’après Jean Levet) – Nos peines – Le pendentif – Le site internet de « Mémoire du pays cosnois » (Jacques Fournil)

PAYS DE TRONÇAIS

  • logo_SAFT-300x297Tronçais, les amis de la forêt de Tronçais (n° 62, année 2017) : Le mot du président (Ph. Magne)) – In memoriam – Gestion de la forêt : bilan 2016 – Vente des bois ONF à Cérilly, le 13 octobre 2016 – Acquisition LiDAR en forêt de Tronçais (J. Molard) – L’étude du Murin de Bechstein en forêt de Tronçais (L. Tillon, C. Le Bihan) – Les chauves-souris en forêt de Tronçais (H. Durand, R. Grignon, P. Giosa) – « Forêt d’exception«  (O. Fontan Poignant) – Une saison pleine pour le groupe « Faune sauvage«  (J. J. Limoges) – Champignon (J. M. Martin) – Un forestier des Lumières à Tronçais : de Buffévent (A. Macaire) – La sylviculture à la conquête de la planète (M. J. Lionnet) – Une taille-douce complètement timbrée (Ph. Magne) – Les Rencontres de Tronçais – Assemblée générale du 30 juillet 2016, … (► Accéder au site )

LOGO Mémoire Cérilly

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  • Aumance-Tronçais/magazine, bulletin des Amis du Vieil Hérisson (n° 60, 2017) :  Nos activités en 2016 (J. Ch. Bonnin) – Mes souvenirs de la douce ambiance qui régnait à Hérisson avant la déclaration de guerre en 1939 (Roger Vénuat) – À propos… (Jacques Gaulme) – Le Comité des fêtes d’Hérisson – Quelques nouvelles d’Hérisson…

◘ ASSOCIATION FRANÇOIS PÉRON

  • 220px-François_Péron_by_LambertBulletin de l’Association François Péron (20, rue Jean Bourdin, 03350 Cérilly), (n° 36 – juillet 2017) : Index des noms donnés aux côtes de la Nouvelle-Hollande (Australie) par l’expédition Baudin, de 1801 à 1803 (suite) (M. Sarazin) – Les cygnes de Joséphine [à la Malmaison] – Le château de Malmaison – Deux amis de François Péron : les frères Henri et Louis de Freycinet (suite et fin) (M. Sarazin) – Comment le naturaliste François Péron, de Cérilly, fit la connaissance de Henri Dufour, artiste à Moulins, et devint son ami (Jean Cornillon,1845-1936).

PAYS D’HURIEL

111936350• Le Cercle d’Histoire Vivante du Pays d’Huriel vient de publier l’édition 2017 de son  Grimoire des Pays d’Huriel. La brochure centrée sur l’histoire locale propose comme chaque année un sommaire  varié. Roger Beaubat propose une étude rétrospective sur la vie au village de Chambérat au XXème siècle, à travers les activités  multiples d’un hôtel – café – restaurant. Pierre François Doucet conduit le lecteur à la découverte  d’une ancienne abbaye cistercienne, nichée dans un vallon, près de Saint-Désiré. On trouvera également des articles sur les anciens remparts d’Huriel, sur la Croix Blanche de Saint-Sauvier ainsi qu’une évocation des soldats de Mesples, morts à la grande Guerre. Le Grimoire (5 €) est disponible dans les différentes mairies du pays d’Huriel, ainsi qu’au point info tourisme d’Huriel.

 

AUVERGNE  & BRIVADOIS

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  • Sparsae. (n° 79, 1er semestre 2017) : Le couvent des Clarisses d’Aigueperse (1421-1792),1ère partie (J. Corrocher) – Claire de Gonzague, comtesse de Montpensier (1464-1503), 3ème partie (N. Dupont-Pierrart) – Le difficile mariage de Pierre Andrieu, maire d’Aigueperse (J-Claude Lamazière) – Cent ans de commerce et d’artisanat à Aigueperse. Les métiers du bois (M. Cavatz, D. Crochet) – Octave Barre, poilu de Bussières, disparu à Massiges (Marne) (D. Morand).

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◘  ALMANACH DE BRIOUDE

• L’édition 2016 de l’Almanach de Brioude (Rue de la ganivelle  43100 Brioude)  vient de  paraître : Au sommaire :VC

LIMOUSIN

ssnacLa Société des sciences naturelles archéologiques et historiques de la Creuse (S.S.N.A.H.C) a publié le tome 62 des ses Mémoires (années 2016-2017). L’ouvrage qui compte plus de 500 pages est doté d’un index analytique. Au sommaire:

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NIVERNAIS – BOURGOGNE

 

◘ LA CAMOSINE – LES ANNALES DU PAYS NIVERNAIS

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          aquarelles d’Antoine Paneda   ▲

La Camosine (CAisse pour les MOnuments et les SItes de la NièvrE) est une association fondée en 1971, à l’initiative de Jacques Gandoin qui était alors préfet de la Nièvre. Elle s’est fixé pour objectif la protection, la connaissance et la sauvegarde des monuments et des sites du département. B 2 Elle édite, avec l’appui du conseil départemental de la Nièvre, la revue trimestrielle  Les annales du pays nivernais qui viennent de publier leur 168ème numéro.

• Rédigé et illustré par Jean-William Hanoteau, il est consacré à une B2 Citroën et est intitulé La croisière verte d’une B2 Citroën en Nivernais. A l’aide d’anecdotes, illustrées par ses propres aquarelles,  Jean-William Hanoteau retrace l’histoire de cette voiture sortie des usines Citroën en 1921. Au volant  de sa « Caroline »,  il déroule un parcours bucolique à la découverte des beautés naturelles du département de la Nièvre et il  raconte ensuite ses aventures, vécues aux côtés de son frère Claude. C’est également l’occasion pour ce peintre nivernais profondément attaché à sa terre natale de se remémorer de truculents souvenirs.   Il livre ainsi  tous ses secrets, depuis ses sorties halieutiques jusqu’à ses promenades au cœur des vignes en passant par ses expéditions cynégétiques. Il n’oublie pas non plus  tous les maux, toutes les pannes et toutes les transformations de Caroline.

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Quelques-uns des derniers numéros des Annales du pays Nivernais

 

• Pour s’y retrouver facilement dans le riche contenu des n° 33 à 150 de ces Annales du pays nivernais, un index vient d’être réalisé. Fruit de cinq années de travail, il permet d’identifier chacune des publications sur une période de près  de trente ans. On peut ainsi retrouver un article en fonction d’un lieu, d’un personnage, d’un thème ou d’un auteur. Les premières pages  détaillent chronologiquement les numéros et leurs sujets. On trouve ensuite,  par ordre alphabétique, la totalité des « entrées », numéros de publication et de page à l’appui. Outre cette version papier, une  version numérique est également prévue. Elle sera consultable d’ici un an sur le site de l’association, qui doit li faire  peau neuve.

 

◘ GROUPE 71- IMAGES DE SAÔNE ET LOIRE

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33736Groupe 71 : Au sommaire du n° 190 d’Images de Saône-et-Loire: Le patrimoine architectural et bâti de  Martailly-lès-Brancion – Tribune : Pour ou contre la restauration de l’église de Savianges ? (J-Piroud) – Autour de Lucien Guillernaut. Figures d’une notabilité républicaine – Flâneries : autour des puits – Les montagnes de Couches (Alain Dessertenne et Françoise Geoffray) – Fêtes de cloches : entretien avec le père Christophe Lagrange – Sortie de printemps du groupe 71 à Saint-Christophe-en-Brionnais  (9 avril 2017) – Votre bibliothèque.

 

◘ LES AMIS DU DARDON

1-picture4Les Amis du Dardon, association fondée en octobre 1965, s’intéressent plus particulièrement  à l’histoire locale, à l’archéologie, au  patrimoine, dans un espace compris entre les hauteurs du Morvan et les berges de la Loire. En 1969, ils ont acquis l’ancienne église romane de Toulon-sur-Arroux, qu’ils ont, depuis, restaurée.  L’association publie un bulletin annuel  et des ouvrages hors-série. Elle organise des visites, des voyages et des expositions  et elle cherche à mettre en valeur l’ancienne église de Toulon-sur-Arroux. Enfin, elle met à la disposition des chercheurs une bibliothèque et des archives.

Au sommaire des Échos du passé  ▼  (n° 123 – année 2017) :

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◘ L’ACADÉMIE DU MORVAN FÊTE SES 50 ANS

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• Le 9 septembre 2017,  l’Académie du Morvan fêtera son 50ème anniversaire, à Autun. Le point d’orgue sera  un   débat réflexions sur « Le Morvan en Bourgogne Franche Comté : évidences et questions ». Il sera suivi, l’après midi, d’un concert de musique médiévale à la chapelle Notre-Dame des Sept Dormants.

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Joseph Pasquet  (1888-1972)

• C’est en 1967, à Château-Chinon, à l’initiative notamment de Joseph Pasquet, que l’Académie a été créée.  Plusieurs Morvandiaux, « amis de la culture et de la recherche »,  se sont proposés de créer une Association pour la « défense et l’illustration » du Morvan.  Il s’agissait de constituer un centre intellectuel et culturel et « de donner une âme au Morvan ».François Mitterrand, alors député-maire de Château-Chinon, Joseph Pasquet, écrivain régionaliste et  Henri Perruchot, auteur de nombreux ouvrages sur les grands peintres, ont été nommés membres fondateurs de ce qui allait devenir officiellement « Académie du Morvan« , placée sous le patronage historique du Maréchal de Vauban. Le 15 juillet 1967 s’est ensuite tenue, dans l’ancienne mairie de Château-Chinon – aujourd’hui Centre Culturel Condorcet – l’Assemblée Générale constitutive

acad Morvan bulletin juillet• Dès son origine,  l’Académie du Morvan s’est donné des moyens d’action efficaces, avec des publications qui paraissent régulièrement. Depuis 1974, 81 n° du Bulletin bisannuel sont parus. Ils visent à la publication de travaux  l’inédit et à la variété des sujets. L’académie du Morvan s’est aussi lancée dans l’édition  de travaux de recherches neufs sur le Morvan. C’est ainsi que six livres importants ont été publiés depuis 1979.

 

◘ REVUE PAYS DE BOURGOGNE

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couvPdB250-251• Dans son n° double 250-251, Pays de Bourgogne propose « Un tour du monde exceptionnel avec des Bourguignons hors du commun ». Ce numéro de 240 pages, préparé de longue date, sous la direction de Michel Pauty, aborde le destin de 30 Bourguignons qui ont mis leur soif d’aventure au service de la connaissance, au cours des siècles derniers. En effet, ils ont l’originalité d’être les auteurs de dictionnaires sur la langue indigène des pays qu’ils ont visités. Il s’ensuit des vies exceptionnelles, très riches, à faire pâlir les aventuriers d’aujourd’hui.  Pour chacun d’eux, Pays de Bourgogne reconstitue leurs parcours, du village ou de la ville où ils sont nés jusqu’à l’autre bout du monde. Leur vie n’a rien d’un roman. Quelques uns sont connus, d’autres beaucoup moins. Et pourtant tous ont ou ont eu un immense mérite.

LES ARTS

 

◘ CHRONIQUE DES EXPOSITIONS

 

CARL CNEUT, « HÉRITIER DES MAÎTRES FLAMANDS », EXPOSE AU MIJ

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« Exubérances et beauté » est le titre de l’exposition que le Musée de l’illustration jeunesse à Moulins a choisi de consacrer à l’artiste flamand Carll Cneut, jusqu’au 7 janvier 2018. Cneut MIJNé en 1969 à Wervicq, à la frontière belgo-française, ce jeune Gantois dessine depuis son plus jeune âge et il étonne autant qu’il captive. On trouve dans son art quelque chose de classique, mâtiné d’héritages (Jérôme Bosch, Pieter Brueghel…), d’influences consenties (Gustave Van de Woestijne), et quelque chose de chatoyant mais d’étrange qui pourrait confiner au tragique et qui retient par le cœur. L’artiste,  qui a déjà été mis à l’honneur par une rétrospective à l’abbaye Saint-Pierre de Gand, va, le temps d’une exposition au Mij, émouvoir le visiteur avec les originaux de sa Fée sorcière, qui l’a révélé en 2000 au public francophone et qu’il illustre de nouveau, cette année,  chez Pastel, son éditeur. On pourra aussi découvrir ceux de La volière dorée, d’Un million de papillons, d’Un secret pour grandir et bien d’autres…  Fonds patinés et cadrages hors pages, exubérances et beauté sont  au programme !Des visites commentées sont organisées les  2, 9, 16 et 23 août.

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    Béatrice Alemagna

    À l’occasion de l’inauguration de l’exposition, le vendredi 7 juillet,  le 10ème Grand Prix de l’illustration a été décerné  à Béatrice Alemagna pour son livre jeunesse « Un grand jour de rien«  (éditions Albin Michel). L’artiste italienne, qui réside en France, a publié une quinzaine d’albums, en tant qu’auteure et illustratrice.  Elle avait déjà remporté le premier prix du concours d’illustrations Figures libres au Salon du livre de Montreuil, ainsi que  le prix Talent Fnac en 2000.Le prix doté de 3 000 €, dont la première édition remonte à 2008, couronne “un ouvrage qui se distingue par ses qualités esthétiques et sa force créative”. Un trophée, réalisé par la section verrerie du lycée Jean-Monnet, à Yzeure, a été également  remis à Béatrice Alemagna

  • L’exposition « André Masson,la sculpture retrouvée » se tient au musée de l’hospice Saint-Roch, à Issoudun (Indre), du 3  juin au 3 septembre 2017. Elle dévoile 17 bronzes d’André Masson (1896-1987), réalisés de 1927 à 1986. Cet artiste est plus connu par ses tableaux, dessins et estampes, dont une soixantaine sont également présentés.

◘ EXPOSITION JEANCLOS: À LA DÉCOUVERTE D’UN ÉLÈVE DE ROBERT MERMET

  • « Georges Jeanclos,murmures » est le thème de l’exposition visible à Bourges. Elle est constituée de près de 70 sculptures de Georges Jeanclos (1933-1997), pseudonyme de Georges Jankelowitsch, né et mort à Paris, qui fit son apprentissage à Cusset chez le sculpteur Robert Mermet, en 1947. Ces sculptures de terre grise, faites de fines feuilles, représentent des personnages dont les visages lisses surplombent des corps vêtus de draperies, de linceuls, de haillons, sont visibles du 17 juin au 17 septembre 2017 au palais Jacques-Cœur et à la galerie Capazza, dans l’ancienne grange du château de Nançay.

 

  • L’association L’Art en marche, à Lapalisse, est dissoute depuis décembre 2015. Le fondateur du musée, Luis Marcel, continue toutefois de recevoir les personnes intéressées. La collection comporte des œuvres de quelque 350 artistes (Contact : luis.marcel@art-en-marche.fr).
  • Claire Tabouret, diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2006, avait été en résidence artistique à Shakers, à Montluçon, en 2008. Désormais installée à Los Angeles, elle a réuni une vingtaine de tableaux, peints de 2004 à 2017, pour une exposition au Centre d’art contemporain de Thiers, Creux de l’Enfer . intitulée Neptune, elle porte sur le thème de l’eau et elle est visible jusqu’au 17 septembre.

• L’exposition « Le monde est empli de résonances » réalisée par le Centre des monuments historiques avec le Palais de Tokyo de Paris, a été inaugurée le 10 juillet au château de Villeneuve-Lembron, près d’Issoire. Parmi les invités , on pouvait voir notamment les trois artistes qui pendant trois mois exposent leurs œuvres contemporaines dans les pièces de ce château du XVe siècle

PORTRAIT(S)…UNE CINQUIÈME ÉDITION À VOIR À VICHY AVANT LE 10 SEPTEMBRE

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  • Pour sa 5ème édition, le festival photographique « Portrait(s) » à Vichy, organisé par la Ville de Vichy, présente, du 16 juin au 10 septembre 2017, plusieurs expositions . La première, qui  se tient  au Centre culturel Valery-Larbaud, rue Maréchal-Foch, regroupe la fine fleur de la photographie contemporaine, avec des œuvres de Stephen Shames, Christer Strömholm, Catherine Balet, Pierre Gonnord, Claudia Imbert et les portraitistes de l’agence Modds. La deuxième a pour cadre  l’esplanade du lac d’Allier, entre la Rotonde et le Sichon. Elle propose la première rétrospective à ciel ouvert de l’artiste et performer chinois, internationalement connu,  Liu Bolin , avec 60 grands formats. La troisième, qui  est installée place Saint-Louis, est fruit  d’une commande passée à la jeune photographe portugaise Sandra Rocha. Elle a réalisé une trentaine de clichés pris dans la ville. La quatrième, enfin, se tient à  la médiathèque, du 17 juin au 3 septembre. Sont exposées les œuvres de Bernard Chevalier, lauréat du concours photo,  auquel avaient participé 1 228  personnes. Le photographe amateur, présente  « Portraits fantômes« ,  résultat de deux ans de travail, avec des vues réalisées en grande partie dans les cimetières parisiens.

◘ AUDREY TAUTOU…POUR UNE FOIS, DERRIÈRE L’OBJECTIF

  • Audrey Tautou, quand elle n’est pas devant les caméras, est derrière l’objectif de son appareil photo. Dans le cadre des expositions des « Rencontres de la photographie« , à Arles, du 3 juillet au 24 septembre 2017, l’actrice  présente, à l’abbaye de Montmajour, Superfacial, une série d’autoportraits. Réalisés en argentique, ils sont  montrés pour la première fois au public.

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  • À propos de cette exposition, on peut lire sur le site de LCI: Amélie Poulain change de décor. La comédienne française Audrey Tautou a choisi les murs de l’abbaye de Montmajour pour faire découvrir ses clichés dans le cadre des 48e Rencontres internationales de la photographie d’Arles. Parmi eux, de nombreux autoportraits réalisés au fil des années, en marge de sa carrière sur grand écran.  « À un moment, je ne pouvais plus garder tout ça pour moi. C’est aussi une façon de se connaître et d’assumer qui on est (…) Oui je suis actrice mais je suis aussi autre chose. Je suis aussi photographe mais je crois que je suis quelqu’un qui doit accepter qu’elle ait besoin de s’exprimer par d’autres moyens que le cinéma.J‘ai beaucoup été au service des autres et aujourd’hui j’ai envie d’être plus à mon service », poursuit celle qui travaille depuis toujours en argentique. Et en solo de préférence. « Je m’occupe de tout toute seule, que cela soit les décors, les accessoires, les costumes, la prise de vue, les lumières (…) J’ai quand même la sensation de me transformer en Mac Gyver quand j’entame une prise de vue. »

 

◘ CARTE BLANCHE À GILLES LABROSSE…DU 1er JUILLET AU 31 DÉCEMBRE À CHÂTEAU-CHINON

labrosse_small-d0e84Le musée du costume de Château-Chinon  a choisi de donner Carte blanche à Gilles Labrosse L’exposition propose d’associer un grand collectionneur bourguignon au parcours du musée du Costume pour une présentation historique s’étalant sur plus de deux siècles. Un  exercice difficile, forcément réducteur par ses choix, mais qui n’en  reste pas moins un plaisir pour les yeux. Tour à tour le visiteur pourra découvrir  quelques-unes de ses plus belles pièces : une remarquable rover à grand panier en soie brochée avec rivière de dentelles or et argent, un habit d’homme brodé trois pièces ; une robe directoire, une robe en coton imprimé vers 1840, une très belle robe de bal second empire avec sa garniture de lilas blanc et une robe de bal de chez Worth dans le goût du XVIIIème, puis une robe de dîner noire de la maison Pinga et une visite de bal de la même maison. L’exposition déborde sur le XXè siècle avec une robe 1900 rayée blanche et noire, dans le style  My fair lady, une robe droite perlée des années 1920. Puis vient la haute mode et les débuts de la haute couture avec une rareté : une création des couturiers Philippe et Gaston, une très belle robe plissée Fortuny, puis Jacques Fath, Coco Chanel et enfin Carven terminent la présentation. (Musée du costume: 4 rue du Château 58120 Château-Chinon – Tél: 03 86 85 18 55)

 

◘ L’ANNÉE DES CIELS, PEINTURES DE JOAN BLONDEEL, AU MUSÉE DU SEPTENNAT À CHÂTEAU-CHINON

BLONDEELÀ quoi ressemble un nuage ?  À tout sauf à la définition du dictionnaire : de la vapeur d’eau suspendue en altitude ! Joan Blondeel fait des nuages un sujet à part entière. D’abord quelques études, des croquis de traits rapides, de formes mémorisées puis patiemment reportées sur la toile. Palette de couleurs préparées, tons après tons, puis apposée traits après traits, autant de caresses sur la toile, de zéphyrs soufflant le chaud ou le froid, le rougeâtre ou le gris bleuté, le blanc moelleux, molletonné en longs filaments ou en ronde-bosse, en nuées où parfois on retrouve un morceau de ciel bleu, une lucarne laissant paraître le soleil.

• Mais comment peindre le ciel Certes l’école de peinture hollandaise s’y était déjà ingéniée, un peu comme une démonstration de virtuosité obligée, comme pour un portrait ou le détail des mains. Mais comment faire le portrait de l’insaisissable, de cette chose qui bouge et se modifie in extenso ?  La magie de ces ciels tient à l’atmosphère rêveuse qui s’en dégage. Joan Blondeel peint l’intensité de son échange avec le paysage naturel, sublimant notre vision du vide et du silence du temps associés aux blancs vaporeux, immaculés, ascensionnels où l’absence se mêle à l’absolu, le mystère au naturel et où seul souffle le vent, le jardinier des nuages grand architecte de l’imaginaire. Une exposition  à voir jusqu’au 31 décembre, au musée du septennat  de Château-Chinon.

 

MUSIQUE(S)

 

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    Anne-Sophie Le Rol

    Fin juin, présentée par l’association Preludia, Anne-Sophie Le Rol, jeune violoniste de talent, titulaire de l’Orchestre de Paris, a interprété des œuvres anciennes et contemporaines, dans la salle d’apparat du château de Chareil-Cintrat, devant quelque 120 personnes.

  • Le 2 juillet, l’ Orchestre d’Auvergne et la soliste japonaise au violon Yoh Shimogoryo ont lancé la 7ème édition des Musicales d’Orcival devant près de 400 personnes réunies dans la basilique.

◘ XVè FESTIVAL DES MONTS DE LA MADELEINE

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  • Organisée par l’association Pentatête, le Festival des Monts de la Madeleine, dont c’est la 15ème édition, du 16 juillet au 13 août 2017, s’emploie à diffuser la musique en milieu rural et à promouvoir de nouveaux talents. 23 concerts et 20 récitals étaient au programme, répartis dans des communes de l’Allier et de la Loire. La musique classique prédomine, mais les organisateurs ont aussi fait place à d’autres genres. Ainsi le trio argentin Trio Tanino, sur un air de tango, le 16 juillet, s’est produit à Charroux. Quant au  jazz ; il a été au centre  du dîner – concert du 5 août au Breuil.

◘ “OSEZ LE CLASSIQUE”…  POUR LA 34ème FOIS

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  • « Osez le classique« , dont c’est la 34ème édition, est un festival itinérant musique et patrimoine, organisé par Musiques vivantes. Pour ses 40 ans, Musiques vivantes avait programmé une vingtaine d’événements du 21 juin au 23 juillet 2017, notamment à  Broût-Vernet, le 1er juillet, à Montaigu-le-Blin, le 2 juillet, à  Ebreuil, le 7 juillet, à Bellenaves, le 8 juillet, à Randan,  le 14 juillet. Autres lieux : Trezelles, le 15 juillet, Bert, le 22 juillet, Effiat, le 23  juillet et Vichy, le 30 juin, avec  la Camerata de Lausanne, orchestre à cordes composé de jeunes musiciens virtuoses, qui a notamment assuré l’ouverture, avant de se produire les  9, 16, 20 et 22 juillet.

•  « Osez le classique!« ,  qui s’est terminé le 23 juillet à Effiat, a attiré 3 500 spectateurs  et mélomanes au cours de ses 13 concerts.

• Le 4 août à l’Opéra de Vichy, la contralto québécoise Marie-Nicole Lemieux, a interprété des œuvres de Beethoven, Rossini, Mozart, accompagnée par la Camerata Geneva sous la direction de David Greilsammer. Dans un entretien paru dans l’édition du 31 juillet du quotidien régional, elle disait « bien connaître la France mais n’être jamais venue dans la zone centrale« .C’est donc désormais chose faite.

• Le 16 août, le Victor Ullate Ballet s’est produit à l’Opéra de Vichy dans Carmen, de Georges Bizet. Victor Ullate estime que la Carmen gitane telle qu’on la connaît lui semble « usée ». Il a donc voulu faire une Carmen passée dans le siècle. Les costumes ont aussi été mis au goût du jour.

◘ UNE ULTIME SAISON POUR DIANE POLYA-ZEITLINE

  • OPERA-DE-VICHY-Diane-Polya-Zeitline-Directrice-Artistique_0Diane Polya-Zeitline a programmé à l’Opéra de Vichy 26 éditions d’Une saison en été. Le 24 juin s’est ouvert la 27ème édition, qui se déclinera jusqu’au 7 octobre.
  • Ce sera la toute dernière pour elle, car après le lancement à l’automne d’Une saison en hiver, la directrice de l’Opéra de Vichy, depuis 1990, cessera ses fonctions. Dans La Montagne (Vichy) du 22 juin, elle a présenté cette dernière saison.
  • Pour retrouver le parcours de Diane Polya-Zeitline à Vichy.

 

FOLKLORE & TRADITIONS

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DISPARITION DE JEAN ROCHE, « L’HOMME AU CHAPEAU»,  LE PÈRE DES « CULTURES DU MONDE » À GANNAT

 

• Le dimanche 30 juillet, alors que le rideau s’apprêtait à tomber sur la 44ème édition des Cultures du monde, le festival international du folklore, on a appris le décès brutal de leur fondateur, Jean Roche,  emporté par une crise cardiaque, dans  la nuit précédente. Âgé de 71 ans, son éternel chapeau, hérité de son père et de son grand-père, vissé sur la tête, il avait été bercé durant son enfance en milieu rural autant par les traditions que par le patois alors largement en usage.

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La Bourrée gannatoise fondée en 1965  (© Dominique Boulignat)

• C’est pour protéger cette culture, qu’il avait d’abord fondé la Bourrée gannatoise dès  1965.  Considérant que le folklore, dévoyé et instrumentalisé par le régime de Vichy,  devait être remis au goût du jour, il avait initié en 1974 le premier festival des Cultures du monde, transformant Gannat en « une place du village du monde » Au fil du temps, la manifestation s’était considérablement étoffée, en s’appuyant sur ses 500 bénévoles, et en accueillant plus de 50 000 spectateurs, elle était devenue la manifestation culturelle la plus fréquentée de tout le département. On pourra retrouver Jean Roche, dans la vidéo ci-dessous, lors d’une de ses ultimes apparitions  publiques, à l’occasion du lancement du 44ème Festival des Cultures du monde. C’était le 22 juillet, une semaine à peine avant sa disparition.

 

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L’ultime Festival auquel aura pu assister Jean Roche 

• L’homme au chapeau, parfois qualifié de « chaman auvergnat » pour ses talents de guérisseur, était un meneur d’hommes et un passionné. Louis Huguet, maire de Gannat de 1983 à 2014, a salué « sa force de caractère ». Pour René Bouchet, correspondant gannatois du quotidien régional,  celui qui «a fait grandi ce festival au fil des ans, voulait absolument sauvegarder la tradition et garder des témoignages de chaque culture ». Jean Roche avait eu la sagesse de penser à l’avenir du festival en cédant la présidence  de l’association organisatrice et en transmettant sa passion. Depuis quelques années, son rôle consistait à « accompagner, former, sensibiliser pour faire comprendre l’esprit du festival » et en assurer la pérennité. Il était devenu un « insatiable voyageur qui restait très attaché à Gannat (d’où) jamais il n’a envisagé de partir », rappelait Hervé Roche, un de ses fils. Un premier hommage lui a été rendu dès le lendemain de son décès, lors de la cérémonie de clôture du festival, pr les représentants des différents groupes présents, venus de la Nouvelle Calédonie, du Canada, de l’Ukraine, du Panama ou encore de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et de la Bulgarie. Le groupe  calédonien Celenod a même salué sa mémoire en entonnant  un chant traditionnel « pour ceux qui partent vers un autre monde ». Le second temps fort devait être ses obsèques célébrées le vendredi 4 août  en l’église Saint-Étienne de Gannat.

Reportage réalisé par France 3 Auvergne le 4 août 2017, lors des obsèques de Jean Roche.

 

◘ LE GRAND BAL DE L’EUROPE, SUR GRAND ÉCRAN EN  2018

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L’équipe de tournage du Grand bal en action 

• Laetitia Carton  vient de réaliser un documentaire intitulé «Le Grand Bal » qui a pour thème le  Grand bal de l’Europe qui se déroule chaque année à  Gennetines. Tourné pendant l’été 2016, le film qui est  actuellement en cours de montage, devrait sortir en salles au printemps 2018. Sa réalisatrice espère qu’il puisse être sélectionné dans les grands festivals de cinéma européens, dont celui de Cannes. Originaire de l’Allier, Laetitia Carton est née et a grandi à Vichy où elle a vécu jusqu’à l’âge de 18 ans. Elle a déjà à son actif trois œuvres remarquées. Outre l’intérêt qu’elle porte à la danse Trad’ qu’elle pratique, Laetitia Carton explique que le projet de film est né d’une  discussion avec Bernard Coclet, fondateur du Grand bal de l’Europe.

 

Au cours de l’été 2016, elle a pu filmer le bal 24 heures sur 24, pendant dix jours de suite, avec deux équipes de tournage, une pour le jour et l’autre pour la nuit : « À n’importe quel moment, il y a une expérience à vivre, une histoire à raconter », a-t-elle confié au journaliste Antoine Delacou.  Elle s’est par ailleurs dite séduite par l’état d’esprit de la manifestation : «  Sur les parquets de danse et en dehors, les gens ont le temps et la possibilité d’exprimer leurs émotions, leur joie de partager des petits et grands bonheurs de la vie quotidienne. C’est presque une famille ». Pour financer son projet, Laetitia Carton est passée par le financement participatif qui lui a permis de recueillir plus de 30 000 €, soit le double de l’objectif fixé.

 

CINÉMA

 

JEANNE BÉRANGÈRE (1864-1928), UNE COMÉDIENNE TIRÉE DE L’OUBLI

 

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Brigitte Rollet

• Le 22 juillet, à la médiathèque d’Ainay-le-Château,  Brigitte Rollet,  chercheuse au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines et enseignante à Sciences-Po, a donné une conférence sur le thèmes des Femmes et du  cinéma, du début au parlant (1895-1929). Une occasion de rappeler les origines du cinéma, longtemps  considéré comme simple spectacle de foire pour baraque foraine, jusqu’à la création du Film d’art et la réalisation du film L’assassinat du duc de Guise (1908), accompagné d’une musique de Camille Saint-Saëns. Ce film dans lequel jouait la Montluçonnaise Gabrielle Robinne, sociétaire de la Comédie Française, a été un déclic pour la reconnaissance de ce nouveau mode d’expression artistique.

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Jeanne Bérangère, un physique « difficile » et des rôles de femme « acariâtre » au cinéma

• Nathalie Pasquier, responsable de la médiathèque, et Brigitte Rollet se sont  aussi intéressées à Jeanne Bérangère, une actrice née à Ainay-le-Château en juin 1864. Elle a tourné dans  une trentaine de films muets entre 1911 et 1928,  et joué au théâtre, avant de tomber dans l’oubli, y compris  dans sa propre commune natale.

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Jeanne Bérangère, interprétant  « La Chouette« , dans Les Mystères de Paris

• Pendant six mois, elles  ont travaillé sur ce sujet, en recoupant toutes leurs informations et en traquant les erreurs figurant dans  les rares notices qu’on trouve, notamment  sur Internet. Il existe en effet dans le monde du spectacle  plusieurs Jeanne Bérangère, souvent confondues les unes avec les autres. Première découverte : Jeanne Bérangère s’appelait en réalité Françoise Béraud,  et elle avait quitté sa ville natale pour aller à Paris où, au fil des ans, elle s’était fait un nom au théâtre.

• On l’appelait d’ailleurs Madame Bérangère. dotée d’un « physique difficile », elle a interprété de petits rôles, pourtant essentiels, et les réalisateurs l’ont fréquemment cantonnée dans des personnages de  vieille acariâtre, où elle démontrait qu’elle était une grande actrice de composition.  Ce qui ne l’a pas empêchée de côtoyer des jeunes premiers comme Pierre Fresnay, Charles Vanel ou Pierre Blanchar.

affiche conférence Ainay-le-Château• Les spectateurs présents à la  conférence ont ainsi pu assister à la projection du film Âme d’artiste (1925) de Germaine Dulac. Jeanne Bérangère y apparaît au côté de Charles Vanel, dans le rôle de la belle-mère. Parallèlement, elle a poursuivi ses activités théâtrales qui lui ont valu une certaine célébrité. À sa mort, survenue le 18 novembre 1928, elle  a fait la une du journal Ciné Comédia. Il reste encore de nombreuses pistes à explorer et les investigations devraient se poursuivre. Durant l’été, une exposition dédiée à l’actrice oubliée est visible dans les locaux de la médiathèque d’Ainay-le-Château. (Renseignements : médiathèque.ainay@wanadoo.fr).

TÉLÉVISION

 

◘ ÉDOUARD, « MON POTE DE DROITE », FILMÉ PAR LAURENT CIBIEN, « SON COPAIN GAUCHISTE, TENDANCE ÉCOLO »…

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Laurent Cibien 

• Durant sa campagne électorale de 2014 pour conserver la mairie du Havre, le Montluçonnais Laurent Cibien avait filmé Édouard Philippe, qui est devenu depuis Premier ministre. De quoi constituer un documentaire que France 3 a acheté et diffusé, une première fois en  août 2016, et rediffusé, actualité oblige,  le 16 mai 2017.

• Nés tous les deux en 1970,  leurs parcours se sont croisés en 1988 en hypokhâgne, au lycée Janson-de-Sailly : « Deux provinciaux de 18 ans, débarquant à la capitale, qui se retrouvent dans la même classe, cela nous a rapprochés. Nous sommes devenus copains », a confié le cinéaste au journaliste Jean-Marc Laurent. Ils se sont ensuite perdus de vue. Laurent Cibien, « mon copain gauchiste, tendance écolo », selon Edouard Philippe,  est devenu journaliste et réalisateur de documentaires, tandis qu’Édouard Philippe, « Mon pote de droite », selon Laurent Cibien,  a  bifurqué vers la politique. C’est à la suite d’une brève publiée dans le Canard Enchaîné, en 2003, qu’ils se sont retrouvés. Le Palmipède  présentait l’actuel premier ministre, qui était alors devenu  collaborateur d’Alain Juppé, comme « aussi raide que son maître à penser ».  Laurent Cibien se dit intrigué par le basculement à droite de son copain de lycée, alors qu’il était  « fan de Mendes-France et de Michel Rocard » qui était alors à Matignon : «  De fil en aiguille, j’ai voulu en savoir plus sur l’intérieur d’un parti comme l’UMP et la construction d’une carrière politique ».

À partir de 2004, alors qu’ Edouard Philippe était directeur général de l’UMP et adjoint au maire du Havre, Laurent Cibien a régulièrement filmé son « pote de droite« . En 2010, le maire du Havre, Antoine Ruffenacht,  lui a cédé son siège et, en 2014, il a bataillé ferme pour  le conserver. Dans le documentaire de 82 minutes diffusé par France 3 en mai dernier, on peut donc suivre pas à pas le futur Premier ministre faisant campagne durant 40 jours, entre février et mars 2014, en pleine campagne pour  la mairie du Havre. C’est donc bien le maire du Havre que Laurent Cibien a voulu filmer : « En 2004, je ne me suis jamais dit : “Dans 13 ans, ce gars-là sera nommé Premier ministre par Macron' ». Son objectif était de « comprendre le pouvoir en France et la manière dont se construit une carrière politique, avec ses victoires, ses défaites…«  L’épisode 1, “Le Havre”, devrait avoir  une suite : « le premier épisode était sur le maire du Havre, le suivant sera sur le porte-parole d’Alain Juppé durant la primaire des Républicains« , a annoncé Laurent Cibien. Et pourquoi pas un épisode 3 sur un « Premier ministre ?... « Matignon est un lieu intéressant, mais à ce stade je n’en suis pas là« , confie Laurent Cibien, avant d’ajouter que, pour Édouard Philippe  » Ce n’est certainement pas la priorité ».

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Une scène du tournage: Laurent Cibien, à gauche, filmant  Édouard Philippe qui était alors imberbe

• Laurent Cibien  qui collabore régulièrement avec Arte reportage, a plusieurs projets en cours. Il poursuit une série documentaire sur ces îles qui basculent  dans la modernité occidentale, telles que Wallis et Futuna, la Nouvelle Calédonie ou le Vanuatu. Il a également effectué des repérages  en Iran pour un film sur la crise de l’eau. Ajoutons que Monsieur M 1968,  film réalisé en collaboration avec Isabelle Bertelleti a été primé à Clermont-Ferrand en 2011.

 

◘ UN FILM EN PRÉPARATION SUR LES 80 PARLEMENTAIRES DU 10 JUILLET 1940

téléchargementUn téléfilm sur l’histoire des 80 parlementaires qui, au cours du Congrès réuni à Vichy, le 10 juillet 1940, refusèrent de voter les pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain pourrait être tourné prochainement pour la télévision. La “fiction documentée”, dont le  projet a été lancé en 2014 par la société de production audiovisuelle Kuiv, est bien avancée. Il s’intitulerait  « Vive la République quand même! » et il est  porté par Antoine Vitkine, journaliste et documentariste, et Dominique Golfier, scénariste. Le scénario est écrit mais  il reste maintenant à trouver les financements, même si le Comité des 80 parlementaires, grâce à une subvention de l’Assemblée nationale, a pu dégager 50.000 €. Christophe Pommeray, le secrétaire général du Comité des 80, rappelle que c’est « un film à costumes » dont le budget dépasse largement celui de la société de production.

assemblee_vichy_0740• Les regards se sont donc tournés vers France Télévision  qui “attache une attention particulière à la mémoire et à la transmission de l’histoire”, selon sa présidente Delphine Ernotte. En relation avec le Comité des 80, des parlementaires de tout le pays, notamment des « descendants » de ceux qui ont su dire non, se sont adressés  à la direction des chaînes publiques pour lui demander de permettre la réalisation du téléfilm qui contribuerait à « la familiarisation avec une période aussi importante que méconnue. » Rappelons que lors du vote du 10 juillet 1940, 3 parlementaires bourbonnais figuraient parmi les 80 : Marx Dormoy, sénateur, ainsi qu’Isidore Thivrier et Eugène Jardon, députés. Les 6 autres parlementaires du département ont fait le choix inverse, en accordant leur confiance au maréchal Pétain.

À lire sur le site de l’Assemblée nationaleIl y a 70 ans, le 10 juillet 1940, 80 parlementaires (57 députés et 23 sénateurs) refusèrent de voter la loi constitutionnelle donnant tout pouvoir au Maréchal Pétain

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