HISTOIRE, PATRIMOINE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS ET CINÉMA: N°9 (SEPTEMBRE-OCTOBRE 2017)

Mise à jour : 20 OCTOBRE 2017         

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 ARCHÉOLOGIE

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• En juillet-août, sur le plateau de Gergovie, une douzaine de bénévoles ont poursuivi les fouilles sous la direction de Peter Jud. L’an dernier avait été découverte la place centrale de la ville : 3 000 m² d’énormes dalles de basalte. Cette année, cette place qui mesure  125 m de long sur 22 m de large a été datée : elle remonte à 60 av.J.-C.,  .

• Le maire de Chamalières a inauguré en septembre la rue des Ex-voto gallo-romains,entre la rue de Beaurepaire et l’avenue Jean-Jaurès. Son nom fait référence aux milliers d’ex-voto découverts en 1968 lors de la construction d’une résidence. Il s’agissait d’un sanctuaire où les Gallo-romains remerciaient les dieux en déposant des statuettes en bois, à la source des Roches, il y a 2 000 ans.

• Au début de l’été 2017, à Voingt, une nouvelle exposition temporaire a été présentée au public à la Maison archéologique des Combrailles. En 7 panneaux, l’aventure du petit musée fondé en juillet 1986, était retracée.

 

PATRIMOINE

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◘ UN TABLEAU DE MARCELLIN DESBOUTIN, LE PORTRAIT DE Mme ACKERMAN, VOLÉ EN 1989, RETROUVÉ EN 2017

 

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Le Portrait de Madame Ackerman (1886)

• Il y a près de 30 ans,  le dimanche 8 octobre 1989, un voleur avait réussi à faire main basse sur une huile une toile de Marcellin Desboutin (Cérilly, 1823 – Nice, 1902), alors  exposée au  musée Anne-de-Beaujeu. De petit format (41/33 cm), elle représentait Louise Ackerman (1813-1890), une poétesse française. Pour pouvoir sortir « discrètement » le tableau, l’auteur du larcin  l’avait enlevé de son  cadre. Depuis cette date, la police n’avait retrouvé aucune trace du portrait. Dans le passé, le musée moulinois avait déjà connu pareille mésaventure. Une première fois, en 1942, un ex-gardien de la paix  qui s’était introduit nuitamment, avait pu remplir deux valises d’œuvres d’art. Arrêté à Paris, il avait écopé d’une lourde peine de prison. Plus récemment, en 1977, un astrolabe datant du XVème siècle et réalisé à Urbino avait été dérobé. Depuis, il n’a jamais été retrouvé.

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Marcellin Desboutin (autoportrait)

• C’est finalement  le hasard du calendrier des expositions qui a permis de remettre la main sur le portrait. En vue de la préparation d’une importante rétrospective dédiée à l’artiste bourbonnais, programmée pour octobre 2018, le musée Anne-de-Beaujeu a publié une annonce dans La Gazette de l’Hôtel Drouot, à destination des collectionneurs privés, susceptibles de prêter des œuvres de Desboutin. Parmi les réponses positives reçues par le Mab, figurait celle d’un collectionneur qui avait acquis, en 1994  et en toute bonne foi,  le portrait de Louis Ackerman, auprès d’un antiquaire du sud de la France. Grâce aux photographies prises en 1981, lorsque le musée l’avait fait entrer dans son fonds,  l’identification de l’œuvre a pu être réalisée et certifiée.

Desboutin (1)• Le musée Anne-de-Beaujeu disposant du label « Musée de France », ses collections appartenant au domaine public, se retrouvent ipso facto, inaliénables, imprescriptibles et insaisissables, en vertu du  code du patrimoine. C’est ce qui permet à tout  musée de revendiquer ses biens qui seraient éventuellement détenus par un tiers et  sans limite de temps, En vertu de ces principes, la  toile de Marcellin Desboutin va donc pouvoir retrouver sa place au Mab. Entre temps, son propriétaire actuel,  après avoir été informé du vol de cette œuvre, a dû accepter de bon gré de restituer le portrait, sans la moindre compensation financière, la loi l’interdisant. Grâce à cette procédure amiable, le musée évite l’ouverture d’une  procédure judiciaire, probablement longue,  envers le détenteur. Après avoir  retrouvé son cadre, le Portrait de Madame Ackerman a pu être présenté lors des Journées européennes du patrimoine, les 16 et 17 septembre, en attendant d’être intégré à la prochaine rétrospective qui mettra Marcellin Desboutin à l’honneur, en octobre 2018.

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Marcellin Desboutin, portraitiste (Au centre: Berthe Morisot, 1880)

• Rappelons que, de son vivant, Marcellin Desboutin avait offert au musée départemental un autoportrait après  l’exposition des Beaux-Arts de Moulins de 1896. Au fil des décennies, les différents conservateurs du musée ont enrichi le fonds Desboutin qui compte aujourd’hui 103 tableaux et estampes. De quoi offrir une riche rétrospective tout en mettant en exergue les univers artistiques dans lesquels il a évolué. Mais, comme le souligne Antoine Bonhours (La Montagne, 30 août), « Desboutin n’est pas un « artiste local ». Il a surtout exercé à Paris et à Nice. On peut qualifier sa carrière de nationale puisqu’il a reçu la Légion d’honneur et que ses œuvres sont exposées dans plusieurs musées un peu partout en France ».

Pour en savoir plus…  Marcellin Desboutin, Grandeur et décadence

◘ UNE NOUVELLE SALLE AU MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU

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• À l’occasion des Journées du patrimoine, le public a pu découvrir au Musée Anne-de-Beaujeu, une nouvelle salle qui sera officiellement inaugurée le 3 novembre. Elle fait suite aux travaux de réaménagement qui ont déjà  concerné la salle d’archéologie égyptienne, grecque et romaine, ainsi que l’espace dédié aux arts décoratifs moulinois et le salon de peinture. Dans un décor rose framboise destiné à rappeler les roses qu’utilisaient les artistes de la Renaissance, elle abrite les retables conservés par le Mab, des œuvres réalisés entre la fin du Moyen-Âge et le début de la Renaissance.

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La Vierge à l’enfant

• Cette collection exceptionnelle de  peintures européennes sur bois s’est constituée progressivement autour des huit panneaux du retable de saint Étienne, un don fait au XIXème siècle par l’industriel Louis Rambourg (1801-1893),  complété ensuite par une série d’acquisitions  au cours du XXè siècle et par des dépôts de l’État. Certains proviennent des MNR (Musées nationaux récupération), des œuvres d’arts pillées pendant la seconde guerre mondiale et retrouvées par les Alliés. C’est le cas de La mort de la Vierge de 1470, de Dalila coupant les cheveux de Samson ou d’une Vierge à l’enfant. On peut aussi voir  une châsse reliquaire de saint Laurent, ainsi que des sculptures et objets d’art décoratif, tels que des émaux ou des coffrets.

• Parmi ces œuvres qui s’étaient dégradées au fil du temps et des événements, 17 ont pu être restaurées, soit sur place, soit  au Centre de recherche et de restauration des musées de France à Versailles. Une procédure longue qui explique qu’il ait fallu attendre six ans avant la réouverture. Ces œuvres particulièrement fragiles sont désormais présentées dans une nouvelle salle, l’ancienne étant devenue un auditorium. Elles bénéficient de conditions d’exposition optimales, dans des vitrines hermétiques, installées sur le pourtour et dans un espace central. Des notices explicatives ont été mises en place et un parcours a été spécialement conçu pour le jeune public.

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Maud Leyoudec Conservatrice du Mab

• Parmi ces œuvres qui s’étaient dégradées au fil du temps et des événements, 17 ont pu être restaurées, soit sur place, soit  au Centre de recherche et de restauration des musées de France à Versailles. Une procédure longue qui explique qu’il ait fallu attendre six ans avant la réouverture. Ces œuvres particulièrement fragiles sont désormais présentées dans une nouvelle salle, l’ancienne étant devenue un auditorium. Elles bénéficient de conditions d’exposition optimales, dans des vitrines hermétiques, installées sur le pourtour et dans un espace central. Des notices explicatives ont été mises en place et un parcours a été spécialement conçu pour le jeune public.

À LIRE…

• Dans le prolongement de cette réouverture, De couleurs et d’or, un catalogue des œuvres européennes du Moyen-Âge et de la Renaissance, auquel 19 historiens de l’art, universitaires et conservateurs de musées  ont contribué, a été co-édité par le Musée Anne-de-Beaujeu et les éditions Tomacom (Cesset) (1 vol.relié, 184 p, 300 illustrations en couleur, 28 €) .

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◘  CONSERVATION DES COSTUMES DE SCÈNE AU CNCS : TOUT UN ART…

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• Le  grand public connaît bien les salles d’exposition du CNCS à Moulins,  mais il est un lieu auquel il ne pourra jamais accéder : un bâtiment de trois étages, à l’écart des visiteurs, qui abrite les  réserves du Centre national du costume de scène et qui assure la conservation de pas moins de  10.000 costumes. L’édifice dédié est né de l’imagination de l’architecte Jean-Michel Wilmotte,  qui a pris de soin de conserver dans un style contemporain, la volumétrie de l’aile sud qui flanquait autrefois la caserne Villars.

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Des costumes mis en scène (© Pascal François – CNCS)

• L’ensemble, dépourvu de fenêtres,  est sécurisé par des portes coupe-feu et il est  totalement coupé du monde extérieur par des murs épais. Selon Fabienne Sabarros-Helly, qui règne sur les lieux, avec leurs  « costumes de théâtre, d’opéra, de ballet, les réserves sont remplies de trésors provenant, entre autres, des plus prestigieuses institutions (telles que) la Comédie-Française, l’Opéra de Paris, la bibliothèque nationale de France… ». La mission principale est donc d’assurer l’entretien et la conservation de ce patrimoine d’exception, composé de collections aussi  fragiles que précieuses, et dont le parfait état contribuera à la qualité des deux  expositions annuelles que  monte  le CNCS. Pour ce faire, « les réserves sont conformes aux prescriptions les plus poussées en termes de sécurité sanitaire et physique des œuvres. Elles sont dotées notamment d’un système de climatisation permettant de réguler la température et l’hygrométrie ».

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Des costumes soigneusement entreposés et conservés (© Pascal François – CNCS)

• Dans ce qui s’apparente à un vaste sanctuaire on peut ainsi  apercevoir des costumes qui renvoient à l’histoire de la scène française et internationale et qui sont attachés à des noms prestigieux comme  Sarah Bernhardt, Maria Callas, Luciano Pavarotti, Isabelle Adjani, Rudolf Noureev… et bien d’autres. Les plus anciens costumes datent du XVIIIè siècle et ont été utilisés par la Comédie-Française dans des pièces de Marivaux ou Beaumarchais. Ils côtoient les créations  des XXè et XXIè siècles signées par Christian Lacroix, Yves Saint-Laurent, Thierry Mugler ou Jean-Paul Gaultier.  Le tout est conservé, soit à plat dans des tiroirs ou sur des étagères, soit suspendu à des cintres,  dans d’imposantes armoires métalliques fabriquées sur mesure pour le CNCS.

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Une partie de l’équipe de conservation au travailLa Montagne – Centre France)

• Les différentes pièces textiles doivent être protégées contre tout ce qui peut nuire à leur conservation, que ce soit les insectes, la poussière ou encore  leur manipulation lors de la préparation des expositions. Pour y parvenir, l’équipe dédiée procède aux opérations de dépoussiérage par micro-aspiration, au contrôle et à la surveillance des conditions de climatisation et d’hygrométrie  du bâtiment ou au reconditionnement des costumes à l’aide de cintres rembourrés.  Autre précaution d’importance : avant de rejoindre  les réserves,  les nouvelles pièces sont mises en quarantaine. Elles sont ensuite  enfermées durant plusieurs semaines dans une bulle hermétique dépourvue d’oxygène, qui doit permettre d’éliminer tout risque d’infestation.

►À la découverte des réserves du C.N.C.S. (France 3 Auvergne)

• Enfin, lors des expositions, des mannequins sont conçus  sur mesure avec   des matériaux chimiquement neutres respectant la fragilité des textiles. Ils doivent permettre de  valoriser les vêtements, tout en  ménageant des œuvres aussi délicates que fragiles qui devront soutenir leur propre poids, le temps de l’exposition. Quelquefois, l’équipe de conservation doit aussi recréer certains éléments manquants comme des jupons ou des  corsets, afin de présenter des costumes complets. Pour cela, l’observation de la coupe et du montage de chaque costume, afin d’en tirer des renseignements précieux, est une étape indispensable, éventuellement complétée par l’examen de documents iconographiques.

► Retour sur l’ouverture du C.N.C.S., en 2006 ( France 3 Auvergne)

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◘ “ARTISANS DE LA SCÈNE”, UNE NOUVELLE EXPOSITION À DÉCOUVRIR  AU CNCS

• Du 14 octobre 2017 au 11 mars 2018, avec  Artisans de la scène, le Centre national du costume de scène propose aux visiteurs une découverte inédite, au cœur des métiers d’excellence qui œuvrent dans l’ombre des coulisses des grands spectacles. Qu’ils ou elles soient costumiers, modistes, perruquiers, coiffeurs, bijoutiers de spectacle, plumassiers ou carcassiers, ils sont  chargés de la confection des costumes de scène et de leurs accessoires. Cette exposition révèle leur extraordinaire savoir-faire, leurs techniques et leurs réalisations. Tous les secrets de création se dévoilent à travers plus de 200 objets : costumes, accessoires, décors, vidéos, photos et prototypes provenant des collections du CNCS mais aussi des fonds de l’Opéra national de Paris, de la Bibliothèque nationale de France, de la Comédie-Française ou prêtés directement par les artisans.

affiche_20sans_20logos-51e86• L’exposition s’ouvre sur le métier de costumier-réalisateur, qui modélise en trois dimensions le dessin original du créateur de costumes, avant de détailler, au fil de 10 salles, les différents corps de métiers de la chaîne de production théâtrale. De la tête aux pieds, le parcours met en lumière ces réalisations exceptionnelles : chapeaux, perruques, masques, bijoux de spectacle, plumes, décorations de costume, carcasses, armures, chaussures. Chaque vitrine présente une vingtaine d’objets aux cotés de films, de photos, de croquis, d’échantillons ou de prototypes illustrant les techniques et les savoir-faire. Une présentation spectaculaire clôt l’exposition. Elle rend hommage au métier de décorateur scénographe et aux ateliers de fabrication des décors. Cette ultime salle fait écho au futur Centre d’interprétation de la scénographie qui verra le jour fin 2019 dans le cadre du projet d’extension du CNCS.

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La teinturerie (© CNCS)

• Bien que ces métiers opèrent un retour sur le devant de la scène grâce aux grandes marques de luxe françaises, comme Hermès, LVMH ou Chanel, ces professions n’ont pas fait l’objet d’études ni de publications récentes et accessibles au grand public. Avec Artisans de la scène, le Centre national du costume de scène entend participer à leur mise en lumière avec une exposition pédagogique, prolongée comme les précédentes, par l’édition d’un catalogue. Les questions de transmission, primordiales dans le domaine de ces métiers rares, sont au cœur de l’exposition grâce à la collaboration d’écoles comme l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT), de lycées professionnels ou de formations comme le Diplôme des Métiers d’Art Costumier ou le Greta du spectacle qui prêtent au CNCS des réalisations de leurs étudiants.  Enfin, l’exposition sera aussi l’occasion de révéler l’histoire de ces métiers, dont certains sont en voie de disparition ou en profondes mutations. Puisant ses origines dans celles du spectacle vivant, en lien étroit avec les évolutions techniques dans ces secteurs de la création, c’est également l’histoire sociale de ces activités qui sera évoquée en filigrane.

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•Dans le prolongement de l’exposition et sous la direction de Delphine Pinasa, directrice du Centre national du costume de scène, en collaboration avec Sylvie Perault, docteur en anthropologie, spécialiste des savoir-faire et des costumes de scène, les éditions d’art Somogy ont publié Artisans de la scène. La fabrique du costume (1 vol. cartonné, 160 p, 175 illustration en couleur, 25 €).  Il comporte des textes de Brigitte Flamand, Gaëlle Viémont, Mathias Auclair, Maxime Jourdan et Joël Huthwohl.

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Document extrait de l’ouvrage (© éditions Somogy)

Présentation de l’éditeur: “Objet artisanal par excellence, le costume de scène prend vie sous nos yeux grâce à la passion d’artisans aux savoir-faire internationalement reconnus. Véritable guide du costume de scène, cet ouvrage présente les nombreux corps de métiers qui interviennent dans la chaîne de fabrication : du projet aux contraintes et spécificités de l’artiste et de sa prestation, des chapeaux aux chaussures, des bijoux aux armures, des plumes aux perruques, des broderies aux teintures… Une invitation à découvrir les métiers d’excellence des ateliers qui œuvrent dans l’ombre des coulisses des plus grands spectacles !

SOMMAIRE

► Feuilleter un aperçu de l’ouvrage

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Document extrait de l’ouvrage (© éditions Somogy)

• Préface – Le costume de scène, objet artisanal – L’école des artisans de la scène – Costumiers : Costumiers et costumières : les maîtres d’œuvres d’un art pluriel – Bijoux :  Bijoux d’Opéra –  La fabrication des bijoux de scène – Une collection privée de bijoux de scène et de cinéma – Strass, bijoux et variétés – Chapeaux : Chapelier et modiste du spectacle – Modistes de théâtre – Chaussures : Bottier et cordonnier de théâtre – La maison Clairvoy, bottier du Moulin Rouge – Ennoblissement :  Ennoblissement et matiérage – Teintures et patines – Costumier-brodeur – Masques :  Matières de masques – Fabrication de masques dans les ateliers de théâtre – Stefano Perocco : créateur-sculpteur de masques
Perruques, maquillage, prothèses :  Perruques, maquillage et prothèses – La perruque à l’écran et dans les spectacles de variétés – Plumes La plume – Tout en plumes ! – Carcasses : Le carcassier – Armures : Armurerie de théâtre – Armurier du spectacle – Bibliographie

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HOMMAGE 

 ◘ MARIE-ANNE CARADEC, UNE VIE DÉDIÉE AUX ARTS

caradec• Figure de la vie culturelle bourbonnaise, Marie-Anne Caradec, qui avait consacré sa vie au patrimoine et à l’histoire de l’art, est décédée à l’âge de 61 ans, des suites d’une longue maladie. Ses obsèques ont été célébrées le  13 septembre, en l’église Saint-Saturnin de Cusset, sa commune d’origine. Depuis 2003, elle avait  assumé la présidence de l’association des Musées bourbonnais, jusqu’à ce que la maladie l’éloigne  du terrain, en 2016. Titulaire d’une maîtrise d’Art médiéval et d’un DEA d’Histoire et de civilisations, elle enseignait l’histoire de l’art au lycée privé d’Enseignement supérieur de Vichy. Depuis 1994, elle était également conservateur vacataire du Musée de la Tour prisonnière à Cusset, auquel elle avait donné un important essor. Les souterrains et l’église Saint-Saturnin de Cusset n’avaient plus aucun secret pour elle. Elle était par ailleurs membre fondateur et secrétaire du Fonds Pierre-Bassot.

Sans titre• Antoine Paillet, responsable du patrimoine au Conseil départemental, lui a rendu hommage en ces termes : « Le patrimoine et l’histoire de l’art étaient un univers où elle évoluait naturellement. Son amour pour ces disciplines était particulièrement fort pour le bassin de Vichy, mais pas exclusif. Comme en témoignent ses nombreuses publications sur le Bourbonnais ou son ouvrage “L’histoire de l’art” tout simplement. (…) C’était une personne élégante, ouverte souriante, diplomate (qui) faisait l’unanimité au sein de l’association des Musées bourbonnais. »

thumbs_9782862666709_web• Parmi les ouvrages qu’elle a publiés, figurent  Le Bourbonnais vu du ciel, richesses naturelles et historiques, préfacé par Jacques de Bourbon-Busset (en collaboration avec André Darmangeat et Jacques Corrocher, éd. Barberousse, 1984), Chateldon, village médiéval aux confins du Bourbonnais et de l’Auvergne (1986), Cusset, pas à pas (en collaboration avec Evelyne Tariant, 1995), La vallée de la Sioule (1995), Le musée imaginaire du Bourbonnais (2003),  Lucien Pénat (1873-1955), peintre, dessinateur et sculpteur (2007), Jacques Missé (1919-1998), artiste statuaire (2008), En 2012, elle avait contribué avec Antoine Paillet et Jean-François Chassaing  à l’ouvrage Les débuts de la photographie dans l’Allier (éd. Nouvelles éditions Loubatières), publié à l’occasion de l’exposition éponyme organisée à Moulins et à Souvigny

9782212548266_h430• Autre ouvrage de référence : L’histoire de l’art, tout simplement (éditions Eyrolles, 2010), dans lequel nombre d’étudiants sont venus puiser.  De la Préhistoire jusqu’à nos jours, cette brillante synthèse offrait  une vue d’ensemble de l’histoire de l’art. En explorant ce domaine extrêmement vaste, Marie-Anne Caradec était parvenu pour chaque cas à extraire  les principales notions de base en architecture, en sculpture et en peinture, permettant de mieux appréhender les chefs-d’oeuvre du patrimoine. Tous les courants artistiques y étaient présentés, depuis les arts asiatiques jusqu’à l’art occidental en passant par les arts africains ou encore précolombiens. Enfin, toujours à destination des étudiants préparant un BTS Animation et gestion touristiques locales, elle avait publié en 2005 aux éditions d’Organisation le manuel  Patrimoine et histoire de l’art.

 

◘ UN NOUVEAU DÉLÉGUÉ À LA FONDATION DU PATRIMOINE

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Patrice Branlard

• Le 1er juillet 2017,  Patrice Branlard a succédé à Huguette Winckel au poste de délégué de  la Fondation du patrimoine pour le département de l’Allier. La Fondation a tenu à rendre hommage à cette dernière « qui a durant 11 ans fourni un travail considérable pour contribuer à la sauvegarde du patrimoine de l’Allier par l’intermédiaire de la Fondation ». Ancien cadre bancaire, le nouveau délégué affiche une passion pour l’histoire du Bourbonnais et son patrimoine. Il chapeaute une équipe de 9 bénévoles couvrant l’ensemble du département. La fondation du patrimoine, créée en 1996 et reconnue d’utilité publique, se consacre à la préservation et à la mise en valeur des nombreux trésors patrimoniaux, trop souvent méconnus et menacés, qu’ils soient publics ou privés. Ce peut être aussi bien des églises ou des maisons fortes, que des fermes, des moulins, des manoirs, voire des vestiges des patrimoines artisanal ou industriel.

Les ressources de la fondation proviennent des fonds privés, entre appel au mécénat, souscriptions ou legs, abondés  par des ressources publiques. Entre 2000 et 2016, la délégation bourbonnaise a ainsi  pu collecter  705 000 € auxquels sont venus s’ajouter 1,1 M€ de subventions, permettant de soutenir 451 projets publics ou privés. Pour la seule année 2016, la fondation a aidé financièrement 50 dossiers en collectant 164 000 € de dons, à l’échelle du département. Tous les dons, qu’ils proviennent de particuliers ou d’entreprises mécènes ouvrent droit à réduction d’impôts.

Pour contacter la délégation bourbonnaise : Patrice Branlard – dfp Château de Bellevue, rue Aristide Briand 03400 Yzeure. Tel :  04 70 43 58 56 – mail : fdpallier@orange.fr.

◘ DU MIEUX AU MUPOP, CÔTÉ FRÉQUENTATION

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• Lors de  l’ouverture du Mupop (Musée des musiques populaires) en 2013, les élus montluçonnais avaient évoqué le chiffre de 40 000 visiteurs par an, un d’objectif qui avait même été qualifié de « modeste ». Depuis, force est de constater que l’objectif n’a pas été atteint, même si Éric Bourgougnon considère que sa vitesse de croisière se situe entre 30 et 50 000 visiteurs. À titre de comparaison, mais dans un domaine différent, le CNCS ouvert à Moulins depuis 10 ans en accueille  60 000, avec il est vrai  un important budget dédié à la communication.

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Éric Bourgougnon, conservateur du Mupop

• Dans La Montagne (23 août), le conservateur du Mupop confiait : « Pour être honnête, des fois, on ne sait pas pourquoi, il y a du monde ou pourquoi il n’y a personne. Il existe une part d’irrationnel ». Pourtant, la situation semble s’améliorer, au fil des expositions et de la notoriété que le Mupop commence à acquérir.  Après les 25 000 entrées en 2014 et 2015, suivi d’une baisse à 21 000 en 2016, on comptait déjà 16 000 visiteurs à la fin du mois d’août, dont 5 700 pour la période comprise entre le 1er juillet et la mi-août. De quoi espérer atteindre les  30 000 en fin d’année.  La nouvelle exposition,  Roll and swing consacrée à la batterie, si elle n’a pas eu le même impact que celle dédiée à Michel Polnareff, s’annonce pourtant  prometteuse, avec les nombreuses manifestations prévues autour.  Un quart de ses visiteurs comptabilisés  fin août venaient l’étranger, avec en tête les Hollandais, les Belges et les Anglais. Selon Éric Bourgougnon, ce décollage du Mupop tient à plusieurs raisons : l’effet bouche à oreille au terme de 4 ans d’existence, joint à la multiplication des manifestations à destination notamment  des jeunes, sans oublier la baisse des tarifs de 9,50 € à 7,50 €. Un  passeport à 20 € par an a été également créé.

EN BREF…

• À Saint-Germain-des-Fossés,les Journées du patrimoine ont été l’occasion pour la municipalité d’inaugurer les travaux de la toiture du prieuré, site bénédictin classé MH. Brigitte Hervé, présidente des Amis du passé, a fait un exposé sur l’histoire de cet établissement religieux dont les bâtiments sont  désormais complètement réhabilités.

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Montaigu-le-Blin (© passionchateau.com)

À Montaigu-le-Blin, l’association Études et chantiers a poursuivi cet été les travaux entrepris précédemment sur le château-fort : entretien global du site, »végétalisation », sécularisation, pose de garde-corps,maçonnerie.

La nouvelle église de Cusset fut achevée en 1867 et consacrée par Mgr de Dreux-Brézé le 16 mai 1868. Sur le linteau de droite on lit : « Pour la plus grande gloire de Dieu, sous le vocable de Saint Saturnin, évêque et martyr, le très révérendissime seigneur en Jésus-Christ Pierre de Dreux-Brézé, évêque de Moulins, consacra la dite église le 16 mai 1868« . C’est pour cette raison que les célébrations s’étalent du 15 août 2017 au 13 mai 2018. L’église a été inscrite à l’Inventaire supplémentaire des MH le 28 février 2013.

• Les différents travaux réalisés à l’église Saint-Martin de Vernusse, à l’initiative de la municipalité et de l’association Les Vergnes ont été officiellement inaugurés, fin septembre. La commune a investi  près de 73 000 € dans la réfection de la charpente et de la toiture de l’abside, de l’absidiole et de la sacristie. Les artisans locaux ont ainsi été sollicités afin de redonner à l’édifice son aspect originel, pour les parties construites aux XIè et XIIè siècles.

• Quant à l’association Les Vergnes,  elle a œuvré à l’installation de nouveaux vitraux destinés à remplacer les simples verrières datant de la fin du XIXème siècle. C’est l’école nationale du verre du Lycée Jean-Monnet (Yzeure) qui a été mise à contribution pour deux d’entre eux, de facture contemporaine. Seule la réalisation du  troisième vitrail, dédié à Saint-Martin et  installé en juin 2017, a été confiée à une entreprise spécialisée de Chauffailles (Saône-et-Loire).

téléchargement• Les Journées du patrimoine, les 16 et 17 septembre ont donné lieu à un grand nombre de manifestations et visites, à travers le département, parmi lesquelles (liste non exhaustive) : Bellerive-sur-Allier : portes ouvertes au château de la Rama – Cusset : portes ouvertes au Palais de justice et présentation d’une scène de crime et d’un procès pénal- Ebreuil : Présentation par Louis Vénéran Pégand, lycéen, de  la collection de tracteurs anciens qu’il a réunie depuis quatre ans – Jenzat : exposition temporaire : « Pajot luthier et maire de père en fils », à la Maison du luthier – Louchy-Montfand : visite du château de Montfand sous la direction de la propriétaire, Dominique Vitetta – Montluçon : visite des installations de l’ancien dépôt SNCF, inscrit à l’inventaire supplémentaire des MH – Moulins : visite guidée du théâtre à l’Italienne du XIXe siècle – Neuvy : Présentation de l’établissement  par les  étudiants du lycée agricole : le château de Neuville et les œuvres que le sculpteur Pierre Sabatier (1925-2003) a réalisées pour lui – Vendat : la Poste, 178 années d’histoire – Vichy : Visite guidée « Vichy et les grandes villes d’eaux d’Europe, un patrimoine mondial pour l’Unesco?« …

téléchargement (3)• Dans un entretien paru dans La Montagne, 9 septembre 2007, le maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, a annoncé , à propos de la réhabilitation du quartier historique de Notre-Dame-du-Port : « Nous sommes tombés d’accord avec l’État sur le lancement d’un concours pour choisir l’architecte. Le périmètre concerne le parvis, les rues adjacentes. L’objectif est que l’on puisse fêter en juin prochain le 20ème  anniversaire de l’inscription de ce joyau clermontois au patrimoine mondial de l’Unesco en proposant une vision de ce que sera ce quartier à court terme« . Le choix de l’équipe aura lieu en mars 2018 et le lancement de l’opération en juin.

• Pour commémorer leur 110ème  anniversaire  « Les Galeries »,  le grand magasin de la place de Jaude , à Clermont-Ferrand, présentent du 16 septembre au 31 octobre, au dernier étage, une exposition. Elle réunit des photos, des objets, des textes….ayant trait à leur histoire et à leurs activités.

 

 

ASSOCIATIONS CULTURELLES & PASSAGE EN REVUE(S)

BOURBONNAIS

◘ SOCIÉTÉ D’ÉMULATION DU BOURBONNAIS

crbst_Logo• Au sommaire du Bulletin: Tome 78 – Juillet 2017 : Éditorial – Procès-verbaux –  Nos prochaines rencontres –  Estelle Cournez : Sur les traces de l’Allier, histoire d’une rivière sauvage – Jean-François Heintzen : Les musiciens d’Eglise bourbonnais en 1790. – François-Xavier Duchon : Présentation de la Bibliothèque de la Société d’Emulation du Bourbonnais-  Sébastien Gaime : Approches comparatives de l’habitat rural en Bourbonnais et en Basse-Auvergne au Moyen Age- Bibliographie : Ouvrages reçus à la bibliothèque.

•  Tome 78 – septembre 2017: Éditorial (F.-X. Duchon) –  Émile Guimet (1836-1918) et l’Allier  (Clara Bernard) –  Une correspondance entre deux érudits : lettre d’Émile Chénon à l’abbé Clément, 22 avril 1885  (J. F. Jarrige) – A Vichy, de juillet 1940 à août 1944, dans le Corps diplomatique : sept éminents intellectuels  (M. Sarazin) –  Un adolescent dans la seconde guerre mondiale entre le Bourbonnais, le S.T.O. et la clandestinité  (Robert Trividic) – Comptes rendus d’ouvrages reçus à la bibliothèque  (Monique Cuénot) : D. Marguin (et al.), Aux sources de la Visitation, François de Sales et Jeanne de Chantal (2016) – Cajat (Claude), La Résistance à Moulins. Moulins occupé 18/6/1940 . Moulins libéré 6/9/1944. – Fauvergue (Mme), Le faubourg de la Madeleine, 1939-1945 (2012) – Service régional de l’archéologie, Bilan d’activité Auvergne 2015 (2016)

couv-bulletin-sbel◘ SOCIÉTÉ BOURBONNAISE DES ÉTUDES LOCALES 

• Études bourbonnaises: n° 351, septembre 2017 : Les salles d’asile de l’Allier, 1830-1880  (Claude Morand) – « Le conflit social à la glacerie de Commentry (1827). La fin de l’entreprise (1829)  (M. Sarazin) – Bibliographie.

◘ LES AMIS DE MONTLUÇON

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•  Le 8 octobre, à l’occasion du 5ème centenaire de l’affaire des Indulgences, les Amis de Montluçon ont accueilli Nicole Lemaître, professeur émérite à l’université Paris I Panthéon Sorbonne, lors de leur séance publique annuelle. Thème de sa conférence : « 1517, pourquoi la Réforme ? ».

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Nicole Lemaître

• Spécialiste reconnue de l’étude du monde rural et de l’histoire comparée des religions en France et en Europe  aux 16ème et 17ème siècles, elle est notamment l’auteur de Un horizon bloqué : Ussel et le montagne limousine aux 17ème et 18ème siècles (1978) ainsi que d’une thèse remarquée sur le clergé du diocèse de Rodez aux 15ème et 16ème siècles, Le Rouergue flamboyant. Elle a également coordonné la publication d’une Histoire des curés (éd. Fayard, 2002) et elle a codirigé L’histoire du christianisme (éd. du Seuil, 2007). Plus récemment, Nicole Lemaître  a consacré des recherches importantes à la figure d’Edmond Michelet, chrétien et résistant. Elle a publié, par ailleurs,   une édition critique de la correspondance du cardinal Georges d’Armagnac, ambassadeur des rois de France François Ier et Henri II en Italie. Enfin, on lui doit plusieurs ouvrages et articles sur l’étude des causes et des expressions de la Réforme protestante en Europe et dans le Nouveau Monde, avec en particulier L’Europe et les réformes au XVIème siècle  (2008).

plaquettens titre• Les Amis de Montluçon viennent de rééditer la plaquette consacrée au château de Bien-Assis et à son histoire. Cette 5ème  édition comporte 28 pages, de format A5, en couleurs, ornées de nombreuses illustrations. Elle reprend les textes d’André Guy et de  Jean Marty, anciens présidents de l’association. L’ensemble a été revu et augmenté par Samuel Gibiat et Georges Michard avec la collaboration de Jean-Yves Bourgain et d’Agnès Moyer. Cette plaquette est  en vente au prix de 4 € (+1,50 € pour les frais de port). Elle  peut être expédiée à réception  de la commande accompagnée d’un chèque de règlement  à l’ordre des Amis de Montluçon (19 rue de la Peyruis 03170 Chamblet).

• Au programme des prochaines conférences des Amis de Montluçon: Guennola Thivolle : La commande de retables et de sculptures d’art sacré en Bourbonnais aux 17e et 18e siècles (Vendredi 17 novembre)  – Jean-François Jarrige : L’abbé Clément et l’histoire du canton d’Huriel. Assemblée générale (Vendredi 8 décembre) – Marie-Jo Malergue: Le vignoble du château Mazeron à Lavault-Sainte-Anne au XIXème  siècle (Vendredi 12 janvier 2018).

◘ CERCLE D’ARCHÉOLOGIE DE MONTLUÇON ET DE LA RÉGION

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• Trois conférences sont programmées par le Cercle d’archéologie au quatrième trimestre:

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 • La conférence sur l’archéologie du  vignoble dans le bassin montluçonnais a donné lieu à une interview de Marie-Jo Malergue dans La Montagne:

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© La Montagne (édition de Montluçon – 16 octobre)

◘ CERCLE GÉNÉALOGIQUE ET HÉRALDIQUE DU BOURBONNAIS

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 • À noter dans ce bulletin l’étude de Maurice Sarazin : « Crimes et châtiments il y a 160 ans à Moulins : entre le 11 septembre et le 8 décembre 1857 : deux exécutions capitales ».

 

◘ AZI LA GARANCE : 20 ANS D’ACTIVITÉS FÊTÉES À BROÛT-VERNET

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• Créée en 1997, l’association Azi la Garance a  fêté au cours du mois de septembre ses vingt ans. Les Samedi 23 et dimanche 24 septembre, salle d’Alançon,  une rétrospective de ses nombreuses activités a été présentée : livres, expositions, bulletins semestriels, conférences, restaurations de monuments, voyages ou sorties.

• Depuis les toutes  premières publications consacrées à Aubeterre et à saint-Gilbert, 32 autres livres ont été publiés sur des sujets, des thèmes et des périodes les plus diverses: l’agriculture, Eugène Rouher, les ponts sur la Sioule, la chasse, les auteurs broût-vernétois, les enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale, les soldats, les médecins, les tuiliers, la Révolution…Autant de sujets abordés en deux décennies.  Articles de presse, affiches, photos ont permis lors de cette exposition de détailler les activités d’Azi la Garance sous toutes leurs facettes : sorties historiques, conférences, journées du patrimoine, création du blason de Broût-Vernet, concerts, classement de l’église au rang des sites clunisiens, réception du prix Allen, restauration des vitraux de l’église, restauration du poids public, mise en valeur du sarcophage de Saint-Mazeran. La longue liste était récapitulée en détail, année par année, sur différents panneaux. Toutes les publications, les livres comme les  Feuilles de garance, étaient exposées et proposées à la vente. De même, une cuvée millésimée Azi la Garance  a été mise en vente.

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Jean-François Glomet (à gauche), président de l’association, et quelques uns des membres d’Azi la garance

• Pour sceller en musique  les vingt ans de l’association, le trio Triango formé par Michel Nivelon, Henks Arts et Fran Schreuder s’est  produit, en l’église saint-Mazeran, pour un concert de musiques argentines. Cette formation a offert  une plongée dans cette musique inventée à Buenos-Aires par un métissage de chansons des gauchos, des esclaves noirs et des immigrés européens, avant d’être révolutionnée par le grand Astor Piazzolla qui, dans les années 50, a donné naissance au tango nuevo.

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LE VERNET-SUR-SIOULE, UN 34ème  OUVRAGE À PARAÎTRE

3436024• Le Vernet-sur-Sioule, son histoire, ses lieux et ses personnages... Tel est le thème du 34ème ouvrage publié par Azi la Garance. En 160 pages, Philippe Carré, Alain Malglaive et Jean-François Glomet livrent le fruit de leurs recherches sur l’histoire de ce lieu-dit, partie intégrante de Broût-Vernet, depuis 1871. Un travail à saluer d’autant que ces lieux n’avaient encore jamais  fait l’objet d’une publication complète

• Les trois auteurs ont adopté une présentation quasi chronologique du Vernet-sur-Sioule. L’ouvrage a bénéficié de  l’appui de l’ensemble de la famille Devoucoux du Buysson, chacun ayant apporté sa propre pierre. La préface et la postface ont été  rédigées respectivement par Bernard et François Devoucoux du Buysson, qui  témoignent ainsi de l’attachement de leur famille au Vernet-sur-Sioule. Abondamment illustré de pièces inédites, cet important  document se veut le reflet à la fois  de l’histoire du lieu géographique, de la demeure familiale et enfin de ses propriétaires successifs. En souscription au prix de 21€, la publication doit être   présentée par les auteurs le samedi 21 octobre, à 15 h,  salle d’Alançon, à Broût-Vernet. Renseignements:  06.74.47.26.12.

 

◘ MÉMOIRE  DE  CÉRILLY ET SES ENVIRONS

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•  Le samedi 14 octobre, en liaison avec les Amis de Montluçon, Mémoire de  Cérilly  et ses environs a présenté   à la salle d’honneur de la mairie de Cérilly, une conférence d’Alain Gourbet sur « Les 80 ans de Sagem ». Cadre dans cette entreprise devenue SAFRAN Electronics & Defense , le conférencier est revenu sur l’histoire de l’une des plus emblématiques et des plus importantes unités industrielles de l’Allier, qui emploie aujourd’hui   1 200 salariés, sur son site historique de la Côte-Rouge, à Domérat.

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► Sur l’histoire de l’entreprise Sagem, on pourra également consulter sur ce blog L’entreprise Sagem (Safran)  Domérat : La traversée du XXè siècle.

•  En 2016, Alain Gourbet était déjà  venu à Cérilly pour présenter Montluçon, au temps des grandes cheminées, un panorama historique de l’industrie montluçonnaise lointaine héritière de des Forges de Tronçais. Pour ceux qui auraient  manqué cette dernière conférence, il aura l’occasion de la redonner à la Médiathèque de Domérat, le samedi 28 octobre, à 15 h 00  (Réservation obligatoire au 04 70 09 10 00).

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Domérat – Samedi 28 octobre à 15 h 00

◘ REVUE SCIENTIFIQUE DU BOURBONNAIS

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.• La revue annuelle de la Société scientifique du Bourbonnais (année 2016) rend hommage à deux de ses membres éminents, disparus en 2016: À la mémoire de Robert Deschâtres (1923-2016) (M. Binon) – Bibliographie scientifique et communications orales de R. Deschâtre (N. Guilllaume) – À la mémoire de Roger Naviaux (1926-2016) (M.Binon) – Bibliographie de R. Naviaux » (N. Guillaume) – Tritomegas rotundipennis »  punaise remarquable pour le Bourbonnais (M. Binon) – Antefixe gallo-romain provenant de Brioude (R. Bonnabaud) – Les oiseaux d’un lieu sur la commune de Lavoine (E. Piéchaud) – Société scientifique du Bourbonnais : compte-rendu des séances en 2015 (N. Guillaume).

◘ LES AMIS DE NAPOLÉON III (VICHY)

images• En 2016,  Xavier Mauduit, agrégé, docteur en histoire, chroniqueur sur France Inter et sur la chaîne Arte, avait publié, en collaboration avec Corinne Ergasse, Flamboyant Second Empire, sous-titré : « Et la Franc entra dans la modernité« … (éd. Armand Colin). Simultanément il  a également  fait paraître chez Fayard  Le Ministère du faste, un livre dans lequel il décrit la Maison de l’empereur Napoléon III.  À l’invitation des Amis de Napoléon III, le samedi 30 septembre, Il est venu à Vichy, pour y faire une conférence sur ce sujet. Par de multiples exemples, en tous domaines,  il a montré ce qui constitue, à ses yeux,  les bienfaits de ces 20 flamboyantes années, entre 1852 et 1870…

◘ L’ALLIANCE FRANÇAISE (SECTION DE VICHY)

téléchargement (1)• L’Alliance française (section de Vichy) a arrêté son programme de conférences pour la saison 2017-2018 :

2017 : 26 octobre: « Il y a cent ans, la Révolution russe » (Armelle Groppo) – 23 novembre: « De l’empire perse à l’Iran actuel » (Dominique Lardet)

2018 : 11 janvier : « Verlaine violon, Verlaine passion » (Alain Mossé) –  1er février : « Don Quichotte en images » (Christine Chaze) – 22 février : « Connaissez-vous Dali? » (Nicole Lair) – 15 mars : « Les pionniers du commerce de 1850 à aujourd’hui » (Gabriel Maquin) – 19 avril : « La mer et la France au temps de Richelieu et jusqu’à Louis XVI » (Olivier Chaline) – 17 mai : « Vauban, portrait d’un serviteur de l’État » (Philippe Destable) – 7 juin : « La vie extraordinaire de Joséphine Baker » (Gérard Sallet) – 21 juin : « Charles-Valentin Alkan (1813-1888), « le Berlioz du piano » (Laurent Martin).

 

EN BREF…

À Mazerier, l’exposition estivale présentée par Marie-Noëlle Goffin, intitulée « Le temps s’en va » était consacrée aux instruments de mesure du temps, avec aussi une maquette du Jacquemart de Moulins.

• À  Bellerive-sur-Allier, l’exposition d’été organisée par l’Amicale laïque a présenté  « La Ferme modèle de Charles Gravier, une expérience agricole et industrielle au XIXe siècle« . Un retour sur cette entreprise qui produisat 3 000 litres de lait par jour et qui fonctionna jusqu’en 1894.

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Estelle Cournez, conférencière et auteure

À la médiathèque de Vichy, le 8 septembre 2017 a eu lieu le vernissage de l’exposition « Sur les traces de l’Allier : histoire d’une rivière sauvage« , en présence de Bernard Devoucoux, président du Conservatoire d’espaces naturels de l’Allier,  d’Estelle Cournez, directrice du CEN et auteure du livre Sur les traces de l’Allier, histoire d’une rivière sauvage. Cette exposition entend mettre en lumière l’extrême mobilité du cours de l’Allier en particulier sur son parcours bourbonnais. Estelle Cournez a donné une conférence le 23 septembre, sous le patronage de la SHAVE : »Sur les traces de l’Allier : zoom sur le secteur de Vichy ». Il est encore possible de repérer les courbes témoignant du passage d’anciens méandres de la rivière, au sein même de la ville de Vichy ou sur les communes voisines, ainsi que les vestiges d’anciens ports qui illustrent la mobilité du tracé de l’Allier.

 

AUVERGNE

◘ SPARSAE

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• Sparsae, 2ème  trimestre 2017 – n° 8:  Le sort des prêtres réfractaires d’Aigueperse pendant la Révolution  (J. Corrocher) –  Aigueperse, une gare de Limagne dans l’histoire ferroviaire du XIXe siècle   (P. Chassaniol-Alexandre) –  Le couvent des Clarisses d’Aigueperse (1421-10792): 2 : la communauté spirituelle et temporelle jusqu’à sa disparition  (J. Corrocher) –  Découverte d’occupations anciennes en sortie sud d’Aigueperse  (L.Lautier,G. Vernet).

 

◘ REVUE DE LA HAUTE AUVERGNE

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• Au sommaire des derniers numéros de la revue de la Haute Auvergne:

image111Tome 79: Janvier – mars 2017

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image001Tome 79: Avril – juin 2017

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• Cahiers d’histoire & d’archéologie du Berry:  n° 212, mars 2017 :  2016, une année Jean de Berry  (Philippe Bon),  suivi de « Programme des conférences de l’année Jean de Berry » –  Les « Nommées » rendues à Jean de Berry (v.1380-v. 1408)  (Françoise Michaud-Fréjaville) –  Simon Aligret (+ 1415),chanoine de Paris et de Bourges,maître régent de la faculté de médecine de Paris et physicien de Jean de Berry  (J.V. Jourd’heuil) -Chronique de bibliographie régionale.

 

LIMOUSIN

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• L’association La Courtine 1917 (8, avenue de la République, 23000 Guéret) a commémoré, du 15 au 17 septembre 2017, le centenaire de la présence des 16 500 soldats russes à La Courtine (Creuse) sur le plateau de Millevaches et de la mutinerie de 10 000 d’entre eux, qui fut sévèrement réprimée. Un événement longtemps passé sous silence et que La Courtine 1917  entend faire connaître en y consacrant travaux de recherches, études et expositions. Une lettre d’infos sur le centenaire, téléchargeable, est régulièrement publiée. Le programme complet  est téléchargeable sur le site de l’association. 

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NIVERNAIS-BOURGOGNE

◘ GROUPE 71

Groupe 71

34534• Au sommaire de Images de Saône-et-Loire (n° 191 – Septembre 2017): L’empreinte de Michel Bouillot sur le village de Reuilly (P. Berthier) – Saint-Martin-de-Commune, aux confins du Couchois et du plateau autunois (A.Dessertenne et F. Geoffray) – Flâneries, ou des regrets prometteurs (C-P Haverkamp) – L’église de Saint-Hurugue (A. Guerreau) – Vins et vignobles de Saône-et-Loire, un patrimoine vivant (A. Bleton-Reuge) – Actualité du patrimoine  (J-M Pierre-Guy) – Votre bibliothèque.

 

◘ MÉMOIRE BRIONNAISE

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La Diana

• Bulletin de la Diana, 2ème  trimestre 2017 :  L’Astrée et l’opéra baroque : rendez-vous manqué  (R. Briand) –  Les cordonniers de Montbrison au XVIIe siècle et la confrérie de saint-Crépin  (Mme Besson Le Huede) –  L’industrie à Sail-sous-Couzon en 1901  (S. Prajalas) –  Hommage à Élie Charles Flamand (1928-2016)  [poète mort à Paris le 25 mai 2016] –  Le Fonds Jules Troccon  (G. Perrin) [250 volumes donnés à la bibliothèque]

LES ARTS

◘ BIENNALE DES ILLUSTRATEURS À MOULINS : 4ème ÉDITION

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• Pour la 4ème fois, Moulins accueillera du 24 septembre au 8 octobre, la 4ème biennale des illustrateurs. 9 artistes, parmi lesquels Tomi Ungerer, Pauline Kalioujny ou Jérémie Fischer, seront présents  pour exposer, échanger et faire découvrir leur métier au grand public. Dix lieux différents sont dédiés aux expositions, tels que la cathédrale, la médiathèque ou la galerie des Bourbons. C’est en 1990 qu’est née l’idée de faire de Moulins un pôle national de l’illustration. Marie Thèrèse Devèze, propriétaire d’une galerie d’art à Paris, qui souhaitait conserver ses œuvres, souhaitait organiser une manifestation dans ce domaine, à Moulins.  De là est né le Centre de l’illustration devenu en 2005 le Musée de l’illustration puis le Mij.

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Nicole Maymat

• Pour prolonger cette création, la biennale des illustrateurs a vu le jour en 2010, à l’initiative notamment de Nicole Maymat, fondatrice des éditions Ipomée. Pour ce faire, une association Les Malcoiffés a été créée en 2010 et progressivement, la petite équipe de passionnés s’est étoffée. En 2016, Nicole Maymat, devenue présidente d’honneur,  a transmis le flambeau de la à Guy Jutard.  Pour elle, outre la dynamisation du patrimoine local, la biennale  doit permettre une meilleure compréhension de ce qu’est le milieu des illustrateurs, dont le travail ne se limite pas aux livres pour enfants, comme semble le croire le grand public. Les illustrateurs ne sont pas seulement non plus des affichistes ou des publicistes et ils s’expriment aussi bien par la gravure, que par le dessin ou la lithographie. L’objectif final  de Nicole Maymat est que Moulins devienne un jour pour l’illustration ce qu’Angoulême est devenu pour la BD.

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Tomi Ungerer le grand absent

• Seul regret pour les organisateurs, l’absence du « pape de l’illustration », Tomi Ungerer auquel une exposition est spécialement consacrée. L’artiste,  qui réside en Irlande, a dû décliner l’invitation, « en raison de son grand âge« . Le Musée Ungerer, basé à Strasbourg, a prêté pour l’occasion  une centaine de ses réalisations graphiques  au Mij. Parmi elles, figurent des illustrations originales de ses très nombreux livres pour enfants qui sont devenus des classiques. L’ensemble est complété par des dessins de presse et des affiches qui permettent de  mettre en valeur  d’autres palettes de l’artiste, qui peut se muer en dessinateur satirique et en chroniqueur de presse. Les visiteurs pourront se rabattre sur Carl Cneut, dont les œuvres sont exposées au Mij jusqu’en janvier 2018, et sur Serge Bloch, créateur de Max et Lili ou de Samsam. Les jeunes illustrateurs ne sont pas oubliés, avec Pauline Kalioujny et Jérémie Fischer. Enfin, en parallèle, un « festival off » qui existe depuis 2015, permettra à des illustrateurs, auteurs-éditeurs indépendants de se faire connaître.

 

CINÉMA

 

◘ FESTIVAL JEAN-CARMET :   23ème ÉDITION DU 11 AU 17 OCTOBRE

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• En prélude à la 23ème édition, les organisateurs du Festival Jean-Carmet ont visionné plus de 150 longs métrages et 500 courts métrages, pour en extraire « le meilleur du cinéma français et étranger ». Les deux évènements-phares de la manifestation organisée par Ciné Bocage sont le Prix du Meilleur Second Rôle et le Prix du Meilleur Jeune Espoir,  deux catégories pour lesquelles 57 comédiens sont nommés.

• Cette année, dans la catégorie Second Rôle, les spectateurs peuvent découvrir huit  longs métrages francophones dont six  en avant-première.  Six premiers films en Compétition Second Rôle ont été  réalisés par de jeunes et talentueux  cinéastes dont on devrait certainement entendre parler dans les prochaines années : Hubert Charuel (Petit Paysan), Marine Francen (Le Semeur), Fabien Gorgeart  (Diane a les épaules), Ilan Klipper (Le ciel étoilé au-dessus de ma tête), Léa Mysius (Ava) et  Léonor Seraille (Jeune Femme). On pourra également visionner  le dernier film de Robert Guédiguian (La Villa) et le deuxième long métrage de David et Stéphane Foenkinos (Jalouse), qui fait suite à La Délicatesse.

• Montrer que les seconds rôles ne sont pas pour autant des rôles secondaires. Tel est l’un des principaux objectifs du festival. En haut de l’affiche, on retrouve, certes,  des têtes connues comme Karin Viard, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Laetitia Dosch, Clotilde Hesme, Swann Arlaud ou encore Laurent Poitrenaux…Mais à Moulins, les organisateurs du festival entendent aussi  demander aux spectateurs  de prêter un peu plus  attention aux  autres comédiens. À ceux qui interprètent avec talent les amis et les parents des personnages principaux : « Ils sont le sel, les poil-à-gratter, les excentriques du cinéma. Des personnages parfois attendrissants, parfois drôles, parfois méchants mais dans tous les cas, des personnages incarnés par des comédiens que nous connaissons moins mais dont le talent est reconnu par tous. Par nous, par les professionnels du cinéma et pendant ces sept jours : par vous ».

MUSIQUE(S)

HOMMAGE

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ALAIN MEILLAND (1948-2017)

282f286• Le Printemps de Bourges, le premier festival de chanson française, est en deuil. Alain Meilland, qui avait été un de ses cofondateurs, il y a 40 ans, aux côtés de Daniel Colling et de Maurice Frot, est décédé brutalement le 15 octobre.  Âgé de 69 ans,  figure marquante de la vie culturelle et associative berruyère depuis le début des années 1970, il avait été transporté  à l’hôpital de Bourges, suite à un malaise survenu quelques heures plus tôt  dans les locaux du conseil départemental du Cher, lors de la signature d’une convention culturelle en présence d’une des filles de Jacques Brel.

Daniel Colling, cofondateur du Printemps de Bourges lui a rendu hommage dans les colonnes du Berry Républicain:   « Il a été le complice des débuts du Printemps de Bourges. J’avais un projet de festival et je cherchais une ville avec une maison de la culture. Et si le Printemps s’est fait à Bourges, je peux dire que c’est grâce à Alain Meilland, qui a été complice pour que la Maison de la Culture de Bourges coréalise le festival. Voilà un mois, j’ai perdu mon meilleur ami, Fernand, François-Xavier Clavel. Aujourd’hui, c’est Alain Meilland. Même si nos routes se sont éloignées, c’était une personne particulière, drôle, brillante, qui a beaucoup donné à Bourges. »

▲RETOUR SUR LES DÉBUTS DU PRINTEMPS DE BOURGES (France 3- 2011)

• Souvent décrit comme un “ éternel libertaire”,  il était originaire de Saint-Etienne. Il  avait d’abord fait  une grande partie de sa carrière dans le théâtre sous la direction de Roger Planchon et d’Antoine Vitez, avant de se tourner vers la chanson après une rencontre décisive avec Léo Ferré, en 1968. Il avait  été lauréat de l’académie Charles Cros en 1986, dans la catégorie patrimoine, pour son disque « Les Cent printemps des poètes« . Sur le site Wikipedia, on pourra trouver une biographie très complète d’Alain Meilland.

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◘ MARIA CALLAS, 40   ANS APRÈS SA DISPARITION

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Beatrice Uria-Monzon

• Le 7 octobre, à l’Opéra de Vichy, la cantatrice Béatrice  Uria-Monzon, mezzo-soprano à la renommée internationale,  a rendu  hommage à Maria Callas et à  “sa vie trépidante et exceptionnelle”. Le spectacle  “Maria Callas, une passion, un destin” est né d’une idée d’Alain Duault, expert reconnu de la musique classique, afin de marquer le 40ème anniversaire de la disparition de Diva. Béatrice Uria-Monzon considère que  la célèbre cantatrice  « était en avance sur tout le monde (et que c’était) une référence dramatique qui, plus que les interpréter, incarnait ses rôles ». Cette « tragédienne hors-pair » était aussi « une icône (qui) côtoyait les plus grands ».  Pour ce spectacle, il y avait du chant, entrecoupé de récits, ce qui a  permis de retracer la vie de la Callas, depuis sa naissance jusqu’à son décès à Paris en passant par son arrivée en Italie. Tous les grands rôles qu’elle a pu interpréter étaient à l’affiche. Des airs de La Tosca et de Manon Lescaut  de Puccini, de La Traviata et de  La force du destin de Verdi,  ou de Carmen de Bizet ont émaillé cette soirée au cours de laquelle Béatrice Uria-Monzon était accompagnée par l’orchestre, Sinfonietta de Lausanne. C’est la deuxième fois qu’elle se produisait à Vichy,  quinze ans après y avoir interprété  La favorite de Donizetti.

 

◘ 17èmes JOURNÉES MUSICALES D’AUTOMNE : “UN EXCELLENT CRU

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L’ensemble Akadêmia Souvigny Sanctuaire )

• “ Un excellent cru. Un public (qui) est là, nombreux (qui) vient aimer une musique souvent inconnue, mais très belle, très  prenante”…C’est le jugement porté par Pierre Dubois, directeur artistique des Journées musicales d’automne dont la 17ème édition s’est achevée le 1er octobre, dans une église prieurale de Souvigny comble. ZZZZL’ensemble Akadêmia, sous la direction de François Lasserre a interprété des œuvres souvent méconnues de Johann-Christoph Bach et de Johann-Ludwig Bach. De quoi découvrir avec le premier “un compositeur profond et explicite”. Au final, ces trois jours de musique baroque et classique auront séduit un millier de mélomanes, entre l’église de Saint-Menoux, le théâtre de Moulins, l’auditorium Saint-Marc et l’église de Souvigny. De quoi envisager avec sérénité l’édition 2018, qui sera une année Couperin.  Il faudra toutefois trouver un nouveau lieu, le théâtre de Moulins étant fermé pour travaux. Quant aux recettes du succès, Pierre Dubois les explique ainsi : « On fait vivre un patrimoine sur partition qui vibre à nouveau. C’est le fruit d’un travail collectif avec un soutien institutionnel très agréable. Il y a une alchimie, ici ».

 

  AVEUX TARDIFS…

• À l’ocasion du départ à la retraite de Diane Polya-Zetline, directrice de l’Opéra de Vichy, Claude Malhuret, ex-maire de la station thermale et sénateur, a fait un aveu de taille rapporté par la presse: « J’ai toujours préféré Queen ou les White Stripes à Don Giovanni ». On ne saura toutefois pas s’il s’est ennuyé lors des représentations données à l’Opéra et auxquelles il était convié.

◘ POUR TERMINER SUR UNE NOTE HUMORISTIQUE…

PERDUS DANS L’ALLIER

• Au hasard du site YouTube, Vu du Bourbonnais a repéré une  vidéo, intitulée “Perdus dans l’Allier , présentée ainsi: “On continue notre tour de l’Auvergne, un hommage à ce département bizarre (sic) (L’Allier, ndlr). Julian Benazeth et  Ivan Estves…” Où il est prouvé que l’on peut mettre en boîte (sans méchanceté) le Bourbonnais et la Bourbonnitude qui va avec… Où il est prouvé, également, qu’une petite relecture des textes n’aurait pas été inutile, mais on  pardonnera quand même aux deux apprentis artistes!

 

 

 

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