LES PARUTIONS RÉCENTES : N° 8 (OCTOBRE – NOVEMBRE – DÉCEMBRE 2017)

MISE À JOUR:    31 DÉCEMBRE 2017

 

PARUTIONS RÉCENTES  : BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provincesBourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    “Parutions récentes” étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er octobre  au 31 décembre  2017. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement durant le trimestre.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• BARJAVEL  René: Ravage. Dossier établi par Claire Cakpo. 1 vol. br, 370 p, éd. Gallimard, coll. Folio Collège, 8,20 €.

barjavel«Et d’un seul coup, comme une pierre, le noir tomba. Le poste, les lumières du plafond, tout, à la fois, s’éteignit.»  Le progrès a transformé le XXle siècle en un temps de nouveautés toutes plus pratiques les unes que les autres. Ça vole dans des véhicules qui atterrissent sur des terrasses, ça se déplace dans les rues en taxis électriques, ça climatise son logement… Rien d’extravagant, pensez-vous? Si, tout de même : Ravage est imaginé et écrit en 1943. Et c’est troublant de penser que ces prédictions se sont à peu près réalisées. On espère toutefois que celle qui dérègle l’univers bien organisé du roman nous épargnera : l’électricité fait soudain défaut. Le retour à la terre et à la paysannerie pourrait être la solution… Comporte  un dossier en quatre parties : Je découvre ,  J’analyse , Nous avons la parole , Prolongements , à destination des classes de quatrième.

• BECKER Colette (édition établie par) : Émile Zola : La fabrique des Rougon-Macquart : volume VII : Le rêve. La bête humaine.  Édition des dossiers préparatoires.  2 vol. reliés, format à l’italienne,  1 512 p, biblio, éd. Honoré Champion, 220 €.

Z Becker► Ce volume présente les dossiers préparatoires des 16ème  et 17ème  Rougon-Macquart, Le Rêve et La Bête humaine, deux romans, en apparence du moins, totalement opposés, mais qui révèlent l’extrême diversité d’un écrivain explorant tous les genres et sa volonté d’étonner, de surprendre les lecteurs, de se les attacher. Après « les Géorgiques de la crapule » (A. France), La Terre (voir volume précédent), Le Rêve, conte de fées se déroulant dans un monde quasi mythique tout pénétré des légendes de l’Église et de l’Histoire, la réalisation triomphante du rêve d’une petite brodeuse pauvre qui épouse un prince. Zola, qui semble plonger dans les délices du conte bleu, entrelace, en fait, trois histoires de passion folle, impossible. Après ce roman déroutant, complexe, riche des obsessions fondamentales de son auteur, La Bête humaine, « un drame à donner le cauchemar à tout Paris », selon ce que se propose Zola au premier folio de son Ébauche, un roman sur le crime et la justice, qui se déroule dans un monde, alors moderne et offrant de riches possibilités à l’imaginaire, les chemins de fer. Zola explore toutes les sortes de crimes et de violences, il montre une justice engluée dans les idées toutes faites et pose la question de la vérité et de sa quête. Il plonge, surtout, dans le fond ténébreux de l’homme, ouvrant la porte d’épouvante sur les forces obscures et irrépressibles qui l’entraînent, « sur le gouffre noir du sexe, l’amour jusque dans la mort », sur Éros et Thanatos inextricablement mêlés. Ce volume offre ainsi les dossiers importants en volume et en contenu de deux des romans les plus violents, les plus personnels de Zola ; ils sont aussi particulièrement modernes dans leur exploration du désir, du corps, de l’inconscient (un des titres essayés pour La Bête humaine).  Colette Becker, est professeur émérite à l’Université de Paris X-Nanterre. Elle a édité de nombreuses œuvres de Zola (dont Les Rougon-Macquart, « Bouquins ») et plusieurs études sur l’écrivain et le roman du XIXe siècle (Les Apprentissages de Zola, P.U.F ; Émile Zola, « Portraits littéraires », Hachette supérieur ; Zola, Le Saut dans les étoiles, Presses de la Sorbonne nouvelle ; Lire le réalisme et le naturalisme, Nathan ; Le roman au XIXe siècle, Bréal ; avec J.-L. Cabanès). Elle a également codirigé avec P.-J. Dufief le Dictionnaire des naturalismes, Honoré Champion, 2017.

•  DESTUTT DE TRACY Antoine Louis Claude (1754-1836) :  Essais philosophiques.  Introduction, édition et notes de Claude Jolly. 1 vol. br, 430 p, éd. J. Vrin, coll. Œuvres complètes de Destutt de Tracy, 39 €.

DESTUTT TRACY► À côté des quatre volumes des Éléments d’idéologie qui, complétés par le Commentaire sur l’Esprit des lois de Montesquieu, constituent l’opus magnum de Destutt de Tracy, celui-ci a écrit entre 1795 et 1806 plusieurs textes aux statuts très divers apportant un éclairage important sur la formation et le positionnement de l’Idéologie. Réunis dans le présent ouvrage, ces travaux peuvent être rangés dans quatre catégories : 1- Les mémoires issus des communications lues sous le Directoire devant la classe des sciences morales et politiques de l’Institut national et constituant un premier essai de formalisation de la nouvelle philosophie. Parmi eux, le Mémoire sur la faculté de penser (publié en 1798) annonce et préfigure l’Idéologie proprement dite. 2- La confrontation avec le kantisme qui commence seulement à se diffuser en France à partir de 1796. De la métaphysique de Kant (publié en 1802) permet de mesurer tout ce qui sépare l’Idéologie de cette philosophie que Destutt de Tracy qualifiera dans une lettre à Maine de Biran d’étrangère et étrange. 3-  Les textes qui s’inscrivent dans le prolongement direct des Éléments d’idéologie, tels que les Principes logiques (ouvrage écrit en 1805 mais publié en 1817) ou le mémoire Nosce te ipsum adressé en 1806 à l’Académie de Berlin.  4- L’essai consacré au livre de Charles-François Dupuis, L’Origine de tous les cultes. En procédant à une analyse raisonnée de cet ouvrage qui met en évidence qu’un même et antique culte de la nature, des astres et des saisons est à la source de toutes les religions, Destutt de Tracy dénonce en celles-ci un obstacle à la bonne logique et à la saine morale privée et publique.

• DEVEAUX Hubert, DEVEAUX Marie :  Qui va à la chasse perd sa place ! : les mots de la chasse dans notre langue, expressions, proverbes, citations. 1 vol. br, 144 p, éd. Le Gerfaut,  coll. Les bons mots, 20 €.

Z DEVEAUXActivité aussi vieille que l’humanité, la chasse occupe une place très importante dans notre langue. L’objet de ce livre est de le montrer en présentant les proverbes, maximes ou sentences qui utilisent des mots de la chasse, des expressions et des locutions qui s’y réfèrent, et des citations où il est question de chasse. Des proverbes les plus connus (« Qui va à la chasse perd sa place ») aux plus oubliés (« Qui deux choses chasse, ni l’une ni l’autre ne prend »), des expressions les plus évidentes (« Miroir aux alouettes ») aux plus étonnantes (« Voilà le hic »), des citations les plus classiques aux plus provocatrices en passant par les plus drôles, ce livre répertorie tout ce qui a un rapport avec la chasse dans notre langue. Cette « chasse aux mots de la chasse » commente, analyse et raconte la chasse et les mots, avec humour, mais aussi sérieux, entre légèreté et érudition.Les deux auteurs bourbonnais, s’étaient fait connaître, notamment, en publiant en 2006 Comment traire une poule ?:manuel à l’usage des nouveaux campagnards (éditions Chifflet, 126 p.). Leur nouveau livre est dédié à la chasse, mais pas seulement : « Si ce livre est destiné aux chasseurs, il l’est aussi et surtout aux amoureux de notre langue que ça amusera de découvrir que les mots de la chasse imprègnent nos conversations quotidiennes ».

FOURNIER Jean-Claude : Si ma petite ville vous était contée, en mollussonnais dans le texte. Version numérique : 5 € –  Version papier : 1 vol br, 220 p, 50 illustrations, disponible sur le site Amazon : 9 €.

FournierExtrait de la présentation par l’auteur : Comme le sous-titre l’indique, ces chroniques de la vie quotidienne sont écrites, de manière assumée, dans un registre de langue parlée, telle que l’on peut encore l’entendre aujourd’hui en surprenant une conversation dans les milieux populaires de la ville industrielle dont il C’est cette gouaille particulière, tout à la fois pittoresque et poétique (à sa manière parfois rugueuse il est vrai), que j’ai voulu capter  ̶   et contribuer à préserver peut-être  ̶   en choisissant de faire parler mon narrateur et les quelques personnages qui interviennent au cours de passages dialogués, dans une langue peu académique. C’est du français, n’en déplaise aux ayatollahs de la syntaxe, un parler qui fut enrichi au cours des siècles par les différents apports, patoisants ou non, de toutes les populations échouées dans notre bassin industriel pour y trouver du travail. C’est ce caractère « synthétique » qui en fait l’originalité et l’intérêt qu’il peut y avoir à ne pas se contenter d’un lexique recensant les mots ou tournures les plus « amusantes », comme le font déjà très bien les divers lexiques et dictionnaires du parler local parus dans le commerce. Je me suis efforcé, au contraire ̶ comme je l’ai déjà fait dans les trois romans de ma trilogie ̶ , d’insérer ces expressions dans une trame narrative continue. Mais cette fois-ci, le parler local est employé de manière plus systématique encore, ceci afin de voir comment cette « langue » particulière, pouvait apporter un « supplément d’âme » à la façon dont nos concitoyens tentent de dire le monde, d’exprimer leur tristesse, leur « vezon » ou leur « via » par exemple, qui sont autre chose que le blues des noirs américains, que le spleen Baudelairien ou que le « mal du siècle » des romantiques après Châteaubriand…

couv-2-540x500-300x278• FOURNIL Dominique, CINQUIN Fabienne : Le cabinet de curieuses : procession d’élégantes.  1 vol. br, 20 p, illustrations en couleur. Ouvrage tiré à 50 exemplaires,  imprimé manuellement et sérigraphié par Stéphane Queyriaux, éd. Le Trou de la serrure (Chamalières).

► L’auteure, Dominique Fournil, est professeure de Lettres au Lycée Madame-de-Staël à Montluçon.

GRENIER Roger, BRASSAÏ : Correspondance (1850-1983), précédée de Brassaï et les lumières de la ville, par Roger Grenier. 1 vol. br, 216 p, 74 illustrations, éd. Gallimard, coll. Blanche, 28 €.

product_9782070196951_195x320Brassaï est arrivé à Paris en 1924 pour devenir peintre. Mais ce sont ses errances nocturnes avec ses amis artistes qui l’ont métamorphosé en photographe, aidé par les conseils de son compatriote André Kertész, le premier à prendre des photos de nuit. En 1932, il publie l’album Paris de nuit qui lui apporte aussitôt la célébrité, il collabore à la revue surréaliste Le Minotaure et rencontre Picasso dont il photographie les sculptures au château de Boisgeloup.  Roger Grenier, qui fut président du jury du prix Valery Larbaud,  a vécu sa jeunesse à Pau, où il a rencontré Gilberte, future épouse de Brassaï. Journaliste à Paris depuis la Libération, il lui trouve un travail grâce auquel elle rencontre le photographe en 1945. Les deux hommes deviennent très liés et leur amitié durera jusqu’à la mort de Brassaï. Comme l’écrit Roger Grenier dans son texte qui évoque leurs trente-trois ans d’amitié : “Venant de Brasso, en Transylvanie, il trouva avec nous une nouvelle famille. Je pense souvent que c’est moi qui l’ai marié, à la mairie du XIVe et à Notre-Dame-des-Champs, et c’est moi qui l’ai enterré, au cimetière Montparnasse”.  Dans les nombreuses lettres et cartes postales que Brassaï adresse à son ami Roger, défilent voyages et projets du célèbre photographe, qui prépare ses livres sur d’illustres amis tels que Picasso et Henry Miller, termine l’édition du Paris secret des années 30, ou se met à la sculpture. Cette correspondance inédite donne le portrait sans retouches de l’un des plus grands photographes du XXe siècle.

LAVAL Henri : L’étrange découverte. 1 vol. br, 256 p, éd. de la Veytizou, 22 €

VEYTIZOU_laval_couv.inddPar une belle matinée d’automne, un retraité promène sa petite chienne à l’orée d’une forêt. À l’heure du déjeuner, l’homme revient à la maison mais Finette a disparu. Où est donc passée la petite chienne si intelligente ? A-t-elle flairé la trace d’un gibier ? S’est-elle égarée ?  Après le repas, son maître repart à sa recherche. Il la découvre aux abords d’une cabane de bûcherons abandonnée. Finette est tapie dans les herbes sèches et renifle “ une chose” qui paraît vivante…  Ainsi commence l’énigme de l’enfant abandonné ! D’où vient-il ? C’est le début d’un étonnant parcours de vie qui va se reconstituer peu à peu.

LEWIS B : Physiologie du Bourbonnais. B. Lewis est le pseudonyme de Louis Batissier (1813-1882). Réimpression en fac-similé. 1 vol. br, 192 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

1505132773_livre.physiologie.du.bourbonnais.b.lewis.editions.lacour.olleExtrait de l’introduction : “ Ce que je viens de dire suffit sans doute pour faire voir quel vaste champ la montagne bourbonnaise offre à l’observation des philosophes et des publicistes, et combien la civilisation a encore à faire dans notre pays pour répandre ses bienfaits sur toutes les classes de la société. Il est clair que c’est dans la campagne qu’il faut rechercher les organisations excentriques, les allures originales, les habitudes pittoresques. Rien n’y est venu détruire les antiques traditions, les vieux préjugés. Nos lois n’ont pu encore façonner sur un même modèle cette race d’hommes qui restent tels que la nature les a faits. Je ne sais si j’ai réussi à peindre bien exactement le tableau qu’offrent les diverses classes de notre population bourbonnaise. Toutefois, je puis dire que j’ai écrit franchement ce que j’ai vu. Peut-être trouvera-t-on quelques-uns de mes jugements un peu sévères, et accusera-t-on en moi un esprit chagrin et malveillant ; peut-être me reprochera-t-on de m’être laissé aller à dire le mal plutôt que le bien, à chercher plutôt le côté ridicule des choses que leur côté sérieux. S’il en était ainsi, j’en demanderais très humblement pardon ; tout le monde sait qu’il est plus facile de jouer avec la critique qu’avec la flatterie, même quand elle est de bon aloi. Je dois donc finir ce petit opuscule en rendant hommage à toutes les excellentes qualités qui distinguent les habitants du Bourbonnais, qualités que tout le monde s’est plu à reconnaître en eux”.

• MALTÈRE Céline : Les nouvelles charcutières. Illustrations de Jean-Paul Verstraeten. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. Ginko éditeur, coll. L’ange du bizarre, 9 €.

promo3►Charcuterie et poésie…Ces goûteux récits, entrecoupés de poèmes bien saucissonnés, donnent un aperçu du talent épicé de l’auteur, la  Moulinoise  Céline Maltère, qui en est à son sixième livre. Volontiers cannibales, ses artistes en terrines et en chapelets de saucisses sauront vous mettre en appétit. Qu’il s’agisse de construire une tour Eiffel en galantine ou de piéger les automobilistes par un camion « laitier », les personnages des Nouvelles Charcutières garderont un œil attentif sur votre parcours de lecture. Restez vigilants !

MOMCILOVIC Jean-Pierre : Sang pour sang. Roman policier. 1 vol. br., 276 p, éd. Amazone, 15,64 €

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► Une jeune fille est droguée et enlevée par un automobiliste. Il fait nuit lorsqu’elle se réveille, étendue et attachée sur une pierre plate dans un vieux bâtiment poussiéreux, et que son agresseur l’égorge. Il a des dents de vampire. Un groupe de jeunes découvre, au cours d’un chantier de vacances, une salle souterraine au pied du donjon d’un vieux château. Les cadavres de deux jeunes filles, dont celle enlevée quelques jours avant, sont retrouvés dans cette crypte, la gorge percée par de profondes morsures. La commissaire Florence Deligny doit très vite retrouver à qui appartient la vieille maison située près du château et dans laquelle débouche le tunnel conduisant à la crypte. D’autant plus qu’une des jeunes filles du camp de vacances disparaît à son tour. Au moment où son adjoint découvre sur une revue l’existence aux USA de sectes de vampires, elle se rend compte que les trois jeunes filles assassinées, non seulement se ressemblent, mais ressemblent étrangement à la propriétaire de la petite maison au pied du château, qui est morte il y a quelques années dans un accident de voiture, la gorge déchirée par un éclat de verre. Où est aujourd’hui celui qui conduisait la voiture au moment de l’accident ? Et qui est cet étrange archéologue qui fait tout pour que les fouilles dans le vieux château soient interrompues ? Et ne fait-il pas un bon suspect, ce témoin spontané qui a vu le 4/4 du ravisseur mais qui est déjà connu pour agressions sexuelles ? Une autre jeune fille blonde est enlevée en plein jour par un homme au volant d’un 4/4. Est-ce le même que celui vu par le témoin ? Est-ce le même que celui vu par un paysan qui se retrouve au commissariat pour avoir oublié son permis ? Il faut que la dernière victime soit retrouvée avant la nuit puisque les vampires ne tuent jamais en plein jour !

• PINEL Pascal : Aux gars d’chez nous. 1 vol. br, autoédition Pascal Pinel, prix non communiqué.

Z pinel► L’auteur retrouve la paire de sabot qu’il portait à vingt ans. C’est le prétexte d’un petit voyage dans son Bourbonnais intime. De l’échoppe du sabotier à la retraite, à Montaigu-le-Blin, de Villard-les-Bois (Coutansouze) en forêt des Colettes, en passant par Cindré, Charroux et Jaligny, il s’offre un pèlerinage atypique, évoque les chers disparus et rend hommage à ses racines en souhaitant faire résonner “les paysages intérieurs” du lecteur. Réalité et fiction se mêlent à plaisir dans ce récit qui se déroule entre 1988 et 2016. On y trouve, par exemple, les célèbres personnages romanesques de Fallet, le Glaude et le Bombé de La Soupe aux choux ou les Vieux de la vieille. Cette fresque, où alternent truculence et gravité, utilise les thèmes de l’écriture, de la fraternité humaine. Elle fait vibrer nos cordes sensibles et nous invite à vivre dans la jubilation de l’instant (extrait de La Montagne – 19 décembre).

• RAGON Pascal : Chroniques de Ragon le bègue. 1 vol. br, 220 p, éd. Edilivres, 19 €.

9782414077694Ce livre est l’histoire d’un adolescent complexé, fils de paysan bourbonnais, assis au fond d’un car scolaire en route pour le collège de Cosne-d’Allier. Ce matin-là, il oublia vite ses pensées cafardeuses après avoir aperçu dans la campagne une créature étrange évoluant dans le brouillard d’automne. D’abord choqué, puis complètement envoûté par cette apparition, il consacrera sa vie à tenter de comprendre qui elle est. Cette quête le mènera, trente ans plus tard, à se tenir debout devant un grand menhir planté là, dans l’Allier, tout près du village de Louroux-Hodement. Il sait que cette pierre levée est en fait une borne ancestrale signalant la présence d’une porte fantastique et invisible, s’ouvrant vers un autre monde. Il tient la clé dans ses mains, mais ira-t-il de l’autre côté ?

◘ HISTOIRE

ALLORANT Pierre (sous la direction de) : Jean Zay : invention, reconnaissance, postérité . Préface de  Pascal Ory. 1 vol. br, 178 p, illustrations, éd. Presses universitaires François-Rabelais, 22 €.

Jean zayTextes issus du colloque organisé à Orléans les 25 et 26 novembre 2014. Ce livre offre un regard nouveau et complémentaire sur l’apport de Jean Zay (Orléans 1904 – Molles 1944) à la culture de son temps.Il  y a 80 ans, sous  le Front populaire,  un jeune ministre radical incarne deux des plus grandes ambitions de la gauche au pouvoir : démocratiser l’Education nationale, donner accès à tous à la culture, sous toutes ses formes. Détesté par Pétain, condamné à la « mort civile » comme Dreyfus, assassiné à 40 ans par la milice de l’Etat français après le Débarquement, Jean Zay entre au Panthéon en 2015, tardive reconnaissance de son oeuvre innovante et de son parcours républicain exceptionnel. A côté d’ouvrages biographiques et d’histoire politique, ce livre offre un regard nouveau et complémentaire sur l’apport de Jean Zay à la culture de son temps. L’originalité du parcours du fondateur de la Phonothèque nationale, du Musée des arts et traditions populaires, du CNRS, de l’ENA et du Festival de Cannes est ici restituée par les regards croisés des sciences humaines. Jean Zay, homme d’Etat, ministre novateur de l’Education nationale et des Beaux-Arts, a su réinventer les relations des acteurs de la culture et des arts au pouvoir politique. À  l’opposé des censures et de l’art officiel, il a œuvré afin que la nation s’approprie de manière nouvelle son patrimoine et ses réalisations, en respectant la liberté de création et l’indépendance de la fonction publique. Pour la première fois, les sources familiales et les traces locales de ce  » Résistant de la veille  » sont revisitées grâce au témoignage inédit de ses deux filles, Catherine et Hélène.

CARRÉ Philippe, MALGLAIVE Alain, GLOMET Jean-François :  Le Vernet-sur-Sioule et la Maison du Buysson.  Préface de Bernard Devoucoux du Buysson. Postface de  François Devoucoux du Buysson. 1 vol. br, 163 p, illustrations, éd. Association Azi la Garance.

3436024►  « Ce lieu du Vernet ne pouvait être « raconté » qu’en intégrant l’histoire de cette illustre famille qui s’y est établie voici maintenant deux siècles, les Du Buysson » (J. F. Glomet). Le hameau du Vernet est principalement connu par son restaurant le « Relais bourbonnais » qui conserve la tradition d’un lieu d’étape en raison de la poste aux chevaux établie à proximité entre 1749 et 1816. En 1817 François Amable Charles du Buysson devint propriétaire du Vernet. Six ans plus tard son neveu et héritier Charles Julien du Buysson fait construire le château et devient maire de la petite commune (réunie en 1831 à Broût) . Son fils François (1825-1906), orchidophile, et ses petits-fils Henri (1856-1927), entomologiste, et Robert (1861-1946), coléoptériste, sont des naturalistes reconnus. Sa descendance réside toujours au château du Vernet (Philippe Carré).  La filiation de cette famille remonte à 1319 et son ancrage en Bourbonnais à 1496. Marie Josèphe du Buysson épousa en 1923 Arthur Devoucoux dont elle eut cinq enfants, tous décédés. Pour éviter l’extinction du nom, par  un jugement du tribunal civil de Moulins du 12 novembre 1957, les enfants furent autorités à porter le nom de Devoucoux du Buysson. De longues listes des  publications des trois naturalistes  sont données. Ils entretinrent des relations savantes et entomologiques avec les scientifiques du Bourbonnais, de France, d’Europe et d’ailleurs.

CHAOUI  Salah Eddine :  Ma sœur Touria, première aviatrice du monde arabe. 1 vol. br, 129 p, illustrations, éd. l’Harmattan, 15 €.

CHAOUI► Touria Chaoui, née en 1936 à Fès dans le Maroc sous protectorat français,  fut consacrée en 1951 première aviatrice du Maroc et du monde arabe, après avoir passé son brevet de pilotage délivré par l’armée de l’air française. Dans un Maroc qui revendiquait son indépendance, la jeune fille devint un symbole de militantisme et d’émancipation de la femme marocaine.  Le 1er mars 1956, alors qu’elle n’avait que 19 ans elle fut assassinée devant le domicile familial. « Le mobile de cet homicide n’a jamais été élucidé ». Son frère, né en 1944,  aujourd’hui artiste peintre professionnel et installé à Vichy, qui avait assisté à sa mort, a décidé de lui rendre hommage à travers ce livre. Il a donné une entretien à La Montagne (7 novembre). A propos de l’élucidation de son meurtre : « Celui qui a tiré était l’homme des basses œuvres. Il y a toujours eu des rumeurs sur le nom du commanditaire. Il est resté dans l’impunité ». « Elle était un symbole et les obscurantistes ne voulaient pas qu’elle vive ».

• DELALLIER Louis : Le Grenier de mon Moulins : Anecdotes, trouvailles insolites et succulentes : Tome I.  1 vol. br, 100 p, illustrations n-b, éd. Imprimeries réunies – Éditions Bertines, 12 €.

livre-GRENIER-DE-MON-MOULIONS-BD-2-600x600De vieilles images qui remontent de très loin, des scènes vues jadis, des anecdotes entendues, des histoires racontées, des souvenirs colportés de générations en générations …Émotion, nostalgie…Ce n’est pas une étude ni une histoire de la ville que l’auteur nous présente dans cet ouvrage. En fouillant dans les malles du grenier de son Moulins, par bribes, en vrac, il nous fait revivre un quotidien accumulé pêle-mêle à l’abri du temps. À picorer sans modérations ! Ce livre est le prolongement du blog éponyme ouvert par l’auteur en février 2013. À un rythme soutenu, il propose, souvent à partir d’extraits de presse de l’époque, de revenir sur les 1001 faits qui ont fait la grande et la petite histoire de Moulins et des Moulinois, depuis un siècle.

FILLETON Dominique : Les anciens sportifs montluçonnais depuis 1885. 1 vol. br, illustrations n-b, éd. des Champs Élysées – Philippe Chatel, 28 €.

3544626Un ouvrage essentiellement composé de photographies extraites, pour une grande partie,  du fonds des archives municipales de la ville de Montluçon. Le texte se réduit souvent à un simple titre. S’y ajoutent des images provenant des archives des clubs ou de particuliers. La plus ancienne photo, datant de 1900, représente une démonstration d’escrime sur ce qui était alors la place du Foirail, face aux usines Saint-Jacques. Tout en faisant le tour des clubs, Dominique Filleton rend aussi hommage à des sportifs emblématiques tels que Roger Walkowiak, champion cycliste, vainqueur du Tour 1956 et récemment disparu.

• Fonds Maurice Perrot des Gozis : Tome 2 : 0051 Alaigre (d’) à 0100 Andigné (d’) . 1 vol. br, 254 p, éd. Cercle généalogique et héraldique du Bourbonnais, 20 €.

crbst_DES_20GOZIS_202► Gilbert Bon Maurice Perrot des Gozis (1851-1909), ou selon l’usage, Maurice des Gozis, était un érudit bourbonnais de premier plan, originaire de Montluçon. Sa vie, ses œuvres, et même sa généalogie ont fait l’objet d’une étude approfondie de la part de notre collègue M. Gabriel Bellard, à l’occasion du 30ème anniversaire de la création du CGHB en 2008. Cette étude a été publiée dans une brochure intitulée « Le Cercle Généalogique et Héraldique du Bourbonnais rend hommage à huit généalogistes bourbonnais ».  Après sa mort sans postérité, les collections naturalistes et la bibliothèque de Maurice des Gozis furent vendues aux enchères, mais ses 5663 dossiers généalogiques manuscrits, rassemblés en 74 volumes, furent dévolus par testament au chanoine Joseph Clément, son éminent collègue de la Société d’Emulation du Bourbonnais, laquelle comptait nombre de savants généalogistes dans ses rangs, à cette époque. Parmi eux était Philippe Tiersonnier (1864-1945), qui utilisa abondamment ces documents que l’on commençait à appeler le « fonds des Gozis ». Dans les années 1950, après la 2ème guerre mondiale, une nouvelle génération de généalogistes apparut. Le fonds des Gozis fit l’objet d’une table onomastique qui fut publiée dans le Bulletin généalogique d’information, sous la signature du baron de Nervo, entre janvier 1957 et octobre 1958, ce qui ne manqua pas d’exciter la curiosité des amateurs.

HILLAIRET Jacques (Commentry 1886-Paris 1984) : Connaissance du vieux Paris Nouvelle édition. 1 vol. br, 816 p, éd. Payot, 29 €.

HillairetDe la rue Mouffetard qui doit son nom aux émanations putrides de la Bièvre, à l’avenue Franklin-Roosevelt qui fut longtemps un coupe-gorge, en passant par la place de Valois où se tenaient les cuisines du Palais Royal, la somme indémodable de Jacques Hillairet nous raconte quartier par quartier, rue par rue, le Paris de jadis. Mille pages, deux cent cinquante gravures et dessins, une foule de curiosités et d’informations sur l’architecture et la vie quotidienne de notre capitale.

Extrait de l’introduction :  “Depuis quelque trente ans que Jacques Hillairet a réuni dans ces pages tant d’indications sur le Vieux Paris, ce volume ne cesse d’être conseillé par les amoureux de Paris et réclamé par ceux qui ne le possédaient pas encore. Saviez-vous que la place de Valois est l’ancienne cour des cuisines du Palais-Royal, nom qu’elle porta, du reste, au XVIIIe siècle ? (…) Plongez-vous vite dans ce recueil qui fourmille de curiosités que de renseignements sur l’architecture et la vie du Paris de jadis. Bonne promenade !”

• LIÉGARD Sophie (sous la direction de): Les sarcophages médiévaux du département de l’Allier: Étude des contenants funéraires en pierre des premiers siècles  du Moyen Âge dans le Bourbonnais et ses environs. 1 vol. br, 180 p, illustrations, éd. Groupement de recherches archéologiques et historiques du centre Allier – GRAHCA),  18 € (25 € franco).

Les travaux dans les centres bourgs mettent régulièrement au jour des tombes médiévales, témoignages des anciens cimetières qui se groupaient autour des églises. Il n’est pas rare que ces inhumations soient associées à des sarcophages dont la fabrication remonte aux premiers siècles du Moyen Age. Durant la période mérovingienne, le berceau du Bourbonnais abritait en effet un important centre de production de contenants funéraires en grès qui ont été diffusés dans l’ensemble du département et même bien au-delà jusqu’à Chartres.  Cet ouvrage présente, en 180 pages et autant d’illustrations, un inventaire des sarcophages découverts dans le département de l’Allier, accompagné d’une synthèse relative aux résultats de près de 20 années de recherches sur ces vestiges qui ont traversé les siècles. Le lecteur y trouvera des informations aussi bien sur les matériaux utilisés, que sur les techniques de production, sur les modes de transport, la morphologie et les décors de ces éléments, ou encore, sur leurs conditions d’utilisation et de remploi au cours du temps. L’auteur, Sophie Liegard, dirige des chantiers de fouilles et des études archéologiques dans la région depuis 25 ans. Pour mener à bien le long travail d’inventaire indispensable aux réflexions présentées aujourd’hui, elle a bénéficié de l’aide de nombreuses personnes qui se sont impliquées dans cette recherche en permettant de faire progresser les connaissances dans un domaine resté jusque-là à l’écart des préoccupations des chercheurs de la région.

LONDRES Albert : Albert Londres et l’Extrême-Orient : Chine, Japon et paix mondiale (1922-1932). Textes originaux présentés par Bernard Cahier. 1 vol. br, 275 p,  éd. du Michka (Vichy), prix non commuiniqué. .

Ce livre reprend les dépêches d’origine, telles que parues dans les journaux de l’époque, ainsi qu’un certain nombre d’inédits.

LONDRES Albert : Palestine, Syrie,Liban… Albert Londres et les tensions au Proche-Orient en 1920 : six articles inédits du Petit Marseillais. Préface de Bernard Cahier. 1 vol. br, 61 p, illustrations,  Ed. du Michka, 10 €.

Regroupe une série d’articles publiés sous pseudonyme  les 3, 5, 14, 24  et 26 janvier, et 2 février 1920 dans le journal Le petit Marseillais. 

MALBRUNOT Pierre :  Les Malbrunot : une famille en val de Bourgogne, aux Basses-Marches du Bourbonnais, du XVème au XXIème siècle. Nouvelle édition mise à jour. 1 vol. br, 208 p, illustrations, éd. Cercle généalogique et héraldique du Bourbonnais, 50 €.

PINASA Delphine, PERAULT Sylvie (sous la direction de) :  Artisans de la scène. Exposition Moulins  Centre national du costume de scène (14 octobre 2017 – 17 mars 2018). 1 vol. relié, 160 p, illustrations en couleur, bibliographie,  éd. Somogy, 25 €.

Z CNCS► Objet artisanal par excellence, le costume de scène prend vie sous nos yeux grâce à la passion d’artisans aux savoir-faire internationalement reconnus. Véritable guide du costume de scène, cet ouvrage présente les nombreux corps de métiers qui interviennent dans la chaîne de fabrication : du projet aux contraintes et spécificités de l’artiste et de sa prestation, des chapeaux aux chaussures, des bijoux aux armures, des plumes aux perruques, des broderies aux teintures…Pour découvrir les métiers d’excellence des ateliers qui œuvrent dans l’ombre des coulisses des plus grands spectacles !…Sommaire : Préface –  Le costume de scène, objet artisanal – L’école des artisans de la scène. Principaux thèmes abordés : Costumiers – Bijoux d’opéra – Chapeaux –  Bottiers et cordonnier au théâtre – Ennoblissement – Masques –  Plumes – Armures. 

STONE (GAUTRAT Annie), QUITTÉ Yves : Complètement Stone. 1 vol. br, 382 p, illustrations en couleur, éd. Robert Laffont, 21 €.

9782221193433Il suffit d’une discussion avec un producteur de Polydor au Bus Palladium et d’une rencontre avec un certain Éric Charden pour que le destin de Stone bascule. À 18 ans, elle enregistre quatre titres sur un 45 tours et retrouve sa frange blonde affichée en 4 × 3 sur les Champs-Élysées ! Trop heureuse d’échapper au joug paternel, « la petite Stone » passe sans transition du statut de fan inconditionnelle de l’émission « Salut les copains » à celui de star… côtoyant soudainement ses idoles. Dès lors, tout s’enchaîne très vite : mariage atypique, tournées incessantes, promotions dévorantes et le tourbillon des années 1970 avec l’incroyable succès de « L’avventura », de « Made in Normandie » puis de la comédie musicale Mayflower. Mais la gloire et le luxe d’une vie hors norme et (trop ?) insouciante ne font pas tourner la tête de Stone. Après son divorce d’avec Éric Charden, elle enregistre la face B de sa vie avec Mario d’Alba. Entre galas et théâtre, cette végétarienne convaincue se consacre à ses trois enfants, défend de justes causes et se passionne pour des sujets aussi variés que le jeûne, la communication avec l’au-delà ou l’écologie selon Pierre Rabhi. De ses blessures d’enfance à la parenthèse enchantée des années 70-80, la chanteuse nous livre une autobiographie vraiment « stone », new age, sexe, drogue et rock’n’roll… Intime et sans tabou.

• VIGNAIS Claude : L’enfer des Balkans (1914-1919). 1 vol. br, 400 p, autoédition Claude Vignais (17 rue Brunet – 03630 Désertines), 22 € (28,30 € franco).

Sans titreDans ce nouvel ouvrage, Claude Vignais s’attache à montrer l’importance des Balkans dans la première guerre mondiale. C’est là, à Sarajevo, que prit naissance la Grande Guerre, avec l’assassinat de l’archiduc héritier d’Autriche. C’est aussi dans les Balkans, sur les crêtes de la Moglena et dans la vallée du Vardar, bien plus que sur les bords de la Meuse, qu’elle s’acheva à l’automne 1918. Dans cet ouvrage de plus de 400 pages, Claude Vignais fait revivre l’expédition des Dardanelles, à la fois trop expéditive et totalement ratée, ainsi que l’armée d’Orient depuis  Salonique jusqu’à la remontée harassante vers le Danube. Il décrit ainsi une guerre nue, mais il le fait sans outrance ni complaisance, à l’échelon du fantassin, comme du général en chef.

• WIRTH Thierry: Vichy, l’adolescence (1850-1900). 1 vol. relié, 600 illustrations n-b et couleur, éd. Les 3 Roses (03110 Cognat-Lyonne), 29,90 €.

L’évolution, en images, de la ville de Vichy, entre l’aube du Second Empire et la belle Époque ou comment Vichy est passé du statut de bourgade, de moins de 2 000 habitants, à celui  “reine des villes d’eaux”, en à peine un demi-siècle. Le livre s’adresse aussi bien aux Vichyssois qu’aux amoureux de la ville, comme à tous ceux qui veulent simplement en savoir plus sur l’origine des lieux et des bâtiments qui ponctuent la station thermale.

◘ DIVERS

CHALENDAR Pierrette : Cochonnailles, volailles et cueillettes en bourbonnais. Réimpression en fac-similé. 1 vol. br, 96 p, éd. Lacour-Ollé, 8 €.

 Chaendar► Comme il a été montré dans le premier volume que nous lui avons consacré, la cuisine bourbonnaise a su, de tout temps, tirer le meilleur parti des produits du terroir. Qu’ils viennent du potager ou du verger familial, de la cueillette, de la pêche en rivière, de la chasse ou de l’élevage bovin, porcin, ou des volailles fermières, la cuisinière n’a que l’embarras du choix pour faire montre de ses capacités à élaborer des mets savoureux avec des produits du cru. Car à côté des plats d’origine paysanne sans fioritures, il existe une cuisine bourgeoise plus recherchée dans sa présentation et dans certains accompagnements, notamment dans les sauces lors des « goûters » (autre nom du repas de midi) et qui fait appel à des ingrédients venus d’ailleurs même si elle met un point d’honneur à travailler les denrées locales. Le présent ouvrage tente de donner quelques échantillons de l’une et l’autre”.

 

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

ANGLADE Jean : La saga des Pitelet. Regroupe la trilogie Les ventres jaunes, La bonne rosée et Les permissions de mai. 1 vol ; br., 600 p, éd. Presses de la cité, coll. Romans Terres de France, 21,90 €.

9782258145368Les Ventres jaunes, La Bonne Rosée, Les Permissions de mai : la grande saga de la famille Pitelet, couteliers de Thiers qui couvre près d’un siècle de vie auvergnate. Une évocation de la  fierté et de la vie d’une communauté d’artisans avec ses rites et ses coutumes  racontée par « un enfant de Thiers », Jean Anglade né au pays des couteaux.  Les Ventres jaunes ont donné à la coutellerie de Thiers toute sa noblesse et sa renommée. Couchés sur le ventre, seize heures par jour, les émouleurs aimaient tant leur métier que l’on disait d’eux qu’ils étaient “mariés à leur planche, beaucoup plus qu’à leur femme”.  Maurice Pitelet, dit Tchoucossa, appartient à cette truculente société. Fier de faire partie  de “l’aristocratie” de la profession coutelière, il veut transmettre le flambeau à l’un de ses trois fils… De 1883 à 1968, Jean Anglade narre la saga des Pitelet, aux destinées imprévisibles, ressuscite les gestes et la grandeur de ces artisans qui ont légué à l’Auvergne l’un de ses plus beaux emblèmes.

• ARNOULD Jacques : Par des terres qui te sont inconnues : Pierre Teilhard de Chardin, aventurier du passé et de l’avenir. Préface de Pierre Franceschi. 1 vol br., 272 p, éd. du Cerf, 19 €.

ARNOULD► L’esprit d’aventure animait-il Pierre Teilhard de Chardin ? Il ne suffit pas, pour répondre, de rappeler la devise que lui applique l’un de ses amis, George Barbour : « Ut migraturus habita. Vis comme si tu allais partir. » Il ne suffit pas non plus de trouver sous sa plume ce bel aveu : « Je ne saurais désormais être autre chose qu’une sorte d’aventurier spirituel. » Il faut le suivre dans ses multiples voyages, lire son abondante correspondance, l’entendre se plaindre d’être retenu à Pékin durant la Seconde Guerre mondiale sans aucun terrain  d’action, ou encore douter que la Croisière Jaune puisse lui être utile. Il faut aussi l’écouter se plaindre que le christianisme a perdu l’esprit d’aventure et le voir s’engager lui-même dans les zones laissées en blanc, celles où le savoir comme le croire perdent pied et où le réel reprend tout son pouvoir. Une invitation à mettre les pas dans ceux de ce gentilhomme aux semelles de vent.  Historien des sciences et théologien, Jacques Arnould a consacré plusieurs ouvrages aux rapports entre science et foi, publiés par les Éditions du Cerf, en particulier La Théologie après Darwin et Dieu, le singe et le big bang. Chargé des éthiques au Centre national d’études spatiales (CNES), il a publié La Seconde Chance d’Icare ou encore Une perle bleue.

BÉLARD Paul: La course des érables. 1 vol. br, 242 p, coll. Rue des écoles/romans, éd. L’Harmattan, 21,38 €.

9782343122649r► Guy, un petit Français de 10 ans que la deuxième guerre a laissé orphelin et muet, est placé chez des fermiers québécois. Avec son meilleur ami, Homère, un chien aveugle qui le suit partout, Guy s’adapte à cette nouvelle vie et participe au quotidien de la ferme. Lorsqu’après plusieurs années Guy retrouve l’usage de la parole, c’est dans des circonstances qui le plongent dans une profonde réminiscence de son passé… Paul Bélard a quitté sa région natale du Cantal lorsque ses parents sont montés  à Paris. Ancien Michelin, Ingénieur de projet à la retraite, c’est un ardent collectionneur de livres. Il a déjà publié quatre romans en France et cinq livres d’art aux Etats-Unis.

• BERDUCAT Jeanine : Le pré des Églantines.  1 vol. br, 355 p, éd de Borée, coll. Terre de Poche, 8,30 €.

Z BERDUCAT► Malgré les bouleversements depuis la fin de la Grande Guerre, Clémence est heureuse avec ses parents au domaine du Repaire. Mais quand son père décide de la marier avec Mathieu, elle refuse et va rejoindre son amie Angéline à Paris qui lui trouve une place de couturière et lui fait découvrir les joies de la grande ville. Malgré la nostalgie des siens et du calme de la campagne, Clémence vit de folles années. Jusqu’au jour où elle reçoit un télégramme : ses parents sont décédés. Clémence se sent alors investie d’une mission et n’hésite pas une seconde à revenir sur ses terres pour perpétuer le travail des terres familiales. Est-ce ainsi qu’elle trouvera le bonheur ? Elle se demandait s’il n’existait pas deux mondes : celui trépidant et gai de la ville, celui de la campagne, beaucoup plus laborieux et figé.

• BERNIER Daniel : Les terres meurtries : tome III : Le temps des noces. 1 vol. br,  265 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

BERNIER► Accablée par le remariage de sa mère à qui elle reproche de n’avoir pas eu le courage d’assumer son veuvage, la jeune Léona entre en rébellion. Elle se révolte contre Dieu, contre la guerre, contre sa famille. Ecorchée vive et désespérée, Léona se rend alors à l’endroit où son père est mort avec la ferme intention d’en finir elle aussi. Mais l’apparition inopinée d’un couple d’Américains, venus se recueillir sur les lieux de la mort de leur neveu, l’empêchera de mettre à exécution son funeste projet. Emus par la jeune fille, les Maughan se prennent d’affection pour elle et lui trouvent un emploi à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Léona parviendra-t-elle à y retrouver le bonheur et la sérénité ? Né en 1938 dans une famille paysanne du nord de la Meuse, Daniel Bernier a été instituteur en Meuse et en Algérie, puis professeur en Côte d’Ivoire, avant d’enseigner dans des établissements pénitentiaires. Il est l’auteur de plusieurs romans dont La Bête rousse, Le Dévoreux, Au choix des dames. Le premier volet de cette fresque paysanne, Camille, Les terres meurtries, ainsi que le second, Léona, Les terres meurtries, sont déjà parus aux Editions De Borée.

• BOUDOU Josette : La dernière rose. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, Coll. Romans et récits du terroir, 18,90 €.

Z BOUDOUAdeline, que tout le monde surnomme Line, est la fille de Jocelyn, juge de paix. Tandis que son père se montre très froid et distant, voire mystérieux, sa mère Blanche est d’une nature aimante. Auprès de ses oncles, tantes et cousins, Line coule une douce enfance. A l’adolescence, elle rejoint la ville pour ses études : la Seconde Guerre mondiale, Mai 68 sont autant d’événements qui marqueront sa vie et sa personne. Ses quatre-vingts ans sont l’occasion de replonger dans son passé… Institutrice puis directrice d’école, Josette Boudou est l’auteur de nombreux romans à succès comme Le Printemps d’Antonia et Les Grillons du fournil. Elle consacre son temps à l’écriture et au journal d’une association culturelle. L’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Clermont-Ferrand lui a décerné le prix Gandois 2005 pour son roman Le Mur de la destinée. En 2008, elle a obtenu le prix Lucien-Gachon pour Les Chemins de toile.

•  BOUYSSE Franck:  Glaise. 1 vol. br, 430 p, éd. La Manufacture, 20,90€.

BOUYSSEAu cœur du Cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d’à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d’une main atrophiée, ressasse ses rancœurs et sa rage. Et voilà qu’il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille Anna, venues se réfugier à la ferme. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes. Roman d’amour et de fureur, Glaise confirme l’immense talent de son auteur à mettre en scène des hommes et des femmes aux prises avec leurs démons et avec les fantômes du passé. Des espaces, des personnages d’une terrible force, l’art de la narration : l’univers, l’écriture, la musique font de Franck Bouysse un raconteur d’histoires dans la plus grande tradition américaine. Après Grossir le ciel, prix SNCF du polar 2017, et Plateau, prix de la Foire du Livre de Brive, Franck Bouysse s’impose comme une voix incontournable de la littérature française contemporaine.

Z CAVALIE• CAVALIÉ Roger : Le vieux cartable. 1 vol. br, 512 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,50 €.

Encouragé par son maître et ses parents, Julien quitte la ferme familiale pour la ville afin de préparer le concours d’entrée à l’école normale. Faute d’internat, il s’installe dans la pension de famille tenue par l’opulente Joséphine, une véritable auberge espagnole où séjournent des personnages hauts en couleur. Amour, amitié et espièglerie seront au rendez-vous de ces cinq années de collège, années teintées parfois de doutes et de déceptions mais l’avenir de Julien est désormais en marche…

• CHARMASSON Guy : Le gîte de la vallée perdue. 1 vol. br, éd. de Borée, 17,90 €.

CHARMASSON►Alors que Georges, qui l’avait recueilli à la mort de ses parents, vient de s’éteindre, Alexandre est convoqué chez le notaire. Il est l’héritier du domaine, une ruine, il faut bien l’avouer, qu’il devra partager avec Annie, son amour d’adolescent, la fille du défunt. Ils ne se sont plus revus depuis que Georges l’a chassé, voici trente ans, après avoir découvert leur liaison. Les retrouvailles remuent le passé tout autant que le présent : tous les deux sont arrivés à un moment charnière de leur existence. Pourquoi ne pas tenter une nouvelle aventure en transformant le vieux mas en un gîte moderne et respectueux de la nature ?

COLLIN Yvon : L’écorce amère. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7 €.

61XK8Y37F0LFay-Billot semble être un village bien ordinaire, semblable à tant d’autres dans cette France qui se remet des blessures de la Grande Guerre. Pourtant, cette bourgade possède un secret : dans ses cours et dans ses granges se cachent des artisans pratiquant l’art ancestral de la vannerie. Au Fay, Petit Paul habite une ruelle étroite et sans soleil, avec sa mère,  Valentine, qu’il appelle Mantine. Valentine, jeune femme à la beauté éclatante, se fane depuis que son mari a été emporté par un obus en 1917. Lorsque Petit Paul se met à fréquenter deux clochards réfugiés dans les bois entourant le village, Valentine s’inquiète et lui interdit de les revoir. Mais le jeune garçon ne l’entend pas de cette oreille…

COUTURIAU  Paul : L’abbaye aux loups. 1 vol. br, 180 p, éd. de Borée, coll. Roman historique en poche, 8,50 €.

COUTURIAU► Au château de Saint-Martin, sur les bords de la Moselle, au XIIIe siècle.  La jeune comtesse Isabelle de Sion veille seule sur son vaste domaine et sur ses sujets, en attendant de voir revenir son époux Geoffroy et ses chevaliers, partis en croisade. Leur retour est enfin annoncé. Pour les festivités, jongleurs, ménestrels et forains s’installent au village. Parmi eux, l’énigmatique Wulff. Conteur exceptionnel, homme solitaire et fascinant, vivant dans les bois en compagnie d’un loup, il trouble Isabelle et dérange le chapelain Otton, un être perfide et vénal. Mais le comte tarde à rentrer. Otton dresse alors les villageois de Saint-Martin, déjà effrayés par le spectre de la peste, contre Wulff. Une lutte implacable va opposer les deux hommes… Lequel tombera le masque le premier ? Une immersion passionnante dans la Lorraine des croisades et des chevaliers au XIIIe siècle. Un roman dense où s’entremêlent l’action, l’histoire, la passion et le suspense. Paul Couturiau fut successivement traducteur, conseiller littéraire, directeur des Editions Claude Lefrancq (Bruxelles) et directeur du département Traditions aux Editions du Rocher. Il se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture

• CROZES Daniel : Lendemains de libération. 1 vol. br, 390 p, éd. du Rouergue, coll. L’estive, 21 €.

Z COZES►  Il attendait ces retrouvailles depuis si longtemps. Cela faisait deux ans et demi qu’il n’avait pas vu les siens, après sa réquisition en 1943 pour le Service du travail obligatoire (STO) et son départ pour une usine d’armement, en Autriche. Sans nouvelles de lui depuis un an, sa famille craignait qu’il n’ait disparu. Le voilà enfin, affaibli mais vivant, si soulagé de retrouver ses proches après cette guerre terrible. Si heureux de revoir enfin sa fiancée, Justine. Mais lorsque Justine apparaît, c’est au bras de son frère. Les promesses de mariage, faites lors de son départ, ont été oubliées. C’est une double trahison. De plus, tous ceux qui comme lui sont partis au STO sont mal vus. Dans son bourg natal, les déchirures de la guerre sont encore à vif. Comment reprendre pied ? C’est auprès d’un oncle maternel, qui l’accueille dans son auberge à la campagne, qu’il va retrouver foi en l’avenir. C’est avec lui qu’il va découvrir ce qu’il s’est passé dans le bourg durant les années de guerre, les dénonciations et les rancœurs, le courage des vrais résistants, les collaborateurs notoires, le marché noir, l’épuration sauvage… et à qui il doit d’avoir été désigné pour le STO. Dans Lendemains de Libération, Daniel Crozes traite avec courage un sujet historique peu abordé. Il s’est inspiré de nombreux témoignages pour construire son personnage, et réussit à refaire vivre l’atmosphère si troublée de la Libération dans un village du sud de la France.

• DECHAUX Frédéric : Les réflexions buissonnières. 1 vol. br, 80 p, éd. Unicité,13 €.

Z DECHAUD► “Un Diogène qui ose encore l’espoir. Ainsi parlerai-je de Frédéric. Il pourrait se laisser tenter par une autre option, désespoir, aigreur, colère, silence. Ce dernier, non, ne l’a pas rendu captif en ses murs de solitude, puisque Dechaux écrit. Mais avec l’humour désespéré d’un Cioran qui fracasserait d’un Rire l’absurdité de nos existences, nos fatuités, la Vacuité de nos vies. Frédéric Dechaux a dans ses aphorismes fort à-propos l’élégance d’un sage qui s’ignore ou du moins, qui ne s’en attribue pas le statut. Sagesse naturelle et discrète de ceux qui ne se prennent pas au sérieux. Des passages traduisent la finesse de ses représentations d’un monde dont, écrit-il, nous gardons « les schémas illusoires adoptés dès l’enfance ». La lucidité cependant ne prend pas le contrôle d’une existence qu’elle jetterait, avec les déchets de la pensée, dans une tour d’ivoire de l’aigreur autarcique et de critique négative, puisque le propos pertinent affleure ici la parole et accomplit le vol libre de l’existence, via l’écriture, via l’expression de ce qui ne se résigne pas à se taire mais, persiste, résiste, et signe. L’authenticité des propos de Dechaux a l’envergure sincère d’un vécu pris aux tripes de l’expérience accordée aux désirs, à une plénitude jaillissante du pessimisme même, où jouer (revêtir un personnage) et jouir exaltent un présent fait de chaque instant, éternel. Frédéric Dechaux se rit de nos destins, comme le Destin se rirait de lui-même”… (extrait de l’article de Murielle Compère-Demarcy – Site : La cause littéraire). Né en 1968, Frédéric Dechaux vit à Clermont-Ferrand. Il a commencé à écrire à l’âge de 23 ans et depuis 2013, il publie des textes dans diverses revues (Vocatif, Journal de mes paysages, Traction-Brabant, Le capital des mots, FPM, Bloganozart…).

Z DONIOL DONIOL Henri : Les patois de la Basse Auvergne : leur grammaire et leur littérature. Réimpression en fac-similé de l’édition de Montpellier (Société pour l’étude des langues romanes – 1877). 1 vol. br, 112 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

Sur l’origine des patois; les parlers de la Basse Auvergne; phonétique; grammaire; considérations générales sur la littérature patoise auvergnate; les troubadours; les documents publics; les noëls; les chansons politiques; le théâtre; l’académie patoise des XVII et XVIIIème siècles; littérature orale …

• FARNEL Joseph : Madame veuve Émilie. 1 vol. br, 210 p, éd. de Borée, coll. Les Essentiels, 13,50 €.

Z FARNELEn 1936, Emilie Dumarais quitte son Auvergne natale pour Paris et ses bougnats. En débarquant, elle trouve à se placer comme serveuse dans un café. Au fil des rencontres, Emilie se marie, puis a des enfants. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate et lui vole son mari. Elle lui apporte également un jeune enfant juif qu’il faut cacher… A la Libération, nouveau mariage et nouvelle vie pour Emilie : elle regagne l’Auvergne et passe le flambeau à l’une de ses filles : l’histoire recommence… Les destins se croisent et rencontrent l’Histoire. Joseph Farnel a dirigé une maison de couture de renommée internationale durant de longues années. Parallèlement à cette carrière industrielle, il a mené une activité littéraire dense, qu’il poursuit aujourd’hui. Il est l’auteur d’une vingtaine de romans dont de nombreux récompensés par des prix littéraire, parmi lesquels Le butin du Vatican qui a obtenu le prix Lions Club en 2012 ou Madame Veuve Emilie, primé au Salon du Livre des Pieux en 2013, tous deux aux éditions Pascal Galodé. Ses derniers ouvrages Escort Girl à louer et F comme Flic P comme Privé sont déjà des succès. Il vient de publier Le voisin du dessus chez le même éditeur.

FAURAX Sylvain : Le tatou solitaire. 1 vol. br, éd. du Volcan (Le Crest), 16 €.

Faurax► Depuis la perte de sa fille, Léo occupe son quotidien dans les bras d’une femme improbable. Motard intrépide, il sillonne les routes en dévers qu’il efface à vive allure pour provoquer le destin. Il fait alors la rencontre d’un groupe de Hells Angels, un « chapitre » parisien qu’il intègre progressivement. Sa personnalité borderline et ses errements dans sa nouvelle famille l’obligent à partir en Argentine pour trouver refuge dans l’estancia de Sarah. Malheureusement, une bande d’illuminés ne tarde pas à chercher querelle à son hôte pour la spolier de ses terres. Plus de fuite possible. Léo devra faire face. Le tatou, animal-totem, symbolise les frontières de nous-mêmes, celles dont on hérite et celles que l’on se fixe. Malgré la colère qui l’étreint, Léo retrouvera-t-il l’énergie suffisante pour envisager une deuxième vie ? Les vastes étendues empreintes de solitude peuvent parfois rapprocher les âmes égarées. Un western contemporain pour le moins explosif où le silence et l’absence se heurtent au vacarme des machines, à la beauté des paysages et à l’amour.

• FOURNIER LA TOURAILLE Jean-Pierre : Le jeu de quilles en or : L’orphelin du Temple. 1 vol. br, 500 p, ill., éd. de Borée, col. Roman historiques en poche, 9,50 €.

Z FOURNIERParis, automne 1793. Sous la Terreur, alors que le Tribunal révolutionnaire fonctionne à plein régime, condamnant aveuglément et à tour de bras des milliers d’innocents, et que la soif du pouvoir amène des hommes aux pires extrémités, le petit Louis XVII est retenu prisonnier dans la Tour du Temple. Il est devenu un véritable enjeu politique. Plusieurs coalitions – les révolutionnaires, les réformateurs, les royalistes – élaborent, chacune de leur côté, un plan pour faire évader le petit Louis XVII de la prison du Temple et en tirer parti. Qui se lancera en premier ? Une véritable course contre la montre commence… Jean-Pierre Fournier la Touraille est avocat. Il a publié en 2002 aux éditions De Borée Le Troisième Prétendant, et aux éditions Perrin, une biographie d’Hudson Lowe en 2005. Le Jeu de quilles en or, son troisième ouvrage, est le fruit de cinq années de recherche.

FROUART Louis : Pascal : cœur, corps, esprit. 1 vol. br, 200 p, éd. Domuni Press (Toulouse), 16 €.

Z FROUART► « Voir est un privilège de génie ; il aperçut des structures, des rapports, des proportions, des figurations, là où un autre ne fait qu’aligner péniblement des concepts. Il voit et il fait voir. » Ces mots de Hans Urs von Balthasar introduisent avec justesse cet ouvrage consacré aux trois « ordres » de Pascal. Devant la masse confuse des fragments que Pascal laissa à sa mort, le lecteur se sent souvent perdu. La pensée des trois ordres (corps, esprit, cœur), aide à saisir le mouvement de la pensée de ce grand auteur. Les Pensées s’éclairent alors de manière étonnante. Louis Frouart, professeur de philosophie, enseigne à Lyon. Son ouvrage  met en valeur les trois ordres évoqués dans le titre afin de cerner la philosophie de Pascal.

• GAUTRON Georges: L’ombre de l’orchidée. 1 vol. br,  320 p, éd. Aux éditions secrets de Pays, 19 €.

Z gautron (2)►“On se laisse facilement happer par ce livre abouti qui se lit d’une traite. Un roman maîtrisé, riche de l’acuité de l’introspection du personnage principal, Pierre, journaliste et romancier, ancien militant d’extrême gauche des années 70 , revenu à Clermont-Ferrand après avoir mis de la distance avec son engagement parisien. À la suite d’une rencontre improbable, il croise à nouveau Carole, avec qui il renoue. Bonheur amoureux, bonheur de l’écriture, le bonheur s’installe… quand s’invite une orchidée malsaine – un cancer du poumon – et tout bascule. L’intrigue est l’occasion d’une suite de réflexions sur la maladie et la mort, l’écriture et l’édition, le journalisme, Mai 68 et l’engagement politique, traversées par les contradictions qui construisent chaque être humain. Mais c’est avant tout une très belle histoire d’amour !”  C’est le quatrième roman de Georges Gautron qui, après des études de philosophie à la faculté de Clermont-Ferrand, s’est d’abord  consacré à l’enseignement pendant plus de dix ans, avant de rejoindre les collectivités territoriales, (d’après le site criminocorpus.hypotheses.org). 

GIARD Michel : Passeur de mots. 1 vol. br, 331 p, éd. de Borée, 18,90 €.

GIARDLorsqu’ils acceptent de suivre leur oncle Jean Quesnel, libraire installé depuis de nombreuses années, Antoine, Marie-Françoise et Louis Giard sont loin d’imaginer ce qui les attend de l’autre côté de ces collines qu’ils n’ont jamais franchies. Outre la vie citadine, les trois enfants vont découvrir le monde des livres, à une époque où soif de connaissance rime avec émancipation. Antoine apprendra le métier en commençant par le colportage. Il va sillonner le pays et lire les nombreux ouvrages qu’il est censé vendre, romans d’aventures, almanachs et autres titres de la Bibliothèque bleue. Quelques années plus tard, en épousant Bernardine, elle-même fille de libraire, il va perpétuer la tradition familiale, qui sera reprise par son propre fils. Ecrivain éclectique, Michel Giard a déjà publié une soixantaine d’ouvrages. Historien, chroniqueur radio, conférencier et grand voyageur, il se passionne pour les aventures humaines. “Passeurs de mots” est son second roman aux éditions De Borée.

• GRASSET Bernard : Pascal. 1 vol. br, 290 p, biblio, éd. Ellipses, coll. Connaître en citations, 12,50 €.

Z PascalBlaise Pascal (1623 – 1662) était-il un scientifique, un polémiste, un apologiste, un moraliste, un théologien, un écrivain, un philosophe, un mystique ? Sans doute tout cela. La démarche entreprise ici est de donner à découvrir l’architecture d’une pensée où se côtoient profane et sacré. La lecture par citations permet de parcourir les différents paysages de la pensée pascalienne, en particulier de celle qui se donne à entendre dans ses Pensées. En les resituant dans le Grand Siècle et en explorant leur héritage à l’époque contemporaine, se manifestent à la fois l’originalité et la fécondité de l’oeuvre du témoin du Mémorial. Si Pascal, qui cultive l’art de la formule brève, frappante, a en partage avec les moralistes de son temps nombre de vues sur l’homme, il s’en détache par un constant enracinement de la pensée dans le sacré. Quant à sa postérité, deux grands courants apparaissent inspirés par l’auteur des Pensées : la philosophie de l’esprit et la philosophie de l’existence. Pascal est un penseur, un grand penseur, comme il fut un grand scientifique. Ce qui n’a cessé de nourrir sa pensée, de donner sens à son existence, c’est sa passion pour l’infini, sa soif de vérité, cette vérité dont la charité est l’autre visage.

HERMANT Martine : le choix d’Esteban – Feth Fiada. 1 vol br, 158 p,  éd. Créer, 15 €.

crl021-1cAlors que l’avenir s’annonce sous les meilleurs auspices pour Estéban, avec ses promesses de réussite professionnelle et des projets de mariage, celui-ci ne parvient pas à s’y engager avec sérénité, entravé depuis l’enfance par un sentiment d’irréalité. Marianne, son ancienne amante, va lui révéler le secret de ses origines avant de l’aider à explorer sa seconde nature. Estéban parviendra-t-il à déterminer où se situe pour lui le meilleur choix ?  Ce petit roman atypique, qui associe la fin d’un amour à une initiation au passage de la réalité au rêve, plaira à tous ceux dont la personnalité ne se satisfait pas des contingences ordinaires de la vie et espèrent, après quelque apparition de la licorne, tenter le sortilège du Feth Fiada.

• JAILLER Isabelle : La ferme des hautes terres. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 14,90 €.

Z JAILLERLa Chamba est un hameau perché dans des terres d’altitude aux hivers rudes et neigeux… Au début des années trente, Marie Morel s’établit à la ferme des Surdiaux. Elle vient d’épouser Vincent, l’aîné des Therre, famille prospère vivant du commerce du bois et de la fabrication de fourmes. Devenue « une Therre de papiers », elle refuse cependant de s’assimiler à ces gens si différents. Pour s’affirmer face au caractère bien trempé de Marie-Luce, la belle-mère, le jeune couple décide de développer sa propre fabrication de fromages. Une nouvelle vie débute alors pour Marie, avec ses joies, ses peines et ses promesses. Mais le destin rattrapera son jeune époux et elle devra affronter les vicissitudes de l’existence tandis que la guerre gronde… Auteur de deux romans, Isabelle Jailler sait parfaitement retranscrire le quotidien des hommes et des femmes de l’entre-deux-guerres. La Ferme des hautes terres, dont la  première édition remonte à 2011,  lui a valu un succès auprès des lecteurs.

JOURDE Pierre : Winter is coming.  1 vol. br, 400 p, éd. Voir de près, collection 20, 22 €.

Z JOURDE► «Après coup, on ne peut pas s’empêcher de revenir sur les jours d’avant, comme pour prendre la mesure de son aveuglement d’alors. On se regarde ne pas savoir, on se regarde vivre alors que cela n’est pas encore arrivé, on s’étonne de ce fragile bonheur. Et ce sont tous les moments de la vie, toutes les joies, les naissances, les après-midi dans le jardin, les journées sur la plage, les histoires racontées le soir aux enfants, les photographies et les souvenirs du passé que vient rétrospectivement infecter de son venin le jour où l’on a su. Ta photographie d’enfant joyeux est celle, à jamais, d’un enfant qui va bientôt mourir.»  Un des trois fils de Pierre Jourde, Gabriel, est mort à vingt ans. Le récit évoque la dernière année de ce jeune homme plein de charme et de joie de vivre, doué pour les arts plastiques et la musique. La figure radieuse de «Gazou» hante le récit de la maladie : les anecdotes du bonheur enfui ponctuent l’élégie. Un texte poignant sur le deuil et l’amour paternel.

• LABORIE Christian : L’arbre à pain. 1 vol. br, 340 p, glossaire, éd. de Borée, coll. Les Essentiels, 13,90 €.

Z LABORIE ARBREL’arbre à pain, c’est le châtaignier, ce don de Dieu fait aux pauvres pour qu’ils ne meurent pas de faim. Sur le versant aride d’une montagne schisteuse nommée La Vieille Morte, le mas isolé du Castenet tient son nom de cet arbre. Il abrite, depuis des générations, la famille huguenote des Monteil. Le vieil Elie est le dernier représentant de cette longue chaîne de paysans pauvres des Cévennes. Avec stoïcisme, il assiste à la disparition de ce qui a fait l’essence même de sa vie. De ses trois petits-enfants, seul Isaac, l’aîné, lui apporte l’espoir qu’après lui le mas de ses aïeux a encore une chance de survie. Mais la guerre en décide autrement. Rien ne pousse sans effort ni sacrifice ! Christian Laborie est né dans le Nord de la France en 1948 mais est Cévenol de cœur depuis plus de vingt ans. Il se passionne pour l’histoire et les habitants de sa province d’adoption, pour lesquels ce roman sonne comme un hommage humble et sincère. Son premier roman, L’Arbre à palabres, a obtenu le prix Découverte 2001

Z LABORIE SAUTT• LABORIE Christian : Le saut du Loup. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Quand Julien Estérel, le nouvel instituteur, découvre le corps sans vie de son prédécesseur, les habitants du Saut-du-Loup soupçonnent immédiatement les Carballo, les gitans qui vivent à l’orée du bois. Les gendarmes, qui croient à un crime rituel, arrêtent Chico Carballo. Convaincue de l’innocence de son père, la belle Manuella trouve en Julien un allié inespéré. Ensemble, ils sont bien décidés à trouver à qui profite la crédulité des villageois…

LAGET Thierry : Dix manteaux rouges. 1 vol. br, 144 p, éd. Gallimard, 15 €.

10-manteaux-rougesSept nouvelles aux allures de flâneries, de déambulations dans les rues d’une ville, égrènent dix manteaux rouges qui sont autant de femmes, unis, par-delà la diversité des lieux et des époques, par une voix qui se souvient et qui raconte. Le manteau oublié d’une inconnue évoque celui de la jeune fille aimée dans la brume de Prague. À Paris, l’amante blessée porte, le dernier soir, un manteau de faille grenat ; la gitane qui promet l’amour est vêtue d’un manteau couleur de bruyère. Et quand le narrateur a trouvé l’amour en la personne de l’Immortelle bien-aimée, elle est un anorak rouge, sur le blanc de la neige, dans une station de ski. Il y aura encore un manteau cerise à Manhattan, devant le Mémorial aux victimes du 11 Septembre, un manteau de laine ponceau à Clermont-Ferrand, le manteau pourpre d’une Madone des neiges à Rome… Et nous parvenons ainsi à l’origine du monde : la nativité, celle du narrateur qui n’a pas dissimulé que son activité principale est celle d’un écrivain. Le grand plaisir de lecture de ces nouvelles, tout en délicatesse, humour léger, perception poétique des situations et des êtres, vient de l’art même de cet écrivain, qui est en somme celui de l’auteur en personne. Romancier, critique et traducteur, clermontois d’origine, Thierry Laget a été couronné par le prix de l’Académie française en 2012 pour “La lanterne d’Aristote”.

LARMINIER Jean-Pierre : Take off. Sans retour pour Fox tango. Roman policier. 1 vol. br, 254 p,  éd. Jeanne D’Arc, 10 €.

Mise en page 1 Surnommé “Le Vosgien”, analyste pour une compagnie londonienne il n’était sûr que d’une chose : la vérité, comme le soleil, plus tu la vois et plus elle t’aveugle, plus tu t’en approches et plus elle te brûle, te réduit en cendres. Du lac de Retournemer dans les Vosges à l’île d’Ouessant sous la tempête, du désert de Mojave où règne le crotale, aux Barrancas d’El Cobre dans la Sierra Madre du Mexique, son chemin va croiser celui d’un Indien Tarahumara, vainqueur de la Caballo Blanco. Un lien mortel existe-t-il entre l’îlot de Diego Garcia dans l’océan Indien et les terres glacées de Gakona en Alaska ? Au cours de ce périple, une analyse dévoile d’étranges vérités sur des meurtres d’État. Take-off sans retour pour Fox Tango est le 7ème  roman noir de Jean-Pierre Larminier, Né à Paris, ingénieur du groupe Alcatel, Jean-Pierre Larminier est devenu berger et bûcheron dans les montagnes d’Auvergne.

LARUE Sylvain : Au bal des Muscadins. Une enquête de Léandre Lafforgue. 1 vol. br, 439 p , éd. de Borée, coll. Romans historiques, 22 €.

Z MUSCADINS► Février 1849 : en présence du prince-président Bonaparte, le Tout-Paris de la Seconde République se presse place Vendôme pour participer à un événement exceptionnel, une prestigieuse soirée costumée rappelant les folies du Directoire : le Bal des muscadins. Mais, alors que les réjouissances battent leur plein, une morbide apparition interrompt théâtralement les festivités… Bonaparte confie donc à son agent spécial, Léandre Lafforgue, alias  » le Goupil « , le soin d’assister la police pour éclaircir cette étrange situation. C’est l’occasion pour le Goupil d’entrer dans une aventure faite de livres rares et d’érudition touchant à l’irrationnel, via sa rencontre avec les frères Lazare, riches héritiers liés à d’importantes personnalités du milieu des lettres, mais également avec deux mystiques Anglaises aux charmes ravageurs… Pendant ce temps, des hommes sont assaillis, décapités, et leurs corps privés de têtes sont découverts aux quatre coins de la capitale. La Révolution et ses débordements reviendraient-ils au goût du jour ? Existerait-il un lien entre le bal, des voleurs de manuscrits anciens et ces assassinats ? Sylvain Larue a publié aux éditions De Borée dix-huit livres dans la collection des  » Grandes Affaires criminelles « . Après le succès de L’Œil du goupil, premier opus de la série, il poursuit aujourd’hui son exploration du crime dans les allées du pouvoir de la Seconde République. La seconde enquête de Léandre Lafforgue ne laisse aucun répit au lecteur…

• LÉONARD Laurent : Blanc nocturne. Roman policier.1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, 8 €.

Z LEONARDQui pourrait penser que la paisible cité puydomoise, Clermont-Ferrand, puisse être le théâtre d’une guerre des gangs ? Et pourtant… Jade, qui tient une galerie de peintures derrière la cathédrale, est assassinée pour une sombre affaire qui ne la concerne pas. Elle s’est retrouvée au centre d’un imbroglio mafieux qui met en scène des Russes, des Japonais, des gens du voyage, un petit dentiste criblé de dettes de jeu, un danseur argentin voleur à la tire et un flic débonnaire. Ce n’est qu’un an plus tard, après bien des péripéties, portées par un style dans la plus pure tradition des romans noirs, que Léo, le mari de Jade, découvre enfin la vérité sur le meurtre de sa femme. Le dénouement, comme il se doit, est surprenant… Laurent Léonard est chef du commandement de nuit au commissariat central de Clermont-Ferrand. Blanc Nocturne est son premier roman.

L’HÉRITIER André : Dans le lit de la reine. 1 vol. br, 210 p , éd.  des Monts d’Auvergne, 17 €.

Z LHERITIER► Jean Héritier, garçon d’auberge à Ambert, puis laboureur à Châtelet, dans la commune de Champétières, n’apprécie guère le travail de la terre. L’existence paisible et obscure des paysans lui pèse. Malheureux, car il vient de voir s’envoler l’âme de sa douce épouse, la pauvre Francine, il s’imagine qu’il ne retrouvera le bonheur qu’en partant découvrir de nouveaux horizons. Il ne rêve que d’aventures. Or, au royaume de France, les Guerres de Religion s’éternisent, continuant à semer le sang et l’incendie. Quand on possède un cœur haut placé, peut-on rester simple spectateur et, parfois, innocente victime de ces féroces batailles ? Non, évidemment. Aussi notre homme abandonne-t-il la fourche et l’araire. Il s’engage dans la troupe du capitaine de Lauras qui combat dans les rangs de la Sainte Ligue, refusant que ce damné Huguenot d’Henri IV monte sur le trône de notre beau pays. Va-t-il trouver gloire et abondante picorée, ou bien la mort dans une sanglante échauffourée ? André L’Héritier, a exercé le métier de vétérinaire pendant dix-huit ans à Massiac, dans le Cantal, avant d’élever lions, tigres et autres animaux, sur les cinquante hectares d’une propriété familiale, non loin d’Ambert. « Dans le lit de la reine », son dix-septième ouvrage, est un roman historique, à la différences des précédents qui étaient des « paysanneries ».

MEUNIER Yves : Les sorciers du bouclier : Andarta !  La malédiction vaincue. 1 vol. br, 96 p, illustrations éd. Revoir éditions, 6 20 €.

MeunierRoman historique écrit par l’ancien journaliste sportif à FR3 Auvergne. Il porte  sur l’ASM et sur la malédiction qui avait frappé l ‘équipe entre 1925 et 2010.  Andarta ! est le cri de victoire du chef des Gaulois lorsqu’il réussit à mettre en fuite les troupes de César en  mai de 52 av. J-C.  Quatre juin 2017, les descendants de Vercingétorix soulèvent leur deuxième bouclier au cri d’Andarta, faisant tomber définitivement les derniers soupçons de malédiction qui troublaient encore le sommeil de leurs supporters. En effet, depuis le sacre du 29 mai 2010, ultime épisode de la légende d’un mauvais sort jeté 85 ans plus tôt, l’attente d’une autre consécration était forte sinon pesante. Dans ce roman historique les sorciers d’aujourd’hui succèdent aux jeteurs de sort d’hier pour guider vers les sommets les acteurs du terrain.  Autour d’eux, savoureusement croqués par Gervais Look et replacés par Yves Meunier dans une approche authentique et inédite de chaque finale, on découvre les personnages qui ont œuvré dans l’ombre, à la frontière du réel et de l’imaginaire.

MICHALIAS Régis : Éléments abrégés de grammaire auvergnate. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1906. 1 vol. br, 220 p, éd. Lacour-Ollé, 20 €.

1505131833_livre.elements.abreges.de.grammaire.auvergnate.r.michalias.auvergne.editions.lacour.olle► Extrait de l’introduction : “En entreprenant la tâche ardue, parfois malaisée, de rassembler et d’exposer les principes élémentaires de notre dialecte, c’est comme un hommage et un dernier salut que je rends à ce parler qui va mourir et que peut-être nos descendants n’entendront plus. Si j’aime notre langue, irrévérencieusement qualifiée de « patois » et trop injustement dédaignée de ceux qui l’ignorent, c’est qu’elle me rappelle les premiers souvenirs de mon enfance et semble me rattacher par un lien plus intime au sol de la petite patrie; mais je l’aime aussi, dans sa rudesse naïve, pour sa concision, sa verdeur, sa malice narquoise et sa pittoresque originalité”.

• NÉGRI Gérard de : Le cœur des cimes. 1 vol. br, 215 p, éd. de Borée, 17,90 €.

Z NEGRI►   Suzette et son petit frère, Louis, coulent des jours heureux auprès de leurs parents. Ils aiment par-dessus tout monter au mas de Cadapuech, où Adeline et Augustin vivent depuis toujours. Quand le vieil homme leur promet une randonnée merveilleuse, Diégo, le meilleur ami de Louis, est bien sûr de la partie. Ces deux-là sont passionnés de nature et ne quitteraient pour rien au monde le pays. Suzette, quant à elle, a hérité de sa mère le goût pour la musique. Reçue au Conservatoire de Paris, la jeune femme va enfin pouvoir faire éclore son talent, à force de travail et de volonté. Mais alors qu’elle est de retour pour quelques jours dans sa montagne natale, elle va assister à une effroyable scène entre le maire du village et sa maîtresse. Témoin involontaire d’un meurtre, Suzette doit garder le silence par crainte des représailles. Mais combien de temps encore pourra-t-elle taire ce terrible secret qui la ronge ?

PAGIS René : Tout le monde en prison. 1 vol. br, p, 30 p,  éd. de la Flandonnière, 5 €.

41tEZnafR9L._SX308_BO1,204,203,200_► Dans cet ouvrage, René Pagis pousse « un cri d’indignation » devant l’état catastrophique de la Justice. En quelques lignes incisives, voire provocatrices, parfois agrémentées de traits d’humour, mais surtout argumentées, il dénonce avec véhémence la passivité des pouvoirs publics devant le manque de moyens des tribunaux et la dangerosité des prisons françaises. Il nous dépeint avec passion un tableau inquiétant de la Justice au pays des Droits de l’Homme. Son cri d’alarme prend tout son sens actuellement, alors que les débats sur la surpopulation carcérale, les conditions de détention des prisonniers et le thème de la sécurité dans le contexte du terrorisme sont au cœur de l’actualité. René Pagis, successivement officier de gendarmerie, juge d’instruction, juge des enfants et procureur de la République, a acquis une connaissance approfondie des rouages de la Justice ce qui lui confère ainsi une légitimité d’analyse reconnue.

PALET Marie de: La demoiselle. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, 13,90 €.

Z PALET Sur ce causse sauvage de la région de Mende, l’hiver isole de longs mois la ferme de Chaumette. L’été, il faut lutter contre la sécheresse. Sur ce plateau désolé vit, avec valets et servantes, la famille Combes, des paysans aisés. A l’orée du XXe siècle, la ferme fête le retour de Claire, la « demoiselle », partie étudier dans un pensionnat religieux de la ville depuis quatre années. Cependant, pour Claire, ce retour sur le causse est teinté de tristesse : elle regrette la vallée pleine de bruits et de rires. Sa vie s’éclaire lors du carnaval où elle rencontre Louis, un géant blond aux moustaches tendres et irrésistibles. C’est alors qu’arrive du Midi, Delphine, sa belle cousine, dont les parents viennent de périr dans un accident… – Ce qui nous ennuie le plus, c’est que le pays va encore jaser ! L’histoire était oubliée et tout va revenir à la surface… Claire avançait vite, malgré les pierres du chemin qui heurtaient ses sabots remplis de paille pour lutter contre le froid. Elle se retenait de sauter et de danser tant sa joie était grande : ses parents avaient, enfin, consenti à la laisser descendre dans la vallée ! Elle y pensait depuis si longtemps à cette escapade pour voir brûler Carnaval qu’elle commençait à désespérer de la voir se réaliser !

PALET Marie de : Le valet de pique.  Livre en gros caractères. 1 vol. br, 550 p, éd. À vue d’œil, coll. 16-17 Terroir, 24 €.

DE PALET►   Parti à la recherche d’un ancien château pour rendre service à son cousin André, Damien se demande bien pourquoi il a accepté d’aller se perdre sur ces petites routes sinueuses de campagne ; d’autant que, pour faire plaisir à sa grand-mère, il a promis de se rendre dans le village d’où est originaire sa famille. C’est là qu’il rencontre Valentin, un retraité à la fois bourru et attachant, qui s’avère être un cousin. Alors que Damien s’apprête à repartir, sa voiture tombe en panne, et le voilà contraint de passer quelques nuits sur place. C’est le début d’une grande amitié entre les deux hommes. Au fil du temps, Damien va en apprendre un peu plus sur l’histoire de Valentin, mais un mystère demeure : pourquoi le surnomme-t-on le « Valet de pique » ?

PASCAL Blaise, MONTAIGNE Michel de : L’art de persuader (Blaise Pascal), précédé de l’Art de conférer (Michel de Montaigne). Nouvelle édition. Préface de Marc Fumaroli. 1 vol. br, 158 p, glossaire, éd. Rivages, coll. Rivages Poche- Petite bibliothèque, 7,50 €.

PASCAL► L’Art de persuader est un art de penser à la mesure de la faiblesse et de la grandeur de l’homme. Le latin tardif pensare a donné deux mots au français moderne : « peser » et « penser ». Penser, c’est mettre méthodiquement en balance, en doute et à l’épreuve, sur deux plateaux, avant d’évaluer et juger, les objets de l’expérience entre eux, et avec soi-même. L’Art de persuader de Pascal, écrit en 1658, texte héritier de L’Art de conférer (1580) de Montaigne, suppose une alliance de la raison et de l’intuition, de la logique et des figures rhétoriques, qui rend l’esprit capable de toucher juste, dans une saisie synthétique de toutes les données hétérogènes et contradictoires d’une situation et d’une réception vivantes. 

PION Marylène: Les infirmière de Notre-Dame: Tome 1: Flavie. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Roman historique en poche, 8,50 €.

Z PION En 1936. tandis que l’Europe assiste impuissante à la montée inéluctable du nazisme, Flavie Prévot, vingt-deux ans, intègre l’école d’infirmières de l’hôpital Notre-Dame de Montréal, un des plus importants établissements de santé du Canada. Mais ce rêve d’enfant sera bien vite tempéré par les religieuses, peu enthousiastes de voir leur influence diminuer au profit de l’émancipation des jeunes femmes, et par les médecins, plus désireux de multiplier les conquêtes que de tomber amoureux. Qu’importe. Flavie, idéaliste, n’a qu’un objectif : alléger la souffrance des patients. Elle se lie d’amitié avec Simone, une jeune orpheline réservée et sérieuse qui entend échapper au mariage et à la maternité. Tout le contraire d’Evelina, qui veut devenir infirmière pour épouser un médecin. Malgré leurs différences, les trois jeunes femmes vont nouer une indéfectible amitié. Marylène Pion s’est d’abord fait remarquer par la publication de la série Flora, une femme parmi les patriotes. Avec Les Infirmières de Notre-Dame, saga en quatre volumes, cette passionnée d’histoire entraîne ses lecteurs dans la réalité historique de la médecine de l’époque.

PLUCHARD Mireille : Le puits Sans-Nom. 1 vol.  br, 320 p, éd. Presses de la cité, 12 €.

PLUCHARD► En 1830, les Théraube habitent le mas du Joncas, accroché à la montagne cévenole. Les temps sont durs. Sur cette terre ingrate, la vigne et la châtaigneraie donnent peu. Le père fait embaucher son fils Emile, treize ans, par la Compagnie des mines de chemin de fer. En « dessous », l’adolescent découvre un univers de poussière omniprésente et poisseuse. Et la fraternité des « gueules noires », lorsque, victime d’un coup de grisou, il est sauvé par un mineur piémontais, Pépino Maggiore. C’est le début d’une amitié forte entre les deux familles, et d’un amour entre Julien, frère d’Emile, et Anna, fille de Pépino. Mais les villageois voient d’un très mauvais oeil cette liaison entre gens du pays et étrangers… Mue par une passion pour l’Histoire et la généalogie, Mireille Pluchard se définit volontiers comme une véritable souris d’archives. Ses recherches se veulent les fondations de chacun de ses romans car Mireille Pluchard, en bonne Cévenole, avoue ne pas aimer « construire sur le sable ». Sa terre natale reste la première source d’inspiration de ses sagas mais au-delà des paysages et du climat si particulier de cette contrée entre mer et montagne, Mireille Pluchard aime « raconter les gens ».

PLUCHARD SentesPLUCHARD Mireille : Les sentes buissonnières.  Livre en gros caractères. 1 vol. br, 640 p, éd. À vue d’œil, coll. 16-17, 26 €.

En 1880, Aurélie, fille d’un garde forestier, est la cinquième d’une fratrie de sept enfants. Vaillante et déterminée, elle s’applique à l’école pour sortir de son milieu et obtient brillamment son certificat d’études, puis son brevet. Quand son père, endetté, doit sacrifier ses études, Aurélie part travailler à la filature mais elle n’a pas l’intention d’abandonner son rêve…Elle veut ardemment devenir un jour institutrice.

• PLUCHARD Mireille : Les souffleurs de verre. 1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 21 €.

Pluchard► Au XVIIe siècle, en Cévennes, la lignée des Vilette, gentilshommes-verriers, va-t-elle s’éteindre, faute d’héritier ? Une descendance inespérée scelle l’avenir de toute une dynastie et attise les rivalités de clans. Elias de Vilette, dernier du nom, après la mort de son épouse, est face à un choix cornélien. Il vient d’être père d’un petit François, fruit de ses amours avec une servante. Légitimer ce bâtard serait enfreindre les strictes règles de la corporation.
Mais un remariage tardif et inespéré avec une jeune noble bien dotée sera couronné par la naissance d’un fils. Légitime cette fois. Pourtant, le talent et la vertu de François vont bouleverser les certitudes d’Elias et sceller l’avenir de toute une dynastie…
 

PONÇON Jean-Claude : Blé dur, blé tendre. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7 €.

PONCON► Encore un roman agricole… Oui mais pas que ! L’âme paysanne y tient une bonne part et le jeune et naïf Parisien qui arrive à la recherche d’un surprenant passé familial s’y frotte et s’y pique ! Difficile de découvrir la passion quand Marie, la  jolie chef de culture d’un grand céréalier trop tôt retraité, s’attache viscéralement à cette terre sous laquelle couve la lave de la colère des hommes. Un trio amoureux au cœur des blés… Jean-Claude Ponçon est fils d’instituteur de campagne, auteur d’une bonne vingtaine de livres et récompensé par trois   prix littéraires. Il est resté attaché à sa terre dunoise comme un îlien à son île pour en raconter les grandes et les petites histoires.

ROUANET Marie, JURQUET Henri : Apollonie. Nouvelle édition. 1 vol. br, 420 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Z JURQUET Femme de tête, Apollonie mène son monde avec toute l’ardeur de son travail. Femme de coeur, elle lutte contre les aléas de la vie en leur opposant son amour pour les siens. De la Grande Guerre, qui lui arracha son mari et la laissa seule avec trois enfants en bas âge, aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, la vie d’Apollonie, reine au coeur du monde, retracée par son petit-fils qu’elle a élevé après la mort de sa mère, témoigne avec pudeur et vérité du quotidien des femmes dans cette France rurale qui bascule vers la modernité. Un jour les hommes reviendraient, on espérait toujours que ce serait pour bientôt, ils reprendraient leur place au milieu des terres, aux foires. Dans le lit conjugal il y aurait de nouveau le poids de l’homme et son odeur. Pour les autres. Pas pour Apollonie. Cet enfant qu’elle allaitait était le dernier. Malgré le deuil en elle, malgré les statues de l’église voilées de violet et le ciel aigre, elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver l’allégresse de Pâques. Mouillée d’orages, saupoudrée de neige, comme celle du mois de mars, mais toute neuve. Elle sortait sur le seuil, éblouie et pâle encore de ses couches, serrant ce fils qui portait enfin le nom du père. Elle pleurait de cette douceur dans l’air, de cette chair d’homme qui ne la connaîtrait plus, de ces quatre jours de permission accordés pour les fêtes et qui avaient ramené les voisins, les cousins, de cette envie en elle de vivre.

ROYER Roger : La Matoune. 1 vol br, 430 p, éd. de Borée,19,90 €.

ROYER ► A la mort de Valentin Mézel, tout le village de Cabriès est ébranlé : qu’on le connaisse bien ou non, personne n’ignore que cet homme possédant beaucoup de terres très convoitées n’a pas d’héritier ! Alors que les lettres anonymes et malversations commencent à se multiplier, une héritière lointaine se fait connaître : elle se fait appeler la Matoune. Une fois débarquée dans ce village, la déroutante et extravagante Québécoise va devenir le centre de tous les ragots… Qui est cette femme à l’accent étrange qui entend mettre la main sur le magot ? Après une période professionnelle intense consacrée au commerce international, Roger Royer a été  repris par une passion de l’écriture datant de son adolescence. Très sensible à tout ce qui touche sa région, son patrimoine, sa culture, ses traditions, il traduit avec émotion et justesse cet environnement qu’il aime tant. Il signe son sixième roman aux éditions De Borée. 

SIMÉON Jean-Pierre: Lettre à la femme aimée au sujet de la mort, précédé de Le bois de hêtres et de Fresque peinte sur un mur obscur. Préface de Jean-Marie Barnaud.  Recueil de poésie. 1 vol. br, 230 p, éd. Gallimard, coll. Poésie, 6,20 €.

Z SIMEON Ce livre rassemble trois recueils majeurs de Jean-Pierre Siméon : Le bois de hêtres, Fresque peinte sur un mur obscur et Lettre à la femme aimée au sujet de la mort, trois recueils qui procèdent du même sentiment intime, ardent et déchiré, afin que demeurent au cœur des nuits accumulées les arguments irréductibles de la vie pleine et entière, de la vie désirante dont l’amour, comme tout franchissement des limites, se veut une expérience toujours unique et sans cesse renouvelée. Il est en effet une joie possible, mais qui n’est légitime qu’en lien avec une lucidité sans compromis : c’est pourquoi ces poèmes se font aussi l’écho des désaveux infligés à l’homme par l’homme, ainsi que des pertes, gouffres et naufrages que porte toute existence. Ils persistent cependant dans le chant et par le chant, faisant d’un même mouvement louange des heures intensément vécues, et des beautés insolentes arrachées jusqu’au cœur du désastre.

• TOUATI Claude Rose, TOUATI Lucien Guy : L’arrière-saison. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits  du terroir, 19,90 €.

Z TOUATI Institutrice retraitée, Clotilde a perdu son mari, Gabriel, au cours des événements terribles qui secouent l’Algérie des années 1960. Contrainte de rentrer en France, dans son village natal, elle va devoir affronter son passé, mais aussi ceux qu’elle a laissés là, quarante ans plus tôt. Tenter de retisser des liens familiaux avec son frère et sa sur ne sera pas simple, d’autant que son départ leur avait laissé un goût amer. Dans ce coin de France où elle a passé son enfance, Clotilde est comme une étrangère ; seul un certain Julius Marois semble se souvenir d’elle… Malgré tout, Clotilde décide d’aller de l’avant et de se construire une nouvelle vie, avec audace et détermination… Claude-Rose et Lucien-Guy Touati, écrivains, libraires, pédagogues, spécialistes en communication et en littérature de jeunesse, ont écrit depuis 1975 plus de quarante ouvrages (romans, contes, manuels pédagogiques, etc.), parfois séparément, ensemble dans la plupart des cas. L’arrière-saison est leur huitième roman.

VALADE Corine: L’audace d’une étoile. 1 vol. br, 304 p, éd. de Borée, 18,90 €.

51AHM9xrqAL._SX334_BO1,204,203,200_Anaïs-Mauricia Bétant naît à Thiers dans une famille de couteliers. Déjà toute jeune, elle se fait remarquer pour sa fougue et son audace. Avide de liberté, elle désire découvrir le monde : elle intègre le milieu du cirque et du spectacle, et devient la première femme à faire des numéros aussi spectaculaires que dangereux, sous le nom de Mauricia de Thiers. Le portrait d’une femme remarquable et aventureuse qui nous fait voyager dans l’univers artistique sur toute la première moitié du XXe siècle.Présidente d’une association culturelle, Corine Valade anime un café littéraire et organise un festival annuel autour du théâtre et de la lecture. Elle sillonne également les écoles et centres de loisirs avec un théâtre de marionnettes pour enfants. Mais l’écriture est sa grande passion : de son propre aveu, quand elle prend sa plume, elle oublie tout et le monde peut bien s’écrouler ! L’Audace d’une étoile est son cinquième roman aux éditions De Borée. Cette histoire  s’inspire de faits réels.

VERRIER Michel : Le retour du bout du monde. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,10 €.

VERRIER► Jean-Baptiste Depardon caressait un rêve : être à la tête d’un vignoble prospère en Afrique du Sud. Mais ce rêve vient de partir en fumée à cause de l’incendie qui a ravagé sa maison et tué sa femme et son fils. Désemparé, il retourne près de ses parents pour trouver du réconfort. Hélas ! Le mauvais sort s’acharne sur lui à tel point que, dans son village natal, tout le monde le considère bientôt comme le chat noir qu’il faut chasser. Tout le monde ? Pas si sûr. Delphine, sa jolie voisine, le soutient dans cette épreuve. Son amour sera-t-il suffisant pour éviter à Jean-Baptiste un nouvel exil ? Après des études de lettres, Michel Verrier s’est consacré à l’enseignement, puis au journalisme. A la suite du vif succès de sa saga familiale en quatre tomes (Là où les chèvres sont pires que les loups, La Taille de la Saint-Vincent, Les Vignes du bout du monde, Le Retour du bout du monde), il se consacre à l’écriture. Chacun de ses romans est le fruit de nombreuses recherches dans les archives départementales et de rencontres avec les habitants de sa région.

• VIALATTE Alexandre : Étrangers de Paris. Chroniques inéditesPréface de Camille Lestienne. Illustrations de  Claude Henri Fournerie.  1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur,  éd. Le Bateau ivre (Perros-Guirec), coll. Bleu Soleil, 10 €.

VIALATTE► “Je n’ai jamais rencontré de gens qui se passent de surnaturel avec plus de facilité, qui croient davantage à la science, au progrès et aux choses modernes. L’un d’eux m’affirme avec satisfaction qu’autrefois la vie ne coûtait rien en Chine, que presque tout le monde avait son petit champ et que le reste mendiait lucrativement, que maintenant tout est très cher, que l’industrie fait des ravages et pose des problèmes insolubles, en un mot que le progrès sévit activement. Ils en sont fiers. Un malheur orgueilleux leur cause plus de joie que l’ignorance. Ils ont goûté au fruit de l’arbre de la science. Ils déclarent avec plaisir qu’il est amer”… En 1932, Le Figaro commande une série de chroniques à Alexandre Vialatte. Le jeune journaliste, écrivain et traducteur de Kafka, va rendre visite aux communautés indiennes, arabes, russes et chinoises pour écrire ces « Étrangers de Paris », qui paraîtront de décembre à mars de l’année suivante.  Avec la fantaisie dont il fera preuve, 20 ans plus tard, dans ses chroniques pour le journal La Montagne, il fait un récit savoureux de ses rencontres. Et si le jeune chroniqueur ne s’affranchit pas de tous les stéréotypes de son époque, il s’attache avec délicatesse à retourner les préjugés.

VITTÉ Louis-Olivier : La dame des vignes hautes. 1 vol. br, 270 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 18,90 €.

VITTE1946. Johanna, quarante ans, vit avec ses beaux-parents dans leur ferme isolée sur les hauteurs de la vallée de la Dordogne. Tous trois attendent le retour de Pierre, prisonnier en Allemagne. Pour survivre, on a vendu presque toutes les terres. Il ne reste qu’une vieille vigne mal exposée, couverte de ronces, que Johanna voudrait faire renaître pour en tirer de nouveau du vin.   La tâche s’annonce rude. Un inconnu récemment arrivé au village propose son aide. L’homme est charmeur, travailleur. Bientôt, Johanna ne peut plus détacher ses pensées de lui. Au risque d’oublier Pierre, alors que dans le pays les hommes reviennent les uns après les autres de captivité…En écrivain attaché à ses racines, Louis-Olivier Vitté signe un beau drame romantique dans ce monde rural du Limousin dont il connaît tous les secrets.

ZIMMERMANN Jean-François : Rendezvous au Pré-au-Clercs. 1 vol. br, 380 p, éd. de Borée, coll. Roman historique, 19,90 €.

Z ZIMMERMANN Les fils du comte Christophe de Courcelles sont réputés être jumeaux. François, le premier né, a tous les droits et rejoindra les Mousquetaires du Roi. Raphaël, le cadet, n’a d’autre choix, à son plus grand désespoir, que d’épouser la carrière ecclésiastique. Une inimitié grandissante s’est pernicieusement installée entre les deux frères que tout oppose. Lorsque la Fronde prend sa pleine ampleur, François est fidèle à la reine mère Anne d’Autriche, régente jusqu’à la majorité de Louis XIV, secondée par Mazarin, tandis que Raphaël, devenu la meilleure lame du royaume, participe très activement à la rébellion. Un terrible secret, qui pourrait bien mettre la couronne en péril, risque d’être étalé au grand jour. Inéluctablement, François et Raphaël en viendront à s’opposer après une folle course-poursuite. Comme dans une tragédie, la mort est au bout du chemin, au Pré-aux-Clercs, lors d’un duel sans merci. Lequel des deux en sortira vivant ? Dans un rythme soutenu digne des romans d’Alexandre Dumas, Jean-François Zimmermann restitue avec précision une période trouble de l’Histoire de France, la Fronde, menée et combattue par des personnages hauts en couleur, d’une criante vérité

◘ HISTOIRE

AILLOT Suzanne : Le cévenol est un train merveilleux. 1 vol. br, 40 p, éd. de la Flandonnière, 12 €.

AILLOT ► Le Cévenol, train circulant entre Clermont-Ferrand et Nîmes, est une rareté. Le prendre, c’est à coup sûr s’offrir un voyage exotique, traverser plus de cent tunnels et presque autant de viaducs, passer où rien d’autre ne chemine. Il roule doucement, on a le temps d’observer et de dessiner.  Suzanne Aillot est une Auvergnate transplantée à Montpellier. Elle aime partir et voyager autant pour son travail que pour le plaisir. Aux aguets et carnet en poche, elle raconte ses déambulations crayonnantes dans Le Cévenol, train magnifique qui laisse aux passagers le temps de profiter du paysage et en faveur duquel nombreux sont ceux qui demeurent vigilants.

ALBARET Gilles, ALBISSON Jacques, LUCCHI Lydia : Abrégé de la vie et actions des évêques de Saint-Flour, étude d’un document. 1 vol. br, éd. GEHRG (Saint-Flour).  

► Chronique commentée des 26 premiers évêques de Saint-Flour. À partir d’un fonds inédit, Jacques Albisson, Gilles Albaret et Lydia Lucchi publient, via le Gehrg, un ouvrage consacré aux premiers évêques de Saint-Flour, à l’heure de l’anniversaire du diocèse.

BELSER  Christophe, DRÉER Francis : La France des Trente Glorieuses : 1945-1975. 1 vol. relié, 192 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, 29,90€.

BELSER► De 1945 à 1975, les « 30 Glorieuses » constituent dans l’imaginaire collectif des années heureuses, une période d’opulence et de joie après les années de guerre et avant la crise des années 1970. Certes, au jour le jour, les Français ne se rendent pas toujours compte des profonds bouleversements économiques et sociaux. Les grèves, l’inflation, les guerres de décolonisation, la peur d’un conflit nucléaire sont autant de raison de s’inquiéter de l’avenir mais le pays connaît une période de croissance incontestable. Le progrès semble infini, les biens de consommation se multiplient, l’automobile s’enracine durablement, l’autoroute et le supermarché s’imposent et le plein-emploi permet de dépenser dans vraiment compter. La Citroën DS, le stylo Bic, l’électrophone Teppaz, l’électroménager Moulinex, la cuisine en Formica ou la minijupe sont depuis devenus des icônes qui racontent notre histoire.

 • BERTRAN Jacques, AGOSTINI Jérôme : Souvenirs de guerre de Jacques Bertran : Tome 3 : Offensives.  Illustrations de Jérôme Agostini. 1 vol.  br, format à l’Italienne, 76 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 19 €.

BERTAN► Offensives 1918 : « Quel enfer ! Il tombe des obus à chaque pouce de terrain. » Le lieutenant Jacques Bertran, poilu chevronné, sait à quoi s’en tenir sur la guerre et les hommes.  Commence alors l’année la plus dure pour les combattants.  À partir de ce document exceptionnel rédigé par son bisaïeul, Jérôme Agostini a conçu un carnet de témoignage du conflit de 1914-1918, entre illustrations et bande dessinée.Cet ouvrage est le 3ème  et dernier tome de la saga de Jacques Bertran, publiée chez le même éditeur.

• BLAISOT Frédéric, DOUSTEYSSIER Bertrand, MILCENT Pierre-Yves (sous la direction de) : Les ensembles funéraires du Bronze final et de La Tène ancienne des Martres-d’Artières, Puy-de-Dôme . Ouvrage réalisé vec la collaboration de Barbara Armbruster et un collectif d’auteurs. 1 vol. br, 205 p, illustrations en couleur, éd. CNRS éditions – Supplément à la revue Gallia, 55 €.

Z GALLIADans la plaine alluviale de l’Allier, sur la commune des Martres-d’Artière (Puy-de-Dôme), deux aires funéraires distinctes ont été fouillées : l’une avec des sépultures et des enclos circulaires du Bronze final 1 et 2 ancien ; l’autre avec 25 tombes de La Tène ancienne dans un enclos trapézoïdal. Elles offrent l’image d’un ensemble de très grande taille composé de petits groupes de tombes et de monuments probablement établis le long d’un axe majeur de communication. Par l’étude exhaustive des monuments, des dispositifs funéraires et de l’ensemble du matériel, le présent ouvrage décrit des pratiques funéraires encore mal connues en Basse-Auvergne pour la période. Une parure de perles en ambre et en or du Bronze final dans une inhumation, un ceinturon militaire de La Tène ancienne dans deux autres tombes, la pratique conjointe de l’inhumation et de la crémation pour la même période, une structure énigmatique, vide, qui jouxte un dépôt de crémation à l’intérieur d’un enclos du Bronze fi nal : autant d’éléments notables que cet ensemble a livrés. L’analyse de l’enclos de La Tène ancienne, utilisé entre le deuxième quart du Ve siècle et le début du IIIe siècle av. J.-C., permet par ailleurs d’établir des dynamiques diachroniques d’implantation des sépultures, de proposer des hypothèses sur son aspect originel et son évolution, et aussi de discuter son recrutement et son organisation interne. Cette monographie offre une synthèse inédite ainsi qu’un catalogue analytique d’un site fondamental livrant de nouvelles connaissances sur les dispositifs et les pratiques funéraires, et plus largement sur les sociétés de l’âge du Bronze final et de La Tène ancienne dans le Centre-Est de la France.

BOUCHARDY BOUCHARDY Christian : L’Auvergne : Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme : deux siècles d’images.  1 vol. br, 210 p, illustrations en  couleur, éd. de Borée, 29,90 €.

► “ Signature de référence de l’écologie, Christian Bouchardy est allé à la recherche de la mémoire de l’Auvergne. Au patrimoine monumental, il mêle subtilement le patrimoine naturel pour raconter une Auvergne en deux temps” (Bernard Stéphan). L’ouvrage recense 150 sites emblématiques de l’Auvergne photographiés afin de montrer l’évolution de la région durant les deux derniers siècles, d’un point de vue architectural et naturel. Une sélection de cartes postales d’époque complète l’ensemble.

BOUCHEIX Bernard : La mère Quinton (1854-1933), la belle meunière Le monde merveilleux Marie Quinton. 1 vol. br,  172 p, illustrations n-b et couleur, biblio, tableau généalogique, éd. Créer 24 €.

crt031-1c► « La Belle Meunière » fut dans sa jeunesse la célébrissime confidente du Général Boulanger, « L’Empereur des amoureux » et de sa maîtresse la Vicomtesse de Bonnemains, « La Dame aux œillets rouges ». Elle accueillit ces deux amants illustres et devint la sœur douairière, gardienne de leur amour qui allait changer le cours de l’Histoire de France et la vie de « La Marie Quinton ». « La Veuve Quinton » publia, peu de temps après, un livre best-seller de « Souvenirs Vécus ». Mythe vivant, devenue l’Auvergnate la plus connue au monde, elle fut immortalisée dans son costume rutilant et sa coiffe étincelante. Fortune faite, elle suivra sa riche clientèle d’hivernants dans ses différents établissements, de l’Auvergne à la Côte-d’Azur en passant par Paris. Ambassadrice d’Auvergne et de la gastronomie française, vous allez découvrir le monde merveilleux de « La Mère Quinton ».

COLAS-RANNOU Fabienne, JAKOBI Marianne (sous la direction de): Élaborer, transmettre, créer. Essais pour une histoire de l’art diachronique et pluridisciplinaire. 1 vol., 136 p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Histoires croisées, disponible uniquement en version pdf, 7,50 €.

Elaborer_transmettre_P1Une série de questions posées dans le champ de l’Histoire de l’art et de l’Archéologie guide le présent ouvrage. Gestes, techniques, savoirs, idées, images, culture : que peut-on transmettre et comment ? Selon quels modes et quelles modalités les faits d’“élaborer”, de “transmettre”, de “créer” sont-ils connectés ? En quoi le fait de transmettre modifie-t-il le geste créateur et selon quel processus ? La transmission y est entendue comme une dynamique, qui peut intervenir en amont comme en aval de la création. La réflexion a ainsi pour cadre l’interaction entre “élaborer”, “transmettre” et “créer”. Des exemples précis permettent d’envisager les acteurs, les cadres (institutions, écoles, ateliers, etc.), les supports (générateurs, intermédiaires, récepteurs), mais aussi les adaptations et resémantisations ou “ré-interprétations” (notamment pour les images). De même ils permettent d’interroger la transmission entre groupes, entre générations, entre différentes catégories d’artistes et d’artisans, la transmission au sein d’une même culture comme la transmission entre cultures différentes. L’ouvrage regroupe des études qui sont variées d’un point de vue chrono-culturel ; il relève ainsi d’une dynamique qui se place dans le cadre d’un comparatisme constructif, d’un dialogue, entre les spécialités et les périodes de l’histoire de l’art, ainsi qu’entre l’histoire de l’art, l’archéologie et l’anthropologie. L’approche diachronique qui l’anime répond aussi à la volonté de confronter différents types de sources et d’en mesurer les apports et les limites pour le champ envisagé.

• COUDERC Annie Calvinet d’hier en Carladès au fil des siècles, ceux qui firent son hisoire : tome 1. 1 vol. br, 175 p, illustrations en couleur, éd. Calvinet patrimoine, 25 €

Z CarladesCet ouvrage nous invite au travers de Calvinet (Cantal) à revoir l’histoire du Carladès. Eustache de Beaumarchais fit les croisades, fut nommé Sénéchal, guerroya beaucoup et construisit de nombreuses bastides pour le compte du roi de France. Il créa à Calvinet une baronnie, construisit un château, délivra une charte aux habitants. On connaît très peu de restes de ce château mais de nouveaux documents remettent en cause ce que l’on croyait savoir et contribuent à rendre cet ouvrage d’autant plus intéressant. Jean Marie Gaston, et l’Abbé Trin avaient porté à notre connaissance, dans deux livrets édités en 1961 et 1994, des faits relatifs au passé de notre village. En leur Souvenir, l’auteur reprend deux citations appartenant à Jean-Marie Gaston à propos de ces 2 ouvrages : « A tous ceux qui peuvent s’émouvoir à l’évocation du passé, je dédie ce livre. » « L’histoire d’un village intéresse ceux qui l’habitent comme ceux qui, éloignés momentanément de lui avec regret, restent attachés à ce coin de terre qui les a vu naître et qui les ramène vers lui… »

DAUDASDAUDANS Jean-Marc : Le canton de Vic-sur-Cère. 1 vol. br, 128 p, illustrations, biblio, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire en images, 18 €.

 

Réédition d’un  ouvrage paru en 1997. Recueil de 200 cartes postales anciennes offrant  un panorama du canton, à travers quelques grands thèmes : les transports, les églises, , les châteaux, les mairies et les écoles, ainsi que les sites remarquables.

• DEYBER Alain: Vercingétorix, chef de guerre. 1 vol. br, 220 p, éd. Lemme éditions, 22 €.

z vercinDans “Vercingétorix chef de guerre”, Alain Deyber bat en brèche la thèse selon laquelle le chef gaulois prit la tête d’une armée “farfelue”, avec laquelle il improvisa la guerre. L’Arverne était, au contraire, un fin tacticien. Aucun auteur n’avait jusqu’à maintenant étudié avec rigueur qui était Vercingétorix en tant que chef de guerre : sait-on comment il a été formé ? Comment a-t-il pu abandonner Avaricum, remporter une victoire à Gergovie, et être battu à Alésia, alors que son armée et celle de « secours » n’étaient pas détruites ? L’organisation de l’armée gauloise, ses effectifs, son équipement, son entrainement, son fonctionnement, y seraient-ils pour quelque chose ?… C’est à toutes ces questions que tente de répondre, Alain Deyber, docteur d’État en histoire et civilisation de l’Antiquité, l’un des meilleurs spécialistes des peuples gaulois.

• DUHAMEL Patrice, SANTAMARIA Jacques : Les jours d’après : du général de Gaulle à Juppé et Holllande : le chagrin des lendemains. 1 vol. br, 310 p, éd. de l’Observatoire, 19 €.

Z Duhamel« Toute vie consacrée à l’action publique se trouve bouleversée par un moment douloureux : celui où tout s’arrête. Nous avons choisi de raconter les jours d’après de vingt-trois personnalités françaises, de De Gaulle à Manuel Valls, de Giscard à Jacques Delors, de Simone Veil à Jospin, présentant chacune un cas singulier dans son rapport au pouvoir. On découvrira ainsi ceux qui le quittent définitivement, par choix ou nécessité, ceux qui sont contraints de s’en éloigner après quelque revers mais qui s’emploient à le reconquérir, ceux qui ne comprennent pas que le pouvoir les délaisse pour un temps ou pour toujours… Le défaut des hommes et des femmes politiques, y compris chez les grands fauves, est peut-être de ne pas savoir, et souvent de ne pas vouloir se préparer à ce jour où le pouvoir les quittera. Mais, au fond, n’en est-il pas ainsi de toute histoire d’amour ? » Journaliste politique, patron de plusieurs médias de 1986 à 2005, directeur général de France Télévisions de 2005 à 2010, Patrice Duhamel a suivi de près toutes les campagnes présidentielles depuis 1974. Réalisateur et scénariste, Jacques Santamaria né en 1951, à Lezoux, a débuté sur les ondes de  Radio Auvergne. Il  a porté à l’écran les œuvres de Maupassant, Simenon et Patrick Modiano. Patrice Duhamel et Jacques Santamaria sont les auteurs de trois best-sellers : L’Élysée.Histoire, secrets, mystères ; Jamais sans elles  et  Les Flingueurs. Anthologie des cruautés politiques, tous les trois publiés par les éditions Plon.

ERIAMEL, MARIVAIN Bruno, MOGÈRE Serge, WOEHREL Jean-Marie :  Gergovie. Bande dessinée. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. OREP éditions, 18,90 €.

Z Gergovie► Une bande dessinée historique qui permet de se replonger dans l’œuvre de César et sa vision de la guerre des Gaules. Cette relecture s’enrichit des acquis récents de l’archéologie et donne ainsi une vue renouvelée de cet épisode de l’histoire, qui s’éloigne alors des récits et clichés traditionnels repris génération après génération. Une BD pleine de détails, qui se veut au plus près des faits rapportés par César, réinterprétés par les historiens et les archéologues à partir des découvertes les plus récentes. L’album, bien renseigné et bien dessiné, avec des restitutions de très haute qualité, notamment des camps fortifiés, le génie civil et militaire, les machines de la guerre des Gaules, dont le dénouement aurait pu modifier le cours de l’histoire.

• FOURNIER Pierre-François  (1885-1986) : Études sur l’administration d’Alfonse de Poitiers dans la terre d’Auvergne.  Édition critique établie par Bernadette Fizelier-Sauget, Rémy Roques et Gabriel Fournier. 1 vol. br, 246 p, éd. Presses universitaires Blaise Pascal, Disponible uniquement en version PDF, 7,50 €.

Z Fournier Cette thèse, soutenue par Pierre-François Fournier en janvier 1911 à l’École nationale des chartes, était restée inédite à ce jour, notamment en raison de la première Guerre mondiale. Parvenue sous la forme d’un unique exemplaire manuscrit, conservé par son fils Gabriel Fournier, elle est composée de 167 feuillets qu’il a fallu transcrire et quelque peu actualiser, en fonction des publications parues depuis un siècle. Ainsi, elle offre aux historiens des institutions et des pratiques de gouvernement du XIIIe siècle, ainsi qu’au public féru d’histoire locale, une moisson d’informations et de savantes dissertations, replacée dans le contexte actuel de la recherche. C’est également l’occasion de présenter la méthode de travail d’un chartiste tout au long du XXe siècle, puisque Pierre-François Fournier, après avoir travaillé à la Bibliothèque nationale, fut directeur des Archives départementales de la Haute-Loire en 1922, puis de celles du Puy-de-Dôme de 1924 à 1949, directeur de la IIIcirconscription des Antiquités historiques d’Auvergne de 1942 à 1964, tout en étant conservateur des Antiquités et Objets d’Art de 1942 à 1965. Il fut également conservateur du musée Bargoin à Clermont-Ferrand de 1947 à 1955.
Grâce au recours à des caractères de couleurs différentes, il est possible de suivre les modifications apportées au texte original que Pierre-François Fournier n’a cessé de corriger pendant toute sa vie, même après la publication en 1959, en collaboration avec Pascal Guébin, du volume des Enquêtes administratives d’Alfonse de Poitiers et arrêts de son Parlement de Toulouse.

GIRARD Michel Antoine (1812-1886) : Histoire de Vercingétorix,  roi des Arvernes. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1863. 1 vol. br,  203 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €

1490108568_livre.histoire.de.vercingetorix.roi.des.arvernes.m.girard.reedition.de.18863.auvergne.editions.lacour.olleTable des matières: Chapitre I: Gergovia, patrie de Vercingétorix; l’Avernie avait jadis formé un royaume très considérable. Chapitre II: Armes des Romains et des Gaulois. Chapitre III: étendue de la Province romaine dans la Gaule. Chapitre IV: composition et force numérique de l’armée romaine. Chapitre V: plan de campagne de Vercingétorix, adopté par son conseil, excepté pour Avaricum. Chapitre VI: siège d’Avaricum. Chapitre VII: continuation du siège; sorties continuelles des Gaulois. Chapitre VIII: Hercule gaulois; Vercingétorix ranime les espérances de son conseil. Chapitre IX: démêlés politiques chez les Eduens. César les apaise. Chapitre X: Convictolitan, premier magistrat des Eduens, Litavieus et ses frères, conspirent contre les Romains. Chapitre XI: Vercingétorix concentre ses troupes sur le second plateau du nord de la montagne. Chapitre XII: Vercingétorix est proclamé roi de tous les peuples confédérés contre les Romains. Chapitre XIII: Topographie d’Alésia et de ses environs. Chapitre XIV: les assiégés sont en proie à la famine. Chapitre XV: Bataille d’Alésia.

• HÉBERT Oriane (sous la direction de) : Gaulois : images, usages & stéréotypes. Textes réunis et édités par Oriane Hébert, docteur en histoire de l’art contemporain, chargée de cours à l’université Blaise Pascal, directrice du musée du pays d’Ussel, et Ludivine Péchoux, docteur en archéologie, université de Lyon-2. 1 vol. br, 415 p, illustrations en couleur, éd. Mergoil (Autun), 36 €.

Z Gaulois► Actes du colloque de Clermont-Ferrand (Musée Bargoin et Musée d’art Roger-Quilliot, 20 juin-23 novembre 2014) : « Quand l’usage fait l’image,les Gaulois, de la manipulation historique à l’archéotype, nouvelle enquête historiographique »,  Le colloque avait été  organisé à l’occasion de l’exposition « Tumulte gaulois, représentations et réalités ». Barbares sanguinaires, ancêtres héroïques, grands enfants à éduquer… Les Gaulois, en particulier au XIXe siècle, sont à l’origine d’une production savante et artistique importante, qui les a présentés sous des aspects fluctuants. Servant des causes toutes très éloignées de l’Antiquité, ils ont été des arguments ou des exemples historiques étayant des projets la plupart du temps contradictoires : protestant, romantique, anticlérical, révolutionnaire, libéral, républicain ou nationaliste. Cet ouvrage est le fruit d’une rencontre scientifique autour des usages de l’image du Gaulois principalement au XIXe et au XXe siècle et rassemble une quinzaine de contributions de spécialistes. En croisant les disciplines de l’histoire, de l’archéologie et de l’histoire de l’art, il expose la variété des représentations et leur évolution jusqu’à la IIIe République, qui finalement s’en empare et fige dans les manuels scolaires l’image de « nos ancêtres les Gaulois », entre image d’Epinal et instrument de combat politique.

• LACOSTE-METTEY Véronique : Abécédaire passionné du cinéma en Auvergne. 1 vol. br, 168 p, illustrations en couleurs, éd. Page centrale, 29,90 €.

340_______a_couverture_cinema_1094Le livre regroupe une trentaine de textes valorisant le cinéma en Auvergne. Ils ont une visée informative autant que didactique, mais rendent compte, en même temps, d’une écriture très personnelle de l’auteure. Véronique Lacoste-Mettey, journaliste à La Montagne et cinéphile avérée, retrace les grands moments du cinéma en Auvergne et se fait la passeuse d’anecdotes aussi intéressantes que croustillantes. Elle aborde, pêle-mêle, le sujet des films cultes, des films qui n’ont jamais été terminés ou de ceux qui ont fait polémique. Les réalisateurs de renoms ne sont pas en reste dans ces textes, ainsi que des acteurs incontournables, qui ont su valoriser la région.  Sommaire : Isabelle Adjani, L’Argent de poche, Camping II, Le Chagrin et la pitié, Les Choristes, Cinéma Le Rio, Clermont et ses cinémas, La Commission du film, La Double vie de Véronique, L’Enfant sauvage, L’Enfer, Être et avoir, Fantastique et Fontana, Le Festival du court-métrage, La Fiancée de Frankenstein, Gas-oil, Grégory Gatignol, La Guerre des boutons, Harry, un ami qui vous veut du bien, Magma, Ma nuit chez Maud, Pialat l’Auvergnat, Quand j’étais chanteur, Sept morts sur ordonnance, Emmanuel Silvestre alias Jack Tyler, Zinédine Soualem, Téléfilms, Le Temps des porte-plumes, Transporteur III, François Truffaut et Roland Thenot, Uranus, Henri Vidal, XXL.

• LANFRANCHI-RODIER Luce :  Saint-Flour : hauts lieux d’une enfance . 1 vol. br, 124 p, format à l’Italienne, illustrations en couleur, éd. Créer, 24 €.

1c-crc010Luce Lanfranchi, née en 1938,  redevient Lucette Rodier pour nous inviter à visiter les années d’après-guerre qui furent pour elle, à Saint-Flour, l’écrin d’une adolescence heureuse. Nous faisant grâce des introspections actuellement très à la mode, elle convie ceux de sa génération à remonter dans leurs propres souvenirs et à retrouver les petits riens oubliés qui ont coloré leur enfance. Certains se reconnaîtront. Quant aux plus jeunes leur curiosité sera sollicitée pour « retrouver avec un mélange d’attendrissement, de stupeur et d’incrédulité… cette époque qui leur paraît furieusement lointaine… ». Secrétaire générale honoraire de l’École du Louvre, ayant été chargée de mission au ministère de la Culture, Luce Lanfranchi a publié aux éditions Amaltée en 2009 « 5 rue de la Liberté ou une enfance en Lozère sous l’Occupation » et aux éditions Créer « Aïe ! Aïe ! Aïe ! Mémoires d’un caïeu auvergnat » ouvrage qui a été qualifié par le jury des Gourmands Awards France pour représenter la France en 2011 à la compétition mondiale dans la rubrique « Thème unique ».

LOPEZ Véronique : Ces Auvergnats qui ont fait l’histoire. 1 vol. br, 265 p, illustrations en noir et blanc, éd. Papillon rouge éditeur, 19,90 €.

LOPEZIls ont forgé l’histoire de l’Auvergne. Par leurs talents, leurs innovations, leurs aventures…, ces personnages d’exception ont offert un grand destin à leur région de naissance ou d’adoption.  Bon nombre d’entre eux sont restés célèbres comme le marquis de La Fayette, Albert Londres, Blaise Pascal, Coco Chanel, Fernand Raynaud ou le Président Georges Pompidou… Mais qui se souvient encore de l’incroyable George Onslow, célèbre compositeur que l’on appelait le Beethoven auvergnat ; de Jeanne Labourbe, véritable icône de la révolution russe ; ou encore du député excentrique Philibert Besson qui inventa et fit circuler dès les années 30 la première monnaie européenne ?  Époustouflante, enlevée, la vie de ces cinquante écrivains, peintres, hommes politiques, médecins, sportifs, cinéastes, scientifiques, artisans auvergnats… se lit comme un véritable roman.

  MAILHOT Bastien : Les Enfants de chœur des églises du centre de la France. Les institutions capitulaires d’éducation et leurs élèves aux XVIIe et XVIIIe siècles. 1 vol. br, p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Histoires croisées, prix non communiqué.

EnfantsdeChoeur_P1► Dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles, la plupart des chapitres de chanoines entretiennent une maîtrise capitulaire. Structures de formation parallèles aux institutions scolaires classiques, les maîtrises accueillent un nombre variable d’enfants auxquels est dispensé un enseignement général et une solide formation musicale pendant sept à dix ans.  Cet ouvrage prend pour cadre géographique un large centre de la France dans le but d’obtenir un panorama complet de ces institutions originales et de ce groupe social d’un immense intérêt historique car au croisement d’enjeux aussi bien économiques et sociaux que culturels, liturgiques et musicaux.  Bastien Mailhot est docteur en histoire moderne de l’Université Clermont Auvergne. Collaborateur actif du programme national de recherche sur la musique et les musiciens d’Église à l’époque moderne (MUSÉFREM), il a participé à la rédaction de différents ouvrages collectifs, notamment Les Bas Chœur d’Auvergne et du Velay et Le serpent, itinéraires passés et présents.

• MALHERBE Michel : Du crime au châtiment : lorsque rôdent les assassins à la Belle Époque. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, 21 €.

Z Malherbe La Belle Epoque est évocatrice d’un passé heureux et prospère, d’une vie simple et quelque peu insouciante. Mais cette même Belle Epoque a connu un regain de criminalité violente encore inégalé. Partout en France, des bandes d’Apaches, dignes descendants de la cour des miracles et autres chevaliers du surin, vont semer la terreur en volant et assassinant de pauvres gens. Souvent pour bien peu de profit, parfois même pour rien !… Puis, il y aura les autres, aussi nombreux : tueurs solitaires et prédateurs de l’ombre, dont les motivations seront souvent d’ordre sexuel ou plus simplement crapuleux. Le comble de l’horreur sera atteint lorsque les victimes de ces fous du crime seront des enfants… Alors que sa formation le destinait au journalisme, Michel Malherbe est devenu « policier d’investigation », une pure vocation. Entré dans la police comme on entre en religion, il a eu la chance de passer trente années de sa vie au 36 quai des Orfèvres, au sein de différents services actifs de la police judiciaire. Écrivain, membre de la Société des gens de lettres de France, chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, l’auteur est véritablement passionné d’histoire. Particulièrement celle de la Belle Epoque, période riche en faits divers. Fort de sa qualité d’expert auprès des tribunaux, il est également connu pour avoir publié un grand nombre d’ouvrages traitant de l’histoire de l’armement mondial.

• MARTINEZ Pierre : Mineur de fond à Saint-Éloy-les-Mines  de 1938 à 1950. 1 vol. br, autoédition Pierre Martinez (Saint-Éloy-les-Mines), 18 €.

Z mineur► Un livre de souvenirs, réalisé par l’agence iCombrailles,  qui fait revivre de façon très  réaliste l‘univers de la mine et des mineurs, la destinée des enfants d’immigrés  et le brassage des différentes population autour de la mine :« J’ai souvent rapproché, dans mon cœur, les mineurs de fond et les soldats des deux « Ders »… Peut-être le courage et l’abnégation ? Permettez-moi donc de conclure ce recueil par les paroles empruntées à une chanson de Jean Ferrat : « … pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez… », écrit Pierre Martinez.

MATHO Christophe : Les Maîtres de l’affiche : 1890-1940. 1 vol. relié, 224 p, illustrations en noir et blanc et en  couleur, éd. de Borée, 36 €.

MATHO► L‘affiche est la première véritable expression de la publicité. Alors que nous sommes dans l’ère de la communication dématérialisée, alors que l’affiche est depuis longtemps concurrencée par d’autres médias, elle n’en reste pas moins très actuelle, accrocheuse et populaire. Entre 1890 et 1940, l’affiche a été une oeuvre artistique essentielle. Elle a traversé différents genres : Art Nouveau, Modernisme, Art Déco… Ce livre n’a pas l’ambition d’une encyclopédie ni la prétention d’un ouvrage académique. L’auteur souhaite simplement partager les œuvres de Mucha, Chéret, Cappiello, tant d’autres affichistes renommés… et aussi celles de formidables artistes dont l’histoire n’a pas retenu le nom. L’ouvrage s’intéresse également à l’approche sociétale. L’affiche est en effet le témoin de son époque : nouveaux moyens de locomotion, nouveaux loisirs, révolution alimentaire, industrialisation des spectacles… Le livre permet de découvrir la France d’il y a cent ans telle qu’elle était vraiment, avec ses fantasmes, ses stéréotypes et ses préjugés. Une France qui pensait fort différemment de celle d’aujourd’hui. Christophe Matho dirige les collections de plusieurs maisons d’édition. Il a découvert les affiches de la Belle Epoque et des Années folles en allant à la rencontre des collectionneurs pour l’illustration d’ouvrages traitant du début du XXe siècle. Il a ainsi constitué un important fonds d’affiches. Une collection qui méritait bien un livre, dont la conception graphique se devait d’être à la hauteur de ceux qui ont conçu ces œuvres il y a un siècle.

• 1914-1918, Puy-de-Dôme en guerre. 1 vol. br, 500 illustrations n-b,  édité par le Conseil Général du Puy-de-Dôme et réalisé par les Archives départementales et la photothèque, 15 €.

cg63_puydedomeenguerre_recto_2► Illustré de plus de 500 photos et documents, pour la plupart inédits, cet ouvrage s’intéresse au vécu de la Grande Guerre  dans le Puy-de-Dôme tandis que les poilus combattaient sur les fronts.    Les soins aux blessés, le travail dans les arsenaux, la formation des soldats et des pilotes, la naissance de la motoculture, la présence des américains, des italiens et des travailleurs coloniaux… autant d’aspects méconnus d’un conflit qui n’a pas épargné les privations et les souffrances à ceux de « l’arrière ».

MONTBEL Éric, RICROS André :  Regards : 2-  Photographies des musiciens d’Auvergne et du Massif central – 1936-2016. 1 vol. relié, 200 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 39 €.

REGARDS► Dans ce second tome de l’Histoire des musiques traditionnelles d’Auvergne et du Massif Central, les auteurs retracent, à partir de documents photos originaux, l’aventure de ce mouvement musical depuis 1936 et le Front populaire, jusqu’à notre période contemporaine. Se succèdent l’invention des groupes folkloriques, la triste période du régime de Vichy qui porta un intérêt particulier à ces musiques dans une perspective nationaliste, l’internationalisme et les forces de gauche qui s’approprient les musiques populaires après la guerre de 39-45, tandis que les derniers musiciens de tradition pratiquent encore leur art, souvent en solitaires, parfois emportés par la mode du néo-folklore régionaliste des années 1960… Ségurel, Vaissade sont alors les maîtres du jeu, et l’Auvergne qui chante accompagne chaque Tour de France.   Dans les années 1970, voici le folk : un grand mouvement créatif traverse la France, d’Occitanie jusqu’en Bretagne, passant par l’Auvergne. La recherche se spécialise, l’ethnomusicologie de la France s’enrichit d’innombrables collectes auprès des derniers Musiciens Routiniers. L’Agence des Musiques Traditionnelles d’Auvergne est créée à Riom… Naissent alors de nombreux groupes amateurs et professionnels, qui sont aujourd’hui à l’avant-garde de la vitalité et de la création des musiques traditionnelles d’Auvergne et du Massif Central.

MOULIER Pascale, MOULIER Pierre : Portraits de Cantaliens méconnus ou oubliés.1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 28 €.

MOULIER► Le Cantal se flatte d’avoir vu naître des personnages illustres, Georges Pompidou, le pape Gerbert, mademoiselle de Fontanges… quelques autres encore, bien connus, trop connus peut-être, qui laissent dans l’ombre une foule de personnages « secondaires » pourtant dignes d’intérêt. Ces quelques portraits veulent rétablir un peu l’équilibre rompu par les lois de la célébrité, qui privilégient toujours celui qui sait faire parler de lui, si possible à l’extérieur. Le Cantal, département rural, eut aussi des hommes de lettres, des artistes et des créateurs discrets, modestes voire effacés, mais souvent profonds et passionnants. Depuis le clerc Geraldus, qui sculpta au XIIe siècle des anges et des avares sur les chapiteaux des églises du Nord Cantal, jusqu’à Léon Gerbe qui chanta si bien les beautés de son Artense natale, nombreux sont ceux qui restent méconnus ou sont tout simplement  complètement tombés dans l’oubli. Qui connaît Jean Boyer, de Murat, sculpteur de dizaines de saints et de Vierges au début du XVIIIe siècle ? Henri Durif, auteur d’un sympathique Guide du Cantal et de savoureuses nouvelles « gothiques » ? Jean Ribes, qui ne signa presque rien, mais laissa en héritage des centaines de créatures fantastiques sculptées dans la pierre ou le bois ? Cet ouvrage part ainsi à la découverte d’écrivains, de poètes, d’artistes et d’hommes d’action qui tous, dans leur variété, contribuèrent à construire et à honorer le Cantal. Par des chemins de traverse, comme à leur habitude, Pascale et Pierre Moulier proposent ici une approche radicalement nouvelle des «personnalités du Cantal », loin du tape-à-l’œil des célébrités faciles, des mondanités et de cet esprit « who’s who » si peu conforme à l’identité profonde du pays. Pascale Moulier est archiviste du diocèse de Saint-Flour, spécialiste du patrimoine religieux cantalien et présidente de l’association Cantal Patrimoine. Pierre Moulier, quant à lui,  est professeur de philosophie et auteur de nombreux ouvrages sur le patrimoine cantalien. Il dirige la revue « Patrimoine en Haute-Auvergne », véritable encyclopédie évolutive du département, qu’il a créée en 2004.

Le Paris des Auvergnats : un siècle de brasserie. 1 vol. br, 140 p., illustrations n-b et couleur, éd. Centre-France La Montagne, 7,50 €.

Paris des auvergnatsLe dernier né des numéros hors – série de La Montagne propose un itinéraire à ciel ouvert dans la capitale, à la rencontre d’une trentaine de professionnels, de grands noms de la communauté auvergnate, qui ont accepté de partager les valeurs qui l’anime depuis des décennies. Qui n’a jamais entendu parler du Flore, des Deux Magots, de la  Closerie des Lilas, de Lipp ou de La Rotonde ? Qui n’a pas été tenté de pousser les portes, ou simplement de contempler la devanture ou de jeter un coup d’œil, avec curiosité, en direction des clients ? Car dans ces lieux emblématiques, voire mythiques, tous tenus par des Auvergnats ou des Aveyronnais, il n’est pas rare d’apercevoir un visage connu.  Dans ces brasseries parisiennes, qui ont su conserver leur histoire et leur âme, on peut imaginer de voir réapparaître André Breton et Louis Aragon en pleine cogitation surréaliste, Pablo Picasso auréolé de sa prochaine toile ou Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir en grande conversation littéraire. De souvenirs, les brasseries n’en manquent pas. D’histoires, non plus. A commencer par celles de leurs patrons qui, arrivés un beau matin de leur province natale, sans un sou en poche, ont débuté au bas de l’échelle. Certains ont même vécu la période des Bougnats, ces Auvergnats montés à la capitale pour porter des sacs de charbon.

• PHALIP Bruno (sous la direction de) : D’épiderme et d’entrailles. Le mur médiéval en Occident et au Proche-Orient (Xe-XVIe siècles). Préface de Bruno Phalip et Nicolas Reveyron. Avant-propos de Xavier Barral. 1 vol. br, 292 p, glossaire, index, éd. Presses  universitaires Blaise-Pascal, coll. Histoires croisées, 25 € (Version pdf : 16 €).

Depidermeetdentrailles► Le mur médiéval exige un examen poussé des modules, des procédures de taille et de production prenant en compte technologies, outils, traces et gestes. Une progressive domination sociale du tailleur de pierre, homme qualifié à la forte visibilité, y est constatée au détriment des maçons et manouvriers. Antérieurement au XIe siècle, la « culture d’extraction » domine le chantier, économiquement « extensif » et inscrit dans le temps « long » par la polyvalence affirmée et l’outillage resserré du maçon. Ultérieurement, une « culture de production » est repérée, au sein de laquelle les tailleurs de pierre dominent. L’outillage est élargi et la productivité augmente, inscrite dans un temps « court » occidental (800-1300), vérifié au Proche-Orient (1100-1300). L’équipe réunie ne prétend pas à l’exhaustivité, tout en appelant à de futurs travaux collectifs présentés en perspectives. Bruno Phalip est professeur d’Histoire de l’Art et d’Archéologie à l’Université Clermont-Auvergne (Centre d’Histoire Espaces et Cultures).  Depuis ses premières recherches menées sur le Massif Central au Moyen Âge, il a largement dépassé les limites de ces premiers territoires en travaillant aux modes de construction, à l’organisation des chantiers et aux questions posées par la restauration dans les espaces européens (Belgique, Angleterre), au Proche-Orient (Israël, Territoires Palestiniens), dans l’espace méditerranéen (Chypre) et au Cambodge (royaume Khmère).

• PIGUET Gabriel  (1887-1952) :  Mgr Piguet : billets de prison (1944). Texte publié par Julien Bouchet,chargé de cours à l’université Clermont-Auvergne. 1 vol. br, 144 p, éd. Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand, 30 €.

Le prélat avait été incarcéré à l’été 1944 par les Allemands à la prison du 92è régiment d’infanterie parce qu’il aurait aidé un prêtre résistant. Le conditionnel est de mise puisque ce conservateur anticommuniste, plus pétainiste que vichyste, dit n’avoir jamais su ce dont l’accusait précisément la Gestapo. Ces lettres décrivent le quotidien de l’évêque, entre prières, exercices physiques, problèmes de ravitaillement et espoir d’être libéré… Mgr Piguet devra pourtant déchanter puisqu’il sera déporté à Dachau avant d’en revenir en mai 1945. 

RICROS André, (sous la direction de) : La cabrette, histoire et technique d’une cornemuse. 1 vol. br, 850  p, illustrations n-b et couleur, éd. Agence des musiques traditionnelles d’Auvergne – AMTA, 59 €

30014_ricros_lacabrette► Avec près de 850 pages et 700 documents iconographiques qui le  composent,  cet ouvrage regroupe sous la direction d’André Ricros, les travaux de Didier Perre, Éric Montbel, Bernard Blanc, Michel Chavanon et Marius Lutgerink. Il retrace l’histoire étonnante et sinueuse de la cabrette, la cornemuse emblématique du Massif Central. Quarante  fabricants de cabrettes du XIXème siècle ont fait l’objet de recherches approfondies afin de documenter l’origine et les évolutions de l’instrument : de Pezé à Amadieu, de Weber à Sochay, de Pouyet à Fabre en passant par Gasparoux et Defarges…Tout au long de cet ouvrage, on peut suivre également les péripéties qui ont porté cet instrument sur le devant de la scène parisienne pour en faire l’emblème de tout un territoire. Cette publication, fruit de longues années de recherches, s’annonce sans aucun doute comme un document de référence sur l’histoire des musiques et des hommes du Massif Central, partis conquérir Paris : une aventure pleine d’enseignements pour envisager les mutations des temps à venir.

• ROBERT Christian : Histoires d’Auvergnats : tome II. 1 vol. br, 424 p, illustrations, éd. des Monts d’Auvergne, 20 €

Z Robert auvergnats► Regroupe 19 biographies. Nous déambulons souvent dans des rues ou des ruelles qui portent le nom de personnages qui nous sont inconnus. Parfois, nous nous posons la question de savoir qui ils étaient. Ce riche patrimoine humain qui a marqué l’histoire de l’Auvergne, de la France, ou même du monde, comme La Fayette, mérite d’être (re)découvert. Qui se souvient de Montdory qui fut le plus grand comédien de théâtre de la première moitié du XVIIe siècle ? Qui a entendu parler de Marie Marvingt qui reste encore la femme la plus titrée de France et peut-être même du monde ? Qui n’a pas fait la confusion entre Charles-Louis Philippe et Louis-Philippe ? Beaucoup ont entendu parler du Prix Albert-Londres, mais qui était ce journaliste ? Se souvient-on qu’un grand nombre d’Auvergnates ont fait preuve d’un courage inouï dans la Résistance, à l’image de Marinette Menut ? Sait-on que Georges Brassens connaissait un Bougnat du nom de Louis Cambon quand il a écrit Chanson pour l’Auvergnat ? Et l’aventure du journal L’Auvergnat de Paris et de son fondateur Louis Bonnet ? Marcel Michelin a marqué l’histoire du sport ; le connaît-ton vraiment ? Un autre enfant Auvergnat a été étoile du cinéma français,  Henri Vidal formera avec Michèle Morgan le couple des années cinquante…

• ROQUEJOFFRE Marc Alexis (textes),  SIBELLAS Natacha (photographies) : Parcours d’Auvergnats. 1 vol. br, 168 p,  illustrations en couleur, éd. Page centrale, coll. Esprit des lieux, 29,90 €

340_______couverture_parcours-auvergnats_bd_1105Pour ce huitième ouvrage de la collection “Esprit des lieux”, les éditions Page centrale ont choisi de mettre en lumière le travail journalistique de Marc-Alexis Roquejoffre, qui, depuis plus de trente ans, prend le parti de faire raconter leurs parcours à ceux qui incarnent et font vivre de manière authentique, une culture auvergnate. Artistes, chefs d’entreprises, sportifs, tous représentent, avec leurs particularités, les richesses de cette région. Liste des portraits : Fanny Agostini, Jean Anglade, Général Bernard Barrera, Olivier Bianchi, Christian Bouchardy, Serge Boudu, Dorine Bourneton, Comme John, Cécile Coulon, Thierry Courtadon, Louis Giscard d’Estaing, éric de Cromières, Corinne Diacre, Pierre Dupasquier, Isidore Fartaria, Michel Favier, Raphaël Geminiani, Jean-Yves Gouttebel, Morgane Imbeaud, François Lassere, Jean-Pierre Lavigne, Mario Ledesma, Jacques Mailhot, Olivier Merle, Cécile Michelin, Claude Michy, Gilles-Jean Portejoie, Aurélien Rougerie, Jean-Dominique Senard, Alain Soreau, Sonia Souid, Roberto Forés Veses.

SERRE Michelle : La région de La Bourboule et du Mont-Dore pendant la seconde guerre mondiale.  1 vol. br, 255 p, ill. n-b et coul, éd. La Galipotte (Vertaizon), 20 €.

Z SERRE► Le repli de plusieurs banques sur la Bourboule, la rafle de l’hôtel du Globe ou encore l’arrestation de « Buron et Irma » sont autant de faits qui se sont déroulés pendant la seconde Guerre Mondiale dans la vallée. Des événements marquants qui font partie du patrimoine historique local que Michelle Serre a réuni dans son livre La région de la Bourboule et du Mont-Dore pendant la seconde guerre mondiale. Michelle Serre est native du Mont-Dore, mais elle a une partie de ses racines à Saint Sauves d’Auvergne où elle vit aujourd’hui. Une curiosité portant sur l’histoire de la commune où elle habite, alliée à un intérêt pour la généalogie, ont inspiré les recherches qui ont conduit à la publication de son premier ouvrage. Titulaire d’un D.E.A. de psychologie sociale, elle a exercé la profession de maître formateur à l’Ecole Normale du Puy-de-Dôme, puis à l’I.U.F.M. d’Auvergne

• WIRTH Laurent : À Larmes égales : 1914-1945 : de l’Alsace à l’Auvergne, une histoire, deux familles. 1 vol. br, 150 p, illustrations, biblio, éd. les Monédières, 20 €.

Z WIRTH► 1914: Joseph Wirth porte l’uniforme et le casque à pointe des soldats de l’armée allemande, Albert Gineste celui des médecins militaires de l’armée française. L’un est Alsacien, l’autre Cantalien. Trente ans plus tard, leurs fils, Pierre Wirth et Jacques Gineste, s’engagent dans la Résistance puis combattent côte à côte et se lient d’amitié au sein de la 1ère Division Française Libre. Les trajectoires des pères ennemis pendant la Grande Guerre vont se croiser avec les fils au cours du second conflit mondial. Laurent Wirth, en se basant sur des lettres, des photographies, des témoignages et des archives familiales,  part sur les traces de ces deux générations dont il est issu. Elles ont été  emportées dans les déchirements de l’Europe du premier XXème siècle. Laurent Wirth, agrégé et docteur en histoire, a été professeur en classes préparatoires aux grandes écoles et à Sciences-Po puis inspecteur général de l’éducation nationale.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• BARRIÈRE Geneviève, HELLUY Benoît, JOLIVET Bernard : La Haute-Loire, de toute façon.  Préface de Joël Vernet. Photographies de Laurence Barruel, Gérard Cavaillès. 1 vol. relié, 192 p, illustrations en couleur, éd. À Hauteur d’homme (Vals-près-Le-Puy), 34 €.

Z HAUTE LOIRE « Ce Pays est tissé d’une multitude de paysages, incroyablement singuliers, rallumés sans cesse par les braises du soleil, les vents impétueux, les froids glacials, les cheminements monotones de quelques bêtes… », écrit Joël Vernet en préface. Cette diversité qu’il souligne, que Bernard Jollivet nomme « constellation des pluriels », constituerait finalement un fond, un caractère dont on connaîtrait quelques traits. À chacun ses secrets, à chacun sa Haute-Loire. Elle est « une affaire personnelle » selon Michel C. Thomas. Elle est une « haute alliée », « un trait d’union » ou un « grand écart » pour Corinne Pradier, une « bonne montagne » pour Pierre Présumey ou « l’empire de l’horizon » selon Dominique Machabert. Formuler la Haute-Loire en mots et en photographies : les dix-huit auteurs de cet ouvrage en ont fait chacun leur affaire. La voilà déclinée de toutes les façons, mais entièrement elle-même, volcanique, solide, liquide, aérienne, irrémédiable de toute façon

• BRUGÈS Daniel, CHESSEL Mathieu : L’âme du Cantal. Photographies de Mathieu Chessel. 1 vol. relié, 192 p, illustrations en couleur, éd. de Borée, 32 €.

BRUGES► Le Cantal invite au voyage. Au fil des jours et des saisons, il s’offre au regard sans aucune hypocrisie. Il dévoile ses paysages uniques à qui veut en découvrir les secrets. Les lumières qui le baignent sont fertiles en rêveries. Le Cantal est multiple et intemporel. Il sait aussi afficher sa singularité. Il appelle à l’évasion. Ici, le ciel épouse la terre, la neige la pierre, et l’eau la plante. Ici, les hommes et les femmes connaissent le sens du mot « authenticité » et le quotidien se vit sans artifice. Ici, les vaches sont indissociables des montagnes et des plaines. Ici, l’ailleurs se déploie à chaque détour de route. Le Cantal puise sa sève parmi des émotions à nulles autres pareilles. Toujours sensibles à la réalité et à l’âme de ce Cantal qui les rassemble, les visions de Daniel Brugès (écrivain) et Mathieu Chessel (photographe) se font écho. Elles se complètent pour capturer l’espace et saisir des instants de vie si profondément enracinés.

CAYROL Antoine : Les piliers sauvages (Himalaya, Antarctique, Sahara, Amazonie, Pacifique). 1 vol relié, 120 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 29 €.

CAYROL► Grâce à l’alpinisme et au voyage d’aventure, ce livre raconte avant tout la force des grands espaces sauvages de la planète : Himalaya, Antarctique, Sahara, Pacifique et Amazonie. Du Cap Horn à l’Everest, du Pôle Sud à la forêt tropicale en passant par les sables du Sahara, les voyages d’Antoine Cayrol nous emmènent dans ces lieux singuliers où l’aventure n’est qu’un simple fil conducteur entre l’histoire, les premiers explorateurs et ce que sont ces endroits mythiques aujourd’hui.   Antoine Cayrol a réalisé plus de mille ascensions très difficiles sur les sept continents, dont une cinquantaine de Premières. Il fait partie du cercle très fermé des dix hommes à avoir atteint les trois Pôles de la Terre (Everest, Pôle Nord, Pôle Sud). Guide de haute montagne et moniteur de ski, il est membre du Groupe de Haute Montagne, de la Société des Explorateurs Français et ancien membre du Groupe Militaire de Haute Montagne. Il a été lauréat de la Borne de l’Aventure de l’Institut Géographique National, nominé plusieurs fois au Cristal de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, et sélectionné sur la « full list » des Piolets d’Or du Groupe de Haute Montagne.

DELMAS Bernard : Le parc des volcans d’Auvergne. Nouvelle édition.  Photographies de Jacques Raymond et Renaud Deplat. 1 vol. relié, 144 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 19 €.

DELMAS► Cette nouvelle édition complètement revue, réalisée en étroite collaboration avec le Parc naturel régional (PNR) des Volcans d’Auvergne paraît à l’occasion de la date anniversaire de la fondation du Parc voilà quarante ans. Le PNR des Volcans d’Auvergne couvre cinq régions naturelles. A travers la vision paysagère que ce livre propose, ce sont les caractères bien trempés de chacune d’elles qui sont révélés. La Chaîne des Puys n’est ainsi rien moins qu’un véritable musée du volcanisme grandeur très nature ; le Cantal apparaît dans sa fondamentale dimension de plus vaste volcan d’Europe ; les Monts Dore, le plus « alpin » des massifs auvergnats, est aussi une montagne pastorale à la longue tradition de tourisme ; le Cézallier, vaste océan de pâturages, appelle ceux qui rechignent à accepter les limites ; l’Artense, enfin, est une terre rude, faite de creux et de bosses que les violoneux n’ont pas abandonnée.  Les trois auteurs – Bernard Delmas, géographe, Renaud Deplat et Jacques Raymond, photographes – racontent ces paysages exceptionnels dont il s’agit, certes, de préserver la richesse, mais en harmonie avec un développement socio-économique durable. C’est tout le rôle du PNR. Aussi cet ouvrage est-il une invitation à découvrir ce territoire ainsi qu’un hommage aux hommes qui l’ont façonné et à ceux qui y vivent aujourd’hui.

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

BARANGER Pierre-Jean : Bonneval ou la grandeur des âmes. La suite de Châlucet ou le pouvoir des rêves. 1 vol. br, 290 p, éd. Les Ardents éditeurs, 19 €.

Z BarangerAn de grâce 1181. Aux marges de l’Aquitaine… Dans un monde instable et dangereux, les jeux de pouvoir servent ceux qui, dans l’ombre, tirent les ficelles de l’invisible. Quel est donc cet ordre religieux des Frères Noirs désirant plus que jamais s’approprier deux bagues enchâssant une pierre d’ambre, initialement en possession de seigneurs hostiles au roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine ? La puissance de ces deux anneaux semble infinie. La Mort danse et la guerre menace. Seuls deux hommes ont échappé aux massacres lors de l’attaque de la place forte de Châlucet. Ils sont désormais poursuivis sans relâche par Gavin, un mercenaire sans scrupule, et par le frère Johannes, un émissaire fanatique des Frères Noirs.  De nos jours… en Limousin, entre Limoges et Coussac-Bonneval . Hugo Bardent, un jeune lycéen, est devenu l’héritier des deux bagues resurgies d’un passé obscur et que ne peuvent expliquer les rêves récurrents qui tourmentent l’adolescent. Hugo n’a pas d’autre issue que de rechercher le berceau de ses origines et de démêler l’écheveau du temps. Est-ce la curiosité, le hasard, la fatalité ou le destin qui va le conduire jusqu’au château de Bonneval pour enfin découvrir le secret qui, du fond des âges, l’appelle par son nom ?  Plus de 800 ans séparent ces deux époques. Cet espace-temps est en proie à de mystérieuses créatures qui semblent vouloir influer sur la destinée des hommes. Quelles sont-elles ? Quels sont leurs véritables desseins ? Que s’éveille alors la grandeur des âmes !

• BONNET Jean-Pierre : Des Nouvelles de Compostelle. 1 vol. br,  224 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

BONNET► Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle est devenu un phénomène de société. Long voyage géographique et intérieur, chaque jour, à la belle saison, de nombreux pèlerins prennent la route vers l’Espagne, à partir de quatre axes majeurs. Grand marcheur, mais aussi rêveur impénitent, Jean-Pierre Bonnet a effectué le périple jusqu’à Santiago à trois reprises, en empruntant un nouvel itinéraire. En 2004, il part de Vézelay, puis l’année suivante, du Puy-en-Velay. Et en 2007, il découvre, son bâton en main, la voie d’Arles. À chacun de ses retours, il compile ses notes et ses rencontres qui deviendront Des Nouvelles de Compostelle. Dans ce livre, l’auteur raconte le chemin, mais aussi le parcours de ces gens qui essayent de naviguer entre les turbulences de la vie pour trouver leur propre chemin. Finalement, cette cinquantaine de tableaux crée un paysage émotionnel remarquable entraînant le lecteur au cœur de cette aventure singulière des temps modernes.

• BORDES Gilbert: L’année de la pluie. 1 vol. br, 360 p, éd. Belfond, 20,90€.

9782714475008Pluie diluvienne, famine, terreur et haines à la cour de France. Bienvenue en 1316. Au début du XIVe siècle, le climat change. En 1316, la pluie détruit les récoltes et provoque l’une des plus grandes famines du Moyen Âge. À l’aube de la guerre de Cent Ans, le royaume de France est plus que jamais divisé. Louis X, fils de Philippe le Bel, est un roi faible. Son oncle, Charles de Valois, gouverne le pays à sa place dans le dessein de monter sur le trône. Il se met en quête du trésor des Templiers, que l’on dit caché au château de Conflans. Seuls Isabeau et Louis, les petits-neveux du grand maître Jacques de Molay, mort sur le bûcher, ont échappé au massacre de leur famille et sont secrètement placés sous la protection d’Eude de Breiville. Cet humble seigneur à la carrure de géant voit sa tâche se compliquer avec les premiers émois d’Isabeau, qui se portent sur son fils Geoffroy, et ne tarde pas à se retrouver au cœur d’un redoutable jeu de pouvoir et de manipulations… Avec lui, on vit à la cour de France où le poison est le meilleur argument pour asseoir l’autorité d’une multitude d’intrigants. Après les succès de La Mémoire au cœur, La Disparue de Saint-Sauveur et L’Enfant de Loire, Gilbert Bordes revient à un genre qui lui est cher, le roman historique. L’intrigant Moyen Âge devient le théâtre flamboyant de personnages forts et authentiques, entre violence et passion, vengeance et complot, mensonge et trahison.

BORDES Gilbert: Au nom du bonheur. 1 vol. br, 865 p, éd. Presses de la cité, coll. Omnibus,  28 €.

9782258142794► Regroupe 5 titres: La maison des Houches, La tour de Malvent, Le chant du papillon, le barrage, Le cri du Goéland. Cinq romans qui font la part belle au bonheur. Chacun se trouve à un moment de sa vie confronté à des épreuves. Et pour surmonter un deuil, pour oublier un amour impossible, pour arriver à alléger le poids que les ans fait peser sur nos épaules, le courage est nécessaire. Ce chemin pour retrouver le bonheur, sur lequel Gilbert Bordes avec justesse et sensibilité emmène ses personnages, s’éclaire au fil des rencontres qu’ils y feront. Avec un proche plus âgé ou plus jeune, avec l’ami oublié ou le voisin discret, qui seront tous à leur manière un guide. La terre qui est la leur est aussi une alliée, et ils y puisent des ressources insoupçonnées qui les aide à reprendre pleinement goût à la vie. Cinq romans généreux à découvrir ou à redécouvrir.

• Cahiers Jean Giraudoux : Tome 45 : Giraudoux dans la guerre : 1914-1918 (1ère partie).  Avant-propos d’Alvio Patiemo et Mireile Brémond. 1 vol. br, 280 p, biblio, résumés bilingues français-anglais, éd. Classiques Garnier, 34 €.

Z Giraudou Dans le prolongement du colloque sur les essais de Jean Giraudoux (février 2016, Aix-en-Provence), l’Académie Giraudoux a décidé de consacrer le n° 45 des Cahiers Jean Giraudoux (2017) à Giraudoux et la guerre. Sommaire : Liste des écrits de Giraudoux sur la guerre –  Alvio Patierno et Mireille Brémond : Avant-propos. Comment parler de la guerre sans la raconter ? Histoire et documents : Jean-Marie Le Guevellou : Des mots contre les morts. La Grande Guerre au prisme de Jean Giraudoux – Mireille Brémond : 1914-1915. Quelques lettres de Jean et d’Alexandre Giraudoux –  Pensiri Charoenpote : Le «Retour d’Alsace » de Jean Giraudoux. À la lumière d’une édition critique – Études : Annie Besnard : Écrire la mort sur les champs de bataille de la Grande Guerre. Giraudoux et quelques-uns de ses contemporains – Frédéric Roussille : «Mort de Ségaux, mort de Drigeard», une parole dans la guerre – Annalisa Lombardi : Adorable Clio ou la guerre en tant que fiction – Lucien Victor : Quelques remarques sur Adorable Clio et Amica America. L’invention d’une écriture  –  Maria Cristina Pedrazzini : La nomination à l’épreuve de la Grande Guerre dans Lectures pour une ombre, Amica America et Adorable Clio – Anne-Marie Prévot : Carnet des Dardanelles et «Dardanelles », entre échos et métamorphoses –  Pierre d’Almeida : Le pays où la mort n’existe pas –  Interlude : Mireille Brémond et Guy Teissier :  «Nuit à Châteauroux». Version dialoguée – Chroniques de Giralducie –  Bibliographie 2016-2017.

• Cahiers Tristan L’Hermite : Tome 39 : Tristan et le regard. Introduction de Véronique Adam et Sandrine Berrégard. Résumé bilingue français – anglais. 1 vol. br, 160 p, biblio, éd. Classiques Garnier, 30 €.

Z CahiersRevue des Amis de Tristan L’Hermite fondée en 1979, les Cahiers Tristan L’Hermite ont pour vocation d’éclairer l’œuvre du célèbre poète, dramaturge, romancier et prosateur en son temps (1601-1655) et plus largement la culture du premier XVIIe siècle. Sommaire: Véronique Adam et Sandrine Berrégard : Introduction –  Roberto Romagnino : “Je n’écris pas un poème illustre”. Stylistique de l’évidence dans Le Page disgracié – Richard Crescenzo : Polyphème et Galatée. Un mythe mariniste du regard chez Tristan et Scudéry –  Jérôme Laubner : “Tant de chimères et de monstres fantasques”. Les visions intérieures dans les tragédies de Tristan L’Hermite – Sophia Mehrbrey : Le regard comme moteur de l’écriture dans Le Page disgracié – Maxime Cartron : L’éclat de l’œil. Perception et représentation dans La Description de la fameuse fontaine de Vaucluse en douze sonnets de Georges de Scudéry –  Grégoire Menu : Un diable de femme. La Mort de Chrispe et la culture démonologique – Carl Havelange : Tristan ou l’indécision du visible – Chantal Liaroutzos,  Franck Buer : À la pointe du regard. Les éblouissements de Malherbe dans les sonnets encomiastiques Bibliographie – Résumés/Abstracts – Chronique par Sandrine Berrégard et Jean-Pierre Chauveau.

CASTIGLIONE Agnès, VIART Dominique : Pierre Michon. 1 vol. br, 340 p, illustrations, éd. de l’Herne, coll. Cahiers de l’Herne, 33 €.

Z COUV_CAHIER_MICHONLes Cahiers de L’Herne entreprennent de saluer en Pierre Michon l’absolue singularité d’une voix et d’une écriture qui n’en finit pas de surprendre et d’enchanter un lectorat toujours plus vaste depuis l’apparition, en 1984, de son premier ouvrage, Vies minuscules. Les livres de Pierre Michon, denses et tendus dans leur beauté paradoxale, à la fois sauvage et classique, naturelle et travaillée, ont depuis longtemps conquis une place de premier plan auprès des écrivains, des lettrés et dans les milieux de la critique savante. Il est alors naturel de solliciter dans ce volume les plus grands noms de la critique universitaire — Jean-Pierre Richard, Henri Mitterrand ou Philippe Berthier — tout en s’ouvrant à d’autres disciplines de la pensée et de la création : l’Histoire (Patrick Boucheron, François Hartog), histoire de l’art et anthropologie, géographie (Jean-Louis Tissier), la musique et arts plastiques (Henri Cueco), l’art théâtral (Denis Podalydès), sans oublier la question de la traduction (Élizabeth Deshays). Ce Cahier est aussi l’occasion de convoquer autour de l’oeuvre de Michon, les textes et témoignages de grands critiques et écrivains comme Pietro Citati, Maurice Nadeau ou Jacques Réda, et d’autres contemporains (Goffette, Bergounioux, Echenoz ou Olivier Rolin) ou auteurs plus jeunes (Marie-Hélène Lafon, Maylis de Kerangal) qui disent ici le pouvoir fécondant de cette écriture éblouissante et rare. S’intéressant aussi à l’atelier littéraire, le présent Cahier donne à lire nombre d’inédits ou textes rares de Michon : premiers écrits mais aussi variantes, passages supprimés, chapitres retranchés, toutes « victimes » de l’exigence de l’auteur qui opte pour le fragment fulgurant et l’inachèvement.

DAVID Laurent : Dossard de Légende. Un Espoir en Jaune, étape 2.  Album de bandes dessinées. 1 vol. cartonné, illustrations couleur, éd. Les Ardents éditeurs, 15 €.

 

arton416-c9906 Un dossard mythique resurgit du passé et d’anciens secrets sont révélés… Sur les routes limousines et au-delà, Florian Delprat va devoir lutter contre ses adversaires… mais aussi affronter ses propres peurs et se surpasser afin d’entrevoir son rêve d’enfant, son espoir en jaune ! Laurent David est né à Limoges et réside désormais près de Tulle. Après avoir enseigné l’histoire, il se tourne vers sa passion, le dessin. L’idée d’une BD sur le cyclisme lui trottait depuis longtemps dans la tête, lui permettant d’associer plusieurs passions : l’écriture, le dessin, le cyclisme, les beaux paysages et particulièrement ceux de sa région, le Limousin.

DELMONT Laurent : Sillages1 vol. br, 250 p, éd. Les Monédières, 17 €.

Delmont sillagesVous avez rêvé de revoir le groupe Téléphone sur scène? Laurent Delmont l’a imaginé pour nous…Une fiction contemporaine. Des héros plongés dans l’actualité. Un épilogue saisissant.  Avec par ordre d’apparition Vincent, Karine, Laure, Massimo, Catherine, François, Pierre, Maureen, Tom et Paolo. Ils ont en commun la passion du rock français des années 80 et les deux pieds dans le monde d’aujourd’hui : ils courent après le temps, l’amour… Le bonheur ? Dans ce troisième roman, Laurent Delmont explore les méandres du roman choral et musical. Les protagonistes prennent corps au fil des pages jusqu’à ce que leurs destins particuliers s’agrègent. Contre toute attente, un concert scellera leur union Un roman choral mené de main de maître par un auteur talentueux à découvrir absolument.

• GAUDÉ Laurent : De sang et de lumière. Recueil de poésie. 1 vol. br, éd. Actes sud.

GAUDE Ces poèmes engagés à l’humanisme ardent, à la sincérité poignante, se sont nourris, pour la plupart, des voyages de Laurent Gaudé. Qu’ils donnent la parole aux opprimés réduits au silence ou ravivent le souvenir des peuples engloutis de l’histoire, qu’ils exaltent l’amour d’une mère ou la fraternité nécessaire, qu’ils évoquent les réfugiés en quête d’une impossible terre d’accueil ou les abominables convois de bois d’ébène des siècles passés, ils sont habités d’une ferveur païenne lumineuse, qui voudrait souffler le vent de l’espérance. Romancier, nouvelliste et dramaturge né en 1972, Laurent Gaudé a reçu en 2004 le prix Goncourt pour son roman Le Soleil des Scorta. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée par Actes Sud.

 • GAY Marie-Claude : Les folles années d’Ana.1 vol. br, éd. de Borée, 21 €.

GAYUshuaïa, décembre 1918. Isolée dans l’univers implacable de la Terre de Feu, Ana, adolescente, vit aux côtés de son père. Marquée par la désertion de sa mère, elle brûle de savoir ce qui se passe derrière les montagnes, rêvant de partir à la recherche de la fugitive. Ayant hérité des dons en dessin de son arrière-grand-mère, elle se passionne pour la couture, crée et réalise des vêtements. Sur cette île perdue, se trouve un bagne enfermant de dangereux prisonniers. Agressé par l’un d’eux, la jeune fille se cache sur un cargo français qui prend la mer. Après bien des péripéties, le bateau arrive au Havre en juillet 1919. Ana rejoint la capitale la veille du défilé du 14 juillet. Clandestine, elle tente de survivre. Après un emploi à l’usine de sucre Say, où elle ne peut rester, elle est embauchée aux Halles, et doit faire face à des situations périlleuses. Par un curieux hasard, la jeune fille rencontre un grand couturier qui, étonné par son talent, lui offre un poste de modéliste. Le destin va trancher pour elle et des bas-fonds au monde du luxe, Ana, va s’accomplir.

• HERLEM Pascal: Limoges. 1  vol. br, 145 p, éd. Gallimard, coll. L‘Arbalète, 15,50 €.

product_9782072746260_195x320Après la mort de sa sœur, atteinte d’une maladie restée longtemps indéchiffrable, le narrateur se sent délivré d’un poids immense. Une page est tournée. Jusqu’au jour où il décide de se rendre sur sa tombe et de s’arrêter à Limoges, leur ville natale, qu’il pense avoir rayée de sa vie de manière définitive…  Ses déambulations dans les rues, ses dégustations dans les restaurants, ses recherches sur l’histoire millénaire de Limoges et ses rencontres fortuites le bouleversent si profondément qu’il remet chaque jour au lendemain sa visite au cimetière. Une mue s’opère alors en lui, qui va rendre à Limoges sa signification perdue et permettre au deuil de s’accomplir. Limoges se lit comme une balade intranquille, et non dépourvue de drôlerie, au pays de l’enfance, au milieu des gens, des lieux, des objets, et des discours qui nous fondent. 

JORDA Claude : Une vie jetée à l’encan. 1 vol. br, 260 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

Z JPODA Pour commémorer les soixante ans du martyre d’Oradour-sur-Glane, un peintre, Émile, est chargé de la réalisation d’une fresque pour le musée. Il chute de l’échafaudage qu’il avait installé et il entre dans un coma prolongé. Des images de son enfance à Paris s’entrechoquent. Ce qui va s’apparenter à un rêve lui fait voir de façon étrange un de ses tableaux. C’est devant cette même oeuvre, exposée dans une galerie d’art de la ville, qu’une femme est figée, tous les jours. Contraint à une longue convalescence, Émile passe beaucoup de temps dans cette galerie. Il y rencontre ainsi Juliette. Un dialogue difficile s’instaure, puis une relation tortueuse. Lui essayant d’exprimer ce qu’il a voulu représenter – désormais enrichi de ce que le rêve lui a apporté –, elle ne sachant qu’entretenir un secret que ses visites au cimetière ne rendent que plus douloureux. Un voyage dans les montagnes limousines du néolithique permettra de libérer la parole et de lever les mystères. Émile et Juliette parviendront-ils cependant à construire une histoire singulière hors du partage de leur judéité ? Un roman qui tire sa force du contraste entre l’art de l’auteur à bouleverser le lecteur en peu de mots, et la violence des rapports humains et des sentiments qu’il décrit.

• LAFAYE Claude : L’ombre bleue de l’olivier. 1 vol. br, 310 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 7,50 €.

Z LAFAYE►Un jour de novembre 1975, une dalle de granit a été scellée sur la dictature. Anne Garcia franchit alors un col des Pyrénées, celui du passage de l’exode et de l’exil. Elle doit maintenant faire connaissance avec ce pays, mettre ses pas dans ceux de Pablo, son père, le héros sublimé disparu devant Teruel. Pour tenter d’effacer ses rancœurs, il lui faut revoir le village blanc où elle avait été une petite fille insouciante appelée Pilar Ana Lopez Garcia. Ana déroule ici le film de vies malmenées par une terrible guerre. Une chronique qui sillonne l’Espagne, passe par un village andalou, Barcelone, mais qui visite aussi la Creuse, Paris et le Texas. Dans ce récit, des amours cohabitent et s’entrecroisent. L’amour de Jorge, de Pablo, l’amour de l’Espagne fière, sévère, enthousiaste et folle, ou encore l’amour intense et lucide de la France, le pays qui l’a accueillie et a fait d’elle une victorieuse.

• MALAVAL Jean-Paul : Adélaïde au bord de la falaise. 1 vol. br,  300 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,90 €.

Z Malaval► Faut-il toujours révéler à une enfant trouvée d’où elle vient ?  2002, en Bretagne. Pour surmonter les incertitudes d’une crise de couple, Gaspard Seize, un architecte toulousain, passe des vacances en solitaire sur la presqu’île de Crozon. Au cours d’une promenade au cap de la Chèvre, il trouve aux abords de la falaise une petite fille égarée. Celle-ci paraît traumatisée, elle ne s’exprime pas.  Comme il n’y a personne dans les alentours, Gaspard décide de remettre sa trouvaille à la gendarmerie. L’enfant est confiée au foyer de l’enfance de Brest en attendant qu’on la réclame. Mais, lui-même enfant de l’Assistance publique, Gaspard est obsédé par le sort de la petite fille au point de tout faire pour la revoir et de se lancer dans sa propre enquête pour retrouver sa famille. Bientôt il apprend que sa mère s’est suicidée : première révélation sur le chemin d’une vérité terrible et dérangeante qu’il redoutera de plus en plus d’affronter…

• MICHELET Claude: Des grives aux loups: Tome II: Les palombes ne passeront plus. 1 vol. br, 400 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 16,50 €.

MICHELET Saint-Libéral est un petit bourg de Corrèze, tout proche de la Dordogne, pays d’élevage et de polyculture. Avec dix hectares et dix vaches, on y est un homme respecté comme Jean-Edouard Vialhe, qui règne en maître sur son domaine et sa famille : sa femme et leurs trois enfants, Pierre-Edouard, Louise et Berthe. Dans cette France qui n’avait guère bougé au XIXe siècle, voici que, avec le siècle nouveau, des idées et des techniques  » révolutionnaires  » lentement apparaissent et s’imposent. Et le vieux monde craque…Claude Michelet est né en 1938 à Brive-la-Gaillarde. Depuis le succès de J’ai choisi la terre (1975) et de Des grives aux loups (prix Eugène-Le Roy en 1979, prix des Libraires en 1980), il a publié de nombreux best-sellers aux Éditions Robert Laffont, dont les plus récents sont Quelque part dans le monde (2006), Quand ce jour viendra (2008), Il était une fois dans la vallée (2010), Ils attendaient l’aurore (2011) et Brut de décoffrage (2015).

• MICHELET Claude : Des grives aux loups : Tome III : L’appel des engoulevents. 1 vol. br, 400 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 16,50 €.

L-appel-des-engoulevents► L’Appel des engoulevents est le troisième volet de la grande suite romanesque de Claude Michelet, Des Grives aux loups, qui s’étend sur cinq générations de la famille Vialhe et met également en scène les notables du village. Après les grives et les palombes, voici les engoulevents, ces migrateurs qui reviennent, année après année, sur le lieu de leur naissance… Ainsi, la troisième génération de la famille Vialhe, après avoir couru le monde, revient au village natal de Saint-Libéral en Corrèze, pour lui redonner vie. Parce que là sont ses racines, la liberté et le bonheur de vivre…Claude Michelet ancien agriculteur, fils d’Edmond Michelet, commence à écrire très tôt. Il se fait connaître avec La Terre qui demeure, puis la série des Grives aux loups et celle des Promesses du ciel et de la terre. Histoires des paysans de France, Rocheflame, Les défricheurs d’éternité ont tous été publiés aux Éditions Retrouvées.

MONNET-QUELET  Jean-Michel :  Glossaire marchois des animaux ailés. 1 vol. br,  190 pages, éditions des Régionalismes, 18,95 €.

image_307► Pour réaliser ce livre consacré aux animaux ailés (oiseaux, insectes, gallinacés et autres volailles de basse cour), de nombreuses sources ont été consultées. Parmi elles, l’Atlas linguistique de la France (ALF), les atlas linguistiques régionaux et des ouvrages consacrés à la langue marchoise parlée dans huit départements (Charente, Vienne, Indre, Cher, Haute Vienne, Creuse, Allier et Puy-de-Dôme) et trois régions administratives (Nouvelle-Aquitaine, Centre-Val de Loire, Auvergne-Rhône Alpes). Le « patois » marchois est en lien direct avec le quotidien et l’usage social de la langue ne fait aucun doute. Façonné depuis des siècles, il sait, entre autre, nommer les animaux. L’étude du vocabulaire est donc un élément important pour définir cet idiome. Soucieux de ne pas se limi­ter à proposer une simple succession de mots, l’auteur a cherché à élargir son propos avec une recherche étymologique. Le lecteur peut aussi trouver dans cet ouvrage consacré à la faune, des anecdotes, des comptines, des expressions en marchois, des cartes,… Jean-Michel Monnet-Quelet est enseignant. Attaché à ses racines creusoises, il mène depuis plu­sieurs années des recherches dans le domaine linguistique du marchois (aussi appelé Croissant), cette langue parlée au centre de la France. Il a déjà publié Le marchois, enquête sur un « patois » parlé en Creuse (2011), La Creuse en Marche (2012), Le croissant marchois, entre oc et oïl (2013) et rédige régulièrement des articles dans diverses revues et sites creusois.

• ONGENAE Sylvie : Un Tiroir mal fermé. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

ONGENAE► Tout semble sourire à Raphaël Lesage, un brillant neurochirurgien de réputation internationale. Plus que remplie, sa vie est débordante d’activités, de responsabilités, de recherches et de succès. À cinquante ans, il vit dans l’opulence, entouré de l’amour de sa femme et de ses deux enfants, partis étudier à Paris. Pourtant, du jour au lendemain, il annonce qu’il abandonne son métier et tous ses engagements. Ni la stupéfaction dont est frappée son équipe à l’hôpital ni la consternation de ses proches ne réussiront à entamer sa détermination et son choix. Sans aucun préalable, il part sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. À la rencontre de l’inattendu. Il ne se doute pas qu’il se met en route vers un autre destin, ni qu’il sera partie prenante d’aventures exaltantes. Une histoire lumineuse et émouvante, celle d’un homme qui décide de rompre avec son passé pour donner un sens à sa vie et s’ouvrir aux autres.  Sylvie Ongenae est l’auteure de nombreux romans, parmi lesquels Une terre de secrets, L’arbre à promesses et Les Héritières de Forge-aux-Bois. parus aux éditions Lucien Souny.

PEYRAMAURE Michel : Le sourire du prince Eugène. 1 vol. br, 420 p, éd. Calmann-Lévy, 20,50 €.

PEYRALAURENapoléon Bonaparte lui-même ne s’y était pas trompé. S’il considéra longtemps, faute d’héritier, Eugène de Beauharnais, le fils de Joséphine, comme un successeur pour le trône, ce fut parce qu’il reconnut immédiatement en lui les plus grandes qualités.Le garçon de seize ans dont il fit son aide-de-camp s’illustrera sur tous les champs de bataille, depuis l’Italie et l’Égypte jusqu’à la campagne de France, démontrant lors de la retraite de Russie une intelligence stratégique qui le classera parmi ses plus brillants généraux. Non content d’être brave, le prince Eugène se révélera aussi un administrateur avisé, assumant sa fonction de vice-roi d’Italie en souverain attentif au bien-être de ses sujets, en diplomate habile, au point de gagner l’estime de toutes les cours d’Europe et de garder une place dans l’ordre qui s’instaurera après la chute de l’Aigle.  C’est ce destin admirable que retrace pour nous Michel Peyramaure, prenant la plume au nom de cet homme affable, charmant, cultivé, qui suscitait instantanément l’amitié autant qu’il était capable d’affection, comme celle qu’il porta aux femmes de sa vie : à sa mère, à sa soeur Hortense, à son épouse, la superbe princesse Augusta de Bavière. Tout en ravivant avec un incomparable brio le souvenir de la geste napoléonienne, ce magnifique récit nous fait pénétrer dans le secret d’une âme étonnamment « rafraîchissante », comme disait Goethe, et que l’on ne quitte qu’à regret.

PRIOLO Marguerite : Légendes limousines – Legendas limouzinas. Édition bilingue limousin-français. 1 vol. br, 190 p, éd. des Régionalismes, coll. Au viu leupard, 15,95 €.

Légendes limousines►Or voici, écrits par sa main de fée, les contes, les légendes de ce Limousin qui vit naître nos troubadours les plus célèbres, ceux qui surent élever un monument de gloire à cette langue limousine ou provençale dont le rayonnement sur le monde, au moyen-âge, fut si fécond et que nous voyons renaître aujourd’hui sous les efforts du Félibrige.Ces contes, ces légendes ont un sens profond, ils condensent l’esprit naïf et poétique du passé, ils nous disent l’essence éternelle du rêve qui tient l’homme penché sur l’au-delà…  Marguerite Priolo (1890-1955), née à Brive (Corrèze), fille d’un médecin qui fut un important mécène des auteurs d’oc et d’une mère également reine du Félibrige, elle devient à 19 ans reine du Félibrige limousin. On lui doit deux recueils de contes bilingues limousin-français : Legendas Lemouzinas-Légendes limousines publié initialement en 1915, et Countes del Meirilher-Contes du Marguillier.

• RIZZO Claude : Des Vérités écrites sur le sable. 1 vol. br, 288 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

RIZZO► Un atelier de couture avant-gardiste, un important patrimoine immobilier, sont au cœur de l’affrontement familial qui suivra la mort accidentelle de Jean-Baptiste Belmonte. Catherine, sa nièce, est nommée tutrice de l’enfant de l’homme d’affaires. Pour cette femme, dévorée par la cupidité, l’événement représente une chance inespérée. À elle d’agir avec adresse afin de capter une partie de la fortune de son oncle. Face aux intrigues de Catherine se dressent son frère, Louis, et Vincente Tortorici, l’âme de l’atelier de couture, considérée comme l’une des créatrices de mode les plus talentueuses. Tous deux font le serment de protéger les intérêts de l’orphelin et d’honorer ainsi la mémoire de Jean-Baptiste. Louis se lance dans une enquête incertaine et périlleuse. Elle lui vaudra des poursuites judiciaires qui menacent sa réputation et risquent de détruire son existence. Parviendra-t-il, au bout de son obstination, à défaire le réseau que Catherine a tissé autour d’elle et méritera-t-il ainsi les regards que Vincente lui a toujours refusés ?   Claude Rizzo est l’auteur de nombreux romans, parmi lesquels,Le vent s’en souvient encore, Le gamin de la rue de la Croix, Le sentier des aubépines. 

• SAZILLY Jeanne de: Le Limousin mystérieux. Réédition d’un ouvrage paru initialement sous le titre Légendes limousines. Préface de Pierre du Maroussem. 1 vol. br, 173 p, illustrations, éd. La Geste éditions, 9,90€.

 161735 (1)► Le livre de Jeanne de Sazilly, paru au début des années 1930, offre un véritable plaisir de lecture à tous ceux qui aiment le Limousin et laissent vagabonder leur imaginaire au fil de leurs promenades. L’auteur connaît fort bien l’âme de la région et la raconte au lecteur tout au long d’itinéraires traversant les trois départements « historiques » : la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne. C’est un véritable enchantement, car la langue de ses récits est à la fois belle, érudite, et propose un entremêlement fort agréable d’anecdotes historiques et de contes où se pressent les créatures étranges et maléfiques, les sorcières et les saints, les chevaliers et les bergères. La présente édition, accompagnée d’une riche iconographie, ne peut qu’inviter le lecteur à (re)découvrir les lieux dont il est question dans l’ouvrage.

• SIGNOL Christian : Se souvenir des jours de fête.  Un roman qui fait suite à  Nos si beaux rêves de jeunesse. 1 vol. br, 320 p, éd. Livre de Poche, 7,60 €.

SIGNOL► 1939… La fin des années d’insouciance. À Toulouse comme ailleurs, les hommes qui refusent de voir grandir leurs enfants dans une Europe soumise aux nazis s’engagent et partent pour le front. Beaucoup n’en reviendront pas. D’autres, comme Étienne, prisonniers en terre ennemie, se retrouvent ballottés de camp en camp, dans des conditions toujours plus rudes à chaque tentative d’évasion. Au pays, les femmes ne baissent pas les bras. Mélina, qui vient d’accoucher, est persuadée que pour revoir un jour Étienne, elle doit se montrer digne de lui. Confiant leur petit garçon à un couple d’amis, elle rejoint la Résistance… Des bords de la Garonne à la Prusse orientale, cette fresque romanesque, qui fait suite à Nos si beaux rêves de jeunesse, est un hymne à la vie, à la liberté et à l’espérance. 

◘ HISTOIRE

• FARIGOUX Dominique : Carnet de foires : chevaux in Chénérailles. 1 vol. br, 48 p, aquarelles en couleur de Dominique Farigioux,  éd.  Abbaté-Piolé productions (Marsac), 15 €.

FARIGOUX► Une cinquantaine d’aquarelles réalisées par l’auteur, Dominique Farigoux, retracent l’histoire, et les ambiances des Foires aux Chevaux de Chénérailles. Depuis plus d’un siècle, l’ancienne cité médiévale de Chénérailles vit au rythme de deux foires aux chevaux annuelles. Chaque second dimanche de mai et d’octobre, c’est une foule innombrable qui s’empare des rues remplies d’étals de marchands forains au son des musiques des manèges, pour se diriger vers un champ de foire qui s’est déplacé à plusieurs reprises de son environnement initial autour du jardin public. Des centaines d’équidés offrent un panorama de robes pour une multitude de couleurs. Des maquignons venus de la France entière sont là, parfois depuis la veille, pour donner le ton à cette manifestation qui s’est hissée au cours des années 1970 dans les tout premiers rangs du marché du cheval au plan national.  La foire c’est aussi la fête. Enfant de Chénérailles, si je me suis attaché lors d’un premier ouvrage à faire partager mon vécu à travers cette histoire, je tenais à témoigner aussi de façon visuelle des atmosphères de cet événement qui fait de Chénérailles, un melting-pot du cheval et des hommes en milieu rural.

• LAPRADE Régine: Identités. 1 vol. br, 190 p, éd. des Monédières, 18 €.

LAPRADE► Quatre histoires, quatre personnalités pour des militaires français « de France » ou des colonies françaises durant la seconde guerre mondiale. Au travers de leur histoire personnelle, chacun raconte un épisode de la libération de la France et de l’Europe. « Mon père » retrace l’histoire d’un tirailleur marocain et de sa famille, sa fierté de Français d’avoir servi avec les vaillants guerriers marocains. « M’Bark », l’autochtone, raconte ses souvenirs de guerre dans un pays de froid et de neige. « Pierre », le Saphi marocain de Mont de Marsan narre son engagement et sa guerre. Enfin, « Ennemond », le « zouave » de Saint Léonard de Noblat détaille la libération de la Corse. Régine Laprade est médecin, musicienne et romancière. Elle signe ici son sixième ouvrage aux Éditions « Les Monédières » après Le camion blessé (2012), Le bois de mon père (2013), Le vieux cahier (2014), Destin falsifié (2015) et Pour une symphonie (2016).

LE HECH Frédéric: Histoire de la Corrèze: un territoire et ses habitants, de la préhistoire au début  du XXIè siècle. 1 vol. relié, 262 p, illustrations en couleur, biblio, éd. La Geste éditions, 29,90€.

162197Écrire l’histoire de la Corrèze, c’est plonger au plus profond de notre Humanité. Un territoire foulé par des humains depuis au moins 200 000 ans et dont 240 000 Corréziens du XXIe siècle sont les héritiers. Une paternité et un patrimoine à assumer et à explorer.  Des célébrités individuelles et collectives au fil du temps : de l’Homme de Neandertal à François Hollande, du Paysan ordinaire au Résistant anonyme.  Et, finalement, cela revient à se mettre à la recherche d’Homo correziensis et de ses facultés d’adaptation à un environnement parfois rude et à des situations historiques souvent complexes. Le déroulé chronologique proposé ici s’appuie sur les travaux qui ont fait date, sur les recherches historiques et archéologiques les plus récentes, sur une iconographie très riche, le tout pour répondre aux questionnements de notre société. Un ouvrage qui allie la nécessaire rigueur d’une étude historique à la grandeur romanesque d’une épopée collective.

RÉMY Christian: Splendeurs de Bonneval: destins croisés d’un château et d’une famille.  1 vol. br, 120 p, illustrations n-b et couleur, éd. Les Ardents éditeurs, 23 €.

arton405► Dressant les girouettes et les toitures de ses tours par-dessus les frondaisons des arbres de son parc, en bordure du bourg médiéval de Coussac et de son église, le château de Bonneval s’annonce au voyageur avant de se livrer au visiteur. Établie depuis le XIVe siècle aux marges de l’Aquitaine, en un verdoyant Limousin, cette résidence seigneuriale est restée durant sept siècles entre les mains de la même lignée, celle des Bonneval, qui lui a donné son nom. Répartis dans tout le Limousin, en Berry, en Périgord, en Bourbonnais, et partis en quête de ressources et de gloire à la cour des rois de France et de Navarre, en Italie et en Turquie, les Bonneval ont su traverser l’histoire de France en la nourrissant de nombreux hauts faits.  Leur château réunit les souvenirs, les archives et le mobilier des générations qui l’ont successivement habité, au gré des successions et grâce à une culture familiale de la transmission tout à fait remarquable.  Le destin de ce château est indissociable du lignage qui, de siècle en siècle, l’a préservé et conservé comme un creuset. Aujourd’hui, cette demeure de famille nous ouvre ses portes et nous invite à rencontrer des personnages tour à tour marquants, attachants ou tout simplement édifiants.

 • Les sites remarquables du Limousin : Tome 3 : Corrèze. Ouvrage publié par la DREAL-Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.  1 vol. br, 384 p, illustrations en couleur, coédition DREAL Limousin –  Les Ardents éditeurs, 32 €.

sites limousinsEn 1898 était protégé pour la première fois en France, grâce à la loi sur les monuments historiques promulguée 12 ans auparavant, un « monument naturel ». Ce site précurseur qui sera suivi par des milliers d autres cette fois au titre des lois sur les sites se trouve en Corrèze : il s agit des pittoresques cascades de Gimel ! On peut y voir une marque de reconnaissance de la richesse paysagère et patrimoniale de la Corrèze, tant il est vrai qu avec son petit air méridional mais cependant montagnard, voire quelque peu auvergnat sur les marges, ce département offre toute une palette d ambiances propres à émerveiller le visiteur et le randonneur. Après les ouvrages consacrés à la Creuse et la Haute-Vienne, la Direction régionale de l Environnement, de l Aménagement et du Logement (DREAL) poursuit son inventaire des sites remarquables du Limousin, protégés au motif que leur « conservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général ». Dans ce nouveau volume sont ainsi présentés les 80 sites classés ou inscrits de la Corrèze entre 1912 et 2010. Agrémentées de nombreuses photographies et de plans en couleurs, les descriptions de chaque site détaillent les particularités qui leur ont valu d être classés ou inscrits, les évolutions qu ils ont subies, les améliorations qui pourraient leur être apportées. En complément, des éclairages historiques ou littéraires sont proposés, et les possibilités de visite ou randonnées pour le grand public sont indiquées. Avec ce troisième tome, la DREAL, chargée d appliquer la réglementation sur les territoires protégés au titre du paysage, invite ainsi le lecteur à découvrir, comprendre et admirer les plus beaux sites de Corrèze.

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

ARONICA Claire : La seconde mort1 vol. br, 320 p, éd. de  l’Armançon, 21.50 €

ARONICA►1938 Conscient que le monde évolue, Pierre de Montclair, directeur d’une grande firme pharmaceutique, réfléchit à la mise en place généralisée d’ un Fonds commun de soins aux malades, aidé dans sa démarche par Simon, jeune médecin aux idées progressistes. Entre amour, échecs et espoirs, les protagonistes de La Seconde Mort s’efforcent d’inventer un monde meilleur, de tolérance et d’altruisme. Mais la guerre éclate. 1946 Simon, rescapé des camps, de retour à Lyon, oscille entre désespérance, nihilisme et repli sur soi… Le monde peine à se relever, à reprendre consistance et celui, nouveau, qui se met en place affiche de beaux idéaux. Mais les bases sont-elles assez solides et assez saines pour les mettre en oeuvre ? Après le succès de L’Impossible Armistice et de Entre les lignes, Claire Aronica entraîne le lecteur dans un univers pétri de préjugés et de faux-semblants, dont les acteurs, bouleversants, sont les victimes.

AUDÉON Hervé (Sous la direction de) : Romain Rolland musicologue. 1 vol. br, 190 p, éd.  Éditions universitaires de Dijon, coll.  Sociétés, 18 €.

Z Rolland musicologueRéunis à l’occasion du colloque organisé en novembre 2016, à l’occasion du  cent cinquantième anniversaire de la naissance de Romain Rolland (1866-1944), les textes du présent volume abordent l’œuvre et l’activité musicologiques de l’auteur de Jean-Christophe et, notamment, ses écrits consacrés à des compositeurs (A. Scarlatti, Mozart, Beethoven, Berlioz, Strauss), ses cours inédits d’histoire de la musique, ses méthodes de travail, son activité d’historien et d’écrivain, sa bibliothèque musicale et son rôle pionnier dans l’histoire de la musicologie en France autour de 1900. Autant d’approches qui, chez Romain Rolland, unissent idéalement érudition et intuition créatrice.

• BECKER Annette, DEKONINCK  Fabrice, LARÈRE-GENEVOIX Julien: Comme on peut: en lisant, en photographiant “Ceux de 14” de Maurice Genevoix. 1 vol. relié, 132 p, illustrations, éd. Créaphis, 25 €.

Comme-on-peut► Cet ouvrage, aux dimensions artistique, littéraire et historique, est une invitation à (re)prendre contact avec l’œuvre incontournable de Maurice Genevoix sur la Grande Guerre : le livre Ceux de 14. Les photographes Fabrice Dekoninck et Sylvain Demange ont arpenté les Éparges, avec Ceux de 14 en tête. Dans cette partition visuelle silencieuse, plusieurs régimes d’images se côtoient. Elles montrent ce paysage paradoxal, apaisé mais encore bouleversé par les traces visibles des combats, dans lequel résonne encore le sourd murmure de tant de vies enfouies. Elles invitent à scruter ce que la nature a reconquis ou a altéré et font entrevoir l’extrême violence de la guerre. Au cours de leur enquête, ils ont rencontré des habitants gardiens de la mémoire dans leurs intérieurs chargés de souvenirs, des jeunes pour qui ces paysages sont aussi un fabuleux terrain d’aventures, des passionnés d’histoire militaire, des élus locaux, des descendants des combattants et des proches de l’écrivain. Ces personnes sont présentes dans le livre par leur portrait, leurs lieux et leurs objets ou en situation : chez eux, marches en forêt, instants plus solennels de la commémoration. Fabrice Dekoninck signe un texte sensible sur sa découverte de l’œuvre de Genevoix en lien avec sa propre histoire familiale. Julien Larère-Genevoix rend un hommage avec tendresse à son illustre grand-père. Enfin, l’historienne Annette Becker analyse la pratique de la photographie par les combattants, à travers Ceux de 14.

• CHERVET Maurice : Contes et légendes de Bourgogne : Côte-d’Or, Saône-et-Loire : contes du tastevin. Réimpression d’un recueil de contes  parus en 1955. 1 vol. br, 272 p, éd. des Régionalismes, 19,95 €.

Z CONTES BOURGOGNE « Ce n’est pas un goût particulier pour le folklore ni un penchant spécial pour les recherches que cette science comporte qui m’ont ouvert la voie dans laquelle je me suis engagé, mais le milieu dans lequel je suis né, un milieu de gens de la terre. J’ai passé une partie de mon enfance dans le folklore parce que j’avais une grand’mère dont les récits du peuple, avec leur merveilleux parti­culier, étaient la seule culture. J’ai vécu, grâce à elle, dans la familiarité du bon saint Claude, du grand saint Martin, de saint Georges qui a le tort de faire geler, mais qui est si beau et si brave, du petit berger de Saint-Romain, de Gargantua qui nous a rendu le service de creuser le lit de la Saône et qui a éteint l’incendie de Dijon de façon si ingénieuse que Gulliver l’a imité, sans oublier les fées (les fayettes), ni les wivres, ces grands serpents ailés, ni le bon chien tué par son maître qui croyait qu’il avait tué son enfant alors qu’il l’avait sauvé, et tant de récits qui furent ma culture, à moi aussi, quand j’étais un petit garçon… L’adolescent a pu en acquérir une autre, le travail a pu lui ouvrir les yeux sur des beautés plus vastes, les diplômes sont venus, et l’homme enseigne aujourd’hui le savoir qu’il a pu acquérir, mais il y a une voix qu’il entendra toujours : celle d’une vieille femme qui répétait les histoires des aïeux de sa famille… (extrait de la préface de l’édition originale, 1955). Maurice Chervet, enseignant en Saône-et-Loire, publia ce recueil de contes, en 1955, sous le titre Contes du Tastevin, précisant que les récits du présent livre sont racontés par un paysan bourguignon qui parle comme ses arrière-grands-parents.

• CRAVERI Benedetta : Madame du Deffand et son monde. Réédition d’un ouvrage traduit de l’italien, paru en 1986. Préface de Marc Fumaroli. 1 vol. br, 640 p, éd. Flammarion, coll. Au fil de l’histoire, 26 €.

9782081421936► Madame du Deffand, la figure la plus énigmatique du XVIIIe siècle français… Qui est donc cette femme qui a tenu la dragée haute à Voltaire ? D’où lui vient cette  fantastique autorité ? Comment, sans avoir publié une ligne, sans avoir porté l’un des grands noms de France, sans avoir joué le moindre rôle politique ou diplomatique, sans avoir même disposé d’autres revenus qu’une maigre pension, sans autre attrait ni savoir que ce qu’on appelait alors « l’esprit », comment a-t-elle pu devenir de son vivant une telle légende et être considérée par la postérité comme une de nos meilleures « classiques » – ainsi Marc Fumaroli résume-t-il la question qui sous-tend la formidable enquête de Benedetta Craveri. Exploitant la riche correspondance de la marquise, l’auteure fait revivre l’âge d’or des Salons, ce monde des philosophes et des Lumières où allaient lever tant d’idées neuves. Mais surtout, ce portrait au long cours nous attache à une figure exceptionnelle : libertine au temps du Régent, interlocutrice privilégiée de Voltaire, esprit brillant et doué d’une lucidité destructrice, qui attendit d’être âgée et aveugle pour éprouver une violente passion pour Horace Walpole de vingt ans son cadet.  . La famille paternelle de Marie Anne de Vichy Chamrond, marquise du Deffand, était celle des de Vichy, dont une branche s’était fixée au XVIè siècle en Bourgogne, au château de Champrond, où elle naquit (aujourd’hui à Ligny-en-Brionnais, Saône-et-Loire), fille de Gaspard de Vichy, capitaine lieutenant des gendarmes du Berry.

• LE GOFF Loïc : Noire mémoire. 1 vol. br, 228 p, éd. de l’Armançon, 19,50 €.

noire-memoire► Un roman à suspense mené tambour battant, qui laisse place à de belles descriptions du Nivernais automnal. A lire au coin du feu ! Dans le petit bourg tranquille de Bigny, en Nivernais, on croit ou l’on voudrait croire que le vol d’oeuvres sacrées est la cause de la mort de l’abbé Thévot, mais la personnalité du prêtre ouvre aussi la porte à d’autres hypothèses, d’autres mystères. Son frère David, policier lyonnais, va peu à peu les découvrir tout en se confrontant à la fois aux ruptures du passé et à la réalité humaine d’une société rurale actuelle. Commentant Rouge Campagne, le premier roman de Loïc Le Goff, Gérard Gautier, son éditeur, disait : « …Il faut bien des morts pour parler des vivants. » Il pourrait sans doute réitérer ses propos pour ce nouveau récit.

• LE GOFF Loïc : Rouge campagne. 1 vol. br, éd. de l’Armançon, 18 €.

rouge-campagneVenu chercher le repos dans sa maison de famille à Saint-Loup-le-Vieux, Hervé Malgorn ne s’attendait pas à retrouver le village de son enfance sens dessus dessous, suite à la mort violente de plusieurs de ses habitants. Ces meurtres sont-ils liés? S’agit-il d’un tueur en série? Et pourquoi Raymond, le vieil ami d’Hervé, souhaite-t-il lui parler? La police piétine et les journalistes envahissent Saint-Loup-le-Vieux, semant le trouble chez les villageois. Dans la chaleur étouffante de l’été, l’atmosphère devient de plus en plus pesante. L’évocation sensible du Bas-Morvan nivernais où les hommes et la terre ont une histoire  commune, une écriture efficace, font que le lecteur ne peut se défaire du livre jusqu’à la  dernière page. Rouge Campagne est le premier roman de Loïc Le Goff.

• MAGLICA Georges : L’odeur du seringat. 1 vol. br,  éd. de l’Armançon, 18,90 €.

l-odeur-du-seringatHiver 52, un petit village isolé de l’Auxois. Le jeune Yurek assiste bien malgré lui à une violente altercation entre deux hommes. Le lendemain, il apprend la mort de l’un d’eux et la disparition de Natacha, sa cousine. Que s’est-il passé? Qu’est-elle devenue? Hospitalisé quarante ans plus tard, le narrateur, incité par le praticien, tente de reconstruire le récit de son épopée personnelle. Usant tour à tour des ressorts de l’autobiographie, de l’autofiction, du roman d’amour, du roman à suspense, il dresse le portrait d’un enfant oscillant entre le bien et le mal dans un milieu parfois sordide  et réalise la peinture sociale d’une époque révolue.

• MORDI Abdelkader : France mon amour! 1 vol. br, 344 p, éd. Vérone, 21,50 €.

france-mon-amour-• Dans les années cinquante, le parcours atypique et semé d’embûches d’un orphelin du Sahara algérien qui quitte son pays avec ses parents adoptifs pour le nord du Maroc… Un chemin qui a demandé beaucoup de courage, de sacrifices, d’acharnement, de force de caractère… et de chance. À force de travail et d’obstination, il réussira à décrocher un diplôme de docteur en médecine, et à partir pour la  France, dans le but de se spécialiser en chirurgie. Il finira par s’installer dans ce beau pays en partageant sa vie avec une femme d’exception…Abdelkader Mordi, pour lequel ce premier roman a demandé quatre années d’écriture, précise que ce personnage, ce n’est pas lui.  Arrivé en France en 1984, il est installé à Decize depuis 2004.

•REDERON Michel : L’attrape-rêves. Roman. 1 vol. br, 180 p, éd. de l’Armançon, 18 €.

Z l-attrape-reves► « L’écriture est une amie fidèle qui accompagne Paul depuis sa plus lointaine enfance. Il dit souvent qu’il a toujours écrit. Il exagère un peu. »  En vérité, s’il avait pu prévoir l’aventure dans laquelle sa passion l’entraînerait, il n’aurait pas accepté d’être publié! Comment expliquer à celle qu’il aime que ce qu’il décrit dans ses romans finit par se réaliser, comme si le monde, en panne d’imagination, s’inspirait de la sienne.  Coïncidence ou prémonition?  Paul n’aurait-il pas fait un mauvais usage des mots, ces mots qui tuent parfois ? Devra-t-il renoncer à écrire pour échapper à ces forces  inconnues qui gèrent nos vies ? Michel Rederon est né à Avallon dans l’Yonne où il a passé toute son enfance et une adolescence riche en escapades et en contacts avec la campagne environnante. Il a conservé de cette période une grande passion pour la nature et pour sa Bourgogne natale qu’il évoquera souvent dans ses livres.

RENARD Jules : Jules Renard en verve : mots, propos, aphorismes. Textes rassemblés et introduits  par Jacques Bens. Nouvelle édition. 1 vol. br, 128 p, éd. Horay, Coll. En verve, 7,90 €.

RenardQu’ est-ce que la  » verve  » ? Pour la définir, les dictionnaires, comme le Grand Littré et le Petit Larousse, ont recours à une métaphore  » chaleur d’imagination « , disent-ils… Bonheur d’expression qui surprend le lecteur, arrêté soudain par un  » mot « , une réflexion, une répartie, dont la justesse et la cocasserie inattendue le laissent ravi devant la page ouverte. Depuis que la langue existe, la verve n’appartient qu’à ceux qui sont pris par la rage des mots et du verbe. Bref, tous les grands créateurs et les virtuoses du langage. Mais elle n’apparaît pas seulement dans les œuvres imprimées. Certains la confient à leur journal intime, ou la sèment en formules heureuses dans la conversation. Les plus brillantes (qui ne sont pas toujours les plus connues) sont rassemblées dans cette collection.

RIVIÈRE Laurent : La diagonale du loup. Roman policier. 1 vol. br, 272 p, éd. du Toucan, 18 €.

RIVIERE L’inspecteur Bostik vient d’être muté, après une malheureuse affaire à Paris, au commissariat d’Autun, en plein Morvan. Ancien joueur de football éloigné des terrains à cause d’une blessure, c’est un homme encore jeune mais qui remâche sa frustration. D’autant plus qu’il a aussi laissé à Paris sa dernière histoire d’amour, fanée trop vite. Lorsqu’une jeune touriste de 17 ans, venue en Bourgogne visiter le site archéologique de Bibracte, disparaît, son patron lui confie l’enquête, sûr qu’il s’agit là d’une classique fugue adolescente. Mais les trésors de Bibracte pourraient bien   avoir attiré des individus peu recommandables…

 • ROTHEVAL Georges : Prier quinze jours avec Marie Noël. Nouvelle édition.  1 vol. br, 126 p, éd. Nouvelle Cité, coll. Prier quinze jours, 12,90 €.

ROTHEVALMarie Noël (1883-1967) fut une grande poétesse, parmi les plus illustres auteurs catholiques, ciseleuse de vers et perfectionniste de la rime. Femme d’une grande sensibilité, de caractère spontané, voire enfantin, elle marqua son siècle pour son amour confiant et son audace… même envers Dieu.  « Moi Seigneur ? Ô mon Dieu, je n’ai besoin de rien. C’est ma voisine… » « Mon Dieu, je ne Vous aime pas. Je m’ennuie avec Vous. Mais regardez-moi en passant ! … ». Elle a reçu le Grand Prix de l’Académie française. Prier 15 jours avec Marie Noël c’est rencontrer Dieu avec spontanéité sur les traces d’une des plus belles plumes de la poésie.

ROUDIL Roland  (sous la direction de) : Romain Rolland, écrivain de l’intime. 1 vol. br, 260 p, éd.  Éditions universitaires de Dijon, coll.  Sociétés, 20 €.

Z Rolland intimeTout au long de sa vie, Romain Rolland est revenu sur son autobiographie, la réécrivant pour la reconstruire en fonction de son évolution intellectuelle lors de cette marche sur une « route en lacets qui monte », à la fois objet et sujet de l’œuvre. Dans cette écriture de soi, journal et correspondance constituent des lieux et des moments privilégiés. D’autres textes destinés à la publication montrent comment s’effectue le passage de l’événement consigné dans un journal au souvenir rapporté dans les Mémoires (Voyage intérieur), de la réminiscence de l’épisode vécu à la scène de l’œuvre de fiction (Jean-Christophe). Enfin, des œuvres moins autobiographiques font état d’aveux proches de la confession, de l’examen de conscience public ou de bilans politiques personnels (Au-dessus de la mêlée, préfaces de recueils d’articles). Ces écrits révèlent la part qui, dans l’argumentation politique ou l’intention didactique, relève de l’écriture de soi.  Ainsi se révèle Romain Rolland, “écrivain de l’intime” par excellence.

 • TILLIER Claude : Mon oncle Benjamin. Nouvelle édition. 1 vol. br, 370 p, éd. Libretto, 10 €.

Tillier Gaspard Machecourt, le narrateur, rapporte ici quelques épisodes de la vie de son grand-oncle Benjamin Rathery qui vécut dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle à Clamecy, petite ville de la campagne nivernaise. Benjamin Rathery est un médecin peu convaincu, ne voulant pas payer ses dettes, plutôt amateur de bonnes bouteilles, assez cultivé, portant l’épée et célibataire convaincu. Sa sœur, chez qui il vit, cherche à le convaincre de se marier, ce qu’il accepte à la suite d’un incident de beuverie durant lequel il blesse son beau-frère. Le choix se porte alors sur la fille d’un autre médecin des environs, Minxit… Claude Tillier est né le 11 avril 1801 à Clamecy dans la Nièvre et est décédé le 12 octobre 1844. Il fut pamphlétaire et romancier. En 1821, il effectue un service militaire au cours duquel il participe à l’Expédition d’Espagne. À son retour, il est nommé instituteur puis directeur d’école. Parallèlement, il oeuvre comme journaliste à L’Indépendant à Clamecy, puis à L’Association, un journal démocratique de Nevers, pour lesquels il écrit aussi des feuilletons. Ses prises de position à l’encontre des notables locaux lui coûtent son poste de directeur.

• VINCENOT Claudine : Oh, mon beau Titus! Tribulations et autres cocasseries en terre des hommes. 1 vol. br, 192 p, éd. de l’Armançon, 18,50 €.

oh-mon-beau-titusTitus a dix-huit ans quand le destin frappe à sa porte. Chagriné mais las de cet enracinement réducteur en Burgondie chevelue, il décide de faire son « Grand Tour ». Et il part vers l’Orient sur les traces de sa grand-mère Bérénice… Titus ! Prénom au lourd passé mais ainsi en a décidé à la naissance la belle Rose-Batifola, sa mère, envers et contre tous, surtout contre le père un brin farfelu, Jocelyn de Liberthine dit « Très Cher ».Titus vit une enfance à la Jean-Jacques Rousseau dans le manoir ancestral et ruiné, en pleine nature, non loin d’un village aux personnages cocasses et attendrissants. L’humanité toute crue ! Titus a dix-huit ans quand le destin frappe à sa porte. Chagriné mais las de cet enracinement réducteur en Burgondie chevelue, il décide de faire son « Grand Tour ». Et il part vers l’Orient sur les traces de sa grand-mère Bérénice. Véritable odyssée au cours de laquelle il découvre ce monde ”mélan…comique” que de vieux sages lui conseillent de ne pas toujours prendre trop au sérieux. Au hasard des chemins, il y apprend la vie, les hommes et bien sûr l’Amour !

◘ HISTOIRE

Z DE BACKER CLUNY• BACKER Robert de : Les moines de Cluny : une histoire, des histoires. Nouvelle édition. 1 vol. br,  174 p, illustrations, éd. Académie de Mâcon, 12 €.

Dans cet ouvrage, l’auteur Robert De Backer “donne vie” aux moines. Il inscrit leur action dans un contexte global : contexte économique, contexte social, contexte politique, y compris dans sa dimension européenne. Il montre l’importance que l’Ordre de Cluny a pu acquérir au fil des siècles avant de décliner. Licencié en philosophie et lettres, l’auteur est psychosociologue. Habitant le Tournugeois depuis une dizaine d’années, il a longtemps été administrateur de la Fédération des sites clunisiens.

• BAUDOIN Edmond, HANNON Mireille : Gens de Clamecy. Album de bandes dessinées. 1 vol. relié, 88 p, éd. L’Association (Paris), coll. Ciboulette, 15 €.

Z BEAUDOIN Le portrait tient une place très particulière dans l’activité de dessinateur d’Edmond Baudoin. Avec Mireille Hannon, cinéaste et documentariste, il est parti pour la Bourgogne, à la rencontre des habitants de Clamecy. Dans cette ancienne capitale du bois de flottage, plus de 3000 personnes ont défendu la IIe République lors du coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. A mi–chemin entre mémoire et héritage, passé et présent, Baudoin a réalisé 44 portraits de Clamecyçois, dans les cafés, sur les marchés, ou à la librairie de Clamecy. Il a  recueilli leurs rêves de société, leurs rêves politiques afin de faire éclore ce qui reste de ce passé de dissidence et de résistance et de mettre en résonance leurs rêves avec les idéaux des républicains nivernais de 1851.  En parallèle, Edmond Baudoin et Mireille Hannon ont co-écrit les textes de cette bande dessinée à partir de documents historiques qui renvoient le lecteur à la réalité politique de la fin du XIXè siècle. Le prologue de la bande dessinée, “De barricades en barricades”, a été écrit par l’historien Thomas Bouchet. Avec Gens de Clamecy, Baudoin clame une fois encore l’importance de faire émerger des personnalités devant les faits et de mettre en avant ceux qui les font, qui les vivent, qui se souviennent et rêvent à un avenir toujours meilleur.

BONNOT Jean-Claude: Gestapistes et agents troubles en Franche-Comté et Bourgogne (1940-1945). 1 vol. br, 370 p, illustrations n-b et couleur, index, biblio, éd. Libraire Cêtre (Besançon), 24 €.

41FJR80YZUL._SX330_BO1,204,203,200_C’est en toute discrétion que la Gestapo s’installa en août 1940 à Besançon, sous le commandement du capitaine SS Alfred Meissner qui allait demeurer à son poste jusqu’à la fin de l’Occupation. Le service, placé sous l’autorité de la direction régionale de Dijon, ne compta jamais plus d’une douzaine d’officiers et sous-officiers. Mais grâce au recrutement d’agents français, il réussit à frapper la Résistance sur tout le territoire de la Franche-Comté. C’est son histoire qui est retracée par l’auteur, à travers les portraits et les parcours de nombreux policiers nazis et de leurs collaborateurs français, ainsi que par l’évocation sous un angle inédit de plusieurs drames vécus par la Résistance franc-comtoise : l’assassinat à Poligny du résistant Paul Koepfler, le démantèlement du groupe Guy Mocquet dans la région de Quingey, l’incendie de plusieurs maisons dans le village haut-saônois de Rioz, les représailles de l’été 1944 dans la région de Saint-Laurent-en-Grandvaux, puis dans celle d’Héricourt en septembre… Cette première étude régionale est étendue à celle de l’Abwehr, le service de renseignement de la Wehrmacht basé à Dijon qui coopéra très souvent avec la Gestapo, en recourant lui aussi très largement à l’emploi d’agents français, comme Robert Gervais, spécialiste de la chasse aux maquisards. La Gestapo aurait vu son action très limitée sans l’appui de ce service et celui de la Feldgendarmerie, qui de l’aveu de plusieurs responsables de la Résistance était encore plus redoutable que la police nazie. Le lecteur découvrira des personnages étranges, comme l’abbé René Magnin, qui après avoir combattu sur le front russe, tenta de manipuler les résistants de la région d’Arbois ; Maurice Gehin, un héros de la bataille de France qui se mit ensuite au service de Meissner ; Conchita, la maîtresse d’un sous-officier de la Gestapo… Le plus étonnant de tous est incontestablement Louis Chetelat, qui servit successivement le 2e Bureau français, la Gestapo de Besançon et Dijon puis l’Abwehr, avant de se transformer en chef de maquis à l’été 1944…

• COMBIER Jean (sous la direction de) : Solutré : volume du 150ème  anniversaire de la découverte du site préhistorique. 1 vol. br, 205 p, illustrations en couleur, éd. Académie de Macon – Centre de recherches de Solutré, 20 €.

Z SOLUTREA l’occasion du 150ème  anniversaire de la découverte du site préhistorique de Solutré (1866-2016), Jean Combier a rassemblé dans un volume richement illustré ce qui concerne les recherches sur ce site mondialement connu. Ce volume est l’occasion unique de reproduire en annexe (4ème  partie), quelques-uns des documents originaux inédits concernant les fouilles de Solutré au 19ème  siècle. Ils illustrent par la qualité des rapports de fouilles établis à cette époque la nature des recherches entreprises et l’ampleur des efforts déployés par le petit cercle de chercheurs mâconnais.

• CORNAILLE Didier : Petits pays de  France. 1 vol. cartonné, 1 290 p, 39 cartes, illustrations, éd. Presses de la Cité, 29 €.

Z CornailleUn voyage insolite et poétique à travers les tout petits terroirs de France. Une encyclopédie unique en son genre, qui marie l’histoire des hommes à celles des paysages, l’évocation des cultures locales à la découverte des forces géologiques qui ont façonné la nature. Les Amognes, l’Artense, le Boréon, la Bouriane, le Capcir, la Forterre, la Gallésie, la Lémance, la Margeride, les Mauges, le Quercorb, le Ségala, le Volvestre, le Valgaudemar… Autant de noms familiers pour ceux qui y vivent, mais mystérieux pour le voyageur. Les tout petits pays de France ont ceci de magique qu’ils sont à la fois très français et très exotiques, car s’ils ont tissé l’histoire de la nation, ils ont aussi le plus souvent gardé toute la force de leur particularisme. Didier Cornaille, grand marcheur et auteur bien connu des collections terroir, a parcouru pendant dix ans la France au pas de son cheval. C’est ainsi qu’il a imaginé cette géographie exceptionnelle : c’est la France vue du ciel, mais en rase-motte, par-dessus les collines jusqu’au creux des vallées, depuis la source à peine visible sous les herbes jusqu’à l’estuaire qui se déploie face au large.  On y découvre que les frontières restent bien vivantes malgré les conquêtes et les lois des régimes centralisateurs parce qu’elles ont été tracées par une rivière, une lande, un coteau crayeux bien plus que par la folie guerrière des hommes.  Plus de 900 pays petits pays cités – 39 cartes – Plus de 150 encadrés donnant anecdotes historiques et informations touristiques 

• DUBY Georges : Saint Bernard : l’art cistercien. Nouvelle édition établie par Patrick Boucheron. 1 vol. br, 290 p, illustrations, index, éd . Flammarion, coll.  Champs – Histoire, 10 €.

Z DUBY► Saint Bernard n’a pas fondé l’ordre cistercien, mais il a fait son succès. Pendant les deux derniers tiers du XIIe siècle, à travers l’Europe entière, va s’édifier le grand bâtiment, le vaste chantier issu de Cîteaux. Et saint Bernard en est bien le patron, le maître d’ouvrage dont la parole a gouverné, comme le reste, l’art. Parce que cet art est inséparable d’une morale, qu’il incarnait. Mais si la parole de saint Bernard eut cette force de persuasion, si la congrégation qu’il animait put édifier ce qui voulait être la représentation visible d’une éthique et si cet édifice exerça tant d’influence sur la culture européenne, c’est que le siècle attendait cette parole, cette exigence morale, de rigueur, de renoncement et de dépassement. Car si la manière cistercienne de construire fut suscitée par l’enseignement de saint Bernard, elle le fut aussi par tout l’élan du XIIe siècle.

• JAL Jean-Marie, MAERTEN Michel : Les châteaux disparus du Brionnais : Amanzé, Dun, Vauban… 1 vol. br, 61 p, illustrations en couleur, éd. du Centre d’études des patrimoines pays Charolais-Brionnais (Saint-Christophe-en-Brionnais), 15 €.

Z JALJean-Marie Jal, chercheur bénévole au CEP et au CECAB (Centre de Castellologie de Bourgogne) a poursuivi, durant plus de 20 ans, un inventaire des châteaux et sites castraux du Charolais-Brionnais. Cette publication a été réalisée en collaboration avec Michel Maerten, docteur en archéologie, archéologue et vice-président du CECAB. Petit territoire situé à l’extrême sud du département de Saône-et-Loire, le Brionnais possédait au Moyen Age, une grande diversité de sites aristocratiques fortifiés, qui allaient du puissant château-fort à la maison-forte, sans compter les nombreuses petites maisons seigneuriales. Le présent volume a pour but de faire découvrir au lecteur des édifices certes bien présents dans le paysage médiéval du Brionnais mais qui ont presque entièrement disparu, au gré des vicissitudes de l’histoire. Lors de la guerre dite de « Cent ans » (XIVe-XVe siècles), le Brionnais qui faisait partie du Duché de Bourgogne, comme le Charolais voisin, a beaucoup souffert dans les guerres opposant les Armagnacs et les Bourguignons, et lors de l’affrontement entre le roi de France Louis XI et Charles le Téméraire, dernier des grands ducs de Bourgogne. Les Guerres de Religions, la Révolution, puis la transformation de beaucoup de châteaux fortifiés en domaines agricoles ou en demeures de plaisances, seront à l’origine de la disparition pure et simple de nombreux sites fortifiés. Heureusement, les archives et les documents iconographiques permettent d’en retracer l’histoire.

MARTIN Maryline,  RENUCCI Florian, ANTOINE Pascal: Guédelon, une aventure médiévale contemporaine. 1 vol. br, 144 p, illustrations en couleur, éd. Ouest-France, 23 €.

9782737366307►- Qui ne s’est jamais interrogé en visitant un monument sur les techniques de construction des bâtisseurs médiévaux ?  Cet ouvrage nous livre leurs nombreux secrets et met en lumière les métiers du Moyen Age  en se basant sur l’exceptionnel chantier de Guédelon. – Situé en Bourgogne, ce chantier médiéval de reconstruction historique d’un château fort a débuté en 1997.  45 artisans (carriers, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgeron, charretiers, tuiliers, cordier, vannier…) le construisent dans le respect des techniques et des matériaux du XIIIè  siècle.Maryline Martin est la directrice de ce chantier monumental qu’elle suit depuis ses prémices. Elle a très vite été passionnée par ce projet initié par Michel Guyot.  Florian Renucci est le maître d’œuvre du chantier. C’est lui qui a en charge l’exécution des plans du château conçus par Jacques Moulin (Architecte en Chef des Monuments Historiques) et le suivi technique avec le comité scientifique de Guédelon.  François Folcher est le seul photographe professionnel qui a suivi, depuis le début, l’évolution de ce chantier.

•REBSAMEN François, MAUPETIT Philippe : Dijon. Photographies de Philippe Maupetit. Textes de Chrystel Skowron et traduction de Viviane Clarac. 1 vol. relié, 180 p, illustrations en couleur, Texte bilingue français – anglais, éd.  Philippe Maupetit – Ville de Dijon, 28 €.

Z DIJONDans cette métropole fière de son héritage culturel et de son patrimoine historique, jouissant d’une double reconnaissance Unesco, deux hommes se promènent et échangent sur le décor dans lequel ils aiment vivre : l’un avec les mots, l’autre en images. Tous les deux la connaissent depuis longtemps et en accompagnent le rythme, chacun à sa manière. Les rues, les places, les parcs, les musées, et tous ces lieux qui la rendent si attachante pour ceux qui s’y attardent un peu ou construisent leur vie.  Entre Paris, Lyon et Genève, au cœur de la région Bourgogne – Franche-Comté, la capitale de la région Bourgogne – Franche-Comté, symbole de la gastronomie et du vin dans le monde entier, est une ville douce à vivre mais aussi résolument tournée vers l’innovation et l’international. Au fil des pages, elle se dévoile à l’objectif tantôt aiguisé, tantôt amusé et donne l’ampleur de ses atouts. Mélange de pierres et de végétal, de classiques architecturaux et d’éco-quartiers modernes, de ruelles séduisantes et de trajectoires de tram, elles dessinent les perspectives d’une grande métropole attractive.

• SAVIGNON Josette : Chevroches: à la croisée des voies antiques. Catalogue de l’exposition de Clamecy, Musée d’art et d’histoire Romain -Rolland, 5 juillet 2013 – 29 septembre 2014.  Catalogue établi sous direction de  Josette Savignon, conservatrice en chef du Musée de Clamecy. 1 vol. br, 63 p, illustrations en couleur, éd. Musée de Clamecy, 10 €.

►  Chevroches, à la croisée des voies antiques : un objet unique à ce jour dans le monde romain, la calotte zodiacale, a été trouvé à Chevroches. L’exposition le replaçait dans son contexte de découverte et présentait l’agglomération gallo-romaine implantée au début de notre ère à la croisée de l’Yonne et de la voie reliant Autun à Entrains-sur-Nohain.

SOUFFLET Gérard : Maquisards russes en Bourgogne. Histoire du détachement Leningrad 1943-1944. Préface de Jean-Marc Berlière. 1 vol. br, 192 p, 16 p. d’illustrations, éd. de l’Armançon, 22,50 €.

 maquisards-russes-en-bourgogneDe la plaine de la Saône au Morvan, des mines de Montceau aux forêts du Châtillonnais, durant une année, d’octobre 1943 à la Libération, des Soviétiques, évadés de camps de travail allemands, ont formé un maquis qui a sillonné trois départements bourguignons.
Pour retracer leur histoire, Gérard Soufflet a exploité divers fonds d’archives, en France et en Pologne, et retrouvé les derniers témoins de leur passage. Sont ainsi éclairés et reliés entre eux nombre de faits restés jusque-là inexpliqués : sabotage aux mines de la Machine, maquisards inconnus tués et abandonnés dans la vallée de l’Arroux, assassinats aux abords de la forêt de Gergy, pillages effectués par des hommes « parlant étranger »… On comprend comment la Main d’œuvre immigrée (MOI) contrôlait à distance de tels groupes et comment celui de Bourgogne, le détachement Léningrad, reçut en permanence le soutien, parfois conflictuel, de l’organisation FTP-MOI des mineurs polonais du bassin montcellien. Ses relations parallèles avec la résistance gaulliste ne sont pas le point le moins surprenant de ce livre.

• SUTET Marcel : La cristallerie royale et impériale du Creusot (1785-1833). 1 vol. br, 250 p, illustrations en couleur, éd. Presses universitaires de Dijon,  coll. Arts, archéologie et patrimoine, 30 €.

ZZ CristalMoins connue que ses concurrentes lorraines de Baccarat et de Saint-Louis, la cristallerie royale et impériale du Creusot n’en tient pas moins une place originale et de premier plan dans l’histoire du verre en France et en Europe. Cristallerie d’avant-garde, elle introduit pour la première fois en France et sur le Continent européen la fabrication du cristal à la « manière anglaise », fondée sur l’utilisation du charbon de terre et non plus du charbon de bois comme combustible, et du plomb comme fondant.  Par la qualité exceptionnelle de son « cristal au plomb », elle acquiert très vite une renommée incontestée sous la houlette d’hommes épris de technique, d’innovation et de perfection, qui confèrent à la cité du Creusot un rayonnement international avant même l’avènement de la grande industrie de l’acier sous les Schneider. Nouveau et original par la richesse de son iconographie amplement commentée, allant des pièces usuelles en cristal ordinaire aux pièces de prestige les plus élaborées, puisse cet ouvrage participer à la sauvegarde de ce qui subsiste aujourd’hui de ce patrimoine national exceptionnel, industriel, artistique et culturel.

DIVERS

• RIGAUX Jacky : Ode aux grands vins de Bourgogne. Henry Jayer, vigneron à Vosne – Romanée. 1 vol. br , 192 p, éd. de l’Armançon, 18,50 €.

ode-aux-grands-vins-de-bourgogne►  La Bourgogne a poussé la notion d’appellation d’origine dans ses limites ultimes pour offrir à l’œnophile ces vins de caractère à la diversité enchanteresse recherchés dans le monde entier. À l’époque des technologies et de la banalisation des produits il est urgent de donner la parole au plus célèbre des vignerons de Bourgogne qui se battra, jusqu’à son dernier souffle, contre les tentations modernes d’une viticulture éminemment technique et d’une œnologie impérialiste qui ramène le vin au rang de produit. Et dans les pages qui suivent, c’est bien d’une ode aux grands vins de Bourgogne dont il s’agit, à travers l’histoire, les témoins, la culture de la vigne, la vinification, l’élevage, la dégustation… Pendant plusieurs hivers, Jacky Rigaux a rencontré Henri Jayer pour qu’il nous entretienne, avec passion, des grands bourgognes et qu’il nous invite à les déguster.

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

BARD Patrick : Pour l’amour du Berry : récit. 1 vol. br, 78 p, éd.  Magelland , 10 €.

L’auteur, né en 1958, photographe et membre de l’agence « Editing » depuis 1990, est aussi romancier.

• RAFESTHAIN Alain : Le Thym de Bergère : Tome 3 : Les nuits de pleine lune.  1 vol. br, 274 p, éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

Z RAFESTHAIN.jpg Hauterère, juin 1940. La guerre fait irruption dans ce coin de Sologne. La France est à genoux. Les Allemands sont désormais les maîtres, jusque dans le village. Et bientôt, la population se divise, entre ceux qui profitent et ceux qui subissent les privations. Augustin, qui n’a pu participer à la « grande guerre », n’hésite pas à mettre sa vie en jeu pour défendre son pays. A ses côtés, certains font aussi preuve d’héroïsme : le curé, prêt à se sacrifier pour protéger ses fidèles, Etiennette qui accepte d’adopter une enfant juive, le médecin qui soigne en secret un soldat anglais recherché par la police allemande. Peu à peu,  la Résistance s’organise. Mais la mort rôde. Et le danger est partout. Dans ce troisième tome, Alain Rafesthain évoque, avec la précision de l’historien et le souffle du romancier, la vie d’un village français sous l’occupation. Il conclut ainsi avec brio sa représentation de la vie d’une communauté rurale solognote au gré d’un siècle en constante mutation.

• SAND George : Flavie. 1 vol. br, 110 p, éd. Paléo (Clermont-Ferrand),  Coll. La collection de sable, 15 €.

“Nous voici bien installés, à quelques milles de Florence, et, de même qu’à Rome, je vais te faire l’historique d’une de nos journées. T u verras mieux ainsi mon existence que sous la forme ordinaire de petits chapitres dont on oublie toujours les trois quarts. Du moins, c’est ton avis, et je m’y conforme. Ce n’était pas plus loin que hier. Il faisait un vrai temps de demoiselle. Tu sauras qu’ici au printemps, il fait plutôt froid que chaud. Mon cher père avait décrété la veille que nous irions à la Chartreuse de Vallombrosa, en passant par la villa Rosemonde”…

SAND George : Œuvres complètes : 1835 : André, suivi de Léone Leoni.  Édition critique établie par Liliane Lascoux et Mariette Delamaire. Réimpression de l’édition de 2011. 1 vol. br, 454 p, éd. Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 70 €.

book-08534908► André : Sixième de la production sandienne, André (1835) est né en marge du Secrétaire Intime. Conçu à Paris, « rêvé » à Venise, écrit à Venise et à Nohant, le roman raconte l’histoire tragique d’un aristocrate et d’une grisette « pas comme les autres ». Roman des fleurs, premier roman « intimiste » de Gorge Sand, il propose déjà nombre de thèmes chers à la romancière. Dostoïevski le comptait parmi les meilleures œuvres Sandiennes.

Leone Leoni :Juliette Ruyter rapporte à don Aleo, qui l’aime et qui veut l’épouser, l’histoire de sa passion pour un aristocrate libertin, joueur et escroc qui l’a conduite à accepter des situations et des actes de plus en plus blâmables. Alors qu’au matin, son récit paraît l’avoir délivrée, il suffit d’un appel de Leoni pour soumettre à nouveau Juliette à son pouvoir.   Écrit à Venise «en quatorze jours», ce roman de la passion inapaisable occupe une place particulière entre André et Jacques. Outre la présence de Venise, on y trouve la trace de la crise profonde vécue par George Sand en janvier et février 1834. En 1853, dans la notice pour les œuvres illustrées, George Sand écrira qu’elle a conçu l’oeuvre comme un parallèle inversé de Manon Lescaut, la présentera comme une étude morale, dont le mérite tient à la vérité des caractères. Mais le dénouement qui laisse Juliette poursuivre lucidement un destin malheureux appelle le lecteur à s’interroger sur le sens de l’oeuvre.

SAND George: Œuvres complètes : 1865 : Laura, voyage dans le cristal. Édition critique établie par Marie Cécile Levet. 1 vol. br, 192 p, biblio, éd. Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 38 €.

Z SAND ChampionC’est en passionnée des pierres que George Sand a écrit ce petit “conte-roman-nouvelle ”, qui relate l’extraordinaire voyage au centre de la Terre, puis dans l’Arctique, du jeune Alexis, alors aide-conservateur au muséum d’histoire naturelle de la bonne ville de Fischhausen. Utilisant sa connaissance poussée des gemmes pour peindre des paysages minéraux éblouissants, l’écrivain entraîne le lecteur dans un monde merveilleux et fantastique où la découverte d’un ailleurs radicalement autre se fait parcours initiatique et donne l’occasion au héros de devenir l’homme qu’il doit être.  Marie-Cécile Levet, agrégée de lettres modernes, enseigne à l’Université Clermont Auvergne. Lauréate du prix 2008 de la George Sand Association  (États-Unis) pour sa thèse “Le Paysage dans l’oeuvre romanesque de George Sand”, elle est l’auteur d’une vingtaine d’articles sur George Sand.

◘ HISTOIRE

• BOULAY Thibaud : Le vignoble de Chavignol : voyage dans un paysage. 1 vol. br, 110 p, éd. Loubatières, 16 €.

Z BOULAYLes coteaux de Chavignol – dans le Sancerre – comptent parmi les plus anciens vignobles d’Europe. En raison de son importance dans l’économie locale, la vigne n’a cessé d’occuper une place centrale, et cela de manière continue depuis le Xe siècle. Épargné par les remembrements, le paysage viticole a conservé les grandes lignes du maillage parcellaire connu à la fin du Moyen Âge et constitue un cadre privilégié pour une étude sur les zones écologiques réservoirs. Rangs de vigne enherbés, tournières, pierriers, bandes fleuries et haies favorables à la faune auxiliaire, l’écosystème viticole du vignoble de Chavignol offre aux visiteurs qui le découvrent un voyage à travers les siècles. L’ouvrage présente cinq itinéraires pédestres dans le vignoble avec carte et illustrations,  pour parcourir les célèbres coteaux viticoles de Chavignol et ses grands terroirs…

• La cathédrale de Bourges. 1 vol. br, illustrations n-b et couleur, éd. Presses universitaires François-Rabelais, 45 €.

Z BourgesVaisseau de pierre unique dans sa conception architecturale, long de plus de 100 mètres et culminant à près de 50 mètres de hauteur, la cathédrale Saint-Etienne de Bourges, initiée dès 1195, n’en finit pas de livrer ses secrets.  Cet ouvrage, richement illustré, présente l’actualité de la recherche menée sur ce chef-d’oeuvre de l’art gothique et du génie humain, classé au titre des monuments historiques depuis 1862 et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992.  Les travaux récents menés par la conservation régionale des monuments historiques, direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Centre-Val de Loire, tant sur les portails que sur la toiture et le mobilier ont, en effet, ouvert la voie à de nouvelles études et permis des découvertes inédites.   De l’histoire de l’édifice à son architecture en passant par ses techniques de construction et son ornementation, ce livre permet également d’appréhender l’économie d’un chantier hors norme, de proposer une nouvelle lecture de la figure de saint Guillaume, archevêque de Bourges, contemporain de l’édification de la cathédrale, et de mettre en valeur la délicatesse et la richesse du décor sculpté et des vitraux.

DEJOIE-BAUDET  Odette : Mon Berry mystérieux, synonyme d’Afrique noire, ses guérisseurs, ses croyances, ses magies noires et blanches, ses fontaines aux eaux miraculeuses et ses légendes. 1 vol. br, 177 p, autoédition Odette Dejoie-Baudet (Le Péchereau), 18 €.

MAILLARD Armand (sous la direction de) : Bourges, la grâce d’une cathédrale. Édition établie par  Emmanuel Audat, Béatrice de Chancel-Bardelot et Olivier Nauleau. Photographies de  Ferrante Ferranti. 1 vol. relié, 465 p, illustrations en couleur, coédition éd. Place des Victoires et Nuée Bleue, 85 €.

Z BOURGES►  » La plus belle cathédrale de France  » – selon l’historien de l’art Alain Erlande-Brandenburg – est le premier grand édifice gothique construit au sud de la Loire, dès la fin du XIIe siècle. Elle offre aux regards une majestueuse façade à cinq portails sculptés, une très originale nef sans transept et un éblouissant décor de vitraux du XIIIe siècle qui rivalise avec Chartres. Au fil des siècles, ses archevêques, patriarches et primats d’Aquitaine, furent les relais efficaces du pouvoir central, conférant à Bourges une place éminente dans le royaume de France et dotant la cathédrale de trésors artistiques. Ainsi les nombreux vitraux du XVe siècle, dont ceux commandés par Jacques Coeur, le grand argentier de Charles VII, surnommé  » le petit roi de Bourges « . Plusieurs oeuvres proviennent de la Sainte-Chapelle de Bourges, détruite en 1765, comme le gisant du duc Jean de Berry, une des pièces majeures de la sculpture du XVe siècle. La cathédrale a été visitée par de nombreux écrivains et artistes : Balzac, Stendhal, George Sand, Ingres, Rodin, Ernst Jünger, ou encore Olivier Messiaen qui s’est inspiré de la beauté des verrières de l’abside pour composer certaines oeuvres. Disposant d’un des plus grands orgues de France, réputée pour son exceptionnelle acoustique, elle accueille de nombreux concerts ainsi que des manifestations culturelles originales, en lien parfois avec le prestigieux festival du Printemps de Bourges.

◘ DIVERS

• BARTOUT Pascal, TOUCHART Laurent (sous la direction de) : Eaux et mœurs du Berry et d’ailleurs. 1 vol. br, 150 p, éd. CREDI – Centre de réflexions, d’études et de documentation de l’Indre.

Les étangs brennous assèchent-ils le Berry ? Faut-il creuser une dérivation autour de votre étang ? Le Sundgau est-il l’Alsace des mille étangs ? Des monstres se cachent-ils dans les lacs volcaniques de l’Auvergne ? L’énigme limougeaude de la fontaine du Père Peigne est-elle enfin résolue ? Les trichoptères savent-ils parler polonais ? Des réponses imprévues attendent de lecteur de cet ouvrage. Les étangs sont au coeur de ce recueil de textes. Ils nous emmènent du Berry et de la Brenne aux Pays de Loire et en Alsace. Certains étangs nous font découvrir leurs équipements techniques et hydrauliques, d’autres leur environnement, d’autres enfin leur patrimoine et leur culture. Ils nous transportent ensuite vers les fontaines du Limousin, les rivières traversant les villes, la Vienne à Limoges, les lacs auvergnats, la terrible histoire du Pavin. D’un coup de rame, ils nous font voguer vers la Pologne, la vie grouillante de ses eaux douces, ses forêts humides.

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► FOREZ

◘ HISTOIRE

• BEDOIN Maurice : La grève des mineurs du bassin de Loire.  1 vol. br, 290 p, illustrations, éd. Actes Graphiques, coll. Histoire du monde ouvrier stéphanois, 24 €.

BEDOUIN GREVE minuersUn voyage passionnant à travers le bassin minier de la Loire auquel nous sommes conviés pour découvrir les 9 communes encore en activité minière après la Nationalisation des Charbonnages. Rien d’uniforme entre elles, ces communes marquées par leur héritage socio-politique, ont diversement vécu ce moment-passion que fin la grève de 1948. Durant cette grève, le chemin des mineurs fut croisé par de multiples acteurs qui a leur manière ont interféré avec les événements : les forces de l’ordre, les ingénieurs et les gouverneurs, les immigrés, les femmes, l’Eglise, les bénéficiaires de la solidarité.  Chaque fois, l’étude des archives et l’appel aux témoins permettent de découvrir d’autres univers, d’autres stratégies face aux événements. Se profile une fresque de la société française encore engluée dans les héritages de la guerre et déjà agitée par les prémices d’un profond renouvellement.

BESSON Christiane, BESSON Philippe Femmes remarquables de Saint-Étienne et de la Loire. Préface de Fabienne Buccio.  1 vol. br, 164 p, illustrations, éd. de Phénicie, 13€.

BESSON► Cet ouvrage est le fruit d’un partenariat de deux ans avec l’association « Stéphanoises », projet soutenu par Fabienne Buccio, première femme Préfète de la Loire. Il met en scène 50 femmes exceptionnelles de  Saint-Etienne et de la Loire, appartenant aux générations du passé, du présent et de l’avenir. Elles ont toutes  un lien avec Saint-Etienne (leur destin les a liées à jamais à Saint-Etienne, bien qu’elles n’y soient pas forcément nées ou n’y vivent plus) quels que soient leur milieu social, leur âge ou leur domaine de prédilection. Elles incarnent  les talents de ce territoire, dans les domaines sportifs, culturels, artistiques, politique ou militant. Certaines sont connues, d’autres sont à découvrir

BORY• BORY Christophe : Témoignage de Firminy : l’hommage à Le Corbusier : 1965-2015Préface de Norbert Crozier. 1 vol. br, 140p, illustrations, éd. de Phénicie, coll. Histoire d’humains, 18 €.

L’architecte Christophe Bory nous livre une facette de son parcours à travers la réhabilitation de l’église Saint Pierre de Firminy-Vert. Il ajoute ainsi une pierre à l’édifice avec comme objectif l’amélioration du quotidien des habitants à travers un projet culturel, touristique et patrimonial ambitieux et dynamique pour revitaliser les villes du canton de Firminy.

• DANCER-MOURÈS Martine: MAMC+ Musée d’art moderne et contemporain Saint-Étienne Métropole. 1 vol. br, 64 p, format à l’Italienne, illustrations n-b et couleur,  éd. Nouvelles éditions Scala, coll. L’esprit du lieu, 6,50 €.

saint-etienne-couv-768x527 Délibérément situé en bordure nord de Saint-Étienne, en signe d’ouverture, le musée d’Art moderne et contemporain est abrité dans un élégant bâtiment aux longues façades recouvertes de carrés noirs, à l’esprit proche de l’art minimal. Cette création de l’architecte Didier Guichard, inaugurée en 1987, a permis de déployer et d’accroître les collections dédiées aux Beaux-Arts, d’abord rassemblées au sein du Musée d’Art et d’Industrie depuis 1890, lui-même héritier du Palais des Arts créé en 1860. À côté de remarquables ensembles de peintures et de sculptures représentatifs de l’art moderne et contemporain, le musée a développé d’importantes collections de design, d’art graphique et de photographie qui lui donnent aujourd’hui une envergure européenne. Martine Dancer-Mourès est conservatrice du Musée  depuis 1986. Elle a notamment réalisé le commissariat des expositions Tania Mouraud en 2014, Charlotte Perriand, en 2013 et Felix Thiollier en 2010. Responsable du Fonds Photographique du MAMC, c’est elle qui a été à l’initiative de la proposition d’acquisition et de la valorisation du Fonds des Éditions Paul-Martial par Saint-Étienne Métropole.

• GOUTTEFANGEAS Jean-Baptiste, GOUTTEFANGEAS Jean-Marie :   Un prieuré clunisien à l’origine de Noirétable. 1 vol. br, 194 p, éd. Otrement (Clermont-Ferrand), 20 €.

Recueil d’articles parus dans les « Annales de Notre-Dame de l’Hermitage », entre janvier 1937  et septembre 1940

• LAMOTTE Daniel : Notre-Dame de l’Hermitage, monts du Forez , Noirétable, Loire. 1 vol. br, 36 p, illustrations, éd. Otrement, 10 €.

Z Forez Marchés• Marchés et chemins du commerce en Forez. Communications présentées lors du 17ème  Printemps de l’histoire (8-9 avril 2017, à Montbrison). 1 vol. br, 54 p, illustrations, éd.Groupe d’histoire locale du Centre social de Montbrison, coll. Cahiers de village de Forez  n° 158.

Sommaire : Paul Valette Aperçus sur le commerce en Forez durant l’Antiquité. –  Claude Latta Le marché et les foires à Montbrison au Moyen Âge. – Joseph Barou Le commerce et l’artisanat montbrisonnais à la veille de la Révolution. – Michelle Bouteille Les monts du Forez, un massif intégré aux échanges. – Maurice Damon Émile Joandel et le commerce des fourmes au XIXe siècle.

REDON Michel: L’industrie textile dans la Loire : la mutation.  1 vol. br, 210 p, éd. Actes Graphiques (Saint-Étienne), 30 €.

REDON textileCet ouvrage retrace le passé glorieux de l’industrie textile dans la Loire tout en se projetant sur l’avenir de cette filière qui existe encore grâce à l’innovation technique et la création artistique. Dans notre région, des entreprises connues du grand public dans le prêt à porter (Devernois, Zannier), comme dans les tissus médicaux (Thuasne, Sigvaris) ou de la haute-couture (Hermès, Chanel), continuent de rayonner. On pourra découvrir dans ce livre illustré, des acteurs captivants à travers leur histoire, leurs valeurs, leurs convictions.

◘ DIVERS

• VIGIER Dominique (sous la direction de) :  Vie d’un atelier : de l’école nationale d’architecture de Saint-Étienne. 1 vol. br, 208 p, éd. Publications de l’université de Saint-Étienne, coll. Architecture, 24 €.

► Cet ouvrage est le prolongement de l’exposition « Architecture Transmission Positions » coproduite par Archipel Centre De Culture Urbaine et l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Étienne en juin 2015. Il explore le processus mis en oeuvre dans l’atelier « Formes Architecture Milieux » de cinquième année de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Étienne.Comment les enseignants procèdent-ils pour accompagner les étudiants du foisonnement de leurs réflexions aux choix qu’ils auront nécessairement à effectuer pour élaborer leur projet ? Quels outils, les enseignants offrent-ils aux étudiants, afin que leurs projets puissent progresser et cheminer vers un possible, vers une légitimité ?

 

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