LES PARUTIONS RÉCENTES : N° 8 (OCTOBRE – NOVEMBRE – DÉCEMBRE 2017)

MISE À JOUR:    24 NOVEMBRE 2017

 

PARUTIONS RÉCENTES  : BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provincesBourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er octobre  au 31 décembre  2017.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

rayons-550x350

► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• BARJAVEL  René: Ravage. Dossier établi par Claire Cakpo. 1 vol. br, 370 p, éd. Gallimard, coll. Folio Collège, 8,20 €.

barjavel«Et d’un seul coup, comme une pierre, le noir tomba. Le poste, les lumières du plafond, tout, à la fois, s’éteignit.»  Le progrès a transformé le XXle siècle en un temps de nouveautés toutes plus pratiques les unes que les autres. Ça vole dans des véhicules qui atterrissent sur des terrasses, ça se déplace dans les rues en taxis électriques, ça climatise son logement… Rien d’extravagant, pensez-vous? Si, tout de même : Ravage est imaginé et écrit en 1943. Et c’est troublant de penser que ces prédictions se sont à peu près réalisées. On espère toutefois que celle qui dérègle l’univers bien organisé du roman nous épargnera : l’électricité fait soudain défaut. Le retour à la terre et à la paysannerie pourrait être la solution… Comporte  un dossier en quatre parties : Je découvre ,  J’analyse , Nous avons la parole , Prolongements , à destination des classes de quatrième.

•  DESTUTT DE TRACY Antoine Louis Claude (1754-1836) :  Essais philosophiques.  Introduction, édition et notes de Claude Jolly. 1 vol. br, 430 p, éd. J. Vrin, coll. Œuvres complètes de Destutt de Tracy, 39 €.

DESTUTT TRACY► À côté des quatre volumes des Éléments d’idéologie qui, complétés par le Commentaire sur l’Esprit des lois de Montesquieu, constituent l’opus magnum de Destutt de Tracy, celui-ci a écrit entre 1795 et 1806 plusieurs textes aux statuts très divers apportant un éclairage important sur la formation et le positionnement de l’Idéologie. Réunis dans le présent ouvrage, ces travaux peuvent être rangés dans quatre catégories : 1- Les mémoires issus des communications lues sous le Directoire devant la classe des sciences morales et politiques de l’Institut national et constituant un premier essai de formalisation de la nouvelle philosophie. Parmi eux, le Mémoire sur la faculté de penser (publié en 1798) annonce et préfigure l’Idéologie proprement dite. 2- La confrontation avec le kantisme qui commence seulement à se diffuser en France à partir de 1796. De la métaphysique de Kant (publié en 1802) permet de mesurer tout ce qui sépare l’Idéologie de cette philosophie que Destutt de Tracy qualifiera dans une lettre à Maine de Biran d’étrangère et étrange. 3-  Les textes qui s’inscrivent dans le prolongement direct des Éléments d’idéologie, tels que les Principes logiques (ouvrage écrit en 1805 mais publié en 1817) ou le mémoire Nosce te ipsum adressé en 1806 à l’Académie de Berlin.  4- L’essai consacré au livre de Charles-François Dupuis, L’Origine de tous les cultes. En procédant à une analyse raisonnée de cet ouvrage qui met en évidence qu’un même et antique culte de la nature, des astres et des saisons est à la source de toutes les religions, Destutt de Tracy dénonce en celles-ci un obstacle à la bonne logique et à la saine morale privée et publique.

FOURNIER Jean-Claude : Si ma petite ville vous était contée, en mollussonnais dans le texte. Version numérique : 5 € –  Version papier : 1 vol br, 220 p, 50 illustrations, disponible sur le site Amazon : 9 €.

FournierExtrait de la présentation par l’auteur : Comme le sous-titre l’indique, ces chroniques de la vie quotidienne sont écrites, de manière assumée, dans un registre de langue parlée, telle que l’on peut encore l’entendre aujourd’hui en surprenant une conversation dans les milieux populaires de la ville industrielle dont il C’est cette gouaille particulière, tout à la fois pittoresque et poétique (à sa manière parfois rugueuse il est vrai), que j’ai voulu capter  ̶   et contribuer à préserver peut-être  ̶   en choisissant de faire parler mon narrateur et les quelques personnages qui interviennent au cours de passages dialogués, dans une langue peu académique. C’est du français, n’en déplaise aux ayatollahs de la syntaxe, un parler qui fut enrichi au cours des siècles par les différents apports, patoisants ou non, de toutes les populations échouées dans notre bassin industriel pour y trouver du travail. C’est ce caractère « synthétique » qui en fait l’originalité et l’intérêt qu’il peut y avoir à ne pas se contenter d’un lexique recensant les mots ou tournures les plus « amusantes », comme le font déjà très bien les divers lexiques et dictionnaires du parler local parus dans le commerce. Je me suis efforcé, au contraire ̶ comme je l’ai déjà fait dans les trois romans de ma trilogie ̶ , d’insérer ces expressions dans une trame narrative continue. Mais cette fois-ci, le parler local est employé de manière plus systématique encore, ceci afin de voir comment cette « langue » particulière, pouvait apporter un « supplément d’âme » à la façon dont nos concitoyens tentent de dire le monde, d’exprimer leur tristesse, leur « vezon » ou leur « via » par exemple, qui sont autre chose que le blues des noirs américains, que le spleen Baudelairien ou que le « mal du siècle » des romantiques après Châteaubriand…

• MOMCILOVIC Jean-Pierre : Sang pour sang. Roman policier. 1 vol. br., 276 p, éd. Amazone, 15,64 €

Momcilovic Une jeune fille est droguée et enlevée par un automobiliste. Il fait nuit lorsqu’elle se réveille, étendue et attachée sur une pierre plate dans un vieux bâtiment poussiéreux, et que son agresseur l’égorge. Il a des dents de vampire. Un groupe de jeunes découvre, au cours d’un chantier de vacances, une salle souterraine au pied du donjon d’un vieux château. Les cadavres de deux jeunes filles, dont celle enlevée quelques jours avant, sont retrouvés dans cette crypte, la gorge percée par de profondes morsures. La commissaire Florence Deligny doit très vite retrouver à qui appartient la vieille maison située près du château et dans laquelle débouche le tunnel conduisant à la crypte. D’autant plus qu’une des jeunes filles du camp de vacances disparaît à son tour. Au moment où son adjoint découvre sur une revue l’existence aux USA de sectes de vampires, elle se rend compte que les trois jeunes filles assassinées, non seulement se ressemblent, mais ressemblent étrangement à la propriétaire de la petite maison au pied du château, qui est morte il y a quelques années dans un accident de voiture, la gorge déchirée par un éclat de verre. Où est aujourd’hui celui qui conduisait la voiture au moment de l’accident ? Et qui est cet étrange archéologue qui fait tout pour que les fouilles dans le vieux château soient interrompues ? Et ne fait-il pas un bon suspect, ce témoin spontané qui a vu le 4/4 du ravisseur mais qui est déjà connu pour agressions sexuelles ? Une autre jeune fille blonde est enlevée en plein jour par un homme au volant d’un 4/4. Est-ce le même que celui vu par le témoin ? Est-ce le même que celui vu par un paysan qui se retrouve au commissariat pour avoir oublié son permis ? Il faut que la dernière victime soit retrouvée avant la nuit puisque les vampires ne tuent jamais en plein jour !

◘ HISTOIRE

ALLORANT Pierre (sous la direction de) : Jean Zay : invention, reconnaissance, postérité . Préface de  Pascal Ory. 1 vol. br, 178 p, illustrations, éd. Presses universitaires François-Rabelais, 22 €.

Jean zayTextes issus du colloque organisé à Orléans les 25 et 26 novembre 2014. Ce livre offre un regard nouveau et complémentaire sur l’apport de Jean Zay (Orléans 1904 – Molles 1944) à la culture de son temps.Il  y a 80 ans, sous  le Front populaire,  un jeune ministre radical incarne deux des plus grandes ambitions de la gauche au pouvoir : démocratiser l’Education nationale, donner accès à tous à la culture, sous toutes ses formes. Détesté par Pétain, condamné à la « mort civile » comme Dreyfus, assassiné à 40 ans par la milice de l’Etat français après le Débarquement, Jean Zay entre au Panthéon en 2015, tardive reconnaissance de son oeuvre innovante et de son parcours républicain exceptionnel. A côté d’ouvrages biographiques et d’histoire politique, ce livre offre un regard nouveau et complémentaire sur l’apport de Jean Zay à la culture de son temps. L’originalité du parcours du fondateur de la Phonothèque nationale, du Musée des arts et traditions populaires, du CNRS, de l’ENA et du Festival de Cannes est ici restituée par les regards croisés des sciences humaines. Jean Zay, homme d’Etat, ministre novateur de l’Education nationale et des Beaux-Arts, a su réinventer les relations des acteurs de la culture et des arts au pouvoir politique. À  l’opposé des censures et de l’art officiel, il a œuvré afin que la nation s’approprie de manière nouvelle son patrimoine et ses réalisations, en respectant la liberté de création et l’indépendance de la fonction publique. Pour la première fois, les sources familiales et les traces locales de ce  » Résistant de la veille  » sont revisitées grâce au témoignage inédit de ses deux filles, Catherine et Hélène.

CARRÉ Philippe, MALGLAIVE Alain, GLOMET Jean-François :  Le Vernet-sur-Sioule et la Maison du Buysson.  Préface de Bernard Devoucoux du Buysson. Postface de  François Devoucoux du Buysson. 1 vol. br, 163 p, illustrations, éd. Association Azi la Garance.

3436024►  « Ce lieu du Vernet ne pouvait être « raconté » qu’en intégrant l’histoire de cette illustre famille qui s’y est établie voici maintenant deux siècles, les Du Buysson » (J. F. Glomet). Le hameau du Vernet est principalement connu par son restaurant le « Relais bourbonnais » qui conserve la tradition d’un lieu d’étape en raison de la poste aux chevaux établie à proximité entre 1749 et 1816. En 1817 François Amable Charles du Buysson devint propriétaire du Vernet. Six ans plus tard son neveu et héritier Charles Julien du Buysson fait construire le château et devient maire de la petite commune (réunie en 1831 à Broût) . Son fils François (1825-1906), orchidophile, et ses petits-fils Henri (1856-1927), entomologiste, et Robert (1861-1946), coléoptériste, sont des naturalistes reconnus. Sa descendance réside toujours au château du Vernet (Philippe Carré).  La filiation de cette famille remonte à 1319 et son ancrage en Bourbonnais à 1496. Marie Josèphe du Buysson épousa en 1923 Arthur Devoucoux dont elle eut cinq enfants, tous décédés. Pour éviter l’extinction du nom, par  un jugement du tribunal civil de Moulins du 12 novembre 1957, les enfants furent autorités à porter le nom de Devoucoux du Buysson. De longues listes des  publications des trois naturalistes  sont données. Ils entretinrent des relations savantes et entomologiques avec les scientifiques du Bourbonnais, de France, d’Europe et d’ailleurs.

CHAOUI  Salah Eddine :  Ma sœur Touria, première aviatrice du monde arabe. 1 vol. br, 129 p, illustrations, éd. l’Harmattan, 15 €.

CHAOUI► Touria Chaoui, née en 1936 à Fès dans le Maroc sous protectorat français,  fut consacrée en 1951 première aviatrice du Maroc et du monde arabe, après avoir passé son brevet de pilotage délivré par l’armée de l’air française. Dans un Maroc qui revendiquait son indépendance, la jeune fille devint un symbole de militantisme et d’émancipation de la femme marocaine.  Le 1er mars 1956, alors qu’elle n’avait que 19 ans elle fut assassinée devant le domicile familial. « Le mobile de cet homicide n’a jamais été élucidé ». Son frère, né en 1944,  aujourd’hui artiste peintre professionnel et installé à Vichy, qui avait assisté à sa mort, a décidé de lui rendre hommage à travers ce livre. Il a donné une entretien à La Montagne (7 novembre). A propos de l’élucidation de son meurtre : « Celui qui a tiré était l’homme des basses œuvres. Il y a toujours eu des rumeurs sur le nom du commanditaire. Il est resté dans l’impunité ». « Elle était un symbole et les obscurantistes ne voulaient pas qu’elle vive ».

• DELALLIER Louis : Le Grenier de mon Moulins : Anecdotes, trouvailles insolites et succulentes : Tome I.  1 vol. br, 100 p, illustrations n-b, éd. Imprimeries réunies – Éditions Bertines, 12 €.

livre-GRENIER-DE-MON-MOULIONS-BD-2-600x600De vieilles images qui remontent de très loin, des scènes vues jadis, des anecdotes entendues, des histoires racontées, des souvenirs colportés de générations en générations …Émotion, nostalgie…Ce n’est pas une étude ni une histoire de la ville que l’auteur nous présente dans cet ouvrage. En fouillant dans les malles du grenier de son Moulins, par bribes, en vrac, il nous fait revivre un quotidien accumulé pêle-mêle à l’abri du temps. À picorer sans modérations ! Ce livre est le prolongement du blog éponyme ouvert par l’auteur en février 2013. À un rythme soutenu, il propose, souvent à partir d’extraits de presse de l’époque, de revenir sur les 1001 faits qui ont fait la grande et la petite histoire de Moulins et des Moulinois, depuis un siècle.

FILLETON Dominique : Les anciens sportifs montluçonnais depuis 1885. 1 vol. br, illustrations n-b, éd. Champs Élysées – Philippe Chatel.

Un ouvrage essentiellement composé de photographies extraites du fonds des archives municipales de la ville de Montluçon.

HILLAIRET Jacques (Commentry 1886-Paris 1984) : Connaissance du vieux Paris Nouvelle édition. 1 vol. br, 816 p, éd. Payot, 29 €.

HillairetDe la rue Mouffetard qui doit son nom aux émanations putrides de la Bièvre, à l’avenue Franklin-Roosevelt qui fut longtemps un coupe-gorge, en passant par la place de Valois où se tenaient les cuisines du Palais Royal, la somme indémodable de Jacques Hillairet nous raconte quartier par quartier, rue par rue, le Paris de jadis. Mille pages, deux cent cinquante gravures et dessins, une foule de curiosités et d’informations sur l’architecture et la vie quotidienne de notre capitale.

Extrait de l’introduction :  “Depuis quelque trente ans que Jacques Hillairet a réuni dans ces pages tant d’indications sur le Vieux Paris, ce volume ne cesse d’être conseillé par les amoureux de Paris et réclamé par ceux qui ne le possédaient pas encore. Saviez-vous que la place de Valois est l’ancienne cour des cuisines du Palais-Royal, nom qu’elle porta, du reste, au XVIIIe siècle ? (…) Plongez-vous vite dans ce recueil qui fourmille de curiosités que de renseignements sur l’architecture et la vie du Paris de jadis. Bonne promenade !”

PINASA Delphine, PERAULT Sylvie (sous la direction de) :  Artisans de la scène. Exposition Moulins  Centre national du costume de scène (14 octobre 2017 – 17 mars 2018). 1 vol. relié, 160 p, illustrations en couleur, bibliographie,  éd. Somogy, 25 €.

Z CNCS► Objet artisanal par excellence, le costume de scène prend vie sous nos yeux grâce à la passion d’artisans aux savoir-faire internationalement reconnus. Véritable guide du costume de scène, cet ouvrage présente les nombreux corps de métiers qui interviennent dans la chaîne de fabrication : du projet aux contraintes et spécificités de l’artiste et de sa prestation, des chapeaux aux chaussures, des bijoux aux armures, des plumes aux perruques, des broderies aux teintures…Pour découvrir les métiers d’excellence des ateliers qui œuvrent dans l’ombre des coulisses des plus grands spectacles !…Sommaire : Préface –  Le costume de scène, objet artisanal – L’école des artisans de la scène. Principaux thèmes abordés : Costumiers – Bijoux d’opéra – Chapeaux –  Bottiers et cordonnier au théâtre – Ennoblissement – Masques –  Plumes – Armures. 

STONE (GAUTRAT Annie), QUITTÉ Yves : Complètement Stone. 1 vol. br, 382 p, illustrations en couleur, éd. Robert Laffont, 21 €.

9782221193433Il suffit d’une discussion avec un producteur de Polydor au Bus Palladium et d’une rencontre avec un certain Éric Charden pour que le destin de Stone bascule. À 18 ans, elle enregistre quatre titres sur un 45 tours et retrouve sa frange blonde affichée en 4 × 3 sur les Champs-Élysées ! Trop heureuse d’échapper au joug paternel, « la petite Stone » passe sans transition du statut de fan inconditionnelle de l’émission « Salut les copains » à celui de star… côtoyant soudainement ses idoles. Dès lors, tout s’enchaîne très vite : mariage atypique, tournées incessantes, promotions dévorantes et le tourbillon des années 1970 avec l’incroyable succès de « L’avventura », de « Made in Normandie » puis de la comédie musicale Mayflower. Mais la gloire et le luxe d’une vie hors norme et (trop ?) insouciante ne font pas tourner la tête de Stone. Après son divorce d’avec Éric Charden, elle enregistre la face B de sa vie avec Mario d’Alba. Entre galas et théâtre, cette végétarienne convaincue se consacre à ses trois enfants, défend de justes causes et se passionne pour des sujets aussi variés que le jeûne, la communication avec l’au-delà ou l’écologie selon Pierre Rabhi. De ses blessures d’enfance à la parenthèse enchantée des années 70-80, la chanteuse nous livre une autobiographie vraiment « stone », new age, sexe, drogue et rock’n’roll… Intime et sans tabou.

• VIGNAIS Claude : L’enfer des Balkans (1914-1919). 1 vol. br, 400 p, autoédition Claude Vignais (17 rue Brunet – 03630 Désertines), 22 € (28,30 € franco).

Sans titreDans ce nouvel ouvrage, Claude Vignais s’attache à montrer l’importance des Balkans dans la première guerre mondiale. C’est là, à Sarajevo, que prit naissance la Grande Guerre, avec l’assassinat de l’archiduc héritier d’Autriche. C’est aussi dans les Balkans, sur les crêtes de la Moglena et dans la vallée du Vardar, bien plus que sur les bords de la Meuse, qu’elle s’acheva à l’automne 1918. Dans cet ouvrage de plus de 400 pages, Claude Vignais fait revivre l’expédition des Dardanelles, à la fois trop expéditive et totalement ratée, ainsi que l’armée d’Orient depuis  Salonique jusqu’à la remontée harassante vers le Danube. Il décrit ainsi une guerre nue, mais il le fait sans outrance ni complaisance, à l’échelon du fantassin, comme du général en chef.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

rayons-550x350

► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

ANGLADE Jean : La saga des Pitelet. Regroupe la trilogie Les ventres jaunes, La bonne rosée et Les permissions de mai. 1 vol ; br., 600 p, éd. Presses de la cité, coll. Romans Terres de France, 21,90 €.

9782258145368Les Ventres jaunes, La Bonne Rosée, Les Permissions de mai : la grande saga de la famille Pitelet, couteliers de Thiers qui couvre près d’un siècle de vie auvergnate. Une évocation de la  fierté et de la vie d’une communauté d’artisans avec ses rites et ses coutumes  racontée par « un enfant de Thiers », Jean Anglade né au pays des couteaux.  Les Ventres jaunes ont donné à la coutellerie de Thiers toute sa noblesse et sa renommée. Couchés sur le ventre, seize heures par jour, les émouleurs aimaient tant leur métier que l’on disait d’eux qu’ils étaient “mariés à leur planche, beaucoup plus qu’à leur femme”.  Maurice Pitelet, dit Tchoucossa, appartient à cette truculente société. Fier de faire partie  de “l’aristocratie” de la profession coutelière, il veut transmettre le flambeau à l’un de ses trois fils… De 1883 à 1968, Jean Anglade narre la saga des Pitelet, aux destinées imprévisibles, ressuscite les gestes et la grandeur de ces artisans qui ont légué à l’Auvergne l’un de ses plus beaux emblèmes.

• ARNOULD Jacques : Par des terres qui te sont inconnues : Pierre Teilhard de Chardin, aventurier du passé et de l’avenir. Préface de Pierre Franceschi. 1 vol br., 272 p, éd. du Cerf, 19 €.

ARNOULD► L’esprit d’aventure animait-il Pierre Teilhard de Chardin ? Il ne suffit pas, pour répondre, de rappeler la devise que lui applique l’un de ses amis, George Barbour : « Ut migraturus habita. Vis comme si tu allais partir. » Il ne suffit pas non plus de trouver sous sa plume ce bel aveu : « Je ne saurais désormais être autre chose qu’une sorte d’aventurier spirituel. » Il faut le suivre dans ses multiples voyages, lire son abondante correspondance, l’entendre se plaindre d’être retenu à Pékin durant la Seconde Guerre mondiale sans aucun terrain  d’action, ou encore douter que la Croisière Jaune puisse lui être utile. Il faut aussi l’écouter se plaindre que le christianisme a perdu l’esprit d’aventure et le voir s’engager lui-même dans les zones laissées en blanc, celles où le savoir comme le croire perdent pied et où le réel reprend tout son pouvoir. Une invitation à mettre les pas dans ceux de ce gentilhomme aux semelles de vent.  Historien des sciences et théologien, Jacques Arnould a consacré plusieurs ouvrages aux rapports entre science et foi, publiés par les Éditions du Cerf, en particulier La Théologie après Darwin et Dieu, le singe et le big bang. Chargé des éthiques au Centre national d’études spatiales (CNES), il a publié La Seconde Chance d’Icare ou encore Une perle bleue.

• BERNIER Daniel : Les terres meurtries : tome III : Le temps des noces. 1 vol. br,  265 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

BERNIER► Accablée par le remariage de sa mère à qui elle reproche de n’avoir pas eu le courage d’assumer son veuvage, la jeune Léona entre en rébellion. Elle se révolte contre Dieu, contre la guerre, contre sa famille. Ecorchée vive et désespérée, Léona se rend alors à l’endroit où son père est mort avec la ferme intention d’en finir elle aussi. Mais l’apparition inopinée d’un couple d’Américains, venus se recueillir sur les lieux de la mort de leur neveu, l’empêchera de mettre à exécution son funeste projet. Emus par la jeune fille, les Maughan se prennent d’affection pour elle et lui trouvent un emploi à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Léona parviendra-t-elle à y retrouver le bonheur et la sérénité ? Né en 1938 dans une famille paysanne du nord de la Meuse, Daniel Bernier a été instituteur en Meuse et en Algérie, puis professeur en Côte d’Ivoire, avant d’enseigner dans des établissements pénitentiaires. Il est l’auteur de plusieurs romans dont La Bête rousse, Le Dévoreux, Au choix des dames. Le premier volet de cette fresque paysanne, Camille, Les terres meurtries, ainsi que le second, Léona, Les terres meurtries, sont déjà parus aux Editions De Borée.

•  BOUYSSE Franck:  Glaise. 1 vol. br, 430 p, éd. La Manufacture, 20,90€.

BOUYSSEAu cœur du Cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d’à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d’une main atrophiée, ressasse ses rancœurs et sa rage. Et voilà qu’il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille Anna, venues se réfugier à la ferme. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes. Roman d’amour et de fureur, Glaise confirme l’immense talent de son auteur à mettre en scène des hommes et des femmes aux prises avec leurs démons et avec les fantômes du passé. Des espaces, des personnages d’une terrible force, l’art de la narration : l’univers, l’écriture, la musique font de Franck Bouysse un raconteur d’histoires dans la plus grande tradition américaine. Après Grossir le ciel, prix SNCF du polar 2017, et Plateau, prix de la Foire du Livre de Brive, Franck Bouysse s’impose comme une voix incontournable de la littérature française contemporaine.

• CHARMASSON Guy : Le gîte de la vallée perdue. 1 vol. br, éd. de Borée, 17,90 €.

CHARMASSON►Alors que Georges, qui l’avait recueilli à la mort de ses parents, vient de s’éteindre, Alexandre est convoqué chez le notaire. Il est l’héritier du domaine, une ruine, il faut bien l’avouer, qu’il devra partager avec Annie, son amour d’adolescent, la fille du défunt. Ils ne se sont plus revus depuis que Georges l’a chassé, voici trente ans, après avoir découvert leur liaison. Les retrouvailles remuent le passé tout autant que le présent : tous les deux sont arrivés à un moment charnière de leur existence. Pourquoi ne pas tenter une nouvelle aventure en transformant le vieux mas en un gîte moderne et respectueux de la nature ?

COLLIN Yvon : L’écorce amère. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7 €.

61XK8Y37F0LFay-Billot semble être un village bien ordinaire, semblable à tant d’autres dans cette France qui se remet des blessures de la Grande Guerre. Pourtant, cette bourgade possède un secret : dans ses cours et dans ses granges se cachent des artisans pratiquant l’art ancestral de la vannerie. Au Fay, Petit Paul habite une ruelle étroite et sans soleil, avec sa mère,  Valentine, qu’il appelle Mantine. Valentine, jeune femme à la beauté éclatante, se fane depuis que son mari a été emporté par un obus en 1917. Lorsque Petit Paul se met à fréquenter deux clochards réfugiés dans les bois entourant le village, Valentine s’inquiète et lui interdit de les revoir. Mais le jeune garçon ne l’entend pas de cette oreille…

COUTURIAU  Paul : L’abbaye aux loups. 1 vol. br, 180 p, éd. de Borée, coll. Roman historique en poche, 8,50 €.

COUTURIAU► Au château de Saint-Martin, sur les bords de la Moselle, au XIIIe siècle.  La jeune comtesse Isabelle de Sion veille seule sur son vaste domaine et sur ses sujets, en attendant de voir revenir son époux Geoffroy et ses chevaliers, partis en croisade. Leur retour est enfin annoncé. Pour les festivités, jongleurs, ménestrels et forains s’installent au village. Parmi eux, l’énigmatique Wulff. Conteur exceptionnel, homme solitaire et fascinant, vivant dans les bois en compagnie d’un loup, il trouble Isabelle et dérange le chapelain Otton, un être perfide et vénal. Mais le comte tarde à rentrer. Otton dresse alors les villageois de Saint-Martin, déjà effrayés par le spectre de la peste, contre Wulff. Une lutte implacable va opposer les deux hommes… Lequel tombera le masque le premier ? Une immersion passionnante dans la Lorraine des croisades et des chevaliers au XIIIe siècle. Un roman dense où s’entremêlent l’action, l’histoire, la passion et le suspense. Paul Couturiau fut successivement traducteur, conseiller littéraire, directeur des Editions Claude Lefrancq (Bruxelles) et directeur du département Traditions aux Editions du Rocher. Il se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture

• CROZES Daniel : Lendemains de libération. 1 vol. br, 390 p, éd. du Rouergue, coll. L’estive, 21 €.

Z COZES►  Il attendait ces retrouvailles depuis si longtemps. Cela faisait deux ans et demi qu’il n’avait pas vu les siens, après sa réquisition en 1943 pour le Service du travail obligatoire (STO) et son départ pour une usine d’armement, en Autriche. Sans nouvelles de lui depuis un an, sa famille craignait qu’il n’ait disparu. Le voilà enfin, affaibli mais vivant, si soulagé de retrouver ses proches après cette guerre terrible. Si heureux de revoir enfin sa fiancée, Justine. Mais lorsque Justine apparaît, c’est au bras de son frère. Les promesses de mariage, faites lors de son départ, ont été oubliées. C’est une double trahison. De plus, tous ceux qui comme lui sont partis au STO sont mal vus. Dans son bourg natal, les déchirures de la guerre sont encore à vif. Comment reprendre pied ? C’est auprès d’un oncle maternel, qui l’accueille dans son auberge à la campagne, qu’il va retrouver foi en l’avenir. C’est avec lui qu’il va découvrir ce qu’il s’est passé dans le bourg durant les années de guerre, les dénonciations et les rancœurs, le courage des vrais résistants, les collaborateurs notoires, le marché noir, l’épuration sauvage… et à qui il doit d’avoir été désigné pour le STO. Dans Lendemains de Libération, Daniel Crozes traite avec courage un sujet historique peu abordé. Il s’est inspiré de nombreux témoignages pour construire son personnage, et réussit à refaire vivre l’atmosphère si troublée de la Libération dans un village du sud de la France.

• DECHAUX Frédéric : Les réflexions buissonnières. 1 vol. br, 80 p, éd. Unicité,13 €.

Z DECHAUD► “Un Diogène qui ose encore l’espoir. Ainsi parlerai-je de Frédéric. Il pourrait se laisser tenter par une autre option, désespoir, aigreur, colère, silence. Ce dernier, non, ne l’a pas rendu captif en ses murs de solitude, puisque Dechaux écrit. Mais avec l’humour désespéré d’un Cioran qui fracasserait d’un Rire l’absurdité de nos existences, nos fatuités, la Vacuité de nos vies. Frédéric Dechaux a dans ses aphorismes fort à-propos l’élégance d’un sage qui s’ignore ou du moins, qui ne s’en attribue pas le statut. Sagesse naturelle et discrète de ceux qui ne se prennent pas au sérieux. Des passages traduisent la finesse de ses représentations d’un monde dont, écrit-il, nous gardons « les schémas illusoires adoptés dès l’enfance ». La lucidité cependant ne prend pas le contrôle d’une existence qu’elle jetterait, avec les déchets de la pensée, dans une tour d’ivoire de l’aigreur autarcique et de critique négative, puisque le propos pertinent affleure ici la parole et accomplit le vol libre de l’existence, via l’écriture, via l’expression de ce qui ne se résigne pas à se taire mais, persiste, résiste, et signe. L’authenticité des propos de Dechaux a l’envergure sincère d’un vécu pris aux tripes de l’expérience accordée aux désirs, à une plénitude jaillissante du pessimisme même, où jouer (revêtir un personnage) et jouir exaltent un présent fait de chaque instant, éternel. Frédéric Dechaux se rit de nos destins, comme le Destin se rirait de lui-même”… (extrait de l’article de Murielle Compère-Demarcy – Site : La cause littéraire). Né en 1968, Frédéric Dechaux vit à Clermont-Ferrand. Il a commencé à écrire à l’âge de 23 ans et depuis 2013, il publie des textes dans diverses revues (Vocatif, Journal de mes paysages, Traction-Brabant, Le capital des mots, FPM, Bloganozart…).

FAURAX Sylvain : Le tatou solitaire. 1 vol. br, éd. du Volcan (Le Crest), 16 €.

Faurax► Depuis la perte de sa fille, Léo occupe son quotidien dans les bras d’une femme improbable. Motard intrépide, il sillonne les routes en dévers qu’il efface à vive allure pour provoquer le destin. Il fait alors la rencontre d’un groupe de Hells Angels, un « chapitre » parisien qu’il intègre progressivement. Sa personnalité borderline et ses errements dans sa nouvelle famille l’obligent à partir en Argentine pour trouver refuge dans l’estancia de Sarah. Malheureusement, une bande d’illuminés ne tarde pas à chercher querelle à son hôte pour la spolier de ses terres. Plus de fuite possible. Léo devra faire face. Le tatou, animal-totem, symbolise les frontières de nous-mêmes, celles dont on hérite et celles que l’on se fixe. Malgré la colère qui l’étreint, Léo retrouvera-t-il l’énergie suffisante pour envisager une deuxième vie ? Les vastes étendues empreintes de solitude peuvent parfois rapprocher les âmes égarées. Un western contemporain pour le moins explosif où le silence et l’absence se heurtent au vacarme des machines, à la beauté des paysages et à l’amour.

FROUART Louis : Pascal : cœur, corps, esprit. 1 vol. br, 200 p, éd. Domuni Press (Toulouse), 16 €.

Z FROUART► « Voir est un privilège de génie ; il aperçut des structures, des rapports, des proportions, des figurations, là où un autre ne fait qu’aligner péniblement des concepts. Il voit et il fait voir. » Ces mots de Hans Urs von Balthasar introduisent avec justesse cet ouvrage consacré aux trois « ordres » de Pascal. Devant la masse confuse des fragments que Pascal laissa à sa mort, le lecteur se sent souvent perdu. La pensée des trois ordres (corps, esprit, cœur), aide à saisir le mouvement de la pensée de ce grand auteur. Les Pensées s’éclairent alors de manière étonnante. Louis Frouart, professeur de philosophie, enseigne à Lyon. Son ouvrage  met en valeur les trois ordres évoqués dans le titre afin de cerner la philosophie de Pascal.

• GAUTRON Georges: L’ombre de l’orchidée. 1 vol. br,  320 p, éd. Aux éditions secrets de Pays, 19 €.

Z gautron (2)►“On se laisse facilement happer par ce livre abouti qui se lit d’une traite. Un roman maîtrisé, riche de l’acuité de l’introspection du personnage principal, Pierre, journaliste et romancier, ancien militant d’extrême gauche des années 70 , revenu à Clermont-Ferrand après avoir mis de la distance avec son engagement parisien. À la suite d’une rencontre improbable, il croise à nouveau Carole, avec qui il renoue. Bonheur amoureux, bonheur de l’écriture, le bonheur s’installe… quand s’invite une orchidée malsaine – un cancer du poumon – et tout bascule. L’intrigue est l’occasion d’une suite de réflexions sur la maladie et la mort, l’écriture et l’édition, le journalisme, Mai 68 et l’engagement politique, traversées par les contradictions qui construisent chaque être humain. Mais c’est avant tout une très belle histoire d’amour !”  C’est le quatrième roman de Georges Gautron qui, après des études de philosophie à la faculté de Clermont-Ferrand, s’est d’abord  consacré à l’enseignement pendant plus de dix ans, avant de rejoindre les collectivités territoriales, (d’après le site criminocorpus.hypotheses.org). 

GIARD Michel : Passeur de mots. 1 vol. br, 331 p, éd. de Borée, 18,90 €.

GIARDLorsqu’ils acceptent de suivre leur oncle Jean Quesnel, libraire installé depuis de nombreuses années, Antoine, Marie-Françoise et Louis Giard sont loin d’imaginer ce qui les attend de l’autre côté de ces collines qu’ils n’ont jamais franchies. Outre la vie citadine, les trois enfants vont découvrir le monde des livres, à une époque où soif de connaissance rime avec émancipation. Antoine apprendra le métier en commençant par le colportage. Il va sillonner le pays et lire les nombreux ouvrages qu’il est censé vendre, romans d’aventures, almanachs et autres titres de la Bibliothèque bleue. Quelques années plus tard, en épousant Bernardine, elle-même fille de libraire, il va perpétuer la tradition familiale, qui sera reprise par son propre fils. Ecrivain éclectique, Michel Giard a déjà publié une soixantaine d’ouvrages. Historien, chroniqueur radio, conférencier et grand voyageur, il se passionne pour les aventures humaines. “Passeurs de mots” est son second roman aux éditions De Borée.

JOURDE Pierre : Winter is coming.  1 vol. br, 400 p, éd. Voir de près, collection 20, 22 €.

Z JOURDE► «Après coup, on ne peut pas s’empêcher de revenir sur les jours d’avant, comme pour prendre la mesure de son aveuglement d’alors. On se regarde ne pas savoir, on se regarde vivre alors que cela n’est pas encore arrivé, on s’étonne de ce fragile bonheur. Et ce sont tous les moments de la vie, toutes les joies, les naissances, les après-midi dans le jardin, les journées sur la plage, les histoires racontées le soir aux enfants, les photographies et les souvenirs du passé que vient rétrospectivement infecter de son venin le jour où l’on a su. Ta photographie d’enfant joyeux est celle, à jamais, d’un enfant qui va bientôt mourir.»  Un des trois fils de Pierre Jourde, Gabriel, est mort à vingt ans. Le récit évoque la dernière année de ce jeune homme plein de charme et de joie de vivre, doué pour les arts plastiques et la musique. La figure radieuse de «Gazou» hante le récit de la maladie : les anecdotes du bonheur enfui ponctuent l’élégie. Un texte poignant sur le deuil et l’amour paternel.

LARMINIER Jean-Pierre : Take off. Sans retour pour Fox tango. Roman policier. 1 vol. br, 254 p,  éd. Jeanne D’Arc, 10 €.

Mise en page 1 Surnommé “Le Vosgien”, analyste pour une compagnie londonienne il n’était sûr que d’une chose : la vérité, comme le soleil, plus tu la vois et plus elle t’aveugle, plus tu t’en approches et plus elle te brûle, te réduit en cendres. Du lac de Retournemer dans les Vosges à l’île d’Ouessant sous la tempête, du désert de Mojave où règne le crotale, aux Barrancas d’El Cobre dans la Sierra Madre du Mexique, son chemin va croiser celui d’un Indien Tarahumara, vainqueur de la Caballo Blanco. Un lien mortel existe-t-il entre l’îlot de Diego Garcia dans l’océan Indien et les terres glacées de Gakona en Alaska ? Au cours de ce périple, une analyse dévoile d’étranges vérités sur des meurtres d’État. Take-off sans retour pour Fox Tango est le 7ème  roman noir de Jean-Pierre Larminier, Né à Paris, ingénieur du groupe Alcatel, Jean-Pierre Larminier est devenu berger et bûcheron dans les montagnes d’Auvergne.

LARUE Sylvain : Au bal des Muscadins. Une enquête de Léandre Lafforgue. 1 vol. br, 439 p , éd. de Borée, coll. Romans historiques, 22 €.

Z MUSCADINS► Février 1849 : en présence du prince-président Bonaparte, le Tout-Paris de la Seconde République se presse place Vendôme pour participer à un événement exceptionnel, une prestigieuse soirée costumée rappelant les folies du Directoire : le Bal des muscadins. Mais, alors que les réjouissances battent leur plein, une morbide apparition interrompt théâtralement les festivités… Bonaparte confie donc à son agent spécial, Léandre Lafforgue, alias  » le Goupil « , le soin d’assister la police pour éclaircir cette étrange situation. C’est l’occasion pour le Goupil d’entrer dans une aventure faite de livres rares et d’érudition touchant à l’irrationnel, via sa rencontre avec les frères Lazare, riches héritiers liés à d’importantes personnalités du milieu des lettres, mais également avec deux mystiques Anglaises aux charmes ravageurs… Pendant ce temps, des hommes sont assaillis, décapités, et leurs corps privés de têtes sont découverts aux quatre coins de la capitale. La Révolution et ses débordements reviendraient-ils au goût du jour ? Existerait-il un lien entre le bal, des voleurs de manuscrits anciens et ces assassinats ? Sylvain Larue a publié aux éditions De Borée dix-huit livres dans la collection des  » Grandes Affaires criminelles « . Après le succès de L’Œil du goupil, premier opus de la série, il poursuit aujourd’hui son exploration du crime dans les allées du pouvoir de la Seconde République. La seconde enquête de Léandre Lafforgue ne laisse aucun répit au lecteur…

L’HÉRITIER André : Dans le lit de la reine. 1 vol. br, 210 p , éd.  des Monts d’Auvergne, 17 €.

Z LHERITIER► Jean Héritier, garçon d’auberge à Ambert, puis laboureur à Châtelet, dans la commune de Champétières, n’apprécie guère le travail de la terre. L’existence paisible et obscure des paysans lui pèse. Malheureux, car il vient de voir s’envoler l’âme de sa douce épouse, la pauvre Francine, il s’imagine qu’il ne retrouvera le bonheur qu’en partant découvrir de nouveaux horizons. Il ne rêve que d’aventures. Or, au royaume de France, les Guerres de Religion s’éternisent, continuant à semer le sang et l’incendie. Quand on possède un cœur haut placé, peut-on rester simple spectateur et, parfois, innocente victime de ces féroces batailles ? Non, évidemment. Aussi notre homme abandonne-t-il la fourche et l’araire. Il s’engage dans la troupe du capitaine de Lauras qui combat dans les rangs de la Sainte Ligue, refusant que ce damné Huguenot d’Henri IV monte sur le trône de notre beau pays. Va-t-il trouver gloire et abondante picorée, ou bien la mort dans une sanglante échauffourée ? André L’Héritier, a exercé le métier de vétérinaire pendant dix-huit ans à Massiac, dans le Cantal, avant d’élever lions, tigres et autres animaux, sur les cinquante hectares d’une propriété familiale, non loin d’Ambert. « Dans le lit de la reine », son dix-septième ouvrage, est un roman historique, à la différences des précédents qui étaient des « paysanneries ».

MEUNIER Yves : Les sorciers du bouclier : Andarta !  La malédiction vaincue. 1 vol. br, 96 p, illustrations éd. Revoir éditions, 6 20 €.

MeunierRoman historique écrit par l’ancien journaliste sportif à FR3 Auvergne. Il porte  sur l’ASM et sur la malédiction qui avait frappé l ‘équipe entre 1925 et 2010.  Andarta ! est le cri de victoire du chef des Gaulois lorsqu’il réussit à mettre en fuite les troupes de César en  mai de 52 av. J-C.  Quatre juin 2017, les descendants de Vercingétorix soulèvent leur deuxième bouclier au cri d’Andarta, faisant tomber définitivement les derniers soupçons de malédiction qui troublaient encore le sommeil de leurs supporters. En effet, depuis le sacre du 29 mai 2010, ultime épisode de la légende d’un mauvais sort jeté 85 ans plus tôt, l’attente d’une autre consécration était forte sinon pesante. Dans ce roman historique les sorciers d’aujourd’hui succèdent aux jeteurs de sort d’hier pour guider vers les sommets les acteurs du terrain.  Autour d’eux, savoureusement croqués par Gervais Look et replacés par Yves Meunier dans une approche authentique et inédite de chaque finale, on découvre les personnages qui ont œuvré dans l’ombre, à la frontière du réel et de l’imaginaire.

PALET Marie de : Le valet de pique.  Livre en gros caractères. 1 vol. br, 550 p, éd. À vue d’œil, coll. 16-17 Terroir, 24 €.

DE PALET►   Parti à la recherche d’un ancien château pour rendre service à son cousin André, Damien se demande bien pourquoi il a accepté d’aller se perdre sur ces petites routes sinueuses de campagne ; d’autant que, pour faire plaisir à sa grand-mère, il a promis de se rendre dans le village d’où est originaire sa famille. C’est là qu’il rencontre Valentin, un retraité à la fois bourru et attachant, qui s’avère être un cousin. Alors que Damien s’apprête à repartir, sa voiture tombe en panne, et le voilà contraint de passer quelques nuits sur place. C’est le début d’une grande amitié entre les deux hommes. Au fil du temps, Damien va en apprendre un peu plus sur l’histoire de Valentin, mais un mystère demeure : pourquoi le surnomme-t-on le « Valet de pique » ?

PASCAL Blaise, MONTAIGNE Michel de : L’art de persuader (Blaise Pascal), précédé de l’Art de conférer (Michel de Montaigne). Nouvelle édition. Préface de Marc Fumaroli. 1 vol. br, 158 p, glossaire, éd. Rivages, coll. Rivages Poche- Petite bibliothèque, 7,50 €.

PASCAL► L’Art de persuader est un art de penser à la mesure de la faiblesse et de la grandeur de l’homme. Le latin tardif pensare a donné deux mots au français moderne : « peser » et « penser ». Penser, c’est mettre méthodiquement en balance, en doute et à l’épreuve, sur deux plateaux, avant d’évaluer et juger, les objets de l’expérience entre eux, et avec soi-même. L’Art de persuader de Pascal, écrit en 1658, texte héritier de L’Art de conférer (1580) de Montaigne, suppose une alliance de la raison et de l’intuition, de la logique et des figures rhétoriques, qui rend l’esprit capable de toucher juste, dans une saisie synthétique de toutes les données hétérogènes et contradictoires d’une situation et d’une réception vivantes. 

PLUCHARD Mireille : Le puits Sans-Nom. 1 vol.  br, 320 p, éd. Presses de la cité, 12 €.

PLUCHARD► En 1830, les Théraube habitent le mas du Joncas, accroché à la montagne cévenole. Les temps sont durs. Sur cette terre ingrate, la vigne et la châtaigneraie donnent peu. Le père fait embaucher son fils Emile, treize ans, par la Compagnie des mines de chemin de fer. En « dessous », l’adolescent découvre un univers de poussière omniprésente et poisseuse. Et la fraternité des « gueules noires », lorsque, victime d’un coup de grisou, il est sauvé par un mineur piémontais, Pépino Maggiore. C’est le début d’une amitié forte entre les deux familles, et d’un amour entre Julien, frère d’Emile, et Anna, fille de Pépino. Mais les villageois voient d’un très mauvais oeil cette liaison entre gens du pays et étrangers… Mue par une passion pour l’Histoire et la généalogie, Mireille Pluchard se définit volontiers comme une véritable souris d’archives. Ses recherches se veulent les fondations de chacun de ses romans car Mireille Pluchard, en bonne Cévenole, avoue ne pas aimer « construire sur le sable ». Sa terre natale reste la première source d’inspiration de ses sagas mais au-delà des paysages et du climat si particulier de cette contrée entre mer et montagne, Mireille Pluchard aime « raconter les gens ».

PLUCHARD SentesPLUCHARD Mireille : Les sentes buissonnières.  Livre en gros caractères. 1 vol. br, 640 p, éd. À vue d’œil, coll. 16-17, 26 €.

En 1880, Aurélie, fille d’un garde forestier, est la cinquième d’une fratrie de sept enfants. Vaillante et déterminée, elle s’applique à l’école pour sortir de son milieu et obtient brillamment son certificat d’études, puis son brevet. Quand son père, endetté, doit sacrifier ses études, Aurélie part travailler à la filature mais elle n’a pas l’intention d’abandonner son rêve…Elle veut ardemment devenir un jour institutrice.

• PLUCHARD Mireille : Les souffleurs de verre. 1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 21 €.

Pluchard► Au XVIIe siècle, en Cévennes, la lignée des Vilette, gentilshommes-verriers, va-t-elle s’éteindre, faute d’héritier ? Une descendance inespérée scelle l’avenir de toute une dynastie et attise les rivalités de clans. Elias de Vilette, dernier du nom, après la mort de son épouse, est face à un choix cornélien. Il vient d’être père d’un petit François, fruit de ses amours avec une servante. Légitimer ce bâtard serait enfreindre les strictes règles de la corporation.
Mais un remariage tardif et inespéré avec une jeune noble bien dotée sera couronné par la naissance d’un fils. Légitime cette fois. Pourtant, le talent et la vertu de François vont bouleverser les certitudes d’Elias et sceller l’avenir de toute une dynastie…
 

PONÇON Jean-Claude : Blé dur, blé tendre. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7 €.

PONCON► Encore un roman agricole… Oui mais pas que ! L’âme paysanne y tient une bonne part et le jeune et naïf Parisien qui arrive à la recherche d’un surprenant passé familial s’y frotte et s’y pique ! Difficile de découvrir la passion quand Marie, la  jolie chef de culture d’un grand céréalier trop tôt retraité, s’attache viscéralement à cette terre sous laquelle couve la lave de la colère des hommes. Un trio amoureux au cœur des blés… Jean-Claude Ponçon est fils d’instituteur de campagne, auteur d’une bonne vingtaine de livres et récompensé par trois   prix littéraires. Il est resté attaché à sa terre dunoise comme un îlien à son île pour en raconter les grandes et les petites histoires.

ROYER Roger : La Matoune. 1 vol br, 430 p, éd. de Borée,19,90 €.

ROYER ► A la mort de Valentin Mézel, tout le village de Cabriès est ébranlé : qu’on le connaisse bien ou non, personne n’ignore que cet homme possédant beaucoup de terres très convoitées n’a pas d’héritier ! Alors que les lettres anonymes et malversations commencent à se multiplier, une héritière lointaine se fait connaître : elle se fait appeler la Matoune. Une fois débarquée dans ce village, la déroutante et extravagante Québécoise va devenir le centre de tous les ragots… Qui est cette femme à l’accent étrange qui entend mettre la main sur le magot ? Après une période professionnelle intense consacrée au commerce international, Roger Royer a été  repris par une passion de l’écriture datant de son adolescence. Très sensible à tout ce qui touche sa région, son patrimoine, sa culture, ses traditions, il traduit avec émotion et justesse cet environnement qu’il aime tant. Il signe son sixième roman aux éditions De Borée. 

• VERRIER Michel : Le retour du bout du monde. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,10 €.

VERRIER► Jean-Baptiste Depardon caressait un rêve : être à la tête d’un vignoble prospère en Afrique du Sud. Mais ce rêve vient de partir en fumée à cause de l’incendie qui a ravagé sa maison et tué sa femme et son fils. Désemparé, il retourne près de ses parents pour trouver du réconfort. Hélas ! Le mauvais sort s’acharne sur lui à tel point que, dans son village natal, tout le monde le considère bientôt comme le chat noir qu’il faut chasser. Tout le monde ? Pas si sûr. Delphine, sa jolie voisine, le soutient dans cette épreuve. Son amour sera-t-il suffisant pour éviter à Jean-Baptiste un nouvel exil ? Après des études de lettres, Michel Verrier s’est consacré à l’enseignement, puis au journalisme. A la suite du vif succès de sa saga familiale en quatre tomes (Là où les chèvres sont pires que les loups, La Taille de la Saint-Vincent, Les Vignes du bout du monde, Le Retour du bout du monde), il se consacre à l’écriture. Chacun de ses romans est le fruit de nombreuses recherches dans les archives départementales et de rencontres avec les habitants de sa région.

• VIALATTE Alexandre : Étrangers de Paris. Chroniques inéditesPréface de Camille Lestienne. Illustrations de  Claude Henri Fournerie.  1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur,  éd. Le Bateau ivre (Perros-Guirec), coll. Bleu Soleil, 10 €.

VIALATTE► “Je n’ai jamais rencontré de gens qui se passent de surnaturel avec plus de facilité, qui croient davantage à la science, au progrès et aux choses modernes. L’un d’eux m’affirme avec satisfaction qu’autrefois la vie ne coûtait rien en Chine, que presque tout le monde avait son petit champ et que le reste mendiait lucrativement, que maintenant tout est très cher, que l’industrie fait des ravages et pose des problèmes insolubles, en un mot que le progrès sévit activement. Ils en sont fiers. Un malheur orgueilleux leur cause plus de joie que l’ignorance. Ils ont goûté au fruit de l’arbre de la science. Ils déclarent avec plaisir qu’il est amer”… En 1932, Le Figaro commande une série de chroniques à Alexandre Vialatte. Le jeune journaliste, écrivain et traducteur de Kafka, va rendre visite aux communautés indiennes, arabes, russes et chinoises pour écrire ces « Étrangers de Paris », qui paraîtront de décembre à mars de l’année suivante.  Avec la fantaisie dont il fera preuve, 20 ans plus tard, dans ses chroniques pour le journal La Montagne, il fait un récit savoureux de ses rencontres. Et si le jeune chroniqueur ne s’affranchit pas de tous les stéréotypes de son époque, il s’attache avec délicatesse à retourner les préjugés.

VITTÉ Louis-Olivier : La dame des vignes hautes. 1 vol. br, 270 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 18,90 €.

VITTE1946. Johanna, quarante ans, vit avec ses beaux-parents dans leur ferme isolée sur les hauteurs de la vallée de la Dordogne. Tous trois attendent le retour de Pierre, prisonnier en Allemagne. Pour survivre, on a vendu presque toutes les terres. Il ne reste qu’une vieille vigne mal exposée, couverte de ronces, que Johanna voudrait faire renaître pour en tirer de nouveau du vin.   La tâche s’annonce rude. Un inconnu récemment arrivé au village propose son aide. L’homme est charmeur, travailleur. Bientôt, Johanna ne peut plus détacher ses pensées de lui. Au risque d’oublier Pierre, alors que dans le pays les hommes reviennent les uns après les autres de captivité…En écrivain attaché à ses racines, Louis-Olivier Vitté signe un beau drame romantique dans ce monde rural du Limousin dont il connaît tous les secrets.

◘ HISTOIRE

AILLOT Suzanne : Le cévenol est un train merveilleux. 1 vol. br, 40 p, éd. de la Flandonnière, 12 €.

AILLOT ► Le Cévenol, train circulant entre Clermont-Ferrand et Nîmes, est une rareté. Le prendre, c’est à coup sûr s’offrir un voyage exotique, traverser plus de cent tunnels et presque autant de viaducs, passer où rien d’autre ne chemine. Il roule doucement, on a le temps d’observer et de dessiner.  Suzanne Aillot est une Auvergnate transplantée à Montpellier. Elle aime partir et voyager autant pour son travail que pour le plaisir. Aux aguets et carnet en poche, elle raconte ses déambulations crayonnantes dans Le Cévenol, train magnifique qui laisse aux passagers le temps de profiter du paysage et en faveur duquel nombreux sont ceux qui demeurent vigilants.

ALBARET Gilles, ALBISSON Jacques, LUCCHI Lydia : Abrégé de la vie et actions des évêques de Saint-Flour, étude d’un document. 1 vol. br, éd. GEHRG (Saint-Flour).  

► Chronique commentée des 26 premiers évêques de Saint-Flour. À partir d’un fonds inédit, Jacques Albisson, Gilles Albaret et Lydia Lucchi publient, via le Gehrg, un ouvrage consacré aux premiers évêques de Saint-Flour, à l’heure de l’anniversaire du diocèse.

BELSER  Christophe, DRÉER Francis : La France des Trente Glorieuses : 1945-1975. 1 vol. relié, 192 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, 29,90€.

BELSER► De 1945 à 1975, les « 30 Glorieuses » constituent dans l’imaginaire collectif des années heureuses, une période d’opulence et de joie après les années de guerre et avant la crise des années 1970. Certes, au jour le jour, les Français ne se rendent pas toujours compte des profonds bouleversements économiques et sociaux. Les grèves, l’inflation, les guerres de décolonisation, la peur d’un conflit nucléaire sont autant de raison de s’inquiéter de l’avenir mais le pays connaît une période de croissance incontestable. Le progrès semble infini, les biens de consommation se multiplient, l’automobile s’enracine durablement, l’autoroute et le supermarché s’imposent et le plein-emploi permet de dépenser dans vraiment compter. La Citroën DS, le stylo Bic, l’électrophone Teppaz, l’électroménager Moulinex, la cuisine en Formica ou la minijupe sont depuis devenus des icônes qui racontent notre histoire.

 • BERTRAN Jacques, AGOSTINI Jérôme : Souvenirs de guerre de Jacques Bertran : Tome 3 : Offensives.  Illustrations de Jérôme Agostini. 1 vol.  br, format à l’Italienne, 76 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 19 €.

BERTAN► Offensives 1918 : « Quel enfer ! Il tombe des obus à chaque pouce de terrain. » Le lieutenant Jacques Bertran, poilu chevronné, sait à quoi s’en tenir sur la guerre et les hommes.  Commence alors l’année la plus dure pour les combattants.  À partir de ce document exceptionnel rédigé par son bisaïeul, Jérôme Agostini a conçu un carnet de témoignage du conflit de 1914-1918, entre illustrations et bande dessinée.Cet ouvrage est le 3ème  et dernier tome de la saga de Jacques Bertran, publiée chez le même éditeur.

BOUCHARDY BOUCHARDY Christian : L’Auvergne : Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme : deux siècles d’images.  1 vol. br, 210 p, illustrations en  couleur, éd. de Borée, 29,90 €.

150 sites emblématiques de l’Auvergne photographiés afin de montrer l’évolution de la région durant les deux derniers siècles, d’un point de vue architectural et naturel. Une sélection de cartes postales d’époque complète l’ensemble.

DAUDASDAUDANS Jean-Marc : Le canton de Vic-sur-Cère. 1 vol. br, 128 p, illustrations, biblio, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire en images, 18 €.

 

Réédition d’un  ouvrage paru en 1997. Recueil de 200 cartes postales anciennes offrant  un panorama du canton, à travers quelques grands thèmes : les transports, les églises, , les châteaux, les mairies et les écoles, ainsi que les sites remarquables.

• DEYBER Alain: Vercingétorix, chef de guerre. 1 vol. br, 220 p, éd. Lemme éditions, 22 €.

z vercinDans “Vercingétorix chef de guerre”, Alain Deyber bat en brèche la thèse selon laquelle le chef gaulois prit la tête d’une armée “farfelue”, avec laquelle il improvisa la guerre. L’Arverne était, au contraire, un fin tacticien. Aucun auteur n’avait jusqu’à maintenant étudié avec rigueur qui était Vercingétorix en tant que chef de guerre : sait-on comment il a été formé ? Comment a-t-il pu abandonner Avaricum, remporter une victoire à Gergovie, et être battu à Alésia, alors que son armée et celle de « secours » n’étaient pas détruites ? L’organisation de l’armée gauloise, ses effectifs, son équipement, son entrainement, son fonctionnement, y seraient-ils pour quelque chose ?… C’est à toutes ces questions que tente de répondre, Alain Deyber, docteur d’État en histoire et civilisation de l’Antiquité, l’un des meilleurs spécialistes des peuples gaulois.

GIRARD Michel Antoine (1812-1886) : Histoire de Vercingétorix,  roi des Arvernes. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1863. 1 vol. br,  203 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €

1490108568_livre.histoire.de.vercingetorix.roi.des.arvernes.m.girard.reedition.de.18863.auvergne.editions.lacour.olleTable des matières: Chapitre I: Gergovia, patrie de Vercingétorix; l’Avernie avait jadis formé un royaume très considérable. Chapitre II: Armes des Romains et des Gaulois. Chapitre III: étendue de la Province romaine dans la Gaule. Chapitre IV: composition et force numérique de l’armée romaine. Chapitre V: plan de campagne de Vercingétorix, adopté par son conseil, excepté pour Avaricum. Chapitre VI: siège d’Avaricum. Chapitre VII: continuation du siège; sorties continuelles des Gaulois. Chapitre VIII: Hercule gaulois; Vercingétorix ranime les espérances de son conseil. Chapitre IX: démêlés politiques chez les Eduens. César les apaise. Chapitre X: Convictolitan, premier magistrat des Eduens, Litavieus et ses frères, conspirent contre les Romains. Chapitre XI: Vercingétorix concentre ses troupes sur le second plateau du nord de la montagne. Chapitre XII: Vercingétorix est proclamé roi de tous les peuples confédérés contre les Romains. Chapitre XIII: Topographie d’Alésia et de ses environs. Chapitre XIV: les assiégés sont en proie à la famine. Chapitre XV: Bataille d’Alésia.

• LANFRANCHI-RODIER Luce :  Saint-Flour : hauts lieux d’une enfance . 1 vol. br, 124 p, format à l’Italienne, illustrations en couleur, éd. Créer, 24 €.

1c-crc010Luce Lanfranchi, née en 1938,  redevient Lucette Rodier pour nous inviter à visiter les années d’après-guerre qui furent pour elle, à Saint-Flour, l’écrin d’une adolescence heureuse. Nous faisant grâce des introspections actuellement très à la mode, elle convie ceux de sa génération à remonter dans leurs propres souvenirs et à retrouver les petits riens oubliés qui ont coloré leur enfance. Certains se reconnaîtront. Quant aux plus jeunes leur curiosité sera sollicitée pour « retrouver avec un mélange d’attendrissement, de stupeur et d’incrédulité… cette époque qui leur paraît furieusement lointaine… ». Secrétaire générale honoraire de l’École du Louvre, ayant été chargée de mission au ministère de la Culture, Luce Lanfranchi a publié aux éditions Amaltée en 2009 « 5 rue de la Liberté ou une enfance en Lozère sous l’Occupation » et aux éditions Créer « Aïe ! Aïe ! Aïe ! Mémoires d’un caïeu auvergnat » ouvrage qui a été qualifié par le jury des Gourmands Awards France pour représenter la France en 2011 à la compétition mondiale dans la rubrique « Thème unique ».

LOPEZ Véronique : Ces Auvergnats qui ont fait l’histoire. 1 vol. br, 265 p, illustrations en noir et blanc, éd. Papillon rouge éditeur, 19,90 €.

LOPEZIls ont forgé l’histoire de l’Auvergne. Par leurs talents, leurs innovations, leurs aventures…, ces personnages d’exception ont offert un grand destin à leur région de naissance ou d’adoption.  Bon nombre d’entre eux sont restés célèbres comme le marquis de La Fayette, Albert Londres, Blaise Pascal, Coco Chanel, Fernand Raynaud ou le Président Georges Pompidou… Mais qui se souvient encore de l’incroyable George Onslow, célèbre compositeur que l’on appelait le Beethoven auvergnat ; de Jeanne Labourbe, véritable icône de la révolution russe ; ou encore du député excentrique Philibert Besson qui inventa et fit circuler dès les années 30 la première monnaie européenne ?  Époustouflante, enlevée, la vie de ces cinquante écrivains, peintres, hommes politiques, médecins, sportifs, cinéastes, scientifiques, artisans auvergnats… se lit comme un véritable roman.

MATHO Christophe : Les Maîtres de l’affiche : 1890-1940. 1 vol. relié, 224 p, illustrations en noir et blanc et en  couleur, éd. de Borée, 36 €.

MATHO► L‘affiche est la première véritable expression de la publicité. Alors que nous sommes dans l’ère de la communication dématérialisée, alors que l’affiche est depuis longtemps concurrencée par d’autres médias, elle n’en reste pas moins très actuelle, accrocheuse et populaire. Entre 1890 et 1940, l’affiche a été une oeuvre artistique essentielle. Elle a traversé différents genres : Art Nouveau, Modernisme, Art Déco… Ce livre n’a pas l’ambition d’une encyclopédie ni la prétention d’un ouvrage académique. L’auteur souhaite simplement partager les œuvres de Mucha, Chéret, Cappiello, tant d’autres affichistes renommés… et aussi celles de formidables artistes dont l’histoire n’a pas retenu le nom. L’ouvrage s’intéresse également à l’approche sociétale. L’affiche est en effet le témoin de son époque : nouveaux moyens de locomotion, nouveaux loisirs, révolution alimentaire, industrialisation des spectacles… Le livre permet de découvrir la France d’il y a cent ans telle qu’elle était vraiment, avec ses fantasmes, ses stéréotypes et ses préjugés. Une France qui pensait fort différemment de celle d’aujourd’hui. Christophe Matho dirige les collections de plusieurs maisons d’édition. Il a découvert les affiches de la Belle Epoque et des Années folles en allant à la rencontre des collectionneurs pour l’illustration d’ouvrages traitant du début du XXe siècle. Il a ainsi constitué un important fonds d’affiches. Une collection qui méritait bien un livre, dont la conception graphique se devait d’être à la hauteur de ceux qui ont conçu ces œuvres il y a un siècle.

MONTBEL Éric, RICROS André :  Regards : 2-  Photographies des musiciens d’Auvergne et du Massif central – 1936-2016. 1 vol. relié, 200 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 39 €.

REGARDS► Dans ce second tome de l’Histoire des musiques traditionnelles d’Auvergne et du Massif Central, les auteurs retracent, à partir de documents photos originaux, l’aventure de ce mouvement musical depuis 1936 et le Front populaire, jusqu’à notre période contemporaine. Se succèdent l’invention des groupes folkloriques, la triste période du régime de Vichy qui porta un intérêt particulier à ces musiques dans une perspective nationaliste, l’internationalisme et les forces de gauche qui s’approprient les musiques populaires après la guerre de 39-45, tandis que les derniers musiciens de tradition pratiquent encore leur art, souvent en solitaires, parfois emportés par la mode du néo-folklore régionaliste des années 1960… Ségurel, Vaissade sont alors les maîtres du jeu, et l’Auvergne qui chante accompagne chaque Tour de France.   Dans les années 1970, voici le folk : un grand mouvement créatif traverse la France, d’Occitanie jusqu’en Bretagne, passant par l’Auvergne. La recherche se spécialise, l’ethnomusicologie de la France s’enrichit d’innombrables collectes auprès des derniers Musiciens Routiniers. L’Agence des Musiques Traditionnelles d’Auvergne est créée à Riom… Naissent alors de nombreux groupes amateurs et professionnels, qui sont aujourd’hui à l’avant-garde de la vitalité et de la création des musiques traditionnelles d’Auvergne et du Massif Central.

MOULIER Pascale, MOULIER Pierre : Portraits de Cantaliens méconnus ou oubliés.1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 28 €.

MOULIER► Le Cantal se flatte d’avoir vu naître des personnages illustres, Georges Pompidou, le pape Gerbert, mademoiselle de Fontanges… quelques autres encore, bien connus, trop connus peut-être, qui laissent dans l’ombre une foule de personnages « secondaires » pourtant dignes d’intérêt. Ces quelques portraits veulent rétablir un peu l’équilibre rompu par les lois de la célébrité, qui privilégient toujours celui qui sait faire parler de lui, si possible à l’extérieur. Le Cantal, département rural, eut aussi des hommes de lettres, des artistes et des créateurs discrets, modestes voire effacés, mais souvent profonds et passionnants. Depuis le clerc Geraldus, qui sculpta au XIIe siècle des anges et des avares sur les chapiteaux des églises du Nord Cantal, jusqu’à Léon Gerbe qui chanta si bien les beautés de son Artense natale, nombreux sont ceux qui restent méconnus ou sont tout simplement  complètement tombés dans l’oubli. Qui connaît Jean Boyer, de Murat, sculpteur de dizaines de saints et de Vierges au début du XVIIIe siècle ? Henri Durif, auteur d’un sympathique Guide du Cantal et de savoureuses nouvelles « gothiques » ? Jean Ribes, qui ne signa presque rien, mais laissa en héritage des centaines de créatures fantastiques sculptées dans la pierre ou le bois ? Cet ouvrage part ainsi à la découverte d’écrivains, de poètes, d’artistes et d’hommes d’action qui tous, dans leur variété, contribuèrent à construire et à honorer le Cantal. Par des chemins de traverse, comme à leur habitude, Pascale et Pierre Moulier proposent ici une approche radicalement nouvelle des «personnalités du Cantal », loin du tape-à-l’œil des célébrités faciles, des mondanités et de cet esprit « who’s who » si peu conforme à l’identité profonde du pays. Pascale Moulier est archiviste du diocèse de Saint-Flour, spécialiste du patrimoine religieux cantalien et présidente de l’association Cantal Patrimoine. Pierre Moulier, quant à lui,  est professeur de philosophie et auteur de nombreux ouvrages sur le patrimoine cantalien. Il dirige la revue « Patrimoine en Haute-Auvergne », véritable encyclopédie évolutive du département, qu’il a créée en 2004.

Le Paris des Auvergnats : un siècle de brasserie. 1 vol. br, 140 p., illustrations n-b et couleur, éd. Centre-France La Montagne, 7,50 €.

Paris des auvergnatsLe dernier né des numéros hors – série de La Montagne propose un itinéraire à ciel ouvert dans la capitale, à la rencontre d’une trentaine de professionnels, de grands noms de la communauté auvergnate, qui ont accepté de partager les valeurs qui l’anime depuis des décennies. Qui n’a jamais entendu parler du Flore, des Deux Magots, de la  Closerie des Lilas, de Lipp ou de La Rotonde ? Qui n’a pas été tenté de pousser les portes, ou simplement de contempler la devanture ou de jeter un coup d’œil, avec curiosité, en direction des clients ? Car dans ces lieux emblématiques, voire mythiques, tous tenus par des Auvergnats ou des Aveyronnais, il n’est pas rare d’apercevoir un visage connu.  Dans ces brasseries parisiennes, qui ont su conserver leur histoire et leur âme, on peut imaginer de voir réapparaître André Breton et Louis Aragon en pleine cogitation surréaliste, Pablo Picasso auréolé de sa prochaine toile ou Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir en grande conversation littéraire. De souvenirs, les brasseries n’en manquent pas. D’histoires, non plus. A commencer par celles de leurs patrons qui, arrivés un beau matin de leur province natale, sans un sou en poche, ont débuté au bas de l’échelle. Certains ont même vécu la période des Bougnats, ces Auvergnats montés à la capitale pour porter des sacs de charbon.

• WIRTH Laurent : À Larmes égales : 1914-1945 : de l’Alsace à l’Auvergne, une histoire, deux familles. 1 vol. br, 150 p, illustrations, biblio, éd. les Monédières, 20 €.

Z WIRTH► 1914: Joseph Wirth porte l’uniforme et le casque à pointe des soldats de l’armée allemande, Albert Gineste celui des médecins militaires de l’armée française. L’un est Alsacien, l’autre Cantalien. Trente ans plus tard, leurs fils, Pierre Wirth et Jacques Gineste, s’engagent dans la Résistance puis combattent côte à côte et se lient d’amitié au sein de la 1ère Division Française Libre. Les trajectoires des pères ennemis pendant la Grande Guerre vont se croiser avec les fils au cours du second conflit mondial. Laurent Wirth, en se basant sur des lettres, des photographies, des témoignages et des archives familiales,  part sur les traces de ces deux générations dont il est issu. Elles ont été  emportées dans les déchirements de l’Europe du premier XXème siècle. Laurent Wirth, agrégé et docteur en histoire, a été professeur en classes préparatoires aux grandes écoles et à Sciences-Po puis inspecteur général de l’éducation nationale.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• BRUGÈS Daniel, CHESSEL Mathieu : L’âme du Cantal. Photographies de Mathieu Chessel. 1 vol. relié, 192 p, illustrations en couleur, éd. de Borée, 32 €.

BRUGES► Le Cantal invite au voyage. Au fil des jours et des saisons, il s’offre au regard sans aucune hypocrisie. Il dévoile ses paysages uniques à qui veut en découvrir les secrets. Les lumières qui le baignent sont fertiles en rêveries. Le Cantal est multiple et intemporel. Il sait aussi afficher sa singularité. Il appelle à l’évasion. Ici, le ciel épouse la terre, la neige la pierre, et l’eau la plante. Ici, les hommes et les femmes connaissent le sens du mot « authenticité » et le quotidien se vit sans artifice. Ici, les vaches sont indissociables des montagnes et des plaines. Ici, l’ailleurs se déploie à chaque détour de route. Le Cantal puise sa sève parmi des émotions à nulles autres pareilles. Toujours sensibles à la réalité et à l’âme de ce Cantal qui les rassemble, les visions de Daniel Brugès (écrivain) et Mathieu Chessel (photographe) se font écho. Elles se complètent pour capturer l’espace et saisir des instants de vie si profondément enracinés.

CAYROL Antoine : Les piliers sauvages (Himalaya, Antarctique, Sahara, Amazonie, Pacifique). 1 vol relié, 120 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 29 €.

CAYROL► Grâce à l’alpinisme et au voyage d’aventure, ce livre raconte avant tout la force des grands espaces sauvages de la planète : Himalaya, Antarctique, Sahara, Pacifique et Amazonie. Du Cap Horn à l’Everest, du Pôle Sud à la forêt tropicale en passant par les sables du Sahara, les voyages d’Antoine Cayrol nous emmènent dans ces lieux singuliers où l’aventure n’est qu’un simple fil conducteur entre l’histoire, les premiers explorateurs et ce que sont ces endroits mythiques aujourd’hui.   Antoine Cayrol a réalisé plus de mille ascensions très difficiles sur les sept continents, dont une cinquantaine de Premières. Il fait partie du cercle très fermé des dix hommes à avoir atteint les trois Pôles de la Terre (Everest, Pôle Nord, Pôle Sud). Guide de haute montagne et moniteur de ski, il est membre du Groupe de Haute Montagne, de la Société des Explorateurs Français et ancien membre du Groupe Militaire de Haute Montagne. Il a été lauréat de la Borne de l’Aventure de l’Institut Géographique National, nominé plusieurs fois au Cristal de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, et sélectionné sur la « full list » des Piolets d’Or du Groupe de Haute Montagne.

DELMAS Bernard : Le parc des volcans d’Auvergne. Nouvelle édition.  Photographies de Jacques Raymond et Renaud Deplat. 1 vol. relié, 144 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 19 €.

DELMAS► Cette nouvelle édition complètement revue, réalisée en étroite collaboration avec le Parc naturel régional (PNR) des Volcans d’Auvergne paraît à l’occasion de la date anniversaire de la fondation du Parc voilà quarante ans. Le PNR des Volcans d’Auvergne couvre cinq régions naturelles. A travers la vision paysagère que ce livre propose, ce sont les caractères bien trempés de chacune d’elles qui sont révélés. La Chaîne des Puys n’est ainsi rien moins qu’un véritable musée du volcanisme grandeur très nature ; le Cantal apparaît dans sa fondamentale dimension de plus vaste volcan d’Europe ; les Monts Dore, le plus « alpin » des massifs auvergnats, est aussi une montagne pastorale à la longue tradition de tourisme ; le Cézallier, vaste océan de pâturages, appelle ceux qui rechignent à accepter les limites ; l’Artense, enfin, est une terre rude, faite de creux et de bosses que les violoneux n’ont pas abandonnée.  Les trois auteurs – Bernard Delmas, géographe, Renaud Deplat et Jacques Raymond, photographes – racontent ces paysages exceptionnels dont il s’agit, certes, de préserver la richesse, mais en harmonie avec un développement socio-économique durable. C’est tout le rôle du PNR. Aussi cet ouvrage est-il une invitation à découvrir ce territoire ainsi qu’un hommage aux hommes qui l’ont façonné et à ceux qui y vivent aujourd’hui.

◘ DIVERS

rayons-550x350

► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

BARANGER Pierre-Jean : Bonneval ou la grandeur des âmes. La suite de Châlucet ou le pouvoir des rêves. 1 vol. br, 290 p, éd. Les Ardents éditeurs, 19 €.

Z BarangerAn de grâce 1181. Aux marges de l’Aquitaine… Dans un monde instable et dangereux, les jeux de pouvoir servent ceux qui, dans l’ombre, tirent les ficelles de l’invisible. Quel est donc cet ordre religieux des Frères Noirs désirant plus que jamais s’approprier deux bagues enchâssant une pierre d’ambre, initialement en possession de seigneurs hostiles au roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine ? La puissance de ces deux anneaux semble infinie. La Mort danse et la guerre menace. Seuls deux hommes ont échappé aux massacres lors de l’attaque de la place forte de Châlucet. Ils sont désormais poursuivis sans relâche par Gavin, un mercenaire sans scrupule, et par le frère Johannes, un émissaire fanatique des Frères Noirs.  De nos jours… en Limousin, entre Limoges et Coussac-Bonneval . Hugo Bardent, un jeune lycéen, est devenu l’héritier des deux bagues resurgies d’un passé obscur et que ne peuvent expliquer les rêves récurrents qui tourmentent l’adolescent. Hugo n’a pas d’autre issue que de rechercher le berceau de ses origines et de démêler l’écheveau du temps. Est-ce la curiosité, le hasard, la fatalité ou le destin qui va le conduire jusqu’au château de Bonneval pour enfin découvrir le secret qui, du fond des âges, l’appelle par son nom ?  Plus de 800 ans séparent ces deux époques. Cet espace-temps est en proie à de mystérieuses créatures qui semblent vouloir influer sur la destinée des hommes. Quelles sont-elles ? Quels sont leurs véritables desseins ? Que s’éveille alors la grandeur des âmes !

• BORDES Gilbert: L’année de la pluie. 1 vol. br, 360 p, éd. Belfond, 20,90€.

9782714475008Pluie diluvienne, famine, terreur et haines à la cour de France. Bienvenue en 1316. Au début du XIVe siècle, le climat change. En 1316, la pluie détruit les récoltes et provoque l’une des plus grandes famines du Moyen Âge. À l’aube de la guerre de Cent Ans, le royaume de France est plus que jamais divisé. Louis X, fils de Philippe le Bel, est un roi faible. Son oncle, Charles de Valois, gouverne le pays à sa place dans le dessein de monter sur le trône. Il se met en quête du trésor des Templiers, que l’on dit caché au château de Conflans. Seuls Isabeau et Louis, les petits-neveux du grand maître Jacques de Molay, mort sur le bûcher, ont échappé au massacre de leur famille et sont secrètement placés sous la protection d’Eude de Breiville. Cet humble seigneur à la carrure de géant voit sa tâche se compliquer avec les premiers émois d’Isabeau, qui se portent sur son fils Geoffroy, et ne tarde pas à se retrouver au cœur d’un redoutable jeu de pouvoir et de manipulations… Avec lui, on vit à la cour de France où le poison est le meilleur argument pour asseoir l’autorité d’une multitude d’intrigants. Après les succès de La Mémoire au cœur, La Disparue de Saint-Sauveur et L’Enfant de Loire, Gilbert Bordes revient à un genre qui lui est cher, le roman historique. L’intrigant Moyen Âge devient le théâtre flamboyant de personnages forts et authentiques, entre violence et passion, vengeance et complot, mensonge et trahison.

BORDES Gilbert: Au nom du bonheur. 1 vol. br, 865 p, éd. Presses de la cité, coll. Omnibus,  28 €.

9782258142794► Regroupe 5 titres: La maison des Houches, La tour de Malvent, Le chant du papillon, le barrage, Le cri du Goéland. Cinq romans qui font la part belle au bonheur. Chacun se trouve à un moment de sa vie confronté à des épreuves. Et pour surmonter un deuil, pour oublier un amour impossible, pour arriver à alléger le poids que les ans fait peser sur nos épaules, le courage est nécessaire. Ce chemin pour retrouver le bonheur, sur lequel Gilbert Bordes avec justesse et sensibilité emmène ses personnages, s’éclaire au fil des rencontres qu’ils y feront. Avec un proche plus âgé ou plus jeune, avec l’ami oublié ou le voisin discret, qui seront tous à leur manière un guide. La terre qui est la leur est aussi une alliée, et ils y puisent des ressources insoupçonnées qui les aide à reprendre pleinement goût à la vie. Cinq romans généreux à découvrir ou à redécouvrir.

DELMONT Laurent : Sillages1 vol. br, 250 p, éd. Les Monédières, 17 €.

Delmont sillagesVous avez rêvé de revoir le groupe Téléphone sur scène? Laurent Delmont l’a imaginé pour nous…Une fiction contemporaine. Des héros plongés dans l’actualité. Un épilogue saisissant.  Avec par ordre d’apparition Vincent, Karine, Laure, Massimo, Catherine, François, Pierre, Maureen, Tom et Paolo. Ils ont en commun la passion du rock français des années 80 et les deux pieds dans le monde d’aujourd’hui : ils courent après le temps, l’amour… Le bonheur ? Dans ce troisième roman, Laurent Delmont explore les méandres du roman choral et musical. Les protagonistes prennent corps au fil des pages jusqu’à ce que leurs destins particuliers s’agrègent. Contre toute attente, un concert scellera leur union Un roman choral mené de main de maître par un auteur talentueux à découvrir absolument.

• GAUDÉ Laurent : De sang et de lumière. Recueil de poésie. 1 vol. br, éd. Actes sud.

GAUDE Ces poèmes engagés à l’humanisme ardent, à la sincérité poignante, se sont nourris, pour la plupart, des voyages de Laurent Gaudé. Qu’ils donnent la parole aux opprimés réduits au silence ou ravivent le souvenir des peuples engloutis de l’histoire, qu’ils exaltent l’amour d’une mère ou la fraternité nécessaire, qu’ils évoquent les réfugiés en quête d’une impossible terre d’accueil ou les abominables convois de bois d’ébène des siècles passés, ils sont habités d’une ferveur païenne lumineuse, qui voudrait souffler le vent de l’espérance. Romancier, nouvelliste et dramaturge né en 1972, Laurent Gaudé a reçu en 2004 le prix Goncourt pour son roman Le Soleil des Scorta. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée par Actes Sud.

 • GAY Marie-Claude : Les folles années d’Ana.1 vol. br, éd. de Borée, 21 €.

GAYUshuaïa, décembre 1918. Isolée dans l’univers implacable de la Terre de Feu, Ana, adolescente, vit aux côtés de son père. Marquée par la désertion de sa mère, elle brûle de savoir ce qui se passe derrière les montagnes, rêvant de partir à la recherche de la fugitive. Ayant hérité des dons en dessin de son arrière-grand-mère, elle se passionne pour la couture, crée et réalise des vêtements. Sur cette île perdue, se trouve un bagne enfermant de dangereux prisonniers. Agressé par l’un d’eux, la jeune fille se cache sur un cargo français qui prend la mer. Après bien des péripéties, le bateau arrive au Havre en juillet 1919. Ana rejoint la capitale la veille du défilé du 14 juillet. Clandestine, elle tente de survivre. Après un emploi à l’usine de sucre Say, où elle ne peut rester, elle est embauchée aux Halles, et doit faire face à des situations périlleuses. Par un curieux hasard, la jeune fille rencontre un grand couturier qui, étonné par son talent, lui offre un poste de modéliste. Le destin va trancher pour elle et des bas-fonds au monde du luxe, Ana, va s’accomplir.

• HERLEM Pascal: Limoges. 1  vol. br, 145 p, éd. Gallimard, coll. L‘Arbalète, 15,50 €.

product_9782072746260_195x320Après la mort de sa sœur, atteinte d’une maladie restée longtemps indéchiffrable, le narrateur se sent délivré d’un poids immense. Une page est tournée. Jusqu’au jour où il décide de se rendre sur sa tombe et de s’arrêter à Limoges, leur ville natale, qu’il pense avoir rayée de sa vie de manière définitive…  Ses déambulations dans les rues, ses dégustations dans les restaurants, ses recherches sur l’histoire millénaire de Limoges et ses rencontres fortuites le bouleversent si profondément qu’il remet chaque jour au lendemain sa visite au cimetière. Une mue s’opère alors en lui, qui va rendre à Limoges sa signification perdue et permettre au deuil de s’accomplir. Limoges se lit comme une balade intranquille, et non dépourvue de drôlerie, au pays de l’enfance, au milieu des gens, des lieux, des objets, et des discours qui nous fondent. 

JORDA Claude : Une vie jetée à l’encan. 1 vol. br, 260 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

Z JPODA Pour commémorer les soixante ans du martyre d’Oradour-sur-Glane, un peintre, Émile, est chargé de la réalisation d’une fresque pour le musée. Il chute de l’échafaudage qu’il avait installé et il entre dans un coma prolongé. Des images de son enfance à Paris s’entrechoquent. Ce qui va s’apparenter à un rêve lui fait voir de façon étrange un de ses tableaux. C’est devant cette même oeuvre, exposée dans une galerie d’art de la ville, qu’une femme est figée, tous les jours. Contraint à une longue convalescence, Émile passe beaucoup de temps dans cette galerie. Il y rencontre ainsi Juliette. Un dialogue difficile s’instaure, puis une relation tortueuse. Lui essayant d’exprimer ce qu’il a voulu représenter – désormais enrichi de ce que le rêve lui a apporté –, elle ne sachant qu’entretenir un secret que ses visites au cimetière ne rendent que plus douloureux. Un voyage dans les montagnes limousines du néolithique permettra de libérer la parole et de lever les mystères. Émile et Juliette parviendront-ils cependant à construire une histoire singulière hors du partage de leur judéité ? Un roman qui tire sa force du contraste entre l’art de l’auteur à bouleverser le lecteur en peu de mots, et la violence des rapports humains et des sentiments qu’il décrit.

• LAFAYE Claude : L’ombre bleue de l’olivier. 1 vol. br, 310 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 7,50 €.

Z LAFAYE►Un jour de novembre 1975, une dalle de granit a été scellée sur la dictature. Anne Garcia franchit alors un col des Pyrénées, celui du passage de l’exode et de l’exil. Elle doit maintenant faire connaissance avec ce pays, mettre ses pas dans ceux de Pablo, son père, le héros sublimé disparu devant Teruel. Pour tenter d’effacer ses rancœurs, il lui faut revoir le village blanc où elle avait été une petite fille insouciante appelée Pilar Ana Lopez Garcia. Ana déroule ici le film de vies malmenées par une terrible guerre. Une chronique qui sillonne l’Espagne, passe par un village andalou, Barcelone, mais qui visite aussi la Creuse, Paris et le Texas. Dans ce récit, des amours cohabitent et s’entrecroisent. L’amour de Jorge, de Pablo, l’amour de l’Espagne fière, sévère, enthousiaste et folle, ou encore l’amour intense et lucide de la France, le pays qui l’a accueillie et a fait d’elle une victorieuse.

• MALAVAL Jean-Paul : Adélaïde au bord de la falaise. 1 vol. br,  300 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,90 €.

Z Malaval► Faut-il toujours révéler à une enfant trouvée d’où elle vient ?  2002, en Bretagne. Pour surmonter les incertitudes d’une crise de couple, Gaspard Seize, un architecte toulousain, passe des vacances en solitaire sur la presqu’île de Crozon. Au cours d’une promenade au cap de la Chèvre, il trouve aux abords de la falaise une petite fille égarée. Celle-ci paraît traumatisée, elle ne s’exprime pas.  Comme il n’y a personne dans les alentours, Gaspard décide de remettre sa trouvaille à la gendarmerie. L’enfant est confiée au foyer de l’enfance de Brest en attendant qu’on la réclame. Mais, lui-même enfant de l’Assistance publique, Gaspard est obsédé par le sort de la petite fille au point de tout faire pour la revoir et de se lancer dans sa propre enquête pour retrouver sa famille. Bientôt il apprend que sa mère s’est suicidée : première révélation sur le chemin d’une vérité terrible et dérangeante qu’il redoutera de plus en plus d’affronter…

• MICHELET Claude: Des grives aux loups: Tome II: Les palombes ne passeront plus. 1 vol. br, 400 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 16,50 €.

MICHELET Saint-Libéral est un petit bourg de Corrèze, tout proche de la Dordogne, pays d’élevage et de polyculture. Avec dix hectares et dix vaches, on y est un homme respecté comme Jean-Edouard Vialhe, qui règne en maître sur son domaine et sa famille : sa femme et leurs trois enfants, Pierre-Edouard, Louise et Berthe. Dans cette France qui n’avait guère bougé au XIXe siècle, voici que, avec le siècle nouveau, des idées et des techniques  » révolutionnaires  » lentement apparaissent et s’imposent. Et le vieux monde craque…Claude Michelet est né en 1938 à Brive-la-Gaillarde. Depuis le succès de J’ai choisi la terre (1975) et de Des grives aux loups (prix Eugène-Le Roy en 1979, prix des Libraires en 1980), il a publié de nombreux best-sellers aux Éditions Robert Laffont, dont les plus récents sont Quelque part dans le monde (2006), Quand ce jour viendra (2008), Il était une fois dans la vallée (2010), Ils attendaient l’aurore (2011) et Brut de décoffrage (2015).

• MICHELET Claude : Des grives aux loups : Tome III : L’appel des engoulevents. 1 vol. br, 400 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 16,50 €.

L-appel-des-engoulevents► L’Appel des engoulevents est le troisième volet de la grande suite romanesque de Claude Michelet, Des Grives aux loups, qui s’étend sur cinq générations de la famille Vialhe et met également en scène les notables du village. Après les grives et les palombes, voici les engoulevents, ces migrateurs qui reviennent, année après année, sur le lieu de leur naissance… Ainsi, la troisième génération de la famille Vialhe, après avoir couru le monde, revient au village natal de Saint-Libéral en Corrèze, pour lui redonner vie. Parce que là sont ses racines, la liberté et le bonheur de vivre…Claude Michelet ancien agriculteur, fils d’Edmond Michelet, commence à écrire très tôt. Il se fait connaître avec La Terre qui demeure, puis la série des Grives aux loups et celle des Promesses du ciel et de la terre. Histoires des paysans de France, Rocheflame, Les défricheurs d’éternité ont tous été publiés aux Éditions Retrouvées.

MONNET-QUELET  Jean-Michel :  Glossaire marchois des animaux ailés. 1 vol. br,  190 pages, éditions des Régionalismes, 18,95 €.

image_307► Pour réaliser ce livre consacré aux animaux ailés (oiseaux, insectes, gallinacés et autres volailles de basse cour), de nombreuses sources ont été consultées. Parmi elles, l’Atlas linguistique de la France (ALF), les atlas linguistiques régionaux et des ouvrages consacrés à la langue marchoise parlée dans huit départements (Charente, Vienne, Indre, Cher, Haute Vienne, Creuse, Allier et Puy-de-Dôme) et trois régions administratives (Nouvelle-Aquitaine, Centre-Val de Loire, Auvergne-Rhône Alpes). Le « patois » marchois est en lien direct avec le quotidien et l’usage social de la langue ne fait aucun doute. Façonné depuis des siècles, il sait, entre autre, nommer les animaux. L’étude du vocabulaire est donc un élément important pour définir cet idiome. Soucieux de ne pas se limi­ter à proposer une simple succession de mots, l’auteur a cherché à élargir son propos avec une recherche étymologique. Le lecteur peut aussi trouver dans cet ouvrage consacré à la faune, des anecdotes, des comptines, des expressions en marchois, des cartes,… Jean-Michel Monnet-Quelet est enseignant. Attaché à ses racines creusoises, il mène depuis plu­sieurs années des recherches dans le domaine linguistique du marchois (aussi appelé Croissant), cette langue parlée au centre de la France. Il a déjà publié Le marchois, enquête sur un « patois » parlé en Creuse (2011), La Creuse en Marche (2012), Le croissant marchois, entre oc et oïl (2013) et rédige régulièrement des articles dans diverses revues et sites creusois.

PEYRAMAURE Michel : Le sourire du prince Eugène. 1 vol. br, 420 p, éd. Calmann-Lévy, 20,50 €.

PEYRALAURENapoléon Bonaparte lui-même ne s’y était pas trompé. S’il considéra longtemps, faute d’héritier, Eugène de Beauharnais, le fils de Joséphine, comme un successeur pour le trône, ce fut parce qu’il reconnut immédiatement en lui les plus grandes qualités.Le garçon de seize ans dont il fit son aide-de-camp s’illustrera sur tous les champs de bataille, depuis l’Italie et l’Égypte jusqu’à la campagne de France, démontrant lors de la retraite de Russie une intelligence stratégique qui le classera parmi ses plus brillants généraux. Non content d’être brave, le prince Eugène se révélera aussi un administrateur avisé, assumant sa fonction de vice-roi d’Italie en souverain attentif au bien-être de ses sujets, en diplomate habile, au point de gagner l’estime de toutes les cours d’Europe et de garder une place dans l’ordre qui s’instaurera après la chute de l’Aigle.  C’est ce destin admirable que retrace pour nous Michel Peyramaure, prenant la plume au nom de cet homme affable, charmant, cultivé, qui suscitait instantanément l’amitié autant qu’il était capable d’affection, comme celle qu’il porta aux femmes de sa vie : à sa mère, à sa soeur Hortense, à son épouse, la superbe princesse Augusta de Bavière. Tout en ravivant avec un incomparable brio le souvenir de la geste napoléonienne, ce magnifique récit nous fait pénétrer dans le secret d’une âme étonnamment « rafraîchissante », comme disait Goethe, et que l’on ne quitte qu’à regret.

PRIOLO Marguerite : Légendes limousines – Legendas limouzinas. Édition bilingue limousin-français. 1 vol. br, 190 p, éd. des Régionalismes, coll. Au viu leupard, 15,95 €.

Légendes limousines►Or voici, écrits par sa main de fée, les contes, les légendes de ce Limousin qui vit naître nos troubadours les plus célèbres, ceux qui surent élever un monument de gloire à cette langue limousine ou provençale dont le rayonnement sur le monde, au moyen-âge, fut si fécond et que nous voyons renaître aujourd’hui sous les efforts du Félibrige.Ces contes, ces légendes ont un sens profond, ils condensent l’esprit naïf et poétique du passé, ils nous disent l’essence éternelle du rêve qui tient l’homme penché sur l’au-delà…  Marguerite Priolo (1890-1955), née à Brive (Corrèze), fille d’un médecin qui fut un important mécène des auteurs d’oc et d’une mère également reine du Félibrige, elle devient à 19 ans reine du Félibrige limousin. On lui doit deux recueils de contes bilingues limousin-français : Legendas Lemouzinas-Légendes limousines publié initialement en 1915, et Countes del Meirilher-Contes du Marguillier.

• SAZILLY Jeanne de: Le Limousin mystérieux. Réédition d’un ouvrage paru initialement sous le titre Légendes limousines. Préface de Pierre du Maroussem. 1 vol. br, 173 p, illustrations, éd. La Geste éditions, 9,90€.

 161735 (1)► Le livre de Jeanne de Sazilly, paru au début des années 1930, offre un véritable plaisir de lecture à tous ceux qui aiment le Limousin et laissent vagabonder leur imaginaire au fil de leurs promenades. L’auteur connaît fort bien l’âme de la région et la raconte au lecteur tout au long d’itinéraires traversant les trois départements « historiques » : la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne. C’est un véritable enchantement, car la langue de ses récits est à la fois belle, érudite, et propose un entremêlement fort agréable d’anecdotes historiques et de contes où se pressent les créatures étranges et maléfiques, les sorcières et les saints, les chevaliers et les bergères. La présente édition, accompagnée d’une riche iconographie, ne peut qu’inviter le lecteur à (re)découvrir les lieux dont il est question dans l’ouvrage.

• SIGNOL Christian : Se souvenir des jours de fête.  Un roman qui fait suite à  Nos si beaux rêves de jeunesse. 1 vol. br, 320 p, éd. Livre de Poche, 7,60 €.

SIGNOL► 1939… La fin des années d’insouciance. À Toulouse comme ailleurs, les hommes qui refusent de voir grandir leurs enfants dans une Europe soumise aux nazis s’engagent et partent pour le front. Beaucoup n’en reviendront pas. D’autres, comme Étienne, prisonniers en terre ennemie, se retrouvent ballottés de camp en camp, dans des conditions toujours plus rudes à chaque tentative d’évasion. Au pays, les femmes ne baissent pas les bras. Mélina, qui vient d’accoucher, est persuadée que pour revoir un jour Étienne, elle doit se montrer digne de lui. Confiant leur petit garçon à un couple d’amis, elle rejoint la Résistance… Des bords de la Garonne à la Prusse orientale, cette fresque romanesque, qui fait suite à Nos si beaux rêves de jeunesse, est un hymne à la vie, à la liberté et à l’espérance. 

◘ HISTOIRE

• FARIGOUX Dominique : Carnet de foires : chevaux in Chénérailles. 1 vol. br, 48 p, aquarelles en couleur de Dominique Farigioux,  éd.  Abbaté-Piolé productions (Marsac), 15 €.

FARIGOUX► Une cinquantaine d’aquarelles réalisées par l’auteur, Dominique Farigoux, retracent l’histoire, et les ambiances des Foires aux Chevaux de Chénérailles. Depuis plus d’un siècle, l’ancienne cité médiévale de Chénérailles vit au rythme de deux foires aux chevaux annuelles. Chaque second dimanche de mai et d’octobre, c’est une foule innombrable qui s’empare des rues remplies d’étals de marchands forains au son des musiques des manèges, pour se diriger vers un champ de foire qui s’est déplacé à plusieurs reprises de son environnement initial autour du jardin public. Des centaines d’équidés offrent un panorama de robes pour une multitude de couleurs. Des maquignons venus de la France entière sont là, parfois depuis la veille, pour donner le ton à cette manifestation qui s’est hissée au cours des années 1970 dans les tout premiers rangs du marché du cheval au plan national.  La foire c’est aussi la fête. Enfant de Chénérailles, si je me suis attaché lors d’un premier ouvrage à faire partager mon vécu à travers cette histoire, je tenais à témoigner aussi de façon visuelle des atmosphères de cet événement qui fait de Chénérailles, un melting-pot du cheval et des hommes en milieu rural.

• LAPRADE Régine: Identités. 1 vol. br, 190 p, éd. des Monédières, 18 €.

LAPRADE► Quatre histoires, quatre personnalités pour des militaires français « de France » ou des colonies françaises durant la seconde guerre mondiale. Au travers de leur histoire personnelle, chacun raconte un épisode de la libération de la France et de l’Europe. « Mon père » retrace l’histoire d’un tirailleur marocain et de sa famille, sa fierté de Français d’avoir servi avec les vaillants guerriers marocains. « M’Bark », l’autochtone, raconte ses souvenirs de guerre dans un pays de froid et de neige. « Pierre », le Saphi marocain de Mont de Marsan narre son engagement et sa guerre. Enfin, « Ennemond », le « zouave » de Saint Léonard de Noblat détaille la libération de la Corse. Régine Laprade est médecin, musicienne et romancière. Elle signe ici son sixième ouvrage aux Éditions « Les Monédières » après Le camion blessé (2012), Le bois de mon père (2013), Le vieux cahier (2014), Destin falsifié (2015) et Pour une symphonie (2016).

LE HECH Frédéric: Histoire de la Corrèze: un territoire et ses habitants, de la préhistoire au début  du XXIè siècle. 1 vol. relié, 262 p, illustrations en couleur, biblio, éd. La Geste éditions, 29,90€.

162197Écrire l’histoire de la Corrèze, c’est plonger au plus profond de notre Humanité. Un territoire foulé par des humains depuis au moins 200 000 ans et dont 240 000 Corréziens du XXIe siècle sont les héritiers. Une paternité et un patrimoine à assumer et à explorer.  Des célébrités individuelles et collectives au fil du temps : de l’Homme de Neandertal à François Hollande, du Paysan ordinaire au Résistant anonyme.  Et, finalement, cela revient à se mettre à la recherche d’Homo correziensis et de ses facultés d’adaptation à un environnement parfois rude et à des situations historiques souvent complexes. Le déroulé chronologique proposé ici s’appuie sur les travaux qui ont fait date, sur les recherches historiques et archéologiques les plus récentes, sur une iconographie très riche, le tout pour répondre aux questionnements de notre société. Un ouvrage qui allie la nécessaire rigueur d’une étude historique à la grandeur romanesque d’une épopée collective.

RÉMY Christian: Splendeurs de Bonneval: destins croisés d’un château et d’une famille.  1 vol. br, 120 p, illustrations n-b et couleur, éd. Les Ardents éditeurs, 23 €.

arton405► Dressant les girouettes et les toitures de ses tours par-dessus les frondaisons des arbres de son parc, en bordure du bourg médiéval de Coussac et de son église, le château de Bonneval s’annonce au voyageur avant de se livrer au visiteur. Établie depuis le XIVe siècle aux marges de l’Aquitaine, en un verdoyant Limousin, cette résidence seigneuriale est restée durant sept siècles entre les mains de la même lignée, celle des Bonneval, qui lui a donné son nom. Répartis dans tout le Limousin, en Berry, en Périgord, en Bourbonnais, et partis en quête de ressources et de gloire à la cour des rois de France et de Navarre, en Italie et en Turquie, les Bonneval ont su traverser l’histoire de France en la nourrissant de nombreux hauts faits.  Leur château réunit les souvenirs, les archives et le mobilier des générations qui l’ont successivement habité, au gré des successions et grâce à une culture familiale de la transmission tout à fait remarquable.  Le destin de ce château est indissociable du lignage qui, de siècle en siècle, l’a préservé et conservé comme un creuset. Aujourd’hui, cette demeure de famille nous ouvre ses portes et nous invite à rencontrer des personnages tour à tour marquants, attachants ou tout simplement édifiants.

 • Les sites remarquables du Limousin : Tome 3 : Corrèze. Ouvrage publié par la DREAL-Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.  1 vol. br, 384 p, illustrations en couleur, coédition DREAL Limousin –  Les Ardents éditeurs, 32 €.

sites limousinsEn 1898 était protégé pour la première fois en France, grâce à la loi sur les monuments historiques promulguée 12 ans auparavant, un « monument naturel ». Ce site précurseur qui sera suivi par des milliers d autres cette fois au titre des lois sur les sites se trouve en Corrèze : il s agit des pittoresques cascades de Gimel ! On peut y voir une marque de reconnaissance de la richesse paysagère et patrimoniale de la Corrèze, tant il est vrai qu avec son petit air méridional mais cependant montagnard, voire quelque peu auvergnat sur les marges, ce département offre toute une palette d ambiances propres à émerveiller le visiteur et le randonneur. Après les ouvrages consacrés à la Creuse et la Haute-Vienne, la Direction régionale de l Environnement, de l Aménagement et du Logement (DREAL) poursuit son inventaire des sites remarquables du Limousin, protégés au motif que leur « conservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général ». Dans ce nouveau volume sont ainsi présentés les 80 sites classés ou inscrits de la Corrèze entre 1912 et 2010. Agrémentées de nombreuses photographies et de plans en couleurs, les descriptions de chaque site détaillent les particularités qui leur ont valu d être classés ou inscrits, les évolutions qu ils ont subies, les améliorations qui pourraient leur être apportées. En complément, des éclairages historiques ou littéraires sont proposés, et les possibilités de visite ou randonnées pour le grand public sont indiquées. Avec ce troisième tome, la DREAL, chargée d appliquer la réglementation sur les territoires protégés au titre du paysage, invite ainsi le lecteur à découvrir, comprendre et admirer les plus beaux sites de Corrèze.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

◘ DIVERS

rayons-550x350

► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

ARONICA Claire : La seconde mort1 vol. br, 320 p, éd. de  l’Armançon, 21.50 €

ARONICA►1938 Conscient que le monde évolue, Pierre de Montclair, directeur d’une grande firme pharmaceutique, réfléchit à la mise en place généralisée d’ un Fonds commun de soins aux malades, aidé dans sa démarche par Simon, jeune médecin aux idées progressistes. Entre amour, échecs et espoirs, les protagonistes de La Seconde Mort s’efforcent d’inventer un monde meilleur, de tolérance et d’altruisme. Mais la guerre éclate. 1946 Simon, rescapé des camps, de retour à Lyon, oscille entre désespérance, nihilisme et repli sur soi… Le monde peine à se relever, à reprendre consistance et celui, nouveau, qui se met en place affiche de beaux idéaux. Mais les bases sont-elles assez solides et assez saines pour les mettre en oeuvre ? Après le succès de L’Impossible Armistice et de Entre les lignes, Claire Aronica entraîne le lecteur dans un univers pétri de préjugés et de faux-semblants, dont les acteurs, bouleversants, sont les victimes.

• BECKER Annette, DEKONINCK  Fabrice, LARÈRE-GENEVOIX Julien: Comme on peut: en lisant, en photographiant “Ceux de 14” de Maurice Genevoix. 1 vol. relié, 132 p, illustrations, éd. Créaphis, 25 €.

Comme-on-peut► Cet ouvrage, aux dimensions artistique, littéraire et historique, est une invitation à (re)prendre contact avec l’œuvre incontournable de Maurice Genevoix sur la Grande Guerre : le livre Ceux de 14. Les photographes Fabrice Dekoninck et Sylvain Demange ont arpenté les Éparges, avec Ceux de 14 en tête. Dans cette partition visuelle silencieuse, plusieurs régimes d’images se côtoient. Elles montrent ce paysage paradoxal, apaisé mais encore bouleversé par les traces visibles des combats, dans lequel résonne encore le sourd murmure de tant de vies enfouies. Elles invitent à scruter ce que la nature a reconquis ou a altéré et font entrevoir l’extrême violence de la guerre. Au cours de leur enquête, ils ont rencontré des habitants gardiens de la mémoire dans leurs intérieurs chargés de souvenirs, des jeunes pour qui ces paysages sont aussi un fabuleux terrain d’aventures, des passionnés d’histoire militaire, des élus locaux, des descendants des combattants et des proches de l’écrivain. Ces personnes sont présentes dans le livre par leur portrait, leurs lieux et leurs objets ou en situation : chez eux, marches en forêt, instants plus solennels de la commémoration. Fabrice Dekoninck signe un texte sensible sur sa découverte de l’œuvre de Genevoix en lien avec sa propre histoire familiale. Julien Larère-Genevoix rend un hommage avec tendresse à son illustre grand-père. Enfin, l’historienne Annette Becker analyse la pratique de la photographie par les combattants, à travers Ceux de 14.

RENARD Jules : Jules Renard en verve : mots, propos, aphorismes. Textes rassemblés et introduits  par Jacques Bens. Nouvelle édition. 1 vol. br, 128 p, éd. Horay, Coll. En verve, 7,90 €.

RenardQu’ est-ce que la  » verve  » ? Pour la définir, les dictionnaires, comme le Grand Littré et le Petit Larousse, ont recours à une métaphore  » chaleur d’imagination « , disent-ils… Bonheur d’expression qui surprend le lecteur, arrêté soudain par un  » mot « , une réflexion, une répartie, dont la justesse et la cocasserie inattendue le laissent ravi devant la page ouverte. Depuis que la langue existe, la verve n’appartient qu’à ceux qui sont pris par la rage des mots et du verbe. Bref, tous les grands créateurs et les virtuoses du langage. Mais elle n’apparaît pas seulement dans les œuvres imprimées. Certains la confient à leur journal intime, ou la sèment en formules heureuses dans la conversation. Les plus brillantes (qui ne sont pas toujours les plus connues) sont rassemblées dans cette collection.

RIVIÈRE Laurent : La diagonale du loup. Roman policier. 1 vol. br, 272 p, éd. du Toucan, 18 €.

RIVIERE L’inspecteur Bostik vient d’être muté, après une malheureuse affaire à Paris, au commissariat d’Autun, en plein Morvan. Ancien joueur de football éloigné des terrains à cause d’une blessure, c’est un homme encore jeune mais qui remâche sa frustration. D’autant plus qu’il a aussi laissé à Paris sa dernière histoire d’amour, fanée trop vite. Lorsqu’une jeune touriste de 17 ans, venue en Bourgogne visiter le site archéologique de Bibracte, disparaît, son patron lui confie l’enquête, sûr qu’il s’agit là d’une classique fugue adolescente. Mais les trésors de Bibracte pourraient bien   avoir attiré des individus peu recommandables…

 • ROTHEVAL Georges : Prier quinze jours avec Marie Noël. Nouvelle édition.  1 vol. br, 126 p, éd. Nouvelle Cité, coll. Prier quinze jours, 12,90 €.

ROTHEVALMarie Noël (1883-1967) fut une grande poétesse, parmi les plus illustres auteurs catholiques, ciseleuse de vers et perfectionniste de la rime. Femme d’une grande sensibilité, de caractère spontané, voire enfantin, elle marqua son siècle pour son amour confiant et son audace… même envers Dieu.  « Moi Seigneur ? Ô mon Dieu, je n’ai besoin de rien. C’est ma voisine… » « Mon Dieu, je ne Vous aime pas. Je m’ennuie avec Vous. Mais regardez-moi en passant ! … ». Elle a reçu le Grand Prix de l’Académie française. Prier 15 jours avec Marie Noël c’est rencontrer Dieu avec spontanéité sur les traces d’une des plus belles plumes de la poésie.

 • TILLIER Claude : Mon oncle Benjamin. Nouvelle édition. 1 vol. br, 370 p, éd. Libretto, 10 €.

Tillier Gaspard Machecourt, le narrateur, rapporte ici quelques épisodes de la vie de son grand-oncle Benjamin Rathery qui vécut dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle à Clamecy, petite ville de la campagne nivernaise. Benjamin Rathery est un médecin peu convaincu, ne voulant pas payer ses dettes, plutôt amateur de bonnes bouteilles, assez cultivé, portant l’épée et célibataire convaincu. Sa sœur, chez qui il vit, cherche à le convaincre de se marier, ce qu’il accepte à la suite d’un incident de beuverie durant lequel il blesse son beau-frère. Le choix se porte alors sur la fille d’un autre médecin des environs, Minxit… Claude Tillier est né le 11 avril 1801 à Clamecy dans la Nièvre et est décédé le 12 octobre 1844. Il fut pamphlétaire et romancier. En 1821, il effectue un service militaire au cours duquel il participe à l’Expédition d’Espagne. À son retour, il est nommé instituteur puis directeur d’école. Parallèlement, il oeuvre comme journaliste à L’Indépendant à Clamecy, puis à L’Association, un journal démocratique de Nevers, pour lesquels il écrit aussi des feuilletons. Ses prises de position à l’encontre des notables locaux lui coûtent son poste de directeur.

◘ HISTOIRE

BONNOT Jean-Claude: Gestapistes et agents troubles en Franche-Comté et Bourgogne (1940-1945). 1 vol. br, 370 p, illustrations n-b et couleur, index, biblio, éd. Libraire Cêtre (Besançon), 24 €.

41FJR80YZUL._SX330_BO1,204,203,200_C’est en toute discrétion que la Gestapo s’installa en août 1940 à Besançon, sous le commandement du capitaine SS Alfred Meissner qui allait demeurer à son poste jusqu’à la fin de l’Occupation. Le service, placé sous l’autorité de la direction régionale de Dijon, ne compta jamais plus d’une douzaine d’officiers et sous-officiers. Mais grâce au recrutement d’agents français, il réussit à frapper la Résistance sur tout le territoire de la Franche-Comté. C’est son histoire qui est retracée par l’auteur, à travers les portraits et les parcours de nombreux policiers nazis et de leurs collaborateurs français, ainsi que par l’évocation sous un angle inédit de plusieurs drames vécus par la Résistance franc-comtoise : l’assassinat à Poligny du résistant Paul Koepfler, le démantèlement du groupe Guy Mocquet dans la région de Quingey, l’incendie de plusieurs maisons dans le village haut-saônois de Rioz, les représailles de l’été 1944 dans la région de Saint-Laurent-en-Grandvaux, puis dans celle d’Héricourt en septembre… Cette première étude régionale est étendue à celle de l’Abwehr, le service de renseignement de la Wehrmacht basé à Dijon qui coopéra très souvent avec la Gestapo, en recourant lui aussi très largement à l’emploi d’agents français, comme Robert Gervais, spécialiste de la chasse aux maquisards. La Gestapo aurait vu son action très limitée sans l’appui de ce service et celui de la Feldgendarmerie, qui de l’aveu de plusieurs responsables de la Résistance était encore plus redoutable que la police nazie. Le lecteur découvrira des personnages étranges, comme l’abbé René Magnin, qui après avoir combattu sur le front russe, tenta de manipuler les résistants de la région d’Arbois ; Maurice Gehin, un héros de la bataille de France qui se mit ensuite au service de Meissner ; Conchita, la maîtresse d’un sous-officier de la Gestapo… Le plus étonnant de tous est incontestablement Louis Chetelat, qui servit successivement le 2e Bureau français, la Gestapo de Besançon et Dijon puis l’Abwehr, avant de se transformer en chef de maquis à l’été 1944…

• CORNAILLE Didier : Petits pays de  France. 1 vol. cartonné, 1 290 p, 39 cartes, illustrations, éd. Presses de la Cité, 29 €.

Z CornailleUn voyage insolite et poétique à travers les tout petits terroirs de France. Une encyclopédie unique en son genre, qui marie l’histoire des hommes à celles des paysages, l’évocation des cultures locales à la découverte des forces géologiques qui ont façonné la nature. Les Amognes, l’Artense, le Boréon, la Bouriane, le Capcir, la Forterre, la Gallésie, la Lémance, la Margeride, les Mauges, le Quercorb, le Ségala, le Volvestre, le Valgaudemar… Autant de noms familiers pour ceux qui y vivent, mais mystérieux pour le voyageur. Les tout petits pays de France ont ceci de magique qu’ils sont à la fois très français et très exotiques, car s’ils ont tissé l’histoire de la nation, ils ont aussi le plus souvent gardé toute la force de leur particularisme. Didier Cornaille, grand marcheur et auteur bien connu des collections terroir, a parcouru pendant dix ans la France au pas de son cheval. C’est ainsi qu’il a imaginé cette géographie exceptionnelle : c’est la France vue du ciel, mais en rase-motte, par-dessus les collines jusqu’au creux des vallées, depuis la source à peine visible sous les herbes jusqu’à l’estuaire qui se déploie face au large.  On y découvre que les frontières restent bien vivantes malgré les conquêtes et les lois des régimes centralisateurs parce qu’elles ont été tracées par une rivière, une lande, un coteau crayeux bien plus que par la folie guerrière des hommes.  Plus de 900 pays petits pays cités – 39 cartes – Plus de 150 encadrés donnant anecdotes historiques et informations touristiques 

• DUBY Georges : Saint Bernard : l’art cistercien. Nouvelle édition établie par Patrick Boucheron. 1 vol. br, 290 p, illustrations, index, éd . Flammarion, coll.  Champs – Histoire, 10 €.

Z DUBY► Saint Bernard n’a pas fondé l’ordre cistercien, mais il a fait son succès. Pendant les deux derniers tiers du XIIe siècle, à travers l’Europe entière, va s’édifier le grand bâtiment, le vaste chantier issu de Cîteaux. Et saint Bernard en est bien le patron, le maître d’ouvrage dont la parole a gouverné, comme le reste, l’art. Parce que cet art est inséparable d’une morale, qu’il incarnait. Mais si la parole de saint Bernard eut cette force de persuasion, si la congrégation qu’il animait put édifier ce qui voulait être la représentation visible d’une éthique et si cet édifice exerça tant d’influence sur la culture européenne, c’est que le siècle attendait cette parole, cette exigence morale, de rigueur, de renoncement et de dépassement. Car si la manière cistercienne de construire fut suscitée par l’enseignement de saint Bernard, elle le fut aussi par tout l’élan du XIIe siècle.

MARTIN Maryline,  RENUCCI Florian, ANTOINE Pascal: Guédelon, une aventure médiévale contemporaine. 1 vol. br, 144 p, illustrations en couleur, éd. Ouest-France, 23 €.

9782737366307►- Qui ne s’est jamais interrogé en visitant un monument sur les techniques de construction des bâtisseurs médiévaux ?  Cet ouvrage nous livre leurs nombreux secrets et met en lumière les métiers du Moyen Age  en se basant sur l’exceptionnel chantier de Guédelon. – Situé en Bourgogne, ce chantier médiéval de reconstruction historique d’un château fort a débuté en 1997.  45 artisans (carriers, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgeron, charretiers, tuiliers, cordier, vannier…) le construisent dans le respect des techniques et des matériaux du XIIIè  siècle.Maryline Martin est la directrice de ce chantier monumental qu’elle suit depuis ses prémices. Elle a très vite été passionnée par ce projet initié par Michel Guyot.  Florian Renucci est le maître d’œuvre du chantier. C’est lui qui a en charge l’exécution des plans du château conçus par Jacques Moulin (Architecte en Chef des Monuments Historiques) et le suivi technique avec le comité scientifique de Guédelon.  François Folcher est le seul photographe professionnel qui a suivi, depuis le début, l’évolution de ce chantier.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

DIVERS

rayons-550x350

► BERRY

◘ LITTÉRATURE

BARD Patrick : Pour l’amour du Berry : récit. 1 vol. br, 78 p, éd.  Magelland , 10 €.

L’auteur, né en 1958, photographe et membre de l’agence « Editing » depuis 1990, est aussi romancier.

SAND George : Œuvres complètes : 1835 : André, suivi de Léone Leoni.  Édition critique établie par Liliane Lascoux et Mariette Delamaire. Réimpression de l’édition de 2011. 1 vol. br, 454 p, éd. Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 70 €.

book-08534908► André : Sixième de la production sandienne, André (1835) est né en marge du Secrétaire Intime. Conçu à Paris, « rêvé » à Venise, écrit à Venise et à Nohant, le roman raconte l’histoire tragique d’un aristocrate et d’une grisette « pas comme les autres ». Roman des fleurs, premier roman « intimiste » de Gorge Sand, il propose déjà nombre de thèmes chers à la romancière. Dostoïevski le comptait parmi les meilleures œuvres Sandiennes.

Leone Leoni :Juliette Ruyter rapporte à don Aleo, qui l’aime et qui veut l’épouser, l’histoire de sa passion pour un aristocrate libertin, joueur et escroc qui l’a conduite à accepter des situations et des actes de plus en plus blâmables. Alors qu’au matin, son récit paraît l’avoir délivrée, il suffit d’un appel de Leoni pour soumettre à nouveau Juliette à son pouvoir.   Écrit à Venise «en quatorze jours», ce roman de la passion inapaisable occupe une place particulière entre André et Jacques. Outre la présence de Venise, on y trouve la trace de la crise profonde vécue par George Sand en janvier et février 1834. En 1853, dans la notice pour les œuvres illustrées, George Sand écrira qu’elle a conçu l’oeuvre comme un parallèle inversé de Manon Lescaut, la présentera comme une étude morale, dont le mérite tient à la vérité des caractères. Mais le dénouement qui laisse Juliette poursuivre lucidement un destin malheureux appelle le lecteur à s’interroger sur le sens de l’oeuvre.

◘ HISTOIRE

• La cathédrale de Bourges. 1 vol. br, illustrations n-b et couleur, éd. Presses universitaires François-Rabelais, 45 €.

Z BourgesVaisseau de pierre unique dans sa conception architecturale, long de plus de 100 mètres et culminant à près de 50 mètres de hauteur, la cathédrale Saint-Etienne de Bourges, initiée dès 1195, n’en finit pas de livrer ses secrets.  Cet ouvrage, richement illustré, présente l’actualité de la recherche menée sur ce chef-d’oeuvre de l’art gothique et du génie humain, classé au titre des monuments historiques depuis 1862 et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992.  Les travaux récents menés par la conservation régionale des monuments historiques, direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Centre-Val de Loire, tant sur les portails que sur la toiture et le mobilier ont, en effet, ouvert la voie à de nouvelles études et permis des découvertes inédites.   De l’histoire de l’édifice à son architecture en passant par ses techniques de construction et son ornementation, ce livre permet également d’appréhender l’économie d’un chantier hors norme, de proposer une nouvelle lecture de la figure de saint Guillaume, archevêque de Bourges, contemporain de l’édification de la cathédrale, et de mettre en valeur la délicatesse et la richesse du décor sculpté et des vitraux.

MAILLARD Armand (sous la direction de) : Bourges, la grâce d’une cathédrale. Édition établie par  Emmanuel Audat, Béatrice de Chancel-Bardelot et Olivier Nauleau. Photographies de  Ferrante Ferranti. 1 vol. relié, 465 p, illustrations en couleur, coédition éd. Place des Victoires et Nuée Bleue, 85 €.

Z BOURGES►  » La plus belle cathédrale de France  » – selon l’historien de l’art Alain Erlande-Brandenburg – est le premier grand édifice gothique construit au sud de la Loire, dès la fin du XIIe siècle. Elle offre aux regards une majestueuse façade à cinq portails sculptés, une très originale nef sans transept et un éblouissant décor de vitraux du XIIIe siècle qui rivalise avec Chartres. Au fil des siècles, ses archevêques, patriarches et primats d’Aquitaine, furent les relais efficaces du pouvoir central, conférant à Bourges une place éminente dans le royaume de France et dotant la cathédrale de trésors artistiques. Ainsi les nombreux vitraux du XVe siècle, dont ceux commandés par Jacques Coeur, le grand argentier de Charles VII, surnommé  » le petit roi de Bourges « . Plusieurs oeuvres proviennent de la Sainte-Chapelle de Bourges, détruite en 1765, comme le gisant du duc Jean de Berry, une des pièces majeures de la sculpture du XVe siècle. La cathédrale a été visitée par de nombreux écrivains et artistes : Balzac, Stendhal, George Sand, Ingres, Rodin, Ernst Jünger, ou encore Olivier Messiaen qui s’est inspiré de la beauté des verrières de l’abside pour composer certaines oeuvres. Disposant d’un des plus grands orgues de France, réputée pour son exceptionnelle acoustique, elle accueille de nombreux concerts ainsi que des manifestations culturelles originales, en lien parfois avec le prestigieux festival du Printemps de Bourges.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

rayons-550x350

► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

◘ HISTOIRE

• BEDOIN Maurice : La grève des mineurs du bassin de Loire.  1 vol. br, 290 p, illustrations, éd. Actes Graphiques, coll. Histoire du monde ouvrier stéphanois, 24 €.

BEDOUIN GREVE minuersUn voyage passionnant à travers le bassin minier de la Loire auquel nous sommes conviés pour découvrir les 9 communes encore en activité minière après la Nationalisation des Charbonnages. Rien d’uniforme entre elles, ces communes marquées par leur héritage socio-politique, ont diversement vécu ce moment-passion que fin la grève de 1948. Durant cette grève, le chemin des mineurs fut croisé par de multiples acteurs qui a leur manière ont interféré avec les événements : les forces de l’ordre, les ingénieurs et les gouverneurs, les immigrés, les femmes, l’Eglise, les bénéficiaires de la solidarité.  Chaque fois, l’étude des archives et l’appel aux témoins permettent de découvrir d’autres univers, d’autres stratégies face aux événements. Se profile une fresque de la société française encore engluée dans les héritages de la guerre et déjà agitée par les prémices d’un profond renouvellement.

BESSON Christiane, BESSON Philippe Femmes remarquables de Saint-Étienne et de la Loire. Préface de Fabienne Buccio.  1 vol. br, 164 p, illustrations, éd. de Phénicie, 13€.

BESSON► Cet ouvrage est le fruit d’un partenariat de deux ans avec l’association « Stéphanoises », projet soutenu par Fabienne Buccio, première femme Préfète de la Loire. Il met en scène 50 femmes exceptionnelles de  Saint-Etienne et de la Loire, appartenant aux générations du passé, du présent et de l’avenir. Elles ont toutes  un lien avec Saint-Etienne (leur destin les a liées à jamais à Saint-Etienne, bien qu’elles n’y soient pas forcément nées ou n’y vivent plus) quels que soient leur milieu social, leur âge ou leur domaine de prédilection. Elles incarnent  les talents de ce territoire, dans les domaines sportifs, culturels, artistiques, politique ou militant. Certaines sont connues, d’autres sont à découvrir

BORY• BORY Christophe : Témoignage de Firminy : l’hommage à Le Corbusier : 1965-2015Préface de Norbert Crozier. 1 vol. br, 140p, illustrations, éd. de Phénicie, coll. Histoire d’humains, 18 €.

L’architecte Christophe Bory nous livre une facette de son parcours à travers la réhabilitation de l’église Saint Pierre de Firminy-Vert. Il ajoute ainsi une pierre à l’édifice avec comme objectif l’amélioration du quotidien des habitants à travers un projet culturel, touristique et patrimonial ambitieux et dynamique pour revitaliser les villes du canton de Firminy.

• GOUTTEFANGEAS Jean-Baptiste, GOUTTEFANGEAS Jean-Marie :   Un prieuré clunisien à l’origine de Noirétable. 1 vol. br, 194 p, éd. Otrement (Clermont-Ferrand), 20 €.

►Recueil d’articles parus dans les « Annales de Notre-Dame de l’Hermitage »,janvier 1937 – septembre 1940

• LAMOTTE Daniel : Notre-Dame de l’Hermitage, monts du Forez , Noirétable, Loire. 1 vol. br, 36 p, illustrations, éd. Otrement, 10 €.

REDON Michel: L’industrie textile dans la Loire : la mutation.  1 vol. br, 210 p, éd. Actes Graphiques (Saint-Étienne), 30 €.

REDON textileCet ouvrage retrace le passé glorieux de l’industrie textile dans la Loire tout en se projetant sur l’avenir de cette filière qui existe encore grâce à l’innovation technique et la création artistique. Dans notre région, des entreprises connues du grand public dans le prêt à porter (Devernois, Zannier), comme dans les tissus médicaux (Thuasne, Sigvaris) ou de la haute-couture (Hermès, Chanel), continuent de rayonner. On pourra découvrir dans ce livre illustré, des acteurs captivants à travers leur histoire, leurs valeurs, leurs convictions.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

rayons-550x350

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s