HISTOIRE, PATRIMOINE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS : N°10 (NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2017)

MISE À  JOUR: 15 DÉCEMBRE 2017
Cette rubrique qui couvre la période de novembre-décembre 2017, fera l’objet de mises à jour régulières jusqu’au 31 décembre. N’hésitez donc pas à y revenir…et/ou à nous faire part de vos informations.

contacts: allier-infos@sfr.fr. 

 

PATRIMOINE

◘ MONTOLDRE,

LAURÉAT DU PRIX ÉMILE-MÂLE 2017

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L’église au début du XXème siècle

• Le prix Émile-Mâle 2017 a été remis officiellement, le 4 novembre, en présence de Florent Maraval de Bonnery, représentant de la famille de l’historien d’art et président de la Société des amis d’Émile Mâle. Il a été attribué à la commune de Montoldre, représentée par  Marie-Josée Margelidon-Fouquet, première magistrate. Le jury a été séduit par  les travaux de restauration de l’église datant de 1847 et par la démarche adoptée.  La maire a pu rassembler 45 000 € en démarchant ses administrés et en sollicitant des subventions publiques. De quoi permettre d’entamer les travaux sans avoir à solliciter les (maigres) finances communales, ni faire appel à une association patrimoniale. Dans son discours, elle a expliqué que c’était “un rayon de soleil coloré par les vitraux et mettant en évidence le mauvais état des murs” qui lui avait avait fait prendre conscience de la nécessité d’agir.  Le prochain projet concernera la restauration d’un tableau du XVIIIè siècle, La Vierge à l’enfant, qui sera réalisée par l’atelier Wagram à Moulins.

 

◘ JEAN-PIERRE LAGRANGE (1934-2017)

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Le prieuré Notre-Dame, après restauration (© Jacquet.fr)

UN AMOUREUX DU PATRIMOINE HURIÉLOIS

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Jean-Pierre Lagrange (octobre 2016)    ©  Florian Salesse

Jean-Pierre Lagrange, qui depuis 2011 s’était consacré au sauvetage et à la restauration du Prieuré Notre-Dame d’Huriel, est décédé à Paris, le 1er décembre, à l’âge de 83 ans.

• Issu d’une vieille famille de vignerons de La Croze d’Huriel, il était né en 1934. Au terme de brillantes études,  qui l’avaient conduit jusqu’à l’ENA, il avait d’abord fait carrière à la direction financière de grands groupes (La Redoute, l’Oréal, Pricel, Les Chargeurs Réunis…), avant de devenir consultant en système d’information d’entreprises. L’homme était aussi un passionné de la vielle, un instrument qu’il pratiquait régulièrement au conservatoire Georges-Simon à Paris.

• C’est tout naturellement qu’il avait contribué  à la création, en 1982,  puis au succès des Semaines de la vielle, pendant une décennie. L’ancien enfant du pays d’Huriel, constatant l’inéluctable fermeture des commerces du bourg, avait aussi  proposé une idée économique originale: favoriser l’implantation d’un artisanat d’art,  concevant un produit recherché, apte à justifier pour le client un  détour important. Ainsi était né le concept de “Huriel, village des métiers d’art”. Ses relations avec l’école de Mirecourt avaient permis l’installation, dès 2006,  d’un jeune couple de luthiers, auxquels il avait prêté matériels et  machines destinés à la fabrication des instruments.

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L’église et le prieuré Notre-Dame d’Huriel (dessin de P. Paillet)

En 2011, il avait acquis le prieuré Notre-Dame, “ un endroit saccagé”, dans une état “désastreux”,  selon  Huguette Wincken, déléguée départementale de la Fondation du patrimoine. Au prix d’un grand courage, mais aussi d’un investissement financier conséquent,  et au terme  de cinq années de persévérance, le couple Lagrange était parvenu à restaurer entièrement le prieuré, sous le regard attentif de Paul Carvès, architecte des bâtiments de France. Pour valoriser le savoir faire local, il avait veillé à ce que toutes les entreprises intervenant sur le chantier soient bourbonnaises.

• Quelques mois avant sa disparition, Jean-Pierre Lagrange avait fait part de son souhait de  partager ce patrimoine avec les habitants car, rappelait-il, “le prieuré leur appartient aussi. Beaucoup d’adultes d’ici venaient courir dans les jardins quand ils étaient enfants ”. Vu du Bourbonnais avait consacré un article à la restauration du Prieuré Notre-Dame d’Huriel. (Histoire, patrimoine…n°4 – novembre 2016). On pourra également retrouver l’article que La Montagne avait publié en octobre dernier sur l’achèvement de la restauration du prieuré.

 

◘ PATRIMOINE BOURBONNAIS…

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Page Facebook de l’association 

… PATRIMOINE D’AVENIR

• Le 7 octobre, à Chareil-Cintrat, s’est tenue la Journée du patrimoine, organisée par l’association Patrimoine Bourbonnais Patrimoine d’Avenir. Elle était animée par Philippe Alfonsi, ancien journaliste à la radio et à la télévision,  aujourd’hui très actif dans l’animation de son château de Bellenaves.  Plus de 140 personnes issues de 28 associations y ont pris part. À l’issue de la journée, deux  Prix Espérance ont été remis : le premier  à Huguette Winckel, ancienne déléguée de la Fondation du Patrimoine, et le second  à Michel Mougin, président de la Route des églises peintes du Bourbonnais.

◘ UN COUP DE POUCE DE LA RÉGION

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Charroux, labellisé  “Plus beau village de France”

POUR LES “VILLAGES REMARQUABLES

• En région Auvergne Rhône Alpes, on compte 22 communes labellisées Plus beaux villages de France et 17 communes  référencées Petites cités de caractère. Parmi les premières, figurent Charroux, en Bourbonnais, ainsi que  Montpeyroux et Usson (Puy-de-Dôme),  Salers et Tournemire (Cantal), Lavaudieux, Arlempdes  et Pradelle (Haute-Loire). Dans la seconde catégorie, il n’ y a aucune cité bourbonnaise, mais 16 sur 17 se trouvent dans les 3 autres départements de l’ex-région d’Auvergne, dont  Besse, Châteldon, Artonne, Sauxillanges et Nonette-Orsonette dans le Puy-de-Dôme.

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• Pour aider ces communes à se maintenir dans ces deux réseaux, tout en épaulant celles qui souhaiteraient y entrer,  le conseil régional  a décidé d’y consacrer 15 M € sur 5 ans, de 2017 à 2022, avec le dispositif “Villages remarquables”. En janvier, un concours  par appel à projets sera lancé pour sélectionner les 20 communes éligibles.

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• Les programmes d’investissement pourront porter aussi bien sur la restauration de patrimoine bâti ouvert au public, que sur celle des façades de bâtiments publics ou privés ou des aménagements de bâtiments destinés à accueillir de nouveaux commerces ou lieux d’exposition. Pour les élus concernés, les deux labels créés respectivement en 1974 et en 1982, ont un impact positif, d’abord sur la fréquentation touristique, mais aussi sur l’attractivité, avec l’installation de nouvelles activités, artisanales ou autres.

 

◘ UNE THÈSE SUR L’ABBAYE BÉNÉDICTINE

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DE SAINTE-ALYRE (XIIè – XVIè SIÈCLE)

• Clémence Lescuyer, dans le cadre de sa thèse de l’École des chartes (promotion 2016) a centré ses recherches sur   “L’abbaye bénédictine de Saint-Alyre, entre autorités épiscopales et monastiques (XIIe-XVIe siècle)”. Cette abbaye faisait partie des monastères anciens restés autonomes et sur lesquels s’exerçaient l’autorité épiscopale. Les premiers actes connus datent de 1165. En 1368 elle fut rattachée à Saint-Victor, de Marseille. En conclusion, elle note que  les rapports de l’abbaye avec l’évêque de Clermont ne sont jamais simples malgré les temps d’entente. Le fait que l’abbaye ne reste longtemps qu’une abbaye autonome est la principale cause de ce conflit. Ce sont des circonstances et des personnages influents à Clermont et au delà qui contribuent à définir les droits de l’évêque et le statut du monastère. La thèse est consultable sur le site de la Sorbonne

 • À Langy, l’association Langius a accueilli à l’église Guennola Thivolle,conservatrice des antiquités et objets d’art de l’Allier, et Pierre-Olivier Benech, conservateur des Monuments historiques, dans le cadre du projet de restauration de l’épitaphe dédiée  à Jacqueline de Morainville, morte de la peste et inhumée en 1586.

 

◘ FAUDRA-T-IL BIENTÔT PAYER…

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La cathédrale de Clermont-Ferrand

… POUR ENTRER DANS UNE CATHÉDRALE ?

Faire payer aux visiteurs l’entrée des cathédrales, comme c’est déjà le cas au Royaume Uni, afin de dégager de l’argent pour assurer leur entretien…C’est la proposition qu’a faite le très médiatique Stéphane Bern, mandaté par Emmanuel Macron pour la sauvegarde du patrimoine français. Une suggestion  qui a donné lieu à débat, voire à polémique.

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La cathédrale du Puy: 4 à 500 000 entrées par an, entre simples touristes et fidèles

• L’Auvergne, avec quatre cathédrales (Moulins, Clermont-Ferrand, Le Puy et Saint Flour), et le Limousin, avec  deux (Tulle et Limoges), se retrouvent directement concernés. Le fait est que la proposition ne semble pas avoir soulevé l’enthousiasme des évêques. Au Puy-en-Velay, où la Vierge noire attire entre 200 et 500 personnes par jour en été, contre une cinquantaine en hiver, on considère qu’il sera difficile de distinguer entre croyants et simples curieux en visite. Pour le père Bernard Planche, recteur de la cathédrale “ce  sont des lieux ouverts à tous. Les gens y viennent seuls pour se recueillir dix  minutes et allumer un cierge sans que cela soit forcément envisagé. Elles peuvent ainsi jouer un rôle d’apaisement”.

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La Cathédrale de Moulins, au début du XXè siècle

• À Moulins, Mgr Laurent Percerou se retrouve sur la même ligne, tout en rappelant que, selon la loi de séparation de 1905La visite des édifices et l’exposition des objets mobiliers classés seront publiques : elles ne pourront donner lieu à aucune taxe, ni redevance”. Il dit cependant comprendre et partager  la préoccupation qu’a voulu exprimer l’État à propos de  l’entretien des cathédrales : « Les Français et tous les visiteurs peuvent être sollicités pour participer librement, par leur générosité, à la sauvegarde de ce patrimoine, tant historique, artistique que spirituel, explique-t-il en ajoutant qu’il “ existe des organismes pour la sauvegarde de ce patrimoine”.

 

◘ ABBAYE DE NOIRLAC:

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DES PROJETS AMBITIEUX POUR  DYNAMISER LE SITE

images lo• Attirer 50 000 visiteurs d’ici à 5 ans…C’est l’objectif que s’est fixé le conseil départemental pour l’abbaye de Noirlac, à Bruère-Allichamps, le 2ème site touristique le plus visité du département du Cher. L’accueil du public a déjà été entièrement revu et, depuis 2012, la collectivité a  lancé plusieurs autres chantiers, tous achevés : la création de la ferme, avec des salles et studios d’enregistrement, la rénovation des toitures, la création d’une nouvelle grande salle, d’un bâtiment logistique et d’un salon de thé.  Pour ce faire, 6 M € ont été investis, auxquels il faut ajouter la subvention annuelle de fonctionnement (980 000 €). Il reste à dynamiser l’ensemble et à booster la fréquentation qui, depuis 10 ans, s’est stabilisée autour de 25 000 visiteurs  par an.

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• Selon Michel Autissier, président du conseil départemental, il faudrait doubler cette fréquentation en 5 ans, ce qui passe par “un projet d’ensemble, avec un rafraîchissement global de l’abbaye, la création d’un jardin paysager par le jardinier, botaniste, paysagiste et écrivain Gilles Clément” . Ce chantier débutera en 2018, avec fin de travaux en 2019. L’élu départemental, qui juge aussi  “la programmation actuelle  trop élitiste ”, souhaite une ouverture vers d’autres types de spectacles.  Par ailleurs, la collectivité a  acquis une parcelle de 5 ha, proche de l’abbaye, pour y planter des échantillons de vignes AOC  du Cher. Les locaux présents sur ce site pourraient être transformés en gîtes pour accroître la capacité hôtelière. Enfin, Noirlac pourrait devenir le point de départ d’un circuit de 2 à 4 jours qui relierait l’abbaye  aux châteaux de Meillant et d’Ainay-le-Vieil, ainsi qu’ au canal de Berry ou encore à l’abbaye de  Fontmorigny.

 

◘ ABBAYE DE CLUNY

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UN TRÉSOR MONÉTAIRE D’EXCEPTION EXHUMÉ 

• Plus de deux mille pièces médiévales et des objets en or ont été  mis au jour, en septembre sur le site de l’abbaye de Cluny (Saône-et-Loire), par une équipe d’archéologues du Laboratoire archéologie et archéométrie (CNRS – Universités de Lyon) et des chercheurs de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, épaulées par des étudiants

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• Fondée au début du Xe siècle, avant d’être presque entièrement  détruite pendant la Révolution, Cluny, qui était l’une des plus grandes abbayes d’Europe occidentale au Moyen Age, fait l’objet de fouilles archéologiques régulières. Au cours de cette campagne d’automne, l’équipe est tombée sur les restes d’un sac en toile contenant plus de 2 200 monnaies d’argent, des deniers et des oboles majoritairement émis par l’abbaye elle-même.    L’ensemble avait été enfoui dans un remblai, il y a plus 800 ans.

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Pièces et  bourse exhumées lors des fouilles (© Vincent Borrel)

•  Ce trésor renfermait  une petite bourse en cuir contenant  21 dinars d’or d’Espagne et du Maroc, datant du début du XIIe siècle, ainsi qu’une feuille d’or de 24 grammes repliée dans un étui, un élément circulaire en or et, enfin, un anneau sigillaire, en or lui aussi.

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L’anneau sigillaire en or 

• Destiné à apposer un sceau, ce bijou est orné d’une pierre rouge antique, gravée d’un buste de dieu.  Outre le caractère exceptionnel de la découverte, autant par la valeur des monnaies que par leur nombre, l’exhumation de ce trésor suscite des interrogations : le trésor appartenait-il à un moine, à un dignitaire de l’Eglise ou bien à un laïc ? Pourquoi a-t-il été enfoui et jamais récupéré ? A quoi correspondait l’endroit où il a été caché ? Que nous apprennent ces monnaies ? Où les deniers clunisiens ont-ils été  frappés ? Que font là ces dinars venus d’Espagne et du Maroc ? Autant d’énigmes qui pourraient être percées une fois que  les opérations de datation et d’identification auront été réalisées.

 

 

ASSOCIATIONS ET SOCIÉTÉS LOCALES

◘ BOURBONNAIS

 • C.I.E.R.V.CIERV BANDEAU

VICHY:REGARDER L’HISTOIRE EN FACE,

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Le maréchal Pétain et l’Amiral Darlan, sortant de l’Hôtel du parc

PLUTÔT QUE DE TRAVERS ”

• “Parler de l’occupation sans tabou” et faire en sorte que “les Vichyssois regardent (l’histoire) en face et plutôt que de travers”… C’est pour poser un autre regard sur Vichy pendant la seconde guerre mondiale que le Centre international d’études et de recherches sur Vichy et sur l’histoire de la France de 1939 à 1945 (CIERV) a été fondé en 2016.  Après les premières Rencontres de Vichy, en novembre 2016, ses promoteurs, parmi lesquels figurent  Jacques Thierry (président) et Michel Promérat (vice-président), proposent les 24 et 25 novembre une deuxième édition, centrée sur deux  grands thèmes : “Les mémoires de la seconde guerre mondiale” et  “ Une histoire culturelle des années 1940-1945.  Un programme aussi riche que varié, avec l‘intervention  de spécialistes de renom, parmi lesquels Jean-Pierre Azéma et Jean-Pierre Rioux.

PROGRAMME CIERV 2017

• En s’entourant d’universitaires, spécialistes de la période, les responsables du CIERV entendent œuvrer dans plusieurs directions. D’abord,  faire que “ les jeunes générations bénéficient d’une transmission objective de l’histoire de Vichy, capitale de l’État français sous l’Occupation”. Ensuite, “permettre aux Vichyssois  de comprendre ce qui s’est passé, pourquoi et comment”. Un des moyens pour y parvenir serait, “sans faire l’apologie de cette période, ni tomber dans la culpabilisation”, d’amener la ville à développer  une politique en lien avec le devoir de mémoire.

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L’Hôtel du Parc vers 1950

Jacques Thierry et Michel Promérat regrettent qu’il n’y ait actuellement  que “un seul parcours mémoriel, proposé durant la saison touristique, permettant d’appréhender la période”. Quant aux “lieux marquants (ils) sont insuffisamment signalés”, alors que la demande sociale est forte.  Outre l’impact sur le tourisme, le projet permettrait aussi de faire prendre conscience aux Vichyssois qu’ils détiennent peut être, sans forcément s’en rendre compte, des documents à sauvegarder et à étudier. Du côté de la mairie, il semblerait, si l’on en croit La Montagne (10 novembre) que  “Contrairement à son prédécesseur, le nouveau maire de Vichy est prêt à poursuivre la réflexion autour de la valorisation du patrimoine et de l’histoire de la ville, mais en intégrant ses heures sombres”. Les responsables du Centre International d’études sur Vichy ont donc prévu  de rencontrer Frédéric Aguiléra pour lui proposer “de créer une commission  afin de regarder ces choses en historiens, autour de faits objectifs et dans une approche globale, mêlant le patrimoine thermal et le patrimoine politique”.

► Savoir plus: Des interviews à lire sur le site de La Montagne

Interview Rioux LMT 22 nov

• “ Un regard neuf sur la période 1940-1944”, l’interview de l’historien Jean-Pierre Rioux  réalisée par le journaliste Matthieu Perrinaud.

VICHY Colloque jacquemond - Copie

• “Quelle place pour la femme sous le régime de Pétain?”, l’interview de Louis-Pascal Jacquemond. Historien spécialiste de l’histoire des femmes, ancien inspecteur d’académie de Clermont-Ferrand.

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© La Montagne (édition de Vichy)- 26 novembre 2017

 • SOCIÉTÉ D’ÉMULATION DU BOURBONNAIS

crbst_Logo• Dans son édition du jeudi 10 novembre, la Semaine de l’Allier a consacré une page entière à la Société d’émulation du Boubonnais que préside François Xavier Duchon. L’article mettait d’abord l’accent sur  les origines  et les objectifs de l’Émulation, l’une des plus anciennes société savantes en région, puisque fondée en 1845.  Autres points mis en avant, son fonctionnement, avec ses séances mensuelles et la publication de son bulletin trimestriel. Enfin, il évoquait la richesse du fonds documentaire et de la bibliothèque de la Société, dont l’accès n’est pas réservé aux seuls membres. Comme la plupart des sociétés savantes, l’Émulation est confrontée à l’érosion régulière du nombre de ses adhérents et le recrutement auprès des plus jeunes n’est pas chose aisée.

• La Société d’émulation a arrêté son programme de conférences pour la période de décembre 2017 à décembre 2018 (sous réserve de modifications éventuelles):

• 2 décembre 2017 (15 h 00 – Auditorium du Musée Anne-de-Beaujeu, Moulins) : Jacques Cordez : La chapelle de l’église priorale de Souvigny : du monde visible à l’invisible.

 • 6 janvier 2018 : Christian Paul : Le répertoire des Sociétés musicales. 

22327_047_FRAD003_36_J_62_B_96_007◄ 3 février: Pierre Bordes (à Yzeure) : L’atelier de chargement d’obus : construction, production, explosion le 3 février 1918.

• 3 mars: Guennola Thivolle : Des sculpteurs de grand talent en Bourbonnais dans la seconde moitié du 19ème siècle : François Mouly et Julien-Edouard de Conny.

•  7 avril: Jean-Yves Bourgain : Restauration du plafond peint au Palais de Justice de Moulins, des fresques de l’église Saint-Eloi de Vitray et du décor peint du château de Bien-Assis à Montluçon.

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Jacques Chevalier

•  5 mai : Victor Wandrille et Thierry Gosset : Jacques Chevalier, un philosophe en Bourbonnais

 • 2 juin: Pascal Gibert : L’épuration à Moulins et sa région à la fin de la seconde guerre mondiale.

•  1er septembre : Georges et Christiane Chatard : Le faubourg de la Madeleine à Moulins : son évolution du XVè siècle à nos jours. Les dépendances du château ducal de Moulins.

•  6 octobre: Patrick Guibal, en collaboration avec l’Abbé Claude Herbach, recteur de la Basilique-Cathédrale : La Basilique-Cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation de Moulins.

 • 3 novembre: François-Xavier Duchon : Les élites de la généralité de Moulins en 1700, à partir de l’Armorial général de Charles d’Hozier.

 • 1er décembre: Marc Breton : Essai d’implantation d’un Temple dans le département de l’Allier.

• MARCEL GÉNERMONT, 

ARCHITECTE ET CHANTRE DU BOURBONNAIS

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Marcel Génermont (1937)

• Dans L’Aurore du Bourbonnais du 27 octobre 2017, François Advenier a consacré une page à « Marcel Génermont, architecte et chantre du Bourbonnais », qui présida aussi aux destinées de l’Émulation.  Il avait fait ses études d’architecture à Paris où il avait obtenu le diplôme des beaux-arts en 1920 après avoir été formé dans l’atelier de Gabriel Héraud. Son style, belle époque, est remarquable par son originalité et la pureté de ses lignes. Il fut le constructeur de l’hôpital de Moulins dont les travaux commencèrent le 1er août 1929. Il réalisa d’autres travaux à Moulins, dont l’immeuble qui abrite aujourd’hui la Protection judiciaire de la jeunesse, rue Bertin. Membre de la Société d’émulation du Bourbonnais, il en devint président et fonda en 1957 Les Cahiers bourbonnais, revue trimestrielle et maison d’édition. Plusieurs de ses ouvrages ont été récompensés par l’Académie française. L’auteur conclut : « Si vous en savez davantage sur cette figure bourbonnaise, n’hésitez pas à vous faire connaître auprès de la rédaction » (Moulins, Imprimeries réunies).

md4091895761Vu du Bourbonnais se permet de conseiller la lecture du numéro spécial à la mémoire de Marcel Génermont, publié par les Cahiers Bourbonnais en 1983, peu après sa disparition. On y trouve des contributions de Jacques Pottier (l’imprimeur des Cahiers bourbonnais depuis leurs naissance), de  Jean Guitton, et de Jacques de Bourbon-Busset (tous les deux de l’Académie française), ainsi que de Georges Rougeron, Camille Gagnon, Jean Cluzel et Robert Génermont. Signalons aussi l’article intitulé Marcel Génermont aurait cent ans  (Cahiers bourbonnais n° 136)

 

 • ALLIER GÉNÉALOGIEAllier Généalogie

 • Le dimanche 24 septembre, pour célébrer son 30ème  anniversaire, l’association Allier Généalogie a proposé une rencontre avec le romancier Frédéric Fossaërt. Il est venu présenter des écrivains qui, selon ses termes,  ont “ tangenté” le département.La présidente Alice Berna a rendu hommage aux bénévoles qui font vivre l’association et elle en profité pour lancer  aux adhérents “le défi d’amener  Allier Généalogie  à son 40ème  anniversaire”.

• LES AMIS DE MONTLUÇONtéléchargement a de mn

Au programme des prochaines conférences des Amis de Montluçon:

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•  LES AMIS DU PATRIMOINE

RELIGIEUX EN BOURBONNAIS

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Jacques Paviot

• Le 8 octobre à Moulins, salle Saint-Gabriel, une conférence  a été présentée par les Amis du patrimoine religieux en Bourbonnais. Le conférencier, Jacques Paviot, professeur d’histoire du Moyen Age à l’Université Paris-Est-Créteil a présenté le thème : « À partir du vitrail Aubery. Les Bourbonnais et la croisade ». Vers 1550, le maire de Moulins, Geoffroy Aubery, offrit à la cathédrale de Moulins ce vitrail, à l’iconographie particulière.

• Un rappel sur les origines et sur les activités de l’association… L’Association des Amis du Patrimoine religieux en Bourbonnais (APRB), fondée en 1987, a pour objet « d’œuvrer à la préservation et à la connaissance du patrimoine religieux, public ou privé, situé dans le département de l’Allier ou lié à l’histoire du Bourbonnais, au moyen principalement d’une action de recherche, recensement et inventaire ».

photocopieur@ville-vichy.fr_20170105_095735_001• Son action est centrée sur trois activités annuelles : une sortie de printemps, avec visite commentée d’édifices religieux, une conférence publique à l’automne, la publication d’un bulletin : Nos églises bourbonnaises, où, aux côtés d’articles de fond, on trouve un recensement des travaux exécutés dans les églises et chapelles du département de l’Allier. S’y ajoute la publication de livres, parmi lesquels:   Nadine Chaline:  Gardiens de la mémoire. Les monuments aux morts de la Grande Guerre dans l’Allier (2008)    – Aurore ChatardLes ornements liturgiques dans le diocèse de Moulins au XIXe siècle (2006) –  Daniel Moulinet: La Séparation des Eglises et de l’État en Bourbonnais (2004), ainsi que  L’Église catholique à Montluçon au XXe siècle (2012) et Vitraux du XIXe siècle en Bourbonnais-Auvergne (1992).

• L’ALLIANCE FRANÇAISE (VICHY)

téléchargement (1)• Le comité de Vichy de l’Alliance française a arrêté son  programme des conférences pour le premier semestre de  2018 : 11 janvier :Verlaine violon, Verlaine passion, par Alain  Mossé –  1er février : Don Quichotte en images, par Christine Chaze – 22 février : Connaissez-vous Dali ? (1904-1989) par Nicole Lair – 15 mars : Les pionniers du commerce de 1850 à aujourd’hui par Gabriel Maquin – 19 avril : La mer et la France au temps de Richelieu et jusqu’à Louis XVI, par Olivier Chaline – 24 mai :Vauban, portrait d’un serviteur de l’État, par Philippe Destable – 7 juin : La vie extraordinaire de Joséphine Baker, par Gérard Sallet  – 21 juin : Charles-Valentin Alkan (1813-1888) « le Berlioz du piano »,concert conférence par Laurent Martin.

◘  EN BREF

acadweb_bandotitreheadv4• L’Académie du Vernet a désormais une nouveau président, Emmanuel Possamaï, qui a succédé à Jean-Pierre Petit. La vice-présidence est assumée par  Marc Bertola. À l’occasion de sa prise de fonction, il a souhaité moderniser ses statuts de l’Académie qui  fêtera ses 70 ans en 2018. Le Salon est programmé du 16 mars au 15 avril 2018 au  Centre culturel Valery-Larbaud.

images• Après avoir évoqué l’importance du cheval pendant la grande guerre et le rôle du pinard sur le moral et le comportement des poilus  en 2017, lhistorial du soldat paysan à Fleuriel prépare une nouvelle exposition pour 2018. Elle aura pour thème l’impact des combats de la première guerre mondiale sur les terres. Elle s’attachera notamment à montrer ce que sont devenus les champs de bataille, un  siècle après la fin des combats.

• Après le succès de l’exposition photographique consacrée au patrimoine communal qui a attiré  plus de 260 visiteurs, la toute jeune association Huriel au fil des siècles vient de publier une première  brochure. Elle fait le point sur l’histoire d’Huriel,  depuis les origines jusqu’au XIXè siècle, en mettant l’accent sur la période médiévale. Des illustrations, parfois inédites, accompagnent le texte. La publication est disponible au prix de 8 € auprès du Point Info Tourisme d’Huriel.

• L’exposition “Chanter le crime en Bourbonnais, XIXe-XXe siècle”, fruit des recherches de Jean-François Heintzen, alias Maxou, a été présentée à la Bibliothèque communautaire de Moulins, du 25 octobre au 18 novembre 2017.

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• En 2016 et 2017, Samuel Cherprenet, restaurateur d’œuvres d’art installé à Huriel, a menaé à bien la restauration des trois grands décors d’Aïda, la toute première œuvre lyrique donnée à Vichy, lors de l’inauguration de l’Opéra en 1901. Ces décors avaient été créés par Louis Contessa, chef des décors jusqu’en 1904. Deux toiles monumentales ont pu ainsi être présentées au public, en juin 2016, à la galerie Napoléon III. Une deuxième tranche de restauration est envisagée pour 2018. Toujours placée sous l’égide de la Fondation du patrimoine, elle concernera le détoilage de 38 décors actuellement stockés à Toulon-sur-Allier, ainsi que la restauration de la sphinge, un des plus petits décors d’Aïda.  Pour ce faire, le musée de l’Opéra a décidé de lancer une souscription, dans le but de réunir les 25 812 € nécessaires (Contact : Musée de l’opéra de Vichy : 04 70 58 48 20).

• Le 24 novembre 2017, à l’hôtel Mercure, à Vichy, Jean Yves Bordesoult, guide à l’Office de tourisme de Vichy, a présenté une vidéoconférence : « Trois siècles de vie hôtelière à Vichy », en hommage à Jacques Cousseau. Ce dernier avait effectué de  nombreuses recherches sur l’histoire de l’hôtellerie vichyssoise, ce qui avait ensuite donné lieu à la publication d’ouvrages, parmi lesquels Palaces et grands Hôtels de Vichy – L’hôtellerie triomphante des 19è et 20è siècles dans la reine des villes d’eaux

◘ LIMOUSIN – MARCHE

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  • Les 25 et 26 novembre 2017, les associations Si n’causavam et Les fruits des terroirs ont organisé à la salle polyvalente de  Parsac (Creuse) le 4ème  Colloque sur le Croissant Linguistique et le Parler Marchois.  Y ont également participé des membres du CNRS impliqués dans le projet. Avec un programme particulièrement riche et varié, ce colloque  constitue une importante étape dans la synthèse des travaux effectués ces quatre dernières années et il a permis d’orienter et de compléter le programme d’études des années à venir. Contact: 06 04 44 21 69

• PROGRAMME DU SAMEDI 25 NOVEMBRE

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PROGRAMME DU DIMANCHE 26 NOVEMBRE

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◘ AUVERGNE

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•  SOCIÉTÉ DES LETTRES, SCIENCES ET ARTS

DE LA HAUTE AUVERGNE

• Au sommaire  du dernier numéro de la Revue de la Haute Auvergne (Tome 79 – juillet-septembre 2017) :

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 • En novembre, deux conférences sont programmées par l’association :  Samedi 18 novembre: L’histoire du viaduc de Garabit (Patricia Vergne-Rochès) –  Samedi 25 novembre: La place d’Aurillac dans le paysage médiéval (Nicolas Clément, docteur en archéologie).

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• REVUE D’AUVERGNE

• Sous le titre générique Le Livre à l’époque romane. Production, usages et représentations,  la Revue d’Auvergne, (n° 624, 2017, 196 p. – 20 €) a publié les Actes du colloque international d’art roman qui s’était tenu à Issoire, les  16-17 octobre 2015)

• Rappelons que, tous les automnes, l’association Terres Romanes d’Auvergne organise, en collaboration avec l’association Archiclassique, un Colloque international d’art roman à Issoire. A cette occasion, une quinzaine d’intervenants spécialistes, venus de diverses régions de France et d’Europe, donnent des conférences traitant d’un thème choisi, directement lié à celui de la  Saison Romane. Par la suite, ces journées donnent lieu à une publication dans Revue d’Auvergne. Les actes du colloque d’Issoire sont devenus des ouvrages de référence en matière de recherches dans le domaine de l’art roman. On trouvera ci-dessous le récapitulatif des thèmes des précédents colloques et les actes qui ont été publiés par la Revue d’Auvergne.

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•  CLUB HISTORIQUE MOZACOIS

18222280_1333821553378072_1818279884586104773_n• Les 16ème  Rencontres d’art et d’histoire, organisées par le Club historique mozacois, avaient pour thème “Moines et monastères, us et coutumes, observances et déviances”.  Ces rencontres  ont attiré une centaine d’auditeurs qui ont apprécié les six vidéo-conférences proposées.  Les historiens locaux Jean-Marie et Mathieu Pérona ont mis en exergue la puissance de l’abbaye de Mozac occupée pendant 1 111 ans par des moines bénédictins. Les autres intervenants étaient Ludovic Vialet, Élisabeth Lusset, Marc Mégemont, et  Philippe Bucheret.

 ◘ BERRY

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•  SOCIÉTÉ D’ARCHÉOLOGIE

ET D’HISTOIRE  DU BERRY

• La Société d’archéologie et d’histoire du Berry a été fondée en 1964 et reconnue d’utilité publique en 1969. Née de la fusion de la Société des antiquaires du Centre (1866-1964) et de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher (1866-1964), elle est l’héritière intellectuelle et légale de ces sociétés savantes berruyères.  Son but est de susciter, d’encourager et de faciliter, les études, recherches et publications susceptibles de concourir au progrès et à la diffusion publique de l’archéologie et de l’histoire de la province de Berry (Cher et Indre).  Forte actuellement de  plus de 220 membres, elle publie des Cahiers d’archéologie et d‘histoire du Berry diffusés à plus de 400 exemplaires. Elle organise des réunions mensuelles à la  Maison des associations (28, rue Gambon 18000 Bourges) au cours desquelles sont  échangés informations, bibliographies, communications, projets et comptes-rendus d’activité de la vie de la société. Toutes ses collections sont accessibles au public.

big_Cahier_20213_20a• Cahiers d’archéologie et d‘histoire du Berry (n° 213) : Éditorial (Xavier Laurent) – À la cathédrale de Bourges, des statues en quête de reconnaissance (Fabienne Joubert) – La nativité de Dun-sur-Auron, un ensemble sculpté vers 1500 (Béatrice de Chancel-Bardelot) – En Berry, la foire aux vanités : la dispersion du château de Bélâbre en janvier 1793 (Françoise Trottignon) –  Chroniques de la société – Bibliographie.

• Au programme des conférences passées ou à venir :  28 septembre : L’Hôtel Lallemant, pionnier de la première Renaissance française (Frédéric Sailland) –  26 octobre : L’habitat des porcelainiers de Vierzon au XIXe siècle (Lauranne Piveteau) – 23 novembre : Duvergier de Hauranne (Walter Badier) – 21 décembre : Les métiers de la construction à Bourges après le grand incendie de 1487  (Marie Lafont)

◘ FOREZ

La Diana

• À  l’occasion du 6ème  centenaire de sa mort, une journée d’études consacrée à “Anne Dauphine, dernière comtesse de Forez (1258-1417)”  s’est déroulée le 29 septembre 2017 à Montbrison, au théâtre des Pénitents. Elle était organisée par  la Diana,sous la présidence d’Olivier Mattéoni, professeur d’histoire médiévale à la Sorbonne, originaire de Domérat.   Anne Dauphine, née en 1358, fille unique de Béraud dauphin d’Auvergne, et de Jeanne de Forez,épousa le 19 août 1371 Louis II, duc de Bourbon, dont elle eut quatre enfants : Catherine, née en 1378, morte jeune ; Jean 1er (1381-1434), duc de Bourbon ; Isabelle, née en 1384, morte après 1451 ; Louis, seigneur de Beaujolais (1388-1404). Ce mariage amena la fin du comté de Forez indépendant qui  fut rattaché au Bourbonnais. Après la mort de Louis II en 1410, Anne Dauphine revint en Forez pour administrer le comté jusqu’à son décès en, 1417. Elle fut inhumée à Souvigny.

 

LES ARTS

◘ PEINTURE, ARTS GRAPHIQUES 

HOMMAGE

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PIerre Lafoucrière, lors de son ultime expositionLa Montagne)

PIERRE LAFOUCRIÈRE (1927-2017)

carton • Le peintre Pierre Lafoucrière est décédé le 3 novembre, à l’âge de 90 ans. Ses obsèques ont été célébrées le 10 novembre, en l’église de Louroux-de-Bouble. Au printemps dernier, il était présent  à l’inauguration  de l’exposition “Le peintre et la bibliothécaire, Pierre Lafoucrière et Monique Kuntz, une amitié féconde ”, à la médiathèque de Vichy. En juin – juillet, il avait participé activement à son ultime exposition,  dans les locaux  du Fonds d’art contemporain de la ville de Montluçon, ainsi qu’à la galerie  Écritures, pour laquelle il avait préparé une vingtaine d’œuvres nouvelles.   Deux événements dont Vu du Bourbonnais s’était fait l’écho, tout en retraçant les étapes de sa carrière (Rubrique Les Arts).  Selon Jean-Marc Vincent, directeur de la galerie, “ avec son décès, l’art contemporain perd un formidable créateur, maîtrisant des techniques, au service d’une rare sensibilité. Si les supports, les couleurs, les sujets sont différents, l’ensemble est très homogène. On reconnaît de suite son travail, dans lequel dominent le geste, la lumière, l’harmonie et la spiritualité”. Les  œuvres de Pierre Lafoucrière  sont présentes aussi bien chez les amateurs d’art, que dans les Fonds régionaux d’art contemporain, les musées et même dans les églises qui, comme celle de Néris-les-Bains,  ont accueilli ses vitraux et ses chemins de croix. Pierre Lafoucrière avait aussi tenu à mettre la dernière main  à  sa monographie, intitulée Lafoucrière un chemin de lumière. Un live qu’il aura eu le plaisir de voir publier. Enfin, il avait pris part à la préparation d’une exposition  sur le vitrail qui aura lieu à Souvigny, au début de 2018.

 

◘ JEAN-MICHEL LARTIGAUD

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© Jean-Michel Lartigaud

DE NOUVELLES ŒUVRES

À DÉCOUVRIR DANS SON ATELIER

• Du 11 novembre au 10 décembre, Jean-Michel Lartigaud  ouvre son atelier de Bizeneuille aux visiteurs (de 14 h à 19 h).Un moyen de découvrir ses nouvelles œuvres, entre gravures, peintures, estampes,  collages, terres cuites et tapisseries d’Aubusson. téléchargement lartigaudElles se situent dans la lignée de l’incitation à la rêverie dans des tableaux lyriques où il montre, selon ses propos, “ des voyages immobiles, des promenades intérieures, composées comme de la musique et invitant l’esprit du spectateur à s’évader hors du temps”. Parmi les nouveautés, on trouvera  des tableaux de petit format, des collages de papiers rares provenant du pays des Incas, du Tibet ou d’Afrique.   L’artiste dit être plongé dans une réflexion, après cinquante ans de carrière, sans préjuger de la suite de son parcours: « Je ne sais pas encore ce qu’il en résultera pour mon œuvre future  et sous quelle forme je la traduirai”. Contact : 04 70 07 82 84

◘ EN BREF…

• Du 24 septembre au 8 octobre 2017, le Salon des arts de Buxières-les-Mines a présenté sa 42ème  édition, avec des œuvres de  nombreux artistes locaux et étrangers.

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• Du 28 septembre au 8 octobre 2017, pour  la 4ème édition de la biennale des illustrateurs, l’association Les Malcoiffées avait invité neuf illustrateurs de renommée nationale et internationale qui ont investi divers lieux dans la ville de Moulins. Parmi eux, figurait  l’un des illustrateurs européens les plus talentueux de sa génération, Carll Cneut. Rappelons qu’il  expose au Mij – Musée de l’illustration jeunesse jusqu’en janvier 2018.

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Galerie Christiane Vallé

La galerie Christiane Vallé, rue Philippe-Marcombes, à Clermont-Ferrand a fêté ses 50 ans avec une exposition intitulée “Les Grands maîtres des 20ème  et 21ème  siècles”. Elle était visible du 13 octobre au 10 novembre 2017.

◘ XVIIIè  RENDEZ-VOUS DU  CARNET DE VOYAGE

• En prélude à la 18ème édition des Rendez-vous du Carnet de voyage de Clermont-Ferrand, la Médiathèque de Vichy a accueilli  jusqu’au 28 octobre les œuvres du carnettiste Nicolas Roux . Il a présenté  “ Escales du Groenland à Louxor”.

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• Après avoir parcouru les métropoles du monde en 2016, ces Rendez-vous du carnet de voyage (17 – 19 novembre, à Polydôme) ont choisi pour thématique “La vie dans la ville”.  Un sujet qui donnera satisfaction aux voyageurs hors des sentiers battus, avec couleurs, ambiances et  odeurs garanties. La centaine de  carnettistes invités aura  tout loisir de raconter aussi bien le voyage intérieur d’un otage, que le séjour de l’orchestre d’Auvergne à Tokyo ou les meilleurs moments du festival Europavox. On pourra  partager un voyage sensoriel dans les rues de Paris et de Hong Kong, en emboîtant les pas de Kei Lam, une jeune chinoise. Autre découverte possible, celle de  Venise, de Prague ou de…Riquewihr à travers dessins à l’encre et aquarelles de l’artiste japonais Kazuya Morimoto, qui, chaque année, sillonne l’Europe pendant trois mois. Une dizaine d’écrivains voyageurs sont également annoncés, afin de ”donner à voir le monde”.

◘ TRIENNALE DE L’ESTAMPE: 10ème ÉDITION

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• Fondée il y a 30 ans par le plasticien Slobo, la Triennale de l’Estampe à Chamalières s’est déroulée du 23  octobre au 5 novembre. 17 villes y ont participé  dont Chamalières, Clermont-Ferrand, Volvic, et Lyon pour la première fois. Une quarantaine de lieux avaient été retenus  pour y présenter les différentes expositions. Au Carrefour Europe se tenait une compétition internationale rassemblant 174 graveurs venus de 46 pays, dont 50 Français. La plupart des œuvres exposées étaient également proposées à la vente.

•  Au Centre culturel Valery-Larbaud, à Vichy,  s’est tenu jusqu’au 21 octobre le 61ème  Salon des Arts bourbonnais dont l’invité d’honneur était le sculpteur sur métal Sébastien Ruiz. Originaire du Puy-de-Dôme, il se révèle comme “ un véritable virtuose de la soudure”.

◘ SCULPTURE ET CÉRAMIQUE

•  ENCHÈRES RECORD

POUR DES SCULPTURES DE  JEAN-JOSEPH CARRIÈS

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Prix record pour deux grenouillesJournal du Centre)

61uwY2UR1aL._SX195_• Deux rares sculptures en grès de l’artiste Jean-Joseph Carriès (1855-1894) ont atteint des prix record, lors d’une vente aux enchères  au Palais ducal de Nevers, en octobre. Une petite grenouille, le dos courbé, est grimpée à 85 400 €, tandis que le lot suivant, La grenouille à oreilles de lapin a été adjugé à  127 490 €. C’est le même enchérisseur qui a raflé les deux lots. Conservées dans une collection privées nivernaise depuis une soixantaine d’années, ces deux sculptures exécutées en 1891 représentent, selon les spécialistes, la quintessence de l’oeuvre de Carriès, sculpteur qui s’était converti au travail du grès, à Saint-Amand-en-Puisaye.

• DU NOUVEAU AU MUSÉE DE LA POTERIE

DE  LA BORNE

exposition2016• Le musée de la poterie de la Borne s’est enrichi de 14 nouvelles pièces, sous l’impulsion de Renaud Régnier, son jeune directeur, qui a pris ses fonctions récemment. Désormais, le musée dispose d’un fonds de 300 pièces, ce qui est plutôt rare pour un musée de province Sur les 14 pièces qui ont fait leur entrée, 4 ont été achetées pour un montant de 4 000 € et les 10 autres ont été données. Parmi elles, figure un saloir d’une taille imposante, rehaussé d’un texte qui explique les motivations de son créateur. Il a été  réalisé en 1887 par Jean Eugène Bedu, dit “La cuirasse”, lauréat d’un prix artistique à La Borne, l’année précédente. Renaud Régnier souhaite  dynamiser le musée qui a attiré 1 200 visiteurs en 2016. Depuis son arrivée,  vitrines et bas côté ont été “épurés” et une nouvelle campagne de communication a été lancée. Il souhaite aussi faire revenir au musée les écoles  du département afin  de faire connaître l’histoire des poteries de la Borne.

◘ MUSIQUE(S) ET PATRIMOINE MUSICAL

• Le  7 octobre  a eu lieu le concert de clôture de la saison d’été de l’Opéra de Vichy avec un récital en hommage à Maria Callas donné par la cantatrice Uria Monzon. Elle était  accompagnée par le Sinfonietta de Lausanne conduit par le maître français Cyril Diederich, devant une salle comble qui a applaudi debout la cantatrice.

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• L’Opéra de Vichy a publié son programme “ Une saison en hiver, 11 novembre 2017 – 24 avril 2018”. Dans sa présentation,Diane Polya-Zeitline, directrice artistique de 1990 à 2017,écrit : “Après 28 ans de présence à l’Opéra de Vichy, je vous quitte, vous Public, avec cette toute dernière programmation et je laisse place à mon successeur qui – j’en suis certaine – saura par son talent et sa passion imprimer sa propre marque sur l’Opéra et inaugurer une nouvelle ère”…

 

• VICHY  CONFIRME SA RENOMMÉE MONDIALE  Sans titre

DANS LE DOMAINE DE LA LUTHERIE

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Étienne Laurent

• Les 29 et 30 novembre, à Vichy, les amateurs de lutherie ont mis le feu aux enchères, lors de la vente exceptionnelle organisée par Vichy Enchères. Le premier jour, 127 lots  de la collection Bernard Millant (1929-2017), luthier et archetier réputé qui œuvrait à Paris, ont été mis en vente. Selon Étienne Laurent, commissaire-priseur,  “Bernard Millant est une star de l’univers de l’archèterie. En plus de son travail d’artisan, il s’était consacré à l’étude des instruments anciens, dont il était devenu un des meilleurs connaisseurs. Depuis les années 2000, il avait abandonné la fabrication pour se consacrer à la restauration”. Il a également publié, en collaboration avec Jean-François Raffin, expert en archets, un livre intitulé L’archet (L’Archet édition) devenu la bible des collectionneurs et des musiciens.

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Bernard Millant (© Guy Vivié)

• À collection exceptionnelle, prix exceptionnels. Un violon du luthier Jean-Baptiste Vuillaume, datant des années 1840-1845) et ayant appartenu au célèbre violoniste Eugène Ysaye, a été acquis pour 260 000 €. Un record mondial pour une pièce qui avait été estimée entre 80.000 et 100.000 €.  D’autres pièces ont aussi atteint des records : un rare archet de violon de Joseph Henry, monté argent a été vendu pour 82 000 €. Un archet de violon d’Eugène Sartory, monté écaille et or a grimpé jusqu’à 150 000 €, soit 5 fois son estimation. Un autre archet de violoncelle rarissime de François Xavier Tourte, monté argent et datant de 1825, estimé à 200 000 € aurait dû constituer le bouquet final de la vente. Il a finalement été retiré de la vente, le Musée de la musique de Paris souhaitant le faire classer comme Trésor National avant une acquisition probable.

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Extrait du catalogue Vichy Enchères

• Le lendemain, 30 novembre, de nouveaux records de prix ont été pulvérisés. Un archet de violon monté argent (1825), “dans une état extraordinaire de pureté”  du même François Xavier Tourte, a été adjugé…576 000 €, soit quatre fois l’estimation initiale. Pour Étienne Laurent, il s’agit bien d’un “record mondial, pour un archet de Tourte mais aussi pour toutes les familles d’archets”. Le prix le plus élevé a été atteint par  un violon de Joseph Garnerius, dit Joseph fils d’Andréa, fabriqué à Crémone vers 1700-1705. Il a été adjugé  706 800 €, au terme d’une bataille rude entre enchérisseurs au téléphone et en salle. Pour l’occasion, plusieurs acquéreurs potentiels étaient venus spécialement des Etats-Unis, de Corée du sud ou du Japon.

Savoir plus : Catherine Millant parle de son père, luthier et archetier.

 

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