LES PARUTIONS RÉCENTES: N°9 (JANVIER-FÉVRIER-MARS 2018)

MISE À JOUR:   21 FÉVRIER 2018

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  • Parutions récentes  étant une rubrique trimestrielle, elle fera l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er janvier  au 30 mars 2018. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement pour une information complète.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• AUCOUTURIER Alain : Le milhar aux guignes. 1 vol. br, 221 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

Z AucouturierDeux pépères, Sigo et Dudu, et une Tatie, la Marie, finissent leur vie sinon en bonne entente, du moins avec constance. Mais, dans leur petit hameau oublié, le progrès les rattrape avec une « arcanderie » de pylônes pour satellites installée sous leurs fenêtres. Julien, petit Parisien de 13 ans qui vient là pour des vacances studieuses, découvre en ces trois finissants des pédagogues hors pair. Ils échangent leurs savoirs et leurs cultures, si différents. Finalement, Julien leur donne un coup de main pour triompher des empêcheurs de « vivre-en-rond ». Alain Aucouturier est né en 1947 en Creuse. Son enfance rurale lui a légué une sensibilité exacerbée par des études supérieures de Lettres, matière qu’il a  enseignée, notamment au lycée de Montluçon. La richesse de ses deux cultures fait aujourd’hui la chair de ses romans. Sa verve et son humour en font un  » raconteur  » flamboyant.

• BANVILLE Théodore de : Œuvres poétiques complètes édition critique – Tome IX : Compléments. Poèmes et manuscrits retrouvés, réception critique de l’œuvre poétique. Réimpression de l’édition de 2009. Édition critique publiée sous la direction de Peter J. Edwards. Texte établi, variantes et notes par Peter J. Edwards et Peter S. Hambly. 1 vol. br, 424 p, index, éd. Honoré Champion, coll.  Textes de littérature moderne et contemporaine n° 116, 70 €.

Z BANVILLE Oeuvres ...Depuis la publication en 2001 du tome VIII des Œuvres poétiques complètes de Banville, les éditeurs ont recueilli un nombre important de documents retrouvés trop tard pour figurer à leur place logique dans l’édition. Ainsi présentent-ils dans ce volume de “Compléments” plusieurs poèmes inédits ou oubliés qui se rattachent à l’une ou l’autre manière du poète, quelques manuscrits de poèmes revenus récemment à la lumière du jour et, surtout, de nombreux comptes rendus des recueils de poésies de Banville, ainsi que plusieurs études d’ensemble de son oeuvre faites par ses contemporains. Y ont été ajoutées des études déjà connues comme celles de Sainte-Beuve, Baudelaire, Mallarmé, Verlaine et Gautier pour que le lecteur de Banville ait à sa disposition tous les documents pertinents dans une édition qu’on souhaite aussi complète que possible.

BEAUMONT Brigitte : Un ange sous influence. 1 vol. br, 236 p, éd. Rebelles éditions (Désertines), 15 €.

• BOURSAULT Edme : Edme Boursault, spectateur de la cour et de la ville : écrire l’actualité.  Édition critique établie sous la direction de Marie-Ange Croft et de Françoise Gevrey. 1 vol. br, 530 p, éd. EPURE (Reims), coll. Héritages critiques, 25 €.

Z BOURSAULTSi l’histoire littéraire a fait peu de place à Edme Boursault (1638-1701) en le réduisant au rôle d’adversaire de Molière ou de Boileau dans des polémiques, il n’en fut pas toujours ainsi sous l’Ancien Régime. Polygraphe pratiquant le théâtre, la lettre, le roman, la fable, le journalisme, Boursault sut s’adapter à l’esprit de son temps et innover en bien des domaines en abolissant les frontières des genres. Son influence fut durable au cours du XVIIIe siècle qui le cite souvent.  Le présent ouvrage rassemble, pour la première fois dans une édition critique, La Comédie sans titre, qui fut un succès de représentation jusqu’à la Révolution et qui peut passer pour la première grande comédie à prendre pour sujet le journalisme naissant, et les Lettres nouvelles, un recueil que l’auteur composa à la fin de sa vie en reprenant parfois des écrits plus anciens pour offrir au public une image de lui-même tout en le divertissant. Car au-delà des destinataires affichés, qui parfois le rémunéraient, son intention est bien de toucher un public plus large en le faisant spectateur de la cour et de la ville au moment où le règne de Louis XIV s’assombrit et où la comédie se veut moralisante face à la corruption des mœurs. Edme Boursault, receveur des tailles à Montluçon, entre 1672 et 1688,  y a composé une part importante de son œuvre. C’est dans cette même ville qu’il est décédé en 1701.

• CRESSANGES Jeanne : Les eaux rouges. Nouvelle édition revue par l’auteure. 1 vol. br,  éd. Serge Domini, 19 €.

2-les-eaux-rouges►Pierre Petitgérard, journaliste fou de littérature, est un libertin au cœur tendre. Il se veut libre autant de corps que d’esprit, mais il ne pourra pas échapper au piège de la vie. Piège de la guerre – Pierre a 28 ans en 1939 – où il découvre tout à la fois la fraternité et l’horreur. Piège des engagements idéologiques pendant la Résistance et après la Libération. Piège surtout de l’amour. Deux femmes dominent son existence : Sophie de Vuissac, descendante de maître verrier lorrain, farouchement attachée à sa terre, qui lui sauve la vie mais l’enferme dans la double prison de son domaine et de sa passion jalouse. Il y a aussi Estelle, jeune femme peintre que Pierre épousera mais dont la tendresse et la folie l’enchaîneront davantage. Entre Sophie et Estelle, entre la Lorraine, province déchirée que Jeanne Cressanges décrit avec amour, et le Paris des arts et des lettres, se noue le destin de Pierre, qui est aussi celui d’une génération qui a désespérément cherché le sens de sa vie.   Roman paru en 1988, présenté à l’émission “Apostrophes” de Bernard Pivot, “Les Eaux Rouges” fut salué par la presse et la critique. Comme “Le Luthier de Mirecourt”, “Les Ailes d’Isis” ou “ Le soleil des Pierres”, il fait partie des ouvrages de Jeanne Cressanges, qui lui ont attiré un public nombreux et fidèle. Rapidement consacré par une publication en livre de poche, il est réédité dans sa version intégrale revue par l’auteure.  Pour écrire ce roman, Jeanne Cressanges s’est inspirée de l’histoire  de la famille de l’auteur français d’origine allemande  Alfred Döblin (1878-1957).

• JIMENEZ Hervé : Histoire impensable à Saint-Hameau-Toqué. 1 vol. br, 86 p, éd. Jets d’encre, 13 €.

VDB LIVRE JIMENEZ - Copie - CopieUne nouvelle insolite qui met en scène des personnages attachants et la beauté du monde paysan… En 2005, Jean et Anne viennent de s’installer dans la petite bourgade rurale du Saint-Hameau-Toqué.  Tombés sous le charme bucolique du café du village, ils ont décidé de le reprendre. Ils font la connaissance des anciens habitués des lieux et, peu à peu, les personnalités se dévoilent. De surprises en surprises, le couple découvre  que leur nouveau village n’est peut être pas aussi tranquille qu’ils l’avaient cru… Dans ce récit authentique, visuel et haut en couleur, l’auteur met en lumière, au fil des mots, des personnages attachants et la beauté trop souvent oublié du monde paysan. Hervé Jimenez, qui travaille dans la restauration, se définit comme un grand blagueur qui “aime rire de la vie pour la rendre plus belle”. À travers ses romans, il souhaite faire partager, à sa manière, la vie joviale et sympathique de nos montagnes.

• LAHITTE Myriam : Infirmière tout terrain. Carnets d’une petite infirmière dans la prairie française. 1 vol. br., 240 p, éd. City éditions, 16,90 €.

51BBVqQtJ2L._SX331_BO1,204,203,200_► Mille et une aventures d’une infirmière de campagne. Il y a les chiens qui l’accueillent en montrant les dents, les familles qui l’attendent avec un espoir qu’elle devra décevoir, la vieille dame pour qui elle sera l’unique visite de la semaine… Myriam est infirmière libérale. Elle va de maison en maison, qu’il pleuve, qu’il neige, du matin au soir, la semaine et le week-end. Son métier, elle l’exerce dans la campagne française, une zone appelée “la diagonale du vide”. Une région oubliée des soignants, à la population vieillissante et isolée qui souffre d’un cruel manque de soins. Entre humour et tendresse, Myriam raconte son métier et les incroyables histoires de ses patients. Ceux pour qui elle exerce cette profession avec passion et à qui elle apporte plus que des soins : une écoute attentive. Une humanité qui rend ce métier si précieux. Myriam Lahitte est infirmière de campagne, de celles qui soignent les maladies du corps mais aussi les bobos de l’âme. Elle écrit des chroniques sur son métier et ses expériences dans son blog à succès, “La Petite infirmière dans la prairie”.

• MALTÈRE Céline : Les Nouvelles Charcutières. Illustrations de  Jean-Paul Verstraeten. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. Ginkgo, coll. L’ange du bizarre, 9 €.

416wvJ5+vWL._SX326_BO1,204,203,200_► Ces goûteux récits, entrecoupés de poèmes bien saucissonnés, donnent un aperçu du talent épicé de Céline Maltère. Volontiers cannibales, ses artistes en terrines et en chapelets de saucisses sauront mettre le lecteur en appétit. Qu’il s’agisse de construire une tour Eiffel en galantine ou de piéger les automobilistes par un camion « laitier », les personnages des Nouvelles Charcutières garderont un œil attentif sur le parcours de lecture. Restez vigilants ! Pour Amélie Nothomb, “ La prose somptueuse de Céline Maltère guérit à tout jamais de la tentation de l’innocence”…  Céline Maltère, née à Moulins, est  agrégée de lettres classiques et elle  enseigne au collège de Saint-Germain-des-Fossés.  Elle se consacre, en plus de son métier, à l’écriture. Elle est l’auteur d’un recueil de nouvelles, Scènes d’esprit. Deux de ses romans, Le Cabinet du Diable et Les Corps glorieux, mettent en scène des personnages qui évoluent dans des univers fantastiques ou merveilleux. Jean-Paul Verstraeten,  après des études à Bruxelles, est devenu graphiste. La dérision et l’absurde dans l’esprit pataphysique ou dadaïste sont ses maîtres mots. Avec Céline Maltère, il a déjà réalisé un livre-objet : Res amatoria.

MOMCILOVIC Jérôme : Chantal Akerman : Dieu se reposa, mais pas nous. 1 vol . br, 104 p, illustrations, filmographie, éd. Capricci éditions (Nantes), coll. Actualité critique, 8,95 €.

 41FU5oQMgXL._SX349_BO1,204,203,200_► Une fois la caméra sortie de la chambre, qu’a fait l’homme au noeud papillon, raide sur son fauteuil comme un mannequin de cire ? La femme au visage de nacre dans le matin bleu de cobalt à Moscou, prend-elle toujours le bus au petit jour ?  De Saute ma ville, tourné à dix-huit ans en 1968, à No Home Movie en 2015, l’année de sa mort, en passant par Jeanne Dielman, News from Home ou D’Est, Chantal Akerman nous a fait habiter des lieux et rencontrer des personnages qui n’ont pas fini de nous hanter. Ce livre est un hommage à l’intensité sans égale de son cinéma. Originaire de Montluçon, Jérôme Momcilovic est critique et dirige les pages cinéma du magazine Chronic’art. Il a publié chez Capricci “Prodiges d’Arnold Schwarzenegger”.

• TÉNOR Arthur : Le Félin, chevalier agent secret. Volume réunissant : Péril au monastère, Les disparus de Montaguil et Le trésor des templiers. 1 vol. br, 480 p, éd. Éveil et découvertes, coll. Le Félin, chevalier et agent secret, 11 €.

005326129Le Félin est actuellement une série de romans d’aventures se déroulant au XIVème siècle. Elle met en scène un tandem d’agents secrets composé d’un chevalier (Yvain de Bréa), surnommé Le Félin, et de son jeune écuyer Gilles, quinze ans, aussi courageux que déluré. Tous deux sont au service d’un puissant seigneur qui les envoie régulièrement en mission, pour enquêter, mettre fin aux agissements de vassaux félons, régler diverses affaires, souvent des plus étranges et toujours mouvementées. Parmi les autres personnages qui évoluent dans ces intrigues, on trouve notamment : Isabeau, fille du seigneur de Montbrisac. Son tempérament fougueux et son amour secret pour le Félin l’amènent le plus souvent à prendre part à l’action…Maître Pirus, alchimiste-astrologue-inventeur-de-génie qui dote le Félin de gadgets aussi déconcertants qu’efficaces (réalisés uniquement avec les moyens de l’époque)… Hugues de Montbrisac. Un sacré mais brave caractère. Il ne rêve que d’une chose, voir enfin le chevalier de Bréa lui demander sa fille en  mariage.

• TÉNOR Arthur : La théorie du complot. Illustrations de  Mélanie Kochert 1 vol. br, 176 p, éd. Scrinéo, 10,90 €.

Z TENOR On nous ment ! Oui, mais qui ? Sébastien, passionné de canulars et autres farces sur Internet, prend un malin plaisir à alimenter la grande mode de la théorie du complot. Les attentats du 13 novembre ? Une aubaine pour créer son propre site d’informations frauduleuses et lancer les rumeurs les plus farfelues. Un hobby apparemment innocent, qui va le mettre sur le chemin de personnes bien malintentionnées.  Malheureusement, quand l’euphorie de la célébrité se dissipe, Sébastien est déjà bien trop pris dans la toile pour en sortir indemne… Alors, info ou intox ? Arthur Ténor est un adulte qui a su garder un cœur d’enfant. S’il se définit plutôt comme un romancier de l’aventure, c’est aussi un auteur réaliste, témoin de son temps, qui aborde certains thèmes « sérieux » ou graves (le harcèlement avec L’enfer au collège, paru chez Milan, la liberté d’expression avec Je suis CharLiberté ! publié par Scrineo, …).  Parmi la centaine d’ouvrages qu’il a publiés, on trouve : les Roman d’horreur ou Les Fabuleux (Scrineo), la série L’elfe au dragon (Seuil jeunesse), Il s’appelait… le soldat inconnu et Guerre secrète à Versailles (Gallimard Jeunesse), ou encore Le livre dont vous êtes la victime (Pocket jeunesse).

◘ HISTOIRE

• AUGER Patrick : Les soldats d’Espinasse-Vozelle dans la Grande Guerre. Préface de Jean-Daniel Destemberg. 1 vol. br, 341 p, illustrations n-b et couleur,  autoédition Patrick Auger – Espace Repro Vichy,  29,50 €.

► “L’auteur, à côté des 17 noms du monument, fait ici l’inventaire et reprend le parcours des 187 autres mobilisés de sa petite commune rurale. Les soldats affectés dans toutes les armes de l’Armée française, furent présents sur tous les fronts, occidentaux ou orientaux.Certains participèrent aux grandes batailles de la guerre, quelques-uns n’en revinrent pas. L’immense majorité d ‘entre eux était dans l’infanterie,considérée à l’époque comme la “ reine des batailles” mais aussi celle qui était la plus exposée”…  (Extrait de la préface)

• MIQUEL Pierre : 1918 : de la grande peur à la victoire. 1 vol. br, 400 p, éd. Tallandier, coll. Texto, 10,50 €.

Z MIQUELLe 11 novembre 1918, les combats cessent sur le front de France. Les hommes sortent des tranchées, la foule se presse à la Concorde, dans le monde entier la joie éclate. Mais les hommes ont payé cette paix d’un lourd tribut. Le conflit n’a jamais été si meurtrier qu’en 1918. 21 mars : les Allemands attaquent sur le front de Saint-Quentin. Quatre mois durant, les Alliés frôlent la défaite. 18 juillet : les Français contre-attaquent, avec l’appui des Américains et des chars. Il faudra trois mois pour acculer l’Allemagne à la défaite. 11 novembre : à 10 h 55, le soldat Trébuchon tombe frappé d’une balle dans la tête, le dernier des huit millions de victimes. Avec ce livre, l’historien a profondément renouvelé l’histoire de 1918, l’année de la victoire. Une victoire douloureuse, celle des poilus, mais aussi des nations combattant en France pour la paix et la liberté des peuples. Né à Montluçon, Pierre Miquel (1930-2007), spécialiste renommé de la Première Guerre mondiale, est l’auteur de nombreux livres sur la Grande Guerre, parmi lesquels, Mourir à Verdun (2011), Les Oubliés de la Somme (2013), « Je fais la guerre ». Clemenceau, le Père de la Victoire (2014), tous réédités dans la collection Texto.

• PRESLE Jean-Claude : Laprugne : 50 ans de revue de presse. 1 vol. br, 401 p, 800 illustrations n-b et  couleur, autoédition Jean-Claude Presle (Molles). Disponible à la boutique des Amis de la Montagne bourbonnaise (Le Mayet-de-Montagne), 17 €.

3334693Jean-Claude Presle, né à Laprugne en 1956, décrit la vie de  sa commune natale, de 1968 à mai 2017 : les traditions, les commerces, l’administration locale, l’école d’hier et d’aujourd’hui, l’artisanat, l’agriculture, la chasse, la pêche, le football, les sapeurs-pompiers, l’exploitation forestière, le site touristique de la Loge-des-Gardes, l’implantation des éoliennes, les mines d’uranium, la bonne eau de la « Source Charrier » et, naturellement, les fêtes au bourg, dont celle de la Saint-Jean et dans les villages : tout est relaté en images accompagnées de  commentaires…

• SOLDANI Françoise : La voix des femmes : Olympe de Gouges, Hubertine Auclert, Marguerite Durand, Madeleine Pelletier : la citoyenneté publique des femes en France, textes fondateurs. Nouvelle édition.  Préface de Yannick Resch. 1 vol. br, 146 p, biblio,  éd. Le bateau ivre (Perros-Guirec), coll. Amarante, 16 €.

Z Soldani À l’heure où les enjeux sur la parité font encore débat, ce livre invite à réfléchir sur les raisons qui ont si longtemps exclu les femmes de la sphère publique et que ne saurait expliquer le seul contexte politique ou social. En faisant référence aux travaux de Pierre Rosanvallon sur la démocratie universaliste ou de Geneviève Fraisse sur la démocratie exclusive, Françoise Soldani ouvre d’intéressantes perspectives sur les rapports entre genre et sexe. (Yannick Resch, Professeur à l’IEP d’Aix-en-Provence)

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

◘ DIVERS

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ANDRIEUX Nicolas : Fleurs de pommier. 1 vol. br, 210 p, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Romans, 18 €.

Z ANDRIEUPère de famille bienveillant, Jacques ne sera épargné ni par les  doutes, ni par les déceptions. Il essuiera de nombreux échecs. Très vite sa fille Natacha, dotée d’énormes qualités, deviendra son rayon de soleil, la branche à laquelle il va pouvoir s’accrocher. Réfléchie, organisée, elle entrera sans aucune crainte dans le monde des adultes. Mais ce monde, dit responsable, ne lui volera-t-il pas un peu trop tôt ses rêves d’enfant ?  Une histoire familiale où l’amour, au delà de toutes les incertitudes et malentendus, finira par triompher.

ANGLADE Jean : La foi et la montagne. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 300 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 23,75 €.

Z anglade► Dans une île de l’archipel des Philippines, un riche propriétaire se lance dans une folle entreprise : construire une route jusqu’à un volcan.  Depuis dix ans, Arsenio Hernandez, riche notable d’une petite île des Philippines, a perdu le sommeil. Exactement depuis que pendant la guerre, les Japonais l’ont arrêté, torturé et condamné à mort. Et l’ont finalement contraint à un triple crime.  Rentré auprès des siens, de sa femme Margarita et de leurs huit enfants, Arsenio vit dans le remords perpétuel.  Alors, pour soulager sa conscience en même temps que pour accroître sa fortune, Arsenio forme le projet de construire une route qui atteindra le sommet d’un volcan, le Banlaon.  Folle – vaine – aventure dans laquelle il perdra quarante livres de sa chair, sa famille, ses biens sans pour autant trouver la paix de l’âme. Un roman de Jean Anglade à redécouvrir dans sa période littéraire dite “bleue”.

• BARBET Jean-Louis: Le chocolat des temps amers. 1 vol. br, 254 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X BARBETLes livres d’Histoire ne racontent pas tout. Ils décrivent certains faits connus de tous, mais d’autres événements restent encore aujourd’hui méconnus. Des histoires simples qu’ont vécues des gens ordinaires. Une mauvaise plaisanterie faite à une pauvre boulangère, un opticien qui devient croque-mort contre un peu de nourriture, un fermier qui tient la promesse faite à un exilé. La guerre bouleverse ainsi le quotidien de chacun, peu importent les métiers ou les classes sociales. La Seconde Guerre mondiale a dévoilé le meilleur comme le pire de l’être humain. Six personnages. Six destins inspirés de faits réels qui n’ont rien en commun si ce n’est de révéler des histoires méconnues de la Seconde Guerre mondiale. Professeur de lettres de carrière, Jean-Louis Barbet est passionné par la Seconde guerre mondiale, ou plus exactement par les histoires personnelles que les gens ont pu vivre à cette époque.

BARON Sylvie : L’Héritière des Fajoux. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 330 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 24,30 €.

Z BARON HéritièreÀ la mort de son père, lors d’un accident dans la petite scierie familiale auvergnate, Marie, qui résidait depuis vingt ans au Québec, décide de revenir sur sa terre natale, l’Aubrac, pour oublier ses soucis. Alors qu’elle reprend goût à la vie, malgré la rudesse du travail, elle commence à soupçonner que le décès de son père n’était peut-être pas accidentel. Menant sa propre enquête, elle  comprend qu’elle est étroitement surveillée…Un roman captivant ancré dans une campagne française pleine de charmes et de secrets, qui été couronné par le  Prix Arverne 2017

 • BARON Sylvie : Les justicières de Saint-Flour. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 326 p, éd. Les éditions du bord du Lot, coll. La loupe du caractère, 25 €.

Z BARON JUSTICIERE Rien ne les destinait à se rencontrer. Encore moins à se voir : Joséfa, la femme de ménage habitant un petit hameau du Cantal, simple, courageuse, obstinée, usée par des tâches répétitives, difficiles et précaires qui accaparent ses journées et Alice, l’urbaine, talentueuse architecte d’intérieur, intellectuelle, raffinée et discrète. Il faudra qu’un drame épouvantable les touche pareillement pour que chacune trouve dans son désespoir le chemin vers le monde de l’autre et son propre chemin. La vie nous donne parfois des ressources insoupçonnées. Celles qui permettent ici à Joséfa et à Alice de construire un récit haletant dont rien ne pourra entraver le cours. Entre émotions et intrigue diabolique : un mystère dans le pays de Saint-Flour qui tient en  haleine.

 • BARON Sylvie : Le silence des Hautes-Terres. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 322 p, éd. Les éditions du bord du Lot, coll. La loupe du caractère, 25 €.

Z BARON Silence On n’oublie pas le Cantal comme ça ! Lise pourtant le croyait. Elle avait d’un coup tiré un trait sur ce pays, sur sa jeunesse, sur ses rêves, quand sa famille l’avait prétendue responsable de l’incendie de la grange, au seuil de ses 18 ans. Elle avait décidé de partir et d’oublier. Effacer le souvenir de cette injustice et ne plus penser à ce fichu pays. Ne plus jamais revenir ! Douze ans plus tard, son frère, vétérinaire disparaît dans des conditions mystérieuses. Trois jours, elle se donne alors trois jours pour revenir et régler sans discussion le sort de cette famille ingrate ! Elle n’imagine pas de se retrouver soudain plongée dans une aventure extraordinaire qui lui donnera rendez vous avec un assassin mais surtout avec elle-même, dès lors qu’elle saura percevoir sa vérité profonde dans la beauté austère des paysages de son Pays et dans l’impérieuse nécessité de poursuivre une histoire inachevée. Professeur agrégée, passionnée de littérature, Sylvie Baron ancre ses récits dans le Cantal d’aujourd’hui. Romans policiers, textes du terroir, mais surtout récits psychologiques autour de personnages forts et dans des paysages magnifiques qui participent à leur histoire. Elle signe ici son quatrième roman après le succès des Justicières de Saint-Flour (Prix du roman du Bord du Lot 2012).

X BECK• BËCK Paul : P’tit Paul. 1 vol. br, 235 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

Paul, un jeune Juif de dix ans, trouve refuge dans un village de la Loire, où vit déjà Lucie, la sauvageonne. Les membres d’un réseau de résistance sont exécutés, dont l’une des sœurs qui l’accueillent. Paul découvre le corps de Lucie, exécutée d’une balle dans la tête. A-t-elle trahi ? Quinze ans plus tard, Paul revient pour rétablir une vérité qui tourmente sa conscience, et ravive bien des plaies.

BESSE Françoise : Requiem à Laroquebrou. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 272 p, éd. Les éditions du bord du Lot, coll. La loupe du caractère, 23 €.


Z BESSE REQUIELÀ Laroquebrou, petit village médiéval blotti entre l’ancienne forteresse des Montal et la Cère, la vie ne peut être que tranquille. C’est du moins ce que pensent les deux héros de cette histoire qui passent leurs vacances dans la maison familiale dont ils ont hérité. Mais un jour, de banals travaux de rénovation libèrent des témoins du passé: fantômes directement issus des légendes du Moyen Âge, résurgences des terribles années sombres 39-45, et démons bien vivants au cœur de leurs contemporains, se liguent pour transformer de paisibles vacances d’été en périlleuse remontée du temps. Les voilà transformés en détectives amateurs. Mais que de dangers guettent ces imprudents… Un récit bien rythmé avec, en arrière-plan, cette campagne auvergnate, rude mais combien belle, superbement évoquée par l’auteure.

• DA SILVA Patrick : Au cirque. 1 vol. br, 128 p, éd. Le Tripode (Paris), 15 €.

Z dasilva► Écrit comme une enquête policière, Au Cirque met en scène six personnages pris dans le tourbillon d’une tragédie familiale. Une langue crue, tout à la fois burlesque et terrifiante, nous plonge dans un monde où pèsent le passé et les secrets. En quatorze chapitres, quatorze stations, le roman s’achemine vers l’élucidation du drame, et son effroyable banalité. “ Un tour de piste dans le grand cirque de la vie, avec une écriture singulière, entêtante, un de ces romans qui nous accompagnent encore longtemps après leur lecture car c’est avec les dernières lignes que le roman révèle toute sa puissance, comme au cirque, le grand final époustouflant”… (Anthony Bourel) 

• DA SILVA Patrick : Et Filii. 1 vol. br, 296 p, éd. Le Tripode (Paris), 17 €.

Z dasilva et filii►Entre lyrisme et crudité, polar et ethnologie, Patrick Da Silva poursuit son étude du monde rural. Après Au Cirque, il nous offre avec Et filii un nouveau roman polyphonique et dense. Dans un coin négligé de France, la vie suit un cours tragique. L’usine du pays, qui a fermé ses portes, nourrit les rancœurs. Un homme, obsédé par sa révolte, s’est suicidé. Un couple de Hollandais est retrouvé dans une cave sordidement assassiné. L’institutrice est en prison. Un artiste, aveugle, sculpte le visage des morts pour imprimer « une cicatrice fugace des coups de vent, de soleil, de tonnerre, de neige qu’ils ont été … C’est dans ce monde en naufrage qu’un jeune séminariste se décide à recueillir les paroles de chacun pour suivre sa propre quête. “ On les a condamnés à cette mort-là et bannis dans leur propre pays qui est devenu un cimetière de macchabées ambulants. On les a radiés de la condition commune qui veut que l’on gagne par son travail sa fierté et son pain. On les a condamnés, on a exécuté la sentence mais on les méprise au point de ne pas le leur dire en face. On les afflige de bienveillance et on leur joue la comédie, on les convie à la table des négociations. Ils vont y discuter la généreuse aumône qui les fera consentir au néant où l’on a relégué leurs pénates.

•  DA SILVA Patrick : Les pas d’Odette. 1 vol. br, 60 p, éd. Le Tripode (Paris), 9 €.

Zdasilva odette► “ Elle, si elle se met à compter, ce sont les lunes pour les semis et les récoltes qu’elle ne fait plus, ce sont les pluies, la neige et les gelées, ce sont les saints de glace et Barnabé et le plein de la cuve en fioul domestique, du bout des doigts, les mailles à l’envers, les mailles à l’endroit et les grains du chapelet, ce sont, sur le calendrier, les fêtes du bon Dieu et les anniversaires. Faut dire, qu’avec les petits et les arrière-petits ça en fait une jolie litanie, et compter les années depuis la mort de pépé…Les Pas d’Odette est le portrait d’une femme, les paroles d’un homme pour sa mère. Odette a vu le jour  dans les années 1930, du côté de Pontaumur.  Ses pas servent de fil conducteur à l’évocation,  que ce soit avec les vaches, sur les chemins, ou pour aller à l’école. Ou encore ceux qu’elle a fait pour aller travailler en usine aux Ancizes ou pour s’engager comme bonne. Enfin, les pas d’une mère face à ses petits…et bien d’autres encore.

• DUCLOZ Albert : Pascalou. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z Ducloz  Le 10ème roman d’Albert Ducloz aux Editions De Borée !  Un jeune héros attachant, accusé à tort.  Une réflexion intéressante sur les querelles familiales. Suite à un accident de voiture, Pascalou et sa jeune sœur se retrouvent orphelins et placés en foyer. Lors d’une dispute avec son oncle qui utilise la maison de son frère pour son propre compte, il bascule par la fenêtre et accuse Pascalou d’avoir tenté de le tuer. C’est le début des ennuis judiciaires pour ce jeune garçon. Alors qu’il parvient à les surmonter, à retrouver son amour de jeunesse et à monter un commerce de librairie, son oncle continue de remuer le passé : Pascalou parviendra-t-il à prouver que son oncle l’accuse à tort ?

• GEORGES Gérard : À la belle Marquise. 1 vol. br, 370 p, éd. Féryane – Livres en gros caractères, 20,50 €.

Z GeorgesDébut des années 1900, à Royat. Comment une petite fabrique artisanale de chocolats devient une entreprise au succès florissant, grâce à l’alliance d’une fille de confiseur et d’un jeune ingénieur des mines.  En 1889, ce n’était encore qu’un très modeste moulin-chocolaterie. Mais Auguste et Clémentine Roussel, jeunes mariés, ont des idées et de l’ambition. Lui, ingénieur des Mines, a pour réputation de réussir tout ce qu’il entreprend. Elle, fille d’un confiseur réputé de Royat, a su depuis toute petite aiguiser son palais. Guimauves, pralines, dragées et autres douceurs n’ont aucun secret pour elle. Conjuguant leurs talents, Auguste fait le serment de créer « le meilleur chocolat de toute la contrée », aux arômes et épices subtils… Comment, en une dizaine d’années, leur modeste entreprise artisanale deviendra-t-elle la florissante enseigne A la Belle Marquise, qui jusqu’à Paris et à l’étranger, fera le bonheur des gourmands et des célébrités ?

• GIMBERT Yveline : Le Venin de la terre. 1 vol. br, 272 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z GIMBERT► Seul à connaître l’endroit où est caché le magot que les Anglais ont parachuté au cours de l’été 1944, Jacques Daubrac attend patiemment la fin de la guerre. Grâce à cette bonne fortune, le jeune menuisier – charpentier espère séduire Fleur Guitton dont il s’était entiché mais qui lui avait préféré le dénommé Guitton avant de devenir une jeune et belle veuve.Cependant, l’affaire s’annonce compliquée. La sœur adoptive de Jacques, Élise, épie les moindres gestes de son frère et elle est même amoureuse de lui… Elle finit par découvrir la caisse de billets. Elle comprend aussi que Fleur, bien qu’elle ait un nouvel amant, ne restera pas insensible au charme sonnant et trébuchant de son frère. Sentant la menace se rapprocher et n’écoutant plus que la jalousie qui la dévore, elle décide de précipiter les événements et de retourner la situation à son profit au prix d’une sombre machination. Un drame que plus rien ne pourra enrayer va dès lors se jouer, entraînant dans une spirale infernale tous ceux qui ont misé sur « l’argent du ciel ». Et c’est le venin de la terre qui aura le terrible dernier mot.

• LABORIE Christian : Le chemin des larmes. Nouvelle édition. 1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 21 €.

Z laborie Ruben se passionne pour les chemins de fer naissants. Pour ses 12 ans, son père lui offre son premier voyage en train. Au cours du trajet, il rencontre un mystérieux personnage qui le subjugue: Paulin Talabot, le grand initiateur des chemins de fer français. Quelques mois plus tard, ses parents recueillent une fillette, Marie. Ils grandissent côte à côte, comme frère et sueur. Avec les années, Ruben s’éprend de Marie, qui refuse de lui accorder son amour. Attristé par ce refus, Ruben décide de quitter le mas familial. Le jour de ses 20 ans, en 1864, contre l’avis de son père, il se fait engager sur les chantiers de chemin de fer. Commence pour Ruben une vie faite de rencontres, d’amour, de dangers et de révolte. Une vie qui lui fait côtoyer un jeune ingénieur, des camarades ouvriers, cévenols et étrangers, des « rouges » qui tentent de l’entraîner dans la contestation politique. Du rêve à la réalité, le jeune Ruben saura finalement faire la part des choses, mais au prix de certains sacrifices.

LABORIE Christian : Terres noires. Nouvelle édition. 1 vol. br, 544 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,10 €

51Wa2dUn7ML._SX324_BO1,204,203,200_Réédition d’un roman publié en 2007. Dans les Cévennes minières des années 1880-1890, marquées par l’affirmation du mouvement ouvrier, le roman d’un destin et d’une ascension sociale : « C’est un roman où l’on apprend beaucoup sur cette époque qui révolutionna les transports en ouvrant l’ère du progrès industriel. Comme toujours Christian Laborie accroche son lecteur, ne le laisse jamais tomber : le suspens  dure tout au long du livre. L’auteur sait aussi nous prendre par les sentiments ! La dureté de la vie n’exclut pas la naissance de l’amour, elle la contrarie, mais elle réchauffe le cœur de l’homme de peine. »(extrait de Les chroniques de Goliath.com)

• LAFONT Marie-Hélène : Nos vies. 1 vol. br, 192 p, éd. Buchet-Chastel, 15€.

Z Lafont► “J’ai l’œil, je n’oublie à peu près rien, ce que j’ai oublié, je l’invente. J’ai toujours fait ça, comme ça, c’était mon rôle dans la famille, jusqu’à la mort de grand-mère Lucie, la vraie mort, la seconde. Elle ne voulait personne d’autre pour lui raconter, elle disait qu’avec moi elle voyait mieux qu’avant son attaque”. Le Franprix de la rue du Rendez-Vous, à Paris. Une femme, que l’on devine solitaire, regarde et imagine. Gordana, la caissière. L’homme encore jeune qui s’obstine à venir chaque vendredi matin… Silencieusement elle dévide l’écheveau de ces vies ordinaires. Et remonte le fil de sa propre histoire… “Un roman attachant sur le monde urbain et ses solitudes”lit-on dans Version Fémina. De son côté, Christiane Ferniot écrit dans le magazine Lire : “Tant qu’il y aura Marie-Hélène Lafon, son style pointu et généreux, le rythme majestueux et tendu de ses phrases et sa façon de décomposer la douleur de la solitude sans larmoyer, le lecteur saura que la beauté clairvoyante est au cœur du roman”. Marie-Hélène Lafon est  professeure de lettres classiques à Paris. Née à Aurillac, elle a vécu jusqu’à l’âge adulte à Saint-Flour.

• L’HÉRITIER Alain : L’ours du Cézallier. 1 vol. br, 206 p, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Romans, 18 €.

Z LHERITIERComment trouver l’âme sœur quand on est un jeune paysan, au cœur du Cézallier ? C’est là que s’est installé Daniel, dans une ferme marquée par de sombres découvertes : on y a retrouvé régulièrement des cadavres de suicidés ou de personnes qui ont été assassinées…Malgré ce cadre dramatique, Daniel qui est pourtant d’une timidité maladive, n’en est pas moins  fermement décidé  à tout mettre en œuvre pour trouver enfin l’âme sœur.

• MARCASTEL Jean-Luc : Un pape pour l’apocalypse. 1 vol. br, 544 p, éd Pygmalion, 20,90 €.

Z Marcastekl A Aurillac, le capitaine Malo Sinclair s’ennuie… Il faut dire que Malo, jeune as prometteur de la police criminelle du quai des Orfèvres, avait tout pour monter vite et haut dans la hiérarchie… s’il n’avait eu la malheureuse idée de démolir le portrait d’un suspect, fils d’un ministre. Pour le protéger autant que pour le punir, son chef a décidé de le mettre « au vert ». Et pour ce faire, quoi de mieux qu’Aurillac, préfecture du Cantal, où l’on compte plus de vaches que d’habitants ? Après deux ans, Malo est à la limite de la dépression. C’est alors qu’on l’appelle pour une affaire de vol sur le chantier de fouille de l’abbaye Saint-Géraud récemment mise à jour. Une tête mécanique, incroyable vestige, presqu’une légende urbaine, a disparu. Enfin une affaire qui sort de l’ordinaire ! Mais, quand les cadavres pleuvent, Malo ne peut se dire qu’une chose : il n’en demandait pas tant… Un polar ésotérique autour du personnage de Gerbert d’Aurillac, le sulfureux Pape de l’an Mil. Né en 1969 à Aurillac, Jean-Luc Marcastel est un écrivain français d’imaginaire, auteur de la série à succès Louis le Galoup. Un Pape pour l’Apocalypse est son premier thriller.

• MAXIMY Hubert de : Le loup de Chomelix. Une enquête du sous-préfet Stanislas.  1 vol. br, 320 p, éd. de l’Archipel, 20 €.

Z MaximyJanvier 1816. Sur le plateau gelé du Haut-Velay, le corps d’un valet de ferme est retrouvé éviscéré près du village de Chomelix. Est-ce l’œuvre d’un loup ? Voire d’un garou ? Le lendemain même, Stanislas Vimal, nommé sous-préfet à vingt-six ans, arrive au Puy. Dans la suite du futur Louis XVIII en exil, il a grandi entre l’Allemagne, la Russie et l’Angleterre. Citoyen de nulle part et de partout, réputé proche du nouveau pouvoir, Stanislas suscite la méfiance du préfet Boucaut, son supérieur. Lequel, pour l’éloigner, l’envoie enquêter sur ce fait divers sans intérêt. Du moins le croit-il… Car, les mois suivants, à chaque pleine lune, un bourgeois est égorgé aux alentours de Chomelix. Et l’on se remet à parler des Verdets, ces royalistes massacreurs de notables de l’Empire… Aidé d’un braconnier et d’un commissaire de police, Stanislas ne se doute pas que son enquête va exhumer des vérités dérangeantes… Né en 1944 à Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire), Hubert de Maximy a été producteur et réalisateur de documentaires. Il a reçu en 2010 le prix Paul-Féval de littérature populaire pour Le Destin d’Honorine (Presses de la Cité). (D’après le site Occitanie Tribune).

• MERCADIÉ Louis : L’enfant trouvée. 1 vol. br, 288 p, éd. de Borée,  18,90 €.

Z MercadiéAbandonnée sur le parvis d’une église par une nuit glaciale, Noëlle a été recueillie par les soeurs et va grandir à l’orphelinat. Comme tous les enfants sans famille, la petite fille doit participer aux tâches de nettoyage et d’entretien de l’établissement, jusqu’au jour où on estimera qu’elle est en âge de travailler. Exploitée comme tant d’autres dans une filature puis à la mine, l’existence qui l’attend n’a rien de réjouissant. Pourtant, Noëlle ne baisse jamais les bras. Des écuries d’un château aux barricades de la Commune, du froid des nuits sans toit à la chaleur d’un atelier d’artiste, elle est poussée par l’espoir de retrouver un jour celle qui l’a mise au monde. Fils d’un tonnelier dont il a conservé le savoir-faire, Louis Mercadié est un amoureux du temps passé. Membre de la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron et historien, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Marie Talabot, une Aveyronnaise dans le tourbillon du XIXe siècle, pour lequel il a reçu deux prix littéraires.

• PALET Marie de : Le temps des aubépines. 1 vol. br, 580 p, éd. À vue d’œil, coll. 16-17 – Terroir, 24 €.

Z DE PALET►Livre en grands caractères.  Sylvie se méfie. Après des années d’indifférence, la soudaine gentillesse d’Amélie, cet excès d’attention, ne lui disent rien qui vaille : il y a anguille sous roche…Orpheline depuis sa plus tendre enfance, Sylvie vit chez les Verneuil, de lointains cousins de sa mère. Elle a grandi tant bien que mal, préposée aux tâches les plus ingrates, sous le joug de la rude et autoritaire Amélie. Cette dernière a promis de l’élever comme sa propre fille, mais la jeune femme se demande si sa cousine l’a vraiment recueillie par charité. D’autant que, maintenant que Sylvie est en âge de se marier, Amélie semble avoir des plans bien précis quant à son avenir…

PARAILLOUS  Alain: Anthologie polissonne: petites histoires indécentes de la littérature.  1 vol. br, 275 p, éd. de Borée, coll. Histoire et documents, 21 €.

Z anrthologueLa vie des grands écrivains est souvent plus passionnante encore que les romans qu’ils ont écrits. Pour la plupart d’entre eux, leur carrière amoureuse a été aussi foisonnante que leurs productions littéraires… George Sand, Madame de Staël : des croqueuses d’hommes ; Chateaubriand, Hugo, Stendhal : d’insatiables Dom Juan… Et ceux que l’on aurait cru bien sages : Vigny, Lamartine… de sacrés coquins également. Comme si les facultés créatrices de ces hommes et de ces femmes avaient été proportionnelles à leurs appétits sexuels. Ce livre pourrait être une histoire de la littérature française, du Moyen Age jusqu’à 1900, à ceci près que les biographies présentées avec humour à travers ces pages sont vues depuis ce que les grincheux pourraient appeler « le petit bout de la lorgnette ». Et si ces histoires polissonnes, savoureuses, pittoresques, étonnantes, affriolantes, étaient au cœur même de la création artistique ? Ancien professeur de lettres, Alain Paraillous est un amoureux du terroir, un amour qu’il a su faire partager au travers de plusieurs de ses romans parus aux éditions De Borée. Il nous propose ici d’entrer dans des alcôves privées, aux côtés de génies de la littérature, dont les œuvres sont l’expression même de l’esprit français.

• PERRÈVE Paul : Les galoches rouges. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X PERREVEEn 1943, pour échapper aux dangers de la guerre, Pierre, petit citadin, se réfugie avec sa mère à la campagne. Il y rencontre Julien, fils de paysans. Entre les deux enfants, à la vie pourtant si opposée, se tisse une amitié faite de joies, de heurts et de jalousies. Tous deux chaussés de leurs galoches, ils fréquentent l’école du village, connaissent leurs premiers émois amoureux, prennent le maquis. Un roman alerte et imagé, coloré comme la palette d’un peintre… Après des études médicales à Lyon, Paul Perrève s’est installé comme médecin généraliste en Haute-Ardèche, où il a exercé jusqu’en 1970, avant de s’implanter à Roanne. Toujours très actif et créatif, il partage son temps entre l’écriture, la peinture et l’archéologie.

• PRORIOL René : Antoinette, une vie de femme en 1900. 1 vol. br, 310 p, glossaire, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X PRORIOLDe 1880 à 1972, à travers l’Ardèche et la Haute-Loire, l’histoire d’une vie, celle d’ Antoinette Véron de la Rouvière , grand-mère de l’auteur. Elle  garde les chèvres de ses parents dans la région de Largentière. Grâce à une volonté de fer et à un travail acharné, elle va faire « fortune » dans le commerce et l’agriculture, affronter toutes les épreuves de la vie et surtout les difficultés de la guerre. Ainsi, avec ce premier roman, René Proriol offre le récit émouvant et plein de souvenirs du destin d’une femme d’exception, sa grand-mère, et tente par la même occasion de clore l’histoire de sa famille Ardéchoise. Né en Haute-Loire en 1945, René Proriol y a vécu jusqu à dix-huit ans. Venu à Lyon pour y poursuivre ses études, il y enseigne les Lettres classiques en Lycée. C’est à partir de 1985 qu’il se met à l’écriture par le biais d’un groupe d’écriture de Rhône-Alpes. Il est enseignant en expression et communication en IUT. Antoinette est sa première publication. 

• RIBES Georges : Les gens de la vallée. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X RIBESLe Vieux Joseph est né bien avant la fin du XIXe siècle. Il a vécu les deux guerres mondiales. A travers portraits et anecdotes, il raconte la vie d’un village isolé, de la veille de la guerre de 1914-1918 jusqu’aux années 1950, des derniers loups… aux derniers écoliers ! Dans la lignée des Mémoires d’un papi auvergnat, Georges Ribes conte le quotidien d’une vallée, un mode de vie balayé par le progrès venu des grandes villes. Sous l’apparente légèreté d’une narration entre fable et conversation, à la manière des veillées d’antan, il sait saisir, avec un humour subtil, les scènes, les personnages qui incarnent des époques enfouies au creux des souvenirs. Georges Ribes est né à Aurillac en 1938. Après des études dans sa ville natale, il intègre la faculté de Toulouse et devient, en 1959,  » hussard noir de la République « . Il exerce ses fonctions d’instituteur à Marzun–de-Leyvaux (dans le Cézallier), Neussargues, La Chourlie-de-Sénezergues, Boisset et enfin Aurillac. Conteur né, aimant les petites gens de l’Auvergne profonde, il narre avec humour et bienveillance leurs aventures et leurs mésaventures et profite des heures calmes de la retraite pour écrire son ouvrage Les Gens de la Vallée. Il est décédé des suites d’un accident, en 1998, sans avoir osé, par modestie, le faire publier.

• ROCHE Florence : Philomène et les siens. 1 vol. br, 522 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 22,90 €.

Z Roche philomèneAvant la Grande Guerre, en Velay, Philomène Dolmazon vit chez son père, un cultivateur prospère, avec son mari et ses deux garçons. Elle est contrariée quand elle voit revenir son frère du régiment avec une femme épousée à Paris et des jumeaux en bas âge. Sarah, la nouvelle venue, originaire de Pologne, peine à se faire accepter, d’autant plus qu’elle est de confession israélite. Mais les préventions tombent lorsqu’elle annonce qu’elle fera baptiser ses enfants et se convertira. Néanmoins, la personnalité de Sarah ne correspond pas à ce que l’on apprend de son histoire. Sarah est riche, très riche, au point d’aider les Dolmazon à financer leurs projets d’agrandissement de l’exploitation familiale. D’où vient son argent ? Alors que la guerre éclate et que les hommes partent au front, Philomène est loin de se douter que le destin la laissera seule face à de terribles révélations… Florence Roche  entraîne ses  lecteurs, d’une guerre à l’autre, dans une nouvelle saga étourdissante, aux rebondissements incessants, illuminée par une héroïne hors du commun, perpétuellement confrontée au même choix difficile entre son sens du devoir et son aspiration au bonheur.

 • ROCHE Florence : La réfugiée du domaine. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 320 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 23,50 €.

Z Roche réfugiéeDans les années 30, Irène, une orpheline de dix-neuf ans, est placée comme vachère chez des fermiers du haut plateau du Chambon. Sa rude vie de paysanne est adoucie par la bienveillance d’une inconnue. Cette bienfaitrice, qui vit à l’écart du village, a purgé une lourde peine de prison. Pourquoi s’intéresse-t-elle à elle ? Irène apprend qu’avant d’être abandonnée, elle a vécu dans la région. Était-elle la fille d’une réfugiée étrangère, comme l’indique son dossier à l’orphelinat ? Que lui cache le pasteur de la maison d’accueil où elle avait été placée ?  Pour percer le mystère de ses origines et conquérir le droit à l’amour et au bonheur, Irène devra regarder en face la plus terrible des vérités…

STRATONOVITCH Jean : Le jeu des petits dessins. 1 vol. br, 260 p, éd. Ysec éditions (Louviers), 22 €.

Z Jeu-des-petits-dessins-couv-RVB-700pxTrois étudiants fraternels, créatifs et farfelus se prennent de passion pour un projet somptueux et un peu loufoque : inventer une langue qui ne se parle pas mais se dessine, une langue d’idéogrammes prolongeant ceux dont l’humanité s’est déjà pourvue. Jusqu’où iront-ils ? Parviendront-ils à atteindre le véritable niveau du langage ? Et combien de temps ces ingénus mettront-ils pour s’apercevoir qu’ils ne sont pas les premiers à avoir une telle idée ? Une promenade récréative autour du langage, de la langue des signes des sourds, des langues de l’humanité, des petits dessins porteurs de sens, de la linguistique  réaliste ou féerique… L’histoire se déroule à Clermont-Ferrand, dans les années post-soixante-huitardes. Jean Stratonovitch, agrégé de mathématiques, docteur es sciences en physique, est l’auteur d’une dizaine de pièces de théâtre, a été chroniqueur hebdomadaire à France Bleu Auvergne. Il fait également de la sculpture.

Teilhard aujourd’hui :  Regarder la guerre en face, voir au-delà : de la genèse d’une pensée aux turbulences actuelles sur la mondialisationActes du colloque de Reims, 2017. 1 vol. br, 68 p, éd. Saint-Léger éditions (Chouzé-sur-Loire), 10 €.

• VALETTE Paule : Le pain de cendres. 1 vol. br, 280 p,  éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X ValetteBon travailleur, mais jaloux de sa liberté, Emile, le journalier, ne reste jamais longtemps dans la même ferme, sauf en hiver, pour se mettre à l’abri. Devant la porte de l’Aygletière, il est tenté de faire demi-tour… mais il laisse ses pas le mener vers son destin. L’Aygletière est une ferme grise, ses occupants n’ont en commun que le « joug du travail partagé » dans un monde hors du temps. Le grand-père s éteint lentement dans l’indifférence totale. La famille attend que le vieux trépasse, que le fils se marie enfin et assure sa descendance. Drôle de famille. Chez ces gens-là, on ne cause pas, monsieur… Pour la première fois de sa vie, Emilie ne songe plus à reprendre sa route. Paule Valette est née en Ardèche, où sa famille est établie depuis plusieurs siècles. Avec le Pain de cendre, histoire poignante d’une vie d’homme ratée, c’est son quatrième roman de la terre.

VALLÈS Jules : Jean Delbenne  suivi de  Un gentilhomme. Édition établie par  François Marotin. 1 vol. br, 192 p, éd. Paléo (Clermont-Ferrand), coll. La collection de sable, 26 €.

Z VALLESLa première édition de Jean Delbenne remonte à  octobre 1865, année où  elle fut publiée en feuilleton dans le journal L’Époque. L’action a pour cadre la commune d’Yssingeaux, dans laquelle le personnage principal entretient une liaison extra-conjugale avec  l’épouse de l’avoué.  Dans Un gentilhomme,  premier roman de Jules Vallès, paru en feuilleton en 1869, l’écrivain s’inspire de la tradition du roman rustique illustrée par George Sand et Flora Tristan. Évoquant avec une certaine nostalgie parfois idéalisée une vie simple, laborieuse, proche de la nature — qu’il opposera souvent aux artifices vains de la culture et de la promotion sociale —, il interroge implicitement les choix politiques de la paysannerie, dont il privilégie bien sûr des traditions républicaines, et les potentialités de rébellion et de jacquerie latentes parmi les pauvres ruraux. En face de cet univers, il campe une famille de grands propriétaires, déchirée par des mœurs d’avarice, de jalousie, de refoulement religieux et moraliste, dont la bienséance remâche des haines destructrices dans l’obsession de sa ruine emblématique. S’ouvrant comme un tableau réaliste, ce roman dont la construction est parfois allusive évolue vers un portrait psychologique non dénué de hardiesse dans le Second Empire finissant. Il aborde le tabou ravageur de la sexualité, dont il raille les ridicules codifiés et dont il déplore les conséquences tragiques. Il s’achève dans des scènes dignes d’un roman policier.

• VENTRE Julien : Julien des collines: une enfance provençale. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X VENTRESi l’année 1939 est de sinistre mémoire dans l’esprit de la plupart des hommes, ce n’est pas le cas pour Julien qui, à tout juste quatre ans, fabrique ses premiers souvenirs. L’insouciance de ce fils de berger n’est en effet guère perturbée par ces temps de guerre, puis de restrictions. De la petite enfance à la campagne aux années d’internat où la discipline est impitoyable, Julien partage les moments inoubliables d’une jeunesse dont le maître mot est sans conteste bonheur. Dès ses plus jeunes années, dans sa famille tout entière consacrée à la vie pastorale, Julien Ventre avait décidé qu’il serait berger. Jusqu’en 1956, son métier de « pastre » marquera beaucoup sa vie, qu’il relate ici avec beaucoup d’humanité.

VIALATTE Alexandre : Cahiers Alexandre Vialatte : Mes chères cousines. 1 vol. br, éd. Association Les Amis d’Alexandre Vialatte, coll.  Cahiers Vialatte, 25 €.

Z VialatteCes nouveaux Cahiers des amis d’Alexandre Vialatte, « Mes chères cousines, » qui viennent de sortir, sont un double recueil de lettres qu’Alexandre Vialatte écrivit dans sa jeunesse, entre 1916 et 1929, à Guite et Anne Vincent. Elles sont suivies de celles que Guite Vincent adressa à Ferny Besson, entre 1982 et 1993, dix ans après la mort d’Alexandre Vialatte. Ferny Besson avait cherché à entrer en relation avec ces cousines, notamment au moment où elle composait sa biographie La complainte d’un enfant frivole.  Guite Vincent et Ferny Besson devinrent de grandes amies comme en témoignent ces lettres. Ce double recueil de correspondances, à plus de 50 ans de distance, éclaire un aspect de la sensibilité d’Alexandre Vialatte, notamment à l’époque où il composait Battling le ténébreux et découvrait Kafka. Il permet aussi d’en savoir plus  sur les années passées par l’écrivain en Allemagne…

• VITTÉ Louis-Olivier : La statue engloutie. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 330 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 23,95 €.

Z VITTEDans les années 70, entre Auvergne et Limousin, sur les rives d’un lac artificiel alimenté par la Dordogne, se font face les Chastagnol et les Fontcroze, deux familles terriennes qu’opposent depuis des générations d’obscures querelles de voisinage.Quand le fils Chastagnol noue une idylle avec la fille Fontcroze, on se met à espérer une réconciliation. Mais la rivalité se réveille à propos d’une chapelle dédiée à sainte Madeleine. L’affaire paraît oiseuse puisque l’édifice a été englouti lors de la mise en eau du lac plus de trente ans auparavant. Or il apparaît que celle des deux familles qui pourra présenter, devant notaire, la statue de sainte Madeleine qu’abritait la chapelle héritera de l’immense domaine d’une congrégation religieuse. La statue a disparu. Chacune des deux familles se lance dans une quête éperdue où tous les coups sont permis… Fidèle à ses attaches limousines, Louis-Olivier Vitté propose  une trépidante aventure, pleine de poésie et de surprises, sur les traces d’un incroyable trésor…

◘ HISTOIRE

BENOIST Pierre : Au fil de l’eau : châteaux et maison fortes du Haut Allier.  Photographies de Monique Benoist. 1 vol. br, 200 p, illustrations, éd. de  l’Arzallier (Prades), 19 €

Au-fil-de-l-eauLes ruines des châteaux du Haut-Allier retrouvent, sous la plume de l’auteur Pierre Benoist, l’histoire de leur lustre passé. Après avoir consacré quatre ouvrages à l’histoire de Prades, son village natal, et un livre à la Bête du Gévaudan, en collaboration avec le spécialiste de la question Bernard Soulier, Pierre Benoist a repris son bâton d’historien pour arpenter le Haut-Allier à la recherche des constructions d’importance qui peuplaient le territoire en des temps plus anciens. De cette quête est né son dernier ouvrage, Au fil de l’eau, châteaux et maisons fortes du Haut-Allier, aux éditions de l’Arzallier, illustré par son épouse Monique.  Entre rencontres et découverte des paysages altiligériens, il raconte les histoires des vieilles pierres qui jadis surplombaient la rivière Allier de toute leur superbe. Un récit où il  “promène le lecteur sur des chemins de la vallée de l’Allier pour lui donner envie d’aller lui-même les parcourir”. Mais l’auteur n’a pas dit ici son dernier mot puisqu’un nouvel ouvrage devrait sortir prochainement. Une nouvelle histoire où il se replongera dans ses années d’adolescence, de 1955 à 1968, passées entre Prades et Paris…

• BRUNAUX Jean-Louis : Vercingétorix. 1 vol. br, 340 p, pl. illustrations, éd. Gallimard, coll. Nrf  Biographies, 22 €.

Z VercingétorixDe Vercingétorix, on connaît surtout le nom, sa lutte héroïque contre Rome, sa défaite à Alésia et le récit biaisé qu’en donnera Jules César. Mais d’autres écrits et les trésors exhumés par l’archéologie invitent à le redécouvrir et, au miroir de ce destin hors du commun, à explorer des pans enfouis de l’histoire de l’ancienne Gaule. Cet adolescent arverne, fils de roi, tôt formé à la chose militaire, s’est hissé tout jeune au commandement suprême de la résistance gauloise au conquérant romain. Revers militaire qui recouvre une victoire politique – l’unification des peuples gaulois – dont il deviendra le symbole. Cette biographie, la première qui lui est consacrée, n’entend céder ni aux hagiographies complaisantes, ni aux légendes controuvées, ni aux appropriations idéologiques. Elle retrace à nouveaux frais, à partir de sources souvent oubliées, l’itinéraire singulier de cette figure d’exception : son enfance au sein d’une lignée aristocratique ; l’éducation reçue par ses maîtres druides ; sa formation, surtout, auprès de César dont il est devenu l’otage ; la rébellion enfin où il se découvre grand leader politique et redoutable chef militaire. Une vie si brève qui aura nourri une si longue postérité. En suivant ses pas, au fil des chapitres, c’est une nouvelle lecture de l’histoire de la civilisation et du peuple gaulois que ce livre fait découvrir : une société en plein essor, déjà bien structurée, agitée par des assemblées remuantes et ouverte au monde, à l’ombre menaçante de l’impérialisme romain.

DOUSSET Jean-Luc : Commandeur Cazeneuve : le magicien était un aventurier. 1 vol. br, 345 p, éd. Jeanne-D’Arc (Le Puy-en-Velay), coll. Biographie, 17 €.

 téléchargement (1)► La magie fascine ! Lui est un prestidigitateur qui envoûte ! Marius Cazeneuve naît à Toulouse, en 1839. Il se produit devant Napoléon III, séduit toutes les Cours d’Europe, le bey de Tunis, qui le décore de l’ordre de Nichan Iftikhar. Désormais, aux yeux de tous, il est le Commandeur. L’illusionniste multiplie les expériences de transmissions de pensée, de suggestion avec son assistante et épouse Alice, puis sa nièce Reine Desolange !Décapité ! Il brandit sa tête à bout de bras. Il se fait tirer dessus ! Il arrête les balles qui lui sont destinées. Magicien et aventurier ! Il fait quatre fois le tour du monde. Marius Cazeneuve est aussi un scientifique, un astronome…  En 1874, il fonde l’Institut du Progrès pour lutter contre toute forme de charlatanisme et de superstition ! La mode est au spiritisme. Il met tout son esprit à combattre tables tournantes et autres communications avec l’au-delà. Aventurier et diplomate ! En 1886, il est envoyé en mission renforcer la présence française sur l’île de Madagascar face aux Britanniques. Sa mission est un succès politique, économique… Médecin, confident, ami, il tombe sous le charme de la reine Ranavalona III mariée à un Premier ministre bien plus âgé, autoritaire… Elle a 24 ans, Marius Cazeneuve succombe à sa beauté. Sont-ils devenus amants ? Certains ont répandu la rumeur !Certains disent qu’il aurait pu devenir roi de Madagascar !

• GARBAYRE Linda (sous la direction de) : Le rôle des femmes dans les sociétés américaine et européenne au XVIIIè siècle. Représentations et pratiques. 80p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Histoires croisées, disponible uniquement en version Epub ou PDF, 7,50 €.

Roledesfemmes_P1► Cet ouvrage porte sur le rôle social et politique des femmes dans les sociétés européenne et américaine au XVIIIe siècle. Le regard transatlantique montre la grande diversité des rôles des femmes à cette époque. Les conditions sociales et économiques des femmes influent fortement sur leurs modes de politisation et d’engagement dans la vie de la cité. Le livre montre aussi que les réalités vécues en Europe et en Amérique à cette époque peuvent différer des représentations de compassion et de bienveillance dans lesquelles les femmes étaient souvent enfermées. Le rôle social des femmes évolue à l’époque des Lumières dans un sens généralement plus libérateur pour elles, en raison, par exemple, d’une amélioration de leur accès à l’instruction, qui a mené certaines à publier leurs œuvres sous leur vrai nom. Il n’en demeure pas moins qu’elles sont restées largement soumises à cette époque à un ordre social, politique et juridique masculin, qui continuait à les cantonner dans des rôles subordonnés ou marginaux.  Linda Garbaye est maître de conférences en histoire et civilisation américaine à l’Université Clermont Auvergne. Elle est membre du Centre d’Histoire  Espaces et Cultures.

MOULIER Pierre : Croix de Haute Auvergne. Nouvelle édition.  Illustrations de Pascale Moulier. 1 vol. br, 332 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 32 €.

Z MOULIERRien de plus inévitable, mais rien aussi de plus méconnu que nos croix de chemins…Le département du Cantal, anciennement  Haute-Auvergne, est riche de ce patrimoine à la fois religieux et populaire, qui veille sur les sommets, les ponts, les fontaines, les maisons, les entrées et les places de nos villages, qui sacralise nos carrefours et nos chemins creux.Ce livre nous invite à découvrir plus de 700 croix, de la modeste croix paysanne à l’oeuvre d’art aboutie, des premiers monuments du XIIème siècle aux croix jubilaires de l’an 2000. Car toutes les époques et tous les styles se mêlent ici et témoignent de l’enracinement des hommes dans leur terre et dans leur foi. Cet inventaire décrit le rôle des monuments, examine les causes de leur édification et étudie leur histoire souvent complexe. L’architecture, les symboles populaires ou religieux ainsi que les personnages représentés font l’objet d’un décryptage systématique permettant une lecture précise et contextualisée de chaque croix. L’auteur enfin s’est attaché à retrouver un grand nombre de traditions locales, croyances populaires, légendes ou anecdotes liées à ces témoins majeurs de notre passé. Pierre Moulier est professeur de philosophie et dirige la revue « Patrimoine en Haute-Auvergne ». Il explore avec constance les éléments significatifs de l’histoire et de l’identité du Cantal.

• STEVENSON Robert-Louis : Voyage avec un âne dans les Cévennes : Velay, pays de camisards, le haut Gévaudan. Nouvelle édition. 1 vol. br, 223 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1487093844_livre.voyage.avec.un.ane.dans.les.cevennes.r.l.stevenson.ardeche.cevennes.lozere.haute.loire.editions.lacour.olleEn 1878, Stevenson n’est pas encore l’écrivain reconnu de L’île au trésor (1883) ou de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) … Le 22 septembre, en quête d’aventure et pour guérir d’un chagrin d’amour, Robert-Louis Stevenson, a 28 ans, part à pied du Monastier-sur-Gazeille accompagné d’une ânesse, Modestine, pour rejoindre douze jours plus tard Saint-Jean-du-Gard. Dans un pittoresque journal de route, il raconte avec humour, au fil des 150 kilomètres du parcours, ses déboires avec Modestine, découvre des lieux chargés d’Histoire – la terrible guerre des Camisards -, évoque ses rencontres et ses nuits à la belle étoile… « J’étais l’animal le plus heureux du monde », écrivait-il. Passant par le Mont Lozère, il fit étape au Pont-de-Montvert, où se déroula, sous le siècle de Louis XIV, l’assassinat de l’abbé du Chayla qui déclencha la terrible guerre des Camisards en 1702, événement raconté par Stevenson et auquel l’auteur accorde une large place dans cette bande dessinée. Ce chemin, tracé par Stevenson, est depuis devenu le fameux GR 70 (qui parcourt les Cévennes par la Haute-Loire, l’Ardèche, la Lozère et le Gard), assidûment pratiqué par de nombreux randonneurs.

TIXIER Éric : Les actes de réception des notaires royaux, sénéchaussée de Riom, 1631-1637. 1 vol. br, 316 p, autoédition Éric Tixier (Clermont-Ferrand), 55 €

• VINSON Éric, VIGUIER-VINSON Sophie :  Mandela et Gandhi. La sagesse peut-elle changer le monde ?

Z VINSON Mandela et Gandhi : deux héros de la liberté, deux  » saints laïcs  » selon certains, érigés en icônes mondiales. Mais aussi deux hommes bien réels – avec leurs parts d’ombre et de lumière –, dont l’expérience politique a été forgée au creuset d’une terre commune, l’Afrique du Sud. C’est en effet dans ce pays qu’au tout début du XXe siècle le jeune Gandhi, alors avocat pour la communauté indienne locale, a inventé le satyagraha, une méthode de désobéissance civile non violente qui plus tard influencera fortement l’ANC et Mandela. Rapprocher les parcours de ces deux leaders, comme le font ici les auteurs avec précision et discernement, permet de poser quelques questions fondamentales pour le monde d’aujourd’hui. Gandhi et Mandela à sa suite auraient-ils inventé une nouvelle forme d’action démocratique ? Dans leurs combats politiques, quel rôle ont joué la vertu personnelle, la spiritualité,  » la sagesse « , et quelles leçons peut-on en tirer ? En quoi chacun a-t-il échoué ou réussi, et leurs héritages respectifs ne pourraient-ils pas, sous bénéfice d’inventaire, fonder une  » autre politique  » ? Éric Vinson, docteur en science politique, est chercheur et enseignant spécialisé sur les faits religieux et la laïcité. Sophie Viguier-Vinson est journaliste et collabore à Sciences humaines, L’Express, Le Point. Ensemble, ils ont publié, en 2014 chez Albin Michel, Jaurès le prophète. Mystique et politique d’un combattant républicain.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

•  ROTH Hélène (sous la direction de): Espaces fragiles : Construction scientifique, dynamiques territoriales et action publique. 1 vol. br, 260 p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal,  coll Territoires n°1, 20€.

image► Le terme “espaces fragiles” s’est répandu dans la recherche en géographie dans le courant de la décennie 1980, pour contourner l’aspect négatif et stigmatisant des qualificatifs “périphériques, en crise,  en difficulté  ou  défavorisés ”. Cet ouvrage met à l’épreuve la catégorie de pensée et d’action  “espace fragile”, tout en cherchant à caractériser les trajectoires de ces espaces.Les auteurs interrogent ainsi la fabrique des espaces fragiles : comment sont définies les différentes catégories d’espaces “ fragiles” dans les politiques publiques et dans la littérature scientifique ? Dans quels contextes épistémologiques et sociétaux ces catégories ont-elles émergé et évolué ? Quels indicateurs utiliser pour cerner la fragilité ? Comment les critères de définition sont-ils construits, et que révèlent-ils du regard que porte la société sur ces espaces ? En analysant les caractéristiques et les dynamiques territoriales de différents types d’espaces (petites communes, petites villes, arrière-pays, zones frontalières, etc.), les contributeurs de cet ouvrage documentent aussi la tension entre, d’une part, le constat de la puissance des héritages, souvent handicapante et explicative de la fragilité et, d’autre part, celui de la diversité des trajectoires d’espaces fragilisés, observés à grande échelle. Se révèlent ainsi la réversibilité des dynamiques, et les effets parfois ambigus de l’action publique à leur égard. Hélène Roth est géographe, enseignante-chercheure à l’université Clermont Auvergne et à l’UMR Territoires. Ses recherches portent sur les territoires en déclin et les espaces de la pauvreté, en France et en Allemagne.

◘ DIVERS

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

ARRIBA Suzanne de : Un Ange égaré sur la terre. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Z de arribaC’est un bel enfant, ce Janet ! On le dit un peu attardé, parce qu’il est plus lent, plus calme que les gamins de son âge. Mais il a tellement d’amour à donner : à son père indifférent, à sa mère bien-aimée, à sa chère tante Justine, à la vieille Laurentine, et même à Jules, le régisseur de l’oliveraie familiale. Et surtout à Arthur, son demi-frère, qui a tout, alors que lui n’a rien. Cet ange égaré sur la terre réussira-t-il à surmonter toutes les épreuves qui se dresseront devant lui, pour réunir ceux qu’il aime ? Arthur, lui, regrette sa terre natale ; le murmure des oliviers lui manque. Sa trépidante vie parisienne dans les médias, pas plus que ses amours compliquées, ne le satisfont. Il se demande s’il ne pourrait pas tout recommencer dans les collines. Mais le plus urgent est d’apprivoiser de nouveau Janet, et de lui donner une part de ce qui aurait dû lui revenir de droit. Les personnages de cette histoire ont en commun de devoir faire face aux humiliations, mais tous trouvent la force de continuer à avancer envers et contre tout. Un roman plein d’amour, de tension dramatique et de tendresse. Suzanne de Arriba est l’auteur de nombreux livres, parus aux éditions Lucien Souny, parmi lesquels La Terre des retrouvailles, Une Famille du coteau, Le Val aux iris.

• BORDES Gilbert : Au nom du bonheur. 1 vol. br, 864 p,  éd Omnibus, 28 €.

Z BORDES BIONHEURRegroupe cinq romans qui font la part belle au bonheur : La Maison des Houches, Le Cri du goéland, Le Chant du papillon, Le Barrage et La Tour de Malvent.  Chacun se trouve à un moment de sa vie confronté à des épreuves. Et pour surmonter un deuil, pour oublier un amour impossible, pour arriver à alléger le poids que les ans fait peser sur nos épaules, le courage est nécessaire. Ce chemin pour retrouver le bonheur, sur lequel Gilbert Bordes avec justesse et sensibilité emmène ses personnages, s’éclaire au fil des rencontres qu’ils y feront. Avec un proche plus âgé ou plus jeune, avec l’ami oublié ou le voisin discret, qui seront tous à leur manière un guide. La terre qui est la leur est aussi une alliée, et ils y puisent des ressources insoupçonnées qui les aide à reprendre pleinement goût à la vie.  Cinq romans généreux à découvrir ou à redécouvrir. 

• BORDES Gilbert : L’année de la pluie. 1 vol. br, 352 p, éd. Belfond, 20,90 €.

9782714475008 Au début du XIVè siècle, le climat change. En 1316, la pluie détruit les récoltes et provoque l’une des plus grandes famines du Moyen Âge. À l’aube de la guerre de Cent Ans, le royaume de France est plus que jamais divisé. Louis X, fils de Philippe le Bel, est un roi faible. Son oncle, Charles de Valois, gouverne le pays à sa place dans le dessein de monter sur le trône. Il se met en quête du trésor des Templiers, que l’on dit caché au château de Conflans. Seuls Isabeau et Louis, les petits-neveux du grand maître Jacques de Molay, mort sur le bûcher, ont échappé au massacre de leur famille et sont secrètement placés sous la protection d’Eude de Breiville. Cet humble seigneur à la carrure de géant voit sa tâche se compliquer avec les premiers émois d’Isabeau, qui se portent sur son fils Geoffroy, et ne tarde pas à se retrouver au coeur d’un redoutable jeu de pouvoir et de manipulations… Avec lui, on vit à la cour de France où le poison est le meilleur argument pour asseoir l’autorité d’une multitude d’intrigants. Après les succès de La Mémoire au coeur, La Disparue de Saint-Sauveur et L’Enfant de Loire, Gilbert Bordes revient à un genre qui lui est cher, le roman historique. L’intrigant Moyen Âge devient le théâtre flamboyant de personnages forts et authentiques, entre violence et passion, vengeance et complot, mensonge et trahison.

• BORDES Gilbert : Le porteur de destins. Ouvrage en grands caractères. 1 vol. br, 390 p, éd. Les Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

2018_ER_Gilbert-Bordes_LePorteurDeDestins_PLAT1_RVB-546x800.jpg La Première Guerre mondiale a brisé ses rêves. A dix-neuf ans, Antonin Chèze, fils de paysans aisés, survit à la balle qui lui arrache le bras. Mais de retour au village, il doit renoncer à diriger le domaine de ses parents. Et découvre que celle qu’il aime en a épousé un autre… Antonin devient facteur à pied. De maison en maison, il s’introduit dans la vie des gens, distribuant les bonnes mais aussi les mauvaises nouvelles, celles après lesquelles la vie n’est plus jamais comme avant. En portant celui des autres, Antonin redevient maître de son destin. Et, peu à peu, réapprend à vivre, à aimer, à semer, à récolter…

• BROCCHI Pierre : Aucun répit. 1 vol.  br, 273 p,  éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 7,50 €.

Z BROCCHI « Fini… Pas eu le temps. » Ce sont les ultimes paroles de Thérèse en présence de sa fille. Que signifient-elles ? « Tout est fini » ? « Finis ce que je n’ai pas eu le temps d’achever » ? Non, décidément, Alyzée n’arrive pas à donner un sens à ces mots. Des mots, elle va en trouver plein d’autres, tout aussi obscurs, dans les carnets que tenait la défunte. Certains sont empilés à la cave, d’autres sont toujours dans la maison en Écosse où Alyzée a grandi. Des écrits terrifiants qui finiront par lui révéler le secret de sa naissance, mais également la mission diabolique que sa mère s’était assignée. Pour honorer les dernières volontés de Thérèse, Alyzée sillonnera la France. Un parcours qui se transformera en un véritable chemin de croix jonché de cadavres. Professeur d’EPS aujourd’hui à la retraite, Pierre Brocchi a enseigné dans le centre de la France (Nevers, Tours, Orléans), puis dans sa région d’origine, Nice et les environs. Depuis qu’il a raccroché les baskets, il écrit. Il a publié à ce jour cinq romans policiers et un recueil de nouvelles, ce dernier au profit des enfants malades d’un hôpital niçois.  En écrivant des thrillers construits autour de faits historiques, de textes ou de personnages antérieurs parfaitement réels, il prend surtout un malin plaisir à jouer avec le lecteur et à l’entraîner sur de fausses pistes. Aucun répit en est un parfait exemple : les « sanctuaires à répit » ont existé et pendant des siècles, pour baptiser les enfants mort-nés, l’Église les a faits « ressusciter » sur les fonts baptismaux.

• BUISSON Nelly : La Théière anglaise. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 15 €.

Z BUISSONÀ vingt-cinq ans, Marion vient enfin de décrocher son premier job ! Apaisée, elle s’apprête à louer son tout premier appartement. Pour le meubler, elle compte sur les trésors vintage dont regorge le grenier de la maison familiale. Elle profite de ses dernières vacances pour s’y rendre. Elle découvre, dans une malle remplie d’objets hétéroclites, une théière anglaise – totalement incongrue chez des paysans – qui contient un bijou de valeur et l’adresse d’une femme en Alsace. Personne n’est en mesure de répondre à la multitude de questions qui se bousculent dans la tête de la jeune femme. Elle ne se sent pourtant pas le droit de conserver la broche et elle décide de retrouver la dame pour la lui restituer. Bien que l’affaire s’annonce très compliquée, rien ne la fera renoncer. Parce que le passé n’appartient pas qu’à ceux qui l’ont vécu et que les enfants ont toujours besoin de comprendre, elle ira jusqu’au bout de ses recherches pour connaître la vérité. Elle apprendra qu’il y a dans la vie des rendez-vous auxquels on n’échappe pas, des moments qui surviennent et sur lesquels on s’abuse en croyant qu’ils arrivent par hasard, mais elle est bien loin d’imaginer comment ils feront basculer son destin. Au fil de ses romans, Nelly Buisson a su fidéliser un grand nombre de lecteurs grâce à des histoires originales et fantaisistes, au ton aussi juste que touchant, aux personnages simples et attachants.

• FARAH Dalia : L’amour, voie du bonheur chez Jean Guitton. 1 vol. br, 270 p, biblio, éd. L’Harmattan, coll. Ouverture philosophique, 28 €.

9782343135144r L’amour est-il encore capable d’apporter le bonheur dans notre vie moderne ? Pour essayer d’y répondre à travers la philosophie de Jean Guitton, il nous faut poser d’autres questions : qu’est-ce aujourd’hui que l’amour ? Quelle est sa place dans la vie des jeunes ? Le monde individualisant de notre société moderne et l’attente de trouver son identité par l’autre font de l’affectivité une finalité de l’existence. L’amour peut-il être suffisant pour apporter le bonheur au couple et au sein de la famille ? Dalia Farah est professeur de philosophie contemporaine et de philosophie éthique à l’Université libanaise. Elle a soutenu sa thèse de doctorat sur Jean Guitton en 2007 à l’université Saint-Esprit de Kaslik. Elle s’intéresse surtout aux problèmes humanistes et féministes de ce siècle.

• FLEUTIAUX Pierrette : Destiny : récit. 1 vol. br, 186 p, éd. Actes Sud, coll. Babel, 6,90 €.

Z destiny Deux femmes. L’une jeune, enceinte, noire, totalement démunie, qui dit s’appeler Destiny. L’autre, Anne, grand-mère depuis peu, blanche, classe moyenne éduquée. Par hasard, entre ces deux femmes, s’enclenche une relation fragile, chaotique, toujours au bord de se rompre. Les forces contraires sont puissantes. La jeune Nigériane a fui son pays, traversé les déserts et la mer, subi la menace effrayante de prédateurs de toute espèce. Anne se heurte à la violence de ce passé, se perd dans les malentendus, vacille parfois. Destiny, elle, même au plus profond de sa misère, est certaine d’avoir un destin. Substituant les aléas d’une véritable rencontre aux généralités du phénomène migratoire, une expérience singulière se raconte ici, qui requiert à tout instant de s’inventer, pour approcher peut-être une humanité partagée.

• GALAN Alain : Chafouine. 1 vol. br, 192 p, éd. Buchet-Chastel, 14 €.

9782283031056-e870bÀ La Tremblaie, tous – Delhot, Mélie, le facteur… – affirment avoir aperçu un chat à tête de chouette. Serait-il le fruit d’un accouplement contre nature, un survivant de la faune ancienne ou l’une de ces « bêtes ignorées » dont nous parlent les cryptozoologistes ?  Infatigable coureur de bois, André Delhot, tout au long du récit-journal qu’il consacre à l’affaire, s’efforce-t-il vraiment de la tirer au clair ? Ou, au contraire, s’attache-t-il à brouiller les pistes ? Mais alors, à quelle fin ?…“Alain Galan n’aime rien tant que les zones grises où les repères se brouillent, quand tout s’embrume et se confond, entre chien et loup. Je veux dire, entre chouette et chat. Cette inclination fait de lui, et c’est sous ma plume le plus grand des compliments, un admirable écrivain fantastique.” (Bernard Quiriny. L’Opinion).

• JOMY Alain : Olga et les siens. 1 vol. br, 470 p, , éd. Alma éditions, 23 €. 

Z OLMY 21940. C’est l’Exode. Olga et les siens doivent fuir à nouveau. Pourtant, ils ont déjà tellement voyagé, ils viennent déjà de si loin, de ces communautés juives de Russie, de Pologne, de Bucovine ; ils sont passés par l’Allemagne, sont arrivés à Paris, et voilà qu’ils se retrouvent perdus dans un petit village de Corrèze, où le mari d’Olga meurt. Perdus ? Au contraire, ils s’y sentent protégés, mis à l’abri par quelques habitants qui auront le courage de les aider, leur permettant de fuir le danger, de s’esquiver quand il le faudra, alors que la terreur s’abat. Et la jeune veuve se dépense pour sa famille. Presque tous seront sauvés. Le petit Alain Jomy est l’un d’eux. Soixante-dix ans plus tard, il raconte ici la longue histoire de sa famille, leurs souffrances mais aussi leurs bonheurs, faisant revivre un monde disparu. Avec le cœur d’un enfant et les mots d’un écrivain : “Alain Jomy perpétue une très ancienne tradition culturelle, mémorielle. L’horreur qui a déferlé sur le monde du siècle dernier et s’est plus spécialement acharnée sur lui et ses semblables, a ajouté à l’usage qu’il tenait de la tradition, l’a élevé au rang d’un devoir sacré. (…) Des lambeaux, des cendres, des absences, il infère le récit minutieux, exhaustif de ce qui n’aurait jamais dû arriver et, pourtant, a eu lieu. Il renoue les liens du temps”. (Extrait de la postface de Pierre Bergounioux).

MALAVAL Jean-Paul : La belle étrangère. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 350 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 24,50 €.

Z malaval Au lendemain de la Libération, dans le bourg de Marlianges, en Corrèze, c’est la consternation : le vieux Maximin Maringot a décidé de céder sa propriété des Allognes à ses métayers, les Battisteli. La vente de cette terre, aussi ingrate soit-elle, à des immigrés italiens est perçue comme une trahison. En butte au mépris et aux provocations, les Battisteli se découvrent un allié providentiel en la personne du médecin Bertrand Jouve. Pourquoi cet homme distingué prend-il la défense des Italiens ? On le soupçonne d’avoir pour maîtresse Clara, la fille Battisteli, dont la jeune beauté attise les convoitises. D’aucuns croient que le souvenir encore vivace des horreurs de l’Occupation ramènera les esprits à la raison. Mais que peut la raison dans un climat délétère où la haine devient vite criminelle ? Jean-Paul Malaval évoque dans ce roman sensible et subtil le drame d’un homme aux prises avec l’éternel retour des vieux démons de notre histoire.

O’RYAN Brenda Lee : La Gamine au débardeur rouge. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 6,50 €.

Z BRENDA LEE► Dans sa classe de CM2, Marine Thibeau accueille une bien étrange élève. Racines irlandaises, face lunaire et sourire timide, Gwendoline communique avec une jeune fille décédée il y a vingt ans. Voyant que la gamine souffre de ses « pouvoirs », l’enseignante la prend sous son aile, et, surtout, elle la prend au sérieux. Après un début d’histoire délirant et paranormal, il faut prévenir les autorités, car il s’agit de meurtres qui, eux, sont bien réels, même s’ils relèvent d’un cold case. La brigade du gendarme Thomas Moreau, aidée par l’instit, la petite médium et un ornithologue qui aime les vautours, se lance dans une enquête qui va crescendo, avec des victimes éparpillées aux quatre coins de la France. Mais il faut faire vite, très vite, et devancer l’assassin qui s’apprête à descendre le quatrième homme de cette vieille et sale affaire.

SIGNOL Christian : L’enfant des terres blondes. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 230 p, éd. Gabelire (Montpellier), 23,50 €.

l_enfant-des-terres-blondes À Saint-Martial, on l’avait baptisée  » Idéïoune « , celle qui a de drôles d’idées. Elle, c’est Aurore, la mère de Vincent, écolier de dix ans né de père inconnu. Enfant trop vite mûri qui passe sa vie à défendre sa mère contre les moqueries des enfants et des adultes, contre elle-même parfois, aussi. Quand il a le temps, entre l’école et les travaux à la ferme, Vincent cherche à percer le secret qui entoure sa naissance. Mais au village, personne n’ose évoquer les temps maudits de la guerre. Il faudra la terrible insulte d’un enfant, pendant la récréation, pour que le drame éclate et que les langues se dénouent… » Peut-être le roman le plus émouvant de Christian Signol. » Selon le quotidien La Montagne. Christian Signol est né en 1947. il a signé  en 1984, son premier roman, Les cailloux bleus, inspiré de son enfance quercynoise. Témoignant du même attachement à son pays natal dans ses œuvres ultérieures, il publie notamment Les menthes sauvages (1985), Antonin, paysan du Causse (1986), Les amandiers fleurissaient rouge (1988). À partir de 1992, la trilogie de La rivière Espérance, le fait connaître du grand public. Maître dans l’art des grandes sagas, il est également l’auteur des séries Les vignes de Sainte-Colombe (1996-1997) et Ce que vivent les hommes (2000).

• TILLINAC Denis : Caractériel. 1 vol. br, 173 p, éd. Albin Michel, 15 €.

Z TILLINACC’est l’histoire d’un cancre qui n’en finissait pas d’imaginer des paradis multicolores pour fuir l’enfer gris de l’école. C’est l’histoire d’un sale gosse emprisonné dans la camisole d’une sensiblerie maladive. C’est l’histoire d’un « caractériel » qui a autant désorienté les psys que ses parents et ses copains de classe. L’enfer, c’était le Paris de Doisneau. Le paradis : les deux villages de ses ancêtres, le chant nocturne des grillons, le rouge vénéneux d’une floraison de coquelicots. L’histoire d’un enfant qui n’était pas fait pour devenir un adulte.  On retrouve le talent et le ton si particulier du romancier Denis Tillinac dans ce portrait d’un môme indiscipliné, prêt à tout sacrifier pour sa liberté. Un môme qui nous est bien familier.

◘ HISTOIRE

• AUGUSTIN Jean-Marie : Histoire de la Nouvelle Aquitaine : des anciens territoires à la région. Préface de Alain Rousset. 1 vol. relié sous jaquette,  600 p,  illustration n-b et couleur, index, biblio, éd. La Geste éditions, 35 €.

Z Nouvelle aquitaine Le nom de Nouvelle-Aquitaine donné à la région délimitée en 2015 marque son enracinement dans l’histoire et sa renaissance. Il rappelle à tous le souvenir d’Aliénor, héritière de la longue lignée des ducs d’Aquitaine du Xè au XIIè siècle. Il y a cependant d’autres références historiques : la province romaine créée par l’empereur Auguste en 27 avant J.-C., le territoire contrôlé par l’usurpateur Eudes au VIIIè siècle, le royaume dépendant de l’empire carolingien, le duché reçu par Richard Coeur de Lion, fils d’Aliénor, et la principauté concédée en 1362 par le roi d’Angleterre à son fils aîné le Prince Noir après sa victoire à Poitiers. La Guyenne anglaise est définitivement conquise par Charles VII après la bataille de Castillon en 1453. Dès lors, il n’est plus question d’Aquitaine. Le roi de France crée des gouvernements, lesquels sont la meilleure approche de la notion de province : Aunis, Limousin, Marche, Angoumois et Saintonge, Guyenne et Gascogne, Béarn et Basse Navarre. À partir du XVIIe siècle, des généralités sont placées sous l’autorité d’un intendant à Bordeaux, Limoges, Poitiers, La Rochelle et sur une courte durée à Pau-Bayonne. Au début de la Révolution est opéré un découpage rationnel en départements, administrés par un préfet à partir de 1800. Cependant l’idée régionale progresse depuis le milieu du XIXe siècle et, sous la IVè République, la politique d’aménagement du territoire conduit, en 1956, à la création des trois régions d’Aquitaine, du Limousin et du Poitou-Charentes qui ont fusionné dans la Nouvelle-Aquitaine. Cette histoire a l’ambition de suivre l’évolution politique et administrative des territoires depuis les cités gauloises jusqu’à la région actuelle. Elle s’attache à étudier les institutions locales et les différents relais du pouvoir central, mais aussi les formes de représentation des habitants tant au niveau national que pour organiser la gestion de leurs propres intérêts.  Jean-Marie Augustin, né à Poitiers en 1941, est professeur émérite à la Faculté de droit et des sciences sociales de l’Université de Poitiers où il enseignait l’histoire des institutions .

• LAVALADE Yves : Les noms de lieux du pays d’Argentat, Corrèze : Albussac, Argentat, Forgès, Monceaux-sur-Dordogne, Neuville, Saint-Bonnet-Elvert1 vol. br, 130 p, illustrations, éd. de l’Esperluette (Treignac), 12 €

9791090784659-1Il n’est pas une parcelle de territoire qui n’apporte sa contribution à l’immense fresque des noms de lieux. D’un « pays » à l’autre, d’une commune à sa voisine, se révèle une infinité de nuances, comme sur un tableau impressionniste. Si l’on prend un peu de recul, on distingue mieux les contours des motifs, le volume, les parentés et les dégradés. Dans les tonalités dominantes Le Chambon, Le Chassang, La Salesse, Le Teillol, Les Escures, Vaurette, Le Queyrieux, Aubiat défendent chèrement leur place. Mais des couleurs spécifiques apparaîtront au tableau : La Guierle, Escourbanniers, Les Raysses, ou ce curieux Gueule d’Hindou qui auront besoin de quelque élucidation. Ainsi en est-il du splendide Pays d’Argentat qui va miroitant sous ses lauzesYves Lavalade,  né en 1939, docteur en études romanes, ancien professeur de langues, est aussi l’auteur chez le même éditeur de deux autres ouvrages: Les noms de lieux du pays de Beaulieu-sur- Dordogne, Corrèze (161 p. – 13 €) et de  Les noms de lieux du pays de Juillac, Corrèze – (142 p.  – 12 €).

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• À pied, autour de Tulle et Brive-la-Gaillarde. 22 balades exceptionnelles. 1 vol. br, 48 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Chamina éditions, coll. Les incontournables – Balades et randonnées, 10 €.

Sans titrevc► Au midi du Limousin, entre plateau de Millevaches, Xaintrie, Monédières et Causses, les itinéraires choisis plongent le randonneur dans l’atmosphère particulière d’un Massif central aux accents de sud-ouest. Territoire de moyenne montagne et de plaines, les Pays de Tulle et de Brive sont marqués par la diversité de leurs paysages. Une invitation à découvrir une Corrèze des forteresses et des abbatiales, des gabarriers, des dentelles et des accordéons, une Corrèze facile d’accès grâce au croisement des autoroutes A20 et A89.

◘ DIVERS

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• CENSIER Robert : Robert, enfant de la Loire.  1 vol. br, 150 p, éd. Le Décaèdre (Suilly-la-Tour), 15 €.

En racontant sa jeunesse, Robert Censier exorcise le passé : l’enfance volée, le corps maltraité et son âme d’enfant réfugiée dans la communion avec la nature et les animaux. La narration lui permettra de maîtriser cette histoire douloureuse, impossible à oublier.Histoire personnelle, le récit de Robert Censier est aussi l’histoire de milliers d’enfants sans famille, placés à la campagne dans des fermes pas toujours accueillantes et respectueuses. La Nièvre rurale a été une aire de placement privilégiée pour l’Assistance Publique. Ces enfants déplacés, placés, replacés peuplent les bancs des écoles communales et les monuments aux morts de la Grande Guerre.  Dans ce sombre tableau de l’enfance exploitée et brutalisée apparaît en contrepoint une lumière, Mado, mère adoptive aimante à laquelle Robert voue un attachement indéfectible. La complicité de ces deux êtres trouve refuge dans la nature généreuse qui procure à l’enfant, réconfort, courage et confiance.

• CORNAILLE Didier : L’alambic. 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans terre de France (à paraître le 22 février).

Z Cornaille alambicUne enquête menée de main de maître doublée d’une superbe évocation de la forêt morvandelle au fil des saisons. Nichée entre les collines et les forêts du Morvan, la ferme d’Antoinette a été mise à sac. Pierre, son fils adoptif, le découvre alors qu’il vient pour y passer sa retraite. Mystérieux cambriolage. Mystérieuse maison voisine désertée par la famille Guérande à la Libération. Y aurait-il un lien entre ces deux événements survenus à cinquante années de distance ? Et lequel ? Pierre décide de mener son enquête, mais il se heurte au mutisme des villageois, hormis monsieur Armand – le fabricant d’eau-de-vie – qui sait tout sur tout le monde, mais ne révèle rien sur lui. Pierre Guédeloffe réussira-t-il à lever ce voile et à libérer une nouvelle fois le village, toujours prisonnier de ses lourds secrets ?

• CORNAILLE Didier : Thibault des choucas. 1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans terre de France (à paraître le 22 février)

Z Cornaille Thibault►Afin de sauvegarder l’âme de leur hameau de l’inexorable course du profit et du progrès, des habitants, avec à leur tête Thibaut, un ado plein d’idées, se mobilisent…De ce hameau tranquille, les Ruées, qui a vu sa population fondre comme neige au soleil notamment avec l’envolée des jeunes vers la ville, ne subsistent que l’auberge, la vieille gare et quelques habitations. Une poignée de fidèles aiment se retrouver à l’auberge, lieu d’une riche tradition familiale, où Mathilde a élevé seule Adeline et Thibaut, aujourd’hui adolescents. Bientôt un projet met en concurrence l’auberge de Mathilde et une zone artisanale, dont la municipalité attend beaucoup pour le développement du village voisin et pour l’emploi… Jusqu’à ce jour, grâce à l’auberge et la gare, même désaffectée, les gens du hameau avaient le sentiment de conserver, aussi fragile soit-elle, l’âme des Ruées. Pour combien de temps ? Mais il y a les choucas, ces élégants oiseaux noirs qui nichent sur le toit de la vieille gare ! Dès lors, les causes se confondent. Toucher aux choucas, c’est s’en prendre aux gens du hameau… Et le timide Thibaut sait, lui, d’un crayonné habile, comment rallier le plus grand nombre à leur cause, comment sauver l’auberge, comment joindre aux belles paroles les vraies résistances…

• CORNAILLE Didier : Les trois chats de Chamasson. 1 vol. 400 p, éd. Féryane –Livres en gros caractères, 21 €.

Z CornailleSylvestre, aux utopies envolées, revient dans la ferme familiale du Morvan. Lui qui a tout connu, tout vécu, en marginal, renoue, enfin, avec les liens du souvenir et de l’amitié.  Trois matous solitaires ont élu domicile dans une ferme abandonnée au fond des bois. Tranquilles… jusqu’à l’arrivée de Sylvestre. La soixantaine bien engagée, celui qui fut de toutes les causes et utopies, revient quelque quarante ans plus tard dans la maison familiale morvandelle. Mais, entre méfiance et cupidité, d’aucuns voient d’un mauvais œil son installation. Heureusement il y a Aurélie, femme de conviction, qui se prend d’affection pour lui et les Caudront, ses voisins, retraités au grand cœur. Sylvestre le désenchanté, devenu aussi prudent que les trois chats de Chamasson, parviendra-t-il à renouer avec les bonheurs simples de la vie : retrouver sa famille, découvrir ce petit-fils qu’il ne connaît pas encore ? Un roman sur la force de l’amitié et la nécessité d’espérer.

ROY Jules : Vézelay ou l’amour fou. Nouvelle édition. 1 vol. br, 140 p, éd. Albin Michel, 16 €.

téléchargement ► Aucun lieu n’est, semble-t-il, à la fois plus léger et plus pesant, plus fatal. Qui le touche s’y brûle et ne se remettra jamais de son approche, même à distance. Qui a bu de son vin aura toujours soif. Ton sein est une coupe arrondie où le vin ne manque pas… Qui s’est réchauffé à ses flammes aura toujours froid ailleurs. Qui a contemplé une fois cette ville et ses remparts ne pourra plus se passer d’elle, qui a dormi là ne rêve que d’y mourir. Quelque chose d’indéfinissable, peut-être d’infini, vibre en soi, qui agit dans la conscience ou l’inconscience, les articulations et les replis du corps et de l’âme, dans la lumière ou dans le trouble”. Claude Roy fait partager au lecteur son amour pour Vézelay. Il  incite à porter un regard différent sur sa ville d’adoption, à apprendre à la connaître plus intimement, à se laisser porter par la nature qui l’entoure.

◘ HISTOIRE

• RIGAUX Jacky : Le réveil de la côte dijonnaise. Préface de François Rebsamen. 1 vol. br, 62 p, illustrations, biblio, éd.  Terres en vue (Clemency), 12 €.

Z RIGAUXIl ne reste aujourd’hui qu’une trentaine d’hectares des vignobles du Dijonnais, jadis dénommé « Dijonnois », alors que ce dernier en comptait plusieurs centaines du Moyen Âge à la fin du XVIIsiècle, en incluant des plantations sur Daix, Talant, Saint-Apollinaire ou Fontaine. Ces  vins étaient mieux estimés en ces temps-là que les plus grands crus de Gevrey ou de Vosne. Dans l’ouvrage collectif,  Vignes et vins du Dijonnois, Oubli et Renaissance, Jacky Rigaux et  Jean-Pierre Garcia  contaient   le riche passé du vignoble de Dijon. Dans ce livre destiné à un large public, Jacky Rigaux, en éminent spécialiste du terroir, revient  sur   les raisons de la disparition et du retour sur le devant de la scène des vins de la Côte Dijonnaise.

ROUX Jean-Baptiste : Travaux de vigne et guerre d’usure : Jean-Baptiste Roux ou la correspondance  de guerre d’un maire vigneron (1914-1917). Édition établie par Marc Sorlot. 1 vol. br, 145 p, éd. L’Escargot savant (Vièvy), 12 €.

Z SORLOT« Rien à faire, la guerre n’aura fait qu’aggraver la crise des vins fins. » 3 août 1914. L’Allemagne déclare la guerre à la France. Jean-Baptiste Roux, vigneron et maire de Santenay, est mobilisé, à 43 ans, au 48e Régiment territorial d’artillerie dans la zone fortifiée au Nord de Dijon. Débute alors une correspondance exceptionnelle avec sa femme. En vigneron méticuleux, il se soucie de sa vigne, et donne des instructions à Rose sur les travaux viti-vinicoles à réaliser. « Vas-tu, ma chérie, te reconnaître dans toutes ces instructions ? »   Il suit également à distance l’évolution de sa commune, et donne un regard patriote et critique, préoccupé par ce qu’il imagine de l’après-guerre. Affecté à Épernay en 1916, Jean-Baptiste Roux se retrouve dans les trois plus grandes maisons de vin connues ! Mais avec les différences météorologiques entre la Champagne et la Bourgogne, il s’inquiète alors de ne pouvoir donner de conseil à Rose pour la vigne, dont il comparera les deux vignobles. Ce dernier relate par ailleurs le premier bombardement subi par la ville, cible d’une offensive aérienne. Ses écrits montrent également l’intérêt que porte Jean-Baptiste Roux aux questions géostratégiques alors que le front d’Orient est largement négligé par ses contemporains. Sa lecture tout à fait lucide de la situation à un moment où la guerre bat son plein, son anticipation vis-à-vis de l’après-guerre, sa reconnaissance du travail des femmes sur les terres, font de cette correspondance un véritable témoignage de l’implication à distance d’un vigneron. Des écrits qui font état des pratiques viticoles de l’époque et de l’implication politique d’un homme déjà conscient des conséquences de la guerre. « Je te plains de toute mon âme, ma chère petite femme, de tout l’embarras que mon absence te cause. » « Je ne me fais guère d’illusion. L’Europe sera surtout sauvée par la France. Je veux dire que tous les autres alliés seraient incapables de régénérer l’Europe sans nous. Et seuls, ils sont dans l’impossibilité de la sauver. C’est pour cette raison, que vu l’état actuel de nos ennemis, la guerre durera encore plusieurs mois. » 

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

DIVERS

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

CAMAILLE Serge, MATHO Christophe : Les légendes oubliées du Berry. 1 vol. br, 160 p, illustrations, éd. Marivole éditions, coll. Contes et légendes, 18 €.

Z CamailleNos légendes populaires partent en général d’une histoire vraie, vieille de centaines ou de milliers d’années. La légende fait référence à un lieu, à un objet, à un personnage. Elle était racontée le soir à la veillée, de bouche-à-oreille et de génération en génération. Au fil du temps, la légende est devenue un mythe, elle a perdu en précision, mais elle a gagné en fantaisie. Dans le Berry, elle a pu naître d’une source, d’une forêt, d’un chevalier. Elle a rencontré des êtres fantastiques, des fées, des sorciers ou des rebouteurs ou le diable lui-même. Nos légendes berrichonnes sont un élément essentiel de notre culture locale. En effet, elles nourrissent profondément l’imaginaire de gens qui vivent dans notre terroir. Elles sont probablement l’élément le plus ancien qui forge notre culture régionale. Les légendes berrichonnes sont notre imaginaire commun. À l’heure de la mondialisation et de la « culture unique », il est important de retrouver les mythes qui font notre identité régionale. (extrait du site Babelio). 

• CHAUVEL Geneviève : Le roman d’amour de George Sand. Biographie. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

Z ChauvelLa biographie amoureuse de l’écrivaine française du XIXe siècle, depuis son mariage arrangé à tout juste 18 ans avec un homme de bonne famille jusqu’à ses relations passionnées dans le cercle littéraire parisien. Geneviève Chauvel, ancien grand reporter, a consacré des biographies à des figures charismatiques telles Olympe de Gouges (Olivier Orban), Lucrèce Borgia, Marie Leczinska, Elisabeth Vigée Lebrun, Eugénie de Montijo (Pygmalion), ou encore Aïcha la bien-aimée du Prophète (Télémaque), et dernièrement, Sainte Geneviève, premier maire de Paris (l’Archipel).

• SAND George Elle et lui. 1 vol. br, 312 p, éd. de l’Aube, coll. Mykros Classique,12,40 €.

 2726-Sand-Elle et lui► Jeune peintre viveur, Laurent se rend compte qu’il est tombé amoureux de Thérèse, une talentueuse artiste dont il est l’ami. Elle résiste d’abord pour ne pas compromettre leur amitié, mais finit par lui céder. Or, loin d’être une liaison tendre et apaisée, leurs amours sont passionnées et tourmentées. Les amants se déchirent, se réconcilient, se blessent et se retrouvent… Elle et Lui, le pendant de La Confession d’un enfant du siècle, retrace l’une des plus célèbres histoires d’amour du 19ème  siècle, celle de George Sand et Alfred de Musset. “ La postérité répétera nos noms comme ceux de ces amants immortels qui n’en ont plus qu’un à eux deux, comme Roméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard. On ne parlera jamais de l’un sans parler de l’autre”, écrira Alfred de Musset

• SAND Georges : Œuvres complètes: 1845 : Isidora. Publié sous la direction de Béatrice Didier.  Édition critique établie par Annabelle M. Réa. 1 vol. br, 272 p éd. Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 45 €

Z SAND VDB ISIDORAVoici “la dame aux camélias” de George Sand. Cette nouvelle édition d’Isidora fournira la preuve que le roman de 1846 mérite une place dans la lignée des grandes études de courtisanes du XIXe siècle, à côté de celles de Balzac, Dumas fils, Verdi, Zola et d’autres encore. Sand donne le point de vue d’une femme sur la misère qui a précipité tant de femmes de son époque dans la prostitution. Elle explore les obstacles que rencontre la femme dans le contexte urbain en plaçant symboliquement sa courtisane dans une serre à l’intérieur d’un jardin muré. Finalement, en tant que veuve d’un homme fortuné – un homme tout-puissant dans le roman bien qu’on ne le voie jamais – l’Isidora de George  Sand devient autonome et pourra aider autrui, comme elle le raconte dans l’autobiographie épistolaire qui clôt cette oeuvre « hardie », l’une des plus féministes de l’auteure. Annabelle M. Rea, professeure de français émérite d’Occidental College (Los Angeles), travaille sur l’oeuvre de George Sand depuis quarante ans. Elle est l’auteure de nombreuses études sur l’écrivaine ainsi que sur la Québécoise Anne Hébert. Ancienne présidente de la George Sand Association, elle a également dirigé l’association Women in French, laquelle se voue, plus largement, à l’étude des œuvres de femmes – écrivaines, cinéastes et autres artistes.

◘ HISTOIRE

• BOUCHET Manon : La céramique de la fin de l’âge du fer dans le Berry : approche chronologique, culturelle et territoriale de la société  des Bituriges (IIè et Ier siècle avant J-C). Supplément à la Revue archéologique du centre de la France. 1 vol. br, 290 p, illustrations n-b et couleur, biblio + 1 CD-ROM, éd. FERAC-ARCHÉA (Tours), 30 €.

Z CéramiqueIssu d’une thèse de doctorat, cet ouvrage propose une synthèse pour la céramique chez les Bituriges aux deux derniers siècles avant notre ère. L’étude se fonde sur l’analyse détaillée du matériel inédit de deux agglomérations bituriges, Châteaumeillant/Mediolanum et Bourges/Avaricum (Cher), et sur l’abondant mobilier archéologique de Levroux (Indre). À travers l’établissement d’une typologie régionale de la céramique et son analyse technique et fonctionnelle, l’objectif poursuivi est double. Il s’agit, en premier lieu, d’appréhender la dynamique chronologique de l’habitat groupé biturige, c’est-à-dire les différents rythmes et processus de création, d’évolution ou d’abandon qu’ont pu enregistrer les agglomérations ouvertes et les oppida depuis leur émergence jusqu’à l’intégration de la cité biturige à l’empire romain. En second lieu, différents aspects socio-économiques et culturels perceptibles au moyen de l’analyse des céramiques sont examinés. Cette approche multiple apporte ainsi un éclairage nouveau sur la société biturige pendant cette période charnière où la Gaule du centre est soumise aux contacts et à l’influence du monde méditerranéen. Au sommaire du  CD-ROM : Annexes : 1- Catalogue des sites, 2- Catalogue des céramiques, 3- L’indice de romanisation

• DELÉTANG Jean-Noël : Histoire du Berry. 1 vol. relié sous jaquette, 380 p, illustrations n-b et couleur, index, biblio, éd. La Geste éditions, 29,90 €.

Z Delétang Ce beau livre est destiné au grand public désireux de mieux connaître l’histoire du Berry. Il présente cette province de la préhistoire à nos jours. La volonté de l’auteur, outre de s’inscrire dans la tradition historiographique berrichonne, est de révéler au lecteur les plus récentes découvertes en s’appuyant sur le travail minutieux des archéologues, des chercheurs, des étudiants d’aujourd’hui. De nombreux encadrés complètent ou approfondissent le récit chronologique, éclairant sous un jour parfois anecdotique ou pittoresque des personnages marquants, des lieux significatifs ou des épisodes cruciaux de l’histoire berrichonne. L’ouvrage est richement illustré : plans, documents anciens, reproductions d’oeuvres et photos de monuments et sites emblématiques du Berry. Aujourd’hui, on fait débuter l’occupation de cette province à plus d’un million d’années et ce sont les vallées de la Creuse et du Cher qui ont accueilli les premiers habitants. La connaissance des âges du Bronze et du Fer vient d’être particulièrement renouvelée pour les Bituriges. Celle des Gallo-Romains s’appuie sur plusieurs sites antiques majeurs permettant de découvrir leur vie et la nature de leurs activités spécifiques. Au Moyen Âge, le Berry oscille entre périodes d’insécurité et périodes de faste marquées par des personnages exceptionnels, tels le duc Jean ou Jacques Cœur. Les affrontements religieux et les querelles politiques scandent les siècles suivants jusqu’à la Révolution. C’est au XIXsiècle que les départements du Cher et de l’Indre sont confrontés à un écart économique entre une ruralité toujours bien ancrée et une révolution industrielle prometteuse. Comme dans toute la France, le dernier siècle est marqué douloureusement par les conflits, et le Berry tente de trouver sa place dans la récente régionalisation.

ROUET Françoise : La Bouzanne au fil de ses moulins et de ses meuniers. Préface de Yves Pétoin. 1 vol. relié, 212 p, illustrations n-b et couleur, biblio, index, éd. Lancosme (Vandœuvres), 29 €.

Sans titre► Rivière du sud du département de l’Indre, la Bouzanne a permis l’installation de plus de cinquante moulins. Françoise Rouet signe cet ouvrage qui leur est consacré ainsi qu’aux hommes et aux femmes qui, au fil des ans, les ont fait tourner. Le texte relate de nombreux faits locaux, il est enrichi de photos, reproductions de documents anciens, extraits de la carte de Cassini et du cadastre napoléonien ainsi que de généalogies des familles de meuniers. Préfacée par Yves Pétoin, descendant d’une famille de meuniers de Cluis, cette étude apporte au lecteur une mine d’informations et d’explications propres à faire appréhender très concrètement la vie de ces meuniers et de leurs moulins. Elle donne bien sûr envie d’en savoir plus encore. Passionnée d’histoire et de généalogie depuis de très nombreuses années, Françoise Rouet publie ici son troisième ouvrage. En 2008, elle a édité La Saga des Pérussault et en 2014, Itinéraires de vie en terre berrichonne.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

◘ DIVERS

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

• CHARRAS Pierre : Au nom du pire. 1 vol. br, 260 p, éd. Le Dilettante, 16 €.

Z CHARRASRoman posthume de Pierre Charras, Au nom du pire fleure bon le ragoût provincial chabrolien, mais soudain tout bascule et passe de la mascarade à la tragédie. Par l’effet d’un simple discours, tout se tend, s’électrise, la plus sombre mémoire que l’on avait tué revient en force : celle qui va de l’Occupation aux lendemains qui devaient chanter. Avec ce roman, Pierre Charras, homme d’une oeuvre « lucide, profonde et désabusée » comme l’écrit Philippe Claudel dans son fervent prologue, donne à la fois une grande leçon d’écriture – maîtrisant en virtuose la conduite (et les changements de cap) de son récit – et un coup de sonde redoutable dans le pire de la mémoire collective française. Pierre Charras est mort en janvier 2014 (…) après avoir publié une vingtaine de romans et pièces de théâtre, singularisés par la peinture plutôt mélancolique d’individus fragilisés par la vie.

• EGLINGER Jean-Pierre : Crépuscule rouge. Indochine, 1954. Roman. 1 vol. br, 280 p, 20 illustrations n-b, éd. Thoba’s éditions, 19 €.

crepuscule-rougeJean-Pierre Eglinger, général des Troupes de Marine – ancienne infanterie coloniale – est né en Indochine. Il a connu certains acteurs de la guerre. Sous la forme d’un roman historique il nous livre une version originale, émouvante et passionnante des événements qui ont conduit à la tristement célèbre bataille de Dien Bien Phu, marquant le crépuscule d’un modèle de civilisation. Avec précision et respect son récit retrace l’émergence des idées et le déroulement des faits, entremêlant héros fictifs et personnages historiques dans le foisonnement de leurs divergences culturelles, politiques et stratégiques : aveuglement sectaire du vietminh, « guerre » des chefs, abîme entre hiérarchie militaire et réalité du terrain, aspirations et déceptions des différentes ethnies… Les suspicions et les trahisons, les décisions irrévocables et les jeux de vanités ont coûté la vie à des milliers d’hommes et de femmes des deux camps et pourtant les amours impossibles mais sincères, la beauté des paysages et la richesse des caractères nous maintiennent dans un état de bienveillance haletante… C’est un beau roman, ce n’est pas une belle histoire ! C’est le récit d’un déchirement entre deux peuples aux liens insécables, le récit palpitant d’un immense gâchis.

PETIT Pierre : La nuit de l’Orcière. 1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terre de France .

Z PetitDans le Haut Forez, une histoire d’amour qui vire au huis clos familial quand argent, suspicion et convoitise s’en mêlent. Surtout quand la belle épousée, plus riche qu’elle ne le pensait, devient la proie, plus maligne qu’il ne la soupçonnait, d’un beau-père retors et sans scrupules…Âgé d’à peine vingt ans, Louise quitte un père qui ne l’a jamais aimée pour épouser Robert Chevrier, de quinze ans son aîné. Au fil des jours, dans l’austère maison familiale des Chevrier, enchâssée dans les sapins, la jeune femme perd ses illusions en raison de l’omniprésence de son beau-père, « le Vieux ». Son époux, propriétaire à Fontbonne d’une entreprise de maçonnerie – qui a prospéré pendant l’Occupation… – est trop accaparé par ses affaires, de plus en plus ambitieuses. Il guette aussi l’enfant qui tarde à venir. Ce qui cristallise quelques tensions au sein du couple. Au décès de son père, Louise devient l’unique héritière d’une dynastie de fermiers prospères et… d’un patrimoine rondelet. Elle décide de n’en rien révéler à son mari. En ce début des années 1970, le temps des femmes et de leur émancipation est en marche. Louise a des projets : passer son permis de conduire, trouver une activité histoire de s’affranchir de l’oppressante promiscuité avec « le Vieux ». Mais ce dernier a l’œil à tout et est prêt à tout… Un roman noir, construit comme un huis clos, qui va crescendo.

◘ HISTOIRE

DALARY Jean-Paul : Charlieu : Tome II :  les grandes fêtes de la soierie. Les grands prix cyclistes. Les fêtes traditionnelles (1959-1975). Préface de Danièle Miguet. 1 vol. br, 416 p., illustrations en couleur, éd. Thoba’s éditions, 45 €.

charlieu-soierieDepuis de nombreuses années, Jean-Paul Dalary est un acteur incontournable de la vie culturelle à Charlieu. Aujourd’hui responsable des Fêtes de la Soierie, il est aussi un érudit féru d’histoire. Jean-Paul Dalary propose le deuxième volet de son épopée charliendine. Les Grandes fêtes de la soierie. (1959-1975) fait suite au volume, qui couvrait la période 1893- 1958. Sur plus de 400 pages illustrées de centaines d’images d’archives inédites, familiales, d’entreprises ou de particuliers, de centaines de coupures de presse et de documents, cartons, affiches, programmes, Jean-Paul Dalary fait revivre l’histoire de ces événements exceptionnels: Les Fêtes de la Soierie. L’auteur, a rassemblé anecdotes et détails pour raconter les fameuses courses cyclistes, les grandes figures qui firent son succès (entre autres Roger Rivière, Anquetil, Merckx, Simpson, Darrigade, Poulidor), et les moins célèbres qui s’y firent connaître, les étapes de l’organisation des défilés, des fêtes enfantines et les envols de ballons, des cérémonies de la Corporation des Tisserands et les enchères des «Royautés», des concours de boules des corporations, tous ces rendez-vous qui formaient une tradition vivante et populaire, essentielle dans la vie de la communauté. L’ouvrage rappelle l’époque où, le déclin de l’économie de la soie étant acté, l’année 1973 inaugura le nom de Fêtes de septembre pour remplacer la formulation qui valait jusque là et donner un nouveau souffle à cette apothéose de la vie de la région. Aujourd’hui, les nouvelles Fêtes ont repris comme un trophée leur nom d’origine: Fêtes de la Soierie. Un ouvrage indispensable pour les passionnés d’histoire locale et pour ceux qui ont connu et voudraient revivre ces moments.

• FALT Georges : La passion d’être maire : itinéraire d’un élu rural. Préfaces de Jean Auroux, Bernard Bonne et Yves Nicolin. 1 vol. br, 126 p, illustrations, éd. Thoba’s éditions (Roanne), 25 €.

elu-maire-itineraire En Juillet 1964, Georges Falt, docteur en médecine, attesté de pédiatrie, crée un cabinet médical dans le village de Saint-Denis-de-Cabanne (1400 âmes) tout proche de la ville et du site clunisien de Charlieu-en-Roannais. Élu conseiller municipal dès 1965, maire en 1974, conseiller général de la Loire en 1994, Georges Falt consacrera pendant 34 ans ses journées et une partie de ses nuits à sa double activité de praticien et d’élu local enraciné dans son territoire. À l’heure où, dans nos campagnes, de nombreux maires s’interrogent sur l’avenir. La  Nouvelle Organisation Territoriale de la République ne clarifie ni ne rassure, mais peu d’élus locaux se racontent. Là est tout le mérite de cet ouvrage qui relate une vie de passion, de réussites et de difficultés, de combats solitaires et de soutiens collectifs, de satisfactions et de désespérances. Si l’histoire contée par Georges Falt intéresse en premier lieu les habitants du canton de Charlieu, son expérience des luttes contre les freins au changement et les réticences face aux mutations économiques et sociales mène les lecteurs bien au delà du cadre local, et favorise une réflexion profonde sur la responsabilité publique et le comportement citoyen. Les préfaces de Jean Auroux, Bernard Bonne et Yves Nicolin, montrent s’il en était besoin, le respect qu’ils accordent aux actions et au dévouement de Georges Falt, qui par son engagement a façonné une commune rurale “ordinaire” pour la faire entrer dans un siècle nouveau.

• FRÈRE  Jacques : Promenades symboliques à Saint-Etienne. Préface de Jean-Baptiste Lemaître. 1 vol. br, 114 p, illustrations en couleur, éd. de Phénicie  (Saint-Martin-la-Plaine), 16 €.

promenades-symboliques-a-saint-etienne Les grandes villes françaises comme Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux possèdent un important passé symbolique, dont témoignent de nombreux guides dédiés s’ajoutant à la mode des parcours touristiques « sur les traces des francs-maçons », qui s’est également généralisé dans ces espaces géographiques.  La ville de Saint-Etienne n’échappe pas à cet attrait, elle possède également de très nombreux trésors cachés, insolites, parfois à caractère ésotérique, qui se révèlent au promeneur curieux.

LATTA Claude :  Le duc de Persigny, 1808-1872 : un Forézien ministre de Napoléon III : fondateur de la Diana1 vol. br, 48 p, illustrations en couleur, éd. La Diana (Montbrison), coll.  Cahiers de Village de Forez, 8,50 €.

CA_161_351_90► Victor Fialin de Persigny (1808-1872), né à Saint-Germain-Lespinasse, fut l’un des amis de jeunesse de Louis Napoléon Bonaparte, conspira avec lui contre Louis-Philippe, jouant ensuite un rôle important dans le coup d’état du 2 décembre 1851. Il fut ensuite ministre de l’Intérieur et ambassadeur à Londres sous le Second Empire. Il joua aussi un rôle important dans l’histoire forézienne : il fut le président du conseil général de la Loire et s’intéressa passionnément au développement économique, social et culturel du département. Il fut le fondateur de la Diana. Le récit, très neuf et équilibré, qui est consacré au destin aventureux de Persigny, est en même temps un voyage en Forez, à Saint-Germain-Lespinasse et à Ambierle, à Montbrison, et aussi au château de Chamarande, près d’Etampes, où résida Persigny.

• MARTEAU Patrick : Découverte du canal du Forez, des gorges de la Loire à la Bâtie d’Urfé. 1 vol. br, 240 p, format à l’Italienne,  illustrations n-b et couleur, éd. les Amis du vieux Saint-Just –  Saint Rambert, 30 €.

Décpouverte du forezAu XIXsiècle, d’un projet de canal de navigation va naître un canal d’irrigation : le Canal du Forez. Napoléon III signe, en 1863, le décret autorisant la construction du Canal du Forez, des Gorges de la Loire au pays d’Urfé. Depuis 150 ans, le Canal du Forez connaît une histoire extraordinaire pleine de mystères pour doter le Forez d’une eau riche d’espoir et d’avenir. L’agriculture, l’élevage, le maraîchage, l’industrie et le tourisme profitent pleinement de cette ressource inestimable tout en développant une vie sociale très florissante. C’est un plaisir de vagabonder sur les berges champêtres de ce paisible canal pour découvrir des lieux méconnus et des pages d’histoire écrites par des hommes d’hier et d’aujourd’hui. Patrick Marteau, passionné d’histoire et de photographie, a contribué à la création du Musée de la Chapellerie à Chazelles-sur-Lyon, et à la réalisation de deux livres : les croix de la commune de Saint-Just Saint-Rambert et L’histoire des Gorges de la Loire, du Pertuiset au barrage de Grangent.

• MATHEVOT Christophe, POISSON Jean-Michel (sous la direction de) : Montbrison médiéval : actes du colloque tenu à La Diana, le 6 février 2016 . 1 vol. br, 213 p, illustrations en couleur, éd. La Diana (Montbrison), 18 €

montbrison-couverture-ok-300pxLe 6 février 2016, la salle de lecture de La Diana était trop petite pour accueillir les nombreux auditeurs venus écouter les intervenants invités par Christophe Mathevot et Jean-Michel Poisson. Car si Montbrison est une cité bien connue des historiens grâce notamment aux archives conservées à la Diana.  L’aspect archéologique avait été moins abordé, ce manque est désormais comblé grâce à l’ouverture de plusieurs chantiers d’archéologie préventive à partir des années 2000. Les dix articles de l’ouvrage abordent différents thèmes du développement de la cité : l’artisanat, la construction de l’enceinte…Ces actes ont été publiés avec l’aide du Département de la Loire, de la ville de Montbrison et du  CIHAM.

• Le Roannais : découverte du Roannais en images. Photographies d’Évelyne Deveaux et Vincent Marin. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. Thoba’s éditions, 22 €.

• STEYERT André : Histoire de Lyon et des provinces de Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc-Lyonnais et Dombes, des origines au XIXè siècle :Tome  1-b : L’antiquité : le royaume burgonde. Réimpression de l’édition  de 1895-1899. 1 vol. br, 216 p, illustrations, éd. des Régionalismes, coll.  Arremoludas, 18,95 €.

Z STEYERT C’est une véritable encyclopédie que l’Histoire de Lyon et des provinces adjacentes (le titre originale en était Nouvelle Histoire de Lyon) : près de 2.000 pages agrémentées de plus de 2.300 illustrations qui jalonnent et éclairent cette œuvre particulièrement ambitieuse. La première édition de cet ouvrage, pour ses trois premiers tomes (des origines aux Cent-Jours), date de 1895-1899. Le quatrième tome (qui couvre le XIXe siècle) ne fut publié qu’en 1939.  Devenue difficilement trouvable, cette Histoire de Lyon méritait une nouvelle édition, entièrement recomposée, et qui se déclinera en 7 tomes. Et la ville et la région qui l’entoure (Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc-Lyonnais et Dombes) méritaient de retrouver cette œuvre monumentale les concernant. Les deux premiers tomes (I-a et I-b) couvrent « l’Antiquité », des origines à la chute du royaume burgonde (534).  André Steyert, dessinateur, héraldiste, archéologue, historien et journaliste lyonnais (1830-1904) est essentiellement l’auteur de deux œuvres de référence : l’Armorial du Lyonnais et la présente Histoire de Lyon.

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