LES PARUTIONS RÉCENTES: N°9 (JANVIER-FÉVRIER-MARS 2018)

MISE À JOUR:   31 MARS 2018

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question.
  • Parutions récentes  étant une rubrique trimestrielle, elle fera l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er janvier  au 30 mars 2018. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement pour une information complète.
  • Principales abréviations utilisées dans les notices: vol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.

► Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• AUCOUTURIER Alain : Le milhar aux guignes. 1 vol. br, 221 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

Z AucouturierDeux pépères, Sigo et Dudu, et une Tatie, la Marie, finissent leur vie sinon en bonne entente, du moins avec constance. Mais, dans leur petit hameau oublié, le progrès les rattrape avec une « arcanderie » de pylônes pour satellites installée sous leurs fenêtres. Julien, petit Parisien de 13 ans qui vient là pour des vacances studieuses, découvre en ces trois finissants des pédagogues hors pair. Ils échangent leurs savoirs et leurs cultures, si différents. Finalement, Julien leur donne un coup de main pour triompher des empêcheurs de « vivre-en-rond ». Alain Aucouturier est né en 1947 en Creuse. Son enfance rurale lui a légué une sensibilité exacerbée par des études supérieures de Lettres, matière qu’il a  enseignée, notamment au lycée de Montluçon. La richesse de ses deux cultures fait aujourd’hui la chair de ses romans. Sa verve et son humour en font un  » raconteur  » flamboyant.

• BANVILLE Théodore de : Œuvres poétiques complètes édition critique – Tome IX : Compléments. Poèmes et manuscrits retrouvés, réception critique de l’œuvre poétique. Réimpression de l’édition de 2009. Édition critique publiée sous la direction de Peter J. Edwards. Texte établi, variantes et notes par Peter J. Edwards et Peter S. Hambly. 1 vol. br, 424 p, index, éd. Honoré Champion, coll.  Textes de littérature moderne et contemporaine n° 116, 70 €.

Z BANVILLE Oeuvres ...Depuis la publication en 2001 du tome VIII des Œuvres poétiques complètes de Banville, les éditeurs ont recueilli un nombre important de documents retrouvés trop tard pour figurer à leur place logique dans l’édition. Ainsi présentent-ils dans ce volume de “Compléments” plusieurs poèmes inédits ou oubliés qui se rattachent à l’une ou l’autre manière du poète, quelques manuscrits de poèmes revenus récemment à la lumière du jour et, surtout, de nombreux comptes rendus des recueils de poésies de Banville, ainsi que plusieurs études d’ensemble de son oeuvre faites par ses contemporains. Y ont été ajoutées des études déjà connues comme celles de Sainte-Beuve, Baudelaire, Mallarmé, Verlaine et Gautier pour que le lecteur de Banville ait à sa disposition tous les documents pertinents dans une édition qu’on souhaite aussi complète que possible.

BEAUMONT Brigitte : Un ange sous influence. 1 vol. br, 236 p, éd. Rebelles éditions (Désertines), 15 €.

• BOURSAULT Edme : Edme Boursault, spectateur de la cour et de la ville : écrire l’actualité.  Édition critique établie sous la direction de Marie-Ange Croft et de Françoise Gevrey. 1 vol. br, 530 p, éd. EPURE (Reims), coll. Héritages critiques, 25 €.

Z BOURSAULTSi l’histoire littéraire a fait peu de place à Edme Boursault (1638-1701) en le réduisant au rôle d’adversaire de Molière ou de Boileau dans des polémiques, il n’en fut pas toujours ainsi sous l’Ancien Régime. Polygraphe pratiquant le théâtre, la lettre, le roman, la fable, le journalisme, Boursault sut s’adapter à l’esprit de son temps et innover en bien des domaines en abolissant les frontières des genres. Son influence fut durable au cours du XVIIIe siècle qui le cite souvent.  Le présent ouvrage rassemble, pour la première fois dans une édition critique, La Comédie sans titre, qui fut un succès de représentation jusqu’à la Révolution et qui peut passer pour la première grande comédie à prendre pour sujet le journalisme naissant, et les Lettres nouvelles, un recueil que l’auteur composa à la fin de sa vie en reprenant parfois des écrits plus anciens pour offrir au public une image de lui-même tout en le divertissant. Car au-delà des destinataires affichés, qui parfois le rémunéraient, son intention est bien de toucher un public plus large en le faisant spectateur de la cour et de la ville au moment où le règne de Louis XIV s’assombrit et où la comédie se veut moralisante face à la corruption des mœurs. Edme Boursault, receveur des tailles à Montluçon, entre 1672 et 1688,  y a composé une part importante de son œuvre. C’est dans cette même ville qu’il est décédé en 1701.

• CRESSANGES Jeanne : Les eaux rouges. Nouvelle édition revue par l’auteure. 1 vol. br,  éd. Serge Domini, 19 €.

2-les-eaux-rouges►Pierre Petitgérard, journaliste fou de littérature, est un libertin au cœur tendre. Il se veut libre autant de corps que d’esprit, mais il ne pourra pas échapper au piège de la vie. Piège de la guerre – Pierre a 28 ans en 1939 – où il découvre tout à la fois la fraternité et l’horreur. Piège des engagements idéologiques pendant la Résistance et après la Libération. Piège surtout de l’amour. Deux femmes dominent son existence : Sophie de Vuissac, descendante de maître verrier lorrain, farouchement attachée à sa terre, qui lui sauve la vie mais l’enferme dans la double prison de son domaine et de sa passion jalouse. Il y a aussi Estelle, jeune femme peintre que Pierre épousera mais dont la tendresse et la folie l’enchaîneront davantage. Entre Sophie et Estelle, entre la Lorraine, province déchirée que Jeanne Cressanges décrit avec amour, et le Paris des arts et des lettres, se noue le destin de Pierre, qui est aussi celui d’une génération qui a désespérément cherché le sens de sa vie.   Roman paru en 1988, présenté à l’émission “Apostrophes” de Bernard Pivot, “Les Eaux Rouges” fut salué par la presse et la critique. Comme “Le Luthier de Mirecourt”, “Les Ailes d’Isis” ou “ Le soleil des Pierres”, il fait partie des ouvrages de Jeanne Cressanges, qui lui ont attiré un public nombreux et fidèle. Rapidement consacré par une publication en livre de poche, il est réédité dans sa version intégrale revue par l’auteure.  Pour écrire ce roman, Jeanne Cressanges s’est inspirée de l’histoire  de la famille de l’auteur français d’origine allemande  Alfred Döblin (1878-1957).

GRANIER Fabien : La pire espèce. 1 vol. br, 448 p,  éd. Nouriturfu, 18 €.

GRENIER La pire espèce► Tuer. Tuer des bêtes. Mais tuer avec le respect dû à l’animal qu’on abat, en lui évitant le stress, la terreur qui gâche la viande. Un flash de métal au cou, par surprise, et tout est fini. C’est le travail de Nathalie, la dernière bouchère du bocage. Elle officie dans les fermes, à des années-lumière des abattoirs et des supermarchés, où terminent légions de bêtes maltraitées. Fière et blessée, Nathalie s’ attache à la vision d une société paysanne idéalisée, quitte à se mettre à l’écart de ses contemporains. Mais autour d’elle, une épidémie rôde entre les bêtes et les hommes, les attentats se multiplient, au loin, d’abord, puis plus près. Bousculée par le discours brutal d’un parti populaire, Nathalie va bientôt choisir l’implication. Le combat comme l’amour. Elle mue, entame un parcours qui l’amènera à côtoyer un vaste échantillon des formes de violences, ses manifestations plus ou moins intimes, plus ou moins aveugles ; une violence qui ébranle l’ humanité… ou la régénère ? Né en 1981, Fabien Granier mène de front, depuis plus de 15 ans, des carrières où se mêlent les voyages, le spectacle et le monde rural. Après des études de sciences politiques et un long voyage en Asie, il devient administrateur d’une troupe de théâtre itinérant, le Footsbarn, installé à Maillet. Simultanément repéré par Rue 89, il se lance dans une série de chroniques sur le monde rural inspirées de son expérience dans le bocage Bourbonnais, plébiscitées par plusieurs dizaines de milliers de lecteurs assidus :  » Rural Rules « . Ces récits sans fard d’une population vigoureuse et passionnée, si loin des clichés misérables de la campagne, lui vaudront un succès de presse, de réseau et de lecteurs. La pire espèce est son premier roman.

• JIMENEZ Hervé : Histoire impensable à Saint-Hameau-Toqué. 1 vol. br, 86 p, éd. Jets d’encre, 13 €.

VDB LIVRE JIMENEZ - Copie - CopieUne nouvelle insolite qui met en scène des personnages attachants et la beauté du monde paysan… En 2005, Jean et Anne viennent de s’installer dans la petite bourgade rurale du Saint-Hameau-Toqué.  Tombés sous le charme bucolique du café du village, ils ont décidé de le reprendre. Ils font la connaissance des anciens habitués des lieux et, peu à peu, les personnalités se dévoilent. De surprises en surprises, le couple découvre  que leur nouveau village n’est peut être pas aussi tranquille qu’ils l’avaient cru… Dans ce récit authentique, visuel et haut en couleur, l’auteur met en lumière, au fil des mots, des personnages attachants et la beauté trop souvent oublié du monde paysan. Hervé Jimenez, qui travaille dans la restauration, se définit comme un grand blagueur qui “aime rire de la vie pour la rendre plus belle”. À travers ses romans, il souhaite faire partager, à sa manière, la vie joviale et sympathique de nos montagnes.

• LAHITTE Myriam : Infirmière tout terrain. Carnets d’une petite infirmière dans la prairie française. 1 vol. br., 240 p, éd. City éditions, 16,90 €.

51BBVqQtJ2L._SX331_BO1,204,203,200_► Mille et une aventures d’une infirmière de campagne. Il y a les chiens qui l’accueillent en montrant les dents, les familles qui l’attendent avec un espoir qu’elle devra décevoir, la vieille dame pour qui elle sera l’unique visite de la semaine… Myriam est infirmière libérale. Elle va de maison en maison, qu’il pleuve, qu’il neige, du matin au soir, la semaine et le week-end. Son métier, elle l’exerce dans la campagne française, une zone appelée “la diagonale du vide”. Une région oubliée des soignants, à la population vieillissante et isolée qui souffre d’un cruel manque de soins. Entre humour et tendresse, Myriam raconte son métier et les incroyables histoires de ses patients. Ceux pour qui elle exerce cette profession avec passion et à qui elle apporte plus que des soins : une écoute attentive. Une humanité qui rend ce métier si précieux. Myriam Lahitte est infirmière de campagne, de celles qui soignent les maladies du corps mais aussi les bobos de l’âme. Elle écrit des chroniques sur son métier et ses expériences dans son blog à succès, “La Petite infirmière dans la prairie”.

• LIVET Sylvie: Bulle de vie. 1 vol. br,  éd. Ecritorium, prix non communiqué.

► Un témoignage de vie et un voyage intérieur d’une auteure bourbonnaise, sur le chemin de la paix et de l’équilibre. C’est une invitation par l’exemple à abandonner la bulle du pessimisme pour celle de la “positive attitude” qui illumine autour de soi.

• MALTÈRE Céline : Les Nouvelles Charcutières. Illustrations de  Jean-Paul Verstraeten. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. Ginkgo, coll. L’ange du bizarre, 9 €.

416wvJ5+vWL._SX326_BO1,204,203,200_► Ces goûteux récits, entrecoupés de poèmes bien saucissonnés, donnent un aperçu du talent épicé de Céline Maltère. Volontiers cannibales, ses artistes en terrines et en chapelets de saucisses sauront mettre le lecteur en appétit. Qu’il s’agisse de construire une tour Eiffel en galantine ou de piéger les automobilistes par un camion « laitier », les personnages des Nouvelles Charcutières garderont un œil attentif sur le parcours de lecture. Restez vigilants ! Pour Amélie Nothomb, “ La prose somptueuse de Céline Maltère guérit à tout jamais de la tentation de l’innocence”…  Céline Maltère, née à Moulins, est  agrégée de lettres classiques et elle  enseigne au collège de Saint-Germain-des-Fossés.  Elle se consacre, en plus de son métier, à l’écriture. Elle est l’auteur d’un recueil de nouvelles, Scènes d’esprit. Deux de ses romans, Le Cabinet du Diable et Les Corps glorieux, mettent en scène des personnages qui évoluent dans des univers fantastiques ou merveilleux. Jean-Paul Verstraeten,  après des études à Bruxelles, est devenu graphiste. La dérision et l’absurde dans l’esprit pataphysique ou dadaïste sont ses maîtres mots. Avec Céline Maltère, il a déjà réalisé un livre-objet : Res amatoria.

MOMCILOVIC Jérôme : Chantal Akerman : Dieu se reposa, mais pas nous. 1 vol . br, 104 p, illustrations, filmographie, éd. Capricci éditions (Nantes), coll. Actualité critique, 8,95 €.

 41FU5oQMgXL._SX349_BO1,204,203,200_► Une fois la caméra sortie de la chambre, qu’a fait l’homme au noeud papillon, raide sur son fauteuil comme un mannequin de cire ? La femme au visage de nacre dans le matin bleu de cobalt à Moscou, prend-elle toujours le bus au petit jour ?  De Saute ma ville, tourné à dix-huit ans en 1968, à No Home Movie en 2015, l’année de sa mort, en passant par Jeanne Dielman, News from Home ou D’Est, Chantal Akerman nous a fait habiter des lieux et rencontrer des personnages qui n’ont pas fini de nous hanter. Ce livre est un hommage à l’intensité sans égale de son cinéma. Originaire de Montluçon, Jérôme Momcilovic est critique et dirige les pages cinéma du magazine Chronic’art. Il a publié chez Capricci “Prodiges d’Arnold Schwarzenegger”.

• ROSA Robert de : Les ombres de Glozel. 1 vol. br, 300 p éd.  de Borée, coll. Marge noire, 19,90 €

GLOZEL ombresJuillet 1989. Les deux inspecteurs Des Cartes et Spinoza occupent leur temps entre les chats et le défilé du bicentenaire. Un vol a été commis dans le petit musée de Glozel : trois objets dont une tablette à écriture. Le déplacement aurait pu ressembler à une promenade touristique, d’autant qu’Émile Fradin est très volubile sur l’histoire de ses découvertes… sauf que l’on découvre dans les ruines du château de Montgilbert le cadavre nu d’une jeune fille…Après l’école des Beaux Arts de Bourges, Robert de Rosa, né en 1945, a terminé sa carrière d’enseignant comme conseiller pédagogique en arts antiques pour l’école élémentaire. Il a mené en parallèle une activité artistique, tout en dirigeant la rédaction de la revue Points de vue initiatiques.

• TÉNOR Arthur : Le Félin, chevalier agent secret. Volume réunissant : Péril au monastère, Les disparus de Montaguil et Le trésor des templiers. 1 vol. br, 480 p, éd. Éveil et découvertes, coll. Le Félin, chevalier et agent secret, 11 €.

005326129Le Félin est actuellement une série de romans d’aventures se déroulant au XIVème siècle. Elle met en scène un tandem d’agents secrets composé d’un chevalier (Yvain de Bréa), surnommé Le Félin, et de son jeune écuyer Gilles, quinze ans, aussi courageux que déluré. Tous deux sont au service d’un puissant seigneur qui les envoie régulièrement en mission, pour enquêter, mettre fin aux agissements de vassaux félons, régler diverses affaires, souvent des plus étranges et toujours mouvementées. Parmi les autres personnages qui évoluent dans ces intrigues, on trouve notamment : Isabeau, fille du seigneur de Montbrisac. Son tempérament fougueux et son amour secret pour le Félin l’amènent le plus souvent à prendre part à l’action…Maître Pirus, alchimiste-astrologue-inventeur-de-génie qui dote le Félin de gadgets aussi déconcertants qu’efficaces (réalisés uniquement avec les moyens de l’époque)… Hugues de Montbrisac. Un sacré mais brave caractère. Il ne rêve que d’une chose, voir enfin le chevalier de Bréa lui demander sa fille en  mariage.

• TÉNOR Arthur : La théorie du complot. Illustrations de  Mélanie Kochert 1 vol. br, 176 p, éd. Scrinéo, 10,90 €.

Z TENOR On nous ment ! Oui, mais qui ? Sébastien, passionné de canulars et autres farces sur Internet, prend un malin plaisir à alimenter la grande mode de la théorie du complot. Les attentats du 13 novembre ? Une aubaine pour créer son propre site d’informations frauduleuses et lancer les rumeurs les plus farfelues. Un hobby apparemment innocent, qui va le mettre sur le chemin de personnes bien malintentionnées.  Malheureusement, quand l’euphorie de la célébrité se dissipe, Sébastien est déjà bien trop pris dans la toile pour en sortir indemne… Alors, info ou intox ? Arthur Ténor est un adulte qui a su garder un cœur d’enfant. S’il se définit plutôt comme un romancier de l’aventure, c’est aussi un auteur réaliste, témoin de son temps, qui aborde certains thèmes « sérieux » ou graves (le harcèlement avec L’enfer au collège, paru chez Milan, la liberté d’expression avec Je suis CharLiberté ! publié par Scrineo, …).  Parmi la centaine d’ouvrages qu’il a publiés, on trouve : les Roman d’horreur ou Les Fabuleux (Scrineo), la série L’elfe au dragon (Seuil jeunesse), Il s’appelait… le soldat inconnu et Guerre secrète à Versailles (Gallimard Jeunesse), ou encore Le livre dont vous êtes la victime (Pocket jeunesse).

◘ HISTOIRE

• À l’école, en Algérie, des années 1920 à l’indépendance. Préface de Martine Mathieu-Job. 1 vol. relié, 370 p, illustrations, éd. Bleu Autour, coll. D’un lieu, l’autre,  25 €.

ENFANCE ƒCOLECinquante-deux auteurs de cultures musulmane, juive ou chrétienne livrent leurs souvenirs d’école dans l’Algérie française et coloniale. De l’école française, pour “ indigènes ” ou non, espace de normativité mais aussi, souvent, d’ouverture à l’autre. Et parfois, en parallèle, de l’école coranique ou talmudique. Reflets de la complexité des expériences vécues, ces récits inédits recèlent des informations méconnues, mettent à mal des préjugés sur les deux rives de la Méditerranée et forment, avec l’iconographie qui les accompagne, un riche matériau pour les historiens. Par leur qualité littéraire, ils témoignent enfin que l’école française a donné à certains de ses élèves, quelle que soit leur origine, une langue d’écriture en partage. Placé sous la direction de  Martine Mathieu-Job, ce livre s’inscrit dans le genre des recueils de mémoires initié par Leïla Sebbar. Ont contribué à l’ouvrage : Jean-Luc Allouche, Maïa Alonso, Alain Amato, Joëlle Bahloul, Simone Balazard, Yahia Belaskri, Djilali Bencheikh, Mohamed Benhamadouche, Albert Bensoussan, Karima Berger, Fatima Besnaci-Lancou, Jacqueline Brenot, Jean-Pierre Castellani, Mehdi Charef, Patrick Chemla, Alice Cherki, Vincent Colonna, Roger Dadoun, Abdelkader Djemaï, Alain Ferry, Jacques Frémeaux, Jean-Jacques Gonzales, Colette Guedj, Danièle Iancu-Agou, Andrée Job-Querzola, Mohamed Kacimi, Zineb Labidi, Catherine Lalanne, Anne-Marie Langlois, Waciny Laredj, Annie Lenoble-Bart, José Lenzini, Marie Malaspina, Martine Mathieu-Job, Daniel Mesguich, Arezki Metref, Danielle Michel-Chich, Simone Molina, Georges Morin, Mireille Nicolas, Héliette Paris, Michèle Perret, Christine Ray, Nourredine Saadi, Leïla Sebbar, Kamila Sefta, Benjamin Stora, Dany Toubiana, Alain Vircondelet, Mourad Yellès, Bernard Zimmermann.

• AUGER Patrick : Les soldats d’Espinasse-Vozelle dans la Grande Guerre. Préface de Jean-Daniel Destemberg. 1 vol. br, 341 p, illustrations n-b et couleur,  autoédition Patrick Auger – Espace Repro Vichy,  29,50 €.

► “L’auteur, à côté des 17 noms du monument, fait ici l’inventaire et reprend le parcours des 187 autres mobilisés de sa petite commune rurale. Les soldats affectés dans toutes les armes de l’Armée française, furent présents sur tous les fronts, occidentaux ou orientaux.Certains participèrent aux grandes batailles de la guerre, quelques-uns n’en revinrent pas. L’immense majorité d ‘entre eux était dans l’infanterie,considérée à l’époque comme la “ reine des batailles” mais aussi celle qui était la plus exposée”…  (Extrait de la préface).

AUGER Patrick : Les sapeurs-pompiers de l’Allier morts pour la France pendant la Grande Guerre. Préface d’Emmanuel Dufour. 1 vol. br, 130 p, illustrations, auto-édition Patrick Auger, 18 € (25,50 € franco).

91 sapeurs-pompiers de l’Allier sont morts pour la France lors de la Grande Guerre. Le centième anniversaire de l’armistice du 11 Novembre est l’occasion, pour le corps départemental, de raviver leur souvenir et de leur rendre hommage, sous la plume de Patrick Auger. La première partie de l’ouvrage est consacrée à la vie de ces soldats du feu dans les tranchées: le quotidien, l’artisanat, l’équipement, les maladies, la nourriture, le vin, les chansons, le déroulement de la guerre… La seconde partie est consacrée à la biographie de chacun de ces soldats morts pour la France.

• CONORD Fabien : Les 107 d’honneur. La France mutilée (1871-1918), la question de l’Alsace-Lorraine. 1 vol. br, 286 p, éd. Vendémiaire, 22 €.

COv_La-France-mutilee-e1506097940400Défaite de Sedan, siège meurtrier de Paris, guerre civile, perte de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine : le conflit de 1870-1871, “l’année terrible” de Victor Hugo, fut un véritable traumatisme pour toute une génération d’hommes politiques. Au premier chef, les 107 parlementaires, parmi lesquels Hugo, Gambetta, Clemenceau, Carnot, Schœlcher, favorables à une guerre à outrance pour la défense d’une République une et indivisible, qui refusèrent le 1er mars 1871 de voter l’amputation d’une partie du territoire français. La plupart d’entre eux poursuivirent une carrière politique en France, ou bien au sein du Reich pour les représentants de l’Alsace-Lorraine annexée. Tous avaient nourri le même désir de revanche contre l’Allemagne. Une aspiration qui trouvera son aboutissement dans la déclaration de guerre de 1914.L’itinéraire de ces protestataires nous éclaire sur les événements politiques et militaires du premier XXe siècle. Où l’on voit que les questions d’organisation européenne et le combat pour la suprématie sur le continent étaient déjà des questions majeures il y a cent cinquante ans – même si nul n’envisageait, alors, de les régler pacifiquement. Fabien Conord, originaire de Montluçon, est  professeur d’histoire à l’Université d’Auvergne.

GRAY Marianne, DHÉE Yannick (avec la collaboration de) : Jeanne Moreau, le tourbillon d’une vie (1928-2017).  Traduit de l’anglais par Odile Demmange.  1 vol. br, 316 p, éd. Nouveau monde éditions, 19,90 €.

jeanne-moreau-gray-196x300La disparition de la star en plein cœur de l’été a suscité une vague d’émotion immense. Cette réédition augmentée d’une biographie autorisée (Jeanne Moreau y participa en répondant aux questions de l’auteur), avec son écriture simple et directe, ponctuée par de nombreuses citations, soit de la star elle-même ou de personnes de son entourage, permet de parcourir l’ensemble de la vie et de l’œuvre de la comédienne. Actrice et chanteuse : ses talents dans ce domaine ne sont plus à démontrer. Avec plusieurs albums à son actif, sans compter les nombreux films dans lesquels elle chanta, l’actrice n’a pourtant jamais tourné ou joué dans une comédie musicale. Dans les années 70, un projet avec Georges Moustaki n’a pas vu le jour, comme nous l’apprend l’auteur page 159. Il est vrai qu’une comédie musicale avec Mlle Moreau aurait été assurément un grand moment. Nous pouvons imaginer que la précipitation de cette réédition soit à l’origine de quelques redites, c’est un peu dommage. Sans aucune illustration, mais avec une plume respectueuse et admirative, l’auteur et ses collègues (qui signent les derniers chapitres) font revivre cette légende qui était avant tout une femme libre et complexe, avec toutes les contradictions que cela peut engendrer. L’évocation de sa maison provençale, des moments heureux, de la difficile relation avec son fils… Un portrait sans fard, reflet d’une vie pas toujours simple, mais une vie faite de curiosité et un talent immense qui a et aura une influence sur nombre d’artistes (Rémy Batteault : Extrait du site Regard en coulisses.com).

• MIQUEL Pierre : 1918 : de la grande peur à la victoire. 1 vol. br, 400 p, éd. Tallandier, coll. Texto, 10,50 €.

Z MIQUELLe 11 novembre 1918, les combats cessent sur le front de France. Les hommes sortent des tranchées, la foule se presse à la Concorde, dans le monde entier la joie éclate. Mais les hommes ont payé cette paix d’un lourd tribut. Le conflit n’a jamais été si meurtrier qu’en 1918. 21 mars : les Allemands attaquent sur le front de Saint-Quentin. Quatre mois durant, les Alliés frôlent la défaite. 18 juillet : les Français contre-attaquent, avec l’appui des Américains et des chars. Il faudra trois mois pour acculer l’Allemagne à la défaite. 11 novembre : à 10 h 55, le soldat Trébuchon tombe frappé d’une balle dans la tête, le dernier des huit millions de victimes. Avec ce livre, l’historien a profondément renouvelé l’histoire de 1918, l’année de la victoire. Une victoire douloureuse, celle des poilus, mais aussi des nations combattant en France pour la paix et la liberté des peuples. Né à Montluçon, Pierre Miquel (1930-2007), spécialiste renommé de la Première Guerre mondiale, est l’auteur de nombreux livres sur la Grande Guerre, parmi lesquels, Mourir à Verdun (2011), Les Oubliés de la Somme (2013), « Je fais la guerre ». Clemenceau, le Père de la Victoire (2014), tous réédités dans la collection Texto.

• PRESLE Jean-Claude : Laprugne : 50 ans de revue de presse. 1 vol. br, 401 p, 800 illustrations n-b et  couleur, autoédition Jean-Claude Presle (Molles). Disponible à la boutique des Amis de la Montagne bourbonnaise (Le Mayet-de-Montagne), 17 €.

3334693Jean-Claude Presle, né à Laprugne en 1956, décrit la vie de  sa commune natale, de 1968 à mai 2017 : les traditions, les commerces, l’administration locale, l’école d’hier et d’aujourd’hui, l’artisanat, l’agriculture, la chasse, la pêche, le football, les sapeurs-pompiers, l’exploitation forestière, le site touristique de la Loge-des-Gardes, l’implantation des éoliennes, les mines d’uranium, la bonne eau de la « Source Charrier » et, naturellement, les fêtes au bourg, dont celle de la Saint-Jean et dans les villages : tout est relaté en images accompagnées de  commentaires…

• SOLDANI Françoise : La voix des femmes : Olympe de Gouges, Hubertine Auclert, Marguerite Durand, Madeleine Pelletier : la citoyenneté publique des femes en France, textes fondateurs. Nouvelle édition.  Préface de Yannick Resch. 1 vol. br, 146 p, biblio,  éd. Le bateau ivre (Perros-Guirec), coll. Amarante, 16 €.

Z Soldani À l’heure où les enjeux sur la parité font encore débat, ce livre invite à réfléchir sur les raisons qui ont si longtemps exclu les femmes de la sphère publique et que ne saurait expliquer le seul contexte politique ou social. En faisant référence aux travaux de Pierre Rosanvallon sur la démocratie universaliste ou de Geneviève Fraisse sur la démocratie exclusive, Françoise Soldani ouvre d’intéressantes perspectives sur les rapports entre genre et sexe. (Yannick Resch, Professeur à l’IEP d’Aix-en-Provence)

• TROUBAT Olivier (sous la direction de) : Préhistoire de la France du Centre : actes du colloque inter-régional – Montluçon (19 novembre 2016). 1 vol. br, 190 p, illustrations, éd. Cercle d’archéologie de Montluçon et de la région, 26 € (32,50 € franco).

Z CERCLE ARCH COUV 1Circulations de chasse et de migrations saisonnières, mobilités des groupes, rencontres et échanges peut-être organisés à certaines périodes sur certains lieux ; cet ouvrage montre la position privilégiée de la France centrale au milieu de l’isthme ouest – européen. Au fil des interventions, on découvre des scènes de la vie de ces hommes, s’arrêtant pour longtemps ou pour de courtes périodes, échangeant en local ou parfois sur de longues distances, selon les différents temps de la Préhistoire, tant dans les espaces des larges vallées que sur les reliefs, que la recherche montre désormais comme des espaces de vie et de circulation comme les autres. Sommaire : Avant-propos (Olivier Troubat) –  Préface : la mise en Préhistoire de la France centrale -Principales matières premières lithiques entre le Bassin parisien et l’Auvergne : partie 1 – Allier, Cher et Indre – Principales matières premières lithiques disponibles au Paléolithique entre le Bassin parisien et l’Auvergne : partie 2 – Loir-et-Cher, Indre-et-Loire. Le cas du Turonien inférieur et supérieur  – Le Paléolithique supérieur dans le sud du Bassin parisien à la lumière des découvertes récentes : faits attendus, faits nouveaux  – Le site badegoulien de plein air de la Contrée Viallet à Gannat (Allier)  – Le site magdalénien de plein air des Hauts de Buffon à Montluçon (Allier)  – Système économique et mobilité des chasseurs – collecteurs du Massif central  au Paléolithique supérieur : un état de la question – Recensement des principaux sites préhistoriques découverts par Maurice Piboule au service de la recherche archéologique  – Le site azilien des Gargailles à Lempdes (Puy-de-Dôme)  – Un galet gravé et une industrie mésolithique sur le site de Les Mayes-Les Rochères sur la commune de Prompsat (Puy-de-Dôme)  – La Groutte « le Camp de César » (Cher), un éperon barré chasséen dans la vallée du Cherentre Massif central et Bassin parisien : Relecture des niveaux du Néolithique moyen II d’une fouille ancienne à la lumière des connaissances actuelles  – Le Néolithique moyen II dans le centre de la France : habitats et productions céramiques  – Inventaire de mobilier et de sites archéologiques préhistoriques  dans l’arrondissement de Saint-Amand-Montrond (Cher)  – Potentiel archéologique subaquatique en rivière : les bois du Mésolithique à la Protohistoire d’Allichamps, Bruère-Allichamps/Vallenay (Cher)  – Postface : autour des sociétés préhistoriques de France centrale.  

◘ DIVERS

• OZGA André :  Bourbonnais : Lumières nocturnes. 1 vol. cart., 128 p, illustrations en couleur, index, éd. Christine Bonneton,  16,90 €.

Z OzgaDe magnifiques clichés du Bourbonnais la nuit, valorisé par ses lumières. Elles redessinent les villes, offrant de nouveaux contours, un nouveau relief et conférant une identité nocturne au patrimoine. Des images qui pourraient devenir témoins d’une époque révolue.  L’éclairage urbain est peut-être  un « patrimoine » en sursis : l’éclairage nocturne des villes est aujourd’hui décrié car considéré comme  ni économique, ni écologique. L’auteur, André Ozga, est montluçonnais depuis toujours. Passionné de photographie, il parcourt le Bourbonnais afin d’en dresser des portraits, d’en capter des atmosphères. Il est l’auteur des clichés utilisés pour l’affiche des tournées internationales de Terry Bozzio, célèbre batteur et percussionniste américain. Il a aussi  signé un premier ouvrage sur Montluçon,  paru en 2011 aux éditions Alan Sutton.

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ANDRIEUX Nicolas : Fleurs de pommier. 1 vol. br, 210 p, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Romans, 18 €.

Z ANDRIEUPère de famille bienveillant, Jacques ne sera épargné ni par les  doutes, ni par les déceptions. Il essuiera de nombreux échecs. Très vite sa fille Natacha, dotée d’énormes qualités, deviendra son rayon de soleil, la branche à laquelle il va pouvoir s’accrocher. Réfléchie, organisée, elle entrera sans aucune crainte dans le monde des adultes. Mais ce monde, dit responsable, ne lui volera-t-il pas un peu trop tôt ses rêves d’enfant ?  Une histoire familiale où l’amour, au delà de toutes les incertitudes et malentendus, finira par triompher.

ANGLADE Jean : La foi et la montagne. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 300 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 23,75 €.

Z anglade► Dans une île de l’archipel des Philippines, un riche propriétaire se lance dans une folle entreprise : construire une route jusqu’à un volcan.  Depuis dix ans, Arsenio Hernandez, riche notable d’une petite île des Philippines, a perdu le sommeil. Exactement depuis que pendant la guerre, les Japonais l’ont arrêté, torturé et condamné à mort. Et l’ont finalement contraint à un triple crime.  Rentré auprès des siens, de sa femme Margarita et de leurs huit enfants, Arsenio vit dans le remords perpétuel.  Alors, pour soulager sa conscience en même temps que pour accroître sa fortune, Arsenio forme le projet de construire une route qui atteindra le sommet d’un volcan, le Banlaon.  Folle – vaine – aventure dans laquelle il perdra quarante livres de sa chair, sa famille, ses biens sans pour autant trouver la paix de l’âme. Un roman de Jean Anglade à redécouvrir dans sa période littéraire dite “bleue”.

• BARBET Jean-Louis: Le chocolat des temps amers. 1 vol. br, 254 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X BARBETLes livres d’Histoire ne racontent pas tout. Ils décrivent certains faits connus de tous, mais d’autres événements restent encore aujourd’hui méconnus. Des histoires simples qu’ont vécues des gens ordinaires. Une mauvaise plaisanterie faite à une pauvre boulangère, un opticien qui devient croque-mort contre un peu de nourriture, un fermier qui tient la promesse faite à un exilé. La guerre bouleverse ainsi le quotidien de chacun, peu importent les métiers ou les classes sociales. La Seconde Guerre mondiale a dévoilé le meilleur comme le pire de l’être humain. Six personnages. Six destins inspirés de faits réels qui n’ont rien en commun si ce n’est de révéler des histoires méconnues de la Seconde Guerre mondiale. Professeur de lettres de carrière, Jean-Louis Barbet est passionné par la Seconde guerre mondiale, ou plus exactement par les histoires personnelles que les gens ont pu vivre à cette époque.

• BARDOT Thierry : L’archange des loups. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, 18,90 €.

Z BardotPetite commune enclavée au cœur d’un massif boisé, Roqueval semble avoir échappé à la lente agonie des villages désertés. Pourtant, le doute gagne peu à peu Jocelyn, le garde forestier ; les maisons sont occupées, certes, mais les rues sont vides, tout comme Le Tonneau des Bois Noirs, le bistrot de Charles, qui n’est plus guère fréquenté. Seul le ballet quotidien des horaires de travail semble encore rythmer la semaine tandis que, le dimanche soir, c’est à l’église que l’on se retrouve.  Mais comment savoir ce qui se trame derrière les portes de l’édifice religieux ? Autre phénomène inquiétant, des loups rôdent dans le secteur et s’aventurent bien trop près de la maison de Marjolaine, la vieille tante de Jocelyn, qui occupe une petite propriété à l’écart du bourg. Le garde forestier en est persuadé, la meute n’est pas arrivée là par hasard…

BARON Sylvie : L’Héritière des Fajoux. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 330 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 24,30 €.

Z BARON HéritièreÀ la mort de son père, lors d’un accident dans la petite scierie familiale auvergnate, Marie, qui résidait depuis vingt ans au Québec, décide de revenir sur sa terre natale, l’Aubrac, pour oublier ses soucis. Alors qu’elle reprend goût à la vie, malgré la rudesse du travail, elle commence à soupçonner que le décès de son père n’était peut-être pas accidentel. Menant sa propre enquête, elle  comprend qu’elle est étroitement surveillée…Un roman captivant ancré dans une campagne française pleine de charmes et de secrets, qui été couronné par le  Prix Arverne 2017

 • BARON Sylvie : Les justicières de Saint-Flour. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 326 p, éd. Les éditions du bord du Lot, coll. La loupe du caractère, 25 €.

Z BARON JUSTICIERE Rien ne les destinait à se rencontrer. Encore moins à se voir : Joséfa, la femme de ménage habitant un petit hameau du Cantal, simple, courageuse, obstinée, usée par des tâches répétitives, difficiles et précaires qui accaparent ses journées et Alice, l’urbaine, talentueuse architecte d’intérieur, intellectuelle, raffinée et discrète. Il faudra qu’un drame épouvantable les touche pareillement pour que chacune trouve dans son désespoir le chemin vers le monde de l’autre et son propre chemin. La vie nous donne parfois des ressources insoupçonnées. Celles qui permettent ici à Joséfa et à Alice de construire un récit haletant dont rien ne pourra entraver le cours. Entre émotions et intrigue diabolique : un mystère dans le pays de Saint-Flour qui tient en  haleine.

 • BARON Sylvie : Le silence des Hautes-Terres. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 322 p, éd. Les éditions du bord du Lot, coll. La loupe du caractère, 25 €.

Z BARON Silence On n’oublie pas le Cantal comme ça ! Lise pourtant le croyait. Elle avait d’un coup tiré un trait sur ce pays, sur sa jeunesse, sur ses rêves, quand sa famille l’avait prétendue responsable de l’incendie de la grange, au seuil de ses 18 ans. Elle avait décidé de partir et d’oublier. Effacer le souvenir de cette injustice et ne plus penser à ce fichu pays. Ne plus jamais revenir ! Douze ans plus tard, son frère, vétérinaire disparaît dans des conditions mystérieuses. Trois jours, elle se donne alors trois jours pour revenir et régler sans discussion le sort de cette famille ingrate ! Elle n’imagine pas de se retrouver soudain plongée dans une aventure extraordinaire qui lui donnera rendez vous avec un assassin mais surtout avec elle-même, dès lors qu’elle saura percevoir sa vérité profonde dans la beauté austère des paysages de son Pays et dans l’impérieuse nécessité de poursuivre une histoire inachevée. Professeur agrégée, passionnée de littérature, Sylvie Baron ancre ses récits dans le Cantal d’aujourd’hui. Romans policiers, textes du terroir, mais surtout récits psychologiques autour de personnages forts et dans des paysages magnifiques qui participent à leur histoire. Elle signe ici son quatrième roman après le succès des Justicières de Saint-Flour (Prix du roman du Bord du Lot 2012).

X BECK• BËCK Paul : P’tit Paul. 1 vol. br, 235 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

Paul, un jeune Juif de dix ans, trouve refuge dans un village de la Loire, où vit déjà Lucie, la sauvageonne. Les membres d’un réseau de résistance sont exécutés, dont l’une des sœurs qui l’accueillent. Paul découvre le corps de Lucie, exécutée d’une balle dans la tête. A-t-elle trahi ? Quinze ans plus tard, Paul revient pour rétablir une vérité qui tourmente sa conscience, et ravive bien des plaies.

• BESSE Françoise :  La fiancée du barrage. 1 vol. br,  éd. du Bord de Lot, 18 €

BESSE► Qui a tué en la poussant à l’eau Suzanne Cassagnes, la riche propriétaire des Prades Hautes à Saint-Gérons  Quel est ce secret, enfoui au fond du barrage depuis 1943, que son assassin a craint de voir remonter à la faveur de la grande vidange de 1999 ?  Pour tenter de répondre à ces angoissantes questions, sa petite-fille Sylvia n’a pour tout indice qu’une aquarelle et les paroles d’une chanson. Il lui faudra surtout beaucoup de détermination pour parvenir à démêler patiemment les fils d’une vie qui s’entrecroisent avec ceux de la construction du grand barrage de Saint-Etienne-Cantalès, dans la tourmente de la deuxième guerre mondiale et de l’Occupation. Françoise Besse, qui reste enracinée à Laroquebrou, est actuellement professeur de Lettres classiques au lycée François d’Estaing à Rodez. C’est son sixième roman, après Le silence des cascades, couronné par le Prix Talents de l’Aveyron 2016.

BESSE Françoise : Requiem à Laroquebrou. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 272 p, éd. Les éditions du bord du Lot, coll. La loupe du caractère, 23 €.


Z BESSE REQUIELÀ Laroquebrou, petit village médiéval blotti entre l’ancienne forteresse des Montal et la Cère, la vie ne peut être que tranquille. C’est du moins ce que pensent les deux héros de cette histoire qui passent leurs vacances dans la maison familiale dont ils ont hérité. Mais un jour, de banals travaux de rénovation libèrent des témoins du passé: fantômes directement issus des légendes du Moyen Âge, résurgences des terribles années sombres 39-45, et démons bien vivants au cœur de leurs contemporains, se liguent pour transformer de paisibles vacances d’été en périlleuse remontée du temps. Les voilà transformés en détectives amateurs. Mais que de dangers guettent ces imprudents… Un récit bien rythmé avec, en arrière-plan, cette campagne auvergnate, rude mais combien belle, superbement évoquée par l’auteure.

BOUCHARD Hélène:  Pascal et la mystique. 1 vol. br, 350 p, biblio, éd. L’Harmattan, coll. Religions et spiritualité, 36 €.

Pascal► Peu de textes de Pascal semblent relever de l’expérience ou du discours mystique. Cet ouvrage propose une relecture de l’intégralité de l’œuvre pascalienne, en se basant sur le contexte familial et social de Pascal et sur sa démarche scientifique. La mystique pascalienne se définit ainsi comme le désir d’une union à Dieu et il en résulte une relation de chaque instant, où l’homme se sent transformé, déifié, dans un sentiment de joie.  Hélène Bouchard, agrégée de lettres modernes et docteur en littérature, est également titulaire d’un DEA en philosophie, d’un DEA en linguistique et d’une licence d’anglais, ce qui témoigne de la diversité de ses intérêts. Enseignante en littérature , latin et philosophie au lycée Saint-Martin de France (95), elle a également été chargée de cours dans les universités de Créteil, Paris-Sorbonne et Descartes.

BRAIZE Frédérique Sophie : Paysannes de montagne. 1 vol. br, 400 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 8,50 €.

BRAIZE SOUNY► Eudoxie meurt en accouchant de son neuvième enfant. Marthe, sa jeune sœur, est appelée pour la remplacer dans le chalet d’Auguste, le temps que la situation s’apaise. Mais le veuf a sous-estimé l’opposition de sa mère qui reproche à Marthe de faire de son charme une arme et qui jalouse sa force de caractère. Non seulement Marthe détonne – elle a osé partir de chez son père sans bague au doigt –, mais elle laisse dans son sillage un relent de scandale. Va-t-elle causer la perte de son beau-frère en le manipulant tel un pantin de foire ? Tandis que la jeunesse est réunie sur l’alpage en pleine floraison, là où on peut toucher les nuages, humer le vent d’altitude, voir la neige tomber en plein juillet, Marthe voudrait que tout se passe autrement… Mais voilà, elle doit porter sur ses épaules des secrets plus lourds que des montagnes, et son destin est étroitement lié à celui d’Hippolyte, son neveu. Elle agira avec toute sa fougue pour rétablir la vérité en révélant ce qui devait être tu, et pour restaurer la paix dans le village.  De splendides figures de femmes, pleines d’audace, de désirs et de courage, illuminent et ébranlent ce milieu montagnard aussi rude que beau, aussi figé que solidaire.

• BRAIZE Frédérique Sophie : Sœurs de lait. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z BraizeNées de mères différentes, les sœurs Baud ne partagent pas un lien fraternel profond. L’aînée, Ferdinande, veuve de guerre, est entrée en condition à Paris. Zoé et Anthelmette, si dissemblables et malgré tout jumelles, accompagnent leurs époux qui innovent pour participer à la grande aventure de l’or blanc. Coqueline, la cadette, est fascinée par la haute société venue en villégiature dans la station, mais elle ne veut pas la servir, elle veut en être. Séduite par Côme, un jeune voyageur qui vante les vertus médicales du radium, elle fonce dans les écueils de l’existence avant de découvrir que des intrigues sournoises sont menées au détriment de son entourage. Les quatre sœurs seront-elles capables de s’unir pour piéger ceux que rien n’arrête ? (Babelio.com)

  CACHIA Henri : Cabossés en série : dernières nouvelles exclusives de la folie ordinaire. 1 vol. br, 145 p, éd Les éditions du Volcan (Le Crest), 12 €.

Z CachiaRecueil de 10 nouvelles dont les personnages principaux sont des marginaux .Voici les dernières nouvelles exclusives de la folie ordinaire. Il n’y a pas d’intrigue policière, dans la mesure où chaque protagoniste ne se cache mais au contraire dévoile ce qui l’a amené, selon lui, à certains excès. D’une faille, d’un petit dérapage, d’une trahison naît l’impensable cruauté. Des sentiments exacerbés et frustrés jaillissent des actes ignobles justifiés par un instinct de vengeance. On ne lira pas les raisons improbables de cette mise à la marge mais les conséquences en sont sanglantes. Dix nouvelles, dix portraits de ces  “Cabossés en série”,  dix histoires sans fausse pudeur de ceux que la société rejette en les qualifiant de monstres, oubliant au passage qu’ils font le sale boulot pour elle. Un bidasse, un tueur à la retraite, un patient face à son psy, un adepte de la performance artistique, un écrivain, un élève tortionnaire et bien d’autres encore composent ce bestiaire tragi-comique. Tous ont le même credo : “Allez au diable… Je vous déteste tous”.

• CASSAGNES-BROUQUET Sophie : Le manuscrit de Compostelle. 1 vol. br, 304 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 7,50 €.

CASSAGNE BROUQUET► À l’hospice d’Aubrac, tout en se réchauffant près de l’âtre, des voyageurs évoquent ou taisent les raisons bien différentes qui les ont poussés, les uns et les autres, à partir pour Saint-Jacques-de-Compostelle. Parmi eux, un marchand et son valet, un maître maçon et son jeune fils, ainsi qu’un chevalier, Thibault de Saint-Seine. Ils se lient et décident de poursuivre ensemble leur périple. Quelques jours plus tard, en arrivant à l’abbaye de Conques, ils apprennent qu’un précieux manuscrit vient d’être dérobé. L’abbé implore Thibault de le retrouver très rapidement, car il est porteur d’une grave malédiction. Commence alors une course sans fin, semée d’embûches et de troublantes circonstances… Le généreux chevalier pourra-t-il accomplir la mission qui lui a été confiée, braver le soleil implacable de Castille, les maléfices et les sortilèges, les appétits des marchands, les jalousies et les drames de cœur ? Récupérera-t-il, avant qu’il ne soit trop tard, le livre mystérieux dont l’encre, en coulant, continue de bouleverser la destinée de tous ceux qui l’approchent ? Sophie Cassagnes-Brouquet  tient le lecteur  en haleine et, page après page, cette médiéviste fait du lecteur l’un des voyageurs emportés sur l’interminable route de Saint-Jacques, par la foi, le remords ou la cupidité, en quête de leur vérité.

• CHAUVY Véronique : Une promesse bleu horizon. 1 vol. br, 315 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z ChauvyFille de petits commerçants, Céleste a trouvé sa voie : couturière douée, elle vend ses créations à l’un des meilleurs modistes du centre-ville. Tout juste fiancée à Firmin, qui travaille, comme beaucoup d’ouvriers de la région, dans le caoutchouc, sa vie semble suivre un chemin tout tracé. Après le mariage, elle pourra enfin se mettre en ménage et mener sa vie comme elle l’entend… D’autant que son père déçu qu’aucune de ses filles ne reprenne la quincaillerie familiale, semble ne pas approuver ses choix. Mais en ce début de XXe siècle, la guerre va bouleverser les projets de Céleste. Tandis que Firmin est mobilisé et part au front, le bonheur laisse place à l’attente et à l’angoisse… Après des études de droit, un début de carrière dans l’administration scolaire, des engagements associatifs, Véronique Chauvy se lance dans l’écriture. Elle choisit l’Auvergne, sa terre d’adoption depuis plus de vingt-cinq ans, pour planter le décor de ses romans où le destin de ses personnages traverse la grande histoire. Une promesse bleu horizon est son premier roman aux éditions De Borée (extrait du site Binchy and her hobbies).

• COSNAY Marie : Éléphantesque. 1. br,  122 p, éd. de Cheyne, coll.  Grands fonds, 19 €.

978-2-84116-254-3Dans ce roman, Marie Cosnay se remémore  un de ses cousins lointains, Marc Bourgudieu,  mort en 1945, à seulement vingt ans, après être revenu de l’enfer des camps de concentration. Marguerite Gardère, Pétronille pour l’état civil (d’une famille qui fait les pins pour les autres, gemme, se donne du mal) a un garçon, gros, bon vivant, rieur, qui discute politique loin de chez lui, dans les bois, refait le monde, rencontre les exilés espagnols, organise le parachutage des Alliés, les ravitaille, libère des prisonniers nord-africains, discute bonne chère, fêtes du village. Est arrêté, convoyé à Compiègne, revient diminué de grosseur, comme il dit, et grandi. Puis recommence. 

• DA SILVA Patrick : Au cirque. 1 vol. br, 128 p, éd. Le Tripode (Paris), 15 €.

Z dasilva► Écrit comme une enquête policière, Au Cirque met en scène six personnages pris dans le tourbillon d’une tragédie familiale. Une langue crue, tout à la fois burlesque et terrifiante, nous plonge dans un monde où pèsent le passé et les secrets. En quatorze chapitres, quatorze stations, le roman s’achemine vers l’élucidation du drame, et son effroyable banalité. “ Un tour de piste dans le grand cirque de la vie, avec une écriture singulière, entêtante, un de ces romans qui nous accompagnent encore longtemps après leur lecture car c’est avec les dernières lignes que le roman révèle toute sa puissance, comme au cirque, le grand final époustouflant”… (Anthony Bourel) 

• DA SILVA Patrick : Et Filii. 1 vol. br, 296 p, éd. Le Tripode (Paris), 17 €.

Z dasilva et filii►Entre lyrisme et crudité, polar et ethnologie, Patrick Da Silva poursuit son étude du monde rural. Après Au Cirque, il nous offre avec Et filii un nouveau roman polyphonique et dense. Dans un coin négligé de France, la vie suit un cours tragique. L’usine du pays, qui a fermé ses portes, nourrit les rancœurs. Un homme, obsédé par sa révolte, s’est suicidé. Un couple de Hollandais est retrouvé dans une cave sordidement assassiné. L’institutrice est en prison. Un artiste, aveugle, sculpte le visage des morts pour imprimer « une cicatrice fugace des coups de vent, de soleil, de tonnerre, de neige qu’ils ont été … C’est dans ce monde en naufrage qu’un jeune séminariste se décide à recueillir les paroles de chacun pour suivre sa propre quête. “ On les a condamnés à cette mort-là et bannis dans leur propre pays qui est devenu un cimetière de macchabées ambulants. On les a radiés de la condition commune qui veut que l’on gagne par son travail sa fierté et son pain. On les a condamnés, on a exécuté la sentence mais on les méprise au point de ne pas le leur dire en face. On les afflige de bienveillance et on leur joue la comédie, on les convie à la table des négociations. Ils vont y discuter la généreuse aumône qui les fera consentir au néant où l’on a relégué leurs pénates.

•  DA SILVA Patrick : Les pas d’Odette. 1 vol. br, 60 p, éd. Le Tripode (Paris), 9 €.

Zdasilva odette► “ Elle, si elle se met à compter, ce sont les lunes pour les semis et les récoltes qu’elle ne fait plus, ce sont les pluies, la neige et les gelées, ce sont les saints de glace et Barnabé et le plein de la cuve en fioul domestique, du bout des doigts, les mailles à l’envers, les mailles à l’endroit et les grains du chapelet, ce sont, sur le calendrier, les fêtes du bon Dieu et les anniversaires. Faut dire, qu’avec les petits et les arrière-petits ça en fait une jolie litanie, et compter les années depuis la mort de pépé…Les Pas d’Odette est le portrait d’une femme, les paroles d’un homme pour sa mère. Odette a vu le jour  dans les années 1930, du côté de Pontaumur.  Ses pas servent de fil conducteur à l’évocation,  que ce soit avec les vaches, sur les chemins, ou pour aller à l’école. Ou encore ceux qu’elle a fait pour aller travailler en usine aux Ancizes ou pour s’engager comme bonne. Enfin, les pas d’une mère face à ses petits…et bien d’autres encore.

DAUZAT Albert: Le patois: évolution, classification, étude. 1 vol. br, 182 p, biblio, illustrations n-b et coul, éd. des Régionalismes, coll. Arremoludas, 15,95 €.

51ungw63WHL._SX352_BO1,204,203,200_Les patois sont le résultat de la segmentation géographique d une langue, qui, livrée à elle même, a donné lieu à une multiplicité d’évolutions divergentes sur les divers points du terri­toire où elle était parlée. Tous les patois romans de la France, c est-à-dire exception faite du basque, du bas-breton, du flamand et de l’alsacien sont les innombrables rejetons d’un seul arbre, le latin, le latin parlé en Gaule à la fin de l’Empire romain. La cause essentielle qui produit la dislocation et l’émiettement d une langue, c’est la rupture du lien politique et social qui assurait l’unité de langage parmi un ensemble de populations plus ou moins hétérogènes : la ruine de l’empire romain, provoquant, entre autres conséquences, la disparition des écoles et des milieux cultivés, le relâchement des relations entre les divers pays qui vivent de plus en plus de leur vie propre, a favorisé le morcellement linguistique, que le régime féodal a consolidé et accentué(extrait de l’introduction). Albert Dauzat,  (1877-1955), éminent linguiste, directeur de l’École pratique des hautes études, est l’auteur de nombreuses études linguistiques qui font toujours autorité  Cet ouvrage fut, à l’origine publié en 1926 puis réédité en 1946.

• DUCLOZ Albert : Julie bon pain. 1 vol br, 530 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,90 €.

Z duclozBelle et volontaire, Julie porte sur ses épaules l’avenir de la ferme tout en élevant ses trois enfants depuis que son mari Rémi est resté paralysé suite à un accident. Au village, elle rencontre Florent, tout juste de retour de la guerre et en quête de travail, et l’emploie rapidement à l’année. Les tâches quotidiennes les rapprochent et Julie lui confie son rêve de toujours que Rémi a refusé de réaliser : réparer le four de son père et cuire le pain comme il le faisait… Pour son propre plaisir, Albert Ducloz écrit depuis l’enfance romans, poésies, contes et nouvelles. Pourtant, après une carrière de directeur d’établissement de soins, ce n’est qu’en 2002 qu’il publie son premier roman Citadelles d’orgueil. En 2007, il obtient le prix Claude Favre de Vaugelas pour Les Amants de juin. Julie bon pain est son quatrième roman publié par les éditions De Borée.

• DUCLOZ Albert : Pascalou. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z Ducloz  Le 10ème roman d’Albert Ducloz aux Editions De Borée !  Un jeune héros attachant, accusé à tort.  Une réflexion intéressante sur les querelles familiales. Suite à un accident de voiture, Pascalou et sa jeune sœur se retrouvent orphelins et placés en foyer. Lors d’une dispute avec son oncle qui utilise la maison de son frère pour son propre compte, il bascule par la fenêtre et accuse Pascalou d’avoir tenté de le tuer. C’est le début des ennuis judiciaires pour ce jeune garçon. Alors qu’il parvient à les surmonter, à retrouver son amour de jeunesse et à monter un commerce de librairie, son oncle continue de remuer le passé : Pascalou parviendra-t-il à prouver que son oncle l’accuse à tort ?

• GEORGES Gérard : À la belle Marquise. 1 vol. br, 370 p, éd. Féryane – Livres en gros caractères, 20,50 €.

Z GeorgesDébut des années 1900, à Royat. Comment une petite fabrique artisanale de chocolats devient une entreprise au succès florissant, grâce à l’alliance d’une fille de confiseur et d’un jeune ingénieur des mines.  En 1889, ce n’était encore qu’un très modeste moulin-chocolaterie. Mais Auguste et Clémentine Roussel, jeunes mariés, ont des idées et de l’ambition. Lui, ingénieur des Mines, a pour réputation de réussir tout ce qu’il entreprend. Elle, fille d’un confiseur réputé de Royat, a su depuis toute petite aiguiser son palais. Guimauves, pralines, dragées et autres douceurs n’ont aucun secret pour elle. Conjuguant leurs talents, Auguste fait le serment de créer « le meilleur chocolat de toute la contrée », aux arômes et épices subtils… Comment, en une dizaine d’années, leur modeste entreprise artisanale deviendra-t-elle la florissante enseigne A la Belle Marquise, qui jusqu’à Paris et à l’étranger, fera le bonheur des gourmands et des célébrités ?

• GIMBERT Yveline : Le Venin de la terre. 1 vol. br, 272 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z GIMBERT► Seul à connaître l’endroit où est caché le magot que les Anglais ont parachuté au cours de l’été 1944, Jacques Daubrac attend patiemment la fin de la guerre. Grâce à cette bonne fortune, le jeune menuisier – charpentier espère séduire Fleur Guitton dont il s’était entiché mais qui lui avait préféré le dénommé Guitton avant de devenir une jeune et belle veuve.Cependant, l’affaire s’annonce compliquée. La sœur adoptive de Jacques, Élise, épie les moindres gestes de son frère et elle est même amoureuse de lui… Elle finit par découvrir la caisse de billets. Elle comprend aussi que Fleur, bien qu’elle ait un nouvel amant, ne restera pas insensible au charme sonnant et trébuchant de son frère. Sentant la menace se rapprocher et n’écoutant plus que la jalousie qui la dévore, elle décide de précipiter les événements et de retourner la situation à son profit au prix d’une sombre machination. Un drame que plus rien ne pourra enrayer va dès lors se jouer, entraînant dans une spirale infernale tous ceux qui ont misé sur « l’argent du ciel ». Et c’est le venin de la terre qui aura le terrible dernier mot.

• GLOMOT David : Le secret de la clef d’acier : le livre de raison, Patagonie 1520. Roman historique. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

Z glomot1520. Muricellos le cartographe, Léonard le prêtre et Cartagena le chevalier sont abandonnés sur la côte de Patagonie par l’amiral et explorateur Magellan, cruel et visionnaire auteur du premier tour du monde. Ils devront survivre dans cette Terra Incognita. La découvrir, se découvrir dans un roman qui est une vraie quête initiatique. Abandonnés tel Robinson sur cette côte inhospitalière, ils vont affronter des Indiens hostiles et la solitude du chemin de croix. Dans cette aventure, que peuvent apporter au Nouveau Monde un jeune explorateur navarrais, un vieux clerc limousin et un noble conquistador espagnol ? Les derniers feux d’une chevalerie à l’agonie et le fanatisme religieux ? La raison et la science ? Depuis Christophe Colomb, Espagnols et Portugais sillonnent le monde. Mais il fallait être fous pour oser s’embarquer dans une telle aventure. Ou avoir beaucoup de choses à cacher pour quitter ainsi le Vieux Continent pour toujours… Découvrez les circonstances dans lesquelles fut rédigé le fameux Livre de raison, objet de toutes les convoitises. Quelles énigmes peuplent le passé des trois explorateurs ? Quel est donc le secret de la clé d’acier ?

GRANCOING Philippe : Le Tigre et les pilleurs de Dieu. Une enquête d’Hippolyte Salvignac. 1 vol. br, 300 p, éd. de Borée, coll. Romans historiquesVents d’histoire, 19,90 €.

Z GrandcoingParis, automne 1906 : Hippolyte Salvignac, antiquaire parisien d’une quarantaine d’années, est recruté par Georges Clemenceau alors président du Conseil pour aider la police à pourchasser des trafiquants d’œuvres d’art. Ces derniers pillent les trésors qui sommeillent dans les églises de campagne. Et les remplacent par des faux…Flanqué de l’inspecteur Jules Lerouet, Salvignac découvre les méandres d’une situation explosive où s’entremêlent luttes politiques, tensions diplomatiques, conflits religieux et trafics internationaux. Son enquête l’amène à sillonner l’Europe de la Belle Époque, de son Quercy natal à Londres en passant par les stations thermales d’Auvergne ou la banlieue parisienne… Philippe Grandcoing est professeur agrégé d’Histoire, docteur en histoire contemporaine et  spécialiste de l’histoire de la société limousine du XIXe et du XXe siècle.

• JUDENNE Roger : Une vie de dimanche. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Z judenneIl se nomme Robert. Tout le monde l’appelle Fouine. En ces temps rendus difficiles par l’Occupation, ce jeune veuf travaille dans les fermes et braconne pour subvenir aux besoins de ses trois enfants et de sa belle-mère, une vieille femme revêche. L’amour de Fouine, c’est Pierrette, veuve avec des enfants à élever elle aussi. Il se voit déjà, assis à ses côtés autour d’une table, à regarder grandir ses mômes et les siens. Mais la jeune femme a d’autres ambitions : partir avec un monsieur de la ville qui a fait fortune grâce au marché noir et qui seul peut lui proposer “une vie de dimanche”… Roger Judenne est né dans une famille d’origine rurale. Son enfance se déroule au contact de la nature et des paysages de la Beauce. Devenu instituteur et secrétaire de mairie, il s’adonne à l’écriture, alternant avec bonheur romans du terroir et romans pour la jeunesse.

• LABORIE Christian : L’arbre à palabres. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z LaborieYao grandit dans un village d’Afrique avec sa famille. A force d’écouter les récits sur la vie des Blancs, Yao décide de prendre lui aussi la route pour la France pour faire fortune. Mais tout au long de son périple, Yao va découvrir le monde tel qu’il est… C’est une véritable leçon de vie pour ce jeune homme qui finit par se poser la question essentielle : qu’est-ce que la vraie richesse ? Christian Laborie se passionne pour l’histoire et les habitants de sa province d’adoption : les Cévennes. Ses romans sonnent comme autant d’hommages humbles et sincères. Le succès de la saga L’Appel des drailles et Les Drailles oubliées l’a hissé au rang des auteurs incontournables de la littérature de terroir.

• LABORIE Christian : Le chemin des larmes. Nouvelle édition. 1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 21 €.

Z laborie Ruben se passionne pour les chemins de fer naissants. Pour ses 12 ans, son père lui offre son premier voyage en train. Au cours du trajet, il rencontre un mystérieux personnage qui le subjugue: Paulin Talabot, le grand initiateur des chemins de fer français. Quelques mois plus tard, ses parents recueillent une fillette, Marie. Ils grandissent côte à côte, comme frère et sueur. Avec les années, Ruben s’éprend de Marie, qui refuse de lui accorder son amour. Attristé par ce refus, Ruben décide de quitter le mas familial. Le jour de ses 20 ans, en 1864, contre l’avis de son père, il se fait engager sur les chantiers de chemin de fer. Commence pour Ruben une vie faite de rencontres, d’amour, de dangers et de révolte. Une vie qui lui fait côtoyer un jeune ingénieur, des camarades ouvriers, cévenols et étrangers, des « rouges » qui tentent de l’entraîner dans la contestation politique. Du rêve à la réalité, le jeune Ruben saura finalement faire la part des choses, mais au prix de certains sacrifices.

LABORIE Christian : Terres noires. Nouvelle édition. 1 vol. br, 630 p, biblio, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,10 €

51Wa2dUn7ML._SX324_BO1,204,203,200_Réédition d’un roman publié en 2007. Dans les Cévennes minières des années 1880-1890, marquées par l’affirmation du mouvement ouvrier, le roman d’un destin et d’une ascension sociale : « C’est un roman où l’on apprend beaucoup sur cette époque qui révolutionna les transports en ouvrant l’ère du progrès industriel. Comme toujours Christian Laborie accroche son lecteur, ne le laisse jamais tomber : le suspens  dure tout au long du livre. L’auteur sait aussi nous prendre par les sentiments ! La dureté de la vie n’exclut pas la naissance de l’amour, elle la contrarie, mais elle réchauffe le cœur de l’homme de peine. »(extrait de Les chroniques de Goliath.com)

• LAFONT Marie-Hélène : Nos vies. 1 vol. br, 192 p, éd. Buchet-Chastel, 15€.

Z Lafont► “J’ai l’œil, je n’oublie à peu près rien, ce que j’ai oublié, je l’invente. J’ai toujours fait ça, comme ça, c’était mon rôle dans la famille, jusqu’à la mort de grand-mère Lucie, la vraie mort, la seconde. Elle ne voulait personne d’autre pour lui raconter, elle disait qu’avec moi elle voyait mieux qu’avant son attaque”. Le Franprix de la rue du Rendez-Vous, à Paris. Une femme, que l’on devine solitaire, regarde et imagine. Gordana, la caissière. L’homme encore jeune qui s’obstine à venir chaque vendredi matin… Silencieusement elle dévide l’écheveau de ces vies ordinaires. Et remonte le fil de sa propre histoire… “Un roman attachant sur le monde urbain et ses solitudes”lit-on dans Version Fémina. De son côté, Christiane Ferniot écrit dans le magazine Lire : “Tant qu’il y aura Marie-Hélène Lafon, son style pointu et généreux, le rythme majestueux et tendu de ses phrases et sa façon de décomposer la douleur de la solitude sans larmoyer, le lecteur saura que la beauté clairvoyante est au cœur du roman”. Marie-Hélène Lafon est  professeure de lettres classiques à Paris. Née à Aurillac, elle a vécu jusqu’à l’âge adulte à Saint-Flour.

LEBERT Karine : Les brumes de Vouvray. 1 vol. br, 381 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,50 €.

Z lebert Jade et Léa Laurenty vivent et travaillent sur le domaine viticole appartenant à leur famille depuis la nuit des temps. Léa, l’aînée, agronome, cultive la vigne avec Dimitri, son mari œnologue. Jade est célibataire et gère la maison d’hôtes troglodyte à côté du château. Passionnée d’histoire, Jade creuse dans le passé familial, contre l’avis de sa sœur qui souhaiterait garder secrètes les malversations de son père, ex-maire du village ayant détourné des fonds publics. Mais Jade s’intéresse à une histoire beaucoup plus ancienne qui aurait scellé à jamais le sort de sa famille…   Karine Lebert a la passion de l’écriture. Biographe pour des particuliers et correspondante de presse régionale, elle a entamé une carrière de romancière avec son premier roman  Nina et ses sœurs. Les Brumes de Vouvray, publié il y a quelques années, était  son huitième roman aux éditions De Borée.

• L’HÉRITIER Alain : L’ours du Cézallier. 1 vol. br, 206 p, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Romans, 18 €.

Z LHERITIERComment trouver l’âme sœur quand on est un jeune paysan, au cœur du Cézallier ? C’est là que s’est installé Daniel, dans une ferme marquée par de sombres découvertes : on y a retrouvé régulièrement des cadavres de suicidés ou de personnes qui ont été assassinées…Malgré ce cadre dramatique, Daniel qui est pourtant d’une timidité maladive, n’en est pas moins  fermement décidé  à tout mettre en œuvre pour trouver enfin l’âme sœur.

MALROUX Antonin: Le pain de paille. 1 vol. br, 360 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

Z malroux► En juin 1918 dans le Cantal. Depuis le départ de son père pour la guerre, Valentine Troussal s’active avec sa mère et sa grand-mère auprès de son frère pour faire vivre la petite exploitation familiale. La ferme suffit à peine à les nourrir tous, aussi les Troussal sont-ils soulagés lorsque le châtelain propose à Valentine de venir travailler comme aide-cuisinière au château.  Pour la timide Valentine, c’est la découverte d’un monde complètement nouveau. Quand le jeune héritier de la noble lignée, qui s’est pris de passion pour le monde rural et la vie paysanne, lui demande de l’accompagner dans ses promenades, elle s’interroge néanmoins  sur ses intentions. Au village, personne n’est dupe et chez les Troussal, le malaise grandit. Prise au piège d’une relation trouble, Valentine devra trancher un dilemme terrible… À travers le portrait merveilleusement touchant d’une petite paysanne au coeur pur, Antonin Malroux nous emmène sur le chemin des bonheurs vrais, de la sagesse profonde qui émane de la terre et des saisons.

• MARCASTEL Jean-Luc: L’auberge entre les mondes: Tome I: Péril en la cuisine. 1 vol. br, 256 p, éd. Flammarion-jeunesse, 12 €.

9782081394377Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent…Des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans l’ombre et il y a cette force qu’il ressent au plus profond de lui… Alors que les mondes s’affrontent, Nathan est le seul à pouvoir réconcilier les hommes et apaiser les conflits. Point de vue d’un lecteur:“Après une mise en bouche de quelques pages introduisant un certain mystère, l’auteur passe directement au plat principal avec des scènes où se mêlent suspense, magie et action avant de terminer par un dessert qui donnera envie de lire la suite des aventures de Nathan et Félix, deux jeunes hommes fort attachants. Une lecture rapide et rythmée qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes, surtout à ceux qui aiment les histoires se déroulant dans un univers culinaire original”.

MARCASTEL Jean-Luc: L’auberge entre les mondes: Tome II: Embrouilles au menu1 vol. br, 304 p, éd. Flammarion-Jeunesse, 12 €.

Marcastel 2L’auberge est en danger ! Entre la disparition de la princesse héritière et le vol du diadème royal, les tensions entre Terra Myrmicea et Terra Vespalia sont sur le point d’éclater. Pour empêcher la guerre, Nathan va devoir plonger au cœur même de l’Auberge, là où se trouve l’Horloge des mondes… La guerre menace l’Auberge et seul Nathan, qui détient la clé des mondes, peut sauver le multivers d’une plus terrible menace encore… Jean-Luc Marcastel ,  écrivains aurillacois, spécialiste du roman fantastique et de fantasy a choisi de planter le décor de son nouveau roman dans le village de Pailherols, entre sommets cantaliens et monts de l’Aubrac. Illustration de couverture de Lucas Durkheim. 

• MARCASTEL Jean-Luc : Un pape pour l’apocalypse. 1 vol. br, 544 p, éd Pygmalion, 20,90 €.

Z Marcastekl À Aurillac, le capitaine Malo Sinclair s’ennuie… Il faut dire que Malo, jeune as prometteur de la police criminelle du quai des Orfèvres, avait tout pour monter vite et haut dans la hiérarchie… s’il n’avait eu la malheureuse idée de démolir le portrait d’un suspect, fils d’un ministre. Pour le protéger autant que pour le punir, son chef a décidé de le mettre « au vert ». Et pour ce faire, quoi de mieux qu’Aurillac, préfecture du Cantal, où l’on compte plus de vaches que d’habitants ? Après deux ans, Malo est à la limite de la dépression. C’est alors qu’on l’appelle pour une affaire de vol sur le chantier de fouille de l’abbaye Saint-Géraud récemment mise à jour. Une tête mécanique, incroyable vestige, presqu’une légende urbaine, a disparu. Enfin une affaire qui sort de l’ordinaire ! Mais, quand les cadavres pleuvent, Malo ne peut se dire qu’une chose : il n’en demandait pas tant… Un polar ésotérique autour du personnage de Gerbert d’Aurillac, le sulfureux Pape de l’an Mil. Né en 1969 à Aurillac, Jean-Luc Marcastel est un écrivain français d’imaginaire, auteur de la série à succès Louis le Galoup. Un Pape pour l’Apocalypse est son premier thriller.

• MAXIMY Hubert de : Le loup de Chomelix. Une enquête du sous-préfet Stanislas.  1 vol. br, 320 p, éd. de l’Archipel, 20 €.

Z MaximyJanvier 1816. Sur le plateau gelé du Haut-Velay, le corps d’un valet de ferme est retrouvé éviscéré près du village de Chomelix. Est-ce l’œuvre d’un loup ? Voire d’un garou ? Le lendemain même, Stanislas Vimal, nommé sous-préfet à vingt-six ans, arrive au Puy. Dans la suite du futur Louis XVIII en exil, il a grandi entre l’Allemagne, la Russie et l’Angleterre. Citoyen de nulle part et de partout, réputé proche du nouveau pouvoir, Stanislas suscite la méfiance du préfet Boucaut, son supérieur. Lequel, pour l’éloigner, l’envoie enquêter sur ce fait divers sans intérêt. Du moins le croit-il… Car, les mois suivants, à chaque pleine lune, un bourgeois est égorgé aux alentours de Chomelix. Et l’on se remet à parler des Verdets, ces royalistes massacreurs de notables de l’Empire… Aidé d’un braconnier et d’un commissaire de police, Stanislas ne se doute pas que son enquête va exhumer des vérités dérangeantes… Né en 1944 à Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire), Hubert de Maximy a été producteur et réalisateur de documentaires. Il a reçu en 2010 le prix Paul-Féval de littérature populaire pour Le Destin d’Honorine (Presses de la Cité). (D’après le site Occitanie Tribune).

• MERCADIÉ Louis : L’enfant trouvée. 1 vol. br, 288 p, éd. de Borée,  18,90 €.

Z MercadiéAbandonnée sur le parvis d’une église par une nuit glaciale, Noëlle a été recueillie par les soeurs et va grandir à l’orphelinat. Comme tous les enfants sans famille, la petite fille doit participer aux tâches de nettoyage et d’entretien de l’établissement, jusqu’au jour où on estimera qu’elle est en âge de travailler. Exploitée comme tant d’autres dans une filature puis à la mine, l’existence qui l’attend n’a rien de réjouissant. Pourtant, Noëlle ne baisse jamais les bras. Des écuries d’un château aux barricades de la Commune, du froid des nuits sans toit à la chaleur d’un atelier d’artiste, elle est poussée par l’espoir de retrouver un jour celle qui l’a mise au monde. Fils d’un tonnelier dont il a conservé le savoir-faire, Louis Mercadié est un amoureux du temps passé. Membre de la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron et historien, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Marie Talabot, une Aveyronnaise dans le tourbillon du XIXe siècle, pour lequel il a reçu deux prix littéraires.

• PALET Marie de : Le temps des aubépines. 1 vol. br, 580 p, éd. À vue d’œil, coll. 16-17 – Terroir, 24 €.

Z DE PALET►Livre en grands caractères.  Sylvie se méfie. Après des années d’indifférence, la soudaine gentillesse d’Amélie, cet excès d’attention, ne lui disent rien qui vaille : il y a anguille sous roche…Orpheline depuis sa plus tendre enfance, Sylvie vit chez les Verneuil, de lointains cousins de sa mère. Elle a grandi tant bien que mal, préposée aux tâches les plus ingrates, sous le joug de la rude et autoritaire Amélie. Cette dernière a promis de l’élever comme sa propre fille, mais la jeune femme se demande si sa cousine l’a vraiment recueillie par charité. D’autant que, maintenant que Sylvie est en âge de se marier, Amélie semble avoir des plans bien précis quant à son avenir…

PARAILLOUS  Alain: Anthologie polissonne: petites histoires indécentes de la littérature.  1 vol. br, 275 p, éd. de Borée, coll. Histoire et documents, 21 €.

Z anrthologueLa vie des grands écrivains est souvent plus passionnante encore que les romans qu’ils ont écrits. Pour la plupart d’entre eux, leur carrière amoureuse a été aussi foisonnante que leurs productions littéraires… George Sand, Madame de Staël : des croqueuses d’hommes ; Chateaubriand, Hugo, Stendhal : d’insatiables Dom Juan… Et ceux que l’on aurait cru bien sages : Vigny, Lamartine… de sacrés coquins également. Comme si les facultés créatrices de ces hommes et de ces femmes avaient été proportionnelles à leurs appétits sexuels. Ce livre pourrait être une histoire de la littérature française, du Moyen Age jusqu’à 1900, à ceci près que les biographies présentées avec humour à travers ces pages sont vues depuis ce que les grincheux pourraient appeler « le petit bout de la lorgnette ». Et si ces histoires polissonnes, savoureuses, pittoresques, étonnantes, affriolantes, étaient au cœur même de la création artistique ? Ancien professeur de lettres, Alain Paraillous est un amoureux du terroir, un amour qu’il a su faire partager au travers de plusieurs de ses romans parus aux éditions De Borée. Il nous propose ici d’entrer dans des alcôves privées, aux côtés de génies de la littérature, dont les œuvres sont l’expression même de l’esprit français.

• PASCAL Blaise : Pensées. Nouvelle édition. 1 vol. br, 448 p, éd. du Seuil, coll. Points-Essai, 10,50 €.

139188_couverture_Hres_0“ Les hommes ont mépris pour la religion. Ils en ont haine et peur qu’elle soit vraie. Pour guérir cela il faut commencer par montrer que la religion n’est point contraire à la raison. Vénérable, en donner respect. La rendre ensuite aimable, faire souhaiter aux bons qu’elle fût vraie et puis montrer qu’elle est vraie. Vénérable parce qu’elle a bien connu l’homme. Aimable parce qu’elle promet le vrai bien. ” (Extraits des Pensées, Fragment 12). Recueil d’une multitude de fragments épars découverts à la mort de Blaise  Pascal (1623-1662), les Pensées ont connu une prospérité qui ne s’est jamais démentie au fil des siècles : de traité apologétique de la religion chrétienne au XVIIè siècle, cet essai est devenu de nos jours un incontournable classique de la philosophie et de la métaphysique.

• PÉLISSIER Patrice : Le testament noir. 1 vol br, 320 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

Z PélissierAoût 1943, dans le massif de la Sainte Victoire, près du village de Saint- Ambrose, un homme cache une mystérieuse caisse frappée d’une croix gammée sur un îlot au milieu d’un lac sombre et glacé. Quelques instants plus tard, il est abattu et coule à pic au fond du lac. Le tireur, en s’enfuyant, croise une patrouille allemande et est à son tour abattu… La caisse est à jamais perdue… du moins le croit-on… Bien des années plus tard, un photographe découvre par le plus grand des hasards la fameuse caisse. Ramenée dans le village, elle va raviver bien des souvenirs et provoquer une vague de morts très étranges. Et la rumeur gronde… La caisse estampillée de la croix gammée serait remplie d’or. Témoignage d’un lecteur : “ Je garderai longtemps ce livre dans la tête. Très belle histoire, bien écrite, que je n’ai pas lâchée jusqu’à la fin. Ce roman est émouvant et tout à fait réaliste”.

• PERRÈVE Paul : Les galoches rouges. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X PERREVEEn 1943, pour échapper aux dangers de la guerre, Pierre, petit citadin, se réfugie avec sa mère à la campagne. Il y rencontre Julien, fils de paysans. Entre les deux enfants, à la vie pourtant si opposée, se tisse une amitié faite de joies, de heurts et de jalousies. Tous deux chaussés de leurs galoches, ils fréquentent l’école du village, connaissent leurs premiers émois amoureux, prennent le maquis. Un roman alerte et imagé, coloré comme la palette d’un peintre… Après des études médicales à Lyon, Paul Perrève s’est installé comme médecin généraliste en Haute-Ardèche, où il a exercé jusqu’en 1970, avant de s’implanter à Roanne. Toujours très actif et créatif, il partage son temps entre l’écriture, la peinture et l’archéologie.

PLUCHARD Mireille : L’étoffe des jours. 1 vol. br, 690 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,50 €.

Z PluchardAmandine tombe sous le charme de Paul-Marie, fils de riches négociants. Le coup de foudre est réciproque mais les parents n’ont-ils pas d’autres projets pour leurs enfants ? Et la France ne va-t-elle pas se réveiller un matin d’août 1914, au son de la mobilisation générale ? Les élégances, toutes les élégances, celle qui s’expose et parachève la femme et celle silencieuse et bouleversante du cœur, se révéleront dans la générosité, l’amitié, l’amour et dans la souffrance quand arriveront les sinistres télégrammes du front. Mais Amandine est riche d’idées novatrices et souhaite créer un rayon de prêt à porter au sein de la boutique familiale. Le goût d’écrire est venu à Mireille Pluchard lors de ses recherches généalogiques. Est née alors une trilogie, la saga des Teissier, narrant la vie de sept générations de ses ancêtres. Passionnée d’Histoire et d’histoires, Mireille Pluchard brosse les portraits de personnages attachants et sait entraîner le lecteur dans des intrigues palpitantes.

• PRORIOL René : Antoinette, une vie de femme en 1900. 1 vol. br, 310 p, glossaire, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X PRORIOLDe 1880 à 1972, à travers l’Ardèche et la Haute-Loire, l’histoire d’une vie, celle d’ Antoinette Véron de la Rouvière , grand-mère de l’auteur. Elle  garde les chèvres de ses parents dans la région de Largentière. Grâce à une volonté de fer et à un travail acharné, elle va faire « fortune » dans le commerce et l’agriculture, affronter toutes les épreuves de la vie et surtout les difficultés de la guerre. Ainsi, avec ce premier roman, René Proriol offre le récit émouvant et plein de souvenirs du destin d’une femme d’exception, sa grand-mère, et tente par la même occasion de clore l’histoire de sa famille Ardéchoise. Né en Haute-Loire en 1945, René Proriol y a vécu jusqu à dix-huit ans. Venu à Lyon pour y poursuivre ses études, il y enseigne les Lettres classiques en Lycée. C’est à partir de 1985 qu’il se met à l’écriture par le biais d’un groupe d’écriture de Rhône-Alpes. Il est enseignant en expression et communication en IUT. Antoinette est sa première publication. 

• REISS Benoît : Svetlana. 1 vol. br, 120 p, éd. de Cheyne , coll. Grands fonds, 19 €.

REISS Comme dans ce conte russe, où les paroles d’une femme se changent en tissus et sauvent l’enfant du froid, la narratrice de Svetlana raconte, et espère de cette façon sauver son mari et son fils retenus dans les prisons du Grand Commissariat.  Elle adresse une prière à Svetlana, la fille du tyran, aperçue aux actualités. Elle seule peut l’aider. Ses paroles dévident un long fil, de la bouche de l’orante à l’oreille de la petite fille. La narratrice crie le plus doucement possible pour que personne d’autre ne l’entende.  La langue que déploie Benoît Reiss a la force et la douceur d’un fil tendu, celui de la peur et du secret. Nous voilà dans la confidence, partageant la folle espérance de cette femme simple, transformée, à force de poésie, en une figure quasi mystique.

• RIBES Georges : Les gens de la vallée. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X RIBESLe Vieux Joseph est né bien avant la fin du XIXe siècle. Il a vécu les deux guerres mondiales. A travers portraits et anecdotes, il raconte la vie d’un village isolé, de la veille de la guerre de 1914-1918 jusqu’aux années 1950, des derniers loups… aux derniers écoliers ! Dans la lignée des Mémoires d’un papi auvergnat, Georges Ribes conte le quotidien d’une vallée, un mode de vie balayé par le progrès venu des grandes villes. Sous l’apparente légèreté d’une narration entre fable et conversation, à la manière des veillées d’antan, il sait saisir, avec un humour subtil, les scènes, les personnages qui incarnent des époques enfouies au creux des souvenirs. Georges Ribes est né à Aurillac en 1938. Après des études dans sa ville natale, il intègre la faculté de Toulouse et devient, en 1959,  » hussard noir de la République « . Il exerce ses fonctions d’instituteur à Marzun–de-Leyvaux (dans le Cézallier), Neussargues, La Chourlie-de-Sénezergues, Boisset et enfin Aurillac. Conteur né, aimant les petites gens de l’Auvergne profonde, il narre avec humour et bienveillance leurs aventures et leurs mésaventures et profite des heures calmes de la retraite pour écrire son ouvrage Les Gens de la Vallée. Il est décédé des suites d’un accident, en 1998, sans avoir osé, par modestie, le faire publier.

• ROCHE Florence : Philomène et les siens. 1 vol. br, 522 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 22,90 €.

Z Roche philomèneAvant la Grande Guerre, en Velay, Philomène Dolmazon vit chez son père, un cultivateur prospère, avec son mari et ses deux garçons. Elle est contrariée quand elle voit revenir son frère du régiment avec une femme épousée à Paris et des jumeaux en bas âge. Sarah, la nouvelle venue, originaire de Pologne, peine à se faire accepter, d’autant plus qu’elle est de confession israélite. Mais les préventions tombent lorsqu’elle annonce qu’elle fera baptiser ses enfants et se convertira. Néanmoins, la personnalité de Sarah ne correspond pas à ce que l’on apprend de son histoire. Sarah est riche, très riche, au point d’aider les Dolmazon à financer leurs projets d’agrandissement de l’exploitation familiale. D’où vient son argent ? Alors que la guerre éclate et que les hommes partent au front, Philomène est loin de se douter que le destin la laissera seule face à de terribles révélations… Florence Roche  entraîne ses  lecteurs, d’une guerre à l’autre, dans une nouvelle saga étourdissante, aux rebondissements incessants, illuminée par une héroïne hors du commun, perpétuellement confrontée au même choix difficile entre son sens du devoir et son aspiration au bonheur.

 • ROCHE Florence : La réfugiée du domaine. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 320 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 23,50 €.

Z Roche réfugiéeDans les années 30, Irène, une orpheline de dix-neuf ans, est placée comme vachère chez des fermiers du haut plateau du Chambon. Sa rude vie de paysanne est adoucie par la bienveillance d’une inconnue. Cette bienfaitrice, qui vit à l’écart du village, a purgé une lourde peine de prison. Pourquoi s’intéresse-t-elle à elle ? Irène apprend qu’avant d’être abandonnée, elle a vécu dans la région. Était-elle la fille d’une réfugiée étrangère, comme l’indique son dossier à l’orphelinat ? Que lui cache le pasteur de la maison d’accueil où elle avait été placée ?  Pour percer le mystère de ses origines et conquérir le droit à l’amour et au bonheur, Irène devra regarder en face la plus terrible des vérités…

• ROYER Roger : La bastide rouge. 1 vol br, 600 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,20 €.

Z ROYERAvril 1946, pour Francis, enfin démobilisé et prêt à profiter pleinement de la vie, c’est la désillusion. Il apprend que ses parents sont morts durant son absence, dans des circonstances mystérieuses pour son père, Bastien, qui avait donné son nom à la demeure familiale, la Bastide rouge. Dès lors, que faire de cette bâtisse ? Doit-il rester et reprendre l’exploitation paternelle ou tout quitter et aller à la ville ? Ce moment d’égarement, émaillé de rencontres fortuites et insolites avec de rudes campagnards et de girondes villageoises, aboutira à une remise en question de sa propre vie…Après une période professionnelle consacrée au commerce international, Roger Royer  a été repris par une passion de l’écriture datant de son adolescence. Très sensible à tout ce qui touche à sa région, son patrimoine, sa culture, ses traditions, il traduit avec émotion et justesse cet environnement qu’il aime tant. Il a déjà publié dix romans aux Editions de Borée.

SIMÉON Jean-Pierre : Les yeux ouverts. Propos sur le temps présent. 1 vol. br, p, éd. Le Passeur, €.

Z Siméon Dans cet essai stimulant et engagé, le poète Jean-Pierre Siméon s’interroge, non sans espièglerie et humour, sur les questions qui agitent notre temps.  Il y a certes bien des façons d’agir quand, citoyen alerté, on juge mauvais le cours des choses et en péril les valeurs essentielles d’humanité : manifester dans la rue, militer dans des associations ou des partis politiques, lancer des pétitions… Jean-Pierre Siméon ne s’est jamais dérobé à ce genre de nécessités. Il est poète et contrairement à de vieux préjugés à la peau dure qui veulent que la poésie soit hors du monde, il considère que le poète qui tient parole a son mot à dire sur la marche du monde, ni plus ni moins que les sociologues, psychologues, politologues et autres machinologues en tout genre… La parole du poète n’est sûrement pas meilleure ni plus avisée que les leurs mais, nourrie de l’effort de conscience et de l’exigence d’une langue libre et indocile qui sont ses caractères fonciers, elle est peut-être autre. Parole intempestive, intransigeante autant que fraternelle, elle peut, révolte d’âme, rappeler, au-delà des débats de circonstance, qu’en toute chose doit prévaloir sans compromis le vœu d’une humanité ouverte et affranchie de ses peurs. 

STRATONOVITCH Jean : Le jeu des petits dessins. 1 vol. br, 260 p, éd. Ysec éditions (Louviers), 22 €.

Z Jeu-des-petits-dessins-couv-RVB-700pxTrois étudiants fraternels, créatifs et farfelus se prennent de passion pour un projet somptueux et un peu loufoque : inventer une langue qui ne se parle pas mais se dessine, une langue d’idéogrammes prolongeant ceux dont l’humanité s’est déjà pourvue. Jusqu’où iront-ils ? Parviendront-ils à atteindre le véritable niveau du langage ? Et combien de temps ces ingénus mettront-ils pour s’apercevoir qu’ils ne sont pas les premiers à avoir une telle idée ? Une promenade récréative autour du langage, de la langue des signes des sourds, des langues de l’humanité, des petits dessins porteurs de sens, de la linguistique  réaliste ou féerique… L’histoire se déroule à Clermont-Ferrand, dans les années post-soixante-huitardes. Jean Stratonovitch, agrégé de mathématiques, docteur es sciences en physique, est l’auteur d’une dizaine de pièces de théâtre, a été chroniqueur hebdomadaire à France Bleu Auvergne. Il fait également de la sculpture.

Teilhard aujourd’hui :  Regarder la guerre en face, voir au-delà : de la genèse d’une pensée aux turbulences actuelles sur la mondialisationActes du colloque de Reims, 2017. 1 vol. br, 68 p, éd. Saint-Léger éditions (Chouzé-sur-Loire), 10 €.

• VALETTE Paule : Le pain de cendres. 1 vol. br, 280 p,  éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X ValetteBon travailleur, mais jaloux de sa liberté, Emile, le journalier, ne reste jamais longtemps dans la même ferme, sauf en hiver, pour se mettre à l’abri. Devant la porte de l’Aygletière, il est tenté de faire demi-tour… mais il laisse ses pas le mener vers son destin. L’Aygletière est une ferme grise, ses occupants n’ont en commun que le « joug du travail partagé » dans un monde hors du temps. Le grand-père s éteint lentement dans l’indifférence totale. La famille attend que le vieux trépasse, que le fils se marie enfin et assure sa descendance. Drôle de famille. Chez ces gens-là, on ne cause pas, monsieur… Pour la première fois de sa vie, Emilie ne songe plus à reprendre sa route. Paule Valette est née en Ardèche, où sa famille est établie depuis plusieurs siècles. Avec le Pain de cendre, histoire poignante d’une vie d’homme ratée, c’est son quatrième roman de la terre.

VALLÈS Jules : Jean Delbenne  suivi de  Un gentilhomme. Édition établie par  François Marotin. 1 vol. br, 192 p, éd. Paléo (Clermont-Ferrand), coll. La collection de sable, 26 €.

Z VALLESLa première édition de Jean Delbenne remonte à  octobre 1865, année où  elle fut publiée en feuilleton dans le journal L’Époque. L’action a pour cadre la commune d’Yssingeaux, dans laquelle le personnage principal entretient une liaison extra-conjugale avec  l’épouse de l’avoué.  Dans Un gentilhomme,  premier roman de Jules Vallès, paru en feuilleton en 1869, l’écrivain s’inspire de la tradition du roman rustique illustrée par George Sand et Flora Tristan. Évoquant avec une certaine nostalgie parfois idéalisée une vie simple, laborieuse, proche de la nature — qu’il opposera souvent aux artifices vains de la culture et de la promotion sociale —, il interroge implicitement les choix politiques de la paysannerie, dont il privilégie bien sûr des traditions républicaines, et les potentialités de rébellion et de jacquerie latentes parmi les pauvres ruraux. En face de cet univers, il campe une famille de grands propriétaires, déchirée par des mœurs d’avarice, de jalousie, de refoulement religieux et moraliste, dont la bienséance remâche des haines destructrices dans l’obsession de sa ruine emblématique. S’ouvrant comme un tableau réaliste, ce roman dont la construction est parfois allusive évolue vers un portrait psychologique non dénué de hardiesse dans le Second Empire finissant. Il aborde le tabou ravageur de la sexualité, dont il raille les ridicules codifiés et dont il déplore les conséquences tragiques. Il s’achève dans des scènes dignes d’un roman policier.

VEBRET Joseph : L’invention du grand écrivain.  Recueil de 21 chroniques. 1 vol. br, 270 p, éd. Marivole, 18,90 €.

Z VEBRETLe XIXe siècle voit naître le roman tel que nous le connaissons aujourd’hui. Auparavant, il était considéré comme un art mineur, un « fourre-tout » inférieur à la poésie et au théâtre, dont la codification était jalousement défendue par les « Classiques ». Sous l’effet d’une alphabétisation croissante, la littérature, réservée jusqu’alors à une élite, va s’adapter à un nouveau public. La place des écrivains dans la société ira alors grandissante : qu’ils soient considérés comme des faiseurs d’opinion, des leaders politiques, voire des symboles vivants, le peuple se reconnaît en eux. C’est l’avènement du sacerdoce de l’écrivain. De son côté, l’école célèbre la figure de l’écrivain comme celle d’un grand homme. Ainsi, le XIXe siècle va offrir au public des œuvres inoubliables (Madame Bovary, Notre Dame de Paris, La Mare au diable, Le Rouge et le Noir, etc.) devenus de grands classiques lus et relus génération après génération. Pour raconter l’invention du grand écrivain et visiter les coulisses de la création littéraire, Joseph Vebret convoque tour à tour Stendhal, Victor Hugo, Charles Dickens, Alexandre Dumas père et fils, Edgar Allan Poe, Honoré de Balzac, Emile Zola, Gustave Flaubert, Louise Colet, Charles Baudelaire, Eugène Sue, Jules Verne, George Sand, Léon Tolstoï, Lewis Wallace, Guy de Maupassant, Arthur Conan Doyle, Oscar Wilde, Edith Wharton, Gaston Leroux, Virginia Woolf et bien d’autres qui apparaissent en second plan. C’est tout le XIXe siècle qui défile sous la plume de Joseph Vebret, tant politique, social que littéraire.

• VENTRE Julien : Julien des collines: une enfance provençale. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,95 €.

X VENTRESi l’année 1939 est de sinistre mémoire dans l’esprit de la plupart des hommes, ce n’est pas le cas pour Julien qui, à tout juste quatre ans, fabrique ses premiers souvenirs. L’insouciance de ce fils de berger n’est en effet guère perturbée par ces temps de guerre, puis de restrictions. De la petite enfance à la campagne aux années d’internat où la discipline est impitoyable, Julien partage les moments inoubliables d’une jeunesse dont le maître mot est sans conteste bonheur. Dès ses plus jeunes années, dans sa famille tout entière consacrée à la vie pastorale, Julien Ventre avait décidé qu’il serait berger. Jusqu’en 1956, son métier de « pastre » marquera beaucoup sa vie, qu’il relate ici avec beaucoup d’humanité.

VIALATTE Alexandre : Cahiers Alexandre Vialatte : Mes chères cousines. 1 vol. br, éd. Association Les Amis d’Alexandre Vialatte, coll.  Cahiers Vialatte, 25 €.

Z VialatteCes nouveaux Cahiers des amis d’Alexandre Vialatte, « Mes chères cousines, » qui viennent de sortir, sont un double recueil de lettres qu’Alexandre Vialatte écrivit dans sa jeunesse, entre 1916 et 1929, à Guite et Anne Vincent. Elles sont suivies de celles que Guite Vincent adressa à Ferny Besson, entre 1982 et 1993, dix ans après la mort d’Alexandre Vialatte. Ferny Besson avait cherché à entrer en relation avec ces cousines, notamment au moment où elle composait sa biographie La complainte d’un enfant frivole.  Guite Vincent et Ferny Besson devinrent de grandes amies comme en témoignent ces lettres. Ce double recueil de correspondances, à plus de 50 ans de distance, éclaire un aspect de la sensibilité d’Alexandre Vialatte, notamment à l’époque où il composait Battling le ténébreux et découvrait Kafka. Il permet aussi d’en savoir plus  sur les années passées par l’écrivain en Allemagne…

• VITTÉ Louis-Olivier : La statue engloutie. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 330 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 23,95 €.

Z VITTEDans les années 70, entre Auvergne et Limousin, sur les rives d’un lac artificiel alimenté par la Dordogne, se font face les Chastagnol et les Fontcroze, deux familles terriennes qu’opposent depuis des générations d’obscures querelles de voisinage.Quand le fils Chastagnol noue une idylle avec la fille Fontcroze, on se met à espérer une réconciliation. Mais la rivalité se réveille à propos d’une chapelle dédiée à sainte Madeleine. L’affaire paraît oiseuse puisque l’édifice a été englouti lors de la mise en eau du lac plus de trente ans auparavant. Or il apparaît que celle des deux familles qui pourra présenter, devant notaire, la statue de sainte Madeleine qu’abritait la chapelle héritera de l’immense domaine d’une congrégation religieuse. La statue a disparu. Chacune des deux familles se lance dans une quête éperdue où tous les coups sont permis… Fidèle à ses attaches limousines, Louis-Olivier Vitté propose  une trépidante aventure, pleine de poésie et de surprises, sur les traces d’un incroyable trésor…

◘ HISTOIRE

BENOIST Pierre : Au fil de l’eau : châteaux et maison fortes du Haut Allier.  Photographies de Monique Benoist. 1 vol. br, 200 p, illustrations, éd. de  l’Arzallier (Prades), 19 €

Au-fil-de-l-eauLes ruines des châteaux du Haut-Allier retrouvent, sous la plume de l’auteur Pierre Benoist, l’histoire de leur lustre passé. Après avoir consacré quatre ouvrages à l’histoire de Prades, son village natal, et un livre à la Bête du Gévaudan, en collaboration avec le spécialiste de la question Bernard Soulier, Pierre Benoist a repris son bâton d’historien pour arpenter le Haut-Allier à la recherche des constructions d’importance qui peuplaient le territoire en des temps plus anciens. De cette quête est né son dernier ouvrage, Au fil de l’eau, châteaux et maisons fortes du Haut-Allier, aux éditions de l’Arzallier, illustré par son épouse Monique.  Entre rencontres et découverte des paysages altiligériens, il raconte les histoires des vieilles pierres qui jadis surplombaient la rivière Allier de toute leur superbe. Un récit où il  “promène le lecteur sur des chemins de la vallée de l’Allier pour lui donner envie d’aller lui-même les parcourir”. Mais l’auteur n’a pas dit ici son dernier mot puisqu’un nouvel ouvrage devrait sortir prochainement. Une nouvelle histoire où il se replongera dans ses années d’adolescence, de 1955 à 1968, passées entre Prades et Paris…

• BOUCHEIX Bernard : La mère Fillioux. 1 vol. br, éd. Italiques, diffusion Créer, 5 €.

Z fillouxLa Capitale des Gaules peut s’enorgueillir de posséder l’une des plus prestigieuses « Mère » de la restauration française. La Mère Fillioux (1865-1925), née Benoite Fayolle, à Auzelles, canton de Cunlhat fut « L’impératrice des Mères lyonnaise » ou « la reine des poulardes Ce mythe vivant est devenue l’ambassadrice de l’art culinaire lyonnais. Elle fut immortalisée comme « La reine des Poulardes », surnommée également « La Balayeuse ». L’auteur fait découvrir cette femme hors du commun qui fut, à la Belle Époque, la figure gustative incontournable de cette bonne ville de Lyon. La capitale mondiale de la gastronomie a trouvé en elle sa digne représentante. Gageons que notre protagoniste saura séduire et donnera l’envie de passer à table

• BOUCHEIX Bernard :  La mère Quinton, Belle Meunière : le monde merveilleux de Marie Quinton 1 vol. br,  172 p, illustrations en couleur, éd. Italiques, diffusion  Créer,  24 €.

Z mère quinton “ La Belle Meunière” fut dans sa jeunesse la célébrissime confidente du Général Boulanger,  “L’Empereur des amoureux” et de sa maîtresse la Vicomtesse de Bonnemains, “ La Dame aux œillets rouges”. Elle accueillit ces deux amants illustres et devint la sœur douairière, gardienne de leur amour qui allait changer le cours de l’Histoire de France et la vie de “ La Marie Quinton”.  “La Veuve Quinton” publia, peu de temps après, un livre best-seller de  Souvenirs Vécus . Mythe vivant, devenue l’Auvergnate la plus connue au monde, elle fut immortalisée dans son costume rutilant et sa coiffe étincelante. Fortune faite, elle suivra sa riche clientèle d’hivernants dans ses différents établissements, de l’Auvergne à la Côte d’Azur en passant par Paris. C’est cette ambassadrice d’Auvergne et de la gastronomie française, que ce livre fait découvrir en même temps que le monde merveilleux de “La Mère Quinton”.

• BOUCHEIX Bernard : Les mères de la restauration et de la gastronomie française : Gloanec, Fillioux, Quinton.  1 vol. br, 108 p, illustrations n-b et couleur, biblio, discographie, éd. Créer, 20 €.

Sans titreBernard Boucheix a retenu les trois premières  “Mères ” qui ont le plus marqué le monde de la restauration et de la culture française sous la troisième République. Chacune a la particularité d’avoir sa consécration dans un musée. Ce sont des valeurs-refuges sur l’art de vivre à la Française. Elles se partagent nos territoires. Leur glorieuse célébrité a dépassé la scène nationale. Ce trio féminin, au destin si particulier, est la sainte trinité gustative du terroir français. Cela fleure bon la France éternelle tant prisée par les touristes internationaux. Trois destins hors normes. Ce triptyque au grand cœur a de belles histoires à vous raconter. Leurs renommées grandissantes, fruits de La Belle Époque, sont devenues nos gloires culinaires aux origines celto-gauloises. Les Mères Gloanec, Fillioux et Quinton, surnommée “La belle meunière”,  ont leur place dans la capitale mondiale de la gastronomie.

BOUCHEIX Bernard : Maison Boucheix de Saint-Pierre-Roche, une famille auvergnate. 1 vol. br, éd. Italiques, diffusion Créer, 10 €.

Z Maison BoucheixL’origine de ce nom est le village de Boucheix sur la commune des Ancizes-Comps. Les Boucheix firent carrière dans l’hôtellerie-restauration. Leur lignée s’est forgée une solide réputation gastronomique. Ils furent négociants en vins ou restaurateurs a Laqueuille, Rochefort-Montagne, Clermont-Ferrand, Theix, Pontgibaud (hôtel des Négociants), Royat, Vichy, mais aussi Chamonix et Paris. La Maison Boucheix raconte l’histoire d’une vieille famille de la Basse-Auvergne dont les origines du nom remontent au XIIIe siècle avec la seigneurie du Boucheix. Cette lignée vit depuis le Moyen-âge au pied des volcans d’Auvergne sous la protection des évêques et comtes d’Auvergne avant de s’intégrer progressivement au Royaume de France. La branche des Boucheix de Saint-Pierre-Roche restera enracinée jusqu’à la fin du XXe siècle dans ses traditions chrétiennes. L’un des personnages charismatiques qui viendra définitivement clore cette période millénaire de christianisation intense et Monseigneur Boucheix. Leurs terres rudes et nourricières expriment la ruralité de  cette noble paysannerie de moyenne montagne qui exploitera différents domaines agricoles tout autour de la Chaîne des Puys. Si l’agriculture est une constante à travers les siècles, l’univers de l’agroalimentaire sera l’une des composantes de cette famille dépositaire d’un certain art de vivre auvergnat. A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le monde de l’hôtellerie et de la restauration fit les beaux jours de certains d’entre eux. Dans la grande tradition du terroir français, les Boucheix portent en eux l’Auvergne en héritage. Ils incarnent aussi bien la sainte trinité de l’art, de la nature et de la gastronomie, mais surtout « l’Auvergne éternelle », porte-drapeau de « La Maison Boucheix ».

• BRUNAUX Jean-Louis : Vercingétorix. 1 vol. br, 340 p, pl. illustrations, éd. Gallimard, coll. Nrf  Biographies, 22 €.

Z VercingétorixDe Vercingétorix, on connaît surtout le nom, sa lutte héroïque contre Rome, sa défaite à Alésia et le récit biaisé qu’en donnera Jules César. Mais d’autres écrits et les trésors exhumés par l’archéologie invitent à le redécouvrir et, au miroir de ce destin hors du commun, à explorer des pans enfouis de l’histoire de l’ancienne Gaule. Cet adolescent arverne, fils de roi, tôt formé à la chose militaire, s’est hissé tout jeune au commandement suprême de la résistance gauloise au conquérant romain. Revers militaire qui recouvre une victoire politique – l’unification des peuples gaulois – dont il deviendra le symbole. Cette biographie, la première qui lui est consacrée, n’entend céder ni aux hagiographies complaisantes, ni aux légendes controuvées, ni aux appropriations idéologiques. Elle retrace à nouveaux frais, à partir de sources souvent oubliées, l’itinéraire singulier de cette figure d’exception : son enfance au sein d’une lignée aristocratique ; l’éducation reçue par ses maîtres druides ; sa formation, surtout, auprès de César dont il est devenu l’otage ; la rébellion enfin où il se découvre grand leader politique et redoutable chef militaire. Une vie si brève qui aura nourri une si longue postérité. En suivant ses pas, au fil des chapitres, c’est une nouvelle lecture de l’histoire de la civilisation et du peuple gaulois que ce livre fait découvrir : une société en plein essor, déjà bien structurée, agitée par des assemblées remuantes et ouverte au monde, à l’ombre menaçante de l’impérialisme romain.

DOUSSET Jean-Luc : Commandeur Cazeneuve : le magicien était un aventurier. 1 vol. br, 345 p, éd. Jeanne-D’Arc (Le Puy-en-Velay), coll. Biographie, 17 €.

 téléchargement (1)► La magie fascine ! Lui est un prestidigitateur qui envoûte ! Marius Cazeneuve naît à Toulouse, en 1839. Il se produit devant Napoléon III, séduit toutes les Cours d’Europe, le bey de Tunis, qui le décore de l’ordre de Nichan Iftikhar. Désormais, aux yeux de tous, il est le Commandeur. L’illusionniste multiplie les expériences de transmissions de pensée, de suggestion avec son assistante et épouse Alice, puis sa nièce Reine Desolange !Décapité ! Il brandit sa tête à bout de bras. Il se fait tirer dessus ! Il arrête les balles qui lui sont destinées. Magicien et aventurier ! Il fait quatre fois le tour du monde. Marius Cazeneuve est aussi un scientifique, un astronome…  En 1874, il fonde l’Institut du Progrès pour lutter contre toute forme de charlatanisme et de superstition ! La mode est au spiritisme. Il met tout son esprit à combattre tables tournantes et autres communications avec l’au-delà. Aventurier et diplomate ! En 1886, il est envoyé en mission renforcer la présence française sur l’île de Madagascar face aux Britanniques. Sa mission est un succès politique, économique… Médecin, confident, ami, il tombe sous le charme de la reine Ranavalona III mariée à un Premier ministre bien plus âgé, autoritaire… Elle a 24 ans, Marius Cazeneuve succombe à sa beauté. Sont-ils devenus amants ? Certains ont répandu la rumeur !Certains disent qu’il aurait pu devenir roi de Madagascar !

• DUBOIS Jean-Étienne : L’extrême droite française. 1 vol. br, 64 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise Pascal, coll. L’opportune, 4,50 € (versions PDF et  Epub : 3 €).

extremedroiteFR► Aucune force politique française ne revendique d’être d’extrême droite, le Front national de 2017 pas plus que ses devanciers. Pourtant, depuis la fin du XIXe siècle, tous les mouvements qui ont contesté le régime républicain ou ses valeurs universelles peuvent être rattachés à une même tradition politique située “à la droite de la droite” : le nationalisme. Cet ouvrage en retrace les grandes idées et présente les principales organisations et personnalités qui en ont fait l’histoire, depuis le général Boulanger jusqu’à Marine Le Pen. Jean-Étienne Dubois est agrégé d’histoire et docteur en histoire contemporaine. Ses recherches portent sur les liens entre les diverses familles politiques de droite en France dans l’entre-deux-guerres, notamment sa thèse : Leçon d’histoire pour une droite dans l’opposition ? Les mobilisations de droite contre le Cartel des gauches dans la France des années Vingt, (Institut Universitaire Varenne, L.G.D.J., 2015).

• FAVARD Florian : Les séries télévisées. 1 vol. br, 64 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise Pascal, coll. L’opportune, 4,50 € (versions PDF et  Epub : 3 €).

seriesTVLes séries télévisées sont partout, et pourtant, il est parfois difficile de saisir les spécificités et l’originalité de ces œuvres qui émergent à peine, en France, de l’ombre du cinéma. Ce petit ouvrage entend présenter les séries télévisées pour ce qu’elles sont, une forme narrative sérielle qui a su conquérir la culture populaire au fil de plusieurs décennies d’évolutions, des deux côtés du petit écran. Qu’il soit déjà adepte des séries ou bien novice en la matière, le lecteur pourra trouver dans ces pages les points-clés pour aborder ce qui, loin d’un phénomène éphémère, s’avère être le creuset des récits contemporains. Florent Favard est Docteur en Études cinématographiques et audiovisuelles à l’Université Bordeaux Montaigne. Il travaille notamment sur la complexité narrative des séries télévisées et les genres de l’imaginaire, dans une perspective narratologique contextualiste et transmédiale.

• GARBAYRE Linda (sous la direction de) : Le rôle des femmes dans les sociétés américaine et européenne au XVIIIè siècle. Représentations et pratiques. 80p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Histoires croisées, disponible uniquement en version Epub ou PDF, 7,50 €.

Roledesfemmes_P1► Cet ouvrage porte sur le rôle social et politique des femmes dans les sociétés européenne et américaine au XVIIIe siècle. Le regard transatlantique montre la grande diversité des rôles des femmes à cette époque. Les conditions sociales et économiques des femmes influent fortement sur leurs modes de politisation et d’engagement dans la vie de la cité. Le livre montre aussi que les réalités vécues en Europe et en Amérique à cette époque peuvent différer des représentations de compassion et de bienveillance dans lesquelles les femmes étaient souvent enfermées. Le rôle social des femmes évolue à l’époque des Lumières dans un sens généralement plus libérateur pour elles, en raison, par exemple, d’une amélioration de leur accès à l’instruction, qui a mené certaines à publier leurs œuvres sous leur vrai nom. Il n’en demeure pas moins qu’elles sont restées largement soumises à cette époque à un ordre social, politique et juridique masculin, qui continuait à les cantonner dans des rôles subordonnés ou marginaux.  Linda Garbaye est maître de conférences en histoire et civilisation américaine à l’Université Clermont Auvergne. Elle est membre du Centre d’Histoire  Espaces et Cultures.

• LABARRE Nicolas : La bande dessinée contemporaine. 1 vol. br, 64 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise Pascal, coll. L’opportune, 4,50 € (versions PDF et  Epub : 3 €).

BDcontemporaine► Quelle bande dessinée édite-t-on et lit-on en France ? Comment comprendre l’explosion des formats et des genres au sein du secteur ? Quel lien la bande dessinée entretient-elle avec le livre, avec la presse ? Que penser de la bande dessinée numérique et de ses effets sur les formes et dispositifs existants ? Cet ouvrage entend livrer toutes les connaissances indispensables sur la richesse créative et les dernières grandes évolutions de la bande dessinée, au fil d’un parcours allant des premiers succès du genre jusqu’aux œuvres les plus récentes du palmarès du Festival d’Angoulême. Nicolas Labarre est maître de conférences à l’Université Bordeaux Montaigne, spécialiste de civilisation des États-Unis et de bande dessinée. Il est également l’auteur de Heavy Metal, l’autre Métal Hurlant (Presses Universitaires de Bordeaux, 2017).

• MAILHOT Bastien : Les enfants de chœur des églises du centre de la France. Les institutions capitulaires d’éducation et leurs élèves aux XVIIè et XVIIIè siècles. 1 vol. br, biblio, éd. Presses universitaires Blaise Pascal, coll. Histoires croisées, prix non communiqué.

Sans titre► Dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles, la plupart des chapitres de chanoines entretiennent une maîtrise capitulaire. Structures de formation parallèles aux institutions scolaires classiques, les maîtrises accueillent un nombre variable d’enfants auxquels est dispensé un enseignement général et une solide formation musicale pendant sept à dix ans.  Cet ouvrage prend pour cadre géographique un large centre de la France dans le but d’obtenir un panorama complet de ces institutions originales et de ce groupe social d’un immense intérêt historique car au croisement d’enjeux aussi bien économiques et sociaux que culturels, liturgiques et musicaux. Bastien Mailhot est docteur en histoire moderne de l’Université Clermont Auvergne. Collaborateur actif du programme national de recherche sur la musique et les musiciens d’Église à l’époque moderne, il a participé à la rédaction de différents ouvrages collectifs, notamment Les Bas Chœur d’Auvergne et du Velay et Le serpent, itinéraires passés et présents.

• MORDACQ  Henri :  Les légendes de la grande Guerre. 1 vol. br, 264 p, éd. Tallandier, coll.Tempus (ouvrage offert pour l’achat de 2 volumes de la collection Tempus).

9782262075002ORI► 15 légendes de la Grande Guerre décortiquées par l’un des ses acteurs les plus subtils…Publié pour la première fois en 1935, ce recueil avant-gardiste revient sur quinze grandes légendes encombrant (déjà) l’histoire de la Première Guerre mondiale. Qu’il s’agisse de “ la supériorité des Allemands en hommes lors de la bataille de frontières ”, de “ la trahison de la Russie”, de “ la faillite de la guerre sous-marine”, du “ rôle insignifiant de l’armée anglaise en 1914”  ou encore  de “ la légende du coup de poignard dans le dos”, pour chacun des sujets, le général Mordacq apporte des éclaircissements bienvenus. Bras droit militaire de Clemenceau, donc aux premières loges pour saisir les réalités du conflit, l’auteur démystifie ainsi la Grande Guerre, pour le plus grand bonheur du lecteur. Jeune zouave en Afrique puis légionnaire en Indochine, Henri Mordacq, né à Clermont-Ferrand en 1868,  s’est illustré au cours de la Grande Guerre en commandant le 159ème  régiment d’infanterie, la 88ème  brigade alpine, ainsi que  la 90ème  brigade d’Afrique, et la 24ème  division d’infanterie. Il a écrit plusieurs livres à succès sur “le Tigre”.

MOULIER Pierre : Croix de Haute Auvergne. Nouvelle édition.  Illustrations de Pascale Moulier. 1 vol. br, 332 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 32 €.

Z MOULIERRien de plus inévitable, mais rien aussi de plus méconnu que nos croix de chemins…Le département du Cantal, anciennement  Haute-Auvergne, est riche de ce patrimoine à la fois religieux et populaire, qui veille sur les sommets, les ponts, les fontaines, les maisons, les entrées et les places de nos villages, qui sacralise nos carrefours et nos chemins creux.Ce livre nous invite à découvrir plus de 700 croix, de la modeste croix paysanne à l’oeuvre d’art aboutie, des premiers monuments du XIIème siècle aux croix jubilaires de l’an 2000. Car toutes les époques et tous les styles se mêlent ici et témoignent de l’enracinement des hommes dans leur terre et dans leur foi. Cet inventaire décrit le rôle des monuments, examine les causes de leur édification et étudie leur histoire souvent complexe. L’architecture, les symboles populaires ou religieux ainsi que les personnages représentés font l’objet d’un décryptage systématique permettant une lecture précise et contextualisée de chaque croix. L’auteur enfin s’est attaché à retrouver un grand nombre de traditions locales, croyances populaires, légendes ou anecdotes liées à ces témoins majeurs de notre passé. Pierre Moulier est professeur de philosophie et dirige la revue « Patrimoine en Haute-Auvergne ». Il explore avec constance les éléments significatifs de l’histoire et de l’identité du Cantal.

• STEVENSON Robert-Louis : Voyage avec un âne dans les Cévennes : Velay, pays de camisards, le haut Gévaudan. Nouvelle édition. 1 vol. br, 223 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1487093844_livre.voyage.avec.un.ane.dans.les.cevennes.r.l.stevenson.ardeche.cevennes.lozere.haute.loire.editions.lacour.olleEn 1878, Stevenson n’est pas encore l’écrivain reconnu de L’île au trésor (1883) ou de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) … Le 22 septembre, en quête d’aventure et pour guérir d’un chagrin d’amour, Robert-Louis Stevenson, a 28 ans, part à pied du Monastier-sur-Gazeille accompagné d’une ânesse, Modestine, pour rejoindre douze jours plus tard Saint-Jean-du-Gard. Dans un pittoresque journal de route, il raconte avec humour, au fil des 150 kilomètres du parcours, ses déboires avec Modestine, découvre des lieux chargés d’Histoire – la terrible guerre des Camisards -, évoque ses rencontres et ses nuits à la belle étoile… « J’étais l’animal le plus heureux du monde », écrivait-il. Passant par le Mont Lozère, il fit étape au Pont-de-Montvert, où se déroula, sous le siècle de Louis XIV, l’assassinat de l’abbé du Chayla qui déclencha la terrible guerre des Camisards en 1702, événement raconté par Stevenson et auquel l’auteur accorde une large place dans cette bande dessinée. Ce chemin, tracé par Stevenson, est depuis devenu le fameux GR 70 (qui parcourt les Cévennes par la Haute-Loire, l’Ardèche, la Lozère et le Gard), assidûment pratiqué par de nombreux randonneurs.

TIXIER Éric : Les actes de réception des notaires royaux, sénéchaussée de Riom, 1631-1637. 1 vol. br, 316 p, autoédition Éric Tixier (Clermont-Ferrand), 55 €

• VINSON Éric, VIGUIER-VINSON Sophie :  Mandela et Gandhi. La sagesse peut-elle changer le monde ? 1 vol. br, 290 p, éd. Albin Michel, 18 €.

Z VINSON Mandela et Gandhi : deux héros de la liberté, deux  » saints laïcs  » selon certains, érigés en icônes mondiales. Mais aussi deux hommes bien réels – avec leurs parts d’ombre et de lumière –, dont l’expérience politique a été forgée au creuset d’une terre commune, l’Afrique du Sud. C’est en effet dans ce pays qu’au tout début du XXe siècle le jeune Gandhi, alors avocat pour la communauté indienne locale, a inventé le satyagraha, une méthode de désobéissance civile non violente qui plus tard influencera fortement l’ANC et Mandela. Rapprocher les parcours de ces deux leaders, comme le font ici les auteurs avec précision et discernement, permet de poser quelques questions fondamentales pour le monde d’aujourd’hui. Gandhi et Mandela à sa suite auraient-ils inventé une nouvelle forme d’action démocratique ? Dans leurs combats politiques, quel rôle ont joué la vertu personnelle, la spiritualité,  » la sagesse « , et quelles leçons peut-on en tirer ? En quoi chacun a-t-il échoué ou réussi, et leurs héritages respectifs ne pourraient-ils pas, sous bénéfice d’inventaire, fonder une  » autre politique  » ? Éric Vinson, docteur en science politique, est chercheur et enseignant spécialisé sur les faits religieux et la laïcité. Sophie Viguier-Vinson est journaliste et collabore à Sciences humaines, L’Express, Le Point. Ensemble, ils ont publié, en 2014 chez Albin Michel, Jaurès le prophète. Mystique et politique d’un combattant républicain.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

BERNARDON Jean-Michel: En Auvergne: autour de Clermont-Ferrand, chaîne des Puys, massif du Sancy,  Limagne et pays de Billom. Nouvelle édition. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Glénat, coll. Le p’tit crapahut, 12,50 €.

image► Une série d’itinéraires de randonnées, autour de la capitale régionale, destinées à toute la famille. La collection Le P’tit Crapahut, vise à  associer le plaisir de la balade à pied à celui de la découverte du patrimoine, pour toute la famille !   Le meilleur de l’Auvergne, territoire de lacs et de montagne, se trouve à la portée de tous dans cette sélection de 52 itinéraires de balades courtes, d’accès faciles. Amateurs de pleine nature et de terroir seront séduits par ce petit recueil de balades dans un environnement de charme aux portes de la capitale régionale. Faune, flore rare, histoire, patrimoine architectural, géologie et volcans constituent la richesse de ce pays que l’auteur vous invite à découvrir.

•  ROTH Hélène (sous la direction de): Espaces fragiles : Construction scientifique, dynamiques territoriales et action publique. 1 vol. br, 260 p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal,  coll Territoires n°1, 20€.

image► Le terme “espaces fragiles” s’est répandu dans la recherche en géographie dans le courant de la décennie 1980, pour contourner l’aspect négatif et stigmatisant des qualificatifs “périphériques, en crise,  en difficulté  ou  défavorisés ”. Cet ouvrage met à l’épreuve la catégorie de pensée et d’action  “espace fragile”, tout en cherchant à caractériser les trajectoires de ces espaces.Les auteurs interrogent ainsi la fabrique des espaces fragiles : comment sont définies les différentes catégories d’espaces “ fragiles” dans les politiques publiques et dans la littérature scientifique ? Dans quels contextes épistémologiques et sociétaux ces catégories ont-elles émergé et évolué ? Quels indicateurs utiliser pour cerner la fragilité ? Comment les critères de définition sont-ils construits, et que révèlent-ils du regard que porte la société sur ces espaces ? En analysant les caractéristiques et les dynamiques territoriales de différents types d’espaces (petites communes, petites villes, arrière-pays, zones frontalières, etc.), les contributeurs de cet ouvrage documentent aussi la tension entre, d’une part, le constat de la puissance des héritages, souvent handicapante et explicative de la fragilité et, d’autre part, celui de la diversité des trajectoires d’espaces fragilisés, observés à grande échelle. Se révèlent ainsi la réversibilité des dynamiques, et les effets parfois ambigus de l’action publique à leur égard. Hélène Roth est géographe, enseignante-chercheure à l’université Clermont Auvergne et à l’UMR Territoires. Ses recherches portent sur les territoires en déclin et les espaces de la pauvreté, en France et en Allemagne.

• Cueillettes sauvages en Auvergne – Limousin – Quercy.  1 vol. br, 148 p, ill. couleur, éd. Artémis (Chamalières), 15,90 €.

cueillettes-sauvages-en-auvergne-limousin-quercyQuelles plantes glaner lors de ses balades en Auvergne-Limousin-Quercy ?  L’ouvrage répond à cette question à l’aide de  60 fiches détaillées sur les plantes à récolter. Pour chacune, on trouvera dans ce recueil une description précise, l’époque de cueillette, les méthodes de conservation et de préparation, ainsi que plus de 80 recettes de cuisine et de santé.  L’art du glanage : recommandations, précautions à prendre, équipement, et bien d’autres informations précieuses.  Les 8 départements concernés sont l’Allier, le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Haute-Loire, la Corrèze, la Creuse, la Haute-Vienne et le Lot.

• Volcans d’Auvergne : 36 belles balades. 1 vol. br,  illustrations en couleur, éd. Belles balades éditions (Marseille), coll. Guides belles balades, 17,90 €.

Z Auvergne balades Pour ceux qui ont envie de marcher sur les volcans en France et de partir à la rencontre de cratères lunaires, de coulées de laves, de lacs volcaniques, de forêts et de vallées verdoyantes. En famille ou entre amis, le guide permet d’explorer  les plus beaux sites naturels d’Auvergne. L’Auvergne constitue un véritable  musée du volcanisme à ciel ouvert, avec ses paysages époustouflants de la chaîne des puys. Les balades proposées passent par le  Puy de Dôme, les Monts du Cantal, le Massif du Sancy, les Monts Dore ou les plateaux du Forez, le tout dans une  nature protégée par 2 parcs naturels régionaux et 5 réserves naturelles.

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

AGARD Alain : Joseph…et les autres1 vol. br, 320 p, éd. de la Veytizou, 22 €.

Z AGARDÀ la fin du 19ème siècle, Joseph avait quitté le moulin de son enfance, sa chère Auvergne natale. Du Cantal, il était parti…À Argentat, il s’était engagé sur la belle Hermine, la Gabare de l’Espérance. Au fil des flots de la fougueuse Dordogne, il avait découvert des horizons nouveaux, jusqu’aux quais de Bordeaux. Un jour, il était tombé amoureux…Un roman qui propose de revivre le parcours tourmenté de Joseph et des siens aux temps des fiers gabariers.  Joseph et les autres est le deuxième roman d’Alain Agard, après L’hirondelle du Combal, dans lequel il avait fait découvrir la Xaintrie, entre Limousin et Auvergne.

ARRIBA Suzanne de : Un Ange égaré sur la terre. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Z de arribaC’est un bel enfant, ce Janet ! On le dit un peu attardé, parce qu’il est plus lent, plus calme que les gamins de son âge. Mais il a tellement d’amour à donner : à son père indifférent, à sa mère bien-aimée, à sa chère tante Justine, à la vieille Laurentine, et même à Jules, le régisseur de l’oliveraie familiale. Et surtout à Arthur, son demi-frère, qui a tout, alors que lui n’a rien. Cet ange égaré sur la terre réussira-t-il à surmonter toutes les épreuves qui se dresseront devant lui, pour réunir ceux qu’il aime ? Arthur, lui, regrette sa terre natale ; le murmure des oliviers lui manque. Sa trépidante vie parisienne dans les médias, pas plus que ses amours compliquées, ne le satisfont. Il se demande s’il ne pourrait pas tout recommencer dans les collines. Mais le plus urgent est d’apprivoiser de nouveau Janet, et de lui donner une part de ce qui aurait dû lui revenir de droit. Les personnages de cette histoire ont en commun de devoir faire face aux humiliations, mais tous trouvent la force de continuer à avancer envers et contre tout. Un roman plein d’amour, de tension dramatique et de tendresse. Suzanne de Arriba est l’auteur de nombreux livres, parus aux éditions Lucien Souny, parmi lesquels La Terre des retrouvailles, Une Famille du coteau, Le Val aux iris.

AUBARD Yves: La saga des Limousins: Volume 12: Du duc au roi (1062-1066): de Barbastro à Hastings. 1 vol. br, 324 p, éd. La Geste , coll. Roman Historique, 22 €.

166715► Du duc au roi est le tome 12 de La Saga des Limousins. Il se déroule entre les années 1062 et 1066. Nous y verrons le pape ordonner la première « croisade », contre les Maures d’Al-Andalous, qui aboutira à un grand massacre à Barbastro. Les descendants du seigneur de Châlus ne seront guère enthousiasmés par ces tueries au nom de leur Dieu. Ils trouveront même chez les Infidèles des gens très respectables et l’amour. Guillaume de Normandie, de son côté, s’est vu rafler la couronne d’Angleterre par le Saxon Harold. Il va minutieusement préparer sa revanche dans le but de conquérir ce qui lui avait été promis et qu’il estime être son dû. Nos Limousins prendront une part active dans les grandes batailles de l’époque, on se demande même si Guillaume aurait remporté la bataille d’Hastings sans eux ! 

• BERGOUNIOUX Pierre : La Toussaint. 1 vol. br, 140 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 56 €.

Z BERG«On devrait s’arranger pour ne rien laisser traîner. On a un certain temps et un certain nombre de choses à faire. Quand le terme est échu, il faut laisser la place nette, comme neuve. Si on a été pris de court, ça ne coûte guère de laisser quelques instructions à ceux qui suivent. Ils sauront clairement ce qui demeure pendant, les arriérés qu’il reste à régler en plus de ce qu’ils auront à effectuer pour leur propre compte. J’aurais aimé qu’il en aille ainsi, trouver la place libre, l’endroit tranquille ou, à défaut, qu’on me dise. Au lieu de quoi on nous a entraînés dans la brume, conduits devant des dalles de ciment moussu et fissuré. C’est là-dessous qu’ils étaient, nous a-t-on dit. C’était même écrit dessus. Ce qui fait qu’il ne nous est pas venu à l’esprit de chercher du côté où ils sont vraiment, où leur vie continue, obstinée, véhémente à proportion de ce qu’elle fut amère, amoindrie, écourtée.»

• BORDES Gilbert : Au nom du bonheur. 1 vol. br, 864 p,  éd Omnibus, 28 €.

Z BORDES BIONHEURRegroupe cinq romans qui font la part belle au bonheur : La Maison des Houches, Le Cri du goéland, Le Chant du papillon, Le Barrage et La Tour de Malvent.  Chacun se trouve à un moment de sa vie confronté à des épreuves. Et pour surmonter un deuil, pour oublier un amour impossible, pour arriver à alléger le poids que les ans fait peser sur nos épaules, le courage est nécessaire. Ce chemin pour retrouver le bonheur, sur lequel Gilbert Bordes avec justesse et sensibilité emmène ses personnages, s’éclaire au fil des rencontres qu’ils y feront. Avec un proche plus âgé ou plus jeune, avec l’ami oublié ou le voisin discret, qui seront tous à leur manière un guide. La terre qui est la leur est aussi une alliée, et ils y puisent des ressources insoupçonnées qui les aide à reprendre pleinement goût à la vie.  Cinq romans généreux à découvrir ou à redécouvrir. 

• BORDES Gilbert : L’année de la pluie. 1 vol. br, 352 p, éd. Belfond, 20,90 €.

9782714475008 Au début du XIVè siècle, le climat change. En 1316, la pluie détruit les récoltes et provoque l’une des plus grandes famines du Moyen Âge. À l’aube de la guerre de Cent Ans, le royaume de France est plus que jamais divisé. Louis X, fils de Philippe le Bel, est un roi faible. Son oncle, Charles de Valois, gouverne le pays à sa place dans le dessein de monter sur le trône. Il se met en quête du trésor des Templiers, que l’on dit caché au château de Conflans. Seuls Isabeau et Louis, les petits-neveux du grand maître Jacques de Molay, mort sur le bûcher, ont échappé au massacre de leur famille et sont secrètement placés sous la protection d’Eude de Breiville. Cet humble seigneur à la carrure de géant voit sa tâche se compliquer avec les premiers émois d’Isabeau, qui se portent sur son fils Geoffroy, et ne tarde pas à se retrouver au coeur d’un redoutable jeu de pouvoir et de manipulations… Avec lui, on vit à la cour de France où le poison est le meilleur argument pour asseoir l’autorité d’une multitude d’intrigants. Après les succès de La Mémoire au cœur, La Disparue de Saint-Sauveur et L’Enfant de Loire, Gilbert Bordes revient à un genre qui lui est cher, le roman historique. L’intrigant Moyen Âge devient le théâtre flamboyant de personnages forts et authentiques, entre violence et passion, vengeance et complot, mensonge et trahison.

BORDES Gilbert: La belle main. 1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans terres de France, 19,50 €.

9782258147379ORI► 1965. La Sologne sauvage avec ses chemins qui se perdent dans les taillis, ses maisons isolées, ses landes incultes… Lors d’une soirée au château de Mauret, la jeune Solène,  qui veille sur les enfants des propriétaires, fait la rencontre de Paul, luthier. Il n’est pas riche, plutôt discret, vit intensément sa passion pour la musique et son métier dans un village au bord de la Loire. Leurs regards se croisent, s’accrochent avec la force de ces instants qui changent un destin. Or Paul a un passé, eu de mauvais penchants, a vécu la guerre, l’Occupation. Solène, elle, a été élevée seule par sa mère Josette, originaire de Corrèze. Quand celle-ci est conduite à l’hôpital dans un état préoccupant, elle se confie à sa fille. Sur sa vie pendant la guerre, son amour pour un capitaine allemand, la honte d’avoir été tondue à la Libération et jetée à la vindicte des gens.  Et, contre toute attente, il semble que les chemins de Josette et de Paul se soient déjà rencontrés…(Extrait du site Criminocorpus Hypothèses)

• BORDES Gilbert : Le porteur de destins. Ouvrage en grands caractères. 1 vol. br, 390 p, éd. Les Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

2018_ER_Gilbert-Bordes_LePorteurDeDestins_PLAT1_RVB-546x800.jpg La Première Guerre mondiale a brisé ses rêves. A dix-neuf ans, Antonin Chèze, fils de paysans aisés, survit à la balle qui lui arrache le bras. Mais de retour au village, il doit renoncer à diriger le domaine de ses parents. Et découvre que celle qu’il aime en a épousé un autre… Antonin devient facteur à pied. De maison en maison, il s’introduit dans la vie des gens, distribuant les bonnes mais aussi les mauvaises nouvelles, celles après lesquelles la vie n’est plus jamais comme avant. En portant celui des autres, Antonin redevient maître de son destin. Et, peu à peu, réapprend à vivre, à aimer, à semer, à récolter…

BORDES Gilbert: La rebelle des sentiers de Lure. 1 vol. br, 300 p, éd. Presses de la Cité, 12 €.

51hccFNKIKL._SX319_BO1,204,203,200_► Benoît vient de commettre un excès de vitesse, or son père est commissaire et il n’a aucune envie de se confronter à lui. Poursuivi par la police, il panique et décide de se cacher. Il abandonne sa voiture au bord d’une route et se perd dans les fourrés de la montagne de Lure, où il croise le chemin d’Azza, une jeune fille qui vient d’échapper à son père et à un mariage forcé.  Alors que l’hiver commence à sévir et que Benoît est démuni et dépourvu de tout, Azza, elle, a tout prévu puisqu’elle avait organisé sa fuite. Munie de provisions et de vêtements chauds, elle compte se cacher un mois durant, jusqu’au 24 décembre, date de ses 18 ans. Hasard ou destin ? Benoît attend aussi ce jour, où sa famille doit se réunir pour une sombre histoire d’héritage…  Les deux jeunes gens parviendront-ils à résister, seuls, à l’hostilité du froid et de la neige, tout en essayant d’échapper à leurs poursuivants ? Tandis qu’Azza se montre courageuse, effrontée et armée d’un solide tempérament, Benoît, lui, en parfait citadin, ne cesse de se plaindre et de désespérer, ce qui crée entre eux des griefs… Pourront-ils surmonter leurs différences afin de laisser libre cours à leur irrésistible attirance ?

• BROCCHI Pierre : Aucun répit. 1 vol.  br, 273 p,  éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 7,50 €.

Z BROCCHI « Fini… Pas eu le temps. » Ce sont les ultimes paroles de Thérèse en présence de sa fille. Que signifient-elles ? « Tout est fini » ? « Finis ce que je n’ai pas eu le temps d’achever » ? Non, décidément, Alyzée n’arrive pas à donner un sens à ces mots. Des mots, elle va en trouver plein d’autres, tout aussi obscurs, dans les carnets que tenait la défunte. Certains sont empilés à la cave, d’autres sont toujours dans la maison en Écosse où Alyzée a grandi. Des écrits terrifiants qui finiront par lui révéler le secret de sa naissance, mais également la mission diabolique que sa mère s’était assignée. Pour honorer les dernières volontés de Thérèse, Alyzée sillonnera la France. Un parcours qui se transformera en un véritable chemin de croix jonché de cadavres. Professeur d’EPS aujourd’hui à la retraite, Pierre Brocchi a enseigné dans le centre de la France (Nevers, Tours, Orléans), puis dans sa région d’origine, Nice et les environs. Depuis qu’il a raccroché les baskets, il écrit. Il a publié à ce jour cinq romans policiers et un recueil de nouvelles, ce dernier au profit des enfants malades d’un hôpital niçois.  En écrivant des thrillers construits autour de faits historiques, de textes ou de personnages antérieurs parfaitement réels, il prend surtout un malin plaisir à jouer avec le lecteur et à l’entraîner sur de fausses pistes. Aucun répit en est un parfait exemple : les « sanctuaires à répit » ont existé et pendant des siècles, pour baptiser les enfants mort-nés, l’Église les a faits « ressusciter » sur les fonts baptismaux.

 BRUTUS Gérard : Jean, cet inconnu. 1 vol. br, 184 p, éd. des Monédières (Brive-la-Gaillarde), 18 €.

Z Brutus Les habitués du bar  le Rio  ont le privilège de passer par la porte de service de l’établissement pour le “p’tit café du matin”. Parmi eux, Gérald Manzagol qui avale son café en parcourant les journaux avant de partir travailler et Jean Martinerie, retraité discret avec qui il échange parfois quelques mots sans le connaître vraiment. Pour rien au monde Gérald ou Jean ne dérogeraient à ce rituel des habitués. Un matin pourtant, Gérald découvre que Jean manque à l’appel. Que s’est-il passé ? Odette Alba, en voisine attentionnée, invite Gérald et lui remet un cahier ayant appartenu à Jean. L’intrusion de cette vieille femme dans sa vie mènera Gérald bien plus loin qu’il ne l’aurait voulu… à la découverte de Jean. Avec ce vingtième roman, Gérard Brutus dépeint, à traits fins et précis, la solitude urbaine de notre monde contemporain et la force de la famille. Entre roman et fable sociale, l’auteur trace les portraits d’hommes et de femmes ordinaires confrontés à des situations singulières.

• BUISSON Nelly : La Théière anglaise. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 15 €.

Z BUISSONÀ vingt-cinq ans, Marion vient enfin de décrocher son premier job ! Apaisée, elle s’apprête à louer son tout premier appartement. Pour le meubler, elle compte sur les trésors vintage dont regorge le grenier de la maison familiale. Elle profite de ses dernières vacances pour s’y rendre. Elle découvre, dans une malle remplie d’objets hétéroclites, une théière anglaise – totalement incongrue chez des paysans – qui contient un bijou de valeur et l’adresse d’une femme en Alsace. Personne n’est en mesure de répondre à la multitude de questions qui se bousculent dans la tête de la jeune femme. Elle ne se sent pourtant pas le droit de conserver la broche et elle décide de retrouver la dame pour la lui restituer. Bien que l’affaire s’annonce très compliquée, rien ne la fera renoncer. Parce que le passé n’appartient pas qu’à ceux qui l’ont vécu et que les enfants ont toujours besoin de comprendre, elle ira jusqu’au bout de ses recherches pour connaître la vérité. Elle apprendra qu’il y a dans la vie des rendez-vous auxquels on n’échappe pas, des moments qui surviennent et sur lesquels on s’abuse en croyant qu’ils arrivent par hasard, mais elle est bien loin d’imaginer comment ils feront basculer son destin. Au fil de ses romans, Nelly Buisson a su fidéliser un grand nombre de lecteurs grâce à des histoires originales et fantaisistes, au ton aussi juste que touchant, aux personnages simples et attachants.

DAU MELHAU Jan : Bestium ideiard : Bestiaire fantasque – Heraldica Lemovicensis : Blasons limousins Texte bilingue occitan-français. Illustrations de Jean-Marc Siméonin. 1 vol. br,  88 p, illustrations éd. Lo Chamin de Sent-Jaume (Meuzac), 12 €.

Z Dau Melhau► Jean-Marie Maury, alias Jan dau Melhau,  né en 1948 à Limoges, est auteur et éditeur des belles lettres occitanes limousines (comme Marcelle Delpastre ou Paul-Louis Grenier). Il s’intéresse surtout à la beauté de la langue occitane, à sa force littéraire. Sa démarche n’est pas  de faire du folklore mais  de chercher au plus profond de la langue limousine toute sa finesse et ses mystères. Il  œuvre pour le Limousin avec sa maison d’édition Lo Chamin de Sent Jaume (le Chemin de Saint-Jacques) installée à Meuzac, qui publie  ses propres écrits, ainsi qu’avec ses spectacles de contes et de chansons. Il est également cofondateur de la revue limousino-périgourdine Lo leberaubre. Jan dau Melhau travaille depuis les années 1990, avec l’imprimeur Edmond Thomas, fondateur des éditions Plein Chant à Bassac, en Charente. Par ailleurs, son œuvre ainsi que les textes qu’il édite, sont presque toujours illustrés par l’artiste et occitaniste limougeaud Jean-Marc Siméonin.

• FARAH Dalia : L’amour, voie du bonheur chez Jean Guitton. 1 vol. br, 270 p, biblio, éd. L’Harmattan, coll. Ouverture philosophique, 28 €.

9782343135144r L’amour est-il encore capable d’apporter le bonheur dans notre vie moderne ? Pour essayer d’y répondre à travers la philosophie de Jean Guitton, il nous faut poser d’autres questions : qu’est-ce aujourd’hui que l’amour ? Quelle est sa place dans la vie des jeunes ? Le monde individualisant de notre société moderne et l’attente de trouver son identité par l’autre font de l’affectivité une finalité de l’existence. L’amour peut-il être suffisant pour apporter le bonheur au couple et au sein de la famille ? Dalia Farah est professeur de philosophie contemporaine et de philosophie éthique à l’Université libanaise. Elle a soutenu sa thèse de doctorat sur Jean Guitton en 2007 à l’université Saint-Esprit de Kaslik. Elle s’intéresse surtout aux problèmes humanistes et féministes de ce siècle.

FARIGOUX Dominique : La vie liée. 1 vol. br, éd. Édilivre, prix non communiqué.

Dominique Farigoux, Creusois d’origine, raconte “son” Bernard Lavilliers, à travers des épisodes de son propre parcours, lié à des concerts, à des chansons et à des albums de Lavilliers. Un journal au croisement de deux vies, celle d’une star et celle d’un de ses admirateurs.

• FLEUTIAUX Pierrette : Destiny : récit. 1 vol. br, 186 p, éd. Actes Sud, coll. Babel, 6,90 €.

Z destiny Deux femmes. L’une jeune, enceinte, noire, totalement démunie, qui dit s’appeler Destiny. L’autre, Anne, grand-mère depuis peu, blanche, classe moyenne éduquée. Par hasard, entre ces deux femmes, s’enclenche une relation fragile, chaotique, toujours au bord de se rompre. Les forces contraires sont puissantes. La jeune Nigériane a fui son pays, traversé les déserts et la mer, subi la menace effrayante de prédateurs de toute espèce. Anne se heurte à la violence de ce passé, se perd dans les malentendus, vacille parfois. Destiny, elle, même au plus profond de sa misère, est certaine d’avoir un destin. Substituant les aléas d’une véritable rencontre aux généralités du phénomène migratoire, une expérience singulière se raconte ici, qui requiert à tout instant de s’inventer, pour approcher peut-être une humanité partagée.

• GALAN Alain : Chafouine. 1 vol. br, 192 p, éd. Buchet-Chastel, 14 €.

9782283031056-e870bÀ La Tremblaie, tous – Delhot, Mélie, le facteur… – affirment avoir aperçu un chat à tête de chouette. Serait-il le fruit d’un accouplement contre nature, un survivant de la faune ancienne ou l’une de ces « bêtes ignorées » dont nous parlent les cryptozoologistes ?  Infatigable coureur de bois, André Delhot, tout au long du récit-journal qu’il consacre à l’affaire, s’efforce-t-il vraiment de la tirer au clair ? Ou, au contraire, s’attache-t-il à brouiller les pistes ? Mais alors, à quelle fin ?…“Alain Galan n’aime rien tant que les zones grises où les repères se brouillent, quand tout s’embrume et se confond, entre chien et loup. Je veux dire, entre chouette et chat. Cette inclination fait de lui, et c’est sous ma plume le plus grand des compliments, un admirable écrivain fantastique.” (Bernard Quiriny. L’Opinion).

JAVELAUD Corinne : La Dame de la Villa Saphir. 1 vol. br, 240 p, éd. City éditions, 18 €.

Couv-Dame-villa-saphir1920, côte Atlantique française. En ce début des Années Folles, Anaïs Gersaud, la jeune veuve qui vient d’hériter de la Villa Saphir, chasse sa mélancolie grâce à James, un séduisant peintre américain. Lorsqu’il visite l’ancien vignoble familial à Cognac, James découvre que la jeune femme est profondément perturbée par les interrogations qui planent autour de son défunt mari.  Secrets de famille, mensonges et trahisons au cœur des Années Folles

 

JAVELAUD Corinne : La Demoiselle du Mas du Roule. 1 vol. br, 304 p, éd. City éditions , 18 €.

JAVELAUD La-demoiselle-du-mas-du-RouleÀ l’aube du XIXe siècle, Henri-Louis Leroux se heurte au refus de son fils Charles de reprendre l’étude notariale familiale située entre Limousin et Périgord. Attiré par la vie parisienne, le jeune Leroux n’en fait qu’à sa tête. De dépit, le notaire contraint sa fille Méline à épouser le fils du médecin du village. Quand les secrets d’un village bouleversent le destin d’une famille. Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud se consacre à l’écriture. Elle a publié plusieurs romans, notamment La demoiselle du mas du Roule, La dame de la Villa Saphir, L’oubliée de la Ferme des brumes et L’insoumise de Carennac(Terre d’Histoires). Elle a par ailleurs reçu le prix de l’Académie des Belles Lettres et Beaux-Arts.

JAVELAUD Corinne : L’oubliée de la Ferme des brumes. 1 vol. br, 288 p, éd. City éditions, coll. Terre d’histoire, 17,50 €.

JAVELAUD COUV LIVRESecrets de famille, mensonges et trahisons dans la tourmente des années 40… En 1936, dans une ferme du Limousin, Une jeune fille de 15 ans, Colombe, se retrouve à la merci de ses frères. Silvère, le cadet aspire à devenir prêtre, tandis que Marceau l’aîné est un homme violent, soûlard et coureur de jupons. Il maltraite sa benjamine. Lorsque Anselme Varet, un représentant qui recrute pour un atelier de fabrication de dentelles de Bellac, vient à la ferme, Marceau n’a aucune hésitation : il “troque” sa sœur contre une somme d’argent conséquente. La jeune Colombe se retrouve alors placée en apprentissage dans une ville qu’elle ne connaît pas. Détestée par sa patronne, une femme prétentieuse, elle doit batailler dur pour apprendre le métier. Si les conditions de vie ne sont pas faciles, elle peut cependant nouer des amitiés et elle découvre que son protecteur, Anselme Varet, dissimule bien des secrets…

JOB André, COYAULT Sylviane, D’ALMEIDA Pierre : Dictionnaire Jean Giraudoux. 2 vol. br, 1170 p, éd. Honoré Champion, coll. Dictionnaires et références, 120 €.

Z DICT GIraudouxGiraudoux reste un des très grands noms du théâtre de l’entre-deux-guerres, mais des controverses brouillent la réception de son oeuvre : trop littéraire, trop rêveuse, suspecte de pacifisme, voire de trahison des idéaux républicains qui l’ont nourrie. Son esthétique romanesque, plus novatrice et corrosive qu’on ne croit, et qui avait marqué successivement Gide, Proust, Thibaudet, Blanchot, Aragon, et jusqu’à Jean-Luc Godard, est à redécouvrir. Cet ouvrage, rédigé par une équipe internationale de spécialistes issus de plusieurs disciplines (littérature, philosophie, histoire, urbanisme, cinéma), ne néglige aucune investigation dans le tissu de l’oeuvre, en recense les thèmes profonds et en restitue la cartographie. Les mises en perspective historiques sont précises, et aucune polémique n’est ignorée. Intégrant les travaux les plus récents de la très vivante critique giralducienne, ce dictionnaire entend ne pas dissocier le soldat patriote, le « fantaisiste » si proche parfois des surréalistes, le romancier qui écoute les sirènes du sublime mais qui désespère du monde tel qu’il va, l’homme de théâtre épris du « beau langage » mais qui voit dans la scène une tribune, l’humaniste qui se veut conscience civique, le critique littéraire qui découvre l’ascèse de ce qu’il appelle déjà « l’écriture ». Car l’imaginaire de Giraudoux est un et traverse tous les genres. C’est celui d’un auteur qui a porté au plus haut – peut-être un peu trop – la foi dans une nation littéraire.

• JOMY Alain : Olga et les siens. 1 vol. br, 470 p, , éd. Alma éditions, 23 €. 

Z OLMY 21940. C’est l’Exode. Olga et les siens doivent fuir à nouveau. Pourtant, ils ont déjà tellement voyagé, ils viennent déjà de si loin, de ces communautés juives de Russie, de Pologne, de Bucovine ; ils sont passés par l’Allemagne, sont arrivés à Paris, et voilà qu’ils se retrouvent perdus dans un petit village de Corrèze, où le mari d’Olga meurt. Perdus ? Au contraire, ils s’y sentent protégés, mis à l’abri par quelques habitants qui auront le courage de les aider, leur permettant de fuir le danger, de s’esquiver quand il le faudra, alors que la terreur s’abat. Et la jeune veuve se dépense pour sa famille. Presque tous seront sauvés. Le petit Alain Jomy est l’un d’eux. Soixante-dix ans plus tard, il raconte ici la longue histoire de sa famille, leurs souffrances mais aussi leurs bonheurs, faisant revivre un monde disparu. Avec le cœur d’un enfant et les mots d’un écrivain : “Alain Jomy perpétue une très ancienne tradition culturelle, mémorielle. L’horreur qui a déferlé sur le monde du siècle dernier et s’est plus spécialement acharnée sur lui et ses semblables, a ajouté à l’usage qu’il tenait de la tradition, l’a élevé au rang d’un devoir sacré. (…) Des lambeaux, des cendres, des absences, il infère le récit minutieux, exhaustif de ce qui n’aurait jamais dû arriver et, pourtant, a eu lieu. Il renoue les liens du temps”. (Extrait de la postface de Pierre Bergounioux).

LABORIEUX Alain : Des saisons en demi-teinte. 1 vol. br, 340 p, éd. Lucien Souny, coll, Le chant des pays, 19,50 €.

LABORIEUXLa vie de Jean a complètement basculé après une récente tragédie. Il lui faut tout recommencer. Ou du moins, tout remettre d’aplomb. C’est ce qu’il pensait faire en se mariant avec Lydie. Malheureusement, cette union va droit à l’échec. Il se réfugie alors dans son travail et ses initiatives tant viticoles que commerciales connaissent de retentissants succès. Et voilà qu’Isidore fait irruption sur la propriété. Personnage surprenant, attachant et quelque peu mystérieux, ce jeune agronome ivoirien va devenir un ami, un collaborateur, et un soutien discret et sage… Tout aussi imprévue que bienvenue est l’arrivée d’Anita pour les vendanges. Les sentiments se frayant des chemins inattendus, ces rencontres pourraient guérir bien des blessures. Après Une Passion de trop, Alain Laborieux nous rappelle qu’il n’y a pas de meilleures histoires, ni de plus tristes, que celles des vies parties de travers, des désirs inassouvis. Mais toutes sont belles.

LAVAL Henri : Cathy, petite fleur de bruyère. 1 vol. br, 256 p, éd. de la Veytizou, 20 €.

téléchargementUn complément au roman Le chemin des souvenirs ou Mémoires des autres, publié chez le même éditeur. Dans les années 1930, au cœur des Monédières,  deux enfants ont grandi ensemble et ils ont suivi les mêmes chemins d e l’école. Ils ont joué et gardé les troupeaux ensemble. Après le certificat d’études, Cathy est partie travailler à la grande ville.  Julien est resté à la ferme paternelle pour aider les siens.  Un jour de printemps, les deux adolescents se sont promis l’un à l’autre…Quelques années plus tard, en novembre 1942, les soldats vert-de-gris ont déferlé sur la Corrèze.  Cathy a rejoint la résistance comme agent de liaison. Julien voudrait l’imiter, mais il est trop jeune pour tenir une mitraillette.  Le 9 juin 1944, ils assistent impuissants à la tragédie de Tulle mais la libération est proche. Cathy et Julien connaîtront-ils la joie et le bonheur d’être unis par les liens du mariage, sous une pluie de riz ?… Henri Laval, enfant d’Aubazine et retraité de l’enseignement,  s’est tourné depuis deux décennies vers une carrière de romancier.

LOUTY Pierre : La maison de ma mère. 1 vol. br, 432 p, illustrations n-b et couleur, éd. de la Veytizou, 22 €.

9782913210745_1_75► “Voulez-vous entrer dans La maison de ma mère ?, écrit l’auteur. Suivez-moi pas à pas et je vous livrerai quelques-uns des secrets de Maman. Vous découvrirez ses joies et ses peines, sa dure vie de labeur. Elle n’était qu’une paysanne au cœur du 20ème siècle. Vous respirerez la douce chaleur du foyer, le parfum exquis des fleurs de son jardin, vous partagerez l’intimité de sa vie en compagnie des animaux. Vous la suivrez avec son chien et son troupeau de brebis au milieu des bruyères et des genêts d’or. Vous cueillerez les premiers cèpes de l’été et les noisettes, tout au long des haies…Vous goûterez à sa cuisine, à ses desserts préférés. Vous apprécierez la douce atmosphère des chaumières d’autrefois, le calme de la nature…Alors finissez d’entrer ! La maison de ma mère est pour vous”… Pierre Louty, après une carrière dans l’enseignement public, est devenu auteur et éditeur, en fondant les éditions de la Veytizou.

MALAVAL Jean-Paul : La belle étrangère. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 350 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 24,50 €.

Z malaval Au lendemain de la Libération, dans le bourg de Marlianges, en Corrèze, c’est la consternation : le vieux Maximin Maringot a décidé de céder sa propriété des Allognes à ses métayers, les Battisteli. La vente de cette terre, aussi ingrate soit-elle, à des immigrés italiens est perçue comme une trahison. En butte au mépris et aux provocations, les Battisteli se découvrent un allié providentiel en la personne du médecin Bertrand Jouve. Pourquoi cet homme distingué prend-il la défense des Italiens ? On le soupçonne d’avoir pour maîtresse Clara, la fille Battisteli, dont la jeune beauté attise les convoitises. D’aucuns croient que le souvenir encore vivace des horreurs de l’Occupation ramènera les esprits à la raison. Mais que peut la raison dans un climat délétère où la haine devient vite criminelle ? Jean-Paul Malaval évoque dans ce roman sensible et subtil le drame d’un homme aux prises avec l’éternel retour des vieux démons de notre histoire.

• MARTINI Roger : L’auberge de l’arbre mort. 1 vol. br, 288 p, éd. de la Veytizou, 20 €.

ed_veytizou_martini_couv_auberge_arbre_mort_1Ne seriez-vous pas partant, un dimanche midi, pour goûter au charme d’une ferme auberge et pourquoi pas celle de l’Arbre mort, en Périgord vert ? Si vous aimez la bonne cuisine rustique d’autrefois, vous ne le regretterez pas. Il semblerait que tout s’y soit déroulé dans la sérénité, au fil des ans. Dans le calme idyllique du lieu, elle a été la source de bien des satisfactions, certes, mais aussi de drames qui ne l’ont pas épargnée. Après un exil prolongé, Prosper y est revenu. Que cherche-t-il vraiment ici ? Découvrira-t-il le mystère de ce lieu si paisible ? Après Notre Monsieur, La truffe noire, Ricou le bûcheron et d’autres romans, Roger Martini, décédé il y a quelques semaines, fait pénétrer le lecteur dans cette atmosphère feutrée et mystérieuse qui est celle  de l’Arbre mort.

O’RYAN Brenda Lee : La Gamine au débardeur rouge. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 6,50 €.

Z BRENDA LEE► Dans sa classe de CM2, Marine Thibeau accueille une bien étrange élève. Racines irlandaises, face lunaire et sourire timide, Gwendoline communique avec une jeune fille décédée il y a vingt ans. Voyant que la gamine souffre de ses « pouvoirs », l’enseignante la prend sous son aile, et, surtout, elle la prend au sérieux. Après un début d’histoire délirant et paranormal, il faut prévenir les autorités, car il s’agit de meurtres qui, eux, sont bien réels, même s’ils relèvent d’un cold case. La brigade du gendarme Thomas Moreau, aidée par l’instit, la petite médium et un ornithologue qui aime les vautours, se lance dans une enquête qui va crescendo, avec des victimes éparpillées aux quatre coins de la France. Mais il faut faire vite, très vite, et devancer l’assassin qui s’apprête à descendre le quatrième homme de cette vieille et sale affaire.

• PEYRAMAURE Michel : Les amants du maquis.  1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

 ZPeyramaure iAdrien est fonctionnaire à la préfecture, il est marié et a deux enfants : son quotidien est bien réglé. Pourtant, il mène en parallèle une vie secrète depuis qu’il a rejoint le rang des Résistants. Lors d’une opération, il rencontre Hélène, une agent hors du commun dont il tombe très vite amoureux. Le destin de la France va changer, et il se pourrait bien que la vie d’Adrien prenne elle aussi un tournant inattendu… “ Il y a des blessures dont on ne guérit jamais”… Extrait :  “Je me disais que mon nom de code, Bayard, était usurpé. Le chevalier sans peur et sans reproche ne se serait pas contenté de collecter des paperasses, loin des champs de bataille. Il aurait décroché sa lourde épée de soldat, enfourché son destrier et rameuté ses compagnons pour se porter à l’ennemi. Je fis état de ces scrupules à Hélène : – Ne sois pas ridicule, me dit-elle. Si tu meurs d’envie d’aller te faire trouer la peau, patience ! Ton tour viendra. Le mien aussi, sans doute. Avec un peu de chance, si je puis dire, nous mourrons ensemble, la main dans la main, comme au cinoche. Beau final romantique en perspective”…

 • POUX Roger : Les enfants peuvent tout entendre. 1 vol. br,  216 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

POUX► À voir Aurélien pêcher chaque jour dans le ruisseau de sa propriété, on ne devine pas ce qui le tourmente : personne n’assurera la continuité de son domaine ancestral. Son fils unique vit à Paris et il se soumet aux volontés de sa femme Mireille qui déteste la campagne et ses gens. Cette dernière n’a qu’une idée en tête : vendre La Thébaïde et acheter une belle demeure sur l’île de Ré. Elle s’applique à entraîner ses deux enfants dans ce rêve ambitieux. Heureusement, Aurélien a une amie de toujours, Lucie. Aujourd’hui, tous les deux veufs, ils se contentent d’un bonheur simple fait de longues soirées à échanger ensemble. Une nuit, en rentrant chez lui, le vieil homme est victime d’un grave accident. Hospitalisé, il a perdu la mémoire des événements récents. Mireille y voit l’occasion inespérée d’envoyer ce beau-père gênant en maison de retraite et de négocier La Thébaïde ! Mais c’est compter sans l’abnégation de Lucie pour celui qu’elle a toujours aimé. Une histoire aussi juste que touchante, d’une déconcertante et magnifique sincérité. Roger Poux est l’auteur de nombreux romans, parmi lesquels Les Amants de Roche-Brune, L’Auberge des glycines, Le Secret de la guérisseuse, parus aux éditions Lucien Souny.

RETIER Pierre : Le bal des veuves. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant de pays, 16,50 €.

RETIER Bal de sveuvesJoseph Weis est à l’origine d’une idée pour le moins extravagante, mais ô combien ambitieuse : organiser au cœur de Paris, le soir du Mardi gras de cette année 1981, un « bal des veuves », une tradition ancestrale en Haute-Alsace, uniquement, et qui y perdure encore. Il compte sur la participation de ses plus fidèles amis, qu’ils soient Alsaciens ou Auvergnats, comme Étienne Lambert, dont la famille, depuis deux générations, tient un bar-tabac rue Lepic. Ce jeune célibataire butine au gré des rencontres et n’a nulle envie de se faire passer la bague au doigt. Une seule femme a réussi à le charmer et elle vit dans les lointaines montagnes du Cantal.  Étienne se laisse convaincre et se rend à l’événement. La magie du bal va opérer et le voilà embarqué dans une aventure qui le dépassera vite ! D’ailleurs, il devra faire appel à Joseph, l’ancien du 36, quai des Orfèvres, pour déminer cette sulfureuse affaire.  Quelles femmes se cachent derrière ces petits loups ? Si elles prennent le pouvoir le temps du bal, les rôles finiront-ils par s’inverser ? De Paris, à Munster en passant par l’Auvergne, rencontres, séductions, surprises, déceptions… tout est possible, sous la plume pittoresque et bienveillante de Pierre Rétier.

SIGNOL Christian: Dans la paix des saisons. 1 vol. br, 228 p, éd. Livre de Poche, 6,70 €.

Z SignolSurmonter les séquelles d’une grave maladie, changer le cap de sa vie… A sa sortie de l’hôpital, Mathieu n’a qu’une idée en tête : quitter Paris, se réfugier dans le Quercy auprès de ses grands-parents qui l’ont élevé jusqu’à l’âge de douze ans. Rien n’a changé dans la petite maison à deux pas de la rivière où Paul et Louise luttent, chacun à sa façon, contre la marche d’un siècle qui les rejette. Le vieux maréchal-ferrant continue de forger des fers que personne n’achètera. L’ancienne sage-femme, qui a dû renoncer à exercer, s’est plongée dans la médecine des plantes. Porté par leur humanité généreuse, leur énergie farouche, leur obstination à être heureux malgré tout, Mathieu retrouve petit à petit la force, le courage et l’apaisement qu’il était venu chercher au pays de son enfance. L’amour et la sagesse de ces êtres qui lui sont chers vont lui permettre d’entrevoir la promesse d’une existence différente, plus féconde, d’un bonheur qu’il croyait à jamais perdu. Christian Signol s’affirme une fois encore comme un des grands romanciers de la consolation. Chez lui, l’espoir, le combat, et la victoire sur le destin qu’ils autorisent, sont toujours magnifiés par la splendeur du monde.

• SIGNOL Christian : L’enfant des terres blondes. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 230 p, éd. Gabelire (Montpellier), 23,50 €.

l_enfant-des-terres-blondes À Saint-Martial, on l’avait baptisée  » Idéïoune « , celle qui a de drôles d’idées. Elle, c’est Aurore, la mère de Vincent, écolier de dix ans né de père inconnu. Enfant trop vite mûri qui passe sa vie à défendre sa mère contre les moqueries des enfants et des adultes, contre elle-même parfois, aussi. Quand il a le temps, entre l’école et les travaux à la ferme, Vincent cherche à percer le secret qui entoure sa naissance. Mais au village, personne n’ose évoquer les temps maudits de la guerre. Il faudra la terrible insulte d’un enfant, pendant la récréation, pour que le drame éclate et que les langues se dénouent… » Peut-être le roman le plus émouvant de Christian Signol. » Selon le quotidien La Montagne. Christian Signol est né en 1947. il a signé  en 1984, son premier roman, Les cailloux bleus, inspiré de son enfance quercynoise. Témoignant du même attachement à son pays natal dans ses œuvres ultérieures, il publie notamment Les menthes sauvages (1985), Antonin, paysan du Causse (1986), Les amandiers fleurissaient rouge (1988). À partir de 1992, la trilogie de La rivière Espérance, le fait connaître du grand public. Maître dans l’art des grandes sagas, il est également l’auteur des séries Les vignes de Sainte-Colombe (1996-1997) et Ce que vivent les hommes (2000).

• SOUMY Jean-Guy : Un baiser, rien de plus. 1 vol. br, 310 p, éd. Robert Laffont, 19 €

SPOUMYL’amour sans le faire… Voici l’histoire d’un défi fou…Avant le mariage, les enfants et la vie de famille, s’offrait à Mathilde une belle carrière universitaire. Sa spécialité : l’amour courtois dans la littérature du Moyen Âge. Elle y a renoncé pour se consacrer aux siens. Une vingtaine d’années plus tard, elle tombe amoureuse d’un jeune homme, Raphaël. Coup de foudre réciproque. Et impossible : Mathilde aime son mari et ne supporte pas l’idée de le tromper. Or comment vivre le désir qui pousse deux êtres l’un vers l’autre quand on se l’interdit ? Alors Mathilde a cette idée folle : proposer à Raphaël l’aventure de l’amour courtois. Il devra se soumettre à elle dans une relation inspirée du serment de vassalité du chevalier à son suzerain. Et se hisser par le courage, l’intelligence, la prodigalité, la fidélité… au niveau d’exigence de sa maîtresse de cœur. Entre eux, un seul tabou, absolu : faire l’amour. Mais quel sens cette approche de l’amour peut-elle avoir aujourd’hui, dans une société obsédée par le sexe et l’égalité des genres ?

• TILLINAC Denis : Caractériel. 1 vol. br, 173 p, éd. Albin Michel, 15 €.

Z TILLINACC’est l’histoire d’un cancre qui n’en finissait pas d’imaginer des paradis multicolores pour fuir l’enfer gris de l’école. C’est l’histoire d’un sale gosse emprisonné dans la camisole d’une sensiblerie maladive. C’est l’histoire d’un « caractériel » qui a autant désorienté les psys que ses parents et ses copains de classe. L’enfer, c’était le Paris de Doisneau. Le paradis : les deux villages de ses ancêtres, le chant nocturne des grillons, le rouge vénéneux d’une floraison de coquelicots. L’histoire d’un enfant qui n’était pas fait pour devenir un adulte.  On retrouve le talent et le ton si particulier du romancier Denis Tillinac dans ce portrait d’un môme indiscipliné, prêt à tout sacrifier pour sa liberté. Un môme qui nous est bien familier.

◘ HISTOIRE

• AUGUSTIN Jean-Marie : Histoire de la Nouvelle Aquitaine : des anciens territoires à la région. Préface de Alain Rousset. 1 vol. relié sous jaquette,  600 p,  illustration n-b et couleur, index, biblio, éd. La Geste éditions, 35 €.

Z Nouvelle aquitaine Le nom de Nouvelle-Aquitaine donné à la région délimitée en 2015 marque son enracinement dans l’histoire et sa renaissance. Il rappelle à tous le souvenir d’Aliénor, héritière de la longue lignée des ducs d’Aquitaine du Xè au XIIè siècle. Il y a cependant d’autres références historiques : la province romaine créée par l’empereur Auguste en 27 avant J.-C., le territoire contrôlé par l’usurpateur Eudes au VIIIè siècle, le royaume dépendant de l’empire carolingien, le duché reçu par Richard Coeur de Lion, fils d’Aliénor, et la principauté concédée en 1362 par le roi d’Angleterre à son fils aîné le Prince Noir après sa victoire à Poitiers. La Guyenne anglaise est définitivement conquise par Charles VII après la bataille de Castillon en 1453. Dès lors, il n’est plus question d’Aquitaine. Le roi de France crée des gouvernements, lesquels sont la meilleure approche de la notion de province : Aunis, Limousin, Marche, Angoumois et Saintonge, Guyenne et Gascogne, Béarn et Basse Navarre. À partir du XVIIe siècle, des généralités sont placées sous l’autorité d’un intendant à Bordeaux, Limoges, Poitiers, La Rochelle et sur une courte durée à Pau-Bayonne. Au début de la Révolution est opéré un découpage rationnel en départements, administrés par un préfet à partir de 1800. Cependant l’idée régionale progresse depuis le milieu du XIXe siècle et, sous la IVè République, la politique d’aménagement du territoire conduit, en 1956, à la création des trois régions d’Aquitaine, du Limousin et du Poitou-Charentes qui ont fusionné dans la Nouvelle-Aquitaine. Cette histoire a l’ambition de suivre l’évolution politique et administrative des territoires depuis les cités gauloises jusqu’à la région actuelle. Elle s’attache à étudier les institutions locales et les différents relais du pouvoir central, mais aussi les formes de représentation des habitants tant au niveau national que pour organiser la gestion de leurs propres intérêts.  Jean-Marie Augustin, né à Poitiers en 1941, est professeur émérite à la Faculté de droit et des sciences sociales de l’Université de Poitiers où il enseignait l’histoire des institutions .

GRENARD Fabrice: Une légende du Maquis: Georges Guingouin, du mythe à l’histoire. Nouvelle édition revue et augmentée. 1 vol. br,  608 p, illustrations,  éd. Vendémiaire, coll. Chroniques, 26 €.

couv-Guingouin-NE-e1517485875399► Premier maquisard de France, multipliant à la tête de ses hommes les actions de sabotage et de guérilla, “préfet du maquis” qui libéra Limoges sans effusion de sang… La légende dorée de Georges Guingouin n’a d’égale que sa légende noire qui fait de lui un “chef de bande de l’espèce la plus féroce”,  ayant instauré sur le territoire que contrôlaient ses hommes un régime de terreur et cherché à imposer, à la Libération, une “ république soviétique dans les monts du Limousin”. S’appuyant sur des archives inédites, Fabrice Grenard entreprend de retracer pour la première fois, avec précision et sans fard, la biographie de ce personnage légendaire, de ce militant communiste qui, après guerre, fut brièvement maire de Limoges : un stalinien orthodoxe garant de la légalité républicaine… avant d’être exclu du PCF pour dissidence et de se retrouver emprisonné, victime d’une sombre affaire judiciaire sur laquelle circulent encore hypothèses et rumeurs. Suite aux polémiques suscitées en 2014 par la parution de cet ouvrage qui privilégiait le travail de recherche au détriment des mémoires sélectives, l’auteur fait le point dans cette nouvelle édition sur les débats que peut déclencher le travail historique autour de la Résistance.

LAGORCE Patrice Queyssac-les-Vignes : monographie d’une commune corrézienne.1 vol. br, 452 p, autoédition Patrice Lagorce (Daux), 20 €.

• LAVALADE Yves : Les noms de lieux du pays d’Argentat, Corrèze : Albussac, Argentat, Forgès, Monceaux-sur-Dordogne, Neuville, Saint-Bonnet-Elvert1 vol. br, 130 p, illustrations, éd. de l’Esperluette (Treignac), 12 €

9791090784659-1Il n’est pas une parcelle de territoire qui n’apporte sa contribution à l’immense fresque des noms de lieux. D’un « pays » à l’autre, d’une commune à sa voisine, se révèle une infinité de nuances, comme sur un tableau impressionniste. Si l’on prend un peu de recul, on distingue mieux les contours des motifs, le volume, les parentés et les dégradés. Dans les tonalités dominantes Le Chambon, Le Chassang, La Salesse, Le Teillol, Les Escures, Vaurette, Le Queyrieux, Aubiat défendent chèrement leur place. Mais des couleurs spécifiques apparaîtront au tableau : La Guierle, Escourbanniers, Les Raysses, ou ce curieux Gueule d’Hindou qui auront besoin de quelque élucidation. Ainsi en est-il du splendide Pays d’Argentat qui va miroitant sous ses lauzesYves Lavalade,  né en 1939, docteur en études romanes, ancien professeur de langues, est aussi l’auteur chez le même éditeur de deux autres ouvrages: Les noms de lieux du pays de Beaulieu-sur- Dordogne, Corrèze (161 p. – 13 €) et de  Les noms de lieux du pays de Juillac, Corrèze – (142 p.  – 12 €).

LEMAÎTRE Jean-Louis, VERGER Jacques (sous la direction de) : Recueil des Historiens de la France, Obituaires, Tome 16 : Les Obituaires du chapitre cathédral Saint-Etienne de Limoges. 1 vol. br, 512 p, illustrations en  couleur, éd. de Boccard, 50 €

 arton2216-a77eeLe chapitre cathédral Saint-Étienne de Limoges a conservé une riche documentation nécrologique, remontant au XIe siècle, transmise pour partie par des copies d’érudits des XVIIe et XVIIIe siècles et par des manuscrits originaux. Si le livre du chapitre, dont le martyrologe d’Usuard a été utilisé par Bernard Gui au début du XIVe siècle, n’est plus connu qu’à travers les extraits pris par Léonard Bandel, André Duchesne et Philippe Labbe, l’obituaire composé à la fin du XIIIe siècle est conservé en original aux archives de la Haute-Vienne. La rédaction augmentée en 1308 n’est plus connue qu’à travers une copie faite par Martial Legros dans les années 1780, mais le terrier de la baylie des anniversaires, du second tiers du XIVe siècle est conservé lui aussi en original aux archives de la Haute- Vienne. Un dernier obituaire, le Codex L est enfin transmis à travers une rédaction du XVIe siècle conservée à la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges. Alors que les actes originaux de fondation d’anniversaires sont quasiment inexistants, cet important ensemble documentaire, originaux et copies confondus, nous livre 1555 notices nécrologiques, pour l’essentiel des XIIIe-XIVe siècles, qui révèlent les pratiques commémoratives de la bourgeoisie limousine, des chanoines du chapitre cathédral, largement présents, mais parfois aussi de moines du voisinage, de Saint-Martial en particulier. Précédée d’une ample bibliographie et d’une introduction présentant la documentation, d’un court rappel de la composition du chapitre, emprunté à Martial Legros, l’édition est complétée par la liste épiscopale de Limoges pour la période concernée et par plusieurs tables (noms de lieu et de personne, index hagiographique, table des principales matières) et par seize planches donnant notamment les épitaphes conservées et un choix de fac-similés des manuscrits médiévaux. Cet important ensemble documentaire  – originaux et copies confondus –livre 1 555 notices nécrologiques, pour l’essentiel des XIII-XIVe siècles.

PERLIER Guy: Le Limousin dans la guerre: sous Pétain et l’Occupation. Nouvelle édition1 vol. br, 196 p, éd. La Geste éditions, 29,90 €.

1672621940-1944.   Cinq ans de vie limousine qui ont nourri la mémoire collective et marqué les esprits de façon indélébile.  Le lecteur retrouvera dans cet ouvrage, guidé par l’analyse d’un historien spécialiste, tous les événements, dramatiques ou héroïques, qui ont façonné l’histoire régionale, d’Oradour à la bataille du mont Gargan, des pendaisons de Tulle aux combats d’Ussel et d’Égletons, de l’affaire du bois de Thuraud à la première libération de Guéret… Il partagera le combat de quelques grandes figures exemplaires de la Résistance tels Edmond Michelet, Georges Guingouin et Léon Lanot mais sera aussi confronté aux difficultés de la vie sous l’Occupation et aux méfaits de la politique de collaboration de l’État français. Rien n’en sera oublié : les rationnements, l’exploitation des étrangers dans les Groupes de Travailleurs, la répression des opposants politiques, les jeunes Français livrés en esclavage par le STO, l’antisémitisme et les rafles de Juifs étrangers organisées pour les prédateurs nazis…  Le regard ici porté sur cette période s’est voulu le plus large possible, éclairé par des recherches récentes et d’ultimes témoignages concernant notamment la vie clandestine à laquelle furent contraints les multiples “indésirables” du régime pétainiste.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• GLOAGUEN Philippe : Le pays Sud creusois. 1 vol. br, 112 p, illustrations, éd. Hachette Tourisme, coll. Le guide du Routard, 4,90 €.

Z routard► “La France est le pays le plus visité dans le monde, mais on se rend compte que les touristes vont plus particulièrement à Paris et sur les littoraux. On a compris au Routard qu’il faut étaler la clientèle touristique. Il y a dix ans, en Espagne, ils ont créé l’ España Verde pour mettre en avant l’intérieur vert du pays. Dans la même idée, nous voulons faire découvrir la France verte, parce que les côtes sont souvent bondées et le reste est un peu oublié. C’est important de mettre en avant ces territoires au patrimoine intact. Et la Creuse est idéale parce qu’elle est encore méconnue. Au final, ce n’est pas le guide qui compte, mais cette région. Le guide ne fait que mettre en avant les atouts de cet endroit, c’est simplement un support. Le guide du Limousin s’est bien vendu, c’est que ça marche. On ne choisit pas les territoires par charité. Imprimé à  20.000 exemplaires, en moyenne, un guide est lu par 2,8 personnes. Donc en ce qui concerne la Creuse, on peut tabler sur environ 55.000 lecteurs la première année. Sans compter la présence du guide sur le Pays sud creusois sur le site Internet routard.com”.. Il attire environ 2.5 millions de visiteurs uniques par mois. (Extrait de l’interview de Philippe Gloaguen, publiée par La Montagne)

•  MAZATAUD Pierre : Le Limousin. Nouvelle édition. Photographies de  Emmanuel Ciepka.1 vol. br, 144 p, illustrations en couleur, éd. Ouest-France, coll. Itinéraires de découvertes,16,90 €.

Z MazataudUne dizaine d’itinéraires qui permettront de découvrir le Limousin, à travers son histoire, son patrimoine naturel ou historique,  sa culture, ses paysages…“ Chaos rocheux des Pierres Jaumâtres, œuvres d’art de Vassivière, églises romanes du pays de Brive ou nids d’aigle perchés au-dessus des ravins : voilà une partie de ce que le touriste ne manquera pas d’admirer en arpentant le Limousin. Mais pour en mesurer vraiment toutes les beautés, (le lecteur)  devra se fondre dans la nature limousine, se perdre dans ses villages et venir à la rencontre de ses habitants.  C’est à cette découverte intime d’une région particulièrement attachante que nous convie cet ouvrage” (Emmanuel Ciepka).

• À pied, autour de Tulle et Brive-la-Gaillarde. 22 balades exceptionnelles. 1 vol. br, 48 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Chamina éditions, coll. Les incontournables – Balades et randonnées, 10 €.

Sans titrevc► Au midi du Limousin, entre plateau de Millevaches, Xaintrie, Monédières et Causses, les itinéraires choisis plongent le randonneur dans l’atmosphère particulière d’un Massif central aux accents de sud-ouest. Territoire de moyenne montagne et de plaines, les Pays de Tulle et de Brive sont marqués par la diversité de leurs paysages. Une invitation à découvrir une Corrèze des forteresses et des abbatiales, des gabarriers, des dentelles et des accordéons, une Corrèze facile d’accès grâce au croisement des autoroutes A20 et A89.

 

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• CENSIER Robert : Robert, enfant de la Loire.  1 vol. br, 150 p, éd. Le Décaèdre (Suilly-la-Tour), 15 €.

Mise en page 1 En racontant sa jeunesse, Robert Censier exorcise le passé : l’enfance volée, le corps maltraité et son âme d’enfant réfugiée dans la communion avec la nature et les animaux. La narration lui permettra de maîtriser cette histoire douloureuse, impossible à oublier.Histoire personnelle, le récit de Robert Censier est aussi l’histoire de milliers d’enfants sans famille, placés à la campagne dans des fermes pas toujours accueillantes et respectueuses. La Nièvre rurale a été une aire de placement privilégiée pour l’Assistance Publique. Ces enfants déplacés, placés, replacés peuplent les bancs des écoles communales et les monuments aux morts de la Grande Guerre.  Dans ce sombre tableau de l’enfance exploitée et brutalisée apparaît en contrepoint une lumière, Mado, mère adoptive aimante à laquelle Robert voue un attachement indéfectible. La complicité de ces deux êtres trouve refuge dans la nature généreuse qui procure à l’enfant, réconfort, courage et confiance.

CHAGNARD-PARIAUX Denise :  Chroniques d’antan d’un ancien canton rural : la vie quotidienne d’un paysan-vigneron près de Sennecey-le-Grand. 1 vol. br, 604 p, biblio, index,  illustrations en couleur, éd. Office du tourisme entre Saône et  Rhône, 35 €

Le texte contient des passages en patois bourguignon.

• CORNAILLE Didier : L’alambic. 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la Cité, coll. Trésors  de France, 12€

Z Cornaille alambicUne enquête menée de main de maître doublée d’une superbe évocation de la forêt morvandelle au fil des saisons. Nichée entre les collines et les forêts du Morvan, la ferme d’Antoinette a été mise à sac. Pierre, son fils adoptif, le découvre alors qu’il vient pour y passer sa retraite. Mystérieux cambriolage. Mystérieuse maison voisine désertée par la famille Guérande à la Libération. Y aurait-il un lien entre ces deux événements survenus à cinquante années de distance ? Et lequel ? Pierre décide de mener son enquête, mais il se heurte au mutisme des villageois, hormis monsieur Armand – le fabricant d’eau-de-vie – qui sait tout sur tout le monde, mais ne révèle rien sur lui. Pierre Guédeloffe réussira-t-il à lever ce voile et à libérer une nouvelle fois le village, toujours prisonnier de ses lourds secrets ?

• CORNAILLE Didier : Thibault des choucas. 1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans terre de France, 19 €

Z Cornaille Thibault►Afin de sauvegarder l’âme de leur hameau de l’inexorable course du profit et du progrès, des habitants, avec à leur tête Thibaut, un ado plein d’idées, se mobilisent…De ce hameau tranquille, les Ruées, qui a vu sa population fondre comme neige au soleil notamment avec l’envolée des jeunes vers la ville, ne subsistent que l’auberge, la vieille gare et quelques habitations. Une poignée de fidèles aiment se retrouver à l’auberge, lieu d’une riche tradition familiale, où Mathilde a élevé seule Adeline et Thibaut, aujourd’hui adolescents. Bientôt un projet met en concurrence l’auberge de Mathilde et une zone artisanale, dont la municipalité attend beaucoup pour le développement du village voisin et pour l’emploi… Jusqu’à ce jour, grâce à l’auberge et la gare, même désaffectée, les gens du hameau avaient le sentiment de conserver, aussi fragile soit-elle, l’âme des Ruées. Pour combien de temps ? Mais il y a les choucas, ces élégants oiseaux noirs qui nichent sur le toit de la vieille gare ! Dès lors, les causes se confondent. Toucher aux choucas, c’est s’en prendre aux gens du hameau… Et le timide Thibaut sait, lui, d’un crayonné habile, comment rallier le plus grand nombre à leur cause, comment sauver l’auberge, comment joindre aux belles paroles les vraies résistances…

• CORNAILLE Didier : Les trois chats de Chamasson. 1 vol. 400 p, éd. Féryane –Livres en gros caractères, 21 €.

Z CornailleSylvestre, aux utopies envolées, revient dans la ferme familiale du Morvan. Lui qui a tout connu, tout vécu, en marginal, renoue, enfin, avec les liens du souvenir et de l’amitié.  Trois matous solitaires ont élu domicile dans une ferme abandonnée au fond des bois. Tranquilles… jusqu’à l’arrivée de Sylvestre. La soixantaine bien engagée, celui qui fut de toutes les causes et utopies, revient quelque quarante ans plus tard dans la maison familiale morvandelle. Mais, entre méfiance et cupidité, d’aucuns voient d’un mauvais œil son installation. Heureusement il y a Aurélie, femme de conviction, qui se prend d’affection pour lui et les Caudront, ses voisins, retraités au grand cœur. Sylvestre le désenchanté, devenu aussi prudent que les trois chats de Chamasson, parviendra-t-il à renouer avec les bonheurs simples de la vie : retrouver sa famille, découvrir ce petit-fils qu’il ne connaît pas encore ? Un roman sur la force de l’amitié et la nécessité d’espérer.

ROY Jules : Vézelay ou l’amour fou. Nouvelle édition. 1 vol. br, 140 p, éd. Albin Michel, 16 €.

téléchargement ► Aucun lieu n’est, semble-t-il, à la fois plus léger et plus pesant, plus fatal. Qui le touche s’y brûle et ne se remettra jamais de son approche, même à distance. Qui a bu de son vin aura toujours soif. Ton sein est une coupe arrondie où le vin ne manque pas… Qui s’est réchauffé à ses flammes aura toujours froid ailleurs. Qui a contemplé une fois cette ville et ses remparts ne pourra plus se passer d’elle, qui a dormi là ne rêve que d’y mourir. Quelque chose d’indéfinissable, peut-être d’infini, vibre en soi, qui agit dans la conscience ou l’inconscience, les articulations et les replis du corps et de l’âme, dans la lumière ou dans le trouble”. Claude Roy fait partager au lecteur son amour pour Vézelay. Il  incite à porter un regard différent sur sa ville d’adoption, à apprendre à la connaître plus intimement, à se laisser porter par la nature qui l’entoure.

• TASSIN Jacques : La vie selon GenevoixPréface de Julien Larère-Genevoix. 1 vol. br, 194 p, éd. du petit pavé, coll. Dans les pas de…, 20 €.

Z TassinComment expliquer que l’écriture de Maurice Genevoix dégage un tel charme ? Comment se fait-il qu’elle impose aussi puissamment, aussi invariablement, une douce et bienveillante présence dans l’esprit du lecteur ? Certes, cet écrivain est servi par une élégance stylistique rare, une musicalité, un contrepoint subtil entre la gravité et l’extase, une capacité à restituer des images, qui confinent au sortilège. Assurément, aussi, l’écriture de Genevoix participe de l’art hybride, en procédant d’une peinture mise en musique avec des mots. Une forme d’art intégral, pour lequel la plume de l’écrivain, le long de son geste lent et sur, semble tout autant vibrer de la baguette du chef d’orchestre et du pinceau du peintre. Mais ceci explique peu. Dans sa préface accordée à Sous Verdun, première œuvre de l’écrivain, Ernest Lavisse, directeur de l’Ecole normale supérieure, écrivait : « son œil voit tout, son oreille entend tout. » C’était là, en revanche, dire à peu près l’essentiel sur Genevoix, homme de grande humilité, indemne de tout narcissisme, que la brillance intellectuelle n’avait pas écarté du monde sensible ; un être poreux, ouvert, formidablement attentif, qui aimait la vie chez les vivants, bien au-delà de la sienne(Extrait du site Lautrelivre.fr).

• VINCENOT Henri : Les étoiles de Compostelle. 1 vol. br, 432 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

Z VincenotMembre d’une communauté civile d’essarteurs (défricheurs de forêts) du Pays éduen – en Bourgogne du Sud Morvan -, Jehan le Tonnerre sort de sa forêt natale, s’approche du chantier de construction d’une abbaye cistercienne. Sa curiosité lui vaut d’être bientôt enrôlé dans l’équipe des Compagnons constructeurs : les mystérieux «Enfants de Maîtres Jacques» et les non moins étranges «Pédauques». Il va petit à petit, par une initiation théorique et pratique, devenir «frère constructeur» à son tour et s’élancer sur les chantiers de ce qui sera, un jour, les grandes cathédrales.  Avec une précision hallucinante et un sens profond du merveilleux mystique et poétique, Henri Vincenot restitue dans ce livre et à travers les tribulations de son héros la foisonnante influence celtique sur l’art roman et gothique et sur… le tempérament français, donnant là un prolongement inattendu et «cosmique» à son Pape des escargots…

◘ HISTOIRE

• ANDRIEU Morgane : Graffites en Gaule lyonnaise : contribution à l’étude des inscriptions sur vaisselle céramique : corpus d’Autun,Chartres et Sens. Avant-propos de Gilles Sauron. Préface de Rémy Rebeyrotte 1 vol. br, 454 p, 200 p.  illustrations n-b et couleur, index des sites et des grafittes, biblio,  éd. Mergoil (Autun), coll. Monographies instrumentum, 59 €.

Z andreiuxL’écriture latine est l’un des principaux outils permettant d’étudier la période gallo-romaine. Les contacts entre Romains et indigènes ont favorisé sa diffusion à l’ensemble de la Gaule. Bien que peu de traces nous soient parvenues, l’écriture est un précieux témoignage du passé et l’objectif de cette thèse est d’en étudier l’usage quotidien dans les capitales de cité de Gaule Lyonnaise à travers l’exemple des cités d’Autun, Chartres et Sens. Pour cela, notre étude s’appuie sur l’analyse des inscriptions gravées (graffites) sur vaisselle céramique. La vaisselle en céramique constitue un objet du quotidien accessible à toute la population gallo-romaine et un support épigraphique non périssable. Ainsi, les graffites sur céramique font partie des rares témoignages à notre disposition pour comprendre le quotidien épigraphique des gallo-romains. La première partie de ce travail a consisté à recenser l’ensemble des graffites sur céramique découverts à Autun, Chartres et Sens. Les missions organisées avec l’aide des différentes équipes de bénévoles et le soutien financier du Centre archéologique européen (Bibracte), celui du Ministère de la Culture et celui de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV) ont permis de recenser un total de 676 graffites dont la plupart sont inédits. Tous sont répertoriés, illustrés et commentés dans le catalogue de cette thèse.L’étude du corpus intègre les inscriptions, leur analyse linguistique et paléographique ainsi que leur support et leur contexte de découverte. Les messages transmis par ces inscriptions sont divers (indications de contenu, mesures, vœux, dédicaces, etc.) mais la plupart consistent en des marques d’appartenance incisées sur de la vaisselle de qualité. L’étude révèle des pratiques épigraphiques similaires dans les trois cités et la confrontation des résultats avec les données issues des études précédentes montre que ces codes épigraphiques dépassent largement les frontières de la Gaule Lyonnaise.

BAZIN Jean-François : Le chanoine Kir : la vie fantasque d’une homme politique en soutane. 1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, éd. Armand Colin, 18,90 €.

9782200621001-001-T Un kir ? Tout le monde connaît. Vin blanc sec de Bourgogne et crème de cassis de Dijon, l’apéritif appartient à la langue universelle.Son père ? Le chanoine Kir. Né en 1876 à Alise-Sainte-Reine en Bourgogne (l’Alésia où César a vaincu Vercingétorix) au sein d’une famille modeste, Félix Kir entre dans les ordres. Curé de campagne engagé dans la vie publique, incarnant la Résistance, à la fois Don Camillo et Peppone, élu maire de Dijon en 1945 à 1969 ans, devenu doyen de l’Assemblée nationale et dernier prêtre en soutane au sein du Parlement français, il porte l’écharpe tricolore jusqu’à sa mort à 92 ans, en 1968. Jean-François Bazin, journaliste et écrivain, docteur en droit et diplômé de Sciences-Po Paris, ancien président du Conseil régional de Bourgogne, nous invite d’une plume alerte à découvrir, avec le concours d’Alain Mignotte, cette étonnante personnalité, fantasque et hors du commun, éclairant ainsi un siècle de relations entre la société religieuse et la société civile en France au cours du XXe siècle.

• EMERY Jean : Enfance nivernaise en Morvan, 1935-1945. 1 vol. br, 128 p, éd. de l’Armançon, 16,50 €.

Z Emery► “De mon enfance dans le Morvan, il ne reste qu’un peu de cendre et de fumée dispersées par le vent, mais le souvenir rallume la flamme d’un foyer éteint…” Ecrits avec le cœur, dans une langue sobre et belle dans sa simplicité, ces souvenirs enchantent. ”…Petits riens, perdurant de l’enfant en nous, donnés aux lecteurs comme de magnifiques cailloux éparpillés. Et, miracle d’un verbe de simplicité et de sincérité, ces cailloux sont les nôtres: précieux, uniques. Aussi, c’est avec un grand plaisir qu’on chemine dans ce livre, comme chez soi, par quelques chemins de sureaux et de noisetiers” (Pierre Léger, Vents du Morvan). Jean Emery a passé son enfance à la Grétaude, près de Moulins-Engilbert, chez ses grands-parents. C’est à l’âge de la retraite qu’il s’est mis à l’écriture, avec Enfance nivernaise et Un apprenti dans la ville. On lui doit aussi Dans le jardin de grand-père, Le puits de la Marie du Paul et Petits bonheurs perdus, toujours dans ce style simple et poétique qui le caractérise.

• FERRIER  Pierre : Le Creusot, 1914-1918 : une ville industrielle dans la guerre : chroniques du secrétaire général de la Mairie,Pierre Ferrier (1872-1945). 1 vol. br, 218 p, illustrations en couleur, biblio et liste des sites internet, éd. les Nouvelles éditions du Creusot, 25 €.

Z Creusot Fruit de la collaboration entre les Archives départementales de Saône-et-Loire, l’Académie François Bourdon, le service Ecomusée de la Communauté Creusot-Montceau et les Nouvelles Editions du Creusot, cet ouvrage présente quelques aspects de ce qu’a pu être la vie à l’arrière dans l’un des hauts lieux de la production de matériel militaire pendant la Première Guerre mondiale. Les auteurs présentent le journal rédigé par le secrétaire général de la mairie du Creusot, Pierre Ferrier, à la demande du préfet de l’époque, Joseph Chaleil, et déposé aux Archives départementales de Saône-et-Loire dès sa rédaction. Cette publication reprend la totalité des textes originaux éclairés par un ensemble de documents, dont de nombreux inédits. La vie quotidienne au Creusot apparaît ainsi au gré des notations du secrétaire de mairie. L’ensemble des formes de la mobilisation (économique, sociale, politique, militaire, morale et culturelle), les pénuries alimentaires comme le recrutement massif de la main d’œuvre étrangère sont notamment exposés. Pierre Ferrier exprime un patriotisme caractéristique de l’époque, présente les échos des drames de la guerre (par exemple le grand nombre de blessés soignés dans les hôpitaux militaires créés au Creusot ainsi que les épreuves vécues par les réfugiés pris en charge localement). Il ne se prive pas non plus de remarques moralisatrices et de commentaires misogynes… Les usines ont fonctionné “à plein”, la ville a été épargnée par les ravages et destructions mais la population a souffert, comme partout ailleurs, de la tragique saignée et des traumatismes produits par le conflit. Un éclairage qui manquait à l’histoire de la ville.

• MARCEAU Bertrand : Exercer l’autorité : l’abbé de Cîteaux et la direction de l’ordre cistercien en Europe (1584-1651). 1 vol. br, 750 p, éd. Honoré Champion, coll. Bibliothèque d’histoire moderne et contemporaine, 150 €.

book-08534653Au cœur de la première modernité, Cîteaux, qui est à la fois une abbaye française et un chef d’ordre européen, se trouve confronté aux pouvoirs politico-religieux extérieurs. Malgré l’autonomie croissante des congrégations nationales, Cîteaux demeure un réseau international implanté de la Pologne au Portugal et de l’Irlande à la Sicile. La crainte d’un schisme interne à l’ordre pousse à réformer largement les institutions : face aux ingérences des princes et des cardinaux, les instances dirigeantes se réorganisent pour maintenir le contrôle des établissements cisterciens, qui se comptent par centaines. Incarnant l’unité de l’ordre et réunissant une autorité à la fois fonctionnelle et personnelle, l’abbé de Cîteaux est ainsi à la tête d’une organisation transnationale qui, contrairement à ce qui est généralement avancé dans l’historiographie, conserve au XVIIe siècle la capacité à défendre son autonomie institutionnelle. Ancien allocataire de recherche – moniteur puis Attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’université Paris-Sorbonne puis à l’École nationale des chartes, Bertrand Marceau est docteur en histoire.

Z Novarino NOVARINO-POTHIER Albine : Un siècle de faits divers en Saône-et-Loire. Préface de  André Accary. 1 vol. br, 282 p, illustrations, index, biblio, éd. de Borée, 21 €.

Une série de catastrophes, de meurtres, de vols, d’accidents et d’autres faits divers, qui ont marqué le département, vus à travers des articles de la presse régionale et nationale, classés chronologiquement.  Albine Novarino-Pothier est professeure de lettres, écrivaine et anthologiste. Passionnée par la littérature et la poésie, tout particulièrement celle du XIXème siècle, elle est l’auteure de deux tomes des « Grandes Affaires Criminelles de Saône-et-Loire », de « Cent Métiers Oubliés », ainsi que de nombreux ouvrages de poésie sur le bonheur, l’enfance… 

• RIGAUX Jacky : Cent ans de millésimes en Bourgogne : 1917 – 2017. 1 vol. br, 140 p, éd. Terre en vues (Clemency), coll. Les clés pour la Bourgogne, 20 €.

005334314Cette quatrième édition, enrichie de nouvelles années et de commentaires de dégustations, s’adresse à tous, dégustateurs avertis, amateurs gourmands ou passionnés de dégustation géo – sensorielle. Au fil des pages, les millésimes bourguignons se dévoilent avec simplicité dans leur singularité et leur potentiel de garde pour les plus grands.  Les vins de Bourgogne tiennent leur originalité et leur hiérarchie du terroir dont ils sont nés, mais leur qualité est aussi intimement liée au climat de l’année et au travail du vigneron. Jacky Rigaux, chantre des terroirs de Bourgogne, avec la mémoire complice d’Henri Jayer et la fréquentation des fabuleuses collections des grands vins de la Maison Bouchard Père et Fils et du Domaine de la Romanée-Conti, nous conte la saga enchanteresse des climats et de cent ans de millésimes en Bourgogne.

• RIGAUX Jacky : Le réveil de la côte dijonnaise. Préface de François Rebsamen. 1 vol. br, 62 p, illustrations, biblio, éd.  Terres en vues, 12 €.

Z RIGAUXIl ne reste aujourd’hui qu’une trentaine d’hectares des vignobles du Dijonnais, jadis dénommé « Dijonnois », alors que ce dernier en comptait plusieurs centaines du Moyen Âge à la fin du XVIIsiècle, en incluant des plantations sur Daix, Talant, Saint-Apollinaire ou Fontaine. Ces  vins étaient mieux estimés en ces temps-là que les plus grands crus de Gevrey ou de Vosne. Dans l’ouvrage collectif,  Vignes et vins du Dijonnois, Oubli et Renaissance, Jacky Rigaux et  Jean-Pierre Garcia  contaient   le riche passé du vignoble de Dijon. Dans ce livre destiné à un large public, Jacky Rigaux, en éminent spécialiste du terroir, revient  sur   les raisons de la disparition et du retour sur le devant de la scène des vins de la Côte Dijonnaise.

ROUBAUD Félix (1820-1878) : Pougues : ses eaux minérales, ses environs. Réimpression en fac-similé de l’édition de Paris, 1875. 1 vol. br, 320 p, éd. Le Livre d’histoire (Paris), 44 €.

ROUX Jean-Baptiste : Travaux de vigne et guerre d’usure : Jean-Baptiste Roux ou la correspondance  de guerre d’un maire vigneron (1914-1917). Édition établie par Marc Sorlot. 1 vol. br, 145 p, éd. L’Escargot savant (Vièvy), 12 €.

Z SORLOT« Rien à faire, la guerre n’aura fait qu’aggraver la crise des vins fins. » 3 août 1914. L’Allemagne déclare la guerre à la France. Jean-Baptiste Roux, vigneron et maire de Santenay, est mobilisé, à 43 ans, au 48e Régiment territorial d’artillerie dans la zone fortifiée au Nord de Dijon. Débute alors une correspondance exceptionnelle avec sa femme. En vigneron méticuleux, il se soucie de sa vigne, et donne des instructions à Rose sur les travaux viti-vinicoles à réaliser. « Vas-tu, ma chérie, te reconnaître dans toutes ces instructions ? »   Il suit également à distance l’évolution de sa commune, et donne un regard patriote et critique, préoccupé par ce qu’il imagine de l’après-guerre. Affecté à Épernay en 1916, Jean-Baptiste Roux se retrouve dans les trois plus grandes maisons de vin connues ! Mais avec les différences météorologiques entre la Champagne et la Bourgogne, il s’inquiète alors de ne pouvoir donner de conseil à Rose pour la vigne, dont il comparera les deux vignobles. Ce dernier relate par ailleurs le premier bombardement subi par la ville, cible d’une offensive aérienne. Ses écrits montrent également l’intérêt que porte Jean-Baptiste Roux aux questions géostratégiques alors que le front d’Orient est largement négligé par ses contemporains. Sa lecture tout à fait lucide de la situation à un moment où la guerre bat son plein, son anticipation vis-à-vis de l’après-guerre, sa reconnaissance du travail des femmes sur les terres, font de cette correspondance un véritable témoignage de l’implication à distance d’un vigneron. Des écrits qui font état des pratiques viticoles de l’époque et de l’implication politique d’un homme déjà conscient des conséquences de la guerre. « Je te plains de toute mon âme, ma chère petite femme, de tout l’embarras que mon absence te cause. » « Je ne me fais guère d’illusion. L’Europe sera surtout sauvée par la France. Je veux dire que tous les autres alliés seraient incapables de régénérer l’Europe sans nous. Et seuls, ils sont dans l’impossibilité de la sauver. C’est pour cette raison, que vu l’état actuel de nos ennemis, la guerre durera encore plusieurs mois. » 

• TERRIER Pierre : Vers la révolution verte. L’agriculture de 1850 à nos jours, en France et en Saône-et-Loire. 1 vol. br, éd. de l’Armançon, 18 €.

Z TERRIERVers 1850, le monde rural représentait 80% de la population française et l’agriculture assurait l’essentiel des emplois. Le développement de l’industrie et la mécanisation progressive de la production agricole entraînent une diminution, d’abord lente, puis spectaculaire à partir de 1945, de la place de l’agriculture. L’usage croissant des engrais chimiques et des produits phytopharmaceutiques permet à la France, de déficitaire qu’elle était jusqu’en 1970, de devenir exportatrice agricole. Sous l’influence des crises alimentaires, le contrat de confiance production-consommation est rompu à partir des années 1980. La Saône-et-Loire, véritable maquette de l’agriculture française, constitue un excellent laboratoire d’observations des transformations que l’agriculture a connues. Les richesses de la biologie et l’utilisation des nouvelles ressources issues de l’ère du numérique, assureront les piliers de la révolution verte qui s’engage.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• Dijon métropole…à pied : 37 promenades et randonnées. 3ème édition augmentée. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, cartes, index, éd. Fédération française de la randonnée pédestre, coll. Topo-guides PR, 14,90 €.

0001466_dijon-metropole-a-pied_600► 37 promenades et randonnées à travers Dijon et ses environs Autour de la capitale des ducs de Bourgogne, la métropole dijonnaise est constituée de vingt-quatre communes. De l’amorce de la plaine de la Saône à celle de la côte viticole dont la renommée est mondiale, du canal de Bourgogne aux combes calcaires à la flore si particulière, du lac du Chanoine Kir au centre urbain de Dijon riche d’un patrimoine historique exceptionnel, ce topo-guide permet de découvrir pas à pas un territoire attachant et réputé pour son art de vivre et sa gastronomie. Six nouveaux itinéraires viennent compléter la précédente édition, avec la découverte  de nouveaux secteurs: Chevigny-Saint-Sauveur et son bois de la Chambotte avec ses magnifiques spécimens de chênes –  Magny-sur-Tille, ses étangs et sa  fille Sauvestre , objet d’un véritable culte instauré après sa mort, comme en témoigne sa tombe que le parcours vous amène à découvrir – Corcelles-lès-Monts et Flavignerot, avec un circuit autour du mont Afrique qui offre une parenthèse de nature à quelques kilomètres de la ville – Enfin à Dijon, labellisée Ville d’art et d’histoire, qui a obtenu une double reconnaissance autour de la gastronomie et du vin et dont le secteur sauvegardé est entré sur la prestigieuse liste de l’Unesco avec l’inscription des Climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’humanité, le quartier du Montchapet et ses nombreux parcs et jardins parsemant ce circuit urbain ainsi que le quartier de la future cité internationale de la gastronomie et du vin, en plein renouveau.

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

BERDUCAT Jeanine: Les secrets de Lise. 1 vol. br,  éd. La Bouinotte, 19 €.

couv BOUINOTTE► À sa mort, Lise, auteur régional très attachée à son terroir, lègue sa maison à ses quatre petits-enfants et offre à chacun un manuscrit de souvenirs et de réflexions sur le monde rural, son passé, son présent et son avenir.  La surprise est grande pour Aurore, Nicolas, Sébastien et Judith. Ces jeunes adultes sont très absorbés par leurs carrières respectives, qui les ont conduits pour la plupart bien loin de leurs racines et des valeurs que portait leur grand-mère. Surprise d’autant plus grande qu’une clause du testament leur impose de séjourner ensemble dans la maison une semaine par an, pendant six ans, pour en hériter définitivement ! Pour tous, il s’agit d’un cadeau empoisonné. Mais peu à peu, la lecture des écrits de Lise va les interpeller, les obliger à regarder leur vie en face et à se poser de nouvelles questions. Jusqu’à infléchir leurs parcours de vie.  Ce nouveau roman de Jeanine Berducat aborde de manière sensible le thème de la transmission des valeurs, de la force des racines dans un monde rural en plein bouleversement.

CAMAILLE Serge, MATHO Christophe : Les légendes oubliées du Berry. 1 vol. br, 160 p, illustrations, éd. Marivole éditions, coll. Contes et légendes, 18 €.

Z CamailleNos légendes populaires partent en général d’une histoire vraie, vieille de centaines ou de milliers d’années. La légende fait référence à un lieu, à un objet, à un personnage. Elle était racontée le soir à la veillée, de bouche-à-oreille et de génération en génération. Au fil du temps, la légende est devenue un mythe, elle a perdu en précision, mais elle a gagné en fantaisie. Dans le Berry, elle a pu naître d’une source, d’une forêt, d’un chevalier. Elle a rencontré des êtres fantastiques, des fées, des sorciers ou des rebouteurs ou le diable lui-même. Nos légendes berrichonnes sont un élément essentiel de notre culture locale. En effet, elles nourrissent profondément l’imaginaire de gens qui vivent dans notre terroir. Elles sont probablement l’élément le plus ancien qui forge notre culture régionale. Les légendes berrichonnes sont notre imaginaire commun. À l’heure de la mondialisation et de la « culture unique », il est important de retrouver les mythes qui font notre identité régionale. (extrait du site Babelio). 

CAMAILLE Serge : Peau de lapin. 1 vol. br, 144 p, éd. Marivole, 16,90 €.

Z camaille.jpg►  Peau de lapin, c’est le surnom qu’on donnait, à Sancoins, au peillerot du village. Le peillerot, vous savez, cet homme qui passait dans les rues de chaque village soit avec une carriole attelée, soit avec un triporteur à moteur ou encore avec une 203 Peugeot plateau selon les époques, pour ramasser les peaux d’animaux, les ballots de vieux chiffons ou encore la ferraille en criant : “ Peau de lapin ! Peau !” Si au siècle dernier chaque village voyait déambuler le sien, Lucien, le nôtre à Sancoins, eut une vie tellement riche en péripéties de toutes sortes qu’elle méritait bien que je lui consacre… Un roman ! L’idée ne m’est pas venue comme ça, du jour au lendemain. Ce fut un jour de dédicace dans ma ville de cœur que je vis apparaître Marie-Jeanne, la fille de notre peillerot. Elle prit son courage à deux mains pour me demander si je me souvenais de son papa, et si je serais intéressé pour en relater l’histoire. Après l’avoir entendue toute une journée, l’idée me sembla formidable à tel point que j’en ai fait… Un roman biographique. 

• CARRÉ Juliette : Correspondances d’Alain-Fournier, Jacques Rivière et André Lhote : une école des lettres à la Belle époque. 1 vol.  br, 430 p, biblio, index, éd. Honoré Champion, coll. Littérature de notre siècle, 70 €.

book-08534637 Alain-Fournier et Jacques Rivière échangent une abondante correspondance de 1904 à 1914 ; à ce premier échange se joint le peintre André Lhote, en 1907. Ces lettres, parce qu’elles sont fondées sur une amitié de jeunesse, contribuent à la formation des trois artistes. Les rencontres entre les jeunes gens ont lieu dans la classe de Rhétorique Supérieure de Lakanal où se rencontrent Rivière et Fournier, puis dans le salon bordelais du mécène Gabriel Frizeau, grand ami de Paul Claudel, où Rivière rencontre Lhote. Leurs découvertes littéraires et culturelles, représentatives d’une partie de l’offre culturelle de la période, fondent leur amitié et guident la constitution d’un réseau de sociabilités. Une fois ce cadre posé, l’on peut dégager les caractéristiques de l’amitié unissant les épistoliers. Celle-ci répond aux critères de l’amitié parfaite décrits par la tradition : elle naît entre égaux et repose sur l’échange et le partage. Mais la particularité de leur relation est d’être fondée sur une passion commune pour l’art. La nature du pacte amical influe dès lors sur le pacte épistolaire : le style de la lettre d’amitié, caractérisé par sa variété, permet des échanges critiques, des exposés théoriques et l’exercice de l’écriture littéraire. C’est pourquoi les correspondances forment une école pour les trois artistes : ils y élaborent des identités leur permettant de se positionner dans le champ artistique, des principes esthétiques vitalistes et un style propre. Leurs lettres apparaissent dès lors comme le laboratoire d’une écriture du roman, de l’essai et de la critique d’art. Ancienne étudiante à l’université Paris-Sorbonne, Juliette Carré est agrégée de Lettres modernes et docteur en Littérature française. Elle enseigne le français en lycée en Île de France.

• CHAUVEL Geneviève : Le roman d’amour de George Sand. Biographie. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

Z ChauvelLa biographie amoureuse de l’écrivaine française du XIXe siècle, depuis son mariage arrangé à tout juste 18 ans avec un homme de bonne famille jusqu’à ses relations passionnées dans le cercle littéraire parisien. Geneviève Chauvel, ancien grand reporter, a consacré des biographies à des figures charismatiques telles Olympe de Gouges (Olivier Orban), Lucrèce Borgia, Marie Leczinska, Elisabeth Vigée Lebrun, Eugénie de Montijo (Pygmalion), ou encore Aïcha la bien-aimée du Prophète (Télémaque), et dernièrement, Sainte Geneviève, premier maire de Paris (l’Archipel).

COMBES Héloïse : L’ensauvagé. 1 vol . br, 192 p, éd. Marivole, 18 €.

Z Combes► François, un jeune garçon solitaire et énigmatique, grandit dans un village berrichon. A travers un récit tendre et poétique, L’Ensauvagé sonne comme une ode à la nature, à la liberté, au mystère de vivre, à la grâce des petites choses. Héloïse Combes est née en 1981 à Montpellier. Elle partage sa vie entre le sud de la France et le Berry où elle puise son inspiration empreinte d’amour de la nature et de quête de la lumière. Elle est auteure d’une dizaine de livres parus et à paraître chez divers éditeurs.

COULAUD François : Voir Châteauroux et mourir. 1 vol. br, éd. La Bouinotte, coll. Black Berry, 17 €.

Z COULAUD► Fraîchement débarqué de Paris, Franck Baluze s’invente un job à la hauteur de son talent : il sera détective privé ! Pour sa première enquête, il tombe sur du lourd. Normal, pour un Baluze de haut vol.… Beau gosse (c’est lui qui le dit), prétentieux, arriviste, macho, orgueilleux, séducteur. Bref, un homme  agréablement détestable. Haïssable, même, mais pas aux yeux de toutes. Avec sa secrétaire chic et choc, il va enchaîner les découvertes : cadavres, mallette d’argent sale, suspect idéal, sans trop savoir quel sens donner à son enquête. Naïf intuitif ou imbécile chanceux, Baluze déjoue presque malgré lui les pronostics et affole le camp adverse. Jusqu’à risquer sa peau. Mais gare à l’effet papillon ! François Coulaud dégoupille un premier polar nerveux comme un flat 6, surcompressé au gaz hilarant. Un road movie berrichon irrésistible !

• GALLET-VILLECHANGE Maguy : George Sand  et les mystères de l’eau. 1 vol. br, 114 p, index, biblio, éd. Itinéraires (Villefranche-sur-Cher), coll. Itinéraires de l’esprit, 15 €.

Z SAND► L’auteur nous fait vivre la fascination de George Sand pour l’eau et ses sortilèges qui nourriront son imaginaire et sauront tant de fois guérir ses blessures. Dans quelle mesure le thème de l’eau a-t-il pu influencer l’œuvre de l’écrivaine?  Chopin, Musset, Liszt, Flaubert, tous partageront ce goût de l’eau qui inspire, ensorcelle « emportant nos pensées, et nos jours et nos nuits, sans s’arrêter à regarder si peu de choses. »  Maguy Villechange, originaire de Montmorillon  a fait carrière dans l’éducation populaire et le théâtre. Elle  a écrit de nombreux livres sur les sujets les plus divers.

LE CALVEZ Louis: La Tuilerie de Meaulne. 1 vol. br,  éd. La Bouinotte, 21 €

couv BOUINOTTE - Copie► Il y a la Colette, la mère si autoritaire et si douloureuse, le père, véritable puits d’amour et la Dany, la petite sœur de Louis. Dans cet ouvrage ouvertement autobiographique, ce petit garçon à la sensibilité exacerbée effectue les ultimes pas de danse d’une enfance qui s’éloigne inexorablement. En arrière-plan, la tuilerie, entre Berry et Bourbonnais, dont l’auteur évoque à la fois la bouche de feu, fascinante et mystérieuse et la tyrannie qu’elle exerce sur les corps des hommes, le père de Louis en tête. Mais l’essentiel du livre est consacré à remonter les chemins secrets d’un enfant complexe pour lequel tout éloignement est un arrachement et qui ne demande pourtant qu’à se laisser goulûment happer par la vie.  Ces pages, poétiques et sensibles, sont autant de chants d’amour d’un vieil enfant pour les ombres aimées qui s’estompent.

• MIGNAVAL Philippe: Mystères du Berry. 1 vol. br, 213 p, éd. Geste éditions, coll. Roman Historique, 20 €.

166690► Bardé de détecteurs et de radars, Alban Vertigo s’installe au cœur du Berry, terroir français à la réputation sulfureuse. Son projet est de se lancer dans la profession atypique de chercheur de trésors à domicile. Le voilà bientôt sur la piste marécageuse d’un quintuple meurtre, d’un or médiéval ( celui de Jacques Cœur) et d’une écriture indéchiffrée si an­cienne qu’elle remet en question toute l’histoire du monde. Un enjeu énorme et une quête échevelée où s’entrecroisent journalistes régionaux, historiens dé­viants, abbé bibliophile, clodo cryptographe, guéris­seur douteux, baronne folle de son corps, Andalouse ombrageuse et autres allumés. 

PLAUCHUT Edmond (1824-1909) : George Sand à Nohant. 1 vol. br, 110 p, format à l’Italienne,  éd. Douin (La Celle-Saint-Cloud), coll. La nouvelle bibliothèque des curieux, 9,80 €.

41lkb6Nk0XL._SY353_BO1,204,203,200_Volume N°3 de la collection “La Nouvelle Bibliothèque des Curieux”. Réédition avec recomposition d’un texte peu connu sur George Sand. Écrit par son ami et secrétaire Edmond Plauchut, ce texte nous présente George Sand dans toute son intimité à Nohant. Sa famille, ses amis et ses relations locales. Vraiment plaisant… Edmond Plauchut (1824-1909), d’abord rédacteur au journal La Constitution à Angoulême en 1848, s’expatrie ensuite et bourlingue autour du monde, en particulier en Asie d’où il ramène plusieurs récits. Puis, après dix années parisiennes, il se retire au château de son amie George Sand (“Tu es la crème des naufragés”, écrira-t-elle au joyeux convive, en référence commune à un naufrage de cet épicurien au Cap-Vert) où il rassemblera des souvenirs intitulés “Autour de Nohant”, publiés en 1897 par Calmann-Lévy.

• SAND George Elle et lui. 1 vol. br, 312 p, éd. de l’Aube, coll. Mykros Classique,12,40 €.

 2726-Sand-Elle et lui► Jeune peintre viveur, Laurent se rend compte qu’il est tombé amoureux de Thérèse, une talentueuse artiste dont il est l’ami. Elle résiste d’abord pour ne pas compromettre leur amitié, mais finit par lui céder. Or, loin d’être une liaison tendre et apaisée, leurs amours sont passionnées et tourmentées. Les amants se déchirent, se réconcilient, se blessent et se retrouvent… Elle et Lui, le pendant de La Confession d’un enfant du siècle, retrace l’une des plus célèbres histoires d’amour du 19ème  siècle, celle de George Sand et Alfred de Musset. “ La postérité répétera nos noms comme ceux de ces amants immortels qui n’en ont plus qu’un à eux deux, comme Roméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard. On ne parlera jamais de l’un sans parler de l’autre”, écrira Alfred de Musset

• SAND Georges : Œuvres complètes: 1845 : Isidora. Publié sous la direction de Béatrice Didier.  Édition critique établie par Annabelle M. Réa. 1 vol. br, 272 p éd. Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 45 €

Z SAND VDB ISIDORAVoici “la dame aux camélias” de George Sand. Cette nouvelle édition d’Isidora fournira la preuve que le roman de 1846 mérite une place dans la lignée des grandes études de courtisanes du XIXe siècle, à côté de celles de Balzac, Dumas fils, Verdi, Zola et d’autres encore. Sand donne le point de vue d’une femme sur la misère qui a précipité tant de femmes de son époque dans la prostitution. Elle explore les obstacles que rencontre la femme dans le contexte urbain en plaçant symboliquement sa courtisane dans une serre à l’intérieur d’un jardin muré. Finalement, en tant que veuve d’un homme fortuné – un homme tout-puissant dans le roman bien qu’on ne le voie jamais – l’Isidora de George  Sand devient autonome et pourra aider autrui, comme elle le raconte dans l’autobiographie épistolaire qui clôt cette oeuvre « hardie », l’une des plus féministes de l’auteure. Annabelle M. Rea, professeure de français émérite d’Occidental College (Los Angeles), travaille sur l’oeuvre de George Sand depuis quarante ans. Elle est l’auteure de nombreuses études sur l’écrivaine ainsi que sur la Québécoise Anne Hébert. Ancienne présidente de la George Sand Association, elle a également dirigé l’association Women in French, laquelle se voue, plus largement, à l’étude des œuvres de femmes – écrivaines, cinéastes et autres artistes.

◘ HISTOIRE

• BOUCHET Manon : La céramique de la fin de l’âge du fer dans le Berry : approche chronologique, culturelle et territoriale de la société  des Bituriges (IIè et Ier siècle avant J-C). Supplément à la Revue archéologique du centre de la France. 1 vol. br, 290 p, illustrations n-b et couleur, biblio + 1 CD-ROM, éd. FERAC-ARCHÉA (Tours), 30 €.

Z CéramiqueIssu d’une thèse de doctorat, cet ouvrage propose une synthèse pour la céramique chez les Bituriges aux deux derniers siècles avant notre ère. L’étude se fonde sur l’analyse détaillée du matériel inédit de deux agglomérations bituriges, Châteaumeillant/Mediolanum et Bourges/Avaricum (Cher), et sur l’abondant mobilier archéologique de Levroux (Indre). À travers l’établissement d’une typologie régionale de la céramique et son analyse technique et fonctionnelle, l’objectif poursuivi est double. Il s’agit, en premier lieu, d’appréhender la dynamique chronologique de l’habitat groupé biturige, c’est-à-dire les différents rythmes et processus de création, d’évolution ou d’abandon qu’ont pu enregistrer les agglomérations ouvertes et les oppida depuis leur émergence jusqu’à l’intégration de la cité biturige à l’empire romain. En second lieu, différents aspects socio-économiques et culturels perceptibles au moyen de l’analyse des céramiques sont examinés. Cette approche multiple apporte ainsi un éclairage nouveau sur la société biturige pendant cette période charnière où la Gaule du centre est soumise aux contacts et à l’influence du monde méditerranéen. Au sommaire du  CD-ROM : Annexes : 1- Catalogue des sites, 2- Catalogue des céramiques, 3- L’indice de romanisation.

• CLUZEL Michel : Une année 1947, comme un parfum d’enfance. 1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 18 €.

Z CLUZELEn 1947, Michel Cluzel a 13 ans et entre à l’internat du lycée Jean-Giraudoux de Châteauroux. Cette année-là sera, pour lui, inoubliable. Dans ce nouvel univers, le cœur du jeune garçon balance entre la nostalgie de son Châteaumeillant natal et la soif de nouveaux savoirs. C’est de là qu’il assiste aux bouleversements qui secouent le pays. A commencer par les grandes grèves de la rentrée et leur répression féroce, qui enterrent l’unité de l’ex-Résistance au pouvoir. Les ruines et le rationnement rappellent que la guerre est encore là. Mais le pays renaît, doucement, au rythme du Tour de France du renouveau et vibre aux exploits de Marcel Cerdan. Cet été là, Michel découvre, émerveillé, les fastes de Vichy, lors de ses premières grandes vacances. Mais manque, à quelques kilomètres de la maison familiale, le tournage du chef-d’oeuvre de Tati, Jour de fête. Cette année charnière, entre deux époques et deux âges de la vie, Michel Cluzel nous la fait vivre avec l’enchantement et la fraîcheur de l’enfance. Le charme de cette petite musique, empreinte de nostalgie et d’humour, s’impose immédiatement au lecteur. 1947, comme un Parfum d’enfance est de ces livres que l’on quitte à regrets, mais réconcilié avec les bonheurs simples de la vie. Né à Châteaumeillant en 1934, Michel Cluzel a dépeint la vie de cette petite cité dans ses premiers livres parus aux éditions La Bouinotte. Enseignant en Berry jusqu’en 1994, ce cycliste émérite a mené de front une carrière de journaliste-correspondant de presse

• DELÉTANG Jean-Noël : Histoire du Berry. 1 vol. relié sous jaquette, 380 p, illustrations n-b et couleur, index, biblio, éd. La Geste éditions, 29,90 €.

Z Delétang Ce beau livre est destiné au grand public désireux de mieux connaître l’histoire du Berry. Il présente cette province de la préhistoire à nos jours. La volonté de l’auteur, outre de s’inscrire dans la tradition historiographique berrichonne, est de révéler au lecteur les plus récentes découvertes en s’appuyant sur le travail minutieux des archéologues, des chercheurs, des étudiants d’aujourd’hui. De nombreux encadrés complètent ou approfondissent le récit chronologique, éclairant sous un jour parfois anecdotique ou pittoresque des personnages marquants, des lieux significatifs ou des épisodes cruciaux de l’histoire berrichonne. L’ouvrage est richement illustré : plans, documents anciens, reproductions d’oeuvres et photos de monuments et sites emblématiques du Berry. Aujourd’hui, on fait débuter l’occupation de cette province à plus d’un million d’années et ce sont les vallées de la Creuse et du Cher qui ont accueilli les premiers habitants. La connaissance des âges du Bronze et du Fer vient d’être particulièrement renouvelée pour les Bituriges. Celle des Gallo-Romains s’appuie sur plusieurs sites antiques majeurs permettant de découvrir leur vie et la nature de leurs activités spécifiques. Au Moyen Âge, le Berry oscille entre périodes d’insécurité et périodes de faste marquées par des personnages exceptionnels, tels le duc Jean ou Jacques Cœur. Les affrontements religieux et les querelles politiques scandent les siècles suivants jusqu’à la Révolution. C’est au XIXsiècle que les départements du Cher et de l’Indre sont confrontés à un écart économique entre une ruralité toujours bien ancrée et une révolution industrielle prometteuse. Comme dans toute la France, le dernier siècle est marqué douloureusement par les conflits, et le Berry tente de trouver sa place dans la récente régionalisation.

• GRANDEMANGE Christophe : Lina Sand : l’ange gardien de Nohant. Nouvelle édition. 1 vol. br, 182 p, éd. La Gare des mots, coll. L’entre deux âmes, 22 €.

SANDLina Sand,  celle qui ne fut  “que” la belle-fille de George Sand ? Parce que justement, Lina Sand a été bien davantage. Elle aurait très bien pu choisir de favoriser les œuvres de son grand-père, l’archéologue Désiré Raoul-Rochette, ou celles encore de son illustre arrière-grand-père, le sculpteur Houdon. Non, c’est pour George Sand, la mère de son mari, qu’elle s’est entièrement dévouée. Née à Paris en 1842, elle n’a pas vingt ans, lorsqu’elle épouse, à Nohant, le baron Maurice Dudevant, fils de la célèbre romancière. La jeune femme pouvait-elle se douter du destin hors du commun qui allait être le sien ? Vouant une profonde admiration à sa belle-mère, à qui elle va donner trois petits-enfants, Lina Sand va dès lors consacrer le restant de sa vie à porter l’œuvre et l’image de George Sand.

• MASCLE Bruno : Mai 68 dans l’Indre. 1 vol. relié, 128 p, 100 illustrations, éd. La Bouinotte éditions, 26 €.

Z BOUINOTTE MAI 68 DANS L' INDRE - CopieTout a commencé dans la boue de la fac de Nanterre. Le 22 mars 68, une centaine d’étudiants investit le sommet de la tour administrative. Pour réclamer l’accès à la cité universitaire des filles, dit-on. Mais surtout pour dynamiter la société patriarcale du « grand Charles ». Il faudra un mois de bouillonnement pour que naisse « Mai 68 ». Maoïstes, Trostkystes… les Berrichons observent le mouvement, partagés entre curiosité et méfiance. Dans l’Indre, peu d’étudiants, pas d’amphis occupés. Mai 68 va se faire dans les usines, les cours d’écoles et derrière les banderoles syndicales. D’abord timidement, en réaction à la répression des manifs. Puis résolument, pour l’amélioration des conditions de travail et des salaires. L’espoir grandit, jusqu’à hisser le drapeau rouge sur la gare de Châteauroux…  Bruno Mascle dresse la chronique de cette période où tout semblait possible. Ils étaient délégués syndicaux, écoliers, ouvrières ou farouches opposants à la « Chienlit ». Tous témoignent d’un printemps qui a presque tout changé.

RENAULT Jean-Paul : Nous autres, médecins de campagne. 1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 18 €.

Z RENAULTLa vocation. C’est le mot qui vient spontanément à l’esprit quand on suit le chemin parcouru par Jean-Paul Renault, l’auteur de cet ouvrage, ex-médecin de Saint-Gaultier, dans l’Indre. Une vocation née très tôt dans la tête de l’enfant qu’il était. Mais comment aurait-il pu en être autrement ? Fils, petit-fils, arrière petit-fils de médecins de campagne, sa voie était, pour ainsi dire, tracée d’avance. Quatre générations de toubibs dans une même famille !Et de la vocation au sacerdoce, il n’y a qu’un pas que tous franchirent. Ces parcours, y compris le sien, Jean- Paul Renault les analyse avec lucidité et sincérité, laissant échapper ici ou là, au travers d’anecdotes, le fabuleux amour du métier qui les habitait tous. Un récit souvent émouvant où l’auteur rend hommage à un père vénéré et où il se découvre, avec ses forces et ses faiblesses. Ceux qui le connaissent bien retrouveront l’homme qu’il est : l’adepte du culte de la famille, de l’amitié, des plaisirs et des joies simples de la vie.

ROUET Françoise : La Bouzanne au fil de ses moulins et de ses meuniers. Préface de Yves Pétoin. 1 vol. relié, 212 p, illustrations n-b et couleur, biblio, index, éd. Lancosme (Vandœuvres), 29 €.

Sans titre► Rivière du sud du département de l’Indre, la Bouzanne a permis l’installation de plus de cinquante moulins. Françoise Rouet signe cet ouvrage qui leur est consacré ainsi qu’aux hommes et aux femmes qui, au fil des ans, les ont fait tourner. Le texte relate de nombreux faits locaux, il est enrichi de photos, reproductions de documents anciens, extraits de la carte de Cassini et du cadastre napoléonien ainsi que de généalogies des familles de meuniers. Préfacée par Yves Pétoin, descendant d’une famille de meuniers de Cluis, cette étude apporte au lecteur une mine d’informations et d’explications propres à faire appréhender très concrètement la vie de ces meuniers et de leurs moulins. Elle donne bien sûr envie d’en savoir plus encore. Passionnée d’histoire et de généalogie depuis de très nombreuses années, Françoise Rouet publie ici son troisième ouvrage. En 2008, elle a édité La Saga des Pérussault et en 2014, Itinéraires de vie en terre berrichonne.

• RUBIO Édouard : Fils de rouge et de France. 1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

Z RUBIO► Une nuit de mars 1942, sous une lune pâle et froide. Un petit homme de six ans et demi s’approche du poste frontière espagnol. Au delà, quelque part dans les ténèbres, la France et ses parents, qu’il n’a pas vus depuis deux ans… La ruse fonctionne, dans les pas d’une mère d’emprunt. Un coup d’oeil aux gardes civils, la peur au ventre, avant de butter sur deux gendarmes. La France, enfin. Malgré cette sombre période qu’est la guerre, le “ fils de rouge ” vient de trouver son Eden. Edouard Rubío, dans cette autobiographie émouvante, raconte ses peurs de petit réfugié de la guerre civile espagnole, ses espoirs, les rencontres qui lui ont fait choisir ce côté-ci des Pyrénées, 15 ans plus tard, alors que ses parents rentraient en Catalogne. Il dit l’exil et le déracinement mais aussi l’amour profond pour une langue et un pays qu’il adopte. Et rend un hommage vibrant à l’« Ecole », celle de la République et de la promotion sociale, qui lui permettra d’accéder à de hautes responsabilités, jusqu’à devenir maire de sa commune de Saint-Doulchard dans le Berry. Edouard Rubió I Carné est né en octobre 1935 près de Lérida en Espagne. À la fin de la guerre civile, en 1939, ses parents, républicains espagnols, sont contraints à l’exil en France. Il a sept ans quand il les rejoint et va découvrir la dureté de la vie dans les fermes d’alors. Devenu Français, il fera carrière au sein de l’Éducation nationale, jusqu’à devenir
inspecteur général.

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◘ LITTÉRATURE

• CHARRAS Pierre : Au nom du pire. 1 vol. br, 260 p, éd. Le Dilettante, 16 €.

Z CHARRASRoman posthume de Pierre Charras, Au nom du pire fleure bon le ragoût provincial chabrolien, mais soudain tout bascule et passe de la mascarade à la tragédie. Par l’effet d’un simple discours, tout se tend, s’électrise, la plus sombre mémoire que l’on avait tué revient en force : celle qui va de l’Occupation aux lendemains qui devaient chanter. Avec ce roman, Pierre Charras, homme d’une oeuvre « lucide, profonde et désabusée » comme l’écrit Philippe Claudel dans son fervent prologue, donne à la fois une grande leçon d’écriture – maîtrisant en virtuose la conduite (et les changements de cap) de son récit – et un coup de sonde redoutable dans le pire de la mémoire collective française. Pierre Charras est mort en janvier 2014 (…) après avoir publié une vingtaine de romans et pièces de théâtre, singularisés par la peinture plutôt mélancolique d’individus fragilisés par la vie.

• EGLINGER Jean-Pierre : Crépuscule rouge. Indochine, 1954. Roman. 1 vol. br, 280 p, 20 illustrations n-b, éd. Thoba’s éditions, 19 €.

crepuscule-rougeJean-Pierre Eglinger, général des Troupes de Marine – ancienne infanterie coloniale – est né en Indochine. Il a connu certains acteurs de la guerre. Sous la forme d’un roman historique il nous livre une version originale, émouvante et passionnante des événements qui ont conduit à la tristement célèbre bataille de Dien Bien Phu, marquant le crépuscule d’un modèle de civilisation. Avec précision et respect son récit retrace l’émergence des idées et le déroulement des faits, entremêlant héros fictifs et personnages historiques dans le foisonnement de leurs divergences culturelles, politiques et stratégiques : aveuglement sectaire du vietminh, « guerre » des chefs, abîme entre hiérarchie militaire et réalité du terrain, aspirations et déceptions des différentes ethnies… Les suspicions et les trahisons, les décisions irrévocables et les jeux de vanités ont coûté la vie à des milliers d’hommes et de femmes des deux camps et pourtant les amours impossibles mais sincères, la beauté des paysages et la richesse des caractères nous maintiennent dans un état de bienveillance haletante… C’est un beau roman, ce n’est pas une belle histoire ! C’est le récit d’un déchirement entre deux peuples aux liens insécables, le récit palpitant d’un immense gâchis.

PETIT Pierre : La nuit de l’Orcière. 1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terre de France, 21 € .

Z PetitDans le Haut Forez, une histoire d’amour qui vire au huis clos familial quand argent, suspicion et convoitise s’en mêlent. Surtout quand la belle épousée, plus riche qu’elle ne le pensait, devient la proie, plus maligne qu’il ne la soupçonnait, d’un beau-père retors et sans scrupules…Âgé d’à peine vingt ans, Louise quitte un père qui ne l’a jamais aimée pour épouser Robert Chevrier, de quinze ans son aîné. Au fil des jours, dans l’austère maison familiale des Chevrier, enchâssée dans les sapins, la jeune femme perd ses illusions en raison de l’omniprésence de son beau-père, « le Vieux ». Son époux, propriétaire à Fontbonne d’une entreprise de maçonnerie – qui a prospéré pendant l’Occupation… – est trop accaparé par ses affaires, de plus en plus ambitieuses. Il guette aussi l’enfant qui tarde à venir. Ce qui cristallise quelques tensions au sein du couple. Au décès de son père, Louise devient l’unique héritière d’une dynastie de fermiers prospères et… d’un patrimoine rondelet. Elle décide de n’en rien révéler à son mari. En ce début des années 1970, le temps des femmes et de leur émancipation est en marche. Louise a des projets : passer son permis de conduire, trouver une activité histoire de s’affranchir de l’oppressante promiscuité avec « le Vieux ». Mais ce dernier a l’œil à tout et est prêt à tout… Un roman noir, construit comme un huis clos, qui va crescendo.

◘ HISTOIRE

DALARY Jean-Paul : Charlieu : Tome II :  les grandes fêtes de la soierie. Les grands prix cyclistes. Les fêtes traditionnelles (1959-1975). Préface de Danièle Miguet. 1 vol. br, 416 p., illustrations en couleur, éd. Thoba’s éditions, 45 €.

charlieu-soierieDepuis de nombreuses années, Jean-Paul Dalary est un acteur incontournable de la vie culturelle à Charlieu. Aujourd’hui responsable des Fêtes de la Soierie, il est aussi un érudit féru d’histoire. Jean-Paul Dalary propose le deuxième volet de son épopée charliendine. Les Grandes fêtes de la soierie. (1959-1975) fait suite au volume, qui couvrait la période 1893- 1958. Sur plus de 400 pages illustrées de centaines d’images d’archives inédites, familiales, d’entreprises ou de particuliers, de centaines de coupures de presse et de documents, cartons, affiches, programmes, Jean-Paul Dalary fait revivre l’histoire de ces événements exceptionnels: Les Fêtes de la Soierie. L’auteur, a rassemblé anecdotes et détails pour raconter les fameuses courses cyclistes, les grandes figures qui firent son succès (entre autres Roger Rivière, Anquetil, Merckx, Simpson, Darrigade, Poulidor), et les moins célèbres qui s’y firent connaître, les étapes de l’organisation des défilés, des fêtes enfantines et les envols de ballons, des cérémonies de la Corporation des Tisserands et les enchères des «Royautés», des concours de boules des corporations, tous ces rendez-vous qui formaient une tradition vivante et populaire, essentielle dans la vie de la communauté. L’ouvrage rappelle l’époque où, le déclin de l’économie de la soie étant acté, l’année 1973 inaugura le nom de Fêtes de septembre pour remplacer la formulation qui valait jusque là et donner un nouveau souffle à cette apothéose de la vie de la région. Aujourd’hui, les nouvelles Fêtes ont repris comme un trophée leur nom d’origine: Fêtes de la Soierie. Un ouvrage indispensable pour les passionnés d’histoire locale et pour ceux qui ont connu et voudraient revivre ces moments.

• FALT Georges : La passion d’être maire : itinéraire d’un élu rural. Préfaces de Jean Auroux, Bernard Bonne et Yves Nicolin. 1 vol. br, 126 p, illustrations, éd. Thoba’s éditions (Roanne), 25 €.

elu-maire-itineraire En Juillet 1964, Georges Falt, docteur en médecine, attesté de pédiatrie, crée un cabinet médical dans le village de Saint-Denis-de-Cabanne (1400 âmes) tout proche de la ville et du site clunisien de Charlieu-en-Roannais. Élu conseiller municipal dès 1965, maire en 1974, conseiller général de la Loire en 1994, Georges Falt consacrera pendant 34 ans ses journées et une partie de ses nuits à sa double activité de praticien et d’élu local enraciné dans son territoire. À l’heure où, dans nos campagnes, de nombreux maires s’interrogent sur l’avenir. La  Nouvelle Organisation Territoriale de la République ne clarifie ni ne rassure, mais peu d’élus locaux se racontent. Là est tout le mérite de cet ouvrage qui relate une vie de passion, de réussites et de difficultés, de combats solitaires et de soutiens collectifs, de satisfactions et de désespérances. Si l’histoire contée par Georges Falt intéresse en premier lieu les habitants du canton de Charlieu, son expérience des luttes contre les freins au changement et les réticences face aux mutations économiques et sociales mène les lecteurs bien au delà du cadre local, et favorise une réflexion profonde sur la responsabilité publique et le comportement citoyen. Les préfaces de Jean Auroux, Bernard Bonne et Yves Nicolin, montrent s’il en était besoin, le respect qu’ils accordent aux actions et au dévouement de Georges Falt, qui par son engagement a façonné une commune rurale “ordinaire” pour la faire entrer dans un siècle nouveau.

• FRÈRE  Jacques : Promenades symboliques à Saint-Etienne. Préface de Jean-Baptiste Lemaître. 1 vol. br, 114 p, illustrations en couleur, éd. de Phénicie  (Saint-Martin-la-Plaine), 16 €.

promenades-symboliques-a-saint-etienne Les grandes villes françaises comme Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux possèdent un important passé symbolique, dont témoignent de nombreux guides dédiés s’ajoutant à la mode des parcours touristiques « sur les traces des francs-maçons », qui s’est également généralisé dans ces espaces géographiques.  La ville de Saint-Etienne n’échappe pas à cet attrait, elle possède également de très nombreux trésors cachés, insolites, parfois à caractère ésotérique, qui se révèlent au promeneur curieux.

LATTA Claude :  Le duc de Persigny, 1808-1872 : un Forézien ministre de Napoléon III : fondateur de la Diana1 vol. br, 48 p, illustrations en couleur, éd. La Diana (Montbrison), coll.  Cahiers de Village de Forez, 8,50 €.

CA_161_351_90► Victor Fialin de Persigny (1808-1872), né à Saint-Germain-Lespinasse, fut l’un des amis de jeunesse de Louis Napoléon Bonaparte, conspira avec lui contre Louis-Philippe, jouant ensuite un rôle important dans le coup d’état du 2 décembre 1851. Il fut ensuite ministre de l’Intérieur et ambassadeur à Londres sous le Second Empire. Il joua aussi un rôle important dans l’histoire forézienne : il fut le président du conseil général de la Loire et s’intéressa passionnément au développement économique, social et culturel du département. Il fut le fondateur de la Diana. Le récit, très neuf et équilibré, qui est consacré au destin aventureux de Persigny, est en même temps un voyage en Forez, à Saint-Germain-Lespinasse et à Ambierle, à Montbrison, et aussi au château de Chamarande, près d’Etampes, où résida Persigny.

• MARTEAU Patrick : Découverte du canal du Forez, des gorges de la Loire à la Bâtie d’Urfé. 1 vol. br, 240 p, format à l’Italienne,  illustrations n-b et couleur, éd. les Amis du vieux Saint-Just –  Saint Rambert, 30 €.

Décpouverte du forezAu XIXsiècle, d’un projet de canal de navigation va naître un canal d’irrigation : le Canal du Forez. Napoléon III signe, en 1863, le décret autorisant la construction du Canal du Forez, des Gorges de la Loire au pays d’Urfé. Depuis 150 ans, le Canal du Forez connaît une histoire extraordinaire pleine de mystères pour doter le Forez d’une eau riche d’espoir et d’avenir. L’agriculture, l’élevage, le maraîchage, l’industrie et le tourisme profitent pleinement de cette ressource inestimable tout en développant une vie sociale très florissante. C’est un plaisir de vagabonder sur les berges champêtres de ce paisible canal pour découvrir des lieux méconnus et des pages d’histoire écrites par des hommes d’hier et d’aujourd’hui. Patrick Marteau, passionné d’histoire et de photographie, a contribué à la création du Musée de la Chapellerie à Chazelles-sur-Lyon, et à la réalisation de deux livres : les croix de la commune de Saint-Just Saint-Rambert et L’histoire des Gorges de la Loire, du Pertuiset au barrage de Grangent.

• MATHEVOT Christophe, POISSON Jean-Michel (sous la direction de) : Montbrison médiéval : actes du colloque tenu à La Diana, le 6 février 2016 . 1 vol. br, 213 p, illustrations en couleur, éd. La Diana (Montbrison), 18 €

montbrison-couverture-ok-300pxLe 6 février 2016, la salle de lecture de La Diana était trop petite pour accueillir les nombreux auditeurs venus écouter les intervenants invités par Christophe Mathevot et Jean-Michel Poisson. Car si Montbrison est une cité bien connue des historiens grâce notamment aux archives conservées à la Diana.  L’aspect archéologique avait été moins abordé, ce manque est désormais comblé grâce à l’ouverture de plusieurs chantiers d’archéologie préventive à partir des années 2000. Les dix articles de l’ouvrage abordent différents thèmes du développement de la cité : l’artisanat, la construction de l’enceinte…Ces actes ont été publiés avec l’aide du Département de la Loire, de la ville de Montbrison et du  CIHAM.

• Le Roannais : découverte du Roannais en images. Photographies d’Évelyne Deveaux et Vincent Marin. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. Thoba’s éditions, 22 €.

PASSEMARD Maurice L’itinéraire d’un jeune Stéphanois pendant la guerre.1 vol. br, 222 p,  illustrations en couleur, éd. Actes Graphiques (Saint-Barthélemy-Lestra), 24 €.

Maurice-Paemard-l-itineraire-d-un-jeune-Stephanois-pendant-la-guerreMaurice Passemard a 15 ans lorsque la guerre éclate le 3 septembre 1939. Ses parents sont commerçants, II va au Lycée, joue au football et dessine a ces heures perdues. Un adolescent comme les autres. Pourtant,de 1939 a 1945, Maurice va grandir bien plus vite que les jeunes hommes de son age. L’étudiant aux Beaux-Arts et sympathisant de la Résistance devient, en 1944, ouvrier aux usines Barrouin pour échapper au STO. Le 26 mai 1944, lorsque Saint-Etienne est bombardée, Maurice Passemard parcourt la vile des jours durant comme pompier volontaire éteindre les incendies, porter secours aux blesses, s’occuper des sinistrés. A la libération de la vile, fin août 1944, II s’engage dans l’armée française. Maurice se bat ainsi dans les Alpes de l’hiver 1944 au printemps 1945. Ces expériences diverses qui font mûrir plus rapidement ont toutes un point commun : Maurice Passemard les a dessinées. Le soir après l’usine, au repos après avoir secouru la population bombardée ou dans une casemate d’un fort alpin, l’ancien étudiant aux Beaux-Arts sort son carnet et ses crayons pour redonner des couleurs a un pays et une population qui vivent et se battent toujours et encore. Cet ouvrage n’est pas l’histoire d’un Résistant stéphanois. C’est l’itinéraire dessiné d’un jeune Stéphanois pendant la Seconde Guerre mondiale. 

• Regards d’hier et d’aujourd’hui sur nos villages, XX-XXIe siècles : cartes postales, photographies, récits. Tome I : Saint-Germain-Laval (Loire). Tome II : Villages voisins. 2 vol. br , 214 p + 224 p, illustrations en couleur, éd. Association Au pays d’Aix et d’Isable – NGA.

tome-i.pngExtrait du Tome 1: Enfants en vitrine:  […] Il y avait deux pharmacies : la première était tenue par un ancien ami de grand-père, Monsieur Briéry, très aimable. Deux grosses boules de verre, dans les vitrines, l’une bleue, l’autre rouge, attiraient nos regards. Le deuxième pharmacien, Monsieur Pouzet, avait une réputation d’original. Il aimait aller dans la campagne pour herboriser, pour chasser les papillons qu’il collectionnait et pour cueillir les champignons qu’il étudiait. Il avait deux fils de nos âges, lesquels, jusqu’à douze ans sont restés habillés en filles, avec de longs tabliers jusqu’à mi jambes et une natte dans le dos. Bien entendu, on se moquait d’eux. Les jours de marché, leur père les installait dans une vitrine, où faute de place ils étaient accroupis, ne pouvant ni remuer, ni se tenir debout. Pour s’occuper, ils faisaient des grimaces aux passants. […]

tome-ii (1).png Extrait du Tome 2: Jour de battage:  Une journée de battage à Amions : Je me souviens des journées de battage. Je suis né en 1928 à Saint-Paul de Vézelin dans une petite ferme. Pour déplacer la machine à battre et la locomobile à charbon, il fallait 4 bœufs attelés. En 1932, on est venu en métayage à Amions, dans une ferme de 26 ha, qui possédait de meilleurs terrains. C’était la batteuse du syndicat qui passait dans la commune. On battait une journée : du blé, de l’orge, du seigle et de l’avoine. Tout ça servait à nourrir le bétail et à faire du pain pour nous. Il fallait du monde pour ces journées de battage. Les voisins venaient aider puis on leur rendait les journées. La batteuse et la locomobile étaient amenées dans la ferme le soir, après la journée de battage chez les voisins. Avant le lever du jour les mécaniciens calaient la machine. L’électricité est arrivée chez nous en 1938. Le syndicat a acheté un moteur que l’on branchait sur la ligne !!! Plus besoin de locomobile à charbon. Le tracteur est arrivé plus tard. Il y avait différents postes de travail (…). Dans les grosses fermes, les repas se faisaient parfois dans la grange parce qu’il y avait plus de 20 personnes en comptant les mécaniciens de la batteuse. On chantait après cette journée de travail Le lendemain, la batteuse était dans une autre ferme et ainsi jusqu’à la fin de la saison. On connaissait les bonnes maisons, on était bien soignés mais parfois il ne fallait pas craindre !

• STEYERT André : Histoire de Lyon et des provinces de Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc-Lyonnais et Dombes, des origines au XIXè siècle :Tome  1-b : L’antiquité : le royaume burgonde. Réimpression de l’édition  de 1895-1899. 1 vol. br, 216 p, illustrations, éd. des Régionalismes, coll.  Arremoludas, 18,95 €.

Z STEYERT C’est une véritable encyclopédie que l’Histoire de Lyon et des provinces adjacentes (le titre originale en était Nouvelle Histoire de Lyon) : près de 2.000 pages agrémentées de plus de 2.300 illustrations qui jalonnent et éclairent cette œuvre particulièrement ambitieuse. La première édition de cet ouvrage, pour ses trois premiers tomes (des origines aux Cent-Jours), date de 1895-1899. Le quatrième tome (qui couvre le XIXe siècle) ne fut publié qu’en 1939.  Devenue difficilement trouvable, cette Histoire de Lyon méritait une nouvelle édition, entièrement recomposée, et qui se déclinera en 7 tomes. Et la ville et la région qui l’entoure (Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc-Lyonnais et Dombes) méritaient de retrouver cette œuvre monumentale les concernant. Les deux premiers tomes (I-a et I-b) couvrent « l’Antiquité », des origines à la chute du royaume burgonde (534).  André Steyert, dessinateur, héraldiste, archéologue, historien et journaliste lyonnais (1830-1904) est essentiellement l’auteur de deux œuvres de référence : l’Armorial du Lyonnais et la présente Histoire de Lyon.

• THERMEAU Gérard : Stéphanois d’ailleurs, Stéphanois de cœur. 1 vol. br, 255 p, illustrations en couleur, éd.  Actes graphiques, 24 €.

Stephanois-d-ailleurs-Stephanois-de-coeurIls ne sont pas nés à Saint-Etienne ni dans la Loire. Parfois même ils n’y sont pas morts. Mais qu’ils aient passé deux ans ou vingt ans, ou davantage, ils ont contribué à transformer la ville qui les a, en retour, transformés. Venus d’ailleurs, par hasard souvent, ils sont devenus pour un temps ou pour toujours des “Stéphanois de coeur”. Voici le portrait de vingt d’entre eux, de Guy Colombet, le fondateur de la Charité au XVIIe siècle a Roger Rocher, l’homme de la légende des Verts. Hommes de foi ou de pouvoir, architectes ou artistes, autant de parcours singuliers qui ont croisé celui d’une ville singulière. Gérard-Michel Thermeau, historien et président d’honneur d’Histoire et Patrimoine de Saint-Étienne, a écrit de nombreux ouvrages sur l’histoire de Saint-Étienne et sa région

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• Saint-Étienne métropole, à pied : Du Forez au Pilat : 32 promenades et randonnées.  1 vol. br, 96 p, cartes, illustrations en couleur, index, éd. Fédération française de la randonnée pédestres, coll. Topo-guides PR, 9,90 €.

Z Saint étienneUne invitation à  parcourir une métropole verte, riche en espaces naturels, villages et paysages…Avec 32 circuits PR labellisés par le comité départemental de la randonnée pédestre de la Loire, ce topoguide emmène le randonneur  sur de nombreux chemins non revêtus qui sentent bon la campagne… Ces circuits, de tous niveaux, permettent de découvrir des massifs de randonnée qui font partie de la métropole : monts du Forez, gorges de la Loire, Parc naturel régional du Pilat, monts du Lyonnais et coteaux du Jarez.

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