HISTOIRE, PATRIMOINE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, EXPOSITIONS ET ARTS : N°11 (JANVIER – FÉVRIER 2018)

MISE À  JOUR: 28 FÉVRIER 2018

Cette rubrique qui couvre la période de janvier – février 2018, fera l’objet de mises à jour régulières jusqu’au 28 février. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement…et/ou à nous faire part de vos informations.

contacts: allier-infos@sfr.fr. 

 

PATRIMOINE 

Logo Musée opéra de Vichy

◘ HOMMAGE

•  JOSETTE ALVISET (1937-2018)

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CHERCHEUSE INFATIGABLE

• Josette Alviset, fondatrice en 1987 du Patrimoine musical de Vichy et directrice du Musée de l’Opéra de Vichy de 2002 à 2014, est décédée le samedi  13 janvier à l’âge de 80 ans. Ses obsèques se sont déroulées le samedi 20 janvier, suivies d’une rencontre – hommage dans la salle de l’Opéra de Vichy, avec des témoignages musicaux.  Josette Alviset laisse derrière elle une œuvre qu’elle souhaitait voir perdurer : le Musée de l’Opéra de Vichy, qu’elle avait  créé en 2002, grâce à l’appui de la Fondation Gabriel et Noëlle  Péronnet, et qui  portera désormais son nom.  Son ambition était alors de sauvegarder et de valoriser le patrimoine lié à la vie théâtrale et musicale de Vichy durant un siècle, pour le transmettre aux générations futures.

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Josette Alviset, lors du vernissage de l’exposition 14-18. À ses côtés, Antoine Paillet, son successeur à la tête du Musée de l’Opéra

• Fille d’un tromboniste qui jouait dans l’orchestre du Théâtre Opéra de Vichy, elle avait étudié  la musicologie à l’université Paris – Sorbonne, avant d’enseigner la musique dans différents lycées. C’est en 1971 qu’elle avait renoué avec la station thermale de son enfance en enseignant au lycée de Presles et à l’école de musique. Détachée de l’éducation nationale jusqu’en 1998,  elle était devenue conseillère aux études puis directrice par intérim de l’école de musique de Vichy. C’est en 1987 qu’elle avait fondé le Centre d’études et de recherches Patrimoine musical, qu’elle dirigea jusqu’en 2002. Mais c’est entre 2002 et 2014 qu’elle s’était le plus investie dans la conservation et la mise en valeur du patrimoine  du théâtre du Grand Casino en dirigeant le Musée de l’opéra. Une tâche particulièrement lourde entre la rédaction de nombreuses publications et la mise en place d’une exposition thématique annuelle, permettant l’ouverture du fonds muséal à un large public. En 2014, elle avait transmis le relais de la direction du Musée  à Fabien Noblet : « Au cours des trente ans consacrés à ce lieu, j’ai connu quelques difficultés et beaucoup de joies.  Je pars avec le sentiment du travail accompli”, avait-elle alors  confié à la presse.

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La récupération des décors d’Aïda à Chantelle,  avant leur restauration

• L’annonce de sa disparition a suscité de nombreuses réactions, à commencer par celle de son successeur, Fabien Noblet qui lui a rendu un vibrant hommage: “ On a travaillé ensemble de 2006 à 2014. Elle a été mon mentor. Elle est devenue une amie. Josette m’a tout appris sur Vichy et son Opéra. Elle m’a transmis son virus tellement elle était passionnée. C’était la mémoire de l’Opéra. Je lui dois beaucoup. C’était une femme qui avait du caractère et cela lui a servi, car elle s’est battue pour que cette collection unique en Europe sur l’Opéra de Vichy existe aujourd’hui. Une collection qui ne représente pas seulement l’histoire culturelle et le rayonnement de Vichy, mais aussi celle du théâtre-opéra durant un siècle”.

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©La Montagne

Charlotte Benoît, adjointe à la Ville de Vichy, chargée de la culture, a salué “son attachement profond pour l’Opéra”, rappelant que “c’est grâce à l’amour qu’elle avait pour ce théâtre et son histoire, grâce à la ténacité et à la persévérance d’une femme passionnée, que toute la mémoire de ce lieu magique vit aujourd’hui au travers du Musée de l’Opéra et de son fonds d’archives inestimable. Un trésor de témoignages qu’elle a su retrouver, sauvegarder, préserver, organiser et mettre en valeur, pour que chacun de nous puisse en bénéficier”. L’élue la décrit comme  “ une femme de caractère, forte et déterminée dans la mission qu’elle s’était confiée (…)  guidée par la passion qui l’animait. Une passion qu’elle souhaitait avant tout partager, transmettre, aux plus jeunes notamment”. Et d’ajouter qu’elle a su “fédérer, rassembler autour de son travail et de son œuvre, aussi bien les plus fins connaisseurs de l’histoire musicale que les plus novices en la matière”.

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La dernière exposition organisée par Josette Alviset

• Quant à Jean Lebrun, journaliste et historien, Goncourt de la biographie pour “Notre Chanel”, il la définit comme “une inconditionnelle de la fidélité”. Il a témoigné de son acharnement à sauvegarder un patrimoine qui était mal en point, lors de leur première rencontre en 1988 : “ C’était à l’époque où elle découvrait des archives dévastées par la poussière ou l’eau. Josette Alviset avait un côté détective. Elle menait l’enquête indispensable pour retrouver ces documents sur l’Opéra – Théâtre. Elle a pisté ces décors d’Aïda jusque dans une grange à  Chantelle. Elle a combiné le métier d’archiviste, de conservatrice, de classement.  Tout cela sans cesser d’être professeur, puisqu’elle aimait beaucoup recevoir les scolaires au musée. Elle avait cette obstination à faire admettre que c’était important de conserver ce qu’elle trouvait de  toute cette période musicale et théâtrale de la fin du XIXè siècle”.

Savoir plus: Josette Alviset est décédée (Reportage diffusé par France 3 Auvergne).

 

◘ PRIX ÉMILE-MÂLE 2018

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DES DOSSIERS À DÉPOSER AVANT LE 15 AVRIL 2018

• Le Prix Emile Mâle a été institué par accord entre Gilberte Emile-Mâle, fille d’Émile Mâle (1862-1954) académicien et historien d’art,  et la Commune de Commentry, à laquelle elle avait légué un immeuble.

affiche Prix Emile-Male 2018• Il a pour objet d’encourager et de récompenser des initiatives bourbonnaises de sauvetage d’un élément du patrimoine, qu’il soit  artistique, historique ou ethnographique, mais obligatoirement  antérieur au XXème siècle. Ce prix s’attache plus particulièrement aux immeubles ou objets mobiliers, de préférence non protégés au titre des Monuments Historiques (sauf cas particulier), sis dans le département de l’Allier.

• Ces biens mobiliers ou immobiliers peuvent appartenir à des communes, à des associations propriétaires ou affectataires, et/ou ayant délégation de maîtrise d’ouvrage pour les travaux qui y sont réalisés, à des musées privés, ainsi qu’à des particuliers.

• Le choix du jury se base sur des critères précis: l’ intérêt du monument ou de l’objet, la qualité de la restauration, la motivation et la réflexion personnelle du propriétaire. Par « qualité de la restauration », le jury entend le respect de l’œuvre dans son intégrité matérielle comme dans son esprit d’origine, en vue de l’obtention d’un aspect final d’authenticité.

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La remise du prix 2017 à Marie-Josée Margelidon-Fouquet, maire de Montoldre pour la sauvegarde de l’église.

• Pour se prononcer, le jury se base sur un  dossier documenté qui doit comprendre obligatoirement le descriptif et l’historique de l’édifice ou de l’objet, le plan de l’édifice, la description de la nature des travaux, accompagnés de photographies prises  avant, pendant et après les travaux. Les candidats doivent aussi joindre  le plan de financement, faisant apparaître, le cas échéant, les devis et mémoires des entreprises, ainsi que la liste des aides obtenues ou sollicitées. Enfin, ce dossier doit être accompagné d’une lettre de motivation avec l’explication de la démarche.

SAVOIR PLUS …

Sans titre Définition des prix : au prix annuel, doté de 1 524€ qui porte sur du petit patrimoine immobilier ou sur un élément d’un édifice, s’ajoute un prix biennal doté de 4 573 €. Il  porte sur le patrimoine immobilier, sur des biens immeubles par destination ou sur des tranches de travaux significatives concernant le patrimoine immobilier. Enfin,  le jury a la possibilité de décerner, à titre exceptionnel, un prix d’encouragement.

  Info pratique : Les dossiers doivent être adressés en un exemplaire à Monsieur le Maire de Commentry, Place du 14 juillet 03600 Commentry, avant le 15 avril (délai impératif) ou par voie dématérialisée à l’adresse mail suivante : lapleiade@ville-commentry.fr

Renseignements complémentaires : ldebowski@ville-commentry.fr

 

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 ◘ CHRONIQUES DE  LA VISITATION 

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• À LA CHAPELLE DE LA VISITATION:

UNE RESTAURATION EN PROFONDEUR 

• Depuis plusieurs semaines, les toitures de  la chapelle de la Visitation, à Moulins,  sont recouvertes par une forêt d’échafaudages.  L’édifice de la rue de Paris est l’objet “d’un lifting en profondeur”, avec des travaux qui se déroulent simultanément sous les toits et sur les toits. L’église du XVIIè siècle, qui recèle en son chœur le mausolée du duc Henri de Montmorency, est en train de subir une réfection de sa charpente et de sa toiture recouverte de plus de 60 000 ardoises. Luc Larvaron, architecte du patrimoine, qui supervise ce chantier, rappelle que « Les études pour ces travaux ont été engagées dès 2011 ». Ces six années d’attente d’expliquent par la lenteur de la phase préparatoire pour cause de financements qui tardaient à venir. Il a fallu aussi réaliser une étude technique complexe portant sur l’ensemble de l’édifice.

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Photo F-X Gutton La Montagne)

• Les travaux consistent en une reprise de la charpente et des arases qui la supportent. En même temps, des tirants permettant une consolidation d’ensemble seront installés  dans la partie supérieure du bâtiment ainsi que dans la façade. Les premiers travaux conservatoires, réalisés au cours des deux dernières décennies,  avaient consisté en l’installation d’une couverture provisoire sur la façade ouest de la chapelle. Les difficultés actuelles proviennent principalement du poids d’une flèche, d’une vingtaine de mètres de hauteur, qui avait été  ajoutée à l’édifice. Bien qu’elle ait disparu, son poids a créé une poussée sur la charpente qui s’est affaissée d’une vingtaine de centimètres en son centre. Les travaux en cours permettront de retirer les quatre poteaux qui avaient été ajoutés sous la charpente, en  renforts appuyés sur la coupole intérieure.

• Ce chantier de taille, qui devrait durer jusqu’en septembre, a été confié à l’entreprise spécialisée Beaufils de Saint-Étienne.  Il est mené “de manière invisible, avec le travail de restauration réalisé à l’intérieur de l’édifice” et en même temps de manière un peu plus visible à l’extérieur avec le remplacement des ardoises. Le tout en devant surmonter les difficultés à travailler sur un site à l’espace limité, enclavé entre des constructions et n’offrant qu’une cour de surface réduite à l’avant. C’est ce qui explique que certaines poutres de huit mètres de long seront amenées, coupés en deux ».  L’ensemble des travaux représente un investissement de 0,81 M€, un montant réparti entre l’État (0,28 M€), a ville de Moulins (0,26 M€) et les conseils départemental et régional (0,26 M€ pour les deux). Fin des travaux, si tout va bien.

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©La Montagne (édition de Moulins – 17 janvier 2018)

EN ATTENDANT QUE

LA SUISSE OUVRE SES COFFRES

AU MUSÉE DE LA VISITATION

facades-du-musee• La prochaine exposition annuelle  au Musée de la Visitation, intitulée Quand la Suisse ouvre ses coffres,  sera visible du 1er mai au 24 décembre 2018. Elle sera consacrée au Patrimoine de Fribourg, broderies suisses et orfèvreries. Gérard Picaud, conservateur du musée, promet une nouvelle fois qu’on pourra y voir “des pièces uniques, jamais dévoilées”. Deux cents œuvres seront  présentées au premier étage de l’Hôtel Demoret, avec une scénographie que l’on annonce  “plus sobre qu’à l’accoutumée, afin de donner toute leur place à des œuvres remplies de détails”. Gérard Picaud travaille dores et déjà à l’exposition de  2019, qui aura pour thème la Visitation de Paris.

• “Les trésors de la Visitation de Fribourg seront exposés pour la première fois, dans une mise en scène à la fois moderne et surprenante, peut-on lire sur le site de La Visitation. Les riches vêtements liturgiques sont ornés de broderies d’or et d’argent, taillés dans des étoffes en soieries précieuses. A leur coté de nombreux souvenirs de cette maison fondée en 1635 dans un canton où les créations artistiques sont influencées par la France, l’Allemagne et l’Italie. Pour mieux apprécier les spécificités des œuvres helvètes, le musée expose à leurs côtés de splendides pièces issues de trois sacristie du nord de l’Italie ornées de décor floraux et paysagés”.

 

◘  MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU

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• L’ EXPOSITION “TRAJECTOIRES KANAK”Z bandeau kanak

DES PIÈCES EXCEPTIONNELLES À DÉCOUVRIR

Trajectoires Kanak – Histoires de voyages en Nouvelle-Calédonie…Tel est le titre de la nouvelle exposition que propose jusqu’au 16 septembre 2018 le Musée Anne-de-Beaujeu. Elle présente un ensemble de 130 objets et œuvres très rarement montrés au public, voire pour certains totalement inédits.  Si la plupart des pièces  sont issues  de la collection extra-européenne du musée Anne-de-Beaujeu, certaines   proviennent du musée du Quai Branly – Jacques Chirac à Paris, du musée des Confluences à Lyon, du muséum d’histoire naturelle à Grenoble ou encore du musée Bargoin à Clermont-Ferrand.

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Un “casse-tête » ayant appartenu à un chef (©Mab)

• UNE CULTURE KANAK ENCORE BIEN VIVANTE

• Plus d’un siècle et demi après le début de la colonisation de la Nouvelle Calédonie par la France  en 1853, la culture kanak est loin d’avoir disparu, mais elle reste méconnue du grand public. Cette culture orale passe notamment par les vingt-huit langues encore parlées sur le territoire. Une abondance linguistique propre à la Mélanésie, preuve d’une culture immatérielle vivante qui se transmet de génération en génération. Les éléments matériels ne manquent pas, mais encore faut-il les mettre à disposition du public. Beaucoup d’objets kanak avaient déjà quitté la Nouvelle-Calédonie dès le XVIII e siècle. Après avoir été disséminés à travers le monde, ils ne  sont jamais revenus sur l’île. C’est le cas des nombreuses pièces conservées par le Mab  dans ses réserves. On y trouve, pèle-mêle, des armes de combat ou rituelles, des peignes, des masques, des  statuettes, des tissus réalisés avec des écorces d’arbres…

• DES PIÈCES D’ EXCEPTION

PRÉSENTÉES POUR LA PREMIÈRE FOIS

• La préparation de l’exposition a permis d’exhumer des pièces exceptionnelles, dont un lot de trois sagaies. Elles ont été expertisées par Emmanuel Kasarhérou, responsable de la coordination scientifique des collections du Musée du Quai Branly et commissaire scientifique de l’exposition. Il s’agit de sagaies de deuil,  comportant des personnages sculptés. Elles étaient lancées sur les cases des chefs morts. L’ensemble étaient ensuite laissé à dépérir.  Avant l’exposition, on n’en avait recensé que trois exemplaires dans le monde : une au musée du Quai Branly, une autre à Berlin, et une dernière à Genève.

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Un lot exceptionnel de 3 sagaies de deuil, conservées par le Mab (© Mab)

• L’HISTOIRE DE LA FAMILLE MONCELON

ET DE PIERRE POYTI

Il restait à savoir comment ces sagaies avaient pu arriver en Bourbonnais. Selon Emmanuelle Aubry-Brunet, commissaire de l’exposition qui a mené une véritable enquête, elles seraient liées à l’histoire d’une famille d’Ygrande : Pierre et Marguerite Moncelon avaient  deux enfants, dont l’un, Léon, avait le goût du voyage. En 1873, il a quitté le bocage bourbonnais pour  s’installer en Nouvelle Calédonie comme colon libre. Une aventure risquée quand on sait qu’à  l’époque le voyage en bateau durait quatre mois, avec l’incertitude d’en revenir vivant.

produit_image1_3890_1300288070• Par la suite, Marguerite Moncelon, qui avait alors 56 ans, est parvenue à convaincre son époux, alors âgé de 68 ans, de  rejoindre leur fils sur le Caillou. Le trio devait y vivre ensemble pendant une dizaine d’années : “Ils reviennent en métropole en 1884 et ramènent avec eux un enfant de 11 ans dont on ne sait pas s’il a été adopté légalement, ajoute Emmanuelle Audry-Brunet C’est le premier métis kanak à mettre les pieds en métropole. Il s’appelle Pierre Poyti”. On sait qu’il est  né en 1873 à Houaïlou, d’une mère kanak  et d’un père qui était  probablement un soldat d’infanterie de marine. Les Moncelon l’ont recueilli et lui ont appris à lire et à écrire.

• Emmanuelle Aubry-Brunet précise que, à son retour de Nouvelle-Calédonie, Léon Moncelon a donné de nombreuses conférences pour raconter son voyage : « Il faisait passer des objets dans le public et notamment des armes kanak. Mais surtout, il exhibait le petit Pierre Poyti, un peu comme un animal de foire« , à une époque où les “zoos humains” n’étaient pas rares. Par la suite, Pierre Poyti a suivi Léon Moncelon en Tunisie, où ce  dernier est devenu maire de Bizerte, à la fin des années 1890.  Pierre Poyti, après s’être fâché avec Léon Moncelon, est rentré à Moulins. Il y est devenu menuisier, s’est marié et a eu deux filles.

• UN ÉCLAIRAGE PARTICULIER

SUR LE PARCOURS DE CERTAINS OBJETS

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Emmanuel Kasarhéron

•  Les collections kanak, rapportées de Nouvelle-Calédonie pendant la deuxième moitié du 19e siècle par des colons, des  missionnaires, des aventuriers ou des scientifiques, rendent finalement  bien compte des rapports politiques, culturels et sociaux qu’entretenait la France avec sa lointaine terre du Pacifique  Au-delà de la découverte d’objets emblématiques de la culture kanak, l’exposition propose donc d’apporter un éclairage original sur le parcours de certains d’entre eux, en suivant les trajectoires de celles et de ceux qui ont vécu l’une des dernières grandes vagues d’exploration du globe.

• Il reste toutefois  de nombreux secrets à élucider sur la civilisation  Kanak, comme  l’utilisation des statues anthropomorphes qui est  encore un mystère. Selon  la commissaire de l’exposition. « La colonisation a voulu l’étouffer. L’archéologie, dans cette partie du monde, est très récente. Au fur et à mesure que les sites sont fouillés, on a de plus en plus d’informations ».  Des conférences, des contes mis en musique, des  visites commentées ou des  ateliers pour le jeune public accompagnent cette exposition en forme d’invitation au voyage. Elle a dores et déjà  permis d’attirer, depuis son ouverture en novembre 2017, un public en partie  différent de celui des habitués du musée.

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Le chef Kanak Poindi-Patchili (© Mitchell library-Sydney)

À signaler : plusieurs conférences sont programmées au Musée Anne-de-Beaujeu : Le bagne et la colonisation pénale en Nouvelle-Calédonie (21 février, à 18 h 00), La planète revisitée : exposition Nouvelle-Calédonie 2016-2017, avec le Muséum national d’histoire naturel (28 mars, à 18 h 00), Missionnaires auvergnats au bout du monde (25 avril, à 18 h 00) et Archéologie de la Nouvelle-Calédonie (30 mai).

►  À consulter:   Trajectoires kanak : l’exposition à Moulins incarnée par trois figures de Nouvelle-Calédonie

• UNE SOIRÉE AUTOUR

DES NOUVELLES ACQUISITIONS

28167000_1624090481000041_711394752153898823_n• Le 27 février le Mab a organisé une soirée autour de ses nouvelles acquisitions. Il s’agit d’abord de la préemption faite en vente publique du  Bal des Ardents, tableau de Georges Rochegrosse (1859-1938), beau-fils de Théodore de Banville. C’est ensuite  le don d’une lithographie d’Édouard Manet,  Le Polichinelle (1874), effectué  selon les dernières volontés de  Raymond Lacroix, décédé le 1er janvier 2017. Il était l’époux d’une descendante de Banville  et il avait écrit plusieurs livres sur le poète.   Laurent Houssais,  maître de conférence en histoire de l’art contemporain à l’université de Bordeaux-Montaigne, a traité  du Bal des Ardents, le tableau de Rochegrosse, chef d’œuvre de l’artiste,  qui  n’était plus localisé depuis le début du XXe siècle.

• LA SALLE DES  RETABLES

À NOUVEAU OUVERTE 

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• Toujours au musée départemental  Anne-de-Beaujeu, à Moulins (Mab), la salle dans laquelle étaient exposés les retables avait été fermée en 2011. Après leur restauration, couronnée par le prix Émile-Mâle 2016, ils sont de nouveau visibles dans une salle désormais équipée d’une climatisation, avec pour chacun une vitrine “sur mesure pour en assurer une meilleure conservation. La collection s’articule autour d’un chef d’œuvre : huit panneaux d’un retable exécuté par le Maître d’Uttenheim, très actif au Tyrol, vers 1475. Ils ont été offerts au milieu du XIXè siècle par une riche industriel montluçonnais.

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Marcellin Desboutin par Goeneutte (1876)

Des sculptures et des objets d’art complètent la présentation. Cette renaissance a été accompagnée par un important travail de recherches qui a abouti à la publication du catalogue De couleurs et d’or qui regroupe 19 contributions.

• Comme les grands musées nationaux, il arrive que  le Musée Anne-de-Beaujeu soit sollicité pour prêter certaines de ses œuvres. C’est le cas pour une huile sur toile de Norbert Goeneutte, issue de sa collection d’art académique du XIXè siècle. Elle représente  Marcellin Desboutin et ses amis du Louvre,  devant une fresque de Botticelli. Jusqu’au mois de septembre 2018, elle sera visible dans une exposition itinérante aux Etats-Unis, Her Paris. Women artists in the Age of Impressionism.  Elle passera par Denver (Colorado), Louisville (Kentucky) et Williamtown (Massachusetts).

 

 

◘ CENTRE NATIONAL

DU COSTUME DE SCÈNE…img75

OU L’ART DE  POUSSER LES MURS

• Une extension pour voir l’avenir en grand…C’est le défi que va relever le Centre National du Costume de Scène, à Moulins, en réalisant d’importants travaux d’aménagements dans un bâtiment jusqu’à présent inexploité. Cette extension permettra de créer une nouvelle réserve pour conserver les collections de costumes qui s’enrichissent chaque année de 200 à 300 nouvelles pièces. Elles viennent ainsi s’ajouter aux 10 000 pièces déjà conservées, dont certaine sont exceptionnelles. Les costumes proviennent essentiellement des dépôts effectués par les 3 institutions fondatrices du musée : La Bibliothèque nationale de France, la Comédie française et l’Opéra national de Paris.   Ce sera aussi le moyen d’aménager un espace muséographique supplémentaire grâce auquel le C.N.C.S compte bien atteindre les 100 000 visiteurs annuels, contre 60 à 70 000 actuellement.

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1910: quand le Quartier Villars était une caserne…

• Le bâtiment annexe qui sera entièrement réhabilité est celui  de l’ancienne délégation militaire. Situé sur l’aile droite de la bâtisse principale, il a été  abandonné depuis 1980 par les gendarmes. Le Centre national récupérera  2 600 m2 supplémentaires. Au-delà d’une extension de l’espace de conservation, dans des conditions optimales de sécurité sanitaire et matérielle, le nouvel espace permettra la création d’un centre d’interprétation de la scénographie qui sera logé au rez-de-chaussée, sur 450 m2. Les visiteurs pourront comprendre comment sont élaborés les décors accompagnant les spectacles, en mettant l’accent sur le travail des principaux corps de métiers qui interviennent. Ce sera aussi un lieu pour raconter l’histoire de l’architecture théâtrale. Ces travaux d’extension, estimés à 3,7 M€ seront financés dans le cadre  du contrat de plan État – Région 2015-2020. Le chantier, qui doit s’ouvrir à la fin de 2018, devrait s’étaler sur une année pleine pour une mise en service espérée pour février  2020.

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La Madeleine et le Quartier Villars vers 1900

• On se rappelle que le site des anciennes casernes du quartier Villars, qui occupe 4 ha, en bordure de la rivière Allier, revient de loin…Totalement désaffecté au début des années 1980, il avait d’abord été voué à la démolition. C’était le souhait du maire de l’époque, le bouillant  Hector Rolland. Mais, le classement des bâtiments au titre des Monuments historiques, alors que Jack Lang était ministre de la culture, avait écarté le risque d’une démolition. Il restait à trouver une nouvelle destination au site. Dans les années 1990, alors que l’État souhaitait créer en France un lieu uniquement dédié à la conservation des différentes collections de costumes de scène, la ville de Moulins avait posé sa candidature. Celle-ci retenue, les travaux  de réhabilitation avait pu être engagés en restituant l’état d’origine des principaux éléments classés et en réhabilitant l’ensemble des bâtiments disposés autour d’une vaste place d’armes. S’y ajoutait la construction d’une nouvelle aile et l’adaptation du tout à son nouvel usage.

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©La Montagne (11 janvier 2018)

• C’est l’architecte en chef des Monuments historique, François Voinchet (1944-2007), qui avait présidé aux travaux de restauration, tandis que  les aménagements extérieurs et la construction de la nouvelle aile avaient été dévolus  au cabinet d’architecture Jean-Michel Wilmotte. Le tout pour un montant de 22,5 M€. Il avait donc fallu un quart de siècle, entre la désaffection du site et l’ouverture du C.N.C.S, le 1er juillet 2006. Depuis, le Centre dirigé par Delphine Pinasa propose en plus de ses expositions permanentes, deux expositions thématiques annuelles qui permettent, à la fois,  un renouvellement des visiteurs et un retour de ceux qui sont  venus précédemment.

◘  CATHÉDRALE DE MOULINS 

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• DES  TRAVAUX POUR 6 MOIS…

• À la mi-janvier, les travaux de restauration de la travée nord-est de la façade nord de la cathédrale de Moulins ont débuté. Ils devraient durer entre six et huit mois. Pour ce faire, des échafaudages ont été élevés devant la porte de l’édifice, côté place des Vosges. Les travaux consistent d’abord  en la dépose  des panneaux verriers, avant la réalisation d’une première phase de restauration générale des façades. Le chantier concernera l’ensemble de la travée nord-est, y compris la balustrade haute. Afin d’assurer leur conservation, face aux assauts du temps, les parements en pierre d’appareil ainsi que les sculptures (dais, pinacles et archivoltes) seront nettoyés et consolidés.

•DES  PROJETS POUR

 METTRE EN VALEUR LE TRIPTYQUE

• Autre projet de taille pour la cathédrale, la mise en valeur du Triptyque du Maître de Moulins,  dont le dispositif de présentation date des années 1970. Pour l’abbé Claude Herbach, recteur de la cathédrale et curé de la paroisse Notre-Dame depuis 2015, “le lieu est vieillot, sombre, mal aéré”.  Des réflexions sont dores et déjà en cours, avec des rencontres entre les différents partenaires concernés : l’État, propriétaire de la cathédrale depuis 1905, la  Région Auvergne Rhône-Alpes (via la DRAC), les Monuments historiques (depuis le classement de N-D de l’Annonciation intervenu en 1875), l’évêché, la ville de Moulins et le conseil départemental. Le recteur de la cathédrale souhaiterait que les premières décisions, suite à l’examen des projets, soient prises à l’automne 2018, pour une réalisation des travaux en 2019. Quant au coût d’un tel projet “à tiroir”, il pourrait osciller entre  300 000 € et…2 M€.

Z Tryptique

• Le triptyque, réalisé vers 1500 par Jean Hey, est en très bon état, selon Claude Herbach, et il ne nécessiterait qu’un simple nettoyage. Seules les charnières en métal ont été fragilisées par le temps.  Au-delà de la mise en valeur de cette œuvre vue par 11 000 visiteurs en 2017, les porteurs du projet envisagent aussi  d’aller plus loin  en donnant “des clefs et des éléments de lecture” à des visiteurs qui n’ont plus forcément une connaissance fine des repères historiques et religieux. Pour ce faire, la cour “aveugle”, entre les deux parties de la cathédrale, devrait être couverte et  convertie en un mini-musée, avec des panneaux et des projections.  Le travail des guides pourrait aussi  être complété par la mise en service d’audioguides.

 

• RÉGEMORTES : LE NOM D’UN PONTZ PONT

MAIS AUSSI CELUI D’UN INGÉNIEUR DE GÉNIE

• À l’initiative de l’association Culture et animation moulinoise (Acam), présidée par Romain Jonart, élu municipal, une plaque commémorative a été apposée sur la façade d’une maison du quartier des Mariniers, sise rue Jean-Bart. Z Régemortes afficheElle rappelle que c’est là que séjourna, entre 1753 et 1763, l’ingénieur des Ponts et chaussées Louis de Régermortes (1709-1774) durant la construction du pont  éponyme, qui relie depuis  le XVIIIème siècle  le quartier de La Madeleine au centre ville. Un pont qui  était destiné à remplacer tous les édifices antérieurs bâtis depuis 1315 et dont aucun n’avait résisté aux caprices de la rivière Allier.  Le dernier en date, construit en 1705 sous l’autorité de Mansard, n’avait tenu que 5 ans, avant de s’effondrer. Inscrit aux monuments historiques depuis 1946, le pont Régemortes, avec ses 13 arches en pierre et ses 300 mètres de longueur,  a fait face à toutes les crues, y compris celles exceptionnelles  de 1790 et de 1866.  L’idée de Régermortes avait été d’élargir le lit de l’Allier, pour supprimer un étranglement qui se révélait dévastateur en cas de crue,  et de construire des digues sur 2 km. Le chantier a mobilisé un millier d’ouvriers pendant une décennie.

◘ MÉDIATHÈQUE DE MOULINS COMMUNAUTÉ

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• COMMENT ENRICHIR LES PAGES

WIKIPÉDIA SUR LE BOURBONNAIS ?

Z X• “Enrichissez les pages Wikipédia  consacrées au Bourbonnais !” … C’est l’appel lancé par la médiathèque de Moulins Communauté (8 Place Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny 03000 Moulins) qui a choisi de passer à l’action. Après une première séance d’atelier, le 13 janvier et une deuxième le 10 février,  elle en  propose une troisième, le  10 mars, de 10 h 00 à 11 h 30. Ces formations d’adressent d’abord à toutes celles et à tous ceux qui ont déjà écrit des textes sur le patrimoine bourbonnais et qui souhaitent les rendre plus accessibles. Mais pas seulement: l’atelier concerne  aussi celles et ceux qui ont à cœur de faire partager leurs passions ou leurs coups de cœur, que ce soit à propos d’un site, d’une personnalité, d’une œuvre patrimoniale du département…Liste non exhaustive.  Un samedi matin par mois, Isaline Audebert et la médiathèque les accompagnent  pas à pas dans la création et l’enrichissement  d’articles  destinés à publication dans l’encyclopédie libre et collaborative en ligne Wikipédia. L’objectif final est de décrire, de signaler, et de mieux faire mieux connaître le patrimoine bourbonnais !

Contacts : Médiathèque de Moulins Communauté   (Tél: 04 43 51 00 00)

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◘ CATHÉDRALE DE CLERMONT-FERRAND

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 • LA TOUR DE LA BAYETTE

PROVISOIREMENT FERMÉE

•  Finie la vue panoramique exceptionnelle sur les flèches de la cathédrale de Clermont-Ferrand, sur le centre de la ville et sur la chaîne des puys…L’accès à la terrasse de la tour de la Bayette a été fermé provisoirement, par arrêté municipal, les  conditions de sécurité n’étant plus garanties pour les visiteurs. Outre l’absence d’un accompagnateur dans la montée des 250 marches de  l’escalier en colimaçon, ainsi que sur la terrasse, la Drac a pointé une installation électrique qui n’est pas aux normes et l’absence d’un escalier de secours.

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Les flèches de la cathédrale et la tour de la Bayette

• L’édifice appartenant à l’État,  la Drac,  la préfecture, la mairie de Clermont-Ferrand et  l’Eglise clermontoise, vont devoir trouver une solution commune, à travers une convention de partenariat. Elle devra  garantir un accès sécurisé des lieux et il faudra sans doute plusieurs mois avant que les touristes ne puissent à nouveau en profiter. Datant du XVè siècle, la Bayette a longtemps servi de tour de guet, ce qui lui a évité d’être détruite, sous la Révolution, comme l’ont été les autres tours.  Au sommet de la tour, se trouve une cloche qui date de 1606. C’était l’ancienne cloche du clocher du Retour, la seule ayant échappé à la fonte  sous la Révolution.

 

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◘ UNE EXPOSITION À VOIR AUX ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LA CREUSE

• LES PHOTOGRAPHIES D’AFRIQUE

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DE L’EXPLORATEUR CHARLES ALLUAUD

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Charles Alluaud

Du 9 janvier au 24 février, sous le titre Photographies d’Afrique, la Bibliothèque Multimédia du Grand Guéret (BMGG) a proposé une exposition consacrée à Charles Alluaud (1861-1949), un entomologiste renommé qui a parcouru une grande partie de  l’Afrique avant de se retirer à Crozant, à la fin des années 1920. Il était l’héritier avec son frère, le peintre  Eugène Alluaud (1866-1947), d’une grande famille porcelainière de Limoges. Tous les deux finiront leur vie à Crozant après avoir marqué l’histoire et la Creuse,  chacun dans son domaine de prédilection : “ Eugène Alluaud, peintre de la vallée de la Creuse, a été un passeur d’art, Charles Alluaud, président de la Société entomologique de France, est une figure de première importance dans le domaine des sciences naturelles”, rappelle Charlotte Guinois, conservatrice du Musée d’art et d’archéologie de Guéret. Un musée dans lequel les deux frères occupent une place de choix, entre les toiles du premier et les legs de collections d’insectes et le fonds photographique du second.

• AUX ARCHIVES DÉPARTEMENTALES

DU 27 FÉVRIER AU 20 AVRIL 2018

12354157511b806dccd839e03b57350b_tourime_limousin_diapo_750 • Pour sa première exposition hors les murs, dans les locaux de la BMGG,  le musée de Guéret  qui doit subir d’importantes transformations, avait choisi de rendre hommage à Charles Alluaud, en dévoilant une sélection des photographies issues de ses explorations. Baptisée Photographies d’Afrique, l’exposition a d’abord été  visible jusqu’au 24 février à  la BMGG. Elle a été  ensuite installée aux Archives départementales de la Creuse, du 27 février au 20 avril 2018.  Sur les 2.000 plaques photographiques sur verre originales que Charles Alluaud avait rapportées de ses voyages à travers l’Afrique et les archipels de l’Océan indien, le musée de Guéret en conserve 233. Une autre partie de ces précieux témoignages est conservée à la médiathèque du musée du  Quai Branly, à Paris. Faute de pouvoir exposer les plaques originales, en raison de leur fragilité et de leur  petite taille, il a été décidé de présenter   une vingtaine de tirages modernes, choisis pour leur représentativité.

• 27 MISSIONS ENTRE 1886 et 1930

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Les Seychelles (©BnF Gallica)

• Ces documents, qui transportent le visiteur entre les années 1886 et 1930, portent aussi témoignage  du quotidien de l’entomologiste – explorateur dans les contrées qu’il a arpentées.  C’est en 1886, grâce à la fortune familiale, que Charles Alluaud avait pu  entamer son tout  premier périple, dans les colonies d’Afrique, un continent  qui allait devenir son territoire  de prédilection. En tout, il y  effectuera 27 missions pour le compte du Muséum d’histoire naturelle de Paris, collectant des insectes et des plantes. Elles le mèneront dans la  Côte d’Ivoire actuelle, à Madagascar, au Kenya, en Tunisie, au Maroc, au Soudan, à travers le Sahara, dans l’actuel Niger, mais aussi dans les  îles Canaries, aux  Seychelles et aux, Mascareignes, le tout en en un demi-siècle. Des missions qui n’étaient pas sans risques puisque Charles Alluaud a traversé des jungles et des zones qui venaient  tout juste d’être explorées. Il a aussi pu emprunter  les premières lignes de chemins de fer.

• UN REGARD D’ETHNOGRAPHE

PORTÉ SUR LES POPULATIONS

téléchargementbmmmh• Au delà de ses photographies d’entomologiste, ses prises de vues portent aussi  un regard ethnographique sur les populations qu’il a croisées au cours de ses voyages. Plusieurs des photos exposées montrent ainsi des Kikuyus, des Masaï, des Kavirondos, dont Charles Alluaud commente les parures, les habits, aussi bien que les mœurs, avec le regard d’un  découvreur occidental dans un contexte colonial, très fort. Sur d’autres clichés, on entrevoit aussi le scientifique, fier d’exhiber le boa ou le crocodile qu’il a abattus, et on peut aussi l’apercevoir avec son épouse, Jeanne, au camp près du feu, allumé pour sécher ses herbiers.

 

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◘ MUSÉE CROZATIER  

• UN TRIPTYQUE FLAMAND

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RESTITUÉ  À SES PROPRIÉTAIRES ALLEMANDS

•  Trois quarts de siècle après la fin de la seconde guerre mondiale, la question de la restitution des  œuvres d’art pillées par les nazis refait régulièrement surface. C’est ainsi que le Musée Crozatier (Le Puy-en-Velay) a restitué  un triptyque flamand du XVIè siècle, intitulé Crucifixion. Il a été remis  aux descendants de Henry et Herta Bromberg, un couple de confession juive, qui avait dû le vendre en 1939 pour assurer sa survie et celle de leurs quatre enfants, avant de fuir en Amérique. Le triptyque avait été acquis par le musée de Linz, près de la ville natale de Hitler.

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• Après guerre, il avait été  enregistré au Central Collecting Point, puis  attribué en 1950 au Musée du Louvre qui l’avait ensuite confié au Musée Crozatier en 1967. Il a été exposé pour la dernière fois avant la fermeture du musée pour travaux, puis à l’Hôtel-Dieu. Le triptyque devrait être mis en vente par les descendants des époux Bromberg.  Quant au musée ponot, il devrait rouvrir au cours de l’été 2018, une fois la remise en rayon des 70 000 objets achevée.

 

• FÉDÉRATION DES SITES CLUNISIENS

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VERS  UN CLASSEMENT DES SITES PAR L’UNESCO ?

•En février, la fédération européenne des sites clunisiens a tenu sa première session de l’année à Volvic, en présence  de Rémy Rebeyrotte, son nouveau président. Un des principaux objectifs pour les années à venir est d’obtenir que les sites clunisiens soient classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

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► Accéder au site de la fédération des sites Clunisiens

• Ces sites, avec 7 pays engagés dans la démarche,  “contribuent à l’Europe de la culture, de l’entente et de la diversité et constituent de vrais facteurs de développement touristique. Un classement par l’Unesco leur donnerait plus de lisibilité”,  explique  le maire de Volvic. Autre objectif : développer les chemins de Cluny et de grande itinérance, avec 800 km déjà identifiés. Enfin,  le travail de numérisation des sites sur Internet avec le projet Clunypédia va se poursuivre.

 

• EN BREF…

• MÉDIATHÈQUE D’AINAY-LE-CHÂTEAU :

AVIS DE RECHERCHE…

498_001• La médiathèque d’Ainay-le-Château prépare une exposition photographique de tirages argentiques noir et blanc, réalisée par Patrick Richard, à partir des négatifs ou des plaques de verre issus de la collection d’Aline Héraudet. Elle permettra de retrouver  les commerces du début du XXème siècle, ainsi que des documents  photographiques sur Ainay-le-Château, dont les plus anciens remontent à 1860. Pour compléter l’ensemble,  la médiathèque est à la recherche  de négatifs ou de plaques de verre d’avant 1940, afin d’en faire des tirages papier. De quoi faire sortir des tiroirs et de l’oubli des documents “qui parlent d’une époque où prendre une photo était un acte sérieux”.

Contact : Tél. 04 70 07 97 45   et  mediatheque.ainay@wanadoo.fr

• RESTAURATION DES DÉCORS D’AÏDA:

DEUXIÈME TRANCHE

• Une 2ème  tranche de restauration des décors d’Aïda  est envisagée par le musée de l’Opéra de Vichy. Elle concernera le détoilage de 38 décors stockés à Toulon-sur-Allier ainsi que  la restauration d’un décor plus petit, la sphinge.  La totalité de cette opération, pour laquelle une souscription a été lancée,  s’élève à 25 812 €.

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Aïda – acte III (le bord du Nil près d’un temple d’Isis) : oasis et temple (h. 4,50 x l. 7,30 m). © Musée de l’Opéra de Vichy

• UNE “ÉQUIPE AGUERRIE” DE CAMBRIOLEURS

DE CHÂTEAUX DÉMANTELÉE

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Le château de Lignières (Cher)

• À la mi-février, les gendarmes de la section de recherches de Bourges, avec l’appui de l’office central de lutte  contre le trafic de biens culturels ont réussi à démanteler “une équipe aguerrie” spécialisée dans le cambriolage des châteaux. Les cinq hommes et la femme mis en examen en auraient perpétré au moins 8, dans 8 départements différents, entre mars 2017 et janvier 2018. Montant estimé du butin : plusieurs centaines de milliers d’euros. Les prévenus disposaient par ailleurs d’une filière de revente.  Il a fallu trois camions pour transporter les 800 objets retrouvés dans  divers entrepôts de la région lyonnaise. Parmi les châteaux  cambriolés, figurent ceux d’Ozolles (Saône-et-Loire), de Vieure (Allier) et de Lignières (Cher). Dans ce dernier, propriété de la famille de Bourbon-Parme, ils avaient raflé pour  150 000 à 200 000 € d’objets divers,  dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2017.

photo_visite_2688250...C’est le nombre de visiteurs qu’a enregistrés en 2017 le Musée de la porcelaine, à Couleuvre, entre les visites des expositions temporaires, au rez-de-chaussée, et celles des  collections permanentes à l’étage. Un bilan jugé satisfaisant par le président de l’association Robert Brunet.

714_001audesÀ Audes, les Amis du patrimoine,  présidés par Guy du Cheyron,  ont examiné plusieurs projets, lors de leur assemblée générale, début février.  Outre la sécurisation de deux cloches de l’église à l’étude,  il est envisagé de descendre et d’exposer la cloche classée MH, à condition que la DRAC accepte la proposition faite par la municipalité. D’autres travaux restent à entreprendre sur le clocher. Dans l’immédiat, la restauration des fenêtres de la sacristie et de la croix du chemin de la Crête pourrait être entreprise dès cette année.

201_001 argentyÀ Teillet-Argenty, l’association pour la restauration de l’église médiévale Saint-Blaise-d’Argenty a tenu sa première assemblée générale. Elle souhaite  mobiliser toutes les bonnes volontés  pour assurer la sauvegarde  d’un élément patrimonial essentiel, datant du XIIè siècle. Élevée à proximité de la motte féodale, l’église est inscrite aux MH depuis le 7 mai 1934. Au cours de l’assemblée générale, Olivier Troubat, historien et archéologue,  a fait revivre les temps fors de la riche histoire d’Argenty.

• En décembre 2017, Michelle Deydier, présidente de l’association Les Amis du patrimoine du Breuil a remis au maire de la commune, Jacky Perrot, un chèque global de 6 625 € pour participation au financement de plusieurs opérations, dont la restauration de deux  registres d’état civil et celle  d’une cloche de l’église.

ob_0f7ea8_invitation-anniversaire-1450-ans-mmand• À Riom, depuis le 1er décembre 2017  Laure-Elie Rodrigues dirige le musée Mandet. Parmi les orientations qu’elle souhaite lui imprimer, figurent  une plus grande ouverture et la collaboration avec les divers acteurs culturels locaux. L’exposition temporaire Lame des chevaliers : de l’épée de croisade au sabre laser, installée depuis le 24 juin 2017, fermera ses portes le 8 mars. Début février, elle avait déjà enregistré plus de 11 000 entrées.

maison-d-arret_2395749• Toujours à Riom, l’architecte des Bâtiments de France souhaitait  que l’ancienne Maison d’arrêt soit conservée. Mais, suite à une nouvelle réunion organisée en préfecture, à Clermont-Ferrand, fin décembre, il est désormais acquis que ce bâtiment pourra être démoli. La Ville de Riom compte l’acquérir pour 230 000 € et sur cet emplacement de 5 857 m² il est envisagé d’aménager un parking pour desservir notamment les Jardins de la culture voisins. Seule la grande porte pourrait toutefois être conservée.

 

ARCHÉOLOGIE

• LES SARCOPHAGES EN GRÈS

PRODUITS EN BOURBONNAIS

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Sophie Liégard (© La Montagne)

• Sophie Liégard, archéologue, vient de publier un ouvrage qui établit une synthèse de ses recherches menées depuis une vingtaine d’années. Intitulé Les sarcophages médiévaux du département de l’Allier, il a été publié  par l’association bourbonnaise GRAHCA. En vingt ans, elle a participé dans l’Allier  à 70 chantiers de fouilles archéologiques préventives, notamment lors de travaux de construction d’immeubles ou de réaménagements de bourgs. De ses interventions, elle a tiré une masse documentaire sur les sarcophages en grès, dont le Bourbonnais a été un très  important centre de production.  Un domaine encore trop souvent mal connu du grand public, au point que La Montagne (22 février) lui consacré un important dossier. Intitulé L’Allier, terre de production de sarcophages médiévaux”, il est  signé par Ariane Bouhours.  Des recherches menées par Sophie Liégard, se détachent  plusieurs grands points.

 • POURQUOI LE GRÈS DE L’ALLIER ?

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• Le grès de l’Allier, très résistant et homogène, a été probablement utilisé dès l’Antiquité. C’est ce qu’attestent plusieurs découvertes, dont celle  d’une  colonne, faite au thermes romains de Néris-les-Bains. Par la suite, le matériau a été utilisé aussi bien dans la construction de châteaux, que d’églises ou de ponts, dans un rayon de 50 km autour de Moulins. Le grès était extrait dans plusieurs dizaines de carrières, sur près de 300 km2, entre Buxières-les-Mines à l’ouest et Coulandon à l’est. Certaines ont été utilisées jusqu’au début du XXe et deux d’entre elles (Noyant et Coulandon)  servent encore occasionnellement, pour la  restauration de monuments historiques.

DES SARCOPHAGES  EXPORTÉS

BIEN AU-DELÀ  DE L’ALLIER

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Le sarcophage supposé de saint Baise à Saint-Menoux

•  Selon Sophie Liégard, sur les milliers de sarcophages produits dans l’Allier  aux VIè et VIIè siècles, beaucoup ont été  transportés par voies fluviales et terrestres jusque dans les actuels départements du Cher, du Loir-et-Cher, du Loiret, de la Nièvre, de l’Eure-et-Loire. Les plus lointains ont été découverts à Chartres, abritant des sépultures dans les églises, dont celle d’un des premiers évêques de Chartres. Ces transports de blocs pesant plusieurs centaines de kilos, supposaient “ un déploiement d’énergie important, des moyens financiers conséquents“, ce qui confirme “le caractère sacré (…) lié à des croyances très fortes”. En même temps, l’extraction du grès et la confection des sarcophages constituaient “une richesse pour le Bourbonnais (…) et une activité économique importante”.

• DES SARCOPHAGES SOUVENT RÉUTILISÉS

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Le fameux  “debredinoire” de Saint-Menoux

• Ces sarcophages, dont seuls 4% étaient décorés, étaient pour la plupart de simples cuves trapézoïdales, qui étaient mises en terre. Seul le couvercle affleurait. Parallèlement au développement de la chrétienté, ils ont souvent été réutilisés à l’époque romane. L’article d’Ariane Bouhours cite en exemple le fameux  “debredinoire de Saint-Menoux: à l’origine, sarcophage mérovingien, il a abrité des reliques du saint. Il en est de même pour les tombeaux de deux abbés ayant marqué le développement de Souvigny, au XIè siècle

• DE NOMBREUX  SARCOPHAGES

ENCORE ENSEVELIS OU DISPERSÉS 

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Chareil-Cintrat: le chantier de fouilles de l’église Saint-Blaise

• Selon l’archéologue, la plupart des sarcophages qui ont été découverts lors de fouilles, ou de sondages “ n’ont pas été sortis (et sont) donc sont encore dans des cimetières, où ils reposent depuis des siècles”. D’autres sont stockés dans des locaux techniques municipaux ou conservés dans des églises. Il faut y ajouter  ceux qui sont détenus par des propriétaires de monuments historiques. D’où les difficulté pour en établir un recensement et la longueur des recherches dont le livre de Sophie Liégard présente les résultats. Elle a finalement répertorié 120 sites, dont 70 pour lesquels on dispose d’informations relativement précises. C’est à Néris-les-Bains qu’on en a retrouvé le plus. En revanche, elle note  “ un vide, dans la partie Est du département, surtout en Sologne et en Montagne bourbonnaise”.

49728► Un livre pour en savoir plus: Sophie Liégard : Les sarcophages médiévaux du département de l’AllierÉtude des contenants funéraires en pierre des premiers siècles du Moyen Âge dans le Bourbonnais et ses environs (1 vol. br, 190 p, illustrations, éd. Groupe de recherches archéologiques et historiques du centre Allier – GRAHCA :  Jean-Pierre Secrétain:  7 Grande Rue 03240 Tronget, 18 €)

 • “Cet ouvrage présente un inventaire des sarcophages découverts dans le département de l’Allier, accompagné d’une synthèse relative aux résultats de près de 20 années de recherche sur ces vestiges qui ont traversé les siècles. Le lecteur y trouvera des informations aussi bien sur les matériaux utilisés, que sur les techniques de production, sur les modes de transport, la morphologie et les décors de ces éléments, ou encore, sur leurs conditions d’utilisation et de remploi au cours du temps” (extrait de la présentation de l’ouvrage par le GRAHCA).

• CUSSET

DES SONDAGES FRUCTUEUX 

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La place Victor-Hugo au début des années 1950

À Cusset, pendant trois semaines et jusqu’au 22 décembre, des sondages archéologiques se sont déroulés sur la place Victor Hugo. Les archéologues ont commencé par sonder  l’emplacement de l’ancienne église collégiale Notre-Dame datant du XIIIe siècle. Divers vestiges gallo-romains, médiévaux et des époques moderne et contemporaine, ont été mis à jour. Les archéologues du SAPDA (Service d’archéologie préventive de l’Allier) ont regagné Avermes avec des céramiques, des os et divers prélèvements afin de faire des comparaisons et d’établir des datations.

 

• PALÉOPOLIS

SAISON 5 : OBJECTIF 40 000 VISITEURS

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DES MOYENS SUPPLÉMENTAIRES POUR Y ARRIVER

• Paélopolis  a ouvert sa 5ème saison en février, avec l’objectif de “redorer l‘image du Parc” et d’en accroître la fréquentation :  forte d’une affluence de 33 500 visiteurs en 2017,  la direction du parc vise désormais les 40 000 en 2018. Inauguré en 2013, Paléopolis avait nécessité 5,2 M€ d’investissements de la part du conseil général (départemental aujourd’hui). La gestion en avait été confiée à la société Fossilis, contrainte de déposer le bilan en 2016. Selon Vincent Salesse, nouveau gérant,  ce dépôt de bilan “a fait du mal à l’image et à la crédibilité du Parc”. Alors que Paléopolis version 1 était davantage un musée qu’un parc de loisirs et avait du mal à convaincre,  la version nouvelle  entend “miser  sur un savant mélange de ludisme et de scientifique”. Avec une ouverture plus précoce, il s’agit de fidéliser les saisonniers et d’augmenter la fréquentation.

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► Accéder au site de Paléopolis

• Dès le printemps, Paléopolis proposera des nouveautés : l’aménagement de l’ancienne salle de cinéma en cinéma 4D (45 000 € d’investissement), ainsi qu’une nouvelle maquette d’un Elasmosaurus de 7 m .

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© La Montagne (22 février)

• Il est aussi question de développer un espace pédagogique et de jeux pour les  tout-petits et de développer les visites de scolaires (5 000 en 2017).  Le conseil départemental apportera 120 000 €, soit 80 000€ de moins qu’en 2017, de quoi permettre de poursuivre la mue vers le numérique. En plus des tablettes et casques de réalité virtuelle, 15 000 € doivent être investis  en sono et lumières extérieures pour rendre la visite plus attractive et augmenter le temps passé par les visiteurs sur le site. 50% de ceux-ci viennent de l’Allier et du Puy-de-Dôme, 40% d’un autre département et 10 % de l’étranger.

• CHÂTELPERRON 

UN NOUVEL ÉLAN POUR LE PRÉHISTORAMA

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ET DE NOUVELLES PROSPECTIONS

• Mondialement connu des experts, le site préhistorique de Châtelperron souffre d’un déficit de notoriété auprès du grand public. Pour y remédier, les élus comptent, en premier lieu, sur le réaménagement prochain de la salle d’exposition Préhistorama, créée en 2000. Le projet porté par la commune de Châtelperron devrait bénéficier de l’appui de la Drac Auvergne-Rhône-Alpes.  Trois de ses représentants, dont le  directeur régional, Michel Prosic ont fait en février  le déplacement à Châtelperron.

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► Accéder au site de Préhistorama

• Outre le Préhistorama, ils  ont pu découvrir la Grotte aux fées (- 30 000 ans), ainsi que l’église, le château, l’ancienne voie ferrée et ses ponts. Une étude pour la mise en valeur du site  doit être mise en chantier, en privilégiant pour le Préhistorama une structure évolutive avec des expositions temporaires. Autre information : la Drac compte  se rapprocher des propriétaires du site de la Grotte aux fées dans l’éventualité d’une reprise des prospections, les dernières remontent à 70 ans.

• ARCHÉOLOGIA (JANVIER):

RETOUR SUR UN  TRÉSOR 

chefs-d-œuvre-du-louvre-abu-dhabi_pdt_4882• Dans la revue Archéologia, (n° 561, janvier 2018), figure un article  sur “ Cluny : un trésor médiéval découvert dans l’abbaye”. Les dernières fouilles archéologiques menées à l’automne 2017 dans l’abbaye de Cluny ont permis de mettre au jour un trésor monétaire exceptionnel du XIIe siècle. Sa restauration a été confiée au CREAM (Centre de restauration et d’études archéologiques municipal de Vienne). Il s’agit de  2 252 monnaies en argent, dont  environ 2 110 deniers majoritairement clunisiens, 142 oboles et 21 dinars musulmans en or frappés entre 1121 et 1131 en Espagne. C’est le premier trésor clunisien connu à ce jour.

• VERCINGÉTORIX: “UNE VRAIE BIOGRAPHIE

Statere-Vercingetorix-Avers• Dans le Figaro Littéraire (15 février), figure un compte-rendu du livre de Jean-Louis Bruneau, Vercingétorix  (éd. Gallimard, 336 p – 22 €), accompagné d’un  entretien avec l’auteur. Ce dernier  a voulu “faire une vraie biographie de la naissance à la mort du personnage”.  Si les Arvernes jouaient un rôle central en Gaule, “ les Éduens devinrent le fer de lance de l’entreprise commerciale et impérialiste que Rome menait en Gaule”. Dans La guerre des Gaules César a fait de Vercingétorix un portrait aussi partiel que partial. Le chef gaulois avait refusé l’acculturation au monde romain. Pour Jean-Louis Bruneaux, “Il arriva trop tard dans un monde en mutation. Tous les nobles et les bourgeois du centre de la Gaule reniaient leurs valeurs ancestrales et aspiraient à vivre à la mode romaine“…

• À LA GROUTTE (CHER)

DU NOUVEAU AU CAMP DE CÉSAR

Z La groutte• Le camp de César, à la Groutte (Cher), un des sites préhistoriques les plus importants du centre de la France, est loin d’avoir révélé toutes ses richesses archéologiques, même si les fouilles des années 1970 avaient permis d’en apprendre beaucoup.  Fortifié en oppidum, il a été occupé en continu  depuis le néolithique  jusqu’à la période gauloise, vers 50 av-JC. Des études réalisées sur des matériels entreposés au musée Saint-Vic et mis à disposition par la ville de Saint-Amand ont apporté de nouveaux éléments, faisant remonter la présence d’habitants 5000 ans avant notre ère. Jusqu’à présent, les archéologues situaient les premières occupations humaines entre 4300 et 4200 av-JC.

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L’oppidum des Murettes

Plusieurs éléments ont permis aux 5 chercheurs mobilisés d’arriver à cette conclusion : “En étudiant les restes de poterie, un vase à bouche carrée typique du nord de l’Italie a été trouvé”. Une technique qu’ignoraient les populations locales, ce qui atteste selon Jean-Pierre Quillet, spécialiste du site de la Groutte, que “des gens ont migré pour venir jusqu’ici, en descendant la vallée de l’Allier et la vallée  de la Loire”,. L’étude menée par l’Inrap devrait être achevée au début de 2019, ouvrant de nouvelles perspectives. Des fouilles plus approfondies pourraient être réalisées mais elles restent conditionnées à l’obtention des subventions.

SAVOIR PLUS

L’association de conservation et d’animation du patrimoine Drevant – La Groutte  (CAP) assure la promotion du site et organise des visites de groupes  durant toute l’année et sur rendez-vous. Un fléchage permet aussi aux promeneurs de visiter le site.

►Contact: Tél : 02 48 96 52 21            Site Internet : drevantlagroutte.fr.

 

•PARUTION: UN GUIDE

DES VOIES ROMAINES   DE L’INDRE 

Guide-des-voies-romaines-de-l-Indre• Gérard Coulon vient de publier un Guide des voies romaines de l’Indre. (éditions La Bouinotte, 144 p. – 19 €). Dans une douzaine de chapitres, il revient sur les modes de construction de ces routes profondément inscrites dans le paysage du département, sur leur tracé, sur leur aspect actuel et sur les révélation de l’archéologie aérienne . Il traite aussi  du trafic qui les animait, sans oublier une mise à bas d’idées reçues à leur sujet. Gérard Coulon propose aussi  33 circuits qui vont de la centaine de mètres à plusieurs kilomètres.

◘ ASSOCIATIONS ET

SOCIÉTÉS LOCALES

• Des dates à noter…Le 74ème congrès de la Fédération des sociétés savantes du centre de la France se tiendra les 25, 26 et 27 mai à Saint-Léonard de Noblat (Haute-Vienne) sur le thème : Pèlerinages, échanges et cultures.

• BOURBONNAIS

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 • SOCIÉTÉ D’ÉMULATION DU BOURBONNAIS

• Le 7 janvier 2018, à l’occasion de la première séance de l’année de la Société d’Emulation,  Christian Paul, docteur en musicologie, est venu présenter le répertoire des sociétés musicales, au regard de 15 ans de programmation proposée par l’orchestre d’harmonie de Vichy , chaque été, au kiosque de l’hôpital. Le conférencier a  évoqué les œuvres à travers l’édition, la classification, les sources d’inspiration et l’interprétation.

• Le 3 février, dans un registre différent, Pierre Bordes, auteur de La grande guerre à Yzeure (publié par la Société d’Émulation du Bourbonnais, 18 €) a  présenté à la Maison des sciences et des arts d’Yzeure, l’histoire  de  L’atelier de chargement d’obus (1915-1918): construction, production, explosion le 3 février 1918. Cette explosion d’origine accidentelle fit 32 victimes et  200 blessés, auxquels il faut ajouter des dégâts matériels considérables.  Celles et ceux  qui auraient manqué cette conférence pourront se rattraper (partiellement) en consultant l’édition dominicale de La Montagne (4 février) qui a consacré une double page à cette catastrophe, illustrée de plusieurs documents d’époque.

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Savoir plus...Présentation vidéo de l’explosion de l’atelier d’obus d’Yzeure   par Pierre Bordes. 

• Prochaines conférences : Samedi 3 mars à 15 h 00 (Auditorium du Musée Anne-de-Beaujeu, Moulins) : Assemblée générale –  Guennola Thivolle :  Des sculpteurs de grand talent en Bourbonnais dans la seconde moitié du 19ème siècle : François Mouly et Julien-Edouard de Conny. – Samedi 24 mars à  15 h 00 (Médiathèque communautaire, Moulins) :  Raphaëlle Maraval : Les Bourbonnais vus par Emile Mâle.

crbst_Logo• Le Bulletin de la Société d’émulation, (4ème trimestre 2017) est paru : Éditorial (F. X. Duchon) – Procès-verbaux des séances – Nécrologies : Hélène de Rougé – Pierre-Marc Téty – 107ème  excursion de la Société en pays de Lurcy-Lévis (Sébastien Joly) – Le château de Villars (Philippe de Vaux et S. Joly) – Le château de Lévis et “Adopte un château” (Julien Marquis) – À propos de la Maison de Lévis en Bourbonnais (F. X. Duchon) – De Jules Hardouin-Mansart à Jacques Hardouin-Mansart de Lévy : les Mansart, une dynastie en Bourbonnais (Philippe Cachau) – Le château d’Avreuil (Frédérique Foucaud) – Le château de Clusors (Henri Thieulin de Caqueray) – Émile Clermont (Jeanne Bourcier) – Ouvrages reçus à la bibliothèque (comptes rendus).

Aurore du Bourbonnais• L’éditorial de L’Aurore du Bourbonnais, (2 février 2018) intitulé : Émulation et Études,  évoque les actions de la  Société bourbonnaise des études locales et de la Société d’émulation du Bourbonnais . On y lit notamment : « L’essentiel c’est le sentiment de gratitude envers tous ceux et celles qui œuvrent dans ces institutions pour que nous ne perdions pas le fil de notre histoire qui nous guidera le plus sûrement vers le futur. Ils ne sont pas nombreux et ils méritent notre soutien… ». Un éloge rare de la part des médias et qui méritait d’être souligné.

 

•  LES AMIS DE MONTLUÇONtéléchargement a de mn

La lettre des Amis de Montluçon a publié les comptes-rendus des dernières conférences. Ils sont directement consultables et téléchargeables  sur le site de l’association : Retables et commandes d’art sacré aux XVIIe et XVIIIe siècles en Bourbonnais (n° 216 – novembre 2017) – L’abbé Clément et l’histoire de la région d’Huriel (n° 217 – décembre 2017).  Pour les conférences antérieures, on peut en retrouver l’intégralité sur le même site, à partir du n° 101 (saison 2005-2006).

• Le 12 janvier, Marie-Jo Malergue a évoqué  Le vignoble du château Mazeron à Lavault-Sainte-Anne au XIXe siècle, une conférence qu’elle avait déjà eu l’occasion de présenter aux membres du Cercle d’archéologie de Montluçon. Le 9 février, c’est Georges Costecalde qui lui succédera pour brosser le portrait d’Hubertine Auclert dont on célèbre le 170ème anniversaire de la naissance. Titre de la conférence : Et elle refusa de payer ses impôts pour obtenir le droit de vote des femmes …

 

• CERCLE GÉNÉALOGIQUE ET HÉRALDIQUECGHB Logo

DU BOURBONNAIS

• Au sommaire du dernier numéro de l’année 2017 (n°156) de la revue Généalogies Bourbonnaises et du Centre : Nécrologie de M. Jacques Fragnon, administrateur du C.G.H.B. décédé fin octobre – Compte-rendu du 8ème Forum généalogique de septembre à Yzeure et des déplacements du Cercle à Montluçon, Moulins et Fourchambault – Carnets de guerre de Fernand Méténier sur l’année 1917 (suite) –  Claude Guillaumin, dit Pépin, caricaturiste et illustrateur, né à Moulins en 1842 (Maurice Sarazin) – . Quelques “perles” extraites des registres paroissiaux de Givrette, Bellenaves et Saint-Menoux. – Le  fonds des Gozis (familles Arnaud et Arnoux) – Familles bourbonnaises du Donjon Meilleray-Huillaux (Gacon et Mouillevoix) – Nos quartiers bourbonnais : Mme Labonne, et compléments de M. Labonne , par Mme de Frémont – Exercices de transcription – Des nouveautés antérieures à 1792 : tables de baptêmes de Bellerive, Brugheas, Seuillet et Lucenay-en-Vallée – Tables de sépultures de Bellerive, Brugheas, Busset, Seuillet et Lucenay-en-Vallée – Tables filiatives de mariages de Thiel-sur-Acolin et Seuillet – Tables de contrats de mariage de Besson et Souvigny.

Chatelperron• Le C.G.H.B. vient de publier une nouvelle monographie signée par Christiane Nini-Nonat et intitulée Châtelperron (1 vol. br, illustrations, 18 € + port 3,80 €). Dans sa préface, André Ratinier, maire de la commune écrit: “Notre village est grand par sa superficie (2 030 ha), petit par sa population (150 habitants), mais sa richesse tient en trois mots : son église, son château et sa grotte. Son charme tient à la beauté des lieux. Son château, construit sur une motte castrale surplombe la vallée du Graveron et ne passe pas inaperçu aux yeux des touristes qui n’hésitent pas à nous rendre visite. Au travers de cette brochure amplement illustrée, Madame Nonat a su y faire revivre les cent dernières années où la ruralité n’était pas un vain mot, mais la vie de chaque jour, partagée par les différentes corporations en lien avec la paysannerie bourbonnaise. Cette rétrospective va permettre aux nouveaux habitants de faire connaissance avec leur village ; les plus anciens auront, eux, du plaisir à reconnaître des lieux et personnages familiers figurants sur les photos ”.

 

• SOCIÉTÉ D’HISTOIRE

ET D’ARCHÉOLOGIE DE VICHY

 tho-radia-cream• Le 12 janvier, Gérard Sallet a présenté une conférence intitulée Le thermalisme et la radioactivité. Tho-Radia, produits de beauté fabriqués à Vichy.  Après 4 ans d’un travail acharné, Marie Curie, avec l’aide de son mari Pierre, avait réussi à découvrir le radium et la radioactivité, ce qui leur valut en décembre 1903, le prix Nobel de Physique. Suite à la première guerre mondiale et aux publications scientifiques sur les effets de la radioactivité, le commerce s’est alors emparé des “vertus miraculeuses” du radium. Malgré l’avis négatif des scientifiques, des charlatans ont alors proposé des médicaments guérissant toutes les maladies…promettant même l’immortalité. Les stations thermales ayant des eaux radioactives ont alors proposé des traitements spécifiques et des produits de beauté élaborés. Vichy n’est pas en reste, avec la marque Tho-Radia qui a connu, à l’époque  un succès notoire, avec des ventes en pharmacie.

À noter : les prochaines conférences de la SHAVE :  3 mars :  Les saints du Bourbonnais, vus par Émile Mâle  (Raphaëlle Maraval): saint Patrocle, saint Gilbert, saint Pourçain, saint Menoux… sont évoqués çà et là sous la plume d’Émile Mâle qui aime à ressusciter leurs poétiques et savoureuses légendes, très populaires en Bourbonnais. – 14 avril :  La vie religieuse en Bourbonnais au Moyen Age  (abbé Daniel Moulinet) –  4 mai :  Les caricatures politiques dans la presse vichyssoise entre 1900 et 1914  (Michel Promérat) –  9 juin :  Une promenade littéraire dans l’Europe thermale (Christine Chaze)

Sans titre shave• La Société d’histoire et d’archéologie de Vichy et des environs  a annoncé la publication prochaine d’un  album de caricatures, intitulé  Cures d’eaux et réjouissances publiques… à Vichy et ses environs de 1850 à 2000. Pour ce faire, un appel à souscription a été lancé en janvier. La caricature,  dont les  origines sont très anciennes, a connu son plein épanouissement au XIXème siècle. La ville thermale a représenté une source abondante d’inspiration pour les artistes qui ont croqué aussi bien  les  célébrités diverses cosmopolites, que les curistes hétéroclites ou les autochtones pittoresques… Ils se sont exprimés à travers la presse locale ou nationale, les cartes postales humoristiques, les albums illustrés, ou des dessins et gouaches parfois restés inédits. L’intérêt de cet ouvrage sera de  réunir et de  proposer une sélection des meilleures de ces caricatures, déclinées en quatre grands thèmes: En cure,  La vie politique locale à travers la presse, suivi de  La vie quotidienne sous l’État français  et d’une série de   Portraits-charge de personnalités vichyssoises.

Descriptif: Le livre comportera  96 pages en couleur et réunira  environ 120 reproductions (format 17/23 cm à la française, sous  couverture souple en couleurs, avec rabats, reliure cousue, dos carré). Il est en souscription au prix de 12 € jusqu’au 28 février (15 € à la parution prévue le 27 avril 2018).

• La caricature mise triplement à l’honneur à Vichy…Outre la conférence et la publication annoncées plus haut, la Médiathèque de Vichy a annoncé qu’une exposition du service patrimoine serait consacrée aux caricatures et dessins humoristiques inspirés par la ville et ses acteurs entre 1850 et 2000.

• DÉMISSION DE JACQUES THIERRY

CIERV BANDEAU

PRÉSIDENT DU C.I.E.RV.

• Jacques Thierry, président du C.I.E.R.V. (Centre international d’étude et de recherche de Vichy sur l’histoire de la France de 1939 à 1945) a démissionné de ses fonctions. Il met en avant un différend avec le maire de Vichy, Frédéric Aguiléra. Il déplore que  ce dernier “ ait écarté toute aide à une association qui reçoit des historiens qui emploient encore l’expression “régime de Vichy” et qui associent plus ou moins systématiquement le nom de Vichy au régime de l’Etat français”. Lors du dernier colloque du CIERV, des universitaires ont effectivement pu  utiliser ce raccourci, alors que Frédéric Aguiléra avait réitéré  son souhait que “les historiens reconnus  n’utilisent plus dans leurs publications et conférences l’expression Régime de Vichy”. On sait que l’ancien député  Gérard Charasse, en avait fait lui aussi une question centrale, au point de déposer un projet de loi.

• Plus facile à dire qu’à faire, cependant tant l’expression est passée dans le langage courant. Il faudra  pour ce faire “laisser du temps au temps”,   certains hommes politiques ne faisant même pas la différence entre “Vichyssois” et “Vichystes”. Dans sa lettre de démission, Jacques Thierry regrette aussi  que la ville n’ait pas octroyé une salle patrimoniale à l’association, dont les dernières rencontres se sont tenues à la salle des Fêtes. Le successeur de Jacques Thierry devrait être élu lors de l’Assemblée générale prévue le 3 mars.

 

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• SOCIÉTÉ BOURBONNAISE DES ÉTUDES LOCALES

• Études bourbonnaises (n° 352, décembre 2017) :  Le triptyque aux indulgences de Louis de Gruuthuse, une œuvre inconnue du “maître du Boèce flamand” (M. T. Bruel) –  L’ancien Bourbonnais et le département de l’Allier, au travers des récits des voyageurs (D. Laurent) – Bibliographie : Actes du 72ème  congrès des Sociétés savantes du Centre de la France (D. Laurent).

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Dimanche 4 mars,  à la Médiathèque de Moulins Communauté,  Eliane Viennot professeure émérite de l’université de Saint-Etienne, membre de l’Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités (IHRIM), a présenté  une conférence sur Les enseignements d’Anne de France à sa fille.  Eliane Viennot est spécialiste des femmes d’Etat de la Renaissance (Marguerite de Valois, Anne de France, les duchesses de Guise…).

Savoir plus: Rencontre avec Éliane Viennot, militante féministe et spécialiste des femmes d’état sous la Renaissance.

• AZI LA GARANCE (BROÛT-VERNET)

•  La feuille de Garance (n° 41 – janvier 2018): Azi la Garance, Vingt ans au service du patrimoine

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• LES AMIS DE NAPOLÉON III DE VICHY

Bernhardt,_Sarah_(1844-1923)_-_1875_-_ritratta_da_Abbema,_Louise_(1858-1927).jpeg• Samedi 24 février, au Centre culturel Valery-Larbaud, après avoir déjà évoqué Ferdinand de Lesseps, Gustave Eiffel, Pasteur et Viollet-le-Duc, Gérard Sallet,  présentera une conférence consacrée à la plus célèbre tragédienne française, Sarah Bernhardt (1844-1923). Elle  a débuté sous le Second Empire. Elle a été découverte par le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, qui lui a permis d’entrer au Conservatoire en 1859. Sarah Bernhardt à triomphé dès 1869 dans Le Passant de François Coppée. Dès lors la carrière de La Divine n’est faite que de succès, tant en France qu’à l’étranger où elle a multiplié les tournées. Elle aura sa troupe et  son propre théâtre. Elle jouera avec passion jusqu’à son décès, malgré l’amputation de sa jambe droite en 1915. Celle qui avait pour devise Quand même a honoré à sept reprises le nouveau grand théâtre de Vichy (l’actuel Opéra), entre 1903 et 1910

• Prochaines conférences : Samedi 24 mars : Jean-Paul Lemaître : Les impressionnistes du Second Empire –  Samedi 21 avril : Christine Chaze : La Comtesse de Ségur

• ASSOCIATION DES AMIS

DU PATRIMOINE RELIGIEUX EN BOURBONNAIS

numerisation0079• Nos églises bourbonnaises, (n° 30 – octobre 2017) :  Travaux effectués dans les églises de l’Allier en 2016-2017 – Marie-Anne Caradec (1956-2017) – Hommages à Claude Tain – 1789 à Cusset : et dire que l’église paroissiale venait d’être embellie ! (J. Corrocher) – Un crocodile à Ebreuil – La Vierge à l’Enfant (Annie Regond) – Églises et vie religieuse dans la région du Donjon. Barrais-Bussoles. Le Donjon. Livre de paroisse de Lenax. Montaiguet-en-Forez (Daniel Moulinet).

• ASSOCIATION FRANÇOIS PÉRON

220px-François_Péron_by_Lambert• L’Association François Péron  a publié son Bulletin n° 37 (janvier 2018). Au sommaire :  Index des noms donnés aux côtes de la Nouvelle-Hollande (Australie) par l’expédition Baudin, de 1801 à 1803 (suite) (M. Sarazin) – Compte-rendu de l’assemblée générale du 13 décembre 2017 –  Le Docteur Pierre-Marie François Kéraudren (1769-1858), inspecteur général du service de santé de la Marine, de 1813 à 1845, ami et biographe de François Péron (M. Sarazin) – Énigmes des côtes australiennes (François Bellec) (extrait du Grand livre des explorateurs et des explorations).

affiche-2-• Le dimanche 25 février, à la maison des Chaumes et sous l’égide de la médiathèque d’Ainay-le-Château, Olivier Trotignon, historien et médiéviste, a donné une conférence consacrée à “La place des femmes dans la société médiévale, en Bourbonnais, en Berry et ailleurs”.

Contact :  04 70 07 97 45   mediatheque.ainay@wanadoo.fr

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© La Montagne (1er mars 2018)

• QUI SE SOUVIENT ENCORE,  À VICHY,

DE JEAN BARBIER (1892-1979) ? 

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Jean Barbier

• Jean Auroux, ancien député-maire de Roanne et ancien ministre, était à Vichy le 25 janvier pour parrainer la section du Parti socialiste dans l’agglomération, et dévoiler le nom du local, 15, rue Ravy-Breton. Après consultation des 90 adhérents c’est le nom de Jean Barbier (La Verpillière, Isère, 1892 – Nice, 1979) qui a été retenu. Jean Barbier avait été élu député sous l’étiquette de la SFIO dans la circonscription de Lapalisse, en mai 1936 mais il n’avait siégé que du  3 mai 1936 au 28 septembre 1936,  démissionnant au bout de 148 jours de mandat. À la Libération, alors qu’il était directeur de l’école Jules Ferry à Vichy, il fut désigné comme maire provisoire le 30 août 1944, remplaçant Pierre Victor Léger. En échec aux élections municipales d’avril 1945 et d’octobre 1947, il ne prit plus part à la vie politique bourbonnaise et se retira dans le Midi.

 

•AUVERGNE

• REVUE DE LA HAUTE AUVERGNERHA LOGO

• Dans son dernier numéro (Tome 79 – Octobre – décembre 2017),  la Revue de la Haute Auvergne consacre, notamment, un dossier au chemin de fer cantalien. Au sommaire:

REVUE HAUTE AUVERGNE

• NIVERNAIS – BOURGOGNE

 • GROUPE 71 – IMAGES DE SAÔNE-ET-LOIRE

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• Au sommaire d’Images de Saône-et-Loire (n° 192 –décembre 2017) : Le berceau de la race bovine charolaise (Dominique Fayard) – Le château de Blany (Albert Beaudras-Chardigny) – Flâneries ou où flâner chacun chez soi ? (Claus Peter Haverkamp) – Tournus – Le Villars (15 octobre 2017) (Annie Bléton-Ruget) – Les mines de fer du Couchois : 1ère partie : Histoire et technique (Alain Dessertenne et Françoise Geoffray)- Promenade à Chelly sur les pas de Marius Roux – Visite du site de Chassey et de ses environs lors du  congrès d’Autun en août 1907 (Dominique Marcantoni) – Votre bibliothèque…

• LA CAMOSINE – LES ANNALES DU PAYS NIVERNAIS

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• De l’ombre à la lumière, en Nivernais et ailleurs…Tel est le titre du 170ème numéro de La Camosine-Les annales du pays nivernais, dont le texte et les photographies en couleur sont signés par Fabrice Audier. À l’occasion de cette publication, les photographies de Fabrice Audier ont été exposées en décembre au Musée Municipal Gautron-du-Coudray, à Marzy.

• LES AMIS DU DARDON – ÉCHOS DU PASSÉ

Echos

• Échos du Passé (n° 124 – 2017) : Les lecteurs ont la parole – Bourbon-Lancy, le château fort oublié (Pierre Michel) – Le budget municipal de Gueugnon en 1815 (Pierre Lahaye) – Une énigme de la façade de l’hôtel de ville de Paray-le-Monial : le quatre de chiffre (Maurice Grosbeau) – L’église de la Biérette à Digoin – Ceux de 14-18 : un Toulonnais parmi d’autres : Louis Héritier (Marie-Anne Laronze) – Un patrimoine en décrépitude : l’archéosite de Geugnon.

• PAYS DE BOURGOGNEPays de bougogne

• Dans son n° 252-253, la revue Pays de Bourgogne consacre une centaine de pages, illustrées de nombreux documents,  à la forêt bourguignonne et à son mystère. C’est aussi une invitation au voyage dans ces forêts qui ont tant d’histoires à raconter. Les auteurs décryptent leurs secrets. On trouvera également nombre  de thèmes qui n’avaient jamais été abordés, aussi bien  sur les métiers de la forêt que sur la topographie. Ce numéro, comme  les précédents, peut être commandé sur le site de Pays de Bourgogne.

• LIMOUSIN

• SOCIÉTÉ HISTORIQUE ET RÉGIONALISTE

DU BAS LIMOUSIN

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LA REVUE LEMOUZI S’AFFICHE EN COULEUR

• La Société historique et régionaliste du Bas-Limousin a présenté en janvier le 220ème numéro de la revue Lemouzi, tirée à 900 exemplaires. Après la toute première couverture en couleur, avec le n° 100, c’est la première fois que la revue  est imprimée intégralement en quadrichromie : “ Nous avions évoqué cette idée il y a un an. Désormais, elle est bien concrète, pour le plaisir des lecteurs, des auteurs et du comité de lecture !” a rappelé Jacques Soulier secrétaire général de Lemouzi.

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• Si le contenant a changé, le contenu, quant à lui, entend rester fidèle  aux “exigences de qualité qu’avait voulus Robert Joudoux, à la barre de Lemouzi pendant plusieurs décennies. Au sommaire, figurent entre autres des études sur Le patrimoine bâti limousin (Maurice Robert), L’histoire de l’éducation à Beaulieu-sur-Dordogne (Frédéric Le Heche),  L’itinéraire de l’industriel de la porcelaine Charles Edward Haviland (Nathalie Valière),  Henri Queuille croqué par Pierre Dac dans L’Os à Moëlle (Jean-Michel Valade.

• UN ÉTAT DES LIEUX ET DES PROJETS

• La Société historique et régionaliste du Bas-Limousin a également dressé un état des lieux des objets donnés ou acquis par la SHRBL. Il a été aussi question de l’important  projet à réaliser  suite au legs d’un immense fonds fait  à l’association par Robert Joudoux. Paul Valière, président de la SHRBL parle “ d’une somme colossale, essentiellement composée de livres et de documents, mais aussi d’objets. C’est un trésor. L’idée, pour honorer ses vœux, serait désormais de pouvoir mettre ce fonds en valeur en créant un musée dans nos murs”. Il faudra auparavant terminer  l’inventaire afin de l’intégrer aux collections. Enfin, le plus gros du projet sera de trouver des financements.

Centre robert joudoux

Contacts. Centre Robert-Joudoux: ZAC de la Solane, rue des Fauvettes, 19000 Tulle. Courriel : lemouzi@orange.fr  – tél: 05.55.20.86.48.

 

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AU PROGRAMME DES COMMÉMORATIONS

NATIONALES DE  2018

Château_de_Bussy-Rabutin_016• Roger de Bussy-Rabutin, né au château d’Epiry (Saint-Emilland, Saône-et-Loire), le 13 avril 1618 , décédé à Autun (Saône-et-Loire), le 9 avril 1693. – Il fut admis à l’Académie française. Disgracié il rejoignit ses terres de Bourgogne en 1666 où il resta 16 ans. Avec sa chère cousine de Sévigné, ils « rabutinent » et se chamaillent avec esprit. Le roi finit par lui accorder une pension en 1691. Son Histoire amoureuse des Gaules – qui fit scandale – ses Mémoires et ses Lettres, son château au décor “d’une beauté singulière et qui ne voit point ailleurs” renvoient moins l’écho convenu d’un prestigieux Grand Siècle avec son ordre classique que, plus inattendue, l’image de son désordre, galant et libertin. Cette œuvre originale, vive et impertinente, mérite évidemment de poursuivre son chemin dans les mémoires (Texte de Daniel-Henri Vincent, président de l’Association bourguignonne des sociétés savantes)

05529379• Louis Charles Antoine Desaix, né à Ayat-sur-Sioule (Puy-de-Dôme), le 17 août 1768, décédé lors de la bataille de Marengo (Italie), le 14 juin 1800. – Il n’a que 8 ans lorsqu’il intègre l’école militaire d’Effiat. Son avancement à partir de 1792 est rapide. C’est sur le front de l’armée du Rhin qu’il réalise certains de ses plus brillants exploits. Nommé général de division, il s’illustre sous Pichegru. En 1798 avec Bonaparte  il embarque pour l’Égypte, où il gagne le surnom de « Sultan juste » après maints faits d’armes et une administration bienveillante des provinces dont il a la charge. Il regagne Toulon le 29 avril 1800. En Italie les Autrichiens ont repris l’offensive. Le 14 juin 1800 l’intervention de Desaix sur le champ de bataille de Marengo est décisive. Mais alors qu’il coordonne la poursuite de l’ennemi, une balle vient le frapper en plein cœur. Le chagrin du général Bonaparte est sincère et immense. Il reste de Desaix le souvenir d’un brave, mais aussi d’un homme qui savait regarder la nature, les hommes, goûter l’air de la mer, observer une mère allaitant son enfant. Desaix n’est pas seulement un grand soldat ; c’était aussi un excellent peintre des âmes (Texte de Vincent Haegele, archiviste paléographe).

 

◘ LES ARTS 

•  PEINTURE ET ARTS GRAPHIQUES

• QUOI DE NEUF AU MUSÉE

DE L’ILLUSTRATION JEUNESSE ?

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◘ UNE EXPOSITION DES ŒUVRES

DE BÉATRICE PONCELET

Du 26 janvier au 17 juin 2018, le Musée de l’illustration jeunesse (Mij) présente une exposition accompagnée d’un catalogue,  intitulée Vois…Lis, voilà !. Elle est  consacrée à l’auteure et illustratrice suisse Béatrice Poncelet. Née en 1944 à Neuchâtel, elle a étudié aux Arts décoratifs et elle a obtenu une bourse de la ville de Genève pour se former en gravure. Elle a ensuite travaillé  en Italie, à Londres et à Paris.

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• Entre 1968 et 1972, elle a  participé à de nombreuses expositions, avant de devenir professeur de dessin en Suisse. Entre 1973 et 1977, elle a été professeur de cinéma d’animation à l’Institut national de l’audiovisuel à Paris. À partir de la fin des années 1970, elle a  dirigé un atelier d’expression graphique pour enfants et adolescents en Seine et Marne. Béatrice Poncelet a obtenu de nombreuses récompenses pour ses ouvrages destinés à la jeunesse, dont plusieurs ont été publiés par Seuil Jeunesse. 

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© La Montagne (28 janvier 2018)

◘ DE NOUVELLES ŒUVRES DE GUY BILLOT

• Le 29 décembre, l’artiste franco-américain Guy Billout, est venu à Moulins pour remettre en main propre  une dizaine de ses œuvres acquises par le  MIJ. La journaliste Ariane Bouhours les présente ainsi : “ Les pastels dégradés de ses dessins font penser aux estampes japonaises. Il s’y ajoute, la plupart du temps, un trait d’ironie ».

b9d467b23ee4d3046b11c1d5f42718e8• Né en 1941 à Decize, où son père était journaliste à L’agriculture de la Nièvre,  il a décroché un diplôme de maquettiste à l’Écoles des Arts appliqués de Beaune. Il a ensuite fait ses débuts dans la publicité, à Paris, dans les années 1960. C’est en 1969 qu’il a fait le choix de s’installer définitivement aux Etats-Unis où il réside dans le Connecticut. L’artiste s’est fait un nom outre Atlantique en publiant, pendant un quart de siècle, ses œuvres dans le magazine littéraire The Atlantic Monthly où on lui a réservé une pleine page couleur, sans thème imposé.  C’est Milton Glaser, fondateur du studio de design Pushpin Graphic et directeur du New York Magazine qui lui a mis le pied à l’étrier en publiant ses premiers  dessins sur 5 pages.  Guy Billout  est aussi l’auteur de nombreux ouvrages pour la jeunesse publiés aux États-Unis et en France par les éditions du Seuil jeunesse et par Gallimard. Dans les années 1980, il a également donné quelques dessins au journal Le Monde. Pour l’artiste, un musée comme le MIJ est “crucial et rare car aux Etats-Unis, “l’illustration est encore perçue comme un art mineur. On ne veut pas de nos œuvres dans les département Fine Art dans les musées”. Et de préciser que le seul musée qui lui ait acheté une œuvre est le Getty Musée de Los Angeles.

téléchargement• En décembre 2017, le musée de l’illustration jeunesse (MIJ) a participé à des enchères organisées par le Muz, musée des œuvres des enfants. La collection s’est enrichie d’une dizaine de planches, parmi lesquelles des œuvres originales de Claude Ponti, Yvan Pommaux, Elsa Oriol, Pénélope Jossen, Frédérique Bertrand et Julia Spiers.

 

• COMMENTRY: À LA PLÉIADE …

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UNE EXPOSITION FABIENNE CINQUIN

2686_478_cinquinvisuelsiteville• À Commentry, du 4 janvier au 10 février 2018, La Pléiade a proposé une exposition intitulée Cabinet de curieuses. Une invitation à découvrir les œuvres originales de l’illustratrice Fabienne Cinquin qui utilise une technique mixte-collage. À l’origine de cette série, il y d’abord des gravures de mode découvertes au hasard d’un vieux lot de revues, Le petit écho de la mode, datant de la fin du XIXè siècle. Elle en a extrait des silhouettes de ces femmes corsetées jusqu’au cou, aux courbes étrangement accentuées. Elle les a découpées pour recomposer une image en dessinant par-dessus à l’encre de chine noire et rouge.

• Elle a ensuite composé des scènes étranges en leur greffant de “drôles” de costumes, qui s’inspirent aussi bien de Jérôme Bosch que de Jean-Jacques  Grandville.  Un travail des plus originaux qui fait références aux collages de Max Ernst ou de Jacques Prévert, autant  qu’aux Contes de Perrault ou à Alice au pays des merveilles et Pinocchio. Le tout dans un décor quelquefois végétal qui rappelle des scènes de théâtre.  

MONTLUÇON: UNE EXPOSITION DÉDIÉE

À LA MÉMOIRE DE “MADIBA”

Z mandela 24 heures de la vie de Nelson Mandela en 24 tableaux réalisés en trois ans…C’est la démarche qu’a suivie le peintre Patrice Chambrier en accrochant ses toiles aux cimaises de la galerie  de la Librairie des écoles, à Montluçon. À partir de la même photographie de Madiba, il a choisi des approches différentes, “comme si Mandela se retournait sur sa vie, à un instant T pour observer et analyser son parcours”. Les tableaux seront disponibles à la vente en 2020. Varois d’origine, Patrice Chambrier  a d’abord été tourneur d’art sur bois et céramiste pendant 15 ans, avant que sa vocation de peintre ne se révèle. Pour exposer ses œuvres, il dit préférer “les lieux originaux et plus intimistes”  et “fuir les grandes galeries d’art impersonnelles où personne n’ose rentrer”.

EN BREF…

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Profane (© M-P Benoit-Basset)

• L’exposition  Autour des contes  visible jusqu’au 4 février 2018, à la galerie du Centre culturel Valery-Larbaud à Vichy, présentait des tableaux de la peintre Marie-Paule Benoit-Basset.

► Le site de Marie-Paule Benoit-Basset

• Dans la revue Arts et métiers du livre (n° 323, novembre – décembre  2017, Jean-François Lefebvre, responsable des fonds patrimoniaux à la Médiathèque de Nevers, évoque  “ Paul Adrien Bouroux, un graveur sensible aux paysages”. Paul Adrien  Bouroux (1878-1967) descendait d’une vieilles famille morvandelle ayant des ramifications à Château-Chinon.

 

◘ MUSIQUES

 • OPÉRA DE VICHY 

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• DES PROJETS POUR MARTIN KUBICH…

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Martin Kubich

• Martin Kubich, né à Reims en 1983, a été nommé le 16 octobre 2017 à la direction de l’Opéra de Vichy. Il succède à Diane Polya-Zeitline qui a fait valoir ses droits à la retraite.  Chanteur lyrique (2004-2006),  titulaire d’un Diplôme universitaire Administration du spectacle vivant (Université de Paris-Ouest-Nanterre), il a été directeur du festival des Bouchures (Indre, 2005-2011) puis directeur délégué et artistique de la ferme de Villefavard et du festival du Haut Limousin (2011-2017).  Outre sa nouvelle fonction, il sera également responsable d’une nouvelle  Direction des services culturels incluant les activités du Centre culturel Valery-Larbaud et de sa salle d’exposition, ainsi que de la Médiathèque : “ L’idée de ce nouveau poste est d’apporter de la fluidité dans les services”, a précisé Charlotte Benoît, adjointe en charge de la culture.

programme-opera-de-vichy-hiver-2017-2018• Pour Martin Kubich, il s’agira de “créer de nouveaux liens entre les différentes structures, de les ouvrir aux habitants de l’agglomération en impulsant un brassage inédit des publics. Les salles doivent  accueillir plus de diversité dans leur programmation”, a-t-il déclaré à la revue départementale Reflets d’Allier (janvier-février 2018).Autre objectif affiché : “Donner à Vichy une forte identité culturelle”. Il est dores et déjà prévu d’organiser un festival d’été, du 14 juillet au 15 août, autour d’événements lyriques, symphoniques et chorégraphiques. Avec “au moins un événement par jour, en communiquant pour que cela se sache  dans l’Allier et ailleurs”, Martin Kubich compte “apporter beaucoup de couleurs artistiques aux traditionnelles manifestations pour faire de Vichy “The place to be”, selon son expression. Quant aux moyens financiers, ils s’élèvent globalement à 4 M€. C’est la somme que la ville consacre à la culture ce qui englobe l’Opéra, le Centre culturel Valery-Larbaud, l’orchestre d’harmonie de Vichy et la société musicale.

… ET UN BILAN POUR DIANE POLYA-ZEITLINE

• La Montagne, tout en présentant le nouveau directeur de l’Opéra, est revenue sur le parcours et le bilan de Diane Polya-Zeitline, qui a été aux commandes pendant 27 ans.

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Diane Polya-Zeitline (© Opéra de Vichy)

• C’est le 8 janvier 1990 qu’elle a quitté Paris pour Vichy, afin de bâtir sa toute première  saison d’été. Pour l’épauler, elle a pu alors compter sur l’actrice Mila Parély (1917-2012), ex-fiancée de Jean Marais, chargée des relations publiques de la Compagnie Fermière qui avait encore  la main sur l’Opéra. S’y ajoutaient un régisseur, Thierry Piessat, un concierge et une secrétaire à mi-temps. Le 22 avril 1990, elle a pu lancer sa première saison estivale avec des concerts, du théâtre (la pièce Cocteau-Marais, avec Jean Marais en personne) et un opéra (Le barbier de Séville). Les débuts n’ont pas été faciles, la pièce Cocteau-Marais n’ayant attiré qu’une centaine de spectateurs, dans une salle prévue pour 1 200 : “Ce fut très dur pendant sept ans. Parfois j’ai bouffé mon oreiller pendant la nuit. Mais j’avais eu le coup de foudre pour cette salle. J’ai monté mon équipe, recherché des financements », confie-t-elle.  Au fil des saisons, le succès est arrivé et elle a su apporter une réelle notoriété à l’Opéra, “devenant ainsi l’ambassadrice de la ville dans l’univers artistique”.

 

◘ THÉÂTRE

• JACQUES LASSALLE (1936-2018)

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OU “LA PASSION DU THÉÂTRE

• Le metteur en scène Jacques Lassalle, né à Clermont-Ferrand en 1936, est décédé à Paris, le 2 janvier 2018. Élève de Fernand Ledoux au Conservatoire, il avait créé et dirigé  le Studio théâtre de Vitry (Val de Marne) de 1964 à 1982, avant de prendre la direction du prestigieux Théâtre national de Strasbourg (1983-1990).  Sa carrière de metteur en scène l’avait conduit à diriger  Tartuffe, avec Gérard Depardieu (1983) ou Médée, au festival d’Avignon, en 2000, avec Isabelle Huppert. De 1990 à 1993, suite au décès brutal d’Antoine Vitez il avait été appelé au poste  d’administrateur général de la Comédie française. Une expérience dont-il n’avait pas gardé que de bons souvenirs.

•  Alors qu’il souhaitait ouvrir ce lieu prestigieux à des réalisateurs étrangers comme l’Égyptien Youssef Chahine, en l’invitant à signer la mise en scène de Caligula,  il avait dû faire face “à un mauvais vent aux relents xénophobes, mettant à mal les choix de l’administrateur général qui, par ailleurs, a eu très vite maille à partir avec une partie de la troupe opposée à son arrivée”, écrit Brigitte  Salino dans Le Monde (4 janvier 2018) . Elle ajoute que “la politique d’ouverture de jacques Lassalle qui portait aussi sur le renouvellement de la troupe et du répertoire lui a valu une violente cabale que son caractère  ne lui permettait pas d’affronter. En août 1993, il a été évincé de son poste en n’obtenant pas un second mandat”. Enchaînant  succès et ratage à Avignon, dont celui d’Andromaque de Racine en 1994, il avait alors songé à renoncer au théâtre.Il avait toutefois pu renouer avec la Comédie française en 2008 pour Figaro divorce d’Odon von Horvath et l’École des femmes de Molière. Au printemps 2017, il devait monter La cruche cassée de Von Kleist au théâtre du vieux Colombier. Un projet auquel il avait dû renoncer, épuisé par le chagrin qu’avait provoqué la disparition de son épouse en 2016.

• SOUVENIRS D’UNE ENFANCE CLERMONTOISE

• La Montagne (4 janvier) a évoqué quelques-uns des souvenirs de l’enfance clermontoise de Jacques Lassalle. Il les  avait confiés au journal, en 1990,  lors d’un  passage dans la capitale auvergnate…à la manière du Je me souviens  de Georges Pérec : « Je me souviens de ce premier automne 1946 qui marqua mon entrée en 6ème au collège Massillon….Je me souviens de la cueillette des cerises à Beaumont…De la fabrique de pâtes de fruits, rue Rabanesse…Et cette odeur de confiture à laquelle répondait le parfum lourd de chocolat de la Marquise de Sévigné.  Je me souviens du bassin du jardin des plantes vidé de son eau et de l’énorme tas de boue dans lequel j’avais irrésistiblement sauté …Les matchs de l’ASM que j’allais voir avec mon père”.

• Le dramaturge avait aussi conservé des  souvenirs du temps de l’Occupation, avec l’image de la foule applaudissant le maréchal Pétain, place de Jaude,  et sans doute la même foule  ovationnant le général de Gaulle, au même endroit, deux ans plus tard. Ce paradoxe  l’avait poussé en 1989 à monter la pièce Villa Luco de Jean-Marie Besset, dans laquelle il fait se rencontrer De Gaulle avec Pétain, alors détenu à l’île d’Yeu.  Une pièce qui avait fait scandale et qui lui avait valu une plainte de la famille de Gaulle.  Jacques Lassalle était un ami proche d’Olivier Perrier, ancien directeur de Centre dramatique national de région Les Fédérés à Montluçon et animateur du festival d’Hérisson. Avec ce dernier, il disait partager   “la détestation du théâtre institutionnalisé et de son arrogance niaise”.

◘ FOLKLORE ET TRADITIONS

• CULTURES DU MONDE S’INTERROGE

CULTURE DU MONDE FESTIVAL Gannat 2017

SUR SON AVENIR ET SUR CELUI DE SON  FESTIVAL

• L’association Cultures du monde à Gannat, organisatrice du festival international éponyme, doit faire face à d’importantes difficultés financières, avec un déficit cumulé estimé à 200 000 €. Après la disparition brutale,  le 29 juillet dernier et en plein festival de Jean Roche, fondateur et directeur artistique, les membres de l’association ont dû envisager des solutions d’urgence  pour stabiliser les finances. Il s’agit d’abord de  permettre  de régler les fournisseurs avant fin 2018 pour pouvoir “repartir sur de bonnes bases”. Il a été décidé de licencier trois salariés sur les cinq de l’association, dont Emmanuel Fosse, directeur de Cultures du monde.

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Jean Roche, disparu le 27 juillet 2017

• Autre décision douloureuse votée : la mise en vente de  la Maison du folklore, une ancienne malterie de 1 800 m2, que l’association occupe à Gannat  depuis 1983. La vente avait déjà été évoquée en 2013, après le 40ème  Festival qui avait creusé les finances de l’association, qui affichait un déficit de 150 000 €. Mais, Jean Roche était parvenu à ce que la vente ne se fasse pas : “Cette maison fait partie de notre histoire, c’est notre lieu de vie”, avait-il alors déclaré. Ce faisant, il espérait que les collectivités se portent acquéreurs, un projet qualifié d’irréalisable par les élus. Ces bâtiments sont devenus aujourd’hui bien  trop vastes et trop coûteux, compte tenu du recentrage nécessaire des activités sur l’organisation du 45ème festival qui doit se dérouler du 20 au 29 juillet 2018. Les tournées des groupes folkloriques, en France ou à l’étranger, ainsi que les différentes actions autour du patrimoine immatériel seront donc abandonnées.

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La maison du Folklore mise en vente

• La durée du festival sera maintenue à dix jours, mais face à l’érosion du public enregistrée depuis quatre ans, les soirs de la semaine, les temps forts demeureront les spectacles des  deux week-ends et du  mercredi soir. Il s’agit aussi de développer des actions en faveur d’un public plus jeune : “ Le public des fidèles vieillit, les jeunes viennent pour l’ambiance à la guinguette, au village du monde mais ne vont pas sous le chapiteau. Il nous faut trouver une offre attractive en semaine”.

• Véronique Pouzadoux,  maire de la ville de Gannat qui accompagne l’association, a confirmé son attachement au festival. Un élu référent  a été chargé de discuter avec l’association des orientations, de l’aide financière et logistique. Pour l’élue, “le festival a un ancrage de 44 ans il est médiatique, reconnu nationalement et internationalement. Il génère une économie et du tourisme. Il est important en terme d’animation pour une population d’accéder au spectacle vivant. La 45ème  édition correspond à un virage et le festival doit s’inscrire dans un projet de territoire”.

 

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