EXPOSITION: “RETOUR AUX CHAMPS”… À DÉCOUVRIR À L’HISTORIAL DU PAYSAN SOLDAT

 MISE À JOUR: 17 AVRIL 2018

contact: allier-infos@sfr.fr

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L’Historial du paysan soldat (03140 Fleuriel)  labellisé Mission Centenaire, continue de mettre en lumière l’implication du monde rural pendant la Grande Guerre. En conjuguant histoire nationale et histoire locale, vie à l’arrière et vie au front, le musée propose chaque année une exposition temporaire dont l’approche se veut toujours originale et innovante. En 2017, l’exposition “Vive le pinard ! Produire et boire du vin pendant la Grande Guerre” a ainsi obtenu un vif succès auprès du grand public et du monde scientifique. Elle a permis aux 4 600 visiteurs  de réaliser l’importance qu’ont pu avoir le vin et l’alcool dans le conflit.

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• UN SIÈCLE APRÈS LE “RETOUR AUX CHAMPS

• En 2018, année du centenaire de la fin du conflit, l’historial a choisi de se pencher sur un aspect encore peu exploré: la difficile remise en culture des champs de bataille. Intitulée “Retour aux champs. Remettre en culture les champs de bataille de la Grande Guerre”, elle est visible durant 18 mois, d’abord du 14 avril au 14 octobre 2018, avant de se prolonger en 2019.  Thème central: les difficultés des agriculteurs pour reprendre leurs activités après le conflit, sur des territoires dévastés par les combats et dont le travail de nettoyage va nécessiter plusieurs décennies. L’exposition, après avoir  abordé tous les aspects de la reconstitution agricole,  s’intéresse également au  présent, avec les  traces encore visibles ou masquées  du conflit, sur des terres toujours marquées par ces stigmates. C’est aussi l’occasion de traiter un autre sujet  moins connu: bien que l’Auvergne ait été éloignée des champs de batailles, elle n’en a pas moins été  concernée par certains de ces aspects, notamment par la destruction des munitions qui a pu être réalisée sur  son territoire.

 • TROIS MILLIONS D’ HECTARES DÉVASTÉS

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L’Yser en 1917

• Pendant plus de quatre ans, les soldats se sont battus sur une même zone géographique où plus d’un milliard d’obus ont été  tirés et où des millions d’êtres humains, soldats mais aussi civils,  ont trouvé la mort. À la fin de la guerre, trois millions d’hectares de terre sont touchés et se retrouvent le plus souvent impropres à la culture. Une fois le conflit terminé, la population va donc devoir tenter de se réapproprier ces terres dont la plupart étaient vouées à l’agriculture avant 1914 et qui,  pour certaines sont  totalement meurtries, une fois la paix retrouvée.

• LA CRÉATION PAR L’ÉTAT

D’UNE “ZONE ROUGE” NON CULTIVABLE

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• Si certaines des terres situées dans les zones de combat ont pu être restituées rapidement aux agriculteurs, d’autres vont poser de sérieux problèmes : les secteurs les plus exposés aux attaques et aux contre attaques qui s’y sont succédé, recèlent des dizaines de milliers de cadavres et des quantités énormes de munitions non explosées. Considérant qu’une remise en culture excéderait la valeur des terrains, l’État décide alors de racheter cette « zone rouge » pour la neutraliser. Dans le département de la Meuse, elle s’étend sur 19 571 hectares, répartis sur 46 communes, dans lesquelles un grand nombre d’habitants se retrouvent contraints de quitter le territoire.

• UNE LONGUE ET DIFFICILE

RECONSTITUTION DES TERRES

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Des milliers de tonnes d’obus exhumés et neutralisés

• Un travail de reconstitution des terres est mis en œuvre. Si certaines peuvent retrouver  leur fonction agricole, d’autres deviennent des lieux de mémoire ou des espaces bientôt recouverts par les forêts. Les travaux immenses à réaliser, se révèlent  coûteux pour les paysans qui doivent tout reconstruire. Pour surmonter ces difficultés de tous ordres, de nombreux dispositifs sont mis en place, afin d’aider la population rurale : aux  indemnités de reconstruction et aux  prêts de matériels, vient s’ajouter  l’utilisation de la main d’oeuvre que constituent provisoirement les  prisonniers de guerre. Malgré ce déploiement de moyens, il faudra pourtant attendre les années 1930 pour que les régions dévastées par la guerre puissent commencer à se relever.

• UNE TÂCHE ENCORE INACHEVÉE,

UN SIÈCLE PLUS TARD

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Des stigmates toujours visibles, un siècle plus tard

• 100 ans après, ce travail de reconstitution n’est toujours pas achevé et les conséquences de la Grande Guerre se font de plus en plus sentir sur l’environnement. De nombreuses munitions sont encore exhumées quotidiennement sur les terrains agricoles. Fragilisées par le temps, elles causent accidents et pollution des sols. Les scientifiques s’inquiètent de cet “héritage toxique”, enfoui ou détruit hâtivement dans les années 1920. De quoi propager aujourd’hui encore métaux lourds, arsenic, perchlorate et autres composants particulièrement  polluants, dans les sols et les nappes phréatiques. Le travail de déminage, lui non plus  n’est toujours pas terminé et la Grande Guerre, malgré le siècle qui nous en sépare,  n’a toujours pas fini de laisser des traces…

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La région de Verdun, aujourd’hui

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• UNE PROGRAMMATION RICHE ET VARIÉE

AUTOUR DE L’EXPOSITION

Présentée dans un premier temps,  du 14 avril  au 14 octobre 2018, l’exposition  sera accompagnée d’une programmation riche et variée, avec des projections, des rencontres, des débats et bien d’autres manifestations. Gage de son sérieux, l’historial a fait appel pour sa réalisation à Daniel Hubé, comme conseiller scientifique. Il est Ingénieur environnementaliste au sein du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), établissement public de référence qui gère les ressources et les risques du sol et du sous-sol. Daniel Hubé est aussi  l’auteur de « Sur les traces d’un secret enfoui. Enquête sur l’héritage toxique de la Grande Guerre » publié par les éditions Michalon.

• Pour Véronique Pouzadoux,  présidente de  la Communauté de communes Saint-Pourçain-Sioule-Limagne, “l’Historial est une belle réussite territoriale et un apport pédagogique et culturel certain”. Il s’agit désormais, après la labellisation Mission centenaire d’être reconnu comme site mémoriel.  Selon la même élue qui le considère comme un “service public”,  l’Historial nécessite 300 000 € par an pour son fonctionnement et chaque exposition temporaire coûte en moyenne 45 000 €.

• UNE SECONDE EXPOSITION TEMPORAIRE :

IL Y A CENT ANS : 1918, L’ANNÉE DE LA VICTOIRE

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La grande offensive allemande du printemps 1918

• Cette seconde exposition, visible du 14 avril au 14 octobre 2018, a été  réalisée par l’association du Mémorial du Corgenay. Elle  aborde deux grands thèmes de la fin de la Première Guerre Mondiale. Le premier est consacré aux événements militaires de l’année 1918 jusqu’à l’armistice, dont la grande offensive allemande du printemps, la deuxième bataille de la Marne, la reconquête des régions occupées. À partir d’octobre 2018, un espace sera consacré à la journée du 11 novembre 1918 et à la signature de l’armistice.

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• Le second volet traite du service de santé pendant la Grande Guerre. Les étapes successives de la prise en charge du soldat, depuis sa blessure ou sa maladie jusqu’à sa convalescence, sont évoquées rappelant les progrès médicaux réalisés pendant le conflit, notamment la radiographie, l’anesthésiologie et la chirurgie réparatrice

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Informations et contact 

 Historial du paysan soldat, 1 route du Vallon, 03140 Fleuriel

Tél : 04.70.90.22.45   mail : accueil.historialfleuriel@orange.fr

SAVOIR PLUS…

LE DÉMINAGE DES CHAMPS DE BATAILLE…

UN SIÈCLE APRÈS LES COMBATS

RETOUR AUX CHAMPS

 

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