L’ACTUALITÉ DES AUTEURS, DES ÉDITEURS, DES PRIX LITTÉRAIRES ET DES MÉDIAS: N° 12 (MARS – AVRIL 2018)

MISE À  JOUR: 25 AVRIL  2018

Cette rubrique qui couvre la période de mars – avril 2018, fera l’objet de mises à jour régulières jusqu’au 30 avril. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement…et/ou à nous faire part de vos informations.

contacts: allier-infos@sfr.fr.

 

DU CÔTÉ DES AUTEURS

 

• 250 LETTRES DE MARIE GUILLAUMIN

À SON ÉPOUX ÉMILE MISES EN VENTE

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Émile et Marie Guillaumin

• Mobilisé sur le front durant toute la Première Guerre mondiale, Emile Guillaumin  a échangé de nombreuses lettres avec   sa femme Marie Guillaumin.  Les lettres de l’écrivain adressées à son épouse durant  ces  quatre années tragiques  sont connues : elles ont fait l’objet d’une publication en 2014, avec l’étude de l’historienne et universitaire  Nadine Josette ChalineEmile Guillaumin, paysan écrivain bourbonnais, soldat de la Grande Guerre (éd. Bleu Autour). Par contre, les lettres envoyées par Marie à Émile Guillaumin étaient, jusqu’à présent, restées confidentielles. Les descendants de l’écrivain ont décidé d’en mettre en vente un lot de 250, couvrant la période 1917-1918 et c’est le libraire moulinois Jean-Luc Devaux spécialisé dans les livres anciens qui en a été chargé : « Il y a quelques mois, la petite-fille d’Emile Guillaumin m’a vendu ces lettres qui, je pense, pourraient intéresser pas mal de monde. Au-delà des liens solides et émouvants qu’ils montrent entre Marie et Emile Guillaumin, ces courriers représentent un témoignage formidable sur la façon dont on vivait à l’arrière, loin de la guerre », a-t-il expliqué au journaliste Antoine Delacou.

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La ferme d’Ygrande, devenue musée

• Comme dans la plupart des fermes bourbonnaises, Marie Guillaumin a d’abord dû suppléer à l’absence  de son mari, parti dès les premières semaines, en s’occupant de tout, au quotidien,  à Ygrande : “Dans ses lettres, elle retrace avec beaucoup de détails sa vie de tous les jours, elle parle de tout, y compris de la météo, explique Jean-Luc Devaux. Et la situation est parfois difficile pour elle, semble t-il. À un moment, elle dit qu’elle recherche de la main-d’œuvre et qu’elle peine à en trouver. Tous les hommes jeunes et valides sont à la guerre, il ne reste que les plus vieux”.

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Quelques-unes des lettres mises en vente

• Dans ses missives  qui témoignent “d’une plume sensible et alerte”, écrites sur des feuillets de petits formats, elle détaille de manière attachante l’existence des habitants de son village. Avec une orthographe et une grammaire irréprochables, elle consigne de multiples informations sur la vie de l’époque. 1107Si le ton est enjoué, elle n’en reste pas moins inquiète du sort de son mari, et elle n’est pas dupe de l’image rassurante que cherchent à donner de la guerre les journaux et la propagande officielle. Bien que le “sage d’Ygrande”, compte tenu de son âge, n’ait pas été le plus exposé des soldats, ses fonctions de guetteur ou de vaguemestre ne le mettaient pas pour autant totalement à l’abri de tout danger. D’où le soulagement exprimée par Marie Guillaumin, deux jours après la signature de l’armistice, lorsqu’elle décrit la liesse  qui s’empare du village avec “une troupe de jeunes gens et jeunes fillettes, avec tous les enfants du bourg manifestant, chantant La Marseillaise, munis de clairons et de tambours”. Il lui faudra encore attendre la démobilisation de son mari pour qu’il puisse renouer, le 1er janvier 1919, avec le bocage bourbonnais. Pour Antoine Delacou,  “les lettres de sa femme éclairent l’écrivain talentueux et le militant syndical infatigable d’une lumière nouvelle, en lui donnant le visage d’un mari aimant que Marie Guillaumin appelait tendrement, dans chacun de ses messages, “Mon Chéri ”. Quant au prix de vente du lot de lettres, il devrait tourner autour de 1 000 €, selon le libraire expert.

 

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• Après l’automne et ses grands prix littéraires (Goncourt, Renaudot, Fémina…et autres), le printemps est  marqué par une floraison de nouveaux prix, sans doute moins médiatisés, mais tout aussi importants pour les heureux élus. Vu du Bourbonnais en a repéré une demi-douzaine. Quant au prix René Fallet, pour lequel une pré-sélection a été établie par le jury, il faudra attendre juin pour en connaître le ou la  lauréate.

• LE PRIX DE L’ ACADÉMIE DU VERNET,

DÉCERNÉ À VÉRONIQUE DE BURE

• Le prix 2018 de l’Académie du Vernet, qui vise à récompenser  “une personnalité artistique ou littéraire ayant un lien avec le Bourbonnais”, a été décerné à la Vichyssoise Véronique de Bure pour son 5ème roman Un clafoutis aux tomates cerises, publié en 2017 par les éditions Flammarion. Au soir de sa vie, Jeanne, son héroïne nonagénaire, cultive le jardin de sa vieillesse avec humour tout en portant un regard sagace sur le présent. À Bert, près de Lapalisse, où elle s’est retirée, elle décide de rédiger son journal, entre  légèreté de ton pour décrire le quotidien et réflexions sur la vie, la mort, la vieillesse, la notion de temps : “Jeanne affirme sa liberté au crépuscule de sa vie, elle ne s’embarrasse plus du “qu’en dira-t-on ?”. Ce personnage attachant est une ex-parisienne qui a quitté la capitale depuis soixante ans pour vivre dans le Bourbonnais avec René son mari. Devenue veuve, elle se voue à ses passions comme jouer au bridge ou cuisiner pour ses amies”, écrit la journaliste Fabienne Faurie.

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• Finalement, Jeanne ressemble à une  “Bridget Jones de 90 ans”, ce que Véronique de Bure ne nie pas : “Je portais cette idée depuis longtemps. J’avais adoré le journal de Bridget Jones, je m’étais bien identifiée à elle, confie l’auteure. En voyant ma mère et ses amies très actives, j’ai eu envie d’écrire mais je ne voulais pas que ce soit un témoignage, ni un historique. D’où l’idée de ce journal. Le personnage de Jeanne est constitué de ma mère et de trois de ses amies. Elle vit à la campagne. Donc, il y a une base réelle, ensuite je mets tout cela en musique.  À 90 ans, quand il y a des chagrins, on n’a pas envie de s’y attarder. Jeanne leur préfère les petites joies du présent. C’est peut-être l’une des recettes du bien vieillir. Mon personnage a un regard apaisé par rapport au passage du temps et à la mort.”

 

• JEAN ROLIN  PRIX ALEXANDRE VIALATTE

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POUR LE TRAQUET KURDE

• Après Éric Vuillard, lauréat du prix Alexandre Vialatte 2017 pour 14 juillet, (éd. Actes sud), c’est Jean Rolin qui a été couronné par le jury, le 5 avril, pour Le Traquet kurde, un roman publié par les éditions P.O.L. (176 p, 15 €), ainsi que pour l’ensemble de son œuvre.  La remise du prix  s’est déroulée le même jour  à Paris, dans les locaux de la Fondation Varenne puis, le lendemain, à Clermont-Ferrand, à l’Hôtel littéraire Alexandre-Vialatte.

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• Le point de départ du roman de Jean Rolin se situe en Auvergne. En 2015, un ornithologue du Puy-de-Dôme tente de comprendre comment le traquet kurde, une espèce jamais vue en France, est arrivé dans sa région. Il se lance sur les traces de l’oiseau et se rend dans les montagnes du nord de l’Irak. Le critique Olivier Mony a mis  en avant « l’humour très pince-sans-rire » ainsi que « l’érudition naturelle » de Jean Rolin qui « se régale de ces drôles d’oiseaux-là ».

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La remise du prix, le 5  avrilLa Montagne)

• Jean Rolin, dit se sentir proche de Vialatte : “C’est un auteur qui m’a été très familier, a-t-il confié au journaliste Jean-Marc Laurent. J’ai lu avec délectation les chroniques qu’il publiait dans La Montagne, mais aussi ses romans comme Les fruits du Congo. J’adore ses chroniques”. Il se veut aussi un  adepte “de l’humour froid de Vialatte, qui est plus britannique que français. C’est le ton de Vialatte qui est drôle. Mon humour est certainement plus proche de Vialatte que de San Antonio”.

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Alexandre Vialatte

• Fin mars, dans une ultime sélection, le jury avait retenu trois autres tires : Le bon cœur, de Michel Bernard (éd. La Table ronde), Le figurant, de Didier Blonde (éd. Gallimard) et Massif central, de Christian Oster (éd. L’olivier).  Rappelons que ce prix, crée en 1991, puis relancé en 2011 par le groupe de presse La Montagne Centre France, est doté de 6.105 €, soit l’équivalent de  la somme de la longueur du fleuve Congo (4.640 kilomètres) et de la hauteur du puy de Dôme (1.465 mètres).  Le jury est composé de Jean Brousse, Laurence Cossé, Emmanuel Hoog, Philibert Humm, Eric Neuhoff, Elisabeth Philippe et de Pierre Vialatte, fils de l’écrivain.

 

• SERGE CAMAILLE PRIX ARVERNE

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POUR SON ENFANT DU CARLADÈS,

AVT_Serge-Camaille_5882• Le jury du Prix Arverne, présidé  Raymond Trebuchon,  a attribué le prix 2018 à Serge Camaille pour son roman L’enfant du Carladès, publié par les  éditions De Borée. Serge Camaille, dont c’est le 12ème livre, est né à Paris mais, après être “tombé sous le charme de l’Auvergne”,  il  a élu domicile à Clermont-Ferrand. Le jury a apprécié ce roman qui fait preuve d’originalité avec son procédé littéraire et son histoire à rebondissements, qui tient en haleine le lecteur. C’est toute une vie qui défile, des années 30 à notre époque, avec douleur et passion, dans le but de transmettre les valeurs de sagesse à la nouvelle génération. Quatre autres écrivains étaient en lice: Denis Tillinac avec  Caractériel, qui raconte son enfance de chenapan,  en quête de liberté et ne se sentant heureux que dans la campagne corrézienne ; Pierre Geneste avec L’enfant qui arpentait ses rêves sur des patins de soie ;   Pascale et Pierre Moulier avec leurs Portraits de Cantaliens oubliés et méconnus et, enfin, Marie de Palet avec son roman Le valet de pique.

 

• PRIX RENÉ FALLET 

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SIX ROMANS RETENUS PAR LE JURY

• Sur une quarantaine de romans reçus, le jury du prix René Fallet qui sera officiellement attribué en juin, lors des Journées littéraires à Jaligny-sur-Besbre, en a  présélectionné 6. téléchargement (1) Il s’agit de La tresse de Laetitia Colombani (éd. Grasset), Encore vivant de Pierre Souchon (éd. le Rouergue),  Comme une grande d’Élisa Fourniret  (éd. Mauconduit), La place forte de Quentin Lafay (éd. Gallimard), Les peaux rouges d’Emmanuel Brault (éd. Grasset) et Les rapatriés de Néhémy Pierre-Dahomey (éd. Le Seuil). En présentant les ouvrages, Monique Pailler, Françoise Porte et Agathe Fallet ont insisté sur la variété des romans, avant qu’Agathe Fallet ne termine la réunion par une causerie sur le football, vu par les écrivains. Des propos qu’elle a émaillés de citations  humoristiques extraites du livre de Jacques Perret, Articles de sport.

 

• LE PRIX ESPRIT BD ATTRIBUÉ À NICOLAS PRESL

LEVANT• Depuis 2007,  le prix attribué par la librairie  « Esprit BD« , rue Saint-Esprit à Clermont-Ferrand, a récompensé 11 auteurs  de BD. Cette année le choix du jury s’est porté sur Nicolas Presl, professeur des écoles à Oman, dans la péninsule arabique, pour son album Levants (Genève, éd. Atrabile, 2017). Le prix est accompagné d’un chèque de 1 000 €.

• À propos de ce livre, on peut lire sur le site Esprit BD:Jeu sur les couleurs, la mise en page et l’imbrication des récits, toujours sans mot écrire et avec un graphisme si particulièrement alléchant et prenant. Nicolas Presl signe ici, avec un récit empreint de Moyen-Orient, tout comme son précédent livre « Orientalisme », une histoire tout à la fois tragique, ordinaire et optimiste. Avec la rencontre fortuite d’un homme et d’une femme, on suit le cheminement chaotique de leurs péripéties fait de violence et d’endoctrinement, mais aussi d’espoir et de générosité où l’argent, le commerce, les rencontres et l’exil sont autant de ramifications qui jalonnent cette histoire. Une fiction? Une chronique? Une fable? Un peu de tout cela dans un ruissellement de thèmes abordés, car oui, plusieurs lectures seront certainement nécessaires tant les chemins empruntés par la narration tout en images ne se laissent pas facilement apprivoiser.  Un livre d’une grande richesse”.

• MICHEL BERNARD PRIX MICHEL-DARD

POUR LE BON CŒUR

• Michel Bernard s’est vu attribuer  le Prix Michel-Dard 2018 pour son roman Le bon cœur (éd. la Table ronde, 2018, 233 p., 20 €). Né en 1958, le récipiendaire est coureur cycliste amateur et haut fonctionnaire. Il a reçu son prix le 11 avril à la Maison des Polytechniciens, à Paris.Le Bon Cœur avait déjà reçu, en mars, le Prix Littéraire 2018 de France Télévisions, dans la catégorie roman.

I23560• Ce prix biennal décerné par la  Fondation Michel Dard vise à récompenser des auteurs littéraires pour lesquels l’écriture représente un deuxième parcours de vie, à l’image du baron Michel Dard (1903-1979). Après une carrière de fonctionnaire international, il publia  à 63 ans son premier roman, Mélusine. Un coup d’essai qui devait le conduire à choisir de se consacrer pleinement à cette vocation littéraire, point de départ d’une œuvre féconde, saluée par plusieurs prix, dont le prix Fémina (1973). Conformément à ses volontés, la Fondation Michel Dard fut créée par sa famille en 1981 sous l’égide de la Fondation de France.

• Elle  encourage depuis 1983 une seconde vocation en littérature ou, à défaut, une œuvre de maturité d’un auteur répondant à la notion d’amateur telle que l’avait définie Valery Larbaud.  Aujourd’hui doté d’un montant de 15 245 euros, le Prix Michel Dard est décerné, tous les deux ans, par le Jury du Prix Valery-Larbaud, présidé par l’écrivain Jean-Marie Laclavetine, et  dont Michel Dard fut le premier lauréat. Priorité est donc  donnée aux auteurs dont la première œuvre – roman, poésie, essai, théâtre, nouvelle – est publiée tardivement. Mais le Prix peut également récompenser l’œuvre de maturité d’un auteur qui a déjà publié, « pourvu qu’il réponde à la notion d’amateur telle que l’a conçue Valéry Larbaud ».

 • LA ROMANCIÈRE AXL CENDRES

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LAURÉATE DU PRIX DES INCORRIGIBLES

• Le Prix des Incorrigibles 2018 a été décerné à la romancière   Axl Cendres pour son roman Dysfonctionnelle (éd. Sarbacane, 306 p, 15,560 €), publié à l’automne 2015. Au mois d’octobre 2017, le jury qui  est composé de 70  jeunes de l’agglomération vichyssoise, âgés de 15 à 25 ans, avait retenu 8  romans.

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• Les collégiens, lycéens, étudiants ou jeunes adultes constituant les Incorrigibles ont finalement été séduits par le personnage principal,  Fidèle, alias Fifi. C’est  une adolescente qui témoigne de la vie de sa famille totalement dysfonctionnelle. Selon La Montagne, “Cette ode à l’amour, à la différence et la joie a su émouvoir les Incorrigibles”. Lors de l’annonce du nom du lauréat, au Lycée Valery-Larbaud, des membres du jury ont lu des extraits de  Dysfonctionnelle. Le film réalisé sur la genèse du prix par deux étudiants en 2ème  année de DUT métiers du multimédia et internet, a été également projeté.

bm_CVT_Dysfonctionnelle_4159 Présentation du roman par l’éditeur : “Papa enchaîne les allers-retours en prison, Maman à l’asile. Mais malgré le quotidien difficile, Fidèle vit des moments de joie, entourée de ses six frères et sœurs aux prénoms panachés : Alyson, JR, Dalida, Jésus… Cette tribu un peu foldingue demeure “ Au Bout Du Monde”, le bar à tocards que tient le père dans Belleville. A l’adolescence, la découverte de son intelligence précoce mène Fidèle à “l’autre” bout du monde : un lycée des beaux quartiers où les élèves regardent de haut son perfecto, ses manières de chat de gouttière. Mais c’est aussi là que l’attend l’amour, le vrai, celui qui transforme… Celui qui sauve”…

 

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• MAHIR GUVEN, PRIX RÉGINE DESFORGES

Grand-frere• Forte de plus de 30 ans d’existence, la manifestation  Lire à Limoges  est désormais solidement ancrée dans le paysage culturel régional et national. Elle est même classée  parmi les 5 plus importantes  manifestations littéraires hexagonales,  par le magazine Livre Hebdo. Cette Fête du livre, à caractère généraliste, met chaque année à l’honneur l’actualité littéraire et elle propose des temps forts axés sur des rencontres avec des auteurs, des spectacles, des expositions et  des animations dédiées à la jeunesse.

• C’est aussi depuis 2016 l’occasion de remettre le prix Régine Desforges destiné à récompenser l’auteur d’un premier roman francophone. C’est Mahir Guven qui a été couronné pour son roman Grand Frère  (éd. Philippe Rey). Mahir Guven y raconte l’histoire poignante d’une famille franco-syrienne : l’embrigadement, les combats, le retour impossible en France…Et nous plonge au cœur d’une fratrie qui se déchire, autour d’un grand frère chauffeur de VTC, et d’un petit frère parti par idéalisme en Syrie…

• MAISON ÉCOLE DU GRAND MEAULNES 

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UN AVENIR ENCORE INCERTAIN

• La maison école du Grand Meaulnes, à Épineuil-le-Fleuriel rouvrira bien  mais son avenir n’est pas pour autant assuré.  Lors de l’assemblée générale  de l’association gestionnaire, Patricia Berby a succédé à David Depardieu, président démissionnaire. Selon la nouvelle présidente qui y organise des visites depuis 1994, “Sans ce lieu, Épineuil serait mort. C’est un monument du patrimoine littéraire français. Arrêter ce musée, c’est condamner aussi cette œuvre mythique à l’oubli ”.  La cagnotte ouverte sur le site Leetchi.com et les dons reçus par ailleurs ont permis de réunir 6 775 €. De quoi boucler le budget 2018 à hauteur de 62 000 € et relancer une nouvelle saison, malgré le déficit de  11 650 € affiché en 2017.

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• Il faudra toutefois “mettre en œuvre une réorganisation pour pérenniser le site”, ce qui passe notamment  par des “visites sur tablettes numériques, avec des parcours interactifs, des quizz et chasses aux trésors pour les enfants”. Il est aussi question de vitrines holographiques pour lesquelles des subventions européennes pourraient être sollicitées, via le programme Leader. Outre une exposition des illustrations de Dominique Farigoux qui rend hommage à Alain-Fournier, une animation est prévue pour le 19 mai, dans le cadre de la Nuit des musées. Elle placera le public au milieu de figurants en tenues des années 1914-1918. Ensuite, du 30 juin au 30 août, une exposition sur La vie à Épineuil pendant la grande guerre” sera visible.

 

• LE GRAND DÉBAT À VICHY  :

UNE 8ème ÉDITION AUSSI  RICHE QUE VARIÉE

grand debat 2018• La 8ème  édition du Grand débat au Palais des congrès de Vichy, les 9 et 10 mars, a accueilli 5 invités. Comme d’habitude l’animation était assurée par Philippe Lapousterie, ancien rédacteur en chef de RMC et organisateur de la « Comédie du livre » à Montpellier.  Cinq  conférenciers se sont succédé sur scène. Mazarine Pingeot a traité de  « Mère et fille face à l’engagement, la violence et les médias aujourd’hui« .  Née en 1974, fille adultérine de François Mitterrand, elle est  agrégée de philosophie, matière qu’elle enseigne à l’université Paris VIII. Elle  est l’auteure de nombreux essais et romans. Dans le dernier, intitulé  Magda (éd. Julliard, 2018, 300 p., 20 €) elle entend démontrer la grande violence des médias.

• Stéphane Bourgoin lui a succédé  avecDans la peau des tueurs en série”. Né en 1953, c’est un spécialiste mondialement reconnu des « serial killer » et il en a rencontré 77 en détention.  Laure Adler a centré son intervention sur « La longue marche des femmes« . Née en 1950, elle est historienne, journaliste et éditrice. Son dernier livre s’intitule  Dictionnaire intime des femmes (éd. Stock, 2017, 475 p., 25 €). Selon elle, « Il faut que l’histoire du rapport entre les sexes soit enseigné : respect, considération, amour courtois, séduction… »thumb_1366_contenu_big

• Michel Lussault  s’est interrogé sur « Quel monde demain? » . Né en 1950, docteur en géographie (1992), il est professeur à l’École normale supérieure de Lyon. Il étudie comment notre planète et spécialement son habitat vont se modifier dans les années qui viennent. Son dernier livre s’intitule  Hyper-lieux : les nouvelles géographies politiques de la mondialisation (Ed. du Seuil, 2017, 307 p., 22 €). Enfin, Raphael Glucksman s’est penché sur  « Quelles Frances (sic) possibles?”  Fils du philosophe André Glucksmann, il est né en 1979 et il dirige depuis quelques mois  le  Nouveau Magazine littéraire. Pour le politologue qu’il est,  « il  n’y a pas de société sans idéal commun« .

Retrouver les vidéos des principales interventions

• JEAN-MARIE LEVET

ET VALERY LARBAUD

henry-jeanmarie-levet◄ Jean-Marie Levet, né à Montbrison en 1874, mort à Menton en 1906, à seulement 33 ans, fut à la fois un diplomate et  un poète. Ses poésies recueillies par Valery Larbaud furent publiées en 1921 par Gaston  Gallimard  sous le titre  Cartes postales et autres textes,  précédées d’une conversation de Léon-Paul Fargue et Valery Larbaud. Les deux écrivains avaient rendu visite aux parents de Levet à Montbrison. Plus récemment, a été publié  Récit de la visite aux parents de Henry Jean-Marie Levet (Cognac, éd. Le Temps qu’il fait, 1991). Le romancier  Frédéric Vitoux, de l’Académie française, dont le premier livre s’intitule justement  Cartes Postales (Gallimard, 1973), se dit envoûté par l’atmosphère des poèmes de Levet. « De l’île Saint-Louis à l’Indochine en passant par Montbrison et Montmartre, il a mené l’enquête sur ce personnage dont la vie, en somme, »se réduit à tout ce qu’on ne sait pas de lui« . Embarquez sur L’Express de Bénarès, – de Frédéric Vitoux (éd Fayard, 280 p., 19 €), –  vous ne serez pas déçu du voyage”, selon  S. Le Fol (Le Point, 1er mars).

 

• UN PREMIER ROMAN

POUR FABIEN GRANIER …

• La pire espèce, c’est le titre du tout premier roman que vient de publier aux éditions Nouriturfu (448 p, 18 €)  le Bourbonnais (d’adoption)  Fabien Granier qui réside à Saint-Caprais. Grand défenseur de la culture en milieu rural,  il est décrit par Amaury de Chaunac, dans La semaine de l’Allier (22 mars), comme “ Une plume, un personnage, un bouffeur de vie, une indépendance d’esprit”. Âgé de 37 ans et originaire du Vaucluse, il est tombé sous le charme du Bourbonnais, d’abord en la personne d’une jeune étudiante bourbonnaise, lorsqu’il était étudiant en sciences politiques, à Grenoble. Pour lui, l’Allier est devenue “ une terre d’accueil (où) peu importe sont origine, son accent”, avec “une campagne qui n’est pas vide (mais qui) est libre”. Il a été administrateur de la compagnie  itinérante Footsbarn, installée à Maillet, à laquelle il a consacré un livre en 2015. Il a aussi contribué au lancement du festival Hérisson en fête, tout en collaborant au site d’information en ligne Rue 89, aujourd’hui dilué dans celui de l’Obs.

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• Dans La pire espèce, il raconte le parcours de Nathalie Macquart, bouchère qui travaille dans les fermes, abattant  des porcs et des moutons, voire quelquefois des bœufs : “Elle fait ce métier dans une campagne qui ressemble à la nôtre mais qui n’est pas vraiment la nôtre. Ce n’est pas un endroit, ni une époque qui existent vraiment”, précise Fabien Granier.Z GRENIER La pire espèce Enfin le choix d’une femme, pour un métier d’homme qui est “violent” est un choix déterminé pour pouvoir répondre à la question “La violence, comment on compose avec elle”.  Dans une campagne qui continue à subir désertification et remembrement, fille de boucher et orpheline à 12 ans, elle vit avec son frère, un éleveur. Si elle a repris le métier paternel, c’est « parce qu’elle a une espèce de vision idéalisée de la campagne » qu’elle espère bien perpétuer. Fabien Granier dit avoir voulu ancrer son roman dans son expérience de “gars qui vit au fin fond de la campagne, entouré de gens qui  vivent notamment d’élevage”. Des gens dont il veut être le porte-voix, face au grand débat sur la consommation ou non de viande,“souvent porté par des gens qui habitent en ville et n’ont plus aucun rapport du tout avec ce que ça signifie les cycles d’élevage, les cycles naturels,  les cycles agricoles, quel impact ça fait sur les zones et la nature de  vivre avec les bêtes”. Il se dit d’ailleurs “horrifié”, face au projet  végan qui “implique une disparition totale de l’élevage ”. Pour Amaury de Chaunac, “l’auteur défend l’image d’une agriculture respectueuse des bêtes et des hommes, une agriculture comme on n’en fait presque plus, à part peut-être dans quelques recoins de la France, comme dans l’Allier”.

 

… ET UN SIXIÈME TITRE

POUR SYLVIE LIVET

119777823• Née à Saint-Menoux et résidant à  Neuvy, Sylvie Livet  a déjà à son actif 5 ouvrages, parmi lesquels Pensez Positif !  et Face à son destin, des titres qui lui ont valu d’être distinguée par de nombreux prix. Elle vient de publier en février un 6ème ouvrage, Bulle de vie. Vivre en paix (1 vol. br., 318 p, 22 € franco). On y retrouve quelques fondamentaux d’un art de vivre positif, mais aussi des thèmes nouveaux qu’elle aborde  en observant le monde, en analysant l’actualité et en  sillonnant l’Hexagone pour aller au contact direct de la population. Elle explore des sentiments, des émotions diverses et distille à qui veut bien les entendre ses doses d’optimisme. En conclusion elle écrit : »Terroristes, arrêtez vos massacres et vivez la vie pleine de joie. Je veux que mes petits-enfants se réveillent avec des milliers d’étoiles étincelantes et qu’ils poussent des cris de joie ! Adoptez une nouvelle conscience d’empathie à l’échelle du monde… Vous êtes ici-bas pour apporter quelque chose à l’humanité, de la valeur et non pour détruire des vies”. On peut suivre toute l’actualité de l’auteure sur son blog Sylvie Livet Auteure bourbonnaise.

• ANNE NIVAT

DE RETOUR À MONTLUÇON

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• Un an après la sortie de son livre intitulé  Dans quelle France on vit,  qui comporte un important chapitre sur Montluçon, la journaliste Anne Nivat est revenue dans la cité des bords du Cher, les 9 et 10 mars. Celle qui est grande reporter de guerre, couronnée par le prix Albert-Londres,  y avait séjourné durant trois semaines, lors de la préparation de son ouvrage. Elle y avait alors travaillé sur la thématique de l’emploi, bien loin de ses terrains de prédilection habituels, entre les conflit en Irak, en Tchétchénie, en Ukraine ou en Syrie. La journaliste  est intervenue lors d’un dîner devant les membres du Rotary-Club local, avant d’aller à la rencontre des élèves du Lycée Madame-deStaël.

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Anne Nivat, face aux lycéens montluçonnais (La Montagne)

• Une  occasion de reparler des raisons du choix de Montluçon parmi d’autres villes pour son livre, mais aussi de présenter son dernier titre consacré à  la Russie de Poutine : “Tout sujet est intéressant. Je vais sur le terrain et j’écris pour que les choses se sachent, pour qu’on me lise et pour susciter le débat”, a-t-elle confié à son auditoire.

 

• SHERLOCK HOLMES 

BIENTÔT À L’OMBRE DE LA TOQUE D’HURIEL

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© Les Chroniques de Loulou

• Le conseil communautaire du Pays d’Huriel a validé en avril le projet d’aménager un musée dédié à Sherlock Holmes, le héros de Conan Doyle,  dans les locaux de l’ancien Point info Tourisme.  Selon Céline Excoffon, une des ses initiatrices et membre de la Société Sherlock Holmes,  il faudra toutefois que la branche française de la dite société approuve cette  création. Le rez-de-chaussée serait dédié au musée en lui-même, tandis que le premier étage abriterait un jeu d’énigmes sur le détective. L’objectif  est à la fois de retracer tous les liens existant entre Holmes et la France, de se pencher sur ses méthodes d’investigation mais aussi de faire plus ample connaissance avec son créateur. Si l’ouverture a bien lieu en 2018, elle coïncidera avec les 25 ans des Quincailliers de la Franco-Midland, nom de la société Sherlock Holmes France.

 

• RÉÉDITION DES PAMPHLETS  DE CÉLINE (SUITE) 711x400_maxbestof052286

 “SUSPENSION” NE VEUT PAS DIRE “RENONCIATION

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Antoine Gallimard

• Contrairement à ce que certains avaient cru pouvoir affirmer, après l’annonce d’une suspension sine die du projet, Antoine Gallimard n’a pas renoncé à publier les pamphlets antisémites  de Louis-Ferdinand Céline. C’est ce qu’il a   affirmé le 4 mars, dans les colonnes du Journal du dimanche. Il affirme vouloir offrir “ une édition scientifique de ces textes, (…) comme une des sources importantes de l’antisémitisme en France”. Pour lui, “ La raison de cette suspension est simple : on ne construit rien de valable dans un incendie, on ne peut pas se faire entendre dans un amphithéâtre en ébullition”. En revanche, il réfute l’idée selon laquelle il aurait été convoqué à ce sujet par le gouvernement, en décembre dernier.

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Pierre Assouline

• Selon lui, “ Le terme de  convocation est inexact”:“J’ai reçu une lettre du délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, Frédéric Potier, et j’ai choisi de le rencontrer.” Face aux appréhensions manifestées par ce dernier, sur une absence de mise en contexte, Antoine Gallimard   lui avait fait savoir que cette réédition des textes, si elle a lieu,  serait accompagnée d’un “appareil historique”, avec une analyse du professeur d’université Régis Tettamanzi et d’une préface signée de l’écrivain Pierre Assouline.

• On se souvient que le projet de rééditer trois des  pamphlets antisémites de Céline, Bagatelles pour un massacre (1937), L’École des cadavres (1938) et  Les beaux draps (1941)avait suscité une vague d’indignation notamment de la part de Serge Klarsfeld, président de l’association Fils et filles de déportés juifs de France. Antoine Gallimard a justifié à nouveau son projet  dans le Journal du dimanche  “par goût de la vérité” et par la nécessité de montrer “la coexistence du génie et de l’ignoble en un seul homme”. Les textes concernés ont été rédigés par l’auteur du Voyage au bout de la nuit entre 1937 et 1941, et devraient tomber dans le domaine public en 2031 (soit 70 ans après la mort de l’écrivain). Si les pamphlets de Céline ne sont pas interdits en France, ils n’ont jamais été réédités depuis la fin de la seconde guerre mondiale. L’écrivain lui-même, puis sa veuve, Lucette Destouches, aujourd’hui âgée de 105 ans, s’y étaient toujours opposés. Ces écrits  sont toutefois aisément disponibles sur Internet, dans une édition établie au Québec en 2012 par l’universitaire Régis Tettamanzi.

• ALEXANDRE DUMAS ET SAINT EXUPÉRY

PLÉBISCITÉS PAR LES LECTEURS AMÉRICAINS

51nvxNxtY9L• La chaîne publique américaine PBS prépare une série documentaire en 8 épisodes sur les “cent livres les plus aimés” du public américain, dans les catégories romans ou sagas, qu’ils soient classiques ou contemporains, américains ou étrangers. À partir de cette liste, rendue publique le 20 avril, les internautes américains ont été invités à designer  “le roman le plus aimé d’Amérique”. L’heureux élu ne sera dévoilé qu’à l’issue de la diffusion du dernier des 8 épisodes, en octobre. Dans la liste des 100, on ne trouve que deux romans français : Le comte de Monte-Cristo,  d’Alexandre Dumas, publié initialement en feuilleton de 1844 à 1846, et le Petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry, dont la première édition remonte à 1943.

LE-PETIT-PRINCE

• Dans le reste de la liste, figurent aussi bien le Da Vinci code (D. Brown) que Cinquante nuances de Grey (E-L James) ou encore Twilight (S. Meyer).  2309489267_1391712be3_oQuel que soit le genre littéraire, du classique  à la science fiction et à la jeunesse, ce sont les titres américains qui arrivent  largement en tête avec 1984 (G. Orwell), Les aventures de Tom Sawyer (M. Twain),  Beloved (T. Morrison), Les raisins de la colère (J. Steinbeck) ou encore Autant en emporte le vent (M. Mitchell) ou La servante écarlate (M. Atwood) et À la poursuite d’octobre rouge (T. Clancy). On ne s’étonnera pas d’y voir également figurer des séries comme Le Seigneur des anneaux, Game of Thrones, Hunger Games et les Harry Potter. L’Europe, quoique minoritaire,  est représentée notamment par Crime et châtiment (F. Dostoïevski), L’alchimiste (P. Coelho), Don Quichotte (Cervantès), Jane Eyre (C. Brontë), Cent ans de solitude (G. Garcia Marquez), Le portrait de Dorian Gray (O. Wilde), Guerre et paix (L. Tolstoï) et Rebecca (D. du Maurier).

• MAI 1968- MAI 2018 

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Florilège d’affiches de mai 68 (© Site Anti – K)

SOUS LES PAVÉS…

UNE NOUVELLE SALVE DE TITRES

• Depuis une première salve éditoriale tirée dès le début de l’automne  2017, on comptait déjà, début avril, plus de 150 titres publiés à l’occasion du cinquantenaire des événements de mai 68. Même si certains ouvrages  ne sont que des rééditions, avec ou sans actualisation, c’est une production record, par rapport aux précédents anniversaires: on est passé de  seulement 17 titres en 1978, à 25 en 1988, à 86 en 1998, à  85 en 2008 et on devrait donc largement dépasser le double en 2018. Passage en revue…non exhaustive.

• Au rayon essais, avec La France d’hier (éd. Stock),  le philosophe Jean-Pierre Le Goff  mêle ses souvenirs à une réflexion plus générale. Chez le même éditeur, l’historien Benjamin Stora publie  68, et après : les héritages égarés, une étude sur l’histoire de la gauche depuis ce soulèvement. L’historienne Malka Marcovich a choisi un angle original avec L’autre héritage de 68 : la face cachée de la révolution sexuelle (éd. Albin Michel).

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Mai 68, à Montluçon

MAI 68, VU DE LA “RIVE DROITE

• Tout autre est le point de vue adopté par le très droitier Bernard Lugan, qui fut responsable de l’Action française à Nanterre à l’époque. Il raconte l’histoire de ceux qui, comme lui, s’opposèrent au mouvement dans Mai 68 vu d’en face (éd. du Grenadier). Même point de vue très critique, celui de Denis Tillinac, avec L’arnaque du siècle : mai 68, annoncé par les éditions Albin Michel et à paraître début mai.  Le philosophe Michel Onfray propose dans la suite de sa Contre-histoire de la philosophie, un onzième tome consacré à L’autre pensée 68 (éd. Grasset).

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Grève et occupation d’usine, à la SAGEM (Domérat), comme en 1936…

• Autre angle éditorial récurrent : faire revivre les événements de mai à travers  de nombreux documents d’époque. Dans cette catégorie figurent   L’événement 68 d’Emmanuelle Loyer (éd. Flammarion), Traces et retours : Mai 68 de Pierre Bouvier (éd. Galilée), Journal de la commune étudiante (éd. du Seuil) sous la direction d’Alain Schnapp et Pierre Vidal-Naquet, ainsi que Le petit livre des slogans de Mai 68 par Jean-Philippe Legois (éd. First).

DES TÉMOIGNAGES À FOISON

l_humanite_journal_une_historique_quotidien_communiste• Les témoignages sont mis en avant avec le projet conjoint et ambitieux des éditions de l’Atelier et de Médiapart, de faire raconter  Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu. Les éditions Actes Sud, dirigées par la ministre de la culture, Françoise Nyssen,  proposent, quant à elles,  un autre angle, avec  Changer le monde, changer sa vie : enquête sur les militants et militantes des années 68 en France. Enfin, mai 68 n’a pas laissé insensibles les éditeurs de BD avec l’album Mai 68 : la veille du grand soir de Patrick Rotman et Sébastien Vassant (éd. Delcourt – Le Seuil), auquel il faut ajouter 68 dessins sur Mai 68 d’Emmanuel Chaunu (éd. France Empire)…

DES PHOTOS, DES DESSINS, DES  JOURNAUX

ob_8a52dc_0159-cc-121075Entre la fin mars et la fin d’avril, une nouvelle floraison de titres est annoncée. Dans la même veine documentaire, l’historien Bruno Fulgini a concocté un Mai 68, l’envers du décor  (éd. Gründ) qui s’appuie sur  200 photos émanant du fonds du journal France-Soir qui affichait alors le plus fort tirage de la presse quotidienne nationale.  Chez France Empire,  Emmanuel Chaunu  propose 68 dessins sur mai 68. Pour retrouver le souvenir du journal L’insurgé, les éditions Hoëbecke rééditent en fac-similé les 12 numéros du dit journal. Les amateurs d’affiches trouveront leur compte avec  Mai 68, l’affiche en héritage (éd. Alternatives) qui avait fait l’objet d’une première édition en 2008. L’ouvrage est centré sur les  fameuses affiches, devenues des “classiques” que réalisèrent les étudiants de Beaux-arts et des Arts Décoratifs.

DES AFFICHES ET DES ICÔNES

ob_22b9df_0152-cc-121072• Même concept, avec Protest ! Les affiches qui ont changé le monde,  le livre que présente Michaël Lellouche  aux éditions du Chêne. La Bibliothèque nationale de France qui présentera  une exposition sur le site François-Mitterrand, du 17 avril au 27 août, en a dores et déjà publié le catalogue, Icônes de mai 68 : les images ont une histoire, signé par  Audrey Leblanc et Dominique Versavel. Les archives nationales ne sont pas reste, avec 300 documents extraits de leur fonds et rassemblés sous le titre 68, les archives du pouvoir (éd. L’Iconoclaste). Là aussi, le livre vient en prolongement de l’exposition qui s’ouvrira aux Archives Nationales le 3 mai.  Mai 68 n’a pas manqué d’inspirer les dessinateurs  et caricaturistes. C’est l’angle retenu par les éditions  Michel Lafon qui proposeront, début mai,  Mai 68, un recueil de 500 dessins et documents  signés par Cabu, Reiser, Wolinski, le professeur Choron et Cavanna.

MAI 68, POUR LES MÉLOMANES

ET POUR LES ENFANTS

po• La musique a été aussi un vecteur de la contestation comme le rappellera fin avril Sous les pavés, les chansons (éd. Glénat), de Stan Cuesta…à ne pas confondre avec Sous les pavés, album BD de Raives et Warnauts,  qui sortira presque en même temps. Enfin, les enfants ne sont pas oubliés avec Au printemps fleurissent les pavés de Max Curry et Hubert Poirot-Delpech et Mai 68 expliqué aux enfants, de Philippe Godard, sortis  à la mi mars aux éditions de la Martinière.

UN MAI 68 CONTRIBUTIF

• À propos du livre contributif  Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu, les éditions de l’Atelier le présentent ainsi :Enfant de la banlieue rouge, élève des beaux quartiers en blouse, étudiant algérien en art dramatique, ajusteur, professeur de collège, opératrice des PTT, monteuse stagiaire dans le cinéma, métallo d’une usine automobile, appelé du contingent, aumônier de jeunes, technicien du son à l’ORTF, directeur d’une maison de la culture, cheminot… Z photo montage mai 68Pour sortir de l’oubli la parole essentielle des anonymes de ce printemps mémorable, plus de 150 témoins ont pris la plume pour nous raconter leur Mai 68. Reliés les uns aux autres, leurs récits forment une véritable fresque, une trace précieuse, inédite à cette échelle, de ce que fut Mai – Juin 68. L’ouvrage propose une contribution à l’Histoire qui fasse justice à la diversité des acteurs de Mai 68, et non plus seulement aux dirigeants et aux « importants », pour mieux rendre compte de l’épaisseur sociale de l’événement. Une histoire collective donc, mais aussi une histoire vécue, sensible, à la dimension éminemment politique, mais aussi intime et privée. .  Ce livre restitue à Mai 68 sa complexité, sa consistance, à partir d’une mosaïque de témoignages racontant non seulement les bar­ricades de la rue Gay-Lussac, mais aussi la Maison de la culture du Havre, les manifestations à Poitiers, l’occupation des usines du couloir de la chimie du Rhône, le vote de la grève à Lamotte-Beuvron… À travers l’expérience inouïe d’un monde qui vacille, on remet en cause ce qui va de soi. Un jeune métallo immigré découvre qu’il est capable de se former intellectuellement, des étudiants réalisent qu’ils peuvent développer des points de vue qui impressionnent leurs professeurs et des femmes au foyer se confortent dans l’idée que pareille identité ne saurait être ni destin ni pléonasme”. Faute de place, les nombreuses contributions reçues et qui n’ont pu être publiés, sont progressivement mises en ligne sur le site Médiapart. À suivre…pendant encore quelques mois.

 MAI 68,  EN PROVINCE, AUSSI … 

Z BOUINOTTE MAI 68 DANS L' INDRE - Copie• Comme lors du bicentenaire de la Révolution qui avait donné lieu à de nombreuses publications à  déclinaisons régionales, mai 68 en province devrait sans doute inspirer plusieurs éditeurs.  C’est ainsi que les éditions La Bouinotte  proposent un livre signé par Bruno Mascle, sobrement intitulé Mai 68 dans l’Indre (128 p, 100 illustrations et documents, 23 €).  Alors que Paris commence à bouillonner, les Berrichons observent le mouvement qui vise à dynamiter la société patriarcale du “  Grand Charles”, avec à la fois de la curiosité et une certaine méfiance.  Dans L’Indre, peu d’étudiants et pas d’amphis occupés.  Mai 68 va se faire dans les usines, dans les cours d’écoles et derrière les banderoles syndicales. D’abord timidement, en réaction à la répression des manifestations, puis  résolument pour l’amélioration des conditions de travail et de salaires. L’espoir grandit alors jusqu’à hisser  le drapeau rouge sur la gare de Châteauroux. Bruno Mascle dresse  la chronique de tous ces événements et de cette période où tout semblait possible. Ils étaient délégués syndicaux écoliers, ouvrières ou farouches opposants à la “chienlit”. Tous témoignent d’un printemps qui a presque tout changé…

image• Autres  points de vue  régionaux à mentionner,  Lyon en luttes dans les années 68, réalisé par le Collectif de la Grande Côte (éd. Presses universitaires de Lyon) et Mai 68 à Lyon (éd. À plus d’un titre). La cité phocéenne est le thème de  Marseille années 68 (éd. Presses de Sciences Po), réalisé sous la direction d’Olivier Filleule et d’Isabelle Sommier. Dans Mai 68 : Toulouse (éd. Un Autre reg’art), Corinne Labat donne la parole aux étudiants de la ville rose, tandis que Jean Vigueux s’est focalisé sur Mai 1968 en Bourgogne (éd. Éditions universitaires de Dijon). Y a-t-il eu un mai 68 au cœur des campagnes? C’est la question sur laquelle s’est penché Jean-Philippe Martin avec  Des Mai 68 dans les campagnes françaises ? (éd. L’Harmattan). À suivre…

FESTI BD : 37 AUTEURS À MOULINS

POUR UNE 18ème ÉDITION

Z FBD• Les 10 et 11 mars, à l’espace Villars de Moulins, s’est déroulée la 18ème édition de Festi BD. 37 auteurs (dessinateurs et scénaristes de BD) avaient répondu présents. L’invité d’honneur était  Jean-Marc Stalner qui, depuis le début des années 1980, s’est fait un nom dans le monde des bédéphiles. Il a d’abord réalisé des affiches, illustré des pochettes de disques,  participant même à la conception de publicité. En 2017, il  également dessiné le Conte de Noël de Charles Dickens, dans la série Les grands classiques de la littérature en BD. À Moulins, il est venu présenter le tome 3 de Belle et Sébastien, tiré du film réalisé par Clovis Cornillac. Autre versant de son activité : l’édition. Il publie  des livres concernant la Nièvre et le Morvan, parmi lesquels on peut citer  un album sur les peintures murales, Les couleurs du temps,  un autre sur les contes et légendes, Les faiseurs de nuées, ou sur les moulins, les lavoirs, la faune et la flore aquatique, avec Pleurs d’eau.

EN BREF…

Z badiou• Alain Badiou, 81 ans, professeur de philosophie émérite, auteur de nombreux livres, est très connu en France et à l’étranger. L’un de ses dernières livres, co-écrit avec Aude Ancelin,  s’intitule  L’Éloge de la politique (éd. Flammarion, 2017, 139 p., 12 €). A l’invitation de l’Association des amis du Temps des cerises, il a  donné une conférence, le 22 février, à Clermont-Ferrand. Il estime que “l’existence des inégalités monstrueuses de l’organisation sociale contemporaine – nommée capitalisme libéral – doit être considérée “comme une pathologie. Il en résulte que toute prétendue justification de l’ordre capitaliste libéral est un discours faux et mensonger, alors que l’orientation qu’on peut nommer « communiste » est dans le champ de la vérité.

image (1)• Céline Olive, fonctionnaire territoriale en disponibilité, réside à Vichy. Son premier livre  auto-édité, Une vie de tempêtes et de petits bonheurs (148 p., 20 €) raconte la vie de Maurice Gaulmin, témoin de la Seconde guerre mondiale, qui réside à Bellerive-sur-Allier. (celine-olive.wixsite.com/ecrivain-public). À l’occasion de cette parution, elle accordé un entretien à La Montagne (22 février 2018).

• Christophe Aguiton, né en 1953, est chercheur, militant altermondialiste et cofondateur d’Attac. Son dernier ouvrage – rédigé en collaboration avec trois autres auteurs – s’intitule Le Monde qui émerge : les alternatives qui peuvent tout changer. Le 22 février, lors d’une conférence à la Bourse du travail de Vichy, il a cité comme  exemple d’ alternatives émergentes la vente directe par les paysans. Quant à l’avenir, ce qui est en train de se jouer est très lié au numérique.

CVT_Peau-de-lapin_5897• Peau de lapin, un titre qui a du succès…De nombreux auteurs l’ont choisi pour leur roman. Parmi eux, en se bornant aux dates les plus récentes, on peut citer : Anne-Charlotte Gautier en 2013, Vanessa  Simon Catelin en 2012, Claire Barbier en 2012, Mikaïl Ollivier en 2004, Nicolas Kieffer en 1997. Le Peau de lapin de Serge Camaille (éd. Marivole, 2018, 16,90 €) est un roman biographique concernant l’histoire d’un « peillerot » de village. Il l’a présenté dans le cadre des Rencontres de  l’Andra, à Ébreuil.

• L’artiste Jean Rouppert (1887-1979), mort à Roanne, a laissé une œuvre importante composée de  9 000 dessins et de 400 sculptures, auxquels il faut ajouter  de nombreux écrits. Brigitte Rouppert – sa petite-nièce – et Ronald Muller qui s’évertuent à promouvoir son œuvre, sont venus à Vichy pour une conférence présentée à la librairie Carnot, fin février.

3634427• Duo et Débat, rassemble 40 dessins et aquarelles de Reidroc, alias Jean-Pierre Cordier, accompagnés d’un texte  écrit par son épouse  Michèle Cordier. Elle y  raconte l’histoire de la rencontre entre l’artiste et  la poétesse. Une séance de dédicace a eu lieu à la librairie « Le Moulins aux Lettres« , à Moulins, le samedi 10 mars. Après avoir travaillé pour le conseil départemental, Reidroc propose chaque dimanche un dessin qui  illustre la rubrique Les indiscrétions du journal La Montagne.

• Les 15, 16 et 17 mars l’Université indépendante de Vichy a organisé un colloque sur les Femmes plurielles d’hier et d’aujourd’hui. Avec des communications par Bernard Bages, J. E. Lebout, Isabelle Filatov, Frédériic Fossaerrt, Pierre Paris, Marianne Charlot, Philippe Auclair, Dr Yves Heynen, Colette Cabdebosq,  Dominique Anne Ressot,Thierry Wirth.

images• Le 29 mars, à la salle des fêtes de Vichy, Benjamin Stora, historien, spécialiste du Maghreb contemporain, professeur émérite des universités, invité par l’association Maison Albert Londres, a présenté une conférence sur le thème « Migrations : chance ou infortune? » . Selon lui, quand on parle de l’émigration c’est toujours en terme de problème. Or, la France a une démographie en baisse, elle manque de main-d’œuvre et elle peu s’enrichir avec des intellectuels qui viennent dans notre pays.

• Le 23 avril, à la salle socio-culturelle de La Roche-Bransat, dans le cadre des Carrefours de Bransat, Renaud Girard, grand reporter international et reporter de guerre au quotidien Le Figaro, est intervenu sur la question « Chine, Russie, Turquie : la dictature est-elle à la mode? »

téléchargement◄ Serge Lesbre, licencié d’histoire, professeur de collège et adjoint à la création culturelle de Clermont-Ferrand, puis vice-président du Conseil général du Puy-de-Dôme, est aussi un auteur. Il vient de publier  un nouveau livre, Salomé 2.0 (Ed. Baudelaire, 254 p., 19,50 €), qu’il définit comme “ un thriller crépusculaire”

• L’association « Une mémoire pour l’avenir » a rassemblé une quarantaine d’écrivains de la région, dimanche 11 mars à l’Espace Monzière à Bellerive-sur-Allier. Parmi les invités : Jean-Marc Pineau qui a présenté son livre Mon voyage en Livradois-Forez (Ed. des Monts d’Auvergne, 2015, 178 p., 20 €). Il relate un périple de 1 000 km en 15 jours à travers les 162 communes du Livradois-Forez.

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Blandine Le Callet à la librairie À la Page

• Blandine Le Callet, née en 1969, est maître de conférences de latin à l’université Paris XII et romancière. Elle est  auteure, notamment, de Une pièce montée  et de La Ballade de Lila K, tous les deux réédités par le Livre de poche. Le 16 mars, de retour au Lycée Saint-Pierre, à Cusset, où elle a été élève, elle a pu répondre aux questions des lycéens et lycéennes des classes de seconde sur son œuvre.

• Pascale Veillerot avait intitulé son premier livre La Chaloupe (Montmoreau, éd.  les 2 encres, 2014, 269 p., 21 €). Elle est venue présenter second ouvrage Oui, mais encoreà la Bibliothèque de Charroux. L’auteure a aussi participé à la 13ème  Fête du livre de Neuvy le 8 avril.

• Jacques Weber, auteur, comédien et metteur en scène, a consacré un livre à Gustave Flaubert, intitulé Vivre en bourgeois, penser en demi-dieu (éd. Fayard, 2018, 231 p., 18 €).  Le 31 mars 2018, il l’a présenté au cours d’un  Entretien public au Petit théâtre impérial, à Vichy.

• Pascale Maret, née en 1957, est une  auteure pour la jeunesse. Elle a soutenu une thèse de 3e cycle à l’université Paris X en 1984 et elle enseigné la littérature française à l’étranger. Au collège Joseph-Hennequin, à Gannat, les élèves de 6ème  ont pu la  rencontrer et dialoguer avec elle  après avoir lu son dernier roman L’Encrier maudit. 

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• La librairie « Le Moulins aux lettres« , sise  88-92 rue d’Allier à Moulins a reçu le samedi 3 mars l’écrivain Denis Tillinac pour un moment d’échange autour de son ouvrage, intitulé  Caractériel (éd. Albin Michel, 2018, 173 p., 15 €). Pierre Geay dans L’Aurore du Bourbonnais a évoqué .« Le moulins aux lettres » ou la dernière librairie classique à Moulins »  : “La librairie du »haut de la rue d’Allier » fêtera ses dix ans en avril prochain, elle a dû se remettre souvent en question pour continuer à proposer une offre alternative à celle des autres diffuseurs qui ont pris, dans le même temps, des parts de marché devenues significatives”.

• La nouvelliste et romancière Bérengère Cournut, née en 1980,est l’auteure de  Née contente à Oraibi (éd. Le Tripode, 2016, 268 p., 19 €) qui conte le destin d’une jeune amérindienne en Arizona. Invitée par la librairie A la page, à Vichy, elle a pu échanger avec un groupe de lecteurs sur les traditions et cultures hopis.

 

• BUFFALO BILL À VICHY EN 1905

• Après l’amicale laïque de Bellerive sur Allier qui lui qui lui a consacré une exposition, Eric Tournaire a concocté avec Madeleine Meunier, un livre d’illustration intitulé  Buffalo Bill et Vichy.  Il revient sur l’étape vichyssoise en août 1905 du célèbre cirque qui ne comptait pas moins de 700 personnes dont une centaine d’Amérindiens, accompagnés de 500 chevaux, au point de mobiliser un convoi de 4 trains avec 80 wagons.

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Sous le chapiteau géant, planté à droite du pont de Bellerive, les gradins pouvaient accueillir jusqu’à 8000 spectateurs, pour un spectacle qui comptait 23 tableaux. Parmi eux figuraient la classique attaque de la diligence et  la guerre  contre les indiens, avec la fameuse bataille de Little Big Horn, fatale au général Custer. Venant de Roanne et de Moulins, le cirque devait ensuite repartir pour Riom.

 

• DES MONTLUÇONNAIS TIRÉS DE L’OUBLI

• Un enseignante à la retraite, la Montluçonnaise Jacqueline Marcillat-Halm a retrouvé une série de lettres écrites entre 1912 et 1920 par ses grands parents. Pour leur rendre hommage, ainsi qu’à leurs compagnons d’infortune, elle a décidé d’en faire un livre. Intitulé  Ces Montluçonnais oubliés,  elle l’a auto-édité et fait  tirer à seulement une cinquantaine d’exemplaires. téléchargementSon grand-père Annet faisait partie de ces ouvriers de l’usine Saint-Jacques auxquels on avait proposé d’encadrer l’essor d’une usine en Pologne, en 1912. Deux ans plus tard, éclatait la grande guerre, durant laquelle ils se retrouvent bloqués sur place puis sont faits prisonniers par les Allemands, endurant faim et maladies. Une situation insupportables pour certains qui succombent à ces mauvais traitement. Si sa grand-mère a pu rentrer en France dès 1915, son grand-père devra attendre 1919 pour retrouver son pays où il mourra, 4 ans plus tard, des suites d’une maladie contractée en Pologne. Pour l’auteure, ce livre se veut avant tout un hommage à ces Montluçonnais que l’histoire avait totalement oubliés (Contact : Jacqueline Marcillat-Halm – Rue du Champ-de-Paradis 03100 Montluçon).

 

• FRANÇOIS COLCOMBET ET LES DÉSERTS MÉDICAUX

Affiche_Wanted_A3_generique.ai• François Colcombet, ancien magistrat et ancien député de l’Allier s’est penché sur la question de potentiels déserts médicaux en publiant dans la revue Après-demain (n° 42 – 2017) un article intitulé  « Campagnes pour la médecine : l’exemple du département de l’Allier« . Il y rappelle que l’Allier a pris très tôt l’initiative de se lancer dans une réforme à la fois simple et concrète. Le président du Conseil général, élu de zone rurale, sénateur et pharmacien de son métier, fut le premier à réagir correctement. Dès 2006 Gérard Dériot a fait voter un dispositif baptisé « Wanted« , qui correspond aux nécessité du Bourbonnais. La collectivité s’est engagée à financer une partie des études des internes en médecine en échange d’un engagement ferme de leur part de s’installer dans un secteur déficitaire en médecins généralistes pendant au moins 6 ans. 18 jeunes généralistes viennent de s’installer et à peu près le même nombre est sur le point de le faire. D’une façon générale l’insertion de tous ces nouveaux médecins s’est très bien faite, selon l’auteur.

 

DU CÔTÉ DES ÉDITEURS… 

• LES ÉDITIONS BLEU AUTOUR 

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VINGT ANS ET 120 TITRES AU CATALOGUE

• Installées à Saint-Pourçain-sur-Sioule, les éditions Bleu Autour, nées en 1998, de la volonté de Patrice Rötig, vont fêter leurs 20 ans d’existence. Forte aujourd’hui de 2 salariés et soutenue par une dizaine d’actionnaires, Bleu Autour affiche un catalogue riche de 120 titres. téléchargement (9)Pour marquer cet anniversaire, une nouvelle collection, Couleur céladon, a été lancée. Avec ses couvertures bleu-vert, elle entend faire la part belle à des “formes littéraires courtes et expérimentales”. C’est Éric Poindron, avec L’ombre de la girafe, un voyage au long cou, qui a essuyé les plâtres. D’autres textes de Leïla Sebbar, fidèle de la maison, ou de Christian Giudicelli, prix Renaudot 1986, suivront dans les prochains mois. En 2018, Patrice Rötig prévoit de publier  une dizaine de titres. Le thème des réfugiés,  traité par un Kurde de Turquie, des traductions d’auteurs turcs,  un ouvrage historique sur les images du tourisme en Afrique du nord ou des récits d’enfances écrits par une cinquantaine d’auteurs et réunis dans À l’école de l’Algérie, en formeront la trame.

ob_df1a11_capture• En deux décennies, sans, sans atteindre des sommets en matière de vente, Bleu autour a connu quelques très belles réussites éditoriales et commerciales avec L’arabe comme un chant secret de Leïla Sebbar, ou la traduction du Fou de Raffi, “Victor Hugo arménien », qui s’est écoulé à 6 000 exemplaires. Pierre Loti a  encore fait mieux, avec 7 500 exemplaires vendus. Même s’il rejette l’étiquette d’éditeur régional, Patrice Rötig a conservé des liens avec le Bourbonnais. En dehors de la coédition de livres avec le CNCS,  il a réédité Allen de Valery Larbaud,  Le grand Meaulnes d’Alain Fournier, ainsi que les Visites aux paysans du centre de Daniel Halévy, en les accompagnant de notes et de commentaires d’historiens et de  spécialistes.

img186• Si Bleu Autour a vingt ans, l’activité de Patrice Rötig en Bourbonnais remonte au début des années 1980, avec la création de Noir sur Blanc et le lancement de La lettre de l’Allier, une publication dont la périodicité fut très variable et  dans laquelle il maniait parfois une plume parfois corrosive, titillant des élus bourbonnais qui n’y étaient pas habitués.  Noir sur Blanc avait aussi publié deux éditions de L’almanach nouveau du Bourbonnais en 1982 et 1983.

• Après la disparition, à la fin des années 1980,  de la Lettre de l’Allier, malgré le lancement d’une nouvelle formule, Noir sur Blanc s’était recentré sur la réalisation de journaux de pays, comme Action 13 –Magazine des communes du  Pays de Marcillat, ou d’organismes consulaires, comme MVE – Moulins – Vichy Économique, le magazine de la CCI de Moulins-Vichy. C’est en 1997, au retour d’un voyage en Turquie où il avait passé une partie de son enfance, que Patrice Rötig dit avoir eu envie de faire autre chose, en se consacrant uniquement à l’édition de livres. Le prochain défi pour la maison d’édition sera celui de la succession de son fondateur.

 

• AUTEURS ET ÉDITEURS  S’ENTENDENT …

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MAIS PLUTÔT  COMME CHIENS ET CHATS

téléchargement (2)• À l’occasion du Salon Livre Paris, ouvert le  16 mars, une enquête menée par la SCAM auprès de 1 200 auteurs  (“Un monde perfectible”) a été  publiée et le quotidien Le Monde s’en est fait l’écho dans son édition du 12 février.  Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne fait que confirmer ce que l’on supputait déjà : les relations entre auteurs et éditeurs restent tendues.  Sur les 1 200 auteurs ayant répondu au questionnaire, 29,2 % considèrent avoir “des relations non satisfaisantes”, voire conflictuelles, avec certains éditeurs ou avec  la majorité d’entre eux. 8 % d’entre eux appliquent même ce jugement à tous leurs éditeurs.

• Autre enseignement, la plume ne nourrit pas son homme. Un quart des auteurs ne perçoivent aucun à-valoir pour leur ouvrage. Il est inférieur à 1 500 € pour 34 % ­d’entre eux et se situe entre 1 500 et 3 000 € pour 36,7 %. Seuls 14,4 % des écrivains  touchent entre 3 000 et 5 000 € et 14,9 %, davantage…ce qui peut signifier des sommes conséquentes pour les auteurs de best-sellers.  L’étude montre également  que le taux de rémunération moyen reste globalement bas. Il  représente en moyenne   7,2 % du prix hors taxe du livre.  Seuls les romanciers (8,5 %),  et les auteurs de B D (8 %) s’en sortent un peu mieux.  À l’inverse, les auteurs de livres pour la  jeunesse occupent le bas de l’échelle (5,2 %).

 

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• Dans ces conditions, on ne s’étonnera guère  que seul un tiers des auteurs exercent uniquement ce métier d’écriture. La grande majorité des autres doivent trouver des revenus annexes pour vivre. En outre,  48 % des sondés estiment que leur situation financière s’est maintenue depuis la précédente étude conduite en 2015, tandis que  pour 44 % elle s’est détériorée. Les auteurs dénoncent aussi  l’opacité  entretenue par certains éditeurs : près d’un quart des auteurs affirment avoir eu connaissance de traductions de leurs livres à l’international sans en avoir été informés au préalable. La même proportion d’auteurs  regrette que leur éditeur n’ait pas pris la peine de les informer de la mise au pilon de leurs livres.

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• La liste des griefs ne s’arrête pas là : un tiers des écrivains se plaignent d’un manque d’informations sur les ventes de leurs ouvrages. En effet, 60 % des auteurs doivent réclamer leurs relevés de droits et, lorsqu’ils arrivent à les obtenir, 66 % ne les jugent ni clairs ni complets. Enfin,  près des deux tiers d’entre eux déclarent avoir été obligés d’écrire à leurs éditeurs pour réclamer le paiement de leur dû…L’étude relève cependant quelques points positifs, parmi lesquels le fait que le travail de création des éditeurs semble mieux apprécié et que le taux de satisfaction des auteurs, en ce qui concerne la diffusion de leurs ouvrages est en augmentation. S’y ajoute la promotion des livres qui  est jugée plus satisfaisante. Pas suffisant toutefois pour que le couple auteurs – éditeurs puisse s’entendre mieux.

Savoir plus: L’enquête publiée sur le site de la SCAM

 

• DES ÉDITEURS “ACTIFS”

UN PEU MOINS NOMBREUX

hachettelivre_kero_logo• Le nombre d’éditeurs actifs (publiant au moins un titre par an), après une période de très forte croissance en une quinzaine d’années, avait tendance à plafonner depuis 2013. En 2017, il a amorcé un repli avec  4 455 maisons d’éditions actives, soit   82 de moins qu’en 2016 (- 1,8%), retrouvant ainsi le niveau de 2011. Sur les  68 199 nouveautés publiées (+ 0,2%) 25 343 (37,2%) proviennent de seulement 10 grands groupes éditoriaux parmi lesquels figurent en tête  Hachette Livres (dont Grasset, Fayard, Stock, Calmann-Lévy… – 7 060 titres),  Editis (dont Robert Laffont,  Nathan, Bordas, Plon, XO, Le Cherche-Midi… – 4 964 titres), Madrigall (dont Gallimard, Denoël, La Table ronde… – 3 195 titres), Média participations (dont Le Seuil, La Martinière,, Anne Carrière… – 3010 titres) et l’Harmattan (2 601 titres).

téléchargement (8)• Dans la liste des éditeurs les plus actifs, on trouve quelques rares régionaux parmi lesquels les éditions de Borée (Clermont-Ferrand), reprises par le groupe de presse Centre France. Elles ont publié 176 titres en 2017, soit 55 de plus qu’en 2016, année du dépôt de bilan.

 

 • PRESSES UNIVERSITAIRES BLAISE-PASCAL:image (3)

UNE NOUVELLE COLLECTION

• Les Presses Universitaires Blaise Pascal (P.U.B.P.) ont lancé, le 20 mars 2018,  une nouvelle collection, en préparation depuis de longs mois. Baptisée L’Opportune, elle s’adresse aux étudiants, aux chercheurs, comme aux passionnées et aux  néophytes.seriesTV Pour satisfaire ces différents publics, elle vise à offrir  toutes les clés de la compréhension globale d’un sujet, qu’il concerne la politique, l’économie, la littérature, l’art, ou l’histoire contemporaine… Selon ses initiateurs, l’Opportune  “ prend le pouls de notre vie quotidienne et s’inspire des sujets d’actualité, des thèmes récurrents dans les conversations de tout un chacun ”. Les trois premiers titres parus portent sur Les séries télévisées (Florent Favard), La bande dessinée contemporaine (Nicolas Labarre) et L’extrême droite française (Jean-Étienne Dubois).  Chaque volume comporte 64 pages et est disponible en format livre (4,50 €), en version Epub (3 €) et en version PDF (3 €).

 

• ASTERIX EN TÊTE DU TOP 50

DES MEILLEURES VENTES EN 2017

téléchargement (6)• Toutes catégories et tous formats de livres confondus, c’est l’album de BD Astérix et la Transitalique qui arrive largement en tête du top 50 des ventes en 2017, avec 1 590 000 exemplaires vendus, dont 300 000 durant la période de Noël. Loin derrière ont trouve  des romans : Ta deuxième vie commence quand… de Raphaëlle Giordano (éd. Pocket – 735 400 exemplaires vendus), L’amie prodigieuse – Enfance, adolescence d’Elsa Ferrante (éd. Folio – 519 100),  Un appartement à Paris de Guillaume Musso (XO éditions – 493 100) et  La fille de Brooklyn, du même auteur (éd. Pocket, – 474 200). Au total, on compte seulement 5 titres vendus entre 400 et 500 000 exemplaires, 4 entre 300 et 400 000,  11 entre 200 et 300 000 et 25 entre 150 et 200 000. L’ensemble totalise 13,8 M d’exemplaires vendus (+ 8%) pour 176 M€ de chiffre d’affaires (+ 1%), avec un prix moyen de 12,80 € contre 13,6 € en 2016.

téléchargement (7)• Dans la catégorie  romanesque, hors réédition en format poche,  le trio de tête est constitué, outre Guillaume Musso déjà cité, de  Fred Vargas avec  Quand sort la recluse (éd. Flammarion – 404 600 exemplaires) suivi  de Origine de Dan Brown (éd. Lattès – 347 400 exemplaires vendus).Sur les 100 plus grosses ventes, 29 ont dépassé les 100 000 exemplaires, dont 7 entre 200 et 300 000 exemplaires, derrière le tri de tête. À l’autre extrémité du classement, une trentaine de romans se sont vendus entre 30 et 50 000 exemplaires.

• Dans la catégorie essais et documents, arrive en tête La vie secrète des arbres de  Peter Wohlleben (éd. Les Arènes – 389 600 exemplaires vendus), suivi de  Votre santé sans risques  de Frédéric Saldmann (éd. Albin Michel – 199 400) et de Sapiens, une brève histoire de l’humanité de  Yuval Noah Harari (éd. Albin Michel – 191 800).

images (2)• Quant aux beaux livres, ils affichent des diffusions plus “modestes avec seulement 3 titres entre 80 et 100 000 exemplaires dont  Terre(s), depuis l’espace la planète s’offre de l’astronaute Thomas Pesquet (éd. Michel Lafon – 97 100 exemplaires vendus). Sur les 50 meilleures ventes, on en trouve 26 entre 10 000 et 97 100 ventes et 24 entre 6 800 et 9800 ventes. Côté livres pratiques, Trois minutes à méditer de  Christophe André (éd. L’iconoclaste – 118 700 exemplaires vendus) partage le podium avec  Simplissime, le livre de cuisine le plus facile, de Jean-François Mallet (éd. Hachette Pratique – 116 300) et Organiseur familial, calendrier 2018 (éd.365 – 111 100 exemplaires).

• Dernière catégorie examinée par l’étude de Livres hebdo, celle des livres audio qui affichent des scores nettement plus modestes puisque sur les 50 meilleures ventes, seules 10 dépassent le millier d’exemplaires et s’étagent entre  1 135 et 1 760 ventes. Les 3 premiers sont la version audio de Sapiens, une brève histoire de l’humanité de  Yuval Noah Harari (1 760 exemplaires vendus),  Petit pays de Gaël Faye (1 695) et Méditer, jour après jour de Christophe André (1 550), tous les trois édités par Audiolib.

Savoir plus : L’intégralité de l’étude figure dans la revue Livres Hebdo (n° 1157 – 19 janvier 2018)

• TOUJOURS UNE NETTE PRÉFÉRENCE

POUR LE LIVRE PAPIER

images (1)• Sur les 356 millions de livres achetés par les Français en 2017 (4 Mds € de chiffre d’affaires), le livre papier reste très largement en tête. Il représente 95% des ventes en volume (343 M d’exemplaires) comme en chiffre d’affaires (3,88 Mds €). Le livre numérique, malgré une hausse significative de ses ventes (+ 9%) se contente des 5% restants (13,2 M d’exemplaires pour 97,5 M€ de chiffre d’affaires).L’étude qui a été réalisée à l’occasion du Salon Livre Paris, révèle aussi   que plus d’un Français sur 2 achète au moins un livre par an, avec un marché actif estimé à 28,6 M d’acheteurs. En moyenne, les Français ont acheté 11 livres en 2017 et y ont consacré un budget moyen de 116 €.

 

DU CÔTÉ DES LIBRAIRES…

• LA LIBRAIRIE HORIZON (RIOM)

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REPRISE PAR LES VOLCANS (CLERMONT-FERRAND)

• Après 3 ans d’attente, la librairie généraliste  Horizons installée à Riom depuis 2007 a enfin trouvé un repreneur. Elle a été vendue, le 1er février à la Scop clermontoise Les Volcans, qui est elle-même à l’origine de la reprise et du redémarrage de la célèbre enseigne clermontoise. Martine Lebeau, à la tête de la Scop depuis 2014, précise que “l’objectif n’est pas de se démultiplier mais de sauver une librairie”. La réouverture  s’est officiellement déroulée le 3 mars, dans de nouveaux locaux, avec 140 m2 de surface, soit le double par rapport à l’ancien site. Doté d’un mobilier neuf avec des couleurs rappelant celles des Volcans, la librairie reprise a nécessité un investissement conséquent de 400 000 €, avec un objectif de 450 000 € de chiffre d’affaires.

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• Pour  Anaïs Mulard, salariée de la librairie riomoise  depuis plus de dix ans, “C’était inespéré”, d’autant que “derrière il y a des perspectives d’avenir et un projet humain”. Installée dorénavant au 25, rue du Commerce, la librairie Horizons a profité de l’augmentation de sa surface pour proposer une offre plus diversifiée, totalisant 12 à 13 000 références. Le  fond littérature et littérature jeunesse a été étoffé et des  rayons parascolaires, tourisme et  papeterie ont été ajoutés. Le rachat par la Scop Les Volcans s’est accompagné de l’embauche de deux salariées, tout en maintenant l’emploi déjà existant. De même, il a été décidé de conserver le nom de Librairie Horizons. Il reste à espérer que les clients seront au rendez-vous, à l’image de la journée d’inauguration.

 

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• Dans L’Aurore du Bourbonnais  (23 février 2018) figure un  entretien de L.R. de Riberolles avec Jean-Philippe Poirier qui tient la librairie religieuse indépendante « Le Semeur » , située place d’Allier dans le vieux Vichy.

 

• FINANCEMENT PARTICIPATIF:

LES LIBRAIRIES, AUSSI

téléchargement (5)• Le financement participatif ou crowdfunding concerne aussi les librairies. Selon la revue Livres Hebdo (n° 1158 – 26 janvier), de 2013 à 2017, 127 campagnes de collectes de fonds ont concerné des librairies, parmi lesquelles la Librairie Carnot, à Vichy. La collecte totale s’est élevée à 1,5 M€, avec une moyenne de 11 850 € par projet. De 7 en 2013, leur nombre est grimpé à 40 en 2016 et 2017.

• Pour la grande région Auvergne Rhône Alpes, le magazine a recensé 18 campagnes en 4 ans.Dans 89% des cas, les objectifs de financement ont été atteints, voire dépassés, jusqu’à 200% de la somme initialement demandée dans 7 cas. C’est bien plus que pour les autres catégories de financement participatif qui affichent un taux de réussite de 65%. Quant aux motivations d’appel à financement, elles portent le plus souvent sur des problèmes de trésorerie, sur la réalisation de travaux ou encore sur la consolidation de  projets de reprise.

 

DU CÔTÉ DES BIBLIOPHILES…

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• Dans Art et métiers du livre (n° 325, mars-avril 2018) :  « La Bibliothèque de Châteauroux, un patrimoine à (re) découvrir » par Nathalie Redin, responsable des fonds anciens.  La Médiathèque Équinoxe de la Ville de Châteauroux conserve un patrimoine culturel d’importance particulièrement variée,en lien avec l’histoire de la ville et du département de l’Indre… C’est au XXe siècle que naît le fonds berrichon grâce à deux legs importants. Une bibliothèque virtuelle « George Sand et le Berry » s’est constituée en collaboration avec la Ville de La Châtre.

• Au catalogue de la librairie ancienneTesseidre

Fabrice Teissèdre, à Paris (janvier 2018) :

téléchargement (2)◄ Alis, Harry : Nos Africains… (Paris : Hachette, 1894. – 568 p. – 150 €). Alis est le pseudonyme anglicisant de Jules Hippolyte Percher (1857-1895), né à Couleuvre, écrivain, journaliste et un peu agitateur, sinon agité. C’est l’amitié de l’explorateur Paul Crampel (1864-1891) qui l’introduisit dans les coulisses de la pénétration européenne en Afrique

• Billaut, Adam : Les chevilles de Me Adam menuisier de Nevers. Seconde édition   (Rouen : J. Cailloué, 1654. – 302 p. – 1 000 €). C’est l’un des trois livres composés par le simple menuisier de Nevers que demeura toute sa vie Adam Billaut (1602-1662) en dépit de ses attaches parisiennes et des protections qu’il trouva dans la capitale.

• Coiffier de Verfeu, Henri Louis : Tableau historique et politique de l’année mil huit cent six…(Paris : F. Buisson, 1807. – 411 p. – 200 €). Coiffier de Verfeu (1770-1831), né à Theneuille, est cousin de Simon  Coiffier de Moret (1764-1826) avec lequel on le confond parfois.

• Jurien de la Gravière, Pierre Roch (1772-1849) : Souvenirs d’un amiral. (Paris : Hachette, 1860. – 2 vol. : 250 €). Ouvrage posthume de l’auteur, né à Gannat, publié par son fils.

nicolas-de-largillierre-marie-madeleine-de-la-fayette-1697◄ La Fayette (Marie Madeleine Pioche de la Vergne, comtesse de) : Henriette d’Angleterre, première femme de Philippe de France,duc d’Orléans. – Amsterdam : (M. Ch. Le Cène, 1720. – 223 p. – 120 €). Mme de La Fayette (1634-1693) n’est pas que l’auteure de la Princesse de Clèves, roman auquel on a tendance à la réduire…

• Talleyrand-Périgord, Charles Maurice de : Mémoires, 1754-1834.(Paris : Calmann-Lévy, 1891-1892. – 5 vol. : 1 000€). Rares sont les mémoires qui ont suscité une telle polémique lors de leur publication jusqu’aux recherche de G. Lacour-Gayet qui ont permis d’authentifier le texte.

220px-Talleyrand_01◄ Talleyrand-Périgord, Charles Maurice de : Rapport sur l’instruction publique, fait au nom du comité de constitution (Paris, 1791. – 196 p. : 600 €). Les pratiques d’une éducation moderne, ouverte à tous les âges, à toutes les conditions et à tous les niveaux y sont soigneusement explorés, ainsi que les degré des écoles publiques et leur enseignement. Ce même ouvrage figure en 2 exemplaires dans le catalogue de la librairie Paul Jammes sur « la révolution française » ; le 1er marqué 1 000 € et le 2ème  « bel exemplaire, à toutes marges, tel que paru » : 1 500 €

• Vogüe, Melchior de : Villars, d’après sa correspondance et des documents inédits. (Paris : Plon, 1888. – 2 vol. : 120 €)

• Quelques titres relevés lors d’une vente 

 (Salle Favart – Paris – 25 janvier 2018,

téléchargement (3) n° 10 : Chalcondyle : Histoire générale des Turcs,contenant l’histoire de Chalcondyle…(Paris: Cramoisy, 1662. – 2 vol. in-folio: 1 000 / 1 500 €).  L’ouvrage a été traduit par Blaise de Vigenère.

 n° 114 : Banville, Théodore de : Gringoire, comédie en un acte en prose (Paris : Conard, 1904. – 116 p. – 300 / 400 €).

140 : Joyce, James : Ulysse  (Paris : Maison des amis du livre, 1929. – 870 p. – 500 / 600 €). Traduction revue par Valery Larbaud .

téléchargementÀ Paris-Drouot, le 23 mars 2018, l’étude Beaussant Lefèvre avait organisé une vente aux enchères de manuscrits et livres. Le lot n° 88 du catalogue  est ainsi décrit :

• ALAIN-FOURNIER. Le Grand Meaulnes – Paris, Emile-Paul frères,1913, 366 p., maroquin marron, dos à nerfs,coupes filetées, gardes de soie marron,tranches dorées sur témoins,étui bordé,dos passé (Semet & Plumelle). Il s’agit de l’édition originale, avec achevé d’imprimer du texte à la date de septembre et achevé d’imprimer de la couverture à la date d’octobre : 1 000/ 1 500 €

 

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• Dans le  dernier catalogue de livres anciens et modernes de L’Ancre aldine (Lyon) :

ONOSANDER – L’art militaire d’Onosender autheur grec. Où il traicte de l’office et devoir d’un bon chef de guerre. Mis en Langue Françoise et Illustré d’Anotations par B. de Vigenere Bourbonnois. (Paris, Abel Langellier, 1605 – in-4°, 734 ff. : 400 €).  Édition originale de cette traduction. Ouvrage important pour la connaissance de l’art militaire chez les Anciens. La traduction de Vigenère est accompagnée d’annotations très développées qui font preuve dune grande érudition.

 

DU CÔTÉ DES MÉDIAS

 

• MARCELLE AUCLAIRE (1899-1983),

FONDATRICE DE MARIE-CLAIRE, MAIS PAS  DE ELLE

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Marcelle Auclaire

• Le démantèlement du groupe Lagardère Presse se poursuit avec la vente annoncée de plusieurs titres phares au groupe de presse tchèque Czech Média. Les négociations portent sur des journaux tels  Version Fémina (inséré dans l’édition dominicale de La Montagne)Art et décoration, Télé 7 jours, France-Dimanche, Ici Paris, sans oublier Public et le magazine  féminin Elle, avec ses déclinaisons et sites Internet.  Dans Le Monde (19 avril), on peut lire sous la plume de Nicole Vulser et d’Alexandre Piquard,  que  Elle avait été fondé en 1945 par  Hélène Gordon-Lazareff et par la Montluçonnaise Marcelle Auclaire... Une affirmation partiellement fausse. Cette dernière est en réalité la créatrice du magazine Marie-Claire en 1937.

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Le tout premier n° de Marie-Claire (1937)

• Née à Montluçon, chez ses grands parents maternels, le 13 novembre 1899, elle était la fille de Victor Auclair (1866-1926), architecte, qui s’établit au Chili en  1906. Il y fit une brillante carrière dans  la réalisation de  constructions capables de résister aux tremblements de terre, tout en promouvant les techniques de béton  mises au point par Eugène Freyssinet.  C’est aussi là que Marcelle Auclaire passa sa jeunesse.  Revenue en France, elle collabora aux Nouvelles littéraires, à Marianne et à Paris-Soir. C’est là qu’elle fit la connaissance de l’industriel et propriétaire de Paris Soir, Jean Prouvost avec lequel elle lança le magazine Marie-Claire le 5 mars 1937, et non pas le magazine  Elle. Le titre était emprunté à celui d’un roman de Marguerite Audoux. Marcelle Auclaire, décédée  à Paris, le 6 juin 1983, était aussi l’auteure de nombreux romans et essais.

 

• TERRE DES BOURBONS

TERRE DES BOURBONS n° 9
Au sommaire du n° 9 (Mars – avril – mai )

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UN APPEL AU FINANCEMENT PARTICIPATIF

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Maurice Nadeau (1911-2013)

• Créée en 1966 par Maurice Nadeau et François Erval, La Quinzaine Littéraire, devenue Nouvelle Quinzaine littéraire a connu une période agitée entre  2013 et 2015  avec, à la fois, des difficultés  financières et le départ d’une partie de sa rédaction.  En avril 2016, pour tenter d’y faire face, le magazine  avait réduit sa pagination de 36 à 24 pages, tout en modifiant son contenu.

images• Depuis, le bimensuel qui compte une quarantaine de contributeurs  et tire à 11 000 exemplaires, a mis en place  un « système de diffusion in situ avec des dossiers thématiques » diffusés sur des points de vente établis ponctuellement. S’y ajoute une diffusion en kiosque assurée par les Messageries lyonnaises de presse (MLP) qui se retrouvent actuellement contraintes de contribuer financièrement au sauvetage de Prestalis. Cette  société de distribution de la presse au numéro, qui diffuse 4 000 titres, entre les grands quotidiens nationaux et  les magazines, se retrouve elle-même en grande difficulté. D’où un allongement des délais de paiement, qui peut mettre en péril des publications à l’équilibre fragile.

téléchargement (1)• C’est donc pour y faire face et « Pour continuer à porter haut la voix des livres« , que  La Nouvelle Quinzaine littéraire a lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme Kiss Kiss Bank Bank. L’objectif est de réunir 8 000 € afin de pouvoir être présent dans les bibliothèques des lycées. Le magazine  propose aux contributeurs de souscrire  un abonnement de six mois ou de un an à destination d’un lycée. En effet, au-delà des  bibliothèques municipales et universitaires, le titre  n’est guère présent que dans les CDI d’une vingtaine de lycées et il ne dispose pas du « budget pour faire de la prospection directe sur toute la France« , dans l’espoir de  changer la donne.

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