LES PARUTIONS RÉCENTES: N° 10 (AVRIL – MAI – JUIN 2018)

MISE À JOUR:   20 MAI 2018

PARUTIONS RÉCENTES  :

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    “Parutions récentes” étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er avril au 30 juin  2018. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

BLONDONNET Michel: Gaspard et le loup. 1 vol. br,  p, éd. Albin Michel, 19,50 €.

9782226402974-j (1)► 1433. Gaspard Le Loup, descendant des seigneurs de Beauvoir, en Auvergne, vit au château de Rochebrune, dans la Montagne bourbonnaise, une région régulièrement traversée et pillée par des bandes armées anglaises. Lorsque Romelde, sa compagne, tombe avec sa servante aux mains de l’envahisseur, Gaspard jure fidélité au Duc de Bourbon, allié du roi de France. En rejoignant les troupes de Rodrigue de Villandrando, chef d’une compagnie militaire privée, l’un des plus célèbres « routiers » d’alors, il espère bien délivrer les captives et retrouver sa bien-aimée. Mais c’est sans compter la ruse de l’ennemi qui va mettre à l’épreuve la témérité et la détermination de Gaspard… Dans un pays déchiré par la guerre de Cent Ans, Michel Blondonnet fait revivre une page de l’histoire de France, entre Nivernais, Bourgogne, Auvergne et Bourbonnais.

BORDAÇARRE Olivier: Le sexe du ministre. 1 vol. br, 224 p, éd. Phébus, 18 €.

9782752911322-63fb2Le Bourbonnais Olivier Bordaçarre raconte dans ce nouveau roman la déchéance d’un homme politique, symbole de la domination masculine, à travers son rapport au pouvoir et aux femmes… Claude Phalène, ministre de la Santé et des Droits des Femmes, sûr de son charisme et de sa puissance mâle, est candidat à l’élection présidentielle. Il fait partie de ces hommes politiques qui ne séparent pas pouvoir et virilité. Jusqu’à ce qu’un soir son sexe refuse de se dresser devant sa maîtresse, et que sa richissime épouse parle de divorce. Bientôt, dans l’avion qui le conduit à un énième discours et au succès, il ressent un picotement dans sa chaussure droite… Est-ce un caillou ?… Non, cela ressemble plutôt à un raisin sec, brun et fripé… Quelle horreur, c’est un orteil ! Le ministre de la Santé est en train de se décomposer. Ce sixième roman d’Olivier Bordaçarre est une tragi-comédie féministe et jouissive sur les arcanes du pouvoir.

• FERRIEUX Claude : Bourbonnais  pris au piège. Les nouvelles aventures du commissaire.  1 vol. br, 180 p, p, éd. Éditions et régions – La Bouquinerie, 13 €.

Z errieuxbourbonnaiscouv► Entre deux séjours à Vichy, une promotion comme commissaire principal a envoyé Jean-Claude Bourbonnais en poste à Clermont-Ferrand. L’histoire se situe donc dans les années 90. Plusieurs intrigues s’entremêlent, se déplacent entre Auvergne, Bourbonnais et Berry. Une série de cambriolages à Vichy, Gannat, Clermont, amènent leurs auteurs à une prise d’otage. Le commissaire croit en reconnaître l’instigateur. Mais lui-même, un peu trop ami avec des gens douteux, risque de se retrouver compromis. Par ailleurs, un couple âgé a disparu. Pris dans le tourbillon des enquêtes, Bourbonnais ne voit pas venir les menaces qui pèsent sur lui personnellement. Cependant, confronté aux épreuves, il saura réagir fermement dans un épisode final situé dans son pays natal de Varennes. Un roman régional qui, parti de l’agglomération clermontoise, visite Moulins, Montluçon, Vichy, Bourges et le Haut-Berry.  Claude Ferrieux est originaire de Varennes-sur-Allier. Ses études l’ont conduit successivement à Moulins et Clermont-Ferrand. Ancien professeur agrégé d’italien, il a exercé en Sicile, en Corse, dans le Sud-ouest et la Drôme où il vit maintenant. Il est l’auteur de romans historiques, de récits, de polars, ayant pour cadre son Bourbonnais natal, Clermont et le Berry de ses aïeux, les pays méditerranéens, et sa région actuelle. 

• LIVET Sylvie : Bulle de vie. Vivre en paix. 1 vol. br, 318 p, éd. Ecritorium – Sylvie Livet (12 impasse le Chambon – 0300 Neuvy), 18 € (22 € franco).

119301728Dans ce 6ème ouvrage de Sylvie Livet, on retrouve quelques fondamentaux d’un art de vivre positif, mais aussi des thèmes nouveaux qu’elle aborde  en observant le monde, en analysant l’actualité et en  sillonnant l’Hexagone pour aller au contact direct de la population. Elle explore des sentiments, des émotions diverses et distille à qui les veut bien ses doses d’optimiste. En conclusion elle écrit : »Terroristes, arrêtez vos massacres et vivez la vie pleine de joie. Je veux que mes petits-enfants se réveillent avec des milliers d’étoiles étincelantes et qu’ils poussent des cris de joie ! Adoptez une nouvelle conscience d’empathie à l’échelle du monde… Vous êtes ici-bas pour apporter quelque chose à l’humanité, de la valeur et non pour détruire des vies… » Née à Saint-Menoux et résidant à  Neuvy, Sylvie Livet  a été récompensée par de nombreux prix pour ses 5 précédents ouvrages notamment  pour  Pensez Positif !  et pour son roman Face à son destin.

• MORON Paule, SARAZIN Maurice (sous la direction de): Cahiers Valery Larbaud (n° 54) : Correspondance Valery Larbaud – Henri Buriot-Darsiles (1908-1944). 1 vol. br, 338 p, éd. Garnier, coll. Classiques Garnier, 35 €.

Z GarnierUne correspondance bourbonnaise entre Valery Larbaud et Henri Buriot-Darsiles (1908-1944), établie et annotée par Maurice Sarazin. Sommaire : Présentation de la correspondance – Correspondance 1908-1920  – Correspondance 1921-1929 – Correspondance 1930-1944 – Indications bibliographiques autour de Henri Buriot-Darsiles – 51ème  prix Valery Larbaud (Jean-Marie Laclavetine) –  Remise du prix à Jean-Baptiste Del Amo pour son livre “Règne animal” – Réception du 51ème  prix littéraire Valery Larbaud –  Exposition “Le peintre et la bibliothécaire” (Paule Moron) –  Spectacle “Voyage avec A.O. Barnabooth” (Françoise Lioure) –  Vie de l’association –  In memoriam (Jean-Marie Laclavetine et Marc Kopylov)  –  Association des Amis de Valery Larbaud : Assemblée générale du samedi 13 mai 2017 –  “Valery Larbaud : cosmopolitisme à l’ère de la globalisation. Traduction et transgression” (Gil Charbonnier) –  Colloque international – 23-24 novembre 2017 Université Heinrich Heine de Düsseldorf –  Petite bibliographie 2017 –  Association internationale des Amis de Valery Larbaud 

◘ HISTOIRE

• BUI-XUAN Myriam :  Max et les siens: une enfance juive à Vichy, 1930-1950 : entretiens retranscrits et illustrés par Myriam Bui-Xuan. 1 vol. br, 105 p, auto-édition M. Bui-Xuan (Clapier), 6 €.

• CROUZET Guy: En feuilletant l’histoire de France. 1 vol. br, 100 p, auto-édition Guy Crouzet (35 rue des Grèves 03000 Moulins, 14 € (18 € franco).

Un ouvrage qui revisite, non pas un, mais sept sujets historiques. Au fil des   chapitres:   Quand des Français devenaient esclaves – Tolérance et intolérance religieuse d’Henri IV à la Révolution – La peste de 1720 à Marseille – La Bête des Cévennes ou la dernière grande offensive des loups – Les muletiers du Vivarais et du Velay – Les combats du Mont-Mouchet – En Bourbonnais au temps des galères. Dans ce dernier chapitre, Guy Crouzet, qui en est à son 9ème livre, retrace le martyr de ces hommes qui, à pied et enchaînés par deux, traversaient la France, en passant par le Bourbonnais.

SARAZIN Maurice : Bibliographie de la guerre d’Algérie (1954-1962) : Tome 3 : Ouvrages en langue française parus de 2015 à 2016. 1 vol. br, 492 p, index, éd. Dualpha, coll. Patrimoine des lettres, 37 €.

Z SarazinCette nouvelle bibliographie de Maurice Sarazin recense les ouvrages en langue française parus en 2015 et 2016. Elle  comprend  aussi un complément au Volume 2 et la Bibliographie des ouvrages concernant l’Algérie, période française, parus de 2010 à 2016. Cet ouvrage  dresse l’inventaire le plus complet possible des titres de livres, classés par ordre alphabétique des auteurs, concernant l’histoire de l’Algérie, période française – de la guerre de conquête à la guerre d’indépendance –, parus dans une certaine tranche chronologique, publiés par des éditeurs français, ainsi que par des éditeurs algériens (dans ce dernier cas, comprenant surtout le récit des exploits des combattants de l’indépendance, base du roman national et justification du pouvoir en place à Alger depuis 1962). Maurice Sarazin,  nommé à la Bibliothèque nationale d’Alger dans un poste de bibliothécaire adjoint en août 1957, a passé près de cinq ans dans cette ville, jusqu’à son retour en France en juin 1962.Il est déjà l’auteur de 3 autres volumes consacrés à Bibliographie de la guerre d’Algérie.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

ARNOUD Jacques : Par des terres qui te sont inconnues : Pierre Teilhard de Chardin,  aventurier du passé et de l’avenir. Préface de Patrice Franceschi 1 vol. br, 252 p, éd. du Cerf, 19 €.

9782204124393-59c8d3565ecc8L’esprit d’aventure animait-il Pierre Teilhard de Chardin ? Il ne suffit pas, pour répondre, de rappeler la devise que lui applique l’un de ses amis, George Barbour : “ Ut migraturus habita. Vis comme si tu allais partir. ” Il ne suffit pas non plus de trouver sous sa plume ce bel aveu : “ Je ne saurais désormais être autre chose qu’une sorte d’aventurier spirituel. ” Il faut le suivre dans ses multiples voyages, lire son abondante correspondance, l’entendre se plaindre d’être retenu à Pékin durant la Seconde Guerre mondiale sans aucun terrain d’action, ou encore douter que la Croisière Jaune puisse lui être utile. Il faut aussi l’écouter se plaindre que le christianisme a perdu l’esprit d’aventure et le voir s’engager lui-même dans les zones laissées en blanc, celles où le savoir comme le croire perdent pied et où le réel reprend tout son pouvoir. Une invitation à mettre les pas dans ceux de ce gentilhomme aux semelles de vent. Historien des sciences et théologien, Jacques Arnould a consacré plusieurs ouvrages aux rapports entre science et foi, publiés par les Éditions du Cerf, en particulier La Théologie après Darwin et Dieu, le singe et le big bang. Chargé des éthiques au Centre national d’études spatiales (CNES), il a publié La Seconde Chance d’Icare ou encore Une perle bleue.•

AUCANTE Marieke: L’envoûtante. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 17,90 €.

9782812923050FSEugénie a 26 ans quand elle revient sur les terres familiales. Fille et petit-fille de sorcière, Eugénie a grandi en orphelinat après la mort précoce de ses parents dans des circonstances qu’elle était trop petite pour comprendre. Elle rencontre Lucas, le chauffeur du châtelain du village, dont elle tombe amoureuse. Avec lui, un avenir radieux s’annonce. Pourtant, Eugénie découvre qu’elle a hérité des dons de ses aïeules : mais comment mener une existence normale avec un tel héritage familial ? Marieke Aucante est journaliste. Après avoir travaillé dans la presse, à la radio, elle continue son aventure audiovisuelle à France Télévisions.  Son engagement en faveur des personnes en situation de handicap lui a valu la légion d’honneur. Auteure de romans, de nouvelles gastronomiques et réalisatrice de films documentaires, elle livre tout son talent dans ce premier roman publié en 1986 chez Flammarion.

BERLANDA Thierry : L’affaire Creutzwald. Roman policier. 1 vol. br, 352 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 19,90 €.

Z BERLANDAAvril 2019, le brigadier Aurélie Deletraz trouve par hasard, dans une sous-pente du commissariat de Saint-Avold, un paquet de pages qui l’intrigue : le récit anonyme d’une enquête hors norme qu’elle avait menée cinq ans plus tôt, et qui avait abouti à un classement sans suite. Troublée, elle persuade Céline Dumouriez, ex-journaliste à l’Express sortant de cure de désintoxication, de reprendre discrètement les recherches sur les disparitions, en juin 2014, de personnes soi-disant évaporées dans une lumière surnaturelle… Ces phénomènes étaient-ils liés à l’assassinat d’Emmanuel Marchal ? Alice, qui allait se marier avec le jeune homme, était-elle victime d’hallucinations lorsqu’elle prétendait en avoir été témoin ? Pierre Orbain, industriel tyrannique condamné pour le meurtre de Marchal, est-il la seule âme noire de cette histoire, ou bien est-ce quelqu’un d’autre, plus redoutable encore mais dissimulé, qui détient la vérité sur l’affaire Creutzwald ? Céline et Aurélie vont devoir faire taire leurs propres démons pour découvrir les traces de ce fantôme. Et pour l’affronter…

BERTHET Élie : La bête du Gévaudan. Un roman feuilleton.  Préface de Fabienne Claire Caland. 1 vol. br, 460 p, éd. Les Ardents éditeurs, coll. À lire dans mon sofa –Romans et feuilletons, 19 €.

arton430-4f448De 1764 à 1767, un animal féroce sème la terreur au cœur de la France paysanne. Il tue et déchiquette des hommes, des femmes, des enfants. On attribue une centaine de meurtres à ce monstre dont on ne sait s’il est un loup, un chien, une hyène – un loup-garou, peut-être ? La rumeur s’emballe, et la légende de la bête du Gévaudan prend forme… En 1858, Élie Berthet (1815-1891), romancier populaire du Second Empire, publie le premier roman sur l’affaire. À la question “Qu’est-ce que la bête ? ”, il répond par un feuilleton illustré dans la presse. Le succès est immédiat. Depuis, le sujet a fait couler beaucoup d’encre et Berthet, ce Limousin qui devint une plume parisienne plus appréciée qu’Alexandre Dumas, a sombré dans l’oubli. Pourtant, sa Bête du Gévaudan vaut la peine d’être redécouverte. Sous un suspense haletant, on y découvre une thèse d’une surprenante modernité.

BRASEY Édouard : La ferme aux maléfices. 1 vol. br, 580 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 20 €.

Sans titreEn Haute-Provence, une famille sans histoires est sauvagement assassinée dans sa ferme. De nos jours. Géraldine hérite d’une propriété à Maurin-en-Provence inhabitée depuis 90 ans mais parfaitement conservée. Une seule condition est posée : qu’elle s’y installe avec sa famille. Géraldine et son mari Jean-Louis y voient l’occasion d’un nouveau départ, loin de Nice. Pourquoi ne pas faire un gîte de cette maison tombée du ciel ? Mais sur place, Géraldine est tout de suite saisie par un sentiment d’angoisse. De sombres secrets hanteraient-ils encore l’idyllique demeure ? Il y a toujours du mystère dans les romans d’Edouard Brasey. Il s’incarne ici dans une maison hantée par un drame, un lieu aussi fascinant qu’effrayant. Une lecture qui va faire frissonner !

• CAVALIÉ Roger : L’école des chagrins. 1 vol. br, 400 p,  éd. de Borée, 20 €.

Z cavalié► Devenu instituteur en 1961, Julien découvre les charmes de l’enseignement dans une classe unique de 30 élèves, au sein d’un village clochemerlesque. Un an, plus tard, après une déception amoureuse, il convole en justes noces paysannes et accomplit un service militaire très chaotique dont il reviendra – cocasse paradoxe– en brandissant un certificat de bonne conduite délivré par les autorités militaires qu’il n’a cessé de berner !  Saura-t-il, maintenant, échapper aux tracasseries d’un inspecteur d’académie qui ne supporte pas son tempérament rebelle ?   Après “Le vieux cartable” et “Julien l’insoumis” (éd. de Borée, coll. Terre de Poche), “L’école des chagrins” est le dernier tome de la trilogie. Roger Cavalié, inspecteur de l’éducation nationale à la retraite, paraît mettre beaucoup de lui-même dans ce récit rythmé par des histoires d’amour. De la chronique villageoise et scolaire, bercée par les vacances, la narration file vers le service militaire de Julien et vers un dénouement heureux (J-M Laurent, La Montagne)

JAILLER Isabelle: Louise, loin du pays. 1 vol. br, 580 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,90 €.

Z Louise-loin-du-paysLoin de sa terre natale, la vie réserve un avenir exceptionnel à la jeune Louise. La guerre de 14 sonne le départ du fils Rossillon et l’impossibilité pour cette famille de paysans de nourrir les trois bouches restantes. À seize ans, Louise quitte la campagne pour être placée comme bonne chez un couple de bourgeois, propriétaires d’une entreprise prospère. Malgré la froideur et l’exigence de sa patronne, Louise est éblouie par le quartier-village où elle vit, une véritable ruche. Et lorsque rentre du front d’Orient la forte tête de la famille Chanaz, Philippe, elle s’éprend au premier regard. Au risque de perdre sa place…Née en 1957, Isabelle Jailler sait parfaitement retranscrire le quotidien des hommes et des femmes de l’entre-deux-guerres. La Ferme des hautes terres lui a valu un immense succès auprès des lecteurs. La première édition de ce deuxième roman a été publiée en 2010.

• MALÈGUE Joseph: Pierres noires. Les classes moyennes du salut.  1 vol. br, 700 p, éd. Ad Solem, 26 €.

Z ad► Dans son  deuxième roman, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, Joseph Malègue (1876-1940) qui est souvent considéré comme le “Proust catholique”, réalise une « fresque historique » de l’installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l’Église, l’Empire, montée d’une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d’Auvergne imaginaire, emblématique d’une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des « classes moyennes du Salut » . Soit les chrétiens attachés à l’évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, l’écrivain s’y rapproche encore plus de Proust par l’abondance de ce qu’il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin).   Les “pierres noires” sont les pierres volcaniques d’Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les “Classes moyennes du Salut” sont les chrétiens médiocres (une catégorie dans laquelle Joseph Malègue se situait lui-même), non “classes moyennes de la sainteté”

MALROUX Antonin: Le pain de paille. 1 vol. br,  310 p, éd. Calmann-Lévy,  coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

9782702161548-001-T► En juin 1918 dans le Cantal. Depuis le départ de son père pour la guerre, Valentine Troussal s’active avec sa mère et sa grand-mère auprès de son frère pour faire vivre la petite exploitation familiale. La ferme suffit à peine à les nourrir tous, aussi les Troussal sont-ils soulagés lorsque le châtelain propose à Valentine de venir travailler comme aide-cuisinière au château.  Pour la timide Valentine, c’est la découverte d’un monde complètement nouveau. Quand le jeune héritier de la noble lignée, qui s’est pris de passion pour le monde rural et la vie paysanne, lui demande de l’accompagner dans ses promenades, elle s’interroge néanmoins  sur ses intentions. Au village, personne n’est dupe et chez les Troussal, le malaise grandit. Prise au piège d’une relation trouble, Valentine devra trancher un dilemme terrible… À travers le portrait merveilleusement touchant d’une petite paysanne au cœur pur, Antonin Malroux emmène le lecteur sur le chemin des bonheurs vrais, de la sagesse profonde qui émane de la terre et des saisons.

MAXIMY Hubert de : Les loups du mardi gras. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Les-loups-du-mardi-gras“ – Et l’enfant ? demande une voix anxieuse. Sur mon lit, dans la pièce à côté. Que quelqu’un aille prévenir ses parents. Blessé à la jambe, il saigne lui aussi, mais peu. Il est conscient. Il attendra. Gilles Trempemeur, dit le Chirurgien, a décidé d’examiner d’abord le plus gravement atteint. IL songe que ce gamin va gâcher ses draps. Il sourit. C’est la vie. On éclaire le bourgeois blessé. À l’instar des fifreurs de la rue, ses chausses s’ornent d’un sexe vermillon gros comme un bras. C’est la mode depuis quelques années de se parer d’une bite d’âne pour carême-prenant malgré les vociférations des moines mendiants. On a retiré son masque de bouc infernal mais il porte encore au front deux cornes de bœuf reliées par un bonnet de cuir noir. Pauvre diable : son visage est ivoire, ses narines pincées, ses yeux révulsés. ” On le surnomme le Grêlé à cause de son visage tavelé par la petite vérole. Chirurgien barbier, il a perfectionné son art sur les champs de bataille des guerres d’Italie où son humanité et son aversion de la mort se sont renforcées. Aussi, ce soir de Mardi gras 1498, lorsqu’on lui amène un bourgeois fusillé à l’arquebuse et un gamin saute-ruisseau grièvement blessé, il se met en tête de retrouver coûte que coûte le criminel. Son enquête conduit le lecteur à travers un Paris haut en couleurs, celui des petites gens et des artisans, et lé monde oisif de jeunes nobles pervers. Un univers où il ne fait pas bon se perdre sans guide, fût-ce entre les mains d’une mystérieuse Égyptienne. L’auteur nous fait pénétrer avec ces Loups du Mardi gras dans un Paris mystérieux, rabelaisien, celui de la Renaissance, où les mœurs et coutumes sont magnifiquement décrites et imagées.

• PAGIS René : Le chant clair des sirènes. 1 vol. br, 262 p, éd. Marivole, 19 €.

Z PAGIS► Jacques a toujours dit qu’un jour il partirait “Tout droit devant” conscient qu’il ne le ferait jamais. Pourtant, un jour, différent des autres, incapable de supporter plus longtemps une vie conjugale impossible, il part sous la pluie en direction du sud. À bout de force, il se réfugie dans une grande maison, chez Mathilde, une dame mystérieuse qui l’envoûte et le prive progressivement de toutes ses défenses… Un homme, malade, dont il a remarqué la présence est finalement étouffé dans son lit. Jacques, inconscient, se réveille dans une chambre auprès de Mathilde sans le moindre souvenir. Elle l’accuse du meurtre de son mari. “Il a basculé dans un autre monde délicatement irréel, abandonnant toute forme de raison, aujourd’hui, il en est convaincu, il a cédé sans pouvoir résister à une tentation fatale… ” A-t-il été victime du seul pouvoir de séduction de Mathilde à la manière du chant clair des sirènes attirant les marins ou d’une substance discrètement administrée par son hôtesse ? Jacques reprend sa fuite mais tombe rapidement dans les mailles de la Justice et comme si cela ne suffisait pas, il apprend qu’il est atteint d’une maladie grave qui risque de l’emporter très vite… Laquelle de ces deux fatalités l’emportera ? Et si en attendant il réapprenait à vivre et à aimer ?  René Pagis a franchi presque tous les grades de la gendarmerie avant d’aborder  une seconde carrière dans la justice. Juge d’instruction, puis juge des enfants, il a ensuite exercé en tant que procureur de la République dans plusieurs départements du centre de la France. Aujourd’hui à la retraite, il se consacre pleinement à l’écriture. Il est déjà l’auteur d’un récit autobiographique, “Dans la salle des pas perdus” (éd. De Borée, 2017) et d’un premier roman “Un dernier rêve pour la nuit” (éditions Bord du Lot, 2016).

RAPET Judith: Les terres de Gabriel. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll.  Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z les-terres-de-gabrielleLorsque Gabrielle, jeune femme de condition modeste,  et sa famille arrivent au domaine de  la Guérinière, la jeune fille est immédiatement séduite par la grande maison des maîtres. Engagés comme métayers, ses parents ne ménagent pas leur peine pour satisfaire les Delavallée père et fils, propriétaires des lieux. Gabrielle, quant à elle, est tenue de servir ces derniers quand ils viennent s’assurer de la bonne tenue du domaine. Travailler sans cesse, obéir, chaque jour qui passe rend l’injustice de sa condition plus criante. Rodolphe, le fils des maîtres du domaine la demande en mariage, alors qu’elle est amoureuse de Léandre,  frère de son amie institutrice. 

• ROCHE Florence: L’honneur des Bories. 1 vol. br, 500 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,90 €.

Z RocheYvon est convaincu de l’innocence d’un bagnard Lorsque Yvon arrive à la ferme des Bories pour y être embauché, il est accueilli à bras ouverts car le domaine, de sinistre réputation, n’attire guère la main-d’œuvre. Paul Bories, en effet, a été condamné au bagne à perpétuité pour le meurtre de sa propre fille, Paulette. Ce que la famille du bagnard ignore en revanche, c’est qu’Yvon, surveillant-chef de la prison où Paul est embastillé, est persuadé de son innocence. Mais si Paul n’a rien fait, qui est le coupable ?L’Histoire avec un grand H est composée de « petites histoires », Florence Roche le sait et tisse des récits prenants qui, bien que fictifs, inventent ce qui aurait pu être la vérité. Elle a déjà démontré son talent dans Des monts de résistance et Les Hautes Terres. 

SENGER Geneviève: Meurtres aux épicéas. 1 vol. br, 260 p, éd. de Borée,  coll. Terre de poche, 7,90 €.

meurtres-aux-epiceas-tea-9782812934896_0► Niché au mur d’un parc arboré, le pensionnat Les Epicéas bénéficie d’une excellente réputation. Son directeur, M. Deschamps, veille à la bonne tenue de l’établissement et peut se targuer d’un taux de réussite au baccalauréat digne des lycées les plus prestigieux. Pourtant, ce qui se trame entre ses murs n’a rien de rassurant : alors que des tombes ont été vandalisées dans le cimetière voisin, la disparition d’une enseignante n’est que le premier acte d’une macabre pièce jouée à huis clos. Entre fausses identités et desseins secrets, Oscar Temple, l’officier chargé de l’enquête, ne manque pas de pistes ; encore faut-il savoir comment les exploiter… Les Epicéas sont pourris jusqu’au trognon ; comme dans Hamlet la tragédie se mettra en marche et on y laissera notre peau, innocents ou coupables, on paiera…

SIAUDEAU Guillaume: Inauguration de l’ennui. 1 vol. br, 140 p, éd. Alma éditions, 12 €

Inauguration-de-l-ennui►  “Pour Guillaume Siaudeau, la poésie est accessible à tous : “ Il suffit d’ouvrir l’œil, mais le bon”, de regarder le monde autour de soi et de se regarder. Et, portant un regard léger et décalé sur les petites choses, il nous offre des poèmes en vers libres, sans fioritures, leur donnant une envergure inattendue (…). L’inauguration de l’ennui effleure des choses plus profondes qu’il n’y paraît : notre difficulté à vivre, notre lassitude et nos découragements, notre mélancolie face au temps qui passe et à ce que nous faisons de nos vies. Et l’auteur nous y invite à rouler « à contre-sens / sur l’autoroute / de l’ennui », l’ennui étant pour lui l’endroit de prédilection où se niche la poésie.  Le recueil réunit 119 courts poèmes aux titres malicieux… Des poèmes dans lesquels l’auteur aime jouer sur les mots et les expressions” (Emmanuel Cimade – Site:  La cause littéraire). Guillaume Siaudeau est né en  1980. Il vit à Clermont-Ferrand. Il a déjà publié de la poésie et tout récemment un e-book, Ces bus qui n’arrivent pas (éditions La matière noire). Il tient également un blog intitulé  La méduse et le renard.

TABACHNIK Maud : Scène de crime. Roman policier. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 16,90 €.

Scenes-de-crimesDes morts en série condamnés par la médecine… Une mère au foyer un peu trop modèle… Un taulard en quête du sens de la vie… Un amoureux en transit dans un village dont on ne revient pas… Gus, Fatima, Jody Solomon ont pour moteur la révolte, la réflexion et l’intelligence. Au péril de leur vie. Arrêtés par les dieux ou le destin, quel peut être leur futur lorsque le présent se fait trop lourd, trop injuste, trop violent ? Tuer ne devient-il pas alors la solution la plus limpide pour faire le vide devant soi ? Pionnière du roman noir féminin, Maud Tabachnik instille dès ses premiers romans un ton nouveau dans le paysage du « polar » français. D’une énergie inégalée, ses héros sont de vrais survivants d’une actualité toujours conflictuelle, qu’elle met en scène avec une colère salvatrice. Chez Maud Tabachnik la vengeance est toujours un plat qui se mange à chaud, la justice une nécessité absolue. Résultat de ce mélange explosif, plus d’une trentaine de romans, tous hissés au rang des meilleures ventes.

TOURNAIRE Éric : Paradis assassiné. 1 vol. br, 180 p,  éd .  de la Flandonnière, 14 €.

Couverture_Tournaire_paradis_assassine► Mattounet s’avança. Là-bas, tout au fond de l’enfilade des rayons, se tenait Toussaint Couleur, appuyé contre la cloison d’une cabine d’essayage, tête baissée, le menton touchant la poitrine, ses dreadlocks dissimulant son visage. Le gendarme s’approcha. Il remarqua tout de suite que quelque chose clochait. L’écrivain ne bougeait pas. Il ne bougerait d’ailleurs plus jamais, fixé à la paroi par le carreau d’arbalète qui dépassait de sa poitrine. Virant lentement au rouge cramoisi, son tee-shirt continuait de proclamer que le soleil était plus vif aux Caraïbes. Après Le garçon qui voulait voir la mer et Le dragon de Saint-GeorgesParadis assassiné est la troisième enquête du gendarme Mattounet. Eric Tournaire est né en 1958 à Casablanca. Il taquine régulièrement l’onirique et le documentaire à travers carnets de voyages, bandes dessinées et livres jeunesse.

TUDORET Patrick : Printemps acide. Roman policier. 1 vol. br, 144 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 17,90 €.

518HIOVDdWL._SX309_BO1,204,203,200_Nom : Le Stang. Prénom : Roch. Age : 46 ans et des broutilles. Raison sociale : commissaire divisionnaire, patron de la DIPJ de Bordeaux. Signe particulier : Breton abrupt, taillé dans le granite. Pourquoi cette convocation du directeur général de la Grande maison  et cette brillante promotion au rang de contrôleur général sonnent-elles pour lui comme une sanction, une mise à l’écart, un avertissement qui viendrait  d’en haut  ? C’est le début de cinq jours fous. Cinq jours haletants. Une enquête explosive aux lisières du pouvoir dont il sortira meurtri. Et si, ressurgie d’un passé oublié, Claire était la clé de tout… ? Patrick Tudoret est l’auteur d’une douzaine de livres, romans, essais, récits, parus notamment aux Editions de la Table Ronde. Il est l’auteur de pièces de théâtre, telles que Les Hauts-Plateaux, jouée au Théâtre Rive Gauche, à Paris en 2006 et, L’Entrevue de Taormine : Oscar Wilde – Jean Lorrain (co-écrite avec Thibaut d’Anthonay). Il a collaboré à de nombreux journaux, magazines, revues universitaires ou littéraires et donne des chroniques au journal La Montagne.

• VIALLEBESSET Jacques:  Dans le vert des montagnes. En cheminant avec Gaspard. Illustrations de Sat. 1 vol. br, 84 p, illustrations,  éd. Entrelacs,16,50 €.

Z gaspard► Gaspard des montagnes est le Till l’espiègle, le Don Quichotte, le Corto Maltèse auvergnat. Il est l’incarnation du panache, de la bravoure, de la droiture. Roman des amours impossibles, roman d’aventures, roman policier, roman de mœurs, roman picaresque, Henri Pourrat, son créateur, a su donner à son héros une dimension universelle et à son roman un caractère d’épopée.  Loin de la rumeur des villes, cette balade poétique invite le lecteur à cheminer avec Gaspard dans le vert des montagnes, vers ces hauts-plateaux d’herbes où s’élance la gentiane jaune et où rampe la bruyère mauve: il y souffle un vent qui a le goût d’une farouche, irréductible, rebelle liberté, où les légendes font mémoire de ce qui a été, est et sera.   Jacques Viallebesset a  puisé dans cette “malle aux trésors » qu’est Gaspard des montagnes, transmutant ces histoires dans l’alambic des songes, distillant sensations, images et émotions pour tenter de leur redonner fraîcheur et vivacité. Ces poèmes charrient l’eau, la terre, le feu, l’air de ces montagnes vertes, bleues, mauves et noires, mais , à défaut d’écrire avec le sang. C’est  avec la sève des arbres qu’il dit avoir  tenté de dire l’amour, l’amitié, la vie, la mort, la beauté et le tragique du monde, la générosité des élans du cœur, ces sentiments nés de l’humus du passé qui montent comme la sève d’un premier matin . 

• ZANANIRI Chérif: Pisseur au vent. 1 vol. br, 210 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6 €.

9782812922565FSÀ la grande époque de l’équipe de foot de Reims, Norbert, jeune orphelin sans histoire, vacher de son état dans un village en Sologne, se trouve confronté à une série de meurtres inexpliqués. L’occasion pour lui de remonter le fil de sa naissance et les règlements de compte qui ont suivi la Libération. Cet adolescent nous fera vivre son enquête dans la Sologne des années 60, entre Orléans, Romorantin et Blois : les journées de chasse avec battue de sangliers et passages de canards, les promenades champignonnières à la recherche des cèpes et des girolles, les travaux des champs, le labeur des fermiers lors de la traite des vaches et le vêlage. En un mot, la vie des paysans avec, entremêlés, ses difficultés et ses moments de joie et de fête. Pour l’auteur, Chérif Zananiri, citadin de naissance et solognot par alliance, cette contrée fut une terre de découverte aux mœurs inattendues et aux traditions inimaginables. Il lui a fallu trente années de macération pour comprendre, admettre, enfin adhérer à ce pays de gens simples, courageux et droits.

◘ HISTOIRE

BOUCHEIX Bernard : La maison Boucheix de Saint-Pierre-Roche, une famille auvergnate. 1 vol. br, éd. Italique,10 €.

bo1006-1c►La Maison Boucheix raconte l’histoire d’une vieille famille de la Basse-Auvergne dont les origines du nom remontent au XIIIe siècle avec la seigneurie du Boucheix. Cette lignée vit deouis le Moyens-âge au pied des volcans d’Auvergne sous la protection des évêques et comtes d’Auvergne avant de s’intégrer progressivement au Royaume de France. La branche des Boucheix de Saint-Pierre-Roche restera enracinée jusqu’à la fin du XXe siècle dans ses traditions chrétiennes. L’un des personnages charismatiques qui viendra définitivement clore cette période millénaire de christianisation intense et Monseigneur Boucheix. Leurs terres rudes et nourricières expriment la ruralité de  cette noble paysannerie de moyenne montagne qui exploitera différents domaines agricoles tout autour de la Chaîne-Des-Puys. Si l’agriculture est une constante à travers les siècles, l’univers de l’agroalimentaire sera l’une des composantes de cette famille dépositaire d’un certain art de vivre auvergnat. A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le monde de l’hôtellerie et de la restauration fit les beaux jours de certains d’entre eux. Dans la grande traditions du terroir français, les Boucheix portent en eux l’Auvergne en héritage. Ils incarnent aussi bien la sainte trinité de l’art, de la nature et de la gastronomie, mais surtout “l’Auvergne éternelle”, porte-drapeau de La Maison Boucheix.

• BOURDIN Philippe, CARON Jean-Claude (sous la direction de) : L’homme politique et la presse. De Camille Desmoulins à Émile de Girardin. 1 vol. br, 256 p, illustrations, bibliographie, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 20 € (version Pdf : 14 €)

HommePolitique_presse► Dans le régime présidentiel de la Cinquième République, il n’est guère de jour qui ne nous rappelle les relations, parfois incestueuses, qui unissent pouvoir politique et médias sur la scène publique comme dans la sphère privée. Ce constat pessimiste sur l’un des aspects de l’actuel « mal français » incitait à faire un retour aux origines, à la construction de la démocratie française, qu’elle soit ou non républicaine, à l’heure où la possibilité du suffrage et la liberté de la presse étaient en débat. De la Révolution française à la Monarchie de Juillet, de Camille Desmoulins à Émile de Girardin, qui invente les médias de masse, quels liens se tissaient- ils entre les représentants de la nation et des journaux en pleine efflorescence ? Entre les citoyens, lecteurs et auditeurs, les feuilles et leurs élus ? Entre les débats d’actualité et les orateurs qui les incarnaient, entre les faits et leurs protagonistes les plus en vue ? Relais d’opinion, miroirs d’une action, marécages des passions, c’est à tous ces titres que les pages des périodiques ont été une nouvelle fois tournées. Enseignants à l’Université Clermont-AuvergnePhilippe Bourdin et Jean-Claude Caron sont respectivement spécialistes de la Révolution française et du XIXe siècle. Ils ont déjà codirigé ensemble plusieurs volumes, dont La République à l’épreuve des peurs, de la Révolution à nos jours (Presses universitaires de Rennes, 2016).

2185331DAVID Yveline : C’était la Haute-Auvergne. Tome 3. 1 vol. br, 242 p, illustrations en couleur, éd. Fasm (Tournemire), 20 €.

Journaliste à La Montagne sur le secteur de Mauriac, Yveline David publie des chroniques hebdomadaires, le Dimanche, relatives au patrimoine et à l’histoire de l’arrondissement de Mauriac. Un travail brillant rassemblé dans ce troisième tome qui fait suite aux deux précédents publiés chez le même éditeur depuis 2015.

DEBRIFFE Martial: Madame de Pompadour, marquise des lumières. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, 7,90 €.

téléchargementFévrier 1745. Jeanne-Antoinette Le Normant d’Étioles est présentée au Roi Louis XV au cours d’un bal masqué organisé à l’occasion du mariage du Dauphin Louis-Ferdinand avec l’infante Marie-Thérèse d’Espagne. Sa beauté, sa jeunesse (elle a 24 ans) et son esprit enflamment le monarque dont elle devient bientôt la favorite. Début d’une passion sans réserve, indifférente à la réprobation du Clergé et de la Cour, qui se prolongera avec autant de force dans l’amitié et la tendresse. Intelligente, curieuse et passionnée par les Arts dont elle se fit la protectrice – combien de peintres, de sculpteurs et d’écrivains lui furent redevables ! – Madame de Pompadour s’impose alors comme l’une des figures majeures du Siècle des Lumières. Dans un style empreint de l’esthétisme et de la sensualité de l’époque, Martial Debriffe brosse le portrait intime et novateur de cette grande Dame dont l’influence, bien plus que l’action politique souterraine, fut déterminante. Et qui demeure à jamais la figure emblématique de l’aristocratie du XVIIIe siècle. 

GRIL-MARIOTTE Aziza: Lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon. Guide. 1 vol. br, 64 p, 30 illustrations en couleur, éd. Dolmazon, coll.  Carnets du lieu de mémoire, 9 €.

Z DolLieu de Mémoire au Chambon-sur-Lignon, dont ce livre présente le parcours, est consacré à l’histoire du Plateau et aux différentes formes de résistances qui se sont déployées sur ce territoire pendant la Seconde Guerre mondiale.  Incluant le Chambon-sur-Lignon et tous les villages environnants, le Plateau est un espace d’environ 500 km2, situé entre la Haute-Loire et l’Ardèche, à 1 000 m d’altitude. De nombreux réfugiés y ont été accueillis et sauvés en ces temps de guerre et de haine où régnait en France l’antisémitisme d’État du régime de Vichy.  Ce guide propose un historique de ce lieu et les textes de l’exposition, illustrés par des photographies du parcours historique, de la salle mémorielle et du jardin de la mémoire.

• HEINICH Nathalie, OTT Sophie: Sur les pas des écrivains et penseurs autour du Chambon-sur-Lignon. Guide. 1 vol. br, 64 p, 40 illustrations en couleur, éd. Dolmazon, coll.  Carnets du lieu de mémoire, 9 €.

téléchargement► Entre les années 1920 et les années 1940, un nombre conséquent de philosophes, historiens, écrivains, poètes, traducteurs, économistes, mathématiciens de très haut niveau séjournèrent sur le Plateau. Dans un petit territoire d’une dizaine de kilomètres de rayon, entre les communes du Chambon-sur-Lignon, du Mazet-Saint-Voy, de Saint-Jeures, de Tence et de Saint-Agrève. Certains d’entre eux se connaissaient.  Nathalie Heinich et Sophie Ott ont reconstitué les itinéraires qu’empruntèrent pour se rendre visite, à pied ou en bicyclette, Raymond Aron, Albert Camus, Georges Canguilhem, André Chouraqui, Louis Comte, Charles Gide, Jacob Gordin, Jules Isaac, Georges Levitte, Léon Poliakov, Francis Ponge, Gilbert Simondon, Georges Vajda…  Un parcours en voiture relie tous les sites concernés, incluant d’autres personnalités : Alexandre Grothendieck, Marcel Pagnol, Paul Ricoeur et Pierre Vidal-Naquet.


JULIAN Camille : Vercingétorix. 1 vol. br, 340 p, illustrations n-b et couleur, éd. Ysec éditions (Louviers), 20 €.

Moke-up-Vercingetorix-aplati-copie► Cet ouvrage, publié en 1901 par Hachette, est l’œuvre de Camille Jullian, qui était alors professeur à l’université de Bordeaux. Quatre ans plus tard, il est élu au Collège de France, à la chaire d’Antiquités nationales, créée spécialement pour lui. Plus de cent ans après, l’œuvre n’a pas vieilli, même si de nouvelles connaissances, surtout en archéologie, ont quelque peu modifié la perception que l’on peut avoir de Vercingétorix. Voici comment Christian Goudineau, son lointain successeur au Collège de France, décrit l’ouvrage de Camille Jullian: “Son Vercingétorix était un livre éblouissant, quoique méthodiquement organisé, dont le lecteur tirait l’impression qu’il avait été écrit au fil de la plume, dans un enthousiasme maîtrisé mais contagieux, toute l’érudition passant sans effort (et sans références) dans chacune des phrases”.

MAILHOT Bastien: Les enfants de chœur des églises du centre de la France: les institutions capitulaires d’éducation et leurs élèves  aux XVIIè et XVIIIè siècles. Préface de Bernard Dompnier. 1 vol. br, 325 p, illustrations n-b et couleur,  bibliographie, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll.  Histoires croisées, 23 €.

image copie (Dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles, la plupart des chapitres de chanoines entretiennent une maîtrise capitulaire. Structures de formation parallèles aux institutions scolaires classiques, les maîtrises accueillent un nombre variable d’enfants auxquels est dispensé un enseignement général et une solide formation musicale pendant sept à dix ans. Cet ouvrage prend pour cadre géographique un large centre de la France dans le but d’obtenir un panorama complet de ces institutions originales et de ce groupe social d’un immense intérêt historique car au croisement d’enjeux aussi bien économiques et sociaux que culturels, liturgiques et musicaux. Bastien Mailhot est docteur en histoire moderne de l’Université Clermont Auvergne. Collaborateur actif du programme national de recherche sur la musique et les musiciens d’Église à l’époque moderne (MUSÉFREM), il a participé à la rédaction de différents ouvrages collectifs, notamment Les Bas Chœur d’Auvergne et du Velay et Le serpent, itinéraires passés et présents.

• SAGNARD Jérôme: Le Velay au début du XXè siècle. 1 vol. br, 128 p, illustrations, bibliographie, éd. Alan Sutton, coll. La mémoire en images, 20 €.

Velay sagnard►  Une description en images, complète et attachante, du Velay entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Selon le principe de la collection, l’ouvrage est basé sur un ensemble de  photographies et de cartes postales anciennes, auxquelles s’ajoutent des extraits de la presse de l’époque. La vie quotidienne, l’économie, les fêtes religieuses et profanes, les loisirs sans oublier quelques faits divers marquants sont présentés. Jérôme Sagnard collectionne depuis des années les photographies et cartes postales anciennes sur le Forez et le Velay. Il est l’auteur de 25 ouvrages d’histoires locales, dont des « Mémoires en Images » sur Saint-Etienne ou le Pilat. Il s’est aussi intéressé au patrimoine industriel ou à l’histoire sportive de sa région avec des livres sur l’Association sportive de Saint-Étienne ou les joutes.

 

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul.  Auvergne 2018. Nouvelle édition.  1 vol. br, 530 p, illustrations en couleur, index, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Le petit futé – Guides des régions, 9,95 €.

Sans titreTerre d’histoire qui a toujours su garder son identité et sa culture, l’Auvergne méritait un guide précis, où seraient étudiés la région dans son ensemble, mais aussi les départements et les différents pays qui la composent. L’ouvrage s’organise autour de 3 points : une étude de la nature, des traditions et de la gastronomie auvergnates, abordée dans la rubrique “Invitation au voyage”, une analyse ordonnée, “ De lieux en lieux”», des villes et des villages des différents départements, et enfin un catalogue pratique permettant aux visiteurs de préparer au mieux leur voyage et de se déplacer facilement en Auvergne. Cette nouvelle édition, complétée et mise  à jour,  propose un répertoire des villes et des villages avec des renseignements pratiques et, selon le principe de la collection, une sélection d’adresses : hôtels, restaurants et commerces, entre autres. Un  code permet de  télécharger la version numérique.

• COUMES Paul-André:  Dans le Cantal: Pays d’Aurillac, massif cantalien, grand pays de Riom-ès-Montagne, pays de Saint-Flour. 2ème édition. 1 vol. br, 80 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Glénat, coll.  Le p’tit crapahut, 9,90 €.

9782344026823FS► Une nouvelle édition de ce P’tit Crapahut pour partir à la découverte d’un pays où paysages et hommes vivent en harmonie ! Ce guide est une invitation à découvrir ou redécouvrir les richesses du département du Cantal. Pas toutes évidemment, car la diversité des milieux naturels et le foisonnement du patrimoine bâti permettraient facilement de doubler le nombre de balades. Il a donc fallu faire des choix pour satisfaire le plus grand nombre et ainsi proposer un équilibre entre ces 30 balades qui permettent de découvrir des curiosités naturelles et celles davantage orientées vers une thématique architecturale.  Afin que les enfants en profitent autant que leurs parents, les balades proposées n’excèdent pas 6 km, pour une durée d’1 h 30 environ. Un parti pris d’autant plus nécessaire que le département présente des reliefs marqués. A part les balades urbaines et plates, comme à Aurillac, la plupart comprennent forcément quelques côtes ou raidillons.

DESPESSE Jean-Louis, GUITTON Pierre, LEBLON Saskia : Géoguide Auvergne. Nouvelle édition1 vol. br, 660 p, illustrations n-b et  en couleur, cartes, biblio, glossaire, index, éd. Gallimard Loisirs, coll. Géoguide, 14,90 €.

product_9782742449736_195x320L’Auvergne… Admirer les chapiteaux de la basilique romane de Clermont-Ferrand, s’embraser au parc Vulcania, déguster une truffade dans un buron du Cantal, skier sur le puy de Sancy, applaudir au Centre national du costume de scène de Moulins, faire du canoë sur le majestueux Allier… Au lecteur et touriste de choisir!   Cette nouvelle édition actualisée et complétée d’un  guide exhaustif regroupe toutes  les informations indispensables pour réussir son séjour en Auvergne et en profiter pleinement. On y trouve aussi des  centaines d’adresses authentiques choisies par les auteurs – voyageurs et toutes  les   clés pour comprendre la destination. Le géoguide propose des activités pour toute l’année : équitation, parapente, sports d’eau, randonnées,ski… Il donne aussi les adresses propres à chaque terroir pour découvrir une gastronomie conviviale.

• Le pays de Rochebaron à Chalençon, à pied… 1 vol. br, 64 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Fédération française de la randonnée pédestre, coll.  Topo-guides PR, 9,90 €

0001468_le-pays-de-rochebaron-a-chalencon-a-piedPorte d’entrée des gorges de la haute vallée de la Loire, à l’est du département de la Haute-Loire, le pays de Rochebaron à Chalencon a su garder toute son authenticité. Ce territoire aux portes du Velay entre Loire et Forez offre des richesses archéologiques et naturelles exceptionnelles, à découvrir grâce à de nombreux sentiers de randonnée. Le guide propose 18 itinéraires, de difficulté variable, autour  Solignac, Saint-André, Bas, Boisset, Tiranges, Saint-Pal, Valprivas et Malvalette. Il constitue aussi un prolongement au guide Les Marches du Velay… à pied.

PIGOT Frédéric Carnet de voyage dans le Parc des volcans d’Auvergne. 1 vol. br, 110 p, format à l’Italienne, illustrations en couleur, éd. du Syndicat mixte du Parc régional des volcans d’Auvergne (Aydat), 19,90 €

couverture-livre-Carnet-de-voyage_largePartez en voyage dans le Parc des Volcans d’Auvergne en découvrant les dessins et textes originaux de Frédéric Pigot, journaliste cantalien et illustrateur à ses heures. Depuis 2013, il croque les paysages, les savoir-faire, les patrimoines naturels ou les habitants, parcourant les 5 régions naturelles du Parc, l’Artense, le Cézallier, les Monts Dore, les Monts du Cantal et les Monts Dômes. Edité par le Syndicat mixte du Parc, ce livre propose une découverte illustrée des Volcans d’Auvergne. Conçu à la manière d’un carnet de voyage, ce livre reprend les dessins et textes de Frédéric Pigot qui évoque avec sensibilité les paysages, les produits et les savoir-faire, les habitants et les petits trésors du Parc.

◘ DIVERS

KALLENBRUNN PhilippeASM Clermont – Auvergne. Préface de Jean-Marc Lhermet.  1 vol. br, 96 p, illustrations,  éd. Wartberg ( Gudensberg-Gleichen  – Allemagne), coll. Mémoire d’un club, 15 €.

9783831331918Un siècle après sa création, en 1911, par la famille Michelin, l’ASM Clermont Auvergne figure parmi les meilleurs clubs de France et d’Europe. Dès 1925, le club clermontois accède à l’élite de l’ovalie française, qu’il n’a plus jamais quittée depuis. Paradoxalement, son palmarès n’est pas à la hauteur de cette longévité exceptionnelle. Longtemps maudite en finale du championnat de France, l’ASM doit en effet attendre l’année 2010 pour décrocher enfin son premier Bouclier de Brennus. Le 29 mai, Clermont triomphe devant Perpignan au Stade de France. La place de Jaude, envahie de jaune et de bleu, célèbre ensuite son deuxième titre en juin 2017. Fleuron de la ville, l’ASM est devenue le lieu de rassemblement de ses indéfectibles supporters qui composent la « Yellow Army ».Journaliste, spécialiste de rugby, Philippe Kallenbrunn, 44 ans, a occupé la fonction de rédacteur en chef à France Soir et à Midi Olympique. Il collabore aujourd’hui au Journal du Dimanche, à L‘Équipe, au Figaro et au magazine Attitude Rugby. Il a notamment publié deux livres d‘enquête : Peur sur le rugby (éd. Marabout, 2017) et Les Années Saint-André, autopsie d‘un fiasco (éd. Solar, 2016), 

• ROUGERIE Aurélien, DUVIVIER Vincent  (en collaboration avec) : Ma vie en jaune et bleu. 1 vol. br, 241 p, éd. Marabout, 19,90 €.

9782501133562-001-T Le témoignage d’un capitaine emblématique…Clermont-Ferrand est dominé par les volcans, la place de Jaude et…Aurélien Rougerie, a-t-on l’habitude d’entendre dans les travées du stade Marcel-Michelin. Dans Ma vie en jaune et bleu, Aurélien Rougerie raconte ses 19 années de carrière. Près de deux décennies à porter haut et fort les couleurs des Jaunards de l’ASM jusqu’au sommet du rugby français. Et presque autant d’années à défendre le maillot bleu du XV de France jusqu’en finale de Coupe du monde.  Aurélien Rougerie se livre en toute franchise et n’élude aucun sujet : la terrible blessure qui a failli lui coûter la vie, le poids du capitanat, la sauvage agression de Millau, les finales perdues et surtout gagnées, l’exigence du haut niveau, la Coupe du monde 2011, la transmission aux plus jeunes, son possible départ pour le Japon… Autant d’événements et d’exploits qui font de lui l’un des rugbymen français les plus brillants et les plus attachants de sa génération.  

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◘ LITTÉRATURE

• AGARD Alain : Joseph…et les autres. 1 vol. br, 350 p, éd. de la Veytizou, 22 €.

ed_veytizou_agard_couv_josephocet_les_autres_1 Il avait quitté ses chères montagnes du Cantal. Il s’était engagé comme mousse sur la gabare de l’Espérance. D’Argentat à Bordeaux, au fil de la fougueuse Dordogne, il avait découvert des horizons nouveaux et il avait fait des rencontres exceptionnelles.   Un jour, il était tombé amoureux… Une invitation à découvrir l’aventure palpitante de Joseph et des siens d’Auvergne en Aquitaine ! Alain Agard est un retraité créatif plein d’imagination. Né en région bordelaise, il passe une partie de son enfance à Alger. Dans ses yeux de gamin, il a encore l’étonnant souvenir du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord le 8 novembre 1942 vu et vécu des hauteurs d’Alger !  Son départ à la retraite en 1998 l’incite à s’installer avec Marissete dans le Quercy corrézien, dans une vieille maison qu’ils s’attachent à faire revivre à Meyssac, à deux pas de Collonges-la-Rouge. Là, il écrit Bretagne au cœur, suivi des Cartes battuesDires d’AubracComme le temps et Depuis toujours.

• ARRIBA Suzanne de : Un hiver pour aimer. 1 vol. br, 230 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Un-hiver-pour-aimer► Un hiver d’une rigueur sans précédent. Une zone libre occupée par l’ennemi. Camille, veuve depuis peu, se résout à confier son petit garçon à sa mère qui vit à la campagne, loin du chaos et de la pénurie. L’enseignante s’investit ainsi pleinement dans son travail auprès d’adolescentes attachantes, mais aussi audacieuses et insouciantes. Elle finit par apprendre qu’elles cachent un résistant dans le pavillon d’été du parc du collège. La situation est dangereuse, la sanction s’annonce virulente pour les filles. Elle leur propose de le prendre chez elle. Gravement blessé, une balle dans l’épaule, il a besoin d’un médecin. Le voisin de palier de Camille, le docteur Devillequiers, est mis dans la confidence. La jeune femme, qui pensait que l’amour l’avait quittée pour toujours, tombe sous le charme de son clandestin. Ils vivront une parenthèse enchantée alors qu’à l’extérieur le bruit et la fureur s’amplifient. Rétabli, Emmanuel doit rejoindre le maquis. Camille se reprend à espérer… « Après », ils se retrouveront. Elle ignore que le pire reste à venir… Suzanne de Arriba évoque avec une grande justesse les gens ordinaires et leurs expériences qui elles, c’est bien connu, n’ont rien d’ordinaire. Elle sait saisir les petits détails pleins de sens de la vie quotidienne. Cette sensibilité se traduit sous sa plume par un style à la fois réaliste et naturel. Elle fait également preuve de tendresse et de compassion envers ses personnages, ce qui ne l’empêche pas de rire d’eux parfois !

• BETTINELLI Michaël : Les enquêtes de Pichou Gens : les lions du château de Bonneval.  Album de BD. 1 vol. br, illustrations, éd. les Ardents éditeurs, coll. Hors Collection, 12 €.

arton429-2cb86 Savais-tu que loin, très loin sous nos pieds, se trouve un monde fantastique et inconnu des humains ? Un monde rempli de créatures étranges et fascinantes que l’on nomme : le Pichou Gens. Les lions du château de Bonneval se sont réveillés ! L’un d’entre eux a dérobé un objet que seuls Romane et ses compagnons peuvent retrouver… Avec ton aide bien sûr !  À toi de jouer ! À toi de mener l’enquête aux côtés de Romane, Fronsac, Artus et Mélusine. Bienvenue dans l’univers du Pichou Gens !” Michaël Bettinelli est graphiste. Il vit à Limoges. Il est l’auteur à succès de la série Le grimoire pourpre où, imprégné par les contes et légendes du Limousin, il revisite les récits fantastiques et diaboliques en inventant des aventures facétieuses qui font toujours la part belle à la découverte de notre patrimoine.

BOURGEY Sabine : Fatale sélection. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 15 €

Z BOURGEY 5 MAILes prétendants sont nombreux, mais la sélection sera draconienne… L’Exposition, un des plus grands salons d’antiquaires, se prépare, et tout le milieu est en effervescence en attendant l’attribution des stands. Les enjeux financiers sont colossaux, sans compter le prestige que confère la présence à cet événement. Dans ce contexte particulièrement tendu commence alors une série de meurtres qui vise les grands noms de la profession. L’assassin n’a rien d’un psychopathe. Il tue proprement, sans intention de faire souffrir. Il fait preuve d’un pragmatisme sans faille et il possède une connaissance minutieuse du marché, de la littérature d’épouvante et des séries policières américaines. Il opère la plupart du temps dans des lieux emblématiques, usant d’une bonne dose d’audace et d’ingéniosité. Alors que l’enquête piétine, les professionnels, cédant à la panique, font appel, selon leurs penchants, à un coach, à un voyant ou à un garde du corps, pour déjouer le sort. Mais rien n’arrêtera le meurtrier…Pittoresque, malicieuse et débordante d’énergie, cette comédie humaine noue avec habileté et humour une intrigue ébouriffante, mettant en scène de savoureux personnages éclectiques. Elle plonge le lecteur dans les arcanes d’un monde passionnant, plutôt mystérieux et fermé, où Sabine Bourgey exerce en tant qu’expert depuis plus de vingt-cinq ans.

BOURRIER Béatrice : Le pacte de sel. 1 vol. br, 310 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 19,50 €.

Z BOURIER 5 MAIAu grand dam de sa famille, Juliette découvre l’amour fou dans les bras d’Aurélio, un ouvrier italien venu ramasser le sel. Sous le soleil écrasant d’Aigues-Mortes en proie à une misère criante et à un nationalisme exacerbé, le drame couve… Une hystérie meurtrière s’empare du village qui voit ses travailleurs italiens assassinés à tour de bras, en toute impunité. Dans un délire halluciné et sans que personne s’en rende compte, le frère de Juliette élimine celui qui a déshonoré sa sœur. Après deux jours d’émeutes, les habitants se réveillent de leur cauchemar et tous décident de ne plus évoquer ces odieux événements. De les oublier… Tous, sauf Juliette. Isolée dans un vieux château de schiste et d’ardoise en Cévennes, elle s’attachera formidablement à cette terre et nouera un lien très solide avec sa belle-mère. Benoîte l’accompagnera dans sa mue de jeune fille vers la femme forte et amoureuse de la vie, capable de savourer les plaisirs comme d’affronter les trahisons familiales, de s’élever pour comprendre les siens et peut-être de pardonner. Béatrice Bourrier évoque ici la force des liens de sang, la perte et le lâcher-prise, tout en analysant le cœur des hommes et leur carburant : ambition, amour, culpabilité. Elle est l’auteure de nombreux romans, parmi lesquels Le Berger et son étoile, Au Défaut de l’épaule, parus aux éditions Lucien Souny.

 • COVAS Madeleine : Seules les pierres le savaient. 1 vol. br, 225 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

9782848866628Des archéologues venus faire des fouilles dans ce village des Hautes-Cévennes découvrent un pays d’une beauté exceptionnelle, mais aussi de nombreux secrets savamment entretenus. Le comte de Castelmaure vient d’enterrer sa femme, mais personne n’en parle au château où logent les scientifiques, et ces derniers l’apprendront incidemment. Un jour, en plein travail, ils reçoivent des coups de fusil qui ne les feront nullement renoncer à leur chantier, mais qui les rendront juste plus prudents, et toujours plus dubitatifs. De toute évidence, leur présence au château et leurs travaux dérangent. Ils sont entourés de personnages tous plus insolites les uns que les autres, à l’image de Marc, ce mystérieux rosiériste, ou de Mélanie, la gouvernante silencieuse. Et qui est vraiment ce comte ? Mais les jeunes s’entêtent… Grâce à leur métier, ils savent que, si les hommes se taisent, les pierres, elles, finissent toujours par parler.  Une irrésistible histoire de secrets coupables et d’amitiés troubles, aussi juste que touchante, d’une déconcertante et magnifique sincérité, au cœur d’une nature enchanteresse.

 • GIRAUD Annie : La nuit est mon amie. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 3,90 €.

Z GIRAUD 5 MAICe sont les grandes vacances. Rien à faire dans ce bled à part observer les adultes. Avec la canicule, ça devient obsessionnel. Il y a ceux qu’elle aime bien, rares, très rares. Et puis les autres. Elle les déteste tous : les mesquins, les médiocres, les étriqués, les amateurs de ces maudites soirées “ Intervilles” et “sardines grillées”. Elle méprise ces hypocrites, ces sournois, ceux qui affichent une pratique religieuse irréprochable, mais se répandent en calomnies. Elle se doit de protéger ceux qu’elle aime et les autres, les plus faibles. Au moindre dérapage, la sanction tombe, terriblement efficace pour régler ce qui ne peut être exprimé, entendu ou réparé. Elle les élimine, l’un après l’autre, simplement, froidement. Juste trop facile, chaque fois. Elle noue ainsi des habitudes dont elle ne pourra jamais se défaire, mais elle acquiert la certitude qu’elle restera impunie. “ Ils sont tellement idiots, avec leur mentalité déplorable, leurs petites vilenies… ” Les apparences sont parfois trompeuses.

MALAVAL Jean-Paul : Les gens de Combeval. 1 vol. br,  590 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 21,50 €

Z MalavalEn août 1914, c’est le temps des moissons pour les Montagnac  qui possèdent les plus belles terres de Combeval. Mais la  guerre éclate et ce sera désormais le temps des sacrifices.  Charles doit laisser partir son fils aîné, Marcelin, plutôt que  son cadet Bastien, trop jeune pour être mobilisé. Ce dernier  abandonnera son rêve de devenir instituteur et restera à la  ferme. Quant à leur sœur, Eugénie, Charles renonce, par la  force des choses, à l’idée de la marier sans tarder. Marcelin, appelé au front, laisse sa fiancée Reine, fille de  modeste vigneron, sous le toit des Montagnac. Il devra  attendre sa prochaine permission pour l’épouser. Son retour,  dans de tragiques circonstances, précipitera Combeval dan le chaos. Jean-Paul Malaval, auteur des Noces de soie, d’Une famille  française et de plusieurs autres succès, excelle une nouvelle fois  dans l’évocation d’une famille française enracinée dans sa  terre, confrontée aux rigueurs et aux désastres de l’Histoire.

• ONGENAE Sylvie: La gouvernante de la Renardière. 1 vol. br, 280 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z renardLorsque la guerre de 1914 éclate, Berthe Bardalet et sa mère, Léontine, s’efforcent de maintenir à bout de bras la ferme familiale.  Tous les hommes de la famille, le père, le frère, le beau-frère et même Auguste, le promis de Berthe, sont partis au front. Commencent alors pour les deux femmes de longues journées de labeur et d’attente. En vain, les saisons qui passent n’apportent que de sombres nouvelles : Fernand, le frère, tout juste âgé de 26 ans, tombe en Champagne suivi peu de temps après par son père, Basile. Gaétan, le beau-frère, est grièvement blessé et amputé. Quant à Auguste, il a disparu. La mère tombe malade et la ferme périclite. Il faut alors vendre les terres et trouver à se placer. C’est ainsi que Berthe entre comme repasseuse au château de La Renardière et que les circonstances de la vie la rendent très vite indispensable. Mais le destin de Berthe n’a pas dit son dernier mot. Un jour, un nouveau jardinier est engagé au château…L’histoire poignante d’une famille qui lutte pour sa survie dans l’horreur de la Première Guerre mondiale.

• PEYRAMAURE Michel: Les amants du Maquis. 1 vol. br,  256 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z peyramaureComment aimer en temps de guerre? Comment résister sans se perdre? Autant de questions, avec d’autres, qui traversent le dernier roman de Michel Peyramaure. Adrien est fonctionnaire à la préfecture, il est marié et a deux enfants : son quotidien est bien réglé. Pourtant, il mène en parallèle une vie secrète depuis qu’il a rejoint les rangs des Résistants. Lors d’une opération, il rencontre Hélène, une agent hors du commun dont il tombe très vite amoureux. Le destin de la France va changer, et il se pourrait bien que la vie d’Adrien prenne, elle aussi, un tournant inattendu

PEYRAMAURE Michel : L’orange de Noël. 1 vol. br,  432 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

005361253 À la fin de l’été de 1913, Cécile Brunie, toute jeune institutrice, arrive à Saint-Roch pour y prendre possession de son poste. Dans ce petit village de la basse Corrèze où le curé fait seul la loi et où prospère une école congréganiste, elle est accueillie comme le diable en personne. Nul ne doute que, comme ses prédécesseurs. Elle ne puisse tenir que quelques mois devant le redoutable abbé Brissaud qui, chaque dimanche, tonne contre école sans Dieu et ses suppôts. Mais Cécile fait front, résiste aux injures, aux provocations, aux calomnies et, peu à peu, par la compétence, sa patience et son courage, gagne la confiance au village et voit se peupler son école au détriment de l’établissement religieux. Au terme d’une année terrible, sa victoire aura le visage heureux de la petite Malvina Delpeuch, que chacun considérait comme une demeurée et qu’elle aura réussi à conduire jusqu’au certificat d’études, suprême consécration en ces temps-là et en ces pays-là. C’est Malvina, devenue elle-même institutrice, qui, bien plus tard, raconte cette histoire. Malvina n’a rien oublié de cette année de son enfance misérable et méprisée, ni de cette jeune femme fragile qui lui a ouvert les portes du savoir et de la dignité. C’était en 1914; la guerre était là qui, avec les hommes de Saint-Roch, allait ensevelir le vieux monde rural sous les ruines… Michel Peyramaure a écrit ici un roman où tout est vrai, où tout est juste. Une France toujours présente en nous resurgit dans ce récit qui illustre l’un des grands combats qui ont marqué son histoire. Et revit une époque, pas si lointaine, où l’orange de Noël était pour les enfants pauvres de Saint-Roch et d’ailleurs le plus inespéré cadeau du monde.

ROMAIN-RINGUIER Jean-Paul : Le manoir des Aulnes. 1 vol. br, 240 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z ROMAIN RINGUIER 5 MAIYolande et Henri se croisent fréquemment devant l’hôpital. Elle vient chaque jour embrasser son fils Christophe qui présente de sévères troubles psychologiques depuis la mort brutale de son père. Lui se rend au chevet de son neveu, Joseph. Yolande et Henri ne se connaissent pas et ils n’ont rien en commun. Pourtant, leurs vies vont se trouver étrangement mêlées. En convalescence chez son parrain, dans une propriété nichée au cœur d’une nature paisible, Christophe rencontre Bernadette, une jeune fille de son âge, qui habite dans les dépendances du manoir des Aulnes. Une amitié complice et sincère se noue entre les deux adolescents. Mais leur innocence est vite rattrapée par les terribles événements qui vont s’abattre sur cette bourgade, jusque-là si tranquille, et dévoiler un lourd secret enfoui depuis de nombreuses années. Jean-Paul Romain-Ringuier signe ici un roman à l’intrigue haletante et à l’implacable dénouement. Une histoire peuplée de personnages attachants, profondément humains, passionnés et volontaires, des hommes et des femmes ordinaires que le destin précipite dans des situations extraordinaires qui finissent par les dépasser.

• SIGNOL Christian:  Bonheurs d’enfance. Nouvelle édition. 1 vol. br, 300 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

Z Signol►Réédition d’un roman publié en 1996. Nul ne guérit de son enfance? En 1958, à onze ans, Christian Signol doit quitter son village natal, dans le Quercy, pour devenir pensionnaire à la ville. Une blessure qui ne se refermera jamais.Le romancier des Vignes de Sainte-Colombe rouvre la porte à ses souvenirs : les arbres, les champs, les goûters près du fourneau, le garde champêtre et le meunier, les forains de passage. Les fenaisons et les vendanges, la pêche aux écrevisses, les feux de la Saint-Jean. Et puis aussi la petite école, l?instituteur, la découverte de la poésie grâce à Victor Hugo? Toutes les senteurs, tous les instants qui firent pour lui de ces années un paradis. Ecrit dans une langue savoureuse, voici un hymne bouleversant à un monde disparu.

SOUMY Jean-Guy: Un baiser, rien de plus. 1 vol. br, 310 p, éd. Robert Laffont, 18 €.

41s12X2pA3L._SX303_BO1,204,203,200_► Avant le mariage, les enfants et la vie de famille, s’offrait à Mathilde une belle carrière universitaire. Sa spécialité : l’amour courtois dans la littérature du Moyen Âge. Elle y a renoncé pour se consacrer aux siens. Une vingtaine d’années plus tard, elle tombe amoureuse d’un jeune homme, Raphaël. Coup de foudre réciproque. Et impossible : Mathilde aime son mari et ne supporte pas l’idée de le tromper. Or comment vivre le désir qui pousse deux êtres l’un vers l’autre quand on se l’interdit ? Alors Mathilde a cette idée folle : proposer à Raphaël l’aventure de l’amour courtois. Il devra se soumettre à elle dans une relation inspirée du serment de vassalité du chevalier à son suzerain. Et se hisser par le courage, l’intelligence, la prodigalité, la fidélité… au niveau d’exigence de sa maîtresse de cœur. Entre eux, un seul tabou, absolu : faire l’amour. Mais quel sens cette approche de l’amour peut-elle avoir aujourd’hui, dans une société obsédée par le sexe et l’égalité des genres ?

• SYCH Bruno: Un secret caché au grand jour. 1 vol. br, 290 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

512fjaGkHSL._SX301_BO1,204,203,200_Déserteur des armées révolutionnaires, Guillaume se cache dans les montagnes. Un matin d’avril 1807, alors qu’il relève ses pièges, il découvre un couple assassiné au pied d’un chariot. Sur la neige boueuse, il remarque des traces de pas et des empreintes d’ours. Mais le plus troublant est cette malle, abandonnée à l’intérieur du chariot, dans laquelle un enfant a manifestement dormi. Où est cet enfant ? Il est peu probable que les assassins l’aient emporté… Il reste donc la piste de l’ours. Guillaume décide de partir à la recherche de l’animal. A l’aube du XIXe siècle, la nature vierge livre des secrets entre les hommes et les animaux sauvages. Sur des hauteurs enneigées pendant de longs mois, la vie est rude, les habitants sont solides et déterminés. Guillaume vit en ermite, dans une grotte, comme Cannelle, cette ourse exceptionnelle qui bouleversera le destin d’une famille. Une histoire qui touche par ses fulgurances, son ode à la nature, sa foi en l’homme libre.

• VANNIER Roger: La ferme des lilas. 1 vol. br, 260 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

téléchargementLes Pactat, sous la houlette de Marguerite, perpétuent une tradition de solidarité familiale et de dévouement à une terre aimée. Mais Jean-Michel, le petit-fils, est avide de savoir. A la suite de la mort accidentelle de son père, il doit mettre fin à ses études pour travailler à la ferme. Sa grand-mère l’exige, brisant ainsi son rêve de devenir instituteur. Sa nouvelle condition l’éloigne aussi de son amie d’enfance, Isabelle, dont il est amoureux. Amer et déçu, il noie sa peine dans le travail, mais il n’arrive pas à oublier la belle rouquine du château. Un jour de printemps, Jean-Michel taille la vigne aux côtés de son oncle Emile et de Pierre Pingeault, un garçon de l’Assistance publique embauché par sa grand-mère. Ce dernier révèle qu’il entretient une relation avec Isabelle. Humilié, Jean-Michel perd son contrôle et une bagarre éclate. Il refuse de croire à la trahison de son amie, d’autant que Pingeault est réputé être un fieffé menteur. Pourtant, lors d’une livraison au château, il entend les pleurs d’un bébé. Le cœur brisé, il s’enferme dans son silence et répugne à l’idée d’aller vers Isabelle et son fils Claude, malgré les pressions et les connivences de son entourage. Réussira-t-il à trouver le chemin qui permettra à ces trois êtres de se retrouver, de s’aimer et de créer une famille ? Un héros tourmenté mais déterminé, écartelé entre le désir de vivre avec son temps et le respect des conventions patriarcales.

• VÉDRINES Jean-PierreLe vin du père. 1 vol. br, 245 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

51bw3HBnxOLUne rumeur ? D’abord on n’y a pas cru, sur les vieilles terres de Fanabregas couvertes de vignes à perte de vue. Et puis il a fallu se rendre à l’évidence : l’État venait de prendre la décision d’aménager la côte du soleil, de la couler dans le béton, d’en faire une cité balnéaire vouée au dieu du tourisme. La route passerait par là, déchirerait l’âpre et beau terroir du Maillarguais. Alors, cela en serait fini à tout jamais du vin du père… Jean-Pierre Védrines raconte en un roman bouleversant l’ultime résistance de ceux de Maillargues, la révolte ressassée de mas en mas, la lutte obstinée, bien que perdue d’avance, d’Augustin, le père, et le désarroi de Pierre, le fils, qui redoutent de voir disparaître sous leurs yeux les promesses d’une vie et les paysages d’une enfance heureuse. Partagé entre deux mondes, celui du travail de la terre et celui des migrations estivales, entre son amour pour Sara et son attirance pour la mystérieuse Oriane, Pierre parviendra-t-il à se reconstruire et à puiser dans le vin du père assez de force pour repousser la lie des jours ?

◘ HISTOIRE

• BAURY Michel,  CHARRON Patrick, JOLLIVET Jean-Jacques : Oradour-sur-Glane : faits générateurs du massacre. 1 vol. br, 285 p, éd. Jourdan (Waterloo – Belgique), 19,90 €.

couvoradour-sur-glane (1)Les événements qui vont s’enchaîner pendant quelques jours après le Débarquement, jusqu’aux nombreux massacres perpétrés par la Das Reich en France, sont contenus en germe dans le discours du général de Gaulle, prononcé à la BBC le jour du Débarquement, qui demande, notamment, à tous “les fils de France, où qu’ils soient, quels qu’ils soient, de combattre par tous les moyens dont ils disposent. Il s’agit de détruire l’ennemi qui écrase et qui souille la patrie, l’ennemi détesté, l’ennemi déshonoré”. La bataille suprême est bel et bien engagée. C’est donc un appel au soulèvement général qu’ont bien compris toutes celles et tous ceux qui se battent déjà depuis longtemps dans la clandestinité. Le Maquis a désormais carte blanche pour se dresser face à l’ennemi. Ainsi, dès le lendemain du Débarquement, la Résistance va-t-elle s’efforcer de mettre en œuvre les principaux plans qui lui ont été confiés par les Alliés, dans le but d’empêcher les mouvements des troupes ennemies, du matériel et des chars allemands. Cinq faits de Résistance majeurs sont rapportés dans cet ouvrage, lesquels, additionnés, peuvent être considérés comme des faits générateurs du massacre d’Oradour-sur-Glane. Chacun de ces événements apporte son lot de révélations sans précédent, établies à partir de la recherche d’archives inédites, mais aussi à partir de la collecte de mémoire, indispensable pour étayer les recherches.

COUÉGNAS Daniel: Fiction et culture médiatique à la Belle Époque: dans le magazine Je sais tout (1905-1914). 1 vol. br, 240 p, illustrations n-b et couleur, bibliographie, éd. PULIM, coll. Médiatextes, 20 €.

téléchargementEnquête et essai, ce livre se focalise sur l’étude des fictions (nouvelles et romans) publiées dans le magazine Je sais tout avant la Première Guerre mondiale, parmi lesquelles les premières aventures d’Arsène Lupin, La Guerre du feu de Rosny, Le Fauteuil hanté de Leroux, Moi et l’Autre, de Jules Claretie… Créé en 1905 par Pierre Lafitte, Je sais tout affiche un projet “encyclopédique” qui s’estompera à partir de 1914. Il participe de la culture médiatique, s’efforçant d’atteindre, par les procédés du “ syncrétisme homogénéisé ” (Edgar Morin) le plus large éventail socio-culturel de lecteurs. Miroir brillant de la “ Belle ” Epoque, il en naturalise les choix idéologiques dominants, les partis pris, les préjugés, les conformismes. Son enthousiasme moderniste pour le dynamisme techno-scientifique des débuts du XXe siècle ne parvient pas à masquer totalement les interrogations, les doutes, les hantises de la bonne conscience occidentale. Les nouveaux genres (récits d’aventures policières, récits d’inspiration scientifique), censés se démarquer du vieux roman-feuilleton populaire du XIXe siècle, inaugurent une fiction narrative de grande diffusion que Je sais tout souhaiterait plus  littéraire  et, comme telle, supposée convenir à la frange “élégante” de son lectorat potentiel. Le livre étudie ces œuvres dans le contexte du magazine : Notes des éditeurs, paratexte introductif, articles d’information et de vulgarisation, pièces de théâtre, articles littéraires, appareil iconographique (dessins, photographies).

DETIVAUD Béatrice, LOUTY Pierre:  Ceux du maquis: Tome 1. 1 vol. br, 340 p, illustrations, éd. de La Veytizou, coll.  La parole à la résistance,29,95 €.

sans-titrePrésente  les ultimes dossiers secrets de la Résistance et de l’Occupation en Auvergne, Limousin, Périgord, Poitou-Charentes et Occitanie. Témoignages et récits des maquisards engagés dans la lutte contre l’occupant hitlérien sur les chemins escarpés de la Liberté. Rôle peu reluisant des miliciens et collaborateurs qui aidèrent les nazis pour soumettre le peuple français et l’opprimer. Au sommaire: Allier: La libération de Montluçon et de Moulins.- Cantal : Juillet 1944, la haute vallée de Brezonz, dernier rempart contre les hitlériens. – Charente: Françoise Armagnac, milicienne ou sainte ? Le Maquis Foch. – Corrèze: Tulle, juin 1944 : l’ombre du Diable et l’abbé Espinasse. -Creuse: Retour sur la disparition tragique d’Eugène France. – Au pays de Martin Nadaud, la Jesser sème la mort. – Dordogne: L’hommage au commandant Soleil. – Thiviers: la brigade RAC. – Puy-de-Dôme: Le colonel GASPARD, unificateur de la Résistance auvergnate.

LACOUR Francesca, LACOUR Lucien : Ernest Nivet (1871-1948). Vie et destinée d’un praticien de Rodin. Préface d’Anne Pingeot. 1 vol. br, 450 p, illustrations, éd. Lucien Souny, 19,50 €.

Z NIVET 5 MAI► Des dizaines de bustes, des monuments aux morts… Une œuvre considérable, mais son nom n’est pas entré dans l’histoire. Sa vie durant, il s’est consacré à son art sans chercher la notoriété. Cet ouvrage, que nous devons à sa petite-fille, Francesca Lacour, et à Lucien Lacour, rétablit Ernest Nivet (1871-1948) à sa juste place et nous fait découvrir l’homme, son parcours, sa sculpture. Quittant Châteauroux pour parfaire sa formation à Paris, Ernest Nivet est engagé, à vingt ans, comme praticien par Rodin dans son atelier du Dépôt des marbres. Il y connaîtra la période éminemment créatrice des Bourgeois de Calais et du Balzac. Il côtoiera Camille Claudel, Jean Escoula ou encore François Pompon, qui demeurera son ami. Mais, désireux de conquérir son autonomie en tant que sculpteur, il rompt avec Rodin en 1895 pour rentrer en Berry, renonçant à une carrière à laquelle il aurait pu prétendre. Étayée par des documents et des témoignages familiaux inédits, illustrée par des photos jamais publiées, cette biographie de référence retrace l’histoire d’un artiste affrontant l’incompréhension, les difficultés matérielles, avant d’obtenir une reconnaissance officielle tardive, avec notamment la médaille d’or au Salon des artistes français en 1923 et le Grand Prix international de sculpture en 1937. Le lecteur découvrira l’univers intérieur d’un créateur qui a toujours cherché à exprimer « le plus possible dans le moins possible », selon la maxime écrite sur un mur de son atelier. Francesca Lacour est archiviste paléographe et présidente de l’association des Amis d’Ernest Nivet.. Lucien Lacour est agrégé de l’Université et a publié de nombreux articles sur Ernest Nivet.

MOLLEMAN Rudi : Se souvenir de…La Corrèze. 1 vol. br, 270 p, illustrations, éd.  La Geste, coll. Se souvenir de, 30 €.

167186 Plus de quatre cents cartes postales et images anciennes nous montrent le département de la Corrèze tel qu’il était il y a un siècle. Au fil des près de trois cents communes, villes ou villages présentés, ce livre constitue un témoignage unique de la vie d’autrefois. Commerces, gares, monuments, événements: rien n’a été oublié. Les images commentées permettent de visualiser et de mieux comprendre les principaux changements survenus dans le département depuis un siècle. De la visite présidentielle aux villages engloutis par le barrage de Bort­ les-Orgues, en passant par l’usine de La Marque ou la Manufacture de Tulle, du plateau de Millevaches aux rives de la Dordogne, le lecteur pourra revivre  la vie quotidienne des ancêtres corréziens,  comme si il y était.

• PLAS Pascal : Roger Gonthier, un architecte singulier. 1 vol. br, 160 p, illustrations, éd. Le Puy Fraud éditeur, 22 €.

Z PLAS 5 MAI“ Architecte diplômé par le Gouvernement, licencié en droit, chevalier de la Légion d’honneur […] dont l’activité s’est étendue à tous les domaines, bâtiments industriels, maisons de rapport, bâtiments publics, buildings, villas, parcs, urbanisme […], groupes d’habitations à bon marché en particulier à Limoges où ont été réalisées six cités (qui) représentent 1 200 logements, une superficie construite de 1 200 m2 et une dépense de 45 millions de francs […] C’est ainsi qu’on présentait Roger Gonthier à l’issue de sa carrière. Un remarquable architecte atypique…, “ notoirement méconnu”, aurait ajouté Alexandre Vialatte. Le nom de Roger Gonthier, essentiellement associé à la gare des Bénédictins, est pourtant indissociable de l’histoire du logement social à Limoges dans l’entre-deux-guerres. Il construit la cité-jardin de Beaublanc, le groupe d’immeubles HBM des Coutures, les cités Ranson, Ruben, Betoulle et Thuillat, tout en menant de front une multitude d’autres chantiers. Il accorde autant de soin à édifier de prestigieux immeubles parisiens et des “palais” de bord de mer qu’à concevoir des appartements pour la frange la plus pauvre et la plus mal logée de la société. Toutes ses réalisations, y compris ses bâtiments sociaux, sont de qualité. Et cette qualité se retrouve toujours dans le parc immobilier de Limoges habitat – l’héritier de l’OPHBM né en 1920 – dont tous les logements constituent aujourd’hui à la fois des éléments patrimoniaux et des lieux de vie dynamiques en raison de leurs caractéristiques initiales de construction.

• RENARD François (sous la direction de) : Fascinante cathédrale Saint-Étienne. 1 vol. br, illustrations en couleur, éd. les Ardents éditeurs, coll. Beaux livres, 24 €.

Z Saint Etienne►Édifiée pendant près de huit siècles, la cathédrale de Limoges se dévoile en ce beau livre. Le lecteur est invité à pousser les portes du temps pour pénétrer sous les voûtes grandioses de cet édifice méconnu, découvrant histoires et anecdotes. De page en page, la cathédrale Saint-Étienne révèle ses mystères : elle s’offre à la curiosité du visiteur et l’entraîne à la découverte de son architecture, de son passé et de ses trésors cachés. À travers une soixantaine d’articles, les 26 lettres de l’alphabet se déclinent en un abécédaire culturel et cultuel, véritable itinéraire du regard. Loin d’être un guide savant, cet ouvrage propose une exploration inédite d’un monument qui a su traverser les époques et s’imposer comme l’un des joyaux du patrimoine de Limoges, cité millénaire. Publié sous la direction du Père François Renard,  archiprêtre de la cathédrale de Limoges, cet ouvrage richement illustré se pare des lettrines délicates de Maïté Roche et des photographies de Sophie Drevon où se mêlent ombre et lumière. L’ensemble constitue un hommage à un monument fascinant.

TILLINAC Denis : L’arnaque du siècle. 1 vol. br, p, éd. Albin Michel, 15 €.

9782226324894-x“ Les acteurs de Mai 68 n’étaient ni inspirés, ni généreux, ni ludiques. Ils étaient ennuyeux, empesés, mal embouchés, mal b… D’où ce malentendu de fond avec ma génération. Lorsque les enfants gâtés de Marx et de Coca-Cola ont accédé au pouvoir, la France a pris des rides et depuis lors le bonheur d’y vivre ne va plus de soi. Ils l’ont dénaturée, ils l’ont enténébrée.  Que leur reste-t-il, sinon les ricanements de la dérision puisque enfin leur contestation du capitalisme n’aura servi qu’à le rendre plus oppressant ? Entre le gaucho d’antan et le bobo, droite ou gauche confondues, un demi-siècle se sera écoulé durant lequel les chemins de la liberté ont été désertés, et ce n’est qu’un début”. C’est le point de vue, à contre-courant, que défend Denis Tillinac dans cet essai.

VERGONZANNE Régine :  Bugeat,Corrèze : quelques souvenirs de la vie d’autrefois, 1900-1955. 1 vol. br, 100 p, illustrations, éd. Les amis du Pays de Bugeat, 6 €

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

◘ DIVERS

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• BUSSY-RABUTIN Roger de : Lettres inédites. Présentation et commentaires de  Daniel-Henri Vincent. 1 vol. br, 96 p, éd. Universitaires de Dijon, coll. Archives, 9 €.

image► Né dans l’Autunois en 1618, Roger de Rabutin-Bussy avait toutes les qualités pour faire une brillante carrière dans l’armée et réussir à la cour du jeune Louis XIV. Il était près de parvenir à satisfaire son ambition quand son libertinage amena le roi à l’exiler en Bourgogne. Pour ne pas sombrer dans le désespoir, il rédigea ses Mémoires et leur Suite, s’employa à aménager et décorer ses châteaux. Il espérait pouvoir revenir rapidement à la cour. Il dut attendre 1682, après seize ans d’éloignement. Pourtant, en 1673, le roi l’avait autorisé à séjourner à Paris. Cette première grâce, inattendue, est ignorée ou à peine mentionnée par ses biographes. Des lettres inconnues, récemment découvertes, éclairent d’un nouveau jour un moment charnière de son exil et ses relations avec la noblesse de sa province. Leur publication est un événement de la commémoration du quatrième centenaire de la naissance du comte de Bussy-Rabutin.

• COURTOIS Grégoire: Les lois du ciel. 1 vol. br, 210 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 6,60 €.

Z courtois.jpg► Les enfants de la classe de CP de l’école primaire de Claincy, dans l’Yonne, partent pour deux jours d’excursion en forêt. Aucun n’en reviendra. Parents d’élèves et instituteurs sont à leurs côtés. Mais même les adultes ne peuvent rien face aux lois de la nature. Pour les enfants, le froid, la faim, l’obscurité, un simple grincement deviennent le terreau de l’imagination. Bientôt la terreur s’insinue au cœur de l’équipée. Les barrières entre le monde des contes et la réalité s’effritent, jusqu’à ce que l’impensable se produise. Et ce n’est que le début de la fin…Un conte fantastique en Barbarie, terrifiant sur ce qu’il dit de nos rapports humains. Né en 1978, Grégoire Courtois vit et travaille à Auxerre, où il dirige la librairie indépendante Obliques. Il est l’auteur de trois romans : Révolution, Suréquipée (Folio SF n° 574) et Les lois du ciel.

DESVIGNES Lucette: La thébaïde. 1 vol. br, 110 p, éd. de l’Armançon, coll. Parcours, 13,50 €.

F2018Desvignes_Thebaide► “ Eh bien voilà, Lars était mort. Il y avait vingt-cinq ans et plus qu’ils ne s’étaient pas rencontrés. Le même nom pourtant, comme pour deux pôles : mais l’un était le pôle nord et l’autre le pôle sud, aucun rapport entre eux sauf qu’ils étaient séparés par la moitié du tour de la terre. ” En route pour  La Grange  où il n’est jamais revenu après avoir rompu avec une famille engoncée dans sa bourgeoisie de province, Jérôme se prend à évoquer ses années d’adolescence. Lucette Desvignes entraîne son lecteur dans le ­dédale des questionnements et des souvenirs de son héros avec une délectation jubilatoire et un art consommé de la chute. Auteure de nombreux romans et nouvelles qui ont fait sa renommée littéraire, Lucette Desvignes, après La Seconde Visite qui a inauguré la collection Parcours, renoue ici avec un genre – le roman court – où elle excelle.

LAMARTINE Alphonse de : Méditations poétiques1 vol. br, 93 p, illustrations, éd. Larousse, coll. Petits classiques Larousse, 3 €.

image Les Méditations poétiques ont été publiées en 1820. Ces vingt-quatre pièces furent créées entre 1815 et 1820 et constituaient une sorte de journal intime des expériences vécues ces années-là par le poète, expériences dont la plus célèbre fut inspirée par Julie Charles, la femme évoquée par Lamartine dans Le Lac. À l’origine, les Méditations eurent un tel succès, en particulier au sein des milieux catholiques, qu’en moins d’un an sept éditions en furent faites. Même le roi de France et quelques-uns de ses ministres, Talleyrand notamment, en récitaient les vers. Au plan historique, l’importance de ce petit livre est également considérable, et il n’est pas inutile de rappeler que plusieurs lecteurs et critiques ont reconnu, dans les Méditations, la première oeuvre, avec celles de Chateaubriand, pleinement romantique de la littérature française (…). Parfois le style de Lamartine est emphatique, parfois aussi ses plaintes sont trop appuyées pour qu’on les sente parfaitement authentiques, mais n’est-ce pas justement ce sens de l’excès qui, au-delà de tout le reste, fait des Méditations l’un des recueils les plus typiquement romantiques qui soient ? (Extrait du site : Les poètes.com)

◘ HISTOIRE

VALBRÈGUE Jean-Pierre : La mémoire des lieux-dits : Tome 2: Charolais,Brionnais, Bourbonnais. 1 vol . br, 88 p, éd. Le Caractère en marche (Génelard), 15 €

Jean-Pierre Valabrègue, docteur et agrégé es-Lettres, professeur émérite, auteur reconnu, a déjà publié chez divers éditeurs plusieurs ouvrages, parmi lesquels Le livre de l’épeautre, Romain Rolland et la métaphore: La solitude de l’homme de vigie. Après  La mémoire des lieux-dits du canton de Mont Saint Vincent, La mémoire des lieux-dits : Charolais – Brionnais – Bourbonnais constitue le second volume de  la collection qu’il consacre à la toponymie.

VIGREUX Jean: Mai 68 en Bourgogne. 1 vol. br, 220 p, éd. Universitaires de Dijon,  coll. Archives, 10 €.

image (1) Les mois de mai et juin 1968 sont l’un des épisodes les plus vifs de la conflictualité qui secouèrent la France au XXe siècle. Si les événements parisiens constituent « l’épicentre » du mouvement, il n’en demeure pas moins que la province y participe activement avec parfois des chronologies décalées, mais surtout des spécificités locales. Si l’on retrouve la contestation à Dijon comme ailleurs, certains étudiants nationalistes ou pro-gaullistes, rassemblés dans un « comité de défense des libertés étudiantes et ouvrières » ont occupé un amphithéâtre avec des slogans simples, en écho à la chienlit, “ pas de Nanterre à Dijon ”. Mais c’est avant tout un mouvement de grève générale des principales usines, industries et services.  C’est cette mobilisation sans précédent qui est présentée ici au travers de tracts originaux, de dessins, de photographies qui témoignent d’une prise de parole riche et foisonnante tant dans les usines que dans les lycées, mais aussi au sein d’une agora nouvelle les Bourses du travail.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

BARBUT Frédérique : La route des abbayes de Bourgogne. Nouvelle édition. Photographies de  Alain Parinet. 1 vol. br, 120 p, illustrations n-b et  couleur, éd. Ouest France, coll. Itinéraires de découvertes, 14,90 €.

La-route-des-abbayes-en-BourgogneBerceau de l’ordre de Cluny et de l’ordre de Cîteaux, qui ont ensuite rayonné dans toute l’Europe médiévale, la Bourgogne conserve encore aujourd’hui sa vocation monastique. Tout en nous plongeant au cœur de l’histoire des abbayes, cette route nous propose de découvrir leur riche patrimoine architectural. Ces lieux sont propices à la sérénité. Le visiteur, quelles que soient ses croyances ou ses convictions religieuses, y goûte une paix toujours rare. Ingénieur de formation, Frédérique Barbut a déjà publié dans la même collection La Route des abbayes en Normandie et La Route des abbayes en Languedoc-Roussillon. Originaire de Bourgogne, Alain Parinet a fait de nombreux reportages à l’étranger pour des magazines de tourisme. Il a été  le photographe d’un ouvrage sur les bouddhismes en France paru aux Editions Ouest-France.

CHANIAL Jean-Pierre : La Bourgogne. Photographies de Hervé Champollion. Nouvelle édition.   1 vol. br, 120 p, illustrations n-b et  couleur, éd. Ouest France, coll. Itinéraires de découvertes, 15,90 €.

La-BourgogneCe guide qui se veut le plus exhaustif possible  propose une découverte de la Bourgogne, à travers différents itinéraires classés par thèmes : des promenades sur les rives de la Saône et des différentes rivières bourguignonnes, la découverte des vignobles, la route  des monuments historiques remarquables, parmi lesquels les églises et cathédrales, le tout agrémenté de nombreuses photographies en couleur et d’informations pratiques pour réussir son voyage.

DIVERS

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

• CARRÉ Juliette : Correspondance d’Alain-Fournier, Jacques Rivière, André Lhote. Une École de Lettres à la Belle Époque. 1 vol. br, 436, éd. Honoré Champion, coll. Littérature de notre siècle, 70 €.

Z FOURNIER RIVIERE► Alain-Fournier et Jacques Rivière échangent une abondante correspondance de 1904 à 1914 ; à ce premier échange se joint le peintre André Lhote, en 1907. Ces lettres, parce qu’elles sont fondées sur une amitié de jeunesse, contribuent à la formation des trois artistes. Les rencontres entre les jeunes gens ont lieu dans la classe de Rhétorique Supérieure de Lakanal où se rencontrent Rivière et Fournier, puis dans le salon bordelais du mécène Gabriel Frizeau, grand ami de Paul Claudel, où Rivière rencontre Lhote. Leurs découvertes littéraires et culturelles, représentatives d’une partie de l’offre culturelle de la période, fondent leur amitié et guident la constitution d’un réseau de sociabilités. Une fois ce cadre posé, l’on peut dégager les caractéristiques de l’amitié unissant les épistoliers. Celle-ci répond aux critères de l’amitié parfaite décrits par la tradition : elle naît entre égaux et repose sur l’échange et le partage. Mais la particularité de leur relation est d’être fondée sur une passion commune pour l’art. La nature du pacte amical influe dès lors sur le pacte épistolaire : le style de la lettre d’amitié, caractérisé par sa variété, permet des échanges critiques, des exposés théoriques et l’exercice de l’écriture littéraire. C’est pourquoi les correspondances forment une école pour les trois artistes : ils y élaborent des identités leur permettant de se positionner dans le champ artistique, des principes esthétiques vitalistes et un style propre. Leurs lettres apparaissent dès lors comme le laboratoire d’une écriture du roman, de l’essai et de la critique d’art… Ancienne étudiante à l’université Paris-Sorbonne, Juliette Carré est agrégée de Lettres modernes et docteur en Littérature française. Elle enseigne le français en lycée en Île de France.

• GRANDEMANGE Christophe Solange Sand, l’ange déchu : biographie. 1 vol. br, 254 p, éd. La gare des mots (Sarzay), 23 €

imageSolange Sand est peut-être le membre de la famille de George Sand qui soulève le plus d’interrogations. Souvent décriée, largement controversée, la fille de la romancière a depuis toujours été, très injustement, reléguée au rang de “mauvaise fille”. Née en 1828, elle épouse, à 19 ans, le sculpteur Auguste Clésinger, avec qui elle va avoir deux filles, qu’elle perdra successivement. En recherche constante de l’amour maternel, Solange ne cessera de quérir, tout au long de sa vie, un idéal qu’elle ne parviendra jamais à atteindre. Une vie qui ne sera constituée que de débuts d’histoires… L’étude approfondie de sa très riche correspondance montre les failles de cette femme sensible, loin des clichés véhiculés depuis près de deux siècles sur son compte. Certes, Solange avait parfois le verbe aiguisé. Elle s’était, au fil du temps, forgé une carapace que seuls ses vrais amis pouvaient, parfois, soulever… Elle est morte en 1899, profondément seule mais n’ayant jamais cessé d’aimer celle qu’elle adorait tant : sa mère.

LAISNEL DE LA SALLE Germain: Croyances et légendes du Berry. Préface de George Sand. 1 vol. br, 236 p, éd. des Régionalismes, coll. Arremoludas, 19,95 €.

ARR482w_pdf► Germain Laisnel de la Salle  (1801-1871), est le grand ethnologue et folkloriste du Berry. Son œuvre majeure, “Souvenirs du Vieux Temps”, est réédité ici en deux tomes, en respectant sa version intégrale d’origine. Extrait de la préface de George Sand: “ Germain Laisnel de la Sallel était une des quatre ou cinq dernières personnes lettrées qui connaissaient à fond le vrai parler du paysan de chez nous, le français du Berry qui était un français particulier, très-ancien et longtemps inaltéré. Il avait mille originalités et mille grâces qu’on ne retrouve point ailleurs, et certaines locutions heureuses et bizarres dont nous n’avons nulle part l’équivalent.  Le combat des philosophes contre la superstition avait relégué au rang des choses finies et méprisables tout le poétique bagage des croyances populaires, sans paraître se douter qu’il y avait là un gros chapitre essentiel dans l’histoire de la pensée. […] Plus on recule dans le passé, plus la fiction tient de place; à ce point même qu’elle est la seule histoire des premiers âges. Elle seule nous révèle cet homme primitif qui semblait doué de peu de raison, mais qui s’éveillait à la vie intellectuelle par une horrible et magnifique exubérance d’imagination. Grâce à cette faculté, l’homme n’a jamais été un sauvage proprement dit, puisqu’il n’a pu devenir l’homme qu’à la condition de porter en lui un idéal, d’autant plus démesuré qu’il était plus ignorant des lois de la nature. C’est dans ce sens que les prodiges et les miracles ne sont pas de simples impostures. Les hallucinés sont des types humains très réels, et les merveilles du rêve sont encore des actes humains dont la suppression dans l’histoire anéantirait le sens de l’histoire. […] Il n’en est pas moins urgent de dresser l’inventaire de ce merveilleux rustique, qui s’effacerait dans la nuit du passé, faute de poètes et d’historiens, et ce travail, mené à bien, a une importance sérieuse que ne diminue pas le charme ou l’amusement des fictions dont il traite.  Laisnel de la Salle a jeté une vive lumière sur les croyances, au premier abord folles et bizarres, du paysan du Centre, il a su les rattacher pour la plupart aux anciens cultes de l’univers entier et leur restituer ainsi un sens logique dont elles semblaient dépourvues. Son livre est donc du plus grand intérêt pour les personnes instruites, non-seulement du Berry, mais de toutes les provinces et de tous les pays, car il n’est pas une de nos légendes qui n’ait ailleurs son équivalent sous un nom dérivé d’une source commune”.

• LAISNEL DE LA SALLE Germain: Mœurs et coutumes du Berry. Préface de George Sand. Préambule de Daniel Bernard. 1 vol. br, 250 p, éd. des Régionalismes, coll. Arremoludas, 19,95 €.

ZMoeurs-et-coutumes-du-Berry“Mœurs et légendes du Berry” fait suite à “Croyances et légendes du Berry. À partir de la Monarchie de Juillet, apparaissent les études concernant la culture populaire du Berry, avec les publications du comte Jaubert sur le langage local et de Laisnel de la Salle sur les rites, les coutumes et la littérature orale. Ami et voisin de George Sand, Germain Laisnel de la Salle fut le premier folkloriste du Berry. Érudit, passionné d’histoire et d’archéologie, poète à ses heures, il notait depuis longtemps ses observations sur les mœurs et coutumes, le langage, les traditions et légendes du Boischaut. En 1853 et 1854, il publia quelques textes dans le Moniteur de l’Indre sous le titre “De quelques traditions, préjugés, dictons et locutions populaires de l’arrondissement de la Châtre”. George Sand y voyait “une série d’excellents articles, qui, réunis en volume, constitueront une histoire spéciale de cette face de la vie rustique et prolétaire (…). Cet ouvrage n’est pas un résumé de fantaisie, c’est une recherche consciencieuse de faits acquis à la croyance ou à l’habitude de nos hameaux et petites villes ; ce n’en est pas moins un travail qui amuse et intéresse sans fatiguer l’esprit un seul instant.” Accumulée et analysée au fil du temps, la quasi-totalité de sa collecte a été publiée par ses enfants sous la forme d’un ouvrage posthume. C’est tout l’univers des paysans du Berry, des villageois du pays de George Sand qui revit dans  cette réédition d’un ouvrage paru en  deux tomes chez Chaix, en 1875.

SAND George : Indiana. Édition établie par Pierre Salomon.  1 vol. br,  éd. Classiques Garnier, coll. Classiques jaunes – Littératures francophones, 18 €.

CgpMSP0092b Indiana, premier roman d’une jeune femme vivant courageusement sa solitude après un mariage raté et quelques aventures aussi passionnées que décevantes, a fait George Sand et c’est à travers l’écriture que celle-ci a conquis sa liberté, sa dignité de femme, son identité même. « La cause que je défendais, dira-t-elle plus tard, est celle de la moitié du genre humain, celle du genre humain tout entier : car le malheur de la femme entraîne celui du maître ». Et : « J’ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, mais profond et légitime, de l’injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l’existence de la femme dans le mariage, dans la famille et dans la société ».

• SAND George : La petite Fadette1 vol. br, 235 p, éd. Marivole, coll. Terroir classique, 16 €.

9782365754323_C-web Dans le pays, on l’appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d’un farfadet et les pouvoirs d’une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l’un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d’elle. Mais l’amour d’une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l’autre « besson. » Après La mare au diable, et François le Champi, c’est le troisième roman champêtre de George Sand. Elle y exprime tout ce que la vie lui a appris. L’apparence des êtres ne compte pas, il faut percer l’écorce. La richesse des filles ne fait pas leur bonheur et l’amour est difficile à construire. Son désir inassouvi est là, aussi, d’un amour qui durerait toujours. La petite Fadette illustre le grand dessein de George Sand : enseigner le respect de Dieu, de la nature, de la sagesse, de l’amour (Extrait du Site Babelio.com)

◘ HISTOIRE

• ALLORANT Pierre, GARRIGUES Jean (sous la direction de): 250 lieux, personnages, moments: patrimoine en Beauce, Berry, Gâtinais, Perche, Sologne, Touraine. 1 vol. br,  480 p, 300 illustrations,  éd. Presses universitaires François-Rabelais, coll.  Patrimoine en région centre – Val-de-Loire, 19,90 €.

ZCouvFiche250► Quelle est l’identité du Centre-Val de Loire ?  Cette région française est d’abord une mosaïque de pays aux caractères bien affirmés : Beauce, Berry, Gâtinais, Perche, Sologne, Touraine. Mais ce qui crée son unité, ce sont des moments de cohésion, des lieux emblématiques, des figures fédératrices. Le lecteur découvrira, au fil de 250 notices et plus de 300 illustrations, ce qui fonde l’attachement à un territoire marqué par la Loire et ses affluents, par des paysages caractéristiques (Sologne, Brenne, Perche, Beauce…) et par un patrimoine mondialement connu. Des tours de Chartres aux terrasses de Chambord, de Mame à Matra, des lentilles vertes du Berry à la tarte des demoiselles Tatin, visitez un patrimoine matériel et immatériel prestigieux. De George Sand à Jean Giraudoux, de Jean Colombe à Max Ernst, de Tante Léonie au commissaire Maigret, ce livre permet de découvrir des figures marquantes. Du « petit roi de Bourges » à Jean Moulin, de Grégoire de Tours à Félix Dupanloup, d’Attila assiégeant Orléans à Hitler à Montoire, c’est aussi l’occasion de revivre les grandes heures de l’histoire.

BORDONOVE Georges: Jacques Cœur: le Médicis français. 1 vol. br, 320 p, éd. Tallandier, coll. Texto,  9,50 €.

imageRéédition en format poche d’un ouvrage paru en 2010  sous le titre: Jacques Cœur, trésorier de Charles VII. Marchand armateur, banquier, industriel, maître de mines, Jacques Coeur, né à Bourges vers 139, fut investi des plus hautes charges publiques. Commissaire royal et grand argentier, il restaura le commerce français après la Guerre de Cent Ans et rétablit les échanges avec l’Orient. Créateur avant la lettre des sociétés multinationales et des entreprises à succursales multiples, il réussit à stopper la dévaluation de la monnaie. s’efforçant en même temps d’instaurer une justice fiscale. Génial administrateur doublé d’un inégalable esprit d’entreprise, mécène, constructeur (son palais de Bourges est le plus beau monument civil de l’époque), il fut couvert d’honneurs et passa pour l’homme le plus riche du royaume. Arrêté sous un prétexte futile, il fut condamné, au terme d’un simulacre de procès, à une énorme amende, à la confiscation de tous ses biens et au bannissement transformé par ordre du roi, Charles VII, en emprisonnement. Sa chute brutale, sa captivité aggravée de tortures, son extraordinaire évasion et sa mort lointaine ajoutent une touche tragique à sa destinée prodigieuse, non sans étroite similitude avec celle que connut. quelque deux siècles plus tard, l’infortuné Fouquet.

COULON Gérard: Les courses hippiques de Mézières-en-Brenne (1845-1857): un rêve d’aristocrates. 1 vol. relié, 112 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. La Bouinotte éditions, 25 €.

517FPqsMrwL._SR600,315_PIWhiteStrip,BottomLeft,0,35_PIAmznPrime,BottomLeft,0,-5_SCLZZZZZZZ_On s’interroge parfois sur le nom L’Hippodrome porté par une propriété entre Mézières et Saint-Michel- en-Brenne. Cette appellation remémore les courses hippiques qui s’y déroulèrent au milieu du XIXème siècle. Initiées par un brillant cavalier, le Comte de Lancosme-Brèves, et par Henri Navelet, maire de Mézières, elles connurent leur apothéose en 1846 avec la venue de George Sand qui les relata dans un journal parisien. La piste, réputée excellente, était aussi vaste que celle du Champ de Mars à Paris et on y compta jusqu’à 11 000 spectateurs. Les fondateurs du Cercle hippique de Mézières avaient la volonté de promouvoir la race locale, le petit cheval brennou. Mais ils ambitionnaient surtout de rivaliser avec le derby d’Epsom en Angleterre… Comment expliquer, dès lors, que ces courses prirent fin en 1857 dans une quasi-indifférence ? Et pourquoi ce beau rêve ne fit-il qu’effleurer la Brenne ? Passionnant et richement illustré, ce livre est le fruit d’une longue et patiente enquête historique.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• COILLARD-SIMON Maud : Un grand week end à Bourges. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, éd. Hachette Tourisme, coll. Un grand week-end à …, 8,95 €.

imageAprès  Prague, Barcelone, Lisbonne, c’est  Bourges qui rejoint de grandes cités du monde comme sujet d’un guide Hachette de la collection Grand week-end. Une publication qui n’a rien d’anodin en matière de représentation, d’image de la ville. Figurer dans cette collection fait en effet de Bourges, plutôt habituée à figurer sous forme de chapitre dans des guides de voyages dédiés à des espaces plus larges, une destination touristique à part entière, un possible lieu de séjour, et non, comme cela est souvent le cas aujourd’hui, comme lieu de passage, étape d’une nuit. En 125 pages, la ville est présentée dans sa dimension historique et esthétique avec ses hauts lieux – cathédrale, palais Jacques-Cœur, marais notamment – à travers ses quartiers, ses rues et leurs spécificités, mais aussi dans sa dimension contemporaine du quotidien. L’enjeu étant de dessiner, pour un temps court, celui d’un week-end, une première lecture de l’espace, non limité à la seule ville de Bourges, mais élargi : Mehun-sur-Yèvre, Menetou-Salon, Allogny ou La Chapelle-Saint-Ursin ont ainsi leur place dans les pages. Des huit parcours proposés par l’auteure, Maud Coillard-Simon, quatre sont à l’extérieur de la ville (extrait du Berry républicain).

 

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

• DAMON Grégoire: Fast-Food. 1 vol. br, 240 p, éd. Buchet-Chastel,  16 €.

9782283030257-b0e20► Derrière les comptoirs de Meecoy, les équipiers vivent au rythme des départs, des arrivées, des disparitions et des micro-révolutions.  Greg astique la friteuse, nourrit le toaster, fait des pauses-clope et observe ses contemporains. Flanqué de Jack le parano, Ed la grande gueule, Croquette le clown et Graf le petit con tatoué, il réussirait presque à déjouer les ruses du nouveau management. Jusqu’à ce que celui-ci dévoile toute sa risible cruauté. Alors, le grand capital pourrait-il s’abolir dans un happening ? Ou faut-il avoir recours aux deux seules armes qui ont fait leurs preuves : l’humour et la poésie ? Avec Fast-Food, l’auteur, stéphanois livre ici un roman tendre comme un steak, tranchant comme un sabre de samouraï. 

◘ HISTOIRE

• LAVIGNE Jean : La batellerie de Loire haute, du Gerbier de Jonc au Roannais : 1702-1764. 1 vol. br, 191 p, illustrations en couleur, éd. Faucoup (Saint-Barthélémy-Lestra)-  Les Amis du vieux Saint-Just-Saint-Rambert, coll. Histoire et patrimoine, 28 €

22788912_1454222824667153_4831622758781437887_nJean Lavigne est tombé dans le grand bain de Loire après avoir consulté son arbre généalogique; il est descendant de charpentier en bateaux ! Les 8 ans de recherche de ce Stéphanois dans les registres paroissiaux et les actes notariés à la découverte de la vie des charpentiers « en batteaux » et aussi les voituriers par eau … ont donné naissance à  son premier ouvrage dédié aux débuts de la batellerie de la Loire « haute » (1702-1764).  Il a reçu l’aval de l’association des Amis du Vieux Saint-Just – Saint Rambert dont il est membre.  En appendice, figurent les actes paroissiaux et les actes notariés avec leurs transcriptions.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

•  Les gorges de la Loire à pied: aux portes de Saint-Étienne: 15 promenades et randonnées. Nouvelle édition. 1 vol. br,  illustrations en couleur, cartes, index,  éd. Fédération française de la randonnée pédestre, coll.  Topoguides – Promenades et randonnées, 9,90 €.

0001566_les-gorges-de-la-loire-a-piedAux portes de Saint-Etienne, le fleuve Loire offre un terrain original de randonnée avec méandres, rochers, vallons secrets, landes, forêts et châteaux. Ces sentinelles médiévales veillent toujours sur un fleuve aujourd’hui assagi dans les eaux du lac de Grangent. 15 circuits PR, souvent accessibles en famille, et un nouvel itinéraire de Grande Randonnée (GR de Pays) de 2, 3 ou 4 jours du Velay au Forez, invitent à redécouvrir un site protégé et riche en hébergements touristiques.  Promeneurs et familles trouveront des idées de balade avec les PR balisés de Saint-Etienne au Forez. D’une durée de 1h à moins de 4h, ces circuits parcourent les sites incontournables des gorges (barrage de Grangent, château d’Essalois, bourgs historiques de Chambles ou Saint-Victor-sur-Loire, etc.) mais aussi des lieux plus secrets, toujours à proximité du fleuve…

 

 

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