LES PARUTIONS RÉCENTES: N° 10 (AVRIL – MAI – JUIN 2018)

MISE À JOUR:   30 JUIN  2018

PARUTIONS RÉCENTES  :

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    “Parutions récentes” étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er avril au 30 juin  2018. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

BLONDONNET Michel: Gaspard et le loup. 1 vol. br,  p, éd. Albin Michel, 19,50 €.

9782226402974-j (1)► 1433. Gaspard Le Loup, descendant des seigneurs de Beauvoir, en Auvergne, vit au château de Rochebrune, dans la Montagne bourbonnaise, une région régulièrement traversée et pillée par des bandes armées anglaises. Lorsque Romelde, sa compagne, tombe avec sa servante aux mains de l’envahisseur, Gaspard jure fidélité au Duc de Bourbon, allié du roi de France. En rejoignant les troupes de Rodrigue de Villandrando, chef d’une compagnie militaire privée, l’un des plus célèbres « routiers » d’alors, il espère bien délivrer les captives et retrouver sa bien-aimée. Mais c’est sans compter la ruse de l’ennemi qui va mettre à l’épreuve la témérité et la détermination de Gaspard… Dans un pays déchiré par la guerre de Cent Ans, Michel Blondonnet fait revivre une page de l’histoire de France, entre Nivernais, Bourgogne, Auvergne et Bourbonnais.

BORDAÇARRE Olivier: Le sexe du ministre. 1 vol. br, 224 p, éd. Phébus, 18 €.

9782752911322-63fb2Le Bourbonnais Olivier Bordaçarre raconte dans ce nouveau roman la déchéance d’un homme politique, symbole de la domination masculine, à travers son rapport au pouvoir et aux femmes… Claude Phalène, ministre de la Santé et des Droits des Femmes, sûr de son charisme et de sa puissance mâle, est candidat à l’élection présidentielle. Il fait partie de ces hommes politiques qui ne séparent pas pouvoir et virilité. Jusqu’à ce qu’un soir son sexe refuse de se dresser devant sa maîtresse, et que sa richissime épouse parle de divorce. Bientôt, dans l’avion qui le conduit à un énième discours et au succès, il ressent un picotement dans sa chaussure droite… Est-ce un caillou ?… Non, cela ressemble plutôt à un raisin sec, brun et fripé… Quelle horreur, c’est un orteil ! Le ministre de la Santé est en train de se décomposer. Ce sixième roman d’Olivier Bordaçarre est une tragi-comédie féministe et jouissive sur les arcanes du pouvoir.

• BORZEIX Jean-Marie : L’homme qui aimait les arbres. 1 vol. br,  80 p, éd. Bleu Autour, coll. Céladon, 12 €.

Mise en page 1Au début, des notes éparses, juste pour ne pas oublier. Puis, au fil des heures passées au chevet de mon père, la trame d’un récit qui ne peut être écrit qu’à la première personne. Rien de plus commun, rien de plus singulier.  Ernest aimait les arbres comme les paysans aiment leurs bêtes; il les reconnaissait de loin, il savait en évaluer la taille, l’âge, la santé, le cubage, avant de les couper, de les débiter en planches. Ses amis disaient de lui : “ C’est un drôle”.  Il a été pour moi celui qui se levait tôt, rentrait tard, bruyant et affairé. Un père lointain. Tandis que je l’aide à retarder l’heure de sa mort, que sa mémoire s’effrite et qu’il perd jusqu’au goût de la géographie, vient l’ultime moment pour tenter de résoudre l’énigme d’une vie.  La couverture est illustrée par “Le hêtre de Champseix” un pastel de  Claude Roucard qui a souvent dessiné et peint cet arbre pluri­séculaire de Haute Corrèze, terrassé par la grande tempête de 1999.

CHAZE Christine (sous la direction littéraire de) : Vichy : ville d’eaux, ville d’écrivains.  Mise en page d’Adrienne Dauprat. Coordination générale de Frédéric Fossaert. 1 vol. br, 179 p, illustrations en couleur, éd. Les éditions de l’Atelier d’Écriture (Vichy), 22 €

Z vichy-ville-d-eaux-ville-d-ecrivains-2De Madame de Sévigné aux frères Goncourt en passant par Gustave Flaubert, Albert Londres ou encore Georges Simenon, ce recueil recense plus  de 30 auteurs qui ont écrit sur Vichy ou depuis Vichy: Esprit Fléchier, Madame de Sévigné, maréchal de Castellane, Hyacinthe Audiffred, Félicien Malleville, Anna de Loisy, Jacques Boucher de Perthes, Ivan Tourgueniev, comtesse de Chabrillan, Lodoïx Enduran, Gustave Flaubert, Jules et Edmond de Goncourt, Emilia Pardo Bazan, Jean-François Gros, Vicente Blasco Ibanez, Valery Larbaud, Albert Londres, Jean-José Frappa, T. Trilby, Noré Brunel, Albert Bonneau, Maurice Constantin-Weyer, Maurice Binet, Marcel Grancher Georges Simenon, Nane Carzou, Denis Tillinac, Paul Soisson, Jean Soublin, Remo Forlani, Jean-Paul Demure. – Les illustrations sont des reproductions d’œuvres d’artistes locaux.

• DEMAY Marie-Noëlle : Le crocodile devenu le sac à main de Karl Lagerfeld. 1 vol. br,  210 p, éd. Flammarion 17 €.

téléchargement demIl fut d’abord un crocodile. Un dieu. Une terreur. Tué pour sa peau extraordinaire, le voilà devenu sac à main. Mais pas n’importe lequel. Celui de Karl Lagerfeld. Un accessoire à l’intellect acéré et à l’humour mordant, observant, disséquant, glosant sur le cours inattendu de sa nouvelle vie… Il faut se laisser porter par le merveilleux réalisme de ce récit. Les personnages existent. Presque tous. Les situations ont eu lieu. Peut-être. Le monde de la mode, petit peuple nomade et attachant, s’y révèle dans ses rites, ses excès, ses grandeurs aussi… Et Karl Lagerfeld, qui n’a besoin de personne pour construire sa légende, s’y dévoile, sous le regard malicieux de son sac-crocodile, comme le plus authentique et le plus fascinant des personnages de fiction. Après avoir fondé et dirigé Gala puis Marie-Claire pendant quinze ans, Marie-Noëlle Demay, originaire de Montluçon,  se consacre désormais à l’écriture. Le crocodile devenu le sac à main de Karl Lagerfeld est son premier roman

• FERRIEUX Claude : Bourbonnais  pris au piège. Les nouvelles aventures du commissaire.  1 vol. br, 180 p, p, éd. Éditions et régions – La Bouquinerie, 13 €.

Z errieuxbourbonnaiscouv► Entre deux séjours à Vichy, une promotion comme commissaire principal a envoyé Jean-Claude Bourbonnais en poste à Clermont-Ferrand. L’histoire se situe donc dans les années 90. Plusieurs intrigues s’entremêlent, se déplacent entre Auvergne, Bourbonnais et Berry. Une série de cambriolages à Vichy, Gannat, Clermont, amènent leurs auteurs à une prise d’otage. Le commissaire croit en reconnaître l’instigateur. Mais lui-même, un peu trop ami avec des gens douteux, risque de se retrouver compromis. Par ailleurs, un couple âgé a disparu. Pris dans le tourbillon des enquêtes, Bourbonnais ne voit pas venir les menaces qui pèsent sur lui personnellement. Cependant, confronté aux épreuves, il saura réagir fermement dans un épisode final situé dans son pays natal de Varennes. Un roman régional qui, parti de l’agglomération clermontoise, visite Moulins, Montluçon, Vichy, Bourges et le Haut-Berry.  Claude Ferrieux est originaire de Varennes-sur-Allier. Ses études l’ont conduit successivement à Moulins et Clermont-Ferrand. Ancien professeur agrégé d’italien, il a exercé en Sicile, en Corse, dans le Sud-ouest et la Drôme où il vit maintenant. Il est l’auteur de romans historiques, de récits, de polars, ayant pour cadre son Bourbonnais natal, Clermont et le Berry de ses aïeux, les pays méditerranéens, et sa région actuelle. 

• GIUDICELLI Christian : Juvenilia : fictions. Dessins de Claude Verdier. 1 vol. br,  80 p, illustrations,  éd. Bleu Autour, coll. Céladon, 12 €.

Z GiudicelliUn 27 juin, le jour de mes vingt ans, je mettais un point final au premier texte de ce recueil. C’était dans un coin reculé du Bois de Boulogne. Assis sur l’herbe, je refermais mon cahier. Il faisait très beau. Autour de moi, personne. Peut-être, dans une allée proche, des passants, dont je ne m’occupais pas. Un sentiment d’ivresse, comme je n’en ai plus jamais éprouvé à la fin d’un de mes livres, m’emplit d’une béate certitude : je serai écrivain, rien d’autre”.  Christian Giudicelli, né à Nîmes, est  parti après le baccalauréat vivre à Paris où il a suivi pendant  un temps des études de Lettres à La Sorbonne. Il a  publié, à vingt ans, son premier texte, “ Préhistoire”. Suivront rapidement trois autres textes qui forment, avec “Préhistoire”, les Juvenilia de cet auteur de romans, récits et pièces de théâtre. Lauréat des prix Renaudot, Valery-Larbaud et Jean Freustié, longtemps critique littéraire, notamment à France Culture, il est membre du comité de lecture des éditions Gallimard, où il dirige la collection  Le sentiment géographique.

• LIVET Sylvie : Bulle de vie. Vivre en paix. 1 vol. br, 318 p, éd. Ecritorium – Sylvie Livet (12 impasse le Chambon – 0300 Neuvy), 18 € (22 € franco).

119301728Dans ce 6ème ouvrage de Sylvie Livet, on retrouve quelques fondamentaux d’un art de vivre positif, mais aussi des thèmes nouveaux qu’elle aborde  en observant le monde, en analysant l’actualité et en  sillonnant l’Hexagone pour aller au contact direct de la population. Elle explore des sentiments, des émotions diverses et distille à qui les veut bien ses doses d’optimiste. En conclusion elle écrit : »Terroristes, arrêtez vos massacres et vivez la vie pleine de joie. Je veux que mes petits-enfants se réveillent avec des milliers d’étoiles étincelantes et qu’ils poussent des cris de joie ! Adoptez une nouvelle conscience d’empathie à l’échelle du monde… Vous êtes ici-bas pour apporter quelque chose à l’humanité, de la valeur et non pour détruire des vies… » Née à Saint-Menoux et résidant à  Neuvy, Sylvie Livet  a été récompensée par de nombreux prix pour ses 5 précédents ouvrages notamment  pour  Pensez Positif !  et pour son roman Face à son destin.

LOTI Pierre : Loti en Amérique : de la Terre de feu à New York. Édition établie par  Alain Quella-Villéger et Bruno Vercier. 1 vol. br, 210 p, éd. Bleu Autour, coll. D’un lieu l’autre , 17 €.

Z Loti De 1870 à 1872, à la faveur d’escales sur les côtes américaines, le jeune officier de Marine Julien Viaud découvre « les débris de la race indienne » en Nouvelle-Ecosse, les Basques d’Uruguay, des tribus perdues de la Terre-de-Feu, les belles Carmencita de Valparaiso, la fête à San Francisco… Curieux, ardent, il dessine gens et paysages, prend des notes, publie ses premiers articles qui annoncent le grand Loti.  Bien plus tard, en 1912, la première mondiale de La Fille du ciel, sa pièce “chinoise” coécrite avec Judith Gautier attire l’auteur d’Aziyadé pour six semaines à New York, cette “Babel effrénée” dont il se plaît à rapporter la vision pleine d’ironie d’un “Oriental très vieux jeu”. Des textes rares d’un Pierre Loti insolite. Un plaisir… Avant Pierre Loti (1850-1923), romancier, académicien et photographe, qui séjourna à New York en 1912 au faîte de sa gloire, il y eut Julien Viaud, jeune aspirant de Marine qui fit oeuvre de dessinateur, de reporter et d’ethnographe, notamment en Amérique du Sud. Loti en Amérique est présenté par deux spécialistes de l’écrivain, Alain Quella-Villéger et Bruno Vercier, coauteurs de Pierre Loti dessinateur (2009) et Pierre Loti photographe (éd. Bleu autour, 2009, 2012).

• MOMCILOVIC Jean-Pierre : Au nom du dieu Soleil. Roman policier. 1 vol. br, 416 p, éd. Nouvelles Plumes,  19 €.

51NeJTOMDWLJuin1987 : le gourou d’une secte d’adorateurs du soleil, qui se prend pour le pharaon Akhenaton intéresse la gendarmerie à la suite de plaintes de parents de jeunes filles mineures. C’est le moment que choisit une des adeptes pour s’enfuir. Juin 2008 : Depuis qu’elle a été tétanisée par la vue d’un accident un soir de pluie, une jeune femme amnésique fait des rêves étranges qui pourraient être la porte vers son passé. Septembre 2010 : une femme au passé mystérieux disparaît. Peu de temps après, un cadavre calciné est retrouvé dans une clairière, à l’endroit précis où vingt-trois ans plus tôt, une secte s’était immolée par le feu. Les analyses pratiquées sur le cadavre montrent que son ADN est le même que celui trouvé sur le corps carbonisé d’une des victimes de la secte. Son enquête conduit la commissaire Florence Deligny à renouer les fils qui semblent relier ces trois époques, et voit resurgir du passé des personnages plus noirs encore que ne pouvaient le laisser supposer les rapports établis à l’époque. D’autant plus qu’un second cadavre ramène à l’histoire de la secte. Mais peut-on imaginer une vengeance vingt ans après, alors que tous les protagonistes sont morts… A moins que… Y aurait-il des survivants ? Suspense mortel, frissons garantis ! Jean-Pierre Momcilovic, né en 1947  au cœur de bocage bourbonnais   a déjà publié plusieurs romans policiers, parmi lesquels Le tueur des hameaux , Salade verte sauce OGM , Overdose, Sang pour sang… 

• MORON Paule, SARAZIN Maurice (sous la direction de): Cahiers Valery Larbaud (n° 54) : Correspondance Valery Larbaud – Henri Buriot-Darsiles (1908-1944). 1 vol. br, 338 p, éd. Garnier, coll. Classiques Garnier – Cahiers Valery Larbaud n° 54, , 35 €.

Z GarnierUne correspondance bourbonnaise entre Valery Larbaud et Henri Buriot-Darsiles (1908-1944), établie et annotée par Maurice Sarazin. Sommaire : Présentation de la correspondance – Correspondance 1908-1920 (p 11-19) – Correspondance 1921-1929 – Correspondance 1930-1944 (L’ensemble regroupe 293 cartes postales et lettres échangées entre le 28 septembre 1908 et le 23 mars 1944 dont la transcription a été  réalisée par Maurice Sarazin.  – Indications bibliographiques autour de Henri Buriot-Darsiles – 51ème  prix Valery Larbaud (Jean-Marie Laclavetine) –  Remise du prix à Jean-Baptiste Del Amo pour son livre “Règne animal” – Réception du 51ème  prix littéraire Valery Larbaud –  Exposition “Le peintre et la bibliothécaire” (Paule Moron) –  Spectacle “Voyage avec A.O. Barnabooth” (Françoise Lioure) –  Vie de l’association –  In memoriam (Jean-Marie Laclavetine et Marc Kopylov)  –  Association des Amis de Valery Larbaud : Assemblée générale du samedi 13 mai 2017 –  “Valery Larbaud : cosmopolitisme à l’ère de la globalisation. Traduction et transgression” (Gil Charbonnier) –  Colloque international – 23-24 novembre 2017 Université Heinrich Heine de Düsseldorf –  Petite bibliographie 2017 –  Association internationale des Amis de Valery Larbaud .

• SEBBAR Léïla : Sous le viaduc : une histoire d’amour. Gravures de Sébastien Pignon. 1 vol. br, 116 p, illustrations, éd. Bleu Autour, coll. Céladon, 13 €.

Z SEBBARLe peuple de la rue sans toit ni loi, sous le viaduc du métro aérien, boulevard Blanqui, Paris XIIIe, comment le dire, comment le regarder sans complaisance ni compassion, avec bienveillance ? Aventure originale, regard singulier : c’est sous la forme d’un journal, tenu en 2010, 2011 et 2013, que Leïla Sebbar répond à ce défi. Voisine de ces abandonnés, elle est témoin de leurs pérégrinations rituelles dans le silence et le secret, la misère et la souffrance, l’amour aussi. Un voyage au bout de l’exil. Leïla Sebbar, née à Aflou (Algérie), vit à Paris. Elle a publié des romans, des nouvelles et des récits. Parmi ses derniers titres : Le pays de ma mère. Voyage en France (éd. Bleu autour, 2013, ; L’Orient est rouge (éd. Elyzad, 2017).

TÉNOR Arthur : Plastique apocalypse. 1 vol. br,  éd. Le  Muscadier, coll. Rester vivant, 9,50 €.

Z TENORÀ l’origine, le Plastivorax inventé par un apprenti sorcier  était une formidable avancée en biotechnologie. Côté pile, on allait traiter sans résidu ni pollution tous les déchets en plastique de la Terre. Côté face, son inventeur empocherait des milliards de dollars. Mais c’était sans compter avec le petit détail qui tue. Une broutille que refusa de voir cet apprenti sorcier qui croyait tout maîtriser, jusqu’aux lois de la nature. Résultat : sa découverte pourrait bien conduire à la fin du monde – enfin… tel que nous le connaissons. Rien moins que cela…

 

◘ HISTOIRE

• BUI-XUAN Myriam :  Max et les siens: une enfance juive à Vichy, 1930-1950 : entretiens retranscrits et illustrés par Myriam Bui-Xuan. 1 vol. br, 105 p, auto-édition M. Bui-Xuan (Clapier), 6 €.

• CAMUS Hervé : Billy-en-Bourbonnais : carnets de promenade. 1 vol. br, non paginé, auto-édition Hervé Camus (Vichy).

Recueil de dessins, rehaussés d’aquarelle pour certains, d’après nature, mêlant croquis et annotations d’histoire du lieu. Hervé Camus est architecte expert honoraire. 

• CROUZET Guy: En feuilletant l’histoire de France. 1 vol. br, 100 p, auto-édition Guy Crouzet (35 rue des Grèves 03000 Moulins, 14 € (18 € franco).

Un ouvrage qui revisite, non pas un, mais sept sujets historiques. Au fil des   chapitres:   Quand des Français devenaient esclaves – Tolérance et intolérance religieuse d’Henri IV à la Révolution – La peste de 1720 à Marseille – La Bête des Cévennes ou la dernière grande offensive des loups – Les muletiers du Vivarais et du Velay – Les combats du Mont-Mouchet – En Bourbonnais au temps des galères. Dans ce dernier chapitre, Guy Crouzet, qui en est à son 9ème livre, retrace le martyr de ces hommes qui, à pied et enchaînés par deux, traversaient la France, en passant par le Bourbonnais.

FILLETON Dominique : Cartes postales de Montluçon. 1 vol. br, 400 p, 380 illustrations, éd. des Champs Élysées Paris – Philippe Chatel, 28 €.

Z FILLETON En moins de deux ans, le Montluçonnais Dominique Filleton a publié  6 ouvrages, édités par les éditions des Champs-Élysées que dirige, depuis Néris-les-Bains, Philippe Châtel, lui-même auteur. Dans son  tout dernier opus, il  présente sur 400 pages une série de 380 cartes postales et photographies anciennes qui permettent de se replonger dans les paysages et dans l’ambiance de Montluçon, depuis  la Belle Époque jusqu’au début des années 1980. Pour  parvenir à cette sélection finale, il explique en  avoir visionné plusieurs milliers.  Comme pour ses précédents albums, un très bref texte   accompagne chaque document présenté.

LUNEAU Jean-François, MOULINET Daniel, PAILLET Antoine (sous la direction de) : Un nouveau regard sur les vitraux de l’Allier. Catalogue de l’exposition du musée de Souvigny (1er avril- 18 novembre 2018). 1 vol. br, 260 p, illustrations en couleurs, éd. Musée municipal de Souvigny, 24 €.

téléchargement► Extrait de la présentation de l’ouvrage par Jean-François Luneau : “L’art du vitrail est largement représenté dans l’Allier (…). Sans surprise, les plus beaux fleurons accompagnent les splendeurs ducales des Bourbon, mais des périodes plus récentes comme la seconde moitié du XIXe siècle s’avèrent extrêmement riches, sans oublier l’époque contemporaine, pour laquelle la création, peut-être plus éparse, n’est pas moins digne d’intérêt.  C’est l’importance de ce vitrail pour le département de l’Allier qu’a entrepris de dévoiler le musée de Souvigny en jetant un  “Nouveau regard sur les vitraux de l’Allier”. Il s’agit bien sûr d’un regard érudit, qui n’oublie pas cependant d’être un regard sensible. De ce riche patrimoine, Jean-François Luneau et l’abbé Daniel Moulinet tentent d’appréhender ce qui existe, de le comprendre comme un dialogue entre les commanditaires et les artistes, d’en déchiffrer les programmes et de lire les dévotions qui s’y expriment. Guennola Thivolle dresse un bilan des vitraux disparus du département, connus par la documentation. Antoine Paillet aborde la question du développement des collections de vitraux. Un vitrail en effet n’a pas vocation à devenir une pièce de collection. Fabriqué sur mesure pour la baie d’un édifice, il ne le quitte que par accident. Élément mobile lors de son exécution, ce “meuble” est considéré, en droit français, comme un “immeuble par destination”, à l’instar des portes, des fenêtres ou des chéneaux. Souvent cependant, les aléas de l’histoire l’obligent à quitter l’immeuble par nature auquel il était destiné, le transformant en “meuble” dont on fait commerce, et donc collection. Le cas de l’église du Breuil que décrit Amélie Duntze-Ouvry est ici exemplaire : l’église achevée en 1912 est démolie en 2013. Que faire de sa parure de vitraux ? C’est, entre autres mérites, celui de cette exposition d’en présenter quelques panneaux, avant qu’on ne les oublie dans un obscur dépôt. La création contemporaine n’est pas oubliée. Christiane Keller et Matthieu Pradels explorent ainsi les “ Chemins de lumière”  empruntés par des artistes divers. La création verrière n’est pas aujourd’hui tarie en Bourbonnais. Si la verrerie de Souvigny, active dès 1755, a dû fermer ses portes en 1979, le lycée Jean Monnet d’Yzeure et son école nationale du verre ouverte en 1963 rappelle que la région fut aussi productrice de verre.  Le musée de Souvigny, qui entretient la mémoire verrière du lieu – on se souvient de l’exposition de 2010 sur la verrerie locale – se devait de consacrer une manifestation au vitrail, une des formes de l’art du verre. Souhaitons que cette exposition puisse faire prendre conscience à tous, élus, habitants, touristes, de l’intérêt de ce patrimoine, mais aussi de sa fragilité”.

• MIRAMBEAU Christophe : André Messager, le passeur de siècle. 1 vol. br, 510 p, éd. Actes Sud, 13,50 €.

Z Mirambeau Les œuvres du compositeur André Messager né à Montluçon en 1853, décédé en 1929,  figurent parmi les fleurons de la musique française. Artiste au talent protéiforme, il s’est illustré avec le même succès dans le ballet et le théâtre musical – il est un maître de l’opéra-comique et de la comédie chantée – et fut, à la tête de ses orchestres, considéré comme l’un des plus grands chefs wagnériens français. Curieux, insatiable et passionné, Messager se consacra tout autant à la musique de ses contemporains, permettant l’éclosion de chefs-d’oeuvre devenus incontournables tels Pelléas et Mélisande (Debussy) et Louise (Charpentier). Eternel jeune homme à l’acuité jamais prise en défaut, Messager reste tout au long de sa vie en état de perpétuel renouvellement, attentif à ne jamais s’enliser dans quelque habitude ou tradition, en fût-il l’initiateur. Son prodigieux destin d’artiste permit à la musique française de passer subtilement du siècle romantique à celui des modernités.

• PELTRE Christine : Le voyage en Afrique du Nord – Images et mirages d’un tourisme (1880-1931).  Préface de Leïla Sebbar. 1 vol. relié, 232 p, illustrations, éd. Bleu Autour, coll. D’un regard l’autre, 28 €.

Z PELTRE   “Il n’est de départ que vers le soleil”, écrit Colette, tandis qu’un Guide de l’Algérie invite à “ la course au soleil ”… Pour appréhender le voyage en Algérie, Tunisie, Maroc de 1880 à 1931, Christine Peltre fait œuvre pionnière : mettant en regard les représentations souvent méconnues colportées par les guides et la réclame avec celles créées par Théophile Gautier, Gide et autres écrivains voyageurs célèbres ou oubliés, elle révèle un tourisme où les imageries le disputent aux mirages. C’est en creux, pour recomposer des mythes, qu’affleurent les réalités coloniales. À travers les “ lunettes bleues” dont il est invité à se munir, le voyageur en partance ne se voit proposer que visions orientalistes et “Villes d’or”, puis les charmes du désert, parfois les arts de l’Islam, jamais “d’aller boire de l’anisette sous les voûtes du port” comme dira Camus…   Christine Peltre, agrégée de Lettres classiques et professeur d’Histoire de l’art contemporain à l’université de Strasbourg, fait dialoguer représentations visuelles et textuelles dans les nombreux ouvrages qu’elle a publiés sur l’art du XIXe siècle, en particulier sur le voyage et l’orientalisme Les Orientalistes (éd. Hazan, réédition 2018), Les arts de l’Islam (éd. Gallimard), Le Voyage de Grèce (éd. Citadelles & Mazenod), Femmes ottomanes et dames turquesCartes postales 1880-1930 (éd. Bleu autour).

• PICAUD Gérard, FOISSELON Jean,  LAUPER Aloys (sous la direction de): Quand la suisse ouvre ses coffres : Trésors de la Visitation de Fribourg : exposition Moulins, Musée de la Visitation du 1er mai au 24 décembre 2018.  1 vol. br, 320 p, 350 illustrations n-b et couleur, bibliographie, éd.  Somogy, 42 €.

Z VISITATION Connaissez-vous l’étonnant plan centré de l’église des visitandines de Fribourg ? Derrière cet édifice, le monastère de la Visitation, qui surplombe la vallée de la Sarine, fait partie de ces lieux insolites et méconnus que nul ne peut visiter librement. Pourtant, depuis le milieu du XVIIè siècle, des femmes vivent à cet endroit, dans la prière et dans la paix. Elles ont construit puis régulièrement aménagé les bâtiments et les extérieurs au gré de leurs besoins. Ce livre permet de pénétrer dans ce couvent, de comprendre son histoire et son évolution, mais surtout de découvrir la vie des religieuses, ainsi que le “trésor”  qu’elles ont su préserver à travers les âges. Depuis quatre siècles, elles prient avec leur cœur mais aussi de leurs doigts, en brodant de somptueux décors sur les vêtements qu’elles destinent à la liturgie de leur église. Sommaire :  Introduction – Étrangères en fuite, tolérées puis gardiennes de la foi : les visitandines à Fribourg – La Visitation, berceau du Sacré Coeur à Fribourg – Le rayonnement de la Visitation de Fribourg au XIXè siècle – Le XXè siècle et ces dernières décennies – La rotonde du Saint-Esprit, une église votive et propitiatoire ?- Un cloître tout en longueurs – Le corps de logis du Siècle des lumières – Le jardin, espace vital des visitandines – Des pensionnaires au pensionnat : une reconversion nécessaire – Le trésor des visitandines de Fribourg – La place des images à la Visitation de Fribourg – La constitution de la sacristie – Les ornements à motifs floraux de la Visitation de Fribourg – Précieuses protections – La sacristie de Fribourg – Trois sacristies d’Italie du Nord – Bibliographie sélective.

SARAZIN Maurice : Bibliographie de la guerre d’Algérie (1954-1962) : Tome 3 : Ouvrages en langue française parus de 2015 à 2016. 1 vol. br, 492 p, index, éd. Dualpha, coll. Patrimoine des lettres, 37 €.

Z SarazinCette nouvelle bibliographie de Maurice Sarazin recense les ouvrages en langue française parus en 2015 et 2016. Elle  comprend  aussi un complément au Volume 2 et la Bibliographie des ouvrages concernant l’Algérie, période française, parus de 2010 à 2016. Cet ouvrage  dresse l’inventaire le plus complet possible des titres de livres, classés par ordre alphabétique des auteurs, concernant l’histoire de l’Algérie, période française – de la guerre de conquête à la guerre d’indépendance –, parus dans une certaine tranche chronologique, publiés par des éditeurs français, ainsi que par des éditeurs algériens (dans ce dernier cas, comprenant surtout le récit des exploits des combattants de l’indépendance, base du roman national et justification du pouvoir en place à Alger depuis 1962). Maurice Sarazin,  nommé à la Bibliothèque nationale d’Alger dans un poste de bibliothécaire adjoint en août 1957, a passé près de cinq ans dans cette ville, jusqu’à son retour en France en juin 1962.Il est déjà l’auteur de 3 autres volumes consacrés à Bibliographie de la guerre d’Algérie.

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

ARNOUD Jacques : Par des terres qui te sont inconnues : Pierre Teilhard de Chardin,  aventurier du passé et de l’avenir. Préface de Patrice Franceschi 1 vol. br, 252 p, éd. du Cerf, 19 €.

9782204124393-59c8d3565ecc8L’esprit d’aventure animait-il Pierre Teilhard de Chardin ? Il ne suffit pas, pour répondre, de rappeler la devise que lui applique l’un de ses amis, George Barbour : “ Ut migraturus habita. Vis comme si tu allais partir. ” Il ne suffit pas non plus de trouver sous sa plume ce bel aveu : “ Je ne saurais désormais être autre chose qu’une sorte d’aventurier spirituel. ” Il faut le suivre dans ses multiples voyages, lire son abondante correspondance, l’entendre se plaindre d’être retenu à Pékin durant la Seconde Guerre mondiale sans aucun terrain d’action, ou encore douter que la Croisière Jaune puisse lui être utile. Il faut aussi l’écouter se plaindre que le christianisme a perdu l’esprit d’aventure et le voir s’engager lui-même dans les zones laissées en blanc, celles où le savoir comme le croire perdent pied et où le réel reprend tout son pouvoir. Une invitation à mettre les pas dans ceux de ce gentilhomme aux semelles de vent. Historien des sciences et théologien, Jacques Arnould a consacré plusieurs ouvrages aux rapports entre science et foi, publiés par les Éditions du Cerf, en particulier La Théologie après Darwin et Dieu, le singe et le big bang. Chargé des éthiques au Centre national d’études spatiales (CNES), il a publié La Seconde Chance d’Icare ou encore Une perle bleue.

ARTIGES Isabelle : Les dames de  Pécharmant. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, 18,90 €.

Z ArtigesDomaine du Grand Sapin, 1957. Déterminée et ambitieuse, Mathilde ne se contente pas de distribuer les rôles et les tâches à chacun ; elle apporte un soin méticuleux à son vignoble qu’elle chérit au fil des saisons. Ce domaine, c’est elle qui le fait vivre, grâce à sa ténacité. Elle en est le centre, la cheville ouvrière. Pourtant, ses vignes, elle a parfois dû se résoudre à les délaisser, quand les grands conflits mondiaux mobilisaient tous les hommes et que seules les femmes restaient…  Aujourd’hui, Mathilde sait qu’elle pourra transmettre sa passion à Suzie, l’une de ses petites-filles, avec qui elle entretient une indéfectible complicité. Mais l’adolescente vive et curieuse veut comprendre l’histoire de sa famille, percer ses secrets enfouis mais bien palpables. D’autant qu’elle va découvrir le mystérieux vestige d’une sombre histoire… Périgourdine d’origine, Isabelle Artiges est une insatiable conteuse. Après une vie professionnelle bien remplie, elle se consacre désormais à sa passion : l’écriture. L’académie des Arts et des Lettres du Périgord, dont elle est aujourd’hui membre, a salué son talent et lui a attribué son prix de littérature en 2015 pour La Belle Créole.

AUCANTE Marieke: L’envoûtante. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 17,90 €.

9782812923050FSEugénie a 26 ans quand elle revient sur les terres familiales. Fille et petit-fille de sorcière, Eugénie a grandi en orphelinat après la mort précoce de ses parents dans des circonstances qu’elle était trop petite pour comprendre. Elle rencontre Lucas, le chauffeur du châtelain du village, dont elle tombe amoureuse. Avec lui, un avenir radieux s’annonce. Pourtant, Eugénie découvre qu’elle a hérité des dons de ses aïeules : mais comment mener une existence normale avec un tel héritage familial ? Marieke Aucante est journaliste. Après avoir travaillé dans la presse, à la radio, elle continue son aventure audiovisuelle à France Télévisions.  Son engagement en faveur des personnes en situation de handicap lui a valu la légion d’honneur. Auteure de romans, de nouvelles gastronomiques et réalisatrice de films documentaires, elle livre tout son talent dans ce premier roman publié en 1986 chez Flammarion.

• BARON Sylvie : Rendez-vous à Belinay. 1 vol. br, 320 p, éd. Calmann-Lévy, coll.  France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

Z BaronLa mort s’invite à l’ombre du Plomb du Cantal. Depuis le suicide de son père, le député du Cantal Édouard  Cantelauze, Juliette, jeune antiquaire, vit avec sa sœur  et son frère adolescents dans la maison familiale de Belinay,  auprès de leur grand-mère, Cornelia. Cinq ans ont passé mais les blessures restent vives. La mère de Juliette est partie vivre  à Paris avec l’aînée des enfants, Sonia, qui ne pardonne pas  à son père de s’être empoisonné le jour même de la réception  donnée pour ses vingt ans. Faute d’une lettre d’explication, tout le monde est persuadé  qu’Édouard Cantelauze cachait une profonde dépression.  Lorsque Juliette découvre une lettre qui remet tout en cause… Pour en avoir le cœur net, la jeune fille s’emploie alors à réunir  toutes les personnes présentes le jour du drame. Lors du réveillon de Noël, tandis que les éléments se  déchaînent, coupant Belinay du reste du monde, les passions  les plus enfouies et les plus criminelles vont se dévoiler…

BERLANDA Thierry : L’affaire Creutzwald. Roman policier. 1 vol. br, 352 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 19,90 €.

Z BERLANDAAvril 2019, le brigadier Aurélie Deletraz trouve par hasard, dans une sous-pente du commissariat de Saint-Avold, un paquet de pages qui l’intrigue : le récit anonyme d’une enquête hors norme qu’elle avait menée cinq ans plus tôt, et qui avait abouti à un classement sans suite. Troublée, elle persuade Céline Dumouriez, ex-journaliste à l’Express sortant de cure de désintoxication, de reprendre discrètement les recherches sur les disparitions, en juin 2014, de personnes soi-disant évaporées dans une lumière surnaturelle… Ces phénomènes étaient-ils liés à l’assassinat d’Emmanuel Marchal ? Alice, qui allait se marier avec le jeune homme, était-elle victime d’hallucinations lorsqu’elle prétendait en avoir été témoin ? Pierre Orbain, industriel tyrannique condamné pour le meurtre de Marchal, est-il la seule âme noire de cette histoire, ou bien est-ce quelqu’un d’autre, plus redoutable encore mais dissimulé, qui détient la vérité sur l’affaire Creutzwald ? Céline et Aurélie vont devoir faire taire leurs propres démons pour découvrir les traces de ce fantôme. Et pour l’affronter…

BERTHET Élie : La bête du Gévaudan. Un roman feuilleton.  Préface de Fabienne Claire Caland. 1 vol. br, 460 p, éd. Les Ardents éditeurs, coll. À lire dans mon sofa –Romans et feuilletons, 19 €.

arton430-4f448De 1764 à 1767, un animal féroce sème la terreur au cœur de la France paysanne. Il tue et déchiquette des hommes, des femmes, des enfants. On attribue une centaine de meurtres à ce monstre dont on ne sait s’il est un loup, un chien, une hyène – un loup-garou, peut-être ? La rumeur s’emballe, et la légende de la bête du Gévaudan prend forme… En 1858, Élie Berthet (1815-1891), romancier populaire du Second Empire, publie le premier roman sur l’affaire. À la question “Qu’est-ce que la bête ? ”, il répond par un feuilleton illustré dans la presse. Le succès est immédiat. Depuis, le sujet a fait couler beaucoup d’encre et Berthet, ce Limousin qui devint une plume parisienne plus appréciée qu’Alexandre Dumas, a sombré dans l’oubli. Pourtant, sa Bête du Gévaudan vaut la peine d’être redécouverte. Sous un suspense haletant, on y découvre une thèse d’une surprenante modernité.

BOUDOU Josette: Les grillons du fournil.1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 13,50 €.

Z BOUDOU Grillons En se mariant avec Antonin, Antonia épouse aussi une vocation : elle sera  boulangère. Femme de cœur et de tempérament, elle apprend vite son nouveau et dur métier, accompagnée la nuit par le chant inattendu des grillons, ce chant qui rythme le quotidien du fournil et fait écho à la vie simple et heureuse du jeune couple. Mais la Grande Guerre vient bouleverser ce fragile équilibre… Si elle pensait souvent à sa famille, jamais ne lui venait aucun regret, aucune amertume de sa condition, pourtant dure et laborieuse, de femme de boulanger. Institutrice puis directrice d’école, Josette Boudou est l’auteur de nombreux romans à succès comme Le Printemps d’Antonia et Les Grillons du fournil. Elle consacre son temps à l’écriture et au journal d’une association culturelle. L’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Clermont-Ferrand lui a décerné le prix Gandois 2005 pour son roman Le Mur de la destinée. En 2008, elle a obtenu le prix Lucien-Gachon pour Les Chemins de toile.

• BOUDOU Josette : Le secret de la Roselière. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z BOUDOU►Profondément marquée par la disparition de sa mère Karen, concertiste de renom, Elsa peine à trouver sa place au sein de la famille Freymont qui se réunit tous les étés au château de la Roselière. Son père profite de ce rassemblement familial pour présenter Ariane, sa fiancée, qu’Elsa a du mal à accepter. Heureusement, elle trouve un peu de réconfort auprès de sa grand-mère maternelle qui est là pour la rassurer à travers l’apprentissage du violon. Autre réconfort, celui que lui apporte Thibaut, l’ami de son frère Gauthier. De son côté, ce dernier bat la campagne à la poursuite de Viviane, jeune fille effrontée qui va faire tourner la tête de tout le village durant un été avant de disparaître mystérieusement…

BRASEY Édouard : La ferme aux maléfices. 1 vol. br, 580 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 20 €.

Sans titreEn Haute-Provence, une famille sans histoires est sauvagement assassinée dans sa ferme. De nos jours. Géraldine hérite d’une propriété à Maurin-en-Provence inhabitée depuis 90 ans mais parfaitement conservée. Une seule condition est posée : qu’elle s’y installe avec sa famille. Géraldine et son mari Jean-Louis y voient l’occasion d’un nouveau départ, loin de Nice. Pourquoi ne pas faire un gîte de cette maison tombée du ciel ? Mais sur place, Géraldine est tout de suite saisie par un sentiment d’angoisse. De sombres secrets hanteraient-ils encore l’idyllique demeure ? Il y a toujours du mystère dans les romans d’Edouard Brasey. Il s’incarne ici dans une maison hantée par un drame, un lieu aussi fascinant qu’effrayant. Une lecture qui va faire frissonner !

• CALAMAND Gilles : Le chagrin de Balto. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, coll. Polar, 7 €.

Z Balto► Le commissaire Émile Loubet, un homme gentil, qui prend soin de ses collaborateurs, enquête sur la mort par décapitation d’un juge en retraite, Georges Danton. Après une carrière en région parisienne, il s’était installé dans le Puy-de-Dôme. C’est son chien Balto qui a prévenu le voisin, un certain Boisorieux, policier. La mort du juge semble être en lien avec le dossier d’une affaire que ce dernier avait ressorti récemment de son armoire d’archives : la disparition d’un jeune garçon, Stéphane Gardinier, en Charente-Maritime, à la fin des années 1960. Or, cette affaire, classée, vient d’être exhumée par le biais d’une émission de télévision. Pour l’occasion, les témoins et acteurs de ce drame ont été à nouveau interrogés, et le juge Danton a laissé entendre que les tueurs de Stéphane étaient à chercher dans l’entourage du gamin et que les copains de Stéphane avaient, au moment des faits, livré des faux témoignages concordants, qui avaient abouti à l’arrestation d’un soi-disant pervers.

• CAUJOLLE Patrick : Beau temps pour les couleuvres. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Polar, 6,90 €.

Z CaujolleToulouse. Une femme est retrouvée morte, poignardée de nombreux coups de couteau. Son mari, étrangement calme, bavard et verbeux, ne tarde pas à se retrouver en garde à vue. L’affaire, menée par Gérard Escaude, capitaine de police affecté au commissariat de Saint-Cyprien, assisté de Victor son stagiaire, semble bouclée d’avance. Mais c’est sans compter avec les autres membres de la famille… Gégé, pour les amis, est un drôle de flic. Un policier à l’ancienne. Au fil de l’enquête, de ses nombreux rebondissements et des heures supplémentaires, il offre au lecteur ses pensées les plus intimes sur son métier, son quotidien et ses turpitudes. Il ne crache pas non plus sur la divine bouteille. Car la vie n’est pas toujours rose à Toulouse.

• CAVALIÉ Roger : L’école des chagrins. 1 vol. br, 400 p,  éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 20 €.

Z cavalié► Devenu instituteur en 1961, Julien découvre les charmes de l’enseignement dans une classe unique de 30 élèves, au sein d’un village clochemerlesque. Un an, plus tard, après une déception amoureuse, il convole en justes noces paysannes et accomplit un service militaire très chaotique dont il reviendra – cocasse paradoxe– en brandissant un certificat de bonne conduite délivré par les autorités militaires qu’il n’a cessé de berner !  Saura-t-il, maintenant, échapper aux tracasseries d’un inspecteur d’académie qui ne supporte pas son tempérament rebelle ?   Après “Le vieux cartable” et “Julien l’insoumis” (éd. de Borée, coll. Terre de Poche), “L’école des chagrins” est le dernier tome de la trilogie. Roger Cavalié, inspecteur de l’éducation nationale à la retraite, paraît mettre beaucoup de lui-même dans ce récit rythmé par des histoires d’amour. De la chronique villageoise et scolaire, bercée par les vacances, la narration file vers le service militaire de Julien et vers un dénouement heureux (J-M Laurent, La Montagne).

CAVALIÉ Roger: Julien l’insoumis.1 vol. br, 420 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Z CAVALIE A dix-sept ans, Julien Delsol est admis à l’école normale afin de réaliser son rêve : devenir instituteur. Pourtant, son quotidien va plutôt s’articuler entre colles et résistance au bizutage. Julien, surnommé le Primitif pour son fort caractère, s’attire tous les ennuis. Peu concentré sur ses études, le jeune normalien va faire face à un autre problème de taille : continuer à filer le parfait amour avec la douce Jeanne, tendre complice depuis l’enfance, ou essayer de construire un futur avec la belle Agnès, sa nouvelle et troublante camarade ? – Tiens ! Voilà un nouveau bizut qui débarque ! Même Jérôme pourrait se révéler un sérieux concurrent. Il suffit de le surveiller du coin de l’œil pour constater qu’il n’est pas seulement attentif à la parole du professeur ; son regard dévie souvent vers les élèves-maîtresses. (…) Et s’il lui venait l’idée de faire la cour à Agnès ? Et si un ancien avait déjà repéré la jeune et belle bizute aux yeux verts ? – Monsieur Delsol, je vous ai posé une question ! lance le professeur avec agacement. – Je vous prie de m’excuser, madame, j’étais distrait et je n’ai pas entendu, bredouille Julien. – Pouvez-vous nous dire ce qui vous distrait à ce point, jeune homme ? insiste la Biquette. – Je pensais à mon avenir, madame. – Eh bien ! Pensez plutôt au présent, monsieur Delsol.

CHABAUD Pascal : Mort d’un sénateur. Roman policier. 1 vol. br, 352 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 19,90 €.

Z CHABAUD De BoréeJuillet 1940. L’inspecteur Joseph Dumont de la 6ème  brigade mobile, durement éprouvé par la mort de sa femme enceinte fauchée par un automobiliste, en- quête sur l’assassinat du sénateur Étienne Ferrand, retrouvé le crâne défoncé dans une chambre de l’hôtel Carlton. Ce Grand Maître franc-maçon opposé au régime de Vichy détenait des documents gênants pour le pouvoir. La piste du complot politique est aussitôt privilégiée. De faux-semblants en rebondissements, la quête de la vérité s’avère difficile, périlleuse, voire dangereuse : tandis que Joseph Dumont a fort à faire entre ses investigations sur la mort de sa femme et sur celle du sénateur, son supérieur, le commissaire Champeix est assassiné et son ami et collègue de la police scientifique, Nestor Bondu, échappe à une tentative de meurtre. En ces temps troublés, sur fond d’espionnage industriel et de sociétés secrètes, Pierre Laval place ses hommes dans la police et à tous les niveaux de l’État. Dumont ne sait plus à qui faire confiance.

CHALAYER Maurice : Le fils du vent. Préface de  Michel Jazy. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée,  coll. Terre de poche, 6,50 €.

Z Chalayer Frédéric a remporté l’épreuve du 1 500 m en course à pied, aux championnats du monde d’Helsinki…Après l’accident qui ôte la vie à sa femme et ses enfants, il est vivant mais son cœur est mort. Ses parents, montagnards, l’accueillent chez eux et essayent de lui procurer tendresse et amour pour l’aider à se reconstruire. C’est en reprenant la course à pied, qu’il avait pratiqué étant jeune, qu’il se raccroche à la vie. Surtout, sa rencontre avec Nathalie pourra, peut-être,  lui faire revivre l’amour.  Maurice Chalayer est formateur dans le domaine de la scierie. En dehors de cette activité, il est l’auteur de plusieurs romans, Les promesses du haut-pays, La paix des collines, Retour à Rochessac, Un buisson d’aubépine… Autant de romans qui se passent dans le monde de la forêt et de la scierie.

DAVAL Pascal : L’héritage de François Eusèbe. 1 vol. br, éd. La Galipote (Vertaizon), 18 €.

Z image (1) Après les terribles événements de Tire-Bœuf et la démentielle équipée à laquelle l’a convié Alfred Picassous, Ernst, une nouvelle fois contraint de fréquenter l’Auvergne malgré lui,  est parachuté pour les besoins d’une nouvelle enquête en Haute-Loire, à Blesle, au pied du Cézallier. Disparitions inexpliquées dont la genèse remonte à la nuit des temps et découvertes effrayantes finiraient par glacer le sang…si une rencontre improbable ne  venait pas signifier au lecteur que, d’un cauchemar, peut naître le plus beau des rêves. Bien plus qu’un polar, c’est un authentique cocktail d’humour qui se savoure d’un trait, sans laisser le temps de respirer.  Pascal Daval, né à Clermont-Ferrand, a été d’abord gendarme. S’il a quitté l’uniforme depuis, il n’ignore rien du petit monde qui fut le sien. Ce nouveau recueil clôt la trilogie débutée avec Les pendus de Tire-Bœuf. On y retrouve Ernst, son héros,  flic attachant qui, derrière un langage et un comportement de dur à cuire dissimule, en réalité un cœur d’artichaut.

• DEBRÉ Guillaume : L’affaire La Fayette. Roman historique. 1 vol. br, 324 p, éd. Robert Laffont, 20 €.

Z DEBREGeorge Washington a-t-il laissé croupir le marquis de La Fayette dans une prison autrichienne de 1792 à 1797 ? Et lui a-t-il refusé l’exil en Amérique après sa libération ? Cette rumeur courait dans le New York de 1830. Certains affirmaient que la preuve existait, sous la forme d’une lettre écrite de la main même de La Fayette. L’affaire avait le goût sulfureux du scandale, car elle éclaboussait deux icônes de l’histoire américaine. Jeune rédacteur au Courrier and Enquirer, William Castillon va mener l’enquête. Aussi avide de gloire que plein d’idéal, il s’entête à vouloir dénoncer ce qu’il considère comme un mensonge d’État. Ses convictions républicaines et son exigence de vérité le mèneront dans les entrailles de New York, au cœur des cercles du pouvoir à Washington, mais aussi dans le Paris des Trois Glorieuses. Il y croisera Talleyrand, James Monroe et La Fayette lui-même.  D’abord témoin puis acteur d’un drame où se mêlent convictions, dissimulations et compromissions, le journaliste va découvrir que l’Histoire se nourrit de mythes et qu’il est parfois bien dangereux de les exposer. Ce roman historique qui puise aux meilleures sources se lit comme un thriller. Il révèle un aspect méconnu de la vie de La Fayette et bouscule la légende de celui qui fut salué comme un libérateur outre-Atlantique. Guillaume Debré petit-fils de Michel Debré et fils de Jean-Louis Debré  a vécu pendant 16 ans aux États-Unis. De quoi apprécier le statut d’icône de La Fayette (1757-1834). Son nouveau roman historique évoque donc l’homme mais il  bouscule le mythe. Il explore surtout sa relation au pouvoir et sa forte incidence sur les relations franco-américaines d’hier comme d’aujourd’hui.

DELBOS Michel: Chroniques de la rue des Dames. 1 vol. br, 108 p, éd. de la Flandonnière, 14 €.

Z DELBOS Dans ce recueil de textes, Michel Delbos partage le quotidien et ses joies d’enfance puis d’adolescence. Ainsi de ce petit appartement familial situé au 25 de la rue des Dames, il livre tour à tour ses souvenirs, ses premiers amours, ses petits bonheurs qui marquent le quotidien, mais aussi la douloureuse période de l’Occupation. Dans ce récit intime, et non moins universel, Michel Delbos partage les saveurs d’autrefois et transmet avec tendresse la musique de la vie et les émotions que nous avons tous, plus ou moins, éprouvées. “ Tu écris comme tu peins, à grands coups de brosse et on ressent la même émotion.” C’est sans doute cette analyse d’un ami de Michel Delbos qui décrit le mieux la langue qu’il emploie ; une langue pleine de poésie, de tendresse et d’émotions, sans nostalgie et non sans humour. Un livre délicieux, riche de la musique des mots. Michel Delbos est retraité de l’enseignement. Peintre averti, il s’adonne désormais à sa passion : peindre les somptueux paysages du Cantal. Il signe avec ses Chroniques du 25 de la rue des Dames son premier recueil.

DEL PAPPAS : Le Goya de Constantin. 1 vol. br, 256 p, éd. de Borée, coll. Magie Noire, 18,90 €

Z del pappas Constantin a l’occasion, dans ce Marseille de la fin 1980, de voir un Goya. Il adore ce peintre. Le tableau en question n’est pas référencé, mais pourtant célèbre. En fait personne ne sait qu’il existe. Avec la complicité de la conservatrice du musée où il est entreposé, il décide de le voler et d’aller le vendre à Hambourg. Le vol se passe bien, mais la conservatrice est tuée par une bande rivale. Constantin, pour aider la petite fille malade et orpheline de celle-ci, décide de continuer l’aventure. Hambourg lui plaît, mais il est poursuivi. Il rencontre le courtier qui authentifie le tableau. Mais les voyous à ses trousses le pressent et font pleuvoir les cadavres autour de lui. Il rencontre alors le célèbre commissaire de police de Hambourg Bella, une femme déterminée, qui va planquer Constantin, le courtier et le tableau dans une maison à la campagne. Hélas ils ont été suivis et le dénouement sera sanglant. Ce 22ème épisode des aventures de Constantin est un virage. En effet c’est la première fois que celui-ci viole consciemment la loi. Bien sûr, c’est pour une très bonne cause.

DESFORGES Jean-Louis : L’ombre de la fauvette. 1 vol. br, 270 p, éd. de Borée,  18,90 €.

Z désforgesÀ son retour d’Algérie, Joseph se remet au travail sur l’exploitation agricole de son père. Mais l’administration les menace d’expropriation puisque les champs doivent être transformés en habitations pour la banlieue parisienne grandissante. Atterré, Joseph fait cependant la connaissance d’Adèle, une jeune institutrice. Alors que cette rencontre redonne le sourire à Joseph, le lourd passé d’Adèle menace leur relation : il va devoir la libérer de ses secrets, et pour cela plonger dans les sombres années de la Seconde Guerre mondiale… Fortement marqué par ses lectures des écrivains naturalistes, Jean-Louis Desforges est un fin observateur de la condition humaine. Grand lecteur et passionné de Giono, Maupassant, Zola, Steinbeck ou Faulkner, il se distingue par un attachement aux valeurs humanistes et à la terre. Ce sixième roman aux éditions De Borée reflète parfaitement cet état d’esprit et témoigne d’une rare maîtrise de l’art romanesque.

• DUPLESSY-ROUSÉE Carole : Quand le temps s’arrêtera. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, 20,90 €.

Z Duplessy Madison a renoncé à son métier de commissaire-priseur pour retrouver des œuvres perdues ou volées. Élie, un ami galeriste, lui propose un jour d’aller à Buenos-Aires pour expertiser une toile, probablement un Rembrandt, bientôt mise en vente. Quelques années plus tôt, une femme juive l’avait sollicitée pour retrouver ce bien de famille volé par les nazis durant la guerre. La jeune femme s’envole pour l’Argentine où elle est accueillie par Sacha, la sœur d’Élie. Celle-ci l’informe que l’actuel détenteur du tableau est un richissime propriétaire terrien et ce dernier est soupçonné d’alimenter des réseaux néo-nazis à grande échelle et les services israéliens le traquent. Madison servira d’appât. L’aventure s’annonce aussi dangereuse qu’excitante… Carole Duplessy-Rousée est professeur de lycée à Rouen. Membre de la Société des auteurs de Normandie et membre du jury du Prix des romancières, elle a publié une dizaine d’ouvrages chez Pygmalion. Auteure montante chez France Loisirs – Quand le temps s’arrêtera, paru en avant-première en 2017, s’est écoulé à plus de 25 000 exemplaires – elle rejoint les éditions De Borée.

• DUPORGE Bernard : Maria de la lande. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, 18,90 €.

duporgeAlors que les parents de Maria l’ont fiancée à Jacques, le fils du premier adjoint, elle est amoureuse de François, le berger. Elle décide de résister, et ses parents l’envoient en pension en attendant le mariage. Mais Maria profite de l’occasion pour se plonger dans les études et devenir institutrice. Pendant ce temps, François, lui, part réfléchir au sens de sa vie sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle : leurs destins se rejoindront-ils ? Musicien, dramaturge, romancier, poète, chroniqueur de presse, adjoint à la culture de sa commune pendant vingt-cinq ans, où il a créé un Salon du livre, Bernard Duporge est résolument tourné vers les arts. Dès son premier roman, Les Pins de la discorde, paru en 2001, il insuffle à son écriture sa passion pour l’histoire, de la grande à la petite, celle qui fait le quotidien des gens. Il a reçu le prix Saint-Estèphe 2011 pour Le Tambour de Lacanau.

FABRE Alain : La vengeance assassine. 1 vol. br, 368 p, éd. de Borée, coll. Polar, 7,50 €.

Z Fabre► La découverte du journal intime de Juliette, sa fille, sonne l’heure de la vengeance pour son père, qui décide de traquer et d’éliminer la bande de jeunes voyous qui ont violé sa fille et lui ont fait endurer des actes infâmes de barbarie, la poussant à commettre l’irréparable. Juillet 2014 : Redouane Ben Diff, 22 ans, est retrouvé mort à Tournai. Ce délinquant, au casier impressionnant, a trempé dans tous les délits et entretient des velléités terroristes. Le crime est il en lien avec ses nombreuses exactions ? Les indices sont minces, les pistes fragiles, surtout lorsque le commissaire Baudoin, du Centre de Coopération Policière et Douanière, les informe que Ben Diff avait été déclaré mort, depuis plusieurs mois, en Syrie.

 • FISHER Élise : Je jouerai encore pour nous. 1 vol. br, 420 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €.

Z FisherUn lourd secret de famille menace les rêves de bonheur d’une jeune virtuose lorraine. En 1975, Anaïs Lange, jeune pianiste d’origine nancéenne, vit à Strasbourg chez sa grand-mère quand on lui demande de remplacer au pied levé un interprète de renom pour un concert à Nancy. Elle y rencontre un violoniste, Nathanaël, avec lequel elle vit une intense histoire d’amour. Pour mieux se connaître, les amoureux évoquent leur passé familial. Le grand-père et le père de Nathanaël, qui tenaient un magasin de musique au cœur de la vieille ville de Nancy, sont morts en déportation. Sa mère a pu échapper à la rafle en emportant pour seul bagage un violon. Anaïs parle de son père, actif dans la Résistance nancéenne. Il a tout tenté pour soustraire les familles juives aux griffes de la Gestapo. Engagé dans la 2e DB, il a été l’un des héros de la libération de Strasbourg. Tout unit les deux artistes et ils envisagent de se marier quand Anaïs attend un enfant. Mais contre toute attente, la mère de Nathanaël s’oppose à leur union. Anaïs est désemparée. Rien ne semble justifier cette hostilité. À moins que le roman familial de la jeune pianiste ne soit trop beau pour être vrai…

 • GRENIER Nicolas (édition établie par) : Le Puy-en-Velay : Lettres à Dieu. 1 vol. br, 155 p, éd. du Volcan (Le Crest), 12 €.

Z NicolasDans la littérature ponote, Nicolas Grenier a choisi des textes qui résonnent de toute leur modernité au XXIe siècle. Des écrivains ont connu la gloire nationale, George Sand, Anatole France, Prosper Mérimée, mais aussi locale, avec les enfants du pays, Charles Calemard de Lafayette, Aimé Giron, et surtout Jules Vallès. Classiques ou modernes, ils sont romanciers, poètes, ou encore savants, historiens, chroniqueurs, et ont en commun d’avoir évoqué, à leur façon, la cité d’Anis… et toutes ses merveilles. Cette anthologie est un bréviaire que l’on peut feuilleter, sur tous les chemins, pour faire vibrer en soi, Le Puy-en-Velay, comme un pieux souvenir. Quand un Français arrive au Puy-en-Velay, il en repart avec le sentiment d’être plus catholique. Comme Saint-Denis, Reims, Chartres, cette ville fait partie de l’Histoire de France, sa religion chrétienne, ses rois. On repense à toute cette aristocratie, au clergé, à la paysannerie… et à ses saints, qui ont construit, avec l’épée, la fourche ou la croix, la France, cette “fille aînée de l’Église”. Le bassin du Puy, c’est le génie du paysage français, au-delà d’André Le Nôtre, jardinier à Versailles, car c’est l’œuvre de la nature, depuis l’origine du monde, construite avec la force des dieux. Le pèlerin, lui, est en route sur cette terre, géologique, volcanique, basaltique du Velay, et adresse un salut à la cité, avant de partir pour Saint-Jacques-de-Compostelle.

JAILLER Isabelle: Louise, loin du pays. 1 vol. br, 580 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,90 €.

Z Louise-loin-du-paysLoin de sa terre natale, la vie réserve un avenir exceptionnel à la jeune Louise. La guerre de 14 sonne le départ du fils Rossillon et l’impossibilité pour cette famille de paysans de nourrir les trois bouches restantes. À seize ans, Louise quitte la campagne pour être placée comme bonne chez un couple de bourgeois, propriétaires d’une entreprise prospère. Malgré la froideur et l’exigence de sa patronne, Louise est éblouie par le quartier-village où elle vit, une véritable ruche. Et lorsque rentre du front d’Orient la forte tête de la famille Chanaz, Philippe, elle s’éprend au premier regard. Au risque de perdre sa place…Née en 1957, Isabelle Jailler sait parfaitement retranscrire le quotidien des hommes et des femmes de l’entre-deux-guerres. La Ferme des hautes terres lui a valu un immense succès auprès des lecteurs. La première édition de ce deuxième roman a été publiée en 2002.

LABORIE Christian : Le brouillard de l’aube.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 544 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9 €.

Z LaborieCélia a toujours su que le pasteur Henri Muller et sa femme Marie étaient ses parents adoptifs. Mais, à la faveur d’une dispute entre les deux époux, elle découvre un jour ses origines juives et apprend que toute sa famille a été envoyée dans les camps de concentration au moment de la rafle du Vel d’hiv. Dès lors, sa vie prend un nouveau sens et sa quête d’identité la pousse à retrouver la trace de ses parents naturels. Aidée en cela par Vincent, un jeune pasteur stagiaire aux idées généreuses, elle dissipera petit à petit le brouillard qui recouvrait jusque-là son existence… Christian Laborie se passionne pour l’histoire et les habitants de sa province d’adoption : les Cévennes. Ses romans sonnent comme autant d’hommages humbles et sincères. Il est l’auteur de la saga L’Appel des drailles et Les Drailles oubliées, pour laquelle il a obtenu le prix Mémoire d’Oc. L’ensemble de ses romans, publiés aux Éditions De Borée, l’a hissé au rang des écrivains incontournables de la littérature de terroir.

LACOMBE Michel : Les brûlots de paille. 1 vol. br, 513 p, éd. de Borée, 13,50 €.

Z Lacombe► Quand l’hiver se fait rude, Elise étouffe ferme accrochée à la pente, sans autre compagnie que les prairies, le ciel, les vaches laitières et son mari. Elle l’aime, pourtant, son Maximin. Un honnête homme et avec ça, fort, brave, attentionné. Ne l’a-t-il pas emmenée à la ville durant trois jours ? Depuis qu’elle a restauré la fromagerie familiale, Elise fabrique des meules qu’elle rêve d’aller vendre au marché, mais l’isolement, la rudesse du labeur quotidien et l’enfant qui ne se décide pas à venir lui pèsent. L’arrivée d’un inconnu à la ferme vient brusquement secouer la routine des jours. Une intrigue originale où se mêlent plusieurs destins dans un terroir aux métiers et traditions bien ancrés.

• MALÈGUE Joseph: Pierres noires. Les classes moyennes du salut.  1 vol. br, 700 p, éd. Ad Solem, 26 €.

Z ad► Dans son  deuxième roman, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, Joseph Malègue (1876-1940) qui est souvent considéré comme le “Proust catholique”, réalise une « fresque historique » de l’installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l’Église, l’Empire, montée d’une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d’Auvergne imaginaire, emblématique d’une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des « classes moyennes du Salut » . Soit les chrétiens attachés à l’évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, l’écrivain s’y rapproche encore plus de Proust par l’abondance de ce qu’il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin).   Les “pierres noires” sont les pierres volcaniques d’Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les “Classes moyennes du Salut” sont les chrétiens médiocres (une catégorie dans laquelle Joseph Malègue se situait lui-même), non “classes moyennes de la sainteté”

MALROUX Antonin: Le pain de paille. 1 vol. br,  310 p, éd. Calmann-Lévy,  coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

9782702161548-001-T► En juin 1918 dans le Cantal. Depuis le départ de son père pour la guerre, Valentine Troussal s’active avec sa mère et sa grand-mère auprès de son frère pour faire vivre la petite exploitation familiale. La ferme suffit à peine à les nourrir tous, aussi les Troussal sont-ils soulagés lorsque le châtelain propose à Valentine de venir travailler comme aide-cuisinière au château.  Pour la timide Valentine, c’est la découverte d’un monde complètement nouveau. Quand le jeune héritier de la noble lignée, qui s’est pris de passion pour le monde rural et la vie paysanne, lui demande de l’accompagner dans ses promenades, elle s’interroge néanmoins  sur ses intentions. Au village, personne n’est dupe et chez les Troussal, le malaise grandit. Prise au piège d’une relation trouble, Valentine devra trancher un dilemme terrible… À travers le portrait merveilleusement touchant d’une petite paysanne au cœur pur, Antonin Malroux emmène le lecteur sur le chemin des bonheurs vrais, de la sagesse profonde qui émane de la terre et des saisons.

MALROUX Antonin : La promesse des lilas. 1 vol. br, 450 p, éd. de Borée,  coll. Terre de poche, 8,60 €.

Z Malroux En 1953, dans un village du Cantal, François, fils d’un riche négociant en bestiaux commet l’irréparable avec la fille d’une famille voisine de petits paysans. Une mésalliance est hors de question et le père éloigne son fils chez des paysans pratiquant l’estive de mai à octobre dans les hauts pâturages. François connaît la vie rude des vachers dans les « burons », ces abris de pierre isolés sur les plateaux, parmi les troupeaux de salers. Il s’initie à la fabrication du fromage de cantal et devient buronnier. Il apprend aussi la fraternité auprès de ses deux vieux tuteurs, puise dans leur sagesse ancestrale. C’est en homme maître de son destin qu’il revient parmi les siens… Ici comme ailleurs les lilas refleurissent toujours au printemps.

MATLY Michel : La fonction de la bande dessinée. 1 vol. br, 220 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Littératures, 15 €.

Z Fonctions BDUne carrosserie, un moteur, des roues, voilà qui décrit un aspirateur. Cependant soulager les tâches ménagères, éliminer du sol miettes et moutons, être aisément stockable et manipulable, sont parmi les principaux déterminants de la structure de l’appareil, c’est-à-dire du choix, de la forme, de la taille et de la combinaison de ses composants. Ces éléments ne relèvent pas de la technique, du style, mais sont inhérents à l’identité de l’appareil. Leur explicitation nous incite à le distinguer d’une automobile. La spécificité de la bande dessinée ne tient pas tant à la coexistence des éléments qui la composent qu’aux conditions de choix, de forme, de taille et de combinaison de ces éléments au service de sa fonction première, qui est celle de transmettre. Identifier avec pertinence la structure et les composants du média ne suffit pas. Il faut en qualifier les relations, accepter que les choix de technique et de stylistique ne sont pas faits en toute liberté mais qu’ils répondent à des règles spécifiques du média au service de la nécessité et de l’efficacité de transmission de tel ou tel contenu factuel, rhétorique, énergétique ou émotionnel. Dans cette transmission, l’image de bande dessinée joue un rôle fondamental, parce qu’elle ne peut se prévaloir de la circonvolution du langage ou de la fugacité de l’animé, parce qu’il lui est transféré la plus grande part du contenu sémantique et parce que sa séquence s’accorde avec celle de la pensée même.

• MAUPASSANT Guy de : Mont-Oriol. Texte intégral. 1 vol. br, 320 p, éd. Magnard, coll. Classiques & patrimoine, 4,95 €.

Z Maupassant En Auvergne, dans la petite station thermale d’Enval, la découverte d’une nouvelle source suscite toutes les convoitises. À force de bluff, de supposés miracles et de faux certificats délivrés par des médecins complaisants on parvient à fabriquer une ville d’eaux et à lotir au plus haut prix un paysage entier en exploitant la crédulité des uns et en s’appuyant sur la malhonnêteté des autres.  Le conflit de la bourgeoisie locale, du propriétaire paysan âpre et rusé et de la banque, de l’affairisme parisien. Un des plus cruels portraits du corps médical que l’on ait jamais faits et une histoire sentimentale peut-être plus cruelle encore. En démontant les rouages de la spéculation foncière, en analysant le mécanisme de la concentration capitaliste à la fin du XIXe siècle, Maupassant a écrit, avec Mont-Oriol, le plus moderne de ses romans.   Publié en 1887, Mont-Oriol est  une œuvre satirique à la fois comique et sentimentale, qui offre également une description du capitalisme et de la corruption médicale, des maux qui n’ont rien perdu de leur actualité.

MAXIMY Hubert de : Ariane et Juliette. 1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans terres de France, 20 €.

Z MaximySaint-Etienne, 1917.  Ariane et Juliette font leur rentrée dans la chic institution Sainte-Jeanne. Ce qui sépare l’insouciante fille de bourgeois et l’écorchée vive élevée par une mère trieuse à la mine favorisera leur amitié et leur quête. Car malgré leurs différences, un lien secret les unit.Ce jour de rentrée, c’est seule qu’elle est arrivée à l’institution Sainte-Jeanne. Adolescente introvertie, Juliette a quitté son village minier et sa mère pour suivre ses études. Toujours sur ses gardes, mal à l’aise, elle ne comprend rien aux conversations blasées et superficielles des élèves “ bien nées ”. Aussi s’efforce-t-elle de passer inaperçue. Ce monde tranche tellement avec le sien ! Elle qui travaillait avec sa mère au tri dans la mine où elle a vécu tant d’expériences, des traumatismes même, où elle côtoyait de près l’univers rude des mineurs, comment a-t-elle pu être inscrite dans ce prestigieux établissement ? Ariane, quatorze ans également, affiche, elle, l’assurance des enfants de son milieu. Elle retrouve ses amies, ses habitudes. C’est juste une rentrée de plus pour elle, malgré tout endeuillée par la disparition de son père, “ mort pour la France” dans la Somme.  Au fil des mois, les deux adolescentes s’apprivoisent et se lient d’amitié. Elles ressentent, chacune à leur façon, l’absence de la figure paternelle dans leur vie. Car pour Ariane comme pour Juliette, leur père est resté un mystère. 

MAXIMY Hubert de : Les loups du mardi gras. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Les-loups-du-mardi-gras“ – Et l’enfant ? demande une voix anxieuse. Sur mon lit, dans la pièce à côté. Que quelqu’un aille prévenir ses parents. Blessé à la jambe, il saigne lui aussi, mais peu. Il est conscient. Il attendra. Gilles Trempemeur, dit le Chirurgien, a décidé d’examiner d’abord le plus gravement atteint. IL songe que ce gamin va gâcher ses draps. Il sourit. C’est la vie. On éclaire le bourgeois blessé. À l’instar des fifreurs de la rue, ses chausses s’ornent d’un sexe vermillon gros comme un bras. C’est la mode depuis quelques années de se parer d’une bite d’âne pour carême-prenant malgré les vociférations des moines mendiants. On a retiré son masque de bouc infernal mais il porte encore au front deux cornes de bœuf reliées par un bonnet de cuir noir. Pauvre diable : son visage est ivoire, ses narines pincées, ses yeux révulsés. ” On le surnomme le Grêlé à cause de son visage tavelé par la petite vérole. Chirurgien barbier, il a perfectionné son art sur les champs de bataille des guerres d’Italie où son humanité et son aversion de la mort se sont renforcées. Aussi, ce soir de Mardi gras 1498, lorsqu’on lui amène un bourgeois fusillé à l’arquebuse et un gamin saute-ruisseau grièvement blessé, il se met en tête de retrouver coûte que coûte le criminel. Son enquête conduit le lecteur à travers un Paris haut en couleurs, celui des petites gens et des artisans, et lé monde oisif de jeunes nobles pervers. Un univers où il ne fait pas bon se perdre sans guide, fût-ce entre les mains d’une mystérieuse Égyptienne. L’auteur nous fait pénétrer avec ces Loups du Mardi gras dans un Paris mystérieux, rabelaisien, celui de la Renaissance, où les mœurs et coutumes sont magnifiquement décrites et imagées.

MESSADIÉ Gérald : La conspiration Jeanne d’Arc. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.


Z Messadié La réalité de l’histoire de Jeanne d’Arc est toute autre que celle enseignée dans les livres scolaires. Seuls les amateurs de l’imagerie d’Epinal pourraient croire encore que « la petite bergère » qui entendit des voix sut revêtir une armure le jour même de son arrivée à Chinon, chez le Dauphin Charles, et défaire le duc d’Alençon en tournoi singulier. Elle était en réalité la demi-sœur de Charles VII. La falsification des documents officiels a été démontrée. Gerald Messadié, réputé pour son esprit iconoclaste, a reconstitué la véritable histoire de ce personnage hors du commun, car l’admiration pour l’héroïne n’exclut aucunement la recherche historique. Dans ce premier tome, tout en faisant revivre le quotidien de l’époque, l’auteur démontre que Jeanne ne fut jamais bergère, mais très tôt préparée à sa mission par les héritiers des Templiers, les Chevaliers de Sion. Ainsi s’expliquent, par exemple, sa maîtrise de la langue et l’assurance avec laquelle elle interpelle maints grands personnages, dont le duc de Bourgogne lui-même. La femme la plus puissante de France, Yolande d’Aragon, future belle-mère du roi Charles VII, la fit enlever au berceau afin de préserver la dynastie des Valois, que menaçait d’exterminer le redoutable Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Jeanne parvint à rendre son courage au Dauphin que ses parents, un roi atteint de démence et une reine notoirement dévergondée, avaient désavoué au profit des Anglais pour prétendue « bâtardise ». Car la puissante organisation financière bâtie par les Templiers trois siècles plus tôt, et dont Yolande d’Aragon était la cheville centrale, exerçait toujours son influence… Un récit haletant, riche en révélations historiques inattendues, qui va à l’encontre des idées reçues.

• OUELLETTE Sylvie : L’inconnu de Sandy Cove. 1 vol. br, 355 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

Z Ouelette► Après avoir épousé Randolph Nesbitt, un attaché d’ambassade, et passé plus de vingt ans en Europe, Élise Robichaud rentre en terre natale de Nouvelle-Écosse, portant en elle un lourd secret. En visite chez une amie, elle revoit Jérôme, un inconnu muet, amputé des deux jambes et à l’esprit demeuré, qu’on avait jadis recueilli sur une plage par un matin froid et brumeux. Surprise de constater qu’elle l’avait oublié après tout ce temps, Élise est surtout consternée par le manque d’ardeur de ses congénères à vouloir éclaircir le mystère qui entoure toujours le pauvre homme. Cherchant à redonner un sens à sa propre vie, Élise décide de se lancer dans une enquête visant à rendre à Jérôme son véritable nom, son histoire et sa dignité.Mais cette aventure ne sera pas de tout repos puisqu’elle se heurte rapidement au scepticisme et au fatalisme des gens de sa communauté. Saura-t-elle mener à bien cette mission qu’elle s’est fixée et ainsi se retrouver elle-même ?

• PAGIS René : Le chant clair des sirènes. 1 vol. br, 262 p, éd. Marivole, 19 €.

Z PAGIS► Jacques a toujours dit qu’un jour il partirait “Tout droit devant” conscient qu’il ne le ferait jamais. Pourtant, un jour, différent des autres, incapable de supporter plus longtemps une vie conjugale impossible, il part sous la pluie en direction du sud. À bout de force, il se réfugie dans une grande maison, chez Mathilde, une dame mystérieuse qui l’envoûte et le prive progressivement de toutes ses défenses… Un homme, malade, dont il a remarqué la présence est finalement étouffé dans son lit. Jacques, inconscient, se réveille dans une chambre auprès de Mathilde sans le moindre souvenir. Elle l’accuse du meurtre de son mari. “Il a basculé dans un autre monde délicatement irréel, abandonnant toute forme de raison, aujourd’hui, il en est convaincu, il a cédé sans pouvoir résister à une tentation fatale… ” A-t-il été victime du seul pouvoir de séduction de Mathilde à la manière du chant clair des sirènes attirant les marins ou d’une substance discrètement administrée par son hôtesse ? Jacques reprend sa fuite mais tombe rapidement dans les mailles de la Justice et comme si cela ne suffisait pas, il apprend qu’il est atteint d’une maladie grave qui risque de l’emporter très vite… Laquelle de ces deux fatalités l’emportera ? Et si en attendant il réapprenait à vivre et à aimer ?  René Pagis a franchi presque tous les grades de la gendarmerie avant d’aborder  une seconde carrière dans la justice. Juge d’instruction, puis juge des enfants, il a ensuite exercé en tant que procureur de la République dans plusieurs départements du centre de la France. Aujourd’hui à la retraite, il se consacre pleinement à l’écriture. Il est déjà l’auteur d’un récit autobiographique, “Dans la salle des pas perdus” (éd. De Borée, 2017) et d’un premier roman “Un dernier rêve pour la nuit” (éditions Bord du Lot, 2016).

Z DE PALET Mlle FINE PALET Marie de : Mademoiselle fine. 1 vol. br, 420 p, éd. de Borée,  coll. Terre de poche, 8,50 €.

La toute jeune Joséphine, que tout le monde appelle Fine, est méprisée des gens de son village. Elle souffre de la réputation de sa mère, une femme peu aimante à la moralité douteuse. Très tôt, Fine doit travailler comme vachère, jardinière, servante… pour subvenir à ses besoins. Heureusement, elle trouve du réconfort auprès de Brumaire, un vieux célibataire, et de mademoiselle Julie, qui enseigne la lecture aux enfants. Entre vexations et espoirs, Fine n’abandonne pourtant pas l’idée d’accomplir un jour ses rêves…

PALET Marie de : Le pré d’Anna. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée,  coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z PALET pré anna Le testament de Marcel Rolland prend tous ses proches par surprise. Antoine, son fils aîné, est consterné : son père lègue le pré bas, la plus belle parcelle du domaine, à Maurice, le fils du voisin. Anna, la cadette, déchante également, mais pour une autre raison : elle ne sera pas dotée si elle persiste à vouloir se marier avec le bel Emile, qui décide alors de la délaisser… Par vengeance et désespoir, elle épouse Maurice, ce qui ravit sa famille puisqu’elle remet la main sur le pré bas ! Mais, peu à peu, elle tombe réellement amoureuse de son mari et tous deux vont chercher à découvrir les secrets qui gravitent autour de ce terrain…

• PALET Marie de : Le sentier arideNouvelle édition. 1 vol. br, 580 p, éd. de Borée,  coll. Terre de poche, 9,50 €.

Z DE PALET SENTIERS ARIDES Dans la région du mont Lozère, Louise, une jeune paysanne, est amoureuse d’Adrien, un garçon rêveur du village voisin et cadet d’une famille paysanne très aisée. Cet amour est contrarié par la mère d’Adrien qui lui prépare un mariage d’intérêt. Les amoureux tiennent bon mais la déclaration de guerre de 1914 retarde leurs projets. Cette guerre va transformer la vie de tous et briser bien des destins. Ce livre nous fait revivre ou découvrir la vie dans nos campagnes pendant la période de la première guerre mondiale, une guerre qui va changer profondément les mentalités et les manières de vivre. Louise tentera, à travers cette tragédie, de forcer le destin et de trouver une nouvelle vie.

PALET Marie de : Les terres bleues. Nouvelle édition.  1 vol. br, 520 p, éd. de Borée,  coll. Terre de poche, 9,10 €

Z PALET TERRES BLEUESPar une froide journée de neige, Célestine est retrouvée morte, étranglée. Elle était enceinte. C’est l’effervescence dans le petit village lozérien : le coupable ne peut qu’être quelqu’un d’ici. Pour éviter que les gendarmes viennent mettre leur nez dans les affaires plus ou moins nettes des habitants, les hommes décident, sur l’avis d’Auguste, le maire, de ne pas dévoiler le crime. Après tout, Célestine n’avait pas de famille et n’était qu’une courtisane… La vie reprend son cours, Auguste se montre de plus en plus entreprenant auprès de Victoire, la servante, la bâtarde méprisée par sa grand-mère, la Fadette. Celle-ci, mi-sorcière, mi-guérisseuse, se joue de tous dans son intérêt, attisant les haines et les rancœurs. Surgit alors Prosper, gosse de l’Assistance, désireux de prendre sa revanche sur une vie qui l’a jusque-là bien malmené. Il deviendra l’instrument du destin…

PALET Marie de : La tondue. Nouvelle édition. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée,  coll. Terre de poche, 8 €.

Z DE PALET TONDUE 1945, la France est libérée. Yvette Martin rentre au pays qu’elle a fui quinze ans plus tôt pour « monter » faire sa vie à Paris. Un foulard cache mal ses cheveux courts, beaucoup trop courts, portant encore « les marques des ciseaux de la honte ». Dans son village natal où elle vient se réfugier, Yvette espère se faire oublier, retrouver la paix. Mais elle retrouvera un bourg à jamais marqué par l’Occupation, rongé par la haine, les secrets qui engendrent des rumeurs et qui touchent sa famille de près, de bien trop près. Qui est donc cet inconnu aux yeux de velours noir, arrivé par le même train qu’elle ? Que cherche-t-il ? Qui était ce couple caché à l’écart du village pendant la guerre ? Yvette sait qu’elle doit répondre à toutes ces questions pour pouvoir un jour vivre en paix, mais à quel prix ?

PARAILLOUS Alain : La vallée des Joncières. 1 vol. br, 224 p, éd. de Borée, 17,90 €.

Z ParaillousSuite à une altercation avec l’occupant allemand, le jeune Franz fuit avec son père. Mais un coup de feu retentit, et son père s’écroule… Dans sa fuite, Franz rencontre une famille de bohémiens qui l’emmènent dans le sud-ouest, dans une vallée décrite comme magique. Franz, très doué, va aider ses nouveaux amis à faire prospérer leur commerce et va apporter aux habitants de cette vallée l’amour qui leur manque… Le jeune homme distille le bonheur partout où il passe : pourtant, le sien n’est pas complet : comment va-t-il retrouver la trace de son père ? Profondément attaché à la ruralité et à ses valeurs, Alain Paraillous a exprimé cette fidélité dans deux livres de souvenirs, Le Chemin des cablacères et Les Collines de Canteloube, puis dans un roman, Les Peupliers du désert. Son savoureux Dictionnaire drolatique du parler gascon est un succès de librairie. Mais c’est surtout son film L’Occitanienne ou le dernier amour de Chateaubriand qui a contribué à le faire connaître d’un très large public en 2008.

• PERRET Jean-François : Le dernier espoir de Vercingétorix. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 18,90 €.

Z PERRETNous sommes en 52 avant Jésus-Christ… Durant l’hiver qui suit la bataille d’Alésia. César, en grand vainqueur, est aux anges : non seulement il vient d’agenouiller les peuples gaulois mais il s’est offert un prisonnier de premier choix, Vercingétorix, leur chef. Le prisonnier arverne tourne en ruminant dans sa cage tandis que César dicte ses mémoires pour ce qui deviendra le récit de la Guerre des Gaules. Mais, ce qu’ignore l’illustre général, c’est la rencontre que Vercingétorix a faite, peu avant sa capture, avec Niamh… Le temps d’un baiser éperdument échangé. Et que depuis, la belle éprise n’a qu’un objectif : faire délivrer le héros vaincu.  Journaliste depuis 1982, Jean-François Perret est né en 1959 à Mandeure, dans le Doubs, en Franche-Comté. Il a débuté sa carrière à Decize, dans la Nièvre, en Bourgogne, comme correspondant local du quotidien régional La Montagne (Groupe Centre-France). Dans la veine passionnée qui a fait le succès de La Faille du temps, Jean-François Perret nous offre un second roman historique plus captivant que jamais.

PIGNOL Albert: La chambrière de la reine Margot. 1 vol. br, éd. La Galipote (Vertaizon), 20 €.

Z PIGNOL► Enfermée dans la forteresse d’Usson par son frère Henri III et lassée de la cordialité, plus ou moins hypocrite des dames de compagnie, la reine Margot souhaite disposer d’une chambrière auprès d’elle. Les sœurs de Saix, châtelaines de Bois-Rigaud, lui recommandent la fille de leurs serfs. Jolie comme un cœur, Apolline sait lire et écrire. Ayant satisfait à l’examen de la baronne de Corbie,  elle devient la camériste de la reine et son amie. Au contact des invités de la souveraine, la petite paysanne perfectionne son éducation. Habillée comme une damoiselle, elle attire la convoitise des jeunes seigneurs qui voient en elle une jeune fille de noble naissance. Depuis sa plus tendre enfance, elle s’est promise de sortir, un jour, de sa trop modeste condition. Être la chambrière de la reine pourrait bien le lui permettre…La chambrière de la reine Margot est le quatorzième roman d’Albert Pignol qui sait parler avec des accents de conteur de l’Auvergne où il s’est installé de puis longtemps. Aussi bien de celle d’aujourd’hui que de celle d’hier, comme avec ce roman qui transporte le lecteur au XVIè siècle, à Usson, la où vécut pendant 19 ans Marguerite de Valois, reine de Navarre. Se fondant sur des faits et des personnages historiques, il a imaginé cette histoire d’une jeune paysanne qui prend des allures de conte de fée.

PLUCHARD Mireille : La tresse d’or. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 14,90 €.

Z PLUCHARD TRESSE Au hameau de Montmoirac, Estienne et Anne Teissier, qui vient de donner naissance à des jumeaux, font prospérer les terres du marquis de Trémolet.  Un jour de foire, en recueillant les Chantegrel venus trouver du travail au village, Estienne découvre en Pierre l’homme qui pourra l’aider à édifier ses projets : élever le ver à soie.  Cette cohabitation imprévue va se révéler un tournant majeur dans la vie des deux familles, qui partageront désormais les joies et les peines, les malheurs et l’amour… jusqu’à l’union de l’un des jumeaux à Isabeau, la jeune fille à la tresse d’or.

RAPET Judith: Les terres de Gabriel. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll.  Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z les-terres-de-gabrielleLorsque Gabrielle, jeune femme de condition modeste,  et sa famille arrivent au domaine de  la Guérinière, la jeune fille est immédiatement séduite par la grande maison des maîtres. Engagés comme métayers, ses parents ne ménagent pas leur peine pour satisfaire les Delavallée père et fils, propriétaires des lieux. Gabrielle, quant à elle, est tenue de servir ces derniers quand ils viennent s’assurer de la bonne tenue du domaine. Travailler sans cesse, obéir, chaque jour qui passe rend l’injustice de sa condition plus criante. Rodolphe, le fils des maîtres du domaine la demande en mariage, alors qu’elle est amoureuse de Léandre,  frère de son amie institutrice. 

ROBERTI Antoine : Bonjour docteur1 vol. br, 128 p, éd. de Borée, 5,90 €.

ROBERTILe docteur Antoine Roberti exerce dans une petite commune de l’est de la France, à la limite entre la ville et la campagne. Médecin généraliste, il est le tout premier échelon de notre cher système de santé et, comme tel, reçoit quotidiennement les demandes les plus farfelues de patients perdus,  inquiets, esseulés, perturbés ou tout simplement mythomanes. Des maladies qui n’existent pas, des affabulations calculées, des exagérations camouflant de réelles détresses ou bien l’envie de faire marcher le portefeuille de la sécu : tout cela forme, au quotidien, une collection de perles, de dialogues involontairement comiques… et aussi un concentré sans filtre d’humanité

• ROCHE Florence: L’honneur des Bories. 1 vol. br, 500 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,90 €.

Z RocheYvon est convaincu de l’innocence d’un bagnard Lorsque Yvon arrive à la ferme des Bories pour y être embauché, il est accueilli à bras ouverts car le domaine, de sinistre réputation, n’attire guère la main-d’œuvre. Paul Bories, en effet, a été condamné au bagne à perpétuité pour le meurtre de sa propre fille, Paulette. Ce que la famille du bagnard ignore en revanche, c’est qu’Yvon, surveillant-chef de la prison où Paul est embastillé, est persuadé de son innocence. Mais si Paul n’a rien fait, qui est le coupable ?L’Histoire avec un grand H est composée de « petites histoires », Florence Roche le sait et tisse des récits prenants qui, bien que fictifs, inventent ce qui aurait pu être la vérité. Elle a déjà démontré son talent dans Des monts de résistance et Les Hautes Terres. 

ROSSET Jean : La Limousine d’Hautecombe. 1 vol. br, 580 p, éd. de Borée,  coll. Terre de poche, 8,90 €.

Z ROSSET Abbaye d’Hautecombe, près d’Aix-les-Bains, Messe de minuit, Noël 1927. D’une limousine qui stoppe devant l’église descend une femme d’allure jeune en manteau de fourrure. Elle dépose à la hâte un nourrisson sur le parvis et remonte aussitôt dans le véhicule, qui s’éloigne précipitamment. Pris de court, le frère convers de service à l’entrée ne réagit pas assez vite pour rattraper la jeune femme. En relation avec le lieu et les circonstances de cet abandon, l’enfant est appelé Jean-Noël Hautecombe. Pris en charge par l’Assistance publique, il est confié à une famille de Chindrieux (village proche du lac du Bourget). C’est là que se dérouleront ses années d’enfance. Comme tout pupille de l’Etat de sexe masculin, il serait voué à la condition de valet de ferme sans une intervention inespérée : alors qu’il va sur ses douze ans et vient d’obtenir le certificat d’études, une fondation philanthropique, Les Caryatides, propose et obtient de relayer l’Assistance publique pour lui donner accès à l’enseignement secondaire. Un destin hors du commun l’attend, aux rebondissements les plus imprévus. L’amour et l’amitié seront les grands soutiens du parcours semé d’embûches d’un être marqué par son passé et chez qui se combattent en permanence vulnérabilité et détermination, sur fond de mœurs des années cinquante en France profonde.

SENGER Geneviève: Meurtres aux épicéas. 1 vol. br, 260 p, éd. de Borée,  coll. Terre de poche, 7,90 €.

meurtres-aux-epiceas-tea-9782812934896_0► Niché au mur d’un parc arboré, le pensionnat Les Epicéas bénéficie d’une excellente réputation. Son directeur, M. Deschamps, veille à la bonne tenue de l’établissement et peut se targuer d’un taux de réussite au baccalauréat digne des lycées les plus prestigieux. Pourtant, ce qui se trame entre ses murs n’a rien de rassurant : alors que des tombes ont été vandalisées dans le cimetière voisin, la disparition d’une enseignante n’est que le premier acte d’une macabre pièce jouée à huis clos. Entre fausses identités et desseins secrets, Oscar Temple, l’officier chargé de l’enquête, ne manque pas de pistes ; encore faut-il savoir comment les exploiter… Les Epicéas sont pourris jusqu’au trognon ; comme dans Hamlet la tragédie se mettra en marche et on y laissera notre peau, innocents ou coupables, on paiera…

SOULIER Bernard: Les ruches étaient en deuil. 1 vol. br, 216 p, éd. de la Flandonnière, 16 €.

Z RUCHE 14 août 1914, deux semaines seulement après l’éclatement de la grande guerre… Jean-Pierre Vidal, mobilisé au début du mois, meurt sur le front, au champ d’honneur. Sa femme Amélie, enceinte de six mois, doit alors s’occuper seule de la ferme de la Boriette en Margeride ainsi que de ses deux enfants, maintenant sans père. C’est alors que se présente Frédéric, un ouvrier de ferme avec un drôle d’accent… Mais qui est-il donc et que fait-il ici ?  Bernard Soulier est passionné d’histoire. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la bête du Gévaudan et sur sa seconde passion, l’apiculture. Les ruches étaient en deuil est son premier roman. À travers ce roman, il dit avoir voulu montrer comment le quotidien d’une  vie paisible de paysans ordinaires se trouve anéanti par l’absurdité de la guerre. Il a également souhaité rendre hommage au 29 poilus de Clavières, un  village bien réel dans lequel il a ancré son roman.

SIAUDEAU Guillaume: Inauguration de l’ennui. 1 vol. br, 140 p, éd. Alma éditions, 12 €

Inauguration-de-l-ennui►  “Pour Guillaume Siaudeau, la poésie est accessible à tous : “ Il suffit d’ouvrir l’œil, mais le bon”, de regarder le monde autour de soi et de se regarder. Et, portant un regard léger et décalé sur les petites choses, il nous offre des poèmes en vers libres, sans fioritures, leur donnant une envergure inattendue (…). L’inauguration de l’ennui effleure des choses plus profondes qu’il n’y paraît : notre difficulté à vivre, notre lassitude et nos découragements, notre mélancolie face au temps qui passe et à ce que nous faisons de nos vies. Et l’auteur nous y invite à rouler « à contre-sens / sur l’autoroute / de l’ennui », l’ennui étant pour lui l’endroit de prédilection où se niche la poésie.  Le recueil réunit 119 courts poèmes aux titres malicieux… Des poèmes dans lesquels l’auteur aime jouer sur les mots et les expressions” (Emmanuel Cimade – Site:  La cause littéraire). Guillaume Siaudeau est né en  1980. Il vit à Clermont-Ferrand. Il a déjà publié de la poésie et tout récemment un e-book, Ces bus qui n’arrivent pas (éditions La matière noire). Il tient également un blog intitulé  La méduse et le renard.

TABACHNIK Maud : Scène de crime. Roman policier. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 16,90 €.

Scenes-de-crimesDes morts en série condamnés par la médecine… Une mère au foyer un peu trop modèle… Un taulard en quête du sens de la vie… Un amoureux en transit dans un village dont on ne revient pas… Gus, Fatima, Jody Solomon ont pour moteur la révolte, la réflexion et l’intelligence. Au péril de leur vie. Arrêtés par les dieux ou le destin, quel peut être leur futur lorsque le présent se fait trop lourd, trop injuste, trop violent ? Tuer ne devient-il pas alors la solution la plus limpide pour faire le vide devant soi ? Pionnière du roman noir féminin, Maud Tabachnik instille dès ses premiers romans un ton nouveau dans le paysage du « polar » français. D’une énergie inégalée, ses héros sont de vrais survivants d’une actualité toujours conflictuelle, qu’elle met en scène avec une colère salvatrice. Chez Maud Tabachnik la vengeance est toujours un plat qui se mange à chaud, la justice une nécessité absolue. Résultat de ce mélange explosif, plus d’une trentaine de romans, tous hissés au rang des meilleures ventes.

TISSIER Pascal : Panique à l’évêché. 1 vol. br, 432 p, éd. de Borée, coll. Polar en poche, 7 €.

Z TISSIERÀ l’issue d’un procès d’assises à Aix-en-Provence, jugeant une affaire d’enlèvement suivie d’un homicide, certains jurés sont assassinés et d’autres disparaissent sans raison apparente. Muté en renfort à l’Évêché, le commissariat central de Marseille, le commissaire César Campana mène l’enquête sur le terrain, aidé de son adjointe, la commandante Judith Kerlovéou et de la journaliste d’un quotidien provençal, Paola Beltramo. La psychose et la panique s’emparent de la cité phocéenne. Avant d’être romancier, Pascal Tissier était expert criminaliste au profit de l’IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale). Après un bref passage à la brigade de recherches de Marseille, il termine sa carrière comme instructeur en police scientifique au Cameroun. De retour en France, il est très vite absorbé par l’IFEG (Institut Français des Empreintes Génétiques) à Aix-en-Provence. Après avoir sillonné l’hexagone sur les scènes de crime les plus sordides, Pascal Tissier peut s’adonner à sa passion pour l’écriture.

TOURNAIRE Éric : Paradis assassiné. 1 vol. br, 180 p,  éd .  de la Flandonnière, 14 €.

Couverture_Tournaire_paradis_assassine► Mattounet s’avança. Là-bas, tout au fond de l’enfilade des rayons, se tenait Toussaint Couleur, appuyé contre la cloison d’une cabine d’essayage, tête baissée, le menton touchant la poitrine, ses dreadlocks dissimulant son visage. Le gendarme s’approcha. Il remarqua tout de suite que quelque chose clochait. L’écrivain ne bougeait pas. Il ne bougerait d’ailleurs plus jamais, fixé à la paroi par le carreau d’arbalète qui dépassait de sa poitrine. Virant lentement au rouge cramoisi, son tee-shirt continuait de proclamer que le soleil était plus vif aux Caraïbes. Après Le garçon qui voulait voir la mer et Le dragon de Saint-GeorgesParadis assassiné est la troisième enquête du gendarme Mattounet. Eric Tournaire est né en 1958 à Casablanca. Il taquine régulièrement l’onirique et le documentaire à travers carnets de voyages, bandes dessinées et livres jeunesse.

TUDORET Patrick : Printemps acide. Roman policier. 1 vol. br, 144 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 17,90 €.

518HIOVDdWL._SX309_BO1,204,203,200_Nom : Le Stang. Prénom : Roch. Age : 46 ans et des broutilles. Raison sociale : commissaire divisionnaire, patron de la DIPJ de Bordeaux. Signe particulier : Breton abrupt, taillé dans le granite. Pourquoi cette convocation du directeur général de la Grande maison  et cette brillante promotion au rang de contrôleur général sonnent-elles pour lui comme une sanction, une mise à l’écart, un avertissement qui viendrait  d’en haut  ? C’est le début de cinq jours fous. Cinq jours haletants. Une enquête explosive aux lisières du pouvoir dont il sortira meurtri. Et si, ressurgie d’un passé oublié, Claire était la clé de tout… ? Patrick Tudoret est l’auteur d’une douzaine de livres, romans, essais, récits, parus notamment aux Editions de la Table Ronde. Il est l’auteur de pièces de théâtre, telles que Les Hauts-Plateaux, jouée au Théâtre Rive Gauche, à Paris en 2006 et, L’Entrevue de Taormine : Oscar Wilde – Jean Lorrain (co-écrite avec Thibaut d’Anthonay). Il a collaboré à de nombreux journaux, magazines, revues universitaires ou littéraires et donne des chroniques au journal La Montagne.

VALENTIN Elsa, CINQUIN Fabienne Zette et Zotte à l’uzine. 1 vol. br, illustrations, éd. L’atelier du poisson soluble.

Z VALENTIN CINQUINDeux sœurettes zouvrilleuses zouvrillaient dans une uzine qui fabricolait des zabits de louxe. Elles gagnaient des miettes et des légumes.” Lorsqu’est décidée une “grave généreule”… Elsa Valentin raconte un conflit social avec beaucoup d’humour et de malice, dans une langue imaginaire comme elle l’avait fait pour Bou et les 3 zours , il y a 10 ans. Habile dans l’exercice, ses inventions et mots-valises restent parfaitement compréhensibles. Gouleyant et à lire à haute voix ! Les images de Fabienne Cinquin, mêlant encre de Chine, aquarelle et collage de papiers colorés, d’imprimés de magazines, parfont cette atmosphère joyeuse et révolutionnaire. On notera (ou pas) quelques clins d’œil à Play Time, à La Liberté guidant le peuple, ou encore à des affiches de mai 68… Un album pour donner à voir la force du collectif, de la solidarité. Un album nécessaire en ces temps moroses, et combien plus intéressant que des commémorations.

• VALLÈS Jules : L’enfant. Extraits choisis. 1 vol. br, 225 p, éd. Magnard, coll. Classiques & patrimoine, 3,95 €.

Z Valles enfant L’histoire de Jacques Vingtras est celle de Jules Vallès,  entre son entrée en classe de cinquième et sa dix-septième année. Un rêve de liberté qui se heurte rapidement à l’autorité tyrannique  de ses parents et de ses professeurs. Issu d’une famille modeste, il est rapidement victime d’injustice. Sa mère le bat, avant que son père ne fasse de même. Les premières convictions de Jules Vallès se forgeront lors de ces années face aux comportements  tyranniques de ses parents, mais également face aux gens de bonne société qu’ils côtoient où tout n’est qu’hypocrisie. Jules ne tardera pas à leur préférer des gens plus modestes, souvent plus gentils et censés. Cette pensée se retrouvera au cœur du combat de Vallès, une expérience qui fera corps avec ses convictions politiques.  Bien qu’il aimât lire, Vallès n’était pas intéressé par l’apprentissage du latin, contrairement à la volonté paternelle. Dans les différentes classes qu’il a suivies, on retrouve toujours le même schéma : une bienveillance particulière de la part des professeurs envers les enfants de riches ou de personnes influentes et une guerre de classe entre les professeurs selon leurs origines.

VIALATTE Alexandre : Salomé. Préface de Charles Dantzig. 1 vol. br, 288 p, éd. Le Dilettante, 19 €.

Z Vialatte Réédition du texte paru pour la première fois en 1991 aux éditions des Belles Lettres,  Alexandre Vialatte écrit Salomé vers 1932. Dans une petite ville de province, à la veille de la première guerre mondiale, Frédérique Chaussier grandit à l’ombre d’une mère qui ne l’aime guère et d’un père fantasque, qui sombre majestueusement dans la folie. Sa vie est néanmoins égayée par la présence de Marcello, petit musicien prodige, et de Zéphir, son chien savant.  À la suite d’un déménagement qui les mènera dans la propriété familiale de Mme Chaussier, la rencontre avec Milch, l’intendant joueur de flûte au passé inquiétant, va sceller le destin de Frédérique et de sa mère. Après la mort de son père, l’adolescente se retrouve plus seule que jamais. Dans la propriété, l’intendant Milch prend de plus en plus d’importance. Bien d’autres personnages surprenants font ensuite leur entrée, dont l’institutrice, auteur de Salomé, pièce naïve qu’elle fait représenter par ses élèves. Frédérique y tient le rôle-titre, tandis que Milch joue Saint Jean-Baptiste. Un rôle qui ne sera pas que de composition, puisque, entre Frédérique et sa mère, il ne tardera pas à perdre la tête. De tous ces êtres, marionnettes tragi-comiques, il ne restera bientôt plus qu’un air de flûte et une feuille d’or à l’oreille de Salomé.  Ce roman, cousin des Fruits du Congo et de Battling le ténébreux, est un roman d’enfance, d’une enfance qui ne dépasse l’adolescence que pour aller à la mort, car toute la philosophie de Vialatte se résume dans la proposition suivante : l’enfance tue…

• VIALLEBESSET Jacques:  Dans le vert des montagnes. En cheminant avec Gaspard. Illustrations de Sat. 1 vol. br, 84 p, illustrations,  éd. Entrelacs,16,50 €.

Z gaspard► Gaspard des montagnes est le Till l’espiègle, le Don Quichotte, le Corto Maltèse auvergnat. Il est l’incarnation du panache, de la bravoure, de la droiture. Roman des amours impossibles, roman d’aventures, roman policier, roman de mœurs, roman picaresque, Henri Pourrat, son créateur, a su donner à son héros une dimension universelle et à son roman un caractère d’épopée.  Loin de la rumeur des villes, cette balade poétique invite le lecteur à cheminer avec Gaspard dans le vert des montagnes, vers ces hauts-plateaux d’herbes où s’élance la gentiane jaune et où rampe la bruyère mauve: il y souffle un vent qui a le goût d’une farouche, irréductible, rebelle liberté, où les légendes font mémoire de ce qui a été, est et sera.   Jacques Viallebesset a  puisé dans cette “malle aux trésors » qu’est Gaspard des montagnes, transmutant ces histoires dans l’alambic des songes, distillant sensations, images et émotions pour tenter de leur redonner fraîcheur et vivacité. Ces poèmes charrient l’eau, la terre, le feu, l’air de ces montagnes vertes, bleues, mauves et noires, mais , à défaut d’écrire avec le sang. C’est  avec la sève des arbres qu’il dit avoir  tenté de dire l’amour, l’amitié, la vie, la mort, la beauté et le tragique du monde, la générosité des élans du cœur, ces sentiments nés de l’humus du passé qui montent comme la sève d’un premier matin . 

• WOUTERS Josette : L’épingle de Fanny. 1 vol. br, 300 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7,50 €.

Z WoutersUne saga familiale au lendemain de la Seconde Guerre mondiale… De retour au village après la Libération, la famille Dubar reprend peu à peu ses marques. L’économie repart et il faut saisir les opportunités : le père de Miette souhaite ouvrir une boulangerie et embarque sa famille dans l’aventure. Mais Fanny, la grand-mère, veille de près comme de loin sur sa famille… Extrait : “Antoinette avait bricolé une sorte de sac à dos pour sa fille. En le faisant, elle ne put s’empêcher de songer à celui qu’elle avait elle-même porté comme une voile reployée pendant le voyage de l’exode jusqu’à Colleret. À l’époque, elle était sur le point d’accoucher et elle avait préparé les affaires nécessaires à portée de main au cas où… Aujourd’hui, voir l’enfant qu’elle attendait alors, harnachée comme elle-même l’avait été, l’émouvait d’une façon intense. À tel point que Maxime se demanda s’il était bien raisonnable de la laisser seule pendant une semaine. Mais, tout était prêt et les billets de train achetés… Fallait y aller. Il embrassa ses petits et sa femme en leur disant : à bientôt. Mais lui aussi avait le coeur pincé”…

 • YUNG Éric : La tentation de l’ombre. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Polar Poche, 8 €.

Z YUNG La tentation de l’ombre est le récit d’un voyage qui conduit au cœur d’un scandale d’État. C’est l’histoire d’un jeune homme de province qui entre dans la police pour explorer les univers interdits. D’abord affecté dans une unité de police judiciaire chargée de pénétrer le grand banditisme, il effectue ses classes d’officier de police judiciaire dans les quartiers de Pigalle, de l’Opéra et de la Villette puis rejoint la brigade anti-gang au fameux 36 quai des Orfèvres. La tentation de l’ombre nous plonge dans un monde interlope où seuls les initiés (flics et voyous) peuvent pénétrer et vivre. Le narrateur, avide de découvertes, se comporte en ethnologue des ruisseaux et des bas-fonds de la ville. Et peu à peu, son existence devient insoutenable. Ce livre est aussi la peinture d’une époque (les années 70) et de ses mœurs politiques. En effet, le jeune policier, chargé d’enquêter sur le meurtre d’une haute personnalité de l’État, est confronté à la hiérarchie policière qui, avec la complicité du gouvernement, fait croire à l’opinion publique qu’il s’agit d’un simple crime de droit commun. La réalité est tout autre : la police savait, plusieurs mois avant l’exécution de cet homme, qu’il serait assassiné ; elle connaissait aussi tous les protagonistes de ce complot mais les a laissés faire. Dès lors, le narrateur se rebelle pour son plus grand malheur. Ce livre relate des faits réels auxquels l’auteur fut mêlé de près. Mais, pour des commodités narratives, les acteurs principaux du récit sont le résultat d’une composition de plusieurs personnages, les affaires sont vraies mais sont déplacées dans le temps et situées dans d’autres lieux que ceux qui ont inspiré les différentes histoires contenues dans La tentation de l’ombre. Ainsi, il est possible de dire que“ toute ressemblance avec des faits et personnes existant ou ayant existé serait une pure coïncidence…”.

• ZANANIRI Chérif: Pisseur au vent. 1 vol. br, 210 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6 €.

9782812922565FSÀ la grande époque de l’équipe de foot de Reims, Norbert, jeune orphelin sans histoire, vacher de son état dans un village en Sologne, se trouve confronté à une série de meurtres inexpliqués. L’occasion pour lui de remonter le fil de sa naissance et les règlements de compte qui ont suivi la Libération. Cet adolescent nous fera vivre son enquête dans la Sologne des années 60, entre Orléans, Romorantin et Blois : les journées de chasse avec battue de sangliers et passages de canards, les promenades champignonnières à la recherche des cèpes et des girolles, les travaux des champs, le labeur des fermiers lors de la traite des vaches et le vêlage. En un mot, la vie des paysans avec, entremêlés, ses difficultés et ses moments de joie et de fête. Pour l’auteur, Chérif Zananiri, citadin de naissance et solognot par alliance, cette contrée fut une terre de découverte aux mœurs inattendues et aux traditions inimaginables. Il lui a fallu trente années de macération pour comprendre, admettre, enfin adhérer à ce pays de gens simples, courageux et droits.

◘ HISTOIRE

BOUCHEIX Bernard : La maison Boucheix de Saint-Pierre-Roche, une famille auvergnate. 1 vol. br, éd. Italique,10 €.

bo1006-1c►La Maison Boucheix raconte l’histoire d’une vieille famille de la Basse-Auvergne dont les origines du nom remontent au XIIIe siècle avec la seigneurie du Boucheix. Cette lignée vit deouis le Moyens-âge au pied des volcans d’Auvergne sous la protection des évêques et comtes d’Auvergne avant de s’intégrer progressivement au Royaume de France. La branche des Boucheix de Saint-Pierre-Roche restera enracinée jusqu’à la fin du XXe siècle dans ses traditions chrétiennes. L’un des personnages charismatiques qui viendra définitivement clore cette période millénaire de christianisation intense et Monseigneur Boucheix. Leurs terres rudes et nourricières expriment la ruralité de  cette noble paysannerie de moyenne montagne qui exploitera différents domaines agricoles tout autour de la Chaîne-Des-Puys. Si l’agriculture est une constante à travers les siècles, l’univers de l’agroalimentaire sera l’une des composantes de cette famille dépositaire d’un certain art de vivre auvergnat. A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le monde de l’hôtellerie et de la restauration fit les beaux jours de certains d’entre eux. Dans la grande traditions du terroir français, les Boucheix portent en eux l’Auvergne en héritage. Ils incarnent aussi bien la sainte trinité de l’art, de la nature et de la gastronomie, mais surtout “l’Auvergne éternelle”, porte-drapeau de La Maison Boucheix.

• BOURDIN Philippe, CARON Jean-Claude (sous la direction de) : L’homme politique et la presse. De Camille Desmoulins à Émile de Girardin. 1 vol. br, 256 p, illustrations, bibliographie, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 20 € (version Pdf : 14 €)

HommePolitique_presse► Dans le régime présidentiel de la Cinquième République, il n’est guère de jour qui ne nous rappelle les relations, parfois incestueuses, qui unissent pouvoir politique et médias sur la scène publique comme dans la sphère privée. Ce constat pessimiste sur l’un des aspects de l’actuel « mal français » incitait à faire un retour aux origines, à la construction de la démocratie française, qu’elle soit ou non républicaine, à l’heure où la possibilité du suffrage et la liberté de la presse étaient en débat. De la Révolution française à la Monarchie de Juillet, de Camille Desmoulins à Émile de Girardin, qui invente les médias de masse, quels liens se tissaient- ils entre les représentants de la nation et des journaux en pleine efflorescence ? Entre les citoyens, lecteurs et auditeurs, les feuilles et leurs élus ? Entre les débats d’actualité et les orateurs qui les incarnaient, entre les faits et leurs protagonistes les plus en vue ? Relais d’opinion, miroirs d’une action, marécages des passions, c’est à tous ces titres que les pages des périodiques ont été une nouvelle fois tournées. Enseignants à l’Université Clermont-AuvergnePhilippe Bourdin et Jean-Claude Caron sont respectivement spécialistes de la Révolution française et du XIXe siècle. Ils ont déjà codirigé ensemble plusieurs volumes, dont La République à l’épreuve des peurs, de la Révolution à nos jours (Presses universitaires de Rennes, 2016).

• BOUSQUET Patrick, GIARD Michel : Bêtes de guerre : 1914-1918. Préface de Gilles Perrault. 1 vol. br.,  310 p, éd. de Borée, coll. Histoire et documents, 19,90 €.

Z Bouquet►“Dans ce livre toujours passionnant, souvent bouleversant, documenté par une érudition sans failles, Patrick Bousquet et Michel Giard nous racontent le destin généralement catastrophique des animaux précipités sans l’avoir demandé dans les convulsions de la Première Guerre mondiale. Dans leur exemplaire volonté de traiter de manière encyclopédique le bestiaire de la Grande Guerre, les auteurs n’oublient rien ni personne. On trouvera à leur inventaire les ânes, les vaches, les chameaux, les dromadaires, les chiens de traîneau et même un ours devenu la mascotte d’un régiment russe. Ils n’oublient pas non plus les animaux qui, juste retour des choses, martyrisèrent les combattants des deux camps : poux, puces et rats qui pullulaient dans les tranchées. La guerre, décidément, quelle sale affaire pour tout le monde ! Sauf pour les marchands d’armes, bien entendu !”

CHAMBEYRON Antoinette: Plus qu’une vie: les Mongador, une famille de cirque. 1 vol. br, 144 p, illustrations, éd. de la Flandonnière, 19 €

Z MONGADORDans la lignée des familles d’excellence qui ont marqué les arts du cirque, les Mongador ont, sur trois générations, révolutionné le jonglage, en faisant un art à part entière. Inscrits dans la grande époque du cirque et du music-hall, ils ont donné plus de trente-mille représentations dans près de mille théâtres et cirques en France et dans le monde entier. “ Ce monde extraordinairement extraverti en piste n’en reste pas moins un des plus fermés.” Entre récit et portrait, Antoinette Chambeyron, aussi connue sous le nom de Ninette Mongador, partage ses souvenirs et cet héritage artistique, elle, la petite-fille de Pierre, clown parleur, et fille de Georges, artiste jongleur. Elle  invite à découvrir l’histoire exceptionnelle de sa famille de la fin du XIXe siècle à nos jours et nous donne à voir la vie quotidienne dans cet environnement spectaculaire, nous dévoilant les coulisses de l’univers circassien, là où le spectateur est rarement admis. Illustré par des photographies d’époque inédites, cet ouvrage, empreint de tendresse et d’émotions, plonge le lecteur dans les archives personnelles des Mongador. Antoinette Chambeyron, artiste de cirque, journaliste et écrivaine, vit aujourd’hui en Angleterre, pays natal de sa mère Anne. Attachée à ses origines auvergnates, elle cofonde en 1974 l’association des Auvergnats de Grande-Bretagne, dont elle est maintenant présidente d’honneur. 

Z DAUZET• DAUZET Claude-Henri : Moi, le Cantalien. Autobiographie. 1 vol. br, 55 p, illustrations en couleur, éd. Mélibée (Toulouse), 13 €.

40 ans après, plus de cheveux, mais même short et mêmes chaussures !
La vie est un combat, dans le sens noble du terme, dans le respect de soi et des autres…Après avoir été gérant de bistrot puis  courtier en fourniture de boissons, Claude-Henri Dauzet  dévide le fil de sa vie, depuis son enfance auvergnate  jusqu’à son retrait de la vie professionnelle. À travers son témoignage, on découvre une vie de travail dans la capitale…  

2185331DAVID Yveline : C’était la Haute-Auvergne. Tome 3. 1 vol. br, 242 p, illustrations en couleur, éd. Fasm (Tournemire), 20 €.

Journaliste à La Montagne sur le secteur de Mauriac, Yveline David publie des chroniques hebdomadaires, le Dimanche, relatives au patrimoine et à l’histoire de l’arrondissement de Mauriac. Un travail brillant rassemblé dans ce troisième tome qui fait suite aux deux précédents publiés chez le même éditeur depuis 2015.

DEBRIFFE Martial: Madame de Pompadour, marquise des lumières. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, 7,90 €.

téléchargementFévrier 1745. Jeanne-Antoinette Le Normant d’Étioles est présentée au Roi Louis XV au cours d’un bal masqué organisé à l’occasion du mariage du Dauphin Louis-Ferdinand avec l’infante Marie-Thérèse d’Espagne. Sa beauté, sa jeunesse (elle a 24 ans) et son esprit enflamment le monarque dont elle devient bientôt la favorite. Début d’une passion sans réserve, indifférente à la réprobation du Clergé et de la Cour, qui se prolongera avec autant de force dans l’amitié et la tendresse. Intelligente, curieuse et passionnée par les Arts dont elle se fit la protectrice – combien de peintres, de sculpteurs et d’écrivains lui furent redevables ! – Madame de Pompadour s’impose alors comme l’une des figures majeures du Siècle des Lumières. Dans un style empreint de l’esthétisme et de la sensualité de l’époque, Martial Debriffe brosse le portrait intime et novateur de cette grande Dame dont l’influence, bien plus que l’action politique souterraine, fut déterminante. Et qui demeure à jamais la figure emblématique de l’aristocratie du XVIIIe siècle. 

DEYBER Alain : Vercingétorix, chef de guerre. Nouvelle édition. Préface de Paul Martin. 1 vol. br, 222 p, illustrations en couleur, biblio, glossaire, sites Internet, éd. LEMME éditions (Clermont-Ferrand), 23 €.

Z DEYBERAucun auteur n’a jusqu’à maintenant étudié avec rigueur qui était Vercingétorix en tant que chef de guerre : sait-on comment il a été formé ? Comment a-t-il pu abandonner Avaricum, remporter une victoire à Gergovia, et être battu à Alésia, alors que son armée et celle de “secours” n’étaient pas détruites ? L’organisation de l’armée gauloise, ses effectifs, son équipement, son entraînement, son fonctionnement, y seraient-il pour quelque chose ?… C’est à toutes ces questions que tente de répondre, Alain Deyber, docteur d’État en histoire et civilisation de l’Antiquité, considéré comme  l’un des meilleurs spécialistes des peuples gaulois. Sommaire : Le cadre de l’action – Des débuts difficiles mais fulgurants – La guerre en Gaule à la veille de l’intervention de Vercingétorix – La guerre selon Vercingétorix (53/52).

• Du social au climat. De 1968 à 2018… Un demi-siècle d’engagements militants entre social et écologie en pays d’Auvergne. 1 vol. br,  éd. La Galipote (Vertaizon), 20 €.

Z livre galipote► Très souvent, on oppose écologie et social ! Cette opposition entre écologie et social n’existe plus si on les prend dans leur globalité. Par social, entendons les relations entre les hommes : comment vivre ensemble dans notre quotidien, au travail, à l’école, dans nos loisirs, la culture… Par écologie, entendons notre rapport avec notre environnement, les conséquences de nos modes de vie sur nos ressources naturelles ; comment les utiliser sans piller ; comment laisser à nos enfants la planète dans l’état où nous aurions aimé la trouver. Dès lors, on constate qu’il est impossible de ne regarder qu’un côté de la pièce. Il y a le pile et le face, l’un n’existe pas sans l’autre. Et sauf à jouer à qui gagne ou qui perd, notre vie, ici et maintenant, dépend de ce que nous ferons ensemble en harmonie avec notre environnement…… Si notre modèle est condamné en tant que civilisation finissante sans avenir, la prochaine – car il y en aura une prochaine – ne naîtra pas spontanément, pas plus qu’elle ne nous sera apportée par on ne sait quel messie. Elle est à inventer, c’est ce qui est formidable. L’homme a-t-il un avenir sur cette terre ? Si oui, il est urgent de s’y mettre ! … Demain sera un autre jour. Espérons que, comme les Indiens d’Amérique du nord, nous pourrons encore poser nos pieds nus dans la rosée matinale pour sentir respirer notre planète, unique et fragile.

DUROUX Rose : Les Auvergnats de Castille. Renaissance et mort d’une migration au XIXe siècle.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 400 p, bibliographie, annexes,  éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 30 €.

Z Auvergnats_castille_P1Le talent de ces migrants est d’avoir établi un système de compagnies familiales adaptables aux besoins des zones d’accueil, bourgade isolée au fond de La Mancha ou rue populeuse de la capitale. L’Espagne est restée au XIXe siècle un pays préindustriel. Les Auvergnats peuvent donc y poursuivre les activités de leurs ancêtres, boulangers-meuniers ou marchands-drapiers. Malgré l’esprit de retour, leur adaptation aux besoins locaux fait merveille : au milieu du siècle dernier ils ont, à Madrid, le monopole de la boulangerie avec les Galiciens et, dans les villages, des bazars florissants qui servent de pivot à des tournées de colportage. La vente à crédit ne va pas sans quelque spéculation. Des filières durables sous-tendent la vie de ce microcosme. Sa cohésion profonde réside dans le mimétisme culturel de ses membres : les archives familiales en font foi. Il était temps de recueillir les derniers témoignages. Ils éclairent les zones d’ombre : on devine, grâce à eux, combien les succès du groupe occultent les innombrables échecs individuels. Rose Duroux, professeur émérite de l’Université Clermont-Auvergne, est l’auteur de plusieurs publications sur les migrations franco-espagnoles à l’époque contemporaine, qu’elles soient d’origine économique ou politique. Elle porte un intérêt particulier aux « enfances en guerre » et aux récits mémoriels des exilés de la guerre d’Espagne.

GILBERT Danièle : Il faut que je vous raconte. 1 vol. br, 216 p, éd. Talents, coll. TSP, 18,90 €.

Z GILBERT►“Mais comment avez-vous débuté à la télé ? ”…  Pour la vingt millième fois (au moins ! Et avec plaisir), je vais vous dire comment la télévision est entrée dans ma vie et dans celle de ma famille. Danièle Gilbert a fait figure, pendant des années, de “petite fiancée de la France”. À une époque qui, vue d’aujourd’hui, nous semble insouciante, celle que Jacques Martin avait surnommée la “Grande Duduche” a marqué les cœurs avec son émission Midi Première. Des émissions de variétés au théâtre, elle fait le récit de ses rencontres, avec son humour et sa joie, et elle dévoile aussi  les coulisses de ses relations avec les hommes et femmes de télé : Coluche, Thierry Le Luron, Georges Brassens, Serge Gainsbourg, Jacques Dutronc, Claude François, Alain Delon, Dalida ou encore Brigitte  Bardot… Le Jeu de la Vérité commence… Finalement, “La vie est belle”, mais oui ! On prend le train de la vie sans savoir ce qu’il adviendra

GRIL-MARIOTTE Aziza: Lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon. Guide. 1 vol. br, 64 p, 30 illustrations en couleur, éd. Dolmazon, coll.  Carnets du lieu de mémoire, 9 €.

Z DolLieu de Mémoire au Chambon-sur-Lignon, dont ce livre présente le parcours, est consacré à l’histoire du Plateau et aux différentes formes de résistances qui se sont déployées sur ce territoire pendant la Seconde Guerre mondiale.  Incluant le Chambon-sur-Lignon et tous les villages environnants, le Plateau est un espace d’environ 500 km2, situé entre la Haute-Loire et l’Ardèche, à 1 000 m d’altitude. De nombreux réfugiés y ont été accueillis et sauvés en ces temps de guerre et de haine où régnait en France l’antisémitisme d’État du régime de Vichy.  Ce guide propose un historique de ce lieu et les textes de l’exposition, illustrés par des photographies du parcours historique, de la salle mémorielle et du jardin de la mémoire.

HEINICH Nathalie : Écrivains et penseurs autour du Chambon-sur-Lignon.1 vol. br,260 p, éd. Les Impressions nouvelles (Bruxelles), 25 €.

8562Z Chambon 1Le village du Chambon-sur-Lignon en Haute-Loire (3000 habitants) est mondialement connu pour avoir massivement sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, au point d’avoir reçu collectivement le titre de “Juste parmi les Nations” décerné par le mémorial de Yad Vashem.  Mais l’on sait moins qu’en une génération, et dans un rayon de moins d’une dizaine de kilomètres autour du village vécurent, pour des raisons diverses, un nombre impressionnant d’intellectuels de haut niveau : l’un des plus grands poètes du XX° siècle (Francis Ponge) ; un romancier, dramaturge et cinéaste renommé, membre de l’Académie française (Marcel Pagnol) ; un philosophe et romancier au rayonnement international, Prix Nobel de littérature (Albert Camus) ; trois philosophes ayant considérablement marqué leur discipline dans la France de la seconde moitié du XXe siècle (Georges Canguilhem, Paul Ricœur, Gilbert Simondon) ; un célèbre sociologue et politiste (Raymond Aron) ; trois grands historiens (Jules Isaac, Léon Poliakov, Pierre Vidal-Naquet) ; quatre éminents spécialistes de la pensée juive (André Chouraqui, Jacob Gordin, Georges Vajda, Georges Levitte, et leurs jeunes compagnons de “l’école des prophètes” ; deux économistes et activistes protestants ayant marqué leur temps (Louis Comte et Charles Gide) ; et, enfin, un génie des mathématiques, également pionnier du mouvement écologiste (Alexandre Grothendieck).  La géographie, l’histoire politique et l’histoire intellectuelle se nouent pour raconter cette exceptionnelle saga, qui a vu naître sur un même territoire des œuvres aussi importantes que La Pested’Albert Camus, La Fabrique du pré et Le Carnet du bois de pin de Francis Ponge, La Femme du boulanger de Marcel Pagnol, Le Normal et le pathologique de Georges Canguilhem, Le Volontaire et l’involontaire de Paul Ricœur, Jésus et Israël de Jules Isaac, Les Guerres en chaîne de Raymond Aron, l’Introduction à la pensée juive du Moyen Âge de Georges Vajda…

• HEINICH Nathalie, OTT Sophie: Topoguide: Sur les pas des écrivains et penseurs autour du Chambon-sur-Lignon. Guide. 1 vol. br, 64 p, 40 illustrations en couleur, éd. Dolmazon, coll.  Carnets du lieu de mémoire, 9 €.

téléchargement► Entre les années 1920 et les années 1940, un nombre conséquent de philosophes, historiens, écrivains, poètes, traducteurs, économistes, mathématiciens de très haut niveau séjournèrent sur le Plateau. Dans un petit territoire d’une dizaine de kilomètres de rayon, entre les communes du Chambon-sur-Lignon, du Mazet-Saint-Voy, de Saint-Jeures, de Tence et de Saint-Agrève. Certains d’entre eux se connaissaient.  Nathalie Heinich et Sophie Ott ont reconstitué les itinéraires qu’empruntèrent pour se rendre visite, à pied ou en bicyclette, Raymond Aron, Albert Camus, Georges Canguilhem, André Chouraqui, Louis Comte, Charles Gide, Jacob Gordin, Jules Isaac, Georges Levitte, Léon Poliakov, Francis Ponge, Gilbert Simondon, Georges Vajda…  Un parcours en voiture relie tous les sites concernés, incluant d’autres personnalités : Alexandre Grothendieck, Marcel Pagnol,

JULIAN Camille : Vercingétorix. 1 vol. br, 340 p, illustrations n-b et couleur, éd. Ysec éditions (Louviers), 20 €.

Moke-up-Vercingetorix-aplati-copie► Cet ouvrage, publié en 1901 par Hachette, est l’œuvre de Camille Jullian, qui était alors professeur à l’université de Bordeaux. Quatre ans plus tard, il est élu au Collège de France, à la chaire d’Antiquités nationales, créée spécialement pour lui. Plus de cent ans après, l’œuvre n’a pas vieilli, même si de nouvelles connaissances, surtout en archéologie, ont quelque peu modifié la perception que l’on peut avoir de Vercingétorix. Voici comment Christian Goudineau, son lointain successeur au Collège de France, décrit l’ouvrage de Camille Jullian: “Son Vercingétorix était un livre éblouissant, quoique méthodiquement organisé, dont le lecteur tirait l’impression qu’il avait été écrit au fil de la plume, dans un enthousiasme maîtrisé mais contagieux, toute l’érudition passant sans effort (et sans références) dans chacune des phrases”.

MAILHOT Bastien: Les enfants de chœur des églises du centre de la France: les institutions capitulaires d’éducation et leurs élèves  aux XVIIè et XVIIIè siècles. Préface de Bernard Dompnier. 1 vol. br, 325 p, illustrations n-b et couleur,  bibliographie, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll.  Histoires croisées, 23 €.

image copie (Dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles, la plupart des chapitres de chanoines entretiennent une maîtrise capitulaire. Structures de formation parallèles aux institutions scolaires classiques, les maîtrises accueillent un nombre variable d’enfants auxquels est dispensé un enseignement général et une solide formation musicale pendant sept à dix ans. Cet ouvrage prend pour cadre géographique un large centre de la France dans le but d’obtenir un panorama complet de ces institutions originales et de ce groupe social d’un immense intérêt historique car au croisement d’enjeux aussi bien économiques et sociaux que culturels, liturgiques et musicaux. Bastien Mailhot est docteur en histoire moderne de l’Université Clermont Auvergne. Collaborateur actif du programme national de recherche sur la musique et les musiciens d’Église à l’époque moderne (MUSÉFREM), il a participé à la rédaction de différents ouvrages collectifs, notamment Les Bas Chœur d’Auvergne et du Velay et Le serpent, itinéraires passés et présents.

PINGEOT Anne :  Il savait que je gardais tout . Entretiens avec Jean-Noël Jeanneney. 1 vol. br, 128 p, éd. Gallimard,  12,50 €

Z pingeotproduct_9782072781766_195x320 En octobre 2016, au moment de la parution des deux ouvrages de François Mitterrand, Lettres à Anne (1962-1995) et Journal pour Anne (1964-1970), Anne Pingeot a accepté d’accorder cinq entretiens à Jean-Noël Jeanneney sur France Culture, s’expliquant ainsi pour la première et la dernière fois.  Ce sont ces entretiens qui sont aujourd’hui publiés, comme un écho à l’immense succès rencontré par ces deux ouvrages, en particulier le volume des 1 218 lettres d’amour que François Mitterrand adressa à Anne Pingeot.  Pendant cette conversation libre, confiante, passionnante, tantôt joyeuse et tantôt grave, Anne Pingeot et Jean-Noël Jeanneney parcourent un demi-siècle d’une grande histoire d’amour, de la première rencontre jusqu’à la disparition de François Mitterrand. Ils parlent de tout, avec pudeur mais sans tabou : amour et politique, culture et amitiés, secret et République. Il est question des bonheurs, des surprises, des moments exceptionnels mais aussi des difficultés, des chagrins et des doutes.  Un dialogue qui raconte aussi l’histoire d’une femme libre, d’une femme d’art et de science, qui parvint contre vents et marées à conjuguer une vie privée à jamais sans pareille et une carrière professionnelle dans le domaine de la culture.  Anne Pingeot a ajouté à ce livre trente photographies pour la plupart inédites “qui scandent cette magnifique évocation d’une histoire extraordinaire”, celle d’une femme amoureuse, née à Clermont-Ferrand en 1943.

RIGAL Denis : Un chien vivant. 1 vol. br, 118 p, éd. Apogée, 13 €.

rigalL’expérience vécue et décrite par le poète Denis Rigal, étudiant à Clermont-Ferrand au temps de la guerre d’Algérie, n’est pas unique : des dizaines de milliers de jeunes français, étudiants ou non, ont alors été confrontés à l’angoissant problème de leur engagement anti-colonialiste : jusqu’où aller ? Si très peu ont combattu avec le FLN et si rares sont ceux qui ont déserté, beaucoup ont vécu leur renoncement comme une trahison et une honte.   Pour tous ceux qui eurent vingt ans entre 1954 et 1962 et conservent le souvenir douloureux de cette guerre, “Un chien vivant” fera resurgir une partie de leur jeunesse et revivre le drame de conscience qui les déchira. Les plus jeunes, eux, pourront y vérifier que “l’on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans”. Pas assez en tout cas pour accepter d’aller mourir en Algérie pour une cause qui n’est pas la sienne. Mais assez sérieux pour s’organiser, résister, lutter. Né en 1936, à Chanaleilles (Haute-Loire), Denis Rigal est l’auteur de Aval (éd. Gallimard) et de  Terrestre (éd. Le bruit du temps), couronné par le prix Verlaine.  

• SAGNARD Jérôme: Le Velay au début du XXè siècle. 1 vol. br, 128 p, illustrations, bibliographie, éd. Alan Sutton, coll. La mémoire en images, 20 €.

Velay sagnard►  Une description en images, complète et attachante, du Velay entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Selon le principe de la collection, l’ouvrage est basé sur un ensemble de  photographies et de cartes postales anciennes, auxquelles s’ajoutent des extraits de la presse de l’époque. La vie quotidienne, l’économie, les fêtes religieuses et profanes, les loisirs sans oublier quelques faits divers marquants sont présentés. Jérôme Sagnard collectionne depuis des années les photographies et cartes postales anciennes sur le Forez et le Velay. Il est l’auteur de 25 ouvrages d’histoires locales, dont des « Mémoires en Images » sur Saint-Etienne ou le Pilat. Il s’est aussi intéressé au patrimoine industriel ou à l’histoire sportive de sa région avec des livres sur l’Association sportive de Saint-Étienne ou les joutes.

• VEBRET Joseph : Le comte Léon, bâtard infernal de Napoléon. 1 vol. br, 240 p, éd. de Borée, coll. Histoire et documents poche, 6,90 €.

Z VEBRET Incroyable itinéraire que celui de Léon, né en 1806 d’une  maîtresse de Napoléon Ier, alors que, marié à Joséphine, celui-ci était convaincu d’être stérile. L’Empereur, qui se préoccupa de ce premier enfant, dans ses dernières volontés, à Sainte-Hélène, aurait aimé que son « bâtard » devienne magistrat. Mais l’adolescent prit très vite un autre chemin… Excentrique, dandy, joueur, jouisseur, le comte Léon dilapide avec un génie rarement égalé la fortune que lui a léguée son père. Querelleur et arnaqueur, il connaît la prison pour dettes. Dépité ou manipulé par des services secrets, il provoque en duel son cousin, le futur Napoléon III. Idéaliste et mégalomane, il se porte contre lui candidat à l’élection présidentielle de 1848, puis ne cesse de lui demander de régler ses innombrables dettes. Enfin exaucé, il se convertit un temps en chef d’entreprise, mais ses affaires périclitent les unes après les autres. Il n’est pas un seul membre de la famille qui n’ait été sollicité pour lui venir en aide. Le Tout-Paris s’amusait fort de l’incroyable ressemblance de cet « Aiglon des boulevards » avec Napoléon 1er, de ses frasques et des scandales qu’il provoqua, briguant le trône d’Italie ou attaquant en justice sa propre mère… Convaincu qu’on lui avait volé son destin, cet histrion, au tempérament à l’opposé de son très digne demi-frère Alexandre Walewski, a connu une inexorable descente aux enfers pour finir dans la misère la plus noire. À travers lui, ce sont toutes les figures historiques du XIXe siècle qui défilent.

VIALLET Denise : Journal d’une femme d’appelé : bonnes vacances, 1959. 1 vol. br, 120 p, éd. Jeanne d’Arc (Le Puy-en-Velay), coll. Témoignage, 12 €.

Z Viallet En 2012, à l’occasion d’un déménagement, Denis Viallet procède au tri de vieilleries.  Juchée sur une armoire, une vieille valise noire, lourde de lettres barrées bleu – blanc – rouge, tamponnées FM, et accompagnées d’un carnet – agenda ne manque pas d’attirer son attention.  Sa curiosité lui évitera la déchetterie. Elle se lance alors dans une longue et douloureuse relecture de ces lettres qui lui révèlent ce qu’on appelle enfin la Guerre d’Algérie et lui permet  de découvrir la jeune inconnue qu’elle  était  alors. Née au Puy-en-Velay, Denise Viallet débute sa carrière d’enseignante dans la région de Valenciennes avant de “se rapatrier” dans la Loire.  On la retrouve en train de passer ses “grandes vacances” dans l’Algérie en guerre.

VOGER Paul-Louis : Je ne pouvais rien dire. Contre-espionnage, antiterrorisme : un ancien espion raconte… 1 vol. br, 355 p, éd. Archipel, 20 €.

412tWc4+3TL._SX314_BO1,204,203,200_Paul-Louis Voger a fait toute sa carrière dans les services du ministère de l’Intérieur. Recruté dans les années 1980 par le  contre- espionnage de la DST (il a même été agent double pour contrer la pénétration de la police française par le KGB), il en dévoile les méthodes, parfois à la limite de la légalité : interrogatoires, visites de domiciles, écoutes, recrutement d’indics, examen de fadettes, manipulation de sources humaines…Ce récit détaille certaines affaires terroristes que l’auteur a vécues en direct : la traque de Djamel Beghal, le mentor des frères Kouachi, le suivi des réseaux salafistes dans les quartiers ou en prison…Il dévoile les coulisses d’une profession qui nécessite sang-froid, rigueur, méthode et abnégation, montre l’évolution du métier du renseignement sur trois décennies et rappelle le poids des enjeux politiques, comme les incidences de certaines réformes.  Paul-Louis Voger est le pseudonyme de Benoît Berque, un membre de la DGSI, l’ex-DST, qui vient de quitter le service, après  32 années au contre-espionnage, d’abord soviétique. Tout jeune, il a même été agent double  pour faire  tomber l’un des principaux espions du KGB en France. Engagé dans la lutte anti-terroriste, notamment  islamiste, il a été en  charge des questions de sécurité auprès du préfet de région d’Auvergne, de 2011 à 2014, avant de rejoindre le nouveau service central du renseignement territorial, puis de  devenir en 2017 consultant en sécurité et analyse des  risques en Afrique. Il a aussi œuvré dans le milieu associatif clermontois.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul.  Auvergne 2018. Nouvelle édition.  1 vol. br, 530 p, illustrations en couleur, index, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Le petit futé – Guides des régions, 9,95 €.

Sans titreTerre d’histoire qui a toujours su garder son identité et sa culture, l’Auvergne méritait un guide précis, où seraient étudiés la région dans son ensemble, mais aussi les départements et les différents pays qui la composent. L’ouvrage s’organise autour de 3 points : une étude de la nature, des traditions et de la gastronomie auvergnates, abordée dans la rubrique “Invitation au voyage”, une analyse ordonnée, “ De lieux en lieux”», des villes et des villages des différents départements, et enfin un catalogue pratique permettant aux visiteurs de préparer au mieux leur voyage et de se déplacer facilement en Auvergne. Cette nouvelle édition, complétée et mise  à jour,  propose un répertoire des villes et des villages avec des renseignements pratiques et, selon le principe de la collection, une sélection d’adresses : hôtels, restaurants et commerces, entre autres. Un  code permet de  télécharger la version numérique.

• BERNARDON Jean-Michel : Le p’tit Crapahut en Auvergne1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Glénat, coll. Le p’tit Crapahut, 12,50 €.

Z Ptit Crapahut► Accompagnateur en montagne et géologue, Jean-Michel Bernardon propose une sélection de 52 balades à pied, à travers l’Auvergne et à destination des familles. Le guide se décline en sept chapitres : la chaîne des Puys, les gorges de la Sioule et les Combrailles, le massif du Sancy,  les contreforts du Cézallier, le Dauphiné d’Auvergne, la Limagne et le pays de Billom. Avec des boucle d’une heure à près de quatre heures, il est destiné à tous les âges et à tous les type de pratiquants. Le guide propose aussi une série d’adresses utiles, au fil des balades.

BRUGÈS Daniel : Promenade dans mon Auvergne. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, éd. de Borée, 22,90 €.

téléchargementConnaître les beautés de sa région, et les faire partager, un bonheur pour Daniel Brugès qui exprime ses émotions tout en nuances, en aquarelliste accompli qu’il est. Il convie le lecteur à une promenade variée dans les 4 départements historiques de l’Auvergne, Allier, Cantal, Haute-Loire et Puy-de-Dôme. Patrimoine, richesses naturelles ou culinaires, croix de chemins, fontaines, châteaux ou simples portes de burons, faune et flore, gestes ruraux… L’auteur à l’œil à tout, se laisse séduire et dessine ses coups de cœur. Qu’on soit originaire de la région où qu’on la découvre, un carnet tout en nuances pour célébrer tous les visages de l’Auvergne. Daniel Brugès est né dans le Cantal il y a plus d’un demi-siècle. Non sans humour, il précise que pour horizon, il n’a que “ des montagnes dites moyennes, quelques volcans déjà bien vieux et des vaches gorgées d’herbe, ce qui est déjà beaucoup”. Fidèle à ses racines terriennes, il s’est attaché très tôt à dépeindre la vie rurale, tant dans ses écrits que dans ses peintures. Auteur passionné et sensible de 27 ouvrages, il est lauréat, entre autres, du Grand Prix de la Société savante La Haute-Auvergne 2007 et du Prix Arverne 2010.

• COUMES Paul-André:  Dans le Cantal: Pays d’Aurillac, massif cantalien, grand pays de Riom-ès-Montagne, pays de Saint-Flour. 2ème édition. 1 vol. br, 80 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Glénat, coll.  Le p’tit crapahut, 9,90 €.

9782344026823FS► Une nouvelle édition de ce P’tit Crapahut pour partir à la découverte d’un pays où paysages et hommes vivent en harmonie ! Ce guide est une invitation à découvrir ou redécouvrir les richesses du département du Cantal. Pas toutes évidemment, car la diversité des milieux naturels et le foisonnement du patrimoine bâti permettraient facilement de doubler le nombre de balades. Il a donc fallu faire des choix pour satisfaire le plus grand nombre et ainsi proposer un équilibre entre ces 30 balades qui permettent de découvrir des curiosités naturelles et celles davantage orientées vers une thématique architecturale.  Afin que les enfants en profitent autant que leurs parents, les balades proposées n’excèdent pas 6 km, pour une durée d’1 h 30 environ. Un parti pris d’autant plus nécessaire que le département présente des reliefs marqués. A part les balades urbaines et plates, comme à Aurillac, la plupart comprennent forcément quelques côtes ou raidillons.

DESPESSE Jean-Louis, GUITTON Pierre, LEBLON Saskia : Géoguide Auvergne. Nouvelle édition1 vol. br, 660 p, illustrations n-b et  en couleur, cartes, biblio, glossaire, index, éd. Gallimard Loisirs, coll. Géoguide, 14,90 €.

product_9782742449736_195x320L’Auvergne… Admirer les chapiteaux de la basilique romane de Clermont-Ferrand, s’embraser au parc Vulcania, déguster une truffade dans un buron du Cantal, skier sur le puy de Sancy, applaudir au Centre national du costume de scène de Moulins, faire du canoë sur le majestueux Allier… Au lecteur et touriste de choisir!   Cette nouvelle édition actualisée et complétée d’un  guide exhaustif regroupe toutes  les informations indispensables pour réussir son séjour en Auvergne et en profiter pleinement. On y trouve aussi des  centaines d’adresses authentiques choisies par les auteurs – voyageurs et toutes  les   clés pour comprendre la destination. Le géoguide propose des activités pour toute l’année : équitation, parapente, sports d’eau, randonnées,ski… Il donne aussi les adresses propres à chaque terroir pour découvrir une gastronomie conviviale.

• Le pays des portes d’Auvergne…à pied : entre Auvergne et Velay, 41 promenades et randonnées.  3ème édition. 1 vol. br, 64 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Fédération française de la randonnée pédestre, coll.  Topo-guides PR, 9,90 € 

Sans titre Ce charmant pays marque la frontière entre l’Auvergne et le Velay, d’où le terme de « Portes ». Celles-ci sont gardées par d’anciens volcans endormis, dont les formes arrondies et usées par le temps ne constituent pas une impressionnante barrière mais plutôt une invitation à la découverte. Pentes boisées de pins sylvestres et d’épicéas, Limagne et ses espaces cultivés ou pâturés, coulées de basalte et laves issues de volcans, le tout entrecoupé de petites vallées tortueuses. Ces paysages intimistes, flamboyants à l’automne, abritent de nombreux villages dont les noms en « ac » trahissent l’origine gallo-romaine : Blanzac, Nolhac, Anviac, Chavagnac…

• Le pays de Rochebaron à Chalençon, à pied… 1 vol. br, 64 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Fédération française de la randonnée pédestre, coll.  Topo-guides PR, 9,90 €

0001468_le-pays-de-rochebaron-a-chalencon-a-piedPorte d’entrée des gorges de la haute vallée de la Loire, à l’est du département de la Haute-Loire, le pays de Rochebaron à Chalencon a su garder toute son authenticité. Ce territoire aux portes du Velay entre Loire et Forez offre des richesses archéologiques et naturelles exceptionnelles, à découvrir grâce à de nombreux sentiers de randonnée. Le guide propose 18 itinéraires, de difficulté variable, autour  Solignac, Saint-André, Bas, Boisset, Tiranges, Saint-Pal, Valprivas et Malvalette. Il constitue aussi un prolongement au guide Les Marches du Velay… à pied.

PIGOT Frédéric Carnet de voyage dans le Parc des volcans d’Auvergne. 1 vol. br, 110 p, format à l’Italienne, illustrations en couleur, éd. du Syndicat mixte du Parc régional des volcans d’Auvergne (Aydat), 19,90 €

couverture-livre-Carnet-de-voyage_largePartez en voyage dans le Parc des Volcans d’Auvergne en découvrant les dessins et textes originaux de Frédéric Pigot, journaliste cantalien et illustrateur à ses heures. Depuis 2013, il croque les paysages, les savoir-faire, les patrimoines naturels ou les habitants, parcourant les 5 régions naturelles du Parc, l’Artense, le Cézallier, les Monts Dore, les Monts du Cantal et les Monts Dômes. Edité par le Syndicat mixte du Parc, ce livre propose une découverte illustrée des Volcans d’Auvergne. Conçu à la manière d’un carnet de voyage, ce livre reprend les dessins et textes de Frédéric Pigot qui évoque avec sensibilité les paysages, les produits et les savoir-faire, les habitants et les petits trésors du Parc.

PRADIER Corinne : L’Auvergne. Photographies de Luc Olivier. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. Ouest-France, coll. Aimer, 12 €.

Z PRADIERCorinne Pradier, avec la collaboration du photographe Luc Olivier, propose au lecteur de partir à la découverte  de ce qui fait l’Auvergne : son patrimoine naturel, mais aussi historique, architectural, artistique et artisanal. Une partie de l’ouvrage est aussi consacré à l’exploration des  produits régionaux. De quoi faire aimer l’Auvergne, selon le titre de la collection.   Membre de la Société des gens de Lettres, Corinne Pradier est auteur  de nouvelles et de recueils poésie. Elle vit en Haute-Loire et elle  réalise des reportages (magazines, guides ou beaux livres) et elle anime des ateliers d’écriture.

• ROS Rémi : Le Cantal autrement : partie Est. 1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, éd. Eivlys éditions, coll. Guide Détec – Tive,  21 €.

Z ROS CANTALUn guide insolite et amusant sur l’est du Cantal : l’Artense, le Cézallier, la vallée de l’Alagnon, la Margeride, la Planèze (Saint-Flour) et l’Aubrac.  Le lecteur aura pour guides Miss Détec et Mister Tive (deux souris). De façon ludique et sans prétendre à l’érudition, ils leur décrivent les lieux et leur racontent leurs visites, leurs rencontres avec les habitants, l’histoire du pays et ses légendes (réelles ou supposées)… Adoptant la posture du conteur plutôt que celle de l’historien, l’auteur embarque le lecteur  pour des destinations méconnues, le  pousse sur des chemins de traverse pour apprécier des endroits ignorés ou réapprécier des détails architecturaux, géologiques qu’on ne voit plus à force de trop passer à côté.  Illustré de nombreuses photographies couleur, l’ouvrage propose en fin de volume une liste de bonnes adresses, bien réelles, celles-ci. De quoi permettre de  visiter le Cantal le sourire aux lèvres.

◘ DIVERS

KALLENBRUNN PhilippeASM Clermont – Auvergne. Préface de Jean-Marc Lhermet.  1 vol. br, 96 p, illustrations,  éd. Wartberg ( Gudensberg-Gleichen  – Allemagne), coll. Mémoire d’un club, 15 €.

9783831331918Un siècle après sa création, en 1911, par la famille Michelin, l’ASM Clermont Auvergne figure parmi les meilleurs clubs de France et d’Europe. Dès 1925, le club clermontois accède à l’élite de l’ovalie française, qu’il n’a plus jamais quittée depuis. Paradoxalement, son palmarès n’est pas à la hauteur de cette longévité exceptionnelle. Longtemps maudite en finale du championnat de France, l’ASM doit en effet attendre l’année 2010 pour décrocher enfin son premier Bouclier de Brennus. Le 29 mai, Clermont triomphe devant Perpignan au Stade de France. La place de Jaude, envahie de jaune et de bleu, célèbre ensuite son deuxième titre en juin 2017. Fleuron de la ville, l’ASM est devenue le lieu de rassemblement de ses indéfectibles supporters qui composent la « Yellow Army ».Journaliste, spécialiste de rugby, Philippe Kallenbrunn, 44 ans, a occupé la fonction de rédacteur en chef à France Soir et à Midi Olympique. Il collabore aujourd’hui au Journal du Dimanche, à L‘Équipe, au Figaro et au magazine Attitude Rugby. Il a notamment publié deux livres d‘enquête : Peur sur le rugby (éd. Marabout, 2017) et Les Années Saint-André, autopsie d‘un fiasco (éd. Solar, 2016), 

• ROUGERIE Aurélien, DUVIVIER Vincent  (en collaboration avec) : Ma vie en jaune et bleu. 1 vol. br, 241 p, éd. Marabout, 19,90 €.

9782501133562-001-T Le témoignage d’un capitaine emblématique…Clermont-Ferrand est dominé par les volcans, la place de Jaude et…Aurélien Rougerie, a-t-on l’habitude d’entendre dans les travées du stade Marcel-Michelin. Dans Ma vie en jaune et bleu, Aurélien Rougerie raconte ses 19 années de carrière. Près de deux décennies à porter haut et fort les couleurs des Jaunards de l’ASM jusqu’au sommet du rugby français. Et presque autant d’années à défendre le maillot bleu du XV de France jusqu’en finale de Coupe du monde.  Aurélien Rougerie se livre en toute franchise et n’élude aucun sujet : la terrible blessure qui a failli lui coûter la vie, le poids du capitanat, la sauvage agression de Millau, les finales perdues et surtout gagnées, l’exigence du haut niveau, la Coupe du monde 2011, la transmission aux plus jeunes, son possible départ pour le Japon… Autant d’événements et d’exploits qui font de lui l’un des rugbymen français les plus brillants et les plus attachants de sa génération.  

• VIEIRA Serge :  Émotion culinaire. Textes de Catherine Guérin. Préface de Marc Meneau et Régis Marcon.  Photographies en couleur de Pierre Soissons. 1 vol. relié, 296 p, illustrations en couleur, éd. Quelque part sur terre, 49 €.

Z VieiraChef clermontois, deux fois étoilé au guide Michelin, Bocuse d’or 2005, Serge Vieira s’est installé à Chaudes-Aigues, dans le cantal. Son livre lui a valu le 1er prix (catégorie Meilleurs auteurs et chefs) lors du 23ème Gourmand World cookbook Award.  L’important est de vivre des sensations physiques ou mentales, des émotions gustatives, visuelles, tactiles, olfactives. Pour que ces émotions soient les meilleures possible, le cadre, la décoration, la cuisine et l’accueil doivent être au diapason de l’esprit du chef, tout doit être en synergie pour transmettre l’âme du lieu. Serge Vieira utilise l’expression, car il sait que chacun d’entre nous est en quête d’émotions culinaires.

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• AGARD Alain : Joseph…et les autres. 1 vol. br, 350 p, éd. de la Veytizou, 22 €.

ed_veytizou_agard_couv_josephocet_les_autres_1 Il avait quitté ses chères montagnes du Cantal. Il s’était engagé comme mousse sur la gabare de l’Espérance. D’Argentat à Bordeaux, au fil de la fougueuse Dordogne, il avait découvert des horizons nouveaux et il avait fait des rencontres exceptionnelles.   Un jour, il était tombé amoureux… Une invitation à découvrir l’aventure palpitante de Joseph et des siens d’Auvergne en Aquitaine ! Alain Agard est un retraité créatif plein d’imagination. Né en région bordelaise, il passe une partie de son enfance à Alger. Dans ses yeux de gamin, il a encore l’étonnant souvenir du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord le 8 novembre 1942 vu et vécu des hauteurs d’Alger !  Son départ à la retraite en 1998 l’incite à s’installer avec Marissete dans le Quercy corrézien, dans une vieille maison qu’ils s’attachent à faire revivre à Meyssac, à deux pas de Collonges-la-Rouge. Là, il écrit Bretagne au cœur, suivi des Cartes battuesDires d’AubracComme le temps et Depuis toujours.

• ARRIBA Suzanne de : Un hiver pour aimer. 1 vol. br, 230 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Un-hiver-pour-aimer► Un hiver d’une rigueur sans précédent. Une zone libre occupée par l’ennemi. Camille, veuve depuis peu, se résout à confier son petit garçon à sa mère qui vit à la campagne, loin du chaos et de la pénurie. L’enseignante s’investit ainsi pleinement dans son travail auprès d’adolescentes attachantes, mais aussi audacieuses et insouciantes. Elle finit par apprendre qu’elles cachent un résistant dans le pavillon d’été du parc du collège. La situation est dangereuse, la sanction s’annonce virulente pour les filles. Elle leur propose de le prendre chez elle. Gravement blessé, une balle dans l’épaule, il a besoin d’un médecin. Le voisin de palier de Camille, le docteur Devillequiers, est mis dans la confidence. La jeune femme, qui pensait que l’amour l’avait quittée pour toujours, tombe sous le charme de son clandestin. Ils vivront une parenthèse enchantée alors qu’à l’extérieur le bruit et la fureur s’amplifient. Rétabli, Emmanuel doit rejoindre le maquis. Camille se reprend à espérer… « Après », ils se retrouveront. Elle ignore que le pire reste à venir… Suzanne de Arriba évoque avec une grande justesse les gens ordinaires et leurs expériences qui elles, c’est bien connu, n’ont rien d’ordinaire. Elle sait saisir les petits détails pleins de sens de la vie quotidienne. Cette sensibilité se traduit sous sa plume par un style à la fois réaliste et naturel. Elle fait également preuve de tendresse et de compassion envers ses personnages, ce qui ne l’empêche pas de rire d’eux parfois !

• BETTINELLI Michaël : Les enquêtes de Pichou Gens : les lions du château de Bonneval.  Album de BD. 1 vol. br, illustrations, éd. les Ardents éditeurs, coll. Hors Collection, 12 €.

arton429-2cb86 Savais-tu que loin, très loin sous nos pieds, se trouve un monde fantastique et inconnu des humains ? Un monde rempli de créatures étranges et fascinantes que l’on nomme : le Pichou Gens. Les lions du château de Bonneval se sont réveillés ! L’un d’entre eux a dérobé un objet que seuls Romane et ses compagnons peuvent retrouver… Avec ton aide bien sûr !  À toi de jouer ! À toi de mener l’enquête aux côtés de Romane, Fronsac, Artus et Mélusine. Bienvenue dans l’univers du Pichou Gens !” Michaël Bettinelli est graphiste. Il vit à Limoges. Il est l’auteur à succès de la série Le grimoire pourpre où, imprégné par les contes et légendes du Limousin, il revisite les récits fantastiques et diaboliques en inventant des aventures facétieuses qui font toujours la part belle à la découverte de notre patrimoine.

BLANCART-CASSOU Jacqueline : Giraudoux. 1 vol. br, 128 p, illustrations, biblio, chronologie, éd. Pardès, coll. Qui suis-je ? , 12 €.

Z BLANCART Jean Giraudoux (1882-1944): “Je crois aux dieux. Ou plutôt je crois que je crois aux dieux. Mais je crois en eux non pas comme en de grandes attentions et de grandes surveillances, mais comme en de grandes distractions. Entre les espaces et les durées, toujours en flirt, entre les gravitations et les vides, toujours en lutte, il est de grandes indifférences, qui sont les dieu” (Électre, I, 3.). Jean Giraudoux est né à Bellac, en pays limousin. De famille modeste, il entre au lycée comme interne et boursier. Admis à l École normale supérieure (1903), il s oriente vers des études d allemand, puis vers une carrière diplomatique. En 1914, il se montre un soldat courageux; deux fois blessé, il est décoré à juste titre. Sa vie privée témoigne d un irrésistible besoin de liberté, et pourtant du goût de la fidélité. Il vit maintes aventures amoureuses, mais ne divorce pas. Diplomate, il voyage dans le monde entier. Partisan, dès les années vingt, d un rapprochement franco-allemand, passionné par les questions d urbanisme, il sera affecté, en 1939, à l Information. Connu d abord pour ses romans, touffus et pleins de subtilités, tels Simon le Pathétique, Suzanne et le Pacifique ou Bella, il devient dramaturge à partir de 1928, avec Siegfried, puis Amphitryon 38, Intermezzo, Électre, Ondine, qui révèlent une vision du monde originale. En 1935, La guerre de Troie n aura pas lieu transpose dans l Antiquité l inquiétude contemporaine. Louis Jouvet met en scène et interprète ses principales œuvres. Giraudoux participe à des adaptations cinématographiques (Baroncelli: La Duchesse de Langeais; Bresson: Les Anges du péché). Son théâtre, déjà très apprécié de son vivant, en France et à l étranger, lui a survécu. Ce «Qui suis-je?» Giraudoux permet de comprendre pourquoi il est considéré comme l un des grands dramaturges du vingtième  siècle.

BORDES Gilbert : La Belle Main. 1 vol. br, 270 p, éd. Presses de la Cité, 19,50 €.

Z BORDES Dans les années 1960, en Sologne, Solène, étudiante en droit, a-t-elle trouvé en Paul, luthier de vingt ans son aîné, l’homme de sa vie ou… ce père qu’elle n’a jamais connu ? Une fragile rencontre entre deux êtres, hantée par le spectre de l’interdit, les silences d’une mère et les ombres de l’Occupation…1965. La Sologne sauvage avec ses chemins qui se perdent dans les taillis, ses maisons isolées, ses landes incultes… Lors d’une soirée au château de Mauret, la jeune Solène, qui veille sur les enfants des propriétaires, fait la rencontre de Paul, luthier. Il n’est pas riche, plutôt discret, vit intensément sa passion pour la musique et son métier dans un village au bord de la Loire. Leurs regards se croisent, s’accrochent avec la force de ces instants qui changent un destin. Or Paul a un passé, eu de mauvais penchants, a vécu la guerre, l’Occupation. Solène, elle, a été élevée seule par sa mère Josette, originaire de Corrèze.  Quand celle-ci est conduite à l’hôpital dans un état préoccupant, elle se confie à sa fille. Sur sa vie pendant la guerre, son amour pour un capitaine allemand, la honte d’avoir été tondue à la Libération et jetée à la vindicte des gens.  Et, contre toute attente, il semble que les chemins de Josette et de Paul se soient déjà rencontrés… 

BOURGEY Sabine : Fatale sélection. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 15 €

Z BOURGEY 5 MAILes prétendants sont nombreux, mais la sélection sera draconienne… L’Exposition, un des plus grands salons d’antiquaires, se prépare, et tout le milieu est en effervescence en attendant l’attribution des stands. Les enjeux financiers sont colossaux, sans compter le prestige que confère la présence à cet événement. Dans ce contexte particulièrement tendu commence alors une série de meurtres qui vise les grands noms de la profession. L’assassin n’a rien d’un psychopathe. Il tue proprement, sans intention de faire souffrir. Il fait preuve d’un pragmatisme sans faille et il possède une connaissance minutieuse du marché, de la littérature d’épouvante et des séries policières américaines. Il opère la plupart du temps dans des lieux emblématiques, usant d’une bonne dose d’audace et d’ingéniosité. Alors que l’enquête piétine, les professionnels, cédant à la panique, font appel, selon leurs penchants, à un coach, à un voyant ou à un garde du corps, pour déjouer le sort. Mais rien n’arrêtera le meurtrier…Pittoresque, malicieuse et débordante d’énergie, cette comédie humaine noue avec habileté et humour une intrigue ébouriffante, mettant en scène de savoureux personnages éclectiques. Elle plonge le lecteur dans les arcanes d’un monde passionnant, plutôt mystérieux et fermé, où Sabine Bourgey exerce en tant qu’expert depuis plus de vingt-cinq ans.

BOURRIER Béatrice : Le pacte de sel. 1 vol. br, 310 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 19,50 €.

Z BOURIER 5 MAIAu grand dam de sa famille, Juliette découvre l’amour fou dans les bras d’Aurélio, un ouvrier italien venu ramasser le sel. Sous le soleil écrasant d’Aigues-Mortes en proie à une misère criante et à un nationalisme exacerbé, le drame couve… Une hystérie meurtrière s’empare du village qui voit ses travailleurs italiens assassinés à tour de bras, en toute impunité. Dans un délire halluciné et sans que personne s’en rende compte, le frère de Juliette élimine celui qui a déshonoré sa sœur. Après deux jours d’émeutes, les habitants se réveillent de leur cauchemar et tous décident de ne plus évoquer ces odieux événements. De les oublier… Tous, sauf Juliette. Isolée dans un vieux château de schiste et d’ardoise en Cévennes, elle s’attachera formidablement à cette terre et nouera un lien très solide avec sa belle-mère. Benoîte l’accompagnera dans sa mue de jeune fille vers la femme forte et amoureuse de la vie, capable de savourer les plaisirs comme d’affronter les trahisons familiales, de s’élever pour comprendre les siens et peut-être de pardonner. Béatrice Bourrier évoque ici la force des liens de sang, la perte et le lâcher-prise, tout en analysant le cœur des hommes et leur carburant : ambition, amour, culpabilité. Elle est l’auteure de nombreux romans, parmi lesquels Le Berger et son étoile, Au Défaut de l’épaule, parus aux éditions Lucien Souny.

 • COVAS Madeleine : Seules les pierres le savaient. 1 vol. br, 225 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

9782848866628Des archéologues venus faire des fouilles dans ce village des Hautes-Cévennes découvrent un pays d’une beauté exceptionnelle, mais aussi de nombreux secrets savamment entretenus. Le comte de Castelmaure vient d’enterrer sa femme, mais personne n’en parle au château où logent les scientifiques, et ces derniers l’apprendront incidemment. Un jour, en plein travail, ils reçoivent des coups de fusil qui ne les feront nullement renoncer à leur chantier, mais qui les rendront juste plus prudents, et toujours plus dubitatifs. De toute évidence, leur présence au château et leurs travaux dérangent. Ils sont entourés de personnages tous plus insolites les uns que les autres, à l’image de Marc, ce mystérieux rosiériste, ou de Mélanie, la gouvernante silencieuse. Et qui est vraiment ce comte ? Mais les jeunes s’entêtent… Grâce à leur métier, ils savent que, si les hommes se taisent, les pierres, elles, finissent toujours par parler.  Une irrésistible histoire de secrets coupables et d’amitiés troubles, aussi juste que touchante, d’une déconcertante et magnifique sincérité, au cœur d’une nature enchanteresse.

DAU MELAU Jan, CHRÉTIEN Baptiste : Jan dau Melhau : parcours d’un occitan réfractaire : entretiens avec Jean-Baptiste Clément. 1 vol. br, 158 p, ill., éd. IEO Lemosin (Tarnac), 15 €.

Z Dau melhau Recueil de 8 entretiens de Jan dau Melhau, né en 1948 à Limoges. Depuis le début des années 1970, il vit au village maternel, à Royer de Meuzac, au sud de la Haute-Vienne.  Beaucoup de ses compatriotes limousins le connaissent, au moins de vue. Nombreux sont ceux qui admirent son œuvre de poète, de chroniqueur, de conteur, d’éditeur… Mais bien peu connaissent vraiment l’homme qui se cache derrière cette activité foisonnante. Et si certains le considèrent comme une espèce de “ marginal”, ils seront surpris, à la lecture de ce parcours biographique et artistique sous forme d’entretien, de constater que Jan dau Melhau a été, tout au long de sa vie, un être éminemment sociable et fidèle en amitié, qui collabora à tant d’aventures collectives, théâtrales, artistiques et littéraires, en Occitanie et au-delà. Une sociabilité qui peut parfois sembler entrer en contradiction avec un individualisme libertaire ancré en lui depuis le plus jeune âge et auquel il est resté fidèle, le plus possible, jusqu’à ce jour. Plaise au lecteur de mieux connaître cet homme complexe, tout à la fois discret et volubile, pessimiste mais rieur, intellectuel et paysan, créateur et respectueux de la tradition, spécialiste de sa culture limousine et ouvert sur le monde.

 • GIRAUD Annie : La nuit est mon amie. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 3,90 €.

Z GIRAUD 5 MAICe sont les grandes vacances. Rien à faire dans ce bled à part observer les adultes. Avec la canicule, ça devient obsessionnel. Il y a ceux qu’elle aime bien, rares, très rares. Et puis les autres. Elle les déteste tous : les mesquins, les médiocres, les étriqués, les amateurs de ces maudites soirées “ Intervilles” et “sardines grillées”. Elle méprise ces hypocrites, ces sournois, ceux qui affichent une pratique religieuse irréprochable, mais se répandent en calomnies. Elle se doit de protéger ceux qu’elle aime et les autres, les plus faibles. Au moindre dérapage, la sanction tombe, terriblement efficace pour régler ce qui ne peut être exprimé, entendu ou réparé. Elle les élimine, l’un après l’autre, simplement, froidement. Juste trop facile, chaque fois. Elle noue ainsi des habitudes dont elle ne pourra jamais se défaire, mais elle acquiert la certitude qu’elle restera impunie. “ Ils sont tellement idiots, avec leur mentalité déplorable, leurs petites vilenies… ” Les apparences sont parfois trompeuses.

LÉON Paloma : Les voix de la Libertad. 1 vol. br, 160 p, éd. Les Monédières, 18 €.

Z LEON Paloma Quand les républicains espagnols contribuaient, au prix de leur vie, à la résistance au régime nazi en France. Quatre vies Quatre destins Un lien, la Résistance Et le combat pour la liberté. Luis Le commandant Bueno, Espagnol, à la tête d’un mouvement de résistance en Limousin. Araceli Femme, épouse, mère et résistante. Jeune andalouse, épouse de Luis, au courage et à l’amour infaillible. Louise Corrézienne au grand cœur prête à secourir le couple espagnol. Et Femme dans la résistance. Renée Enfant de l’espoir, témoin de la mémoire du commandant Bueno. Au fil des pages, la vie d’une famille espagnole dans la France en guerre se dévoile. Leur engagement pour la jeune République les a obligés à quitter leur pays mais leurs convictions et leur attachement aux idées républicaines restent un moteur puissant au-delà des frontières pour rejoindre les Français engagés dans la résistance contre les nazis. 

 • MALAVAL Jean-Paul : Les encriers de porcelaine. 1 vol. br, 330 p, éd. Pocket, coll. Terroir, 6,95 €.

Z malavalAprès La Rosée blanche, Jean-Paul Malaval reste fidèle à son terroir corrézien, monde paysan âpre mais attachant, qu’il dépeint, cette fois-ci, à travers le regard d’une institutrice et les difficultés qu’elle rencontre dans des campagnes encore repliées sur elles-mêmes. Rivalités et passions habitent ce roman qui évoque le temps pas si lointain où les enfants apprenaient à écrire en trempant leur plume dans des encriers de porcelaine, où la province s’éveillait à l’instruction, synonyme d’espoir et de progrès. Lorsque Augusta Maupin vient prendre son premier poste à Chèvre Roche peu avant la rentrée des classes de l’automne 1935, elle est pleine d’enthousiasme et bien décidée à atteindre le but qu’elle s’est fixé : conduire le plus grand nombre de ses élèves au certificat d’études. Pourtant la partie n’est pas gagnée. Le maire Croix-de-Feu et le curé du village ne voient pas d’un bon œil l’arrivée de cette étrangère qui ne fait pas mystère de ses convictions. En cette période précédant le Front populaire, les deux hommes influents veulent garder la mainmise sur cette commune où les habitudes ancestrales sont fortement ancrées. Ils feront tout pour provoquer l’hostilité générale, aidés en cela par Josselin Pradal qui verrait bien Augusta devenir sa femme. Mais elle préfère Martial Bertier, un instituteur rencontré à Brive..

MALAVAL Jean-Paul : Les larmes de la pinède. 1 vol. br, 360 p, éd. Le Livre de poche, 7,70 €.

Z MALAVAL Tandis que son père agonise lentement, Hector Marinzacq prend les rênes de la pinède familiale : deux cents hectares de pins exploités pour leur résine. Hector a des rêves de grandeur. Il essuie un humiliant revers quand Josée Fortegui, propriétaire d’une pinada voisine, repousse sa demande en mariage. Non contente de le priver d’une substantielle extension de son domaine, la jeune veuve s’oppose à lui et aux autres propriétaires en refusant de revoir à la baisse la rétribution des gemmeurs, les ouvriers qui récoltent la résine. Alors qu’une conspiration se trame dans l’ombre pour ramener Josée Fortegui à la raison, Hector voudrait pouvoir rassembler autour de lui le clan familial. Mais son frère cadet, Taurence, déshonore leur nom auprès d’une courtisane et sa sœur Aurélia pactise avec son plus vieil ennemi. Parmi les gemmeurs, la révolte couve. Il suffirait d’une étincelle pour que la pinède landaise s’embrase, emportant les uns et les autres dans un ouragan de haine et de violence…

MALAVAL Jean-Paul : Les gens de Combeval. 1 vol. br,  590 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 21,50 €

Z MalavalEn août 1914, c’est le temps des moissons pour les Montagnac  qui possèdent les plus belles terres de Combeval. Mais la  guerre éclate et ce sera désormais le temps des sacrifices.  Charles doit laisser partir son fils aîné, Marcelin, plutôt que  son cadet Bastien, trop jeune pour être mobilisé. Ce dernier  abandonnera son rêve de devenir instituteur et restera à la  ferme. Quant à leur sœur, Eugénie, Charles renonce, par la  force des choses, à l’idée de la marier sans tarder. Marcelin, appelé au front, laisse sa fiancée Reine, fille de  modeste vigneron, sous le toit des Montagnac. Il devra  attendre sa prochaine permission pour l’épouser. Son retour,  dans de tragiques circonstances, précipitera Combeval dan le chaos. Jean-Paul Malaval, auteur des Noces de soie, d’Une famille  française et de plusieurs autres succès, excelle une nouvelle fois  dans l’évocation d’une famille française enracinée dans sa  terre, confrontée aux rigueurs et aux désastres de l’Histoire.

MAUREL Philippe : Les radeliers. 1 vol. br, 290 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

Z MAURELRefusant le sort qui semble s’acharner sur eux, des hommes et des femmes d’abnégation et de passion braveront tous les dangers avec, pour seules armes, leur courage chevillé au corps et l’amour de leurs proches. Car la descente d’une rivière en plein hiver n’a rien d’une chimère. Pour Rosto, le montagnard illettré, Nemo, l’Italien taiseux mais calculateur, Flavien, le médecin communard, et Pascalet, l’enfant perdu, il s’agit d’une question de survie. Pire que la nature hostile se déchaînant autour d’eux, ils affronteront tous ceux qui n’ont d’autre visée que leur échec et qui semblent avoir conclu avec le mal un pacte d’alliance sans partage. En contrepoint de cette expédition se déroule le périple téméraire de Maria, épouse et fille de radeliers. Elle a pris la route avec ses deux enfants pour retrouver son mari dont elle n’a plus de nouvelles. Et l’avenir sans lui n’est juste pas concevable.  Au bout de l’interminable voyage, chacun aura eu son lot de tristesse, de chagrin, mais aussi d’espoir et de bonheur simple. Vivre, lutter, rêver, aimer peut-être. Aimer sans doute et avant tout. C’est la leçon que nous donnent, dans ce roman sombre et envoûtant, les radeliers.

• ONGENAE Sylvie: La gouvernante de la Renardière. 1 vol. br, 280 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z renardLorsque la guerre de 1914 éclate, Berthe Bardalet et sa mère, Léontine, s’efforcent de maintenir à bout de bras la ferme familiale.  Tous les hommes de la famille, le père, le frère, le beau-frère et même Auguste, le promis de Berthe, sont partis au front. Commencent alors pour les deux femmes de longues journées de labeur et d’attente. En vain, les saisons qui passent n’apportent que de sombres nouvelles : Fernand, le frère, tout juste âgé de 26 ans, tombe en Champagne suivi peu de temps après par son père, Basile. Gaétan, le beau-frère, est grièvement blessé et amputé. Quant à Auguste, il a disparu. La mère tombe malade et la ferme périclite. Il faut alors vendre les terres et trouver à se placer. C’est ainsi que Berthe entre comme repasseuse au château de La Renardière et que les circonstances de la vie la rendent très vite indispensable. Mais le destin de Berthe n’a pas dit son dernier mot. Un jour, un nouveau jardinier est engagé au château…L’histoire poignante d’une famille qui lutte pour sa survie dans l’horreur de la Première Guerre mondiale.

• PEYRAMAURE Michel: Les amants du Maquis. 1 vol. br,  256 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z peyramaureComment aimer en temps de guerre? Comment résister sans se perdre? Autant de questions, avec d’autres, qui traversent le dernier roman de Michel Peyramaure. Adrien est fonctionnaire à la préfecture, il est marié et a deux enfants : son quotidien est bien réglé. Pourtant, il mène en parallèle une vie secrète depuis qu’il a rejoint les rangs des Résistants. Lors d’une opération, il rencontre Hélène, une agent hors du commun dont il tombe très vite amoureux. Le destin de la France va changer, et il se pourrait bien que la vie d’Adrien prenne, elle aussi, un tournant inattendu

PEYRAMAURE Michel : L’orange de Noël. 1 vol. br,  432 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

005361253 À la fin de l’été de 1913, Cécile Brunie, toute jeune institutrice, arrive à Saint-Roch pour y prendre possession de son poste. Dans ce petit village de la basse Corrèze où le curé fait seul la loi et où prospère une école congréganiste, elle est accueillie comme le diable en personne. Nul ne doute que, comme ses prédécesseurs. Elle ne puisse tenir que quelques mois devant le redoutable abbé Brissaud qui, chaque dimanche, tonne contre école sans Dieu et ses suppôts. Mais Cécile fait front, résiste aux injures, aux provocations, aux calomnies et, peu à peu, par la compétence, sa patience et son courage, gagne la confiance au village et voit se peupler son école au détriment de l’établissement religieux. Au terme d’une année terrible, sa victoire aura le visage heureux de la petite Malvina Delpeuch, que chacun considérait comme une demeurée et qu’elle aura réussi à conduire jusqu’au certificat d’études, suprême consécration en ces temps-là et en ces pays-là. C’est Malvina, devenue elle-même institutrice, qui, bien plus tard, raconte cette histoire. Malvina n’a rien oublié de cette année de son enfance misérable et méprisée, ni de cette jeune femme fragile qui lui a ouvert les portes du savoir et de la dignité. C’était en 1914; la guerre était là qui, avec les hommes de Saint-Roch, allait ensevelir le vieux monde rural sous les ruines… Michel Peyramaure a écrit ici un roman où tout est vrai, où tout est juste. Une France toujours présente en nous resurgit dans ce récit qui illustre l’un des grands combats qui ont marqué son histoire. Et revit une époque, pas si lointaine, où l’orange de Noël était pour les enfants pauvres de Saint-Roch et d’ailleurs le plus inespéré cadeau du monde.

ROBERT Maurice : Le fils du métayer. 1 vol. br, 290 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,90 €.

Z ROBERT En 1769, Étienne vient au monde chez un petit métayer du comte de Bourbon. Très tôt, il secondera son père Toinou, maniera l’araire et se courbera, faucille en main, sur le champ de blé. Les paysans de son village, réduits à un quasi-état de servage, soumis aux misères du temps et aux exigences des puissants, sont quelquefois contraints de manger des fougères. Ne supportant ces conditions ni pour lui-même ni pour les siens, il décide, à dix-huit ans, de partir « à la maçonne » à Paris. Son courage et son intelligence lui permettent de devenir compagnon maçon, puis maître compagnon. Il apprend à lire, à écrire, et transmet son savoir à d’autres ouvriers. Pris en amitié par son patron et curieux de tout, il fréquente les jacobins, puis les loges maçonniques, mais aussi les compagnons du Tour de France. Il participe aux journées de la Bastille et s’engage dans la Révolution aux côtés des artisans des faubourgs. Cette vie foisonnante ne lui fait pas oublier son pays, où l’attendent sa jeune épouse Noémie et son fils. Chaque automne, il y retourne, louis d’or et d’argent en poche, et ne rechigne pas à endosser ses habits de paysan ou à apprendre le métier de sabotier dans l’atelier de son beau-père. Issu d’une famille d’artisans-paysans, Maurice Robert a su tisser, avec vérité et sensibilité, un beau roman populaire. Il dépeint aussi bien une société paysanne misérable que les quartiers populaires parisiens en révolte.

ROMAIN-RINGUIER Jean-Paul : Le manoir des Aulnes. 1 vol. br, 240 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z ROMAIN RINGUIER 5 MAIYolande et Henri se croisent fréquemment devant l’hôpital. Elle vient chaque jour embrasser son fils Christophe qui présente de sévères troubles psychologiques depuis la mort brutale de son père. Lui se rend au chevet de son neveu, Joseph. Yolande et Henri ne se connaissent pas et ils n’ont rien en commun. Pourtant, leurs vies vont se trouver étrangement mêlées. En convalescence chez son parrain, dans une propriété nichée au cœur d’une nature paisible, Christophe rencontre Bernadette, une jeune fille de son âge, qui habite dans les dépendances du manoir des Aulnes. Une amitié complice et sincère se noue entre les deux adolescents. Mais leur innocence est vite rattrapée par les terribles événements qui vont s’abattre sur cette bourgade, jusque-là si tranquille, et dévoiler un lourd secret enfoui depuis de nombreuses années. Jean-Paul Romain-Ringuier signe ici un roman à l’intrigue haletante et à l’implacable dénouement. Une histoire peuplée de personnages attachants, profondément humains, passionnés et volontaires, des hommes et des femmes ordinaires que le destin précipite dans des situations extraordinaires qui finissent par les dépasser.

• SIGNOL Christian:  Bonheurs d’enfance. Nouvelle édition. 1 vol. br, 300 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

Z Signol►Réédition d’un roman publié en 1996. Nul ne guérit de son enfance? En 1958, à onze ans, Christian Signol doit quitter son village natal, dans le Quercy, pour devenir pensionnaire à la ville. Une blessure qui ne se refermera jamais.Le romancier des Vignes de Sainte-Colombe rouvre la porte à ses souvenirs : les arbres, les champs, les goûters près du fourneau, le garde champêtre et le meunier, les forains de passage. Les fenaisons et les vendanges, la pêche aux écrevisses, les feux de la Saint-Jean. Et puis aussi la petite école, l?instituteur, la découverte de la poésie grâce à Victor Hugo? Toutes les senteurs, tous les instants qui firent pour lui de ces années un paradis. Ecrit dans une langue savoureuse, voici un hymne bouleversant à un monde disparu.

SIGNOL Christian : Marie des brebis. Nouvelle édition. 1 vol. br, 255 p, éd. Pocket, 5,50 €.

Z SignolMarie ne connaissait pas la date exacte de sa naissance. Johannes, le vieux pâtre de Maslafon, l’avait trouvée endormie parmi les brebis un matin d’automne 1901. Il la baptisa “Marie des brebis” et l’aima comme sa fille.    Près d’un siècle plus tard, cette même Marie, en sa grande vieillesse, confie sa vie à Christian Signol. Il l’écoute avec passion et nous offre un livre qui fleure bon le laurier sauvage des Causses, le miel et l’orange de Noël.  L’existence de Marie, toute simple et modeste, rythmée par les saisons et les bouleversements de l’histoire, est une formidable leçon de courage et d’humanité, comme si parfois la vérité n’était jamais aussi juste que dans la bouche des plus humbles.  Christian Signol a publié plusieurs autres roman chez Pocket : Les amandiers fleurissaient rouge, Les chemins d’étoiles, L’enfant des terres blondes, Adeline en Périgord, Le pays bleu (2 tomes), La rivière Espérance (3 tomes) et Antonin paysan du Causse. 

SOUMY Jean-Guy: Un baiser, rien de plus. 1 vol. br, 310 p, éd. Robert Laffont, 18 €.

41s12X2pA3L._SX303_BO1,204,203,200_► Avant le mariage, les enfants et la vie de famille, s’offrait à Mathilde une belle carrière universitaire. Sa spécialité : l’amour courtois dans la littérature du Moyen Âge. Elle y a renoncé pour se consacrer aux siens. Une vingtaine d’années plus tard, elle tombe amoureuse d’un jeune homme, Raphaël. Coup de foudre réciproque. Et impossible : Mathilde aime son mari et ne supporte pas l’idée de le tromper. Or comment vivre le désir qui pousse deux êtres l’un vers l’autre quand on se l’interdit ? Alors Mathilde a cette idée folle : proposer à Raphaël l’aventure de l’amour courtois. Il devra se soumettre à elle dans une relation inspirée du serment de vassalité du chevalier à son suzerain. Et se hisser par le courage, l’intelligence, la prodigalité, la fidélité… au niveau d’exigence de sa maîtresse de cœur. Entre eux, un seul tabou, absolu : faire l’amour. Mais quel sens cette approche de l’amour peut-elle avoir aujourd’hui, dans une société obsédée par le sexe et l’égalité des genres ?

• SYCH Bruno: Un secret caché au grand jour. 1 vol. br, 290 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

512fjaGkHSL._SX301_BO1,204,203,200_Déserteur des armées révolutionnaires, Guillaume se cache dans les montagnes. Un matin d’avril 1807, alors qu’il relève ses pièges, il découvre un couple assassiné au pied d’un chariot. Sur la neige boueuse, il remarque des traces de pas et des empreintes d’ours. Mais le plus troublant est cette malle, abandonnée à l’intérieur du chariot, dans laquelle un enfant a manifestement dormi. Où est cet enfant ? Il est peu probable que les assassins l’aient emporté… Il reste donc la piste de l’ours. Guillaume décide de partir à la recherche de l’animal. A l’aube du XIXe siècle, la nature vierge livre des secrets entre les hommes et les animaux sauvages. Sur des hauteurs enneigées pendant de longs mois, la vie est rude, les habitants sont solides et déterminés. Guillaume vit en ermite, dans une grotte, comme Cannelle, cette ourse exceptionnelle qui bouleversera le destin d’une famille. Une histoire qui touche par ses fulgurances, son ode à la nature, sa foi en l’homme libre.

• VANNIER Roger: La ferme des lilas. 1 vol. br, 260 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

téléchargementLes Pactat, sous la houlette de Marguerite, perpétuent une tradition de solidarité familiale et de dévouement à une terre aimée. Mais Jean-Michel, le petit-fils, est avide de savoir. A la suite de la mort accidentelle de son père, il doit mettre fin à ses études pour travailler à la ferme. Sa grand-mère l’exige, brisant ainsi son rêve de devenir instituteur. Sa nouvelle condition l’éloigne aussi de son amie d’enfance, Isabelle, dont il est amoureux. Amer et déçu, il noie sa peine dans le travail, mais il n’arrive pas à oublier la belle rouquine du château. Un jour de printemps, Jean-Michel taille la vigne aux côtés de son oncle Emile et de Pierre Pingeault, un garçon de l’Assistance publique embauché par sa grand-mère. Ce dernier révèle qu’il entretient une relation avec Isabelle. Humilié, Jean-Michel perd son contrôle et une bagarre éclate. Il refuse de croire à la trahison de son amie, d’autant que Pingeault est réputé être un fieffé menteur. Pourtant, lors d’une livraison au château, il entend les pleurs d’un bébé. Le cœur brisé, il s’enferme dans son silence et répugne à l’idée d’aller vers Isabelle et son fils Claude, malgré les pressions et les connivences de son entourage. Réussira-t-il à trouver le chemin qui permettra à ces trois êtres de se retrouver, de s’aimer et de créer une famille ? Un héros tourmenté mais déterminé, écartelé entre le désir de vivre avec son temps et le respect des conventions patriarcales.

VAREILLAUD Jean : Si tu m’avais dit 1 vol. br, 280 p, éd. Les Monédières (Brive-la-Gaillarde), 19 €.

Z VAREILLAUDThomas Germain, jeune garçon de 14 ans vient de perdre sa mère dans un accident. Il n’a jamais connu son père soi-disant décédé et se retrouve seul avec une grand-mère qu’il aime bien et un grand-père qu’il hait. Lors du déménagement de l’appartement de sa mère, il découvre par hasard une lettre qu’elle se promettait de lui remettre un jour dans laquelle elle parle de plusieurs personnes supposées être son père. Une lettre qui peut  changer le cours de sa vie et qui comporte six noms Ne comprenant pas cette façon d’agir, il décide malgré son jeune âge de se lancer à la recherche de son vrai père. D’enquête en enquête, d’espoirs en désillusions, trouvera-t-il la solution, et l’acceptera-t-il ? L’affection toute maternelle de sa grand-mère et l’attention bourrue de son grand-père vont accompagner Germain tout au long de la quête qu’il décide d’entreprendre avec les maigres informations délivrées dans le courrier : retrouver son père. Mais qu’est-ce qu’un père ?… 

• VÉDRINES Jean-PierreLe vin du père. 1 vol. br, 245 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

51bw3HBnxOLUne rumeur ? D’abord on n’y a pas cru, sur les vieilles terres de Fanabregas couvertes de vignes à perte de vue. Et puis il a fallu se rendre à l’évidence : l’État venait de prendre la décision d’aménager la côte du soleil, de la couler dans le béton, d’en faire une cité balnéaire vouée au dieu du tourisme. La route passerait par là, déchirerait l’âpre et beau terroir du Maillarguais. Alors, cela en serait fini à tout jamais du vin du père… Jean-Pierre Védrines raconte en un roman bouleversant l’ultime résistance de ceux de Maillargues, la révolte ressassée de mas en mas, la lutte obstinée, bien que perdue d’avance, d’Augustin, le père, et le désarroi de Pierre, le fils, qui redoutent de voir disparaître sous leurs yeux les promesses d’une vie et les paysages d’une enfance heureuse. Partagé entre deux mondes, celui du travail de la terre et celui des migrations estivales, entre son amour pour Sara et son attirance pour la mystérieuse Oriane, Pierre parviendra-t-il à se reconstruire et à puiser dans le vin du père assez de force pour repousser la lie des jours ?

◘ HISTOIRE

• BAURY Michel,  CHARRON Patrick, JOLLIVET Jean-Jacques : Oradour-sur-Glane : faits générateurs du massacre. 1 vol. br, 285 p, éd. Jourdan (Waterloo – Belgique), 19,90 €.

couvoradour-sur-glane (1)Les événements qui vont s’enchaîner pendant quelques jours après le Débarquement, jusqu’aux nombreux massacres perpétrés par la Das Reich en France, sont contenus en germe dans le discours du général de Gaulle, prononcé à la BBC le jour du Débarquement, qui demande, notamment, à tous “les fils de France, où qu’ils soient, quels qu’ils soient, de combattre par tous les moyens dont ils disposent. Il s’agit de détruire l’ennemi qui écrase et qui souille la patrie, l’ennemi détesté, l’ennemi déshonoré”. La bataille suprême est bel et bien engagée. C’est donc un appel au soulèvement général qu’ont bien compris toutes celles et tous ceux qui se battent déjà depuis longtemps dans la clandestinité. Le Maquis a désormais carte blanche pour se dresser face à l’ennemi. Ainsi, dès le lendemain du Débarquement, la Résistance va-t-elle s’efforcer de mettre en œuvre les principaux plans qui lui ont été confiés par les Alliés, dans le but d’empêcher les mouvements des troupes ennemies, du matériel et des chars allemands. Cinq faits de Résistance majeurs sont rapportés dans cet ouvrage, lesquels, additionnés, peuvent être considérés comme des faits générateurs du massacre d’Oradour-sur-Glane. Chacun de ces événements apporte son lot de révélations sans précédent, établies à partir de la recherche d’archives inédites, mais aussi à partir de la collecte de mémoire, indispensable pour étayer les recherches.

BAURY Michel : Oradour-sur-Glane : le récit d’un survivant. En collaboration avec  Marie-Noëlle Borie et René Borie. Préface de  Régis le Sommier. 1 vol. br, 224 p, illustrations,  éd. Privat, 16 €.

Z BAURY OradourL’ouvrage comporte le récit inédit laissé par Mathieu Borie, membre du Mouvement de libération nationale, qui fut un des rescapés du massacre d’Oradour-sur-Glane, perpétré par la division SS Das Reich, le  10 juin 1944. Dix ans de recherches par Michel Baury et enfin la découverte d’une pièce d’archive inédite : un cahier, et pas n’importe quel cahier ! Celui d’un rescapé du massacre, Mathieu Borie, membre du Mouvement de libération nationale. Pris dans la nasse d’Oradour par les SS de la « Das Reich » et fusillé dans le hangar Laudy avec une cinquantaine d’autres hommes, ses qualités affirmées de résistant lui permirent d’échapper à la tuerie et de tracer un chemin par lequel il put s’enfuir, entraînant avec lui quatre valeureux compagnons d’infortune. L’intérêt considérable de ce témoignage réside d’abord dans la description précise du contexte local qui a précédé le carnage. Les mois suivants, Mathieu Borie consignera son témoignage dans un cahier d’écolier d’une centaine de pages. Celui-ci, riche d’informations inédites, va à contre-courant du discours officiel, comme la présence d’un groupe du maquis dans le bourg même. Plus de cinquante photographies inédites, réalisées par Mathieu Borie, sont publiées dans cet ouvrage. Pour la première fois dans son intégralité, le témoignage écrit et illustré lève le voile sur certains non-dits et apporte des éclairages nouveaux sur le massacre d’Oradour-sur-Glane.

CHAVENT Martine, CHAVENT Jean-Paul : Corrèze de ciel, de terre et d’eau. Photographies de Marie Françoise Couppey et  Bernard Barbarin. Préface de Michel Peyramaure.  1 vol. br,  210 p, illustrations en couleur, éd. Tertium (Vayrac), 28 €.

Z CHAVENT De ciel, de terre et d’eau. Ces éléments ont guidé l’écriture de ce livre comme ils ont déterminé la physionomie de la Corrèze, depuis les hauts plateaux de Millevaches, sa “ montagne” jusqu’au bas pays de Brive, en passant par les gorges de la Dordogne et les plateaux de Tulle. Se mettre au vert, l’expression définit la couleur d’ambiance, mais derrière ce cliché chlorophyllien, se révèle une diversité de paysages où le climat, la roche et l’eau, partout présente, ont dessiné les reliefs et déterminé les activités et les modes de vie spécifiques. Les précieux témoins en sont aussi les villes et les villages, leurs forteresses et leurs églises, où se lisent les qualités particulières des granits, schistes, calcaires et grès, dans leurs subtiles nuances. C’est à la découverte de ces richesses que vous invite ce livre qui peut aussi être un guide à la découverte des communes les plus riches en patrimoine bâti ou paysager

COUÉGNAS Daniel: Fiction et culture médiatique à la Belle Époque: dans le magazine Je sais tout (1905-1914). 1 vol. br, 240 p, illustrations n-b et couleur, bibliographie, éd. PULIM, coll. Médiatextes, 20 €.

téléchargementEnquête et essai, ce livre se focalise sur l’étude des fictions (nouvelles et romans) publiées dans le magazine Je sais tout avant la Première Guerre mondiale, parmi lesquelles les premières aventures d’Arsène Lupin, La Guerre du feu de Rosny, Le Fauteuil hanté de Leroux, Moi et l’Autre, de Jules Claretie… Créé en 1905 par Pierre Lafitte, Je sais tout affiche un projet “encyclopédique” qui s’estompera à partir de 1914. Il participe de la culture médiatique, s’efforçant d’atteindre, par les procédés du “ syncrétisme homogénéisé ” (Edgar Morin) le plus large éventail socio-culturel de lecteurs. Miroir brillant de la “ Belle ” Epoque, il en naturalise les choix idéologiques dominants, les partis pris, les préjugés, les conformismes. Son enthousiasme moderniste pour le dynamisme techno-scientifique des débuts du XXe siècle ne parvient pas à masquer totalement les interrogations, les doutes, les hantises de la bonne conscience occidentale. Les nouveaux genres (récits d’aventures policières, récits d’inspiration scientifique), censés se démarquer du vieux roman-feuilleton populaire du XIXe siècle, inaugurent une fiction narrative de grande diffusion que Je sais tout souhaiterait plus  littéraire  et, comme telle, supposée convenir à la frange “élégante” de son lectorat potentiel. Le livre étudie ces œuvres dans le contexte du magazine : Notes des éditeurs, paratexte introductif, articles d’information et de vulgarisation, pièces de théâtre, articles littéraires, appareil iconographique (dessins, photographies).

DETIVAUD Béatrice, LOUTY Pierre:  Ceux du maquis: Tome 1. 1 vol. br, 340 p, illustrations, éd. de La Veytizou, coll.  La parole à la résistance,29,95 €.

sans-titrePrésente  les ultimes dossiers secrets de la Résistance et de l’Occupation en Auvergne, Limousin, Périgord, Poitou-Charentes et Occitanie. Témoignages et récits des maquisards engagés dans la lutte contre l’occupant hitlérien sur les chemins escarpés de la Liberté. Rôle peu reluisant des miliciens et collaborateurs qui aidèrent les nazis pour soumettre le peuple français et l’opprimer. Au sommaire: Allier: La libération de Montluçon et de Moulins.- Cantal : Juillet 1944, la haute vallée de Brezonz, dernier rempart contre les hitlériens. – Charente: Françoise Armagnac, milicienne ou sainte ? Le Maquis Foch. – Corrèze: Tulle, juin 1944 : l’ombre du Diable et l’abbé Espinasse. -Creuse: Retour sur la disparition tragique d’Eugène France. – Au pays de Martin Nadaud, la Jesser sème la mort. – Dordogne: L’hommage au commandant Soleil. – Thiviers: la brigade RAC. – Puy-de-Dôme: Le colonel GASPARD, unificateur de la Résistance auvergnate.

• Haute-Vienne inattendue : la Haute-Vienne, vue par les Haut-Viennois. Ouvrage publié à l’instigation du Conseil départemental de la Haute-Vienne. 1 vol. br, 196 p, illustrations n-b et couleur, éd. Les ardents éditeurs, 24 €.

Z Haute vienne Haute-Vienne inattendue se veut un portrait original du département de la Haute-Vienne. Ouvrage participatif, il se compose en grande partie d’images d’internautes postées» dans le cadre d’un événement en ligne, Votre département en photo #Haute-Vienne inattendue, organisé sur les réseaux sociaux du Conseil départemental durant l’été 2017. Dans un cahier central sont dévoilées les photographies ayant obtenu les faveurs du jury et celles du public. Au fil des pages, le flux d’images propose une déambulation photographique offrant un concentré des richesses, des savoir-faire et des beautés de ce département comme en témoignent celles et ceux qui ont fait le choix de vivre et de partager avec les lecteurs ce territoire d’exception. Une coédition avec le département de la Haute-Vienne.

LACOUR Francesca, LACOUR Lucien : Ernest Nivet (1871-1948). Vie et destinée d’un praticien de Rodin. Préface d’Anne Pingeot. 1 vol. br, 450 p, illustrations, éd. Lucien Souny, 19,50 €.

Z NIVET 5 MAI► Des dizaines de bustes, des monuments aux morts… Une œuvre considérable, mais son nom n’est pas entré dans l’histoire. Sa vie durant, il s’est consacré à son art sans chercher la notoriété. Cet ouvrage, que nous devons à sa petite-fille, Francesca Lacour, et à Lucien Lacour, rétablit Ernest Nivet (1871-1948) à sa juste place et nous fait découvrir l’homme, son parcours, sa sculpture. Quittant Châteauroux pour parfaire sa formation à Paris, Ernest Nivet est engagé, à vingt ans, comme praticien par Rodin dans son atelier du Dépôt des marbres. Il y connaîtra la période éminemment créatrice des Bourgeois de Calais et du Balzac. Il côtoiera Camille Claudel, Jean Escoula ou encore François Pompon, qui demeurera son ami. Mais, désireux de conquérir son autonomie en tant que sculpteur, il rompt avec Rodin en 1895 pour rentrer en Berry, renonçant à une carrière à laquelle il aurait pu prétendre. Étayée par des documents et des témoignages familiaux inédits, illustrée par des photos jamais publiées, cette biographie de référence retrace l’histoire d’un artiste affrontant l’incompréhension, les difficultés matérielles, avant d’obtenir une reconnaissance officielle tardive, avec notamment la médaille d’or au Salon des artistes français en 1923 et le Grand Prix international de sculpture en 1937. Le lecteur découvrira l’univers intérieur d’un créateur qui a toujours cherché à exprimer « le plus possible dans le moins possible », selon la maxime écrite sur un mur de son atelier. Francesca Lacour est archiviste paléographe et présidente de l’association des Amis d’Ernest Nivet.. Lucien Lacour est agrégé de l’Université et a publié de nombreux articles sur Ernest Nivet.

LEGRAND Anne (sous la direction de) : Harlem à Limoges : une histoire du jazz à Limoges. Exposition, à la bibliothèque  francophone multimédia et à la  Galerie des hospices (11 juin – 8 décembre 2018). 1 vol. br, 192 p, illustrations n-b et couleur,  éd. Les Ardents éditeurs, 24 €

Z LEGRAND HarlemCe livre rend un vibrant hommage à Jean-Marie Masse (1921 – 2015), fondateur en 1948 du hot Club de Limoges et fasciné par le jazz de Harlem, pendant près de 70 ans, cette personnalité fondamentale et méconnue anime avec passion la vie musicale de Limoges, par ses émissions de radio ou les concerts qu’il organise en tant que président du hot Club de Limoges, ou en tant que chef d’orchestre et batteur.  Ami des plus grands jazzmen, Jean-Marie Masse participe au rayonnement de la scène musicale limougeaude en invitant des personnalités telles que Duke Ellington, Lionel Hampton, Don Byas, Buck Clayton, Bill Coleman, Mezz Mezzrow, Zora Young… à se produire dans cette « nouvelle capitale française » du jazz, devenue désormais incontournable, de la naissance du jazz à Limoges à l’évocation des personnalités qui en ont émaillé l’histoire, la complicité amicale de Jean-Marie Masse est centrale, les différents chapitres du présent ouvrage sont illustrés par de rares documents provenant pour la plupart de sa précieuse collection conservée, depuis son décès, à la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges, un trésor d’archives enfin révélé ! Une coédition avec la ville de Limoges.

MAVIGNER André : La Creuse, terre de champions. 1 vol. br, 344 p, illustrations, éd. Lucien Souny, 19,50 €.

Z MAVIGNERLa Creuse, terre de sportifs ? Des Creusois, de naissance ou d’adoption, auteurs de performances sportives remarquables – parfois extraordinaires –, des champions, des médaillés olympiques, des internationaux, des espoirs ou des seniors, des amateurs ou des professionnels, tous ceux qui ont atteint le plus haut niveau dans leur spécialité… On en recense presque une centaine au cours du XXe siècle ! André Mavigner, passionné de sport depuis toujours, s’est livré à un considérable travail de recherche et d’enquête pendant de très nombreuses années. Dès son enfance, certains sportifs l’ont fasciné, à commencer par Poupou ! Cartophile invétéré, il a pu retracer les plus anciens records – les premiers aviateurs, ou le premier à décrocher une sélection aux JO en 1928. La carte postale l’a également mis en présence de sportifs creusois qui lui étaient inconnus ou qu’il avait oubliés. Puis, en charge de l’éducation et des sports au conseil général de la Creuse pendant plus de deux décennies, il a croisé le chemin de nombreux athlètes avec lesquels il a pu tisser des liens et compléter sa documentation. Enfin, sa retraite lui a donné le temps de mettre en forme et en musique ce riche patrimoine local. “ Car un patrimoine qui n’est pas partagé n’a que peu d’intérêt.” André Mavigner signe ici un ouvrage de référence, original et illustré, sur le sport et sur la Creuse.

MOLLEMAN Rudi : Se souvenir de…La Corrèze. 1 vol. br, 270 p, illustrations, éd.  La Geste, coll. Se souvenir de, 30 €.

167186 Plus de quatre cents cartes postales et images anciennes nous montrent le département de la Corrèze tel qu’il était il y a un siècle. Au fil des près de trois cents communes, villes ou villages présentés, ce livre constitue un témoignage unique de la vie d’autrefois. Commerces, gares, monuments, événements: rien n’a été oublié. Les images commentées permettent de visualiser et de mieux comprendre les principaux changements survenus dans le département depuis un siècle. De la visite présidentielle aux villages engloutis par le barrage de Bort­ les-Orgues, en passant par l’usine de La Marque ou la Manufacture de Tulle, du plateau de Millevaches aux rives de la Dordogne, le lecteur pourra revivre  la vie quotidienne des ancêtres corréziens,  comme si il y était.

• PLAS Pascal : Roger Gonthier, un architecte singulier. 1 vol. br, 160 p, illustrations, éd. Le Puy Fraud éditeur, 22 €.

Z PLAS 5 MAI“ Architecte diplômé par le Gouvernement, licencié en droit, chevalier de la Légion d’honneur […] dont l’activité s’est étendue à tous les domaines, bâtiments industriels, maisons de rapport, bâtiments publics, buildings, villas, parcs, urbanisme […], groupes d’habitations à bon marché en particulier à Limoges où ont été réalisées six cités (qui) représentent 1 200 logements, une superficie construite de 1 200 m2 et une dépense de 45 millions de francs […] C’est ainsi qu’on présentait Roger Gonthier à l’issue de sa carrière. Un remarquable architecte atypique…, “ notoirement méconnu”, aurait ajouté Alexandre Vialatte. Le nom de Roger Gonthier, essentiellement associé à la gare des Bénédictins, est pourtant indissociable de l’histoire du logement social à Limoges dans l’entre-deux-guerres. Il construit la cité-jardin de Beaublanc, le groupe d’immeubles HBM des Coutures, les cités Ranson, Ruben, Betoulle et Thuillat, tout en menant de front une multitude d’autres chantiers. Il accorde autant de soin à édifier de prestigieux immeubles parisiens et des “palais” de bord de mer qu’à concevoir des appartements pour la frange la plus pauvre et la plus mal logée de la société. Toutes ses réalisations, y compris ses bâtiments sociaux, sont de qualité. Et cette qualité se retrouve toujours dans le parc immobilier de Limoges habitat – l’héritier de l’OPHBM né en 1920 – dont tous les logements constituent aujourd’hui à la fois des éléments patrimoniaux et des lieux de vie dynamiques en raison de leurs caractéristiques initiales de construction.

• RENARD François (sous la direction de) : Fascinante cathédrale Saint-Étienne. 1 vol. br, illustrations en couleur, éd. les Ardents éditeurs, coll. Beaux livres, 24 €.

Z Saint Etienne►Édifiée pendant près de huit siècles, la cathédrale de Limoges se dévoile en ce beau livre. Le lecteur est invité à pousser les portes du temps pour pénétrer sous les voûtes grandioses de cet édifice méconnu, découvrant histoires et anecdotes. De page en page, la cathédrale Saint-Étienne révèle ses mystères : elle s’offre à la curiosité du visiteur et l’entraîne à la découverte de son architecture, de son passé et de ses trésors cachés. À travers une soixantaine d’articles, les 26 lettres de l’alphabet se déclinent en un abécédaire culturel et cultuel, véritable itinéraire du regard. Loin d’être un guide savant, cet ouvrage propose une exploration inédite d’un monument qui a su traverser les époques et s’imposer comme l’un des joyaux du patrimoine de Limoges, cité millénaire. Publié sous la direction du Père François Renard,  archiprêtre de la cathédrale de Limoges, cet ouvrage richement illustré se pare des lettrines délicates de Maïté Roche et des photographies de Sophie Drevon où se mêlent ombre et lumière. L’ensemble constitue un hommage à un monument fascinant.

TILLINAC Denis : L’arnaque du siècle. 1 vol. br, p, éd. Albin Michel, 15 €.

9782226324894-x“ Les acteurs de Mai 68 n’étaient ni inspirés, ni généreux, ni ludiques. Ils étaient ennuyeux, empesés, mal embouchés, mal b… D’où ce malentendu de fond avec ma génération. Lorsque les enfants gâtés de Marx et de Coca-Cola ont accédé au pouvoir, la France a pris des rides et depuis lors le bonheur d’y vivre ne va plus de soi. Ils l’ont dénaturée, ils l’ont enténébrée.  Que leur reste-t-il, sinon les ricanements de la dérision puisque enfin leur contestation du capitalisme n’aura servi qu’à le rendre plus oppressant ? Entre le gaucho d’antan et le bobo, droite ou gauche confondues, un demi-siècle se sera écoulé durant lequel les chemins de la liberté ont été désertés, et ce n’est qu’un début”. C’est le point de vue, à contre-courant, que défend Denis Tillinac dans cet essai.

• VALADE Jean-Michel : 100 ans en Limousin : Chronique au fil du siècle : 1901 – 2001. Réédition en format poche. 1 vol. br, 460 p, éd. La Geste éditions, 4,95 €.

Z VALADE POCHE Magie des chiffres. Un siècle qui se termine pour s’ouvrir immédiatement sur un autre millénaire ne pouvait que conduire à essayer de fixer la trame du temps, année après année, dans un espace homogène réduit à la taille d’une région – le Limousin, en l’occurrence.  Jean-Michel Valade a relevé le défi, et il en résulte la chronique douce-amère d’un siècle qui, né dans l’insouciance de la Belle Époque, va réussir à exorciser les tragédies des deux conflits mondiaux pour léguer au IIIe millénaire un Limousin enfin désenclavé et, surtout, riche de la variété de ses espaces d’authentique  pays nature. Jean-Michel Valade vit à Brive où il enseigne au Lycée Cabanis. Ses travaux universitaires l’ont conduit à mener à bien, en 1989, l’une des dernières thèses d État en Géographie soutenues en France : Bas-Pays de Brive et fait départemental corrézien. Depuis, il a publié de nombreux ouvrages et une quarantaine d’articles consacrés, pour l’essentiel, à l’histoire contemporaine de la Corrèze. 

VERGONZANNE Régine :  Bugeat,Corrèze : quelques souvenirs de la vie d’autrefois, 1900-1955. 1 vol. br, 100 p, illustrations, éd. Les amis du Pays de Bugeat, 6 €

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

BAZIN Jean-François : Les raisins bleus. 1 vol. br, 560 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,50 €.

Z BAZIN raisins bleux Une grande saga de vignerons en terre bourguignonne…Bénigne Papillard, notable à Dijon, passe chaque été en famille à Gevrey-Chambertin dans la maison bourgeoise qui fait face à la modeste demeure de son vigneron Baptiste Marchand. Quand l’épidémie du phylloxéra survient, au début des années 1880, les deux hommes vont tout mettre en œuvre pour préserver leurs vignes et sauver le vin.  Tandis que Lucie s’épuise aux côtés de son mari Baptiste à défendre « la vigne française » plutôt que de greffer sur plants américains, Adèle, née de Saint-Aignan, doit s’attacher à protéger la fortune et l’honneur de Bénigne son époux.  Commence ainsi une suite d’événements aux couleurs de la vie, mêlés de larmes et de bonheurs, qui nous conduiront à Prague sur les pas de Berthe, la petite vigneronne, et jusqu’en Californie où Charles, le fils cadet de Baptiste, partira planter des ceps…

• BUSSY-RABUTIN Roger de : Lettres inédites. Présentation et commentaires de  Daniel-Henri Vincent. 1 vol. br, 96 p, éd. Universitaires de Dijon, coll. Archives, 9 €.

image► Né dans l’Autunois en 1618, Roger de Rabutin-Bussy avait toutes les qualités pour faire une brillante carrière dans l’armée et réussir à la cour du jeune Louis XIV. Il était près de parvenir à satisfaire son ambition quand son libertinage amena le roi à l’exiler en Bourgogne. Pour ne pas sombrer dans le désespoir, il rédigea ses Mémoires et leur Suite, s’employa à aménager et décorer ses châteaux. Il espérait pouvoir revenir rapidement à la cour. Il dut attendre 1682, après seize ans d’éloignement. Pourtant, en 1673, le roi l’avait autorisé à séjourner à Paris. Cette première grâce, inattendue, est ignorée ou à peine mentionnée par ses biographes. Des lettres inconnues, récemment découvertes, éclairent d’un nouveau jour un moment charnière de son exil et ses relations avec la noblesse de sa province. Leur publication est un événement de la commémoration du quatrième centenaire de la naissance du comte de Bussy-Rabutin.

• COURTOIS Grégoire: Les lois du ciel. 1 vol. br, 210 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 6,60 €.

Z courtois.jpg► Les enfants de la classe de CP de l’école primaire de Claincy, dans l’Yonne, partent pour deux jours d’excursion en forêt. Aucun n’en reviendra. Parents d’élèves et instituteurs sont à leurs côtés. Mais même les adultes ne peuvent rien face aux lois de la nature. Pour les enfants, le froid, la faim, l’obscurité, un simple grincement deviennent le terreau de l’imagination. Bientôt la terreur s’insinue au cœur de l’équipée. Les barrières entre le monde des contes et la réalité s’effritent, jusqu’à ce que l’impensable se produise. Et ce n’est que le début de la fin…Un conte fantastique en Barbarie, terrifiant sur ce qu’il dit de nos rapports humains. Né en 1978, Grégoire Courtois vit et travaille à Auxerre, où il dirige la librairie indépendante Obliques. Il est l’auteur de trois romans : Révolution, Suréquipée (Folio SF n° 574) et Les lois du ciel.

DARD Yves : L’homme qui a failli ruiner les Hospices de Beaune. 1 vol. br,  490 p, éd. L’Escargot savant  (Viévy), 29 €.

Z DARD Les Hospices de Beaune… Au simple énoncé de ces mots les yeux des épicuriens brillent de mille feux et leurs papilles s’émoustillent ! Mais plus personne ne sait, aujourd’hui, que cette honorable institution fut, à l’aube de la Belle époque, le théâtre d’une rocambolesque affaire. À travers la sulfureuse quête du plaisir d’un drôle d’épicurien mû par d’irrépressibles pulsions, l’auteur nous fait ainsi voyager de la côte viticole aux villages de la Plaine, aux rives de Saône, jusqu’aux confins de l’Auxois et enfin à Beaune.  De Joseph Boistot, anti-héros pervers, à Joseph Poidevin, maire de Beaune « bouffeur de curés », tous les personnages principaux ont réellement existé, leurs mésaventures ont, à l’époque, alimenté les conversations des commères de quartier, tout comme celles des salons mondains. “ L’homme qui a failli ruiner les Hospices de Beaune » est à la fois un roman biographique passionnant et un formidable « flash back” dans ce délicieux 19ème  siècle, avec ses intrigues, ses coutumes, ses folies. Un monde aux trompeuses apparences de respectabilité et aux petits secrets croustillants dans lequel le héros parvient à s’immiscer par rouerie et mensonges. Il accède ainsi à l’honorabilité et se voit offrir un poste de confiance au sein de l’administration des hospices qu’il intègre alors pour… la servir, mais surtout pour s’en servir et se servir !

DESVIGNES Lucette: La thébaïde. 1 vol. br, 110 p, éd. de l’Armançon, coll. Parcours, 13,50 €.

F2018Desvignes_Thebaide► “ Eh bien voilà, Lars était mort. Il y avait vingt-cinq ans et plus qu’ils ne s’étaient pas rencontrés. Le même nom pourtant, comme pour deux pôles : mais l’un était le pôle nord et l’autre le pôle sud, aucun rapport entre eux sauf qu’ils étaient séparés par la moitié du tour de la terre. ” En route pour  La Grange  où il n’est jamais revenu après avoir rompu avec une famille engoncée dans sa bourgeoisie de province, Jérôme se prend à évoquer ses années d’adolescence. Lucette Desvignes entraîne son lecteur dans le ­dédale des questionnements et des souvenirs de son héros avec une délectation jubilatoire et un art consommé de la chute. Auteure de nombreux romans et nouvelles qui ont fait sa renommée littéraire, Lucette Desvignes, après La Seconde Visite qui a inauguré la collection Parcours, renoue ici avec un genre – le roman court – où elle excelle.

LAMARTINE Alphonse de : Méditations poétiques1 vol. br, 93 p, illustrations, éd. Larousse, coll. Petits classiques Larousse, 3 €.

image Les Méditations poétiques ont été publiées en 1820. Ces vingt-quatre pièces furent créées entre 1815 et 1820 et constituaient une sorte de journal intime des expériences vécues ces années-là par le poète, expériences dont la plus célèbre fut inspirée par Julie Charles, la femme évoquée par Lamartine dans Le Lac. À l’origine, les Méditations eurent un tel succès, en particulier au sein des milieux catholiques, qu’en moins d’un an sept éditions en furent faites. Même le roi de France et quelques-uns de ses ministres, Talleyrand notamment, en récitaient les vers. Au plan historique, l’importance de ce petit livre est également considérable, et il n’est pas inutile de rappeler que plusieurs lecteurs et critiques ont reconnu, dans les Méditations, la première oeuvre, avec celles de Chateaubriand, pleinement romantique de la littérature française (…). Parfois le style de Lamartine est emphatique, parfois aussi ses plaintes sont trop appuyées pour qu’on les sente parfaitement authentiques, mais n’est-ce pas justement ce sens de l’excès qui, au-delà de tout le reste, fait des Méditations l’un des recueils les plus typiquement romantiques qui soient ? (Extrait du site : Les poètes.com)

◘ HISTOIRE

• CHARMAIN Claude-Henri : Autun, la ville aux trésors : balades à travers rues et monuments. 1 vol. br, 284 p, illustrations en couleur, autoédition Claude-Henri Chermain (Autun), 25 €.

Une invitation à découvrir la ville d’Autun, par un de ses meilleurs connaisseurs.

 • DELOHEN Pierre : Hôpital privé : Dijon, Bourgogne.  1 vol. relié, 120 p, illustrations n-b et coul, éd. Archibooks, 22 €.

Z DELOHEN Pivot du pôle Santé au coeur de la ZAC Valmy au nord de l’agglomération dijonnaise, le nouvel Hôpital Privé Dijon Bourgogne (HPDB) est le regroupement des cliniques de Chenôve, Fontaine-lès-Dijon et Sainte- Marthe à Dijon. Initié par Ramsay Générale de Santé, et signé par AIA Life Designers, le projet de l’HPDB se donne pour mission de répondre aux besoins de santé de 350 000 personnes. Regroupant offre de médecine, de chirurgie et d’obstétrique, l’HPDB innove sur le plan architectural en proposant un service d’accueil optimisé grâce à un circuit court ambulatoire au cœur du bloc. Préfigurant un hôpital d’un nouveau genre, l’HPDB s’inscrit également dans une démarche HQE de niveau Excellent en visant notamment une relation à l’environnement immédiat, une gestion optimale des déchets, mais aussi le confort matériel et acoustique de ses patients. A l’origine de ces innovations, une seule volonté : celle de placer la qualité de sa prise en charge du patient au cœur de ses préoccupations. Véritable lieu de vie et de soins, aussi ambitieux que réaliste, l’HPDB révolutionne l’hôpital sur plusieurs plans : architectural, médical et managérial.

•  LHOMME Françoise, LHOMME Patrce, NOUVELLET Yves (sous la direction de) :  Chastels et maisons fortes en Bourgogne- Volume 6 : Actes des journées de castellologie de Bourgogne (2015-2017). Préface d’Édouard Bouyé. 1 vol. br, 350 p, illustrations n-b et couleur éd. Centre de castellologie de Bourgogne (Chagney), 25 €.

Z chastels Liste des constributions : Le château de Brancion (Saône-et-Loire) : évolution du site de la fin du IXe siècle au début du XVIe siècle (B. Saint-Jean Vitus) – Étude d’un château de hauteur en sud Morvan. Sondages et prospections aux Roches de Glenne (La Grande-Verrière) (V. Chevassu) –  Un site fortifié du XI-XIIe siècle en forêt de Pasques (Côte-d’Or) : Château Hurpot (P. Beck, F. Faucher, J.-L. Maigrot) –  Cartographie d’une forteresse démantelée, l’exemple de Vergy (Côte-d’Or) (T. Leblanc) –  Architecture et datation des églises fortifiées en Bourgogne du sud (C. Cognard) ; Nouvelles données sur l’enceinte du bourg de Flavigny-sur-Ozerain (A. Lacaille) –  Le château de Sauturne et ses seigneurs (commune de Saint-Gervais-sur-Couches, Saône-et-Loire) (L. Lagrost )- ; Nouvelles notes sur les guerres du Charolais (1477-1478) (R. Chevrot) – Constructions, reconstructions et réparations au château de Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire), du XVe au XVIIIe siècle (G. Auloy – ; Le château de Limand à Ciry-le-Noble (Saône-et-Loire) (J.-M. Jal, M. Maerten, H. Bonnot, P. Lhomme) – La porterie de l’ancienne commanderie de Bellecroix ou autopsie d’une tour-porte (M. Josserand) –  Enquête sur la diffusion d’une forme architecturale : l’escalier à vis octogonal sous encorbellement sur plan carré (G. Fraisse)-  Château des Loges, renommé Morlet (S-&-L). Un château double entre neuf et vieux au XVIe siècle (G. Fraisse, F. Palisse, B. Colas) –  Vauban à Bazoches. La distribution du château d’après l’inventaire de 1713 (N. Faucherre) –  Une collection retrouvée : la photothèque Charles Suisse – Abel Forey aux archives départementales de la Côte-d’Or (H. Mouillebouche).

STRATFORD Neil (sous la direction de) : Cluny, onze siècles de rayonnement. 1 vol. br, 480 p, illustrations  n-b et couleur, éd. du Patrimoine, 39 €.

Z CLUNY Fondée en 910, l’abbaye de Cluny (Saône-et-Loire) devient au XIIè siècle une capitale monastique et spirituelle au rayonnement sans équivalent dans l’Occident médiéval. Aujourd’hui encore, les vestiges de l’abbaye révèlent la splendeur passée de ce chef d’ouvre de l’art roman.   En 1910, l’Académie de Mâcon publiait les actes du congrès d’Histoire et d’Archéologie intitulés Millénaire de Cluny. Un siècle plus tard, les Éditions du patrimoine célèbrent le onzième centenaire de l’illustre abbaye en réunissant, sous la direction de Neil Stratford, les contributions de quarante spécialistes sur son histoire et son rôle culturel à l’échelle de la France et de l’Europe. Fruit du travail et des recherches menées depuis plusieurs décennies, cet ouvrage a pour vocation de transmettre une connaissance approfondie de Cluny et de son rayonnement spirituel et artistique dans tout l’Occident médiéval. L’ouvrage richement illustré regroupe les  contributions d’une quarantaine de spécialistes pour faire le point des connaissances les plus actuelles sur l’abbaye, sa construction, son histoire, le développement de ses “filiales” dans toute l’Europe, son influence artistique. Neil Stratford,  professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, ancien conservateur général du département des antiquités médiévales et post-médiévales du British Museum, est  un spécialiste de la sculpture romane en France, en particulier de la sculpture romane bourguignonne. Il a étudié auprès de K.J. Connant, à la suite duquel il a repris et poursuivi les fouilles et les recherches sur Cluny. 

VALBRÈGUE Jean-Pierre : La mémoire des lieux-dits : Tome 2: Charolais,Brionnais, Bourbonnais. 1 vol . br, 88 p, éd. Le Caractère en marche (Génelard), 15 €

Jean-Pierre Valabrègue, docteur et agrégé es-Lettres, professeur émérite, auteur reconnu, a déjà publié chez divers éditeurs plusieurs ouvrages, parmi lesquels Le livre de l’épeautre, Romain Rolland et la métaphore: La solitude de l’homme de vigie. Après  La mémoire des lieux-dits du canton de Mont Saint Vincent, La mémoire des lieux-dits : Charolais – Brionnais – Bourbonnais constitue le second volume de  la collection qu’il consacre à la toponymie.

VIGREUX Jean: Mai 68 en Bourgogne. 1 vol. br, 220 p, éd. Universitaires de Dijon,  coll. Archives, 10 €.

image (1) Les mois de mai et juin 1968 sont l’un des épisodes les plus vifs de la conflictualité qui secouèrent la France au XXe siècle. Si les événements parisiens constituent « l’épicentre » du mouvement, il n’en demeure pas moins que la province y participe activement avec parfois des chronologies décalées, mais surtout des spécificités locales. Si l’on retrouve la contestation à Dijon comme ailleurs, certains étudiants nationalistes ou pro-gaullistes, rassemblés dans un « comité de défense des libertés étudiantes et ouvrières » ont occupé un amphithéâtre avec des slogans simples, en écho à la chienlit, “ pas de Nanterre à Dijon ”. Mais c’est avant tout un mouvement de grève générale des principales usines, industries et services.  C’est cette mobilisation sans précédent qui est présentée ici au travers de tracts originaux, de dessins, de photographies qui témoignent d’une prise de parole riche et foisonnante tant dans les usines que dans les lycées, mais aussi au sein d’une agora nouvelle les Bourses du travail.

• WOLIKOW Serge, JACQUET Olivier : Bourgogne(s) viticole(s) : enjeux et perspectives historiques d’un territoire. 1 vol. br, 260 p, éd. Presses universitaires de Dijon, 22 €.

Z bourgognes-viticoles Peut-on parler d’une ou de plusieurs Bourgognes vitivinicoles ? Répondre à cette interrogation impose de faire une analyse historique de ce terroir. À partir de recherches allant du XVIIIe au XXIe siècle, cet ouvrage revient sur les évolutions constitutives de ce vignoble aux multiples visages. En abordant la question des acteurs de la vigne et du vin, celles des réglementations, des marchés ou encore des pratiques culturelles, ce recueil revisite l’apparente opposition entre unité et diversité de la Bourgogne viticole sous le prisme de sa construction historique. Deux grands ensembles mettent en lumière l’originalité de la géographie historique des vins de Bourgogne et le caractère pluriel d’une construction identitaire forte. Deux autres parties soulignent le nombre des représentations associées à cette production hors de ses frontières et celui des défis qu’elle doit relever dans le monde contemporain.  Ainsi, ce livre invite le lecteur à appréhender sous un angle neuf, la genèse du (des) vignoble(s) contemporain(s) de Bourgogne en croisant enquêtes historiques et réflexions actuelles des professionnels du vin

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Bourgogne 2018. Nouvelle édition. 1 vol. br, 700 p, index, cartes, illustrations n-b et couleur, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit Futé – Guide de région, 9,95 €.

Z Petit buté BOURGOGNEUne histoire, un patrimoine, un vin… La Bourgogne a ses ambassadeurs, qui, de coutume, forment le plus joli des résumés. Le plus pratique aussi. Car si la vigne, les rues pavées ou les tuiles vernissées demeurent des images fortes, élevées au rang de symboles, elles n’en cachent pas moins toute la richesse d?une géographie et la diversité des paysages. Avec ses quelque 31 600 km2, la Bourgogne se place au sixième rang des régions françaises, en terme de superficie, soit, plus que la taille d’un pays comme la Belgique ! Sur la carte : quatre départements. À l’est, la Côte-d’Or (21), Capitale des ducs de Bourgogne, Dijon est à la fois préfecture et siège du conseil de région. Au sud, depuis Mâcon, la Saône-et-Loire (71) sous la coupe administrative de Mâcon et l’aura culturelle de Chalon-sur-Saône. A l’ouest, la Nièvre (58) et sa préfecture, Nevers. Enfin, le département de l’Yonne (89), au nord, constitue la dernière part de ce quatre-quarts. La meilleure saison pour visiter la région ? Que l’on se rassure, face aux frimas, de nombreux hôtels et restaurants font rougir l’âtre et offrent gîte et couvert, douillets et réconfortants. Aux grandes chaleurs, de nombreux lacs permettent de se rafraîchir les idées. L’automne réserve de superbes décors à qui veut apprécier les charmes du coin, avec en point d’orgue la beauté des vignes.

AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul: Côte-d’Or 2018 – 2019. Nouvelle édition. 1 vol. br, 390 p, cartes, illustrations  en couleur, index,  éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit Futé – Guides départementaux, 9,95 €.

Z PUTE C D'ORTirant son nom des coteaux de vignes étincelant sous le soleil d’automne, la Côte d’Or est une terre d’immenses richesses. Au-delà du patrimoine culinaire connu et reconnu, à travers notamment ses AOC,  ce fut aussi  le théâtre de la reddition gauloise, et de la remise des armes de Vercingétorix à César, à Alésia, où aujourd’hui le vaste Muséo-Parc rend compte de tout le déroulement du siège de la ville. La Côte d’Or dispose également d’un important héritage de l’ère médiévale, en particulier ses abbayes cisterciennes. Une visite de  l’abbaye de Fontenay ou de Cîteaux s’impose.  Pour les plus sportifs, de nombreux sentiers permettent de découvrir à pied ou à vélo les charmes de la campagne et des cours d’eaux du département, le long des vignobles bourguignons. Le guide propose aussi  un choix d’adresses d’hôtels, de restaurants et autres commerces incontournables.

BARBUT Frédérique : La route des abbayes de Bourgogne. Nouvelle édition. Photographies de  Alain Parinet. 1 vol. br, 120 p, illustrations n-b et  couleur, éd. Ouest France, coll. Itinéraires de découvertes, 14,90 €.

La-route-des-abbayes-en-BourgogneBerceau de l’ordre de Cluny et de l’ordre de Cîteaux, qui ont ensuite rayonné dans toute l’Europe médiévale, la Bourgogne conserve encore aujourd’hui sa vocation monastique. Tout en nous plongeant au cœur de l’histoire des abbayes, cette route nous propose de découvrir leur riche patrimoine architectural. Ces lieux sont propices à la sérénité. Le visiteur, quelles que soient ses croyances ou ses convictions religieuses, y goûte une paix toujours rare. Ingénieur de formation, Frédérique Barbut a déjà publié dans la même collection La Route des abbayes en Normandie et La Route des abbayes en Languedoc-Roussillon. Originaire de Bourgogne, Alain Parinet a fait de nombreux reportages à l’étranger pour des magazines de tourisme. Il a été  le photographe d’un ouvrage sur les bouddhismes en France paru aux Editions Ouest-France.

CHANIAL Jean-Pierre : La Bourgogne. Photographies de Hervé Champollion. Nouvelle édition.   1 vol. br, 120 p, illustrations n-b et  couleur, éd. Ouest France, coll. Itinéraires de découvertes, 15,90 €.

La-BourgogneCe guide qui se veut le plus exhaustif possible  propose une découverte de la Bourgogne, à travers différents itinéraires classés par thèmes : des promenades sur les rives de la Saône et des différentes rivières bourguignonnes, la découverte des vignobles, la route  des monuments historiques remarquables, parmi lesquels les églises et cathédrales, le tout agrémenté de nombreuses photographies en couleur et d’informations pratiques pour réussir son voyage.

• DESLAIS Pierre : La Bourgogne : géographie curieuse et insolite. 1 vol. relié, 144 p, illustrations en couleur, éd. Ouest France, 16,90 €.

Z DELAIS bis Vous n’allez pas en revenir ! Grâce à cet ouvrage richement illustré, vous allez redécouvrir la Bourgogne à travers ses curiosités architecturales et naturelles, ses particularismes géographiques et les personnages qui ont marqué les territoires de la Côte-d’Or, de l’Yonne, de la Nièvre et de la Saône-et-Loire. Ainsi, saviez-vous que le Bout du Monde se trouve près de Beaune ? Que la première femme connue pour avoir réalisé un tour du monde est née dans le Morvan ? Que des sous-marins étaient autrefois conçus sur les bords de la Saône ? Que l’Yonne abrite la plus ancienne des cathédrales gothiques ? Si les illustrations font la part belle aux affiches anciennes, les informations sont actualisées et racontées par un géographe, déjà auteur de l’ouvrage à succès La France, géographie curieuse et insolite. Géographe et historien de formation, Pierre Deslais est enseignant dans ces deux matières. Pour cet ouvrage, il s’est attaché à nous instruire en nous amusant pour nous apprendre une multitude d’informations au cours d’une lecture toujours distrayante.

 • MÉNAGER Philippe : Sites et monuments remarquables de Saône-et-Loire. 2ème édition revue et augmentée. 1 vol. br, 280 p, illustrations n-b et couleur, éd. L’Escargot savant (Viévy), coll. Les guides régionaux de Bourgogne, 29 €.

Z Ménager Des confins du Morvan aux coteaux du Mâconnais, des grasses prairies bressanes aux verdoyants bocages du Charolais-Brionnais en passant par le Val de Saône et le Bassin minier, le département de Saône-et-Loire offre une exceptionnelle variété de paysages servant d’écrins à d’innombrables joyaux patrimoniaux. Pas un coin de ce département du sud de la Bourgogne qui n’abrite quelque édifice religieux ou forteresse médiévale remarquable, un pont majestueux ou un bourg ancien pittoresque. à côté des grands classiques présentés de manière approfondie, ce livre vous donnera également à découvrir des sites et monuments plus insolites, chaos granitiques, ruines méconnues, peintures murales cachées, sites industriels… Pour cette 2ème  édition, l’auteur Philippe Ménager a tenu à revisiter son texte, à l’enrichir de nouvelles notices et à les compléter par une abondante iconographie renouvelée pour vous donner davantage l’envie d’aller par des chemins de traverse à la découverte des sites et monuments remarquables de Saône-et-Loire. Philippe Ménager, historien, diplômé de la faculté de sciences humaines de Dijon, est un bourguignon passionné par l’histoire et le patrimoine de sa région,

DIVERS

• HUGUENIN Pierre : La vieille cuisine bourguignonne : les vieilles recettes de ma pauvre mère et quelques autres. 1 vol. br, 120 p, ill., éd.  des Régionalismes, coll. Arremoludas, 12 €.

Réédition d’un recueil de recettes traditionnelles bourguignonne, publié pour la première fois en 1936.

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

ALAIN-FOURNIER : Le grand Meaulnes : extraits choisis. 1 vol. br, 192 p, éd. Magnard, coll. Classiques et contemporains, 3,60 €.

Z GRAND MEAULNE MAGNARD La vie monotone de François Seurel, fils d’instituteur de village, est chamboulée par l’arrivée d’Augustin Meaulnes. Immédiatement, une amitié indéfectible lie les deux adolescents. Ce roman unique, écrit dans une langue lyrique et poétique, entraîne le lecteur dans un tourbillon de sentiments, entre amitié, amour familial et passion amoureuse… La narration à la première personne permet à chacun de se retrouver dans les doutes, les hésitations et les souffrances de François. A travers cet inoubliable récit initiatique qui raconte l’adolescence, Alain-Fournier offre une véritable leçon de vie, qui a marqué toutes les générations depuis sa parution. 

ALAIN-FOURNIER : Le grand Meaulnes. 1 vol. br, 410 p, éd. La Geste édition, coll Classiques – Geste Poche, 4,95 €.

► Texte en version intégrale du roman d’Alain-Fournier.

BOIZEAU Léandre : Les lueurs de l’aube. 1 vol. br, 208 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,50 €.

Z boizeau► Etienne et Louis, orphelins de père, travaillent dur pour nourrir leur mère et leurs sœurs. D’abord simples spectateurs des soulèvements de 1848, ils prennent part aux actions contre les bourgeois et obtiennent des avantages sociaux. Mais très vite, le gouvernement les retrouve et les condamnations tombent… Ils se réfugient alors chez un ami, un marchand de bois installé dans un endroit reculé. Mais Etienne parviendra-t-il à se passer de Rachel, sa bien-aimée ? Des rutilances du jour qui se lève sur la Brenne aux lueurs glauques d’un matin d’exécution capitale, l’auteur nous entraîne dans un monde dur où la famine guette, où le pauvre est inexorablement broyé.  Dans ce monde noir brillent cependant les feux de l’amour et de l’amitié à travers des héros que l’on ne peut oublier : Étienne, Louis, Rachel, Marie, Nonone ont cette densité qui donne vie aux personnages de fiction.  Sur un ton mesuré, plein d’une passion retenue, Léandre Boizeau nous dit, une nouvelle fois, qu’il croit en l’homme.

• CARRÉ Juliette : Correspondance d’Alain-Fournier, Jacques Rivière, André Lhote. Une École de Lettres à la Belle Époque. 1 vol. br, 436, éd. Honoré Champion, coll. Littérature de notre siècle, 70 €.

Z FOURNIER RIVIERE► Alain-Fournier et Jacques Rivière échangent une abondante correspondance de 1904 à 1914 ; à ce premier échange se joint le peintre André Lhote, en 1907. Ces lettres, parce qu’elles sont fondées sur une amitié de jeunesse, contribuent à la formation des trois artistes. Les rencontres entre les jeunes gens ont lieu dans la classe de Rhétorique Supérieure de Lakanal où se rencontrent Rivière et Fournier, puis dans le salon bordelais du mécène Gabriel Frizeau, grand ami de Paul Claudel, où Rivière rencontre Lhote. Leurs découvertes littéraires et culturelles, représentatives d’une partie de l’offre culturelle de la période, fondent leur amitié et guident la constitution d’un réseau de sociabilités. Une fois ce cadre posé, l’on peut dégager les caractéristiques de l’amitié unissant les épistoliers. Celle-ci répond aux critères de l’amitié parfaite décrits par la tradition : elle naît entre égaux et repose sur l’échange et le partage. Mais la particularité de leur relation est d’être fondée sur une passion commune pour l’art. La nature du pacte amical influe dès lors sur le pacte épistolaire : le style de la lettre d’amitié, caractérisé par sa variété, permet des échanges critiques, des exposés théoriques et l’exercice de l’écriture littéraire. C’est pourquoi les correspondances forment une école pour les trois artistes : ils y élaborent des identités leur permettant de se positionner dans le champ artistique, des principes esthétiques vitalistes et un style propre. Leurs lettres apparaissent dès lors comme le laboratoire d’une écriture du roman, de l’essai et de la critique d’art… Ancienne étudiante à l’université Paris-Sorbonne, Juliette Carré est agrégée de Lettres modernes et docteur en Littérature française. Elle enseigne le français en lycée en Île de France.

•  GALLET-VILLECHANGE Maguy : George Sand & les mystères de l’eau. 1 vol. br, 113 p, éd. Itinéraires éditions (Villefranche-sur-Cher), 15 €

Z sand► “C’était l’eau surtout qui était mon élément, elle m’attirait comme un charme mystérieux… La rive me paraissait soutenue et portée par des piliers lumineux, et j’avais envie de sauter dans la rivière pour voir quelles étranges sarabandes les esprits de l’eau dansaient avec les esprits du feu…” L’auteur nous fait vivre la fascination de George Sand pour l’eau et ses sortilèges qui nourriront son imaginaire et sauront tant de fois guérir ses blessures. Chopin, Musset, Liszt, Flaubert, tous partageront ce goût de l’eau qui inspire, ensorcelle “emportant nos pensées, et nos jours et nos nuits, sans s’arrêter à regarder si peu de chose”. Maguy Gallet-Villechange a été  conseillère au ministère de la Jeunesse et des Sports. Elle est docteur en études esthétiques théâtrales et cinématographiques, membre de nombreuses sociétés littéraires.

• GRANDEMANGE Christophe Solange Sand, l’ange déchu : biographie. 1 vol. br, 254 p, éd. La gare des mots (Sarzay), 23 €

imageSolange Sand est peut-être le membre de la famille de George Sand qui soulève le plus d’interrogations. Souvent décriée, largement controversée, la fille de la romancière a depuis toujours été, très injustement, reléguée au rang de “mauvaise fille”. Née en 1828, elle épouse, à 19 ans, le sculpteur Auguste Clésinger, avec qui elle va avoir deux filles, qu’elle perdra successivement. En recherche constante de l’amour maternel, Solange ne cessera de quérir, tout au long de sa vie, un idéal qu’elle ne parviendra jamais à atteindre. Une vie qui ne sera constituée que de débuts d’histoires… L’étude approfondie de sa très riche correspondance montre les failles de cette femme sensible, loin des clichés véhiculés depuis près de deux siècles sur son compte. Certes, Solange avait parfois le verbe aiguisé. Elle s’était, au fil du temps, forgé une carapace que seuls ses vrais amis pouvaient, parfois, soulever… Elle est morte en 1899, profondément seule mais n’ayant jamais cessé d’aimer celle qu’elle adorait tant : sa mère.

LAISNEL DE LA SALLE Germain: Croyances et légendes du Berry. Préface de George Sand. 1 vol. br, 236 p, éd. des Régionalismes, coll. Arremoludas, 19,95 €.

ARR482w_pdf► Germain Laisnel de la Salle  (1801-1871), est le grand ethnologue et folkloriste du Berry. Son œuvre majeure, “Souvenirs du Vieux Temps”, est réédité ici en deux tomes, en respectant sa version intégrale d’origine. Extrait de la préface de George Sand: “ Germain Laisnel de la Sallel était une des quatre ou cinq dernières personnes lettrées qui connaissaient à fond le vrai parler du paysan de chez nous, le français du Berry qui était un français particulier, très-ancien et longtemps inaltéré. Il avait mille originalités et mille grâces qu’on ne retrouve point ailleurs, et certaines locutions heureuses et bizarres dont nous n’avons nulle part l’équivalent.  Le combat des philosophes contre la superstition avait relégué au rang des choses finies et méprisables tout le poétique bagage des croyances populaires, sans paraître se douter qu’il y avait là un gros chapitre essentiel dans l’histoire de la pensée. […] Plus on recule dans le passé, plus la fiction tient de place; à ce point même qu’elle est la seule histoire des premiers âges. Elle seule nous révèle cet homme primitif qui semblait doué de peu de raison, mais qui s’éveillait à la vie intellectuelle par une horrible et magnifique exubérance d’imagination. Grâce à cette faculté, l’homme n’a jamais été un sauvage proprement dit, puisqu’il n’a pu devenir l’homme qu’à la condition de porter en lui un idéal, d’autant plus démesuré qu’il était plus ignorant des lois de la nature. C’est dans ce sens que les prodiges et les miracles ne sont pas de simples impostures. Les hallucinés sont des types humains très réels, et les merveilles du rêve sont encore des actes humains dont la suppression dans l’histoire anéantirait le sens de l’histoire. […] Il n’en est pas moins urgent de dresser l’inventaire de ce merveilleux rustique, qui s’effacerait dans la nuit du passé, faute de poètes et d’historiens, et ce travail, mené à bien, a une importance sérieuse que ne diminue pas le charme ou l’amusement des fictions dont il traite.  Laisnel de la Salle a jeté une vive lumière sur les croyances, au premier abord folles et bizarres, du paysan du Centre, il a su les rattacher pour la plupart aux anciens cultes de l’univers entier et leur restituer ainsi un sens logique dont elles semblaient dépourvues. Son livre est donc du plus grand intérêt pour les personnes instruites, non-seulement du Berry, mais de toutes les provinces et de tous les pays, car il n’est pas une de nos légendes qui n’ait ailleurs son équivalent sous un nom dérivé d’une source commune”.

• LAISNEL DE LA SALLE Germain: Mœurs et coutumes du Berry. Préface de George Sand. Préambule de Daniel Bernard. 1 vol. br, 250 p, éd. des Régionalismes, coll. Arremoludas, 19,95 €.

ZMoeurs-et-coutumes-du-Berry“Mœurs et légendes du Berry” fait suite à “Croyances et légendes du Berry. À partir de la Monarchie de Juillet, apparaissent les études concernant la culture populaire du Berry, avec les publications du comte Jaubert sur le langage local et de Laisnel de la Salle sur les rites, les coutumes et la littérature orale. Ami et voisin de George Sand, Germain Laisnel de la Salle fut le premier folkloriste du Berry. Érudit, passionné d’histoire et d’archéologie, poète à ses heures, il notait depuis longtemps ses observations sur les mœurs et coutumes, le langage, les traditions et légendes du Boischaut. En 1853 et 1854, il publia quelques textes dans le Moniteur de l’Indre sous le titre “De quelques traditions, préjugés, dictons et locutions populaires de l’arrondissement de la Châtre”. George Sand y voyait “une série d’excellents articles, qui, réunis en volume, constitueront une histoire spéciale de cette face de la vie rustique et prolétaire (…). Cet ouvrage n’est pas un résumé de fantaisie, c’est une recherche consciencieuse de faits acquis à la croyance ou à l’habitude de nos hameaux et petites villes ; ce n’en est pas moins un travail qui amuse et intéresse sans fatiguer l’esprit un seul instant.” Accumulée et analysée au fil du temps, la quasi-totalité de sa collecte a été publiée par ses enfants sous la forme d’un ouvrage posthume. C’est tout l’univers des paysans du Berry, des villageois du pays de George Sand qui revit dans  cette réédition d’un ouvrage paru en  deux tomes chez Chaix, en 1875.

SAND George : Indiana. Édition établie par Pierre Salomon.  1 vol. br,  éd. Classiques Garnier, coll. Classiques jaunes – Littératures francophones, 18 €.

CgpMSP0092b Indiana, premier roman d’une jeune femme vivant courageusement sa solitude après un mariage raté et quelques aventures aussi passionnées que décevantes, a fait George Sand et c’est à travers l’écriture que celle-ci a conquis sa liberté, sa dignité de femme, son identité même. « La cause que je défendais, dira-t-elle plus tard, est celle de la moitié du genre humain, celle du genre humain tout entier : car le malheur de la femme entraîne celui du maître ». Et : « J’ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, mais profond et légitime, de l’injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l’existence de la femme dans le mariage, dans la famille et dans la société ».

SAND George : Le château de Pictordu. Texte intégral. 1 vol. br, 128 p, éd. Magnard, coll. Classiques & patrimoine, 2,95 €.

Z Sand pictorduNous sommes dans le mystérieux pays du Gévaudan. Là, pas de bête fantastique, mais un château en ruines, une Fée… et Diane, qui part en quête de sa mère défunte. Soutenue par un bienfaiteur, elle trouve sa voie dans l’existence malgré un père trop faible, une détestable marâtre et une amie trop orgueilleuse. Ce conte fantastique met en lumière les idées de tolérance, de respect et d’égalité chères à George Sand. Avec Le château de Pictordu George Sand a voulu écrire  un conte fantastique. D’abord publié en feuilleton dans un journal pour enfants en 1873 ; il a pris ensuite place dans ses Contes d’une grand-mère. C’est en effet pour ses petites filles, Aurore à qui le livre est dédicacé, et Gabrielle que l’écrivaine a imaginé cette histoire.

• SAND George : La mare au diable. 1 vol. br, 230 p, éd. La Geste éditions, coll. Classique – Geste Poche, 4,95 €.

Z Sand mareGermain, veuf avec trois enfants en bas âge a trente ans et son beau-père l’encourage à se remarier pour être secondé dans ses tâches de paysan et de père de famille. Il doit donc aller à Fourche rencontrer une riche veuve. Docile, Germain se plie à cette sage décision et consent à entreprendre le long trajet. Apprenant ce départ, la Guillette, une vieille voisine, lui demande d’accompagner Marie, sa fille unique, jusqu’aux Ormeaux, ville voisine de Fourche, où elle doit entrer en fonction comme bergère. Les jeunes gens partent à l’aube. En chemin ils rencontrent Petit-Pierre, le fils aîné de Germain, qui s’était caché dans les fourrés, attendant leur passage, dans l’espoir de les accompagner.  Ils se perdent dans les bois, la nuit tombe et Marie fait un lit de fortune pour le petit. Sa débrouillardise et sa douceur étonnent Germain avant de le séduire. Marie est très distante car elle trouve Germain vieux et ne croit pas l’aimer. Le lendemain, Marie se rend à la ferme mais elle s’en enfuit vite car son patron lui fait des avances. Pendant ce temps, Germain fait la connaissance de la veuve, qui se révèle être coquette et superficielle.  Rentré au pays, Germain hésite à aller parler à Marie. Puis il est très étonné d’apprendre qu’elle veut bien être sa femme. Le récit se termine en hiver sur de belles noces champêtres.

• SAND George : La petite Fadette1 vol. br, 235 p, éd. Marivole, coll. Terroir classique, 16 €.

9782365754323_C-web Dans le pays, on l’appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d’un farfadet et les pouvoirs d’une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l’un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d’elle. Mais l’amour d’une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l’autre « besson. » Après La mare au diable, et François le Champi, c’est le troisième roman champêtre de George Sand. Elle y exprime tout ce que la vie lui a appris. L’apparence des êtres ne compte pas, il faut percer l’écorce. La richesse des filles ne fait pas leur bonheur et l’amour est difficile à construire. Son désir inassouvi est là, aussi, d’un amour qui durerait toujours. La petite Fadette illustre le grand dessein de George Sand : enseigner le respect de Dieu, de la nature, de la sagesse, de l’amour (Extrait du Site Babelio.com).

• SAND George : La petite Fadette. 1 vol. br, 340 p, éd. La Geste éditions, coll. Classique – Geste Poche, 4,95 €.

Z Sansd petite fadetteDans le pays, on l’appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d’un farfadet et les pouvoirs d’une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l’un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d’elle. Mais l’amour d’une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l’autre “besson”. Après La Mare au diable et François le Champi, c’est le troisième roman champêtre de George Sand. Elle y exprime tout ce que la vie lui a appris. L’apparence des êtres ne compte pas, il faut percer l’écorce. La richesse des filles ne fait pas leur bonheur et l’amour est difficile à construire. Son désir inassouvi est là, aussi, d’un amour qui durerait toujours. La Petite Fadette illustre le grand dessein de George Sand : enseigner le respect de Dieu, de la nature, de la sagesse, de l’amour.

TROTTIGNON Guillaume : Le temps des révolutions : Tome II Souvenirs de madame Sand. 1 vol. br, 400 p, éd. Marivole éditions, coll. Terroirs de France, 20 €.

Z TROTTIGNONEn ce début de XIXè siècle, nombreux sont les défis qui attendent la fille des Chapelin, Jeanne. Mariée avec un laboureur, elle s’installe loin de Louvet, dans le petit village de Nohant, en Berry. Là où précisément habite une certaine Aurore Dudevant qui deviendra la romancière George Sand. Amie de la célèbre écrivaine, Jeanne a la chance unique de fréquenter les plus grands artistes du XIXe siècle : Musset, Delacroix, Chopin, Flaubert… et de découvrir la femme de lettres sous un jour nouveau. Tout aurait pu être paisible. Hélas, c’était sans compter sur la présence troublante du duc Louis-Alexandre de Nuys qui n’a rien oublié des vieilles querelles de famille… Ce nouvel opus, qui peut se lire de manière indépendante des précédents, transporte le lecteur dans un XIXè siècle étonnant, où se mêlent arts et révolutions : on y croise tour à tour des écrivains, des artistes mais aussi des révolutionnaires et des hommes politiques comme Napoléon III…

◘ HISTOIRE

• ALLORANT Pierre, GARRIGUES Jean (sous la direction de): 250 lieux, personnages, moments: patrimoine en Beauce, Berry, Gâtinais, Perche, Sologne, Touraine. 1 vol. br,  480 p, 300 illustrations, index,  éd. Presses universitaires François-Rabelais, coll.  Patrimoine en région centre – Val-de-Loire, 19,90 €.

ZCouvFiche250► Quelle est l’identité du Centre-Val de Loire ?  Cette région française est d’abord une mosaïque de pays aux caractères bien affirmés : Beauce, Berry, Gâtinais, Perche, Sologne, Touraine. Mais ce qui crée son unité, ce sont des moments de cohésion, des lieux emblématiques, des figures fédératrices. Le lecteur découvrira, au fil de 250 notices et plus de 300 illustrations, ce qui fonde l’attachement à un territoire marqué par la Loire et ses affluents, par des paysages caractéristiques (Sologne, Brenne, Perche, Beauce…) et par un patrimoine mondialement connu. Des tours de Chartres aux terrasses de Chambord, de Mame à Matra, des lentilles vertes du Berry à la tarte des demoiselles Tatin, visitez un patrimoine matériel et immatériel prestigieux. De George Sand à Jean Giraudoux, de Jean Colombe à Max Ernst, de Tante Léonie au commissaire Maigret, ce livre permet de découvrir des figures marquantes. Du « petit roi de Bourges » à Jean Moulin, de Grégoire de Tours à Félix Dupanloup, d’Attila assiégeant Orléans à Hitler à Montoire, c’est aussi l’occasion de revivre les grandes heures de l’histoire.

BORDONOVE Georges: Jacques Cœur: le Médicis français. 1 vol. br, 320 p, éd. Tallandier, coll. Texto,  9,50 €.

imageRéédition en format poche d’un ouvrage paru en 2010  sous le titre: Jacques Cœur, trésorier de Charles VII. Marchand armateur, banquier, industriel, maître de mines, Jacques Coeur, né à Bourges vers 139, fut investi des plus hautes charges publiques. Commissaire royal et grand argentier, il restaura le commerce français après la Guerre de Cent Ans et rétablit les échanges avec l’Orient. Créateur avant la lettre des sociétés multinationales et des entreprises à succursales multiples, il réussit à stopper la dévaluation de la monnaie. s’efforçant en même temps d’instaurer une justice fiscale. Génial administrateur doublé d’un inégalable esprit d’entreprise, mécène, constructeur (son palais de Bourges est le plus beau monument civil de l’époque), il fut couvert d’honneurs et passa pour l’homme le plus riche du royaume. Arrêté sous un prétexte futile, il fut condamné, au terme d’un simulacre de procès, à une énorme amende, à la confiscation de tous ses biens et au bannissement transformé par ordre du roi, Charles VII, en emprisonnement. Sa chute brutale, sa captivité aggravée de tortures, son extraordinaire évasion et sa mort lointaine ajoutent une touche tragique à sa destinée prodigieuse, non sans étroite similitude avec celle que connut. quelque deux siècles plus tard, l’infortuné Fouquet.

COULON Gérard: Les courses hippiques de Mézières-en-Brenne (1845-1857): un rêve d’aristocrates. 1 vol. relié, 112 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. La Bouinotte éditions, 25 €.

517FPqsMrwL._SR600,315_PIWhiteStrip,BottomLeft,0,35_PIAmznPrime,BottomLeft,0,-5_SCLZZZZZZZ_On s’interroge parfois sur le nom L’Hippodrome porté par une propriété entre Mézières et Saint-Michel- en-Brenne. Cette appellation remémore les courses hippiques qui s’y déroulèrent au milieu du XIXème siècle. Initiées par un brillant cavalier, le Comte de Lancosme-Brèves, et par Henri Navelet, maire de Mézières, elles connurent leur apothéose en 1846 avec la venue de George Sand qui les relata dans un journal parisien. La piste, réputée excellente, était aussi vaste que celle du Champ de Mars à Paris et on y compta jusqu’à 11 000 spectateurs. Les fondateurs du Cercle hippique de Mézières avaient la volonté de promouvoir la race locale, le petit cheval brennou. Mais ils ambitionnaient surtout de rivaliser avec le derby d’Epsom en Angleterre… Comment expliquer, dès lors, que ces courses prirent fin en 1857 dans une quasi-indifférence ? Et pourquoi ce beau rêve ne fit-il qu’effleurer la Brenne ? Passionnant et richement illustré, ce livre est le fruit d’une longue et patiente enquête historique.

DUREL Élie : Jacques Cœur. 1 vol. br, 54 p, illustrations couleur, éd. La Geste éditions, coll. Tout comprendre, 4,90 €.

Z DUREL Marchand, négociant, banquier et armateur, Jacques Cœur est né à Bourges en 1400. Il a été le premier Français à établir et entretenir des relations commerciales suivies avec les pays du Levant. Sa fortune et son talent lui valurent d’être nommé par Charles VII maître des monnaies, puis grand argentier, et d’entrer au Conseil du roi, qui l’a anobli en 1440.  Jacques Cœur a contribué au redressement de la France et de la monarchie après l’éviction des Anglais du pays. Mais sa puissance, sa richesse et son orgueil ont suscité des jalousies à la Cour. Lorsqu’il a perdu la protection de la belle Agnès Sorel, la maîtresse du roi, il a été accusé de l’avoir empoisonnée et de crime de lèse-majesté pour les liens qu’il a entretenus avec le dauphin Louis, alors en disgrâce auprès de son père. Il fut jugé et ses malversations, qui n’avaient rien d’inhabituel, furent étalées au grand jour. Après trois ans de forteresse, il s’évada et trouva refuge auprès du pape. Il est mort sur l’île de Chio en 1456, lors d’une croisade contre les Turcs lancée par le pape Calixte III. Il sera justement réhabilité par Louis XI.

• KG : les prisonniers de guerre du Cher (1939-1945).  Catalogue de l’exposition présentée  aux archives départementales du Cher (7 avril –  9 septembre 2018). 1 vol. br, 78 p, illustrations, éd. Conseil départemental du Cher – Archives départementales, 9 €.

imageLe catalogue  aborde les 5 grands thèmes de l’exposition: De la défaite à la captivité : définition et statut du prisonnier ; la campagne de France : rendre les armes ; de la France à l’Allemagne – Vichy et les prisonniers : une assistance d’état ; libérations ou marchandage ?  Solidarités familiales ; Maurice Delavier, un dessinateur en captivité – Vivre en captivité : la vie quotidienne dans les Stalags et les Oflags ; vie culturelle et spirituelle, la fraternité des camps ; Hervé Mhun et les portraits de prisonniers ; les prisonniers au travail – Les prisonniers et la Résistance : sabotages et tentatives d’évasion ; Léon Boutet, prisonnier résistant ; Henri Diaz et son évasion ; les mouvements de prisonniers ; Zélia et Léon Duchesne, la résistance des évadés ; résistants et prisonniers en France – Libérations, rapatriements et retour à la vie civile : enfin libres ; rapatriements ; retour à la vie civile ; le difficile travail de mémoire.

 • MAMALET Sylvie : Cap sur Argenton-sur-Creuse, dans le sud de l’Indre. 1 vol. br, 100 p, illustrations en couleur, autédition Sylvie Mamalet (Châtelus-Malvaleix), 13 €.

Z Mamalet► Avec Cap sur Argenton-sur-Creuse, dans le sud de l’Indre, Sylvie Mamalet a voulu rester au plus près de la vérité et faire visiter Argenton sur Creuse dans sa globalité: son Histoire qui est très riche, ses petites histoires, les événements marquants, comment les choses ont évolué … Une visite d’Argenton bien organisée en trois circuits: la ville basse sur la rive droite de la Creuse, la ville haute sur sa rive gauche et le musée d’archéologie tout proche Argentomagus. Une ville très vivante et très intéressante à visiter !

•   STIVER Jean-Luc : Maquisards ! Histoire des maquis actifs de Dun-le-Poëlier, Indre, et de la résistance bazellaise, 1943-1944 ? Préface de  Jean-Claude Laubry. 1 vol. br, 622 p, 40 illustrations en couleur, éd. Points d’Aencrage, 22 €.

Z MaquisLes frontières terrestres n’ont jamais été figées dans l’espace et le temps. D’autant moins en temps de guerre, sait bien le spécialiste incontestable de la Seconde Guerre mondiale et de la résistance bazellaise qu’est Jean-Luc Stiver. C’est naturellement que l’Indrien a donc mené des incursions loir-et-chériennes au cours de ses recherches à travers l’histoire. Déjà auteur de cinq ouvrages historiques, ce dernier vient de publier Maquisards ! Histoire du maquis de Dun-le-Poëlier et de la résistance bazellaise 1943-1944 », une somme de 623 pages à travers l’histoire d’une poignée d’hommes qui furent parmi les premiers à s’élever contre l’envahisseur allemand activement. Jean-Luc Stiver a choisi le récit chronologique : “ On suit les personnages du début à la fin. On se demande ce qu’il va advenir d’eux.” Certains seront malheureusement tués, “ surtout à l’été 44, lorsqu’il y a des accrochages violents avec la Wehrmacht, mais sinon le trio de base, qui a fondé le maquis, traversera la guerre”, nous rassure immédiatement l’auteur qui ne les laissera pas disparaître même après la Libération, mais les accompagne au contraire jusqu’à leur intégration dans l’armée de Libération. L’historien local a poussé ses recherches jusqu’à la période de l’épuration, notamment l’affaire de Veilleins où un homme et son neveu ont été exécutés.  Au fil de ses vingt années de recherches sur ce maquis de Dun-le-Poëlier,“ le plus ancien et le plus actif de l’Indre”, qui a probablement compté entre 70 et 100 hommes, et quelques rares femmes, Jean-Luc Stiver est parvenu à en identifier 40 formellement, avec leur date d’entrée dans le maquis (extrait de la Nouvelle République du Centre Ouest)

 • STROH Olivier : Châteauroux. 1 vol. br, 56 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. La Geste édition, coll. Je découvre, 4,90 €.

Z STROH Méconnue, inattendue, surprenante… Les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier Châteauroux. Pour qui ne la connaît pas, la cité berrichonne intrigue. Née au xsiècle, elle a connu les soubresauts de l’époque médiévale, a vu se développer l’économie du tissu, participe depuis l’Empire de la légende napoléonienne et a accueilli jusqu’à 8 000 Américains dans les années 1950-1960.  Mais qui sait qu’elle devient chaque été la capitale de la danse, que Jean Giraudoux écrivit des textes poignants sur elle, que Gérard Depardieu y grandit ? Véritable kaléidoscope, elle offre un patrimoine éclectique et une grande vallée verte. Châteauroux a toute la qualité de vie d’une petite ville. Et, surtout, elle a tout d’une grande. Diplômé de Sciences Po Rennes et de la Sorbonne, Olivier Stroh est enseignant en Lettres modernes. Il a été journaliste au magazine Lire et pour deux webzines littéraires. Il est l’auteur d’une étude sur la création (Éditions FrI, Montréal), d’articles et de conférences sur l’écrivain Pierre Loti, et de deux nouvelles publiées dans la revue en ligne Short.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul: Sancerre, Sologne, la Loire en Berry. Nouvelle édition. 1 vol. br, 160 p, cartes, illustrations  en couleur, biblio,  index,  éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit Futé – Carnet de voyage, 4,95 €.

Z petiyt furé BERRY Partez à la découverte du Pays de Sancerre Sologne et laissez vous séduire par ses nombreuses richesses, ses vins et son vignoble qui jouissent d’une grande renommée, son patrimoine naturel avec notamment la Réserve naturelle du Val de Loire, ou encore ses trésors cachés à travers les vestiges et monuments qui jalonnent la région. Laissez-vous séduire par ses nombreuses activités, randonnées pédestres, équestres, balades fluviales le long du fleuve et promenade à vélo le long de la Loire. Parmi les balades de découverte  proposées, figurent la vallée de Germigny,  le pôle des étoles à Nançay ou encore le Bec d’Allier.  Le Petit Futé a sélectionné les meilleures adresses afin de guider le visiteur dans  un séjour mêlant patrimoine naturel, culturel, et gastronomique au cœur du Pays de Sancerre.

• COILLARD-SIMON Maud : Un grand week end à Bourges. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, éd. Hachette Tourisme, coll. Un grand week-end à …, 8,95 €.

imageAprès  Prague, Barcelone, Lisbonne, c’est  Bourges qui rejoint de grandes cités du monde comme sujet d’un guide Hachette de la collection Grand week-end. Une publication qui n’a rien d’anodin en matière de représentation, d’image de la ville. Figurer dans cette collection fait en effet de Bourges, plutôt habituée à figurer sous forme de chapitre dans des guides de voyages dédiés à des espaces plus larges, une destination touristique à part entière, un possible lieu de séjour, et non, comme cela est souvent le cas aujourd’hui, comme lieu de passage, étape d’une nuit. En 125 pages, la ville est présentée dans sa dimension historique et esthétique avec ses hauts lieux – cathédrale, palais Jacques-Cœur, marais notamment – à travers ses quartiers, ses rues et leurs spécificités, mais aussi dans sa dimension contemporaine du quotidien. L’enjeu étant de dessiner, pour un temps court, celui d’un week-end, une première lecture de l’espace, non limité à la seule ville de Bourges, mais élargi : Mehun-sur-Yèvre, Menetou-Salon, Allogny ou La Chapelle-Saint-Ursin ont ainsi leur place dans les pages. Des huit parcours proposés par l’auteure, Maud Coillard-Simon, quatre sont à l’extérieur de la ville (extrait du Berry républicain).

 

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◘ LITTÉRATURE

• DAMON Grégoire: Fast-Food. 1 vol. br, 240 p, éd. Buchet-Chastel,  16 €.

9782283030257-b0e20► Derrière les comptoirs de Meecoy, les équipiers vivent au rythme des départs, des arrivées, des disparitions et des micro-révolutions.  Greg astique la friteuse, nourrit le toaster, fait des pauses-clope et observe ses contemporains. Flanqué de Jack le parano, Ed la grande gueule, Croquette le clown et Graf le petit con tatoué, il réussirait presque à déjouer les ruses du nouveau management. Jusqu’à ce que celui-ci dévoile toute sa risible cruauté. Alors, le grand capital pourrait-il s’abolir dans un happening ? Ou faut-il avoir recours aux deux seules armes qui ont fait leurs preuves : l’humour et la poésie ? Avec Fast-Food, l’auteur, stéphanois livre ici un roman tendre comme un steak, tranchant comme un sabre de samouraï. 

◘ HISTOIRE

BASTIÉ Jean-Pierre, RIVOIRE Stéphane :  Pistolets de la Manufacture française d’armes et de cycles de Saint-Étienne. 1 vol. relié, 180 p, illustrations en couleur, éd.  ETAI, coll.  Armes civiles et militaires, 42 €.

Z BASTIERLa Manufacture Française d’Armes et Cycles de Saint-Étienne, plus connue sous le nom Manufrance, est une célèbre et emblématique entreprise française de vente par correspondance qui était située dans la ville industrielle de Saint-Étienne (première société de vente par correspondance française).  Ouvrage écrit par deux spécialistes de l’armement, Jean-Pierre Bastié et Stéphane Rivoire, ce livre réjouira tous les collectionneurs et amateurs de l’histoire industrielle française avec des archives inédites. Présentation : Les pistolets de la MFAC ne représentent qu’un des aspects de la production de l’époque, mais ils illustrent avec force la volonté des créateurs de l’établissement de conquérir un marché en pleine extension avec des armes aux noms patriotiques, tels que le Gaulois ou Le Français. Ce livre apporte un éclairage nouveau sur les nombreux modèles d’armes diffusés par la MFAC de Saint-Étienne. Production, chiffres de vente, fournisseurs, modifications techniques… Une mine d’informations pour les amateurs, issues d’archives jusque-là inexplorées. Jean Pierre Bastié, président et fondateur de l’Académie des armes anciennes, est auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’armement portatif. Stéphane Rivoire, expert en armes anciennes et souvenirs historiques auprès de la Cour d’Appel de Lyon, est le régisseur de la collection Armes du Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne.

JACQUET Aimé: Ma vie pour une étoile. Récit recueilli par Philippe Tournon. 1 vol. br, 380 p, illustrations, éd. Robert Laffont, 21,50 €.

51QY09RA77L._SX210_La parcours d’Aimé Jacquet, depuis le village de Sail-sous-Couzan jusqu’à la coupe du monde 1998 ou l’histoire d’un ouvrier métallurgiste, devenu entraîneur de l’équipe de France de football… “12 juillet 1998. Nous sommes champions du monde. Nous sommes allés jusqu’au bout de l’aventure, jusqu’à l’étoile qui orne désormais le maillot bleu, entraînant cet énorme mouvement de liesse dans le pays.  Cette conquête, j’y ai mis tout mon cœur, toute mon expérience. Sans être toujours bien compris, ni, plus grave, respecté dans l’exercice de mon métier et dans ma dignité d’homme. C’est pourquoi j’ai accepté de livrer mon témoignage, de raconter comment s’est bâti ce succès historique. Et de feuilleter avec vous mon célèbre carnet noir… Aujourd’hui, vingt ans après, je reviens sur ce Mondial, sur ce qu’il en reste, sur les leçons que j’ai pu en tirer. L’occasion aussi de découvrir ce que sont devenus les acteurs de cette épopée. Je n’ai qu’un souhait, si mon nom reste associé à ces moments magiques… que l’on dise plus tard : cet honnête homme a bien fait son travail”.  Aimé Jacquet

• LAVIGNE Jean : La batellerie de Loire haute, du Gerbier de Jonc au Roannais : 1702-1764. 1 vol. br, 191 p, illustrations en couleur, éd. Faucoup (Saint-Barthélémy-Lestra)-  Les Amis du vieux Saint-Just-Saint-Rambert, coll. Histoire et patrimoine, 28 €

22788912_1454222824667153_4831622758781437887_nJean Lavigne est tombé dans le grand bain de Loire après avoir consulté son arbre généalogique; il est descendant de charpentier en bateaux ! Les 8 ans de recherche de ce Stéphanois dans les registres paroissiaux et les actes notariés à la découverte de la vie des charpentiers « en batteaux » et aussi les voituriers par eau … ont donné naissance à  son premier ouvrage dédié aux débuts de la batellerie de la Loire « haute » (1702-1764).  Il a reçu l’aval de l’association des Amis du Vieux Saint-Just – Saint Rambert dont il est membre.  En appendice, figurent les actes paroissiaux et les actes notariés avec leurs transcriptions.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

•  Les gorges de la Loire à pied: aux portes de Saint-Étienne: 15 promenades et randonnées. Nouvelle édition. 1 vol. br,  illustrations en couleur, cartes, index,  éd. Fédération française de la randonnée pédestre, coll.  Topoguides – Promenades et randonnées, 9,90 €.

0001566_les-gorges-de-la-loire-a-piedAux portes de Saint-Etienne, le fleuve Loire offre un terrain original de randonnée avec méandres, rochers, vallons secrets, landes, forêts et châteaux. Ces sentinelles médiévales veillent toujours sur un fleuve aujourd’hui assagi dans les eaux du lac de Grangent. 15 circuits PR, souvent accessibles en famille, et un nouvel itinéraire de Grande Randonnée (GR de Pays) de 2, 3 ou 4 jours du Velay au Forez, invitent à redécouvrir un site protégé et riche en hébergements touristiques.  Promeneurs et familles trouveront des idées de balade avec les PR balisés de Saint-Etienne au Forez. D’une durée de 1h à moins de 4h, ces circuits parcourent les sites incontournables des gorges (barrage de Grangent, château d’Essalois, bourgs historiques de Chambles ou Saint-Victor-sur-Loire, etc.) mais aussi des lieux plus secrets, toujours à proximité du fleuve…

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