HISTOIRE, PATRIMOINE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS: N° 13 (MAI – JUIN 2018)

 

MISE À JOUR: 13 JUILLET 2018           

Cette rubrique qui couvre la période de mai – juin  2018, fera l’objet de mises à jour régulières jusqu’au 30 juin. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement…et/ou à nous faire part de vos informations.

contacts: allier-infos@sfr.fr.

 

PANORAMA  DES EXPOSITIONS

Printemps qui tire à sa fin…Été qui se profile… C’est aussi le  temps des grandes expositions à vocations historique et artistique, à découvrir en Bourbonnais et au-delà, jusqu’à l’automne, voire jusqu’à la fin de l’année pour certaines.  Vu du Bourbonnais en présente quelques unes, sans pour autant prétendre à l’exhaustivité. C’est aussi l’occasion de rappeler  que d’autres expositions ont déjà été présentées dans les précédentes publications de ce blog. On pourra donc s’y reporter avec profit, en fin de rubrique.

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• À L’HÔTEL DEMORET

LES MARCHÉS DE MOULINS DE JADIS

DES IMAGES ET DES ANECDOTES

MOULINS Cours d ebercy colorisé

• À l’Hôtel Demoret, jusqu’au 30 juin, l’espace patrimoine propose de partir à la redécouverte de l’histoire des marchés, d’abord dans la région Rhône-Alpes, mais aussi à  Moulins, lorsque la ville était la capitale agricole du Bourbonnais. Créée à l’initiative de  la ville d’Annecy, l’exposition  portait initialement sur les marchés dans la région Rhône Alpes. Grâce au réseau Ville d’art et d’histoire, auquel appartient Moulins, la ville a pu profiter de cette exposition pour l’enrichir avec des informations et des documents sur l’histoire locale des marchés.

Moulins bercy Boeufs et maquignons

• Une histoire particulièrement riche,  la réputation de Moulins s’étant  construite sur ses marchés aux bestiaux, entre l’élevage allaitant et la viande charolaise, mais aussi la volaille. Il faut y ajouter le marché aux fruits et légumes, avec sa foule de petits jardiniers  producteurs. Outre les  Halles de la  place d’Allier, les marchés aux vaches, place de l’Hôtel-de-Ville,  les marchés aux pourceaux, place de l’Ancien Palais et les marchés au blé, place des Vosges, constituaient autant de lieux de rassemblements et de transactions, sans oublier les premières Halles, construites  face à la cathédrale. On se souvient aussi des dernières foires aux bestiaux, tenues cours de Bercy, ou sur l’actuelle Place Jean-Moulin.

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La place aux foires lors de son marché aux porcs

Moulins Place aux foires colorisée

• L’exposition est aussi l’occasion de se replonger dans une histoire riche en  anecdotes comme celle des fameux Saccarauds. Sous  cette appellation, se cachaient  des jardiniers  qui cultivaient, au début du XXè siècle, de petites parcelles de terre dans des quartiers maraîchers. Leurs productions étaient destinées avant tout à la vente locale qui se pratiquait sur le marché de la place d’Allier. Le faubourg Chaveau était alors  le quartier des Saccarauds (ou Sacarots), qui approvisionnaient la ville en légumes frais, transportés dans leurs étonnantes  brouettes à trois roues.

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La brouette des Saccarauds (©blog Dominique Laurent)

• Autre anecdote contée par l’exposition, celle de la  grève des coquetiers et des expéditeurs de volailles, devenue dans  la presse le “conflit des marchands de volaille”. Débutée en 1913, elle devait s’éterniser jusqu’aux lendemains de la grande guerre. Le conflit portait sur la question des droits d’emplacement. Créé en 1912, un puissant syndicat, qui regroupait plusieurs départements limitrophes, exigeait de  la commune de Moulins l’exonération pure et simple du paiement  des droits de place en même temps qu’une réorganisation du marché. Le sujet avait alors fortement divisé la population, entre producteurs et consommateurs. Face à la municipalité qui refusait de se plier à ces demandes, les coquetiers n’avaient pas hésité à boycotter  le marché de Moulins. Ce n’est qu’en février 1920, au terme de 7 ans de “conflit”, que le marché avait pu reprendre son cours normal.

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Les Halles de Moulins vers 1900

• Tiré à 1 000 exemplaires, un livret d’une quinzaine de pages accompagne l’exposition. Il s’appuie sur une partie de la thèse d’Aurore Navarro docteur en géographie de l’Université Lyon 2. Consacré à l’histoire des marchés de Moulins, à ses aspects patrimoniaux et sociologiques, il est enrichi de nombreux documents, mêlant des  cartes postales anciennes à des  documents issus des archives municipales et de fonds privés.  Le catalogue est disponible gratuitement sur les lieux de l’exposition.

MOULINS Plan des BOuchers

► Infos Pratiques:   L’exposition et visible jusqu’au 30 juin, au rez-de-chaussée de l’Hôtel Demoret (83 rue d’Allier à Moulins). L’entrée est gratuite. Contacts et informations :  04.70.48.01.36.

 

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• LA SUISSE OUVRE SES COFFRES…

MAIS SEULEMENT JUSQU’AU 24 DÉCEMBRE

 

Z Affiche expo• Quand la Suisse ouvre ses coffres…Depuis le 18 mai et jusqu’au 24 décembre 2018, le Musée de la Visitation propose  aux visiteurs de partir à la découverte d’une collection unique et totalement inédite : le patrimoine du monastère de la Visitation de Fribourg, au premier rang duquel figurent des œuvres brodées par ou pour les visitandines. Cette exposition rassemble près de deux cents pièces textiles brodées, ou taillées dans des soieries de grande qualité : des vêtements liturgiques, des parements d’autels, des tentures et bien d’autres encore. Cet ensemble est d’autant plus rare que la plupart des œuvres sont dans un parfait état de conservation. On pourra ainsi  mesurer, au fil de la visite,  le talent des Visitandines pour mêler les soies chatoyantes à l’or et à l’argent. À partir de ces fils et de leur aiguille, elles créent des décors somptueux, emplis d’élégants rinceaux, d’oiseaux et de myriades de fleurs chamarrées. Dans cette  atmosphère intimiste, on ressentira aussi l’ambiance monacale dans laquelle ces œuvres ont été minutieusement conçues, patiemment exécutées et précieusement conservées.

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Sainte Jeanne de Chantal

• Si tous ces trésors suisses se  retrouvent exposés à Moulins, c’est que Sainte Jeanne de Chantal, fondatrice de l’ordre de la Visitation, est morte dans cette ville en 1641 et que, depuis  1991, Moulins accueille une exposition permanente, devenue musée de la Visitation, consacrée à la valorisation et la sauvegarde du patrimoine artistique de cet ordre.   La Visitation de Fribourg, quant à elle, a pris conscience de la qualité et de l’intérêt de son vestiaire liturgique qui a la particularité d’être conservé, entretenu, transformé dans un même lieu depuis 1635. A la suite du succès de l’exposition  De Fleurs en aiguilles, consacrée aux broderies françaises  et organisée en 2009, le Musée de la Visitation a proposé aux moniales fribourgeoises de présenter au public ce riche fonds textile. Pour mieux apprécier les spécificités des œuvres suisses, sont  exposés à leurs côtés de splendides pièces issues de trois sacristies du nord de l’Italie.

• LE FASTE À L’ÉPOQUE BAROQUE

• Le visiteur est d’abord  accueilli par une mise en scène somptueuse : le décor textile de la chapelle de la Visitation de Fribourg créé à l’occasion des Fêtes de la béatification de Jeanne-Françoise Frémyot. Les broderies d’or sur drap d’argent sont inspirées du style baroque, en vogue à l’époque dans l’Europe entière. L’ensemble montre aussi comment les religieuses savaient réemployer de précieuses tentures civiles pour animer le maître autel de leur église.

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© Musée de la Visitation de Moulins

• BRODERIE FLORALE,  DÉCOR IDÉAL

• La broderie est un moyen de décoration idéal, à la fois par la simplicité de l’outillage nécessaire et par la variété des matériaux utilisables. Elle a toujours démontré son aptitude à embellir un vêtement, à illustrer un symbole ou à raconter une histoire. Elle se révèle souple d’exécution, et ne nécessite pas  l’emploi d’une  infrastructure lourde, comme des métiers nécessairement encombrants. Plusieurs personnes peuvent être employées à la fois, ce qui  permet une mise en œuvre aisée et facilite son application sur toutes les surfaces textiles à décorer.

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© Musée de la Visitation de Moulins

• La broderie diffère du tissage ou de la tapisserie car le décor est postérieur et vient se surajouter sur le tissu du fond, un peu à la manière de la peinture où les couleurs sont appliquées sur une toile ou un panneau préexistant. D’ailleurs ne parle-t-on pas souvent de la broderie, comme d’une  “peinture à l’aiguille” lorsque les fils de soie ou de laine sont utilisés pour représenter des figures et des scènes diverses.

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© Musée de la Visitation de Moulins

• Pour appréhender cette technique, l’exposition commence par présenter le matériel nécessaire à la broderie. Une place particulière est réservée par les visitandines au décor floral, particulièrement prisé dans les couvents depuis le XVIIe siècle. Sous les formes les plus variées, individuelles ou en bouquet, agrémentées de rubans ou disposées dans des vases ou des corbeilles, brodées de soie aux couleurs vives et chatoyantes, les fleurs investissent une grande partie du décor, au point d’effacer parfois tout motif religieux.

• Ce phénomène de mode est  lié à deux innovations du début du XVIIe siècle : la création de jardins botaniques et la publication de florilèges gravés.  S’il a été  sensible également dans le domaine civil, c’est  sur les ornements liturgiques confectionnés dans les monastères, qu’il a  pris une ampleur particulière, grâce au symbolisme affecté depuis longtemps à chaque espèce de fleurs en raison de leurs couleurs, de leurs formes, voire de leur odeur. Devenue parfois le sujet même du décor, la représentation florale s’est finalement  métamorphosée en acte de louange à l’égard de Dieu.

• DES ŒUVRES RÉALISÉES

À L’OMBRE DES COUVENTS

• L’art de la broderie a fleuri de tout temps dans les monastères féminins qui pratiquaient les diverses opérations relatives à la création et à l’ornementation des étoffes. Cette pratique était d’abord destinée à leur propre usage, mais elle permettait également de leur procurer des ressources par la vente de leurs travaux. La confection d’ornements liturgiques était quasiment inséparable de la condition monastique féminine. Le bénéfice spirituel de ces occupations, pratiquées dans le silence de la clôture et propices au recueillement et à la méditation, n’était pas négligeable. Là encore, les religieuses souhaitaient suivre le modèle la Vierge Marie qui, d’après la tradition, tissait ou brodait au Temple, unissant ferveur et travail artisanal.

la-suisse-ouvre-ses-coffres-exposition-au-muse-e-de-la-visit_3773198C’est donc à l’ombre de ces cloîtres que l’exposition invite à admirer plus de 120 vêtements liturgiques brodés d’or et de soie, de fleurs et d’arabesques. Ils sont accompagnés de calices, de chandeliers, de tabernacle d’argent pour lesquels ces ornements ont été créés. Dans la plupart des cas, les ornements présentent deux types de décor qui s’entremêlent plus ou moins : les uns sont des motifs purement décoratifs qui «encadrent» les seconds et contribuent à les mettre en valeur, et les autres sont des figures, des scènes ou des motifs porteurs d’une signification particulière. Contrairement aux vêtements italiens présentés à leurs côtés, les ornements suisses sont presque tous dépourvus de toute iconographie. On peut y voir l’influence de la pensée protestante, majoritaire en Suisse depuis Calvin, et la nature civile de certaines broderies réemployées puis copiée par les visitandines

• TRÉSOR SACRÉ

• Aux côtes des “costumes de scène religieux” (chasubles, chapes et dalmatiques), l’exposition présente aussi nombre d’objets utilisés dans le culte catholique ou conservés par les visitandines de Fribourg depuis des siècles. Ce sont des reliquaires en bois dorés, des pièces d’orfèvrerie, ou encore des travaux de dévotion en papier découpés, qui  participent à la réussite esthétique de la mise en scène.

(Cet article a été rédigé d’après le dossier de presse du Musée de la visitation)

• UN LIVRE POUR PROLONGER L’EXPOSITION

Z VISITATION• Comme lors des expositions précédentes, le Musée de la visitation a publié, en partenariat avec les Services des Biens Culturels de Fribourg, un ouvrage d’art de 320 pages. Intitulé Quand la Suisse ouvre ses coffres. Trésors de la Visitation de Fribourg, il comporte une importante iconographie, avec pas moins de 350 illustrations. Il est co-édité par les éditions d’art Somogy et a été réalisé sous  la direction de Gérard Picaud, administrateur des collections du musée de la Visitation, Jean Foisselon, administrateur adjoint des collections du musée de la Visitation et Aloys Lauper, historienne de l’art, collaboratrice scientifique au sein du Service des biens culturels de l’État de Fribourg.  Puisant ses sources dans les archives du musée, dans celles de la Visitation et de l’Etat de Fribourg, il apporte un éclairage inédit sur cette maison séculaire, sur la vie de celles qui y ont vécu et sur le patrimoine artistique qui y est conservé.

► Présentation par l’éditeur :

Z partenaires“Connaissez-vous l’étonnant plan centré de l’église des visitandines de Fribourg ? Derrière cet édifice, le monastère de la Visitation, qui surplombe la vallée de la Sarine, fait partie de ces lieux insolites et méconnus que nul ne peut visiter librement. Pourtant, depuis le milieu du XVIIè siècle, des femmes vivent à cet endroit, dans la prière et dans la paix. Elles ont construit puis régulièrement aménagé les bâtiments et les extérieurs au gré de leurs besoins. Ce livre permet de pénétrer dans ce couvent, de comprendre son histoire et son évolution, mais surtout de découvrir la vie des religieuses, ainsi que le “trésor”  qu’elles ont su préserver à travers les âges. Depuis quatre siècles, elles prient avec leur cœur mais aussi de leurs doigts, en brodant de somptueux décors sur les vêtements qu’elles destinent à la liturgie de leur église”. 

Sommaire :  Introduction – Étrangères en fuite, tolérées puis gardiennes de la foi : les visitandines à Fribourg – La Visitation, berceau du Sacré Coeur à Fribourg – Le rayonnement de la Visitation de Fribourg au XIXè siècle – Le XXè siècle et ces dernières décennies – La rotonde du Saint-Esprit, une église votive et propitiatoire ?- Un cloître tout en longueurs – Le corps de logis du Siècle des lumières – Le jardin, espace vital des visitandines – Des pensionnaires au pensionnat : une reconversion nécessaire – Le trésor des visitandines de Fribourg – La place des images à la Visitation de Fribourg – La constitution de la sacristie – Les ornements à motifs floraux de la Visitation de Fribourg – Précieuses protections – La sacristie de Fribourg – Trois sacristies d’Italie du Nord – Bibliographie sélective.

 

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► L’ouvrage est partiellement feuilletable sur le site des éditions Somogy

• Infos pratiques : L’exposition est visible jusqu’au 24 décembre 2018  (83 rue d’Allier à Moulins)   du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.  Les dimanches et jours fériés, elle est ouverte de 15h à 18h.

 

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• DES OBJETS AFRICAINS ET  DES  DRAGONSmusee-art-afrique-asie-or

musee-3• Successeur de l’ancien musée du Missionnaire, fondé en 1922, le Musée des arts d’Afrique est installé depuis 2002 au cœur du quartier thermal, dans un ancien établissement d’hydrothérapie. Outre un fonds de plus de 5 000 pièces et une  iconothèque qui rassemble plus de 1 000 documents, il dispose de  8 salles dédiées aux expositions permanentes et temporaires qui s’y succèdent entre mai et octobre. Loin de se limiter au seul continent africain,  il vise à illustrer la diversité des 5 continents. Depuis 2017, une salle d’exposition interactive, Culturoscope, a été aménagée. Pour la saison 2018, deux nouvelles expositions temporaires sont présentées. Avec la première, le musée s’intéresse  à l’origine des objets africains en France. Avec la seconde, il se penche sur la représentation et l’imaginaire autour du dragon

• AFRIQUES, COLLECTIONS MISSIONNAIRES…

 Afriques1• Afriques, collections missionnaires propose au public une trentaine d’œuvres, provenant pour la plupart d’autres musées, dont le musée des Confluences –  Musée d’histoire naturelle et des civilisations de Lyon. À travers elles, est retracée l’histoire de ces missionnaires européens partis évangéliser l’Afrique au XIXe siècle, qui sont revenus avec d’innombrables œuvres de ce continent. D’où viennent ces objets ? Comment se sont-ils retrouvés dans la station thermale ? Telles sont les premières questions que soulève l’exposition. Il s’agit aussi de donner à comprendre comment ces  objets ont pu devenir par la suite le reflet de nos relations avec l’Afrique, de l’évangélisation à la colonisation, en passant par les indépendances dans les années soixante : “C’est toute une imagerie de l’Afrique, son côté tribal, magique, pleine de fétiches et de sorciers qui se forgera en Occident, suite à la diffusion de ces œuvres”, souligne Marie-Line Therre,  commissaire de l’exposition.

• Des traces de cette imagerie, on en retrouve encore de nos jours  dans le traitement médiatique de l’Afrique, L’exposition doit donc  aussi permettre aux visiteurs de comprendre  comment s’est façonné cet imaginaire qui influe encore sur le regard occidental, mais sans pour autant émettre de jugements : “Ce que nous présentons au public, ce sont des faits. C’est ce qui fait, selon nous, de cette exposition, une exposition citoyenne et utile”.

• DRAGON…


Dragon
• “Tout le monde connaît les dragons. Ce que le grand public sait moins c’est que ceux-ci sont apparus quasiment au même moment et partout dans le monde”, rappelle Marie-Line Therre. Si toutes les sociétés possèdent leurs histoires de dragons, représentées sous la forme d’un reptile gigantesque, celles-ci n’ont néanmoins pas la même symbolique dans les cultures.

• Si en Occident, les dragons sont perçus comme des symboles du mal, inspirant effroi et répugnance, en Côte d’Ivoire, ils apparaissent comme des esprits de la nature. En Asie, ils sont à la fois puissants et vénérés. C’est ce décalage que les initiateurs de l’exposition ont voulu mettre en valeur. L’exposition se veut à la fois visuelle et ludique, de manière à drainer un large public et pas seulement les spécialistes. Pour Marie-Line Therre, il faut essayer “le plus possible d’être universel et ce genre d’exposition mythologique est parfait pour les famille”.

Affiche-culturoscope-2018► Infos pratiques:   Le Musée des Arts d’Afrique et d’Asie – est situé au 16 avenue Thermale 03200 Vichy. Les expositions  Afriques, collections missionnaires ,  Dragon  et  Culturoscope  sont ouvertes du mardi au dimanche de 14 h 00 à 18 h 00,  jusqu’au 31 octobre 2018. Ouvert les jours fériés. Tarif : 4 € (gratuit pour les moins de 18 ans).
Des visites guidées sont organisées pour les groupes ainsi que des  animations pédagogiques pour scolaire et centre de loisirs sur rendez-vous. Infos et contacts : 04.70.96.76.40

 

MUSEE OPERA VICHY• REYNALDO HAHN,

LA MUSIQUE RETROUVÉE  

Affiche-2018-Reynaldo-Hahn-200x300• Jusqu’au 16 décembre, le Musée de l’Opéra de Vichy consacre sa nouvelle exposition au compositeur Reynaldo Hahn, dont la musique a été jouée plus de 500 fois dans la station thermale. À la fois compositeur, chanteur et  critique musical, Reynaldo Hahn s’est produit à Vichy en 1919 (chant et piano) et, en 1934, il a dirigé L’enlèvement au sérail de Mozart. Il a aussi animé une conférence. Celui qui était un ami de Proust, de Sarah Bernhardt, de Cléo de Mérode, ou de Guitry… avait su nouer de solides amitiés, autant artistiques qu’intimes, comme l’a rappelé Jean-Yves Patte,  commissaire de l’exposition.

• Selon l’historien de la musique,   “Reynaldo Hahn est le révélateur d’une époque, celle de la Belle époque et des Années folles. Après 1914, il change sa manière de composer en tenant compte du goût du public.  En composant l’opérette Ciboulette, il maintient le cap du bon goût à la française alors que Ravel se tourne vers l’Espagne. Il a comme interprètes Arletty, Yvonne Printemps. Il enregistre de nombreux disques. C’est un artiste dans une nostalgie joyeuse. C’est un homme fidèle à une esthétique, à un monde d’amitié, de sensibilité. Il essaie toujours d’en tirer le meilleur. Ce n’est pas un inventeur. Son œuvre, à la fois, clôt un style et laisse une grande liberté à d’autres créateurs. On le disait dilettante, or, il faisait son miel de tout. C’était un spectateur actif de son époque”.

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L’univers du compositeur (© Musée de l’Opéra de Vichy)

Sur le plan du style, Jean-Yves Patte  rappelle qu’il a été un enfant prodige, qui “ compose très tôt, avant d’entrer au Conservatoire” où il aura pour maître Jules Massenet, tandis qu’Alphonse Daudet lui a commandé des musiques. Reynaldo Hahn reste toutefois difficile à classer : “ Il a écrit des opérettes, des musiques pour piano ou pour ses camarades soldats en 1914. Ses fameuses mélodies ont toujours été jouées ainsi que Ciboulette, son opérette”.

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Le bureau de Reynaldo Hahn (© Musée de l’Opéra)

• Si l’exposition a pu être mise en place, elle de doit à une  rencontre, dans les studios de France Musique,  entre Jean-Yves Patte et Eva de Vengohechea, petite-nièce du compositeur et  mandataire de sa succession. “Une amitié s’est tissée et en quelque sorte les tiroirs se sont ouverts. Puis, est né le projet d’une exposition avec la Musée de l’Opéra. C’est un vrai événement pour les chercheurs et musicologues”, précise l’historien.

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©Musée de l’Opéra

• Par cette exposition, Jean-Yves Patte, qui a été consultant pour Vatel, le film de Roland Joffé,  a voulu reconstituer le bureau de Reynaldo Hahn, qui aimait à recevoir, ainsi que sa salle à manger, son espace amical et artistique. C’est donc l’occasion de découvrir le compositeur à travers son  art de vivre, ses amis et son œuvre, pour laquelle 2018 est l’année de son entrée  dans le domaine public. Cette recréation de son univers intime  n’aurait pas été possible sans les nombreux prêts de sa petite-nièce  et de ses spécialistes. Sont ainsi présentés au public son piano, son bureau, son nécessaire à écrire et à fumer… et bien d’autres pièces. Un espace est plus particulièrement consacré à Marcel Proustpour lequel il a été une révélation”.  Une vidéo présente la vie du compositeur, tandis qu’une radio diffuse  des enregistrements de Reynaldo Hahn. Selon Jean-Yves Patte, qui souligne qu’il a entretenu une correspondance volumineuse,   “il a beaucoup écrit sur la musique, sur l’évolution du goût des auditeurs. C’était un esprit supérieur”.

 • 17 DATES CLÉS DANS LA VIE DE  REYNALDO HAHN 

220px-Reynaldo_Hahn,_par_Lucie_Lambert_(1907)1874: Naissance à Caracas (Venezuela).
1878: Installation à Paris.
1888: Élève de Jules Massenet., il compose Si mes vers avaient des ailes et Rêverie sur des poèmes de Victor Hugo.
1891: S’éprend de Cléo de Mérode.
1894-1895: Rencontre avec Marcel Proust puis avec Sarah Bernhardt.
1906: Dirige le  Don Juan de Mozart à Salzbourg.
1910. La fête chez Thérèse jouée à l’Opéra de Paris. Séjourne à Saint-Pétersbourg à l’invitation de Diaghilev, père des Ballets russes.
1919: Se produit au Grand casino de Vichy (chant et piano).
1921/1923/1925/1926: Créations La Colombe de Boudha, conte japonais, de l’opérette La Ciboulette ; Première de Mozart comédie musicale sur un texte de Sacha Guitry. Sonate pour violon et piano
1934:  Dirige l’Enlèvement au sérail de Mozart au Grand Casino à Vichy.
1946: Création du Concerto provençal à la radio. Parution de  Thèmes variés.
1947: Disparition de Reynaldo Hahn.

 ► Infos Pratiques : L’exposition est visible jusqu’au 16 décembre au Musée de l’Opéra à Vichy. Elle est ouverte du mardi au dimanche de 14 heures à 18 heures, sauf  les jours fériés. Tarif : 5 € (Gratuit pour les moins de 12 ans).

Souvigny

• MUSÉE DE SOUVIGNY

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NOUVEAU REGARD SUR LES VITRAUX DE L’ALLIER

(1er AVRIL – 18 NOVEMBRE 2018)

• L’Auvergne et le Bourbonnais sont relativement peu présents dans les ouvrages généraux s’intéressant au vitrail. Pourtant, avec Moulins et Souvigny, le Bourbonnais offre  deux ensembles d’une importance majeure, à partir de la fin du XIVe siècle. téléchargementC’est la raison pour laquelle, depuis le 1er avril et jusqu’au 18 novembre, une nouvelle exposition est présentée au musée municipal de Souvigny (place Aristide-Briand 03210 Souvigny). Intitulée  Nouveau regard sur les vitraux de l’Allier, elle présente les œuvres des maîtres-verriers , entre le XIIIe siècle et aujourd’hui, en se basant, notamment, sur les travaux récents des chercheurs et des spécialistes. C’est toute l’histoire du vitrail en Bourbonnais qui est à (re)découvrir grâce à des pièces exceptionnelles dont les vitraux de l’église du Breuil, mais aussi  des pièces issues de collections privées et d’autres qui ont été  créées pour l’occasion par des artistes contemporains. L’objectif est de faire prendre conscience qu’il “ne s’agit pas seulement d’un art du passé, mais également d’un art de l’avenir”.

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Une visite dans une  ambiance semi-obscure (© Moulins-Tourisme.com)

L’exposition qui se veut  très visuelle accueille le visiteur ans une ambiance semi-obscure et quasi-religieuse. De véritables vitraux alternent avec des  photographies en haute définition, présentées via un rétro-éclairage dans une scénographie conçue et réalisée par l’équipe du musée. De quoi faire prendre conscience au visiteur de la  magie du travail du verre. L’ensemble est complété par une série de  panneaux explicatifs, rédigés par un comité scientifique et par un catalogue de 260 pages disponible à la boutique du Musée.

 • POUR EN SAVOIR PLUS…

LE CATALOGUE DE L’EXPOSITION

 • LUNEAU Jean-François, MOULINET Daniel (sous la direction de) : Un nouveau regard sur les vitraux de l’Allier. Catalogue de l’exposition du musée de Souvigny (1er avril- 18 novembre 2018). 1 vol. br, 260 p, illustrations en couleurs, éd. Musée municipal de Souvigny, 24 €.

affiche-2018► Extrait de la présentation de l’ouvrage par Jean-François Luneau : “L’art du vitrail est largement représenté dans l’Allier (…). Sans surprise, les plus beaux fleurons accompagnent les splendeurs ducales des Bourbon, mais des périodes plus récentes comme la seconde moitié du XIXe siècle s’avèrent extrêmement riches, sans oublier l’époque contemporaine, pour laquelle la création, peut-être plus éparse, n’est pas moins digne d’intérêt.  C’est l’importance de ce vitrail pour le département de l’Allier qu’a entrepris de dévoiler le musée de Souvigny en jetant un  “Nouveau regard sur les vitraux de l’Allier”. Il s’agit bien sûr d’un regard érudit, qui n’oublie pas cependant d’être un regard sensible.

• De ce riche patrimoine, Jean-François Luneau et l’abbé Daniel Moulinet tentent d’appréhender ce qui existe, de le comprendre comme un dialogue entre les commanditaires et les artistes, d’en déchiffrer les programmes et de lire les dévotions qui s’y expriment. Guennola Thivolle dresse un bilan des vitraux disparus du département, connus par la documentation. Antoine Paillet aborde la question du développement des collections de vitraux. Un vitrail en effet n’a pas vocation à devenir une pièce de collection. Fabriqué sur mesure pour la baie d’un édifice, il ne le quitte que par accident. Élément mobile lors de son exécution, ce “meuble” est considéré, en droit français, comme un “immeuble par destination”, à l’instar des portes, des fenêtres ou des chéneaux. Souvent cependant, les aléas de l’histoire l’obligent à quitter l’immeuble par nature auquel il était destiné, le transformant en “meuble” dont on fait commerce, et donc collection. Le cas de l’église du Breuil que décrit Amélie Duntze-Ouvry est ici exemplaire : l’église achevée en 1912 est démolie en 2013. Que faire de sa parure de vitraux ? C’est, entre autres mérites, celui de cette exposition d’en présenter quelques panneaux, avant qu’on ne les oublie dans un obscur dépôt.

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L’église du Breuil, achevée en 1912, démolie en 2013

• La création contemporaine n’est pas oubliée. Christiane Keller et Matthieu Pradels explorent ainsi les “ Chemins de lumière”  empruntés par des artistes divers. La création verrière n’est pas aujourd’hui tarie en Bourbonnais. Si la verrerie de Souvigny, active dès 1755, a dû fermer ses portes en 1979, le lycée Jean Monnet d’Yzeure et son école nationale du verre ouverte en 1963 rappelle que la région fut aussi productrice de verre.  Le musée de Souvigny, qui entretient la mémoire verrière du lieu – on se souvient de l’exposition de 2010 sur la verrerie locale – se devait de consacrer une manifestation au vitrail, une des formes de l’art du verre. Souhaitons que cette exposition puisse faire prendre conscience à tous, élus, habitants, touristes, de l’intérêt de ce patrimoine, mais aussi de sa fragilité”.

 

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• UNE “SYMPHONIE MÉDIÉVALE

À VOIR JUSQU’AU 30 SEPTEMBRE

• Du 26 mai au 30 septembre 2018,  Jenzat, la Maison du Luthier – Musée présente « La Symphonie Médiévale », sa toute nouvelle exposition temporaire. Jenzat capitale mondiale de la fabrication des vielles se devait de poser la question des origines de cet instrument : depuis quand la vielle existe-t-elle et à  quoi ressemblaient les premiers modèles ?

expo-symphonie-medievale-736x1024• C’est à cette double interrogation que  répond l’exposition. On y apprend que la  vielle n’est pas née dans la vallée de la Sioule mais certainement en Bavière et au début du XIIè siècle. Elle a ensuite essaimé très rapidement dans l’Europe entière. Les chercheurs ont pu retrouver sa trace sur des parchemins du moyen âge, ainsi que  sur les chapiteaux sculptés des cloîtres et autres monuments en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni, en  Allemagne et, bien sûr, en  France.  Le musée invite donc à découvrir les instruments de musique du moyen âge, les monuments porteurs de ces instruments archaïques et des vielles reconstituées par de savants luthiers à partir de l’observation minutieuse des sculptures et enluminures.  L’ethnologue Jean-François Chassaing, conservateur du musée, a fait appel au savoir et aux  compétences des meilleurs spécialistes en matière de lutherie médiévale, luthiers historiens et archéologufacteurs ingénieurs auteurs de prototypes étonnants.

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►Contact : Maison du luthier / Musée : 8, rue des Luthiers – 03800 Jenzat

 Tél 06 80 80 35 27      Mail : musee-luthiers.jenzat@ wanadoo.fr

►Info pratique : l’exposition est visible les samedi, dimanche, lundi, mardi, mercredi en juillet et août , ainsi que les samedi et dimanche en juin et septembre -horaires des visites : 14h30-18h30). Elle  est visible également sur rendez-vous, de mai à octobre, pour les groupes.

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• POTAIN (1928-2018), LA TRAVERSÉE DU SIÈCLE

• Jusqu’au 25 novembre 2018, le Musée  du bâtiment, à Moulins propose une exposition temporaire intitulée  Potain, la traversée d’un siècle. Elle retrace l’histoire presque centenaire  de l’entreprise emblématique d’engins de levages, reconnaissable à ses grues jaunes qui émaillent de nombreux chantiers. 3704563-diaporama Sa création, par Faustin Potain, à La Clayette (Nièvre), remonte à 1928 et c’est en 1959 que le site de production moulinois, toujours actif, a été créé. Dans le prolongement, un terrain d’essai  a été aménagé à  Lusigny, en 1971.

• Trois salles d’exposition retracent la saga Potain. Dans la première salle, est présenté  l’historique de l’entreprise, avec ses grandes heures de gloire, mais aussi les moments difficiles et les crises  qu’elle a pu traverser. Depuis 2001, Potain a été intégré au groupe Américain Manitowoc. La deuxième salle est consacrée exclusivement à l’unité de production de Moulins. Des photos de groupes datant des années  1988 – 1999 éveilleront la nostalgie des anciens de Potain, face à des équipes qui se  sont étoffées, Potain étant devenu l’un des principaux employeurs privés du bassin moulinois. exposition-sur-potain-au-musee-du-batiment-a-moulins_3689785Quant à la troisième,  elle est dédiée  aux grands chantiers qui ont fait appel aux grues Potain,  à travers le monde, que ce soit en France, avec  la construction du viaduc de Millau, ou dans le reste du monde, en Chine, en Grèce, en Russie, aux États-Unis et au Moyen-Orient notamment. L’exposition présente aussi une cabine Ultraview, dernière génération qui permet aux visiteurs de se glisser dans la peau d’un grutier en action. D’autres supports vidéo complètent l’exposition qui propose aussi des  ateliers pédagogiques. Elle est visible jusqu’au 18 novembre, du mercredi au dimanche, de 14 à 18 heures, au Musée du Bâtiment (18 rue du Pont Ginguet à Moulins). Tél. 04.70.34.26.69.

 

• D’AUTRES EXPOSITIONS

À RETROUVER SUR VU DU BOURBONNAIS

• AU C.N.C.S. À MOULINS

(JUSQU’AU  4 NOVEMBRE 2018)

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• AU MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU À MOULINS

(JUSQU’AU 16 SEPTEMBRE 2018)

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• AU MUPOP À MONTLUÇON

(JUSQU’AU 18 NOVEMBRE 2018)

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• À L’HISTORIAL DU PAYSAN SOLDAT

(JUSQU’AU 14 OCTOBRE 2018)

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• À DÉCOUVRIR  AUSSI

CHEZ NOS VOISINS…

LOGO AD du CHER  •  LES PRISONNIERS DE GUERRE DU CHER

AUX ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU CHER

(1939 – 1945)

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Depuis le 7 avril et jusqu’au 9 septembre, les archives départementales du Cher, à Bourges, présentent  une exposition intitulée « KG : les prisonniers de guerre du Cher (1939-1945)”. En Juin 1940, à l’issue de cinq semaines de “guerre éclair” et après la demande d’armistice présentée par le gouvernement que dirige le maréchal Pétain, la défaite  française est consommée. Près de un million et demi de soldats français se retrouvent prisonniers.  Un fait  sans précédent dans l’Histoire. Commence alors une longue  période de captivité dans les stalags d’outre Rhin. Elle  va durer jusqu’au printemps 1945, pour la plupart d’entre eux. Seules exceptions : ceux qui ont réussi à s’évader (80 000 entre juin 1940 et novembre 1942) et ceux qui ont été rapatriés, soit pour des raisons médicales, ou familiales, soit à l’issue de “marchandages”  entre le gouvernement de Vichy et l’Allemagne nazie. C’est notamment le cas de la relève. Il faut aussi mentionner  les 50 000 prisonniers de guerre morts en captivité.

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1,5 million de prisonniers dont 10 000 originaires du Cher

 • Les autres connaissent les camps de prisonniers, le travail obligatoire pour des entreprises allemandes ou françaises participant à “l’effort de guerre”. Beaucoup sont employés dans l’agriculture, dans les mines. Leur situation sanitaire est précaire. En France, malgré les efforts de solidarité, l’absence des prisonniers est durement ressentie par leurs familles qui doivent affronter privations et  rationnement. À l’issue du conflit, les prisonniers sont rapatriés en France pendant l’été 1945, mais l’ambiance de leur retour n’est pas si joyeuse qu’on aurait pu. Alors que l’on célèbre partout la victoire et la Résistance, ces prisonniers  rappellent, aux yeux de beaucoup, la  défaite de juin 1940. Avec la disparition des derniers prisonniers de guerre et de leurs associations, leur sort  semble aujourd’hui avoir été effacé de la mémoire. C’est ce qui explique, entre autre, la mise en place de cette exposition.

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Une correspondance strictement réglementée

• Parmi ces centaines de milliers prisonniers de guerre,  environ 10 000 étaient originaires du département du Cher.  À partir de documents méconnus venant des archives départementales, cette exposition inédite dans le Cher met en lumière la vie de ces soldats français dans les camps allemands. Elle permet d’évoquer le travail des prisonniers en Allemagne, les rapports avec le régime de Vichy, mais aussi les liens avec la Résistance ou encore l’organisation de la vie culturelle.  La présentation des œuvres d’artistes prisonniers comme celles du dessinateur Maurice Delavier ou du sculpteur Hervé Mhun témoignent encore du quotidien de ces milliers de soldats internés pendant la guerre.

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Un stalag et son mirador, peints par J. Aubert,un prisonnier

• Parmi ces centaines de milliers prisonniers de guerre,  environ 10 000 étaient originaires du département du Cher.  À partir de documents méconnus venant des archives départementales, cette exposition inédite dans le Cher met en lumière la vie de ces soldats français dans les camps allemands. Elle permet d’évoquer le travail des prisonniers en Allemagne, les rapports avec le régime de Vichy, mais aussi les liens avec la Résistance ou encore l’organisation de la vie culturelle.  La présentation des œuvres d’artistes prisonniers comme celles du dessinateur Maurice Delavier ou du sculpteur Hervé Mhun témoignent encore du quotidien de ces milliers de soldats internés pendant la guerre.

image• En complément, les archives départementales ont publié un livret d’accompagnement de 80 pages (9 €). Il aborde les 5 grands thèmes de l’exposition: De la défaite à la captivité : définition et statut du prisonnier ; la campagne de France : rendre les armes ; de la France à l’Allemagne – Vichy et les prisonniers : une assistance d’état ; libérations ou marchandage ?  Solidarités familiales ; Maurice Delavier, un dessinateur en captivité – Vivre en captivité : la vie quotidienne dans les Stalags et les Oflags ; vie culturelle et spirituelle, la fraternité des camps ; Hervé Mhun et les portraits de prisonniers ; les prisonniers au travail – Les prisonniers et la Résistance : sabotages et tentatives d’évasion ; Léon Boutet, prisonnier résistant ; Henri Diaz et son évasion ; les mouvements de prisonniers ; Zélia et Léon Duchesne, la résistance des évadés ; résistants et prisonniers en France – Libérations, rapatriements et retour à la vie civile : enfin libres ; rapatriements ; retour à la vie civile ; le difficile travail de mémoire.

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► Info pratique : L’exposition est visible aux Archives Départementales et du Patrimoine – Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher (rue Heurtaut de Lamerville – 18000 Bourges).  Horaires d’ouverture : Du lundi au vendredi, de  8 h 30 à 12 h  30 et de 13 h 30 à 17 h 30 – Samedi et dimanche : de 14 h à 18 h.

 

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• “PREMIÈRES DE CORDÉES”

À LA CITÉ DE LA TAPISSERIE D’AUBUSSON

• Du 17 juin au 23 septembre, la Cité de la tapisserie d’Aubusson a choisi de  réinvestir les salles de l’ancien musée départemental de la tapisserie (avenue des lissiers), pour y présenter  une nouvelle exposition. Réalisée sous la houlette de Bruno Ythier, conservateur de la Cité de la tapisserie et de Danièle Véron-Denise, conservatrice honoraire des textiles au musée du Château de Fontainebleau, elle est intitulée Premières de cordées et  elle est consacrée aux tapisseries brodées d’artistes entre 1880 et 1950. Tout en présentant les origines de la rénovation de la tapisserie au XXème siècle, elle met en avant toutes  ces  femmes qui sont restées dans l’ombre des artistes dont elles ont brodé les œuvres.

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Page d’accueil de l’exposition sur le site de la Cité de la tapisserie

• C’est à la fin du  XIXe siècle, que des  artistes d’avant-garde, séduits par l’esthétique de la tapisserie médiévale, ont cherché à faire tisser leurs œuvres selon des techniques dont la plupart avaient été perdues. Faute de moyens et souffrant d’un manque de notoriété, ces artistes ne pouvaient faire appel ni aux manufactures d’État, ni aux ateliers privés. Ils ont alors dû se tourner vers des femmes, dans leur proche cercle familial, le plus souvent. Ces épouses, mères ou sœurs se sont mises à la tâche et ont réalisé des œuvres considérées comme des “ouvrages de dames”. Les collectionneurs et les  musées français les ayant longtemps ignorées, aujourd’hui on les retrouve surtout en Hollande, au Danemark, en Allemagne, ou dans des collections privées. Premières de cordées  vise donc à présenter une sélection de pièces textiles rares qui, pour beaucoup d’entre elles, n’ont plus été vues  en France depuis un siècle. Elles sont signées Aristide Maillol, Émile Bernard, Paul-Émile Ranson, Fernand Maillaud, Jean Arp, Paul Deltombe, Jean Lurçat, Henri de Waroquier, Roger Bissière,…

• Pour Bruno Ythier,Cette présentation est totalement inédite, car c’est la première fois que sont rassemblées autant d’œuvres brodées d’artistes de la fin du XIXe au milieu du XXe siècle. Nombre des brodeuses, épouses ou mères de ces artistes, ont consciemment ou pas, préparé la Rénovation de la tapisserie au XXe siècle (…). Ces collaborations intimes entre artistes et leur mère ou épouse, ont mobilisé la technique de la broderie au plus près de la pensée créatrice. Cette connivence était fondamentale pour réussir l’interprétation du projet initial vers le textile. Les musées et amateurs d’Europe du Nord l’ont bien compris et ont largement collectionné ces broderies d’artistes. La France a hélas trop souvent considéré ces pièces comme des ouvrages de dames, sans en comprendre l’importance artistique”.

► Lire l’interview de Bruno Ythier sur le site de la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson.

• Entre Aubusson et Felletin, il n’y a que quelques kilomètres à parcourir pour découvrir l’exposition consacrée dans cette ville à Marc Petit, un des plus grands peintres cartonniers du XXè siècle. Elle sera visible du 18 juillet au 28 octobre.

 

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• DU SACRÉ-CŒUR AU “BITOUNA

Enfants-devant-le-Sacre-Coeur• Du 1er juin au 28 octobre, le musée Auguste-Grasset, à Varzy (Nièvre) propose une exposition intitulée Du sacré-Cœur au Bitouna, histoire d’un monument oublié. Le 20 septembre 1908, une foule nombreuse avait gravi le Mont Châtelet, derrière Mgr François-Léon Gauthey, le 109ème évêque de Nevers, qui allait consacrer la grande statue du Christ au Sacré-Cœur, érigée à son instigation. Les passions nées de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, plus vives que jamais, ont vite fait percevoir ce monument comme un coin enfoncé dans un haut-Nivernais réputé turbulent, républicain et anticlérical”. C’est ce qui devait conduire des étudiants irrévérencieux de l’école normale de Varzy à la baptiser Bitouna, “petite chose saillante, sans intérêt”…L’exposition donne à revivre cette histoire et à voir les détails de cette statue aux qualités plastiques indéniables.  Elle permet d’approcher au plus près « cette grave effigie du Christ”.

• L’exposition évoque aussi la naissance et le développement du culte du Sacré-Cœur qui a pris son essor à la suite de l’humiliation de la défaite de 1870 et des déchirements dramatiques de la Commune de Paris, ainsi que l’imagerie née de cette dévotion populaire. L’exposition est ouverte tous les jours de juin à septembre (sauf mardi) de 13 h 30 à 18 h 30 et en octobre seulement les samedis et dimanches de 13 h 30 à 18 h 30.

• AU MUSÉE DE LA MACHINE (NIÈVRE)

UNE PLONGÉE DANS L’UNIVERS DE LA MINE

20180416-1356--Musee-exe_au-travail---affiche-a3---1---bd1_s• Sous la titre “Au travail !”, le musée de la mine de La Machine (Nièvre) présente  une nouvelle exposition sur les métiers de la houillère. Derrière l’appellation générique de  “mineur” se cachent de nombreuses spécialités et autant de corps de métiers qui participaient au bon fonctionnement de la mine. Ils étaient boiseurs, piqueurs, boutefeux, foudroyeurs, lampistes, tailleurs… Des photographies, des extraits d’archives de l’INA, des objets, mais aussi des  témoignages de mineurs permettent de les redécouvrir et de se replonger dans l’univers des ces différentes activités. Une occasion aussi de se rappeler que  les houillères de La Machine ont pu extraire, certaines années, plus de 350 000 tonnes de charbon.

► Infos pratiques: Conçue et réalisée par la Conservation des Musées et du patrimoine (conseil départemental de la Nièvre) pour la Communauté de communes du Sud – Nivernais, l’exposition est visible jusqu’au 31 octobre 2018. Le musée est ouvert du 15 juin au 15 septembre, tous les jours, de 14 h 00 à 19 h 00.

• “MARIAGE”…

AU MUSÉE DU COSTUME  DE CHÂTEAU-CHINON

• Du 22 juin au 31 décembre, le musée du costume de Château-Chinon propose une exposition temporaire intitulée Mariage. Elle a été réalisée par le service des Musées du patrimoine culturel – Conseil départemental de la Nièvre. Numérisation_20180618Elle est visible tous les jours (sauf mardi) du 21 juin au 30 juin et du 1er au 30 septembre, de 10 h 00 à 13 h 00 et de 14 h 00 à 18 h 00. Du 1er juillet au 31 août, elle est visible tous les jours, aux même horaires. Enfin,  du 1er octobre au 31 décembre, on pourra la visiter tous les jours, sauf mardi,  de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h (Musée du costume: 4 rue du château 58120 Château-Chinon – tél. 03 86 85 18 55).)

• À propos du Musée du costumes… Installé dans les locaux de l’ancien hôtel particulier de la famille Buteau-Ravizy, datant du 18ème siècle, le musée abrite depuis 1992, un important ensemble de costumes riche de quelque 5 000 pièces dont la majorité provient de la collection Dardy acquise par la Ville de Château-Chinon. Sur une surface de 1 500 m2, on peut  découvrir les évolutions de la mode française, entre la fin du 18ème siècle et le milieu du 20ème. Conçue dans un esprit à la fois théâtral et pédagogique, la présentation ménage une approche non seulement historique, artistique et ethnologique, mais aussi sociologique. Ainsi la succession des robes à panier du 18ème siècle (robes de mousseline transparentes du Ier Empire, robes à crinoline du second, robes à tournure de la IIIème République, robes courtes des années folles) constitue non seulement un catalogue de formes, mais aussi le support d’une réflexion sur l’image de la femme et de la féminité.

• De même la confrontation des costumes nobles et bourgeois aux vêtements des classes plus modestes permet d’opposer la variété des uns à la modestie et à l’uniformité des autres. On peut ainsi mieux saisir leur différence, accentuée par le contraste des fines étoffes de soie et des grosses toiles de chanvre et de laine. Cette collection originale comporte également de nombreux accessoires : sacs, éventails, chaussures, chapeaux, coiffes.

PATRIMOINE

 • CENTRE NATIONAL DU COSTUME DE SCÈNE

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 10 ANS POUR UN RÉCOLEMENT DES COLLECTIONS

• De janvier 2016 à la fin mai 2018, le Centre national du costume de scène à Moulins a procédé au  récolement de 3 354 objets. téléchargementAprès la première campagne,  qui avait eu lieu en 2013-2015 et qui avait porté sur  près de 3 000 pièces, c’est la deuxième étape d’une grande campagne décennale qui ne  s’achèvera qu’ en 2026. Le CNCS qui a été labellisé Musée de France en 2009, se retrouve soumis à une obligation légale décennale, depuis la loi de janvier 2002. Elle impose de  vérifier, sur pièce et sur place, à partir d’un bien ou de son numéro d’inventaire, que chaque  pièce figure  bien dans les collections. Selon Sylvie Richoux, responsable du département des collections du CNCS, et Aurore Prézeaux, chargée des opérations de récolement, “Un gros travail de vérification est à faire”, d’autant que le CNCS qui n’a que 12 ans d’existence doit se plier à toutes les procédures imposées aux Musées de France.

images• Une opération qui s’apparente à un  vrai travail de fourmi…Sachant que les collections du  CNCS renferment environ 22 000 objets, avec parfois jusqu’à 15 pièces pour un seul costume, et qu’on peut traiter seulement 8 pièces par jour, on mesure mieux l’ampleur de la tâche. Chaque opération de déroule, selon le protocole prévu, en 7 étapes : la préparation avec confrontation aux registres d’inventaire, la photographie,  le marquage, la  conformité avec l’inventaire (notamment avec la description technique), l’établissement du constat, la localisation (conditionnement, rangement) et, enfin, l’établissement d’un bilan consigné dans un  procès verbal.

 

•  MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU

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LE PLAN “CULTURE PRÈS DE CHEZ VOUS

Plan culture couv• Dans le cadre du plan “Culture près de chez vous”, le musée Anne-de-Beaujeu à Moulins figure parmi ceux qui pourront bénéficier de l’opération d’expositions itinérantes de chefs-d’œuvre des grandes collections nationales. Lancée par le ministère de la Culture, elle consiste à  faire voyager dans toute la France des “œuvres iconiques, issues des fonds des grands musées nationaux, tels que le Louvre, le Centre Pompidou, le musée d’Orsay ou encore son homologue du quai Branly ou le château de Versailles. De grands musées de province sont aussi concernés, comme le musée Adrien -Duboucher à Limoges ou le Mucem à Marseille. Les deux premiers prêteurs seront le Louvre, avec 46 œuvres issues de tous ses départements, suivi de la Bibliothèque nationale de France.

• Le 11 juin, Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, a présenté une première  liste d’œuvres qui vont ainsi pouvoir être exposées provisoirement dans des musées de provinces repérés comme “zones blanches du service public culturel”.Ces zones sont définies comme “des bassins de vie comptant moins d’un équipement culturel pour 10 000 habitants

Couv Catalogue desirs• Dans ce qui a été baptisé Catalogue des désirs»,  figurent dores et déjà  plus de 220 œuvres issues de 29 institutions prêteuses. Si la Joconde, La liberté guidant le peuple ou encore Le radeau de la méduse n’en font pas partie, on y trouve toutefois de très belles pièces, rarement sorties des grands musées nationaux, depuis  un biface du paléolithique jusqu’à une installation sur Fukushima datant de 2014. Entre les deux, le catalogue bâti chronologiquement  égrène Marat assassiné de David,  Les roulottes, campement bohémien aux environs d’Arles  de Van Gogh, Clair de lune sur le port de Boulogne de Manet, les Verrières d’Auguste Morisot ou Une femme dans un fauteuil de Picasso et Le peintre et son modèle de Balthus.  Ce premier catalogue est feuilletable en ligne. Après un éditorial signé par  la ministre de la culture, suivi d’une présentation du projet, on y trouve La galerie des désirs riche de 225 œuvres, avec une présentation succincte pour chacune d’elles.  En fin de catalogue, un annuaire des désirs liste la série des 450 “objets” prêtables, classés par musée ou institution d’origine.

Couv Catalogue desirs2• Le choix des œuvres a été préparé par Olivia Voisin, directrice des musées d’Orléans, et Sylvain Amic, directeur des musées de Rouen-Normandie. Il s’agit “de réinitier, avant tout, un dialogue avec des acteurs éloignés des grandes métropoles, dont certains n’ont simplement jamais osé solliciter des prêts de musées aussi importants. ” Culture près de chez vous  pourra être élargie à des lieux non-muséaux (mairies, salles culturelles, châteaux, bibliothèques, centres culturels, …) qui souhaiteraient accueillir une œuvre à l’initiative de partenaires locaux publics ou privés.  Si les frais de mise à disposition incomberont à l’État dans le cadre du plan Culture, iI faudra obligatoirement que le lieu d’exposition choisi réponde à un cahier de charges strict en matière de  conditions précises (température, hygrométrie…) et, bien sûr,  de sécurité.

►Feuilleter le Catalogue des désirs

 

• LA FAÇADE NORD-EST DE LA CATHÉDRALE

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DE MOULINS EN COURS DE  RESTAURATION

• La restauration de la façade nord est de la cathédrale de Moulins, la partie médiévale de l’édifice, est en cours de réalisation. Ce chantier, sur lequel quatre entreprises spécialisées interviennent, se monte à 210.000 €. Il est  entièrement financé par l’Etat, la maîtrise d’œuvre  étant assurée par la Drac Auvergne Rhône Alpes. Commencé en janvier 2018, il devrait s’achever à la mi-septembre.  Il concerne l’ensemble de la travée nord ­est, y compris la partie la plus haute et il a permis de mettre au jour  des “dentelles de pierre dans le pur style gothique flamboyant”. Richard Duplat, architecte en chef des Monuments historiques, justifie ce choix car c’était la partie de la façade la plus abîmée par les effets du temps et de la pollution. Elle correspond, par ailleurs,  à la partie la plus ancienne (XVè siècle)  de l’édifice classé Monument historique.

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• Les entreprises spécialisées procèdent au nettoyage et à la consolidation des parements en pierre d’appareil ainsi que  des dais, des pinacles, et des  archivoltes, afin d’assurer leur pérennité. Le plomb des vitraux sera également remplacé. Pour ce faire, ceux du XIXè siècle, à motifs géométriques, à bâtons rompus, ont été déposés et envoyés dans un atelier spécialisé dans la restauration des vitraux, installé à Diou.

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Richard Duplat, sur le chantier (© F-X Gutton- La Montagne)

• Si aucune trace de polychromie n’a été découverte, les travaux de restauration ont mis en valeur des hermines visibles sur les dais, des fleurs de lys, dont certaines  barrées d’un bâton, rappelant la filiation des Bourbons aux Capétiens. Autres motifs mis en valeur : des dragons et  des bouquetins, auxquels il faut ajouter des pommes de pin, au sommet du gable chapeautant le portail. Autant de trésors que les visiteurs ne peuvent distinguer depuis le bas de l’édifice.  L’entreprise Dagois a  effectué un relevé global, pierre par pierre. Les pierres de taille les plus poreuses, en grès du Bourbonnais, doivent être  remplacées dans les prochaines semaines, afin d’assurer la pérennité de l’édifice…En attendant la poursuite de la restauration de l’édifice.

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• DES VISITES DU VIEUX CHÂTEAU…

EN ATTENDANT MIEUX

• Si le château des Ducs de Bourbon, qui domine la ville,  est un lieu emblématique pour Montluçon, il reste inaccessible aux visiteurs et aux touristes de passage, depuis plusieurs années.  Hormis l’accès à l’esplanade et la vue qui s’offre sur les quartiers de la ville, les galeries et l’intérieur du château sont fermées, provoquant une vraie  frustration chez nombre de touristes.

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Montluçon vers 1840 – Lithographie de Martial Place

• C’est pour répondre en partie à cette attente déçue et à la suggestion de l’Association pour le vieux Montluçon, que la ville a souhaité, dans un premier temps, remettre en place dès cet été des visites guidées. Elles permettent depuis le début du mois de juillet  de grimper jusqu’au donjon, d’où l’on peut jouir d’un  panorama sur Montluçon et ses alentours, meilleur que celui offert depuis l’esplanade.  Pour le nouveau maire, Frédéric Laporte, il s’agit d’un symbole et “il faut rouvrir le château pour le donner aux Montluçonnais et aux touristes”. Les visites guidées, qui se font par groupe de dix personnes, sont assurées par l’office de tourisme. Elles auront l’avantage, à court terme,  d’ouvrir rapidement  le vieux château au public sans engager trop de frais.

► Savoir plus… Montluçon,vue de la nouvelle terrasse du château (reportage photographique de Florian Salesse)

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L’esplanade fleurie, au début des années 1960

• Dans un deuxième  temps, la municipalité compte se pencher sur d’autres projets. Plus coûteux, ils  ne pourraient être réalisés qu’à moyen ou à  long terme. La première étape consisterait à  rendre accessible le rez-de-chaussée, dès mai 2019, pour y accueillir ce que Frédéric Laporte appelle “une exposition significative”, ce qui passe par une première vague de travaux. Dans un troisième temps, l’élu réaffirme sa volonté de voir le château redevenir l’écrin “d’un musée vivant et pas seulement “une galerie où l’on se promène”, qui sera “centré sur notre histoire ”.

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Le rez-de-chaussée accessible dès 2019…Peut-être

• Autre problème à résoudre, celui des bureaux et des réserves du Musée de Montluçon qui occupent la plus grande partie des lieux. On y trouve aussi bien  des instruments de musique et  leurs emballages que des gravures  et des faïences… La création d’un musée suppose donc l’aménagement d’un lieu aux normes de conservation qui soit susceptible d’abriter  ces réserves.

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À l’aube des années 1960, avant l’aménagement de la place Piquand

• Sans vouloir doucher les enthousiasmes, Éric Bourgougnon, conservateur des musées de Montluçon rappelle toutefois que l’intérieur du site n’a plus aujourd’hui une grande valeur patrimoniale : “ Les gens ne doivent pas s’attendre à entrer dans un château”. L’intérieur a été défiguré au fil du temps et des différentes occupations, en particulier lorsque le château a servi de caserne militaire, avant le transfert à la caserne Richemont, en 1913. Quant aux rénovations qui ont été réalisées depuis, elles sont qualifiées de “médiocres” par Jean-François Brun, président de l’Association pour le vieux Montluçon.

• CHÂTEAU DE FONTARIOL (LE THEIL)

 EXIT JACQUES PINCE

Z 2120109• Il y a un peu plus de trente  ans, Jacques Pince, passionné d’histoire, avait acquis  le château de Fontariol (Le Theil) pour le sauver de la ruine. Au terme de ce qui a été une belle aventure humaine et patrimoniale, il a choisi de tourner la page, en vendant l’édifice  à un couple originaire de la région parisienne…. Un an après la disparition de son épouse, l’ancien proviseur du lycée Blaise-de-Vigenère à Saint-Pourçain-sur-Sioule, confie avec émotion qu’à 82 ans il ne peut plus rester dans l’édifice du XVe siècle où il a pourtant  accumulé une multitude de souvenirs heureux : “ Je ne suis pas à l’abri d’un aléa de la vie… Fontariol est isolé de tout, ce n’est absolument pas pratique”,

• Originaire du Sud-ouest de l’Ariège, il se définit comme un amoureux du patrimoine qui aura consacré avec son épouse  30 ans de sa vie à réhabiliter et à entretenir ces vieilles pierres. De quoi tisser des liens solides avec ces lieux  qu’il avoue devoir quitter non sans une profonde émotion : “Ne pas retrouver chaque matin ces lieux témoins de tant d’efforts, de sacrifices matériels et existentiels, va me laisser un vide. Cette vente signe la fin d’un chapitre de 30 ans de vie familiale consacrée exclusivement au château. 30 ans sans vacances… Mais on n’en meurt pas. Au contraire, j’ai passé ici des moments formidables”, a-t-il confié à La Montagne.

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. Cet investissement en temps mais aussi en argent pour sauver le château inscrit aux Monuments historiques lui a valu plusieurs distinctions. Il a été couronné par le prix Émile-Mâle, le prix Allen, ainsi que par le prix Chef-d’œuvre en péril. La bâtisse,  qui avait appartenu à plusieurs familles d’officiers au service des ducs de Bourbon, a également été inscrite à la route des châteaux d’Auvergne.

• Après avoir quitté Fontariol, Jacques Pince compte s’installer à Moulins, dans une maison du centre ville. Il  envisage d’y exposer sa collection de pièces de serrurerie, de l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle. Organisées sur rendez vous, ces visites seraient exclusivement réservées aux touristes logés en hôtels ou en chambres d’hôtes à Moulins et dans les environs.

• PONT-CANAL DE CHANTEMERLE (VAUX)

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Le pont-canal (© Mairie de Vaux)

FIN DU CHANTIER DE RESTAURATION

• Au terme de  huit mois de travaux, le chantier de la réhabilitation du pont-canal de Chantemerle à Vaux (Allier), lancé en octobre 2017, est achevé.  Malgré les retards pris  pour cause d’intempéries hivernales, la remise en eau  a pu intervenir dès le 27 juin.  Les vantelles ou vannes  installées au bas des portes des écluses ont permis de réguler l’eau pour réduire le niveau du bief et alimenter le canal. Ce système doit aussi faciliter l’évacuation des  algues et autres impuretés. Si le calendrier est respecté, la voie verte entre Montluçon et Vallon-en-Sully sera rouverte aux promeneurs et aux cyclistes, fin juillet. Ce qui mettra fin  au détour de  800 m, via la route départementale, qui devait être  empruntée,  depuis la fermeture du pont-canal.

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Le pont-canal, avant travaux (© Musée du canal )▼

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• Construit au milieu des années 1820, lors du creusement du canal,  l’ouvrage qui était l’un des derniers en eau, menaçait de s’effondrer à cause de l’érosion de ses pierres qui  ont  dû être remplacées par des pierres en grès rose des Vosges. Grâce à des photographies prises avant travaux, elles ont pu être  reposées à leur emplacement exact. Certaines des pierres d’origine,  qui possédaient des dessins ou des spécificités, ont été reproduites à l‘identique. Dans le même temps l’étanchéité a été améliorée, le bief empierré tandis que de nouvelles portes d’écluses ont été posées.

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© Facebook Chantier de restauration du pont-canal

• Les berges du canal feront également l‘objet d’un réaménagement avec la plantation d’arbres et l’installation d’une aire de pique nique. Serge Boulade, président du syndicat intercommunal pour l’entretien et le maintien en eau du canal de Berry, considère que le résultat “ se rapproche beaucoup de ce qu’il y avait avant, mais ce sera beaucoup plus solide. Quitte à refaire, il fallait que cela tienne”. Quant au coût de la restauration, il s’élève à 1,44 M€, montant pris en charge par  l’État, la Région et le Département. Il faut y ajouter le mécénat, avec la participation de la Fondation du Patrimoine.

► Savoir plus: Le chantier de restauration (Site du Musée du canal de Berry)

 

• ÉGLISE SAINT-PREJET, À MALICORNE 

LA FIN D’UN CHANTIER DE 18 MOIS

Z Malicorne186_001• Les travaux de restauration complète du clocher de l’église Saint-Prejet, à Malicorne, débutés en septembre 2017 viennent de s’achever. Pour l’occasion, Serge Baduel, maire de Malicorne,  a choisi d’organiser une réunion publique, plutôt qu’une simple réunion de chantier. Une occasion de présenter à un public nombreux et à l’association Saint-Prejet qui  œuvre à la restauration de l’église, l’ensemble du chantier. Trois poteaux de lanterne qui supportent directement la flèche ont été remplacés et il a fallu les tailler sur place. La lanterne a été recouverte de feuilles de plomb, dont elle avait été privée pendant plusieurs décennies.  Les abat-sons en zinc, protégeant les couvertures de la chambre des cloches ont également été remplacés et garnis de grillages anti-oiseaux.

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• Quant à la nouvelle couverture de 120 m2, elle a nécessité la pose de 12 000 bardeaux en châtaignier, fixés par des clous de cuivre crantés. La teinte actuelle, claire et boisée, devrait peu à peu adopter au fil du temps une patine argentée caractéristiques de ces bardeaux.  Plusieurs pierres situées à la base  du clocher ont également dû être remplacées par l’entreprise Beaufils. La nouvelle toiture est prévue pour durer au moins 70 ans. Au total, plus de 220 000 € ont été investis dans ce chantier, répartis entre l’Etat,le département, la communauté de communes  Commentry – Montmarault – Néris et la commune de Malicorne.

 

• ÉGLISE SAINT-SATURNIN DE CUSSET 

150 ANS ET UN COLLOQUE

Z CUSSET69_001• À l’occasion des 150 ans de l’église néo-gothique Saint-Saturnin de Cusset un colloque s’est tenu au théâtre,  le 4 mai, sur le thème : Patrimoine architectural et spritualité chrétienne,. Il était présidé par Jean-Sébastien Laloy, maire de Cusset et par  Mgr Laurent Percerou, évêque de Moulins. Au programme : La construction des nouvelles églises en France, au XIXe siècle (Nadine Chaline) – Fallait-il construire en gothique? L’œuvre de Jean-Baptiste Lassus (Jean-Michel Leniaud) – La construction de l’église Saint-Saturnin : une histoire à rebondissements (Daniel Moulinet) – Le mobilier liturgique de l’église Saint-Saturnin de Cusset (Annie Regond) – La célébration de la dédicace d’une église, approche historiques et liturgiques (Chrisitine Verny) – Espaces liturgiques, espaces rituels (Gilles Drouin) – Conclusions (Yves-Armand Frassati).

 

• MUSÉE DE LA PORCELAINE DE COULEUVRE 

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UN DÉTOUR QUI S’IMPOSE

• Installé sur trois niveaux,  dans une maison du XIVème siècle, le musée de la porcelaine de Couleuvre, inauguré en 1999, a rouvert ses portes en mai. Dans le hall d’accueil, plusieurs artisans d’art exposent leurs réalisations : Joëlle Protais (peintures sur toile), Robert Avignon (sculptures sur fer à base d’objets de récupération) Christine Bernard (abat-jour), Françoise Cancre (objets et figurines en laine) Ane Pit Création (petites porcelaines artisanales).images Au premier étage,  sont exposées les plus belles pièces réalisées par l’ancienne manufacture de porcelaine d’art, au fil des siècles. On peut également admirer un ensemble de pots de pharmacie anciens, provenant de la collection de Mayeul Boucaumont, pharmacien à Ainay-le-Château. Fabriqués en faïence ou en  porcelaine, en marbre, en étain, en bois, voire en corne, et en ivoire, ils contenaient les drogues issues de diverses variétés de plantes que les apothicaires utilisaient pour élaborer leurs préparations.  Le second étage retrace les différentes étapes de la fabrication d’un objet d’art par les machines de l’époque. Le musée est ouvert en mai et juin  de 15 h 00 à 18 h 00, les samedis, dimanches et jours fériés.

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• MEMORHA MET EN LIGNE MEMOSPACE

• L’association Memorha a créé une plateforme numérique dédiée à la mémoire des années 1939-1945. Une carte interactive recense de très nombreux lieux de mémoire liés à l’histoire de la seconde guerre mondiale, dans les départements constituant la grande région Auvergne Rhône Alpes. Selon Gabrielle Lambourg,  agent mémoire du musée d’histoire de la seconde guerre mondiale de Saint-Étienne, “face à la disparition des témoins, il s’agit de rendre ces lieux vivants et accessibles aux jeunes générations”.

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• Depuis 2011, d’abord dans l’ancienne région Rhône-Alpes, puis en Auvergne, Memorha, un réseau  regroupant des enseignants, des chercheurs, des musées, et des associations mémorielles  a mené une réflexion “sur les enjeux contemporains de transmission de l’histoire de la seconde guerre mondiale, sur les nouvelles formes de manifestations et sur leur représentation dans l’espace public à l’échelle locale mais aussi régionale”. D’où l’élaboration d’une carte interactive, Mémospace, mise à jour régulièrement par les apports des adhérents du réseau. Elle permet de partager les connaissances mais aussi de préparer des séjours, qu’ils soient pédagogiques ou  touristiques, autour de différentes thématiques.

• MAISON D’ARRÊT DE RIOM

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UN LIEU DE MÉMOIRE À L’AVENIR INCERTAIN

• L’ancienne Maison d’arrêt de Riom est à l’abandon. La Ville pensait la démolir et sur son emplacement – qui occupe une situation stratégique – créer des places de stationnement.  Le nouvel architecte des  Bâtiments de France s’est opposé à cette destruction pour des raisons à la fois patrimoniales et mémorielles. Par ailleurs, le préfet Jacques Billand considère qu’il “apparaît inenvisageable de détruire les bâtiments de l’ancienne Maison d ‘arrêt au profit de places de parking qui ne permettraient de conserver que le pavillon d’entrée et l’ancienne chapelle« .

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• On attendait la réponse de la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture. Rappelons que Jean Zay à écrit son ouvrage Souvenir et solitude  dans cette prison où il a été incarcéré de 1941 jusqu’à son assassinat par la Milice, le 20 juin 1944.  Léon Blum, Édouard Daladier, le général Gamelin, Robert Jacomet, Guy La Chambre ou encore  le général de Lattre de Tassigny y ont aussi été emprisonnés, plus ou moins longtemps, durant la même période.

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Jean Zay, en compagnie de ses deux filles, à Riom

• À propos de cette maison d’arrêt… De passage à Montluçon, le 19 juin, à l’occasion d’un hommage rendu à Jean Zay par les élèves du collège éponyme, ses deux filles, Hélène Mouchard-Zay et Catherine Martin-Zay ont rappelé leur attachement aux lieux liés à la mémoire de leur père.  Outre celui de son assassinat, à Molles, le 20 juin 1944, il y a la maison d’arrêt de Riom: “ Il y a des lieux où l’on sent que sa mémoire est plus forte qu’ailleurs. C’est le cas à Riom, où il a été emprisonné. Aujourd’hui, la maison d’arrêt est menacée de destruction On espère qu’elle ne sera pas détruite. C’est aussi l’histoire de beaucoup de résistants  qui ont été enfermés là. C’est un lieu de mémoire qu’il faut sauvegarder”. Il reste à savoir si leur message sera entendu…

• EN BREF

491_001• L’église du Sacré-Coeur, à Royat, appelée aussi “chapelle des Baigneurs”, qui avait été construite pour répondre à la demande des curistes, à la fin du XIXe siècle, posait  problèmes. Selon l’archevêque de Clermont-Ferrand,  Mgr François Kalist, “D’énormes travaux seraient nécessaires pour mettre le bâtiment aux normes”, ce qui exigerait “des mises de fonds considérables et disproportionnées par rapport à l’utilisation du bâtiment dans le contexte pastoral”. C’est la raison pour laquelle les autorités épiscopales ont décidé de le vendre pour  220 000 €  à un consortium de chirurgiens, avocat, banquier et antiquaire. Après réhabilitation, le site pourra  accueillir, notamment, des expositions et des conférences. Coût des travaux d’ensemble : entre 400 000 et 600 000 € .

• Dans L’Aurore du Bourbonnais (13 avril),  Annie Regond a consacré un article à l’église Saint-Julien de Meillers, non loin de Souvigny. Elle est considérée comme l’une des plus intéressantes églises romanes du Bourbonnais.

• Le 14 mai, au Centre diocésain de Pastorale, à Clermont-Ferrand, dans le cadre des Rencontres d’art sacré, Christine Labeille, conservateur honoraire des antiquités et   objets d’art du Puy-de-Dôme et de l’Allier, a présenté une conférence sur  « L’abbé Boudal, un artiste de foi ».

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Léon Boudal (1858-1934), curé de Murol de 1890 à 1934, s’y distingua par son dévouement mais aussi par la pratique de la peinture. Une passion qu’il partageait avec des amis artistes réunis en une véritable école régionale : l’école des peintres de Murol.

• Anaëlle Voyron, licenciée en archéologie, est depuis le 1er février 2018, responsable de la gestion du patrimoine de la ville de Cusset. Elle a notamment en charge le musée.

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À Gannat, au musée Yves-Machelon l’exposition Un maire et un soldat dans la tourmente a été inaugurée le 7 avril. Elle est accompagnée d’un catalogue (5 €).

• À la médiathèque de  Vichy, le vernissage de l’exposition « Cures d’eaux, réjouissances publiques : caricatures et dessins humoristique à Vichy et dans ses environs, 1850-2000 »  s’est déroulée le vendredi 27 avril.

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• Le magazine Le Point daté du  29 mars a publié sous le titre  « 250 chefs-d’œuvre en péril« , la liste, région par région, des monuments déjà inscrits dans le plan de sauvegarde du patrimoine. Pour l’ensemble Auvergne-Rhône-Alpes on y remarque :  à Lavault-Sainte-Anne : la Charité, bâtiment B « la ferme » : réhabilitation : 602 863 € dont 50 000 € core à trouver. À  Saint-Rémy-de-Blot : Château-Rocher, forteresse du XIIè siècle  dominant les gorges de la Sioule, en limite du Puy-de-Dôme : 1 390 950 € dont 498 000 € à trouver.

171_001• « Le château-palais de Moulins est la principale résidence des ducs de Bourbon dès la fin du XIVe siècle« , rappelle Célia Condello dans la thèse de doctorat d’histoire qu’elle a soutenue à Lyon en avril 2016 : Le château ducal de Moulins de Louis II de Bourbon à Anne de France : étude historique et archéologique d’une résidence princière (XIVe-XVIe s.) (4 vol., avec résumé disponible sur le site  SUDOC). Ce qu’il en reste, la Mal-Coiffée, est rouvert au public depuis le 14 avril avec une exposition inédite dans les étages.  Le département, propriétaire des lieux, mise sur l’aura des Bourbons qui ont donné des familles régnantes à plusieurs pays d’Europe.

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• Vente d’exception… Le  7 juin, Étienne Laurent, commissaire-priseur de Vichy Enchères, a procédé à la vente d’un rarissime  violoncelle datant de 1752. Fabriqué par l’un de luthiers italiens les plus célèbres, Giovanni Battista Guadagnini, il était dans un état de conservation remarquable. Mis en vente à 400 000 € pour une estimation initiale à plus de 500.000 €, il a finalement été adjugé, au téléphone,  pour 750.000 €. Un nouveau record en matière de lutherie pour la salle vichyssoise.

 

ARCHÉOLOGIE

◘ HOMMAGE

CHRISTIAN GOUDINEAU (1939-2018)

HISTORIEN DE L’ ANTIQUITÉ

ET ARCHÉOLOGUE DE LA GAULE

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Christian GOUDINEAU (1939-2018)

• Christian Goudineau, l’historien de l’antiquité  et archéologue de la Gaule, est décédé le 9 mai, à l’âge de 79 ans. Né le 5 avril 1939, il avait commencé sa carrière de chercheur en 1968 en enseignant l’archéologie des antiquités nationales à la faculté d’Aix-en-Provence, en particulier l’archéologie de la Gaule : “En l’espace d’une génération, on allait passer  d’une pratique d’amateurs isolés, dénués de moyens,  pour la plupart autodidactes, à une activité professionnelle bénéficiant de financements importants, ouverte sur la recherche internationale et en particulier européennes. (…). Christian Goudineau  a accompagné et en grande partie conduit cette mutation de l’archéologie française entre les années 1980 et 2000”, écrit Laurent Olivier, lui même historien et archéologue, dans Le Monde (17 mai).

51teeGsLBnL._UY250_• Entré au Conseil supérieur de la recherche archéologique en 1978, Christian Goudineau avait contribué à la mise en place d’un vrai cadre réglementaire et d’un corps de chercheurs professionnels, imposant l’organisation de fouilles préalables à toute ouverture de grands chantiers. C’est lui qui avait convaincu Michel Rocard, alors premier ministre, de faire voter la loi  imposant aux aménageurs de financer  ces fouilles dites de sauvetage. Élu au Collège de France en 1984, à la chaire d’antiquités nationales, il y est resté jusqu’en 2010, “poursuivant et développant le travail d’ouverture sur le monde actuel  des recherches menées sur la Gaule, et partageant les résultats des découvertes les plus récentes, réalisées en France, comme à l’étranger”.  Il avait aussi contribué à “ouvrir l’histoire à l’archéologie qui n’en était jusque là qu’une discipline auxiliaire”. En quelques années, il avait ainsi pu faire  progresser de manière spectaculaire la connaissance de la Gaule celtique et romaine, l’essor des découvertes permettant de confronter sources historiques et trouvailles archéologiques.

51pHFBtExTL._SX195_• Pour pérenniser  toutes ces avancées historiques qui faisaient “sortir enfin l’histoire et l’archéologie de la Gaule  du pesant héritage du XIXè siècle”, il avait activement soutenu  la création puis le fonctionnement  du centre archéologique européen de Bibracte, l’ancienne capitale gauloise dont la découverte avait révélé, il y a un siècle,  l’existence d’une véritable  civilisation celtique européenne. Parmi les nombreux ouvrages qu’il a rédigés ou auxquels il a collaboré, ont peut citer César et la Gaule (éd. Errance, 1990), Bibracte et les Eduens : à la découverte d’un peuple gaulois (éd. Errance, 1993), Regard sur la Gaule (éd. Errance, 1998) et Le dossier Vercingétorix  (éd. Actes Sud, 2001). Il s’était aussi aventuré sur le terrain romanesque avec Le voyage de Marcus. Tribulations d’un jeune garçon dans la Gaule romaine (éd. Actes Sud, 2005).

► Savoir plus... Christian Goudineau, le gaulois magnifique, sur le site du magazine l’Histoire.

 

REVUE ARCHÉOLOGIQUE DE L’ALLIER

• La Revue archéologique de l’Allier a procédé à la publication des textes de la Rencontre archéologique du 15 octobre 2016.

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Au sommaire : Le site laténien de Sainte-Radegonde, commune de Budelière (Creuse) (M. Pasquel) – Traces fossoyées entre Loire et Allier : les âges des métaux et l’Antiquité (A. Magdelaine) – Le réseau de voies publiques des cités arvernes et vellaves à l’époque romaine (M. Dacko) – Campagne de sondages archéologiques à Blot-l’Eglise (63), lieu-dit « Terre noire » : pour un usage rationalisé des matières minérales locales (H. Delhofs) – Une agglomération biturige à Quinssaines (L. Lautier) – Les céramiques de la nécropole de Varennes-sur-Allier : témoins des rites funéraires antiques (F. Salvaya) – Les figurines en terre blanche conservés au musée Anne-de-Beaujeu à Moulins, 1er au IIIe s. ap. J-C. ( Z. Puyfouhoux) –

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Figurines en terre blanche

• De la voie du Tacot à la ZAC des Portes de l’Allier, plus de 150 ans de découvertes archéologiques à Avermes, de la Préhistoire à l’Antiquité (D. Lallemand) – Maurice Franc, “expériment’acteur” en figurines (N. Delmat, M. Pelalton) – Le site d’Avermes-Pont-du-Diable (M. Garcia) – Moulins antiques,  médiévaux et modernes de Mongacher. Dans le lit du Cher à Montluçon (O. Troubat) – Les pirogues monoxyles de l’Allier, dernières nouvelles (E. Yény, F. Blondel) – Le château ducal de Moulins : étude de la résidence princière des Bourbons, XIVe-XVe s. (C. Condello) – Une expérience d’archéologie expérimentale : le pont-levis du Tronçais (Chevagnes) (S. Gaime) – Les récents apports de l’archéologie préventive sur le haut Moyen Age dans l’Allier : le sites de Broût-Vernet, Contigny, Monestier et Bost (I. Gonon, P. Picq).

 

• DE NOUVELLES FOUILLES À NÉRIS-LES-BAINS

• À Néris-les-Bains, une nouvelle campagne de fouilles archéologiques a été lancée, le 28 mai, sur le site de la rue Kléber, au Péchin. Elle a été précédée par une phase de prospection géophysique conduite du 22 au 26 mai.

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Le site du Péchin lors des fouilles de 2015

• C’est la cinquième campagne, depuis celle de 2014, commencée sous la direction de Carlotta  Franceschelli (Université de Clermont-Auvergne), avec la participation d’une équipe de l’université de Bologne. Elle doit se terminer le 15 juin. Les précédentes fouilles ont permis de mettre au jour “une structure monumentale à destination publique, datée du milieu du IIè siècle. Il pourrait s’agir d’un grand sanctuaire. Situé  sur le sommet du plateau granitique qui abritait le vicus romain de Neriomagus, il dominait l’habitat grâce à sa sa position hautement scénographique”.  Dans ce complexe, deux grands murs parallèles délimitaient une allée monumentale de 7 m de largeur sur une trentaine de mètres de longueur. Bordée par deux portiques latéraux, elle devait relier ce sanctuaire  à un autre point névralgique de la ville antique, probablement représenté par les thermes sud.

EN BREF…

• Une pirogue datant, semble-t-il, de l’époque néolithique a rejoint les réserves du musée de Bourbon-Lancy ▼

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• Des fouilles archéologique préventives se sont déroulées au mois de mai 2018  au Mayet-de-Montagne avant le début des travaux d’aménagement du centre bourg, au village Caché.

• Les fouilles archéologiques sur le site de la Couronne, à Molles, ont lieu du 25 juin au 27 juillet 2018.

• À Cusset, des visites du chantier de fouilles préventives de la place Victor-Hugo ont été organisés les 15 et 16 juin.

ASSOCIATIONS

ET SOCIÉTÉS LOCALES 

◘ BOURBONNAIS 

 Emulation

• REGARD SUR L’ÉPURATION À MOULINS

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◄ Pascal Gibert, professeur d’histoire dans les classes préparatoires aux grandes écoles du lycée Madame-de-Staël à Montluçon, a présenté, le 2 juin,  une conférence sur l’Épuration à Moulins et dans les environs. Un sujet fédérateur puisqu’une centaine d’auditeurs étaient présents. Spécialiste de la question, Pascal Gibert  était déjà intervenu en octobre 2016, à Vichy, dans le cadre du premier colloque du CIERV, en traitant de  l’épuration à Vichy et dans sa région (voir ci-dessous).

 9782035836915-T• Entre décembre 1944 et avril 1946, plus de 1.500 Bourbonnais accusés de collaboration ont été traduits devant les deux tribunaux spécialement créés pour juger  ces faits et qui siégeaient à Moulins. Selon le degré de gravité, ils ont été renvoyés soit devant la cour de justice de l’Allier, soit devant la  chambre civique : 645 Bourbonnais, dont 10 ont été exécutés,  ont comparu devant la Cour de justice tandis que la Chambre civique a rendu 1.114 jugements. Le but de cette conférence n’est pas de raviver les querelles locales mais de porter un regard dépassionné sur ces événements. C’est la raison pour laquelle, plutôt que de donner le nom des miliciens jugés, Pascal Gibert  a choisi de présenter les chiffres qui permettent d’apprécier le phénomène de l’Épuration. Pour étayer ses recherches, il a exploré les archives judiciaires et dépouillé les journaux de l’époque conservés aux archives départementales de l’Allier et du Puy-de-Dôme.

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Le palais de justice de Moulins

• L’historien distingue deux types d’épuration : celle de la justice, « qui est allée très vite mais (qui répondait) à une attente très vive de la population », et l’épuration dite extrajudiciaire. Au sortir de l’Occupation, les actes de vengeance ont été nombreux : « Entre 150 et 160 exécutions sommaires ont été perpétrées dans l’Allier. Le secteur de Montluçon a été le plus touché. Vichy était très surveillé de fait. À Moulins et alentours, on recense une quinzaine d’exécutions. La proximité des tribunaux a probablement joué un rôle », considère l’historien qui a mené de longues recherches  dans le cadre d’une thèse en cours sur l’Épuration en Auvergne. Et de rappeler que les débats étaient agités, entre ceux qui pensaient que l’épuration n’avait pas été assez sévère et ceux qui estimaient qu’il fallait tourner la page, en évitant  le bain de sang. Autre épisode évoqué et  lié à l’époque, celui des femmes tondues : “La presse de la Résistance mentionne deux ou trois femmes tondues à Moulins mais il y en a sûrement eu davantage“ considère Pascal Gibert. Le texte de cette conférence devrait être publié prochainement dans le Bulletin de l’Émulation.

► SAVOIR PLUS…

L’épuration en région montluçonnaise (1944-1949) (Vu du Bourbonnais – Jean-Paul Perrin)

◘ L’épuration à Vichy et dans les environs (Conférence de Pascal Gibert, CIERV Vichy, 26 novembre 2016).

• EXCURSION DE L’ÉMULATION : 108ème ÉDITION

• La 108ème excursion de la Société d’Emulation du Bourbonnais, qui a rassemblé une cinquantaine de membres, a eu  lieu le Dimanche 10 juin 2018. Au programme : Lavault-Sainte-Anne : l’hôpital de la Charité et la visite de l’église. – Besson : Le  château de Fourchaud. Visite et concert avec la chorale Le chœur d’hommes Séquences, accompagnée à l’harmonium par Jean-Luc Perrot- Souvigny : propriété  Les Vieux Murs  (parc et vestiges des remparts) – Neuvy : le château des Vieux Melays.

• UN DON POUR L’ÉMULATION

• Myriam Sanfuentes est venue spécialement de Washington, où elle réside aujourd’hui, dans le but de léguer à l’Émulation un ensemble de petits objets religieux. Ils proviennent de la collection de sa tante Yvonne Monceau, qui avait fondé en 1939, à Moulins, le musée du folklore. Fermé  en 2004, il a laissé place au Musée de la Visitation. Depuis, les objets qu’il recelait  ont été dispersés : les costumes traditionnels sont allés à Souvigny, les instruments de musique au musée de Jenzat et les  meubles rustiques au musée de Bourbon…

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Myriam Sanfuentes (au centre) (© La Montagne)

• Myriam Sanfuentes  a vu le jour en 1934, boulevard de Courtais  à Moulins, où se trouvait alors  la clinique de son oncle, le docteur Henri Monceau. Le site est aujourd’hui occupé par le consulat de Madagascar.

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L’ancien musée du folklore

• Née Mayer-Astruc, elle n’a pas caché  son émotion de  se retrouver  à Moulins. Si elle n’y a vécu qu’entre 1945 et  1947, elle y est revenue régulièrement pour y passer  ses vacances jusqu’à son départ pour les Etats-Unis en 1957. Installée avec ses parents à Bruxelles, la jeune femme venait alors d’y rencontrer son futur époux,  Felip Sanfuentes,  un Franco-chilien. C’est un de ses trois fils qui est à l’origine de ces retrouvailles. Après avoir  retrouvé un portrait de sa mère, enfant, il s’est lancé sur la piste du peintre, Constant Detré, pseudonyme de Constant Szilard-Dietmann. La fille de ce dernier, Marie-Claire Coutan, membre de la Société d’émulation, administre un site internet dédié à son père et c’est par ce biais que Myriam Sanfuentes a pu renouer des liens avec Moulins. Du Bourbonnais, elle dit conserver à Washington une gravure de l’emblématique Jacquemart, ainsi qu’un chapeau à deux bonjours.

• PROCHAINES CONFÉRENCES

• Au programmes des prochaines conférences1er septembre : Georges et Christiane Chatard : Le faubourg de la Madeleine à Moulins : son évolution du XVè siècle à nos jours  et  Les dépendances du château ducal de Moulins  –  6 octobre : Patrick Guibal (en collaboration avec l’Abbé Claude Herbach) : La Basilique – Cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation de Moulins –3 novembre : Assemblée générale – François-Xavier Duchon : Les élites de la généralité de Moulins en 1700, à partir de l’armorial général de Charles d’Hozier – 17 novembre :Roland Fleury :  Albert Fleury, une vie d’homme et d’écrivain (1923-2006) – 1er décembre :  Marc Breton : Essai d’implantation d’un temple dans le département de l’Allier.

• RENÉ CIVADE (1920-2018)

ANCIEN PRÉSIDENT DE L’ÉMULATION

 • René Civade, ancien cadre bancaire et ancien président de la Société d’émulation du Bourbonnais de 2003 à 2005, est décédé le 18 juin, dans sa 98ème année. Ses obsèques ont été célébrées le 21 juin en l’église Saint-Pierre de Moulins.  C’est en novembre 2003 qu’il avait succédé à Jean Naudin, décédé deux mois plus tôt, avant de passer le relais à Sylvie Villatte, en 2005. Entre 1990 et 2004, René Civade avait publié une trentaine d’articles dans les bulletins de l’Émulation.

1er_20bulletin_202018• Parmi les principaux  thèmes qu’il avait abordés, on peut mentionner L’histoire des monuments religieux de Moulins depuis le Xè siècle, et plus particulièrement celle de L’église Saint-Pierre-des-Ménestraux. Plus récemment, il avait apporté des éléments de réponse à la question de savoir Comment la Chapelle de la Visitation de Moulins est parvenue intacte jusqu’à nous.   Il  avait  analysé Les registres paroissiaux du Donjon (1606-1658). La rivière Allier, Du torrent cévenol au fleuve bourbonnais avait retenu son intérêt, ainsi que le trafic qu’elle  supportait,  Du haleur, à la vapeur, au fil de la Loire et de l’Allier. On lui doit aussi des études biographiques, menées en s’appuyant sur les  travaux d’Henriette Dussourd : L’énigme de la naissance du général Weygand, L’histoire de la famille de la Brosse et Un autodidacte moulinois, François Pérot. Parmi les autres recherches biographiques qu’il avait conduites, on peut mentionner Deux Bourbonnais sénateurs maires de Fontainebleau : Hubert Pajot et Paul Séramy, Une vieille famille bourbonnaise : les de Biotières, À propos de la famille Mantin, Antoine de Laval, ainsi que Le prince Xavier de Bourbon-Parme, sa personnalité, sa famille et ses activités. Il s’était aussi attaché à mettre en lumière Cinq artistes moulinois du XVIIè siècle : les peintres Sève et les sculpteurs Regnaudin et Vigier.

Numérisation_20180620• Dans le prolongement des travaux de Marcel Genermont sur les rues de Moulins, il  s’était intéressé à La rue Delorme et à La rue Pétion. Dans un autre domaine, il avait retracé l’histoire des Meetings d’aviation en Bourbonnais en 1912. Un de ses derniers articles aura été celui consacré aux Monuments et pratiques funéraires en Bourbonnais. Une question sur laquelle il était revenu en participant au 63ème  congrès de la Fédération des sociétés savantes du Centre de la France qui était dédié au thème Nécropoles, cimetières, arts et pratiques funéraires.

• Enfin, il était l’auteur de plusieurs comptes-rendus des excursions de l’Émulation : À Paris sur les pas de Banville, En Bourgogne du nord, au pays de Madame de Sévigné, À Sens, Provins, Vaux le Vicomte et Gien, À Troyes, À Fontainebleau ou encore Dans le triangle des Bourbons. On pourra retrouver les références précises de ces articles en consultant les tables générales des Bulletins de la Société d’Émulation. Il avait aussi publié des articles dans d’autres revues, parmi lesquelles Les Cahiers bourbonnais : Le 350ème anniversaire de la mort de sainte Jeanne de Chantal : manifestations commémoratives à Moulins (n° 143) et La mort de Charles Louis Philippe (n°210).

 • Bulletin de l’Émulation (Tome 79 – juin 2018) : Éditorial (F-X Duchon) –  Procès-verbaux des séances – Nos prochaines rencontres – Jacques Cordez : Église de Souvigny – La sacristie – La chapelle Vieille –  Maurice Sarazin : Le marquis Jean Frédéric de Chabanne –  La Palice (1762-1836) – Pierre Bordes : L’atelier de chargement d’obus de Moulins –  Henri Mathonat : Deux héros discrets : les frères Franchisseur –  Ouvrages reçus à la bibliothèque.

 

SBEL

• Études Bourbonnaises (n° 354) : Nécrologies (René Germain – André Touret) – Dominique Laurent : Une résidence ducale oubliée : Le « beau manoir » de la duchesse Anne, à Yzeure –  Maurice Sarazin : Le mari d’Hubertine Auclert, Antonin Lévrier (1849-1892), avocat, journaliste, militant, historien, magistrat.

3678359• La S.B.E.L. vient de publier une plaquette intitulée Chanter le crime, une étude qui reprend les travaux de Jean-François Heintzen, alias Maxou, spécialiste des musiques populaires (1 vol. br, 6 €, disponible auprès de la SBEL). Il y est  question des complaintes, un genre aujourd’hui presque totalement oublié et que l’auteur a eu l’occasion de ressusciter avec talent  à l’occasion des conférences chantées qu’il a données  en Bourbonnais et au delà. On chantait autrefois ce qui était hors du commun: les tragédies et les événements heureux, les légendes et les épopées, les bandits et les saints. On pouvait ainsi  informer, édifier, enseigner, impressionner l’auditoire. La complainte était une forme chantée narrative cherchant à susciter l’émotion, le tout sur un air connu. On peut retrouver certaines de ces complaintes sur des feuilles volantes, les “canards sanglants”, vendus par des colporteurs. La force du chant véhiculait l’émotion et faisait réfléchir.

 

CGHB Logo

• Généalogies bourbonnaises et du Centre (n° 158, juin 2018) :  Compte-rendu de l’assemblée générale du 7 avril 2018 – Contribution à la biographie militaire bourbonnaise : dix généraux et un amiral, originaires de l’Allier, dans la Grande Guerre (M. Sarazin) –  Carnet de guerre de Fernand Méténier –  Souvenirs d’été dans la Montagne bourbonnaise (poème) – De la fiabilité des âges dans les actes (J. Popy) – Fond des Gozis (Arvaron – Asse – Asselin – Astaix – Astier) – Familles bourbonnaises du Donjon, Meilleray, Huillaux (Dr Duflos) – À travers les registres paroissiaux d’Yzeure – Nos quartiers bourbonnais (Jean Labonne)…

• Le dépouillement des tables des sépultures de Moulins (1647-1792), réalisé par des adhérents du CGHB, est désormais achevé. Ces tables sont en vente auprès du CGHB et on peut en consulter la liste et les tarifs sur le site de l’association

• Après une carrière  dans l’enseignement qui l’a conduite à Feurs, Libourne, Varennes-sur-Allier et Yzeure, Christiane Nonat, née à Vichy en 1936, s’est passionnée pour l’histoire des villages bourbonnais. Elle a rédigé plusieurs monographies qui ont été publiées par le Cercle Généalogique et Héraldique du Bourbonnais, auprès duquel on peut se les procurer. Ont été étudiés  Boucé, Chatelperron, Chavroches, Cindré, Montoldre et Gayette,  Rongères, Treteau, Trezelles, Varennes-sur-Allier, ainsi que la Forterre. Selon leur auteur, “Ces documents pourront peut-être aider les passionnés de généalogie pour répondre à la question  “D’où vient-on” et  connaître les villages de leurs ancêtres”.

Sans titrenonat

► Savoir plus : Monographies de villages bourbonnais.

• En fin d’année 2017, le Cercle généalogique et héraldique du Bourbonnais (Moulins) comptait 320 adhérents.

 

CIERV BANDEAU

• SPOLIATIONS NAZIES

ET RESTITUTION DES BIENS CULTURELS

• Le 2 juin, à l’invitation du Centre international d’études et de recherches de Vichy (CIERV), présidé par Michel Promérat,  Thierry Bajou, conservateur du Patrimoine, a donné une conférence sur les spoliations nazies et la restitution des biens culturels”. Un travail étayé par de nombreuses illustrations.

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Thierry Bajou

• Il a d’abord défini  la spoliation comme unvol légal”, qui permet en s’appuyant sur des lois d’accaparer des biens, au détriment majoritairement de propriétaires juifs. S’y ajoutent les spoliations violentes à l’encontre des victimes, ainsi que des ventes qui, derrière une apparence légale, cachent des ventes contraintes par la situation. Beaucoup de ces œuvres ont pris le chemin du Reich, dans le cadre d’un véritable pillage. 60.000 œuvres ont été rapatriées d’Allemagne, dès la fin de la guerre, et les trois quarts d’entre elles ont été rendues aux familles qui avaient demandé leur restitution.  Thierry Bajou a précisé que les restitutions avaient cessé en 1950. Un fait qui selon lui s’explique à la fois par “ la clôture des archives, la volonté de retisser des liens d’amitié entre les pays”, ajouté au fait que “l’on considérait avoir restitué ce qui pouvait l’être”. Il a fallu ensuite attendre les années 1990 pour que la question de la restitution des œuvres spoliées réapparaisse.

• Le conférencier a estimé à un peu plus de 2.000 le nombre d’œuvres non rendues qui sont encore  conservées dans les musées nationaux, avec le statut juridique de Musées nationaux récupération (MNR). C’est le cas pour le musée Anne-de-Beaujeu, à Moulins, Depuis 2008, a expliqué  Thierry Bajou, sa mission  consiste à enquêter pour retrouver la provenance des œuvres, identifier leurs propriétaires, afin de  savoir à qui les restituer. Avec le temps, la situation s’est complexifiée et “pour une victime à l’époque, on peut arriver jusqu’à cinquante ayants droit disséminés partout dans le monde, et qui ne se connaissent pas”.

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Une salle du Jeu de paume en 1940MNR-Rose Valland)

• C’est pour diffuser largement les photographies de ces œuvres et permettre à d’éventuels  ayants droit  de les identifier que le  ministère de la culture a  ouvert le site internet Rose Valland, qui donne accès au Répertoire des biens spoliés. En conclusion de son intervention, Thierry Bajou a insisté sur le fait que “au-delà de la valeur marchande, la restitution d’une œuvre est une façon de reconstituer la mémoire familiale (avec) la déportation et la spoliation (qui) sont deux faces de la même médaille”.

► Savoir plus...Jean-Marc Dreyfus: « 10 890 tableaux, 583 sculptures, 583 tapisseries, 2 477 pièces de mobiliers anciens, 5 825 pièces de porcelaine » Le procès de l’ERR et du pillage des œuvres d’art, Paris, 1950” à lire en ligne dans  Histoire@Politique, n° 35, mai-août 2018.

 

 •  SOCIÉTÉ D’HISTOIRE ET D’ARCHÉOLOGIE

DE VICHY ET SES ENVIRONS

SHAVE Logo• La Société d’histoire et d’archéologie de Vichy et des environs (Shave) a cédé à l’Académie des sciences et belles-lettres de Clermont-Ferrand une partie de l’ancienne bibliothèque de la Société des sciences médicales de Vichy  dont elle avait hérité.

• La Société des sciences médicales de Vichy, créée en 1884 par 22 médecins thermaux, possédait une bibliothèque constituée de livres et de brochures consacrés à l’histoire des eaux minérales, aux  pathologies médicales, ainsi qu’à  la médecine générale et thermale.  En 1893, la Compagnie Fermière avait installé les 200 ouvrages réunis initialement  dans le hall des sources puis au sein de l’établissement thermal de 1ère  classe, Le fonds qui a compté ensuite  jusqu’à plus de 5 000 exemplaires était constitué de travaux de médecins et de dons provenant de bibliothèques familiales. C’est en 1937, année de la création de la Shave, que la Société des sciences médicales installée avenue thermale,  avait fusionné avec la Shave. La bibliothèque a été ensuite déménagée des Dômes à l’établissement Callou avant que des travaux  entrepris en 1988 n’aboutissent à la destruction de 20 % des ouvrages. C’est grâce à l’intervention de Jean Faye, libraire vichyssois, que le reste du fonds a pu être sauvegardé et stocké à la Médiathèque. C’est seulement en 1996 que la Société des sciences médicales a officiellement versé ses collections à la Shave.

• Les  600 ouvrages qui ont été  remis à l’Académie des sciences et belles-lettres de Clermont-Ferrand  figuraient parmi les moins consultés par les Vichyssois. Ils ont été déménagés début juin, en présence de Fabienne Gelin et du Docteur Wahl, président de Shave. Un grand nombre de livres et de documents sur le thermalisme restent toutefois sur les rayons de la médiathèque vichyssoise.

• Le 30 septembre, la SHAVE propose à ses adhérents, en partenariat avec les Amis de Montluçon, de partir à la découverte de la cité des bords du Cher.  Au programme : Les richesses de l’avenue Max Dormoy, percée haussmannienne inaugurée par Napoléon III en 1864  – La cité médiévale et le quartier Saint-Pierre – Une visite du MuPop (premier musée en France consacré à l’histoire et aux objets des musiques populaires françaises de 1750 à nos jours) – Une visite commentée (en car)  à la découverte du Montluçon touristique, industriel et culturel. L’excursion s’achèvera par la visite du château de Bien-Assis (propriété des Amis de Montluçon, depuis près d’un demi-siècle).

• Le Bulletin n° 170 de la SHAVE est paru en juin:Z SHAVE

• Dans le prolongement  de l’exposition Cures d’eaux et réjouissances publiques, présentée à la médiathèque Valery-Larbaud, la Société d’histoire et d’archéologie de Vichy et des environs a édité un album de dessins humoristiques et de caricatures, extraits de différents fonds publics ou privés (1 vol. br, 96 p, illustrations, éd. SHAVE, 15 €). On y trouve 250 reproductions, entre cartes postales, coupures de presse et  albums, auxquels ont été joints des dessins inédits, dont certains signés Paul Devaux. Les textes de présentation ont été rédigés par Fabienne Gelin, responsable des fonds patrimoniaux à la médiathèque, et par Michel Promérat, agrégé d’histoire et président du CIERV. Fin juin, ils sont venus présenter leur travail à la librairie À la page, avant une séance de dédicaces.

album Les caricatures-1

• Si les scènes de la vie thermale  ont été les plus caricaturées, la vie politique locale, depuis la Belle Époque jusqu’à la   grande guerre, a inspiré les caricaturistes  qui œuvraient dans une dizaine de titres de la presse locale. Parmi eux, Louis Lasteyras (1851-1931) fait figure de cas particulier, étant à la fois  dessinateur satirique et objets des dessins de ses confrères, en tant que maire de Vichy (1900-1929). Sous l’État Français, les humoristes qui ont dû composer avec les contraintes de la censure, se sont davantage tournés vers des scènes de vie quotidienne.


AMIS DE MN

• “Comment allez-vous, Sire ?”…C’est la question qu’a posée Annecy Rouher-Vaucheret, devant les Amis de Montluçon,  le vendredi 8 juin. En août 1864,  la ville de Montluçon s’honorait de recevoir la visite de Napoléon III. L’empereur repartait ensuite  pour Paris après avoir fait une quatrième et dernière cure à Vichy. La gravelle mine alors le souverain… Il paraît désormais impossible de contester l’influence capitale qu’a pu avoir  cette maladie, dès le début du règne, sur son esprit de décision et sa lucidité politique à conduire au plan civil comme au plan militaire les affaires de l’Etat. Un sujet captivant qui permet aussi  de mieux comprendre le déclin du Second Empire.

• Le 2 septembre, l’excursion annuelle des Amis de Montluçon aura pour destination la ville de Nevers. La matinée sera consacrée à une visite guidée du quartier historique de la cité, incluant la cathédrale (intérieure et extérieure) et le palais ducal (façade et galerie basse). L’après-midi sera réservé à la visite  guidée des collections du Musée de la faïence et des Beaux-Arts.

Numérisation_20180607 (2)Le Bulletin annuel des Amis de Montluçon (3ème série – n° 68 – année 2017) vient de paraître. Riche de plus de 160 pages, abondamment illustrées de documents en noir et blanc et en couleur, il s’ouvre sur le traditionnel compte-rendu des travaux réalisés au château de Bien-Assis, siège de l’association. Il est suivi d’un article in mémoriam qui rend hommage à André Touret (1928-2018), qui fut un membre éminent de l’association et devant laquelle il avait présenté plusieurs conférences.

SOMMAIRE

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LOGO Mémoire Cérilly

Couverture-212x300• Mémoire de Cérilly et ses environs a décidé de rééditer La forêt de Tronçais (1957) le mémoire de fin d’études de l’école normale d’instituteurs de Moulins qu’avait rédigé  Claude Terrade, il y a plus de 60 ans.  Doté d’une riche iconographie, ce mémoire porte sur l’organisation du service des Eaux et forêts et il décrit les métiers de la forêt et du bois : élagueurs,  bûcherons,  débardeurs ou encore  transporteurs.  Dans cette époque de transition, entre tradition et modernisme, Claude Terrade rappelle que “les ouvriers n’utilisaient pas encore la tronçonneuse et que l’élagueur travaillait à la hache, époque où l’on s’inquiétait de la disparition des  fendeurs et où l’on n’imaginait pas encore l’installation des merranderies”. Il s’intéresse aussi aux scieries locales et aux débouchés des bois de Tronçais, à l’époque. Un témoignage précieux  sur la vie sociale et économique de la forêt, d’autant que peu de recherches ont été entreprises sur la forêt de  Tronçais pendant les Trente Glorieuses. Claude Terrade, après avoir longtemps enseigné à Huriel, a été directeur de la MJC de Montluçon. Il est aussi un membre éminent du Cercle d’archéologie de Montluçon. L’ouvrage est disponible au prix de 12 €  en librairie (Montluçon et Cérilly) et auprès de l’association.

LOGO Pays Cosnois

• La toponymie gauloise des lieux-dits  de la région de Cosne-d’Allier… C‘est le thème qu’a abordé   Jean-Pierre Levet, le 15 juin, dans le cadre des conférences de Mémoire du pays cosnois.

3056806• Cosne, Dreuille, Beaune sont des noms d’origine purement gauloise, facilement explicables. Sauvagny, Cérilly appartiennent à la couche gallo-romaine de la toponymie de la France et sont porteurs d’une trace du gaulois aisément identifiable. Les Gaulois, qui sont des Celtes, se sont installés sur ce qui est aujourd’hui le territoire de la France environ un millénaire avant le début de notre ère. Ils ont trouvé sur place des populations arrivées antérieurement, peut-être en plusieurs vagues, comme celles qui ont donné leur nom à l’Aumance, au Bandais, à la Doure ou encore à l’Allier. Avant de disparaître linguistiquement, les Gaulois fusionneront avec des envahisseurs romains parlant latin, puis avec des peuplades germaniques. Le nom français de Cosne-d’Allier associe du gaulois (Cosne), du latin (d’) et du pré-celtique (Allier).   Que savons-nous aujourd’hui de la langue des Gaulois? Comment parvenons-nous peu à peu à la connaître mieux, ou plutôt moins mal ? Qu’en reste-t-il dans la toponymie ? Autant de questions soulevées par le conférencier.

20 ans et 20 bulletins publiésMémoire du Pays Cosnois vient de faire paraître son 20ème bulletin annuel, De l’Œil à l’Aumance (année 2018). Au sommaire

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• AZI LA GARANCE (BROÛT-VERNET)

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À PARAÎTRE …

LES COMMANDERIES DU MAYET-D’ÉCOLE

Z Visite mayet• Après une  première monographie consacrée au  Mayet-d’École publiée en 2009, suivie de la  Visite des Commanderies du Grand Prieuré d’Auvergne, du Mayet d’École et de la Marche avant la Révolution de 1789 , sorti en 2015, l’association Azi la Garance va publier prochainement  un nouvel ouvrage sur le même thème. Fruit de longues et patientes recherches, Visite des Commanderies du Mayet d’École et de la Marche en 1615, est le  troisième  ouvrage signé par Henri Chassin, spécialiste de la question. Il conduit le lecteur  aux confins de la commanderie, lieu emblématique du Mayet-d’École. La préface est signée par Claudio Conti, propriétaire des bâtiments de l’ancienne commanderie du Mayet d’École.  Le livre est en souscription au prix de 20€ jusqu’au 7 juillet 2018 (Chèque  à l’ordre de l’association Azi la Garance – 03110 Broût-Vernet).

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• BEAUNE-D’ALLIER REND HOMMAGE À SES POILUS

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La place de l’église et le monument aux morts

• L’association Beaune accueille au fil du temps, forte du succès de l’exposition consacrée l’an passé à la Grande guerre et aux Poilus de la commune, vient de publier  Les soldats de Beaune-d’Allier en 1914-1918, un ouvrage tiré à 300 exemplaires (1 vol. br, 280 p, illustrations, 24,50 € ou 32,50 € franco).

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Trois des coauteurs du livre

• L’initiative, qui repose entièrement sur le travail de 5 bénévoles, est née d’un premier projet : reconstituer l’histoire des 40 Beaunois qui étaient tombés sur les champs de bataille entre 1914 et 1918. De là, les coauteurs ont choisi d’élargir leur champ d’investigation aux 200 hommes de la communes qui avaient  été mobilisés. En faisant appel aux familles, ils ont pu faire émerger  de nombreux documents d’époque tels que lettres et cartes postales de poilus, des médailles,  des citations, ou encore des photographies et des livrets militaires….Selon  Annie Valnaud, “contrairement aux villes, les familles des campagnes ont plus facilement conservé des traces de la première guerre mondiale”. Selon elle, le livre se  veut plus humain qu’historique. La première partie évoque la vie au front, mais aussi la contribution des femmes, à l’arrière,  ainsi que  la glorification du patriotisme. La seconde partie est dédiée à   l’histoire des 200 poilus beaunois. L’ouvrage est disponible auprès de l’association.  Contact : Annie Valnaud (04 70 64 37 77).

• UN COMITÉ POUR LE 500ème ANNIVERSAIRE

DE LA MORT D’ANNE DE FRANCE

Anne_Beaujeu• Anne-Rachèl van der Horst, Aude Laurent, Stefan Lunte et Marc Poligny, ont fondé un comité dans le but d’organiser, en 2022, la célébration du 500ème  anniversaire de la mort d’Anne de France. Fille aînée de Louis XI, elle dut épouser, à 12 ans, Pierre de Beaujeu, frère cadet du duc Jean II de Bourbon, de plus de vingt ans son aîné. Dix ans plus tard, à la mort de Louis XI,  son frère, le futur Charles VIII, n’ayant alors  que 13 ans, c’est elle qui devait alors exercer la régence, de 1483 à 1491, avec son mari, puis plus tard, lors des campagnes d’Italie que mènera son frère : “ La loi salique interdisait à une femme de régner, et pourtant, elle a régné, rappelle Stefan Lunte.  C‘était une femme très intelligente, habitée du sens des responsabilités. Mais elle a toujours été présentée en lien avec un homme : fille de roi, sœur de roi… Elle mérite d’être mise en valeur”. C’est pour rendre hommage  à ses talents indéniables mais trop souvent oubliés ou méconnus  de “femme politique au service du royaume de la France et de ses territoires que le Comité a été créé.

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• Des commémorations devraient permettre de lui  rendre justice, notamment à son héritage aux facettes diverses. Au plan politique, elle a participé à la dialectique entre le pouvoir central et les provinces, en régnant depuis le Bourbonnais. Au plan artistique, on lui doit la présence dans la cathédrale de Moulins du triptyque qu’elle avait commandé, et qui est mondialement connu des amateurs de peintures. Le comité Anne de France aura donc en charge d’imaginer et de coordonner des actions de commémorations dans l’Allier, et aussi dans toute la France et en Belgique où Anne de France est née.

• L’éditorial de L’Aurore du Bourbonnais du 8 juin 2018, consacré à Anne de France (1461-1522) , est ainsi conclu : “ Qu’est-ce qu’elle est pour nous Bourbonnais ? Exemple d’une femme de pouvoir et au pouvoir, incarnation de la France, inspiration pour les mécènes, modèle de mère et d’éducatrice. Tout cela, en effet, et source de fierté.C’est pourquoi le vendredi 1er juin un Comité Anne de France s’est constitué pour préparer les commémorations du cinq-centième anniversaire de sa mort en 2022”.

• EN BREF

• La revue américaine French History (juin 2017 – vol.31, n°2 – p. 194-218) a consacré une article à Vichy pendant la Première guerre mondiale : “Amusez-vous Vichyssois” : wartime morality and Home front tensions in First World War Vichyssois. Il est signé par K. Freeman et C. Crook, deux universitaires américaines. Un résumé de l’article est disponible en ligne.

genealogie-des-monts-de-la-madeleine_page• Le 2 juin, la commune de Lavoine, au cœur de la Montagne bourbonnaise, a accueilli le Forum de généalogie et les 11ème Rencontres des monts de la Madeleine. La journée a été marquée par deux conférences. Jean-François Faye a brossé le portrait de 7 femmes qui ont influencé le destin de nos contrées : Jeanne de Bourbon, épouse du comte Guy VII de Forez –  Anne Dauphine, épouse du « bon duc » Louis II de Bourbon –  Marie de Berry, épouse de Jean I de Bourbon –  Suzanne de Bourbon, épouse de Charles III, connétable de Bourbon –  Louise de Savoie, mère de François 1er – Diane de Châteaumorand et les deux frères d’Urfé, qui furent ses maris –  Madame de Maintenon et la maison royale de Saint-Cyr. La seconde conférence, présentée par Michèle Sternberg, a évoqué “laffaire des Pions”.

 

◘ AUVERGNE

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Sommaire

◘ BERRY

Socité archéologie BERRY

• SOCIÉTÉ D’HISTOIRE

ET D’ARCHÉOLOGIE DU BERRY

big_cahier_20215A• La Société d’archéologie et d’histoire du Berry publie chaque trimestre  Les Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry. Au sommaire du n° 215 (Décembre 2017) :  Éditorial (Xavier Laurent) –  Le site du Champ des Pois, commune de Levet (Cher) et les problèmes des villae à grande cour fermée, de plan allongé, bordées extérieurement de pavillons identiques régulièrement espacés (Jean Holmgren et Alain Leday) – Chroniques de la société d’archéologie et d’histoire du Berry (janvier 2018) – Chroniques de bibliographie régionale (Philippe Goldman).

 

◘ BRIVADOIS

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logo• Depuis 1920, la Société d’études archéologiques, historiques et littéraires de la région de Brioude s’attache à la “préservation de l’histoire du Brivadois”. Chaque année, au printemps, elle publie un copieux bulletin, sous le titre de L’Almanach de Brioude. Il rassemble des articles sur l’histoire locale, l’archéologie, les arts, l’économie, la vie sociale. Au fil des années, la collection des almanachs a fini par constituer une source d’information capitale pour les amateurs d’histoire. Elle est consultable lors des permanences au siège de la Société, ainsi que les 300 ouvrages d’histoire locale de sa bibliothèque. On peut également  retrouver sur le site de l’Almanach de Brioude les sommaires et les tables des différents volumes parus depuis les origines.

► Sommaire de l’édition de 2018:

Sans titre

◘ LIMOUSIN

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• Lors de la séance du 19 mai, à Guéret, trois grands thèmes ont été abordés : La Creuse au temps des Celtes, 1ermillénaire avant J.-C (Patrick Léger) –   Les lendemains de la Libération dans la Creuse  (25 août 1944 – mai 1945 :  II- : Le retour à la normale et les élections municipales de 1945. (Guy Avizou et Christian Pénot) –  Cabanes de bergers dans le sud de la Creuse (Gilles Le Hello).

 

◘ NIVERNAIS – BOURGOGNE

• GROUPE 71 – IMAGES DE SAÔNE-ET-LOIRE

Groupe 71

• Le n°  194 (été 2018) vient de paraître. Au sommaire:Sans titre

 

Sans titre

bulletin167Revue de la Physiophile, (n° 167, décembre 2017) : La 3ème  biennale mycologique de la Physiophile (J-J. Bonnot) – La statue de Mont-Saint-Vincent (J-J Bonnot) – L’établissement thermal gallo-romain de Bourbon-Lancy (L.Barriquand et L. Guillot) – Notes archéologiques (R. Chevrot et G. Auloy) – Le château du vieux bourg de Dyo (J.M. Jal) – Histoire d’une propriété de Cormatin: le Coteau (M. Bonnefoy) – Les pacifistes montcelliens à la fin des années 1930 (R. Marchandeau) – Un inventaire après décès à la fin du XVIIIe siècle :  au château de Rosey en Chalonnais (G.Aulou et al.) – Décor parisien pour résidence de province : le papier peint du château de Savianges (M. Guzik) – Le sœurs Westreich, rescapés des rafles antijuives de 1942 et maquisardes (G. Soufflet) – Un drame « de l’immigration » à Blanzy en 1957 (P.Coing, B. Silla).

Pays de bougogne

Couv PdB-1.qxp_Mise en page 1• Dans son dernier numéro  intitulé Promenons-nous dans les bois. La forêt et son mystèrePays de Bourgogne (n° 252/253) consacre pas moins d’une  centaine de pages à  la forêt bourguignonne et à son mystère. Le magazine invite au voyage dans les nombreuses forêts bourguignonnes qui ont tant d’histoires à raconter. Les auteurs décryptent ses secrets. On y trouvera aussi de nombreux thèmes jamais ou rarement abordés, ainsi que des articles sur les métiers de la forêt et  sur la topographie.

Pour commander ce numéro et/ou les précédents

 

 LES ARTS

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C’EST PAS DU JEU !

• “C’est pas du jeu !”,  la collection Djeco, la nouvelle exposition du  Musée de l’Illustration Jeunesse, à Moulins  est visible du 6 juillet 2018 au 6 janvier 2019. Il s’agit d’une  sélection d’œuvres issues de cette collection ainsi que des jouets. Les  visiteurs les plus jeunes pourront découvrir l’exposition à travers une expérience pédagogique ludique. C’est pas du jeu mais…presque !

téléchargement• La maison Djeco a été créée en  1954,  lorsque Véronique Michel-Dalès a fondé sa petite entreprise en imaginant des jeux d’apprentissage, tels que le “loto des quatre jeudis” ou “Ma maison des puces”. Beaux, intelligents et ludiques à la fois, ces jeux connaissent un grand succès et sont récompensés par quatre Oscars du jouet dans les années soixante. Son fils Frédéric a repris en 1989, l’affaire familiale. Doué d’une sensibilité artistique peu commune dans l’univers du jouet, il invente une collection de jouets éducatifs. Puzzles en bois, jouets en bois, puzzles en carton ouvrent la voie puis les gammes s’élargissent avec des jeux de cartes et des jeux de société. En 2004, un univers fantaisiste et poétique investit la chambre d’enfant avec de beaux objets décoratifs. Puis, en 2006, sont créées des boîtes ateliers qui signent une collection novatrice de loisirs créatifs. Ces collections inédites insufflent ainsi une dimension artistique dans le monde du jouet.

• En 2011, Djeco  créé un fonds d’illustration jeunesse ayant pour vocation d’exposer des œuvres d’illustrateurs contemporains. Ce fonds rassemble à ce jour plus de 200 œuvres, à la fois de talents reconnus et d’étoiles montantes. Si des expositions monographiques ont parfois été organisées dans des galeries, jamais aucune exposition d’envergure, où se télescopent différents univers, n’a jusqu’alors eu lieu en France. C’est désormais chose faite au Musée de l’illustration jeunesse.

DJECO
Page d’accueil du site de Djeco

• L’exposition propose un voyage dans l’univers enchanté de Djeco. Lorsque  Véronique Michel-Dalès a créé son entreprise en 1954, peu de femmes osaient se lancer dans ce genre d’aventure. C’est sont petit garçon, Frédéric, qui devient rapidement testeur en chef de ses inventions et il grandit avec l’idée magique que travailler c’est jouer… Dès les débuts, Djeco est marquée du sceau de la créativité et de la fantaisie. D’année en année naissent des collections inédites, résolument ludiques, qui privilégient design et esthétisme. En parallèle, Frédéric et son épouse Barbara, acquièrent des illustrations originales d’artistes contemporains. Aujourd’hui, ce sont près de 200 œuvres qui constituent cette collection privée unique. Une trentaine d’illustrateurs y sont représentés, de Béatrice Alemagna à Niark, en passant par Pierre Mornet, Elodie Nouhen, Zaü, Benjamin Chaud, Charlotte Gastaut, Nathalie Choux, Aurélia Grandin, Olivier Tallec,  Nathalie Novi, Aurélia Fronty, Rebecca Dautremer, Muriel Kerba, Delphine Jacquot, Ilya Green…

• PAULINE KALIOUJNY

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LAURÉATE DU 11ème GRAND PRIX DE L’ILLUSTRATION 

• Après  Béatrice Alemagna, en 2017,  Emmanuelle Houdart en 2016 et Michel Galvin  en 2015, le 11ème Grand prix de l’illustration décerné par le Musée de l’illustration jeunesse   a été attribué à Pauline Kalioujny pour son album  Promenons-nous dans les bois (éd.  Thierry Magnier, octobre 2017).  Le prix, doté de 3 000 €, sera remis le 5 juillet, dans les locaux du Mij, à l’occasion  de l’inauguration officielle de l’exposition « C’est pas du jeu ! La collection Djeco.   Promenons-nous dans les bois avait déjà été couronné en février  par le  prix Pitchou 2018, lors de la Fête du livre de jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

couv_promenons• Née en 1983 d’un père ukrainien et d’une mère française, Pauline Kalioujny est plasticienne. Elle est l’auteure d’une dizaine d’albums pour la jeunesse, à la fois pour les  textes et les illustrations les accompagnant. Parmi eux, on peut citer Voilà l’été, un livre en relief et à volets (éd. Seuil Jeunesse, 2018). Elle est par ailleurs l’illustratrice de  Baba Yaga, à paraître en octobre 2018 aux éditions Flammarion-Père Castor.

• Promenons-nous dans les bois, qui se présente sous la forme d’un livre dépliant,   s’appuie sur la célèbre comptine mais dans une version détournée : l’enfant finit à califourchon sur le loup et part à la chasse aux  bûcherons qui coupent  les arbres de la forêt. Le jury s’est dit  séduit par  « toutes ses possibilités de lecture et d’utilisation par les tout-petits «  et ses membres ont aussi apprécié « le travail de gravure, la force de l’expressivité des visages et le jeu sur les trois couleurs d’éveil incroyables ».

EN BREF…

• Le 5 juin, de nombreux partenaires et mécènes étaient réunis autour du président Henri Chibret, dans les locaux du Frac Auvergne (Fonds régional d’art contemporain), rue du Terrail, à Clermont-Ferrand. Il s’agissait de présenter le nouveau site internet, mis en ligne  depuis le 6 juin. La nouvelle exposition de Mireille Blanc, “La sommation des images”, est visible du 30 juin au 16 septembre 2018.

 

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•  LURCY-LEVIS , PROMUE STREET ART CITY

• “Street art City à Lurcy-Lévis, ou la Villa Médicis de l’art de la rue”…C’est le titre de l’article de Pierre Geay publié dans L’Aurore du Bourbonnais (1er juin). Sylvie et Gilles Iniesta sont dans tous les sens du terme des “visionnaires” pour avoir trouvé cette idée géniale de redonner une seconde vie à un ensemble de bâtiments désaffectés pendant plus de 20 ans. Une aventure artistique et humaine unique au monde qui présente un potentiel touristique énorme et dont l’action se déroule, une fois n’est pas coutume,chez nous en Bourbonnais.

►Savoir plusStreet art City à Lurcy-Lévis: Saison II

 

• FESTIVAL D’ÉTÉ DE L’OPÉRA DE VICHY

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• Le Festival d’été de l’opéra de Vichy  se déroulera du 14 juillet au  15  août 2018.  Dans la préface du catalogue de plus de 60 pages édité à cette occasion, Frédéric Aguilera, maire de Vichy rappelle que  “Par sa conception originale – ouverte sur la ville – et par le rayonnement qu’il va produire au-delà de nos frontières locales, la 1ère édition du Festival d’été de l’Opéra de Vichy constitue une avancée significative...”  Quant à Martin Kubich, directeur de la culture et de l’Opéra de Vichy, il écrit : “ À rythme effréné, tambour battant l’Opéra déroule le tapis rouge à un programme pétillant, revigorant, où les musiques plurielles s’expriment sans retenue, le savant s’entremêlant au traditionnel et au populaire..”

►  Consulter le programme détaillé du festival

► Savoir plus: Découvrir le Festival d’été

 

 

 

 

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