LES PARUTIONS RÉCENTES: N° 11 (JUILLET – AOÛT – SEPTEMBRE 2018)

MISE À JOUR:   8 OCTOBRE 2018

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

► Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’auto-éditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 

►Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.

►Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (auto-édités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire  type figure en fin de rubrique.

►Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 

► « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er juillet au 30 septembre  2018. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.

► Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.

Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• BORDES Pierre : Joseph Voisin (1882-1869), vie et œuvre. Écrivain de la terre, soldat et journaliste. 1 vol. br, 224 p, édition Association Pré-Textes, 16 € en souscription jusqu’au 31 octobre (19€ après parution).

L’ouvrage permet de découvrir la vie et l’œuvre de l’écrivain yzeurien, primé par l’Académie française.  Après une première partie qui retrace les principales étapes de sa vie, une large place est consacrée à ses écrits, notamment les  nombreuses lettres qu’il a adressées à  Émile Guillaumin entre 1903 et 1951, ainsi que des courriers  envoyés à Valery Larbaud. Il comporte aussi des extraits  de nouvelles, de contes et d’articles de Joseph Voisin publiés dans divers journaux et revues. Le récit de sa vie de combattant de 14-18 se révèle  exceptionnel, mettant en lumière toute l’horreur des combats, comme  les souffrances et les espoirs des poilus. Quant aux écrits de Joseph Voisin,  ils apportent un témoignage émouvant sur  la vie et les débats de son époque

• CHEVALIER Danielle : L’ange noir et la putain. Roman.  1 vol. br, 210 p, éd. Le Petit Vagabond, 15 €. Disponible en librairie et auprès de l’auteur (Danielle Chevalier : Villejaleix n° 11 – 03420 Saint-Fargeol – 18,20 € franco).

Couv-Ange-noir“L’ange noir et la putain”, c’est l’histoire de deux personnages tourmentés qui ne se connaissent pas mais dont la vie est racontée par une amie commune. La narratrice du roman, dont l’action se déroule entre Paris et la Combraille, avec quelques escapades en Corse, entretient avec ces deux “âmes flottantes” des relations suivies ou amicales : “Rien de scabreux dans son histoire et son intrigue. Un livre que l’on dévore d’un seul trait, tellement captivé de connaître le dénouement”, note Daniel Bouille dans La Semaine de l’Allier. “L’ange noir et la putain” se veut “un beau roman au ton juste et sensible”, dans lequel les sentiments sont décrits avec une force  teintée de délicatesse. Danielle Chevalier a publié une quinzaine de romans, auxquels s’ajoutent de nombreuses chroniques. Après avoir travaillé à Paris, elle vit désormais à Saint-Fargeol, au cœur de la Combraille.

• DENIS Maëlle : La bombe. 1 vol. br, 240 p, éd. du Panthéon, 18,90 € (Version numérique : 12,99 €)

La bombe - Maëlle Denis”Pendant qu’elle regardait dehors, je n’ai pas pu m’empêcher de l’observer à la dérobée. Elle avait de longs cheveux châtains et bouclés, des yeux chocolat, tout à fait banals et pourtant, ils avaient quelque chose de différent : ils brillaient malicieusement, ils pétillaient de vie, ils resplendissaient. Je sais, vous devez me trouver fou et bizarre et c’est peut-être le cas, mais cette fille avait des yeux incroyables“…  La rencontre entre deux jeunes que tout oppose, que ce soit  les origines, le milieu social ou la culture, constitue la trame de ce roman qui ouvre sur la confrontation de deux mondes. Suite à un gage, Suzanne entreprend de faire la connaissance de Sayid, nouveau venu dans sa classe et déjà considéré comme un paria par ses camarades. Ce qui a commencé comme un désagréable défi à relever se mue rapidement en amitié, et l’envie d’en savoir plus sur ce garçon mystérieux et taciturne devient sincère et authentique. Mais le jeune homme tient à ses secrets et son passé demeure obscur… Qui est vraiment Sayid Zebary ? À travers leur histoire d’amour hésitante, Suzanne et Sayid parviennent à avancer et à révéler des secrets et traumatismes, jusqu’alors enfouis  Entre rêves adolescents et réalité parfois bien plus cruelle, ce premier roman explore hardiment une histoire d’amour et d’amitié attachante. Maëlle Denis a choisi de situer son intrigue à Vichy, dans des lieux qui lui sont familiers Si l’actualité et ses préoccupations de lycéenne ont nourri son écriture, le récit n’en reste pas moins une pure fiction, fruit de son imagination.

DESTUTT DE TRACY Antoine Louis Claude : Œuvres complètes : Tome 8 : Correspondance. Édition établie par Claude Joly. 1 vol. br, 580 p, éd. Vrin, coll. Bibliothèque des textes philosophiques, 49 €.

Z DestuttSur les milliers de lettres que Destutt de Tracy a écrites tout au long de sa vie, près de 250 seulement sont parvenues jusqu’à nous. Parmi ses nombreux correspondants, on compte notamment ses amis Cabanis, Daunou, Fauriel, Maine de Biran et Mme de Staël ou des hommes politiques comme le président américain Jefferson ou le président argentin Rivadavia. En dépit de ses lacunes, cette correspondance est riche d’enseignement dans trois domaines. D’abord, la biographie intellectuelle du fondateur de l’Idéologie, en permettant à la fois de retracer son itinéraire et la genèse, souvent complexe, de ses écrits et de pénétrer dans sa « société » : ses intimes comme ses amis et, plus largement, son réseau de relations au centre duquel se trouve l’Institut national et les assemblées dont il a été membre : la Constituante, le Sénat sous l’Empire ou la Chambre des pairs sous la Restauration. Ensuite, la philosophie, en mettant à jour tout ce qui le sépare de Maine de Biran, entré en dissidence dès 1802, de Mme de Staël et du groupe de Coppet ou encore de la pensée allemande. Sous la Restauration, on peut voir aussi que Destutt de Tracy reste fidèle à lui-même en refusant de se rallier aux Doctrinaires, aux Éclectiques ou aux Saint-Simoniens et en attendant beaucoup de jeunes savants physiologistes comme Flourens. Enfin, la politique, où s’exprime une opposition sans concession aux privilèges aristocratiques et plus encore aux pouvoirs religieux, en regard d’un attachement sans faille au régime représentatif et aux libertés individuelles. On peut suivre quasiment à la trace son positionnement par rapport aux différents régimes qui se succèdent depuis 1789 jusqu’à 1830, ainsi que les espérances qu’il place dans les pays neufs, l’Amérique de Jefferson et l’Argentine de Rivadavia.

FARINELLI Bernard : Zénobie ou l’âme rebelle. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Le cri des pays, 16,50 €.

Z FarinelliSuspecté de sabotage pour défendre une cause environnementale, Victor est arrêté. En prison, il rencontre un énigmatique Gitan. Il lui apprend la philosophie, l’autre l’art des signes et du combat. Bénéficiant d’un non-lieu, ce prof de philo décide de tout plaquer et parcourt les montagnes du Massif central. Après une longue errance, il finit par acheter le mas Zénobie. Bien loin de son passé, le destin va pourtant le rattraper, à commencer par le Gitan. Il se retrouve ainsi dans des situations redoutables qu’il va devoir débloquer et apaiser. Attentif à tous les signes, il se rend compte peu à peu qu’il est dépositaire de dons occultes, qu’il peut changer le pire en mieux. Ce qu’il va s’efforcer de faire. Zénobie raconte l’histoire d’un rebelle du XXIè siècle, qui ne se reconnaît ni dans la société ni dans ses valeurs. Il refuse par-dessus tout de laisser aux générations à venir une planète malade et dégradée. Victor, par son charisme et sa volonté inébranlable, entraînera dans son sillage une communauté qui ne demande qu’à relever la tête.

FERRIEUX Claude : Le commissaire Bourbonnais mène l’enquête : homicide à Saint-Yorre.  Ouvrage en gros caractères. 1 vol. br, 225 p, éd. Encre Bleue éditeur, coll. Largevision, 24,90 €.

commissaire-bourbonnaisUne agression, puis un meurtre ont été commis devant l’usine d’embouteillage de Vichy- Saint-Yorre. Le commissaire Bourbonnais, de retour en France après une longue émigration au Canada, mène l’enquête. S’il se réserve les investigations lui permettant de visiter la région et au delà, il s’appuie volontiers sur ses adjoints, la sympathique inspectrice principale Maryse Ancelin et le bouillant inspecteur Lacaze, fins limiers et chargés avec lui d’élucider ce mystère. À ce titre, il n’est pas interdit, pour arriver à ses fins, d’accepter à l’occasion un petit café ou un pastis qui aident à délier les langues… Natif de Varennes-sur-Allier, Claude Ferrieux s’intéresse à trois thèmes : ses origines dans l’Allier où il est né, en Auvergne où il a vécu, en Berry, pays de ses ancêtres ; la région où il vit : Isère et Drôme ; et enfin la méditerranée où l’a entraîné son métier de professeur agrégé d’italien. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages abordant ces sujets.

FOSSAERT Frédéric : Le lendemain de l’impossible. 1 vol. br, 290 p, éd.  de l’Atelier d’Écriture (Vichy). 18 €

40 ans d’écriture n’ont pas lassé l’auteur de l’exploration de la littérature populaire. Très à l’aise dans le polar, il s’attaque ici au roman sentimental en  livrant un pastiche du genre dont il détourne les codes. On y retrouve un humour désabusé, mais tonique

• LABBE Jean-Claude: Surprenants chemins. 1 vol. br, 285  p, autoédition J-C Labbe (03410 Domérat), 17 €. Disponible en version Kindle (Amazone), 5 €.

51M8zgQ6bTLSecond roman de Jean-Claude Labbe, après Je te cherche, publié en 2017. Dans Surprenants chemins, il imagine la rencontre de ses grands-parents.L’histoire se déroule sous le Premier Empire vers 1810.  Claude habite à Artonne et Thérence à Montluçon, tous les deux s’aiment. Les parents de Thérence sont opposés à cette union et envoient leur fille en pension au couvent.La jeune fille rencontre Apolline, jeune novice qui doit prononcer ses vœux. Apolline entraîne Thérence dans un voyage improbable qui, elle l’espère, les conduira chez sa tante au Chambon-sur-Lignon.

SCHILDT Göran : Du Havre à Monaco, par fleuves et canaux. Ouvrage traduit du finnois  par Christine Ribardière et Michelle Deperrois-Fayet. Préface d’Alain Quella-Villéger. 1 vol. br, 248 p, coédition éd. Bleu Autour – éd. Le Carrelet, 18 €.

SCHILDT-UNEEnfin disponible en français, le formidable récit du voyage en voilier de Göran Schildt dans la France d’après-guerre, avec sa femme et ses amis d’un jour ou de longue date, dont André Gide qui faillit passer le saluer au port des Champs-Élysées… Féru de l’écrivain, comme de Cézanne, cet historien de l’art et auteur finlandais a trente et un ans lorsqu’il gagne l’Italie par la Seine, l’Yonne, le canal de Bourgogne, la Saône, le Rhône, le canal d’Arles et la Méditerranée.  Sa traversée est une immersion. Il a l’œil gourmand du réchappé de la guerre. Paysages, monuments, bistrots vivent sous sa plume et dans ses photographies, mais aussi mariniers cocasses, éclusiers assoupis, amoureux surpris… On découvre l’intimité d’un intellectuel européen de son temps, y compris dans sa relation au “sexe faible”… Et du Havre à Monaco, via Rouen, Paris, Sens, Joigny, Tonnerre, Dijon, Chalon-sur-Saône, Lyon, Avignon, Marseille, Saint-Tropez et Cannes, Göran Schildt nous révèle la “patrie de l’individualisme”, à l’aube des Trente Glorieuses.

SIMENON Georges : L’affaire Saint-Fiacre : 1932. Texte intégral. Nouvelle édition établie par Brigitte Braud-Denamur. 1 vol. br, 170 p, illustrations n-b et couleur, éd. Nathan, coll. Carrés – Classiques, 3,95 €.

téléchargement (1)►  » Un crime sera commis à l’église de Saint-Fiacre pendant la première messe du jour des Morts.  » Tel est le message reçu par la police de Moulins qui en a averti la P.J. de Paris. Maigret se rend aussitôt dans ce village de l’Allier où il a passé son enfance ; son père était le régisseur du château. Il assiste à cette messe où la comtesse de Saint-Fiacre meurt d’une crise cardiaque. Le commissaire comprend que cette mort a été provoquée par une émotion violente : il trouve, dans le missel de la comtesse, un papier qui ressemble à une coupure de journal ; on y annonce la mort de Maurice, fils de la châtelaine…Ainsi débute l’enquête qui a fait l’objet de plusieurs adaptation au cinéma et à la télévision, la plus célèbre étant celle avec Jean Gabin dans le rôle titre.

TÉNOR Arthur : L’académie diplomatique d’Isuldain : les ombres assassines. 1 vol. br, 180 p, éd. Scrinéo, 12,90 €.

CVT_Lacademie-diplomatique-dIsuldain-Les-ombres-as_995 La secte d’Anghor l’avait promis à Isuldain que  sa capitale Éa-Kyrion connaîtrait la pire vague de terreur de son histoire. Ce jour de la vengeance est arrivé ! Mêlées à la population, les Ombres assassines commettent des crimes ciblés, organisent des attentats, sèment la mort. L’empereur mobilise toutes ses forces, des simples portiers aux Chevaliers d’Isuldain. Même sa prestigieuse Académie diplomatique est sollicitée. La toute jeune chambrée des Crépusculaires entre avec fougue dans cette affreuse crise. Pourtant, elle a déjà ses propres conflits internes à surmonter, ce défi inouï de faire vivre et agir ensemble un semi-orque, deux elfes, une Sorcière des Mondes Glauques et un ancien élève de la Confrérie des magiciens. S’ils y parviennent, combien périront ? (extrait du site Babelio.com)

TREDEZ Dimitri : Ma guerre contre le IIIème Reich. 1 vol. br, 56 p, éd. Les Trois colonnes, 10 €.

ma-guerre-contre-le-iiie-reich►En juin 1944, Rick Johnson, une jeune soldat américain, débarque sur les plages normandes avec la 29e division américaine, bien déterminé à mettre à genoux l’ennemi envahisseur. Pour cela, il devra faire preuve de beaucoup de bravoure. Tout au long de cette guerre meurtrière, il assistera à des scènes d’horreur qui le changeront à jamais. Originaire de Chapeau et âgé de 19 ans, Dimitri Tredez voue une passion à tout ce qui touche à la deuxième guerre mondiale, au point d’avoir constitué une importante collection d’objets d’époque (livres, brassards, documents officiels…). Il a également réalisé  des dioramas mettant en scène, notamment le débarquement en Normandie. “ Même si  mon personnage principal n’a pas existé,  tout ce qui se passe est basé sur de vrais fait”, précise-t-il.

 

◘ HISTOIRE

• CHASSIN Henri :  Visite des commanderies du Mayet d’École et de la Marche en 1615. Préface de Claudio Conti. 1 vol. br, 151 p, illustrations en couleur, éd. Azi La Garance (Brout-Vernet), 20 €.

ob_232a5b_1ere-de-couv-livre► Après une  première monographie, Le Mayet d’Ecole, de la commanderie au village,  publiée en 2009, suivie de la  Visite des Commanderies du Grand Prieuré d’Auvergne, du Mayet d’École et de la Marche avant la Révolution de 1789 , sorti en 2015, Henri Chassin spécialiste de la question remonte le cours du temps à partir de 1615. Fruit de longues et patientes recherches, Visite des Commanderies du Mayet d’École et de la Marche en 1615 conduit le lecteur  aux confins de la commanderie, lieu emblématique du Mayet-d’École. L’auteur revoit les 56 commanderies du Grand prieuré d’Auvergne déjà visitées en s’attachant particulièrement à  des faits curieux et à des descriptions de meubles et objets divers. Dans l’Allier : Bugney (Chassenard) et la Râcherie.

COUDRIER Christian : Une famille bourbonnaise dans la Grande Guerre 1914-1918 : les Pioton de Buxières-les-Mines et Le Montet, dans l’Allier, leurs alliés, leurs amis. 950 lettres et 350 cartes postales, itinéraires croisés. 1 vol. br, 420 p, illustrations, chronologie, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 25 €.

9782750447816 Un véritable trésor dormait au fond d’une armoire. Près d’un millier de Lettres et trois cents et plus cartes postales, une bonne part de la correspondance du temps de La Grande Guerre au sein d’une famille bien ancrée en Bourbonnais, les Pioton de Buxières-les-Mines et du Montet dans l’Allier. Redécouvertes alors que jean Pioton, leur sauveur a disparu, transcrites, classées, ordonnées, elles disent ce qui  irrigue la vie et qui jalonne le quotidien des familles, des voisins et des amis, celui des soldats à « L’Avant » ou qui côtoient le danger, en Orient, en Russie. Elles écrivent L’Histoire, la Grande qui se nourrit de la diversité des hommes, des situations et de nombre d’anecdotes que l’on aurait grand tort de confiner dans le statut d’anecdote, justement. Outre les témoignages souvent rapportés au jour le jour, l’auteur convoque quelques noms connus, ministres, députés et sénateurs du temps, quelques généraux et, à l’occasion, Georges Clemenceau et Raymond Poincaré. En une trentaine de chapitres, à  la fois autonomes et liés les uns aux autres par les événements qui, s’entrecroisent et se répondent, une toile se tisse qui est L’Histoire même.Christian Coudrier, inspecteur d’académie aujourd’hui retraité, est l’un des gendres de Jean Pioton. Passionné d’Histoire, c’est son premier ouvrage de ce genre. Un siècle a passé. Un hommage est ainsi rendu à ces Bourbonnais, et à ces Bourbonnaises, humbles dans la multitude des hommes et des femmes de ce temps qu’ils ont dû maudire bien des fois, tout en accomplissant leur devoir.

DOUCET  Pierre François : Histoire du monastère Notre-Dame-de-Saint-Bernard à Montluçon, 1631-1792. 1 vol. br, 54 p, autoédition Pierre-François Doucet,  9 €.

FILLETON Dominique : La piscine Saint-Jean de Montluçon (1967-2006). 1 vol. br, illustrations n-b et couleur, éd. des Champs-Élysées, 18 €.

42769056_1273095179497541_2352618222429143040_nDans ce nouvel ouvrage, Dominique Filleton poursuit l’exploitation de la veine nostalgique des Montluçonnais, à travers une série de photographies et de cartes postales semi-modernes, centrées sur l’emblématique piscine Saint-Jean, fermée en 2006, au terme de  40 ans de bons et loyaux services.  Selon l’auteur, “toute les génération et toutes les classes sociales ont fréquenté cette magnifique piscine de plein air”. Une impression confirmée à la lecture des nombreux messages qu’a suscités sur les réseaux sociaux la parution de cet ouvrage . C’est le deuxième livre que Dominique Filleton consacre à cette piscine. 

LONDRES Albert : Le juif errant est arrivé. 1 vol. br, 250 p,  éd. Magellan et Cie, coll. Je est ailleurs, 15 €.

Z LONDRES En 1929, Albert Londres s’embarqua pour effectuer une grande enquête sur la “ question juive ” qui le mena d’Angleterre jusqu’en Palestine. Voyage à la rencontre de la diaspora juive dans toute sa diversité, l’enquête d’Albert Londres révèle simultanément la misère et la détresse des ghettos, la violence de l’antisémitisme et des pogroms et l’espoir d’une vie meilleure en Palestine. Le reporter donne la parole aux communautés juives, recueille des témoignages bouleversants et se fait le réceptacle des rêves et de la douleur de tout un peuple. Un document historique inestimable. D’une lucidité quasi-prophétique, Albert Londres croit en un futur Etat juif, mais s’interroge : “ Fuiriez-vous les pogroms d’Europe pour tomber dans ceux d’Orient ?” Témoin de la première tentative d’extermination des Juifs en Palestine, dix-huit ans avant la création d’Israël, Albert Londres livre ici un document historique inestimable, en déclarant : “ Le sionisme n’a jamais été une expérience mais une idée. ”

• Saint-Sornin au fil du temps. Préface de Pierre Goldberg. 1 vol. br, 253 p, 163 illustrations, éd. Mairie de Saint-Sornin, 25 €.

Les habitants de la commune se sont engagés dans une aventure qui leur a demandé deux années de travail : publier un ouvrage, d’abord  sur l’histoire de Saint-Sornin, mais aussi sur son présent et, autant que faire se peut, envisager son devenir.  Près de 60 personnes ont livré des écrits et une vingtaine ont apporté leur témoignage, pour aboutir à ce qui ne se veut pas “un livre savant”.  Ce sont les habitants qui ont choisi ce dont ils voulaient parler et on peut y lire l’évolution de l’école, des loisirs et finalement, en quelque sorte, de la société. Au fil des pages de Saint-Sornin au fil du temps, on survole des existences, on multiplie les rencontres.  On savoure la rentrée de Robert à l’école primaire du village en 1928, on  écoute ses sabots de bois taper sur le pavé, on découvre les ennuis de Paulette, 6 ans en 1942, avec le poêle à bois de la salle de classe. Bref, une plongée dans la mémoire collective de la commune.

◘ DIVERS

FARINELLI Bernard : Reprendre la main. Faire soi-même, par économie, plaisir ou philosophie. Préface de Philippe Desbrosses. 1 vol. br, 94 p, éd. Rustica, coll. Gardons les pieds sur terre, 10 €.

rustica► Retrouver dès aujourd’hui les savoir-faire oubliés et reprendre la main sur les pratiques de demain… C’est le message du nouveau livre de Bernard Farinelli qui milite pour “ l’art du faire soi-même”.  Dans une société de plus en plus moderne, où le numérique et les machines remplacent peu à peu les savoir-faire traditionnels, nous sommes à la recherche d’une vie plus authentique et d’une nouvelle autonomie. Par souci d’économie, par conviction écologique ou simplement pour le plaisir de créer, un retour au travail de la main et à l’artisanat est possible ! Collectivement ou de façon autonome, la transmission des savoirs permet à chacun de s’impliquer et de changer les modes de consommation.   Cet ouvrage donne de précieux conseils pour redécouvrir l’art du « faire soi-même » : jardinage, cuisine, auto-construction, réparation, création artistique… un ensemble de gestes à apprendre ou réapprendre pour transformer positivement son quotidien. Reprendre la main? Une question d’urgence absolue, affirme l’auteur.  Installé à Saint-Aubin-le-Monial (Allier), ancien directeur de l’innovation rurale au conseil départemental du Puy-de-Dôme, Bernard Farinelli travaille sur les questions de l’économie locale, de l’autonomie et du changement citoyen et est considéré comme l’un des spécialistes du monde rural, notamment du phénomène des néo-ruraux. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Agriculteur et scientifique, Philippe Desbrosses, l’auteur de la préface, est un pionnier de l’agriculture biologique en Europe. Il est le créateur du conservatoire des semences de variétés anciennes et de l’association Intelligence verte, pour la sauvegarde de la biodiversité.

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

ANGLADE Jean : Le pêché d’écarlate. Nouvelle édition. 1 vol. br, 310 p, éd. Presses de la cité, coll. Romans Terres de France, 20 €

Z angladeEn Auvergne, au début du XXe siècle. Tout destinait Georges Juradieu à une existence heureuse : beauté, intelligence, considération, richesse. Tout lui fut accordé. Mais, encore enfant, il assiste à l’assassinat de son père, banquier, par le fils d’un homme que la banque Juradieu a conduit à la ruine et au suicide. Devenu un fils de banquier en banqueroute, Georges découvre alors la méchanceté humaine. Désormais, avec un cynisme et une violence rares, il s’applique à être partout le plus méchant, jusqu’à ce qu’il devienne lui-même victime de son système : un accident « provoqué » par un contremaître qui le déteste le laisse aveugle et défiguré. Alors, du fond de la nuit, lentement, Georges Juradieu prend conscience de la face cachée de l’homme grâce aux démonstrations de gentillesse, de patience, d’attention envers lui. Mais surtout grâce à la jeune Lucie, qui va avec beaucoup d’amour anéantir toutes ses erreurs passées et le dépouiller de son ancienne peau « d’aspic »…

AUBARBIER Jean-Luc : Le chevalier du soleil : une aventure de monsieur de Montaigne. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

Le-chevalier-du-soleil-1-187x300Fin du XVIè siècle. Le royaume de France est coupé en deux entre les catholiques et les huguenots. La Saint-Barthélemy a vu le massacre des protestants à Paris. Henri de Navarre y a réchappé, avant d’être retenu prisonnier par la famille royale, puis de s’évader pour regagner sa région de Pau et Nérac. Dans le Sud également, Montaigne rédige ses Essais dans la tour de son domaine. Il est de religion catholique mais défend l’idée de tolérance. Comme son meilleur ami défunt, il rêve d’une liberté de conscience et de culte pour tous : ses amis sont catholiques, huguenots, juifs… Il fraie avec des jésuites, des anglicans… Pour lui, le roi de Navarre, Henri, sera amené à devenir roi de France et il l’exhorte à se convertir au catholicisme par calcul politique, pour rassembler le peuple derrière lui. Mais pour le moment, Henri III de Valois est roi de France et sa politique fluctue selon les mois : sans descendant, il préfère finalement que son successeur soit Henri de Navarre, descendant de Saint-Louis, qui monte sur le trône plutôt que le duc de Guise, qui n’hésite pas à soulever la Ligue contre le souverain jusqu’à en occuper la capitale royale. Dans ce contexte, Montaigne rêve d’une paix religieuse, qu’il souhaite mettre en place en rassemblant des sages de diverses religions, qu’il nomme Chevaliers du soleil, des princes comme Navarre et Orange. Il se présente à Rome en compagnie de ces deux derniers princes pour présenter son projet au Pape Grégoire XIII. Celui-ci, tout d’abord réceptif, se ferme peu à peu sous la pression des Espagnols à qui il doit son siège. La petite troupe n’est bientôt plus en sécurité à Rome et doit s’enfuir (extrait du site Criminocorpus.hypotheses. org).

BARON Sylvie : Le cercle des derniers libraires. 1 vol. br, 262 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

51fmsCmGAyL._SX331_BO1,204,203,200_ Cycliste de haut niveau, Adrien Darcy est aussi journaliste sportif. Le vélo, c’est sa passion Mais depuis son accident, ses blessures le font terriblement souffrir et le laissent affaibli et amer. Pourtant, quand le rédacteur en chef de La Montagne lui propose de mener l’enquête sur trois meurtres de libraires, le jeune homme relève le défi. Malgré ses réticences à pénétrer dans cet univers du livre qui lui semble si éloigné du monde sportif, Adrien se lance à la recherche du meurtrier. Premier indice les trois victimes appartenaient au Cercle des derniers libraires. Qui se cache derrière cette association ? Qui lui en veut au point d’en supprimer les membres ? C’est bien ce qu’il compte découvrir ! « Notre métier de libraire a une vraie raison d’être. Je crois en sa pérennité, sinon je ne me battrais pas. Ce n’est pas seulement la survie de notre espèce qui est en cause, mais bien celle d’une société à visage humain, une société où on prend le temps d’échanger entre nous plutôt que de se replier derrière son écran. Tout l’enjeu est là, il est énorme, il ne faut pas s’y tromper. » Sans publicité, cette histoire ne servait pas ses intérêts. Il voyait déjà les grands titres accrocheurs comme « Le Cercle qui tue », « À qui le tour ? « , « Vendre des livres est dangereux », ainsi que tout un tas d’articles fielleux qui mettraient Emma en cause.

BARON Sylvie : Le silence des hautes terres. 1 vol. br, 370 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,60  €.

51NJxKADz3L._SX304_BO1,204,203,200_ On n’oublie pas le Cantal comme ça ! Lise pourtant le croyait. Elle avait d’un coup tiré un trait sur ce pays, sur sa jeunesse, sur ses rêves, quand sa famille l’avait prétendue responsable de l’incendie de la grange, au seuil de ses 18 ans. Elle avait décidé de partir et d’oublier. Effacer le souvenir de cette injustice et ne plus penser à ce fichu pays. Ne plus jamais revenir ! Douze ans plus tard, son frère, vétérinaire disparaît dans des conditions mystérieuses. Trois jours, elle se donne alors trois jours pour revenir et régler sans discussion le sort de cette famille ingrate ! Elle n’imagine pas de se retrouver soudain plongée dans une aventure extraordinaire qui lui donnera rendez vous avec un assassin mais surtout avec elle-même, dès lors qu’elle saura percevoir sa vérité profonde dans la beauté austère des paysages de son Pays et dans l’impérieuse nécessité de poursuivre une histoire inachevée. Professeure agrégée,  passionnée de littérature, Sylvie Baron ancre ses récits dans le Cantal d’aujourd’hui. Romans policiers, textes du terroir, mais surtout récits psychologiques autour de personnages forts et dans des paysages magnifiques qui participent à leur histoire.

BENOÎT Michel : Les iris rouges. 1 vol. br, 224 p, éd. de Borée, coll. Les enquêtes du Commissaire Merle –Polar en poche, 7 €.

41F2LWw4LgL Nom : Merle. Profession : Commissaire. Signe particulier : impénétrable. Merle se remet très difficilement de la mort de son épouse, Muguette. Mais les affaires continuent et il se plonge dedans pour noyer sa tristesse. Deux jeunes femmes sont retrouvées mortes : une enquête est confiée à Merle, l’autre à un jeune bleu. Toutefois, Merle sent rapidement que quelque chose cloche : avec son expérience et sa connaissance du genre humain, il est le seul à pouvoir résoudre ces deux affaires…  Michel Benoit est écrivain, essayiste, historien, auteur de pièces de théâtre. Ses ouvrages historiques ont connu un large succès, entre autres Saint-Just, 1793 La république de la tentation, Les Grands Evénements du Nivernais, Les Mystères du Cher. Il collabore régulièrement aux magazines Les Grandes Affaires de l’Histoire et Les grandes Affaires Criminelles. Son blog, « le blog de Michel Benoit » connaît une grande fréquentation depuis sa création et il est un acteur reconnu de l’animation du livre entre la Bourgogne, le Bourbonnais et le Berry, notamment à travers l’organisation de salons littéraires. Enfin il publie depuis six ans Les enquêtes du commissaire Merle.

BORDES Gilbert : Chante, rossignol. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 360 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 19, 24,50 €.

image L’histoire d’une solitude et d’un secret. Joseph, ivrogne invétéré, est un semeur d’embrouilles notoire dans son village de Corrèze. Personne ne connaît le secret qui l’a contraint à quitter sa fiancée Margot. Son amitié avec le petit Alexandre saura peut-être panser ses plaies… Un roman dédié aux humbles et aux oubliés. Il chantait bien, Joseph, tout le monde s’en souvient à Beaulieu-sur-Vézère. Et il avait fière allure au bras de sa promise Margot. Pourtant, un jour, soudainement, il s’est volatilisé et a parcouru toutes les mers du monde. Des décennies plus tard, il revient au village, en vieux loup de mer que rien n’a assagi ou presque. Seule son affection pour Alexandre, enfant désemparé après la séparation de ses parents, trouve une place dans son cœur fatigué. Exproprié de la Messonière, sa vieille demeure délabrée, Joseph se lance dans un projet pharaonique. Un peu pour clouer le bec à certains villageois, un peu pour épater Alexandre et surtout pour éblouir Margot qu’il n’a jamais oubliée. Car Joseph, le m’as-tu-vu, cache un secret qui a miné toute sa vie…

BRINGER-DEIK Julien, MOCA Julien : Rencontre avec Vercingétorix. 1 vol. relié, 30 p,  br, illustrations, éd. de Borée, coll. Les petits détectives de l’histoire, 12,90  €.

61EqDHUht9L._AC_US218_Dans la collection Les petits détectives de l’histoire, les deux auteurs racontent en images les aventures de Cerise et de Robin, deux enfants qui sont passionnés d’histoire et qui se retrouvent à découvrir la vie et les batailles du chef gaulois qui affronta Jules César et ses puissantes armées. Julien Moca, écrit des ouvrages historiques, sous son véritable nom : Julien Derouet. Il est l’auteur, notamment, de La Tourraine mystérieuse et de  La Bretagne mystérieuse…. Sous le pseudonyme de Julien Moca, il publie des scénarii de bandes dessinées et des livres pour enfants.

CHALAYER Maurice : Les neige du Mont Argental. 1 vol. br, 264 p, biblio, éd. de Borée, 18,90 €

Y CHALAYER AOUT Baptiste Matricon, riche propriétaire du domaine de la Faurie, se désole. Nonobstant la peine immense laissée par la perte de quatre de ses enfants et le désarroi immense et muet de Mathilde, son épouse, il déplore la dévastation de son bois par la tempête de ce printemps 1946, laissant la scierie et la carrière de granit à l’arrêt. Seule l’usine de passementerie, dirigée par Violette, sa cadette, tire son épingle du jeu. La seule solution pour remettre son domaine en l’état, le recrutement de prisonniers de guerre allemands. Le jeune allemand recruté devient vite la coqueluche de ces dames et ne laisse pas Violette Matricon indifférente à son charme. Les deux jeunes gens se fréquentent en cachette. Originaire du massif du Pilat, Maurice Chalayer est issu d’une famille de scieurs depuis plusieurs générations. Dans ses essais sociologiques et ses romans, il nous invite à pénétrer dans le monde rural où il a passé son enfance. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’enseignement, l’écriture et le journalisme. Il a reçu pour son roman Un buisson d’aubépine le prix Grancher en 2009.

CROZES Daniel : Lendemains de libération. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 600 p, éd. À vue d’œil, coll. 16/17,  25 €.

Z CROZES Il  attendait ces retrouvailles depuis si longtemps. Cela faisait deux ans et demi qu’il n’avait pas vu les siens, après sa réquisition en 1943 pour le Service du travail obligatoire (STO) et son départ pour une usine d’armement, en Autriche. Sans nouvelles de lui depuis un an, sa famille craignait qu’il n’ait disparu. Le voilà enfin, affaibli mais vivant, si soulagé de retrouver ses proches après cette guerre terrible. Si heureux de revoir enfin sa fiancée, Justine. Mais lorsque Justine apparaît, c’est au bras de son frère. Les promesses de mariage, faites lors de son départ, ont été oubliées. C’est une double trahison. De plus, tous ceux qui comme lui sont partis au STO sont mal vus. Dans son bourg natal, les déchirures de la guerre sont encore à vif. Comment reprendre pied ? C’est auprès d’un oncle maternel, qui l’accueille dans son auberge à la campagne, qu’il va retrouver foi en l’avenir. C’est avec lui qu’il va découvrir ce qu’il s’est passé dans le bourg durant les années de guerre, les dénonciations et les rancœurs, le courage des vrais résistants, les collaborateurs notoires, le marché noir, l’épuration sauvage… et à qui il doit d’avoir été désigné pour le STO. Dans Lendemains de Libération, Daniel Crozes traite avec courage un sujet historique peu abordé. Il s’est inspiré de nombreux témoignages pour construire son personnage, et réussit à refaire vivre l’atmosphère si troublée de la Libération dans un village du sud de la France. 

 DELAGE Alain : L’enfant des murmures. 1 vol. br, 410 p, biblio, sites Internet, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Y DELAGE 12 AOUT1895 : L’abbé Henri Castan, vicaire de la paroisse Sainte Anne, à Montpellier, est muté dans le petit village d’Esteilhargues, dans la garrigue héraultaise, au pied des Cévennes. Il y remplace le père Berthier, décédé quelques semaines plus tôt. Dans sa nouvelle cure, il est accueilli par Augustine, servante sexagénaire du prêtre précédent, qui lui propose ses services. Il accepte. Le jour même de son arrivée, il est appelé au Mas du Cade, auprès d’une vieille famille, les Mestre, pour traiter un différend entre le père et sa fille, Céleste. Afin de protéger cette dernière d’éventuelles violences du premier, le prêtre décide de loger Céleste au presbytère. Au bout de quelques semaines, la jeune fille avoue, en confession, qu’elle attend un enfant. La situation devient alors très compliquée, car des rumeurs commencent à courir dans le village, principalement propagées par le maire, Raoul Coulondre, qui à l’esprit très anticlérical et qui ne porte pas ce nouveau curé dans son cœur. À la fois illustrateur et écrivain, Alain Delage s’investit tout particulièrement dans la vie culturelle et associative de sa région. Ce passionné d’histoire, a déjà publié sept ouvrages à vocation patrimoniale depuis 2001. L’Enfant des murmures est son cinquième roman. 

GAY Marie-Claude : Ana et le temps d’aimer. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18,90 €.

41y3S-h5zWLAprès une union civile à Paris, Léo et Ana Paillet embarquent de Bordeaux pour l’Amérique du Sud, rejoindre Ushuaïa célébrer le mariage religieux. Le voyage sur le paquebot Massilia est long et pendant ces trois semaines, la vie du bateau s’avère animée : intrigues, vols, rites du passage de l’Équateur, couples qui s’aiment ou se déchirent, coupée d’insolites escales. De la première classe fortunée, en passant par la deuxième, il n’y a qu’une différence de pont et de cabine, mais la troisième est faite d’immigrants, basques pour la plupart, transportant leur misère sous d’autres cieux. À leur retour, les jeunes mariés retrouvent leur maison de haute couture aux mains d’un associé indélicat. Les années 20 étant riches en arts et culture, si Paris vénère la tragédienne Sarah Bernhardt, elle accueille à bras ouverts, des écrivains Américains, tels Ernest Hemingway, Scott Fitzgerald, Joséphine Baker, meneuse de revue, le photographe Man Ray, sa compagne Kiki de Montparnasse, Foujita, Maurice Chevalier, le jazzman Sydney Bechet, Tristan Tzara, Louis Jouvet, et tant d’autres. Tous se retrouvent à La Closerie des Lilas, Le Dôme, et dans tous les lieux festifs de la Capitale. Le jeune ménage se mêle à eux et bénéficie de leurs différences. Ana ouvre une boutique à Deauville où elle fait une douloureuse découverte qui la forcera à s’enfuir. Réfugiée à Bordeaux, elle tente de se reconstruire, retrouve un jeune homme rencontré sur le bateau, qu’elle pourrait aimer si le souvenir de Léo ne la poursuivait pas. Arrivera-t-elle à lui pardonner ? De rebondissement en rebondissement, le destin d’Ana va basculer et la surprise sera inattendue.

GENEIX Carole : La mille et deuxième nuit. Roman policier. 1 vol. br, 350 p, éd. Payot et Rivages, coll. Rivages noirs, 19,50 €

Z GENEIXBelle Époque, Paris, Comtesse russe… Tels sont les trois éléments qui constituent la trame de La mille et deuxième nuit, premier roman de Carole Geneix. Peu avant le voyage inaugural du Titanic, le couturier Paul Poiret donne une réception à la splendeur inégalée pour lancer sa ligne de parfums. Placée sous le signe de l’Orient, c’est “La Mille et Deuxième Nuit”. Parmi les invités, la fantasque comtesse russe Svetlana Slavskaïa, accompagnée de son secrétaire et confident Dimitri Ostrov, un jeune Juif qui a fui les Bolcheviks. La comtesse porte ses plus beaux atours, dont une extraordinaire rivière de diamants offerte par un admirateur. Mais au cours de la soirée, elle est retrouvée sans vie, probablement étranglée. Et le collier disparaît, presque sous les yeux de l’assistance… Carole Geneix est née à Issoire et elle a vécu à Bayard, près de Brassac-les-Mines jusqu’à l’âge de cinq ans. Elle réside aux États Unis depuis vingt ans, mais  elle a gardé de solides attaches avec son Auvergne natale, où elle revient régulièrement.

GEORGES Gérard : La demoiselle aux fleurs sauvages.  1 vol. br, 300 p, éd. Presses de la cité, coll. Trésors de France, 12 €.

Z Georges En Auvergne, durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, la chronique d’une famille de la noblesse locale et du quotidien des villageois, à travers le destin de Namadie, la  » demoiselle aux fleurs sauvages « . Au château de Portabéraud, dans la région de Riom, la famille du baron Gabriel Mercier mène une vie douce et insouciante, loin des fracas du monde extérieur. Mais des heures sombres s’annoncent pour le clan Mercier lorsque les mariages des enfants de Gabriel, Guillaume et Victoire, tournent au désastre. La femme de Guillaume quitte bientôt le foyer, le laissant seul avec leurs enfants, Alexandre et Namadie, rompant ainsi le charme qui semblait protéger les habitants de Portabéraud. Pour oublier son chagrin, Namadie, solitaire et fantasque, se réfugie dans le parc du château et la contemplation de la nature. Mais, un jour, celle que tous surnomment la demoiselle aux fleurs sauvages tombe malade… Un roman humaniste et bouleversant au cœur de l’Auvergne, avant les années sanglantes de la Révolution.

• GEORGES Gérard : Les amants du chanvre. 1 vol. br, 290 p, éd. Pocket, coll. Terroir, 6,95 €.

Z Georges À travers les amours compliquées d’un fils de paysan et d’une jeune bourgeoise, Gérard Georges évoque un pan du patrimoine auvergnat du XIXe siècle : la culture du chanvre, l’une des activités les plus importantes de la région de Riom. En 1843, Justin Grenet, fils de paysans, est embauché à la filature de chanvre de Saint-Martin près de Riom. Justin découvre les conditions de travail rudes – danger, chaleur, enfermement – et les nombreux conflits avec les maraîchers locaux pour l’utilisation des  » droits d’eau « .  À dix-sept ans, l’avenir de Justin semble tout tracé lorsqu’il rencontre Géraldyne Chollet, la fille du patron. Ils n’ont rien en commun, le contraste de leurs quotidiens est saisissant, pourtant Justin tombe fou amoureux.  Gérard Georges inscrit une page de l’histoire auvergnate au cœur du monde rural et ouvrier. Le roman d’un métier oublié et une histoire d’amour bouleversante entre deux êtres que tout sépare.

GEORGES Gérard : Lucie lumière. 1 vol. br, 300 p, éd. Presses de la cité, coll. Romans Terres de France, 20 € .

9782258148840ORI► Le portrait plein de vie de Lucie, petite « herbe folle » de douze ans, adoptée par une famille de cultivateurs auvergnats. Instantanés d’une époque pleine d’insouciance, au rythme des yéyés, et chronique savoureuse d’un village et de ses habitants. Chez les Collange, Lucie est la pièce rapportée, une enfant de l’Assistance publique. Pas vraiment aimée, juste tolérée, elle a bien peu à partager avec sa famille d’adoption, laborieuse et guère aimante, qui vit de la culture de l’ail rose. Lucie, elle, est un vent de liberté et d’insolence, qui adore parcourir la nature avec son ami Clément. Au village de Cussac, à la ferme, partout on dit qu’elle a le diable aux trousses. Parce qu’elle est plus maligne, plus jolie, plus déterminée et, à sa façon, singulière ? Du haut de ses douze ans, Lucie a une révélation : plus tard, elle sera écrivain. Elle quittera la plaine de Limagne, les Collange, l’école… En cette année insouciante de 1963, depuis son village d’Auvergne où tout doit être dans la norme, pour Lucie, la vie est digne d’un roman et elle ne fait que commencer… Né à Montbrison (Loire), Gérard Georges est romancier, poète et nouvelliste. Il a notamment publié aux Presses de la Cité La Promesse d’un jour d’étéL’Ecole en héritageLes Amants du chanvreLes Chemins d’améthyste et A la Belle Marquise.

GIARD Michel : Les moissons de l’espoir. 1 vol. br,  424p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18,90 €.

Y GIARD AOUT La Grande Guerre est terminée et Joséphine Halley espère échapper au sceau du malheur qui a marqué son enfance et sa jeunesse. Le retour à la paix n’est pas aisé car son mari est revenu, traumatisé par le conflit. Quel choc également quand un soir d’hiver réapparaît son père disparu depuis si longtemps. Devenue propriétaire d’une ferme à la suite d’un héritage, Joséphine voit de près les conséquences de la crise de 1929 sur le monde paysan. Elle suit les soubresauts de 1934 puis l’arrivée du Front populaire. Dans une France enlisée dans un repli cocardier après la victoire en trompe-l’œil de 1918, Joséphine suit dans la presse l’arrivée d’Hitler au pouvoir et  sa montée en puissance. Le climat s’alourdit et la perspective de la guerre se précise. De quoi demain sera-t-il fait ? Écrivain éclectique, Michel Giard a déjà publié une soixantaine d’ouvrages. Historien, chroniqueur radio, conférencier et grand voyageur, il se passionne pour les aventures humaines. Après Un sou de bonheur, qui a reçu le prix littéraire du Cotentin, Les Moissons de l’espoir est son troisième roman aux éditions De Borée.

• LABORIE Christian : Les Rochefort.  Nouvelle édition en gros caractères. 2 vol. br, 490 + 512 p, éd. À vue d’œil, coll. 16-17 – Terroir, 44 €.

51v03gCyuRL._SX323_BO1,204,203,200_Janvier 1898, un inconnu dépose un nourrisson au couvent des sœurs de la Charité de Nîmes. Sept ans plus tard, le petit garçon est adopté par les Rouvière, famille de cultivateurs déjà dotée de trois filles mais en manque d’héritier mâle. Leurs voisins, les Rochefort, sont à la tête d’une prospère filature de toile de Nîmes qui exporte jusqu’aux Etats-Unis. Entre amours, secrets et rivalités, les deux clans vont s’unir pour le meilleur et pour le pire… Sur fond de lutte entre tradition et modernité, Christian Laborie signe un roman de terroir en forme de saga familiale pleine de rebondissements, qui retrace également la naissance de l’industrie du jean. Né dans le nord de la France, Christian Laborie est cévenol de cœur depuis plus de vingt ans. Il a notamment publié L’Appel des drailles (2004), Les Hauts de Bellecoste (2011) et Les Rives blanches(2013). Il vit à Alès (30).

• LABORIE Christian : L’héritier du secret. 1 vol. br, 560 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans terres de France, 21,50 €.

Z laborie La suite de la grande saga de la famille Rochefort, commencée avec Les Rochefort, et poursuivie avec  L’Enfant rebelle, Le Goût du soleil et La Promesse à Elise. De 1930 à 1940, les vies et les  destins croisés des héritiers Rochefort. À Nîmes, Jean-Christophe, devenu le patriarche de la lignée, est parvenu à redonner un élan salutaire à l’entreprise de textile familiale. Son fils Pierre tente l’aventure américaine en créant une usine de jeans dans l’espoir de concurrencer Levi-Strauss. Alix, étudiante aux Beaux-Arts à Paris, s’éprend du célèbre galeriste Alexandre Muller, victime d’amnésie partielle, et l’aide à retrouver des pans de sa mémoire. Thibaud, parti en Allemagne à la recherche de la branche germanique des Rochefort, assiste, impuissant, à la montée du nazisme. Aux premiers grondements de la guerre, tous se réfugient à Anduze, leur fief cévenol.  Quand Alexandre Muller retrouve enfin ses souvenirs, l’univers des Rochefort est bouleversé. Qui est ce mystérieux personnage qu’un parfum de magnolia sort peu à peu de l’oubli.

LARUE Sylvain : Le crime de l’Odéon. Une enquête de Léandre Lafforgue.  1 vol. br, 432 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €

Y LARUE AOUT En ce mois de novembre 1851, alors que les plus sombres prévisions courent au sujet de la politique française, vu qu’on ignore qui sera destiné à hériter de la charge présidentielle au cours de l’année suivante, Léandre Lafforgue, alias “Le Goupil”, songe en vérité plus volontiers à sa carrière naissante de dramaturge qu’au devenir du pays. Mais sitôt le rideau de l’Odéon tombé sur la première représentation de sa pièce, un crime passionnel perpétré dans le théâtre met en suspens le futur de son œuvre. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que pour faire taire d’éventuelles rumeurs, le prince président Bonaparte charge les deux dernières recrues de la Noble Cour de mener l’enquête… et ce à la place du Goupil ! Alors que se trame en secret un complot destiné à changer le cours de l’Histoire, de fausses pièces d’or apparaissent ça et là dans Paris, la police retrouve des corps dépouillés et abandonnés à l’ombre des murs d’enceinte de la ville ;si on rajoute à cela la présence d’une romancière susceptible de faire pour la première fois de son cœur un brasier, Léandre  peut-il parvenir à voir clair dans ce capharnaüm sans s’y perdre tout à fait ? Sylvain Larue a publié aux éditions de Borée 18 livres dans la collection des Grandes Affaires criminelles. Il s’est ainsi intéressé aux Grandes Affaires criminelles de France, aux Tueurs en série de France, ainsi qu’à l’étude de la criminalité dans la région Midi-Pyrénées, à Paris et dans sa banlieue. Passionné de musique, chanteur à ses heures perdues, il poursuit aujourd’hui à travers ce troisième tome  la série des aventures de Léandre Lafforgue.

MALROUX Antonin : La grange au foin. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,90 €.

La-grange-au-foin Propriétaire de deux établissements parisiens à succès, Frédéric Sainturbain met à l’honneur dans ses menus la truffade du Cantal et l’aligot aveyronnais, souvenir de son enfance provinciale. Adopté lorsqu’il avait six ans par un couple de paysans, Frédéric a grandi au cœur d’une vallée d’Auvergne dans le bourg de Boisset-le-Château. Marie et Anselme lui ont transmis le goût et l’amour du travail à la ferme… Jusqu’au jour où deux gendarmes sont venus le chercher sans donner d’explications. Depuis, le jeune homme a fait son chemin. Mais, marqué par cette arrestation injuste, il n’est plus retourné dans le village ni n’a osé donner de ses nouvelles à sa famille adoptive. Il n’en pense pas moins toujours à la grange au foin où il fut si heureux, à sa petite amoureuse d’autrefois, Geneviève, la fille des voisins… À travers le parcours d’un de ces nombreux migrants du Massif Central, Antonin Malroux restitue de manière très vivante l’atmosphère à la fois chaleureuse et rude du “Cercle des Auvergnats de Paris”.

MALROUX Antonin : L’espoir de belles aurores. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 470 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 24,60 €.

9782844929372_1_m Janvier 1960. Gatien, dix-huit ans, n’a jamais quitté son hameau du Cantal. Il mène une vie heureuse auprès de son père, modeste employé dans une quincaillerie, de sa soeur Angélise, apprentie couturière, de sa mère Gervaise et de sa grand-mère Léonie. Ayant obtenu un CAP de maçon, il a un avenir tout tracé dans le bâtiment. Il épousera Émilienne Martille, dix-sept ans, fille d’agriculteurs aisés d’un village voisin, qui partage ses sentiments. Quand Gatien est appelé pour rejoindre son régiment en Algérie, Émilienne lui jure qu’elle lui sera fidèle. Elle n’a encore rien dit de son amoureux à ses parents mais, très vite, les nombreuses lettres qu’elle échange avec lui provoquent la curiosité de sa mère. Et puis, soudain, Gatien ne reçoit plus de nouvelles… Par l’auteur de Marie des Adrets, de La Promesse des lilas, de La Cascade des loups, des romans qui ont pour cadre cette terre auvergnate belle et généreuse qui l’inspire depuis toujours, un drame de l’amour et du secret où la force des racines et la sagesse des êtres chers permettront de ressaisir le bonheur que l’on croyait perdu…

NESNIDAL Arthur : La Purge. 1 vol. br, 160 p, éd. Julliard, 16 €.

9782260032502ORI“ Vous, Mademoiselle, dites-nous ce que vous en pensez, vous qui avez raté votre devoir. » Aucune forteresse ne résiste à cela. Blême, frissonnante, l’expression fissurée par la déflagration, l’estomac enfoncé, l’espérance perdue, elle se faisait violence avec un héroïsme en tous points admirable pour ne pas fondre en larmes ou sombrer sous la table”… Sans complaisance, un étudiant décrit le quotidien d’une année d’hypokhâgne (qu’il situe dans un lycée de Clermont-Ferrand…), sacro-sainte filière d’excellence qui prépare au concours d’entrée à l’École normale supérieure. Face au bachotage harassant, au formatage des esprits et aux humiliations répétées de professeurs sadiques, la révolte gronde dans l’esprit du jeune homme…Féroce et virtuose, La Purge dénonce la machine à broyer les individus qu’est l’éducation élitiste à la française. Avec pour toutes armes la tendresse d’un Prévert et les fulgurances d’un Rimbaud, Arthur Nesnidal y taille en pièces l’académisme rance de ses professeurs et retourne contre l’oppresseur sa prose ciselée. Dans la plus pure tradition du roman d’apprentissage, un manifeste pour la liberté. (extrait du site Lisez.com). “En brisant la respectabilité des classes préparatoires littéraires, Arthur Nesnidal nous invite à réfléchir. Une action qui fait de ce roman une œuvre salutaire”, écrit Kevin Le Gouguec dans La Montagne

PACTAT-DIDIER Ode : Le souffle de l’aurore. 1vol. br, 220 p, éd. Le Cygne d’or, 16 €.

Le-souffle-de-l-auroreL’auteure, originaire de la Chaise-Dieu, propose une nouvelle édition du premier tome des aventures spirituelles de Pascal Noblat, une saga qui devrait comporter pas moins de 17 volumes. Il s’agit d’un roman initiatique sur un chemin de paix intérieure qui passe par l’Auvergne. Depuis la première parution de ce roman initiatique, à l’aube de 1982, Pascal Noblat n’a cessé de représenter, aux yeux des lecteurs, l’ami sincère et chaleureux dans lequel ils se reconnaissent. Parvenu à la Croisée des Chemins, Pascal n’hésite pas à remettre toute sa vie en question, lors d’une de ces profondes crises spirituelles que chacun est susceptible de vivre, un jour ou l’autre. Bien qu’en proie au doute et à la révolte, il pressent qu’il existe en lui-même une oasis de paix où son âme meurtrie peut étancher sa soif d’Absolu et de Vérité. Au hasard d’un voyage en Auvergne, il rencontrera une femme et un homme qui accompagneront ses premiers pas vers la libération. C’est en Inde, dans un ashram inconnu, qu’il frappera à la Porte d’une des  » Nombreuses Demeures  » de la Maison du Père, qui y convie tous ses Enfants, afin de leur révéler les Mystères de la Vie. La route qui mène vers Lui est longue encore, Pascal en est bien conscient. Pourtant, son ciel intérieur s’illumine déjà des promesses d’une nouvelle aurore… Et cette aurore s’appelle Fleur.

PALET Marie de : Le pré d’Anna. 1 vol. br, 529 p, éd. À vue d’œil, coll. Terroir, 25 €.

9791026902720-768x1181 Le testament de Marcel Rolland prend tous ses proches par surprise. Antoine, son fils aîné, est consterné : son père lègue le pré bas, la plus belle parcelle du domaine, à Maurice, le fils du voisin. Anna, la cadette, déchante également, mais pour une autre raison : elle ne sera pas dotée si elle persiste à vouloir se marier avec le bel Émile, qui décide alors de la délaisser… Par vengeance et désespoir, elle épouse Maurice, ce qui ravit sa famille puisqu’elle remet la main sur le pré bas ! Mais, peu à peu, elle tombe réellement amoureuse de son mari et tous deux vont chercher à découvrir les secrets qui gravitent autour de ce terrain… Auteur prolixe, Marie de Palet a vu sa notoriété se développer à l’heure de la retraite, lorsqu’elle a troqué son stylo rouge d’institutrice pour sa plume d’écrivain. Lorézienne de racines et de cœur,  elle met en scène sa province d’origine dans ses livres, où elle dévoile sa connaissance intime du monde paysan d’autrefois.

• PERRIN Roland : Louis et Marie, fermiers à Neuf Église. 1 vol. br, autoédition Roland Perrin, prix non communiqué.

Saga Piot COUVDans son dernier roman paru en juin,  Louis et Marie, fermiers à Neuf-Eglise, Roland Perrin retrace l’histoire de deux orphelins nés à Menat et à Paris dans les années 1870. A l’aube du XXe siècle, ils afferment un domaine à Neuf-Eglise où ils travailleront pendant  plus de trente ans. Né à Servant pendant le baby-boom, l’auteur a passé son enfance dans cette petite commune du Puy de Dôme. Après une formation technique à Gannat et Montluçon, il a   rejoint une entreprise électrotechnique montluçonnaise afin d’exercer le métier d’agent des méthodes puis de responsable de production.  Au début des années 2000, il a choisi de se   pencher avec grand intérêt sur l’histoire de ses ascendants pour comprendre leur attachement à cette terre ingrate des Combrailles. 

PILATE Martine : Le pays de l’impossible hiver. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18,90 €.

ZJoanna quitte la Pologne à dix ans, en 1927, car sa famille ne parvient plus à vivre correctement. Son père, Witold, est parti deux ans auparavant dans les mines du Nord de la France. Bientôt son fils Marek le rejoint, suivi par ses filles et sa femme dite Mamouska. Joanna va à l’école, mais ne brille pas. Elle prend bientôt un emploi dans une mégisserie de Stains. Joanna rencontre Marceau qui travaille aussi à la mégisserie. Ils se marient peu après, en août 1939. Gabriel, leur enfant, naît alors que son père est au front. Joanna reçoit des lettres très brèves depuis que Marceau est prisonnier, puis plus aucune nouvelle. Joanna succombera au charme de Matthis, et la vie reprendra son cours à la fin de la guerre. Marceau rentre du camp où il était emprisonné, après avoir passé du temps comme employé dans une ferme allemande. Il reste distant avec Joanna et s’intéresse peu à son fils. Après une période au cours de laquelle Marceau est violent avec son épouse, la jeune femme va découvrir qu’il a une « nouvelle » famille en Allemagne, avec Grete, sa patronne. Il part enfin la rejoindre. Quant à Matthis, il finit par rentrer chez lui en s’échappant d’un camp russe dans lequel il était encore prisonnier après la guerre. Il retrouve Joanna et l’épouse, tandis qu’il reprend ses études de chirurgien à Paris. 1975. Joanna fête ses 60 ans. Autour d’elle sont réunis Gabriel et ses deux fils, sa fille Annabelle qu’elle a eue avec Matthis. Ce dernier lui offre un voyage en Pologne, pour aller retrouver son cousin Tomasz avec qui elle n’a cessé de correspondre (extrait du site babelio.com).

PILATE Martine : Trois hommes dans la tourmente. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

ZZ618CYc4C4LL._AC_US218_Anna Maria, issue d’une famille turinoise fortunée avec laquelle elle rompt pour vivre avec Fabrizio, journaliste engagé dans la défense de la classe ouvrière, voit son destin basculer à la mort de son amant. Pour élever son fils Gino, elle s’établit en Calabre. Bruna, la femme de Gino, après le décès brutal de son époux, reste seule avec sa fille Graziella, âgée d’un an à peine. Pour survivre, elle monte à Milan, où elle finit par s’émanciper de sa soumission aux hommes. Graziella, qui grandit dans un monde paisible en apparence, va se trouver à son tour confrontée à la violence. À travers ces trois femmes qui prennent leur vie en main et se forgent le caractère après un drame, Martine Pilate brosse le portrait de trois générations d’Italiennes ayant vécu les bouleversements sociaux du XXe siècle. Née à Marrakech en 1947, Martine Pilate a séjourné longtemps en Angleterre et en Italie. Elle est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages parmi lesquels Papier Bonbon, en grande partie autobiographique, Luta et les siens, La Véritable histoire de la pétanque où elle raconte l’histoire des inventeurs du jeu dont elle est la descendante directe, L’Œuvre des frères Bec, Les Cigales en héritage, Rumeurs dans la cour d’école et La Passion selon cinq matous, son best-seller vendu à plus de 70 000 exemplaires.

• PLUCHARD Mireille : Les chemins de promesse. Nouvelle édition. 1 vol. br, 400 p , éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 20,90 €.

téléchargement Mireille Pluchard a choisi d’inscrire son roman dans le cadre chronologique de l’installation du chemin de fer, dans les Cévennes Née d’une fille-mère rejetée par tous, Blanche a malgré tout eu de la chance dans son malheur. Le prêtre qui les a recueillies lui a appris à lire et à écrire, un bien précieux et rare pour une jeune fille pauvre. Ce savoir, un savoir précieux qui bouleversa leur existence, Blanche entend bien le transmettre, à son tour,  à ses enfants, Aubin et Adélie. Quitte à le faire en cachette de son mari, Lazare, paysan aussi  rustre et borné, qu’avare, qui ne voit pas d’utilité à l’éducation. Leur vie de dur labeur s’écoule au rythme des saisons et des allers-retours à la rivière pour transporter l’eau.

ROUCARIE Philippe : Lettre à mon ami(e) paysan(ne) du Cantal. 1 vol. br, 68 p, éd. Créer, 5 €.

Z ROUCARIELa première question que tu te poses : Pourquoi cette lettre ?… Et la seconde suivra immédiatement : À quel titre ?… Tu me connais par ce que j’ai écrit !… Si je l’ai fait ?… J’ai vu disparaître une civilisation qui était celle de tes parents, civilisation qui venait du Temps, qui avait sa base dans la campagne profonde, pays où notre monde s’était ancré. Je ne suis pas un étranger, un technicien, un individu qui n’a connu que les Ministères, les bureaux et la théorie. Je suis un des tiens. Je suis né dans cette campagne aujourd’hui oubliée, dans un hameau d’une simple commune. Nous étions trois. Mon père paysan de cœur, de sentiment et de passion a vécu dans ce petit univers qui était son rêve. Ma sœur est restée, mon frère a pris la suite. Je suis parti parce que c’était mon rôle de partir mais jusqu’à ma majorité, durant toutes les vacances, durant tout le temps libre, j’ai roulé derrière le char ou le tombereau, j’ai manié la scie, la bêche, la fourche, la pioche, le passe-partout, j’ai « donné » le foin dans le pré et calé ce même foin sous les chevrons de la grange, à brassées, dans une chaleur de four et au milieu d’une poussière qui, à la longue, me rendait aveugle !…

ROUZIES Emmanuelle : Les amants de la place de Grève. 1 vol. br, 444 p, éd. du Volcan (Le Crest), 20 €.

ZZZLe 7 juin 1680, Marie-Anne, fille du prince François de La Rochefaurière et de la princesse Gabrielle, quitte à quatorze ans le couvent dans lequel elle a passé toute sa jeunesse. Elle est envoyée à Versailles pour prendre la place de suivante au service de la Dauphine, belle-fille du roi. Impatiente de découvrir cette cour fastueuse où le Roi-Soleil règne en monarque absolu, Marie-Anne devient l’amie de deux autres suivantes : Marion et Julie. Mais elle découvre que Versailles est aussi un lieu dans lequel se croisent ambitions et rivalités, intrigues et complots. Sa beauté fait chavirer bien des cœurs, certains inattendus… Marie-Anne va devoir se confronter à bien des épreuves pour défendre sa place. Sa vie est chamboulée le jour où elle fait la connaissance d’un jeune marquis qui a scandalisé la Cour et dont la tête est mise à prix. Tous deux tombent amoureux. Marie-Anne comprend que son amant cache un lourd secret. Entre jalousies et vengeances, duels et affrontements, leur amour arrivera-t-il à bout des écueils qui les attendent ? Née en 1992 à Beaumont dans le Puy-de-Dôme, Emmanuelle Rouzies se passionne pour la littérature depuis son plus jeune âge. Après un master Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation option Lettres Modernes, elle se lance alors dans l’écriture ; Les amants de la place de Grève est son premier roman. Elle pratique aussi le théâtre et elle vit et enseigne actuellement en région parisienne.

STEVENSON Robert Louis : Voyages avec un âne dans les Cévennes. Photographies de  Nils Warolin. 1 vol. br, 272 p, illustrations en couleur, éd. du Rouergue, 27 €.

9782812616143Photographe, historien d’art de formation, découvrant voici plusieurs années les Cévennes et la beauté libre de leurs paysages, Nils Warolin a séjourné à de nombreuses reprises dans cette région, y retrouvant les traces de Robert Louis Stevenson. Parcourir ce pays sauvage et secret, presque inchangé depuis le voyage de l’écrivain écossais en septembre 1878, du Monastier (près du Puy, en Haute-Loire) jusqu’à Saint-Jean-du-Gard (non loin d’Alès), c’est partager une approche sensuelle et poétique de la nature où le voyage dans le monde se double d’un itinéraire intérieur. Stevenson ramena de cette marche sur le chemin des bergers, dans l’ombre encore de la guerre des Camisards, un texte devenu mythique ; les photographies de Nils Warolin restituent cette superbe traversée initiatique de douze journées d’automne au coeur des vastes plateaux volcaniques du Velay, des crêtes dénudées du mont Lozère et des vallées de montagnes cévenoles. 

TAILLANDIER François : L’écriture du monde. 1 vol. br, 330 p, chronologie, éd. Mon Poche – De Borée, 9,20 €.

Z Taillandier VIe siècle de notre ère. L’empire romain d’Occident s’est effondré, laissant place aux instables royaumes  barbares. Constantinople cependant ne renonce pas à l’espoir de reprendre les territoires perdus. Au cœur de cette époque troublée, déchirée par les dissensions religieuses, deux figures historiques vont tenter de frayer les voies d’une société nouvelle.  Cassiodore, romain de vieille souche, intellectuel et homme d’État passé au service du roi ostrogoth Théodoric, nouveau maître de l’Italie, impulse une politique de paix, de tolérance et de fusion des populations. Ses projets anéantis par la tyrannie et la guerre, il se retire du monde pour fonder un monastère, le Vivarium, voué à la préservation de la culture ancienne, profane ou sacrée. Théolinda, jeune princesse germanique promise à un roi franc, s’enfuit à seize ans pour l’Italie du nord, où elle s’offre au roi des Lombards, Autharis. Elle va se révéler une reine énergique, audacieuse, et jouer un rôle politique décisif, s’efforçant de stabiliser la conquête lombarde dans une alliance secrète avec le pape Grégoire le Grand.  C’est aussi une période inventive et foisonnante. Justinien à Constantinople fait édifier Sainte-Sophie, Clovis implante dans les Gaules la dynastie franque, Benoît de Nursie organise la vie monastique occidentale. Un moine nommé Denys établit le calendrier à partir de la naissance du Christ…Ces temps obscurs et pourtant fondateurs sont retracés dans ce tableau romanesque qui vient éclairer ce que nous apprend l’histoire.

◘ HISTOIRE

AUBARBIER Jean-Luc : Guide secret de l’Auvergne. 1 vol. br, 144 p, illustrations en couleur, éd. Ouest-France, coll. Guide secret, 14 €.

9782737376610Passionné de philosophie et d’histoire des religions, Jean-Luc Aubarbier livre avec ce Guide secret de l’Auvergne  sa vision personnelle  de l’Auvergne. Elle est  déclinée autour de quatre grandes thématiques : Un concentré d’ésotérisme (l’ordre du Temple survivant, le château hanté de Veauce, Thiers capitale de l’alchimie…),  Les mystère de la  nature (le triangle maudit de Haute-Loire, le terrifiant lac Pavin, la bête du Gévaudan ayant également sévi dans le sud de l’Auvergne…), Des légendes et des traditions (sorcellerie à Ambert, la recluse de Saint-Flour, Cotteughes – le village abandonné…) et, enfin,  Les secrets de l’histoire (Gerbert d’Aurillac, le mystère de Louis XVII, la nuit de feu de Blaise Pascal…)

BOURDIN Philippe, LE BRAS Stéphane (sous la direction de) : Les fausses nouvelles. Un millénaire de bruits et de rumeurs dans l’espace public français. 1 vol. br, 212 p, index, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 15 €.

FaussesnouvellesDes contre-feux sont partout allumés pour débusquer les manipulations du discours et de la réalité dans le chaudron mal parfumé d’une actualité assénée en continu, sans le temps de l’enquête et de la réflexion. Donnant du temps au temps pour analyser les contextes politiques, économiques et sociaux, les sources et les formes des informations manipulées ou créées de toutes pièces, cet ouvrage balaye le temps long de l’histoire de France, du Moyen Âge au XXIe siècle, et offre des points de comparaisons très contemporains dans et hors de nos frontières. Pariant sur la raison critique au lieu de la sidération mutique, il propose plusieurs échelles d’observation et de compréhension, postulant des continuités dans l’humanité plutôt que des ruptures construites de toutes pièces par les entreprises médiatiques. À l’heure où le législateur tente de mettre des bornes à la toute-puissance de la toile et des réseaux sociaux, il s’agit donc d’inviter à une analyse rétrospective sans mésestimer les réels dangers des faits falsifiés. Philippe Bourdin et Stéphane Le Bras, enseignants à l’université Blaise-Pascal  sont  respectivement spécialistes de la Révolution française et de l’histoire commerciale des XIXe et XXe siècles.

COUILLAUD Michel : Madeleine : une femme d’avant-garde et ses racines auvergnates : de l’an mil à l’an 2000 : du roi Robert le Pieux au maréchal Juin : de l’Occitanie à l’île d’Oléron.1 vol. br, 68 p, illustrations en couleur, éd. du Bord du Lot (Saint-Etienne-de-Fougère , 19 €

Z COUILLAUD Grâce aux études qu’elle a pu faire au début du siècle dernier, Madeleine était en avance sur son temps : avec sa sœur, elle parcourt à pied la Planèze de Saint-Flour, pour préparer sa thèse de doctorat en Sorbonne sur  le Cantal agricole et pastoral. C’est une des premières femmes qui traverse la France en automobile. Jeune fille, elle découvre le monde arabe et reçoit un diplôme du Bey de Tunis. Grâce à elle, nous découvrons ses racines auvergnates et des aspects insolites de l’histoire de France, notamment  l’existence d’une démocratie locale sous l’Ancien Régime, “ la gauche et la droite” pendant la Révolution Française, la vie quotidienne des Parisiens encerclés par les Prussiens en 1870, la constitution d’un domaine familial au cœur d’un village cantalien au XIXe siècle.

DEYBER Alain :Vercingétorix chef de guerre. 2ème édition. 1 vol. br, 252 p +XVI p. pl., illustrations en couleur,  éd. Lemme (Chamalières), 23 €.

ZZZZAucun auteur n’a jusqu’à maintenant étudié avec rigueur qui était Vercingétorix en tant que chef de guerre : sait-on comment il a été formé ? Comment a-t-il pu abandonner Avaricum, remporter une victoire à Gergovia, et être battu à Alésia, alors que son armée et celle de « secours » n’étaient pas détruites ? L’organisation de l’armée gauloise, ses effectifs, son équipement, son entrainement, son fonctionnement, y seraient-il pour quelque chose ?… C’est à toutes ces questions que tente de répondre, Alain Deyber. Docteur d’état en histoire et civilisation de l’Antiquité de la Sorbonne-Paris IV, il est spécialiste d’histoire militaire des origines à nos ¡ours et d’archéologie des champs de bataille. Ancien officier, Alain Deyber a été rédacteur au Service Historique de la Défense et professeur d’histoire militaire aux Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Parmi ses nombreux écrits, Les Gaulois en guerre – Stratégies, tactiques et techniques – Essai d’histoire militaire (IIe-Ier siècles av. J.-C.), chez Actes Sud/Errance (2009), fait figure d’ouvrage de référence.

Zarchives-departementales-de-la-haute-loire.-parution-du-recueil-des-actes-des-premiers-seigneurs-de-_img DROUOT Lucien (édition établie par) : Recueil des actes des premiers seigneurs de Roche-Savine et de Saint-Bonnet et autres textes complémentaires. 1 vol. br, 697 p, index,  illustrations, éd. imprimerie de  Beauvoir (Courpière), 89 €.

Actes en latin et en ancien français.  Pour constituer ce recueil des actes des premiers seigneurs de Roche-Savine et de Saint-Bonnet (et autres extraits complémentaires), Lucien Drouot a travaillé, entre autres sources et entre autres dépôts d’archives, sur le fonds de l’abbaye de La Chaise-Dieu (sous-série 1 H) conservé aux Archives départementales de la Haute-Loire. Pour public motivé, selon la formule consacrée. 

• DUPUY René : Saint-Privat d’Allier : Patrimoine et histoire. 1 vol. br, 60 p, illustrations n-b et couleur, biblio, glossaire, éd. du Roure (Polignac), 12 €.

Z DUPUY Les amateurs de vieilles pierres et d’antiques bâtisses, tout comme les amoureux de beaux paysages ou les curieux de l’histoire des hommes découvriront dans cet inventaire en images du patrimoine de Saint-Privat-d’Allier, l’identité et l’histoire des hommes de ce pays. C’est un pays de confins, de gorges encaissées, de volcans, que des générations d’hommes ont façonné à leur image, rude et authentique. Pour qui sait les regarder, les villages racontent les anciennes pratiques collectives des paysans. Les châteaux sur leur rocher dominant la vallée disent la volonté des puissants d’affirmer leur pouvoir. Et les églises, les chapelles et les innombrables croix témoignent de la foi des hommes. René Dupuy est un enfant du pays. Après une enfance passée à Saint-Privat-d’Allier et des études de géographie, il a consacré sa vie professionnelle à la formation des enseignants. Aujourd’hui, il se passionne pour l’histoire. Président du Centre d’histoire sociale de la Haute-Loire, il a publié de nombreuses études sur l’histoire des “gens d’ici”.

GALLON Jérémie : Journal d’un jeune diplomate dans l’Amérique de Trump.  1 vol. br,  144 p, éd. Gallimard, 15 €.

product_9782072818783_195x320Ce journal nous plonge dans le quotidien d’un jeune diplomate qui a vécu de l’intérieur la fin de l’ère Obama et l’ascension de Donald Trump. Par une série d’anecdotes, il décrit comment l’Union européenne tente de développer une diplomatie commune, ses défis et les remous qui peuvent secouer les négociations. Il nous fait pénétrer aussi bien les arcanes de la Maison-Blanche, du Congrès et des think tanks de Washington que ceux de l’Amérique rurale. À travers le récit d’une expérience personnelle vécue au cœur du pouvoir américain, c’est également de la France qu’il est question et des risques auxquels elle fait face : les fractures qui ont conduit à l’élection de Trump ne seraient-elles pas également en germe dans notre pays? Né à Clermont-Ferrand,  diplômé de HEC et de Harvar,  Jérémie Gallon a été diplomate de l’Union européenne aux Etats-Unis.

• JOUSSE Georges : Ébreuil, l’abbatiale Saint-Léger. 1 vol. br, 96 p, illustrations, éd. Imestra éditions (Maintenon), 25 €.

Z imestra 3► Les églises carolingiennes sont très rares, pas même une demi-douzaine en France. L’abbatiale Saint-Léger d’Ébreuil, la seule en Auvergne, méritait bien qu’on lui consacrât une monographie. Georges Jousse signe là le seul ouvrage complet sur cette magnifique abbatiale. À la fois historique, archéologique et architectural, il s’adresse à toute personne intéressée par l’art roman et gothique plus particulièrement auvergnats. Rédigé par un pédagogue, le texte, tout en étant rigoureux, est aisé et agréable à lire. Écrire un ouvrage sur un monument du Moyen Âge bâti autour de l’an mille pour lequel les archives font défaut nécessite d’étudier le présent pour comprendre le passé. Cependant un certain nombre d’éléments restent mystérieux et l’auteur a eu l’idée de les mettre en évidence en tentant d’y apporter des éclaircissements voire des réponses. L’église abbatiale d’Ébreuil est un trésor de l’art auvergnat : une nef carolingienne du XIe siècle, un clocher-porche roman du XIIe, d’une rare élégance, un chevet et un chœur gothiques primitifs (fin XIIe – début XIIIe) d’une grande beauté, auxquels il convient d’ajouter les peintures murales des XIIe et XVIe siècles parmi les plus belles d’Auvergne. Cette évolution de l’abbatiale dans le temps est la trame de l’ouvrage que l’auteur, passionné de photographie, a assorti de magnifiques clichés.

• JOUSSE Georges : Ébreuil, cité royale et abbatiale. 1 vol. br, 64 p, illustrations, éd. Imestra éditions (Maintenon), 20 €.

Z imestraAvec près de 90 photos – dont certaines en double-page – accompagnées d’un commentaire, “Ébreuil, cité royale et abbatiale” est un ouvrage bilingue (français-anglais) conçu comme un guide historique et touristique.  Jolie bourgade d’Auvergne située à 40 km au nord de la Chaîne de Puys et de Clermont-Ferrand, Ébreuil connaît un passé historique particulièrement intéressant. Au bord de la Sioule, le site était occupé dès le Néolithique, puis devenu villa gauloise des Arvernes, Ebrogilum devint sous Pépin le bref et Charlemagne, une ville possédant un Palais royal. Au IXe siècle, des moines du Poitou fuyant les invasions normandes s’installent à Ébreuil et fondent un monastère qui deviendra une célèbre abbaye. Plus tard, d’autres rois vinrent ou passèrent par Ébreuil. De ce passé, il reste de magnifiques éléments dont l’église abbatiale romane qui comporte un clocher-porche unique au monde et d’autres richesses architecturales rares voire uniques. Située dans un cadre de verdure de moyenne montagne où coule la Sioule, l’environnement ne manque pas de charme ni d’intérêt touristique. 

• JOUSSE Georges : Ébreuil, la puissante abbaye royale d’Auvergne. 1 vol. br, 320 p, illustrations, cartes, guide visite, éd. Imestra éditions(Maintenon), 30 €.

Z Ebreuil 1L’église abbatiale Saint-Léger d’Ébreuil est un bâtiment historique exceptionnel, un trésor de l’art auvergnat.  Elle est la seule église en Auvergne, et l’une des très rares de France, à posséder une nef carolingienne. Son élégant clocher – porche roman, unique, et son chevet gothique primitif en font un édifice « phare ». Ses peintures romanes sont parmi les plus belles d’Auvergne.  Après deux volumes consacrés à Ébreuil, Georges Jousse signe là un nouvel ouvrage, unique et remarquable, décrivant l’abbatiale au plan historique, architectural et artistique.  Mais l’auteur va bien plus loin en replaçant l’évolution du couvent, du monastère puis de l’abbaye dans l’Histoire : c’est en effet à ce jour le seul ouvrage complet qui raconte la naissance du village et l’histoire de l’abbaye depuis la fuite des moines poitevins face aux invasions normandes et leur installation à Ébreuil en 906. Rédigé par un pédagogue, le texte, tout en étant rigoureux, est aisé et agréable à lire. Ce livre passionnant s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire, à l’art roman, à l’art gothique ou, plus généralement à  l’Auvergne.

• KESSLER Marie-Christine, ROUSSEAU Guy (sous la direction de) : Étienne Clémentel (1864-1930) : politique et action publique sous la Troisième République. 1 vol. br, 465 p, éd. Peter-Lang, coll. La France contemporaine, 58 €. (Bruxelles)

clem Clémentel n’est pas seulement un homme politique qui a marqué Riom et le Puy-de-Dôme. Il est un personnage central de la IIIe République. Mais il est un peu oublié par les recueils d’histoire. Ce livre est piloté par sa petite-fille, M.C.Kessler, politiste et directrice de recherche émérite au CNRS, qui précise que l’œuvre de Clémentel “est foisonnante et part dans de nombreuses directions”.  Il a été maire de Riom de 1904 à 1936, sénateur du Puy-de-Dôme de 1920 à 1936 et président du Conseil général de 1911 à 1935. Et dix fois ministre. Les Archives municipales de Riom proposent une exposition sur Clémentel du 15 septembre au 28 octobre, ainsi que quatre conférences : Étienne Clémetel : une œuvre importante et singulière (Guy Rousseau,  6 octobre), Clémentel et Rodin ( Jean-Paul Dupuy, 13 octobre), Étienne Clémentel, peintre et dessinateur (Pauline Mady, 20 octobre) et  Clémentel photographe (Pierre Arrizoli-Clémentel, 27 octobre).

LEBARD Raymond (1910-1992) : Mon petit Saint-Dier d’Auvergne qui fut mon grand royaume. 1 vol. br, 253 p, illustrations, éd. le Livre d’histoire, coll. Des Faits et des hommes, 37 €

Reproduction  en fac-similé  de l’édition de Chamalières, 1980.

• MARCOUX Camille : Victor Rodde (1792-1835) : l’enragé du Bon Sens. 1 vol. br, 288 p, illustrations, éd. Plein Chant (Bassac),  21€.

téléchargement“La presse patriote vient de perdre un de ses plus énergiques écrivains”, titrait en 1835 le Charivari lors de la mort prématurée, à 43 ans, de Victor Rodde. Natif du Puy-en-Velay, il avait été l’un des plus actifs défenseurs du bien public et de la liberté de la presse. Pourtant,aujourd’hui son nom est complètement oublié. Sous la Restauration, à Clermont-Ferrand, après avoir travaillé aux contributions directes, et avoir créé la premier journal auvergnat d’opposition  à la politique conservatrice du régime de Louis XVIII, l’Ami de la Charte, Rodde fonda à 30 ans l’Agence administrative, institution qui centralisait offres et demandes d’emploi et proposait des renseignements et une aide générale sur toute question d’ordre juridique et administratif. Devenant ainsi avantageusement connu dans le chef-lieu du Puy-de-Dôme, il se lança dans plusieurs combats contre des actes arbitraires et de corruption, s’en remettant chaque fois aux tribunaux et à l’opinion publique pour le respect des lois et la défense de l’intérêt général. Au lendemain de la révolution de Juillet 1830, il fut élu par la garde nationale de Clermont-Ferrand comme représentant du département et il monta à Paris pour rencontrer Louis-Philippe, et faire part au nouveau monarque des doléances des Auvergnats, de leurs vœux et de leurs besoins. En 1832, Rodde s’installa à Paris, où il fonda un journal populaire, sobrement intitulé Le Bon Sens, journal de la démocratie, premier organe de presse à diffusion nationale d’opinion résolument progressistes. Cette biographie historique présente un choix d’écrits de Victor Rodde, ainsi que cinq témoignages de personnalités de l’époque.

MÉMOIRES DE LA CHAISE-DIEU : Au fil des rues.1 vol. br, 72 p, illustrations, éd. Association Mémoires de la Chaise-Dieu, 15 €.

L’histoire des rues et des commerces de La Chaise-Dieu, au fil du XXè siècle.

• MORLAT Patrice : Le proconsulat socialiste d’Alexandre Varenne  1925-1928 : les aléas du réformisme colonial.  1 vol. br, 540 p, illustrations, éd. Les Indes savantes, coll.  Indochine années 20, 35 €.

Z MORLAT BIS Cet ouvrage achève le cycle de quatre tomes consacré à l’histoire de l’Union indochinoise, couvrant la période de 1918 à 1928. Le choix de la date de clôture avait été fait, dès le départ, en fonction même de la fin de la mission parlementaire d’Alexandre Varenne en Indochine. Le proconsulat de Varenne en Indochine correspond à la dernière cartouche du projet colonial associatif et progressiste, lancé par le Congrès radical de 1907, et animé par des gouverneurs généraux éclairés comme Paul Beau, Albert Sarraut, Maurice Long, puis enfin Alexandre Varenne. Mais comme souvent, une fin préfigure un renouveau, elle inaugure en même temps la naissance de la doctrine socialiste en matière de politique coloniale. L’ouvrage étudie plusieurs aspects du gouvernement Varenne : la personnalité même du nouveau gouverneur général, et les conditions de sa nomination, son œuvre réformatrice, la lutte politique qu’il sera amené à engager contre toutes les formes de conservatisme en Indochine ; mais aussi à Paris au sein du département des Colonies, et même au Conseil des ministres. Pour faire échouer le projet réformateur de Varenne, un certain nombre d’aigrefins réactionnaires de la politique, et de la presse coloniale, n’hésiteront pas à déclencher contre lui une campagne de dénonciation de prétendus scandales, tous plus tapageurs les uns que les autres, et qui à la fin ne déboucheront sur rien. On ne peut s’empêcher de penser que l’œuvre de Varenne est aussi une ébauche de ce que pourrait être une politique coloniale socialiste. Le travail réalisé par lui, n’aurait-il pas servi de base de réflexion pour les socialistes qui arriveront au pouvoir en 1936 ? 

• RIBIER DU CHÂTELET Jean-Baptiste de (1779-1844) : Dictionnaire historique et statistique du Cantal : index des noms cités.  1 vol. br, 104 p, éd.  Association de recherches généalogiques et historiques d’Auvergne (Chamalières), 20 €

Index des 5 volumes de ce dictionnaire publié en 1859.

• ROBLIN Pascal : La Grande guerre sous le regard de la presse : de Sarajevo à Versailles. Préface de Laurent Joffrin. 1 vol. relié, 258 p, illustration n-b et couleur, éd. de Borée, 29,95 €.

PRESSE-GRANDE-GUERRE-1Publiées entre le 12 juillet 1914 et le 29 juin 1919,  les Unes ou les “Der” de 70 journaux sont reproduites et contextualisées.dans cet album. On y trouve des facs-similés de pages  du Petit Journal illustré, du Petit Parisien, de L’Illustration, du Figaro, du Canard Enchaîné, du Crapouillot mais aussi  du Matin, du Pèlerin, de Paris-Centre, de la Haute-Loire républicaine  ainsi que  de la Touraine républicaine…et de bien d’autres titres.  L’ouvrage se referme sur un chapitre consacré à  “la réclame en première ligne”, avec  quelques unes des publicités qui ont accompagné l’effort de guerre : des réclames patriotiques et antigermaniques, à destination aussi bien des Poilus et des militaires que des civils,  l’arrière. L’ensemble des documents reproduit est extrait des archives du  Centre de la presse installé  à Maisonnais (Cher), organisateur de l’exposition éponyme.

ROSA Robert de : Les mystères du Puy-de-Dôme : histoires insolites, étranges, criminelles et extraordinaires. Préface de Jean-Jacques Gabut.  Nouvelle édition. 1 vol. br., 400 p, illustrations, biblio, index, éd. de Borée, 19,90 €.

Z DE ROSAAu cœur de l’Auvergne, le département du Puy-de-Dôme a connu une histoire géologique tourmentée, dont les vestiges interrogent encore les scientifiques. Celle des hommes qui l’ont habité recèle aussi bien des mystères. Populations disparues, survivances de cultes ignorés, présence de forces inconnues… Les coulées refroidies de l’imagination des habitants ont façonné un paysage culturel étrange et attachant. Comme le paysan décrit par Alexandre Vialatte qui superpose les gilets bordeaux, aubergine et gris pour résister aux piques du vent, la vie des Puydômois s’enveloppe de couches d’histoire, qui tiennent les secrets bien au chaud. La géologie a sculpté les hommes et les campagnes par strates que les pressions diverses ont transformées. En archéologue patient, il faut en découvrir les vestiges. Certains gardent leur mystère, qui se perd dans l’ombre des origines tandis que  d’autres s’accrochent à l’histoire nationale et que  quelques-uns volent vers un futur hypothétique, qui n’est pas sans danger. À travers vingt-trois chapitres, Les Mystères du Puy-de-Dôme conduisent dans des lieux peu connus et riches d’histoire, tels Liauzun ou Le Cendre. On pourra y croiser  des personnages célèbres, comme Tintin, Mandrin et la  Reine Margot  et bien  d’autres qui mériteraient de l’être. On pourra entrevoir des partisans farouches, des prophètes inquiétants – tel Claude Vorilhon, le célèbre  Raël  – et des aristocrates révolutionnaires dont notre époque aurait bien besoin. Quelques fantômes hantent également encore les lieux. C’est dire combien ils sont attachants !

ROUSSEL Éric : Valéry Giscard d’Estaing. 1 vol. br, 576 p, éditions de l’Observatoire, 24 €.

9791032902493_ValéryGiscardd'Estaing_2018►En juin 1974, Valéry Giscard d’Estaing, longtemps ministre des Finances du général de Gaulle et de Georges Pompidou, entrait à l’Élysée. Élu sur sa seule image, sans le soutien d’un parti fort, celui qui était alors, à 48 ans, le plus jeune président de l’Histoire de la République, n’allait pas tarder à surprendre. Le début de son septennat fut marqué par des réformes de société fondamentales: dépénalisation de l’avortement, abaissement de la majorité à 18 ans, assouplissement de la procédure de divorce, promotion des femmes. La France n’avait pas connu de tels changements depuis la Libération. Puis vint le temps des difficultés: second choc pétrolier, résistances d’une grande partie de la majorité. Autant de facteurs qui expliquent la victoire, en mai 1981, de François Mitterrand sur le représentant de la tradition libérale. Presque un demi-siècle après le scrutin de 1974, Valéry Giscard d’Estaing s’est longuement confié à Éric Roussel et lui a ouvert ses archives. D’où le caractère singulier de cet ouvrage qui, bénéficiant d’autres témoignages (dont celui de Henry Kissinger) et de l’accès à de nombreux documents en France et à l’étranger, cerne la personnalité complexe d’un traditionaliste réformiste, artisan d’une mutation profonde de la société française.

SABY Claude-Alain : 1834-1899 : l’itinéraire d’un maçon auvergnat. 1 vol. br, 228 p, autoédition Claude-Alain Saby (Chassieu), 11 €.

couverture Cette saga familiale présente une discrète tragédie et dévoile les vies très fournies en traumatismes de gens du peuple, des oubliés de l’Histoire. Ce livre est l’occasion de faire renaître des personnages, de les découvrir, de les resituer dans leurs contextes historiques et locaux et enfin de dérouler le fil invisible qui nous unit et qui se trouve peut-être simplement au sein même de nos cellules. L’auteur a voulu dans un dernier chapitre suivre scientifiquement ces traces dont nous héritons, examiner le rôle que peut avoir l’Inconscient et comprendre la nature et le mécanisme de nos diverses émotions au travers de ce que l’on appelle l’épigénétique, domaine scientifique en plein essor permettant d’étudier l’impact des émotions sur l’ADN. Comprendre tous ces éléments, c’est chercher à nous connaître car nous sommes fortement dépendant de notre arbre généalogique. Nos ancêtres sont partis mais ils ont laissé en nous des traces plus ou moins profondes.

UNTERBERGER Agnès : Victor Alard, musicien ambulant. 1 vol. br, 246 p, illustrations + 1  CD audio de vingt titres, éd. Société de la Haute Auvergne (Aurillac), coll. Mémoires, 27 €.

Sans titreVictor Alard (1905-1955), c’est d’abord une figure de cabrétaire réservée, un style mélodique reconnaissable entre tous, empreint de sobriété, et de poésie. Laissant derrière lui son enfance avec la Grande Guerre, cet interprète est au cœur de la montée en puissance et de la structuration du mouvement folkloriste entre les deux guerres, période phare de son activité artistique parisienne. Avec son instrument, Alard, musicien ambulant, sillonne la capitale, la banlieue, voyage, sans oublier son pays, où il recommence à retourner après la guerre, avant sa mort prématurée. C’est le parcours singulier de cet interprète emblématique des musiciens traditionnels du Massif central que cet ouvrage évoque, sous un angle à la fois biographique et socioculturel. Une analyse musicale de son jeu, ainsi que de celui de ses accompagnateurs, Joseph Aigueperse et Léon Guéniffet, vient compléter cette étude. Un CD joint à l’ouvrage propose à l’écoute la totalité des airs enregistrés par Victor Alard sur 78 tours dans les années 1930.

• VERGNE-ROCHÈS Patricia :  Guerre et résistance autour du Mont-Mouchet. Dessins de Véro Béné. 1 vol. br, illustrations en couleur, éd. La Vache qui lit, 12 €.

4005733 “Guerre et Résistance autour du Mont-Mouchet”  entend expliquer aux enfants ce que fut  la Seconde Guerre mondiale en pays de Margeride. Pour ceux de l’école d’Anglards, près de Saint-Flour, qui ont suivi l’auteur, Patricia Rochès, pendant un an, cet ouvrage a une valeur particulière. En effet, les élèves cantaliens l’ont suivi, que ce soit dans son travail d’écriture, dans son travail  d’édition, mais aussi de recherches, rencontrant même  certaines de ses sources. Leur institutrice, Claudine Marliat, estime que  “C’est ce qui les a le plus marqués et  leur a rendu l’histoire vivante”, en leur permettant de rencontrer des témoins de cette période, comme Eugène Martres. Tout comme le fait de se rendre au Mont-Mouchet leur a permis de se rendre compte que tous ces événements étaient finalement bien proches d’eux.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Auvergne – Rhône-Alpes : Les sites historiques incontournables. 1 vol. br, 144 p, cartes, illustrations en couleur, index, éd.  Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit futé – Carnet de voyage, 3,95 €.

Z Auvergne rhone alpes Issu de la démarche “La Région fière de son histoire”, ce guide entraîne les lecteurs  à la découverte des 14 sites préférés des habitants de la nouvelle région Auvergne – Rhône-Alpes,  qui ont tous contribué à façonner l’histoire de la région. À travers le monastère de Brou dans l’Ain, le viaduc de Garabit dans le Cantal  Vichy, “ la reine des villes d’eaux” dans l’Allier, ou encore la cathédrale Notre-Dame du Puy, la caverne de Pont-d’Arc et le village médiéval de Pérouges, c’est toute une richesse patrimoniale, culturelle et architecturale qui s’offre dans ce guide. Le Petit Futé propose également de découvrir les sites alentours ainsi que de bonnes adresses pour se loger, se restaurer et faire des emplettes.

9791033175339.jpg_image_1 AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Clermont-Ferrand : escapades en Puy-de-Dôme. 2018. Nouvelle édition. 1 vol. br, 360 p, cartes, illustrations n-b et couleur, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit Futé –City Guide, 6,95 €.

Profondément ancrés à Clermont-Ferrand, toujours à l’affût des nouveaux projets et des nouvelles tendances, les auteurs passent chaque année au banc d’essai les adresses-clés de la capitale auvergnate et  la vie locale dans tous les domaines. Restaurants, sorties, commerces, loisirs, hébergements et bons plans, rien ne leur échappe ! Que le lecteur soit un habitant de Clermont-Ferrand de longue date, un nouvel arrivant ou tout simplement un visiteur occasionnel, ce City Guide  ne peut que  lui faciliter la vie !

DURANTET Christel (textes), FAYET Gérard (photographies) : Chaîne des Puys, faille de Limagne. Patrimoine naturel d’exception. Texte bilingue français – anglais. 1 vol. relié, 136 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 29,50 €.

Z chaine de spuys► “Malheureusement, on ne peut pas voir l’Auvergne. Il y a toujours quelque montagne qui la cache”, écrivait  Alexandre Vialatte…Aussi, pour bien voir l’Auvergne, et plus particulièrement la Chaîne des puys et la faille de Limagne, il faut savoir prendre de la hauteur. Et de préférence, en montgolfière, pour bien avoir le temps d’admirer, au gré du vent, ces merveilles géologiques qui méritent leur inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Sur ces paysages somptueux, qui oscillent toujours entre luxuriance et dépouillement, l’homme a laissé sa marque. Il a dû toutefois négocier face aux forces telluriques et naturelles qui les ont façonnés. Les photographies de Gérard Fayet rendent hommage à ces dômes endormis et ce rift méconnu, nous ouvrant les yeux sur un passé et des lieux exceptionnels. Gérard Fayet est né à Clermont-Ferrand, en 1966. Passionné de photographie depuis 30 ans, il exerce en tant que professionnel, auteur et formateur en région clermontoise. Il pratique la photo aérienne en montgolfière, avion et parapente sur toute la France. Son terrain de jeu préféré est la Chaîne des Puys. Il est toujours à la recherche de belles lumières et de lieux classés au patrimoine de l’Humanité.

• Le pays des sucs : de la Loire au Meygal…à pied. 26 promenades et randonnées. Nouvelle édition. 1 vol. br, 80 p, cartes, illustrations, index, éd. Fédération française de la randonnée pédestre, Coll. Topo-guides PR – Promenades et randonnées, 9,90 €.

Z Pays des suctDu promontoire du Meygal aux courbes sinueuses du fleuve sauvage de la Loire, s’épanouissent sucs volcaniques et vallées verdoyantes. Ces paysages portent la marque des saillies éruptives de la Terre ; pays des pierres et des forêts où les hommes ont tiré partie de la moindre parcelle, pour construire un espace de bocage clos de murettes, et des maisons massives couvertes de lauzes. Tout ce monde minéral resplendit de multiples ruisseaux et rivières, et de grasses prairies où paissent de grands troupeaux de vaches. “De la Loire au Meygal, le pays des Sucs” apporte aux amateurs de randonnées aussi bien  la quiétude d’espaces intacts que  la découverte d’un patrimoine rural ancestral, en proposant des circuits qui s’échelonnent entre 2 et 20 kilomètres, avec quatre niveaux différents de difficulté.

• Puy-de-Dôme : les 30 plus beaux sentiers Chamina.  1vol. br, illustrations en couleur, cartes, éd.  Chamina éditions, coll. Balades et randonnées – Les plus beaux sentiers, 12,50 €.

Z SENTIERS PDD L’ensemble du département est visité, avec ses  6 régions touristiques à forte identité : Clermont-Volcans – Pays d’Issoire-Val d’Allier – Sancy-Volcans – Pays des Combrailles – Pays de Riom-Limagne – Livradois-Forez Le guide présente 30 itinéraires d’une durée comprise entre 1h15 et 5h30, accompagnés d’une cartographie réalisée  sur fonds de cartes de l’ IGN au 1/25000ème  pour se repérer facilement. En complément figurent le détail des centres d’intérêts, des renseignements pratiques pour randonner en toute sécurité et une liste d’adresses utiles.

• Puy-Mary, volcan du Cantal : Auvergne Rhône-Alpes Cantal : 21 balades exceptionnelles, grand site de France. 1vol. br, illustrations en couleur, cartes, éd.  Chamina éditions, coll. Balades et randonnées – Les incontournables, 10 €.

Z PUY MARYL e Puy Mary est situé au cœur du Massif cantalien. Plus ancien des géants d’Auvergne, ce massif forme un seul et même volcan qui culmine à 1 855 m au Plomb du Cantal. C’est le plus grand volcan d’Europe (2 700 km2 et 70 km de diamètre). Labellisé  Grand site de France  depuis 2012, il est reconnu comme un lieu d’exception au niveau national, et bénéficie d’une mesure de protection. Sept vallées glaciaires, authentiques et rares, rayonnent autour du Puy Mary comme autant de départs de randonnées pour une invitation à découvrir, rencontrer et échanger. À arpenter au plus vite en suivant les 21 balades  exceptionnelles que propose ce guide Chamina.

• Sentier vers Saint-Jacques de Compostelle, via Le Puy : Le Puy – Figeac : plus de 10 jours de randonnée – GR 65. Nouvelle édition. 1 vol. br, 120 p, cartes, illustrations en couleur, index, éd. Fédération française de la randonnée pédestre, Coll. Topo-guides GR – Grandes randonnées, 16,40 €.

Z Sentier saint jacquesLe Chemin du Puy. 14 jours pour découvrir  cette portion du pèlerinage de Compostelle, du Puy à Figeac. Dans cette nouvelle édition, huit pages ont été rajoutées  au début de l’ouvrage, afin d proposer un  circuit urbain sur les traces des pèlerins, à travers les rues du Puy-en-Velay. On pourra ainsi imaginer l’émotion des pèlerins du XIIe siècle qui, après avoir rendu hommage à l’apôtre Jacques, descendaient les marches monumentales de la cathédrale et découvraient la ville du Puy… Leurs pensées évoquaient aussi l’immensité du chemin à parcourir, invisible derrière les montagnes qui barraient l’horizon. Pour le lecteur,  commence la grande aventure sur le chemin du Puy (la via Podiensis), aujourd’hui inscrit par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité, tout comme l’ensemble des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

• Le Velay…à pied : autour de Saint-Paulien et Allègre : 20 promenades et randonnées. 1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur, cartes, biblio, index,  éd. Fédération française de la randonnée pédestre, coll. Topoguides PR, 9,90 €.

Z VelayLe Velay à pied, autour de Saint-Paulien et Allègre est un TopoGuide de randonnée qui est centré sur le  nord ouest du Puy-en-Velay, sur le territoire des Portes d’Auvergne. Comme son nom l’indique, ce territoire est au carrefour entre l’Auvergne et le Velay. Ses promenades et randonnées permettront notamment de découvrir le Mont bar et son volcan strombolien, mais aussi le village médiéval d’Allègre, ou encore la vallée de la Borne (affluent de la Loire). Le TopoGuide du Velay à pied autour de Saint-Paulien et Allègre comporte 20 circuits de Promenades et Randonnées. Les circuits ont une distance comprise entre 4 et 16 km, soit environ de 1h à 4h de randonnée. L’intégralité des circuits est balisée en jaune sur le terrain. Pour chacune des randonnées, on trouve le kilométrage précis, la difficulté du circuit, le temps indicatif de la randonnée, une carte précise de l’itinéraire, un descriptif détaillé, des informations pratiques (situation, parking, dénivelée,…), ainsi que le numéro du circuit et son balisage et les lieux et particularité à découvrir autour .

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

BÉGUÉ Régis : S.N.O.WRoman policier. 1 vol. br, 272 p, éd. Lucien Souny, coll Plumes noires, 7,50 €.

Z BEGUE Sylvie déambule de la manière la plus naturelle qui soit dans le merveilleux jardin de cette grandiose demeure du 7ème arrondissement de Paris. Toutefois, elle sait qu’elle n’est pas la bienvenue. L’élégante, la délicieuse, la charmante Caroline, la veuve de Jean-Baptiste, a eu la singulière attention de convier sa rivale à la réception donnée à la suite de la messe anniversaire de la mort de son époux. Sylvie a accepté l’invitation, n’ignorant pas que, dans l’esprit des convives, elle est la principale suspecte de l’assassinat de celui qui s’est honteusement enrichi sur la débâcle de la S.N.O.W. N’avait-elle pas menacé Jean-Baptiste de tous les maux dans un mail de triste mémoire ? Elle le jure, pourtant : malgré la colère et la rancune, elle n’a pas tué son ami, spéculateur habile. Mais le laborieux commandant Papadakis n’a pas l’air convaincu de son innocence. Il l’arrête et la place en garde à vue à la sortie de la garden-party.

BONDOUX Anne Laure : Valentine ou la belle saison. 1 vol. br, éd. Fleuve éditions, 18,90 €.

ZZZZ► À 48 ans et demi, divorcée et sans autre travail que l’écriture d’un manuel sur la sexualité des ados, Valentine décide de s’offrir une parenthèse loin de Paris, dans la vieille demeure familiale. Là-bas, entourée de sa mère Monette et du chat Léon, elle espère faire le point sur sa vie.  Mais à la faveur d’un grand ménage, elle découvre une série de photos de classe barbouillées à coups de marqueur noir. Ce mystère la fait vaciller, et quand son frère Fred débarque, avec son vélo et ses états d’âme, Valentine ne sait vraiment plus où elle en est.  Une seule chose lui semble évidente : elle est arrivée au terme de la première moitié de sa vie.  Il ne lui reste plus qu’à inventer – autrement et joyeusement – la seconde… Un portrait touchant d’une femme en plein doute et désireuse de se réinventer. Anne-Laure Bondoux  a écrit une douzaine de romans pour la jeunesse, et son travail a été récompensé par de nombreux prix, en France comme à l’étranger. En 2015, elle a publié chez Fleuve Éditions Et je danse, aussi (coécrit avec Jean-Claude Mourlevat et vendu à plus de 150 000 exemplaires).

BOURDELAS Laurent : Le mystère de Châlucet. 1 vol. br, 290 p, illustration, éd. la Geste éditions,  coll. Crimes et histoire en Limousin – Geste poche, 9,90 €.

téléchargement Laurent Bourdelas inaugure une nouvelle série de polars, où se mêlent des épisodes de l’histoire du Limousin et des enquêtes policières menées aujourd’hui, par un roman qui se déroule autour de l’un des lieux emblématiques des environs de Limoges et Solignac : la forteresse en ruines de Châlucet, sur son éperon barré entouré par la Briance et la Ligoure. Spécialiste du lieu pour la sauvegarde duquel il milita, il fait revivre avec verve l’épopée des brigands – Perrot le Béarnais et Aymerigot Marchès – qui s’en emparèrent au XIVe siècle ; il évoque aussi la figure d’un autre  routier : Geoffroy Tête-Noire, à Ventadour. De nos jours, le capitaine Léonard Vinoy et le lieutenant Mathieu enquêtent sur la mort par crucifixion de celui qui devait devenir le conservateur départemental du site de Châlucet. L’opportunité pour l’officier de police limougeaud (par ailleurs propriétaire d’un bar à vin), de multiplier les rencontres, notamment avec un chanteur de rock sataniste installé dans la campagne limousine, et de faire découvrir à son adjoint les charmes de Limoges.

BRÉGER Véronique : Rat rouge. 1 vol. br,  éd. Les Ardents éditeurs, 19 €.

arton432Valentin Traquenard, un talentueux hacker tout juste sorti de l’adolescence, a intégré la LogForCorp, l’une des multiples sociétés de services en ingénierie informatique qui essaiment en banlieue parisienne. Quand son collègue Zebrowski lui propose un alléchant marché, ignorant les dangers du Dark Web, le jeune informaticien se trouve entraîné malgré lui dans un complot qui le dépasse. Une machination bien huilée visant à attirer sur le sol français celui que l’on surnomme “ l’Assassin à la feuille de boucher”. Juste avant que tout ne dérape ! Née en Limousin en 1963, Véronique Bréger vit désormais à Paris. Rat Rouge est son premier polar dont le rythme soutenu plonge le lecteur au cœur d’une intrigue mêlant habilement l’univers des hackers et la toute-puissance du monde de la finance et de la Bourse.

 • BOULESTEIX Lucienne : La maison de Jonas. 1 vol. br, 224 p, éd. de la Veytizou, 20 €.

ed_veytizou_boulesteix_couv_la_maison_de_jonasLucienne Boulesteix appartient à cette catégorie de femmes écrivains amoureuses de leur terroir. Dans ses livres, elle a toujours chanté  sa terre de Charente et raconté la vie passionnante des gens “de peu” qui devaient trimer sans cesse  pour joindre les deux bouts. Avec La maison de Jonas, on retrouve  le personnage de Solange, qui, au terme d’une vie de labeur,  aspire enfin à profiter de sa campagne.  Dans sa maison de retraite, solitaire et un peu abandonnée de tous,  elle passe le temps à suivre les chemins qui la mèneront vers Jonas, le grand chêne, roi de la forêt. Là, près de son tronc, assise sur une racine,  elle prendra “du bon temps”.  Un étrange dialogue se noue alors entre l’arbre et  la modeste paysanne. Elle rêve d’un monde merveilleux où les oiseaux et les bêtes se mêleraient aux fleurs dans un hymne de joie. De la poésie et du rêve, dans un roman champêtre ancré au plus profond de la terre.

• BRIEUC Michelle : Un horizon à part. 1 vol. br, 280 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

ZBrieuxÉlie récolte le goémon, comme le fait sa famille depuis des générations. Les revenus sont maigres, les conditions éprouvantes, et, depuis la mort accidentelle de ses parents, il doit assumer la charge de sa petite sœur. Obsédé par un passé qui l’a cruellement frappé, il n’arrive pourtant ni à renoncer à cette vie, menacée par la modernisation, ni à imaginer un avenir ailleurs. Un long parcours, aux accents douloureux, l’éloignera peu à peu de ses doutes et l’éveillera à ses rêves contenus. Les âmes enfouies dans le Sillon veillent sur lui et Rosalie saura le conduire là où son destin l’attend. Une histoire bouleversante qui témoigne d’un patrimoine naturel remarquable – le Sillon de Talbert – et du métier de goémonier. Elle interpelle à l’heure où l’importance écologique des algues est prouvée et leur utilisation largement répandue, mais les goémoniers, eux, ont disparu. Attachée à sa région, Michelle Brieuc plante toujours le décor de ses romans le long de ce lieu magique et poétique qu’est le littoral breton. 

COGNÉRAS François : L’impossible retour. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

ZXVIls n’auraient jamais dû se rencontrer. La guerre les a réunis. Charles, prisonnier en Allemagne, accepte de travailler dans une ferme plutôt que de végéter dans son camp. L’exploitation est tenue à bout de bras par Kirsten et son fils. Très vite, entre la jeune patronne et son ouvrier, la compréhension fait place à l’estime, la sympathie à l’amour. Derrière les rideaux et les volets clos naît alors une grande passion, bien plus forte que tous les interdits et toutes les lois du Reich. Cette liaison vécue à la fois dans l’espérance et la crainte des lendemains ne peut pas s’éteindre. Mais, la Libération venue, Charles n’osera pas rentrer en France avec sa belle Saxonne et un enfant de l’ennemi. Devront-ils attendre, aussi longtemps qu’il le faudra, l’impossible retour ? François Cognéras, professeur de lettres à la retraite,  signe ici un roman poignant, inspiré d’une histoire vraie, terriblement humain, une émouvante aventure psychologique. Et Kirsten et Charles ne quittent plus le lecteur.

DELCROS Georges : Les sentiers sinueux d’un adolescent. 1 vol. br, 196 p, éd. de la Veytizou, coll. Hier et aujourd’hui. 20 €.

ed_veytizou_delcros_couv_les_sentiers_sinueux_dun_adolescentLa suite de “Les moissons de l’enfance”publiés en 2017. Dans ce récit, abondamment illustré, Georges Delcros  conte la suite de son adolescence.  Après une enfance heureuse sur le causse corrézien,  où il a connu la liberté de la ferme familiale,  sa mère a décidé de la placer en pension au Petit Séminaire d’Ussel, afin qu’il devienne prêtre. Il y  entre en 6ème, en octobre 1953. Finies les escapades dans les bois, avec la recherche des escargots ou des grillons ! Désormais, sur ces hautes terres enneigées, Georges dont tous les professeurs sont des prêtres,  reçoit une éducation quasi spartiate, arrosée de prières… À dix-sept ans, il  finit par se révolter. Il quitte l’école Notre-Dame pour intégrer le lycée Edmond-Perrier, à Tulle. Il ne sera pas prêtre mais instituteur. Un style simple, direct, mêlé à un humour souvent ironique, donnent à ce récit, fait de couleurs fortes et contrastées, un rythme palpitant.  Né dans une modeste famille paysanne, Georges Delcros a été instituteur, adepte de la pédagogie Freinet,  durant de nombreuses années à Favars (Corrèze).

GASPARINI Robert : Retour aux sources. 1 vol. br, 172 p, éd. de la Veytizou, 17 €.

ed_veytizou_gasparini_couv_retour_aux_sourcesAvec Retour aux sources, Robert Gasparini propose le récit de nouvelles aventures. Deux enfants, nés le même jour à la maternité de Guéret, sont abandonnés par leurs parents et placés dans des familles d’accueil, où ils connaissent des fortunes diverses. L’un d’eux, après de brillantes études est devenu avocat, établi sur les bords de la Corrèze. L’autre, abandonné de tous et ballotté de toutes parts a  finit sous les ponts de Paris…Mais, un jour, le hasard  les fait se rencontrer et ils finissent par nouer conversation. Comme ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau, ils croient d’abord être des jumeaux. L’avocat décide d’abandonner sa profession pour suivre le clochard…Rêve ou réalité ? Robert Gasparini a consacré trente ans de sa vie à l’enseignement de l’espagnol au lycée d’Arsonval, à Brive-la-Gaillarde. À la retraite, il a écrit de plusieurs romans, parmi lesquels La magie du canal des moines (2013), Les chemins effacés (2015) et Les sanglots d e l’été (2017), où il entraîne ses lecteurs dans l’Estrémadure espagnol des années 1960, alors que l’Espagne franquiste commence à s’ouvrir au tourisme.

LIMOUZIN René : Louisette. 1 vol. br, 272 p, éd. de la Veytizou, 22 €.

ed_veytizou_limouzin_couv_louisetteUne fois encore, René Limouzin a choisi de transporter le lecteur dans l’univers extraordinaire  des rutilantes locomotives à vapeur qui sillonnaient les campagnes limousines. Il campe une épopée avec des personnages hauts en couleurs et une grande originalité dans l’intrigue qui se noue, autour de la petite maison d’un garde-barrière, quelque part en Haute-Corrèze.  L’héroïne, Louisette, a grandi en regardant passer les locomotives à vapeur. À l’école, elle a aimé les lectures qui lui ont permis de s’échapper de son univers quotidien et de rêver à de grandes aventures. Un jour, elle tombe amoureuse de Jacques, un des derniers conducteurs  de loco vapeur, dans lequel elle a cru reconnaître un des héros de ses lectures romanesques… Elle décide de le rejoindre, une nuit, dans une petite gare proche où il doit marquer un arrêt…Mais une chute lui fera rater son rendez-vous… À l’heure où le rail est en danger,  René Limouzin a voulu rendre un hommage appuyé aux cheminots amoureux de leur métier.

• MALAVAL Jean-Paul : Adélaïde au bord de la falaise. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 470 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 19, 24,50 €.

Z malaval 2002, en Bretagne. En pleine crise de couple, Gaspard Seize, un architecte toulousain, part en vacances en solitaire sur la presqu’île de Crozon. Au cours d’une promenade au cap de la Chèvre, il découvre au bord de la falaise une petite fille égarée. Celle-ci paraît traumatisée, elle ne s’exprime pas. Ne trouvant personne aux alentours, l’architecte n’a pas d’autre solution que de remettre l’enfant – qui finit par dire qu’elle se prénomme Adélaïde – à la gendarmerie. Adélaïde est ensuite confiée au foyer de l’enfance de Brest en attendant que quelqu’un vienne la réclamer. Lui-même enfant de l’Assistance publique, Gaspard reste obsédé par le sort de la fillette. Au point de tout faire pour la revoir et de mener sa propre enquête afin de retrouver sa famille. Bientôt, il apprend que sa mère s’est suicidée : première révélation sur le chemin d’une vérité terrible et dérangeante qu’il redoutera d’affronter…Jean-Paul Malaval nous plonge dans un suspense dramatique intense et émouvant, superbement construit autour de deux êtres aux prises avec l’énigme de leur origine.

MALAVAL Jean-Paul : Les gens de Combeval : Tome II : La souveraine en son domaine. 1 vol. br, 400 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 21,50 €.

9782702162989-001-TLa suite des “Gens de Combeval”, Une grande fresque familiale au lendemain de la Grande Guerre, en Corrèze. Le fils en second des Montagnac, Bastien, a épousé Alexandrine Vergnier fille d’un petit fermier, contre l’avis de son père vieillissant, Charles. Bastien n’attend que la mort du patriarche pour prendre en main l’exploitation et mener à bien ses projets d’agrandissement grâce à l’argent des Rouveix, la branche honnie de la famille, dont l’appui cache d’obscurs desseins. Mais c’est sans compter avec Reine, l’épouse du fils aîné des Montagnac, Marcelin, revenu terriblement mutilé de la guerre. Pour faire prévaloir ses droits, il vaudrait mieux pour Reine qu’elle donne un héritier à Combeval mais la blessure de Marcelin l’empêche de procréer. Quand Reine tombe enceinte, l’orage se lève sur Combeval. Marcelin y voit une humiliation inacceptable. Pour Bastien, c’est la ruine intolérable de ses ambitions…

• MALAVAL Jean-Paul : Quai des Chartrons. Nouvelle édition.  1 vol. br, 400 p, éd. Presses  de la Cité, coll. Trésors de France, 12 €.

Z Chartrons De 1895 à la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’odyssée d’une famille de vignerons corréziens émigrée en terre bordelaise. À l’aube du XXe siècle, l’odyssée d’une famille de vignerons corréziens émigrée dans les terres mythiques du Médoc. Fidèles à la tradition viticole de leurs pères, les cousins David et Gaspard font l’acquisition d’une belle propriété à Marzacq, dans le Médoc. En 1900, à l’Exposition universelle de Paris, le clos-marzacq, fruit de leurs récoltes, reçoit une médaille d’or. Dès lors, ils affichent clairement leur ambition : se faire accepter dans le monde très fermé des négociants et conquérir de nouveaux marchés. Il leur faut donc accéder au quai des Chartrons à Bordeaux, sésame pour l’Angleterre et les Etats-Unis… Gaspard et David sauront-ils conforter leurs succès et leur fulgurante ascension malgré l’épreuve du temps ? Leurs liens profonds, leurs amours aussi, pour Hélène et Constance, y résisteront-ils ? Quai des Chartrons fait resurgir le passé perdu du Bordelais viticole et portuaire du début du siècle, et exalte la passion d’hommes amoureux de leur terre, soucieux d’en tirer le meilleur vin.

MORGON Alysa : Les arbres ont aussi leur histoire. Préface de Françoise Bourdon. 1 vol.  br,  210 p,  éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Z MORGONAu cœur de la Provence, on se souviendra toujours de cette famille venue d’Italie. À peine arrivé, le père avait planté trois branches de peuplier rapportées de son pays dans son maigre balluchon. Des années plus tard, lorsque le fils Cesario, à la naissance de sa fille, veut perpétuer la tradition, il déclenche cette fois-ci une véritable révolution. L’arbre pousse si bien qu’il devient rapidement envahissant. Un véritable phénomène qui attire les foules ! Parfois, on entend le tremble chanter, même parler. Certains lui prêtent des pouvoirs, d’autres assurent qu’il les a guéris… Alors que les plus sages grondent et que les plus vindicatifs sont interloqués, les imaginations s’enflamment. Faudra-t-il abattre l’arbre pour retrouver la tranquillité ?Dans une ambiance des plus méridionales, au parler excessif et imagé, voilà une histoire aussi curieuse que mystérieuse, aussi amusante qu’émouvante, avec une pincée de fantaisie, ce petit grain de sel qui fait toujours rêver !

NIGREMONT Georges : Jean Parizet, tapissier d’Aubusson. Préface de Robert Guinot. Éditorial de Valérie Simonet. Édition établie par Robert Guinot, en collaboration avec  Christine et Patrick Cabane. 1 vol. br, 170 p, illustrations, éd. Marivole éditions, coll. Terroir classique, 17 €.

Jean-Parizet-tapiier-d-Aubuon L’histoire de la tapisserie est intimement associée à celle de la France, à ses années de paix ou de guerre, à ses périodes heureuses ou tragiques. En 1600, son épopée sur les bords de la Creuse, tant à Felletin qu’à Aubusson, est encore jeune, tout comme le héros de l’écrivain Georges Nigremont, Jean Parizet. Henri IV, couronné roi de France en 1589, descendant de la famille des Bourbon, appelé Henri le Grand » apparaît aujourd’hui encore un monarque idéal, un personnage entre mythe et réalité, un homme qui a œuvré pour la paix et le mieux être de la population. C’est tout naturellement un personnage de roman dont s’est emparé Georges Nigremont dans les années 1960. Sans trahir le sens de l’histoire, elle a imaginé sa venue à Aubusson, ville protestante, haut lieu de la tapisserie. De quoi mettre la population en émoi et de mobiliser les tapissiers pour offrir au bon roi un cadeau digne de lui. L’écrivain met en scène deux lissiers dont Jean Parizet pour emporter le lecteur dans une intrigue qui pousse la porte des ateliers de tissage et parcourt les rues, de La Terrade aux faubourgs. Georges Nigremont a puisé dans des faits avérés tout en donnant libre cours à son inspiration. Jean a du talent à revendre, c’est aussi un grand rêveur. Il a la mauvaise idée de disparaître alors qu’il doit tisser le présent royal… Jean Parizet, tapissier d’Aubusson comblera les jeunes lecteurs et les autres. Avec une langue simple et belle, Georges Nigremont leur dévoile le quotidien des tapissiers, qui, au fil des années et des siècles, ont tissé tant de panneaux célèbres dans le monde entier. Jean Parizet, tapissier d’Aubusson est un roman délicieux et évocateur, le seul consacré aux tapissiers des temps anciens.

NORDHEIM Sylvie : Promesse perdue. 1 vol. br, 240 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche , 6,50 €.

Z NordheimQuittant l’Espagne au moment de la Grande Guerre, José gagne Paris à pied et s’engage comme manœuvre. Il espère pouvoir passer ouvrier qualifié et faire venir sa fiancée.Marie, elle aussi, fuit. Partie de Corrèze où elle a laissé sa petite Malou, née d’une aventure sans lendemain, elle se jure de trouver un emploi dans la capitale, de refaire sa vie et de reprendre la fillette auprès d’elle. Passent les mois et les années. Et le hasard – mais le hasard existe-t-il ? – favorise soudain la rencontre de ces deux solitaires. La France est alors à la veille de la crise des années 1930 et José a été vu parmi les ouvriers en colère à la Bourse du travail. Marie, quant à elle, est lasse de réprimer ses pulsions de femme… Le bonheur tant espéré pourrait-il apparaître à la croisée des chemins ? Amours, ambitions, petites et grandes lâchetés rythment ce roman d’une saisissante modernité. Sylvie Nordheim, ancienne comédienne, est l’auteur de plusieurs romans parus aux éditions Lucien Souny, parmi lesquels Moissons amères, La villa du lac…

PEYRAMAURE Michel : Les salamandres. La vie et les amours de François Ier.Roman. 1 vol. br, 345 p, éd. Robert Laffont, 21 €.

 51rVfVzpZXL._SX312_BO1,204,203,200_► Marignan : 1515… Pavie : 1525. Une grande victoire suivie d’une terrible défaite et  deux dates qui ont marqué d’un sceau indélébile les débuts du règne de François Ier, à l’aube de la Renaissance. Pour tous, François Ier incarne la figure lumineuse du roi – chevalier et du poète cultivant l’art de la galanterie. Mais qui a façonné le grand homme ? Autour de lui, on trouve toujours, des femmes : Louise de Savoie et sa sœur Marguerite de Navarre ont construit l’image d’un souverain aimé du peuple, d’un diplomate subtil et d’un homme de guerre appelé à tenir tête jusqu’à sa mort à l’empereur Charles Quint. Et puis il y a aussi les favorites, celles que l’on nomme  » les Salamandres « . À l’instar de ce petit lézard légendaire qui résisterait au feu, les meilleures d’entre elles ont le pouvoir de vaincre l’adversité. Et c’est aussi peut-être grâce à elles que le grand homme est devenu un roi accompli.  Parmi ces Salamandres, deux femmes se sont livré un duel impitoyable à la cour et dans les somptueuses résidences des bords de Loire : la comtesse Françoise de Châteaubriant et Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes. L’une est brune et piquante, mais elle vieillit, tandis que  l’autre est blonde, discrète et diaphane, et son ambition est grande…

PEYRAMAURE Michel : Les tentes noires. 1 vol. br,  365 p, éd. Calmann-Lévy, 18,90 €

imagesL’odyssée d’un chevalier du Limousin lors de la septième croisade. Quittant non sans regret sa citadelle nichée dans les forêts du Limousin en 1248, le baron Foulques de Merle répond à l’appel du Comte d’Artois, dont il a été le gouverneur, pour se joindre à la septième croisade voulue par Louis IX, le futur Saint Louis. De l’embarquement à Aigues-Mortes jusqu’à l’hivernage à Chypre puis lors de l’invasion de l’Égypte, Foulques est mêlé à toutes les péripéties de cette fabuleuse épopée guerrière. Elle se termine tragiquement pour lui lors du siège de Mansourah sur la route du Caire. Sur la foi d’un renseignement obtenu d’un déserteur bédouin, l’imprudent Foulques incite le Comte d’Artois à investir la ville fortifiée. C’est un piège : toute l’avant-garde croisée sera massacrée par les redoutables mamelouks de Baybars.

PILATE Martine : Les cigales en héritage. 1 vol. br, 256 p, illustrations,  éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,90 €.

Z PILATEDeux ans après un divorce douloureux, la vie de Mathilde subit un nouveau bouleversement à cause d’une convocation déconcertante d’un avocat, accompagnée d’un billet d’avion pour New York. Si elle n’apprend rien de ses parents sur cette histoire rocambolesque, elle perçoit cependant une gêne lorsqu’elle les interroge. Dans le cabinet de l’homme de loi, la lecture du testament d’Angie Simon, célèbre cantatrice, laisse Mathilde abasourdie : elle hérite de ses droits sur les enregistrements français, d’un appartement parisien et d’un terrain dans le village même où elle est née. Pour retracer l’origine de ce legs, elle décide d’entreprendre des recherches qui la conduiront à découvrir ses propres racines. Dans son long cheminement, elle prendra conscience que l’amour peut être différent selon les saisons de la vie, que les sentiments restent toujours aussi forts et que le cœur ne connaît pas les rides. Deux portraits de femmes tout en subtilité, deux histoires contées par touches, qui s’entremêlent sous l’effet d’une belle complicité.

• ROBERT Odile : Une vierge en goguette. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Z ROBERTUne vierge romane est volée dans une église de campagne. Les soupçons se portent immédiatement sur Madeleine, une fille du pays venue faire la fête le temps de quelques jours de vacances avec ses amis étudiants. Ses parents sont furieux, une rumeur se répand dans le village. Pour se disculper, la jeune femme n’a plus qu’à retrouver la Vierge, ce qui l’amènera à travers ses rencontres, à porter un nouveau regard sur les valeurs qui la constituent et le monde qui l’entoure. Pendant ce temps, la Vierge voyage en compagnie de Brigitte…S’inspirant d’un fait divers, l’auteur fait vivre des personnages attachants et colorés en les confrontant à des situations étonnantes, parfois aux limites du cocasse. Avec beaucoup de tendresse et d’humour, dominé par un suspense psychologique, dans un milieu où il ne faut jamais se fier aux apparences, ce roman extravagant et fantaisiste pose une multitude de questions sur le trafic des objets d’art, les croyances, la laïcité, la ruralité, les conditions des femmes.

• SIGNOL Christian : L’été de nos vingt ans. 1 vol. br, 220 p, éd. Albin Michel, 19,50 €.

Z Signol Chaque été, Charles invite Antoine chez ses grands-parents en Dordogne. Alors que tout les sépare – Antoine est boursier, Charles est fils de receveur des finances –, les deux adolescents partagent une amitié sans concession, une de celles qui aident à se surpasser. C’est le moment tant attendu des vacances, de ces chaudes journées où les garçons aident aux champs lorsqu’ils ne filent pas à bicyclette vers les eaux fraîches de la rivière. Sur ses rives, ils rencontrent Séverine, étudiante comme eux à Périgueux. Entre ces trois êtres, un lien se noue, fait d’amour et d’amitié. Mais ce bonheur que nul ne croyait menacé se brise à la fin de l’été 1939 : comme des milliers de jeunes qui ne demandaient qu’à vivre heureux, Charles, Antoine et Séverine vont devoir entrer en résistance pour retrouver l’harmonie perdue et la paix des saisons.

TILLINAC Denis : Boulevards des Maréchaux. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. La Table Ronde, coll.  La petite vermillon, 6,40 €.

Boulevard-des-marechaux Ces maréchaux-là limitent leur prestance au blanc bleu de panneaux émaillés. C’est d’un PC qui s’attrape à la périphérie de Paris, au fil des boulevards de ceinture, d’un PC qui vous bahute, au fil de ses bus, d’une porte à l’autre, qu’il s’agit ici. D’une petite ceinture qu’on fait à pattes, façon Tillinac. Tout commence (et finira) porte Dorée où Mars, le dieu porte-lance, veille sur ses collègues les fétiches africains du MAOA. C’est là qu’a poussé, veillé par les lions Daumesnil, le corrézien Tillinac. C’est de là qu’il part pour égrener les portes qui sont un peu les heures du cadran parisien. Et on le suit, au fil de sa dérade, de bistrots en souvenirs, de tombes en coin de rues, bercé par les arrêts obligatoires et le babil des picoleurs ou l’œil inquiet des passantes. À chaque étape, le maréchal surgit de sa plaque comme un djinn du flacon et l’on suit la parade comme une passe de ballon ovale ou de témoin ému : Soult passe à Davout qui passe à Sérurier qui passe à Macdonald qui donne à Bessières. Ça n’est plus Austerlitz mais la Voulte-Montchanin. Du jeu à 13, revu 1815. Retourné à la case départ, Tillinac livre au lecteur  les raisons de son pèlerinage impérial et circulaire, de sa revue de détail des brandebourgs de la mémoire. Pour le savoir, suivons-le. En route !

◘ HISTOIRE

•  BOURDELAS Laurent : Le grand dictionnaire du Limousin. Préface de Robert Savy. 1 vol. relié, 160 p, illustrations, éd. La Geste éditions, 29,90 €.

Z BOURDELASC’est un dictionnaire sentimental du Limousin que propose l’historien et écrivain Laurent Bourdelas. Un ouvrage d’autant plus nécessaire que la région a été, par un trait de plume que beaucoup ont trouvé bien rapide, absorbée par La Nouvelle-Aquitaine. Ce beau livre illustré prouve que le pays qui regroupe la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne est doté d’une forte et ancienne identité, construite au fil des siècles, par ceux qui y vivaient comme par ceux qui sont venus s’y installer, nourrie d’histoire, de culture et de nombreuses activités économiques. Si certains ont parfois remarqué des « archaïsmes » en Limousin, l’auteur préfère s’attacher à évoquer des traditions, sans oublier toutefois que nombreuses ont, aussi, été les innovations qui ont fait entrer la région dans la modernité et l’y maintiennent. Au gré des diverses entrées, des articles agréablement écrits, Laurent Bourdelas – qui n’évite pas toujours la polémique – nous brosse le tableau d’un Limousin où il fait bon vivre, entre villes à taille humaine et campagne magnifique, montagnes et plaines, étangs et rivières, bonnes tables et terrains de sport, musées et entreprises dynamiques …

• DÉTIVAUD Béatrice, LOUTY Pierre : La parole à la résistance.  Ceux du Maquis : Tome 2. 1 vol. br, 376 p, illustrations, documents inédits, éd. de la Veytizou, coll. Paroles de l’ombre, 29,95 €.

ed_veytizou_couv_ceux_du_maquis_2-1ere7ème  encyclopédie de la collection “La Parole à la Résistance”,  commencée en 2006, ce second volume de “Ceux du maquis” en constitue le terme.  En Auvergne, Limousin, Périgord, Poitou-Charentes, Montagne Noire, Quercy, la Résistance a pris son essor, a tissé les fils d’une toile qui  finira par contraindre l’occupant nazi à quitter le Centre de la France. Récits et témoignages d’une authenticité exemplaire constituent l’essentiel de cet ouvrage en hommage aux Francs-Tireurs et Partisans Français qui, après quatre années de luttes incessantes, connurent les jours glorieux de la Libération et fondèrent la IVe République dans ces lendemains qui chantaient…  Au sommaire de ce volume abondamment illustré :Cantal :  Lucien Villa, une vie, un exemple –Charente :  Nuit et brouillard sur la Braconne, l’affaire Robert Geoffroy – Corrèze : Bort-les-Orgues, résistance et collaboration –  Creuse : Le massacre du bois de Thouraud, 7 septembre 1943 – La tragédie de Combeauvert : 9 juin 1944 – Bourganeuf au cœur de la tourmente – La Villedieu, terre de résistance – Royère de Vassivière – Indre : L’affaire Mis et Thiennot – Puy-de-Dôme : De Besse à La Bourboule : les chemins ensanglantés – La résistance au cœur de la Combraille –Haute-Vienne :   Quatre ans de lutte des maquisards limousins – Une famille de Saint-Junien dans la résistance – La radio clandestine pendant la guerre…. Ce second volume couvre aussi les départements de la Dordogne, du Lot, du Lot-et-Garonne, des Deux-sèvres et du Tarn.

• GUYOTON Henri : Les monuments aux morts de la grande Guerre, dans le département de la Creuse. 1 vol. br, 430 p, illustrations n-b et couleur, éd. des Régionalismes,  59,95 €.

RA181w_pdf_m La Grande Guerre a fait 10.941 morts creusois ; cette triste statistique place notre département dans les plus touchés du pays. Comme tous les départements ruraux, la Creuse a payé un très lourd tribut à cette Première Guerre mondiale, car les paysans fournissent les rangs de l’infanterie, très touchée par une guerre industrielle dans laquelle les fantassins ont été massivement victimes des armes diverses et variées. À la fin du conflit, le département aura perdu 4,7 % de sa population. La Grande Guerre laisse une empreinte profonde dans les consciences. Par ailleurs, la loi du 25 octobre 1919, relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France, a invité les communes, aidées dans ce cas par l’État, à prendre toutes mesures de nature à « glorifier les Héros Morts pour la Patrie ». Ultérieurement, les communes ont été vivement incitées à procéder à l’inscription des noms des morts pour la France des autres conflits sur les monuments aux morts. Les monuments aux morts, présents dans presque toutes les communes de France, offrent un intérêt à la fois historique, sociologique et humain. Construits à l’issue de la Grande Guerre, et symbole majeur de la France Républicaine des années 1920, ils deviennent monuments de mémoire pour la Nation tout entière. En ce début de nouveau millénaire, les monuments aux morts apparaissent comme le trait d’union entre tous les citoyens : vecteurs de valeurs civiques et républicaines dont la transmission aux générations nouvelles s’avère essentielle, ils contribuent au maintien indispensable de la mémoire collective. Les monuments aux morts sont un signe pour le passant, afin qu’il n’oublie jamais ceux et celles qui ont donné leur sang pour la Patrie

• LAGAUTRIÈRE  Jean-Marie :  Au seuil de la Marche : monuments historiques de la vallée de la Creuse. 1 vol. br, 118 p, éd. Le Chemin creux (Orsennes), 19,50 €.

• MAROUZEAU Jules : Carnets de guerre et de captivité. Présentation de Daniel Dayen. 1 vol. br, 250 p, illustrations n-b, éd. Fondencre (Sagnat), coll. Jalons du XXè siècle, 24 €.

Z Marouzeau►  Sous la forme d’un journal intime adressé à son épouse allemande, le soldat fleuratois Jules Marouzeau conte son quotidien dans les tranchées, puis en tant que prisonnier de guerre. Pour Philippe Biget, directeur des éditions Fondencre,  “  ces carnets avaient un double intérêt. Historique, car très proches de la réalité, et littéraire, car sous la forme d’un journal intime il expose une réflexion sur la guerre très moderne” Surtout connu comme linguiste, Jules Marouzeau avait écrit ces Carnets au cours des combats de 1914-15 et de la captivité qui s’en suivit. Le lecteur découvrira une vision particulière de la vie dans les tranchées puisque l’auteur s’adresse à son épouse d’origine allemande ce qui donne un relief  particulier à sa réflexion  lucide.  Un texte  d’intérêt historique mais aussi littéraire, soutenu par  l’affect et une analyse très moderne des événements dans lesquels l’auteur se trouve plongé. Ces carnets sont accompagnés de dessins de l’auteur et de photos d’époque.

• MARTIN Anne-Marie, LAGAUTRIÈRE  Jean-Marie :  Un siècle de vie à Saint-Plantaire. 1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 21 €.

Z SAINT PLANTAUIREQuiconque est né, a vécu à Saint-Plantaire ou est simplement curieux de mieux connaître cette commune, aura plaisir à feuilleter cet ouvrage. Douze chapitres guident le lecteur dans un voyage rétrospectif à travers le XXème siècle. Les auteurs ont souhaité retracer l’atmosphère et l’évolution du bourg et des nombreux villages à travers les activités de l’époque : artisanat, petits commerces et pour beaucoup agriculture familiale… En évoquant les écoles et leurs flots d’écoliers mais aussi la vie paroissiale, les fêtes locales, les associations, ils ont tenté de faire revivre l’âme d’un pays tout au long d’un siècle par ailleurs marqué de l’impact des guerres. Ils ont aussi mis en valeur les richesses patrimoniales de la commune ainsi que ses attraits touristiques, sans oublier le charme d’un village fleuri reconnu. Sans avoir la prétention d’être exhaustif, ce livre offre néanmoins une large palette de documents et de témoignages patiemment recueillis et mis en forme par les auteurs. Aussi et à travers cette sorte de devoir de mémoire, ils espèrent raviver chez le lecteur le plaisir de retrouvailles émouvantes, l’étincelle du souvenir.

• MAUBLANC Pierre-René : Les ostensions en Limousin : études historiques sur ces solennités locales : Limoges, Saint-Junien, Le Dorat, Saint-Léonard,…(2ème édition). 1 vol. br, 150 p, illustrations en couleurs, éd. des Régionalismes (Cressé), 15,95 €.

Z MaublancEdité primitivement en 1876, c’est un des rares ouvrages qui s’intéressent à l’histoire des osten­sions en Limousin, et qui est dû à la plume du curé de l’église du Sacré-Cœur de Limoges. « En cette année d’Ostension 1890, nous donnons une seconde édition de nos études historiques sur des solennités locales qui ne se célèbrent d’ordinaire que tous les sept ans dans notre Limou­sin. Sans nous exagérer le mérite de cette oeuvre, nous avons cru devoir la reproduire avec des nouvelles réflexions, pour contribuer à perpétuer dans notre province une dévotion significative et de nature à entretenir visiblement une très grande confiance en nos saints Patrons.  En main­tenant nos vieux usages, en manifestant, surtout à des époques régulièrement déterminées, des traditions chères à un pays, on répond à ce pieux conseil de saint Paul : Souvenez-vous de vos devanciers qui vous ont prêché la parole de Dieu, et, considérant qu’elle a été la fin de leur vie, imitez leur foi. Dans les siècles qui nous ont précédé, la solennité des Ostensions septennales a toujours été un réveil de la foi, un éclatant témoignage du peuple limousin en la puissante intercession de saint Martial et des autres bienheureux dont nos paroisses conservent la mémoire et les noms. Tous les sept ans, le dimanche de Quasimodo, le diocèse de Limoges inaugure des fêtes qui lui sont particulières, du moins quant à la durée et à la manière de les célébrer. […] Ces fêtes, qui se nomment Ostensions des reliques, ou plus brièvement Ostensions, sont connues des Limousins comme une institution salutaire et pieuse. Cependant il est bon d’en faire connaître le motif, l’origine et l’esprit, ne serait-ce que pour édifier les nombreux étrangers qui sont venus se fixer à Limoges, et dans le département… » (extrait de la présentation de la deuxième édition publiée en 1890).

PERROT Anthony : Crozant en Creuse : ruines et bruyères. Nouvelle éditions. 1 vol. br, 112 p,  format à l’Italienne, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. les Ardents éditeurs (Limoges), coll. Petits itinéraires pour grands curieux, 23 €.

Z croznt Crozant en Creuse, aux frontières entre Limousin et Berry, est depuis le XIXe siècle l’un des sites les plus remarquables de France. Surplombant les vallées de la Creuse et de la Sédelle, les ruines romantiques de la forteresse de Crozant appartiennent désormais à un patrimoine naturel, historique et culturel rare. Le site a connu une renommée nationale voire internationale au tournant des années 1850, sous l’égide de George Sand, entre autres personnalités. Cet espace naturel, perçu comme sauvage, fut caractérisé jusque dans les années 1920 par l’implantation saisonnière d’une véritable colonie d’artistes peintres sur les traces des impressionnistes tels Claude Monet ou Armand Guillaumin. Anthony Perrot, grâce à ses photographies et ses illustrations, porte un regard sensible sur le paysage et l’histoire de la forteresse de Crozant, renouant ainsi avec les peintres et les photographes qui, dès la deuxième moitié du XIX e siècle, ont contribué à la « fabrique » d’un « paysage du sublime ».

• ROBERT Maurice : Histoire du Limousin. 1 vol. relié, 320 p,  illustrations n-b et couleur, éd. La Geste, 29,90 €.

171563Le  Limousin, en ses trois départements, Corrèze, Creuse, Haute­ Vienne, et plus de deux mille ans d’histoire, n’a cessé, même à travers les conflits internes et franco-anglais, les partages seigneu­riaux et la création d’une Marche, ou d’un second évêché à Brive, d’affirmer sur un sol ingrat, mais en des limites territoriales quasi constantes, une unité sociale et culturelle et un fort sentiment iden­titaire qui persistent encore aujourd’hui. Les moqueries de quelques auteurs d’une intelligentsia des siècles passés ont été vite effacées par la réputation qu’il a acquise en divers domaines comme les émaux, la porcelaine, les élevages. C’est cette histoire, tout à la fois événementielle, économique, so­ciale et populaire, des origines à la deuxième décennie du xxe siècle, nourrie d’un fort sentiment d’appartenance, la limousinité, qui est ici développée en une approche nouvelle, originale même, où la vie du paysan et celle de l’artisan, l’économie et la politique, la nature et la technique, le parler vernaculaire et l’innovation, la religion et l’athéisme constituent, quelquefois en contrepoints dialectiques, un tableau vivant d’une culture régionale qui fait du Limousin un pays «petit mais costaud», un pays où l’on sait «oser la différence», même en Nouvelle-Aquitaine. 

• TEINDAS Nicolas, MARCHOU Sylvain : Un jour de terre : paroles du Causse. Préface de Pierre Bourgounioux. 1 vol. relié, 120 p, photographies de Sylvain Marchoux,  éd. Les Ardents éditeurs, Coll. Beaux livres,  22 €.

Z TEINDAS Leurs mains calleuses ont serré trop de cordes, elles se sont sculptées comme des pieds de vigne, noueuses et tordues par les tourments des années. Le temps a creusé dans leurs pognes les sillons qu’ils ont labourés une vie durant. Leurs dos se sont usés au mouvement balancé des moissons, aux gerbes hissées sur la charrette. Leurs visages se sont burinés aux soleils de tous les étés, aux mille frimas où il a fallu sortir travailler. Dans cet ouvrage se dévoile le portrait d’une génération, d’hommes et de femmes attachés à leurs terres caillouteuses et dont les saisons rythment l’existence. Durant plusieurs années, Nicolas Teindas et Sylvain Marchou ont frappé à leur porte, ont franchi les seuils de leur maison. Recueillant une trentaine de témoignages, ils livrent ces paroles du Causse que subliment des photographies en noir et blanc. De page en page se succèdent des instantanés de vie humaine, le quotidien de ces anciens devenus les sentinelles du Causse corrézien.

WATTEL Jean-Jacques, WATTEL Bénédicte : André Borderie et la tapisserie d’Aubusson. 1 vol. br, 192 p, illustrations, éd. Éditions Louvre Victoire, 30 €.

Z BORDERIE À Aubusson, le nom d’André Borderie est associé à l’Atelier Camille Legoueix qui lui a tissé l’essentiel de ses tapisseries. Il est lié aussi à l’ENAD, une école que le peintre a dirigée pendant deux ans. André Borderie s’est éteint en 1998, à l’âge de 75 ans. Cet ouvrage constitue le catalogue de  l’exposition aubussonnaise réalisée  vingt ans après la disparition de l’artiste. L’année de sa mort, le musée d’Angers lui avait  consacré une rétrospective. Aubusson aura été moins réactive. Il a donc fallu attendre l’initiative de Bénédicte et Jean-Jacques Wattel pour que « la ville de la tapisserie » honore cet artiste qui a à son actif 453 cartons de tapisserie, une centaine de commandes publiques et plus de 200 expositions.  Les tapisseries d’André Borderie, Grand prix national de la tapisserie, ont conservé toute leur puissance murale. Elles constituent, avec la céramique, l’expression de prédilection d’un artiste qui avait adopté Aubusson et dont la redécouverte est aujourd’hui salutaire.

◘ GÉOGRAPHIE – GUIDES

 • BRIL Hubert, FLOC’H Jean-Pierre : Patrimoine géologique du Limousin : de la roche au paysage. Avant-propos de Anne Alice Médard. Préface de Alain Célerier. 1 vol. br, 245 p, illustrations en couleur, biblio, index, glossaire, éd. PULIM, 25 €.

Z BRILIssue de la fusion des trois régions Limousin, Aquitaine et Poitou-Charentes, la Nouvelle-Aquitaine se caractérise par une grande diversité de paysages et de milieux qui résultent notamment de facteurs naturels tels le climat et le sous-sol. Les matériaux géologiques structurent ainsi l’organisation du territoire, et participent aussi au développement de la société humaine par l’utilisation des ressources minérales, comme l’eau, les matériaux de construction, les minerais et les sources d’énergie. L’étude des Sciences de la Terre aide à comprendre également les phénomènes qui ont gouverné l’évolution de la Terre, de la vie et constitue à ce titre la mémoire de nos origines. Si, pendant très longtemps la conception de la Nature était limitée aux espèces animales et végétales et aux habitats naturels, elle trouve à travers cet ouvrage un écho dans la prise en compte du sol et du sous-sol, impactant directement le développement de la biodiversité dont elle est le support. Au même titre que le patrimoine biologique, cette géodiversité, relativement figée dans le temps, est fragile. Non renouvelable, elle est soumise aux phénomènes d’altération naturelle, aux travaux, et parfois au pillage qui amènent à une destruction irréversible. Aussi, la connaissance des objets et sites géologiques les plus remarquables constitue-t-elle une étape essentielle de la préservation et valorisation du géopatrimoine. Dans ce sens, cet ouvrage est une invitation à la découverte du patrimoine géologique du Limousin: il relève le défi de nous aider à comprendre les phénomènes mécaniques et chimiques observables aujourd’hui, au contact d’une soixantaine de sites particulièrement remarquables. Ce travail s’appuie sur l’inventaire national du patrimoine géologique, réalisé à l’initiative des services de l’État par de nombreux géologues.

◘ DIVERS

DUBRAY Michel : Guide des contre-indications des principales plantes médicinales. Nouvelle édition 2018 enrichie et augmentée. 1 vol. br, 400 p, éd. Lucien Souny, 20 €.

Z DUBRAY► Voici un livre savant, précis, fruit d’une recherche rigoureuse, et qui, pourtant, s’adresse à tous. Voici surtout le livre attendu depuis longtemps par tous ceux qui, producteurs, cueilleurs, préparateurs, naturopathes, médecins homéopathes et simples utilisateurs, déploraient de ne pas avoir à portée de main une « bible » dans laquelle les contre-indications ou l’usage mal raisonné et approximativement dosé des plantes médicinales seraient clairement exposés, détaillés, étudiés à la loupe. Puis-je prendre sans risque du genêt à balai, de la sauge, de la pariétaire ou de la moutarde noire ? N’y a-t-il pas incompatibilité entre les médicaments prescrits par mon médecin généraliste et les bienfaits attendus du millepertuis ou de la valériane ? L’oignon, que l’on dit par ailleurs excellent, n’est-il pas à l’origine de mes irritations gastriques ? Enfin, le thé de Java et la petite pervenche, au nom pourtant si joli, peuvent-ils être pris pendant la grossesse ? Le radis noir, le prunier d’Afrique, l’ortie et le pissenlit sont ici disséqués et mis sur la sellette. Non pour être jugés, car l’auteur, mieux que quiconque, peut en louer les vertus. L’objectif poursuivi est bien de prévenir inquiétudes légitimes et réels dangers. Ce guide est à mettre entre les mains de tous ceux qui, avec juste raison, cherchent aussi à se soigner hors des sentiers battus. À l’heure de l’automédication, il est même indispensable.Herboriste de renom, enseignant à l’IFAPME (Institut de formation en alternance des indépendants et des petites et moyennes entreprises), Michel Dubray est aussi nutrithérapeute, diplômé de l’École de médecine naturelle et d’ethnomédecine de Paris. 

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

BAZIN Jean-François : Le maître de la lumière. 1 vol. br., 336 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

9782702162934-001-TContrariant les ambitions de son père, maître pipier à Saint-Claude dans le Haut-Jura, Ulysse Vuillard choisit d’apprendre  le métier de tailleur de diamant. En cette  fin de XIXè siècle, Saint-Claude est le seul centre français de l’industrie  diamantaire, en plein boom depuis la découverte des  mines fabuleuses d’Afrique du Sud. En plus de faire son  apprentissage afin de devenir un tailleur accompli, un “maître  de la Lumière”, Ulysse prend des cours d’anglais. Aussi est-ce  vers lui que l’on se tourne à Saint-Claude quand on ouvre à  Londres un bureau de représentation. Son épouse, Julie de  Belleroche, Jurassienne de bonne souche, indomptable de  caractère, dont il est éperdument amoureux, l’accompagne. Mais le démon de la taille ne le quitte pas. Ulysse ambitionne  de créer le diamant dont rêverait le monde entier. Projet  dévorant qu’il poursuit sans relâche, au risque de perdre  ce qui vaut plus que la pierre la plus pure : l’amour de sa vie… Jean-François Bazin signe un roman à l’intrigue  scintillante dans le monde feutré et fascinant des diamantaires.

• GENEVOIX Maurice : La dernière harde. Illustrations d’Estelle Rebottaro. 1 vol. br, 250 p,illustrations,  éd. Montbel, coll. Dits & récits, 25 €.

Z genevoix Le célèbre roman de vénerie de Maurice Genevoix (1890-1980) évoque  le combat épique entre un piqueur expérimenté et un magnifique cerf. La Futaie rencontre trois fois le Rouge, lui sauvant la vie à chaque fois, en attendant que le cerf soit prêt pour la rencontre décisive, de meute à mort, combat ultime de l’homme face à la nature. Cette nouvelle édition est superbement illustrée de 42 dessins en couleurs d’Estelle Rebottaro, réalisés spécialement pour les éditions Montbel. Maurice Genevoix (1890-1980) est surtout connu pour ses œuvres liées à l’histoire de la grande guerre et ses livres inspirés par la Sologne, comme Raboliot (prix Goncourt 1925), La dernière harde (1938) ou La forêt perdue (1967). Élu à l’Académie française en 1946, il en devint secrétaire perpétuel en 1958. Estelle Rebottaro, naturaliste dans l’âme et  artiste de talent, possède un coup de crayon original. Elle qualifie elle-même son travail de “dessin aquarellé”, même si elle utilise majoritairement les pinceaux. Crayons, encres, aquarelle et gouache, sa technique n’exclut aucun média diluable à l’eau.

• RENARD Jules : Poil de carotte. Présentation, notes, chronologie et dossier établis par Stéphane Gougelman. Nouvelle édition revue par Florence Renner. 1 vol. br, 196 p, illustrations, éd. Flammarion, coll. Étonnants classiques, 3 €.

téléchargement Poil de Carotte serait-il le plus mal aimé des enfants du XIXe siècle ? Entouré d’une mère tyrannique prompte à le martyriser, d’un père lâche et silencieux malgré son amour et d’un frère et une sœur qui concentrent sur eux toutes les attentions maternelles, le petit garçon roux, pour échapper à la souffrance, s’invente un monde à lui, peuplé de rêves et de chimères. Et si ce roman de l’enfance malheureuse sonne si juste, c’est que, derrière Poil de Carotte, l’enfant que fut Jules Renard n’est jamais loin.

• VERMOREL Henri: Correspondance Sigmund Freud et Romain Rolland : un dialogue. Textes réunis par Henri Vermorel. 1 vol. br,  éd. Albin Michel, coll. Mémoires littéraires et correspondance, 29 € .

9782226435613-j Sigmund Freud et Romain Rolland ont entretenu de 1923 à 1936 et ne se sont rencontrés qu’une fois. Au fil d’échanges aussi sobre qu’intenses, ils abordent des thèmes tels que la nature de la croyance et l’origine du sentiment religieux – Freud se considérait comme un « juif athée » face à son ami, chrétien sans Église, et le malaise dans la civilisation, qui les préoccupait l’un et l’autre après les massacres de la première guerre mondiale qui précédèrent la montée des totalitarismes et la menace d’un nouveau conflit. Si le courant passe entre ces deux créateurs fort différents, c’est que des affinités latentes les rapprochent, comme leur stature de héros romantiques et un lien commun avec Goethe et les romantiques allemands. Mais plus encore, en sourdine, un deuil qui les a affectés l’un et l’autre dans l’enfance.  Freud admirait en Romain Rolland l’intellectuel engagé qui défendait les valeurs de la civilisation en dénonçant l’absurdité de la guerre de 1914-1918 et en s’opposant à Hitler. Mais il était plus lucide sur les illusions idéologiques de son ami qui, dans sa période de soutien à l’URSS, oubliera sa dénonciation du totalitarisme stalinien et s’éloignera momentanément de Freud, confirmant ainsi les ambivalences et les impasses de ce passionnant dialogue qui éclaire l’œuvre entière.

◘ HISTOIRE

• BARBOT Marie-Françoise : Bourgogne: Femmes dans l’histoire1 vol. br, 176 p, illustrations n-b et couleur,  index, biblio, sites Internet, éd. Sutton, coll. Femmes dans l’histoire, 20 €.

9782813811172s► Pendant des siècles, les femmes se sont battues pour obtenir des libertés parfois infimes, ou pour être reconnues en tant qu’écrivaines, scientifiques, résistantes, politiciennes, sportives, aventurières… Elles ont marqué l’Histoire ou sont restées peu connues, voire ignorées. Certaines pionnières ont bousculé les préjugés, provoqué les bien-pensants, conquis des domaines réservés aux hommes… Évoquer l’histoire des femmes, forcément, c’est faire de belles rencontres. Leur point commun ? L’énergie qu’elles ont dû déployer pour exister dans un monde gouverné par les hommes ! Graphologue de profession, expert en écritures, Marie-Françoise Barbot aime également écrire. Passionnée d’Histoire, elle a publié une vingtaine d’ouvrages, dont plusieurs consacrés aux affaires criminelles de Bourgogne et de Côte-d’Or. Elle a également signé, aux Éditions Sutton, Contes et légendes de Bourgogne et Les Américains en Bourgogne.

• BRETIN Evelyne : Le Morvan en héritage : Francis Poulenc [1899-1963] à Anost. 1 vol. br, 167 p, illustrations en couleur, éd. Enmoulu (Anost – Saône-et-Loire), 25 €.

Francis Poulenc, célèbre compositeur du XXe siècle, découvre le Morvan grâce à sa profonde affection pour sa nourrice, originaire d’Anost. Il vint y travailler, durant les étés 1937 et 1938, avec le baryton Pierre Bernac et composa, entre autre, sa « messe en sol majeur », ainsi que de célèbres mélodies, comme « Tu vois le feu du soir » sur un poème de Paul Eluard. A travers sa venue dans le Morvan, nous découvrons l’évolution artistique et littéraire dans l’entre-deux-guerres. Mais aussi la vie d’un village morvandiau dans cette période d’avant-guerre à laquelle le musicien se trouve intimement mêlé. Née en 1947, Evelyne Bretin est originaire d’Anost, d’où son fort attachement au Morvan où elle passait toutes ses vacances. Institutrice, très attachée au monde rural, elle a surtout enseigné à la campagne. Elle a été également correspondante de presse et on lui doit un livre sur le cheval de trait de l’Auxois.

BUSSY-RABUTIN Comte de : Mémoires. Édition présentée et annotée par Daniel-Henri Vincent. 1 vol. br, 376 p, index, éd. le Mercure de France, coll. Le temps retrouvé,- poche, 10,50 €.

51ui7g9tDBL._SX300_BO1,204,203,200_ Le comte de Bussy-Rabutin, Grand du royaume de France né en 1618, cousin de Mme de Sévigné, avec laquelle il partage passion et talent pour l’écriture épistolaire et mémorialiste, a guerroyé à travers l’Europe à la tête de son régiment, a survécu à la Fronde et aux complots les plus divers, puis vit l’existence des courtisans auprès du vieillissant Louis XIII et du jeune Louis XIV. Il passe cependant ses trente dernières années en Bourgogne, exilé dans son château par le roi après avoir été embastillé quelques mois, le monarque n’ayant supporté ni son amitié avec Fouquet ni les railleries libertines émaillant l’Histoire amoureuse des Gaules, qui le campaient en Jupiter séducteur. C’est là, dans son « petit Versailles bourguignon », que Bussy-Rabutin écrit ses mémoires. Son style est élégant, précis et vivant. Ce ton et cette inspiration le conduisent à décrire de façon personnelle ses aventures, de sa Bourgogne natale à la Cour, mais également au loin, en France ou en Europe, ou alors dans le salon, le boudoir, voire le lit, de ses nombreuses conquêtes. Il conserve une plume extrêmement caustique pour ironiser sur les puissants de Versailles. Cette oeuvre de mémorialiste a longtemps été considérée comme de premier ordre, rééditée du XVIIe au XIXe siècle. Étrangement, scandaleusement même tombé dans l’oubli, ce texte ne bénéficiait d’aucune publication récente

FERRAND Guilhem : Les inventaires après décès de la ville de Dijon à la fin du moyen-âge (1390-1459) : Tome I : 1390-1408. Collaboration de Jean-Pierre Garcia.  Avant-propos de Daniel Bidon. 1 vol. br, 660 p, biblio, index, éd. Presses universitaires du Midi, coll. Méridiennes – Le coureur de fonds, 25 €.

Z FERRANDUn inventaire après décès est un document précieux. Il s’assimile à une photographie de la demeure du défunt, au moment de son décès, et recense les objets qui s’y trouvent. C’est une source importante pour la connaissance matérielle du cadre de vie, pour l’histoire des pratiques et des techniques, pour l’histoire économique et culturelle. Ce que donne à voir l’inventaire après décès est souvent invisible dans le reste de la documentation conservée pour la fin du Moyen Âge et pour l’Époque moderne. Le fonds de la mairie de Dijon est exceptionnel en quantité comme en qualité. Les documents conservés décrivent l’intérieur de 700 maisons de la ville à la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle avec un soin et une précision inégalés. Ils offrent une description sans équivalent du cadre de vie des habitants de cette ville – capitale, de la simple prostituée au riche officier du duc, comme l’un de ses tailleurs ou tel ou tel de ses cuisiniers. Les objets, peu nombreux ici, abondants là, parfois peu communs, comme ces cages à oiseaux, selon la mode des oiseaux chanteurs, ou des boules de senteur venues d’ailleurs, donnent chair à la ville et dessinent une autre image de Dijon et de ses habitants, au plus près de leur existence et de leurs horizons de vie. Guilhem Ferrand est docteur en histoire médiévale. Il s’intéresse à la vie en temps difficile à la fin du Moyen Âge. Après avoir travaillé sur les sentiments générés par la guerre, ses travaux sont désormais centrés sur les moyens de vie et l’horizon du quotidien des individus.

• GARNOT Benoît: Une affaire de possession au XVIIème siècle: les religieuses d’Auxonne (1658-1663). 1 vol. br, 208 p, biblio, éd. Imago, 20 €.

Z Garnot-AffPossessionDe 1658 à 1663, le couvent des Ursulines, à Auxonne, près de Dijon, est le théâtre d’une étrange affaire. Des religieuses, avec force tapages, délires et convulsions, se disent habitées par les démons. Puis l’épidémie déborde sur la ville, et des femmes laïques, jugées responsables, sont condamnées au bannissement ou massacrées par la population. Finalement, en octobre 1660, la sœur de Sainte-Colombe, Barbe Buvée, est accusée de magie, de sortilège et d’infanticide et, reconnue comme la principale coupable, mise aux fers au couvent, avant d’être innocentée quelques mois plus tard par le parlement de Dijon. S’appuyant sur des archives exceptionnelles contenant l’ensemble du procès et donnant la parole aux nombreux protagonistes, Benoît Garnot recherche les causes de ces prétendues possessions, en décrit les symptômes et leur traitement par les exorcistes, présente et compare les analyses effectuées à l’époque, tant par le clergé que par les magistrats. Après la condamnation d’Urbain Grandier au bûcher pour des faits similaires à Loudun, en 1634, le dénouement judiciaire de la crise d’Auxonne révèle, de manière exemplaire — avec l’explication de ces phénomènes insolites par la maladie mentale — l’affirmation d’un monde nouveau en voie de laïcisation.  Agrégé d’histoire et docteur ès lettres, Benoît Garnot a été professeur d’histoire moderne à l’université de Bourgogne. Auteur de nombreux ouvrages, il a consacré ses travaux à l’histoire de la justice et de la criminalité sous l’Ancien Régime.

GEUGNON  Marthe : Charolles d’hier et d’aujourd’hui. 1 vol. br, 219 p, illustrations en couleur, autoédition Marthe Geugnon (Pélissanne), 30 €.

Un panorama de l’histoire de la commune, au fil du temps. 

RATTI Stéphane (présenté par) : Les aveux de la chair sans masque. 1 vol  br., 110 p, éd. Editions universitaires de Dijon, coll. Archives, 11 €.

les-aveux-de-la-chair-sans-masqueEn février 2018 paraissait le quatrième et dernier volume, inédit, de L’histoire de la sexualité de Michel Foucault,“ Les Aveux de la chair”. La thèse générale du livre présente les Pères de l’Église comme les responsables d’une codification nouvelle et durable de la morale sexuelle occidentale. Michel Foucault a largement exploité le vaste corpus de la littérature grecque et latine chrétienne, de Tertullien à Jean Cassien, en passant par Jean Chrysostome et saint Augustin. Le manuscrit inachevé du philosophe ne cite néanmoins pas les sources dans leur contexte. Afin de permettre enfin la rencontre longtemps espérée entre les historiens de l’Antiquité, les spécialistes de la littérature antique chrétienne et les travaux de Michel Foucault, le livre de Stéphane Ratti offre au lecteur le moyen de vérifier sur pièces les positions du philosophe. On trouve en effet dans cet ouvrage réunis et commentés, dans leur langue originale et dans une traduction personnelle, les textes majeurs cités par Michel Foucault.

VERGNOLLE Éliane : Saint-Benoît-sur-Loire : l’abbatiale romane.  1 vol. br, 400 p, illustrations n-b et couleur,  éd. Société française d’archéologie, 35 €.

Z Vergnolle Pendant un siècle et demi, l’abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire fut au cœur de la création architecturale de la France capétienne. La tour-porche érigée au début du XI` siècle fut l’un des monuments-phares de l’art roman naissant par sa prestigieuse architecture autant que par son ensemble de chapiteaux richement sculptés. Moins de cent ans plus tard, les reliques de saint Benoît, que l’abbaye conservait depuis le VIIè siècle, furent transférées dans un nouveau chevet, vaste et lumineux, qui compte parmi les très grands chefs d’oeuvre son temps. La nef, enfin, mise en chantier à l’aube de l’architecture gothique, incarne une vision plus austère de l’architecture monastique mais conserve un splendide portail à statues-colonnes destiné à l’accueil des pèlerins. Pour le visiteur qui pénètre dans l’église, c’est cependant l’impression d’harmonie qui prédomine, au-delà de la diversité des styles. Eliane Vergnolle, professeur honoraire à l’université de Franche-Comté, est l’auteure de nombreuses études sur l’art roman dont elle est actuellement considérée comme l’une des meilleures spécialistes en France.

• VIGREUX Jean: Croissance et contestation (1958-1981). La France contemporaine. 1 vol. br, 480 p, biblio, éd. du Seuil – Points Histoire, 11 €.

Z Vigreux► De la naissance de la Ve République, en 1958, jusqu’au premier choc pétrolier de 1973 qui fait basculer le pays dans la crise, la France connaît une période de plein-emploi et de croissance, marquée par des politiques volontaristes de modernisation agricole et industrielle. Faut-il en rester pour autant à l’idée de Trente Glorieuses ? L’époque fut aussi un temps de bouleversements et de conflits, de refondations politiques et syndicales. Les événements de 1968 ouvrent une décennie de contestations et de libération des mœurs. « Tout est politique » : le politique ici donne le ton, mais sous la forme d’une histoire sociale du politique qui varie les échelles du local au national et met l’accent sur les hommes et les réseaux. Jean Vigreux est professeur d’histoire à l’Université de Bourgogne. Il a travaillé sur l’histoire de la politisation des campagnes. Il a notamment publié Le Clos du maréchal Pétain (PUF, 2012) et, plus récemment Mai 68 en Bourgogne (éd. Universitaires de Dijon, 2018).

VINCENT Daniel Henri (présentées par) : Lettres inédites de Roger de Bussy-Rabutin. 1 vol. br, 132 p, éd. éditions universitaires de Dijon, coll. Archives, 9 €.

bussy-rabutinLe 13 avril 1618 naissait le comte Roger de Bussy-Rabutin. Ce grand seigneur bourguignon a mené une vie libertine peu exemplaire qui lui a valu d’être indésirable à la Cour. Cet exil l’incitera à s’exercer, avec succès, à l’écriture : il a laissé une œuvre majeure qui a servi, à la fois, l’histoire du Grand Siècle, grâce à ses Mémoires, et la littérature, notamment avec son roman Histoire amoureuse de Gaules et sa Correspondance. Des lettres inédites de Bussy-Rabutin et de ses correspondants, découvertes par hasard, permettent d’éclairer d’un jour nouveau une période importante de son exil : un moment charnière de son existence est ainsi révélé par ces échanges édités à l’occasion du quatrième centenaire

◘ GÉOGRAPHIE – GUIDES

les-30-plus-beaux-sentiers-nievre• Nièvre : Les 30 plus beaux sentiers Chamina : Morvan, Bazois, Nivernais, Puisaye. 1 vol. br, 64 p, cartes, illustrations en couleur,  éd. Chamina éditions, coll. Les plus beaux sentiers – Balades et randonnées, 12,50 €.

Aux marches nord du Massif central, avec le massif du Morvan et ses grands lacs, son fleuve sauvage et le canal du Nivernais, la Nièvre est le poumon vert de la Bourgogne. Grâce à cette sélection de trente itinéraires sélectionnés, on peut venir y  randonner au fil de la Loire, de l’Allier ou de l’Yonne, en Puisaye, sur les collines du Bazois ou sur le mont Préneley  qui fait figure de “toit de la Nièvre”, avec son point culminant à  855 m d’altitude.

 

 

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

ALAIN-FOURNIER : Le Grand Meaulnes. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 416 p, éd. Voir de près (Le Vésinet), coll. 16, 21 €.

31904 Lorsque Alain-Fournier, âgé de 27 ans, décède au tout début de la Grande Guerre, il vient de faire paraître un premier roman, Le Grand Meaulnes, qui deviendra rapidement une œuvre culte. Un domaine mystérieux dissimulé dans les sapins entre rêve et réalité, un bal masqué non moins étrange, un fiancé désespéré, une merveilleuse jeune fille, Yvonne de Galais, dont le Grand Meaulnes, égaré une nuit, tombe éperdument amoureux… Comme dans un roman d’aventures et d’amour, la quête du Domaine commence. Mais les malentendus tragiques se multiplient sous les pas d’Augustin Meaulnes, tandis que son ami François Seurel, le narrateur, tentant de l’aider, nous invite à le suivre sur ne « sentier perdu » de l’enfance.

• BERNARD-GRIFFITHS Simone : Essai sur l’imaginaire de George Sand. 1 vol. br, 620 p, biblio, index, éd. Classiques Garnier, coll.  Études romantiques et dix-neuviémistes, 68 €.

Z SAND GRIFFITH Ce volume dessine quelques parcours de l’imaginaire créateur de George Sand à travers une poétique de l’espace, des représentations sociales et ethnographiques, des modulations génériques. Ces cheminements consacrent, selon la formule de Baudelaire, “une belle imagination disposant d’un immense magasin d’observations”. L’étude se décline en quatre  thèmes principaux : Poétique de l’espace, Représentations sociales et ethnographiques, Traversées des genres  littéraires et des modes d’écritures: Contes,  Nouvelles, Romans. Index des noms de personnes et index des œuvres.

CASANOVA Pascal : George Sand et Juliette Adam : une amitié sous le soleil du Midi. Préface de Michelle Tricot. 1 vol. br, 190 p, ill. n-b et couleur, biblio, chronologie, éd. Presses du Midi (Toulon), 21€.

Z Sand Adam “Si je pouvais dire et bien redire tout ce qu’il y avait de délicatesse, de sentiments, de noblesse de cœur, d’élévation morale, de haute compréhension de la vie, de sérénité conquise au prix des plus cruelles écoles, des plus douloureuses épreuves en George Sand ! Ma noble, ma grande, ma tant aimée amie, je donnerais le meilleur de la vie qui me reste pour que mon témoignage vous apporte ce respect qu’on vous dispute et qu’aucun de ceux qui vous jugent ne mérite plus que vous”. Lorsqu’elle confie ce cri du cœur à ses mémoires, Juliette Adam (1836-1936) est septuagénaire. Installée depuis peu à Gif-sur-Yvette dans une ancienne abbaye, celle qui fut l’égérie de Léon Gambetta, mais aussi la femme la plus écoutée de la IIIe République, se souvient des premiers pas qu’elle fit dans la cour des grands et notamment aux côtés de son amie George Sand (1804-1876). Propriétaire en 1864 d’un chalet à Golfe-Juan dont elle a elle-même dessiné les plans, Juliette Adam y invitera quatre ans plus tard l’auteur de La Mare au Diable. Ce second séjour que fit George Sand dans le Midi de la France offre aux spécialistes, mais aussi aux profanes le regard amusé de la plus célèbre des Berrichonnes découvrant le soleil brûlant et les horizons immenses de la Grande Bleue.  Professeur de lettres modernes à Toulon, ancien documentaliste, membre des Amis de George Sand, Pascal Casanova fit ses débuts dans l’écriture en collaborant à l’hebdomadaire Semaine Provence. Directeur de publication d’un Hommage varois à George Sand (2005), il a depuis contribué à l’édition de nombreux ouvrages, dont l’Histoire de l’établissement Bon Accueil à Toulon. Passionné d’histoire et de littérature, il ne cesse d’œuvrer pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine historique et culturel de la Provence, région où il est né et à laquelle il demeure très attaché.

• PERROT Michelle : George Sand à Nohant. Une maison d’artiste. 1 vol. br, 454 p, illustrations n-b et couleur, chronologie, biblio, éd. du Seuil, coll. La librairie du XXIè siècle, 24 €.

82076_couverture_Hres_0“ Il est difficile de parler de Nohant sans dire quelque chose qui ait rapport à ma vie présente ou passée”, écrivait George Sand. C’est par Nohant, par sa maison, que je l’ai rencontrée. À vrai dire, elle ne fut pas un modèle de ma jeunesse. Pour “la bonne dame ”  je n’éprouvais pas d’attirance. Ses romans, La Petite Fadette, etc., que la grand-mère de Marcel Proust tenait en si haute estime, me paraissaient bons pour les distributions de prix. Je participais à la dépréciation dont Sand a été victime après sa mort. Je la trouvais d’un âge qui n’avait plus grand-chose à dire aux filles de Simone de Beauvoir, dont je me revendiquais. Ma découverte fut en partie fortuite. La demeure de l’Indre, héritée de sa grand-mère, représente ses racines, mais aussi un refuge contre Paris, qui fit sa renommée et qu’elle n’aimait pas, une “ oasis” propice au travail : elle y écrivit l’essentiel de son œuvre, comme Chopin y composa la majeure partie de la sienne. Nohant, elle en rêvait comme d’un phalanstère d’artistes, une communauté égalitaire, un endroit de création et d’échanges par la musique (Liszt, Chopin, Pauline Viardot), la peinture (Delacroix, Rousseau), l’écriture (Flaubert, Dumas, Fromentin, Renan, Tourgueniev…), le théâtre, la conversation. Ce lieu, Sand l’a investi. L’art y établit la communion des cœurs et des esprits. C’est aussi une cellule politique, inspirée par le socialisme de Pierre Leroux, noyau républicain support de journaux et ferment subversif des manières de vivre et de penser. Nohant est le creuset d’une utopie, pénétrée par le désir de changer le monde. Pas plus que personne, Sand n’a réalisé son rêve. Aujourd’hui, il nous reste ce lieu, de pierre et de papier, témoin d’une histoire d’amour aux accents infinis ».(Michelle Perrot)

REID Martine: George Sand l’insoumise. 1 vol.  br, 124 p,  éd. Le Monde, coll. Hors série Le Monde – Une vie, une  œuvre, 8,50 €.

george sandLibre-penseuse, féministe avant l’heure et socialiste par conviction, George Sand (1804-1876) ne peut être réduite à ses amours tumultueuses avec Musset et Chopin, ou à la “ bonne dame de Nohant”. Les extraits proposés dans ce hors-série permettent de prendre la mesure d’une œuvre considérable. Ils sont  accompagnés d’un entretien avec Michelle Perrot, auquel s’ajoutent  des critiques et des hommages, signés par des auteurs contemporains, tels que  Baudelaire, Flaubert, Barbey-d’Aurevilly, Proudhon, et Musset ou d’auteurs modernes comme Sagan, Simone de Beauvoir, Julien Gracq…Martine Reid est spécialiste de le littérature du XIXsiècle et des auteures. Elle a consacré deux ouvrages à George Sand, dont une biographie (“Signer Sand. L’œuvre et le nom”, éd. Belin, 2003, et “ George Sand”, éd. Gallimard, Folio biographie, 2013). Elle a réédité plusieurs de ses romans et nouvelles, ainsi qu’Histoire de ma vie (éd. Gallimard/Quarto, 2004).

SAND George : Œuvres complètes :1834-1835 Fictions brèves: Garnier (1834), Le poème de Myrza (1835) et Mattea (1835.) Édition critique établie  par Jeanne Brunereau et Liliane Lascoux. 1 vol br., 238 p, biblio, index, éd. Librairie Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 35 €.

Sans titre►La suite des œuvres complètes de George Sand publiées sous la direction de Béatrice Didier, avec trois fictions brèves.  Garnier : Garnier, jeune provincial de Lons-le-Saunier monte à Paris pour faire ses études. D’un caractère calme, dénué de fantaisie, il rêve de s’introduire dans la société parisienne. Sa maladresse, plus ostensible que réelle, devient le moyen de parvenir à ses fins.    Le Poème de Myrza : Dans cette fresque magistrale et fantastique, George Sand réinvente l’histoire de la Genèse et, a contrario du dogme, donne à la femme un rôle égal à celui de l’homme dans la création de l’humanité. Au IVe siècle à Césarée, Myrza, prophétesse et poétesse inspirée, non seulement bouscule l’orthodoxie et la doctrine du péché originel, fondamental de la condition humaine, mais expérimente un nouveau discours poétique qui échappe aux conventions métriques, édictées jusque-là, au profit d’une prosodie singulière.   Mattea : Avec Mattea, George Sand semble faire du Byron à la française, en proposant une fantaisie vénitienne dans la veine ouverte par Le Secrétaire intime où s’entremêlent ses propres voix dans la parodie romanesque du conte oriental autant que dans les confidences biaisées de l’autobiographie transposée.  Jeanne Brunereau est docteur ès lettres, de l’Université de Paris VIII. Elle a travaillé sur la presse féminine des trente premières années du XIXe siècle. Sur George Sand, elle a donné de nombreuses conférences qui s’attachent à montrer une oeuvre féconde et un grand écrivain. Liliane Lascoux, agrégée de Lettres classiques, docteur en littérature comparée (Rossini et la vie littéraire à Paris) a établi l’édition critique du Secrétaire intime, d’André et des Sept cordes de la lyre dans les Œuvres complètes de George Sand aux éditions Honoré Champion.

SAND George : Œuvres complètes : 1872 : Francia. Publié sous la direction de Béatrice Didier. Édition critique établie  par Annie Camenisch.  1 vol. br, 226 p, éd. librairie Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 35 €.

Sans titrevb► En 1814, alors que les troupes alliées entrent triomphalement dans Paris, Francia, une jeune grisette parisienne, reconnaît un prince russe, Mourzakine, qui lui a sauvé la vie lors de la retraite de Russie. À la recherche de sa mère disparue, elle prend contact avec l’ennemi de la France.  Écrit en 1871, alors que George Sand perçoit depuis Nohant le siège de Paris et les prémices de la Commune, Francia se déroule entièrement dans la ville de Paris. Roman historique et roman patriotique, il oppose les deux côtés de Paris, des riches hôtels du Faubourg Saint-Germain au populaire Faubourg Saint- Martin. Il met en scène une galerie de personnages aux prises avec les étrangers installés dans la ville : les nobles qui intriguent pour rétablir une Monarchie après l’Empire, et les gens du peuple, comme la grisette et le gamin de Paris, fiers mais impuissants et vulnérables. Le roman se présente surtout comme une transposition de l’Histoire contemporaine, et George Sand y exprime, à travers le filtre romanesque, ses craintes pour l’avenir incertain de la République issue de la chute du Second Empire.  Annie Camenisch est maître de conférences à l’Université de Strasbourg. Auteur d’une thèse sur La condition féminine dans les derniers romans de George Sand de Monsieur Sylvestre à Albine (1997), elle s’intéresse aux romans tardifs de George Sand, et en particulier aux représentations des personnages féminins. Elle a présenté des communications et publié plusieurs articles sur George Sand.

SAND George : Œuvres complètes : 1839 : Spiridion. Édition critique par Isabelle Hoog Naginski sous la direction de Béatrice Didier. Notes en collaboration avec Marie-Jacques Hoog. 1 vol. br, 602 p, biblio, index des noms de personnages et index des lieux,  éd. Honoré Champion,  coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 70 €.

Z Sand championCe roman se résume comme une série de récits enchâssés qui présente les itinéraires spirituel et philosophique de quatre générations de moines au cours d’un siècle. Spiridion est le fondateur d’un monastère vers 1690 ; il transmet un manuscrit à son disciple Fulgence, parchemin qui restera caché dans sa tombe. Celui-ci passe la main à Alexis qui trouve dans le novice Angel “un fils de son intelligence”. Le roman finit avec l’arrivée des troupes napoléoniennes en Italie vers 1792. La quête de ces personnages est la même : rechercher la vérité religieuse et sociale, en faisant des lectures philosophiques et théologiques immenses à partir de la pensée grecque, et en étudiant particulièrement les auteurs jugés hérétiques par l’Église catholique. Pour eux cette dernière lecture représente le creuset de la vraie religion persécutée par le culte officiel. Selon Sand “les hérésies sont la grande vitalité de l’idéal chrétien”.  Roman troublant, insolite, “austère” aux dires de son auteur, Spiridion n’a pas obtenu de succès auprès du grand public, à la déception de Buloz directeur de la Revue des deux mondes. Mais il a trouvé des lecteurs admiratifs hors pair, tels que Renan, Taine, le sculpteur Théophile Bra, le dessinateur Gustave Doré et le romancier russe Dostoïevski. Aujourd’hui, on le lit comme une profession de foi de toute une génération de romantiques de gauche. Isabelle Hoog Naginski est professeure à l’Université de Tufts à Boston. Elle est l’auteure de deux ouvrages en français sur Sand : George Sand. L’écriture ou la vie (Éditions Honoré Champion, 1999) et George Sand mythographe (Presses universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, 2007). Elle a coédité, avec B. Diaz, George Sand, pratiques et imaginaires de l’écriture (Presses universitaires de Caen, 2006).

• SANDEAU Jules : Marianna. Portrait de George Sand. Préface de Brigitte Rastoueix-Guinot. 1 vol. br, 356 p, éd. Marivole, coll. Terroir, 18 €.

119046081► Jules Sandeau est le premier romancier et auteur de pièces de théâtre  creusois à avoir été élu en 1858  à l’Académie française.  Né à Aubusson, en 1811, il était  alors âgé de 47 ans et  il avait publié la majorité de ses romans dont “Mademoiselle de La Seiglière”, considéré comme son chef-d’œuvre, et “Marianna”, édité en 1839, au lendemain de sa séparation d’avec George Sand. Avec ce dernier roman,  il signe “le portrait le plus fin et perspicace de George Sand”, même si la femme qu’il a aimée apparaît dans plusieurs de ses livres. Plus que ses autres romans, Marianna lui permet d’expurger sa passion et  George Sand est présente dès les premières pages, tout comme des personnages de son proche entourage, parmi lesquels… un certain Jules Sandeau qui brosse ainsi  son autoportrait. Ce qui ne manqua pas d’émouvoir Balzac qui  alla jusqu’à accuser l’Aubussonnais de s’être ainsi donné le beau rôle. Pour Brigitte Rastoueix-Guinot, qui a signé la préface, Marianna permet à l’auteur “d’ébaucher la théorie morale qui sous-tend son œuvre. Selon lui la passion est fatale et n’apporte que malheur et désespoir. Qui plus, elle nous oblige à infliger à autrui les douleurs qu’elle nous a fait subir ”. Jules Sandeau, après sa liaison avec George Sand, se méfiera de l’amour passionnel, tout en restant durant toute sa vie  attaché à George Sand et à Aubusson.

VIALLON Xavier : Le vigile. 1 vol. br, 270 p, éd. La Bouinotte éditions, coll. Black Berry, 13 €.

41RegDa3FvL._SX348_BO1,204,203,200_►  “J’ai choisi de travailler dans la sécurité parce que je n’aime pas les gens”… Le vigile est là, au détour des rayons, scrutant les clients à l’affût d’un comportement suspect. Il épie, guette, suit du regard. Au fil des semaines, il retient vos habitudes, vos manies.  Il vous a repéré. Dans un modeste quartier pavillonnaire de Bourges, une jeune femme est retrouvée morte, étranglée à son domicile. Les suspects ne manquent pas. Parmi eux, Yannick Dufresne, agent de sécurité de l’hypermarché fréquenté par la victime. À quelques semaines de la retraite, le major Matejewski est chargé de l’enquête. Son esprit aiguisé et son expérience seront des atouts précieux pour découvrir la vérité. Et débusquer l’assassin. Quitte à en payer le prix. Xavier Viallon est né en 1962 à Lyon. Cet ancien gendarme, retiré à Saint-Germain-du-Puy, dans le Cher, se consacre aujourd’hui à l’écriture. Après deux recueils de nouvelles dédiées à son expérience professionnelle, il publie son second roman dans la collection black Berry

◘ HISTOIRE

• GERBAUD Chantal : Le général Bertrand : la passion de la liberté. 1 vol. br, 128 p, éd. La Bouinotte éditions, 27 €.

Z GERBAUD Henri-Gatien Bertrand fut le fidèle compagnon de l’Empereur Napoléon dont il partagea les deux exils. Mais cette fidélité ne peut résumer la longue vie de cet homme qui a participé aux bouleversements politiques au tournant des 18ème et 19ème siècles. Bertrand est patriote, soldat, ingénieur, amoureux de sa femme et père très aimant, infatigable voyageur, humaniste, parangon de la liberté de la presse, soucieux du problème de l’esclavage et de la continuité de l’Etat. Ses choix de vie seront aussi déterminés par la complexité de cette période historique : après avoir applaudi à la Révolution mais désavoué ses violences, il se met au service de l’Empereur et finit dans les rangs républicains. Cette biographie jette un jour nouveau sur cette figure emblématique du département de l’Indre.

PATTE Jean-Yves : Les étés de Frédéric Chopin à Nohant : 1839-1846. Nouvelle édition. Interprétation au piano de Yves Henry. 1 vol. br., 112 p +  4 CD audio, biblio, éd. du Patrimoine, 25 €.

7Z CHOPIN Ce livre vient rappeler, par l’image et par le son, que c’est à Nohant, chez George Sand, que Frédéric Chopin a composé l’essentiel de son œuvre pianistique.  Le musicien y séjourne sept étés entre 1839 et 1846, loin de l’agitation parisienne, dans une maison d’un minuscule hameau au sud du Berry — mais largement ouverte par son hôtesse aux artistes, écrivains, philosophes et penseurs parmi les plus connus de son temps. Il y compose (ou termine) la plupart des chefs-d’œuvre de la maturité, notamment sa célèbre Sonate n°2 op.35 dite « Funèbre », la 3ème Sonate op.58, la Tarentelle, la Fantaisie op.49, la Berceuse, la Barcarolle, de nombreux Nocturnes, trois Nouvelles Etudes, douze Mazurkas, deux Ballades, deux Scherzi, trois Impromptus, trois Valses et deux Polonaises dont la célébrissime Polonaise « héroïque »…  Le cadre dans lequel ces chefs-d’œuvre ont vu le jour conduit à s’interroger sur les rapports du génie créateur à l’environnement matériel, naturel et spirituel que lui offrait Nohant, comme à célébrer par le texte, l’image et le son, un haut lieu de l’histoire de la musique.  Cet ouvrage réunit des textes critiques, des extraits de la correspondance de Chopin, de celle de Sand, du livre qu’écrivit Franz Liszt sur son ami et, en quatre CD audio, l’intégrale de l’œuvre pour piano composée par Chopin à Nohant.

◘ GÉOGRAPHIE – GUIDES

AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Berry 2018 -2019. 1  vol. br, 344 p, cartes, illustrations n-b et  couleur, index, éd.  Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit futé – Guide de région, 9,95 €.

3808_petit-fute Profondément ancrés dans la région du Berry, toujours à l’affût des nouveaux projets et des nouvelles tendances, les  auteurs passent comme  chaque année au banc d’essai les adresses-clés dans tous les domaines de cette région magnifique. Restaurants, sorties, commerces, loisirs, hébergements et bons plans, rien ne leur échappe ! Le guide qui comporte  un répertoire des villes et des villages, accompagné des informations pratiques les concernant, propose une présentation du patrimoine naturel et historique du Berry, de se traditions culinaires. La version numérique du guide est accessible gratuitement grâce à un code.

 

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

• BRUNET Pierre Julien (textes réunis par) : Roanne, regards d’écrivain : anthologie littéraire de Roanne et du pays roannais. Photographies de Dominique Thoral. 1 vol. br, 120 p, illustrations n-b et couleur, éd. Publications de l’université de Saint-Étienne, 15 €.

Z Roanne La rencontre entre ces  termes fut le résultat d’un processus long et difficile qui a finalement donné naissance en quelques décennies à un corpus étonnamment dense et varié pour une ville «moyenne» à plus d’un titre. Les textes de cette anthologie montrent en effet que la ville et ses alentours sont non seulement capables d’intéresser ceux qui les connaissent, et même de réenchanter le regard qu’ils portent sur eux, mais aussi de donner aux autres l’envie de les découvrir. Si Roanne n’est pas pour autant une ville éminemment «littéraire», certains écrivains dignes de ce nom lui ont tout de même consacré quelques lignes, quelques pages ou même un livre entier, qu’ils y soient passés plus ou moins longtemps (Laurence Sterne, Valery Larbaud, Antoine de Saint-Exupéry, Barbara, Joseph Joffo, David Ponsonby, Francis Ponge, Robert Sabatier, Michel Tournier, Hélène Montardre) ou que cette ville et ces alentours soient «tout simplement» une partie de leur vie et de leur écriture (Georges Montardre-Montforez, Daniel Arsand, Christian Chavassieux, Christian Degoutte). Que disent alors de Roanne ces écrivains? De quoi Roanne est-il le nom littéraire? Par quels moyens et sous quelles formes la ville se donne-t-elle à voir? En quoi n’est-elle pas la même pour celui qui la connaît et celui qui la rencontre par hasard ou en passant? C’est ce que propose de découvrir cet ouvrage surprenant et sans précédent. Né à Roanne en 1976, Pierre-Julien Brunet a grandi dans le pays roannais qu’il a quitté pour étudier les lettres modernes et l’anglais à Lyon. Il mène aujourd’hui des projets d’édition et d’écriture (poèmes, nouvelles, articles d’histoire littéraire…), loin de sa région d’origine mais en gardant un œil attentif sur elle…

◘ HISTOIRE

BOUILLER Robert :  Les monts de la Madeleine et la côte roannaise : essai géohistorique. 3 vol. br,  62 p + 158 p +  514 p, illustrations en couleur,  éd Centre de recherches du musée Alice-Taverne (Ambierle), coll. Études et documents, n°64-66.

• CHAMBON Christine, CHAMBON Pascal : La Loire insolite et secrète. 1 vol. relié, 176 p, illustrations en couleur, éd. Alan Sutton, coll. Passé simple, 29 €.

Z LOIRE► Il y a deux sortes de trésors. Ceux après lesquels on part en chasse dans l’espoir, souvent déçu, d’une trouvaille inattendue et spectaculaire. Et il y a, plus modestement, ceux que nous ne soupçonnons pas car ils font partie de notre environnement familier. Ceux-là ne nécessitent pas de moyens extraordinaires pour être mis au jour, ils ont l’avantage de se prêter facilement aux investigations. Deux passionnés d’histoire ont mené l’enquête à la recherche du patrimoine ligérien méconnu. Leur ouvrage richement illustré propose la découverte de quelques-uns des  trésors  de la Loire, qu’il s’agisse d’histoire, d’architecture, de sites naturels ou même de géologie, pour ne citer là que quelques-uns des domaines abordés. On l’aura compris, les curiosités, souvent ignorées, ne manquent pas dans la Loire.  Pascal Chambon, historien, signe ici son onzième ouvrage et le deuxième en collaboration avec son épouse, Christine Chambon. Ayant élu domicile dans un petit village du Haut-Forez depuis plus d’une quinzaine d’années, ils sillonnent inlassablement et avec le même bonheur le territoire ligérien dont ils sont tous deux originaires. Ainsi, leurs recherches les mènent aux quatre coins d’un département dont ils n’ont sûrement pas encore percé tous les secrets ! 

 • VISSA Sylvie, FAYE Jean-François : La châtellenie de Cervières [Loire] :  histoire et histoire. 1 vol. br, 320 p, 32 photos, 23 plans, et cartes, 5 dessins,  éd. Les Amis des Bois noirs (Arconsat), 20 €

cache_2476243668La châtellenie de Cervières englobait le territoire des Bois noirs, auquel il faut ajouter celui des paroisses de la Vêtre.  Au  delà du bourg des Cervières et de ses officiers qui conditionnaient la vie de tous les habitants des Bois noirs, l’ouvrage fait référence à des événements qui ont touché les communes actuelles de Arconsat, Celles-sur-Durolle, Cervières, Chabreloche, Chausseterre La Chamba, La Monnerie, Les Salles, Noirétable, Palladuc, Saint-Jean-la-Vêtre, Saint-Julien-la-Vêtre, Saint-Priest-la-Vêtre, Saint-Rémy-sur-Durolle, Saint-Romain-d’Urfé, Saint-Victor- Montvianeix et Viscomtat.  Ce livre qui  retrace de manière originale les 600 ans d’histoire de la Châtellenie de Cervières et qui illustre aussi ses relations avec ses voisins (Saint-Just-en-Chevalet, Saint-Germain-Laval, Montbrison, Thiers, Roanne, Vichy, Moulins, …) s’adresse aussi bien au grand public qu’aux amateurs d’histoire locale ou aux férus de généalogie.

 

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