L’ ACTUALITÉ DES AUTEURS, DES ÉDITEURS, DES PRIX LITTÉRAIRES ET DES MÉDIAS: N° 14 (JUILLET – AOÛT 2018)

MISE À  JOUR:    22 JUILLET 2018

Cette rubrique qui couvre la période de juillet – août, fera l’objet de mises à jour régulières jusqu’au 31 août. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement…et/ou à nous faire part de vos informations.

 contacts: allier-infos@sfr.fr.

 

◘ L’ACTU DES AUTEURS

• GEORGES EMMANUEL CLANCIER

(1914-2018)

DERRIÈRE LE ROMANCIER, LE POÈTE

clancier2-247x300• Le poète et écrivain Georges-Emmanuel Clancier est décédé dans la nuit du mardi au mercredi 4 juillet, à l’âge de 104 ans, laissant derrière lui une œuvre composée de nombreux recueils de poésie et  de romans, souvent enracinés dans son Limousin natal. C’est notamment le cas pour sa grande  fresque romanesque à succès, Le pain noir  publiée  en 1956, avant d’être popularisée par la télévision. On lui doit aussi une douzaine d’autres romans parmi lesquels L’éternité plus un jour (éd. Robert Laffont, 1969) ou Dernière heure (éd. Gallimard, 1951), auxquels il faut ajouter  une vingtaine de recueils de poésies comme Le Paysan Céleste (éd. Robert Laffont, 1943), et des essais, dont un Panorama critique de la poésie française (éd. Seghers, 1953).

• Avec Claude Seignolle (né en 1917 à Périgueux) et  l’Auvergnat Jean Anglade (1915-2017), il formait il y a encore quelques mois le trio des écrivains centenaires et toujours en activité : “ Son sourire plein de malice n’avait pas vieilli. Il manifestait toujours la même générosité, le même bonheur de partager des idées, des enthousiasmes. Ayant atteint depuis longtemps l’âge où il aurait pu prétendre à ce rôle, Georges-Emmanuel Clancier, écrivain prolifique, ne posait pas en vieux sage. “La vie parle si fort que je ne puis me taire”, avait-il décrété une fois pour toutes. D’une telle perception de l’existence et du monde, naquit une œuvre pleine d’énergie et diverse – avec toujours la poésie trônant en majesté. Cette poésie qui demeurait à ses yeux “le seul chant sacré permis à l’homme moderne, et sans lequel celui-ci était condamné à perdre son existence et son humanité”, écrit  Patrick Kechichian dans l’hommage qu’il lui a rendu dans le journal  Le Monde (7 juillet 2018).

capture• Georges-Emmanuel Clancier était né à Châlus (Haute-Vienne), le 3 mai 1914, cinq mois avant que n’éclate la Grande guerre.  Il était issu d’une famille comptant aussi bien des métayers que des artisans  porcelainiers. En 1931,  La maladie l’avait obligé à interrompre prématurément  ses études au lycée de  Limoges, alors qu’il était en classe de philosophie. C’est pendant son adolescence, qu’il avait découvert la poésie moderne. Ses premiers écrits poétiques remontent à cette époque et dès 1933,  il avait signé plusieurs textes  notamment dans Les Cahiers du Sud. En 1939, Lorsque la guerre éclate,  il est à Paris où sa femme, Anne, qu’il vient tout juste d’épouser, prépare l’internat de psychiatrie, ce qui la conduira à  mener une carrière de psychanalyste. De cette union, naîtront deux enfants, Juliette et Sylvestre. Leur couple connaîtra une longévité exceptionnelle, seulement interrompue par la disparition d’Anne Clancier, en 2014, à l’âge de 101 ans.

21733170776• Revenu dans son Limousin natal, après la défaite de juin  1940, il avait alors décidé de  reprendre des études de lettres. Il se rapproche de  Joë Bousquet et dès juillet 1940, il fait partie de  l’aventure de la revue Fontaine que dirige depuis Alger Max-Pol Fouchet. En septembre 1941, il participe à la rencontre de Lourmarin, considérée comme un moment-clé de la résistance intellectuelle en France.  Profondément marqué par la guerre, l’écrivain et résistant aura des mots durs, d’abord pour dénoncer “ les ténèbres effroyables, la négation la plus horrible, la plus totale de l’homme que l’histoire ait jamais connue”, à laquelle la jeunesse s’est heurté avec le nazisme. Ce qui ne l’empêchera pas de condamner, avec autant de force,   la terreur communiste, dans laquelle “ le cri de la justice ose épouser le crime”. À la Libération, il côtoie Raymond Queneau avec lequel il se lie d’amitié, Michel Leiris ou encore l’éditeur et poète  Pierre Seghers. Journaliste pendant quelque temps au Populaire du Centre, le nouveau quotidien de Limoges, il est sollicité par Radio Limoges, l‘antenne locale de la Radiodiffusion nationale, qui le charge d’organiser sa programmation.  Une mission dont il s’acquitte plutôt bien, au point de s’installer en 1955  avec sa famille à Paris. On lui confie alors la direction des programmes de la RTF puis de l’ORTF, un poste qu’il occupera  jusque dans les années 70.

• Durant ces décennies, où il mène parallèlement une carrière de journaliste et d’écrivain, il est un des fondateurs, avec Robert Margerit et René Rougerie, de  la revue Centres. Un  pluriel qui, selon Patrick Kéchichian (Le Monde, 7 juillet)  “indique bien qu’il n’y a pas chez Clancier d’idéalisation du terroir. Pas davantage d’aveuglement nostalgique”. Son tout premier roman, Quadrille sur la tour, tout imprégné des contes et légendes du Limousin, avait été  publié en 1942. Mais il lui faudra attendre 1956 pour accéder à une véritable notoriété. C’est l’année de la parution du premier volume de sa tétralogie Le Pain noir (1956-1961).

31
Le pain noir, un roman popularisé par la télévision en 1974

• Cette fresque sur le quotidien laborieux des paysans et ouvriers du Limousin, de la fin du XIXe au début du XXe siècle était  largement inspirée de la vie de sa famille maternelle et des souvenirs glanés auprès de sa grand-mère. Elle  s’inscrivait dans le cadre des profonds changements de la société limousine  au tournant des deux siècles.

Pf1PUG
L’édition originale (1956)

•  Le succès du premier tome en librairie, d’abord  porté par la critique, est  très vite relayé par les lecteurs :J’ai alors repris ma plume pour écrire les trois autres tomes, avait-il confié en 2015. Autant le premier était très fidèle aux souvenirs de ma grand-mère, autant les écarts avec les faits réels se sont multipliés au fur et à mesure que je m’approchais de l’époque présente. Mais je pense que la vérité s’impose d’elle-même et correspond à la vérité historique”, s’empressait-il d’ajouter.

• Le succès du Pain noir devait rebondir avec l’adaptation télévisée en huit épisodes, signée par Françoise Verny et réalisée par Serge Moati.  Elle est diffusée entre décembre 1974 et février 1975, à une époque où il n’existait que trois chaînes de télévision.  Cet engouement du grand public  poussera son éditeur, Albin Michel, à rééditer régulièrement les différents tomes du Pain noir qui sera  aussi traduit en plusieurs langues, y compris en chinois. Rien d’étonnant à cela car, selon Serge Moati  « Clancier est tellement du Limousin, tellement d’ici, de ce ciel, de ces arbres, de cette pluie, qu’il en devient universel« .

• En 1976, Georges-Emmanuel Clancier avait été  porté à la présidence du PEN club français. Pendant trois ans, il s’évertuera à défendre des écrivains menacés, détenus ou exilés. Un combat qui se situe dans le prolongement de l’histoire de sa génération et qui lui avait fait écrire dans L’Eternité plus un jour (1969): “j’ai voulu que se reflètent les espoirs, les illusions, les combats, les blessures d’une génération dont la jeunesse rencontra Guernica et la maturité Oradour”.

téléchargement• Dans les années 1980, avec L’Enfant double, L’Ecolier des rêves et Un jeune homme au secret, il était revenu sur son parcours, en y ajoutant, trente ans plus tard, un quatrième et ultime  volume, Le Temps d’apprendre à vivre (éd. Albin Michel),  récit des années d’entre la guerre d’Espagne et  1947. Outre le tableau de l’histoire politique et littéraire, il y évoquait la rencontre avec son épouse. L’écrivain y racontait aussi  sa résistance au régime de Vichy et sa participation clandestine à Fontaine,  la revue poétique  que dirigeait depuis Alger Max-Pol Fouchet. Une collaboration à risques qui lui permettait, sous l’occupation, de recueillir et de transmettre des textes d’écrivains résistants tels que Paul Eluard, Aragon ou encore Claude Roy.

 002151938• L’écrivain était un habitué des prix littéraires entre le Prix des Libraires en 1970, le Grand prix de littérature de l’Académie française en 1971, ou encore le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres pour l’ensemble de son œuvre. Il s’était également vu distingué par le prix Goncourt de la poésie en 1992 pour son recueil Passagers du Temps. C’est d’ailleurs sous ce titre que s’était tenue une grande exposition rétrospective, organisée par  la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges du 26 mars au 11 mai 2013, à l’occasion du centenaire de l’écrivain. Le catalogue, préfacé par Pierre Bergounioux et  publié aux éditions de la Table Ronde sous la direction d’Étienne Rouziès et Olivier Thuillas, comprend une série d’entretiens avec l’auteur autour des grands axes de l’exposition. On y trouve aussi un  article de présentation de l’œuvre rédigé  par Jeanne-Marie Baude.

003890870• Le romancier ne doit donc pas faire oublier le poète. Riche d’une quinzaine de titres, son œuvre poétique qui comporte notamment Le Paysan céleste (éd. Robert Laffont, 1943), Passagers du temps (éd. Gallimard, 1991), Contre-Chants (éd. Gallimard, 2001), Vive fut l’aventure (éd. Gallimard, 2008) “s’inscrit  dans la grande tradition de la poésie française de l’après-guerre”, écrit Patrick Kéchichian. Ami et admirateur de Raymond  Queneau, Georges Emmanuel Clancier à propos duquel un critique a parlé de surréalisme rustique, ne cachait pas son goût pour les écrits de ses contemporains comme  René Char, André Frénaud, Eugène Guillevic, Jean Follain, Jean Tortel, ou Pierre Seghers. Une proximité sont il avait témoigné dans le livre Dans l’aventure du langage (éd. PUF, 1987). En lui rendant hommage dans La Montagne, Jean-Christophe Bourdin considère  toutefois que, malgré une œuvre aux multiples facettes, “Georges Emmanuel Clancier restera à jamais comme l’auteur du Pain noir”.

• Georges Emmanuel Clancier qui était  grand officier de l’ordre national du mérite,  officier de la légion d’honneur et  commandeur dans l’ordre des Arts et lettres,  avait également été pendant quatre décennies un  membre actif  du jury du prix Valery Larbaud et de l’association des amis de Valéry Larbaud. Il avait ainsi pu y cotoyer un autre membre éminent, Roger Grenier (1919-2017), disparu en novembre dernier.

► Savoir plus: Bibliographie des œuvres de Georges Emmanuel Clancier

 

• GÉRALD MESSADIÉ (1931-2018)

809848

• Gérald Messadié, qui venait de rejoindre l’équipe d’auteurs des éditions de Borée, avec La conspiration de Jeanne d’Arc,  est décédé le 5 juillet, à l’âge de 87 ans. Il était né au Caire, en 1931.  Faisant œuvre de vulgarisateur scientifique, il avait été rédacteur en chef du magazine Science et Vie, pendant 25 ans, Gerald Messadié a publié plus de 60 ouvrages aux thèmes multiples, parmi lesquelles plusieurs grandes suites historiques. Il s’intéressait à l’histoire, à l’ethnologie et à la théologie.

z messadié

• On lui doit des essais sur les croyances, les cultures et les religions, ainsi que des biographies, dont celle de Moïse, ou encore  des romans historiques. Dans Marie-Antoinette — La rose écrasée, publié en 2006, il s’était attaché à  réhabiliter la reine dont il jugeait qu’elle avait  été calomniée et caricaturée.

 

• CHEMINEMENTS LITTÉRAIRES EN BOURBONNAIS :

UNE FIN D’ANNÉE RICHE EN  ÉVÉNEMENTS

• Le Bourbonnais est une terre d’écrivains et, au fil du temps, de nombreuses associations à vocation littéraire (Les amis de…) se sont constituées pour valoriser leurs œuvres. C’est pour essayer de les fédérer et de promouvoir des actions communes,  que l’association Les Cheminements littéraires en Bourbonnais a été fondée. Chacune des 17 associations l’ayant rejointe conserve son autonomie et reste libre d’organiser ses propres manifestations, l’objectif étant de  faire émerger  dynamisme et créativité  au bénéfice de tous.

Cheminements littéraires

•  Après Polar en Bourbonnais, en juin dernier, le programme des manifestations pour la fin de l’année 2018, se déclinera en trois temps forts:

Z bonneau
Albert Bonneau

► Les 15 et 16 septembre, à l’occasion  des Journées du patrimoine, ce sera d’abord Vichy ville d’eaux, ville d’écrivains, avec pour thème, Le voyage. Sous la Galerie Napoléon, seront proposées des lectures de textes d’auteurs ayant résidé à Vichy, de Gustave Flaubert à Yvan Tourgueniev, sans oublier les auteurs bourbonnais. Le prolifique auteur des aventures de Catamount, Albert Bonneau, le “prince des reportersAlbert Londres, ainsi que  Valery Larbaud seront ainsi mis à l’honneur.

► Les 29 et 30 septembreBocage, Belles pages aura pour thème L’école. En forêt de Tronçais, à Ygrande et à Épineuil-le-Fleuriel, les écrits de Charles-Louis Philippe, de George Sand et d’Alain Fournier, entre autres, seront mis en valeur sur des airs de cornemuse.

BMD_CPA_1510a
Lily Jean-Javal

► Enfin, du 6 au 14 octobre, à Montluçon,  Plume et enclume proposera une exposition, des lectures et des déambulations autour des écrits d’Ernest Montusès et de Lily Jean-Javal ainsi qu’un spectacle donné par la compagnie Le petit bastringue.  Quant au programme de  2019, il s’annonce tout aussi fourni avec le  Train des Cheminements en Bourbonnais, auquel s’ajouteront  Les mystères et contes en Montagne bourbonnaise, un projet en cours de réalisation.

 

• MARIE DE PALET 


de palet20 ROMANS ET 20 ANS DE FIDÉLITÉ

AU MÊME ÉDITEUR

• Avec son dernier roman, Le pré d’Anna (éd. de Borée, 350 p, 19,90 €),  Marie-Thérèse Malaval, alias Marie de Palet en littérature, a fêté ses vingt années de “compagnonnage littéraire avec les éditions de Borée. Revendiquant l’étiquette d’écrivain populaire,  elle se définit  comme “quelqu’un de pas compliqué”, qui aspire à être lue “aussi bien par son voisin éleveur du Gévaudan, resté aux portes du Certificat d’études, que par l’institutrice d’Aurillac ou de Giverny”. Ce qui ne l’empêche pas “d’écrire avec des mots simples de choses compliquées”.

3840631
Marie de Palet et l’équipe des éditions De Borée

• À 84 ans, l’ancienne institutrice en établissement privé, entend s’inscrire dans les traces d’Henri Pourrat, dont elle était durant son enfance et son adolescence une inconditionnelle et qu’elle a pu rencontrer. Côté méthode de travail, elle ignore le traitement de texte et elle continue d’écrire ses livres, au rythme “quasi métronomique” de un titre par an, sur des cahiers à petits carreaux,  avant de faire relire ses pages par l’une de ses petites-filles. Selon son éditrice, Hélène Tellier, “elle n’a pas son pareil pour nous embarquer dans ses histoires simples. Et toujours avec humour”. Dores et déjà, deux nouveaux romans sont annoncés : Le destin de Marie en 2019 et L’ombre de Samuel en 2020.

•   SYLVIE BARON

 L’HÉRITIÈRE DES FAJOUX, PRIX LUCIEN GACHON

images (1)
Sylvie Baron (à droite) lors de la remise du prix Lucien Gachon

• Le prix Lucien-Gachon, décerné par 14 comités de lecture, récompense chaque année un auteur venu du Massif central. Pour 2018, il  a été attribué à Sylvie Baron, professeure agrégée d’économie et de gestion dans un lycée de Pontoise. Dans son roman intitulé  L’héritière des Fajoux (éd. Calmann-Lévy, 2017, 320 p., 19,50 €), elle  raconte l’histoire d’une femme, partie sur les traces du meurtrier de son père, en Auvergne. À la mort de son père, lors d’un accident de débardage dans la petite scierie familiale auvergnate, Marie, qui résidait depuis vingt ans au Québec, décide de revenir sur sa terre natale, l’Aubrac. Elle y voit la possibilité d’un nouveau départ après une crise conjugale.

9782844929082• Sa fille Flore, âgée de dix-huit ans, l’accompagne afin de découvrir ses racines. La reprise de l’affaire se révèle difficile. Aidée par ses amis d’enfance, Marie se bat sur tous les fronts dans un univers dominé par les hommes. Elle doit se familiariser avec un dur métier qu’elle apprend petit à petit à maîtriser pour faire face à la convoitise des grosses scieries industrielles. Alors qu’elle reprend goût à la vie, Marie commence à soupçonner que le décès de son père n’était peut-être pas accidentel. Menant sa propre enquête, elle  comprend alors qu’elle est étroitement surveillée… Le prix lui a été remis le 15 juin, à la salle de la Mouniaude, à Châtel-Guyon. En 2017, L’héritière des Fajoux avait déjà été distingué par le prix Arverne.

ÉMILE MÂLE

“LE CHAMPOLLION DES CATHÉDRALES”

ZZ

• Raphaëlle Maraval,  apparentée à Émile Mâle par mariage, se consacre à faire connaître le “Champollion des cathédrales”. Ses livres ont façonné des générations d’étudiants en histoire de l’art et l’élite intellectuelle d’une époque. Né le 2 juin 1862 à la Bouige (Commentry), Émile Mâle avait pour ancêtres de simples paysans ou mineurs bourbonnais  Raphaëlle Maraval, qui  a soutenu en 2011 un mémoire sur Le patriotisme dans l’œuvre d’Émile Mâle, prépare une thèse et fait des conférences. Elle a récemment ouvert un site Internet En Mâle de culture dans lequel on trouve la biographie de cet illustre Bourbonnais ainsi que de nombreuses informations sur ses livres et  ses articles. Un site à recommander et dont la consultation s’impose.

Signet_20James_20Joyce

Z Ulysse• Le 23 juin, à Saint-Gérand-le-Puy, le Jour d’Ulysse a rendu une nouvelle fois hommage au grand écrivain irlandais James Joyce (1882-1941) qui a séjourné dans la commune en 1940. Une manifestation qui faisait  écho au Bloomsday irlandais largement fêté le  16 juin outre-Manche. Les lectures – en français et en anglais-  et la musique traditionnelle irlandaise ont résonné dans les rues. Après  déjeuner, une conférence  sur le thème “ père-fils” a été présentée par Marion Byrne, suivie par Gérard Colonna d’Istria. Le musée et le fonds Joyce ont été ensuite présenté aux assistants.

 

• GABRIEL MAQUIN 

UN HOMMAGE AUX “PIONNIERS  DU COMMERCE” 

Z MAQUIN• Les pionniers du commerce, de 1820 à aujourd’hui (éd. Bleu Autour)…Tel est le titre du second  livre que vient de publier Gabriel Maquin,  entrepreneur et adjoint au maire de Vichy, en charge du développement économique, de l’emploi et de l’urbanisme.   Un ouvrage  de 385 pages, richement illustré d’affiches publicitaires et de photos d’époque, qui lui a demandé deux ans d’écriture et dans lequel il revient sur les mutations  du commerce qu’a connues la  France depuis deux siècles, entre la révolution industrielles et  la révolution numérique.  En mars 2016, dans son autobiographie intitulée Mémoires d’un marathonien (éd. Bleu Autour), il avait déjà retracé son propre parcours, celui d’une jeune homme “ parti de rien, qui possède aujourd’hui près de cent cinquante magasins” : “ Étant passionné par ce milieu, je me suis senti légitime pour en parler.  J’ai voulu mettre en avant la ténacité et le courage de ces grands entrepreneurs qui font partie du fleuron économique français”.

Z boucicaut
Aristide et Marguerite Boucicaut

• Sur un fond de récit historique, il dit avoir davantage voulu mettre en valeur  une véritable aventure humaine, mélangeant  grande et  petite histoire. Il rappelle que la réussite de grandes enseignes s’est faite souvent en couple, citant l’exemple des  époux Boucicaut, à l’origine de la création et de la construction du Bon­ Marché à Paris, “une merveille architecturale”. C’est aussi pour lui l’occasion de rendre hommage à ces grandes enseignes, parfois décriées aujourd’hui. Ce qui ne l’empêche pas pour autant de  défendre les commerces de proximité : “Je crois aux commerces de centre-­ville, qui permettent à une ville de garder une âme. C’est pour cette raison que je suis contre l’ouverture des grandes enseignes le dimanche. Je suis également pour le plan de redynamisation du centre ­ville et de soutien des petites enseignes de Vichy”, a-t-il confié à La Montagne.  Il souhaite  aussi, à travers ce  livre, promouvoir l’auto-­entreprenariat et selon lui, malgré le contexte actuel, “Il est toujours possible aujourd’hui pour un entrepreneur de réussir”.

• EN BREF…

images (2)• Venu au Petit théâtre impérial, à Vichy, le 20 juin, pour y présenter son livre  La dernière vie de Romy Schneider (Ed. du Rocher, 2018, 277 p., 18,90 €), Bernard Pascuito a invité le lecteur à renouer avec celle qui a tourné pour de nombreux cinéastes : “Je ne vois pas un film où elle a été mauvaise”, a-t-il affirmé. Le 2 juillet, l’actrice Mathilda May – connue du grand public avec notamment Le Cri du hibou, un film de Claude Chabrol, lui a succédé.  Dans son livre autobiographique V. O. (éd. Plon, 2018, 288 p., 17,90 €), elle  revient sans complaisance sur ses réussites mais aussi sur  les fêlures de sa vie. Enfin, le 6 juillet,  c’est le romancier fécond Yann Queffélec, auteur d’un Dictionnaire amoureux de la mer (éd. Plon) qui  s’est prêté à un entretien autour de dix mots choisis dans son domaine.

téléchargement (1)• À Vichy,  dans les locaux du Cavilam, Michel Boiron, directeur, a accueilli l’écrivain Marc Alexandre Oho Bambe, slameur et poète. Interviewé par Bernard Magnier, directeur de collection chez Actes Sud, il a répondu aux questions concernant son premier roman  Dien Bien Phu (éd. Sabine Wespieser, 2018, 221 p., 19 €) et, à sa demande, il a déclamé un poème slamé devant un public multiculturel.

Un ancien président de la république en dédicace aux Volcans …Le 20 juin, à la librairie Les Volcans, à Clermont-Ferrand, François Hollande s’est livré à une séance de dédicaces de son livre  Les Leçons du pouvoir (Stock, 2018, 288 p., 22 €).

• Fin juin, à  Ebreuil, le 6ème  Salon des Plumes chez la Belette a rassemblé une vingtaine d’auteurs. Le 1er prix a été attribué à Véronique Chauvy pour Une promesse bleu horizon (éd. de Borée, 2018, 313 p., 19,90 €) tandis que le 2ème prix a été décerné  à Philippe Carry pour : Un képi pour les oiseaux (éd. Thot, 2018, 273 p., 19 €). Enfin, un 3ème prix a distingué Charlène Deguillaume pour Les Temps mandarine (éd. Revoir, 2017, 209 p., 16 €).

• À Bourbon-l’Archambault, dans le cadre de l’Université d’été d’Esprit libre, le professeur Luc Montagnier, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie nationale de médecine,  lauréat avec 2 autres savants du prix Nobel de médecine 2008, a fait un discours sur l’homéopathie, l’eau et la physique quantique.

 

◘ L’ACTU DES ÉDITEURS

• RENTRÉE LITTÉRAIRE 2018 :

PLUS RESSERRÉE MAIS PLUS VARIÉE QU’EN 2017

00070086_cover_A• Grand déballage chez les  libraires qui ne devraient pas chômer entre la deuxième quinzaine d’août et le début d’octobre. Comme chaque année, avec ses flots de romans, c’est le moment fort de la rentrée littéraire qui s’annonce légèrement plus compacte. Elle devrait compter  567 romans contre 581 en 2017,  dont 186 romans étrangers et 381 romans français. Rappelons que les années record avaient été 2009 avec 659 romans et surtout 2010 avec 701 romans.  Parmi les 381 romans français, 94 sont des premiers romans, soit 13 de plus que l’an passé. Un chiffre et une prise de risque  qu’il faut toutefois relativiser, comme le fait Fabrice Piault dans la revue Livres-Hebdo (n° 1180 – 29 juin) : “Si un grand nombre des primo-romanciers de l’année sont en réalité des faux débutants qui ont beaucoup écrit par ailleurs, ils contribuent à donner du cru 2018 une image de solidité et de professionnalisme : innovation ne signifie pas improvisation”. Du côté des traductions, avec ses  186 titres, 2018 marque un étiage par rapport aux années précédentes. On est loin des 229 romans étrangers publiés en 2009 ou des 220 sortis en 2012.

00070442_cover_A• “Par rapport à l’an dernier, où les éditeurs avaient reporté bon nombre de publications de premier semestre, les programmes reflètent une production plus sereine, toujours très pensée,  mais soucieuse de ne pas verser dans la surproduction”, peut-on lire dans la même publication qui a consacré un dossier à la rentrée littéraire. Les 567 romans annoncés sont portés par 168 éditeurs. 91 d’entre eux ont fait le choix de ne publier qu’un seul roman pour cette rentrée littéraire et 61 en ont programmé entre 2 et 4. Finalement, seuls 6 éditeurs se sont risqués à proposer 10 titres ou plus. Ils figurent tous parmi les poids lourds de l’édition : Stock (10 titres), Robert Laffont et Grasset (11 chacun), Flammarion (13), Albin Michel (16) et Gallimard (22).

• BILAN 2017 :

LE MONDE DE L’ÉDITION EN PETITE FORME

Logo_SNE• En 2017, le chiffre d’affaires des éditeurs a accusé une baisse  de 1,6 %, pour s’établir à 2,79 milliards d’euros. Selon  le Syndicat national de l’édition, les ventes de livres en France ont chuté de 1,9 %, à 2,65 milliards en 2017, alors que les cessions de droits, avec les publications en poche, les traductions ou les adaptations audiovisuelles ont augmenté de 4,3 %, à 138 millions. Il n’empêche que, selon Vincent Montagne, président du SNE “ 2017 restera comme une mauvaise année, comme toutes les années électorales. Les éditeurs ont retenu leurs bons livres au premier semestre pour concentrer leur tir au second, si bien que même les best-sellers se sont cannibalisés”. Le même note toutefois que les ventes sur des cinq premiers mois de 2018 sont reparties à la hausse

• Si les ventes ont baissé en 2017, la production éditoriale, quant à elle, n’a pas faibli, avec  104 671 titres sortis (+ 1,1 %) dont 47 538 nouveautés – soit pas moins de 130 par jour ! – et 57 133 réimpressions. Davantage de titre, mais des tirages en baisse, avec une moyenne de 5 341 exemplaires par titre, soit – 6,5% : “Dans ce métier d’offres, en moyenne un livre sur dix fonctionne très bien, sept perdent de l’argent et deux arrivent à l’équilibre”, constate Vincent Montagne 

Planche-Rentrée-littéraire-2017-pdf

• Les 13 grands domaines de l’édition ne sont toutefois pas logés à la même enseigne et 3 d’entre eux ont connu une croissance en 2017 : la littérature, les BD et mangas et les ouvrages de documentation. À l’inverse, les essais et documents, la religion, les cartes géographiques ont en berne avec des ventes qui ont dégringolé. Le secteur des livres pour la jeunesse, après plusieurs années de dynamisme accuse une baisse de  6,6 %). La baisse est cependant moins marquée pour les éditeurs scolaires, du fait des Réformes des programmes, ainsi que pour  les dictionnaires, les sciences et techniques, les livres pratiques, les sciences humaines et les beaux livres et livres d’art.

• Au milieu de cette marée de livres papier, l’édition numérique  a poursuivi sa croissance qui frôle les 10%, franchissant le seuil des 200 M€ d’activités. Aujourd’hui, plus de 280 000 livres numériques  sont inscrits dans les catalogues. Autre évolution positive, celle des livres audio dont les ventes commencent vraiment à décoller.

Planche-Rentrée-littéraire-2017-pdf (1)

•  Dans un contexte globalement plus difficile, la concentration dans l’édition s’est poursuivie, au point que selon le magazine Livres Hebdo, les  dix premiers acteurs éditoriaux cumulent à eux seuls 88,9 % du chiffre d’affaires du secteur. Parmi les 104 maisons indépendantes recensées par le magazine, 43 ont affiché une hausse de leur chiffre d’affaires en 2017, contre 69 un an plus tôt. Autre reflet des difficultés que peut connaître  le monde du livre, les réorganisations avec réductions des effectifs. En avril,  France Loisirs repris en 2015 par Adrian Diaconu, PDG d’une société d’intelligence artificielle, a licencié 450 salariés sur les 1 350 que comptait l’entreprise en France.  Si le déficit et le montant des dettes ont été réduits, la relance n’a pas été au rendez vous et 4 des filiales de France Loisirs sont en redressement judiciaire depuis le mois de décembre 2017. Autres inquiétudes, le rachat des éditions de La Martinière par Média Participations pourrait se solder par des réductions d’effectifs, avant le déménagement d’un millier de salariés dans le nouvel immeuble parisien du groupe. Après fusion de La Martinière, qui compte 78 salariés, une quinzaine d’emplois pourraient disparaître.

• MON POCHE

UNE NOUVELLE COLLECTION CHEZ DE BORÉE

• « À côté des grands acteurs de l’édition de poche, nous pensons qu’il reste de la place pour une nouvelle marque généraliste, que nous avons appelée Mon Poche. Elle reprendra des titres disposant d’un bon potentiel, mais n’entrant pas forcément dans la ligne éditoriale des marques déjà existantes ». C’est ce qu’a expliqué Klaus Blocher, directeur délégué de Centre France Livres, filiale du groupe de presse Centre France qui publie notamment La Montagne, La République du Centre, L’Yonne républicaine… Centre France Livres  emploie 7 salariés, depuis la reprise des éditions  De Borée, qui avaient été mises en  liquidation judiciaire en 2015, ainsi que sa société de diffusion distribution.

mon-poche-2_3852876

• La nouvelle collection  Mon Poche affiche la double ambition de renforcer l’image nationale de Centre France Livres tout en accroissant ses résultats financiers. Elle se veut “la plus généraliste possible, sur le fil d’un subtil équilibre entre la littérature et le commerce, la politique d’auteur et la logique du marché”. Elle doit être lancée le  16 août avec une dizaine de titres de littérature, parmi lesquels figurent L’écriture du monde de François TaillandierL’homme qui fuyait le Nobel de Patrick Tudoret. On y trouvera aussi des essais et documents (Le peuple des abattoirs d’Olivia Mokiejewski, Poutine de Frédéric Pons,…). Pour la plupart des titres, il s’agira de  reprises de publications en grand format, extraits des catalogues des géants du secteur,  tels que Calmann-Lévy, Stock, Grasset, Plon, Robert Laffont, l’Archipel, Nil ou encore Le Cherche-Midi. Livre. Une deuxième vague devrait suivre  à l’automne. Côté prix, ils se situeront entre 6 et 10 €, soit la fourchette habituelle pour les formats poche.

 images (3)• Centre France Livres compte publier dans cette nouvelle collection 650 à 80 titres par an, sans s’interdire de participer aux enchères  des droits entre les grands  éditeurs de poche. Avec Mon Poche, doté d’un logo en forme de kangourou stylisé, les deux responsables du projet, Bérénice Boulay, ancienne éditrice de De Borée,  et Geneviève Perrin ex-directrice éditoriale de Belfond, souhaitent donner une identité propre à la collection, afin de la différencier des autres productions de même format, telles que Terre de poche, essentiellement axé sur les auteurs régionaux. À terme, sans s’aventurer dans le domaine plus risqué des ouvrages en grand format, à vocation nationale, il s’agit de trouver de nouveaux relais de croissance du chiffre d’affaires de Centre France Livres, à un moment où « les tirages des livres de terroirs se réduisent, et oscillent maintenant entre 3 000 et 5 000 exemplaires”,  selon Klaus Blocher. En 2019, il est prévu de publier quelques inédits  et des rééditions en versions enrichies.

Z TERRE - Copie
Terre de poche, une des collections phares des éditions de Borée

Z TERRE

• En 2017, avec 190 titres publiés, dont un quart dans la seule collection  « Terre de poche »,  le chiffre d’affaires  édition de Centre France Livres est resté stable, avec 1,9 M€. L’activité diffusion, qui s’appuie sur un réseau de 8 représentants, affiche de son côté une  forte progression, en approchant les 6 M€. Un chiffre important mais qui reste encore modeste face au chiffre d’affaires global du groupe centre France qui se monte à  200 millions d’euros.

•  LE GUIDE DU ROUTARD 

VICHY, C’EST  POUR MAI 2019

téléchargement (2)• En mars 2019, le Guide du Routard, publié par le groupe Hachette, fera étape à Vichy et dans ses environs. À l’origine de la publication,  on trouve la candidature déposée auprès de l’éditeur par le Pays Vichy-Auvergne et   l’office de tourisme  de Vichy Communauté. Pour  Véronique de Chardon, responsable édition chez Hachette le choix de Vichy ne pouvait que  s’imposer : “La ville a un patrimoine conséquent, une très belle campagne et une offre culturelle. Quelqu’un qui s’intéresse à l’architecture peut se balader à Vichy. Les gens veulent changer de rythme et recherchent l’itinérance douce, le vélo, la rando. La campagne autour répond a ces préoccupations”. Le guide, qui comptera 112 pages avec illustrations,  fera ressortir “le meilleur du territoire : les sites, les activités, les loisirs, les hôtels, les restaurants, les spécialités”. Ce ne sera pas un simple annuaire, mais une sélection “opérée en toute indépendance”.

téléchargement (3)• Le territoire visé couvrira  la grande aire vichyssoise,  de Randan à Saint-Pourçain-sur-Sioule,  en passant par la Limagne, le Pays de Lapalisse ou La Montagne bourbonnaise. Pour couvrir en partie les frais d’édition (58 000 €), 15 000 exemplaires sur un tirage global de  23 000 seront cédés par l’éditeur à la collectivité au prix de 2 € pour être revendus au prix public de  4,90 €, dans les offices de tourisme, les librairies ou les  musées du territoire. Les 8 000 exemplaires restant seront diffusés au plan national par Hachette. Outre une augmentation de la fréquentation des lieux cités dans le Guide, Frédéric Aguiléra, maire de Vichy et président de l’Agglo, compte en faire un atout de  plus dans le dossier de candidature déposé par Vichy   avec 10 autres villes thermales  pour une future inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.

 vichy-destinations-6• En attendant la parution du Routard, on pourra se reporter à l’édition 2018 de Vichy Destinations, 2018, un copieux magazine de 170 pages.  Imprimé à 80 000 exemplaires et entièrement en quadrichromie, il est diffusé gratuitement. Au sommaire : Patrimoine : des villas et des thermes au parfum d’ailleurs – Musée des arts d’Afrique et d’Asie. – Château de Billy  – Ambiance de quartier : Rotonde et quai d’Allier ; les Quatre-chemins – Spa : programme future maman – Portrait : le tôlier est un orfèvre ; doigts de fées  – Saveurs ; terrasses cachées – Shopping – Nature ; parcs d’Allier – Hébergements

 

• CLASSEMENT 2018 DES  ÉDITEURS  :

LES “RÉGIONAUX” À LA PEINE

téléchargement

• Livres hebdo (n° 1179 – 22 juin 2018) a publié son 22ème   classement annuel des 200 premiers éditeurs français, réalisant plus de 800 000 € de chiffre d’affaires. Parmi les 104 groupes et maisons indépendantes classés, ils ne sont que 43 à afficher une croissance de leur chiffre d’affaires contre 69 en 2017. Loin derrière Hachette Livres  (2 289 M€ de CA), on trouve le groupe Editis (759 M €), Média Participation (561 M € en y incluant les activités du groupe La Martinière),  Lefebvre-Sarrut (450 M €), suivis de Madrigall, qui inclut les éditions Gallimard (432 M €) et du groupe Albin Michel (192 M €).  Autre enseignement de ce classement,  Hachette Livres représente à lui seul 39% du chiffre d’affaires cumulé des 200 éditeurs répertoriés. En y ajoutant Editis, Média participation, Lefebre-Sarrut, Madrigall et Albin Michel, on arrive à…80% du chiffre d’affaires global.

téléchargement (4)

• Dans ce classement, on trouve à la 79ème place, Centre France Livres (groupe Centre France la Montagne) qui a racheté les éditions De Borée. Le chiffre d’affaires pour 2017 s’établit à 2,1 M€ contre 1,93 M€ en 2016, soit une hausse de 8,5%. Une évolution positive  à souligner, même si l’entreprise n’affiche pour l’heure qu’un résultat net modeste de 16 000 €.

◘ L’ACTU DES BIBLIOPHILES

• Au catalogue de la vente de Lettres & manuscrits autographes, par la maison Alde à l’hôtel Ambassador à Paris, le 26 juin :

téléchargement (5)◄ Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641), décédée à Moulins. Lettre autographe signée “Fremyot”, Monthelon 16 avril 1608, à Françoise de Sionnaz, Mme de Boisy (1 page in-folo : 2 000 / 2 500 €. Lettre à la mère de saint François de Sales, relative aux fiançailles de sa fille Marie-Aymée de Rabutin-Chantal, avec le fils de sa correspondante Bernard de Sales (1582-1616), frère de saint François de Sales (le mariage aura lieu le 13 octobre 1609).

• Au catalogue n° 7 des collections Aristophil, vente du 20 juin, salle Drouot-Richelieu, à Paris :

téléchargement (6)◄ Reynaldo Hahn (1874-1947) ; Manuscrit musical autographe, Le Bal de Béatrice d’Este (1907), 85 p. : 15 000 €. Le Musée de l’Opéra de Vichy consacre son exposition 2018 à Reynaldo Hahn.

• George Sand (1804-1876) :  29 lettres 1834-1862, à Franz Liszt et/ou à Marie d’Agoult ; soit environ 157 pages (40 000 / 50 000 €). Correspondance romantique, littéraire et artistique, entre George Sand et Frantz Liszt et sa mairesse Marie d’Agoult. Résumé et fac.-similé :  5 p.

• Au catalogue n° 8 des collections Aristophil, vente du 20 juin, salle Drouot-Richelieu à Paris :

téléchargement (7)◄ Isaac Strauss (1806-1888) : Lettre autographe signée, 1er décembre 1852, adressée  au Maire du 6ème  arrondissement de Paris ; 2 pages (200 / 3 00 €). Isaac Strauss offre son concours “en qualité de chef d ‘orchestre de la Cour impériale” pour les bals de  bienfaisance organisés par la municipalité.  Strauss dirigea durant 17 ans les concerts de l’Établissement thermal de Vichy, à  partir de 1844. Il est l’arrière-grand-père de l’ethnologue et académicien Claude Lévi-Strauss.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s