HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS: N° 15 (SEPTEMBRE – OCTOBRE 2018)

MISE À JOUR: 18 OCTOBRE 2018

PANORAMA

DES EXPOSITIONS

 

• APRÈS LA GRANDE GUERRE…

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UNE SORTIE DIFFICILE DU CONFLIT

clemenceau-pere-la-victoire-big • 1918-2018…Il y a aura bientôt un siècle, le 11 novembre prochain, s’achevait la Grande guerre. Entre les invalides, qu’ils soient mutilés, gazés ou Gueules cassées et les  15 315 poilus tombés sur les champs de bataille, le Bourbonnais a chèrement payé sa contribution à la victoire.  Il n’est pas un village qui n’ait perdu plusieurs de ses enfants comme en témoigneront, dès le début des années 1920 les monuments aux morts. À Ainay-le-Château, à titre d’exemples, 53  enfants de la commune sont tombés au combat et plus de la moitié d’entre eux avaient moins de 25 ans. Avec la guerre, l’exode rural et la grippe espagnole, la population de la commune passera de 1 912 habitants en 1911 à 1 586 au recensement de 1921, soit une baisse de 17% en  quelques années.  La plupart des victimes étaient des paysans soldats qui avaient dû abandonner leurs terres dès l’été 1914, les premiers  mobilisés croyant alors à un retour aussi rapide que la victoire…

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Le défilé de la victoire, le 14 juillet 1919

• Si 1918 marque la victoire de la France et de ses alliés, c’est aussi le début de “la sortie de la guerre”, un thème  moins souvent abordé que la guerre, ses batailles ou ses victimes. Pourtant le 11 novembre 1918, jour de l’Armistice ne signifie pas totalement la fin de la guerre. Non seulement les Poilus ne retrouveront pas leur foyer aussi rapidement qu’espéré, la démobilisation s’opérant graduellement sur plusieurs mois,  mais un simple retour à la normale s’avère impossible pour toutes les familles. Rares sont celles qui ne pleurent pas un ou plusieurs morts, qu’ils soient membres de la famille ou qu’ils soient de  amis ou des proches. De même, la plupart des familles comptent dans leurs rangs des blessés, pour lesquels tout retour à une vie civile “normale” s’avère impossible. Entre traumatismes physiques et traumatismes psychologiques, la cicatrisation sera longue et douloureuse.

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Fêtes de la victoire: le défilé des mutilés. Tableau peint par Jean Galtier-Boissière

• À l’heure des commémorations, il est donc intéressant de se pencher sur ce qu’a été cette sortie de guerre en Bourbonnais  et sur la question de la mémoire douloureuse transmise, souvent malgré eux, par les Poilus à leurs descendants. C’est l’angle qu’ont choisi les archives départementales avec l’exposition“1918 : sortir de la guerre dans l’Allier”, basée  sur des extraits de correspondances, des photographies, des dessins et des extraits de journaux témoignant du parcours de Bourbonnais qui ont participé au conflit. Elle est visible dans le Hall d’honneur de l’hôtel du département, à Moulins, du  13 septembre au 26 octobre.

0-4037967◄ Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vue, rappelons que l’Historial du soldat paysan, à Fleuriel, présente jusqu’au 14 octobre  une exposition temporaire intitulée Retour aux champs.  Remettre en culture les champs de bataille de la grande guerre. À  l’occasion de la clôture de cette exposition,  le cinéma Le Chardon (Gannat) projettera le 13 octobre, à 16 h 00, le film documentaire  Un héritage empoisonné, une enquête minutieuse conduite par Isabelle Masson-Lootds. Un thème malheureusement toujours d’actualité…

Signalons enfin que Reflets d’Allier, le magazine du conseil départemental (septembre – octobre 2018), a recensé plus de 30 projets labellisés Mission Centenaire, portant sur la fin de la Grande guerre.

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► Savoir plus: Le site de la mission du centenaire

 

• MARCELLIN DESBOUTIN

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 AU MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU

Du 19 octobre 2018 au 15 septembre 2019, le musée Anne-de-Beaujeu, à Moulins, a choisi de mettre à l’honneur Marcellin Desboutin (1823-1902) en lui consacrant sa nouvelle  une exposition temporaire.

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L’absinthe, tableau peint en 1875 par Edgar Degas, avec à  droite: Marcellin Desboutin

• Si, de nos jours,  Marcellin Desboutin est avant tout connu par les portraits que firent de lui Edgar Degas et Edouard Manet, il n’en a pas moins été un homme  de grande culture, admirateur de Rembrandt et ouvert aux courants artistiques modernes. Peintre-poète autant que peintre-graveur, Marcellin Desboutin apparaît comme un artiste de contrastes, insaisissable et singulier. Cette rétrospective se proposera de mieux cerner le parcours atypique d’un artiste né dans le Bourbonnais, d’aller à la rencontre des personnalités qu’il a côtoyées et de mieux comprendre le milieu de la bohème parisienne dont il fut une figure incontournable. Vu du Bourbonnais a consacré un article à cette exposition remarquable.

 

• LA GALERIE DES BEAUTÉS DE LOUIS XIV

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À VISITER  JUSQU’AU 14 OCTOBRE

AU CHÂTEAU DE BUSSY-RABUTIN

expo Bussy rabutin• Jusqu’au 14 octobre 2018, en partenariat avec le château de Versailles, le château de Bussy-Rabutin propose de découvrir une exposition intitulée  La galerie des beautés de Louis XIV. Elle présente douze portraits de princesses de la famille royale et de dames de la cour qui  viennent ainsi “répondre” aux autres “ beautés” qui ornent les murs de la Tour dorée et de la chambre du château bourguignon.

• Cette série de portraits fait écho à ceux du château de Bussy-Rabutin, à l’occasion du quatrième centenaire de la naissance de Roger de Bussy, lieutenant général des armées du roi, membre de l’Académie française et propriétaire du château.  Cousin de Madame de Sévigné, le comte Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693) partage avec elle le goût de la correspondance et la critique de leurs contemporains. Incorrigible, il écrit l’Histoire amoureuse des Gaules, une chronique satirique évoquant les mœurs de la cour, ce qui lui vaudra de se retrouver incarcéré à  la Bastille pendant seize mois, avant de connaître  un exil quasi définitif sur ses terres bourguignonnes.

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Roger de Bussy-Rabutin

• Il en profite alors pour aménager l’intérieur de son château en rassemblant quelque trois cents portraits. Dans le cabinet de la Tour dorée, il expose des portraits envoyés par ses amies de la cour sous lesquels il ajoute des commentaires parfois caustiques. Ce faisant, il se situe dans le courant des “ galeries de beautés” qui  est née en Italie à la fin du XVe siècle, avant de gagner la cour de France vers 1660, au tout début du règne de Louis XIV.

• Certains portraits féminins exposés ont été  commandés par Louis XIV lui-même pour le Palais de Versailles et ses autres  résidences. Françoise de Rochechouart, la future Madame de Montespan,  Élisabeth d’Orléans, duchesse de Guise ou encore Henriette d’Angleterre, duchesse  d’Orléans faisaient toutes partie  de la haute noblesse ou de la famille royale. Sur ces portraits présentés de trois quart, on découvre des femmes arborant de riches parures et la fameuse  coiffure “à la garcette”,  caractérisée par une fine frange bouclée, très en vogue à l’époque.  Bien que ces portraits semblent d’une grande sagesse dans leurs poses,  ils n’en cachent  pas moins des intrigues et des  jalousies de cour : “Certaines ont été des maîtresses passagères du Roi, ou elles ont eu cette réputation”, rappelle Raphaël Masson, commissaire de l’exposition et conservateur en chef au musée national du château de Versailles.

• Les derniers tableaux exposés (Anne d’Autriche et Marie-Thérèse et le Dauphin par Simon Renard de Saint André, et Louis XIV et Marie-Thérèse d’Autriche dont l’auteur anonyme a simulé deux gravures) illustrent des modes de représentation moins courantes, telles que le détournement de l’iconographie religieuse pour le premier, le trompe-l’œil allégorique pour le second.  À partir des années 1670, les portraits quittèrent progressivement les appartements royaux pour être relégués dans des résidences de moindre importance ou parfois  même mis en réserve. Ensuite, leur trace a pu parfois  se perdre jusqu’à ce que Louis-Philippe, lors de la création du  musée de Versailles en 1837,  décide d’en rassembler une vingtaine. Elles  sont  aujourd’hui exposées au premier étage de l’aile du Nord. La galerie des beautés de Louis XIV donne également  l’occasion de mesurer la place que ces femmes ont pu tenir dans un siècle dont elles ont été non seulement l’ornement, mais aussi l’âme.

► Infos pratiques : L’exposition inaugurée le  30 juin 2018 est visible jusqu’au 14 octobre 2018, au château de Bussy-Rabutin  (Rue du château 21150 Bussy le Grand)

• Contacts : Tél. 03 80 96 00 03   mail : chateau-de-bussy-rabutin@monuments-nationaux.fr

• Tarifs : compris dans le droit d’entrée du monument :8 € (plein tarif) et 6,50 € (tarif réduit : jeunes de 18 à 25 ans non ressortissants de l’Union européenne).

 

• À LA DÉCOUVERTE DES TRÉSORS

DES ÉGLISES PEINTES DU BOURBONNAIS

4426947• L’association la  Route des églises peintes cherche à promouvoir, depuis une douzaine d’années, ce patrimoine départemental auprès des  habitants comme auprès des amateurs du patrimoine et des touristes. Pour ce faire, elle organise régulièrement des expositions, dont la dernière, Photos des peintures murales des églises du Bourbonnais, est visible jusqu’au 30 novembre 2018, à Vichy, à l’Orée des Thermes. Cette exposition itinérante, qui  s’est enrichie au fil des ans, présente  une cinquantaine de toiles qui mettent en en lumière les peintures les plus représentatives.

• C’est aussi une invitation à poursuivre la visite in situ,  une grande partie de ces églises se situant  en Val de Sioule, aux portes de Vichy. Chacun des 23 édifices religieux est signalé par une plaque d’identification et des  fiches de visite sont mises à disposition des visiteurs ainsi que des flash-codes. On peut aussi déambuler dans chacune de ces églises en bénéficiant des explications d’un guide spécialisé. Outre le Guide Michelin Auvergne qui recommande la Route des églises peintes, deux panneaux portant l’inscription “ Églises Peintes du Bourbonnais” ont été  installés depuis le 3 juillet sur la RD 2009, à Jenzat et à Saulcet, en attendant, comme le souhaitent les bénévoles de l’association, que cette signalisation puisse se généraliser à l’échelle du département.

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Les 23 sites de la Route des églises peintes du Bourbonnais

• D’autres  initiatives, mêlant visites guidées et visites nocturnes, visent à diversifier les publics. S’y ajoutent des colloques et des conférences qui permettent de valoriser ce qui est un élément majeur du patrimoine bourbonnais. Enfin, le blog repb03.free.fr permet aux amateurs des églises peintes de s’informer et d’échanger.

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Page d’accueil du blog Repb03

 ► Infos pratiques : L’exposition  Les peintures murales des églises du Bourbonnais est visible à l’Orée des thermes, 15, boulevard du Sichon, à Vichy, jusqu’au 30 novembre

► Contacts et renseignements : Association Route des églises peintes du Bourbonnais : tél :  04.70.56.63.17 – mail : asmp03@free.fr

► Savoir plus: Moyen âge: c’est Game of thrones dans les églises de l’Allier“Meurtres, maladies, femmes violentées, moines en prières et dieu tout puissant… Ces spectacles ornent les églises peintes médiévales de l’Allier. Prêt pour le voyage ?”

PATRIMOINE

•  LES “ÉLAVÉRINS” À LA TRAPPE…

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PLACE AUX BOURBONNAIS

images• Le 18 octobre, le conseil départemental de l’Allier a confirmé par un vote à l’unanimité l’usage qui consiste à appeler les habitants de l’Allier, non pas “les Élavérins”, mais bien  les Bourbonnais. Une décision en phase avec l’opinion puisque, lors  de la consultation publique  » Allier 2021 « , 70 % des sondés avaient  estimé que Bourbonnais” était le terme  idéal pour désigner  les habitants du département. Selon  Claude Riboulet, président du conseil départemental, “C’est en rendant les habitants fiers de leur territoire qu’ils en deviendront les meilleurs ambassadeurs”.

Portrait de Jacques de Chabannes• Dans le même esprit, sous la présidence de Jacques de Chabannes, conseiller départemental, une commission portant sur la  “Valorisation des patrimoines bourbonnais” a été installée, il y a quelques mois. Il s’agit d’abord d’identifier les éléments à valoriser, dans une démarche qui se veut  à la fois touristique, économique et sociale, reposant sur trois piliers : le patrimoine bâti, le thermalisme et la nature. La feuille de route qui en résultera au printemps 2019 pourra ensuite être déroulée, en coopération avec le Comité départemental du tourisme. Jacques de Chabannes considère que “Le fait de s’appuyer sur les Bourbons donne une unité à notre département morcelé”.

• “C’EST QUOI, POUR VOUS,

ÊTRE BOURBONNAIS?”

• “C’est quoi pour vous, être bourbonnais ?”… Telle est la question simple et compliquée à la fois qu’a posée La Montagne à plusieurs Bourbonnais: De l’usage à l’officialisation. Le Conseil départemental devrait voter ce jeudi (18 octobre, ndlr) l’appellation officielle de Bourbonnais pour les habitants de l’Allier. Une officialisation qui dépasse un simple coup de communication et s’inscrit dans une volonté de fédérer un territoire trop souvent exclusivement défini par ses trois grandes villes”.

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• Parmi les Bourbonnais sollicités, figurent notamment  Éric Bourgougnon, conservateur du Mupop à Montluçon, Isabelle Minard, directrice de la médiathèque Valery-Larbaud à Vichy, Michelle Léo, présidente du festival Musique en Bourbonnais, Annie Regond, historienne de l’art, ainsi que Jacques Paris, “créateur de la Chavannée” et Maurice Sarazin, “auteur spécialiste de l’histoire du Bourbonnais”.

les-grandes-familles-les-paris-la-ferme-d-embraud-jacques-ph_4034053◄ Pour Jacques Paris, « “Bourbonnais”, c’est employé par le peuple, c’est ce que j’écoute dire depuis que je suis tout petit dans mon petit village de Limoise. Il n’y a pas d’autre façon de le dire. Alors certes, cela renvoie à une période d’exploitation de l’homme par l’homme, quand les gens du peuple souffraient au service des plus riches. C’est vrai que c’est paradoxal. Mais toute autre appellation serait anti-historique, il faut assumer sa propre histoire. Alors notons que c’est chez nous que sont nés le syndicalisme agricole et les coopératives ! ».

maurice-sarazin_4034066◄ De son côté Maurice Sarazin considère que  «il est important d’officialiser le nom de « Bourbonnais », tel qu’il existe déjà pour les Berrichons, par exemple. C’est aussi une manière de se démarquer du terme « Auvergnat ». Il reste toutefois le problème de la  frange méridionale du département où effectivement la limite du territoire Bourbonnais est floue depuis l’Ancien régime. Mais on ne peut pas contenter tout le monde…».

► Savoir plus...On pourra retrouver les autres réponses sur le site du quotidien régional.

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© Dessin de Deligne (La Montagne – 18 octobre 2018)

 

images (1)• À propos des Bourbons…Le 3 octobre à l’auditorium du musée Anne-de-Beaujeu à Moulins, le Domératois   Olivier Mattéoni, professeur d’histoire du Moyen Âge à l’université Panthéon-Sorbonne, a donné une conférence ayant pour thème “la Maison de Bourbon et les livres aux XIVè et XVè siècles. Elle s’inscrivait dans le cadre du programme 2018-2020, “ Le patrimoine Bourbon en Europe” qui sera marqué, notamment, par une exposition programmée pour 2019, à Moulins. Elle sera suivie en 2020 par un colloque scientifique et par la création d’un réseau européen des pays dont l’histoire a été marquée par les Bourbons.

 

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• À l’occasion des Journées du Patrimoine, les 15 et 16 septembre, 394 animations ont été recensées  dans tout le département de l’Allier. On pourra en retrouver la liste exhaustive sur le site dédié à ces  Journées. Une occasion  de découvrir également les manifestations programmées dans les départements voisins et sur l’ensemble du territoire.

• Parmi les nombreuses manifestations, Vu du Bourbonnais en a sélectionné quelques-unes… À Cusset, il était possible de visiter le  tribunal de grande instance, avec présentation des métiers du droit et  reconstitution d’une audience de conciliation. Sur la place Victor-Hugo, était proposée la visite du chantier de fouilles archéologiques. À Vichy on pouvait, au choix, effectuer  une balade dans le cimetière à la découverte des sépultures incontournables (Valery Larbaud, Pierre Coulon….) ou  visiter des lieux emblématiques de la station thermale, candidate à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.

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L’entrée de la casene Richemont, en 1914

• À Montluçon, la caserne Richemont, siège de l’école des sous-officiers de gendarmerie depuis quatre décennies, était ouverte au public, avec des  démonstrations d’interventions des gendarmes. À Moulins, on pouvait aller à la découverte de la chapelle (XIXe siècle) ainsi que  du Centre hospitalier, de l’ancienne pharmacie et  du portail de l’hôpital Saint-Gilles. À Treteau, le château du Vieux Chambord, construction médiévale, propriété de la même famille depuis le XIIIe siècle, était ouvert. À Mazerier, ces journées marquaient la fin de l’exposition temporaire de l’association La Fourmi-La Motte, au château de la Motte sur le thème de l’enfance. À Jenzat, enfin, l’ethnologue Jean-François Chassaing a donné une  conférence sur  “La Saint-Martin : coutumes et traditions”.

HOMMAGES

• JACQUES PINCE ET JEAN-PIERRE MARQUIS :

DISPARITION DE DEUX AMOUREUX DU PATRIMOINE

•  À un jour  de distance, deux amoureux du patrimoine, nés la même année,  ont tiré leur révérence. Le premier, Jacques Pince, avait consacré avec son épouse  trente ans de sa vie au sauvetage et à la restauration du château de Fontariol, dont il s’était séparé au printemps dernier. Le second,  Jean-Pierre Marquis s’était pris de passion pour le château de Culan qu’il avait racheté en 2001 et autour duquel il avait organisé des animations. 

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(1936-2018)

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© Site  Route historique des Châteaux d’Auvergne

ENTRE PASSION POUR FONTARIOL

ET PLAISIR DE L’ÉCRITURE

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Jacques Pince (© Babelio.com)

• Décédé à Moulins, le 25 août 2018, Jacques Pince était né dans l’Ariège, le 10 août 1936. Il avait fait toute sa carrière professionnelle dans l’éducation nationale, d’abord comme professeur d’éducation physique, puis comme  principal de collège et  proviseur du Lycée Blaise-de-Vigenère, à Saint-Pourçain-sur-Sioule.

• En 1987, il avait acquis, au Theil, le château de Fontariol, un édifice du XVè siècle tombé en ruines, avec pour objectif  de le sauver et de le  restaurer. Pendant près de trois décennies, en redoublant d’efforts après sa retraite prise en 1996, il y aura consacré la plus grande partie de son temps libre. En  mettant  souvent à profit ses talents de bricoleur, il était parvenu à sauver l’édifice.  Cet investissement en temps, mais aussi en argent, pour le château de Fontariol inscrit aux Monuments historiques avait été  couronné par plusieurs récompenses. Il avait ainsi été lauréat de  prix patrimoniaux, tels que le prix Emile-Mâle, le prix Allen et le prix Chef-d’œuvre en péril. Fontariol avait été aussi affilié   à la Route des châteaux d’Auvergne.

• Dans un reportage réalisé par la chaîne d’information Clermont Première, aujourd’hui disparue, il avait pu longuement expliquer ce qu’avait été son engament et celui de son épouse au service du château.

• Plutôt  que de se réserver la jouissance de la bâtisse historique, Jacques Pince avait choisi de l’ouvrir aux visiteurs, devenant “animateur touristique”. Lors des visites, il se transformait en un formidable conteur, capable de toujours passionner son auditoire, en  mêlant  habilement  histoire érudite  et anecdotes. Truculence et accent ariégeois en prime.  Il est vrai, comme l’écrit La Montagne (1er septembre)  que cet “ homme de caractère était connu pour ne pas mâcher ses mots”. Pour autant, le guide qu’il était s’appuyait sur de solides références : “ Pendant un quart de siècle, nous avons rassemblé une masse de connaissances pour proposer un commentaire copieux, original, un peu élitiste mais si enrichissant, à des visiteurs parfois exceptionnels. Avec certains d’entre-deux, nous avons beaucoup appris, rencontré des gens inhabituels, des érudits qui ont complété nos notions d’histoire”.

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Jacques Pince, peu avant qu’il ne quitte  le château de Fontariol (© La Montagne)

• Cette belle aventure humaine et patrimoniale avait pris fin en mai dernier, un an après la disparition de son épouse, Annie,  qui l’avait constamment épaulé durant ces trente années. Rattrapé par l’âge,  il avait  fini par se résoudre  vendre le château à un couple originaire de la région parisienne. Il expliquait alors qu’il  ne pouvait  plus se voir dans cet édifice où  il avait accumulé tant de souvenirs heureux : “ Si je pars, ajoutait-il, c’est aussi une question d’âge, J’ai 82 ans, et  je ne suis pas à l’abri d’un aléa de la vie… Fontariol,  isolé de tout, ce n’est absolument pas pratique”. Ce départ ne s’était pas fait sans déchirement, ainsi qu’il l’avait confié au quotidien régional : “Ne pas retrouver chaque matin les lieux témoins de tant d’efforts, de sacrifices matériels et existentiels, va me laisser un vide. Cette vente signe la fin d’un chapitre de 30 ans de vie familiale consacrée exclusivement au château. 30 ans sans vacances… Mais on n’en meurt pas. Au contraire, j’ai passé ici des moments formidables” .

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Quelques-uns des romans publiés par Jacques Pince

• Retiré à Moulins, où il s’était installé Cours Jean-Jaurès, Jacques Pince nourrissait de nouveaux projets, quelques semaines avant sa disparition. Il comptait notamment exposer sa collection de pièces de serrurerie qui allait de l’Antiquité au XVIIIe siècle. Les visites se seraient faites sur  rendez-vous et auraient été exclusivement réservées aux touristes logés en hôtels ou en chambres d’hôtes à  Moulins et  dans les ses environs. Un projet qu’il n’aura pas eu le temps de mener à son terme.

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Jacques Pince, à la rencontre de ses lecteurs

• L’autre visage de Jacques Pince, c’était aussi celui d’un auteur prolifique qui avait écrit de nombreux romans mêlant histoire et terroir. Publiés principalement par les éditions de Borée et par l’éditeur limousin Lucien Souny, ils lui avaient valu plusieurs prix littéraires. Chez le premier, il avait publié : Les premiers sillons (2003), Le goût du blé (2006), La vengeance de Bogis (2007), L’ombre du chai (2009),  Le dernier des Bourdignot (2011), Les blouses  grises (2011), Tustou et Marie (2011), La colline aux framboises (2013). Le second avait édité  Les noces grises (2010). On lui doit aussi Les demoiselles de la terre courage (éditions Privat, 2010). Enfin, n’oubliant pas ses racines ariégeoises, il avait mis en scène la tragédie cathare dans les deux tomes de son roman  Guillaume le  Faydit, sortis en 2004 et 2009 aux éditions de l’Écriteau.

 

JEAN-PIERRE MARQUIS

(1936-2018)

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OU L’ART DE REDONNER VIE

AU CHÂTEAU DE CULAN

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Jean-Pierre  Marquis (© Le Berry Républicain)

• Depuis 2001, année de l’acquisition du château de Culan qui domine l’Arnon,  Jean Pierre Marquis, décédé le 24 août, à l’âge de 82 ans,  n’avait eu de cesse de restaurer l’édifice. L’endroit avait vu défiler Louis de Culant, compagnon d’arme de Jeanne d’Arc, mais aussi Sully ou encore le grand Condé et Louvois. Son but principal était de rendre le site accessible aux visiteurs. Jean-Pierre Marquis avait fait carrière dans la construction de pavillons, ce qui ne l’empêchait pas de vouer une véritable passion pour les “vieilles pierres”. L’Angevin de naissance, à l’heure de la retraite, avait été séduit par le château de Culan. Selon son fils, “ il aimait à s’inscrire dans cette grande histoire qui fait la richesse de notre patrimoine. Parfois, il s’asseyait dans le jardin et contemplait, durant des heures, la façade du château”.

• Servi par une culture encyclopédique, capable de dévorer plusieurs livres en une journée, il avait mis en place dès 2002 des animations autour du château.  C’est ainsi qu’il avait lancé en 2002 un premier spectacle de fauconniers, ce qui a permis d’attirer de nombreux visiteurs, jusqu’à atteindre une moyenne de 20 000 par an. Ses obsèques ont été célébrées le 1er septembre, en l’église Notre-Dame de Culan. L’ancien sous-officier ayant servi durant la guerre d’Algérie, détenteur du titre de reconnaissance de la Nation, a été inhumé  avec les honneurs militaires,  dans le jardin attenant au château, conformément à sa volonté.

 

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UN NOUVEL ESPACE AU MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU,

 POUR “FAIRE SOUFFLER UN AIR D’ASIE”

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• Le 18 septembre, le Musée Anne-de-Beaujeu a poussé les murs du pavillon Renaissance du palais des ducs de Bourbon pour ouvrir  un nouvel espace. Après  l’égyptologie, le salon de peinture, la salle des retables et l’espace dévolu aux arts décoratifs et céramiques du Bourbonnais,  il est spécialement dédié  aux arts décoratifs, “ Chinoiseries et japonismes”. Il propose 70 nouvelles œuvres du XIXè et du début du XXè siècle, jamais montrées au public, qui s’ajouteront au parcours permanent.  On pourra y admirer du mobilier du Vietnam, des porcelaines chinoises, des vases d’Émile Gallé, pionnier de l’Art Nouveau ou encore une armure de samouraï.La nouvelle salle, qui prolonge le parcours des visiteurs débutant par les momies égyptiennes, permettra d’en savoir plus  sur l’attrait qu’a pu exercer l’extrême Orient sur les Européens,  avec la découverte des soieries, des porcelaines et autres objets en laque, dont la plupart des techniques de fabrication étaient alors inconnues en Europe.

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Émile Gallé

• Le visiteur pourra aussi mesurer l’influence qu’a eue  à la fin du XIXè siècle le mouvement artistique japonais “ukiyo” présent à travers les peintures et estampes. Il a inspiré des artistes européens, parmi lesquels  les protagonistes de l’Art nouveau, le maître-verrier Émile Gallé (1846-1904) en tête. Ce dernier  était  un ami proche du colonel Aimé Laussedat (1819-1907), originaire de Moulins, auquel il a fait don de plusieurs vases, dont certains sont dédicacés à l’intérieur du verre. Selon Maud Leyoudec, conservatrice du Mab, “cet ensemble représente une belle évolution du travail de Gallé et ces pièces, jamais présentées au public, sont d’une valeur inestimable”.

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Georges Rochegrosse

• Autres pièces d’exception, un ensemble de doubles panneaux en bois réalisés par Georges Antoine Rochegrosse pour l‘appartement parisien de Théodore de Banville. Une grande partie des objets nouveaux exposés provient de dons effectués au fil du temps au musée, par les époux Laussedat mais aussi  par le  docteur Georges Clermont ou encore par Erique Guilloteaux, exploratrice et écrivaine. Ces collections  reflètent ainsi le goût  pour un monde exotique et mystérieux et “elles traduisent tout un commerce qui s’est mis en place, à une certaine époque  où il était possible, pour de riches privilégiés, de commander de l’artisanat chinoise”, rappelle Maud Leyoudec. L’histoire ne s’arrête pas là :  une dernière étape des aménagements muséaux devrait porter sur la salle d’exposition permanente  consacrée aux sculptures et arts régionaux bourbonnais qui se situe en début de parcours.

• MOULINS, VUE DU CIEL

• Durant l’été, la ville de Moulins qui dispose de sa propre chaîne sur le site Youtube, a mis en ligne une série de films courts. Intitulés Moulins, vue du ciel, ils sont  réalisés à l’aide d’un drone et ils visent à mettre en valeur les  différents quartiers. Après un premier film centré sur les cours Jean-Jaurès, le deuxième  propose des images aériennes superbes du centre historique de Moulins…En attendant la suite.

► LE QUARTIER HISTORIQUE

► LA CATHÉDRALE, LA MAL COIFFÉE,

LE MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU

 

• LES AMIS DE TRONÇAIS

AU CHEVET DE LA CHAPELLE SAINT-MAYEUL

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• Lors de leur assemblée générale sous la présidence de Philippe Magne, les Amis de la forêt de Tronçais, se sont penchés sur le dossier de la chapelle Saint-Mayeul. Vieille de huit siècles, elle se retrouve envahie  par des algues et des micro-organismes qui conduisent à une déstabilisation de la structure des murs. Le dossier, présenté par Jean-Yves Bourgain, en présence de Corinne Coupas, conseillère départementale et  et présidente de la Communauté de communes du pays de Tronçais,  devrait faire l’objet d’études approfondies, notamment pour en estimer le coût important des travaux.  Autres projets évoquées, l’aménagement de l’étang du Pirot et le cas de la futaie Colbert 2, la futaie Colbert  1 arrivant à son terme. Colbert 2 disposera  d’un sentier pédagogique expliquant l’usage  des bois de Tronçais. Au cours de cette assemblée, Philippe Magne a salué la mémoire de Claude Jouin, “grand historien de la forêt”.

• EN BREF…

• CENTRE NATIONAL DU COSTUME DE SCÈNE:

VERS LES 100 000 VISITEURS 

 • CNCS Le Centre national du costume de scène (CNCS) qui accueille 60 à 70 000 visiteurs par an, compte bien atteindre le seuil des  100 000. L’exposition Contes de fées a connu un réel  succès, avec déjà   47 000 visiteurs comptabilisés  fin août. Un mois durant lequel on en avait  dénombré 13 000, avec des pointes à 600 ou 700 visiteurs certains jours.  Début octobre, on dépassait les 53 000. Deux semaines plus tard, le dimanche 14 octobre, ils étaient 62 300. Avec la prolongation décidée   jusqu’au 4 novembre, on pouvait raisonnablement penser atteindre, voire dépasser les 70.000. Pour mémoire, seule l’exposition L’art du costume à Comédie française avait franchi ce seuil en 2011, avec 60 824 visiteurs. Seul bémol à ces bons résultats, les touristes internationaux ne représentent que 3,5% des visiteurs. Une exposition avec l’Opéra de Pékin est envisagée.

• Le CNCS mise dores et déjà sur  sa future exposition. Intitulée Comédie musicale: les costumes font leur show, elle se déroulera du  1er décembre 2018 jusqu’au 17 mars 2019. Le public pourra y découvrir des costumes du théâtre parisien Le Châtelet, issus de comédies comme La mélodie du bonheur, Les parapluies de Cherbourg, ainsi que ceux de productions célèbres données à New York ou Londres, telles que  Cabaret, Cats ou Grease...

• CHÂTEAU DE MONTGILBERT

718_001 ◄ À Ferrières-sur-Sichon, le château de Montgilbert a accueilli durant l’été une dizaine de jeunes Français et étrangers, sous l’égide de l’Union Rempart. Ils ont notamment procédé à des travaux de consolidation du sommet de la tour du Soleil, à la réfection de la muraille orientale ainsi qu’à  la restitution d ‘une meurtrière. Pour en savoir plus sur les travaux de restauration passés et à venir, on pourra se reporter au blog dédié au château de Montgilbert, ainsi qu’à la page Facebook qui lui est consacrée.

• ÉGLISE SAINT-MARTIN DE MAZIRAT

403_001• Conformément à la décision prise en fin d’année 2016, la municipalité de Mazirat va engager 92 000 € pour la restauration des murs extérieurs de l’église Saint-Martin. Des travaux rendus indispensables à cause de “la végétation qui poussait entre les pierres et des fuites”, a rappelé Lucette Gagnière, maire de la commune. Les travaux ont démarré en juillet, avec les premiers changements de pierres, avant la rénovation des jointures et des abat-son. Pour financer le chantier, qui devrait s’achever au début de 2019, la commune a été épaulée par des subventions de l’État, du département et de la région. Depuis sa fondation, l’église Saint-Martin a connu une histoire mouvementée. D’abord église romane, elle a été ensuite démolie à la fin du XIXè siècle pour cause de « taille jugée trop petite”. On a alors rebâti l’actuelle église, au même emplacement, à la perpendiculaire du précédent édifice. Dans les années 1920, une restauration avait dû être réalisée, suite aux dégâts provoqués  par une tempête.

• ABBAYE DE MOZAC

Mozac• Avec seulement 3 000 visiteurs par an, l’abbaye de Mozac, site clunisien emblématique et remarquable, demeure  peu fréquentée. Pour enrichir l’offre touristique du territoire, le site pourrait faire l’objet d’une vaste réhabilitation avec la création d’un nouveau restaurant, d’un hébergement de qualité et de jardins sensoriels sur les quatre hectares du parc. Le projet a été confié par la communauté d’ agglomération Riom, Limagne et Volcans au cabinet In Extenso. L’étude a chiffré l’investissement à près de 6 M€.

• ÉGLISE DE SAINT-GÉRAND-LE-PUY

• L’église de Saint-Gérand-le-Puy, édifice du XIe siècle, inscrit à l’inventaire supplémentaire des M. H., a un besoin urgent de travaux de restauration, intérieurs et extérieurs, dont le coût s’élève à 55 936 €. Une convention a été signée entre la commune et la Fondation du patrimoine.

• CHÂTEAU-ROCHER (SAINT-RÉMY-DE-BLOT)

750_001• Fermé au public depuis 2014, pour des raisons de sécurité, le Château-Rocher, à Saint-Rémy-de-Blot, a rouvert ses portes au public le 15 septembre. Le projet de restauration va entrer dans sa 2ème phase. Ce château-fort,  propriété de la Communauté de communes Combrailles, Sioule et Morge, fait partie des 269 dossiers jugés dignes d’être aidés financièrement par la mission Patrimoine  œuvrant sous la direction de Stéphane Bern.

• LOTO DU PATRIMOINE

UNE IDÉE PAS SI NEUVE…

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Auguste Grasset

 • Le Loto du patrimoine, parrainé par Stéphane Bern et dont les médias se sont largement faits l’écho, n’est peut-être pas une idée aussi nouvelle que cela..Dans le Journal du musée Auguste-Grasset (n°33 – automne 2018), installé à Varzy (Nièvre), un article rappelle que, en 1866, le dit Auguste Grasset (1799-1879)  utilisa la même recette. Explication…Soucieux d’enrichir son musée par de nouvelles acquisitions et d’effectuer divers travaux,  il organisa une loterie qui lui permit de dégager un bénéfice net de 1 313 francs, soit l’équivalent de environ 3 000 € d’aujourd’hui. Dans un premier temps, il rassembla  un fonds de 200 objets, donnés par des habitants de Varzy ou achetés à bas prix auprès des commerçants locaux et des colporteurs. Un ensemble des plus hétéroclites, mêlant des bijoux de pacotille, quelques porte-allumettes, des vases et verreries, ainsi que divers bibelots, une paire de raquettes et…La vie du RP Xavier de Ravignan en deux volumes…

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Une partie des 201 lots rassemblés par Auguste Grasset

 • Il en édita la liste, après y avoir ajouté un 201ème  lot, qui devait servir à attirer le chaland : une paire de corbeilles en porcelaine de Sèvres qui avaient été offertes par l’impératrice Eugénie en personne, qui avait accepté de parrainer l’opération. 2 000 bilets de loterie furent imprimés et mis en vente au prix de 1 franc, le grand tirage ayant été fixé au 2 septembre 1866, jour du comice agricole local.

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Victorin de Jonchères

• Hélas, tous les billets n’ayant pas été vendus, y compris celui qui donnait droit aux fameuses corbeilles, Auguste Grasset remit l’ouvrage sur le métier en organisant un second tirage, fixé au 15 novembre 1866, à l’occasion de la fête de l’impératrice.  Il restait 300 billets à écouler,  avec l’espoir pour les acheteurs de remporter l’un des  40 lots restants. Finalement, le deux corbeilles impériales furent gagnées par Victorin de Jonchères, “un obscur compositeur parisien wagnerophile” qui était une relation d’Auguste Grasset et qui avait fait don de peintures au musée. Et c’est ainsi qu’il y a  plus d’un siècle et demi, Auguste  Grasset fit rentrer 1 313 francs dans les caisses de son musée…

 

• MUSÉE CROZATIER (LE PUY)

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VERS DES RECORDS DE FRÉQUENTATION ?

• Ouvert  à nouveau au public depuis le 17 juillet, le musée Crozatier du Puy, qui était en travaux depuis 2010,  a vu passer  dans ses galeries 7.652 visiteurs en à peine un mois. La fréquentation moyenne quotidienne estimée à 300 visiteurs a même  pu grimper jusqu’à 700…un jour de pluie Dès l’entrée,  en montant l’escalier, ils n’auront pas manqué d’avoir l’œil attiré par l’immense huile peinte par Eugénio Alvarez-Dumont, datant de 1886 et du plus pur style pompier.

• Huguette Portal, l’élue ponote chargée de la vie culturelle, affiche une grande satisfaction face à ce premier  bilan chiffré.La fréquentation est encourageante, a-t-elle déclarée au quotidien régional.  Elle est la preuve que le musée remplit son objectif : mettre à la portée des familles les collections. Il est un atout culturel, économique et touristique pour la ville. Il est l’un de ses points forts, un élément majeur pour son rayonnement et celui de l’agglomération. Il participe aussi à la renommée du patrimoine”, Si le flux de touristes est appelé à faiblir avec la fin des vacances, le flux des scolaires devrait lui succéder, avec la rentrée des classes.

• Au vu de ces premiers (très) bons chiffres, le musée Crozatier  pourrait bien battre à nouveau des records de fréquentation. Et même arriver à faire mieux qu’en 2010, année qui avait précédé le longue fermeture pour cause de travaux. On avait alors vu passer  plus de 97.000 personnes dans ses galeries. Huguette Portal rappelle que c’était toutefois “une année exceptionnelle”, durant laquelle avait été exposé  Khroma, le corps congelé d’un bébé mammouth, vieux de plus de 50.000 ans.

• Dans la revue Archéologia, (n° 567, juillet-août 2018), deux  pages signées par Florence Sarragoza, directrice du service Patrimoine du Puy, sont consacrées à la  rénovation du musée Crozatier. Créé officiellement  en 1820, sa première pierre avait été posée en 1851. Il fut agrandi en 1863 grâce aux dons du fondeur d’art Charles Crozatier.

 • CITÉ DE LA TAPISSERIE

À AUBUSSON

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© Site Cité de la tapisserie

UN 100 000ème VISITEUR EN JUILLET

• Le 13 juillet, deux ans jour pour jour après son ouverture, la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson a  accueilli son 100.000ème visiteur, un couple de touristes originaires d’Agen. Selon Emmanuel Gérard, son directeur, la Cité a connu “une saison un peu longue à démarrer”, compensée par le retour des touristes, depuis la fin de la coupe du monde de football. Au-delà du public creusois, la Cité se mobilise sur l’accueil des groupes,  tout en regrettant l’insuffisance  de l’équipement hôtelier  face à ces groupes. Des actions plus ciblées sont menées à destination du public enseignant : “Il faut les informer, trouver un plus dans la visite de la cité qui les intéresse en tant qu’enseignant, sans être lourd car les gens sont en vacances. Il faut trouver quelque chose de pétillant mais qui en même temps apporte du contenu”, laide Emmanuel Gérard.

 

• UN COLLOQUE POUR LE MILLÉNAIRE

DE L’ABBATIALE  SAINT-MARTIAL DE LIMOGES

arton206-4b171• La Société française d’archéologie organisera, les 29 et 30 novembre 2018, un colloque international consacré à  Saint-Martial de Limoges : Millénaire de l’abbatiale romane (1018-2018). La relecture des textes et de la documentation ancienne opérée à l’occasion du Congrès archéologique de France qui s’est tenu en Haute-Vienne en 2014 a attiré l’attention sur l’importance pour l’histoire de l’art roman du chevet de Saint-Martial de Limoges, édifié entre 1017-1018 et 1028. Les puissantes substructures mises au jour lors des fouilles de 2014-2017 ont par ailleurs confirmé l’ambition exceptionnelle du projet architectural et révélé la très belle qualité des techniques de constructions. Les diverses modifications apportées au parti primitif au cours des années 1040-1050 révèlent pour leur part le dynamisme d’un chantier expérimental qui fut à la pointe de l’innovation. Pour les organisateurs de ce colloque, le moment est donc venu, à l’occasion du millénaire de la mise en chantier de l’abbatiale, de lui donner la place qui est la sienne, à la lumière des recherches actuelles sur les débuts de l’architecture romane.

ARCHÉOLOGIE

• UNE “ENQUÊTE PRÉHISTORIQUE”

 DANS LA VALLÉE DU CHER

• Un voyage dans la préhistoire, il y a 13 000 ans, au cœur de la vallée du Cher…C’est ce que propose  du 15 septembre au 16 décembre  l’exposition présentée à Montluçon,  au  Fonds d’art moderne et contemporain (Espace Boris-Vian). Elle a été mise au point conjointement par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) et par le cercle archéologique de Montluçon, afin de faire découvrir ce qu’étaient le Bourbonnais et l’Auvergne à l’époque préhistorique. À l’heure où la ville de Montluçon s’interroge sur son devenir, via le projet CMontluçon, les visiteurs se retrouveront plongés au milieu des campements préhistoriques magdaléniens installés au bord du Cher. Ils pourront fouler le sol du campement de plein air magdalénien  mis au jour sur les Hauts de Buffon, qui a été reconstitué pour l’occasion. Des conférences, des animations, des concerts et des ateliers  rythmeront l’exposition. On pourra ainsi y apprendre à tailler le silex. De quoi séduire un large public.

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Le chantier de fouilles des hauts de Buffon (© Site INRAP)

► Infos pratiques : L’exposition est visible du 15 septembre au 16 décembre 2018 au Fonds d’art moderne et contemporain (Espace Boris-Vian, à Montluçon). Elle est ouverte du  mardi au dimanche, de 14 h 00 à 18 h 00. Entrée gratuite.

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Reconstitution d’un campement magdalénien (13 000 ans av-JC)

► Savoir plus: Pourquoi il faut  absolument venir voir l’exposition à Montluçon? (article de Julie Castaing, publié par La Montagne – 15 septembre 2018).

 

• RENCONTRES MAURICE FRANC:

IVè ÉDITION

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Les 4èmes Rencontres Maurice Franc se sont déroulées salle Isléa à Avermes (03000), les samedi 15 et  dimanche 16 septembre 2018, à l’occasion des journées du patrimoine. Au programme figuraient  des conférences, des diaporamas, des ateliers, des expositions et…un repas gaulois:

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• LA REVUE ARCHÉOLOGIQUE DU CENTRE

DE LA FRANCE DISPONIBLE EN LIGNE

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• La Revue archéologique du centre de la France est désormais disponible en ligne depuis son n° 1, grâce à la Table des matières rédigée par Maurice Sarazin. La recherche peut se faire par mot-clef ou par auteur.  On regrettera seulement que, en tapant une occurrence, le robot qui interroge la collection  n’effectue pas un véritable choix. À titre d’exemple, en tapant Néris, on obtient pas moins de 140 réponses et pour Lapalisse une douzaine.

racf_Couverture• Toujours dans la Revue archéologique du Centre de la France (année 2018, en ligne), on peut lire une étude de Damien Martinez et Julien Ollivier, intitulée  Des moulins hydrauliques en périphérie d’Augustonemetum (Clermont-Ferrand), IIe siècle ap. J.-C. Les sites de la rue Fontgiève et de la Scène nationale (gare routière) constituent deux nouveaux exemples d’installations hydrauliques en milieu urbain, qui permettent d’aborder la gestion de l’usage de la force motrice de l’eau dans le cadre de diverses activités artisanales – la meunerie n’étant peut-être pas la seule concernée, mais également celle de l’approvisionnement en farine des grandes agglomérations.

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Max Vauthey

• À propos de la Revue archéologique du Centre de la France et de son fondateurLa revue avait été “fondée en 1961 par le Docteur Vauthey, lauréat de l’Institut, avec le concours de Paul Vauthey, licencié ès sciences”, comme il est indiqué sur les fascicules. Dans l’éditorial du n° 1, paru en 1962, le Docteur Vauthey, médecin vichyssois, précisait ce que serait  son  secteur  géographique: “ Un noyau central couvre le cœur de la France (Auvergne, Berry, Bourbonnais, Limousin, Marche, Velay). Il se confond avec la zone d’intérêt et d’activité de la Fédération des sociétés savantes du Centre”.

Z• Le Docteur Max Vauthey (14 octobre 1903 – 23 novembre 1996), né et mort à Lyon, avait exercé comme médecin thermal à Vichy. Dans les Procès-verbaux de la section d’archéologie et d’histoire du Comité des travaux historiques et scientifique (14 janvier 1980)  sont reconnus “ les énormes services”  rendus par M. Vauthey : il avait fondé et dirigé la Revue archéologique du Centre où il avait laissé de très nombreux articles et s’était investi aussi dans d’autres domaine de recherche.  Étrangement et injustement, le travail accompli par le Docteur M. Vauthey semble avoir été oublié

Z 1• Dans le tome 11 (fascicules  1-2, p. 3-5), il dressait  le bilan d’une première décennie d’activités. La suite était occupée par la “Table décennales 1962-1971,n° 1 à 39/40 ” rédigée par Maurice Sarazin. Avec le tome 23 (1984), sans autre explication,  le siège social changea d’adresse: au lieu d’être au domicile du Docteur Vauthey, boulevard  de Russie, à Vichy,  il était transféré  à Tours,château, logis des gouverneurs. La rédaction se trouvait alors  assurée par les responsables régionaux de l’archéologie.On peut consulter la totalité de la R.A.C.F. sur le portail Persée, pour les années 1962-2003, et sur Openedition pour la suite ainsi que pour les numéros en cours.

• En septembre, à Saint-Gérand-le-Puy, David Lallemand, directeur du Service départemental d’archéologie de l’Allier, a donné une conférence  sur les richesses archéologiques de la Forterre, un territoire dominée par les  deux sites majeurs Cusset et Varennes.  L’archéologue a notamment évoqué l’Age du bronze et l’Age du fer.

ASSOCIATIONS

ET SOCIÉTÉS LOCALES

• BOURBONNAIS

Emulation

• Au sommaire du Bulletin de l’Émulation (Septembre 2018 – tome 79) :  Éditorial – Procès-verbaux des séances –  Nos prochaines rencontres –  Maurice Sarazin : Le marquis Jean Frédéric de Chabanne (suite et fin) – Christian Paul : Le répertoire des sociétés musicales – Raphaëlle Maraval : Les Bourbonnais vus par Emile Mâle – Ouvrages reçus à la bibliothèque – Dans nos collections…

 

SBEL

• LA GRANDE GUERRE EN CHANSONS

SOUS L’ÉGIDE DE LA SBEL

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Les Bleuets

• Le 17 novembre, à 15 h 00, à l’occasion du 100ème anniversaire de la fin de la Grande guerre, la Société Bourbonnaise des Etudes locales organisera à la salle des fêtes de la  ville de Moulins, une conférence chantée. Cette manifestation originale présentera la Grande Guerre en chansons qui seront interprétées par le groupe vocal Les Bleuets. Ce sera l’occasion de rappeler que chanteurs et paroliers de la Belle Epoque furent aussi mobilisés pour soutenir le moral des soldats, comme des civils,  et qu’ils  participèrent ainsi,  à leur façon, à la victoire finale. Le conférencier, Pierre Bordes, commentera un diaporama illustrant l’histoire de ces chants patriotiques.

 

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• Mémoire de Cérilly et ses environs a fêté ses 15 ans d’existence avec une édition spéciale de son Bulletin annuel (septembre 2018). 41221508_10214979108850116_8339494374660374528_nSommaire :  Historique de l’église Saint-Pierre de Theneuille (Georges Berger) – Nos ancêtres inhumés dans l’église Saint-Martin, Cérilly, 1621-1776 (Jean et Gisèle Thébault) – Theneuille (abbé Bordelle) – La Contesterie (Georges Bodard) – Les débuts de l’industrie métallurgique dans l’Allier: Nicolas Rambourg et les Forges de Tronçais (Édouard Mauve) – La maison de l’acétylène (Jean-Yves Gozard) – Les fêtes de Saint Athanase (Georges Bodard) – Clemenceau (général Georges Chevalier) – La chute du Halifax à La Bouteille (Claude Triboulet) – j’avais 7 ans en 1950 (Annie Badower) – Un tabac recette buraliste (Jacqueline Payard) – Pêcheurs et chasseurs (Jacqueline Payard) – La Sentinelle (Danièle Cohen-Schwengler)…

 

• SOCIÉTÉ D’HISTOIRE ET D’ARCHÉOLOGIE

DE VICHY ET SES ENVIRONS

SHAVE Logo• La Société d’histoire et d’archéologie de Vichy et des environs vient de publier son premier bulletin semestriel de l’année 2018 (n° 170). Au sommaire : Château-Robert (Michel Aubert) – Le thermalisme et la radioactivité- L’histoire de Tho-Radia (Gérard Sallet) – La Source de l’Hôpital, de l’Antiquité à nos jours (Patrick Kessler) – La vie religieuse en Bourbonnais (Daniel Moulinet) – Textes fondateurs du monachisme à Vichy et à Cusset, IXe et Xe siècles (Jacques Corrocher) – Les Justes du Bourbonnais : une résistance civile à la Shoah (Julien Bouchet) – À propos d’un relief figurant Asclépios/Esculape conservé au Musée d’archéologie nationale (Grégoire Masson).

• Le 21 septembre, Gérard Decluzet a présenté le second volet d’une conférence intitulée Ma rue de Paris. De tout temps, elle a été une des artères principales de la station thermale, bordée d’hôtels-restaurants et de commerces de toute sorte. C’est la première rue que pouvaient découvrir visiteurs ou curistes  en descendant du train, celle qui leur permettait de rejoindre le centre ville et les thermes. Gérard Decluzet  a centré son intervention sur le haut de la rue de Paris, un espace  qu’il n’avait pas eu le temps de traiter lors de sa  précédente conférence, en décembre 2017.

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• Dans ce haut de la rue de Paris, on trouve là encore de nombreux hôtels avec parfois des propriétaires dont les enfants deviendront célèbres, ainsi que des commerces tenus par plusieurs générations : les Bourdin, les Grandchamp-Honoré, les Michel – Décluzet, les Sinturel… On peut également noter la présence de nombreux bâtiments, officiels ou non, aujourd’hui disparus et parfois oubliés. Parmi eux : un musée, la mairie provisoire, la gendarmerie, ainsi qu’aux abords immédiats une loge maçonnique… et la plus importante maison close de Vichy. Pour l’occasion, la SHAVE a publié  un numéro hors Série spécial intitulé « 80 ans de la SHAVE« . Disponible au prix de 18 €, il comporte un article de près de 140 pages sur l’histoire de la dite  rue de Paris.

 

CIERV Bannière

ANNETTE BECKER, INVITÉE DU CIERV :

“TÉMOIGNER DE L’INNOMMABLE”

affiche-septembre_A4-1• Le 29 septembre, à l’Étoile – Palace, le  Centre international d’études et de recherches de Vichy (Cierv) sur l’histoire de la France, de 1939 à 1945,  présidé par Michel Promérat, a invité Annette Becker, professeure d’histoire contemporaine à l’Université de Paris – Nanterre. L’historienne a présenté une conférence intitulée “Témoigner de l’innommable, Jan Karski, Raphaël Lemkin et l’invention du mot génocide”. Dans son dernier ouvrage,  Messagers du désastre. Raphaël Lemkin, Jan Karski, et les génocides (éditions Fayard), elle restitue, en les croisant, le parcours de ces deux témoins oculaires devenus témoins moraux, qui avaient pris conscience très tôt qu’au sein  des crimes de masse de  la Seconde Guerre mondiale, figurait la spécificité de la destruction des Juifs.

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Annette Becker

• Bien décidés à faire passer leur message, Jan Karski, héros de la Résistance et Raphaël Lemkin, juriste militant, figurèrent parmi les tout premiers à apporter leur témoignage public sur  l’extermination des juifs. Dès  les premiers mois de la Guerre d’abord, puis entre 1941 et 1943, ils  tentèrent de  transmettre à leurs interlocuteurs, que ce soit  en France, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, tout ce qu’il avaient pu apprendre de ces persécutions des Juifs. Mais, parce que, par définition, “l‘innommable est innommable”,  beaucoup parmi leurs contacts refusèrent alors de croire à la “ vision” donnée par les messagers de la mort de masse venus de l’Est de l’Europe  et rares furent  ceux qui acceptèrent de diffuser leurs propos.

51j4JtuCCTL._SX195_• Finalement, pour l’historienne, à la question du “qui savait quoi ?”  il faut préférer celle du “qui croyait ce qu’on rapportait ?”. C’est à Raphaël Lemkin que l’on doit en 1943 le  terme de “ génocide” pour  définir le  “crime de barbarie”, mettant en lumière les ravages culturels et psychologiques ajoutés aux souffrances sans fin qu’il a provoquées.  Selon Annette Becker, plus de trois quarts de siècles après la fin du conflit, on est en droit de se demander si, au vu des événements tragiques qui se sont succédé depuis, le message est véritablement passé. Une question qui en suscite une autre à ses yeux: comment convaincre de l’impensable ?

• LES AMIS DE NAPOLÉON III DE VICHY

image022• Après Vérités historiques sur Napoléon III,  la conférence donnée le 29 septembre par Abel Douay, les Amis de Napoléon III de Vichy ont programmé une série de conférences pour la saison 2018-2019 : 27 octobre :  Persigny  (Benoît Habert) – 26 janvier 2019 :  Les chalets impériaux de Vichy  (Jean-Yves Bordesoult) – 23 février :  Napoléon III bienfaiteur du patrimoine religieux partout en France (Alain Carteret) – 23 mars  :  Les Rothschild en France au XIXe siècle  (Gérard Sallet) – 20 avril  :  Crinolines,dentelles et falbalas  (Christine Chaze).

 

CGHB Logo

• Au sommaire du n° 158 (Été 2018) de Généalogies bourbonnaises et du Centre,  Bulletin du  C.G.H.B:

CGHB Sommaire n° 158 Eté 2018

 

Allier Généalogie

Image_123 allier généalogie• Allier Généalogie (n°  123 – septembre 2018) :  L’édito de la présidente – La vie de l’association et les événements à venir- Maurice Sarazin : Marcellin Desboutin le “Rembrandt français” – Marie-Joëlle Fraisse : Histoire d’heure – Aline Berna : Limitations de vitesses : une contrainte qui ne date pas d’hier – Fabrice Martin-Douyat : Visite du château de Miremont (15) possession des Bourbon-Malauze – Aline Berna : La protection sociale, deux années fondatrices  avril 1898 et avril 1928 – Maurice Sarazin : Suppression du bagne guyanais : Albert Londres avait ouvert la voie des réformes – Maurice Sarazin : le 19 juillet 1938, disparition d’un hôtelier de notoriété internationale : Joseph Aletti  – Marie-Joëlle Fraisse : Lavault-Sainte-Anne : déjà gagnante du loto du patrimoine – Maurice Sarazin :  Actualité littéraire à Vichy et dans la région (2ème trimestre 2018) -Sebastien Contal :  Famille Ratignet de Laprugne – Quartiers généalogiques – Questions Réponses

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• Le cercle d’archéologie a  établi le programme de ses conférences pour le dernier quadrimestre de 2018. Elles auront lieu  en partenariat avec le MUPOP de Montluçon et dans le cadre de l’exposition “ – 13 000: une enquête préhistorique dans la vallée du Cher” (voir plus haut).

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AMIS DE MN

• Les Amis de Montluçon ont arrêté le calendrier de leurs conférences mensuelles pour l’année 2018-2019 (entrées libres et gratuites). Il s’établit comme suit: Dimanche 14 octobre :  Alain Carteret : Vichy, cité Napoléon III  – Vendredi 9 novembre :  Pierre-François Doucet : Deux abbayes de femmes du Pays montluçonnais aux destins différents : Bussière et Saint-Bernard de Montluçon  – Vendredi 14 décembre : Georges Costecalde : La guerre de 1914-1918 en chansons  – Vendredi 11 janvier : Guy Gozard : Regards sur Mai 1968 à Montluçon – Vendredi 8 février :  Olivier Troubat : Paysages montluçonnais et des environs du XVIe siècle à travers le polyptique de l’église Notre-Dame- Samedi 9 mars : Jean-Claude Lemonnier : Histoire de Saint-Amand- Vendredi 12 avril : Dominique Laurent : Septembre 1911 : la révolte des ménagères contre la vie chère à Montluçon et Commentry- 12 mai :  Excursion de printemps – Vendredi 14 juin : Samuel Gibiat : Les peintures murales du manoir de Bien-Assis : un décor de la seconde Renaissance française «à la façon de tapisserie. 

• CERCLE D’HISTOIRE VIVANTE

DES PAYS D’HURIEL

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Le grimoire n°30• Lancé en 1988, par un groupe d’amateurs d’histoire constitué autour de Jean Chauchet, le Cercle d’histoire vivante des Pays d’Huriel vient de publier le 30ème numéro de sa revue annuelle, Le Grimoire. Au sommaire, on trouve des articles de deux nouveaux contributeurs :  La journée meurtrière du 26 août 1944 dans la région montluçonnaise (Alain Godignon) – le Bois de Sugères, près de Saint-Sauvier (Chantal Ferrandon). Au fil des pages, on peut aussi découvrir des articles sur les soldats de 1914-1918, ainsi que sur le passé de la commune de Treignat et l’histoire de la grange cistercienne de la Croze, près d’Huriel. Le Grimoire est en vente dans toutes les mairies du canton d’Huriel, à l’office de tourisme et à la maison de la presse d’Huriel (5 €).

• AZI LA GARANCE

(BROÛT-VERNET)

AZI LA GARANCE

• À l’occasion des  35èmes Journées européennes du Patrimoine, les 15 et 16 septembre, le ministère de la culture avait choisi pour thème “ l’art du partage”, afin de “permettre aux citoyens de mieux comprendre ce qui les rapproche en partageant des valeurs communes historiques et esthétiques dépassant les rivalités et les irrédentismes identitaire”.AZI LA GARANCE Il s’agissait aussi de “célébrer avec force la construction de la grande Europe du patrimoine, cent ans après la fin du premier conflit mondial et la chute des empires, qui a engendré une nouvelle Europe des États”. Message bien reçu pour l’association  Azi la Garance, qui a souhaité s’inscrire dans cette démarche en ouvrant exceptionnellement au public la baraque Adrian de Broût-Vernet, avec autorisation de la Mairie. De quoi permettra une visite – découverte de ce bâtiment emblématique des deux derniers conflits mondiaux. Une description complète de ce type d’édifice figurait déjà dans l’article d’Aline Berna publié dans le n° 40 de La Feuille de Garance (juillet 2017).

 

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• Créée en l’an 2000, l’association Vendat, son passé s’est donné pour but d’œuvrer à la  connaissance de l’histoire de la commune et à la sauvegarde de son patrimoine. À l’origine, ses fondateurs  souhaitaient s’intéresser à l’industrie locale des briques, des tuiles et des pots qui étaient confectionnés aux hameaux de  Lourdy et  de Champoux. Au fil des années, l’objet d’étude s’est étendu à l’ensemble de l’histoire communale. Église, mairie, école, halte du chemin de fer ou encore  l’ancien moulin banal datant du XVè siècle et l’hôtel des Quatre-Vents implanté  au centre de la commune, tels sont quelques-uns des domaines sur lesquels l’association s’est penchée.  À l’occasion du centenaire de la grande guerre, un important travail de recherches a été mené  sur le monument aux morts, les poilus de Vendat et les lieux de leur décès…

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Sommaire des deux derniers n° de La Brique (vendat.net)

• Dans le prolongement de ces travaux,  Vendat, son passé publie des fascicules thématiques qui sont consultables directement sur son site. S’y ajoute la parution  de La Brique, une lettre d’information, qui en est à son 30ème numéro. Disponible, elle aussi,  en ligne,  elle permet de suivre les travaux et recherches en cours.

 

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SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE DU BOURBONNAIS

• La Revue scientifique du Bourbonnais  2017 est parue au premier semestre 2018. Au sommaire : Une année de recherches sur la bataille de 58 av. J.-C. Dite de Bibracte  (Charles Pommeau) –  Aspects divers de l’évolution de la terre cuite dans la réalisation des toitures ; présence de tuiles gallo-romaines en Bourbonnais  (R. Bonabaud) – Les oiseaux d’un lieu, sur la commune de Lavoine (E. Piéchaud) – Comptes rendus des réunions ; assemblée générale du 30 janvier 2016.

• Rappelons  que la  réduction des subventions a conduit à l’abandon du local de la société qui a dû se séparer aussi d’une partie de ses collections et archives.

 

• AUVERGNE

REVUE DE LA HAUTE AUVERGNEREVUE HAUTE AUVERGNE

• La Revue de la Haute Auvergne a publié la seconde partie de son dossier sur la recherche archéologique dans le Cantal (Tome 80 – avril-juin 2018):

Revue Haute Auverne sommaire avril-juin

► Florie-Anne Auxerre-Geron : Essai de géographie protohistorique en Haute-Auvergne : nouvelles données et approches : RésuméLa Protohistoire en Haute-Auvergne a fait récemment l’objet d’une thèse de doctorat, soutenue à l’université de Toulouse Jean-Jaurès. La région a constitué une zone d’étude exceptionnelle, notamment parce que les hautes terres sont de réels conservatoires pour les aménagements de toutes époques, et en particulier les tertres et tumulus protohistoriques. Elle s’est ainsi présentée comme un véritable laboratoire où approches statistiques et spatiales ont pu être menées. Cet article présente les principaux apports de l’étude, mais aussi des opérations de terrain qui ont pu être menées. L’observation en particulier des sites de hauteur, naturellement fortifiés, mais aussi des nécropoles tumulaires, nous permet en effet aujourd’hui d’approcher la question de l’occupation de ces contextes topographiques particuliers, sur le long terme, ainsi que de l’interaction homme/milieu et des liens entre hautes terres et zones plus basses. Nous proposons ainsi un essai de géographie protohistorique qui amène discussions et nouvelles perspectives de recherche.

► Fabien Delrieu, Florie-Anne Auxerre-Geron, Sandra Chabert, et Cécile Moulin : Les occupations protohistoriques et tardo-antiques du Suc de Lermu à Charmensac : état des lieux et données nouvelles: RésuméMentionné par Pierre-François Fournier en 1954 et objet de campagnes de sondages dans les années 1960 en parallèle aux travaux de recherche d’Alphonse Vinatié, le suc de Lermu, petit plateau basaltique de la commune de Charmensac, a fait l’objet d’une campagne de sondages conduite par Fabien Delrieu en 2016. Confirmation a été faite de l’occupation du site au cours de plusieurs séquences chronologiques s’étalant pour l’heure du Bronze final III-b à l’Antiquité tardive qui donne au suc de Lhermu une bonne place dans le corpus des sites de hauteur du Massif central bien inscrit dans les réseaux d’échanges entre le centre et le sud de la Gaule.

• Le Tome 81 de la Revue de la Haute-Auvergne (juillet – août 2018), après l’éditorial de Robert Léotoing d’Anjony, présente le premier volet d’un dossier sur le Pays de Maurs.

REVUE HAUITE AUVERGNE

• Le  6 octobre,  Isabelle Fernandez  auteure des  Moulins et meuniers de Saint-Paul-de-Salers (2013), a présenté son nouveau livre intitulé Histoire des maisons de la place de Salers, un lieu bien   moins immuable qu’il n’y parait.images En étudiant les maisons qui l’entourent, il s’avère que cette place a sensiblement changé au fil du temps, y compris dans un passé proche.  Deux maisons ont ainsi été incendiées au début du XXème siècle, tandis que  d’autres ont été remodelées et que la halle a été démontée. Les arcades, au rez-de-chaussée de chaque immeuble, ont été bouchées. La conférencière a  présenté les sources qui lui  ont permis de remonter l’histoire de douze maisons de la place, depuis l’étude des archives jusqu’aux photographies sur plaques de verre. Le rôle de la place a été également évoqué, avant de dérouler l’évolution des maisons, avec les faits marquants de certaines d’entre elles.

• LIMOUSIN

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• La Société des sciences naturelles, historiques et archéologiques de la Creuse présidée par Patrick Léger, vient de publier le Tome 63 de ses  Mémoires ( année 2017-2018), un copieux volume de 500 pages qui se décline en 4 grandes parties :

téléchargementARTICLES : David Naudon, Pascal Duboc : Synthèse des données malacologiques de la réserve naturelle nationale de l’étang de Landes (Lussat, Creuse, août 2017) – Karim Guerbaa : Les araignées dans le département de la Creuse      – Patrick Léger : Notes d’archéologie, année 2017 – Pierre M. Ganne, Erwan Nivez, Michaël Tournadre : Les sépultures gallo-romaines de Dougier (commune de Saint-Agnant-près-Crocq) – Jacques Roger, Lise Boulesteix: Inventaire des premiers lieux de culte chrétiens dans l’espace rural creusois – Noëlle Bertrand: La paroisse et seigneurie de La Chapelle (commune de Lépaud) avant la Révolution – Catherine Champanat, Jean Champagnat : L’impact des troubles de la ligue dans l’ouest aubussonnais. IV – Maçons et rythmes saisonniers – Claire Barbier : Les seigneuries de Sannes et de Mautes – Daniel Dayen : Au théâtre à Guéret : chapitres d’histoire 1600-1940 – Yves Guiet, Pascale Marouseau : Des oubliés de la Grande Guerre : les soldats du canton de La Souterraine prisonniers de l’Allemagne – Guy Avizou, Christian Penot : Les lendemains de la Libération dans la Creuse (25 Août 1944-mai 1945). I. – La relève des autorités de Vichy, l’épuration et la répression de la collaboration – Christophe Moreigne, Guy Marchadier : Louis Gaston Roussillat (1897-1978), leader de l’action laïque, sociale et solidaire dans la Creuse – Noëlle Bertrand : Modillons et corbeaux de l’église de Jouillat – Martine Mathias : L’exposition de la tapisserie de 1946 : une opération internationale pour le prestige de l’art français qui consacre l’émergence d’une école contemporaine

MÉLANGES : Françoise Broussaud Le Strat : Un oiseau bien étrange au musée de Guéret – Jean-Dominique Meunier: Un dolmen inédit  la Table du loup  (commune de Saint-Pardoux-Morterolles – Gérard Gouyet : À la recherche d’une métallurgie protohistorique du bronze dans la Creuse – Gérard Gouyet : Inventaire des découvertes de vestiges préhistoriques et gallo-romains de la commune de Jouillat – Claude Bardon : Découverte de monnaies gauloises dans les environs d’Ahun – Gérard Chevalier: Aqueduc gallo-romain de Jouillat – Thierry Galateau: Puits du château de Montaigut-le-Blanc – Jean-Philippe Benoist : Vasques et margelle de puits des environs de Bonnat – Jean-Pierre Lécrivain : Les quatre châteaux de Jouillat – Denis Loche : Les propriétaires du château de Jouillat (1490-2017)   – Géraldine Thévenot: Mécénat du commissariat à l’énergie atomique dans la Creuse : la statue de sainte Barbe à Moutier-Malcard lauréate – Christophe Moreigne : Un acte notarié qui éclaire l’histoire de la gestion du domaine de Saint-Germain-Beaupré – Daniel Dayen : Valery Bureau-Desétiveaux (1812-1882), préfet de la Creuse et grand-père de Valery Larbaud – Josiane Garnotel : Le pays des trois lacs : construction des barrages – Patrick Léger: La légende de Brétouilly (commune de Jouillat) d’après les manuscrits de Jean-François Bonnafoux

CHRONIQUES : René Barret : Climatologie creusoise, année 2017 – Pascale Bugat: Les Archives départementales de la Creuse, bilan et perspectives – Charlotte Ginois : Musée d’art et d’archéologie de Guéret, bilan de l’année 2017 – Bruno Ythier : La Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson (2016-2017) – Jacques Roger : L’archéologie dans la Creuse en 2017 – Sylvette Chaix : Chronique de la Creuse, année 2017 – Michelle Dayen, Claude Adolphe, Catherine Giraud: Chronique des ventes publiques, année 2017  – Jean-Marie Allard : Bibliographie creusoise 2017.

VIE DE LA SOCIÉTÉ : Patrick Léger : Procès-verbaux des séances, année 2017 – Jean-Pierre Verguet : 88ème  excursion, samedi 2 septembre 2017, les CombraillesIndex analytique du tome 63, 2017/2018

• Lors de la séance de rentrée de la SSNAHC qui s’est tenue le 8 septembre, à la Maison des associations de Guéret, trois conférences ont été présentées : Le pigeon colombin dans la Creuse, biologie de l’espèce et méthodologie de suivi (Jérôme Yvernault) –  Les Creusois dans le dictionnaire Maitron des fusillés (Michel Thébault) – Les cinq dernières années du peintre Eugène Alluaud (Christophe Moreigne). La prochaine séance de la SSNAHC se tiendra le 17 novembre 2018.

• NIVERNAIS – BOURGOGNE

Groupe 71

Images de Saône-et-Loire (n° 195 – Septembre 2018) publié par le Groupe 71 vient de paraître. Au sommaire:

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• LES ARTS

OPÉRA DE VICHY:

DEMANDEZ LE PROGRAMME 2018-2019

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• L’Opéra de Vichy a publié le programme de la saison 2018/2019, qui se déroulera du 27 septembre 2018 au 25 mai 2019. Présenté par Martin Kubich, directeur de la culture et de l’Opéra de Vichy, il regroupe à la fois  les programmations de l’Opéra et celles  du Centre culturel. On peut le télécharger sur le site de l’opéra. 

UNE NOUVELLE EXPOSITION

DÉDIÉE AU PEINTRE FLORANE

img1471• Le 15 août, à Montvicq,  l’association Florane et son époque, présidée par Huguette Butrus,  a présenté une exposition dédiée à Florane,. Outre les tableaux de Louis Blanchard, alias Florane, des objets d’art déco et d’art nouveau étaient proposés à le vente par Manuel Ribatto. Les particuliers qui le souhaitaient avaient aussi la possibilité de vendre un tableau de Florane. L’invité d’honneur était  l’aquarelliste Émile Roméro qui a exposé ses œuvres. Cette journée Florane a été aussi l’occasion pour la municipalité montvicquoise d’inaugurer  le square Florane.

UN NOUVEAU TIMBRE GRAVÉ

PAR MARIE-NOËLLE GOFFIN

téléchargement• La graveuse Bourbonnaise Marie-Noëlle Goffin a réalisé le timbre  Pierre Schoendoerffer 1928-2012 . Il a été mis en vente en avant-première à Chamalières, dans le cadre du 68ème congrès du groupement philatélique du Massif central, lors du week-end des 22-23 septembre. La ville de Chamalières a également voulu rendre hommage  à l’auteur de La 317e section en apposant une plaque sur sa maison natale, située au 12 avenue de Royat.

• Daniel Poux a créé l’association Visions sur l’art verrier  et le Musée du verre à La Bourboule dont la collection est une des plus importantes de France (infos : 06 82 15 49 88).

• La galériste clermontoise Claire Gastaud a été élevée au rang d’officier des Arts et Lettres. C’est la ministre de la Culture, Françoise Nyssen qui lui a remis personnellement  la décoration, à Paris le 23 juillet.

MARC CHAGALL, “DU COQ À L’ÂNE”

chagall_du_coq_a_lane• Marc Chagall (1887-1985) avait séjourné en Auvergne à la fin des années 1920. Il est de retour avec une exposition  Chagall, du coq à l’âne  inaugurée le 20 juillet à l’Hôtel du Doyenné à Brioude, où elle est visible jusqu’au 7 octobre. Meyet Meyer, la petite-fille de l’artiste était présente lors du vernissage.

• L’Académie de Vichy, présidée par Christian Renard, a présenté à la galerie Miroir du temps sa première exposition avec 72 œuvres de 10 peintres et sculpteurs. Elle était  visible du 27 juillet au 10 août.

LES VERNEUILLADES...

À VERNEUIL-EN-BOURBONNAIS

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© Site Verneuil-en-Bourbonnais

• À Verneuil-en-Bourbonnais, jusqu’au 15 août, quatre artistes avaient été réunis par les Amis du vieux Verneuil pour une exposition intitulée les Verneuillades. On pouvait y voir des œuvres de Danielle Bernardon, maitre verrier, de Catherine Landivier, qui fabrique des figurines africaines, de  Marie- Hélène Espinasse, architecte d intérieur, ainsi que de  Jérôme Danikowski, sculpteur.

• Richard Zielenkiewicz, alias  Monsieur Z., originaire de Lorraine, travaille pour la presse et la publicité internationale. Il était à Vichy le 31 août pour une séance de dédicace  de son affiche  réalisée pour la campagne  Un été à Vichy .

FÉLIX DE VUILLEFROY-CASSINI,

 PEINTRE DES VACHES

PortraitFélixdeVuillefroy◄ Le peintre animalier  Félix de Vuillefroy-Cassini (1841-1916) exposa pour la première fois au Salon en 1867. Ses toiles sont consacrées essentiellement au motif de la vache. Lors d’un voyage en Auvergne, il s’était arrêté à Cusset et avait peint ces ruminants lors de la foire du 1er septembre 1888  se tenant alors sur le cours Arloing. Le tableau (68/84 cm), qui se trouve au 2ème étage du musée de la Tour prisonnière à Cusset, a été prêté au musée de Barbizon pour une exposition temporaire qui se tient  jusqu’au 16 décembre 2018.

• Le graphiste Jérôme Schirtzinger, alias Cheub,  est en poste depuis une quinzaine d’années au Centre culturel Valery-Larbaud à Vichy. Il a rassemblé ses dernières toiles et d’anciens croquis retouchés dans une exposition inédite présentée  au casino du Grand Café jusqu’au 7 septembre.

• Mireille Blanc, peintre, diplômée de l’École nationale des beaux-arts de Paris, vit et travaille dans la capitale : “ Mon travail, dit-elle, porte sur l’aspect énigmatique du réel… » . Jusqu’au 16 septembre, le FRAC Auvergne présente son exposition intitulée La sommation des images.

DEUX EXPOSITIONS À VOIR

AUX MUSÉES MANDET ET BARGOIN…

Musée mandet RiomÀ Riom, le musée Mandet met à l’honneur deux artistes Ernest Pignon-Ernest, dessinateur, et André Velter, poète, essayiste et chroniqueur. Une exposition temporaire visible jusqu’au 4 novembre retrace leurs parcours singuliers mais aussi leurs collaborations artistiques.

• Le musée Bargoin à Clermont-Ferrand présente jusqu’au 6 janvier 2019  l’exposition  Déviations  qui évoque les grands sujets de société par le biais du medium textile. Les pièces patrimoniales issues des collections du musée côtoient les œuvres de jeunes artistes et artisans et celles de personnalités venues des cinq continents,soit plus de 80 œuvres textiles, photographiques et vidéographiques.

PHILIPPE TALLIS

AU MUSÉE DU SEPTENNAT (CHÂTEAU-CHINON)

tallis-1c0e6• Jusqu’au 30 novembre, le musée du septennat (6 rue du château 58120 Château-Chinon) propose Instants  d’art, une exposition consacrée à l’œuvre éclectique de Philippe Tallis. Il  s’inspire du monde du cheval, de Bartabas à Alexis Gruss, ou de celui de la danse contemporaine, de Carolyn Carlson à Magguy Marin.  Au travers de cette exposition,“ le corps est à découvrir sous différentes facettes qu’il soit féminin ou animal mais toujours érotisé, voluptueux ou sauvage”.

 

 

 

 

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