L’ACTUALITÉ DES AUTEURS, DES ÉDITEURS, ET DES MÉDIAS : N° 15 (SEPTEMBRE – OCTOBRE 2018)

MISE À JOUR: 16 OCTOBRE 2018

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© Le bazar littéraire

images• Depuis son lancement, le 23 juillet 2016, Vu du Bourbonnais en est à son 100ème article, celui que vous avez sous les yeux.  Sans avoir le culte des chiffres, il nous a semblé bon de le rappeler. Avec  le seuil des 80 000 pages vues qui sera bientôt franchi, c’est un encouragement pour notre petite équipe à poursuivre dans cette voie…Et à mettre le cap sur le 200ème article…

• Pour que ce blog rayonne davantage, n’hésitez pas à nous faire connaître autour de vous, mais aussi, pour qu’il soit encore plus complet, à nous faire part de vos remarques, de vos réactions et/ou de vos critiques, qu’elles portent sur un article en particulier ou sur le blog, en général.

• Enfin, il n’est peut être pas inutile de le redire: Vu du Bourbonnais est ouvert à toutes et à tous. Vous pouvez donc y contribuer par d’éventuelles propositions de publications ou en nous communiquant des informations qui vous semblent susceptibles de s’insérer dans nos rubriques. On compte sur vous…

Vu du Boubonnais

allier-infos@sfr.fr

 

EXPOSITION

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• Du 6 octobre 2018 au 6 janvier 2019, la médiathèque de Moulins Communauté présente Écrire la guerre, les écrivains français et la Grande guerre, une exposition  labellisée par la Mission du centenaire, autour de laquelle viendront se greffer de nombreuses animations.

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Maurice Genevoix

• Roland Dorgelès, Henri Barbusse, Blaise Cendrars, Pierre Loti, Guillaume Apollinaire, Maurice Genevoix figurent dans la liste de ces nombreux hommes de plume qui ont voulu coucher sur le papier leur vision de cette expérience tragique. Avec Écrire la guerre,  la médiathèque a voulu mettre en relief la grande variété et la richesse de leurs approches face à la guerre, autant au plan stylistique qu’au plan politique. Pour  Françoise Muller,  directrice de la médiathèque, “Il s’agit de présenter des écrivains connus et d’autres qui méritent de l’être. C’est le seul conflit qui ait nourri une telle littérature. Celle-ci était alors un vecteur de communication essentiel. Les écrivains de l’époque se sont massivement mobilisés. Le conflit a aussi déclenché des envies d’écriture… Et beaucoup sont tombés dans l’oubli ”.

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Roland Dorgelès

• Sur la page Facebook de la la médiathèque, on peut lire : “La participation des écrivains à la guerre fut multiforme et très précoce. Un véritable déluge de mots accompagna d’abord l’entrée dans le conflit. De nombreux écrivains reconnus, quand ils n’étaient pas mobilisés, s’engagèrent volontairement en 1914 à l’instar de Roland Dorgelès, Henri Barbusse, Léon Werth, Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars. Ils accompagnèrent souvent ce geste de justifications patriotiques enflammées tandis que leurs confrères restés à l’arrière les encourageaient par des poèmes ou des articles où le nationalisme exacerbé le disputait à un chauvinisme boursouflé par une haine radicale de l’ennemi. Quelques rares voix se firent entendre mais elles demeurèrent assez largement minoritaires. Il fallait dans ce cas, il est vrai, affronter une censure peu amène avec la critique”.

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Émile Guillaumin

• L’exposition a été bâtie à partir des collections de la médiathèque de Moulins Communauté, auxquelles sont venues s’ajouter quelques prêts, La majeure partie des ouvrages présentés est issue de la bibliothèque du journaliste Gaëtan Sanvoisin (1894-1975). Né à Moulins, il fit carrière à Paris dans l’entre-deux guerres au Gaulois, au Figaro puis au Journal des débats,  avant de se replier à Moulins, lors de la Seconde guerre mondiale, devenant rédacteur en chef du quotidien Le Progrès de l’Allier. En 1976, un an après sa mort, la médiathèque avait reçu de ce passionné de littérature le don  d’un fonds littéraire remarquable. Il comportait au moins 25 000 volumes et  était  constitué des œuvres marquantes de l’époque.

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Henri Barbusse

• C’est Nicolas Beaupré, maître de conférences à l’Université Clermont Auvergne et spécialiste de la Première Guerre mondiale, sur laquelle il a écrit plusieurs ouvrages, qui a supervisé l’exposition. Plusieurs rendez-vous, notamment à destination du jeune public, ainsi que des lectures à voix haute et des visites guidées, ont été programmées. La poésie de la grande guerre, bien moins connue que la prose, est également au programme, avec une conférence débat (7 octobre), à laquelle participera le comédien Vincent Fouquet de la compagnie lyonnaise  Maison Serfouette

► Savoir plus : les animations autour de l’exposition 

• Samedi 6 octobre : Inauguration et visite guidée de l’exposition.

téléchargement• Dimanche 7 octobre : La poésie française de la Grande Guerre, conférence-débat animée par Nicolas Beaupré, commissaire de l’exposition, avec la participation du comédien  Vincent Fouquet.

• Vendredi 12 octobre. Lecture musicale La grande guerre, par la compagnie La Voie des livres. Avec Marc Roger (lecture d’extraits de Les  Croix de bois, de Roland Dorgelès, de  Ceux de 14 de Maurice Genevoix…) et Aoko Soga, pianiste.

• Vendredi 23 et samedi 24 novembre. Spectacles Lettres à Lulu, par  la compagnie Troll.

•Vendredi 30 novembre. Projection du film Rue des martyrs de Vingré,  documentaire de Caroline Puig-Grenetier consacré aux 6 soldats  fusillés à Vingré, dont 3 étaient originaires de l’Allier.

• Dimanche 2 décembre. Lecture à voix haute d’une histoire de Noël pendant la Grande Guerre.

• Vendredi 7 décembre. Récital de piano, avec Alexandre Léger qui  interprétera Francis Poulenc, Gabriel Fauré, Claude Debussy et Maurice Ravel.

Contact (pour les visites guidées): Médiathèque : Place du Maréchal de Lattre de Tassigny  03000 Moulins  –  Tél : 04.43.51.00.00  – Mail : mediatheque@agglo-moulins.fr

 

L’ACTU DES AUTEURS

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• GEORGES SIMENON À L’HONNEUR

téléchargement• Les 15 et 16 septembre, dans l’après-midi, l’Association Simenon en Bourbonnais  a organisé à Vichy, une déambulation dans les rues évoquées par Georges  Simenon dans son livre  Maigret à Vichy. Le 16, au cinéma Étoile Palace, le réalisateur Jacques Tréfouël était présent pour la projection de son documentaire intitulé Simenon, Maigret et le Marquis. Réalisé en 2003, il retrace le passage de l’écrivain en Bourbonnais en 1923-1924,  alors qu’il était au service du marquis Jacques de Tracy, au château de Paray-le-Frésil, à Chevagnes. Dans le prolongement de ces manifestations, une exposition sur Simenon a été visible à la Médiathèque de Vichy. Rappelons que l’association doit aussi organiser, le 12 octobre, à la salle polyvalente de Paray-le-Frésil,  un dîner  intitulé  “Maigret passe à table”.

Sans titreLMT• “Un Simenon revient dans l’Allier”, titrait à la une La Montagne,  dans son édition du 29 septembre…Il s’agissait de John Simenon, 69 ans,  « le fils du romancier belge, revenu en Sologne bourbonnaise, non pas sur les lieux du crime, mais sur les traces de son père”. Dans un long article en pages intérieures, Antoine Delacou rappelle l’origine des liens entre Simenon et le Bourbonnais ainsi que l’influence qu’a pu avoir cet épisode de sa vie sur son œuvre. À propos de ce père, auteur d’au moins 500 romans, John Simenon  confie qu’il a bien été “un vrai père”, avant d’ajouter : ”Dans mes souvenirs de jeunesse, mon père  est un père à part entière, pas un romancier”.

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John Simenon

• Diplômé de Harvard, féru de littérature ancienne et d’histoire antique, c’est lui qui gère l’œuvre paternelle et les droits afférents. Il rappelle que son père se considérait davantage comme “un artisan que comme un artiste, et qu’il lui avait fallu au moins dix ans pour “maîtriser le métier d’écrivain », au terme d’une “intense et rigoureuse période d’apprentissage”. Il y a selon lui “un style Simenon, simple, direct, redoutablement efficace, ainsi qu’une capacité “à explorer les tréfonds de l’âme humaine et à restituer magistralement sa complexité”. Quant au personnage central de Jules Maigret, “ce n’est pas un héros au sens antique du terme. Ce n’est pas Sherlock Holmes, ni Hercule Poirot dotés de pouvoirs quasi surnaturels et divinatoires (mais) c’est un banal fonctionnaire de police, Monsieur Tout-le-monde, un bonhomme massif qui ne paie pas de mine (…). Fayard, l’éditeur, affirmait mordicus que ça ne marcherait pas. Mais c’était sans compter sur le  talent de mon père”, conclut-il.

► Savoir plus: Site de l’association Simenon en Bourbonnais

 

• JACQUES PINCE (1936-2018),

UN AUTEUR QUI SAVAIT MÊLER HISTOIRE ET TERROIR

201012131262◄ Jacques Pince, amoureux du patrimoine autant que de l’écriture, est décédé à Moulins, le 25 août 2018, quelques mois après son épouse. Né dans l’Ariège, le 10 août 1936, il avait fait toute sa carrière professionnelle dans l’éducation nationale, d’abord comme professeur d’éducation physique, puis comme  principal de collège et, enfin,  comme  proviseur du Lycée Blaise-de-Vigenère, à Saint-Pourçain-sur-Sioule. C’est en Bourbonnais qu’il s’était définitivement fixé, à l’heure de la retraite, après avoir acquis, au Theil, le château de Fontariol. Lédifice du XVè siècle  tombait en ruines et il s’était évertué, avec son épouse, à le restaurer, depuis trois décennies.

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Quelques uns des romans de Jacques Pince

• Passionné par l’histoire, il était aussi devenu un auteur prolifique, avec une série de  romans dans lesquels il mêlait habilement histoire et terroir. Publiés principalement par les éditions de Borée et par l’éditeur limousin Lucien Souny, ils lui avaient valu plusieurs prix littéraires. Chez de Borée,  il avait publié  Les premiers sillons (2003), Le goût du blé (2006), La vengeance de Bogis (2007), L’ombre du chai (2009),  Le dernier des Bourdignot (2011), Les blouses  grises (2011), Tustou et Marie (2011) et  La colline aux framboises (2013). Les éditions Souny, quant à elles,  avaient édité  Les noces grises (2010). On lui doit aussi Les demoiselles de la terre courage (éditions Privat, 2010). Enfin, n’oubliant pas ses racines ariégeoises, il avait mis en scène la tragédie cathare dans les deux tomes de son roman  Guillaume le  Faydit, sortis en 2004 et 2009 aux éditions de l’Écriteau.

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UNE NOUVELLE PHASE DE TRAVAUX

ET DES PROJETS D’AMÉNAGEMENTS

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La maison d’Albert Londres en 1905

L’association Maison Albert Londres, présidée par Marie de Colombel,  va poursuivre les travaux de restauration de la maison natale du Prince des reporters…tout en continuant à  rechercher activement les financements indispensables pour la suite des projets. Après la rénovation des toitures achevée en 2017, la nouvelle phase concerne “la rénovation des pierres de tout le premier étage extérieur”, avec reconstruction en pierre, et à l’identique, du balcon d’angle, disparu au fil du temps. Pour ce faire, les cartes postales anciennes ont été  d’un précieux secours.  Le chantier (septembre – octobre 2018) qui se monte à  45 000 €, a bénéficié de  l’appui du département de l’Allier  et de la ville de Vichy. La phase suivante concernera la vitrine de style XIXè siècle, pour un coût compris entre 75 et 90 000 €. Dores et déjà,  la région  a décidé d’apporter une aide de 20 000 €, via la Fondation du patrimoine.

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• Et après ? Il restera à réaliser les aménagements intérieurs des trois niveaux . Au rez-de-chaussée, sera installé  un musée boutique dédié  à Albert Londres. L’espace de 110 m2, ouvert au grand public,  sera équipé d’écrans tactiles destinés à mettre en valeur les différents aspects de son œuvre.  Le premier étage  sera dévolu à un centre de documentation réservé aux chercheurs. Quant au dernier étage, il abritera    la résidence d’un journaliste  ou de toute personne  réalisant des travaux sur Albert Londres. L’association souhaite aussi exposer des objets ayant appartenu au journaliste, dont le piano qu’elle possède déjà. Pour mener à bien la création d’un fonds dédié à  Albert-Londres et aux journalistes lauréats du fameux prix, elle s’est lancée dans une chasse aux documents, notamment les clichés que prenait régulièrement  le reporter. Dores et déjà, 600 articles ont été numérisés pour en faciliter l’accès.

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Un appel aux dons sur le site de l’association

• Pour Marie de Colombel, “ Albert Londres a une verve très imagée. Son style dénote par rapport à ce qui est écrit à l’époque”. Il reste cependant, selon elle, beaucoup à faire pour que les Vichyssois “soient fiers d’avoir un écrivain comme Albert Londres qui soit né dans leur ville. En attendant, on peut explorer le site Internet que l’association a créé. Outre la biographie et des citations d’Albert Londres, on y trouvera des informations sur sa maison, sur les travaux réalisés, en cours ou projetés, ainsi que des échos de la vie de l’association. On peut également effectuer des dons directement, avec déduction fiscale à l’appui.

• ARTHUR NESNIDAL

LA PURGE QUI A DU MAL À PASSER

téléchargement (1)• Arthur Nesnidal, âgé de 22 ans, est né à Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme). Il  a été élève au lycée Blaise Pascal, à Clermont-Ferrand  en Khâgne. Dans une avant critique publiée en juin dans le magazine Livres Hebdo, Jean-Claude Perrier le présentait ainsi : “Arthur Nesnidal, Auvergnat de 22 ans, est un rebelle, un insoumis. D’ailleurs, il a été candidat suppléant aux législatives de 2017, à Clermont-Ferrand, pour la France insoumise. Battu, mais qu’importe. Il récidivera sûrement. En attendant, il réalise des reportages sociétaux pour Siné Mensuel. C’est d’une plume acérée, sophistiquée aussi, qu’il a écrit son premier roman, La purge, (édition Julliard, 2018, 16 €) à la première personne, où l’on peut voir un règlement de comptes sans pitié avec l’une des institutions les plus solides de notre système scolaire, les classes préparatoires. Littéraires, en l’occurrence, qu’on appelle familièrement hypokhâgne et khâgne”.

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Le lycée Blaise-Pascal, au centre de La Purge

• La sortie, le 16 août, de ce roman à charge qui a bénéficié d’un tirage initial de 5 000 exemplaires, n’est donc  pas passée inaperçue, surtout dans l’ex- capitale régionale. Dans cet ouvrage, il se montre sans complaisance dans la description du quotidien d’une année en hypokhâgne, la sacro-sainte filière d’excellence qui prépare au concours d’entrée à l’École normale supérieure. Il entend dénoncer la machine à broyer les individus qu’est l’éducation élitiste à la française : “ Le narrateur, apparemment mal orienté, a suivi, durant un trimestre, une hypokhâgne à Clermont-Ferrand. Un long hiver, froid et sinistre, une saison en enfer où, boursier, interne, mal logé, mal chauffé, mal nourri, il traîne son tædium vitæ, s’abrutit de travail et, bien qu’il se rende vite compte que ce petit monde des forts en thème n’est pas fait pour lui, s’acharne. Ne serait-ce que pour ne pas décevoir ses parents méritants”, résume Jean-Claude Perrier.

• Dans son édition du 13 septembre, le quotidien La Montagne  est revenu sur ce livre, qu’il avait d’abord évoqué  sur son site Internet, dès le 27 août,  puis dans ses colonnes quelques jours plus tard . Le médiateur a donné  la parole à ses lecteurs dont la plupart  contestent la vision  d’Arthur Nesnidal, dans “un retour de bâton impitoyable : “Loin des préoccupations vacancières, les éditions Julliard ont publié un livre d’un primo-romancier. Arthur Nesnidal tire à boulets rouges sur l’Hypokhâgne du lycée Blaise-Pascal, écrit Michel Fillière. Il n’a pas obtenu le concours final (de l’École normale supérieure) Mais il a commis un livre (…) un exutoire pour dire tout le mal qu’il pense de cette institution française. En alignant l’établissement, les profs, les élèves et les personnels”.  D’où la question : “Peut-on tout dire dans un livre ?”

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Une  classe de Khâgne du lycée Blaise-Pascal (1980-1981)

• Réactions de quelques lecteurs : “La Khâgne, il y a ceux qui en parlent et ceux qui la font, et il y a ceux qui en font des livres” écrit Simon  Berger. Pour ce lecteur, qui a connu la Khâgne en 2015-2016, “il est regrettable que non seulement le paysage littéraire mais aussi les témoignages d’élèves de classes préparatoires soient à ce point gangrenés par ce qui relève du pur et simple règlement de compte”. Sans occulter “les travers et les aspects les plus sombres”  de ces classes préparatoires, Jacques Marckert, qui a été un condisciple de l’auteur, rejette l’idée que ces classes  aient pu le formater : “J’ai évolué au sein de l’univers dépeint dans son établissement. Dévoilons le voile de la fiction invoquée par l’auteur avec ironie et mauvaise foi, simple prétexte pour dissocier l’écrivain du narrateur qui sont, de toute évidence la même personne. La Purge est une autobiographie qui ne dit pas son nom”. Et de conclure : “La Purge est une abominable exagération du climat des classes préparatoires qui, bien que difficile certains temps, restait loin d’être insoutenable”. Pour lui,  ce ne sont pas “des étouffoirs, ni des machines à broyer la pensée (mais) des opportunités pour ceux qui savent s’y intégrer sans le vénérer à l’envi”. Bref, pour ce lecteur et témoin, La Purge ne serait-elle pas que la peinture d’une immense frustration en accablant le lycée “d’intentions totalement mensongères comme la discrimination envers les boursiers, la vétusté de l’infirmerie ou encore la morgue systématique des enseignants”.

• Dans un billet d’accompagnement intitulé Écrire, le médiateur du quotidien régional écrit en conclusion, après avoir rappelé  que la censure de jadis a heureusement disparu : “Genre littéraire libre, le roman fait place à l’imagination. Et si parfois le récit d’une vie peut faire souffrir, c’est que l’auteur n’a pas tourné sept fois sa plume  dans l’encrier. Avant de stigmatiser en se prenant pour un justicier. Mais s’il s’empare du réel pour l’écrire à sa façon, ce peut être une liberté raisonnée. Peut-il tout dire ? Zola tranche avec talent : “Le seul crime est de mal écrire”.

 

 • UNE BIOGRAPHIE DE JOSEPH VOISIN,

SIGNÉE PAR PIERRE BORDES

img134◄ Joseph Voisin (1882-1869), vie et œuvre. Écrivain de la terre soldat et journaliste…C’est le titre de la biographie  que lui a consacrée Pierre Bordes et qui doit paraître en novembre prochain (1 vol. br, 224 p, éditions Association Pré-Textes: 16 € en souscription jusqu’au 31 octobre et 19€ après parution). L’ouvrage permet de découvrir la vie et l’œuvre de l’écrivain yzeurien, primé par l’Académie française.  Après une première partie qui retrace les principales étapes de sa vie, une large place est consacrée à ses écrits, notamment les  nombreuses lettres qu’il a adressées à  Émile Guillaumin entre 1903 et 1951, ainsi que des courriers  envoyés à Valery Larbaud. Il comporte aussi des extraits  de nouvelles, de contes et d’articles de Joseph Voisin publiés dans divers journaux et revues. Le récit de son expérience de combattant de 14-18 se révèle  exceptionnel, mettant en lumière toute l’horreur des combats, comme  les souffrances et les espoirs des poilus. Ses  écrits apportent un témoignage émouvant sur  la vie et les débats de son époque.

► Contacts et souscriptions: Pierre Bordes : 14 impasse du Pré de Molles 03400 Yzeure – Courriel : pierre.bordes03@gmail.com.

 

• “AU SERVICE DU BOURBONNAIS

ET DE LA FRANCE

 LE DERNIER LIVRE DE JEAN CLUZEL 

Cluzelnet• Quarante-sept ans près Au service du Bourbonnais, Jean Cluzel a choisi d’intituler son dernier ouvrage Au service du Bourbonnais et de la France. Un livre qui prend des accents de testament politique et  à propos duquel le journaliste Mathieu Villeroy écrit : “Un livre dense comme autant de facettes de l’action d’un homme. Jean Cluzel imprègne son dernier ouvrage du souffle de vie. Toujours visionnaire mais aussi lucide”. À  bientôt 95 ans, le fondateur du club de réflexion Positions (1955), ancien président du conseil général (1970-1976 et 1985-1992) et ancien sénateur de l’Allier (1971-1998), membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1991, fondateur de la radio web  Canal Académie, a renoué avec l’écriture.

images•  Il le fait à travers “ une forme de témoignage politique, ordonnant le champ des actions pour leur donner toute leur unité et leur densité. Un sens, voire une forme d’universalité”, poursuit le journaliste.  Dans un Bourbonnais  géographiquement écartelé entre ses trois “grandes villes”, qui cultive à l’envi la (les) division(s), Jean Cluzel  se présente comme celui qui s’est évertué  à jouer les rassembleurs pendant plus d’un demi siècle.  Au fil des pages, il brosse une série de  portraits,  “autant de personnalités d’hier et d’aujourd’hui qui ont façonné son quotidien et l’histoire contemporaine”. En se tournant vers l’avenir, l’ancien élu se pose en “inlassable défenseur de l’action, encore et toujours”. N’hésitant pas à se référer à Jean Jaurès qui considérait en 1905 que face aux ambiguïtés du monde et à ses incertitudes, “l’action humaine peut beaucoup”,  il met en avant deux principes : une règle de vie résumée par la formule “voir, juger, agir” et un principe d’action :Jamais seul. Toujours en équipe”. Au service du Bourbonnais et de la France (20 €) est disponible depuis la fin septembre dans les librairies du département.

•  BIENTÔT UN PRIX JEAN-ANGLADE

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images• Les 6 et 7 octobre, à  l’occasion de À lire les auteurs, le 6ème salon du livre de Royat-Chamalières, dont la marraine était Diane Ducruet, un hommage particulier a été rendu à Jean Anglade, disparu en novembre 2017, à l’âge de 102 ans. Une exposition lui était  consacrée, tandis que Clarisse Énaudeau, directrice littéraire des Presses de la Cité, a annoncé la création d’un prix Jean-Anglade, à l’initiative du cercle Jean-Anglade. Ce prix , qui entend participer au renouvellement d’une littérature populaire, humaniste et naturaliste, vise plus particulièrement des auteurs qui assument leur attachement à leur terre d’origine (renseignements sur www.lisez.com). Les manuscrits reçus seront  examinés dès le 15 novembre par un jury que présidera Franck Bouysse.

téléchargement (1)• Lors de ce salon, dont le succès ne s’est pas démenti, une centaine d’auteurs, parmi lesquels Mazarine Mitterrand-Pingeot, avaient répondu présents, à la plus grande satisfaction des milliers de lecteurs qui s’y sont pressés.  Toujours à l’occasion de ce salon, Éric Roussel, aux côtés de Louis Giscard d’Estaing, est venu présenter sa toute récente biographie de VGE, dans la salle même du conseil municipal de Chamalières. C’est là que VGE avait annoncé sa candidature à l’élection présidentielle, le 7 avril 1974, quelques jours seulement après  la mort du président Georges Pompidou. On connaît la suite…

 

• EUDES GIRARD, GÉOGRAPHE

ENTRE “VOYAGE RÊVÉ ET TOURISME DE MASSE

38887-64788-image• Originaire de l’Allier et agrégé de géographie, Eudes Girard enseigne la  géographie en hypokhâgne et khâgne au lycée Guez-de-Balzac, à Angoulême. Il avait publié en 2012  Les cartes, enjeux politiques (éditions Ellipses, 174 p.). Deux ans plus tôt, il avait déjà cosigné avec  Thomas Daum  La géographie n’est plus ce que vous croyez (éditions Codex, 188 p.). Les deux auteurs viennent de récidiver avec Du voyage rêvé au tourisme de masse (éditions du CNRS, 288 p., 22 €). Selon eux, il sont  800 millions de touristes internationaux à reparcourir chaque année  le monde, après l’avoir rêvé. De nouvelles pratiques révèlent “l’illusion du local”, la soif inextinguible de décentrement qui tenaille l’imaginaire, les fantasmes du touriste mondialisé.

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Les Forges de Tronçais au début des années 1960

• Quatre pages sont consacrées aux Forges de Tronçais  qui illustrent aux yeux des auteurs “ le refus d’une mise en tourisme” assumée par les collectivités dans certains territoires. Elles pourraient cependant “constituer le point de départ d’un processus de muséographisation du site”. Quant au village de Charroux c’est, aux yeux des deux géographes,  un exemple de ces plus beaux villages de France qui tendent vers une “certaine uniformité”  car, “dans ces lieux labellisés, on finit par voir davantage un modèle de village idéal qu’un espace traditionnel du Bourbonnais ou d’ailleurs”… Pas sûr qu’on apprécie sur place.

 

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• Musement, une start-up italienne spécialisée dans l’industrie du voyage vient de mettre en ligne une carte interactive qui recense à l’échelle mondiale 558 lieux réels figurant dans 209 œuvres littéraires. On y retrouve aussi bien les grands classiques de la littérature que les parutions plus récentes. En France, l’application  a répertorié 39 lieux figurant dans une vingtaine de livres.  Ils appartiennent  à des domaines variés, entre livres pour la jeunesse, thrillers, science fiction, romance, biographie et bien d’autres.

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► Accéder à la carte interactive

•Le lecteur peut se transporter dans  le Paris du Da Vinci Code de David Brown, ou se  retrouver à Londres sur  le quai de la gare King’s Cross du premier tome des aventures d’Harry Potter. Autres destinations possibles,  le fleuve Congo du roman de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres, ou le célébrissime château d’If grâce au  Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas. On peut se plonger dans le Kenya de La ferme africaine de Karen Blixen, se glisser dans les décors de la série Twilight de Stéphanie Meyer sur la côte de l’Etat de Washington, aux Etats-Unis, ou plus simplement se retrouver  au cœur du massif de Garlaban cher à Marcel Pagnol dans La Gloire de mon père.

• RENTRÉE LITTÉRAIRE : QUE LIRE ?

QUE LIRE Couverture• À l’occasion de la rentrée littéraire, le magazine professionnel Livres hebdo a publié pour la 6ème année consécutive Que lire ?  un numéro spécial  disponible gratuitement dans 1800 points de vente de livres, en France, en Belgique et en Suisse. Destiné aux différents publics des librairies, il rassemble des critiques d’ouvrages, des entretiens et des portraits des auteurs de la rentrée littéraire, publiés dans la revue avant l’été. Que lire ?  doit permettre d’épauler les libraires dans leur travail de conseil aux lecteurs pour les aider à s’orienter dans la production particulièrement dense de la rentrée littéraire, que ce soit dans les rayons romans, essais, bandes dessinées ou jeunesse.  Cette nouvelle édition tirée à 100 000 exemplaires, bénéficie d’une nouvelle maquette en adéquation avec le changement de formule de la revue  Livres Hebdo, intervenu fin août. Outre 120 critiques et sept portraitsQue lire ? propose deux entretiens avec Philippe Torreton (Jacques à la guerre, éditions Plon), et avec Zadie Smith (Swing time, éditions  Gallimard).

• EN BREF…

◘ GASTON DEPRESLE À L’HONNEUR

Z AFFICHE GDEPRESLE• À l’initiative de Christian Laurent et avec l’appui de la municipalité, la commune de Saint-Marcel-en-Murat a rendu hommage à Gaston Depresle (1898-1968), le créateur et éditeur des Lectures Bourbonnaises,  qui fut aussi son secrétaire de mairie pendant une dizaine d’années. Une exposition, Gaston Depresle, tailleur d’habits et écrivain, mêlant documents originaux et reproductions, était visible du 6 au 12 octobre, à la salle polyvalente. Le jour du vernissage, Jean-Paul Perrin a présenté une conférence sur le parcours de vie étonnant de Gaston Depresle, à la fois journaliste, poète, écrivain, éditeur et imprimeur, qui n’avait pour tout bagage que le certificat d’études primaires. Sous le titre  Gaston Depresle, autodidacte de génie au service des Lettres bourbonnaises, on pourra retrouver  sa biographie sur ce site. 

◘ LE VRAI  CHARLES PÉGUY…

NouveauMagazineLitteraire_07952_07et08_1807_1808_180628_VivreSansDieu_Couverture• “ Le vrai Péguy: ses combats, son œuvre, son actualité”… Le Nouveau magazine littéraire (n° 7/8, juillet-août 2018) consacre  un dossier de 6 pages à Charles Péguy dont on connaît l’ascendance bourbonnaise: “ Si la vie, la pensée, les textes de Péguy présentent une telle cohérence, c’est que tous s’enracinent dan son enfance. Péguy est né en 1873, dans une famille pauvre, mais pas misérable, où l’on ne ménageait pas ses forces. S’il ne connut pas son père mort quand il avait dix mois, des suites du siège de Sedan, il fut marqué par la personnalité de sa grand-mère, Étiennette Guerret, illettrée, et de sa mère Cécile Quéré, rempailleuse de chaises, qui l’initie à la lecture”…  Cécile Quéré, née à Moulins, le 22 novembre 1846, avait épousé Louis Victor Désiré Péguy, le 8 janvier 1872, à Orléans.

◘ RELIRE ET REDÉCOUVRIR  CAILLOIS

téléchargement (3)◄ L’écrivain Roger Caillois (1913-1978) a droit à trois  pages  dans le magazine  Le Point du 12 juillet qui publie un article intitulé  “ Pourquoi il faut (re)lire Roger Caillois”». Le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté “nous invite à redécouvrir le penseur Roger Caillois, dont les concepts d’ états limites, de vertige  ou de secte permettent d’appréhender les vocations nihilistes qui hantent nos sociétés”.  Rappelons que Roger Caillois a fait don en 1976 de l’ensemble de ses manuscrits et de sa correspondance à la Ville de Vichy. Depuis,  ils sont conservés dans le fonds patrimonial  de la Médiathèque Valery-Larbaud.

◘ ÊTRE FIER DU BOURBONNAIS…

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Jean-Claude Mairal

• Dans L’Aurore du Bourbonnais (7 septembre), Jean-Claude Mairal, ancien président du conseil général de l’Allier et cofondateur des Cheminements littéraires en Bourbonnais,  signe un article intitulé “Être fier de son pays, fier de ses territoires. Soyons fiers de l’Allier, notre département, l’ancienne province du Bourbonnais” : “ Je suis allé dans une cinquantaine de pays de par le monde, qui loin de m’éloigner de mes racines bourbonnaises, m’ont au contraire, au fil des ans et des rencontres que j’ai pu faire,convaincu que l’avenir et le dynamisme se trouvait dans les territoires”, écrit-il. Dans sa conclusion, on peut lire :“ Il n’y a pas de territoires voués au déclin. Il faut avant tout croire en son territoire et l’aimer. Pour l’apprécier il faut d’abord bien le connaître. Ne serait-il pas judicieux de mettre en place des modules de formation au sein de l’Éducation Nationale, ainsi que des ateliers citoyens de découverte de son territoire et de sensibilisation sur l’approche territoriale ?

• 26 ÉCLATS, 26 REFLETS 

AVEC JEAN-CHARLES GAUMÉET ALAIN DAUDIER

Jean_20Charles_20Gaum_C3_A9_2002_20retouch_C3_A9_20alpha0◄ Jean-Charles Gaumé et Alain Daudier, respectivement président et membre du jury du Concours bourbonnais de nouvelles, viennent de publier 26 éclats, 26 reflets : réflexions sur l’époque (éditions Arroka, 11 €). Le premier cherchant la concision et la brièveté opère un choix scrupuleux des mots pour composer ses maximes.  Il en a confié un certain nombre à Alain Daudier, le défi consistant à  ne pas dépasser une page.  Comme les adeptes de l’oulipo ou “l’ouvroir de littérature potentiel”, cher à Queneau et Perec, Alain Daudier a “construit lui-même un labyrinthe dont il se propose de sortir”, ajoutant une atmosphère poétique et imprévisible très particulière à la légère nostalgie que l’on retrouvait déjà dans leur précédent opus,  Moulinstar, déjà décliné en trois tomes…en attendant le 4ème qui devrait sortir en novembre.

Gaumé

Savoir plus : M’être Mots, le site de Jean-Charles Gaumé.

• Lors du  week-end des 21/22 juillet, le 10ème  Salon des auteurs a accueilli au Grand marché de Vichy une soixantaine d’auteurs, représentant  tous les genres littéraires. Sylvain Beltran-Lamy a animé la matinée du samedi en compagnie de Pierre Douglas,qui en a profité pour dédicacer son livre Ils ont osé.

téléchargement (5)◄ Gabriel Maquin, chef d’entreprise et adjoint au maire de Vichy a présenté à la Maison de la presse de Gannat son dernier ouvrage,  Les pionniers du commerce, de 1820 à aujourd’hui. C’est  “une aventure étonnante racontée par un apprenti épicier devenu acteur de la grande distribution”, résume La Montagne (3 août 2018).

• Depuis son enfance, Maryse Champomier est passionnée par l’histoire et la généalogie. Sous son nom de plume, Mia de Montignat, elle a signé un ouvrage de plus de 1 000 pages : De nos sabots des bois des Colettes à l’horizon du bout du monde, qu’elle a présenté à la mairie de Servant (Puy-de-Dôme) le 5 août.

Contact:  amontignat@gmail.com.

• Experte sur le marché de l’art en numismatique, Sabine Bourgey dirige à Paris le cabinet fondé par son aïeul en 1895 et se passionne aussi pour l’écriture. Le 4 août, à la boutique Sicca Concept, rue Burnol, à Vichy, elle a dédicacé son roman fiction Fatale sélection ((éditions Lucien Souny, 2018, 176 p., 15 €). L’histoire  se déroule dans le monde des antiquaires où sévit un tueur en série.

◘ UN “ROMAN GRAPHIQUE

POUR RAYMOND POULIDOR

16-1642-RAYMOND-01• Le 4 août également, dans la galerie marchande de Riom Sud à Ménétrol, le coureur cycliste limousin Raymond Poulidor est venu à la rencontre de son public. Le  nom de “l’éternel second” est associé à  plusieurs livres et,  récemment,  une bande dessinée lui a été consacrée pour la première fois. Intitulée  Raymond : le roman graphique de Raymond Poulidorelle est signée par par Jean-François Legrand  et Christophe Girard (éditions de Mareuil, 140 p.).  La BD est ainsi présentée : “Une histoire de famille, d’abnégation, de rêves, de déceptions, de guerres et d’ascension sociale”.

• Robert de Rosa est l’auteur de Les ombres de Glozel (éditions de Borée, 19,90 €), un  roman policier qui a pour cadre le musée de Glozel et le château de Montgilbert. Début août, ses lecteurs ont pu le rencontrer à l’occasion d’une séance de dédicace au Mayet-de-Montagne.

◘ KIR: PAS SEULEMENT

LE NOM D’UN APÉRITIF…

téléchargement (6) Le chanoine Kir au théâtre…Le 13 août au Petit théâtre impérial de Vichy, a été représenté Félix Kir pour vous servir ! une comédie écrite et mise en scène par Sylvain Beltran-Lamy, avec l’ancien journaliste devenu comédien, Pierre Douglas. La comédie s’inspire de la période où le chanoine Kir avait entrepris des démarches pour rencontrer le dirigeant de l’URSS, Nikita  Krouchtchev, en 1964. Félix Kir (1876-1968), élu député-maire de Dijon en 1945, le resta jusqu’à sa mort. Son nom est passé à la postérité grâce au fameux apéritif, qui a fait l’objet de plusieurs déclinaisons.

• En juin 2018, est sorti des presses le roman de Richard Morier : La 7ème  lettre (éditions  Les Films 19, 300 p., 14,50 €). Cet ouvrage relate l’histoire d’amour de deux couples bourbonnais, l’un vivant au début de la Première guerre mondiale, l’autre 80 ans plus tard. L’auteur est venu, en août, dédicacer son livre au Mayet-de-Montagne.

Sans titre• Christine Flament est auteure/illustratrice d’albums pour la  jeunesse et de carnets de voyage. À Serbannes elle a signé son dernier livre Hôtel-Dieu, quel chantier !  (éditions Bleu Asphalte, 20 €), un sujet qu’elle connaît bien.   Entre février et  avril 2017, date à laquelle s’est achevée la  “déconstruction”  de l’Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand, elle   a peint les bâtiments avant leur destruction.

• À Saint-Pourçain-sur-Sioule, deux associations ont organisé dans la salle Ernest-Maximin, une exposition sur la Seconde guerre mondiale, couplée avec une rencontre-dédicace avec le (très) jeune auteur Dimitri Tredez. Originaire de Chapeau, il vient de publier récemment Ma guerre contre le IIIe Reich (éditions Les 3 Colonnes, , 56 p., 10 €), un ouvrage dans lequel il  mêle personnages fictifs ou réels et avènements historiques.

téléchargement (7)◄ Philippe Chatel, écrivain et éditeur bourbonnais, à la tête des éditions Champs-Élysées  (1, rue Arnould-Galopin, 03310 Néris-les-Bains) vient de publier presque simultanément trois ouvrages : Un Bourbonnais à la guerre de 14/18, Contes et légendes de la Montagne bourbonnaise, et  Crime à Bourbon-l’Archambault . Au catalogue de sa maison d’édition figurent des albums photographiques (signés par Dominique Filleton) ainsi que des réimpressions en fac-similé de livres consacrés au Bourbonnais, à son histoire et à ses légendes.

• Le dernier livre de François Hollande, ancien président de la République de 2012 à 2017, s’intitule  Les leçons du pouvoir ( éditions Stock, 2018, 406 p., 22 €). Selon son éditeur, c’est “un document rare sur l’exercice du pouvoir”. Le 6 septembre, dans le cadre d’une grande tournée hexagonale, il est venu en Bourbonnais pour  le dédicacer, d’abord  à la salle des fêtes de Moulins puis  à la médiathèque de Dompierre-sur-Besbre.

 

L’ACTU DES ÉDITEURS

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• VINGTIÈME ANNIVERSAIRE:

UNE NOUVELLE COLLECTION ET DES PROJETS

• Les éditions Bleu Autour, implantées à Saint-Pourçain-sur-Sioule et dirigées par Patrice Rötig, viennent de fêter leur 20ème anniversaire. En deux décennies, elles ont publié pas moins de  deux cents titres et se sont imposées comme le premier éditeur français de littérature turque.  À l’origine, à l’aube des années 1980, on trouve Patrice Rötig. Après des études en  communication et journalisme, il avait décidé de  créer dans l’Allier Noir sur blanc, une société de communication. Elle publia pendant quelques années La lettre de l’Allier, ainsi que l’Almanach nouveau du Bourbonnais qui connut deux éditions, tout en réalisant des magazines consulaires et des journaux de pays, comme Action 13.   Bleu autour

UN VOYAGE DÉCISIF À ISTANBUL

• C’est à la suite d’un voyage à Istanbul, la ville qui fut le cadre de son enfance jusqu’à l’âge de sept ans, dont il dit être revenu “bouleversé”, que Patrice Rötig  en est venu à “vouloir publier des livres sur l’exil, sur l’inconfort de plusieurs cultures, plusieurs langues”. C’est ce qui explique que  Bleu Autour publie des ouvrages traduits du turc mais aussi de l’allemand, de l’anglais, de l’arménien, voire de l’ouzbek, du norvégien, ou du russe… En même temps, la création de Bleu Autour, au cœur du Bourbonnais, répondait à une autre motivation que Patrice Rötig résume ainsi : “M’approprier un territoire et cette ruralité qui m’étaient complètement étrangers”, ce qui lui a permis de  “ découvrir une autre facette de cette France”.

200 TITRES AU CATALOGUE 

bleu autour allen• Dans un catalogue aussi fourni qu’éclectique, Bleu Autour propose “des textes qui disent ici et là. Qui jettent des ponts entre les lieux et les temps”. Les romans, les nouvelles,  la poésie, et les livres d’histoire font page commune avec l’autobiographie et la fiction. Leila Sebbar, Jean-Marie Borzeix, Jean Lebrun, Ohran Veli, Yachar Kemal ou Tezer Özlüe voisinent avec les deux premiers auteurs publiés par Bleu Autour : Luc Baptiste (Le village et  enfin), et Jean-Marie Belorgey (Vichy Tombouctou). L’ensemble des titres se décline aujourd’hui dans trois grandes collections : D’un lieu l’autre (récits, romans, textes autobiographiques), D’un regard l’autre (ouvrages à plusieurs voix mariant  textes et images) et La petite collection Bleu Autour (premiers récits ou romans d’auteurs contemporains, essais, livres d’images, rééditions de textes anciens présentés par des auteurs contemporains).

CÉLADON, UNE NOUVELLE COLLECTION

20-ans-bleu-autour-joel-cornuault-dromomanies_4013450• À l’occasion de ses vingt ans, Bleu Autour a choisi de lancer une quatrième collection, Céladon, une appellation justifiée ainsi : “Pourquoi « céladon » ? Les grès et terres porcelaineuses fabriqués en Chine sont ainsi désignés depuis le XVIIe siècle en raison de leur couleur verte similaire à celle des rubans du héros de l’Astrée, le berger Céladon. L’auteur de l’Astrée, Honoré d’Urfé (1568-1625), était originaire du Forez qui fut possession du Bourbonnais. Depuis cette province devenue département de l’Allier,  Bleu autour, à la manière du vert céladon, s’attache à tisser des liens entre les lieux et les temps. Du même format que ceux de  La petite collection de Bleu autour, les livres de cette collection possèdent une identité graphique propre : papier offset de création, brochure avec couture et  rabats imprimés recto-verso. Céladon  est centrée sur  la littérature française contemporaine, avec des formes courtes et expérimentales.  Quatre titres sont parus au printemps, signés par Jean-marie Borzeix, Christian  Giudicelli, Éric Poindron et Leïla Sebbar.

Luc baptiste

• En novembre, quatre nouveaux titres sont annoncés : Dromomanies de Joël Cornuault, libraire à Vichy, Une jatte de fraises de Véronique Bruez, Baya – Rhapsodie algéroise d’Aziz Chouaki et Tous en Seine – Fantaisies nocturnes d’Éric Poindron. À l’occasion de ces sorties, tout acheteur de deux titres de la collection se verra remettre Je n’y reviendai pas, un album photographique hors commerce signé par Luc Baptiste.

UNE TABLE RONDE

AUTOUR DE BLEU AUTOUR

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Leïla Sebbar et Patrice Rötig

• Autre manifestation, le  6 octobre, à la médiathèque Valery-Larbaud, à Vichy, s’est tenue une  table ronde animée par Patrice Rötig, entouré de  trois  de ses auteurs   : Leïla Sebbar, Fabienne Pouradier-Duteil et Luc Baptiste. Patrice Rötig  a évoqué les 20 ans de sa maison d’édition, sa genèse et les raisons du “compagnonnage” entretenu avec les trois auteurs présents. Autres temps forts : des lectures d’extraits de  Le village et enfin, de Luc Baptiste, et de  Sous le viaduc, de Leïla Sebbar. Ensuite, une discussion s’est engagée autour des livres de Fabienne Pouradier-Duteil, Villas de la Belle Époque, l’exemple de Vichy et  Valery Larbaud Allen. Enfin, l’éditeur a levé le voile sur ce que devraient être les prochains “compagnonnages” de Bleu autour.

 

• LIVRES: QUELS SONT LES MÉDIAS

QUI FONT VENDRE LE PLUS ?

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• On se souvient que, pendant longtemps, les libraires et les éditeurs avaient l’œil rivé sur la soirée du vendredi soir, lorsque Bernard Pivot recevait les auteurs dans son émission Apostrophes. Celle-ci avait alors un important pouvoir de prescription, au point que dans les librairies on organisait les tables de présentation en fonction du sommaire ..Mais c’était avant l’explosion du paysage audiovisuel, avec la multiplication des chaînes. Qu’en est-il aujourd’hui?

téléchargement (1)• Selon l’enquête Livres Hebdo/I°C menée en août auprès d’un large échantillon de libraires,  la télévision reste très largement n°1, tout support confondu, loin devant les magazines féminins et culturels, lesquels devancent nettement la radio, les quotidiens régionaux et les hebdos généralistes. Globalement, par rapport à  une même enquête réalisée en 2015,  la presse en ligne progresse, avec ses  sites spécialisés, les blogs et les  réseaux sociaux. À l’inverse, les magazines féminins (- 20 points) et la radio (- 19 points) sont en net recul. La presse papier pourra se consoler en notant que c’est l’influence de la presse régionale qui a le plus progressé entre 2015 et 2018, en bondissant de 8% à 30%

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François Busnel

• À la télévision, La grande librairie, citée par 84% des sondés, est considérée comme  l’émission la plus influente, devant Télématin (34%) et On n’est pas couché (28%). Du côté de la presse écrite, Le Monde (38%), Telérama (35%), les quotidiens régionaux (30%) et Le Figaro (26%) forment le quatuor de tête, bien loin devant les news magazines tels que  Le Point, l’Express ou L’Obs (entre 7 et 9% des citations). Pour François Busnel (La grande librairie), “il est dommage que les livres ne soient plus dans les journaux télévisés. Le jour où il y aura un écrivain par jour au 13 heures, ce sera la révolution. Il nous battra et j’en serai ravi.D’ici là, il faut restaurer l’art de la conversation. C’est un combat”. Et de conclure: “Si on s’y met tous, on fera une nation de lecteurs”.

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Le Talon d’Achille, à Montluçon

• Quant aux libraires interrogés par Livres Hebdos, ils sont nombreux  à privilégier leurs propres choix à l’image de Gilles Bérat (Le Roi Lire, à Sceaux): « Si je n’ai pas aimé un livre, je ne le commande pas, même s’il est passé dans les médias”. Nicolas Coulmain, libraire à Caen, dit appuyer la présentation, le conseil et la vitrine, uniquement si la médiatisation d’un ouvrage correspond à ses goûts. L’enquête mentionne également le Montluçonnais Jean-Claude Deteix, du Talon d’Achille. Sans être « réfractaire à la prescription médiatique”, il dit ne pas mettre spécifiquement en avant un livre dont les médias ont parlé, mais il vérifie simplement sa disponibilité en stock et ajuste en conséquence  ses commandes.

Savoir plus: L’article (payant) est consultable sur le site Livres hebdo.fr.

 

• DÉPÔT LÉGAL 2017 

UNE ANNÉE RECORD

dl_observatoire_2017• Avec 81 326 livres enregistrés (+ 4 %), 2017 fait figure d’année record pour le nombre de dépôts légaux effectués auprès  des services  de la Bibliothèque nationale de France. Le nombre de déposants (8 501) affiche une hausse de 3,3% mais la production de nouveaux livres est restée concentrée avec 143 éditeurs qui totalisent à eux seuls 50% des titres. Les auteurs autoédités représentent 45% des 2 710  nouveaux déposants contre  23% pour les éditeurs professionnels et 16% pour les associations. Entre les auteurs “en direct”,  les ouvrages publiés à compte d’auteur et ceux publiés par des plateformes spécialisées comme Édilivres, l’autoédition représente  17% du volume global des nouveaux titres.

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Sans titre• Par catégorie, la fiction (41%) est en recul de 2 points, en raison du repli enregistré par les romans, la BD et les livres pour la jeunesse.  Pour les documents (56%) c’est l’inverse avec une croissance de 2 points. L’histoire, les biographies et la géographie arrivent en tête des documents devant les sciences sociales. Autre enseignement de ce rapport, le tirage initial médian reste stable pour la 3ème année consécutive, avec 1 200 exemplaires. Sur la même période, le prix moyen, toutes catégories confondues a baissé de  7,8 % pour s’établir à 21,75 €. Enfin, côté fabrication, la part des imprimeurs français (63,3%)  a continué de baisser (- 4,5 points) tandis que leurs homologues  européens ont vu leur part passer de 25,8 à 29,8%, avec une part croissante des imprimeurs installés dans les anciens pays d’Europe  de l’est. L’intégralité du rapport de l’observatoire du dépôt légal est consultable en ligne.

 

• LE TRÈFLE : UN VINGTIÈME NUMÉRO

DE LA REVUE TOUT EN IMAGES

Exit exceptionnellement la littérature…Place à 22 œuvres artistiques pour fêter la  20ème  livraison de la revue Le Trèfle, avec en prime une présentation originale…

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Marius Péraudeau

• À l’origine des Cahiers du Trèfle, on trouve l’association culturelle, artistique et littéraire Livradois et Monts du Forez, créée à l’initiative de Marius Péraudeau, fondateur du Musée historique du papier au moulin Richard-de-Bas,  Dans le tout premier  numéro publié en 1960, figuraient un texte inédit d’Henri Pourrat et des écrits d’Alexandre Vialatte. Au fil des parutions, en mettant à l’honneur  des auteurs locaux, Le Trèfle s’est donné pour mission de promouvoir les territoires du Livradois – Forez. La vie de la revue n’a toutefois pas été qu’un long fleuve tranquille : “Sa publication, régulière au début, s’est arrêtée par manque de moyens. Mais nous avions depuis près de quatre ans l’idée de faire un numéro 20 novateur”, explique Jean Delluègue, l’un de ses membres actifs de l’association qui avait été l’initiateur du n° 10 paru en 1993. Il rendait  hommage à Marius Péraudeau, un an après sa disparition. « Avec Etienne Astier, ajoute-t-il, nous nous étions dit qu’il fallait relancer Le Trèfle. L’association n’est pas seulement propriétaire de la Jasserie du Coq Noir. Elle a aussi une vocation littéraire à assumer pour participer à la vie culturelle locale. Mais nous n’avions pas de texte pour nourrir un nouveau cahier”.

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Un aperçu de 20 ans de parution des Cahiers du Trèfle

•  C’est ainsi qu’est née l’idée de publier un Cahier uniquement composé d’images en rapport avec la région : “ Nous voulions proposer un thème assez large pour que chacun trouve une manière de s’exprimer. Nous avons donc fait appel à notre réseau d’amis, de connaissances. Des artistes locaux ou qui ont découvert le pays et se sont pris d’amour pour lui”. L’appel a été entendu et vingt-deux œuvres ont été retenues pour composer ce numéro du Trèfle, présenté dans un format plus grand et  habillé d’un carton à dessins.

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Le Trèfle (n°5)

• Ce travail s’est finalement révélé plus difficile à réaliser qu’il n’y paraissait, jusque dans le choix de la présentation : “Ça a un peu traîné, on ne savait pas trop comment s’y prendre pour présenter dessins, peintures et gravures. Au départ, on a pensé à des reproductions volantes dans un carton à dessin. Mais après avoir consulté les catalogues de maisons spécialisées, on s’est aperçu que le format était trop grand, et le prix de revient trop élevé. Nous avions presque renoncé mais c’est finalement le nouveau président de l’association, Christophe Ros-Coquard, qui a pris les choses en main”, explique Jean Delluègue.

• Finalement, il a été décidé de coller les feuilles à la manière d’un bloc de papier à lettres. De quoi permettre à ceux qui le souhaiteraient d’en détacher certaines pour les encadrer. Les reproductions sont ainsi réunies dans un portfolio. Toutes sont centrées sur  Ambert ou sur son canton, qu’elles soient inspirées par des  paysages, par des contes et légendes ou par la vie des grands hommes. L’objectif de la revue est de “déclencher chez son spectateur un plaisir d’émerveillement et de (re) découverte”. Précisons enfin que les œuvres originales ont été encadrées et qu’elles sont visibles jusqu’à l’automne à la Jasserie du Coq Noir. Ce numéro spécial est en vente au prix de 25 € à la maison de la presse d’Ambert, à la Librairie Tout un Monde ainsi qu’à la Jasserie du Coq Noir.

 

L’ACTU DES  BIBLIOPHILES

• MANUSCRITS & AUTOGRAPHES

• Au catalogue de la vente aux enchères publiques Lettres & manuscrits, autographes des 16 et 17 mai 2018 réalisée par l’étude Ader – Nordman à Paris, salle Favart :

AVT_Theodore-de-Banville_1755◄ n° 190 : Théodore de Banville (1823-1891) :13 lettres autographes signées, Paris, 1863-1891, adressées  à  Constant Coquelin, 20 p. : 400/500 €

►n° 191 : Théodore de Banville : 5 lettres autographes signées, Paris, 1863-1886,  adressées à Albert Glatigny, Sully-Prudhomme, Georges Monval, Georges Lafenestre et Lecomte de Lisle. 11 p. : 400/500 €

►n° 192 : Théodore de Banville : Poème autographe signé :  Consommation, 3 p. : 400/500 €

►n° 288 : Marie Madeleine Pioche de Lavergne, comtesse de Lafayette (1634-1693) : lettre autographe adressée à l’abbé Gilles Ménage (Espinasse)  [Espinasse-Vozelle], 27 août 1655). 1 p et demie :    2 000 / 2 500€

►n° 323 :Charles-Louis Philippe (1874-1909):Lettre autographe signée adressée à un confrère. Paris, 20 juillet 1901. 1 p. : 150/200 €

téléchargement◄ n° 341 :George Sand (1804-1876) : Lettre autographe signée adressée à Émilie de Wismes, à Angers (Nohant, septembre 1821). 3 p. : 1 000 / 1 500 €

►n° 342 : George Sand : Lettre autographe signée “ George”, adressée à  Adolphe Guéroult, journaliste, dans laquelle elle évoque son emploi du temps et ses occupations à Nohant. (Paris, 6 mai 1866). 3 p. : 1 800 / 2000 €

►n° 344 : George Sand : Lettre autographe signée, adressée à Francis Laur contenant des conseils sur la politique à destination de son jeune protégé. Elle porte aussi sur  la naissance de sa petite-fille Gabrielle. (Nohant, 6 avril 1868. 5 p. : 800/1 000 €.

►N° 345 : George Sand : Lettre autographe signée, adressée à Charles-Edmond,rédacteur au journal Le Temps (Nohant, 22 juillet 1875). 3 p. : 800/1 000 €

• Dans son dernier catalogue, la librairie Les Neuf muses (Paris) proposait une lettre autographe signée du compositeur André Messager (1853-1929), adressée à la cantatrice et comédienne Marthe Régnier, (Étretat, 6 septembre) : 150 €

• Les papiers du général Raoul Salan – soit 40 mètres linéaires – ont été déposés au Service historique de la Défense, à Vincennes. L’inventaire établi par Vincent Berne et Frank Segretain est consultable en ligne.

• LE GUIDE ROUGE MICHELIN 1900 :

UNE COTE QUI NE SE DÉMENT PAS

guidemichelin1900• En 1900, l’entreprise pneumatique Michelin avait tiré à 35 000 exemplaire la toute première édition de son Guide Rouge.  Il était alors offert gracieusement à ses clients chauffeurs…118 ans plus tard, l’objet fait le bonheur des amateurs et collectionneurs, voire des investisseurs et il atteint des cotes particulièrement élevées, lors des ventes aux enchères. C’est ainsi que, le 21 septembre, lors  d’une vente d’objets Michelin effectuée  à la salle des ventes de Clermont-Ferrand, un exemplaire mis à prix 8 000 €, mais estimé à 16 000 – 18 000 €, a été adjugé pour 18 500 €, soit 22 000 € en y incluant les 20% de frais,  droits et taxes … Le tout malgré“ quelques petites taches noires de la taille d’une tête d’épingle et un coin légèrement corné”, selon la presse.C’est en 2013, toujours à Clermont-Ferrand, qu’un guide 1900 s’était envolé pour la première fois  à 18 000 €. Deux ans plus tard, lors d’une vacation au Casino de Royat, un autre guide avait atteint  les 22 000 €. A l’occasion de la vente du 21 septembre, une affiche grand format Nunc est Bibendum (1910) est partie pour  5 300 €.

• SALON DU LIVRE ANCIEN

DE SOUVIGNY

•L’édition 2018 du traditionnel Salon du livre ancien et d’occasion, organisé par l’association Lacme, se tiendra les 16 et 17 novembre, à l’espace Saint-Marc de Souvigny.

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L’ACTU DES MÉDIAS

◘ PRESSE

• LE DÉCLIN DE LA PRESSE PAPIER…

EN RÉGION AUSSI

Z STRATEGIES La Montagne

• Le 20 avril 2018, sous le titre “Le Groupe régional Centre France en croissance« , le site Stratégies.fr a publié un article présentant les résultats prévisionnels  du groupe de presse clermontois. On y apprend que le chiffre d’affaires a atteint 214 M€, soit une hausse de  6,3 % en 2017. Si le résultat net est  en « léger repli » (3,2 M€ contre 3,4 M€ en 2016), le résultat courant a progressé de 8,2 M€ à 11 M €. Un bilan qui va à l’encontre de celui de nombreux autres groupes de presse régionale, souvent endettés et en restructuration. Selon le même article, ces résultats s’expliquent à la fois par  « le développement des différentes activités et la maîtrise des coûts fixes « .

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Michel Habouzit

• Au rang des nouveautés, figurent le développement du numérique, l’édition de livres (avec la reprise des éditions de Borée et la création de Centre-France Livres) et l’essor des activités liées à l’événementiel. C’est la ligne de conduite qu’avait annoncée  en novembre 2013 Michel Habouzit, l’actuel président de la SA La Montagne  qui en était alors le directeur général. Afin de compenser le déclin du papier, il  avait fixé la barre  pour le seul numérique à 10% du chiffre d’affaires à l’horizon  2016, avec l’objectif de passer ensuite rapidement à 15 puis 20%.

UNE AIRE DE DIFFUSION

QUI CUMULE DES HANDICAPS

• Dans sa zone de diffusion, le groupe Centre France doit faire face à plusieurs handicaps qui se conjuguent : la ruralité (45% des habitants du Limousin, par exemple), la faiblesse du peuplement des territoires et  le vieillissement du lectorat, le tout sur fond de démographie en berne.

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• Les grandes métropoles régionales font modeste figure au plan national, que ce soit pour Limoges ou pour Clermont-Ferrand, avec 130 à 140 000 habitants, intra-muros pour chacune, À l’échelon départemental, l’Allier ne compte guère plus de 340 000 habitants et les agglomérations de Vichy ou de Montluçon dépassent péniblement les 60 000 habitants.

UN ESSOR AU DELÀ

DU BERCEAU HISTORIQUE…

• Depuis une décennie, le groupe Centre France a misé sur un développement au-delà de son cadre historique par une série de rachats et de prises de participations, parallèlement à la mise en place d’une mutualisation des moyens d’impression, destinée à générer des économies. Après la montée en puissance dans le capital de la République du Centre à Orléans (2007-2010), Centre France a acquis  L’Yonne républicaine en 2008 avant d’entrer dans le capital de la Nouvelle République du Centre Ouest qui rayonne sur Tours, Blois, Poitiers, Châteauroux, Bourges et Niort. Au passage, l’édition berrichonne de la N.R.C.O. a été supprimée, le groupe Centre France éditant déjà le Berry Républicain, qui avait été racheté au groupe Hersant au début des années 1980.

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• En attendant une éventuelle montée dans le capital de la NRCO, la croissance externe s’est prolongée en 2010 avec le rachat au groupe Amaury de l’Echo Républicain qui rayonne depuis Chartres, puis avec l’acquisition entre 2010 et 2012  de plusieurs petits hebdomadaires locaux, tels que Le Régional de Cosne, Le Pays Roannais, La Liberté de Montbrison ou Le Journal de Gien. En 2013, les 4 hebdomadaires du groupe l’Éveil ont, à leur tour, rejoint le groupe Centre France. Dans le même temps, l’impression des journaux a été revue, avec le transfert en 2011 de celle du Populaire du Centre de Limoges à Clermont-Ferrand et, en 2014, de celle de la République du Centre de Saran à Auxerre, sur les presses de l’Yonne républicaine. Autre source d’économie importante, la cessation d’activité en 2011 de la chaîne de télévision Clermont-Première qui avait cumulé 12 M€ de pertes entre 2000 et 2009.

…ET AU DELÀ DES MÉTIERS D’ORIGINE

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• La diversification, outre la publication régulière ou ponctuelle de magazines thématiques et le développement de la filiale Centre France livres qui vise à sortir du strict cadre  d’éditeur régionaliste, est aussi passée par de nouvelles activités. Parmi elles,   on trouve  l’organisation de salons par Centre France Evénement et le rachat au groupe nordiste Décathlon du site pecheur.com. Spécialisé dans la vente en ligne d’articles de pêche et de chasse, il affiche 16 M€ de CA  et dispose d’un portefeuille de 700 000 clients. En 2015, le groupe avait déjà lancé un site spécialisé dans la vente de produits alimentaires auvergnats en circuits courts, La Localerie.

LE “PRINT” EN DÉCLIN :

MOINS D’ACHETEURS POUR LES QUOTIDIENS…

• Toutes ces initiatives ne doivent toutefois pas faire oublier que le papier (le print)  est toujours en phase de déclin, à l’image de  la plupart des journaux papier, régionaux comme nationaux. Les chiffres certifiés de diffusion fournis par l’APCM pour 2017 en attestent avec un recul généralisé, compris entre – 2 et – 5% pour les quotidiens du groupe :  La Montagne – 1,96 % (159.195 exemplaires diffusés), Le Populaire du Centre – 4,77 % (33.089 ex), Le Journal du Centre – 4,02 % ( 23.170 ex.),  Le Berry Républicain – 3,45 % (28.844 ex),  L’Eveil de la Haute Loire – 5,01 % (10.512 ex),  L’Yonne Républicaine – 4,66 % (25.632 ex) ,   La République du Centre – 3,45 % ( 30.237 ex.) et L’Echo républicain – 3,59 % ( 25.792 ex). La situation est identique pour La Nouvelle République du Centre Ouest  avec  – 3,21 % (152.146 exemplaires diffusés). Enfin, le quotidien départemental Centre Presse qui rayonne sur Poitiers et Châtellerault, affiche un recul de  8,40 % pour 10.816 exemplaires diffusés.

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Fiche PQR du groupe Centre France

• Face à la baisse du print, le groupe Centre France mise sur le développement du Web. Le site de la Montagne a été ainsi remodelé avec une nouvelle version qui se veut plus dynamique. À côté d’articles accessibles gratuitement, sont proposés des accès à des  articles  payants. En même temps, le groupe a décidé de quitter le portail SFR Presse qui proposait depuis 2016 et quasi gratuitement la totalité des différentes éditions de la Montagne aux abonnés de l’opérateur téléphonique. La Montagne décline également ses différentes éditions sur ses pages  Facebook.

… ET ENCORE MOINS POUR LES HEBDOMADAIRES

959676• Du côté des hebdomadaires, la situation semble  encore plus délicate, avec une baisse généralisée de la diffusion : Le Réveil du Vivarais affiche une baisse de diffusion de -10 %  et ne diffuse plus en moyenne que  7.032 exemplaires. Idem pour L’Eveil Hebdo avec – 9,68 % pour une diffusion de 4.142 exemplaires. Le seul titre qui progresse est le Régional de Cosne et du Charitois, né de la fusion en 2017 du Régional de Cosne avec L’Écho Charitois (+ 24,86 % pour 5.484 exemplaires). Désormais,  il ne reste plus que trois hebdomadaires qui ont réussi à se maintenir largement au dessus de la barre des 10 000 exemplaires, tout en affichant eux aussi une baisse de diffusion : Le Pays Roannais (17.986 exemplaires – 4,59 %), L’Eclaireur du Gâtinais(14.594 ex. – 4,13 %) et Le Journal de Gien (12.664 ex. – 4,34 %).

ghl• Face à la chute des ventes et des revenus générés par la publicité, les hebdomadaires se retrouvent en première ligne. En avril dernier, La Gazette de la Haute Loire qui ne diffusait plus que 2.500 à 3 000 exemplaires a cessé sa publication. Trois ans plus tôt, le bassin du Puy-en-Velay avait déjà vu disparaître  Le Renouveau, fondé en 1927 sous le titre de L’Union. En même temps que la version papier,  la version Web gratuite, mon43.fr lancée en 2010 était passée à la trappe. Il n’est toutefois pas certain que la totalité de leurs lectorats se reportent sur le quotidien l’Éveil.

UNE TENDANCE QUI NE CONCERNE PAS

QUE LE GROUPE CENTRE FRANCE

• Cette baisse inquiétante de diffusion qui conduit parfois à des cessations de publication  n’est pas l’apanage du groupe Centre France. On peut rappeler que le département de l’Allier a vu disparaître en 2016 le Bourbonnais Rural  successeur du Réveil Paysan de l’Allier qui avait été fondé en 1945. Bien que spécialisé dans l’information à destination des agriculteurs, il n’en avait pas moins développé des informations plus généralistes, à destination d’un public rural, comme son nouveau titre en attestait depuis 1971.  Il en a été de même pour son alter ego auvergnat  Le Paysan d’Auvergne en 2017.

UNE-MONTLU-704-270x374• Quant aux autres hebdomadaires, ils voient leur diffusion marquer le pas, que ce soit pour un hebdomadaire spécialisé comme L’Allier Agricole qui peut s’appuyer sur la Chambre d’agriculture de l’Allier, ou pour un hebdomadaire généraliste comme La semaine de l’Allier. Si le premier n’adhère pas à l’APCM qui certifie la diffusion, on dispose de chiffres précis pour le second. En  2017, La Semaine de l’Allier a diffusé  en moyenne 5 896 exemplaires payants (dont 21% auprès de ses abonnés) contre 6 252 en 2016, soit une baisse de 5,8%.  Pour la période 2013-2017, toujours selon les chiffres de l’APCM, l’hebdomadaire de Jean de Charon a vu sa diffusion payante baisser de 10,6%. Pour l’année 2016, les Éditions de la Semaine,  la société éditrice, ont réalisé un chiffre d’affaires de 0,95 M€, en baisse de 3,9%, pour un résultat net de  – 8 200 €. Une situation qui reste donc encore globalement fragile pour l’hebdomadaire lancé depuis plus d’une décennie. C’est d’ailleurs ce qui a contraint le propriétaire, directeur et principal actionnaire Jean de Charon, à des augmentations régulières de capital.

Sans titre

► Savoir plus: Cet article s’appuie largement sur une étude de  Thierry Noël, journaliste honoraire, publiée le 23 avril 2018 sur son blog Presse écrite…Le “papier, c’est mort”… Un blog à conseiller pour qui s’intéresse à l’actualité de la presse.

• SANDRINE THOMAS,

À LA BARRE 

DES ÉQUIPES ÉDITORIALES DE LA MONTAGNE

téléchargement• Depuis la rentrée de septembre, Sandrine Thomas occupe les fonctions de rédactrice en chef de La Montagne, avec pour mission d’animer ”les équipes éditoriales et la production multisupports”, entre journal papier, sites Internet et autres applications.. Elle est épaulée par les deux rédacteurs en chef adjoints, Roland Seguy ancien responsable des éditions locales,  et Bernard Stéphan. Elle est également directrice ajointe en charge de la coordination éditoriale du groupe Centre France. Enfin, elle continuera de piloter des actions spécifiques, telles que celles l’agence audiovisuelle Centre-France info Région qui réalise des reportages pour des médias nationaux, comme TF1 ou LCI. Âgée de 46 ans, Sandine Thomas  a rejoint La Montagne en 1994, comme journaliste affectée aux différentes agences  en Auvergne et en Limousin. En 2011, elle a pris la direction des éditions du Puy-de-Dôme, avant de rejoindre la direction des rédactions du groupe Centre France en 2014, en tant que “manager de la mutation éditoriale”.

• 1919-2019 : DES INITIATIVES

POUR LE CENTENAIRE DE LA MONTAGNE

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Alexandre Varenne

• 2019 sera pour La Montagne l’année de son centenaire. Une occasion que le quotidien fondé par Alexandre Varenne entend saisir “pour resserrer ses liens avec tous les acteurs de son territoire”. Selon Soizic Bouju,  directrice générale déléguée du groupe Centre France,  ce sera “une année dans laquelle la Montagne aura une belle aventure à raconter à ses lecteurs (…).  Une manière humble et festive de dire merci aux gens qui continuent de (lui) être fidèles”.  Dans son édition du 10 octobre, le quotidien régional a dévoilé une de ses premières initiatives : un concours de Unes ouvert à tous les élèves de l’académie de Clermont-Ferrand. Il pourrait être élargi aux deux départements limousins de sa zone de diffusion, la Creuse et la Corrèze, qui relèvent de l’académie de Limoges. Durant la traditionnelle Semaine de la presse, du 18 au 23 mars 2019, les élèves candidats, qu’ils soient écoliers, collégiens ou lycéens, devront réaliser  une Une à partir des textes et des photos qui seront fournis par La Montagne. Au préalable, pour accompagner les enseignants qui souhaitent s’engager dans ce concours,  4 demi-journées de sensibilisation ont été programmées en décembre et en janvier.

 

• TERRES DES BOURBONS

Terre des Bourbons n°11• Terres des Bourbons – le magazine d’exploration locale bourbonnais a publié son n° 11  (Septembre-octobre-novembre). Au sommaire : Coin de paradis : Jaligny-sur-Besbre : Les tréteaux de Jaligny  – Que d’eau, que d’eau… – Racines : Jean Cluzel, le Bourbonnais et la France. – Histoire – Dossier : 1914-1918 : Le bourbonnais dans le grande guerre –  L’historial de Fleuriel. – Curiosité en Bourbonnais : l’embouteillage de Lapalisse – Les grands départs. – Shopping en bourbonnais : monbourbonnais.com – Ce bourbonnais que nous aimons. – Vert l’avenir : Le brame et la ramure – Des sens extraordinaires. – Quelle culture : Festival – Les journées musicales d’Automne. La revue de 58 pages, entièrement en quadrichromie, affiche un tirage de 3 000 exemplaires. Elle est  disponible sur abonnement et en kiosque ((5,50 €).

 

•  MÉDIAS FRANÇAIS:

QUI CONTRÔLE QUOI ?

Logo acrimed

En partenariat avec Le Monde Diplomatique, le site ACRIMED (Action critique média) a publié la 13ème version actualisée  de la carte du paysage médiatique français. Elle permet de  démêler l’écheveau des concentrations dans la propriété des grands médias en répondant à la double question : qui possède quoi et qui contrôle quoi dans les médias?  La toute première version de la carte remonte à juillet 2016.

Carte médias
► Accéder à l’infographie et zoomer

•  LA WONTAGNE

LA WONTAGNE

À LA MANIÈRE  DU GORAFI

La Wontagne naturistes• Pour celles et ceux qui auraient été absents de la région en juillet – août, pour cause de vacances, un petit tour de l’actualité régionale s’impose à travers quelques  faits divers régionaux  glanés par Vu du Bourbonnais. Florilège : “À Moulins, pris en flagrant délit de vandalisme sur un radar, il fait appel et se défend : “Je ne dégrade ni ne vandalise les radars. Je les protège de la pluie en les bâchant”…  Des volcanologues français et américains annoncent une éruption du Puy Pariou avant 2038… L’aéroport d’Aulnat annonce un vol direct Clermont-New York et Clermont-Sydney pour 2019… Un amateur de paddle emporté dans les airs et toujours disparu suite à une tornade passagère au Lac d’Aydat… Allier : le département annonce la construction d’un village naturiste pour 2020 en plein cœur de la forêt de Tronçais : “Vivre nu, avec un sentiment de liberté absolu, en totale confiance avec son corps, en reconnexion avec la nature”, déclare  Dominique Roucouret, futur Maire du villageLa Wontagne paddle

• À Chamalières, un propriétaire séquestre des touristes dans un logement airbnb car ils refusent de prévoir la visite du Puy-de-Dome dans leur programme… Un dinosaure a été aperçu par un touriste au sommet du Puy-de-Dôme. Capturé par hélicoptère, une enquête déterminera le type de l’espèce et sa provenance… À Cournon d’Auvergne : 6 blessés dans une station essence après l’explosion du prix du diesel… Tentative d’évasion ratée au Centre Pénitentiaire de Riom. Après avoir creusé un tunnel de 90 mètres depuis sa cellule, le détenu, désorienté sous terre, ressort dans le bureau du Directeur : “Un bureau bien mieux climatisé que nos cellules” explique ironiquement le détenu.

La Wontagne radarToutes ces “nouvelles” glanées au fil du mois d’août ne sont évidemment pas extraites de La Montagne ou de La semaine de l’Allier, pas plus qu’elles ne proviennent des sites Internet des radios locales. On connaissait déjà le site d’information parodique Le Gorafi…dont certaines informations ont été parfois reprises imprudemment par des femmes ou des hommes politiques un peu trop rapides à twitter…Depuis quelques semaines, on dispose de sa déclinaison régionale avec l’apparition d’une page Facebook La Wontagne. Même présentation, même graphie que les pages du quotidien régional, le M montagnard ayant été seulement retourné pour en faire le W …wontagnard. Mis à jour régulièrement, on y trouve de nouvelles “infos”, toutes estampillées rigoureusement aussi fausses que parodiques, photos à l’appui. À savourer aussi les  très nombreux commentaires des internautes. En ces temps d’actualités un peu grises, un peu d’humour ne fait pas de mal.

 

◘ RADIOS

• L’AUDIENCE DES RADIOS DANS L’ALLIER :

ENTRE CONFIRMATIONS… ET  SURPRISES

téléchargements• Selon l’institut de sondage Médiamétrie qui a publié ses dernières études d’audiences des radios, département par département et ville par ville, on compte  chaque jour dans l’Allier  244.000 auditeurs réguliers, soit plus de 2 habitants sur 3. La  durée d’écoute moyenne est plus ou moins longue (179 minutes pour RTL ou 59 minutes pour France info). L’étude confirme des résultats antérieurs mais elle réserve aussi quelques surprises, bonnes pour les uns, mauvaises pour les autres.

R.T.L. TOUJOURS EN TÊTE

DES RADIOS NATIONALES

• Pour les stations de radio nationales, c’est toujours RTL qui arrive  en tête dans l’Allier, avec 52 300 auditeurs, soit 20,5% de part d’audience. La station, rachetée par le groupe M6 en 2018, se classe première à Montluçon et à Vichy. À la deuxième place, on trouve Fun radio (33 800 auditeurs), suivie  par RMC, avec  31 000 auditeurs. Les radios publiques se classent toutes derrière  les stations généralistes commerciales. France Inter séduit 21.600 auditeurs, soit  30.000 de moins que RTL.

Audiences RADIO
© Infographie La Montagne – Centre France

 • Avec 21 200 auditeurs France info affiche des résultats stables. Sa consœur France Bleu fait figure de radio la plus écoutée sur tout le département de la  Creuse, avec une part d’audience qui culmine à   27,8%. Dans le Puy-de-Dôme, elle attire chaque jour 66.600 auditeurs quotidiens, tandis que dans l’Allier elle n’occupe que la 13ème place avec 12 700 auditeurs. Autre surprise, alors que les résultats d’Europe 1 sont à nouveau  mauvais au plan national, la station du groupe Lagardère semble avoir plutôt  bien résisté dans le département de l’Allier où elle se classe 5ème, avec 23 000 auditeurs réguliers Les Bourbonnais sont aussi des mélomanes ou de simples amateurs de musique. En témoignent Radio Classique et France Musique qui, toutes les deux, affichent 6 500 auditeurs. La durée d’écoute de la première atteint 189 minutes soit 10 minutes de plus que pour RTL (179 minutes) ou 131 minutes de plus que France Info.

ET LES RADIOS LOCALES?

5829c48d3b3f43.46060834• 4 radios locales figurent  dans le classement de tête des  20 stations des plus écoutées. Avec 16 200 auditeurs (+ 2 300),  Fusion FM basée près de Dompierre-sur-Besbre se classe première, loin devant France Bleu Pays d’Auvergne émettant depuis Clermont-Ferrand (12.700 auditeurs). Pour la troisième année consécutive, la  radio locale montluçonnaise  RJFM a gagné des auditeurs. Elle en compte désormais  7 900 (+ 1 800), ce qui fait d’elle “ la première radio associative dans l’Allier”, selon  Fabrice  Anioux, son directeur d’antenne. La station qui emploie 3 salariés (journaliste, commercial et  programmateur musical) s’appuie sur un groupe de 24 bénévoles. Outre les recettes publicitaires, elle bénéficie en tant que radio associative de subventions, dont celles du fonds de soutien  à l’expression radiophonique locale. Quant à son site Internet, il affiche 30 000 visites par mois.

téléchargement (8)Sur le même bassin montluçonnais, la surprise vient de la chute d’audience de la doyenne des radios locales, R.M.B qui se classe en 5ème position sur le bassin montluçonnais, avec 6 700 auditeurs et 1,8% de part d’audience.  Selon Médiamétrie, la radio locale aurait donc vu fondre son audimat de …63%, avec plus de 11 000 auditeurs qui se sont évaporés en un an. À moins qu’il ne faille l’attribuer à un nouveau mode de comptabilisation des auditeurs. Quoi qu’il en soit, la situation s’avère préoccupante pour la radio affiliée au groupement Les indépendants et elle pourrait bien peser sur ses rentrées publicitaires.

 

 

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