LES PARUTIONS RÉCENTES : N° 12 (OCTOBRE – NOVEMBRE – DÉCEMBRE 2018)

MISE À JOUR:  19 OCTOBRE  2018

PARUTIONS RÉCENTES  :

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’auto-éditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (auto–édités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er octobre au 31 décembre  2018. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.
  • Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

Z BaumontBAUMONT Brigitte : Éléna. 1 vol. br, 240 p, éd. Rebelle éditions (Montluçon), 15 €.

 “Voici les confidences que me fit Elena, une Italienne au grand cœur ; elles se révélèrent aussi surprenantes que bouleversantes. Elle me confia sereinement ses bonheurs et ses malheurs, ses illusions et ses désillusions. Tout ce qui fait qu’une vie mérite d être vécue. Elena avait tout pour être heureuse, sauf que l’intérêt des uns passait avant le bonheur des autres…”

BONNEAU Albert : La légende du livre. 1 vol. br, illustrations, éd. Publi-France, 12 €.

Bonneau légendeCe conte a été publié dans l’Almanach de Nénette de l’année 1927. Sa réédition a été effectuée en collaboration avec les élèves des classes CM1 de l’école de Creuzier le Vieux qui, après avoir étudié le texte, l’ont illustré sous la direction de leurs professeurs, d’après les conseils donnés en début d’année scolaire par le dessinateur Benjamin Blasco-Martinez, créateur de la Bande Dessinée Catamount inspirée de l’histoire originale écrite par Albert Bonneau. Cette histoire nous emmène dans le Royaume de Chimérie où, il y a bien longtemps, vivait Ignorance, une sorcière hideuse qui ne cessait de faire opprimer les habitants par l’Empereur Paresseux Premier dont elle était la complice. Or, à la même époque et dans le même Royaume, vivaient Studieuse et Laborieux, une fillette et un jeune garçon qui, par leur gentillesse et leur désir de savoir allaient changer la vie de tous les habitants de ce Royaume. Albert Bonneau, né à Moulins en 1898, est considéré à juste titre comme l’un des derniers représentants de la littérature dite “populaire”. Il  a passionné pendant plus de trente ans, des lecteurs de tous âges en leur faisant vivre des aventures captivantes qui se déroulaient aux quatre coins du monde et à différentes époques de leur histoire. Pour répondre à la demande de ceux qui regrettaient de ne plus trouver en librairie les livres qui les avaient tant fait rêver et donner à ceux qui ne connaissaient pas cet auteur la possibilité de le découvrir et de rêver à leur tour, plusieurs livres sont actuellement réédités ou en cours de réimpression par sa fille Odile. Sont désormais disponibles en librairie tous les genres littéraires dans lesquels Albert Bonneau s’est exprimé : romans historiques, aventures lointaines, aventures du far-west, romans historiques et de cape et d’épée, romans policiers, romans sentimentaux, histoires pour la jeunesse…

BONNEAU Albert : Le moulin de mes rêves. 1 vol. br, illustrations, éd. Publi-France, 12 €.

Sans titre► Soucieuse de préserver sa liberté et son indépendance Jacqueline a décidé de passer les vacances d’été en solitaire dans le vieux moulin que son oncle lui a légué dans un coin désert de la campagne creusoise. Elle n’éprouve pour le moment nulle envie de donner suite au projet de mariage dont ses parents viennent de lui faire part. Un séjour décontracté et près de la nature dans les vieux murs où elle aimait tant venir lorsqu’elle était petite lui plaît beaucoup plus qu’accompagner ses parents à Vichy dont les mondanités l’ennuient. Quel bonheur de pouvoir vivre seule, sans avoir l’obligation de s’habiller pour sortir déjeuner et dîner dans les endroits à la mode où, comme chaque été, ses parents prennent plaisir à retrouver leurs amis. Passer le temps à pêcher, nager, marcher en solitaire dans le paysage magnifique des gorges de la Voueize ne pourra que la changer agréablement des habitudes parisiennes qu’il faudra bien retrouver à la rentrée… C’était sans compter sur la présence de visiteurs aussi imprévus qu’inopportuns qui vont perturber quelque peu la liberté dont elle rêvait.

BONNEAU Albert : Le puy des auberges. 1 vol. br, illustrations, éd. Publi-France, 10 €.

LE PUY DES AUBERGES CouvertureLa vie est rude, mais tellement belle malgré tout dans le paysage magnifique qui entoure le domaine du Puy des auberges, où Martial Jondrette est né.  Il y est métayer, tout comme l’était son père. Tout irait bien, si Valérie, sa fille ne s’obstinait pas  à refuser le mariage qui ferait d’elle la fermière la plus riche du pays. Mais elle n’a d’yeux que pour le fils du meunier voisin, qu’elle connaît et aime depuis son enfance. Il est  courageux certes, mais sans terres et sans fortune.  Tout irait également bien si le monde n’était pas en train de bouger d’une manière qui déplaît à l’homme de tradition qu’il est. Il voit, peu à peu, disparaître les  habitudes et les principes dans lesquels il a été élevé, pour faire place à un début de modernisme dans lequel il ne retrouve plus les valeurs qu’il a toujours connues et qui le rassuraient. La petite ville de Chambon-sur-Voueize, avec les gorges et les collines qui l’entourent, servent de cadre à cette histoire qui ne manquera pas de rappeler des souvenirs de celles et de ceux qui ont vécu dans cette époque révolue.

DUPLAIX Bernard : Contes de campagne. Chroniques bourbonnaises humoristiques. 1 vol. br, 142 p, biblio,  éd. des Champs-Élysées, 19,50 €.

Numérisation_20181017“En Bourbonnais, l’humour est d’abord sourire. Ce sourire joue sur toute la gamme, de la raillerie à la bienveillance, de l’indulgence cordiale à la malice satirique, voire persifleuse, bien que le savoir vivre ne se départisse jamais de l’utile correction et du respect de l’autre”, écrivait en 1983 Jean-Charles Varennes  dans son anthologie, “L’humour en Bourbonnais”.  Une leçon qu’a suivie fidèlement  Bernard Duplaix pour  composer ce recueil de Contes de Campagne. Il en résulte une cinquantaine de chroniques, toutes  authentiques au plan de l’histoire. Certaines d’entre elles,  glanées patiemment dans ce qui est devenu pour le lecteur d’aujourd’hui “l’ancien monde”,  ont même rétrospectivement une véritable valeur ethnologique, Tous ces contes, rapportés sur le mode humoristique proposent de jeter un regard distrayant et savoureux sur la province bourbonnaise. Bernard Duplaix, est un fin connaisseur du pays huriélois, à propos duquel il a publié plusieurs recueils de chroniques journalistiques, parmi lesquels “Cinquante ans de vie agricole en pays d’Huriel” (2016).  Il a été couronné par le prix Émile Guillaumin en 1982 pour “Ils étaient vignerons à Huriel”. On lui doit aussi une biographie de “Marcellin Desboutin, le prince des bohèmes” en 1985. En 2016, il  a publié aux éditions Bonneton “Sur les chemins du pays d’Huriel”.

FORÊT Chantal : La passagère. 1 vol. br, 296  p, éd. Marivole, coll. Romans Marivole, 19,90 €.

la-passagèreCamarades d’enfance, Catherine et Daniel se sont perdus de vue depuis plus de trente ans quand ils se retrouvent en tête-à-tête dans un bar de Moulins où ils ont rendez-vous. Il n’a jamais quitté sa région natale, elle est revenue s’y installer depuis peu. Lui, a élevé seul sa fille après l’abandon de sa femme, elle a perdu son mari dans un accident et n’a qu’un grand fils resté vivre à Paris. Il n’a jamais oublié Catherine, son premier amour, elle se souvient à peine de lui, mais leur commune solitude les rapproche. Malgré ses réticences, Catherine se laisse peu à peu enfermer dans une troublante relation amoureuse qu’elle n’ose rompre. Sous le regard inquiet de leur entourage, une nouvelle vie se dessine, une dernière chance d’aimer, peut-être… Un bonheur possible. Mais qui retrouve-t-on après tant d’années ? Que reste-t-il de ce qu’ils ont été ? Qu’est-ce que le temps, la vie a fait d’eux ? Pourquoi Daniel mène-t-il une existence si solitaire ? De quoi Catherine a-t-elle peur ? Froide et mystérieuse, elle semble surgie de nulle part et garde le silence sur les épreuves qu’elle a vécues, tandis qu’autour de Daniel bruisse encore la vilaine rumeur concernant la disparition de sa femme une vingtaine d’années plus tôt. Et si ces retrouvailles n’étaient qu’un piège, une boîte de Pandore qu’il faudrait se garder d’ouvrir ? De secrets enfouis en blessures mal cicatrisées, leur passé les poursuit. Mieux vaudrait ne jamais se retourner. Originaire de l’Allier, Chantal Forêt vit à Ceyrat, dans le Puy-de-Dôme. Elle a travaillé dans le domaine de la formation pour adultes et l’animation culturelle, avant de se consacrer à l’écriture. Passionnée de théâtre, elle est l’auteure de pièces pour enfants. Elle a également publié Qui-vive, son premier roman (éditions Henry, 2012), L’Heure du thé (éditions de l’Archipel, 2013) et Pierre Noire (éditions de l’Archipel, 2015).

• RÖTIG Marianne : Cargo. 1 vol. br, 144 p, éd. Gallimard, coll. Le sentiment géographique, 12,50 €.

 product_9782072821271_195x320 Voir s’approcher le grand cargo est délicieux. Le taximan me dépose aux pieds du colosse avec sourire et souhait de bonne traversée. L’absurdité me saisit crûment. Je suis dans ce port du bout du monde déjà pris par la nuit d’hiver, dans le froid du mauvais temps, face à face avec ma dinguerie, enfin palpable et somme toute assez massive… ça existe, c’est là sur un quai, un grand morceau de fer flottant, à ne plus demander qu’à être rencontré, découvert, appris.”   Seule femme à bord, une jeune voyageuse passe une semaine sur un cargo entre Le Havre et l’île de Malte. Elle observe les hommes de l’équipage : il y a le capitaine, exemple d’une virilité traditionnelle, un élève officier séduisant mais qui souffre du mal de mer, un ingénieur charismatique qui s’occupe de la bonne marche des machines, enfin des Philippins soumis à des tâches plus obscures, avec qui elle engage des parties de baby-foot…C’est le premier roman de Marianne Rötig, “Un livre nourri de mélancolie et de regrets(…). Mais c’est certain, Marianne Rötig repartira”, écrit le critique Jean-Claude Perrier

◘ HISTOIRE

• LEYOUDEC Maud, PAGE Alexandre (sous la direction de) : Marcellin Desboutin (1823-1902) à la pointe du portrait. Exposition, Moulins, Musée Anne-de-Beaujeu, du 20 octobre 2018 au 15 septembre 2019. 1 vol. br, 200 p, 210 illustrations n-b et couleur, biblio, index, coédition éd Faton (Dijon) – Musée Anne-de-Beaujeu (Moulins), 29 €.

Z DESBOUTIN►   Aujourd’hui, Marcellin Desboutin est avant tout connu par les portraits que firent de lui Edgar Degas et Édouard Manet. Homme de grande culture, admirateur de Rembrandt, ouvert aux courants artistiques modernes, peintre – poète autant que peintre-graveur, Desboutin apparaît comme un artiste de contrastes, insaisissable et singulier.  Avec plus de deux cents illustrations, pour la plupart inédites, cette monographie se propose de mieux cerner la vie romanesque d’un Bourbonnais devenu un grand seigneur à Florence, puis un artiste sans le sou à Montmartre, avant de recevoir la Légion d’honneur pour son œuvre. Grâce à lui, nous rencontrons les personnalités de la bohème parisienne, milieu dont il fut une figure incontournable.  Les auteurs : Maud Leyoudec, conservatrice du patrimoine, est chargée des collections beaux-arts et arts décoratifs du musée Anne-de-Beaujeu.  Alexandre Page, docteur en histoire de l’art contemporain, a consacré sa thèse, soutenue à l’université Clermont-Auvergne, au graveur-illustrateur Léopold Flameng (1831-1911). Il poursuit actuellement ses recherches sur la gravure et l’illustration ­­dans la seconde moitié du XIXe siècle. Romuald Féret, docteur en histoire, a consacré sa thèse au privilège théâtral au XIXe siècle.  Dominique Lobstein, ancien documentaliste peinture puis responsable de la bibliothèque du musée d’Orsay, désormais historien de l’art indépendant, poursuit ses recherches sur les manifestations artistiques, la critique et les collectionneurs français de la période 1848-1914Laura Lombardi, historienne de l’art, est professeur de phénoménologie de l’art contemporain à l’Accademia di Belle Arti di Brera. Jean-Didier Wagneur (Centre des sciences des littératures en langue française, université Paris Nanterre) s’est d’abord consacré à la création et à la sélection scientifique de Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ANDRIEUX Nicole : Un jour de baptême. 1 vol. br, 234 p, éd. des Monts d’Auvergne, 19 €.

Z ANDRIEUXAprès un hiver rigoureux, Yvonne va délaisser la ferme et profiter de la clémence du temps pour se rendre à la ville, là où désormais réside sa cousine Emma. Liées par une amitié indestructible depuis leur naissance, quoi de plus normal pour ces deux femmes élevées presque porte à porte et mariées à quinze jours d’intervalle, que de se rencontrer pour évoquer les souvenirs, envisager l’avenir avec la venue de leurs futures progénitures ! Un vrai bonheur. Et cependant, à l’heure où Yvonne enfourchera sa bicyclette pour rejoindre son village accroché à la colline boisée de hêtres et de chênes rouges, elle ne se doutera pas qu’un danger la guette et qu’il pourrait bien changer le cours de son destin.

• BARRAL René : La lettre à Emilie. 1 vol. br, éd. de Borée, 19,90 €.

Z BARRAL► Nous sommes en 1935, à la veille du Front populaire. Martial et Émilie vivent très petitement au Brusset, un petit village dans les montagnes cévenoles. Lui est tâcheron, elle femme au foyer. Ils vivent dans une maison misérable avec leur fils, Julien. Ils ont fait ce choix parce qu’Émilie n’a pas voulu être bru chez ses beaux-parents, condition très difficile à l’époque. Ils sont nés tous deux dans le même hameau et sont allés à l’école ensemble en se tenant par la main. Ils se sont promis de se marier depuis toujours. Leur amour est total et ils ont envie de tenter leur chance à la ville dont Émilie rêve depuis longtemps, afin d’essayer de vivre une existence meilleure. Par chance, Martial a fait son service militaire à Carpiagne, à côté de Marseille où il s’est fait un ami marseillais, Lucien qui est cheminot, responsable syndical. Malgré la crise qui s’aggrave, ce copain de régiment peut fournir un emploi à Martial et ils décident de tenter leur chance. Mais il ne s’agit que d’un remplacement. Au bout de deux mois, Martial va se retrouver sans travail et les difficultés commencent.

Z Barral 2• BARRAL René : L’enfant secret de la Borie. 1 vol. br, 427 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,80 €.

• Confié à ses grands-parents, Rémi ne découvrira pas le secret de sa naissance mais trouvera un père aimant. À huit ans, Rémi, né sans père, est confié à ses grands-parents par sa mère tuberculeuse qui doit partir se soigner dans un sanatorium. La ferme dans la montagne enchante l’enfant. Il y fait la connaissance de Philippe, électricien, grand amour de jeunesse de sa mère, et, très vite, ils deviennent amis. Malheureusement, Philippe ne peut pas être son père car, à la naissance de Rémi, il était sur le front…

• CAVAROT Didier : Les nouvelles chroniques en terrain connu de monsieur Rusigby. 1 vol. br, 108 p, éd. de la Flandonnière, 14 €.

Z RUSIGBYDans ce recueil, Didier Cavarot fait partager une cinquantaine de chroniques drôles, émouvantes, acides mais toujours sincères. Il s’amuse avec les mots, joue avec la réalité et parfois même, s’autorise quelques fictions. En prenant le club issoirien et ses couleurs peu banales comme prétexte, il raconte, décrit la vie d’un club amateur et parfois les dérives du professionnalisme. Tout le monde s’y retrouvera, et nul besoin d’avoir été rugbyman pour savourer le style et lire avec délices les dessous d’un sport collectif comme le rugby. D’un esprit bienveillant, Monsieur Rusigby égratigne gentiment comme les crampons sur le terrain. Né en Auvergne en 1969, Didier Cavarot  est un ancien  rugbyman passé par les clubs de La Plaine, du Stade Clermontois, d’Angers et de Riom,avant de finir  sa carrière de joueur à l’US Issoire. C’est dans ce club qu’est apparu pour la première fois, un petit journal mystérieusement de Monsieur Rusigby, savant mélange d’USI et de rugby.

CHANGY Valérie de : Fils de Rabelais. 1 vol. br, éd. de Borée, 275 p, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

Z DE CHANGY► En ce XVIe siècle triomphant, les idées de la Renaissance pénètrent les cœurs et les esprits de la haute société. Rabelais, avec la publication de son Pantagruel puis de Gargantua, s’est fait une place de choix parmi les humanistes. Or, cet homme mûr, médecin et philosophe, écrivain à nulle autre pareille, compte de nombreux ennemis… Justus, orphelin de 13 ans qu’il a recueilli et qu’il considère comme son fils adoptif, développe à la Devinière ses talents de cuisinier et son goût pour la nature et les plantes, en même temps qu’il devient le réceptacle des idées novatrices et de la grande humanité du philosophe. Lorsque la jeune Blanche est recueillie par la tante Eulalie, suite à une tentative d’exercer le droit de cuissage par le chevalier de Puits-Herbault, la vie va s’en trouver radicalement changée. Tandis que Rabelais écrit son Tiers Livre, le seigneur fourbit ses armes et s’apprête à frapper. Justus et Rabelais seront-ils suffisamment forts pour lui résister ? Qui des humanistes ou des opposants à Rabelais vont gagner la bataille ? Dans une langue ciselée et agréable à l’extrême, Valérie de Changy nous plonge au cœur d’une province française au temps de François Ier, roi conquérant et mécène : elle interroge les valeurs essentielles que sont la tolérance et les progrès de la connaissance. Justus, Rabelais, Blanche et Eulalie sont les personnages-témoins d’une aventure hors norme…

DI PIAZZA Rosario : La châtelaine de Roche-Candelle. 1 vol. br, 320 p, éd. La Clé du chemin, (Craponne-sur-Arzon), 19 €.

Z DI pizzaPont du Gard, 22 juillet 1929, 15 heures. Deux mois que Félix Cabanon taillait des blocs de pierre pour redonner au Pont du Gard un peu de sa fierté d’antan. Sculpteur de formation, il n’avait accepté cette place que par pure nécessité, celle d’un jeune père de famille désireux de faire bouillir la marmite à tout prix. Le travail, plaisant au début, avait fini par le rebuter. Le décor grandiose, l’ardent soleil, l’odorante garrigue, les chants mêlés des cigales et de la rivière ne suffisaient plus à alléger le poids de sa lassitude… Félix Cabanon, tailleur de pierre ligérien ; Manolo Amador, ex matador en errance ; Estrella Ruiz, adolescente andalouse fuyant un lourd passé ; Charles-Aymeric de Saint-Arnaud, aristocrate à la fibre républicaine… quatre personnalités que tout oppose… quatre trajectoires qui n’auraient jamais dû se croiser. Les circonstances de la vie, l’Histoire avec un grand H vont en décider autrement. Prenez avec eux les chemins de traverse qui conduisent au château de Roche-Candelle. Là se dénouera l’intrigue qui les unit.

DUTHEIL Gisèle : Le Glaude. 1 vol. br, 256 p, éd. des Monts d’Auvergne, 19 €.

Z Dutheil► Il n’a pas inventé la poudre, le Glaude, mais il a le cœur sur la main. L’ennui, c’est son penchant pour l’alcool, et les faux amis qui l’incitent sournoisement à replonger. Lorsque son copain Marius doit partir à l’hôpital, il s’occupe de tout, du chien, de l’ânesse, de la maison. Mais une famille de Parisiens achète la propriété ; malgré sa rancœur, il se lie d’amitié avec leur petite fille. Jusqu’au jour où tout va basculer…  Un village d’aujourd’hui, avec ses transformations et ses résistances, ses altercations et ses méfiances face au renouvellement de sa population, le déclin des petits commerces et la lente disparition du monde paysan. Extrait : « Ils étaient doux à voir, tous les deux. Johnny au poil noir et Ophélie si gracieuse. Belle, non, elle ne l’était pas. Mais elle possédait ce charme indescriptible de l’innocence, ce pouvoir attendrissant des êtres en devenir. Avec ce quelque chose au fond des yeux, une profondeur ou l’ombre d’une blessure, qui donnait à son regard toute son intelligence et sa fragilité. »

FAURAX Sylvain : Sur le fil. 1 vol. br, éd. du Volcan, 13,50 €.

Z Faurax Le petit Cirque de l’Ange est une véritable institution locale, mais il doit faire face à des problèmes financiers et à la mésentente entre les membres de la troupe. Max dirige l’établissement où les anciens se querellent avec les plus jeunes sur les choix artistiques et l’avenir du cirque. Doit-il s’obstiner à faire vivre un spectacle traditionnel ou s’engager vers une forme plus contemporaine ? Après la disparition d’Ernest Simbald le dompteur, les craintes, les soupçons et les manigances altèrent encore davantage la vie du groupe. C’est alors qu’un nouveau drame se produit. La mort ne semble pas accidentelle ! L’étrange inspecteur chargé de l’enquête sera rapidement confronté à l’ego des artistes et leur goût du secret. C’est pourtant en fouillant dans leur passé respectif qu’il parviendra à résoudre l’énigme, mais le temps presse… “Sur le fil”est un polar qui porte une vision acerbe du devoir de mémoire et qui fait voler en éclat les codes rassurants des cirques de notre enfance.

GRENIER Nicolas : La petite reine : une anthologie littéraire du cyclisme. Préface de Jean Durry. 1 vol. br, éd. du Volcan,  coll. Anthologie,  22 €.

Z GRENIER Cette nouvelle anthologie littéraire du cyclisme nous offre à lire ou relire des textes, bien au-delà des anthologies sportives existantes. Elle présente un panorama d’écrits en langue française, avec des extraits de romans, essais, poèmes et articles de presse, du XIXe siècle jusqu’à l’entre-deux-guerres, qui restent encore modernes de nos jours. On découvrira donc, dans ce livre, les fameux récits d’Alfred Jarry, Alphonse Allais, Albert Londres, Maurice Leblanc, Pierre de Coubertin, Octave Mirbeau, et beaucoup d’autres encore. Des auteurs célèbres ou moins connus, tombés dans l’oubli, mais qui en leur temps étaient les « vedettes » de chroniques sportives. Tous ces écrivains ont voulu décrire, à leur manière, cette mystérieuse machine, le vélo, qui comme l’automobile et le chemin de fer a révolutionné le transport dans les villes, les campagnes, la société. Sur leur bicyclette, les hommes, les femmes… et les enfants découvrent, enfin, la liberté, et aussi la fraternité. Soixante textes, précédés d’une présentation de l’auteur, composent cette anthologie. Chaque chapitre aborde les grands thèmes du cyclisme, comme les loisirs, la compétition, la physiologie, la guerre, la ville, la technique. Ce « deux-roues » si particulier entraîne certains auteurs dans des envolées lyriques et poétiques. Qu’il s’agisse d’une dame ou d’une jeune fille à bicyclette, d’un cycliste amateur ou d’un sportif professionnel, héros de la route et d’un jour, d’un flagorneur, d’un chroniqueur sportif, l’effort ou le plaisir de pédaler est toujours là, mais souvent contrebalancé par des descriptions pamphlétaires, sportives, sociologiques, techniques, à l’exemple de l’invention des pneumatiques par André Michelin, mais aussi humoristiques ou encore romantiques, tel le récit d’une promenade à vélo pouvant devenir érotique…Du vélocipède au vélo de course en passant par la bicyclette ou encore le « vélocipard », il y en a pour tous les goûts. L’auteur a souhaité apporter une nouvelle vision du cyclisme dans la littérature. Ce livre s’adresse à toutes et tous, qu’ils soient sportifs, amateurs de littérature, spécialistes du vélo, universitaires ou tout simplement amoureux de la « petite reine ».

GRENIER Nicolas : Le Puy-en-Velay. Lettres à Dieu. 1 vol. br, éd. du Volcan, coll. Anthologie,  12 €.

Z GR 2Dans la littérature ponote, Nicolas Grenier a choisi des textes qui résonnent de toute leur modernité au XXIe siècle. Des écrivains ont connu la gloire nationale, George Sand, Anatole France, Prosper Mérimée, mais aussi locale, avec les enfants du pays, Charles Calemard de Lafayette, Aimé Giron, et surtout Jules Vallès. Classiques ou modernes, ils sont romanciers, poètes, ou encore savants, historiens, chroniqueurs, et ont en commun d’avoir évoqué, à leur façon, la cité d’Anis… et toutes ses merveilles. Cette anthologie est un bréviaire que l’on peut feuilleter, sur tous les chemins, pour faire vibrer en soi, Le Puy-en-Velay, comme un pieux souvenir. Quand un Français arrive au Puy-en-Velay, il en repart avec le sentiment d’être plus catholique. Comme Saint-Denis, Reims, Chartres, cette ville fait partie de l’Histoire de France, sa religion chrétienne, ses rois. On repense à toute cette aristocratie, au clergé, à la paysannerie… et à ses saints, qui ont construit, avec l’épée, la fourche ou la croix, la France, cette « fille aînée de l’Église ». Le bassin du Puy, c’est le génie du paysage français, au-delà d’André Le Nôtre, jardinier à Versailles, car c’est l’œuvre de la nature, depuis l’origine du monde, construite avec la force des dieux. Le pèlerin, lui, est en route sur cette terre, géologique, volcanique, basaltique du Velay, et adresse un salut à la cité, avant de partir pour Saint-Jacques-de-Compostelle.

• LABARRIÈRE Dominique : Un festin d’Ortolans. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 18,90 €

Z Labarrière► La face cachée de la guerre (machination, corruptions et profiteurs). Les femmes au lendemain du conflit. Une écriture est à la fois précieuse et affranchie qui amuse et terrifie. Des personnages extrêmes et saisissants. 11 novembre 1918 – La Victoire. Partout les carillons de joie, les flonflons de la délivrance. La fin d’un cauchemar de quatre épouvantables années. Mais est-ce bien la fin du cauchemar pour ces grands blessés qu’Héloïse Davray tentait tant bien que mal d’accompagner dans cet hôpital de campagne du côté de la somme ? Est-ce bien la fin du cauchemar pour ces femmes – veuves, mères, sœurs, fiancées de gars tués au front ou revenus mutilés – qui se rassemblent chaque jour presque en cachette dans la sacristie de l’église de Saint-Augustin pour partager leur tristesse, leur désarroi, leur épuisement et leur détestation de la guerre ? La parole qu’elles libèrent alors, si peu en harmonie avec la liesse de commande du moment, n’a pas droit de cité. On leur impose silence. Comme on impose silence à Françoise Dupuy, cette jeune avocate devenue journaliste pour enquêter sur les troublantes zones d’ombre autour de l’assassinat du leader socialiste et pacifiste Jean Jaurès, en 1914, quatre jours avant l’entrée en guerre de la France. Les chemins de Françoise et d’Héloïse vont se croiser. Pour cette dernière, ce sera la révélation des sombres machinations, des épouvantables compromissions et de l’océan de corruption qui ont prospéré en marge du conflit et grâce à lui. Les coupables, les corrompus, les affairistes, les politicards qui, pour de sordides raisons d’intérêt et de pouvoir, ont tout fait en sous-main pour que cette guerre éclate, elle ne les connaît que trop bien. Elle était des leurs avant-guerre. Elle partageait leur existence de luxe, de futilité, de volupté. Elle était même tombée follement amoureuse de l’un d’eux, peut-être bien le plus compromis. Aussi, lorsque les carillons joyeux cessent de sonner, se persuade-t-elle sans peine que l’heure est venue pour ceux-là de payer.

LÉONARD Alain: Les amants d’Austerlitz. 1 vol. br, 285 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

51lslMFYB9L._SY346_ Comme tous les enfants de son âge, Jules Desailly, né en Limousin le 14 juillet 1790,  rêve de quitter le cocon familial. Bercé par les aventures de ses parents, héros de la Révolution Française et de la Bastille, il décide, contre l’avis de son père, de quitter le Limousin pour découvrir Paris, où il est né le 14 juillet 1790, jour de la Fête de la Fédération. Il élira domicile chez la Santel, sa marraine, une vieille lavandière qui vit avec sa fille Annette. Débrouillard, apprécié de tous les commerçants du quartier pour qui il travaille, il côtoiera à l’occasion les militaires dans les tavernes. Mais la guerre est aux portes du pays. Napoléon, qui a renoncé à envahir l’Angleterre, se tourne vers l’Est où les autrichiens et les russes menacent le pays. L’occasion est grande pour Jules de vivre ses propres aventures. Engagé comme tambour au 14ème Régiment de Ligne, il connaîtra la fraternité des soldats, le froid des bivouacs et la fureur des combats. Il rencontrera Alexandrine, une jeune cantinière attachée à son régiment. De profonds sentiments vont naître entre les deux jeunes gens. Renoncera-t-il pour elle à poursuivre sa carrière dans les armées ? À travers cet ouvrage où se côtoient l’Histoire et le roman, Alain Léonard nous fait voyager tout d’abord dans le Paris du début du XIXe siècle, puis dans l’intimité des troupes napoléoniennes.

ONAGLIA Frédéric de : Les murmures de l’olivier. 1 vol. br, 300 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 20,50 €.

Z ONAGLIA Dans un petit vallon des Alpilles nommé Valleraugue, Marie Jourdan rêve que son exploitation bio d’oliviers connaisse enfin une bonne année de récolte. Pour se sortir de ses difficultés financières, la jeune femme projette d’ouvrir une petite pension équestre à Maison Vieille. Mais cette partie du domaine est depuis longtemps revendiquée par son voisin, le vieux Trophime Mourgues. Victime d’incessantes attaques, Marie compte bien braver tous les obstacles pour parvenir à ses fins. Mais la découverte d’un squelette dans une remise abandonnée vient bouleverser la vie de tout le village et réveille des secrets profondément enfouis…

• PAJOT Guy : Le Lardas de Thoras. 1 vol. br, 650 p, éd. des Monts d’Auvergne, 23 €.

Z PajotAlors qu’une génération va s’éteindre, sa dernière représentante en ce monde fait une révélation surprenante : “- Une grande honte pèse sur notre famille. Personne n’en a jamais parlé. Je sais de ma grand-mère qu’il y eut un bagnard. Il serait mort à Nouméa. Ce fut un drame immense”. Qu’à donc manigancé pour en arriver là Joseph Pajot, ce fils de petit paysan – tisserand des hauts-plateaux de Margeride, aux confins de la Haute-Loire, de la Lozère et du Cantal ? Dans le XIXè siècle puritain, il eut l’impertinence de manier l’ingéniosité, de voyage beaucoup et d’avoir du caractère… jusqu’à commettre des crimes qui l’obligèrent à fuir, toujours fuir.  Nous le découvrons tour à tour effronté, roublard, inventif, dénué d’humilité, prolixe dans ses écrits et, disons-le, « franchement gonflé » dans les positions qu’il prend. Il démontre que ses affabulations dépassent l’imaginable.

• PALACH Jean-Marie : Les aventures de Loïc le corsaire : Tome III :  Le trésor des Guaranis. 1 vol. br, éd. du Volcan, 12 €.

Z PalachMai 1712, un galion portugais, le Pombal, quitte la baie de Rio de Janeiro et met le cap sur Lisbonne, les cales emplies de coton, café, bois précieux, argent et or produits dans la riche province du Brésil. À son bord, Loïc le corsaire s’est embarqué sous une identité d’emprunt, avec la complicité du maître d’équipage. Il espère retrouver au terme d’une longue traversée sa bien-aimée, Amalia, et la soustraire au mariage princier que son père veut lui imposer. Le jeune Français sait qu’il risque la mort s’il est découvert et convaincu d’espionnage. Mais la cruauté et le comportement indigne du commandant du vaisseau le contraindront à dévoiler sa présence et à affronter de redoutables ennemis, au péril de sa vie.  Ce roman se déroule au début du XVIIIe siècle, alors que la guerre de succession d’Espagne oppose la France et l’Espagne aux autres pays d’Europe. Après Sabre d’or, les aventures de Loïc le corsaire et La prise de Rio de Janeiro, c’est le troisième tome d’une série de romans consacrés à l’intrépide adolescent. Sur mer et sur terre, Loïc poursuit sa quête initiatique. Par sa bravoure et ses exploits, il a contribué à la conquête de Rio de Janeiro, puis a découvert les merveilles d’un nouveau continent, mais également la pratique de l’esclavage et l’asservissement des indigènes. Dans ce troisième volet, il s’embarque dans un voyage dangereux, par amour.  L’auteur décrit les péripéties d’une traversée de l’Atlantique, à bord d’un galion lourdement chargé. Les marins et les rares passagers se côtoient dans un espace limité, où les rivalités et les jalousies peuvent prospérer, d’autant que des menaces pèsent en permanence sur le navire. Les pirates rôdent, à l’affût d’une belle prise. Les marins subissent les caprices du temps et n’ont pas la capacité d’éviter les ouragans dévastateurs. C’est dans cet environnement troublé que le héros doit continuer d’affirmer son exceptionnelle personnalité.

Z ROYER ROYER Roger : L’auberge de l’Eventre-Loup. 1 vol. br, 300 p,  éd. de Borée, 19,90 €.

► Au sortir de la seconde guerre mondiale, une chronique de la vie villageoise, au coeur du massif central, marquée par le désœuvrement de la fin des combats et les querelles intestines et axée sur la vie sentimentale d’un aubergiste au grand cœur. Des personnages attachants et drôles, sensibles, justes et vrais.

VIALATTE Alexandre : Promenons-nous dans Vialatte. Édition établie par Alain Allemand. 1 vol. br, 270 p, éd. Julliard, 19 €.

Z Vialatte Pendant vingt ans, Alexandre Vialatte s’est promené dans son époque pour en donner un portrait saisissant dans les chroniques qu’il livrait chaque semaine au quotidien auvergnat La Montagne. En se prêtant avec gourmandise à cet exercice, il a inventé un genre littéraire qui fait encore aujourd’hui notre admiration. Pour notre plus grand bonheur, Alain Allemand nous entraîne ici dans une déambulation délicieuse à travers ce jardin extraordinaire : “Pour tous ceux qui ont eu le plaisir de découvrir ou de redécouvrir le talent et la fantaisie d’Alexandre Vialatte à la lecture du premier volume de L’Abécédaire, paru en 2014 et pour ceux qui n’ont pas eu encore ce plaisir, Alain Allemand, en composant ce deuxième volume, a redoublé d’intuition et de discernement pour nous offrir le meilleur et le plus significatif de l’oeuvre d’Alexandre Vialatte”, selon le site babelio.com. . 

◘ HISTOIRE

BÉCOUZE René : C’était le canton de Saint-Amans-des-Côts. Photographies de Jacques Raymond. 1 vol. relié format à l’italienne, 120 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 29 €.

Z ViadéneAu-delà des bouleversements administratifs, les six communes qui le composaient représenteront toujours une part de Viadène, ce haut pays de l’Aveyron qui court des vallées de la Truyère et du Lot pour aller rejoindre les immensités de l’Aubrac. L’histoire a forgé ici une identité, solide comme le granit qui exprime le caractère bien trempé de ce territoire de pierre, d’espace, de terre et d’eau, où l’agriculture et l’énergie hydroélectrique des barrages se côtoient depuis près d’un siècle. C’est surtout un territoire de femmes et d’hommes acharnés à défendre leur pays dans ce qu’il a de plus attachant : la culture des solidarités, la fidélité à des valeurs qui rassemblent, le sens de l’accueil, le goût d’une modernité équilibrée et respectueuse d’une qualité de vie qui séduit. Ce livre reflète le vivre ensemble des générations nouvelles dans cette Viadène désormais unie en communauté de communes à l’Aubrac et au Carladez pour le meilleur, et engage ainsi à regarder l’avenir avec confiance.  René Bécouze a été journaliste dans la presse quotidienne régionale pendant trois décennies. Jacques Raymond est l’auteur d’une vingtaine de livres de  photos. En tant qu’éditeur, il a publié plusieurs livres sur l’Aveyron dont “Aveyron Pigüé les descendants”et “ Passion et engagement paysans”.

• CHABROL Jacky : Du social au climat. De 1968 à 2018… Un demi-siècle d’engagements militants entre social et écologie en pays d’Auvergne. 1 vol. br, éd. La Galipote (Vertaizon), 20 €.

Z galipotteTrès souvent, on oppose écologie et social ! Cette opposition entre écologie et social n’existe plus si on les prend dans leur globalité. Par social, entendons les relations entre les hommes : comment vivre ensemble dans notre quotidien, au travail, à l’école, dans nos loisirs, la culture… Par écologie, entendons notre rapport avec notre environnement, les conséquences de nos modes de vie sur nos ressources naturelles ; comment les utiliser sans piller ; comment laisser à nos enfants la planète dans l’état où nous aurions aimé la trouver. Dès lors, on constate qu’il est impossible de ne regarder qu’un côté de la pièce. Il y a le pile et le face, l’un n’existe pas sans l’autre. Et sauf à jouer à qui gagne ou qui perd, notre vie, ici et maintenant, dépend de ce que nous ferons ensemble en harmonie avec notre environnement…Si notre modèle est condamné en tant que civilisation finissante sans avenir, la prochaine – car il y en aura une prochaine – ne naîtra pas spontanément, pas plus qu’elle ne nous sera apportée par on ne sait quel messie. Elle est à inventer, c’est ce qui est formidable. L’homme a-t-il un avenir sur cette terre ? Si oui, il est urgent de s’y mettre !   Demain sera un autre jour. Espérons que, comme les Indiens d’Amérique du nord, nous pourrons encore poser nos pieds nus dans la rosée matinale pour sentir respirer notre planète, unique et fragile. Jacky Chabrol, alias J.M.C. a eu un parcours militant dense, syndicaliste, altermondialiste, associatif, élu local. Fervent défenseur de la ruralité et de l’environnement, il s’est engagé dans de nombreux combats avec un optimisme viscéral et une envie de vivre communicative. Adepte de l’action non violente et la désobéissance civile, il appelle à réagir, à s’engager et à participer à la construction d’un autre monde !

CLAIRET Anne, TOURNAIRE Éric : Les migrations des Auvergnats. 1 vol. relié format à l’Italienne, 48 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 16 €.

Z migrations► L’Auvergnat est par essence migrateur ; son endurance au travail, son sens de l’économie et du commerce se révèlent durant ces voyages au long cours. Anne Clairet et Eric Tournaire ayant plus d’une corde à leur arc, plus d’une plume à leur encrier, plus d’une couleur à leur palette, se sont attelés à la gigantesque tâche de répertorier et classifier ces passionnantes migrations. Dans cette étude, ils révèlent leurs talents d’ornithologues. Au fil des planches richement illustrées, précisément documentées, découvrez l’habitat, l’alimentation, ainsi que les us et coutumes migratoires des Auvergnats des champs, des villes et des routes. De piquantes anecdotes sur les espèces telles que les célèbres marchands de charbon, les vendeurs de toile aventureux et les mystérieuses chasseuses de galipotes agrémentent leurs portraits. Anne Clairet est née en Auvergne, bercée par le bruit des trains que faisait partir son grand-père. Passionnée par les lettres, elle décide d’embrasser des études de lettres… justement. Après quelques voyages, elle pose mots et valises et s’autorise à écrire avec le même plaisir pour les enfants et les adultes. Auteur confirmé, illustrateur décalé et voyageur assidu, Eric Tournaire croque avec amusement les particularités de ses congénères auvergnats. Déjà associé à Anne Clairet pour le « Guide de l’Auvergne improbable », il a décidé d’enfoncer le clou en nous proposant cet inventaire déjanté.

GUINOT Robert : Terre des justes. Le réveil des mémoires silencieuses. 1 vol. br, 200 p, éd. de Borée, coll. Histoire – Documents, 18,00 €.

Z GUINOTUne famille de juifs polonais dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale, sauvée par la mobilisation d’une commune française. Les Justes… Au milieu des conflits, au péril de leur propre vie, ils écoutent leurs valeurs pour tendre la main à ceux qui en ont le plus besoin : c’est une histoire d’humanité, intemporelle, de nulle part et d’ailleurs.
Quitter la Pologne : la famille Obstander sur la route de l’exil, une question de survie Dès 1930, Szymon et Rosalie Obstander quittent la Pologne ; d’origine juive ne se sentent plus en sécurité dans leur pays natal. Ils rejoignent la Belgique où ils vivent une décennie. Puis, ballottés par les circonstances et les aléas de l’existence, de camps de rétention en rafles, ils arriveront dans le centre de la France. Une autre famille en fuite : les Copé Le destin des Obstander croise celui des Copé, Marcel, éminent médecin, est le père de Roland et le grand-père de Jean-François. Il rencontre aussi celui de la comédienne Françoise Rosay. Des témoins parlent enfin L’épopée de Szymon Obstander et des siens a pris une dimension universelle, entre passé et présent. Elle a permis de restituer l’histoire à partir du vécu et du quotidien d’hommes et de femmes aujourd’hui âgés. Jadis, on ne parlait pas ; aujourd’hui, ils livrent leur(s) mémoire(s) comme une main tendue aux jeunes générations. 2018 Après la guerre, s’inventer une autre vie Repartir de rien quand on a tout perdu, y compris toute sa famille (Szymon Obstander était le plus âgé de ses 11 frères et sœurs. Il est le seul encore en vie après la guerre)… Un défi humain. 60 ans après, viendra le temps des retrouvailles. Et les Justes de France au seront salués au Mémorial de la Shoah.

MOULIER Jean-Claude : Châteaux, seigneurs et sites fortifiés de la haute Auvergne. Tome II. 1 vol. br, 272 p, illustrations, éd. des Monts d’Auvergne, 37 €.

Z MOULIER Par sa position isolée dans une région montagneuse loin des grands centres urbains, la Haute Auvergne s’est organisée à l’abri des influences extérieures. Peu à peu, les tenants des grands domaines en sont devenus les seigneurs. Pour protéger leurs biens et ceux qui les exploitaient, ils ont élevé des châteaux fortifiés d’abord rudimentaires, puis de plus en plus élaborés. Le pays s’est alors hérissé de centaines de forteresses.  Beaucoup n’ont pas résisté aux conflits qui ont ravagé la région. La guerre de Cent Ans a ainsi conduit à la destruction de la presque totalité des châteaux existants. Beaucoup ont ensuite été reconstruits et ont dei affronter les guerres de Religion puis la Révolution. La plupart ont été ruinés et rares sont ceux qui nous sont parvenus intacts. Quelques-uns ont été fortement restaurés et transformés.  Cet ouvrage, qui fait suite à un premier tome paru chez le même éditeur en 2017,  se propose de partir à leur découverte, de retracer leur histoire et celle des familles qui les ont possédés. Par une illustration abondante, il montre leur état actuel, des plus modestes vestiges aux demeures prestigieuses, parfois toujours occupées par les descendants de leurs constructeurs. Cette documentation et une localisation précise des châteaux permettront au lecteur de partir à leur découverte et de faire revivre leur histoire.

MOULIER Pascale : Le Cantal vu par les artistes au XIXème siècle. 1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 28 €.

Z Cantal artistes►Le Cantal n’a pas bénéficié de représentations artistiques avant la toute fin du XVIIIsiècle. Le XIXe siècle, en revanche, sera très prolixe en termes d’images, avec le courant romantique et pittoresque, l’invention de la lithographie et la popularisation des albums de voyage. L’Auvergne devient alors une région privilégiée par les artistes et fait l’objet de plusieurs albums prestigieux, comme le volume publié par le baron Taylor dans les Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France ou encore L’ancienne Auvergne et le Velay. Par ailleurs, l’intérêt porté au volcanisme pousse de nombreux naturalistes à visiter l’Auvergne. Si le Puy-de-Dôme a longtemps eu la faveur des voyageurs – dessinateurs, le Cantal connaît lui aussi, après 1820, sa vague de découvreurs, naturalistes, peintres et dessinateurs. Car c’est essentiellement par le regard d’artistes extérieurs au territoire que nous découvrons à quoi ressemblait la Haute-Auvergne au XIXe siècle. On le sait peu, mais quelques figures nationales sont venues voir et dessiner ses ruines pittoresques et ses paysages, tels Étienne-Jean Delécluze, Jules Laurens, Théodore Rousseau, ou encore Rosa et Auguste Bonheur. Avec quelques autres, moins connus, ils témoignent d’un engouement nouveau pour la découverte des terroirs de France, véritable aventure artistique retracée ici en détail à travers documents d’archives et images variées. Pascale Moulier est archiviste du diocèse de Saint-Flour, auteure de plusieurs ouvrages consacrés à la peinture cantalienne et présidente de l’association Cantal Patrimoine.

ROQUES-MARMEYS Monique : Burons du Cantal – Histoires d’hier et rencontres d’aujourd’hui. Aquarelles d’Alain Delteil. 1 vol. relié, 128 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 25 €.

Z BURONSPlus de 1000 burons en activité au début du XXe siècle ont laissé en héritage un patrimoine architectural et culturel d’exception : des sentinelles de pierre et de lauze empreintes de leur histoire et un fromage aussi robuste que majestueux. De montagne en montagne, au gré des aquarelles d’Alain Delteil, le lecteur partira à la découverte des burons d’aujourd’hui : par endroits des ruines certes, mais à d’autres des constructions dignement entretenues voire judicieusement rénovées. Les textes de Monique Roque-Marmeys s’appuient quant à eux sur des rencontres de buronniers d’hier et d’aujourd’hui pour égrener mille et un souvenirs ainsi que les initiatives mises en œuvre pour sauvegarder ce patrimoine montagnard. Un bel hommage rendu à ces terres d’estive que l’été se plaît à fleurir mais que l’écir aime aussi à parcourir. Monique Roque-Marmeys est Journaliste-reporter. Habitant le Nord Cantal, elle écrit depuis plus de vingt ans dans l’hebdomadaire La France agricole. Elle a réalisé plusieurs ouvrages en lien avec le milieu agricole et rural dont Auvergne, terre de fromages ,  Vaches de montagnes, montagnes à vaches,  Le Nord Cantal en aquarelles, ainsi que  La salers par monts et par veaux,  Burons et jasseries du 21ème  siècle et plus récemment, Éleveurs en herbe.

• RASSINOT Annie, USSE Jean-Philippe : Les mystérieux souterrains du Cantal. 1 vol. br, 120 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 24 €.

Z SOUTERRAINS► Beaucoup de mystères entourent les souterrains. Ils ont participé à la naissance de nombreuses légendes, encore colportées de nos jours dans les campagnes. La découverte fortuite d’une cavité, lors de travaux, mobilise toujours autant les populations de nos territoires : ce sont des occasions propices à des échanges où les archéologues tentent de répondre aux nombreuses interrogations des habitants, qu’ils soient du Cantal ou d’ailleurs. Ces souterrains médiévaux ont fait l’objet d’un patient recensement et d’une étude minutieuse menés par les auteurs depuis plus de quarante ans. Il en résulte ce document qui nous entraîne à explorer les cavités comme si nous participions nous-mêmes à cette aventure, au cœur du sous-sol cantalien. Les particularités de ces cavités anthropiques nous sont révélées tout au long de ses pages. Elles comptent parmi les très rares vestiges médiévaux que les populations paysannes nous ont transmis depuis plus de huit siècles. Les auteurs nous en livrent quelques secrets : creusement, aménagements complexes, fonctions…  Annie Rassinot, enseignante en histoire géographie, a créé le service éducatif de l’archéologie du Cantal. Détentrice d’une maîtrise et d’un DEA d’histoire, elle est actuellement doctorante en histoire médiévale. Jean-Philippe Usse, ingénieur territorial retraité, est responsable de la fédération des associations archéologiques du Cantal en collaboration avec le Service régional de l’archéologie d’AURA. Il anime la Société archéologique de la région d’Aurillac. Tous deux ont dirigé de nombreux chantiers de fouilles archéologiques et ils ont  publié dans les revues spécialisées de l’archéologie.

VERGNE Françoise : Mémoires ouvrières du Puy-de-Dôme. 1 vol. br, éd. La Galipote (Vertaizon), 10 €.

Z VERGNEIls ont travaillé dans les mines, chez Michelin, chez Amisol, à l’école, au Ministère de l’Agriculture… Ils ont été acteurs des luttes mais aussi témoins des conditions de vie et de travail des habitants du Puy-de-Dôme depuis la Première Guerre Mondiale jusqu’à nos jours. La plupart étaient militants syndicaux. Ils ont lutté pour de nouveaux droits, pour défendre leur métier, pour  défendre les autres, pour la santé au travail, pour l’écologie, pour la connaissance… C’est un groupe de l’Université Populaire et Citoyenne de Clermont-Ferrand qui a commencé à les interviewer dans les années 80, un travail repris à partir de 2002 par le groupe « Mémoire ouvrière » de l’UPC 63. C’est dans ce cadre que Françoise Vergne, militante et psychologue, a étudié les enregistrements passés et récents pour rendre hommage à ces 27 femmes et hommes. Ainsi en a-t-elle fait des articles, en leur donnant la parole autant qu’il était possible. C’est l’ensemble de ces textes qui ont été rassemblés dans le présent recueil.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

PRIVAL Marc : L’isolement hivernal dans les Monts d’Auvergne Sancy, Cézallier et Cantal. 1 vol. relié, 144 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 29 €.

Z Isolement cantal► Le rythme des saisons nourrit une géographie de l’invisible qui va modifier fugacement les éléments paysagers de nos espaces de moyenne montagne ; végétation, feuilles mortes, vents, neige ou soleil de plomb apportent un regard nuancé sur les éléments du quotidien comme les formes du relief, le cheminement des vallées, les routes et voies ferrées, le patchwork des cultures et des forêts, les terrasses des pays coupés. Au sein de ce kaléidoscope de couleurs et de matières, la neige occupe une place particulière liée à la mémoire des hommes dans leur mobilité existentielle lors des hivers à préliminaires ou à rallonges du Sancy, du Cézallier et du Cantal. Dans cet ouvrage, le témoignage oral des professionnels – facteurs, laitiers, commerçants ambulants… – est mis en cartes. Il met en lumière le lacis qui permet à des populations isolées de vivre parfois jusqu’aux limites de l’habitat permanent. Même si ces massifs montagneux ont été désenclavés depuis 1950, grâce à un déneigement plus performant et au développement des sports d’hiver rendant nécessaire l’accès aux stations, la vie des habitants est toujours impactée par des conditions climatiques rendues encore plus facétieuses par le changement climatique et qui contrarient une aspiration légitime à des déplacements effectués dans des conditions correctes. Marc Prival est géographe de formation et anthropologue par ses méthodes de recherches. Il a étudié les migrations des originaires du Massif Central, les savoir-faire des couteliers (de Thiers) et des ouvriers de la pierre (à Volvic). Ses entretiens approfondis avec les habitants des Monts Dore, du Cézallier et du Cantal constituent la matière de cet ouvrage.

◘ DIVERS

MEIGNIN Hélène, DELOBELLE Pierrick : Pola-plume – Cliché(s) Cantal. 1 vol. relié, 64 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 22 €.

Z pola plume► À l’époque du “vite vu-vite consommé”, une petite pause s’impose. Instruments rétro par excellence, la photo instantanée et la plume à dessin exigent un ralentissement dans la frénésie d’images que nous consommons – et produisons – d’ordinaire. Au fil des pages de cet ouvrage non exhaustif, l’encre de chine épouse la chimie révélée au détour de différents lieux qui composent le Cantal : Aurillac, Salers, Mauriac, Laroquebrou, Le Lioran, Marcolès, Saint-Flour, Boisset, Carlat… Artistique, photographique, journalistique, documentaire ? Qu’importe ! Sans nostalgie ni passéisme, Pola-plume offre un regard neuf sur le Cantal d’aujourd’hui, à travers le viseur d’une boîte à images jadis révolutionnaire et du regard superposé de deux passionnés aux multiples facettes.  Installée dans le Cantal depuis 2010, Hélène Meignin est dessinatrice, journaliste et auteure.  Journaliste et photographe originaire de Laroquebrou, Pierrick Delobelle a travaillé dans plusieurs organes de presse cantaliens.

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• LA FONTAINE Jean de : Relation d’un voyage de Paris en Limousin (1663). Édition établie, présentée et annotée par  Damien Fortin. 1 vol. br, 262 p, éd. Hermann (Paris), coll. Bibliothèque des littératures classiques,  26€.

Z LA FONTAINE Déjà traducteur de Térence, poète d’Adonis et du Songe de Vaux, conteur de quelques narrations au tour enjoué, La Fontaine adresse en 1663 six lettres en prose mêlée de vers à son épouse (et probablement au cercle étroit de leurs amis). Il y rend compte avec un air de badinerie amusée du seul voyage accompli durant une existence habituellement tendue entre la cité castelthéodoricienne et la capitale parisienne : le poète accompagne en Limousin son oncle par alliance, Jacques Jannart, substitut du surintendant Fouquet (disgracié deux ans plus tôt), exilé à Limoges. Cet itinéraire dans la France de Louis XII, François Ier et Louis XIII est l’occasion d’apprécier les lignes des paysages également façonnés par l’homme et la nature et d’admirer les œuvres d’art de la France médiévale, renaissante et classique : la grâce du Val de Loire des Valois et la symétrie de la cité et du château de Richelieu offrent à ses yeux deux manières d’organiser le royaume et de considérer les arts. Cette correspondance en forme de « galanterie » constitue le lieu d’élaboration d’une réflexion politique et esthétique en cours de gestation et forme le laboratoire d’invention des Contes et des Fables à venir.

VIALLARD Josèphe : Écrire Édith. 1 vol. br, éd. Les Ardents éditeurs, 19 €.

Z VIallardIsabelle vit sa première émotion esthétique, une apothéose personnelle qu’elle doit à sa grande sœur, Édith, qui est là sur une scène de théâtre, elle est la plus belle, la meilleure, la plus applaudie…Qui est Édith ?Peut-être l’amour de toute une vie du père de Martial. En effet, ce dernier, universitaire bordelais, s’interroge sur l’identité de cette jeune fille qui a hanté la mémoire paternelle. Un travail de recherches sur l’autobiographie, entrepris avec une écrivaine, Isabelle, l’amène à découvrir les textes intimes de celle-ci qui vont servir de révélateurs. Ces manuscrits évoquent une relation passionnelle et conflictuelle avec sa sœur aînée. Martial va dès lors de coïncidences en coïncidences…Récit fragmenté, Écrire Édith tente de cerner le kaléidoscope changeant des instants d’une vie. Sur fond de paysages de l’intime, du plateau corrézien à l’univers urbain d’un Limoges des années 1950, tout en s’étirant jusqu’aux plages de l’Atlantique, cette intrigue psychologique révèle la difficulté à écrire sur soi mais célèbre les pouvoirs de la fiction, du mentir vrai  qui dévoile une réalité. “ Étonnant, l’illusoire que crée l’écriture pour maquiller la banalité de la vie”, dit Isabelle à voix basse. Josèphe Viallard a été professeure de philosophie puis formatrice d’enseignants. Elle vit actuellement en Corrèze. Elle a précédemment publié en 2017 chez Les Ardents Éditeurs Fanny Z qui a été salué par la critique.

◘ HISTOIRE

• TEINDAS Nicolas, MARCHOU Sylvain : Un jour, la terre. Paroles du Causse. Préface de Pierre Bergounioux. 1 vol. br, illustrations, éd. Les Ardents éditeurs, coll. Beaux livres, 22 €.

arton442-d0eefLeurs mains calleuses ont serré trop de cordes, elles se sont sculptées comme des pieds de vigne, noueuses et tordues par les tourments des années. Le temps a creusé dans leurs pognes les sillons qu’ils ont labourés une vie durant. Leurs dos se sont usés au mouvement balancé des moissons, aux gerbes hissées sur la charrette. Leurs visages se sont burinés aux soleils de tous les étés, aux mille frimas où il a fallu sortir travailler. Dans cet ouvrage se dévoile le portrait d’une génération, d’hommes et de femmes attachés à leurs terres caillouteuses et dont les saisons rythment l’existence. Durant plusieurs années, Nicolas Teindas et Sylvain Marchou ont frappé à leur porte, ont franchi les seuils de leur maison. Recueillant une trentaine de témoignages, ils livrent ces paroles du Causse que subliment des photographies en noir et blanc. De page en page se succèdent des instantanés de vie humaine, le quotidien de ces anciens devenus les sentinelles du Causse corrézien. Nicolas Teindas, auteur des textes, né en 1979 à Brive-la-Gaillarde, est  diplômé de Sciences Po. Depuis 2013, il est directeur d’une ONG dans le domaine de la démocratie. Il reste très attaché à sa terre natale et anime chaque année depuis 2007 un festival de musique à Estivals en Corrèze. Sylvain Marchou, auteur des photographies, né en 1964 à Brive-la-Gaillarde, a débuté comme apprenti  chez un photographe social, à Figeac. Son parcours photographique le conduit dans des usines et ateliers du bassin de Brive, puis dans les jardins familiaux. Depuis 2012, son regard se porte sur les anciens agriculteurs du Causse entre Corrèze, Lot et Dordogne.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

◘ DIVERS

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• GENEVOIX Maurice : Ceux de 14. Dossier établi par Florent Deludet. Préface de Michel Bernard. Regroupe Sous Verdun, Nuits de guerre, La boue, Les Éparges… 1 vol. br, 950 p, éd. Flammarion, 9,90 €.

Z Genevoix 14 1er août 1914 : la France décrète la mobilisation générale. Le 2 août, Genevoix, brillant normalien qui n’a pas 24 ans, rejoint le 106ème  régiment d’infanterie comme sous-lieutenant… Neuf mois plus tard, il est grièvement blessé et est réformé. Fin de la guerre pour le jeune Genevoix. Entre ce mois d’août 1914 et les trois balles qui l’atteignent, le 25 avril 1915 dans la Tranchée de Calonne, le jeune homme aura participé à la bataille de la Marne, marché sur Verdun et, surtout, pendant quatre longs mois, défendu les Éparges. Sur cette colline meurtrière, les combats se font au corps-à-corps, à la grenade, et sous le feu des obus. Entre l’été et le printemps revenu, il vit le quotidien du fantassin, la boue, le sang, la mort, alors que le commandement croit encore à une guerre courte. 1916 : Genevoix publie Sous Verdun, écrit en quelques semaines et largement censuré. Suivront Nuits de guerre (1917), Au Seuil des Guitounes (1918), La Boue (1921) et Les Éparges (1923), réunis sous le titre de Ceux de 14 en 1949. Il s’agit de l’édition définitive retravaillée par l’auteur. Cette nouvelle édition, préfacée par Michel Bernard et suivie d’un dossier réalisé par Florent Deludet, comprend des photographies du texte censuré, des carnets de Genevoix, de sa correspondance et de ses “ camarades du 106”, véritables héros de ce récit. Ceux de 14 n’est pas seulement le plus grand classique sur 14-18, c’est l’ouvrage d’un immense écrivain.

 • GENEVOIX Maurice : Rémy des Rauches. Nouvelle édition présentée par Francine Danin. 1 vol. br, 245 p, éd. Flammarion, 7 €.

Z Genevoix_Remi-des-Rauches_765Rémi humble pêcheur des bords de Loire a une passion, se balader aux bords de Loire et taquiner le chevesne ou le gardon. Une grande amitié, filiale, le lie au père Jude. Figure tutélaire, mi homme des bois, mi chamane du fleuve. Rémi s’engage auprès d’un pêcheur professionnel pour une saison. Puis survient la grande inondation qui mettra en péril la population. Rémi n’écoutant que son courage portera assistance aux siens. Homme raisonnable, bon et inintéressé, Rémi rentrera dans un conflit avec son ami et employeur, puis fera la rencontre de Bertille qui le mènera à la ville. La grande Babylone, Orléans. Rémi ne sera jamais plus le même et surtout ne sera pas ce qu’il aurait du être.  Genevoix nous livre un récit dont il a le secret. Découpé en quatre parties distinctes. On aborde la vie d’un homme qui se laisse porter par le courant de la vie, qui est parfois agité comme Son fleuve, la Loire. Car c’est lui le personnage principal. le Fleuve qui nourrit, qui distrait, qui prend les vies et revient dans son lit, comme si de rien n’était. Et les hommes acceptant sa nature destructrice le ré-adoptent, et tombent sous le charme de ses caprices et des ses atours. Il s’agit du fleuve qui à l’instar du Nil, fait la vie des hommes, modèle leurs pensées et les emprisonne dans ses méandres. de très belles descriptions de la Loire sont tracées par Genevoix, ses couleurs, ses alentours, ses courants, enfin sa personnalité, comme une déesse. La Loire des hommes, des petites gens, loin de la Loire des Rois et des châteaux. J’ai revu dans ces pages des scènes de pêche au petit matin brumeux, des gouttelettes en suspension dans l’air qui effacent le contour des choses, le bruissement de la végétation qui signale une présence, le col remonté, hypnotisé par la lente dérive du bouchon dans le courant. Attention, il s’agit avant tout d’un roman sur les hommes et le Fleuve.(extrait du site babelio.com)

◘ HISTOIRE

• CORNAILLE Didier: Petits pays de France. Paysages, origines, traditions. 1 vol. br, 810 p, éd. Presses de la Cité, coll. Omnibus, 29 €.

419dqn273EL._SX328_BO1,204,203,200_Un voyage insolite et poétique à travers les tout petits terroirs de France. Une encyclopédie unique en son genre, qui marie l’histoire des hommes à celle des paysages, l’évocation des cultures locales à la découverte des forces géologiques qui ont façonné la nature.Une somme patrimoniale, par un auteur qui connaît les multiples paysages de la France… Les Amognes, l’Artense, le Boréon, la Bouriane, le Capcir, la Forterre, la Gallésie, la Lémance, la Margeride, les Mauges, le Quercorb, le Ségala, le Volvestre, le Valgaudemar… Autant de noms familiers pour ceux qui y vivent, mais mystérieux pour le voyageur. Les tout petits pays de France ont ceci de magique qu’ils sont à la fois très français et très exotiques, car s’ils ont tissé l’histoire de la nation, ils ont aussi le plus souvent gardé toute la force de leur particularisme. Didier Cornaille, grand marcheur et auteur bien connu des collections terroir, a parcouru pendant dix ans la France au pas de son cheval. C’est ainsi qu’il a imaginé cette géographie exceptionnelle : c’est la France vue du ciel, mais en rase-mottes, par-dessus les collines jusqu’au creux des vallées, depuis la source à peine visible sous les herbes jusqu’à l’estuaire qui se déploie face au large.  On y découvre que les frontières restent bien vivantes, malgré les conquêtes et les lois des régimes centralisateurs, parce qu’elles ont été tracées par une rivière, une lande, un coteau crayeux bien plus que par la folie guerrière des hommes.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

DIVERS

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

◘ HISTOIRE

Z Macaire.jpg• MACAIRE Pierre : Jacques Cœur et le commerce de Montpellier. 1 vol. br, 240 p, illustrations, biblio, éd. Le plein des sens,  19,50 €.

Dans cette biographie du grand argentier de Charles VII, Pierre Macaire  s’est davantage intéressé à  ses activités languedociennes, tout en bâtissant son livre autour d’extraits du livre de Jean Christophe Rufin, Le grand Cœur, publié par les éditions Gallimard en 2012. 

 • MAUPOIX Michel : Patrimoine roman en Val de l’Indre, de Déols à Cormery. 1 vol. br, 62 p, illustrations en couleur, éd. Rencontre avec le patrimoine religieux (Châtillons-sur-Indre), coll. Art en chemin, 9,90 €.

Z MaupixL’association Rencontre avec le patrimoine religieux, dont le siège est à Châtillon propose à travers ce livre de découvrir le  Patrimoine roman en val de l’Indre. De Déols à Cormery. Ses soixante-quatre pages présentent une quinzaine de lieux remarquables tant en matière d’architecture que d’histoire. L’auteur de l’ouvrage, Michel Maupoix, président de l’association, a rassemblé ici tout ce que compte de joyaux architecturaux, ce territoire jadis morcelé en diverses seigneuries relevant de l’Anjou, de la Touraine ou du domaine royal. Ce sont souvent des ouvrages majeurs de l’art roman. Les textes de Michel Maupoix ont été illustrés par cinq photographes : Xavier Anquetin, Olivier Geneste, Julien Retault, Michel Osmenda et Michel Hétroy. Intégré dans la collection Art en chemin, le livre a été tiré à seulement quatre cents exemplaires.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

◘ HISTOIRE

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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INFOS PRATIQUES À DESTINATION

DES AUTEURS, ÉDITEURS, IMPRIMEURS…

Si vous souhaitez que vos publications soient répertoriées dans cette  rubrique, merci de nous communiquer vos informations à l’adresse:

allier-infos@sfr.fr 

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  • Renseignements techniques: Nombre de pages/relié ou broché/ Illustrations (couleur et/ou noir et blanc)/ éditeur/ prix (franco si expédition).

• Si le livre est autoédité, où peut-on se le procurer?
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• Un court texte de présentation ou résumé.

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