LES PARUTIONS RÉCENTES : N° 12 (OCTOBRE – NOVEMBRE – DÉCEMBRE 2018)

       MISE À JOUR:  13 DÉCEMBRE  2018

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’auto-éditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (auto–édités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er octobre au 31 décembre  2018. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.
  • Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

Z BaumontBAUMONT Brigitte : Éléna. 1 vol. br, 240 p, éd. Rebelle éditions (Montluçon), 15 €.

 “Voici les confidences que me fit Elena, une Italienne au grand cœur ; elles se révélèrent aussi surprenantes que bouleversantes. Elle me confia sereinement ses bonheurs et ses malheurs, ses illusions et ses désillusions. Tout ce qui fait qu’une vie mérite d être vécue. Elena avait tout pour être heureuse, sauf que l’intérêt des uns passait avant le bonheur des autres…”

BEAUGRAND Catherine : Le prince maudit. Aeternum.  1 vol. br, éd. Champs-Élysées – Paris  (Philippe Chatel éditeur), 18 €.

44546772_101436584188098_742001479224655872_nPremier roman de Catherine Beaugrand, “Le prince maudit. Aeternum” se déroule à Montluçon, ainsi que dans plusieurs villes du Bourbonnais et jusqu’aux confins du Berry, entre le Moyen Age et l’époque actuelle. On y suit Alix, étudiant en histoire de 23 ans,  déambulant dans le vieux château, le temps d’un été. Une aventure épique et romanesque,  dans une atmosphère fantastique, genre qu’affectionne l’auteure,  lectrice également férue d’histoire médiévale. Après ce coup d’essai, Catherine Beaugrand s’est attelée à l’écriture d’un second tome de cette épopée,  qu’elle annonce comme “plus étoffé”.

BONNEAU Albert : La légende du livre. 1 vol. br, illustrations, éd. Publi-France, 12 €.

Bonneau légendeCe conte a été publié dans l’Almanach de Nénette de l’année 1927. Sa réédition a été effectuée en collaboration avec les élèves des classes CM1 de l’école de Creuzier le Vieux qui, après avoir étudié le texte, l’ont illustré sous la direction de leurs professeurs, d’après les conseils donnés en début d’année scolaire par le dessinateur Benjamin Blasco-Martinez, créateur de la Bande Dessinée Catamount inspirée de l’histoire originale écrite par Albert Bonneau. Cette histoire nous emmène dans le Royaume de Chimérie où, il y a bien longtemps, vivait Ignorance, une sorcière hideuse qui ne cessait de faire opprimer les habitants par l’Empereur Paresseux Premier dont elle était la complice. Or, à la même époque et dans le même Royaume, vivaient Studieuse et Laborieux, une fillette et un jeune garçon qui, par leur gentillesse et leur désir de savoir allaient changer la vie de tous les habitants de ce Royaume. Albert Bonneau, né à Moulins en 1898, est considéré à juste titre comme l’un des derniers représentants de la littérature dite “populaire”. Il  a passionné pendant plus de trente ans, des lecteurs de tous âges en leur faisant vivre des aventures captivantes qui se déroulaient aux quatre coins du monde et à différentes époques de leur histoire. Pour répondre à la demande de ceux qui regrettaient de ne plus trouver en librairie les livres qui les avaient tant fait rêver et donner à ceux qui ne connaissaient pas cet auteur la possibilité de le découvrir et de rêver à leur tour, plusieurs livres sont actuellement réédités ou en cours de réimpression par sa fille Odile. Sont désormais disponibles en librairie tous les genres littéraires dans lesquels Albert Bonneau s’est exprimé : romans historiques, aventures lointaines, aventures du far-west, romans historiques et de cape et d’épée, romans policiers, romans sentimentaux, histoires pour la jeunesse…

BONNEAU Albert : Le moulin de mes rêves. 1 vol. br, illustrations, éd. Publi-France, 12 €.

Sans titre► Soucieuse de préserver sa liberté et son indépendance Jacqueline a décidé de passer les vacances d’été en solitaire dans le vieux moulin que son oncle lui a légué dans un coin désert de la campagne creusoise. Elle n’éprouve pour le moment nulle envie de donner suite au projet de mariage dont ses parents viennent de lui faire part. Un séjour décontracté et près de la nature dans les vieux murs où elle aimait tant venir lorsqu’elle était petite lui plaît beaucoup plus qu’accompagner ses parents à Vichy dont les mondanités l’ennuient. Quel bonheur de pouvoir vivre seule, sans avoir l’obligation de s’habiller pour sortir déjeuner et dîner dans les endroits à la mode où, comme chaque été, ses parents prennent plaisir à retrouver leurs amis. Passer le temps à pêcher, nager, marcher en solitaire dans le paysage magnifique des gorges de la Voueize ne pourra que la changer agréablement des habitudes parisiennes qu’il faudra bien retrouver à la rentrée… C’était sans compter sur la présence de visiteurs aussi imprévus qu’inopportuns qui vont perturber quelque peu la liberté dont elle rêvait.

BONNEAU Albert : Le puy des auberges. 1 vol. br, illustrations, éd. Publi-France, 10 €.

LE PUY DES AUBERGES CouvertureLa vie est rude, mais tellement belle malgré tout dans le paysage magnifique qui entoure le domaine du Puy des auberges, où Martial Jondrette est né.  Il y est métayer, tout comme l’était son père. Tout irait bien, si Valérie, sa fille ne s’obstinait pas  à refuser le mariage qui ferait d’elle la fermière la plus riche du pays. Mais elle n’a d’yeux que pour le fils du meunier voisin, qu’elle connaît et aime depuis son enfance. Il est  courageux certes, mais sans terres et sans fortune.  Tout irait également bien si le monde n’était pas en train de bouger d’une manière qui déplaît à l’homme de tradition qu’il est. Il voit, peu à peu, disparaître les  habitudes et les principes dans lesquels il a été élevé, pour faire place à un début de modernisme dans lequel il ne retrouve plus les valeurs qu’il a toujours connues et qui le rassuraient. La petite ville de Chambon-sur-Voueize, avec les gorges et les collines qui l’entourent, servent de cadre à cette histoire qui ne manquera pas de rappeler des souvenirs de celles et de ceux qui ont vécu dans cette époque révolue. 

BRIANT Ginette : Une rose au rendez-vous. Roman policier. 1 vol. br, auto-édition Ginette Briant (Vichy).

4120048►Pour ce 63ème roman, Ginette Briant revient au roman policier : l’histoire se déroule aux États-Unis. Et elle s’ouvre sur un crime… Suspense. L’écrivaine vichyssoisse a publié plus d’une soixantaine de livres, principalement des romans policiers, sentimentaux et historiques et, à une époque où le feuilleton était à la mode, nombre de ses livres ont été publiées dans la presse, française et étrangère, y compris aux Etats-Unis. Elle puise son inspiration, aussi bien dans des événements de sa propre vie, dans ses voyages…C’est aussi la correspondance entretenue pendant de longues années avec Alan Ladd, un acteur américain, qui l’a poussée à écrire et qui lui a fourni des éléments pour plusieurs de ses romans, dont “Un chemin de passions”. Après avoir composé des poèmes dès l’adolescence, Ginette Briant s’est aussi essayée  à la chanson. Elle en a composé plus de 250, paroles et musique. C’est en 1962, à la suite d’un concours, après que son livre “ Il suffit d’un été” eut  été retenu qu’elle à opté définitivement pour sa carrière de romancière

BRUEZ Véronique : Une jatte de fraises. 1 vol br, 128 p, éd. Bleu Autour, coll. Céladon, 13 €.

Mise en page 1 Une jatte de fraises, explosion de couleurs dans un siècle de ténèbres, surgit du pinceau de Sébastien Stoskopff, qui tomba dans l’oubli après sa mort, crapuleuse, comme celle du Caravage cinquante ans plus tôt. Cette “débauche de goût et de parfums” cueille Véronique Bruez, alors  “en exil mélancolique” à Strasbourg. À cette beauté qui transporte, elle rend grâce dans ce roman véridique, quête d’un maître énigmatique de la nature morte. Mœurs scandaleuses, vie bourgeoise, l’original Stoskopff laisse derrière lui une odeur de soufre. De lui on ne sait presque rien, on ne garde d’autres traces que ses tableaux. L’auteur comble les “blancs” de sa vie, éclaire les noirs de sa peinture. Selon Le canard Enchaîné c’est un “petit livre prenant” qui est mené “d’une plume alerte”

CHATEL Philippe : Contes et légendes de la Montagne bourbonnaise. 1 vol. br,  éd. Champs-Élysées Paris (Philippe Chatel éditeur), 28 €.

41700976_322300985199951_7841599221424717824_n► Magie, sorcellerie, druides, christianisme aux couleurs locales, traditions et us et coutumes anciennes, tels sont les ingrédients de ce recueil de contes et légendes de la Montagne bourbonnaise qui constituent une “mine de culture populaire”. Depuis l’antiquité jusqu’au monde moderne, ces histoires sont toutes parsemées de personnages divers et variés.  Dans le cadre de la Montagne bourbonnaise, avec  ses sommets, ses granges  et ses habitations isolées, ses églises ou encore ses champs de foire et ses marchés,  ces contes issus des traditions anciennes sont œuvre de création. Elles sont basées sur des anecdotes, des rumeurs et des croyances ou superstitions transmises oralement, de génération en génération, de siècle en siècle. Le livre de Philippe Chatel se veut “une invitation au voyage dans les temps anciens, quand le diable s’invitait à table ou quand les fantômes pouvaient frapper à la porte”,  tandis que la Vierge Marie n’était pas avare d’apparitions, sous différentes formes.

CHATEL Philippe : Le vampire de Montluçon. Une enquête criminelle du capitaine de gendarmerie Gorges Chaudes. . 1 vol. br,  éd. Champs-Élysées Paris (Philippe Chatel éditeur), 17,50  €.

41706123_322301511866565_8040394136362156032_nUn vampire plante ses crocs dans la gorge d’une jeune femme. Souffrant affreusement, elle se débat et tente d’appeler au secours, mais aucun son ne sort de sa gorge.  Peu à peu, ses sens s’évanouissent les un après les autres. Il ne lui reste que le goût du sang et l’odeur cadavérique  de son bourreau. Ces deux derniers sens, à leur tour, disparaissent : froid, obscurité et néant  succèdent à la chaleur de la vie…Cette même nuit, la terreur se répand dans Montluçon, amenant les habitants à se cloîtrer chez eux. Désormais, ils égrènent le temps, dans l’attente du moment libérateur qui contraindra le vampire à regagner son antre. La gendarmerie alertée, attend l’arrivée sur les lieux  de Gorges Chaude et du médecin légiste, l’extravagant Bouffigue, qui débarque avec sa gousse d’ail, sa bible, son crucifix et son eau bénite…Ce troisième roman de Philipe Chatel  a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par le Montluçonnais Jacques Beaudoin qui n’en est pas à son coup d’essai.

• CHATEL Philippe : Un Bourbonnais à la guerre  1914-1918. 1 vol. br, 524 p, éd. Champs-Élysées Paris (Philippe Chatel éditeur), coll. Les grands romans historiques français, 26 €.

44901170_342557913174258_1960056588077105152_n► Un roman  qui traite  de la vie des soldats, des femmes restées à l’arrière et de l’évolution du Bourbonnais, à travers le destin de deux amis d’enfance. Le premier,  Charles Mathé, est né d’une mère montluçonnaise et d’un père moulinois, tandis que Lambert, braconnier à ses heures, est un “dur de la Combraille ”. Nés de l’imagination de l’auteur, les deux héros vivent des événements et rencontrent au fil des pages  des personnages bien ancrés dans la réalité : la comédienne Gabrielle Robinne, qui met entre parenthèses sa carrière pour devenir infirmière dans un hôpital militaire montluçonnais, Paul Constans, leader socialiste dans le bassin montluçonnais, ou encore des généraux comme Foch, Pétain, Nivelle ou Mangin. On suit aussi la vie des soldats du 121ème RI partis de Montluçon, dès les premiers jours d’août 1914. Au-delà de ces personnages, Philippe Chatel  a voulu mettre l’accent sur la réalité du quotidien engendré par la guerre, aussi bien pour les soldats que pour les civils, à Montluçon ou à Moulins.

CHEVALIER Danielle : Le journal d’Archi. 1 vol. br, auto-édition Danielle Chevalier (Villejaleix n° 11 – 03420 Saint-Fargeol).

Dans ce “Journal d’Archi”, l’auteure  prête sa plume à son chien Archi, un superbe boxer, qui écrit ainsi son journal. Commencé le 15 juin,  il s’arrête le 30 octobre de la même année, un mois avant que l’animal ne succombe brutalement  à un infarctus. Ces dernières semaines de vie ont pour cadre la campagne de la Combraille, où Archi retrouve ses compagnons, chats ou chiens. La supérette Casino à Marcillat ou le cabinet vétérinaire sont d’autres lieux mis en scène dans ce journal, dans lequel affleure aussi la vie tourmentée qu’a connue jadis l’animal.  Pour Danielle Chevalier, qui n’en est pas à son premier ouvrage, “ce livre n’est pas triste, même si la maladie a fini par emporter (son) brave boxer qui (…) aimait par-dessus tout sa tranquillité, les balades à pied ou en voiture et les bons petits plats”…

CORNUAULT Joël : Dromomanies. 1 vol. br, 120 p, éd. Bleu Autour, coll. Céladon, 13 €.

Mise en page 1Je crois finalement que je suis un Luftmensch, un homme de l’air, qui vole de place en place en tenant sa bien-aimée par la main, comme le pauvre ingénu des toiles de Chagall que j’admire. Et qu’on ne m’en parle plus”. Joël Cornuault a le vagabondage pour passion, pour maladie même – ce qu’on nommait autrefois dromomanie. Décalée, encolérée, rarement apaisée apparaît la lecture du monde de ce fou de Reclus. Respirant sur les chemins de montagne et de son enfance, dans les petits bistrots et les grands livres, il nous fait circuler hors ligne et sortir de l’enténèbrement de notre époque pour vivre et dire nos heures claires. Joël Cornuault  est  né à Paris en 1950 et il vit entre Phénix (Périgord) et le Bourbonnais. Libraire depuis des décennies, il est l’auteur de nombreux essais sur Elie et Elisée Reclus, André Breton, William Gilpin, Li Ts’ing-tchao et Henry David Thoreau. On lui doit aussi des recueils de poèmes parus notamment chez Pierre Mainard et L’Oie de Cravan, à Montréal. Traducteur de l’anglais, il a introduit en France des œuvres de Kenneth Rexroth, John Burroughs et Andrew Jackson Downing. L est également éditeur à ses heures et il a notamment créé et animé les Cahiers Elisée Reclus et collaboré aux revues littéraires Europe, Rehauts, Les Cahiers du Temps qu’il fait, Plein Chant et L’Esprit des villes.

• COSTECALDE Georges : La Madone de Saint-Préjet.  Roman historique. 1 vol. br, 340 p, éd. Édilivre, 27,50 € (Version Pdf : 4,99 €).

Z Madone De Saint-Préjet-du-Tarn en passant par Sévérac, Saint-Flour, Clermont-Ferrand, Bourges et Paris, Antonin, tailleur d’images talentueux, et Maheu, son épouse, traversent une France dévastée par les guerres de Religion. Ils côtoieront, entre autres, la reine Catherine de Médicis, Michel de Montaigne, Bernard de Palissy, Ambroise Paré et le brave Sully.  Ils assistent à l’assassinat du duc de Guise, à celui d’Henri III et à l’accession au pouvoir d’Henri IV. Lassés par tant d’horreurs, le couple et leurs enfants reviendront à Saint-Préjet où Antonin retrouvera sa première œuvre, une madone qu’il avait sculptée jeune et qui ne le quitta jamais. Ce roman historique initiatique, qui tient parfois du thriller, est un hymne à la création artistique, à la raison, à la tolérance et à l’amour émancipateur. Principal de collège à la retraite, Georges Costecalde, qui a exercé ses fonctions à Montluçon,  a publié plusieurs  ouvrages d’histoire et il a  rendu hommage par deux fois à un village des Gorges du Tarn, avant de livrer un recueil de poèmes.  Il partage son temps entre le Bourbonnais et sa maison familiale en Lozère.

COSTECALDE Georges : Matara, la dernière louve du Gévaudan. Conte cruel et poétique. 1 vol. br, 248 p, illustrations, éd. Édilivre, 28,00 € (Version Pdf : 4,99 €).

Z MATRA►Ce conte s’inspire de la Bête du Gévaudan qui ravagea cette province dans les années 1764. Le loup suscite encore bien des haines depuis sa réapparition en France. Il rappelle que l’homme est aussi un prédateur et un loup pour ses semblables. Il  tient à la fois du fantastique et du réel historique et sanctifie la noblesse du loup à travers l’amitié qui se noue entre Matara la louve et Jehan le berger. Il demeure ancré dans les saveurs du Gévaudan, entre Margeride, Gorges du Tarn, causse Méjean et Aigoual. Ce conte comprend huit illustrations réalisées par le fils de l’auteur. 

• DEVEAUX Marie, DEVEAUX Hubert : L’arbre qui cache la forêt. Les mots des arbres dans notre langue, expressions, proverbes, citations. 1 vol. relié., illustrations, éd. du Gerfaut, 20 €.

Couv-Arbres-HD-DEFSans les arbres qui l’ont nourri de leurs fruits, notre plus ancien ancêtre aurait-il survécu ? Se serait-il développé comme il l’a fait ? Quoi d’étonnant alors à ce que l’arbre occupe une place si importante et parfois insoupçonnée dans notre langue ! Il sert à imager notre discours dans les expressions et les locutions. Il donne conseils et avis dans les proverbes et les maximes. Les philosophes, les grands auteurs, les acteurs de l’histoire, sans oublier les humoristes, s’en servent pour expliciter leurs propos, pour les renforcer et pour … nous faire rire.  Ce livre fait la lumière sur l’origine et l’histoire des expressions les plus courantes autour de l’arbre, depuis   “L’arbre qui cache la forêt” jusqu’à l’inavouable   “Toucher du bois”, en passant par  les proverbes les plus connus, tels que “À la Sainte-Catherine, tout s’enracine”.  Ce livre s’adresse à tous les amoureux de la nature, mais aussi à ceux qui se passionnent pour notre langue. L’intérêt pour les arbres, qu’il s’agisse de les connaître mieux ou de les préserver, ne cesse de prendre de l’ampleur. Ce livre s’inscrit dans cette curiosité croissante.

DUPLAIX Bernard : Contes de campagne. Chroniques bourbonnaises humoristiques. 1 vol. br, 142 p, biblio,  éd.  Champs-Élysées Paris (Philippe Chatel éditeur), 19,50 €.

Numérisation_20181017“En Bourbonnais, l’humour est d’abord sourire. Ce sourire joue sur toute la gamme, de la raillerie à la bienveillance, de l’indulgence cordiale à la malice satirique, voire persifleuse, bien que le savoir vivre ne se départisse jamais de l’utile correction et du respect de l’autre”, écrivait en 1983 Jean-Charles Varennes  dans son anthologie, “L’humour en Bourbonnais”.  Une leçon qu’a suivie fidèlement  Bernard Duplaix pour  composer ce recueil de Contes de Campagne. Il en résulte une cinquantaine de chroniques, toutes  authentiques au plan de l’histoire. Certaines d’entre elles,  glanées patiemment dans ce qui est devenu pour le lecteur d’aujourd’hui “l’ancien monde”,  ont même rétrospectivement une véritable valeur ethnologique, Tous ces contes, rapportés sur le mode humoristique proposent de jeter un regard distrayant et savoureux sur la province bourbonnaise. Bernard Duplaix, est un fin connaisseur du pays huriélois, à propos duquel il a publié plusieurs recueils de chroniques journalistiques, parmi lesquels “Cinquante ans de vie agricole en pays d’Huriel” (2016).  Il a été couronné par le prix Émile Guillaumin en 1982 pour “Ils étaient vignerons à Huriel”. On lui doit aussi une biographie de “Marcellin Desboutin, le prince des bohèmes” en 1985. En 2016, il  a publié aux éditions Bonneton “Sur les chemins du pays d’Huriel”.

FORÊT Chantal : La passagère. 1 vol. br, 296  p, éd. Marivole, coll. Romans Marivole, 19,90 €.

la-passagèreCamarades d’enfance, Catherine et Daniel se sont perdus de vue depuis plus de trente ans quand ils se retrouvent en tête-à-tête dans un bar de Moulins où ils ont rendez-vous. Il n’a jamais quitté sa région natale, elle est revenue s’y installer depuis peu. Lui, a élevé seul sa fille après l’abandon de sa femme, elle a perdu son mari dans un accident et n’a qu’un grand fils resté vivre à Paris. Il n’a jamais oublié Catherine, son premier amour, elle se souvient à peine de lui, mais leur commune solitude les rapproche. Malgré ses réticences, Catherine se laisse peu à peu enfermer dans une troublante relation amoureuse qu’elle n’ose rompre. Sous le regard inquiet de leur entourage, une nouvelle vie se dessine, une dernière chance d’aimer, peut-être… Un bonheur possible. Mais qui retrouve-t-on après tant d’années ? Que reste-t-il de ce qu’ils ont été ? Qu’est-ce que le temps, la vie a fait d’eux ? Pourquoi Daniel mène-t-il une existence si solitaire ? De quoi Catherine a-t-elle peur ? Froide et mystérieuse, elle semble surgie de nulle part et garde le silence sur les épreuves qu’elle a vécues, tandis qu’autour de Daniel bruisse encore la vilaine rumeur concernant la disparition de sa femme une vingtaine d’années plus tôt. Et si ces retrouvailles n’étaient qu’un piège, une boîte de Pandore qu’il faudrait se garder d’ouvrir ? De secrets enfouis en blessures mal cicatrisées, leur passé les poursuit. Mieux vaudrait ne jamais se retourner. Originaire de l’Allier, Chantal Forêt vit à Ceyrat, dans le Puy-de-Dôme. Elle a travaillé dans le domaine de la formation pour adultes et l’animation culturelle, avant de se consacrer à l’écriture. Passionnée de théâtre, elle est l’auteure de pièces pour enfants. Elle a également publié Qui-vive, son premier roman (éditions Henry, 2012), L’Heure du thé (éditions de l’Archipel, 2013) et Pierre Noire (éditions de l’Archipel, 2015).

KAMINSKA Henri : Mes années aux Louées. 1 vol. br, 268 p, éd. du Loir, 18 €.

41AWhR3PgsL._SX339_BO1,204,203,200_► Qui à la Motte-sur-Loire se rappelle la mère Duhaut des Louées, avec son bouc et les enfants de l’assistance publique qu’elle élevait ? Qui se souvient du  truculent forgeron Rivet, ou encore d’Onésiphore et de ses frasques ? Qui revoit ceux des Muids venir se ravitailler en barque au village, lorsque la Loire débordait ? Au travers de l’enfance d’un orphelin placé dans une modeste famille d’accueil, l’auteur nous fait part de ses souvenirs, de ses découvertes : la montagne bourbonnaise, l’océan, l’île de Ré, son pensionnat aux environs de Guéret… Il décrit avec réalisme et humour la vie à la campagne dans les années 1950, contant  la vie des villageois au travers de nombreux épisodes, souvent cocasses, parfois liés à l’actualité du moment, mais il le fait toujours avec tendresse. Il brosse aussi  des portraits savoureux des personnes qu’il a  croisées à ce moment-là. Il conte avec humour, les détails de la vie à la campagne, dans les années 1950-1960.  On peut également  y retrouver quelques-uns des grands moments de l’évolution de l’agriculture, comme le passage du battage traditionnel à la  moissonneuse-batteuse.  Fils d’émigrés polonais,  Henri Kaminska est né à Moulins en 1941 et il  a passé son enfance dans un village bourbonnais où il  avait été placé chez une nourrice, comme beaucoup d’enfants de l’Assistance Publique. Ouvrier ajusteur dans l’automobile, il est ensuite devenu professeur dans l’enseignement technique, avant de terminer sa carrière en 2002 comme principal de collège.

• LALAURY Cédric : Il est toujours minuit quelque part. 1 vol. br, 350 p, éd. Préludes, coll. Préludes noirs, 15,90 €.

51g-j+vecZL._SX321_BO1,204,203,200_► Bill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, mari et père comblé, il occupe un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse université américaine. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… jusqu’au jour où il trouve dans son casier l’exemplaire d’un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : Richard Philip Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler Bill.À un détail près : ce roman raconte une histoire vraie. Celle d’un crime dont Bill était persuadé que personne n’avait jamais eu connaissance. Sur une île qu’il aurait voulu oublier pour toujours. Ce livre envahit bientôt l’existence de Bill et contamine tout autour de lui. Sa vie paisible et confortable, ainsi que son équilibre psychologique, vont vite menacer de voler en éclats sous l’effet dévastateur de ce roman vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé… Cédric Lalaury est né à Montluçon. Après avoir étudié les lettres modernes à l’Université Blaise Pascal de Clermont II où il a notamment travaillé sur Giono, Aragon, et les littératures des XIXème et XXème siècles, il a décidé de se consacrer à l’écriture. Grand admirateur de littérature classique (Proust, Henry James, Virginia Woolf, Faulkner…) et aussi de roman contemporain (horreur, policier, thriller, roman noir, roman populaire), il aime aussi bien Stephen King, Fred Vargas que Borges, Joyce Carol Oates ou John Irving et H.P. Lovecraft. Il porte un grand intérêt aux séries télévisées comme Lost, Sons of Anarchy, The Walking Dead, Breaking Bad, … Il aime à dire qu’il est habité, comme Diane de Margerie, par « la passion de l’énigme » (Babelio.com). 

• LAVILLE Henri : Cet âge est sans pitié. 1 vol. br, 344 p, éd. Association Pré-Textes,  coll. Les écrivains oubliés du Bourbonnais, 18 €.

Laville► À travers la collection “Les écrivains oubliés du Bourbonnais”, l’association Pré-Textes propose de remettre en lumière des auteurs qui, après avoir été  célèbres en leur temps, sont depuis  tombés dans un oubli, total ou relatif. Après Albert Fleury, Simone de Tervagne et Harry Alis, c’est au tour de Henri Laville (1915-1958). Né à Corbigny (Nièvre), il a passé son enfance entre Cosne-d’Allier et  Commentry, deux communes auxquelles il consacre de nombreux passages dans son premier roman, “Petite  Frontière”. C’est son deuxième roman, “Cet âge est sans pitié”, publié pour la première fois en 1948, que l’association Pré-Textes a choisi de rééditer. Un récit bâti  sur l’expérience d’Henri Laville, alors qu’il était pion dans un orphelinat de la banlieue parisienne. Nous sommes en 1937, mais nous vivons l’histoire comme si nous y étions. Tour à tour elle nous étreint, nous choque, nous révolte, nous attendrit… Comment cela a-t-il pu exister? Car enfin, il s’agit bien d’une guerre, où presque tous les coups sont permis, que se livrent enfants et surveillants. Un récit poignant ! Fascinant ! Puissant ―Extrait : “ Veuillez surveiller ce groupe quelques instants, je vous prie […] Sendral prit position. Jamais il n’avait éprouvé devant des enfants pareille impression : il se sentait ridiculement faible. Dépouillé de tout prestige. Nu sous la convergence de cent cinquante paires d’yeux ironiques qui le jaugeaient, l’évaluaient, cherchant le détail physique auquel accrocher le surnom qui manquait à ce pion anonyme. Et qui lui disaient clairement : Eh bien, vas-y, on t’attend”…

• RÖTIG Marianne : Cargo. 1 vol. br, 144 p, éd. Gallimard, coll. Le sentiment géographique, 12,50 €.

 product_9782072821271_195x320 Voir s’approcher le grand cargo est délicieux. Le taximan me dépose aux pieds du colosse avec sourire et souhait de bonne traversée. L’absurdité me saisit crûment. Je suis dans ce port du bout du monde déjà pris par la nuit d’hiver, dans le froid du mauvais temps, face à face avec ma dinguerie, enfin palpable et somme toute assez massive… ça existe, c’est là sur un quai, un grand morceau de fer flottant, à ne plus demander qu’à être rencontré, découvert, appris.”   Seule femme à bord, une jeune voyageuse passe une semaine sur un cargo entre Le Havre et l’île de Malte. Elle observe les hommes de l’équipage : il y a le capitaine, exemple d’une virilité traditionnelle, un élève officier séduisant mais qui souffre du mal de mer, un ingénieur charismatique qui s’occupe de la bonne marche des machines, enfin des Philippins soumis à des tâches plus obscures, avec qui elle engage des parties de baby-foot…C’est le premier roman de Marianne Rötig, “Un livre nourri de mélancolie et de regrets(…). Mais c’est certain, Marianne Rötig repartira”, écrit le critique Jean-Claude Perrier.

SOL Henri-Alexis: L’avenir de ma terre. Toi Alice, ma fille. 1 vol. br, 191 p, éd. Amazon.fr, 11,60 € (version papier), 4 € (version kindle).

téléchargement SOLNouvelle édition “revisitée par l’auteur”. Alitée depuis plusieurs jours, n’avalant qu’un peu de soupe et de tisane qu’Alice lui donne régulièrement, Geneviève sait que sa mort est proche.Elle s’apprête dans cette longue nuit d’hiver auvergnat à revivre les principaux événements qui ont jalonné sa vie.Alice, sa fille adoptive, seule héritière du fruit de son labeur et de celui de ses ancêtres l’accompagne pour son ultime voyage sur cette terre.A cette terre des Combrailles qui l’a vu naître, grandir, se réjouir et souffrir au grès des événements, Geneviève est très attachée, mais elle la laisse entre de bonnes mains. Alice n’est pas de son sang mais Geneviève l’a façonnée à son image lui donnant le même attachement à la ferme des Penots. C’est donc dans la sérénité du devoir accompli et sans crainte qu’elle entrevoit ses dernières heures.

• WIRTH  Thierry : Contes et légendes du Bourbonnais. Tome I. 1 vol. br, 194 p, éd. Le Monde Rural – Diffusion  Les Trois Roses (Parc de Lyonne – 03110 Cognat Lyonne), 15 €.

COUV RCL -1-► Le Bourbonnais fait partie des provinces les plus riches en récits, contes et légendes qui, malheureusement tendent de plus en plus à s’amenuiser dans les mémoires, au fur et à mesure de la disparition des anciens, au point qu’ils risquent de se perdre pour les générations futures, faute d’avoir été recueillis. Ces contes et légendes estampillés Bourbonnais reposent, en fait   sur un fonds commun à l’humanité toute entière. On y retrouve les mêmes gestes symboliques, les mêmes manières d’agir que dans les autres provinces et ils sont une mine de renseignements précieux sur les mœurs, les coutumes, les croyances et la religion de nos ancêtres.  Les légendes, hormis celles consacrées à la Vierge, aux saints, et au diable reposent généralement sur des fonds historiques, dont les interprétations divergent fortement. Les principaux personnages sont des seigneurs, pleins de vaillance, de belles et nobles dames, plus ou moins fidèles ou honnêtes. Le peuple qui forge lui-même ses héros glorifie leurs actions, sans plus s’inquiéter de savoir si elles sont justes et équitables. Avec cet ouvrage, Thierry Wirth présente le fruit d’un long travail de récolement et d’interprétation, avec pour objectif la mise à disposition de relations éparses, auxquelles on a de plus en plus de mal à accéder. De quoi répandre un peu de l’âme et de l’esprit de nos ancêtres, en portant à la connaissance du grand public les fables et les contes qui ont pu bercer bien des rêves en des temps où la littérature orale était la seule existante. La couverture est illustrée par Paul Devaux.

◘ HISTOIRE

• À la découverte des figurines gallo-romaines en terre blanche de l’Allier. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, éd. Association pour la vie culturelle d’Avermes – Atelier patrimoine, 15 € (en souscription jusqu’au 15 novembre 2018). Prix définitif : 18 €

zzz-couv-1-souscriptionPlusieurs membres de l’Atelier patrimoine de l’association pour la vie culturelle d’Avermes se sont joints à des  contributeurs extérieurs, pour proposer, cet ouvrage qui rassemble une  partie importante des photographies, inédites pour la plupart,  extraites du fonds Maurice Franc. Elles  ont été mises  en lumière par le photographe  Dominique Boutonnet. Ce livre  vise à actualiser et à  compléter les connaissances sur les figurines en terre blanche, depuis la parution du magazine BT 1086 réalisé en 1997, avec Maurice Franc. Les différents auteurs entendent faire le point sur ces  figurines et sur leur histoire, tout en apportant  des références, des explications techniques autant que scientifiques,  ou, le cas échéant,  en émettant de simples hypothèses. L’ouvrage donne  la parole aux archéologues, interroge les potiers, les musées et replace les fabrications dans le contexte économique et social de l’époque. Il évoque aussi ceux qui en ont été les découvreurs, à commencer par Maurice Franc.

BESSARD Alexandre : Tronçais et Civrais dans les deux guerres mondiales. Préface de Gérard Dériot. 1 vol. br, 210 p, illustrations n-b,  biblio, éd. Alice Lyner, coll. Passé simple, 22 €.

IMG18 (1)Avec Tronçais et Civrais dans les deux guerres mondiales, Alexandre Bessard revient sur le premier conflit mondial, tout en accordant une  large place, dans la seconde partie de son livre, à la période 1939-1945. Une période qui reste délicate à aborder : la présence du Maréchal Pétain à Tronçais, mais aussi la structuration de la Résistance, l’installation du Centre de séjour surveillé durant l’été 1944, couramment appelé camp de Tronçais,  les exécutions à Civrais, Soulongis ou Cérilly, le procès de Jacques Chevalier ou encore le camp de prisonniers allemands… Autant de questions qui,  trois quarts de siècle après, peuvent encore nourrir débats et controverses. Préfacé par le sénateur Gérard Dériot, le livre du président de l’association Mémoire de Cérilly et ses environ est le fruit de deux années de  recherches et il est ponctué d’articles de presse de l’époque, de cartes postales, de photos et de documents qui permettent une lecture agréable et instructive. On y trouve aussi des  témoignages poignants, comme celui de l’abbé Cabane qui tenait un journal d’une rare précision. Ou encore des lettres ou témoignages de soldats retrouvés après de longues recherches. Dans sa conclusion, l’économiste qu’a été Alexandre Bessard, durant toute sa carrière dans l’Allier, apporte un regard d’expert sur l’histoire et l’avenir qu’il entrevoit pour le territoire de Tronçais, avec beaucoup “d’espérance”.

 • CARRÉ Philippe: La fortification de campagne, de la défense de Belfort en 1870-1871 à la guerre des tranchées, par deux officiers bourbonnais, le colonel de Fornel de La Laurencie et  le général de brigade Protard. 1 vol. br, illustrations, éd. Azi la Garance, 15 €..

ob_ce2b96_sans-titre-1 - CopieAvec ce nouveau livre, Philippe Carré  s’intéresse à la guerre des tranchées, quand la défensive prévalait sur l’offensive À  travers les travaux théoriques et pratiques de deux officiers originaires de Broût-Vernet, le capitaine de Fornel de La Laurencie et le général Protard, l’auteur s’emploie à expliquer comment la fortification de campagne a joué un rôle considérable et décisif dans l’issue de la Grande Guerre. Elle est présentée à partir de journaux de marche d’unités dans lesquels servent trois officiers broût-vernétois, le colonel Duchêne, commandant la 71ème  brigade puis l’infanterie divisionnaire 163, le commandant Audemard d’Alançon et le chef d’escadron de La Laurencie, chefs d’état-major de divisions d’infanterie.  Au final, la maîtrise du ciel, l’emploi cumulé d’une artillerie d’assaut et d’une réserve de divisions d’infanterie permettront à partir de septembre 1918 de s’emparer des positions allemandes établies en profondeur.

FILLETON Dominique : Vichy autrefois. 1 vol. br., éd. des Champs-Élysées – Philippe Chatel,  28 €.

Un recueil de reproductions de cartes postales anciennes, accompagnées de brefs commentaires, dans la même veine que les ouvrages que l’auteur a consacrés à Montluçon.

GLOMET Jean-François :  Broût-Vernet à ses enfants morts pour la France, 1914-1918  Préface de  Marcel Durif. 1 vol. br, 106 p, illustrations, éd. Azi la Garance, 10 €.

ob_ce2b96_sans-titre-1► Dans cet ouvrage, publié dans le cadre du centenaire de la fin de la Grande guerre, Jean-François Glomet  rend hommage aux 80 poilus, tous   originaires de la commune où qui y ont  vécu, tombés sur les champs de bataille entre 1914 et 1918 L’ouvrage comporte les notices détaillées sur 80 soldats, dont 37 nés à Broût-Vernet, 33 dans des communes voisines et 8 dans d’autres départements. À signaler certains appartenant à des familles notables de Broût-Vernet comme Marcel-Éric Audemard d’Alençon (1874-1917), Paul Fornel de la Laurencie (1873-1914), Raymond de Fradel (1878-1914), François Imbert de Balorre (1885-1916). Les informations consultables actuellement ont permis  de retracer le parcours personnel de chacun d’entre eux, de manière précise. Ces jeunes appelés mobilisés ou rappelés au service ont tous donné leur vie pour leur Patrie. Mariés, célibataires, frères de soldats, cousins ou amis de soldats, ils ont fait partie de cette jeunesse envoyée à la “boucherie” dans cette guerre dont ils ignoraient les tenants et aboutissants. L’introduction de ce livre est rédigée par Marcel Durif, neveu du dernier poilu de Broût-Vernet victime de cette Grande Guerre, tombé le 1er novembre 1918 aux combats de Vandy dans les Ardennes, dix jours à peine avant la signature de la fin officielle des hostilités.

• HURIEL AU FIL DES SIÈCLES (publié par) : Le dernier combat des poilus d’Huriel. Préface d’Emmanuel Dufour, directeur départemental de l’ONAC. 1 vol. br., 178 p, illustrations, éd. Association Huriel au fil des siècles (Disponible auprès de la Maison de la presse d’Huriel), 15 €.

Sans titreUn siècle après la fin de la guerre de 1914-1918, quatre membres de l’association Huriel au fil des siècles, se sont lancés sur les traces des 126 jeunes Huriélois tombés sur les différents champs de bataille de la Grande guerre. Le tragique destin de chacun d’entre eux est retracé à travers ses origines, sa profession, son incorporation, sa vie au front, jusqu’à son décès brutal. De quoi apporter des réponses aux questions légitimes que  toute famille de victime était ou est encore en droit de se poser en parcourant la liste des noms gravés sur le monument aux morts d’Huriel :  Qui étaient ces hommes? Sur quels champs de bataille sont-ils morts? Dans quelles circonstances? Ce travail de mémoire, labellisé “Centenaire 1914-1918”, dépasse l’histoire locale proprement dite puisque les quatre coauteurs, évoquent aussi  les grandes dates et les lieux majeurs du conflit, les batailles dans lesquelles ont été impliqués les Huriélois, ainsi que d’autres événements de cette guerre. 

LEYOUDEC Maud, PAGE Alexandre (sous la direction de) : Marcellin Desboutin (1823-1902) à la pointe du portrait. Exposition, Moulins, Musée Anne-de-Beaujeu, du 20 octobre 2018 au 15 septembre 2019. 1 vol. br, 200 p, 210 illustrations n-b et couleur, biblio, index, coédition éd Faton (Dijon) – Musée Anne-de-Beaujeu (Moulins), 29 €.

Z DESBOUTIN►   Aujourd’hui, Marcellin Desboutin est avant tout connu par les portraits que firent de lui Edgar Degas et Édouard Manet. Homme de grande culture, admirateur de Rembrandt, ouvert aux courants artistiques modernes, peintre – poète autant que peintre-graveur, Desboutin apparaît comme un artiste de contrastes, insaisissable et singulier.  Avec plus de deux cents illustrations, pour la plupart inédites, cette monographie se propose de mieux cerner la vie romanesque d’un Bourbonnais devenu un grand seigneur à Florence, puis un artiste sans le sou à Montmartre, avant de recevoir la Légion d’honneur pour son œuvre. Grâce à lui, nous rencontrons les personnalités de la bohème parisienne, milieu dont il fut une figure incontournable.  Les auteurs : Maud Leyoudec, conservatrice du patrimoine, est chargée des collections beaux-arts et arts décoratifs du musée Anne-de-Beaujeu.  Alexandre Page, docteur en histoire de l’art contemporain, a consacré sa thèse, soutenue à l’université Clermont-Auvergne, au graveur-illustrateur Léopold Flameng (1831-1911). Il poursuit actuellement ses recherches sur la gravure et l’illustration ­­dans la seconde moitié du XIXe siècle. Romuald Féret, docteur en histoire, a consacré sa thèse au privilège théâtral au XIXe siècle.  Dominique Lobstein, ancien documentaliste peinture puis responsable de la bibliothèque du musée d’Orsay, désormais historien de l’art indépendant, poursuit ses recherches sur les manifestations artistiques, la critique et les collectionneurs français de la période 1848-1914Laura Lombardi, historienne de l’art, est professeur de phénoménologie de l’art contemporain à l’Accademia di Belle Arti di Brera. Jean-Didier Wagneur (Centre des sciences des littératures en langue française, université Paris Nanterre) s’est d’abord consacré à la création et à la sélection scientifique de Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France.

LIÉGARD Sophie (sous la direction de) : Le Prieuré Notre-Dame de Montluçon : archéologie d’un site millénaire. 1 vol. br, 350 p, illustrations, cartes,  plans, éd. Alliance universitaire d’Auvergne. En souscription jusqu’au 20 novembre 2018 :  23 € (franco : 29 €) Règlement à  joindre à l’ordre des Amis de Montluçon et à adresser à : Les Amis de Montluçon 19 rue de la Peyruis 03170 Chamblet.  Prix définitif à parution (décembre 2018) : 30 €.

Couv-S-LiegardLongtemps, on a déploré l’absence de fouilles archéologiques destinées à révéler les secrets enfouis par le temps au cœur de la cité médiévale de Montluçon. C’est désormais chose faite avec la parution de cet ouvrage d’archéologie et d’histoire à la fois qui retrace toutes les phases de l’occupation et interprète l’évolution du site du prieuré Notre-Dame de Montluçon du 11e au 20e siècle, à partir de l’interprétation et de l’analyse des données issues des fouilles préventives conduites à l’été 2010 par le SAPDA, dans le cadre de la construction du MuPop. Agrémenté de nombreux dessins, photographies, cartes et plans de restitution aux étapes clé, qui le rendent particulièrement agréable à lire, cet ouvrage collectif, coordonné par l’archéologue Sophie Liégard, apporte une pierre décisive à la connaissance de la genèse de la cité médiévale de Montluçon et des phases déterminantes de son évolution tout au long des époques moderne et contemporaine. L’ouvrage a été écrit en collaboration avec Bruno Foucray, Alain Fourvel, Cédric Gérardin, Samuel Gibiat, David Morel, Mikaël Rouzic, et la participation des membres de la Société d’histoire et d’archéologie Les Amis de Montluçon et du Cercle d’archéologie de Montluçon.

MIQUEL Pierre : Le chemin des Dames1 vol. br, 400 p, éd. Les Retrouvées,14,50 €.

Z MiquelL’affaire du Chemin des Dames est dans toutes les mémoires. C’est sans doute le théâtre d’un des drames les plus effroyables de la Première Guerre mondiale.  Une offensive française, lancée par le général Nivelle le 16 avril 1917 sur l’Aisne, aboutit à la perte de plus de 100 000 hommes en quelques jours. C’est ce qui devait susciter les premières mutineries sur le front dans les semaines qui suivirent. Qui est responsable de ce carnage et de l’échec de cette offensive ? Une commission d’enquête fut constituée par le gouvernement pour en déterminer les responsabilités. Pierre Miquel rapporte ici l’événement dans toute sa complexité et se livre à une passionnante étude sur les rapports entre le  pouvoir politique et le  pouvoir militaire.

Souvigny PERROT Christiane : Les vitraux de la prieurale de Souvigny et  de la cathédrale de Moulins. Synthèse Souvigny n°10 . 1 vol. br, illustrations, éd. Ville de Souvigny, 12 €.

► Souvigny et  Moulins sont deux lieux emblématiques de l’ancien duché de Bourbonnais. Tant la prieurale Saint-Pierre, à Souvigny, que la collégiale Notre-Dame (élevée au rang de cathédrale en 1823), à Moulins, sont des monuments majeurs que cette synthèse propose d’aborder  à travers leurs vitraux, deux jalons dans l’histoire du vitrail français du XVe siècle.

RICHARD Philippe: Broût-Vernet-Sportif : 80 ans de passion foot.  Préface de Didier Six.1 vol. br, 200 p., 260 illustrations, éd. Azi la Garance, 24 €.

ob_783ba2_bulletin-souscriptionLe BVS… Trois lettres qui ont souvent résonné dans la bouche des broût-vernétois amateurs de ballon rond. Au regard de son histoire, 2018 symbolise donc son 80ème anniversaire. En effet, le club de football, le Broût-Vernet-Sportif, a très exactement vu le jour le 16 décembre 1938. Il est le fruit d’une longue maturation mêlant première guerre mondiale, avènement du sport individuel et collectif, évolution démographique et socioprofessionnelle, lien social, animation et représentation territoriale. Autant de domaines que le livre aborde. En effet, l’émergence des « pousses-cailloux » dans le paysage rural est la résultante d’une profonde mutation des campagnes françaises. Et la première guerre mondiale a servi de tremplin à cet élan sportif et rural. C’est en effet au cœur des tranchées que les poilus vont découvrir le sport individuel mais aussi collectif. Un drôle de constat qui n’a pas eu de répercussion immédiate à Broût-Vernet mais qui se concrétisera au terme d’un long processus visant à valoriser, auprès des jeunes, la pratique sportive. Et les instituteurs serviront souvent de rampe de lancement. Exemple type à Broût-Vernet avec Jacques Beaury ou encore Lucien Moreau. Deux noms que l’on retrouve aux commandes du BVS en 1938 et dont la carrière d’instituteur ne fait que débuter. Saison après saison, le lecteur suit l’évolution de ce club amateur avec ses vicissitudes, mise en sommeil, reprise en 1968 pour une fusion en 2009 avec son voisin d’Etroussat.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

◘ DIVERS

• COULON Gilles : Entrevues : photographies.1 vol. br,56 p, 32  illustrations en couleur, éd. Filigranes (22140 Trélézan),25 €

Sans titrebvc► 32 portraits en couleurs réalisés par un artiste en résidence dans le cade du festival Portrait(s) : “ À travers ces portraits d’hôtes, tous réalisés dans l’intimité des maisons et des appartements de Vichy,se fait jour une certaine idée de l’exil d’un coté et de la fraternité de l’autre, mais peut-être surtout un sourd désir de vivre ensemble et de se comprendre, par delà les frontières de langue et de cultures”, écrit Natacha Wolinski. Né en 1966, à Nogent-sur-Marne, Gilles Coulon a connu  trois âges. Entre 1990 et 2002, il puise en Afrique les sujets de plusieurs années de reportages. À partir des années 2000, il s’éloigne de la forme documentaire et se met en quête d’une poétique nouvelle. Il en ressort, notamment, White Night, un travail sur les néons, photographies piochées pendant ses voyages à travers le monde. Il a pris ensuite le chemin d’une autre composition. Ecartant définitivement la «belle image» singulière, il cherche, à travers des séries, à construire un questionnement.

DEBOURG Evelyne : Contes et recettes d’autrefois : les aventures secrètes de Pétronille. Préface de Guillaume Gomez, Guy Savoy et Alain Passard. 1 vol. br, 146 p, éd. M+ éditions (Lyon),18,90 €

evelyne-debourg-contes-et-recettes-d-autrefois- Évelyne Debourg est chargée depuis plus de 20 ans de la cantine scolaire d’Ebreuil et elle a été élue meilleure cantinière de France. Pendant plusieurs années, elle a fait profiter les lecteurs des Cahiers bourbonnais de son savoir-faire, à travers la rubrique “Les secrets de Pétronille”. Dans ce livre,  qui est préfacé par trois grands chefs  étoilés, Guy Savoy, Alain Passard et Guillaume Gomez, elle propose  66 recettes à réaliser au fil des saisons, le tout agrémenté d’histoires et de contes d’autrefois :C’est de l’émotion pure, ce conte culinaire d’Évelyne Debourg. Laissez-vous guider au fil des pages par les aventures, les rencontres et la vie de Pétronille. De l’auberge de sa mère à la sienne. Découvrez les recettes d’autrefois, certaines historiques d’autres juste par gourmandise. L’auteure nous fait faire un réel voyage culinaire au fil des saisons, débutant par l’automne et ces beaux produits. Les cucurbitacées, les champignons, les divers cèpes et coulemelles vous emmèneront vers l’hiver, ses soupes vous réchaufferont, au printemps la vie dans le verger et dans le jardin  recommence et l’été vous comblera. Pendant votre lecture et au cours de ces 144 pages, il vous est permis de goûter, il est conseillé de mettre la main à la pâte, il est recommandé de se laisser aller à l’imaginaire et de se réunir autour des saveurs de chaque saison !”, écrit Guillaume Gomez.

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

ALLEMAND Alain:  Abécédaire Vialatte:  Promenons-nous dans Vialatte.  1 vol. br, 270 p, éd. Julliard, 19 €.

Z Vialatte Pendant vingt ans, Alexandre Vialatte s’est promené dans son époque pour en donner un portrait saisissant dans les chroniques qu’il livrait chaque semaine au quotidien  La Montagne. En se prêtant avec gourmandise à cet exercice, il a inventé un genre littéraire qui fait encore aujourd’hui notre admiration. D’année en année, s’est constitué “un grenier auvergnat inépuisable que l’on ne se lasse pas de redécouvrir au fil des compilations”. Pour le  plus grand bonheur des lecteurs,  Alain Allemand nous entraîne ici dans une déambulation délicieuse à travers ce jardin extraordinaire : “Pour tous ceux qui ont eu le plaisir de découvrir ou de redécouvrir le talent et la fantaisie d’Alexandre Vialatte à la lecture du premier volume de L’Abécédaire, paru en 2014 et pour ceux qui n’ont pas eu encore ce plaisir, Alain Allemand, en composant ce deuxième volume, a redoublé d’intuition et de discernement pour nous offrir le meilleur et le plus significatif de l’oeuvre d’Alexandre Vialatte”. (babelio.com). 

AMOUROUX Chantal, BARTHES Jacqueline, BHAGHEL Dominica : Un sens à ma vie : avec Pierre Teilhard de Chardin.Ouvrage publié par l’association des amis de Pierre Teilhard de Chardin.  1 vol. br, éd. Chronique sociale, coll. Savoir penser, 8,50 €.

Z Teilhard Donner un sens à sa vie est une quête essentielle pour beaucoup d’hommes et de femmes de notre siècle. Or, la pensée de Pierre Teilhard de Chardin (1881- 1955) est résolument porteuse de sens. Ses intuitions novatrices apportent un esprit, un enthousiasme, un goût de vivre absolument uniques. Avec lui, on regarde en avant, vers un horizon d’espoir toujours plus lumineux. Il nous fait percevoir un but ultime à cette longue marche qu’est l’histoire de l’humanité : un point Oméga en qui tout se rassemble en la personne du Christ. La conscience de ce terme alimente et régénère en nous l’espérance et la confiance. Dans un style simple, cet ouvrage parcourt sa vie et donne quelques éléments essentiels de sa vision : l’Esprit – Matière, l’Amour – force universelle, l’Union créatrice… Cette pensée élargie à la taille du cosmos, par la prise en compte de l’évolution, permet d’articuler foi et réalité scientifique. Nos vies pourront alors se trouver éclairées d’un sens nouveau.

ANDRÉ David (textes), BÉQUART Fabien (illustrations) : Le voyage d’Hermès. 1 vol. br, illustrations, éd. Revoir, 15 €.

Originaire de Sainte-Florine, David André  enseigne à Saint-Germain-Lembron, en classe spécialisée (ULIS), depuis plus de 15 ans. Il s’est investi dans le théâtre de la Goutte d’eau, à Issoire. Amoureux des lettres, il a puisé pour cet album son inspiration auprès d’un  de ses élèves, prénommé Hermès,  qui était atteint de troubles autistiques : “ Il n’a pas parlé pendant quatre mois mais il avait beaucoup d’émotions en lui. Il se passait des choses dans sa tête”. Il a fallu à David André des semaines pour  organiser la rédaction de cet album. Pour l’illustration, il a fait appel à Fabien Béquart. Formé aux Beaux-Arts en Belgique, cet illustrateur qui a quitté le Nord pour s’installer en Auvergne,  est passionné depuis l’enfance  par le dessin. Il a le goût de l’animation et aime transmettre ses savoirs lors d’ateliers. Quant au titre de l’album, Le Voyage d’Hermès,  il s’est imposé au duo comme une double référence, au dieu du voyage chez les Grecs  et au petit garçon qui leur a inspiré cette histoire.

• ANDRIEUX Nicole : Un jour de baptême. 1 vol. br, 234 p, éd. des Monts d’Auvergne, 19 €.

Z ANDRIEUXAprès un hiver rigoureux, Yvonne va délaisser la ferme et profiter de la clémence du temps pour se rendre à la ville, là où désormais réside sa cousine Emma. Liées par une amitié indestructible depuis leur naissance, quoi de plus normal pour ces deux femmes élevées presque porte à porte et mariées à quinze jours d’intervalle, que de se rencontrer pour évoquer les souvenirs, envisager l’avenir avec la venue de leurs futures progénitures ! Un vrai bonheur. Et cependant, à l’heure où Yvonne enfourchera sa bicyclette pour rejoindre son village accroché à la colline boisée de hêtres et de chênes rouges, elle ne se doutera pas qu’un danger la guette et qu’il pourrait bien changer le cours de son destin.

ANGLADE  Jean: Jean Anglade raconte suivi des Fables de Jean Anglade. Réédition.1 vol. br, 195 p, éd. Presses de la Cité, coll. Terres de France, 20 €.

9782258161306ORIEntre humour et sagesse, fables et contes à découvrir,  c’est du grand Jean Anglade. Ce recueil regroupe quatre vingts fables auxquelles s’ajoutent  quinze nouvelles d’Auvergne et d’ailleurs, qui sont autant de portraits croqués, de saynètes savoureuses, où se révèle tout l’art du conteur loué par Alexandre Vialatte qui disait que  « Jean Anglade a(vait) le génie de la belle histoire. » Ces nouvelles sont suivies par  des fables pleines d’humour et de sagesse, où l’esprit et la plume de Jean Anglade racontent à ses contemporains, à la manière de Jean de La Fontaine. Les mots simples et vrais d’un éternel porteur d’histoires qui ne manqueront pas de ravir toutes les catégories et tous les âges de lecteurs. Jean Anglade avait à son actif près d’une centaine d’ouvrages (biographies, nouvelles, essais, romans…) qui couronnent une œuvre remarquable, humaniste et fidèle à ses deux plus grandes inspirations, l’Auvergne et l’humain. Agrégé d’italien et traducteur, entre autres, de La Divine Comédie de Dante,  Jean Anglade est décédé en novembre 2017.

• BARRAL René : La lettre à Emilie. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée,  coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z BARRAL► Nous sommes en 1935, à la veille du Front populaire. Martial et Émilie vivent très petitement au Brusset, un petit village dans les montagnes cévenoles. Lui est tâcheron, elle femme au foyer. Ils vivent dans une maison misérable avec leur fils, Julien. Ils ont fait ce choix parce qu’Émilie n’a pas voulu être bru chez ses beaux-parents, condition très difficile à l’époque. Ils sont nés tous deux dans le même hameau et sont allés à l’école ensemble en se tenant par la main. Ils se sont promis de se marier depuis toujours. Leur amour est total et ils ont envie de tenter leur chance à la ville dont Émilie rêve depuis longtemps, afin d’essayer de vivre une existence meilleure. Par chance, Martial a fait son service militaire à Carpiagne, à côté de Marseille où il s’est fait un ami marseillais, Lucien qui est cheminot, responsable syndical. Malgré la crise qui s’aggrave, ce copain de régiment peut fournir un emploi à Martial et ils décident de tenter leur chance. Mais il ne s’agit que d’un remplacement. Au bout de deux mois, Martial va se retrouver sans travail et les difficultés commencent.

Z Barral 2• BARRAL René : L’enfant secret de la Borie. 1 vol. br, 427 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,80 €.

• Confié à ses grands-parents, Rémi ne découvrira pas le secret de sa naissance mais trouvera un père aimant. À huit ans, Rémi, né sans père, est confié à ses grands-parents par sa mère tuberculeuse qui doit partir se soigner dans un sanatorium. La ferme dans la montagne enchante l’enfant. Il y fait la connaissance de Philippe, électricien, grand amour de jeunesse de sa mère, et, très vite, ils deviennent amis. Malheureusement, Philippe ne peut pas être son père car, à la naissance de Rémi, il était sur le front…

BOUZY Alain : Les imposteurs : le laboureur, le roi et l’ange. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

Z BOUZY L’improbable rencontre entre Louis XVIII et le prophète Martin de Gallardon… Ce roman est tiré d’une histoire vraie, l’affaire Naudorff, qui a agité la France de la Restauration, du début du règne de Louis XVIII, jusqu’à la mort du “héros” survenue  en 1834, dans des circonstances qui paraissent encore  troubles. Thomas Martin, personnage central du roman,  était un laboureur de Gallardon dont la prospérité était assurée par la culture du haricot. Visité par un ange, en janvier 1816, il va devoir avertir Louis XVIII qu’un grand danger le menace. En 1830, il reconnaît Naundorff comme étant  le dauphin Louis XVII héritier légitime des Bourbons, Avec l’appui  d’un prêtre, d’un évêque et d’un ministre, il est reçu en audience. Du coup, il s’attire les foudres de Louis-Philippe… Alain Bouzy vit à Chartres. Après avoir dirigé la rédaction de L’Écho Républicain, il a  rejoint les magazines Première, puis Paris Match dont il a lancé et dirigé plusieurs éditions à l’étranger.

 • BROC Nathalie de : La vallée des ambitions. 1 vol. br, 430 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,95 €.

Z de broc Belle-Isle-en-Terre, Bretagne, 1870. De retour de la bataille de Sedan, grièvement blessé, le beau Frédéric Kerviller n’est plus le même homme. Taciturne, il a choisi de rompre avec son passé, ses amis, avec la jeune fille à laquelle il était promis. Il claque la porte de la boutique familiale et se fait embaucher comme simple ouvrier à la fabrique de papier qui emploie son père depuis trente ans. Est-ce le désespoir qui dicte cette fuite ? Non, Frédéric brûle d’une ambition d’autant plus dévorante qu’elle est déliée de toute considération morale. Il suit un plan dont il a consigné par avance toutes les étapes dans un carnet noir, et qui doit le mener bien au-delà de ses médiocres origines. Son ascension est d’autant plus fulgurante qu’il accomplit l’impossible pour un ouvrier : épouser la fille du patron. Mais c’est sans compter les grains de sable qui viennent toujours se glisser dans les rouages les mieux huilés d’une trop exemplaire existence…

 • CALAMAND Gilles : Le chagrin de Balto. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, coll. Polar en poche, 7 €.

Z CalamandLe commissaire Émile Loubet enquête sur la mort d’un juge en retraite, Georges Danton. C’est son chien Balto qui a prévenu le voisin, un certain Boisorieux, policier. La décapitation post-mortem du juge semble être en lien avec le dossier d’une affaire que ce dernier avait ressorti récemment de son armoire d’archives : la disparition d’un jeune garçon, Stéphane Gardinier, à la fin des années 1960. Or, cette affaire, classée sans qu’on ait véritablement trouvé de coupable crédible, vient d’être exhumée par le biais d’une émission de télévision. Pour l’occasion, les témoins et acteurs de ce drame ont été à nouveau interrogés, et le juge Danton avait laissé entendre que les tueurs de Stéphane étaient à chercher dans l’entourage du gamin. Le commissaire Loubet décide de relancer l’enquête. Gilles Calamand vit à Chalencon. Animateur-radio, conférencier, écrivain à la plume féconde, il est l’auteur de nombreux ouvrages, mêlant romans policiers, romans historiques, romans de terroir, livres-jeunesse, contes et nouvelles.

• CAVAROT Didier : Les nouvelles chroniques en terrain connu de monsieur Rusigby. 1 vol. br, 108 p, éd. de la Flandonnière, 14 €.

Z RUSIGBYDans ce recueil, Didier Cavarot fait partager une cinquantaine de chroniques drôles, émouvantes, acides mais toujours sincères. Il s’amuse avec les mots, joue avec la réalité et parfois même, s’autorise quelques fictions. En prenant le club issoirien et ses couleurs peu banales comme prétexte, il raconte, décrit la vie d’un club amateur et parfois les dérives du professionnalisme. Tout le monde s’y retrouvera, et nul besoin d’avoir été rugbyman pour savourer le style et lire avec délices les dessous d’un sport collectif comme le rugby. D’un esprit bienveillant, Monsieur Rusigby égratigne gentiment comme les crampons sur le terrain. Né en Auvergne en 1969, Didier Cavarot  est un ancien  rugbyman passé par les clubs de La Plaine, du Stade Clermontois, d’Angers et de Riom,avant de finir  sa carrière de joueur à l’US Issoire. C’est dans ce club qu’est apparu pour la première fois, un petit journal mystérieusement de Monsieur Rusigby, savant mélange d’USI et de rugby.

CHANGY Valérie de : Fils de Rabelais. 1 vol. br, éd. de Borée, 275 p, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

Z DE CHANGY► En ce XVIe siècle triomphant, les idées de la Renaissance pénètrent les cœurs et les esprits de la haute société. Rabelais, avec la publication de son Pantagruel puis de Gargantua, s’est fait une place de choix parmi les humanistes. Or, cet homme mûr, médecin et philosophe, écrivain à nulle autre pareille, compte de nombreux ennemis… Justus, orphelin de 13 ans qu’il a recueilli et qu’il considère comme son fils adoptif, développe à la Devinière ses talents de cuisinier et son goût pour la nature et les plantes, en même temps qu’il devient le réceptacle des idées novatrices et de la grande humanité du philosophe. Lorsque la jeune Blanche est recueillie par la tante Eulalie, suite à une tentative d’exercer le droit de cuissage par le chevalier de Puits-Herbault, la vie va s’en trouver radicalement changée. Tandis que Rabelais écrit son Tiers Livre, le seigneur fourbit ses armes et s’apprête à frapper. Justus et Rabelais seront-ils suffisamment forts pour lui résister ? Qui des humanistes ou des opposants à Rabelais vont gagner la bataille ? Dans une langue ciselée et agréable à l’extrême, Valérie de Changy nous plonge au cœur d’une province française au temps de François Ier, roi conquérant et mécène : elle interroge les valeurs essentielles que sont la tolérance et les progrès de la connaissance. Justus, Rabelais, Blanche et Eulalie sont les personnages-témoins d’une aventure hors norme..

CRAVIANI Mario : Dire la complexité du monde: Teilhard de Chardin, au regard de penseurs de notre temps. 1 vol br., 300 p, éd. les Acteurs du savoir (Coudray-Macouard), 20 €.

Z CravianiPorté par la pensée structurante de Pierre Teilhard de Chardin, ce livre rassemble un ensemble de textes tirés d’auteurs multiples. Judicieusement l’auteur fait intervenir différents scientifiques ou philosophes pour compléter ou discuter les vues exprimées par Teilhard. L’agencement de ces textes et les commentaires apportés par l’auteur amènent à revoir notre compréhension du monde et la façon dont nous pouvons appréhender son avenir. Bien sûr le premier thème abordé concerne la découverte de l’Évolution, une théorie au cœur de la pensée de Teilhard de Chardin. On comprend alors que la fonction de Dieu et sa représentation dans ce qui devient “ l’Évolution sacrée ” est à repenser complètement. C’est dans ce sens que Teilhard introduit une nouvelle vision du Christ non plus rédempteur mais moteur dans cette Évolution cosmologique dont il devient l’incarnation. L’auteur conclut ces réflexions en suggérant un sens au travail humain, à la souffrance humaine et nous invite à nous aventurer vers la charité, la bonté, c’est-à-dire ce qui est peut-être le fondement de l’âme humaine.

DARTIGOLLES Agathe : La terre des secrets. 1 vol. br, 590 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

Z DartigolleCapucine travaille sans compter ses heures dans une entreprise où règnent rivalités et exploitation. Un peu de repos est bienvenu ! C’est donc heureuse qu’elle retrouve au domaine familial, comme chaque année à cette date, sa sœur Mélody, sa grand-mère Léonie et sa grande-tante Octavie pour célébrer la triste disparition de ses parents lors d’un accident de voiture. Mais cette année, la mort du voisin trouble les commémorations. Octavie semble la cible d’accusations, et Capucine va devoir fouiller le passé familial. Entre secrets, vengeances et révélations, Capucine ne verra plus sa famille comme avant, mais l’amour du vignoble sera, lui, décuplé… La terre des secrets est le tout premier roman d’Agathe Dartigolles qui “ souhaite continuer à écrire tout en améliorant son style et son habileté de conteuse”. Un deuxième roman est en préparation.

DEGROOTE Annie : D’infinies promesses. 1 vol. br, 482 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,90 €.

Z degroote Une flamboyante saga en Flandre et en Bourgogne, au temps de la Toison d’or.  En  1430, à Lille. Naëlle du Hesdin, modeste enlumineuse, est follement éprise du seigneur Thibault de Ghiselin. La disparition inquiétante de leur neveu amène Naëlle et son frère Nicolas, maître verrier, à solliciter l’aide de Thibault pour retrouver cet enfant très vulnérable. C’est l’occasion inespérée pour Naëlle d’approcher le mystérieux chevalier sur lequel pèsent de lourdes insinuations et menaces. Pourquoi veut-on causer sa perte ? Qui est, dans son ombre, ce prince de Saklikent, ancien croisé de retour de captivité chez les Ottomans ?  Pour sauver son unique amour, Naëlle n’aura pas d’autre choix que de forcer le destin…  Secrets, serments, vengeances, trahisons, mais aussi faste, couleurs, lumière : l’auteur des Racines du temps, de Renelde, ­ fille des Flandres,  de La Splendeur des Vaneyck et de tant d’autres grandes  fresques romanesques entraîne le lecteur dans un tourbillon d’aventures aux plus  riches heures de la Flandre bourguignonne.

DEGUILLAUME Charlène : Les temps mandarines. 1 vol. br,  éd. Revoir, 16 €.

les-temps-mandarine-charlene-deguillaume » Elle regardait partir le garçon qui s’accrochait au cou de son papa en continuant de la fixer. Il serrait le petit animal contre lui, toujours aussi fort, et disparut rapidement dans le colimaçon. Elle s’avança jusqu’à la balustrade, se pencha, il avait les yeux levés vers elle, il l’attendait. Ils se donnèrent rendez-vous ainsi à chaque étage, puis il disparut définitivement. Les échos sourds de la porte en fer forgé qui s’était refermée s’élevèrent dans tout l’immeuble. Et le silence réinvestit les lieux « … Lilas habite à côté des Guillermo depuis des années sans jamais leur avoir prêté attention, jusqu’à ce soir là de février. Alors que son ami Gabriel la retrouve chez elle, le palier est agité par des urgentistes qui emmènent sa voisine inconsciente sur un brancard. Lilas fait alors la connaissance de son petit voisin, Lucas, un enfant d’une dizaine d’années qui ne ressemble en rien aux autres. Charlène Deguillaume est également l’auteur de A marée basse, certaines îles se rejoignent, publié aux éditions Revoir.

DI PIAZZA Rosario : La châtelaine de Roche-Candelle. 1 vol. br, 320 p, éd. La Clé du chemin, (Craponne-sur-Arzon), 19 €.

Z DI pizzaPont du Gard, 22 juillet 1929, 15 heures. Deux mois que Félix Cabanon taillait des blocs de pierre pour redonner au Pont du Gard un peu de sa fierté d’antan. Sculpteur de formation, il n’avait accepté cette place que par pure nécessité, celle d’un jeune père de famille désireux de faire bouillir la marmite à tout prix. Le travail, plaisant au début, avait fini par le rebuter. Le décor grandiose, l’ardent soleil, l’odorante garrigue, les chants mêlés des cigales et de la rivière ne suffisaient plus à alléger le poids de sa lassitude… Félix Cabanon, tailleur de pierre ligérien ; Manolo Amador, ex matador en errance ; Estrella Ruiz, adolescente andalouse fuyant un lourd passé ; Charles-Aymeric de Saint-Arnaud, aristocrate à la fibre républicaine… quatre personnalités que tout oppose… quatre trajectoires qui n’auraient jamais dû se croiser. Les circonstances de la vie, l’Histoire avec un grand H vont en décider autrement. Prenez avec eux les chemins de traverse qui conduisent au château de Roche-Candelle. Là se dénouera l’intrigue qui les unit.

DONNADIEU Gérard :  Teilhard de Chardin : compris, revisité, actualisé. 1 vol. br, 350 p, éd. Les Acteurs du savoir, 22 €.

Z Teilhard DONNADIEU Cinquante après sa mort survenue en 1955, la pensée du Père Teilhard de Chardin s’avère plus actuelle que jamais. Ce religieux jésuite, scientifique mondialement reconnu pour ses travaux en paléontologie humaine, fut aussi un immense penseur et un grand spirituel. Il fut un des premiers à concevoir l’Evolution comme un immense processus cosmique de montée en complexité, se déroulant depuis le big bang à travers la matière, la vie, puis l’humanité pensante, pour converger vers un Esprit de la Terre dans lequel il reconnaissait la figure du Christ Universel de sa foi chrétienne. Le présent ouvrage ambitionne de donner une présentation panoramique de cette pensée tout en l’inscrivant dans les problématiques d’aujourd’hui aussi bien pour la science, la géopolitique  et la théologie pour laquelle Teilhard a anticipé le recentrage christologique de concile Vatican II et le développement du dialogue inter-religieux. Incompris de son vivant par son Église qui lui a interdit de publier son oeuvre philosophique et religieuse, ce n’est qu’après sa mort que celle-ci fut enfin connue et diffusée. Passant du soupçon à la réhabilitation de l’homme puis à la réception de l’oeuvre, l’Église reconnaît aujourd’hui la valeur de cette pensée prophétique à laquelle ont fait référence à plusieurs reprises les papes Benoît XVI et François.

DUTHEIL Gisèle : Le Glaude. 1 vol. br, 256 p, éd. des Monts d’Auvergne, 19 €.

Z Dutheil► Il n’a pas inventé la poudre, le Glaude, mais il a le cœur sur la main. L’ennui, c’est son penchant pour l’alcool, et les faux amis qui l’incitent sournoisement à replonger. Lorsque son copain Marius doit partir à l’hôpital, il s’occupe de tout, du chien, de l’ânesse, de la maison. Mais une famille de Parisiens achète la propriété ; malgré sa rancœur, il se lie d’amitié avec leur petite fille. Jusqu’au jour où tout va basculer…  Un village d’aujourd’hui, avec ses transformations et ses résistances, ses altercations et ses méfiances face au renouvellement de sa population, le déclin des petits commerces et la lente disparition du monde paysan. Extrait : « Ils étaient doux à voir, tous les deux. Johnny au poil noir et Ophélie si gracieuse. Belle, non, elle ne l’était pas. Mais elle possédait ce charme indescriptible de l’innocence, ce pouvoir attendrissant des êtres en devenir. Avec ce quelque chose au fond des yeux, une profondeur ou l’ombre d’une blessure, qui donnait à son regard toute son intelligence et sa fragilité. »

FAURAX Sylvain : Sur le fil. 1 vol. br, éd. du Volcan, 13,50 €.

Z Faurax Le petit Cirque de l’Ange est une véritable institution locale, mais il doit faire face à des problèmes financiers et à la mésentente entre les membres de la troupe. Max dirige l’établissement où les anciens se querellent avec les plus jeunes sur les choix artistiques et l’avenir du cirque. Doit-il s’obstiner à faire vivre un spectacle traditionnel ou s’engager vers une forme plus contemporaine ? Après la disparition d’Ernest Simbald le dompteur, les craintes, les soupçons et les manigances altèrent encore davantage la vie du groupe. C’est alors qu’un nouveau drame se produit. La mort ne semble pas accidentelle ! L’étrange inspecteur chargé de l’enquête sera rapidement confronté à l’ego des artistes et leur goût du secret. C’est pourtant en fouillant dans leur passé respectif qu’il parviendra à résoudre l’énigme, mais le temps presse… “Sur le fil”est un polar qui porte une vision acerbe du devoir de mémoire et qui fait voler en éclat les codes rassurants des cirques de notre enfance.

GEORGES Gérard : Happy end. Roman. 1 vol. br, 130 p, éd. Aedis (Vichy), 12 €.

Z Georges Jean-Jacques Roussal est un écrivain parisien, spécialisé dans les romans dits « de terroir », à l’image de l’auteur. Bien qu’il ne se sente guère à l’aise au milieu de ses pairs, le fait qu’il soit un  auteur à succès le pousse à côtoyer les autres Plumes, autour de saint-Germain-des-Prés.  Il doit assister à une réception où un prix littéraire lui sera remis officiellement. Mais, à ce moment-là, des soucis de santé viennent perturber ce bel équilibre auquel il est accoutumé. Mais tout à une fin et il est essentiel qu’elle soit heureuse… Né à Montbrison en 1948, Gérard Georges est un romancier, poète et nouvelliste. Après des études de lettres à l’Université de Clermont-Ferrand, il est devenu journaliste dans les années 1970 puis professeur, avant d’occuper le poste de chef d’établissement. C’est en 2005 qu’il a cessé son activité professionnelle pour se consacrer entièrement à la littérature et l’écriture.En 1993, il a créé le prix Lucien-Gachon, qui récompense tous les ans des écrivains de terroir.Gérard Georges appartient à ce que l’on appelle « l’École romanesque d’Auvergne ».

GRENIER Nicolas : La petite reine : une anthologie littéraire du cyclisme. Préface de Jean Durry. 1 vol. br, éd. du Volcan,  coll. Anthologie,  22 €.

Z GRENIER Cette nouvelle anthologie littéraire du cyclisme nous offre à lire ou relire des textes, bien au-delà des anthologies sportives existantes. Elle présente un panorama d’écrits en langue française, avec des extraits de romans, essais, poèmes et articles de presse, du XIXe siècle jusqu’à l’entre-deux-guerres, qui restent encore modernes de nos jours. On découvrira donc, dans ce livre, les fameux récits d’Alfred Jarry, Alphonse Allais, Albert Londres, Maurice Leblanc, Pierre de Coubertin, Octave Mirbeau, et beaucoup d’autres encore. Des auteurs célèbres ou moins connus, tombés dans l’oubli, mais qui en leur temps étaient les « vedettes » de chroniques sportives. Tous ces écrivains ont voulu décrire, à leur manière, cette mystérieuse machine, le vélo, qui comme l’automobile et le chemin de fer a révolutionné le transport dans les villes, les campagnes, la société. Sur leur bicyclette, les hommes, les femmes… et les enfants découvrent, enfin, la liberté, et aussi la fraternité. Soixante textes, précédés d’une présentation de l’auteur, composent cette anthologie. Chaque chapitre aborde les grands thèmes du cyclisme, comme les loisirs, la compétition, la physiologie, la guerre, la ville, la technique. Ce « deux-roues » si particulier entraîne certains auteurs dans des envolées lyriques et poétiques. Qu’il s’agisse d’une dame ou d’une jeune fille à bicyclette, d’un cycliste amateur ou d’un sportif professionnel, héros de la route et d’un jour, d’un flagorneur, d’un chroniqueur sportif, l’effort ou le plaisir de pédaler est toujours là, mais souvent contrebalancé par des descriptions pamphlétaires, sportives, sociologiques, techniques, à l’exemple de l’invention des pneumatiques par André Michelin, mais aussi humoristiques ou encore romantiques, tel le récit d’une promenade à vélo pouvant devenir érotique…Du vélocipède au vélo de course en passant par la bicyclette ou encore le « vélocipard », il y en a pour tous les goûts. L’auteur a souhaité apporter une nouvelle vision du cyclisme dans la littérature. Ce livre s’adresse à toutes et tous, qu’ils soient sportifs, amateurs de littérature, spécialistes du vélo, universitaires ou tout simplement amoureux de la « petite reine ».

GRENIER Nicolas : Le Puy-en-Velay. Lettres à Dieu. 1 vol. br, éd. du Volcan, coll. Anthologie,  12 €.

Z GR 2Dans la littérature ponote, Nicolas Grenier a choisi des textes qui résonnent de toute leur modernité au XXIe siècle. Des écrivains ont connu la gloire nationale, George Sand, Anatole France, Prosper Mérimée, mais aussi locale, avec les enfants du pays, Charles Calemard de Lafayette, Aimé Giron, et surtout Jules Vallès. Classiques ou modernes, ils sont romanciers, poètes, ou encore savants, historiens, chroniqueurs, et ont en commun d’avoir évoqué, à leur façon, la cité d’Anis… et toutes ses merveilles. Cette anthologie est un bréviaire que l’on peut feuilleter, sur tous les chemins, pour faire vibrer en soi, Le Puy-en-Velay, comme un pieux souvenir. Quand un Français arrive au Puy-en-Velay, il en repart avec le sentiment d’être plus catholique. Comme Saint-Denis, Reims, Chartres, cette ville fait partie de l’Histoire de France, sa religion chrétienne, ses rois. On repense à toute cette aristocratie, au clergé, à la paysannerie… et à ses saints, qui ont construit, avec l’épée, la fourche ou la croix, la France, cette « fille aînée de l’Église ». Le bassin du Puy, c’est le génie du paysage français, au-delà d’André Le Nôtre, jardinier à Versailles, car c’est l’œuvre de la nature, depuis l’origine du monde, construite avec la force des dieux. Le pèlerin, lui, est en route sur cette terre, géologique, volcanique, basaltique du Velay, et adresse un salut à la cité, avant de partir pour Saint-Jacques-de-Compostelle.

• JOURDE Pierre: Winter is coming. Nouvelle édition. 1 vol. br, 190 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 6,60 €.

005640063 “Après coup, on ne peut pas s’empêcher de revenir sur les jours d’avant, comme pour prendre la mesure de son aveuglement d’alors. On se regarde ne pas savoir, on se regarde vivre alors que cela n’est pas encore arrivé, on s’étonne de ce fragile bonheur. Et ce sont tous les moments de la vie, toutes les joies, les naissances, les après-midi dans le jardin, les journées sur la plage, les histoires racontées le soir aux enfants, les photographies et les souvenirs du passé que vient rétrospectivement infecter de son venin le jour où l’on a su. Ta photographie d’enfant joyeux est celle, à jamais, d’un enfant qui va bientôt mourir.” Un des trois fils de Pierre Jourde, Gabriel, est mort à vingt ans. Le récit évoque la dernière année de ce jeune homme plein de charme et de joie de vivre, doué pour les arts plastiques et la musique. La figure radieuse de “Gazou” hante le récit de la maladie : les anecdotes du bonheur enfui ponctuent l’élégie. Un texte poignant sur le deuil et l’amour paternel.

• LABARRIÈRE Dominique : Un festin d’Ortolans. 1 vol. br, 320p,  éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 18,90 €

Z Labarrière► La face cachée de la guerre (machination, corruptions et profiteurs). Les femmes au lendemain du conflit. Une écriture est à la fois précieuse et affranchie qui amuse et terrifie. Des personnages extrêmes et saisissants. 11 novembre 1918 – La Victoire. Partout les carillons de joie, les flonflons de la délivrance. La fin d’un cauchemar de quatre épouvantables années. Mais est-ce bien la fin du cauchemar pour ces grands blessés qu’Héloïse Davray tentait tant bien que mal d’accompagner dans cet hôpital de campagne du côté de la somme ? Est-ce bien la fin du cauchemar pour ces femmes – veuves, mères, sœurs, fiancées de gars tués au front ou revenus mutilés – qui se rassemblent chaque jour presque en cachette dans la sacristie de l’église de Saint-Augustin pour partager leur tristesse, leur désarroi, leur épuisement et leur détestation de la guerre ? La parole qu’elles libèrent alors, si peu en harmonie avec la liesse de commande du moment, n’a pas droit de cité. On leur impose silence. Comme on impose silence à Françoise Dupuy, cette jeune avocate devenue journaliste pour enquêter sur les troublantes zones d’ombre autour de l’assassinat du leader socialiste et pacifiste Jean Jaurès, en 1914, quatre jours avant l’entrée en guerre de la France. Les chemins de Françoise et d’Héloïse vont se croiser. Pour cette dernière, ce sera la révélation des sombres machinations, des épouvantables compromissions et de l’océan de corruption qui ont prospéré en marge du conflit et grâce à lui. Les coupables, les corrompus, les affairistes, les politicards qui, pour de sordides raisons d’intérêt et de pouvoir, ont tout fait en sous-main pour que cette guerre éclate, elle ne les connaît que trop bien. Elle était des leurs avant-guerre. Elle partageait leur existence de luxe, de futilité, de volupté. Elle était même tombée follement amoureuse de l’un d’eux, peut-être bien le plus compromis. Aussi, lorsque les carillons joyeux cessent de sonner, se persuade-t-elle sans peine que l’heure est venue pour ceux-là de payer.

LABORIE Christian : L’arbre d’or. 1 vol. br, 450 p, éd. de Borée, coll. Les  essentiels, 14,50 €.

Z LaborieDamien, fil de paysans,  est tombé amoureux d’Héloïse. Mais, du faiot de ses origines modestes, il ne peut prétendre à demander sa main. Le père d’Héloïse, riche bourgeois propriétaire de la filature Chabert, ne l’accepterait jamais. Ils vivent alors leur relation passionnée à l’abri des regards jusqu’au jour où Martial, l’arrogant frère de la jeune femme, finit par  percer leur secret.  Dès lors, ce dernier n’a qu’une idée en tête, laver l’honneur de sa famille en ruinant la vie de ce fermier. Mais c’est compter sans l’habileté de Damien qui  a plus d’une corde à son arc…  Christian Laborie se passionne pour l’histoire et les habitants de sa province d’adoption : les Cévennes. Ses romans sonnent comme autant d’hommages humbles et sincères. Le succès de la saga L’Appel des drailles et Les Drailles oubliées l’a hissé au rang des auteurs incontournables de la littérature de terroir.

LABORIE Christian : L’héritier du secret. 2 vol. br, 780 p, éd. À vue d’œil, coll. 16-17, 42 €.

Z Laborie De 1930 à 1940, la famille Rochefort, disséminée dans le monde, vit les grands soubresauts d’une époque en ébullition. Aux premiers grondements de la guerre, c’est à Anduze, fief cévenol du clan, que tous se retrouveront. Autour d’un mystérieux personnage recouvrant la mémoire…. À Nîmes, Jean-Christophe, devenu le patriarche de la lignée, est parvenu à redonner un élan salutaire à l’entreprise de textile familiale. Son fils Pierre tente l’aventure américaine en créant une usine de jeans dans l’espoir de concurrencer Levi-Strauss. Alix, étudiante aux Beaux-Arts à Paris, s’éprend du célèbre galeriste Alexandre Muller, victime d’amnésie partielle, et l’aide à retrouver des pans de sa mémoire. Thibaud, parti en Allemagne à la recherche de la branche germanique des Rochefort, assiste, impuissant, à la montée du nazisme. Aux premiers grondements de la guerre, tous se réfugient à Anduze, leur fief cévenol. Quand Alexandre Muller retrouve enfin ses souvenirs, l’univers des Rochefort est bouleversé. Qui est ce mystérieux personnage qu’un parfum de magnolia sort peu à peu de l’oubli ? 

• LAFAYETTE Marie-Madeleine de : La Princesse de Clèves. Illustrations de Christian Lacroix. 1 vol. br, 208 p, illustrations en couleur, éd. Gallimard, coll. Blanche, 42 €. Édition de tête, à tirage limité: 450 €.

Z LafayetteCouturier foisonnant et inspiré, Christian Lacroix, arlésien de naissance et de cœur, sait tout faire : couture, costumes de théâtre, dessin, peinture, décoration… Depuis 1987, année qui marque la naissance de la Maison Christian Lacroix à aujourd’hui, il cultive ses créations, transgresse ses frontières et il se tourne vers le futur. Animé par son intérêt pour les livres, la littérature classique et le théâtre, il a relevé le défi de s’approprier le texte de Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves, et de l’orner d’une série de dessins originaux inspirés par ce roman qui a été récemment au centre d’une polémique.  Faut-il lire La Princesse de Clèves?  La réponse que semble donner l’artiste et couturier est un oui sans hésitation. Les interventions de Christian Lacroix qui ponctuent le texte tout au long de l’ouvrage nous accompagnent dans la lecture de ce roman de Madame de la Fayette devenu un véritable emblème, un symbole de résistance.

• LAPEYRE Bénédicte : La repasseuse. 1 vol. br, 510 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

Z LapeyreLe portrait émouvant et tendre d’une femme en avance sur son temps, chronique subtile des bouleversements du XXe siècle. Mone est née en 1900, à  l’époque où le métier de repasseuse fleurissait dans les villes. C’était un métier difficile qui ne rapportait pas grand-chose, tout au plus de quoi faire vivre Mone, sa sœur Marie et sa mère. Mone a appris de celle-ci les gestes et les techniques de repassage selon les étoffes, les mélanges amidonnés pour les cols et les dentelles, les fers, dont certain pouvaient peser jusqu’à 9 kg. Certains étaient dévolus à différentes pièces de tissus de la plus fragile comme les robes de baptême jusqu’aux draps et autres nappes. Mais Mone a surtout appris à être discrète. Une repasseuse sait tout, elle le lit dans le linge qu’elle repasse : enfants à venir, tromperies conjugales, revers de fortune et même l’attachement d’une mère qui peut être différent selon ses enfants. Avec sa mère et sa sœur, elle vit une existence très modeste mais elle sait se contenter de peu. Sa gentillesse et sa discrétion lui ont permis de vivre de son travail qui disparaîtra avec l’automatisation des techniques de repassage et l’engouement pour le prêt-à-porter qui s’il représente la libération des corps signe aussi l’arrêt de mort de ce métier à présent oublié… L’élégante et digne repasseuse traversera les deux guerres, découvrira l’héroïsme et la collaboration, mai 68 et Rachmaninov. Elle connaîtra des amitiés cruelles et des amours éphémères. Mais c’est à l’automne de sa vie que son destin prendra des détours insoupçonnés…

LÉNOT Alexandre: Écorces vives. 1 vol. br, 205 p, éd. Actes Sud, coll. Actes noirs, 18,50 €.

9782330113766-200x303-1C’est une région de montagnes et de forêts, dans un massif qu’on dit Central mais que les routes nationales semblent éviter. Un homme venu de loin incendie la ferme dans laquelle il espérait un jour voir jouer ses enfants, puis il disparaît dans les bois. La rumeur trouble bientôt l’hiver : un rôdeur hante les lieux et mettrait en péril l’ordre ancien du pays. Les gens du coin passent de la circonspection à la franche hostilité, à l’exception d’une jeune femme nouvellement arrivée, qui le recueille. Mais personne n’est le bienvenu s’il n’est pas né ici. Écorces vives est construit sur une tension souterraine, un entrelacs de préjugés définitifs et de rancœurs séculaires. De ce roman noir – qui est aussi fable sociale, western rural, hommage aux âmes mélancoliques et révoltées – sourd une menace : il faut se méfier de la terre qui dort…

LÉONARD Alain: Les amants d’Austerlitz. 1 vol. br, 285 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

51lslMFYB9L._SY346_ Comme tous les enfants de son âge, Jules Desailly, né en Limousin le 14 juillet 1790,  rêve de quitter le cocon familial. Bercé par les aventures de ses parents, héros de la Révolution Française et de la Bastille, il décide, contre l’avis de son père, de quitter le Limousin pour découvrir Paris, où il est né le 14 juillet 1790, jour de la Fête de la Fédération. Il élira domicile chez la Santel, sa marraine, une vieille lavandière qui vit avec sa fille Annette. Débrouillard, apprécié de tous les commerçants du quartier pour qui il travaille, il côtoiera à l’occasion les militaires dans les tavernes. Mais la guerre est aux portes du pays. Napoléon, qui a renoncé à envahir l’Angleterre, se tourne vers l’Est où les autrichiens et les russes menacent le pays. L’occasion est grande pour Jules de vivre ses propres aventures. Engagé comme tambour au 14ème Régiment de Ligne, il connaîtra la fraternité des soldats, le froid des bivouacs et la fureur des combats. Il rencontrera Alexandrine, une jeune cantinière attachée à son régiment. De profonds sentiments vont naître entre les deux jeunes gens. Renoncera-t-il pour elle à poursuivre sa carrière dans les armées ? À travers cet ouvrage où se côtoient l’Histoire et le roman, Alain Léonard nous fait voyager tout d’abord dans le Paris du début du XIXe siècle, puis dans l’intimité des troupes napoléoniennes.

MONTANDON Alain, NEIVA Saulo (sous la direction de) : Anachronismes créateurs. 1 vol. br, 306 p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Littératures, 15 €.

Anachronismes_createurs_P1► Considéré longtemps comme une grave faute, l’anachronisme a été réévalué pour en souligner les dimensions heuristiques. Acte délibéré ou involontaire, l’anachronisme peut ouvrir la voie aussi bien à une relecture du passé qu’à une réinterprétation du présent, nous permettant de repenser la “marche des temps”(Siegfried Kracauer) et de se pencher autrement sur les rapports que nous établissons à la fois avec le présent d’où écrit l’auteur, avec le passé que cet auteur réinvestit et avec le présent d’où nous lisons ses textes. L’objet de cet ouvrage est une revalorisation de l’anachronisme dont nous montrons aussi bien le potentiel poïétique que la dimension heuristique et interprétative de l’anachronisme en littérature. Cervantès, Camões, Chateaubriand, Gautier, Flaubert, Rimbaud Laforgue, Queneau, Perrault, Peter Handke, Thiéfaine, Pasolini, Jacques Demy, Kennely, Thomas Ostermeier, témoignent ici du potentiel poétique des “anachronismes créateurs”. Alain Montandon est professeur émérite de littérature comparée et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France. Dernières parutions : Mélusine et Barbe-Bleue (Champion, 2018), Écrire les saisons (Hermann, 2018), Formes brèves (Classiques Garnier, 2018). Saulo Neiva est professeur des universités à l’Université Clermont-Auvergne, où il dirige le CELIS (Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique) et la Chaire Sá de Miranda. Il a notamment codirigé, avec Alain Montandon, le Dictionnaire raisonné de la caducité des genres littéraires (Droz, 2014). Il a traduit et annoté le livre de Machado de Assis, Histoires diverses (Classiques Garnier, 2018).

ONAGLIA Frédéric de : Les murmures de l’olivier. 1 vol. br, 300 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 20,50 €.

Z ONAGLIA Dans un petit vallon des Alpilles nommé Valleraugue, Marie Jourdan rêve que son exploitation bio d’oliviers connaisse enfin une bonne année de récolte. Pour se sortir de ses difficultés financières, la jeune femme projette d’ouvrir une petite pension équestre à Maison Vieille. Mais cette partie du domaine est depuis longtemps revendiquée par son voisin, le vieux Trophime Mourgues. Victime d’incessantes attaques, Marie compte bien braver tous les obstacles pour parvenir à ses fins. Mais la découverte d’un squelette dans une remise abandonnée vient bouleverser la vie de tout le village et réveille des secrets profondément enfouis…

• PAJOT Guy : Le Lardas de Thoras. 1 vol. br, 650 p, éd. des Monts d’Auvergne, 23 €.

Z PajotAlors qu’une génération va s’éteindre, sa dernière représentante en ce monde fait une révélation surprenante : “- Une grande honte pèse sur notre famille. Personne n’en a jamais parlé. Je sais de ma grand-mère qu’il y eut un bagnard. Il serait mort à Nouméa. Ce fut un drame immense”. Qu’à donc manigancé pour en arriver là Joseph Pajot, ce fils de petit paysan – tisserand des hauts-plateaux de Margeride, aux confins de la Haute-Loire, de la Lozère et du Cantal ? Dans le XIXè siècle puritain, il eut l’impertinence de manier l’ingéniosité, de voyage beaucoup et d’avoir du caractère… jusqu’à commettre des crimes qui l’obligèrent à fuir, toujours fuir.  Nous le découvrons tour à tour effronté, roublard, inventif, dénué d’humilité, prolixe dans ses écrits et, disons-le, « franchement gonflé » dans les positions qu’il prend. Il démontre que ses affabulations dépassent l’imaginable.

• PALACH Jean-Marie : Les aventures de Loïc le corsaire : Tome III :  Le trésor des Guaranis. 1 vol. br, éd. du Volcan, 12 €.

Z PalachMai 1712, un galion portugais, le Pombal, quitte la baie de Rio de Janeiro et met le cap sur Lisbonne, les cales emplies de coton, café, bois précieux, argent et or produits dans la riche province du Brésil. À son bord, Loïc le corsaire s’est embarqué sous une identité d’emprunt, avec la complicité du maître d’équipage. Il espère retrouver au terme d’une longue traversée sa bien-aimée, Amalia, et la soustraire au mariage princier que son père veut lui imposer. Le jeune Français sait qu’il risque la mort s’il est découvert et convaincu d’espionnage. Mais la cruauté et le comportement indigne du commandant du vaisseau le contraindront à dévoiler sa présence et à affronter de redoutables ennemis, au péril de sa vie.  Ce roman se déroule au début du XVIIIe siècle, alors que la guerre de succession d’Espagne oppose la France et l’Espagne aux autres pays d’Europe. Après Sabre d’or, les aventures de Loïc le corsaire et La prise de Rio de Janeiro, c’est le troisième tome d’une série de romans consacrés à l’intrépide adolescent. Sur mer et sur terre, Loïc poursuit sa quête initiatique. Par sa bravoure et ses exploits, il a contribué à la conquête de Rio de Janeiro, puis a découvert les merveilles d’un nouveau continent, mais également la pratique de l’esclavage et l’asservissement des indigènes. Dans ce troisième volet, il s’embarque dans un voyage dangereux, par amour.  L’auteur décrit les péripéties d’une traversée de l’Atlantique, à bord d’un galion lourdement chargé. Les marins et les rares passagers se côtoient dans un espace limité, où les rivalités et les jalousies peuvent prospérer, d’autant que des menaces pèsent en permanence sur le navire. Les pirates rôdent, à l’affût d’une belle prise. Les marins subissent les caprices du temps et n’ont pas la capacité d’éviter les ouragans dévastateurs. C’est dans cet environnement troublé que le héros doit continuer d’affirmer son exceptionnelle personnalité.

PALET Marie de : L’enfant oublié. 1 vol. br, 352 p, éd. de Borée, 13,90 €.

Z de Palet► Le talent incontournable de Marie de Palet. Une quête identitaire remplie d’émotions. Un jeune héros confronté aux secrets de village et de famille. Charles, garçon rêveur, a huit ans quand l’Assistance publique le confie à Marceau et sa femme Jeannette, deux braves paysans de Lozère. À la ferme du Hibou, Charles serait presque heureux s’il ne songeait toujours à sa mère. S’il ignore tout de sa naissance, de nombreuses personnes du pays semblent être dans le secret et c’est par bribes que le voile par moments se soulève. Mais la vérité sera bien différente du rêve qu’il s’était construit… différente et terrible.

PETITRENAUD Jean-Luc : Les quatre saisons d’Émile et Marcelle. 1 vol. br, 180 p, éd. Flammarion, 18 €.

9782081434097►Dans ce savoureux roman au charme nostalgique, Jean-Luc Petitrenaud raconte la belle histoire d’Émile et Marcelle, ses parents, une belle histoire qui est aussi celle de la douce France où l’on prenait le temps de vivre au rythme des saisons. C’est un prétexte à raconter de belles histoires, entre le bords de l’étang de Pirot et Couleuvre dans l’Allier, la gare de Sembadel en Haute-Loire et la place de la Rodade à Montferrand.  Un voyage intime et émouvant au cœur d’une famille qui s’est construite autour de valeurs simples et généreuses. Ce parcours familial renvoie le lecteur à sa propre histoire et à ses propres parents et grands parents. La place du jardin familial dans l’éducation des petits-enfants, les bonnes odeurs de cuisine, les jeux d’extérieur font de ce roman une récréation  et une parenthèse dans le monde aseptisé d’aujourd’hui. C’est aussi une invitation à un voyage introspectif familial en forme d’escapade sentimentale.

PROST Emmanuel : Un été 48. 1 vol. br, 580 p, éd. de Borée, coll. Terres de Poche, 8,90 €.

Z PROSTDes protagonistes forts et attendrissants. Un riche témoignage : Seconde Guerre mondiale et Shoah, mine et lutte sociale, congés payés. Une ambiance douce et légère, et pourtant ô combien douloureuse ! Pour ses quatre-vingts ans et le tirer de sa mélancolie, Étienne se voit offrir par son fils un séjour à La Napoule. Ici, le souvenir de l’été 48, celui de ses quinze ans, va resurgir. La gaieté de ses premières vacances, lui l’enfant d’une famille de mineurs, la découverte du swing, l’insouciance des filles qui portent le bikini sur la plage, et puis l’idylle avec Bella, la fille du directeur du centre de vacances de la compagnie des mines, dont il tombe amoureux. Pourtant, de tristes péripéties vont venir assombrir le ciel de ce bel été, Étienne ne reverra plus jamais Bella, et ce passé enfoui va à nouveau ternir les vacances du vieil homme…

Z ROYER ROYER Roger : L’auberge de l’Eventre-Loup. 1 vol. br, 310 p,  éd. de Borée,  coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

► Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, une chronique de la vie villageoise, au cœur du Massif central,  entre Margeride et Gévaudan, dans une auberge dont les nouveaux clients oscillent entre  espionne russe et bande de zazous. L’histoire est marquée par le désœuvrement de la fin des combats et les querelles intestines et elle est axée sur la vie sentimentale d’un aubergiste au grand cœur. Des personnages attachants et drôles, sensibles, justes et vrais. L’auberge de l’Éventre-loup est le 10ème roman de Roger Royer publié chez de Borée.

SIMÉON Jean-Pierre : La nuit respire.  Recueil de poésie. Nouvelle édition. Illustrations de Yann Bagot. 1 vol. br, 42 p, illustrations en couleur,  éd. de  Cheyne, coll.Poèmes pour grandir, 15 €.

Z SiméonCréée en 1985 par Martine Mellinette, la collection Poèmes pour grandir se veut un éveil à la création poétique contemporaine. Les textes, choisis d’abord pour les jeunes lecteurs, touchent également de très nombreux adultes, d’où l’incontestable succès de cette collection. Le soin apporté à tisser des liens étroits et justes entre poèmes et images est également une caractéristique essentielle des Poèmes pour grandir : longtemps illustrée par Martine Mellinette, cette collection accueille désormais d’autres plasticiens comme Estelle Aguelon, Jacques Bibonne, Katy Couprie, Colette Deblé ou Elice Meng. Trente-sept titres ont été publiés et la collection s’enrichit d’un nouveau titre chaque année. Jean Pierre Siméon est né à Paris  en Mars 1950. Il est l’auteur de cinq romans, de livres pour la jeunesse, de huit pièces de théâtre et de recueils de poésie.

SPIQUEL Agnès, SCHAFFNER Alain (sous la direction de) : Correspondance Alexandre Vialatte — Henri Pourrat (1947-1951) : Tome 8 : Vers Les Fruits du Congo ou le roman mirage. 1 vol. br, 440 p, illustrations, biblio, index, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Écriture de l’intime, 25 €.

CorrespondanceVialatte-Pourrat_t8La sortie des “temps noirs” ne signifie pas, pour Henri Pourrat et Alexandre Vialatte, la fin des difficultés – bien au contraire. Les deux amis maintiennent le rythme élevé de leur correspondance : de 1947 à 1951, ils s’échangent quelque cent quatre-vingts lettres et cartes postales. Tout en menant à bien des ouvrages très divers, Pourrat se consacre de plus en plus au Trésor des Contes, pour lequel il aura à sa mort (1959) collecté et réécrit plus de mille contes. Vialatte, quant à lui, écrit (1947-1949) puis réécrit (1949-1951) son œuvre majeure : Les Fruits du Congo. Son ami l’exhorte constamment à finir son roman et à cesser de le faire reculer à l’horizon comme un mirage inaccessible. L’édition française étant en crise grave, l’un et l’autre rencontrent les pires difficultés pour se faire publier ; ils supportent mal que les interminables discussions avec leurs éditeurs empiètent sur le temps de l’écriture. Cependant, Pourrat, qui avait obtenu le Goncourt en 1941 pour Vent de Mars reçoit en 1951 le prix Louis Barthou de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre. Vialatte obtient le prix Veillon pour Les Fruits du Congo à sa deuxième tentative en février 1950. Jusqu’à la publication chez Gallimard en septembre 1951, il retravaille constamment son volume, le modifie, le raccourcit. Il manque toutefois le Goncourt 1951 décerné à Julien Gracq pour Le Rivage des Syrtes.  Ainsi s’achève pour Vialatte l’ère des fictions commencée dans les années 1920 ; trente ans plus tard, il a enfin réussi à écrire le roman-somme dont le mirage le hantait depuis sa jeunesse.

• TARVEL Brice : La montre de Rimbaud. 1 vol. br, 325 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z TarvelEn ce tout début du XXe siècle, alors que les Ardennes sont drapées de l’hermine hivernale, la jeune Gabrielle passe de l’âge de l’insouciance à celui plus complexe de l’adulte. Avoir une passion pour les chevaux est une chose, mais se frotter à l’amour en est une autre, même lorsque l’on possède pour talisman une vieille montre de gousset offerte par Arthur Rimbaud. Habituée aux rudes tâches propres à sa pauvre condition, Gabrielle n’est toutefois pas du genre à capituler. Un roman de mœurs aux personnages attachants, avec une héroïne de caractère et une galerie de portraits haute en couleur, situé dans les Ardennes au début du XXe siècle.

VALLÈS Jules : L’enfant. Édition, notes, chronologie et dossier établis par Patrice Kleff. 1 vol. br, 160 p, illustrations n-b et couleur, éd. Flammarion, coll. Étonnants classiques, 3,90 €.

 Z VallèsEn 1872, Jules Vallès, l’un des journalistes les plus célèbres de son temps, est condamné à mort pour son engagement dans la Commune de Paris ; exilé à Londres, il se lance dans l’écriture d’un récit d’enfance, à mi-chemin entre le roman et l’autobiographie : L’Enfant, premier volet de la trilogie des Mémoires d’un révolté, paraît en 1878. Dédié à tous ceux qui, «pendant leur enfance, furent tyrannisés par leurs maîtres ou rossés par leurs parents», le livre fait scandale : en relatant le quotidien d’un jeune garçon d’alors, Vallès y brosse un tableau impitoyable de deux institutions vénérées, la famille et l’école. Véritable cri d’insoumission, cette œuvre initia un débat autour des droits de l’enfant, à l’époque quasi inexistants ; elle inspira des générations d’écrivains, de Jules Renard à Louis-Ferdinand Céline, et fut saluée à sa sortie par Zola, qui écrivit : “Je désire qu’on lise ce livre. Si j’ai quelque autorité, je demande qu’on le lise, par amour du talent et de la vérité. Les œuvres de cette puissance sont rares. Quand il en paraît une, il faut qu’elle soit mise dans toutes les mains”.

• VITTÉ Louis Olivier : La femme qui voulait voir la mer. 1 vol. br, 384 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,90 €.

VITTE► Le portrait d’une femme de la terre en quête de liberté et d’accomplissement malgré les conventions sociales.  Dans les années soixante, Rosine, vit avec son mari, Raymond, dans une petite ferme sur les bords d’un modeste affluent de la Dordogne. Un soir, en rentrant de garder les brebis, elle trouve Raymond mort. Curieusement, elle n’en éprouve aucune peine, et même, au fil des jours, se sent peu à peu libérée d’un poids. À la vue d’une photo sur un calendrier des postes, l’idée germe en elle de quitter son morne quotidien et de partir à la découverte du ruisseau qui longe la ferme et d’aller ainsi jusqu’à la grande rivière, la Dordogne. Et une fois atteinte la rivière, de faire tout le chemin jusqu’à la mer… Le lendemain, elle se met en route pour un voyage qui bouleversera sa vie. Elle rencontrera des personnages hors du commun, sympathisera avec un couple aux prises avec l’exaltation mais aussi les complications de l’amour et sera elle-même tiraillée entre ses désirs de femme et son envie de liberté…

ZANANIRI Chérif : La seconde chance de Lili. 1 vol. br,  éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z Zananiri Récit plein d’humanité, entre conte et biographie, La petite Farfadette relate la véritable histoire de Lili, jeune femme espiègle, resplendissante d’optimisme, ayant grandi dans une famille peu aimante et pauvre de la Sologne de la fin du XIXe siècle. Bien décidée à quitter sa misérable condition, la voici accusée de sorcellerie et jetée en prison pendant trois ans, qui lui valut le sobriquet de  Petite Farfadette. Un mal pour un bien. Pour se racheter, elle apprend le métier d’infirmière, ce qui l’amène à croiser les pas de Marie Curie durant la Grande Guerre. Mais c’est sans compter avec l’amour. Car si Lili succombe aux charmes de Martin qui ne s’aperçoit même pas de sa présence, Ti-Louis qu’elle repousse, est amoureux d’elle. Le récit envoûtant d’une femme volontaire désireuse de quitter une condition modeste, et de se racheter de ses erreurs de jeunesse pour donner un sens à sa vie.

◘ HISTOIRE

BÉAL Jean-Paul : Le monde souterrain de la Haute-Loire. 1 vol. br, 305 p, éd. du Roure, 25 €.

Monde souterrain HL Quel immense travail que ce répertoire du monde souterrain de Haute-Loire ! Pendant des années, l’auteur a patiemment arpenté le département pour recenser avec méthode, les sites de grottes, souterrains, mines et galeries diverses. Son étude est complétée de plans et de photos. En outre, il verse au dossier les légendes et les récits historiques qui se rattachent à ces lieux de vie et de travail, à ces cavernes et ces souterrains refuges mystérieux qui font peur, mais fascinent et subjuguent. Jean-Paul Béal s’intéresse particulièrement au village de Couteaux, très connu et fortement démonstratif. Ce village troglodytique est un lieu d’accès facile, même en famille. Il l’étudie scientifiquement notamment ses fonctions au cours des âge. Ce site a servi d’abri pour les humains et de lieu de stockage. Le chercheur invite ensuite à découvrir le monde souterrain de 168 communes de Haute-Loire. Certaines n’en possèdent que quelques exemples, tantôt mines d’extraction, tantôt galeries de captage de sources. D’autres en possèdent plus d’une dizaine.

BÉCOUZE René : ViadèneC’était le canton de Saint-Amans-des-Côts. Photographies de Jacques Raymond. 1 vol. relié format à l’italienne, 120 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 29 €.

Z ViadéneAu-delà des bouleversements administratifs, les six communes qui le composaient représenteront toujours une part de Viadène, ce haut pays de l’Aveyron qui court des vallées de la Truyère et du Lot pour aller rejoindre les immensités de l’Aubrac. L’histoire a forgé ici une identité, solide comme le granit qui exprime le caractère bien trempé de ce territoire de pierre, d’espace, de terre et d’eau, où l’agriculture et l’énergie hydroélectrique des barrages se côtoient depuis près d’un siècle. C’est surtout un territoire de femmes et d’hommes acharnés à défendre leur pays dans ce qu’il a de plus attachant : la culture des solidarités, la fidélité à des valeurs qui rassemblent, le sens de l’accueil, le goût d’une modernité équilibrée et respectueuse d’une qualité de vie qui séduit. Ce livre reflète le vivre ensemble des générations nouvelles dans cette Viadène désormais unie en communauté de communes à l’Aubrac et au Carladez pour le meilleur, et engage ainsi à regarder l’avenir avec confiance.  René Bécouze a été journaliste dans la presse quotidienne régionale pendant trois décennies. Jacques Raymond est l’auteur d’une vingtaine de livres de  photos. En tant qu’éditeur, il a publié plusieurs livres sur l’Aveyron dont “Aveyron Pigüé les descendants”et “ Passion et engagement paysans”.

BOUILLET Jean-Baptiste (abbé): Notions préliminaires les plus essentielles  sur l’origine de la noblesse : Extrait du “Nobiliaire d’Auvergne”. 1 vol. br, 80 p, illustrations n-b, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

1543214731_livre.notions.preliminaires.les.plus.essentielles.sur.l.origine.de.la.noblesse.j.b.bouillet.extrait.du.nobiliaire.d.auvergne.editions.lacour.olle► Réimpression en fac-similé d’extraits des volumes  du “Nobiliaire d’Auvergne” (éditions de 1846 à 1847).  “Dès que les divers peuples du monde furent régis par des lois sociales, il devint nécessaire de confier l’administration de la justice, du gouvernement et la conduite des armées à des hommes qui, par leur intégrité, leur sagesse et leur bravoure, s’étaient placés au-dessus de la masse commune, et, par conséquent, s’étaient rendus dignes d’être les chefs de ceux qui avaient été leurs égaux. Il se forma donc chez toutes les nations policées une classe première qui constitua les notables, et servit de souche à ce qu’on appela depuis noblesse”…

Les Boutières en histoire (n° 11). 1 vol. br, 208 p, éd. du Roure, 21 €.

boutieres N11 2018Dans ce onzième numéro de la revue  Boutières en histoire, Émilie Comes-Trinidad, de l’Université de Nice-Antipolis, étudie l’abandon des pôles castraux dans le bassin-versant de l’Eyrieux à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne. Jean Dussaud, ancien cadre de la société Chomarat, retrace l’histoire de l’impression de tissus à Saint-Martin-de-Valamas. Roger Dugua : « L’histoire de la Révolution française et de la Contre-Révolution au Cheylard » où une poignée d’hommes ont tenté, tant bien que mal, de convaincre la population du bien fondé de la République dans un pays profondément conservateur. Alain Amsellem : « La conscription dans les Boutières », le tirage au sort organisé dans les cantons pour recruter les jeunes en vue du service militaire. Certaines familles fortunées pouvaient se permettre d’acheter un remplaçant à leur fils qui avait tiré un mauvais numéro. Jacques Nury : « Huit siècles de notariat dans les Boutières ». Dans un premier temps les notaires furent d’abord liés aux seigneurs et à la hiérarchie ecclésiastique. Par la suite ils ont consigné les accords privés, achats et ventes. « La bataille du Cheylard en juillet 1944 ». Des faits inédits sont dévoilés par Maurice Vernet.  L’auteur a rencontré des témoins, réfugiés au collège Saint-Louis. Deux portraits de Boutièrots. Alain Amsellem évoque Antoine Rampon, général d’Empire et Jean Dussaud retrace la vie de Bernard Cuoq, paysan atypique, maire de Saint-Clément, un homme très attaché au massif du Mézenc. 2018 marque aussi le cinquantième anniversaire de la suppression des Chemins de fer départementaux du Vivarais. Roger Dugua décrit le combat mené en 1967 et 1968 par les défenseurs du rail et aujourd’hui de l’aménagement de l’ancienne voie ferrée en voie douce. Georges Vignal : « La chartreuse de Bonnefoy et les conflits avec les seigneurs de Borée et de Contagnet ».

• Cent ans : Larodde (1914-1918), mémoire et patrimoine.  Bulletin n° 1 publié par l’association Mémoire et Patrimoine.  1 vol. br, 120 p, illustrations, éd. Henry (Montreuil-sur-mer), 8 €.

Z LaroddePremier bulletin de l’association Mémoire et patrimoine. Sur les quelque 160 hommes de la commune de Larodde qui sont partis au front, 62 y ont laissé la vie, entre les soldats portés disparus, ceux qui sont morts au combat ou ceux qui sont  décédés par suite de maladie contractée en service. Les plus “chanceux” sont revenus mourir chez eux… En 1921, un monument au mort a été  érigé, avec leurs noms gravés dans la pierre, pour que les générations futures se souviennent et afin  qu’ils ne soient pas morts pour rien.  C’est un hommage qui leur est rendu ici. L’évocation de leur vie, jointe au récit de  leurs batailles ne peut que nous  les rendre  proches, malgré le siècle qui nous sépare désormais d’eux.

• CHABROL Jacky : Du social au climat. De 1968 à 2018… Un demi-siècle d’engagements militants entre social et écologie en pays d’Auvergne. 1 vol. br, éd. La Galipote (Vertaizon), 20 €.

Z galipotteTrès souvent, on oppose écologie et social ! Cette opposition entre écologie et social n’existe plus si on les prend dans leur globalité. Par social, entendons les relations entre les hommes : comment vivre ensemble dans notre quotidien, au travail, à l’école, dans nos loisirs, la culture… Par écologie, entendons notre rapport avec notre environnement, les conséquences de nos modes de vie sur nos ressources naturelles ; comment les utiliser sans piller ; comment laisser à nos enfants la planète dans l’état où nous aurions aimé la trouver. Dès lors, on constate qu’il est impossible de ne regarder qu’un côté de la pièce. Il y a le pile et le face, l’un n’existe pas sans l’autre. Et sauf à jouer à qui gagne ou qui perd, notre vie, ici et maintenant, dépend de ce que nous ferons ensemble en harmonie avec notre environnement…Si notre modèle est condamné en tant que civilisation finissante sans avenir, la prochaine – car il y en aura une prochaine – ne naîtra pas spontanément, pas plus qu’elle ne nous sera apportée par on ne sait quel messie. Elle est à inventer, c’est ce qui est formidable. L’homme a-t-il un avenir sur cette terre ? Si oui, il est urgent de s’y mettre !   Demain sera un autre jour. Espérons que, comme les Indiens d’Amérique du nord, nous pourrons encore poser nos pieds nus dans la rosée matinale pour sentir respirer notre planète, unique et fragile. Jacky Chabrol, alias J.M.C. a eu un parcours militant dense, syndicaliste, altermondialiste, associatif, élu local. Fervent défenseur de la ruralité et de l’environnement, il s’est engagé dans de nombreux combats avec un optimisme viscéral et une envie de vivre communicative. Adepte de l’action non violente et la désobéissance civile, il appelle à réagir, à s’engager et à participer à la construction d’un autre monde !

CLAIRET Anne, TOURNAIRE Éric : Les migrations des Auvergnats. 1 vol. relié format à l’Italienne, 48 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 16 €.

Z migrations► L’Auvergnat est par essence migrateur ; son endurance au travail, son sens de l’économie et du commerce se révèlent durant ces voyages au long cours. Anne Clairet et Eric Tournaire ayant plus d’une corde à leur arc, plus d’une plume à leur encrier, plus d’une couleur à leur palette, se sont attelés à la gigantesque tâche de répertorier et classifier ces passionnantes migrations. Dans cette étude, ils révèlent leurs talents d’ornithologues. Au fil des planches richement illustrées, précisément documentées, découvrez l’habitat, l’alimentation, ainsi que les us et coutumes migratoires des Auvergnats des champs, des villes et des routes. De piquantes anecdotes sur les espèces telles que les célèbres marchands de charbon, les vendeurs de toile aventureux et les mystérieuses chasseuses de galipotes agrémentent leurs portraits. Anne Clairet est née en Auvergne, bercée par le bruit des trains que faisait partir son grand-père. Passionnée par les lettres, elle décide d’embrasser des études de lettres… justement. Après quelques voyages, elle pose mots et valises et s’autorise à écrire avec le même plaisir pour les enfants et les adultes. Auteur confirmé, illustrateur décalé et voyageur assidu, Eric Tournaire croque avec amusement les particularités de ses congénères auvergnats. Déjà associé à Anne Clairet pour le « Guide de l’Auvergne improbable », il a décidé d’enfoncer le clou en nous proposant cet inventaire déjanté.

DEUN Emmanuel : Le village des Justes : le Chambon-sur-Lignon, de 1939 à nos jours. 1 vol. br , 224 p, éd. Imago, 20 €.

Z DEUN De 1939 à 1944, inspirés par des hommes de foi, les habitants du Chambon-sur-Lignon — essentiellement protestants — entreprennent de cacher des Juifs, notamment de nombreux enfants, menacés de déportation, et les accueillent dans leurs maisons et dans les fermes alentour. Au-delà du refuge, des hommes et des femmes de bonne volonté leur fournissent, au péril de leur vie, de faux papiers d’identité, des cartes de rationnement, et les aident à passer en Suisse. Grâce à une étonnante conspiration du silence de la population du Plateau Vivarais-Lignon, on estime que trois à quatre mille personnes purent ainsi être sauvées, sous les yeux mêmes des autorités de Vichy et des Allemands. En s’appuyant sur les témoignages des tout derniers protagonistes, dont certains ne s’étaient jamais exprimés, en brossant le portrait de personnalités hors du commun, Emmanuel Deun raconte l’histoire de ces faits exceptionnels. Puis, au terme de son récit, il analyse le processus mémoriel toujours à l’œuvre et les controverses qu’il suscite encore aujourd’hui.  En 1990, le village et les communes environnantes furent reconnus comme « Justes parmi les nations » pour leur conduite généreuse et héroïque pendant la guerre.

• Histoire sociale de la Haute-Loire (n° 9). 1 vol. br, 190 p, éd. du Roure, 16 €.

HS N9 2018► Sommaire :  Luc Bergougnoux – Inventaire en 1605 dans une famille de maîtres-verriers auvergnats. Celui des biens d’Arnaud Brun, seigneur du Bois Noir, dans la vallée de la Desges, offre l’occasion d’aborder le travail du verre en Margeride, le statut des femmes, le quotidien matériel d’une famille de la petite noblesse. Raymond Vacheron – Mai 68 en Haute-Loire. Le mouvement de contestation touche la Haute-Loire : d’abord les lycéens, puis les entreprises. Les paysans aussi manifestent et les forces de police doivent intervenir. Comment la population d’un département rural et majoritairement conservateur a-t-elle réagi  à ce mouvement social ? – Henriette Petit – Les insurgés du 2 décembre 1851 à Craponne-sur-Arzon ; portrait d’un républicain, Joseph-Antoine Vauzelle (1824-1891) – Acquis aux idées républicaines, avec d’autres figures progressistes de la IIe République en Haute-Loire il s’insurge contre le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851. Comme douze de ses compatriotes, il connaîtra l’exil et le dénuement jusqu’à sa réhabilitation par la IIIe République en 1881. – Annie Gentes – Crise du charbon pendant la Grande guerre, Le Puy grelotte. Exploitation des mines de lignite de Moudeyres, Saint-Front. L’hiver de 1916-1917 est particulièrement long et rigoureux. Le lignite de la vallée de l’Aubépin devient le combustible de remplacement. Son exploitation, son transport, vont se faire au prix d’efforts surhumains. –  René Dupuy – Dentelles du Puy, cadis du Gévaudan en 1764. John Holker, inspecteur des manufactures, fait une tournée en Velay et en Gévaudan. Il constate la misère des habitants, l’archaïsme des méthodes agricoles et de l’activité textile. Ses conseils, s’inspirant de l’Angleterre, réussiront-ils à mettre le pays sur la voie du progrès ? – Georges Chanon – Les fêtes civiques sous la Révolution française en Haute-Loire. Elles étaient destinées à éduquer les citoyens par l’image et le rituel pour donner une assise durable à la Révolution et régénérer l’homme. La Révolution a voulu construire la cité idéale : union, liberté et fraternité et écrire sa propre histoire, mais sans y parvenir.

L’HOSPITAL Michel de: Carmina – Livre 3. Édition établie sous la direction de  Perrine Galand et Loris Pétris. Traduction et commentaires de David Amherdt et Laure Chappuis-Sandoz. Texte latin avec traduction française en regard. 1 vol.relié, 384 p, index, éd. Droz, coll. Travaux d’Humanisme et Renaissance, 69 €.

carminaLe livre III des Carmina de Michel de L’Hospital (1505-1573) comprend 18 épîtres hexamétriques, composées entre 1546 à 1558, à l’exception d’une pièce (III, 13), postérieure à la disgrâce du chancelier. Adressées à des prélats (dont le cardinal de Lorraine), à des juristes (Tiraqueau, Jean de Morel), à des parlementaires, au poète Macrin ou à Marguerite de France, elles oscillent entre discours cicéronien, sermo horatien et silve. Les pièces encomiastiques côtoient des réflexions éthiques et philosophiques fondées sur les valeurs de modération, de prudence et d’amitié, ainsi que d’importantes épîtres métapoétiques où le magistrat défend la dignité de la poésie, loisir noble associé à la paix ou à une retraite champêtre loin d’une ville où règnent intrigues, rumeurs et cupidité. On y relève en particulier une importante épître érasmienne à Jean de Morel sur l’importance de l’allaitement (III, 2), des liminaires parus en tête des œuvres de Jean Du Bellay (III, 8 et 10) et André Tiraqueau (III, 17), une description paradoxale de Chambord (III, 16) ainsi qu’une épître à François Olivier sur sa disgrâce (III, 1).Cette édition, dans la continuité des livres I et II, également publiés par les éditions Droz,  fournit le texte latin établi sur les manuscrits collationnés avec les éditions imprimées de 1585 et 1732,  une présentation contextuelle, une analyse et un commentaire. Le volume est complété d’une introduction, d’un index des lieux, des personnes et des matières.

MALÈGUE Hippolyte : Éléments de statistique générale du département de la Haute-Loire, suivi du Dictionnaire des lieux habités. Réimpression en fac-similé de l’édition  de Paris (Guillaumin et Cie – 1872). 1 vol. br, XIV+350 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

Z malegue La vulgarisation des éléments périodiquement recueillis par nos bureaux est un besoin éprouvé par tous les hommes d’affaires ou d’étude. Qui d’entre eux, un moment ou l’autre, n’a à consulter nos archives pour ses travaux, ses entreprises, ses rapports ou ses méditations? et qui, sans appartenir à une profession, sans être autre chose qu’un membre de la famille générale, n’a ressenti le désir de connaître dans ses détails le milieu où l’ont jeté sa naissance, ses affections ou le hasard des affaires ? Ce travail, réuni en un volume, met à la portée de chacun ce qu’on ne pourrait trouver dans nos dépôts publics qu’avec les plus grandes recherches. Il épargne du temps, des peines et peut-être du temps et des peines qui seraient perdus. Une seconde utilité qu’on apercevra de suite, c’est qu’en s’arrêtant à 1869, il offre le bilan d’un régime, il fixe le status rei publicae du département à la fin de l’Empire.

MALON Christian : L’Auvergne  d’Albert Monier. Préface de Marie-Hélène Lafon. 1 vol. br, 168 p, illustrations, éd. Page centrale, 29,90 €.

500_______couv-monier_web_1118►Albert Monier a toujours photographié avec son œil et son cœur l’Auvergne, le pays de son enfance. L’œuvre d’Albert Monier se situe dans le courant humaniste français, né après la deuxième guerre mondiale. Son regard profond et bienveillant sur la nature humaine, le place à l’égal des créateurs de ce mouvement: Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Willy Ronis, Izis, Brassaï… photographes marcheurs comme Monier en quête de ces espaces de liberté, de convivialité…Il défend envers et contre tous le principe d’une photographie faite pour être multipliée, c’est son sentiment profond. “Je suis l’anarchiste de la photographie”. Il verra plus de 80 millions de ses cartes postales imprimées… La reconnaissance, Albert Monier, la trouvera chez les milliers d’anonymes qui achèteront ses cartes postales et ses posters. Christian Malon, spécialiste d’Albert Monier, photographie le monde paysan en France et à l’étranger. Il s’est particulièrement intéressé au Bassin méditerranéen ainsi qu’à l’Asie (Vietnam). Professeur d’éducation culturelle, il a réalisé près de 300 expositions en France et à l’étranger. L’ensemble de son oeuvre photographique est conservée au COMPA – Conservatoire de l’Agriculture de Chartres. C’est un spécialiste d’Albert Monier.

MELTZ Renaud : Pierre Laval, un mystère français. 1 vol. br, 1230 p, illustrations, biblio, éd. Perrin, 35 €.

téléchargementDans l’imaginaire, Pierre Laval incarne le pire de la collaboration, même si la figure de  cet ancien socialiste, orateur pacifiste enflammé pendant la première guerre mondiale, gosse de pauvre (fils d’un aubergiste, marchand de chevaux de Chateldon) et pur produit de la méritocratie républicaine, devenu riche notable, incontournable pilier des combinaisons politiciennes d’une IIIè république  à laquelle il donna le coup de grâce, est aujourd’hui en bonne partie oubliée. De cette personnalité politique de premier plan de l’entre deux guerre, devenu chef du gouvernement du régime de Vichy (1942-1944), il ne reste finalement que l’image d’un homme vautré dans les compromissions avec l’occupant nazi (…). Il était le traître par excellence, celui qui publiquement avait lancé “Je souhaite la victoire de l’Allemagne” (…). Raconter Pierre Laval, c’est raconter la médiocrité du mal, la lâcheté d’un homme qui veut d’abord la paix, comme la majorité des Français de l’époque, mais qui dérive au point d’accepter, en son nom, la pire violence (…). La biographie de Renaud Meltz  propose de nouveaux éléments sur l’attitude de Pierre Laval pendant la guerre, notamment  sur la déportation des juifs de France (…). Le biographe montre en outre  que Laval, contrairement à ce qu’ont toujours affirmé ses défenseurs, “avait pleine conscience de la nature très particulière de la destination finale des juifs de France, assez redoutable pour qu’il faille la dissimuler à l’opinion”.  (extrait de “Pierre Laval, l’anti-de Gaulle absolu” ( Marc Semo – Le Monde – 7 décembre)

MOULIER Jean-Claude : Châteaux, seigneurs et sites fortifiés de la haute Auvergne. Tome II. 1 vol. br, 272 p, illustrations, éd. des Monts d’Auvergne, 37 €.

Z MOULIER Par sa position isolée dans une région montagneuse loin des grands centres urbains, la Haute Auvergne s’est organisée à l’abri des influences extérieures. Peu à peu, les tenants des grands domaines en sont devenus les seigneurs. Pour protéger leurs biens et ceux qui les exploitaient, ils ont élevé des châteaux fortifiés d’abord rudimentaires, puis de plus en plus élaborés. Le pays s’est alors hérissé de centaines de forteresses.  Beaucoup n’ont pas résisté aux conflits qui ont ravagé la région. La guerre de Cent Ans a ainsi conduit à la destruction de la presque totalité des châteaux existants. Beaucoup ont ensuite été reconstruits et ont dei affronter les guerres de Religion puis la Révolution. La plupart ont été ruinés et rares sont ceux qui nous sont parvenus intacts. Quelques-uns ont été fortement restaurés et transformés.  Cet ouvrage, qui fait suite à un premier tome paru chez le même éditeur en 2017,  se propose de partir à leur découverte, de retracer leur histoire et celle des familles qui les ont possédés. Par une illustration abondante, il montre leur état actuel, des plus modestes vestiges aux demeures prestigieuses, parfois toujours occupées par les descendants de leurs constructeurs. Cette documentation et une localisation précise des châteaux permettront au lecteur de partir à leur découverte et de faire revivre leur histoire.

MOULIER Pascale : Le Cantal vu par les artistes au XIXème siècle. 1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 28 €.

Z Cantal artistes►Le Cantal n’a pas bénéficié de représentations artistiques avant la toute fin du XVIIIsiècle. Le XIXe siècle, en revanche, sera très prolixe en termes d’images, avec le courant romantique et pittoresque, l’invention de la lithographie et la popularisation des albums de voyage. L’Auvergne devient alors une région privilégiée par les artistes et fait l’objet de plusieurs albums prestigieux, comme le volume publié par le baron Taylor dans les Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France ou encore L’ancienne Auvergne et le Velay. Par ailleurs, l’intérêt porté au volcanisme pousse de nombreux naturalistes à visiter l’Auvergne. Si le Puy-de-Dôme a longtemps eu la faveur des voyageurs – dessinateurs, le Cantal connaît lui aussi, après 1820, sa vague de découvreurs, naturalistes, peintres et dessinateurs. Car c’est essentiellement par le regard d’artistes extérieurs au territoire que nous découvrons à quoi ressemblait la Haute-Auvergne au XIXe siècle. On le sait peu, mais quelques figures nationales sont venues voir et dessiner ses ruines pittoresques et ses paysages, tels Étienne-Jean Delécluze, Jules Laurens, Théodore Rousseau, ou encore Rosa et Auguste Bonheur. Avec quelques autres, moins connus, ils témoignent d’un engouement nouveau pour la découverte des terroirs de France, véritable aventure artistique retracée ici en détail à travers documents d’archives et images variées. Pascale Moulier est archiviste du diocèse de Saint-Flour, auteure de plusieurs ouvrages consacrés à la peinture cantalienne et présidente de l’association Cantal Patrimoine.

• RASSINOT Annie, USSE Jean-Philippe : Les mystérieux souterrains du Cantal. 1 vol. br, 120 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 24 €.

Z SOUTERRAINS► Beaucoup de mystères entourent les souterrains. Ils ont participé à la naissance de nombreuses légendes, encore colportées de nos jours dans les campagnes. La découverte fortuite d’une cavité, lors de travaux, mobilise toujours autant les populations de nos territoires : ce sont des occasions propices à des échanges où les archéologues tentent de répondre aux nombreuses interrogations des habitants, qu’ils soient du Cantal ou d’ailleurs. Ces souterrains médiévaux ont fait l’objet d’un patient recensement et d’une étude minutieuse menés par les auteurs depuis plus de quarante ans. Il en résulte ce document qui nous entraîne à explorer les cavités comme si nous participions nous-mêmes à cette aventure, au cœur du sous-sol cantalien. Les particularités de ces cavités anthropiques nous sont révélées tout au long de ses pages. Elles comptent parmi les très rares vestiges médiévaux que les populations paysannes nous ont transmis depuis plus de huit siècles. Les auteurs nous en livrent quelques secrets : creusement, aménagements complexes, fonctions…  Annie Rassinot, enseignante en histoire géographie, a créé le service éducatif de l’archéologie du Cantal. Détentrice d’une maîtrise et d’un DEA d’histoire, elle est actuellement doctorante en histoire médiévale. Jean-Philippe Usse, ingénieur territorial retraité, est responsable de la fédération des associations archéologiques du Cantal en collaboration avec le Service régional de l’archéologie d’AURA. Il anime la Société archéologique de la région d’Aurillac. Tous deux ont dirigé de nombreux chantiers de fouilles archéologiques et ils ont  publié dans les revues spécialisées de l’archéologie.

ROQUE Monique : Burons du Cantal – Histoires d’hier et rencontres d’aujourd’hui. Aquarelles d’Alain Delteil. 1 vol. relié, 128 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 25 €.

Z BURONSPlus de 1000 burons en activité au début du XXe siècle ont laissé en héritage un patrimoine architectural et culturel d’exception : des sentinelles de pierre et de lauze empreintes de leur histoire et un fromage aussi robuste que majestueux. De montagne en montagne, au gré des aquarelles d’Alain Delteil, le lecteur partira à la découverte des burons d’aujourd’hui : par endroits des ruines certes, mais à d’autres des constructions dignement entretenues voire judicieusement rénovées. Les textes de Monique Roque-Marmeys s’appuient quant à eux sur des rencontres de buronniers d’hier et d’aujourd’hui pour égrener mille et un souvenirs ainsi que les initiatives mises en œuvre pour sauvegarder ce patrimoine montagnard. Un bel hommage rendu à ces terres d’estive que l’été se plaît à fleurir mais que l’écir aime aussi à parcourir. Monique Roque est Journaliste-reporter. Habitant le Nord Cantal, elle écrit depuis plus de vingt ans dans l’hebdomadaire La France agricole. Elle a réalisé plusieurs ouvrages en lien avec le milieu agricole et rural dont Auvergne, terre de fromages ,  Vaches de montagnes, montagnes à vaches,  Le Nord Cantal en aquarelles, ainsi que  La salers par monts et par veaux,  Burons et jasseries du 21ème  siècle et plus récemment, Éleveurs en herbe.

• SAUNIER Bruno : Guy François (vers 1578-1650) : Peintre caravagesque du Puy-en-Velay. 1 vol. relié, 240 p, illustrations, éd. Arthena – Association pour la diffusion de l’histoire de l’art, 85 €.

Z Guy FrançoisGuy François fait partie de ces peintres de la première moitié du XVIIe siècle qui ont fait toute leur carrière en dehors du milieu parisien. Actif au Puy-en-Velay des années 1610 jusqu’à sa mort en 1650, il est l’un des premiers à avoir introduit en France le caravagisme qu’il avait découvert lors de son long séjour à Rome au début du siècle, où il a également côtoyé Annibal Carrache et surtout Saraceni. En ce sens, Guy François est un artiste novateur qui renouvelle l’art de peindre, jusqu’alors largement influencé par la production de la seconde école de Fontainebleau. À son retour de Rome en 1613, Guy François installe son atelier au Puy-en-Velay, sa ville natale, et réussit à se constituer rapidement une clientèle importante à travers les ordres religieux qui trouvent dans ses tableaux aux compositions simples et claires le véhicule parfait pour la représentation des idées de la Contre-Réforme. C’est ainsi que l’art de Guy François est diffusé dans une bonne moitié sud du royaume de France, de Bordeaux à Lyon et des confins nord de l’Auvergne au Languedoc, avec Toulouse et Montpellier. Outre des tableaux de retable, il peint également des grands décors pour les Jésuites, des petits tableaux de dévotion privée, des portraits et quelques scènes allégoriques. Son art est un mélange de caravagisme, de classicisme et de réalisme, puisant dans son Velay natal les personnages de ses compositions. Il émane de sa peinture une austère simplicité doublée d’une intense poésie de ses personnages. Conservateur général du patrimoine, Bruno Saunier exerce la fonction d’inspecteur général des musées de France. Il a commencé sa carrière comme inspecteur des Monuments historiques pour l’Auvergne et le Limousin et c’est au fil de ses tournées d’inspection qu’il a découvert la peinture de Guy François. Il poursuit ses recherches sur l’Auvergne et travaille actuellement sur la découverte de la région par les artistes au XIXe siècle.

TAILLARDAT  Jean :  Le général Ferdinand Taillardat : itinéraires d’un jeune instituteur auvergnat.1 vol. br, 94 p, illustrations,  éd. Valeurs d’avenir (Ville d’Avray), coll. Autobiographie, 12 €

LeGeneralTaillardatInstituteur à Châtel-Guyon à la déclaration de guerre du 1er août 1914, fils d’un instituteur de Saint-Gervais d’Auvergne, on peut se demander comment Ferdinand Taillardat (1890-1951) a pu mener une carrière militaire dans la gendarmerie jusqu’à obtenir le plus haut grade et les plus hautes fonctions en devenant  général de division et commandeur de la Légion d’honneur? Il y avait de quoi intriguer ses petits-enfants… L’un d’eux, Jean Taillardat, a ainsi pu découvrir un personnage qui sort de l’ordinaire et de sa seule réputation locale. Les commentaires de ses exploits militaires, son courage, la pertinence de la compréhension des événements, les responsabilités qui lui ont été confiées, tout porte à voir que cet homme a joué un rôle important à son époque et que sa probité n’a accepté aucune compromission. Mais il y a surtout une face cachée… Une vie intellectuelle et spirituelle intense, qui justifie d’écrire « itinéraires » au pluriel. Sous le pseudonyme de Taillard, il  collabora à “L’Asie française” et il est l’auteur de “Le nationalisme marocain”, publié par les éditions du  Cerf, en 1947.

VÉBRET Joseph : Abécédaire passionné de Clermont-Ferrand. 1 vol. br, 168 p, illustrations, éd. Page centrale, 29,90 €.

500_______couv-clermont_web_1120Dans l’esprit de “l’Abécédaire passionné de l’Auvergne”, l’écrivain Joseph Vebret poursuit la redécouverte de sa terre d’origine, après trente années passées à Paris. Il met à profit ces trois décennies d’exil pour explorer à nouveau la ville à laquelle il a toujours été profondément attaché. Il l’a vu évoluer, se transformer, s’embellir. C’est ainsi que chaque entrée de cet Abécédaire consacré à Clermont-Ferrand lui permet de raconter une histoire– celle d’un lieu, d’une personnalité, d’un monument, d’un espace – agrémentée de souvenirs et d’anecdotes. Oscillant constamment entre le passé et le présent, l’avant et l’après, hier et aujourd’hui, chaque entrée permet d’appréhender la ville dans son évolution et son mouvement continu vers la modernité. Sommaire :  Architecture – Art de vivre – Autour de la cathédrale – Célébrités – Des noms et des rues – Desaix – Duc de Morny – Églises  – Jardin Lecoq  – Made in Perec – Michelin  – Montferrand – Opéra-Théâtre – Place de Jaude – Puy de Dôme – Quartier de la gare – Quartier Latin – Rugby – Tramway- Triangle d’or – Vercingétorix  – Muraille de Chine  – Vingt-quatre images seconde

VERGNE Françoise : Mémoires ouvrières du Puy-de-Dôme. 1 vol. br, éd. La Galipote (Vertaizon), 10 €.

Z VERGNEIls ont travaillé dans les mines, chez Michelin, chez Amisol, à l’école, au Ministère de l’Agriculture… Ils ont été acteurs des luttes mais aussi témoins des conditions de vie et de travail des habitants du Puy-de-Dôme depuis la Première Guerre Mondiale jusqu’à nos jours. La plupart étaient militants syndicaux. Ils ont lutté pour de nouveaux droits, pour défendre leur métier, pour  défendre les autres, pour la santé au travail, pour l’écologie, pour la connaissance… C’est un groupe de l’Université Populaire et Citoyenne de Clermont-Ferrand qui a commencé à les interviewer dans les années 80, un travail repris à partir de 2002 par le groupe « Mémoire ouvrière » de l’UPC 63. C’est dans ce cadre que Françoise Vergne, militante et psychologue, a étudié les enregistrements passés et récents pour rendre hommage à ces 27 femmes et hommes. Ainsi en a-t-elle fait des articles, en leur donnant la parole autant qu’il était possible. C’est l’ensemble de ces textes qui ont été rassemblés dans le présent recueil.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

COUDERC Denis : Montagne du Cantal. Photographies en couleur de Pierre Soisson. 1 vol. relié, 350 p, 250  illustrations, éd. Quelque part sur terre, 49 €.

Z Cantal Ce livre traverse trois fois quatre saisons sous les semelles de Pierre Soissons dans les hauteurs du département, la belle région des sommets du volcan. Le photographe arpente le massif en long et en large, de bas en haut – ici en haut, là où le paysage de pierre, de vert et de neige s’impose à l’œil et à l’esprit. La plupart des 250 photographies (pleine ou double page) ont été prises au-delà de 1 000 mètres d’altitude. Seules traces de présence humaine : les burons, incrustés en cinq siècles dans les replis du paysage. Quant à les sauver tous, mission impossible… À leur manière, les images de Pierre Soissons sauvent un peu de la splendeur de cette architecture primaire, petite touche de bâti ancrée dans les grands espaces de pentes et de planèzes préservés. Comment les préserver encore, les faire vivre aujourd’hui, et quel avenir pour ce pays : douze “témoins de la montagne”, professionnels et bénévoles, artistes, scientifiques, expriment au fil de l’ouvrage leurs points de vue respectifs sur cette montagne et ses habitants, ses ressources et son avenir.

COUDERC Denis : Massif central, terre d’avenir. Photographies de Michel Vasset. 1 vol. br, 144 p, illustrations en couleur, éd. Page centrale, 19,90 €.

500_______couverture-cget_1119Le Massif central parvient aujourd’hui à attirer ou retenir des habitants grâce à des activités qui prennent racine là, grâce à un respect et une valorisation des patrimoines et des ressources (l’eau, le bois, les vastes espaces naturels,…) au point que de nombreux nouveaux arrivants ont beaucoup de mal à en repartir quelques années plus tard… Au rang de ces ressources, on compte aussi, bien sûr, nombre de filières industrielles, artisanales et touristiques. L’ouvrage présente onze initiatives de développement économique, social ou environnemental dont les habitants et les forces vives sont à l’origine. Elles ont en commun d’avoir émergé du terrain, d’avoir créé des synergies entre plusieurs acteurs locaux et d’avoir été soutenues par les politiques publiques. Les 11 initiatives sont : La Cité internationale de la tapisserie et de l’art tissé d’Aubusson – L’association Lainamac – Le programme Life + Mil’Ouv – La réintroduction du Gypaète barbu dans les grands Causses – Le pôle fromager AOP Massif central – Habiter autrement les centres-bourgs : Châteldon et Craponne-sur-Arzon –  Mécanic Vallée – La Cocotte numérique – La vallée du bijou – Une ville thermale, industrielle et touristique, Bourbon-Lancy.

GLOAGUEN Philippe : Auvergne (Auvergne – Rhône – Alpes) 2019. Nouvelle édition. 1 vol. br, 490 p, cartes, illustrations n-b et couleur, index, éd. Hachette Tourisme, coll. Guide du Routard, 13,20 €.

2249522_mediumAuvergne (Auvergne-Rhône-Alpes) Faire escale à Vulcania puis grimper au sommet de l’un des fameux puys ; s’imprégner de la majesté des paysages de l’Aubrac, s’offrir un bon plateau de fromage dans la bien jolie ville de Salers, participer au festival de théâtre de rue d’Aurillac… Dans ce guide on trouvera tous les coups de cœur illustrés des auteurs, ainsi que des suggestions d’itinéraires et toutes les infos indispensables pour organiser son voyage. Des visites, des activités et des centaines d’adresses sélectionnées pour leur meilleur rapport qualité/prix vérifiées sur le terrain. Le guide renferme aussi plus de 20 cartes et plans avec toutes les adresses positionnées. L’ensemble des données ont été remises à jour comme à chaque nouvelle édition. Un guide qui affirme allier  Indépendance, découverte, respect et partage, valeurs communes à tous les routards…

JARLIER-JAULHAC Mathilde: Auvergne volcanique.  Photographies de Vivien Therme. 1 vol. br, 80 p, illustrations en couleur, éd. Christine Bonneton, 12 €.

005763091A comme Arlempdes, site paysager remarquable de nature basaltique qui élève son village et son château à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de la Loire … B comme Bombes volcaniques qui jonchent le sol de manière aléatoire, en particulier du côté de la chaîne des Puys… Ou encore X comme XXL, en référence au gigantisme du volcan cantalien, dont les 2 700 km2 font de lui le plus grand volcan d’Europe…Au fil des lettres de l’alphabet, l’auteure décrit les principaux sites volcaniques de la région, avec en prolongement des photographies de Vivien Therme. 

PRIVAL Marc : L’isolement hivernal dans les Monts d’Auvergne Sancy, Cézallier et Cantal. 1 vol. relié, 144 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 29 €.

Z Isolement cantal► Le rythme des saisons nourrit une géographie de l’invisible qui va modifier fugacement les éléments paysagers de nos espaces de moyenne montagne ; végétation, feuilles mortes, vents, neige ou soleil de plomb apportent un regard nuancé sur les éléments du quotidien comme les formes du relief, le cheminement des vallées, les routes et voies ferrées, le patchwork des cultures et des forêts, les terrasses des pays coupés. Au sein de ce kaléidoscope de couleurs et de matières, la neige occupe une place particulière liée à la mémoire des hommes dans leur mobilité existentielle lors des hivers à préliminaires ou à rallonges du Sancy, du Cézallier et du Cantal. Dans cet ouvrage, le témoignage oral des professionnels – facteurs, laitiers, commerçants ambulants… – est mis en cartes. Il met en lumière le lacis qui permet à des populations isolées de vivre parfois jusqu’aux limites de l’habitat permanent. Même si ces massifs montagneux ont été désenclavés depuis 1950, grâce à un déneigement plus performant et au développement des sports d’hiver rendant nécessaire l’accès aux stations, la vie des habitants est toujours impactée par des conditions climatiques rendues encore plus facétieuses par le changement climatique et qui contrarient une aspiration légitime à des déplacements effectués dans des conditions correctes. Marc Prival est géographe de formation et anthropologue par ses méthodes de recherches. Il a étudié les migrations des originaires du Massif Central, les savoir-faire des couteliers (de Thiers) et des ouvriers de la pierre (à Volvic). Ses entretiens approfondis avec les habitants des Monts Dore, du Cézallier et du Cantal constituent la matière de cet ouvrage.

◘ DIVERS

BRUGÈS Daniel, VALAT Christiane : Nos bons fromages d’Auvergne. 1 vol. br, 112 p, format à l’Italienne,  illustrations en couleur, éd. de Borée, coll. Beaux livres, 16 €.

BRUGES FromagesTout le monde connaît (et savoure) les cinq fromages AOP dont l’Auvergne peut s’enorgueillir : le bleu d’Auvergne, le Cantal, le  Salers, la  fourme d’Ambert- et le  Saint-Nectaire. Dans ce recueil, on trouvera de très nombreuses manières d’intégrer ces fromages à des  recettes, qu’elles soient classiques ou plus modernes, pour son propre plaisir ou pour celui de ses invités… Les aquarelles de Christiane Valat réjouissent les yeux et contribuent à réveiller  les papilles… Bon appétit à tous les gourmands !

BRUGÈS Daniel: Vaches de nos régions. 1 vol. br, 128 p, format à l’Italienne,  illustrations en couleur, éd. de Borée, coll. Beaux livres, 19,90 €.

BRUGES VachesQu’elle soit à vocation laitière, bouchère, mixte ou qu’elle apparaisse comme animal de trait, la vache accompagne l’histoire des hommes depuis la nuit des temps. Indispensable, elle a su acquérir ses lettres de noblesse. N’est-ce pas elle qui nous fournit le lait, la viande et le cuir ? Elle qui servit aussi d’animal de trait, et constituait parfois la seule richesse des gens de la terre ? Cet attachement, la présence de cet animal entre les murs d’une étable, Daniel Brugès, lui-même fils de paysan et passionné de ruralité l’a vécu au travers de l’exploitation familiale. Cet ouvrage est avant tout un témoignage de passion pour “ces bovins au regard à nul autre pareil” qui peuplent nos campagnes.

LEGAY Guy : La cuisine de Guy Legay : le terroir auvergnat à la table des palaces parisiens. Avec la collaboration de  Henri Bouniol. 1 vol. br, 192 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, 29,95 €.

Z legay Un ouvrage qui revisite, entre plats savoureux et anecdotes truculentes, le parcours hors normes de l’ancien chef de Ledoyen et du Ritz. Parti à la conquête de Paris, l’ancien apprenti de Lucien Bon, à La belle meunière, à Royat, est devenu le parrain attentionné de plusieurs générations de  grands chefs français, comme Michel Roth ou Christian Constant. Tous les jeunes qui se destinent aux métiers de bouche se devraient donc de posséder ce livre. En effet, outre des recettes de tradition auvergnate servies à la table du Ritz entre autres, ils apprendront ce qu’est vraiment le métier de cuisinier, ses joies, ses plaisirs, ses honneurs et ses rencontres. Guy Legay nous offre 3 recettes dans cet opus qui sort de l’ordinaire : les Œufs brouillés Marie-Angèle, l’Œuf d’Oie tata Jeanne,  les Œufs pochés aux mousserons et croûton. Les œufs sont aussi présents évidemment dans les recettes sucrées de Pascal Niau, MOF Pâtissier Médaille d’Or 2012, qui signe la partie dessert du livre. On y trouve Le milliard de la mère Dubos, la brioche façon pain perdu,  marmelade de griottes à la cannelle, la tarte gratinée citrons et myrtilles…Guy Legay, le chef étoilé, Meilleur Ouvrier de France, juré et coordinateur dans de multiple concours de jeunes futurs cuisiniers (le Challenge Foie Gras de Jeunes Créateurs Culinaires) entre autres… l’homme de chez Maxim’s, de l’hôtel Bristol, de Ledoyen et du Ritz, livre ici  le secret de ses recettes. Avec Pascal Niau, les photos détourées de Michel Wasielewski offrent aux  lecteurs le plat et juste le plat dans toute son évocation gourmande.

MEIGNIN Hélène, DELOBELLE Pierrick : Pola-plume – Cliché(s) Cantal. 1 vol. relié, 64 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 22 €.

Z pola plume► À l’époque du “vite vu-vite consommé”, une petite pause s’impose. Instruments rétro par excellence, la photo instantanée et la plume à dessin exigent un ralentissement dans la frénésie d’images que nous consommons – et produisons – d’ordinaire. Au fil des pages de cet ouvrage non exhaustif, l’encre de chine épouse la chimie révélée au détour de différents lieux qui composent le Cantal : Aurillac, Salers, Mauriac, Laroquebrou, Le Lioran, Marcolès, Saint-Flour, Boisset, Carlat… Artistique, photographique, journalistique, documentaire ? Qu’importe ! Sans nostalgie ni passéisme, Pola-plume offre un regard neuf sur le Cantal d’aujourd’hui, à travers le viseur d’une boîte à images jadis révolutionnaire et du regard superposé de deux passionnés aux multiples facettes.  Installée dans le Cantal depuis 2010, Hélène Meignin est dessinatrice, journaliste et auteure.  Journaliste et photographe originaire de Laroquebrou, Pierrick Delobelle a travaillé dans plusieurs organes de presse cantaliens.

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

BARANGER Pierre-Jean, PHELIPON Laure : Nouveaux contes du Limousin. Légendes perdues puis retrouvées. 1 vol. br, illustrations en couleur, éd. Les Ardents éditeurs, 23 €.

Z BARANGER► Les légendes, dit-on, ont toujours un fond de vérité.  Pour pénétrer les mystères cachés, oubliés entre les bois, les rochers et les eaux, il vous faut écouter les secrets enfouis que murmurent la terre, le vent ou la pluie. Il faut prêter attention aux personnes de rencontre afin de connaître la révélation de sites remarquables, de châteaux majestueux, de pierres magiques émaillant secrètement le Limousin, ce pays de l’arbre et de l’eau. Armés de feuilles de papier, de stylos, de feutres, de crayons et de carnets d’aquarelles, l’illustratrice Laure Phelipon et l’auteur Pierre-Jean Baranger ont décidé de jouer aux aventuriers, d’arpenter de long en large et du nord au sud la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne. Pierre-Jean Baranger  est l’auteur de Châlucet ou le pouvoir des rêves récompensé par le prix de littérature 2017 du Lions Clubs International Centre Ouest et de Bonneval ou la grandeur des âmes, titres parus aux Ardents Éditeurs. Laure Phelipon,  après une expérience en agence de publicité, est illustratrice pour les petits et grands enfants depuis 2010. Elle a travaillé notamment pour les éditions Piccolia, Ravensburger et Deux Coqs d’Or. Son petit monde est toujours rempli de personnages colorés et féeriques qui peuplent les contes.

• BERGOUNIOUX Pierre,  MICHEL Jean-Paul :  Correspondance (1981-2017).  1 vol. br, 224 p, éd. Verdier, 17 €.

correspondanceIl est rare de voir une correspondance publiée du vivant de ses auteurs. Si celle-ci débute en 1981,  ses racines remontent à avant 1968, avec la rencontre des deux futurs épistoliers, qui sont alors élèves  au lycée  de Brive. Le Corrézien Bergounioux, qui a aujourd’hui à son actif une œuvre importante, y croise Jean-Paul Michel, un nouveau venu dont l’allant poétique l’impressionne. Ce dernier deviendra  un éditeur passionné, sous l’enseigne William Blake and Co et un auteur de recueils, comme  Le plus réel est le hasard et ce feu, publié par Flammarion en 1997. Lorsqu’ils se croisent à nouveau en 1981, Bergounioux, à la différence de son camarade n’a encore rien publié.  S’engage alors entre eux une correspondance confiante, érudite, teintée de nostalgie (qui) s’enrichit de belles envolées sur le faire et l’être poétique. Le plus intéressant survient peut-être lorsqu’ils ferraillent de lettre en lettre”, note  Bertrand Leclair dans le supplément littéraire du journal Le Monde. De son côté, Bergounioux écrit :  “Un grave penseur a suggéré que l’âge adulte ne sert à rien qu’à exaucer les désirs irréalisés de l’enfance. La nôtre a coïncidé avec le grand aggiornamento du début de la deuxième moitié du siècle dernier, le printemps du monde auquel a succédé, très vite, l’automne qui pèse toujours sur la terre. Nous semblions voués, comme nos devanciers, à ne rien entendre à ce qui se passait et nous concernait. Que nous ayons été les contemporains d’une conjoncture d’exception, c’est, rétrospectivement, l’évidence. Encore fallait-il un détonateur pour libérer les énergies soudain assemblées, fendre la muraille, briser les barreaux de l’isolement, de l’ignorance, du silence. Le sort, les puissances occultes ont désigné Jean-Paul, qui s’est mis aussitôt en chemin. Il n’était plus que de le suivre. Mais l’aventure était à ce point déconcertante et neuve que ses échos roulent toujours plus d’udemi-siècle plus tard, ce qui explique ce besoin d’y revenir, cette correspondance”.

BERGOUNIOUX Pierre: En vitesse. Dessins de Philippe Hélénon. 1 vol. br, 48 p, illustrations, éd. Fata Morgana, 11 €.

téléchargementPour obtenir un surcroît de précision, il faut ralentir parce qu’on suit un fourgon, sur le périphérique ou une quelconque rocade urbaine, et qu’on a le loisir de détailler les deux portes arrière, avec la plaque d’immatriculation, le carénage de la roue de secours et, par le vitrage de la partie haute, les deux occupants, penchés l’un vers l’autre, qui parlent et qui feraient mieux d’avancer. Les rectangles couchés, au-dessus, c’est la signalisation mais il n’y a rien d’écrit dessus parce qu’on sait où l’on est, quelle direction prendre et on ne s’en soucie pas…La subite accélération de l’histoire qui voit l’homme, au volant de toutes sortes d’engins, se métamorphoser en une force productive est au cœur de la réflexion de Pierre Bergounioux, enfant de la triple révolution : automation, transport et information. Vigie, “ultime rejeton de la société agraire archaïque”, il se pose en témoin d’une ère nouvelle où, espace et temps, dans des rapports inédits, s’entrechoquent et se déchirent. Les nombreux dessins – au crayon à bord d’une voiture – de Philippe Hélénon complètent la fébrile image de ce monde frais et rapide.

BERGOUNIOUX Pierre Une terre sans art, suivi de Sortir des plis : échange avec Geneviève Vergé-Beaudou. 1 vol. br, 32 p,  Coédition éd. William Blake – École nationale supérieure d’art de Limoges, 9 €.

Z Bergounioux Texte et entretien publiés à l’invitation de l’École nationale supérieure d’art de Limoges.Les artistes, comme tous les hommes, mangent”…Partant de l’idée que la pénurie matérielle engendre le déficit culturel, Pierre Bergounioux brosse le portrait historique d’un Limousin éloigné du vaste monde, davantage remarquable pour le vert frais de ses taillis et l’innocente blancheur de ses ruisseaux que pour la prolifération de  textes et de créations de l’esprit. Avec le nouveau millénaire, le numérique et la circulation de l’information, l’auteur invite son territoire et ses habitants à quitter l’ère de granit pour rejoindre la fluidité du monde.

BORDES Gilbert : Elle voulait voir la mer. 1 vol. br, 320 p, éd. XO éditions, 19,90 €.

Bordes-Gilbert-Elle-voulait-voir-la-mer-653x1024 Mai 1944. trois jeunes juifs, Jérémie, Rachel et Éloïse doivent quitter la ferme où ils se cachaient depuis plusieurs mois. La milice est à leurs trousses : ils sont juifs, et leur père est un savant dont les connaissances pourraient être capitales pour les nazis. Marguerite, une jeune boiteuse, et Paul, orphelin de fraîche date, les rejoignent avec chacun sa motivation, plus ou moins avouable. Commence alors pour les cinq fuyards une aventure dont aucun ne sortira indemne. Ils décident de suivre le cours de la Loire, avec l’espoir de rejoindre l’océan et d’embarquer pour l’Amérique. Mais les méandres sont nombreux. Et périlleux. Entre trahisons, dénonciations, fausses amitiés et bombardements, ils ne renonceront jamais à leur quête de liberté. Dix ans après Les Enfants de l’hiver, Gilbert Bordes nous fait vivre une incroyable épopée, dans ce  grand roman d’aventures et d’initiation, au cours dune des périodes les plus sombres de notre histoire.

• CHARBONNEL Catherine : Le passé se conjugue au présent. 1 vol. br, 240 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

Z CharbonnelJeune avocate au barreau de Toulouse, Clara vient de remporter sa première affaire ! Tous les voyants sont au vert pour une brillante carrière. Seule une vieille et sordide histoire, remontant à ses années d’études, assombrit le paysage et perturbe ses nuits. Elle décide de partir se reposer auprès de ceux qui ont toujours partagé les moments forts de sa vie, son amie Loriane et son frère Simon. Mais rien ne se passe comme prévu. Des rencontres, des espoirs, des trahisons, des soupçons, des idylles surgissent sans prévenir. Et les vies en sont chamboulées. Cette histoire nous plonge au cœur des redoutables petits mensonges et des inavouables secrets qui sont en chacun de nous… jusqu’au jour où il faut choisir entre la lumière ou les ténèbres. Pour tout recommencer ? Remettre d’aplomb ? Réparer ? On n’est plus sûr  de rien.

CLANCIER Georges-Emmanuel : Au secret de la source et de la foudre.  1 vol. br, 64 p, éd. Gallimard, coll. Blanche, 12 €.

Z ClancierLes poèmes qui composent cet ouvrage sont extraits de la correspondance inédite que l’auteur a entretenue avec Arlette Brunei entre 1960 et 1980. Ce sont des poèmes jetés sur le papier dans l’exaltation de l’amour, qui disent l’attente, le désir, la plénitude du cœur et des sens et qui magnifient le corps de l’aimée quand ils n’embrassent pas, n’embrasent pas tout ce qui l’entoure. Des poèmes où le primesautier, la fantaisie le disputent à l’émotion élégiaque, et que la sincérité et le charme couronnent.

D’AILLON Jean :  Les aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier, troubadour. De taille et d’estoc. Nouvelle édition. 1 vol. br, 322 p, biblio, éd. J’ai Lu, coll. Littérature générale –roman historique), 8 €.

Z D'aillonMarseille, 1187. Antoine, orphelin de treize ans recherché pour meurtre, fuit la ville et se retrouve sur des routes infestées de bandits et de mercenaires. L’adolescent, qui a pris le prénom de Guilhem, va, au hasard de rencontres, être initié à l’art des troubadours comme à celui de la coutellerie, du lancer de couteau et du duel. Son chemin croise celui de Joceran d’Oc et de Jeanne de Chandieu qui, pour vivre leur passion, ont quitté l’habit et les ordres. Ils sont accusés du vol de la Sainte Lance, inestimable relique rapportée de Terre sainte par les croisés. Amour et honneur, quête de vérité et vengeance : la grande saga du chevalier troubadour Guilhem d’Ussel peut commencer.

DUDOGNON Françoise : Le limon de l’âme. Illustrations de Gaspard Yvan . 1 vol. br, 130 p, illustrations en couleur, éd. Maiade, 20 €.

Mise en page 1► Un récit – mémoire des années 60…Dans le pays, il y avait ceux qui avaient leur certificat d’étude, ceux qui ne l’avaient pas, ceux qui ne savaient pas un mot de français, ceux qui le parlaient et l’écrivaient, ceux qui savaient tout faire de leurs mains… Il y avait aussi ces deux frères qui s’étaient battus et dont l’un avait ouvert le ventre de l’autre avec une faux, ce que le père répara avec du fil, une aiguille et une lampée d’eau-de-vie… C’était comme ça… Pourvu qu’on soit travailleur ! Pupupu… pupupu… Au printemps, un oiseau mystérieux se faisait entendre par-delà les bouleaux et les saules de l’étang. Pupupu… pupupu. « Auva la peput ! Quand lo cocut ven la peput lo sec?». C’était comme ça, aux confins du Périgord et du Limousin.  C’est un joli récit, celui de l’enfance heureuse, sensible, d’une fillette curieuse et inventive, dans le cocon d’un monde paysan bien près de disparaître. Françoise Dudognon est née en 1952. Ses parents, originaires du nord de la Dordogne, ont parlé occitan entre eux toute leur vie.   Elle est, elle-même, profondément enracinée  dans cette région où elle a entamé une carrière d’enseignante en 1975.  De 1978 à 1987 elle a travaillé aux côtés du  réalisateur Jean-Pierre Denis comme co-scénariste et costumière d’Histoire d’Adrien, film en occitan sous-titré en français, caméra d’or au festival Cannes en 1980, comme costumière de La palombière (1983) et co-scénariste de Champ d’honneur (1987).   Elle a ensuite continué à exercer son métier  d’enseignante en Dordogne où elle vit. Elle écrit aussi en occitan.

DUGÈS Daniel : Au soleil de l’abbaye. Roman policier. 1 vol. br, 340 p, éd. les Monédières, 19 €.

Z DUGESLe commissaire Carrel, avec humour, finesse et doigté, mène l’enquête. La jolie ville de Bénévent-l’Abbaye, en Creuse, voit débarquer notre compère auprès du cadavre d’un libraire de Limoges. Les besoins de l’enquête le mèneront du clocher à la crypte de l’étonnante église Saint Barthélémy qui recèle bien des mystères mais aussi aux pieds de la jolie veuve, qui ne laisse pas notre commissaire indifférent… Féru de recherches historiques, Daniel Dugès en fait la base de ses romans policiers, empreints d’humour et d’une touche d’ésotérisme. Ses héros se débattent au milieu des grands mythes, de l’Histoire et de ses mystères.

• LA FONTAINE Jean de : Relation d’un voyage de Paris en Limousin (1663). Édition établie, présentée et annotée par  Damien Fortin. 1 vol. br, 262 p, éd. Hermann (Paris), coll. Bibliothèque des littératures classiques,  26€.

Z LA FONTAINE Déjà traducteur de Térence, poète d’Adonis et du Songe de Vaux, conteur de quelques narrations au tour enjoué, La Fontaine adresse en 1663 six lettres en prose mêlée de vers à son épouse (et probablement au cercle étroit de leurs amis). Il y rend compte avec un air de badinerie amusée du seul voyage accompli durant une existence habituellement tendue entre la cité castelthéodoricienne et la capitale parisienne : le poète accompagne en Limousin son oncle par alliance, Jacques Jannart, substitut du surintendant Fouquet (disgracié deux ans plus tôt), exilé à Limoges. Cet itinéraire dans la France de Louis XII, François Ier et Louis XIII est l’occasion d’apprécier les lignes des paysages également façonnés par l’homme et la nature et d’admirer les œuvres d’art de la France médiévale, renaissante et classique : la grâce du Val de Loire des Valois et la symétrie de la cité et du château de Richelieu offrent à ses yeux deux manières d’organiser le royaume et de considérer les arts. Cette correspondance en forme de « galanterie » constitue le lieu d’élaboration d’une réflexion politique et esthétique en cours de gestation et forme le laboratoire d’invention des Contes et des Fables à venir.

LENGLET Alfred : L’amour dans l’ombre. 1 vol. br, 240 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

CMPassionHortenseAutomne 1943. La guerre finit par faire son apparition sur cette terre reculée et sauvage. Pierre Issartel est maçon, mais aussi puisatier, cordonnier, agriculteur, génial touche-à-tout. S’il ne compte ni sa peine ni sa sueur pour rendre service à ses amis et ses voisins, il ne vit que pour sa femme Hortense et ses deux fils. Pour échapper au Service du travail obligatoire, il les quitte, la mort dans l’âme, et rejoint la Résistance. Après bien des difficultés, des agressions, des blessures, mais aussi des rencontres heureuses, il réussit à intégrer le maquis. Dans la forêt du mont Mouchet, vaste et tortueuse comme un labyrinthe, il demeure en proie à un profond sentiment d’impuissance et de tristesse d’avoir abandonné les siens. Mais il sait que son devoir l’appelle et il puisera dans la nature la force de se battre pour la liberté. Fin août 1944, en mal et en manque d’amour, il arrive en pleine nuit chez lui. Il découvre avec stupéfaction que sa maison est occupée par une autre famille et que Hortense a été arrêtée par des miliciens. Ne comprenant rien à tout ce qu’on lui explique, Pierre se lance alors dans une course folle pour la retrouver. Il pensait avoir vécu des moments dramatiques dans le maquis. Il va alors découvrir une autre horreur, la peur de perdre celle qu’il aime, la trahison et son cortège d’ignominies. La passion qui lie Pierre et Hortense parviendra-t-elle à les sauver du néant ?  À travers des personnages attachants, Alfred Lenglet retrace, avec la rigueur de l’historien et le souffle du romancier, le long parcours des combattants de l’ombre. Il rend ainsi hommage à ces jeunes gens qui ont sacrifié leur jeunesse et parfois leur vie pour leur pays.

Z MalavalMALAVAL Charline : Étrangères. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 14 €.

Emma est en train de se dorer au soleil sur une plage de l’île Maurice quand son destin bascule. Elle doit rentrer en France de toute urgence, mais un cyclone l’en empêche. Aucun avion ne décollera jusqu’à nouvel ordre. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, sa route croise celle de Priyanka avec laquelle elle se retrouve enfermée dans une maison tandis que les éléments se déchaînent. Mais Emma réalise trop tard que la fureur qui gronde en cette jeune femme est bien pire que le cyclone lui-même.

MICHELET Claude : La terre qui demeure. Nouvelle édition. 1 vol. br, 260 p, éd. Presses de la Cité, coll. Terre de France, 20 €.

51Wq4iOALkL À l’occasion de ses 80 ans, les Presses de la Cité republie le tout premier roman, de Claude Michelet,“ chantre de la terre et des hommes qui la portent”, publié en 1965. Jean Bordare est de cette race, sèche, noueuse, nerveuse, cette race qui est attachée à la terre depuis des siècles et qui se transmet, de génération en génération, le goût du travail, et l’amour presque charnel pour les quelques hectares qu’elle cultive… Mais on entend déjà, non loin de la vallée des Aulnes, le ronflement des bulldozers. Certains, dit-on, viendraient chercher de l’uranium, d’autres, investir bientôt dans de futures habitations… En ces années 1960, au nom du progrès, le paysage rural va définitivement changer.  Dans la vallée, Bordare est le seul paysan à ne pas vouloir vendre ses terres, même à prix d’or. Il est seul contre tous pour que sa terre demeure… Claude Michelet est né en 1938, à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze. En 1945, la famille vient s’installer à Paris. S’étant destiné dès 14 ans au métier d’agriculteur, Claude Michelet s’installe dans une ferme en Corrèze, après avoir effectué son service militaire en Algérie. Éleveur le jour, il écrit la nuit. Il publie en 1965 un premier roman, La terre qui demeure, suivi de La grande Muraille et d’Une fois sept. En 1975, J’ai choisi la terre, son plaidoyer en faveur du métier d’agriculteur, est un succès. La consécration lui vient avec Des grives aux loups, le premier volume de la tétralogie retraçant l’histoire de la famille Vialhe,  qui fait l’objet d’une adaptation télévisuelle. Comme en témoignent ses romans ultérieurs, son goût pour la vie paysanne, qu’elle ait ses racines en France ou au Chili (Les promesses du ciel et de la terre, 1985-1988), est pour lui une source d’inspiration romanesque sans cesse renouvelée.

NIGREMONT Georges : Jean Parizet tapissier d’Aubusson. Roman historique. Préface de Robert Guinot. 1 vol. br, 192 p, éd. Marivole, coll. Terroir Classique, 17 €.

Z ParizetL’histoire de la tapisserie est intimement associée à celle de la France, à ses années de paix ou de guerre, à ses périodes heureuses ou tragiques. En 1600, son épopée sur les bords de la Creuse, tant à Felletin qu’à Aubusson, est encore jeune, tout comme le héros de l’écrivain Georges Nigremont, Jean Parizet. Henri IV, couronné roi de France en 1589, descendant de la famille des Bourbon, appelé « Henri le Grand » apparaît aujourd’hui encore un monarque idéal, un personnage entre mythe et réalité, un homme qui a œuvré pour la paix et le mieux être de la population. C’est tout naturellement un personnage de roman dont s’est emparé Georges Nigremont dans les années 1960. Sans trahir le sens de l’histoire, elle a imaginé sa venue à Aubusson, ville protestante, haut lieu de la tapisserie. De quoi mettre la population en émoi et de mobiliser les tapissiers pour offrir au bon roi un cadeau digne de lui. L’écrivain met en scène deux lissiers dont Jean Parizet pour emporter le lecteur dans une intrigue qui pousse la porte des ateliers de tissage et parcourt les rues, de La Terrade aux faubourgs. Georges Nigremont a puisé dans des faits avérés tout en donnant libre cours à son inspiration. Jean a du talent à revendre, c’est aussi un grand rêveur. Il a la mauvaise idée de disparaître alors qu’il doit tisser le présent royal… Jean Parizet, tapissier d’Aubusson comblera les jeunes lecteurs et les autres. Avec une langue simple et belle, Georges Nigremont leur dévoile le quotidien des tapissiers, qui, au fil des années et des siècles, ont tissé tant de panneaux célèbres dans le monde entier. Jean Parizet, tapissier d’Aubusson est un roman délicieux et évocateur, le seul consacré aux tapissiers des temps anciens (extrait de la préface de Robert Guinot). Georges Nigremont (1895-1971), née Léa Védrine, est issue d’une famille creusoise. Elle a partagé sa vie professionnelle entre l’écriture et l’enseignement. Profondément attachée à sa terre d’origine, elle a pris pour nom d’écrivain, celui de la commune où son grand-père avait bâti une maison, une demeure où habitent toujours ses petits-enfants, Patrick et Christiane Cabane. Son oeuvre, d’abord destinée au jeune public, a été couronnée par plusieurs prix dont le Prix de la Jeunesse, attribué à  Jeantou, le maçon creusois, en 1937.

VANNIER Roger : Les âmes voyageuses. 1 vol. br, 224 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

Z VannierSauvé par l’arrivée d’une roulotte sur le pont d’où il comptait se jeter, Joseph Dumarais, un poilu meurtri, indigné et diminué, reprend espoir grâce à un bohémien de passage. À partir de ce jour, Joseph se fera le protecteur de tous les gens du voyage qu’il rencontrera. La guerre et ses lois le confronteront bien vite à sa promesse… Des années plus tard, son fils Gérard, élu municipal, perpétue l’engagement de son père et évite la fermeture de l’école en scolarisant les deux enfants de la famille Ziderman qui vit en contrebas de la rivière. Il déclenchera du même coup les foudres de certains villageois, prêts à tout pour expulser les « voleurs de poules ». À l’école, les enfants n’écouteront que leur cœur et feront fi de leurs origines sociales. Oseront-ils s’affranchir des conventions et affronter le regard des autres ? Parviendront-ils à repousser les idées étroites et les attitudes hypocrites de ceux qui les entourent ? Une histoire émouvante et fraternelle, aux multiples rebondissements, au dénouement inattendu, qui raconte aussi la désertification des campagnes et l’insertion difficile des nomades au sein d’une société sédentaire qui se veut bien-pensante.

VIALLARD Josèphe : Écrire Édith. 1 vol. br, éd. Les Ardents éditeurs, 19 €.

Z VIallardIsabelle vit sa première émotion esthétique, une apothéose personnelle qu’elle doit à sa grande sœur, Édith, qui est là sur une scène de théâtre, elle est la plus belle, la meilleure, la plus applaudie…Qui est Édith ?Peut-être l’amour de toute une vie du père de Martial. En effet, ce dernier, universitaire bordelais, s’interroge sur l’identité de cette jeune fille qui a hanté la mémoire paternelle. Un travail de recherches sur l’autobiographie, entrepris avec une écrivaine, Isabelle, l’amène à découvrir les textes intimes de celle-ci qui vont servir de révélateurs. Ces manuscrits évoquent une relation passionnelle et conflictuelle avec sa sœur aînée. Martial va dès lors de coïncidences en coïncidences…Récit fragmenté, Écrire Édith tente de cerner le kaléidoscope changeant des instants d’une vie. Sur fond de paysages de l’intime, du plateau corrézien à l’univers urbain d’un Limoges des années 1950, tout en s’étirant jusqu’aux plages de l’Atlantique, cette intrigue psychologique révèle la difficulté à écrire sur soi mais célèbre les pouvoirs de la fiction, du mentir vrai  qui dévoile une réalité. “ Étonnant, l’illusoire que crée l’écriture pour maquiller la banalité de la vie”, dit Isabelle à voix basse. Josèphe Viallard a été professeure de philosophie puis formatrice d’enseignants. Elle vit actuellement en Corrèze. Elle a précédemment publié en 2017 chez Les Ardents Éditeurs Fanny Z qui a été salué par la critique.

VIDAL Sébastien : Akowapa. 1 vol. br, 340 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires,7,90 €.

Z VIDAL Un fourgon de transport de fonds est attaqué par trois hommes. Butin : un million deux cent mille euros en petites coupures qui étaient destinées à alimenter les distributeurs de billets de la région. Mais le braquage, s’il a bien réussi, prend une tournure barbare et dégénère dans ses grandes largeurs. Un vieil homme mauvais comme la gale, son fils soumis, une jeune femme indépendante et rebelle et d’autres personnes peu fréquentables mais très intéressées par le magot vont interférer et évoluer en milieu hostile, dans une nature foisonnante et isolée. Dans ce récit crépusculaire, l’adjudant Walter Brewski est une nouvelle fois embarqué dans une enquête âpre et plus noire que la nuit. Une aventure où la violence et la cupidité se disputent le premier rôle.

◘ HISTOIRE

BABIELLE Patrick : Limoges à travers la carte postale ancienne. Iconographie réunie par Bruno Dubois. 1 vol. br, 300 illustrations n-b et couleur,  éd.  HC éditions, 18,50 €.

Z BABIELLE“ D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, Limoges s’est toujours vue dichotome, partagée entre l’ardent et le paisible, le feu et l’eau, la ferveur religieuse et l’athéisme, la fébrilité et la force tranquille. […] Limoges a profité de la Belle Époque pour se refaire une beauté. La ville s’est métamorphosée grâce à quelques constructions spacieuses et claires dont la gare des Bénédictins, prouesse technique et modèle esthétique, constitue le fleuron. Comme pour mieux inviter les voyageurs à chabat’z d’entrar, “finissez d’entrer”, formule d’accueil en patois limousin, dans une cité résolument moderne”. Près de 300 cartes postales du début du xxe siècle nous invitent à visiter Limoges au temps de la Belle Époque. Patrick Babielle nous conte Limoges en 1900 ; le quartier médiéval de la Cité, celui de la Motte ou bien de la gare, sans oublier ceux qui sont en train de naître à l’extérieur de la ville. Une immersion dans le quotidien et les fêtes d’autrefois, lorsque Limoges, fière de ses industries prospères – notamment celles de la porcelaine – s’ouvre à la modernité avec l’arrivée du chemin de fer.

• BAUER Thomas: Henri Decoin, sportsmane. Préface de Didier Decoin. 1 vol. br, 281 p, index, biblio,  annexes, éd. Pulim, coll. Desport et des histoires, 23 €.

-84287-787-3Entre ligne de conduite et ligne d’écriture, le sport constitue la “carte génétique” du cinéaste populaire Henri Decoin. À la fois tuteur, bâton de pèlerin et source d’inspiration, il irradie son oeuvre artistique – contes, feuilletons ou films – et lui offre l’occasion de revenir sans cesse sur les traces de son passé. Cet ancien champion sportif, devenu scénariste puis réalisateur après une carrière de journaliste à L’ Auto, s’est amusé à faire son autoportrait en insérant systématiquement dans ses films diverses allusions au sport, tels une séquence de natation, le commentaire pugilistique d’un personnage ou une photographie de cycliste subtilement placée dans le décor. Quant à son écriture, littéraire ou cinématographique, elle s’en est trouvée fortement teintée : vive, nerveuse, rythmée. Cet essai sur les symptômes d’une sportsmanie aiguë invite le lecteur à découvrir la géographie intérieure d’un personnage haut en couleur dont les contours, entre réalité et fiction, sont plus poreux qu’ils n’y paraissent.

CASTAING Maurice, LARIGAUDERIE-BEIJAUD Martine : Le Maquis de Grammont suivi de Vivre à Saint-Sylvestre au temps du Maquis. 1 vol. br, 72 p, éd. Maiade, 15,50 €.

Mise en page 1► Un Maquis oublié … 1940 – La « zone libre » semble vivre une période de calme. Pourtant de petits groupes de résistance voient le jour en Limousin et les premiers maquis naissent fin 1942.   Maurice Castaing (1920-2009), retiré à Saint-Sylvestre, dans les monts d’Ambazac, a voulu redonner toute sa place au Maquis de Grammont dans l’histoire de la Résistance, en s’appuyant sur des documents, des écrits et des témoignages d’enfants de la guerre, dont les récits indépendants se recoupent.  Il a confié son manuscrit à l’historienne Martine Larigauderie-Beijeaud qui, grâce à des photos, à des documents privés inédits, ainsi qu’aux travaux d’enquête et souvenirs d’enfance de Marthe Moreau, a su le resituer dans le contexte de la vie quotidienne des campagnes limousines en ces temps troublés,   les maquis, la milice, les restrictions, les victimes du 3 août, mais aussi l’accueil chaleureux des réfugiés : c’est une page méconnue de la Résistance qui nous est racontée ici.

CHÂTAIN Georges : Georges Guingouin, itinéraire d’une pensée militante. 1 vol. br, 336 p, éd. Le Puy-Fraud – Lucien Souny, 19,50 €.

Z CHATAINNombreux sont les livres, les études, les réalisations audiovisuelles diffusés sur Georges Guingouin. Ils permettent de dresser un portrait objectif de ce personnage historique de la Résistance et du Limousin contemporain. Derrière l’image du Robin des Bois, le chef de guerre et le dissident indiscipliné, se cache le penseur politique. Cet aspect a été peu exploré. Or, Georges Guingouin a inscrit les épisodes successifs de sa vie et ses écrits dans la rigueur d’une pensée sociale et morale en ligne droite. Journaliste, analyste des relations internationales avant la Seconde Guerre mondiale mais aussi des tumultes et des bouleversements politiques de l’après-guerre, il est l’auteur d’un appel à la Résistance dès l’été 1940. Les textes rassemblés dans cet ouvrage manifestent la continuité d’un engagement individuel dans une période qui ne manque ni de volte-face, ni de reniements, et encore moins de désillusions. À ce titre, ils apportent un éclairage que résume parfaitement l’un des ultimes propos de sa vie : “Je n’ai jamais considéré l’obéissance comme une vertu communiste”.

GERMAIN Séverine : Guy Eclache, enquête sur un ultra de la Collaboration : 1940-1945. 1 vol. br, 383 p, éd. Presses universitaires de Grenoble, coll. Résistances, 20 €. 

Z éclache► Le parcours de Guy Eclache, ennemi public n°1 de l’Isère à la Libération. De l’enfance de Guy Eclache passée dans la Creuse à son exécution à Grenoble le 20 octobre 1945, ce livre tente de comprendre comment cet homme est devenu l’un des meneurs du milieu collaborationniste grenoblois, membre de la Waffen SS, reconnu coupable de dizaines de pillages, meurtres, tortures et dénonciations de Juifs et de Résistants. A travers l’examen des archives administratives et médiatiques de l’époque, Séverine Germain analyse la dérive progressive d’un Français sous l’Occupation. Elle dessine le portrait d’un homme qui, à la faveur de la guerre et des circonstances exceptionnelles mises en place par le régime de Vichy, devient un collaborateur acharné et sadique. Si c’est à Grenoble que sévit Guy Eclache, l’homme n’en reste pas moins emblématique des collaborateurs qui ont œuvré en France à l’époque : son visage est celui d’une tenace rancœur idéologique envers la démocratie qui trouve dans les circonstances de la Collaboration et de l’Occupation l’occasion de s’exprimer sans retenue… Séverine Germain, diplômée de l’IEP de Grenoble, est titulaire d’un doctorat en science politique. Fonctionnaire territoriale, elle est spécialisée dans les questions de sécurité.

• GIRE Pierre : Fermes du moyen âge : invitation à la découverte. Illustrations de Pierre Gire et Marie-France Houdart. Édition bilingue français – anglais.  1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur, éd. Maïade, 11 €.

Aux confins de la Corrèze et du Cantal, Pierre Gire propose de redécouvrir la vie des paysans, à l’époque médiévale, dans le pays de Xaintrie. Spécialiste de cette question, il a reconstitué  un village du XVè siècle avec ses maisons et ses granges, au Puy d’Arrel. Il est aussi à l’origine d’un jardin conservatoire de plantes médiévales.

GUINOT Robert : Terre des justes. Le réveil des mémoires silencieuses. 1 vol. br, 310 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, coll. Histoire – Documents, 18,00 €.

Z GUINOTÀ partir d’un travail pédagogique et d’une série d’articles publiés dans La Montagne entre 2013 et 2014, Robert Guinot poursuit son enquête  sur le destin de deux familles juivesUne famille de juifs polonais dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale, sauvée par la mobilisation d’une commune française. Les Justes… Au milieu des conflits, au péril de leur propre vie, ils écoutent leurs valeurs pour tendre la main à ceux qui en ont le plus besoin : c’est une histoire d’humanité, intemporelle, de nulle part et d’ailleurs.
Quitter la Pologne : la famille Obstander sur la route de l’exil, une question de survie Dès 1930, Szymon et Rosalie Obstander quittent la Pologne ; d’origine juive, ils  ne se sentent plus en sécurité dans leur pays natal. Ils rejoignent la Belgique où ils vivent une décennie. Puis, ballottés par les circonstances et les aléas de l’existence, de camps de rétention en rafles, ils arriveront en Creuse. Une autre famille en fuite : les Copé Le destin des Obstander croise celui des Copé, Marcel, éminent médecin, est le père de Roland et le grand-père de Jean-François. Il rencontre aussi celui de la comédienne Françoise Rosay. Des témoins parlent enfin L’épopée de Szymon Obstander et des siens a pris une dimension universelle, entre passé et présent. Elle a permis de restituer l’histoire à partir du vécu et du quotidien d’hommes et de femmes aujourd’hui âgés. Jadis, on ne parlait pas ; aujourd’hui, ils livrent leur(s) mémoire(s) comme une main tendue aux jeunes générations. 2018 Après la guerre, s’inventer une autre vie Repartir de rien quand on a tout perdu, y compris toute sa famille (Szymon Obstander était le plus âgé de ses 11 frères et sœurs. Il est le seul encore en vie après la guerre)… Un défi humain. 60 ans après, viendra le temps des retrouvailles. Et les Justes de France au seront salués au Mémorial de la Shoah.

HUREL Daniel-Odon, MASSONI Anne (sous la direction de) : Des reliques et des hommes – Ostensions limousines et faits religieux (XVIe-XXe siècle). 1 vol. br, 245 p, éd. Pulim – Limoges, 22 €.

couverture-ostensionsDepuis 2013, les Ostensions du Limousin appartiennent au Patrimoine immatériel de l’UNESCO. Ce volume, issu d’un colloque international, traite dans une approche pluridisciplinaire des multiples aspects de cette manifestation multiséculaire de la dévotion religieuse. Dans une première section, l’ouvrage revient sur l’histoire de ces ostensions enracinées dans des villes et des bourgades de la partie septentrionale du diocèse de Limoges. Leur insertion dans une tradition puisant sa source dans le culte des saints de l’Antiquité chrétienne et du Moyen Âge, leurs spécificités tout au long d’un ample millénaire aux pratiques religieuses changeantes sont exposées et questionnées. En effet, quel(s) rapport(s) établir entre la sortie et la procession des statues et reliques des saints pour tenter, par la prière solennelle, publique, rassemblée et visible de mettre fin à une épidémie au Xe siècle et les défilés historico-religieux de ces mêmes statues aux XXe-XXIe siècles ? La spécificité des ostensions limousines est relative et une autre section de l’ouvrage le démontre en les rapprochant de manifestations dévotionnelles comparables. D’autres lieux – la Bretagne, la région du Rhin et de la Meuse, la Castille, l’Italie méridionale – d’autres espaces culturels et religieux du monde catholique sont ainsi analysés au travers d’approches sociologiques, ethnologiques et historiques. Enfin, le phénomène ostensionnaire renvoie plus largement au fait religieux extra-catholique : l’Islam offre alors un exemple de l’intérêt de cette ouverture vers une histoire comparée du fait religieux. L’ostension et au-delà, le rapport de l’homme avec la transcendance à travers la matérialité de l’objet et de la relique trouvent sans aucun doute un terrain universel d’investigation pour l’historien des religions.

LAPRADE Régine : Le métis de Cao-Bang. 1 vol. br, 136 p, éd. Les Monédières, 18 €.

Z METISAu fil de la guerre d’Indochine sont nés des milliers d’enfants eurasiens, d’un père français souvent inconnu et d’une mère vietnamienne. Ils étaient Français d’Indochine, leurs pères étaient pour la plupart des soldats français engagés, qui participaient à la guerre d’Indochine. Naturalisés, ces enfants  ont souvent été placés en orphelinat, avant d’être rapatriés en France au moment de l’indépendance de l’Indochine. À partir de témoignages, de recherches et de documents historiques, Régine Laprade prend le parti de retracer l’itinéraire d’un soldat français, un homme, au cours des années de guerre au travers du regard de son fils, né en Indochine puis rapatrié enfant en métropole.

LEYGONIE Marcel : Les pensées mélancoliques d’un Nez noir. 1 vol. br, 32 p, illustrations, éd. de la Veytizou, 5,90 €.

Z LEYGONIE Marcel Leygonie, né à Seilhac en 1927, n’avait pas encore 17 ans lorsqu’il fut confronté avec la barbarie hitlérienne dans sa ville de Tulle, le 9 Juin 1944. Raflé au petit matin, comme tant d’autre, par la sinistre division SS Das Reich, qui devait anéantir Oradour-sur-Glane et ses habitants,  il assiste impuissant aux 99 pendaisons de ses camarades de travail à la Manufacture d’Armes… Jamais, il ne pourra oublier. Pourtant dans ces pensées mélancoliques d’un Nez Noir,  en témoignant de ces événements dramatiques qui l’ont marqué à tout jamais,  il nous confie des souvenirs très personnels, accompagnés de  ses dessins originaux inédits. Marcel Leygonie  est l’auteur de Ce jour qui changea le cours de ma vie et de Ce pays d’où je viens, tous les deux publiés par les éditions de la Veytizou.

POMMIER Benjamin : La Corrèze, terre de rugby. Histoires et petites histoires des clubs. 1 vol. br, 196 p, illustrations, éd. Revoir, 20 €.

la-correze-terre-de-rugby-benjamin-pommierLe rugby en Corrèze est bien souvent réduit au seul grand CAB, véritable locomotive régionale de ce sport. Pourtant, de nombreux clubs amateurs grandissent en parallèle et méritent d’être mis en lumière.   C’est l’objectif de cet ouvrage qui plonge dans l’histoire du rugby corrézien. Un panorama équitable des clubs dévoile au fil des pages les petites histoires cachées dans la grande. Tous sont présentés à l’identique, de Tulle et Malemort en Fédérale 2 à l’ASPO ou Neuvic en 3ème  série. Ce voyage fait étape en haute Corrèze, dévoilant une colonie de Néo-Zélandais basée à Ussel. Il amène à la charmante ville de Beaulieu pour revivre l’épopée de son titre de champion de France en 2012. Chameyrat, véritable bouffée d’air frais, rappelle l’omniprésence des valeurs du rugby et Treignac livre sa légende de All Black des Monédières..  Journaliste à l’agence de  La Montagne de Brive depuis quatre ans, Benjamin Pommier est chargé du suivi quotidien du CAB. Passionné de rugby et de ceux qui le pratiquent, il a conçu cet ouvrage en parcourant la Corrèze et ses clubs. Des moments riches en émotions, à la rencontre de ceux qui constituent la mémoire vivante de ces clubs. 

RECLUS Onésime: Les Limousins : à vol d’oiseau. 1 vol. br, 52 p, éd. Le Festin (Bordeaux), coll. Petites variations, 7,50 €.

Z LIMOUSIN VOL La France à vol d’Oiseau paraît en 1908 et comporte deux volumes. Région par région, Onésime Reclus promène le lecteur dans les paysages et les cultures de chaque “ pays”. Le Festin a sélectionné trois titres correspondant à des territoires de la Nouvelle-Aquitaine : Les Landes, Les Limousins, Les Charentes. • Sur le toit des eaux, entre Loire, Gironde et Charente, le Limousin est un domaine des Vents errants, infinis, sans contrainte et sans écho. Les gémissements de l’air n’y sont que des déchirures de son équilibre. Il n’y sonne contre aucun rocher. Point de selve qui l’assouplisse et l’assoupisse dans les détroits de ses fûts, à travers la mer de ses feuillages.” D’une manière assez merveilleuse, Onésime Reclus épouse le souffle du vent pour nous décrire la terre, évoquer les croupes de la Margeride, les ravines du Lot, les gorges de Bort. Il mêle les éléments aux matériaux pour mieux observer et commenter les caractères des contrées qu’il visite. Ainsi, la science qu’il a de ces lieux devient poésie vivante. De l’explication du nom le “ plateau des Millevaches ”, il brode toute une histoire dont le décor est fait de fougères, de châtaigniers, de ruissels et riviérettes, de brande et de coulière… Et sans vraiment s’en apercevoir, et avec le plaisir de la découverte, il nous conte la Vézère, la Corrèze, les Monédières, les Jardins d’Armide, “l’obscure Dordogne ”, les Bas et Moyen Limousins, jusqu’aux pays du Marchois. Onésime Reclus n’a cure des frontières administratives, il suit les vallées, les courants, les sommets des chaînes montagneuses. Des noms appellent des images, des langues suggèrent des histoires. Il vagabonde, sans jamais perdre sa direction, peignant des Limousins (le pluriel vient de l’édition actuelle) en parfaite harmonie.

ROSSI-LAGORCE Régine, LAGORCE Bernard : La Pétronille, histoire et cent recettes aux Bois-Vignaux. 1 vol. br, 256 p, éd. les Monédières, 20 €.

Z PtronilleHistoire d’une femme ! Histoire d’une ferme de Corrèze au début du XXème siècle… Régine raconte avec affection et tendresse la vie de Pétronille et nous fait découvrir le quotidien d’une petite exploitation agricole de Corrèze comme il en existait encore il n’y a pas si longtemps. Pétronille habitait la ferme du Bois-Vignaux. Chaque jour, chaque semaine, étaient rythmés par le travail de la ferme. La rencontre de Renaud, qui fait vivre aujourd’hui le Bois Vignaux, a permis à l’auteur de découvrir Pétronille. Par cette histoire, Régine Rossi-Lagorce la ressuscite et lui rend hommage. Elle raconte la vie quotidienne dans une ferme corrézienne d’autrefois : le feu du cantou qui éclaire, chauffe et cuit ; le travail du lait : beurre ou caillade ; les marchés, la lessive, le pain, les tourtous, le cochon, le travail de la terre et le potager. Cent recettes savoureuses et généreuses de Régine viennent compléter cette belle histoire.

• TEINDAS Nicolas, MARCHOU Sylvain : Un jour, la terre. Paroles du Causse. Préface de Pierre Bergounioux. 1 vol. br, illustrations, éd. Les Ardents éditeurs, coll. Beaux livres, 22 €.

arton442-d0eefLeurs mains calleuses ont serré trop de cordes, elles se sont sculptées comme des pieds de vigne, noueuses et tordues par les tourments des années. Le temps a creusé dans leurs pognes les sillons qu’ils ont labourés une vie durant. Leurs dos se sont usés au mouvement balancé des moissons, aux gerbes hissées sur la charrette. Leurs visages se sont burinés aux soleils de tous les étés, aux mille frimas où il a fallu sortir travailler. Dans cet ouvrage se dévoile le portrait d’une génération, d’hommes et de femmes attachés à leurs terres caillouteuses et dont les saisons rythment l’existence. Durant plusieurs années, Nicolas Teindas et Sylvain Marchou ont frappé à leur porte, ont franchi les seuils de leur maison. Recueillant une trentaine de témoignages, ils livrent ces paroles du Causse que subliment des photographies en noir et blanc. De page en page se succèdent des instantanés de vie humaine, le quotidien de ces anciens devenus les sentinelles du Causse corrézien. Nicolas Teindas, auteur des textes, né en 1979 à Brive-la-Gaillarde, est  diplômé de Sciences Po. Depuis 2013, il est directeur d’une ONG dans le domaine de la démocratie. Il reste très attaché à sa terre natale et anime chaque année depuis 2007 un festival de musique à Estivals en Corrèze. Sylvain Marchou, auteur des photographies, né en 1964 à Brive-la-Gaillarde, a débuté comme apprenti  chez un photographe social, à Figeac. Son parcours photographique le conduit dans des usines et ateliers du bassin de Brive, puis dans les jardins familiaux. Depuis 2012, son regard se porte sur les anciens agriculteurs du Causse entre Corrèze, Lot et Dordogne.

TERRIER Gérard : Un enfant des Coutures : grandir dans une cité ouvrières de Limoges dans les années 50. 1 vol. br, 200 p, illustrations, biblio, éd. de la Veytizou, 22 €.

Z TERRIER Dans les années 50, l’auteur Gérard Terrier a grandi dans l’une des plus anciennes cités ouvrières de Limoges : Les Coutures. Construite dans les années 30, à deux pas de la gare des Bénédictins et de son célèbre campanile, la cité des Coutures a accueilli de nombreuses familles ouvrières et particulièrement cheminotes. C’était au temps où il y avait peu d’argent, beaucoup de travail et une solidarité incommensurable.  Devenu chef de service au C.H.U. Dupuytren de Limoges, le Docteur Gérard Terrier n’a pas oublié la cité de son enfance, l’école du boulevard Saint-Maurice, le lycée Gay-Lussac et la faculté de Médecine… Une fidélité exemplaire !

TRAUMAT Guy : Esse, en Charente limousine : une histoire de la commune, des origines à 1970. 1 vol. br, éd. La Geste éditions, coll. Pays d’histoire, 20 €.

Z TRAUMATUn menhir, deux dolmens, quelques tegulae, les traces d’une voie romaine et d’un lieu de culte, des vases funéraires et des sarcophages, tels sont les témoignages nombreux d’une occupation féconde et très ancienne de la commune d’Esse. Tout au long du Moyen Âge, la population paysanne mène une vie misérable et tourmentée. Malgré une seigneurie dominante, une paroisse va naître et se structurer autour d’un clergé plus bienveillant et d’une église plus protectrice. La révolution de 1789 amène jusqu’au plus profond de notre territoire un bouleversement considérable avant que des notables prennent en main de façon efficace les destinées de la commune. Les guerres du XXe siècle laissent des traces profondes et il faut attendre les années 1970 pour que les progrès techniques transforment complètement un monde paysan qui n’avait guère évolué. Entre légendes, anecdotes et documents inédits, Guy Traumat redécouvre la vie de sa commune et de quelques personnages qui en ont façonné l’identité. Acteur lui-même pendant 31 ans de la vie municipale d’Esse, il livre ici un hymne à la ruralité et à sa commune.

VALADE Jean-Michel : À la découverte mémorielle des rues de Brive. 1 vol., 112 p, éd. Le Puy-Fraud –  Lucien Souny, 9,90 €.

Z ValadeSans en avoir conscience, les Brivistes vivent dans un panthéon à ciel ouvert ! Il leur suffit de lever les yeux aux angles des rues, et les plaques disent tout… ou presque : le roman national républicain, le culte de la petite patrie, les gloires municipales, les bienfaiteurs de l’humanité, les héros victorieux des guerres contemporaines… Une profusion d’hommes, une bien maigre brassée de femmes et une poignée de dénominations d’usage qui ont su se préserver de la rouille des siècles. Les plaques de rues racontent toujours beaucoup de choses et en suggèrent d’autres. Autant dire que le patrimoine toponymique est essentiel pour comprendre une ville, ses mentalités et finalement son histoire. Que l’on soit briviste de naissance ou d’adoption, ou simplement de passage dans la cité corrézienne, l’auteur invite le lecteur  à une passionnante et enrichissante balade mémorielle dans les rues de Brive,  bâton en main et besace sur l’épaule.

VUILLIER Gaston (1846-1915), HOUDART Marie-France :  : Sorcellerie et culte des fontaines en LimousinSuivi de L’eau, le diable, les saints : Retour aux sources, par Marie France Houdart.  Préface de Alain Sentier. Présentation de  Karine Lhomme. 1 vol. br, 163 p, illustrations en couleur, éd. Maiade (Lamazière-Basse), 25,50 €.

Vuillier 01Réunit 2 articles de Gaston Vuillier publiés dans la revue Le Tour du monde  : “ Chez les  magiciens et sorciers de la Corrèze” (1899) et “Le culte des fontaines en Limousin” (1901). Dès son arrivée à Gimel en 1892, le peintre et grand voyageur Gaston Vuillier est fasciné par la Corrèze qu’il découvre : les pratiques magiques de ses forgerons-guérisseurs, les rituels secrets des “recommandeuses“ qui savent “tirer les saints“ et guider les malades auprès des fontaines sacrées, et bien d’autres “sorcelleries“.Il leur consacre deux articles,  Chez les magiciens et sorciers de la Corrèze  et  Le culte des fontaines en Limousin  qui paraissent dans Le Tour du monde en 1899 et en 1901, accompagnés de dessins d’une grande puissance. Les premiers font partie des collections du Musée du Cloître de Tulle, qui leur a consacré une exposition en 2011. Ils paraissent ici dans une nouvelle édition, accompagnés d’une présentation ethno-historique de Marie-France Houdart qui aide à mieux comprendre l’origine et le sens de rites secrets restés pour certains bien vivants. Faut-il y voir des restes de paganisme, des superstitions d’un autre âge, ou autre chose ? Que s’est-il passé quand une religion, au nom de Dieu et de ses saints, s’est installée à la place d’une autre ? Ces pratiques sont-elles une spécificité limousine ? Faut-il croire pour guérir ? 

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

GLOAGUEN Philippe : Limousin : Nouvelle Aquitaine 2019-2020Nouvelle édition. 1 vol. br, 320 p, illustrations n-b et coul, cartes, plans, index,  éd. Hachette Tourisme, coll. Guide du routard, 13,20 €.

Z Routard limousin Le Routard fait figure, selon son éditeur, de meilleur compagnon de voyage depuis 45 ans. Dans cette nouvelle édition du Routard Limousin le lecteur pourra trouver une première partie en couleurs avec des cartes et des photos, pour découvrir plus facilement la région et repérer les  coups de cœur des auteurs, avec des suggestions d’itinéraires et des informations pratiques pour organiser son séjour. Comme dans les précédentes éditions, le guide comporte des adresses souvent introuvables ailleurs, des visites culturelles originales en dehors des sentiers battus ainsi qu’une masse d’informations pratiques, constamment remises à jour, le tout prolongé par  des cartes et plans détaillés, eux aussi actualisés.

◘ DIVERS

LAINÉ Christian, ROULIÈRE Olivier, ROSSI-LAGORCE Régine : Je démarre mon potager bio en Limousin. 1 vol. br, 64 p, éd. Les Monédières, 10 €.

Z Monédières bisUn livre qui réunit un jardinier, un romancier et une cuisinière, chacun à sa façon, se faisant  chantre du bon du beau et du local en Limousin ! Jardiner facile, zen, simple, beau et efficace ! Un potager productif et un beau jardin sans y passer des heures ? C’est possible!  Olivier Roulière est jardinier professionnel, Christian Lainé se définit comme un “intermittent ” du jardinage, romancier, curieux de tout et amoureux des jardins. Ils viennent à la rescousse des citadins et néo-ruraux néophytes qui souhaitent se lancer sur leur balcon ou un petit bout de terrain. Ils détaillent gestes et savoir-faire jardiniers dans un style vivant et alerte et font la preuve par leur expérience qu’il est non seulement possible, mais aussi facile de s’offrir un petit jardin paradis pour mettre quelques légumes bios de chez soi dans son assiette. Une seule condition : être bien guidé pour créer le jardin le plus naturel et autonome possible. Dix recettes savoureuses de Régine Rossi-Lagorce complètent ce guide quasi-exhaustif du parfait jardinier débutant.

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• BAZIN Jean-François : Le Clos des Monts-Luisants. 1 vol. br, 580 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,50 €.

Z BazinLa grande saga du vignoble bourguignon. Au lendemain de la Grande Guerre, bouleversé par la disparition de son aîné dès 1914, Bénigne Papillard cède peu à peu sa propriété de Gevrey-Chambertin à son benjamin, Philippe, ainsi qu’à ses filles, mariées à deux frères négociants en vin beaunois. La crise frappe. La révolution d’Octobre assèche le marché russe. Les débouchés américains se tarissent avec l’entrée en vigueur de la Prohibition. Plus que jamais les vignerons veulent s’affranchir de la dépendance des négociants. Ils sont de plus en plus nombreux à mettre eux-mêmes en bouteilles, à s’unir et à se battre pour faire reconnaître leurs appellations d’origine, leurs crus, leurs climats. Entre ses beaux-frères qui font feu de tout bois pour sauver leur maison de négoce et Philippe, qui épouse la cause des propriétaires et tente de reconstituer parcelle après parcelle un vignoble historique dans le but de la faire classer grand cru, le ressentiment devient inévitable…

BÉOUTIS Didier, HASQUENOPH Sophie (sous la direction de) : Les écrivains dans la grande guerre. Préface de Jean Orizet. 1 vol. br,  320 p, éd.  Glyphe, 20 €.

Z Ecrivains guerre En juin 1919, à l’initiative de Henry Malherbe, Maurice Genevoix et Roland Dorgelès notamment, quatre-vingts écrivains rescapés de la Grande Guerre se rassemblent pour fonder l’Association des écrivains combattants (AEC). Leur objectif ? Rendre hommage et préserver la mémoire des hommes de lettres morts au champ d’honneur ; créer et renforcer les liens entre les survivants. Parmi eux, des personnalités déjà connues : Guillaume Apollinaire, Charles Péguy, Alain-Fournier, Louis Pergaud, mais, pour la plupart, des jeunes talents inconnus. Au total : 560 disparus. L’AEC leur consacrera en 1926 une Anthologie en cinq volumes et 4 000 pages. Elle obtiendra, en 1927, que leurs noms soient gravés sur les murs du Panthéon. Après cent ans d’existence, l’AEC reste bien vivante. Elle honore les disparus, encourage la création littéraire en attribuant des prix et suscite l’intérêt des jeunes en les associant à ses manifestations. À l’occasion du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, cet ouvrage collectif montre la diversité des écrivains qui firent pour la France le sacrifice de leur vie : universitaires, autodidactes, prêtres, ultra-marins, étrangers, jeunes et vétérans. Ce livre de ferveur se veut un rempart contre l’oubli.

• GENEVOIX Maurice : Ceux de 14. Dossier établi par Florent Deludet. Préface de Michel Bernard. Regroupe Sous Verdun, Nuits de guerre, La boue, Les Éparges… 1 vol. br, 950 p, éd. Flammarion, 9,90 €.

Z Genevoix 14 1er août 1914 : la France décrète la mobilisation générale. Le 2 août, Genevoix, brillant normalien qui n’a pas 24 ans, rejoint le 106ème  régiment d’infanterie comme sous-lieutenant… Neuf mois plus tard, il est grièvement blessé et est réformé. Fin de la guerre pour le jeune Genevoix. Entre ce mois d’août 1914 et les trois balles qui l’atteignent, le 25 avril 1915 dans la Tranchée de Calonne, le jeune homme aura participé à la bataille de la Marne, marché sur Verdun et, surtout, pendant quatre longs mois, défendu les Éparges. Sur cette colline meurtrière, les combats se font au corps-à-corps, à la grenade, et sous le feu des obus. Entre l’été et le printemps revenu, il vit le quotidien du fantassin, la boue, le sang, la mort, alors que le commandement croit encore à une guerre courte. 1916 : Genevoix publie Sous Verdun, écrit en quelques semaines et largement censuré. Suivront Nuits de guerre (1917), Au Seuil des Guitounes (1918), La Boue (1921) et Les Éparges (1923), réunis sous le titre de Ceux de 14 en 1949. Il s’agit de l’édition définitive retravaillée par l’auteur. Cette nouvelle édition, préfacée par Michel Bernard et suivie d’un dossier réalisé par Florent Deludet, comprend des photographies du texte censuré, des carnets de Genevoix, de sa correspondance et de ses “ camarades du 106”, véritables héros de ce récit. Ceux de 14 n’est pas seulement le plus grand classique sur 14-18, c’est l’ouvrage d’un immense écrivain.

 • GENEVOIX Maurice : Rémy des Rauches. Nouvelle édition présentée par Francine Danin. 1 vol. br, 245 p, éd. Flammarion, 7 €.

Z Genevoix_Remi-des-Rauches_765Rémi humble pêcheur des bords de Loire a une passion, se balader aux bords de Loire et taquiner le chevesne ou le gardon. Une grande amitié, filiale, le lie au père Jude. Figure tutélaire, mi homme des bois, mi chamane du fleuve. Rémi s’engage auprès d’un pêcheur professionnel pour une saison. Puis survient la grande inondation qui mettra en péril la population. Rémi n’écoutant que son courage portera assistance aux siens. Homme raisonnable, bon et inintéressé, Rémi rentrera dans un conflit avec son ami et employeur, puis fera la rencontre de Bertille qui le mènera à la ville. La grande Babylone, Orléans. Rémi ne sera jamais plus le même et surtout ne sera pas ce qu’il aurait du être.  Genevoix nous livre un récit dont il a le secret. Découpé en quatre parties distinctes. On aborde la vie d’un homme qui se laisse porter par le courant de la vie, qui est parfois agité comme Son fleuve, la Loire. Car c’est lui le personnage principal. le Fleuve qui nourrit, qui distrait, qui prend les vies et revient dans son lit, comme si de rien n’était. Et les hommes acceptant sa nature destructrice le ré-adoptent, et tombent sous le charme de ses caprices et des ses atours. Il s’agit du fleuve qui à l’instar du Nil, fait la vie des hommes, modèle leurs pensées et les emprisonne dans ses méandres. de très belles descriptions de la Loire sont tracées par Genevoix, ses couleurs, ses alentours, ses courants, enfin sa personnalité, comme une déesse. La Loire des hommes, des petites gens, loin de la Loire des Rois et des châteaux. J’ai revu dans ces pages des scènes de pêche au petit matin brumeux, des gouttelettes en suspension dans l’air qui effacent le contour des choses, le bruissement de la végétation qui signale une présence, le col remonté, hypnotisé par la lente dérive du bouchon dans le courant. Attention, il s’agit avant tout d’un roman sur les hommes et le Fleuve.(extrait du site babelio.com)

◘ HISTOIRE

BECK Patrice (sous la direction de) : Le couvent des Cordeliers du Mont Beuvray : histoire et archéologie . 1 vol. br, 344 p, illustrations, éd. Bibracte – Centre archéologique européen (Glux-en-Glenne – Nièvre),  35 €

50489 La présence humaine sur le Mont Beuvray n’a pas cessé après Bibracte. Les recherches sur la chapelle Saint-Martin et sur la fontaine Saint-Pierre l’avaient déjà montré. Celles entreprises entre 1989 et 1998 sur la Pâture du Couvent en apportent de nouveaux et puissants témoignages que le présent ouvrage détaille et analyse. Sur les vestiges antiques abandonnés dans les premières décennies du Ier siècle, huit phases d’aménagements se succèdent ici, entre l’Antiquité tardive et la première moitié du XVIIIè siècle. Ce sont d’abord quelques traces fugaces mais certaines d’un ou deux bâtiments appuyés sur les ruines gallo-romaines et datables des IV-VIIè siècles. C’est ensuite, au XIIIè siècle, la construction en deux temps principaux des bâtiments d’une grosse ferme dépendant très vraisemblablement des Bénédictins d’Autun qui exploitent alors des terres et desservent la chapelle Saint-Martin. C’est enfin, dans les dernières décennies du XIVe siècle ou au début du suivant, l’installation d’une communauté de frères Franciscains qui y élève progressivement un couvent qui subit de nombreuses transformations scandées notamment par deux destructions au XVIè siècle. L’établissement est déclaré comme désert en 1699, sa vente est consommée en 1737. L’organisation générale, dans la complexité de ses diverses composantes, est bien conservée. Les techniques et les matériaux de construction successivement utilisés s’y révèlent parfaitement. Les mobiliers associés (terre cuite, métal, verre) constituent des corpus abondants et diversifiés, notamment pour le XVIè siècle. Entreprendre sur ce gisement une étude approfondie, tant archéologique qu’archivistique, c’était répondre d’abord à l’exigence de prendre en compte l’ensemble de l’histoire du site : Bibracte – Mont Beuvray n’a jamais cessé d’être un lieu de pratiques mémorielles, entre la guerre des Gaules et les campagnes archéologiques du Centre archéologique européen. Ce fut aussi la possibilité d’étudier, au mieux, l’organisation et les aménagements d’un couvent franciscain hors des contraintes urbaines qui pèsent généralement sur les implantations de cet ordre religieux. En tentant enfin de savoir pourquoi des frères Cordeliers, plus habitués aux ambiances urbaines et aux cours princières, s’étaient installés en ce lieu sinon isolé du moins très rural et retiré, l’enquête n’a pas fait que rencontrer l’histoire locale. Sans doute remplacent-ils les Bénédictins pour assurer une présence ecclésiastique sur cette montagne qui accueille chaque année foires et rogations. Mais les frères sont des Colettins, chargés de desservir les établissements de Clarisses que Colette de Corbie (1381-1447) réforme ou fonde, de la Comté d’outre-Saône au Berry d’outre-Loire et, parmi eux, s’est glissé un espion du type de ceux qui prolifèrent alors en ces contrées de frontières au temps du conflit entre Bourgogne, France et Angleterre… C’est donc aussi d’histoire générale, de l’Ordre franciscain et des relations entre principautés, que traite le présent ouvrage à travers les résultats de vingt années de fouilles archéologiques, d’analyses des découvertes et de recherches contextuelles.

 • BECK Patrice, FAUCHER Frank, MAIGROT Jean-Louis (sous la direction de) : Élevage et forêt sur la montagne dijonnaise à la fin du moyen-âge. Deux établissements forestiers d’éleveurs en Terre de Saint-Seine Saint-Martin-du-Mont (Côte d’Or).  1 vol. br, 284 p, éd. Mergoil, coll. Europe médiévale, 15 €.

elevage-et-foret-dijonnaisLes deux établissements désertés dont il est ici question sont localisés à environ 1,5 km l’un de l’autre dans le massif forestier couvrant les marges du finage de Saint-Martin-du-Mont sur la Montagne dijonnaise, à une vingtaine de km au nord-ouest de la capitale bourguignonne. Celui des bois de Cestres a fait l’objet d’une fouille aussi exhaustive que possible entre 2003 et 2012. Celui des bois de La Combe d’Été a été sondé en 2012. Ils ont tous les deux été fondés, occupés et désertés au XIVe siècle et présentent la même configuration de hameaux spécialisés dans l’élevage ovin. Sans doute s’agit-il, pour l’un, des Bordes Gaudot attestées dans la documentation écrite comme actives de 1323 à 1413 et déclarées comme désertées en 1417, pour l’autre des Bordes de Cuylles ou Descuilles citées en 1371 et en 1394-1395. La commune actuelle, l’une des plus vastes de Côte d’Or, est l’héritière directe de la « Terre de Saint-Seine ». C’est le domaine proche de l’Abbaye bénédictine éponyme fondée au Temps mérovingiens sur la route qui, de Dijon à Troyes en Champagne, assure un passage commode entre le sillon rhodanien et le bassin de la Seine. Aux XIIIe et XIVe siècles, cet itinéraire constitue l’un des axes majeurs du commerce international de la laine, emprunté notamment par les marchands italiens fréquentant les foires de Champagne. Avec la fondation tardive des deux établissements dans ses marges forestières, l’abbaye entendait participer de cette dynamique économique. Mais celle-ci décline au siècle suivant sous les coups des désordres liés à la guerre de Cent Ans et à la Peste Noire. L’ensemble a offert la possibilité non seulement de conduire une fouille approfondie sur des habitats ruraux désertés du bas Moyen Âge, ce qui reste somme toute encore peu courant, mais aussi de mettre au jour les témoins matériels d’un puissant phénomène surtout connu par la documentation écrite. Il a aussi permis d’étudier non seulement les habitats, la culture matérielle et les activités de production des groupes résidents, mais aussi, sous le couvert forestier protecteur, l’organisation des territoires exploités alentours. Trois parties complémentaires structurent ainsi le présent ouvrage. Il s’ouvre par une monographie archéologique décrivant le détail des constructions et des mobiliers enregistrés à la fouille, pour évoquer les niveaux techniques et les conditions de vie. Il se poursuit avec un essai d’Archéo-géographie du territoire associant l’étude du parcellaire, l’analyse physico-chimique des sols et celle des cortèges végétaux, afin de restituer le paysage environnant et les modalités d’exploitation des ressources. Il s’achève par une étude des documents écrits, dénombrements, comptabilités, actes notariés, pour témoigner du contexte socio-économique.

• BERTE-LANGEREAU Philippe : Les loups dans le Morvan. 1 vol. br, 126 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Alan Sutton, coll.Témoignages et récits, 20 €.

4070300► Originaire de Saint-André-en-Morvan, Philippe Berte-Langereau recueille depuis une quarantaine d’années des documents sur le Morvan et il  s’attache au fil de ses ouvrages à mettre au jour les traditions populaires morvandelles. Il est l’auteur de nombreux livres sur sa région et ses habitants. Après son roman “Les loups n’oublient jamais”, paru en 2016 chez le même éditeur, il repart sur les traces de cet animal dans le Morvan en s’appuyant sur des témoignages et des documents d’archives. Entre histoire, ethnographie et ethnologie, il interroge le passé et le présent sans jamais les dissocier. Très présent dans l’imaginaire collectif, le loup, qui revient progressivement dans nos campagnes, interroge et ravive certaines peurs. Avec “Les loups dans le Morvan”,  Philippe Berte-Langereau se penche sur la présence passée du prédateur dans le Morvan et ses alentours. Il s’appuie sur de nombreuses anecdotes qui en font un récit vivant et permettent de mieux comprendre les rivalités qui ont opposé l’homme et le loup pendant des siècles.

BOUCHOUX Christian: Vivre et mourir en Morvan du XVIè au XVIIIè siècle : 3ème partie : Les approches religieuses et sociales. 1 vol. br, illustrations, éd. Académie du Morvan, Bulletin n° 83.

Z image► Avec ce troisième bulletin relatif à la vie en Morvan sous l’Ancien Régime Christian Bouchoux   met un terme à cette étude. Ainsi, le présent bulletin, plus développé, est en partie consacré aux phénomènes religieux qui ont marqué l’histoire du Morvan dans cette période, autant sur le plan patrimonial et sur ce qu’il en reste, qui se sont fait jour, en particulier lors de l’apparition de la religion protestante, mais aussi au travers du prisme des pratiques liées aux manifestations de la foi. La place de l’homme dans l’école, la famille, le niveau social, les métiers, la justice constituent un second volet, avec  les cahiers de doléance de 1789 résumant d’une certaine manière quelques-uns des aspects précédents…

• CORNAILLE Didier: Petits pays de France. Paysages, origines, traditions. 1 vol. br, 810 p, éd. Presses de la Cité, coll. Omnibus, 29 €.

419dqn273EL._SX328_BO1,204,203,200_Un voyage insolite et poétique à travers les tout petits terroirs de France. Une encyclopédie unique en son genre, qui marie l’histoire des hommes à celle des paysages, l’évocation des cultures locales à la découverte des forces géologiques qui ont façonné la nature.Une somme patrimoniale, par un auteur qui connaît les multiples paysages de la France… Les Amognes, l’Artense, le Boréon, la Bouriane, le Capcir, la Forterre, la Gallésie, la Lémance, la Margeride, les Mauges, le Quercorb, le Ségala, le Volvestre, le Valgaudemar… Autant de noms familiers pour ceux qui y vivent, mais mystérieux pour le voyageur. Les tout petits pays de France ont ceci de magique qu’ils sont à la fois très français et très exotiques, car s’ils ont tissé l’histoire de la nation, ils ont aussi le plus souvent gardé toute la force de leur particularisme. Didier Cornaille, grand marcheur et auteur bien connu des collections terroir, a parcouru pendant dix ans la France au pas de son cheval. C’est ainsi qu’il a imaginé cette géographie exceptionnelle : c’est la France vue du ciel, mais en rase-mottes, par-dessus les collines jusqu’au creux des vallées, depuis la source à peine visible sous les herbes jusqu’à l’estuaire qui se déploie face au large.  On y découvre que les frontières restent bien vivantes, malgré les conquêtes et les lois des régimes centralisateurs, parce qu’elles ont été tracées par une rivière, une lande, un coteau crayeux bien plus que par la folie guerrière des hommes.

DEVAUX Jean,  MARCHAL Matthieu (édition établie par) : L’art du récit à la cour de Bourgogne. L’activité de Jean de Wawrin et de son atelier. Actes du colloque international organisé par l’Université du Littoral à Dunkerque (24 et 25 octobre 2013). 1 vol. br, 402 p, biblio, index, éd. Honoré Champion, coll. Bibliothèque du XVè siècle,  50 €.

Z ART DU RECIT BOURGOGNEJean, bâtard de Wavrin  (1400-1475), fut tout à la fois homme d’armes et diplomate au service du duc de Bourgogne Philippe le Bon, mais aussi chroniqueur et amateur de livres : de même qu’il entreprit, dès 1446, la rédaction de son recueil des “Croniques et anchiennes istories de la Grant Bretaigne a present nomme Engleterre, œuvre historique inédite vouée à ce royaume dont les ducs de Bourgogne se firent, pour un temps, les alliés, il s’appliqua à réunir, au fil des années, une collection de romans de chevalerie en prose illustrés dans l’officine du “Maître de Wavrin”, artiste lillois anonyme qui doit son nom à son commanditaire principal. Conçu dans une perspective interdisciplinaire, aux confins de la philologie, de l’histoire et de l’histoire de l’art, le présent ouvrage regroupe les actes des rencontres qui se sont tenues à l’Université du Littoral – Côte d’Opale (Dunkerque) les 24 et 25 octobre 2013. Ainsi vise-t-il à éclairer d’un jour nouveau le véritable foyer littéraire et artistique dont Jean de Wavrin fut le maître d’oeuvre et la remarquable impulsion donnée par la cour de Bourgogne à l’évolution de l’art du récit. Jean Devaux est professeur à l’Université du Littoral – Côte d’Opale. Matthieu Marchal est maître de conférences à l’Université de Lille. Leurs recherches portent sur la littérature française du Moyen Âge tardif, plus particulièrement à la cour des ducs Valois de la maison de Bourgogne

FOUQUIN Barbara : L’école autrefois dans l’Yonne. 1 vol. br, 170 p, illustrations n-b, éd. Alan Sutton, coll. Provinces mosaïques, 20 €.

Z FouquinL’enseignement n’était pas la préoccupation première du département de l’Yonne avant 1830, mais à la suite d’un ensemble de lois portant sur l’instruction publique, il le devint. À partir de 1831, des écoles normales primaires devaient être établies au chef-lieu de chaque département français afin de former de bons instituteurs. Après beaucoup d’hésitations, celle d’Auxerre vit le jour en août 1834. En 1881, soutenues par l’Auxerrois Paul Bert alors ministre de l’Instruction publique, les lois Ferry entraînèrent d’importantes modifications sur l’enseignement primaire. La laïcité supprimait l’enseignement religieux et évinçait le clergé de l’enseignement public. La gratuité générale était également instituée pour tous les élèves. Dans beaucoup de communes de l’Yonne, il fut délicat de pratiquer l’ouverture ou la construction de bâtiments destinés à l’école, et la mise en application de la loi ne se fit pas sans difficultés. Dans cet ouvrage très documenté, Barbara Fouquin revient sur la formation des maîtres, les manuels scolaires, les programmes, la mise à disposition de bâtiments et sur les enjeux politiques et moraux de l’école telle qu’elle s’est construite en France au XIXe siècle.

LEBLOND Caroline : Les verres antiques d’Alésia. Préface François Sauvadet, Avant-propos Gilles Sauron, Claude Grapin et Marie-Dominique Nenna. 1 vol. br, 423 p, illustrations, biblio, éd. Mergoil, coll. Monographie – Instrumentum n° 57, 58 €.

les-verres-antiques-d-alesia► Cet ouvrage est consacré à la collection des verres antiques d’Alésia. Les découvertes d’époque gallo-romaine – récipients, petits objets et verre architectural –, très largement inédites, font ici l’objet d’une étude intégrale qui souligne la place particulière du site. Alésia se situait, à l’époque antique, à proximité d’un des principaux carrefours du nord-est de la Gaule et le faciès du mobilier en verre en témoigne. Celui-ci est en effet composé d’importations du bassin rhodanien, de la Suisse occidentale, de Rhénanie et même d’Italie et de Méditerranée orientale. L’examen du répertoire des formes indique que les besoins de vaisselle en verre devaient être principalement assurés par des ateliers de verriers régionaux. Par ailleurs, la confrontation des compositions de mobilier issu de contextes de nature différente – domestique, artisanale, cultuelle, funéraire – indique qu’une vaisselle en verre d’usage courant devait être choisie pour répondre à des besoins ou pratiques particuliers. Si ce type d’analyse permet d’enrichir les connaissances sur l’utilisation du verre à l’époque antique et plus largement sur la vie quotidienne durant l’Antiquité, il semble aussi possible, à la manière d’autres types de mobiliers, de contribuer à la caractérisation des sites archéologiques par l’observation de la distribution des formes de vaisselle en verre.

LE PAGE  Dominique, JARRIGE François, PASSAQUI Jean-Philippe (sous la direction de) : Annales de Bourgogne – n° 3-4 (2018) : La question énergétique en Bourgogne, du Moyen âge à nos jours. 1 vol. br, 192 p, illustrations n-b et couleur, éd. éditions universitaires de Dijon – Société des Annales de Bourgogne, 30. €.

La-question-energetique-en-BourgogneLes Annales de Bourgogne sont une revue historique trimestrielle fondée en 1929. Elles constituent la revue scientifique de référence sur l’histoire de la Bourgogne, comprise dans le sens le plus large. La question énergétique fait l’objet de recherches renouvelées en histoire et dans les sciences sociales. Ce numéro propose un dossier sur l’énergie en Bourgogne qui entend interroger quelques pistes pour répondre aux questions soulevées aujourd’hui par les enjeux climatiques et nos manières d’habiter la terre. Ce dossier est suivi d’un important hommage rendu à Pierre Lévêque, spécialiste de l’histoire contemporaine de la Bourgogne, professeur à l’université de Bourgogne, disparu le 29 janvier 2017.

• MITTERRAND François: Lettres à Anne (1962-1995). Nouvelle édition.  1 vol. br, 1008 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 11,20 €.

product_9782072763885_195x320En 1962, un homme politique français de quarante-six ans rencontre à Hossegor, chez ses parents, une jeune fille de dix-neuf ans. La première lettre qu’il lui adresse le 19 octobre 1962 sera suivie de mille deux cent dix-sept autres qui se déploieront, sans jamais perdre de leur intensité, jusqu’en 1995, à la veille de sa mort.  Les lettres de celui qui fut deux fois président de la République nous dévoilent des aspects totalement inconnus d’un homme profondément secret que chacun croyait connaître. Deux lettres, parmi des centaines, témoignent de la constance de cet amour.  Le 15 novembre 1964, il écrit : « Je bénis, ma bien-aimée, ton visage où j’essaie de lire ce que sera ma vie. Je t’ai rencontrée et j’ai tout de suite deviné que j’allais partir pour un grand voyage. Là où je vais je sais au moins que tu seras toujours. Je bénis ce visage, ma lumière. Il n’y aura plus jamais de nuit absolue pour moi. La solitude de la mort sera moins solitude. Anne, mon amour.»  Et la correspondance prend fin le 22 septembre 1995, avec ces mots : « Tu m’as toujours apporté plus. Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t’aimer davantage?»

NOUVELLET Yves, LHOMME Patrice (sous la direction de) : Chastels et maisons fortes – Tome 6 :  Actes des journées de castellologie de Bourgogne 2015-2017. Préface d’Édouard Bouyé. 1 vol. br, 346 p, biblio, éd. Centre de castellologie de Bourgogne, 25 €.

chastels-maisons-fortes-6Table des matières : Benjamin Saint-Jean Vitus – Le château de Brancion (Saône-et-Loire) : découvertes archéologiques de 2012 à 2016. Évolution du site de la fin du IXe siècle au début duXVIe siècle – Valentin Chevassu – Étude d’un château de hauteur en sud Morvan. Sondages et prospections aux Roches de Glenne (La Grande-Verrière) – Patrice Beck, Frank Faucher, Jean-Louis Maigrot – Un site fortifié. du XIe-XIIe siècle en forêt de Pasques (Côte-d’Or) : Château Hurpot – Tanguy Leblanc – Cartographie d’une forteresse démantelée, l’exemple de Vergy (Côte-d’Or) – Christophe Cognard – Architecture et datation des églises fortifiées en Bourgogne du sud – Antoine Lacaille – Nouvelles données sur l’enceinte du bourg de Flavigny-sur-Ozerain – Louis Lagrost – Le château de Sauturne et ses seigneurs (commune de Saint-Gervais-sur-Couches, Saône-et-Loire) – Robert Chevrot – Nouvelles notes sur les guerres du Charolais (1477-1478) – Gilles Auloy – Constructions, reconstructions et réparations au château de Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire), du XVe au XVIIIe siècle – Jean-Marie Jal, Michel Maerten, Henri Bonnot, Patrice Lhomme – Le château de Limand à Ciry-le-Noble (Saône-et-Loire) – Max Josserand – La porterie de l’ancienne commanderie de Bellecroix ou autopsie d’une tour-porte – Gil Fraisse – Enquête sur la diffusion d’une forme architecturale : l’escalier à vis octogonal sous encorbellement sur plan carré – Gil Fraisse, Fabien Palisse, Brigitte Colas – Château des Loges, renommé Morlet (Saône-&-Loire). Un château double entre neuf et vieux au XVIe siècle – Nicolas Faucherre – Vauban à Bazoches La distribution du château d’après l’inventaire de 1713 – Hervé Mouillebouche – Une collection retrouvée : la photothèque Charles Suisse – Abel Forey aux archives départementales de la Côte-d’Or – Conclusion : Hervé Mouillebouche.

SEGAUD André : Auxerre, mémoire d’une ville. 1 vol. br, 176 p, 230 illustrations, éd. Alan Sutton, 19,90 €.

9782813812025sAndré Segaud, professeur d’histoire et chroniqueur historique,  est un passionné qui sait faire revivre le passé. Dénicheur d’anecdotes qui rendent la vie de nos ancêtres plus accessible, il a fouillé dans les fonds iconographiques privés ou publics et a trouvé 230 clichés révélateurs de la vie auxerroise de 1860 à 1960. Ces documents composent un véritable livre souvenir où apparaissent monuments, visages et modes de vie d’un autre temps. A la fois savoureux et rigoureux, les textes éclairent et donnent sens à ces photos sur lesquelles défilent élégantes, premières voitures, spectacles, petits moments du quotidien…

THÉLIER Gérard : Cluny en 200 questions – réponses. 1 vol. br, 260 p, illustrations n-b et couleur, éd. Orphie (Saint-Denis-de-La-Réunion), coll.  En 200 questions – réponses, 13,80 €.

Z CLUNY BONNE VERSIONLa découverte d’une ville n’est pas chose si aisée. On peut la traverser, la  survoler,  en voir les aspects les plus connus, décrits, inventoriés, croire l’avoir saisie, au moins dans l’essentiel. Pour la rencontrer vraiment, il faut parfois une vie. Cluny est une de ces cités anciennes chargées d’art et d’histoire que l’on pense pouvoir ajouter à son  tableau  de visites : “J’ai vu l’abbaye, le musée, la rue principale. D’autres cieux m’attendent”… Mais si vous cherchez à vous perdre dans ses rues, si vous regardez autour de vous, beaucoup d’aspects particuliers émergent. Et des questions viennent à l’esprit C’est en répondant à cette curiosité, multiforme, changeante, générale et de détail, que l’éditeur et l’auteur de cet ouvrage espèrent contribuer à votre rencontre avec Cluny. La formule des 200 questions-réponses a déjà fait ses preuves.

• Vézelay : un chemin de lumière. 1 vol. relié, 320 p, illustrations n-b et couleur, éd. Place des victoires, coll. La grâce d’une basilique, 69 €.

Z VezelayL’histoire de la basilique sainte Marie-Madeleine de Vézelay, un des hauts-lieux de l’art roman.  Les pèlerins la visitent depuis des siècles sur la route de Saint-Jacques, les grands écrivains l’ont célébrée : du haut de sa colline inspirée, la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, chef-d’œuvre de l’art roman en Bourgogne, fascine et attire. La beauté du site, ses trésors architecturaux et artistiques (le tympan du Jugement dernier, les chapiteaux, le cloître) en font un des joyaux du patrimoine national. Un patrimoine vivant : les Fraternités monastiques qui habitent le lieu accueillent et animent un édifice résolument tourné vers le public.  Vingt-cinq auteurs, les meilleurs spécialistes (historiens, historiens de l’art, architectes, théologiens), ont été réunis, avec un reportage photographique inédit, ► qui renouvelle le regard sur le lieu.

• VINCENT Daniel Henri, DUMAS Françoise: Sourires du Morvan : Les cartes illustrées au temps des vélocipèdes. 1 vol. br, illustration, éd. Académie du Morvan, Bulletin n° 84.

Z MORVAN SOURIRELe Morvan est, certainement une terre féconde pour l’humour cartophile en dessins légers accompagnés de propos en patois plus ou moins authentique. Ces balivernes et autres sornettes amusaient fort nos grands parents. Des facéties, certes, mais si on les regarde un peu mieux, elles révèlent un monde disparu, beaucoup moins drôle qu’il n’y  paraît. La masse des cartes illustrées humoristiques est largement inexplorée. L’Académie du Morvan propose d’en examiner les principaux thèmes, les personnages mis en scène, la créativité des auteurs, des éditeurs et des dessinateurs, enfin leur signification profonde avec le concours de la linguistique et de l’ethnologie. Son ambition est de révéler un patrimoine ignoré, un sourire d’antan, une réalisation culturellement et économiquement significative avant et un peu après la Grande Guerre. Daniel Henri Vincent est attaché au Morvan depuis qu’il a occupé le poste de sous-préfet de Château-Chinon. Ancien directeur régional des affaires culturelles de Bourgogne, il est président de l’Association bourguignonne des sociétés savantes. Il a publié, outre des travaux personnels, des ouvrages consacrés à Bussy-Rabutin et à son œuvre. Françoise Dumas est maître de Conférences honoraire de Linguistique française (Université de Bourgogne), spécialiste de français régional et de toponymie bourguignonne. Elle a publié de nombreux ouvrages et articles de linguistique et d’onomastique.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

GLOAGUEN Philippe : Eurovélo VI : Bourgogne – Franche Comté. 1 vol. br, 200 p, illustrations n-b et couleur,  cartes, éd. Hachette Tourisme, 14,90 €.

Z EUROVELO VILe Routard publie un nouveau guide consacré au fameux itinéraire EuroVelo 6, et plus particulièrement à sa partie française, entre Bâle et Nevers. Un superbe parcours accessible à tous, qui  fait découvrir tranquillement les beautés naturelles et les richesses culturelles de Bourgogne-Franche-Comté. Un must pour les  prochaines vacances ! Pour concocter ce guide de 200 pages, Le Routard, la région Bourgogne-Franche-Comté et France Vélo Tourisme se sont associés. De Bâle, carrefour européen, à Nevers puis La Charité-sur-Loire, sommet de l’art roman, le guide propose 7 itinéraires détaillés en 34 étapes. Chaque itinéraire comprend sa carte, des centaines d’adresses pour louer des vélos, se loger, se restaurer, des merveilles à visiter et des informations pratiques pour renseigner au mieux les touristes à vélo.  Un guide indispensable pour préparer ses prochaines balades cyclistes sur l’EuroVelo 6.

DIVERS

CHAMBRU Sébastien : 20 déjeuners autour du vin : rencontres viticoles et gustatives en Bourgogne. 2ème édition. 1 vol. br, éd. Bamboo (Chamay-lès-Mâcon), 40 €.

Z DEJEUNER AUTOUR DU VINRevenu sur ses terres natales, à Fuissé, le chef Sébastien Chambru, Meilleur Ouvrier de France a ouvert  “L’Ô des Vignes”. Depuis son restaurant bourguignon, il  part à la rencontre des vignerons de sa région, la Bourgogne. En vingt étapes, il suit les routes viticoles, passe du Mâconnais à la côte chalonnaise, puis à celle de Beaune, pour finir son voyage en côte de Nuits. Son  désir de rendre hommage à son terroir se fait pressant. À chaque étape, Sébastien Chambru  est accueilli par un vigneron qui a préparé le plat familial qu’il aime déguster avec ses vins. De retour dans son restaurant, avec les mêmes ingrédients, le chef cuisinier  crée un nouveau plat.  Ce livre, qui comporte 20 recettes familiales et 20 recettes de chef, imaginatives, inventives, surprenantes, retrace un tour de la Bourgogne et il offre une galerie de portraits, de paysages et  de belles bouteilles.

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

• Black Berry : volume III : Mauvaises nouvelles. 1 vol. br, 280 p, éd. La Bouinotte, coll. Black Berry, 13€.

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Ils sont dix auteurs d’inspirations, de styles différents qui se sont associés pour concocter ce recueil de tranches de nuits blanches. La bande des Black Berry est à nouveau réunie pour ces nouvelles noires et policières. Au gang d’origine, sont venus s’ajouter trois “arpètes” qui ont gagné au sang de leur encrier le droit d’écrire dans la cour des grands, à l’occasion d’un concours de nouvelles. Point commun : Le Berry leur sert de cadre avec ses nuits sombres, ses petits matins brumeux. Un Berry où l’on tue beaucoup, parfois avec esprit, souvent discrètement, ce qui n’empêche pas une franche sauvagerie dans certains cas. 13 petits meurtres en province en  13 mauvaises nouvelles à faire frissonner le terroir.

BOIZEAU Léandre : Vieux, ronchons et heureux de vivre. 1 vol. br, 190 p, éd. La Bouinotte éditions, 17 €.

Vieux__ronchons__5bf7c5290a183  À Saint-Ricart, petit village de cette France qu’on dit « profonde », il y a tout pour être heureux. Et pourtant ça grogne. C’est qu’ils ne sont pas tous faciles les vieux de la commune ! Il y en a, du Ronchon ! Les Jeannot, Michel, Francis, Guitout, Jacques et autre Philippe n’ont pas leur langue dans la poche ! Sans compter que la Françoise et la Suzanne ne sont pas en reste. Et des motifs de mécontentement, ce n’est pas ce qui manque : la balayeuse qui brosse l’herbe des fossés, les retraites qui baissent, les prix qui augmentent, les usines, les écoles, les bureaux de poste, les maternités, les gares et même jusqu’aux pissotières communales qui ferment, le téléphone qui n’arrête pas de sonner pour un oui pour un non, ces comédiens de footballeurs qui n’arrêtent pas de grimacer, la canicule, les particules fines… Tout va mal ! Et pour le faire savoir, on peut compter sur cette fine équipe toujours prête à dégainer.  C’est alors que Monsieur le Maire, qui est confronté chaque jour aux récriminations de ses chers administrés, va avoir une idée de génie : pourquoi ne pas mettre en scène ce concert de lamentations dans un Musée des Ronchons, une sorte de loft story rural qui permettrait aux citadins de découvrir une culture qu’ils ne connaissent pas ? C’est une belle idée, mais il va avoir bien des occasions de la regretter… C’est drôle, savoureux, irrésistible, émouvant parfois, parce que ça sent le « vrai », le vécu.

• BUISSON Georges : George Sand en ses jardins ; récit. 1 vol. br, 240 p, éd. L’Harmattan, coll. Amarante – Récits, 21,50 €.

Z BUISSONUn matin, à la fin de l’été, un personnage pénètre, presque par effraction, dans la propriété de George Sand à Nohant. Dans la solitude de cette journée particulière, il va littéralement se délecter de cet espace particulier. Un récit qui se veut subjectif et personnel se révélant, au fil des pages, une quête à effectuer, un jardin à partager. Georges Buisson, après une carrière dans l’action culturelle a été pendant plus de dix années administrateur du domaine de George Sand à Nohant, du palais Jacques Cœur et de la crypte de la cathédrale Saint-Etienne à Bourges, pour le Centre des monuments nationaux. il préside actuellement le conseil d’administration de la Maison de la culture de Bourges. Il donne régulièrement des conférences sur des sujets littéraires ou historiques. « George Sand en ses jardins » est son quatrième ouvrage.

CAMAILLE Serge : Le paysan sans vache. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z camailleMon petit paysan sans vache , une tendre moquerie à l’encontre de Frédéric, parce qu’il a choisi de rester proche de la terre sans jamais se l’approprier. Au-delà de l’amour pour la terre, une autre passion anime Frédéric, ouvrier agricole dans une grande ferme à la sortie de La Guerche, sur la route de Sancoins : les conquêtes féminines ! Ainsi, il virevolte joyeusement d’une fille l’autre dans chaque village de la région. Au cœur du mémorable été 1976, marqué par une canicule sans précédent, la vie bien réglée du paysan sans vache va basculer insidieusement vers l’angoisse… Qui peut bien s’attaquer à ses petites amies ? Frédéric va s’efforcer de le découvrir avec l’aide de sa bande de copains. Un roman sur l’insouciance de la jeunesse rurale dans cette décennie bénie, échappant encore pour quelque temps au fléau du sida. Le berceau familial de Serge Camaille se situe dans le sud du Berry, aux alentours de Sancoins. C’est là, à Sancoins, puis à Grossouvre et enfin à La Guerche, qu’il a passé une enfance puis une adolescence des plus insouciantes. Il a été libraire, pigiste de presse et de diverses radios, notamment dans l’Auvergne voisine, et même chef de publicité pour des journaux. Aujourd’hui,  il ne se consacre plus  qu’à l’écriture. C’est dans cette campagne, aux confins du Berry, du Bourbonnais et du Nivernais, le long de l’Aubois et du canal du Berry, qu’il puise en partie l’inspiration de ses histoires.

FLAUBERT Gustave, SAND George :  Tu aimes trop la littérature, elle te tuera.  Correspondance. Édition établie par Danielle  Bahiaoui. 1 vol. br, 680 p, éd. Le Passeur, coll. Le Passeur poche, 11,90 €.

teaserbox_70767663Difficile d’imaginer  caractères plus dissemblables, conceptions de la vie plus différentes et rapports à la littérature plus divergents que ceux de George Sand et Gustave Flaubert. Pourtant, leur correspondance est l’une des plus belles qui soient et apporte un éclairage indispensable sur leurs œuvres et leurs démarches artistiques. Son intérêt est multiple : tant pour l’histoire littéraire que pour la connaissance des idées philosophiques, esthétiques et politiques de l’époque. Cependant, elle est souvent réservée aux seuls spécialistes. Cette réédition de la correspondance croisée Sand/Flaubert essaye de la rendre plus abordable dans sa présentation, de telle sorte que le lecteur puisse naviguer dans les échanges épistolaires entre le « vieux troubadour » et le « chère maître » avec fluidité. Dans ces lettres se déploie une profonde amitié entre ces deux écrivains qui échangent sur leur art, les affres de l’écriture, leurs contemporains, les événements politiques de leur temps, leurs amis et familles comme sur les choses plus triviales de l’existence. Enthousiasme et dégoût, joie ou tristesse, colère ou allégresse, cette correspondance est vibrante de vitalité et d’esprit. Sa lecture s’avère à la fois passionnante et émouvante. Danielle Bahiaoui, qui a établi cette édition, est  professeur de Lettres, en même temps que  secrétaire de l’Association des amis de George Sand.

• MICLON Marianne, MICLON Gilles : En Voyage avec George Sand. Présentation de Christiane Sand. Préface de Gonzague Saint-Bris. Épilogue de Michelle Perrot. 1 vol. br, 780 p, 200 illustrations n-b et couleur, éd. La Bouinotte éditions,  27 €.

SAND BOUINOTTEMarianne et Gilles Miclon proposent avec cet ouvrage  une manière vivante et originale d’aborder l’œuvre de George Sand, en même temps qu’un formidable témoignage sur l’art de voyager à l’époque. Les auteurs se sont livrés à une compilation quasi exhaustive de tous les écrits de George Sand relatifs au voyage. L’écrivaine  y consigne ses impressions, face aux paysages et aux villes traversées. Elle livre également quelques « trucs », à la manière d’un guide, sur quelques lieux recommandables ou, au contraire, à éviter absolument ! Elle témoigne également des nombreux progrès des moyens de locomotion au 19ème  siècle. On redécouvre la révolution des transports, au fil de la plume d’un des plus grands écrivains de son temps. L’ouvrage dispose de parrains prestigieux : Christiane Sand pour la présentation, l’écrivain, journaliste et  fondateur de « La Forêt des Livres »,  Gonzague Saint Bris (disparu il y a quelques mois) pour la préface et Michelle Perrot, historienne, spécialiste de George Sand et de la condition féminine et ouvrière aux 19ème  et 20ème  siècles, pour l’épilogue.

PINGLAUT Michel : Dictionnaire français-berrichon : Volume I: J’causons coume Molière.  Illustrations de Patrick Soulat. 1 vol. br, 104 p, éd. La Bouchure – Diffusion éditions Alice Lyner,   10 €

Z dictionnaire► Qu’on se le dise ! Non, le berrichon n’est pas une déformation du français ! C’est même plutôt l’inverse. Tandis que notre langue vivante nationale évoluait avec le temps, le berrichon, lui, a réussi à conserver  toute sa saveur initiale et son originalité. Et à ce titre, il représente un patrimoine linguistique à sauvegarder. Le comprendre c’est bien …Le causer, c’est encore mieux et ce premier tome du Dictionnaire français – berrichon devrait y contribuer. Ancien instituteur, conférencier, animateur radio, Michel Pinglaut a accumulé depuis des années, expressions et mots berrichons. L’originalité de ce travail colossal réside dans le fait que la traduction est inverse au traditionnel glossaire.

RAGOT Jean-Paul : Légendes et Patrimoine de l’Indre. 1 vol. br, 160 p, éd. Marivole, coll. Contes et légendes, 20 €.

Z RAGOTAprès plusieurs volumes consacrés à l’Indre, au Cher et à l’Indre-et-Loire, Jean-Paul Ragot revient dans son Bas-Berry natal. Dans cet ouvrage, beaucoup de monuments disparus ressuscitent sous la plume talentueuse de l’auteur ; porte de ville, chapelle, églises paroissiales, superbes bâtisses à colombages… renaissent ainsi de leurs cendres pour le plus grand bonheur des amateurs de vieilles pierres.  Ses textes, tirés des meilleures sources, vous entraînent dans des duels dignes de romans de cape et d’épée. Vous côtoierez l’Etrange avec les visions, en Boischaut sud, de Jeanne Lorilloux, d’inquiétantes apparitions à Villentrois. Des histoires drôles ou cruelles mettant en relief des travers de nos ancêtres… Vous ferez aussi une excursion dans les profondeurs du Châteauroux souterrain et méconnu dont Jean-Paul Ragot est aujourd’hui l’un des rares, voire le seul témoin oculaire restant… témoignage qu’il pense devoir maintenant transmettre aux générations montantes…Né en 1946 au cœur de la vieille ville de Châteauroux, Jean-Paul Ragot est imprégné, dès son plus jeune âge, du charme des vieilles pierres de la cité médiévale. A l’issue de ses études, il devient enseignant. Mais l’impact des vieux murs s’impose à lui, et il les recrée par des centaines de croquis. Pour qui sait les écouter, ces vieilles pierres narrent les faits dont elles ont été témoins. Alors Jean-Paul Ragot se lance à corps perdu dans l’étude des documents originaux d’archives, donnant ainsi naissance à de superbes textes retraçant des aventures des siècles passés…

• SAND George : Contes d’une grand-mère. Nouvelle édition établie et présentée par Béatrice Didier. 1 vol. br, 510 p, biblio, éd. Flammarion, coll. G-F, 12,50 €.

Z SAND ContesÀ soixante-huit ans, George Sand invente, pour amuser et instruire ses petites-filles, une dizaine de contes merveilleux. Au dire de la grand-mère, la nature est un monde peuplé d’esprits, dans lequel, secrètement, les montagnes s’animent (Le Géant Yéous), les nuages chantent (Le Nuage rose), les grenouilles et les fleurs conversent (La Reine Coax, Ce que disent les fleurs)… Même les statues et les tableaux, dans Le Château de Pictordu, prennent vie… Autant de voix que seuls les enfants, véritables héros de ces contes d’apprentissage, peuvent entendre : Emmi, le petit gardeur de cochon qui un jour disparaît après s’être approché d’un arbre réputé maléfique (Le Chêne parlant) ; ou encore le craintif Clopinet qui, fuyant son ogre de patron, finit par prendre son envol en se changeant en oiseau (Les Ailes de courage)…

Z Sand SAND George: Correspondance : Tome I : 1812-1831. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XXXI + 1090 p, éd. Garnier, Coll. Bibliothèque du XIXè siècle, 49 €.

Cette édition monumentale de la Correspondance de George Sand apporte des documents sans nombre à l’histoire du XIXe siècle, autant à l’histoire littéraire, qu’à l’histoire des idées et fournit des informations de première main sur les contemporains. La toute première édition de ce qui devait être le début de l’œuvre d’une vie pour Georges Lubin remonte à 1964.

SAND George : Correspondance : Tome 2 :  1832- juin 1835. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XXI + 1010 p, illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 44 €.

► Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

SAND George : Correspondance : Tome 3:  juillet 1835 – avril 1837. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XVIII + 980 p, illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 43 €.

► Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

Sand 4 SAND George : Correspondance : Tome 4:  mai 1837 –  mars 1840. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XVI + 1010 p, illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 44 €.

► Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

SAND George : Correspondance : Tome 5:  avril 1840 – décembre 1842. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XVI + 970 p, illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 43 €.

► Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

SAND George : Correspondance : Tome 6:   1843 –  juin 1845. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XVI + 1030 p, illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 45 €.

► Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

SAND George : Correspondance : Tome 7:  juillet 1845 – juin 1847. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XIII + 890 p, illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 40 €.

► Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

SAND George : Correspondance : Tome 8 : Juillet 1847 – décembre 1848. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XV + 860 p, illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 39 €.

► Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

Z SandSAND George : Correspondance : Tome 9 : Janvier 1849 – décembre 1850. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XIII + 1020 p , illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 44 €.

► Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

• SAND George : Correspondance : Tome 10 : Janvier 1851- mars 1852. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XIII +  950 p,  illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 42 €.

 Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

SAND George : Correspondance : Tome 11:  avril 1852 – juin 1853. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XXI + 1010 p, illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 44 €.

► Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

GsdMS12b SAND George : Correspondance : Tome 12 :  juillet 1853- juin 1854. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XIX + 832 p, illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 37 €.

► Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

• SAND George : Correspondance : Tome 13 : Janvier 1855- juin 1856. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, XIX +  851 p,  illustrations, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXème siècle, 38 €.

 Voir descriptif général ci-dessus (Tome I).

SAND George : Œuvres complètes : 1870 : Pierre qui roule suivi de Le beau Laurence. Publié sous la direction de Béatrice Didier.  Édition critique établie par Marie-Cécile Levet avec la collaboration de Marie-Claire Lagadec et de Geneviève Levet. 1 vol. br, 428 p, éd. Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 55 €.

Z SANDGeorge Sand – le sait-on encore aujourd’hui ? – écrivit plus d’une vingtaine de pièces de théâtre qui furent portées à la scène. C’est donc en auteure avertie qu’elle aborda le monde des “ cabotins” dans son roman Pierre qui roule, et sa suite Le Beau Laurence. Au travers des aventures aussi romanesques que chatoyantes de son héros, ce diptyque rend hommage à la “prestigieuse phalange des toqués”, et s’intéresse, plus gravement, aux rapports entre théâtre de la vie et vérité des illusions.  Marie-Cécile Levet, professeur agrégé de lettres modernes, enseigne à l’Université Blaise Pascal – Clermont Auvergne. Lauréate du prix 2008 de la George Sand Association  (États-Unis) pour sa thèse intitulée “Le Paysage dans l’œuvre romanesque de George Sand”, elle est l’auteure d’une vingtaine d’articles sur George Sand et a co-dirigé deux recueils collectifs consacrés à l’écrivaine de Nohant.

SAND George : Œuvres complètes : Théâtre II (1853-1872) : La petite Fadette, opéra-comique et comédie-vaudeville. Édition critique établie par Gretchen van Slyke et Bruce Gustafson. 1 vol. br, 328 p, biblio, index, annexes, éd. Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 45 €.

Z SAND petite fadetteLa première représentation de La Petite Fadette eut lieu à l’Opéra-Comique de Paris en 1869 en présence de Théophile Semet qui en composa la musique. Au cours des mois précédents George Sand eut plusieurs échanges avec Adolphe de Leuven, co-directeur de l’Opéra-Comique, à propos de la production. Elle lut le livret de l’opéra-comique et assista au moins à une répétition ainsi qu’à plusieurs représentations. L’opéra-comique s’inspire librement du roman que George  Sand écrivit en 1848 mais également de la comédie-vaudeville qu’Anicet Bourgeois et Charles Lafont tirèrent de son roman en 1850. Michel Carré écrivit les vers de l’opéra-comique de 1869. Mais George Sand, elle-même, ne réussit jamais à savoir qui fut responsable du scénario et des dialogues parlés. Les spectateurs parisiens pensaient, comme on le leur disait, que cette version dramatique de La Petite Fadette était de la main de George Sand, qui ne désavoua jamais cette opinion en public. Cette édition présente le livret de l’opéra-comique, une analyse de ses rapports avec le roman de Sand et la comédie-vaudeville du même nom, ainsi qu’une discussion sur la structure musicale et dramatique de l’opéra-comique et la réception de l’oeuvre. En annexe se trouve également le texte de la comédie-vaudeville. Gretchen van Slyke est professeure à l’Université de Vermont aux États-Unis. Elle a publié des traductions anglaises de La Comtesse de Rudolstadt et de La Petite Fadette. Bruce Gustafson, musicologue, a occupé la chaire de “Charles A. Dana Professor of Music” au  Franklin & Marshall College (Pennsylvanie, États-Unis). Il a publié une quinzaine de livres et d’éditions de musique française, surtout en ce qui concerne la musique pour clavecin et les œuvres théâtrales de Jean-Baptiste Lully.

SAND George : Œuvres complètes : Fictions brèves : nouvelles, contes et fragments (1836-1840) : Le dieu inconnu (1836-1837) – Le contrebandier (1837) – L’Oréo (1838) – Pauline (1839-1840). Édition critique établie par Bernard Hamon, Yvon Le Scanff, Liliane Lascoux et Suzel Esquier. 1 vol. br, 244 p, biblio, index, annexes, éd. Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 35 €.

Z SAND petite fadetteLe Dieu inconnu : Léa, romaine abandonnée, désespérée, retrouve paix et consolation par sa conversion au Dieu des chrétiens malgré la persécution régnante. Cette courte fiction permet néanmoins à son auteure de dénoncer la société de son temps qui, en privant la femme d’instruction, l’écarte de toute évolution sociale.Le Contrebandier, à la fois ballade et poème dramatique, est un texte écrit dans la marge d’un autre texte. C’est l’oeuvre d’une écriture au deuxième voire au troisième degré, puisque le texte est la paraphrase littéraire d’une paraphrase musicale de Liszt sur l’air célèbre de Manuel Garcia (“Yo que soy contrabandista”). Sa poétique complexe est le reflet des échanges de l’écrivain et du musicien sur les rapports entre l’art et l’artiste comme si George Sand avait aussi voulu mettre en scène, non seulement l’oeuvre mais aussi et surtout l’auteur du Contrebandier.L’Orco : À la manière d’E.T.A. Hoffmann, cette étrange nouvelle fantastique et féérique, racontée le soir sous la treille par la belle Beppa, met en scène un masque mystérieux, l’Orco, symbole de la résistance de Venise soumise à l’oppression autrichienne et un jeune autrichien, Franz, admirateur de Venise et bientôt amoureux, pour son malheur, de cette mystérieuse figure interdite.Pauline : “Mais Pauline ! ”  s’exclame Laurence… Une nouvelle fois, George Sand esquisse les destinées de deux jeunes filles que tout oppose – talents, caractères, vocations –, jusqu’au douloureux dénouement.

• SANDRIER Jean-Claude : George Sand : le parti du peuple. Préface de Jack Ralite. Nouvelle édition  augmentée. 1 vol. br, 230 p, éd. La Bouinotte éditions, 18 €.

Z Sandrier nouveauJean-Claude Sandrier, ancien député maire de Bourges et militant communiste de longue date, s’est pris de passion, dès l’enfance, pour l’œuvre de George Sand. Quinze ans après la première édition, il revient à la charge dans une nouvelle version de son livre nettement augmentée. Dans l’œuvre de la “ Bonne dame de Nohant”, au fil de lectures approfondies, il a découvert  une militante avant l’heure. De celles qui ont marqué leur temps par leurs prises de position  pour l’égalité. Que ce soit pour l’égalité des sexes ou pour  l’égalité des hommes entre eux, sans exclusive de classe. Ou plutôt, pour une reconnaissance de ceux qui, de classe inférieure, doivent avoir les mêmes droits et la même reconnaissance que les autres. Dans cet essai, Jean-Claude Sandrier met volontairement en avant des ouvrages moins connus de George Sand comme Consuelo, la Ville noire, ou même Indiana, dans lequel “ il y a déjà la femme, alors qu’elle n’a que 28 ans”.Il voit aussi dans ces écrits la raison de “renforcer l’idée qu’on a affaire à la “Grande dame de Nohant” et non à la “Bonne dame”. Ses idées, elle les a construites au début de sa vie et elle les a gardées”… ( notice établie d’après Le Berry républicain).

TROTTIGNON Guillaume: Le temps des blés : Tome IV :  Souvenirs de Madame Sand. 1 vol. br, 400 p, éd. Marivole, coll. Romans Marivole, 20 €.

Z TROTTIGNONUne saga historique où se croisent écrivains, artistes, hommes politiques qui ont marqué le XIXe siècle… En ce début de XIXe siècle, nombreux sont les défis qui attendent la fille des Chapelin, Jeanne. Mariée avec un laboureur, elle s’installe loin de Louvet, dans le petit village de Nohant, en Berry. Là où précisément habite une certaine Aurore Dudevant qui deviendra la romancière George Sand.  Amie de la célèbre écrivaine, Jeanne a la chance unique de fréquenter les plus grands artistes du XIXe siècle : Musset, Delacroix, Chopin, Flaubert… et de découvrir la femme de lettres sous un jour nouveau. Tout aurait pu être paisible. Hélas, c’était sans compter la présence troublante du duc Louis-Alexandre de Nuys qui n’a rien oublié des vieilles querelles de famille… Ce nouvel opus, qui peut se lire de manière indépendante des précédents, transporte le lecteur dans un XIXe siècle étonnant, où se mêlent arts et révolutions : on y croise tour à tour des écrivains, des artistes mais aussi des révolutionnaires et des hommes politiques comme Napoléon III. Au travers de sa quadrilogie, Le temps des blés, qui s’étend du début du XVIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle, Guillaume Trottignon  fait revivre avec talent l’histoire du Berry et de la France. Sa saga retrace, génération après génération, les vies de deux familles, l’une paysanne, l’autre ristocrate.

• VEBRET Joseph : Sand, Musset et les autres. Dans les coulisses de l’une des plus célèbres passions de l’histoire littéraire. 1 vol. br, 500 p, éd. Marivole, coll. Littérature & Cie, 20,90 €.

ZSANDESéducteur invétéré, coureur de jupons, Alfred de Musset rencontre George Sand, en juin 1833 au cours d’un dîner. La belle scandaleuse l’attire violemment et leur relation se transformera très vite en une passion destructrice qui fera les choux gras des gazettes de l’époque, déjà avides de détails scabreux sur les « people » de l’époque. Les scènes effroyables se succèdent jusqu’à la rupture définitive en 1835. Leurs œuvres, et particulièrement celle de Musset, gardent l’empreinte de la profondeur dramatique de leur relation. En 1859, deux ans après la mort du poète, George Sand proposera sa version de leur histoire, Elle et lui, en se donnant évidemment le plus beau rôle. Dans la foulée, Paul de Musset, le frère d’Alfred, très remonté, voudra rétablir la vérité en publiant Lui et Elle, une véritable charge contre celle que la famille a toujours considérée comme responsable de tous les maux d’Alfred, négligeant, dans son aveuglement, de considérer les turpitudes du cher enfant. Ne voulant pas être en reste, Louise Colet, qui fut la maîtresse de Flaubert avant d’être celle de Musset, publie à son tour sa version sous le titre de Lui, Roman contemporain .Le Tout-Paris se gausse. Les critiques littéraires désignent ces trois livres sous le vocable d’« Eux brouillés » et s’en donnent à cœur joie. Pour la première fois depuis plus de cent cinquante ans, Joseph Vebret réunit dans un même volume la trilogie Eux brouillés, accompagnée d’une introduction replaçant ces trois romans dans leur contexte historique et littéraire. Romancier, auteur d’une quarantaine d’ouvrages (essais historiques, notamment sur les écrivains du XIXè  siècle, théâtre, anthologies), chroniqueur, conseiller éditorial dans l’édition, Joseph Vebret est le fondateur et directeur du Salon littéraire (Groupe Figaro), un site Internet consacré aux livres. Il a publié aux éditions Marivole “L’Invention du grand écrivain – Dans les coulisses des grandes œuvres littéraires”.

• VERDIER David : La mécanique du crime. 7 enquêtes de Paul Kestévan 1 vol. br, 192 p, éd. La Bouinotte, coll. Black Berry, 12 €.

La_M__canique_du_5bc59c2a221f2Passionné de cinéma, de littérature et de bandes dessinées, David Verdier est déjà  l’auteur de cinq romans policiers publiés dans la collection Black Berry. Il écrit aussi des nouvelles, publiées dans diverses revues, des recueils collectifs et sur son blog. Également scénariste de BD, son premier album  a été édité en 2015, le second tome des aventures des Exquis Mômes, Voyage au bout de l’envers est paru en 2017. Dans La Mécanique du crime, recueil de sept nouvelles  inédites, il évoque en autant d’enquêtes les débuts de son détective privé fétiche, Paul Kestévan. Les mystères sont sa spécialité. Les nombreux lecteurs  qui ont suivi dans les 5 volumes précédents ses aventures, vont retrouver les débuts de Kestévan, à travers ces nouvelles. Les autres, auront l’occasion de découvrir les intuitions fulgurantes de ce Rouletabille du XXIè siècle, au fil de courtes enquêtes, dans lesquelles l’auteur brouille les cartes à plaisir : une grange close sur un cadavre, un peintre disparu, une rédaction en émoi,  un homme achevant un cocktail…après sa mort…Kestévan se retrouve soumis à rude épreuve !


◘ HISTOIRE

• ASSOCIATION ASPAIG (publié par) : Aigurande pendant la guerre de 1939-45 : recueil de témoignages, Aigurandais et réfugiés. 1 vol. br, illustrations en couleur, éd. Association pour la sauvegarde du patrimoine d’Aigurande (Indre), 20 €.

logo-aspai-jaune Cette trentaine de témoignages, illustrés, d’Aigurandais ou de réfugiés à Aigurande, nous fait revivre cette guerre, depuis l’arrivée de 550 Strasbourgeois réfugiés en septembre 1939 jusqu’à la libération de 1944/45 avec ses drames, ses angoisses, ses privations mais aussi ses actes de solidarité, aussi discrets qu’admirables. Sont aussi retracés  la mise en place de la Résistance, la constitution du maquis d’Aigurande et sa participation à la libération du Pays.

• ASSOCIATION ASPAIG (publié par) : Comment vivaient les Aigurandais entre 1900 et 1950 : recueil de témoignages. 1 vol. br, 181 p, illustrations en couleur, éd. Association pour la sauvegarde du patrimoine d’Aigurande, 25 €.

logo-aspai-jauneLes témoignages recueillis par l’ASPAig sont comme des micro-romans qui nous dépeignent la vie pendant la première moitié du XXème siècle à Aigurande et dans ses parages. Vies de dur labeur : chacun savait que pour manger, il lui fallait trouver un gagne-pain et travailler sans compter son temps. Nous peinons à imaginer aujourd’hui ce qu’était alors le confort, tout à fait sommaire, dans la plupart des maisons où cohabitaient trois générations. L’espérance de vie était bien plus faible que maintenant. Malgré cela, nous découvrons des gens souvent heureux de vivre et le lecteur trouvera probablement dans ces témoignages des valeurs, des exemples, qui méritent de nous faire réfléchir sur notre façon actuelle de nous comporter. Cet ouvrage,  bien documenté et abondamment illustré, permettra de se faire une idée précise de ce qu’était la vie au début du siècle dernier dans notre jolie contrée du Boischaut Sud.

BOIZEAU Léandre : La traque : la  triple évasion de Fontevrault. Nouvelle édition. Préface de Gilles Perrault. 1 vol. br, 150 p, éd. La Bouinotte éditions, 16 €.

Z BOIZEAU Juin 1955 : trois hommes sautent le mur de la Maison Centrale de Fontevrault. Dekker, Merlin et Damen tentent la belle pour échapper à cet univers « de détresse et de désolation ». Damen chute lourdement et, grièvement blessé, reste au sol. Les deux autres rejoignent le couvert des bois voisins, prologue d’une semaine de cache-cache avec la mort. Commence une cavale incertaine associant un caïd éprouvé et un jeune homme égaré courant aux trousses de la liberté. Cette affaire, à l’époque, passionne le public et terrifie les populations alentour. La grande peur, au cœur du Jardin de la France, se transforme bientôt en chasse à l’homme. Une traque nerveuse, au cours de laquelle ces hommes, devenus gibier, se frottent maintes fois aux piqueurs avant l’inévitable curée. Léandre Boizeau, l’enquêteur de “Ils sont innocents”, le livre qui relança l’affaire Mis et Thiennot, restitue cet épisode oublié en un récit haletant, minutieux autant que sensible.

CHEN Jean  : Le Haut Berry : Aubigny, Mehun, Sancerre, Bourges. 1 vol. relié toile sous jaquette, 196 p, illustrations en couleur, avec  4 triptyques représentant les villes d’Aubigny, Mehun, Sancerre et Bourges éd. La Bouinotte, 35 € (en souscription), 39 € (prix définitif à parution début décembre).

Haut Berry► En juin 2017, Jean Chen avait déjà publié “Bourges au fil des siècles”, un livre comprenant des aquarelles qui restituaient  Bourges à travers les âges, en particulier au XVIe siècle. Épuisé en six mois, l’ouvrage a dû faire l’objet d’une réédition un an après, pour répondre à une demande croissante. Mais Jean Chen n’a pas voulu en rester là. Il a multiplié ses recherches et ses vues de Bourges et de ses maisons du Moyen Âge et de la Renaissance. Il a aussi élargi sa vision à d’autres villes du Haut Berry : Sancerre, Mehun-sur-Yèvre, Aubigny-sur-Nère, ainsi qu’à divers châteaux du Cher. Il a été sollicité par des services archéologiques pour reconstituer des constructions découvertes au cours de fouilles : villa romaine à La Chapelle-Saint-Ursin, moulin médiéval à Bourges. Ce deuxième tome présente de nouvelles aquarelles : des gros plans sur des édifices connus ou inconnus de Bourges, des restitutions de ces belles villes médiévales que furent Sancerre, perchée sur son piton, Mehun-sur-Yèvre au château somptueux, Aubigny-sur-Nère et son ensemble exceptionnel de maisons à pans de bois du début du XVIe siècle. La porte et l’église romane des Aix d’Angillon, les châteaux de Boucard et de la Verrerie, de Buranlure, de Chappe, la Tour de Vesvre, Dun-sur-Auron et Sagonne sont d’autres exemples d’un patrimoine berrichon bien plus riche qu’on ne croit. Jean Chen  le fait découvrir, tantôt tel qu’il est, tantôt tel qu’il a été, soit à travers des vues panoramiques en surplomb, soit par des gros plans sur des édifices ou des détails architecturaux. Plus encore que dans le premier volume, il explicite sa démarche artistique : recherches documentaires et iconographiques, repérages sur place, choix des points de vue et de la lumière, dessins, aquarelles… Un travail longuement élaboré, construit, affiné, mais où la sensibilité du peintre est essentielle pour faire vibrer vieilles pierres et sites. L’ouvrage mis en souscription ne sera disponible en librairie qu’au début du mois de décembre.

• GRANDEMANGE Christophe :  Gabrielle Sand : L’ange aux ailes brisées. 1 vol. br, 230 p, éd. La gare des mots (36230 Sarzay), coll. L’entre deux âmes, 23 €

•ZGabrielle sandGabrielle Sand, dernière des petites-filles de George Sand, est certainement encore la plus méconnue. Discrète de nature, elle n’utilisa jamais son pseudonyme pour faire de la littérature, chose dont elle se disait tout à fait incapable. Elle a 22 ans lorsque, en 1890, elle épouse un professeur de dessin italien, Roméo Palazzi. La vie que la jeune femme va alors mener aux côtés de cet homme est proche de l’enfer. Après avoir plusieurs fois échappé à la mort, elle parvient, après quatre ans de tortures, à quitter son bourreau et obtient, par voie judiciaire, une séparation de corps. Elle revient alors en France habiter le château familial de Nohant, qu’elle affectionne tout particulièrement, et qu’elle reçut en héritage. Après avoir retrouvé un peu de bonheur, Gabrielle Sand apprend qu’elle est atteinte d’un cancer. L’opération ne pourra la sauver et elle mourra, à seulement 41 ans. C’est cette histoire, belle et triste à la fois, mais empreinte d’une véritable force et de volonté, que l’auteur propose de découvrir. Christophe Grandemange est l’auteur de plusieurs études sandiennes. Après avoir écrit, en 2010, une monographie sur le château de Nohant puis une iconographie sur George Sand, il publie la biographie de Maurice Sand suivie en 2017 de celles de Lina Sand et de Solange Sand. En 2018, il évoque l’histoire de Jeanne Clésinger, première petite-fille de George Sand. Aujourd’hui, fort des nouveaux documents mis à jour, il livre une toute nouvelle version de la biographie de Gabrielle Sand, largement augmentée, par rapport à l’édition initiale de 2008.

GROSJEAN Patrice (sous la direction de) : La renaissance de l’abbaye de Fontgombault, en Berry, 1848-1948 . 1 vol. relié, 241 p, illustrations en couleur, coédition Association Petrus a Stella (Fontgombault) – Les Amis du Blanc et de sa région,  21 €

imageLa prestigieuse abbaye de Fontgombault, fondée en 1091, fut supprimée en 1786, avant même la Révolution. L’abbatiale n’était plus qu’un vaste champ de ruines lorsqu’elle reçut la visite de l’abbé Lenoir en 1848. Touché par les lieux, il fit vœu de restaurer l’abbaye. Ainsi débuta une étonnante aventure. De fait, l’abbé Lenoir, épaulé par son ami, l’abbé Damourette, parvint à ses fins. Ainsi l’abbaye devint-elle tour à tour chantier de restauration et de reconstruction, abbaye trappiste, colonie pénitentiaire agricole pour jeunes délinquants, avec annexe installée au château de Cingé (Indre-et-Loire), distillerie de kirsch, boutonnerie coopérative pour grévistes licenciés (avec construction d’une cité ouvrière), centre d’expérimentation sociale et culturelle sous l’impulsion du philanthrope Louis Bonjean (meeting aérien de 1912, congrès régionaliste, matchs de boxe, représentations théâtrales…), camp de prisonniers allemands, hôpital militaire belge, petit séminaire et ce, jusqu’à l’arrivée d’une communauté de bénédictins en 1948. Ce siècle d’histoire mouvementée fait aujourd’hui l’objet d’un livre coédité par les Amis du Blanc et l’abbaye de Fontgombault, via l’association Petrus a Stella. Cet ouvrage collectif de 240 pages, dont la coordination a été assurée par Patrick Grosjean, dispose d’une iconographie exceptionnelle permettant de suivre pas à pas les étapes de la reconstruction et des expérimentations sociales. Il participe également à la célébration du centenaire de la Première Guerre mondiale avec la publication journal de marche et la correspondance de guerre de Louis Bonjean, commissaire rapporteur au Conseil de guerre.

• Histoire du Centre d’essais de Bourges.1 vol br, 191 p, illustrations en couleur, édA.P.A.B. – Les Amis du patrimoine de l’armement de Bourges.

► Ce livre retrace l’histoire du site, depuis la Commission d’expérience de 1872 jusqu’à la DGA Techniques terrestres, en passant par l’EETBS en 1933 et l’ETBS en 1975.

• KOEHL Chanel, JACQUET Michel : Bourges, ville discrète et flamboyante. 1 vol. relié, 210 p, format à l’Italienne, illustrations en couleur, éd. Alan Sutton, 25,90 €.

9782813811295s Centrale à la fois par sa position géographique, par sa place dans l’histoire de France et par son rayonnement culturel, la ville de Bourges reste une grande méconnue. Pourtant, dans son infinie variété, son patrimoine ne peut manquer de séduire le visiteur et d’alimenter les imaginaires. Du Bourges médiéval à la ville moderne, du patrimoine aux expressions culturelles les plus contemporaines, ce superbe ouvrage invite son lecteur à redécouvrir la ville de Jacques Cœur pour s’imprégner de ses mille et un charmes. Chanel Koehl est photographe, “artiste de la lumière et des courbes”. Michel Jacquet est enseignant et docteur ès lettres. Historien de la littérature et des relations entre le cinéma et l’histoire, il est l’auteur de nombreuses études, dont « La Grande Guerre sur grand écran » ou « Nuit américaine sur le Vietnam ».

 

Z Macaire.jpgMACAIRE Pierre : Jacques Cœur et le commerce de Montpellier. 1 vol. br, 240 p, illustrations, biblio, éd. Le plein des sens,  19,50 €.

Dans cette biographie du grand argentier de Charles VII, Pierre Macaire  s’est davantage intéressé à  ses activités languedociennes, tout en bâtissant son livre autour d’extraits du livre de Jean Christophe Rufin, Le grand Cœur, publié par les éditions Gallimard en 2012. 

 

 • MAUPOIX Michel : Patrimoine roman en Val de l’Indre, de Déols à Cormery. 1 vol. br, 62 p, illustrations en couleur, éd. Rencontre avec le patrimoine religieux (Châtillons-sur-Indre), coll. Art en chemin, 9,90 €.

Z MaupixL’association Rencontre avec le patrimoine religieux, dont le siège est à Châtillon propose à travers ce livre de découvrir le  Patrimoine roman en val de l’Indre. De Déols à Cormery. Ses soixante-quatre pages présentent une quinzaine de lieux remarquables tant en matière d’architecture que d’histoire. L’auteur de l’ouvrage, Michel Maupoix, président de l’association, a rassemblé ici tout ce que compte de joyaux architecturaux, ce territoire jadis morcelé en diverses seigneuries relevant de l’Anjou, de la Touraine ou du domaine royal. Ce sont souvent des ouvrages majeurs de l’art roman. Les textes de Michel Maupoix ont été illustrés par cinq photographes : Xavier Anquetin, Olivier Geneste, Julien Retault, Michel Osmenda et Michel Hétroy. Intégré dans la collection Art en chemin, le livre a été tiré à seulement quatre cents exemplaires.

• PATTE Jean-Yves, PARROT Anthony : Intérieurs secrets en Berry. Photographies de Anthony Parrot. 1 vol. br, 230 p, illustrations en couleur, éd. les Ardents éditeurs, coll. Beaux livres, 36 €.

arton448-d527c► De châteaux majestueux en hôtels particuliers, de demeures contemporaines en chaleureuses maisons de famille, Intérieurs secrets en Berry invite le lecteur à pénétrer des lieux inattendus et souvent méconnus. Chanté depuis George Sand pour la richesse de ses « manières », ce territoire berrichon aux paysages aussi contrastés qu’authentiques ouvre ses portes afin de faire découvrir l’art de vivre d’un terroir insoupçonné qui ne cesse de se réinventer en mariant traditions et inspirations contemporaines avec charme et simplicité. Ce beau livre se veut également une rencontre avec celles et ceux qui ont fait le choix de vivre dans ce pays aux mille légendes entre Indre et Cher. Tout plaît dans le Berry ! 20 intérieurs, plus de 310 images, des adresses de séjours et de visites… Jean-Yves Patte, historien d’art et muséologue, est l’auteur de nombreux livres consacrés à l’art de vivre (Éditions du Chêne et Éditions du patrimoine) et de documentaires pour la télévision. Par ailleurs, il est également l’un des spécialistes de la biographie de Frédéric Chopin. Commissaire d’expositions, il explore aussi bien les fastes du monde romantique que les souvenirs du XVIIè siècle, et, au fil de ses ouvrages, essaye de tirer le fil ténu qui relie hier à demain. Anthony Perrot est graphiste et photographe. Après une formation en arts appliqués, il se spécialise dans l’éclairage architectural et muséographique. Il arpente depuis son enfance les sites majeurs du Berry et du Limousin. Il est aussi l’auteur des livres suivants : Les Pierres Jaumâtres en Creuse. Murmures de Granit (Les Ardents Éditeurs, 2010), La Vallée Noire dans l’Indre. À l’Ombre des Bocages (Les Ardents Éditeurs, 2016) et Crozant en Creuse. Ruines et Bruyères (Les Ardents Éditeurs, nouvelle édition 2018).

SEMENCE Florence : Henrichemont au temps des tanneries. 1 vol. br, 216 p, éd. Alice Lyner,   20 €

Z Henrichemont► En 1609, Henrichemont, sur le modèle des villes idéales de la Renaissance, sortait de terre par la volonté d’un homme, Maximilien de Béthune, duc de Sully. La mort du roi Henri IV mit fin au rêve de Sully mais la ville continua à se développer, notamment grâce aux privilèges dont elle bénéficiait. En effet, Henrichemont était la capitale de la Principauté de Boisbelle, un petit état indépendant du Royaume de France. Attirés par ce “paradis fiscal”, de nombreux tanneurs vinrent s’établir à Boisbelle, petit village un peu en retrait d’Henrichemont. L’eau douce des ruisseaux, l’écorce des nombreux bois alentours et l’absence de taxes permirent à l’activité des tanneries de se développer. Au fil du temps, Henrichemont devint  “ la ville du cuir” et sa renommée dépassa largement les limites de la région. Même si,  aujourd’hui, les tanneries ont fermé leurs portes, maisons et bâtiments témoignent encore de cet âge d’or.   Passionnée d’histoire et d’équitation, Florence Semence a collaboré avec Cheval Star, Cheval Pratique et HippoNews en Belgique. Son goût pour l’écriture l’oriente par la suite vers un roman jeunesse sur ce même sujet avant de découvrir Henrichemont.    Fascinée par cette ville, elle a publié plusieurs ouvrages sur son histoire et sur le patrimoine environnant avant de découvrir l’âge d’or des tanneries d’Henrichemont.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

• LOPEZ Yves : Le journal d’un facteur pompier de campagne : roman autobiographique. 1 vol. br, 330 p, éd. Actes graphiques, 20 €.

Z lopezCe livre relate les anecdotes et les aventures que l’auteur a vécues au cours de sa carrière de facteur, mais aussi de pompier dans les douze communes qui composent le canton de Noirétable. Des histoires comiques, hilarantes, mais aussi tristes et dramatiques dans certaines circonstances, en compagnie de personnages truculents et attachants de la campagne autour de Noirétable. Ce livre permet de revive la période des années 1990, qui reste pour l’auteur une époque qui a marqué son existence, tant par une certaine insouciance que par une joie de vivre au sein de cette campagne Forézienne. “ J’ai toujours plus ou moins écrit. Avant c’était plus d’un point de vue personnel, mais depuis la retraite j’ai plus de temps, donc je me suis lancé à ce moment-là. J’ai une préférence pour le roman historique régional, car c’est plus facile du point de vue de l’imagination. Mais ma motivation est également de faire partager ce que j’ai écrit, et quelque part, de laisser une trace◘ , confiait récemment l’auteur à un journaliste du Progrès.

TRACOL Béatrice : L’attrait de la vie sauvage. 1 vol. br, 250 p, éd. Actes Graphiques, 19,50 €.

Z attrait vie sauvageParties de Saint-Victor-sur-Loire en 1873 pour le Québec, les familles Tressac et Morel, de pauvres travailleurs Français, ont ambitionné de faire fortune vers ce qu’on nommait encore la Nouvelle France : Cet eldorado où tout était possible… Leurs espérances vont être au-delà de toute attente. Là-bas, de l’autre côté de l’océan, les peuples natifs continuent à  payer un lourd tribut aux conquérants qui s’accaparent leurs territoires ancestraux, en tentant de leur apporter la « civilisation ». De cultures trop différentes pour se comprendre, le mépris et la haine séparent ces peuples… Pourtant, Leny, la fille des Tressac, ressent très tôt une attirance profonde pour le mode de vie et la philosophie des Amérindiens… Cela va 1′ emmener a rencontrer Istu… Istu son amour. La colère el’écœurement vont bouleverser la vie prospère des Tressac et celle de leur entourage.

◘ HISTOIRE 

BUSSI Michel, DECOIN Didier, COLETTE Sandrine : Saint-Étienne à nulle autre pareille. 1 vol. relié, format à l’Italienne,  178 p, 300 illustrations couleur, éd. Cohen et Cohen, 39 €.

Sans titreDepuis toujours livres et villes entretiennent des affinités électives, décors naturels  pour personnages et histoires mémorables. Lorsque Saint-Etienne ouvre ses portes sur plus de 200 pages, suggérant à plus de 60 écrivains d’imaginer un récit original à partir de photographies intimes ou spectaculaires, c’est le passé, industriel et créatif mêlé au présent tourné vers la modernité et l’excellence qui deviennent la trame d’un grand récit collectif inédit. Ce premier volume de la collection « Cités » célèbre la beauté romanesque des villes, à travers leurs légendes et hauts faits, mais aussi leurs jardins secrets.  La Saint-Étienne Valley réinvente le design autour d’une cité qui lui est entièrement consacrée, quand le caractère créatif et innovant de la ville souligne l’audace de son architecture et la monumentalité de ses friches industrielles.Quatre photographes proposent leur vision personnelle de cette migration vers le futur.   Ils sont accompagnés par les textes inédits de plus de 60 auteurs (Michel Bussi, Didier Decoin, Monica Sabolo, François Begaudeau, Agnès Martin-Lugand ou encore Serge Joncour entre autres). Un point commun à tous, le fait d’avoir séjourné en ville au moins à une reprise. Liberté à chacun ensuite de retranscrire leur émotion à partir d’une photo qui leur a été soumise.

DEPEYRE Michel, AVENTURIER Gérard, ROJAS Lucas : Entre ombre et lumière : le département de la Loire de 1939 à 1945. 1 vol. br, 290 p, éd. Actes Graphiques, 24 €.

Z ENTRE ET LUMIERE LOIRE Les historiens ont souvent l’habitude de présenter la Seconde Guerre mondiale partir de grands événements (comme le Débarquement de Normandie), de sites importants (Vercors) ou de personnalités d’envergure nationale (Jean Moulin). Il s’agit dans ce livre d’observer les effets du conflit sur la population ligérienne durant les heures probablement les plus noires de son histoire. L’équipe d’historiens a voulu décrire une guerre a «hauteur d’homme ». L’enjeu était d’écrire un récit non pas des «héros » déjà connus, mais des hommes et des femmes an quotidien. A cette fin, toutes les sources écrites ou mémorielles disponibles ont été mobilisées, y compris des documents peu utilisés jusqu’alors. Le département de la Loire n’a peut-être pas connu de « haut-fait » d’intérêt national mais il possède des spécificités qui sont dues, en particulier, a la, présence d’une agglomération importance, Saint-Étienne. Les espaces ruraux tiennent aussi une grande place avec la localisation de maquis actifs. Universitaire, archiviste, enseignant d’histoire, agent mémoire ont associé leurs compétences et leurs pratiques pour rédiger, non pas une histoire de la Résistance, mais une histoire des populations de la Loire dam la guerre, avec ses joies et ses souffrances.

FORTIER-BEAULIEU Paul Coutumes autour de la naissance, du baptême et de la petite enfance dans le département de la Loire : enquêtes dirigées, entre 1938 et 1942, par Paul Fortier-Beaulieu. 1 vol. br, 108 p, illustrations en couleur, éd. Centre de recherches ethnologiques du musée Alice Taverne (Ambierle), coll.  Études et documents ; n° 63.

NOMADE  Jean-Paul : La Grande guerre en Roannais : mémorial des 115 villes et villages. 1 vol. br, 407 p, illustrations en couleur, éd. Thoba’s (Roanne), 38 €.

9782916393919-200x303-1Ce livre est le fruit d’un long travail de recherches dans les 115 communes de l’arrondissement de Roanne (Loire). L’auteur, Jean-Paul Nomade, nous livre un travail unique à notre connaissance à cette échelle. Comment a-t-on vécu cette tragédie dans les communes ? Quel est le bilan humain de cette Grande Guerre ? Quelles traces mémorielles en reste-t-il ? Grâce à cet ouvrage de référence, les générations actuelles vont pouvoir comprendre comment, cent ans après, les habitants des villes et villages du Roannais ont vécu ces quatre terribles années. La Mission du Centenaire ne s’est pas trompée sur la valeur de ce travail en lui décernant son label officiel. 100 ans après l’Armistice, cet ouvrage permettra donc  de découvrir, de connaître l’histoire de la Grande Guerre sous un prisme original… celui du territoire roannais. L’auteur la restitue, pour que le lecteur d’aujourd’hui puisse se  l’approprier et sans doute aller plus loin dans la connaissance de l’histoire locale. Un livre qui  est un Mémorial  unique… pour transmettre la mémoire et la faire vivre.

 • Le monde ouvrier, face à la grande guerre : Le bassin de Saint-Étienne de 1910 à 1925. 1 vol. br, 300 p, éd. Actes graphiques, coll. Histoire du monde ouvrier stéphanois, 24 €.

Ze-monde-ouvrier-face-a-la-grande-guerre-9782368830444_0 De l’automne 1917 au printemps 1918, Saint-Étienne s’est trouvé au centre d’un mouvement de contestation qui remit en cause, tout à la fois, la politique gouvernementale, la conduite des opérations militaires et la direction nationale de la CGT.  Étudiant les conditions de travail, avant et pendant la guerre, des ouvrières et des ouvriers au sein de grandes entreprises (la Manufacture française d’armes et de cycles de Saint-Étienne, les Forges et ateliers de la Chaléassière) ou de branches (les laceteuses de la vallée du Gier, les métallos de la vallée de l’Ondaine, les mineurs), analysant les mouvements de grève des derniers mois du conflit et des temps de paix précédent et suivant la Grande Guerre, ainsi que les débats et les remous qui agitèrent les milieux syndicaux, l’ouvrage propose un tableau de cette région industrielle, de ses habitants, des difficultés qu’ils ont affrontées à l’époque de la Grande Guerre.  Éclairant les aspects de la vie des ouvriers des villes de la région stéphanoise, le rôle des grands acteurs (Albert Thomas, Clovis Andrieu, Alphonse Merrheim, Étienne Mimard, Joseph Leflaive, etc.), l’écho qu’y rencontrèrent les débats nationaux et internationaux (la guerre ou la paix, la Révolution russe), ce livre permettra de mieux connaître ces événements qui ont marqué les mémoires locales et l’histoire du pays. 

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Saint-Étienne – 2019. Nouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, illustrations n-b et couleur, index,  éd. Nouvelles éditions de l’université, coll. Petit Futé – City Book, 5,95 €.

9791033194231.jpg_image_8 La collection historique du Petit Futé a fait peau neuve et propose désormais  le City Book : le livre de votre ville ! Il a adopté un format mini-magazine et propose des rencontres avec des interviews, des découvertes pour mieux vivre au quotidien et ses coups de cœur : des restaurants qui se distinguent, des adresses insolites, d’autres qui viennent d’ouvrir et qui sont de véritables pépites en devenir. Des personnalités sont également mises à l’honneur et bien sûr, on retrouve ce qui fait la base d’un Petit Futé : les bons plans. Que ce soit pour se régaler à une bonne table, s’amuser, sortir, faire du sport ou prendre soin de soi en faisant du shopping, la ville est passée au peigne fin  pour en extraire le meilleur dans cette édition.

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