HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS: N° 16 (NOVEMBRE – DÉCEMBRE 2018)

MISE À JOUR:  26 DÉCEMBRE 2018

EXPOSITIONS

• CENTRE NATIONAL DU COSTUME DE SCÈNE 

D’UNE EXPOSITION À L’AUTRE

 • RIDEAU SUR CONTES DE FÉES

121096031 • L’exposition Contes de fées a baissé le rideau le 4 novembre, après avoir finalement séduit  74.112 visiteurs, pendant ses  sept mois d’exploitation. Sa prolongation durant les vacances de Toussaint a été payante puisqu’elle a généré une fréquentation supérieure à celle du mois d’août. Du 22 octobre au 4 novembre, 9 636 visiteurs sont venus au CNCS, avec un pic de fréquentation de  5.322 visiteurs, durant l’ultime semaine,  dont  1.000 visiteurs, rien que pour la veille de la fermeture.

• Avec cette exposition, le CNCS totalise depuis le début de l’année 2018, 86.941 visiteurs, ce qui devrait lui permettre de franchir le cap symbolique  des 100.000 visiteurs annuels, un objectif que s’était fixé il y a quelques mois Delphine Pinasa, sa  directrice. Depuis son ouverture en 2006, le nombre de visiteurs a atteint 885 160.

 

• PLACE AUX COSTUMES DES COMÉDIES MUSICALES

QUI “FONT LEUR SHOW

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(1er décembre 2018 – 28 avril 2019)

CNCS• Une fois passée la période plus calme de l’entre deux expositions, durant laquelle le CNCS n’ été  ouvert que l’après-midi, place à la nouvelle exposition, sur le thème porteur des comédies musicales, qui  devrait encore booster la fréquentation en  décembre. Intitulée  Comédies musicales, les costumes font leur show, elle présente, du 1er décembre 2018 au 28 avril 2019, des costumes issus de grands succès des comédies musicales de ces dernières décennies.

• C’est une invitation à se plonger dans l’univers des plus grandes comédies musicales de My Fair Lady à La Mélodie du bonheur en passant par Grease, Cabaret, Cats, Le Fantôme de l’Opéra ou encore 42nd Street… Pour (re)découvrir ces productions popularisées grâce aux films tournés à Hollywood, le CNCS a réuni plus de 100 costumes qui retracent l’histoire de cette forme théâtrale mêlant comédie, chant et danse. Née au début du XXe siècle, sur les scènes de Broadway à New York, la comédie musicale a connu en France un engouement sans précédent, depuis une vingtaine d’années. Avec leurs codes et leur vocabulaire esthétique spécifiques, les histoires et intrigues de ces shows induisent souvent des mises en scène spectaculaires, des décors et des costumes aux couleurs chatoyantes. Les artistes sont experts en danse, en chant et en comédie pour parfaire cet art complet.

evfevent_my-fair-lady-extraits-de-la-comedie-musicale_711417• La comédie musicale a été, dès ses origines, un genre éminemment populaire. Elle  est devenue aujourd’hui un phénomène majeur et unique. Danny et Sandy (Grease), Sally Bowles (Cabaret), Don Lockwood (Singin’ in the Rain)… Les costumes de ces fameux personnages, reconnaissables au premier coup d’œil, ont permis  aux comédiens de porter haut les célèbres rôles qu’ils incarnent. C’est cet univers  glamour et enjoué que le CNCS a choisi de mettre en lumière.

• Les comédies musicales se sont d’abord inscrites  dans un patrimoine et une culture principalement anglo-saxonne, avec des scènes légendaires, qu’elles soient à New York (à Broadway) ou à Londres (dans le West End). C’est seulement à partir des années 1960 que les spectateurs français ont pu découvrir ce genre musical nouveau, grâce notamment aux tournées des shows américains ou à la diffusion des films cultes tels que West Side Story ou My Fair Lady… suivis par les réalisations made in France  de Jacques Demy, avec Les Parapluies de Cherbourg et Les Demoiselles de Rochefort.

2774328222_small_1• Depuis la fin des années 1990, dans le sillage du succès de Notre-Dame de Paris, puis de Roméo et Juliette et des  Dix Commandements, les productions de spectacles musicaux se sont multipliées, attirant à chaque fois un public de plus en plus nombreux. Depuis le milieu des années 2000, après la reprise du Théâtre Mogador, combinée avec la programmation de grandes œuvres du répertoire musical américain au Théâtre du Châtelet, la comédie musicale a été  remise au goût du jour. En attestent le  succès de la reprise  d’œuvres emblématiques comme Le Roi Lion, Grease, 42nd Street ou Singing’ in the Rain.

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Le théâtre du Chatelet

• Pour recréer cet univers, l’exposition du Centre national du costume de scène  réunit plus d’une centaine de costumes. Ils sont  issus de spectacles joués au Théâtre du Châtelet mais aussi de célèbres productions données à New York, à Londres, à Toulon ou à Paris, dont Grease, le dernier grand succès du Théâtre de Mogador. Dans chacune des salles, le visiteur-spectateur change constamment de décor et d’époque, grâce à la  scénographie originale, conçue par  Philippine Ordinaire et Olivier Coquet. Le visiteur  est aussi entraîné  côté coulisses,  avec le dévoilement des étapes de  la vie du costume. On le suit, depuis le déballage jusqu’à la montée sur scène, en passant par les étapes de l’essayage et du maquillage. Dans un parcours qui se veut autant joyeux que  musical, les décors de certaines comédies musicales emblématiques sont également évoqués sous forme de clins d’œil qui se veulent volontairement décalés.

◘ POUR ALLER PLUS LOIN…

UN LIVRE CATALOGUE DE L’EXPOSITION

• NIEDO Patrick (textes de) : Comédies musicales : les costumes font leur show. Exposition Moulins – Centre national du costume de scène. Ouvrage publié sous la direction de Delphine Pinasa. 1 vol. relié, 160 p, illustrations en couleur, éd. Silvana editoriale (Milan) – Disponible à la boutique du CNCS, 25 €.

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Au-delà de son apparence légère, la comédie musicale a acquis ses lettres de noblesse grâce à de grands compositeurs qui ont nourri le Great American Songbook (le catalogue de la chanson américaine). Ce type de spectacle typiquement américain a puisé ses inspirations dans la culture européenne. comedies-musicales (1)L’opérette est, sans aucun doute, l’ingrédient principal de cet art majeur, qui, à ses débuts, consistait en un agrégat de divers styles de shows populaires : le théâtre, le vaudeville, le cirque, les revues, le chant, les claquettes et la danse. Au fur et à mesure de son évolution, la musical comedy (ou le « musical ») a pu se passer de certains éléments, tels la chorégraphie, les girls ou les acrobates, mais jamais de son socle : le théâtre. Les costumes, qui contribuent à transporter le spectateur dans une époque et une ambiance particulières, sont un élément d’apparat souvent nécessaire à la compréhension de l’intrigue racontée sur scène. En présentant une centaine de ces costumes, dont certains riches de plumes, de paillettes et de strass, cette exposition retrace l’histoire de la comédie musicale à travers vingt œuvres emblématiques, de Cabaret à Follies, du Roi et Moi aux Misérables. Bon voyage à Broadway…

Savoir plus: Pourquoi il ne faut pas rater Comédies musicales, la nouvelle exposition du CNCS…

Infos Pratiques : L’ Exposition se déroule au CNCS (route de Montilly, à Moulins), du 1er décembre 2018  au 28 avril 2019. Elle est ouvert tous les jours, de 10 à 18 h, sauf les 25 décembre et le 1er janvier.

Contact: tél. 04.70.20.76.20 –  mails:  accueil@cncs.fr  et http://www.cncs.fr.

TarifsComédies musicales + Collection Noureev (7 €/3 €). Supplément visite guidée, 5€. Gratuit pour les -12 ans, personnes en situation de handicap et accompagnateurs

 

• LANCEMENT D’UNE SOUSCRIPTION

POUR ÉPAULER  L’EXTENSION DU CNCS

• Une souscription a été lancée par la Fondation du patrimoine pour soutenir la réhabilitation du bâtiment de la Délégation militaire, dans le cadre du projet d’extension du CNCS, sur le site du Quartier Villars, à Moulins. Une fois réhabilité, ce bâtiment de 2 000 m2, perpendiculaire au corps principal du Centre national du costume de scène, dégagera des surfaces supplémentaires. Une partie de cet espace (450 m²) permettra d’abord d’expliquer ce que sont  la scénographie et son processus de création, avec la conception par le scénographe, suivie de  la fabrication par des ateliers, et de la représentation sur scène, avec une présentation d’éléments de décors. Grâce à  un double niveau qui sera aménagé, on pourra aussi agrandir les réserves et y abriter les nouvelles collections qui rejoignent le CNCS chaque année. De quoi envisager, par ailleurs, plus sereinement le seuil de 100 000 visiteurs annuels que le CNCS est en passe d’atteindre.

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Le corps de bâtiment à restaurer (© CNCS)

• C’est  l’architecte Jesus Torres Garcia qui a été choisi comme maître d’œuvre. Après la phase d’avant-projet, actuellement en cours, la première tranche des travaux  devrait s’ouvrir en 2019 pour une livraison prévue dans le courant de 2020. L’ensemble inclut le gros œuvre, les toitures, et des aménagements divers, le tout en respectant l’existant et  l’homogénéité architecturale du bâti, en raison de la présence en zone de valorisation de l’architecture et du patrimoine. Sur les 3,7 M€ qui seront investis, les fonds européens FEDER devraient apporter 1,47 M €, le reste étant réparti entre la Région, l’État, Moulins Communauté et la ville de Moulins. Le CNCS  puisera aussi dans ses réserves à hauteur de 0,74 M€.  Quant à la souscription lancée auprès du public, on espère qu’elle permettra de récolter 100 000 €, entre les dons des particuliers et le mécénat d’entreprises. Pour sensibiliser le public, 300 000 affichettes ont été imprimées, à destination notamment des visiteurs. Selon Pierre-André Périssol, maire de Moulins,“ Cette souscription témoigne que le CNCS, créé en 2006, n’est plus seulement un objet de l’État, mais permet une appropriation populaire”. C’est,  en tout cas, un des deux plus gros projets régionaux que soutient la  Fondation du patrimoine.

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accéder au site de la Fondation du patrimoine

600x337_000_par3692567◄  Jean-Luc Choplin a succédé, en novembre,  à Thierry le Roy, à la présidence du conseil d’administration du CNCS. Véritable homme de théâtre, il a été successivement  administrateur général de la danse à l’Opéra de Paris,  avant d’être directeur général du théâtre du Châtelet pendant dix ans puis  du théâtre Marigny, un poste qu’il occupe  depuis février 2018. Selon les responsables du  CNCS, “sa parfaite connaissance du spectacle vivant et ses fonctions de direction d’établissements culturels permettront d’accompagner le développement et le rayonnement du musée”. Quant à l’intéressé, il a déclaré à la presse: “ Je suis là avant tout pour aider l’équipe et sa directrice, Delphine Pinasa. Avec une logique de réseau, en France et à l’étranger. Je ressens la passion de l’équipe du CNCS, passion que je partage également pour le spectacle vivant”. Objectif affiché: “Dépasser le plafond de verre des 100 000 visiteurs par an”.

 

 PATRIMOINE

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• VICHY À LA RECHERCHE D’UN LIEU QUI EXPLIQUE

TOUTES LES COMPOSANTES DE SON HISTOIRE

•  Le 29 octobre, 70 personnes (collectionneurs, représentants du monde associatif ou de l’Éducation nationale, ou tout simplement sensibles au patrimoine et à l’histoire de la ville), se sont  associées à la réflexion des élus vichyssois en répondant à l’invitation du maire de la cité, Frédéric Aguiléra. Pour lui,  “ La ville a besoin d’un lieu qui explique son histoire, toutes les composantes de son histoire”. D’où le projet de création d’un centre d’interprétation historique et de recherches dans la cité thermale. qui devrait s’inscrire dans la démarche de candidature de la cité thermale au patrimoine mondial de l’Unesco. Il faudra d’abord choisir un lieu, puis définir un contenu et, enfin, donner un nom.

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Le Castel Franc, parmi les sites possibles …

• Si le projet ne suscite guère de divergence, il va d’abord falloir de mettre d’accord sur le choix d’un site. Le Castel-­Franc, propriété de la Ville de Vichy, la galerie Napoléon III ou encore la grande salle du Majestic ont été cités par différents intervenants. Ensuite, il faudra  définir les contenus du futur espace muséal.  Fabienne Gelin a donc établi un premier inventaire des collections aujourd’hui dispersées : les fonds patrimoniaux de la médiathèque, exception faite des fonds littéraires, les archives anciennes de la ville, les collections de l’ancien musée municipal, ainsi que les collections du musée de l’Opéra et de la Compagnie de Vichy. Il pourrait aussi être fait appel aux collections privées…

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...tout comme le Majestic et sa grande salle

• Parmi les thèmes incontournables, devraient figurer l’emblématique pastille de vichy, le thermalisme mais aussi la période de la Seconde Guerre mondiale et de l’État Français. D’autres propositions ont été faites par le public comme la présentation d’édifices disparus, ou d’images liées à la cité (reportages, documentaires, vidéos tournées par des personnes  privés…). Il est aussi question de la création d’un parcours destiné au jeune public. Tout en ayant une vocation scientifique, le futur établissement misera aussi sur la nécessaire dimension ludique, afin de séduire un public plus large et plus jeune.  Enfin, il restera à trouver un nom pour cet espace. Une tâche à laquelle vont s’atteler  les futurs  groupes de travail.

 

• VICHY, AU FIL DU TEMPS…

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La Tour de l’horloge, effondrée en 1987

Toujours à propos de Vichy et de son histoire…  À quoi  ressemblait la cité entre le XVè et le XVIIIè siècle? Qu’en reste-t-il aujourd’hui? C’est à ces questions que Dominique Parat  a tenté de répondre dans un article visible sur le site de La Montagne. Il s’appuie sur des documents iconographiques extraits du fonds patrimonial de la ville, ainsi que des collections de la SHAVE et d’Alain Carteret.

•  Sur le même site, Pierre Giraudie s’est intéressé à la construction de Vichy, des années 20 à nos jours, vue du ciel: “Comment la ville  s’est-elle bâtie au cours du XXè siècle? Quelles ont été les grandes étapes de sa construction?”. Pour y répondre, il s’appuie sur une quarantaine de photos, prises entre 1920 et le début des années 2000. Ces documents, qui  sont extraits, pour la plupart, du fonds de l’IGN,  sont complétés par des prises de vue aériennes plus récentes.

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Le Parc des sources et le grand établissement thermal, au début des années 1960 (© archives ign)

 

• CHÂTEAU DE LURCY-LÉVIS 

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LES PROJETS AVANCENT

Le dossier de sauvetage du château de Lurcy-Lévis semble avancer…Fin octobre, la société Hephata, qui avait été mandatée par Jean de Menton, propriétaire des lieux, après avoir examiné les 7 dossiers qui avaient été déposés, a rendu son verdict. Pour ce faire, elle a tenu compte  des critères  de viabilité économique, de faisabilité technique et pratique, de rapidité d’exécution mais aussi de fiabilité des acteurs potentiels.

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Jean de Menton

• Trois d’entre eux ont été retenus et proposés au propriétaire du château. Ce sont des projets d’occupation temporaire, privilégiant dans un premier temps l’extérieur du site, qui “ pourront être concrétisés dès l’an prochain”, selon  le directeur d’Hephata. Il s’agit d’un festival  pluridisciplinaire qui pourrait avoir lieu en septembre 2019, d’un concert de musique et  d’une exposition de voitures anciennes qui se tiendrait au cours de l’été. L’ambition affichée dans les trois cas est  d’attirer le grand public et de redonner un engouement pour le château, tout en  permettant sa rénovation. Autre enseignement de cet appel à projets, “il a permis de confirmer les atouts du château de Lévis auprès de nombreux organismes régionaux avec des résultats probants”. C’est le cas pour  “l’attractivité des bâtiments secondaires et des espaces extérieurs”.

 

• ÉGLISE DE LAVOINE

UNE SOUSCRIPTION POUR SA RESTAURATION

• L’église de Lavoine fait figure de cas particulier: construite dans les années 1840-1850, elle  est la propriété des habitants de la commune. Au moment de son édification, Lavoine n’était encore qu’un village rattaché à la commune de Ferrières-sur-Sichon et ne disposait pas de sa propre église. Après le décès d’une petite fille, survenu en décembre 1837, pour cause de grand froid, alors qu’elle revenait d’une cérémonie à l’église de Ferrières, les habitants de Lavoine avaient décidé de bâtir leur propre église. 34 famille s’étaient alors mobilisées autour de ce projet qui avait abouti en 1851 à la consécration de l’édifice religieux.

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• Après le vote de la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’état, l’édifice  aurait dû devenir propriété communale. C’était sans compter sur la réaction des  habitants de Lavoine qui s’étaient manifestés pour qu’elle demeure leur propriété. Une situation qui est restée inchangée depuis 1907 mais qui a aussi son revers : en tant que propriété de l’association Saint-Vincent, les travaux de restauration et d’entretien lui incombent entièrement.  Après des aménagements intérieurs réalisés en 1999,  la réfection de la toiture en ardoise, le renforcement du beffroi  ainsi que la réparation d’une fissure nécessitent au minimum 40 000 €. C’est pour réunir cette somme qu’une souscription a été ouverte, avec l’appui de la Fondation du Patrimoine.  Le Club des mécènes de l’Allier a voté des fonds pour soutenir ce projet.  C’est l’un des quatre dossiers retenus, avec la restauration de la maison Albert Londres à Vichy, le clocher de Louroux-Bourbonnais et la préservation d’une statue dans l’église de Bourbon-l’Archambault.

Contact : Association Saint-Vincent : Le bourg 03250 Lavoine. Tél : 04 70 59 38 51.

 

• UN APPEL AUX DONS POUR RESTAURER

L’ÉGLISE SAINT-LOUIS D’HAUTERIVE

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L’église au début des années 1950

• À Hauterive, l’église Saint-Louis, le monument le plus ancien de la commune, s’est dégradée au fil du temps, notamment à cause d’infiltrations d’eau.  Construite au XIVè siècle, elle était dédiée à l’origine à saint Pierre. Sous la Révolution, elle a été vendue comme bien national, avant d’être convertie en grange et d’être rachetée par la commune en 1804. Sa vétusté exigeant des travaux importants, Napoléon III, qui était alors  en cure à Vichy,  avait versé en 1863 la somme de 18 000 francs, afin qu’elle soit démolie et reconstruite. Finalement, il avait été décidé  de conserver le clocher, le reste de l’édifice étant rebâti à neuf. Au passage, l’église avait reçu une nouvelle orientation (sud-nord) et elle avait été dédiée à saint Louis.

Sans titre hauterive• Un premier chantier, achevé en 2017,  a permis de rénover l’extérieur, mettant à jour les pierres, comme c’était le cas dans la configuration d’origine.  Après le remplacement du coq,  qui avait été victime des  tirs de chasseurs(!), c’est maintenant l’intérieur qui est encours de restauration, vitraux inclus. Peinture des murs et des piliers, restauration de la porte d’entrée, réfection de l’installation électrique sont en cours. Sur les 112 500 € (HT) nécessaires, outre la commune,  le département assure le financement à 30% tandis que Vichy Communauté apporte son soutien, dans le cadre  du Fonds intercommunal de cohésion territoriale Pour boucler le budget, un  appel aux dons a été lancé, via la Fondation du patrimoine. Ceux qui y répondront verront leurs noms gravés sur une plaque et ils seront invités non seulement à l’inauguration mais aussi aux futurs concerts qui pourront y être donnés.

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Savoir plus: Le détail de l’opération et les modalités pratiques de souscription  figurent sur le site de la mairie d’Hauterive

281_001• La toiture de l’église de Treteau présente de nombreuses infiltrations et  les travaux de réfection se montent à près de 130 000 € (HT). La municipalité et la Fondation du patrimoine ont lancé un appel à dons. Un concert donné par la chorale l’Indépendante de Bessay a déjà permis de récolter 604 €.

• À Gannat, la dernière tranche des travaux de rénovation de l’église Sainte-Croix devrait débuter au 1er trimestre 2019. Elle concernera 3 chapelles du chœur pour un total de plus de  239 000 € HT, dont 20% resteront à la charge de la commune. Le 7 décembre, Catherine Pacoret, conseillère régionale déléguée au patrimoine est venue visiter l’église avant de visiter celles  d’Ebreuil et de Nades.

 

• TAPIS ET TAPISSERIE D’AUBUSSON

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DES  SAVOIR-FAIRE DÉSORMAIS PROTÉGÉS

• Fini (en principe) le faux tapis d’Aubusson fabriqué ailleurs qu’en Creuse, que ce soit en France ou à l’étranger…En décembre, l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) a homologué deux nouvelles  indications géographiques ou IG. Elles concernent, pour la première fois, le secteur textile avec les appellations La tapisserie d’Aubusson et Le tapis d’Aubusson. Ces deux indications s’étendent à quatre  procédés techniques : la tapisserie de basse lisse, le tapis ras, le tapis point noué (savonnerie) et le tapis tuft (point piqué main).

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• C’est à la demande de l’association Lainamac, mandatée par  six entreprises creusoises, que l’INPI avait lancé en mars  deux enquêtes publiques sur  la tapisserie et le tapis d’Aubusson. Bouclées le 4 juillet, elles ont  ainsi débouché sur l’homologation du 7 décembre qui assure une protection nationale et internationale à  la marque Aubusson. Localement les deux activités tapis et tapisserie représentent une centaine d’emplois pour 5 M€ de chiffre d’affaires.

DANS LES SALLES DES VENTES…

 PIERRE ÉTIENNE

UN MONTLUÇONNAIS CHEZ  CHRISTIE’S

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Pierre Étienne

• Depuis mars 2018, Pierre Étienne, qui a passé son enfance et son adolescence à Montluçon,  a été nommé directeur international du département tableaux anciens et du XIXe siècle, chez Christie’s, à Paris. Il s’était auparavant forgé une solide expérience auprès de l’expert  Éric Turquin puis chez Sotheby’s. Fils d’un médecin originaire du Cantal, et d’une pharmacienne, il est né le 10 décembre 1970 et sa famille s’est installée à Montluçon en 1973. C’est dans cette ville qu’il a fait ses études, d’abord  au collège Jules-Ferry puis au lycée Madame-de-Staël. En 1993, après des études à l’école d’art et de communication de Paris, il a  intégré le cabinet d’expertise Éric Turquin, une référence dans le monde des tableaux anciens. En 2007, il a rejoint le département tableaux anciens chez Sotheby’s, à Paris marquant  alors le marché de l’art avec des records, notamment lors de la vente d’œuvres de Jean-Étienne Liotard et de Louyse Moillon. Onze ans plus tard, en mars 2018, il a fait son entrée chez Christie’s. Dans La Montagne  il est revenu longuement sur son parcours d’expert et sur quelques-une de ses “fabuleuses trouvailles”, tout en rappelant son attachement à Montluçon où il revient régulièrement.

Un sacré coup de marteau pour le même expert montluçonnais…Début décembre, un tableau de Bernardino  Luini, qu’il avait expertisé, a été vendu par Sotheby’s pour un montant de 1 207 500 €. Un véritable record mondial pour ce peintre dont les œuvres avaient été longtemps attribuées à Léonard de Vinci. La toile représente le buste d’une sainte et elle n’avait plus jamais été exposée en public depuis…1865.

• UN “FAISAN DORÉ” ACQUIS POUR 230 000 €

ET UN ARCHET TOURTE POUR 262 000 €

ZZZ• Le 5 décembre,  a eu lieu à Vichy la seconde vente aux enchères de la collection de l‘archetier et luthier parisien Bernard Millant, réalisée par  Vichy Enchères.  Le “Faisan doré”, un violon de Jean-Baptiste Vuillaume, datant de 1862 et  appartenant à la série “Les oiseaux”, a été adjugé à 230.000 € (hors frais), alors que les estimations initiales se situaient entre  120.000 et 150.000 €. Le nouveau propriétaire est un musicien. Après le vol de  son Stradivarius, dans les années 1980, ce violon avait été prêté au concertiste Pierre Amoyal, qui disait avoir adoré sa sonorité. Le record mondial de 2017 n’a toutefois pas été dépassé puisque, cette année-là, un violon Vuillaume issu de la même collection Millant avait été adjugé à 260 000 €.

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230 000 € pour le “Faisan doré” (© Vichy Enchères)

• En revanche, c’est  un archet de violon monté argent  de François-Xavier Tourte, qui a atteint un prix record lors de cette vacation avec   262.000 €, soit le double de son estimation initiale. L’acquéreur est un archetier New-yorkais, qui était présent dans la salle. D’autres archets de violon ont également atteint des prix remarquables, avec 125 000 € pour un Peccatte et 117 000 € pour un archet Tourte. De quoi conforter la place qu’occupe Vichy Enchères, à l’échelle internationale, dans les ventes de lutherie.

Savoir plus... Les résultats de la vente sur le site Vichy Enchères

 

• EN BREF…

723_001◄  Le monument aux morts de Saint-Gérand-le-Puy, inauguré en 1922, présente une  sculpture centrale qui est l’œuvre de Jean Magrou, professeur de dessin à la Sorbonne. Son déplacement de la place au parc de verdure, de l’autre côté de la route, a été décidé par la municipalité. Une exposition présentée à la salle des fêtes a permis de retracer son histoire.

• La Ville de Clermont-Ferrand va racheter l’ex maison d’arrêt à l’État. Ouvert au début du XIXe siècle, désaffecté en septembre 2015, ce bâtiment de 2 000 m² se trouve en plein cœur du Clermont historique et sa façade ouest est mitoyenne de la mairie. Celle-ci projette d’y loger un maximum de services. Des étude sont menées pour préciser ce qui mérite d’être préservé  et ce qui pourrait être démoli.

maxresdefault• À Lurcy-Lévis, Street art city à clôturé sa seconde saison d’exploitation. L’ancien centre PTT – l’hôtel 128 –  a attiré 25 000 visiteurs. Les 70 artistes en résidence en 2018, venant d’une dizaine de pays, ont laissé leur trace sur les murs. Ils ont également peint des toiles qui sont mises en vente in situ.  Enfin, 94 chambres décorées par les graffeurs sont ouvertes au public. Le redémarrage de la nouvelle saison 2019 est prévu pour le 30 mars.

• À Droiturier le musée de la figurine ne cesse de s’enrichir de nouveaux objets qui revêtent tous une dimension historique. C’est ainsi que près de  1 000 pièces ont été  rassemblées par Hervé Manneval, qui s’est intéressé à la Grande guerre autant qu’à la bataille d’Azincourt.

• PASSAGE EN REVUE(S)…

Aurore du Bourbonnais• L’Aurore du Bourbonnais a publié plusieurs articles sur des éléments du patrimoine bourbonnais : 12 octobre :  Donjon de Gayette (P. Martin Saint-Léon)-  26 octobre :  L’hôtel de Paris à Moulins  (Pierre Geay) et Regard sur quelques anciens établissements hospitaliers, un patrimoine méconnu  (Annie Regond).

• À lire dans le revue  Archives juives, (2018/1, vol 51, p. 134-150) un article de Gilles Charreyron :  L’administration locale et les rafles de l’été 1942 en zone sud : le cas de l’Auvergne.

STA_121_L204• La revue Staps (n° 121, 2018/3, p. 107-12) publie un article de  Doriane Gomet sur   Les “sports aériens” en captivité : une pratique soutenue par le régime de Vichy (1942-1944).  L’aéromodélisme a connu dans les Oflags un succès important à partir de la fin de l’année 1942, succès se manifestant à la fois à travers la construction de modèles réduits mais aussi l’organisation de compétitions de petits avions et la mise en place de cours théoriques.

• Dans Histoire, monde et cultures religieuses (n° 44, 2017/4, p. 97-106), figure une étude de l’abbé Daniel Moulinet : “ Le souci de la pauvreté : une forme de présence du Père de Foucauld au concile Vatican II?

 

ARCHÉOLOGIE

• OPPIDUM DE CORENT

DE NOUVELLES FOUILLES

ENTRE CONFIRMATIONS ET  DÉCOUVERTES

• Depuis dix-huit ans, sur le plateau de Corent, chacune des nouvelles campagnes de fouilles archéologiques a permis de mettre au jour de nouveaux vestiges parmi lesquels  un sanctuaire monumental, un théâtre romain, un quartier d’habitats ainsi que  de très nombreux  silos à grains…Autant d’éléments nouveaux qui ont renforcé l’hypothèse initiale : l’oppidum de Corent  a bien été  la plus importante cité gauloise du peuple arverne avant la guerre des Gaules.

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Reconstitution du sanctuaire de Corent (Wikipedia – Creative common)

• Lors de  la campagne de fouilles menées au cours de l’été dernier, l’équipe d’archéologues dirigée par Matthieu Poux a choisi de délaisser provisoirement le centre de la cité  pour mener des fouilles  à d’autres endroits, sur ce gigantesque plateau volcanique. Un choix qui s’est révélé fructueux. Premier endroit, un champ de blé au nord du sanctuaire, pour lequel les vues aériennes laissaient apparaître un cercle d’une vingtaine de mètres de diamètre. Matthieu Poux considérait initialement qu’il pouvait s’agir soit d’un autre sanctuaire, soit d’une tombe. En creusant, les éléments mis au jour sont venus infirmer  totalement ces deux hypothèses.

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Le site de Corent (© Chronocarto)

• Les céramiques et les outils en pierre exhumés ont été analysés. Conclusion : ce sont des restes d’une structure d’habitat datant du néolithique moyen, soit vers 3.500 avant J-C. Selon Matthieu Poux, “ Cette maison était déjà importante, les gens qui y vivaient n’étaient pas de simples bergers, on imagine que dès le quatrième millénaire avant J-C, Corent était déjà habité par un groupe assez conséquent”.  Autre découverte, près de l’entrée de cette maison : une tombe d’enfant, avec de petits ossements qui  pourraient être contemporains de l’habitat.

• Sur un deuxième chantier, à l’entrée de la ville, une autre équipe d’archéologues s’est attelée à  retrouver les traces du rempart de la ville gauloise. Le creusement d’une tranchée d’une quinzaine de mètres de large a permis de retrouver des murs en pierre sèche de trois mètres de large, disposés parallèlement, ainsi que des amphores gauloises. Deux autres indices sont venus conforter l’hypothèse de l’existence du rempart. La fouille d’une carrière proche a montré la présence de matériaux identiques à ceux des remparts, tandis qu’un  plan d’architecte daté de 1777 montre que le rempart était déjà visible à cette époque.

• Les dernières découvertes ont été réalisées à proximité d’une  lac desséché : il s’agit d’un  grand enclos de l’époque romaine qui entourait la source d’eau. On a également retrouvé, en dessous,  un fossé de l’époque gauloise, qui avait certainement,  selon Matthieu Poux, “ les mêmes fonctions, celle du sacre de l’eau”.

• Dores et déjà il est prévu de procéder en 2019 à de nouvelles fouilles sur les trois sites. Outre un approfondissement des découvertes qui ont été faite durant l’été dernier, elles devraient permettre d’en savoir un peu plus sur le mode de vie des Arvernes. Quoi qu’il en soit, toutes ces trouvailles confirment définitivement le statut d’oppidum de Corent, avec plusieurs agglomérations datant du néolithique, de l’époque gauloise et  de l’époque romaine qui s’y sont superposées.

• EN BREF…

les-monuments-de-spectacle-romains_pdt_51292◄ Archéologia (n° 570, novembre 2018) traite des “Nouveaux vestiges d’Augustodunum”:  Une fouille a révélé des vestiges présentant toutes les caractéristiques d’une riche demeure de notables de la cité antique à Autun. Habitée depuis le milieu du 1er siècle de notre ère, cette demeure a été abandonnée à la fin du IIIè siècle.

• Dans ArchéoSciences, (n° 42-1, 2018/1, p. 17-33) :  Approche dendroarchéologique de l’approvisionnement de la ville antique d’Augustonemetum (Clermont-Ferrand) en bois d’œuvre et exploitation forestière (François Blondel, Olivier Girardclos) – Les études des bois gorgés d’eau découverts sur 20 sites archéologiques localisés à Clermont-Ferrand ont pour objectif de mettre en évidence des pratiques sylvicoles liées aux besoins en bois d’œuvre au cours du développement urbain d’Augustonnemetum.

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Sophie Liégard

• Le 15 décembre, au Centre culturel de Vichy, Sophie Liégard et Jacques Corrocher présenteront une conférence sur les sarcophages médiévaux dans la région de Vichy, fruit de 20 ans de recherches archéologiques. Les travaux dans les centres anciens mettent régulièrement au jour des tombes médiévales, témoignages des cimetières qui se groupaient alors autour des églises. Il n’est pas rare que ces inhumations soient associées à des sarcophages dont la fabrication remonte aux premiers siècles du Moyen Age.

 

• CENTRE INTERNATIONAL D’ÉTUDES

ET DE RECHERCHES SUR VICHY

CIERV Bannière

• LA RÉSISTANCE 

THÈME DES  IIIè RENCONTRES DU CIERV

•  Comme en 2016 et en 2017,  le Centre international d’études et de recherches sur Vichy a proposé un nouveau cycle de conférences. Sous la présidence de l’historien Jean-Pierre Rioux, elles ont eu lieu les 23 et 24 novembre. Thème central de  ces rencontres:  La résistance.

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• VENDREDI 23 NOVEMBRE

AU LYCÉE VALERY-LARBAUD (CUSSET)

téléchargementdf►La première conférence, animée par Fabrice Grenard  a tenté  de répondre à la question Comment écrire l’histoire de la Résistance aujourd’hui ? Formé par Jean-Pierre Azéma, Fabrice Grenard est, depuis 2017, directeur historique de la Fondation de la Résistance. Ses recherches ont porté essentiellement sur la vie quotidienne pendant l’occupation (le ravitaillement, le marché noir) et sur les maquis. Il est l’auteur d’une biographie consacrée à Georges Guingouin, le chef des maquisards du Limousin. Il prépare actuellement, en collaboration avec Jean-Pierre Azéma, un ouvrage traitant des dénonciateurs sous l’Occupation.

►La seconde conférence avait pour thème l’histoire de  Défense de la France : D’un journal à un mouvement de Résistance . C’est Frantz Malassis, chef du département documentation et publications à la Fondation de la Résistance, qui est intervenu.

◘ Savoir plus: L’histoire ou la science de la complexité décryptée à Vichy (interview de Fabrice Grenard, Frantz Malassis et Hélène Staès).

• SAMEDI 24 NOVEMBRE

DANS LES SALONS D’HONNEUR

DE  L’HÔTEL DE VILLE DE VICHY 

51mIB5povGL-SX324-BO1204203200_0_378_578• Quatre historiens sont intervenus sur le thème Les acteurs de la Résistance vus par les historiens d’aujourd’hui :

► Robert Gildea : Résister ou ne pas résister, telle est la question.

• Professeur à l’Université d’Oxford, Robert Gildea, disciple de l’historien Théodore Zeldin, s’est intéressé à  l’histoire politique française des deux derniers siècles. Son dernier livre, Comment sont-ils devenus résistants ? Une nouvelle histoire de la Résistance a reçu le prix de la Fondation de la Résistance en 2017.

Savoir plus...En septembre 2017, dans les salons de la Fondation de la Résistance,  Robert Gildea répond à la question  « Comment sont-ils devenus résistants?”, à l’occasion de la sortie de son livre éponyme.

51qpUqKx2WL._SX308_BO1,204,203,200_► Bénédicte Vergez-Chaignon : Résistants à Vichy et vichystes en résistance ; qu’est-ce que la vichysto-résistance ?

• Bénédicte Vergez-Chaignon, historienne, a d’abord contribué  au travail de recherche mené par Daniel Cordier, dans la préparation de sa biographie de Jean Moulin. Elle a ensuite publié plusieurs biographies consacrées successivement au maréchal Pétain, au docteur Ménétrel, son médecin personnel et conseiller, au  responsable lyonnais de la Milice Paul Touvier, ainsi qu’à Jean Moulin en 2018. Elle s’est également intéressée à la question de l’épuration et elle a contribué à l’étude de ce qu’on a appelé les  “vichysto-résistants”.

Savoir plus...Dans la vidéo ci-dessous, réalisée en 2016, à l’occasion de la parution de son livre, L’historienne  explique ce que recouvre la notion de Vichysto-résistant. 

Savoir plus (bis)Résistant à Vichy au sein de l’administration de Pétain, c’est possible? (Interview de Benédicte Vergez-Chaignon, recueillie par le journaliste Matthieu Périnaud).

Le-genre-de-la-resistance► Catherine Lacour-Astol : Résister au féminin (1940-1944); engagements, itinéraires, représentations

• Les recherches de Catherine Lacour-Astol, IPR d’histoire – géographie,  portent essentiellement sur la question de la place des femmes dans la Résistance, à partir de l’exemple du Nord de la France. Elle s’est aussi penchée sur  sa perception dans la mémoire collective depuis 1945.

◘ Savoir plus: La Résistance s’est aussi conjuguée au féminin (interview de Catherine Lacour-Astol, recueillie par le journaliste Olivier Rezel).

► Tiphaine Catalan : Les étrangers dans la Résistance : l’exemple des Espagnols

• Doctorante en études hispaniques et  chargée de cours à Paris 8, Tiphaine Catalan, prépare un travail intitulé Les Espagnol-e-s dans la Résistance en Limousin : parcours individuels et constructions des identités, 1940-1944. Elle aura l’occasion de s’appuyer  sur cet exemple, pour aborder la question des étrangers dans la Résistance Française

► Adhésions et renseignements sur le site du CIERV

 

 • “RÉSISTANCE ET RÉSILIENCE”

UN COLLOQUE À L’UNIVERSITÉ D’AUVERGNE

csm_resistanceresilience_05_82f9f1a8e9• Le 25 novembre 1943, à Clermont-Ferrand, 130 étudiants et enseignants de l’université de Strasbourg repliée étaient raflés et déportés par la police allemande. Seule une trentaine d’entre eux  purent revenir des camps. Pour ce 75ème  anniversaire l’université Clermont Auvergne a mis sur pied un colloque à l’École de droit sur e thème “Résistance et résilience. Au programme figuraient  les conférences suivantes :  La Résistance est la nature et la réussite de l’homme, la résilience sa grandeur  (Benoît Donnet) –  La Résistance à l’oppression : approche historique d’un droit de l’homme (Jean-Marie Augustin) –  De Vichy à la Résistance  (Johanna Barasz) –  L’unicité de la Résistance en question  (Julien Bouchet) –  Mémoire, Résistance et tourisme  (Christine Lechevalier) –  Enseigner la Résistance, transmettre des valeurs et fonder la résilience  (Emmanuelle Auriac-Skysarczyk)  –  Le Mont-Mouchet : lieu de mémoire de la Résistance auvergnate ?  (Françoise Fernandez) –  Mémoire en Margeride : les villages martyrs  (Maryline Avont) – L’Université de Clermont-Ferrand et l’Université de Strasbourg : entre Résistance et résilience  (Mathias Bernard) – Jorge Semprun : entre Résistance et résilience, le combat qu’il faut  (Corinne Benestroff) – affichea3_1Arlette Lévy Anderson, ancienne étudiante de Clermont-Ferrand et rescapée de la rafle du 25 novembre 1943: entre les lignes :la résilience dans sa correspondance (Thomas Christiansen),  avec la participation de Marie-José Chambart de Lauwe, résistante, déportée et sociologue. Il reste à souhaiter que les actes de ce colloque fassent l’objet d’une publication future.

 • Par ailleurs, jusqu’au 25  janvier 2019, la Bibliothèque universitaire, boulevard Lafayette, présente une exposition sur Les femmes dans la Résistance .Cette exposition rend hommage à 25 femmes, connues ou restées dans l’ombre, qui se sont battues pour leurs convictions, certaines en payant de leur vie ces actes patriotiques au courage incontestable, afin de reconquérir notre liberté.

• HUBERTINE AUCLERT (1848-1914)

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BIENTÔT HÉROÏNE DE BD


recueil_portraits_dhubertine_auclert_1848-1914_._btv1b85404387Cent soixante-dix ans après la naissance de la militante féministe bourbonnaise Hubertine Auclert (1848-1914), le collectif portant son nom propose aux illustrateurs, qu’ils soient  amateurs ou professionnels, de se pencher sur sa vie et de la retranscrire en images. Dans le cadre d’un concours, doté d’un prix de 200 €, ce pourra être, au choix, une série de bandes dessinées, voire une simple planche, format 21 X 29,7 cm, retraçant le parcours de la féministe bourbonnaise ou un épisode marquant. Pour aider les candidats, un résumé de la vie d’Hubertine Auclert, rédigé  par l’universitaire Edith Taïeb, a été mis en ligne sur le site de Festi-BD, ainsi qu’un synopsis  reprenant les temps forts  de sa vie : naissance en 1848, dans l’Allier, à Saint-Priest-en-Murat, départ pour Paris en 1873, création du journal « La Citoyenne » en 1881, lecture d’un discours choc à la tribune du congrès ouvrier de Marseille en 1879, campagnes successives en faveur du droit de vote pour les femmes, solitude dans la lutte, séjour en Algérie et écriture d’un livre…

Hubertine-AUCLERT

Les inscriptions au concours et les productions devront être adressées avant le 5 mars 2019 au collectif Hubertine Auclert (7, rue Mandon, 03210 Marigny). Le lauréat sera désigné par un jury ad-hoc à l’occasion de  Festi BD 2019, le festival de la bande dessinée de Moulins, qui aura lieu les samedi 9 et dimanche 10 mars, à l’Espace Villars. Seule condition imposée : l’auteur devra autoriser le collectif Hubertine Auclert à utiliser sa production afin de faire connaître la vie et l’action de la militantes féministe.

Savoir plus…Règlement du concours, cahier des charges, biographie et synopsis de la vie d’Hubertine Auclert sont disponibles sur le site de Festi BD.

 

Sans titreLACME

• UN HOMMAGE

AUX  MARTYRS DE VINGRÉ

• Parallèlement à l’exposition Écrire la Guerre, visible à la Médiathèque de Moulins, l’association LACME présente jusqu’au 8 décembre une exposition sur “Les martyrs de Vingré”. Le vendredi  30 novembre, toujours à la médiathèque de Moulins, elle sera prolongée par la projection du film documentaire “Rue des martyrs de Vingré”, réalisé par Caroline Puig-Grenetier (entrée libre).

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Le monument à la mémoire des 6 fusillés de Vingré

• Pour mémoire, les martyrs de Vingré sont 6 soldats mobilisés dans l’armée française en août 1914, qui furent “fusillés pour l’exemple”,  le 4 décembre 1914, à Vingré. Trois d’entre eux (Pierre Gay, Claude Pettelet et Jean Quinaud) étaient originaires du Bourbonnais. Au terme de très longues démarches, ils furent tous réhabilités le 21 janvier 1921 et déclarés officiellement  “morts pour la France”. Leurs dernières lettres, adressées à leurs épouses et à leurs familles, sont particulièrement émouvantes et méritent d’être redécouvertes. À l’issue de la projection, elles seront lues par Jean-Emmanuel Stamm.

TROIS BOURBONNAIS

PARMI LES 6 MARTYRS DE VINGRÉ

vingre4-02• Jean Blanchard est né le 30 septembre 1879 à Ambierle (Loire). Marié dans sa commune natale, en 1912, il exerce le métier de cultivateur avant d’être rappelé sous les drapeaux en 1914. Il est enterré dans le vieux cimetière d’Ambierle. Francisque Durantet est né le 5 octobre 1878, lui aussi à Ambierle, où il s’est marié  en 1906. Père de deux enfants, Il exerce avant guerre  le métier de cultivateur. Il est enterré dans le vieux cimetière d’Ambierle. Paul Henry Floch est né le 31 mai 1881 à Breteuil, commune dans laquelle il était  greffier de la justice de paix, avant guerre. Pierre Gay est né le 30 novembre 1884 à Treteau dans l’Allier. Il est le fils de François Gayet et Anne Luminet. Il a épousé  Marie Minard le 28 septembre 1912, à Tréteau. Claude Pettelet est  né le 13 février 1887 à La Guillermie dans l’Allier. Jean Quinaud est né le 14 mars 1886 à Saint Victor. Il vécut à Huriel, où son nom est inscrit sur le monument aux morts. Sa tombe, à Vallon-en-Sully,  porte l’inscription “Martyr de Vingré”.

► Savoir plus

L’histoire des fusillés de Vingré sur le site des archives départementales de l’Allier.

Claude Lafloque, le “sauveur” des fusillés de Vingré

 

ASSOCIATIONS ET

SOCIÉTÉS LOCALES

• BOURBONNAIS

Emulation

• Au programme des prochaines conférences de la Société d’émulation:

► 1er décembre : Essai d’implantation d’un temple dans le département de l’Allier (Marc Breton) –

5 janvier 2019 : Que nous cachent les noms de villes et de villages bourbonnais ? (Derek Wright). – 2 février : Assemblée générale –  Le portrait gravé en France au Grand Siècle (Joseph de Colbert en partenariat avec le Musée Anne-de-Beaujeu) – 2 mars : Les ordres mendiants à Moulins du milieu du 14ème siècle au début du 16ème siècle (Claire Bourguignon) – 6 avril : Les céramiques de la nécropole de Varennes-sur-Allier : témoins précieux des rites funéraires antiques (Florie Salvaya) – 13 avril : Un “ activiste littéraire” à Vichy en 1864, Albert Glatiny (Pascal Chambriard) –  4 mai: La paroisse de Neuglise à Bessay-sur-Allier (Charles Laubser) –  Les maisons du Ban et l’Isle du Palais : évolution d’un quartier de Moulins du XVème siècle à nos jours  (Georges et Christiane Chatard).

 

• SOCIÉTÉ BOURBONNAISE

DES ÉTUDES LOCALES

ETUDES BOURBÉtudes Bourbonnaises (n° 355) : Sophie Liegard  et Alain Fourvel :Verreries d’époque romane découvertes dans un puits à Souvigny (Allier)- Alphonse Berger : Le courrier de l’empereur – Maurice Sarazin : Deux cousins de Valery Larbaud, Charles et Jacques Larbaud et l’enseignement mutuel au XIXe siècle.

• L’assemblée générale ordinaire de la S.B.E.L. se tiendra le samedi 19 janvier 2019 à Moulins, salle S 5, au sous-sol de la salle des fêtes. À cette occasion aura lieu le renouvellement du conseil d’administration et du bureau. Un appel à candidature est lancé à tous les membres de la Société désireux de s’investir dans son fonctionnement en faisant acte de candidature. Contact : Sbel

 

CGHB Logo

• Au sommaire du n° 159 (Automne  2018) de Généalogies bourbonnaises et du Centre,  Bulletin du  C.G.H.B:

SOMMAIRE ALLIER GENEALOGIE 159

 

• SOCIÉTÉ D’HISTOIRE ET D’ARCHÉOLOGIE

DE VICHY ET SES ENVIRONS

PAUL DEVAUX ET GILBERT BRIÈRE 

DANS LA GRANDE GUERRE

SHAVE Logo• Le 6 novembre, au Centre culturel Valery-Larbaud, Fabienne Gélin et Michel Promérat ont retracé les Itinéraires de deux poilus vichyssois : le graveur Paul Devaux et l’architecte Gilbert Brière”, dans la tourmente de la Grande guerre. Paul Devaux (1894-1949), graveur de renom, proche de Valery Larbaud, ne s’était pas encore fait un nom lorsque la Grande Guerre a éclaté. Parti pour le front à vingt ans,  il n’avait pas fait son service militaire  et sa formation a été des plus brèves, entre septembre et décembre 1914. Arrivé au front à la fin de 1914, il n’a été démobilisé qu’en septembre 1919. Blessé dès janvier 1915, il a retrouvé le champ de bataille et ses tranchées au terme de 5 mois de convalescence. Combattant à Verdun, il est blessé à nouveau en avril 1916.  Victime par ailleurs  des gaz, il sortira de la guerre avec une invalidité reconnue à 40%. Durant le conflit, que ce soit dans les tranchées ou lors de ses séjours dans les hôpitaux, il n’a jamais cessé de dessiner et de peindre des aquarelles, des  œuvres restées pour la plupart inédites et dont plusieurs ont disparu.

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Valbois, aquarelle de Paul Devaux

• Quant à Gilbert Brière(1882-1961),  architecte établi à Vichy, il a lui aussi été  mobilisé. À trente ans, il est versé dans le génie militaire et il participe à la réalisation des réseaux de tranchées et des sapes, tout en continuant à dessiner. On trouve aussi bien des images des tranchées et des destructions de la guerre que des paysages tranquilles de la Sarthe où il est en convalescence. Au-delà de leur participation au conflit, les deux conférenciers ont aussi évoqué leur après guerre.  La conférence était précédée de la projection  d’un film sur Vichy pendant la guerre de 1914-1918 réalisé par les élèves du collège Les Célestins.

Le Bulletin de la SHAVE (n° 171 – Décembre 2018) vient de paraître. Au sommaire:Sans titre

À noterLes prochaines conférences de la SHAVE: 13 décembre : Les sarcophages médiévaux (Sophie Liégard) –  25 janvier 2019 : Que nous cachent les toponymes de la région vichyssoise ? (Derek Wright) – 15 février : Vichy et ses environs en cartes postales et documents anciens (Dr P. Kessleer, H. Camus, M. Laval) – 22 mars : La Maison des Oratoriens à Effiat (Hubert de Moroges) – 12 avril : L’arrivée du chemin de fer en Auvergne (P. Kessler et  S. Hervier).

 

Allier Généalogie

Image_Couv_124• Allier-Généalogie (n° 124 – décembre 2018) : L’édito de la présidente  – Jeannine Lafleur : Notre escapade d’automne à Montaigu-le-Blin  –  La vie de l’association – Les Sapins, poème de Guillaume Apollinaire –  Maurice Sarazin :  L’âme du Bourbonnais maintenue –  Aline Berna : Dans les coulisses de l’armistice avec le cdt François de Bourbon-Busset  –  Fabrice Martin-Douyat : François et Marie Mercier, bienfaiteurs de Tronget  – Aline Berna : Les mésaventures du wagon de l’armistice  –  Maurice Sarazin : Walter Stucki un diplomate actif et efficace, citoyen d’honneur de Vichy  –  Marie–Joëlle Fraisse : le prélèvement à la source : une histoire de 80 ans –  Maurice Sarazin : une étrange affaire de séquestration à St Rémy-en-Rollat  –  Fabrice Martin-Douyat : Enquête sur le soldat Antoine Moreau  – Maurice Sarazin : l’actualité littéraire à Vichy et dans sa région (3ème trimestre 2018) –  Quartiers généalogiques.

 

• LES AMIS DE NAPOLÉON III

DE VICHY

15 - Buste Napoléon III•  Le calendrier des prochaines conférences a été établi comme suit: 26 janvier 2019 :  Les chalets impériaux de Vichy  (Jean-Yves Bordesoult) – 23 février :  Napoléon III bienfaiteur du patrimoine religieux partout en France (Alain Carteret) – 23 mars  :  Les Rothschild en France au XIXe siècle  (Gérard Sallet) – 20 avril  :  Crinolines,dentelles et falbalas  (Christine Chaze).

 

AMIS DE MN

 • Vendredi 14 décembre : Georges Costecalde : La guerre de 1914-1918 en chansons  – Vendredi 11 janvier : Guy Gozard : Regards sur Mai 1968 à Montluçon – Vendredi 8 février :  Olivier Troubat : Paysages montluçonnais et des environs du XVIe siècle à travers le polyptique de l’église Notre-Dame- Samedi 9 mars : Jean-Claude Lemonnier : Histoire de Saint-Amand- Vendredi 12 avril : Dominique Laurent : Septembre 1911 : la révolte des ménagères contre la vie chère à Montluçon et Commentry- 12 mai :  Excursion de printemps – Vendredi 14 juin : Samuel Gibiat : Les peintures murales du manoir de Bien-Assis : un décor de la seconde Renaissance française «à la façon de tapisserie. 

• Rappelons que les résumés des conférences précédentes (depuis la saison 2005 – 2006) figurent dans La lettre des Amis de Montluçon. Ils sont directement accessibles et téléchargeables sur le site des Amis de Montluçon

CERCLE ARCHEO

• Le Cercle d’archéologie de Montluçon et de la région a établi, comme suit, le programme de ses conférences pour le premier semestre de 2019:

Sans titre - Copie

LOGO Mémoire Cérilly

• DEUX MANUSCRITS DE GEORGES BODARD

MIS EN LIGNE INTÉGRALEMENT

Scan.jpg-93-150x150• Une initiative à saluer…Fin novembre, l’association Mémoire de Cérilly a mis en libre accès sur son site deux manuscrits de Georges Bodard(1863-1941) : Histoire de Cérilly, des origines à la Révolution (400 feuillets, illustrations)  et Histoire de Theneuille (270 feuillets, illustrations, cartes). Né le 21 mars 1863 à Cérilly, Georges Bodard y est décédé  le 2 décembre 1941, au terme d’un parcours original. Après avoir été apprenti charcutier chez son père, à Cérilly, puis  cuisinier dans un grand restaurant new-yorkais, il avait accompli son service militaire dans les zouaves, en Algérie puis en Indochine.  De retour dans sa commune natale, au début des années 1890,  il s’était établi comme charcutier, rue Mistaudin, dans la boutique paternelle, qu’il devait fermer à la fin de la grande guerre. Il avait alors ouvert la première librairie-bazar de Cérilly, mettant toujours en valeur les auteurs locaux.Il édite par ailleurs des cartes postales de Cérilly et de ses environs.

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Au centre, la librairie tenue par Georges Bodard, rue Mistaudin
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Georges Bodard et Émile Guillaumin

• Passionné par l’histoire, il était devenu membre de la Société d’émulation du Bourbonnais, de la Société bourbonnaise des études locales et des Amis de Montluçon, ainsi que des Amis de Charles-Louis Philippe, publiant des articles dans leurs revues respectives. Au fil du temps, il a noirci des milliers de pages dont des extraits ont été publiés dans plusieurs ouvrages : La forêt de Tronçais pittoresque, scientifique, légendaire (1892) réédité en 1936 par les Imprimeries Réunies, À travers les registres paroissiaux de Cérilly (1909), Les fêtes de la révolution et le citoyen  Jean-François Bourgoing (1910),  Cérilly et ses environs :traditions, documents, légendes (1910), Charles-Louis Philippe, souvenirs et impressions (1936, La Revue du Centre). À propos de Georges Bodard, Maurice Malleret (Encyclopédie des auteurs du pays montluçonnais) écrit : “Passionné par la nature depuis sa plus tendre enfance, il fut initié à la botanique par le prêtre du village. Archéologue, entomologiste, botaniste et minéralogiste amateur, collectionneur, folkloriste, historien, ses travaux de toute nature lui valurent de recevoir les Palmes académiques et d’être médaillé par la Société archéologique de France”.  On peut également consulter sa notice biographique détaillée dans le Tome III des Bourbonnais célèbres et remarquables de Maurice Sarazin (éditions des Cahiers bourbonnais, 2014).

 

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305_001• En s’appuyant sur une monographie de Vendat écrite par Aimé Favier et publiée en 1909,  La Brique, le bulletin de l’association Vendat son passé, revient depuis plusieurs mois sur la vie dans la commune, avant la Grande Guerre. Dans le dernier numéro (n° 31 – novembre 2018), La Brique s’intéresse aux différents villages, à la géographie et à l’économie. Il y est notamment question de Lourdy et de Champoux qui comptaient respectivement 166 et 89 habitants, selon le recensement de 1901.

• L’agriculture est alors l’activité dominante mais  l’élevage n’est pas la principale source de richesse. Ce sont les races charolaise et nivernaise qui dominent car elles conviennent à la fois aux travaux agricoles et à la boucherie. Les principales cultures sont le froment, le seigle, l’orge, le colza et  la pomme de terre. Poterie et tuilerie sont les deux principales activités artisanales. Une poterie qui va être peu à peu abandonnée, face à l’apparition de procédés nouveaux. À lire également : Un poste de Gardes de Voie de Circulation à Vendat en 1914 –  Le puits de la discorde refait surface : “ Don Camillo et Peponne à Vendat où la guerre de l’eau”. Tous les numéros de La Brique sont téléchargeables sur le site de l’association. 

 

• LES AMIS DE PIERRE BRIZON

9782848190129-200x303-1• Pour terminer la série de ses conférences commémorant le centenaire de la Grande guerre, l’Amicale laïque de Bellerive-sur-Allier a proposé une conférence sur  “Pierre Brizon , guerre à la guerre”. Olivier Mathieu, président de l’Association des Amis de Pierre Brizon (1878-1923) a retracé  la vie et l’engagement de ce député socialise de l’Allier, né à Franchesse,  qui participa au congrès pour la paix, à Kienthal (Suisse) en 1916 et il fut, cette année-là un des trois députés qui refusèrent de voter les crédits de guerre.

EN BREF…

• Invitée par l’association Défense du patrimoine Est-Allier, Annie Regond, spécialiste de l’histoire de l’art, est venue au cinéma René-Fallet de Dompierre-sur-Besbre, pour traiter des monastères et prieurés de l’est du département de l’Allier, du Moyen Age aux temps modernes. Elle a mis en relief leur rôle dans la commande artistique, en évoquant notamment  Neuilly-en-Donjon, Chassenard, Saint-Léger-sur Vouzance, Yzeure et Sept-Fons.

51m9LSR5+UL._SX368_BO1,204,203,200_• La médiathèque de Saint-Yorre a reçu Jean-Michel Derex, docteur en histoire, auteur de Héros oubliés : les animaux dans la Grande guerre (publié en 2014 par le Ministère de la Défense, 175 p.), livre à partir duquel une exposition était présentée à la médiathèque jusqu’au 30 novembre. Il a montré le rôle essentiel, mais trop souvent oublié,  qu’ont pu avoir  les animaux tels que les chevaux, les chiens et les pigeons durant le premier conflit mondial.

• La conférence sur la Grande guerre, organisée par l’association Détente et culture de Molles et animée par Patrick Auger, auteur d’un livre sur les soldats d’Espinasse-Vozelle, a rassemblé dans la salle socio-culturelle  une trentaine de personnes. Pour appuyer ses propos, le conférencier avait apporté de nombreux documents et objets relatifs à cette guerre : clairon, vasques, gourde, mallette….

• Le 30 novembre, à l’hôtel Mercure, dans le cadre des Soupers littéraires du Quartier thermal, Françoise Fernandez, historienne, a donné une conférence sur la question des pillages et des spoliations d’œuvres d’art entre 1940 et 1945.

téléchargement• Au programme des Semaines sociales en Bourbonnais, le  lundi 10 décembre, à la Maison Saint Paul, à Moulins figuraient  L’armistice de 1918, les traités de paix et leurs conséquences  (Daniel Moulinet) – France,Europe : les menaces dans un monde en pleine mutation, les réponses possibles pour une paix durable  (général Bertand Ract-Madoux – Table ronde et questions :animateur : Stefan Lunte, secrétaire général de  Justice et paix Europe. Conclusion par Jean-Marie de Vergnette, président des SSB).

• L’Alliance française de Vichy a reçu Diane Polya-Zeitline au Centre culturel de Vichy pour une conférence consacrée aux 28 ans durant lesquels elles fut directrice artistique de l’Opéra de Vichy, avec les projection de films et d’images,en présence de Martin Kubich,  qui lui a succédé.

 

• NIVERNAIS – BOURGOGNE

GROUPE 71 – IMAGES DE SAÔNE-ET-LOIRE

Groupe 71

Z FN
Fernand Nicolas

• 2019 sera l’année du 50ème anniversaire du Groupe 71, qui travaille en partenariat avec les  Archives départementales de Saône-et-Loire. Fondé en 1969 par Fernand Nicolas (1917-2014), le Groupe 71 publie la revue trimestrielle Images de Saône-et-Loire, qui en est à son 196ème numéro (décembre 2018). Pour Annie Bleton-Ruget, sa présidente, il est “important d’agir pour que la  revue soit accessible au plus grand nombre, en complément du  site internet ”. Au-delà de la numérisation des numéros parus, réalisée par les Archives départementales de la Saône-et-Loire, afin de les rendre accessibles via leur site Internet, il reste à accomplir un important travail d’indexation des centaines d’articles parus depuis un demi siècle.

► Accéder à l’historique du groupe 71

• Pour ce faire, une dizaine de passionnés se sont réparti les 196 numéros de la revue et ont décortiqué la totalité des articles, afin de les référencer pour qu’ils puissent être retrouvés facilement, via un moteur de recherche. Le résultat de ce travail de plusieurs mois, c’est un fichier de 1 500 occurrences  qui répertorie le titre de chaque article, le nom de son auteur, sa date de parution, sa pagination,  le tout complété par un résumé du sujet grâce à des mots-clés : histoire, géographie, patrimoine naturel, personnalités.

• Ce projet patrimonial, qui devrait aboutir mi-2019, débouchera sur la mise en ligne de données de première importance concernant l’ensemble de la Saône-et-Loire. Le tout s’inscrira dans le contexte de la célébration des 50 ans de l’association, avec le conseil départemental pour partenaire. Dores et déjà, il est prévu de publier un n° 200 d’Images de Saône-et-Loire annoncé comme  exceptionnel.

► Accéder au site du Groupe 71 – Images de Saône-et-Loire

• Au sommaire du n° 196 (4ème trimestre 2018):

Z 71

Académie MORVAN

Z image• Bulletin n° 83 (avril 2018) : Christian Bouchoux : Vivre et mourir en Morvan du XVIè au XVIIIè siècle : 3ème partie : Les approches religieuses et sociales. Avec ce troisième bulletin relatif à la vie en Morvan sous l’Ancien Régime Christian Bouchoux   met un terme à cette étude. Ainsi, le présent bulletin, plus développé, est en partie consacré aux phénomènes religieux qui ont marqué l’histoire du Morvan dans cette période, autant sur le plan patrimonial et sur ce qu’il en reste, qui se sont fait jour, en particulier lors de l’apparition de la religion protestante, mais aussi au travers du prisme des pratiques liées aux manifestations de la foi. La place de l’homme dans l’école, la famille, le niveau social, les métiers, la justice constituent un second volet, avec  les cahiers de doléance de 1789 résumant d’une certaine manière quelques-uns des aspects précédents…

Z MORVAN SOURIRE• Bulletin n° 84 (juillet 2018): Daniel Henri Vincent et Françoise Dumas : Sourires du Morvan : Les cartes illustrées au temps des vélocipèdes: Le Morvan est, certainement une terre féconde pour l’humour cartophile en dessins légers accompagnés de propos en patois plus ou moins authentique. Ces balivernes et autres sornettes amusaient fort nos grands parents. Des facéties, certes, mais si on les regarde un peu mieux, elles révèlent un monde disparu, beaucoup moins drôle qu’il n’y  paraît. La masse des cartes illustrées humoristiques est largement inexplorée. L’Académie du Morvan propose d’en examiner les principaux thèmes, les personnages mis en scène, la créativité des auteurs, des éditeurs et des dessinateurs, enfin leur signification profonde avec le concours de la linguistique et de l’ethnologie. Son ambition est de révéler un patrimoine ignoré, un sourire d’antan, une réalisation culturellement et économiquement significative avant et un peu après la Grande Guerre. Daniel Henri Vincent est attaché au Morvan depuis qu’il a occupé le poste de sous-préfet de Château-Chinon. Ancien directeur régional des affaires culturelles de Bourgogne, il est président de l’Association bourguignonne des sociétés savantes. Il a publié, outre des travaux personnels, des ouvrages consacrés à Bussy-Rabutin et à son œuvre. Françoise Dumas est maître de Conférences honoraire de Linguistique française (Université de Bourgogne), spécialiste de français régional et de toponymie bourguignonne. Elle a publié de nombreux ouvrages et articles de linguistique et d’onomastique.

Pays de bougogne

PDB 253OK+.qxp_doc223.qxd• Le n° 254 de Pays de Bourgogne (48 pages, illustrations, 5 €) propose unVoyage aux sources de Michel Tournier”.  Michel Tournier (1924-2016), Grand Prix de l’Académie française, Prix Goncourt avec le Roi des Aulnes, publié en 1970, a connu une enfance bourguignonne dans la Vallée de l’Ouche. Beaucoup de ses romans ont trouvé leur inspiration dans cette région comme L’Aire du muguet et Les Mousserons de la Toussaint. Il doit à la Bourgogne son sens du concret. Une belle occasion de retrouver ou de découvrir cet auteur captivant. Autres sujets abordés dans ce n° 254: les puits de nos campagnes –  Les jumelages franco-allemands en milieu viticole –  Bussy-Rabutin, 400 ans après…

PDB 255Sous le titre  Ceux qui nous lient au cinéma”, le dernier numéro de Pays de Bourgogne ( n° 255 – 76 p, illustrations, 7 €)  présente un  panorama du cinéma en Bourgogne, aussi bien  passé que  présent. Il rend hommage à  tous les acteurs, emblématiques ou non, avec des inédits. Cédric Klapisch, réalisateur du récent film Ce qui nous lie,  dit son attachement au vignoble de Bourgogne et au métier de vigneron. Claude Jade livre l’esquisse d’un portrait de François Truffaut, écrit en 1996 et jamais publié. Dans ce numéro, s’entremêlent théâtre, littérature et cinéma. La Bourgogne vit au rythme de grands événements, qui permettent de dire que nous sommes ici au pays du cinéma.

 

Mémoire brionnaise

• Mémoires brionnaises (n°40 –  décembre  2018) : Interview du comte Patrice de Rambuteau par Cédric Guyon – Joseph Fimbel, résistant alsacien  (Michel Vinauger) – Mémoire d’un poilu (François Labrosse) –revue-n-40-mémoire-brionnaise L’entreprise Buchet, à Tancon : une histoire liée à celle de l’agriculture (Dominique Fayard) – Un Brionnais chasseur alpin au cœur de la bataille de Narvik (Robert Mottin) – Les panneaux peints du château d’Amanzé (Jean-Pierre Raffin et Jean-Marie Jal) – Les chapelles ajoutées aux églises romanes (Anelise Nicolier) – 1914-1918 : Stèles commémoratives et tombeaux au cimetière de Marcigny (Marcel Perrot) – Lorsque les Français payaient des impôts sur les métaux non ferreux (Emile et Marie-Anne Gerb) – La cigale et la fourmi (Jacques Bonnefoy) – Témoignage d’un prêtre réfractaire pendant la Révolution (Jean-Michel Labrosse) – À propos de la borne et des routes du Guidon (Alain Dessertenne) – La colombe du Saint-Esprit (Thierry Lager) – Le Paradis, un conte à l’église de Montceaux-l’Etoile (Jacques Bonnefoy et Daniel Margottat) – Le certificat d’études (Guy Boussand)  – Index des n°31 à 40 – Nécrologie : Georges Déclas.

 

camosine

La Camosine – Les annales du pays nivernais vient de publier un nouveau numéro. Rédigé par Raymond Pétrus et par Gérard Croutte, il fait le point sur Les régiments nivernais  dans la Grande guerre. Comme les précédentes publications, il s’appuie sur une riche iconographie et il est labellisé Mission du centenaire.

Camosine

 

La PHYSIOPHILE LOGO

bulletin168• Au sommaire de la revue semestrielle La Physiophile – Science et histoire en Bourgogne du sud (n°168 – Juin 2018 – 64 p, illustrations en couleur): Lionel Barriquand et Ludovic Guillot : Bourbon-Lancy (deuxième partie) : Le complexe thermal et ses évolutions architecturales – Robert Chevrot :  La Guerre du Charolais 1477-1478 –  Michel Maerten : Note sur un tesson de moule à sigillée découvert à Saint-Aubin-en-Charolais (Saône-et-Loire) – Jean-Claude Notet : Note de physiologie végétale : à propos de graines de courge germées à l’intérieur du fruit –  Roger Marchandeau :  Un conflit entre le curé et les conscrits à Blanzy en 1931

• LIMOUSIN

ssnac

• Séance du 17 novembre 2018  (à  Sainte-Feyre) :  Daniel Dayen : L’enseignement dans la Creuse : Des cours complémentaires aux collèges. – Anne-Marie Béhague : La maison des saints à Évaux-les-Bains.Noëlle Bertrand : Le légendaire creusois. La prochaine séance de la société aura lieu le 19 janvier 2019.

• FOREZ

La Diana

• Bulletin de la Diana, société historique et archéologique du Forez (3ème  trimestre 2018) : Richesse documentaire du Forez médiéval : les testaments des XVIè et XVè siècles (Marie-Thérèse Lorcin) – L’ « abolition » de chèvres en Forez aux XVIIè et XVIIIè siècles (J. Besson-Le Huedé) – Un essai manqué d’industrialisation à Montbrison au XIXè siècle (1827-1867) (Claude  Latta).

 

 

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