EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS: N° 17 (JANVIER – FÉVRIER 2019)

Cette rubrique faisant  l’objet d’additifs et de mises à jour  du 1er janvier au 28 février 2019, en fonction de l’actualité, n’hésitez pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’information.

Pour nous contacter: allier-infos@sfr.fr

DERNIÈRE MISE À JOUR:  14 MARS 2019

 

COLLOQUE

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• La 2ème édition des  Rencontres des parlers du Croissant, la zone linguistique correspondant à la frange Nord du Massif Central, se tiendra à Montluçon (Salle Saint-Vincent –  5 Quai Turgot), les vendredi 15 et samedi 16 mars.  Les parlers gallo-romans qu’on  pratique traditionnellement dans cette zone présentent simultanément des traits typiques des variétés d’oc et d’oïl.  Ce colloque sera l’occasion de présenter les résultats des recherches menées sur ces parlers dans le cadre des projets « Les parlers du Croissant » qui bénéficie du soutien du CNRS. Dans l’Allier 8 communes sont concernées par des recherches qui ont déjà été menées ou qui sont en cours: Archignat, Bellenaves, Biozat, Châtel-Montagne, La Chapelle, Marcenat, Naves et Treban.

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Liste des communes dans lesquelles des membres du projet “Les parlers du Croissant” mènent ou ont mené des enquêtes.

• Lors de ces Rencontres, une vingtaine d’intervenants se succéderont  au fil de ces deux journées particulièrement riches en communications, selon le programme suivant:

Vendredi 15 mars

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•  Accéder au site dédié aux Parlers du Croissant

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© La Montagne – édition de Montluçon (13 mars 2019)

EXPOSITIONS

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• UNE EXPOSITION  SUR L’HISTOIRE

DE L’ÉCOLE, EN CREUSE

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• Jusqu’au 26  juin 2019, les Archives départementales de la Creuse  proposent une exposition intitulée “Au tableau !” qui retrace l’histoire  de l’école primaire en Creuse, depuis les origines jusqu’aux années 1950. Elle s’appuie sur  de très nombreux documents tirés des collections, mais aussi d’objets utilisés par les maîtres comme par leurs élèves. Un moyen pour faire  remonter bien des souvenirs, tout en revenant sur des facettes méconnues de l’histoire sociale du département et en mettant à mal quelques idées reçues sur la question.

CHOISIR LES MAÎTRES…

hrenaissance_367_x_432_• Les documents les plus anciens  remontent au XVè siècle, avec des  délibérations entre villageois pour désigner celui qui  assumera la tâche d’apprendre à leurs  à lire, à écrire et à compter. Jusqu’à la Révolution française, il faut que le choix du futur maître soit approuvé  par le curé de la paroisse. Quant à la rétribution, elle  est laissée le plus souvent au libre choix des parents. C’est ce qui explique que les candidats se font rares et que, au début des années 1800, on ne compte qu’une trentaine d’écoles dans tout le département de la creuse.

PROMOUVOIR LA GRATUITÉ…

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Jean-François Barailon

• Avec la Révolution française, on commence  à se préoccuper vraiment de l’instruction du peuple et c’est  Jean-François Barailon (1743-1816), député de la Creuse sous la Convention, qui présente un projet de constitution dans lequel figurerait la nécessité, sinon l’obligation,  d’une instruction publique. Elle passerait par l’ouverture écoles gratuites dans chaque commune. Entre les intentions et les réalisations concrètes, dans le contexte agité de la révolution,  il y un grand écart. C’est ainsi que dans la commune de  Pionnat, on trouve certes deux instituteurs, mais ils sont alors en charge de tout un canton.

ÉDUQUER  LES FILLES, AUSSI…

29216354_1501428999985765_7360207570218254336_n• L’idée selon laquelle l’instruction doit être réservée aux garçons, commence à être remise en cause.  Le 5 mars 1828, un jury composé du maire, du curé, du juge de paix et de deux pères de famille « des plus notables »  se penche sur la demande formulée par Thérèse Berger, qui souhaiterait ouvrir une institution pour l’enseignement et l’éducation des jeunes filles. La demande sera finalement validée un mois plus tard  par le Préfet,  qui s’appuie sur les témoignages portant sur la bonne conduite et les principes moraux et religieux de ladite Thérèse Berger. Ce n’est toutefois qu’en 1850 que la loi Falloux obligera toute les communes comptant plus de 800 habitants à ouvrir une école primaire spécialement destinée à l’éducation des filles. En Creuse, elles se  développent d’abord lentement avec une douzaine d’ouvertures en en 1869, une dizaine en 1872 et en 1874,  le “record” étant atteint en 1875 avec 14 inaugurations.

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L’école…Pour les filles aussi

LAÏCISER L’ÉCOLE…

LA CREUSE,UN DÉPARTEMENT EN POINTE

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L’école libre de filles à Vallières

• S’il est un domaine dans lequel le département de la Creuse n’est pas reste, c’est bien celui de la laïcité. En 1886, après le vote des lois de Jules Ferry rendant l’école primaire gratuite et obligatoire, la Creuse est le seul département de France qui scolarise 90% de ses élèves dans l’école publique, laïque et républicaine. Les “écoles libres”,  sous le contrôle des congrégations religieuses, font pâle figure en terme d’effectifs. Cette laïcisation de l’école progresse souvent localement, lorsque les conseils municipaux la votent. En 1879, à  Vallières,  par exemple, la laïcisation de l’école communale, jusqu’alors tenue par les congréganistes est approuvée par  19 voix sur 20. Un quart de siècle plus tard,  la loi votée en 1904 dans un contexte de séparation entre l’Église et l’État,  parachève le mouvement, avec l’interdiction d’enseignement imposée à l’avenir  à toutes les  congrégations. Quant à celles qui œuvrent déjà dans les écoles, la république leur laisse un délai de dix ans pour disparaître.

UN TAUX  D’ALPHABÉTISATION

SUPÉRIEUR À LA MOYENNE…

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La classe, vue par les célèbres planches Rossignol

• Contrairement à une idée reçue, c’est aussi l’époque où  la Creuse fait partie des départements qui se distinguent par un taux d’alphabétisation, et une connaissance de la langue française, plus avancée que dans les autres départements du Limousin. Dans ces derniers, le parler occitan fait de la résistance et reste d’un usage courant au sein des familles, malgré les efforts des maîtres. Les migrations saisonnières des maçons creusois et les échanges que la Creuse entretient avec  la région parisienne, expliquent aussi cette avance du département sur les autres en matière d’instruction.

UNE FRÉQUENTATION IRRÉGULIÈRE

POUR CAUSE DE TRAVAUX AGRICOLES…

s-l300• Autre éclairage apporté par l’exposition, celui de l’influence de l’activité agricole sur la scolarisation des enfants. Beaucoup d’enfants travaillant dans les champs pour épauler leurs parents,  le calendrier scolaire doit se plier au calendrier agricole. Il n’est pas rare que, entre le  printemps et le début de l’automne, la fréquentation des écoles baisse sérieusement au point d’entraîner quelquefois  la fermeture provisoire de certaines écoles. Une autre explication non négligeable tient au départ des pères qui vont travailler comme maçons dans la capitale : « Les causes de la non fréquentation, une partie de l’année, se réduisent à une seule. C’est que le pays est un pays de dépaissance et de bestiaux et que les enfants sont chargés de garder les troupeaux ; dans un pays d’émigration comme la Creuse, il est difficile d’obvier à ce mal”, peut ainsi écrire un sous-préfet, sous le Second Empire. À l’inverse, c’est en hiver que les classes font le plein de leurs élèves.

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L’influence des travaux agricoles sur l’assiduité des élèves  creusois

UNE CENTAINE D’ÉLÈVES,

DANS UNE MÊME SALLE DE CLASSE…

• Il peut arriver que,  certains jours, on dépasse la centaine d’élèves par  salle de classe…C’est notamment le cas lorsque le département atteint son pic démographique, dans les deux dernières décennies du XIXè siècle. À Bénévent, en 1878,  plus de 130 élèves doivent s’entasser dans une salle de classe d’une soixantaine de mètres carrés. On imagine l’atmosphère qui y règne, d’autant plus que deux instituteurs enseignent en même temps dans la  même salle et à tous les niveaux. Mission qui paraîtrait totalement insurmontable aujourd’hui, même aux maîtres les plus chevronnés.

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• À partir des années 1880, pour pallier ce manque de locaux, les communes procèdent à des investissements massifs pour bâtir  de nouveaux locaux dans toute la Creuse. Les équipement suivent et on voit se généraliser aussi bien le  poêle à bois ou à charbon avec ses tuyaux installés  au milieu de la salle. Le tableau noir fixé au mur, le bureau du maître juché sur son estrade, ou encore  les tables avec leurs bancs de bois, attachés ou non. L’exposition cite l’exemple de la commune de  Saint-Pardoux-d’Arnet  qui en acquiert 24 en 1891  pour y faire asseoir  sa quarantaine d’élèves, ainsi qu’un bureau pour le maître. Viendront ensuite  rapidement les grandes planches illustrées et en couleur  produites par la maison Rossignol. Au final, une exposition qui vaut largement le détour et qui remet quelques pendules à l’heure, concernant l’histoire de l’école en Creuse.

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Un épisode de  la Révolution, vu par les planches Rossignol

DES CONFÉRENCES POUR ALLER PLUS LOIN…

• L’exposition est prolongée par une série de conférences thématiques sur l’école. Elles sont toutes programmées  les mardis à 18 heures, dans les locaux des archives départementales:

hclasseMardi 22 janvier : Projection de films autour de l’école de Banize dans les années 1950-1970, par la Cinémathèque de la Nouvelle Aquitaine

Mardi 5 février:  La Fédération des Œuvres laïques de la Creuse, 90 ans de complémentarité avec l’école publique, par Gérard Pelleaux, président de la F.O.L. de la Creuse

Mardi 26 mars:  L’école des villes, l’école des champs par Maryan Lemoine,  Maître de conférences en sciences de l’éducation.

mdecol1Mardi 2 avril : En route pour l’enseignement privé d’hier, d’aujourd’hui et demain ?, par Stéphane Nouvel, directeur Interdiocésain de l’Enseignement Catholique du Limousin

Mardi 14 mai:  De l’Ancien Régime à nos jours, l’Education nationale en questions, par Marc Loison, Maître de conférences honoraire en histoire contemporaine de l’université d’Artois.

Mardi 4 juin : 1914-2014: cent ans d’école dans la Creuse  par Daniel Dayen, Professeur honoraire d’histoire-géographie, ancien président de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse.

 

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• L’ACTU DU C.N.C.S.

 ◘ ON A FRÔLÉ LES 100 000 VISITEURS EN 2018

cncs• Un peu déçus…Mais certainement pas trop ! Les responsables du C.N.C.S.  espéraient bien atteindre les 100.000 visiteurs annuels au 31 décembre 2018…Il leur  faudra finalement se se contenter” de 95 000, ce qui n’en constitue pas moins la meilleure des fréquentations depuis l’ouverture du Centre en 2006.  C’est incontestablement la fréquentation record de son exposition Contes de fées explique ce record : à elle seule, elle a séduit 62.300 visiteurs. Du jamais vu auparavant, toutes expositions confondues.

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62 300 visiteurs…Un record absolu.

• L’exploration des chiffres de fréquentation sur l’année 2018, montre que les deux semaines des vacances de Noël ont été particulièrement porteuses, avec 55% de hausse de fréquentation par rapport à 2017, lors de la dernière semaine de décembre. La nouvelle exposition Comédies musicales, les costumes font leur show!, ouverte le 1er décembre, se révèle elle aussi prometteuse, avec un doublement du nombre de visiteurs durant la première semaine de janvier par rapport à l’an passé. Autre signe positif, l’augmentation du nombre des visiteurs venus de Paris et de sa région, ce qui atteste de la notoriété du C.N.C.S. et des bons résultats des campagnes de communication.

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Peut-être un nouveau record en 2019…

• Pour Camille Corteggiani, la nouvelle responsable des publics, il faut poursuivre dans cette voie en multipliant les efforts d’animation. C’est aussi, selon elle, le résultat de la campagne d’affichage dans le métro parisien, ainsi que   des partenariats avec la Philharmonie qui propose jusqu’au 27 janvier une exposition Comédies musicales, la joie de vivre au cinéma, complémentaire de celle du C.N.C.S. Le  théâtre du Châtelet, qui a fourni des costumes,  a lui aussi communiqué sur l’exposition, qui a bénéficié, par ailleurs, d’une bonne  couverture par les  médias nationaux. Finalement, les 100 000 visiteurs ce pourrait bien être en 2019.

 

◘ COMÉDIES MUSICALES

LES COSTUMES FONT LEUR SHOW

• UNE VIDÉO DE PRÉSENTATION…

…ET UN REPORTAGE

DANS TÉLÉMATIN SUR FRANCE 2

• TRAITS ANIMÉS…

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UNE EXPOSITION À VOIR

DU 15 FÉVRIER AU 16 JUIN

• Du 15 février au 16 juin 2019, “Traits animés”, la nouvelle exposition au Musée de l’illustration jeunesse (Mij) aura pour thème le passage du dessin à l’animation, à travers les itinéraires de 10 artistes, depuis l’école Émile Cohl  jusqu’à Folimage.

Sans titre• Le dessin et l’animation sont étroitement liés, comme en témoigne  Fantasmagorie, le premier dessin animé de l’histoire, réalisé par Emile Cohl, en mettant en scène son coup de crayon créateur qui, soudain, s’anime. Depuis leur création, l’école Emile Cohl, à Lyon, qui forme des dessinateurs de haut niveau, avec pour credo “le talent, ça s’apprend”,  et le studio de Folimage à la Cartoucherie de Bourg-lès-Valence, entretiennent une relation de créativité et d’échange. Le lien entre les deux structures existe depuis l’époque où son fondateur, Jacques Rémy Girerd, était professeur à Emile Cohl.

• Nombreux sont les étudiants qui viennent  apporter leur savoir, créer et innover au studio Folimage. C’est cette relation créative qui a inspiré cette exposition. Traits animés entend mettre  en valeur le travail de 10 réalisateurs formés à l’école  Emile Cohl et qui font partie de l’histoire du studio Folimage. On ne pouvait imaginer meilleur endroit que le musée de l’illustration jeunesse, à Moulins, pour rendre compte de cette aventure.

• L’exposition permet d’explorer les univers de dix artistes : Gaël Brisou, Loïc Bruyère, Benoît Chieux, Alain Gagnol et  Jean-Loup Felicioli, Jacques-Rémy Girerd Sylvie Léonard, Damien Louche-Pélissier, Jean-Charles Mbotti Malolo, Laurent Pouvaret, Samuel Ribeyron. C’est aussi un moyen  de voir ou de revoir certains de leurs films, parmi lesquels Mia et Le Migou, L’enfant au grelot, ou Tante Hilda.  Le visiteur pourra ainsi entrer dans le cœur de la réalisation de ces créations et répondre à de nombreuses interrogations : qui n’a jamais souhaité découvrir les coulisses d’un film d’animation ? Comprendre comment s’anime une image ? Quelles sont les différentes étapes de réalisation d’un court métrage ? Quelles sont les techniques utilisées (papiers ou tissus découpés, illustrations, végétaux, objets en volume, pâte à modeler…) ? Quels sont les métiers de l’animation (scénariste, responsable des dialogues, des recherches graphiques, chef décorateur, monteur, directeur du son…) ?

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• Cette exposition interroge le lien entre le trait, sa force de représentation et l’illusion que permet l’animation, la façon dont une histoire dessinée prend vie et comment elle invite le spectateur à y croire. Depuis la nuit des temps, l’homme suppose que tout peut s’animer, et ne demande qu’à être emporté par cette magie. Une raison supplémentaire de se rendre au Mij.

 

PATRIMOINE

• CHAPELLE DE LA VISITATION

LA FIN D’UN CHANTIER DE 18 MOIS

• On va pouvoir démonter les échafaudages…Au terme de 18 mois de travaux, réalisés entre juin 2017 et décembre 2018, qui ont concerné autant la toiture que la charpente et  les combles de la chapelle de la Visitation, à Moulins, le chantier vient de s’achever. L’édifice du XVIIè siècle, qui abrite  le mausolée du duc de Montmorency,  menaçait ruines au point que certains s’inquiétaient d’un possible effondrement, à terme. Quelques pierres étaient même tombées dans la cour voisine du lycée Banville.

z visitation• Au fil du temps, trois éléments avaient contribué en se conjuguant à fragiliser l’ensemble architectural. C’est d’abord le poids du clocher, rajouté au projet initial puis détruit, qui avait provoqué une surcharge, entraînant une forte poussée sur les charpentes de la chapelle. Résultats : elles s’affaissaient dangereusement depuis des décennies. Il faut y ajouter les nombreuses infiltrations subies au fil du temps, avec une dégradation inexorable de la toiture en ardoise. Enfin, des générations de pigeons moulinois qui avaient élu domicile  sous les toits, y avaient accumulé pas moins de 35 tonnes de fientes, créant ainsi  une surcharge supplémentaire en même temps qu’une dégradation des matériaux.

• Pour restaurer l’ensemble, les hommes de l’art ont dû procéder à la reprise de la charpente, tout en installant des tirants dans la partie supérieure du bâtiment et en façade. Suite logique, pour une mise totale hors d’eau, les 33 000 ardoises de la toiture de 800 m2  ont été remplacées. Au total, près de 1 M€ ont été investis, en provenance de l’Etat, des conseils régional et départemental, ainsi que de la ville de Moulins.

 

• ARCHIVES MUNICIPALES DE MOULINS…

UNE NOUVELLE ADRESSE

• Les archives municipales de Moulins ont  quitté en totalité  leurs  locaux de la rue des Potiers, où elles étaient installées depuis 1987. Elles ont élu domicile, début janvier,  dans de nouveaux locaux, sis rue Docteur-Denis, dans ce qui était auparavant une école maternelle. Pour ce faire, il a d’abord fallu procéder à d’importants travaux de réaménagement, avec près de 500 000 € d’investissements.

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• Ce transfert était devenu indispensable, d’abord en raison de la vétusté des locaux précédents qui avaient subi à deux reprises des inondations, nécessitant des frais de restauration et de réhabilitation de certains documents. Autre avantage : le gain d’espace pour loger les 2 km linéaires du fonds. Avant ce transfert, une entreprise spécialisée a procédé  au dépoussiérage des documents  les plus anciens, dont certains ont été mis en quarantaine pour subir une désinfection, pour cause de présence de champignons.

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• Lors de la remise en étagères, l’équipe des archives municipales a également procédé à un reclassement, autour de trois fonds principaux : d’abord  les documents les plus anciens, datant d’avant la révolution, ensuite les documents modernes depuis la période de l’après Révolution jusqu’à 1960 et, enfin, les documents contemporains, de 1960 à nos jours (voir ci-dessous le détail des fonds). Au fur et mesure des nouveaux versements opérés, les linéaires devraient se garnir et leur saturation est prévue pour 2022. Au delà, il y aura possibilité d’agrandir les locaux, en investissant une autre partie du bâtiment inoccupée.

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• Pour améliorer l’accès et élargir le public, la numérisation avec mise en ligne de documents est en cours. Elle concerne le fonds ancien, l’état civil,  et les cartes postales, certains documents n’étant dores et déjà plus accessible que via la numérisation, pour cause fragilité des supports. L’étape suivante devrait être une mutualisation  des fonds municipaux avec ceux de la communauté d’agglomération.

► À découvrir:   Une plongée, en images, dans les documents insolites des archives municipales de Moulins…C’est ce que propose le journaliste Jean-François Chesnay, à travers une sélection parmi les documents les plus créatifs, les plus anciens, les plus colorés, les plus mystérieux : “Documents anciens, modernes ou contemporains, le fonds des archives municipales regorge de petites pépites méconnues voire inconnues du public. Voici quelques exemples piochés par la responsable des archives, Virginie Wirth” … (Lire la suite..)

► Savoir plus… Infos pratiques

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Contact : Archives municipales de Moulins :  37 rue Docteur Denis – 03000 MOULINS

Tél :  04-70-20-25-96   mail: archives.moulins@wanadoo.fr

• PRIX ÉMILE MÂLE 2018

QUATRE LAURÉATS COURONNÉS PAR LE JURY

• Sur les onze dossiers de candidatures reçus, le jury du prix Émile Mâle a désigné en janvier  ses quatre lauréats pour 2018. La remise officielle des prix a été  fixée au 16 mars, sur le site des caves Bertine, à Moulins, lauréates du grand prix, doté de 7 000 €. Tous les dossiers concernaient des initiatives aussi diverses que des restaurations de statues et de bâtiments, qu’ils soient religieux ou laïques.

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•  Cet ensemble architectural remarquable,  avait été oublié pendant huit siècles, avant d’être redécouvert, par hasard,  lors de travaux qui ont suivi l’acquisition des Imprimeries Réunies. Une découverte qui a poussé ses nouveaux propriétaires à le mettre en valeur. Après un “un colossal travail de déblaiement”, il a fallu  deux années de travaux pour révéler “un trésor insoupçonné”, étendu sur 250 m2 et réparti sur 3 niveaux.  Le jury s’est dit “subjugués autant par l’importance du chantier que par sa visite” et il a voulu saluer  “ le travail conduit par l’association des Amis des Caves Bertine (qui)  correspond parfaitement à ce que cherche à honorer le Prix Emile-Mâle (…). Les membres du jury y ont vu   “un  chantier exemplaire et prestigieux (…),  atypique et  porté de façon exemplaire par un maître d’ouvrage privé qui a permis de redécouvrir un lieu remarquable pour le territoire ”. La méthode de restauration a été un autre élément remarqué par le jury, puisqu’elle s’est accompagnée  d’une étude archéologiquetout aussi intéressante”. Comme le veut l’usage, c’est dans ces lieux que se déroulera la cérémonie de remise du prix.

► Savoir plus: Accéder au  site des caves Bertine

.• Le deuxième  prix (2 000 €) a été décerné  au chantier de restauration du clocher de l’église Saint-Salvère de Saint-Sauvier (XIIIè siècle). Le jury a été sensible au  choix du  bardeau de châtaignier comme matériau  tout en soulignant  l’investissement de la commune dans cette restauration.

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L’église Saint-Salvère, à Saint-Sauvier

• Le troisième prix, doté de 1.000 €, a été attribué pour les travaux de sauvegarde réalisés par tranches sur l’église Saint-Jean, par la municipalité de Servilly. L’édifice religieux, remarquable  par son origine romane et son clocher à peigne, est redevenu un lieu de culte après une longue période d’abandon.

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• Enfin, un prix d’encouragement doté de 300 € a récompensé la restauration de la  statue en bois polychrome de Saint-Martin (XVIIIè siècle), abritée dans l’église de Bessay-sur-Allier. Elle a été conduite par l’association des amis de Saint- Martin, qui s’est appuyée sur une souscription.

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• Dores et déjà, le prix Emile-Mâle 2019 est ouvert et les dossiers de candidature sont à adresser en trois exemplaires à la mairie de Commentry, ville natale d’Émile Mâle, avant le 19 avril 2019.

► Accéder au règlement détaillé du prix Émile Mâle.

839_001• Rappelons que le prix Émile Mâle a été créé en 1984, à l’initiative de Gilberte Émile Mâle, fille de l’académicien: “ Ce prix récompense chaque année une initiative de sauvegarde du patrimoine artistique, historique, immobilier et ethnologique du Bourbonnais. Chaque patrimoine lauréat est empreint de l’image d’Émile Mâle (…) dont l’aura dépasse de loin les frontières de notre pays. Ce prix concourt à préserver sa mémoire, son œuvre, sur Commentry et bien au delà”, peut-on lire dans La Semaine de l’Allier (10 janvier). Le montant du prix est financé par les loyers perçus sur l’immeuble sis 23 place du 14 juillet, à Commentry,   dont Gilberte Émile Mâle a fait donation à la ville.

 

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• ET LES LAURÉATS SONT…

• À l’issue du premier Loto du Patrimoine, la Française des jeux a reversé 19,6 M€ à la Fondation du patrimoine. Ils  participeront au financement de 270 projets à l’échelle nationale, les quatre départements de l’ex région d’Auvergne se partageant  450 000 € pour 11 projets. Dans l’Allier, seul le dossier de restauration de La Ferme, à la Charité, porté par la commune de Lavault-Sainte-Anne a été retenu, pour un montant de 25 000 €.

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Les bâtiments de la Charité à Lavault-Sainte-Anne

• Le Puy-de-Dôme a été plus chanceux, avec trois projets sélectionnés : le fort villageois de Mareugheol (93 000 €), le Château-Rocher (monument classé) à Saint-Rémy-de-Blot (69 000 €) et le château, lui aussi classé,  de la Chaux-Montgros, à Sallèdes (30 000 €). Dans le Cantal, 4 projets ont été retenus et  3 dans la Haute-Loire. De son côté, le ministère de la Culture financera à hauteur de 60% maximum les travaux réalisés dans les édifices classés MH et à hauteur de 40% pour les édifices inscrits à l’inventaire.

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• VICHY CANDIDATE AU CLASSEMENT

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AU  PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO  

• Avec dix autres villes thermales européennes, Vichy est officiellement candidate au classement au  patrimoine mondial de l’Unesco. La naissance de la médecine thermale, qui a vu  émerger une nouvelle conscience de soins, constitue la trame forte de cette candidature conjointe des onze stations. Une candidature d’autant plus remarquable que la “Reine des villes d’eaux” est la seule station française a avoir été retenue. Le dossier, entièrement bouclé, a été officiellement déposé par le maire de Vichy, Frédéric Aguiléra, le 22 janvier, à Paris. Les représentants des 10 autres villes candidates étaient également présents. Quant à la réponse, elle est  attendue dans le courant de 2020.

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• Parmi les éléments déterminants qui ont permis à Vichy d’être retenue, figurent son urbanisme et son architecture éclectique, dont une grande partie issue du Second Empire. S’y ajoutent ses équipements sportifs, avec entre autres  son golf et son hippodrome, et ses équipements culturels avec son Opéra Art Nouveau ou encore le Casino. Autres éléments favorables : les  programmations musicales et théâtrales, ainsi que la préservation et la valorisation du patrimoine thermal.

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La source des Célestins, avant 1914

• Pour appuyer cette candidature et la faire partager aux habitants de la ville et de l’agglomération, plusieurs structures devraient être mises en avant. Ce pourrait le cas pour le Musée des arts d’Afrique et d’Asie,  ou le Musée de l’Opéra, sans oublier la vingtaine de structures associatives qui œuvrent à la connaissance de l’histoire de Vichy et de son patrimoine, comme la Shave ou les  Amis de Napoléon III de Vichy

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▲ Le Casino et la salle des fêtes, vers 1910-1920  ▼

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• Pour Yves-Jean Bignon, adjoint chargé du thermalisme et patrimoine, Vichy “ a beaucoup d’atouts pour pouvoir être labellisé. La ville s’est urbanisée dans le cadre d’un concept de ville idéale, adaptée à l’Homme, alliant soin et détente, activités culturelles et physiques. À Vichy, on peut tout faire à pied, les soins, jouer au golf, aller à l’Opéra, s’héberger. Tout est fait pour rendre la vie agréable aux curistes, pour faire oublier la maladie, pour vivre une autre expérience. C’est récurrent dans les onze villes candidates”.

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Le chalet Napoléon III

► Savoir plus…Outre Vichy, 10 autres stations thermales issues de 6 pays européens,  participent à cette candidature commune au label patrimoine mondial de l’Unesco : Bad Ems,  Baden-Baden et  Bad Kissingen (Allemagne),  Bath (Royaume-Uni), Baden bei Wien (Autriche), Spa (Belgique), Montecatini Terme (Italie), ainsi que  Karlory Vary, Frantiskovy Lasne et Marianské Lazne (Tchéquie).

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L’acte officiel de candidature signé le 22 janvier

• À l’occasion de la cérémonie des vœux, qui s’est déroulée  à l’Opéra de Vichy, le maire, Frédéric Aguilera,  a confirmé que pour accueillir les touristes désireux de découvrir l’histoire de Vichy, un centre muséographique et artistique est en projet : “ Il présentera l’ensemble de l’histoire de Vichy, les heures les plus glorieuses comme les heures les plus sombres”. Ce centre pourrait ouvrir à l’horizon 2025 dans “le bâtiment emblématique des Grands thermes”.

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 • UNE TROISIÈME TRANCHE DE TRAVAUX 

PROGRAMMÉE  EN MAI 2019

• Il y aura bientôt 135 ans, Albert Londres, “le prince des reporters voyait le jour dans une maison sise  au 2 rue Besse et bâtie dans les années 1830. Laissé pendant plusieurs décennies à l’abandon, l’immeuble, dont le balcon d’angle s’était effondré, menaçait ruine jusqu’à ce qu’il soir racheté en 2014 par l’ Association Maison Albert Londres, en vue de sa conservation et de sa réhabilitation. Au-delà de ces travaux et de l’entretien de la mémoire du grand reporter,  il s’agissait aussi d’en faire un lieu d’accueil des reporters d’aujourd’hui, lors de diverses manifestations.

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La maison Albert Londres vers 1910

• Les premiers travaux de mise hors d’eau ont été entrepris en 2017, avec la réfection complète de la toiture et des tourelles. En 2018, les façades en pierre ont été remises en état, tandis que les deux tourelles ont été entièrement rénovées et que le balcon d’angle a été reconstruit à l’identique. Pour mener à bien ce chantier, l’association a pu compter sur l’appui financier du département, de la ville et de la communauté d’agglomération de Vichy, ainsi que de la Fondation du patrimoine.

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La maison, après rénovation des toitures (© Cupapizzaras)

• Une troisième tranche, qui doit débuter en mai 2019, portera sur les   aménagements intérieurs, avec  la reconstruction des vitrines et des huisseries du rez-de-chaussée ainsi que sur la réfection des fenêtres en bois. Les vitres seront réalisées dans un verre spécial, proche du verre d’origine, afin de ne pas dénaturer l’aspect néo-gothique du bâtiment. Pour boucler le budget, il faudra réunir au moins 100 000 €, une somme  que l’association compte bien trouver en sollicitant les collectivités déjà partenaires, tout en faisant appel au mécénat d’entreprise et aux dons des particuliers, via la fondation du Patrimoine.

 ► Accéder au site de l’association Maison Albert Londres 

Savoir plus Association Maison Albert Londres, 1, rue Besse 03400  Vichy. Contact: Marie de Colombel ( 06.83.17.49.63) – Mail : lamaisonalbertlondres@gmail.com.

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 • CHÂTEAU DES BOURBONS

DE NOUVEAUX TRAVAUX EN 2019

• Après la réouverture au public, l’été dernier,  de la terrasse du Château des Bourbons, alias le Vieux château, Frédéric Laporte, maire  de Montluçon compte aller plus loin dans la mise en valeur de l’édifice emblématique de la ville. Il faut, selon lui,  “faire vivre ce lieu et cette si belle esplanade pour que les gens prennent plaisir à y passer du temps”.

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Après la terrasse en 2018, la réouverture du rez-de-chaussée annoncée pour l’été  2019

Les prochains travaux porteront sur la salle du rez-de-chaussée qui doit d’abord être  remise en conformité. Entre les travaux d’électricité  et ceux portant sur les sols et les huisseries, il faudra investir au moins 400 000 €, la réouverture étant prévue pour l’été prochain.

 

• CHÂTEAU DE LURCY-LEVIS

2019, ANNÉE (PEUT-ÊTRE) DÉCISIVE 

• Rien de concret  ne s’est passé en 2018  pour remédier à l’état de délabrement inquiétant du château de Lévis, à  Lurcy-Lévis (Allier), un édifice du XVIIè siècle, de style classique, inscrit mais non classé monument historique. Son propriétaire, Jean de Menton, n’en garde pas moins espoir. Il compte bien que 2019 puisse voir enfin se concrétiser les premiers projets de sauvetage de l’édifice. Pour ce faire, il lui faut réunir  au plus vite les 70.000 € indispensables, afin de financer des travaux d’urgence dans ce château dont l’enfilade de salles de réception est unique dans l’Allier.

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• Premier espoir : Une convention de mécénat a été signée avec La Demeure historique, une association des monuments historiques privés qui, depuis 1924, fédère et accompagne les propriétaires de monuments historiques privés et les conseille dans la gestion, la valorisation et la transmission de leur patrimoine.capture_d_écran_2016-11-28_à_11.16.33 La convention porte sur des travaux d’urgence à entreprendre. Ils comprennent  la  dépose de la souche de cheminée et la reprise de la couverture des lucarnes situées à proximité, la  réfection des châssis de couverture, ainsi que la mise hors d’eau de 129 menuiseries extérieures et le nettoyage des façades. Sur une facture totale de 110.000 €, étude comprise l’État via la Drac Auvergne-Rhône-Alpes et le Conseil départemental de l’Allier pourraient subventionner une partie des travaux. Condition sine qua non : que l’appel au mécénat fonctionne et que soient réunis  les 70.000 € indispensables au lancement des travaux.

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© Mon Bourbonnais.com

• Deuxième espoir : la société de conseil Hephata s’est penchée sur des projets d’occupation temporaire du château, tels que l’organisation d’une  brocante, d’un festival, d’un concert ou encore d’un  centre équestre… Si tous ces  dossiers n’en sont qu’à l’état de simples projets, Jean de Menton n’en affiche pas moins  sa satisfaction, Hephata étant la seule structure, parmi les quatre contactées ces dernières années, qui ait émis des propositions

• Troisième espoir : dans le cadre de leurs cours de gestion de projets, une vingtaine d’étudiants du département Métiers du Multimédia et d’Internet (MMI) de l’IUT d’Allier, à Vichy, planchent sur l’organisation de trois événements. Au programme : un concert de musique, une rencontre de voitures anciennes et un festival de disciplines artistiques, le tout durant l’été prochain. De actions qui auraient le mérite de  promouvoir le site pour faciliter la levée des fonds destinés à  financer les premières rénovations.

• Pour Jean de Menton, qui partage sa vie entre Paris et Londres, 2019 devrait être une année décisive car  “ces projets sont moins vagues que ceux présentés il y a un an”. Et de préciser : “. Si on n’y arrive pas l’année prochaine, je passerai à autre chose” Seule déception affichée, l’échec dans sa tentative de  convaincre Stéphane Bern pour que Lévis soit intégré dans le loto du patrimoine.

► Savoir plus sur la convention de mécénat et contact :  Jean de Menton : jeandementon@yahoo.com  – Tél : 07.55.12.92.25.

 

•  LA PEINTURE EN BOURBONNAIS (1531 – 1790),

SES ARTISTES ET SES COMMANDITAIRES

3232440• Guennola Thivolle, conservatrice des antiquités et objets d’art de l’Allier, vient de publier La Peinture en Bourbonnais du XVIè au XVIIIè siècle (Presses Universitaires de Rennes, 300 p, illustrations en couleur, 35 €). C’est le fruit de la thèse qu’elle a soutenue en 2015, mais dans une présentation didactique,  qui se veut accessible à un public plus large que celui des seuls  spécialistes et autre “public motivé”.

la-peinture-en-bourbonnais-du-xvieme-au-xviiieme-siecle• Sans prétendre à une analyse exhaustive, La Peinture en Bourbonnais du XVIe au XVIIIe siècle, propose une déambulation dans les églises et châteaux du Bourbonnais, à la découverte de tableaux et de décors souvent méconnus. Si la  peinture médiévale locale a fait l’objet de nombreuses études, il restait à redécouvrir les productions picturales de la période moderne. Guennola Thivolle est donc  la première à s’intéresser à ces œuvres qui reflètent le déclin de la noblesse et du clergé  en Bourbonnais, concomitamment à  l’avènement de la bourgeoisie. Tout en proposant une étude des tableaux de chevalet et des décors peints réalisés entre 1531, date de rattachement du duché du Bourbonnais à la Couronne, et la création des départements, en 1790, elle se penche aussi sur la personnalité de  leurs commanditaires. Ce faisant, elle  permet de découvrir ce qui se trame derrière la commande d’une œuvre d’art.

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Le marquis d’Effiat et son épouse représentés sous les traits de Vulcain et de Thétis (peinture visible au château d’Effiat)

• Religieux, nobles, bourgeois investissent l’œuvre d’une fonction, qui peut aller de la dévotion à l’apparat et qui s’exprime à travers le choix des sujets représentés et de leur emplacement dans l’édifice. C’est ainsi que le marquis d’Effiat, qui  occupait alors les fonctions de   surintendant des finances de Louis XIII, se fait représenter sous les traits de Vulcain, dieu romain du feu, sur la peinture ornant la monumentale cheminée de son château. Quant à son épouse, elle est peinte en déesse Thétis, mère d’Achille. Au même siècle, l’abbesse de Saint-Menoux, Marie-Gabrielle du Boulay-Favier, commande à un des plus fameux artistes parisiens de l’époque, un monumental Oracle de Déborah, grande figure féminine de l’Ancien Testament. Une  peinture que l’on peut voir,  depuis la Révolution, dans  la cathédrale de Moulins.

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L’oracle de Déborah, visible à la cathédrale de Moulins

• Au-delà des grands maîtres de la peinture, d’autres commanditaires, sans doute moins aisés, font aussi appel à des artistes locaux, qui étaient considérés davantage comme des artisans que comme des artistes. Cette mise en parallèle  permet de rééquilibrer les connaissances entre Paris et la province, en mettant au jour tout un pan encore trop méconnu de l’histoire de l’art,  celui des  productions provinciales. Enfin, l’ouvrage, qui fera certainement  date, comporte un bien pratique dictionnaire biographique des peintres installés en Bourbonnais à cette période.

► Savoir plus: La peinture en Bourbonnais (vidéo ci-dessous)

 

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• Depuis le 10 décembre, Bourbon-L’Archambault, Ébreuil et Hérisson ont obtenu le label Petites Cités de Caractère”. Cette distinction salue la qualité de leur patrimoine ainsi que toutes les actions qui ont été mises en œuvre pour en faire un levier de développement territorial. Le cahier des charges prend notamment en compte les aménagements réalisés, ainsi que l’accueil, le fleurissement des cités ou encore la mise en valeur des façades.

 • CHAPELLE DE BARBATE (MURAT)

UN APPEL À L’AIDE POUR SA RESTAURATION

chapelle de barbate MURAT• Le Bourbonnais Baptiste Monce s’est pris de passion pour la petite chapelle de Barbate, au point de lancer un projet de restauration. L’édifice, bâti en 1784, est  situé sur  la commune de Murat, au cœur des 27 hectares de forêt qu’il a acquis en 2016. Une acquisition qui a suscité des interrogations de la part des habitants des environs, attachés au patrimoine local, sur l’état de la chapelle et sur son devenir, ainsi que sur son histoire. Il est vrai qu’elle a été un  lieu de pèlerinage annuel, jusque dans les années 1960, et qu’elle elle a marqué la mémoire collective locale.

• Après la restauration de la  toiture, Baptiste Monce compte poursuivre  son projet  avec celle  des façades. C’est ce qui l’a conduit à lancer un appel à financement participatif, via la société Dartagnans, un des principaux spécialistes du financement participatif ou crowdfunding dédié au patrimoine culturel. La campagne a été lancée le 3 décembre pour une durée de 45 jours avec la possibilité pour chacun d’y  contribuer “selon ses envies, ses moyens et les contreparties que la chapelle offre”, avec en prime une défiscalisation des  dons à hauteur 66%. Une fois le seuil des 750€ de dons atteint,  Dartagnans s’est engagé à lancer une campagne de communication auprès de sa communauté forte de 65.000 personnes à travers le monde.

► Accéder au Site Dartagnans

• EN BREF…

163_001◄ À Lapalisse, lors du conseil municipal de décembre, après présentation des travaux d’aménagement du chœur de l’église, l’assemblée a approuvé le plan prévisionnel de financement de ces travaux. Le montant total des dépenses est estimé à plus de 213 000 € avec des possibilités de subventions à hauteur de 80%.

 • L’association des Amis de l’église de Saint-Pourçain a proposé un concert de chants de Noël, le 21 décembre 2018. Les sommes ainsi  recueillies sont destinées à la rénovation de l’église et de son orgue. Daniel Desvignes, président de l’association, a rappelé que depuis  15 ans, malgré son aspect exceptionnel, l’instrument  repose à même par terre, dans l’église. Abrité  sous une bâche, il est  en attente de la consolidation de la tribune qui le supportait.

• Lors de l’assemblée générale des Amis du Vieux Cusset qui s’est tenue à l’Espace Chambon, à Cusset, François Pérard a donné une conférence sur  Les puits de Cusset et ses environs.

ARCHÉOLOGIE

• L’ARCHÉOLOGIE PASSIONNE

LES BOURBONNAIS

Bon de commande Notre-Dame MontluçonL’archéologie n’intéresse pas que les seuls archéologues…Le livre de Sophie Liégard, consacré aux sarcophages médiévaux du département de l’Allier, vient d’en apporter la preuve. Publié par l’association Grahca et tiré à plusieurs centaines d’exemplaire, il est désormais épuisé et il  va faire, prochainement, l’objet d’un retirage. Dans le même temps, l’archéologue publier aux éditions de la Revue d’Auvergne un ouvrage de 370 pages entièremenillustré en couleur. Il est   consacré aux résultats des fouilles archéologiques qui avaient été réalisées à Montluçon, sur le site du prieuré  Notre-Dame,   à l’occasion de l’aménagement du MuPop (Musée des musiques populaires). Enfin, la même auteure va s’attaquer à la rédaction d’un troisième livre qui portera sur les recherches qu’elle a menées à Souvigny.

 

• CORENT :   LE BILAN DES FOUILLES

RÉALISÉES EN 2018 

• Le rapport portant sur la campagne de fouilles réalisée sur le site de Corent (Puy-de-Dôme) vient d’être publié, sous la direction de Matthieu Poux, Pierre-Yves Milcent et Audrey Pranvis. En 300 pages, accompagnées de cartes, plans, photographies, graphiques et annexes, il fait le point sur la question.  Il est disponible intégralement par téléchargement (voir le lien ci-dessous).

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Accéder au téléchargement du rapport

 

ASSOCIATIONS ET

SOCIÉTÉS LOCALES

• BOURBONNAIS

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• Bulletin (Tome 79 – 4ème trimestre 2018) : Éditorial –  Procès-verbaux des précédentes séances – Nos prochaines rencontres – Nécrologie : René Civade – Guennola Thivolle : Des sculpteurs de grand talent en Bourbonnais dans la seconde moitié du XIXème siècle : François Mouly et Julien-Edouard de Conny – Thierry, Victor et Wandrille Gosset : Jacques Chevalier, un poète bourbonnais – Compte-rendu de la 108ème excursion de l’Émulation.

• Au programme des prochaines conférences de la Société d’émulation:

2 février : Assemblée générale –  Le portrait gravé en France au Grand Siècle (Joseph de Colbert en partenariat avec le Musée Anne-de-Beaujeu) – 2 mars : Les ordres mendiants à Moulins du milieu du 14ème siècle au début du 16ème siècle (Claire Bourguignon) – 6 avril : Les céramiques de la nécropole de Varennes-sur-Allier : témoins précieux des rites funéraires antiques (Florie Salvaya) – 13 avril : Un “ activiste littéraire” à Vichy en 1864, Albert Glatiny (Pascal Chambriard) –  4 mai: La paroisse de Neuglise à Bessay-sur-Allier (Charles Laubser) –  Les maisons du Ban et l’Isle du Palais : évolution d’un quartier de Moulins du XVème siècle à nos jours  (Georges et Christiane Chatard).

► Accéder au site de la Société d’émulation du Bourbonnais

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• Généalogies Bourbonnaises et du Centre (n° 160 – 4ème trimestre 2018):

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► Accéder au site du Cercle généalogique et héraldique du Bourbonnais

 

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• Études bourbonnaises (n° 356 – décembre 2018) : Adrien Quéret-Podestat: Des Hongrois dans l’Allier au Xe siècle? A propos de l’interprétation d’une charte du Carticulaire de la Chapelle-Aude –  Eliane Viennot : Les Enseignements d’Anne de France à sa fille : Un manuel de survie pour les princesses françaises à l’aube du XVIe siècle. – Documents sur un thème – Dominique Laurent : Un règlement ducal de 1490 sur les obligations des ouvriers travaillant dans les vignobles. – Maurice Sarazin : Un cousin de Valéry Larbaud, médecin et professeur d’anatomie à Paris : Le docteur François Larbaud (1769-1852).

► Accéder au site de la Société bourbonnaise des études locales

 

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Le bulletin de la SHAVE (n° 171 – 2ème semestre 2018)  vient de paraître. Au sommaire:

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► À noterLes prochaines conférences de la SHAVE:  25 janvier 2019 : Que nous cachent les toponymes de la région vichyssoise ? (Derek Wright) – 15 février : Vichy et ses environs en cartes postales et documents anciens (Dr P. Kessleer, H. Camus, M. Laval) – 22 mars : La Maison des Oratoriens à Effiat (Hubert de Moroges) – 12 avril : L’arrivée du chemin de fer en Auvergne (P. Kessler et  S. Hervier).

► Accéder au site de la SHAVE

 

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Les prochaines conférences des Amis de Montluçon: Vendredi 11 janvier: Guy Gozard : Regards sur mai 68 à Montluçon – Vendredi 8 février  Olivier Troubat : Paysages montluçonnais et des environs du XVIe siècle à travers le polyptique de l’église Notre-Dame- Samedi 9 mars Jean-Claude Lemonnier : Histoire de Saint-Amand- Vendredi 12 avril Dominique Laurent : Septembre 1911 : la révolte des ménagères contre la vie chère à Montluçon et Commentry- Dimanche 12 mai :  Excursion de printemps – Vendredi 14 juin : Samuel Gibiat : Les peintures murales du manoir de Bien-Assis : un décor de la seconde Renaissance française à la façon de tapisserie. 

► Accéder au site des Amis de Montluçon

 

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• AZI LA GARANCE (BROÛT-VERNET)

ob_2c88e1_1ere-de-couverture◄ La Feuille de Garance, bulletin semestriel de l’association Azi la Garance, vient de publier son n° 43 (janvier 2019 – 10 €), au sommaire duquel le  centenaire de l’Armistice de 1918 occupe une large place. On y trouve, notamment, un compte-rendu des différentes cérémonies qui ont pris corps autour du comité du centenaire. Ce numéro dresse aussi le bilan des Journées européennes du Patrimoine qui avaient pour  thème la visite de la Baraque Adrian. Il est également  question de la publication de deux ouvrages contenant une étude des correspondances entre poilus, ainsi que  la parution des deux dossiers d’Azi la Garance,  “La fortification de campagne, de la défense de Belfort à la guerre de tranchées par deux officiers bourbonnais”  et “Broût-Vernet à ses enfants Morts pour la France 1914-1918”. On pourra en retrouver une présentation plus détaillée sur ce blog dans la rubrique Parutions récentes n° 13 (Octobre – novembre – décembre 2018).

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Le château des Aix, à Meillard

• Parmi les autres sujets  figurent deux études inédites. La première, sous la plume de Sylvie Bardot-Labadie, concerne les “survines ou servines. Il s’agit d’une  pratique complètement oubliée de la vie rurale et relationnelle entre propriétaires terriens et métayers ou exploitants, pratique quelquefois “régulière”, mais parfois aussi “tendue”, comme le montre l’auteure. Dans la seconde étude, signée par Alain Malglaive, il est question de l’histoire du Château des Aix à Meillard. C’est une autre “Maison du Buysson”, qui fut le berceau de l’une des branches de la famille durant huit générations. L’histoire du lieu, des personnages qui y vécurent et les liens avec la famille du Buysson à Broût-Vernet sont autant d’informations qui permettent de faire revivre cette belle bâtisse et ses propriétaires sur plusieurs siècles.

► Contact et renseignements : 06.74.47.26.12.

 

LES AMIS DU VIEUX CUSSET 

UN CINQUANTENAIRE ET TOUJOURS DES PROJETS

553b723cb637d_LogoCusset• Les Amis du Vieux Cusset, présidés par Jean-Michel Castel, ont dressé le bilan de leurs activités, tout en présentant leurs projets pour 2019, l’année du cinquantenaire de l’association.

• L’année 2018 aura été marquée par les fouilles archéologiques réalisées  sur la place Victor-Hugo  et par le 150ème anniversaire de l’église Saint-Saturnin. Autres temps forts: un  voyage d’étude en Brionnais et  la participation aux Journées du Patrimoine, qui ont permis de partir à la découverte du  tribunal, mais d’une manière  ludique. Plusieurs acquisitions ont été réalisées, parmi lesquelles une mouette en bronze, figurant l’emblème de l’ancienne usine Bouchon Rapid, ainsi que deux dessins à la plume de Roger Cote et une peinture du peintre cussétois André Veillas.

606_001• L’activité éditoriale n’a pas été en reste, avec la publication de trois ouvrages : les textes du  colloque du 150ème  anniversaire de l’église de Cusset, le tome III de l’histoire des quartiers consacré aux Darcins et une biographie de Jean Épinat. Deux autres ouvrages sont en préparation. Le premier recensera les anciennes usines et entreprises de Cusset, tandis que le second concernera l’histoire et la vie des quartiers du  Jolan et de la Grenouille.

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buste d’ Émile Guillaumin

• En 2019, tandis que le déblaiement des sous-sols de l’ancienne abbaye, va se poursuivre, avec l’aide des services techniques, les Amis du Vieux Cusset ont déjà organisé une exposition dédiée au sculpteur  Robert Mermet (1896-1988). Visible jusqu’au 2 février à la galerie des Arcades, elle présentait    des travaux d’études, des dessins au crayon, des pastels et des esquisses permettant de découvrir les différentes facettes de la sensibilité de l’artiste qui n’était pas qu’un  un bustier de grand talent.  Né à Paris, en 1896, l’artiste a été élève à l’école supérieure des Arts décoratifs avant d’intégrer l’Académie royale des Beaux-Arts à Bruxelles. C’est 1941 qu’il a installé son atelier dans la briqueterie Fargette, à Cusset. Robert Mermet est décédé à Cusset, en 1988, à l’âge de 92 ans,  après avoir  formé de nombreux élèves. En Bourbonnais, outre le buste d’Émile Guillaumin, à Ygrande, on peut voir à Cusset   la femme flamme qui orne le monument aux morts, place Victor-Hugo, ainsi que le  buste de Georges Roux, ancien maire. On n’oubliera pas non plus  la célèbre grenouille, au centre du bassin du square Louis-Blanc, que les Cussétois on rebaptisé depuis longtemps “square de la grenouille”.

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La “femme flamme”, œuvre de Robert Mermet.

• Le 5 avril 2019, une conférence retracera la vie tumultueuse de Jean de Doyat. Quant à la sortie de printemps, elle aura pour destination Ébreuil. Enfin, c’est à l’occasion des Journées du patrimoine que seront fêtés les 50 ans de l’association.

 

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• LE TRIMESTRIEL  RÉSISTANCE-ALLIER

CHANGE DE PÉRIODICITÉ

• Depuis une vingtaine d’années, le Comité départemental de l’Allier de l’ANACR (association nationale des anciens combattants et Amis de la Résistance), publiait un bulletin trimestriel de 8 pages,  Résistance Allier. On y trouvait aussi bien des notices biographiques de résistants bourbonnais disparus, que le récit des grandes et des petites actions de la résistance bourbonnaise, sans oublier les comptes-rendus des cérémonies officielles. La publication était diffusée auprès d’un millier de destinataires, dont les trois quarts à titre gratuit (communes, élus, collèges et lycées). Quelques annonces publicitaires et les abonnements souscrits par les adhérents de l’ANACR permettaient, tant bien que mal, d’équilibrer les comptes, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

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• Faute de pouvoir augmenter les tarifs d’abonnement pour rétablir les comptes, le rythme de publication trimestriel va être abandonné au profit d’un rythme annuel : “Aux difficultés rencontrées pour produire un contenu rédactionnel convenable, tant en matière u’en couverture géographique du département par les comités locaux, les problèmes de trésorerie ont précipité l’urgence d’une solution alternative”, écrit Daniel Levieux, secrétaire de rédaction,  dans n°  79 (4ème trimestre 2018). La nouvelle version annuelle comptera 32 pages, illustrées en couleur, mais elle ne sera désormais  servie qu’aux seuls adhérents ainsi qu’aux établissements scolaires. La distribution postale sera abandonnée  au profit d’une distribution militante. Tout en parlant de “décision douloureuse”, Daniel Levieux souhaite qu’elle soit pour tous un moyen de se remobiliser autour de la sortie d’un bulletin annuel à la hauteur de la richesse du patrimoine mémoriel dont nous avons la charge”.

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La Une du dernier n° dans sa version trimestrielle

• Au sommaire de n°79 (décembre 2018) : Éditorial : À chaque jour suffit sa peine (D. Levieux) – Hommage aux victimes de la rafle du 26 août 1944 au camp dit “du Textile”, aux confins de Prémilhat et de Montluçon –  18 juin 1944, à Tronget : “Ce jour-là, les soldats allemands investissent le bourg, au petit matin. Un résistant est fusillé, des maisons sont fouillées et des hommes pris en otage…” – Avec les souvenir de Louis Dugué : des Monétois, martyrs de la résistance…

Savoir plus…Les anciens numéros de Résistance Allier sont téléchargeable sur le site de l’ANACR

• LES AMIS DU PATRIMOINE RELIGIEUX

EN BOURBONNAIS

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• La Brique (n° 33 – janvier 2019), bulletin mensuel de l’association  Vendat son passé, présente  la 11ème et dernière partie des notes d’Aimé Favier, auteur d’une monographie de Vendat (période 1906-1907). Dans ce dernier chapitre, il s’intéresse aux villages et plus particulièrement aux activités qui les animent. À noter également une biographie de Jean Passerat, un ancien poilu, né en 1892 à Saint-Didier-en-Rollat, précédemment Saint-Didier-la-Forêt, décédé en 1971 à Cusset –  Vendat, autrefois village touristique ? – Extraits des registres de délibération : 1er registre vendatois : 1838-1868

► Accéder au site de Vendat son passé.

 

CHEVAGNES SOLOGNE BOURBONNAISE

• UNE “GUÉRISON MIRACULEUSE

POUR L’ANCIEN  MUSÉE RURAL DE BEAULON

• La guérison miraculeuse, une BD en patois local… C’est ce que compte publier l’association Chevagnes en Sologne Bourbonnaise, avec entre autre  objectif la mise en valeur du territoire et de ses richesses.

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La rue de la mairie, à Beaulon, vers 1920

• Depuis 2010, le musée rural de Beaulon a dû fermer ses portes. Une mise en sommeil qui aura duré jusqu’en 2016, année où la mairie de Saligny-sur-Roudon a proposé de consacrer une salle d’exposition aux collections de l’ancien musée. Une nouvelle association, baptisée  les Amis du patrimoine rural de la Sologne bourbonnaise,  a été créée, sous la présidence de  Laurent Julien. Résultat immédiat : depuis 2017,  les collections de l’ancien musée rural de Beaulon sont à nouveau visibles, grâce à l’organisation d’une exposition thématique annuelle.

Couverture livre• C’est pour épauler le financement de ces expositions, que l’association Chevagnes en Sologne bourbonnaise a décidé d’éditer une BD en patois.  À la base de cette Guérison miraculeuse, préfacée par Michel Jallat, ancien président de Défense du patrimoine Est-Allier, il y a d’abord une nouvelle de Robert Thaveau, secrétaire de Chevagnes en Sologne Bourbonnaise, publiée en 2006, qui a été scénarisée et mise en image par  Alain Muller, l’ancien président du musée rural.

• L’histoire commence à Paray-le-Frésil, dans les années 20, lorsque  le Claudius se rend compte que sa Berthe devient “b’rdine”. Pas d’autre solution que de se rendre  à Saint-Menoux ! La Berthe passe la tête dans l’orifice ad hoc  de la chasse du bon saint et elle se retrouve guérie de tous  ses maux. Conclusion de l’histoire : « Quand on est “afflingué”, ou à moitié “b’rlaud”, mieux vaut aller à Saint-Menoux, plutôt qu’en pèlerinage à Lourdes car “C’est moins chérant et bein pù efficace”.

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• La BD d’une quarantaine de pages est accompagnée d’un petit glossaire pour les non initiés au patois bourbonnais. Un livret d’activités a été ajouté à destination des enfants, qui pourront ainsi jouer avec les mots en patois. La souscription est ouverte jusqu’au 31 janvier, au prix de 8€ (14 € franco) et tous les profits de la vente iront à la valorisation des collections de l’ancien musée rural.

► Accéder au site de Chevagnes en Bourbonnais et au bulletin  de souscription.

FÉDÉRATION DES SOCIÉTÉS SAVANTES

DU CENTRE LA FRANCE

• PUBLICATION DES ACTES DU 73ème CONGRÈS

DES SOCIÉTÉS SAVANTES DU CENTRE

• Les actes du 73ème  congrès des Sociétés savantes du Centre de la France, dont le thème était « Marches, limites et frontières en France centrale » ont été publiés par la Société des sciences naturelles archéologiques et historiques de la Creuse. On peut en retrouver une analyse  dans le numéro de décembre 2018 des Études bourbonnaises.

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Didier Dubant

• Sur son blog, Dominique Laurent met en relief deux études avec des  problématiques  peu, voire jamais étudiées pour le département de l’Allier. D’abord celle de Didier Dubant qui  traite du Département de l’Indre pendant la Seconde Guerre Mondiale : une zone de repli, une marche ou une zone frontière ?En juin 1940 est créée une nouvelle frontière : la ligne de démarcation. L’auteur de l’article étudie l’impact qu’elle eut dans le département de l’Indre, note Dominique Laurent.  Elle n’a pas coupé le département en deux, le longeant par le nord, mais elle morcelle des exploitations agricoles, des bois et des communes. L’Indre, initialement éloignée des zones de combat devint une zone frontalière soumise à diverses tensions politiques : activité de résistants et de passeurs, atterrissages clandestins de la Royal Air Force jusqu’au 11 novembre 1942. Cette frontière intérieure est en outre restée très profondément ancrée dans la mémoire des français”.

• Seconde étude mentionnée, celle de Philippe Goldman,  intitulée Du centre de la France à la périphérie de la région Centre : “De centre de la France avec la présence du petit roi de Bourges à une marginalisation dans la création des nouvelles métropoles, les tribulations du Berry et du département du Cher dans l’espace français ! Une consolation : l’Allier est dans une situation pire encore!”, note Dominique Laurent.

Info pratique: Marches, limites, frontières en France centrale, actes du 73ème congrès des Sociétés savantes du centre de la France (1 vol. br, 178 p, illustrations, cartes, plans, édité par   la   Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse (8 avenue Fayolle – 23000  Guéret), coll.  Études creusoises (n° 24), 15 €.

• LE BOURBONNAIS, TERRE DE RÉVOLTES

CONTRE L’IMPÔT ET/OU CONTRE LA VIE CHÈRE

• “Ras le bol fiscal…Lutte pour le pouvoir d’achat…” Autant de thèmes qui ont été mis sur le devant de la scène  lors de la Crise des Gilets jaunes. Pourtant, ces mouvements de protestation n’ont rien de nouveau et ils plongent leurs racines dans l’histoire plus ancienne. Le 75ème  congrès des sociétés savantes du Centre de la France, qui  se déroulera à Châteauroux les 18, 19 et 20 mai  2019 autour du thème  “Emeutes, révoltes et rebellions de l’Antiquité à nos jours”, aura l’occasion de le rappeler.

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Rodrigue de Villandrando

• Pour le seul Bourbonnais, Dominique Laurent a relevé plusieurs épisodes, comme la révolte fiscale qui éclata du côté d’Ebreuil contre la rançon demandée par Rodrigue de Villandrando, ainsi que la fameuse révolte fiscale de Moulins, en 1630,  émanant des artisans.  Elle y ajoute des révoltes contre la cherté de la vie à Souvigny dans les années 1850, ainsi que  les manifestations contre la création d’une part ouvrière de cotisation pour la retraite,  en février 1905. Des manifestations de ménagères contre la vie chère ont éclaté en septembre 1911, à Montluçon. Certains de ces mouvements ont même pu dégénérer en émeutes. C’est d’ailleurs ce dernier épisode que Dominique Laurent  viendra présenter, le 12 avril, devant les Amis de Montluçon.  

• LA REVUE HISTORIQUE DES ARMÉES

couv_rha274_2_-small200• Dans la Revue historique des armées, (n° 274, accessible en ligne), Rémi Remondière s’est intéressé à ”La mécanothérapie au temps de la Grande Guerre”. Les établissements thermaux (Aix-les-Bains en 1899, Vichy en 1903, Paris, hôpital de la Charité en 1901) et les établissements orthopédiques privés s’étaient équipés en réservant une salle à la mécanothérapie. Malgré les résultats largement positifs, un débat s’installa chez les médecins sur les conditions d’application de cette méthode de rééducation fonctionnelle aux caractéristiques peu scientifiques. À l’établissement thermal de Vichy les traitements des blessés représentaient un coût non négligeable de 0,50 fr. par jour et par malade, alors que ceux-ci se rendaient par section de 100 à la  mécanothérapie pour une durée de traitement de 20 minutes, beaucoup trop courte, semble-t-il, pour être profitable.

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Accéder au site de la Revue historique des armées.

• Revue trimestrielle à caractère scientifique, la Revue historique des armées est la revue d’histoire du ministère de la Défense ainsi que le vecteur de communication du Service historique de la Défense (SHD). Fondée en 1945, elle a été couronnée en 1954 par l’Académie française et, en 1981, par l’Académie des sciences morales et politiques.
Elle paraît au rythme de quatre numéros par an.

 

AUVERGNE – BRIVADOIS

 VELAY

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L’édition 2018 de l’Almanach de Brioude vient de paraître. Sommaire:

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Accéder au site de l’Almanach de Brioude

NIVERNAIS – BOURGOGNE

camosine

• Association  loi de 1901,  La Camosine a été créée en 1971 à l’initiative de  Jacques Gandouin, qui était alors préfet de la Nièvre. Elle s’est donné pour mission de sauvegarder le patrimoine nivernais, qu’il soit historique, architectural, culturel ou artistique. C’est ce qui lui a valu, en 1977, d’être reconnue d’utilité publique, avec l’habilitation à recevoir des dons et des legs.

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Jacques Gandouin

• Tout en travaillant en liaison avec les structures gouvernementales, la préfecture, le Conseil départemental de la Nièvre, les mairies de Nevers et du département, elle est en relation avec de nombreux organismes culturels et d’autres associations à but patrimonial, avec lesquels elle peut s’allier pour des actions de  préservation et de restauration du patrimoine nivernais. C’est dans ce cadre qu’elle  peut attribuer des subventions aux communes de la Nièvre pour restaurer ou mettre en valeur leur patrimoine : lavoirs, chapelles, églises, châteaux, moulins, tableaux, fresques, objets mobiliers…

Par ailleurs, l’association organise des expositions, des visites de sites et de monuments, ainsi que des voyages culturels et  des conférences pour ses adhérents et sympathisants. Enfin, elle publie des fascicules thématiques, les Annales du pays nivernais qui approchent les 180 numéros. Elle est aussi à l’origine de plusieurs livres dont le dernier porte sur les églises romanes de la Nièvre. Un second tome est en souscription (voir ci-dessous).

camosine• Après les Médailles nivernaises: Tome 1: Les personnages (n° 173) et les Régiments nivernais dans la grande guerre (n°174), La Camosine – Les annales du Pays Nivernais  poursuit dans le registre de l’histoire  des héros. La prochaine publication (n° 175) s’intitulera De Boonah à Bona, l’itinéraire d’un bombardier australien. Signée par Dominique Bego, elle porte  sur le parcours de deux aviateurs bombardiers australiens. L’ensemble est accompagné de nombreuses illustrations en couleur qui permettront de découvrir l’univers des avions Mosquitos.

Accéder au site de La Camosine

• UN SECOND TOME POUR REDÉCOUVRIR

LES ÉGLISES ROMANES DU NIVERNAIS

• Après un premier tome consacré aux églises romanes du Nivernais, paru en 2018, La Camosine  vient de lancer une souscription pour la publication d’un second tome. La parution est prévue pour la fin de 2019 et la souscription est ouverte jusqu’au 30 octobre 2019 (1 vol. cartonné, 180 p, illustrations n-b et couleur, 25 € (en souscription jusqu’au 31 octobre 2019), 30 € (prix après parution).

Accéder au bulletin de souscription et au descriptif

souscritpion-a5-p2• La Nièvre regorge d’églises et chapelles romanes. De prestigieux édifices (La Charité-sur-Loire, Nevers ou encore, parmi d’autres, Sémelay) ne peuvent masquer la très grande richesse qui se niche dans les vallons nivernais, sur les rives de la Loire ou dans les hauteurs morvandelles. Ce second tome est une invitation à (re)découvrir ces édifices ruraux ou urbains, humbles inconnus ou monuments célèbres, parvenus jusqu’à nous complets ou parfois mutilés. Plus d’une quarantaine d’édifices romans ou conservant des caractères romans remarquables seront présentés, de nombreux autres mentionnés pour les vestiges romans qu’ils conservent. Une liste des édifices romans protégés au titre des monuments historiques, un glossaire, une carte de répartition accompagnent ce volume.

• Près d’une trentaine d’auteurs passionnés ont participé à son élaboration. Les illustrations sont l’œuvre d’artistes nivernais reconnus (Hanoteau, Paneda, Pommery), et les photographies celle d’un passionné de patrimoine (Poiseau).

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• UN INDEX POUR NAVIGUER

DANS LA COLLECTION DE LA CAMOSINE

• Pour faciliter les  recherches dans les numéros 33 à 150 des Annales des Pays Nivernais, nous avons mis en ligne un index.  Il est aussi possible de télécharger la version PDF en ligne en cliquant ici.

 

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• Les Amis du Dardon viennent de publier Échos du Passé, leur dernier bulletin de l’année 2018 (n°126). Sommaire:

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• Les Annales de Bourgognerevue historique trimestrielle fondée en 1929, constituent la revue scientifique de référence sur l’histoire de la Bourgogne, comprise dans le sens le plus large. annales-de-bourgogne-vol-90-3-4-2018La question énergétique fait l’objet de recherches renouvelées en histoire et dans les sciences sociales. C’est pourquoi, dans ce volume 90 (Fascicule 3-4, année 2018), les Annales proposent un dossier sur La question énergétique en Bourgogne, du moyen âge à nos jours. Cette étude entend explorer quelques pistes pour répondre aux questions nouvelles soulevées aujourd’hui par les enjeux climatiques et nos manières d’habiter la terre. Ce dossier est suivi d’un important hommage rendu à Pierre Lévêque, spécialiste de l’histoire contemporaine de la Bourgogne, professeur à l’université de Bourgogne, disparu le 29 janvier 2017. (1 vol. br, 194 p, illustrations, éd. Éditions universitaires de Bourgogne, coll. Les Annales de Bourgogne, 30 €).

 

• LIMOUSIN

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Au programme de la prochaine séance de la S.S.N.A.H.C (19 janvier 2019 – Salle des fêtes de Saint-Sulpice-le-Guérétois) : Amandine SanchezL’inventaire et la cartographie des sols creusois au travers du référentiel régional pédologique du Limousin – Pierre-M. Ganne, Erwan Nivez, Michaël Tournadre : Les sépultures gallo-romaines des Magnardeix (commune de Malleret, Creuse) – Daniel Dayen : L’histoire communale de la Grande Guerre : les sources.

• LE “CARRIAT”, UN DICTIONNAIRE

 BIO-BIBLIOGRAPHIQUE À TÉLÉCHARGER

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Amédée Carriat

• Entre 1964 et 1976, Amédée Carriat (1922-2004) a été  l’unique rédacteur  du Dictionnaire bio-bibliographique des auteurs du pays creusois et des écrits le concernant,  des origines à nos jours, paru en huit fascicules publiés par les soins de la Société des sciences naturelles et archéologiques et historiques de la Creuse. Un travail d’ampleur et de qualité dont peu de départements peuvent se prévaloir.

• Parmi les rares exceptions récentes figure le Bourbonnais avec Les Bourbonnais célèbres et remarquables, des origines à la fin du XXè siècle, de Maurice Sarazin, publiés par les éditions des Cahiers Bourbonnais. Les  3 Tomes (Arrondissements de Moulins, de Montluçon et de Vichy) totalisent 2 340 biographies détaillées). On peut y adjoindre L’Encyclopédie des auteurs du pays Montluçonnais et de leurs œuvres, de 1440 à 1994, de Maurice Malleret, parue en 1994. Ces deux derniers auteurs s’inscrivaient dans les pas de leur  glorieux prédécesseur, Maurice Duportet (1899-1962) qui avaient lancé le projet ambitieux d’une Topobibliographie de la France, dont seuls trois volumes furent publiés : L’Allier (1937), La Creuse (1937) et l’Indre (1938).

Numérisation_20181231 (3)• Depuis plus de 40 ans, les travaux d’Amédée Carriat sont achevés et son dictionnaire bio-bibliographique reste la bible” de l’histoire de la Creuse, le point de départ obligé des études sur le département. Plusieurs fascicules papier étant épuisés, il est aujourd’hui difficile de trouver l’intégralité de la collection intégrale. Faute de pouvoir envisager une réédition papier, la SSNAHC a opté pour  une édition sur cédérom. En complément, à défaut d’une mise à jour complète, ont été reproduites les bibliographies annuelles parues depuis 1976 dans les Mémoires de la société savante, dont Amédée Carriat était le maître d’œuvre. Ont été également repris les index analytiques des tomes 38 à 49. C’est cette ultime version qui est désormais disponible gratuitement par téléchargement. Une initiative qui méritait d’être saluée.

Accéder au téléchargement du Dictionnaire bio-bibliographique d’Amédée Carriat.

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• Autre initiative de la société savante limousine, la publication sur cédérom des Tables des Mémoires de la SSNAHC. Un outil précieux qui couvre les année 1832-2001 (Tome 1 à 47), avec  trois index : par nom, par localité et par matière (5 €). On peut aussi retrouver la collection des Mémoires parus entre 1832 à 1980 numérisés et gravés sur 8 cédéroms. Chacun comporte 5 tomes des Mémoires soit, en moyenne, 3 000 pages de textes (20 € le cédérom – 130 € les 8).

Sans titre tables - Copie

Accéder au site de la SSNAHC de la Creuse.

 

 

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