LES PARUTIONS RÉCENTES : N° 13 (JANVIER – FÉVRIER – MARS 2019)

DERNIÈRE MISE À JOUR : 13 AVRIL  2019

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    Parutions récentes étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er janvier au 31 mars  2019. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.
  • Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• AUROUSSEAU Nan : Les amochés. 1 vol. br, 336 p., éd. Buchet-Chastel, 18 €

9782283031193-d802fAprès une vie de bâton de chaise et de nombreuses errances, Abdel Ramdankétif se retire dans le village de montagne où ses parents étaient venus vivre quand ils étaient arrivés en France. Tout a bien changé en quelques décennies : ses parents sont morts, et le village est quasi abandonné… Seuls, Jacky et Monette, un couple de voisins, survivent à la manière de vieux sages. Abdel s’est installé là, loin des hommes et de la modernité dont il se contrefout. À la fête annuelle du village, il a même rencontré Chris, une psychiatre de la ville la plus proche. Leur histoire d’amour a duré trois mois. Peu après la rupture qui a mis notre homme k.o., un événement surnaturel se produit qui va conduire Abdel Ramdankétif au bord de la folie et le mêler aux histoires gratinées d’une étrange famille. Dans ce nouveau roman noir, en  observateur attentif du genre humain, Nan Aurousseau, qui réside dans l’Allier, explore, avec un regard non dénué d’humour, une certaine province française – avec ses pauvretés et ses amochés…

• BERBEDÈS Jean-Pierre : Les enquêtes du commissaire Schocher : Tome 1 :  Les jumeaux diaboliques. 1 vol. br, 220 p, éd. Édilivres, 17,50  €.

9782414163861► Dans les années 1940, Pierre, Jean et Daniel, nés le même jour dans la même ville, fréquentent la même école. Ils décident un jour, pour s’amuser avec leurs lance-pierres, de casser les godets en verre des poteaux électriques.  Les gendarmes sont dépêchés sur place et découvrent l’identité des trois chenapans, Pierre s’étant dénoncé. Cette bêtise aura, pour les trois gamins, des conséquences insoupçonnables… Des années plus tard, Jean et Daniel, partis à Paris, reviennent et enlèvent Pierre qu’ils contraignent, sous la menace, à se joindre à leur bande de petits malfrats. Pierre arrivera-t-il à se sortir de leurs griffes ?  Dans ce premier tome, n découvre  comment est née la vocation de l’Inspecteur Schocher.  Œuvre initiatique ou roman noir ? Récit régionaliste ou de titi parisien ? Le livre est tout cela à la fois, à l’image de l’auteur Ancien enfant confié à l’Assistance Publique de Paris, Jean-Pierre Berbedès a été élevé dans l’Allier, région pour laquelle il a gardé un profond attachement, et qu’il aime faire découvrir dans ses livres. Il n’a pas fréquenté longtemps l’école et, après avoir exercé divers métiers (horticulteur, maraîcher, maçon, plâtrier), il est actuellement retraité. L’auteur a écrit, composé et produit un album de chansons et il s’adonne à l’écriture avec passion. 

• BLONDONNET Michel : Gaspard Le Loup. Livre en grands caractères. 1 vol. br, 400 p, éd. Gabelire (Montpellier), 23,75 €

téléchargement 1433. Gaspard Le Loup, descendant des seigneurs de Beauvoir, en Auvergne, vit au château de Rochebrune, dans la Montagne bourbonnaise, une région régulièrement traversée et pillée par des bandes armées anglaises. Lorsque Romelde, sa compagne, tombe avec sa servante aux mains de l’envahisseur, Gaspard jure fidélité au Duc de Bourbon, allié du roi de France. En rejoignant les troupes de Rodrigue de Villandrando, chef d’une compagnie militaire privée, l’un des plus célèbres « routiers » d’alors, il espère bien délivrer les captives et retrouver sa bien-aimée. Mais c’est sans compter la ruse de l’ennemi qui va mettre à l’épreuve la témérité et la détermination de Gaspard…Dans un pays déchiré par la guerre de Cent Ans, Michel Blondonnet fait revivre une page de l’histoire de France, entre Nivernais, Bourgogne, Auvergne et Bourbonnais.

• BONNEAU Odile : Il s’appelait Albert. 1 vol. br, 146 p, éd. Publifrance, 15 €.

603-300x500► Albert Bonneau, né en 1898 à Moulins, et décédé à Chambon-sur-Voueize en 1967, a consacré toute sa vie à distraire des lecteurs de tous âges et de tous milieux en les entraînant bien souvent dans des pays inconnus et en les instruisant sur leur histoire.  Collaborateur de Comœdia, puis de Cinémagazine, il a commencé sa vie professionnelle en leur faisant découvrir les coulisses du monde du cinéma et du spectacle qui le passionnait depuis son enfance. Compte tenu du succès remporté par son premier grand roman d’aventures, Nicolas la Tempête Frère de la Côte, il a décidé de se consacrer uniquement à l’écriture de grands romans d’aventures. C’était pour lui l’occasion rêvée de tenir ses lecteurs en haleine en leur faisant souvent partager certains épisodes de l’histoire de France et du monde qui, le temps de la lecture, les distrayaient des tracas du quotidien et, une fois le livre fermé, leur permettaient quelquefois de jeter un autre regard sur les gens et les choses de leur entourage. Des plus de cinq cents romans et nouvelles écrit par cet auteur prolifique, ressortent particulièrement les personnages du Texas Ranger Catamount, dont les aventures revues et modernisées sous forme de bande dessinée par Benjamin Blasco-Martinez remportent actuellement un succès voisin des histoires originales, ainsi que celui de Petit Riquet Reporter, Tintin à la française pour lequel il s’est parfois inspiré des reportages d’Albert Londres qu’il admirait beaucoup et considérait comme le grand reporter qu’il aurait aimé être s’il avait pu réaliser ce rêve. C’est ce parcours exceptionnel d’un auteur qui a failli tomber injustement dans l’oubli, que sa fille  a reconstitué par cette biographie.

z1 DEPRESLE Laurent : Le cri des autres. 1 vol. br, 155 p, éd. Sydney Laurent, 16,90 €.

Après quarante années d’écriture pour ses amis ou son cercle familial, et autant de carnets noircis de textes et de poèmes l’auteur s’est enfin décide à sauter le pas  et à partager ses mots avec un public plus large. Il livre ici un premier recueil de poésie fort, lumineux et parfois bouleversant”.

DEPRESLE Laurent : Le cri des autres (tome II) : Entre bitume et champs. 1 vol. br, 253 p, éd. Sydney Laurent, 18,90 €.

Dans ce deuxième tome du Cri des autres,   Pascal Depresle  livre  un recueil plus intime, plus profond, entre soleil et brouillard. Un ouvrage fort et poignant, véritable pivot de cette trilogie.

z3• DEPRESLE Laurent : Le cri des autres (tome III) : L’enfant des poubelles. 1 vol. br, 270 p,  éd. Sydney Laurent, 18,90 €.

► Ce troisième opus  de Laurent Depresle est sans doute “son recueil le plus noir, même si la lumière est toujours là”. Ce dernier titre est  “ une véritable confession, qui clôt de manière bouleversante et profonde, avec cette écriture qui lui est propre, sa trilogie poétique. Un recueil très fort et très intime, où l’auteur se met totalement à nu”. Laurent Depresle, né à Montluçon en 1966, voue depuis l’adolescence une passion à l’écriture. Il l’a  concrétisée par la publication de sa trilogie  Le cri des autres. 

• DEVEAUX Marie, CHIFLET Jean-Loup : Balancetonmot. Dénonçons les mots machos! 1 vol. br, 180 p, éd. Plon, 12 €.

Balancetonmot (2)► Les féministes dénoncent depuis fort longtemps le sexisme de notre langue et en particulier de la grammaire, mais c’est au vocabulaire qu’il convient d’abord de s’attaquer. Ce sont ces innombrables mots ouvertement ou traîtreusement machistes qu’il est urgent de dénoncer. Jean-Loup Chiflet, amoureux des mots, et Marie Deveaux, lexicographe, qui réside depuis longtemps en Bourbonnais, ont décidé de les débusquer, de les recenser et de les analyser pour faire prendre conscience aux hommes (et même parfois aux femmes) de l’extrême misogynie du français. Avec humour et sérieux, ils démontrent que rien n’est plus facile que d’éliminer de notre vocabulaire des mots qui n’ont d’autre utilité que d’insulter, de mépriser, de rabaisser les femmes. Face au “politiquement correct” qui s’est imposé, ils décident d’imposer le “sexuellement correct”. “Un livre engagé et drôle. Habituée à à s’attarder sur le sens des mots et des expressions, Marie Deveaux revient sur les travers sexistes  du vocabulaire français, au côté d’un ami de longue date, Jean-Loup Chiflet”, écrit Maxence Bernaud dans La semaine de l’Allier.

FRÉLASTRE Jean-Michel : Les Tribulations d’un Vichyssois en Auvergne et… ailleurs.  1 vol. br, illustrations de Christian Gravier, éd. Maïa, 19 €.

9782379160646_C1-75-450x663Jean-Michel Frélastre évoque l’époque “bénie” de son adolescence passée à l’institution Saint-Joseph au Mayet-de-Montagne, au collège de Cusset puis au lycée de Presles à Vichy, dont il reconnaît “avoir fait tourner des profs en bourriques”.  Il met en exergue l’ambiance conviviale qui régnait à Clermont-Ferrand, lorsqu’il faisait Sciences Éco, entre les étudiants des diverses facultés et écoles. Le sport, notamment le rugby, et les soirées étudiantes, n’étaient pas étrangers à cette osmose ! Tour à tour économiste du tourisme, enseignant, conseiller en hôtellerie et en tourisme, il relate avec détails et humour les salons, congrès et forums nationaux, les rencontres sportives, et même les spectacles qu’il a eu l’occasion d’organiser plus particulièrement dans le Var. Des narrations originales, émaillées d’anecdotes et d’histoires truculentes illustrées par des dessins humoristiques de Christian Gravier. Né à Vichy, Jean-Michel Frélastre est le fils aîné de Georges Frélastre, ancien conseiller général de l’Allier et  adjoint aux maires de Cusset et Vichy, décédé en 2011. Il est docteur en économie et droit du tourisme. Sa thèse avait pour thème : “Le tourisme en Auvergne, contribution à son développement”. Il a également publié plusieurs études économiques sur le tourisme et rédigé de nombreux articles pour la presse nationale spécialisée en tourisme et hôtellerie.

• FRELAT Mathias : Les quatre éléments. Le signe de la destinée. 1 vol. br, 110 p,  éd. Amalthée, 12,90 €.

VDB FRELAT“Je remarque soudainement que la cacophonie d’insultes des autres adolescents a cessé, remplacée par un étrange silence. J’ouvre les yeux en commençant à trembler d’avance avant de constater avec stupeur que de l’eau sort soudainement de mes mains. Je me mets alors à hurler. Je suis en train de contrôler la pluie, l’eau ! Le monde qui s’est peu à peu formé, curieux de l’étrange spectacle, reste muet. C’est ainsi que je les domine tous, sans exception.”  Délaissée par une mère dépressive, harcelée par ses camarades de classe et victime d’effroyables cauchemars, Maria Bevenskie essaie de survivre depuis la mort de son père. Chaque matin, l’adolescente se réveille dans une réalité où elle ne se sent pas à sa place, comme si son destin n’était pas lié à ce monde… Jusqu’au jour où tout dérape. Propulsée dans un univers au ciel vert émeraude, elle découvre qu’elle est l’un des quatre éléments et doit apprendre à maîtriser ses pouvoirs magiques ! Mais est-elle prête à faire face à sa destinée ? Lycéen et originaire d’Ainay-le-Château,  Mathias Frelat est depuis toujours passionné par les livres. Diagnostiqué épileptique pharmacorésistant en janvier 2016, l’écriture est pour lui une belle manière de s’évader dans les méandres de son imagination et de faire partager ses histoires.

GAUMÉ Jean-Charles : Moulinstar 4. Flâneries littéraires décalées.  Illustrations de Mathilde  Loiseau-Voinchet.  1 vol. br, illustrations, autoédition Jean-Charles Gaumé (18 avenue Théodore-de-Banville 03000 Moulins), 5 €.

_22une_e2_80_9d_20moulinsstar_204► “Flâneur bourbonnais un jour, flâneur bourbonnais et moulinois toujours”, telle pourrait être la devise de l’auteur qui propose ce  quatrième carnet de vagabondages littéraires. Comme dans chacune de ses trois précédentes  “flâneries littéraires décalées”, il cherche à exprimer une vision toute personnelle de la ville de Moulin. Jean-Charles Gaumé, né en 1947 à Sainte-Maure-de-Touraine, a effectué ses études secondaires à Tours et s’est orienté rapidement, dès le début des années 70, dans l’animation socio-culturelle tout en adressant ses premiers textes courts à des revues et magazines littéraires ou généralistes et en participant au lancement de radios libres. Auteur couronné par plusieurs prix, dont le prix Prosper-Mérimée de la nouvelle en 1990 pour “La virgule de Sainte-Scariberge”, il n’a jamais cessé, depuis, d’écrire chroniques et nouvelles avec, toujours, la même vision humaniste et un engagement social intact. Il est par ailleurs, depuis 1994, président du jury du Concours bourbonnais de nouvelles décerné chaque année à Bourbon-l’Archambault, dans l’Allier.

• MERCIER Paul : Georges Simenon et le Bourbonnais, la Nièvre et le Berry bourbonnais: livre I: L’Allier (Paray-le-Frésil, Chevagnes, Moulins et Vichy). 1 vol. br, 168 p, illustrations n-b et couleur, éd. Association LACME (3 rue Lenôtre 03400 Yzeure), 25 € (Possibilté de le commander auprès de LACME (33,40 € franco de port)

z couv► Georges Simenon a vécu moins d’un an dans le Centre de la France, dans ce qu’il appelle le Bourbonnais, un territoire qui s’étend sur une partie du Berry et du Nivernais (Saint-Fiacre, Moulins, Nevers, Tracy-sur-Loire, Saint-Amand-Montrond et le canal du Berry ou encore Vichy). Pourtant, cette « année de formation » a imposé sa marque sur l’ensemble de l’œuvre. Prenant ses distances avec les clichés du mythe de Maigret, avec l’aura médiatique légendaire de Simenon et avec certaines fantaisies des adaptations filmées, l’auteur a privilégié la lecture directe les textes de Simenon, leur mise en lumière du patrimoine régional aussi bien que de l’universalité de l’oeuvre. Il s’en dégage des correspondances profondes entre les romans populaires, les enquêtes de Maigret, les romans durs et les textes autobiographiques. Avec les jeux de la fiction et ceux du souvenir, le regard anthropologique du romancier court sur plus d’un demi-siècle.  Animé par un double souci de fidélité aux faits historiques et de confrontation de textes datés de différentes époques, Paul Mercier a cherché, en amoureux de la littérature, à porter un regard renouvelé et authentique sur des aspects moins connus de l’oeuvre et sur l’harmonie d’ensemble de celle-ci. Avec des « racines bourbonnaises et provinciales », qui s’agencent avec d’autres racines, qu’elles soient wallonnes, parisiennes, charentaises, américaines, ou autres, Simenon reste avant tout un citoyen du monde. Il n’a cessé d’explorer, ici et ailleurs, les secrets des hommes (les siens et ceux des autres), de les raconter et d’en préserver les mystères, les angoisses et les désirs.  Paul Mercier, né en 1944, est docteur ès-Lettres et  il a  enseigné à Paris XIII et à l’Université de Franche-Comté – Besançon. Il est l’auteur d’une thèse sur la création littéraire chez Simenon et de plusieurs ouvrages sur le romancier. Il collabore régulièrement à la revue Traces (Centre d’Etudes Georges Simenon (Liège) et aux Cahiers des Amis de Simenon (Bruxelles). Dès les années 1990, il est allé en Bourbonnais, sur le canal de Berry et à Tracy-sur-Loire, à Vichy, etc., pour mener des recherches sur les lieux que le romancier a immortalisés dans ses romans.

MONTAGNÉ Gilbert :  Au jardin de ma vie. Autobiographie.  1 vol. br, 160 p, éd. Flammarion, 16,90 €

9782081436466 “Je veux essayer d’entrer dans les tout premiers instants de ma vie”… Pas vraiment attendu et né grand prématuré dans le modeste appartement familial, il est conduit toutes sirènes hurlantes vers l’hôpital de Port-Royal. Le petit Gilbert, 5 mois et demi, se bat et se débat contre la mort pendant plusieurs mois. Tout seul. Que reste-t-il de cette première vie passée dans une boîte en guise de berceau? Le chemin que l’auteur choisit d’emprunter pour confier tout ce qu’il n’a jamais analysé, jamais décortiqué, jamais révélé, nous éclaire aujourd’hui sur sa force, sa sérénité, sa foi en la vie et son optimisme légendaire. Son champ des possibles… Gilbert Montagné nous entraîne dans un tourbillon de réflexions intimes, une plongée abyssale et passionnante dans la réminiscence. Pour revivre son premier souffle. Retourner au jardin de sa vie, en quelque sorte. Et ainsi, comprendre comment il s’est construit en puisant dans ses forces vives. Auteur-compositeur-interprète, Gilbert Montagné n’est pas seulement un artiste à la cote d’amour incomparable, mais un citoyen vigilant et engagé qui veille à rester à l’écoute de ses semblables…

MULLER Alain, THAVEAU Robert : La Guérison Miraculeuse. Préface de Michel Jallat. 1 vol. br, illustration, éd. Association Chevagnes en Sologne bourbonnaise, 8 € (en souscription jusqu’au 31 janvier), 10 € (prix définitif).

Couverture livreD’après une nouvelle de Robert Thaveau, scénario et dessins d’Alain Muller.  En Sologne Bourbonnaise, il y a des étangs, des bois, du gibier, des maisons à pans de bois ou en briques… Et il y a la Berthe, l’Glaudius et son copain de régiment,  le Léon ! Un matin, la Berthe se réveille mal en point : elle a fait un rêve étrange et pense devenir “b’rdine” ! Le Glaudius accueille son copain Léon, marinier de passage sur le canal, et lui confie les mésaventures de sa Berthe qu’il décide d’emmener à la “débredinoire” à Saint-Menoux… La BD d’une quarantaine de pages est accompagnée d’un petit glossaire pour les non initiés au patois bourbonnais. Un livret d’activités a été ajouté à destination des enfants, qui pourront ainsi jouer avec les mots en patois. Une histoire insolite et cocasse en patois de Sologne Bourbonnaise, publiée par Chevagnes en Sologne Bourbonnaise au profit de l’Association des Amis du patrimoine rural de Sologne Bourbonnaise.

• PRUVOST Jean : Les secrets des mots. 1 vol. br, 368 p, éd. Librairie Vuibert, 22,90 €.

PRUVOSTQue savons-nous vraiment des mots que nous utilisons chaque jour ? Est-il imaginable de conter ses sous sans faire de faute? Peut-on porter une calvardine tout en restant élégant? Comment dénommer la femelle du boa? Et si je verlanise, c’est grave docteur? En magicien des mots, Jean Pruvost nous fait partager sa passion et dévoile un univers méconnu, celui des mots-valises, des antonomases et des anagrammes, et foule d’autres particularités, un univers où des mariages de mots, des résurrections, des changements de sexe et force voyages au long cours façonnent une langue et forgent notre quotidien.  “On ne se méfie jamais assez des mots” disait Céline. On peut en effet être étonné sans se rendre compte que l’on vient d’être frappé par le tonnerre et moudre une vache sans lui faire de mal… Il y a les mots des dictionnaires, il y a ceux qui volent de bouche en bouche et n’y sont toujours pas recensés, il y a ceux qu’on invente qui y laisseront peut-être une trace ou jamais. C’est leur merveilleuse histoire, pleine de surprises et de découvertes, qui est racontée ici. Jean Pruvost, originaire de Vichy,  est professeur émérite de lexicologie, d’histoire de la langue française à l’Université de Cergy-Pontoise et chroniqueur de langue. Il est entre autres l’auteur de “Nos ancêtres les Arabes. Ce que notre langue leur doit”, publié par les éditions J.-C. Lattès en  2017).

• REBOUL Claude : Marcelline, le cri du homard ébouillanté. 1 vol. br, 376 p, éd. Amazon, 10,55 €.

Z REBOULMarcelline n’est pas un personnage fictif. Marcelline a quitté ce monde il y a quelques temps. Percluse de rhumatismes, elle avait dépassé les 75 ans et s’étiolait petit à petit, mais en gardant toute sa tête. Avant de relater ses mémoires, je devrais dire ses déboires, elle était le souffre-douleur d’une famille comprenant la grand-mère, la mère, le père qui ne l’était pas, une sœur et un beau-frère. Elle était « la bonne à tout faire » de cette fratrie. Petite exception pour la grand-mère, la matriarche de cette tribu ne s’occupant que de son business : son bordel. Après l’inceste dans sa préadolescence par son beau-père, elle est livrée par lui et sa complice de femme, aux pulsions sexuelles des mâles du village et des environs moyennant rétribution cela va de soi. La vie de Marcelline se passe dans une région un peu reculée de moyenne montagne. La vie y est rude et les mœurs également : incestes, viols, pédophilie, meurtres, collaboration dans la France occupée, dénonciations, traîtrise…Les gens des villes passant dans ces villages s’émerveillent de la beauté des paysages, de leurs tranquillités ou il fait bon vivre, de la gentillesse des habitants…Des urbains se sont installés afin d’y passer une retraite paisible en achetant à bas prix les maisons vides du village et de ses hameaux. Ces nouveaux villageois restent pour les autochtones des étrangers. Jamais ils n’apprendront les travers de ces hommes, de ces femmes de la France très profonde. Une chape de plomb écrase de son poids les histoires sordides perpétrées dans la moiteur des alcôves. Marcelline n’est pas un cas unique. Dans beaucoup de villages de notre pays, d’autres Marcelline vivent ou ont vécu ainsi. Dans ce nouveau monde numérique, la société commence à peine à prendre conscience : les femmes ne sont pas que des « bonnes à tout faire » dans tous les sens du terme. Claude Reboul, artiste, inventeur et touche à tout, est une figure bien connue de la Montagne Bourbonnaise. Il est déjà l’auteur de Pizza Beaubourg. 

• RÉTAT Claude : Art vaincra ! Louise Michel, l’artiste en révolution et le dégoût du politique.1 vol. br, 210 p, éd. Bleu Autour, coll. La petite collection Bleu Autour, 15 €.

Mise en page 1►Connaît-on bien Louise Michel ?  La célèbre communarde, la fameuse anarchiste, la Grande Citoyenne (1830-1905), oui. Mais l’écrivain et “l’artiste en révolution” ? L’inventrice du  “clavier d’outre-rêve”, d’un méga-orgue, d’une harpe aux nerfs vivants, de concerts cosmogoniques, l’amie du symbole et du frisson ? Mais l’Insurgée immergée dans l’art total, qui veut recréer le monde et la beauté, synonyme pour elle de révolution, antithèse du politique ? Puisant à des sources méconnues, s’appuyant sur des textes et images inédits, Claude Rétat, au rebours des clichés réducteurs, nous ouvre un point de vue neuf sur Louise Michel chez qui le rêve et l’action, l’artiste et la révolutionnaire ne font qu’un : l’histoire et l’imaginaire entrent en résonance.

• RÉTAT Claude : La Révolution en contant – Histoires contes et légendes de Louise Michel. Textes réunis et commentés par Claude Rétat. 1 vol. br, 200 p, éd. Bleu Autour, coll. La petite collection Bleu Atour, 32€.

513UfpFqrvL._SX385_BO1,204,203,200_Ce que le lecteur va découvrir, ce n’est pas seulement un corpus de fictions, de récits, de scénarios dont il ne soupçonnait pas l’étendue, mais à quel point « conter » est ici névralgique, pour Louise Michel (1830-1905) et dans sa fin de siècle. Aujourd’hui encore, par un préjugé tenace, la Louise Michel qui écrit ne peut être qu’un auteur d’histoire : on oublie l’écrivain. Or il faudrait au moins ajouter un “s” à “histoire”. Si le vainqueur écrit l’histoire ou pense l’écrire, le vaincu écrit des histoires – si vraies qu’elles s’élaborent en légende – pour exprimer l’autre côté, le souterrain, l’utopie, ce qui n’est pas encore, la Révolution. Chez elle, le rêve et l’action ne font qu’un, l’histoire et l’imaginaire résonnent. Et quel imaginaire ! Amie du symbole et du frisson, Louise Michel puise en romantique dans le tréfonds légendaire pour l’infléchir : Haute-Marne dont elle était native, monde kanak où elle fut déportée, Bretagne qui la fascine, Paris glauque de la fin du XIXe siècle, même veillée ! Ses contes sont peuplés de vrais ogres, de Barbes Bleues de chair et de sang, tel Gilles de Rais ; ce sont des contes de la puanteur, de la dévoration, de la nécrophilie, de la consommation de chair plus ou moins fraîche ; ce sont des mondes qui s’engloutissent… mais aussi des mondes qui s’éveillent, des harmonies de la nature et des cosmogonies.Les uns sont connus, comme les légendes kanak, ou méconnus, comme Le Livre du Jour de l’An, pour les enfants (jamais réédité) ; d’autres, retrouvés sur les manuscrits ou dans la presse du temps, sont inédits. Rigoureusement présentés et annotés par Claude Rétat, ils sont ici réunis pour la première fois. Cessant d’être épars et cloisonnés, ils peuvent communiquer et nous parler.

• TÉNOR Arthur : Smartphone panique. 1 vol. br, 180 p, éd. Scrinéo, 10,90 €.

une_smartphone_okOn ne se méfie jamais assez des outils anodins de son quotidienCléa n’en peut plus : sa mère vient d’installer un logiciel de localisation sur son smartphone pour savoir où elle est en permanence… Mais à 15 ans, c’est insupportable ! Un de ses amis lui trouve alors la solution : une application dénichée sur le Dark Web, qui indique de fausses localisations. Et soudain c’est la liberté ! Mais à quel prix ? Car rapidement, Cléa voit le piège se refermer sur elle, et l’application prendre petit à petit le contrôle de sa vie. Comment lutter, alors, contre un ennemi invisible et surtout… intouchable ? Arthur Ténor est un adulte qui a su garder un cœur d’enfant. S’il se définit plutôt comme un romancier de l’aventure, c’est aussi un auteur réaliste, témoin de son temps, qui aborde certains thèmes « sérieux » ou graves comme le harcèlement avec L’enfer au collège (éd. Milan), ou encore  la liberté d’expression avec Je suis CharLiberté ! (éd. Scrineo, …).  Parmi la centaine d’ouvrages qu’il a publiés, on trouve : les Roman d’horreur ou Les Fabuleux (éd. Scrineo), la série L’elfe au dragon (Le Seuil jeunesse), ainsi que Il s’appelait… le soldat inconnu et Guerre secrète à Versailles (éd. Gallimard Jeunesse).

TÉNOR Arthur : Y’en a marre de la peur ! 1 vol. br, 112 p, éd. Oskar éditeur, coll. Les romans de la colère, 13,95 €.

Z TENORRémi vit cerné par la peur. Sa mère ne le lâche pas une minute avec ses angoisses sur la nourriture, sur la sécurité, sur ses fréquentations…, et son père le stresse sans cesse sur son avenir. Au collège règne aussi la peur du racket, du harcèlement, du terrorisme… “Y en a marre à la fin !”,   finit par clamer ce malheureux garçon à son copain Gendün, d’origine tibétaine qui, lui, est un modèle de sérénité, toujours souriant, toujours positif.  Comble de chance, Gendün connaît une solution pour aider Rémi à maîtriser ses peurs…

• VALAT Éloi : Louises, les femmes de la Commune. 1 vol. br, 160 p, illustrations n-b et couleur, éd. Bleu Autour, coll. D’un regard, l‘autre, 20 €.

Z FemmesCommune-UNEAlphonsine, Rosine, Louise, Rosalie, Séraphine, Eulalie, Paule…couturière, ouvrière mécani­cienne, institutrice, lavandière, giletière, écrivaine…et ambulancière, cantinière, pointeuse d’artillerie, combattante… fusillée, emprisonnée, déportée… et salie, humiliée, oubliée… Les femmes de la Commune ont élevé le cœur de l’idéal des hommes de la Commune. Dès le 18 mars, premier jour de la révolution parisienne, au son du tocsin, les femmes et les enfants de Montmartre s’opposent vivement à l’enlèvement des canons de la butte par la troupe, obtiennent des soldats (“vous ne tirerez pas sur le peuple !”) la fraternisation avec la foule, entourent les soldats, arrêtent les chevaux, coupent les harnais… Privées du droit de vote et de représentation, elles ne participeront pas aux délibérations de la Commune. Organisées dans les comités d’arrondissement, les clubs, l’Union des femmes pour la dé­fense de Paris et les soins aux blessés, elles vont bousculer le paternalisme gouailleur de leurs compagnons révolutionnaires en réclamant la fin de l’exploitation, la part égale à travail égal, l’affranchissement de tous… Ce livre, chronique poétique en images, rend hommage aux Louises, citoyennes de la Commune qui ont voulu « considérer les douleurs générales de l’humanité comme rentrant dans la cause commune des déshérités » (Louise Michel).

VALÉRY Jean : Vois-tu, Petit. 1 vol. br, 104 p, éd. Aedis (Vichy),12 €.

ValeryÀ l’ombre des grands prix littéraires d’automne, un petit recueil, bien loin des best-sellers et autres livres tapageurs, surmédiatisés. Il s’agit  d’un recueil de 127 petits récits, à mi-chemin entre  poésie et  contes philosophiques. En quelques lignes ou quelques pages, Jean Valéry emporte le lecteur dans son monde imagé, marqué par des réminiscences enfantines, parfois féeriques, souvent mélancoliques. Des textes à picorer, à savourer, à piocher comme autant de petits bonbons délicats. Des textes à lire dans le bus, avant de dormir, dans une file d’attente, au bord d’une rivière. Des textes pour s’évader. Des textes à réfléchir… (d’après le site Topic.com)

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• À la découverte des figurines gallo-romaines en terre blanche de l’Allier. Photographies de Dominique Boutonnet.  1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, éd. Atelier Patrimoine AVCA (Yzeure), 18 € (23 € franco).

couvliv4-2-version-olivierUn livre qui prolonge l’œuvre de toute une vie, celle de Maurice Franc consacrée aux statuettes en terre cuite produites par moulage, il y a deux mille ans, entre Loire et Allier. C’est aussi un livre qui se veut pédagogique et  qui entend faire le point sur les connaissances récentes et sur  les hypothèses en cours… Pour ceux qui possèdent le magazine Bibliothèque du Travail (n° 1086), intitulé “ Les figurines gallo-romaines de terre blanche de l’Allier”, réalisé en 1997 sous la direction de Maurice Franc, il était temps d’actualiser et de compléter les connaissances qu’il contenait pour en faire un nouveau  livre. Quant à  ceux qui ne connaissent pas ces figurines, il fallait leur raconter l’histoire, leur apporter des références, des explications techniques ou scientifiques, ainsi que des hypothèses. Il fallait aussi  donner la parole aux archéologues, interroger les potiers, les musées, replacer les fabrications dans le contexte économique et social de l’époque. Il était  indispensable, par ailleurs,  d’évoquer ceux qui en ont été les découvreurs. C’est cet ensemble d’informations que cet ouvrage entend apporter.  Les membres de L’Atelier Patrimoine de l’AVCA ont également souhaité réserver une place importante aux moulages du Fonds Maurice Franc restés jusqu’à présent dans l’ombre. C’est le photographe Dominique Boutonnet qui a été chargé de les mettre en lumière, de belle façon.

• BERLIOUX Salomé, MAILLARD Erkki : Les invisibles de la république. Comment on sacrifie la jeunesse de la France périphérique. 1 vol. br, 224 p, éd. Robert Laffont, 20 €.

Z BERLIOUXIls s’appellent Gaëlle, Charlotte ou Julien. Ils vivent dans un village de l’Allier, à Cerbère, sur la Côte Vermeille, ou à Neufchâteau, dans les Vosges. Ils sont jeunes, compétents, et cherchent aujourd’hui leur voie professionnelle. Le champ des possibles devrait leur être grand ouvert. Pourtant, leur horizon est largement bouché. Parce qu’ils grandissent loin des centres de décisions, à l’écart des flux économiques, parce qu’ils résident au cœur de petites villes, dans des zones pavillonnaires, des villages ou des espaces ruraux, 60 % de nos jeunes n’ont pas les mêmes chances de réaliser leur potentiel que leurs camarades des grandes métropoles. Ces millions de Français, absents du débat public et dispersés sur le territoire, ont un point commun : le parcours d’obstacles qui s’impose à eux. Autocensure, manque d’informations, assignation à résidence, fragilité économique, absence de réseaux, fracture digitale… ils cumulent les difficultés et, pire, se sentent ignorés. Hors radar. “Les Invisibles de la République” apporte un éclairage inédit sur les questions d’égalité des chances et propose des solutions pragmatiques, issues du terrain. La jeunesse de la France périphérique n’a plus à subir ce déterminisme territorial. Pour eux, pour nous, il faut agir ! Salomé Berlioux incarne le potentiel des territoires périphériques. Elle a grandi à Neure, près de Lurcy-Lévis  dans l’Allier et a elle-même vécu ce parcours d’obstacles. Avec Erkki Maillard, elle a créé “Chemins d’avenirs”, la première association qui informe, accompagne et promeut des milliers de jeunes issus de zones isolées.

• CHASSANG Krystelle : Éthan ira-t-il à l’école ? Le combat d’une mère.  Préface de Églantine Émayé. 1 vol. br, 240 p, éd. Autrement, 18 €.

9782746751910 “Ça va être compliqué…” : quatre mots leur suffisent pour se débarrasser du problème. Le problème, c’est Ethan. Ethan est un petit garçon polyhandicapé. En soi, bien sûr, Ethan n’est pas un problème, c’est un petit garçon qui demande plus d’attention que les autres, une présence plus soutenue : il faut s’adapter à lui. Mais c’est précisément ce que tout le monde refuse de faire, et voilà comment, par mauvaise volonté plus que par malveillance, un enfant se voit privé d’école.  Il faut toute l’énergie et tout l’amour de sa mère pour se battre contre ceux qui baissent les bras avant même d’avoir levé le petit doigt.  Depuis plus de dix ans, la Montluçonnaise Kristelle Chassang se bat pour que son fils aille à l’école, conformément à la loi du 11 février 2005. Malheureusement, ce combat quotidien, c’est aussi contre des soignants et des enseignants qu’elle le mène : cruel paradoxe… Ce témoignage bouleversant met en lumière les défaillances de notre système, la charge immense que portent les parents d’enfants handicapés et notre silence coupable, notre responsabilité collective. Quelle société traite ainsi ses enfants? Pourquoi avons-nous si peur de la différence?

• CONORD Fabien, LUIS Jean-Philippe (sous la direction de): Violence et politique : De la Révolution française au début du XXe siècle. 1 vol. br, 234 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 20 €.

CONORD Violence et politique► L’actualité présente, en ce début du XXIe siècle, nous renvoie à plusieurs égards à des questions et des données du XIXe siècle, que l’on croyait, il y a encore peu, dépassées : le retour du nationalisme, la violence politico-religieuse, la contestation du libéralisme, le retour de la rente et l’appropriation des richesses par une oligarchie. Pour cette raison, l’approche sociopolitique des sociétés du XIXe siècle connaît un regain d’intérêt. Ce livre propose une série de réflexions et d’exemples, au cours d’un long XIXe siècle, sur les différentes facettes de l’expression de la violence sociopolitique et du lien entre cette dernière et les phénomènes révolutionnaires dans la société française. C’est aussi  un hommage à Jean-Claude Caron, qui est l’un des acteurs de premier plan de la recherche sur cette thématique et sur cette actualité du XIXe siècle. Fabien Conord, originaire de Montluçon,  est professeur d’histoire contemporaine à l’université Clermont-Auvergne. Quant à Jean-Philippe Luis, ancien membre de la Casa de Velázquez et professeur d’histoire contemporaine à l’université Clermont-Auvergne, il s’intéresse plus particulièrement à la transition entre Ancien Régime et société libérale en Espagne.

• COSTECALDE Georges :  Hubertine Auclert et son temps ou le combat pour le vote des femmes  (1848/1914). 1 vol. br, 374 p, éd. Édilivre.com, 26 €.

9782414305513Georges Costecalde retrace la vie d’Hubertine Auclert, née à Saint-Priest en Murat en 1848,  en la replaçant dans le contexte de l’époque. Qualifiée de première suffragette française, elle passa la plus grande partie de sa vie à lutter pour que les femmes obtiennent enfin le droit de vote, et ce avec une énergie et une constance inébranlables, créant son propre journal, ses propres timbres, multipliant les pétitions… Ce combat lui valut d’être en proie à l’hostilité des hommes politiques de son temps, qu’ils soient de  gauche ou de droite,  comme le furent d’autres féministes, à l’époque. Des femmes que l’auteur évoque également. Hubertine Auclert, qui  mérite que l’Histoire lui rende enfin justice, décéda en avril 1914, oubliée et aigrie, sans avoir pu  jamais voter.  Georges Costecalde, Principal de collège à la retraite et historien, est l’auteur de plusieurs ouvrages historiques publiés chez Édilivre, parmi lesquels un biographie du baron de Veauce et une Histoire des Bourbons, entre moyen-âge et Renaissance, en deux volumes. 

Z londres (3)• DE VIRIEU Hélène (sous la direction de) : Grands reporters. Prix Albert Londres : le monde depuis 1989 . Préface de Annick Cojean. 1 vol. br, 680 p, éd. Les Arènes, 25 €

103 reportages par les meilleures plumes de la presse française. Depuis 1933, le prix Albert Londres couronne chaque année un grand reporter de moins de 40 ans. C’est le prix le plus prestigieux de la profession. Ce livre rassemble les meilleurs articles primés depuis 1989 et raconte l’émergence d’un nouveau monde. Avec la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS, l’échiquier mondial se refaçonne : multipolaire, imprévisible. Les reportages réunis ici nous font revivre l’histoire des trente dernières années sur le vif.

• FÉJARD Jean-Jacques alias Jean Jief : À la découverte des églises peintes du Bourbonnais. 1 vol. br, 382 p, illustrations en couleur,biblio, index,  autoédition Jean-Jacques Féjard, 40 €.

L’auteur dont c’est le troisième ouvrage, dit avoir eu “ un coup de cœur pour ces trésors méconnus du patrimoine religieux bourbonnais”. Son livre grand public  ne s’adresse pas aux seuls spécialistes de la question mais bien  plutôt  aux touristes  et aux randonneurs, qu’ils soient Bourbonnais ou non. Il passe en revue 24 monuments, chacun étant accompagné de très nombreuses photos en couleur et d’une multitude de renseignements pratiques pour réussir les visites. Pour bâtir son Guide, Jean Jihef s‘est appuyé sur des sources reconnues en puisant dans les travaux et les  livres de Marcel Génermont, de René Germain, ou encore d’Andy Pinoteau… Pour chaque exemplaire vendu, 2 € sont reversés à l’association Route des Églises Peintes du Bourbonnais. 

• FILLETON Dominique : La forêt de Tronçais, autrefois, et ses environs. 1 vol. br,  294 pages, 264 photos noir et blanc, éd. des Champs-Élysées Paris – Philippe Chatel, 25€.

filleton tronçaisUn nouvel ouvrage du Montluçonnais Dominique Filleton, conçu selon le même principe que les précédents  : une courte introduction, reprenant des éléments de Wikipédia, suivie de la reproduction de  nombreux documents photographiques anciens, essentiellement des cartes postales.   Les villages évoqués sont classés par ordre alphabétique et, au fil des pages on survole  la période de l’entre deux guerres, avec la vie des villages et de leurs habitants, leurs commerces, ainsi que les anciens métiers aujourd’hui disparus et les moyens de transport de jadis. Il fait aussi une place  aux étangs de la forêt, avec les activités touristiques qui s’y sont développées à partir des années 1950.  On trouvera également des documents sur des lieux mythiques, comme la font de Viljot ou les chênes remarquables. Une quinzaine de photos évoquant la chasse à courre et plusieurs vues aériennes complètent l’ensemble. Dans la même collection, et selon le même principe sont sortis des ouvrages consacrés à Ebreuil, Cosne-d’Allier, Châteauroux…

• LEYOUDEC Maud, RIVOLETTI Danièle : La sculpture bourbonnaise entre Moyen âge et Renaissance1vol. br sous couverture à rabats,  60 p, 60 illustrations en couleur, éd. Faton, 15 €.

photo_pdt_51516► Grâce au mécénat de la famille ducale et de sa cour, la sculpture dans le duché des Bourbons atteint à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance une qualité inégalée. Partez à la rencontre des chefs-d’œuvre réalisés par Philippe et Michel Colombe, Jacques Morel, Jean de Chartres…Tous des “imagiers” se déplaçant au gré des commandes princières. Dans le prolongement de l’exposition éponyme, ce livre permet de découvrir le mécénat artistique, les sujets de prédilection, mais également le destin souvent chaotique de ces sculptures. Cette exposition s’inscrit dans le cadre du plan itinérance « Culture près de chez vous » initié par le ministère de la Culture dont le volet Catalogue des désirs favorise le prêt exceptionnel d’œuvres conservées dans les musées nationaux. Pour cette première édition, le musée Anne-de-Beaujeu a été retenu pour recevoir plusieurs chefs-d’œuvre de la sculpture bourbonnaise conservés au musée du Louvre.

MALLET Audrey : Vichy contre Vichy. une capitale sans mémoire. 1 vol. br, 310 p, , éd. Belin, coll. Contemporaines, 24 €

mallet vivhy contre vichy► Vichy, ou l’histoire d’un passé introuvable…En juillet 1940, Vichy, ville d’eaux et de villégiature, devient capitale de l’État français. Les somptueux palais se muent en bureaux du nouveau gouvernement et le Maréchal s’installe dans le luxueux Hôtel du Parc. Durant quatre années de guerre, les Vichyssois observent et attendent. Habitués à être au service de leurs hôtes, ils ne prennent que rarement position. Après la guerre, les récits se superposent, se complètent, et se contredisent parfois. Les commémorations se multiplient. La ville semble stigmatisée mais l’ostracisme est limité : le tourisme thermal connaît un regain fulgurant et la guerre n’est plus qu’un mauvais souvenir qu’il faut oublier ou, tout du moins, taire. Vichy reste à ce jour un non-lieu de mémoire et une anomalie dans le paysage mémoriel français de la Seconde Guerre mondiale. Audrey Mallet retrace toute l’histoire de cette capitale sans mémoire. Audrey Mallet est docteure en histoire contemporaine des universités Paris I Panthéon-Sorbonne et Concordia University (Canada). Elle est actuellement chercheuse postdoctorale à l’Université de Toronto. Elle est également l’auteure de l’application mobile Vichy 1939-1945.

• MARGUIN David, FOISSELON Jean, PICAUD Gérard : Je vous salue …Paris. Le Premier monastère parisien de la Visitation (1619 – 2019). 1 vol. br, 320 p, 330 illustrations en couleur, éd. Musée de la Visitation – Moulins, 42 €.

couverture_2019À l’occasion de sa nouvelle exposition temporaire, “Le Paris des Visitandines”, le Musée de la Visitation de Moulins publie  un véritable livre d’art pour permettre au lecteur de découvrir l’histoire de France vue par des religieuses parisiennes. En effet, il y a 400 ans exactement, le premier mai 1619, sainte Jeanne de Chantal fondait le Premier monastère de la Visitation de Paris. Des centaines de femmes ont consacré leur existence à la prière, vivant cloîtrées derrière les murs de la rue Saint-Antoine à partir de 1629. La communauté se développa grâce à la protection de la reine Anne d’Autriche et au soutien de puissants personnages comme les Colbert, Fouquet, Lamoignon dont des filles et des nièces rejoignirent leur vie contemplative. C’est François Mansart qui conçut leur chapelle, l’actuel Temple du Marais. Une partie de la Révolution française se déroula à leur porte puisqu’elles étaient installées “à l’ombre” de la Bastille, dont un boulet traversa leur chœur un certain 14 juillet 1789. Après cette période troublée, les visitandines vécurent successivement dans le 5ème  arrondissement puis sur la Butte-Chaumont, avant de s’installer définitivement rue d’Enfer-Saint-Michel, devenue aujourd’hui l’avenue Denfert-Rochereau. Les visitandines de l’époque, choisissent un architecte de renom, Jean-Baptiste Lassus, pour bâtir leur monastère et leur église. Cet ouvrage permet aussi de découvrir les trésors réalisés par les visitandines ou acquis par elles pour embellir leur maison et la liturgie de leurs cérémonies. Mais il dévoile aussi le quotidien de cette communauté, son rayonnement dans la ville durant le XIXè  siècle, entre autres grâce à son pensionnat qui accueillit de très nombreuses jeunes filles jusqu’en 1904. L’histoire de la Visitation de Paris se mêle donc  ainsi à l’histoire de France. Les visitandines étaient aux premières loges devant l’arrivée des Prussiens en 1814, durant les Révolutions de 1830 et 1848 puis sous la Commune. Avec les Parisiens elles vécurent sous les tirs d’obus pendant la première guerre mondiale, et elles durent fuir lors de la débâcle de 1940. Illustré de 330 photographies, ce livre édité par le Musée de la Visitation dévoile les “ petits trésors” des religieuses, tels que broderies, enluminure, orfèvrerie, reliquaires et même statuaire …

• MAURY Emmanuel: Le dernier des Condé : la vie romanesque d’un prince de France. Préface d’Emmanuel de Waresquiel. 1 vol. br, 380 p, éd. Tallandier, 22,50 €.

Z MAURY BourbonDe toute leur lignée, sans doute le duc Louis Henri Joseph de Bourbon (1756-1830) est-il le plus étonnant tout en étant le moins connu. Il appartient à cette génération où les vainqueurs et les vaincus l’ont été plus que les autres. Celle qui, née dans les années 1750, eut à affronter la Révolution, avec les sorties tragiques de l’histoire que l’on sait. Louis de Bourbon, devenu prince de Condé à la mort de son père, appartient au camp des vaincus et c’est peut-être cet intérêt que porte son biographe aux destins brisés qui fait le charme de son livre. » Emmanuel de Waresquiel. Un matin de 1830, Louis-Henri-Joseph, duc de Bourbon et dernier prince de l’illustre dynastie des Condé, est découvert pendu à une fenêtre de sa chambre. Suicide ? Crime ? Accident sexuel ? Au-delà du mystère de sa mort et du scandale retentissant qu’elle a provoqué, la vie du dernier des Condé, passé aussi à la postérité comme le père du duc d’Enghien, exécuté dans les fossés de Vincennes par Bonaparte, est largement méconnue. Qui se souvient qu’il fut le dernier propriétaire privé du Palais Bourbon ? Qu’il était à la tête de la plus grande fortune de France ? Qu’on pénètre encore chez lui en entrant au château de Chantilly ? Qui garde en mémoire son rôle sous la Révolution – en exil sur les routes d’Europe, à la tête d’une armée, ou cherchant à soulever l’Ouest du pays contre Napoléon ? Dans un récit passionnant qui court du siècle des Lumières à l’époque romantique, Emmanuel Maury raconte, avec ses grandeurs et ses misères, ses éclats et ses secrets, la vie romanesque d’un prince de France qui mérite de retrouver toute sa place au sein de notre Histoire.

• SARAZIN Maurice : Le Corps diplomatique à Vichy (1940-1944). 1 vol. br, 442 p, éd. Dualpha, coll. Vérités pour l’histoire, 37 €.

Corps-diplo-Vichy-quadriDans sa presque totalité, le Corps diplomatique suivit le gouvernement français dans son repli en juin 1940 et se retrouva avec lui à Vichy début juillet. La plupart des chefs de missions diplomatiques, qu’ils aient été nommés à Paris, ou après l’installation à Vichy, étaient des personnages de premier plan.  Ainsi peut-on citer : le prince Shah Wali Khan (Afghanistan), S. I. Patino (Bolivie), L. de Souza Dantas (Brésil), Wellington Koo (Chine), M. Fakhry pacha (Égypte), J. F. de Lequerica (Espagne), W. D. Leahy (États-Unis), F. Garcia Calderon (Pérou), Bogomolov (URSS), Pouritch (Yougoslavie) ; les deux ministres successif du Portugal, les trois ministres de la Hongrie, les trois du Japon… On y compta sept brillants intellectuels. Ces personnages, dont plusieurs étaient très francophiles et très peu germanophiles, comptèrent beaucoup à divers points de vue dans la société vichyssoise au cours de ces années 1940-1944, surtout au début.  À mesure que Allemagne perdait du terrain, à partir de la fin 1942, le Corps diplomatique vit son importance numérique diminuer, mais il tint son rang, sous la direction avisée du nonce apostolique, jusqu’à la fin. En août 1944, ce dernier et le ministre de Suisse Walter Stucki furent choisis par le maréchal Pétain pour être les témoins de ses derniers actes. Et Stucki joua un rôle prépondérant aux alentours de la Libération en s’imposant pour maintenir l’ordre dans la capitale provisoire. Le fait que les nations étrangères aient maintenu ou nommé à Vichy de tels diplomates montrent l’importance qu’ils attachaient au gouvernement de l’État français.   À l’inverse on doit constater que le gouvernement formé par le général De Gaulle dut attendre après la libération de la France pour se faire admettre dans le concert des nations : c’est seulement le 23 septembre 1944 qu’on apprit que le président Roosevelt avait enfin consenti à ce qu’un ambassadeur américain représente les États-Unis auprès des autorités françaises de fait qui ont leur siège à Paris ; et la reconnaissance officielle n’intervint qu’un mois plus tard. C’est dire l’intérêt de rappeler le souvenir de ce haut personnel diplomatique, afin de porter un jugement éclairé sur le gouvernement de l’État français.

TÉTY Marie-Thérèse, LAURENT Dominique :Moulins : la ville et l’architecture du XVe au XIXe siècle  Réédition à l’identique de l’édition de 2001. Tirage limité à 60 exemplaires. 1 vol. br, 237 p, illustrations,  éd. Société bourbonnaise des études locales, 30 €.

VDB LIVRE SBEL REEDITION► Une étude qui explore notamment un élément essentiel du patrimoine moulinois : les hôtels particuliers que l’on peut classer en trois grandes catégories.  On trouve d’abord les “hôtels sur le devant”, qui sont  situés à l’intérieur de la première enceinte médiévale, où ils ont supplanté de vieilles demeures. Ils  ont une emprise au sol réduite et donnent directement  sur la rue. C’est  le cas des hôtels intra-muros Garidel-Thoron, du Buisson de Douzon et la Ferronays. Ensuite, il existe des hôtels dits supra-muros. Ils ont été édifiés à l’emplacement des anciens fossés, qui ont été comblés, avant d’être aménagés en cours ombragés, comme  le cours Anatole-France. Dans cette catégorie, figurent les hôtels de Rochefort, Balorre, Saincy (occupé par la préfecture), et Montlivault qui héberge le lycée Anna-Rodier. Enfin, les hôtels extra-muros sont situés le long des anciens faubourgs, rue de Paris, rue de Bourgogne, avec un  parcellaire plus étendu, ce qui explique leur appellation “hôtels entre cour et jardin”. Dans cette catégorie, on trouve les hôtels de Conny, de Chavagnac, Vic de Pontgibaud et Héron. L’ouvrage a été couronné par le prix Achille Allier 2002.

THIERRY Jacques, avec le collaboration de LABAYE Jean-Pierre, MASTON Jean-Claude : Magnet dans les années 50. 1 vol. br, 148 p,  illustrations, éd. Association Magnet d’hier et d’aujourd’hui (A.M.H.A. 03200 Magnet), 19,50 €.

Couv MagnetQui n’a jamais éprouvé devant une  carte postale ancienne de son village ou devant une vieille photo de famille le sentiment de ne pas posséder toutes les clefs pour bien la comprendre ? Autre constat : la disparition progressive des “anciennes et des anciens”, mémoires vivantes du village, c’est autant de bibliothèques mémorielles qu’on ne pourra plus jamais consulter. Et pourtant, il y aurait tant à dire sur Magnet. C’est pour combler ce vide que  Jacques Thierry, épaulé par Jean-Pierre Labaye et Jean-Claude Maston, a consacré quatre ans à collecter photographies et témoignages, tout en explorant les fonds d’archives disponibles. Lui-même connaît bien  son village, sa famille y résidant depuis deux siècles. Il en est sorti ce livre, centré sur les années 50,  qui rappelle, entre autre, que Magnet  connut  entre 1950 et 1960 un essor remarquable. En s’appuyant sur de nombreuses photographies anciennes, Jacques Thierry fait découvrir ce qu’était la vie des habitants de cette époque : l’électrification dans les zones rurales, l’économie locale, le concept de salle polyvalente, la culture au travers de  manifestations aussi nombreuses que variées, ainsi que les spécificités de certaines constructions.

• THIVOLLE Guennola : La Peinture en Bourbonnais du XVIè au XVIIIè siècle. Préface d’Annie Regond, 1 vol. br, 300 p, illustrations en couleur, biblio, éd. Presses Universitaires de Rennes, coll. Art et société, 35 €.

la-peinture-en-bourbonnais-du-xvieme-au-xviiieme-siecleGuennola Thivolle,  qui est conservatrice des antiquités et objets d’art de l’Allier, propose une déambulation dans les églises et châteaux du département, à la découverte de tableaux et de décors souvent méconnus. Si la  peinture médiévale en Bourbonnais a fait l’objet de nombreuses études, il restait à redécouvrir les productions picturales de la période moderne. Fruit d’une thèse soutenue en 2015, ce livre  propose donc une étude des tableaux de chevalet et des décors peints réalisés entre 1531, date de rattachement du duché du Bourbonnais à la Couronne de France, et la création des départements en 1790, mais aussi de leurs commanditaires. Tous investissent l’œuvre d’une fonction, de la dévotion à l’apparat, qui s’exprime à travers les sujets représentés et leur emplacement dans l’édifice. Certaines personnalités font appel à de grands maîtres de la peinture, parfois renommés dans tout le royaume, d’autres à des artistes locaux alors assimilés à des artisans.  “La Peinture en Bourbonnais du XVIè au XVIIIè siècle” permet de redécouvrir un pan méconnu de l’histoire de l’art, celui des productions provinciales, et de rééquilibrer les connaissances entre Paris et la province.  Un dictionnaire biographique des peintres installés en Bourbonnais à cette période complète l’ensemble. 

• ZELLER Bernard : Raoul Salan, officier de la ColonialePréface de Jacques valette. Dessins de Pierre Tillocher. 1 vol. br, 68 p, illustrations en couleur, éd. Via Romana, 15 €

Raoul-Salan-officier-de-la-Coloniale (2)Selon l’éditeur, si le général Salan avait été tué lors de l’attentat fomenté par des activistes d’extrême droite qui coûta la vie à son chef de cabinet, en janvier 1957, la presse aurait écrit qu’un général républicain et de gauche avait été assassiné à Alger. C’est tout le paradoxe de la personnalité de Raoul Salan (1899-1964),brillant combattant des deux guerres mondiales et commandant en chef en Indochine et en Algérie. Partisan de l’Algérie française, il jouera un rôle majeur dans le retour au pouvoir du général de Gaulle, puis prendra la tête de l’OAS. Après avoir échappé de peu à la peine de mort, il passera six années en détention avant d’être libéré et, finalement, réhabilité par François Mitterrand. Sa tombe se trouve au cimetière de Vichy.  Polytechnicien, Bernard Zeller a fait toute sa carrière dans les industries spatiales et de défense. Il a publié Le Journal d’un prisonnier, de son père le général André Zeller, chez Tallandier en 2014, écrit un ouvrage sur Edmond Michelet et a co-signé une biographie du général Salan.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

91Vz0jFl8yL._AC_UL436_• Guide Vert  Michelin Auvergne – Bourbonnais.  Nouvelle édition 2019.  1 vol. br, 620 p, cartes, plans, illustrations en couleur, biblio, filmographie, index, éd.  Michelin cartes et guides,  coll. Le Guide vert, 14,90 €.

La toute dernière édition d’un guide  indispensable pour qui souhaite découvrir les volcans du Cantal et du Puy de Dôme, randonner dans des paysages d’estive, admirer les toits en lauze, les basiliques romanes de Brioude ou d’Orcival, et enfin comparer le saint-nectaire, la fourme d’Ambert et le cantal… Les auteurs du guide qui ont arpenté le  terrain ont sélectionné  10 incontournables de la destination en images, 20 coups de cœur, 7 itinéraires de 4 à 9 jours ainsi que 110 promenades et circuits et tous les sites classés par étoiles. Ils y ont ajouté plus de 535 adresses à découvrir  pour tous les budgets  et  73 cartes et plans Michelin. Afin de

◘ DIVERS

• GASTON Gisèle : Le bistrot de Joséphine. 1 vol. br, 190 p, illustrations, éd. Association Une mémoire pour l’avenir (Rue Jean-Macé 03700 Bellerive-sur-Allier), 20 € (25 € franco).

le bistrot de Josephine -2-Gisèle Gaston, fondatrice du site Mémoire du Bourbonnais, se remémore ses années d’enfance, passées auprès de ses grands parents, Joséphine et  Louis, au hameau de Coutant, à Treteau.  Elle mêle dans cet ouvrage   des pages d’histoire de la vie bourbonnaise et des recettes de cuisines locales, toutes empreintes d’amour, de souvenirs et d’authenticité. En puisant dans  ses souvenirs des repas de famille d’antan, elle a voulu coucher sur le papier les recettes familiales, tout en piochant dans les brocantes bourbonnaises et les journaux anciens. Elle s’est aussi appuyée sur plusieurs de ses livres, parmi lesquels  “Les vieilles recettes de nos campagnes”, publié en 2002. Des entrées aux desserts, en passant par les soupes, les terrines, les poissons, viandes, plats complets et autres fruits et légumes, le tout  prolongé par les confitures et les compotes, elle est parvenue à restituer pas moins de 120 recettes, à déguster sans modération .

• NICOLAS-BRION Guillaume : La pastille de Vichy : Dix façons de la préparer. 1 vol. br, 24 p, illustrations, éd. de l’Épure, coll. Dix façons de préparer, 8 €.

389_3Extrait de l’introduction :“Le régime de Vichy se caractérise en réalité par une abondance de confiseries. Une promenade autour du parc des Sources suffit pour s’en convaincre: la ville d’eau est aussi une ville de sucre.  Certains considèrent désormais la pastille comme un peu désuète. Répondons avec Aragonqui écrivait que ”ne s’éteint que ce qui brilla”…  D’autres font un raccourci malheureux avec une période noire de l’histoire de France. Les idiots ont la mémoire courte: à bientôt 200 ans, notre confiserie chérie se rit des soubresauts de l’Histoire comme des modes. Vichy m’évoque plutôt la résistance: une contestation de la modernité à tout prix doublée d’une volonté de protéger un bonbon de terroir made in France. Les chefs locaux ne s’y sont pas trompés: Jacques Decoret utilise la pastille dans un parfait glacé, Marlène Chaussemy l’associe à un duo carottes – gambas. De notre côté, misons sur des choses simples afin de révolutionner la prise de la pastille…” Liste des recettes : Gin tonic à la pastille Vichy – Saumon gravlax à la pastille Vichy – Porc au caramel à la pastille Vichy -Tarte fine poire et bleu d’Auvergne, caramélisée -Tarte aux fruits de saison à la pastille Vichy- Confiture de pastilles  – Vichy-Quatre-quarts à la pastille – Vichy-Gâteau de carottes – Vichy-Petits pots de crème à la pastille-  Vichy-Chèvre chaud à la pastille Vichy.

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ANGLADE Jean : Qui t’a fait prince ? Livre en grands caractères. 1 vol. br, 328 p, éd. Libra Diffusio,  coll. Corps 19, 24,50 €.

z anglade Au XVIIIe siècle, le roman d’une authentique ascension. Ou comment un modeste camelot auvergnat, issu d’une famille illettrée de laboureurs et de chiffonniers, fait naître toute une dynastie de riches financiers ! Élevé par son grand-père auvergnat, qui décèle en lui bien des talents, Marin Tourlonias quitte les siens pour conquérir la fortune là où elle se trouve : en Italie ! En 1750, avec une charrette remplie de bric-à-brac qu’il vendra sur les chemins – quelques almanachs, des couteaux, de l’eau miraculeuse … –, Marin part, confiant en sa bonne étoile. Au fil de ses étapes, de Montbrison à Valence, puis de Turin à Rome, son voyage s’écoule, imprévisible, plein d’apprentissages, de rencontres et de joyeusetés !Comment ce modeste camelot, issu d’une famille illettrée de laboureurs et de chiffonniers, va-t-il faire naître une riche – et véridique – descendance, la puissante dynastie des Torlonia ?

• BACHELLERIE Louise : Catherine. 1 vol. br,  450 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 21 €.

CVT_Catherine_2764► Le destin hors du commun de Catherine, grande amoureuse, amie fidèle, mère exemplaire, ou l’histoire extraordinaire d’une femme ordinaire qui a épousé son siècle et a fait de sa vie un roman. Catherine est née à Ardentes, petit village de la vallée Noire, le pays de Georges Sand. Jeune orpheline, elle trouve refuge chez sa grand-mère. Impotente, l’aïeule se résout à la placer chez des bourgeois cupides et méprisants. Victime d’humiliations incessantes, traitée comme une esclave, Catherine est violée un soir par un ami des maîtres en séjour au domaine. L’adolescente fuit l’enfer et gagne Paris. Commence pour elle un parcours mouvementé où elle va vivre des drames personnels, aimer, travailler dur, quitter la France en pleine tourmente pour s’installer en Algérie, d’où elle revient quinze années plus tard. Elle ouvre une confiserie à Paris et fait fortune. Âgée, elle retourne enfin à Ardentes, y acquiert le domaine où, jadis, ses maîtres l’ont humiliée et salie…

• BAMBERGER Vanessa : Alto braco. 1 vol. br, 240 p, éd. Liana Lévi, 19 €.

Z alto bracoUn pays est-il inscrit dans les gènes ? Petite-fille de bistrotières aveyronnaises, une Parisienne revient dans le berceau de la famille, en Aubrac. Brune a grandi au-dessus du Catulle, le café parisien de ses  “grands-mères”, Douce et Granita, qui l’ont élevée après la mort de Rose, sa mère. À l’époque, les sœurs Rigal – deux sacrées bonnes femmes – servaient jusqu’à deux cents repas par jour. Comme chez la plupart des limonadiers aveyronnais de Paris, les mots vacances  et  loisirs  y étaient bannis. L’été, elles envoyaient la petite Brune dans leur Aubrac natal, une terre à la fois chérie et détestée. Brune n’y est pas retournée depuis plus de vingt ans. Mais juste avant de mourir, Douce lui a demandé d’être inhumée sur le plateau, au pays des forêts d’épicéas et des lacs argentés, des steppes brûlées et des vaches caramel, dans l’infini brumeux balayé par l’écir, ce vent de tempête qui souffle comme un mauvais sort… Accompagnée de Granita, Brune découvre un monde à part où se mêlent tradition et modernité. Et peu à peu, les secrets de la famille Rigal surgissent des tourbières, les « hautes boues » de l’Aubrac, Alto Braco en occitan. Un roman sensible et prenant sur les origines, la transmission, le secret et le rapport à la terre, qui a été couronné par le prix Arverne 2019…

• BANON Patrick : La reine de Jérusalem : Bethsabée, fatale et rebelle. Nouvelle édition.1 vol. br, 260 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

41aummdcvyl._sx309_bo1,204,203,200_► 953 avant l’ère chrétienne. Salomon règne sur le royaume d’Israël. Le temple de Jérusalem est en construction. Recluse dans une chambre de l’ancienne Maison de David, Bethsabée vit ses derniers jours. Frappée de vieillesse avant l’âge, elle sent la vie fuir son corps. Châtiment divin ou empoisonnement ? Pour comprendre si elle doit craindre la mort ou bien la souhaiter, la grande dame du royaume, mère de Salomon et grand amour de David, va revenir sur son passé et confier à Abishag, ultime et virginale compagne de David, les secrets de son existence. Une vie portée par l’histoire même de son peuple. Car c’est la fin de l’épopée merveilleuse qui a commencé avec l’exode d’Égypte, un temps où l’Arche d’Alliance était portée sur les champs de bataille. C’est aussi le début d’une nation, d’une monarchie et d’une révolution spirituelle avec la construction du temple de Jérusalem. La vie de Bethsabée a été semée de tragédies et d’épreuves qui ont fait d’elle la plus dangereuse femme du royaume. Dans ce monde en effervescence, Abishag apparaît pure comme la rosée du matin, mais est-ce bien vrai ? Son histoire d’amour avec Adonias, fils aîné de David, assassiné par Salomon, n’a-t-elle pas laissé dans son coœur une plaie inguérissable ? Quelle fut la part du prophète Nathan dans la révolution de palais qui mena Salomon au trône ? David était-il un héros ou un opportuniste ? Comment Bethsabée manigança-t-elle l’éviction du dernier rival de son fils Salomon ? Quel est le rôle de Nefer, le médecin de la fille de Pharaon ? Soigne-t-il Bethsabée ou l’empoisonne-t-il ?  Jusqu’où le fidèle eunuque Josech ira-t-il pour protéger sa reine ? À travers la vie de Bethsabée, c’est celle souvent tragique des femmes au temps de la Bible que nous revivons, c’est tout simplement l’histoire de deux femmes prises dans l’irrésistible tourbillon qui s’est emparé de leurs destinées.

• BARDOT Thierry : Les méprises. Nouvelle édition. 1 vol. br, 392 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

006220655Au Grand-Pommier, une bête sauvage non identifiée semble s’attaquer au bétail, et plus particulièrement au troupeau d’Antoine. Ce fait divers aurait dû en rester là si Adélaïde, la maîtresse d’Antoine, n’avait pas été retrouvée morte au pied d’une falaise, à côté du molosse sans doute responsable de sa chute. Triste accident ? Servais, braconnier solitaire et amoureux secret de la fille d’Antoine, n’est sûrement pas de cet avis depuis le jour où il a surpris le carnassier en train d’obéir à des sifflements humains…“Pour changer des habituels thrillers et de leurs lots de psychopathes, rien de mieux que ce voyage dans nos belles contrées. Tout en nous décrivant l’être humain par ses pensées, ses non-dits. Ces méprises issues des silences, des interprétations, de la rumeur, le mal de notre société actuelle. Une belle plume qui se transforme aussi en pinceau pour faire encore mieux voyager”, peut-on lire sur le site babelio.com.

BARON Sylvie : Terminus Garabit. Roman.1 vol. br, 325 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 19,50 €.

Z BARON À quinze ans, Marc et Simon vivaient aveuglément leur été : braver les interdits et franchir en courant les six cents mètres du célèbre viaduc ferroviaire de Gustave Eiffel cent mètres au-dessus du vide pour entrer dans l’âge d’homme et retrouver Gloria et Pauline de l’autre côté.Vingt ans plus tard, Marc, hanté par ses souvenirs revient au pays. Il découvre un terroir qui lui paraît abandonné. Même la ligne de chemin de fer, sa ligne, est menacée de disparition comme un trait tiré sur son enfance. Il n’hésite pas à s’engager auprès de ceux qui se battent pour la survie de leur territoire. Mais son principal combat est pour Gloria, pour l’amour de Gloria malgré son terrible accident. Quel accident ? Avant même de découvrir la vérité, Marc comprend qu’une menace est toujours là et qu’il n’échappera pas aux fantômes du passé… Professeure agrégée, passionnée de littérature et amoureuse de la nature, Sylvie Baron a élu domicile en Haute-Auvergne. En émule talentueuse des reines du crime anglo-saxonnes, elle signe des thrillers captivants ancrés dans une France des territoires traversée par de profondes mutations. Elle a reçu les prix Arverne et Lucien-Gachon pour “l’Héritière des Fajoux”, publié chez le même éditeur.

• BERGERON Claire : Les amants maudits de Spirit Lake. Nouvelle édition. 1 vol. br, 440 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 21 €.

Z BERGERONContraints de quitter l’Ukraine en 1914, c’est vers une terre de liberté que croyaient voguer la jeune Alyona Loveneck, une violoniste prodige, et son frère Vitaly. Mais à leur arrivée au Canada, la guerre est déclarée et ils se retrouvent parmi les familles des prisonniers au camp de Spirit Lake. Trahie, dépouillée de ses biens, Alyona doit y prendre des décisions qui changeront à jamais le cours de son destin et celui de son frère. Malgré tout, quand elle fait la connaissance d’Alexandre Lavallière, elle est forcée d’admettre que, derrière la guerre qui fait rage, il y a encore des gens heureux. Dans le tourbillon des événements qui bouleversent sa vie, a-t-elle toujours le droit de rêver ? Son amour interdit, dévoilé à la face du monde, devient source de mépris. Et lorsque son univers s’écroule, entraînant Alexandre dans la débâcle, ils sont désormais perçus comme des amants maudits? Au début de la première Grande Guerre, poussé par la xénophobie croissante de la population, le gouvernement canadien érigea vingt-quatre camps de détention à travers le pays, dont celui de Spirit Lake, en Abitibi. Des Turcs, des Allemands, mais surtout des Ukrainiens y furent enfermés. Deux seulement parmi ces camps purent accueillir les familles des prisonniers, et Spirit Lake fut l’un d’eux. C’est autour de ce site peu connu que Claire Bergeron a choisi de camper ce roman captivant, instructif et émouvant.

 • BERLANDA Thierry : L’insigne du boîteux. 1 vol. br,  320 p, éd. de Borée coll. Polar en  Poche, 7,50 €.

Z BERLANDA de BOREEUn assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs fils âgés de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ? Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels,  » retraité  » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince… Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une descente vertigineuse au fin fond de la folie meurtrière. Certaines figures cauchemardesques prennent vie dans notre réel. Le Prince est de celles-là. Gageons que cette créature qui se nourrit de nos peurs hantera longtemps nos mémoires.

• BOUDOU Josette : La ronde des saisons. 1 vol. br,  400 p, éd. de Borée coll. Terre de Poche, 8  €.

Z BoudouTout oppose Fabien, dix-neuf ans, orphelin recueilli à la ferme de son oncle, et Astrid, impétueuse jeune bourgeoise que le garçon a rencontrée dans l’hôtel des Thermes où il travaille comme porteur tout en rêvant de devenir professeur. Pourtant, le jeune homme tombe amoureux fou de la jolie curiste, hélas promise à un autre. Battant, Fabien se jette à corps perdu dans les études, aidé par son ami le docteur Marchidial, quand la Grande Guerre l’appelle sous les drapeaux… Institutrice puis directrice d’école, Josette Boudou est l’auteur de nombreux romans à succès comme Le Printemps d’Antonia et Les Grillons du fournil. Elle consacre son temps à l’écriture et au journal d’une association culturelle. L’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Clermont-Ferrand lui a décerné le prix Gandois 2005 pour son roman Le Mur de la destinée. En 2008, elle a obtenu le prix Lucien-Gachon pour Les Chemins de toile.

BOURDET Jean-Marc : Les naufragés d’Inishbofin. 1 vol. br, 263 p,  éd. Valeurs d’avenir (Combrondes), 17 €.

Olivier-couv20140401► L’Irlande des conflits, des traditions et des whiskies, des mystères et des divinités Un bâtiment de la Marine nationale, un équipage et son Padre Une jeune quartier-maître muette et un meurtre Une épave et un secret d’État. Pour le Padre, Stefen, Ludivine et Mikaël le destin est en marche, dévoilé par la lumineuse Bridget, la sombre Morrigan et l’étrange Padraig sur fond de poésie et de musique celtique. Le lieutenant de vaisseau Cécile de Milly — personnage récurrent de l’auteur — est missionné pour résoudre l’énigme. Jean-Marc Bourdet a interrompu sa carrière de communicant au sein d’une grande entreprise pour s’adonner à ses deux passions : l’écriture et la mer. “Les naufragés” est son neuvième roman, né de la conscience de la violence destructrice des océans et du coup de cœur de l’auteur pour l’Irlande longtemps présente dans ses rêves de poète et de musicien.

BOUVIER Émilie : Comme un petit rayon de soleil. Se construire et grandir dans l’errance de diagnostic. 1 vol. br, 210 p, éd. L’Instant durable, 17 €.

518ivTjj59L._SX351_BO1,204,203,200_Ce livre écrit sous forme de témoignage retrace le parcours initiatique d’une famille qui va apprendre à vivre avec un enfant pas tout à fait comme les autres. Au fil des jours Emilie nous conte ses inquiétudes, ses joies, ses pleurs, ses coups de sang, son amour inconditionnel pour ses enfants, son combat pour que Lena ait une vie la plus normale possible. Sans diagnostic, il est difficile pour une famille de prendre pleinement conscience du handicap, de l’accepter et de cheminer avec une situation claire. Ce livre est une véritable ode à l’amour inconditionnel d une mère pour son enfant, et ce, bien au-delà de la problématique du handicap. Chaque jour suffit à sa peine et on se surprend à espérer, rire ou pleurer avec eux. Émilie Bouvier originaire de Brassac-les-Mines, et accompagnatrice socioprofessionnelle. Elle a fondé  une association pour venir en aide aux familles touchées par le handicap suite à la naissance de sa propre fille, afin qu’aucune autre famille ne se retrouve dépourvue de solution. En 2014, elle a commencé à écrire un blog dans lequel elle raconte l’histoire de sa famille particulière composée d’une petite fille différente, et deux petits garçons extraordinaires, avec sensibilité et optimisme. “Comme un petit rayon de soleil” est son premier livre publié.

• BRAIZE Frédérique-Sophie : Lily sans logis. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, 19,90 €.

41kjjJIlIAL._SX324_BO1,204,203,200_En se basant sur l’histoire vraie de deux fillettes siamoises qui étaient exhibées dans des cirques, au 19ème siècle, Frédérique-Sophie Braize compose un roman déchirant autour de la personnalité de leur mère, Lily sans logis… En 1861, depuis la mort de sa mère, la jeune Lily vit seule par les routes, s’occupant comme elle le peut des bébés siamois dont elle a la charge. Parce qu’il faut bien se nourrir, simplement vivre, Lily n’hésite pas à exhiber les bébés dans les foires en échange de quelque monnaie. Un soir, dans une auberge, la jeune fille fait la rencontre d’un médecin, Vincent Genoux. Au matin, les bébés ont disparu. Car le docteur Genoux est un scientifique n’hésitant pas à user et abuser de son statut pour diriger d’odieuses expériences. Avec les bébés de Lily, l’homme voudrait trouver le moyen de pouvoir séparer des jumeaux siamois. Et alors qu’il mène ses expériences dans le plus grand secret, Lily, de son côté, tentera tout ce qu’elle pourra tenter afin de retrouver les bébés. C’est le 5ème roman de Frédérique-Sophie Braize qui, avec ce livre, s’évade de  sa région d’origine, la Haute-Loire.

• CASTELAIN Anne-Marie : Le passant de l’été. 1 vol. br, 330 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 4,99 €.

z castelainMichelle Clément est une femme solitaire, vivant dans le passé de ses anciens amours. Mais quand vient l’été, les sentiments se réveillent. Les vacances sont l’occasion de commencer une nouvelle romance. C’est alors que le regard d’Alexandre la transperce. Ce n’est pas l’homme rêvé : brutal, irascible, susceptible. Pourtant, cela n’effraie pas Michelle qui n’espérait plus jusqu’à cette rencontre… Secrétaire de direction de carrière et mère de deux enfants, Anne-Marie Castelain partage son temps libre entre l’écriture, la peinture et le théâtre. Son premier roman Un été bigouden, paru en 2000, a reçu le prix Bretagne. Ses derniers romans, au style vif et coloré, ont tous été publiés par les éditions  de Borée.

CHALIER Alain: Quand un Auvergnat raconte : récit. 1 vol. br, 258 p, illustrations en couleur, autoédition Alain Chalier (Frossay), 21  €

CHARDAK Henriette-Edwige: Léonard de Vinci, l’indomptable. 1 vol. br, 370 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 24,50 €

cvt_leonard-de-vinci-lindomptable_3076Au cœur du 16ème siècle, après une enfance sans histoire en Italie, Léonard de Vinci est dépêché par François 1er pour devenir un artiste officiel de la cour de France. L’occasion pour le peintre de se retourner sur son passé et refaire le parcourt de sa vie. Car l’histoire de Léonard est loin d’être aussi idyllique qu’il le prétend : né d’une mère très vite accusée d’être une femme de mauvaise vie et un père, italien dans toute sa splendeur, la créativité de l’enfant et son amour pour les chats ne sont pas vus d’un très bon œil. Ce qui lui vaudra bientôt d’être accusé de déficience mentale.  Bien décidé à vivre sa passion pour la peinture, le jeune homme part pour Florence où il intègre une école. Mais alors que son talent émerge, le jeune s’intéresse de plus en plus aux sciences de son temps et aux conditions politiques dans lesquelles il vit, notamment en ce qui concerne les guerres de religions. Mais parce que le jeune homme n’a pas de compagne, on s’interroge à son sujet et fait l’objet de nombreuses questions jusqu’au jour où il lui est demandé de peindre une femme… celle que l’Histoire appellera La Joconde…

• CHAUVY Véronique: Aux Douceurs du temps. 1 vol. br,  360 p, éd de Borée, coll. Littérature,19,90 €.

téléchargementAprès avoir publié Une promesse bleu horizon (éditions de Borée) en 2018, Véronique Chauvy se penche sur le destin d’une femme qui entend se battre pour s’imposer dans un milieu très cloisonné, celui de la confiserie auvergnate, à la Belle Époque. Le roman s’appuie sur l’histoire réelle de la confiserie auvergnate, qui connut son âge d’or sous le Second Empire puis à la belle Époque; “Derrière l’histoire gourmande de la bonbonnière, on découvre un récit pas si sucré que ça d’une reconversion et d’une saga familiale tumultueuse”, écrit le journaliste Jean-Marc Laurent.  Après des études de droit, un début de carrière dans l’administration scolaire, des engagements associatifs, Véronique Chauvy a décidé de se lancer dans l’écriture. Elle a choisi l’Auvergne, sa terre d’adoption depuis plus de vingt-cinq ans, pour planter le décor de ses romans où le destin de ses personnages traverse la grande Histoire. 

• COQUI Guillaume : Pascal : misère et grandeurs de la raison. 1 vol. br, 260 p, lexique, biblio, éd. Ellipses, coll. Aimer les philosophes, 13,50 €.

9782340029293-200x303-1Parfois réduit à quelques formules des “Pensées”, Pascal est l’auteur de travaux dont la diversité et la richesse défient la synthèse. Sans proposer une lecture exhaustive, le parcours que voici s’efforce de trouver, dans l’oeuvre de “cet effrayant génie ” (Chateaubriand), un fil conducteur : la conception pascalienne de la raison — sa nature, son rôle, ses pouvoirs, ses limites — permet peut-être de relier l’un à l’autre le mathématicien, le physicien, l’expérimentateur, l’apologète chrétien, et, qui sait ? Le philosophe qui contemple la vanité des institutions et des affaires humaines, et met en cause de façon aiguë certaines prétentions humaines à la science. C’est parce qu’elle comporte en tous ses aspects une contestation sans merci d’un certain optimiste rationaliste, que l’oeuvre de Pascal constitue une explication menée sans complaisance avec la philosophie.

DUCLOZ Albert : La promesse de Lucile. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

cvt_la-promesse-de-lucile_2873Après “Pascalou”, paru en 2018, Albert Ducloz propose un 11è roman qui, comme c’est souvent le cas avec lui, s’inspire  de faits divers et de chroniques historiques. Il raconte le long combat d’une infirmière  parisienne, mené entre 1918 et 1950, pour aimer le soldat allemand dont elle avait sauvé la vie, pendant la Grande guerre… A l’issue de la Grande Guerre, Lucile, infirmière auprès des soldats blessés, tombe amoureuse d’un soldat allemand dont il ne lui restera qu’une photo. Elle n’oubliera pas cet amour pourtant controversé. Les années passent et Lucile s’engage auprès des femmes atteintes de tuberculose. À l’aube de la Seconde Guerre, sentant le vent tourner avec les nazis aux portes de Paris, elle décide de partir avec ses protégées de Paris pour Valence où ensemble elles trouvent refuge dans un sanatorium inhabité. Mais les allemands envahissent bientôt la zone libre et réquisitionnent les immeubles. C’est alors que, parmi ces allemands, Lucile reconnaît Ludwig. Les anciens amants ne tardent pas à se retrouver et à s’aimer comme avant, malgré les interdits, les regards réprobateurs et la guerre. Ludwig n’hésitera alors pas à prendre tous les risques à l’encontre de sa hiérarchie pour sauver celle qu’il aime.

DUCLOZ Albert : Les trois promesses. 1 vol. br, 540 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,95 €.

Z DUCLOZFils de brillants avocats lui offrant un avenir tout tracé, Vincent, contre toute attente, souhaite devenir charpentier. Son rêve : participer à la reconstruction à l’identique de L’Hermione, la frégate de La Fayette. En butte à l’autorité parentale, il finit par obtenir gain de cause. Parallèlement au lycée, il suit son apprentissage auprès du maître charpentier Auguste, alias Jupiter la Croix-Rousse, et de sa charmante fille Noëlline. L’accomplissement de son Tour de France contre vents et marées permettra-t-il à Vincent de tenir les trois promesses faites à sa sœur ? C’est pour son propre plaisir, qu’Albert Ducloz écrit depuis l’enfance romans, poésies, contes et nouvelles. Pourtant,  ce n’est qu’en 2002, après une carrière de directeur d’établissement de soins, qu’i la  publié son premier roman “Citadelles d’orgueil”. En 2007, il a obtenu le prix Claude Favre de Vaugelas pour “Les Amants de juin”. “Les Trois Promesses” est son sixième roman publié par les éditions De Borée.

• FRONTENAC Yvette : L’étoile rousse. Nouvelle édition. 1 vol. br, 291 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

z l-etoile-roueLe vieux Souvestre, propriétaire du domaine des Couronnes, a sombré dans la folie depuis vingt ans, depuis que sa fille, la belle Bérengère, est partie, ne laissant qu’une brève lettre interdisant à ses parents de la rechercher. Il vit seul avec sa chèvre ; sa femme est morte, tuée par les larmes. Au proche hameau des Graves, sur le plateau peu à peu déserté, Julien attend lui aussi le retour de Bérengère. Julien et Bérengère, nés en même temps, étaient promis l’un à l’autre dès le berceau. À quarante ans, Julien se confine dans un célibat que déplore sa mère, soucieuse de la perpétuation de sa lignée. Un jour d’été, elle a un grave malaise. Son fils doit se résoudre à engager une servante. Arrive Élise, discrète jeune femme rousse d’une trentaine d’années. Malgré leur attrait réciproque, Julien et Élise ne parviennent pas à oublier l’ombre de la belle absente qui plane au-dessus de leur amour…

GEORGES Gérard : Happy end. 1  vol.  br, 136 p, éd. Aedis (Vichy), 12 €.

imageJean Jacques Roussel, Auvergnat monté à Paris, est un écrivain qui a fait des romans dit “de terroir” sa spécialité. Auteur à succès, mais désabusé, il doit se rendre à une réception au cours de laquelle on va lui remettre officiellement un prix littéraire. Mais tout ne se passe pas comme prévu. L’homme est un vrai macho, hanté par des soucis de santé. Le bel équilibre auquel il est habitué se retrouve perturbé. Une tumeur qui le ronge, le besoin de nicotine coûte que coûte, des rêves érotiques, tout le pousse à céder à la tentation d’écrire un dernier livre, mais un “vrai livre”, avant de mourir. Si tout a une fin, il est désormais essentiel qu’elle soit heureuse pour lui…

• GIARD Michel : Un sou de bonheur. 1 vol. br, 492 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9 €.

téléchargementLe sceau du malheur semble avoir marqué Joséphine dès sa naissance. Pour cette jeune paysanne, le seul moyen d’échapper à sa triste condition est d’aller se vendre à la louerie qui se tient chaque année à la Saint-Clair. Plus tard, mariée au brave Gustave, Joséphine va enfin toucher du doigt ce bonheur dont elle a toujours été privée. Pourtant, une fois de plus, le maigre espoir d’une vie meilleure s’envole avec la Première Guerre mondiale, alors que Gustave est mobilisé. Mais Joséphine tient bon et refuse de se laisser abattre, même si le passé, prêt à resurgir, n’est jamais loin… Écrivain éclectique, Michel Giard a déjà publié une soixantaine d’ouvrages. Historien, chroniqueur radio, conférencier et grand voyageur, il se passionne pour les aventures humaines. “Un sou de bonheur”, dont la première édition est parue en 2016, était  son premier roman aux éditions De Borée.

GLOMOT David : Les hommes aux masques d’argent. Le livre de raison, Versailles, 1680. 1 vol. br,  380 p,  éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

51hUoKVAwjL► Traqués par des conspirateurs masqués d’argent à cause du livre de raison qu’ils ont subtilisé à Londres en 1666, Jethro, Lizzy et leur fils sont contraints de fuir Amsterdam pour Paris. Ils vivent de larcins et d’arnaques durant la construction du château de Versailles, tandis que leur ami, Padraig, voyage dans toute l’Europe, se faisant tour à tour mercenaire, contrebandier ou pirate… Né en 1976, David Glomot est professeur agrégé et docteur en histoire, spécialiste de l’histoire médiévale. En passionné de jeux de rôles et d’imaginaire géographique, il  construit ses récits d’aventures autour de lieux et d’époques au fort pouvoir d’évocation, dans la lignée de Stevenson, de Dumas, de Lovecraft, ou de Conrad… Après avoir situé l’action du Trésor du Papillon de fer dans l’apocalyptique Londres de 1666 et Le Secret de la clé d’acier dans la Patagonie inexplorée de 1520, il conduit le lecteur dans l’Europe de 1680…

• GRANDCOING Philippe : Le faubourg des diaboliques. Roman policier. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

Le-faubourg-des-Diaboliques-Hippolyte-Salvignac-Philippe-Grandcoing-De-Bor_e-Vents-dHistoire-L’antiquaire et enquêteur amateur Hippolyte Salvignac est de retour dans la France haute en couleurs de Clemenceau ! Accusé d’avoir assassiné le mari de son ancienne maîtresse, il devra batailler pour prouver son innocence, mais aussi pour disculper un ami de Picasso. Ces nouvelles aventures le mènent tout autant dans le Paris interlope de Montmartre où naît l’art du XXe siècle, qu’au cœur du faubourg aristocratique du boulevard Saint-Germain. Au fil de ses investigations où s’entremêlent la quête des origines familiales de son ami l’inspecteur Jules Lerouet et la plongée au plus profond des turpitudes des élites, il découvre également un pays aux puissants contrastes, depuis la Sologne des chaumières et des châteaux jusqu’au Midi languedocien ravagé par la crise viticole… (extrait de Criminocorpus.org). Historien, spécialiste des XIXe et XXe siècles, Philippe Grandcoing a publié de nombreux ouvrages, notamment huit volumes de la collection des « Grandes affaires criminelles » aux Editions De Borée

JARZAGUET Philippe : Une tache indélébile. 1 vol. br, 262 p, éd. Persée, coll. Neuf millimètres, 20,80 €.

couv10780 (1) 34 ans après le drame, qui a déchiré l’île d’Aphrodite, les tensions restent vives. Deux amis d’enfance, Spyros, un chypriote grec et Arda, un chypriote turc, se retrouvent dans une association hétéroclite de malfaiteurs. Une jeune dominicaine et deux braqueurs ratés, cornaqués par un vieux voyou marseillais, sont embarqués dans un périple aux escales chaotiques jusqu’à Chypre, où vient frétiller Rino le Maquereau, l’indic du commandant Brassac. C’est le premier polar de  Philipe Jarzaguet,  né à Riom en 1962. Commandant de police, il a exercé à la direction centrale de la police judiciaire dans la lutte contre le grand banditisme, le trafic international des stupéfiants et le terrorisme. En poste pendant  une dizaine d’années à l’étranger, il a été chef du service de protection rapprochée du président de la république haïtienne, attaché de sécurité intérieure à Chypre, puis expert technique international à Madagascar.

• JOURDE Pierre : Le voyage du canapé-lit. 1 vol. br, 272 p, éd. Gallimard, coll. Blanche, 20 €.

product_9782072776250_195x320Mal aimée par une mère avare et dure, sa fille unique, à la mort de celle-ci, hérite d’un canapé-lit remarquablement laid. Elle charge ses deux fils et sa belle-fille de transporter la relique depuis la banlieue parisienne jusque dans la maison familiale d’Auvergne. Durant cette traversée de la France en camionnette, les trois convoyeurs échangent des souvenirs où d’autres objets, tout aussi dérisoires et encombrants que le canapé, occupent une place déterminante. À travers l’histoire du canapé et de ces objets, c’est toute l’histoire de la famille qui est racontée, mais aussi celle de la relation forte et conflictuelle entre les deux frères. Un récit hilarant, parfois féroce dans la description des névroses familiales, plein de tendresse bourrue, de hargne réjouissante, d’érudition goguenarde.

• JUDENNE Roger : Les terres brunes. 1 vol. br,  390 p, éd. de Borée coll. Terre de Poche, 5,10 €.

Z JUDENNEAu milieu de l’hiver, les nuits sont glaciales sur la commune de Hennebeaux. Joseph et Marie Pichot viennent de souscrire un emprunt pour devenir propriétaires de cinq hectares. Les conditions sont draconiennes mais qu’importe ! Ils sont enfin maîtres de leur destin. Mais lorsque la construction d’une ligne de chemin de fer est annoncée, c’est le branle-bas de combat au village. Touchera, touchera pas mes terres ? La question revient, lancinante. C’est alors le moment de passions fortes et d’histoires d’hommes et de haine autour d’une terre tellement précieuse… Pour la première fois, les paysans vont s’unir, et ainsi le monde va changer peu à peu. Roger Judenne est né dans une famille d’origine rurale. Il a passé toute son enfance au contact de la nature et des paysages de la Beauce. Devenu instituteur et secrétaire de mairie, il s’adonne à l’écriture, alternant romans du terroir et romans pour la jeunesse.

LABORIE Christian : La promesse à Élise. Nouvelle édition. 1 vol. br, 540  p, éd. Pocket, 7,90 €.

Z LABORIE PromesseEn 1956, Adèle Gensac occupe son premier poste d’institutrice à Saint-Jean-du-Gard, au cœur des Cévennes. Parmi ses élèves, l’une se distingue : Élise, dix ans, aux yeux pleins de douceur, brillante mais muette. Et née de père inconnu. Une double singularité que sa mère, Lucie Rochefort, malgré les ragots et les médisances, assume au regard de tous. Au fil du temps, une connivence s’établit entre Adèle et Lucie. Un jour, l’institutrice se voit confier le journal intime de la fillette qui y a consigné ses plus lointains souvenirs. Terribles. Violents. Douloureux. Quel mystère entoure sa naissance ? Quelle est la véritable histoire de sa mère ? Adèle tiendra-t-elle la promesse faite à Élise pour que s’apaisent enfin les tourments du passé ? “ On est séduit par le style, l’histoire, le cadre, les personnages croqués admirablement par Laborie. ”, peut-on lire dans Le Courrier indépendant

• LABORIE Christian : Les sarments de la colère. Nouvelle édition. 1 vol. br, 620  p, éd. Presses de la cité, coll. Romans terre de France, 21 €.

Z LABORIE SARMENTSLa vie est âpre au cœur des Cévennes, en cette année 1866, et tout oppose Adrien et Camille: lui est venu vendanger avec son père, elle est la petite-fille du Marquis de Froissac, à qui appartient le vignoble. Les tendres amours enfantines deviennent passion à vingt ans, mais les familles se dressent contre les jeunes amants. Après cinq années à l’armée, Adrien retrouve enfin Camille, mariée de force. Au loin grondent les révoltes paysannes, le destin s’acharne contre les vignes, et les amants, emportés par leur amour éperdu, n’ont de cesse de se retrouver. Christian Laborie se passionne pour l’histoire et les habitants de sa province d’adoption : les Cévennes. Ses romans sonnent comme autant d’hommages humbles et sincères. Le succès de la saga L’Appel des drailles et Les Drailles oubliées l’a hissé au rang des auteurs incontournables de la littérature de terroir

• LAFON Marie-Hélène : Le pays d’en haut. Entretiens avec Fabrice Lardreau. 1 vol. br, 160 p, éd. Arthaud, coll. Versant intime, 13 €.

ZZZZZ « Ces lieux façonnent des gens un peu verticaux, austères et tenaces… C’est un fond dont je ne me suis jamais départie, et le travail d’écriture, depuis plus de vingt ans, m’y confronte constamment (…) ; ce nord du Cantal, ce pays perdu à mille mètres d’altitude, est fondateur ; et le sauvage n’est jamais loin ; il palpite sous l’écorce des choses. »  Marie-Hélène Lafon a grandi dans une ferme isolée du Cantal, au cœur de la vallée de la Santoire, et ses livres s’en souviennent. A travers ces conversations, elle nous invite dans son pays perdu, ces terres volcaniques de moyenne montagne où la sauvagine, toujours proche, palpite sous l’écorce des choses. Voyage au cœur d’un monde intense, aux sources de la beauté. Romancière et nouvelliste, Marie-Hélène Lafon a notamment publié chez Buchet-Chastel Les Derniers indiens (2009), L’Annonce (2009) et Joseph (2014). Elle a obtenu le Prix Renaudot des Lycéens 2001 pour Le Soir du chien et le Prix Goncourt de la nouvelle 2016 pour Histoires. Fabrice Lardreau, journaliste à La Montagne & Alpinisme, est l’auteur de plusieurs  romans et essais, dont Le RER – Nos lignes de vie (Robert Laffont, 2018).

• LA VAISSIÈRE Jean-Louis de : Les Justes : Tome I :Blanche (1900-1930). 1 vol. br, 290 p, éd. Nouvelle Cité, 20 €.

Blanche-1900-1930 (3)Comment, au début du XXe siècle, en Auvergne, l’arrivée de deux Africains va perturber la quiétude d’un petit village…Dans l’Auvergne de ce début de XXe siècle, l’arrivée de Félicité et Dieudonné, deux jeunes Africains rescapés d’un massacre en Oubangui-Chari, aux côtés de l’oncle missionnaire Amédée, ne peut que susciter la curiosité, bien vite transformée pour les uns en amitié complice, pour d’autres en méfiance viscérale. Le jeune Matthieu accueille Dieudonné comme un frère et s’apprête avec lui à affronter des temps qui foisonnent d’idées nouvelles mais ruminent revanchisme et racisme. Blanche, Matthieu, Dieudonné, Amédée, Adèle et d’autres luttent pour défendre leur liberté intérieure. Face au progrès qui prétend pouvoir apporter toutes les réponses, et malgré le séisme de la Grande Guerre, l’irruption de l’amour changera le destin de chacun. Jean-Louis de La Vaissière est journaliste et écrivain. Il travaille à l’Agence France-Presse, a été en poste à Téhéran, Bonn, Berlin, Rome, Genève, au Vatican, à Rennes puis Paris où il est en charge de la rubrique arts. Il a écrit plusieurs essais sur l’identité allemande, sur l’Église et les papes et un premier roman : Trois frères et l’éternité, couronné par le Prix des lecteurs Notre Temps 2015.

LIÈVRE Grégory : Corvus Tritis. À la poursuite du père disparu. 1 vol. br, 300 p, éd. Valeurs d’avenir (Combrondes), 17 €.

Olivier-couv20140401► Gare à qui se met sur la route de Lijdia ! Cette belle jeune femme évacue la violence qui est en elle par des courses interminables dans sa Touraine natale ou en s’opposant au véreux président du Conseil régional ; mais c’est bien la disparition, du jour au lendemain, de son père dix ans auparavant qui est la source de cette violence. Aussi, quand le décès du meilleur ami de la famille lui met dans les mains une ancienne photographie, est-ce le début d’une piste pour le retrouver ; toute son énergie est alors mobilisée dans une folle enquête qui la mène au Canada et la plonge dans des aventures incroyablement périlleuses. L’intrigue progresse par bonds jusqu’au dénouement libérateur. L’auteur prend visiblement plaisir à enchaîner les péripéties dans lesquelles le lecteur découvre des personnages qui font frémir et des pratiques totalement illégales. L’action ici se fait outil d’une réflexion profonde sur le lien familial et le sens à donner à sa vie. Grégory Lièvre mène une carrière internationale dans l’aviation civile mais l’écriture s’est imposée à lui comme un besoin pour partager ses interrogations sur la vie, la mort, la famille, l’amitié…

MALROUX Antonin : La dernière estive. Nouvelle édition. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir,  18 €.

malroux► En 1942, au cœur de l’Auvergne, la guerre n’a pas encore touché les petits villages et la vie est rythmée par les travaux des fermes et les relations humaines, les bals ruraux et les veillées au coin du feu. Un monde où les relations tendres ou complexes, mais toujours vraies, mènent bien souvent à l’amour. Hélène et Auguste qui, à 17 ans, ont grandi ensemble, connaissent cet été-là leurs premiers émois. Auguste est le  fils d’Espagnols qui se sont réfugiés en Auvergne, durant l’entre-deux-guerres. Mais ce cocon de paradis est sur le point de voler en éclat car, en 1944, les allemands sont au village. Occupation et Résistance deviennent les maîtres mots de ce pays sans histoire. C’est dans cette période trouble qu’un jour Hélène et Auguste disparaissent sans laisser de trace et sans explication apparente. En 1949, la paix est revenue au village et la vie a repris ses droits, Auguste est revenu au pays et tente jour après jour de reconquérir sa place. Mais Hélène n’est pas reparue. Qu’est-il arrivé à la jeune fille durant la période trouble de la guerre et quel lien y a-t-il avec la subite disparition à l’époque du jeune couple ? Anéanti par le chagrin, Auguste abandonne ses outils de maçon et se réfugie dans la transhumance, pour tenter d’oublier là-haut, dans les terres d’estive, sa détresse. Ce qui lui permettra de  découvrir une autre vie…

MALROUX Antonin : Le cœur de mon père. 1 vol. br,  350 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 19,90 €.

9782702163016-001-tLes filles aiment-elles parfois trop leur père ? En cette fin de 1914, à la ferme des Quatre-Vents  dans le Cantal, François Montfernac, son épouse Madeleine et leur fille Violette, forment une famille unie. Surtout depuis que le fils, Mathieu, a quitté les lieux à la suite d’un drame dont il est interdit de parler…La mobilisation de François, inattendue compte tenu de son âge, est une déchirure. Violette voit partir ce père qu’elle aime par-dessus tout et qu’elle devine inconsolable de la brouille avec Mathieu. N’est-elle pas coupable de n’avoir rien tenté pour les réconcilier ? Hantée par le sort de son père emporté dans la tourmente meurtrière, Violette ira, pour se racheter, jusqu’au plus singulier des sacrifices…

MALROUX Antonin : Le pain de paille. Livre en grands caractères. 1 vol. br, 340 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 19, 24,60 €.

z malroux En juin 1918 dans le Cantal. Depuis le départ de son père pour la guerre, Valentine Troussal s’active avec sa mère et sa grand-mère auprès de son frère pour faire vivre la petite exploitation familiale. La ferme suffit à peine à les nourrir tous, aussi les Troussal sont-ils soulagés lorsque le châtelain propose à Valentine de venir travailler comme aide-cuisinière au château. Pour la timide Valentine, c’est la découverte d’un monde complètement nouveau. Quand le jeune héritier de la noble lignée, qui s’est pris de passion pour le monde rural et la vie paysanne, lui demande de l’accompagner dans ses promenades, elle s’interroge néanmoins  sur ses intentions. Au village, personne n’est dupe et chez les Troussal, le malaise grandit. Prise au piège d’une relation trouble, Valentine devra trancher un dilemme terrible… À travers le portrait merveilleusement touchant d’une petite paysanne au cœur pur, Antonin Malroux nous emmène sur le chemin des bonheurs vrais, de la sagesse profonde qui émane de la terre et des saisons.

• MALROUX Antonin : Une poignée de blé. Réédition en format poche. 1 vol. br, 320 éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,90 €.

Z MalrouxAprès plus de sept années d’absence, Antoine revient au village. Mobilisé en 1939, prisonnier de guerre, il avait été transféré dans un camp de travail en Bavière. Mais à l’ombre du clocher, l’heure n’est pas à la joie du retour. Les rumeurs vont bon train, les soupçons pèsent sur le jeune homme : qu’a-t-il fait durant tout ce temps ? Pourquoi a-t-on annoncé à sa mère qu’il était  » porté disparu  » ? Qu’est-il advenu de lui en Allemagne après la démobilisation ? Partagé entre le bonheur d’avoir retrouvé sa terre natale et la méfiance qu’il suscite, Antoine semble être devenu étranger à son propre pays … Après Le Jardin de Louise, Antonin Malroux entraîne le lecteur dans une histoire d’amour et de haine qui évoque avec nostalgie la force des racines mais aussi la capacité d’un homme à changer son destin

MAUDHUY Roger : Le sorcier de Maucroix. 1 vol. br,  280 p, éd. de Borée coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z MAUDHUY Le jour de la Saint-Jean, au village de Pouilly-sur-Meuse, arrive un homme étrange. Il attire immédiatement la méfiance des villageois. Le maire voit d’un mauvais œil sa présence mais il ne cède pas à la panique pour autant. Pourtant, bientôt, des objets disparaissent et des morts inexplicables se succèdent au village. Roger Maudhuy est l’auteur de plus d’une cinquantaine d’ouvrages consacrés à l’histoire et la tradition, dont Les Grands procès de la Collaboration et L’Affaire Fourniret.

MAXIMY Hubert de : Ariane et Juliette. 1 vol. br, 440 p, éd. Feryane – Livres en gros caractères, coll. Roman – Corps 16, 21,50 €.

z maximy feryaneSaint-Étienne, 1917… Ariane et Juliette font leur rentrée dans la chic institution Sainte-Jeanne. Ce qui sépare l’insouciante fille de bourgeois et l’écorchée vive élevée par une mère trieuse à la mine favorisera leur amitié et leur quête. Car malgré leurs différences, un lien secret les unit. Ce jour de rentrée, elle est arrivée toute seule  à l’institution. Adolescente introvertie, Juliette a quitté son village minier et sa mère pour suivre ses études. Toujours sur ses gardes, mal à l’aise, elle ne comprend rien aux conversations blasées et superficielles des élèves  » bien nées « . Aussi s’efforce-t-elle de passer inaperçue. Ce monde tranche tellement avec le sien ! Elle qui travaillait avec sa mère au tri dans la mine où elle a vécu tant d’expériences, des traumatismes même, où elle côtoyait de près l’univers rude des mineurs, comment a-t-elle pu être inscrite dans ce prestigieux établissement ?  Ariane, quatorze ans également, affiche, elle, l’assurance des enfants de son milieu. Elle retrouve ses amies, ses habitudes. C’est juste une rentrée de plus pour elle, malgré tout endeuillée par la disparition de son père,  » mort pour la France  » dans la Somme.  Au fil des mois, les deux adolescentes s’apprivoisent et se lient d’amitié. Elles ressentent, chacune à leur façon, l’absence de la figure paternelle dans leur vie.  Car pour Ariane comme pour Juliette, leur père est resté un mystère.

MERCADIÉ Louis : L’ange blanc. 1 vol. br, 312 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

l-ange-blancÀ l’aube de la première guerre mondiale, un petit village s’apprête à basculer dans l’horreur : la fille du boulanger disparaît et est retrouvée quelques jours plus tard, morte. Et l’horreur de cette époque s’invite bientôt à son tour : les hommes partent pour le Front, les restrictions s’imposent, les femmes doivent prendre la main. Pauline, jeune fille du village, décide de fuir sa peine et de se rendre pour la ville où elle commence à travailler dans une fabrique de munitions, lieu où elle se lie d’amitié avec ses nouvelles compagnes et notamment Solange. C’est alors qu’elle fait la connaissance de Félix, cousin de Solange, avec qui elle vit une histoire d’amour courte mais passionnée. En 1918, au sortir de la guerre, Pauline retrouve Félix avec qui elle avait également connu un brève histoire. Il s’agit de reconstruire après les conflits mais, bientôt, de retour dans son village, la jeune femme va être amenée à devoir faire la lumière sur la mort de son amie d’enfance, innocenter un accusé et trouver le vrai coupable.

• MERCADIÉ Louis : L’enfant du Buron. 1 vol. br,  580 p, éd. de Borée coll. Terre de Poche, 9 €.

Z MERCADIEUn récit prenant une véritable dimension historique en traversant les deux grandes guerres. Enfant renfermé mais sérieux et travailleur, à dix ans, Léon Tailledur est envoyé à l’estive en tant que « garçon à tout faire ». Dès lors, louant ses bras dans les fermes durant l’hiver, il retournera à l’estive tous les ans, jusqu’à devenir chef du troupeau et jouir d’une excellente réputation. Une belle revanche pour le petit Tailledur, dont la famille a été ruinée par un père ivrogne et violent et qui lui permet de rêver à de belles ambitions : racheter le Hautbois, l’ancienne ferme familiale. Fils d’un tonnelier dont il a conservé le savoir-faire, Louis Mercadié est un amoureux du temps passé. Membre de la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron et historien, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont “Marie Talabot, une Aveyronnaise dans le tourbillon du XIXe siècle”, qui lui a valu deux prix littéraires.

• MERLE Olivier : Libre d’aimer. 1 vol. br, 464 p,  éd. XO édition, 19,90 €.

merle-olivier-libre-d-aimer-couverture-650x1024La brûlante passion de deux femmes sous l’Occupation en même temps qu’un hymne à la liberté, contre toutes les oppressions. On est en Juillet 1942…Elle s’appelle Esther, elle a vingt ans, elle est juive. Ses parents ont été arrêtés, elle erre dans les rues de Paris, perdue et terrifiée. Alors qu’elle se repose sur un banc, son regard croise celui d’une femme élégante, plus âgée qu’elle, qui fume de longues cigarettes à la terrasse d’un café. Esther ne le sait pas encore mais sa rencontre prochaine avec Thérèse Dorval, l’épouse d’un homme cynique et violent qui collabore avec les Allemands, va bouleverser sa vie. Naissance d’un désir irrésistible, en pleine tragédie. Amour interdit de deux femmes emportées par le feu de la passion. À Dinard, où elles se réfugient, elles devront, sous la pluie des bombes alliées, décider de leur destin: se séparer pour tenter de survivre ou accepter de mourir par amour.

• MORVAN Philippe : Ours. 1 vol. br, 378 p, éd. Calmann-Lévy, 19,50 €.

Z MorvanLe parcours initiatique d’un jeune Français dont les yeux s’ouvrent peu à peu devant la barbarie des hommes…Désert américain. 1880. Tandis qu’il regarde, impuissant, son dernier  compagnon agoniser sous un ciel où tournoient déjà les vautours, Gabriel  Morange se souvient. Le chemin a été long depuis son enfance en Auvergne  jusqu’à ce défilé où il s’apprête à mourir. Un chemin marqué au fer rouge  des violences du siècle. Bouleversé par la mort de son père et de son frère dans les guerres coloniales,  le jeune Gabriel quitte son village pour s’engager à son tour. Mais sa soif de  vengeance vacille bientôt devant les combats abjects, les atrocités, les horreurs  commises par son propre camp, en Kabylie d’abord, au Vietnam ensuite. Jurant  de ne plus jamais prendre les armes, Gabriel part comme missionnaire auprès  des Indiens Navajos. Hélas, là-bas aussi les hommes s’entretuent pour dominer  les terres et les esprits. Restera-t-il indifférent à la disparition annoncée de  ce monde indien où il a enfin sa place ?  Hymne à la liberté des peuples, Ours nous emmène dans les pas d’un homme  qui aura cherché et trouvé beaucoup plus que la rédemption : une raison  de vivre et de lutter. Un roman d’aventures plein de souffle, une émotion poignante. Philippe Morvan est originaire de Clermont-Ferrand.

MOSCA Liliane : Les gens de Laborde. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

z mosca dboreeRose a quitté sa douillette vie de citadine pour s’installer au hameau de Laborde, dans la ferme de son mari Jean. Pas facile de se faire accepter dans ce milieu viticole qui ne jure que par le travail. Pourtant, à force de volonté et de courage, elle emporte l’unanimité. Elle est heureuse, Rose, même si certaines choses la chiffonnent : pourquoi Camille, le jumeau de Jean, la regarde -t- il d’un air narquois ? Et Florine, la fille de la châtelaine, de qui tient-elle cette étrange marque sur l’épaule ? Se faire accepter ne suffit pas. Reste à accepter les vérités qui se dévoilent alors. Journaliste à L’Est-Éclair, puis chroniqueuse littéraire dans ce même journal, Lyliane Mosca a l’écriture chevillée au corps. De sa plume sensible et apte à dépeindre les moindres détails d’une époque, elle a déjà publié  plusieurs romans chez De Borée.

MOUCHEL Jean : Le fils d’Hélène. Nouvelle édition. 1 vol. br, 396 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

z mouchel de boreeSous l’Occupation, Hélène a trompé son mari avec un officier allemand… De cette liaison est né un enfant  Charles,  mais Nicolas lui pardonne. Ce qui n’est pas du goût de sa famille, ni même du village d’ailleurs. À l’école, le petit Charles, né de cet adultère, doit subir les insultes des autres enfants. Quelques années plus tard, et malgré cette blessure, Charles décide de se lancer sur les traces de cet inconnu qu’est pour lui  son père. Jean Mouchel responsable syndical, puis député européen, est passé par la présidence du Conseil économique et social et la vice-présidence du conseil régional de Basse-Normandie.

NAVARRO Christine: Le temps d’un été. Nouvelle édition. 1 vol. br, 252 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

z navarro de boreeÀ l’approche de la Toussaint, Hélène, une petite fille de 9 ans, se morfond dans sa ville : elle n a pas de mort. Donc pas de tombe à fleurir, ni rien à raconter au retour des vacances… Heureusement pour elle, Armand, son copain de la campagne, détient la solution : il lui cède sa tante Hortense. Lorsque Hélène découvre que cette fameuse Hortense a épuisé trois maris, c est la gloire assurée à la récré !… Christine Navarro livre ici premier roman, dont la  toute première parution remonte à 2014. Née à Saint-Étienne, professeure de lettres et journaliste, le goût pour l’écriture ne l’a jamais quittée. Elle a travaillé pendant plus de 10 ans à Loire-Matin, puis au Progrès et elle a continué  au sein de l’hebdomadaire la Gazette.

• PALET Marie de: Amandine. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche. 8,50 €.

Z DE PALETAmandine est encore une toute jeune femme lorsque son mari Jean est porté disparu en 1916 …À la fin de la guerre, sans ressources, Amandine  décide de partir s’installer auprès de Marie, sa belle mère. Elle est  accompagnée de Bernard, son jeune fils . Trop petit, au début de la guerre, il n’a pas eu le temps de connaître son père.  Amandine comprend rapidement  qu’elle n’est pas la bienvenue et que Marie  fera tout pour la décourager. Tout autre est le comportement de   Basile, le frère de Jean, qui  prend Amandine sous sa protection, ce qui lui vaut sans cesse d’être  rabroué par sa mère. Celle-ci, qui  semble lui reprocher d’être le seul survivant de ses trois garçons, cherche à noyer son chagrin et son désespoir dans l’alcool. Pourtant Amandine ne se décourage pas et , tout en participant  aux travaux rudes de la ferme, elle veille sur le bien-être de chacun. Les années passent et   l’espoir de voir revenir Jean s’amenuise…jusqu’à ce que la jeune femme reçoive une lettre anonyme lui disant que son époux est toujours vivant. Une nouvelle qui ne peut qu’ébranler la famille: Jean aurait-t-il perdu la mémoire et serait-il devenu incapable de reprendre le chemin de sa maison natale pour y retrouver sa famille ?  Qui est le corbeau qui joue ainsi avec les nerfs d’Amandine sans en révéler plus sur Jean ? Pour cette dernière, partagée entre l’envie de croire que le père de son enfant est vivant et torturée à l’idée de voir revenir celui qu’elle n’a pas vu depuis si longtemps et qui l’avait tellement déçu après leur mariage, les sentiments sont confus… (d’après  babelio.com)

Z BRUMES Causse• PALET Marie de: Les brumes du Causse. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €

À seize ans, Frédéric, garçon travailleur et courageux, est employé à la ferme de Balduc auprès de Julien, le petit-fils de l’ancien maire. Lui, l’enfant recueilli et élevé comme son fils par l’affectueuse Marie, aime travailler là-haut sur ce causse qu’il affectionne tant. Alors qu’il soupçonne un lien entre son abandon et la mort du maire, il se met à la recherche des indices qui pourraient le mener au mystère de ses origines…

• PALET Marie de: Le sentier aride. Nouvelle édition. 1 vol. br, 550 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9 €

9782812923692-200x303-1Dans la région du mont Lozère, Louise, une jeune paysanne, est amoureuse d’Adrien, un garçon rêveur du village voisin et cadet d’une famille paysanne très aisée. Cet amour est contrarié par la mère d’Adrien qui lui prépare un mariage d’intérêt. Les amoureux tiennent bon mais la déclaration de guerre de 1914 retarde leurs projets. Cette guerre va transformer la vie de tous et briser bien des destins. Ce livre nous fait revivre ou découvrir la vie dans nos campagnes pendant la période de la première guerre mondiale, une guerre qui va changer profondément les mentalités et les manières de vivre. Louise tentera, à travers cette tragédie, de forcer le destin et de trouver une nouvelle vie…Commentaire extrait du site babelio.com: Roman du terroir ou roman historique, j’ai du mal à trancher, mais peu importe on s’attache réellement à l’héroïne, dont l’Histoire modifie l’histoire…. Nous vivons à travers elle le quotidien des civils à plusieurs centaines de kilomètres du front pendant la Grande Guerre. Louise nous est présentée comme une jeune fille ordinaire, qui mène la vie rude des paysans de l’époque, entourée d’affection. Mais très vite on découvre sa force de caractère qui va lui permettre de survivre à la Guerre. En effet les victimes de cette boucherie ne se limitent pas aux “morts pour la France”, il y a aussi tous les blessés et puis ceux qui revenus indemnes du front ne peuvent oublier et aussi leur famille… ”

•  PALET Marie de: Sidonie des Bastides. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €

Z SIDINIE Rémi, désespéré après la mort de sa femme, erre dans Paris et arrive par hasard dans une vente aux enchères. Soudain, il entend un nom familier et mû par une impulsion, fait l’acquisition d’une malle vide. Celle-ci aurait appartenu à son père, Pierre Lorrain, qu’il n’a pas connu… Vers quelle destination cet objet va-t-il le conduire ? Rémi va se lancer à la recherche de ses racines, malgré les exhortations de sa mère. Une quête qui l’oriente vers la Lozère. Germaine, sa cousine, l’accueille chaleureusement, mais il n’en va pas de même de Sidonie, la grand-mère des Bastides. Pourquoi se méfie-t-elle de lui à ce point ? Rémi perçoit vite que Sidonie lui cache quelque chose… un secret qu’il est bien décidé à percer à jour.

 • PALET Marie de: Tistou. Nouvelle édition. 1 vol. br, 410 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €

Z TistouTistou vit pauvre mais heureux, avec sa femme Jacquotte, dans la petite ferme dont elle a hérité. Par une nuit glacée de 1870, le jeune homme tue involontairement Firmin, malhonnête maquignon qui lui devait de l’argent. Cette mort passe pour un accident, mais un témoin a assisté au drame et attend son heure. Celle-ci vient lorsque Tistou et sa femme vont vivre avec Maria, la sœur de Jacquotte devenue veuve, sur la propriété des Chênes qu’elle loue. L’enfer commence alors pour le jeune paysan, soumis à l’autorité de sa belle-sœur et au poids du silence…

 • PALET Marie de: Le village retrouvé. Nouvelle édition. 1 vol. br, 540 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9 €

Z Village retouvé Partir, c’est ce qu’a fait Isidore, à peine âgé de 15 ans, pour fuir un beau père violent, une mère qui ne le défendait pas, et une vie d’enfant loué pour rapporter quatre sous et faire une bouche de moins à nourrir. Il a donc décidé subitement de s’engager après une rencontre avec un sergent recruteur, est parti dans des pays lointains, vers les colonies, et le voilà qui revient dans sa Lozère natale, presque trente ans plus tard. Parce qu’il veut revoir son pays, revoir sa mère aussi à qui il a envie de pardonner. A son arrivée à Blachères, rien n’a changé. Même si « le Boudif » ce beau père violent est mort et sa mère bien vieille, il n’est pas facile à Isidore de reprendre sa place dans un village quitté il y a si longtemps, et cela même s’il y est né. Les villageois le croyaient mort, et redevenir un des leurs est difficile, d’autant plus qu’il voudrait acheter une maison, pour avoir un toit et y vivre avec sa mère qu’il voudrait sortir du taudis dans lequel elle vit. Sa mère qui semble tantôt heureuse de son retour et tantôt ne pas supporter ce fils prodigue à qui elle fait des reproches pour son absence. La ferme des Plan, la plus belle bâtisse de la région est justement à vendre, Isidore voit là une belle opportunité, mais contre toute attente, l’héritier des Plan refuse de vendre la maison à celui qui n’y a été tout au long de sa jeunesse qu’un domestique. Cette ferme des Plan que tout le monde convoite, surtout Lou Bel, l’aubergiste qui pourrait bien être malhonnête. Pour Isidore, reprendre sa place au sein du village ne sera pas aussi facile qu’il l’espérait, surtout si l’Amour s’en mêle…(Commentaire extrait du site  Babelio.com)

PARAILOUS Alain : Demain viendra l’aurore. Nouvelle édition. 1 vol. br, 282 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

z parailous de boreeJuin 1914 : Catherine épouse à 22 ans, davantage  par raison que par amour, Guillaume, de treize ans son aîné, propriétaire de la ferme de Laborde. En août, dès le début de la grande Guerre,  Guillaume est mobilisé. Catherine se retrouve  immédiatement contrainte de mener un combat héroïque pour cultiver ses terres, alors que la litanie des « morts au champ d’honneur » ne cesse d’endeuiller le village. La découverte d’un passé familial particulièrement trouble et de la passion amoureuse finiront par aggraver son désarroi… Professeur de Lettres et créateur du Musée de l’école à Saint-Pierre-en-Buzet, Alain Paraillous est resté profondément attaché à ses origines. Issu d’une longue lignée de paysans – viticulteurs, il a exprimé cette fidélité dans deux livres de souvenirs, Le Chemin des Cablacères et Les Collines de la Canteloube, et un roman, Les Peupliers du désert. Il a également signé un roman historique, Les Ombres du canal, avant de renouer avec la tradition du roman d’humour, avec Le Bonheur n’est plus dans la classe, puis un Dictionnaire drolatique du parler gascon.

• PINÇON Isabelle :  Lapetitegens. 1 vol. br, 96 p, éd. Cheyne éditions, coll. Grands fonds, 17 €.

978-2-84116-267-3-1► Lapetitegens, c’est un personnage qui est fait, à la fois, de souvenirs d’enfance et de rêveries burlesques :“ Chaque fois que lapetitegens fait une bulle avec son malabar, le ciel devient rose fluo et au moment précis où les enfants sortent de l’école comme une volée de moineaux, la bulle éclate et se colle aux rires et aux cris, tandis que les orties sur le chemin du retour ont rentré leurs griffes”…. Anecdotes, observations et histoires totalement imaginaires se succèdent au fil des pages. Née en Algérie en 1959, Isabelle Pinçon vit aujourd’hui à Nantes où elle exerce le métier de psychologue et psychanalyste. Elle a obtenu le prix de la nouvelle du Mans en 1993 et le prix Kowalski en 1994 pour son premier livre de poésie “Emmanuelle vit dans les plans” (Cheyne éditions). Elle participe à des revues de poésie dont Verso, Décharge, N47, Triages… Plusieurs de ses textes ont également été mis en scène.

• PLUCHARD Mireille : Les chemins de promesse. Livre en gros caractères. 2 vol. br, 276 + 370 p, éd. À vue d’œil, coll. 16-17, 42 €.

z pluchardÀ une vie tracée par son père, Aubin, l’héritier du mas de Castanhal, a préféré l’aventure. La construction de la ligne de chemin de fer entre Paris et la Méditerranée sera pour le jeune homme le terrain d’intenses initiations et de rencontres en ce milieu du XIXe siècle. Tout doit être immuable au mas du Castanhal où le maître des lieux, Lazare Pradier, trace pour ses enfants, Aubin et Adélie, des chemins de vie calqués sur le modèle des anciens. A l’insu de son ombrageux époux, Blanche les instruit de son mieux d’un savoir reçu d’un vieil abbé. Adélie récoltera les premiers fruits de cet enseignement en quittant le Castanhal pour s’occuper des enfants d’un ingénieur des mines. Les premiers émois amoureux d’Aubin, cruel apprentissage, vont ouvrir à l’héritier du Castanhal d’autres horizons. Comme celui de la construction d’une ligne de chemin de fer qui sera pour lui le champ d’intenses découvertes : celle de l’amitié, d’abord, qui le liera à Pierre, un cadet dépossédé et jeté sur les chemins de misère ; celle de la satisfaction du travail accompli ; celle de l’amour enfin !  Et tant pis si les plans minutieusement établis par Lazare s’en trouvent bouleversés. Le voyage initiatique de son fils Aubin en fera un homme dont Lazare pourra être fier.

• PLUCHARD Mireille : Les diamants noirs. 1 vol. br,  550 p, éd. de Borée coll. Terre de Poche, 9 €.

Z PLUCHARDJean Palade, régisseur des terres de la famille Dextrem, a de grandes ambitions pour sa fille Maria qu’il veut unir au fils de son maître. Mais, coupable d’être enceinte après s’être donnée à un berger, elle est finalement contrainte d’épouser Étienne Teissier, un jeune paysan sérieux et modeste qui se meurt d’amour pour elle. Quand celui- ci apprend les raisons de son beau-père, de rage, il refuse la dot promise mais garde toutefois la fille. Un amour véritable va naître dans le cœur de la fière Maria et amorcer une longue histoire… Le goût d’écrire est venu à Mireille Pluchard lors de ses recherches généalogiques. Est née alors une trilogie, la saga des Teissier, narrant la vie de sept générations de ses ancêtres. Passionnée d’Histoire et d’histoires, Mireille Pluchard brosse les portraits de personnages attachants et elle entraîne le lecteur dans des intrigues palpitantes.

• REISS Benoît : Le petit veilleur. 1 vol. br, 112 p, éd. Buchet-Chastel, 13 €.

Z REISSEn voiture au côté d’un inconnu, vers une destination qu’il ignore, un petit garçon convoque les images de sa vie. La pension, adoucie par la présence protectrice de Sophie ; l’océan et la plage, face à l’appartement où il vit avec sa mère. Insaisissable, celle-ci disparaît pour revenir de jour en jour plus mystérieuse, plus imprévisible. L’enfant trop sage veille sur elle et rêve d’un monde où rien ne les séparerait. Dans sa position de “petit veilleur”, il capte  les images, les sons, les parfums.  Mais la société préfère le déchirement au désordre… Un texte poétique et essentiel, puisé aux sources de l’enfance. “ On peut le mettre dans une pension à des kilomètres de la ville, on peut le tenir loin d’elle un automne, un hiver et un printemps, il s’en fiche ; il sait que cette minute revient toujours, cette minute où il pousse la porte de sa chambre, où il monte quatre à quatre les marches de l’escalier de la plage et la retrouve”. Benoît Reiss s’est installé en Haute-Loire, au Chambon-sur-Lignon, où il dirige les éditions de Cheyne,

• ROUCARIE Philippe : La chasse rouge. Roman. 1 vol. br, éd. Créer, 18 €.

z chasse rougePhilippe  Roucarie renoue avec le roman policier. Il aime cette époque où la technique en était à ses premiers balbutiements et où, seuls, le flair, la réflexion et l’intelligence de l’enquêteur amenaient à la solution!… Allait-elle naître de la déduction ou du hasard ?… En apparence, ils avaient tout. La guerre, petit à petit s’oubliait. Les menaces s’étaient estompées. Les privations dont ils avaient souffert n’étaient plus qu’un souvenir douloureux, un avenir qu’ils espéraient heureux s’ouvrait largement devant eux. Loin des contraintes familiales, entre amis, ils pouvaient donner libre cours à un bonheur intime et gastronomique qui leur laissait apparaître le moment présent comme une revanche. Mais, en réalité, quel secret était caché derrière cette euphorie?… Quelle main de fer allait les broyer tous, l’un après l’autre?… Petit à petit, ils allaient s’effacer, laissant toujours en suspens la question à laquelle le commissaire chercherait longtemps une réponse. Était-ce un crime?… Une série de crimes plutôt ou un concours de circonstances imprévisibles?…Un épilogue, non dépourvu d’émotion, apportera-t-il la solution?…

SÉGONI Caroline: Notre tour à sept roues. Graines de baroudeurs. 1 vol. cart., 154 p, illustrations en couleur, auto-édition Caroline Ségoni – Graines de baroudeur, 25 € (31,50 € franco).

livre_graines-de-baroudeurs_bdAvec leurs loustics Manon 5 ans et Hugo 2 ans, Caroline et Cédric ont vécu une incroyable aventure humaine, rythmée par la découverte des régions, l’exploration des trésors du patrimoine et des rencontres inattendues. En 2016, ils ont pédalé pendant 8 mois, parcourant 8 000 km  sur les routes françaises  avec un convoi vélo atypique et ils ont  organisé une quinzaine d’animations,  Près de 2 ans après leur retour en Auvergne, cette tribu édite le récit de cette aventure. Réalisé dans un esprit carnet de voyage, le livre donne une place de choix aux visuels : des croquis extraits des carnets tenus par Manon au fil des semaines, une sélection de photos parmi les 22 000 réalisées sur les chemins, accompagnés de textes courts. Des moments de vie partagés avec ceux souhaitant voyager depuis leur canapé, confortablement installés au coin du feu ou préparer leur expédition ! Du déclic aux préparatifs du projet jusqu’au retour dans leur “home sweet home” en passant par l’apprentissage de la vie nomade avec deux jeunes enfants,  le lecteur est invité à embarquer dans ce convoi vélo exceptionnel !  Un beau livre qui présente également un focus sur les belles initiatives cueillies au fil des étapes, visant à rendre accessible à tous le vélo, d’un point de vue financier et quels que soit ses conditions physiques et éventuels handicaps.

• SIMÉON Jan-Pierre : Levez-vous du tombeau. 1 vol. br, 128 p, éd. Gallimard, coll. Blanche, 12,50 €.

BLA_Simeon_Levez-vous_plat.indd► Les poèmes de ce “livre” sont à l’image de son titre : enthousiastes, volontaires, énergiques et entraînants. Croyant la poésie capable de sauver le monde, l’auteur exhorte le lecteur à se soulever dans la joie au-dessus de ses fragilités et de ses craintes, en manifestant sa foi en une poésie qui “réconcilie le rêve et l’action, le rêve et la réalité”, comme l’écrivait Aimé Césaire à qui un vibrant hommage est rendu en épilogue. Qu’il passe de la célébration à l’exhortation ou entretienne des “dialogues intérieurs” avec des poètes étrangers et des villes traversées, c’est toujours la même voix qu’on entend, exaltée, militante, contagieuse et joliment maîtrisée.

SORDELLI Jean-Claude: Sans chagrin. Nouvelle édition. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée. 19,90 €.

cvt_sans-chagrin_1473Entre Cantal et Sud-Ouest, de l’Entre-deux-guerres à la fin des années soixante, l’insolite itinéraire d’un commis de ferme enlevé encore enfant, spolié par la suite, qui devient un vagabond poursuivi par l’idée de vengeance… Auprès de Jordan, Félix gardait les moutons et apprenait les principes, morale et poésie. Un jour, un fermier d’un autre lieu le prend et l’emporte. Au domaine de Cologne, entouré de gens frustres, il grandit et connaît la face obscure des choses. Plus tard, un nouveau maître le dépouillera de toutes ses économies. « Volé par le père, volé par le fils », Félix part sur les routes mais promet qu’il reviendra pour se venger, quitte à finir « en prison ou sur l’échafaud » ! Des montagnes du Centre aux contreforts des Pyrénées, jugeant la diversité des caractères et des situations, l’ancien commis de ferme s’aguerrit. Sauvé des palombières, il creuse un puits de pétrole, se fait chasser du Béarn un soir de Noël. Il cherche fortune sur les quais du Midi et trouve l’amour à Beaulieu-sur-Dordogne… La commodité d’une vie stable, plus motivante que la haine, délivrera-t-elle l’homme humilié de ses noirs desseins ? Va-t-il verser dans le camp des réprouvés ? Jordan, son bon génie, se plaisait à lui redire comment il avait découvert, à Sans Chagrin, une source merveilleuse. Elle soulageait tous les maux, elle apportait même l’oubli… (Babelio.com).

• SOUMILLARD Gérard : Adieu paysan. Préface de Jacky Fialon. 1 vol. br, 72 p, illustrations, éd. des Monts d’Auvergne, 12 €.

ZZZZZDans cet essai littéraire, qui oscille entre pamphlet et fiction allégorique, Gérard Soumillard, a choisi de prendre pour exemple un village de la Haute-Loire. Au fil des pages, il montre la transition qui peut être brutale entre un monde encore paysan et ce qu’on peut appeler la“civilisation nouvelle” On y découvre  des traditions rurales en déclin qui ne peuvent rien contre les techniques agricoles nouvelles et triomphantes. Gérard Soumillard est né en  1953 à Luzillat, et il habite  aux Quatre Chemins, un village de la Limagne, situé  aux confins de l’Auvergne et du Bourbonnais. Dès seize ans, il a quitté l’école pour travailler  dans la ferme familiale héritée de cinq générations d’ancêtres cultivateurs. Il a très tôt partagé son temps entre l’amour de la terre et celui du théâtre, qui l’a poussé à monter Faribole, une troupe itinérante.  À cette passion première, il a ensuite  ajouté l’écriture.

• TABACHNIK Maud : Lâchez les chiens ! Nouvelle édition. 1 vol. br, 180 p, éd. de Borée, coll. Polar en poche, 6,50 €.

Lachez-les-chiens (2)Un roman choc et prémonitoire de Tabachnik, l’une des reines du thriller français Fanny, journaliste au Matin, est revenue de bien des choses. Mais quand son vieux pote, parti élever des chèvres dans le Sud-Est, débarque à Paris pour lui raconter l’assassinat sauvage d’un obscur instit de village, et lui demander de l’aide, elle y va… Un lien avec le meurtre d’un inspecteur des impôts, l’implication du groupement – musclé et facho – des commerçants indépendants de France, une mairie rongée par la  peste brune,,des réseaux d’influence, une enquête bâclée. Il n’en faut pas davantage pour réveiller en l’ex-privée parisienne la digne fille de Zorro. Car le Sud-Est a bien changé. Mouvement national au pouvoir, le chant des cigales couvre à peine celui de la haine, l’odeur des pins celle du sang. Racisme, passe-droits, injustice, violence, magouilles, le tableau, sinistre et bien léché, d’une France d’extrême-droite, peut-il vraiment voler en éclat ?

TAILLANDIER François : François, Roman. 1 vol. br, 272 p, éd. Stock, coll. Bleue, 19 €.

9782234081727-001-tFrançois Taillandier traque ici l’enfant qu’il fut. À travers son récit, il témoigne aussi du point de bascule entre deux époques, d’un monde qui meurt vers un monde  qui naît...“Je le regarde, ce François de la photographie, un peu compact dans son blouson soigneusement fermé, avec sa bonne grosse tête sous sa tignasse coupée en frange. Il y a de la gravité dans son regard ; on sent qu’il ne prend pas les choses à la légère. De la défiance, aussi. Il paraît sur ses gardes. Il veut bien jouer le jeu, puisqu’il n’a pas le choix, mais on sent qu’il organise des défenses. Je lui dois tout, à ce François de sept ans, c’est lui qui détient dans son regard grave et ferme le secret de toutes mes ténacités, de mes obstinations, de mes solidités”. Romancier, journaliste et critique littéraire, François Taillandier, originaire de Clermont-Ferrand, est notamment l’auteur d’Anielka (Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999) et de La Grande Intrigue, cycle romanesque en cinq volumes.

• TOUATI Claude-Rose, TOUATI Lucien-Guy : La maison dans les herbes. Nouvelle édition. 1 vol. br, 292 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

z touati de boreeUn retour aux sources, voilà ce que Marie-Jeanne propose à son arrière grand-mère Louise. Le temps d’un week-end, la jeune fille embarque son aïeule toujours alerte dans un périple qui doit les mener à Chanterelle, la maison où cette dernière a vécu enfant. Des souvenirs de l’une, parfois obscurcis par la fuite du temps, aux projets encore incertains de l’autre, une complicité discrète s’installe entre les deux générations. Mais ce que Marie-Jeanne ignore, c’est que ce voyage la conduit vers son propre destin. Claude-Rose Touati et Lucien-Guy Touati, écrivains, libraires, pédagogues, spécialistes en communication et en littérature de jeunesse, ont écrit depuis 1975 plus de quarante ouvrages (romans, contes, manuels pédagogiques, etc.), parfois séparément mais le plus souvent  ensemble. Ils ont déjà publié plusieurs romans aux éditions de Borée.

• VALADE Corinne : Gueules cassées…Et alors ? Préface de Hubert du Mottay. Nouvelle édition. 1 vol. br, 342 p, biblio, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

z valade de boreeLa première guerre mondiale a fait 1,5 millions de morts (côté français), plusieurs millions de blessés et handicapés dont des hommes aux visages détruits et rafistolés, les blessés de la face, les fameuses Gueules Cassées. C’est l’histoire de quelques-uns d’entre eux que retrace Corine Valade. Il y a d’abord Etienne qui, après s’être retrouvé face au peloton d’exécution en 1917 pour avoir refusé d’obéir à un ordre d’assaut imbécile de Nivelle se retrouve sauvé in extremis sur un contrordre de son colonel. Il repart aussitôt en première ligne et se retrouve blessé gravement au visage, œil crevé, joue arrachée, mâchoire détruite. Pas à pas, nous suivons la lente remontée d’Etienne et de ses compagnons de misère : Victor le manchot gouailleur… Gaston l’instituteur passionné de photo qui est  un idéaliste qui s’engagera dans les Brigades Internationales et ira  combattre Franco… Clément, l’aristocrate délicat, poète à ses heures. La plupart de ces personnages attachants refont peu à peu surface grâce à un certain nombre de femmes telles la si peu chanceuse et si touchante petite Marie qui saura sauver Etienne…Un roman historique rempli d’humanité et de solidarité bien construit et documenté, écrit dans un  style vivant, grâce à de nombreux dialogues, alerte et agréable à lire. Cette saga de petites existences brisées et raccommodées s’étale sur 22 années, de 1917 à 1939. On quitte le livre un peu triste en se disant : tant de souffrances, tant de gâchis, alors que  tout va recommencer : la deuxième guerre mondiale est déjà là.

VALLÈS Jules : Les bacheliers perdus. Deux romans inédits de Jules Vallès. Introduction de Michèle Sacquin.  1 vol. br, 215 p, éd. du Lérot, 20 €.

Z VALLESÀ côté des manuscrits du Bachelier et de L’Insurgé, le fonds Jules Vallès de la Bibliothèque nationale renferme les manuscrits de deux étonnants romans d’apprentissage inachevés et inédits. Ils racontent les déboires de deux bacheliers pauvres. Le premier, Aristide Gerdy, fils d’un proviseur de province, échoue successivement au concours de l’École Normale Supérieure et à la licence. Le second, André Gerdit, issu d’une famille de petits paysans propriétaires, obtient la licence de droit pour s’apercevoir trop tard qu’il n’a pas les moyens matériels d’exercer le métier d’avocat. En dépit du soutien de parents aimants, tous deux sont voués à la misère tant par leur origine modeste que par la vacuité de leurs diplômes. Leur parcours présente de nombreux points communs avec celui du jeune Vallès. « Victimes du livre » comme lui, Aristide et André ne sont cependant pas des « réfractaires » – le premier surtout – mais des « réguliers » que leur innocence et la malchance, tout autant que leur origine modeste, condamnent. Probablement rédigées sous l’Empire entre 1866 et 1868, ces « Mémoires d’un naïf » préfigurent les « Mémoires d’un révolté », titre original du Bachelier, dont ces manuscrits, chargés de ratures, de corrections et d’ajouts, éclairent singulièrement la genèse.

•VITTÉ Louis Olivier : La dame des vignes hautes. Livre en grands caractères. 1 vol. br,  376 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 19, 23,80 €.

z vitté 1946. Johanna, quarante ans, vit avec ses beaux-parents dans leur ferme isolée sur les hauteurs de la vallée de la Dordogne. Tous trois attendent le retour de Pierre, prisonnier en Allemagne. Pour survivre, on a vendu presque toutes les terres. Il ne reste qu’une vieille vigne mal exposée, couverte de ronces, que Johanna voudrait faire renaître pour en tirer de nouveau du vin. La tâche s’annonce rude. Un inconnu récemment arrivé au village propose son aide. L’homme est charmeur, travailleur. Bientôt, Johanna ne peut plus détacher ses pensées de lui. Au risque d’oublier Pierre, alors que dans le pays les hommes reviennent les uns après les autres de captivité… En écrivain attaché à ses racines, Louis-Olivier Vitté signe un beau drame romantique dans ce monde rural du Limousin dont il connaît tous les secrets.

 

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• ALEIL Pierre-François, SAUGUES Louis : Clermont-Ferrand.   Nouvelle édition. 1 vol. br, 175 p, illustrations, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire d’un ville, 19,90 €.

51zt6hfqbvl._sx345_bo1,204,203,200_À partir de 200  documents photographiques anciens et de cartes postales  du début du XXè siècle, qu’ils ont soigneusement sélectionnés, Pierre-François Aleil et Louis Saugues proposent au lecteur une  ballade à travers les rues de Clermont-Ferrand, à la Belle Époque. Au fil des quartiers et des rues, on redécouvre la vie quotidienne des Clermontois, ainsi que les foires, les fêtes et les marchés qui rythment leur vie, sans oublier les écoles en plein essor. La première édition de cet ouvrage a été publiée en 1998.

ANTHONY-LODGE R (édités par):  Les comptes des consuls de Montferrand (1378 – 1385).  1 vol. br, 500 p, biblio, index, lexique,  éd. École des Chartes, coll.  Études et rencontres de l’École des chartes – Livres de comptes en occitan, 60 €.

lodge3-couv-plat-1La suite du livre “Les comptes des consuls de Montferrand (1346-1373)”.  Les livres de comptes tenus par les consuls de Montferrand entre le 13è et le 14è siècle constituent une source remarquable pour appréhender l’histoire de la France urbaine, des structures administratives et des comptabilités médiévales ainsi que de la langue occitane. Le présent volume, couvrant les années 1378-1385, renseigne sur la société auvergnate durant la deuxième phase de la Guerre de Cent Ans et aide à mieux cerner le remplacement, à l’écrit, de la langue régionale par celle de Paris. Après la publication des deux premiers volumes, couvrant la période allant de 1273 à 1319, puis les années 1346 à 1373, cet ouvrage clôt le triptyque consacré à l’étude de la comptabilité consulaire de la ville de Montferrand.

• BERGOUGNOUX Luc,  BÉRARD Dimitri: Gévaudan: les ombres de la bête. 1 vol. relié,146 p, illustrations, éd. des Monts d’Auvergne, 25 €.

couv-gevaudan-siteweb-746x1000Un bel  album  illustrés de photographies en noir et blanc, réalisées par Dimitri Bérard, et accompagnées de textes écrits par Luc Bergougnoux.  L’ensemble dévoile, sur les lieux même des attaques et des battues, la force sensible du Gévaudan. En arpentant ces terres, au fil des heures passées, le regard s’aiguise et perçoit l’essentiel, la source du mystère, les ombres intemporelles d’une bête toujours aux aguets et dont, depuis  140 ans, curieux et historiens s’échinent à percer les secrets. Durant cinq années, Dimitri  Bérard, photographe spécialisé dans les prises de vues de paysages en panoramique et du patrimoine local, accompagné de Luc Bergougnoux, a parcouru ce qui fut le  territoire de la bête. De là est né cet album qui en fait  découvrir les curiosités et les mystères.

• BOUCHEIX Bernard : L’École auvergnate – Peinture régionaliste L’âme d’un collectionneur. Préface de Jean Anglade.  1 vol. br, 34 p, illustrations n-b, annexes, biblio, éd. Italiques – Créer Édicentre, 3 €

z école auvergnate► L’École auvergnate regroupe essentiellement les peintres de la Haute et de la Basse-Auvergne au siècle dernier. Clermont-Ferrand est le centre de la vie culturelle de ces artistes régionalistes.  Ils ont immortalisé en couleur les paysages auvergnats pendant toute l’époque de la photographie en noir et blanc. Portraitistes, professeurs de dessin, dandies, châtelains, commerçants ou simples peintres du dimanche, ils ont exercé leur art dans la modestie qui les caractérise. Sans le vouloir, ils ont fait école entre eux avec certains petits maîtres comme professeurs de cette transmission picturale paysagère.  De cette école de peinture, Busset ouvrit le bal et Chanonat le clôtura. Extrait de la préface de Jean Anglade : “Je ne les ai pas tous connus : certains par renommée seulement, comme François Angéli, illustre graveur d’Henri Pourrat, d’autres in vivo, telle Léa Chapon qui peignait des fleurs plus belles que ne les a faites la nature ; Émile Méry qui m’a couché sur une de ses toiles ; Alfred Thessonnier, merveilleux portraitiste qui fit celui de Jean-Baptiste Marrou, maire de Ceyrat, et que je me surprends à aller encore admirer dans la salle du Conseil municipal.  Il en manque : Prosper Marilhat dont une rue de Thiers porte le nom ; l’Ecole de Murol, tout entière. On pourrait y joindre des croquis d’Alexandre Vialatte et d’Henri Pourrat car certains écrivains maniaient le crayon aussi bien que la plume”.

BOUCHEIX Bernard : L’École de Royat – La vallée des peintres romantiques. Préface de Jean Anglade.1 vol. br, 90 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Créer, 19 €

école royat► L’École de Royat, aussi modeste soit-elle, fut un terrain de prédilection pour bien des artistes de la toile. Ce petit village auvergnat, perdu dans sa vallée, témoigne de son glorieux passé pictural. Cette bourgade était emmitouflée dans une nature luxuriante. Les sources, les cascades, les ruines romaines et moyenâgeuses étaient gracieusement disposées. Ce paysage d’exception était dominé par son dolmen naturel : le Puy-de-Dôme. Cette montagne sacrée, aux origines celtiques et mystérieuses, porte en elle le temple de Mercure. Tout était réuni en un lieu pour faire effet en peinture. Par milliers, Ils sont venus de toute l’Europe pour découvrir ce site unique en France. L’époque romantique se situe dans la première moitié du XIXe siècle, avant l’arrivée du train. Plusieurs jours de diligence étaient nécessaires pour y accéder de la capitale.  En parcourant les estampes et gravures d’un collectionneur au musée de Royat, venez découvrir un monde à jamais révolu. Il y a 200 ans : premières approches, premières lithographies. La quantité impressionnante de peintres qui sont passés en ce lieu, démontre l’importance du site. Des maîtres prestigieux ont séjourné plusieurs semaines faisant école à l’auberge Ma Campagne de La Mère Gagnevin. Laissez-vous envoûter par ces artistes dans le tourbillon de l’Histoire, indéfinissable perception, merveille de la création ou paradis perdu de cette École de Royat.

CHALLET Gérard : Chapelles de Haute-Loire. Préface de Gérard Roche et de Mgr Luc Crepy. 1 vol. relié, 240 p, illustrations en couleur, lexique, biblio, éd. des Monts d’Auvergne – Créer, 24 €.

z chapelles haute loire► Le département de Haute-Loire est à l’écart des grandes métropoles, et n’est pas traversé par de grands axes routiers, ce qui fait que les lieux et les personnes ont gardé une certaine authenticité. Les habitants ont gardé les valeurs et la foi de leurs ancêtres. Ici, les chapelles sont vivantes : en se promenant dans les villages, on trouve un peu partout des sanctuaires amoureusement entretenus, aux bâtiments rénovés. Des fleurs agrémentent l’extérieur et l’intérieur. En Haute-Loire plus qu’ailleurs, les chapelles sont nombreuses, belles et souvent en parfait état. Ce guide contient de nombreux renseignements pratiques qui vous permettront de découvrir 180 d’entre elles. Les légendes locales seront la cerise sur le gâteau de l’émerveillement.

CHAMBAUD Bernard :  Les Saint-Nectaire, Senneterre, puis Senetaire, une famille d’Auvergne, de l’an 1040 à 2000. Nouvelle édition augmentée. 1 vol. br, 595 p, illustrations en couleur, éd. ARGHA (Chamalières), 50 €.

CHAUMAT Évelyne : La chapelle Saint-Jean de Saint-Amant : patrimoine auvergnat de l’Ordre de Malte. 1 vol. br, 54 p, illustrations en couleur, autoédition Evelyne Chaumat (ouvrage disponible sur le site Amazon) 10 €.

41tuaojewql._sx331_bo1,204,203,200_► Aujourd’hui jardin au bord de la Monne, à proximité du pont de Saint-Amant-Tallende où les enfants vont profiter de la fraîcheur de l’eau lorsque le soleil estival chauffe. Autrefois, une halte où l’on allait prier, un lieu où l’on se ressourçait après un chemin difficile et périlleux : une source, probablement sacrée, christianisée, devenue oratoire, puis Chapelle Saint Jean, propriété de l’Ordre de Malte. A partir de la lecture des documents d’archives, 600 ans d’histoire revivent. La chapelle, emportée en 1792 par une crue dévastatrice de la Monne était tombée dans l’oubli. Seul le nom « Saint Jean » est resté au travers des siècles.

les_poilus_d_orcines-98703COSTE Marcel : Les poilus d’Orcines, 1914-1918. 1 vol. br, 122 p, illustrations, éd . Foyer rural d’Orcines, 10 €

 Avec ce livre, Marcel Coste est parti sur les traces  des 304 Poilus de la commune d’Orcines rescapés de la guerre de 1914-1918, dont il retrace les parcours sur les différents champs de batailles et théâtres d’opération de la première guerre mondiale. Marcel Coste a déjà publié, en 2014,  chez le même éditeur, “Les victimes d’Orcines de la grande guerre 1914-1918” ainsi que, en 2016,  “Orcines et la guerre 1939-1945”. 

• DELAPORTE Sophie : Pierre Schœndoerffer ou la guerre.Préface de Stéphane Audoin-Rouzeau. 1 vol. br, 190 p, éd.  Nouveau monde éditions –  Ministère des armées, 18,90 €

Z ScheoRéalisateur souvent encensé (La 317ème Section, La Section Anderson, Le Crabe-Tambour, Diên Biên Phu), Pierre Schœndoerffer (né à Chamalières en 1928 et décédé à  Clamart en 2012) fut aussi un écrivain reconnu (L’Adieu au roi, Là-haut). Toute son œuvre cinématographique et littéraire a consisté en une exploration de l’Histoire – de la guerre en particulier. L’historienne Sophie Delaporte nous la fait (re)découvrir à travers cette “biographie guerrière”, pour reprendre les termes de Stéphane Audoin-Rouzeau qui en signe la préface. La bataille de Diên Biên Phu, à laquelle Schœndoerffer a participé en tant que cameraman pour le Service cinématographique des armées, a été à la fois l’événement matriciel de sa vie et le point de départ de sa carrière. La reddition, la longue marche vers les camps viêt-minh, la perte de son ami et photographe Jean Péraud, sa captivité l’ont marqué à jamais… Dès lors, Schœndorffer n’a eu de cesse de montrer de quelle manière les combattants avaient fait la guerre en Indochine, qui ils étaient et les valeurs forgées dans l’épreuve. Tout son travail évoque aussi la vie après la guerre, lorsque les hommes sont confrontés à la déchéance physique et sociale, et à leurs souvenirs, souvent hantés par la mort. Sophie Delaporte nous entraîne dans l’ombre de Schœndoerffer, au plus près de son sujet, la guerre, et de lui-même, à travers ses films et ses romans. Un décryptage unique qui permet de mieux comprendre l’oeuvre d’un des plus grands réalisateurs français.

DEYBER Alain : Vercingétorix, chef de guerre. 2è édition, revue et augmentée. Préface de Paul Marius Martin. 1 vol. br, 255 p, illustrations en couleur, glossaire, biblio, Sites Internet, éd. LEMME éditions (Clermont-Ferrand), 23 €.

Z Deyber2è édition, revue et augmentée. Aucun auteur jusqu’à maintenant n’avait rigoureusement étudié Vercingétorix -comme chef de guerre. Que sait-on de la formation militaire de ce célèbre Arverne ? Comment a-t-il pu, en peu de temps, abandonner Avaricum, remporter une victoire éclatante à Gergovia, et être battu à Alesia, alors que son armée et celle de « secours » n’étaient pas détruites ? L’organisation de l’armée gauloise, ses effectifs, son équipement, son entraînement, son fonctionnement, y seraient-ils pour quelque chose ? Vercingétorix vivait-il au contact de ses hommes ? Savait-il se montrer convaincant vis-à-vis de ses pairs, et ceux-ci lui sont-il restés fidèles ou au contraire l’ont-ils trahi ? Était-il indifférent aux difficultés de ses compatriotes ? Comment se sont déroulés les derniers jours de son existence ? Peut-on encore croire César, quand celui-ci clôt son De Bello Gallico sur l’image d’une Gaule vaincue et soumise à Rome ? Docteur d’état en histoire et civilisation de l’Antiquité de la Sorbonne-Paris IV, Alain Deyber est spécialiste d’histoire militaire, des origines à nos jours, et d’archéologie des champs de bataille. Ancien officier, l’auteur a été rédacteur au Service Historique de la Défense et professeur d’histoire militaire. Parmi ses nombreux écrits, les Gaulois en guerre – Stratégies, tactiques et techniques – Essai d’histoire militaire (IIe-Ie siècles av J-C), chez Actes Sud/Errance (2009), fait figure d’ouvrage de référence.

• FERNANDEZ Isabelle : Histoire des maisons de la place de Salers.  1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, autoédition Isabelle Fernandez (Clermont-Ferrand), 20 €.

téléchargement La place de Salers est moins immuable qu’il n’y parait. En étudiant les maisons qui l’entourent, il s’avère que ce lieu a sensiblement changé, au fil du temps et des événements. Deux maisons ont été incendiées au début du XXème siècle, d’autres ont été remodelées, la halle a été démontée, et les arcades – présentes au rez-de-chaussée de chaque immeuble- ont été bouchées. Exerçant dans le secteur bancaire, Isabelle Fernandez est originaire de Salers et elle est l’auteure des “Moulins et meuniers de Saint-Paul-de-Salers”, paru en 2013.

FROSTIN Anne : Les machines de Pascal : du bon usage des ressorts. 1 vol. br, 80 p, éd. Apogée (Rennes), 11 €

téléchargement► Le terme de machine revient de façon insistante dans les Pensées de Pascal. Les machines pascaliennes révèlent la puissance du machinal, tout en pointant les dysfonctionnements toujours possibles d’une raison qui peut si aisément se détraquer puisqu’elle est « ployable à tous sens ». Quelle machination faut-il mettre en place ? Notre époque a sans doute beaucoup à apprendre de cette recherche d’un bon usage de la “ machine” en nous pour savoir en jouer. Anne Frostin est professeure agrégée de philosophie. Elle a publié plusieurs articles sur Pascal et elle a participé sous la direction de Luc Foisneau à l’élaboration du “Dictionnaire des philosophes français du XVIIe siècle”, publié par les éditions Garnier-Flammarion.

• GRILL-MARIOTTE Aziza : Lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon. 1 vol. br, 60 p, illustrations en couleur, éd. Dolmazon (Le Cheylard),  9 €

9782911584657-475x500-1► Le Lieu de Mémoire au Chambon-sur-Lignon, dont ce livre présente le parcours, est consacré à l’histoire du Plateau  et aux différentes formes de résistances qui se sont déployées sur ce territoire pendant la Seconde Guerre mondiale. Incluant le Chambon-sur-Lignon et tous les villages environnants, le Plateau est un espace d’environ 500 km2, situé entre la Haute-Loire et l’Ardèche, à 1 000 m d’altitude. De nombreux réfugiés y ont été accueillis et sauvés en ces temps de guerre et de haine où régnait en France l’antisémitisme d’État du régime de Vichy. Ce guide propose un historique de ce lieu et les textes de l’exposition, illustrés par des photographies du parcours historique, de la salle mémorielle et du jardin de la mémoire.

•  LACOTTE Jean-François: La bête en GévaudanIllustrations d’Elza Lacotte. 1 vol. br, 106 p, illustrations en couleur,  éd. La Galipote (Vertaizon), 16 €.

imageCe ne sont pas les livres qui manquent sur cette sombre affaire qui a défrayé la chronique en plein Siècle des Lumières (de juin 1764 à juin 1767), alors que Louis XV régnait sur la France. L’histoire se passe aux frontières de l’Auvergne et du Gévaudan. Se produit en ce territoire situé à l’écart des grandes voies de communication, une suite ininterrompue d’attaques meurtrières, que l’on attribue à un monstre hybride de la famille des loups qui s’en prend aux « personnes du sexe » et aux enfants. Des attaques sanguinaires répétées qui conduisent les autorités à engager une chasse aux loups longtemps infructueuse. Celle-ci se prolongera sur trois ans ! C’est précisément cette histoire que nous raconte Jean-François Lacotte, professeur d’histoire-géographie, mais aussi passionné de légendes. Une narration qu’il accompagne de son regard d’historien soucieux d’ancrer les faits dans leur époque et dans leur environnement, mais aussi d’une approche journalistique en étayant son propos de témoignages et de documents officiels. Cependant la grande originalité de cet ouvrage tient à la quarantaine d’illustrations en couleur sue l’on doit à sa fille. Une note artistique qui confère une dimension toute particulière à ce livre, tant Elza Lacotte a sur marier avec talent l’art de l’estampe à l’ancienne et la naïveté du trait pleine de modernité.

• LAFARGE Monique : Cantal : 100 lieux pour les curieux. Nouvelle édition. Photographies en couleur de Joseph Bollon. 1  vol. br, 170 p, illustrations, cartes, index, éd. Christine Bonneton, coll. Guide insolite, 15,50 €.

Z CantalDe nombreux trésors méconnus attendent le lecteur  au fil des pages de ce guide pas comme les autres. De jardins insolites en sites naturels remarquables, d’objets inattendus en œuvres d’art exceptionnelles d’hier et d’aujourd’hui, on se laisse étonner, tout simplement… Monique Lafarge est née à Moussages, dans le Cantal et elle a été  pendant 25 ans, responsable de la médiathèque communautaire de Mauriac. Avec passion et dotée d’une  une vive curiosité, elle revisite son pays, avec, à ses côtés, le photographe Joseph Boilon. Installé à Aurillac, où il enseigne l’art appliqué, il a travaillé pendant des années comme technicien dans le milieu du spectacle parisien.

• PÉRISSEL Bernard : Les coteaux de Randan : nouvelles des communes des Coteaux de Randan parues dans les journaux du Puy-de-Dôme entre 1807 et 1950. 1 vol. br, 200 p, autoédition Bernard Périssel (Clermont-Ferrand),  19 €

28582721807-1950 : près de 150 ans d’histoire des Coteaux de Randan vus à travers la presse de l’époque. Dans le cadre d’une aide à la publication, la communauté de communes des Coteaux de Randan a décidé de permettre la parution d’un remarquable travail d’historien réalisé par le Monsois Bernard Perissel. La vie locale sociale, politique et spirituelle d’alors y est ici décrite, vue sous le prisme de plus de 800 articles de presse et 150 illustrations originales. L’auteur a compilé, trié, hiérarchisé une somme monumentale de documents, passionné qu’il est par le travail de recherche au sein des Archives départementale du Puy-de-Dôme. Le talent de l’historien force le respect : petit fils de Pierre Perissel, ancien maire de Mons et suppléant du juge de paix de Randan, Bernard Perissel est Maître de Conférence émérite des Universités, ancien praticien du CHU de Clermont. Mais c’est en historien et aquarelliste qu’il vit sa retraite, ayant déjà commis plusieurs ouvrages d’histoire locale.

PRIVAL Marc : Auvergnats et Limousins en migrance. Illustations de  Michel Cottier. 1 vol. relié, 352 p, illustrations n-b, éd. de la Montmarie, 29 €.

1c-migration► Il faut bien reconnaître que nos contemporains s’intéressent davantage à ce qui est lointain dans le temps (la préhistoire) ou dans l’espace (l’astronomie) qu’à ce qui nous touche de près : les migrations de nos pères auvergnats et limousins au XXe siècle par exemple. Ils sont partis pour pratiquer des métiers de peine : « à la faux », « à la scie », « au sucre ». Les plus habiles sont devenus sabotiers, maçons, boulangers, chaudronniers, étameurs… D’autres ont exercé des activités que l’on qualifie aujourd’hui de services : ramoneurs, chiffonniers, cochers de fiacre, chauffeurs de taxi… Les plus entreprenants sont entrés dans le négoce des parapluies, de la toile, des vins fins, ou ont fondé des industries (minoteries, centrales hydrauliques…). Cet ouvrage est constitué de centaines de récits de vie ; de généalogies ; de photos d’archives familiales ; de cartes, etc. A l’histoire et à la géographie d’un flux migratoire s’ajoute la riche substance anthropologique du vécu des expatriés : en Hollande, Belgique, Suisse, Espagne, ou plus simplement hors de leur Massif Central natal. La survie de “l’espèce” – auvergnate ou limousine en l’occurrence – a été assurée par l’émigration jusque dans les dernières années du XXe siècle. C’est à l’approche de ce phénomène majeur que nous convie cet ouvrage, richement illustré par des documents tirés d’archives privées, donc inédits pour la plupart. Le crayon talentueux de Michel Cottier donne à ce livre la touche artistique ultime.

• RENARD Michel : Auvergnats titrés par le Premier Empire. 1 vol. br, 56 p, illustrations en couleur, éd. ARGHA (Chamalières), 17 €.

• Sauxillanges et la Grande guerre. 1 vol. br, 86 p, illustrations en couleur, éd.  Association Passé antérieur du canton de Sauxillanges, 15 €

sans titre► Neuvième bulletin que l’association Passé Antérieur du Canton de Sauxillanges  consacre à la Première Guerre, ce nouvel ouvrage intitulé  Sauxillanges et la Grande Guerre  revient sur le parcours de ces 56 Sauxillangeois morts lors du conflit et dont le nom figure sur le monument aux morts de la commune. Il s’intéresse également à l’histoire de tous ceux qui ont  participé à la  Der des Der  et qui ont eu la chance  d’en revenir. Au fil des pages, grâce aux documents, photos ou objets conservés par leurs descendants, chacun de ces « poilus » nous raconte un peu de son histoire : forcément tragique pour certains, un peu moins douloureuse pour d’autres. Mais assurément des vies chamboulées pour tous ces Sauxillangeois de naissance ou de cœur.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• LEBOCEY Julien : Minéraux : le guide des passionnés. 1 vol. relié, 600 p, 2000 illustrations n-b et couleur, 250 dessins de cristaux, index, biblio, liste des musées, éditions du Piat, 40 €.

Lebocey1Un nouveau guide incontournable, le plus complet publié en France qui se révélera utile aussi bien aux collectionneurs et aux  prospecteurs, u’aux simples curieux de la Nature.Le grand public de tout âge pourra y découvrir le monde merveilleux des minéraux. Les collectionneurs débutants à confirmés y trouveront des informations fiables et vérifiées, utiles pour déterminer et reconnaître les minéraux que l’on peut rencontrer sur le terrain, dans les musées ou en visitant les collections et les salons de minéraux. Ce guide est le fruit d’un  long travail de collectes d’informations et de remise en forme, mené depuis 2012,  auquel s’est livré Julien Lebocey. Il a été  épaulé en cela par toute l’équipe des Editions du Piat et sa horde de passionnés à l’image de de Roger De Ascençao Guedes, Louis-Dominique Bayle, Christian Vialaron, Lionel Robertson…, fournissant informations et surtout iconographies.

PRADIER Corinne: Lieux mystérieux en Auvergne. Nouvelle édition.  Photographies de Vincent Joffre. 1 vol. br, 146 p, illustrations en couleur, biblio, éd. Ouest-France, coll.Itinéraires de découvertes, 15,90 €.

Z PradierL’Auvergne, terre volcanique mystérieuse et haut lieu de spiritualité (le Puy en Velay, temple de Mercure au sommet du Puy, grandes églises romanes auvergnates.), se prête particulièrement à ce sujet porteur, très prisé des lecteurs actuellement. Le périple part du haut lieu spirituel de Saint-Michel d’Aiguille, pour se terminer au cour du Triangle de la Burle, ou « Bermudes des Cévennes » , lieu  d’étranges catastrophes aériennes. Membre de la Société des gens de Lettres, Corinne Pradier, qui réside en haute-Loire,  est une auteure indépendante depuis 2004.On lui doit, notamment,  des nouvelles et des poésie, mais elle réalise aussi des  reportage (magazines, guides ou beaux livres) et anime des ateliers d’écriture.

• ROSSITER Ginny: La Falaise du Blot, Les volcans et l’homme préhistorique. Préface de Jean-Noël Borget. 1 vol. br, 80 p, format à l’Italienne, illustrations en couleur, éd. Créer, 18 €.

z3► Découvrir la magnifique Falaise du Blot dans toutes ses humeurs, par toutes les saisons, depuis l’ensemble de ses immenses étendues de lave jusqu’aux plus minutieux détails. Laisser vous séduire par la magie du lieu, chercher à comprendre cette formation géologique insolite et les personnes qui y ont séjourné au moment le plus froid de l’histoire de l’humanité. Puis visiter les volcans où la lave est née, où d’autres campements d’humains encore plus anciens ont séjourné, et ensuite découvrir les mammifères fossilisés que la lave a préservés pendant des millions d’années. Le tout dans un rayon de cinq kilomètres autour de la falaise du Blot. Ce livre est à la fois un album photos et l’histoire de ce paysage extraordinaire depuis sa formation au temps des volcans jusqu’à l’installation des humains dans un milieu peu accueillant. Informatif, accessible à tous, il invite le lecteur à partager une aventure de découverte peu commune.

◘ GÉOGRAPHIE – GUIDES 

• Explorer la région d’Auvergne. 1 vol. br, 360 p, illustrations en couleur, index, éd. Lonely Planet coll. L’essentiel, 14,50 €.

9782816177220-auvergne_gLe guide Lonely Planet qui va à l’essentiel, pour découvrir le meilleur de l’Auvergne…Un guide tout en couleur illustré par des dizaines de photos qui fait le plein d’itinéraires pour partir en week-end ou en escapade dans cette région prisée pour sa nature préservée et son patrimoine culturel. Il comporte des plans en couleur des principales villes (Clermont-Ferrand, Le Puy-en-Velay, Vichy…) et on y trouvera le  top des meilleures choses à voir et à faire sur place, par région et par thématique, ainsi que des sections ciblées sur l’histoire, les arts, la culture et la cuisine. Le guide propose aussi des focus sur les sites naturels incontournables et les plus belles randonnées : la chaîne des Puys, les gorges de l’Allier, les monts du Cantal, les plateaux de l’Aubrac… Autre intérêt : la découverte du patrimoine auvergnat avec  les églises romanes, l’abbaye de la Chaise-Dieu, le Puy-en-Velay, le viaduc de Garabit, la coutellerie de Thiers…Cantal, saint-nectaire, salers, fourme d’Ambert on y trouvera les meilleurs plans pour découvrir les produits du terroir et en particulier les fromages.Un chapitre est dédié aux  activités en plein air, d’été ou d’hiver : randonnée, kayak, vélo, ski, balades à cheval ou avec des raquettes…

• SEREX Anthony, LABOURDETTE Jean-Paul, AUZIAS Dominique : La voie du Puy-en-Velay : les chemins de Compostelle. Nouvelle édition. 1 vol. br, 240 p, cartes, illustrations en couleur, index, éd. Nouvelles éditions de l’université, coll. Petit Futé – Thématique – Guide, 9,95 €.

9791033160465Partir vers un champ d’étoiles, n’est-ce pas là l’un des plus vieux rêves de l’humanité ? Et si vous allez ou avez déjà acheté ce guide, c’est que vous êtes sur le point d’accomplir ce rêve ! Quelle que soit votre motivation, spirituelle ou autre, le Petit Futé vous propose avec cette nouvelle édition du Chemin du Puy un guide vraiment pratique permettant de relier pied en une trentaine de jours Le Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port. Suivant de près, mais parfois s’éloignant un peu, du fameux chemin GR ous indique tout ce qu’il faut savoir sur les étapes. Dans ce guide réalisé sur le terrain pour les pèlerins, vous découvrirez tout ce qu’il faut voir, laissant à chacun la liberté de tracer son propre chemin et de s’arrêter à sa guise. Sur le chemin, chacun contemple les paysages, les sites et les monuments, mais il faut aussi connaître les bonnes adresses pour dormir -privilégiant les gîtes d’étape et les auberges pèlerines donativo, mais signalant également les chambres d’hôtes et les hôtels plus luxueux- et les bonnes adresses pour manger -les excellents produits du terroir des régions gourmandes traversées (de l’Aubrac au Sud-Ouest, il y a de quoi se régaler en chemin). Là encore, notre rôle de guide est d’ouvrir le chemin, pas de le refermer sur une sélection d’adresses qui respecteraient « l’esprit du chemin”…(extrait de la préface).

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• ADAM Gabrielle : Ces grands-mères qui savent tout. 1 vol. br, 180 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 15 €.

SpechtChaque été, la jeune Cynthia quitte Paris pour rejoindre avec bonheur la Normandie où vit Gilles, son ami de toujours, et sa grand-mère d’adoption, Léontine. Mais cette année-là, dans le décor enchanteur du bocage, les jeux insouciants de l’enfance, les bêtises de gosses dans les champs, les farces et les rosseries font doucement place à un sentiment plus euphorique, vite contrarié par la découverte épouvantée que font les jeunes gens qu’ils sont peut-être frère et sœur. Bien décidés à triompher des obstacles, de l’attitude ambivalente et hostile de leur entourage, des non-dits que leur imposent les adultes, Cynthia et Gilles perceront-ils les mystères d’une photo jaunie et d’une déplaisante tache de naissance ? La douce et dévouée Léontine, mémoire du village, sait tout, ils en sont persuadés. Révélera-t-elle enfin cette vérité qui la ronge depuis seize ans et qui permettrait pourtant à ses deux protégés de prendre leur envol ? Gabrielle Adam est l’auteur d’un précédent roman paru aux éditions Lucien Souny : Pour L’Amour de la vigne (2017).

• ARRIBA Suzanne de : Tempêtes sur les terres hautes. 1 vol. br, 230 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

Specht► Depuis trois générations, les Terres-Hautes sont aux mains de la famille Ogier qui y cultive la vigne et les arbres fruitiers sur trois propriétés. En ce XXIe siècle, le monde bouge, les gens consomment autrement, la concurrence s’intensifie, la météo devient plus instable et les producteurs locaux souffrent. Pire, les enfants qui ont immuablement assuré la relève, tel un devoir à accomplir, rêvent de salaires, de vacances et de loisirs. Ils sont prêts à abandonner leur famille et un avenir déjà tracé pour vivre selon leur époque. Florimond part s’établir à Lyon avec sa copine. Quant à Amandine, si elle se montre digne héritière de l’exploitation, elle est bien décidée à la gérer comme elle l’entend, en introduisant les toutes dernières technologies. Combien de temps ces jeunes résisteront-ils à l’appel de la terre, de leur famille, de leurs ancêtres, mais aussi de leurs amours naissantes ? Alors qu’ils se débattront entre la tradition et le chant des sirènes, les anciens, eux, devront apprendre à lâcher prise et à apprivoiser la modernité avec tout ce qu’elle offre de bon, même les choses les plus bouillonnantes. Une odyssée féminine, une belle histoire de transmission et de liens intergénérationnels, et une saga familiale que l’on n’oublie pas ! Suzanne de Arriba est l’auteur de nombreux romans parus aux éditons Lucien Souny, dont Un Ange égaré sur la terre (2018), Une Famille du coteau (2016), Une Vie en chantier (2015), Le Val aux iris (2017).

• AUBARD Yves : Du Duc au Roi – La Saga des Limousins : Tome 12 :  De Barbastro à Hastings – 1062 – 1066 . 1 vol. br, 328 p, éd. Geste éditions, 22 €.

166715► Du duc au roi est le tome 12 de La Saga des Limousins. Il se déroule entre les années 1062 et 1066. Nous y verrons le pape ordonner la première « croisade », contre les Maures d’Al-Andalous, qui aboutira à un grand massacre à Barbastro. Les descendants du seigneur de Châlus ne seront guère enthousiasmés par ces tueries au nom de leur Dieu. Ils trouveront même chez les Infidèles des gens très respectables et l’amour. Guillaume de Normandie, de son côté, s’est vu rafler la couronne d’Angleterre par le Saxon Harold. Il va minutieusement préparer sa revanche dans le but de conquérir ce qui lui avait été promis et qu’il estime être son dû. Nos Limousins prendront une part active dans les grandes batailles de l’époque, on se demande même si Guillaume aurait remporté la bataille d’Hastings sans eux !Né en 1957, Yves Aubard est professeur de gynécologie au CHU de Limoges.

 • AUBARD Yves : Les brodeuses- La Saga des Limousins : Tome 13 :  De Cantorbery à Bayeux  (1066-1073). 1 vol. br, 322 p, éd. Geste éditions, 22 €.

172219 Les Brodeuses, de Cantorbéry à Bayeux, est le tome 13 de La Saga des Limousins, il se déroule entre les années 1066 et 1071. Guillaume de Normandie devra faire face à de nombreuses difficultés pour asseoir son autorité sur l’Angleterre dont il vient d’accaparer la couronne. Les femmes de la famille, quant à elles, trouvent un moyen original pour immortaliser les préparatifs et la conquête de l’Angleterre par les Normands : elles vont réaliser une immense broderie qui relatera chaque étape de cette épopée. Le jeune roi Philippe de France, en manque de conseillers qualifiés à ses côtés, va recruter son cousin Vladimir et sa cousine Ingrid, qui vont prendre ses affaires en main en commençant par lui trouver une épouse.

 • AUBARD Yves : L’enfant loup- La Saga des Limousins : Tome 14 :  De Pampelune à Canossa (1073-1079. . 1 vol. br, 322 p, éd. Geste éditions, 22 €.

175685 Dans ce volume, nous retrouverons un enfant disparu qui aura quelques difficultés à admettre qu’il n’est pas un loup. Nous verrons également le début des luttes et de la querelle dite « des investi­tures » entre la papauté et les empereurs de Germanie, qui dure­ra plusieurs décennies. En Angleterre, Guillaume aura bien du mal avec ses barons et de l’autre côté de la Manche, avec son fils aîné, tous rebelles à son autorité. Philippe, le roi de France, ne manquera pas de se réjouir des difficultés de son puissant voi­sin. Enfin, nous assisterons à la mainmise progressive des Nor­mands sur le sud italien, d’où ils chasseront progressivement les Lombards, les Byzantins et les Arabes. Naturellement, les des­cendants du seigneur de Châlus seront aux premières loges de tous ces événements et même bien souvent sur la scène elle­-même.

• BERGOUNIOUX Pierre : Faute d’égalité. 1 vol.  br, 32 p,   éd. Gallimard, coll. Tracts (n° 3), 3,90 €.

Tracts_N°3_07022019_Bergounioux.indd► “On attendait d’énergiques initiatives, des changements effectifs, de vrais événements. Ils ne se sont pas produits. Cinq décennies ont passé en vain, à vide, apparemment. Et puis ce qui aurait dû être et demeurait latent, absent fait irruption dans la durée.”   Pierre Bergounioux entreprend ici de saisir les origines et la signification du soulèvement social que la France a vécu ces derniers mois. Il enracine sa réflexion dans l’histoire des nations et des idées occidentales, en vertu de l’axiome selon lequel tout le passé est présent dans les structures objectives et la subjectivité des individus qui font l’histoire. Ainsi se poursuit, jusque dans les formes les plus contemporaines de la contestation, en pleine crise du capitalisme et de la représentation politique, le rêve égalitaire qui nous est propre.

• BERGOUNIOUX Pierre : Le corps de la lettre. Illustrations de Jacquie Barral. 1 vol. br, 64 p, illustrations n-b et couleur, éd. Fata Morgana, 13 €.

Z Berg (2)De l’alphabet cunéiforme, des tablettes d’argile et du stylet romain jusqu’au roman faulknerien, Pierre Bergounioux retrace l’histoire de la lettre. L’écriture de Pierre Bergounioux est dans le combat, elle est le combat lorsqu’il s’agit de remettre de l’ordre dans la mémoire. Les armes viennent tempérer l’autonomie sacrée de la littérature en en soulignant la relativité historique. Les millénaires sont convoqués, la lumière brille sur un monde enfoui derrière les signes : le corps de la lettre est celui du temps, son épaisseur est sondée. L’ouvrage comporte une reproduction de l’alphabet complet, dessiné par Jacquie Barral, qui a suscité ce texte.

• BOIS Ariane : L’île aux enfants.1 vol. br, 230 p, éd. Belfond, 21 €.

9782714481481ORI “Roman poignant, L’île aux enfants” raconte l’exil forcé de milliers d’enfants vers la métropole. Un scandale d’état raconté à hauteur de deux fillettes au destin brisé”, écrit Blandine Hutin (La Montagne – 15 mars)… Pauline, six ans, et sa petite sœur Clémence coulent des jours heureux sur l’île qui les a vues naître, la Réunion. Un matin de 1963, elles sont kidnappées au bord de la route et embarquent de force dans un avion pour la métropole, à neuf mille kilomètres de leurs parents. À Guéret, dans la Creuse, elles sont séparées.  1998 : quelques phrases à la radio rouvrent de vieilles blessures. Frappée par le silence dans lequel est murée sa mère, Caroline, jeune journaliste, décide d’enquêter et s’envole pour la Réunion, où elle découvre peu à peu les détails d’un mensonge d’État.  À travers l’évocation de l’enlèvement méconnu d’au moins deux mille enfants réunionnais entre 1963 et 1982, dans le but de repeupler des départements sinistrés de la métropole, Ariane Bois raconte le destin de deux générations de femmes victimes de l’arbitraire et du secret. L’histoire d’une quête des origines et d’une résilience, portée par un grand souffle romanesque.

• BORDES Gilbert : L’année de la pluie.  Livre en grands caractères. 1 vol. br, 384 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16,  24,50 €.

z bordesPluie diluvienne, famine, terreur et haines à la cour de France. Bienvenue en 1316. Au début du XIVe siècle, le climat change. En 1316, la pluie détruit les récoltes et provoque l’une des plus grandes famines du Moyen Âge. À l’aube de la guerre de Cent Ans, le royaume de France est plus que jamais divisé.  Louis X, fils de Philippe le Bel, est un roi faible. Son oncle, Charles de Valois, gouverne le pays à sa place dans le dessein de monter sur le trône. Il se met en quête du trésor des Templiers, que l’on dit caché au château de Conflans. Seuls Isabeau et Louis, les petits-neveux du grand maître Jacques de Molay, mort sur le bûcher, ont échappé au massacre de leur famille et sont secrètement placés sous la protection d’Eude de Breiville.  Cet humble seigneur à la carrure de géant voit sa tâche se compliquer avec les premiers émois d’Isabeau, qui se portent sur son fils Geoffroy, et ne tarde pas à se retrouver au cœur d’un redoutable jeu de pouvoir et de manipulations… Avec lui, on vit à la cour de France où le poison est le meilleur argument pour asseoir l’autorité d’une multitude d’intrigants

• BORDES Gilbert : La Garçonne. 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans terre de France, 20 €.

41kotyj15sL._SX309_BO1,204,203,200_► On appelait Louison “ la Garçonne ”, braconnière solitaire des bois de Sologne en ces années 1930. Presque dix ans plus tard, au terme d’un long exil dans le nord du Canada, elle revient sur les lieux d’un drame qu’elle n’a jamais oublié. A la fois par désir de vengeance et en quête de ses origines… À vingt ans, sa beauté rousse ensorcelante et son indépendance dérangent. Celle qu’on surnomme la garçonne aime s’aventurer la nuit tombée dans la profondeur des bois pour braconner. Les villageois s’interrogent : pourquoi cette orpheline est-elle la protégée du puissant comte de Cressey ? Un soir de novembre 1937, deux hommes l’agressent. Un traumatisme dans sa chair qui va bouleverser pour toujours son rapport à la vie, à la mort. Emportant avec elle ses secrets, Louison décide un jour de quitter son village de Sologne. Loin de ceux qui ont veillé sur elle, enfant, loin de ceux qui la haïssent… Et loin aussi de celui qui n’a jamais cessé de l’aimer. Pour mieux fomenter sa vengeance ? Quand les années noires de l’Occupation auront révélé, parmi les habitants de Saint-Roch, les valeureux et les lâches… Né en Corrèze, Gilbert Bordes est l’auteur d’une quarantaine de romans. Membre de la Nouvelle Ecole de Brive, il a obtenu le prix RTL Grand Public pour La Nuit des hulottes et le prix Maison de la Presse pour Le Porteur de destins. Les Presses de la Cité ont notamment publié Le Cri du goéland, Le Barrage (dans la collection Trésors de France), Chante, rossignol et La Belle Main.

• BOURDELAS Laurent : Le noyé des bords de Vienne. Roman policier. 1 vol. br, éd. Mon Limousin, coll. Noir Limousin, 17 €.

Z BOURDELASUne nouvelle aventure du Capitaine Vinoy, une enquête tout en finesse qui ménage le suspense d’un bout à l’autre, nous faisant passer du Limoges d’aujourd’hui au Paris de la Révolution. Avec l’apparition d’une personnalité singulière, Imbert de Boudeau, prêtre défroqué, franc-maçon. Découvrirons-nous qui est le noyé des bords de Vienne ?… C’est le deuxième roman policier de l’auteur qui construit l’intrigue entre une époque historique, la Révolution française cette fois, et l’époque actuelle. Suspense et histoire au programme.

• BROCCHI Pierre : Oubli interdit. 1 vol. br, 272 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 7,50 €.

BROCHI Peu de temps après les funérailles du vieil Adrien Ragnotti, le corps de son fils Jacques est retrouvé sur une plage, une croix gammée gravée au fer rouge dans le dos. Sur le registre de condoléances, on lira la même phrase que celle écrite lors de l’enterrement de son père : Souviens-toi du 6 juin. Alors que la police peine à trouver une piste, la sœur et les deux autres frères de Jacques disparaissent tour à tour. L’enquête pour meurtre puis pour enlèvement conduira les flics de l’Alsace au Roussillon en passant par Cortona, un village toscan. Mais la fratrie reste introuvable. En revanche, les souvenirs inaltérables et douloureux qu’a laissés une époque troublée et somme toute assez récente de notre Histoire refont surface et ravivent les sentiments les plus noirs et les plus violents. Rythme effréné et diabolique pour une affaire dont les ramifications sont beaucoup plus complexes et sordides qu’il n’y paraît. Pierre Brocchi est l’auteur de précédents polars dont Aucun répit, paru aux éditions Lucien Souny en 2018.

 • CONSTANT Marilou : L’iris du Luxembourg. 1 vol. br, 340 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 19,50 €.

SpechtQuand on aime les femmes, le jeu, la poésie et qu’on rêve d’aventures et d’horizons lointains, peut-on raisonnablement envisager de devenir prêtre ? C’est en tout cas ce que semble croire la mère de Jean-Charles, qui refuse de voir que les penchants de son fils ne sont pas compatibles avec ses desseins pour lui. Véritable dilemme pour le jeune homme… Pourtant, avant la fin de ce bel été qui s’ouvre devant lui, il aura fui son envoûtante Corse natale. Pour Paris d’abord, où il fréquentera aussi bien les cabarets enflammés de Montmartre que les salons mondains. Puis, carte de presse en poche, il s’embarquera vers une autre île, à l’autre bout du monde, dans les Antilles espagnoles, où il abordera en pleine guerre hispano-américaine. Ce roman, inspiré de la vie de Jean-Charles, un de ces fameux « oncles d’Amérique » dont la tradition familiale a continué à perpétuer l’histoire, est une plongée extraordinaire dans le quotidien, les passions et les combats de ces aventuriers, mais également dans les événements d’une époque, dont l’auteur restitue le climat avec une sagacité et une justesse percutantes.

GRELET Marcel : Mi abuela, la muse de Jean Giraudoux, d’après le témoignage d’Ana Fernandez. 1 vol. br, 345 p, éd. EM éditions (Lèves), 19 €.

couverture► Parce que Jean Giraudoux refuse de quitter sa femme pour l’épouser, sa jeune muse et maîtresse l’abandonne brutalement. Son tempérament de feu ne pouvait se satisfaire de compromis. Fuyant l’Europe, Anita Fesser se réfugie à Buenos-Aires. Elle se marie avec Luis Madero, un diplomate argentin avec qui elle avait entretenu une relation sulfureuse à Paris. Ce nouvel ouvrage de Marcel Grelet est le fruit d’un hasard heureux, celui qui provoqua sa rencontre avec Ana Fernandez au cœur de la merveilleuse Barcelone. Marcel Grelet est écrivain, Ana est la fille de Rosita, employée des Madero. Et c’est bien Ana et Rosita qu’Anita Fesser a entraînées dans sa vie fascinante et ses souvenirs. C’est Anita Fesser qui leur a appris l’amour de l’art. L’accord est scellé, le romancier Marcel Grelet écrira la biographie profondément riche de ces trois femmes. L’ouvrage nous fait ainsi voyager de Paris à Buenos-Aires, d’Argentine en Hollande et d’Espagne en France puis au Royaume-Uni, avec en filigrane les peintures de Jongkind et les textes de Giraudoux, qu’Anita Fesser a fait aimer-découvrir à ses protégées, Rosita et Ana.

• JUNG Jacques : Le cordonnier d’Aubusson. Roman policier. 1 vol. br, 248 p, éd. Geste éditions, coll. Geste noir, 12,90 €.

160442 L’action se déroule à la fin des Trente Glorieuses en ces années pompidoliennes marquées notamment par le cessez-le-feu au Vietnam, et en France par le combat des féministes pour le droit à l’avortement. Louis Ducral, un cordonnier, est retrouvé dans son échoppe à Aubusson, une baïonnette plantée dans le thorax. Alors que les premières constatations se dirigent vers un suicide, l’inspecteur Castellon se souvient avoir croisé la victime dans l’affaire Maxime Ténégrier, une précédente enquête restée non élucidée et qui n’a pas cessé de l’obséder. C’est accompagné d’une jeune stagiaire qu’il retournera dans la Creuse, persuadé que les deux meurtres sont liés.  Avec sa fraîcheur et sa vivacité, la jeune fille va bousculer les certitudes du policier aguerri et réussira à imposer sa place dans un monde machiste.  Jacques Jung a effectué sa carrière dans la fonction publique au service de la défense du consommateur. Il a  également été  correspondant de presse et chroniqueur radio.

 • JUNG Jacques : Un p’tit coin tranquille en Creuse. Roman policier. 1 vol. br, 288 p, éd. Geste éditions, coll. Geste noir, 12,90 €.

170804Un corps flotte dans l’étang des Landes. Les inspecteurs Diégo Castellon et Martine Malicette découvrent au cours de l’enquête que la victime, ancien médecin SS de Dachau, s’était installée incognito à Chénérailles. Vengeance d’un rescapé des camps de la mort ? Pas si simple… La découverte d’un second corps, celui d’un homme lui aussi généraliste,mais à Gouzon,va brouiller les hypothèses échafaudées. Les investigations policières évolueront sur fond de scandale du Thalidomide, dans ce milieu rural des années soixante-dix, où l’emprise de la bourgeoisie est forte. Le substitut Dura Lex et les deux policiers tireront les fils de l’imbroglio de ces affaires, que le hasard a finement emmêlés au gré des événements.

 • JUNG Jacques : Vengeance en creuse. Roman policier. 1 vol. br, 240 p, éd. Geste éditions, coll. Geste noir, 12,90 €.

148252Un paysan est retrouvé assassiné dans un bois. Lorsque l’inspecteur Castellon prend en charge le dossier, un suspect est déjà inculpé, c’est André Roure, un jeune Réunionnais. Le policier s’interroge sur cette conclusion aussi rapide avec une culpabilité qui arrange tout le monde. L’enquête progressera de rebondissement en rebondissement dans un milieu hostile, peu ouvert à la confidence.Un retour dans la Creuse des années soixante qui hésite entre progrès et conservatisme. Les foires rythment la vie rurale, les réseaux publics d’eau potable ne desservent pas encore toute la population, les tracteurs et les diverses machines agricoles modernes apparaissent aux côtés des chevaux et des bœufs. Afin de réduire les effets de l’exode rural qui saigne les campagnes, les autorités font appel à des enfants originaires de l’île de la Réunion.

MARGERIT Robert : Les amants. 1 vol. br, 260 p, éd. Libretto, 8,90 €.

Z Margerit (2)Dans “Le Dieu nu” et dans “La Malaquaise”, Bruno, le héros de ces récits, a parlé à maintes reprises de son ami Richard Artigues, surnommé « le beau Rico. » C’est ce personnage que nous trouvons ici, dans une atmosphère d’avant guerre,  dans la grande ville de province qui a servi de cadre au “Dieu nu”.  Les Amants, c’est l’histoire de Rico et d’une femme au caractère sans mesure. Amants, complices, adversaires, ils se heurtent en un duel impitoyable. Et ce combat menace le bonheur de deux jeunes amants : la blonde et ravissante Junie, qui a découvert son idéal de l’amour dans un garçon de seize ans, joli comme une fille… Trop joli. Un  livre qui n’a pas d’autre prétention que de prêter la vie à quelques créatures dans lesquelles s’incarnent certaines passions, exigences et faiblesses humaines. Originaire de Brive-la-Gaillarde, Robert Margerit (1910-1988) a été journaliste et écrivain. Avec Georges-Emmanuel Clancier et René Rougerie, il a participé en 1945 à la fondation de la revue littéraire Centres. À partir de 1948, il est devenu rédacteur en chef du Populaire du Centre, où il est ensuite resté comme  chroniqueur après 1952.

MICHELET Claude: Des grives aux loups: Tome 2: Les palombes ne passeront plus. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. Pocket, coll. Terroir, 6,95 €.

les-palombes-ne-paeront-plusLa suite de la saga de la famille Viahle, dans le village de Saint-Libéral, après la première guerre mondiale… Si l’orage de la Grande Guerre est passé loin de Saint-Libéral, le sillon qu’elle a laissé n’en est pas moins profond. Le vieux monde a disparu. Les paysans n’en sont plus. Jean-Edouard Vialhe lui-même, le têtu patriarche, en convient. C’est à son fils, et à ses petits-enfants, de composer avec la modernité. Une modernité faite de nouvelles saignées, de nouveaux défis, de nouvelles misères. Car ce que prend la terre, la terre ne le rend pas toujours…

MICHON Pierre : La vie du Père Foucault, suivi de La vie de Georges Bandy. Nouvelle édition. 1 vol. br,  112 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 2 €.

Z MichonTextes extraits de “Deux vies minuscules”, dont la première édition remonte à 2002. Vieillard malade et silencieux rétif à la guérison. Homme d’Église autrefois flamboyant devenu alcoolique. Dans ces deux textes crépusculaires, Pierre Michon dépeint de sa plume rare deux existences fourbues, frappées de tragique et d’oubli. Deux Vies minuscules.  “Il n’avait pas davantage d’attaches avec un terroir imaginaire : né en Lorraine, puis garçon meunier quelque part dans le Midi, il avait fini par échouer là, à la faveur peut-être d’une de ces bougeottes où des ouï-dire prometteurs et invérifiables jettent le menu peuple, d’un cousinage entre patrons, d’un hasard domestique”.

• OLIVA Éric : Hotspots. 1 vol. br, 272 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Plumes noires, 7,50 €.

Z OlivaUne famille russe est sauvagement assassinée dans son restaurant. L’enquête est confiée au groupe Klein de la PJ de Nice. En quelques semaines, ces flics de pointe vont être confrontés à une série de meurtres, tous sur le même mode opératoire, mais sans lien apparent et toujours plus abjects. Une cadence infernale… Si toutes les scènes de crime mettent en évidence un homme aussi violent qu’ordonné, le manque d’indices empêche toute avancée. Cependant, l’ombre d’un psychopathe et tueur en série commence à planer sur ces multiples affaires qui, bien vite, n’en font plus qu’une. Éric Oliva est l’auteur de précédents polars, dont Le Vase rose (2018), Mafia en eaux troubles (2015), Mrs Meredith Brown (2014), Du soleil vers l’enfer (Prix Fondcombe, 2014).

• ONGENAE Sylvie : Le vieux qui promenait son chien. 1 vol. br, 190 p, éd. Lucien Souny, 16,50 €.

Le veux quiSamuel Amok a huit ans quand survient le pire drame pour un enfant : un accident lui arrache ses parents, son frère et sa sœur. Mais la vie ne s’arrête pas pour autant : il doit réagir, faire face, et survivre à ce funeste destin. Sans transition, il passe du bonheur le plus complet à la détresse la plus absolue. Dépouillé de tout lien affectif et de tout repère, il se dispersera et adoptera des comportements qui mettront ses jours en péril. Jusqu’à ce que son chemin croise celui d’un vieil homme, Henri, qui promène son chien. C’est l’étincelle qui fait tout chavirer, laissant entrevoir un horizon des plus inattendus. Et la métamorphose opère… Sylvie Ongenae signe ici une histoire à la fois drôle et émouvante sur l’enfance et ses avatars, fondée sur une intrigue riche en suspense, en rebondissements, et peuplée de personnages profondément humains. Elle interroge ce qui se produit au plus profond de l’être quand celui-ci est menacé d’un naufrage intérieur. Elle est l’auteur de plusieurs romans parus aux éditions Lucien Souny, dont Un Tiroir mal fermé (2017), L’Arbre à promesses (2016).

• PEYLET Gérard : Joseph Rouffanche – Une grande voix poétique. Préface de Élodie Bouygues. 1 vol. br, 124 p, illustrations, repères biographiques, bibliographie,  éd. PULIM – Presses universitaires de Limoges, 15 €.

z2Joseph Rouffanche, grand poète lyrique, discret et exigeant, a vécu en Limousin, loin de Paris, de ses modes et de ses snobismes. Il n’a pas connu la renommée nationale que son oeuvre méritait de rencontrer. Sa poésie n’existerait pourtant pas sans le Limousin, terre inspiratrice et fondatrice de l’écriture. Il ne s’agit pas pour autant d’une oeuvre régionaliste. Elle nous plonge dans une méditation plus large sur l’être, la mémoire, le temps. C’est cette écriture moderne, épurée, universelle, ainsi que son étonnante évolution vers la forme brève – presque le haiku – que nous voulons faire connaître. Table des matières : Préface : Joseph Rouffanche ou la valeur réelle- Espace du cœur – Passion du temps – Poétique – Conclusion.

• RÉTIER Pierre : Brinquebille. 1 vol. br, 242 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

SpechtÀ peine le patriarche est-il mis en terre que quelques visiteurs se présentent à la ferme pour acquérir, à bas prix, la petite propriété. Pour eux, aucun des trois enfants n’est en mesure de reprendre le flambeau. Le grand espoir de Charles et de ses deux sœurs réside dans le prochain retour de leur frère François. Depuis déjà plusieurs années, il s’est établi comme libraire à Paris. Renoncera-t-il à sa vie exaltante et à Saint-Germain-des-Prés pour s’exiler à Brinquelongue ? Le devoir familial sera-t-il suffisamment fort pour l’exhorter à tourner la page ? Parfois, la campagne recèle quelques trésors soigneusement cachés qu’il faut s’échiner à découvrir… François en aura-t-il la trempe ? Arrivera-t-il à ouvrir ce magnifique endroit au monde et à la modernité, et à lui insuffler un désir de changement ? Une chronique villageoise, comme Pierre Rétier en maîtrise l’art et la manière ! Des personnages atypiques, mais si véridiques ; des situations drôles, à la limite du burlesque ; des réparties qui font mouche. Mais Brinquebille est aussi une formidable histoire où l’amour entre deux êtres va réconcilier deux France.

• SIGNOL Christian : L’été de nos vingt ans. Livre en gros caractères. 1 vol. br,  320 p, éd. À vue d’œil, coll. 20, 21 €.

z signolChaque été, Charles invite Antoine chez ses grands-parents en Dordogne. Alors que tout les sépare – Antoine est boursier, Charles est fils de receveur des finances -, les deux adolescents partagent une amitié sans concession, une de celles qui aident à se surpasser. C’est le moment tant attendu des vacances, de ces chaudes journées où les garçons aident aux champs lorsqu’ils ne filent pas à bicyclette vers les eaux fraîches de la rivière. Sur ses rives, ils rencontrent Séverine, étudiante comme eux à Périgueux. Entre ces trois êtres, un lien se noue, fait d’amour et d’amitié. Mais ce bonheur que nul ne croyait menacé se brise à la fin de l’été 1939 : comme des milliers de jeunes qui ne demandaient qu’à vivre heureux, Charles, Antoine et Séverine vont devoir entrer en résistance pour retrouver l’harmonie perdue et la paix des saisons. Ce sont ces heures ardentes, celles d’une jeunesse bouleversée par la folie d’une époque, confiante dans l’amitié, le courage et la beauté du monde, que fait revivre Christian Signol dans ce roman poignant qui célèbre l’authenticité des âmes et la force des souvenirs.

• SIGNOL Christian : La promesse des sources. Livre en grands caractères. 1 vol. br, 290 p, éd. Gabelire (Montpellier), 23,50 €.

signolLorsque la mort de son père la ramène dans son Aubrac natal, Constance ne se doute pas que sa vie va être bouleversée. Installée à Paris, mariée puis divorcée, mère de Vanessa, quatorze ans, entraînée dans une vie professionnelle trépidante, trop de souvenirs déchirants l’éloignent de l’Aveyron où s’est écoulée son enfance. Pourtant, l’appel des sources va se faire entendre, porté par la voix d’Antoine, le journaliste local auprès de qui sa vie sentimentale connaîtra un renouveau. Constance décide de reprendre la coutellerie familiale. Un pari fou pour l’enfant du pays devenue une étrangère et, aux yeux de certains, une ennemie. Pourra-t-elle affronter les épisodes douloureux de son passé et se construire une nouvelle vie ? Dans la splendeur austère et envoûtante d’une nature sauvage, l’auteur des Vignes de Sainte-Colombe crée un magnifique personnage de femme, incarné à la télévision par Christine Boisson.

SIGNOL Christian : La vie en son royaume. 1 vol. br, 310 p, éd. Livre de Poche, 7,40 €.

Z SignolAprès son internat, le jeune Dr Vialaneix accepte l’offre du maire d’une petite commune du Limousin de s’installer dans la maison de santé du village. Tout en alternant les visites à domicile et les consultations au cabinet, il est témoin de la disparition d’une génération touchée par la maladie, l’isolement et la solitude. Sa rencontre avec l’infirmière de cette unité de soins lui apporte la force et le réconfort dont il a besoin pour exercer son métier. Plus qu’un métier, en réalité : une vocation, qui le pousse à prendre sous son aile une adolescente pleine de vie qui lutte contre le cancer. Pendant une année, au rythme des saisons, le Dr Vialaneix va nous faire partager ses combats, ses échecs, mais aussi ses succès, dans la splendeur d’un monde finissant. À travers ce très beau portrait d’un homme d’une profonde humanité, Christian Signol brosse le tableau d’une campagne magnifique mais désertée, en un émouvant hommage aux médecins de campagne trop souvent démunis pour accompagner au quotidien ceux qui luttent avec courage et s’efforcent de croire encore à un bonheur possible.

• SOLAIR Marie-Anne : Malaveil ou le soleil des loups. 1 vol. br,  313 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 7,50 €.

Z SolairRentrant chez lui après avoir fait la fête en compagnie de joyeux amis, Bertrand de Malaveil s’égare. Le hasard le conduit vers un manoir où il est recueilli par une jeune femme. Il est loin de se douter que la nuit passée auprès de cette inconnue bouleversera sa vie. Son père, Guillaume, personnage despotique, dur et ancré dans la tradition, choisit et lui impose sa future épouse. Quelques mois après le mariage, au petit matin, des jumeaux sont retrouvés au pied du château. Sur ordre du maître des lieux, le garçon sera adopté et deviendra l’héritier de l’illustre famille qui a le loup pour emblème. La petite fille sera confiée à un orphelinat. Le drame de la mésentente, celui de la guerre de 14 qui éclate, mais surtout la recherche désespérée de Bertrand pour retrouver l’enfant abandonnée, ébranleront la vieille demeure. La paix sera-t-elle accordée un jour à ces êtres d’orgueil et de passion que sont les Malaveil  

• SOUMY Jean-Guy : Le feu brûlait en elles. 1 vol. br, 624 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 9,50 €.

Z SOUMY Onze femmes… Elles vont être onze à se transmettre, de génération en génération, la flamme que Marie, la première, a cueillie au « feu perpétuel » qui brûlait sur la place de ce village de la Creuse, dans le terrible hiver de 1709. De mère en fille, à travers trois siècles d’Histoire, misérables ou riches, sages ou folles – portefaix sur les pavés de Paris, courtisane sous la Révolution, cantinière pendant la retraite de Russie, grande bourgeoise révoltée, aventurière, danseuse étoile de l’Opéra de Paris –, ces femmes, qu’une même ardeur, qu’une même passion anime, accomplissent un unique destin : celui de la femme éternelle que rien, jamais, ne peut abattre. À cette aventure romanesque, bouleversante en chacune de ces incarnations, il fallait du souffle, un cœur généreux et une exigence sans faille : Jean-Guy Soumy. L’auteur vit dans la Creuse où il est né en 1952. Prix des Libraires en 1998 pour La Belle Rochelaise, il a publié dix-huit romans, dont Les Moissons délaissées (1992), Le Congrès (2010), Le Silence (2013). Un feu brûlait en elles a paru aux éditions Robert Laffont en 2012.

• TABOURY Daniel : De retour. 1 vol. br, 168 p, éd. Lucien Souny, 14 €.

Z Taboury► Après une trentaine d’années à l’étranger, Paul devance sa retraite, quitte l’Uruguay et revient dans sa région natale vers un héritage des plus inattendus. Il avance à pas comptés sur les terres de son enfance. S’est produite ici la rencontre décisive d’une femme, qui a bouleversé à jamais l’adolescent qu’il était. Mais, près d’un demi-siècle plus tard, que sont devenus les êtres et les lieux qui ont peuplé sa mémoire ? Le désir de s’en rapprocher à nouveau est aussi nécessaire que redoutable. Peu à peu, le passé se révèle et altère images et souvenirs que l’éloignement avait entretenus. Des rencontres, des espoirs, des trahisons, des soupçons, des idylles surgissent à l’improviste. Et des baisers se posent là où on ne les attend pas. Avec une précision horlogère, l’auteur tente de remonter l’implacable mécanique du temps. Un parcours au fil duquel on peut tout autant se perdre que se retrouver. Mais est-il possible de rebrousser chemin sans s’égarer ? Aux éditions Lucien Souny, Daniel Taboury a signé précédemment plusieurs romans, dont Silence de plomb (2017) et Le Triton du diable (2000, 2017).

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• ALEMANY Véronique, MAURER MONTOZÉ Claire (sous la direction de) : Peindre dans la vallée de la Creuse (1830-1930). Préfaces de Patrick Ollier et Olivier de la Serre. 1 vol. br, 176 p, illustrations n-b et couleur, biblio, index, chronologie, éd. Snoeck Publisher (Gand – Belgique), 20 €.

téléchargement►  Combien de fois a t-on vu en vente publique un château de Crozant rebaptisé “Château cathare” ou un moulin de la Folie sur la Sédelle à Crozant déménagé sur l’Aven ? Même l’important Paysage de la Sédelle de Picabia était entré dans les collections du musée national d’art moderne sous l’appellation : Paysage du Pays basque. C’est ainsi que, dépourvue de chercheurs, d’amateurs, de collectionneurs, mal localisée, mal reconnue, et en martyrisée par les barrages en béton, la vallée de la Creuse est restée la grande oubliée du paysagisme moderne. Aujourd’hui, grâce à cette exposition, la vallée des peintres de la Creuse gravit une marche vers une juste reconnaissance. C’est une occasion unique, devant un ensemble représentatif d’œuvres, de tenter de cerner l’identité singulière des sites de la Vallée de la Creuse. Simplement un pittoresque authentique et non frelaté, une campagne ancestrale et des sites naturels encore sauvages. La vallée de la Creuse, celle qu’avait si bien décrite George Sand : Ici, tout est d’une désolation si pompeuse et si riche d’accidents que le peintre ne sait où s’arrêter… , donne l’envie de peindre.

LEMAÎTRE Nicole (sous la direction de) : Edmond Michelet, un chrétien en politique. Actes du colloque des 10-11 décembre 2010.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 264 p, éd. Parole et silence, coll.  Collège des Bernardins – Colloques, 22 €.

BERNARDINS-21 Edmond MicheletL’action politique et la foi religieuse sont-elles compatibles ? La réponse de nos contemporains est a priori négative tant l’action politique suppose de compromissions voire de corruption. Pourtant a XXe siècle, Edmond Michelet affichait sa foi sans ambiguïté ; les fondateurs de l’Europe (Robert Schuman, Alcide de Gasperi…), les promoteurs de l’amitié franco-allemande (Konrad Adenauer, Charles de Gaulle…) étaient des catholiques convaincus. Avec des protestants, des juifs, puis des orthodoxes et des musulmans issus de l’immigration, ils ont construit la paix et bataillé pour la justice sociale et la défense de la démocratie. Cet ouvrage étudie l’action et les convictions d’un catholique qui a concrétisé les rêves d’une génération née dans l’idéal péguyste, des hommes formés dans les mêmes moules de l’Église romaine et de l’État républicain et qui se sont trouvés confrontés brutalement aux idéologies fascistes, aux guerres et à leur violence déshumanisante ; des hommes qui, revenus de l’enfer de la guerre, se sont voués à la reconstruction et à la décolonisation. Comment Edmond Michelet a-t-il pu agir en politique sans renier ses convictions religieuses ? Comment a-t-il pu agir en chrétien dans un État laïc face aux drames de l’après-guerre ? Ce dossier historique replace son action dans des contextes parfois oubliés ou interprétés de façon téléologique. Il permet de comprendre les ressorts de l’action de l’un des hommes qui ont voulu la réconciliation, la décolonisation et l’Europe.

  PENOT Christian: Histoire de la Milice en Creuse (1943-1945): Un corps étranger dans le Limousin républicain. Préface de Fabrice  Grenard. 1 vol. br, 232 p, illustrations, biblio, chronologie, index, éd. Geste éditions, 22 €.

175708La Milice apparaît souvent comme le symbole de la collaboration. À ce jour, elle n’a fait l’objet d’aucune étude précise en Creuse. Plusieurs ouvrages décrivent brièvement cette organisation, mais durant de longues années, l’accès restreint aux archives la concernant a limité considérablement les recherches. Depuis 2015, l’ouverture quasi totale des dossiers de la justice d’exception et des services de police a permis la consultation de nombreux documents. Cette ouverture facilitant les recherches, Christian Penot a publié en 2016 un premier article sur ce sujet dans le bulletin de l’Association pour la Recherche sur la Résistance et l’Occupation en Creuse et dans le bulletin de l’Association du musée départemental de la Résistance et de la Déportation. De sa naissance au destin tragique de certains de ses membres, durant ses dix-huit mois d’existence, cette organisation a fait régner la crainte qui, à son tour, a produit un fort ressentiment dans la population. Un climat de quasi guerre civile en a découlé. Il s’est finalement manifesté durement, parfois injustement, à la Libération. Christian Penot nous propose ici une étude approfondie basée sur des documents pour la plupart inédits. Il fait découvrir au lecteur quelle fut la réalité de la Milice en Creuse.

• ROUMAGNAC Cyrille : Limoges. Nouvelle édition. 1 vol. br, 176 p,  illustrations n-b, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire d’une ville, 19,90 €.

téléchargement (1)À partir d’un corpus de 200 cartes postales et de photographies anciennes, pour lesquelles Cyrille Roumgnac apporte des commentaires, l’histoire de Limoges et de son développement au fil du temps sont reconstitués. L’auteur aborde aussi bien les aspects architecturaux, que l’histoire de l’essor industriel et les traditions populaires. À travers les documents sélectionnés, on revit avec émotion et nostalgie les prémices d’un développement industriel et social qui ont amené la capitale limousine au rang de capitale mondiale des arts du feu.

• SAGE  Albert :  Lamongie en Corrèze. 1 vol.  br, 48 p, éd. Histoire & Patrimoine du pays de Briances (Saint-Jean Ligoure), 18 €

• SCHNEIDER Christine : Sale temps pour les Allemands. Itinéraire de Werner Schneider, prisonnier de guerre allemand en France (1945-1947). Préface de Beate Klarsfeld. 1 vol. br, 224 p, éd. Lucien Souny, 18,50 €.

Z Shneider► C’est d’une histoire peu glorieuse, longtemps passée sous silence des deux côtés du Rhin, dont témoigne ici Werner Schneider, sous la plume de sa fille, Christine. “ Ce livre donne également une consistance personnelle à une lacune historiographique qui est celle du sort des prisonniers de guerre allemands (PGA) en France”, précise Beate Klarsfeld dans sa préface. Werner Schneider fait partie de ces 750 000 PGA envoyés en France, dès avril 1944, pour reconstruire le pays que leur armée avait détruit. Détenus dans les terribles camps de la plaine du Rhin, dans des conditions inhumaines, affamés, affectés au déminage des régions côtières, aux travaux industriels ou agricoles, ils ne furent pas traités comme l’exigeaient les conventions de Genève. Si tous feront l’amère expérience de la défaite et connaîtront le processus de dénazification, tous ne sont pas des criminels de guerre. Le voile sur cette sombre page se lève petit à petit.  “Nous n’avons jamais cessé de lutter contre l’impunité des criminels nazis, mais nous n’avons jamais demandé ou accepté que l’on persécutât des Allemands parce qu’ils étaient allemands ”,  a déclaré Serge Klarsfeld le 25 mai 2018 lors de l’inauguration d’une stèle au camp de Rivesaltes où furent détenus des PGA. Un récit remarquable, ponctué de références historiques, écrit en toute humanité. Un témoignage de première main pour que “chacun puisse se forger une opinion personnelle de ce qui s’est alors passé, car l’Histoire n’est pas seulement celle des vainqueurs”, comme l’écrit Werner Schneider. Werner Schneider a participé au documentaire de l’historien Fabien Théofilakis, Quand les Allemands reconstruisaient la France, réalisé par Philippe Tourancheau et diffusé sur France 2 en mai 2016.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

BRIL Hubert, FLOC’H Jean-Pierre : Patrimoine géologique du Limousin – De la roche au paysage. 1 vol. br, 241 p, éd. PULIM – Presses universitaires de Limoges, 25 €.

z1► Les paysages qui nous entourent ont été forgés au cours des millions d’années qui nous ont précédés par des processus géologiques et climatiques qui ont donné à notre région ses caractéristiques propres. En Limousin comme ailleurs, les roches sont présentes à quelques mètres sous nos pieds et même si la végétation, les constructions ou les aménagements nous les cachent fréquemment, notre environnement naturel et nombre de nos besoins dépendent ou interagissent avec les matériaux géologiques (roches, sols, eaux souterraines…). Les auteurs, enseignants de géologie à l’Université de Limoges, ont pour ambition d’expliquer et de faire découvrir aux lecteurs les spécificités du sous-sol limousin à travers une sélection de soixante sites représentatifs. Table des matières : Avant-propos – Préface – Pourquoi ce livre ? – Le Limousin et sa place dans la géologie de l’Europe – Pourquoi étudier la géologie du Limousin ? – Pour mieux comprendre, petits rappels de géologie – Histoire géologique du Limousin – Visiter les sites géologiques remarquables en Limousin.

•  Guide Vert  Michelin Limousin – Berry. Nouvelle édition 2019.  1 vol. br, 510 p, cartes, plans, illustrations en couleur, biblio, index, éd.  Michelin cartes et guides,  coll. Le Guide vert, 14,90 €.

Limousin► Le Limousin et le Berry voisin constituent un  endroit idéal pour effectuer une pause au vert, en se ressourçant au sein d une nature préservée. Le voyageur pourra aussi bien opter  pour les randonnées dans les parcs régionaux, que se  promener dans les villages perchés ou découvrir les châteaux, les églises et les  abbayes de la région. Les  auteurs du guide ont  exploré  le terrain avant de  sélectionner une dizaine d’incontournables de la destination en images, une vingtaine de  coups de cœur, 6 itinéraires à accomplir sur une durée  de 3 à 6 jours. Ainsi que 45 promenades et circuits, excursions, randonnées, et tous les sites classés par étoiles. Le guide permet aussi de découvrir quelque  350 adresses pour tous les budgets, le tout accompagné par  43 cartes et plans Michelin. Et afin de préparer au mieux le voyage, on ne manquera pas de se reporter aux  cartes Michelin n° 323, 325

 

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• CORNAILLE Didier : Étrangers à la terre. 1 vol. br, 420 p, éd. Presses de la cité, coll. Trésors de France, 12 €.

Z CORNAILLEL’arrivée d’une famille de “Beurs” vient bouleverser la vie d’un village morvandiau. Ce sont des enfants, Tom et Aïda, qui réconcilieront les habitants. Un beau plaidoyer contre l’exclusion. Entre Tom et Aïda, dès le premier instant, ce fut le coup de foudre. Qu’ils aient l’un et l’autre treize ans ne change rien à l’affaire et la rend plus attendrissante encore. Le problème est que si Tom est un Morvandiau pure souche, Aïda est une  » Beur  » non moins authentique. Elle a échoué avec sa famille dans ce hameau perdu entre prés et forêts, loin de tout et même de l’école. Tout serait simple pour Tom et Aïda s’il n’y avait pas le refus de la différence, la peur de l’étranger et quelques rudes règlements de comptes qui figent chacune des deux communautés dans la méfiance et l’hostilité. Tout cela, fort heureusement, ne veut pas dire grand-chose pour deux enfants qui s’aiment. À leur façon, ils vont se battre. Et surtout, ils ne renonceront à rien. Les foins, la moisson, la grande foire de septembre et la nature rythment ce roman des traditions et des habitudes morvandelles confrontées aux réalités de notre temps.

• CORNAILLE Didier : Les indignés de  Montservier. 1 vol. br, 440 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50  €.

Les-indignes-de-montservier (2)Autrefois accueilli en sauveur, aujourd’hui considéré comme un homme d’affaires sans scrupule, Fabrice a décidé de fermer l’usine locale, et c’est tout l’avenir du village qui s’en trouve bouleversé. Alors même que l’entrepreneur brille par son absence et son refus de négocier avec ses employés, Guillaume, son fidèle bras droit, devient l’organisateur de la fronde des ouvriers avec l’appui de Céline, l’épouse de Fabrice, engagée dans la cause écologique. Quand les enfants du couple s’en mêlent, le conflit tourne au drame social… Observateur passionné du monde rural dont il est issu, Didier Cornaille lui a consacré plus de vingt-cinq ans en tant que journaliste spécialisé puis comme  romancier. Egalement auteur de guides de randonnée, il a contribué à faire connaître les chemins de nombreuses régions de France, et en particulier de la sienne, le Morvan.

CORNAILLE Didier : Thibaut des choucas. Livre en gros caractères. 1 vol. br, éd.Féryane, 20,50 €.

cornailleAfin de sauvegarder l’âme de leur hameau de l’inexorable course du profit et du progrès, des habitants, avec à leur tête Thibaut, un ado plein d’idées, se mobilisent… De ce hameau tranquille, les Ruées, qui a vu sa population fondre comme neige au soleil notamment avec l’envolée des jeunes vers la ville, ne subsistent que l’auberge, la vieille gare et quelques habitations. Une poignée de fidèles aiment se retrouver à l’auberge, lieu d’une riche tradition familiale, où Mathilde a élevé seule Adeline et Thibaut, aujourd’hui adolescents. Bientôt un projet met en concurrence l’auberge de Mathilde et une zone artisanale, dont la municipalité attend beaucoup pour le développement du village voisin et pour l’emploi… Jusqu’à ce jour, grâce à l’auberge et la gare, même désaffectée, les gens du hameau avaient le sentiment de conserver, aussi fragile soit-elle, l’âme des Ruées. Pour combien de temps ? Mais il y a les choucas, ces élégants oiseaux noirs qui nichent sur le toit de la vieille gare ! Dès lors, les causes se confondent. Toucher aux choucas, c’est s’en prendre aux gens du hameau… Et le timide Thibaut sait, lui, d’un crayonné habile, comment rallier le plus grand nombre à leur cause, comment sauver l’auberge, comment joindre aux belles paroles les vraies résistances…

• CORNAILLE Didier: Un violon en forêt. 1 vol. br, 350 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans et récits du terroir, 19 €.

Z Corbaille►  Une jeune violoniste découvre la beauté d’une région au passé parfois troublé, en enquêtant sur une tragédie que la mémoire locale a soigneusement effacée. Il y a soixante-dix ans, des hommes ont disparu au cœur du Morvan forestier, dans une mine de fluorine… Mathieu, jeune garde forestier, traque le moindre départ de feu dans les plantations de sapins de Douglas dont le Morvan regorge. Un beau matin, il voit s’échapper de la ferme abandonnée de Montcouvert une colonne de fumée. Qui donc fait du feu au milieu des bois ? Mathieu y envoie Baptiste, son meilleur ami, en vacances chez son grand-père, l’ancien aubergiste du village. Ce cavalier émérite découvre avec stupéfaction qu’une jeune femme, violoniste, a établi son campement à la ferme. Autre étrangeté, elle semblerait avoir choisi ce lieu pour jouer en pleine nature. Subjugué par Guillermina, Baptiste va l’aider dans sa quête, car elle lui confie être à la recherche d’une mine de fluorine – ce minerai qui fit la richesse de la région – où son grand-père serait mort. Un drame que la mémoire locale a soigneusement effacé. Quel rôle Clément, le grand-père de Baptiste, qui vivait là, a-t-il joué enfant ? Quelles tensions entre les habitants, qui se haïssent d’une vallée à l’autre, ont tissé cette histoire trouble ?

 • LAMARTINE Alphonse de : Les confidences. 1 vol. br, 176 p, éd. de l’Aube  (La Tour-d’Aigue), coll.Mikros – Classiques, 14 €

9782815932424_1_75Avec ce livre, le lecteur est invité à oublier momentanément le grand poète, auteur de vers que tout le monde connaît, pour découvrir le petit garçon courant dans les montagnes !  Au soir de sa vie, Alphonse de Lamartine entreprend de raconter ses souvenirs d’enfance et ses premiers émois amoureux : né au début de la Révolution française, l’enfant a vu son père jeté en prison. Lorsque le calme est revenu, la famille s’est installée en Bourgogne et le jeune Alphonse a découvert la vie au grand air, les courses dans les champs et les jeux avec les jeunes bergers de Milly… Alphonse de Lamartine est né il y a 150 ans, en 1790, à Mâcon. Il publie les Méditations poétiques en 1820 et s’impose comme l’un des chefs de file du Romantisme. Élu à l’Académie française, très engagé en politique, il meurt à Paris en février  1869.

• OBERLÉ Gérard:  Heptaméron avec chardonnay.  Recueil de nouvelles. 1 vol. br, 216 p, éd. Grasset, 18 €.

Z OberléUne nouvelle déambulation de l’aventurier lettré morvandiau, en compagnie de son copain ChassignetSur le modèle de l’Heptaméron de Marguerite de Navarre, sept journées, sept nouvelles rapportées par l’auteur à une amie et lectrice qui l’en a sommé dans la continuité des Bonnes nouvelles de Chassignet. On va donc retrouver dans cet Heptaméron morvandiau le terroir cher à Oberlé, ses personnages fétiches Chassignet et Mireille Larroque, son goût des livres, de la bonne chère et du chardonnay (entre autres), et son style gouleyant.  Monsieur Justin Galmiche met en scène un érudit franc-comtois, petit prof mythomane et réactionnaire, qui s’est inventé un passé ministériel et un gouvernement fantasmatique et commente jour après jour, en ligne, les articles de Médiapart, tandis son épouse se distrait avec un gaillard qu’elle fait passer pour son frère. Volodia:  Un jeune homme, thésard au travail sur le thème de La mort chez les baroques français, débarque et s’incruste chez Chassignet. Celui-ci tolère un an cette intrusion avant de virer l’intrus. Plus tard, au Caire, Naguib Mahfouz dévoilera à Chassignet le destin tragique de Volodia, étrange dandy, « narcisse noir » mort de leishmaniose… Autres nouvelles à déguster:  La Vengeance de Suzie Mangold, Freux,  Chablis ou encore Madame Mathivat et le Roi Bondoufle.

• ROLLAND Romain, BLOCH Jean-Richard : Romain Rolland et Jean-Richard Bloch : Correspondance (1919-1944). Édition établie par  Roland Roudil et Antoinette Brun. 1 vol. br, 590 p, éd. Presses universitaires de Dijon, coll. Sources, 28 €.

romain-rolland-et-jean-richard-bloch Cette correspondance poursuit le dialogue, commencé en 1910, entre Romain Rolland (1866-1944), l’auteur de “Jean-Christophe” et le maître à penser des pacifistes depuis “Au-dessus de la mêlée”, et Jean-Richard Bloch (1884-1947), romancier, dramaturge, reporter et commentateur politique de la guerre civile espagnole. Leurs échanges abordent la création littéraire et leur étroite collaboration à la revue Europe. Ils dressent surtout un saisissant tableau de la situation politique, nationale et internationale, de l’entre-deux-guerres. De février 1919 à novembre 1944, les deux écrivains débattent de la question juive, évoquent tour à tour leur soutien à l’Allemagne au sortir des Traités de paix, leur défiance à l’égard de la politique de Mussolini, leur engagement auprès du Front Populaire, leur position face aux pacifistes et à l’Union soviétique et aux accords de Munich.  Mais au-delà de ces réflexions d’intellectuels, c’est surtout l’histoire d’une grande amitié entre les deux hommes qui transparaît au fil des pages.

ROLLAND Romain : Voyages en Bourgogne (1913-1937). Édition établie par Bernard Duchatelet. Illustrations de  Martine Liégeois. 1 vol. br, 128 p, illustrations,  éd. Éditions universitaires de Dijon, coll. Sociétés,  15 €.

zz rolland voyagesCe livre rassemble une série de pages du Journal de Romain Rolland consacrées aux différents voyages faits de 1913 à 1937, au temps où il résidait en Suisse. Lors de ces divers retours au « pays » il a noté avec précision son itinéraire, décrivant la nature, les villes et les monuments, évoquant les rencontres qu’il y fit. La tonalité de ces récits diffère nettement selon l’état d’esprit et de sensibilité du moment. C’est un véritable « voyage intérieur ». On y découvre comment, avec le temps, Rolland se réconcilie avec Clamecy, sa ville natale, dont il exorcise peu à peu les fantômes d’une enfance dénuée de soleil. L’Européen, le Citoyen du monde retrouve sa « terre nourrice », « la terre grasse et douce de Bourgogne nivernaise ».

• VACHON Patrice : Mythes et symboles de Bourgogne. Nouvelle édition. 1 vol. br, 64 p, illustrations  en couleur, biblio, éd. Gisserot, coll. Mythes et symboles Gisserot, 3 €

61cct1ls7zL._SX362_BO1,204,203,200_ Un mythe est un “récit populaire ou littéraire mettant en scène des êtres surnaturels…”. Le symbole,  quant à lui, est une représentation concrète d’une notion abstraite ; un emblème désigne une figure symbolique représentant un être humain, un métier, une collectivité… Ces définitions fixent un cadre à cet ouvrage et soulignent bien les liens qui existent entre mythes et légendes et leurs relations avec les emblèmes et les symboles. On retrouvera donc dans ce livre  les principaux mythes fondateurs de la province bourguignonne, ainsi qu’une série de récits animaliers sans oublier tout ce qui symbolise la Bourgogne ou qui en est emblématique.

 

◘ HISTOIRE- DOCUMENTS

• BECK Jean-Marc : Des pierres en Bourgogne ou 100 édifices par leur histoire de la Côte-d’Or à l’Yonne et de la Nièvre à la Saône-et-Loire. 1 vol. br, 210 p, éd. Unibeck (Dijon), 23,90 €

Z BECJCe livre invite le lecteur à un voyage historique à travers les siècles depuis la Picardie aux rives nonchalantes de la Loire et de l’Alsace aux confins de la Bretagne. Livre d’histoire ou des histoires de notre patrimoine commun, c’est aussi un ouvrage où nos ancêtres petits et grands se côtoyèrent durant quinze siècles et qui ont fait de la France ce qu’elle est aujourd’hui. Des châteaux qui jalonnent nos routes et nos villages, des grands édifices publics ou privés qui se dressent comme des géants de pierres le long de nos rues comme au cœur de nos parcs et places urbaines, chacun d’entre-eux à une histoire et une légende à raconter sauf que ces légendes sont le reflet d’un passé qui a eu ses heures de gloire

• BRUNAUX Jean-Louis: À la recherche d’Alésia : des légendes grecques au lieu de mémoire. 1 vol. br, 290 p, éd. Armand Colin, 21,90 €.

Z alésia► Le nom d’Alésia évoque pour beaucoup des souvenirs d’école, telle la gravure de Vercingétorix rendant ses armes à César. Cette bataille décisive appartient à la mémoire collective, même si elle s’est soldée par la défaite des Gaulois. Elle constitue en effet l’événement fondateur de l’histoire de France, une histoire qui s’enrichit encore au cours des deux millénaires qui lui succédèrent.  Alésia est née de légendes grecques. Héraclès serait le fondateur de la ville tandis que les dieux gaulois se seraient installés sur ses montagnes bien avant cet affrontement digne des Titans entre le chef arverne et César. Jean-Louis Brunaux fait revivre l’histoire de ce lieu. Son récit, traversé par un souffle épique, rend à Alésia et à son jeune héros gaulois la place légitime qui leur revient dans notre Histoire.

CHALENÇON Jean-Louis : Gourdon-en-Charolais des temps mérovingiens à nos jours.   1 vol. br, 88 p, illustrations en couleur, autoédition Jean-Louis Chalençon (Gourdon-en-Charolais),  12 €

863947► Gourdon en Charolais évoque l’histoire du trésor, précieux témoin des temps mérovingiens, et du monastère disparu. Il est probablement à l’origine de la très belle église romane qui fut jusqu’à la fin du XVIIIe  siècle sous le contrôle de l’évêché du Puy-en-Velay. L’auteur  étudie aussi les traces de nombreuses guerres, et enfin la transition démographique d’une société rurale vers une société urbanisée. Jean-Louis Chalençon est un habitant de Gourdon, retraité depuis 18 ans. Sa  curiosité l’a poussé à étudier la relation de l’église du village avec Le Puy-en-Velay, ce qui l’a amené à approfondir ses recherches personnelles pour, ensuite, les rassembler dans ce livre.

• Chaudenay, au cours des siècles. Préface de Louis Alain Daley. Avant-propos de Georges Richard. 1 vol. br, 216 p, illustrations en couleur,  éd. Association Chaudeny au fil de l’eau, 22 €.

9791069930940_1_75Chaudenay, au cours des siècles, ouvrage  publié à compte d’auteur et tiré dans un premier temps à 150 exemplaires, est une somme de chroniques et de témoignages, richement illustrés par des cartes postales, des photographies et des reproductions de dessins. Le recueil retrace l’histoire du village de Chaudenay, de la période gallo-romaine à nos jours. Les lecteurs découvrent ou redécouvrent les lieux emblématiques, le passé viticole de la commune, les anciens métiers et la vie associative. Autres thèmes abordés : Le rôle des seigneurs Foudras, ‘histoire des associations de brigands qui écumèrent la région au XIVè siècle, ou encore  la construction de l’église, la garde des voies de communication pendant la Grande Guerre, sans oublier la vie et l’œuvre du poète Xavier Forneret.

• DAVIER-NOUAL Fortunade : Les écrivains et le thermalisme, 1800-1914. 1 vol. br, 200p, ; éd. Éditions universitaires de Dijon, 18 €.

Z Ecrivains (2)Une promenade dans le monde des villes d’eaux, vu par les écrivains, entre 1800 et 1914.  Le XIXe siècle est l’âge d’or du thermalisme en France. Tout le monde prend alors les eaux. Des hommes de lettres, comme Chateaubriand, Lamartine, les frères Goncourt ou Maupassant n’échappent pas à ce phénomène de mode et fréquentent les villes thermales. Balzac y courtise la marquise de Castries, Zola accompagne sa femme curiste, Alain-Fournier y retrouve sa maîtresse… Mais la plupart des écrivains se rendent en cure pour des raisons de santé. Ainsi Daudet et Maupassant y soignent leur syphilis, Chateaubriand ses rhumatismes, Verlaine ses ulcères à la jambe et Proust son asthme. Tous ces écrivains curistes ont témoigné de leur expérience, que ce soit dans leur correspondance ou dans leurs romans, poèmes, récits de voyage. Les personnages de ces auteurs ont également séjourné dans ces villes thermales – que les eaux jouent un rôle particulier ou non dans l’intrigue de leurs œuvres.

FOUGERAT Yves: Un village ligérien, Neuvy-sur-Loire, Nièvre. 1 vol. br, 145 p, autoédition Yves Fougerat (Saint-Jean-de-Braye), 20 €

• LAMURE Henri : Histoire du vieux Chauffailles. 1 vol. br, 166 p, illustrations, éd. Groupe Histoire et généalogie du Sud-Brionnais, 18 €.

chf18_livre► On trouvera dans la réédition de ce livre les preuves d’une hypothèse formulée afin d’interpréter les découvertes du mobilier architectural, faites à la fin du XIXè siècle, dans le bourg de Chauffailles. En se basant sur des écrits  et des notes antérieures rédigées par Henri Lamure, entre 1930 et 1940, mais non publiées, les auteurs (Henri Richard, Henri Buisson et Henri Beauchamp) ont rajouté des éléments bibliographiques qui permettent de conforter leurs hypothèses sur les origines anciennes du village. Des sondages sur le terrain s’avéreraient nécessaires, suite à l’ajustement du cadastre romain, centré sur l’ancienne église du village détruite en 1839 qui révèle et conforte l’existence d’un réseau routier fort  ancien et encore bien  visible.

• PARINET Catherine : Sur la route des châteaux de Bourgogne. Photographies de Alain Parinet. 1 vol. br, 120 p, illustrations en couleur, biblio, éd. Ouest France, coll. Découvertes, 15,90 €.

Sur-les-routes-des-chateaux-de-BourgogneLe territoire de l’ancienne province de Bourgogne, qui exista jusqu’à la Révolution, correspondait, à quelques nuances près, à la Côte-d’Or, la Nièvre, la Saône-et-Loire et l’Yonne. À cette époque, la plupart des châteaux existent déjà et leur palette variée est l’expression d’une véritable identité bourguignonne. Les grands vins et la gastronomie ne sont jamais bien éloignés de ces nobles demeures qui étonnent le visiteur, par leur nombre et leur faste.  Cet ouvrage présente 40 châteaux, dont l’histoire est marquée par le règne prodigieux des grands ducs de Bourgogne. Ils sont le reflet d’un art de vivre, forgé lentement, à découvrir avec plaisir en suivant les routes qui sillonnent les beaux paysages bourguignons. Et pour renouer avec cette glorieuse histoire, des « œuvriers » construisent un château fort, Guédelon, qui fait également partie des sites bourguignons évoqués dans le livre.

POTIER René : Le génie militaire de Vercingétorix et le mythe Alise Alésia. Nouvelle édition. 1 vol. br, 370 p, éd. ArchéoJuraSites, 30 €

potier-73-vignetteAu début de 1973, après six années d’une étroite collaboration avec André Berthier, René Potier publie son important ouvrage Le génie militaire de Vercingétorix et le mythe Alise – Alésia. Ce livre est bâti comme un puissant réquisitoire avec des arguments démontrant que, si l’on prend en compte les données fournies par Jules César dans son Bellum Gallicum, il est impossible de localiser le siège d’Alésia à Alise-Sainte-Reine (un “mythe”). Il s’attache ensuite à prouver la pertinence de la découverte d’un site alternatif dans le ]ura répondant parfaitement aux exigences géographiques, stratégiques et tactiques du texte de César, comme l’attestent les multiples reconnaissances de terrain opérées pendant près de 10 ans. Il s’emploie enfin à rendre justice au grand stratège et tacticien de génie que fut Vercingétorix déconsidéré par le choix de Napoléon III du site inapproprié d’Alise-Sainte-Reine. Ce tout premier ouvrage consacré, en 1973, à la découverte d’André Berthier reste la contribution majeure de René Potier, érudit professeur de Lettres classiques au Lycée Malherbe de Caen. ArchéoJuraSites a décidé de rééditer cet ouvrage, devenu introuvable,  avec l’aimable autorisation de Jean-Claude Potier, fils de l’auteur.

• POTIER René, BERTHIER André : Le génie épistolaire de René Potier et André Berthier, 1967 – 1974. 1 vol. br,   202 p, éd. ArchéoJuraSites,  20 €

correspondance-potier-berthier-vignetteDans son livre Alesia paru en 1990, André Berthier indique, parlant de son Cher Ami Potier qui lui avait proposé en 1967 de travailler ensemble : « Nous n’avions plus qu’à nous tendre la main. De là sont nées la collaboration la plus confiante et l’amitié la plus profonde ». Pendant 8 ans, René Potier et André Berthier vont ainsi échanger près de 160 lettres consacrées à leur quête de la vérité sur la localisation de la bataille d’Alésia et sur la clarification des rôle et mérites respectifs de Vercingétorix et Jules César. René Potier est professeur de lycée à Caen et Berthier archiviste-paléographe et directeur du musée archéologique de Constantine (Algérie). Tous deux, pétris de culture gréco-latine, sont familiers des historiens de l’Antiquité et vont vite se retrouver pour considérer comme intenable la thèse qui ne reconnaît, depuis Napoléon III, qu’Alise-Ste-Reine comme lieu de la défaite de Vercingétorix.

téléchargementRENAUD Guy: Guide secret  de Dijon et de ses environs. 1 vol. relié, 146 p, illustrations  n-b et couleur, éd. Ouest-France, coll. Guide secret, 14 €.

Guy Renaud remonte les siècles pour faire découvrir les secrets enfouis de la ville et de ses environs. Quatre grands thèmes sont abordés : Secrets d’histoire,  Sites enfouis ou disparus, Crimes et châtiments, Cultes et légendes. Parmi les sujets abordés, figurent l ‘attentat manqué contre Louis XIV, les mystérieux chapiteaux de la crypte Sainte-Bénigne, les procès en sorcellerie, la maison sans toit… Autant d’histoires pour découvrir les secrets de Dijon…

 

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

Z Bourgogne BONDUELLE Michel: Le tour de Bourgogne à vélo par les voies vertes.  Nouvelle édition. 1 vol.  relié spirale, 145 p,  cartes, éd. Ouest France, coll. Vélo-Guide, 14,90 €.

Le tour de Bourgogne à vélo par les voies vertes, dans sa nouvelle version, propose 24 étapes, comprises entre 20 et  70 km, en roulant sur les voies vertes de Bourgogne. Ces étapes sont toutes accompagnées d’une trentaine de cartes itinérantes détaillées. Journaliste, Michel Bonduelle est l’un des spécialistes français du nouveau tourisme à vélo. Il a déjà publié plusieurs  guides touristiques sur le sujet et, dans cette collection pratique, deux autres véloguides : La Loire à Vélo de Nevers à la Mer et Le littoral Atlantique à vélo.

• Loire-Nivernais : Canal du Loing, canal de Briare, canal latéral à la Loire, canal de Roanne à Digoin, canal du Centre, canal du Nivernais. Nouvelle édition. Texte en français, anglais et allemand. 1 vol. br, 110 p, illustrations n-b et couleur, cartes, éd. du Breil (Castelnaudary), coll. Les Guides fluviaux, 19,50 €.

couvedb02Ce guide entend tracer la « route bourbonnaise », le chemin fluvial le plus court et le plus méridional entre la vallée de la Seine et la vallée du Rhône. Le voyage commence avec le canal du Loing qui mène à la ville de Montargis. D’ici on navigue sur le canal de Briare, le tout premier canal à bief de partage en Europe. Grâce au guide,  le lecteur découvrira de nombreux vestiges de l’ancienne navigation du XVIIe siècle, dont la célèbre échelle de sept écluses à Rogny. Vient ensuite le canal latéral à la Loire avec ses longs biefs qui suivent la douce pente du Fleuve Royal. La navigation est facile sur ce canal car les écluses sont peu nombreuses et bien espacées. Le voyage s’achève par le canal du Centre, un canal autrefois industriel mais aujourd’hui largement consacré au tourisme fluvial. Des cartes à petite échelle de deux voies navigables déclassées : le canal de Berry et le canal d’Orléans ont été rajoutées à ce guide. Ces deux canaux ont été partiellement restaurés pour la navigation.

• GLOAGUEN Philippe : Le canal du Nivernais. 1 vol. br, 112 p, illustrations n-b et couleur, cartes, éd. Hachette Tourisme, coll. Guide du Routard, 4,90 €.

ROUTARDPour la première fois, un guide du Routard est consacré uniquement  au Canal du Nivernais. Il propose de découvrir les plus beaux endroits entre  Saint-Léger-des-Vignes, dans la Nièvre, et Auxerre, dans l’Yonne. Parcourir le canal du Nivernais, c’est d’abord adhérer à l’idée d’itinérance douce. Faire l’éloge de la lenteur. Ici, le temps doit s’étirer pour mieux sublimer ces paysages admirables qui font de ce canal le n° 2 du tourisme fluvial en France. Une ambiance entièrement  bourguignonne à savourer à petit feu, depuis les coteaux piqués de vigne, au nord, jusqu’aux placides charolais des pentes du Morvan, au sud. À Auxerre, on pourra admirer les édifices gothiques, se la jouer marin d’eau douce d’une écluse à l’autre et se laisser gentiment doubler par les vélos du chemin de halage. On pourra aussi  partir en escapade, entre vignoble, cerisaies et petits villages. Au château de Bazoches, il sera possible de  revivre les batailles épiques du XVIIe siècle. Gravir la colline éternelle de Vézelay vers la magnifique basilique… Contempler le coquet château qui se mire dans l’eau du canal, à Châtillon-en-Bazois, depuis le quai du port… Pagayer, naviguer à voile ou à hélice, patauger, taquiner le brochet, se balader aux étangs de Baye et de Vaux,… Le Guide recense tous les bons plans pour profiter au maximum de son séjour, tous les coups de cœur, depuis les incontournables jusqu’aux   visites hors des sentiers battus. Sans oublier des adresses soigneusement sélectionnées sur le terrain, des anecdotes surprenantes et des plans qui accompagnent les sites positionnés.

Guide Vert  Michelin Bourgogne. Nouvelle édition 2019.  1 vol. br, 620 p, cartes, plans, illustrations en couleur, biblio, filmographie, index, éd.  Michelin cartes et guides,  coll. Le Guide vert, 14,90 €.

51SL55-DWZL._SX262_BO1,204,203,200_Une nouvelle édition du célèbre guide vert, actualisée et enrichie. En Bourgogne, le voyageur pourra découvrir de splendides abbayes et châteaux, des forêts sauvages et des canaux tranquilles, sans oublier les vignobles… La région constitue à elle seule un véritable condensé de l’art de vivre français! Les auteurs qui ont longuement scruté la province, en explorant  le terrain, ont sélectionné les 10 incontournables de la destination en images, en y ajoutant une vingtaine de coups de cœur, 7 itinéraires de 5 à 9 jours. Ils y ont ajouté une cinquantaine de promenades et circuits, ainsi que  tous les sites classés par étoiles. Le nouveau guide permet de découvrir 550 adresses pour tous les budgets et il est prolongé par 44 cartes et plans Michelin. Et afin de préparer au mieux son voyage, l’utilisation des cartes Michelin n° 319, 320 et 519 sera plus qu’utile.

• LE BORGNE Alain : Le Morvan : une nature sauvage. 22 balades et 1 randonnée en deux étapes. 1 vol. br, 128 p, illustrations n-b et couleur, cartes, éd. Ouest-France, 13 €.

9782737379819_mediumCe nouveau guide, qui renferme de nombreuses informations pratiques, propose pas moins de 22 balades  qui peuvent toutes être effectuées en famille, à travers les quatre  départements de l’ancienne région de Bourgogne. S’y ajoute une randonnée à accomplir en deux journées. Photos, cartes et tableaux divers complètent l’ensemble.

 

Alain Le Borgne est l’auteur d’une douzaine d’autres guides parus dans la même collection. 

LE GOAZIOU Marie : Beaux villages et cités de charme de Bourgogne : 60 villages sur 15 itinéraires.  Photographies de Frédéric Coignot. 1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, éd. Ouest France, coll.  Beaux villages et cités de charme, 17,90 €.

51kiUwjZTTL._SX409_BO1,204,203,200_La réputation de certains villages ou petites cités de Bourgogne n’est plus à faire, mais combien d’autres se font plus discrets ? À l’heure où l’on ne quitte plus l’autoroute pour traverser la France, qu’il est bon de se laisser aller au gré des petites routes de campagne afin de découvrir ces nombreux bourgs et petites villes.  On connaît tous, de nom au moins, des lieux comme Brancion, Autun, Buffon, Vosne-Romanée, La Charité-sur-Loire, Saint-Fargeau, Vézelay, mais qui a pris le temps de s’arrêter à Blanot, Bèze,Varzy, Noyers-sur-Serein ou Saint-Julien-du-Sault? Prendre le temps d’aller dans ces villages et petites villes de charme, lever les yeux pour détailler l’art de construire les maisons voire un château comme s’y emploient des passionnés à Guédelon, pousser les portes des églises, se balader dans les vignobles à perte de vue ou le long des canaux, c’est toujours aller à la rencontre d’un patrimoine qui fait tout le charme des lieux.

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

• ALAIN-FOURNIER : Le Grand Meaulnes. Préface de Jacques Perrin. 1 vol. br, 280 p, éd. Pocket, coll. Classiques à petit prix, 1,90 €.

003336166Quelques jours avant les vacances de Noël, Augustin Meaulnes, adolescent fiévreux, disparaît de son pensionnat pendant trois jours. Fugue, évasion, aventure rêvée ? Il traverse un village de Sologne endormi, pénètre des forêts et des brumes fantasmagoriques, s’égare dans les allées d’un manoir abandonné où se donne une fête étrange. C’est là qu’apparaît Yvonne de Galais, souveraine de grâce et de beauté. Naît alors cet “amour d’une pureté si passionnée qu’il en devient presque épouvantable à souffrir”. Le Grand Meaulnes est un secret d’enfance que se transmettent les générations. Un siècle n’a pas suffi à épuiser le secret de ce chef-d’œuvre.

• DELAGE Jean-François : Derrière les murs. Roman policier. 1 vol. br, 630 p, éd. La Bouinotte éditions, coll. Black Berry, 19 €.

téléchargement (2)Entre le fin fond de l’Amazonie, le Poitou et la Charente-Maritime, deux âmes sombres, deux « oubliés » de l’Histoire en quête d’éternité se livrent un duel sans merci. À chacune son entreprise criminelle. Pour l’une, le narcotrafic, pour l’autre les déviances sectaires. Après la douloureuse aventure dans le désert , le trio Morientès, Dumont, Botton, tente de reconstruire une vie « normale » mais les failles sont là et les plaies mal cautérisées ne demandent qu’à se rouvrir. Sur fond de fin de vie, d’abus de faiblesse, de religion et de drogues, une nouvelle enquête difficile va percuter leur intimité et les pousser dans leurs derniers retranchements. En 2011, Jean-François Delage avait fait une entrée remarquée dans le petit monde du polar régional avec Traques fatales, son premier roman. En 2014, Peur de l’ombre obtient le Grand Prix VSD du polar 2014, présidé par Franck Thilliez. Ancien professeur de maths, il est aujourd’hui directeur adjoint d’un ensemble scolaire à Poitiers.

• FORGET Bruno : Les Légendes Rustiques, d’après l’œuvre de George Sand.  Tome 3. 1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 13.00 €

les_l__gendes_ru_5ab39387b38b5► La peur de la Grand’Bête ou du Casseu’ de bois ne s’embarrasse pas dans de longues descriptions littéraires. Elle se vit, se ressent quand l’air est à l’orage ou  quand le brouillard vient troubler la perception du promeneur égaré, dans ce moment si particulier où la vie semble comme suspendue. Ces impressions fugitives et inquiétantes forment l’essentiel des Légendes rustiques. Les histoires que retranscrit George Sand y sont finalement assez peu développées. Seuls compte l’effroi du pays an devant une ombre menaçante ou une frange de brume suspendue au-dessus d’un étang. De ces situations ,  où la raison cède le pas devant l’irrationnel, émergent un ensemble de créatures fantastiques auxquelles j’ai essayé de donner  forme visuelle, tout comme Maurice Sand en son temps l’avait si brillamment réussi au travers d e ses gravures. Mon objectif a été de développer autour de ces bribes de récits surgies de l’imaginaire paysan, une trame narrative qui puisse s’adapter au support moderne de la bande dessinée. Ainsi, ces douze  histoires dessinées n’ont d’autre ambition que de donner vie à ce patrimoine culturel berrichon, dont George Sand déjà ressentait la nécessité de protéger de l’oubli.

RAFESTHAIN Alain : Les sabots vernis : Tome 1 : Le thym de bergère. 1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

le_thym_de_berg__56128931c5474► En Sologne, à l’orée du XXè siècle, on vend encore ses bras pour vivre chichement. Le petit peuple des bûcherons et charbonniers, payé à la tâche, vit dans la hantise des jours de chômage, quand la glace ou la neige figent les coupes et bloquent le travail. Un petit peuple encore soumis à la loi des puissants, qui paient mal et punissent le braconnage, sacrilège suprême dans un monde où la propriété est symbole de vertu. C’est celui d’Augustin, petit garçon né en 1897, à Hauterère…Un monde qu’il va bientôt découvrir sous ses aspects les plus noirs, après la mort de son père, aimé et admiré, victime précoce d’un labeur qui rabote les corps et use les âmes. Et quand on est veuve et mère,il n’est d’autre recours que de « placer » son enfant dans une ferme, pour qu’au moins, il mange à sa faim. Augustin va faire l’apprentissage des brimades, de la bassesse, de l’humanité aussi, au contact d’un commis de ferme ou d’une tante. Affamé de savoir et pourtant privé d’école, il va devoir grandir, vite, trop vite, pour faire sa place dans cette Belle époque qui ne l’était que pour les plus privilégiés. Jusqu’aux grondements de la Grande guerre. Ce nouveau roman d’Alain Rafesthain, plein d’une émotion contenue, est aussi un vrai documentaire. Il nous plonge dans un « hier » désormais très exotique, mais où, en réalité,le travail bornait l’horizon des hommes dans une nature qui pouvait se révéler aussi rude que généreuse.

 • SAND George: Correspondance : Tome  20: Juin 1866 – Mai 1868. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. relié, XV + 945 p, illustrations, éd. Garnier, Coll. Bibliothèque du XIXè siècle, 41 €.

couverture Cette édition monumentale de la Correspondance de George Sand apporte des documents sans nombre à l’histoire du XIXe siècle, autant à l’histoire littéraire, qu’à l’histoire des idées et fournit des informations de première main sur les contemporains. La toute première édition de ce qui devait être le début de l’œuvre d’une vie pour Georges Lubin remonte à 1964. On pourra retrouver la liste des 19 premiers volumes réédités  dans la rubrique Parutions récentes n° 12 (Octobre – novembre – décembre 2018).

 • SAND George: Correspondance : Tome 21: Juin 1868- mars 1870. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. relié, XVI + 990 p illustrations, éd. Garnier, Coll. Bibliothèque du XIXè siècle, 43 €.

Voir le descriptif général de l’édition ci-dessus.

 • SAND George: Correspondance : Tome 22 : Avril 1870- mars 1872. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. relié, XVI + 870 p, illustrations, éd. Garnier, Coll. Bibliothèque du XIXè siècle, 39 €.

Voir le descriptif général de l’édition ci-dessus.

GsdMS24b• SAND George: Correspondance : Tome 23: Avril 1872 – mars 1874. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. relié, XVI + 780 p, illustrations, éd. Garnier, Coll. Bibliothèque du XIXè siècle, 35 €.

► Voir le descriptif général de l’édition ci-dessus.

 • SAND George: Correspondance : Tome 24: Avril 1874 – Mai 1876 . Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. relié, XVI + 761 p, illustrations, éd. Garnier, Coll. Bibliothèque du XIXè siècle, 34 €.

► Voir le descriptif général de l’édition ci-dessus.

• SAND George : Œuvres complètes : 1854 : Adriani. Édition critique établie par Amélie Calderone. 1 vol. br, 260 p, bibliographie sélective, 4 index (personnages, lieux, personnes, œuvres et périodiques), éd. Honoré Champion, 38 €.

SAND 1854Rédigé en 1853, au plus fort de la création dramatique sandienne, Adriani appartient à ces œuvres que l’auteure consacre à la cause de l’artiste. Un ténor mondain s’éprend de Laure, jeune veuve de la noblesse provençale atteinte de langueur morale depuis la mort de son mari. Alors que celle que tout le monde considère comme “folle” renaît au contact de l’amour et de la musique, la situation financière d’Adriani s’écroule. Leur union est compromise par l’avilissement auquel le destine le nécessaire monnayage de son talent. Mais c’est sans compter sur l’amour, la force de caractère et la détermination d’une Laure prête à braver les préjugés à l’encontre les comédiens. Ensemble, ils parcourront un chemin christique, affectivement, matériellement, socialement et artistiquement. Et en réhabilitant le chanteur, ils concilieront finalement idéal familial et réalité positive : ils incarneront cette “plénitude” non “invraisemblable” que George Sand souhaitait représenter. Amélie Calderone est chargée de recherche au CNRS. Elle est spécialiste du théâtre romantique et des relations entre presse et littérature au XIXe siècle.

• SAND George : Œuvres complètes : 1858 : Narcisse. Édition critique établie par Amélie Calderone. 1 vol. br, 252 p, bibliographie sélective, 4 index (personnages, lieux, personnes, œuvres et périodiques), éd. Honoré Champion, 38 €.

SAND NarcisseRoman de la maturité, rédigé en 1858, Narcisse fait partie de ces œuvres oubliées du siècle romantique qui gagneraient à sortir de l’ombre. Autour de l’impossible mariage entre Juliette, noble mystique éthérée qui a voué sa vie à la création d’un couvent, et Narcisse, cafetier pragmatique à l’esprit positif, gravitent des personnages secondaires typiques de l’imaginaire sandien : un narrateur bienveillant, M. E…, qui devient l’ami des héros ; un fat comédien, Albany, concurrent possible du limonadier ; et une chanteuse capricieuse et frivole, Julia, dont les frasques ont un parfum de scandale. Dans l’entrelacement de ces destins dont certains se côtoient depuis l’enfance, se jouent non seulement les métamorphoses successives de protagonistes singuliers – selon le modèle d’Ovide –, mais également les variations multiples d’une oeuvre chamarrée, tour à tour satire de la province, récit du sentiment, roman de la condition féminine, dissertation sur l’amour et le mariage, parabole de la scission entre absolu et monde réel, fable d’une utopie politique et sociale, ou encore métaphore auctoriale.

• THEURIAU Frédéric Gaël (sous la direction de) : Les ressources d’inspiration de George Sand. 1 vol. br, 192 p,  éd. Nicole  Vaillant – Centre d’études supérieures de la littérature, 18 €.

350x Regroupe les contributions de différents auteurs, présentées lors du colloque de La Riche, organisé en 2017. Les auteurs, en analysant les influences et les modèles suivis par George Sand, que ce soit dans ses romans, dans ses poèmes ou ses essais, apportent une vision internationale d’une extraordinaire femme de lettres. Des spécialistes du monde entier se penchent sur l’oeuvre et la vie de George Sand, étudiant les rapports entre son existence et sa créativité, ainsi que ses sources d’inspiration au travers de ses prises de position féministes et de son oeuvre des romans champêtres, lui rendant ainsi hommage. Ils analysent également les symboles et métaphores de ses romans ou textes.

VANNIER Roger : La ferme des lilas. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 385 p, éd. de la Loupe, coll. Terroir, 22,60 €.

Z Vannier ferme des lilasOn est au cœur du Berry, vers 1950… À la suite de la mort accidentelle de son père, Jean-Michel doit mettre fin à ses études pour travailler à la ferme. Sa grand-mère l’exige, brisant ainsi son rêve de devenir instituteur. Cette décision absurde l’éloigne aussi de son amie d’enfance, Isabelle, la belle rouquine du château. Amer et déçu, il noie sa peine dans le labeur. Un jour de printemps, il taille la vigne aux côtés de Pierre Pingeault, un ouvrier agricole. Ce dernier révèle qu’il entretient une relation avec Isabelle ! Non, Jean-Michel refuse de croire à la trahison de son amoureuse. Pourtant, lors d’une livraison de volailles au château, il entend les pleurs d’un bébé. Le cœur brisé, il s’enferme dans son silence. Réussira-t-il à trouver le chemin qui permettra à ces trois êtres de se rapprocher, de s’aimer et de créer une famille ? Un héros tourmenté mais déterminé, écartelé entre le désir de vivre avec son temps et le respect des conventions patriarcales.

 

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• DUBANT Didier : L’Indre dans l’entre deux guerresPréface de Jean-Pierre Muller. 1 vol. br, 152 p, illustrations, biblio, sites Internet, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire en images, 19 €.

z dubantGrâce à une sélection de photographies et de cartes postales anciennes, Didier Dubant nous invite à découvrir la vie dans le département de l’Indre entre 1918 et 1939. Mais il ne s’agit pas d’une simple balade en images. L’historien s’appuie sur la presse de l’époque et des témoignages pour mettre au jour comment ces décennies turent vécues et perçues par les habitants des villes et villages du Bas-Berry. Il retrace ainsi le quotidien, ponctué par de nombreuses commémorations et par divers événements de plus grande ampleur. 

• GUYOTJEANNIN Olivier, MATTÉONI Olivier (sous la direction de) : Jean de Berry et l’écrit : les pratiques documentaires d’un fils de roi de France. Actes des journées d’études des 16 et 17 juin 2016 (Bourges – Hôtel du département et Archives départementales du Cher). 1 vol. br, 314 p, textes bilingues français-anglais, biblio, éd. Éditions de la Sorbonne – École des Chartes,  27 €.

Z GUYOTJEANNINÀ travers l’exemple de Jean de Berry, ce volume contribue à une meilleure connaissance de l’acte princier des XIVè et XVè   siècles, qui devient, à cette époque, une pièce importante de la production diplomatique et, par la captation de traits royaux, un outil efficace de la genèse de l’État moderne. Les études ici réunies couvrent le corpus de Berry mais également, de façon délibérément comparative, la production documentaire de plusieurs de ses contemporains (princes anglais et navarrais, ducs de Bourbon, d’Anjou et de Bretagne). Né en 1959, Olivier Guyotjeannin a été élève de l’École nationale des chartes (promotion 1981), membre de l’École française de Rome (1983-1986). Il a exercé diverses fonctions dans les Archives : volontaire à l’aide technique chargé des Archives départementales de Saint-Pierre-et-Miquelon (1981-1982), Conservateur aux Archives nationales, affecté à la Section des missions (1982-1983. Il a été nommé professeur à l’École des chartes en 1988. Quant à Olivier Mattéoni, originaire de Domérat (Allier) il est  Professeur d’histoire du Moyen Âge à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

JACQUET Michel : Bourges, ville discrète & flamboyante. Photographies de Chanel Koehl. 1 vol. br, 206 p illustrations en couleur, éd. Alan Sutton, 25,90 €.

bourges-ville-discrete-et-flamboyante► Centrale à la fois par sa position géographique, par sa place dans l’histoire de France et par son rayonnement culturel, la ville de Bourges reste une grande méconnue. Pourtant, dans son infinie variété, son patrimoine ne peut manquer de séduire le visiteur et d’alimenter les imaginaires. Du Bourges médiéval à la ville moderne, du patrimoine aux expressions culturelles les plus contemporaines, ce superbe ouvrage invite son lecteur à redécouvrir la ville de Jacques Cœur pour s’imprégner de ses mille et un charmes. Chanel Koehl est photographe, ou plutôt un artiste de la lumière et des courbes, doté de cet inusable enthousiasme qui illumine les regards curieux. Michel Jacquet est enseignant et docteur ès lettres. Historien de la littérature et des relations entre le cinéma et l’histoire, il est l’auteur de nombreuses études, dont « La Grande Guerre sur grand écran » ou « Nuit américaine sur le Vietnam ».

• MASCLE Bruno : Fusillé pour l’exemple Abel Garçault (1894-1914). Préface du général André bach. Ouvrage couronné par e Prix de la Ville de Châteauroux. 1 vol. br, éd . La Bouinotte édition, 17 €.

fusill___pour_l__543f7eae1dc78► Abel, 20 ans, passe son dernier Noël à attendre sa propre exécution. L’horreur de la Grande Guerre ne suffit pas au calvaire du soldat. Reconnu, à la hâte, coupable d’automutilation, le jeune Zouave est passé par les armes le 27 décembre 1914, en Belgique. Ils seront près de 600 soldats à perdre ainsi la vie, pendant la durée du conflit. 600 « fusillés pour l’exemple », un drame dans le drame qui passe presque inaperçu au vu des lourdes pertes au front. La paix revenue, Abel Garçault sera réhabilité, tant les preuves de sa culpabilité étaient faibles. Son nom est d’ailleurs inscrit sur le monument aux morts de Villedieu-sur-Indre, comme tous ceux de ses camarades « morts pour la France ». Bruno Mascle s’est livré, pendant près d’un an, à une enquête approfondie, sur les traces de ce jeune homme sans visage et sans sépulture. A travers son exemple, il révèle un pan dramatique et largement ignoré de notre histoire, quand la Nation sacrifiait ses fils pour qu’ils acceptent le martyre de la guerre des tranchées. Un récit passionnant et poignant.

PENNERET Antoine:  Sammies et pilotes américains en Berry : une histoire des relations franco-américaines 1917-1919. 1 vol. br, 515 p, 250 photos n-b et  couleur, éd.  Points d’Aencrage,  25 €

sammies_en_berry► Personne n’aurait pu imaginer que près de cinquante mille Américains allaient s’installer dans le Berry en 1918 ; qui aurait pu prévoir qu’une petite portion de terres pauvres au fin fond de la Champagne berrichonne accueillerait la plus grande école d’aviation américaine du monde. Antoine Penneret, professeur agrégé d’histoire, originaire d’Issoudun, étudie  depuis près de quinze ans cette passionnante aventure. Il a accumulé une documentation unique comprenant plusieurs centaines de photos dont beaucoup proviennent des archives nationales américaines. De longues années de recherches patientes auront ainsi permis à Antoine Penneret d’explorer les archives diplomatiques et militaires, sans oublier l’ensemble des documents disponibles dans les dépôts des archives départementales des régions concernées, mettant au jour des échanges, des correspondances entres les hauts dignitaires américains et français, ainsi le lecteur découvre au fur et à mesure tous les ressorts des tractations entre les gouvernements de ces deux nations. Mais l’auteur ne se limite pas à un simple récit de l’installation des troupes américaines dans le Berry, il relate également les relations qui s’établissent entre les populations locales et les troupes américaines, d’autant qu’il est facile d’imaginer que la présence de dizaines de milliers d’Américains sur les terres berrichonnes ne peut pas être sans aucune conséquence, et ce pour l’ensemble des activités de cette région. En effet, grâce aux travaux d’Antoine Penneret, tout un aspect de l’histoire industrielle du Berry émerge et le lecteur sera surpris de découvrir que le Berry aurait pu connaître un véritable âge d’or en raison de l’implantation des usines dont les Américains avaient permis l’essor. 

RIBAULT Jean-Yves : L’abbaye de Noirlac. Nouvelle édition. Photographies de Hervé Champollion. 1 vol. br, 32 p, illustrations en couleur, biblio, éd. Ouest France, 5,10 €.

Z Ribault NOIRLACAu cœur de la France l’abbaye cistercienne de Noirlac est devenue un des hauts-lieux touristiques du département du Cher. Propriété du Conseil départemental du Cher, elle propose un ensemble monastique représentatif de la spiritualité des fils de saint Bernard. Dans cette nouvelle édition, illustrée de photographies en couleur de Hervé Champollion, Jean-Yves Ribault qui a dirigé les archives départementales du Cher, retrace toute l’histoire de la célèbre abbaye : le site, au bord du Cher, la vie des cisterciens, l’histoire de l’abbatiale, la description du cloître…Un guide précieux à emporter avec soi pour apprécier encore mieux le site cistercien et pour répondre à toutes les interrogations qu’il peut susciter.

VILLES Alain:  La cathédrale Saint-Étienne, Bourges.  1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur,  éd. Éditions du Patrimoine, coll.  Cathédrales de France, 10 €.

sans titreCouronnant la cité médiévale, et visible dans un rayon de 20 kilomètres, la cathédrale Saint-Étienne de Bourges est un véritable phare historique et artistique au centre de la France. Elle a été siège d’un archevêché attesté depuis le Ve siècle. Située au point le plus élevé de la ville, l’actuelle cathédrale a semble-t-il, été précédée par deux édifices successifs, l’un mentionné au VIe siècle, l’autre roman. Sous l’impulsion de l’archevêque Henri de Sully et du roi de France, elle a été entièrement reconstruite en un temps record (1195-1258 !) : l’architecte de génie dont on ignore encore le nom sut ériger la plus haute église de son temps, à la même période que les grandes cathédrales dont Chartres. La cathédrale de Bourges représente un véritable joyau médiéval qui déploie en façade cinq portails, une configuration unique dans l’architecture gothique. L’élévation intérieure donne une unité de volume remarquable, illuminée par des vitraux resplendissants, qui ornent les différentes baies ; dix-huit chapelles rayonnantes entourent la cathédrale.  La cathédrale Saint-Étienne a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial par l’Unesco en 1992.

WARESQUIEL Emmanuel de, MORIN Christophe : Talleyrand en son château de Valençay (Indre). Nouvelle édition. 1 vol. br, 65 p, biblio, illustrations n-b et couleur, éd. Éditions du Patrimoine, coll. Itinéraires du patrimoine, 7,60 €.

Talleyrand-en-son-chateau-de-Valencay (2)À l’orée du XVIe siècle, le Val de Loire se couvre de fastueux châteaux Renaissance, fruits d’une émulation entre grands commis de l’État. Valençay est élevé dans la lignée de cette fièvre bâtisseuse pour la famille d’Estampes. Le blanc donjon, achevé avec le siècle, en exprime la puissance par sa monumentale modernité et l’originalité de son décor. La Grande Mademoiselle le visitant en 1653 crût  » entrer dans une demeure enchantée « . Quand George Sand le décrit comme  » l’un des lieux les plus beaux de la terre « , le château a bénéficié de la fortune et de la gloire du prince des diplomates, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. L’ex-évêque d’Autun, alors ministre des Relations extérieures du Consulat l’achète en 1803, commande à ses architectes d’importants travaux d’aménagement, le meuble dans le style Empire, y crée une galerie d’ancêtres et ponctue le parc de nombreuses fabriques ou  » folies « . C’est là que dans le contexte de la guerre d’Espagne, Napoléon le compromet vis-à-vis de l’Europe en lui intimant l’ordre de transformer Valençay en prison dorée pour l’héritier de la couronne. Le futur Ferdinand VII y reste de 1808 à 1813, s’y ennuie malgré le charmant théâtre à l’italienne construit pour l’occuper, mais n’en voudra pas à son geôlier puisqu’il lui offrira son portait. Au gré des changements de régimes, le Diable boiteux, qui en a servi neuf, reste attaché à son coin de Berry sur lequel règne la duchesse de Dino, sa nièce et maîtresse, jusqu’à sa mort en 1834.  Les façades illustrent la manière dont les architectes mettent en œuvre les ordres d’architecture Antique depuis la première Renaissance jusqu’au XVIIIe siècle. Les allées du parc, redessinées à l’anglaise conduisent les pas des visiteurs à travers cinquante hectares de paysages variés, aménagés pour la promenade de la cour d’Espagne en exil à Valençay.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

BOUTEILLE Michelle : Progression des recherches archéologiques sur les Hautes-Chaumes. 1 vol. br, 36 p, illustrations en couleur, éd. Centre social de Montbrison, coll. Cahier de village de Forez,  n° 172.

• CUISINIER Antoine : Boën-sur-Lignon : chronique,notes et documents, de 980 à 2017. 1 vol. br, 88 p, illustrations en couleur, éd. Centre social de Montbrison, coll. Cahier de village de Forez  n° 174, 13 €.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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INFOS PRATIQUES À DESTINATION

DES AUTEURS, ÉDITEURS, IMPRIMEURS…

Si vous souhaitez que vos publications soient répertoriées dans cette  rubrique, merci de nous communiquer vos informations à l’adresse:

allier-infos@sfr.fr 

  • Auteur(s)
  • Titre précis (éventuellement sous-titre)
  • Renseignements techniques: Nombre de pages/relié ou broché/ Illustrations (couleur et/ou noir et blanc)/ éditeur/ prix (franco si expédition).

• Si le livre est autoédité, où peut-on se le procurer?
• Un visuel de la couverture (jpeg de préférence)
• Un court texte de présentation ou résumé.

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