PAGES D’HISTOIRE: IL Y AURA BIENTÔT UN SIÈCLE, ALEXANDRE VARENNE FONDAIT LE JOURNAL “LA MONTAGNE”, LE 4 OCTOBRE 1919.

MISE À JOUR: 2 FÉVRIER 2019

Jean-Paul PERRIN

Cet article sera régulièrement actualisé au fil de l’année 2019 et des manifestations qui marqueront le centenaire du quotidien régional. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement pour bénéficier de ces compléments d’informations et des mises à jour.

contact: allier-infos @sfr.fr

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LA MONTAGNE

 UN CENTENAIRE

ET DE NOMBREUX PROJETS

DÉCLINÉS AU FIL DE 2019

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Le 4 octobre 2019, le quotidien La Montagne franchira le cap  de ses 100 ans d’existence. Un  événement auquel l’équipe du journal a choisi de consacrer plusieurs temps forts, tout au long de cette année,  en revenant sur les grandes étapes de son histoire, depuis sa fondation jusqu’à nos jours… Ou comment un journal, qui ne comptait à l’origine que cinq rédacteurs et une douzaine d’ouvriers, a pu devenir  en un siècle une entreprise qui emploie aujourd’hui 600 personnes, dont 200 journalistes, et qui est l’un des principaux groupes de presse régionale…

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4 octobre 1919: le tout premier numéro de La Montagne

• 1919 – 2019

RETOUR SUR UN SIÈCLE D’HISTOIRE

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Alexandre Varenne

• C’est  le 4 octobre 1919, onze mois après la fin de la Grande guerre et trois mois à peine après la signature du traité de Versailles,  qu’Alexandre Varenne, avocat et député socialiste du Puy-de-Dôme, publie le tout premier numéro de  La Montagne, Quotidien de la démocratie socialiste du Centre, qui entend étendre sa diffusion dans  l’Allier, le Cantal, la Corrèze, la Creuse, la Haute-Loire et, bien sûr, le Puy-de-Dôme. Il a réuni autour de lui une équipe de moins d’une vingtaine de personnes pour rédiger et confectionner un journal qui ne compte alors que quatre pages.

• 4 OCTOBRE 1919, LE PREMIER NUMÉRO

• Trois grands articles occupent la une. D’abord, un éditorial intitulé “En avant”. Rédigé par Alexandre Varenne en personne, il est signé “La Montagne”: “En créant ce journal, au lendemain de la Grande guerre, à l’heure où va de dessiner l’orientation nouvelle de la démocratie française,  nous croyons répondre à un besoin impérieux de circonstances, aux nécessités de la situation. Un esprit nouveau souffle sur le monde, après des événements inouïs qui ont montré jusqu’à l’évidence l’injustice et le désordre d’un régime  social vieilli,  depuis longtemps condamné par les précurseurs socialistes, mais dont  l’expérience d’hier a cruellement révélé aux plus aveugles les tares et les périls (…). La France a été sauvée par la vaillance de son peuple. Le peuple français exige maintenant que l’on pense à lui (…). La guerre vient de lui apprendre que pour être bien gouverné, il faut qu’il se décide à se gouverner lui même, que pour avoir la justice, il ne doit pas l’implorer mais la faire, que pour avoir la paix, il ne suffit pas de la désirer”. Et Alexandre Varenne de conclure: “Un mot, une idée expriment aujourd’hui toutes les espérances des masses: le socialisme”. Les  deux autres articles s’interrogent sur la date des prochaines élections législatives (“Quand votera-t-on? Nous serons bientôt fixés.  M. Clemenceau proposera la date du 7 novembre ”) et sur la question du désarmement de l’Allemagne.

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L’Ami du peuple (1904-1914) fondé et dirigé par Alexandre Varenne

• ALEXANDRE VARENNE

UN HOMME POLITIQUE

QUI AVAIT DÉJÀ UNE EXPÉRIENCE DE LA PRESSE

• Alexandre Varenne n’en est  pas toutefois à son coup d’essai en matière de presse.  Le 2 octobre 1904,  il avait déjà fondé un hebdomadaire intitulé L’Ami du peuple, en référence au journal du révolutionnaire Marat. L’ Annuaire de la presse (1912) le mentionne sobrement en   précisant qu’il est “républicain socialiste” et que son siège se trouve  au 38 place de Jaude. zzzLa nouvelle publication, tout en affirmant  vouloir “faire sous la forme la plus simple  et la plus familière de l’éducation socialiste”, s’adresse “Aux républicains! Aux travailleurs! (…) à tous ceux qui sont des démocrates sincères (…) des travailleurs des villes et des campagnes”. L’expérience durera dix ans, jusqu’à ce que L’Ami du peuple disparaisse en juillet 1914 pour cause de guerre. Autre expérience, celle du journal La France libre, à la fondation Alexandre Varenne a participé en 1918, en compagnie d’une quarantaine de députés de la SFIO. Enfin, avec Paul Bertrand, il a été à l’origine du journal  La Politique, une aventure  éditoriale qui durera moins d’un an et qui s’achèvera peu avant la création de La Montagne.

• DES CONCURRENTS REDOUTABLES

• Malgré ces expériences, la partie est  loin d’être gagnée pour le nouveau journal d’Alexandre Varenne et l’avenir s’annonce incertain, face aux autres titres solidement implantés dans le département du Puy-de-Dôme. Défendant à l’époque des positions de Gauche assez tranchées, La Montagne est alors en concurrence avec L’Avenir du plateau Central, un  quotidien marqué à  droite,  et avec  Le Moniteur, d’orientation centriste… Ses 10 à 12 000 exemplaires, vendus chaque jour, pèsent peu face aux 50 000 exemplaires du Moniteur et aux 30 000 exemplaires  de l’Avenir. Il faut aussi compter avec  d’autres titres qui dans sa zone de diffusion rayonnent sur un département ou même sur un arrondissement. À Montluçon, par exemple, il  doit se mesurer avec  le journal Le Centre. Disposant d’une solide implantation, ce dernier  draine une grande partie du lectorat de l’arrondissement, des annonces et des “réclames”.

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Annuaire de la Presse (1930)

•  Pourtant l’aventure va perdurer. “Journal des Gauches”, à l’origine, le quotidien a pris position dans l’entre deux guerres face aux grands choix historiques. C’est ainsi qu’en décembre 1920, lors du congrès de Tours  qui devait conduire à la scission entre partisans et adversaires de l’adhésion à la IIIème Internationale, le journal s’était prononcé contre, soutenant la position de Léon Blum désireux de “garder la vieille maison”. En 1936, autre choix, celui de soutenir la politique conduite par le  Front Populaire et ses réformes sociales. Durant les années 1920-1940, la diffusion du journal reste encore modeste, face à ses concurrents, avec 20 à 40 000 exemplaires.

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Les concurrents de La Montagne en 1930, dont Le Moniteur, propriété de Pierre Laval

• 1939-1943: GUERRE, DÉFAITE,

OCCUPATION ET RÉSISTANCE

• Lorsque l’offensive allemande à l’ouest met fin à plus de huit mois de “drôle de guerre » et que la Wehrmacht  se rapproche à grands pas de la capitale, abandonnée par le gouvernement, Alexandre Varenne semble pressentir la suite des événements. Une suite qui s’annonce particulièrement  sombre… Dans un éditorial daté du 10 juin 1940 et intitulé “ Préparons la Résistance”, il écrit: “ Envisageons quand même le pire, et que l’ennemi oblige nos armées à céder au-delà de Paris. La guerre n’en devra pas moins continuer. D’où il suit qu’il faut prévoir et organiser la résistance en profondeur”. Une semaine plus tard, le maréchal Pétain annonçait la demande d’armistice et, dès le lendemain, un général quasi inconnu des Français, Charles de Gaulle,   lançait un appel à la poursuite des combats sur les ondes de la BBC.

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22 juin 1940: La signature de l’armistice

• Après la défaite de mai-juin 1940, le jour même de la signature de l’armistice (22 juin), Alexandre Varenne et son équipe décident de suspendre la parution qui reprendra toutefois  le 29 juin, à la suite du retrait des troupes allemandes de Clermont-Ferrand. Tout en étant un centre actif de la Résistance et en devant composer avec  les consignes de la censure, La Montagne parvient tant bien que mal à poursuivre sa publication  au-delà de l’invasion de la zone libre, le 11  novembre 1942. En deux ans, le journal se voit frappé une quarantaine de fois par la censure. Si on y ajoute cinq suspensions et sept blâmes, c’est sans doute un des journaux les plus censurés, comme le rappelait régulièrement Francisque Fabre (1899-1988), son directeur de 1928 à 1981.

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11 novembre 1942: l’invasion de la zone libre
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La Montagne s’adapte: Le Quotidien des gauches (30 juillet 1940) devient Quotidien populaire indépendant (1 août 1940)

• Avec la présence directe des autorités d’occupation,  la position de La Montagne devient  de plus en plus difficile à tenir, ce qui conduit finalement le journal,  le 27 août 1943, à suspendre  une nouvelle fois sa parution. Dans un article publié en 2014, à l’occasion des 70 ans de la reparution, Bernard Stephan citait le témoignage de Jean Courtine, un typographe: “ Je composais la une du journal. Varenne apporte son éditorial, il l’apportait lui-même et il me dit “j’ai écrit un papier mais je suis sûr que ça ne va pas leur plaire”. Nous l’avons envoyé à la censure allemande treize fois ! A la treizième fois, quand c’est revenu, Varenne nous dit : “Je ne calerai pas ! Cette fois on arrête. Allez, les fils, on ne paraît pas demain, on s’en va !”  (lire l’article de Bernard Stephan) 

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3 juillet 1940: un des premiers n° victime de la censure, une semaine avant le vote des pleins pouvoirs
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Raymond Aubrac © La Montagne (Michel Wasielewski)

Savoir plus: Interviewé par le journaliste Manuel Rispal, à l’occasion des 90 ans de La Montagne, Raymond Aubrac évoquait ses souvenirs de résistant, en revenant sur les liens qui l’unissaient au journal et à Clermont-Ferrand (Lire l’article publié en 2009 et republié  à l’occasion de la mort de Raymond Aubrac, le 10 avril 2012

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Carte de presse de Jean Rochon (1903-1944), un des animateurs de la Résistance au sein de la rédaction du journal

► Sur l’histoire du journal sous l’occupation, on pourra consulter avec profit le livre de Maurice Mandon, Jean Rochon (1903-1944), une plume contre Vichy, et le journal La Montagne sous l’occupation (1940-1944). Des extraits significatifs sont accessibles sur Google Livres.

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• 15 SEPTEMBRE 1944:

LA RENAISSANCE DU JOURNAL

• Ce choix  lui permettra d’être autorisé à reparaître dès  le 15 septembre 1944, alors que tous les journaux de  zone libre   ayant continué leur publication  postérieurement à l’invasion de la dite zone  se voient frappés d’interdiction. Il a toutefois fallu qu’Alexandre Varenne  bataille ferme:  Combattant, il va plaider, chercher des témoignages dans la Résistance. Il est vrai que cette résistance auvergnate s’était forgée dans l’environnement de La Montagne et même dans ses locaux. Finalement, il arrache une autorisation de principe le 8 septembre 1944. Le temps presse. Ses concurrents et détracteurs ont créé pas moins de six quotidiens dans la capitale d’Auvergne”, écrit Bernard Stephan.

• Une semaine plus tard, dans son éditorial intitulé “La France est sauvée”,  Alexandre Varenne  écrit à la une de ce  numéro de la renaissance : « Rien de plus beau dans notre longue histoire, rien de plus grand que cet héroïque soulèvement national. Les hommes de ma génération, survivants attardés des années paisibles, vont pouvoir mourir consolés. La France est sauvée. »

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15 septembre 1944: la renaissance de La Montagne
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1945: un nouveau concurrent 

•  Une nouvelle fois, l’avenir du journal n’est pas assuré. La Montagne  doit alors affronter  de nouveaux concurrents issus de la Résistance, tels que La voix du peuple, journal communiste, Le Patriote, organe du Front National ou encore La Nation publié par  Comité départemental de libération, l’Éclair (MRP) et  La Liberté (Mouvement de libération national ou MLN).

• Progressivement, le journal abandonne sa coloration politique d’origine, une coloration qui avait déjà été progressivement atténuée,  avec l’ambition de devenir un grand quotidien régional d’informations Le tirage décolle au fur et à mesure que les autres journaux issus de la Résistance disparaissent, laissant le champ libre au quotidien clermontois. Certains de ses concurrents sont absorbés, comme Centre Matin, héritier du Centre Républicain, à Montluçon, en décembre 1968. De 54 000 exemplaires, fin 1944, le tirage de La Montagne dépasse les 100 000 exemplaires en 1949 pour atteindre les 160 000 en 1958, puis les 200 000 en 1964, avant de s’approcher des 300 000 exemplaires au début des années 1970. Côté diffusion, un pic est atteint en 1973 avec 247 680 exemplaires diffusés, selon les chiffres officiels de l’OJD.

• FRANCISQUE FABRE

SUCCESSEUR D’ALEXANDRE VARENNE

• Depuis 1928,  c’est Francisque Fabre qui assume la direction, après s’être  tenu dans l’ombre du fondateur. Son parcours est particulièrement atypique: il a été tour à tour conducteur de tramway, alors que sa formation initiale le destinait à être graveur sur métaux, puis metteur en bouteille de grenadine, fabricant de Viandox et représentant en huile. C’est en 1926 qu’Alexandre Varenne l’a recruté pour devenir son homme de confiance et  agent électoral, afin d’organiser ses tournées d’avant élections dans le Puy-de-Dôme.

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Francisque Fabre (1943)

• Sous l’Occupation, il a intégré Phalanx,  un réseau de Résistance français créé en 1942 par Christian Pineau, après son retour de Londres, à la demande du Bureau central de renseignements et d’action. Installé en zone sud, d’abord à Clermont-Ferrand, puis à Lyon il étudie dans un premier temps l’opinion publique, avant de collecter ensuite des renseignements militaires, que ce soit sur l’armée d’armistice ou sur les troupes d’occupation. Phalanx, dont  le recrutement s’effectue, à l’origine, au sein du milieu syndical et socialiste de Libération Nord sert aussi d’intermédiaire entre Libération Nord et la France libre, transmettant le courrier et les fonds. C’est après l’arrestation de Christian Pineau, que  Francisque Fabre prend provisoirement la direction du réseau, avant de passer le relais, au printemps 1943,  à Fernand Gane, qui réorientera Phalanx vers l’action militaire.

• Dans leur livre Quatre milliards de journaux (éditions Alain Moreau, 1977),  consacré à la presse régionale,  François Archambault et Jean-François Lemoine, eux-mêmes patrons de presse régionale, décrivent ainsi la stratégie de Francisque Fabre qui lui a permis en trois décennies  de jeter les bases d’un véritable groupe de presse régionale: «  Il mena une politique astucieuse, digne des vertus auvergnates. Sous une apparente simplicité,  il dissimule une habileté tenace que la constitution silencieuse de son groupe a largement révélée. Ainsi, après avoir absorbé en décembre 1968 Centre matin, à Montluçon, il racheta en janvier 1972 Le Populaire du Centre, à Limoges et le journal du Centre, à Nevers. Bien qu’a demi-retraité (en 1977, ndlr), il est omniprésent dans son journal

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Francisque Fabre et Alexandre Varenne en 1943 (© Fondation Varenne)

• Résultat de cette politique, au tout début  de la décennie 1970, le journal emploie  670 salariés dont 111 journalistes, répartis entre le siège clermontois de la rue Morel-Ladeuil et les agences locales. Il est publié sur 16 à 20 pages, grand format, avec  chaque matin 14 éditions, touchant 8 départements. Derrière celle du Puy-de-Dôme (108 000 exemplaires en 1973), figurent celles de l’Allier (75 000), du Cantal (25 000), de la Creuse (17 000) et de la Corrèze (16 000), devant la Haute-Loire (7 700) et la Nièvre (7 400).

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Francisque Fabre (1899-1988), dans les années 1960
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La Montagne, face au pouvoir politique, au début des années 1970
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Les locaux de La Montagne, rue Morel-Ladeuil, rasés en 2013

• Après avoir migré  de la rue Blatin vers la rue Lamartine, le  journal s’était installé rue Morel-Ladeuil, quelques mois avant que n’éclate la deuxième guerre mondiale. C’est là que la direction, la rédaction et l’imprimerie devaient rester pendant près de soixante-dix ans, avant d’élire domicile dans l’immeuble moderne de la rue du Clos-Four, le siège actuel de ce qui est devenu un groupe de presse multimédia. C’est à partir de sa base clermontoise que le quotidien  a poursuivi son développement, gagnant progressivement les départements de l’Allier, du Cantal, de la Corrèze, de la Creuse, et de la Haute-Loire, au gré des rachats et des fusions de quotidiens départementaux ou d’arrondissement.

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Publicité (1968)

• Au fil des années, face à un lectorat vieillissant, le journal, tout en continuant à jouer la carte de la proximité, a dû s’adapter, d’abord en lançant une nouvelle formule en 2002, puis en adoptant un nouveau format plus réduit en 2008 avant de passer au “tout couleur”, en 2012. Entre temps, a été lancé en 2006 un site Internet, point de départ d’une transformation digitale et d’une diversification jugées indispensables. En revanche, la tentative de créer une télévision locale, Clermont Première, s’est révélée un échec.

 

• DE NOMBREUX TEMPS FORTS

AU FIL DE L’ANNÉE 2019

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Le nouveau siège du journal, rue du Clos-Four

• Pour fêter ce centième anniversaire,  le premier vendredi de chaque mois, une page dans le journal avec des déclinaisons sur le Web (voir ci-dessous), sera consacrée aux grandes étapes et aux temps forts de l’histoire de La Montagne, à travers le récit de ses origines, de ses engagements, notamment pendant la deuxième guerre mondiale et de  sa croissance.  Des publications spéciales seront proposées avec  des numéros spécifiques de “La Montagne dans le rétro”.

• Point d’orgue de cette année de célébration, les éditions de Borée, filiale du groupe Centre France ont  prévu de publier en septembre un livre sur le centenaire Riche de  256 pages, abondamment illustré,  il doit permettre  de balayer un siècle d’histoire du territoire au travers de 100 Unes parmi les plus marquantes. Chacune d’entre elles fera aussi l’objet d’une analyse, d’une remise en contexte ou encore d’un témoignage apporté par une  personnalité. Parmi celles-ci, on pourra trouver : le patron de Michelin, Jean-Dominique Senard,  l’écrivain Erik Orsenna,  le journaliste Hervé Mathoux ou l’ancien président François Hollande…

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La diffusion de La Montagne (globale et par département)

• D’autres  événements, en collaboration avec la fondation Varenne, sont inscrits au calendrier tout au long de 2019, avec en fil rouge  les liens qui se sont tissés avec les lecteurs et  avec les acteurs locaux, au cours du siècle écoulé.  Du 14 au 31 mai sera organisé un  “médiatruck , avec les équipes éditoriales et commerciales, qui  sillonnera toute la zone de diffusion de La Montagne. Il fera étape dans chacune des treize villes où sont basées les agences de La Montagne : Ussel, Tulle et Brive (Corrèze), Guéret (Creuse), Montluçon, Moulins et Vichy (Allier), Thiers, Riom, Issoire (Puy-de-Dôme), Aurillac et Saint-Flour (Cantal) et enfin  Brioude (Haute-Loire). Ce sera à chaque fois l’occasion pour les lecteurs de rencontrer des journalistes et de venir  raconter “leur Montagne”.

• Des actions sont par ailleurs programmées dans le cadre d’un partenariat noué avec le rectorat de l’Académie de Clermont-Ferrand. C’est ainsi que, en relation avec la fondation Varenne, un challenge inter-écoles portant sur la Une du journal du 4 octobre 2019 se déroulera du 18 au 23 mars 2019, pendant la semaine de la presse et des médias dans l’école. Le 19 mars, cinq élèves issus des deux collèges du Puy-de-Dôme portant le nom  d’Alexandre Varenne pourront assister à la conférence de rédaction et ils participeront au choix des Unes du journal du lendemain.

220px-Yronde,_enseigne_La_Montagne• Du 2 au 28 septembre, une exposition présentée à la chapelle des Cordeliers, à Clermont-Ferrand, retracera l’histoire de La Montagne, avec une approche déclinée en grands thèmes : la presse, une valeur républicaine, D’un titre de presse à un groupe de média, Les évolutions éditoriale et technique, Le futur et les enjeux de la presse…

• Le 4 octobre 2019, en plus de la parution d’une édition spéciale centenaire, le journal ouvrira les portes de son siège au public.  Une soirée sera consacrée, ce jour-là, à la transformation des métiers de l’information.

fondation varennes• La Fondation Varenne, actionnaire de référence du journal, participera elle aussi directement aux manifestations liées au centenaire, avec l’émission d’un timbre dédié à  Alexandre Varenne. Il sera mis en circulation, le   4 octobre 2019, date anniversaire de la parution de la première édition de La Montagne.  Les 10 et 11 novembre,  en collaboration avec le Centre d’histoire Espaces et cultures, sera organisée à Clermont-Ferrand, une grande manifestation à vocation historique et scientifique qui sera  ouverte au grand public. Elle se déclinera en trois temps forts, qui ont été définis le 15 janvier par un comité comprenant  Philippe Page, directeur général de la fondation Varenne,  Daniel Ruiz et  Jean-Yves Vif, anciens journalistes, et l’historien  Fabien Conord.

• D’abord, une conférence  qui sera axée sur l’histoire générale de la presse régionale, de  1919 à nos jours. Une catégorie de presse dans laquelle La Montagne est un des rares titres de presse fondés avant 1939 et qui existe encore, puisque la plupart des journaux de province, qui avaient continué à paraître sous l’Occupation, ont été interdits à la Libération. Ensuite, un colloque universitaire sera articulé autour du thème  Au miroir d’Alexandre Varenne : des hommes politiques, hommes de presse régionale. Enfin, une  table ronde permettra d’évoquer les rapports, récents et actuels, entre la presse régionale  et les acteurs politiques de ses territoires. L’ensemble de ces actes devrait faire l’objet d’une publication début 2020. Vu du Bourbonnais aura l’occasion de revenir sur ces manifestations au fil de l’année 2019.

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• Savoir plus…  Une série d’articles sur l’histoire du quotidien, de son fondateur et de ses acteurs, au fil de l’année du centenaire.

◘ LA MONTAGNE RACONTÉE PAR LA MONTAGNE

◘ La Montagne a 100 ans : comment le journaliste Alexandre Varenne a fondé le journal à Clermont-Ferrand (article de Sophie Leclanché):

• “Le 4 octobre 1919, l’avocat et journaliste Alexandre Varenne crée à Clermont-Ferrand La Montagne, le quotidien de la démocratie socialiste du Centre. Retour sur cette histoire”… (lire la suite)

◘ Engagement. Dans l’entre deux guerres, à travers ses personnalités, La Montagne milite pour la justice: “ Pour servir le peuple, il faut l’aimer” (article de Sophie Leclanché, publié le  1er février 2019)

“Engagé volontaire pendant la Grande Guerre, et résistant pendant la Seconde, le Puydômois  Henry Andraud fut rédacteur en chef de la Montagne  dès 1921”…

 

 

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Un commentaire

  1. Bien reçu, merci pour cette étude historique de grande qualité. L’ensemble de la presse bourbonnaise aurait bien besoin d’un historien compétent.

    Bien cordialement.

    F.-X. Duchon, président.

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