EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS: N° 18 (MARS – AVRIL 2019)

Cette rubrique faisant  l’objet d’additifs et de mises à jour  du 1er mars au 30 avril  2019, en fonction de l’actualité, n’hésitez pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’information.

Pour nous contacter: allier-infos@sfr.fr

DERNIÈRE MISE À JOUR:   29 AVRIL 2019

 

PANORAMA

DES EXPOSITIONS

 
• PROCHAINEMENT…

SUR  LA SCÈNE DU CNCS

CNCSLe 18 mars, le CNCS a franchi le cap des 900 000 visiteurs depuis son ouverture, il y a douze ans. Selon les années et en fonction de l’attractivité des expositions temporaires, il reçoit entre 65 000 et 95 000 visiteurs. En terme de fréquentation annuelle, le CNCS est ainsi devenu le premier musée de l’ancienne région d’Auvergne. Ces  visiteurs viennent en priorité de l’Auvergne, de la Bourgogne et de  l’Ile de France. C’est d’ailleurs à destination  de ce dernier public que le CNCS a lancé, fin 2018,  une campagne de communication avec  300 affiches, visibles pendant cinq semaines, dans le métro parisien.

07ba4f0f99e4238ab568e773f510bf7f9b9c4274• Fort de ses 95.000 visiteurs en 2018, le Centre National du Costume de Scène compte poursuivre dans cette  belle dynamique de fréquentation. C’est bien parti pour avec l’exposition Les Comédies musicales, les costumes font leur show. Fin février, elle avait déjà attiré 15.000 visiteurs depuis son ouverture,  le 1er décembre 2018. Pour le seul mois de janvier, 4.390 visiteurs s’y sont pressés, soit 1.000 de plus qu’en janvier 2018. Le public a jusqu’au 28 avril pour la découvrir. Et après ?… Dores et déjà, on une idée précise des thèmes des deux  prochaines expositions,  qui seront centrées sur les univers de l’opéra et de la danse.

421_001• Du 25 mai au 3 novembre 2019, à l’occasion du 350ème  anniversaire de l’Opéra de Paris,  ce sera Habiller l’Opéra, costumes et ateliers de l’Opéra de Paris. L’exposition portera sur l’histoire du costume à l’opéra, depuis l’ouverture du Palais Garnier jusqu’à nos jours.  Ce vaste panorama mettra en valeur les grands courants esthétiques dans ce domaine scénique aux XXè et XXIè siècles. On pourra voir une sélection d’une centaine de costumes et de toiles de décor, conservés dans les collections du CNCS ou en provenance des réserves du Palais Garnier et de  l’Opéra Bastille. Tous évoqueront la création lyrique et chorégraphique et les grands succès du répertoire. L’accent sera mis sur la créativité des costumiers et sur  le savoir-faire des ateliers de couture qui les ont accompagnées. Rappelons que l’Opéra national de Paris figure parmi les trois institutions à l’origine du CNCS, qui conserve dans ses collections plus de 5.000 costumes issus de 400 spectacles produits par l’opéra, pendant plus de deux siècles.

114395951• Ensuite, du 7 décembre jusqu’au printemps 2020, Habiller l’Opéra cédera sa place aux   Couturiers de la danse. Cette exposition se veut un  hommage aux couturiers qui ont créé des costumes pour des spectacles de danse. C’est avec la création du Train Bleu et la rencontre sur scène des ballets russes et de Coco Chanel, en 1924, que la couture a commencé à s’intéresser à l’univers de   la danse, laquelle entendait bien suivre  la mode. Un intérêt qui ne s’est jamais démenti depuis. En témoignent  Yves Saint Laurent et Roland Petit pour Notre-Dame de Paris, Gianni Versace et Maurice Béjart, Christian Lacroix et l’Opéra de Paris  pour Les Anges ternis, Joyaux, Shéhérazade, Le Songe d’une nuit d’été, Jean-Paul Gaultier et Régine Chopinot, avec le ballet Défilé, Azzedine Alaïa, William Forsythe et Issey Miyake, Van Noten,  et bien d’autres…  Autant de noms de grands créateurs qui, pendant presque un siècle,  ont été complices des succès des grands chorégraphes sur la scène internationale.

• Fort de ses résultats antérieurs et  grâce à ces nouvelles expositions, le CNCS compte bien franchir le cap du millionième visiteur. Ce devrait être dans le courant de l’été 2020.

• EXPOSITION TOUTANKHAMON

DES TRÉSORS ÉGYPTIENS À VOIR AUSSI AU MAB …

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• Avant même son ouverture, le samedi 23 mars, l’exposition Toutankhamon, le trésor du pharaon présentée à La Villette, avait déjà suscité une très large engouement, avec pas moins de 150 000 billets pré-vendus. De quoi en faire sans doute “l’exposition de l’année”. Sans qu’il soit question de  rivaliser avec les grands musées nationaux, c’est  l’occasion de rappeler que quelques rares musées de province recèlent, eux aussi, des trésors égyptiens qu’ils exposent de manière permanente.  C’est le cas du Musée Anne-de-Beaujeu, à Moulins.

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© M. Grillot – Egyptophile

• Dans ses collections, il abrite  des objets funéraires égyptiens et des pièces remarquables telles  que deux momies et un cartonnage. Dans un très bon état de conservation, elles avaient donné lieu à une exposition en 2014. Selon leur conservatrice, “ Les momies ne sont pas aussi anciennes que Toutankhamon. Elles datent du premier millénaire, mais leur particularité, c’est leur excellent état de conservation. Dans les environs, seul le musée de Guéret abrite des momies, mais d’enfants”.  Elles sont protégées dans des vitrines à température constante, entre 18 et 20°, avec un contrôle strict de l’hygrométrie.

• Le musée détient aussi un cartonnage, qui formait une enveloppe légère entre le sarcophage et la momie. Ses peintures vives ont pu être conservée dans leur état d’origine et elles montrent “Isis la Grande, fille de Djedhor et de Tasherimin, qui vécut dans la première moitié du 4e siècle avant JC”. Autres éléments du trésor moulinois : des masques et des panneaux de cercueil en bois polychrome et des oushebtis, des statuettes représentant les serviteurs  qui accompagnaient le défunt pour le servir dans l’au-delà. Un pied momifié, une momie de chat et des monnaies égyptiennes d’époque ptolémaïque complètent l’ensemble. D’ici quelques mois, ces monnaies devraient être exposées dans des vitrines dédiées.

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► Infos pratiques : Le  Musée Anne de Beaujeu (Place du Colonel Laussedat 03000 Moulins) est ouvert du mardi au samedi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, ainsi que le dimanche, de 14 h à 18 h. (Tél :  04.70.20.48.47).

•  DES TRÉSORS DE LA SCULPTURE BOURBONNAISE

 DÉVOILÉS AU MUSÉE ANNE DE BEAUJEU

3709• Le 13 avril, le Musée Anne de Beaujeu a dévoilé sa nouvelle exposition consacrée à La sculpture bourbonnaise, entre Moyen-âge et Renaissance. Elle présente des chefs-d’œuvre d’importants “imagiers”, selon le termes qu’on utilisait  jadis pour désigner les sculpteurs.  Entre Moyen Âge et Renaissance, la production des sculpteurs a été abondante et elle a atteint une qualité inégalée, grâce  au mécénat des ducs de Bourbon et de leur cour. On peut ainsi en savoir plus sur les commandes princières, sur les sujets de prédilection des imagiers,  ainsi que sur  les différentes techniques de création utilisées. Autre thème qui  a été  développé au fil de l’exposition: le destin souvent tourmenté de ces œuvres et leur délicate restauration. Pour l’occasion, le musée du Louvre, dans le cadre du plan “Culture près de chez vous”, initié par le ministère de la culture,   a accepté de prêter plusieurs œuvres, rarement sorties de ses réserves.

Accéder à l’article de Vu du Bourbonnais consacré aux expositions du Musée de la Visitation (Le Paris des Visitandines: 1619 – 2019) et du Musée Anne de Beaujeu (La sculpture bourbonnaise, entre Moyen-âge et Renaissance). 

• À propos de l’exposition Marcellin Desboutin au Musée Anne-de-Beaujeu, à Moulins… Dans  le Journal des arts (31 janvier 2019), sous le titre “Marcellin Desboutin sort de l’ombre”, on peut lire : “Le Musée Anne de Beaujeu (MAB) puise dans sa collection pour présenter une rétrospective retraçant le parcours chaotique de ce portraitiste de talent et pourtant peu considéré…

Accéder à l’article de Vu du Bourbonnais  sur l’exposition Marcellin Desboutin.

 

• APRÈS LA SCULPTURE …

L’HISTOIRE DE LA BATELLERIE EN BOURBONNAIS

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• On connaît dores et déjà le thème de la future exposition qui succédera à celle dédiée à la sculpture bourbonnaise  entre moyen-âge et Renaissance… Entre  octobre 2019 et  septembre 2020, elle sera consacrée à la batellerie en Bourbonnais et elle évoquera notamment Moulins qui était le port le plus important sur l’Allier. Pour l’occasion, l’église du Sacré-Cœur prêtera une Vierge du XVè siècle et un ex-voto du XIXè siècle.

 

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• LORSQUE, SOUS BONAPARTE,

PERÇAIT DÉJÀ NAPOLÉON….

expo napoléon• Jusqu’au 2 juin, le musée Saint-Vic, à Saint-Amand-Montrond, propose une exposition intitulée De Bonaparte à Napoléon. On peut d’abord y voir des pièces issues des collections du musée, telles que des lithographies, du mobilier de style Empire ou encore une huile sur toile représentant Maurice Dupin de Francueil, le père de George Sand. Il fut  aide de camp de Joachim Murat durant les campagnes napoléoniennes d’Italie et d’Espagne. En complément, ont été sollicités différents prêts, auprès du musée-hôtel Bertrand de Châteauroux ou encore du musée Anne-de-Beaujeu de Moulins. Le musée Charles-VII de Mehun-sur-Yèvre a confié pour sa part deux grands vases en porcelaine de Sèvres tandis que le musée George-Sand (La Châtre) a prêté une quinzaine de pièces, dont des huiles sur toiles, des fusains et autres dessins signés Maurice Sand et Bernard Naudin.

MAQUETTE PROG MUSEE 2019 VERSO• Des collectionneurs privés, qui ont souhaité rester anonymes, ont  encore apporté davantage de corps à l’exposition, à travers le prêt de différents objets. Parmi eux, des soldats de plomb, des armes, dont des fusils d’époque (cavalerie, dragon et infanterie) et des sabres, des cuirasse et casques de cuirassier d’époque 1812, une trousse vétérinaire ainsi que des répliques de tenues complètes. On peut notamment voir celles  d’un officier chef d’escadron, d’un chasseur à cheval de la Garde impériale, d’un hussard de la Mort ou encore d’un médecin chirurgien de 1ère classe, pour ne citer que quelques exemples. En parallèle à l’exposition, le mercredi 19 juin, à 17 h 00, le rendez-vous mensuel Une œuvre, une œuvre sera consacré à La stratégie de Napoléon, avec, en exemples La campagne d’Allemagne de 1805, Ulm et Austerlitz. La conférence sera donnée par Christian Humbrecht, membre de l’académie de Mâcon et du Souvenir napoléonien.

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Accéder au site du Musée Saint-Vic.

 

 • PAUL DEVAUX (1894-1949)

“IMAGIER AUX MILLE FACETTES”.

Académie du VERNET

À Vichy, du 15 mars au 14 avril, dans le cadre du 69ème Salon de l’Académie du Vernet, la galerie du centre culturel Valery-Larbaud (20 rue du Maréchal-Foch), propose une rétrospective  consacrée à Paul Devaux (1894-1949). À la fois graveur, peintre, illustrateur, mais aussi publiciste et éditeur, il figure parmi les 12 cofondateurs de l’Académie en 1948.  Paul Devaux, qui signait parfois Jean Chapouteux,   maîtrisait aussi bien la gravure sur bois que l’aquarelle, le pastel ou l’illustration  en tout genre. Il  s’était d’ailleurs vu affublé du  surnom “d’imagier aux mille facettes”.

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Paul Devaux (1894-1949)

• C’est Alain Devaux, son petit-fils qui, à l’occasion du 70ème anniversaire de sa mort, a réuni pour cette exposition quelque 250 œuvres. Certaines sont inscrites dans la mémoire bourbonnaise, comme l’affiche publicitaire commandée par le syndicat d’initiative (1933), celle du grand prix de vitesse à Vichy (1934) et la monumentale carte de l’Allier, réalisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937. C’est aussi l’occasion de retrouver les illustrations conçues pour les boîtes de pastilles de Vichy de la maison Moynet. Les vieux toits de Montluçon, la maison Louis XI à Cusset, le Jacquemart de Moulins, l’église de La Chapelaude ou  le château du Vernet, figurent parmi les œuvres présentées.Il avait également  créé la revue artistique l’Élan (1926) et illustré Le petit Bourbonnais, en même temps que  de nombreux romans.

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Les maisons qui meurent

• On pourra donc  mesurer l’étendue des  talents de celui dont Valéry Larbaud, qui était un de ses amis, disait qu’il était “un esprit dont l’attention patiente et clairvoyante a découvert le véritable secret  de nos  paysages. Paul Devaux qui avait débuté comme typographe à l’imprimerie clermontoise Montlouis, avait participé à la grande guerre, dont il était revenu fortement ébranlé.  Ses premiers bois, exposés aux Beaux-arts de Djon avaient rencontré un succès immédiat dès 1918. L’artiste, qui avait vécu entre pauvreté et misère,  devait  mettre fin brutalement à ses jours, en se donnant la mort, le 25 mars 1949.  Lors du vernissage de l’exposition, Alain Devaux a  offert une des œuvres de son grand-père, Les maisons qui meurent (1936) à l’Académie du Vernet. L’exposition est visible jusqu’au 14 avril, de 14 h 30 à 18 h 00 (entrée gratuite).

 

• LES PEINTRES DE LA VALLÉE

DE LA CREUSE

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UNE RÉTROSPECTIVE EN  140 TABLEAUX 

AfficheRueil-212x300• Depuis le 19 mars et  jusqu’au 26 mai, l’Atelier Grognard, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) propose une exposition intitulée  Peindre dans la vallée de la Creuse (1830-1930). Riche de 140 tableaux, elle permet de retracer l’histoire d’un foyer artistique essentiel à l’évolution esthétique et technique, dans la  peinture de paysage.

• Entre 1830 à 1930, de nombreux peintres français  sont venus planter leurs chevalets dans cette  vallée de la Creuse. Elle  a été pour eux une très  riche source d’inspiration, qu’ils soient  classiques, modernes ou avant-gardistes. Ils s’appelaient notamment Théodore Rousseau, Claude Monet, Armand Guillaumin, Francis Picabia, Othon Friesz, Anders Österlind. Tous sont  venus en Creuse, dans ce que George Sand qualifiait de “mignonne suisse”, afin de saisir toute sa beauté. On doit d’ailleurs à l’écrivaine, qui y a invité de nombreux artistes, le rayonnement artistique  de la vallée.

• Ce rayonnement a débuté dès 1832, avec la venue de Jules et Victor Dupré qui ont entraîné dans leur  sillage d’autres peintres paysagistes séduits par le pittoresque des paysages. Sur les  140 paysages impressionnistes exposés, une vingtaine sont dus à Armand Guillaumin, figure centrale de cette école. Il a passé  30 ans en Creuse, faisant des lieux  “un  site de référence artistique en utilisant, bien avant les premiers fauves, les couleurs pures”, comme le rappelle Véronique Alemany, commissaire de l’exposition.

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Claude Monet: La vallée de la Creuse

• C’est entre mars et mai 1889, que Claude Monet découvre à son tour  Crozant et Fresselines. La confluence des deux Creuse devient un thème de ses toiles qu’il décline  selon les moments de la journée et les  variations du temps. En réalisant dix-sept variations picturales sur un même motif, il invente le principe des séries. Il les exposera à la fin de 1889 à la galerie Georges Petit, à Paris. Au total, Monet réalisera pas moins de 24 tableaux ayant pour cadre la vallée de la Creuse.  Autre peintre touché par le charme pittoresque de la vallée, après l’avoir découvert en 1894, Paul Madeline y reviendra régulièrement pendant vingt-cinq ans, enrichissant à chaque fois son œuvre picturale. Mais c’est grâce  à George Sand, qui avait acheté une maison à Gargillesse, que le village est devenu “ le Fontainebleau de quelques artistes bien avisés”.

 • L’arrivée du train a donné un coup de fouet à la vallée, avec la venue d’une nouvelle  génération de peintres paysagistes. Sous leurs pinceaux sont nées des vues des prairies du Limousin et des bords de la Creuse exposées à Paris. Toutes ces réalisations ont fait émerger en  1864, l’appellation “École de Crozant”, lors du  Salon officiel de Paris. La réputation des lieux, a fait qu’entre 1900 et 1930, de nouveaux groupes d’artistes ont eux aussi fait le voyage pour immortaliser les paysages de la Creuse. Certains ont joué la carte de l’innovation. 843_001C’est le cas pour Othon Friesz (photo ci-contre) ou pour Francis Picabia. La fin de l’histoire, c’est en 1926,  la mise en eaux de la vallée,  consécutive à la construction du barrage d’Éguzon.  Au final on estime à plus de 400 le nombre d’artistes venus de toute l’Europe qui ont fréquenté le site pendant un siècle. Cette exposition vise donc à réparer une injustice soulignée par Véronique Alemany. Selon elle, “L’importance du foyer artistique de la Creuse dans l’histoire de l’art a longtemps été éludée alors que s’y déroulèrent de nombreuses expériences picturales majeures”.

UNE EXPOSITION PROLONGÉE PAR UN LIVRE

• Pour prolonger l’exposition, on pourra se reporter à Peindre dans la vallée de la Creuse : 1830-1930 :1 vol. br, 176 p, illustrations n-b et couleur, biblio, index, chronologie, éd. Snoeck Publisher, (Gand – Belgique), 20 €. Il est préfacé par  Patrick Ollier, maire de Rueil-Malmaison, et par Olivier de la Serre. L’éditeur le présente ainsi :

téléchargement• « La vallée de la Creuse, bien qu’elle ait connu une fréquentation comparable aux autres sites majeurs du paysagisme en plein air (Barbizon, Pont-Aven, Etretat…) est restée longtemps la grande oubliée des historiens de l’art. Elle était pourtant dotée d’atouts considérables : un pittoresque naturel qui attira quantité d’artistes, une authenticité rustique exceptionnelle où la maigre agriculture n’avait guère évoluée depuis le Moyen Age et, enfin, un accès rapide depuis Paris grâce à la ligne de chemin de fer Paris-Limoges, active dès les années 1850. Son “oubli” des spécialistes du paysagisme moderne jusqu’à une date récente n’est donc pas dû à sa réalité historique ni à ses qualités intrinsèques, mais à des causes plus sourdes et autrement plus dévastatrices. La vallée des peintres de la Creuse se concentre dans trois villages : Gargilesse, Crozant et Fresselines, où la rivière ondoie entre des gorges sauvages et des moulins paisibles. Elle présente, sur une trentaine de kilomètres, une géomorphologie identique et donc un ensemble pictural cohérent. Mais Gargilesse, le village de George Sand, appartient au département de l’Indre, de même que le rocher situé juste en face des ruines du château de Crozant, lui aussi administrativement rangé dans le Berry.

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Gargilesse

• L’autre côté de la rivière, la rive gauche, avec le village de Crozant et, plus en amont, le village de Fresselines, appartient au département de la Creuse. Cette banale (et insignifiante pour les artistes) limite administrative a provoqué une mauvaise vision de l’ensemble, car les quelques chercheurs et érudits locaux se cantonnèrent à leur “territoire”. Ainsi tel critique d’art de Châteauroux limitait ses comptes-rendus de salons à Gargilesse, et telle tentative de recensement des paysages creusois ignorait les sites de l’Indre. Première malchance pour les peintres de la Creuse. Une autre, plus grave encore, est d’être une infime parcelle d’une des régions les moins peuplées de France et aussi, d’ailleurs souvent le corollaire, l’une des plus pauvres. Peu d’habitants veut dire peu de chercheurs, peu d’historiens, peu d’amateurs… Peu d’argent veut dire peu d’acheteurs, peu de collectionneurs, peu d’expositions… Au début du XXème siècle, la physionomie de la vallée de la Creuse a changé, à la suite de la disparition du pastoralisme qui entretenait la végétation rase et les coteaux couverts de bruyères et de la mise en eau de plusieurs barrages hydroélectriques, dont le plus engloutissant, Éguzon, date de 1926. Deux bouleversements qui troublèrent encore un peu plus la visibilité des sites originels et, en conséquence, la localisation des œuvres.

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Fresselines

• Combien de fois a t-on vu en vente publique un château de Crozant rebaptisé “Château cathare” ou un moulin de la Folie sur la Sédelle à Crozant déménagé sur l’Aven ? Même l’important Paysage de la Sédelle de Picabia était entré dans les collections du musée national d’art moderne sous l’appellation : Paysage du Pays basque. C’est ainsi que, dépourvue de chercheurs, d’amateurs, de collectionneurs, mal localisée, mal reconnue, et en martyrisée par les barrages en béton, la vallée de la Creuse est restée la grande oubliée du paysagisme moderne. Aujourd’hui, grâce à cette exposition, la vallée des peintres de la Creuse gravit une marche vers une juste reconnaissance. C’est une occasion unique, devant un ensemble représentatif d’œuvres, de tenter de cerner l’identité singulière des sites de la Vallée de la Creuse. Simplement un pittoresque authentique et non frelaté, une campagne ancestrale et des sites naturels encore sauvages. La vallée de la Creuse, celle qu’avait si bien décrite George Sand : Ici, tout est d’une désolation si pompeuse et si riche d’accidents que le peintre ne sait où s’arrêter… , donne l’envie de peindre.

 

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• CASINO S’EXPOSE 

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AU MUSÉE D’ART ET D’INDUSTRIE 

exposition Casino Saint-Etienne• Depuis le 20 mars et jusqu’au  6 janvier 2020, le Musée d’Art et d’Industrie (2 place Louis Comte, à Saint-Étienne) présente une exposition intitulée Vendre de tout, être partout. Casino Elle  aborde le processus par lequel Casino, qui était d’abord une simple épicerie familiale, s’est adapté aux mutations du commerce pour devenir un groupe de dimension nationale puis internationale.

• L’accent est mis sur l’organisation très centralisée de l’entreprise dans tous ses secteurs d’activité, avec la prise en compte de l’évolution de la clientèle : production, distribution, contrôle qualité, contrôle métiers, formation des succursalistes, contrôle de l’agencement des magasins… Les visiteurs sont amenés à progresser dans différentes ambiances qui évoquent le fonctionnement de l’entreprise, au fil du temps: la stratégie et la décision,  la fabrication et la distribution des produits dans un souci de qualité et, enfin  la vente. À travers l’histoire de l’entreprise Casino qui affiche aujourd’hui ses  120 ans, c’est toute une réflexion sur l’évolution du commerce et des pratiques de consommation qui est présentée. Un parcours enrichi, sous l’angle du design, est proposé aux visiteurs à l’occasion de la Biennale Internationale Design et il  restera accessible durant toute l’exposition.

Vendre-de-tout-etre-partout LIVRE• En prolongement de l’exposition, le Musée d’Art et d’Industrie a publié un ouvrage signé par Marie Caroline Joland. Intitulé Vendre de tout, être partout. Selling everything everywhere.  Casino (1 vol. br, 100 p, illustrations n-b et couleur, éd. Silvana Editoral, 19 €). Il oscille  à la fois entre  beau livre,  catalogue d’exposition et  ouvrage scientifique à destination du grand public. Avec ses  articles courts et en s’appuyant sur de nombreuses illustrations d’objets ou sur des archives, il présente  des développements thématiques sur l’histoire de Casino et sur l’évolution de l’entreprise.

► Contact : Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne : Tél: 04 77 49 73 00

 

PATRIMOINE

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UNE SAISON 2019 ENRICHIE

• Fort de plus de deux mille visiteurs  qui ont franchi ses portes en 2018, pour connaître  la vie des mariniers et l’histoire du canal de Berry, grâce aux quatre mille pièces du fonds muséal,  l’équipe du Musée installé à Magnette compte bien faire mieux en 2019. Depuis le  2 avril, elle propose  au public une série de nouveautés. C’est ainsi que dans le prolongement de la restauration du pont-canal de Chantemerle, à Vaux achevée en 2018, une salle lui sera entièrement consacrée, afin de revenir sur son histoire et sur son architecture, tout en rappelant ce qu’ont été les étapes de ce chantier d’exception. Le tout résumé avec cinq panneaux, des photos et objets divers, ainsi qu’une maquette.

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• Autre changement, la salle des écluses, avec ses quatre portes monumentale,  a été enrichie d’une maquette d’une écluse. Elle a été  réalisée par les élèves de la section chaudronnerie du lycée Paul-Constans, à Montluçon. Mise en eau, elle peut être actionnée par les visiteurs. Parce que le musée s’insère dans un ensemble, Quentin Lagriffoul, son responsable, prépare un futur  circuit reliant trois musées locaux : l’école du grand Meaulne à Épineuil-le-Fleuriel, le musée des maquettes animées à Vallon-en-Sully et le musée du canal de Berry à Magnette. De quoi permettre, selon son initiateur,  “un voyage au XIXe siècle entre l’école, la vie du canal et les métiers qui ont un peu disparu”. Il s’agit aussi de rappeler que “le canal était la colonne vertébrale de cet ensemble, afin de développer l’essor industriel du bassin montluçonnais jusqu’à Commentry”. Autre atout à venir : il est prévu que  l’actuelle voie verte existant dans l’Allier soit prochainement raccordée à la voie verte berrichonne.

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Pour ceux qui se piquent de navigation sur le canal, le musée avec l’appui de la Communauté de communes propose une douzaine d’embarcations électriques réparties entre Audes et Vallon-en-Sully. Dès le 2 avril, on pouvait les emprunter depuis Magnette. Enfin, 2019 sera aussi une année d’expositions temporaires et de conférences, notamment autour de Georges Simenon.

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Plan du Musée du Canal de Berry et de ses abords
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©Musée du Canal

► Infos  pratiques... Le musée du canal de Berry est situé à  Magnette, sur la commune d’Audes.  Il est ouvert du mardi au dimanche et les  jours fériés de 14h 00 à 18 h 00, en avril, mai, juin, septembre et octobre ; du mardi au dimanche, de 10 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 18 h 00 heures, en juillet et août. Tarifs pour les adultes : de 3 à 5 €. Tél. : 04.70.06.63.72

Accéder au site du Musée du canal de Berry

 

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• MOULINS MIS EN LUMIÈRE…DOUBLEMENT

EN ATTENDANT MONTLUÇON ET CUSSET

À partir du 22 juin, avec Moulins entre en scène, la communauté d’agglomération Moulins Communauté, a décidé de mettre en lumière plusieurs lieux emblématiques de la ville.  Dès la nuit tombée, chaque soir de la semaine et jusqu’à la mi-septembre, l’opération se déroulera sous forme de    vidéo-mapping ou fresque lumineuse, avec une projection quotidienne d’une dizaine de minutes.

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Un cheminement lumineux depuis la place de l’Hôtel de  ville…

• Quatre sites ont été retenus pour cette première. Il s’agit du Centre national du costume de scène, du pont Régemortes, avec illumination des trois premières arches, côté rive droite, et des trois premières arches côté rive gauche,  de l’église du Sacré-Cœur, avec diffusion sonore sur la place d’Allier et, enfin de la place de l’Hôtel-de-Ville. Sur ce dernier site, seront mis en lumière deux faces du Jacquemart,  l’Hôtel de ville lui-même et la Caisse d’Épargne. Cette mise en scène lumineuse se veut une invitation à un cheminement lumineux, partant de la place de l’Hôtel-de-Ville pour aboutir au CNCS. Quant au thème choisi, c’est tout naturellement le costume de scène, le textile et la mode.

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…jusqu’aux arches du Pont Régemortes

• Dans le même temps, le Conseil départemental proposera,  dès cet  été, une fresque lumineuse nocturne sur La Malcoiffée, l’ancien château des ducs de Bourbon.  Intitulée Lumières sur le Bourbonnais, elle  sera projetée tous les soirs, du 22 juin jusqu’à la  fin septembre,  à raison de trois à six séances quotidiennes, avec un intermède de deux minutes.  Entre lumières et musiques, le spectacle reprendra les grandes lignes de l’histoire tumultueuse du site, à partir des jardins bas.  Pour profiter en direct de l’illustration musicale et ne  pas gêner les riverains, une application sera téléchargeable sur  smartphone.

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La Malcoiffée, au cœur d’une fresque lumineuse

• L’opération moulinoise n’est que le premier volet d’un plan de 3,9 M€, soutenu à hauteur de 3 M€ par la Région,  l’État et l’Europe. Programmé sur  trois ans, il vise d’abord à  mettre en lumière trois premiers édifices majeurs du Bourbonnais. Après Moulins, ce sera le tour en fin d’année  du vieux château des Bourbon à Montluçon et de l’église Saint-Saturnin de Cusset de s’engager “Sur le chemin des Bourbon”.

► Savoir plus... Un exemple de vidéo-mapping: La cathédrale Saint-Jean, à Lyon, lors de la Fête des lumières (2016) ▼

• UNE REDÉCOUVERTE DES HÔTELS

PARTICULIERS  MOULINOIS

• Le patrimoine moulinois recèle une quarantaine d’hôtels particuliers, que l’on peut classer en trois grandes catégories.  On trouve d’abord les “hôtels sur le devant”, qui sont  situés à l’intérieur de la première enceinte médiévale, où ils ont supplanté de vieilles demeures. Ils  ont une emprise au sol réduite et donnent directement  sur la rue.

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L’hôtel de Saincy, avant 1914

• C’est notamment le cas des hôtels intra-muros Garidel-Thoron, du Buisson de Douzon et la Ferronays. Ensuite, il existe des hôtels dits supra-muros. Ils ont été édifiés à l’emplacement des anciens fossés, qui ont été comblés, avant d’être aménagés en cours ombragés, comme  le cours Anatole-France. Dans cette catégorie, figurent les hôtels de Rochefort, Balorre, Saincy (occupé par la préfecture), et Montlivault qui héberge le lycée Anna-Rodier. Enfin, les hôtels extra-muros sont situés le long des anciens faubourgs, rue de Paris, rue de Bourgogne, avec un  parcellaire plus étendu, ce qui explique leur appellation “hôtels entre cour et jardin”. Dans cette catégorie, on trouve les hôtels de Conny, de Chavagnac, Vic de Pontgibaud et Héron.

• C’est pour valoriser ce patrimoine que deux conférences ont été programmées avec les interventions de Marie-Thérèse Téty et de Patrick Guibal. La première, qui affichait complet, s’est déroulée le 11 avril, dans le cadre des Jeudis de l’architecture du service patrimoine de la ville de Moulins.  La seconde, programmée le 23 avril, concernait l’histoire de  onze hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que de leurs commanditaires. Elle s’appuyait sur  sur une importante iconographie (Réservation : 04 70 48 01 36).

• POUR APPROFONDIR LA QUESTION…

505_001À lire Le quotidien La Montagne, dans son édition moulinoise, a publié une série d’articles intitulés Des hôtels particuliers à Moulins (textes d’Antoine Delacou,  photographies de Philippe Bigard:

1- L’hôtel de Garidel ou l’élégance du style Régence  (lire l‘article).

2  L’hôtel du Buisson, ou le faste entêtant d’un salon Louis XVI  (lire l’article).

3- L’hôtel Chabot, à Moulins, ou les beaux lendemains de la révolution (lire l’article).

4-  L’hôtel de la Ferronays ou l’un des rares témoins du style Louis XV (lire l’article).

5- Le Musée de l’illustration jeunesse (MiJ) cache l’hôtel très particulier de Mora (texte de Stéphanie Mena – Photographies de Séverine Tremodeux) (lire l’article).

VDB LIVRE SBEL REEDITION► Savoir plus : En 2001, sous l’égide de la Société bourbonnaise des études locales Marie-Thérèse Téty et Dominique Laurent  avaient publié une étude exhaustive sur les hôtels particuliers moulinois. Intitulé, Moulins : la ville et l’architecture du XVe au XIXe siècle,  l’ouvrage tiré à  un millier d’exemplaires  avait été rapidement épuisé. En 2002, il avait été distingué par le prix Achille Allier. C’est pour combler ce vide, qu’une réédition à l’identique, à seulement 60 exemplaires,  vient d’être réalisée (1 vol. br, 237 p, illustrations, éd. SBEL, 30 €). Elle n’est disponible qu’auprès de l’Espace culturel Leclerc.

 

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CANDIDATE  AU PATRIMOINE

MONDIAL DE L’UNESCO (SUITE…)

colloque-le-thermalisme-a-vichy• Le samedi 6 avril, dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville de Vichy, l’Université indépendante de Vichy et la Ville de Vichy organisent un colloque sur le thermalisme et Vichy. Au programme des interventions: L’urbanisme de Vichy, modèle des villes thermales (Thierry Wirth) – Vichy, capitale européenne de la musique (Fabien Noble) – Casinos, jeux et loisirs, compléments indispensables du thermalisme (P. Le Brun) –  La reine des villes d’eaux dans l’Europe thermale (Christian Chaze) – Écrivains, artiste, Vichy les attirait tus (Jean-Yves Bordesoult) – Propriétés des eaux de Vichy (Dr Philipe Guérin) – Histoire du thermalisme à Vichy, valeur universelle exceptionnelle de la médecine thermale (Pr Y.J.Bignon).

vichy• Ce colloque est présenté à l’occasion de la candidature de Vichy au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre du thermalisme dont le dossier a été déposé, conjointement avec 10 autres villes européennes, le 22 janvier à l’ambassade de la République tchèque à Paris, initiatrice du projet. Dans la revue municipale  C’est à Vichy (n° 108), Frédéric Aguilera, maire de Vichy, écrit : “ L’année UNESCO sera marquée par l’exposition installée au Palais des congrès à partir du 14 juillet. Intitulée  Il était une fois la Reine des villes d’eaux , elle déclinera les grandes périodes de notre histoire locale, des premières sources romaines jusqu’à l’époque récente. Puis, à l’automne, les experts d’ICOMOS (Conseil international des monuments et de sites) viendront visiter Vichy pour juger in situ de notre capacité à intégrer le club fermé des sites labellisés. Sans préjuger du résultat final, cette candidature participe à la mise en valeur de l’identité de notre ville thermale, son histoire multiséculaire et l’art de vivre qui en découle. Elle constitue aussi une belle vitrine pour la promotion du Vichy d’aujourd’hui, transcription contemporaine de la Reine des villes d’eaux,engagée ans une nouvelle étape de son développement” … 

• NAPOLÉON III: LE RETOUR À VICHY…

UN 1er AVRIL PROCHAIN?

Un peu de sourire dans un monde pas toujours drôle…On sait tout ce que la Reine des villes d’eaux doit à Napoléon III qui y fit plusieurs séjours jusqu’en 1864…Le 1er avril, Frédéric Aguilera, maire de la station thermale, a publié sur Facebook un communiqué libellé ainsi:

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• Le post renvoyait à un article du magazine Le Point évoquant une pétition en faveur d’un tel rapatriement. Combien d’internautes se sont laissés ferrer par l’information au point de gober ce qui n’était qu’un gros poisson de circonstance? Aucun, du moins  si l’on en croit la cinquantaine de commentaires qui suivaient, l’un d’eux proposant même le retour des cendres de Vercingetorix à Gergovie… De son côté, son collègue de Cusset, Jean Sébastien Laloy avait annoncé pour le 1er avril 2020 l’inauguration d’une ligne de tramway entre le centre ville de Cusset et la gare de Vichy, un siècle après la fermeture de l’ancienne ligne.

 

 • CHÂTEAU-ROCHER

UNE PREMIÈRE ENVELOPPE

• La mission Stéphane Bern a attribué une première enveloppe de 69 000 € pour la sauvegarde du château-fort de Château Rocher, à Saint-Rémy-de-Blot. La communauté de communes Combrailles, Sioule et Morge a fait appel à la DRAC qui pourrait financer une partie des travaux de la deuxième tranche, évaluée à 600 000 €. La même mission a attribué 25 000 € pour la restauration  du site de La Charité, à Lavault-Sainte-Anne…C’est un bon début, mais il faudra réunir  plus de 800 000 € pour réhabiliter la totalité du bâtiment B. It’s a long way

 

• WOLFRAMINES

UNE FRÉQUENTATION  QUI A DOUBLÉ EN 2018

31091901_1786881671334379_2561549148515991552_o• Le musée Wolframines, à Échassières, qui est géré par l’association La Bosse des Minéraux, est  propriété de la commune depuis la fin de 2018. Il  verra en 2019 sa collection de minéraux mise en valeur, grâce à 8 vitrines qui ont été rachetées à Paléopolis. Le musée compte renforcer son attractivité en améliorant sa communication et en modernisant Scénovision, son spectacle audiovisuel, qui sera numérisé. Quant à la fréquentation, elle  affiche une belle croissance : elle est passée de 1 070 visiteurs, lors de la reprise en 2017, à 2 270 en 2018. Lors de l’assemblée générale, tenue en mars, Jean Drouard, président  de l’association,  a salué  “la relation confiante établie avec les kaolins de Beauvoir et le groupe Imérys, qui permettent l’organisation de recherches de minéraux en carrière, une activité très prisée des amateurs”.

• PALÉOPOLIS

DAVANTAGE DE VISITEURS EN 2018

paléopolis• 2018 aura été un bon millésime pour Paléopolis qui a accueilli 35 846 visiteurs, soit 15% de plus qu’en 2017. Le chiffre d’affaires (441 000 €) est lui aussi en hausse de  17%. Le parc rouvrira ses portes le 30 mars 2019. Pour cette nouvelle saison, différents aménagements sont prévus par la Région et par le département, à hauteur de 600 000 €.

• VIADUC DES  FADES

UNE RESTAURATION URGENTE 

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• Le viaduc des Fades,situé sur les communes puydômoises des Ancizes-Comps et de Sauret-Besserve, inauguré en1909, a permis pendant près d’un siècle le franchissement de la profonde vallée de la Sioule par la ligne de chemin de fer Lapeyrouse-Volvic. L’exploitation de celle-ci s’étant terminée en 2007, le viaduc n’est plus entretenu par la SNCF et nécessite une restauration. Il a heureusement été choisi par la Mission Bern en charge de la sauvegarde du patrimoine en péril.  Ce qui ne peut que satisfaire l’association Sioule & Patrimoine, qui envisage d’insuffler au site une dynamique touristique avec un projet de vélorail et une transformation du pont en voie verte.

• MANOIR DE VEYGOUX

UN AVENIR QUI RESTE  À PRÉCISER

C636085627B• La commune de Charbonnières-les-Varennes avait acquis le manoir de Veygoux, où le général Desaix passa son enfance,  et elle avait signé une convention avec le Syndicat mixte pour l’aménagement des Combrailles (Smadc). L’objectif, qui était de réhabiliter le site  et d’y créer des animations, a été réalisé.  Charbonnières ayant toutefois choisi d’être rattaché à la communauté d’agglomération Riom Limagne et volcans (RLV), le Smadc ne souhaite pas continuer à gérer cet établissement, devenu un musée saisonnier consacré à la Révolution française. Depuis un an, les discussions n’aboutissent pas et Pierre Pécoul, vice-président chargé du tourisme ne croit pas en l’activité de ce musée, qui est à ses yeux “un gouffre financier” C’est la raison pour laquelle une intervention de l’État a été sollicitée.

MUSÉE AUGUSTE GRASSET 

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• Du 18 avril au 30 juin, le Musée Auguste-Grasset, à Varzy (Nièvre) rend hommage au studio photographique Barrat et à la famille de photographes qui a vu trois  générations se succéder. Dans cette famille, c’est incontestablement le petit-fils, Rex (1914-1974), qui a atteint la notoriété. Il a également laissé une œuvre de peintre paysagiste, aujourd’hui réévaluée à sa juste mesure. Marius, son père, et Edmond, son grand-père ont été au centre de la vie de Varzy, entre les années 1880 et 1950, comme…cafetiers, mais aussi comme photographes, avant que Rex ne reprenne le relais.

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Un automne à Varzy (Rex Barrat)

•  En 2016, les Archives départementales de la Nièvre ont acquis plusieurs dizaines de tirages papier qui provenaient du fonds d’atelier du studio Barrat. Ce sont principalement des photos de circonstance : des mariages surtout mais aussi des communions ou des portraits. Pour l’exposition, ils ont été encadrés et accrochés autour de La noce à Varzy, la grande toile de Rex Barrat datant de 1949. Au-delà de la mise en valeur de ce pan de l’histoire de la photographie dans la Nièvre, l’exposition est aussi un moyen pour tenter de mettre des noms et des dates sur ces images encore muettes. Les Varzycois ont donc été appelés à se mobiliser pour partager leurs souvenirs.

Musée Auguste Grasset : place de la mairie 58210 Varzy – Tél : 03 86 29 72 03

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© Koikispass.com

• Le même musée propose par ailleurs dans ses locaux un cycle de Rencontres autour d’une œuvre: Le château des Bordes, entre Nevers et Varzy, présenté par sa propriétaire actuelle, Françoise Joulie (29 avril) – Se Vêtir de circonstances (à partir des photographies de circonstances du fonds Barrat), par Stéphanie Rabussier-Ringeval (13 mai) – Émile Boisseau (1842-1923),  un sculpteur bourgeois sous la IIIè République , par Jean-Michel Roudier (3 juin) – Trente chefs-d’oeuvre des musées de la Nièvre, par Jean-Michel Roudier et Stéphanie Rabussier-Ringeval (24 juin)

Musée Auguste Grasset : place de la mairie 58210 Varzy – Tél : 03 86 29 72 03

Musée mandet Riom

• Le musée Mandet, à Riom,  veut dépoussiérer son image et attirer de nouveaux publics, au-delà de ses 16 000 visiteurs annuels. Pour ce faire, il lance plusieurs animations comme  un déjeuner au musée, ou la découverte d’une œuvre entreposée dans les réserves.

I-Grande-80788-hommes-migrations-n-1322-juillet-aout-septembre-2018.net• Dans la revue Hommes & Migration (n° 1322, 2018/3, p. 55-62),  Cyrille Longin a publié une étude intitulée “Saint-Étienne Cosmopolitaine : retour sur un projet de territoire (2014-2016)”.  Le bassin industriel de Saint-Étienne s’est construit grâce à l’apport de main d’œuvre venue d’ailleurs dont les archives de la ville ont conservé les traces. Pour valoriser ce fond, les archives municipales ont accueilli en septembre 2015 et septembre 2016 l’exposition Saint-Etienne Cosmopolitaine : des migrations dans la ville. Conçue en partenariat avec des laboratoires de recherches et des association locales, cette exposition visait à connecter les trajectoires migratoires passées à la diversité des cultures qui composent la population stéphanoise. Elle a également  donné lieu à une véritable saison culturelle dans la ville, tout en inspirant d’autres municipalités.

• Le 24 janvier, Vichy Enchères a proposé 69 lots de dessin de Léo Tissandié, dessinateur de haute couture,  actif dans l’Entre-deux-guerres.

• EXIT…HENRI D’ORLÉANS

• La presse a annoncé le décès, le 21 janvier 2019, d’Henri d’Orléans, 85 ans, comte de Paris, prétendant au trône de France. Il était le  descendant du frère de Louis XIV, Philippe d’Orléans, et beaucoup plus anciennement de Béatrix de Bourbon, fille du sire de Bourbon, mariée en 1271 à Robert de France, comte de Clermont (en Beauvaisis) connu sous le nom de Robert de Clermont. Ce dernier était le  6ème  fils du roi saint Louis, – lequel, reconnu sire de Bourbon en 1283, créa la 3ème  Maison de Bourbon, la plus célèbre puisqu’elle accéda au trône de France. Sous le titre de “ La saga des rois sans trône“,  le magazine Le Point (7 février) a évoqué les deux prétendants actuels : Louis XX, duc d’Anjou, né en 1974, et Jean comte de Paris, né en 1965, dont on peut retrouver l’interview ci-dessous, réalisée par France 2.

• PATRIMOINE RELIGIEUX:

DE PLUS EN PLUS D’APPELS AUX DONS

téléchargement• En Bourbonnais comme ailleurs, nombre d’édifices religieux nécessitent d’importants travaux de restauration. Si  les communes concernées tentent d’y faire face, avec l’appui de la région, du département et de l’État, lorsque l’édifice est classé, les montants de travaux sont tels que des associations se sont créées pour abonder  leur financement. Elles participent le plus souvent aux travaux de restauration intérieure et aux appels aux dons, par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine. Dans l’Allier, la Fondation participe à 32 projets, parmi lesquels 24 concernent le patrimoine religieux.  Vu du Bourbonnais a repéré quelques initiatives en cours…Liste non exhaustive.

◘ MAZIRAT AU CHEVET

DE  SAINT-MARTIN

mazirat• Un Comité de protection du patrimoine religieux a été créé à Mazirat. Il s’est donné pour objectif d’épauler de futurs travaux de restauration de l’église  Saint-Martin. En 2018, le clocher à flèche,  qui était détérioré par la végétation et par des infiltrations d’eau et qui menaçait de se désolidariser de l’ensemble,  a été restauré. Des entreprises spécialisées ont procédé à la réfection des joints et au remplacement de pierres trop endommagées par le temps, tandis que les abat-sons en chêne  ont été remplacés, le tout pour un montant de plus de 100 000 €. Après le clocher, c’est la toiture qui  devra être l’objet de travaux, dès lors que les subventions indispensables (État, région, département…) auront été réunies. Le Comité de protection du patrimoine religieux pourrait participer au financement, via  l’organisation de manifestations, ce qui permettrait aussi l’intervention de la fondation du patrimoine.

• La toute première église bâtie à Mazirat remonte  aux XIè et XIIè siècles, à une époque où la paroisse rayonnait sur Terjat, la Petite Marche et Neuville, la future Sainte-Thérence. Quant à l’actuelle église, qui date des années 1882-1883, elle a été construite à l’emplacement de l’ancienne, les plans ayant été établis par l’architecte montluçonnais  Halouis. Ses vitraux mettent à l’honneur des saints “locaux”, Thérence et Marien et Radegonde.

◘ SAINT-ROCH  AU SECOURS

DE SAINT-POURÇAIN, À LOUCHY-MONTFAND

• L’église Saint-Pourçain de Louchy-Montfand, a été édifiée aux XIè et XIIè siècles dans le style roman. Elle a été ensuite remaniée  au XIVè siècle, avec l’adjonction  d’un chœur pentagonal et de trois chapelles latérales.  055_001Le clocher octogonal, qui date de la même époque, aurait dû être couronné d’une flèche, comme celui de Saulcet. Quelques siècles plus tard, l’édifice accuse son âge, ce qui a conduit à la fondation en 2002 de l’association Saint-Roch pour assurer sa sauvegarde. Elle a pris l’initiative en 2004 d’une campagne de restauration  de l’intérieur de l’église, ce qui a permis de mettre au jour des peintures médiévales, recouvertes par des couches d’enduit. Autre restauration, celle  du caquetoire qui a retrouvé son aspect original, ce qui a valu à l’association Saint-Roch d’être lauréate du prix Émile Mâle  en 2014. Pour parachever la restauration, il faudra réunir  près de 30 000 €, une dépense que la commune seule ne peut envisager. C’est ce qui a conduit l’association à lancer un appel aux dons,  par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine (Contact et renseignements : 06 20 92 51 04)).

◘ LOUROUX-BOURBONNAIS

SE MOBILISE  POUR SAINT-MARTIN

030_001• Il faut sauver le clocher de l’église Saint-Martin et, pour ce faire, il faudra réunir, tous financements confondus, plus de 170 000 €…C’est l’appel lancé par des habitants de Louroux-Bourbonnais, avec l’appui de la Fondation du patrimoine.  Inscrite à l’inventaire supplémentaires des M.H depuis 1926,  l’église de style roman auvergnat a été bâtie aux XIè et XIIè siècles Depuis, elle a subi différentes transformations avec la construction du chœur (XVè siècle), de la sacristie (début XVIIIè siècle), et de la chapelle de la vierge (première moitié du XIXè siècle). En 1804, la foudre qui a frappé le clocher a provoqué l’effondrement de la flèche en pierre. Elle a alors été remplacée par une charpente supportant une toiture en bardeaux. Cette dernière, refaite en 1967, nécessite une restauration pour empêcher les infiltrations d’eau.  Autre intérêt de l’édifice, ses peintures murales. Elles ont été réalisées par Auguste Sauroy auquel on doit la décoration du Grand Café et de la Maison Mantin, à Moulins.

◘ SAULCET: UN LIVRE D’ANDY PINOTEAU POUR SOUTENIR

LA RESTAURATION DES PEINTURES DE L’ÉGLISE SAINT-JULIEN

Couverture_livret_REPB• Pour aider à la restauration des peintures murales de l’église Saint-Julien de Saulcet, Andy Pinoteau (auteur du livret La route des églises peintes en Bourbonnais),  vient de publier  un livre consacré à l’histoire de l’édifice religieux (1 vol. br, 135 p, illustrations, 14,50 € –  Contact : 06 09 59 89 50).  Les bénéfices de la vente seront  consacrés intégralement à cette restauration. Martine Labussière, maire du village, rappelle que “lorsqu’on se rend à Saulcet, l’œil est attiré par l’imposante flèche en pierre de l’église. Elle appelle le visiteur à découvrir les trésors qu’elle renferme (…) les peintures murales des XIIIè et XIVè siècles”.

• ROUTE DES  EGLISES PEINTES 

UN LIVRE ET DES ANIMATIONS

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© La Montagne

• À l’initiative de  Jean-Jacques Féjard, dont c’est le troisième ouvrage  et qui signe sous le pseudonyme de Jean Jihef,  vient de paraître À la découverte des églises peintes du Bourbonnais. L’auteur qui dit avoir eu “ un coup de cœur pour ces trésors méconnus du patrimoine religieux bourbonnais” a souhaité concevoir un livre qui ne s’adresse pas aux seuls spécialistes de la question mais avant tout aux touristes  et aux randonneurs, Bourbonnais ou non : “ Comme je gère le site http://www.randos-allier.com, je voulais mettre les églises peintes en valeur par le biais de balades. Mais c’était l’occasion de me cultiver et j’ai voulu partager mes recherches avec le plus grand nombre. Notre département est méconnu, y compris de nous-mêmes”, a-t-il confié à La Montagne.

téléchargement (1)• L’ouvrage grand public passe en revue 24 monuments, chacun étant accompagné de très nombreuses photos en couleur et d’une multitude de renseignements pratiques pour réussir les visites, le tout en 380 pages. De quoi prolonger le “combat” mené par l’association Route des Églises Peintes du Bourbonnais qui œuvre depuis plusieurs années à faire connaître les fresques atypiques de ces monuments religieux du Moyen Âge classique et à créer un itinéraire touristique. Pour bâtir son Guide, Jean Jihef s‘est appuyé sur des sources reconnues en puisant dans les travaux et les  livres de Marcel Génermont, de René Germain, ou encore d’Andy Pinoteau…Ajoutons que pour chaque exemplaire vendu, 2 € sont reversés à l’association Route des Églises Peintes du Bourbonnais. (À la découverte des églises peintes du Bourbonnais, 1 vol. br, 382 p, illustrations en couleur, biblio, index, autoédition Jean Jacques Féjard, 40 €).

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Carte de la Route  des églises peintes du Bourbonnais

 • Le retour du printemps signifie aussi le retour des animations pour l’association Route des Églises Peintes du Bourbonnais.  C’est ainsi que 7 visites guidées nocturnes ont été programmées dans les églises de Verneuil-en-Bourbonnais (19 avril), d’Ébreuil (17 mai), de Châteloy (22 juin), de Bègues (18 juillet), d’Escurolles (16 août), de Louchy-Monfand (19 septembre) et de Mazerier (18 octobre).

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• Églises peintes encore… Du 5 au 24 avril, le hall d’exposition du conseil départemental de l’Allier accueille 45 panneaux qui représentent les peintures murales des 24 églises peintes du Bourbonnais. Face à ces reproductions, on peut aussi voir les peintures de Marie-Noëlle Goffin, qui a gravé de nombreux timbres pour la Poste. Installée à Mazerier, l’artiste aujourd’hui nonagénaire, a marqué , très tôt, son intérêt pour  ces peintures murales, alors que  leur valorisation n‘était pas une priorité patrimoniale, pas plus que touristique. C’est ce qui l’a poussée à reproduire certains dessins, tout en les superposant à une vue générale de l’église concernée, et en jouant sur les tons pastel. L’exposition, après avoir quitté Moulins, sera visible à l’espace Saint-Marc de Souvigny en mai, puis à Charroux en juin et, enfin, au château de Chareil-Cintrat en juillet et août.

EN BREF…

• La restauration de l’église de Treteau devrait se monter à  127 000 €. Une souscription a été ouverte par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine.

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L’église Sainte-Croix

• Dans L’Aurore du Bourbonnais du (1 février), Stefan Lunte consacre un article à “Sainte-Croix de Gannat (qui) retrouve la lumière”. L’une des plus belles et plus grandes églises romanes du Bourbonnais a fait l’objet de travaux depuis 2015 et les dernières tranches sont en cours de finition.

• Dans le même hebdomadaire (8 février), Patrick Saint-Léon décrit “le charme de Charnes à Marigny”. Ce château inscrit aux MH (mars 1992), date  du début du XVIIè siècle mais il a été  bâti  sur des bases du XVè siècle. Il a été a été agrandi en 1812 et un jardin à la française a été créé en 1840. Depuis 1696 la propriété est restée dans la même famille, Xavier et Christine de Froment en étant   les actuels propriétaires.Une visite guidée des intérieurs est possible à la demande (MonBourbonnais.com).

• L’Association du musée rural de Montaigu-le-Blin, présidée par  Bruno Choisy, prépare une nouvelle  exposition temporaire et la journée des métiers et de l’artisanat aura lieu le 10 août. Le musée est ouvert les dimanches et jours fériés, du 1er juin au 30 novembre, uniquement l’après-midi.

 

• NOTRE-DAME DE PARIS

À LA UNE

L’incendie qui a dévasté une grande partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le lundi 15 avril, a suscité de nombreuses unes dans la presse départementale, régionale, nationale et internationale. une_vichy_210467_ALVI-420x582La Semaine de l’Allier (18 avril) lui a consacré un dossier spécial  en l’élargissant à la question de la sauvegarde du patrimoine religieux  bourbonnais: “De Paris à l’Allier, des trésors si fragiles. Sauver Notre-Dame, préserver les nôtres”, titrait l’hebdomadaire, avant d’ajouter: “ La catastrophe de Notre-Dame de Paris a révélé une problématique qui passait jusque là inaperçue. La fragilité des charpentes de nos églises, partout dans nos villages”. Un article, en pages intérieures, donne la parole à Richard Duplat, architecte en chef des monuments historiques, en charge des travaux de sécurisation anti-incendie à la cathédrale de Moulins:Ce drame témoigne une nouvelle fois de la fragilité de notre patrimoine (…). La crainte du feu hante son quotidien comme celui de nombreux défenseurs du patrimoine”.

• Sans revenir sur l’événement, qui a été très largement traité par les différents médias, Vu du Bourbonnais a sélectionné quelques unes de la presse, du lendemain et du surlendemain de la catastrophe…

NDP
La Montagne (16 et 17 avril 2019)
ND LE MONDE
Le Monde (17 et 18 avril 2019)
LE MONDE ND 17 avril (2)
Quelques unes de la presse étrangère (Le Monde – 17 avril 2019)

• L’INCENDIE

(VIDÉO LE MONDE)

• LE JOUR D’APRÈS… LES DÉGÂTS

(VIDÉO LE MONDE)

ARCHÉOLOGIE

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• ARCHÉOLOGIE PRÉVENTIVE702_784_accroche-intervention

L’ALLIER  DONNE L’EXEMPLE

• Sur l’ensemble des départements métropolitains,  ils ne sont qu’une trentaine à disposer d’un service départemental d’archéologie préventive. Parmi eux, figure  l’Allier, alors que ni la Nièvre, ni le Puy-de-Dôme voisins n’en sont dotés. Ses missions principales, en vertu de la législation mise en place depuis 2001,  consistent dans la sauvegarde du patrimoine archéologique, lorsque des  travaux d’aménagement sont programmés, qu’ils soient  publics ou privés.

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David Lallemand

• Placé sous la direction de David Lallemand, le service d’archéologie préventive, en activité depuis 2008, compte une douzaine d’archéologues permanents. Chacun d’entre eux possède une période de prédilection et une spécialité, ce qui permet de couvrir des périodes aussi différentes que la préhistoire, l’antiquité ou encore le moyen âge, ainsi que les époques moderne et contemporaine. Que ce soit pour l’étude des silex, des ossements ou encore des poteries, des objets en bois, en fer ou en verre, le service peut faire appel à son équipe  dont les compétences couvrent toutes les périodes et toutes les découvertes possibles. En renfort, il peut aussi accueillir des doctorants. C’est actuellement le cas d’Alix Gibaud qui, depuis la fin de 2018, travaille sur l’étude des silex préhistoriques de l’Allier.

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Le sondages réalisés  place Victor-Hugo à Cusset (© La Montagne-Vichy)

affiche_raa2016• Selon Jean-Sébastien Laloy, vice-président du Conseil département, en charge  de la culture et du patrimoine, le fait de disposer d’un tel  service est un atout en permettant une intervention rapide sur chaque site concerné. Face à des aménageurs impatients et  pour lesquels tout retard de chantier peut induire des surcoûts, les démarches et l’ouverture du chantier de fouilles sont accélérées. Cela concerne aussi bien la construction d’autoroute ou de voies rapides, que la création de zones d’activités ou le remodelage des centres bourg. Sur chaque site, un diagnostic est réalisé, avec des sondages qui concernent en moyenne 10% de la surface à aménager. Un rapport est ensuite rédigé et, le cas échéant, l’État peut prescrire des fouilles complémentaires. Même si elles sont parfois minimes, les découvertes réalisées permettent toujours de faire progresser la connaissance de l’histoire du site fouillé.

bed8789c-82be-4c03-9388-fcd123c978fd-big• Depuis 2008, le Service est intervenu dans plus de 150 opérations. Selon Jean-Sébastien Laloy, c’est aussi “un moyen de sensibiliser les collectivités à leur passé, pour éviter des destructions, sauvegarder le patrimoine menacé de destruction lors de travaux d’aménagement”. Le grand public n’est pas oublié avec l’organisation régulière des Rencontres archéologiques de l’Allier, dont la 5ème édition est programmée  pour les 11 et 12 octobre 2019, à Cusset. Autres publics visés, via des conférences, des expositions ou des journées portes ouvertes : les scolaires et les associations culturelles qui œuvrent dans les domaines de l’histoire et/ou de l’archéologie.

► Savoir plus: Accéder à la page du Service départemental d’archéologie préventive sur le site du conseil départemental de l’Allier

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• DU NOUVEAU SUR LES ORIGINES DE LA CITÉ

094_001• Sous l’autorité de Sophie Liégard, des fouilles archéologiques avaient  été réalisées durant l’été 2010,  sur le site du prieuré de Notre-Dame,   avant la construction du musée des musiques populaires. Elles ont permis d’en savoir un peu plus sur les origines de la ville de Montluçon. Les  découvertes réalisées  ont été retranscrites dans un  livre,  Le Prieuré Notre-Dame de Montluçon, archéologie d’un site millénaire (1 vol. br, 350 p, illustrations, cartes,  plans, éd. Revue d’Auvergne –  Alliance universitaire d’Auvergne, 30 €),  publié sous la direction de l’archéologue. On en retrouvera le descriptif sur ce blog  dans la rubrique Parutions récentes (n° 12 – Octobre – novembre –  décembre 2018).

• Première découverte, la  ville remonterait aux Carolingiens, et non pas seulement autour de l’an mil, comme on le croyait communément. Si “on savait que le plateau, où se trouve aujourd’hui le château des Ducs de Bourbon, avait été investi dès l’époque carolingienne (IXe et Xe siècles)”, on n’avait pas “de preuve d’une plus grande installation”. Les fouilles aux abords de l’église Notre-Dame ont permis de mettre au jour une série de gros trous, se succédant sur dix-huit mètres de long et remontant à  l’époque carolingienne. Pour Sophie Liégard, on est bien en présence d’une construction monumentale, sans qu’il soit possible, pour l’instant, d’en savoir plus avec certitude sur sa destination. Ce pourrait être une ancienne palissade qui aurait constitué une toute première enceinte urbaine.

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Porche de l’église Notre-Dame

Du nouveau, il y en a aussi sur  le prieuré Notre-Dame. À l’emplacement actuel de l’église Notre-Dame, du MuPop et d’une partie des jardins, se trouvait un prieuré, dont les fouilles ont d’abord permis de connaître le plan  et de démontrer qu’il y avait bien là un cloître. Édifié  dans la première moitié du XIIIe siècle, il ne reste du prieuré que quelques  très rares  vestiges, tels qu’un chapiteau à feuilles d’angle en grès appartenant à une arcature du XIIIe siècle. L’église Notre-Dame, qui occupe aujourd’hui le site, a été  reconstruite au XVè siècle. Selon Sophie Liégard, la situation de ce prieuré à proximité du château des ducs de Bourbon, montre que l’on devait avoir affaire un prieuré très influent : “ Il y avait souvent des liens forts entre les religieux et les seigneurs. Ce sont souvent les seconds qui avaient les moyens d’engager de grandes constructions.

fouilles-mupop-prieure-notre-dame-montlucon-2010-archeologie_4219177• Autre enseignement, il devait régner ici une activité commerciale intense au Moyen Âge. C’est ce qu’atteste la  découverte de petits tessons de céramiques et de morceaux de verreries ou de métal. C’est ainsi qu’on a exhumé  un fragment de céramique datant  du XVè ou XVIè siècle, provenant des ateliers de Séville ou Tolède. On a aussi retrouvé une obole du début du XIIè siècle émise par un seigneur de Déols. Conclusion de Sophie Liégard : “ Ce sont des pièces d’exception qui montrent qu’il existait à Montluçon une activité commerciale intense”.

• Ces fouilles ne constituent toutefois pas une fin en soi et Sophie Liégard considère que, si l’on veut en savoir encore plus, tout en levant des zones d’ombres, il faudra  se pencher sur le quartier saint-Pierre, entre le faubourg et l’église éponymes. L’ensemble est  situé à proximité du  Cher et de l’ancien vieux pont, ce qui en faisait vraisemblablement un lieu de chargement et/ou de déchargement des marchandises. En outre, lors de la restauration de l’église Saint-Pierre, on avait déjà mis au jour des vestiges gallo-romains. Seul  problème, pour effectuer ces fouilles, il faudrait qu’une nouvelle construction voie le jour.

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Sophie Liégard lors des fouillesLa Montagne-Montluçon)

• En attendant, pour que les Montluçonnais puissent s’approprier ces recherches et visualiser le passé de leur cité, une reconstitution du site en 3D, avec cloître, église, vignes et aménagement en terrasses,  pourrait être envisagée. On a, pour ce faire toutes les données archéologiques nécessaires mais, ce qui manque, c’est le  temps…et les moyens financiers.

Logo Guéret

• LA MOMIE DU MUSÉE DE GUÉRET 

PASSÉE AU SCANNER…

• Dans ses collections, le musée de Guéret recèle une momie égyptienne, qui avait été découverte  en Moyenne-Égypte, à Antinoé, lors des fouilles de la cité. Elles avaient été  réalisées par Albert Gayet, découvreur du site, au tout début du XXe siècle. La momie, qui avait été alors exhumée, daterait  du Ier siècle avant Jésus-Christ, entre la fin de l’époque ptolémaïque et le début de l’époque romaine. Le sarcophage en bois de cèdre, matériau particulièrement précieux à l’époque, ne porte aucune indication qui puisse permettre d’identifier l’enfant de trois ans environ qu’il renferme.

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Le musée de Guéret

• Sur le sarcophage, figurent des représentations classiques :  Anubis, le dieu à tête de chacal, patron des embaumeurs, apparaît avec à ses côtés, Isis et Nephtys, les sœurs d’Osiris, à la fois dieu régnant sur le royaume des morts et dieu de la résurrection. Le mort, sur lequel est penché Anubis  est représenté allongé sur un lit. En dessous, on aperçoit les images de vases canopes, dans lesquels les embaumeurs plaçaient les organes retirés du cadavre. Un masque peint et des cartonnages, sur lesquels est figurée une scène d’embaumement, ne laissent rien voir du corps entouré de bandelettes. Un tel décor peint, ajouté au précieux bois de cèdre, confirme que l’enfant appartenait à une riche famille.

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Le sarcophage avant le scanner (© B. Barlier – La Montagne)

scanner-de-la-momie-du-musee-de-gueret_4271676• C’est pour tenter d’en savoir davantage sans avoir à ouvrir la momie et sans lui ôter ses bandelettes, qu’il a été décidé, fin mars,  de la soumettre à un examen, grâce au scanner de l’hôpital de Guéret. Le tout, dans le cadre d’une opération de mécénat et en présence de deux spécialistes de ce type d’exploration, dont Florence Disson qui a déjà réalisé une cinquantaine d’opérations de ce type pour le British Museum. Pour la momie, ce n’était toutefois pas une première, puisqu’elle avait déjà subi un examen semblable, il y a 30 ans, mais à une époque où  la technique  du scanner offrait de moindres résultats.

scanner-de-la-momie-du-musee-de-gueret_4271681• Dans un premier temps, le scanner a confirmé le très bon état de conservation de la momie et la grande habileté  du travail de l’embaumeur, particulièrement soigneux…ce qui n’était pas toujours le cas. L’image a laissé apparaître les muscles et la cavité thoracique, de laquelle les organes avaient été d’abord retirés puis remis en place. Autres images révélées, celles des bracelets que portait l’enfant : deux aux poignets et deux autres aux chevilles. Une exploitation plus fine des images pourrait peut être permettre de relever une inscription. Autre découverte : la présence d’amulettes.

• Au-delà de ces toutes premières observations, il faudra encore au moins deux mois pour étudier  l’ensemble des données. Il sera alors possible d’envisager une modélisation en 3D et avec la réalisation d’un film qui déshabillera la momie et qui sera présenté dans la future salle du nouveau musée consacrée à l’archéologie égyptienne.

 

• MUSÉE ÉMILE-CHENON (CHÂTEAUMEILLANT)

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UN RÉCOLEMENT COMPLET ET DES PROJETS

• À Châteaumeillant, le musée archéologique  municipal Émile-Chenon, qui accueille  1000 à 1 500 visiteur par an, a procédé à l’opération de récolement décennal de ses collections. Validée par le conseil municipal, elle s’est faite sans fermeture au public.  Grâce à ce qui est plus qu’un simple inventaire, des constats d’état ont été établis, pour voir s’il y avait eu évolution et, éventuellement, pour décider  d’une intervention sur les objets conservés.  Ceux jugés trop fragiles ont été récolés sur place, tandis que d’autres ont été regroupés en lots. Selon Sophie Lacan, responsable du musée, “ il n’y a pas forcément d’intérêt à tout dissocier, par exemple le petit trésor monétaire exposé au musée, daté des IIe et Ier siècles avant Jésus-Christ, découvert dans le jardin Gallerand, ou encore les amphores qui ont été trouvés dans un même endroit”.

63226078fouilles1-jpg• Outre les objets archéologique, le musée recèle des collections d’art et traditions populaires, des objets du quotidien. Une partie est déjà présentée au Chapitre, à l’église Notre-Dame-la-Petite, avec des pièces d’archéologie médiévale. Au fil du temps, le fonds muséal s’enrichit régulièrement. En 2012-2013, près de 1.500 objets avaient été inventoriés, avant que de  nombreuses autres pièces n’entrent dans les collections. Parmi elles, figurent  un lion en bronze aux yeux incrustés d’argent, une serrure à l’effigie d’Hercule vêtu de la toison de Némée, un bac verseur à tête de cheval et une œnochoé provenant de Pompéi. Ces quatre trésors ont été mis au jour en 2012, lors de la fouille d’un puits. Toutes ces découvertes ont contribué à redynamiser le musée, avec la mise en valeur des collections et la mise en place  nouveaux outils de visite, tels que  tablettes tactiles, maquettes interactives ou salle vidéo.

p1060659• Dores et déjà, Sophie Lacan esquisse  de nouveaux thèmes d’exposition, pour les mois à venir. Il s’agira de valoriser les  collections d’art et traditions populaires ainsi que  d’archéologie médiévale. En 2020, une exposition devrait être présentée dans l’église Notre-Dame-la-Petite, alias le Chapitre, à partir des collections qui étaient en réserve. Pour sa conservatrice, le musée constitue un  des plus grands sites archéologiques du Berry, avec Argentomagus (Indre) : “ Certes, ajoute-t-elle, nous n’avons pas de témoignage bâti, et cela parle peut-être moins au public, mais la visite du musée  n’en vaut pas moins vraiment le coup”.

EN BREF…

41VCCW7NMKL._SX313_BO1,204,203,200_• Le livre du  préhistorien André Vayson de Pradenne (1888-1939),  La fraude en archéologie préhistorique,  vient d’être réédité (1 vol. br, éd. J. Milon – Grenoble,  35€). Dans cet ouvrage, bien qu’il ait joué  un rôle dans l’affaire de Glozel, André Vaysson de Pradenne avait choisi, à l’époque,  de passer sous silence cette controverse,  sans doute par crainte d’une éventuel procès pour diffamation.

ASSOCIATIONS

ET SOCIÉTÉS LOCALES

• BOURBONNAIS

Emulation

• ALBERT COUTELARD

(1923-2019)

• Albert Coutelard, qui avait accompli une grande partie de sa carrière de documentaliste aux Archives départementales de l’Allier, est décédé le 14 mars, dans sa 96ème année. Il avait été vice-président de la Société d’émulation du Bourbonnais. Numérisation_20190324 (2)Il est l’auteur de plusieurs communications publiées dans le Bulletin de l’Émulation:  1970/1971 :  La Varenne (commune de Sauvagny) 1972/1973 : Le vicomte Charles-François du Buysson (1752-1786) – 1982/83 : Le château de la Guerche à Nassigny –Nécrologie :  Marcel Génermont (1891-1983) – 1984/1985 : La seigneurie et le  château de Noyant : ses possesseurs  –  1986/1987 : Nécrologie : Jacques Monicat – Le naufrage du Saint-Géran  – Le château de Boussac à Target – Beausson –   1988/1989: Le naufrage du Saint-Géran – Contresol – Bannegon – 1990/1991 : La navigation à Moulins, de l’antiquité au second  empire -L’histoire des ponts de Moulins – Les Louteaux – Nécrologie : Elisabeth Tournaire – 2002/2003 : Nécrologie :  Bernard de Fournoux la Chaze  (1920-2002).  Albert Coutelard  était également l’auteur de Pays et gens de France : n° 23 : L’Allier (éditions Larousse – Selection du Reader’s Digest – 1982) et il avait collaboré au Dictionnaire des communes de l’Allier en traitant de la partie consacrée au  Canton de Neuilly-le-réal (éditions Horvath). En 1982, il avait été fait chevalier des Arts et lettres. Ses obsèques ont été célébrées en l’église Saint-Pierre de Moulins, le 16 mars.

VDB EMULATION BULLETIN◄ Au sommaire du Bulletin de l’Émulation (Tome 79 –  mars 2019) : Éditorial – Procès-verbaux des séances – Nos prochaines rencontres – Jean-Yves Bourgain : Eglise Saint Eloi de Vitray : découverte d’un ensemble peint médiéval – François-Xavier Duchon : Les élites de la généralité de Moulins en 1700 – Derek Wright : Que nous cachent les noms de villes et de villages bourbonnais – Ouvrages reçus à la bibliothèque

► Les prochaines conférences à noter... 6 avril : Florie Salvaya : Les céramiques de la nécropole de Varennes-sur-Allier : témoins précieux des rites funéraires antiques. – 13 avril : Pascal Chambriard : Un  “activiste littéraire” à Vichy en 1864, Albert Glatiny. – 4 mai : Charles Laubser : La paroisse de Neuglise à Bessay-sur-Allier – Georges et Christiane Chatard : Les maisons du Ban et l’Isle du Palais : évolution d’un quartier de Moulins du XVème siècle à nos jours. – 1er juin : François-Xavier Duchon : Un récit inédit de Paul Duchon (1926) : l’Impératrice Eugénie et les maîtresses de Napoléon III. – 16 juin : Excursion annuelle : Aux confins du Berry, du Nivernais et du Bourbonnais.

• La 109ème excursion de la Société d’Émulation du Bourbonnais se déroulera le dimanche 16 juin. Trois visites sont prévues en matinée : le château de la Ferté, à Chantenay Saint-Imbert, suivi du château de Neuvy le Barrois et de l’écluse des Lorrains. Après déjeuner à l’auberge du  Pont canal  à Cuffy, l’après-midi sera rythmé par trois autres étapes : le château de Meauce à Saincaize, l’église et le presbytère de Saint-Pierre-le-Moutier et, enfin, le château de la Barre à Château-sur-Allier.

 

SBEL

• Études bourbonnaises (n° 257 –  mars 2019) : De l’infidélité des femmes de poilus à l’arrière, rapportée depuis Montluçon et évoquée par deux amis d’Émile Guillaumin, l’écrivain paysan (Alain Chiron) – Les “ Petits Parisiens” en province. L’exemple du département de l’Allier au tournant des XIXe et XXe siècles (Dominique Laurent).

• La S.B.E.L. a annoncé  la  réédition du livre de Dominique Laurent et Marie-Thérèse Téty, Moulins, la ville, l’architecture, du XVè au XIXè siècle. En 2002, l’ouvrage avait été couronné par le  prix Achille Allier.

• Dans le cadre de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la Médiathèque de Bellerive-sur-Allier, a organisé une conférence sur Coco Chanel animée par Dominique Laurent,

 

AMIS DE MN

• JACQUES VIGNÉ

(1929-2019)

Numérisation_20190323 (3)• Jacques Vigné, auteur de plusieurs communications devant les Amis de Montluçon, dont il fut aussi membre du conseil d’administration, est décédé, début mars, à l’âge de 90 ans.  Il était né à Caen, le 8 février 1929, de parents montluçonnais qui devaient revenir dans la cité des bords du Cher  au début des années 1930. Après une carrière accomplie à la SNCF, en tant que chef d’études principal, entre Montluçon et Clermont-Ferrand,   Jacques Vigné avait publié plusieurs monographies parmi lesquelles  Du domaine de Gibarius  à la commune de Givarlais ( autoédition, 1983), ainsi que Le prieuré Saint-Didier de Reugny et l’église paroissiale (éditions du Chemin de ronde, 1996), et Estivareilles à travers les siècles:  histoire d’une commune du canton d’Hérisson en Bourbonnais : ancien canton de 1790 à 1800 (autoédition, 1998).

► Les prochaines conférences à noter: 12 avril : Dominique Laurent : Septembre 1911 : la révolte des ménagères contre la vie chère à Montluçon et Commentry – 12 mai : Excursion de printemps. Au programme la visite guidée de Vichy (en partenariat avec la SHAVE) – 14 juin : Alexandre Bessard: Les cantonnements militaires forestiers à Tronçais et Civrais 1915/1918.

 

CERCLE ARCHEO

• Les prochaines  conférences du Cercle archéologique de Montluçon …30 mars : Les sarcophages médiévaux de la région montluçonnaise (Sophie Liégard,  archéologue au Service d’Archéologie Départemental d’Eure-et-Loire) – 27 avril : Nassigny: Trois épisodes de son Histoire (Roland Ferragu) – 18 mai : Le patrimoine de Vallon-en-Sully (Olivier Troubat et Sylvie Chavarot). Horaires et lieux de réunion sont disponibles sur le site du Cercle d’archéologie.

 

LOGO Pays Cosnois

912_001 (2)• En attendant la parution de son prochain bulletin annuel, à la fin du 2ème trimestre, Mémoire du Pays cosnois poursuit son cycle de conférences. Le 15 mars, ​Didier Chevigny, président de l’association des bûcherons et charbonniers, a évoqué l’histoire des charbonnières.  En avant-première à la semaine “spéciale charbonnière”, programmée à Fublène, sur la commune de Limoise pour la fin d’avril, il a présenté un diaporama sur la fabrication du charbon de bois avec ses grandes étapes : la construction de la meule, l’empilage du bois, l’allumage, la cuisson, le refroidissement et l’extraction du charbon. Il a également fait le point sur son utilisation depuis la nuit des temps jusqu’à la haute technologie actuelle.

918_001 (2)• Le 6 avril, c’est une habituée des conférences cosnoises, Agnès Spiquel-Courdille, professeur émérite de l’université de Valenciennes, qui lui a  succédé. Thème son intervention : Emile Guillaumin, en dehors de la Vie d’un simple… On connaît tous Emile Guillaumin comme l’auteur de La Vie d’un simple. Mais comment ont été rendues possibles l’écriture et la publication en 1904 de ce livre exceptionnel ? À quoi Emile Guillaumin a-t-il été mené par sa conscience aiguë de la réalité sociale et par son amour de la littérature ? Aux exigences qui se posaient à lui, quelles réponses différentes a-t-il apportées, selon les moments de sa vie ? C’est à ces questions qu’a répondu la conférencière tout en montrant comment le romancier a été aussi un syndicaliste actif et un journaliste infatigable, poussé par un souci moraliste nourri d’humanisme.

 

SHAVE Bandeau

• Le 25 janvier,  à l’initiative de la SHAVE – Société d’histoire et d’archéologie de Vichy, Derek Wright s’est interrogé sur  ce “ Que nous cachent les toponymes de la région vichyssoise”. Il en ressort que les noms de villes et de villages de la région vichyssoise reflètent fidèlement l’histoire de cette région. Tout comme l’archéologie, par le biais de la linguistique, la toponymie nous apprend qui étaient ses anciens habitants et parfois même quelle langue ils parlaient. Dans certains cas, on peut remonter jusqu’à plus de 8 000 ans avant notre ère.

002_001• Le 22 mars, Hubert de Moroges a évoqué “ la maison des Oratoriens à Effiat”. Le contrat signé le 27 avril 1627, entre Antoine Coiffier Ruzé d’Effiat et le Père Pierre de Bérulle, fondateur des Oratoriens, permit la création de cette maison, avec 8 prêtres à partir de 1633.  Elle eut une petite activité enseignante sous forme d’externat à la fin du XVIIe siècle et elle devint un Collège en 1719. En 1776, ce Collège se transforma en École royale militaire, suite au plan d’études moderne du comte de Saint-Germain, secrétaire d’État à  Guerre sous Louis XVI, avant de fermer ses portes en 1793.

 

CIERV Bannière

• UNE CONFÉRENCE POUR EXPLORER

“PIERRE LAVAL, UN MYSTÈRE FRANÇAIS”

VDB CIERV Affiche Laval• Le 23 mars, à l’invitation du CIERV, Renaud Meltz,  professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Haute-Alsace et spécialiste de l’entre-deux-guerres, a retracé le parcours de Pierre Laval. L’universitaire est l’auteur de Pierre Laval, un mystère français, une biographie monumentale, dans tous les sens du terme. Publiée  à l’automne 2018 par les  éditions Perrin, elle a été saluée unanimement par la critique. Pour mener le travail à son terme,  il a exploré de nouvelles sources et la fondation Chambrun lui a ouvert, en toute liberté,  la totalité des papiers personnels de Laval. L’ouvrage se décline en cinq grands thèmes : Une formation : l’esprit de revanche (1883-1919), Une ascension diagonale (1919-1934), Un conciliateur, à l’épreuve du pouvoir (1931-1935), Le premier et le dernier des pacifistes (1936-1940) et Le collabo somnambule (1940-1945)

• RENAUD MELTZ

DE SAINT-JOHN PERSE À PIERRE LAVAL

renaud-meltz_Page_10-1-e1543249370263Renaud Meltz, à qui on devait déjà une biographie de Saint John Perse, écrivain et diplomate, issue de sa thèse d’histoire diplomatique, avait pu réfléchir à la question de l’interaction entre la société et le portrait et la trajectoire d’un homme. Selon lui “on peut faire de l’histoire totale à partir d’un individu” et “il est pédagogique au plan politique et citoyen de concevoir comment un individu dans une situation exceptionnelle se comporte”. Malgré “la sainte horreur” qu’il nourrissait a priori vis-à-vis de Pierre Laval, il dit avoir été “captivé par cette ombre terrible dans notre histoire”. Dans sa biographie monumentale, il insiste sur le pacifisme de Pierre Laval, “fil conducteur de son itinéraire politique”. En s’appuyant sur “le bon sens paysan du peuple français”, Laval considère que “ les élites se trompent par aveuglement idéologique”. Pour Renaud Meltz, c’est ce qui explique “le sens de son choix de la collaboration, dans l’optique d’une victoire de l’Allemagne”.

• LA COHÉRENCE DU PARCOURS

DE PIERRE LAVAL

310px-Le_Petit_Parisien_-_20_janvier_1941_-_Pétain_Laval• Autre enseignement de la biographie, il y a eu une vraie cohérence dans le parcours de l’homme politique auvergnat : “Quand le pacifisme de la gauche cède le pas à l’antifascisme il n’en démord pas : on ne fait pas la guerre pour défendre des idées, mais seulement un territoire (…).Dès avril 1933, lorsque Hitler propose un réarmement négocié, Laval pèse pour accepter, au sein du gouvernement Doumergue. (…) Devenu ministre des Affaires étrangères, il lâche la Sarre et se montre disposé à s’entendre avec l’Allemagne nazie comme avec l’Italie de Mussolini”. De là découleront ses choix en 1940. Renaud Meltz montre un Laval “hanté par le souvenir du traité de Versailles et de la question des réparations de guerre et (qui) espère une paix négociée où la Grande-Bretagne paiera le prix politique et financier de la guerre.

• COMMENT PIERRE LAVAL

BASCULE DANS LA COLLABORATION

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Laval et Oberg (mai 1943)

• Son engagement dans la politique de collaboration avec le Reich se fait “par glissements et par ambition personnelle”, Laval n’était ni un converti, comme Jacques Doriot ou Marcel Déat, ni un antisémite avant guerre. Ce qui ne l’empêchera pas, selon l’universitaire de conduire “ la politique antijuive sans états d’âme”, à  son retour au pouvoir en 1942. Lors de ses interventions devant le conseil des ministres qu’il préside ou devant les cadres de l’État Français,  il parle parfois  des “débris”. Mais cette politique antijuive dépasse les simples mots et elle s’illustre dans les faits : “Il livre les enfants juifs, que les Allemands ne demandent pas, pour faire du chiffre et ne pas avoir à assumer, devant l’opinion française, les scènes déchirantes de séparations des familles”, rappelle Renaud Meltz.

• EN GUISE DE CONCLUSION DE L’AUTEUR

• “ Il y a une actualité des mobiles politiques de Laval. Outre la permanence de son pacifisme, Laval se croit supérieur à ses rivaux en pensant la politique par delà les filtres idéologiques et les intérêts partisans. Or, cet homme qui se veut purement rationnel, est rattrapé par les passions qui dominent l’animal politique : la vénalité, le goût de dominer et, plus subtile encore, parce qu’elle se retourne contre ce fondement rationnel, la passion d’avoir raison”.

PIERRE LAVAL, UN MYSTÈRE FRANÇAIS,

PRÉSENTÉ PAR SON AUTEUR

◘ LA BIOGRAPHIE DE PIERRE LAVAL

PRÉSENTÉE  PAR SON ÉDITEUR

 “Le 22 octobre 1931, le président du Conseil Pierre Laval est accueilli à Washington par l’ambassadeur Paul Claudel. Il est à quarante-huit ans l’une des figures incontournables de la politique française et Time Magazine va le proclamer  » homme de l’année « . Quel chemin parcouru pour le fils de l’aubergiste de Châteldon, l’avocat besogneux, le député-maire naguère socialiste d’Aubervilliers, bientôt l’interlocuteur de Staline, Mussolini, Hitler ! LAVALPlus incompréhensible lui apparaît l’issue de son aventure terrestre, quatorze ans plus tard, lorsqu’il est conduit dans un fossé de la prison de Fresnes pour y être fusillé. Le feu du peloton d’exécution frappe le mauvais génie de Pétain, l’emblème honni de la Collaboration, qui a souhaité publiquement la victoire du IIIe Reich. Cet homme au parcours heurté, sous ses abords frustes et habiles, recèle bien des secrets. Renaud Meltz, à partir de nombreuses sources inédites, dévoile une trajectoire qui n’avait rien de fatal, où l’argent, les opportunités et l’entourage, l’obsession du pouvoir à tout prix, enfin, jouèrent un rôle décisif. Que l’Auvergnat, pacifiste sincère, époux et père aimant, pur produit de la méritocratie républicaine, artisan des assurances sociales, ait consenti à la mort du monde dont il procédait, voilà le mystère qui est ici exploré. Des lumières nouvelles sont jetées sur ce Français à bien des égards ordinaire, roublard et sûr de lui, qui n’était ni intellectuellement ni surtout spirituellement armé pour affronter les forces nazies réclamant à la France vaincue sa conception de la dignité de l’homme et ses Juifs. Renaud Meltz revisite de fond en comble, le destin et la personnalité d’un des hommes les plus détestés de notre histoire. Une somme magistrale, et qui fera autorité”. (1 vol br, 1226 p, illustrations, index, bibliographie, éd. Perrin, 35 €).

 

Allier Généalogie

Image_Couverture_revue_125 mars pour BAT• Sommaire du n° 125 (Avril 2019) : Éditorial de la présidente – Vie de l’association et événements à venir – Compte-rendu de l’Assemblée générale ordinaire du 23 mars 2019 – Aline Berna : Livres d’or et monuments aux morts, comment donner un sens à une tragédie  – Maurice Sarazin : Saint Napoléon, saint problématique d’une grande signification politique – François Chervin : Splendeur, misères et décadence de Montmorillon à Arfeuilles – Maurice Sarazin : Roch Etienne de Vichy, évêque d’Autun et pair de France- Maurice Sarazin : En 1833, le Cussétois André Charnay condamné aux travaux forcés – Nicole Périchon : Histoire des Mariannes vichyssoises – Nicole Périchon : Complément à l’article de Maurice Sarazin consacré à Walter  Stucki,  publié dans le n° 124- Maurice Sarazin : Actualité littéraire à Vichy et dans la région (4ème  trimestre 2018) – Quartiers généalogiques…

 

CGHB Logo

Le bulletin n° 171 (1er trimestre 2019) des Généalogies bourbonnaises et du Centre vient de paraître. Au sommaire ▼

CGHB bulletin

• LES AMIS DE NAPOLÉON III (VICHY)

• Après la conférence intitulée Les Rothschild en France au XIXe siècle, présentée le  23 mars par Gérard Sallet, c’est Christine Chaize qui prendra le relais le 20 avril. Thème de sa conférence : Crinolines, dentelles et falbalas.

HISTORIAL LOGO

• À l’occasion de l’ouverture de sa saison 2019, le 13 avril,  l’historial du Soldat paysan, à Fleuriel, propose une conférence de  Daniel Hubé, intitulée Les géologues, à la découverte des secrets de la Grande Guerre. Le conférencier abordera la question des conséquences environnementales du conflit sur l’ancienne ligne de front. Un espace qui a été fortement impacté,  entre  les territoires dévastés, gorgés d’obus non explosés et les graves empreintes chimiques laissées dans le sol, encore présentes un siècle plus tard. L’historial propose également au public la visite de trois expositions ▼

Sans titre
Accéder au site de l’historial du Soldat Paysan

• L’ALLIANCE FRANÇAISE DE VICHY

ALLIANCE FRANCAISE• L’Alliance française de  Vichy avait programmé deux conférences en février. La première (7 février), À Florence, Brunelleschi et Alberti, architectes de génie,initiateurs de la Renaissance était présentée par Annie Regond. Alberti (1404-1472) fut le premier grand théoricien des arts de la Renaissance. Brunelleschi (1377-1446) s’attela à la coupole de San Maria del Fiore, à Florence, qu’il acheva en l’espace de seize ans. La seconde (28 février) a permis à Marie-Hélène Adam de retracer le parcours d’Odilon Redon (1840-1916), “de l’ombre à  la lumière”.

• Parmi les conférences à venir, Vu du Bourbonnais a noté : 21 mars : Des femmes au Panthéon. La patrie enfin reconnaissante ?  (Françoise Fernandez) –  11 avril :  Bernard Buffet, ou Comment l’histoire de l’art est soumise aux pouvoirs et aux modes  (Nicole Lair) – 13 juin : L’imposture en art contemporain. L’art contemporain ne renvoie pas à une époque, mais à un genre (Jean Moiras).

 

vendat

• La Brique de Vendat (n° 34 – février 2019) : Les prémices du sport à Vendat (1940)– La carte postale ancienne colorisée du lavoir du Rozet enfin datée! – Monographie communale de Vendat : Abbé Malvielle (1944)- 1er acte de naissance enregistré par l’état civil à Vendat en 1793 – Registre des Délibérations 1838-1868 –  La font(aine) de Champoux- Publications en vente – L’association Vendat, son passé.

 

• LES AMIS DU VIEUX CUSSET

• Lors de leur assemblée générale, sous la présidence de Jean-Michel Castel,  les Amis du vieux Cusset ont accueilli Anaëlle Voiron. La nouvelle chargée du patrimoine et de la gestion du musée a souligné la très belle progression du nombre de visites du musée et des souterrains.

Vichy_23mai11 011modif• La même association cussétoise a souhaité  rendre hommage au sculpteur    Robert Mermet, en lui dédiant une exposition qui était visible jusqu’au 2 février à la galerie des Arcades.  Né à Paris, en 1896, Robert Mermet fit ses classes à l’École supérieure des arts décoratifs avant d’intégrer l’Académie royale des beaux-arts a Bruxelles. En 1941, il installa son atelier dans les locaux de la briqueterie Fargette à Cusset. On lui doit, au niveau local, de nombreux bustes, dont ceux  d’Émile Guillaumin et de Marcel Genermont. Décédé à 92 ans,en 1988, il a laissé derrière lui une “école Mermet qui a formé de nombreux élèves.

 

EN BREF…

plmes• Dans sa Lettre n° 9 (février 2019) la section bourbonnaise  l’AMOPA (Association des membres de l’ordre des palmes académiques) présidée par Bernard Lissonde, relève  qu’il y a eu 20 promus dans l’Allier, le 14 juillet 2018. Parmi eux, figure  un Commandeur, Jean-Michel Guerre. Bernard Lissonde précise toutefois que “suite au courrier du président de la République demandant une restriction des propositions, seules 4 personnes seront nommées l’année prochaine dans l’Allier, et qu’il n’y aura aucun Commandeur. C’est la première fois depuis la Libération qu’un tel événement se produit. Un courrier de protestation a été adressé au ministère. Si cet état perdure, dans 10 ans, l’AMOPA disparaît ». La demande présidentielle a bien été enregistrée puisque la promotion du 1er janvier 2019 ne comptait que 4  noms de chevaliers.

• Le 2 février, à Naves, l’association Naves expo et l’Association de sauvegarde des patrimoines de Naves, ont organisé une conférence sur le travail des femmes et le rôle des animaux pendant la Grande Guerre, animée par Gisèle Gaston.

• À Saint-Pourçain-sur-Sioule, à l’invitation d’Art Média, Annie Regond, universitaire retraitée, a donné en février une conférence sur la création de l’ordre des Oratoriens,au XVIe siècle.

 

• AUVERGNE

AIGUEPERSE

• Sparsae (n° 83, 1er semestre 2019 : : La Toulaine, témoin du passé seigneurial de Vensat : la terre et seigneurie du Chancel, la terre et seigneurie de Lafont (J.Corrocher) – Étienne Clémentel (1864-1936), un homme d’État en Limagne (G. Rousseau) – Cent ans de commerce et d’artisanat à Aigueperse. Les métiers du bois : les sabotiers (M. Cavatz, D. Crochet) – 1940-1944 : des actes de courage méconnus à Aigueperse, Effiat et Espinasse (M. Debatisse).

téléchargement• Le n° 808-809 du  Bulletin historique et scientifique de l’Auvergne, daté de janvier-juin 2016, est paru seulement au 4ème trimestre 2018. Au sommaire : Le Christ roman de l’abbaye de Mozac (L. Miallier) – L’homme est un roseau pensant…  : De Blaise Pascal aux neurosciences  (J. Y. Pérol) – Les pots de pharmacie en faïence de Clermont-Ferrand du XVIIIe s. ( C. Meyer) – La découverte de la  porte sud  et d’autres éléments de la ville gauloise de Gergovie (P. Jud) – Jacques Bardoux [1874-1959], une vision pour l’Europe ? (J.Jacomet) – Vercingétorix sous la IVe République : à propos de la fresque de Louis Dussour à la préfecture du Puy-de-Dôme (V. Inguenaud) – Histoire du 32ème  régiment de mobiles du Puy-de-Dôme, le  “ régiment mendiant”, 1870-1871 (L. Teitgen). – Histoire et histoires d’Auvergne :  l :Album d’une excursion en Auvergne en 1842 (Ph. Auserve) ; 2 : Correspondance d’un soldat du 10ème  Chasseurs à cheval de la garde impériale de Napoléon III, 1853 (J. Picot) – Flâneries dans les collections de l’Académie (J.M. Delaveau) – Dans le secret des archives : Transaction entre Antoine de la Roche, seigneur de Tournoël et les habitants de la seigneurie (F. Simon-Car) – Contribution à l’histoire de l’ancien occitan d’Auvergne (Ph. Olivier.) – l’Académie au fil des mois.

 

REVUE HAUTE AUVERGNE

• Le 21 février, avec  Histoires et Mémoires des Justes du Cantal,  l’historien Julien Bouchet a évoqué l’histoire et les mémoires associées aux Justes et aux sauveteurs du Cantal. Il est ainsi revenu sur des cas exemplaires et sur les actions valeureuses des dernières personnes distinguées par l’Institut Yad Vashem.

• Au calendrier des prochaines conférences : 13 Avril: Pascale Moulier : Le Cantal vu par les artistes au XIXe siècle  Archiviste du diocèse de Saint-Flour, Pascale Moulier est spécialiste du patrimoine religieux cantalien et elle préside l’association Cantal Patrimoine. – 25 Mai : Alain Delpirou : Mandrin dans le nord Cantal.

image001Revue de la Haute Auvergne : Tome 80 (septembre – décembre 2018) : Véronique Breuil-Martinez :  Présentation   –  Claire Veyssière-Rataille : Les seigneurs de Naucaze – Bernard Breuil et Véronique Breuil-Martinez : Une famille maursoise à l’aube du XXe siècle ; fonds photographique anonyme du musée d’Art et d’Archéologie d’Aurillac – Les étudiants de l’atelier  histoire et statistiques  de la licence d’histoire de l’université Clermont-Auvergne : La démographie de Maurs au XIXe siècle – Laurent Beau : “Qui se souvient des Hommes ?” Étude statistique sur « Les enfants du canton de Maurs morts pour la France », 1914-1918 – Notes et Documents : Lucien Gerbeau : Des marchands  voyous à Maurs en 1480. Les Sobressit et consorts.Jean-Pierre Serre : “La famille est nombreuse et honnête, ses cris me déchirent le cœur !”Jean-Marc Bodso : Le point de vue du photographe – Objets d’art : Guilaine Pons et  Véronique Breuil-Martinez : Saint-Cirgues-de-Malbert : chronique du diagnostic technique du mobilier  de l’église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte en vue de sa restauration –  Actualité du Patrimoine en Haute Auvergne :  Jacques Champeyroux : L’oratoire de Carlat restauré par la commune –  Le projet de restauration de l’église de Saint-Cirgues-de-Malbert bien engagé par la commune et l’association de sauvegarde de l’église – Chronique : Bibliographie –  Publications récentes Analyse d’ouvrages (Nicole Vatin-Pérignon) – Brèves patrimoniales (Régina Stéhelin) – Disparition : Odette Lapeyre (Stéphane Briant).

• LIMOUSIN

ssnac

16 mars 2019 : Assemblée générale –  Martine Larigauderie-Beijeaud : Angélique ou humain : les Grandmontains. – Jean-Pierre Lécrivain : Jacques Maslieurat, prêtre réfractaire de Jouillat. – Chantal Lafaye ; Les infanticides dans la Creuse 1815-1914.

 

• BERRY

Socité archéologie BERRY Au sommaire des Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry (n° 218, 3ème trimestre 2018), publiés par la Société d’histoire et d’archéologie du Berry : Éditorial (X. Laurent) – Un palais pour Don Carlos : travaux et aménagements à l’archevêché de Bourges en 1844-1846 (A. Pauquet) – Les archives secrètes des services locaux de la propagande allemande (Propaganda-Abteilung) en France occupée [fonds : 104 J aux AD du Cher, 19 cartons de 1940 à août 1944] (P. Jardin) – Chroniques de la Société d’archéologie et  et d’histoire du Berry (mai-octobre 2018) – Chronique de bibliographie régionale (Ph. Goldman).

• NIVERNAIS – BOURGOGNE

Groupe 71

Images de Saône et Loire, publié par le Groupe 71, vient de faire paraître son n° 197 (Printemps 2019).

ISL

PHYSIOPHILE Revue

bulletin169 PHYSIOPHILIE (2)• La Physiophile (Revue semestrielle) : Sommaire du n°169 (Décembre 2018) :  Forum – Lionel Barriquand et  Ludovic Guillot :  Bourbon-Lancy : le collecteur d’eau de l’établissement thermal gallo-romain (dernière partie) –  Alain Dessertenne et Françoise Geoffray :  L’inventaire des titres et papiers du prieuré de Saint-Sernin-du-Bois (1790) – Jean-Claude Notet, avec l’aide technique de Yves Billard : Numérisation du plan-coupe sur verre – Bernard Gueugnon : Chenavel, un château en péril – Andrée Tramoy : Louis Comeau, “poilu à la graille” – Roger Marchandeau : L’accueil des réfugiés espagnols à Montceau-les-Mines (1937 et 1939) – Henri Bonnot :Charolles et ses anciennes carrières.

 

• MÉMOIRE BRIONNAISE

Mémoire Brionnaise logo (2)• Mémoire brionnaise (n° 40 – décembre 2018) : Interview du comte Patrice de Rambuteau par Cédric Guyon – Joseph Fimbel, résistant alsacien (Michel Vinauger) – Mémoire d’un poilu (François Labrosse) – L’entreprise Buchet, à Tancon : une histoire liée à celle de l’agriculture Dominique Fayard) – Un Brionnais chasseur alpin au cœur de la bataille de Narvik (Robert Mottin) – Les panneaux peints du château d’Amanzé (Jean-Pierre Raffin et Jean-Marie Jal) –mémoire bionnaise (2) Les chapelles ajoutées aux églises romanes (Anelise Nicolier) –  1914-1918 : Stèles commémoratives et tombeaux au cimetière de Marcigny (Marcel Perrot) –  Lorsque les Français payaient des impôts sur les métaux non ferreux (Emile et Marie-Anne Gerbe) –  La cigale et la fourmi (Jacques Bonnefoy) – Témoignage d’un prêtre réfractaire pendant la Révolution (Jean-Michel Labrosse) –  À propos de la borne et des routes du Guidon (Alain Dessertenne) –  La colombe du Saint-Esprit (Thierry Lager) –  Le Paradis, un conte à l’église de Montceaux-l’Etoile  (Jacques Bonnefoy et Daniel Margottat) – Le certificat d’études (Guy Boussand) – Index des  n°31 à 40 – Georges Déclas : Nécrologie par la Famille Déclas.

 

Académie MORVAN

• Bulletin de l’Académie du Morvan (n° 85 – mars 2019) : Marie-Aimée Latournerie : Le hêtre européen habitant du Morvan : Un lien ancien et fort existe entre le Morvan et le hêtre. Cela conduit naturellement à ouvrir quelques perspectives : quelle représentation du hêtre ont donnée des écrivains et des artistes ? Que nous disent du hêtre géographes, botanistes, paléontologues et linguistes ? bulletin acada MorvanQuelles utilités découvrir chez ce personnage qu’est Fagus syvatica, hêtre européen ? Marie-Aimée Latournerie, dont l’activité professionnelle s’est déroulée au Conseil d’Etat, est membre depuis plus de vingt cinq ans et ancienne présidente de l’Académie du Morvan. –  Jean-Paul Savignac : À la découverte de la langue gauloise dans le Morvan : Texte d’une conférence donnée par Jean-Paul Savignac à l’occasion de l’assemblée générale de l’Académie du Morvan en juillet 2013. Jean-Paul Savignac, professeur honoraire de lettres classiques, est écrivain et auteur d’articles dans diverses revues littéraires. Il est également traducteur de latin, de grec et de gaulois. Il a publié deux manuels de langues et de civilisation latines et un dictionnaire français-gaulois. Officier de l’Ordre des Palmes Académiques, il est membre de la Société de Mythologie.

• FOREZ

La Diana• Bulletin de la Diana (4ème trimestre 2018) : Hommage à Maurice de Meaux – En marge des chartes du Forez : découverte d’une charte originale du XIIIe s. (L. Drouot)  – Hérétiques et sorciers en Forez au Moyen Age (B. Martin) – Entre Ambert et Grandrif : une exploitation fromagère forézienne au milieu du XXe siècle (R. Bucaille et al.) – Les débuts d’un club-service : le Rotary-Club de Saint-Étienne 1926-1936 (G. M. Thermeau) – Au hasard des rayons : la bibliothèque en marche (G. Perrin) – Actualités de la Diana.

ARTS

• PEINTURE & ARTS GRAPHIQUES

829874◄ La Bourbonnaise Marie-Noëlle Goffin a été professeur de dessin et de gravure à l’École des beaux-arts de Lille de 1965 à 1990. Elle a gravé parallèlement de nombreux timbres pour la Poste. Elle a pu ainsi développer tout un travail personnel, dont témoignait  l’exposition présentée dans les locaux des Imprimeries réunies, à Moulins, du 22  février au 31 mars.

Serge Hélias, décédé en 2007, s’était installé en 1973 à Clermont-Ferrand, où il fut commissaire d’expositions en art contemporain et directeur de l’École des beaux-arts, jusqu’en 1992. L’exposition Autour de Serge Hélias, présentée jusqu’au 26 mai au musée d’art Roger-Quilliot, à Clermont-Ferrand, rassemble des œuvres de Serge Hélias. On peut aussi y découvrir  les travaux actuels de 31 artistes plasticiens qui furent élèves ou enseignants à l’École des beaux-arts.

• Organisée par l’association Viltaïs. la 19ème édition de Festi-BD s’est tenue à Moulins, Espace Villars,  lors du week-end des 9/10 mars. Trente-cinq auteurs étaient présents . La Montagne  a consacré quatre pages à l’événement dans son édition du 7 mars.

 

• THÉÂTRE & OPÉRA

téléchargement• À l’Opéra de Vichy, les 23 et 24 mars, l’Opéra de Lyon a présenté  Le Retour d’Ulysse dans sa patrie (Il Ritorno d’Ulisse in patria) de Claudio Monteverdi, opéra crée en 1640 à Venise. Il est présenté par le metteur en scène William Kentridge et la Handsprin Pupppet company dans une version condensée, “débarrassée” de ses ornements baroques, qui est centrée sur Ulysse et Pénélope. Le 22 mars, plus de 700 personnes  (collégiens, lycéens, étudiants, membres de centres sociaux et résidents de maisons de retraite) ont pu assister à la répétition générale.

 

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