L’ACTUALITÉ DES AUTEURS, DES ÉDITEURS, DES LIBRAIRES ET DES MÉDIAS : N° 18 (MARS – AVRIL 2019)

Cette rubrique faisant  l’objet d’additifs et de mises à jour, du 1er mars au 30 avril  2019, en fonction de l’actualité, n’hésitez pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces  compléments d’information.

Pour nous contacter: allier-infos@sfr.fr

DERNIÈRE MISE À JOUR: 18  AVRIL  2019

 

L’ACTU DES AUTEURS

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L’Hôtel des Ambassadeurs qui hébergea une partie du corps diplomatique

• LE CORPS DIPLOMATIQUE À VICHY

 ENTRE 1940 ET  1944

EXPLORÉ PAR MAURICE SARAZIN

Corps-diplo-Vichy-quadri• Maurice Sarazin, qui collabore à de nombreuses revues bourbonnaises, est également l’auteur d’ouvrages qui témoignent de longues années de recherches, tels que les trois volumes de ses Bourbonnais célèbres et remarquables, des origines à la fin du XIXè siècle (Vichy, Montluçon et Moulins) qui réunissent plus de 2 300 biographie détaillées. On lui doit aussi une Bibliographie de la guerre d’Algérie, en 3 volumes dont Vu du Bourbonnais avait rendu compte. Cette fois-ci, il a choisi d’explorer un aspect rarement traité de manière exhaustive, celui du corps diplomatique présent à Vichy, entre 1940 et 1944, sous le régime de l’État Français, dirigé par le maréchal Pétain, soit 61 représentants, dont 13 ambassadeurs en titre et 37 envoyés extraordinaires et ministres plénipotentiaires. Le lecteur lui saura gré d’avoir fait précéder cette étude d’une introduction qui remet l’histoire en perspective, entre le printemps 1940 et la fin du régime, à l’été 1944, tout en décrivant l’ambiance qui régnait dans  la station thermale, durant ces quatre années.

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L’amiral Leahy

• Dans sa presque totalité, le Corps diplomatique suivit le gouvernement français dans son repli en juin 1940 et se retrouva avec lui à Vichy, début juillet. La plupart des chefs de missions diplomatiques, qu’ils aient été nommés à Paris, avant guerre, ou après l’installation à Vichy, étaient des personnages de premier plan.  Ainsi peut-on citer  Shah Wali Khan (Afghanistan), S. I. Patino (Bolivie), L. de Souza Dantas (Brésil), Wellington Koo (Chine), Fakhry pacha (Égypte), de Lequerica (Espagne), l’amiral Leahy (États-Unis), F. Garcia Calderon (Pérou), Bogomolov (URSS), Pouritch (Yougoslavie). On peut y ajouter les deux ministres successifs du Portugal, les trois ministres de la Hongrie, les trois du Japon… On y compta sept intellectuels brillants et parmi tous ces diplomates, plusieurs étaient nettement francophiles et  peu nombreux étaient ceux qui  affichaient une germanophilie immodérée. Tous comptèrent beaucoup à divers points de vue, dans la société vichyssoise tout au long de cette période 1940-1944, et plus particulièrement au début.

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Walter Stucki

• À mesure que l’Allemagne perd du terrain, à partir de la fin 1942, le Corps diplomatique voit son importance numérique diminuer, mais il continue à tenir son rang, sous la direction du nonce apostolique, Mgr Valerio Valeri, jusqu’à la fin. En août 1944, ce dernier et le ministre de Suisse Walter Stucki sont  choisis par le maréchal Pétain pour être les témoins de ses derniers actes. Et on sait que Walter Stucki joua un rôle prépondérant lors de la Libération en s’imposant pour maintenir l’ordre dans la capitale provisoire. Le fait que les nations étrangères aient maintenu ou nommé à Vichy de tels diplomates montre bien  l’importance qu’elles attachaient au gouvernement de l’État français.   À l’inverse, on constate que le gouvernement formé par le général De Gaulle dut attendre la période d’après la libération de la France pour se faire admettre dans le concert des nations : c’est seulement le 23 septembre 1944 qu’on apprit que le président Roosevelt avait enfin consenti officiellement à ce qu’un ambassadeur américain représente les États-Unis auprès des nouvelles  autorités françaises et du Gouvernement provisoire de la république française, installé à Paris. Et encore, la reconnaissance officielle n’intervint-elle qu’un mois plus tard.

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Mgr Valerio Valeri

• C’est dire tout l’intérêt de cet ouvrage qui permet de reconstituer et de suivre les itinéraires de ce haut personnel diplomatique, tout en mettant en valeur la perception que les autres pays avaient du régime du maréchal Pétain. Chaque notice biographique est complétée par un ensemble de notes qui permettront, pour ceux qui le souhaitent, de prolonger l’histoire de tel ou tel diplomate. Quant à l’Allemagne nazie et l’Italie fascistes qui n’eurent pas de représentants faisant officiellement  partie du corps diplomatique à Vichy, Maurice Sarazin a choisi de les traiter à part, en fin de volume. On y retrouvera le personnage central d’Otto Abetz et ses “satellites” comme Rudolf Rahn, Krug von Nidda ou encore  Renthe-Finck pour ne citer que les plus connus. Au final, Maurice Sarazin au-delà d’avoir choisi un sujet original, où l’histoire locale croise l’histoire nationale et internationale, a su éviter l’écueil  de l’austérité, la recherche biographique n’excluant pas l’aspect anecdotique qui en facilitera la lecture. Seul regret, mais il n’incombe pas à l’auteur :  la présentation un peu “spartiate” choisie par l’éditeur et l’absence d’illustrations.

► Maurice  SARAZIN: Le Corps diplomatique à Vichy (1940-1944). 1 vol. br, 442 p, éd. Dualpha, coll. Vérités pour l’histoire, 37 €.

 

• ALBERT BONNEAU

(1898-1967)

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CATAMOUNT ET PETIT RIQUET REPORTER SUR TOUS LES FRONTS

603-300x500L’association des Amis d’Albert Bonneau a annoncé la parution de deux nouveaux livres. Le premier, intitulé  “ Il s’appelait Albert” (éditions Publifrance, 15 €), est signé par Odile Bonneau, fille de l’écrivain et présidente de l’association. Dans cet ouvrage en forme d’hommage, elle retrace le parcours de son père, né à Moulins,  le 24 août 1898, et décédé à Chambon-sur-Voueize (Creuse), le 24 janvier 1967. Après avoir exercé la profession de critique de cinéma pour le journal Comœdia, puis pour la revue Cinémagazine (jusqu’en 1929), il  a délaissé peu à peu le monde du cinéma pour celui de  l’écriture de grands romans d’aventures populaires. Son but : distraire ses lecteurs, quel que soit leur âge,  en les entraînant dans des pays inconnus tout en enrichissant leurs connaissances de l’histoire.

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• Dans cette profusion de livres, l’infatigable écrivain a fait émerger un personnage central, celui de Catamount, le héros du Far-West. Quant à Petit Riquet reporter, sorte de Tintin à la française, à propos duquel Albert Bonneau ne cachait pas qu’il s’était parfois inspiré des reportages d’Albert Londres, il a aussi passionné des milliers de lecteurs. Une biographie qui vient donc à pont nommé pour rappeler la place importante qu’a pu occuper Albert Bonneau dans la littérature populaire.

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© B. Blasco-Martinez: La jeunesse de Catamount 

• Autre publication, celle de  la BD intituléeLa nuit des corbeaux”, troisième tome des aventures de Catamount (éditions Petit à petit, 14,90 €) que l’éditeur présente ainsi: “Catamount a disparu. Pad le trappeur et le capitaine Clark suivent sa piste. Celle-ci les mènent au cœur de l’hiver en plein territoire Crow, devant la carcasse putréfiée du cheval de Catamount. On le croit mort… alors qu’il va devenir une légende. Bien vivante !”  Comme les deux précédents, il est illustré  par Benjamin Blasco-Martinez,   tandis que le  scénario est signé par  Gaëtan Petit. Lors du festival Festi’BD 2015, à Moulins Benjamin Blasco Martinez avait remporté le Prix des jeunes et le Prix du premier album, pour   “La jeunesse de Catamount”.

• À PROPOS DE BENJAMIN BLASCO-MARTINEZ,

L’ART DE  “ REDONNER UN COUP DE JEUNE” À CATAMOUNT

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© Site bedetheque.com

• Né à Montluçon, il y a  29 ans, Benjamin Blasco-Martinez, a grandi à Noyant-d’Allier. Après des études au collège Charlotte-Delbo,  à Tronget, puis au  lycée Banville, à Moulins, il a  intégré l’atelier Albers, avant de rejoindre l’école d’arts appliqués Parsons, à Paris,  et enfin l’école Émile Cohl, à Lyon, où il a passé  quatre ans. Il  a déjà été distingué, en 2015, pour son premier album  La jeunesse de Catamount, qui lui a valu   le Prix des jeunes du festival Festi’BD de Moulins.  Pourtant, il avoue n’avoir découvert le héros d’Albert Bonneau qu’en 2013, à la suite d’une rencontre avec Odile Bonneau, lors du salon du livre de Neuvy. Il était alors en quête d’un  projet pour son diplôme à l’école Émile Cohl, tandis que la fille de l’écrivain souhaitait voir les  aventures de Catamount rééditées.

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© Benjamin Blasco-Martinez

9791095670216_cg• Sur les 70 romans de la saga Catamount, il en a déjà  illustré trois. Dans le dernier, La justice des corbeaux qui se déroule chez les Indiens Crows, il dit avoir voulu mettre son art du dessin  “au service du souffle épique de l’aventure”. Pour lui, Catamount “ est un héros un peu solaire, comme (il) les aime. C’est un personnage à la fois charismatique, solitaire, mystérieux, que l’on apprend à connaître peu à peu”. Autre élément de séduction, le côté mystique du Western, sa  “mythologie des grands espaces, l’envie de liberté”, avec “ les premières villes, le chemin de fer, la civilisation qui s’installe dans une nature sauvage peuplée d’Indiens”.

la_jeunesse_de_catamount• Benjamin Blasco-Martinez reconnaît aussi être  très influencé par le cinéma, avec une véritable fascination “pour Sam Peckinpah, sa manière de rythmer l’action, de mettre en scène la violence”. John Ford, Ennio Moricone, ou encore Clint Eastwood trouvent également grâce à ses yeux. Ce troisième opus d’Albert Bonneau,  La justice des corbeaux, marque une nouvelle évolution dans le choix des couleurs : après les couleurs chaudes, orangées, dans La jeunesse de Catamount, destinées à mettre en valeur “ le feu et la fureur de la jeunesse”,  et des couleurs glaciales, marques du froid et de la mort, dans Le train des maudits, il a opté pour des teintes sombres, avec une dominante verte, pour ce tome III.

téléchargement (1)• Tout   le dessin et le story-board ont été faits au crayon, avant de recourir à l’informatique pour la mise en couleur. Pour le scénario, il a collaboré avec Gaëtan Petit, alias  Get’s  qui s’est plié à la volonté de l’éditeur : proposer quelque chose de moins linéaire, et de  plus moderne. D’où les jeux sur les flash-backs et une  mise en scène qui se veut plus fouillée, avec un trait  plus “léché” . Après  La justice des corbeaux, le dessinateur bourbonnais s’est attelé à un quatrième tome,  La rédemption de Catamount, dont la parution est prévue pour le deuxième semestre 2020. En parallèle, il travaille sur le  découpage d’une autre BD, qui aura pour cadre la guerre de Troie. Elle devrait  paraître, elle aussi,  aux éditions Petit à petit, en 2021.  Benjamin Blasco-Martinez   ne cache pas que  Catamount a bien été une chance pour lui. Après “trois  années de galère et des années de nuits blanches sur les planches”, il reconnaît désormais “vivre correctement” de son art.

• LES DEUX ALBERT À VOUSSAC, LE 25 MAI

• Au-delà des livres, pour faire (re)découvrir la vie et l’œuvre d’Albert Bonneau, l’association a décidé de participer au grand carnaval de Moulins,le 7 avril,  avec un livre géant et un portrait d’Albert Bonneau, le tout sur un char de 7 mètres de long, avec  pirates, cow-boys et corsaires. BONNEAUUne semaine plus tard, le 14 avril, on pouvait retrouver l’association à Yzeure, lors de la Caravane du livre. Enfin, le 24 mai, à l’école Albert-Bonneau, à  Voussac, des élèves de CM1-CM2 dédicaceront le conte “Le don de la fée Fulminette”. Le lendemain, 25 mai,  en partenariat avec l’association des Amis d’Albert Londres, une journée portes ouvertes se déroulera  au château de Voussac. Elle sera centrée sur le thème  “Albert Bonneau, le roman d’aventures, de la réalité à la fiction” Dernière initiative, celle de la  troupe théâtrale moulinoise de  La Nouvelle Rampe qui travaille à l’adaptation théâtrale de “ La nuit des neuf errants”, roman policier d’Albert Bonneau.

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Les deux Albert, à Voussac, entre Réalité et Fiction

• PIERRETTE FLEUTIAUX (1941-2019)

Entre Histoire de la chauve-souris et Destiny

dSwGCZLD_400x400• Pierrette Fleutiaux,  romancière, nouvelliste et auteure de récits personnels ainsi que de livres pour la jeunesse, est décédée à Paris, le 27 février, des suites d’une maladie cardiaque. Elle était née le 9 octobre 1941, à Guéret, où son père dirigeait l’École normale d’instituteurs, tandis que sa mère enseignait les sciences naturelles. Elle avait partagé son enfance entre la préfecture de la Creuse et le village de Villasmeillas,  à proximité de Sainte-Feyre, là où ses grands-parents maternels étaient fermiers. Passionnée par la lecture, qu’elle considérait alors  comme  « la seule ouverture sur le monde au-delà des collines » de sa campagne natale, elle a passé des longues heures dans la bibliothèque de l’école Normale.

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Le village de sainte-Feyre

• À dix-sept ans, elle avait quitté sa Creuse natale pour rejoindre  Limoges, Poitiers puis  Bordeaux, avant de gagner Londres, New York  et finalement Paris, pour y enseigner aux élèves du Lycée Chaptal l’anglais, dont elle était agrégée.  Malgré cet éloignement, elle n’avait jamais coupé ses racines avec le Limousin. En août 2016, à l’occasion des Journées du livre de Felletin, Pierrette Fleutiaux était de retour pour présenter Destiny, sa dernière œuvre, à mi-chemin entre récit, autobiographie et roman. Pour l’occasion après qu’on lui eut remis le prix Jules Sandeau, elle était longuement revenue sur son enfance creusoise

téléchargement (2)• C’est en 1975, à son retour en France, qu’elle avait publié chez Julliard son tout premier roman, Histoire de la chauve souris. Un roman dans lequel la critique du Monde, Jacqueline Piatier, avait vu “un livre extraordinaire” tout en saluant de “remarquables premiers pas”.  Cette publication avait été à l’origine d’une rencontre déterminante dans les couloirs des éditions Julliard, avec Anne Philipe (1917-1990), la directrice littéraire, qui était tombée sous le charme de ce premier roman.  Cet épisode devait se révéler très précieux pour Pierrette Fleutiaux, qui a confié qu’Anne Philippe  “l’avait accueillie plusieurs étés à Ramatuelle quand sa vie n’allait pas très rondement”. Elle était revenue sur cette relation dans son  livre Bonjour Anne, Chronique d’une amitié (Actes Sud, 2010) : “Vous avez été la première femme parfaitement accomplie que j’ai rencontrée. Vous avez changé ma perception de la vie”, écrivait-elle alors.

téléchargement• Ses voyages ont aussi inspiré son œuvre littéraire.  C’est notamment le cas pour son roman L’expédition (Gallimard, 1999), qui s’appuie sur son séjour sur l’île de Pâques, en novembre 1997.   Au fil des années, elle s’était créé  “une place unique dans la littérature française, imposant un univers  dont les  (…) romans et recueils de nouvelles, Histoire du tableau (Julliard, 1977) Métamorphoses de la reine (Gallimard, 1984) approfondissent dans des tonalités oniriques et souvent sombres, la singularité ”, écrit Florent Georgesco dans Le Monde.

• Après avoir quitté les éditions Gallimard, Pierrette Fleutiaux avait rejoint les éditions Actes Sud en 2003, l’année de la publication de Des phrases courtes,  ma chérie, un livre centré sur les liens qui peuvent s’établir entre une mère et sa fille, face au vieillissement des parents.

téléchargement (1)• Les jurys littéraires ont été, eux aussi, sensibles à ses ouvrages. En 1985, elle avait décroché le prix Goncourt de la jeunesse pour Métamorphoses de la reine (Gallimard), “ réécriture féministe et anachronique des contes de Perrault“. Cinq ans plus tard, Pierrette Fleutiaux avait été distinguée par  le prix Femina. Il  couronnait son roman Nous sommes éternels, (Gallimard) qui se révélera être sont plus grand succès : “ Il est rare de pouvoir  dire, tout de suite à sa parution, qu’un livre a pu être le chef d’œuvre de son auteur. Tel a été le cas de cette fresque lyrique et trouble, passionnée, surabondante, d’une intensité presque suffocante,  autour de l’amour absolu, incandescent, charnel peut-être,  entre un frère et une sœur. La puissance de cette écriture  nerveuse et tendue, qui ne s’interdit ni la douceur, ni l’élégie, ni la violence, marquera jusqu’à la fin l’image de la romancière”, écrit Florent Georgesco.

téléchargement• D’autres romans suivront, parmi lesquels Les amants imparfaits (Actes Sud, 2005) et Destiny,  son ultime roman publié en 2016. Elle y fait le  récit de la rencontre  d’une parisienne, qui lui ressemble par bien des aspects, avec une jeune migrante nigériane qui doit se battre pour  assurer sa propre  survie et celle de ses enfants.  Pierrette Fleutiaux avait aussi abordé le domaine des essais et des livres pour la jeunesse, avec La maison des voyages (éd. Gallimard, 1997), coécrit avec son mari, l’écrivain Alain Wagneur.  Auteure reconnue, Pierrette Fleutiaux était  officier des arts et des lettres et administratrice de la Société des gens de Lettres, dont elle avait assumé pendant plusieurs années la vice-présidence.

• UN WEEK-END

CHEZ GEORGE SAND

2019 03 09 et 10 _we chez george sand_nohant-vic• Un week-end chez George Sand, à Nohant-Vic, dédié aux femmes artistes, connues ou méconnues… C’est ce qui était propose au public, les 9 et 10 mars, en prolongement de la Journée des femmes, en présence de Françoise Chandernagor, d’Anny Duperey, de Sarah Lavaud ou encore de Cécile Reims et de bien d’autres. La maison de George Sand était un cadre tout trouvé pour ce premier week-end, car c’est ici que s’est épanoui ”un esprit libre et passionné”. Françoise Chandernagor a retracé les destins  de plusieurs grandes femmes de plume, de Christine de Pisan (1365-1440) à Marie Noël (1883-1967), en passant par Marcelline Desbordes-Valmore (1786-1859), Hélène Picard (1873-1945) et Cécile Sauvage (1883-1927). Elles figurent toutes dans son  anthologie de la poésie féminine,Quand les femmes parlent d’amour. Accompagnée par la pianiste Sarah Lavaud, Anny Duperey a lu quelques-uns de leurs poèmes.

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Le château et le parc de Nohant

• La comédienne a également proposé une lecture musicale de portraits de femmes, accompagnée par le Trio George Sand. Outre la graveuse Cécile Reims, plusieurs femmes peintres (Michèle le Tiec, Patricia Alès et Nina  Vidrovitch) ont exposé leurs œuvres. Enfin, était aussi invitée  la pianiste Lydia Jardon. Originaire de Domérat, elle est l’organisatrice  du festival Musiciennes, à Ouessant,  qui rend hommage aux compositrices oubliées.

• #BALANCETONMOT…

MARIE DEVEAUX ET JEAN-LOUP CHIFLET

À L’ASSAUT DES MOTS MACHOS

AVT_Marie-Deveaux_7050• Dénoncer  “les mots machos“, c’est le but que se sont assigné Marie Deveaux, qui vit dans l’Allier depuis 1993, et son complice  Jean-Loup Chiflet, dans un livre intitulé #balancetonmot, (éditions Plon, 180 p, 12 €).Marie Deveaux n’est pas novice en matière de livres: elle est ou elle a été   éditrice et auteure de dictionnaires et d’encyclopédies, en travaillant aussi bien pour Larousse, Bordas, Harrap’s ou Fleurus. Avec son mari, Hubert Deveaux, elle a  coécrit, des livres d’humeur et d’humour dont Comment traire une poule ? Manuel à l’usage des nouveaux campagnards (Chiflet & Cie, 2006), fruit de leurs aventures de “néo-Bourbonnais”, ou encore Brèves de l’histoire de France (Tallandier, 2012), Qui va à la chasse perd sa place ! Les mots de la chasse dans notre langue (Éditions du Gerfaut, 2017.

181_001• Les deux auteurs ont choisi de mijoter un livre  autour des mots qui n’ont pas leur équivalent masculin, en y associant tous ceux qui peuvent devenir péjoratifs, dès lors qu’ils sont  associés aux femmes. C’est le cas d’expressions telles que “mal-baisée”,“peste” ou encore  “chipie”. Dans le langage courant,  seules les femmes se voient affublées des termes de perruches, de grue, de poule, de cocotte, de tigresse, de buse, de bécasse ou encore de  dinde. Quant à la guenon, elle s’attache automatiquement à la femme laide. En face, hormis “laid comme un singe”, on ne trouve jamais l’équivalent masculin. Idem pour le redoutable “cougar”. Même “vieux beau” peine à faire le poids en face.  C’est aussi l’occasion de faire remonter à la surface du vocabulaire des expressions plus datées mais guère plus aimables, comme “gourgandine, pécore, pimbêche, hétaïre, grognasse, boudin, garce, allumeuse, godiche, sainte-Nitouche et autre cageot”…

262_001• En composant ce dictionnaire original, au delà du seul rire…ou des grincements de dents  que ces expressions peuvent provoquer, Marie Deveaux et Jean-loup Chiflet ont aussi voulu faire avancer la question de l’égalité hommes – femmes. Pour Marie Deveaux, “s’habituer à être traitée de façon péjorative, ce n’est pas bien. On peut faire bouger les choses, car le vocabulaire peut changer très vite” et elle considère que des mots peuvent être abandonnés. Autre volonté des auteurs : faire preuve de pédagogie en remontant aux sources d’expressions apparemment innocentes comme “tomber en quenouille” ou “repos du guerrier”. Quant à ceux qui ne comprendraient pas cette inégalité de traitement réservée aux femmes, Marie Deveaux fait remarquer  que si certains usent (et pas seulement dans les Cités !) du “Nique ta mère”, on n’entend jamais dire ” Nique ton père”…

Balancetonmot (2)Présentation du livre par l’éditeur …Les féministes dénoncent depuis fort longtemps le sexisme de notre langue et en particulier de la grammaire, mais c’est au vocabulaire qu’il convient d’abord de s’attaquer. Ce sont ces innombrables mots ouvertement ou traîtreusement machistes qu’il est urgent de dénoncer. Jean-Loup Chiflet, amoureux des mots, et Marie Deveaux, lexicographe, ont décidé de les débusquer, de les recenser et de les analyser pour faire prendre conscience aux hommes (et même parfois aux femmes) de l’extrême misogynie du français. Avec humour et sérieux, ils démontrent que rien n’est plus facile que d’éliminer de notre vocabulaire des mots qui n’ont d’autre utilité que d’insulter, de mépriser, de rabaisser les femmes. Le « politiquement correct » s’est imposé, ils décident d’imposer le « sexuellement correct ».

 

• AUGUSTIN TRAPENARD

 MEILLEUR INTERVIEWER DE L’ANNÉE 2018

téléchargement (1)• Augustin Trapenard, qui présente depuis 2014  l’émission culturelle  Boomerang,  sur les ondes de France Inter, ainsi que Le Cercle dédié au cinéma et 21 cm consacré à la littérature sur Canal plus, s’est vu remettre le   Prix Philippe Caloni 2018. Cette distinction récompense depuis une douzaine d’années  le “ meilleur intervieweur de l’année”, c’est-à-dire “ un ou une  journaliste ayant fait preuve de talent et d’éclectisme, en particulier dans l’exercice de l’interview ou de l’entretien”. La liste des précédents  lauréats comprend  notamment Frédéric Taddeï (2007), Nicolas Demorand (2009), Jean-Jacques Bourdin (2010), Anne-Sophie Lapix (2012), Thierry Demaizière (2014), Léa Salamé (2015), Thierry Ardisson (2016) et Elizabeth Martichoux (2017).

• Le journaliste et critique littéraire, bien que né à Paris en 1979, est issu d’une vieille famille bourbonnaise. Son père, Gilles Trapenard, après une carrière dans la banque, s’est  reconverti en 1984  dans l’élevage de chevaux, en créant les Haras de Sivola à Lalizolle. Dans cette même famille, on trouve aussi Jean-Pierre Petit, qui reprit et dirigea la revue Les Cahiers bourbonnais et la maison d’édition éponyme, entre 1984 et 2016.

• Du lundi au vendredi, dans l’émission  Boomerang, diffusée le plus souvent en direct, Augustin Trapenard  interviewe des personnalités du monde culturel, et notamment littéraire. Une formule qui séduit plus de 1,2 millions d’auditeurs. Par ailleurs, il est parrain de Bibliothèques sans Frontières qui œuvre pour l’accès à la culture, à  l’information et à l’éducation dans près de 30 pays.

 

• DENIS TILLINAC 

ANARCHO-BORDÉLIQUE” EN  MAI 1968…

SOUTIEN SANS RÉSERVE  DES GILETS JAUNES” EN 2019

images• De passage à Moulins, l’écrivain “bourbonno-corrézien” Denis Tillinac, auteur de Mai 68, l’arnaque du siècle, (éditions Albin Michel, 14 €), est revenu sur ses engagements face aux événements de mai 68 (La Montagne – 11 février), tout en prenant position en faveur du mouvement des Gilets jaunes…Florilège des propos de celui qui est également l’associé principal de Jean de Charon, dan la publication de l’hebdomadaire la semaine de l’Allier :   « J’étais nulle part. Je n’étais pas politisé. J’étais étudiant. Je venais de lire “La condition humaine”. J’étais normalement romantique. J’avais comme tout le monde lu “La société de consommation” de Baudrillard J’étais anarcho-bordélique”. Il se défend d’avoir été révolutionnaire, en tout cas “Pas de cette révolution là”.

téléchargement• Et de préciser : “J’en aurais probablement rêvé une autre, en rose, en vert en bleu… Une révolution romantique mais pas cet ersatz laborieux du marxisme-léninisme des années 1910-1920 où la révolution avait un sens. Mai 68 manquait d’idéal. C’était du marxo-freudisme libertaire qui a donné le socialo-cynisme années Mitterrand et maintenant cela donne les bobos-macronistes. Ils n’ont pas changé. Je parle des élites de droite ou de gauche”. Face à ce qu’il appelle “les commémorateurs (qui) rappellent la doxa, le discours convenu, la bien-pensance”, il explique avoir voulu dire dans son livre que “ce n’est pas vrai que Mai 68 était ludique, créatif, original mais que c’était inauthentique et pesant avec un méta-langage d’une lourdeur effroyable. L’anachronisme est d’avoir voulu faire les barricades de 1948 en 1968”.

• Il se dit en revanche sympathisant du mouvement des Gilets jaunes, qu’il soutient même s’il en  dénonce les excès de violence : “C’est une révolte spontanée de la France des humbles, de la France de là où je vis [en Corrèze] c’est-à-dire des 70 % des territoires français qui sont dans un état de déshérence économique et psychologique terrible, dans le désarroi, de dépossession, de précarité. Puis il y a la conscience que la démocratie représentative a besoin d’être refondée”. Selon lui, Les institutions de Charles de Gaulle ont été détournées de leur sens. Il cite en exemple le référendum de 2005 sur l’Europe dont “ le résultat a été tronqué par les gouvernants de l’époque, Sarkozy en l’occurrence”.

• Sur le grand débat en cours, qu’il qualifie de catharsis”, il juge que “ Tout le monde dit tout et son contraire (et que) les revendications sont contradictoires (…) Derrière tout ça, il y a la peur, la hantise que les élites et surtout les forces de l’argent internationales, du capitalisme mondialisé nous emmènent dans un monde où on n’a pas envie d’aller. Leur nouveau monde, on ne veut pas y aller. Et cela s’exprime de façon confuse parce qu’il n’y a pas le recul pour théoriser tout ça”.

Conclusion de l’écrivain et polémiste : “ On est dans une situation pré-insurrectionnelle et pas pré-révolutionnaire. On est dans une situation très compliquée. Je dirais tant mieux et tant pis”…Quant à Emmanuel Macron, selon lui  “ il se retrouve dans un ruisseau du dégagisme (…) dans lequel il est menacé d’être pris. Je ne sais pas comment il s’en tirera”…

• VENTS D’HISTOIRE, UNE NOUVELLE COLLECTION

POUR AMATEURS DE “POLARS HISTORIQUES

téléchargement• La collection Vents d’histoire, créée par les éditions de Borée et dédiée aux romans historiques,  s’enrichit régulièrement de nouveaux titres, dans lesquels l’enquêteur se double toujours du regard de l’historien. C’et le cas pour Philippe Grandcoing qui vient de publier le Faubourg des diaboliques (1 vol. br, 292 p, 19,90 €), deuxième tome des  enquêtes de l’antiquaire  Hippolyte Salvignac. Le cadre choisi, c’est le Montmartre des années 1900, avec son Bateau Lavoir, repaire des artistes,  alors que Georges Clemenceau est à la tête du ministère de l’intérieur. Selon l’auteur, “pour un roman policier historique, le début du XXè siècle est à la fois très riche et assez facile à travailler, parce que la période nous est à la fois familière, avec des cadres mentaux pas très différents des nôtres, et exotique,  car énormément de choses ont changé après la première guerre mondiale”. Dans son dernier roman,  il fait écho à la révolte des vignerons du midi en 1907, “un grand mouvement social qui n’est pas sans résonance  avec aujourd’hui”.

51hUoKVAwjL• Autre auteur vedette de la collection,  David Glomot a choisi, lui,  un tout  autre terrain. Médiéviste de formation, il avoue “écrire sur tout, sauf sur le Moyen âge”. Un paradoxe qu’il explique ainsi : “Le problème du roman historique est que, lorsque l’auteur en sait trop sur une période, il succombe à la tentation de faire le prof”. Cet écueil, il l’a évité en situant son dernier roman  Les hommes aux masques d’argent (1 vol. br, 332 p, 19,90 €) sur le chantier de construction du château de Versailles, en 1680. Pour s’aventurer sur ce territoire qu’il ne connaissait pas, il a commencé par accumuler  une importante documentation, afin de montrer “l’envers du décor et les anecdotes pour éviter que le lecteur soit en terrain trop connu”. Ses romans se veulent à la fois policiers et historiques, en évitant les clichés, “ceux des incontournables  du policier (l’enquêteur, l’indic, la prostituée, le caïd…) et ceux des romans historiques (au XVIIè siècle le religieux, le chevalier, la courtisane, la sorcière”.

• L’ÎLE AUX ENFANTS,

UN ROMAN D’ARIANE BOIS

SUR LE DRAME DES “RÉUNIONNAIS DE LA CREUSE

9782714481481ORI• Grand reporter et critique littéraire, Ariane Bois a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la presse féminine. Après un premier  roman publié en 2009,  Et le jour sera pour eux comme la nuit, elle a ensuite consacré une trilogie à des enquêtes sur la Shoah (Le monde d’Hannah, le Gardien de nos frères…). Dans son septième roman, L’île aux enfants (1 vol. br, 230 p, éd. Belfond, 19 €), elle a choisi de se pencher sur le drame de ces jeunes Réunionnais qui, dans les années 60,  ont été arrachés à leurs familles et à leur île, pour être transplantés en France, en particulier dans les zones rurales dépeuplées, telles que la Creuse…mais pas seulement.

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© éditions Belfond

• Une histoire longtemps passée sous silence, jusqu’à ce que le destin de  ces “Réunionnais de la Creuse” ne soit révélé au grand public : “ Dans L’Île le aux enfants, d’Ariane Bois, il y a des monstres  pas gentils et des enfants malheureux, arrachés à leur paradis perdu. Pour raconter ce traumatisme collectif (2.000 mineurs transplantés de La Réunion vers la métropole dans les années 1960 et 1970) la romancière se glisse dans la tête d’une petite Réunionnaise de 6 ans : Pauline est  passée, un jour de novembre, de sa ravine enchantée à  un vallon glacé de la Creuse. C’était en 1963”, écrit Julien Rapégno dans La Montagne  (28 mars 2019) avant d’ajouter que Ariane Bois  a mené “son enquête sur les quelque 2.000 mineurs embarqués par les services sociaux dans les années 1960 et 1970 vers des départements ruraux de la Métropole”, en précisant que “Le foyer de l’enfance de Guéret a été le premier  “centre de transit”,  avant que les enfants soient confiées à des familles d’accueil, notamment en Creuse”.

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© Archives départementales de La Réunion

• C’est Michel Debré, alors député de la Réunion, qui avait donné carte blanche à la DDASS pour constituer une véritable filière, longtemps  restée totalement opaque pour celles et ceux qui en ont été victimes. Bien plus, la télévision a pu donner à l’époque une image très positive de cette “insertion” métropolitaine, comme le montre le reportage ci-dessous réalisé en 1969, au Foyer de l’enfance à Guéret…Même le Populaire du Centre, pourtant peu enclin à soutenir  le gouvernement de l’époque, y voyait  des aspects positifs

Ce qu’en écrivait Le Populaire du Centre daté du 30 septembre 1966

• Pour commencer à  briser ce silence, il a fallu attendre les années 1980 et 1990 pour que des enquêtes journalistiques, des articles et des reportages, des téléfilms ne commencent à  mettre en lumière cet épisode peu  glorieux de l’histoire de la Vè république. Ariane Bois a opté pour la fiction romanesque, mais une fiction solidement étayée sur des faits : au-delà des récits de vie qu’elle a pu lire elle a rencontré une cinquantaine de ces Réunionnais de la Creuse. Pour s’approprier pleinement l’histoire, elle a mené  l’enquête  aussi bien à la Réunion que dans les départements d’accueil, la Creuse en tête, mis aussi le Puy-de-Dôme ou encore Limoges. Elle parle de “ témoignages assez épouvantables (…) de cas de dépression, d’évasions, de tentatives de suicides”. Le cas de La Réunion n’est d’ailleurs pas unique : son propre père, médecin à la Martinique, avait évoqué devant elle le drame de petits Martiniquais envoyés de force vers la métropole.

◘ Comment la télévision évoquait l’arrivée des Réunionnais à Guéret

• Là ou d’autres ont privilégié le récit historique, Ariane Bois a volontairement opté pour le genre romanesque. On  découvre le cas de Gaétan, emblématique de ces enfants de 12 à 16 ans “placés par la DDASS comme valets de fermes,  couchant à l’étable, dans la Creuse ou dans le Cantal”. Elle a aussi cherché, à travers le personnage de Caroline, fille de la petite Pauline, à montrer le besoin de retrouver ses racines réunionnaises: “J’ai cherché à comprendre les conséquences psychologiques du drame et comment on peut le transmettre à ses propres enfants. Comment ça passe d’une génération à l’autre”. Un passage auquel ce roman devrait  contribuer efficacement.

► Ariane Bois présente son roman sur la chaîne France O

• Le roman présenté par son éditeur: “ Pauline, six ans, et sa petite sœur Clémence coulent des jours heureux sur l’île qui les a vues naître, la Réunion. Un matin de 1963, elles sont kidnappées au bord de la route et embarquent de force dans un avion pour la métropole, à neuf mille kilomètres de leurs parents. À Guéret, dans la Creuse, elles sont séparées… 1998 : quelques phrases à la radio rouvrent de vieilles blessures. Frappée par le silence dans lequel est murée sa mère, Caroline, jeune journaliste, décide d’enquêter et s’envole pour la Réunion, où elle découvre peu à peu les détails d’un mensonge d’État.  À travers l’évocation de l’enlèvement méconnu d’au moins deux mille enfants réunionnais entre 1963 et 1982, dans le but de repeupler des départements sinistrés de la métropole, Ariane Bois raconte le destin de deux générations de femmes victimes de l’arbitraire et du secret. L’histoire d’une quête des origines et d’une résilience, portée par un grand souffle romanesque”.

► Savoir plus À lire sur le site de France Culture:  « Enfants de la Creuse » : une mémoire défaillante sur un crime impuni

 

• DES AUTEURS,  DES LIVRES

ET DES CRITIQUES

téléchargement (8)• Dans le Figaro littéraire 24 janvier), J.-M.Bastière voit dans le livre d’Emmanuel MauryLe dernier des Condé (éditions Tallandier, 384 p., 22,50 €) “ Une belle évocation du dernier prince de la dynastie des Condé, père du duc d’Enghien et plus grande fortune de France, dont la mort reste un mystère”. Selon le critique, le mérite de ce livre “est de nous arracher à la contemplation horrifiée de cette fin sordide pour rappeler le juste souvenir d’un homme finalement secret et complexe”.  Cette biographie de Louis Henri Joseph de Bourbon-Condé (1756-1830) est aussi analysée dans le Figaro Histoire  de février-mars 2019 : “Un livre à lire pour comprendre ce que furent ces heures décisives commencées sur un air de madrigal et achevée sur des accents de tragédie”.

images (1)• L’acteur et homme politique américain d’origine autrichienne Arnold Schwarzenegger avait fait l’objet en 2012 d’un film documentaire La Fabrique d’Arnold Schwarzeneggerréalisé par le  Montluçonnais Jérôme Momcilovic, professeur à l’École supérieure d’études cinématographiques de Paris, et par Camille Juza . Ce film de 51 minutes a été rediffusé sur Arte le dimanche 10 février : “Riche en archives et interviews détonantes, ce documentaire va au-delà du portrait hagiographique”, note le journal Le Monde. En 2016, Jérôme Momcilovic avait déjà consacré un livre à l’acteur, sous le titre Prodiges d’Arnold Schwarzenegger (éd. Caprici, 216 p).

téléchargement (6)• Max Schiavon, auquel ont doit déjà une biographie du général Alphonse Georges (né à Montluçon en 1875, décédé à Paris en 1951) s’est penché sur la vie du général    Weygand (Tallandier, 590 p., 26,50 €) . Frédéric de Monicault (le Figaro littéraire) considère ce livre comme  “une biographie aussi minutieuse que stimulante ». Ce personnage « tout d’un bloc »  justifie le sous-titre du livre, “L’Intransigeant”. Le général Weygand, qui  avait été arrêté par la police allemande, le 12 novembre 1942, sur une route de l’Allier,  fut ensuite interné  en Allemagne, jusquà la fin de la guerre.

• Le journal  la Montagne (24 janvier) a consacré deux pages au Nérisien « Paul Labre, un inventeur ». Rappelons que les éditions des Cahiers bourbonnais avaient publié en 1993 Les frères Labre 1869-1962, deux Nérisiens de génie, pionniers de la traction à moteur. L’ouvrage était signé par Patrick Delmont, fin connaisseur de l’histoire de la station thermale.

LAVAL• À propos du livre de l’historien et universitaire Renaud Meltz, Pierre Laval, un mystère français (éditions Perrin, 1 226 p., 35 €), Lorraine de Meaux écrit dans le Point (24 janvier) : “Renaud Meltz publie la biographie rigoureuse et élégante d’un homme qui manquait de rigueur et d’élégance (…). Pierre Laval ressemblait à M. Tout-le-Monde. Un homme ordinaire? Sans doute : cet être typique de la IIIe République,vaguement soucieux d’humanisme laïque,fut, face à la brutalité nazie, un juriste qui s’illusionna avec les mirages du droit, prêt à tout pour préserver l’ordre, quel qu’il fût. (…) L’enfant de Châteldon manquait sans doute des qualités élémentaires, intellectuelles et morales, pour affronter l’hydre hitlérienne…

téléchargement (5)• Dans le  supplément littéraire du journal Le Monde (8 mars), Xavier Houssin a publié une longue critique  de François, roman (éditions Stock, 2019, 288 p., 19 €),   de l’écrivain François Taillandier : “ Avec “François, roman”, l’écrivain explore ses jeunes années, au cours desquelles, s’est décidée sa  vocation littéraire”, écrit-il en préambule. Il présente ainsi l’auteur : “ François est né en juin 1955 à Clermont-Ferrand. Capitale historique de l’Auvergne. Plein Massif central. Il est de cette contrée, de ce climat, de ces clochers. Auvergnat côté paternel, Bourbonnais côté maternel. Pas le moindre exotisme dans sa filiation. Du coup, il ne se pose pas de questions. Si un Niçois peut se sentir un peu italien ou un Lillois un peu flamand, à Clermont, chef-lieu de ce Puy-de-Dôme “qui se considère comme le centre du centre”, lui est évidemment français. Et même gaulois, puisqu’il y a Vercingétorix et la plaine de Gergovie, qui est le but de plus d’une promenade dominicale. Ajouter à cela l’éducation catholique, la messe, et tout ce creuset d’une époque qu’on appellera plus tard les “trente glorieuses”, mais dont ceux qui la vivaient ignoraient le côté exceptionnel. François va simplement y grandir. Beaucoup qui, de près, de loin, approchent ou ont déjà dépassé la soixantaine se reconnaîtront dans le récit de cette enfance. On suit François de ses 7 à ses 14 ans et jusqu’à sa longue et laborieuse entrée dans l’âge adulte”.

• Xavier Houssin, apporte toutefois quelques nuances : “Qu’il soit véridique, touchant, empli de ces images, de ces figures, de ces minuscules souvenirs sensibles des bonheurs, des chagrins, des humiliations, le livre n’est pas qu’une fresque générationnelle. François Taillandier y part en quête et en reconnaissance d’une présence intérieure, d’une âme, d’un ange gardien ou d’un socratique daïmon. Comment devient-on ce qu’on est? “L’homme de 63 ans qui écrit ses lignes sait qu’à François il est redevable de tout. » François, roman est le livre d’une vocation, celle de l’écriture ou plutôt celle de l’écrivain”.

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Ferrières-sur-Sichon

• L’éditorial de L’Aurore du Bourbonnais (1er février)  est consacré au même livre de François Taillandier. Né en 1955 à Clermont-Ferrand, l’auteur y fréquenta l’école Massillon. Ses ascendants maternels cependant ont toujours vécu dans le Bourbonnais, à Ferrières-sur-Sichon. C’est là que  le petit François passait presque tous ses week-ends :“ Les gens de Ferrières étaient plutôt amènes, bienveillants et portés à la bonne rumeur…et tout cela semblait si évident, si permanent,venu de si loin (…) Toute cette société villageoise s’est écroulée en une génération, la mienne”.

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Jacques de Bourbon Busset

• Sous le titre Du récit fictif au journal personnel : l’itinéraire de Jacques de Bourbon-Busset : étude de deux cahiers inédits, Bernadette Charmet a soutenu devant l’ université de Normandie une thèse de linguistique : “Pendant six ans et demi, d’août 1958 à décembre 1964, l’écrivain, qui a déjà publié plusieurs récits, va s interroger très longuement sur ce que doit être son œuvre essentielle, qu’il estime ne pas avoir encore écrite. Et des Cahiers montrent en particulier comment, peu à peu, il évolue, abandonnant l’idée d’écrire un grand roman, puis un livre d’essais, puis un grand livre récit tant autobiographique, pour accepter finalement l’idée que l’œuvre essentielle qu’il doit écrire est son Journal,Journal qu’il  publiera effectivement pendant vingt ans. Comment arriver à accepter cet idée quand on déteste l’anecdotique, la complaisance, le narcissisme et quand on refuse de prendre soi-même la parole dans ses livres”.

 

• NE PLUS DIRE “ GRANDS DÉBATS DE VICHY

MAIS “GRANDES RENCONTRES DE VICHY”…

les-grandes-rencontres-2019• Exit l’appellation Grands débats, pour cause de confusion possible avec le Grand débat initié par le pouvoir politique pour  désigner la grande consultation nationale lancée dans la foulée de la crise des Gilets jaunes.  On parlera désormais des Grandes rencontres de Vichy. La dernière édition s’est déroulée durant trois jours, au Palais des congrès, du 8 au 10 mars. Trois grands thèmes étaient au sommaire : Éditorialistes, France, déclin ou résurrection, avec la journaliste du Monde Raphaëlle Bacqué, ainsi que Nicolas Domenach, un habitué des lieux,  et Jérôme  Sainte-Marie, le vendredi 8 mars.

• Le lendemain,  c’est Delphine de Vigan, “la romancière qui parle de nous ” qui est intervenue autour de son roman Les gratitudes (éditions Jean-Claude Lattès). Selon La Montagne (10 mars), “Delphine de Vigan s’est livrée, dans un échange teinté de douceur et de pudeur. La portée de ses mots a tracé l’envie de la lire”. Ce devait être, ensuite,   la remise du  53ème prix Valery Larbaud à Anton Baraber pour son roman La grande idée (éditions Gallimard). Un entretien avec l’auteur, animé par Philippe Lapousterle, a suivi cette remise.Enfin, c’est le journaliste économique François Lenglet qui a clôturé cette seconde journée en appelant à “Tordre le cou aux idées reçues”. La dernière journée était consacrée  à  deux interventions : Les promesses de la science avec Mathieu Vidard, suivi de  Quel monde demain ? avec Amin Maalouf qui vient de publier Le naufrage des civilisations (éditions Grasset).

téléchargement (3)• Sous le titre Le mythe souffle la liberté, Fabienne Faurie (La Montagne – 8 mars) a publié une analyse du livre  d’Anton Baraber, La grande idée, : “Anton Baraber entraîne le lecteur dans un labyrinthe épique avec son personnage énigmatique, Saul Kaloyannis. Un mythe pour exalter la liberté, à bord d’une errance entre Orient et Occident ”, le tout sur fond de guerre  entre les Grecs et les Turcs en 1920. La journaliste revient sur la question de “la langue prodigue du roman”. Réponse, façon justification, de  l’auteur : “Je pense beaucoup en images, plus qu’en idées. Et pour le coup, ces images permettent de forcer la langue, de ne pas avoir peur de certaines maladresses. J’ai une langue chaotique que j’assume complètement, poursuit Anton Baraber. J’aime bien les choses infravisibles (sic) . Le français est une langue qui surbourdonne (sic) beaucoup. J’aime bien une langue qui coordonne beaucoup”.

• LA CUISINE BOURBONNAISE

MISE À L’HONNEUR DANS LES LIVRES

evelyne-debourg-contes-et-recettes-d-autrefois-• Cuisine bourbonnaise…Évelyne Debourg est venue dédicacer son livre Contes et recettes d’autrefois à la librairie Ray, à Saint-Pourçain-sur-Sioule. Chaque jour, elle mitonne des recettes avec des produits frais, bio et locaux, pour les 110 enfants de l’école d’Ébreuil.

• Cuisine bourbonnais (bis)…Le 10 mars, lors du Salon du livre de Bellerive-sur-Allier, Gisèle Gaston (photo ci-dessous) a présenté son nouveau livre, Le bistrot de Josephine (1 vol. br, 190 p, édité par l’auteure, 20 €). Il mêle des pages d’histoire de la vie bourbonnaise et des recettes de cuisines locales, toutes empreintes d’amour, de souvenirs et d’authenticité. dedicacesEn se remémorant ses souvenirs de repas de famille d’antan, elle a couché sur le papier les recettes familiales, tout en piochant dans les brocantes bourbonnaises et les journaux anciens. Elle s’est aussi appuyée sur plusieurs de ses livres, parmi lesquels  Les vieilles recettes de nos campagnes, publié en 2002. Des entrées aux desserts, en passant par les soupes, les terrines, les poissons, viandes, plats complets et autres fruits et légumes, le tout  prolongé par les confitures et les compotes, elle est parvenue à restituer pas moins de 120 recettes.

• À Vichy, le 3 février, le Petit Théâtre Impérial, le public a pu échanger avec l’acteur  Charles Berling, autour de son livre : Un homme sans identité (éditions le Passeur, 2018, 137 p., 16,90 €). L’auteur – qui avait auparavant joué Art, de Yasmina Reza, sur la scène de l’Opéra, estime que  “ce livre n’est pas un manifeste (mais que) c’est un jeu littéraire composé de fragments”.

Programme-UIV-2018-2019• “Pour changer la société, faut-il un pavé, une plume, ou les deux ?” Telle était la thème du colloque historique et littéraire de l’Université indépendante de Vichy (26 janvier). Au programme, figuraient plusieurs interventions:   L’expression de la contestation dans l’art  (Colette Capdebosq) – Les sons, la plume et le pavé ou Comment la musique n’adoucit pas toujours les mœurs  (Philippe Auclair) – Spartacus ? Le pavé sans la plume : pourquoi Rome a-t-elle tremblé ?   (Bernard Bages) –  La plume qui jette un pavé dans la mare (Frédéric Fossaert) – La plume ou le pavé en géopolitique  (Isabelle Filatov) –  Intellectuels et révolution en Chine  (Jean-Pierre Bompied) –  La plume ou le pavé, lequel fait l’histoire ? (Thierry Wirth).

• Les livres de Claude Reboul,  “saltimbanque et écrivain”, bien connu en Montagne bourbonnaise figurent rarement dans les catalogues des bibliothèques. Pas de quoi le décourager pour autant. Dans son 3ème   ouvrage, Marcelline, le cri du homard ébouillanté, il décrit “un monde très patriarcal dans lequel on ne sert plus à rien, passé un certain âge, et où les femmes deviennent des défouloirs”.

1891606◄ Dans l’édition de Vichy de  la Montagne (15 février), une page entière est consacrée à « l’écrivaine bourbonnaise Céline Maltère ». Agrégée de lettres classiques, elle est enseignante au collège de Saint-Germain-des-Fossés.  En 2018, elle a publié trois livres, parmi lesquels Les Vaniteuses, histoire de Katarina Toque (éditions la Clef d’argent, Dijon, 302 p., 15 €.)

• Le n° 141 (2018/3) de la revue Sociétés est consacré à   “Georges Bataille, enracinement, actualités et perspectives”. Georges Bataille est né le 10 septembre 1897, à Billom, et il est décédé à Paris le 9 juillet 1962.

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François Péron

• Au sommaire du Bulletin de l’Association François Péron (n° 39, janvier 2019) : Index des noms donnés aux côtes d’Australie (suite) (M. Sarazin) – Compte-rendu de l’Assemblée générale du 14 décembre 2017 – La publication en 1808 du tome 1er du Voyage aux terres australes, et  le compte-rendu de Malte-Brun (présenté par M. Sarazin) – A propos du monument François-Péron (L. Alary) – Forum des associations, Cérilly, 8 septembre  2018.

Le Gannatois Raoul Defournoux avait écrit 119 lettres à sa mère, veuve du pharmacien Élie Defournoux,  avant de trouver la mort sur le front en 1918. L’intégralité de sa correspondance a été  reprise dans le livre Ma chère maman, lettres 1915-1918, transcrites par Évelyne Sinnassamy et publié par l’association du Musée de Charroux et de son canton. Louis Defournoux, frère de Raoul, avocat à Gannat, a été par la suite  maire de Charroux.

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• À propos du commissaire Maigret…Entretien avec Bertrand Tavernier dans le Figaro littéraire (21 février):“ Maigret, c’est la projection respectable du monde de Simenon”.   Denis Tillinac considère  que  « Maigret, mon double, mon frère,si humble et cependant invulnérable, n’a pas d’âge. Sa géographie non plus. C’est une lanterne magique, elle éclaire avec une crudité à la fois impitoyable et bienveillante une humanité qui n’a pas tellement changé ».

 • L’association Simenon en Bourbonnais a prévu d’animer un stand, du 12 au 14 avril, lors du salon Livres rares et d’objets d’art au Grand Palais à Paris où elle présentera son livre Simenon, le Bourbonnais, le Nivernais e le Berry bourbonnais.

téléchargement◄ Jérémie Gallon, qui est né à Cosne-d’Allier, avant de fréquenter le lycée Madame-de-Staël à Montluçon, prélude à Sciences Po,  est l’auteur de Journal d’un jeune diplomate dans l’Amérique de Trump (Gallimard). De même que la société américaine est divisée en deux, il y a une autre France: une France où le ressentiment à l’égard des élites en politique est immense et où beaucoup ont la conviction que c’est un avenir sombre qui s’offre à leurs enfants.  Le 5 avril, il a  donné une conférence sur le thème “ D’où vient l’Amérique de Trump ? Que faut-il en attendre pour l’avenir ?”. Vaste question…

• Marie-Claire Desforges vient de publier J’ai rendez-vous avec le soleil (éditions Complicités, 2019, 19 €), un livre dans lequel elle retrace le parcours de cette secrétaire dompierroise à la retraite, handicapée depuis janvier 2008 par le syndrome de la queue de cheval.

téléchargement (2)• À Jaligny, le Pôle culturel Les Pieds dans l’eau  a proposé une rencontre avec le poète et romancier Joël Baqué,  dont le dernier roman s’intitule La fonte des glaces (éditions POL, 2017, 282 p.,, 17€). Né en 1963, il était présent à la résidence d’auteurs communautaire jusqu’au 5 mars. Il a évoqué avec le public la genèse de son prochain roman. En partant d’un  fait historique, il a romancé l’histoire de Siméon, un moine ascète du Xe siècle.

• Eric Plamandon, écrivain québécois,  qui vit en France, a publié récemment  Taqawan (Montréal, le Quartanier, 2017, 215 p.). dans ce livre, il évoque le peuple des Mig’maq, des Amérindiens qui ont été  dépossédés de leur territoire et de leurs traditions. Le 22 février il est venu à la rencontre d’une classe de seconde du lycée Albert-Londres pour parler de son livre et de son métier d’écrivain.

• Dans son dernier roman, Janvier (éditions de  l’Olivier, 2018, 172 p., 16,50 €) l’écrivain clermontois Julien Bouissoux explore la banalité du quotidien, notre rapport au travail, l’indifférence de l’entreprise,ainsi que notre part de libre arbitre. Il a été nominé pour le Prix du roman d’entreprise et du travail.

téléchargement• Le 23 février, l’espace culturel du centre Leclerc, à Bellerive-sur-Allier, a accueilli Nan Aurousseau. Né en 1951, cet écrivain, qui vit dans la région saint-pourcinoise, a publié en 2017  Des coccinelles dans des noyaux de cerise (éditions Buchet-Chastel, 220 p., 15 €). Il a présenté son dernier roman  Les Amochés, dans lequel il explore une certaine province française, avec ses pauvretés et ses amochés, le tout avec un regard non dénué d’humour.

téléchargement (1)• Originaire du Pays basque, la journaliste Cécile Cabanac a découvert l’Auvergne il y a 14 ans grâce à son mari qui est Clermontois. L’intrigue de son premier roman, Des poignards dans les sourires (éditions Fleuve noir, 456 p., 19,90 €) se déroule entre Clermont-Ferrand et Vichy. Un choix qu’elle explique par la fait que  ce sont “deux villes antagonistes : l’une plutôt ouvrière, l’autre plutôt aristocratique, décor idéal pour un polar”.

• Le 8 mars, les élèves de 4ème  du collège des Chenevières, à Jaligny, ont accueilli l’illustrateur et dessinateur Vincent Pompetti,dont la derniere BD s’intitule  Le carnet de la guerre des Gaules (éditions Tartamudo, 2018, 56 p., 15 €). Après avoir expliqué aux élèves les différentes étapes de la construction d’une bande dessinée, il leur a donné conseils et codes à respecter.

• Le 15 mars, la romancière Cécile Coulon, née à Clermont-Ferrand en 1990,  était en dédicace à la librairie Carnot à Vichy pour y présenter son premier recueil de poèmes : Les Ronces (éditions du Castor astral, 2018, 162 p., 15 €). L’ouvrage  a obtenu le prix Apollinaire. Elle en profité pour annoncer la sortie, en août, de son prochain roman Une bête au paradis. Par ailleurs elle a terminé une thèse sur le sport et la littérature.

• “ Du privilège d’être né dans une ferme”…Dans le Figaro littéraire (14 mars), Astrid de Larminat a consacré sa chronique au livre de Marie-Hélène Lafon , Le pays d’en haut. (éditions Arthaud, 150 p., 13 €). Dans ce livre, la romancière évoque le pays de montagne où elle a grandi, le nord du Cantal, à l’intersection du monde domestique et d’un monde sauvage.

• Le 19 mars,à la Médiathèque de Vichy, le club journal du collège Les Célestins a interviewé Philip Le Roy à propos de son dernier livre  S.I.X. (éditions Rageot, 502 p., 16,90 €). “ C’est un récit qui imagine un monde de fiction très sombre. Je voulais montrer comment cette nouvelle génération, à travers mes jeunes héros,sauverait la planète”, a expliqué l’auteur aux collégiens. Il travaille actuellement à l’adaptation de ce roman pour la télévision.

• PRIX LITTÉRAIRES

◘ PRIX ÉMILE GUILLAUMIN ET ACHILLE ALLIER

• La cérémonie de remise officielle du Prix Émile Guillaumin, attribué à Léonnard Leroux  pour Allier Terre natale,  s’est déroulée 5 avril, à l’hôtel du département, à Moulins (voir sur ce blog L’Actu des auteurs – Prix littéraires – n° 17). Allier Terre natale (96 p, illustrations, 29,90 €)  est disponible sur le site contact@allierterrenatale.com ainsi que dans quelques librairies à Moulins (Le Moulin aux lettres et l’Espace culturel Leclerc), à Vichy (La Grande librairie) et à Montluçon (Le Talon d’Achille) . Le même jour, a été remis  le prix Achille Allier  qui a distingué le livre  Catalogue raisonné des décors de scène de l’Opéra de Vichy (2 vol. reliés sous coffret, 416 + 328 p, illustrations en couleur,55 €), publié sous la direction d’Antoine Paillet. (Voir sur blog Archéologie – Patrimoine…- n° 7)

◘ PRIX ALEXANDRE VIALATTE

alexandre-vialatte-statue• Ils étaient six en février…Ils n’étaient plus que trois en mars…Le jury du prix Alexandre Vialatte  avait alors  dévoilé sa deuxième sélection en retenant  La boîte à outils de Gérard Besnier (éd. Françoise Bourin), Le mangeur de livres  de Stéphane Malandrin (éd. Le Seuil) et Le voyage du canapé-lit de Pierre Jourde (éd. Gallimard). C’est finalement ce dernier, “ vialattien absolu”, qui a été couronné par le prix littéraire, qui lui a été remis  le 4 avril à Paris et, le lendemain, à Clermont-Ferrand, à  l’hôtel littéraire Alexandre Vialatte. Le voyage du canapé-lit (éditions Gallimard) est Le récit du transfert d’une “relique” de la grand-mère décédée, de Créteil jusqu’à la maison familiale située dans le  village de Lussaud, dans le Cantal. Un récit qui sert de prétexte à l’introspection familiale et aux commentaires acerbes sur la vie en général et le monde littéraire en particulier. Le prix Vialatte est doté de 6 105 €, un chiffre qui résulte de la somme de la longueur du fleuve Congo, soit 4 640 km (en référence au roman Les fruits du Congo) et de la hauteur du Puy-de-Dôme, soit 1465 m.

téléchargement•  Pierre Jourde, a tenu à rappeler que l’Auvergne occupe une place centrale dans son œuvre: Le Cantal est présent dans la moitié de mes romans. Il est présent  aussi dans mes essais puisque, dans certains ouvrages de philosophie de la littérature, comme “Littérature et authenticité” (éditions L’esprit des péninsules – 2005), ce lieu m’a aidé à penser un certain nombre de notions, sur lesquelles Vialatte a d’ailleurs lui-même réfléchi. C’est sans doute un lieu qui a forgé mon imaginaire par sa sauvagerie, parce que j’ai appris à penser en longeant ses vieux murs, en parcourant ses forêts, en rêvant au cours de longues promenades”.

► Savoir plus...Interview de Pierre Jourde par le journaliste Jean-Marc Laurent, à l’occasion de la remise du prix Alexandre Vialatte.

• À propos de ce  même   Voyage du canapé-lit (éditions Gallimard, 268 p., 20 €) de Pierre Jourde, qui avait déjà été couronné en 2016 par  le prix Valery Larbaud   2006 , on lit dans le Nouveau magazine littéraire de février 2019 qu’il “est très drôle, dans des registres variés, allant du gros calembour franchouillard au second degré le plus fin, de la farce scatologique rabelaisienne, au gag flegmatique à l’anglaise”…

◘ PRIX PANAZÔ

• Un beau doublé pour l’auteure cantalienne Sylvie Baron. Elle a décroché, coup sur coup le prix Panazô 2019 pour son roman Rendez-vous à Bélinay (éditions Calmann-Lévy) et le  prix Panazô des lycéens, attribué par les élèves du lycée Paul-Éluard, pour Le cercle des derniers librairies (éditions de Borée).

◘ PRIX SOLIDARITÉ VERSION FEMINA

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Salomé Berlioux

• Le prix national Solidarité Version Fémina 2019 a été remis le 7 février à l’association Chemins d’avenir qui s’est engagée dans la lutte contre le “déterminisme territorial”. L’association a été fondée par Salomé Berlioux qui en est aussi  la présidente. Après avoir grandi à Neure, dans le Nord Allier et avoir suivi des études au collège  de Lurcy-Lévis , avant le lycée de Nevers, elle a voulu poursuivre son cursus à Paris. C’est à ce moment-là qu’elle a perçu la fracture profonde entre deux mondes : celui  des étudiants issus des grandes métropoles et  et celui des territoires souvent oubliés de la république. Deux échecs au concours de Sciences Po n’ont fait que renforcer ce sentiment.. 9782221238905ORIDix ans plus tard, elle confirme que  que le fossé n’a cessé de s’élargir  entre les 60% des jeunes issus de la France périphérique et les autres. C’est ce qui l’a poussée à fonder Chemins d’avenir en 2016 pour parrainer un groupe de jeunes volontaires  issus des collèges et lycées de cette France périphérique.  Dès la première année, une centaine d’élèves de l’académie de Clermont-Ferrand ont été concernés. Ils sont aujourd’hui 500, suivis par autant de parrains  professionnels dans plusieurs académies. De cette expérience, Salomé Berlioux  a également tiré un livre co-signé avec  Erkki Mailard,  Les invisibles de la république. Comment on sacrifie la jeunesse de la France périphérique ( éd. Robert Laffont).

◘ PREMIÈRE ÉDITION POUR LE PRIX JEAN ANGLADE

téléchargement (2)• Le jury du nouveau  prix Jean Anglade, présidé par Franck Bouysse, a choisi d’attribuer son tout premier prix à Véronique Pierron. Son manuscrit, Favela sur Seine, sera publié par les Presses de la Cité à l’automne 2019.  Créé peu après le décès du “Pagnol auvergnat ”, ce prix est destiné à récompenser un premier roman non encore édité.

◘ PRIX ARVERNE

Z alto braco• Créé en 2007 à l’initiative de Raymond Trébuchon, président de la Ligue Auvergnate et du Massif Central, le prix Arverne récompense une publication littéraire, soit écrite par une personne originaire de l’un des sept départements que représente la Ligue (Aveyron,  Cantal,  Corrèze,  Haute-Loire,  Lot, Lozère et Puy-de-Dôme), soit qui traite d’un sujet concernant l’Auvergne. Le prix 2019 a été attribué à Vanessa Bamberger,  pour son deuxième roman,  Alto braco (éditions Liana Lévi) dans lequel elle s’est attachée à rendre hommage à l’Aubrac natal de sa grand-mère et de sa grand-tante, avec l’univers de ses éleveurs. Née en 1972 à Paris, l’auteure avait déjà  publié en 2017 Principe de suspension, chez le même éditeur.

3840631• Exceptionnellement, le jury a décidé de décerner un prix spécial à la romancière Marie de Palet, pour l’ensemble de son œuvre. Née en 1934, à Mende, en Lozère, elle  y a poursuivi ses études pour devenir institutrice. À l’heure de la retraite, c’est en voulant narrer  la vie de sa grand-mère, que lui est venue l’envie d’écrire. Au fil de la plume, elle s’est piquée au jeu du roman, en rédigeant une toute autre histoire, plus vraie encore. En un quart de siècle, elle a publié une vingtaine de romans de terroir, dont la plupart ont été édités  par les éditions clermontoises  de Borée, avec des rééditions régulières dans leur collection Terre de poche.

◘ PRIX JULES RENARD

• Le 7 avril, à  l’occasion de la 22ème édition de la Fête du livre d’Autun, l’Académie Alphonse-Allais a décerné pour la 3ème année consécutive  les trois  prix Jules Renard ainsi que deux prix spéciaux

Jules Renard logo prix• Le prix de la fiction a  été attribué à Valérie Perrin pour son roman Changer l’eau des fleurs (éditions Albin Michel). Publié en 2018, il a connu un véritable succès avec plus de 50 000 exemplaires vendus. Un succès qui sera prolongé par  une édition en poche,  programmée pour le mois de mai. Dans ce roman, Valérie Perrin met en scène Violette, une gardienne de cimetière, dont la vie bascule le jour où un homme et une femme décident de reposer ensemble dans son carré de terre…

images• Un prix spécial a distingué Benoît Duteurtre pour En Marche: conte philosophique. Il s’agit d’une fable satirique sur la société contemporaine publiée par les éditions Gallimard, à l’automne dernier. L’auteur conte l’histoire de Thomas, un  député, qui entreprend un voyage en Rugénie, un pays imaginaire, qui vient de subir une vague de réformes. Le jeune élu s’émerveille d’abord  du décor idéal qu présente la Rugénie, entre des services privatisés, des cités sans voitures et des championnats de la diversité. Pourtant, derrière cette image idyllique, se cachent  la pollution, rejetée dans les banlieues, et la campagne vendue aux Chinois…

• L’actrice Muriel Robin s’est vu remettre le prix de la chronique pour son autobiographie Fragile (XO éditions), vendue à près de 70 000 exemplaires. Un prix spécial a été décerné au chroniqueur Pierre Bénichou pour Les absents, levez le doigt (éditions Grasset), un  recueil de portraits dans lequel il brosse le portrait de quelques-unes des grandes figures de la vie parisienne, des arts et des affaires. Enfin, le prix du premier roman est allé à Nicolas Gaudemet pour La fin des idoles (éditions Tohu Bohu), une satire de la télé-réalité.

Académie française

• LA VIEILLE DAME DU QUAI DE CONTI

SURFE  SUR LE WEB

• En attendant que la 9ème édition de son Dictionnaire soit achevée, l’Académie française vient de se doter d’un nouveau portail numérique. Destiné au grand public, il est consacré aux différentes éditions de son Dictionnaire. On peut désormais accéder à la 9ème  édition (jusqu’à la lettre S) qui est en voie d’achèvement et à la 8ème  édition (1932-1935). Les sept éditions précédentes seront progressivement mises en ligne, d’ici à la fin de l’année. Les internautes pourront ainsi mesurer l’ampleur de l’entreprise lexicographique menée par les Immortels depuis plus de trois siècles.

Dictionnaire• À propos de la 9ème édition, l’Académie souvent brocardée pour la lenteur de son travail, explique que « Le nombre de termes contenus dans la neuvième édition se révèle infiniment plus important que celui de la précédente. Cette augmentation est liée au développement impressionnant des sciences et des techniques, mais aussi aux changements affectant les mœurs, les modes de relation et de communication. » L’institution relève notamment que  » plus de 25 000 mots nouveaux se seront imposés à notre langue d’usage en ces trente et quelques années qui nous séparent de la mise en chantier de cette neuvième édition”. Pour l’académicien  Dany Laferrière, ce “temps long” du travail académique est au contraire un atout car “il permet de juger de la pertinence de l’introduction de tel mot nouveau ou, à l’inverse, de l’exclusion de tel autre”.

téléchargement• Au-delà de son  Dictionnaire en ligne, l’Académie française a  aussi souhaité mettre en place des passerelles vers d’autres types de contenus. C’est le cas avec la rubrique Dire, ne pas dire ou avec  Questions de langue. Des liens externes permettent également d’accéder à des ressources  comme la base de données France Terme, qui recense les mots scientifiques et techniques officiellement recommandés dans le cadre du dispositif d’enrichissement de la langue française. Autre accès : la Base de données lexicographiques pan-francophone qui regroupe les variétés lexicales de vingt pays de la Francophonie. Elle est riche de 21000 fiches en provenance du Québec, de la Suisse, de la Belgique, de Centrafrique, d’Algérie, du Tchad, du Burundi, de Louisiane, du Maroc, du Congo-Brazzaville, du Rwanda ou encore d’Acadie.

L’ACTU DES  BIBLIOPHILES

• Au catalogue de janvier 2019 de la librairie historique Fabrice Teissèdre, à  Paris figurait le livre d’Adolphe Michel (1789-1875) L’ancienne Auvergne et le Velay (Moulins, imprimerie de Pierre-Antoine Desrosiers, 1843-1847,  5 volumes  in-folio –  3 500 €).

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Le Mont-Dore (lithographie de  Tudot)

• Il s’agit d’une monumentale et splendide publication composée dans l’esprit de l’Ancien Bourbonnais d’Achille Allier, tiré sur les presses du même imprimeur moulinois, et de la grande série Voyages dans l’ancienne France des Taylor et Nodier. C’est la première description “pittoresque” de la province encore isolée et reculée qu’était l’Auvergne dans le premier tiers du XIXe siècle. L’adjonction du Velay, partie la plus septentrionale du Languedoc, ne s’imposait pas, mais elle a créé un précédent, permettant l’association mentale de cette province avec celle d’Auvergne. Une confusion qui persiste de nos jours…y compris dans la rubrique Parutions Récentes de Vu du Bourbonnais.

• Dans son dernier catalogue, la librairie Pierre Saunier (22 rue de Savoie, à Paris) proposait  Le Grand Meaulnes, d’Alain-Fournier, dans son édition originale de 1913, avec envoi autographe  à Jacques Copeau (15 000 €).

téléchargement• Au catalogue de  la vente d’autographes  (étude ADER-Nordmann – 23 octobre 2018, à Paris, salle des ventes Favart) :

►Jean Guitton : Cahier autographe signé, 1989-1995,in-4, 165 p., relié : 1200 / 1500€ . Cahier « Tokyo Nagasaki » de 1989 sur un voyage fait  au Japon et un entretien avec l’impératrice Michiko,  augmenté dans les années suivantes. Avec un  Cahier autographe 1993-94, in-4, 77 p.

► George Sand : 136 lettres autographes signées, Paris ou Nohant, 1844-1858, à son homme d’affaires Gabriel Falampin, 210 p., in-8, reliées : 12 000 / 15 000 €.

 

L’ACTU DES MÉDIAS

• UNE  PRÉSIDENCE EN DUO

AU CLUB DE LA PRESSE D’AUVERGNE

CLUB PRESSE AUVERGNE

• Le club de la presse d’Auvergne, créée en 1988,  compte aujourd’hui 250 adhérents, parmi lesquels un tiers sont des journalistes.  Sonia Reyne, qui le présidait, a cédé son fauteuil à deux co-présidentes, Aurore Steiger et Géraldine Houot. Au bilan de l’année 2018, se sont inscrits des rencontres, des conférences et, en octobre, un atelier des rencontres des médias libres, sur le thème de la précarité chez les journalistes. Comme chaque année, un Annuaire du club de la presse devait paraître à la mi-mars.

• UN HOMMAGE À SEIZE FEMMES

QUI ONT MARQUÉ L’ALLIER

• En 2018,  à l’occasion de la journée du droit des femmes, La Montagne avait choisi de mettre à l’honneur la Bourbonnaise Hubertine Auclert (1848-1914), “celle qui allumé l’étincelle du féminisme”, en lui consacrant un dossier de deux pages. Cette année, le quotidien a choisi de jouer la diversité. VDB LMT 7 MARSSous le titre Elles ont marqué l’Allier”, l’édition du 8 mars 2019 proposait “un retour sur les destins divers de ces personnalité féminines du département : la femme de pouvoir, Anne de France, la militante féministe Hubertine Auclert, ou encore la résistante  Simone Léveillé”.  Autres femmes mises à l’honneur : des élues (Christine de Bartillat et Bertille Tortel),  des historiennes (Henriette Dussourd et Marie Litaudon),  des amoureuses des arbres (Aglaë Adanson) et de la nature (Simone Auclair), des philanthropes (Marie Mercier et Jeanne Schneider, fondatrice de l’école pour jeunes aveugles Les Charmettes, à Yzeure) ou encore   une actrice (Suzy Carrier). Le dossier évoquait aussi les parcours de Suzanne Souchon Guillaumin, fille d’Émile Guillaumin, “ entre les archives de son père et la Sécu”, de Camille Perrin, fondatrice  d’un hébergement temporaire pour personnes âgées en milieu rural, à Jaligny, sans oublier Renée Aurembou, institutrice et auteure de livre pour la jeunesse et Marie Heckman. Cette dernière,  décédée en 2018, était  une  grande spécialiste du sport santé en Auvergne et de l’émancipation des femmes  par la pratique sportive.

Terre des Bourbons

• Le n° 13 (mars-avril-mai) de Terre des Bourbon Magazine vient de paraître. Au sommaire : Belles demeures en bourbonnais : le château de Rochefort avec ses quelques trésors en ses murs. – Business en bourbonnais : Deux conceptions de l’automobile : 2 Cv Citroën,  la restauration d’un mythe (La restauration d’une 2 Cv, réalisée par le garage Dubois-Dallois en 1988) –  À la découverte de la folle aventure de l’Akylone, fabriqué par Genty automobile, qui se fait reconnaître dans le milieu des voitures d’exceptions. TDBOURBON– Coin de paradis : L’arboretum de Balaine, le résultat de plus de 200 ans de travail commencé au début du 19ème siècle. – Vert l’avenir : Héron ou aigrette : Comment distinguer les différents hérons ? –  Nos trésors en bourbonnais : Montluçon nous montre la voie : le Festirail, rendez-vous des vieilles machines, un patrimoine industriel. – Nous et le monde : Bourbon Street La Nouvelle Orléans :  quartier français, le spectacle est désormais dans la rue. –  Initiatives inspirées : les iris de Saligny,  un arc en ciel dans la Sologne à essayer dans votre jardin. – Les bonnes fourchettes : les cours de cuisine à Origny. Apprendre, s’amuser, déguster… Le château d’Origny, un établissement hôtelier tourné vers la santé. –   Culture en bourbonnais : Georges Simenon, de Liège à Paray-le-Frésil. – Fête du livre de Neuvy, une manifestation qui, au fil des années, a gagné en notoriété, au point d’attirer aujourd’hui des auteurs venus de toute la France – Agenda : à voir à faire…(68 p, illustrations en couleur, 5,50 €)

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