EXPOSITIONS: “LA SCULPTURE BOURBONNAISE, ENTRE MOYEN ÂGE ET RENAISSANCE” ET “LE PARIS DES VISITANDINES (1619-2019)”… À DÉCOUVRIR À MOULINS

DERNIÈRE MISE À JOUR: 20 MAI 2019

Contact: allier-infos@sfr.fr

Au fil des années, Moulins continue d’affirmer  son dynamisme en matière d’expositions. Celles-ci  affichent, de plus en plus souvent, un rayonnement national. C’est notamment  le cas pour le Centre national du Costume de scène, avec “Comédies musicales, les costumes font leur show”,  mais aussi pour le Musée Anne-de-Beaujeu  et pour le Musée de la Visitation. Le premier, en même temps que l’exposition “Marcellin Desboutin (1823-1902), à la pointe du portrait”,  qui se poursuit jusqu’au 15 septembre 2019, a dévoilé le 13 avril, une exposition intitulée “La sculpture bourbonnaise, entre Moyen-âge et Renaissance”. Visible jusqu’au 20 mars 2020 et elle a bénéficié de prêts exceptionnelsQuant au Musée de la Visitation, à partir du 18 mai, il proposera à ses visiteurs une immersion dans le  “Paris des Visitandines 1619-2019”.   Présentation…

 

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• LA SCULPTURE BOURBONNAISE

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ENTRE MOYEN ÂGE ET RENAISSANCE

AU MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU

(13 AVRIL 2019-  8 MARS 2020)

• Le 13 avril, le Musée Anne de Beaujeu a inauguré sa nouvelle exposition visible jusqu’au 8 mars 2020. Consacrée à La sculpture bourbonnaise, entre Moyen-âge et Renaissance, elle présente des chefs-d’œuvre d’importants “imagiers”, selon le termes qu’on utilisait  jadis pour désigner les sculpteurs.  Entre Moyen Âge et Renaissance, la production des sculpteurs a été abondante et elle a atteint une qualité inégalée, grâce  au mécénat des ducs de Bourbon et de leur cour. On peut ainsi en savoir plus sur les commandes princières, sur les sujets de prédilection des imagiers,  ainsi que sur  les différentes techniques de création utilisées. Autre thème qui est  développé : le destin souvent tourmenté de ces œuvres et leur délicate restauration.

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• UN RETOUR AUX SOURCES

POUR DES ŒUVRES “EXILÉES”

téléchargement (1)• Cette exposition de quarante sculptures, réalisées entre les années 1420 et 1531,  constitue pour certaines d’entre elles, qui avaient voyagé jusqu’au Louvre ou jusqu’au Walters Art Museum de Baltimore, un véritable retour aux sources. Elle peuvent ainsi rejoindre, le temps de l’exposition, celles qui sont conservées au musée Anne-de-Beaujeu ou dans certaines églises (6 églises bourbonnaises et 1 de l’Indre).  C’est dans le cadre du plan  Culture près de chez vous,  initié par le ministère de la Culture, que le volet Catalogue des désirs a rendu possible le prêt d’œuvres conservées dans les grands musées nationaux, le Louvre en tête. Sur les 8 sculptures qui ont été prêtées au Mab, 5 d’entre elles sont issues du Louvre, à commencer par L’Éducation de l’Enfant.  Yasmine Laïb-Renard, directrice des musées départementaux de l’Allier, rappelle que “Ces sculptures ont été réalisées grâce au mécénat de la famille ducale et de sa cour, alors que le Bourbonnais était à l’acmé de sa puissance politique et de son rayonnement culturel”. Elle ajoute  que “l’exposition met en lumière les relations qu’entretenaient alors le Bourbonnais et l’art italien”.

• UNE DÉCOUVERTE DU RAFFINEMENT

DES IMAGIERS BOURBONNAIS

téléchargement• L’un des objectifs de cette exposition est de mettre en valeur le  raffinement des “ imagiers qui ont œuvré en Bourbonnais. On peut ainsi  découvrir des fragments du tombeau de Jacques II de Chabanne de Lapalisse, saccagé à la Révolution. Ils ont été  conservés au musée Calvet d’Avignon. Pièce maîtresse,  L’Éducation de la Vierge, provenant des collections du Louvre, permet d’illustrer les questionnements et les incertitudes des chercheurs qui travaillent sur la question de son origine bourbonnaise. Une question épineuse, en l’absence de signature,  à laquelle viennent s’ajouter la perte d’archives et des destructions. L’exposition est donc l’occasion pour ses  commissaires de s’interroger  sur l’origine de ces œuvres, à travers leurs commanditaires et les artistes qui les ont sculptées. Pour Maud Leyoudec, au delà de l’invitation à découvrir le raffinement du travail des grands “imagiers”, l’exposition est la première pierre d’un long travail qui doit associer chercheurs, historiens, universitaires et scientifiques.

• LES CARACTÉRISTIQUES DE L’ART STATUAIRE

BOURBONNAIS DU XVè SIÈCLE

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Michel Colombe

• Autre intérêt de l’exposition, la mise en relief des détails qui caractérisent la sculpture bourbonnaise du XVème siècle : un visage au front haut et bombé, des yeux étirés en amandes sous des arcades sourcilières à peine esquissées, une bouche menue à l’expression volontiers nostalgique, un menton bien marqué, des mains aux doigts fuselés, très expressives et élégantes.

• L’homogénéité de style de ces sculptures a été interprétée par des historiens comme le fruit de l’ascendant d’une personnalité majeure,  le sculpteur Michel Colombe (1430-1512), dont l’activité en Bourbonnais ne se serait pas limitée au chantier de la sainte chapelle bourbonnaise.

• POUR VISITER L’EXPOSITION

► Infos pratiques :  • En juillet et août, le Musée Anne-de-Beaujeu (30, place du Colonel-Laussedat à Moulins) est ouvert 7 jours sur 7 :  du lundi au samedi, de 9 h 45 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 18 h 30. Les  dimanches et jours fériés, il est ouvert de 14 h 00 à 18 h 00.

D’avril à juin 2019 et de septembre 2019 à mars 2020, il est ouvert du mardi au samedi, de 10 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 18 h 00, et les dimanches et les jours fériés, de 14 h 00 à 18 h 00 (fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre)

• Plusieurs manifestations  culturelles sont programmées en prolongement de l’exposition : le  5 mai, à 16 h 00, est proposée une visite découverte, conduite par Maud Leyoudec, sur “Les coulisses de l’exposition”. Un mois plus tard, le mercredi 5 juin, à 18 h 00, Daniele Rivoletti présentera une conférence intitulée Regards sur la sculpture “ bourbonnaise”.  Sont également prévues des visites commentées (les 15 et 29 mai, ainsi que les 19 et 26 juin, à 15 h 00,), ainsi qu’une visite “nocturne”, le mercredi 12 juin, à  18 h 15.

► Savoir plus…Un dossier de presse détaillant la genèse et le contenu de l’exposition est téléchargeable (en format pdf)  sur le site du Musée Anne de Beaujeu

• UN LIVRE CATALOGUE DE L’EXPOSITION

PUBLIÉ PAR LES ÉDITIONS FATON 

•  Pour accompagner l’exposition, Maud Leyoudec et Danièle Rivoletti ont concoté un ouvrage d’une soixantaine de pages, comportant autant d’illustrations en couleur.

Présentation par l’éditeur,  les éditions Faton: 

◘ LEYOUDEC Maud, RIVOLETTI Danièle : La sculpture bourbonnaise entre Moyen âge et Renaissance.  1vol. br sous couverture à rabats,  60 p, illustrations en couleur, éd. Faton, 15 €.

photo_pdt_51516► Grâce au mécénat de la famille ducale et de sa cour, la sculpture dans le duché des Bourbons atteint à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance une qualité inégalée. Partez à la rencontre des chefs-d’œuvre réalisés par Philippe et Michel Colombe, Jacques Morel, Jean de Chartres…Tous des “imagiers” se déplaçant au gré des commandes princières. Dans le prolongement de l’exposition éponyme, ce livre permet de découvrir le mécénat artistique, les sujets de prédilection, mais également le destin souvent chaotique de ces sculptures. Cette exposition s’inscrit dans le cadre du plan itinérance « Culture près de chez vous » initié par le ministère de la Culture dont le volet Catalogue des désirs favorise le prêt exceptionnel d’œuvres conservées dans les musées nationaux. Pour cette première édition, le musée Anne-de-Beaujeu a été retenu pour recevoir plusieurs chefs-d’œuvre de la sculpture bourbonnaise conservés au musée du Louvre.

• APRÈS LA SCULPTURE …

L’HISTOIRE DE LA BATELLERIE EN BOURBONNAIS

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• On connaît dores et déjà le thème de la future exposition qui succédera à celle dédiée à la sculpture bourbonnaise  entre moyen-âge et Renaissance… Entre  octobre 2019 et  septembre 2020, elle sera consacrée à la batellerie en Bourbonnais et elle évoquera notamment Moulins qui était le port le plus important sur l’Allier. Pour l’occasion, l’église du Sacré-Cœur prêtera une Vierge du XVè siècle et un ex-voto du XIXè siècle.

 

• MUSÉE DE LA VISITATION DE MOULINS

 “LE PARIS DES VISITANDINES

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(18 mai  – 22 décembre 2019)

• Après Les fleurs de la gloire (2016), Dentelles de mode, mode des dentelles (2017) et Quand la Suisse ouvre ses coffres  (2018), le Musée de la visitation de Moulins propose une nouvelle exposition intitulée Le Paris des visitandines, 1619-2019. Une exposition prolongée, comme les précédentes, par un livre d’art, Je vous salueParis.  Elle est  visible depuis le  18 mai et jusqu’au 22 décembre 2019

• UNE PLONGÉE DANS LE PARIS

DES VISITANDINES

DE 1619 à NOS JOURS

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Les fondateurs de l’Ordre: tableau de  Jean Restout © Musée Visitation

• Depuis 1619, bien qu’elles soient cloîtrées, les Visitandines de Paris vivent au rythme de la capitale et des grands événements qui ont ponctué l’histoire nationale.  À l’occasion de leur quatre centième anniversaire, elles ont choisi d’exposer à Moulins une partie de leur riche patrimoine : peintures,  sculptures, pièces d’argenterie et broderies ont rejoint le Bourbonnais. Autant d’objets qui offrent un autre regard sur l’histoire de Paris et de la France. Si les 200 objets d’art, présentés pour la première fois au grand public, brillent de leurs matériaux, en particulier avec de belles créations d’orfèvrerie néogothique, ils illustrent aussi la vie des Visitandines, à travers notre histoire commune. Ces femmes qui avaient pu côtoyer les grandes familles de l’Ancien Régime,  se sont ainsi retrouvées aux premières loges, lors de la prise de la Bastille, lorsque des boulets  sont venus frapper  leur monastère, un certain 14 juillet  1789. Elles ont aussi partagé les émois et les peurs  avec les Parisiens, lors des révolutions du XIXe siècle qui ont secoué la capitale, et durant les deux guerres mondiales.

• UNE FONDATION

AU DÉBUT DU XVIIè SIÈCLE

• Dans un parti pris chronologique, l’exposition ouvre sur une évocation des premières années de la communauté fondée par sainte Jeanne de Chantal. À travers les souvenirs et les objets de dévotion, qui ont réussi à traverser les siècles, on pourra mesurer  le rôle qu’a joué saint Vincent de Paul, qui fut leur supérieur durant 38 ans.

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Un premier monastère, proche de La Bastille (© Musée Visitation)

• Pour la construction de leur monastère, les Visitandines ont fait  appel à un architecte de renom, François Mansart,  dont le nom est lié  aux travaux du château de Versailles. C’est lui qui a dessiné pour les Visitandines les plans de  l’Eglise Notre-Dame des Anges, l’actuel Temple du Marais, sis  rue Saint-Antoine. Le monastère  ayant  aujourd’hui disparu, on peut néanmoins s’en faire une idée en consultant les documents d’archives, parmi lesquels le plan de Paris, dit plan  de Turgot.

• DES OBJETS AUSSI RARES

QUE PRÉCIEUX

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Ange de l’ostensoir (© Musée visitation)

• La communauté parisienne, installée  au cœur de la capitale, rayonne dans les milieux les plus aisés  et elle cherche d’abord à attirer des jeunes filles issues des plus grandes familles. À l’occasion de la canonisation de leurs deux fondateurs, François de Sales en 1665, puis Jeanne de Chantal en 1767,  les Visitandines ont pu  compter sur l’aide  de  bienfaiteurs que ce soit pour l’organisation de fêtes, ou pour l’achat de reliquaires remarquables. Parmi ces mécènes, émerge la figure du commandeur de Sillery, ambassadeur du roi devenu prêtre. Son aide, particulièrement importante, lui vaudra la réalisation d’un bas-relief d’ivoire d’une très grande qualité, à son effigie. Face aux soubresauts de l’histoire, les visitandines ont toujours eu à cœur de sauver ce patrimoine, pour le plus grand plaisir des yeux des visiteurs d’aujourd’hui qui pourront aussi découvrir de fines créations de papiers roulés ainsi que plusieurs tableaux commandés pour ces fêtes.

• LES VISITANDINES AU CŒUR DE L’HISTOIRE

TOUT AU LONG DU XIXè SIÈCLE

dreux-breze• Une fois la Révolution  achevée, une période durant laquelle elles ont dû se cacher, les visitandines de Paris peuvent à nouveau se réunir. Elles bénéficient alors d’importants soutiens, comme ceux de la duchesse d’Angoulême ou de la Reine Amélie. Les archevêques qui se succèdent à Paris, contribuent, eux aussi, à les soutenir. Pour ce faire, ils mettent  à leur service des prêtres, dont beaucoup laisseront leurs noms l’histoire.  Ils s’appellent Lacordaire, Borderies (évêque de Versailles), Blanquart de Bayeul (archevêque de Rouen), Dreux-Brézé (évêque de Moulins). De chacun d’eux, les visitandines reçoivent des pièces d’orfèvrerie et du vestiaire liturgique à la mode du temps, que les religieuses ont eu à cœur de  conserver soigneusement, comme autant de témoignages et de souvenirs précieux.

• UN NOUVEAU MONASTÈRE ET DU MOBILIER 

CONÇUS PAR JEAN-BAPTISTE LASSUS

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Jean-Baptiste Lassus

• Après les Trois Glorieuses et la chute de Charles X, en  1830, les visitandines viennent s’établir définitivement rue Denfert-Rochereau. Elles font appel à Jean-Baptiste Lassus(1807-1857), un architecte de renom, pour édifier  leur nouveau monastère. La mission qui lui est confiée oblige Lassus, adepte du néogothique, à se plier  aux  exigences des religieuses. D’abord, il lui a fallu   respecter le plan type des monastères de l’Ordre, tel qu’il a été  défini dès 1635, et ensuite  la construction d’un dôme pour leur église, en souvenir de la coupole de leur ancienne maison de la rue Saint-Antoine. Mission réussie pour Lassus qui va déployer tout son art, jusque dans  l’aménagement du mobilier liturgique.

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Le monastère conçu par Lassus (©artisanatmonastique.com)

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ADEPTE DU MOUVEMENT NÉOGOTHIQUE,

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Dragon d’un chandelier, de Poussielgue-Rusand(© Musée Visitation)

 • L’exposition permet aussi de mettre en valeur la création néogothique, un des grands mouvements novateurs du XIXè,  auquel  les Visitandines de Paris ont pleinement adhéré. En témoignent  le choix de Lassus comme architecte de leur monastère, mais aussi celui du  mobilier de leur  église et du matériel liturgique. Les ateliers Poussielgue-Rusand, installés dans la capitale, ont figuré parmi les tout premiers fournisseurs de l’ordre, en même temps que de  ses bienfaiteurs. Parmi les vases sacrés, on pourra admirer des pièces remarquables, dont l’emblématique “chapelle du sacre”, dessinée par Arthur Martin. Tout aussi remarquable est le calice aux colombes, dessiné par Pierre Bossan. Des pièces plus simples, comme le calice d’argent et d’or, dessiné par Victor Gay et  inspiré par celui de l’évêque Hervée de Troyes, soulignent aussi le goût des sœurs pour le néogothique. Plusieurs reliquaires importants, tels qu’une copie du reliquaire de la sainte épine de Notre-Dame de Paris, complètent la collection.

• MARIE PÉTRONILLE  DONNET,

UNE SŒUR AU TALENT RARE

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Broderie de soie (© Musée Visitation)

• Lors de ses précédentes expositions le Musée de la Visitation avait pu  mettre en valeur le rare talent des Visitandines pour la broderie de soie.  La maîtrise de la broderie métallique s’avère en revanche autrement plus complexe à acquérir. Heureusement, la Visitation de Paris a la chance de compter dans ses rangs Marie-Pétronille Donnet qui excelle dans cet art. C’est elle qui va créer pour la communauté des “ornements jugés hors de prix par les connaisseurs”. Sa maîtrise artistique lui permettra  d’adapter ses dessins à la mode du moment,  depuis celle des années 1830 jusqu’au renouveau néogothique.

• LA VISITATION DE PARIS À L’ORIGINE

DE PLUSIEURS FONDATIONS

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© Musée Visitation

• Visitation parisienne, au-delà de la seule vie monastique, a été une des sources du renouveau de l’Ordre en France, après la Restauration. Elle a su attirer de nombreuses vocations qui lui ont permis de soutenir les monastères français qui se relevaient après les longues années d’interdiction. Les Visitandines de Paris ont eu à cœur d’accueillir les Visitandines de province, de  passage. Elles ont aussi soutenu des projets de création de nouvelles fondations, à Reims, à Moulins, puis à  Bordeaux. Bénéficiant d’une aide financière, matérielle et humaine, ces nouvelles “filles” ont voulu, à leur tour, offrir de remarquables: peinture, des enluminure, des broderies et autres créations artistiques … Une amitié filiale qui a réussi à se confirmer jusqu’à nos jours.

• ARTS GRAPHIQUES,

ENTRE APPRENTISSAGE ET CRÉATION

 • Parmi les 200 objets présentés, le visiteur pourra remarquer de nombreux dessins ou des images peintes, œuvres des visitandines parisiennes. Tous ces travaux témoignent de leur savoir-faire, de leur dextérité et de la sûreté des traits. C’est le reflet de la grande qualité de leur formation, que les visitandines ont parfois acquis en interne. La Visitation de Paris gère un pensionnat qui a su attirer nombre de jeunes filles de la “bonne société” de l’époque. Cette attraction va bien au-delà de ses murs parisiens, à l’image des nièces de la reine d’Espagne. Le pensionnat apporte à la communauté des revenus et une notoriété importante, tout en éveillant de nombreuses  vocations au fil du XIX° siècle.

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Nappe de communion de la Princesse de Bourbon (© Musée Visitation)

◘ Sources: Dossier de presse établi par le Musée de la Visitation. Les photos  créditées © Musée visitation en sont extraites.

◘ Accéder au site du Musée de la Visitation

►Infos pratiques : L’exposition est visible au Musée de la Visitation de Moulins (Hôtel Demoret – Espace Patrimoine – 83 rue d’Allier), à partir du 18 mai et jusqu’au 22 décembre 2019. Tarif des entrées : 4€

• Horaires : En semaine: Du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h  – Dimanche et jours fériés: de 15 h à 18 h. Des visites conférences sont organisées mais uniquement sur réservation (04 70 44 39 03)

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Ange aux palmes du martyr (© Musée Visitation)

• UN LIVRE POUR ACCOMPAGNER

ET PROLONGER L’EXPOSITION

• Comme lors des précédentes expositions, le Musée de la Visitation publie un livre richement illustré. Intitulé Je vous salue …Paris. Le Premier monastère parisien de la Visitation (1619 – 2019, l’ouvrage est tout autant un livre d’histoire et un catalogue de l’exposition.

◘ MARGUIN David, FOISSELON Jean, PICAUD Gérard : Je vous salue …Paris. Le Premier monastère parisien de la Visitation (1619 – 2019). 1 vol. br, 320 p, 330 illustrations en couleur, éd. Musée de la Visitation – Moulins, 42 €.

couverture_2019►Présentation par l’éditeur :  À l’occasion de sa nouvelle exposition temporaire, “Le Paris des Visitandines”, le Musée de la Visitation de Moulins publie  un véritable livre d’art pour permettre au lecteur de découvrir l’histoire de France vue par des religieuses parisiennes. En effet, il y a 400 ans exactement, le premier mai 1619, sainte Jeanne de Chantal fondait le Premier monastère de la Visitation de Paris. Des centaines de femmes ont consacré leur existence à la prière, vivant cloîtrées derrière les murs de la rue Saint-Antoine à partir de 1629. La communauté se développa grâce à la protection de la reine Anne d’Autriche et au soutien de puissants personnages comme les Colbert, Fouquet, Lamoignon dont des filles et des nièces rejoignirent leur vie contemplative. C’est François Mansart qui conçut leur chapelle, l’actuel Temple du Marais. Une partie de la Révolution française se déroula à leur porte puisqu’elles étaient installées “à l’ombre” de la Bastille, dont un boulet traversa leur chœur un certain 14 juillet 1789. Après cette période troublée, les visitandines vécurent successivement dans le 5ème  arrondissement puis sur la Butte-Chaumont, avant de s’installer définitivement rue d’Enfer-Saint-Michel, devenue aujourd’hui l’avenue Denfert-Rochereau. Les visitandines de l’époque, choisissent un architecte de renom, Jean-Baptiste Lassus, pour bâtir leur monastère et leur église. Cet ouvrage permet aussi de découvrir les trésors réalisés par les visitandines ou acquis par elles pour embellir leur maison et la liturgie de leurs cérémonies. Mais il dévoile aussi le quotidien de cette communauté, son rayonnement dans la ville durant le XIXè  siècle, entre autres grâce à son pensionnat qui accueillit de très nombreuses jeunes filles jusqu’en 1904. L’histoire de la Visitation de Paris se mêle donc  ainsi à l’histoire de France. Les visitandines étaient aux premières loges devant l’arrivée des Prussiens en 1814, durant les Révolutions de 1830 et 1848 puis sous la Commune. Avec les Parisiens elles vécurent sous les tirs d’obus pendant la première guerre mondiale, et elles durent fuir lors de la débâcle de 1940. Illustré de 330 photographies, ce livre édité par le Musée de la Visitation dévoile les “ petits trésors” des religieuses, tels que broderies, enluminure, orfèvrerie, reliquaires et même statuaire …

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La débâcle de juin 1940, vue par Sœur Lanty (© Musée Visitation)

► À lire...Sur le site de La Montagne: Le Paris des Visitandines, une collection unique présentée à Moulins.

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