LES PARUTIONS RÉCENTES : N° 14 (AVRIL – MAI – JUIN 2019)

MISE À JOUR 10  JUILLET  2019

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1 avril au 30 juin  2019. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.
  • Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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•  BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• BUZON Christine de, RICHARD-PAUCHET Odile (sous la direction de) : Littérature et voyage de santé. Actes  du colloque Voyages de santé et voyages thérapeutiques chez les écrivains, 16-18 octobre 2012, Université de Limoges. 1 vol. br, 523 p, éd. Classiques Garnier, 48 €..

CboMS02bÀ  signaler dans cet ouvrage les communications suivantes : Antoine Gimaret : “Scarron aux eaux de Bourbon : Le burlesque comme thérapeutique”. Après un séjour de 6 semaines à Bourbon-l’Archambault entre août et octobre 1641 Scarron en rédigea le compte-rendu dans une épître en vers : “ La Légende de Bourbon”, puis “ La Seconde Légende de Bourbon”.   L’exploitation poétique du voyage thérapeutique lui offre une première occasion de cultiver sa différence, de travailler à rendre plus vivement perceptible ce qui le fait singulier – précisément ce corps tordu, ces jambes mortes – et de tirer de cette singularité une signatureCatherine Botterel-Michel : “De Châtel-Guyon à Mont-Oriel. De la mimesis à la fiction”. Pour soigner ses troubles oculaires et son estomac, Maupassant – atteint de syphilis- se rend en cure à Châtel en 1883, 1885, 1886, logeant, comme son personnage, au Splendid Hôtel. Ce roman autobiographique, écrit  à la 3ème  personne, propose une galerie de portraits réalistes, de baigneurs comme de médecins.

CAMAILLE Serge: Un charmant petit village. 1 vol. br, 250 p, éd. Marivole éditions,  coll. Collection années 60, 19 €.

VDB CAMAILLE►Au milieu des années 60, le charmant petit village niché au cœur de la forêt de Tronçais vivait des heures paisibles. Jusqu’à l’arrivée de Gaspard… Gaspard le charmeur, Gaspard l’opportuniste, Gaspard aux dents longues ! Aussi, tous les malheurs s’abattant sur le village depuis son avènement lui étaient attribués par la rumeur. Jusqu’à ce beau matin où un ultime drame survint sans que les gendarmes n’y voient goutte. Excédé, le maire réunit alors un conseil municipal extraordinaire et élargi qu’il nomma « Comité », en vue de se débarrasser enfin de Gaspard… Oui mais de quelle manière ? Ce fut Gilles, l’ébéniste du village qui crut résoudre le problème : il allait faire appel à Laurent, son vieux copain de régiment… Était-ce bien raisonnable ? Une fable bucolique dans le somptueux décor de l’ancestrale forêt de Tronçais.

• CHATEL Philippe : La bravitude du paysan bourbonnais qui rêvait d’être un artiste. 1 vol. br, éd. des Champs-Élysées, 19,90 €

54524785_2358716964348723_6971551070455595008_n►Au cimetière de Lapalisse, deux hommes, Jeannot et Sauthon, ouvrent plusieurs bouteilles et tachent une  tombe de vin, avant de briser leurs bouteilles sur la pierre tombale, de danser au son du verre brisé, et de chanter de vieilles balades connues de Sauthon : la joueuse de flûte de Montoncel, le  marchand de sabot ou encore le  prince fromager. Chacun joue la comédie, mais aucun n’est ivre : depuis le temps qu’ils boivent, l’alcool ne les trouble pas. Jeannot se montre si bon interprète, qu’au bout d’un moment Sauthon le croyant complètement gris, finit par  espérer en une opportune chute de son compagnon de beuverie. Un bon coup fatal du lapin, un crâne fracassé, un arrêt du cœur, tout cela réjouirait Sauthon. Mais Jeannot observe les gestes et les regards de son vieux compagnon dont il se méfie malgré leur amitié. Subodorant une astuce de sa part. Passé l’euphorie du prêt et la collecte des récits d’autrefois ramenés au présent par Sauthon, Jeannot gamberge sur les causes et les conséquences de cette affection surfaite. Soudain la pluie chute du ciel en torrents impétueux, les quelques visiteurs du cimetière fuient en tous sens en quête d’un abri, d’un refuge, d’un parapluie. Aucun des deux paysans ne bouge d’un cil, ils se jaugent à travers l’épaisse masse d’eau, ils s’évaluent, ils se défient sans combattre …

• CRESSANGES Jeanne: Un père en héritage. 1 vol. br, 310 p, éd. Serge Domini, 20 €.

1-un-pc3a8re-en-hc3a9ritage (2)Pourquoi Jérôme Petitjean, après une vie de comédien mineur sous le nom d’Antoine Caron, âgé aujourd’hui de 80 ans, vient-il s’installer dans les Vosges, à Grangecourt, siège, autrefois, d’une grande entreprise textile devenue terre de friches ? Pourquoi entretient-il avec « ces dames » du château – les trois filles d’Alexandre de Mourteuil, ancien propriétaire de l’entreprise, réputé pour son esprit paternaliste – des relations ambiguës ? Pourquoi se hasarde-t-il en Bourbonnais où, « en tournée » à l’âge de 30 ans, il a rencontré une femme mystérieuse dont il croit reconnaître le fantôme dans une jeune guide de Moulins ?   Jeanne Cressanges, empruntant la plume d’Antoine Caron, met en scène une saga pleine de rebondissements imprévus et de personnages hauts en couleur, dont un notaire obséquieux et inquiétant. Mais, sous le ton désinvolte du comédien, affleurent des drames qui, parfois, rongent les familles : recherche du père, non-dits, non-transmission, conquête du et des pouvoirs. D’un roman à l’autre, Jeanne Cressanges, quels que soient le sujet et le ton qu’elle emploie,  poursuit sa réflexion sur le temps, la liberté individuelle et le destin. Depuis 1959, avec son premier roman, La Femme et le manuscrit, publié chez Grasset, Jeanne Cressanges n’a cessé d’écrire romans, essais, récits, nouvelles, scénarii pour le cinéma et la télévision. 60 ans ans plus tard, alors qu’elle se voit tout juste honorée pour l’ensemble de son œuvre par le prix Michel Tauriac, remis en avril dernier à Paris par Jean Orizet, Jeanne Cressanges publie son 25e opus, Un Père en héritage.La plume est toujours vive. Toujours cette même efficacité à manier avec subtilité l’écheveau de ses personnages, les peindre dans leur force et leur complexité, leurs travers et leurs fragilités. 

• DEPRESLE Pascal : Le tintement des larmes des oiseaux du Crystal. Parcours initiatique d’un apprenti amoureux. Recueil de poésies et de textes courts. 1 vol. br, p, éd. Le Lys bleu éditions, 17,90 €.

DEPRESLE Tintement larmeC’est le 4ème recueil de poésie de Pascal Depresle (né à Montluçon en 1966), un auteur aux vies multiples. On lui doit déjà une  trilogie poétique publiée par les éditions Sydney Laurent : “Le cri des autres”, “Entre Bitume et Champs”,  et “L’enfant des Poubelles”.  “Le Tintement des Larmes des Oiseaux du Crystal”  a été écrit durant ce qu’il appelle sa “période rémoise”. Il décrit ce qui se  révèle être le parcours initiatique d’un apprenti amoureux. Ce faisant, l’auteur nous livre ici le cheminement fantasmé de l’amour, mélange de textes poétiques et de poèmes en prose, qui prend sa source et son inspiration au hasard du regard d’un couple d’amoureux croisé au sortir d’un hôtel de Reims, alors que ses pas l’avaient poussé à emprunter quelques instants le chemin du centre-ville, là où ses textes ont été conçus. “J’ai vu tant d’amour, ce jour, dans les yeux de cette inconnue qu’il m’est venu, comme une évidence, le besoin d’en faire le parcours initiatique d’un apprenti amoureux, comme si j’avais été celui qu’elle tenait à son bras (…). L’écriture, c’est comme la vie ou la mort, c’est quelque chose en nous qui ne nous lâche jamais, dès lors que l’on pose le premier mot sur le papier”.

• LONDRES Albert,  MÉRIC Victor: Les bandits tragiques : La bande à Bonnot, par Victor Méric, suivi de Adieu Cayenne ! L’homme qui s’évada, par Albert Londres.  1 vol. br, 246 p, illustrations, éd. Éditions Publie.net, 14 €.

LONDRES MERICUn roman-feuilleton fait avec de la vie et du sang, encore chaud de toute la douleur humaine…C’est l’une des affaires les plus connues et les plus commentées de la Belle Époque. En France comme à l’étranger, les anarchistes de “La Bande à Bonnot” ont fait les gros titres de tous les journaux. On est en décembre 1911, lorsque plusieurs comparses anarchistes braquent la Société Générale de la rue Ordener à Paris… Un événement qui met le feu aux poudres et déclenche une furie policière rarement vue. S’ensuivent des mois de courses-poursuites effrénées, d’affrontements violents à glacer le sang. Parmi cette énigmatique Bande à Bonnot, se trouve un homme au profil différent, un sympathisant à la cause anarchiste, innocent du crime dont on l’accuse. Son nom : Dieudonné. Dans le tumulte de l’affaire comme dans les terribles suites judiciaires dont il fera l’objet, il incarne à lui seul l’aventure hors normes des membres de cette Bande. Parmi les nombreux textes qui s’intéressent à l’affaire, ont été sélectionnés sélectionné ceux de Victor Meric et d’Albert Londres. Comme des faces d’une même pièce, et pour la première fois rassemblés au sein d’un même ouvrage, ils donnent à voir deux aspects jumeaux de cette affaire : l’avant et l’après, la chute et la rédemption, le récit collectif et le destin singulier d’un homme.

• MERCIER Paul : Simenon, le Bourbonnais, la Nièvre et le Berry bourbonnais : Tome 3 : Le Berry bourbonnais, de Montluçon à Saint-Amand par le canal de Berry.1 vol. br, 62 pages, illustrations, éd. Association LACME (3, rue Lenôtre 03400 Yzeure) 20 € (26,30 € franco).

SIMIENON 3► Avec ce troisième et dernier tome de sa série “Simenon, le Bourbonnais, la Nièvre et le Berry bourbonnais”, Paul Mercier poursuit son inventaire de l’œuvre de Simenon. Le troisième et dernier tome s’attache à  faire découvrir les liens qu’avait l’écrivain avec le canal de Berry, entre Montluçon et Saint-Amand-Montrond. Georges Simenon a raconté être venu à Montluçon, en 1928. Âgé de 25 ans, l’écrivain s’était lancé le pari un peu fou de naviguer à bord d’un canot de sauvetage sur près de 3.000 kilomètres. Empruntant les canaux, il était parti de Paris pour se diriger vers la Marne, la Saône, le Rhône, puis le canal de Midi et la Garonne. Arrivé à Bordeaux, il avait pris le train jusqu’à Montluçon pour emprunter le canal de Berry. Selon Paul Mercier, “ On sait qu’il est resté environ un mois entre Montluçon et Saint-Amand-Montrond”, précise Paul Mercier. Cette étape aux confins du Bourbonnais et du Berry n’a pas manqué d’inspirer l’écrivain…Le Tome II est répertorié dans la sous-Rubrique Bourgogne – Littérature. 

• PAUL Jean : Les volets sont fermés, les fenêtres sont ouvertes. 1 vol. br, 180 p, Imprimeries Réunies (Moulins), disponible sur le site de la revue Terre des Bourbons, 12 €

Blank 3D illustration of book cover mock up.► Jean Paul est le pseudonyme d’un Bourbonnais d’un certain âge. Au soir de sa vie il a ouvert son journal intime pour la période de 1967 à 1981, du départ du général de Gaulle à l’arrivée de François Mitterrand. À travers les pages de son livre on apprend sa vie pendant ce temps… et ses arrangements avec le fait qu’il est bourgeois, catholique et homosexuel. On découvre comment il chemine avec difficulté entre son psychanalyste, ses parents et son confesseur. Imperméable à leurs conseils de choisir la voie d’un mariage de convenance il cherche, se cherche et se tourmente durant de longues années. La mort approchant, il veut en parler et témoigner de ce qu’il a vécu ou de ce qui l’a empêché de vivre pour être apaisé. C’est ce qu’il a fait avec son livre Les volets sont fermés, les fenêtres sont ouvertes. “Parfois c’est triste, parfois drôle,mais toujours si bien écrit ”, note Stefan Lunte, dans l’Aurore du Bourbonnais, (14 juin 2019). Ce livre a été présenté au public moulinois le 17 juin par Christine Devailly, professeur de philosophie

• PERRIN Roland : Antoinette et François, compagnons du Général Desaix. 1 vol br, 154 p, édition disponible sur Amazon, 14 €

Couverture livre broche R PERRIN►François est né le 15 août 1768 à Châteauneuf-les-Bains. Deux jours plus tard, c’est Louis-Charles-Antoine Desaix, le futur Général, qui vient au monde au château d’Ayat. Amis d’enfance, nourris au même sein, ils resteront proche l’un de l’autre. François et Antoinette, son épouse, quittent les Combrailles pour suivre le Général Desaix dans toutes ses campagnes militaires, au service de la Révolution puis de Napoléon, dans l’Est de la France, en Egypte et enfin en Italie jusqu’à Marengo. Né à Servant, dans le Puy-de-Dôme, Roland Perrin  y a passé  toute son enfance. Technicien de formation, il a ensuite  été agent des méthodes puis responsable de production à l’usine Landis et Gyr, à Montluçon. À l’heure de la retraite, il s’est mis à l’écriture, d’abord sous le pseudonyme  d’Henri-Alexis Sol puis sous son propre nom. Il est l’auteur de plusieurs romans ayant pour cadre la Combraille. On lui doit notamment “Louis et Marie, fermiers à Neuf-Eglises”, “La famille Fleurdépine, de la vigne d’Huriel aux usines de Montluçon”, “Aurélia et Fabien, trois histoires dans les Combrailles”… Il s’est aussi attaché à décrire son expérience professionnelle, avec “Landis et Gyr, la fabrication des compteurs d’électricité en 1970  à Montluçon”.

 • SEBBAR Léïla : Dans la chambre. Préface de Michelle Perrot. 1 vol. br, 120 p, éd. Bleu Autour, coll. D’un lieu l’autre, 15 €.

Z SEBBAR-CHAMBRE-UNE-2La chambre close qui enferme dans le harem et le studio photographique, la confrérie et l’asile, l’hôtel et le bordel, le foyer des chibanis, la laverie et la prison… La chambre d’amour fou, interdit, clandestin, tarifé, criminel… Le lieu de l’aventure immobile et vagabonde, intime, secrète, érotique, meurtrière…On est au XIXe, au XXe et au XXIe siècles, entre Orient et Occident, entre Alger et Lyon, Constantine et Marseille, Oran et Paris, Ténès, Lille, Clermont-Ferrand et Rochefort.  Des histoires minuscules dans la violence de l’Histoire, toujours présente chez Leïla Sebbar. Faisant écho à la fameuse Histoire de chambres de la préfacière, l’historienne Michelle Perrot, elles disent autrement la vie, l’amour, la mort dans la chambre, et témoignent d’un grand talent de nouvelliste.   Leïla Sebbar, qui a quitté l’Algérie pour la France en 1961, est née d’une mère française et d’un père algérien. Romancière et nouvelliste, traduite dans de nombreuses langues, elle est aussi l’auteur d’ouvrages autobiographiques, dont Je ne parle par la langue de mon père et L’arabe comme un chant secret, réunis dans un même volume (Bleu autour, 2016).

• TÉNOR Arthur : Nano-Mutants : le réveil de Zeus. 1 vol. br, 200 p, éd. du Rocher, 9,90 €.

51ZMSNSETkL._SX336_BO1,204,203,200_Victor Chambor, élève de Cinquième, a deux amis singuliers, quelques difficultés avec les maths et une passion dévorante pour les super-héros. Il les connaît tous et donnerait tout l’or du monde pour devenir l’un d’eux. Quand, un soir, alors qu’il sort du collège sur son vélo customisé, il aperçoit trois terreurs du quartier, en train de  racketter un collégien sans défense, il n’écoute que son cœur… et fonce !  Un acte de bravoure lourd de conséquences qui va le propulser – sans ménagement – dans l’univers ô combien stupéfiant de Zeus, entité nano-cybernétique complètement givrée, enfouie sous la ville dans l’attente d’un nouveau “héros”. Épaulé  par ce maître super-puissant, Victor se jette à corps perdu dans la résolution d’une étrange affaire policière où il aura tout le loisir d’expérimenter – ou de subir ! – l’étendue de ses incroyables surcapacités. Une aventure cocasse menée à cent à l’heure et qui maltraite joyeusement le mythe du super-héros. Arthur Ténor qui est déjà l’auteur de plus de cent romans, livre des récits qui mêlent action et suspense, tendresse, humour et fantaisie.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• DEBRIETTE Pierre, LAURENT Dominique : La forêt domaniale des Prieurés de Grosbois. 1 vol. br, 224 p, illustrations n-b et couleur, cartes, éd. Groupe de recherches archéologiques et Historiques Centre Allier-GRAHCA, 18 € (25,90 € franco).

Principaux thèmes traités : Historique de la forêt sous l’ancien régime – Les conséquences de la réforme des forêts par Colbert en 1669 – Le prieuré de Grosbois – L’exploitation et l’aménagement au cours des siècles – L’occupation humaine – L’administration des Eaux et forêts – Délimitation de la forêt – Les conflits avec les riverains – Milieu naturel – Légendes et contes…

• GOUGAUD Bernard, MAHISTRE Didier : Aux sources de la bicyclette. 1 vol. br, 280 p, illustration, éd. C-Toucom (16 rue de Refembre 03000 Moulins) coll. Vélo-Cyclo, 35 € (en souscription jusqu’à fin juin 2019), 45 € (prix définitif).

Blank book cover isolated on white• Les origines de la bicyclette restent  méconnues voire opaques. Ce véhicule simple et rudimentaire est pourtant une somme d’intelligences humaines. Après cinq années de recherches, d’analyses de documents authentiques, originaux et pertinents, les auteurs nous entraînent dans une folle enquête à l’aide d’indices parfois ténus pour nous en faire découvrir la genèse. Ils ont consulté, trié, étudié et recoupé des milliers d’articles, gravures, lithographies, travaillé plus particulièrement sur les brevets d’inventions allemands, français, anglais, américains, suisses… de 1790 à 1870. Le brevet, au-delà de la protection juridique qui en est le but premier, est aussi en quelque sorte le condensé instantané et réfléchi de l’ingéniosité de son inventeur qui décide de transcrire à un moment très précis son imaginaire, sa vision et ses innovations techniques anticipant ainsi les bouleversements sociétaux. C’est là, dans le descriptif du mémoire et dans les dessins qui l’accompagnent qu’il couche sa subtilité. Après avoir exploré  la somme d’informations extraordinaires et validé les hypothèses techniques, Bernard Gougaud et Didier Mahistre nous livrent ici les sources, les archives et les études dans le contexte des différentes époques, pour nous guider et fonder, à la lumière de celles-ci, notre propre analyse. Preuves à l’appui, la bicyclette, notre bicyclette moderne est née en France il y a 150 ans… Charles Desnos-Gardissal (1832-1882) est le nom de cet inventeur peu reconnu dont on pourra dorénavant  entendre dorénavant parler. Ce livre est aussi l’occasion de découvrir en annexes d’autres éléments dont les vrais faux de l’histoire Michaux.

• LIRIS Robert : Vichy vertigo, une mémorielle damnation. 1 vol. br, éd.  Sydney Laurent, 16,90 € .

téléchargement (2)►“ Cité thermale dite Reine des villes d’eau, Vichy est devenue capitale de l’Etat Français en 1940. Cet essai proche d’une fiction rend compte de “cette tragique aventure”. Pourquoi une “malédiction de mémoire” pèse-t-elle toujours sur la ville et ses habitants ? Une réponse architecturale et artistique propre au charme de la ville d’eau vouée au sport et à la santé, le fait d’une absence totale de monumentalité politique de Vichy-Capitale de l’Etat Français sous l’Occupation, lui permettent de s’être retournée, en majesté, à sa vocation première de Reine des villes d’eau. Vichy, dont les attributs depuis l’époque gallo-romaine sont ceux de l’eau qui guérit le corps, retrouva son éclat et son élan. Avec dix autres villes d’eaux de la Mitteleuropa, Vichy est candidate au patrimoine mondial de l’UNESCO. Vichy-Vertigo est un essai de fiction littéraire destiné à révéler que les épithètes de  Vichy Capitale ou  Gouvernement de Vichy , voire  Régime de Vichy , du fond des mémoires enfouies, raniment le souvenir de l’antique et terrible “damnatio mémorielle” (malédiction de la mémoire). Comment, de Paris au reste de la France et du monde, les strates de l’histoire ont-elles élevé les hauts murs des labyrinthes d’une mémoire sourde imposée à Vichy ? Le guerrier de la Paix du monument aux morts, voile et cache le blason d’une ville dont il ne faut pas altérer l’identité thermale et touristique. Vichy, ville de guérison, ne fut pas une ville de garnison. L’écriture habite l’histoire mais par la transmission citoyenne c’est la mémoire qui est toujours vivante. Interrogée par de nouvelles générations, l’histoire, mise au divan de Clio, voit sa narration enrichie par le questionnement des mémoires enfouies et latentes”. (Extrait de l’avis d’un lecteur publié sur le site de l’éditeur)

• MONCELON Jean : Les chantiers de la jeunesse (1940-1944). L’exemple du chantier n° 39 Charles de Foucauld de Montmarault (Allier). 1 vol. br, 276 p, illustrations n-b et couleur, éd. des Monts d’Auvergne, 25 €.

Z MONCELON CHANTIERS►L’aventure des chantiers de la Jeunesse de France reste typique des années de guerre et d’occupation (1940-44). Elle es née au lendemain de la défaite française, lorsqu’il parut indispensable de regrouper les jeunes appelés de 1940 livrés à eux-mêmes durant les journées de la débâcle. Le général de Lattre de Tassigny aurait souhaité s’y engager, mais c’est au général de La Porte du Theil qu’il revint d’en relever le défi et de la conduire avec fermeté milieu des vicissitudes de cette époque et de la méfiance grandissante de l’occupant, jusqu’à ce qu’il soit arrêté lui-même par la Gestapo, le 4 janvier 1944. Le Groupement 39 « Charles de Foucault » a participé pleinement à l’aventure des Chantiers. C’est la vie même des Jeunes de France et de leurs Chefs, cantonnés huit mois durant, le temps de leur service national, mi-civil, mi-militaire, dans les forêts qui entourent la petite ville de Montmarault (Allier), qui en servira d’illustration. Cet ouvrage est né de la rencontre et de l’amitié entre l’auteur et l’un de ces Jeunes, Raymond Fournier, qui eut 20 ans en 1941, et qui demeure toujours le témoin indiscutable de l’histoire du Groupement 39.

• PAUL Christian : les kiosques à musique en Bourbonnais. Préface de Jean-Paul Desgranges. 1 vol. br, 120 p, format à l’Italienne, illustrations n-b et couleur,  éd. des Monts d’Auvergne, 24 €.

Sans titreÀ travers une riche iconographie actuelle et de nombreuses archives, souvent méconnues, Christian Paul,  invite ici à parcourir le Bourbonnais pour découvrir les nombreux kiosques qui émaillent le département. L’ouvrage met ainsi en valeur le patrimoine subsistant et collecte les traces des édifices, multiples, qui ont aujourd’hui disparu. Christian Paul est docteur en musicologie et histoire de la musique

• PEAUCELLE  Jean-Louis, GUTHRIE Cameron : Henri Fayol, un patron français. 1 vol. br, 328 p, éd. L’Harmattan, 34 €.

9782343165233rDe 1888 à 1918, Henri Fayol dirigea 10 000 personnes dans une entreprise minière et sidérurgique, la Société anonyme Commentry-Fourchambault, une des plus importante du bassin montluçonnais.  Il y a acquis la base expérimentale sur laquelle il a fondé sa théorie de la gestion  qu’il a publiée en 1916, sous le titre “L’Administration Industrielle et Générale”. Le fonctionnement de cette entreprise fut la source de ses idées générales et c’est, pour les auteurs, une source d’exemples pour comprendre sa théorie. Il est considéré, aujourd’hui,  comme l’un des pionniers de la gestion d’entreprise et comme l’un des précurseurs du management. Jean-Louis Peaucelle, ingénieur civil des mines, est professeur en sciences de gestion à l’Université de la Réunion. Cameron Guthrie est professeur associé en sciences de gestion à la Toulouse Business School.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• GLOAGUEN Philippe : Vichy – Auvergne. 1 vol. br, 112 p, illustrations en couleur, éd. Hachette Tourisme, 4,90 €.

1252526304► Ce  nouveau guide qui s’inscrit dans la célèbre collection des Guides du routard, propose de partir à la découverte du patrimoine historique et naturel du pays Vichy-Auvergne. Localisé au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le Pays Vichy-Auvergne est une terre de richesses. On commence bien sûr par Vichy et sa belle architecture thermale. La ville a de quoi ravir également les passionnés d’Histoire ! Mais le Pays Vichy-Auvergne, c’est aussi une terre de nature. Entre les gorges de la Sioule, la forêt des Colettes, la Montagne bourbonnaise, le territoire s’enorgueillit de grands espaces vierges et préservés. On le découvre au fil de promenades à pied, à vélo ou à cheval, ou encore sur l’eau en canoë. Autre point fort du territoire, son patrimoine exceptionnel : outre ses nombreux châteaux (La Palice, Chareil-Cintrat, Effiat, Randan… pour ne citer qu’eux), le Pays Vichy-Auvergne se caractérise aussi par une multitude de villages charmants comme Charroux ou Arronnes, qui  donneront l’occasion de découvrir les produits locaux et une douceur de vivre sans pareil. Enfin, c’est aussi un lieu d’accueil pour toute la famille. Entre spectacles, musées et activités nature, les envies de chacun seront comblées. On trouve dans ce guide toutes les infos utiles pour découvrir le territoire, tous les bons plans pour profiter au maximum de son séjour, les  coups de cœur, depuis les lieux incontournables jusqu’aux visites hors des sentiers battus. S’y ajoutent des adresses soigneusement sélectionnées sur le terrain, des anecdotes surprenantes et, enfin, des cartes avec les adresses positionnées.

 

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• AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ARTIGES Isabelle : Les petits mouchoirs de Cholet. 1 vol. br, 440 p, éd. de Borée, coll.  Terre de poche, 8,50 €.

Z ARTIGES MOUCHOIRSÀ la suite du décès de son père, Louise, 10 ans, suit sa sœur à Paris. Quelques années plus tard, devenue guichetière à la gare d’Orsay, elle rencontre Paul, médecin à l’élégance et au charme certains. Alors que la guerre vient d’être déclarée, il lui propose de le suivre au front comme infirmière. Louise est indéniablement séduite par l’homme et par le destin qui s’offre à elle. Au mépris des remontrances familiales et des convenances, elle part et s’engage auprès de lui. Sa témérité et son sang froid lui valent d’être secrètement envoyée en mission hors de France. Désormais éloignée de son amant, une question la taraude : leur amour fou résistera-t-il à ces nouvelles épreuves ?

• ARTIGES Isabelle : Le temps des vieux moulins. 1 vol. br, 300 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z ARTIGES Le tempsPérigord, 1939. Très attachée à son grand-père, Madeleine aime par-dessus tout passer du temps avec lui à la Haute Métairie. Dans cette ferme qui semble protégée du monde, le vieil homme, pondéré dans ses propos, n’en est pas moins volontaire pour prêter main-forte aux maquisards quand les Allemands débarquent en Dordogne. C’est dans ces temps troublés que la jeune femme va être happée par ce conflit qui détruit tant d’existences. Les camps sont-ils aussi bien définis et marqués que ses parents, fervents communistes, veulent bien le croire ? De ses amours de jeunesse à son amitié indéfectible pour Yvonne, de ces hasards qui n’en sont pas à ces réalités douloureuses, Madeleine va sacrifier sa jeunesse sans perdre son âme.

• BANON Anilore : Braves. Texte bilingue français – anglais. 1 vol. br,  format à l’Italienne, 144 p, éd. de la Flandonnière, 29,50 €.

Z BANON► Le livre des 75 ans du débarquement…En 2004, portée par le désir de rendre hommage aux soldats venus en 1944 combattre pour notre liberté, Anilore Banon avait conçu un ensemble de trois sculptures intitulé Les Braves, qu’elle a installé sur la plage d’Omaha Beach. Le 75ème  anniversaire du Débarquement est l’occasion de raconter Les Braves, de sa genèse à son installation, et de présenter les regards croisés de douze personnalités et grands témoins tels que le philosophe Alain Etchegoyen, le général Boutinaud, en charge des opérations de secours lors des attentats de 2015, de Jean Todt, président de la Fédération Internationale de l’Automobile et fondateur de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, mais aussi de Jamie McCourt, ambassadrice des États-Unis en France, ou de l’anthropologue Yves Coppens… Tous évoquent  la bravoure et le courage d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

• BÈLE GUFFROY DE ROSEMONT Alain : Teilhard de Chardin, théologien malgré lui. 1 vol. br, 180 p, illustrations, éd. Saint-Léger (Le Coudray-Macouard), 18  €

Z BULEPierre Teilhard de Chardin a abordé le livre de la Genèse, en ayant bien à l’esprit son objectif de réconcilier sa foi chrétienne avec son engagement pour la science. Sa lecture de la Bible se fait donc, en pensant au public qui, comme lui, fier des découvertes scientifiques, lit au premier degré, avec l’état d’esprit scientifique, en étant, de ce fait, peu enclin à la lecture symbolique. Or, justement, la Genèse, lorsqu’elle traite du début de la création, a un fort caractère symbolique. Il va donc traverser ces chapitres successifs en contestant une lecture littéraliste, en traduisant chaque personnage, chaque lieu, chaque action, dans une lecture symbolique, significative de ses grandes perspectives. Le nouveau scénario qu’il présente, suite à sa lecture, va donc, non seulement être fidèle à un sens symbolique du texte, mais être compatible avec une compréhension scientifique du monde. L’Écriture Sainte sera respectée, pour tout ce qui n’est pas d’ordre scientifique, mais donnera, dans son actualisation, une image scientifiquement crédible de l’indicible, de l’au-delà. Cette réinterprétation de la Genèse, qui touchera à la Création du Monde, au Paradis terrestre, à Adam et Ève, à la création de l’âme humaine sera suivie d’un résumé de sa vision du Péché Originel et du sens de la Croix, avec le même état d’esprit. On porte donc à son crédit la vision globale chrétienne de l’interprétation actualisée de certaines parties critiques de l’Écriture Sainte, qu’il estime compatible avec la Science de son époque, ce qui régénère la motivation des chrétiens qui croient en la Science, et aspirent à une foi « intelligente et intelligible », à leur époque.

• BENOIST Pierre : Le fils1 vol. br, 240 p, illustrations, éd. de l’Arzalier (Prades), coll. Le testament de Mandrin, 19 €.

La découverte par Claude, au début des années 1990, d’un secret de famille qui s’est transmis de génération en génération…Ce qui l’incite, à la suite d’événements étranges, à vouloir en savoir plus…

• BOUDOU Josette : Les grillons du Fournil. Nouvelle édition. 1 vol. br, 515 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9€.

téléchargementAprès le succès du Printemps d’Antonia, Josette Boudou nous emmène à nouveau dans l’univers familial d’Antonia, femme du XXe siècle, forte et sensible, qui mène sa barque avec ses seules armes : sa foi, son cœur et beaucoup de tempérament… En 1898, elle épouse Antonin Espinasse et devient boulangère, au pied du Sancy. Amoureuse de son mari, la jeune femme apprend vite son nouveau et dur métier, accompagnée par la chanson monotone des grillons, petits compagnons de la nuit du boulanger, nourris de poussière de farine, cricris porte-bonheur, sans qui le fournil n’aurait pas d’âme. Née en 1935 à La Tour-d’Auvergne, Josette Boudou a été institutrice puis directrice d école. Auteur de nombreux romans à succès comme Le Printemps d’Antonia, elle consacre son temps à l’écriture et au journal d’une association : Patrimoine et Culture. Le prix Gandois lui a été décerné pour son roman Le Mur de la destinée. En 2008, elle a reçu également le prix Lucien-Gachon pour Les Chemins de toile.

• BOUDOU Josette : Le printemps d’Antonia.. Nouvelle édition. 1 vol. br, 512 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9€.

rintemps► En 1880, en pleine saison des pommes, naît Antonia, fille du « Maître » Jean Reynaud et d’Eugénie. Autour de la petite Antonia et de sa famille, le hameau mène une vie paisible mais rude avec les domestiques, les voisins, les bêtes … Parfois des drames viennent entacher le cours du temps et assombrir les cœurs. Au fil des saisons, des travaux de la ferme, des traditions et des coutumes, la fillette deviendra peu à peu une jeune femme et devra un jour quitter les siens. À travers cette saga familiale dans la grande tradition du roman de terroir, l’auteur retrace la vie de sa grand-mère Antonia et nous fait revivre les coutumes et les croyances de la fin du XIX siècle dans nos campagnes. Elle dépeint notamment avec une grande justesse la condition et le destin des femmes de cette époque.

• BRAIZE Frédérique-Sophie : Sœurs de lait. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €

Z braizeL’histoire d’un scandale sanitaire survenu sur fond d’années follesNées de mères différentes, les sœurs Baud ne partagent pas un lien fraternel profond. L’aînée, Ferdinande, veuve de guerre, est entrée en condition à Paris. Zoé et Anthelmette, si dissemblables et malgré tout jumelles, accompagnent leurs époux qui innovent pour participer à la grande aventure de l’or blanc. Coqueline, la cadette, est fascinée par la haute société venue en villégiature dans la station, mais elle ne veut pas la servir, elle veut en être. Séduite par Côme, un jeune voyageur qui vante les vertus médicales du radium, elle fonce dans les écueils de l’existence avant de découvrir que des intrigues sournoises sont menées au détriment de son entourage. Les quatre sœurs seront-elles capables de s’unir pour piéger ceux que rien n’arrête ? Roman couronné par le Grand Prix littéraire de l’Académie de Pharmacie 2018. 

• BRUGÈS Daniel : Dictons, proverbes et autres sagesses d’Auvergne. Nouvelle édition. Texte bilingue français – occitan. 1 vol. br, 260 p, illustrations, biblio, éd. de Borée,  7 €.

Z BRUGES “ Le temps est père des miracles”, dit-on. En Auvergnat amoureux et fin connaisseur de son terroir, Daniel Brugès a pris le temps de recenser le “dit” et le “parler” de sa terre natale. Il s’est adonné à une recherche passionnée pour livrer ici les richesses de son terroir en matière de dictons, proverbes et sagesses ancestrales. Les anciens observaient le temps, les gens, les bêtes et la nature en général pour en tirer, à leur façon, repères et règles de vie. En Auvergne, la nature est belle et généreuse… Daniel Brugès est né en 1958, à Neuvéglise dans le Cantal. Il a été instituteur en milieu rural, puis conseiller pédagogique en Arts Visuels à Saint-Flour. Il est à l’origine de plusieurs manifestations culturelles dont la Foire aux Livres de Ruynes-en-Margeride, la Foire aux Métiers d’Art de Clavières ou les   Agrifolies de Neuvéglise. Il est l’auteur de nombreux livres alternant poésie, roman, ethnologie, dessins d’humour, carnets de voyage albums jeunesse…),

• CHAPUIS Nicole : Rue du Bac : Le Pouzarot, Le Puy-en-Velay. 1 vol. br, 32 p,  éd. du Roure, coll. Dire, écrire, témoigner, 5 €.

Sans titreLe Pouzarot. Pourquoi écrire ? Mon moi si important ? Ou pour donner la parole à ceux qui ne l’ont jamais eue, les humbles, les petits, ceux qu’on regarde parfois d’en haut, sous les lentilles déformantes des représentations. Née au Puy-en-Velay, Nicole Chapuis a passé toute son enfance dans un quartier du Puy, rue du Bac, petit Montmartre d’alors, quartier de pauvres gens, mais si riche de vie. Le Pouzarot, d’un côté la misère, de l’autre, la pauvreté. Profondément imprégnée par cette enfance, elle veut laisser trace de ce qui fut une nostalgie certaine, une flèche peut-être aussi, pour un futur meilleur. L’importance de l’enfance, dans ses émerveillements et/ou ses blessures…

• CITERNE  Jérôme :  Yabrir Service : le Cube perdu. Roman de science fiction. 1 vol. br, 320 p, éd. Nouvelle Page (Saint-Étienne), coll. Science fiction, 16,90 €.

yabrir-service-le-cube-perdu-recto-430x705Lorsque le père de Mina trouve la mort dans un coin reculé de la galaxie dans le cadre d’un contrat mystérieux, la jeune femme va se retrouver plongée malgré elle dans une course contre la montre. Héritière de la société Yabrir Service et de son vaisseau, le Luanda, elle va devoir élucider la mort de son père et honorer le contrat qui permettra de sauver sa compagnie de la faillite. Au fil de péripéties qui la conduiront de l’Empire Watiko aux planètes les plus malfamées de la galaxie, Mina sera forcée de plonger toujours plus profondément dans un univers glauque et désespéré. Elle fera face à des complots, des meurtriers et des gangsters galactiques et ni elle, ni les membres de son équipage n’en sortiront indemne car le danger est omniprésent dans la galaxie. Jérôme Citerne,  né en 1986, est professeur de physique-chimie et d’informatique au lycée de Marmilhat, et il est licencié au club de basket-ball de Durtol depuis 1992. Basket et écriture sont vraiment indissociables chez lui : “ Ce sont deux plaisirs , deux passions que je cumule sans aucun scrupule”, aime-t-il à répéter.

CROZES Daniel : Messagère de l’ombre. Livre en grands caractères. 1 vol. br, 570 p, éd. À vue d’œil, coll. 16-17, 25 €.

MESSAGÈRE-DE-L’OMBRE-Couv-AVO-37-768x1181Les noces de Pauline et d’Albéric viennent d’être célébrées quand la Seconde Guerre mondiale éclate. Envoyé au front, le jeune homme n’en reviendra pas. Pauline, jeune veuve sous l’Occupation, aide son père dans la pharmacie de Villefranche-de-Rouergue et fréquente beaucoup son amie Juliette, institutrice, ainsi que son père, libraire. Ils sont de ces rares Français qui, tôt après la défaite, ont refusé de soutenir le maréchal Pétain. Alors qu’une partie des collections du Louvre est transférée non loin, Pauline rencontre un conservateur chargé de protéger ces trésors. Un trentenaire cultivé et séduisant qui, derrière ses activités officielles, est engagé dans un réseau de résistance…Un beau portrait de femme libre met à l’honneur ceux qui, au péril de leur vie, dirent non à l’Occupation.

D’ONAGLIA Frédérick : Mémoire effacées. 1 vol. br, 312 p, éd. de Borée, coll. Littérature, 20,50 €.

Z D'Onaglia Memoires-effaceesDoué d’une intuition hors du commun, le capitaine Léo Sarlat a été mis à pied par sa hiérarchie après la mort de son coéquipier lors d’une opération où lui-même a été blessé. Ce congé forcé est l’occasion pour lui de rendre visite à son père Jeff qu’il n’a pas revu depuis son départ soudain du foyer, il y a vingt ans. Tout juste arrivé en Camargue, Léo croise Iris, une ancienne collègue de la section de recherches de Marseille qui dirige désormais la brigade fluviale et nautique. Un cadavre a été retrouvé dans les fonds protégés de Beauduc par un pêcheur braconnier. Loin de partager la méfiance de ses collègues à l’égard de Léo, Iris est ravie de pouvoir mettre à contribution ses talents d’enquêteur, d’autant que deux nouveaux cadavres sont bientôt découverts…

• DUCLOZ Albert : Une étrange récolte. Nouvelle édition. 1 vol. br, 420 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7,90 €.

DUCLOZ RécolteQui en voulait à Désiré, le bouilleur de cru ? Lorsque son père, exploitant agricole et bouilleur de cru lui-même, périt dans l’incendie de sa maison, la jeune Marie décide d’abandonner ses études universitaires pour reconstruire la demeure familiale et reprendre en main le domaine. Mais les confidences de sa voisine, qui prétend avoir aperçu une silhouette qui s’enfuyait au moment du drame, la taraudent. Elle se convainc vite que cet incendie était un acte volontaire. Aidée par Daniel, son ami d’enfance dont elle est tombée amoureuse, elle se met alors en quête d’indices pour étayer sa conviction…

• DUCLOZ Albert : Les jacinthes sauvages. Nouvelle édition. 1 vol. br, 420 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7,50 €.

Ducloz jacinthesAutomne 1980… Au bout de vingt ans de vie commune, au village de Ventressac, l’amour entre Adrien et Corinne s’est progressivement émoussé. À l’occasion d’une crue dévastatrice de la Loire, au cours de laquelle il s’en est fallu de peu pour que son mari ne disparaisse, Corinne fait la rencontre d’un Parisien. Il s’appelle Mathias. Libraire dans la capitale il a fait le choix de venir s’installer dans le pays. L’attirance de l’un pour l’autre est immédiate, ce qui attise la jalousie d’Adrien qui, en véritable force de la nature, se remet très vite sur pieds.

• FROUART Louis : Prier 15 jours avec Blaise Pascal. 1 vol. br, 126 p, éd. Nouvelle Cité (Bruyère-le-Châtel),  13,90 €.

p15j_blaise_pascal_couv1_siteNC► C’est à tort qu’on entend quelquefois dire le mépris que Pascal (1623-1662) aurait eu pour les sciences après sa conversion de 1654. Jusqu’à la fin de sa vie, il poursuivit ses recherches. Dans ce Prier 15 jours avec Blaise Pascal, on découvre un croyant rempli d’une grande confiance dans l’évolution des sciences et des techniques, il compare dans la préface du Traité du vide l’humanité à un seul homme qui s’instruit sans cesse de ses progrès. Dans l’ordre de l’esprit nous sommes des nains, certes. Mais, “juchés sur des épaules de géants”, nous voyons plus loin qu’eux. Convaincu de la puissance de la raison et de sa capacité à percer les secrets de la nature, Pascal se méfie de l’approche de la connaissance métaphysique de Dieu. La raison pourrait réduire Dieu à n’être précisément qu’un objet métaphysique. Sa conversion, loin d’être une évidence, a été pour Blaise Pascal un long et exigeant chemin. Comme il a dû en coûter à un esprit si pénétrant de se défaire des ornières de la conscience de son propre génie !

• GAMARRA Pierre : Le maître d’école. Nouvelle édition. 1 vol. br, 500 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8 €.

9782812903007-475x500-1Le maître d’école, c’est Simon Sermet, un régent de cette partie de la moyenne Garonne où les coteaux de vignobles bordent une plaine de céréales, de vergers et de champs de tabac. À son retour de la guerre de 14-18, Simon enseigne dans plusieurs bourgades avant de retrouver son village natal et la chère école de son enfance, où l’attend le souvenir d’un maître aimé, une vieille maison où les instituteurs se sont succédé depuis la fondation de l’École publique. Et c’est donc, au fil des saisons, la vie de Simon Sermet, à la fois instituteur et secrétaire de mairie, qui nous est contée : ses amours, ses drames familiaux, ses rêves mais aussi, dans la lente étoffe des jours, la peinture d’un métier passionnant et exemplaire. La vénérable maison d’école où Simon enseigne désormais va devenir l’émouvant symbole de tout ce que ce régent a chéri : l’éducation pour tous, la liberté du citoyen, la paix de tout ce qu’il a défendu au long de sa vie, poursuivant ainsi l’œuvre à laquelle des générations d’éducateurs laïques s’étaient dévouées sans compter. Le drame qui culmine à la fin du livre marque l’unité profonde et la générosité de cette vie d’instituteur.

• GAY Marie-Claude : Le serment de Saint-Jean-de-Luz. Nouvelle édition. 1 vol. br, 512 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,20 €.

Electre_978-2-8129-0677-0_9782812906770Saint Jean-de-Luz, 1890. La famille Baïgorry propriétaire d’une fabrique de faïence, règne sur la région depuis la maison ancestrale sise sur les hauteurs de Sainte-Barbe. Mais sous cette sereine façade se dissimulent de terribles secrets de famille. Et tout se complique quand la jeune fille de la maison, Néréa, amoureuse de Bixente, son frère de lait, s’oppose à un père cynique et une mère égoïste. Le jeune homme, amer, s’exile au Mexique.  Convoitée par un vieux marquis, Néréa, désespérée, s’enfuit à Bayonne où l’attend une éprouvante expérience. Son destin la conduit ensuite à Paris dont elle découvre les visages cachés : de l’extrême dénuement au riche milieu de la haute couture en passant par les réseaux du spiritisme…  Pour résoudre l’énigme d’un bonheur perdu, elle repartira vers le plateau de Lannemezan où sévissent de sinistres bandouliers. Cette épopée émouvante et colorée, aussi dépaysante que fidèle dans sa restitution historique, renoue avec les charmes du Pays basque et du Mexique, et nous entraîne du Biarritz de l’impératrice Eugénie au vieux Paris des artistes.

• GEORGES Gérard : Lucie Lumière. 1 vol. br, 140 p, éd. Féryane – Livres en gros caractères, coll. Corps 16, 21,50 €.

Z Georges► Chez les Collange, Lucie est la pièce rapportée, une enfant de l’Assistance publique. Pas vraiment aimée, juste tolérée, elle a bien peu à partager avec sa famille d’adoption, laborieuse et guère aimante, qui vit de la culture de l’ail rose. Lucie, elle, est un vent de liberté et d’insolence, qui adore parcourir la nature avec son ami Clément. Au village de Cussac, à la ferme, partout on dit qu’elle a le diable aux trousses. Parce qu’elle est plus maligne, plus jolie, plus déterminée et, à sa façon, singulière ? Du haut de ses douze ans, Lucie a une révélation : plus tard, elle sera écrivain. Elle quittera la plaine de Limagne, les Collange, l’école… En cette année insouciante de 1963, depuis son village d’Auvergne où tout doit être dans la norme, pour Lucie, la vie est digne d’un roman et elle ne fait que commencer… Le portrait plein de vie de Lucie, petite « herbe folle » de douze ans, adoptée par une famille de cultivateurs auvergnats. Instantanés d’une époque pleine d’insouciance, au rythme des yéyés, et chronique savoureuse d’un village et de ses habitants.

• GLOMOT David: Le trésor du papillon de fer: le livre de raison: Londres, 1666. 1 vol. br, 440 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire poche, 8,50 €.

Z GLOMOTPadraig, géant roux irlandais, est un jeune contrebandier qui croupit dans une prison anglaise, au XVIIè siècle. Auprès de Tull, son geôlier, ancien corsaire, il découvre l’existence d’un fabuleux butin de pirates. Ce trésor, en plus d’une belle quantité de métal précieux, recèlerait un mystérieux livre écrit par un conquistador, ancêtre de Padraig. Suivez les aventures du contrebandier et de ses complices Jethro l’affranchi, Lizzy la prostituée et Salamander le forban sur la piste du papillon de fer. Rôdez sur le port de Bristol, traversez l’Atlantique, affrontez les jungles des Caraïbes et les forêts du Canada, espionnez des sorcières sur la lande galloise et échappez aux chasseurs de primes et aux corsaires. Découvrez, enfin, Londres en plein cataclysme, en cette terrible année 1666 où la ville s’est embrasée… Aurez-vous le courage de vous embarquer à la recherche du fameux Livre de raison ?

• GRAS Joëlle : Le vieux cahier à l’encre violette. 1 vol. br, 140 p, éd. La Galipote (Vertaizon), 18 €.

Z GRASÉlevé par sa grand-mère, Philippe croyait tout connaître de cette mémé Louise qui lui a transmis le respect de la Nature. Mais un jour d’été, alors qu’il revient dans le moulin familial, il prend connaissance d’un vieux cahier rédigé à l’encre violette qui le replonge dans le passé… Un passé dont il ignorait tout. Durant une nuit entière, alors que l’orage se déchaîne au-dessus du moulin, il se remémore son enfance et découvre les tourments des adultes qui lui étaient chers. L’amour qu’il portait à cette grand-mère n’en sera que plus grand, mais lui-même, sortira-t-il indemne de ce voyage nocturne dans le passé alors que l’orage, au petit matin, a fait place à un soleil éblouissant ?

• HÉNAFF Robert : La mélodie du chemin. Regard d’un agronome en marche vers Saint-Jacques. Récit de voyage. 1 vol. br, 300 p, éd. de la Flandonnière, 29 €.

Z HENAFFLent et régulier tel une bonne marche, ce récit de voyage emmène le lecteur  en plein pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Mêlant habilement spiritualité et érudition, Robert Hénaff invite à contempler les paysages et à en apprendre davantage sur eux et sur  les cultures qui façonnent le territoire reliant Le Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port. L’auteur nous invite à prendre conscience de la richesse de nos terroirs, à ressentir la nature, les hommes et leurs activités présents tout au long du chemin. Face à cet hymne à la marche et à la beauté de nos régions, difficile de résister à l’envie d’enfiler ses chaussures de randonnée et de saisir son bâton de marche pour partager, avec lui, un bout de chemin…

• LABORIE Christian : L’appel des drailles. Nouvelle édition. 1 vol. br, 510 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

51qUmCoJ+cL._SX303_BO1,204,203,200_Matthieu regarde Antoine, son père, partir pour l’estive sur des drailles pierreuses. À l’arrivée sur le plateau herbeux, où Antoine Chabrol reste cinq mois, le troupeau atteint quinze cents têtes. Adeline, sa femme, élève seule leurs cinq enfants. Leur vie de protestants cévenols semble immuable. Mais la révolte soulève les paysans épuisés par la misère. Douloureux secrets de famille, mort suspecte, emprisonnement… ils devront combattre pour retrouver le bonheur. Christian Laborie se passionne pour l’histoire et les habitants de sa province d’adoption : les Cévennes. Ses romans sonnent comme autant d’hommages humbles et sincères. Le succès de la saga L’Appel des drailles et Les Drailles oubliées l’a hissé au rang des auteurs incontournables de la littérature de terroir.

• LABORIE Christian : Les drailles oubliées. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

téléchargementLa Grande Guerre plonge la famille Chabrol dans le malheur. Marie, la fille aînée, est de tous la plus affectée : elle perd tour à tour Jérémie, son mari, l’un de ses frères, puis sa mère. Guillaume Donnadieu, le père de son enfant, son grand amour, meurt. Elle doit désormais élever seule son fils. Sa sœur Louise, avec courage, n’hésite pas à braver la tradition pour remplacer les hommes partis se battre. Lucie, sa belle-sœur, laisse son nouveau-né à la ferme pour se lancer à la recherche de Mathieu, son mari, disparu dans l’enfer des tranchées. Face aux tumultes de l’Histoire, les trois jeunes femmes devront prendre en main leur destin et bousculer le cours de leur vie.

• LABORIE Christian : Le Saut du Loup. 1 vol. br, 540 p, biblio, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8 €.

téléchargement► Julien Estérel, jeune instituteur, a choisi les Cévennes pour son premier poste. Nommé dans un rude petit village sur les pentes du mont Aigoual, il sympathise avec Marie, qui exerce chez les filles. Lors de la découverte du corps sans vie de son prédécesseur, les habitants du Saut-du-Loup soupçonnent immédiatement les Carballo, des gitans sédentarisés qui vivent à Forée du bois. Les gendarmes, qui croient à un crime rituel, arrêtent Chico Carballo. Convaincue de l’innocence de son père, la belle Manuella trouve en Julien et Marie des alliés inespérés. Ensemble, ils sont bien décidés à trouver à qui profite la crédulité des villageois.

• LABORIE Christian : Le secret des Terres blanches. 1 vol. br, 390 p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 14,90 €.

Z Laborie  » L’éstranger « , c’est le surnom que les villageois ont donné à  ce fils d’un général prussien qui s’occupe du domaine des Terres Blanches, propriété du baron d’Armanville. C’est  un individu solitaire et taciturne au prénom bien germanique, mais au nom pourtant typiquement local puisqu’il s’appelle Otto Larguier.  » L’estranger  » a fait le choix de mener  la vie simple du paysan dans un village où, dans l’entre-deux guerres, on se méfie des Allemands. Mais pourquoi donc s’obstiner à vivre aux Terres Blanches ? C est  qu’Otto porte en lui un secret qui le hante : il est le fils d’un général prussien qui a été incorporé dans l’armée allemande durant la grande guerre et qui a tué un Français portant le nom de Ruben Larguier… C’est ce secret qui le conduira jusqu’à la séduisante Marie. Ensemble, ils découvriront ce qui les lie tous deux à ce lieu envoûtant.

• LACOMBE Michel : La bonne école. Nouvelle édition. 1 vol. br , 610 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,95 €.

La-Bonne-ecoleThomas a su, dès son plus jeune âge, ce que veut dire l’expression “aller au charbon”. La dure vie des mineurs ne laisse pas de place pour l’éducation. À dix-huit ans, il prétend maintenant à une meilleure existence et veut devenir contremaître. Avec l’aide d’Émeline, la fille d’un passementier avec laquelle il entretient une relation secrète, il apprend à lire et à écrire. Mais un grave accident contrarie ses ambitions. Michel Lacombe a toujours écrit, et le succès lui vient dès son premier roman, Le Retour au mas, couronné par le prix des Automnales de Sury-le-Comtal en 1999. Depuis, ce passionné d’histoire, d’archéologie, de préhistoire, de nature et de sciences a publié près de vingt-cinq livres aux Éditions du Mot Passant et du Rouergue. Ces “ romans de vie”, comme il les appelle, où il s’attache à faire ressentir au plus près ce que vivent ses personnages, lui ont valu la reconnaissance d’un lectorat fidèle, ainsi que plusieurs prix littéraires, dont le prix Lucien Gachon.

• LACOMBE Michel : La rebouteuse. 1 vol. br, 260 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €.

Z Lacombre►  Célestin vit avec sa mère Eléonore, une rebouteuse,  au cœur de la montagne, à l’écart du village. Elle soigne les villageois durant les longs mois d’hiver, lorsque  le village se retrouve totalement isolé du reste du monde. Tous les deux vivent de leur exploitation agricole et de la vente des produits fromagers. Aux beaux jours, le paysan peut enfin descendre dans la vallée, non seulement pour vendre ses fromages produits sur les hauts alpages, mais aussi pour retrouver Béatrice qu’il a rencontrée au cours de l’une de ses tournées. Elle est la  fille d’un pharmacien. La jolie jeune femme ne manque certes  pas de prétendants fortunés qui lui font la cour, mais c’est Célestin qu’elle aime, et elle ne se voit heureuse qu’à la ferme, au milieu des animaux ! Les deux tourtereaux n’ont plus qu’une idée en tête : obtenir l’assentiment de leurs parents respectifs pour pouvoir sceller leur union au plus vite. Mais le médecin du village voisin, pourtant éconduit à plusieurs reprises par Béatrice, ne l’entend pas ainsi : il ne supporte pas de la voir s’amouracher d’un jeune paysan, et il s’en prend alors à la mère de Célestin : il va tout tenter pour faire interdire les pratiques de la rebouteuse ! Pourra-t-il parvenir à ses fins en empêchant  Eléonore de pratiquer ses dons …

• LACOMBE Michel : L’heureuse providence. 1 vol. br, 470 p, éd. de Borée, 21,90 €.

Z Lacombe heureuseConfiée toute jeune à un riche couple de Parisiens en mal d’enfants contre une rente miraculeuse pour son père Ludovic, maître du modeste domaine de Kernadic, Gwenn Le Braz devient institutrice après des études brillantes à l’école normale. Alors que depuis dix ans elle n’a plus revu son père, furieux de son engagement dans l’enseignement laïc, elle apprend qu’il est sur le point de vendre ses terres en raison de la construction d’un barrage. À l’annonce de cette nouvelle, Gwenn est parcourue d’une étrange sensation qui va la ramener dans sa Bretagne natale pour venir au secours du domaine… Michel Lacombe est né en 1952 à Saint-Etienne dans la Loire. Installé depuis plusieurs années en Ardèche du Sud, il se consacre désormais à l’écriture de ses romans…Ambiance régionale, paysages et sa­veurs de la nature vraie, personnages attachants et intrigues rurales, émaillent ses récits dans une œuvre de plus en plus étoffée.

• LACOMBE Michel : Les brûlots de paille.. Nouvelle édition. 1 vol. br , 510 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

611sMtbDntL._SX304_BO1,204,203,200_► Élise le savait. Là-haut, les montagnes assombriraient son horizon et l’isoleraient des gens qui coulent des jours plus doux dans la vallée. Là-haut, le travail serait plus dur et les fruits du labeur moins abondants. Oui, Élise savait tout ça, mais pour son Maximin, un honnête homme fort, brave, attentionné, elle était prête à tous les sacrifices. Hélas ! Dans cette ferme perdue, sa vie s’avère plus difficile qu’elle ne l’imaginait. C’est alors qu’un colporteur haut en couleur vient bousculer la routine des jours. Dans ce nouveau roman, l’auteur restitue avec beaucoup d’humanité un monde rythmé par les traditions ancestrales.

• LAPEYRE Bénédicte : La repasseuse. 1 vol. br, , éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7,50 €.

La-repaeuseLes gens parlent, le linge aussi… Mone est repasseuse. Elle est née en 1900 et elle s’éteindra dans les années quatre-vingts. Elle sait tout sur la société sans avoir jamais quitté Senlis. Elle traversera les deux guerres mondiales, découvrira l’héroïsme et la collaboration, mai 68 et Rachmaninov. Entre la décadence de l’aristocratie et l’émergence de la bourgeoisie d’affaire, l’argent change de main mais le luxe inscrit son histoire dans la finesse des tissus. C’est à l’automne de sa vie que l’élégante repasseuse connaîtra le grand amour. Amitiés cruelles, amour éphémère, érotisme, Bénédicte Lapeyre fait découvrir dans son roman un siècle d’intimité grâce au linge et au repassage. Une démarche originale pour ce portrait de femme qui est aussi une grande fresque historique.

• LA FAYETTE Madame de : La princesse de Clèves. Album de BD. Dessins de  Claire Bouilhac. 1 vol. br, 218 p, illustrations en couleur, éd. Dargaud, 24,90 €.

princesse-de-cleves-laÉcrit en 1678 par Madame de La Fayette, « La Princesse de Clèves » est un roman fondateur. La jeune Mademoiselle de Chartres y fait ses premiers pas dans la cour du roi de France, Henri II. Entre cabales, médisances et galanteries, elle rencontre l’amour dans un univers pétri de conventions et retourne à son avantage les idéaux féminins stéréotypés de l’époque (la solitude, le silence, le secret, la retenue, la décence et la discrétion). Le récit propose ainsi une forme de féminisme inédit, dans laquelle l’estime de soi prévaut et la raison triomphe de la passion. Formée aux arts appliqués et au dessin d’animation, Claire Bouilhac a accompagné les débuts des éditions Cornélius en créant, en 1994, le personnage de « Francis Blaireau Farceur » avec Jake Raynal au scénario. Sept albums ont été publiés à ce jour. Toujours avec Jake Raynal, elle a été la première dessinatrice à intégrer l’équipe du mensuel Fluide Glalcial, pour lequel les deux complices ont signé les exploits d’une flamboyante espionne rousse, « Melody Bondage ».

• LAURENT Jean-Paul : La ferme aux loups. Nouvelle édition. 1 vol. br, 510 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

006358782À peine commencée, la Première Guerre mondiale vole à Marguerite, une jeune institutrice, l’homme qu’elle aimait. Une année passe comme un mauvais rêve, laissant la jeune institutrice minée par le chagrin. L’été venu, elle part trouver l’air tonique des montagnes, en s’installant  sur les hauteurs du Forez. C’est là que vit le cousin Désiré, paysan rustre et orphelin dont le cœur bat en secret pour elle, depuis longtemps… Jean-Paul Laurent a exercé divers métiers, de la formation d’adultes à la fonction publique territoriale et à l’exploitation d’une ferme. “La Ferme aux loups”  a été récompensé par le prix Honoré-d’Urfé du roman d’amour.

• LEBERT Karine : Les sortilèges du Tremblay. Nouvelle édition.  1 vol. br , 410 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €

Z LEBERT

► En Bretagne, sur plusieurs générations, une famille de dentellières dotée de pouvoirs de sorcellerie est liée par un mystérieux sortilège aux héritiers du manoir du Tremblay… À la fin du XIXe siècle, la jeune Dairine quitte son Irlande natale pour être dentellière au manoir du Tremblay, à Cancale. Dès son arrivée dans la sombre demeure, elle sent la menace d’une malédiction. Sa rencontre avec Frédéric Le Guen, le propriétaire du domaine, va sceller son destin….En 1903, Manon, la petite-fille de Dairine, dentellière d’exception, est engagée au manoir. Immédiatement, la jeune fille tombe sous le charme de Bertrand Le Guen. Manon court-elle un danger? Qu’est-il vraiment arrivé a Dairine?  Au Tremblay, la malédiction qui poursuit sa lignée n’a pas fini de sévir…

• LEMAIRE Philippe : Les vendanges de Lison.  1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 13,50 €.

Z lemaire Au début des années 1930, Louis Daubert  fait le meilleur vin de la région, sur ses terres de La Louvière. L’avenir du domaine semble tout tracé : il espère bien  que sa fille Lison épousera un vigneron pour pérenniser le vignoble familial. Mais, à quinze ans  Lison quitte le cocon familial. Elle part étudier en ville. Négligeant ses études, elle y mène  une vie de bohème, entre le théâtre auquel elle s’adonne et les séances de pose dans l’atelier d’un sculpteur… Au décès de son père, Lison sait que le domaine est compromis. Elle décide de mettre un terme à l’insouciance de sa vie d’avant et de se battre pour poursuivre l’œuvre de son père. Les obstacles se multiplient et aucun échec ne lui sera pardonné. Parviendra-t-elle à sauver La Louvière ?

• LOUBATIÈRES Clothilde : Hortense et Benjamin Vaurs: Correspondance (1914 – 1919). 1 vol. br, 504 p, éd. de la Flandonnière, 20 €.

Z LOUBATIERESBenjamin et Hortense Vaurs, paysans aveyronnais, subissent la mobilisation des hommes, lors de la déclaration de la grande guerre. De ces quatre années de mobilisation, où ils s’écriront quasiment quotidiennement, nous parviendront plus de cinq-cents lettres et cartes postales. À travers cette correspondance, Benjamin parle des conditions de vie des soldats mais conseille aussi sa femme qui doit gérer seule la ferme et les récoltes. Clothilde Loubatières, leur arrière-petite-fille, en a sélectionné le meilleur, pour proposer un témoignage singulier, plein d’espoir, et touchant de la Grande Guerre.

• MAGNARD Pierre : Pascal ou l’art de la digression.1 vol. br, 64 p, biblio, éd. Ellipses, coll. Philo – Philosophes, 12,50 €.

Z MagnardCette petite collection a choisi d’aller à l’essentiel : les concepts fondamentaux qui seuls permettent de saisir l’unité et la cohérence d’une pensée. Chaque ouvrage de la collection comprend trois parties : un exposé doctrinal – des textes commentés – un vocabulaire. Laissées à l’état de fragments épars et discontinus, les Pensées de Pascal ne doivent pas être lues comme un recueil d’aphorismes, relevant de l’art de la pointe, de la sentence morale ou de la parole prophétique. Elles ont leur ordre propre qui tient à l’impossibilité d’atteindre directement leur objet, un Dieu qui se refuse à s’identifier au premier principe du discours. Cet ordre sera digressif, multipliant les points de vue sur la fin pour la montrer toujours. À la suite de Gérard Desargues, Pascal a médité sur l’art de mettre en perspective, sur la transformation optique des différents tableaux les uns dans les autres, sur la raison commune de toutes apparences. Dès lors, tout devient « figure » d’une réalité unique qui se manifeste dans la sommation de ses différentes expressions. Après avoir proposé dans Pascal, la clé du chiffre une interprétation des Pensées en leur stratégie diversifiée, nous avons voulu en donner aujourd’hui une épure, susceptible de montrer l’essentielle visée de l’ouvrage.

MARTINETTI Anne : L’inconnue de Queen’s Gate. Une enquête de Beth Huntly. 1 vol. br, 240 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

Z martinettiÀ l’entresol du grand hôtel particulier londonien de la famille Hewes, Beth Huntly règne sur les fourneaux et trois servantes, d’une main aussi ferme que talentueuse.  Un soir d’hiver apparemment comme les autres, alors qu’elle se rend au jardin pour, comme à son habitude, fumer discrètement un cigare, elle fait une macabre découverte : le corps d’une femme, inconnue, gît dans le labyrinthe, un poignard planté dans le cou.  Très vite, les soupçons se portent sur le valet indien au service de Lord Hewes. Après tout, n’est-ce pas lui qui a offert l’arme du crime, un kriss malais, au maître de maison ?  Mais Beth ne croit pas à la culpabilité de Rajiv – qu’elle connaît particulièrement bien puisqu’elle partage régulièrement avec lui l’exiguïté de sa petite chambre de domestique…  La jeune femme au caractère volontaire est bien déterminée à découvrir qui a commis ce meurtre. Anne Martinetti est auteure de romans policiers historiques et par ailleurs passionnée de cuisine. Elle s’est ainsi penchée avec succès sur les péchés gourmands d’écrivains, de cinéastes ou de nombreux héros. Reconnue comme une spécialiste internationale d’Agatha Christie, elle intervient fréquemment en France et à l’étranger pour des démonstrations gastronomiques et des conférences.

• MAXIMY Hubert de : La revanche du bâtard. Nouvelle édition.  1 vol. br , 410 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,40 €.

Z Maximiy Fin 1918, Marius Malaguet, comme des millions de poilus, attend la démobilisation qui n’arrive pas. Il irrite sa hiérarchie qui le réforme sous un vague prétexte médical. De retour chez lui, il retrouve Jeanne, sa compagne de toujours. Soutenu par le  Gallu , son quasi-père adoptif, il se met au travail. Cependant Marie, sa mère illettrée, part seule pour la zone de front à la recherche de Johannes Alayel, son amour d’antan et véritable père de Marius. Le Gallu meurt de la grippe espagnole dans les bras de Marius. En Picardie, Marie recueille Uranie, une orpheline de huit ans, et poursuit opiniâtrement sa quête. Elle retrouve son homme…

MAZEAU Jacques : Le vent de la colère. Nouvelle édition. 1 vol. br , 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,60  €.

Z Mazae► Dans quelques jours, Emma connaîtra le contenu de l’héritage laissé par Émile, son grand-père. Nul doute qu’elle recevra la meilleure part. Excepté Margot, la fidèle servante, qui d’autre pourrait y prétendre ? Cette certitude lui permet tous les rêves : rebâtir la maison des Quatre-Vents, devenir la plus riche exploitante de la région… et partir en voyage de noces. Mais Emile n’avait pas dit son dernier mot. C’est par la voix de son notaire que le défunt a choisi de jouer à tous les siens un dernier tour. Un testament, cent fois modifié, dont les termes sont un coup de poignard pour Emma. Non seulement Emile a désigné pas moins de six héritiers, mais parmi eux il y a une fille de joie, un docteur rongé d’une passion secrète, et surtout Marie, l’institutrice avec qui le  » vieux renard  » avait noué une liaison, quelques semaines avant sa mort étrange. Et c’est à elle, cette étrangère, jeune et ambitieuse, que reviennent la maison des Quatre-Vents, son terrain, ses bois, ses champs et ses chevaux ! De toute évidence, la guerre est déclarée entre la petite-fille et l’amante. Ce jour de janvier 1936, un vent de colère vient de se lever sur ce bout de Nièvre. Seul un grand amour pourrait avoir raison de l’orage qui se prépare…

MIGNAVAL Philippe : Terreur en Gévaudan. Nouvelle édition. 1 vol. br, 430 p, éd. de Borée, coll. Polar en poche, 7 €.

Z MignavalL’effroyable bête qui, au XVIII e siècle, avait tué et dévoré une centaine de petits bergers et bergères, est de retour dans les campagnes obscures du Gévaudan. La voilà qui aujourd’hui réitère son parcours meurtrier. La rencontre entre la jeune et troublante Margeride et un fringant scientifique n’y est pas pour rien. Magie noire ou manipulation génétique? Quoi qu’il en soit, si l’on tue ou capture le monstre échappé à ses re-créateurs, on connaîtra enfin son identité, lui qui cristallise tant de mythes, délires et fantasmes à propos de méchants loups, de loups-garous et de vampires. Ce thriller de Philippe Mignaval se fonde sur les cauchemars ancestraux de notre civilisation. Notre Gévaudan intérieur.

• MONJOT Jean-Philippe : Troubles dans le bocage. Roman policier. 1 vol. br, 212 p, éd. Borderlines, 18 €.

68324► Qui a massacré les chèvres de Dubourg, éleveur bio fraîchement installé dans ce village des Combrailles auvergnates ? Les gendarmes ont bâclé l’enquête, Cécile Florac la reprend. Magouilles, omerta, persécutions, l’atmosphère est irrespirable. En conflit avec sa hiérarchie, la flic va devoir démêler des pelotes de haine latente et persévérer, malgré les obstructions, pour espérer aboutir. Librement inspiré de faits réels, ce roman noir raconte un monde rural en crise, l’importance de la terre et la convoitise qu’elle suscite. Jean-Philippe Monjot, journaliste, vit aujourd’hui à Clermont- Ferrand. Troubles dans le bocage est son premier roman.

• MOREAU Julien : Psychose en Limagne. Thriller. 1 vol. br, 152 p, éd. de la Flandonnière, 16 €.

Z MOREAUDavid est le nouveau directeur de l’école élémentaire d’Orcet. Toute la ville est heureuse de l’accueillir et le maire, qui est à ses petits soins, organise même une journée de fête en son honneur. Malgré l’enthousiasme de sa femme et de son fils pour cette nouvelle vie, tout cela lui semble démesuré… Jusqu’au jour où il découvre la documentaliste, morte dans son école.  Des habitants aux attitudes inquiétantes, des morts qui disparaissent, un maire qui semble épier ses moindres faits et gestes, un homme étrange qui rode et enlève les enfants. Tout cela ponctue le quotidien de David qui sombre peu à peu dans la folie, sans parvenir à s’échapper de la ville. En ressortirez-vous sain et sauf ?

• MOSCA Lyliane : Les amants du moulin. Nouvelle édition.  1 vol. br, 490 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z MOSACAMartha et Gabriel forment un couple d’épiciers très apprécié. Avec leurs trois enfants, ils donneraient l’image d’une famille heureuse, si Gabriel ne se montrait pas si jaloux. Il soupçonne son épouse de l’avoir trompé lors de sa captivité en Allemagne. Il est vrai que les grands yeux noirs de Rodolphe, né en 1946, ne ressemblent guère aux leurs, si bleus… Lyliane Mosca est journaliste à L’Est Éclair, et chroniqueuse littéraire dans ce même journal, Elle  a l’écriture chevillée au corps. De sa plume sensible et apte à dépeindre les moindres détails d’une époque, elle a déjà signé cinq romans publiés par les éditions de Borée.

MOULIER Pierre : Dictionnaire passionné et impertinent du Cantal. 1 vol. br, 240 p, éd. de la Flandonnière, 19 €.

Z MOULIERSpécialiste de l’histoire et du patrimoine auvergnats, Pierre Moulier a voulu interroger, à travers ce dictionnaire passionné et impertinent l’image du Cantal, pour tenter de mieux cerner son identité. En plus de 70 entrées, ce dictionnaire passionné et impertinent explore les malentendus suscités par un département qui n’assume pas toujours son hyper ruralité. Ça gratte et ça chatouille, et parfois ça gifle et ça cogne. Attention : l’humour est souvent corrosif et l’auteur ne ménage rien ni personne ! Mais derrière l’impertinence se cache l’amour profond d’un territoire aussi unique qu’ambivalent, et des hommes qui tentent d’y vivre dignement.

• NAVARRO Christine  :La fille aux yeux d’or.1 vol. br , 360 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir,19,90 €.

NavarroAu début des années 1970. Erika Saint-Vallier, une jeune journaliste qui débute dans la carrière, est envoyée dans le département de la Haute-Loire. C’est là qu’elle doit suivre une étrange affaire criminelle, celle  de la voyante dont on a retrouvé le cadavre,  découpé en morceaux. Tous les grands journalistes sont là, car cette affaire de faits-divers cache quelque chose. Erika, belle femme aux yeux d’or, et qui plaît aux hommes, enquête. Elle finira par mettre la main sur des documents qui compromettent nombre d’hommes politiques, tandis que le compte en banque suisse de la soi-disant voyante a été vidé par un inconnu.

• NOVARINO-POTHIER Albine : Grand dictionnaire des superstitions et des présages. 1 vol. br, 300 p, éd. de Borée, 18 €.

Z NOvarinoOn ne connaît pas toujours la signification des superstitions et des présages…Qu’ils soient amusants ou effrayants, de l’étoile filante à l’araignée, sans oublier le chat noir ou le passage sous une échelle…  Superstitions et présages sont intemporels et universels ! Ils font parfois peur, ou se révèlent cocasses et inattendus. Albine Novarino-Pothier propose de partir à la découverte de ce  patrimoine unique, transmis au fil des générations, le tout sous la plume d’une anthologiste de renom. L’auteure est professeur de lettres modernes et elle a écrit plusieurs ouvrages publiés aux éditions De Borée, ainsi que de  Petits Cahiers du certificat d’études, de vocabulaire, de récréations et du brevet (entre autres) parus chez Hors Collection.

PALET Marie de : Le destin de Marie.  1 vol. br, 380 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z de PaletEnfant de l’assistance publique, recueillie par une famille de fermiers, Marie a été chassée de pour s’être laissée séduire. Enceinte, elle se voit contrainte d’épouser Basile pour garder l’enfant. Mais la vie conjugale est loin d’être idyllique. Basile, colérique et versatile, bat souvent Marie. Le voici victime d’un accident de chasse. Marie se retrouve seule avec sa fille pour assumer les travaux de la terre, sous l’œil acerbe et envieux de sa belle-sœur. Elle rencontre heureusement une ancienne couturière qui lui apprend le métier. Une autre vie s’offre à elle, tout aussi semée d’embûches.

• PERRÈVE Paul : La Burle. Nouvelle édition. 1 vol. br,  280 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,60 €.

Z BURLELe journal d’un médecin de campagne. En haute Ardèche, les corps et les caractères, tout autant que le paysage, sont façonnés par la  burle, ce terrible vent hivernal qui glace jusqu’au os. Sur ces terres superbes aux abords hostiles, Paul Perrève a exercé la profession de médecin généraliste pendant douze ans. Douze rudes années à parcourir les mauvaises routes des hauts plateaux, douze années éreintantes, rythmées par les naissances, les maladies, les accidents et les morts des habitants de ces fermes, de ces villages qu’il a appris à connaître, à comprendre et, au fil des saisons, à aimer. Ce livre est un récit passionnant sous la forme d’un journal de médecin de campagne, mais aussi un témoignage unique sur les hauts et les bas d’une vocation, et une déclaration d’amour à ceux que la fortune a abandonnés sur le bord du chemin…

• PROVENCE Nicole : Une promesse si fragile. Nouvelle édition. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z PROVENCE► Camps, dans le Var, en France, 1873. Dans le village niché au pied de la barre rocheuse de Saint-Sébastien, l’activité du feutre tient la première place. Francis Gastellan, propriétaire des deux plus grandes entreprises de la région, l’une de fabrication du textile, l’autre de mise en forme et de décoration de chapeaux, règne sur la vie de ses ouvriers. La belle et charmante Naïs, couturière et fille du contremaître Joseph Caspado, est convoitée à la fois par Francis et par Césaire, les fils du grand patron.  Mais seul l’un d’eux obtient ses faveurs. La jalousie puis la haine animent le cœur de l’héritier du patrimoine familial. L’aîné et le benjamin entament une guerre sourde qui pourrait engendrer des répercussions lourdes de conséquences? Obligée de se soumettre à l’autorité de son père, Naïs se battra pourtant contre vents et marées pour vivre son amour dans les bras de celui qu’elle aime depuis toujours. Les jeunes amoureux réussiront-ils à se libérer de la puissante emprise des conventions et à unir leur destinée…

• RICROS André : Le monde perdu de Martin Trapenard. Nouvelle édition. 1 vol. br, 356 p, éd. de la Flandonnière , 18 €.

Z RICROSAndré Ricros, musicien et conteur cantalien  ouvre son armoire aux souvenirs pour en extraire  36 histoires nouvelles, avec des rencontres, des paysages, des instants de vie ou encore des secrets transmis, à la lueur du cantou. Au cœur de “l’Auvergne profonde et inaltérable”, il est toujours possible de rencontrer des êtres ordinaires et extraordinaires traversant le temps et le monde contemporain. La plume vivante d’André Ricros permet de faire des rencontres intimes, puissantes, angoissantes ou bienveillantes qui permettent d’aborder différemment le quotidien des campagnes d’Auvergne. Dans ces paysages austères et généreux mais jamais atones, l’imagination se dévide comme une bobine de fil et nous entraîne vers un labyrinthe de sensations où l’humour côtoie la folie et la tendresse le drame.

• ROCHE Florence : La bastide du colonel. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Z ROCHE►  L’action commence en 1916, au Chemin des dames…Au cours des combats,  Florimond, fils d’un colonel,  a sauvé Philibert, qui a été  grièvement brûlé au visage. À l’hôpital, il fait plus ample connaissance avec celui qui lui a sauvé la vie et Florimond raconte à Philibert sa vie,  sa bastide et ses vignes dans le midi. Il lui parle Quand celui-ci meurt de la grippe, Philibert, jeune orphelin, ne résiste pas à la tentation de se glisser dans la peau de ce fils de colonel. C’est une toute nouvelle vie qui l’attend à la bastide, au cœur de la Provence viticole. Un cadre presque idyllique, si ce n’était l’attitude étrange de Maria, la femme de Florimond… Il faudra attendre la mort du colonel pour que Philibert fasse une enquête qui le mènera jusqu’en Italie et dans le nord de la France, sur les champs de bataille et dans les cimetières militaires  pour découvrir la vérité…

• ROSA Robert de: Chaos. 1 vol. br, 315 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 19,90 €.

51PMRfOh8EL._SX325_BO1,204,203,200_1999 : année de l’éclipse totale de soleil. Une catastrophe s’abat sur Clermont-Ferrand et sa région. Une épidémie surgie du passé, la peste, affole la population. À la peur s’ajoutent le désordre et les comportements irrationnels encouragés par la crainte de l’an 2000. Mais quand la contamination est maîtrisée, on constate que les morts de quatre victimes sont des meurtres. Le commissaire Marcel Broust et ses adjoints Des Cartes et Spinoza, assistés de la jeune stagiaire Framboise Sagan, passent du rôle d’assistants sanitaires à ceux d’enquêteurs criminels. Leur les amènera à découvrir les agissements d’un parti politique extrémiste, d’une secte promouvant un Ordre Nouveau, de francs-maçons transfuges et de pseudo-chevaliers du Temple.

Z RUIZ• RUIZ Claire, COUDERC Jordanne : La petite maison dans la vallée. 1 vol. br, 32 p, illustration en couleur, éd. de la Flandonnière, 16,90 €.

► Album jeunesse illustré par Jordanne Couderc. Aimée, petite citadine de 8 ans, ignore tout du Cantal et pour des raisons graves s’y voit parachuter pendant les vacances de Noël dans une famille tout aussi inconnue. En découvrant petit à petit la magie du pays vert revêtu de blanc, son séjour va la changer à jamais…C’est le tout premier album pour la jeunesse publié par La Flandonnière.

• SERGUES Odile : Catinou. Roman. 1 vol. br, 210 p, éd. de la Flandonnière, 16 €.

Z SERGUESPour ses vacances d’été, Catinou revient passer quelques jours dans la maison auvergnate dont elle a hérité de ses parents, à Thuilac, petit hameau à côté de Vic-sur-Cère. Elle y vient surtout pour trouver des réponses à ses questions : à Noël dernier, dans cette même maison, elle a retrouvé une lettre mystérieuse écrite par son défunt père. Dans cette lettre quasiment indéchiffrable, son père évoque une grotte dans laquelle ils doivent se rendre et des choix décisifs à faire.  Depuis, cette lettre l’obsède et elle est bien décidée à découvrir de qui elle parle et à qui elle s’adresse. Aidée par Melvin son nouveau voisin, elle mène alors une véritable quête à travers le Cantal. Mais est-elle vraiment prête à découvrir la vérité que son père lui a caché toute sa vie ?

• STEVENSON Robert-Louis : Voyage avec un âne dans les Cévennes. Traduit de l’anglais par Thierry Cruvellier. 1 vol. br, 212 p, illustrations, éd. Alcide (Nîmes), coll.  Découverte – Littérature, 6 €.

livre_affiche_402Auteur de “L’île au trésor”, mais aussi de “L’Étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde”, R. L. Stevenson, accompagné de son ânesse Modestine, parcourt les Cévennes en 1878 et publie l’année suivante son récit  Voyages avec un âne dans les Cévennes…Né en 1850, à Édimbourg, il souffre dès son plus jeune âge de problèmes respiratoires qui le pousseront toute sa vie à chercher des cieux plus cléments. Il se consacre très rapidement à l’écriture, abandonne des études d’ingénieur pour le Droit. Bien que  reçu au barreau en 1875, il n’exercera jamais la profession d’avocat. Dans un  contexte de dépit amoureux, il organise son périple en Cévennes, d’où il revient avec une littérature de voyage inédite, un journal de commentaires érudits et introspectifs. Les observations sont fines, l’écriture très visuelle. Voyage avec un âne dans les Cévennes demeure un livre de référence de la littérature de voyage. Ce périple inaugure également un tourisme nouveau. Le chemin de Stevenson, randonnée fameuse connue sous le nom de GR70, est parcouru chaque année par des milliers d’amateurs.

•TAILLANDIER François : Mémoires de Monte-Christo. 1 vol. br, 390 p, éd. Libretto, 10,70 €.

Z TaillandierFrançois Taillandier revisite la célèbre destinée d’Edmond Dantès, le héros d’Alexandre Dumas. Il le fait par le biais de ses mémoires imaginaires, dictés par Dantès, à un moment de sa vie ou il lui est désormais loisible de jeter un regard distancié sur ce qu’a été  son propre destin. Entre évasion et vengeance, il s’est écoulé 9 années durant lesquelles il explique comment il a mûri sa vengeance,  tout en racontant ce que devient sa destinée, une fois qu’il a accompli jusqu’au bout sa vengeance. Bref, Le Comte de Monte-Cristo réécrit : l’auteur, fasciné par cette histoire depuis l’enfance, explore à sa façon l’un des mythes les plus populaires de la littérature mondiale.

Z TOURNAIRE• TOURNAIRE Éric : L’indien, le maréchal et l’empereur. Roman policier. 1 vol. br, 148 p, éd. de la Flandonnière, 13 €.

► Napoléon III, ou plutôt son figurant actuel est à terre : perforé au niveau de la poitrine il vient d’être assassiné. Le gendarme Mattounet va mener une enquête déjantée sur fond des fêtes de l’Empire, à Vichy. Il se lance, accompagné du sosie du Maréchal Pétain, à la poursuite de son suspect principal, un étrange Indien Lakota. C’est a quatrième enquête conduite par le  gendarme Mattounet.

• VALLÈS Jules: Les enfants du peuple.  Édition établie par François Marotin. Préface de  Julien Lemer. 1 vol. br, 146 p, éd. Paléo (Clermont-Ferrand), coll. La Collection de sable, 25 €.

Les-enfants-du-peuple (2)Avec sa tête volumineuse, fourrée d’une plantureuse forêt de cheveux prodigieusement noirs, sont front saillant, son nez un peu tourmenté, ses yeux d’un noir de jais, passant tour à tour de l’expression la plus menaçante à la vivacité la plus éclatante et la plus lumineuse, puis à la douceur la plus veloutée, avec son teint brun mat, ses lèvres charnues, ses pommettes énergiquement modelées, ses sourcils épais et mobiles, son cou robuste attaché solidement sur des épaules d’une carrure puissante, ses mains relativement petites et soigneusement entretenues, sa grosse voix d’une sonorité formidable, Vallès offrait un mélange de rudesse et de distinction natives.

• VERRIER Michel : Les vents de la colère. 1 vol. br, 460 p, éd. de Borée, 20,50 €.

Z VERRIER► Gilbert Champaillet et son fils François ont toujours vécu dans leur ferme. Alors qu’un projet de parc éolien est en passe de se concrétiser sur leurs terres, l’un et l’autre se demandent s’il doivent l’accueillir comme une chance ou comme un sujet de discorde qui pourrait désunir leur famille. En effet, Agnès et Julie, les filles de Gilbert, semblent bien déterminées à s’opposer à la construction de ces éoliennes qu’elles considèrent comme néfastes. La négociation avec Joachim Mayer, l’ingénieur allemand chargé de leur présenter le contrat, s’annonce tendue. Mais les uns et les autres sont loin de se douter de la découverte surprenante qu’ils vont faire à l’occasion de ce rendez-vous. Une simple photographie posée sur un rebord de cheminée, un visage qui n’est pas inconnu à l’ingénieur : une simple coïncidence ? Joachim Mayer voudrait en avoir le cœur net. Et il va devoir se plonger dans le passé de la personne qui lui est la plus chère, sa grand-mère Irma.

◘ HISTOIRE- DOCUMENTS

• BERGOUGNOUX Luc : Esplantas, un château en Gévaudan. 1 vol. br, 34 p, illustrations, éd. du Roure, 8 €.

8398 couverture esplantas-HD►   Aux portes du Gévaudan qu’il garde depuis bientôt huit siècles, le château d’Esplantas invite à la contemplation et au voyage. En explorant sa mémoire sur les traces de ceux qui y vécurent, c’est la riche histoire d’une région rude et fascinante qui se révèle entre tragédies et renouveaux. Ce sont aussi des trésors, petits et grands que découvriront, à l’abri de ces murs, les curieux qui prendront le temps d’y flâner. Ce livre est un guide qui offre au lecteur quelques-unes des clés de la forteresse afin de nourrir son imagination. Trois personnages étonnants ont marqué le site de leurs empreintes. Le château d’Esplantas, en Haute-Loire est un lieu vivant qui se dévoile au fil des pages. Natif de Haute-Loire et amoureux de son riche patrimoine, Luc Bergougnoux est professeur d’histoire-géographie à Nevers. Il est également l’auteur de romans policiers parus aux Éditions du Roure.

• BOURDIN Anne- Marie, BOURDIN Philippe, EHRARD Jean, ROL-TANGUY Hélène (sous la direction de) : Gilbert Romme, Correspondance : Tome 3 : 1786-1788. 1 vol. br, 740 p, annexes, biblio, index des noms de lieux et des noms de personnes, illustrations, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal,  35 €.

Z ROMME CORRESPONDANCE 3 (2)► Ce troisième volume de la Correspondance de Gilbert Romme marque une nouvelle étape de sa vie durant laquelle il poursuit son engagement de gouverneur auprès de Pavel Stroganov. 246 lettres permettent de suivre leur retour en Suisse et en France d’août 1786 à décembre 1788. Fidèle à son engagement pédagogique, Romme choisit Genève comme lieu d’études et entretient des relations suivies avec les scientifiques de la cité, dont Pictet. Se pose à cette époque le problème de la pratique religieuse de Pavel faute d’une église orthodoxe dans la ville, d’où des échanges tendus avec le pasteur Vernet. Or, Romme entend former un jeune Russe progressant aussi dans sa langue maternelle. Les voyages font partie de la formation : en 1787, ils en font un dans les Alpes puis en Alsace avec Démichel et Grigori Stroganov. En 1788, tous vont commencer par passer une partie de l’été à Riom où les jeunes gens entrent en contact avec la vie provinciale et sympathisent avec la famille de Gilbert. En août, Romme et son élève partent pour Lyon et sa région. Ils regagneront Paris fin 1788. Commence alors une période marquée par l’accélération des événements révolutionnaires : nous réservons au quatrième volume de la Correspondance les années 1789-1790, les dernières vécues ensemble par Romme et Pavel. Anne-Marie Bourdin, Philippe Bourdin, Jean Ehrard et Hélène Rol-Tanguy forment l’équipe Gilbert Romme de l’Université Clermont Auvergne. Les travaux de ce groupe, qui réunit des spécialistes d’histoire, de littérature française et d’études slaves, s’inscrivent dans les programmes du Centre d’Histoire “Espaces et Cultures”.

• BOURDUGE Ludivine : Le Puy-de-Dôme, une affaire de familles. 1 vol. br, 156 p, illustrations en couleur, éd. Revoir (Mirefleurs), 24 €.

le-puy-de-dome-une-affaire-de-famille-ludivine-bourdugeDans cet ouvrage, une vingtaine de personnalités puydômoises retracent leurs parcours dans différents domaines : sport, show-biz, entrepreneuriat, art, cuisine…C’est également l’occasion, pour eux,  d’évoquer leurs familles et les liens qu’ils ont pu tisser  avec le département. Après une licence de Lettres Modernes, Ludivine Bourduge a buté son parcours professionnel dans l’univers du livre en devenant tout d’abord libraire, puis commerciale au sein des Editions Revoir. Elle est actuellement journaliste au Semeur Hebdo et Le Puy de Dôme, une affaire de familles”  est son quatrième ouvrage.

 • Les Boutières en histoire : n° 12 (2019). 1 vol. br, 208 p, éd. du Roure, 21 €.

BOUTIERES On peut se demander, au moment où se pose la question de l’identité territoriale, comment les Boutières ont traversé des siècles d’histoire. Ce pays aux lignes sinueuses dont le Rhône forme la base et dont le sommet touche les massifs du Mézenc et du Gerbier-de-Jonc, est un pays de contrastes auquel la rivière l’Eyrieux apporte une certaine unité. Roger Dugua et un collectif d’auteurs présentent l’édition 2019 de “Boutières en histoire”, avec pour thème dominant : l’eau. Au fil du temps, les habitants des Boutières ont eu recours à elle pour leurs propres besoins, pour irriguer leurs terres, et ont utilisé sa force pour les moulins, l’industrie de la tannerie ou du moulinage. Alain Amsellem présente l’Eyrieux, une rivière coléreuse mais dont le Boutiérot a su maîtriser les débordements. Albert Roche s’intéresse à la Rimande, rivière frontière entre le Velay et le Vivarais du haut Moyen  Âge. Émilie Comes-Trinidad aborde ici la gestion de l’eau dans les châteaux forts dans le bassin versant de l’Eyrieux. Jean Dussaud étudie les principaux ponts du bassin de l’Eyrieux qui ont permis aux hommes de traverser les cours d’eau et au chemin de fer de franchir des vallées. Avec l’histoire industrielle des Boutières, Michel Verrot, revient sur l’activité du moulinage dans la vallée du Talaron et l’âge d’or de l’industrie de la soie. Hormis le thème dominant de l’eau, “Les Boutières en histoire” aborde aussi la délicate question de l’occitan. À noter également : Le retour des prisonniers à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un travail complété par le récit plus pacifique du jumelage franco-allemand- Le site de la Fare, commune de Saint-Andéol-de-Fourchades avec son oppidum gaulois et beaucoup d’interrogations pour ce village appelé aussi “Camp de César”.

• CARON Jean-Claude, PONSARD Nathalie (sous la direction de): La France en guerre : cinq années terribles : 1792-1793 ; 1814-1815 ; 1870-1871 ; 1914-1915 ; 1939-1940. Actes du colloque La France en guerre : cinq années terribles organisé à l’université Blaise Pascal, Maison des sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand, 16-17 juin 2016. 1 vol. br, 415 p, éd. Presses universitaires de Rennes, 29 €.

jean-claude-caron-et-natahlie-ponsard-la-france-en-guerre-cinq-annees-terribles (2)Revisiter la notion d’année terrible telle quelle avait été forgée par Victor Hugo pour désigner la séquence allant de la déclaration de guerre de juillet 1870 à la fin de la semaine sanglante en mai 1871, tel est l’enjeu de cet ouvrage collectif. Fondé sur une approche transpériodique et transdisciplinaire, il invite à une réflexion sur les processus de désignation et les usages de ce chrononyme d’année terrible. Cinq séquences d’entrée en guerre ont été retenues afin de les comparer. Comment les historiens questionnent-ils cette notion polysémique ? Interrogeant les paradigmes de ces moments de basculement dans une autre temporalité, ils en définissent l’échelle la plus pertinente pour capter la perception des contemporains face à cette expérience traumatisante qui bouleverse les repères. Pour cela, ils analysent les traces scripturales, visuelles, matérielles produites par les contemporains, figures en vue comme anonymes.  Mais cet ouvrage propose aussi une réflexion sur les processus de construction mémorielle de ces années terribles, en termes de filiations comme de décalages, avec l’objectif de leur instrumentalisation politique.

• CHAUSSIDIÈRE Patrick : Michel Boudon, montagnard et guérisseur. Nouvelle édition. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,90 €.

Michel-Boudon-montagnard-et-guerieur La vie peu ordinaire de Michel Boudon,  à la fois dresseur de bœufs et doté de talents de  guérisseur…Né à Sugères, en Auvergne en 1954, Patrick Chaussidière est l’auteur  de  Sans bruit ni colère, un album de poèmes musicaux. On lui doit aussi  La dernière braconne, ouvrage préfacé par Jean Anglade, ainsi que plusieurs autres romans comme Pauvre bougre (2003), Le grand charroi (2005), Une hirondelle parmi les autres (2008). C’est Michel Boudon lui-même,  qui l’a choisi pour écrire sa biographie car, dit-il : “On voit bien que tu as manié le manche avant le stylo”.

CONSTANTINI Frédérique-Anne,  HUREL Daniel-Odon (sous la direction de) : La Chaise-Dieu : communauté monastique et congrégation (XIè siècle – Fin de l’ancien régime). 1 vol. br, 630 p, illustrations n-b et couleur,  éd. PULIM (Limoges), coll. Histoire, 38 €.

Z CHAISE DIEUCe colloque propose une approche renouvelée de l’histoire de l’abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu (Haute-Loire) en l’inscrivant  dans la longue durée, dans une dynamique née de la confrontation d’un modèle monastique avec la société politique, religieuse, économique et culturelle dans laquelle il s’insère entre sa fondation au XIe siècle et sa dislocation en 1792. Texte d’ouverture de Thierry Pécout – Introduction de Frédérique Anne Constantini – Première partie : la place de l’histoire casadéenne dans la tradition bénédictine –  Deuxième partie : Histoire d’une abbaye et de son réseau –  Troisième partie  Éclairages comparatifs

• DEBERGE Yann, PERTLWIESER Thomas (sous la direction de) : Les fortifications de l’Oppidum de Gergovie Bilan historiographique et  nouvelles recherches (VIe et Ve siècle av. J.-C, Ier siècle av. J.-C. et Ier siècle. ap. J.-C). 1 vol. br, 610 p, annexes, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Terra Mater n° 1, 55 €.

Fortifications_Gergovie_P1Conduits entre 2001 et 2008 sous la direction de Thomas Pertlwieser, des travaux de recherche consacrés aux fortifications de l’oppidum de Gergovie ont permis le repérage topographique d’une grande partie de leur tracé, complété depuis par un relevé LiDAR, et la réalisation de plusieurs fenêtres d’observation destinées à préciser ses caractéristiques architecturales et sa datation. Les connaissances de l’ouvrage défensif ainsi considérablement renouvelées ont mis en évidence l’existence d’une première fortification, datée des VIe-Ve siècles av. J.-C. – renvoyant au modèle classique des remparts à poutrage interne connus ailleurs en Gaule –, et d’un rempart du Ier siècle av. J.-C., associant une large muraille de pierre sèche à de larges éperons disposés sur son côté interne, à intervalles réguliers et rapprochés, suivant un plan d’origine hellénistique. Cet ouvrage propose un bilan actualisé des découvertes réalisées sur l’oppidum de Gergovie depuis le XVIIIe siècle, de ses fortifications mais aussi des vestiges domestiques, funéraires et artisanaux révélés à leurs abords. Ces études témoignent de la participation du bassin clermontois au phénomène d’apparition de centres de pouvoirs fortifiés transalpins au passage des deux âges de Fer, et plus largement de l’occupation de Gergovie dès la guerre des Gaules, en faisant le principal centre de peuplement du territoire arverne tout au long de la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C. et jusqu’à la fin du règne d’Auguste. Yann Deberge est archéologue protohistorien à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), Centre de Clermont- Ferrand. Il a secondé Thomas Pertlwieser sur les fouilles de Gergovie (années 2006 et 2007) et a assuré une grande partie du travail d’étude. Il a dirigé la fouille de plusieurs sites de l’âge du Fer en Auvergne et est l’auteur de plusieurs articles et ouvrages consacrés aux Arvernes. Thomas Pertlwieser est archéologue protohistorien au Département d’archéologie préhistorique et historique de l’Université de Vienne (Autriche). Spécialiste des fortifications de l’âge du Fer, il a notamment travaillé sur les fortifications de Bibracte et du Mont Lassois. Il a assuré la direction des fouilles sur les remparts de Gergovie et est l’auteur de plusieurs articles sur les fortifications de l’âge du Fer.

 • DUGUA Roger : Les Boutières en histoire : Hors série n° 4 : Les Châteauneuf de Rochebonne : dix siècles d’histoire en Auvergne et en Rhône-Alpes. 1 vol. br, 210 p, illustrations n-b et couleur, éd. du Roure –  Comité d’études et de recherches historiques des Boutières, 21 €.

DUGUA RochebonneLe voyageur qui descend de la vallée de l’Eyrieux aperçoit, entre Saint-Martin-de-Valamas et Le Cheylard, sur la rive gauche de la rivière, les vestiges d’un imposant château perché sur un éperon rocheux. Il a été le fief de l’illustre famille de Châteauneuf de Rochebonne qui possédait d’importants domaines en Velay, Vivarais, Forez et Beaujolais. Place forte pendant les guerres de Religion, Rochebonne a été progressivement abandonné avant que la foudre ne vienne achever sa ruine en 1760. Après une description des domaines de Rochebonne situés dans l’actuelle région Auvergne – Rhône-Alpes, l’auteur brosse le portrait de ces hommes qui furent successivement, à travers les siècles, hommes de guerre et hommes d’Église. Roger Dugua, historien des Boutières, cofondateur de l’association des Amis de Rochebonne dont il est aujourd’hui le président, nous invite à découvrir dix siècles d’histoire, ajoutant légendes et anecdotes qui gravitent autour de la famille de Châteauneuf de Rochebonne. L’ouvrage, fort d’évocations, est agrémenté d’une riche iconographie.

• FOUCRAS Sylvain (sous la direction de): Sépultures de chevaux devant Gergovie. Archéozoologie des rituels gaulois. 1 vol. br, 280 p, annexes, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Terra Mater n° 2, 35 €.

Z FOUCRAS► Huit hommes et huit chevaux inhumés, tous installés dans des positions similaires, allongés sur le flanc droit, les défunts reliés par le bras gauche tendu sur le visage. Des fouilles archéologiques mettent au jour à l’automne 2002 une sépulture multiple sur le site de Gondole, l’un des trois plus importants oppida d’Auvergne. Ces recherches révèlent alors une pratique d’inhumation aussi spectaculaire qu’inédite. Cinq autres fosses sont découvertes peu après à proximité, au pied de Gergovie, chacune exclusivement comblée de squelettes de chevaux déposés avec soin, selon des agencements complexes. L’analyse de ces tombes équines montre rapidement de nombreux points communs avec la sépulture de Gondole, et amène les chercheurs à réfléchir à l’hypothèse d’une seule et même pratique rituelle, consistant à inhumer des chevaux par dizaines, au cœur de la cité des Arvernes et sur le lieu même de la bataille de Gergovie. Quelles interprétations peut-on tirer de la disposition des squelettes équins ? À quelles fins étaient ensevelis ces chevaux ? Quels sens donner à ces pratiques d’inhumation ? L’examen des fosses et des squelettes exhumés retracé dans cet ouvrage vous livre les plus récentes hypothèses émises quant à ces énigmatiques pratiques, témoignant de la complexité des rituels perpétrés en Gaule entre la fin du second âge du Fer et le début de la période romaine. Sylvain Foucras est docteur en archéologie et archéozoologue. Spécialiste de la période gauloise, ses recherches s’intéressent notamment à la fonction des animaux dans les pratiques rituelles, funéraires ou religieuses. Il est l’auteur d’une thèse consacrée au rôle des animaux dans la société arverne de la fin de l’âge du Fer et de plusieurs publications scientifiques parmi lesquelles celles des sanctuaires de Corent et de Gergovie. Il coordonne actuellement un programme de recherche consacré au cheval entre la fin de la Protohistoire et le début de l’Antiquité.

GRANDSAIGNE  Jean-Marie : Les Comptes des consuls de Montferrand, 1378-1385. Édition établie par  R. Anthony Lodge. 1 vol. br, XL + 596 p, éd. École des chartes, 60 €.

Z Comptes consulsLes archives médiévales de Montferrand sont parmi les plus riches du Midi de la France et conservent une série très fournie de comptes en langue d’oc, qui s’échelonnent du milieu du XIIIè siècle à la fin du XIVè siècle. Après avoir édité les registres couvrant les périodes 1259-1373, R. Anthony Lodge achève ici la publication d’une comptabilité consulaire exceptionnelle en éditant le dernier des registres rédigés en occitan d’Auvergne (1378-1385), avant que ces écrits administratifs n’adoptent la langue royale. Ce volume est, de ce point de vue, capital pour comprendre les conditions de ce basculement idiomatique. La portée de cet ouvrage est double : il ouvre, dans la lignée des tomes précédents, des aperçus historiques indispensables à la compréhension de la vie et de la fiscalité urbaine au bas Moyen Âge et constitue par ailleurs une source de l’histoire de la langue occitane, tant pour sa variation que pour l’étude des contacts entre français et occitan. Ces comptes sont ainsi une mine pour les philologues et occitanistes, et offrent un matériau inédit pour les historiens de l’Auvergne.

• GRIL-MARIOTTE Aziza :  Chemins de mémoires sur le plateau : circuits autour du Chambon-sur-Lignon.1 vol. br, 64 p, illustrations, cartes, éd. Dolmazon, coll. Carnet du lieu de mémoire, 9 €.

Sans titreCe carnet n°3 du Lieu de Mémoire au Chambon-sur-Lignon propose de découvrir l’histoire du Plateau pendant la Seconde Guerre mondiale de manière originale. Partez à la découverte de sites qui témoignent de la richesse historique de ce territoire à pied, en vélo ou en voiture. Une trentaine de lieux offrent un aperçu d’une histoire complexe et variée. Une carte recense chaque site et les cinq itinéraires sont accompagnés d’une carte qui en retrace le parcours. À travers les magnifiques paysages, entre la Haute-Loire et l’Ardèche, ces itinéraires thématiques – résistance spirituelle, chemins de fuite vers la Suisse, résistance armée, monuments commémoratifs du Plateau – retracent les différentes formes de résistance qui se sont développées entre 1940 et 1944.

• Histoire sociale en Haute-Loire : n° 10 (2019). 1 vol. br, 180 p, éd. du Roure, 15 €.

Histoire social► Dans cet opus, le dixième du Centre d’histoire sociale de Haute-Loire, la diversité des thèmes est toujours de mise. Dans son article “Baptiste Marcet et la Fédération des mutilés du travail”, Georges Chanon retrace la vie d’un altiligérien d’origine modeste, créateur d’une œuvre exceptionnelle : le petit berger d’Allègre,  qui fut d’abord maréchal-ferrant, est parvenu à fonder la puissante Fédération nationale des mutilés du travail. Didier Bourdelin dans son étude sur les  “Routes et voies de communication dans le sud-est du Velay à la fin du XVIIIe siècle” montre comment l’administration des États du Velay réussit à créer le premier réseau de routes au XVIIIe siècle pour désenclaver la ville du Puy, en direction de l’Auvergne, de Lyon et surtout du Languedoc par les Cévennes. Grâce à des documents exceptionnels, René Dupuy, dans son article “Augustin Terle, un “hussard noir de la République” à Prades”, a pu retracer l’essentiel de sa carrière d’instituteur et secrétaire de mairie, percevoir ses engagements républicains et ses efforts pour introduire le progrès, notamment agricole, dans les populations.  Le document “Sous la Restauration, un comité de charité et de surveillance pour “épurer l’instruction primaire”…  est la transcription d’une lettre de 1816, dans laquelle le recteur de l’académie de Clermont-Ferrand expose ses vues pour “ délivrer nos campagnes de ces prétendus instituteurs, docteurs d’anarchie et d’irréligion qui corrompent la jeunesse sous prétexte de l’instruire ”. Dans son étude “Un mal qui répand la terreur” : la variole – Un siècle de lutte pour la vaccination en Haute-Loire”, Madeleine Badiou-Dupuy retrace la longue traque des médecins contre la terrible maladie et les difficultés qu’ils rencontrèrent pour imposer la vaccination. Jean-François Arnould dans “Un maquis noir : le groupe “Georges” à Vergezac” fait le récit du  climat de violence et d’anarchie qui régnait en France au moment de la libération du pays, avec des résistants ou pseudo-résistants, qui ont failli à leur mission et commis des actes d’une rare barbarie. Enfin, dans “Des mines de plomb, d’argent, d’antimoine en Haute-Loire, l’exemple de la mine de Pinols ”,  Bernard Soulier relate l’histoire de l’une des nombreuses exploitations des montagnes de l’ouest du département entre Langeac et Blesle. Dans la vallée de la Gourgueyre, des paysans-mineurs ont exploité de maigres filons de 1890 à 1912.

• JAMET Alain : Albert Paulin ou l’itinéraire d’un parlementaire de la IIIè république. 1 vol. br, 200 p,  éd. Les 3 Colonnes, 17 €.

Z Pauliun

Qui aujourd’hui connaît encore  le nom d’Albert Paulin, cet illustre inconnu que l’Histoire semble avoir complètement  oublié ? Pourtant, cet artisan tailleur autodidacte,  originaire de Sayat,  a été un engagé acharné dans la défense des « petites gens »  dont il a toujours voulu être le « représentant fidèle et dévoué ». Devenu député du Cantal en 1924, Albert Paulin s’efforcera avec la plus grande vigueur, tout le long de ses quatre mandatures, d’améliorer sur le plan législatif le sort des travailleurs. Cette biographie répond à de nombreuses question : quels projets de loi a-t-il défendus ? Est-il l’auteur d’une ou plusieurs lois ?… Constamment réélu, Albert Paulin accomplira 4 mandats et il  deviendra en 1936 le premier vice-président de la Chambre des députés, alors que Léon Blum,  dont il fut un des proches, est à Matignon. Alain Jamet est né en novembre 1966, à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme. Comme Albert Paulin, son aïeul, il connaît un parcours scolaire des plus chaotiques. Puis un jour de l’an 2000, il décide d’être infidèle à son brevet des collèges, son unique diplôme, et de reprendre ses études. En 2014, il obtient son master de recherche en Histoire. Il est

• JOLIVET Bernard : Trésors en Haute-Loire : les peintures murales.  Préface de Martin de Framont. Photographies de Luc Olivier. 1 vol. relié, 192 p, illustrations en couleur, glossaire, biblio, éd. Hauteur d’homme (Vals-Près-Le Puy), 35 €.

Tresors-en-haute-loire-les-peintures-muralesLa Haute-Loire est l’un des territoires de France qui recèle le plus de peintures murales. Le visiteur qui découvre ce département est immanquablement surpris par le nombre, la qualité et la diversité des décors peints qui subsistent encore sur les murs de ses églises et de ses chapelles. Cette richesse est impressionnante, au point que le seul Haut-Allier passe pour figurer au second rang des lieux les mieux dotés du pays, juste après le secteur de Saint-Savin-sur-Gartempe, entre Berry et Poitou, haut-lieu de la peinture murale. Ce contexte singulier est le fruit de la conjonction de plusieurs facteurs historiques au titre desquels on peut noter la puissance du chapitre de Brioude, l’essor singulier du monachisme dans la région à partir du X e siècle ou encore le rayonnement du culte marial du Puy-en-Velay dans l’Occident chrétien.  Plus de trente sites sont visités dans cet ouvrage : cathédrale, basilique, églises, chapelles, châteaux et maisons fortes. Des lieux connus et d’autres plus secrets, comme la Maison forte de Cheyrac à Polignac, dite “ Maison philosophale”, où les scènes semblent murmurer au visiteur la formule du Grand œuvre. Les photographies de Luc Olivier mettent littéralement en lumière ces peintures souvent mal éclairées, perchées dans les hauteurs des édifices. Une abondance d’illustrations qui, à elles seules, constituent un véritable  trésor…(Extrait de  La Montagne)

• LARUE Sylvain : Desfourneaux, bourreau : L’homme du petit jour. 1 vol. br, 360 p, illustrations, éd. de Borée, 21 €.

Z DésfourneauxDerniers maillons de la justice, les bourreaux ont toujours suscité la crainte et le mépris hypocrite de leurs concitoyens, pourtant en majorité fort peu hostiles au châtiment suprême. Ils étaient la face noire de la loi, des hommes aux fonctions taboues dont le fait même d’évoquer le nom relève encore de nos jours du scandale, près de quarante ans après l’abolition de la peine de mort. Dans l’histoire contemporaine, Jules Henri Desfourneaux est probablement celui dont le souvenir est le plus oublié, car le plus honni. Natif de Lorraine, issu d’une longue lignée d’exécuteurs, Desfourneaux devient, à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale, le successeur de son oncle et patron, le fameux Anatole Deibler. Il sera le dernier bourreau de France à faire usage de la guillotine en public, à l’entrée des prisons. Weidmann et Petiot, entre autres, finiront leurs vies sous sa lame. Au total, il a à son actif, entre 1939 et 1951, 190 exécutions, dont celles de Weidman, des frères Vocoret  ou encore du docteur Petiot. Né en 1982, Sylvain Larue a entamé une carrière d’historien autodidacte de la criminalité française et de la peine capitale. Depuis 2004, il a publié plusieurs ouvrages chez le même éditeur, dans la collection “Les grandes affaires criminelles”. Il est également romancier avec  son héros Léandre Lafforgue. Un quatrième tome de ses aventures, “Les mécaniques du crime”,  est prévu en août 2019.

• LEZOTRE Georges Yssingeaux, un lieu, une histoire. 1 vol. br,  144 p, éd. Dolmazon, coll. D’hier et d’aujourd’hui, 23 €.

Z LEZOTRE - Copie► Un livre – guide qui permet de découvrir Yssingeaux  à travers l’histoire de quelques personnalités qui ont marqué son histoire et quelques lieux emblématiques… Qui donc étaient Gustave Poetzsch et son épouse yssingelaise, Marie-Louise Aulagne, modiste réputée tant à Paris que sur les plages de Deauville ? Connaissez-vous « Ma Tête »? Qui sont Alexandre André et son oncle Eugène ? Des rues d’Yssingeaux portent leurs noms aux côtés de personnages illustres comme De Gaulle ou Pasteur, et de compatriotes méconnus tels Emile Maurin, le Docteur Henri Pipet, le colonel de Turenne, Jean Placide, Guy-François de Lagarde… Dans un périple à travers la ville, au détour des artères, des squares et des venelles, cet ouvrage se propose de renouer avec des sites dont le passé mérite d’être retrouvé : les châteaux de Lavée et Treslemont, des bâtisses remarquables comme la « Villa Condamine » ou l’ancienne maison notariale de Louis Liogier de Pieyres… Cet ouvrage remet en mémoire ces hommes et ces lieux qui ont marqué leur temps et permet ainsi au lecteur d’apprécier autrement le patrimoine familier d’Yssingeaux d’hier et d’aujourd’hui.

• MAGNE Olivier : J’ai mal à mon rugby. 1  vol.  br, 256 p, éd. Solar, 18,90 €

téléchargementTous les maux actuels du rugby dénoncés et décryptés par une conscience de l’Ovalie, ancien joueur de Clermont-Ferrand et de Brive. Alors que le nombre de licenciés du rugby progresse dans tous les pays du monde, il régresse en France. Accumulation de blessures graves, voire mortelles, scandales à répétition à la FFR, un XV de France sans projet ni résultats, des clubs du Top 14 qui, depuis le passage au professionnalisme en 1995, en ont déjà intégré les pires dérives… À tous points de vue le rugby français va mal.  Bon nombre de grands anciens en ont fait le constat mais personne jusqu’à présent n’osait prendre la parole pour pointer du doigts ces errements fatals.  Personnalité unanimement saluée pour sa probité et respectée pour son immense palmarès, Olivier Magne a le courage d’être le premier à ruer dans les brancards. Il dresse un portrait ravageur du rugby français mais apporte aussi des solutions pour redresser la barre. Que ce soit en terme de formation des joueurs, que de style de jeu pour l’élite ou même de management au sein de la fédération.

MANGANIELLO Camille, VASSEUR Jessica : Mégalithes et lieux sacrés naturels du Puy-de-Dôme. Tome II. 1 vol. br, 263 p, illustrations en couleur, éd. La Plume de Thot (Chassagne), 30 €.

Camille Manganiello, passionné d’histoire et de géologie,  a  ausculté, à l’aide de ses pendules, près de 64 mégalithes et autres sites sacrés du Puy-de-Dôme. Il affirme voir des vibrations présentes naturellement dans la nature, sous formes de réseaux électromagnétiques ou encore aussi entités issus de tensions ancestrales : « Mon job n’a rien d’exceptionnel. J’ai juste une grille de lecture complète. Comme si je voyais des couleurs en plus. »  Ce chaman des temps modernes et sa compagne, Jessica Vasseur, signent un ouvrage étonnant sur ce patrimoine méconnu que constituent les dolmens, menhirs et autres pierres mystérieuses auvergnates. L’exploration peu commune d’un monde invisible à laquelle on n’est pas obligé de souscrire mais qui offre des informations complètes sur chaque site. Et l’occasion d’un voyage, au cœur de l’Auvergne, des plus dépaysants! (Extrait de La Montagne)

• POMPIDOU Georges : Le nœud gordien. Préface d’Éric Roussel. 1 vol. br, 280 p, éd. Perrin, 17 €.

Z pompidouHumaniste, homme de réflexion et homme d’action, Georges Pompidou a écrit Le Nœud gordien après les événement de Mai 1968. Dans cet ouvrage, le lecteur trouvera avant tout de quoi nourrir ses interrogations actuelles sur l’évolution des idées et de la société. La notion de dialogue, le destin du marxisme, les problèmes économiques et sociaux, ceux de l’Université forment la trame de cet essai politique dans lequel on retrouve la force, mêlée d’une lucidité parfois brutale, de l’homme qui devait être amené à exercer les plus hautes fonctions. Bien plus que d’un testament politique, il s’agit d’une remise en question de l’Homme dans le monde moderne. Le Nœud gordien est un message d’authenticité :  » La République doit être celle des « politiques » au sens vrai du terme, de ceux pour qui les problèmes humains l’emportent sur tous les autres.  » Comme l’indique Georges Pompidou lui-même dans sa préface:  » Ceux qui me liront trouveront à l’état brut et sans aucune adjonction ultérieure divers éléments de ma pensée, telle qu’elle cherchait à se définir au moment où le destin allait me précipiter dans l’action et les responsabilités. « 

• ROCHE Albert : La Mézine : adieu à la race bovine du Mézenc. 1 vol. br, 178 p, éd. du Roure, 18 €.

Roche la mézineLa mézine a disparu depuis cinquante ans. Comme son nom l’indique elle est originaire du Mézenc. Dans ce terroir aux conditions climatiques et géologiques particulières, l’élevage et l’engraissement à l’herbe sont perpétués depuis des siècles. Pourtant on ne sait pratiquement rien sur cette race bovine. Ce qui la distingue avant tout, c’est sa robe, le plus souvent de couleur froment, et son museau rose. La mézine est réputée pour son endurance. Elle possède des qualités précieuses : sa fécondité, sa facilité de vêlage, ses aptitudes maternelles, sa longévité, sa docilité. Bonne laitière, elle est aussi très appréciée pour la saveur de sa viande. De nombreux auteurs du XIXe siècle vont jusqu’à dire que c’est la race la mieux adaptée à la région.  Ce qui va causer sa perte, c’est la recherche d’une productivité supérieure. Les effets de mode excluent les races locales au profit des races spécialisées. La disparition de la mézine illustre l’érosion de la biodiversité agricole en France. L’élimination de cette race locale est une perte irrémédiable du réservoir génétique bovin. Albert Roche est enseignant et poursuit des recherches sur la région du Mézenc en Haute-Loire et en Ardèche. Collaborateur régulier de Boutières en histoire, il a aussi publié : Quand retentit le tocsin, Ardèche 1914-1918 et Le loup, son retour, son histoire, en Ardèche et Haute-Loire.

• SIGURET Catherine : Héros ordinaires. Comment transformer une épreuve personnelle en réussite collective ? 1 vol. br, 240 p, éd. Allary éditions, 18,90 €.

Z Siguret► Huit destins hors du commun. Huit façons de se réinventer. Accident, deuil, maladie, handicap… la vie ne les a pas épargnés. Ils auraient pu rester victimes, mais ils ont trouvé le courage de se relever en montant un projet altruiste. Tournant le dos au malheur, ils ont créé ce qui leur avait manqué dans les moments les plus durs. Refusant l’inertie et la fatalité, ils ont puisé dans la douleur l’énergie de transformer une épreuve personnelle en réussite collective. On leur doit un institut de bien-être pour les corps abîmés ; une loi du code pénal qui condamne la prise de stupéfiants au volant ; une marque de vêtements pour enfants handicapés, ou encore des produits cosmétiques compatibles avec la chimiothérapie… Ils sont des héros du quotidien. Dans ce récit de huit aventures humaines, figure l’histoire  de Martine Lebeau, à l’origine de la reprise réussie de la librairie des Volcans, à Clermont-Ferrand, par  une partie de son personnel.

•  SIMON Hippolyte: Vers une France païenne? Préface de François Taillandier. 1 vol. br, 240 p, éd. du Cerf, 20 €.

2019-04-simon-vers-une-france-paienne-6-5cb74af8b26baSi le christianisme venait à disparaître de la société française, que deviendraient les valeurs fondamentales d’après lesquelles nous vivons depuis des siècles ? Que resterait-il de la laïcité ? De quelles autres croyances délétères verrions-nous l’avènement ? Et avec quelles conséquences pour notre vision de l’humanité ? Cette question, Mgr Hippolyte Simon se l’était posée il y a plus de vingt ans dans un livre devenu un classique. Parce que la situation s’est aggravée, il reprend ici son enquête. Décryptant les crises multiples à l’oeuvre dans notre pays, il discerne les symptômes d’un nouveau paganisme : peur de l’avenir, croyances irrationnelles, soumission à la fatalité au sens du fatum antique, exaltation identitaire… Mais son livre est surtout un appel au réveil des chrétiens, dans le respect de la liberté des consciences, afin de retrouver la puissance de la parole évangélique qui a façonné l’histoire et la culture de l’Europe. Aujourd’hui archevêque émérite du diocèse de Clermont-Ferrand, longtemps vice-président de la conférence des évêques de France, Mgr Hippolyte Simon est un des grands défenseurs de l’alliance entre la foi et la raison. François Taillandier, qui a préfacé cet ouvrage et assuré sa réactualisation, est romancier et essayiste, auteur notamment d’Anielka (Grand Prix du roman de l’Académie française) et plus récemment d’un ouvrage sur Jésus, publié aux éditions Perrin.

• ZECCHINI Laurent : La Fayette, héraut  de la liberté. 1 vol. br, 564 p, éd. Fayard, coll. Biographies historiques, 26 €.

téléchargement► Il y a un paradoxe Lafayette : héros à la réputation quasi immaculée outre-Atlantique, il reste un mal aimé de l’histoire de France. Lafayette est souvent résumé par un cliché –  le “héros des deux mondes”  ou réduit à une caricature : celle d’un personnage vain et naïf, voire d’un traître. Au-delà des apparences et des procès d’intention, Laurent Zecchini restitue la dimension et la complexité d’un homme au destin épique: après avoir joué un rôle si singulier dans la naissance des États-Unis d’Amérique, il a été un personnage central des deux révolutions françaises (1789 et 1830), l’artisan de l’abdication de Napoléon, puis le porte-drapeau des luttes d’émancipation en Europe… Grâce à une approche inédite des archives françaises et américaines, l’auteur dévoile un Lafayette débarrassé de la diabolisation et de l’idéalisation qui ont si longtemps brouillé son image. Certes soucieux de sa gloire, il a été avant tout le héraut de la liberté, dans les combats de la guerre d’indépendance américaine comme dans le maelström de 1789 et au cours des Trois Glorieuses. Par les valeurs qu’il a défendues, il incarne quelque chose de plus vaste que lui-même, des idées qui sont d’une surprenante modernité. Journaliste pendant plus de quarante ans, dont trente-cinq ans au journal Le Monde, Laurent Zecchini a été correspondant dans de nombreuses capitales, avant de se consacrer pendant quatre ans et demi à cette biographie de Lafayette.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

Atlas des chemin de Compostelle : la via podiensis : la voie du Puy. 1 vol. br, 180 p, cartes, illustrations n-b et couleur, éd. Chamina éditions, 15 €.

Z ChamionaEntre le Puy-en-Velay et Saint-Jacques de Compostelle, la via podiensis se déroule sur plus de 750 kilomètres. Au fil des 33 étapes de cet itinéraire entièrement cartographié,   le pèlerin découvrira d’abord le Velay et ses paysages volcaniques, le plateau de l’Aubrac et ses paysages pittoresques, le Quercy et la vallée du Lot, avant d’apercevoir la chaîne des Pyrénées. Une place particulière est tout naturellement  faite à la cathédrale du Puy, ainsi  qu’aux abbatiales de Conques et de Moissac.

•Auvergne : Reconnaître toutes les espèces : 400 fiches, 7 guides en un. 1 vol. br, 260 p, illustrations n-b et  couleur, éd. Artémis (Chamalières) 14 €.

auvergne-reconnaitre-toutes-les-especes► Toutes les espèces que l’on peut voir en se promenant en Auvergne se trouvent recensés dans ce guide à dimension pédagogique. On y trouve pas moins de  400 fiches toutes illustrées de plantes, de champignons, d’oiseaux, mammifères, d’insectes, d’amphibiens et de reptiles. Des planches de dessins permettent au lecteur de comprendre les termes de botanique et de morphologie. Des pages focus visent à l’approfondissement des connaissances : l’adaptation végétale à un terrain hostile, la description d’un milieu unique…

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul: Auvergne 2019. Nouvelle édition. 1 vol. br, 530 p, illustrations en couleur, cartes, plans, index, éd. Nouvelles éditions de l’université coll.  Petit Futé –Guide de régions, 9,95 €

Z Labourdette Terre d’histoire qui a toujours su garder son identité et sa culture, l’Auvergne méritait un guide précis, où seraient étudiés la région dans son ensemble, mais aussi les départements et les différents pays qui la composent. L’ouvrage s’organise autour de 3 points : une étude de la nature, des traditions et de la gastronomie auvergnates, abordée dans la rubrique »Invitation au voyage », une analyse ordonnée, « De lieux en lieux », des villes et des villages des différents départements, et enfin un catalogue pratique permettant aux visiteurs de préparer au mieux leur voyage et de se déplacer facilement en Auvergne.

• COUMES Paul-André : En Haute-Loire : Val d’Allier, Margeride, plateau de la Chaise-Dieu et de Craponne, Devès, vallée de la Loire, Velay oriental, Mézenc, Meygal, vallée de l’Alagnon.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 128 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Glénat, coll. Le P‘tit Crapahut, 12,50 €.

9782344033173-001-T► Une sélection de 52 balades en famille pour découvrir les richesses naturelles et patrimoniales de ce département au cœur du Massif central. Ce guide est une invitation à découvrir ou à redécouvrir la diversité des milieux naturels et le foisonnement du patrimoine en Haute-Loire. L’auteur a dû faire des choix pour trouver un équilibre entre les balades orientées vers des curiosités naturelles et d’autres vers une thématique architecture. Cela dit, les deux sont souvent mêlés. Afin que les enfants en profitent pleinement, les 52 balades proposées n’excèdent pas six kilomètres et les dénivelés n’ont rien à voir avec ceux des Alpes ! Paul-André Coumes est auteur, photographe naturaliste. Il collabore avec la presse magazine et réalise des reportages pour la presse institutionnelle de tourisme et d’entreprise. Il est déjà l’auteur plusieurs guides.

2334811_medium• Destination chaîne des Puys : 30 balades volcaniques : Auvergne et Puy-de-Dôme. 1 vol br, 64 p, cartes, illustrations, éd.  Chamina éditions, 12,50 €.

Aux portes de Clermont-Ferrand, sur le territoire du Parc naturel régional des volcans d’Auvergne, la Chaîne des puys est l’un des symboles du patrimoine naturel auvergnat. 
Composée de 80 volcans aux formes diverses, elle s’étend sur 45 km du nord au sud. Son classement au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en juillet 2018 a renforcé son statut de destination phare du tourisme auvergnat.  Les 30 balades qui composent ce guide  invitent à la découvrir sous tous les angles, se permettant même de s’en éloigner pour mieux l’admirer.

◘ DIVERS

 

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• LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• AGARD Alain : Morgane. 1 vol. br, 192 p, éd. de la Veytizou, 20 €.

morganeAprès une séparation difficile, Morgane, une jeune femme qui est ingénieur, décide de quitter la région parisienne pour aller s’installer dans le sud, accompagnée de ses deux enfants adolescents. Plus facile à dire qu’à faire… Le départ pour Montauban ne s’opère pas sous les meilleurs auspices. Ses enfants s’adaptent difficilement à ces changements de vie  et la jeune femme est mal acceptée par ses collègues masculins. Alors qu’elle est à la  recherche un appartement, son destin croise celui d’un  agent immobilier dont elle tombe éperdument  amoureuse … C’est un véritable  coup de foudre ! Mais l’homme apparaît bien volage. Quelque temps après, il disparaît subitement et l’on découvre qu’il a été assassiné…Commence alors la difficile enquête policière pour élucider le mystère de cette mort…Morgane se retrouve convoquée…

• BERGOUNIOUX Pierre : Hôtel du plaisir. 1 vol. br, 68 p, éd. Gallimard, coll. Connaissance de  l’inconscientLe principe du plaisir, 9 €.

rZ Bergouniouc“Si rien n’est plus manifeste que l’inconscient, depuis que Freud a passé, il résidait bien moins en nous, pour moi, pour d’autres, qu’à notre porte, dans les choses qui nous assiégeaient, leur dureté, leur mutisme, la tyrannie qu’elles exerçaient sur nos sentiments, les pensées qu’elles nous inspiraient forcément”…  Pierre Bergounioux s’explique ici sur un certain éloignement, et d’abord géographique, vis-à-vis de la psychanalyse, que le nom de Freud, gravé dans le marbre au-dessus de l’entrée d’un hôtel parisien, confirmera un peu plus tard.  Il raconte comment il a affronté un trouble profond, étroitement localisé, auquel les remèdes qui pouvaient parvenir du dehors – l’apport de Freud, la méthode analytique, le divan – étaient impropres.

• BERTIN Patricia : Seule en la demeure.  vol. br, 290 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 7,50 €.

Z BERTINAssassinés en plein jour dans une imposante demeure à Sceaux… Cette affaire d’adultère fait grand bruit, d’autant qu’il s’agit d’Alice Dubourg, fille et épouse d’avocats fiscalistes de grand renom, et de François Villon, inspecteur de la brigade de répression du banditisme et meilleur ami d’enfance du mari trompé.La Scientifique n’a relevé aucun indice. Le fils aîné du couple Dubourg, rentré inopinément chez lui, a découvert la scène. Retrouvé errant dans le RER, il a été hospitalisé en état de choc. La police piétine. Mais si l’enquête n’apprend rien sur l’assassin, elle éclaire de sa lumière crue le véritable visage des protagonistes. Les masques tombent tandis que la vie continue. Élisabeth Villon et Henri Dubourg doivent rebâtir un quotidien pour les quatre orphelins, qui n’ont plus qu’eux pour croire en l’avenir. Aucun indice a priori, l’enquête avance lentement… Découvrez un polar psychologique bien mené qui révèle peu à peu la face cachée des différents personnages qui tentent difficilement de reconstruire un quotidien…

BLONDONNET Michel : Les amants de Pompéi. 1 vol. br, 380 p, éd. Albin Michel, 19,90 €.

41x18MVsIiL._SX339_BO1,204,203,200_Richissime héritier, Numerius règne sur d’immenses domaines viticoles de la région de Pompéi. Il vit dans les plus somptueuses villas de cette petite cité devenue le paradis du luxe, de la débauche, la villégiature préférée de l’aristocratie romaine dont il fréquente l’élite mondaine et intellectuelle. Ami de Sénèque et de Pline,  ce patricien éclairé  se montre  pourtant impitoyable dans la défense de ses possessions, dans un temps où le meurtre est monnaie courante. Marié à une beauté gauloise qui s’oublie dans les bras des gladiateurs, Numerius a choisi pour maîtresse  une esclave parthe, future régente de sa vie. A cette femme aimée, il a offert un énigmatique bracelet d’or qui va changer leur destin. Nous sommes sous Tibère, bientôt sous Néron. Les empereurs se succèdent dans un extraordinaire climat de raffinement et de cruauté. Mais dans les profondeurs du Vésuve, la terre commence à trembler. Octobre 79 approche

• BLOT Bernard, FREYTET Alain : Autres Chroniques de Creuse. Illustrations d’Alain Freytet. 1 vol. br, illustrations,  éd. les Ardents éditeurs, coll. Beaux livres, 23 €.

ec6b789d69c85895e675cd940137392e-7cfd5Voici des contes et des légendes, des poèmes et des fables, des dits et des proverbes, des anecdotes singulières, le tout illustré de dessins sans pareils. Les textes ont été rédigés par Bernard Blot, écrivain, poète et conteur ; les œuvres graphiques ont été créées par Alain Freytet, paysagiste et illustrateur de talent. Ces deux compères que lient, depuis plusieurs lustres, une profonde et fidèle amitié, une connivence de sensibilité et de goût pour la nature et un attachement viscéral à la Creuse, réalisent, depuis une quinzaine d’années, un calendrier littéraire : ils en ont choisi six pour ce livre. Ainsi nous invitent-ils, partageant les petits bonheurs et les grandes joies de leurs déambulations coutumières, à la découverte d’un département particulièrement attachant et que ses paysages, ses anciens chemins d’usage, son histoire, son patrimoine et la qualité de ses habitants font inoubliable.

• BORDES Gilbert : La belle main. Livre en grands caractères. 1 vol. br, 350 p, éd. Libra diffusio, coll. Corps 19, 24,50 €.

la_belle_mainDans les années 1960, en Sologne, Solène, étudiante en droit, a-t-elle trouvé en Paul, luthier de vingt ans son aîné, l’homme de sa vie ou… ce père qu’elle n’a jamais connu ? Une fragile rencontre entre deux êtres, hantée par le spectre de l’interdit, les silences d’une mère et les ombres de l’Occupation. La Sologne sauvage avec ses chemins qui se perdent dans les taillis, ses maisons isolées, ses landes incultes… Lors d’une soirée au château de Mauret, la jeune Solène, qui veille sur les enfants des propriétaires, fait la rencontre de Paul, luthier. Il n’est pas riche, plutôt discret, vit intensément sa passion pour la musique et son métier dans un village au bord de la Loire. Leurs regards se croisent, s’accrochent avec la force de ces instants qui changent un destin. Or Paul a un passé, eu de mauvais penchants, a vécu la guerre, l’Occupation. Solène, elle, a été élevée seule par sa mère Josette, originaire de Corrèze.  Quand celle-ci est conduite à l’hôpital dans un état préoccupant, elle se confie à sa fille. Sur sa vie pendant la guerre, son amour pour un capitaine allemand, la honte d’avoir été tondue à la Libération et jetée à la vindicte des gens.  Et, contre toute attente, il semble que les chemins de Josette et de Paul se soient déjà rencontrés…

• BORDES Gilbert: La Garçonne. 1 vol. br, 310 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans  Terres de France, 20 €.

41kotyj15sL._SX309_BO1,204,203,200_On appelait Louison  » la Garçonne « , braconnière solitaire des bois de Sologne en ces années 1930. Presque dix ans plus tard, au terme d’un long exil dans le nord du Canada, elle revient sur les lieux d’un drame qu’elle n’a jamais oublié. A la fois par désir de vengeance et en quête de ses origines… À vingt ans, sa beauté rousse ensorcelante et son indépendance dérangent. Celle qu’on surnomme « la garçonne » aime s’aventurer la nuit tombée dans la profondeur des bois pour braconner. Les villageois s’interrogent : pourquoi cette orpheline est-elle la protégée du puissant comte de Cressey ? Un soir de novembre 1937, deux hommes l’agressent. Un traumatisme dans sa chair qui va bouleverser pour toujours son rapport à la vie, à la mort. Emportant avec elle ses secrets, Louison décide un jour de quitter son village de Sologne. Loin de ceux qui ont veillé sur elle, enfant, loin de ceux qui la haïssent… Et loin aussi de celui qui n’a jamais cessé de l’aimer.  Pour mieux fomenter sa vengeance ? Quand les années noires de l’Occupation auront révélé, parmi les habitants de Saint-Roch, les valeureux et les lâches…

• BORDES Gilbert : Le chat derrière la vitre. Nouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,60 €.

2 BORDESMarie-Laure, fillette maltraitée par sa marâtre, ne trouve de réconfort qu’auprès de son chat, Bunit. Enfin retirée à sa famille pour être accueillie dans un foyer aimant, la petite fille dépérit, elle ne vit que dans l’espoir de retrouver son chat. Chaque soir, à travers le soupirail, Bunit scrute de ses yeux jaunes l’obscurité de la chambre abandonnée par Marie-Laure. Jusqu’à cette nuit où une silhouette paraît… Gilbert Bordes s’empare tour à tour du regard de l’homme et de celui de l’animal, des sentiments de l’un et de l’instinct de l’autre, du point de vue du chasseur et de celui de la victime, dans ces nouvelles où planent les ombres de Colette et de Maurice Genevoix…

• BOTTARELLI Charles : Passions sur les terres rouges. 1 vol. br,  240 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z Bottarelli Quelle fierté pour le jeune Émile Bringuier d’être le premier à conduire le locotracteur, ce nouvel engin qui remplace le mulet pour tirer les bennes chargées de bauxite, de la sortie du puits jusqu’à l’ aire de tri ! C est d ailleurs là q’ il a rencontré la belle Julie, employée à la sélection du minerai. Mais quand il a appris qu’elle était la fille de Silvio Longo, ses espoirs se sont effondrés. Longo…, celui que la moitié du village tient pour responsable, par action ou par passivité, de la mort de son père au fond de la mine. Plus de vingt ans se sont écoulés depuis l’accident, et pourtant les Longo sont toujours des assassins et les Bringuier des salopards. C’est devenu l’ordre des choses, un principe tellement logique qu’une bonne partie de la population l’a même adopté. De là est née une animosité féroce que les deux familles sont tenues d’exercer l’une contre l’autre. Nourris par la force de leurs sentiments, Émile et Julie se sentiront de taille à briser cette muraille de haine et à mettre fin à cet antagonisme qui leur paraît aujourd’hui dérisoire, et, somme toute, ridicule. Irréparable trahison pour les deux frères de Julie, les gardiens du clan, qui vont s’opposer à leur union. Et comme tout peut devenir piège dans l’univers fermé de la mine… Une émouvante et héroïque histoire d’amour sur fond d’aventures sociales et humaines. Charles Bottarelli nous entraîne au cœur des puits de bauxite, là où les maîtres de l’or rouge atteignaient la légende des mineurs.

 • BUISSON Nelly : La théière anglaise. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny poche, 6,50 €.

Z BuissonÀ vingt-cinq ans, Marion vient enfin de décrocher son premier job ! Apaisée, elle s’apprête à louer son tout premier appartement. Pour le meubler, elle compte sur les trésors vintage dont regorge le grenier de la maison familiale. Elle profite de ses dernières vacances pour s’y rendre. Elle découvre, dans une malle remplie d’objets hétéroclites, une théière anglaise – totalement incongrue chez des paysans – qui contient un bijou de valeur et l’adresse d’une femme en Alsace. Personne n’est en mesure de répondre à la multitude de questions qui se bousculent dans la tête de la jeune femme. Elle ne se sent pourtant pas le droit de conserver la broche et elle décide de retrouver la dame pour la lui restituer. Bien que l’affaire s’annonce très compliquée, rien ne la fera renoncer. Parce que le passé n’appartient pas qu’à ceux qui l’ont vécu et que les enfants ont toujours besoin de comprendre, elle ira jusqu’au bout de ses recherches pour connaître la vérité. Elle apprendra qu’il y a dans la vie des rendez-vous auxquels on n’échappe pas, des moments qui surviennent et sur lesquels on s’abuse en croyant qu’ils arrivent par hasard, mais elle est bien loin d’imaginer comment ils feront basculer son destin. Au fil de ses romans, Nelly Buisson a su fidéliser un grand nombre de lecteurs grâce à des histoires originales et fantaisistes, au ton aussi juste que touchant, aux personnages simples et attachants.

• CHAPPE Nicole : Sur les pas d’un enfant en Limousin dans les années 1960. Nouvelle édition. 1 vol. br, 410 p, éd.  La Geste éditions, coll  Geste Poche, 4,95 €.

Z CHAPPE Dans un petit village du Limousin au début des années soixante, Marianne partage son temps entre l’école, sa famille et la ferme. Curieuse et éveillée, elle observe les êtres et les choses qui l’entourent, étonnée parfois, critique souvent, intéressée toujours. Mais à dix ans, finie la liberté ! Marianne entre en sixième au lycée et découvre la vie de pensionnaire. Nicole Chappe porte un regard tendre et émouvant sur un passé à la fois proche et lointain où se mêlent parfums d’enfance et goût du terroir. L’apprentissage des leçons de la vie à la charnière de l’adolescence où beaucoup retrouveront les souvenirs d’une France en pleine mutation. Née à Tulle, en Corrèze, Nicole Chappe est l’auteur de plusieurs romans pour adultes et pour enfants. Elle signe là un témoignage qui séduit par l’authenticité d’une histoire qui est souvent le miroir de la nôtre. Un livre rafraîchissant pour la mémoire, qui pourra éveiller des souvenirs, chez les, jeunes comme chez les moins jeunes.

• CHARBONNEL Catherine : Un oiseau aux ailes brisées. 1 vol. br, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z CharbonnelAnna Marchal est condamnée à deux mois de prison pour dégradation de voiture et menaces verbales contre son voisin qu’elle accuse d’avoir empoisonné son chat. Comme elle n’a toutefois jamais eu affaire à la justice, sa peine est aménagée en travaux d’intérêt général, qu’elle accomplira dans un centre de sauvegarde pour les oiseaux blessés. Après tout, pourquoi pas ? Tant que cela l’emmène loin de ses parents et de cette minable vie qui est la sienne… Une page est-elle en train de se tourner ? La jeune femme l’espère secrètement. Quand elle arrive sur son nouveau lieu de vie, elle est à l’image des oiseaux qui y sont accueillis : perdus et apeurés, ils refusent qu’on les approche. Et elle, se laissera-t-elle apprivoiser ? Au contact des oiseaux et du personnel du refuge, elle retrouve la confiance, ses blessures se cicatrisent peu à peu et bientôt elle pourra reprendre son envol. Mais la vie va se charger une fois encore de bouleverser son existence. Elle ne devra son salut qu’au soutien de Marie, sa logeuse devenue amie, et au vétérinaire du village, Lucas Vannier, qui surgit soudain dans son quotidien. Parviendra-t-elle un jour à vaincre cette solitude à laquelle elle semble irrémédiablement condamnée et à être en paix avec elle-même et avec les autres ?Catherine Charbonnel nous offre une belle et magistrale leçon de vie. Au fil d’une histoire originale, émouvante et haletante, elle brosse avec brio le portrait lumineux d’une femme qui décide de rompre avec son passé pour donner un sens à sa vie.

• FABRE Michel : Un facteur pas comme les autres. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 15 €.

SpechtTrente-cinq kilomètres de chemins pierreux, de prés et de bois pentus, sacoche à l’épaule, voilà le quotidien de Paul, dernier facteur à pied sur l’Aubrac. Quand il est muté là, il arrive de Paris où il assurait le tri dans des wagons postaux. Au village, on se méfie du Parisien surtout quand, en plus de ses tournées, il se met à élever des vaches et à faire commerce des bêtes dans les foires… Mais qui est donc cet homme ? Rien ni personne ne semble l’impressionner, le moindre de ses agissements déconcerte, voire dérange, et il surprend tout le monde par sa hardiesse, son courage, sa générosité. Une vie hautement romanesque au cœur des grands espaces, parmi les plus authentiques de l’Hexagone, qui caractérisent l’Aubrac… Michel Fabre, auteur de La Micheline de 18 h 23, a côtoyé les quelques derniers habitants à avoir connu cette région telle qu’elle était encore il n’y a pas si longtemps. Des mémoires sans faille. Une fiction haute en sentiment et en couleur, réaliste et pittoresque.

• FARINELLI Bernard : Jean Bojko, semeur d’utopie. Préface de Claude Hagège. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, 22 €.

Z FarinelliProposer une nouvelle forme de théâtre ouvert aux citoyens, aux petits, aux oubliés, c’est le pari audacieux que Jean Bojko a gagné. Trop tôt disparu, il laisse aujourd’hui un formidable patrimoine culturel qui continue de vivre.  Dans ses plus grands spectacles, il a impliqué les populations autour de problèmes de société Les 80 ans de ma mère (la vieillesse) Création pour une ouverture vraie (la pauvreté) ; Je suis cultivé, je fais du potager (l’alimentation) ; L’Université des bistrots (l’accès à la connaissance) ; Les Tournées d’alimentation générale culturelle (le commerce ambulant et les services de proximité). Il a également créé un réseau de “ cabinets de poésie générale” et initié tant d’autres projets à travers les campagnes.  Mécanicien du rêve, il a cru aux utopies. Il a réussi à attirer un large public populaire, à être reconnu par les professionnels de la culture comme un avant-gardiste et à être distingué par la presse nationale et des revues internationales.  Son slogan “Gratuit, même pour les riches” en dit long sur son espièglerie. Son œuvre est libre d’être continuée et reprise selon sa volonté affichée de copyleft. Bernard Farinelli, auteur de cet ouvrage, a été invité en l’an 2000 par Jean Bojko lors d’une “rencontre-canon” pour la parution de son premier ouvrage Pour la campagne. Les deux hommes ont partagé les mêmes valeurs et les mêmes combats : citoyenneté, solidarité, monde rural…

• FROUSTEY Jean-Paul : Droit comme un pin. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 15 €.

SpechtClément est le dernier à faire couler la sève des pins, cette larme d’or dont parlait Théophile Gautier. À cette heure, toute la jeunesse abandonne la forêt et part en ville : dans les usines, on propose des conditions attirantes et des salaires réguliers et confortables. Mais lui fait de la résistance pour vivre dans le cadre qu’il aime : au milieu des bois avec mémé Justine. Il se déplace encore avec la vieille mobylette du grand-père. Bien sûr, les filles l’ignorent, et l’on se moque de lui. Mais peu lui importe ! Sauf qu’un jour, il perd son travail, sa grand-mère disparaît et le propriétaire de la maison qu’il habite le congédie. La situation semble sans issue. Il n’a pas d’amis à qui se confier. Pourtant, c’est le boucher du village qui évoque le concours de garde-chasse… Avant même de contacter l’Administration, Clément se prend à rêver : continuer à arpenter la forêt, acheter cette Renault 4 avec l’argent qu’il a découvert dans la boîte à biscuits de mémé Justine. Il est prêt à faire des efforts, même des sacrifices si l’équilibre est à ce prix. Mais est-ce que cela sera suffisant ? Trouvera-t-il la force d’avancer envers et contre tout ? Un roman plein d’amour, de tension et de tendresse. Viscéralement attaché à sa terre, Jean-Paul Froustey plante toujours ses décors au cœur de la forêt landaise, un milieu magique et poétique.

• GIRAUDOUX Jean: Électre. Édition établie par Véronique Gély. 1 vol. br, 352 p, éd. Gallimard, coll. Folio Théâtre, 4,30 €.

Z► Dans la Grèce antique, Électre et Oreste tuaient leur mère Clytemnestre et son amant Égisthe pour venger leur père Agamemnon, roi d’Argos, que ce couple adultère avait assassiné. Ici, le roi est mort, croit-on, par accident. Électre va épouser un jardinier. Surviennent trois fillettes, les Euménides, qui grandissent à vue d’œil, un mystérieux mendiant qui divague, et un étranger qui prend soudain la place du fiancé. Alors, seulement, Électre se met en chasse, cherche d’où vient la haine qui l’étouffe. Elle déterre des crimes oubliés, préférant la vérité à la paix : «À chaque époque surgissent des êtres purs qui ne veulent pas que [l]es grands crimes soient résorbés […], quitte à user de moyens qui provoquent d’autres crimes et de nouveaux désastres. Électre est de ces êtres-là », disait d’elle Jean Giraudoux. Mise en scène par Louis Jouvet en 1937, sur fond de crise économique et politique en France, de guerre civile en Espagne et de montée des périls en Europe, cette «pièce policière» qui mêle l’humour au drame, inspirée tout autant par Euripide ou Sophocle que par Agatha Christie, est une grande tragédie politique moderne.

• LAFAYE Claude : La ferme du vieux château. 1 vol. br, 260 p, éd. Lucien Souny, coll.  Souny Poche, 6,50 €.

Z Lafaye Dans cette jolie bourgade tranquille, l’irruption d’un homme jeune, citadin, pressé et mystérieux, fait sensation. Il s’appelle Jean Laforest. Que vient-il faire, frimant dans sa voiture de luxe, alors que depuis des années aucun Laforest n’est apparu à Mazereix ? De cela chacun se félicite : trop de mauvais souvenirs s’attachent à ce nom ! Jean, récent héritier des maisons familiales, a voulu connaître le village natal de ses parents où dort un secret qu’il soupçonne depuis son enfance. L’hostilité à laquelle il se heurte le déconcerte malgré tout : qu’a bien pu faire le grand-père Eugène, le héros vénéré, pour susciter une vindicte si tenace ? Qu’importe ! Séduit par les constructions ancestrales, Jean décide d’entreprendre leur réhabilitation. Mais, pris par sa profession, il doit engager Isabelle Colin qui œuvrera comme chef de chantier pour un patron globe-trotter. Durant ses longues absences, elle sera ses yeux, sa voix, et bientôt, une tendre entente les rapprochera. Bouleversant le village auquel ils assureront un nouvel essor, les travaux progressent et réservent d’étranges surprises. Aiguillonné par le climat de haine qu’il ressent violemment, Jean s’attache à découvrir le secret de Mazereix et à lever le voile du pesant mystère des Laforest. Certaines révélations s’avéreront destructrices. Doté d’une volonté de fer, nourri par l’amour d’Isabelle et encouragé par des amitiés fidèles, Jean parviendra-t-il à réconcilier le passé et le présent, et à réparer le mal commis trente ans avant sa naissance ? Tout en redonnant vie au bourg, il semble y parvenir. Mais les fantômes du passé se réveilleront. Car les rancœurs sont durables, parfois même obsessionnelles, et étrangères à toute notion de prescription ou de pardon…Dans cette histoire haletante, déchirante et profondément humaine, Claude Lafaye renoue avec un thème qui lui est cher : la famille, avec ses secrets, ses non-dits, ses ententes et ses dissensions.

 • LOUTY Pierre : La fille de la meunière. 1 vol. br, 392 p, éd. de la Veytizou, 23,95 €.

LOUTYÀ Saint-Martin-le-Château, Firmin Peyrataud a bâti le moulin de Las Rochas, au bord de la Maulde, un peu en amont de la cascade des Jarrauds. De génération en génération, des meuniers y ont connu la prospérité…Jusqu’à ce que la fée électricité n’arrive à Bourganeuf. Les minoteries à cylindres se mettent alors à remplacer les moulins ancestraux. C’est à regret que les meuniers de Las Rochas doivent abandonner la Creuse pour la riante vallée de la Briance. À Saint-Pierre, ils s’installent au Moulin-Grand. Deux beaux enfants viennent agrandir le cercle familial. C’est le temps des jours heureux… Main dans la main, Manon et Pierre prennent le chemin de l’école des Rouchilloux. La fille de la meunière se révèle brillante élève et elle peut poursuivre ses études à l’École primaire supérieure de Saint-Léonard-de-Noblat. Un bel avenir  semble s’offrir à elle, mais c’est compter sans  la tempête qui souffle sur le pays…

• MALAVAL Jean-Paul : La belle étrangère. 1 vol. br, 390 p, éd. Livre de poche, coll. Références littératures, 7,90 €.

Z malavalJean-Paul Malaval évoque dans ce roman sensible et subtil le drame d’un homme aux prises avec l’éternel retour des vieux démons de notre histoire. Maximin Maringot a décidé de céder sa propriété des Allognes à ses métayers, les Battisteli. La vente de cette terre, aussi ingrate soit-elle, à des immigrés italiens est perçue comme une trahison. En butte au mépris et aux provocations, les Battisteli se découvrent un allié providentiel en la personne du médecin Bertrand Jouve. Pourquoi cet homme distingué prend-il la défense des Italiens ? On le soupçonne d’avoir pour maîtresse Clara, la fille Battisteli, dont la jeune beauté attise les convoitises. D’aucuns croient que le souvenir encore vivace des horreurs de l’Occupation ramènera les esprits à la raison. Mais que peut la raison dans un climat délétère où la haine devient vite criminelle ?

• MALAVAL Jean-Paul: Un si joli mariage. 1 vol. br, 360 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 19,50 €.

41YCr08f9IL._SX324_BO1,204,203,200_► En manque d’argent, Joëlle abandonne ses études à la fac de lettres de Bordeaux et se réfugie à Périgueux chez son père. Celui-ci ne se montre pas d’un grand secours et Joëlle se résout à accepter une place d’employée de maison chez les propriétaires des Conserveries Dufournelle, une importante société de foie gras. La grande affaire du moment est le mariage du fils aîné, Geoffroy, avec Élise Chanoinet, l’un des plus beaux partis de la ville. Alice, la seconde épouse de M. Dufournelle, n’est pas mécontente de voir s’éloigner ce beau-fils qui la méprise, mais l’ignorance dans laquelle elle est tenue par son mari des préparatifs des noces provoque une crise conjugale et familiale. Isolée, Alice trouve du réconfort auprès de Joëlle et en fait sa confidente. La jeune employée devient à ses dépens un enjeu dans un conflit qui la dépasse. Jusqu’à endosser le rôle de la victime expiatoire…À travers l’histoire d’une amitié entre deux femmes par-delà les barrières sociales, l’auteur des Noces de soie, des Sœurs Querelle ou d’Une famille française met en scène avec une très divertissante finesse le microcosme d’une ville de province d’aujourd’hui.

• MARTEL Isabelle : Le village oublié. 1 vol. br, 224 p, éd. de la Veytizou, 20 €.

MARTEL► Au petit matin, par une belle journée d’automne, deux amis décident de  partir en promenade à cheval. Ils ont l’habitude de ces balades sur les hautes terres du plateau de Millevaches. Là, ils aiment à retrouver une nature préservée, des couleurs chatoyantes, l’air pur et vivifiant sont autant d’éléments qui les encouragent toujours et encore…  Soudain, au hasard d’une balade sur le plateau, leurs montures bifurquent et s’engagent dans un chemin encore inconnu d’eux. Après quelques pas, ils aperçoivent des tas de pierres, des maisons qu’ils croient abandonnées. Ils poursuivent leurs investigations et rencontrent une vieille femme, Mathilde. Un dialogue insolite se noue entre eux  Elle va leur raconter l’histoire du village oublié, de Madeleine et d’Anna, ses aïeules…C’est alors tout un passé qui se met à resurgir. Quels secrets de famille Mathilde va-t-elle finir par leur dévoiler ?…

• MINNE-BEAUVOIR Claire: Un grain de sable dans le décor. 1 vol. br, 240 p, éd. Lucien Souny, coll. Roman, 18,50 €.

Z MINNE BEAUVOIRLes Maisonneuve sont une famille comme tant d’autres : Gilles et Sophie travaillent et les enfants vont au collège. Le quotidien du père est pimenté par la présence de Max, l’employé dans sa serre de vente, un être naïf et imprévisible. La vie scolaire se déroule au rythme des mauvais coups de Rémy Guibosse, la terreur des sixièmes, et des ingérences de son géniteur, un homme bourru et jaloux. Les soucis des uns et des autres se gèrent paisiblement, souvent autour du repas du soir. Jusqu’à l’arrivée de cette lettre qui informe Gilles qu’il hérite la maison d’une grand-tante dont il n’a jamais entendu parler. Et voilà que chacun s’envole dans des divagations les plus extravagantes, et de petites dissensions se créent au sein de la famille. Pourquoi s’encombrer d’une masure alors que l’on a déjà une maison ? Et pourquoi ne pas refuser carrément cet héritage qui s’apparente d’ores et déjà à un cadeau empoisonné ? Une histoire vivifiante, distillant d’innombrables surprises jusqu’à cet étonnant secret dévoilé dans les dernières lignes, avec des personnages tels que l’on peut les rencontrer, les aimer ou les détester.

• MITCHELL Anne-Marie : Les chats de la rue Saint-Séverin. 1 vol. br, 132 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z MitchellLa capitale n’a encore rien perdu de son aspect provincial. C’est dans ce Paris, où les riches demeures côtoient les chaumières de boue, qu’un enfant assiste, épouvanté, à un meurtre commis par ses camarades de jeu. Douze ans plus tard, dans la nuit du 16 au 17 novembre 1730, des chats sont victimes d’une féroce tuerie organisée par des typographes de la rue Saint-Séverin pour se venger de leurs patrons. Atroce fait divers qui va réveiller, chez le garçon, une colère jamais apaisée par le temps. L’enquête est confiée à l’attachant commissaire Gratien Chantereau et à son inséparable compagnon, le chien Pug. Une véritable comédie humaine, frappante de modernité, dont les dialogues émaillés d’humour passionneront tous les lecteurs convaincus qu’aimer les animaux rend les hommes meilleurs.

• MORGON Alysa : La dentellière des prés. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays,  16,50 €.

SpechtQuel étrange puzzle que la vie d’Armande, avec ses curieux morceaux à emboîter, pour certains facilement, pour d’autres avec grande difficulté au bas mot ! Mais jamais cette femme ne renoncera à tenter d’imbriquer chaque nouvelle pièce qui se présente. Comme si elle se devait de reconstituer ce casse-tête dans son intégralité. Pourtant, au plus profond d’elle-même, elle sait qu’il manquera toujours l’élément principal, celui qu’elle a fait disparaître un soir de mars dans la forêt. Alors, afin d’oublier tous ses tourments, elle court les champs pour tresser avec adresse les fleurs et les herbes. Ces trésors, que seule la nature lui offre, réussiront-ils à apaiser son cœur et sa tête qu’on dit prise de folie ? Seront-ils le remède à ses maux ?Un habile et insolite jeu d’ombres et de lumières, de douceur et de fureur, dans ce roman rempli de tendresse et d’espérance. L’amour d’Alysa Morgon pour la nature imprègne chaque page de cette histoire. Et grâce à la poésie qui se dégage de sa plume, l’auteur nous fait cadeau de ce merveilleux sentiment de connaître vraiment quelqu’un qui n’existe pourtant que dans un livre.

• PEYRAMAURE Michel : La vallée endormie. 1 vol. br, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

2019_04_ER_LaValéeEndormie_COUV_RVB-546x800► Depuis sa naissance dans les années 20, Emile Peyrissac habite un petit village sur les bords de la Dordogne. Il nous raconte la vie merveilleuse et simple que menaient les gens qui connaissaient les secrets de cette vallée sauvage. Il grandit parmi les forestiers, les pêcheurs, et auprès de son amie d’enfance, la jolie Gaby Croze. Jusqu’au jour où la construction d’un barrage vient faire voler en éclat cette harmonie et ce bonheur parfait. Il assiste impuissant au spectacle des villages rayés de la carte, des centaines de familles expropriées. Bientôt la guerre éclate. Il s’engage dans la Résistance. Gaby devenue institutrice s’installe en ville. Leurs chemins se séparent, mais le destin leur permettra-t-il de se retrouver et de retrouver cette Dordogne qu’ils aiment tant ?

• POUX Roger : L’auberge des glycines. 1 vol. br,  332 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z POUXLa pimpante Auberge des Glycines jouit d’une excellente réputation. Emma Célérier, âgée d’une trentaine d’années, en est devenue propriétaire après avoir rencontré René Bachou. Cet homme marié, riche et autoritaire, capable de violence autant que d’amour, est tombé éperdument amoureux de la jolie et douce femme. Mais, au lieu de lui proposer une union, il lui a offert une corbeille : une propriété et de quoi vivre par elle-même. Elle est ainsi devenue la maîtresse officielle de René, assez influent dans son pays pour qu’un tel statut soit connu et toléré, dans une complicité silencieuse dont seuls les gens de pouvoir peuvent bénéficier. Ainsi va la vie d’Emma, jusqu’au jour où un pensionnaire inattendu arrive à l’auberge.Roger Poux aborde ici un thème souvent occulté dans les campagnes : celui de la toute-puissance d’un homme riche et pourvu de relations qui s’affranchit des normes de conduite. Cette histoire palpitante et passionnée nous offre des personnages romanesques inoubliables dans un cadre bucolique et nous entraîne au cœur de la vérité des êtres.

 • RODRIGUEZ Christophe : Le reflet des libellules. 1 vol. br, 224 p, éd. de  la Veytizou, 20 €.

RodriguezAvec “Le reflet des libellules”, le lecteur découvrira  un auteur passionné par les saisons changeantes, amoureux et respectueux de la terre de ses Ancêtres, nostalgique d’une époque où on prenait le temps de la réflexion et de l’action…Christophe Rodriguez qui a passé son enfance et a grandi aux côtés de ses grands-parents, au cœur de la campagne  creusoise, se veut un véritable passeur de mémoire. Très jeune, il a appris à observer, à sentir, à écouter toute une nature généreuse qui pouvait s’offrir à lui, avec tant de plaisirs. Des souvenirs inoubliables resurgissent au fil des pages de ce récit, entre parties de pèche et séances de cueillette…Un vrai régal. Au fil des pages, on pourra retrouver des parties de pêche inoubliables, au bord de ruisseaux dont les eaux étaient encore claires. On pourra humer la saveur du civet de lapin, les senteurs du sous-bois et des premiers cèpes… On ne pourra pas faire autrement que d’écouter les conseils avisés du grand-père, la sagesse d’une grand-mère humble et modeste. Avec des mots choisis, des images fortes et hautes en couleur, un brin de mélancolie et parfois de colère, Christophe Rodriguez fait resurgir un passé que l’on aurait  pu oublier, celui d’une civilisation rurale riche en émotion et en sentiments nobles et profonds où l’Homme avait apprivoisé la Nature apaisée.

• SIGNOL Christian : Le royaume de la Rivière espérance. Contient : La rivière espérance, Le royaume du fleuve et L’âme de la vallée. 1 vol. br, 930  p, éd. Omnibus, 28 €.

Z Signol► « Elle m’a hanté dès l’enfance, pendant l’été, quand les enfants des villages alentour pédalaient vers elle pour s’y baigner. Moi, je n’en avais pas le droit : mes parents la jugeaient dangereuse et m’interdisaient d’y aller. C’est sans doute à partir de cette interdiction que s’est levé en moi ce rêve : atteindre un jour ses rives, me baigner dans ses eaux, connaître son cœur », écrit Christian Signol dans sa préface.  Cette nouvelle édition regroupe les trois volets de l’histoire des Donadieu. Famille de bateliers qui, de Souillac à Libourne jusqu’à Bordeaux, descend la Dordogne, ses gabares chargées de bois, et de sel à la remonte. C’est la vie quotidienne de tout ce petit peuple de gabariers de la Dordogne, qui se verra ruiné par le développement du chemin de fer et tentera de recommencer une nouvelle vie vers le haut-pays et l’Océan, que Christian Signol raconte avec beaucoup d’émotion et un immense pouvoir d’évocation.

• TAMAIN Louis : L’encre violette. 1 vol. br, 500 p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 14,90 €.

Z Tamain

Louis, fils d’instituteurs, connaît mieux que personne les taches d’encre violette sur les blouses serrées, la carte de France au fond de la classe et le grand tableau noir devant lequel résonne la parole du maître. Mais la leçon de morale en début de journée ne l’empêche pas, avec la complicité de son frère, de pratiquer occasionnellement l’école buissonnière. Au programme : festins de mûres gonflées de soleil, chasse à la grenouille et genoux écorchés. Louis Tamain met sa plume enlevée au service des aventures d’un garçon espiègle : “ Mon père… Il convient tout de suite de dire, pour ceux qui pourraient s’y méprendre, que nous n’avions rien d’enfants martyrs, que mon père n’avait rien d’un tortionnaire, et qu’il avait certainement affaire à forte partie. Nous n’étions ni malfaisants ni méchants, nous étions simplement des enfants terribles, impossibles à gouverner, indomptés et indomptables, et nous ne laissions passer aucune occasion de sottise, aucune polissonnerie sans nous y engager à fond, sans soucis, ni des conséquences ni des retombées”…

• TAMAIN Louis : L’encre violette : Tome 3 : Médecin de campagne. Nouvelle édition. 1 vol. br, 640 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9 €.

9782812925702_internet_w290Quand Louis, le nouveau docteur installé au  village, prend ses fonctions, il n’a pas encore idée de ce qui l’attend : les querelles des ménages, l’hygiène un peu douteuse de ses patients, leurs confidences impudiques. Mais également les virées en voiture sur des routes étroites pour accoucher une fille mère à toute heure du jour et de la nuit. « Fada », comme le Surnomme son ami de toujours, a épousé sa vocation pour le meilleur et pour le pire. Or, dans son métier le pire et le meilleur ne se lassent jamais de Surprendre. Caustique, tendre, émouvant, Louis Tamain, qui est né en Corrèze en 1920, est un conteur qui sait jouer avec talent sur tous les registres et il le prouve ici, une fois encore. Il  a exercé avec passion son activité de médecin durant quarante ans. Lorsqu’il a abandonné sa blouse blanche pour prendre  la plume pour se faire conteur, chacun de ses romans a rencontré un large succès. “Médecin de campagne” clôt la trilogie de “L’Encre violette”.

• VALADE Corinne : L’arbre des oublis. 1 vol. br,  340 p, éd. de Borée, coll. Littérature, 19,90 €.

Z Valade De 1963 à 1982, 2 150 enfants quittent l’île de la Réunion pour la métropole afin de repeupler certains départements français. Pour la majeure partie des parents en situation de grande pauvreté, c’est une opportunité qu’ils doivent saisir pour l’avenir de leurs enfants ! Tous les rêves sont permis… Placée dans une famille creusoise à l’âge de 3 ans, Lili grandit entourée de soins et d’amour jusqu’à la découverte d’un terrible secret qui brise son existence. Joseph est un adolescent au lourd passé. Il doit renoncer à son rêve de faire des grandes études pour se lancer dans la vie active. Leurs destins se croisent. Courageusement, chacun à leur manière, ils vont partir en quête de leur identité et surmonter bien des obstacles pour parvenir à l’apaisement.

• VALADE Corine : Léopoldine. Réédition. 1 vol. br, 260 p,  éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €..

Z ValadeL’histoire de Léopoldine, une jeune infirmière creusoise, sur le front de Champagne, durant la première guerre mondiale. Elle se dévoue sans relâche auprès des soldats. Ses parents l’ont promise à Vincent, un bel homme avec une bonne situation, mais trop cynique pour cette femme libre et pétillante. Quand son frère Clément, mobilisé en première ligne, déserte, Léopoldine, malgré ses états de service exemplaires, est accusée de complicité. Sous le chantage de l’état-major, elle accepte alors d’espionner le contingent russe pour le compte de l’armée française. À  la suite de la révolution de février 1917, ils ont été envoyés dans le camps de la Courtine (Creuse) où ils vont bientôt se révolter…C’est ainsi qu’elle va connaître l’injustice et la douleur, mais aussi l’indépendance et l’amour…

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BERLIÈRE Justine (sous la direction de) : Mémoires 14-18 : portraits de Corréziens dans la Grande Guerre : catalogue de l’exposition de Tulle – Archives départementales, 15 octobre 2018 – 29 mars 2019. 1 vol. br, 201 p, illustrations en couleur, éd. Archives départementale de la Corrèze, 15 €.

catalogue_mamoires_14_18Avec cette exposition des Archives départementales, le Département de la Corrèze – durement touché par la guerre avec un mort pour 22 habitants – rend hommage à ses Poilus et les fait sortir de l’ombre. Au fil de ces 19 parcours enrichis par des archives familiales et illustrés avec des photographies et de la correspondance inédites, le lecteur découvre la vie – et souvent la mort – de cultivateurs, négociants, instituteurs, écrivains, chirurgiens,  devenus fantassins, artilleurs, aviateurs, chasseurs alpins, voire hommes du génie. Les 19 portraits présentés ici ont pour vocation d’illustrer la portée de ce conflit – qui a touché des hommes d’horizons divers ainsi que leurs familles restées à l’arrière -, de rappeler son étendue géographique – des Corréziens ont combattu de Verdun à l’Artois, de l’Italie à la Grèce, de la Bulgarie à la Russie -, et ses séquelles qui ont marqué durablement les corps et les esprits. Tous ne sont pas revenus et ceux qui en sont revenus ont été marqués à vie.

• BOURDELAS Laurent : Les bouchers du château de Limoges : une corporation, une confrérie et une rue à Limoges, des origines à nos jours. Préface de Pierre Lamige. 1 vol. br, 260 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. La Geste éditions, 20 €.

Z BourdelasDans cet ouvrage très richement illustré, l’auteur propose une histoire renouvelée de la corporation des bouchers du Château de Limoges, essentiellement ceux de la rue de la Boucherie. Remontant à l’Antiquité, évoquant le Moyen Âge, puis l’Ancien Régime et la période révolutionnaire, il étudie le XIXe siècle et la période contemporaine, nourrissant son travail de ceux de ses prédécesseurs, de celui des archéologues, mais également d’archives inédites, dont celles de la Confrérie Saint-Aurélien. C’est ainsi que l’on découvrira l’histoire du Cercle Saint-Aurélien, créé à la fin du XIXe siècle dans l’esprit corporatiste et chrétien cher à Albert de Mun.  Étudier cette rue emblématique de la ville de Limoges, c’est comprendre qu’elle se situe au carrefour de l’artisanat et du commerce, de la vie familiale, de l’architecture, de la religion, de la politique et de la gastronomie. C’est aussi saisir qu’elle participe de l’identité limougeaude, à tel point qu’elle a inspiré les écrivains et les poètes, mais aussi les peintres et les photographes, dont Laurent Bourdelas nous livre ici une anthologie. Le quartier a évolué au fil du temps, mais il est encore bien vivant et toujours cher à ceux qui le fréquentent, qu’ils soient de Limoges ou d’ailleurs.

• D’ALENÇON Étienne : Brive-la-Gaillarde. 1 vol. br, 180 p, format à l’Italienne, illustrations, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire d’une ville, 19,90 €.

Z d'AlenconBrive, devenue Brive-la-Gaillarde au XIVe siècle en raison de ses célèbres fortifications, a subi une véritable révolution urbaine au XXe siècle en raison du triplement de sa population. Dans cet ouvrage, Etienne d’Alençon, conservateur des archives municipales, a réuni les plus beaux clichés issus des collections de ce service, entre cartes postales et photographies anciennes, datant de la période  1870-1940. De quoi  faire découvrir aux lecteurs les vestiges d’un passé révolu. Il nous entraîne ainsi  à la découverte des vieux quartiers, nous rappelle ce que pouvait être l’activité économique et commerciale ou encore son profond enracinement rural. Étienne d’Alençon  se penche aussi sur la vie culturelle et sportive, ainsi que sur la vie religieuse et militaire de cette période, sans oublier l’artisanat de la dentelle.

• DESTREM Lucas : Dictionnaire des rues de Limoges. 1 vol. br, 360 p, illustrations en couleur, éd. Éditions Mon Limousin (Limoges), coll. Les abécédaires du Limousin, 25 €.

Z DESTREMPour mener son travail à bien, Lucas Destrem  a ausculté entre 800 et 900 rues, soit à peu près la moitié des voies. Si son idée de départ est bien de passer au peigne fin le centre-ville et les grandes artères, il a également arpenté l’ensemble du territoire communal, curieux des motivations culturelles et politiques qui sous-tendent son aménagement : “Les noms renvoient toujours à une réalité locale qu’elle soit géographique ou liée à des personnalités”, constate le jeune géographe. Si sa passion pour la toponymie ne date pas d’hier, son travail de recherche pour constituer son dictionnaire a réellement débuté il y a cinq ans. Un véritable travail de fourmi, réalisé notamment par l’exploration des archives municipales. De petit format, pratique à utiliser, bien illustré, sur papier glacé, et avec un découpage par ordre alphabétique, le Dictionnaire des rues de Limoges  devrait s’imposer comme l’opus incontournable de l’été. L’occasion de découvrir ou redécouvrir la ville au fil de ses rues.

• GUILLERM Pascal : Dolmens et menhirs du Limousin. Sur les traces de premiers agriculteurs du néolithique. Aquarelles et textes de Pascal Guillerm. 1 vol. br, format à l’Italienne, 112 p, illustrations en couleur, éd. Le Puy Fraud, 20 €.

Z GuillermOn l’a déjà oublié et pourtant… plus d’une centaine de mégalithes – dolmens et menhirs – sont disséminés sur tout le territoire, attestant la trace des premiers agriculteurs néolithiques en Limousin, il y a quelque 6 000 ans. Propagateurs d’un mode de vie centré sur la culture de céréales et sur l’élevage, ils ont au fil des siècles façonné le paysage, défrichant la forêt primaire pour semer le blé et l’orge, menant paître les troupeaux sur les plateaux de la montagne limousine et créant les premiers hameaux. Un guide inédit et enchanteur pour découvrir les origines du Limousin hors des sentiers battus et ses plus anciennes constructions. Chaque mégalithe, accompagné de « son » aquarelle, est géolocalisé, décrit dans son environnement et replacé dans le contexte du Néolithique afin d’en comprendre le sens et la fonction. Passionné d’histoire et de peinture, Pascal Guillerm a signé précédemment 50 mégalithes de Bretagne (éditions Christine  Bonneton, 2015)

• HASTING Max : La division Das Reich : Tulle, Oradour-sur-Glane, Normandie : 8 juin – 20 juin 1944. Nouvelle édition. Ouvrage traduit de l’anglais par René Brest. 1 vol. br, 386 p, éd. Tallandier, coll. Texto, 11€.

Z Hastings8 juin 1944… La division  » Das Reich « , forte de quinze mille hommes, deux cent neuf chars et pièces d’artillerie, s’ébranle à Montauban en direction de la Normandie. Entravée dans sa progression par la Résistance, par des opérations de commando et les bombardements de l’aviation alliée, elle va sur son trajet acquérir bientôt une terrible notoriété, en se livrant, à Tulle et à Oradour-sur-Glane, à deux représailles sanglantes dont le souvenir tragique ne s’est jamais effacé. Ces exactions barbares, perpétrées lors d’une phase critique des hostilités, allaient avoir indirectement d’importantes conséquences au niveau stratégique. En effet, si la division  » Das Reich  » était arrivée à temps sur les lieux du débarquement, elle aurait, selon toute vraisemblance, sinon permis aux forces allemandes de rejeter les alliés à la mer, du moins contribué à différer l’issue de la bataille, retardant du même coup la libération rapide de la France. Quel rôle la Résistance joua-t-elle dans le déroulement de ces événements ? Dans quelle mesure sa participation héroïque freina-t-elle la marche de la division ? Voici l’une des pages les plus douloureuses et les plus extraordinaires de la guerre secrète dont certains épisodes n’avaient encore jamais été racontés. Journaliste à l’Evening Standard et reporter à la B.B.C., Max Hastings a participé surfe terrain à de nombreux affrontements, au Moyen-Orient, en Inde, en Afrique du Sud et au Vietnam. Récompensé par plusieurs distinctions décernées par la presse britannique, il a gagné ses galons dans les troupes aéroportées. Il a déjà écrit cinq livres dont une importante étude sur l’aviation de bombardement alliée durant la dernière guerre.

• LAMY Jean-Claude : Mon Poulidor. 1 vol. br, 200 p, illustrations, éd. Albin Michel,18 €.

51Ldl0tEtYL._SX320_BO1,204,203,200_“Me voilà dans le sillage d’un homme à la destinée exceptionnelle. Le dossard de Poupou en point de mire. Notre échappée belle. Il est désormais mon Poulidor”…Éternel second ? Raymond Poulidor est bien davantage. Rien ne prédestinait ce fils de paysans, qui ne pouvait se payer ni ses études ni un vélo, à devenir un grand champion. S’il n’a jamais gagné le Tour de France (mais a battu Eddy Merckx), Raymond Poulidor appartient à notre patrimoine. Supporter de toujours, le biographe Jean-Claude Lamy nous entraîne, à la manière des grands journalistes sportifs, dans l’intimité d’une icône. De Michel Audiard à René Fallet, d’Antoine Blondin à Georges Brassens, il nous raconte les amitiés, les passions, les rencontres et les coups d’éclat du cycliste, dont un duel avec Anquetil.  Entre abnégation, rêves et déceptions, le parcours de Poupou  est celui d’un passionné qui aura gravi tous les échelons pour entrer dans la légende du cyclisme mondial.

• LAROUDIE Xavier : Un seul châtiment pour les traîtres : Haute-Vienne 1944 : épuration et libération dans la douleur. Nouvelle édition. 1 vol. br, 450 p, illustrations, biblio, éd. La Geste éditions, coll. Geste Poche, 13,90 €.

41covhsSeXL._SX306_BO1,204,203,200_1944. Si l’orage s’estompe dans la Haute-Vienne qui panse ses plaies d’Oradour, certains s’activent à d’autres tâches la chasse aux «collabos» est ouverte. Si, de toute évidence, les plus impliqués dans des activités antinationales ont fui, se sont mis à l’abri, il faudra se rabattre, en attendant, sur le menu fretin qui payera lourdement en acompte. La Libération a été largement racontée par des témoins ou des acteurs qui se sont attachés, au fil du temps, à soigner les contours de ce qui va constituer une véritable légende. L’important n’était pas d’être juste, vrai, mais de parvenir à sonner juste dans cette cacophonie qui chantait les louanges d’une Résistance par rapport à une autre. 70 ans ont passé. Nous pensons que ces histoires appartiennent désormais à l’Histoire qu’il est toujours intéressant et salutaire de connaître sans atours et sans fard, qu’il est temps également de rendre un peu de vie à ce cortège de victimes oubliées. Ce travail permet de connaître enfin l’ampleur de ce que fut réellement l’Épuration en Haute­-Vienne.

• LAVALADE Yves : 20 000 lieux sous la loupe. Illustrations de Jean-Louis Savignac. 1 vol. br, 64 p, illustrations, éd. Le Puy Fraud, 10 €.

Z LavaladeDes décennies d’enquêtes dans plus de 600 communes, avec à la clé des milliers d’explications, la mise au point graphique de plus de 30 000 noms de lieux de Charente, de Dordogne, de Corrèze, de Creuse, de Haute-Vienne, y compris des glacis poitevin et berrichon. Tout est rassemblé dans ce petit ouvrage qui s’apparente à une bible des incongruités linguistiques toponymiques. Il fallait la sagacité d’un toponymiste averti pour révéler que La Taille du Pendu n’est autre qu’un bois de pente… Jean-Louis Savignac est venu pimenter ce travail de fourmi. Usant de son aplomb, de son ironie sympathique, de son esprit provocateur et allusif, il nous livre une trentaine de caricatures qui séduiront tant les lecteurs de langue française que ceux de langue occitane.

• MARCHADIER Guy : Guéret. 1 vol. br, format à l’Italienne, 176 p, illustrations, biblio, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire d’une ville, 19,90 €.

machadierSe promener dans une ville, c’est choisir son parcours, cheminer dans le passé, faire revivre ses rues, participer aux événements oubliés, ouvrir des portes à secrets que l’on croyait fermées à tout jamais. C’est ce que propose  à ses lecteurs ce livre d’images, au travers de cartes postales, de photographies d’autrefois, d’écrits et documents dont on a secoué la poussière. Un livre qui permettra donc de retrouver ces petites parcelles d’hier, ces nostalgies personnelles de Guérétois. Bref, au fil de ces pages, on prendra donc tout  le temps nécessaire pour cette promenade,  toute empreinte de poésie: “Chaba d’entrar”, comme  disaient les anciens. Guy Marchadier a déjà  publié aux Editions Alan Sutton, dans la collection Mémoire en images deux livres qui retracent, sous forme de cartes postales et de photographies anciennes, l’histoire de la ville  de Guéret.

• METON Michel : Errances limousines. Préface de Florence Besson.  vol. br, 188 p, illustrations en couleur, éd. l’Harmattan, coll. Littérature et régions, 21,50 €

téléchargement (2)► Il s’agit en grande partie d’une ode à la campagne des années 60, ainsi que d’un hommage immensément respectueux aux agriculteurs de l’époque. Il se nommaient eux-mêmes « Paysans », voire « Laboureurs » et il ne s’agit en rien d’une faute typographique si ces deux vocables sont pourvus d’une majuscule. Le respect du métier, la passion, l’excellence dans le travail de la terre jusqu’au soin des animaux les justifient en tous points. Michel Meton, né à la fin des années cinquante, a été élevé en partie sur une corniche surplombant la Creuse et a fini par installer sa famille dans le Berry voisin. Il garde de cette merveilleuse enfance, ainsi que de sa vie dans le village de George Sand, un souvenir ému, souvent teinté d’une bienveillante ironie, qu’il tente de nous faire partager dans ce premier opus.

• TANDEAU de MARSAC Martine : Royères. Avant-propos de Raymonde Roy. 1 vol. br, 78 p, illustrations n-b et couleur,  éd. Mon Limousin (Limoges), coll. Les abécédaires du Limousin, 15 €.

image► Martine Tandeau de Marsac propose, en un abécédaire richement illustré, de partir à la découverte du village de Royères, situé à l’est de Limoges. Grâce aux adhérents de l’association Echanges culturels, de nombreux témoignages et archives sont rendus publics. Et finalement, c’est la vie et l’histoire de toutes les petites communes de France que l’on perçoit à travers les souvenirs d’école, la paysannerie, les guerres et leurs morts, les défis contemporains… Martine Tandeau de Marsac, historienne, est la présidente de l’association  Connaissance et sauvegarde de Saint-Léonard  depuis sa fondation, en 1980. Elle a coordonné de nombreux travaux sur l’histoire, l’histoire de l’art, la vie économique et religieuse de cette ville, et publié plusieurs livres et articles. Elle s’est investie dans l’histoire des moulins et a participé à la création de l’association  Le Moulin du Got pour permettre sa restauration et faire connaître la richesse des savoir-faire papetiers et des arts graphiques de la région. Petite-fille de Francis Chigot, elle dirige l’inventaire exhaustif de l’œuvre de ce maître-verrier limougeaud.

• VERGER Jacques, LEMAÎTRE Jean-Loup (sous la direction de) : Trois obituaires marchois : les Célestins des Ternes, les prêtres filleuls de Banize et de Magnac 1 vol. br, XVI+344 p, illustrations en couleur, éd. Académie des Inscriptions et belles-lettres, coll. Recueils des historiens de la France,  40 €.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• CHOURAKI Frédéric : La Creuse. 1 vol. br, 96 p,  cartes, éd. Magellan et Cie, coll. Pour l’amour de…, 10 €.

Z CHOURAKI► “ Il n’est nul besoin de crier sa passion creusoise au tout- venant ! Le risque serait en effet d’éventer ce secret si bien gardé et d’ameuter des hordes de touristes en pataugas et bobs Ricard. Contre toute attente, j’ai ainsi découvert que le creusisme était accessoirement un snobisme. Comme ces filles suprêmement intelligentes choisissant de jouer les ravissantes idiotes, ayant saisi qu’en ces temps de tumulte, de vitesse et de vulgarité, leur discrétion était le meilleur moyen d’avoir la paix. Pour reprendre ce dicton populaire dont le bon sens pourrait émaner du plateau de Mille sources : pour vivre heureux vivons cachés, et en Creuse si possible”.

• FARINELLI Bernard : Pierre sèche : un savoir-faire contemporain. Préface de Marc Dombre. 1 vol. br, 112 p, format à l’Italienne, illustrations en couleur, éd. Lucien Souny, 20 €.

9782848867519“Un passionnant retour en arrière, une fine analyse du présent, des perspectives d’avenir, voilà ce que nous propose cette nouvelle et riche contribution à la pierre sèche et à son développement”, précise Marc Dombre (ABPS) dans sa préface. En effet, ce livre donne à voir l’extraordinaire monde de la pierre sèche issue des techniques millénaires. Longtemps l’apanage de l’agriculture paysanne, la pierre sèche a conquis tous les continents. Un temps oubliée au profit de matériaux “ modernes ”,  elle est aujourd’hui en pleine redécouverte : la reconnaissance de ses qualités – intrinsèques, patrimoniales et environnementales – suscite un spectaculaire engouement de la part du grand public et des collectivités. Par ailleurs, la prise en compte du paysage et de la nécessité de retrouver les savoir-faire pour en respecter l’essence permet à la pierre sèche de se renouveler. Au-delà des pratiques et des gestes que se sont réappropriés les artisans bâtisseurs, cet ouvrage explique et montre le cadre historique, ethnologique, symbolique et poétique. Car on ne comprend et on ne travaille la pierre sèche qu’avec cette vision globale. Auteur de nombreuses publications sur les campagnes et l’économie de proximité, conférencier et romancier, Bernard Farinelli est engagé auprès d’associations, notamment celle des Amis de Léotoing (Haute-Loire), qui restaure des terrasses en vue de l’implantation d’un projet agroécologique.

• LAURENT Michèle : Le Haut Limousin et la province de la Marche1 vol. br, 56 p, illustrations n-b et  couleur, cartes, éd. La Geste éditions, coll. Je découvre , 4,90 €.

Z Haut limousinL’ancienne province de la Marche et Le Haut Limousin, terre de transition entre le pays d’Oc et le pays d’Oil, offrent des paysages contrastés. Le lecteur pourra donc découvrir les collines boisées des Monts d’Ambazac, les bocages et plaines de la Basse-Marche, des étangs sauvages et des lacs aménagés, les superbes vallées de la Vienne et de la Gartempe ainsi que les terres à légendes des Monts de Blond qui depuis toujours suscitent des interrogations et abritent de nombreux secrets défiant l’imagination. Mortemart, classé parmi les plus beaux villages de France, Bellac, Blond, Saint-Pardoux, Montrol-Senard, le Dorat, Châteauponsac. Ici on pourra faire un voyage dans le temps, dans un passé quelquefois mouvementé comme en témoignent les nombreux édifices qui ponctueront le parcours. En plus de son patrimoine culturel très riche où les artistes sont à l’honneur, le Haut Limousin possède un patrimoine gastronomique de premier ordre : le pâté de pommes de terre, l’agneau baronnet, les boudins aux châtaignes, la potée limousine, et pour terminer son repas le délicieux clafoutis…

◘ DIVERS

• BETINELLI Michaël : Les enquêtes du Pichou Gens – À la poursuite des renards de Crozant. Album de BD. 1 vol. br, format à l’Italienne,  illustrations en couleur,  éd. les Ardents éditeurs, 12 €.

bf8a562c17804386fb8456459e58a2ce-7b801► “Savais-tu que loin, très loin sous nos pieds, se trouve un monde fantastique et inconnu des humains ? Un monde rempli de créatures étranges et fascinantes que l’on nomme : le Pichou Gens.  Une jeune fille est prisonnière d’Ariane, la terrible araignée qui hante le château. Pour la libérer, les Pichou Gens vont devoir retrouver les fils magiques gardés par les facétieux renards de Crozant… avec ton aide bien sûr ! À toi de jouer ! À toi de mener l’enquête aux côtés d’Artus, Romane, Fronsac et Mélusine.  Bienvenue dans l’univers du Pichou Gens !”  Michaël Bettinelli est graphiste. Il vit à Limoges. Il est l’auteur à succès de la série Le Grimoire Pourpre où, imprégné par les contes et légendes du Limousin, il revisite les récits fantastiques et diaboliques en inventant des aventures facétieuses qui font toujours la part belle à la découverte de notre patrimoine.

 

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• NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

 • BAZIN Jean-François : Le vin de Bonne-Espérance. Nouvelle édition. 1 vol. br, 580 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,50 €.

Z BAZIN Le-vin-de-bonne-esperance► Pour les festivités de la Saint-Vincent à Gevrey-Chambertin, les familles Papillard et Boissard se retrouvent en cette année 1980 dans leur demeure ancestrale, face à la maison des Marchand, leurs vignerons depuis plusieurs générations. Que va devenir la propriété maintenant que tous vivent à Paris ? Même Max, avocat d’affaires et héritier du Clos des Monts-Luisants, ne vient plus guère que pour les vendanges. Pourtant, quand sa femme – une Bordelaise – hérite d’un château en Saint-Émilion et se passionne pour ce destin viticole, Max piqué au vif se découvre une âme vigneronne. Il reçoit un renfort inattendu lorsque sa fille s’éprend d’un jeune aristocrate anglais qui n’a qu’une ambition : s’enraciner en Bourgogne. D’un vignoble à l’autre, il faut se mettre au diapason d’un monde du vin qui se globalise, composer avec le goût des œnologues anglo-saxons, percer les secrets du phénomène bio, s’introduire dans les coulisses des ventes aux enchères de grandes bouteilles, pourchasser jusqu’aux États-Unis les escrocs en fausses étiquettes… Après le succès des Raisins bleus  et du  Clos des Monts-Luisants, accompagnant les destins croisés de plusieurs familles aux prises avec les transformations du vignoble, Jean-François Bazin – en fin connaisseur – nous fait découvrir les arcanes du vin d’aujourd’hui. Ce roman plein de verve et de bouquet se déguste comme un grand cru : avec bonheur et réflexion.

• Célébrer Alphonse de Lamartine à Mâcon : monuments et festivités de 1869 à 1990. Exposition de Mâcon, musée des Ursulines, du 28 février au 26 mai 2019. 1 vol. br, 80 p, illustrations  en couleur, éd.Silvana editoriale, 25 €.

Z LamartineÀ la mort d’Alphonse de Lamartine (1790-1869), la Ville de Mâcon souhaite rendre hommage au poète et à l’homme politique. Il convient en effet de perpétuer la mémoire de l’enfant du pays par l’édification d’un monument prestigieux. Une souscription nationale est lancée en 1869 par la municipalité à l’issue de laquelle un concours, organisé à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris en 1874, rassemble les figures majeures de la sculpture de l’époque. Le monument réalisé par le sculpteur Alexandre Falguière et l’architecte Louis Scellier est inauguré en grande pompe à Mâcon quatre ans plus tard. Premier visage des célébrations organisées par la Ville, cet événement est suivi d’autres festivités : centenaire et bicentenaire de la naissance d’Alphonse de Lamartine constituent autant d’opportunités d’affirmer la permanence de son action. Le catalogue présente pour la première fois l’ensemble des commémorations mises en œuvre à Mâcon aux 19ème et 20ème  siècles avec un éclairage particulier porté à l’édification de la sculpture monumentale encore visible aujourd’hui en bord de Saône.

• DELAPORTE Roger : Céleste, abandonnée en 1900. 1 vol. br, 250 p, éd. Glyphes, 16 €.

9782358152594-325x474 (1)En mai  1900 naît Céleste, une petite fille, abandonnée par sa mère à l’Assistance Publique. L’administration la confie à une nourrice dans le Morvan. Elle va grandir paisiblement et sera domestique pendant la Grande Guerre.  En 1919, elle rencontre Henri, un ouvrier agricole. Ils se marient. Pour survivre, ils quittent la région et vont travailler à Paris. À force de travail, ces deux miséreux réussiront à créer un foyer. Les événements qui secouent le monde influeront sur leur vie… qui a basculé dans une grande aventure, il y a 100 ans.

• DELATTRE Bernard : Vaches de vies en Saône-et-Loire. Recueil de nouvelles. Préface de Patrice Franceschi. 1 vol. b, 162 p, éd. Glyphe, 15 €.

9782358152600-325x475La Saône-et-Loire mérite sans doute que l’on s’y arrête ! Le président de notre République l’a bien compris. Bernard Delattre tente de valoriser sa région natale : cette vallée de l’Arroux avec Autun, Toulon-sur-Arroux et Gueugnon. Il fait revivre la belle époque des années soixante et soixante-dix, avec des histoires du terroir et des personnages pittoresques : un médecin de campagne, une mère de famille, un légionnaire, des éleveurs, des ouvriers des forges, les jeunes de Mai 68… Avec toujours en filigrane les impassibles vaches charolaises. En Saône-et-Loire, la crise économique est impitoyable. Mais le bon sens et l’humour du monde rural permettent de surmonter avec stoïcisme les petits malheurs du quotidien. Parce que l’Arroux continue à couler et les vaches à paître !

• LEFÈVRE Christophe : La jeune fille et la mort. Illustrations de Michel Potherat. 1 vol. br, 200 p, illustrations, éd. Mutine (Cessey-sur-Tille), 20 €.

ob_9905fc_couverture► “La neige tombait à présent en abondance, métamorphosant le paysage en une fantasmagorie ondoyante. Quoique le spectacle fût enchanteur, et donc propre à exalter son imagination, Frantz estima qu’il était temps pour lui de rentrer. Il ne put toutefois s’empêcher de prendre une dernière photographie, avant de ranger son matériel. La sente sur laquelle il s’engagea était bordée de jeunes bouleaux, dont les troncs, aux reflets roses, donnaient l’impression d’être transis. Les flocons ouataient l’air de silence. En marchant, il s’amusait à identifier les rares empreintes d’animaux craintivement laissées sur le duvet glacé qui recouvrait le chemin. Une joie enfantine l’animait. Il lui semblait être un héros de conte sur le point d’aborder une contrée inconnue, étrange, uniquement peuplée de créatures fabuleuses, où les Hommes n’auraient pas leur place…” Les Étangs d’Or, le vallon de Fontaine Froide, les forêts morvandelles, la crypte de Saint Bénigne, l’abbaye de Sainte Marguerite… c’est dans ces décors somptueux de la Bourgogne que Christophe Lefèvre nous emporte à la rencontre de ses petits fantômes, ces jeunes femmes au destin tragique. Grâce à son écriture poétique, suggestive, les paysages figés reprennent vie, couleurs, odeurs, fragrances, deviennent les lieux-refuges de ces âmes errantes qui cherchent la paix dans l’au-delà. On plonge avec délice et frissons dans cet univers étrange, onirique où, par la grâce de la poésie des images, des métaphores, de la musique des mots, tout devient beauté.  C’est cette beauté raffinée qu’ont su capter et rendre les superbes illustrations de l’artiste Michel Potherat.

• LANDURANT Alain : La “Mère de Dieu” dans la tourmente révolutionnaire. 1 vol. br, 240 p, éd. Glyphes, 15 €.

9782352851103-325x475Le destin de la “Mère de Dieu”, est à la fois étonnant et cocasse. Née le 5 mars 1716 à Barenton en Normandie, Catherine Théot prétendit dès son adolescence être la “ Mère de Dieu ”  À Paris, elle est vite remarquée par ses prédications, notamment la chute de la Bastille…. Réputée folle, elle est incarcérée à la Bastille en 1779, puis à la Salpêtrière.  Elle sera libérée en 1788, guérie ! À sa sortie, Catherine Théot découvre un Paris où fourmillent des illuminés, des gourous, des prophètes. Elle va créer deux petites chapelles, dont les rites initiatiques s’inspirent de ceux de la franc-maçonnerie. Aux premières heures de la Révolution, Catherine Théot noue des relations avec des personnages influents.  Le directeur du comité de Sûreté générale, Guillaume Vadier, manœuvre en coulisse pour renverser Robespierre. Il implique la “Mère de Dieu” dans un complot qui aboutira au 9 Thermidor et à la fin de Terreur. C’est ainsi que la “Mère de Dieu” entrera dans l’histoire.

• MERCIER Paul : Simenon, le Bourbonnais, la Nièvre et le Berry bourbonnais :Tome 2 : Georges Simenon et  la Nièvre (Nevers, Tracy-sur-Loire et Pouilly, Saint-Thibault. 1 vol. br, 98 pages, dont 47 en couleur,  illustrations, éd. Association LACME (3, rue Lenôtre 03400 Yzeure) 23 € (29,30 € franco).

SIMENON COVERTURESommaire : Nevers : Les frayeurs de l’entraîneuse de la Boule Rouge – Lettres de Nevers et d’ailleurs – Une jeune fille se lance dans le secrétariat – Roméo et Juliette à Nevers – Le petit docteur et les mystères de Nevers – Une journée à Nevers, 15 août 1908 – Tracy-sur-Loire et Pouilly :  le château et les clos : La vengeance de la Doucette – Le retour au bercail du comte de Meursang – La fille cachée du ministre et le Vicomte de T…- Manette et le comte d’Étampes – La gestion rationnelle du Clos – La double vie de Jean Saint-Clair – Annette, la fille aux chèvres et son pedigree – Gaston et Angélique des loges – Le rêve d’un bonheur familial troublé – Deux contes grivois – Saint-Thibault, l’Hôtel de la Loire  (et Sancerre) : M. Gallet, l’usurpateur – Le rachat du clos du Père Leleu – La promotion du pouilly fumé – Convalescence à Saint-Thibault et rechute de Dudon – Un dernier séjour sur les bords de la Loire – Vacances à l’hôtel du bord de Loire … Le sommaire détaillé figure  dans  L’actualité des auteurs – n° 19 et le Tome III est répertorié dans  la sous-rubrique Bourbonnais – Littérature.

 

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BAZIN Jean-François : Dijon. 1 vol. br, 175 p, illustrations, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire d’une ville, 19,90 €.

DIJONExiste-t-il une autre ville où l’on se dit pour convenir d’un rendez-vous : “ Je te retrouverai au Coin du  Miroir…” ? Le Coin du Miroir marque d’une croix le cœur de Dijon. Il exprime tout à la fois le passé et l’avenir, la rencontre et l’échange, avec cette note discrète et pudique de nostalgie mariée à l’espoir du lendemain. C’est donc au Coin du Miroir que l’on se retrouve ici, avec pour guide Jean-François Bazin. Journaliste, écrivain, il est dijonnais et bourguignon jusqu’au bout des ongles. Il nous fait partager sa passion pour une ville qui, tout en épousant la modernité, a su  garder le temps de vivre. Qu’ils soient professionnels ou simples particuliers, les photographes étaient déjà là, il y a cent ans, ce qui faisait d’eux de véritables témoins de la vie, qu’elle soit officielle ou quotidienne. Ils restituent les instants de notre mémoire collective ou personnelle. Alors, en cette Bourgogne qui vit naître la photographie, en cette “ Vallée de l’image”, il est bon de  regarder Dijon dans le rétroviseur, sachant que le souvenir c’est ce qui contribue à  préparer l’avenir.

CHICUREL Arnaud, LOURDEL Lionel : La Bourgogne vue d’en haut – Aerials of Bourgogne. Texte bilingue français – anglais. Photographies de Lionel Lourdel. 1 vol. br, format à l’Italienne, 96 p, illustrations en couleur,  éd. Ouest France, 13,90 €.

51fjWxGt31LUne série de photographies aériennes prises par Lionel Lourdel qui permettent de découvrir la Bourgogne au travers de ses sites remarquables et de ses villes emblématiques. Des photos originales pour découvrir les sites les plus exceptionnels de la Bourgogne, tels que le canal de Bourgogne, le vignoble bourguignon, Alésia, Cluny, Guédelon et bien d’autres, sans oublier les grandes villes. Chacune des cent photos que comporte l’ouvrage est accompagnée d’un court texte  descriptif et informatif.

• JAL Jean-Marie : Les châteaux de Saint-Christophe-en-Brionnais : le Bourg, Fougères, La Motte Calon, Noyer, Seuilly. 1 vol. br, 38 p, illustrations en couleur, éd. du Centre d’études des patrimoines Pays Charolais-Brionnais, 15 €.

JALÀ l’extrême sud du Département de Saône-et-Loire, au cœur du Pays Brionnais, le village de Saint-Christophe est surtout connu pour son célèbre marché fondé à la fin du Moyen-âge et qui est redevenu récemment le 1er marché aux bovins de France. Au cœur du Brionnais, le paysage de bocage d’un vert éclatant fait l’admiration de tous les visiteurs, également attentifs à la qualité du patrimoine bâti des siècles passés. Cependant, d’autres richesses restent à découvrir. Jean-Marie Jal a choisi de braquer les projecteurs sur le patrimoine des châteaux disparus ou encore bien visibles aujourd’hui. L’auteur nous apprend qu’au Moyen-âge et durant la période suivante (XVIe-XVIIIe siècles), la paroisse de Saint-Christophe-en-Brionnais a compté jusqu’à 5 châteaux et sites castraux. Il nous emmène à la découverte des manoirs de Noyer, Fougères et Seuilly, à l’emplacement d’une ancienne motte féodale, dans le haut du village au lieu-dit « La Motte Colo » et de l’histoire mouvementée des trois châteaux du bourg de Saint-Christophe. Une redécouverte passionnante d’un patrimoine encore largement méconnu. Jean-Marie Jal, chercheur bénévole au CEP et au CECAB (Centre de Castellologie de Bourgogne) a poursuivi, durant plus de 20 ans, un inventaire des châteaux et sites castraux du Charolais-Brionnais.

 • LE BOHEC Yann : Alésia : fin août – début octobre de 52 av-JC.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 220 p, illustrations, biblio, index, éd. Tallandier, coll. Texto, 8,50 €.

Z alésiaDe fin août à début octobre 52 avant Jésus-Christ, les armées romaines de César font face aux troupes gauloises menées par Vercingétorix. Victorieux fin avril à Gergovie, le jeune chef arverne a réuni de nombreuses troupes et prépare la nation  gauloise au combat. Brossant un tableau complet de la bataille décisive de la guerre des Gaules, Yann Le Bohec désigne le responsable de la guerre et ses motivations, et s’interroge : les Gaulois avaient-ils une chance de gagner ? Comment Gaulois et Romains combattaient-ils ? Quelle était la meilleure tactique ? Par l’analyse du siège et des quatre batailles qui se sont déroulées à Alésia, il nous donne à comprendre la compétence de César, l’efficacité des légions, l’héroïsme des Gaulois, le génie de Vercingétorix. L’auteur revient aussi sur l’éternel débat pour le clore : où se trouve Alésia ? Enfin, et surtout, il répond à une question jamais posée : pourquoi Vercingétorix a-t-il été vaincu ? Yann Le Bohec est professeur émérite à l’université Paris IV-Sorbonne. Il est l’auteur de nombreux livres consacrés à Rome et à son armée, des succès comme Histoire romaine (1991), Naissance, vie et mort de l’Empire romain (2012), Alésia (Tallandier, 2012)…

Z Annales• LE PAGE Dominique, MOUILLEBOUCHE Hervé (sous la direction de) : Annales de Bourgogne 91-2 : Bourgogne et Franche-Comté : la longue histoire d’une unité. 1 vol. br, 120 p, éd. Éditions universitaires de Dijon – Société des Annales de Bourgogne, 15 €.

Les Annales de Bourgogne sont une revue historique trimestrielle fondée en 1929. Elles constituent la revue scientifique de référence sur l’histoire de la Bourgogne, comprise dans le sens le plus large. Ce numéro est un numéro de varia (période médiévale et moderne) consacré aux relations historiques entre la Bourgogne et la Franche-Comté.

• PÉTIOT Fabienne : Éclats et reliefs dans la constellation de Cluny et des sites clunisiens. Textes de Hervé Bontemps. Préface de  Philippe Claudet. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. Lelivredart (Paris), 25 €

Z Lamartine► À l’apogée de l’art roman, la lumière… Rayonnent alors les bénédictins, l’abbaye de Cluny en tête, comme phare et modèle. Au cœur d’un vaste territoire, centré sur la Bourgogne du sud allant du Jura au Sud-Ouest, en traversant le Massif central, brillent “ses filles” : La Charité-sur-Loire, Paray-le-Monial, Souvigny, Nevers, Châtel-Montagne, Blesle, Beaulieu-sur-Dordogne, Carennac, Moissac, tant d’autres abbayes, prieurés, doyennés et quantité de petites églises disséminées au gré des paysages. C’est au grain de la pierre que Fabienne Petiot, par des cadrages resserrés, s’attache, favorisant les détails architecturaux, parties saillantes d’une abside et voûte d’une nef, révélant les bestiaires romans, combinant postures et masques, leur conférant de fait une parenté avec le rayonnement spirituel et humain de l’ordre de Cluny. Les textes d’Hervé Bontemps, à la manière de codicilles scandés ou murmurés, invitent à goûter à la poésie singulière engendrée par ces lieux investis de tant de vibrations dont les aquarelles témoignent en écho. Leurs regards conjugués, la force d’expression de deux langages tour à tour évoquent et invoquent les traces, stigmates, filiations et les influences qui résonnent dans ces pierres. L’ouvrage est l’aboutissement de près de dix années d’observation et de flâneries, de dessin et d’écriture.

 • ROLLAND Joëlle (sous la direction de) : Bling-bling : le verre gaulois s’affiche ! Catalogue de l’exposition du MuséoParc Alésia  du 6 avril au 11 septembre 2019. Préface de François Sauvadet. Avant-propos de  Jean-Paul Demoule.1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, biblio, éd. MuséoParc Alésia (Alise-Sainte-Reine), 19 €.

Z bling blingPourquoi le verre ? Brillant, coloré, sonore, le verre fait une entrée fracassante dans la parure gauloise au Ve siècle av. J.-C. Pourtant, ce n’est que récemment que l’artisanat du verre gaulois a attiré l’attention des archéologues, et de Joëlle Rolland au premier plan. L’exposition Bling Bling ! présentée au MuséoParc Alésia est donc la toute première exposition consacrée à ce sujet… brûlant ! Au Ier millénaire av. J.-C., les techniques du verre soufflé sont encore inconnues, personne n’ayant encore eu l’idée de faire des bulles avec du verre. Le verre se travaille alors filé, par étirement, principalement pour produire des objets de parure comme les perles. Au Ve siècle av. J.-C., les Gaulois inventent un nouvel objet en verre, dont ils sont les seuls à maîtriser les techniques pendant toute l’Antiquité : le bracelet en verre. Autour de ces bracelets, un artisanat spécialisé se développe et s’intensifie à partir du IIIe siècle av. J.-C. Cette période est propice au développement des productions artisanales comme la métallurgie ou la céramique dans le monde celtique. Cependant, l’artisanat du verre est l’un des rares à se consacrer uniquement à la fabrication de bijoux ! Aujourd’hui comme hier, se parer, s’habiller, se montrer, c’est exprimer une ou des identités, liées au statut de l’individu, à son groupe social, à sa famille, ou encore à son âge. La parure exprime non seulement une identité individuelle mais aussi collective, car seuls les membres d’une même communauté peuvent comprendre les signes et symboles qu’elle transmet. Pour les Gaulois, que peuvent signifier ces étincelantes parures en verre ? Qui peut donc porter ces parures clinquantes ? Avons-nous le même rapport à nos parures que les Gaulois ?

 

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

512ErL3ZhzL._SX291_BO1,204,203,200_• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Les plus belles balades à vélo en Bourgogne. Édition 2019-2020. 1 vol. br, 265 p, illustrations, cartes, index, éd. Nouvelles éditions de l’université, coll.  Petit Futé – Thématique guides, 9,95 €.

Depuis quelques années le vélo revient à la mode. C’est le moyen, idéal pour s’évader et aller à la rencontre du patrimoine. Dans cette nouvelle édition, les auteurs du Guide du Petit Futé ont concocté des itinéraires qui vont à la découverte de la majorité des sites incontournables de la région.Le guide un vaste choix de balades à parcourir chacun à son rythme.

• GLOAGUEN Philippe : La Bourgogne du sud à vélo. 1 vol. br, 180 p, illustrations n-b et coul, éd. Hachette Tourisme, coll. Le guide du routard, 15 €.

Z Bourgogne du sud► Un guide qui propose 6 grands itinéraires à vélo: – Itinéraire 1 : La Grande Boucle de Bourgogne du Sud : divisé en 8 étapes, cet itinéraire a comme principale étapes Chalon-sur-Saône Cluny, Mâcon ou Tournus. C’est un parcours à faire au moins une fois dans sa vie. Un itinéraire facile, truffé de pépites qui conjugue vélo, gastronomie, vignobles fameux et patrimoine prestigieux. – Itinéraire 2 : la Voie Bressane : 60 km en 4 courtes étapes pour voyager en Bresse sur une ancienne voie ferrée. Découvrez des villages et paysages authentiques au cœur de la Bresse bourguignonne. – Itinéraire 3 : l’EuroVelo 6 de Mont-Lès-Seurre à Paray-le-Monial : Entre la Saône et le Doubs, cette partie de l’EuroVelo 6 passe par la prestigieuse ville de Beaune, longe le canal du Centre avant de découvrir le Charolais. 155 km d’itinéraire vélo découpé en 8 étapes. – Itinéraire 4 : l’EuroVelo 6 de Paray-le-Monial à Nevers : 139 km à vélo le long du canal du Centre puis de la Loire et son canal latéral. Découpé en 7 étape ce parcours vélo vous fait visiter 2 magnifiques basiliques romanes (Paray et Cluny) – Itinéraire 5 : l’itinérance verte en Autunois – Morvan : ce parcours s’éloigne des vignes fertiles de Bourgogne pour se rapprocher du Morvan. L’itinéraire long de 71 km est en partie sur routes secondaires et est réservé aux cyclistes expérimentés. De nombreux trésors à découvrir sur le parcours (Nolay la médiévale, Épinac, le château de Sully ou encore Autun). – Itinéraire 6 :  la Voie Verte du Brionnais : 55 km à vélo dans la région du Brionnais pour découvrir un territoire marqué par l’élevage traditionnel du boeuf charolais, les églises romanes et des petits châteaux qui se découvrent au détour de presque chaque route de campagne.

• Le tour de Bourgogne à vélo. Nouvelle édition. 1 vol. br, 128 p, cartes, illustrations en couleur, index, éd. Chamina éditions, coll. Grands itinéraires – À vélo, 15 €.

le-tour-de-bourgogne-a-veloTout ce qu’il faut savoir pour visiter et découvrir la Bourgogne à vélo…Aménagé sur piste cyclable et voie verte, ce très bel itinéraire de 800 km, permet de  découvrir la Bourgogne autrement. Le lecteur pourra suivre les anciens chemins de halage, le long du canal de Bourgogne, du canal du centre et de celui du Nivernais. La voie des vignes offre un programme alléchant avec un parcours qui sillonne les vignobles aux noms prestigieux de Gevrey-Chambertin, Vosne-Romanée, Pommard, Meursault, et les autres ! Une ancienne voie ferrée aménagée en voie verte, relie Chalon-sur-Saône à Mâcon. Sur 80 km elle traverse des villages chargés d’histoire, dont la ville de Cluny et son ancienne abbaye est une merveille de la Bourgogne cistercienne. Ce guide comporte des cartes claires et précises, des descriptifs issus des repérages entièrement fait à vélo, des plans des principales villes traversées, ainsi que toutes les bonnes adresses d’hébergements, de loueurs, de services.

◘ DIVERS

 

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• BERRY

◘ LITTÉRATURE

• BERNARD Daniel : Le Berry mystérieux. 1 vol. br, 178 p, illustrations en couleur, éd. La Geste éditions, coll. Contes et légendes, 9,90 €.

Z BERRYEn Berry, George Sand et Laisnel de la Salle ont recueilli puis publié des contes et légendes transmis lors des veillées d’hiver ou pendant les longues soirées de broyage du chanvre lorsque le chanvreur égrenait son répertoire. Initiée par ces précurseurs, la diffusion de ce patrimoine oral transmis de bouche à oreille se poursuit à la fin du XIXe et au début du xxe siècle avec des auteurs de monographies locales et des écrivains régionalistes. Ce riche florilège hérité de la tradition populaire revit dans Le Berry Mystérieux et entraîne le lecteur sur les sentiers du fantastique et du merveilleux. De la féerie à la facétie, les voix du village se transmettront à nouveau dans notre monde en quête de ses racines.

• BOUVIER Brigitte, DUBRISAY Pascal : Sur les pas de Balzac, entre Val-de-Loire et Berry. Préface de Jack Lang. Photographies de  Michel Sigrist. 1 vol. br, 210 p, illustrations n-b et couleur, index, biblio, éd. La Geste éditions, 20 €.

ZBUVIER► Honoré de Balzac, écrivain français majeur du XIXe siècle, a eu l’ambi­tion, dans son œuvre, La Comédie humaine, de décrire la totalité de la société de son temps, en particulier la vie en pro­vince. Né en Touraine, sur les rives de la Loire, ces paysages baignés par le fleuve vont souvent l’inspirer, et il puisera abon­damment dans ses souvenirs pour nour­rir ses romans : les séjours chez Jean de Margonne, à Saché dans la vallée de l’Indre, seront l’écrin de l’inoubliable Lys dans la vallée. Dans l’Indre, les demeures des amies, Zulma Carraud à Issoudun ou George Sand à Nohant, lui donneront le matériau de La Rabouilleuse. Plus que tout la vallée de la Loire nourrira ses romans, du Blois de Louis Lambert au Saumur du Père Grandet. C’est à Vouvray que l’illustre Gaudissart, qui croit berner les provinciaux, sera l’arroseur arrosé, tandis que La Grenadière, à Saint­-Cyr-sur Loire, apporte en réconfort à l’âme de l’héroïne la douceur de ses lieux … À travers les nombreux textes choisis et présentés par Brigitte Bouvier et Pascal Dubrisay, illustrés par les photographies de Michel Sigrist, ce livre fera voyager ses lecteurs  sur les pas et dans les souvenirs de Balzac, du Val de Loire au Berry. On pourra ainsi admirer à travers son regard les paysages qu’il a aimés et magnifiés.

• BRASEY Édouard : Les marais de Bourges. 1 vol. br, 380 p, éd. de Borée, coll. Littérature, 20,50 €.

9782812929151-475x500-1Mai 1940. Zoé et Jacques, 19 ans, s’aiment en cachette dans les marais de Bourges. Même si tout sépare la fille de bistrotier, employé d’une usine d’armement, et l’étudiant en droit promis à un avenir de notaire, les deux amoureux rêvent de mariage à l’ombre de leur saule « rieur ». La guerre, inquiétante mais encore lointaine, vient pourtant bouleverser leurs plans. La ligne de démarcation de l’occupation allemande qui divise le Cher en deux sépare aussi Zoé et Jacques. Bientôt ce sont leurs convictions qui les éloignent… Leur amour survivra-t-il à ces heures sombres ? Edouard Brasey, écrivain et conteur, est un spécialiste reconnu du monde de la féerie, du merveilleux et du fantastique. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, pour la plupart publiés au Pré aux Clercs.

9782365754606-CV-HD-LA-GUERRE-DES-SABOTIERS-T2-2019-05-MARIVOLE-275x444• BRUNEAU René : La guerre des sabotiers : Tome 2 : La révolte. 1 vol. br, 390 p, éd. Marivole éditions,  coll. Romans Marivole, 19 €.

Un second tome de la guerre des sabotiers qui plonge le lecteur dans la France des années 1600.  À partir de faits historiques bien réels, René Bruneau évoque la Guerre des sabotiers une histoire méconnue qui se déroule durant la Fronde. Les paysans de la Sologne se révoltent et affrontent la troupe du roi Louis XIV…

• CALLOT Didier : Les voyageurs du vent : Tome 3 : La Gitane. 1 vol. br, 290 p, éd. Marivole éditions,  coll. Romans Marivole, 19 €.

voyageursvent► La suite  de La bohémienne aux yeux clairs… Après avoir fui l’horreur des tranchées, vécu quelques mois en captivité en Allemagne, s’être évadé par la Suisse où il a rencontré un petit cirque ambulant italien qui l’a accueilli comme un des siens, Denis finit par retrouver sa bien-aimée Carmen et son fils après bien des péripéties. Mais, pour éviter de revivre l’enfer d’une guerre qui s’éternise, il est obligé de s’exiler en Espagne avec femme et enfant, accompagnés de leur petit clan de gitans. Commence alors pour eux une période de vie harmonieuse et paisible dans la si belle province d’Andalousie où ils coulent des jours heureux, jusqu’à une péripétie qui les amène à quitter cette région si hospitalière. D’autre part, la fin de la guerre en France incite Denis à envisager un retour dans son pays et son Berry natal, mais le chemin est long et semé d’embûches de toutes sortes, dont l’une menace même l’harmonie du couple qu’il forme avec Carmen. De plus, même s’il est affectivement important pour lui, le retour au pays de Denis sera-t-il aussi bénéfique qu’il le souhaiterait, compte tenu de son délicat passé militaire ? Sans aucun doute, ce troisième et dernier opus de cette saga gitanesque transportera encore le lecteur dans de nouvelles aventures où le mèneront ces infatigables “voyageurs du vent”.

• CERVEAU Jean-Louis : Sous tutelle et amoureuse ou le destin bouleversant de Carole Chevalier. 1 vol. br, éd. JPS éditions (Aix-en-Provence).

Après avoir débuté avec  une trilogie (Le Bûcher de la briqueterie, suivie de  La traque de Paul et de Biographie autorisée qui a connu un franc succès public, Jean-Louis Cerveau propose un nouvel ouvrage intitulé “Sous tutelle et amoureuse ou Le destin bouleversant de Carole Chevalier”. Il relate l’histoire romancée de Carole, jeune adolescente orpheline de père et de mère, placée sous la tutelle de son vieil oncle qui souhaite la marier à un richissime baron paysan. Mais en cinq mois seulement, la rencontre de la jeune fille avec un brillant peintre parisien va transformer son quotidien triste et sans avenir en une vie radieuse et lumineuse après de multiples rebondissements. Seul l’amour sincère et réciproque peut modifier un destin qui n’était pas écrit d’avance !

 • COLET Louise, MUSSET Paul de, SAND George : Sand, Musset, Colet et les autres. Dans les coulisses de l’une des plus célèbres passions de l’histoire littéraire. Présentation de Joseph Vebret. Contient : Elle et lui (George Sand), Lui et elle (Paul de Musset) et Lui (Louise Colet). 1 vol. br, 500 p, éd. Marivole éditions, coll. Littérature et Cie, 21,90 €.

Z Sand MussetSéducteur invétéré, coureur de jupons, Alfred de Musset rencontre George Sand, en juin 1833 au cours d’un dîner. La belle scandaleuse l’attire violemment et leur relation se transformera très vite en une passion destructrice qui fera les choux gras des gazettes de l’époque, déjà avides de détails scabreux sur les “people” de l’époque. Les scènes effroyables se succèdent jusqu’à la rupture définitive en 1835. Leurs œuvres, et particulièrement celle de Musset, gardent l’empreinte de la profondeur dramatique de leur relation. En 1859, deux ans après la mort du poète, George Sand proposera sa version de leur histoire, Elle et lui, en se donnant évidemment le plus beau rôle. Dans la foulée, Paul de Musset, le frère d’Alfred, très remonté, voudra rétablir la vérité en publiant Lui et Elle, une véritable charge contre celle que la famille a toujours considérée comme responsable de tous les maux d’Alfred, négligeant, dans son aveuglement, de considérer les turpitudes du cher enfant. Ne voulant pas être en reste, Louise Colet, qui fut la maîtresse de Flaubert avant d’être celle de Musset, publie à son tour sa version sous le titre de Lui, Roman contemporain. Le Tout-Paris se gausse. Les critiques littéraires désignent ces trois livres sous le vocable “d’Eux brouillés” et s’en donnent à cœur joie. Pour la première fois depuis plus de cent cinquante ans, Joseph Vebret réunit dans un même volume la trilogie Eux brouillés, accompagnée d’une introduction replaçant ces trois romans dans leur contexte historique et littéraire.

• GUYARD Mélanie : Les âmes silencieuses. 1 vol. br, 320 p, éd du Seuil, 18,90 €.

image1942… Héloïse Portevin a tout juste vingt ans lorsqu’un détachement allemand s’installe dans son village. Avides d’exploits, son frère et ses amis déclenchent un terrible conflit. Pour aider ceux qu’elle aime, Héloïse prend alors une décision aux lourdes conséquences… 2012. Loïc Portevin est envoyé par sa mère au fin fond du Berry pour y vider la maison familiale après le décès de sa grand-mère. Loïc tombe sur une importante correspondance entre cette dernière et un dénommé J. Commence pour lui une minutieuse enquête visant à retrouver l’auteur des lettres. Entre secrets de famille et non-dits, Loïc et Héloïse font chacun face aux conséquences de leurs décisions, pour le meilleur… et pour le pire. Mélanie Guyard est professeur de biologie en région parisienne. Elle a publié sous le pseudonyme d’Andoryss une dizaine de bandes dessinées (aux éditions Delcourt) et plusieurs romans jeunesse. Les Âmes silencieuses est son premier roman en littérature adulte.

• LATROBE Clotilde : Les héritières du silence. 1 vol. br, 250 p, éd. Les Passagères, 18 €.

Z LatrobeDans un village du Berry, en 1916, la famille Delarbres fait face, comme tant d’autres, à la guerre. Anatole, jeune homme de 16 ans, s’engage. Pour la famille, ce sera la perte d’un fils, d’un frère : il ne reviendra pas. Ce départ brutal et définitif va profondément marquer la descendance de celle qui était si proche de lui, sa sœur Blanche. “Les héritières du silence” raconte l’empreinte insaisissable et pourtant si profonde laissée par cette absence. Quatre destins de femmes, de l’arrière-petite-fille Léonore à l’arrière-grand-mère Blanche, aboutissent à  un récit à quatre voix où la parole, pourtant rare, finit par construire une lignée féminine marquée par le lien invisible du manque et du silence. La quête de la vérité, entre mensonges et arrangements au fil des générations qui se succèdent, se heurte à un passé qui ne livrera son secret qu’à la dernière page.  Clotilde Latrobe est née en région parisienne. Passionnée de littérature, elle est professeur de lettres dans un lycée.

• NESCI Catherine, BARA Olivier (sous la direction de) : Écriture, performance et théâtralité dans l’œuvre de George Sand. 1 vol. br, 533 p, éd. UGA (Grenoble), coll. Bibliothèque stendalhienne et romantique, 27 €.

63775George Sand inscrit la théâtralité au cœur de son œuvre. Elle explore les limites du théâtre et du roman comme elle interroge les frontières de l’être et du paraître. La théâtralisation de l’existence est chez elle l’obstacle à la rencontre sincère entre les êtres autant que le moyen d’inventer de nouvelles relations humaines. Si les travestissements vestimentaires de Sand ont pu évoquer une performance féministe avant l’heure, l’écrivaine a su créer des personnages chargés d’explorer tous les possibles du corps et de la voix, le plus souvent dans la pudeur et l’idéalisation, mais aussi dans le souci d’une critique sociale et d’un renouvellement des formes littéraires et artistiques. Le concept de performance permet d’interroger les stratégies esthétiques et les facettes dérangeantes des écritures sandiennes, dans leurs rapports au corps, au temps et à l’espace.

  SAND George : Césarine Dietrich. 1 vol. br, 280 p, éd. Paléo, coll. La collection de sable, 28 €.

Z Sand césarine►Extrait : “J’avais trente-cinq ans, Césarine Dietrich en avait quinze et venait de perdre sa mère, quand je me résignai à devenir son institutrice et sa gouvernante. Comme ce n’est pas mon histoire que je compte raconter ici, je ne m’arrêterai pas sur les répugnances que j’eus à vaincre pour entrer, moi fille noble et destinée à une existence aisée, chez une famille de bourgeois enrichis dans les affaires. Quelques mots suffiront pour dire ma situation et le motif qui me détermina bientôt à sacrifier ma liberté. Fille du comte de Nermont et restée orpheline avec ma jeune sœur, je fus dépouillée par un prétendu ami de mon père qui s’était chargé de placer avantageusement notre capital, et qui le fit frauduleusement disparaître. Nous étions ruinées ; il nous restait à peine le nécessaire, je m’en contentai. J’étais laide, et personne ne m’avait aimée. Je ne devais pas songer au mariage ; mais ma sœur était jolie ; elle fut recherchée et épousée par le docteur Gilbert, médecin estimé, dont elle eut un fils, mon filleul bien-aimé, qui fut nommé Paul ; je m’appelle Pauline”…

• SAND George: Correspondance: Tome 25: Suppléments: 1817-1876. Édition établie et annotée par Georges Lubin. 1 vol. br, XVII+1190 p, illustrations  n-b et couleur, biblio, index, chronologie, éd. Classiques Garnier, coll. Bibliothèque du XIXè siècle, 49 €.

GsdMS26bL’ultime volume de la correspondance de l’écrivaine, publié pour la première fois en 1991. Il clôt l’œuvre majeure de Georges Lubin qui a consacré sa vie à l’étude de cette correspondance qui apporte un éclairage sur le XIXè siècle, ainsi que sur les milieux intellectuels et littéraires que fréquentait George Sand. Les 24 autres volumes de la Correspondance ont été recensés dans la Rubrique Parutions récentes (n° 12 et n° 13).

• SAND George: Correspondance: Tome 26: Index des correspondants. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. br, 82 p, éd. Classiques Garnier, coll. Bibliothèque du XIXè siècle, 25 €

Un inventaire détaillé de tous les correspondants avec lesquels George Sand a échangé durant près de 60 ans, en même temps qu’un outil pratique pour naviguer dans les milliers de pages  des 26 tomes de la correspondance sandienne.. 

SAND George : Gabriel. Édition établie par Martine Reid.1 vol. br, 320 p, éd. Gallimard, coll. Folio – Théâtre, 8,40 €.

Z SAND.jpg► George Sand écrit en quelques jours, au printemps 1839, cette “fantaisie” qui compte parmi ses œuvres les plus originales. Au moment de la naissance de sa petite-fille, le prince de Bramante avait pris, dans le plus grand secret, la décision de l’élever comme un garçon, afin de pouvoir lui transmettre ses biens à sa mort. Gabriel, ignorant tout de sa nature véritable, mène donc l’existence physique et intellectuelle des jeunes gens de son âge jusqu’au jour de sa majorité où le prince lui révèle la vérité. Désormais, il lui faudra choisir : rester Gabriel, dans l’opulence et la liberté ; ou devenir Gabrielle, dans “l’éternelle captivité du couvent”.  Située en Italie, à une époque indéterminée, la pièce a néanmoins valeur universelle puisqu’elle illustre la singulière difficulté d’être femme dans une société qui tient pour acquis “la faiblesse et l’asservissement d’un sexe, la liberté et la puissance de l’autre”.

• SAND George, DELACROIX Eugène : Je serais folle de toi, si je ne l’étais d’un autre : correspondance. Édition établie par  Danielle Bahiaoui. 1 vol. br,  éd. Le Passeur, coll. Le Passeur poche, 10,90 €.

Z DELACROIXGeorge Sand fut en relation avec ce que le XIXe siècle compta de célèbre, et ce dans tous les domaines. Parmi ses correspondants les plus connus, on trouve bien sûr des écrivains, des éditeurs, mais aussi des musiciens et des peintres, des hommes politiques… Certains d’entre eux ont droit à une place particulière et nouent avec elle un échange épistolaire arborant les couleurs de l’amitié, dont le peintre Eugène Delacroix, qu’elle appelle « Lacroix », avec une désinvolture quasi impertinente. De 1834, année où elle fit sa connaissance, à 1863, année de la mort du peintre, ils sont restés fidèles l’un à l’autre, en dépit de leurs divergences. Ce qui les unissait envers et contre tout en plus de leur relation privilégiée à Chopin, c’était leur amour de l’art. Ainsi Sand écrit dans une lettre datée de 1862, après avoir admiré les fresques de l’église Saint-Sulpice à Paris : « […] ceux qui sentent l’art se sentent avec vous dans une région de vie, de grandeur, de puissance et de magnificence où la critique n’a pas le droit de  pénétrer. »

• SAND George : Le lis du Japon suivi de Le roi attend. 1 vol. br, 104 p, éd. Paléo, coll. La collection de sable, 15 €.

Le-lis-du-Japon► Dans cette réédition, sont rassemblées  deux pièces de théâtre ainsi que la préface que George Sand  avait rédigée en 1866. Extrait:“Pour nous-même, qui avons eu au théâtre de grands succès, et aussi des succès d’estime, c’est-à-dire des insuccès, nous ne varierons pas dans notre respect pour le public. Chercher à lui plaire par des habiletés puériles et de lâches sacrifices à son prétendu manque d’idéal ne serait pas, selon nous, le respecter ; ce serait, au contraire, le mépriser profondément. Ce que nous respectons en lui, ce n’est ni le bruit de ses mains, ni le contenu de sa bourse : il est souvent mal à propos avare ou prodigue de ces choses-là. S’il est, à un jour donné, dans une veine de scepticisme et de dédain pour la poésie de l’âme, c’est tant pis pour lui bien plus que pour nous. Un autre jour, il sera mieux disposé. Ce que nous ne nous lasserons pas de flatter en lui, c’est le beau côté de la nature humaine, ce sont les instincts élevés qui, tôt ou tard, reprennent le dessus. Quant à ses accès de mauvais prosaïsme et d’engourdissement du cœur, nous ne les guetterons pas pour les encenser, et, quand nous serons aux prises avec ses préjugés et ses erreurs, nous le défions bien de nous faire transiger, dût-il nous placer entre les sifflets et les grosses recettes”.

• SAND George : Le voyage dit du midi : février 1861 – mai 1861. Nouvelle édition. Préface de Boris Cyrulnik. 1 vol. br, 206 p, illustrations, éd.  Livres en Seyne (La Seyne-sur-Mer), 20 €.

Le-voyage-dit-du-midiDe son séjour sur la côte méditerranéenne varoise, sur les hauteurs de Tamaris, George Sand nous a laissé un récit dans lequel au gré de ses pérégrinations, elle nous entraîne sur des routes, cartographie d’une époque révolue, où se mêlent les paysages et les odeurs de la Provence aux personnages croisés au détour d’un chemin.  Promeneur solitaire, elle nous livre dans « Le Voyage dit du Midi » les impressions d’une femme libre mais harassée par de longues promenades et la maladie qu’elle vient soigner dans ces terres miraculeuses. Inlassablement, elle arpente de longues heures les routes environnantes pour noter le soir tombant sur ses carnets les parfums de fleurs, de plantes et d’arbres. Elle nous parle aussi de ces hommes et de ces femmes qui témoignent d’une Provence encore présente dans la mémoire des anciens. Toulon, La Seyne-sur-Mer, Tamaris, Les Sablettes, Sicié, mais aussi Six-Fours, Evenos, La Valette-du-Var, Le Revest, autant de lieux connus ou moins connus que le lecteur redécouvrira dans un passionnant saut dans l’Histoire…

• SAND George: Simon. 1 vol.  br, 190 p,  éd. Paléo, coll. La collection de sable, 25 €.

Z Simon sandEn 1825, le comte de Fougères, émigré à Trieste, rentre en possession de son château proche d’un petit village de la Marche. Sa fille, la mystérieuse Fiamma, dont la naissance et les relations avec le comte restent énigmatiques, rejoindra-t-elle l’Italie, et les perspectives d’action révolutionnaires, ou cédera-t-elle à son penchant pour Simon, le brillant avocat républicain ? Écrit en pleine période de séparation de George Sand avec son mari, le baron Dudevant, ce roman porte la trace des rencontres décisives avec Lamennais et Michel de Bourges, au printemps 1835. De grandes silhouettes romantiques s’y profilent, comme Marie d’Agoult et la princesse Belgiojoso. Des scènes héroïques, des souvenirs d’opéra et d’Italie contribuent aussi au charme d’un récit dont la verve s’apparente à l’univers stendhalien.

• THEURIAU Frédéric Gaël (sous la direction de) : Les ressources d’inspiration de George Sand : actes du colloque international, La Riche, Indre-et-Loire, 30 mai – 1er juin 2017,    organisé par le Centre d’études supérieures de la littérature. 1 vol. br, 192 p, illustrations, éd. N. Vaillant (Antibes), 18 €

514aoBaVZHL._SX321_BO1,204,203,200_Une vision internationale d’une extraordinaire femme de lettres. Des spécialistes du monde entier se penchent sur l’oeuvre et la vie de George Sand, étudiant les rapports entre son existence et sa créativité, ainsi que ses sources d’inspiration au travers de ses prises de position féministes et de son oeuvre des romans champêtres, lui rendant ainsi hommage.. Ils analysent également les symboles et métaphores de ses romans ou textes. Dans le cadre du Centre d’études Supérieures de la Littérature, l’ouvrage a été réalisé sous la direction de Frédéric-Gaël Theuriau, chercheur associé à l’ICD à l’Université de Tours, membre-chercheur au CMC à l’Université York à Toronto, directeur du Centre d’Etudes Supérieures de la Littérature à Tours.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BERNARD Daniel : Guide secret du Berry. 1 vol. br, 144 p, illustrations n-b et couleur, éd. Ouest-France, coll. Guides secrets, 14 €.

Z Bernard►Avec Guide secret du Berry, Daniel Bernard dévoile les richesses de la région en mettant en exergue des pans cachés de son patrimoine, des détails de certains monuments mais il rappelle aussi légendes et anecdotes typiques de ce coin de France. Décomposée en quatre chapitres, l’œuvre de l’historien aborde ainsi différents thèmes – espaces sacrés ; vestiges païens et lieux insolites ; miracles et saints qui guérissent ; drames et mystères de l’histoire – qui lui permettent de visiter des lieux incontournables (Plaimpied, Fontgombaud, Issoudun, Bourges, Déols…), entre Cher et Indre. Daniel Bernard, spécialiste des arts et traditions populaires du Berry, est également l’auteur du Berry mystérieux (éd. La Geste).

• GOLDMAN Philippe, LAURENT Xavier, SURRAULT Jean-Pierre: Le Berry de la Renaissance.  1 vol. relié, 304 p, 200 illustrations n-b et couleur, éd. La Bouinotte éditions, 29 €.

show_image_in_imgtagDe même que le Val de Loire, le Berry a participé pleinement de la Renaissance. Sur le plan intellectuel, notamment grâce à l’Université de Bourges, mais aussi dans les domaines culturels et artistiques, comme l’attestent de nombreuses constructions, châteaux, églises, hôtels particuliers et maisons, ainsi que des œuvres d’art, manuscrits enluminés, peintures, sculptures, créations littéraires et musicales. La deuxième moitié du XVe siècle, après la fin de la Guerre de Cent Ans, a vu une reprise économique et démographique, puis l’apparition du style « à l’antique » en lien avec les Guerres d’Italie. Le « beau XVIe siècle », qui a précédé les Guerres de Religion, a constitué une période faste sous la conduite de duchesses éclairées, Jeanne de France, Marguerite de Navarre, Marguerite de Savoie. Un grand nombre d’intellectuels de talent ont participé à l’effervescence née des idées nouvelles de ce temps. Cet ouvrage de synthèse, à la riche iconographie et aux multiples entrées, a été rédigé par les meilleurs spécialistes locaux et nationaux, réunis par les deux sociétés savantes berrichonnes, l’Académie du Centre (Châteauroux) et la Société d’Archéologie et d’Histoire du Berry (Bourges). Il évoque des monuments prestigieux et des figures illustres, mais il fait également découvrir des lieux moins connus et des personnages oubliés. Il montre l’importance du Berry dans la France d’alors et son rôle dans ce vaste mouvement de la Renaissance.

• GUILLO Marielle, BAUDUIN Thomas : Bourges : clin d’œil. Illustrations de Vincent Belbari. 1 vol. br, format à l’Italienne, illustrations en couleur, éd. La Bouchure (Issoudun), 38 €.

ZGUILLOSally, une jeune Anglaise, vient rejoindre Mathys. Accompagnés de quelques compagnons, ils vont parcourir rues, places et monument, à la découverte de la ville de Bourge, C’est l‘occasion de se pencher sur son histoire, ses détails insolites ou remarquables,  entre les marchés et les parcs. C’est aussi l’occasion de s’initier au patrimoine architectural tout autant qu’à la gastronomie. Bref, une véritable mosaïque de dessins, de textes et de photos, pour  cet ouvrage, inclassable, qui se retrouve  à mi-chemin entre guide touristique et livre d’histoire.

• HUGUET Jean, CHRÉTIEN Claudie, GRANGER Michel : La Berri’ : le grand quiz ! 420 questions pour jouer et s’amuser avec la Berrichonne Football. 1 vol. br, 190 p, éd. La Bouinotte éditions, 14,50 €

téléchargementQuel était l’auteur du but qualificatif contre Monaco lors du quart de final de Coupe de France 2004 ? En quelle année Bertin signe-t-il à la Berrichonne ? Pourquoi la saison 1997/98 a-t-elle laissé un bon souvenir ? Sur quels scores la Berri s’est-elle inclinée face à Bruges en Coupe d’Europe ? 420 questions sur la Berrichonne football, d’hier et d’aujourd’hui, pour que chaque lecteur puisse vérifier son niveau de jeu… et de connaissances sur le club phare de l’Indre. Et 420 réponses commentées, pour réviser ou apprendre. Un livre à jouer, à lire, en solo ou en tournoi, concocté par l’équipe première de la mémoire de cette formation plus que centenaire, menée par son capitaine, Jean Huguet. Claudie Chrétien, véritable « groupie » du football en général et de la Berrichonne en particulier, a elle-même pratiqué son sport favori voici quelques années lors de la création de la première équipe féminine de la Berri. Sa connaissance de l’histoire du club est immense.

• LAURENT Xavier (Sous la direction de) : Dictionnaire illustré des châteaux du Cher. Notices rédigées par Nathalie de Buhren. 1 vol. br, 353 p, illustrations en couleur, éd. Archives départementales du Cher, 35 €.

dictionnaire_illustre_des_chateaux_du_cher (2)Ce dictionnaire  est le résultat de l’étude sur l’histoire et l’architecture des châteaux dans le Cher, menée par le Service du Patrimoine des Archives départementales. Si la référence historique concernant le patrimoine départemental reste toujours l’Histoire et statistique monumentale du département du Cher, ouvrage édité à la fin du XIXe siècle par Alphonse Buhot de Kersers, ce travail de recherche a été conçu comme la réalisation d’un état des lieux actualisé de ce patrimoine particulier. La première partie de l’ouvrage reprend l’argument historique et chronologique de l’implantation des châteaux sur le territoire départemental développé dans l’exposition intitulée Vies de châteaux – De la motte féodale au château de plaisance, présentée aux Archives départementales à l’automne 2017. Le dictionnaire prend en compte une sélection de près de 175 édifices antérieurs au XIXe siècle. Chacun d’entre eux conserve suffisamment d’éléments historiques et architecturaux pour être l’objet d’un commentaire dédié, et chaque notice est illustrée par une photographie ou un document présentant le bâtiment.

• RIGONDET Juliette : Un village pour aliénés tranquille : la colonie de Dun-su-Auron. 1 vol. br, 312 p,  éd. Fayard, 20 €.

9782213702100-001-TDans ce récit sensible, Juliette Rigondet restitue le quotidien d’une petite ville du  Cher, Dun-sur-Auron, lieu depuis le XIXe siècle d’une expérience psychiatrique innovante désignée sous le nom de  « colonie familiale pour aliénés ». Pour la première fois en France était tentée une solution alternative à l’enfermement des malades mentaux, qui aujourd’hui encore divise les plus grands spécialistes.  À la fin des années 1800,  face à la faillite de l’asile où l’on retient, plus qu’on soigne, les «  aliénés  » dans des établissements surpeuplés, des psychiatres réfléchissent à une solution alternative. Pourquoi ne pas faire sortir de ces hôpitaux les «  incurables tranquilles  » en les installant, contre rétribution, dans des familles, à la campagne ? Le conseil général de la Seine décide, en 1891, de tenter l’expérience. Un an plus tard, la petite ville de Dun-sur-Auron, dans le Cher, est choisie pour accueillir, «  à titre d’essai  », la première «  colonie familiale pour aliénés  » en France. L’essai est si concluant que le nombre de familles prêtes à héberger des patients augmente de façon exponentielle. En 1913, la colonie de Dun compte plus de 1  000  malades mentaux pour environ 4  000  habitants. Appelé aujourd’hui «  Accueil familial thérapeutique  », ce mode de soins existe toujours à Dun, même si les patients y sont moins nombreux qu’autrefois. En s’appuyant sur les archives hospitalières et sur des témoignages de patients, de familles d’accueil, de villageois, Juliette Rigondet raconte l’histoire de ce lieu à part dans la psychiatrie française et reconstitue l’existence de ces hommes et de ces femmes qui ont fait partie, jusqu’à leur mort, de la vie quotidienne des Dunois. Elle nourrit ainsi la réflexion sur ce que notre société fait des «  fous  » et de l’Autre. Juliette Rigondet est née en 1968, à Désertines, dans une famille qui a donné une longue lignée de médecins. Elle  est journaliste, auteure (Le Soin de la terre, éditions Tallandier, 2016) et elle anime des ateliers d’écriture littéraire. Elle a passé son enfance, en grande partie, à Dun-sur-Auron.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

 

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•  FOREZ

◘ LITTÉRATURE

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• CARRIER-REYNAUD Brigitte : Le ruban, de l’industrie au patrimoine. 1 vol. br, 80 p, illustrations n-b et couleur, éd. Publications de l’Université de Saint-Étienne, coll. Le goût du savoir, 9 €.

imageLe patrimoine de la ville de Saint-Etienne est constitué pour l’essentiel des traces des différentes activités industrielles qui ont marqué la ville. Parmi elles, la rubanerie a laissé une empreinte multiforme : les rubans eux-mêmes, à travers la collection du Musée d’art et d’industrie ; mais aussi de nombreuses traces architecturales et urbaines ; et enfin tout un héritage technique et organisationnel, qui a façonné la culture économique locale. Cet ouvrage prolonge une série de conférences données par l’auteur dans le cadre de l’université pour tous. Le texte est enrichi d’une abondante iconographie, souvent inédite. Il permet de comprendre comment l’industrie textile, implantée voilà près de quatre siècles dans la région stéphanoise, a fait l’objet d’un processus de patrimonialisation, certes tardif et imparfait, mais qui mérite d’être mieux connu des Stéphanois et au-delà de tous ceux qui s’intéressent au patrimoine industriel.

KADDOUR Rachid : Les grands ensembles, un patrimoine en devenir : chroniques de la  valorisation, dévalorisation, revalorisation d’opérations exemplaires à Saint-Étienne. Préface de Jao  Sette Whitaker Ferreira. Postface de  Georges Gay. 1 vol. br, 186 p, illustrations en couleur, éd. Publications de l’université de Saint-Étienne, 22 €.

image (1)► Cet ouvrage prend pour objets de réflexion des grands ensembles exemplaires : ceux du sud-est de Saint-Étienne. Beaulieu, comptant parmi la série de six qui en 1953 lance les grands ensembles français, est aujourd’hui labellisé Patrimoine du XXe siècle. Son voisin Montchovet a connu presque la totalité des dispositifs de Politique de la ville, avec notamment la démolition en 2000 de la Muraille de Chine, immeuble incontournable du paysage stéphanois. Un retour sur l’histoire des politiques urbaines et du peuplement de ces ensembles, doublé d’une lecture de celle-ci et du programme de rénovation à travers la question originale du patrimoine, au sens immobilier comme culturel, permet d’expliciter la tendance qui se dessine pour l’avenir : celle d’un retour aux sources du logement social pour le plus grand nombre, via la valorisation d’ensembles qui en sont emblématiques. Dans cette chronique largement illustrée des grands ensembles du sud-est de Saint-Étienne, la réflexion développée sur les politiques urbaines pour l’habitat social hérité et sur les processus de patrimonialisation s’adresse aux chercheurs comme aux professionnels du mouvement HLM et de la gestion du patrimoine. Les amateurs d’histoire urbaine pourront quant à eux (re)découvrir des quartiers essentiels mais peu connus de la ville de Saint-Étienne.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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