L’ACTUALITÉ DES AUTEURS, DES ÉDITEURS, DES LIBRAIRES ET DES MÉDIAS : N° 19 (MAI – JUIN 2019)

Cette rubrique faisant  l’objet d’additifs et de mises à jour, du 1er mai au 30 juin  2019, en fonction de l’actualité, n’hésitez pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces  compléments d’information.

Pour nous contacter: allier-infos@sfr.fr

DERNIÈRE MISE À JOUR: 10 JUILLET 2019

 

L’ACTU DES AUTEURS

AGIR PAYS JALIGNOIS

• LE PRIX RENÉ FALLET

ATTRIBUÉ À MAUDE MIHANI

• La 30ème édition des Journées littéraires, créées en hommage à l’écrivain René Fallet (1927-1983), s’est déroulée les 8 et 9 juin, à la salle socioculturelle de Jaligny. En préambule, le 7 juin, l’association Ciné sur Besbre. avait ouvert les festivités  au cinéma René-Fallet, à Dompierre-sur-Besbre,  par la projection du film culte Les Vieux de la Vieille. Une occasion de retrouver  Jean Gabin, Pierre Fresnay et Noël-Noël, interprétant  le trio “infernal” en route pour l’hospice de Gouyette.

téléchargement

• Pour cette 30ème édition, plusieurs auteurs,  qui ont été  lauréats du prix René Fallet  ou qui ont été sélectionnés, dans la période 2007-2018,  étaient présents. Il en était de même pour les prix Bourbonnais décernés entre 2008 et 2018.

• UNE BRETONNE  LAURÉATE

DU PRIX RENÉ FALLET 2019

roman-maude-mihami-livre-ses-droles-de-voeux_4096370_1000x632p• Le temps fort de ces journées était évidemment  la remise du prix René Fallet 2019. Doté de 1 500 €. Il vise à récompenser  le   premier roman d’un auteur français, écrit dans un esprit proche de celui de Fallet, dans la veine  de  Banlieue sud-est (1947), de Paris au mois d’août (1964), ou encore de La Soupe aux Choux (1980)… Le jury a choisi de couronner Maude Mihami, pour le premier tome de sa trilogie, Les dix vœux d’Alfred (Nil éditions). À 39 ans, cette Bretonne d’origine, qui a été libraire pendant une dizaine d’années,  s’adonne à l’écriture depuis longtemps. Ce n’est que tardivement qu’elle s’est laissée convaincre de confier son manuscrit à une maison d’édition, en l’occurrence Nil éditions.

Didier van Cauwelaert• Son roman, elle le décrit ainsi : “C’est l’histoire d’un petit garçon qui, avant ses 10 ans, veut devenir un type bien et pour cela, il veut réaliser dix vœux. Pour y arriver, il se fait aider par son grand-père. Il veut par exemple rencontrer un écrivain alors qu’il habite à Camboudin, au fin fond de la Bretagne. Il veut aller à la mer mais, quand on habite à l’intérieur des terres, en Bretagne, c’est une vraie expédition d’aller au bord de l’océan. Cela donne lieu à des histoires rocambolesques, drôles”. En même temps, il se veut  un hommage à sa grand-mère de 89 ans et aux histoires pleines d’anecdotes, parfois très drôles,  qu’elle racontait, mélange de choses vraies et de choses romancées, qui ont bercé ses jeunes années. Depuis sa sélection par le jury, un 2ème  tome des Dix vœux d’Alfred est sorti, cette année, en attendant un 3ème tome, en cours d’écriture.

• ET LES LAURÉATS DES PRIX BOURBONNAIS SONT…

3652642
Chantal Forêt

• Autres prix décernés, les trois prix bourbonnais qui récompensent obligatoirement des auteurs régionaux. Ils ont été attribués à  Chantal Forêt, de Cressanges (prix spécial AGIR, pour son quatrième roman, La Passagère), à  Henri Kaminska, de Pierrefitte-sur-Loire (prix Daniel-Bayon, pour Mes Années aux Louées, récit de son enfance en famille d’accueil) et à  l’Atelier d’écriture,  animé par Christine Chaze, Adrienne Dauprat, et Frédéric Fossaert. (prix du bourbonnais pour Vichy ville d’eaux, ville d’écrivains)

• AUTOUR DES XXXè JOURNÉES LITTÉRAIRES

• Ces journées étaient aussi l’occasion de rencontrer, via un salon du livre, des éditeurs et  des associations à but littéraire, telles que l’association du Patrimoine Est Allier, Cheminements littéraires en Bourbonnais,  ou l’association Pré-Textes, qui vient de rééditer Cet âge est sans pitié,  un roman d’Henri Laville. On peut y ajouter la présence des éditions  Bleu Autour et De Borée,  et celle de plusieurs libraires. Des expositions ont également agrémenté ces journées. On pouvait voir notamment les  planches de  Mon Larousse illustré par l’artiste vichyssoise Nathalie Pérus, des affiches créées par les étudiants en design du lycée Jean-Monnet sur le thème   Les Vieux de la Vieille et, enfin, une série de panneaux retraçant les  30 ans des Journées Littéraires.

• VÉRONIQUE CHAUVY

LAURÉATE DU PRIX LUCIEN GACHON 2019

• Après Sylvie Baron en 2018 pour son roman L’héritière des Fajoux, c’est Véronique Chauvy qui a été couronnée par le prix Lucien Gachon 2019, pour son roman  Une promesse bleu horizon (éditions de Borée).

Z chauvy◘ Présentation de l’ouvrage : Clermont-Ferrand, juin 1914. Céleste Monneret, vingt et un ans, couturière vedette chez le célèbre Robert Dumartier, est heureuse : dans moins d’un an, elle deviendra Madame Firmin Geneste. Et peu lui importe que son père, droguiste, ne soit pas enthousiaste à l’idée de ce mariage : Firmin, ouvrier caoutchoutier chez Michelin, refuse de travailler chez son futur beau-père, tout comme Céleste. Mais le 1er août, le tocsin qui égrène ses notes lugubres concrétise la menace qui planait : la guerre est déclarée et tombe sur les jeunes années de Firmin et sur la vie qu’il se prépare à construire avec Céleste. Il n’a pas tort de craindre l’avenir. Le 17 mai 1917, au Chemin des Dames, le caporal Geneste est tué. Céleste est brisée. Comme son père ne supporte pas le chagrin de la jeune femme, elle quitte la maison familiale. Les mois passent, ponctués par les lettres de consolation que lui adresse le lieutenant Henri Maurin, cousin de Firmin, parti aux Etats-Unis comme interprète de Joffre. Il instruit les jeunes recrues d’Outre-Atlantique et vit une passion avec une ravissante Américaine. Et Céleste se demande si elle pourra jamais s’ouvrir à nouveau à l’amour

• Institué en 1994 par Louis Gachon et par Gérard Georges, à l’occasion du 10ème anniversaire de la disparition de Lucien Gachon, ce prix littéraire vise à récompenser  un livre correspondant “à l’esprit de Lucien Gachon ou que l’écrivain aurait aimé”.

7421Né en 1894, dans les monts du Livradois, Lucien Gachon a d’abord été instituteur à Saint-Dier d’Auvergne, se faisant remarquer par les succès scolaires de ses élèves et la qualité de ses interventions lors des réunions pédagogiques ou syndicales. Son père était un modeste cantonnier et ses grands-parents étaient paysans. Il est considéré comme  un  modèle d’accès à l’élite de la République par le mérite scolaire. Après avoir été instituteur  pendant dix-sept années, il a conquis  ses licences, ce qui lui a permis  d’accéder à l’Enseignement supérieur en géographie à l’Université de Clermont-Ferrand. Sa thèse de doctorat ès-lettres portant sur Les Limagnes du Sud et leurs bordures montagneuses a été publiée en 1939.

Fidèle à ses origines, défenseur ardent et permanent du paysan et de l’ancestral humanisme rural, Lucien Gachon a écrit l’histoire de « la vie rurale en France » depuis l’aube de l’humanité (1967).   Écrivain et romancier, il a entretenu une abondante correspondance, notamment avec Henri Pourrat, qui l’avait épaulé lors de ses débuts en littérature. Sollicité par la radio régionale, Lucien Gachon a participé entre 1975 et 1982 aux émissions de Jacques Santamaria et Christian Lassalas: Les Contes de la Mémoire (souvenirs, récit de vie), Histoire d’en parler pour les séries sur L’Auvergne et les Auvergnats – Henri Pourrat 1959-1979 (témoignages) et Le livre de l’été (commentaires sur son roman Maria). Lucien Gachon est décédé en 1984. 

Savoir plus :    Accéder au site de l’Association du prix Lucien Gachon   

 

VDB Londres (2)

• BIRIBI, BAGNE MILITAIRE OU COMMENT

ALBERT LONDRES A DÉMONTRÉ

QUE “DANTE N’AVAIT RIEN VU

VDB LOndres• Les anciennes compagnies militaires de l’Afrique du Nord française  étaient au programme des 10è  Rencontres Albert Londres, qui se sont tenues les 17, 18 et 19 mai à Vichy. C’est dans ces établissements pénitentiaires, plus connus sous le nom de Biribi, que l’armée française expédiait les militaires réfractaires ou indisciplinés. Des compagnies qui avaient davantage des aspects de bagne que de simple camp disciplinaire et qui ont inspiré au journaliste un livre, Dante n’avait rien vu, et des reportages dans le Petit Parisien, huit ans avant sa mort tragique.

téléchargement (1)• Dans un interview publiée par La Montagne, Dominique Kalifa (né à Vichy), professeur à l’Université Paris 1 Sorbonne Panthéon et  auteur de  Biribi, les bagnes coloniaux de l’armée française (2009),  résume ainsi les conditions de  vie des détenus : “  Leur sort fut dans l’ensemble très difficile: la localisation dans des pénitenciers, des ateliers ou des camps aux colonies (Tunisie, Algérie, Maroc, Madagascar), du travail forcé éreintant et abrutissant, l’humiliation d’unités disciplinaires où régnait un arbitraire encouragé par l’éloignement. Il faut y ajouter les mauvais traitements, et parfois les sévices appliqués par des sous-officiers indignes. Ce n’était évidemment pas le cas partout, mais ce système des bagnes militaires, comme tout système carcéral, fut producteur  de traitements brutaux et dégradants. Avec cette nuance que bon nombre des hommes de Biribi n’avaient pas fait l’objet de condamnations pénales”.

Biribi  1924
Albert Londres (au centre) lors de son enquête

• En abordant la question centrale de la “déshumanisation des gardiens”, le même historien  rappelle que “La violence était partout. Elle était dans la société des disciplinaires où régnait, comme dans toutes les sociétés d’enfermés, la loi du muscle et les formes de domination sexuelle qui en résultent. C’est à Biribi que les caïds firent leur apparition. Mais la violence était aussi dans le monde des gardiens, que l’on nommait « chaouch » en argot des bagnes militaires”. Il ajoute que “Les conditions d’exercice n’attiraient pas les meilleurs sous-officiers, l’éloignement, l’entraînement, le sentiment d’impunité. Beaucoup se comportèrent de façon inacceptable en prétextant que les hommes qu’ils surveillaient étaient pires”.

AU PROGRAMME

DES RENCONTRES 2019

VDB LONDRES Prog• Les Rencontres se sont donc déclinées en plusieurs grands thèmes : Le contexte du reportage d’Albert Londres présenté  par Bernard Cahier, docteur en philosophie, historien et sociologue. Dominique Kalifa a évoqué Le système de Biribi et les punitions.  Françoise Sironi, psychologue, a fait le point sur la question de  La  dérive et (de) la déshumanisation des gardiens. Enfin, une table ronde avec Fançoise Sironi et Dominique kalifa était centrée sur la question de savoir si  Albert Londres (avait porté) un regard de sociologue ? Pour l’historien, la réponse ne fait aucun doute : “Albert Londres restera toujours un journaliste. L’analyse strictement sociale ou la mise au point de modèles d’explication ou de compréhension des faits sociaux n’était pas son objet. Il écrivait, cherchait la formule, cherchait à soulever l’émotion de l’opinion: il s’attaque certes à des problèmes sociaux, mais avec le regard et la plume d’un reporter qui n’oublie jamais la singularité de sa profession”.

VDB AL• D’autres interventions ont ponctué ces journées: Les effets d’un reportage (Dominique Kalifa), Les tatouages à Biribi (Eric Guillon, journaliste),       Le dispositif pénitentiaire et punitif de l’armée (Valériane Milloz,historienne),  Le reporter face à l’impensable (table ronde avec Patricia Allemonière, reporter et éditorialiste à TF1). Enfin, Frank Sénateur, historien et enseignant, est intervenu à propos d’un livre intitulé Albert Londres n’a rien vu : deux ans à Biribi (éditions Figuière, 1930, 185 p.) qui se voulait à l’époque  une antithèse de celui d’Albert Londres. L’auteur, Francis Doré,  – qui avait été surveillant au camp de Bossuet – à 65 km de Sidi-Bel-Abbès (Algérie) – écrivait alors de manière péremptoire : “Si vous aviez vécu six mois parmi les détenus de Bossuet : Dante n’avait rien vu ne serait pas paru”.

GEORGES DARRIEN ET ARISTIDE BRUANT

CONTRE BIRIBI

téléchargement• Si Albert Londres a bien été le fer de lance dans la dénonciation de ces bagnes, il n’a toutefois pas été le seul, ni le premier.  L’écrivain libertaire Georges Darrien (1862-1921) qui avait fait un séjour dans une compagnie disciplinaire à Gafsa (Tunisie) pour manquement à la discipline, en avait déjà tiré dès 1890   un roman noir :  Biribi : discipline militaire. Dans la lignée de Jules Vallès, cet écrivain réfractaire a pu  contribuer, entre autre,  à la réforme du Code pénal et à celle des compagnies disciplinaires de l’armée française. Dans ce combat, il y eut aussi le chanteur et compositeur Aristide Bruant (1851-1925) qui chanta Biribi : “Y en a qui font la mauvais’tête Au régiment ; l’s tir’au cul , l’s font la bête Inuti’ment ; quand l’s veul’ent pus fair’ l’exercice Et tout le fourbi On les envoie fair’ leur service A Bi-ri-bi…”

ET ALBERT LONDRES

VISITA BIRIBI…

Sans titre lpp (2)
Le Petit Parisien (19 avril 1924)

• Il n’en reste pas moins qu’en 1924, les pénitenciers militaires subsistaient, dans toute leur rigueur, lorsque Albert Londres alla les visiter. De ce séjour, il devait tirer matière à reportages et à conférences. C’est ainsi que  Le Petit Parisien daté du 24 mars 1924 annonçait dans la liste des conférences du jour, dans une salle sise au n° 10 du boulevard Barbès, à Paris: “Ce que je viens de voir dans les bagnes militaires”, par Albert Londres. En même temps, son reportage commença à être publié dans le Petit Parisien, dans son édition du 19 avril 1924. En première page, le quotidien titrait : «À Biribi, chez les « Pégriots » – Biribi n’est pas mort…” Londres précisait que ces pénitenciers ne devaient pas être confondus avec les bataillons d’Afrique.

DANTE N’AVAIT (DONC)  RIEN VU…

41DASaPnC2L._SX210_ (2)• Le livre, publié par les éditions Albin Michel, sortit en juillet suivant,  sous le titre  Dante n’avait rien vu (Biribi). “Toujours à l’affût des sujets sensibles, le  grand reporter, de par son enquête, a contribué à la disparition de ces camps. Les témoignages des exactions de Biribi sont mis en exergue par son écriture journalistique particulière. Une écriture de sociologue qui dépeint avec minutie l’horreur humaine”, rappelle la journaliste Claudia Fontarensky.

JACQUES DHUR ET PAUL PERRET:

D’AUTRES REGARDS SUR BIRIBI

Cette publication devait rappeler le souvenir d’un des confrères d’Albert Londres, le journaliste Jacques Dhur (1865-1929), qui avait lui aussi mené une enquête du même genre. C’est ce qui le poussa à publier: Les bagnes militaires : reportage complet sur Biribi avec illustrations (Librairie populaire,1925, 95 p. ). Dans les premières pages, il écrivait : “ Les bagnes militaires ?…C’est moi qui,le premier, enquêta dans ces enfers..”

téléchargement (3)• Par ailleurs, un certain Paul Perret, ex-bagnard devait lui aussi revenir sur le sujet en faisant paraître À Biribi, comment j’ai passé trois ans sous la trique des chaouchs (Collection hebdomadaire, 1932, 4 fascicules).

• Alors que  les ouvrages de Jacques Duhr et de Paul Perret sont tombés dans l’oubli, celui de Georges Darrien a connu plusieurs  rééditions : d’abord dans la collection 10/18 en 1970, puis aux éditions du  Serpent à plumes en 1998, et enfin aux éditions Sillage, en 2015. Quant à celui d’Albert Londres, il a fait l’objet d’une réédition en 2010, dans la collection Arléa-poche en 2010.

• Le 7 juin, à Vichy, dans le cadre des Soupers littéraires du quartier thermal, l’universitaire Bernard Cahier  a évoqué les pérégrinations d’Albert Londres à travers l’Europe agitée de son époque.

 

téléchargement (2)

• GEORGES SIMENON

SUR TOUS LES FRONTS

• Entre le 30ème anniversaire de la disparition de Georges Simenon et le 90ème anniversaire de la naissance” du commissaire Maigret, l’actualité “simenonienne” reste particulièrement riche. Vu du Bourbonnais a sélectionné trois temps forts  dans cette actualité…

◘ LES TOMES II ET III DE LA TRILOGIE DE PAUL MERCIER 

DÉSORMAIS EN LIBRAIRIE

• Après un premier tome  consacré à l’Allier (Paray-le-Frésil, Chevagnes, Moulins et Vichy), l’association LACME a publié à quelques semaines d’intervalle  les deuxième et troisième tomes de la trilogie de  Paul Mercier, Simenon, le Bourbonnais, la Nièvre et le Berry bourbonnais .

• Le tome II, intitulé Georges Simenon et  la Nièvre (Nevers, Tracy-sur-Loire et Pouilly, Saint-Thibault),  est riche d’une centaine de pages, rehaussées par de nombreuses illustrations  (23 € ou 29,30 € franco auprès de l’association LACME).

SIMENON COVERTURE

SOMMAIRE

Z Sommaire tome 2

• Le tome III, intitulé  Le Berry bourbonnais, de Montluçon à Saint-Amand par le canal de Berry comporte 62 pages accompagnées d’illustrations. Il est disponible au prix de  20 € (26,30 € franco auprès de l’association LACME).

SIMIENON 3

• Dans le quotidien  La Montagne, à l’occasion de la sortie de ce tome III, le journaliste Guillaume Bellavoine  s’est penché plus particulièrement sur l’incursion montluçonnaise de Georges Simenon, via le canal de Berry,   en 1928. Dans son article intitulé  “Quand Georges Simenon remontait le canal de Berry depuis Montluçon sur une embarcation de fortune”, il écrit: “ Georges Simenon a traîné sa pipe à Montluçon en 1928 avant de remonter le canal de Berry à bord d’une embarcation de fortune. Un livre dévoile l’attachement de l’écrivain pour cette région…L’infatigable Paul Mercier continue son inventaire de l’œuvre de Simenon. Le troisième et dernier tome de sa série Simenon, le Bourbonnais, la Nièvre et le Berry bourbonnais s’attache à nous faire découvrir les liens qu’avait l’écrivain avec le canal de Berry, entre Montluçon et Saint-Amand-Montrond”…(► Lire la suite)

georges-simenon_4403445 (2)
Georges Simenon lors de son tour de France en bateau (Simenon.tm © La Montagne Montluçon)

 

► Infos pratiques: Chacun des trois tomes peut être commandé auprès de l’association éditrice: LACME :  3, rue Lenôtre 03400 Yzeure.

◘ PROCHAINEMENT…

LA RÉÉDITION DES MÉMOIRES INTIMES

51ZFHTN30BL._SX287_BO1,204,203,200_• Pour marquer les 30 ans de la  mort de Georges Simenon, les Presses de la Cité vont rééditer ses  Mémoires intimes. Ils seront précédés d’une préface signée par Dominique Fernandez. Ce récit autobiographique est le pendant de Pedigree que le père de Maigret  avait dédié à son fils Marc. Cet ultime écrit de  Georges Simenon  prend la forme d’une longue lettre qu’il adresse à sa fille Marie-Jo, qui avait mis fin à ses jours à l’âge de 25 ans. La sortie de ces Mémoires intimes est programmée pour la fin du mois d’août.

GEORGES SIMENON “CONFESSÉ” 

PAR BERNARD PIVOT

• À propos de la première édition de ces Mémoire intimes, Simenon était revenu sur ce drame  familial en novembre  1981. Cette interview réalisée par Bernard Pivot, lors de l’émission Apostrophes, devait être la toute dernière donnée par Simenon:“Il s’est passé beaucoup d’événements, surtout un événement capital de ma vie: la mort de ma fille. J’ai vécu toute ma vie pour mes enfants. C’est ce qui m’a passionné le plus. A tel point que, avant, bien avant, quand un journaliste me demandait ma profession, je répondais père de famille. Je peux dire que j’ai suivi mes enfants depuis le jour de leur naissance, car j’ai assisté chaque fois à l’accouchement. Je les ai suivis en essayant de comprendre leur caractère. Je l’ai fait aussi bien pour mes garçons que pour Marie-Jo (…).Ça a été un drame épouvantable. Au début, j’étais complètement «décasé», j’ai vécu plusieurs mois vraiment écrasé. Dans ses dernières volontés, Marie-Jo avait voulu être incinérée et désirait que ses cendres soient répandues dans notre jardin. Teresa et moi l’avons fait, un matin, tous les deux. Et elle est là, toujours avec nous. Depuis, peu à peu, la douleur s’est adoucie. Je ne dirais pas que j’ai retrouvé la sérénité, mais Marie-Jo vit avec nous. Nous en parlons tous les deux comme si vraiment elle était encore là”. 

◘ UNE NOUVELLE VERSION DU “TOUT MAIGRET” 

ILLUSTRÉ PAR LOUSTAL

•  Les Presses de la Cité, via leur filiale  Omnibus, ont choisi de mettre le paquet en proposant une nouvelle édition de son Tout Maigret, en 10 (très gros) volumes publiés entre janvier et avril. La première édition (2007) s’était vendue globalement à 100 000 exemplaires.

7796986924_les-6-volumes-parus-de-tout-maigret-aux-editions-omnibus (2)

• Couvertures nouvelles illustrée par Loustal mais aussi  préfaces signées par des personnalités aussi diverses que Pierre Assouline, Bruno Solo, Bertrand Tavernier ou Douglas Kennedy, sont les principaux signes distinctifs.  Pour l’éditrice Sophie Lajeunesse, cette réédition était nécessaire car “beaucoup de gens n’ont pas lu Maigret  ni les livres de Georges Simenon et nous voulons les leur faire découvrir”.

7796986924_les-6-volumes-parus-de-tout-maigret-aux-editions-omnibus (3)

En complément de  la collection Omnibus, d’autres titres de Simenon ont été remis en vente : Maigret : traversées de Paris (mars) et Simenon : le bonheur à la Rochelle de Michel Carly (juin). On pourra retrouver sur ce  site la liste de tous ces livres dans la rubrique Parutions récentes (n°13 et 14). En parallèle, depuis le  6 mars et  jusqu’au 29 juin,  une exposition Simenon/Loustal est visible  à la Bilipo de Paris.

 

• MARGUERITE AUDOUX  

À L’HONNEUR LORS DES PROCHAINES JOURNÉES DU MATRIMOINE

images• Pour la 4ème année consécutive, en même temps que les journées du Patrimoine, reviendront les Journées du Matrimoine. À Montluçon, c’est Carole Thibault, directrice du Centre dramatique national (CDN), engagée dans le combat pour l’égalité hommes – femmes,  qui les pilotera. Dès son arrivée en 2016,  elle a œuvré au développement de ces journées qui visent à mettre à l’honneur  des femmes qui ont pu marquer leur époque mais qui, depuis,  ont été trop souvent oubliées.  Cette fois-ci, ce sont des romancières du début du XXè siècle ; pionnières de l’autofiction qui seront mises à l’honneur.

Marguerite Audoux, Prix Femina 1910• En tête, figurera Marguerite Audoux (1863-1937), née Marguerite Donquichote, pour l’état civil. Fille de paysans, originaire de Sancoins, devenue orpheline à l’âge de  trois ans, elle a d’abord été  bergère, puis servante de ferme, avant de s’installer à Paris. Entre autres activités, elle y exerce le métier de couturière. Dans la capitale, elle a pu nouer des relations avec Charles-Louis Philippe, Octave Mirbeau, Léon Werth et bien d’autres.  C’est en 1910 qu’elle a publié son tout premier roman, Marie-Claire Préfacé par Octave Mirbeau, c’est une évocation de son enfance et de son adolescence.

Audoux_-_Marie-Claire.djvu• Dans la première partie, elle  relate la mort de sa mère, le départ de son  père et les neuf années passées à l’orphelinat,  de Bourges, une  période difficile, éclairée cependant par la présence  de sœur Marie-Aimée. La deuxième partie se déroule dans le cadre de  la ferme de Villevieille, où les premiers patrons de Marie-Claire, Maître Sylvain et Pauline, entourent la petite bergère d’une affection bienveillante. Dans la troisième partie, la jeune fille s’éprend d’Henri Deslois, le frère de la fermière qui a succédé à Pauline. La mère du jeune homme interdit à Marie-Claire de revoir Henri. Celle-ci retourne alors au couvent, où elle revoit sœur Marie-Aimée avant de partir pour Paris.

10071531704• Ce coup d’essai devait lui valoir l’attribution du prix Fémina 1910. Le tirage a dépassé les  cent mille exemplaires et le roman a été traduit en plusieurs langues, dont l’anglais, l’allemand et l’espagnol. Par la suite, Marguerite Audoux (Audoux étant le nom de sa mère) devait  publier trois autres romans, qui ne connaîtront pas le même succès que Marie-Claire : L’atelier de Marie-Claire (1920), De la ville au moulin (1926) et Douce lumière (1937). Marguerite Audoux est décédée en 1937, à Saint-Raphaël (Var) où elle a été inhumée. En mars 1937, lorsque la journaliste, romancière et essayiste Marcelle Auclair, née à Montluçon en 1899, a convaincu l’industriel et homme de presse Jean Prouvost de créer un magazine féminin résolument “moderne”,  c’est le titre de Marie-Claire qu’elle a choisi et imposé, en hommage à l’écrivaine.

 

• MICHEL SERRES (1930-2019)

UN PHILOSOPHE QUI A LAISSÉ

DES TRACES EN AUVERGNE

1280px-Michel_Serres-2008a• La disparition du philosophe, écrivain et académicien Michel Serres, survenue le 1er juin, à l’âge de 88 ans, a suscité des échos jusqu’en Auvergne. Elle a été l’occasion de rappeler que, après avoir décroché l’agrégation de Philosophie, il avait enseigné à l’université Blaise-Pascal, à Clermont-Ferrand, entre 1958 et 1968. Jacques Doly, qui fut son élève, avant d’enseigner lui-même la philosophie en Khâgne, au lycée Blaise-Pascal, se rappelle “un homme exceptionnel, proche de ses étudiants, pas à cheval  sur les rites universitaires”. Un professeur qui n’hésitait pas à commencer ses cours du lundi par des commentaires sur les résultats des matchs de rugby du week-end…

• De son côté, Christian Moncelet, se remémore un professeur qui, en mai 1968, a été “le seul à avoir le courage d’affronter un amphi de 200 étudiants. Il a été lucide et courageux. Il nous a compris, sans être démagogue”. Le même Christian Moncelet, dresse un parallèle entre Michel Serres et  Michel Foucault, qui enseignait lui aussi à l’université Blaise-Pascal : “Quand Foucault était glaçant, vous poussait à regarder vos pieds, Serres était d’une générosité immense (…). On savait qu’on avait en face de nous un être d’exception”. Autre souvenir de Christian Moncelet, celui de sa préparation à l’agrégation sur le Don Juan de Molière. Un choix qui avait été provoqué par la lecture d’un  article de Michel Serres : “ C’était bouleversant de clarté, d’intelligence et de finesse. Il aimait écrire. iI n’avait pas un style de philosophe. On ne fait rien de mieux dans le monde”. Conclusion de Jacques Doly : “ Profondément, c’était un type bien, ce qui n’est pas le cas de tous les philosophes”.

 

•  “POUR QUE LA FLAMME

DE LA RÉSISTANCE NE S’ÉTEIGNE PAS

◘ UN RECUEIL DES DISCOURS

DE LA MOULINOISE MARGUERITE FAUVERGUE

1442829150_fauvergne (2)• Depuis des années, la Moulinoise Marguerite Fauvergue, institutrice retraitée, aujourd’hui âgée de 96 ans,  participe activement aux cérémonies marquant le souvenir de la seconde guerre mondiale.  Fille d’épiciers installés dans le quartier de  la Madeleine, dans une ville de Moulins soumise à l’occupation militaire allemande et à la présence policière de la gestapo, elle a été non seulement un  témoin mais aussi une actrice de la résistance locale. La boutique de ses parents a ainsi servi de dépôt d’armes et de boîte aux lettres à la Résistance. Pour que la flamme du souvenir  ne s’éteigne pas, elle a marqué  les cérémonies commémoratives par les discours qu’elle y a prononcés depuis des années. Pour Emmanuel Dufour, directeur du service départemental de l’office des anciens combattants, “La justesse de ton, le choix des mots et la précision historique ont apporté une dimension supplémentaire à nos cérémonies moulinoises”, au point de faire ressentir à chaque fois  au public “une forte émotion”.

téléchargement
La ligne de démarcation sur le pont Régemortes

• Pour que ces témoignages  et cette volonté de concilier “mémoire citoyenne et historique”, tout en faisant revivre la vie des habitants et les événements qui ont marqué la quartier de la Madeleine pendant ces années sombres, plusieurs  de ses discours ont été réunis dans un recueil. Intitulé Le faubourg de la Madeleine, allocutions commémoratives, il sera publié prochainement.  Il regroupera huit allocutions portant sur trois grandes dates : l’Appel du 18 juin 1940,  par le général de Gaulle, la libération de Moulins, le 6 septembre 1944, et la capitulation de l’Allemagne nazie, le 8 mai 1945. Le recueil sera complété par deux témoignages : celui de Marguerite Fauvergue, elle-même, et celui de Jean Virlogeux, évoquant “son” 18 juin 1940, a partir de son journal de bord.

Rond-Point de La Madeleine
Le Rond-point de La Madeleine (© G. Cordelier – Moulins On line)

• Alors que les derniers acteurs des années 1940-1944 disparaissent, Marguerite Fauvergue dit ne pas regretter d’avoir vécu cette période sombre qui, selon elle,  a révélé chez l’homme ce qu’il peut y avoir de pire, entre obscurantisme et barbarie, mais aussi ce qu’il peut y avoir de plus noble : la volonté de battre, jusqu’au sacrifice, pour la liberté : “Malgré toutes les difficultés, tous les drames que nous traversions, l’espérance nous animait. Nous étions portés par des valeurs et des sentiments très forts qui dépassaient chacun d’entre nous”, a-t-elle confié au journaliste Antoine Delacou, à l’occasion des cérémonies commémorant l’appel du 18 juin 1940.

► Savoir plus… En  2018, Marguerite Fauvergue a réédité  Le faubourg de la Madeleine (1939-1945), un livre de 180 pages, préfacé par Pierre Monzani, sept ans après la première édition qui était épuisée. Marguerite Fauvergue ne se considère pas comme un écrivaine historienne et elle avait alors déclaré que  son propos « n’était pas de rechercher la vérité historique”, mai de relater quelques événements, ses souvenirs personnels, son vécu dans ce faubourg de la Madeleine où elle réside depuis 1930.

• À propos de la ligne de démarcation à Moulins, une double initiative à signaler…Julien Bouchet, docteur en histoire en partenariat avec la médiathèque de Moulins Communauté propose d’aller à la rencontre des Moulinois et de tous ceux que la question de la ligne intéresse. Il le fera d’abord  le samedi 6 juillet (de 14 h à 17 h), dans locaux de la médiathèque en allant à la rencontre du public afin d’échanger sur l’histoire de Moulins pendant  l’Occupation en général et sur  la ligne de démarcation en particulier. Ce sera aussi l’occasion de collecter des témoignages, pour conforter la connaissance de cette question.

Un questionnaire  peut également être téléchargé sur le site de la médiathèque de Moulins Communauté (accéder au questionnaire)

LD 3

• Le lendemain, dimanche 7 juillet,  à 15 h dans les mêmes locaux, il donnera une conférence intitulée “Traverser la ligne de démarcation à Moulins. Il  présentera ainsi  les différentes formes de passage de la ligne de démarcation dans la ville, en regard des migrations des Juifs menacés par la Shoah. Une attention spéciale sera portée à l’utilisation  du pont Régemortes et à l’activité de la gare ferroviaire. Enfin, plusieurs informations seront apportées en  complément de celles qui avaient été  présentées en septembre 2018.

◘ Dans les Cahiers Sirice (2019 – 1 – n° 22), Julien Bouchet a publié un article (téléchargeable et en libre accès)  intitulé Moulins-sur-Allier, approche sensible de la ligne de démarcation: “Sur la route de Paris à Vichy, Moulins-sur-Allier fut un carrefour routier et ferroviaire traversé en plusieurs points par la ligne de démarcation durant la Seconde Guerre mondiale. Cette barrière fut notamment matérialisée par la rivière ayant donné son nom au département : l’Allier devint en effet une frontière, de juin 1940 à mars 1943, s’étendant sur plus de 50 kilomètres, un peu avant la ville en direction du sud et surtout après son pont routier principal, le pont Régemortes”... (Lire la suite)

 

◘ UN NOUVEAU  LIVRE DE MARIE-FRANÇOISE LEFEBVRE

POUR “NE PAS VOIR LE PASSÉ OUBLIÉ

ob_55b070_carriere-des-grises
La Carrière des Grises

• Marie-Françoise Lefebvre, elle, n’a pas connu la guerre et l’Occupation, ce qui ne l’empêche pas, par “devoir de mémoire” de s’associer à toutes les cérémonies commémoratives en région montluçonnaise et d’y déclamer des textes d’hommages. Elle a aussi choisi depuis plusieurs années de faire revivre, sur le papier, des épisodes douloureux, “avec (sa) sensibilité et (son) amour”.  C’est ainsi qu’elle vient de publier Résistance et déportation dans le Bourbonnais, son quatrième livre.

159 JEAN MATHE
Jean Mathé

• Sans prétendre à être une historienne, elle se définit comme “une passeuse d’histoire ”, par le biais de la poésie. Selon elle, ce travail qui repose sur des témoignages et sur des récits liés à la résistance, est le moyen de “faire vivre le souvenir de ceux qui se sont battus  pour la France”. Dans son livre, elle rend hommage à des figures de la résistance montluçonnaises, telles que Jean Mathé, Henri Declodure, Raymond Courteau ou Henri Prévost. Elle revient aussi sur le massacre de la carrière des Grises, le 14 août 1944, aux portes de Montluçon, sans oublier le bombardement de l’usine Dunlop en septembre 1943, ainsi que le rôle des cheminots dans la résistance.

• Au fil des pages, on retrouve aussi des témoignages  d’autres résistant(e)s authentiques comme celui de Fernande Rodzynek qui était alors adolescente. Chargée de recruter de nouveaux résistants en région lyonnaise et arrêtée par la gestapo, elle ne parlera pas et fera partie des FTP. Un témoignage que Marie-France Lefebvre qualifie d’extraordinaire.

Contact:  Tél: 06 14 7329 81   Mail: mfl.ecrivain@sfr.fr.

 

• JEANNE CRESSANGES

UN 13ème ROMAN ENTRE ALLIER ET VOSGES

• Le 23 juin, Jeanne Cressanges  devait parrainer le 3ème salon du livre qui réunissait une soixantaine  d’auteurs, à l’espace Villars de Moulins. Une occasion pour l’écrivaine nonagénaire de présenter son 13ème roman,  Un père en héritage (éditions Serge Domini, 308 p, 220 €).

60137368_2118465328270806_2145598857436725248_n• Dans ce roman, “elle gravite avec réussite  autour des thèmes du temps,  de la liberté individuelle et du destin, écrit Matthieu Villeroy dans La Montagne (21 juin). Des mots en forme d’exil,  avec un récit tissé entre la plaine d’Allier et les forêts vosgiennes (…). La Bourbonnaise Jeanne Cressanges retient comme toile de fond la fin de l’industrie textile qui a marqué l’inexorable effilochage  économique de nombreuses vallées vosgiennes (…). Le biais retenu est la quête de Jérôme Petitjean, enfant naturel d’un industriel, qui revient à 80 ans s’installer à Grangecourt village de l’est où se trouvait le siège de l’usine textile familiale (…). Le résultat est une saga dense, avec sa galerie de personnages aux traits marqués”, ajoute le journaliste qui distingue quelques thèmes “lourds, derrière le récit :  “Recherche du père”, “secrets de famille et conquête du pouvoir”.

En conclusion, il salue “ un travail d’écriture en subtilité, mais aussi un souffle où le lecteur se laisse embarquer avec joie dans ce joli roman”. Quant à l’auteure, qui a quitté le Bourbonnais depuis un demi-siècle, elle se défend de “voir le Bourbonnais plus beau qu’il n’est” et de fantasmer à son propos.

téléchargement• Le quotidien Vosges Matin a consacré un article au livre de Jeanne Cressanges, intitulé “L’auteure Jeanne Cressanges à la recherche du père”, dans lequel on peut lire : “À 90 ans, Jeanne Cressanges publie un nouveau roman,  Un père en héritage, situé entre Vosges et Bourbonnais, ses deux régions de cœur. On y suit le destin du comédien Antoine Caron, sorte d’antihéros venu s’installer, à l’âge noble, dans une ancienne cité textile vosgienne. Toute ressemblance avec”… (► lire la suite sur le site de Vosges Matin).

 

• DOMINIQUE BONA,

ACADÉMICIENNE ET BIOGRAPHE 

OU L’ART DE COMPRENDRE DES DESTINÉES

bonaL’académicienne, écrivaine et biographe Dominique Bona, qui a à son actif  treize biographies et  cinq romans, dont plusieurs couronnés par des prix littéraires, sera l’invitée d’Entretien Public au Petit théâtre impérial, le 4 juin à Vichy. L’occasion pour elle de présenter son dernier ouvrage, Mes vies secrètes (éditions  Gallimard) dans lequel elle revient sur son parcours de biographe et de romancière.

• Elle explique son passage du roman à la biographie, par sa passion pour les romans de Romain Gary : “Après avoir lu Les racines du ciel, j’ai eu envie de savoir qui était cet écrivain qui a le pouvoir de me faire aimer la vie. C’est un élan vers une personne que je n’ai jamais rencontrée. L’écrivain Romain Gary était une idée abstraite. Je voulais confronter cette œuvre à une réalité humaine. Cette voix d’homme, je voulais savoir qui elle était. La biographie a ainsi pris le pas sur le roman “.

téléchargement (4)• Un coup d’essai qui aura été un coup de maître, au point que Dominique Bona  a été distinguée par un  Grand prix de l’Académie française, en 1987. Une douzaine de biographies ont suivi dont celles de nombreux artistes et écrivains, parmi lesquels figurent   Paul Valéry,  Berthe Morisot,  Colette,  Camille Claudel  ou  encore Stephan Zweig. Point commun, selon Dominique Bona : “Toutes ces vies sont extrêmement romanesques, riches en anecdotes, en surprises, en folies de toutes sortes, en passions”. Et de préciser : “Aller vers ces personnes, ce n’est pas du tout chercher à les juger, ni sur le plan moral, ni sur le plan artistique. C’est chercher à comprendre ces destinées. Des documents inédits permettent d’avancer dans une analyse, un portrait”. Elle reconnaît que l’écriture de ces vies peut cependant réserver des surprises, notamment lorsqu’un personnage ne correspond pas à ce que l’on pouvait en attendre : “La biographie est faite pour abolir ses préjugés. Les idées toutes faites volent en éclat”.

Couv bona - Copie (2)

• Selon elle, une bonne biographie, c’est certes beaucoup de recherches, mais c’est “surtout retrouver un regard virginal, se laisser imprégner d’une époque. Avoir l’esprit souple, se laisser guider par les documents”. Elle ajoute que ce qui l’intéresse dans une biographie, “c’est le chemin parcouru par la personne, pas tellement l’aboutissement. Les hésitations, les méandres de la vie, les tabous. Ce sont ces chemins buissonniers qui mènent à des destinées”. Elle précise enfin  que le travail du biographe doit aussi composer avec la réaction des familles : “Il y a celles qui vous laissent libres et des familles contrites qui ont peur de lâcher prise. Elles ont une certaine idée de la femme ou de l’homme, elles veulent garder la légende”.

Couv bona (2)

• Dans un autre domaine, en tant que membre de l’Académie française, elle se dit favorable à la question de la féminisation des titres et fonctions : “Un petit “e” à la fin d’un mot on peut s’en remettre. C’est une question d’oreille. Il y a une partie qui résiste, homme et femme. C’est un usage, l’Académie ne peut pas légiférer. Mais, ajoute-t-elle, c’est important que l’Académie l’ait fait. Cela défait un gros verrou (et) cela va doucement évoluer”.

• GINETTE BRIANT

UNE IMAGINATION INÉPUISABLE

ginette-briant-crivain-vichyssoise_937154
GInette Briant en 2012 (© D. Parat – La Montagne)

• 58 ans de carrière littéraire63 romans publiés et un 64ème déjà en cours  préparation…Un imaginaire  des plus fertiles et une plume alerte…C’est le bilan qu’affiche l’écrivaine vichyssoise Ginette Briant qui aime à rappeler, avec une certaine fierté, qu’elle a toujours vécu de sa plume, en présentant  son tout dernier roman, Une rose au rendez-vous. Après avoir tâté de la musique (pianiste et auteure-compositrice  reçue à l’examen de la Sacem), elle a opté très tôt pour la plume.  Elle a  décroché, à l’âge de 9 ans, un prix départemental pour avoir répondu au thème imposé de l’épreuve, “Pourquoi et comment aimer votre mère ?”, Elle se pique d’abord de poésie, avant de passer au genre romanesque.

Galic
Le premier éditeur de Ginette Briant en 1961

• Son premier roman, non publié, n’aura pour seule lectrice que sa propre mère, qui la pousse à persévérer dans  cette voie. Il faudra encore quelque temps pour que le suivant, Il suffit d’un été, soit édité en 1961 par les éditions Galic, qui publiaient Delly et qui avaient fait du roman d’amour leur fond de commerce. En même temps, elle décroche un contrat pour quatre autres romans. Devenue membre de la Société des gens de lettre, elle délaisse peu à peu les “romans à l’eau de rose purs pour bifurquer  vers des intrigues policières et historiques…mais dans lesquels l’intrigue amoureuse n’est jamais loin.  Ce qui lui vaut d’être repérée par les Presses de la cité qui  vont publier une trentaine de ses romans, en commençant par La 13ème Lady Greymor.

BIRZND

• C’est dans ses voyages à travers l’Europe, qu’elle trouve le décor et les bases de ses romans, que ce soit en Italie, en Écosse, voire en Grèce ou en Irlande.  En campant dans ces lieux  des héroïnes qui “ont du caractère” face à un monde de héros qui se partage classiquement entre les gentils et les méchants, elle va parvenir au fil de sa soixantaine de romans à “faire s’évader ses lecteurs”. Forte de son expérience, elle affirme ne pas avoir “l’angoisse de la page blanche. Des pages qu’elle continue imperturbablement à taper sur sa machine à écrire, ignorant le traitement de texte et l’écran de l’ordinateur. Pas d’angoisse non plus du côté de l’édition, ses livres paraissant régulièrement en feuilleton dans la presse quotidienne, dont La Montagne.

 

• PATRICK MÉRAND

Conférences-Patrick-Mérand (2)

UN  “TINTINOLOGUE”   QUI SAIT (PRESQUE) TOUT

SUR LE HÉROS DE HERGÉ

Depuis une dizaine d’années, le Creusois Patrick Mérand est  devenu un décrypteur émérite  de l’œuvre d’Hergé, capable d’y déceler le moindre détail historique ou le plus petit fait de culture générale. De ce travail de Tintinologue, il a déjà tiré 9 livres sur la question. Parmi eux  figurent La Géographie et l’Histoire dans l’œuvre d’Hergé, Le lotus bleu décrypté ou encore, le tout dernier paru,  La faune et la flore dans l’œuvre d’Hergé. Selon lui, c’est parce que “Hergé se documentait beaucoup pour écrire les albums Tintin, que, dans la plupart des BD, il y a de nombreuses choses à apprendre, parce qu’il avait un souci très aigu du réalisme”.

Sans titre (2)

• Patrick Mérand reconnaît qu’il n’est devenu un véritable fan du reporter et de son univers que sur le tard, après avoir lu, “comme la plupart des enfants de son âge”, les albums d’Hergé, alors qu’il était enfant. Ce n’est qu’à l’âge de la retraite, après une carrière dans l’édition, qui l’avait conduit à  visiter une soixantaine de pays, qu’il a commencé à disséquer les albums de Tintin. La transition  entre l’activité d’édition  d’ouvrages sur l’art, sur  la littérature, sur l’ethnologie et sur les sciences sociales en Afrique, avec le  monde de Tintin, s’est faite via l’apprentissage du chinois, dans lequel il s’est plongé à l’heure de la retraite, au début des années 2010. Ces cours ont réveillé ses souvenirs d’enfance : “J’ai tout de suite pensé à l’album du Lotus bleu et aux nombreuses inscriptions en langue chinoise”, a-t-il confié dans une interview.

• C’est ce qui l’a poussé à demander à l’une de ses professeures de traduire les 300 écritures en chinois que recèle la BD, aussi bien des inscriptions anti-japonaises que  des slogans politiques. De quoi lui permettre  façonner son tout premier livre publié en 2009. Intitulé Le Lotus bleu décrypté, il est évidemment centré sur le personnage de Tchang

• Depuis, il a publié huit autres titres qui sont tous le fruit d’un véritable travail d’entomologiste. Il traque ainsi le moindre détail, à peine perceptible, auquel “ 98 % des gens ne feraient pas attention”. De quoi lui donner une connaissance de chaque album quasi par cœur. Au fil du temps et des relectures, il lui arrive encore de faire de nouvelles découvertes. Il les passe au crible des livres qu’avait utilisés Hergé lui-même, avant de se lancer dans l’écriture de chaque nouveau Tintin. Sa démarche pour chaque volume qu’il concocte, Patrick Mérand la résume ainsi : “ Je travaille tout seul et je fais contrôler par des spécialistes. J’essaye de faire du bon boulot, je m’attache surtout aux images, à ce que l’on voit. Je ne veux pas faire d’interprétation”.

• Au fil de cette exploration, il lui arrive encore de mettre au jour des erreurs historiques qui ont pu échapper à Hergé  qui, rappelle-t-il, n’a jamais voyagé pour vérifier ses informations directement sur place. Cette volonté de décryptage, y compris des erreurs, lui fait dire qu’il est finalement un “tintinophile”, capable de porter  un regard critique et constructif sur les albums,  mais certainement pas un “tintinolâtre : “ Dans les premiers albums, c’était brouillon, il y avait beaucoup d’approximations”, autant de faiblesses qu’Hergé lui-même avait reconnues en son temps. Au delà du travail d’analyse critique, Patrick Mérand considère que ses livres sont aussi un “prétexte à distiller des connaissances” en exploitant la mine d’informations puisées dans les aventures de Tintin. Une manière de  revanche sur certains de ses instituteurs qui interdisaient jadis  les BD à l’école  au motif “ qu’elles n’étaient pas des lectures instructives”…

n (2)
Patrick Mérand, tintinophile, mais pas seulement…

• Au-delà de sa passion pour Tintin, Patrick Mérand n’oublie pas pour autant son attachement à la Creuse, où plongent  ses racines familiales. Après avoir écrit un livre de questions-réponses, Vous partez dans le  Limousin ? (2013),  il prépare d’autres ouvrages sur Vallière,  sa commune de résidence, et sur les trésors dont regorge sa demeure, une ancienne maison de notaire.

 

• JÉRÉMY GALLON

DIPLOMATE, PROFESSEUR ET CHRONIQUEUR

• Originaire de Cosne-d’Allier, enseignant à Science Po et  auteur du Journal d’un jeune diplomate dans l’Amérique de Trump, Jérémie Gallon  est revenu en avril dans son ancien lycée, le lycée  Madame de Staël de Montluçon. Il y a prodigué ses conseils aux élèves qui aspirent à intégrer les filières d’excellence. Selon lui, les lycéens de l’Allier sont largement aussi capables que les lycéens Parisiens d’intégrer Sciences Po ou l’ENS. Il a rappelé que lui-même, après sa scolarité à Cosne-d’Allier puis à Montluçon,  avait été interne au lycée Henri-IV à Paris et que  grâce à une bourse il a pu intégrer la prestigieuse (mais aussi très coûteuse) université de  Harvard aux Etats-Unis.

• Le 30 mai, il a rejoint l’équipe des chroniqueurs de la Semaine de l’Allier (François d’Orcival, François Colcombet, Stéphane Hug …). Sa première chronique, La grande bataille, était une réflexion sur les élections européennes et sur l’absence de  véritable débat de fond durant la campagne. Pour lui, “ Ce n’est pas le refus de l’Europe  qui s’est exprimé le 26 mai, mais le désir d’une autre Europe”.

• Il conclut ainsi  sa chronique : “De cette grande bataille qui a déjà débuté dans les coulisses des capitale européennes dépendra la survie  de l‘Union européenne”. Et de citer un des derniers entretiens de Jean d’Ormesson : “Le temps est revenu de relever la tête pour se montrer à la hauteur de son histoire et de sa puissance”.

 

• JULIETTE RIGONDET 

UNE PLONGÉE DANS

UN VILLAGE D’ALIÉNÉS TRANQUILLES

téléchargement (3)
Georges Rigondet

• En Bourbonnais et au-delà, le nom de Rigondet évoque pour beaucoup une famille de médecins et de chirurgiens renommés, parmi lesquels Henri Rigondet, fondateur de la clinique Saint- François à Montluçon, et son fils, Georges, aujourd’hui nonagénaire, grand spécialiste en urologie. Accessoirement, ce dernier  est aussi un homme de plume, auquel on doit plusieurs ouvrages historiques, tous publiés par les défuntes éditions des Cahiers bourbonnais : Louis Auguste Camus de Richemont, général et baron d’empire (1998),  François Péron (1775-1810) et l’expédition du commandant Nicolas Baudin : les Français à la découverte de l’Australie (2002), Glozel, le ravin des mystères en Montagne bourbonnaise (2008), et enfin,  La clinique Saint-François de Montluçon ou la saga des Rigondet (1932-2007) (2013).

téléchargement (3)
Juliette Rigondet

• Rigondet, c’est aussi le nom d’une jeune auteure, prénommée Juliette, qui, après être passée par l’enseignement et l’édition, chez Atlas et aux Guides Michelin, a rejoint la revue L’Histoire, tout en continuant d’animer des ateliers d’écriture. Après Le soin de la terre, elle vient de publier un second ouvrage intitulé  Un village pour aliénés tranquilles (1 vol. br, 310 p, éd. Fayard, 20 €). Fille d’un Rigondet qui, lui, avait opté pour l’agriculture, elle a grandi à Dun-sur-Auron, dans le Cher, où elle a fréquenté l’école jusqu’à l’âge de dix ans.  Un village qui a vu naître une expérience  révolutionnaire à la fin du XIXè siècle, alors que les asiles psychiatriques (les ”asiles de fous” ou d’aliénés comme on disait alors) étaient plus qu’engorgés.

605_001 (2)
Dun-sur-Auron, le “village des fous” »…

• C’est pour y remédier qu’un médecin, le docteur Auguste  Marie, a proposé en 1892  de créer des colonies pour aliénés tranquilles…comprendre “fous mais non dangereux”. Moyennant rétribution, des familles pourront héberger des malades mentaux, la liberté et la sociabilité devant contribuer à améliorer leur état. Après quelques difficultés, l’expérience a été  un succès et elle dure depuis 130 ans : d’une vingtaine, au départ, le nombre de patients a pu grimper jusqu’à  1 500 en 1939, année record, dans un village qui ne comptait guère plus de 4 à 5 000 habitants. Ils sont aujourd’hui  400 dont 230 en familles d’accueil. L’auteure ne cache pas toutefois que l’aspect économique est aussi à prendre en compte : entre baisse des salaires dans le monde rural, chômage et exode, l’apport financier que constituait la “colonie” pour les familles et pour les activités locales était loin d’être négligeable.

Lire juliette rigondet• Juliette Rigondet, qui a elle-même été confrontée à ce problème au sein de sa famille, avec un oncle et une tante “touchés par la maladie psychique”, se souvient du regard de ceux qui, venus de l’extérieur, ne voyaient dans Dun-sur-Auron qu’un “ village de fous”. D’où sa volonté de leur rendre hommage en faisant “ exister ces invisibles, oubliés de tous”, et en inscrivant “leurs noms ou des bribes de leur histoire” sur ce qui constituerait un mémorial. Avec le recul du temps, Elle considère que l’expérience a bien été un succès, avec l’autonomie et la dignité retrouvées pour beaucoup, ainsi que le tissage de “liens  de confiance, d’amitié, d’amour”.  En concluant son avant- critique publiée par Livres hebdo (n° 1216 – 3 mai), Kerenn Elkaïm écrit : “L’auteure  qui a longtemps eu du mal à trouver sa place, y voit “une leçon d’humanité”, qu’on pourrait élargir aux migrants ou aux personnes âgées”.

• À propos du même ouvrage, la revue L’histoire (n° 460 – juin)  salue un minutieux travail d’archives servi par une très belle écriture”, en soulignant que “l’auteure consacre une partie entière aux portraits des pensionnaires, retraçant leurs parcours et les misères les ayant menés à cet état que l’on appelle folie”. De son côté, Élisabeth Roudinesco parle d’un “magnifique récit, en conclusion d’un article  publié dans le supplément littéraire du quotidien Le Monde (21 juin).

 

• CLAUDE RÉTAT ET  BLEU AUTOUR

POUR DÉCOUVRIR

UNE AUTRE LOUISE MICHEL

téléchargement• De Louise Michel (1830-1905), “la Vierge rouge”, on connaissait surtout la militante féministe et anarchiste, ainsi que la place  importante qu’elle a tenue au sein de la Commune de Pris, en 1871. Son enfermement suivi de sa déportation en Nouvelle Calédonie l’ont fait entrer dans l’histoire en laissant à penser qu’elle n’avait consacré sa vie qu’à la lutte politique. Or il n’en était rien : “Grâce au formidable travail mené depuis plusieurs années par Claude Rétat (…), on la (re)découvre écrivaine. Louise Michel a écrit des romans, des contes, des poésies, des ouvrages encyclopédiques. Elle s’est intéressée à la musique, à la géologie, aux astres. Autrement dit, elle n’était pas aussi une écrivaine, mais une écrivaine tout court, écrit Pierre Karila-Cohen, dans le supplément littéraire du Monde (21 juin), qui lui consacre près d’une page entière sous le titre « Louise Michel à la lettre. Par un travail d’édition considérable, Claude Rétat sort de l’ombre l’œuvre littéraire de la militante féministe et anarchiste, dont la liberté et l’inventivité sidèrent”.

• Cette découverte, on la doit aussi à l’éditeur bourbonnais Patrice Rötig, fondateur des éditions Bleu Autour, basées à Saint-Pourçain-sur-Sioule. Il a édité coup sur coup deux ouvrages sur Louise Michel et son œuvre littéraire. téléchargement (1)Le premier, La révolution en contant, histoires, contes et légendes de Louise Michel (1 vol. br, 560 p, éd. Bleu Autour, collection Classiques, 32 €) est un recueil de textes réunis et présentés par l’universitaire Claude Rétat : “ À travers cette activité d’écriture essentielle à sa vie et à ses combats, c’est une Louise Michel en son siècle que l’on saisit, à la fois curieuse de l’Autre et non exempte de préjugés – sur la “robustesse”des “sauvages” par exemple –, admiratrice d’Hugo et penchant vers le symbolisme de Mallarmé, une inventrice de sa propre écriture, qui, pour Claude Rétat, annonce Antonin Artaud tout en s’inscrivant, par d’autres textes, dans le mouvement folkloriste de son temps.  Art vaincra ? Peut-être. En attendant, c’est une Louise Michel plus complexe qui nous parvient, libérée des chaînes d’une mémoire en partie tronquée”, conclut le journaliste.

téléchargement (2)• Le second opus, Art vaincra ! Louise Michel, l’artiste en révolution et le dégoût du politique (1 vol. br, 272 p, éd. Bleu Autour, collection La Petite collection, 15 €) est un essai de Claude Rétat,“d’un grand intérêt”, note  Pierre Karila-Cohen: “Il éclaire subtilement l’enchâssement du littéraire et du politique chez Louise Michel. Elle nous donne à voir une femme avide de beauté, curieuse de tout, inventrice improbable d’une Marseillaise en volapük et d’un “clavier d’outre rêve”, qui mêle le piano, l’orgue et le violon. Un régal d’intelligence et de sensibilité”.

• LA MGEN  DE L’ALLIER

EN QUÊTE DE SON HISTOIRE

téléchargement (2)• “Connaître et faire connaître l’histoire de la section départementale, ses origines, les artisans de sa création et son rayonnement dans l’Allier, de leurs combats pour promouvoir les valeurs d’indépendance, de solidarité et de justice sociale, au cours des 70 dernières années. Connaître d’où l’on vient pour mieux choisir le chemin de demain”… C’est en ces termes que les responsables de la section MGEN de l’Allier ont lancé un appel pour, à la fois, rassembler des documents  (revues, bulletins, photographies, courriers et articles de presse)  et susciter des témoignages des plus anciens militants, de 1947 à ns jours. Pour exploiter tout ceci, un groupe de travail a été constitué. Il est  placé sous l’autorité de Christophe Rouge, professeur de philosophie au lycée Madame-de-Staël à Montluçon. Après l’étape de la collecte, suivie de celle de l’analyse, viendra le temps de la rédaction d’un livre. Contact : MGEN – Histoire de la section 20 bis rue de Decize 03000 Moulins. Tel : 06 45 82 42 56 – Mail: jnebout@mgen.fr

 

• BERNARD GARSON

UN  PREMIER “THRILLER BOURBONNAIS

Garson• Décidément, le polar inspire les élus…Après Jean-Pierre Momcilovic, adjoint au maire de Montluçon qui en a commis plusieurs, c’est au tour de Bernard Garson, maire de Reugny depuis 2014, de publier son tout premier roman, fruit de deux ans de travail. Un roman  intitulé Dans le courant d’une âme pure (éditions des Champs-Élysées, 200 p, 17 €) qu’il définit comme  un “thriller bourbonnais” et dans lequel il déroule l’histoire d’un crime odieux suivi de trois meurtres. Côté décor, il a choisi de situer l’action non loin de Montluçon, entre Saint-Germain, qui correspond dans la réalité à Reugny, la commune qu’il administre, Verlais (alias Givarlais) et Villon-sur-Cher (Vallon-en-Sully). Pour le reste, il ne faut  pas y chercher un roman à clef: tout est né de l’imagination de l’auteur. Donc, selon la formule consacrée, “toute ressemblance”…

reugny
Reugny, devenu Saint-Germain dans le roman…

• Pour bâtir son scénario, il a puisé, notamment, dans ses souvenirs d’enfance : “ J’aime beaucoup l’humanité, la nature, les animaux. Pour moi, c’est réellement mêlé, c’est un ensemble” ». Son expérience de maire et son contact avec les administrés lui ont aussi servi pour camper des personnages majoritairement gentils, hormis “les trois salauds qui ont fait le mauvais coup”. Et de préciser à la journaliste Gaëlle Chazal: “ On connaît tous des personnes abjectes. Le gros Léon, on en connaît tous, peut-être pas avec les caractéristiques dont je parle mais odieux, imbus d’eux-mêmes”. Quant au message que l’auteur aimerait que le lecteur retienne au terme des 200 pages, il est en rapport “ avec l’amitié, l’amour, la nature et la survivance éventuelle de l’âme puisque le personnage d’Alexandre qu’il a mis en scène  reste avec les siens grâce à ça”.

vallon
…Et Vallon-en-Sully transformé en Villon-sur-Cher

• Publié par les éditions Champs-Élysées, dirigées par Philippe Chatel, lui-même romancier,  le thriller a été tiré, dans un premier temps, à une centaine d’exemplaires, en attendant l’accueil que lui réservera le public. Dores et déjà, Bernard Garson compte bien récidiver avec un deuxième roman qu’il a en tête et dont l’action se situera en Normandie, là où il a passé son enfance.

 

• LE CREUSOIS PIERRE MICHON,

UN DES PLUS GRANDS ÉCRIVAINS FRANÇAIS”,

SELON AUGUSTIN TRAPENARD

images (2)• Le Bourbonnais d’ascendance, Augustin Trapenard, considère le Creusois Pierre Michon comme “l’un des plus grands écrivains français”, au point de lui avoir consacré entièrement son émission 21 cm, diffusée le  29 mai sur Canal+. Écrivain tardif, Pierre Michon, né en 1945 dans la Creuse, a attendu 1984 pour publier son tout premier livre, Vies minuscules (éditions Gallimard, collection Folio), qui se veut “un portrait glorieux de gens de peu”. Élevé par sa mère, dans la Creuse “profonde”, c’est parce qu’il s’ennuie ferme qui s’en évade en découvrant Verlaine et Rimbaud et en se prenant d’admiration pour Beckett et Hugo, autant d’auteurs qu’il est encore capable de citer de tête.

21 CM - Pierre Michon
Augustin Trapenard et Pierre Michon

• Au cours de l’émission, Pierre Michon a ouvert à Augustin Trapenard les portes de sa maison d’enfance. Une maison qui “ prend l’air et l’eau de toute part”, dans laquelle il a joué au poker avec Jean Echenoz et où il revient pour écrire, en été principalement : “ Cette maison est aussi le poids des ancêtres dont je n’ai pas pu me débarrasser”, confie-t-il à Augustin Trapenard. Après avoir avoué qu’il a le sentiment “d’avoir été parfois méchant”, en particulier avec les femmes, il considère qu’il “faut s’aimer beaucoup pour écrire”.

180_001 (2)
Châtelus-le-Marché (Creuse), village d’enfance de l’écrivain

• Lecteur fidèle de Tintin, admirateur de William Faulkner, il confirme son amour pour “le mot rare” qu’il justifie ainsi : “ Seule l’émotion compte (…). Un écrivain doit savoir faire pleurer dans les chaumières”. Après la maison natale, l’émission  se poursuit au musée du Louvre, dans la salle des Goya “où, dit-on, serait exposé “Les Onze”, tableau inventé par Pierre Michon dans son livre éponyme paru aux éditions Verdier. Mais ne dit-on pas que la fiction a parfois d’insoupçonnés pouvoirs ?”, écrit  Émilie Grangeray dans Le Monde (29 mai).

• AIMÉ FERRIER (1896-1975)

ET LE PARLER D’ÉTROUSSAT

• On peut encore découvrir des “pépites”, fruit d’un travail de longue haleine mené par des auteurs aujourd’hui quasi-inconnus du grand public, parce que jamais publiés. C’est le cas d’Aimé Ferrier, un instituteur qui avait consacré de nombreuses années à rédiger une étude linguistique et ethnographique sur la commune d’Étroussat (Allier).

775_001
Étroussat au cœur du travail d’Aimé Ferrier

• Il n’en restait qu’un tapuscrit accompagné de notes manuscrites qui a été remis au jour par Jean-Michel Effantin, spécialiste de linguistique et membre du groupe des Parlers du Croissant. Intitulé Le patois d’Étroussat et la vie rurale, ce travail était quasiment achevé  lorsqu’à éclaté la seconde guerre mondiale mais il a fait l’objet de quelques ajouts par la suite.

tapu 1
Extrait de la présentation par l’auteur

• Jean Michel Effantin s’est aussi penché sur le parcours de l’auteur qu’il présente ainsi : “Aimé Ferrier (Auguste Antoine à l’état-civil) naît le 6 avril 1896 à Étroussat (Allier), le village où ses parents sont nés eux-aussi. Il grandit au hameau des Noirs, dans la propriété de son grand-père maternel Bonnamour, où son père travaille comme viticulteur pépiniériste. Instituteur public, il enseigne après la Première guerre dans les écoles normales de Varzy (Nièvre), de Périgueux (Dordogne), puis en 1935 à l’école primaire supérieure d’Ussel. En 1948 il devient directeur du collège de Cusset (Allier). Il se retire à Ébreuil, commune de naissance de son épouse Jeanne Pinel, où il décède le 25 mars 1975. Curieux de théorie des nombres, Aimé Ferrier reste célèbre pour avoir déterminé en 1951 le plus grand nombre premier alors connu”.

Tapu 2
Carte extraite du tapuscrit original

• Jean-Michel Effantin ajoute que Le patois d’Étroussat  a été “consulté et utilisé par plusieurs dialectologues universitaires. Simone Escoffier, auteur d’une thèse intitulée La rencontre de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du franco-provençal entre Loire et Allier  (1958), qualifie ce travail d’Aimé Ferrier de “ monographie tout à fait remarquable”. Faute d’éditeur, le travail d’Aimé Ferrer est désormais consultable intégralement sur le site Occitanica.

 

• DOMINIQUE FILLETON

28 TITRES PUBLIÉS EN 4 ANS

3545064 (2)• Le Montluçonnais Dominique Filleton fait figure de véritable stakhanoviste” de la publication de livres. Après avoir débuté par un livre nostalgie sur la Piscine Saint-Jean à Montluçon, il a tendu l’oreille pour recueillir les Brèves de comptoir du Bar brasserie Le Moderne et du bar Le Glacier, à Montluçon. Avec Le bassin montluçonnais autrefois, un ouvrage de 440 pages publié par les éditions Champs-Élysées, il vient de signer son 28ème titre. Le livre évoque  17 communes du bassin montluçonnais, telles que Domérat, Commentry, Chamblet et bien d’autres, le tout à partir  de photographies et de cartes postales anciennes, datant des années 1870 à 1970 et classées par grandes thématiques : la vie d’autrefois, les anciens métiers et commerce, les moyens de transport.

livre-la-piscine-saint-jean-montlucon-de-dominique-filleton_4011011• Avant Le bassin montluçonnais, Dominique Filleton a publié récemment La forêt de Tronçais autrefois et ses environs, Montmarault autrefois, Ébreuil autrefois, ainsi que Gannat autrefois ou encore Moulins autrefois et Vichy autrefois

• Face à cette intense activité éditoriale, on peut toutefois mettre deux bémols : les pages d’introduction se limitent presque toujours à quelques extraits tirés de Wikipedia et chacune des photos présentées ne comporte guère d’explication et de mise en perspective historique, si ce n’est la simple  reproduction, le plus souvent, de la légende figurant au dos de la carte postale d’origine.

 

 • GUIDE DES AUTEURS DE LIVRES

UNE NOUVELLE ÉDITION

newsletter_para_image_vignette.guide.des.auteurs• Un guide pour que les auteurs ou les apprentis auteurs y voient un peu plus clair…C’est ce que proposent le Centre national du livre (CNL)  et la Société des gens de lettres, avec une nouvelle édition du Guide des auteurs de livres, dont la première édition était  parue en 2017. Il a été  conçu pour accompagner les auteurs dans un environnement juridique, social et fiscal de plus en plus difficile à appréhender. C’est ainsi qu’il  répond à toutes les interrogations des auteurs concernant le secteur du livre, le droit d’auteur, le contrat d’édition, la rémunération, les activités accessoires, le régime social, la fiscalité, la formation, ou encore les aides publiques et privées… L’édition 2019 donne aussi les clés de compréhension des nombreuses réformes engagées par les pouvoirs publics telles que la  réforme du régime de protection sociale et de la retraite complémentaire des auteurs, la retenue à la source de l’impôt sur le revenu ainsi que l’adoption de la directive européenne relative au droit d’auteur dans l’univers numérique. Le guide est disponible gratuitement sur le site du C.N. L. (►Télécharger le guide).

• LA FÊTE DES MÈRES…

FINALEMENT PÉTAIN N’Y ÉTAIT

POUR (PRESQUE) RIEN

louis-pascal-jacquemond_2029974 (2)• L’universitaire Louis-Pascal Jacquemond, qui fut dans les années 1990 Inspecteur pédagogique  régional d’histoire dans l’Académie de Clermont-Ferrand, est aussi un historien spécialiste de l’histoire des femmes et de leurs combats. Il vient de publier Histoire de la fête des mères : non, Pétain ne l’a pas inventée (éditions Presses universitaires de Rennes, 240 p, 25 €).

• Dans cet ouvrage, préfacé par Françoise Thébaud,  il entend démontrer que cette fête  n’a pas été inventée par le maréchal Pétain, contrairement à  une idée reçue qui  refleurit à chaque mois de mai. En réalité elle prend source dans le culte antique aux Déesses-Mères. Dans sa forme actuelle, la fête est d’abord le fruit de  la rencontre, au cours de la Première Guerre mondiale, entre la fête sentimentale de féministes américaines et la fête nataliste des populationnistes français.

-3026En imposant la préparation de la fête des Mamans à l’école, le maréchal Pétain l’a seulement  mise au diapason de la vision qu’avait l’État Français de la femme, en en faisant  un hymne à la Mère au foyer. Les IVe et Ve Républiques ont ensuite entériné cette pratique, en attendant que la marchandisation qui décolle avec les Trente glorieuses ne fassent  le reste…et la fortune des fabricants d’appareil électroménagers! La publicité ne clamait-elle pas que “Moulinex libère la femme. Cette fête est aujourd’hui contestée, du fait des mutations sociétales qui continuent à modifier le modèle familial et qui révolutionnent le rôle des femmes. De quoi s’interroger sur son devenir et poser la question de “son obsolescence programmée”, sans oublier de jeter un coup d’œil sur ce qui se passe chez nos voisins.

VDB Jacquemond• Le livre de décline en dix grands chapitres : Les prémices de la fête des Mères : de l’Antiquité au Moyen Âge – Mothering Sunday et Mother’s Day : une invention anglo-américaine – Les  “Journées des mères” : une origine franco-française –  La transmission du Mother’s Day en France et en Europe – Non Pétain n’a pas créé la “fête des Mères” –  La  fête des Mères  sous la IVe et la Ve République –  La marchandisation de la fête des Mères –  Sous le feu des critiques dès l’origine – La  fête des Mères  : une obsolescence programmée ? – La  fête des Mères  chez nos voisins.

EN BREF…

• DES AUTEURS, DES LIVRES, 

ET DES CRITIQUES

téléchargement• Les Amis de Charles-Louis Philippe ont publié leur  Bulletin (n° 75, année 2019) :Présentation (David Roe) – Souvenirs du lieutenant-colonel Forest -Du nouveau sur Philippe et Marquet – Sur un tableau de Jacqueline Marval -Un illustrateur de Philippe : Frans Masereel (1889-1972) – Une revue bourbonnaise de Paris rend hommage à Philippe– Retour au poète J. M. Levet – Autographes, livres,etc. – Un Marie Donadieu dédicacé à H. Buriot-Darsiles – Philippe dans la Correspondance Larbaud-Darsiles –En quelques lignes – Comte-rendu de l’ assemblée générale du 29 septembre 2018.

• Le 13 avril, à l’amphithéâtre de la salle des fêtes de Moulins, l’Association française arbres champêtres et agroforesterie (Afac) a organisé une conférence sur La forêt de Grosbois et son prieuré. Trois conférenciers et auteurs sont intervenus : Sophie Liégard, à propos des sarcophages, Dominique Laurent pour l’aspect historique et Pierre Debriette pour le prieuré. La veille, une plaque gravée Écomusée forestier Jean Taillardat  avait été dévoilée au pied de l’ancienne abbaye Saint-Jean-de-Grandmont, en forêt de Grosbois,sur la commune de Gipcy.

ténor
Arthur Ténor

• Au Vernet, les élèves de CM2 de l’école Marcel-Guillaumin ont pu suivre  un atelier d’écriture. C’est l’écrivain Arthur Ténor, connu pour ses œuvres littéraires à destination de la jeunesse, qui leur a servi de mentor. L’objectif était de permettre aux écoliers d’écrire un roman sur le thème du harcèlement, inscrit dans un contexte historique local. L’ouvrage collectif réalisé devrait être édité prochainement.

• Dans Au volant de nos voitures anciennes,publié à l’initiative de  l’Abava (Écurie bourbonnaise des amateurs de véhicules anciens), il est question des anciennes courses qui ont marqué l’histoire locale. On y retrouve la course de côte du Gué-Chervais et les compétitions de 2CV du  cross de Chassignol. Le livre est disponible auprès de l’association.

Henri_Pourrat,_le_Vernet,_1954
Henri Pourrat

• Dans un article intitulé “ 60ème  anniversaire de la mort de l’écrivain : l’Auvergne, l’amitié et advienne que Pourrat, Pascal Guinard considère que “Henri Pourrat est à l’Auvergne ce que Pagnol est à la Provence…” (La Montagne – 22 avril). Rappelons que l’on a  aussi qualifié de “Pagnol auvergnat” Jean Anglade, qui fut longtemps le doyen des écrivains Auvergnat.

• Le Figaro daté du 25 avril, s’intéresse à Jacqueline Goy : “ Les méduses prolifèrent à cause de la surpêche ; mondialement reconnue, la spécialiste, qui a consacré sa vie à étudier ces organismes,a conseillé l’Aquarium de Paris pour son nouveau « médusarium ». Une occasion de rappeler que Jacqueline Goy  est aussi l’auteure de  Les Méduses de François Péron et de Charles Alexandre Lesueur (Ed. du CTHS, 1995).

téléchargement (3) La Bourbonnaise Salomé Berlioux, co-auteure avec Erkki Maillard de Les invisibles de la République (éditions Robert Laffont) est intervenue, le 3 juin, lors du Carrefour de Bransat. Elle y a notamment évoqué  le problème de la jeunesse oubliée, dans la France dite périphérique. Après avoir passé son enfance à Neure, dans le nord-Allier, elle a suivi ses études au collège de Lurcy-Lévis puis  au lycée de Nevers, avant de poursuivre son cursus à Paris. Un moment fort qui lui a permis de mesurer  la différence culturelle avec ses homologues issus des grandes métropoles. Après  deux échecs à Sciences Po et un passage par le cabinet de Jean-Marc Ayrault, ancien premier ministre, dont elle a rédigé des discours,  elle a fondé en 2016 Chemins d’avenir pour apporter une  aide aux jeunes issus des zones rurales et des petites villes. Cet engagement lui a valu d’être distinguée par le prix national Solidarité du magazine Version Fémina.

• Quand Le Figaro littéraire salue un livre écrit par le directeur… du Figaro littéraire et consacré à un écrivain, lui-même ancien directeur du…Figaro… C’est ce qui est arrivé avec Jean-Marie Rouart. Né en 1943 à Neuilly-sur-Seine, il est à la fois journaliste, directeur du Figaro littéraire, romancier, essayiste et membre de l’Académie française depuis 1997. Dictionnaire-amoureux-de-Jean-d-OrmeonIl vient de  consacrer un ouvrage à Jean d’Ormesson. Ce dernier, né  en 1925 à Paris et décédé en 2018, a été  journaliste et directeur du Figaro pendant quelques années, mais aussi écrivain et membre de l’Académie française (1973). Son Dictionnaire amoureux de Jean d’Ormesson (éditions Plon, 2019, 500 p., 25 €)  a été  salué  dans Le Figaro littéraire par Bruno Corty, qui y voit “la meilleure biographie qui soit de l’écrivain et  de l’homme d’Ormesson”. Le 4 mai, au Petit Théâtre impérial à Vichy, Jean-Marie Rouart est  venu le présenter: “D’Ormesson est un homme qui a tenté de trouver une issue à la révolution du roman d’aujourd’hui. J’admire la façon dont il a tenté d’y répondre avec jubilation”, a-t-il déclaré.

• Alain Léonard, ancien militaire et  infirmier à Clermont-Ferrand, est venu au lycée Blaise de Vigenère, à Saint-Pourçain-sur-Sioule. Il répondait à l’invitation des  élèves de seconde et de première du groupe Littérature et société, par l’intermédiaire de l’Andra.  Un débat s’est engagé autour de ses deux livres,  Enfants de la liberté et Les Amants d’Austerlitz, parus tous les deux  chez de Borée. Face à ses jeunes lecteurs, il a précisé que “l’histoire ne sert que de toile de fond” à ses romans.

téléchargement• Dans le Figaro littéraire du 28 mars,   Sébastien Lapaque a consacré un article à  Heptaméron avec Chardonnay (éditions Grasset, 208 p., 18 €). En rendant compte du  dernier livre de l’auteur nivernais et bibliophile Gérard Oberlé, “anachorète et sybarite”, il écrit que “Les calibres de la télévision spectaculaire et marchande ne sont pas faits pour les gladiateurs de l’espèce de Gérard Oberlé”.

• À l’occasion de la 32ème  édition de la Semaine de la poésie, Joël Cornuault a accueilli Emmanuel Merle, à la librairie vichyssoise À la page.  Né en 1958, il est agrégé de lettres modernes, enseignant et poète. Son dernier ouvrage s’intitule Démembrements (éditions Voix d’encre, 2018, 19 €). La poésie d’Emmanuel  Merle ne se veut pas une poésie pessimiste, car, selon lui “il n’y a pas de poésie sans espoir”.

01 Henri Laville - Copie - Copie
Henri Laville

• “Journée bien remplie à la papeterie”, titrait  La Montagne (28 mars)  en rendant compte de deux manifestations qui se sont déroulées à la librairie papeterie Ray à Saint-Pourçain-sur-Sioule. Le matin, des membres de l’association Pré-Textes avaient organisé une lecture animée de Cet âge est sans pitié, roman de Henri Laville qui fut instituteur dans cette ville de 1946 à 1956. L’après-midi, Guennola Thivolle et Annie Regond ont présenté le livre La peinture en Bourbonnais du XVIe au XVIII siècle. Une présentation qui s’est poursuivie par la présentation de  2 tableaux se trouvant dans l’église de Saint-Pourçain.

• Le 14 avril la 8ème  Caravane littéraire qui était abritée par Yzeurespace a réuni de nombreux auteurs, éditeurs, artisans, associations. Lors de ce rendez-vous annuel, proposé par l’association Pré-Textes, une table ronde était organisée sur la question des  orphelinats et  de l’enfance malmenée. Un thème qu’avait évoqué Henri Laville dans son roman Cet âge est sans pitié, récemment réédité par l’association Prétexte.

maxresdefault

• Le Point (4 avril) a publié des extraits de Qatar papers (éditions Michel Lafon, 295 p., 18,95 €), le dernier livre coécrit pas Christian Chesnot et son confrère bourbonnais Georges Malbrunot :“ C’est un document exceptionnel. Les deux journalistes ont mis la main sur les comptes détaillés d’une ONG qatarienne, Qatar Charity, dont l’une des missions est d’aider les communautés musulmanes sur le Vieux Continent”. Pour les deux journalistes, fins connaisseurs du Proche et du Moyen-Orient, “l’idéologie diffusée par le Qatar encourage les Frères musulmans, confrérie islamique qui renforce le communautarisme”.

AVT_Jean-Claude-Fournier-jcfvc_9449• Le 12 avril, à la librairie-papeterie Ray, à Saint-Pourçain-sur-Sioule, Jean-Claude Fournier, né en 1943 à Montluçon,  a dédicacé plusieurs de  ses romans, parmi lesquels   Swinging Mai 68 (éditions Marivole, 2017, 408 p., 20,90 €)   et Si Montluçon nous était conté : en « mollussonnais » dans le texte. Le 20 avril, il est allé à la rencontre de ses lecteurs,  à la Maison de la presse de Gannat. Son prochain ouvrage sera consacré à l‘Algérie de 1984 à 1986.

• Le 6 avril, à Espinasse-Vozelle, devant plusieurs élus locaux, Patrick Auger a présenté son livre  consacré aux Centres de secours d’Espinasse, Cognat  et Escurolles, qui ont fusionné en 1994. C’était aussi l’occasion pour lui de se voir remettre la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers.

• Pour le 22ème concours de nouvelles organisé par le Rectorat, à destination de tous les personnels, actifs ou retraités de l’Éducation nationale, 49 nouvelles écrites par 44 auteurs étaient parvenues au comité de lecture. Celui-ci en a retenu 8 pour les soumette au jury académique présidé par l’écrivain Jean-Guy Soumy. Parmi les 8 nouvelles récompensées le 5ème  prix est allé à  De leur plein gré  de Monique Rivoli. La lauréate a été  professeure de lettres au Lycée de Presles à Cusset.

AVT_Anne-Laure-Bondoux_166◄ Pour la 6è édition du Prix des Incorrigibles 15-25 ans, les 64 votants  – des lycéens-étudiants et collégiens de l’agglomération vichyssoise – ont  primé L’Aube sera grandiose d’Anne-Laure Bondoux (éditions Gallimard jeunesse, 2018, 299 p., 15 €).

• Philippe Bas, né en 1958, maître des requêtes au Conseil d’État, ancien ministre, président de la Commission des lois du Sénat,  et auteur de Avec Chirac (l’Archipel, 2012, 408 p.,21 €), sera  l’invité des Carrefours de Bransat, le 24 juin. Celui qui  a présidé la commission d’enquête sénatoriale sur la fameuse affaire Benalla  donnera une conférence sur le thème “Indispensable Sénat”.

• Face à une soixantaine d’élèves du lycée Albert-Londres à Cusset, Antonin Atger, auteur de romans pour la jeunesse,  est venu présenter Interfeel (éd. Pocket jeunesse, 2018, 18,50 €), un roman d’anticipation proposant une histoire de science-fiction.

220px-Edouard_Brasey◄ L’écrivain et conteur, Édouard Brasey est l’auteur de très nombreux livres, parmi lesquels La ferme aux maléfices (éditions De Borée, 2018, 439 p., 20 €) et Les eaux douces d’Europe,roman (éditions Ramsay, 2019, 142 p., 18 €). Le titre  dernier paru s’intitule  Les marais de Bourges (éditions De Borée, 376 p., 20,50 €). Il évoque la vie dans la préfecture du Cher, durant la Seconde guerre mondiale,et il met en scène des personnages ayant existé à coté de personnages de pure  fiction.

• À Dompierre-sur-Besbre, le Caquetoire a accueilli la blogueuse Sarah Bienaimé qui a présenté son dernier ouvrage : Petit guide amusant pour écolos débutants : 50 gestes qui peuvent tout changer (éditions Terre vivante, 2018, 126 p.). Elle a recensé des gestes très simples qui peuvent influer sur la santé de notre environnement.

• Dans le Figaro du 13 juin, Denis Tillinac s’adresse ainsi à Emmanuel Macron : “Encore un effort si vous voulez vraiment devenir de droite, Monsieur le président ! :  …Les incroyants que l’on qualifiera encore “de droite,par commodité, désirent habiter une France où ils puissent célébrer fraternellement les noces de la permanence et du renouveau. Ils désirent que leurs ancrages coutumiers soient respectés et préservés…

L’ACTU DES ÉDITEURS

• L’HARMATTAN, PREMIER ÉDITEUR…

EN NOMBRE DE TITRES

téléchargement
N°1 en nombre de titres

•  4 534… C’est le nombre d’éditeurs professionnels  français qui ont publié au moins un titre en 2018. Parmi eux, les 10 groupes d’édition les plus actifs  ont publié  près de 38% des 67 942 nouveautés ou nouvelles éditions, soit 25 670 titres. Ils s’appellent, avec l’ensemble de leurs filiales, L’Harmattan (2 412 tires), Hachette (2 215),  Gallimard (1 368), Larousse (822),  Nathan (793), Flammarion (681),  Classiques Garnier (651), Pocket (635), Harlequin (595) et  Ellipses (591). Fabrice Piault, rédacteur en chef de Livres-Hebdo (n°1206 – 22 février), note que “les éditeurs affichant une production supérieure à 200 nouveautés et nouvelles éditions  sont, globalement, ceux qui ont fait en 2018 le plus d’efforts pour modérer ou restreindre le nombre de leurs titres”.

• HACHETTE LIVRES PREMIER  GROUPE D’ÉDITION

Hachette-Livre

POUR LE  CHIFFRE D’AFFAIRES

• La même revue (n° 1223 – 21 juin) a publié un autre classement, celui  des 200 premiers éditeurs ou groupes éditoriaux, selon leurs chiffres d’affaires. Ce classement “ fait apparaître un paysage éditorial remodelé, toujours plus concentré et moins imprégné par les capitaux étrangers, après les reprises  successives de Flammarion par Madrigall et d’Editis par Vivendi”, peut-on lire en préambule.  Hachette Livres (groupe Lagardère) qui regroupe une myriade de maisons d’éditions (voir ci-dessus) pointe très largement en tête avec 2 252 M€ de chiffres d’affaires. C’est trois fois plus que le n°2 du classement, Editis (groupe Vivendi), qui a réalisé  759 M€ de CA.46marquesEditis-asctuel3

• C’est aussi quatre fois plus que le suivant, le groupe Madrigall, contrôlé par Gallimard, avec 573,8 M€ de CA.

logo-de-boree

• Pour trouver un groupe régional dans le classement, il faut aller à la 69ème  place, avec  Centre France Livres (De Borée) qui a réalisé un CA de 2,29 ME en 2018.

•  L’éditeur et écrivain Philippe Chatel, qui dirige les éditions Champs-Élysées, a officiellement annoncé son intention de briguer le mandat de maire, à Néris-les-Bains, lors des élections municipales de 2020. En 2017, il avait déjà été (infructueusement ) candidat aux élections législatives, dans la circonscription de Montluçon.

L’ACTU DES LIBRAIRES

• PANORAMA DES 400 PREMIÈRES

LIBRAIRIES FRANÇAISES

couv219 ◄ La revue professionnelle Livres-Hebdo (n°1219 – 24 mai) a publié son classement annuel des 400 premières librairies, en fonction de leur chiffre d’affaires. À la 18ème place on trouve la librairie Les Volcans (Clermont-Ferrand) dont on sait qu’après avoir été fermée, elle a été reprise en 2016 par une Scop regroupant une partie du personnel, sous la direction de Martine Lebeau. Elle emploie 42 salariés et, en 2018, elle a réalisé 6,79 M€ de chiffres d’affaires dont  5,75 M€ pour le seul secteur livres. Sur près de 1 700 m2 de superficie, elle dispose d’un stock de  plus de 83 000 exemplaires.

téléchargement (1)• Si aucune librairie bourbonnais n’y figure, ce classement recèle toutefois quelques librairies installées en Auvergne ou dans les départements voisins : Librairie de Paris à Saint-Étienne (27ème, 4,37 M€ de CA livres, 20 salariés), Page et Plume à Limoges (52ème, 3,1 M€ de CA livres,18 salariés),  Point Virgule à Aurillac (134ème avec 1,52 M€ de CA livres et 11 salariés), Forum Mirose à Roanne (153ème, 1,3 M€ de CA livres, 14 salariés), Gibert Joseph à Clermont-Ferrand (164ème, 1,22 M€ de CA livres), la Fnac-Espace Cazes-Bonneton au Puy-en-Velay (183ème, 1,06 M€ de CA livres, 15 salariés), Le Cyprès – Gens de lune à Nevers (227ème, 8,55 M€ de CA livres, 6 salariés), Espace culturel Leclerc à Paray-le-Monial (265ème, 0,73 M€ de CA livres, 2 salariés), Momie – Clermont-Ferrand (297ème, 0,61 M€ de CA livres, 4 salariés).

• Dans son commentaire introductif, le magazine note que “le palmarès montre que les librairies entreprenantes parviennent à échapper à la morosité du marché. Autre enseignement, “sur plusieurs années, le palmarès  témoignent des bonnes performances des librairies indépendantes de taille moyenne, jouant la carte de la proximité et du professionnalisme, qu’elles se trouvent en province ou à Paris”. Enfin, en jetant un regard sur la décennie écoulée, la revue note que “ce classement fait apparaître un taux de renouvellement d’environ 25% avec près de 126 nouveaux entrants  réalisant aujourd’hui un total de 120 M€ de CA avec le seul livre”.

Z Siguret• Pour  découvrir ou redécouvrir ce qu’a été l’aventure de la reprise de la librairie les Volcans à Clermont-Ferrand, par une partie de son personnel sous la conduite de Martine Lebeau, on pourra se reporter au récent livre de Catherine Siguret, Héros ordinaires. Comment transformer une épreuve personnelle en réussite collective ? (1 vol. br, 240 p, éd. Allary éditions, 18,90 €). L’auteure a sélectionné huit destins hors du commun, soit huit façons de se réinventer, que l’éditeur présente ainsi : “Entre accident, deuil, maladie, handicap… la vie ne les a pas épargnés. Ils auraient pu rester victimes, mais ils ont trouvé le courage de se relever en montant un projet altruiste. Tournant le dos au malheur, ils ont créé ce qui leur avait manqué dans les moments les plus durs. Refusant l’inertie et la fatalité, ils ont puisé dans la douleur l’énergie de transformer une épreuve personnelle en réussite collective (…). Ils sont des héros du quotidien”.

le_talon_d_achille_00318500_084151128
Le Talon d’Achille (© Bill)

• Dans la rubrique Montluçon – Vivre sa ville, quelles nouveautés, côté commerces ? le journal La Montagne (20 mai) a évoqué le cas d’un “libraire indépendant qui résiste”. Pour ce faire, Gaëlle Chazal écrit que “malgré les difficultés du secteur, les libraires indépendants font tout pour résister, à commencer par bien se faire référencer sur le net”. Le libraire en question s’appelle Jean-Claude Deteix, un Montluçonnais d’origine  qui travaillait auparavant à Moulins, dans l’industrie. En 2014, il a racheté à son fondateur, Benoît de Peufeilhoux, la librairie le Talon d’Achille, installée au cœur du vieux Montluçon, dont il était un client fidèle  depuis 1985.

frise_4affiches

• Cinq ans plus tard, malgré son manque d’expérience originel, il dit ne rien regretter, en dépit des difficultés inhérentes au secteur du livre, et de la concurrence acharnée des mastodontes, Amazone en tête. Sans parler de l’arrivée de l’Espace culturel Leclerc, sur la ZAC de Châteaugay, et du magasin franchisé de la Fnac, installé  sur l’espace Saint-Jacques. Pour ce faire, il a “multiplié les portes d’entrée”, d’abord en ouvrant  son propre site Internet et ensuite en rejoignant le réseau LIRA qui réunit les libraires indépendant de la région Auvergne Rhône Alpes. Le site Chez-mon-libraire.fr permet ainsi d’accéder aux fonds des différents membres, pour repérer quel librairie vend le titre rechercher, avant de pouvoir passer commande. Jean-Claude Deteix propose pas moins de 10 000 titres, ce qui lui a permis de renouveler pour trois ans son label Librairie indépendante de référence, délivré par le Ministère de la culture.

• À Clemont-Ferrand, à la place de la librairie jeunesse Papageno, rue Saint-Hérem, vient d’ouvrir   Grin. Il s’agit d’une librairie-café,mais  pas seulement.  Grin  est porté par l’association clermontoise franco-malienne Kodon crée en 2014. Kodon récupère 8 000 livres par mois et en a vendu par internet plus de 50 000 en 3 ans.

 

L’ACTU DES BIBLIOPHILES

• Librairie Jean-Luc Devaux, à Moulins (Catalogue n° 68) :

téléchargement (2)◘ n° 314 : Claude Henri Dufour (1765-1845) : Lettre autographe signée à la duchesse d’Angoulême, Moulins, 23 juillet 1815 : 600 € : “… Le 23 juillet 1814, pendant votre séjour à Vichy… j’eus l’honneur de vous présenter  le prospectus d’un ouvrage sur l’ancien Bourbonnais dont je joins ici un nouvel exemplaire, et le portefeuille des dessins qui font partie intégrante de cet ouvrage… ”.  Il s’agit du tout  premier projet de l’Ancien Bourbonnais qui sera réalisé par Achille Allier, quelques années plus tard.

◘ n° 315 : Achille Allier (1807-1836) : Lettre autographe signée adressée  à Claude-Henri Dufour, Montluçon, 9 mars 1833 : 950 € : “Longue et splendide lettre sur l’Ancien Bourbonnais qui est aussi une véritable profession de foi”.

◘ n° 435 : Roger de La Boutresse :   Légendes, contes,ballades,coutumes et phatiques des anciens jours au pays d’entre Loire et Allier.  300 fiches : 600 € : Travail préparatoire à un ouvrage inédit.

• Catalogue Osenat : L’Empire à Fontainebleau, ventes des 6 et 7 avril, à Fontainebleau :

empire-07-04-19n° 50 : Boule de Moulins. Alphonse Chuchet : Lettre autographe signée adressée à  Célie Chuchet à Paris, Béziers, 3 janvier 1871 (5 pages) avec la mention autographe “par Moulins (dép. de l’Allier” : 150/200 €

◘ n° 122 : Paul Morand : manuscrit signé de ses initiales avec corrections et ajouts autographes, intitulé “L’Allure de Chanel” [vers 1976] (4 pages) : 400/500 €.  Préface de son live L’Allure de Chanel.

• Librairie Pierre-Adrien Yvinec, à Paris  (Catalogue n° 16) :

◘ n° 1 : Livre d’heures à l’usage de Bourges. Manuscrit enluminé en latin, sur parchemin. Heures de la Vierge à l’usage de Rome ; Office des morts à l’usage de Bourges. 115 ff. [vers 1470] : 12 000 € : Manuscrit d’origine berrichonne – incomplet de ses grandes enluminures –  dont le calendrier fait la part belle aux saints honorés dans le diocèse de Bourges. Le décor rappelle clairement les manuscrits peints par Jean Colombe ou son atelier.

◘ n° 41 : Blaise Pascal : Les Provinciales…- Cologne, 1669, 476 p. – 1 300 €

◘ n° 85 : Blaise Pascal :  Pensées sur la religion. – Paris, 1761, 453 p. – 2 000 €

◘ n° 181 : Charles Louis Philippe : Bubu de Montparnasse. – Lyon, Société lyonnaise les XXX, 1929, 195 p. avec 68 eaux-fortes originales d’André Dunoyer de Segonzac : 12 000 € : “Belle édition recherchée et cotée. Une des meilleurs illustrations de l’artiste”(Carteret).

• Catalogue De Baecque, vente du 28 mars 2019, à Lyon :

Couv Cata 28 Mars 2019 n° 229 :  Antoine Mizauld (Montluçon 1510 – Paris 1578) : Les éphémérides perpétuelles de l’air : autrement l’astrologie des rustiques. Paris : Kerver, 1554. – in-16 de 287 ff. = 300 / 500 €. Première édition en français de l’un des premiers livres traitant de météorologie

n° 236 : Nicolas de Nicolay (1517-1583) seigneur d’Arfeuille La Navigation du roi d’Ecosse Iaques cinquiesme du nom autour de son Royaume Paris, Beys, 1583. – in-4° de [6]37 ff. = 6 000 / 8 000 €. Nicolas de Nicolay fut géographe du Roi, à Moulins.

n° 237 :  Nicolas de Nicolay : Les navigations, pérégrinations et voyages, faicts en la Turquie. Anvers, Silvius, 1576. – petit in-4° de [24]305[26] p. = 2 000 / 3 000 €

n° 317 : Blaise de Vigenère  (Saint-Pourçain 1523 – Paris 1596) : Les chroniques et annales de Pologne. Paris, Richer, 1573 ; – in-4° de [6]487[94] ff. = 400 / 600 €

 

L’ACTU DES MÉDIAS

Terre des Bourbons

• Au sommaire du n° 14 (Juin-juillet-août) de Terre des BourbonsVichy fête Napoléon III, le parc des sources transformés en Imperial Park. Chaque printemps, pour un week-end, les parcs de Vichy bouillonnent et réalisent un bond dans le passé, à l’époque florissante du Second Empire durant laquelle la cité thermale a vécu ses plus grands changements culturels, architecturaux et touristiques – Les églises peintes du bourbonnais, l’art du détail. Décorer enseigner, émouvoir. Découvrez les différentes églises peintes comme Jenzat, Souvigny, Louchy-Montfand, Saulcet… Mupop, Rock & Folk. Un musée qui s’écoute. Au cœur de Montluçon et juché au sommet du quartier historique, le Mupop rayonne dans l’ensemble du bourbonnais et bien au-delà grâce à une collection unique en France dédiée aux musiques populaires. Chaque année, des expositions temporaires savent renouveler l’intérêt des visiteurs et leur donnent des bonnes raisons d’y retourner…

TD BOURBONS (2)• À lire également: Initiatives en bourbonnais : De l’allier aux grandes écoles – Curiosité en bourbonnais : Le Musée du bâtiment, mille et un métiers. Dans le plaisant quartier des Mariniers de Moulins se loge un musée qui offre au visiteur la plus large palette d’outils et d’objets des métiers de la construction. C’est aussi le cadre de l’exposition Deux poids, deux mesures. Coin de paradis en bourbonnais – Montaigu la coquette, Montaigu-le-blin la meilleure place. Montaigu compte un atout de taille avec son château perché sur une butte calcaire, répertoriée site remarquable comme la place du village, d’où le panorama sur la Forterre s’étend à perte de vue. – Vert l’avenir – Le guêpier d’Europe, chasseur d’Afrique. Oiseau coloré, le guêpier dévoile bien des choses surprenantes à travers des comportements passionnants qui font de lui un curieux volatile… – Quelle culture en bourbonnais…Luc Arbogast, un barde au cœur du bocage. Interview d’un troubadour bien inspiré… – Agenda à voir, à faire…

Un commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s