EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS: N°19 (MAI-JUIN 2019)

Cette rubrique faisant  régulièrement l’objet d’additifs et de mises à jour , jusqu’au  30 juin  2019, en fonction de l’actualité, n’hésitez pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’information.

Pour nous contacter: allier-infos@sfr.fr

DERNIÈRE MISE À JOUR:  15 JUILLET 2019

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◘ MAUD LEYOUDEC

 CONSERVATRICE DU MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU

EN PARTANCE POUR LE MUSÉE CROZATIER

téléchargement (2)• Après quinze ans de bons et loyaux services, Maud Leyoudec  va quitter  son poste de conservatrice du Musée Anne-de-Beaujeu,  à Moulins, pour  rejoindre le musée Crozatier, au Puy-en-Velay. C’est là qu’elle œuvrera, à compter du 1er juillet, dans un musée “aux collections encyclopédiques”, qui vient d’être entièrement rénové, au terme de huit ans de travaux. Elle aura aussi en charge l’Hôtel-Dieu et le Pays d’art et d’histoire. Ce départ de Moulins pour Le Puy a été pour elle l’occasion d’esquisser un bilan de ses quinze années moulinoises, ponctuées par de grands événements : la réouverture de la Maison Mantin, les partenariats noués avec de grands musées nationaux ou encore les grandes expositions à rayonnement national.

• L’OUVERTURE

DE LA MAISON MANTIN

81JuOApMgTL (2)• Premier souvenir marquant, évoqué dans un entretien avec la journaliste Ariane Bonhours (La Montagne – 3 juin), celui de la Maison Mantin, qu’elle avait trouvéedans un état catastrophique” : “C’était une maison endormie, dans un état fou. Cela sentait mauvais, des insectes xylophages avaient creusé des galeries partout, il y avait des termites dans tous les textiles, du salpêtre, des oiseaux morts dans les conduits de cheminée. Une table avait été en partie dégustée par des capricornes… Quel chantier !”. Séduite par le projet de réouverture de cette maison qui avait été léguée en 1905 à la ville de Moulins, elle s’est attelée à la tâche, mobilisant architecte, restaurateurs et artisans, pour un chantier qui a demandé trois ans. Mission accomplie : depuis son ouverture en 2010, la  maison Mantin, avec le Mab, labellisé Musée de France, attirent chaque année 30 000 visiteurs.

• LA REDYNAMISATION

DU MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU

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Après l’acquisition du Bal des ardents de  Rochegrosse

• Deuxième étape pour la conservatrice, la redynamisation du Musée Anne-de-Beaujeu, qu’elle avait jugé “un peu tranquille”, à son arrivée.   Pour mettre en valeur les collections encyclopédiques, qui s’étaient empilées au fil du temps, entre acquisitions  et donations, elle a enchaîné les projets. Pour ce faire, “Il a fallu travailler sur les collections, proposer des programmes culturels, lancer le chantier de la rénovation des espaces permanents”. Résultats : l’ouverture d’une salle dédiée à l’Égyptologie, la création d’un auditorium pour en faire un “espace de vie”, destiné à accueillir des ateliers, des concerts ou des conférences. Autres aménagements : la salle des Arts déco et faïences, le  salon de peinture du XIXe, la salle des Retables, l’espace Chinoiserie et Japonisme. Dans le même temps, il a fallu palier le manque de place en optimisant l’espace pour y faire tenir un maximum d’œuvres, dont beaucoup dormaient dans les réserves.

• DES EXPOSITIONS LONGUES

POUR ATTIRER LE PUBLIC

La-sculpture-bourbonnaise-entre-Moyen-Age-et-Renaiance (2)• Dans cet espace muséal réduit, un tiers de la surface a été dévolu aux expositions temporaires, moteurs de la fréquentation, avec le choix de privilégier des expositions de longues durées. Pour accroître la notoriété du musée et sa fréquentation, elles ont toutes été prolongées par la publication de catalogues illustrés, en partenariat avec les éditions spécialisées Faton, mais aussi par des cycles de conférences thématiques et d’animation, à destination de tous les publics. Selon Maud Leyoudec, “ Le pari, c’est que c’est plus intéressant qu’une succession de petites expositions n’apportant pas grand-chose”.

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• Outre le public plus nombreux, un des signes de reconnaissance du travail accompli a été la venue récente de  Jean-Luc Martinez, président directeur général de l’Établissement du Louvre : le 23 mai, il est venu  inaugurer  ce qui sera l’ultime exposition de l’ère Maud Leyoudec, La sculpture bourbonnaise entre Moyen Age et Renaissance à Moulins, pour laquelle le Louvre avait  prêté cinq œuvres. Le Musée d’Orsay ou Le musée du Moyen Age de Cluny figurent aussi parmi les partenaires désormais réguliers du Musée Anne-de-Beaujeu.  Quant aux  médias nationaux, ils ont pris l’habitude de se faire régulièrement l’écho des expositions moulinoises, ce qui était rarement le cas avant. Ces succès, elle les doit aussi aux opportunités qu’elle a su saisir au bond :“ Je savais que Cluny était en travaux et voulait prêter des œuvres en province. On a pu en emprunter 25 ! Il faut être audacieux dans ses choix, ne pas hésiter à travailler avec les plus grands”, a-t-elle confié à Ariane Bonhours.

• UN DIALOGUE ENTRE ŒUVRES NATIONALES

ET ŒUVRES DU TERRITOIRE

images• Un autre point positif a été la volonté de “ faire dialoguer des œuvres nationales avec celles du territoire”. Et de préciser la méthode : “Notre travail, c’est de faire connaître les œuvres qui sont là, comme les statues des églises bourbonnaises, les enluminures de la médiathèque de Moulins. Il faut travailler avec des universitaires pointus, sans oublier les talents locaux”. C’est ainsi qu’elle rappelle que pour réaliser le catalogue de l’exposition “De couleurs et d’or”, le Musée-Anne-de-Beaujeu avait fait appel à pas moins de  17 spécialistes du monde entier. Si les expositions constituent la partie la plus spectaculaire des actions du Mab, l’indispensable restauration des œuvres est un autre aspect essentiel du travail de conservatrice. Entre recherche des budgets et réalisation finale, elle se révèle particulièrement chronophage.

• UN TRAVAIL D’ÉQUIPE

PERMANENT

• En quittant Moulins, celle qui considère n’avoir été “qu’un rouage du système” a voulu  aussi rendre hommage à celles et ceux qui l’ont accompagnée dans son travail, à commencer par l’équipe du musée qui s’est étoffées et professionnalisée, au point de compter une trentaine de personnes. Une équipe dans laquelle “tout le monde travaille dans le même sens sur les projets culturels” et qui peut s’investir aussi bien au Mab ou au Musée de l’illustration jeunesse, qu’à la Maison Mantin ou à la Malcoiffée. Enfin, elle se félicite de la liberté qu’elle a toujours eue, pour tout ce qu’elle a proposé.

 

◘ CHRONIQUE

DES EXPOSITIONS

• En Bourbonnais, le  printemps et l’été  sont synonymes de floraison de nouvelles expositions, dans les principales villes du département, mais pas seulement. Elles viennent s’ajouter à celles en cours, d’abord au musée Anne-de-Beaujeu avec  “Marcellin Desboutin, à la pointe du portrait” (jusqu’au 15 septembre 2019) et La sculpture bourbonnaise, entre Moyen-âge et Renaissance” (jusqu’au 20 mars 2020). Ensuite  au musée de la Visitation présente Le Paris des Visitandines, 1619-2019,visible jusqu’au 22 décembre 2019). Après ces expositions dont Vu du Bourbonnais s’est déjà fait l‘écho précédemment, voici une série de  nouvelles expositions à découvrir…en Bourbonnais et ailleurs

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CNCS

• Depuis le 25 mai et jusqu’au 3 novembre, le Centre national du costume de scène met à l’honneur le travail des créateurs de costumes et de décors de l’Opéra, avec sa nouvelle exposition temporaire, Habiller l’opéra, costumes et ateliers de l’Opéra de Paris.

• DES LIENS ÉTROITS ENTRE LE CNCS

ET L’OPÉRA DE PARIS

CNCS Affiche• Entre l’Opéra de Paris, qui fête en 2019 son 350ème anniversaire, et le Centre national du costume de scène de Moulins, des liens solides se sont tissés, dès l’ouverture du second.   L’Opéra figure, en effet, parmi les trois grandes  institutions créatrices du CNCS, qui conserve dans ses collections plus de 5 000 de ses  costumes. Ils sont  issus de 400 spectacles   produits par l’Opéra et  l’ensemble  couvre plus de deux siècles de son histoire. Quant aux deux commissaires de l’exposition, Delphine Pinasa et Martine Kahane, elles ont toutes les deux travaillé pour l’Opéra de Paris.  Delphine Pinasa,  directrice du CNCS depuis 2011, a passé une quinzaine d’années au Palais Garnier (1991-2005), tandis que Martine Kahane, qui a dirigé le CNCS de son ouverture jusqu’à 2011, elle a été directrice de la bibliothèque de l’Opéra Garnier avant de prendre la direction du service culturel (1972-2007).

• UNE SÉLECTION DIFFICILE

350_CARRE_RVB_NOIR_0• Il était donc naturel  que le CNCS se fasse l’écho de ce 350ème  anniversaire en présentant, du 25 mai au 3 novembre,  une exposition intitulée Habiller l’opéra, costumes et ateliers de l’Opéra de Paris. Elle est entièrement consacrée à l’histoire du costume dans cette institution, depuis l’ouverture du Palais Garnier en 1875, jusqu’aux productions actuelles de l’Opéra Bastille. Pour l’illustrer, les organisateurs ont opéré une sélection difficile dans les   costumes et  toiles de décor,  conservés dans les collections du CNCS mais aussi dans celles du Palais Garnier et de  l’Opéra Bastille. De quoi évoquer  la création lyrique et chorégraphique ainsi que les grands succès du répertoire au fil de ces 150 dernières années.

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•  UN PARCOURS CHRONOLOGIQUE

DE CENT-CINQUANTE ANS

• Le parcours de l’exposition, répartie dans 13 salles,  a été conçu comme un vaste panorama, organisé de façon chronologique. Il s’articule autour des grands courants esthétiques du ballet et de l’opéra entre le  XIXè siècle et  de début du XXIè. Costumes, photographies, archives, vidéos, maquettes permettent d’illustrer l’ampleur de la création lyrique et chorégraphique, à travers les grands succès du répertoire de l’Opéra national de Paris. Une sélection de plus de 150 costumes, issus soit du fond du CNCS, soit du répertoire actuel du Palais Garnier et de l’Opéra Bastille ponctuent  le parcours. Cette grande fresque scénique met à l’honneur la créativité des costumiers qui ont incarné ces évolutions, le savoir-faire des ateliers de couture qui les ont accompagnés, et les directeurs qui ont programmé les spectacles et choisi les équipes artistiques.

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• Les visiteurs pourront ainsi découvrir l’histoire de l’Opéra à travers de grandes périodes chronologiques. Tout commence avec les premières années au Palais Garnier, qui offre  un répertoire allant du grand opéra à la française aux œuvres de Verdi et de Wagner. Vient ensuite le  long mandat de Jacques Rouché, directeur de 1914 à 1944. C’est lui qui,  en imposant l’unité stylistique à l’exemple de Serge Diaghilev, mettra fin au monopole des décorateurs et du costumier en titre. La fin de cette règle favorise l’arrivée d’équipes de créateurs différentes pour chaque production, tenant compte ainsi de l’esprit de l’œuvre. Son allié le plus précieux est alors  Serge Lifar, héritier des Ballets Russes, figure majeure du renouveau du Ballet de l’Opéra.

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Serge Lifar

• Lifar fait constamment appel à des peintres pour dessiner les costumes de ses chorégraphies. Dans les années 1950, les artistes de l’École de Paris habilleront ainsi  Les Indes Galantes, Obéron et La Flûte enchantée. Autant de spectacles qui sont restés symboliques du faste et de la perfection du travail scénique. Les années 1960 voient l’élargissement du monde de l’Opéra et de son répertoire. En 1963 par exemple, sont présentées les nouvelles productions de Don Carlos et de Tannhaüser, décorées et habillées par Jacques Dupont et par Léonor Fini. Cette même année, Wozzeck, dirigé par Pierre Boulez et mis en scène par Jean-Louis Barrault fait son entrée au répertoire. Pour les décors et les costumes, on a fait appel à  André Masson.

• LES GRANDS COUTURIERS

SE PRENNENT AU JEU

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Rolf Liebermann

• Après les peintres, c’est au tour des grands couturiers de se prendre  au jeu. Ils vont en marquer   de leur griffe  de nombreux spectacles  de ballet. L’arrivée de Rolf Liebermann en 1973 ouvre une nouvelle ère, transformant le  Palais Garnier en un “Opéra royal et démocratique”. Son immense succès mène alors au projet d’une salle plus moderne et surtout plus grande. Ce sera l’Opéra Bastille. Inauguré en 1989, il marque une étape majeure dans l’histoire de l’Opéra de Paris, désormais doté de deux salles, ainsi que dans la profonde modernisation de l’organisation et de la réalisation des productions. Dorénavant, chaque théâtre dispose d’ateliers de couture et de services pour l’habillement, les perruques et le maquillage. Les spectacles de l’opéra Bastille, capable d’accueillir jusqu’à 2 700 spectateurs, présentent des mises en scène spectaculaires dans de puissantes scénographies.

• Ce renouveau esthétique se reflète également dans la création des costumes, chaque production lyrique comprenant en moyenne 300 costumes, avec parfois des pointes  jusqu’à 700. Ces dernières années sont marquées par une orientation très contemporaine, avec une forte présence de costumes rappelant le spectacle de la rue ou de la mode des XXe et XXIe siècles.

•  UNE SCÉNOGRAPHIE

LUDIQUE ET IMMERSIVE

• Pour captiver le visiteur, la scénographie de l’exposition a été confiée à Alain Batifoulier et à Simon de Tovar, un duo qui a déjà œuvré à deux autres expositions du CNCS, Conte de fées et L’envers du décor.  Ils ont fait le choix d’une mise en scène qui   se veut résolument “ludique et immersive”.

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• Elle propose une véritable plongée au cœur de l’univers de l’Opéra de Paris, soit dans l’opulence et l’ampleur historique du Palais Garnier, soit dans la force technologique de l’Opéra Bastille. Avec la dernière salle du parcours, le visiteur se retrouve au cœur du Grand Foyer du Palais Garnier avec l’envol des balcons suspendus où il découvre des costumes illustrant la très riche histoire du Ballet de l’Opéra.  Une attention particulière a été apportée au jeune public qui se retrouvera  guidé  tout au long du parcours par le  Fantôme de l’Opéra.

• RUDOLF NOUREEV EN PRIME

• Habiller l’Opéra est aussi l’occasion de croiser exposition temporaire et exposition permanente. C’est ainsi que, durant l’exposition, l’espace permanent dédié à Rudolf Noureev a été mis au aux couleurs de cet hommage. Le parcours, qui présente des aspects de sa vie personnelle et artistique, est centré sur ses liens avec l’Opéra national de Paris, dont il a été le directeur de la danse, entre 1983 à 1989.

• QUATRE TALENTS UNIS

POUR UNE EXPOSITION

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• GUIDE DE VISITE …

UN PARCOURS EN TREIZE ÉTAPES

ET AUTANT DE SALLES

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• UN CATALOGUE POUR ACCOMPAGNER

 ET PROLONGER L’EXPOSITION

• Comme lors de ses précédentes expositions, le Centre national du costume de scène a réalisé un catalogue illustré en couleur. Conçu par Martine Kahane et Delphine Pinasa, il a été publié en partenariat avec les éditions Silvana editoriale.

Catalogue

• L’HISTOIRE DE LA LIGNE

DE DÉMARCATION À MOULINS

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UNE CONFÉRENCE ET UN  APPEL À TÉMOIGNAGES

• À propos de la ligne de démarcation dont  Moulins, avec le pont Régemortes, était un important point de passage, une double initiative à signaler…Julien Bouchet, docteur en histoire, en partenariat avec la médiathèque de Moulins Communauté, propose d’aller à la rencontre des Moulinois et de tous ceux que la question de la ligne intéresse. Le 6 juillet, dans les locaux de la médiathèque, il est donc allé  à la rencontre du public afin d’échanger sur l’histoire de Moulins pendant  l’Occupation en général et sur  la ligne de démarcation en particulier. C’était aussi l’occasion de collecter des témoignages, pour conforter la connaissance de cette question.

◘ Pour celles et ceux qui n’étaient pas présents et qui souhaiteraient apporter leur contribution, un questionnaire  peut également être téléchargé sur le site de la médiathèque de Moulins Communauté (accéder au questionnaire)

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• Le lendemain, dimanche 7 juillet,   dans les mêmes locaux, il a donné  une conférence intitulée “Traverser la ligne de démarcation à Moulins. Il  a ainsi présenté   les différentes formes de passage de la ligne de démarcation dans la ville, en regard des migrations des Juifs menacés par la Shoah. Une attention spéciale a été  portée à l’utilisation  du pont Régemortes et à l’activité de la gare ferroviaire. Enfin, plusieurs informations ont été  apportées en  complément de celles qui avaient déjà  été  présentées en septembre 2018.

► Savoir plus... Dans les Cahiers Sirice (2019 – 1 – n° 22), Julien Bouchet a publié un article quasi-exhaustif  (en libre consultation et téléchargeable)  intitulé Moulins-sur-Allier, approche sensible de la ligne de démarcation: “Sur la route de Paris à Vichy, Moulins-sur-Allier fut un carrefour routier et ferroviaire traversé en plusieurs points par la ligne de démarcation durant la Seconde Guerre mondiale. Cette barrière fut notamment matérialisée par la rivière ayant donné son nom au département : l’Allier devint en effet une frontière, de juin 1940 à mars 1943, s’étendant sur plus de 50 kilomètres, un peu avant la ville en direction du sud et surtout après son pont routier principal, le pont Régemortes”... (Lire la suite)

 

• LES POIDS ET MESURES

EN VEDETTES  AU MUSÉE DU BÂTIMENT 

téléchargement• Faisant suite à Ma maison (2016), à Du dessin aux beaux-arts (2017) et à  Potain, la traversée d’un siècle (2018), le musée du bâtiment de Moulins  propose une  nouvelle exposition temporaire pour la saison 2019. Intitulée,  Deux poids, deux mesures, elle traite de  la longue histoire des poids et mesures. Un sujet qui pourrait apparaître, a priori,  aussi technique que rébarbatif, mais qui est traité de manière attractive et ludique.

Systeme-Metrique• En parcourant les panneaux, on y apprend que la pifométrie peut être une science, celle de l’instinct : “D’émérites chercheurs, enfants cachés des Raymond Queneau et Devos, ont référencé ces mots que nous utilisons pour évaluer une situation, à vue de nez”. D’autres définitions scientifiques telles que “pétaouchnok, bézef, chiée, tripette, plombe” (liste non exhaustive) se révèlent hilarantes.

• Au fil de la visite, on apprendra la différence entre la chope (50 cl) et la  chopine (45,56 cl…seulement). Pour étancher une grande soif, on saura que mieux vaut choisir la fillette et ses 37,5 cl, plus avantageuse que  la flûte  qui n’affiche que  20 cl. L’exposition permet aussi d’en savoir davantage sur le cet homme nu, les bras écartés, installé au centre d’un cercle, le fameux homme  vitruvien de Léonard de Vinci. Côté pratique, les disciples de Pythagore pourront apprendre à  utiliser la corde à treize nœuds des maçons pour appliquer la règle Pythagore.

Poids_et_mesures_Tableau_dressé_[...]Editions_Forest_btv1b53066549q• L’originalité de cette exposition abritée par le musée du bâtiment, c’est aussi de ne pas s’être limité aux poids et mesures dans les métiers du gros œuvre. Les outils des paysans, ceux des métiers de bouche, des pharmacies, ou encore ceux utilisés pour le courrier, pour la musique, pour l’industrie et la Justice, sont également présentés. Quant à l’écolier de 2019, il pourra peut-être éprouver quelque angoisse face au matériel pédagogique ancien, avec des tables de multiplication jusqu’à 15, de la fausse monnaie, des bouliers ou encore  un cube de système métrique…

Infos pratiques : Le musée du bâtiment (18 rue du Pont Ginguet à Moulins) est ouvert au jusqu’au 28 septembre 2019 les vendredis, samedis et dimanches, de 14 à 18 heures. Tarif des entrées : 3,50 €.

► Contact : Tél : 04.70.34.23.69 Mail : museebatiment@wanadoo.fr

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UNE EXPOSITION   POUR SE GLISSER

DANS L’UNIFORME D’UN SOLDAT

56883664_2044797595575471_802660092620046336_n• Après Le Bourbonnais dans la Grande Guerre et 1915, une guerre juste, le musée de Souvigny présente une nouvelle exposition, visible jusqu’au 17 novembre. Intitulée   Dans l’uniforme d’un soldat, de 1789 à nos jours, de la guerre au rétablissement de la paix,  elle propose de découvrir l’évolution des équipements mais aussi de la vie quotidienne des combattants,  au fil des 230 dernières années. Dragons, zouaves,  spahis répondent à l’appel, tout comme les Poilus de la Grande guerre ainsi que les Casques Bleus de l’ONU.

• Cette exposition a été rendue possible grâce à la collection de Gérard Gourd Capelin. Créée au lendemain de la deuxième guerre mondiale, elle compte une centaine d’uniformes et objets militaires. Elle a été léguée en 2001 par sa femme à son filleul, Michel Vivier, qui en a fait don, à son tour,  à la commune de Souvigny en 2017.

• Au delà des  godillots, des brodequins et autres pataugas, des bicornes et casques à l’antique, des uniformes bleu horizon ou “léopard”, l’exposition s’intéresse particulièrement aux femmes. On découvre le témoignage de l’adjudante Sandra Dumontier, engagée en l‘an 2000 dans l’Armée de l’Air. Depuis, elle a servi en Tanzanie, en Afghanistan et au Tchad. Il ne fait plus guère  de doute que la mixité militaire tend à s’imposer, les femmes représentant de nos jours plus de  15 % des effectifs militaires français.

 

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• IL ÉTAIT UNE FOIS LA REINE DES VILLES D’EAUX

 RÉTROSPECTIVE DE  2000 ANS D’HISTOIRE

VICHY EXPO 1• « Il était une fois la Reine des Villes d’eaux »…Tel est le thème de la grande exposition  qui retrace  2000 ans d’histoire de Vichy et qui propose  aux visiteurs, qu’ils soient vichyssois ou touristes, un parcours chronologique et thématique. Elle  sera visible   du 14 juillet au 3 novembre. Tout en accompagnant la démarche entreprise auprès de l’Unesco, avec d’autres stations thermales européennes, l’exposition affiche un objectif ambitieux :“ Connaître et comprendre le passé, appréhender le présent, et imaginer l’avenir de Vichy”… Ambitieux, mais pas ennuyeux pour autant : le scénographe Jean-Michel Fiori, a fait  le choix de la modernité et de l’interactivité pour mettre en lumière Vichy dans toutes ses dimensions. En tout, plus de 550 pièces, provenant des collections de la Ville de Vichy, de la Compagnie de Vichy, d’autres institutions régionales ou nationales, ainsi que de collections privées, seront mises en scène : des œuvres d’art, des découvertes archéologiques, des objets anciens, des manuscrits, mais aussi des reconstitutions 3D, des maquettes, des  plans, des photos et même des films. Tous ont été choisis d’abord parce qu’ils témoignent  de la réalité du thermalisme à Vichy, mais aussi de la portée et de l’impact majeur de cette pratique millénaire sur le développement de la ville et de son territoire.

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• À exposition exceptionnelle, cadre exceptionnel : elle se déroulera au palais des congrès – Opéra de Vichy, dans les salons Berlioz, Debussy, Ravel, Chabrier et Strauss, soit une surface de près de 1 500 m². Gage du sérieux de l’exposition, pour chacune des périodes, les œuvres ont été choisies par le Comité scientifique de l’exposition. Présidé par  Fabien Conord, il est  composé d’experts, tous  universitaires et chercheurs, tels que Lise Augustin, Michel Promérat, Pascal Chambriard, avec  la participation active de Fabienne Gelin et de Yves-Jean Bignon.

• 7 ÉTAPES  CHRONOLOGIQUES

ET  4 PRÉSENTATIONS THÉMATIQUES

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◘ Aux origines, était Aquae Calidae

Vichy medieval• Dès le 1er siècle après J-C, les Romains exploitent les premières sources. Il en reste peu de  vestiges architecturaux, mais de nombreux objets cultuels ou de la  vie quotidienne, découverts depuis le XIXème siècle, en portent témoignage.  C’est le cas d’un vase anthropomorphe représentant une vieille rhumatisante, un verre à la main

Au Moyen-âge, sous la protection de Louis II de Bourbon et avec les seigneurs de Vichy, la ville se développe progressivement, dans le cadre du duché du Bourbonnais puis dans le Royaume de France.

◘ L’émergence d’une ville d’eaux

• Lors de la période moderne, de  bonnes fées  se penchent  sur la cité. Elles s’appellent  la marquise de Sévigné, Mesdames Adélaïde et Victoire, les filles de Louis XV, dont on pourra voir les portraits,   Letizia Bonaparte, mère de Napoléon 1er ou encore la Duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI.

◘ La ville d’eaux impériale

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• Avec la venue de l’Empereur Napoléon III à Vichy, à partir de  1861 et jusqu’en 1864,  la ville entame une nouvelle ère. Sous le Second Empire, Vichy connaît une métamorphose complète. Parmi les curiosités exposées, on pourra voir … un nécessaire de voyage en ivoire destiné à l’entretien de la moustache de l’Empereur

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• Des années 1870 à 1914, Vichy  se retrouve promue Reine des villes d’eaux, et elle devient une station incontournable. Elle met en place de nombreux attributs qui contribuent à la  valoriser, autant à l’époque qu’aujourd’hui, dans le cadre de  la démarche auprès de l’UNESCO pour entrer dans le  patrimoine mondial de l’humanité.

◘ Vichy, carrefour international

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• Durant les années folles et dans l’entre deux-guerres, la  Reine des villes d’eaux  connaît son  apogée. Elle  fait figure de véritable Reine internationale, dans laquelle se retrouvent les grands de ce monde. Théâtre, opéra, musique, tout concourt à égayer la vie des curistes.

◘ Vichy capitale de l’État Français

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• Après la gloire, viennent les heures sombres…Vichy  se retrouve bien involontairement victime de son développement et de son succès : comme elle dispose de toutes les infrastructures indispensable pour y établir un gouvernement, y compris un central téléphonique des plus modernes, le gouvernement du Maréchal Pétain s’y installe de juillet 1940 à août 1944. L’exposition permettra de revivre par un film la libération de Vichy, survenue le 26 août 1944

◘ Vichy se réinvente

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•  La seconde guerre mondiale étant achevée, Vichy renaît des cendres du conflit, avec la volonté de se réinventer tout en s’adaptant à la transformation du thermalisme mondain en un thermalisme social.  À partir de 1947,  la toute jeune Sécurité sociale  commence à prendre en charge les cures thermales. Face au déclin du thermalisme, Vichy se retrouve contrainte de diversifier son activité : la station  développe, dès les années 1960, ses infrastructures sportives, puis elle amorce, dans les années 90, un nouveau virage vers une médecine dite de  bien-être.  Une ambition qui s’est confirmée jusqu’à aujourd’hui et qui a abouti à  la candidature au patrimoine mondial de l’Unesco, avec les 10 stations européennes partenaires.

imagesÀ ces sept temps fort de l’histoire vichyssoise, viennent s’ajouter quatre  grandes  thématiques : La Journée du curiste, entre le temps des  soins et celui des distractions. – L’eau, élément essentiel  avec l’origine de l’eau minérale, ses représentations, ses utilisations, ans oublier l’urbanisation  qui s’est faite grâce et autour de ses sources naturelles. – Les métiers d’une ville thermale : les médecins, les baigneurs et les  donneuses d’eau, mais aussi l’embouteillage, la fabrication des fameuses pastilles, le décors des parcs, les artistes et les musiciens, les hôtels, les commerces et les employés. Enfin, Vichy, un nom qui rayonne grâce à l’eau et à ses dérivés, mais aussi grâce aux  pastille,au tissu et aux cosmétiques.

un-dimanche-a-vichy-e1542419746705► Infos pratiques : L’exposition est visible au Palais des congrès/Opéra, du 14 juillet au 3 novembre. Du 14 juillet au 1er septembre, elle est ouverte  tous les jours, en continu, de 10 à 19 heures. Du 2 septembre au 3 novembre, elle est visible  tous les jours (sauf le mardi) de 13 à 19 heures.

► Tarif : Il était une fois la Reine des villes d’eaux + l’exposition Vassiliev L’élégance en villégiature-Vichy 1852-1870 + plus l’accès à l’Opéra : 10 € . Des tarifs groupes et des tarifs réduits sont également  proposés (voir les détails sur le site de la ville de Vichy).

► Savoir plus…À propos de la zone de la ville de Vichy qui serait incluse dans l’espace inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco: “ Candidate à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco au rang des grandes villes thermales d’Europe, Vichy prépare la venue des inspecteurs de l’Unesco, en septembre prochain. Deux conseillers des  Great Spas of Europe  étaient à Vichy, mercredi (5 juin, ndlr), pour voir les points à améliorer. Ils ont suivi la zone géographique inscrite au classement. Habitez vous dans ce périmètre ?… (lire la suite  de l’article de Denis Lorut –  La Montagne).

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La zone périmètre et la zone tamponLa Montagne – Centre France)

MUSEE OPERA VICHY

• À VOIR AUSSI…UNE CURE MUSICALE À VICHY

 AU  MUSÉE DE L’OPÉRA DE VICHY

2019-Affiche-format-web-727x1024• En complément à l’exposition précédente, toujours dans le cadre de la candidature de Vichy, le musée de l’opéra de Vichy, propose de se plonger dans “Une cure musicale à Vichy”. Où il est démontré que La Reine des villes d’eaux a toujours su concilier le temps des soins thermaux avec celui des  plaisirs. Face à des curistes qui arrivaient des quatre coins du monde, “Tout était fait pour que les plaisirs ne quittent jamais les curistes”. L’exposition s’inscrit dans le cadre chronologique des années 1865-1960, période qui englobe à la fois l’apogée de Vichy et le début du déclin de la fréquentation, avec la décolonisation, soit le siècle écoulé entre Napoléon III et le général de Gaulle. Fabien Noble, directeur du Musée de l’Opéra, met l’accent sur le fait que, au XIXe siècle, “la fonction thermale et les divertissements sont réunis au sein d’un même lieu, l’établissement thermal, qui se trouvait alors à la place du hall des Sources”. Il ajoute qu’il y avait “des salons réservés aux jeux, aux bals et aux spectacles”.

• ISAAC STRAUSS, CHEF D’ORCHESTRE

téléchargement• Tout commence vraiment avec la venue d’Isaac Strauss, compositeur et chef d’orchestre. Spectacles et bals sont alors donnés dans la Rotonde au premier étage du bâtiment. Une situation pas toujours satisfaisante, au vu de la fréquentation, ce  qui conduit à la construction du  Casino en 1865. Il  dispose de ses propres salons et,  surtout, il offre une grande salle de théâtre, pouvant accueillir 1.200 spectateurs. En 1900, l’Opéra ou Grand casino sont inaugurés. La capacité d’accueil passe à 1.480 places et les soirées artistiques mêlant ballet, théâtre, musique et  opérette vont s’y succéder, offrant une riche programmation.

Ces diverses périodes de divertissements, qui constituent le cœur de l’exposition, permettent de comprendre comment Vichy  a pu devenir un centre artistique et de création. Durant toute la saison, un orchestre d’une centaine de musiciens vient s’installer à demeure. C’est le moment où “Les plus grands artistes et célébrités sont engagés au Grand casino, qui possède sa propre troupe. Les chanteurs viennent de l’Opéra de paris, de l’Opéra Comique et des grands théâtres de province. Il y a une représentation par jour où lyriques et comédies s’alternent, précédés de trois concerts quotidiens”, rappelle Fabien Noble. De quoi alimenter une grande saison lyrique, qui voit se succéder  concerts quotidiens, galas et  spectacles animaient la cité thermale. Pas vraiment le temps de s’ennuyer pour les curistes à Vichy…

• VICHY, UN LIEU DE PLAISIR

EN MÊME TEMPS QU’UN LIEU  DE CRÉATIONS

220px-Lucy_Arbell_in_Massenet's_Thérèse• Vichy, ville du plaisir, n’en est pas moins un lieu de création. C’est ainsi que la station est la première à accueillir la représentation de  Thérèse, opéra de Jules Massenet. D’autres compositeurs prestigieux, tels que Camille Saint-Saëns ou Vincent d’Indy qui y  dirige son opéra L’étranger, y ont leurs habitudes. En même temps que pour  leurs qualités, ces spectacles sont aussi très courus par les curistes fortunés, car durant la saison “ À Vichy, il fallait voir et être vu”.

• Les rendez-vous artistiques ne se limitaient pas aux seules soirées. Au contraire, ils pouvaient rythmer la journée du curiste. Dès  8 h 00 du matin, cette journée pouvait commencer par un concert au kiosque. C’est la raison pour laquelle les organisateurs de l’exposition ont voulu reconstituer celui de la source de l’Hôpital avec ses motifs de chardons.

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• Ce n’était toutefois pas un cas unique à Vichy où l’on trouvait aussi les kiosques du Casino,  de la Restauration et de la source de l’Hôpital. Ils constituaient autant de lieux  de sociabilité, où l’on venait flâner, discuter ou simplement pour écouter les concerts qu’on y donnait. Au-delà de ces kiosques, l’exposition met évidemment l’accent sur tous les autres  lieux de spectacles avec leur riche programmation, entre le Grand Casino, l’Eden-Théâtre, le Casino des Fleurs, le théâtre de l’Alcazar, ou encore le Petit Casino, et bien d’autres.

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 • Vichy, Reine des villes d’eaux s’intéresse aussi aux  décors et aux floraisons aux senteurs exotiques. Un vichy féerique  dans lequel “ Bals, galas et concerts sont donnés sous la véranda du Grand casino”, rappelle Fanny Cellier, ajoutant que “la lumière valorisait l’architecture”, après l’arrivée de “La fée électricité”.

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► Infos pratiques : L’exposition Une cure musicale à Vichy est présentée au Musée de l’Opéra (16 rue du Maréchal-Foch ) jusqu’au 15 décembre. Elle est ouverte du mardi au dimanche, sauf jour férié, de 14 h 00 à 18 h 00. Tarif des entrées : 5 €.

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► Savoir plus ... Sur l’histoire des kiosques à musique, on pourra se reporter au livre récent de Christian Paul, Les kiosques à musique en Bourbonnais (Préface de Jean-Paul Desgranges, 1 vol. br, 120 p, illustrations, éd. des Monts d’Auvergne, 24 €). A travers une riche iconographie actuelle et de nombreuses archives, souvent méconnues, Christian Paul,  invite ici à parcourir le Bourbonnais pour découvrir les nombreux kiosques qui émaillent le département. L’ouvrage met ainsi en valeur le patrimoine subsistant et collecte les traces des édifices, multiples, qui ont aujourd’hui disparu. L’auteur situe la grande époque de construction des kiosques entre  la seconde moitié du XIXè siècle et 1914. Ils sont en bois, sous le second empire, puis en fer forgé.  Ils seront ensuite construits en béton entre les deux guerres. Leur fonction principale est d’offrir à un public le plus large possible un concert de musique. Christian Paul ajoute que, placé en hauteur, dans son costume strict, le musicien prend de l’importance. Dans les années 1950-1960, commencent les premières  démolitions et on fait de la place pour un urbanisme moderne et pour la voiture.

 

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 • BELLERIVE-SUR-ALLIER  ET  VICHY

PLUS D’UN SIÈCLE D’HISTOIRE(S) COMMUNE(S)

Expo Bellerive )• Si Vichy, “Reine des villes d’eaux”, a pu bénéficier, à partir du XIXè siècle, d’une image de station thermale prestigieuse et si  elle représente encore  aujourd’hui une ville dotée de nombreux atouts, en particulier des lieux renommés, tels que les Thermes, l’Opéra, l’hippodrome, ou encore le golf et toutes les installations sportives, il n’est peut être pas trop tard pour rétablir quelques points d’histoire, trop souvent tombés dans l’oubli, à travers une exposition  concoctée par l’Amicale laïque de Bellerive.  En particulier, cela  ne doit pas faire oublier que nombre de ces lieux associés  au Vichy thermal, touristique ou sportif, ne sont pas implantés à Vichy même, mais sur le territoire de Bellerive. L’histoire des deux cités voisines est donc indissociable. C’est  pourquoi, afin de se hisser à la hauteur de sa voisine  illustre, la petite commune rurale a décidé en 1903 d’abandonner son nom ancien, Veisse, parce que jugé trop modeste, pour adopter celui de Bellerive-sur-Allier, à la fois plus clinquant et certainement plus attractif.

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Le pont de Bellerive-sur-Allier

• Le pont de Bellerive, devenu en 1932 pont Aristide Briand, les sources bellerivoises, que ce soit la source intermittente, longtemps première promenade  des curistes en villégiature à Vichy,  ou la source Boussange qui, aujourd’hui encore fournit son eau aux thermes pour les soins…Que ce soit la ferme modèle de Charles Gravier, fournisseur des hôtels de Vichy et précurseur dans la transformation des produits laitiers…Tout concourt à  mettre en relief  les liens spécifiques unissant les deux villes, au point que l’on a pu souvent les confondre  dans une même image.

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La source Boussange

• C’est en prenant pour base ces  trois grands repères, complétés par quelques autres, que l’Amicale laïque de Bellerive a conçu cette exposition, intitulée   De l’autre côté du pont, Bellerive, Vichy, histoire(s) commune(s). Elle se propose  de mettre en valeur la contribution trop souvent méconnue, mais pourtant essentielle, de Bellerive au prestige de Vichy, aujourd’hui candidate au Patrimoine mondial de l’Unesco.

► Infos pratiques : l’exposition sera visible du 17 juillet au 26 septembre à la ferme modèle – Médiathèque de Bellerive-sur-Allier, ainsi que du 19 juillet au 30 septembre à la mairie de Bellerive-sur-Allier.

 

• 9 PHOTOGRAPHES UNIS

POUR L’EXPOSITION PORTRAIT(S)#

• L’exposition Portrait(s)# a été inaugurée à Vichy, le 24 juin, et elle sera visible jusqu’au 8 septembre. 9 photographes y présentent leurs œuvres au Centre culturel et à l’extérieur, sur l’esplanade du lac d’Allier ainsi que sur le parvis de l’église Saint-Louis et de la gare.www.revuephoto.com-portraitss-7-rendez-vous-photographique-ville-de-vichy-visuel Passage en revues des artistes… Philippe Haisman, un Américain connu pour ses portraits de célébrités –  Bastiaan Woudt, Néerlandais, avec des portraits de villageois africains –  Michele Chelbin, une Israélienne qui a photographié des enfants –  Tish Murtha, une Britannique disparue en 2013, qui a travaillé sur le même sujet –  Turkina Faso, une Russe qui mène sa carrière à Londres – Benni Vaisson, originaire d’Islande avec des portraits d’anonymes –  Olivier Culmann, qui s’est intéressé au selfies –  Ambroise Tézenas, 6ème  photographe en résidence à Vichy –  Valérie Baeriswyk, une Suissesse, avec une série de photos réalisées en Haïti. Elle est la lauréate du  9ème  concours Portrait(s) co-organisé avec la plateforme Wipplay, qui a attiré 390 participants.

 

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• MUSÉE DES MUSIQUES POPULAIRES

UN BILAN DÉCEVANT CÔTÉ FRÉQUENTATION

ET UN DIAGNOSTIC EN COURS

téléchargement• Bilan décevant pour le Musée des musiques populaires… Sa fréquentation  reste encore loin de l’objectif de 40 000 visiteurs par an qui avait été affiché par les élus montluçonnais, lors de son ouverture en 2013. En 2018, ils ont été 22 700 à franchir le seuil de MuPop, alors qu’ils étaient  23.187 en 2017, 21.000 en 2016 et 25.000 en 2014 et 2015.

téléchargement (1)• Malgré la qualité de l’exposition 2018 consacrée à la voix, réalisée en partenariat avec la Cité des sciences et de l’industrie, et en dépit de la baisse des tarifs d’entrée, passés de 9,50 € à 7,50 € en 2017, pour  s’aligner sur  ceux  du C.N.C.S. de Moulins, le MuPop peine donc à décoller. Quant aux manifestations ou animations mises en place ponctuellement  à destination du jeune public et du public adulte,  elles n’ont pas eu d’effets spectaculaires sur la fréquentation. À titre de comparaison, le Centre national du costume de scène de Moulins a compté 93.400 visiteurs en 2018, tandis que  Paléopolis, à Gannat en a enregistré 38.600  et le Street Art de Lurcy-Lévis, 24.900.

“ON NE SAIT PAS VENDRE LE MUPOP”…

• Face à  ce bilan décevant, la communauté d’agglomération Montluçon communauté, a décidé, le 14 juin,  de faire appel à une entreprise extérieure, Communication et Évenementiel pour établir un diagnostic et proposer des pistes destinées à relancer la fréquentation du MuPop. Il en coûtera 9 000 € à la collectivité. Pour Daniel Dugléry, ancien maire de Montluçon et actuel président de l’Agglo, laquelle a investi 14 M€ dans la réalisation du MuPop,  “Il faut regarder la vérité en face. Nous avons  un outil merveilleux. Mais nous ne savons pas le vendre! Nous avons fait des des erreurs de communication, il faut savoir le reconnaître. Il y a un vrai problème. Et il va falloir qu’on le règle. Nous pouvons faire beaucoup mieux”. Autre point de discussion, le nom même du MuPop, une dénomination jugée “pas heureuse”, selon des spécialistes. Pour la  communication, peut-être y aurait-il quelques conseils à prendre à Moulins,   du côté du CNCS …

• LES TUBES DE L’ÉTÉ…

C’EST POUR BIENTÔT

MUPOP

Vos tubes de l’été… Ce  sera le thème de la prochaine exposition temporaire, du 29 juin au 5 janvier 2020. De quoi réveiller quelques souvenirs autour des tubes estivaux, dont certains résonnent encore dans les oreilles: “Des morceaux qui réchauffent les cœurs et les corps, dès que le mercure grimpe”, peut-on lire sous la plume de La Cédille, qui ajoute:“Il ne sera pas question que de chefs d’œuvre car, avouons-le, certains de ces tubes n’auraient jamais dû passer l’été mais leur histoire ne mérite pas moins d’être racontée (…). En espérant que le MuPop en profitera pour illuminer sa fréquentation”.

• Les tubes de l’été seront abordés à travers leurs multiples facettes : leur lien avec la société et avec les modes de diffusion (disques, cassettes, radio, télévision, …). Chaque visiteur pourra voir, écouter et se replonger dans ses souvenirs, à travers un cheminement à la fois chronologique et thématique fait de musiques, d’images, de costumes de scène, d’instruments, de disques d’or et autres « objets phares » des tubes de l’été..Comme pour les précédentes, cette exposition sera accompagnée de concerts, de conférences, d’animations et de diverses actions de médiation. Une publication rassemblant les contributions des membres du comité scientifique de cette exposition sera également publiée. Enfin, pour que l’effet nostalgie joue à plein, il y aura une Renault 4 L dans laquelle les visiteurs pourront s’installer pour écouter leurs tubes préférés.

► Savoir plus: Vos tubes de l’été : ce qui vous attend au Mupop de Montluçon “Au Mupop de Montluçon, l’exposition Vos tubes de l’été, installée jusqu’au 5 janvier 2020, retrace l’histoire des succès musicaux qui ont rythmé et rythment encore nos vacances”… (► Lire la suite)

• CENTENAIRE DU MAILLOT JAUNE

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 UNE EXPOSITION AU VIEUX CHÂTEAU

 (6 JUILLET – 22 SEPTEMBRE)

• Dans une ville à forte tradition cycliste, dont un de ses enfants, Roger Walkowiak, a remporté la grande boucle en 1956, la présentation d’une exposition sur le centenaire de la création du Maillot jaune s’imposait. Conçue par le Montluçonnais  Fabrice Bourgoin et la société Atoutgraphisme, elle a été dévoilée en avant-première à Bruxelles, la ville de départ du Tour 2019, en présence d’Eddy Merckx.

• À Montluçon, l’exposition  qui retrace toute  l’histoire du maillot jaune, de sa création à aujourd’hui, sera visible du 6 juillet au 22 septembre, dans les trois salles  du rez-de-chaussée du château des Ducs de Bourbons. On pourra y retrouver les quintuples vainqueurs du Tour de France, les duels mythiques qu’a connus la Grande Boucle, mais aussi des anecdotes, telles que les jours sans maillot jaune, après la chute de Luis Ocaña par exemple, ou encore l’histoire des quelques  coureurs qui ont porté le maillot jaune du premier au dernier jour de la course.

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Yvette Horner aide Walko à enfiler le maillot jaune (© collection Jean-Pierre Darchy)

Tour_de_France_1956_map.svg• Pas question évidemment de faire l’impasse sur le Montluçonnais Roger Walkowiak, dont la victoire a été souvent snobée par les commentateurs qui ont inventé l’expression un brin méprisante  “une victoire à la Walkowiak”. Fabrice Bourgoin rappelle que Jacques Goddet, figure emblématique des directeurs du Tour, disait de lui qu’il “était le vainqueur de Tour de France qu’il avait le plus aimé”.  Le maillot jaune de “Walko”, mort en 2017, figurera donc  bonne place.

• Côté objet, on pourra bien sûr des vélos, dont celui de Lucien Petit-Breton, vainqueur des Tours 1907 et 1908. Il sera exposé à côté d’un vélo en carbone d’aujourd’hui, histoire de faire percevoir aux visiteurs la différence de poids des engins. Grâce aux collections de Fabrice Bourgoin, qui se passionne pour tout ce qui touche  de près ou de loin au Tour de France, on pourra aussi voir des affiches de films inspirés par le Tour de France ou le dossier de presse du documentaire La Course en tête, un portrait du champion Eddy Merckx. Enfin, durant le mois de juillet, un écran retransmettra en direct l’étape du jour, tandis qu’une quinzaine de films courts feront revivre des exploits passés, comme ceux de Gino Bartali.

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Centre-Matin (28 et 30 juillet 1956)

• Enfin, une partie de l’exposition mettra en relief les liens entre la Grande Boucle et la musique populaire, avec en particulier les participations de l’accordéoniste Yvette Horner à de nombreuses reprises. De quoi, peut-être, inciter les aficionados du Tour de France à parcourir les quelques dizaines de mètres qui séparent   l’esplanade du vieux château du Mupop, où l’accordéon, instrument populaire par excellence,  est mis en valeur.

► Découvrir l’exposition:L’exposition sur les cent ans du maillot jaune est en cours d’installation au vieux château de Montluçon. Pour son unique date en France, elle restera dans la cité des bords de Cher du 6 juillet au 22 septembre”… (►Lire la suite)

► Savoir plus...Quand le Montluçonnais Roger Walkowiak remportait la grande Boucle:L’ouvrier montluçonnais Roger Walkowiak a gagné la Grande Boucle en 1956. Une victoire qui n’était pas du goût de tout le monde”… (lire la suite).

• UN MUSÉE FERROVIAIRE

EN PROJET SUR LE SITE DE L’ANCIENNE ROTONDE

affiches-portes-ouvertes-2019• Une mauvaise nouvelle…L’Amicale des anciens et amis de la traction vapeur a annoncé qu’il n’y aurait pas d’édition 2019 du Festirail,  le festival dédié à l’histoire de la SNCF en général  et à  celle du site de la Rotonde, en particulier. Des questions de maintenance des trains à vapeur expliquent ce report à 2020. Côté activité, 2019 ne sera pas toutefois une année blanche, avec la nouvelle journée Portes ouvertes organisée le 16 juin. Entre une bourse aux modèles réduits, une démonstration de la grue Cockerill datant de 1945 qui était utilisée pour relever trains ayant déraillé ou encore la présence d’un simulateur de conduite de  locomotive diesel, les passionnés du train pourront satisfaire leur passion.

• Plusieurs bonnes nouvelles… Parmi les projets inscrits en 2019, figure l’installation d’un musée au sein de l’ancien dépôt ferroviaire de la Rotonde, protégé au titre des monuments historiques depuis 2011. Pour permettre la création de ce musée, destiné à mettre en lumière l’histoire technique et sociale du site, les responsables du projet espèrent réunir un maximum d’objets et d’archives afin de les exposer. Pour ce faire, un appel a été lancé sur le bassin montluçonnais. Il devrait être entendu : “ Autrefois, la ville comptait plus de 2.500 cheminots en activité. On a bon espoir de récupérer des archives ferroviaires, notamment auprès d’anciens cheminots”, rappellent les initiateurs du projet. Avec ces dépôts de documents, que ce soit des prêts temporaires ou des donations, l’Amicale des anciens et amis de la traction vapeur compte valoriser “l’aspect humain” du site, notamment à travers des documents syndicaux.

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La Rotonde en 1957…Quand Montluçon comptait 2 000 cheminots

• Autre point positif, le parc de matériel de l’association s’est enrichi avec l’arrivée en novembre 2018 d’un ancien locotracteur. De faible puissance, il était destiné à effectuer des manœuvres sur le site de la Rotonde. Ensuite, une locomotive diesel datant de la fin des années 1960 et  récemment réformée par la SNCF, a été acquise en février 2019.

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De la traction vapeur…

• Dernier  objectif de l’association : veiller à la pérennité du site de la Rotonde, malgré son inscription  à l’inventaire des MH. C’est ce qui a poussé l’A.A.A.T.V  à s’associer aux Amis des viaducs pour l’obtention du label  Ensemble industriel remarquable. De quoi “apporter de la visibilité et de la crédibilité, mais aussi faciliter la mobilisation des fonds nécessaires à l’entretien du site”, selon Guy Doussot, secrétaire de l’association.

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…à la traction diesel…Toute une histoire à reconstituer

 

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• “ Nous sommes à un moment où il faut transmettre l’histoire”, a déclaré Jacky Laplume, président de l’association du Musée de la Résistance de Montluçon  alors que les ultimes témoins disparaissent. C’est pourquoi l’association gestionnaire du musée a lancé un appel à financement participatif sur la plateforme  Tudigo, afin de recueillir 3 000 €. Cette somme servira à créer une exposition itinérante, intitulée D’usines en maquis.

• Autre projet du musée, la mise en place en 2020, en partenariat avec l’office de tourisme d’un parcours mémoriel à travers Montluçon. Il ira du monument aux morts des côtes de Châtelard jusqu’à la carrière des Grises, à Quinssaines, en passant par les stèles installées en centre ville, mais aussi par la gare de Montluçon, la caserne Richemont  ou encore l’avenue des Martyrs , où se trouvait le camp des Textiles.

 

Musée

• Le jour même du 79ème anniversaire de l’appel du 18 juin, le Musée de la résistance en Combrailles, installé depuis une vingtaine d’années à Saint-Gervais d’Auvergne, a fait l’objet d’un pillage en règle. Des armes et des munitions démilitarisées, des décorations militaires, ainsi que des uniformes  et l’unique étoile jaune que détenait le Musée ont été dérobés. En tout, une centaine de pièces “à forte valeur historique et sentimentale”ont été volées. Pour les responsables de ce musée, créé à l’initiative d’anciens résistants,  “une opération d’une telle envergure était inimaginable” et cette catastrophe pourrait signer “un arrêt de mort pour le musée (…). Ce sont vingt années de travail qui s’écroulent”. Il reste à souhaiter que l’enquête diligentée par la gendarmerie permette d’identifier les auteurs du cambriolage et surtout de retrouver le butin.

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• Jusqu’au 11 novembre 2019, l’historial du paysan soldat  propose une exposition temporaire Le Traité de Versailles. Grandeurs et misères d’une victoire, 1919-1939. Réalisée par l’association du Mémorial du Corgenay, elle présente des objets et documents issus des collections de Jean-Daniel Destemberg et Guy Bouchard.

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► Présentation : Le 28 juin 1919, le traité de Versailles met fin à la Première Guerre mondiale. Mais Georges Clémenceau, signataire pour la France, s’aperçoit très vite que si la guerre a été gagnée militairement, il faut alors « gagner la paix ». Les 20 années qui suivent démontrent que cet espoir semble irréalisable. De nombreux foyers de conflits politiques et militaires s’allument par l’application des clauses du Traité de Paix. Malgré des efforts pour maintenir la paix, l’agression de la Pologne par l’Allemagne en 1939 précipite à nouveau la France dans la guerre. Le 2 septembre 1939 s’ouvre alors une autre page de l’histoire du monde.

• Autre exposition qui se poursuit jusqu’au 13 octobre,  Retour aux champs. Remettre en culture les champs de bataille de la Grande Guerre, dont Vu du Bourbonnais s’est déjà fait l’écho.

carte-postale-guerre-14-18-e1524506583681 (2)La prochaine exposition temporaire portera sur “L’école pendant la grande guerre”. Un sujet volontairement plus léger que ceux qui ont émaillé les précédentes expositions, dans le cadre du Centenaire de 14-18. Ce sera d’abord un retour sur l’école d’antan, sur la place des enseignants et sur la contributions  des enfants à l’effort de guerre. Un choix qui devrait aussi permettre de balayer de nombreuses thématiques  autour du quotidien des Français pendant la guerre.  Pour assurer le montage de l’exposition, un appel à contribution a été lancé à destination du grand public pour susciter des dons, des prêts et des éléments de documentation.  Contact: Historial du soldat paysan: Tél 04 70 90 22 45.

 

◘ PATRIMOINE

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• UNE NOUVELLE SAISON 

AU MUSÉE DE LA TOUR PRISONNIÈRE

Au Musée de la Tour Prisonnière, la saison touristique 2018 a connu une affluence record avec 3 000 visiteurs. 266_001Un record à battre en 2019…Pour ce faire  le musée et les souterrains sont à nouveau ouverts au public depuis le mercredi 1er mai. En juin et septembre, ils sont accessibles durant tous les week-ends, de 14 heures à 18 heures et en  juillet et août, tous les jours, de 14 heures à 19 heures. Un rappel… La visite des souterrains s’effectue au départ du Musée, à 14 heures, 15 heures, 16 heures, 17 heures, plus 18 heures en juillet et août. Le tarif de base est fixé à 5 €.Pour les groupes, avec un minimum de 10 personnes, des visites hors saison restent possibles sur réservation auprès du Service culturel de la ville de Cusset.

►Contact : Musée de Cusset, rue des Fossés de la Tour prisonnière ; tél.04.70.96.20.17. Service culturel : place Victor-Hugo ; tél. 04.70.30.95.24 ou 04.70.30.89.45. Mail : cusset-tourisme@ville-cusset.fr.

 

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 L’HISTOIRE DES VIADUCS

CONSTRUITS ENTRE SIOULE ET BOUBLE

• Dans le cadre des 150 ans de la construction des viaducs de la Sioule et de la Bouble,  destinés à supporter  la ligne de chemin de fer Gannat-Commentry, le musée municipal  Yves-Machelon de Gannat propose une exposition temporaire intitulée   Les rails de la modernité .  Visible jusqu’au 27 octobre, du mardi au dimanche, de 14 h 00 à 18 h 00, elle montre comment le Second Empire a modelé ce territoire et la vie de ses habitants. Les travaux furent réalisés sous la direction de l’ingénieur en  chef Wilhelm Nördling par Félix Moreaux et Gustave Eiffel.

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Le viaduc de Rouzat

• Le duc de Morny,demi-frère de Napoléon III, propriétaire d’un château à Nades, et le baron Cadier de Veauce, châtelain de Veauce, jouèrent de leur influence auprès de l’Empereur pour faire bénéficier cette région de tous les avantages de la modernisation. Napoléon III lui -même vint à Gannat le 2 août 1863.La ligne fut construite de 1863 à 1871. Elle fonctionne encore aujourd’hui,  à raison d’une dizaine de trains TER par jour.  Parallèlement à cette exposition, le Service culturel communautaire Saint-Pourçain – Sioule – Limagne a programmé une série de manifestations pour fêter ce 150ème  anniversaire.

 

• CHÂTEAU DE RANDAN

D’ABORD LA PRÉSERVATION DES RUINES

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Le château en 1911, au temps de sa splendeur

• Depuis 2016, sur le site du château et du domaine royal  de Randan, dévasté par un incendie en 1925,  un important chantier est en cours. Des toitures qui se sont effondrées dans le brasier,  il y aura bientôt  un siècle, il ne reste plus que les longues cheminées. Visibles de loin, elles ont contribué à forger la nouvelle silhouette de l’édifice. Dans un premier temps, avant d’envisager une éventuelle reconstruction, il s’agit avant tout   préserver les ruines : “La ruine est simplement figée, comme cristallisée, aménagée pour permettre (au château) de traverser encore les décennies à venir. Sa ligne, elle, ne changera pas”, écrit Jean-Baptiste Ledys dans La Montagne.  Quant à Lionel Sauzade, conservateur il ajoute que “la première étape a été la sécurisation et le confortement des vestiges dans leur état subsistant. Il n’y a pas eu de reconstruction. Les interventions actuelles concernent la mise hors d’eau de l’édifice”.

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Le même château, en ruine, après l’incendie de 1925

• Les techniciens et ouvriers  qui interviennent à Randan considèrent que  la partie la plus difficile de ce chantier est aujourd’hui quasiment réalisée, même si la suite reste parsemée d’opérations complexes. C’est ainsi qu’en mai, devait être posé un grand cadre métallique au-dessus d’une section de l’aile ouest du bâtiment. Un travail qui demande un maximum de précision et de dextérité pour les pilotes des engins de levage, afin d’éviter de toucher les cheminées lors de la manœuvre. Une fois posées, ces nouvelles structures supporteront des verrières réalisées dans un plastique spécial solide. En plus d’offrir  “ une transparence laiteuse”, il répondra à un triple  objectif : protéger des UV et des chutes d’objets tout en assurant l’étanchéité du château.

• Bien que l’édifice royal absorbe l’essentiel des efforts, les lieux annexes qui avaient été laissés pendant longtemps à l’abandon,  ne sont pas négligés :  l’orangerie, les grands communs, l’atelier, la chapelle, l’aile de la cuisine et la maison de l’inspecteur, ont été déjà restaurés.

• EN BREF…

• Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre, est venu à Moulins, le 23 mai, pour inaugurer l’exposition La sculpture bourbonnaise entre Moyen Age et Renaissance,  pour laquelle le musée avait prêté cinq œuvres . Une manière pour le Louvre de  faire un pas vers le public de l’Allier.

• L’exposition  Marcellin Desboutin, portraitiste virtuose  au Musée Anne de Beaujeu – qui conserve une collection de référence avec 103 peintures, dessins, gravures et photographies – se terminera le 18 septembre. Dans la revue  Arts & métiers du livre (n° 332, mai-juin 2019), M. Escard-Bugat rappelle que Desboutin, singulier et prolifique se fit un nom grâce à ses talents de graveur en particulier dans le domaine de la pointe-sèche.

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© Site Monumentum

• Inauguré dans la première quinzaine d’avril, le chalet Clermont-Tonnerre, sis boulevard des États-Unis à Vichy, est devenu le Chalet impérial, après restauration. D’une surface de 600 m² répartis sur 4 niveaux, il dispose au rez-de-chaussée de 2 salles et d’un hall de réception, ainsi que d’un salon donnant sur le jardin à la française. 11 chambres climatisées sont réparties sur 2 étages. Ses nouveaux propriétaires et restaurateurs en ont fait un lieu d’accueil, a destination des séminaires ou des sportifs de haut niveau séjournant à Vichy.

• La princesse Adélaïde avait acquis en 1821 et 1826 un domaine à Randan dont elle fit sa résidence auvergnate. Elle choisit toutefois  la commune voisine de Mons, pour y installer deux établissements industriels de grande importance : un moulin farinier à eau et une vaste tannerie, connue sous le nom d’Usine Montpensier. Il n’en subsiste plus, aujourd’hui, que quelques bâtiments. C’est pour retracer l’histoire des lieux, que l’Amicale laïque de Bellerive-sur-Allier avait invité Bernard Périssel, début avril,  pour présenter une conférence sur le sujet.

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Bourbon-L’Archambault au début du XXè siècle

▲ La Montagne (25 avril) a publié  un article intitulé “Bourbon-l’Archambault investit dans son histoire et son patrimoine pour doper le tourisme : l’ampleur de la forteresse redessinée . On y apprend notamment que deux chantiers sont achevés : la restauration d’une statue de la Vierge à l’Enfant, datant du XIVe siècle, et la création de jardins au pied du château-fort. Ces derniers  reconstituent de façon symbolique les Saintes-Chapelles disparues.

190_001 (2)Georges Roux (1879-1952), maire de Cusset de 1928 à 1935, avait créé en 1933 un square qui porte actuellement son nom. La grenouille qui  trônait dans le bassin et qui  avait été   volée par deux fois, a été remplacée par une 3ème version. Sa  fabrication a été confiée à la section fonderie du lycée lyonnais Hector-Guimard. La sculpture en fonte de 40 kg a été dévoilée officiellement en présence de l’arrière-petite-fille de Georges Roux.

• Le CDI du collège Constantin-Weyer à Cusset a accueilli une exposition montrant 13 châteaux du département de l’Allier sélectionnés par deux élèves de 3ème . Elle a reçu la visite de l’universitaire bourbonnaise Annie Regond qui a été interviewée avec les deux élèves par  des  étudiants du pôle Lardy de Vichy, dans le but de  réaliser deux capsules vidéo.

• L’association régionale des amis des moulins d’Auvergne (Arama), qui compte plus de 200 membres, a tenu son assemblée générale au domaine du Val d’Auzon. Sensible à l’écologie, elle veut promouvoir l’hydroélectricité dans les moulins, en tant qu’énergie renouvelable et propre.

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Saint-Alyre et ses dépendances (1960)

▲Xavier Denis et son épouse après avoir exercé pendant vingt ans, à Cusset, en tant que vétérinaire,  se sont rendus propriétaires du château de Saint-Alyre, situé   sur la commune de Sanssat. Ils ont choisi d’en faire   un château d’hôtes et gîtes. Il comprend un appartement de 150 m² et 3 chambres, le tout doté d’installations de qualité.

• La Vierge à l’Enfant, située à l’angle du porche coté nord de l’église d’Ebreuil a été restaurée à l’initiative des Amis de l’abbatiale Saint-Léger. Cette sculpture gothique date probablement du XVe siècle.

• Histoire de famille…  La réhabilitation du site Michelin de Cataroux, à Clermont-Ferrand, a été confiée à l’architecte Nicolas Michelin… qui n’est autre que larrière-petit-fils d’André Michelin (1853-1931) co-fondateur de la Manufacture de pneumatiques  avec son frère Édouard.

• LA TUILERIE DE LENAX

RETENUE POUR LE DEUXIÈME LOTO DU PATRIMOINE

• Le  11 juin, le ministre de la Culture a dévoilé la seconde  liste des sites qui pourront bénéficier de la deuxième édition du Loto du patrimoine (le 14 juillet et lors des Journées du patrimoine). En mars, dans la première liste, seul le viaduc des Fades, aux Ancizes y figurait pour l’Auvergne.  Du haut de ses 132,5 m, il est le 2ème  plus haut viaduc ferroviaire au monde.

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L’ancienne tuilerie de Lenax

• Sur les 103 sites retenus cette fois-ci à l’échelle nationale, un seul est situé dans l’Allier : la Tuilerie de Lenax qui date de 1876. Pour les trois autres départements de l’ancienne région d’Auvergne, trois sites on été inscrits: La Maison Buc à Laroquebrou (Cantal), l’église Saint-Hilaire et Saint-Roch à Beaumont (Haute-Loire) et le  Collège des Jésuites à Billom (Puy-de-Dôme).

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L’ancienne commanderie templière, à Lavaufranche

• En Limousin, trois sites  pourront bénéficier de cette opération : le château de Comborn à Orgnac-sur-Vézère (Corrèze), l’ancienne commanderie templière de Lavaufranche (Creuse), et le four industriel à porcelaine Haviland à Limoges (Haute-Vienne). Le tout premier Loto du patrimoine, en septembre 2018,  avait permis de récolter 22 millions d’euros, grâce à la vente de jeux à gratter.

838_000_15h4w0• Le 6 avril, l’animateur Stéphane Bern est venu aux Ancizes, sur le site du viaduc des Fades, avec une équipe technique de 12 personnes. Il s’agissait de tourner un film publicitaire qui doit être diffusé sur les chaînes du groupe France Télévision en juillet, avant le prochain  loto du patrimoine. Lors du  week-end du 13/14 avril, le même animateur  était à Souvigny pour, cette fois-ci, le tournage pour l’émission Le Village préféré des Français.

 

• DES ÉGLISES

EN CHANTIERS…

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▲ Une cérémonie a marqué la fin des travaux de restauration de la toiture du chœur de  l’église de Servilly et de son clocher, ainsi que la remise en état des 2 cloches. Le maire, Henry-Pierre Saulnier,  a précisé qu’un livre blanc sera publié dans l’année sur ces travaux. Eric Bischoff a dressé un historique de l’édifice. Quant à Jacques de Chabannes, président de la commission du patrimoine bourbonnais, il a rappelé l’important investissement du Club des mécènes du département, avant que Mgr Percerou, évêque de Moulins, ne procède à la bénédiction de l’église.

• Dans sa séance du 10 avril, le conseil municipal de Cusset a décidé de mettre en valeur l’église Saint-Saturnin et des bâtiments du XVe siècle du centre ville qui seront mis en lumière. Par ailleurs, un mapping vidéo de 20 minutes sur l’histoire des Bourbons sera projeté sur la place Victor-Hugo à l’occasion d’événements festifs.

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L’église de Treteau, avant 1914

▲ Le 14 avril, un concert a été donné dans l’église de Treteau par la chorale de l’Indépendante de Bessay dans le cadre de la restauration de cet édifice. Le chantier, qui se poursuit jusqu’à l’automne, représente un coût total de près de 157 000 €. La Fondation du patrimoine à Clermont-Ferrand, reçoit les dons.

• Les Amis du Vieux Taxat, propriétaires de l’église Saint-André de Taxat-Senat depuis 2016, ont tenu leur assemblée générale. Cette église a fait l’objet d’un diagnostic définissant les règles de restauration du chevet. Il  a été accepté par la Drac pour un montant de 17 420 € subventionné à 80%.

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L’église de Lavoine, au début des années 1920

▲ Les travaux de restauration sur le clocher de l’église de Lavoine – construite en 1837 – devaient s’achever fin mai. D’un coût global de 42 000 €, ils  sont en partie subventionnés, le étant  à la charge de l’Association Saint-Vincent qui reçoit les dons (le Bourg 03250 Lavoine) ainsi que la Fondation du patrimoine.

téléchargement (3)◄ La chapelle de Contournat, à Saint-Julien-de-Copell, aux portes du Livradois-Forez, fut construite en 1863 pour le centième anniversaire de Benoît Flaget. Né en 1763  à Contournat, de parents paysans, il  fut ordonné prêtre. Il intégra ensuite  la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice  qui étaient  chargés des séminaires. Au début de la révolution, il est envoyé en Amérique, où il arrive en mars 1792. En 1808, il est nommé évêque de Bardstown, dans le Kentucky, devenant ainsi le deuxième évêque catholique des Etats-Unis. Il mourra dans son diocèse le 11 février 1850.  Pour assurer la restauration  de la chapelle de Contournat,  qui appartient à l’Association diocésaine, le montant des travaux s’élève à 137 000 € . Une souscription à été ouverte sur le site de la Fondation du patrimoine.

 

• MUSÉES DU COSTUME ET  DU SEPTENNAT

À CHÂTEAU-CHINON

UN SITE UNIQUE EN 2022

• En 2022, le musée du costume et le musée du septennat seront regroupés sur un site unique, la cité muséale de Château-Chinon. C’est ce qu’a décidé, fin 2018, le conseil départemental de la Nièvre. Après présentation  des projets architecturaux, les élus ont voté un engagement financier à  hauteur de 5 millions d’euros.

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L’entrée de la future cité muséale de Château-Chinon

• Au terme de trente ans d’existence, les deux  musées qui avaient besoin d’une rénovation et d’une redynamisation, seront réunis  par le biais de la Maison du Morvan. Elle deviendra la porte d’accueil du musée qui annoncera les expositions temporaires. Dans la partie basse de l’édifice prendront place  des expositions temporaires,  qui seront renouvelées quatre fois par an. À l’étage supérieur, le visiteur pourra accéder aux deux  musées.

• Pour le Musée du Costume, le projet prévoit de prendre l’hôtel particulier tel qu’il était, avec une redisposition des costumes selon un itinéraire chronologique, dont la partie contemporaine sera développée. Le but est de montrer l’évolution des vêtements à travers les âges. Des installations diverses, parfois humoristiques et théâtrales, seront prévues pour que le visiteur puisse faire une pause. Dores et déjà on sait que les collections s’enrichiront grâce au créateur Pascal Millet, parrain de la future cité, qui va donner au musée les robes qu’il a créées chez Givenchi.

• Le musée du Septennat François-Mitterrand, de son côté, sera  complètement revu, afin de répondre à la question : que représentent les cadeaux reçus par les chefs d’État ? Un espace permettra de lier les deux septennats et d’insister sur la chronologie des déplacements de François Mitterrand et des chefs d’État qu’il a reçus. Le visiteur pourra ainsi retrouver quatorze années de voyages protocolaires, dans un dispositif monumental, accompagné d’une cartographie animée. Il passera ensuite  dans une salle où seront développés des thèmes géographiques, avec les cadeaux reçus  dont de grands vases et objets précieux, de continent en continent, jusqu’aux salles d’Afrique.  Une dernière salle sera consacrée à l’Europe avant et après la chute du mur de Berlin, avec les objets offerts à François Mitterrand.

• C’est donc parti pour la future cité muséale mais, comme l’affirmait François Mitterrand, “il faut savoir donner du temps au temps”… Un message apparemment bien reçu par les élus et les concepteurs du projet puisque l’ouverture du nouveau site est prévue seulement en 2022.

• SIX DÉCENNIES DE VÉHICULES PRÉSIDENTIELS

À VOIR AU MUSÉE JACQUES-CHIRAC, À SARRAN

affiche expos sarran• Avis aux amateurs d’automobiles présidentiellesLe musée  du président Jacques Chirac, installé  à Sarran (Corrèze), présente depuis le 28 mai et jusqu’au 30 novembre,une exposition intitulée Voitures de présidents. Elle rassemble six véhicules officiels qui ont participé à l‘histoire de  la Vème République, du Général de Gaulle à Emmanuel Macron. On peut ainsi voir: une Citroën DS 19 du général de De Gaulle, mais ce n’est pas celle du Petit-Clamart trouée par les balles des tireurs de l’OAS; la Citroën SM décapotable d’apparat, voulue par  Georges Pompidou et  encore utilisée par ses successeurs, longtemps après sa mort, pour de grande occasions, telles que la visite  de la reine Élisabeth II d’Angleterre en 1992 ; une  Renault Safrane Limousine, dans laquelle se sont assis Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy ;  une  Citroën C6  de l’ère Nicolas Sarkozy et, enfin, la  Citroën DS 5 décapotable et à motorisation hybride de François Hollande. C’est avec elle qu’il  inaugurera son mandat, sous une pluie battante, en mai 2012.

téléchargement• Autre véhicule remarquable, mais non officiel,  la célèbre Citroën CX Prestige, dans laquelle Jacques Chirac, accompagné par son épouse, et entouré par une volée de journalistes motocyclistes,  avait  traversé la capitale, au  soir de sa première élection, en mai 1995. Vitres baissées pour pouvoir saluer la foule, il avait rallié la place de la Concorde, depuis l’hôtel de ville de Paris. Achetée d’occasion à la ville de Paris par Jacques Chirac, elle est immatriculée 19 FX 7519, comme la Corrèze,  et 75 comme Paris... C’est ce même véhicule qui conduisit Jacques Chirac  dans la cour d’honneur de l’Élysée, le jour de sa première investiture. Affichant plus de 63 000 km au compteur, elle est en résidence permanente au musée depuis 2006, date à laquelle Jacques Chirac a fait don de ce  “véritable palace sur roue” au Musée.

• La France ayant été une des nations pionnières en matière d’industrie automobile, il était donc tout naturel pour ses présidents de promouvoir les constructeurs français L’exposition retrace cette relation, à travers les 6 véhicules présentés, complétés par une cinquantaine de photographies. Elles ont  été sélectionnées par Etienne Roux, auteur corrézien passionné par l’automobile et par  le protocole présidentiel.

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La SM Citroën d’apparat voulue par Georges Pompidou

• Pour Jean-Louis Mercier (La Montagne – 3 juin), “ Exposer des voitures de chefs de l’État, ce n’est pas seulement présenter des véhicules où ont siégé, plus ou moins longtemps, quelques séants célèbres. C’est aussi montrer comment ces extensions roulantes du Palais de l’Élysée que sont les  véhicules présidentiels ont quelque chose à dire  sur l’histoire du pays et sur le rôle qu’on a voulu leur faire jouer à une époque où tout signe et tout objet sont une communication en soi. La SM découvrable raconte la passion de Georges Pompidou pour l’automobile et le design. Pompidou affiche  ainsi la puissance industrielle de la France du début des années 1970 (…). La C 6 apporte une touche de modernité au deuxième mandat de Jacques Chirac ”(…). La DS 5 découvrable de François Hollande  se veut “un affichage du savoir faire à la française” et elle montre des “préoccupations environnementales présidentielles

Infos pratiques : L’exposition est visible jusqu’au 30 novembre, de 10 h 00 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 18 h 00, tous les jours, sauf le lundi. Tarif plein : 4,50 € (adultes) et 3 € (12-25 ans). L’accès sera gratuit pendant les Journées européennes du Patrimoine, le samedi 21 et le dimanche 22 septembre 2019.

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Un livre pour prolonger l’exposition : Étienne Roux (commissaire de l’exposition) :Voitures de présidents de la Vè République  (Préface de François Hollande, 192 p, illustrations, éditions EPA, 35 €): “C’est l’une des traditions de la République française  : à chaque président sa voiture. De la mythique Citroën DS 19 qui sauva la vie du général de Gaulle lors de l’attentat du Petit-Clamart en 1962 au Peugeot 5008 d’Emmanuel Macron, ce livre permet pour la première fois un retour en images sur 60 ans de véhicules présidentiels, couvrant ainsi toutes les mandatures de la Ve République. Chaque voiture présidentielle fait l’objet d’un chapitre détaillé comportant aussi bien l’histoire des modèles de série ayant servi de base aux modèles présidentiels, que les spécificités de ces derniers, conçus pour les défilés, le confort et la sécurité des chefs d’État. Les documents d’archives rares et inédits dessinent en creux une histoire singulière de l’industrie automobile française et rappellent au passage certains temps forts de la Ve République”.(extrait de la présentation par l’éditeur)

 

◘ ARCHÉOLOGIE

 

• CHÂTELPERRON 

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LE BILAN DE 150 ANS DE RECHERCHES

ET DES PERSPECTIVES INTÉRESSANTES

CHATELPERRON CONF• Le 15 juin, à Dompierre-sur-Besbre,  dans le cadre des Journées nationales de l’archéologie, l’historien Raphaël Angevin a dressé le bilan de 150 ans de recherches menées sur le site de  la Grotte aux fées à Châtelperron. Un bilan prolongé par l’évocation de l’actualité du site et de ses perspectivesRaphaël Angevin, qui assume les fonctions de conservateur du patrimoine au Service régional de l’archéologie de la région Auvergne – Rhône – Alpes, était l’invité  l’association Défense du patrimoine Est Allier. Le quotidien La Montagne a publié une longue interview du chercheur, sous le titre: « Châtelperron mobilise toujours de nombreuses équipes internationales ».

• CHÂTELPERRON

A ÉTÉ  UNEDÉCOUVERTE MAJEURE

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L’entrée de la Grotte des fées

• Au fil de l’entretien, il revient d’abord sur les circonstances de la découverte du site, en 1845 : elle est survenue par hasard, à l’occasion des travaux de construction de la voie ferrée reliant le bassin minier de Montcombroux à Dompierre-sur-Besbre. Il explique ensuite Pourquoi cette découverte est un fait majeure dans la connaissance de la préhistoire et pourquoi, aujourd’hui encore, le  site de Châtelperron bénéficie d’une renommée mondiale et mobilise toujours de nombreuses équipes internationales. Autre point soulevé par l’entretien, une  question qui fâche : pourquoi la plus grande partie de l’outillage découvert depuis 150 ans  lors des campagnes de fouilles se trouve-t-elle aujourd’hui au British Museum et au musée de Philadelphie, alors que seules quelques pièces sont exposées au musée Anne-de-Beaujeu de Moulins et au Musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.  Quant à la salle d’exposition de Châtelperron, le Préhistorama, elle doit se contenter de simples  reproductions.

• UN SITE FRAGILE

EN CONVALESCENCE

• Raphaël Angevin trace également des perspectives sur d’éventuelles campagnes de fouilles à venir et sur les découvertes potentielles : “ Si les trois cavités semblent avoir été totalement vidées, il est exceptionnel qu’un gisement préhistorique ait été épuisé par les anciens fouilleurs. Il en va sans doute de même pour Châtelperron”. Seul bémol, mais d’importance, le site classé MH en 1949 doit être considéré comme un convalescent”, compte tenu de l’état de ce “géant fragilisé par des décennies d’explorations et de pillages répétés”. La conservation pour les générations futures doit donc être une priorité.

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© JYB Devot – Wikipedia

• UN NOUVEAU PROGRAMME DE RECHERCHES

• Il n’en reste pas moins qu’un  nouveau programme de recherche, placé sous la responsabilité de Raphaël Angevin, a été lancé, rompant ainsi avec  six décennies de statu-quo. Il vise avant tout  “à mieux comprendre l’évolution géologique du site et de son environnement, par le recours à des technologies novatrices non invasives”, telles que des relevés par laser aéroporté et des  prospections géophysiques. Ce serait le moyen d’en savoir davantage sur l’ampleur et la localisation des fouilles antérieures, pour lesquelles on ne dispose que de  données approximatives. Dernier enseignement de l’entretien, bien que  “Châtelperron reste une exception à l’échelle régionale – tant par l’abondance et la qualité de ses vestiges que par les cultures qui y sont représentées”, il n’est pas impensable  que des découvertes de nouveaux gisements puissent survenir, notamment lors des chantiers de fouilles préventives à venir.

► Savoir plus…Le parcours de Raphaël Angevin, originaire du Mayet-de-Montagne

 

• NOS ANCÊTRES LES GAULOIS

ÉTAIENT-ILS UN PEU “BLING-BLING” ?

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• L’EXPOSITION

• Les Gaulois avaient-ils l’esprit bling-bling ? La question peut paraître bien incongrue, quoique…BlingBlingCe n’est que récemment que l’artisanat du verre gaulois a commencé à attirer l’attention des archéologues et il était temps d’en dresser un premier bilan. L’exposition Bling-bling ! Le verre gaulois s’affiche, présentée au MuséoParc Alésia jusqu’au 22 septembre, apporte quelques éléments de réponses, parfois étonnants. Cette toute première exposition consacrée à ce sujet   dévoile l’histoire des bracelets en verre, depuis les sables égyptiens jusqu’aux ateliers de verriers celtes, des poignets des Gaulois aux actuels verriers du Nigeria.

• Dans une scénographie conçue par l’agence Point de fuite,  plus de 130 objets, pour la plupart présentés pour la première fois au public, sont exposés en parallèle à de nombreux dispositifs multimédia et interactifs permettant aux visiteurs de comprendre la fabrication du verre et des bracelets et d’en décrypter les usages. En questionnant le rapport des Gaulois avec leurs bijoux en verre, l’exposition invite également à s’interroger sur nos propres façons de nous parer…Elle  est complétée, sur le site gallo-romain, par une présentation de l’histoire du verre, des Gallo-Romains à aujourd’hui.

• LE CATALOGUE DE L’EXPOSITION

Z bling bling• Dans le prolongement de l’exposition, un catalogue  intitulé  Bling-bling, le verre gaulois s’affiche, a été publié sous la direction de Joëlle Rolland (Préface de Jean-François Sauvadet – Avant-propos de  Jean-Paul Demoule. 1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, bibliographie, coédition éditions Tautem-MuséoParc Alésia, 19 €). L’éditeur le présente ainsi :“Le bling-bling ne fait pas dans la discrétion : il faut que cela se sache, il faut que cela se voie. En d’autres termes : il faut que ça brille, il faut que ça claque ! Pour une Gauloise ou un Gaulois, quoi de mieux pour afficher sa réussite, avant tout matérielle, qu’un bijou en verre ? Sur les traces des ateliers de verriers, Bling- Bling vous amène à la découverte d’une civilisation antique, finalement proche de nous par ses préoccupations, et interroge notre propre rapport à la parure. À travers l’étude des matériaux et des techniques, avec les collaborations d’artisans actuels, cette recherche archéologique révèle la production et l’usage des bracelets et des perles en verre, depuis les bords du Nil jusqu’aux poignets des Celtes”.

 

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 PAR ICI LES CELTES

POUR DÉCONSTRUIRE L’IMAGE FANTASMÉE DES CELTES

EXPO COZATIER• À la question “Qui étaient les Celtes?”, l’exposition Par ici les Celtes ! Pratiques funéraires au premier âge du fer , visible au Musée Crozatier du Puy-en-Velay, jusqu’au 15 novembre, apporte de nombreux  éléments réponses et elle met à mal quelques idées reçues.  Dans le sud du Massif central, les traces laissées par les hommes et les femmes qui vivaient, il y a environ 2 500 ans, témoignent d’une civilisation élaborée, en lien avec le monde méditerranéen. Les Celtes  maîtrisaient la fonte du bronze et du fer et leurs structures sociales permettaient aux femmes de jouer les premiers rôles.  L’exposition, tout en proposant aux visiteurs  une immersion ludique et enrichissante, présente des objets rarement montrés ensemble. Ils proviennent de plusieurs musées de la région, ainsi que du musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.

• La présentation,  qui est  axée sur les pratiques funéraires es Celtes à l’âge du fer (entre 800 et  400 av J.C.),  traite différentes thématiques de manière ludique et pédagogique.  Elle permet tout d’abord de déconstruire une image totalement fantasmée du peuple celte, en le cernant d’une manière plus rationnelle, grâce aux objets retrouvés lors de fouilles. Le travail de l’archéologue sert d’ailleurs de fils conducteurs dans l’exposition. Vaisselle, épées, bijoux découverts dans des tombes, notamment sous tumulus, révèlent un monde disparu que le travail des archéologues permet de restituer dans toute sa diversité. Ces tombes révèlent de nombreux objets qui permettent de comprendre davantage la civilisation celte. Bracelets, torques ou encore fibules portés par les guerriers ou les princesses donnent à montrer une société bien plus  raffinée que l’on ne le croit communément.

ARCHEOLOGIA• Au fil de parcours, on découvre une culture matérielle qui atteste à la fois d’un haut niveau de technicité et d’une relation étroite avec les sociétés de la Méditerranée occidentale, tout en révélant une société très structurée, ouverte sur le monde et unie par des pratiques communes. De quoi remettre bien des pendules à l’heure, quant à la perception et à l’image des Celtes.  Pour accompagner cette exposition, les éditions Faton proposent un n° hors série de la revue Archéologia, intitulé Par ici les Celtes. Il est disponible au prix de 9 €

Feuilleter des extraits du magazine

 

MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE DE CLAMECY (NIÈVRE)

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•  ENTRAINS-SUR-NOHAIN

ÉCHOS D’UNE VILLE ROMAINE

expo Clamecy• Entrains-sur-Nohain  était au début de notre ère l’une des plus importantes agglomérations régionales, plus vaste alors que celle d’Auxerre. Les fouilles préventives réalisées  par l’Inrap, entre 2008 et 2015, n’ont fait que confirmer la richesse de ce site. Ces découvertes indiquent qu’Entrains s’est  développé aux Ier et IIe siècles grâce à l’artisanat du fer. Le métal était alors  travaillé dans un quartier de forgerons longeant une voie romaine. Le nombre de forges et l’abondance des résidus révèlent une production presque industrielle, qui dépassait largement les besoins de la localité.

 • Au IIe siècle, ces ateliers de forgerons ont été  remplacés par des maisons bâties en pierre. D’abord modestes et standardisées, certaines s’agrandissent et s’embellissent au  fil de l’enrichissement de leurs propriétaires. Ces derniers  les dotent de peintures murales imitant le marbre, d’installations balnéaires et parfois de jardins à péristyle agrémentés d’arbustes taillés, de bassins et de statues. L’une de ces demeures s’orne même d’un plafond en stuc, dont les décors imitent ceux des voûtes d’un arc de triomphe. C’est le plus complet qui ait été mis au jour en France.

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Un aspects du chantier des fouilles (© J. Boislève – Inrap)

• Ce sont toutes ces découvertes inédites que l’exposition du musée d’art et d’histoire Romain-Rolland de Clamecy, réalisée en partenariat avec l’Inrap, révèle au grand public. Grâce à une scénographie très évocatrice, le visiteur est invité à déambuler dans les rues antiques d’Entrains-sur-Nohain : il pourra ainsi passer de la forge à l’auberge, traverser un jardin ou entrer dans une de ces demeures aux décors reconstitués.

► Accéder au site du Musée de Clamecy

 

◘ ASSOCIATIONS

ET SOCIÉTÉS  LOCALES

• BOURBONNAIS

CIERV Bannière

• UNE COLLECTE DE TÉMOIGNAGES D’ENFANTS

QUI ONT VÉCU  À VICHY, ENTRE 1940 et 1944

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• Être enfant, à Vichy,  entre 1940 et 1944…C’est le thème de la campagne de collecte de témoignages que le  Centre international d’études et de recherches de Vichy (Cierv) a décidé de lancer,  en partenariat avec le service d’archives intercommunales. Il s’agit de recueillir auprès de personnes, qui sont aujourd’hui octogénaires ou nonagénaires, les souvenirs de leur enfance, en temps de guerre, dans le Vichy, capitale de l’État français. Des témoignages qui apporteront un autre éclairage  que celui des acteurs du conflit ou des adultes sur cette période.

• RECUEILLIR LE RESSENTI

D’UNE ÉPOQUE

téléchargement (1)• Les témoins pourront exprimer leur ressenti d’enfant face aux principaux événements qu’ils ont pu vivre, tels que la déclaration de guerre, l’arrivée des Allemands, l’installation du gouvernement du maréchal Pétain puis l’occupation allemande à partir de 1942. Autre aspect exploré : le quotidien de ces enfants, avec leur expérience scolaire,  le retentissement qu’a eu le contexte historique sur la vie familiale et ce qu’un enfant pouvait en saisir. La question des  loisirs, du  ravitaillement, des relations avec les autorités, et la connaissance éventuelle d’activités de Résistance que pouvaient avoir ces enfants figureront  parmi les pistes à explorer.

• UNE DÉMARCHE QUI SE VEUT

SCIENTIFIQUE RIGOUREUSE

téléchargement• Dans le but de garantir une démarche scientifique, Michel Promérat, président du Cierv, précise que  les entretiens qui seront réalisés par lui-même et par  Aurélie Duchezeau, directrice des archives municipales de Vichy, seront balisés par un  protocole très précis, reposant notamment sur une grille d’enquête professionnelle. Face à des événement qui remonte aux années  1940 – 1944, il  permettra de faire la part entre ce qui relève réellement des souvenirs personnels et tout ce qui a pu être construit par la mémoire collective, avant d’être intériorisé par chaque témoin. Un travail obligatoire  face à la complexité de la mémoire et que les historiens connaissent bien. Il s’agira ensuite  d’assurer la conservation de ces témoignages qui pourront servir de matériau à de futurs travaux sur l’histoire de cette période.

 • CONFÉRENCES DU CIERV

• En quelques semaines, en juin et juillet, le CIERV a proposé pas moins de trois grandes conférences, entre la mémoire de Jean Zayle vote du 10 juillet 1940 et la mémoire tourmentée de Vichy (1944-2019). Auparavant, le 27 mai, au lycée Albert-Londres, à Vichy, l’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon – spécialiste de l’histoire de la France sous l’Occupation, auteure de la  biographie  Jean Moulin l’affranchi (éditions Flammarion, 2018) – avait  donné une conférence sur l’unificateur de la Résistance.

21 JUIN: JEAN ZAY: VIVRE ET MOURIR

POUR LA RÉPUBLIQUE

affiche-cierv_juin-2019_A4-738x1024 (2)• À l’occasion du 75ème  anniversaire de l’assassinat de Jean Zay, le Cierv a invité Pascal Ory,  un des  meilleurs spécialistes de l’histoire politique et culturelle de la France contemporaine, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Panthéon-Sorbonne. Le 21 juin, dans les locaux de la salle des fêtes de Vichy, il a présenté  une conférence intitulée Jean Zay : vivre et mourir pour la République.

Pascal Ory a commencé sa carrière d’historien en explorant  d’abord la France des années quarante, en publiant notamment  Les collaborateurs (éditions du Seuil 1977), la toute première synthèse sur cette question, suivie de La France allemande, paroles du collaborationnisme français (édition Julliard, 1977).

images• Il s’est ensuite penché sur  la vie culturelle en France, dans les années 1930. Il est ainsi l’auteur d’une biographie de Paul Nizan (éditions Ramsay, 1980) et d’une thèse sur la politique culturelle du Front populaire. Publiée en 1994 sous le titre La belle illusion, elle a été rééditée en 2016 (éditions du CNRS, collection Biblis). Parmi ses ouvrages récents, figure Peuple souverain”. De la révolution populaire à la radicalité populiste (éditions Gallimard, collection Le Débat 2017). Un ouvrage qui est une réflexion politique sur la question du populisme. La bande dessinée, le cinéma, la littérature  sont quelques uns de ses autres centres d’intérêt.

images (2)• Pascal Ory est aussi  l’auteur de Jean Zay, le ministre assassiné (1904-1944), un ouvrage coécrit avec Antoine Prost (éditions Tallandier, 2015). Il  est  par ailleurs président de l’association des amis de Jean Zay qui fut entre 1936 et 1939 ministre de l’Éducation nationale, laissant derrière lui une œuvre considérable. Pour l’historien, “Jean Zay était  un pur enfant de la république: descendant de juifs et de protestants  qui devaient leur émancipation à la révolution, militant actif de la Ligue de l’enseignement et, certainement, avec Jules Ferry, le plus grand ministre en charge de ce  secteur que le pays ait connu”. Autre aspect de Jean Zay: “Ses projets (…) étaient inspirés par un fort esprit démocratique et ils ont inspiré  une bonne partie des réformes qui ont suivi

• C’est lui aussi qui contribua à substituer le concept de “Culture à celui de “Beaux arts”. Sa défense ardente  de la démocratie et de la laïcité, devait faire de lui une cible privilégiée de l’extrême droite, stigmatisant à la fois son action et ses origines. Que ce soit au sein du gouvernement ou à la chambre des députés, il fut aussi le leader de la “résistance” à Hitler.

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• Sous le régime du maréchal Pétain, il devint un martyr de la liberté. Emprisonné  à Riom, il ne devait pas chercher à s’évader, à la différence de Pierre Mendès-France. Un choix que Pascal Ory explique ainsi:  “Il reçoit, presque tous les jours,  la visite de sa femme qui n’a pas voulu l’abandonner et de ses deux petites filles. S’évader les mettrait en danger« .

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Honni par la presse d’extrême droite (Gringoire – 10 octobre 1940)

• Il y ajoute un autre élément décisif: accusé par le Régime du maréchal Pétain de “désertion« , à propos de l’épisode du Massilia, “il entend ainsi prouver par l’exemple qu’il n’est ni un lâche, ni un traître.

• Moins connu en tant qu’écrivain, Jean Zay est l’auteur de Souvenirs et solitude, un  livre posthume remarquable. Après la libération, entre son action politique et sa fin tragique, Jean Zay aurait dû recevoir de la République “un hommage grandiose”. Pourtant, il n’en a rien été et il aura fallu  attendre plus de deux générations pour que la société française lui rende  un véritable hommage, à la mesure de son action et de ses combats: “ On l’a longtemps oublié car il n’appartenait ni à la famille gaulliste, ni à la famille communiste. Depuis les années 1980, son image resurgit en pleine lumière et il est devenu une référence en matière de politique culturelle”, conclut Pascal Ory.

Info pratique ► consulter le site du Cierv .

• Le même jour, à l’occasion du 75ème  anniversaire de la mort de Jean Zay, la traditionnelle cérémonie du souvenir s’est déroulée sur les lieux de son exécution, aux Malavaux, sur la commune de Molles, en présence de ses deux filles, Catherine et Hélène.

10 JUILLET : LORSQUE 80 PARLEMENTAIRES

REFUSÈRENT DE VOTER LES PLEINS POUVOIRS

affiche-cierv_-10-juillet-2019_A4• En attendant le 80ème anniversaire programmé en juillet 2020, le CIERV, en partenariat avec le Comité des 80, a souhaité retracer l’histoire du vote des 80 parlementaires qui, le 10 juillet 1940, ont refusé de donner tout pouvoir au maréchal Pétain, chef du gouvernement. En face, les 570 autres parlementaires présents ont massivement voté  oui.  Le texte qui était soumis au vote, sans qu’il ait pu  y avoir le moindre débat,  ne comportait qu’un unique article et il était pourtant sans la moindre ambiguïté : « L’Assemblée nationale donne tous les pouvoirs au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du Maréchal Pétain, président du Conseil, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes la nouvelle constitution de l’Etat Français. Cette constitution devra garantir les droits du travail, de la famille et de la patrie”.   Ce que l’histoire a condensé dans la formule du “vote contre les pleins pouvoirs. Sur les 80 parlementaires qui votèrent “non”, 3  d’entre eux étaient bourbonnais : les socialistes Marx Dormoy, sénateur-maire de Montluçon,  et  Isidore Thivrier, député-maire de Commentry, ainsi que le député ex-maire et ex-communiste de Domérat,  Eugène Jardon.

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Eugène Jardon, Marx Dormoy et Isidore Thivrier

• Le Parlement, alors appelé Assemblée nationale,  n’était toutefois pas au complet. 177 parlementaires étaient absents de Vichy, entre ceux qui n’avaient pas encore été démobilisés, ceux qui étaient dispersés en France ou ceux qui  avaient  accosté au Maroc, après avoir embarqué sur le Massilia. Autres absents, ceux qui avaient été déchus de leur mandat de parlementaire, après la signature du pacte germano-soviétique et l’interdiction du parti communiste. Le tout dans un pays  défait militairement, soumis à l’occupation allemande sur plus de la moitié de son territoire et totalement désorganisé au plan administratif. Enfin, l’exode de mai-juin 1940 avait  jeté sur les routes de France des millions de Français fuyant l’avancée allemande. Des circonstances tragiques, certes, mais qui selon Michel Promérat, n’expliquent pas tout : ce vote “ résulte également de la conviction, chez de nombreux parlementaires, que le parlementarisme de la IIIème République a failli et qu’il faut renforcer l’exécutif”, tandis que ” d’autres en appellent à une régénération du pays autour de valeurs nouvelles d’autorité et discipline qu’incarnerait le vainqueur de Verdun”.

LE CENTRE 12 JUILLET 1940
▲ La presse locale (Le Centre, publié à Montluçon)….
LA CROIX 12 JUILLET 1940
▲… et la presse nationale repliée en province, face au vote du 10 juillet 1940 ▼

LE FIGARO 11 JUILLET 1940

• C’est Olivier Wieviorka, spécialiste de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et professeur à l’École normale supérieure de Cachan, qui est intervenu pour  évoquer ce vote historique des quatre-vingts parlementaires, dont la mémoire avait été célébrée le matin même en présence du président de l’Assemblée nationale,  Richard Ferrand. Point central de sa conférence :  ce vote peut-il être considéré comme une opposition parlementaire au maréchal  Pétain, alors qu’il émane de députés et de sénateurs qui étaient  issus de tous les partis, formant un groupe idéologiquement très hétérogène. Leur seul dénominateur commun était finalement un attachement sincère aux principes républicains.  Comment donc comprendre un tel vote ? Quel sens lui donner ?

33568757-petain-a-vichy-l-opera-batiment-ou-se-sont-reunis-p_4409612• Pour donner davantage de solennité à l’événement, ses organisateurs avaient choisi le cadre de la salle de l’Opéra de Vichy, là même où s’était déroulé le vote du 10 juillet 1940. Pour Joseph Blethon, président du Comité des 80,  “évoquer cet événement dans cette salle est extrêmement impressionnant quand on se remémore ce qu’a été la journée du 10 juillet 1940”. Pour Michel Promérat, président du CIERV,  le choix d’un tel lieu est chargé d’émotion et d’une grande force symbolique: “ La conférence traite d’un sujet de notre histoire nationale qui a eu du mal et qui continue d’avoir du mal à s’imposer dans la mémoire nationale, situé qu’il est entre l’armistice du 22 juin et l’appel du 18 juin du général de Gaulle. Dans la mémoire nationale, c’est un événement insuffisamment connu et qui n’a pas le même poids mémoriel que les deux autres”. Il s’agissait donc à la fois pour Olivier Wieviorka de resituer et de remettre en perspective  ce vote, tout en l’extrayant des discours un peu mythifiés qui ont été construits autour, faisant parfois des 80 parlementaires les tout premiers résistants au futur régime de l’État Français.

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Avant le vote, l’intervention de Pierre Laval

• Dans une France qui voyait finalement dans la défaite une sorte de  soulagement et qui s’en remettait majoritairement à la figure paternaliste du maréchal Pétain, ces 80 n’ont guère suscité d’écho et ils se sont retrouvés isolés. Michel Promérat considère que  “ C’est ce qui explique que nombreux sont les parlementaires ayant voté “Non” qui regagnent leur province et se résignent, même si peu à peu, certains s’engagent dans une politique de refus de l’ordre nouveau, mais souvent hors de leurs partis politiques. C’est peut-être ce qui explique,  ajoute-t-il,  que leur refus courageux des pleins pouvoirs, qui n’a débouché en 1940 sur aucune action politique concertée, a encore aujourd’hui du mal à s’inscrire pleinement dans la mémoire nationale”.

• Au cours de son intervention, quitte à remettre en cause des idées fortement ancrées dans une  mémoire collective simplificatrice,  Olivier Wieviorka a souhaité “tordre le cou” à trois récits encore vivaces dans l’opinion : la peur expliquerait le vote du 10 juillet, ce vote émanerait de la chambre du Front populaire, tandis que le vote des quatre-vingts serait un premier acte de résistance… Parmi l’auditoire, figurait le président de l’assemblée nationale, Richard Ferrand, qui, le matin-même, lors des cérémonies officielles, avait déclaré que « C’est à Vichy que naquit la Résistance intérieure« ,

• Quant à la question de savoir si ce scrutin a été “un symbole fort, Olivier Wieviorka  avait déjà apporté une réponse nuancée, dans une interview publiée par La Semaine de l’Allier  (4 juillet 2019): “Les 80  vont, par la suite apparaître comme des héros. Ils ont montré une opposition républicaine dans un océan d’abandon. Mais, précise-t-il, ce n’est pas le symbole le plus fort. Il sera beaucoup plus incarné lors du procès de Riom, en février et avril 1942, à propos de la débâcle française. Placés sur le banc des accusés, face à Pétain, les ministres Blum et Daladier auront une défense si énergique qu’elle ridiculisera le régime”… Suffisamment pour provoquer  alors la fin prématurée du procès de Riom.

► Savoir plus : Olivier Wieviorka est l’auteur du livre Les orphelins de la république. Destinées des députés et sénateurs français (1940-1945) – (462 p, bibliographie, index, éditions du Seuil, collection  L’univers historique, 1ère édition 2001 réédition en 2015).

51t4gfUFvuL._SX340_BO1,204,203,200_Présentation par l’éditeur:Au cours de la journée dramatique du 10 juillet 1940, députés et sénateurs, réunis au Grand Casino de Vichy, votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Seuls quatre-vingts parlementaires les refusent. Qu’est devenu ce camp du refus ? Et quels itinéraires ont suivi leurs collègues qui, à une écrasante majorité, ont contribué à ériger l’institution vichyste ?  Grâce à des sources inédites – et principalement les dossiers du Jury d’honneur devant lequel ont comparu une grande partie des élus qui avaient voté oui en 1940 –, l’auteur retrace ces itinéraires complexes. Contre toute idée reçue, il montre que les approbateurs de Pétain en 1940 n’ont pas tous adhéré à la Révolution nationale, et que les hommes du refus n’ont pas nécessairement rejoint les rangs de la Résistance.  Il dévoile ainsi les ressorts d’un épisode profondément traumatique de notre histoire nationale dont la mémoire ne cesse de nous hanter”.

 

16 JUILLET : UNE MÉMOIRE TOURMENTÉE :

VICHY DE 1944 à 2019

Conférence Promérat• L’embarras mémoriel, dont souffre depuis trois quarts de siècle la station thermale, capitale de l’État Français de 1940 à 1944, tel est le thème que Michel Promérat a choisi de développer le 16 juillet 2019, à 15 h 00, dans l’amphithéâtre du Pôle universitaire de Vichy (1 avenue des Célestins). Un embarras qui se traduit par la grande difficulté qu’a encore aujourd’hui la cité à intégrer pleinement ce passé dans son histoire : la rareté de la signalétique urbaine qui permettrait d’identifier clairement les lieux de pouvoir  de l’État Français, ou encore  le refus longtemps réitéré de consacrer un musée à cette période, en attestent sur place. Encore faudrait-il, selon l’historien, distinguer dans les différentes strates des mémoires, celle des Vichyssois de longue date et celle des Vichyssois plus récemment installés, tout en se penchant sur les mémoires divergentes des divers groupes sociaux et politiques de la ville.

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Michel Promérat

• Faute d’études fines sur ces questions, Michel Promérat a préféré centrer ses propos sur l’étude de la politique mémorielle conduite par les autorités locales, municipales principalement, depuis 75 ans. Il distingue quatre discours mémoriels tenus successivement et, parfois, parallèlement. C’est d’abord, dans les années 1944-1946,  le “discours héroïsant”, qui célèbre les résistants locaux pour essayer de rattacher Vichy à “la mémoire gaullo-résistante”. C’est ensuite un “discours victimaire” : rappeler que la station thermale a subi la présence du gouvernement du Maréchal Pétain, alors qu’elle n’était demandeuse de rien, tout en développant un discours récurrent contre l’expressionRégime de Vichy”. C’est ce discours, dont les racines remontent à une proclamation du Conseil municipal du 20 novembre 1944, qui, selon Michel Promérat, “ est devenu le discours dominant des autorités locales, de droite comme de gauche pendant trois quarts de siècle”.

téléchargement (1)• Avec les années 1950 et les grands travaux lancés par Pierre Coulon et son équipe municipale, un troisième discours émerge : il s’agit de  mettre entre parenthèses les années 1940, voire de les gommer. Un silence qui prend une nouvelle orientation dans les années 1970-1980, avec la célébration du Vichy impérial, mettant en avant la figure de Napoléon III, hissé au rang de fondateur du Vichy moderne. Dans cette décennie, tandis que le pays se met à opérer  un retour sur la mémoire des années sombres, qui se traduit par la multiplication des recherches et la création de musées, Vichy se retrouve en décalage. 

81HGEybH6bL• Après être resté longtemps à l’écart de cette évolution mémorielle, on semble être arrivé actuellement à un tournant, comme en témoignent les récentes initiatives du CIERV ou les travaux menés par Audrey Mallet, dans le prolongement de son livre Vichy contre Vichy, une capitale sans mémoire:  le  projet de musée n’est plus tabou et la dénomination des rues et squares ne fait plus l’impasse sur la période.  Même si le discours victimaire ”persiste, particulièrement  chez les élus locaux et nationaux, qui continuent à s’échiner contre la confusion entre “Vichystes” et ”Vichyssois”, tout en demandant, y compris par la loi, le bannissement de l’expressionRégime de Vichy”. On sait, notamment, que l’ancien député Gérard Charasse en avait fait un de ses chevaux de bataille.

Conclusion de Michel Promérat : “ Les prochaines années décideront si des avancées peuvent être faites allant dans le sens d’une prise en compte plus complète de tous les aspects de cette période, et peuvent permettre de lever totalement un embarras de mémoire qui perdure”. Bref, démontrer que   l’expression “ Vichy, un passé qui ne passe pas”, titre d’un livre de l’historien Henry Rousso paru au début des années 1990, n’est plus d’actualité…

 

SHAVE Vichy

• Le 8 juin, à l’invitation de la SHAVE, Julien Bouchet (Université Clermont Auvergne) a présenté une conférence sur Les sauveteurs et les Justes de Vichy et de ses environs : de nouvelles données. Il est revenu sur les processus des  sauvetages mis en œuvre par les quatre Justes de Vichy déjà reconnus par le mémorial  Yad Vashem. Les-justes-d-Auvergne (2)Il a aussi fait le point sur les dynamiques historiques et mémorielles en cours, tout en appelant à de nouveaux témoignages et travaux. Il a présenté des sauvetages encore inédits et il a pu apporter des précisions sur plusieurs cas d’enfants sauvés et d’aidants qui ont été  référencés. Au-delà de la question des résistances civiles à la déportation et à la Shoah, l’échange  été l’occasion de revenir sur les parcours de guerre de femmes et d’hommes qui ont vu leur vie bouleversée  par des arrestations, des assassinats, mais aussi par des privations et des pillages.

• Dans le Bulletin n° 171 de la SHAVE, Julien Bouchet avait déjà publié une étude intitulée Les Justes du Bourbonnais, une résistance civile à la Shoah. Il est également l’auteur du livre Les justes d’Auvergne (Presse de l’université Blaise-Pascal, 2015).

•  La SHAVE a publié son programme provisoire pour la saison 2019-2020 : 14 septembre : La mode dans les stations thermales (C.Chaze) –  26 octobre : Fouilles archéologiques du lac d’Allier : premier bilan des dernières découvertes (J.  Letuppe) – 2 novembre : La reine des villes d’eaux en musique (Christian Paul) – 13 décembre : Les maisons closes à Vichy (G. Decluzet) – 24 janvier 2020: La Croix-Rouge à Saint-Germain-des-Fossés (P. Davis) – 21 février : Vichy en cartes postales et documents anciens – 20 ou 27 mars : Les carrières et mines de la Bosse (J.Drouard) – 18 avril : Productions céramiques de Toulon-sur-Allier durant l’Antiquité (F. Salvaya)  – 29 mai : Les faux sauniers et les gabelous dans la foret des Colettes (D.Wahl).

• LES AMIS DE NAPOLÉON III

DE VICHY

AMIS NAPOLÉON III• Les Amis de Napoléon III de Vichy ont   tenu leur assemblée générale sous la présidence d’Alain Carteret. Le programme des conférences de la saison 2019 – 2020 a été fixé ainsi : 28 septembre 2019:  Et si l’on parlait de Jacques Offenbach…  (Paul Billard) – 26 octobre :  La magie du thermalisme depuis 24 siècles  (Annecy Rouher-Vaucheret) – 30 novembre :  Flaubert et Baudelaire au tribunal  (Jean Etévenaux) – 25 janvier 2020:  L’art des jardins sous le Second Empire  (Christian Bourdeille) – 29 février :  Isaac Strauss  (Stéphane Merucci) – 28 mars :  Vichy capitale d’été de la musique depuis 1865  (Fabien Noble) – 19 avril :  Henry Dunant fondateur de la Croix-Rouge  (Gérard Sallet).

Allier Généalogie

Image_R126• Allier Généalogie (n° 126 – 2ème trimestre 2019) : L’édito de la présidente –  La vie de l’association et les  événements à venir – Un projet ambitieux de notre antenne de Désertines – Maurice Sarazin : Dix villes thermales d’Europe  – Passé et présent – Aline Berna : Gustave Eiffel et les viaducs  de Rouzat et Neuvial sur la Sioule – Marie Cante-Laurent : Un cimetière mystérieux à Saint-Pourçain-sur-Sioule – Aline Berna : Les tartes bourbonnaises –  Maurice Sarazin : L’année 1939 à Vichy : La dernière saison avant la guerre  Maurice Sarazin : Actualité littéraire à Vichy et dans la région (1er trimestre 2019) –   Quartiers généalogiques.

 

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•  Sommaire du n° 162 (2ème trimestre 2019) de Génélogies bourbonnaises et du centre:

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• L’article  consacré aux Moreno de Mora, une famille de réfugiés politiques espagnols au XIXè siècle à Moulins est signé par Maurice Sarazin.

 

AMIS DE MN

ADMNLa Bibliothèque nationale de France poursuit son vaste chantier de numérisation des publications anciennes. C’est ainsi que, depuis quelques semaines on peut accéder à la consultation gratuite d’une partie importante de la collection des Bulletins des Amis de Montluçon, publiés entre 1912 (année de la fondation) et 1941. Sont accessibles sur le site BnF Gallica les années 1912 à 1914, 1920 à 1925, 1938 et 1941.

• Le Bulletin annuel des Amis de Montluçon (3ème série – n°69 – Année 2018) vient de paraître. Au sommaire:

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Pour joindre l’Association: contact@amis-de-montlucon.com 

• Après leur traditionnelle excursion de printemps, qui leur a permis de visiter la reine des villes d’eaux, sous la conduite de la Société d’histoire et d’archéologie de Vichy,  les Amis de Montluçon  accueilleront Alexandre Bessard, président de Mémoire de Cérilly. Le 14 juin, il  présentera Les cantonnements militaires forestiers à Tronçais et Civrais de 1915 à 1918. Rappelons que les résumés des différentes conférences des Amis de Montluçon  figurent dans la lettre mensuelle, directement accessible sur le site de l’association. 

• Programme des prochaine séances : 13 octobre : Séance publique de rentrée : Xavier de Bartillat : L’édition d’histoire aujourd’hui – 8 novembre : Jean-Pierre Pille : 100 ans de vie militaire, du camp à la base 702 –  13 décembre : Assemblée générale –  Samuel Gibiat : Les peintures murales du manoir de Bien-Assis : un décor de la seconde Renaissance française «à la façon de tapisserie » .

 

CERCLE ARCHEO

• Les prochaines conférences du Cercle d’archéologie de Montluçon reprendront à l’automne, dans les locaux de l’Espace Boris-Vian (Salle Henri Nourrissat) : 26 octobre : Bernard Clémençon : La religion des Arvernes–  30 novembre : Jean-Michel Delaveau : Archéologie d’une rivière cachée : La Tiretaine à Clermont-Ferrand.

 

Emulation

• Le 1er juin, lors de la  dernière conférence d’avant l’été, François-Xavier Duchon est intervenu sur le thème de   Un récit inédit de Paul Duchon (1926) : l’Impératrice Eugénie et les maitresses de Napoléon III »

1er_20bulletin_202018• Au sommaire du Bulletin du mois de juin 2019 (tome 79) : Éditorial – Procès-verbaux des séances – Nos prochaines rencontres –  Portes ouvertes le 9 octobre – Roland Fleury : Albert Fleury, une vie d’homme et d’écrivain (1923-2006) – Claire Bourguignon : Les ordres mendiants à Moulins (milieu du XIVéme siècle – début du XVIéme siècle) : implantation, architecture et décor–  Ouvrages reçus à la bibliothèque.

• Le 16 juin, la 109ème excursion annuelle de l’Émulation se déroulera “ Aux confins du Berry, du Nivernais et du Bourbonnais”. Principales étapes: les châteaux de la Ferté à Chantenay-Saint-Imbert. et  de Neuvy le Barrois, avant la découverte de l’écluse des Lorrains, en matinée. Trois étapes étaient au programme de l’après-midi: le Château de Meauce à Saincaize, l’église et le presbytère de Saint-Pierre-le-Moutier et le Château de la Barre à Château-sur-Allier.

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La Ferté, première étape de la 109ème excursion

Au programme des prochaines conférences : 7 septembre : Jean-François Heintzen :  De La Madelon à la Tourneuse d’obus, la Grande guerre en chansons –  28 septembre, sous l’égide de la Ville d’Yzeure : Pierre Bordes : Joseph Voisin 1882-1969, l’écrivain prolétarien – Le Journaliste 5 octobre : Frédéric Paris : Le sel en Bourbonnais (histoire et usage) –  2 novembre : François-Xavier Duchon, Georges Chatard et Pascal Chambriard :  Dans les archives d’Achille Allier : reportage sur Vichy dans les années 1830 –  Assemblée générale – 7 décembre : Bernard Coclet :  Un siècle de moissons en Bourbonnais14 décembre : Jean d’Andlau :  La Révolution dans le Bourbonnais : pouvoirs locaux, comportements collectifs et construction républicaine entre 1789 et 1795. Pour les horaires et lieux précis, on se reportera aux informations  figurant sur le site de l’Émulation.

• Comme ceux des Amis de Montluçon, une partie de la collection des bulletins anciens de  l’Émulation a été numérisée par la BnF. On peut consulter les années 1892, 1894 à 1902, 1904 à 1913 et 1919.

 

SBEL

Études bourbonnaises (n° 358, juin 2019) : La ratification des traités de Madrid et de Cambrai par les États du Bourbonnais (1529) (J.-Th. Bruel) – Les protestants de Paray-le-Monial, entre tradition et innovation, au siècle de Louis XIV ( G. Lemétayer).

LOGO Mémoire Cérilly

Affiche-expo-cartes-anciennes-Theneuille-724x1024• Du 21 juin au 4 juillet, Mémoire de Cérilly, en partenariat avec la mairie de Theneuille, présentera l’exposition Cartes postales et photos anciennes, maquette du tacot de Jean Bastidon.

• Le 28 juin, date du centenaire de la signature du Traité de Versailles,  Mémoire de Cérilly et ses environs  proposera  une conférence d’Annie Badower , vice-présidente de l’association, sur “ Clemenceau, un républicain entre deux siècles”. Cette conférence, programmée à 20 h 30 à  la salle d’honneur de la mairie de Cérilly marquera le terme des commémoration du Centenaire de la Grande Guerre entrepris par Mémoire de Cérilly en juillet 2015, date de la première exposition réalisée avec la mairie de Cérilly.

 

LOGO Pays Cosnois

De l’Œil à l’Aumance , le bulletin de l’association Mémoire du pays cosnois vient de paraître (n° 21 – année 2019). Sommaire:

COSNE

• LES AMIS DU VIEIL HÉRISSON

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• Au sommaire de Aumance-Tronçais magazine (n° 62, année 2019 ): Juin 1940, la débâcle arrive à Hérisson (Michel Moreau) –  Connaître le loup, ce mal aimé (Christian Delage) – Quand le musée du Louvre expose les fabuleux trésors du marquis Giampietro Campana (Michel Moreau) – Hommage : Jacques Jolivet, une vie associative (Françoise Jolivet).

• FLORANE ET SON ÉPOQUE

Florane et son époque

• L’association Florane et son époque, créée en 2016, vise à mieux faire connaître et reconnaître Louis Blanchard, alias Florane, tout autant que son œuvre. Pour ce faire, elle a lancé un appel au public afin de recueillir un maximum d’éléments sur cet artiste, ami de Toulouse-Lautrec, qui a vécu dans le Bourbonnais entre les deux guerres et qui est mort  Montvicq, en 1939. C’est dans cette commune qu’il a été inhumé.

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Le caricaturiste…© Florane et son temps

• L’artiste a laissé dans la région de Montluçon de nombreux souvenirs, que l’association aimerait aujourd’hui recueillir et transmettre : L’idée est de faire connaître son œuvre et de situer le peintre dans le genre artistique de son époque. C’est aussi de rechercher ses sources d’inspirations, à Montvicq et ailleurs”. Cette quête concerne aussi bien ses œuvres (tableaux, dessins, caricatures…) que des anecdotes le concernant ou encore des photographies et des correspondances.

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Le peintreFlorane et son époque)

► À lire… “Un appel lancé pour retrouver des souvenirs de Florane, un peintre qui a marqué la région de Montluçon dans l’entre-deux-guerres.L’association Florane et son époque cherche à recueillir le maximum d’éléments sur cet artiste, ami de Toulouse-Lautrec, qui a vécu dans le Bourbonnais entre les deux guerres”… (Lire la suite)

Contacts : Association Florane et son époque : Tél. 06.07.06.35.11 et 06.34.59.21.64 et page Facebook Florane et son époque.

 

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• Au sommaire de la Brique de Vendat (n° 38 – juin) : Un cabaretier à Vendat  – Monographie Abbé Malvielle (8éme partie) : 1944 –   Extraits des Registres des délibérations de la commune de Vendat (1838-1868) : 3 novembre 1850, 16 mars 1851 et 25 juin 1851  –   Mots cachés : Les maires de Vendat de 1790 à 1888 – Où l’on (re)parle de l’école de Vendat –  Publications de l’association Vendat, son passé en vente. Rappelons que ce numéro et les numéros précédents de La Brique de Vendat sont téléchargeables sur le site de l’association.

 

S.SCIENT. BOURBONNAIS

Revue scientifique du Bourbonnais, 2018 :  Le cas particulier d’un arbre non forestier dans l’Allier : un milieu remarquable pour les Coléoptères saproxyliques (G. Parmain,J. Fleury) – Laprodila rutilans (Fabricius 1777) redécouvert dans le département de l’Allier (M. Binon) – Triplax deneq (Schaller 1783) :  nouveauté pour la faune du département de l’Allier et pour le Massif central (id.) – Elas mostethus minor (Horvath 1899) punaise remarquable présente dans l’Allier et le Puy-de-Dôme (id.)  – Société scientifique du Bourbonnais : comptes-rendus des réunions…

EN BREF…

• Dans Les cahiers Sirice, (n° 22, 2019/1, en ligne), Julien Bouchet signe un article d’une quinzaine de pages intitulé Moulins-sur-Allier, approche sensible de la ligne de démarcation.

RHIS_192_L204◄ La Revue historique, (n° 690, 2019/2, p. 251-281), propose une étude de  Fadi El Hage sur  L’affaire Montclou ou l’itinéraire funeste d’un gentilhomme bourbonnais sous François 1er.. En 1523, après avoir commis de nombreux méfaits contre l’autorité royale, le capitaine Montclou, originaire du Bourbonnais,fut exécuté à Paris.Le parcours de ce personnage interroge sur les difficultés d’un jeune souverain à maintenir la discipline militaire dans un contexte délicat pour son royaume. Il pose aussi de nombreuses questions sur une noblesse qui  a du mal à réémerger depuis la fin de la guerre de Cent ans, ainsi que sur les combattants déclassés. L’évolution politique du royaume avec l’ombre du connétable de Bourbon,est un élément majeur de la  compréhension du problème Montclou.

 

• AUVERGNE

AIGUEPERSE

• Sparsae vient de publier son hors série n°8.  Il comporte l’ensemble des Actes du colloque  « Fin de la Grande Guerre, événement national, témoignages locaux« , qui s’est tenu à Aigueperse, le 10 novembre 2018.  Organisé par l’Association culturelle d’Aigueperse et ses environs (ACAE), il a été labellisé par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale  Ce hors-série est disponible au prix de 15€ (19 € franco).

Sans titre

• Sparsae n° 83 : Sur la commune de Vensat, les terres et seigneuries du Chancel et de Lafont (Jacques Corrocher) – Étienne Clémentel, un homme d’Etat en Limagne (Guy Rousseau) – 100 ans de commerce et d’artisanat à Aigueperse – les métiers du bois (3) : les sabotiers (Michèle Cavatz et Danièle Crochet) – 1940-1944 – des actes de courage méconnus à Aigueperse, Effiat et Espinasse (Michel Debatisse).

 

REVUE HAUTE AUVERGNE

• Sur le site de la Bnf on peut désormais accéder à la collection numérisée de la Revue de la Haute Auvergne. Elle couvre la période qui va de 1899 à 1968, soit près de 140 numéros.

• De son côté, le site de la Société de la Haute Auvergne propose plusieurs outils de recherches intéressant:La liste des articles classés par noms d’auteurs (depuis 1899), la liste des sommaires de la revue (période 1998-2018), ainsi qu’un index thématique (1979-1997)

• LIMOUSIN

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• La séance “foraine” du 20 juillet 2019 se déroulera  à Blaudeix, après une visite de   l’exposition consacrée à “ Quelques aspects de l’histoire du patrimoine de Blaudeix et de ses environs”.  Au programme: Gérard Gouyet : Vestiges archéologiques inédits dans la commune de Blaudeix –  Jean-Marie Allard: Blaudeix : des templiers à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem – Daniel Dayen : Les incendies de Blaudeix et de  Rimondeix en 1843 –  Nicole Forêt : Yves Devige, une vie simple et riche.

• BIVADOIS

Alamanach de Brioude

UN CENTENAIRE PRÉOCCUPÉ PAR SON AVENIR

• À l’occasion de son   centenaire  l’Almanach de Brioude, qui devrait sortir très prochainement, adoptera une présentation un  peu particulière,  puisqu’il ne portera que sur un seul thème : l’évolution du Brivadois au XXe siècle à travers un événement ou encore une personnalité qui a marqué ce siècle.

brioude-illustration-almanach-de-brioude_3975974 (3)• Autre innovation, la création d’une nouvelle collection, intitulée les dossiers de l’Almanach,  en plus du bulletin annuel. Le premier ouvrage de cette série,  rédigé par Claude Astor, est un catalogue portant sur le personnel canonial entre le XIIIe et le XVe siècle. Il s’agit d’un ouvrage destiné aux personnes qui s’intéressent au Chapitre. Le second volume, écrit par François Daumet, un jeune chercheur, s’intitule Julien Nozerines (1719-1773), un orfèvre dans la société brivadoise au XVIIIe siècle. Etude sur la culture matérielle provinciale au siècle des Lumières. (230 p, 28 € ou 33 € franco).

NOZERINE-couverture (2)• Afin d’aborder son deuxième siècle d’existence dans la sérénité, l’Almanach de Brioude qui compte 450 adhérents, en majorité retraités, recherche de nouveaux adhérents. Portrait type : des personnes encore actives, qui soient intéressées par l’Histoire de Brioude et de ses alentours. L’Almanach n’existant que  par ses articles et donc par ses auteurs, il faudra impérativement en recruter  de nouveaux, qu’ils soient chercheurs, enseignants ou encore amateurs éclairés, en Histoire, en géologie, en agronomie ou en  littérature locale, les thèmes principaux que décline la publication. Une urgence, quand on sait que L’Almanach ne compte aujourd’hui que deux ou trois jeunes adhérents de moins de trente ans.  Autre souhait émis par le conseil d’administration : multiplier les collaborations avec des universitaires.

 

NIVERNAIS – BOURGOGNE

CAMOSINE LOGO

• LES ÉGLISES ROMANES DU NIVERNAIS

UN SECOND TOME EN PRÉPARATION

• Après un premier volume paru en 2018, La Camosine met en souscription jusqu’au 31 octobre 2019 un second tome des Églises romanes du Nivernais (1 vol. cartonné, 180 p, illustrations et photographies en couleur,glossaire,  éditions La Camosine, 25 € (en souscription), 30 € (prix définitif après le 31 octobre). Présentation…

Camosine 1• La Nièvre regorge d’églises et de chapelles romanes. De prestigieux édifices, comme La Charité-sur-Loire, Nevers ou encore Sémelay, ne doivent pas faire oublier la très grande richesse architecturale  qui se niche dans les vallons nivernais, sur les rives de la Loire ou dans les hauteurs morvandelles. Pour (re)découvrir ces édifices ruraux ou urbains, humbles inconnus ou monuments célèbres, parvenus complets ou parfois mutilés, La Camosine propose dans ce second volume la présentation de plus d’une quarantaine d’édifices romans ou ayant conservé des caractères romans remarquables. De nombreux autres sont mentionnés pour les vestiges romans qu’ils conservent. Les édifices sont présentés par ordre alphabétique sous la forme de notices historiques et architecturales enrichies de plans et de documents d’archives, le tout illustré d’aquarelles et de photographies. Une liste des édifices romans protégés au titre des monuments historiques, un glossaire et  une carte de répartition accompagnent ce volume.

• Près d’une trentaine d’auteurs, qu’ils soient des spécialistes ou des  passionnés, ont participé à l’ élaboration de cet ouvrage.  L’ensemble est rehaussé par des illustrations d’artistes nivernais reconnus, tels que Hanoteau, Paneda, Pommery, et par les photographies d’un passionné de patrimoine, Philippe Poiseau. Les bulletins de souscription son disponibles sur le site de La Camosine.

 

Groupe 71

Images de Saône-et-Loire vient de publier son n° 198  (juin 2019) Sommaire

IDSL

 

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• 2 600 CHÂTEAUX FORTS BOURGUIGNONS

À PORTÉE DE CLICS

• Depuis plus de vingt ans, le Centre de Castellologie de Bourgogne a entrepris une triple démarche : réaliser d’abord un   recensement systématique de l’habitat médiéval fortifié en Bourgogne, pour diffuser ensuite les connaissances par le biais de publications et de colloques et, enfin, pour  sauvegarder les éléments du patrimoine archéologique, par le biais d’études et d’actions de protection. Châteaux-forts, fortifications au Moyen Âge, architecture castrale, archéologie médiévale, mottes, maisons-fortes, habitat médiéval…, le site du Centre de castellologie a été conçu pour aider tous ceux qui s’intéressent au patrimoine bourguignon dans leurs recherches.

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Extrait de la page consacrée au vieux château de Buxy

• Parmi les ressources proposées, figure un inventaire de quelques 2600 châteaux forts en Bourgogne, réalisé par l’université de Bourgogne. Pour chaque château ou maison forte choisi dans le menu déroulant, on accède directement à leur géolocalisation et à un descriptif, suivi de photographies: des cartes anciennes,  des vues satellite, des cartes et photographies de l’IGN ou des  vue prises au  sol.

Accéder à l’inventaire

• FOREZ

La Diana

• ANNE DAUPHINE DE FRANCE

DERNIÈRE COMTESSE DE FOREZ

PUBLICATION DES ACTES DU COLLOQUE

couverture-ad• La Diana, Société historique et archéologique  du Forez, a publié les actes du colloque consacré à Anne Dauphine de France (1358-1417), dernière comtesse de Forez,  qui s’est tenu à Montbrison le 29 septembre 2017, à l’occasion du 6ème centenaire de sa mort. L’ouvrage, qui regroupe  neuf communications de chercheurs en histoire médiévale, s’ouvre sur une introduction d’Olivier Mattéoni, professeur à l’Université Panthéon-Sorbonne, qui en a coordonné la publication.

• L’épouse de Louis II de Bourbon,en héritant du comté de Forez, l’a définitivement fait entrer dans le duché de Bourbonnais. Elle est par conséquent la dernière comtesse d’un Forez relevant directement du roi de France. La thématique principale de ce colloque  est axée sur le personnage d’Anne Dauphine, les territoires et les sites sur lesquels la comtesse et son époux ont vécu, séjourné ou exercé leur autorité. La seconde thématique se structure autour du gouvernement des femmes à la fin du Moyen-Âge, ce qui est particulièrement intéressant à une époque où la loi salique s’est imposée pour la dévolution du trône de France. Des comparaisons avec d’autres princesses permettront de l’appréhender. De nombreuses illustrations jalonnent les textes. L’ouvrage est en vente à la Diana au prix de 16€ (frais de port  en supplément).

• Au sommaire du Bulletin de la Diana (2ème trimestre 2019):  Honoré d’Urfé et la Provence : de l’aube au crépuscule… (R. Briand) – Éloge de Michel Boulier,1934-2018 (P. Troton) – Couzan : à vos remparts…(C. Matherot)

 

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