LES PARUTIONS RÉCENTES : N° 15 (JUILLET – AOÛT – SEPTEMBRE 2019)

MISE À JOUR:   1 SEPTEMBRE 2019

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’auto-éditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (auto-édités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er juillet au 30 septembre  2019. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.
  • Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• COISSARD Guy Jean:  Le vieux Belge et sa mission.1 vol. br, 240 p, éd. L’Harmattan, coll. Écritures, 20 €.

9782343179490rQue nous cache Muzee, le « vieux Belge » ? Pourquoi s’est-il imposé un pareil séjour en République démocratique du Congo ? Car on le comprend bien au fil des pages, que ce personnage à la fois original et touchant ne s’aventure pas complètement au hasard, que les rencontres qu’il fait ne sont pas toutes fortuites. Voici une très belle fresque, peinte par Guy Jean Coissard, dans la veine de l’un de ses précédents romans, L’héritier des Bisas. Elle nous dessine les mœurs de ce coin d’Afrique, nous expose les différences culturelles tout en nous désignant, souvent avec humour, certains terrains d’entente. Guy Jean Coissard, romancier et auteur de pièces de théâtre, a vécu de nombreuses années en Afrique. Il a partagé sa carrière entre la France et l’étranger et il a été tour à tour professeur de collège et de lycée, directeur d’Alliance Française, responsable de projets éducatifs avant d’occuper les fonctions de Conseiller pédagogique à Moulins. 

• CORNUAULT Joël : William Gilpin [1724-1804], montreur de paysages ; John Thelwall  [1764-1834],romantique sans culotte. 1 vol. br, 146 p, éd. du Sandre (Saint-Louis-de-Naud), 16 €.

Z CORNUAUTUne étude subjective de William Gilpin (1724-1804) et de John Thelwall (1764-1834). Le premier, l’un des créateurs de la théorie de la beauté pittoresque qui cherchait à faire valoir l’atmosphère des sites tourmentés, influença Thoreau et les peintres américains de la nature.Le second, lecteur de Gilpin, marqua Godwin, Coleridge et Wordsworth. Si Gilpin inaugure une nouvelle façon de considérer l’espace, lequel cesse de n’être qu’un panorama, Thelwall insuffle une dimension supplémentaire par la combinaison de ses observations : à la fois sensibles à la nature et attentives à la société. Au fil d’ouvrages infixables, ce touche-à-tout, poète et orateur, trace une pensée où philosophie de la nature et philosophie sociale sont inséparables. Si Gilpin montre le paysage, Thelwall cherche à le dévoiler. Né en 1950, Joël Cornuault  est libraire à  Vichy et il poursuit parallèlement une activité d’éditeur à l’enseigne de la Librairie  La Brèche. Il est l’auteur d’essais,  de poèmes et de traductions (Kenneth  Rexroth, Henry David Thoreau, John Burroughs, William Gilpin). Une de ses dernières parutions est “Mes dromomanies” (éd. Bleu Autour).

• TÉNOR Arthur : Le collectionneur de monstres. 1 vol. br, 186 p, éd. Scrinéo, coll. Imaginaire, 12,90 €.

Z Ténor La citadelle de Thémédéor, dit le  “Collectionneur de monstres”, est assiégée. Les Kazkares, tribu de redoutables chasseurs, sont prêts à mettre la citadelle à feu et sang s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils réclament. La prestigieuse Académie diplomatique d’Isuldain est chargée de désamorcer le conflit pour rétablir la paix. C’est donc à la jeune chambrée des Crépusculaires que l’affaire est confiée. Pour ces novices, cette mission est décisive, car elle déterminera leur avenir au sein de l’Académie. Mais lorsqu’ils arrivent sur place, l’affaire se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît. Leur présence n’est pas la bienvenue, et c’est sur le fil de la vie qu’il leur faudra conserver leur équilibre… en espérant ne pas tomber dans l’un des horribles enclos du Collectionneur de monstres.  Quand le monde s’est résolu à la violence, la diplomatie peut-elle encore faire triompher la paix ?

 • VÉDRINES Jean : Âge d’or. 1 vol. br, 480 p, éd. Fayard, 22 €.

Z VédrinesDe retour en France mais surtout de retour à une vie «  normale  », Georges se souvient de son épopée au-delà des Alpes, dans l’Italie insurgée des «  années de plomb  », qui pour lui furent un âge d’or. Et garde intacte, malgré les échecs et les désillusions, sa foi en la Révolution. Comment vivre à petit feu quand on a connu l’absolu ? À 19 ans, Georges le maladroit, le presque rien, a reçu comme un éblouissement. Il a cru que son destin de petit Français était de prendre part à la grande histoire, à l’insurrection armée qui embrasait alors l’Italie. Vite arrêté et condamné, il est retourné vaincu vivoter dans son Bourbonnais natal. Plus de trains de nuit, de planques chez les camarades, d’émeutes dans les rues de Turin et Bologne. Depuis, Georges semble un de ces perdants qu’on n’écoute guère, un simple, un «  poète  » il préfère dire, un marginal dont les autres brocardent la parole rugueuse. Quarante ans qu’il en est ainsi. Pourtant, Georges tire force et lumière de ces années lointaines que les vainqueurs ont trouvées de plomb et que lui baptise «  âge d’or  » puisque la politique s’y faisait mystique et la révolution une victoire sur la mort. Aujourd’hui, ceux qu’il a combattus ont triomphé en Italie comme en France et pérorent, plastronnent. Mais, dans leurs paroles durcies au fer de la puissance et de l’orgueil, Georges entend une autre musique, une étrange défaite. Après L’Italie la nuit, La Belle Etoile et Morteparole, Jean Védrines s’affirme livre après livre comme le poète de la révolte, le chantre de toutes les insurrections, fussent-elles manquées ou réprimées. Entre France et Italie, sa langue inspirée et puissante explore les splendeurs et les misères de la colère sociale, l’irradiante beauté des idéaux révolutionnaires, à laquelle on ne peut sans doute que se brûler. Fils de Henri Védrines qui fut député de l’Allier et petit-fils du célèbre aviateur Jules Védrines, Jean Védrines est né à Montluçon.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BOUVANT Hervé : Albert Londres et les siens. Présentation et introduction de l’auteur. 1 vol. br, 164 p, illustrations, documents, autoédition Hervé Bouvant (herve@bouvant.fr), 25 €.

AL COUV 1Ancien secrétaire de l’association Maison Albert Londres de 2016 à 2019, Hervé Bouvant a choisi de publier à compte d’auteur le résultat de ses propres recherches sur l’univers du “Prince des reporters”. Outre les ancêtres de Londres, il s’est attaché à mettre en relief celles et ceux qui ont gravité autour de lui,  que ce soit sa fille flore, dite  Florise, ou  le reporter journaliste Édouard Helsey,  qui fut son grand ami. Il retrace également  le parcours brillant de son gendre André Martinet, qui termina sa carrière à la tête de  la marine nationale. Hervé Boutant apporte aussi des éclairages  sur la “mystérieuse” dernière fiancée du reporter qui vint à ses bras, à Vichy, en 1930 et en 1931. Elle s’appelait,  Olga Mischkine et elle était à la fois  peintre et actrice.

COMBEAU Jean-Claude : Montluçon, mémoire d’une ville. 1 vol. br, 180 p, illustrations, biblio, éd. Sutton, coll. Mémoire d’une ville, 19,90 €.

Combeau MontluconS’il est une citation correspondant parfaitement à Montluçon et ses habitants, c’est bien celle d’André Malraux : « Les hommes ne valent que par ce qu’ils ont transformé », tant le développement de la ville a été exceptionnel de 1840 à 1960. C’est au travers de quelque 250 documents photographiques anciens que l’auteur, Jean-Claude Combeau, invite le lecteur à découvrir la transformation de ce petit bourg rural de 4 000 âmes au milieu du XIXe siècle, en une ville moderne, 120 à 130 ans plus tard. Nul doute que ces images contribueront à joindre l’utile à l’agréable : apprécier, avec le recul des années, le mérite des générations précédentes, en feuilletant avec plaisir cette chronique en images d’une période importante de l’histoire de Montluçon.

• GARNIER Michèle (sous la direction de) : Albert Londres à Vichy. 1 vol. br, 100 p, illustrations, documents, éd. Association Maison Albert Londres, 15 €.

Z Albert Londres à VICHYFruit d’un travail collectif,  réalisé sous la direction de  Michèle Garnier, ce livre repose sur de nombreux documents. Il vise à mettre en valeur le lien affectif  et réciproque qu’entretenait Albert Londres avec  la station thermale, alors qu’il  accède vraiment à la célébrité après 1914 . Selon Marie de Colombel, présidente de l’association Maison Albert Londres. “ c’était un amoureux de Vichy,  un grand ambassadeur de sa” ville”. Entre  des articles issus de la presse locale traitant du journaliste  et des articles que ce dernier a consacrés à Vichy, ce recueil foisonne de documents qui démontrent  qu’Albert Londres  “s’intéressait vraiment à la vie dans la cité thermale, au point de lui faire écrire que “Vichy n’est pas qu’une femme (mais que) c’est une reine”. Cet ouvrage entend aussi s’inscrire dans le cadre de la candidature de Vichy au patrimoine mondial de l’Unesco, avec d’autre stations thermales européennes : Albert Londres “représente quelque chose dans le milieu du journalisme. Tous les yeux du journalisme devraient être braqués vers ici. Mais tout n’a pas été  fait en ce sens”, regrette Marie de Colombel.  

• MIQUEL Pierre: les oubliés de la Somme: 1er juillet – 19 novembre 1916. Nouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, illustrations, biblio, éd. Tallandier, coll. Texto, 9,50 €.

texto-les-oubliexxxus-de-la-somme-crgDe juillet à novembre 1916, un million de soldats britanniques, allemands et français meurent sur le front de Somme. Pourtant, en France, cette bataille a longtemps été oubliée… Le 1er juillet 1916, les armées britanniques et françaises lancent une offensive d’une ampleur sans précédent sur le front de la Somme. C’est la grande attaque de 1916 voulue par les généraux anglais et français, Haig et Joffre. Au premier instant, le bilan est sans appel : 30 000 hommes sont tombés à la première heure, 60 000 au premier jour. Le massacre va se poursuivre jusqu’au 28 novembre. Cet ouvrage  raconte l’histoire d’une  bataille presque éclipsée qui fit plus de morts que Verdun. Historien renommé de la Première Guerre mondiale, Pierre Miquel (né à Montluçon en 1930, décédé en 2007) est l’auteur de nombreux livres sur la Grande Guerre. 

• SAUVARD  Jocelyne : Jeanne Moreau l’impertinente. 1 vol. br, 285 p, illustrations, éd. L’Archipel, 20 €.

Z sauvard moreauJeanne-Moreau-l-impertinenteUne gifle de cinéma l’a propulsée sous les projecteurs avec Touchez pas au grisbi. Deux ans après, son rôle dans Ascenseur pour l’échafaud, sous les auspices de Louis Malle et Miles Davis, a fait d’elle une icône. « La plus grande amoureuse du cinéma », selon François Truffaut. Cent vingt films, des séries culte (Les Rois maudits de Josée Dayan), plus de trente pièces de théâtre au léger parfum de scandale… Jeanne Moreau aura travaillé avec les plus grands : Antonioni, Bunuel, Losey, Ozon, Agnès Varda, Marguerite Duras, mais aussi Peter Brook et Jean Vilar. Elle a joué avec les monstres sacrés tels que  Gérard Philipe, Delon, Depardieu, Bardot, n’hésitant pas, au soir de sa vie, à partager la scène avec Étienne Daho. « Elle avait des bagues a chaque doigt » et chantait d’une voix que nul n’a oublié. Elle s’st éteinte le 31 juillet 2017, laissant l’image d’une star anticonformiste, autoritaire, courageuse, sulfureuse, pétrie de désirs. Mais qui était vraiment Jeanne Moreau ? Avec ce portrait fidèle, sensible, nourri de témoignages inédits, Jocelyne Sauvard nous entraîne dans le tourbillon de la vie d’une femme libre.

• WIRTH Thierry : Vichy, mémoire d’une ville. 1 vol. br, 180 p, illustrations, biblio,  éd. Sutton, coll. Mémoire d’une ville, 19,90 €.

VICHYAvant d’être la capitale de l’Etat français durant la seconde guerre mondiale, Vichy a connu une prospérité économique et thermale inégalée. Réussir à se faire appeler la « Reine des villes d’eaux » sans que cela soit contesté par les autres stations thermales n’est pas seulement un tour de force mais le résultat d’une ascension irrésistible qui fit de Vichy la destination privilégiée pour les soins, les plaisirs et la vie mondaine jusque dans les années 1960. Passionné par l’histoire de la station thermale, Thierry Wirth lui a consacré plusieurs ouvrages et albums depuis une vingtaine d’années.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

DIVERS

BENOÎT Christine : Manager un établissement de santé : modes d’organisation pratiques  de management, nouveaux outils de gestion. 4ème édition. 1 vol. br, 190 p, illustrations, biblio, sites Internet,  éd. Gereso (Le Mans), coll. Les guides pratiques, 22 €.

9782378902117_internet_h1400Cadres dirigeants et opérationnels, managers et gestionnaires d’établissements de santé privés ou publics, vous devez chaque jour relever le même défi : allier qualité des soins et qualité de vie au travail, dans un contexte de rationalisation permanente des moyens. Si les établissements de santé sont de plus en plus performants, les patients mieux informés sont, quant à eux, plus exigeants et les soignants plus nombreux à souffrir d’épuisement professionnel. Les cadres, accaparés par les impératifs de la certification et le traitement de l’absentéisme, s’éloignent de leurs équipes et ressentent un véritable malaise. Inégalité dans l’accès et les offres de soins, désertification médicale, diminution des effectifs et des moyens alloués sont autant de symptômes préoccupants de notre système de santé. La nécessité d’un retour à l’équilibre pour les hôpitaux et le regroupement des établissements demandent de revisiter les modes d’organisation, les pratiques de management et d’oser appliquer de nouveaux outils de gestion. Cet ouvrage présente les techniques de management humanistes les plus adaptées au milieu de la santé en mettant la logistique au service de l’humain. Christine Benoit est créatrice et chef d’entreprise dans des domaines aussi variés que la santé (cliniques et maisons de retraite), la restauration collective, l’agroalimentaire et la formation professionnelle. En 2007, elle intègre le groupe de santé Vitalia et crée en 2010 la première Université d’entreprise dans la santé, dont elle a assuré la direction jusqu’en août 2014. 

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ANGLADE Jean :  Un lit d’aubépine. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. Pocket, coll. Terroir, 6,95 €.

Z Anglade Viverols, une commune de montagne entourée de bois, de pâturages, aux confins de quatre provinces : Auvergne, Forez, Velay, VivaraisEn 1902, un gendarme corse, Pancrace Cervoni, y est nommé chef de brigade. Verbaliser les braconniers, les voituriers sans lanternes et les vendeurs d’allumettes de contrebande, tel était l’essentiel des activités des gendarmes de Viverols,  petite bourgade perdue de l’Auvergne forézienne. Aussi Pancarce Cervoni, le nouveau chef de brigade, commençait-il à s’ennuyer lorsqu’il remarque la jolie Tiennette Farigoule, une jeune paysanne à peu près illettrée. Elle a dix-huit ans, lui trente-deux. Sa mère prétend descendre du dauphin Louis XVII, qui se serait  échappé de la prison du Temple,  pour trouver refuge dans la région. Lui portait l’illustre patronyme d’un général napoléonien, mort au combat, la tête fracassée par un boulet de canon. Tout aurait dû les séparer.Ils se marient pourtant un beau jour de 1903 et ils auront trois garçons : Annet, que sa mère dirigera vers la prêtrise, Jean, dont son père fera un militaire, et André, qui choisira lui-même son destin, en devenant à la fois  poète-proxénète. Mais, peu soucieuse de ces carrières dissemblables, Tiennette nourrit pour eux un amour égal et passionné, prête à toutes les indulgences. Un lit d’aubépine est l’histoire captivante, multicolore, tantôt burlesque et tantôt bouleversante, de cette “ mère Goriot et de ses trois fils.

CAGNARD André : Le moulin voit rouge. Roman policier. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, coll. Polar en poche, 7 €.

Z CAGNERDN’ayant pas participé à la séance photo organisée sur la scène avec le président, Carole et Fanfan étaient sorties en avance et s’étaient faufilées entre les cars de touristes. Carole se retourna et regarda la façade du célèbre cabaret au travers des rafales de neige…C’est le point de départ du dernier roman d’André Cagnard. Un inspecteur de police, Camoletti,  épaulé par son assistant, se trouve confronté à une mission aussi difficile que délicate : il doit empêcher un attentat en préparation qui a pour cible un chef d’état étranger  en visite à Paris. Ils trouveront une aide inattendue  avec des employés du célèbre cabaret, le Moulin Rouge…

• CHALAYER Maurice : Le secret de Jean. 1 vol. br, 251 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

Z Chalayer Jean Roche, jeune coupeur dans une usine de confection, a réussi à survivre  à la Première Guerre mondiale, mais un mystère plane sur lui. Sans voix, sans émotion et sans mémoire, qu’a fait ou qu’a bien pu voir vu le poilu pour revenir de la guerre à ce point traumatisé ? Sœur Adèle, Isabelle, Joseph Roche ainsi que Barnabé et Clément Matrat refusent la fatalité et, chacun à sa manière, va essayer de s’employer à épauler l’homme blessé  » dans son dedans  » pour qu’il revienne à la vie, à la vraie, celle des hommes, de la bonne amitié et de l’amour… Originaire du massif du Pilat, Maurice Chalayer est issu d’une famille de scieurs forestiers depuis plusieurs générations. Partageant ainsi son temps entre l’écriture romancée et le journalisme, il invite  le lecteur, dans ses essais sociologiques et ses romans, à pénétrer dans le monde rural où il a passé son enfance. 

• CIOCOIU Elena : Les configurations de l’imaginaire pascalien. Préface de Gérard Ferreyrolles. 1 vol. br, 328 p, biblio, index, éd. Classiques Garnier, coll. Univers Port-Royal, 39 €.

CiuMS01bTexte remanié d’une Thèse de doctorat (Littérature française et comparée – Paris IV, 2008). Cette recherche est une approche systémique de l’imaginaire pascalien, qui établit une correspondance entre les stratégies de l’imaginaire et les stratégies d’écriture, en essayant d’ouvrir la voie pour la confrontation des imaginaires et en proposant de considérer l’imaginaire pascalien comme un imaginaire de frontière. Après la préface de Gérard Ferreyrolles, suivie d’une introduction et d’un avant-propos, l’ouvrage se décline en trois grands thèmes : L’homme devant le monde, L’homme devant soi-même, L’homme devant Dieu.  L’ensemble est complété par un index des noms et une bibliographie.

 • COSEM Michel : Les yeux de l’oursonne. 1 vol. br, 220 p, biblio, éd. de Borée, 18,90 €.

Z2 COSEM► Lorsque Marcellin, jeune agent immobilier à Luchon, se voit confier la vente d’une maison dans la montagne, il tombe sous le charme des lieux, à tel point qu’il achète la propriété et s’y installe avec sa compagne Nathalie. Un soir, il reçoit l’étrange visite d’une oursonne à laquelle il s’attache. Mais cette étonnante visiteuse est-elle réellement sans danger ? Et la maison, ce troisième “personnage”» pour lequel Marcellin éprouve un attachement sans bornes, mettra-t-elle en péril sa relation avec Nathalie ?

• DELAGE Alain : Le dernier chant des cigales. 1 vol. br, 266 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z DelageAutomne 1955. Toussaint Gariel, maire du village de Saint-Romain, niché dans l’arrière-pays varois, est convoqué à la préfecture. Sa mission : annoncer à ses administrés une nouvelle qui va bouleverser leur vie. Leur village va être absorbé par le nouveau camp militaire de Canjuers. Expropriés, les habitants doivent quitter leur maison dans un avenir très proche. Comment faire accepter l’inacceptable ? Toussaint va devoir faire face à la résistance annoncée des villageois, exacerbée par les jalousies et de vieilles rancœurs qui refont surface. Quel sera le sort de Saint-Romain et de ses habitants ? Alain Delage s’investit tout particulièrement dans la vie culturelle et associative de sa région. Ce passionné d’histoire a déjà publié plusieurs ouvrages à vocation patrimoniale depuis 2001 et il s’est impliqué fortement dans la conservation et la transmission de l’histoire locale. Le Dernier Chant des cigales est son sixième roman.

•DELAGE Alain : L’inconnu de Saint-Blaise. 1 vol. br, 425 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Z Delage l'inconnu► Comme tous les ans à la Saint-Blaise, le Pétassou, figure emblématique du village, traverse les rues avec à sa suite des enfants rieurs prêts à crever la vessie de porc gonflée sur son dos. Mais, cette année, la fête va tourner court. Le Pétassou est retrouvé mort. Sylvestre, le fils de l’adjoint au maire, qui devait revêtir le costume cousu par Marie, la fille du maire, a fui le village en compagnie de sa belle. Et, sous le costume, on découvre le corps d’un inconnu. Qui est-il ? Qu’est-ce qui a poussé les deux amoureux à dissimuler leur fuite ? Le maire et son adjoint enquêtent…

DI MARCO Chiara (sous la direction de) : Georges Bataille : des mots pour l’impossible. 1 vol. br, 248 p, éd. Mimésis, 2018, coll. Philosophie –  n° 60,  24 €

Z BATAILLE.jpgLe silence, “ l’inaccessible” est une embarrassante absence de sens et l’on ne peut en parler sans lui donner du sens. C’est l’épreuve périlleuse de l’impossible que Georges Bataille a  incarnée  dans sa vie comme dans sa pensée. Une épreuve et un sens que les essais ici rassemblés tentent de raconter  avec la conscience de ne pas échapper à la trahison d’une pensée rendue seulement possible par le déplacement continu du sens dans l’inquiétude insoluble qui est l’existence. Georges Bataille, né le  à Billom (Puy-de-Dôme), mort le  à Paris, a été à la fois  bibliothécaire et écrivain.  Son œuvre, particulièrement variée,  se compose d’ouvrages de littérature, mais aussi d’anthropologie, de philosophie, d’économie, de sociologie et d’histoire de l’art.

 • DUPORGE Bernard : Le tambour de Lacanau. 1 vol. br, 370 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

Z DUPORGE► Le petit Clément a tout juste 11 ans, en 1914, lorsque son père part pour le front en lui confiant, avec un sourire grave, la maison familiale. Le jeune garçon, qui bat le tambour communal avec un enthousiasme sans pareil pour porter les nouvelles aux villageois, ne sait pas encore le poids du malheur. Il va l’apprendre en lisant un carnet que vient lui remettre, fin 1918, un compagnon de ce père que le maire est venu annoncer, deux mois auparavant, mort pour la France. De ce premier deuil, Clément fera une leçon de vie. Elle l’incitera, durant l’Occupation, à rejoindre la Résistance et à parcourir les grandes forêts de pins ou leurs lisières en quête de renseignements sur l’ennemi et de clairières où effectuer des parachutages. Mais les blessures de la vie ne cicatrisent jamais. Partagé entre deux amours, meurtri par l’existence, Clément sombre dans le silence, s’éloigne des siens, se sent de plus en plus seul. Jusqu’à ce jour où, venant de l’intérieur des terres, un vent apporte la terrible nouvelle : sur les rives de l’étang de Lacanau, des aménageurs se préparent à détruire son cher Cousseau, la forêt de son enfance… Le sang de Clément va alors bouillir à nouveau dans ses veines et la résine des pins couler en son cœur. Mais le petit tambour de la guerre de 1914 retrouvera-t-il en lui assez de confiance et de force pour appeler à la rébellion et tenir tête, avec une poignée d’amoureux de la nature, à la cupidité de quelques-uns ?

FERRATON Henry-Noël : Les amants du Bès. 1 vol. br, 310 p, éd. Revoir (Mirefleurs), 18 €.

Z Ferraton Joseph et Adeline sont les jeunes enfants de paysans cantaliens. Seuls les aînés auront des droits sur la propriété familiale. Ce n’est pas leur cas. Arrivés à l’âge adulte, ils décident de se marier malgré l’opposition de leurs parents. Sans terre et avec peu d’argent, ils savent que leur existence sera difficile. A force de travail, Joseph parvient à se créer une situation confortable. Tout irait pour le mieux, mais après de nombreuses années, le couple n’a toujours pas d’enfant. Joseph a découvert son incapacité d’être père, mais s’est bien gardé d’en parler. Adeline n’admet pas la stérilité de Joseph. Elle estime que seules les femmes sont responsables de leur maternité. Soutenue dans cette idée par sa mère, sa famille, elle se détruit lentement, tandis que Joseph profite de son handicap pour la tromper et disparaître totalement. Malgré les épreuves terribles, les situations difficiles, ses sentiments pour Joseph restent intacts. Elle ne désespère pas de le retrouver. 30 ans plus tard, va-t-elle revoir son amour de jeunesse ? A-t-il refait sa vie ? Est-il mort et inhumé anonymement au fin fond de l’Amazonie ? Très attaché à l’Auvergne et au Cantal, en particulier où il a passé toute sa vie, Henry-Noël Ferraton, profite de sa retraite pour se consacrer à ses passions : la généalogie et l’histoire locale. Avec un premier livre biographique sur son père, vétérinaire rural à Saint-Flour, l’auteur, ancien cadre commercial, a redécouvert les plaisirs de l’écriture. Son activité professionnelle, exclusivement orale, l’avait privé des joies de la plume découvertes au cours de sa scolarité.

• GIARD Michel : Les vendanges du Loubiac. 1 vol. br, 370 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 21 €.

Z Giard► Rien ne prédestinait Léonie Marciac à diriger le domaine viticole familial en Bordelais. Pourtant, tout change avec la mobilisation de son mari en août 1914. Visionnaire, habile et décidée, Léonie se révèle une remarquable femme d’affaires et s’émancipe. Des foires aux vins à l’Europe des palaces, des beaux jours de l’été 1914 à ceux de 1939, nous assistons avec Léonie à l’arrivée des Américains à Bordeaux, au développement de l’automobile et de l’aviation, ainsi qu’aux mutations profondes du pays. Saveurs des huîtres du bassin d’Arcachon et soupe amère, passions et déchirements, jeunesse et déclin : grands malheurs et petits bonheurs alternent sur les rives de la Gironde et au bord de la mer. Écrivain éclectique, Michel Giard a déjà publié plus de soixante-dix ouvrages. Historien, chroniqueur radio, conférencier et grand voyageur, il se passionne pour les aventures humaines. Les Vendanges du Loubiac est son quatrième roman publié par les éditions de Borée.

HEP: Cantal où? 1 vol. br, 114 p, illustrations, éd. de la Châtaigneraie, 15 €.

cantalouLes paysages, la gastronomie, l’accueil, autant d’arguments qui plaident pour visiter ou vivre dans ce beau département qu’est le Cantal. Mais les voies d’accès, la rudesse du climat, le côté rural peuvent détourner de cette destination prodigue qui a pourtant tellement à offrir. Voilà quelques années, l’auteur, qui est né à Lyon,a posé ses valises ici, traversé, à l’origine, par un questionnement sur sa capacité d’adaptation, lui, l’urbain en provenance de la région parisienne. Ce qu’il a perdu en gaz d’échappement et poussières fines, il l’a gagné en authenticité des relations et passion pour un territoire qui se bat vaillamment pour exister et être reconnu. Résilients, c’est le mot qui lui  vient à l’esprit pour évoquer ces Cantalous amoureux et fiers de leur région mais conscients que dans le « village global », il leur faudra bien des arguments afin de faire valoir ce territoire et obtenir les aménagements indispensables pour ne pas figurer dans la cohorte des oubliés de la mondialisation. Lui, l’étranger, a donc voulu apporter sa pierre à cette œuvre collective de reconnaissance et de valorisation du Cantal, profitant de son regard décalé pour apporter une touche d’autodérision avec le profond désir que ces instantanés puissent séduire et interpeller en dehors de notre frontière.

• LEMAIRE Philippe : Des nerfs d’acier. 1 vol. br, 230 p, éd. de Borée, 18,90 €.

Z Lemaire“Dans ce roman, nous sommes transportés à quelques années de l’exposition universelle, et quel voyage ! A l’instar du héros, Johan, nous débarquons dans ce Paris que nous ne connaissons pas et nous assistons, fascinés, à l’érection d’un monument qui fait naître bien des polémiques et nous savons quelle sera sa destinée dans le ciel de Paris. Du chantier initié par Gustave Eiffel j’ai moi-même appris beaucoup de choses passionnantes : je ne m’étais jamais posé la question de savoir comment ils avaient pu construire une telle chose à la fin du XIXe siècle, ne serait-ce que du point de vue logistique ! Mais l’histoire ne tient pas qu’à cela. Johan est un personnage attachant, épris de liberté et de littérature. Il va découvrir la vie parisienne, la vie tout court au contact de personnages variés et hauts en couleur : Malou et Ti Gouverneur, des expatriés martiniquais qui vont lui apprendre les réalités de l’esclavage et de la colère, mais aussi de l’amour et de la solidarité ; Moriaty et Massimo, ouvriers puis contremaîtres sur cet immense chantier qui vont lui donner le goût du travail et le sens de l’amitié ; Adèle qui va l’initier à l’amour et à la peinture ; Maxence, son frère, qui va lui faire une belle démonstration de la goujaterie ; des peintres, des ouvriers, des journalistes qui constituent une fresque vivante du Paris fascinant de cette entrée dans le XXe siècle”… (extrait du site focus-litterature.com)

• LÉONARD Laurent : Incontrôlables. Roman policier. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Polar en poche, 8 €.

Z Léonard.jpgDenis est une machine. Inès, une purge. Marie, un ange. Nila, elle, est folle. Djwenisz Walentyn, de sa véritable identité, est un quadra polonais que le physique athlétiquement hors-norme a poussé vers des activités peu scrupuleuses. il est l’homme de main d’un caïd incarcéré. Sorte de garçon manqué au caractère volcanique, Inès est lieutenant à la PJ clermontoise. Électron libre doué et efficace, elle commence à dangereusement taper sur les nerfs de sa hiérarchie. Marie est une adolescente bien dans ses baskets. Brillante, elle vit épanouie avec son père, sa nouvelle amie Armelle et les enfants de cette dernière. Nila n’a que sa date de naissance pour la rapprocher de Marie. En fait, elle est son contraire. Taiseuse et tourmentée, elle ne parvient toujours pas à se remettre du fait que son père n’ait ni daigné la reconnaître ni souhaité la connaître. C’est une grenade dégoupillée. Un concours de circonstances rocambolesque va faire se télescoper le destin de ces quatre-là. Et forcément, ça va péter ! Laurent Léonard est chef du commandement de nuit au commissariat central de Clermont-Ferrand. “Incontrôlables”  est son second roman après Blanc nocturne, publié par le même éditeur en 2018.

• PAGIS René : La terre de Jeantou. 1 vol. br, 180 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18 €.

Z Pagis► “ Lorsqu’on ne cultive pas une terre, on ne doit avoir de droit ni sur ses fleurs ni sur ses fruits.” Cette citation d’Alfred de Vigny illustre parfaitement le ressenti de Jeantou, le « vieux garçon » de Brousse, lorsqu’il voit son petit village isolé au cœur du Massif central soudain envahi par des engins de terrassement destinés aux travaux du remembrement. Farouchement attaché à sa terre, Jeantou compte bien ne pas laisser faire et il va se battre avec toutes ses forces  contre ce projet qui ne peut que bouleverser la vie et l’environnement du village. Se retrouvant seul contre tous, il doit faire face à  la vindicte des élus, des gendarmes et d’une partie de la population, qu le soupçonnent des pires agissements. Seuls quelques inconditionnels prennent en vain sa défense… Une colère qui ira jusqu’au drame.

• PALET Marie de : Le temps des aubépines. 1 vol. br, 500 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9 €.

Z de Palet► Orpheline depuis sa plus tendre enfance, Sylvie vit chez les Verneuil, de lointains cousins de sa mère. Elle a grandi tant bien que mal, préposée aux tâches les plus ingrates, sous le joug de la rude et autoritaire Amélie. Cette dernière a promis de l’élever comme sa propre fille, mais la jeune femme se demande si sa cousine l’a vraiment recueillie par charité. D’autant que, maintenant que Sylvie est en âge de se marier, Amélie semble avoir des plans bien précis quant à son avenir. En lui faisant épouser son fils, elle pourrait mettre la main sur la maison familiale de Sylvie… Marie de Palet a accédé à la notoriété, lorsqu’elle a troqué son  stylo d’institutrice pour sa plume d’écrivain. Lozérienne de racines et de cœur, elle met en scène dans ses romans  sa province d’origine, montrant  sa connaissance intime du monde paysan d’autrefois. L’ensemble de son œuvre lui a valu d’être distingué par  le Grand Prix Arverne d’honneur 2019 décerné par la Ligue auvergnate.

• PARAILLOUS Alain : La rumeur du fleuve. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z ParaillousSaint-Léger, au bord de Garonne, sous la Restauration : avec l’arrivée des bateaux à vapeur, c’est tout un monde de bateliers et d’agriculteurs qui est remis en question, ces derniers pratiquant depuis longtemps la culture du chanvre, destiné à la confection des voiles et des cordages. Tel est l’objet du 14ème  roman d’Alain Paraillous. Julien Lambert se retrouve obligé de se reconvertir dans la culture du tabac, au prix de nombreuses difficultés, sans oublier la venue d’une belle inconnue qui va semer le trouble. L’auteur a su rester fidèle à ce genre littéraire du régionalisme qui lui vaut une belle renommée. Profondément attaché à la ruralité et à ses valeurs, Alain Paraillous a exprimé cette fidélité dans deux livres de souvenirs, Le Chemin des Cablacères  et  Les Collines de Canteloube, puis dans un roman,  Les Peupliers du désert. Son savoureux  Dictionnaire drolatique du parler gascon  reste un succès de librairie, de même que La  vallée des Joncières ,  Les Fleurs de pierre,  Le Bois des serments, qui ont été  autant de réussites.

• PHAM Minh-Triêt: Au pays des volcans d’Auvergne: photo-haïkus – In land of the Auvergne volcanoes. Texte bilingue français – anglais. 1 vol. br., 230 p, illustrations en couleur,  éd. Unicité (91530  Saint-Chéron), 17 €.

couverture_200pxMinh-Triết Phạm signe son septième recueil poétique et nous invite, cette fois, à une balade-haïku dans le grand Massif central, dont la chaîne des Puys a récemment été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ses compositions, toujours inspirées et pleines de fraîcheur, nous projettent au cœur des mystérieux volcans d’Auvergne et font résonner la magie de l’instant et nos propres émotions aussi bien que nos chaussures sur les scories. De villes en villages, de puys en cratères, de moment figé en panorama mouvant, le lecteur découvre l’alchimie des photo-haïkus du terroir, authentiques et originaux, purs et profonds, insolites ou nostalgiques. On se laisse aussitôt enivrer et captiver par le haïjin mutin. Au fil du voyage, clins d’œil et clairvoyance, peines et réconforts, vieilles pierres et paysages à perte de vue prolongent rêverie et plaisir du partage avec l’auteur et son sens de l’aventure. Un recueil bilingue à déguster en toute sérénité, ou presque…

TAILLANDIER François : La croix et le croissant. 1 vol. br, 300 p, chronologie, éd. de Borée, coll. Mon Poche, 8,50 €.

Z PeyramaureOn est en 639 de l’ère chrétienne. L’empereur Héraclius regagne Constantinople, malade, ayant dû abandonner la Terre sainte aux irrésistibles cavaliers du désert qui combattent au nom d’Allah. Au même moment, Dagobert 1er, maître des royaumes francs, se fait transporter à Saint-Denis, près de Paris, où il souhaite mourir. La même année encore, le calife Omar, deuxième successeur de Mahomet, contemple avec allégresse sa conquête : Jérusalem, où il est entré l’année précédente. Dagobert n’aura rien su de son contemporain Mahomet. Pourtant, moins d’un siècle plus tard, le duc Charles, dit Martel , devra affronter les combattants arabes en Provence et dans le Poitou. Personne n’aurait pu prévoir la fulgurante expansion de l’islam, qui allait ensuite créer une civilisation originale sur les bords de la vieille mer romaine. Ces personnages, souvent stylisés ou mythifiés par l’historiographie ou la légende, revivent ici tels qu’ils furent : des hommes de chair et de sang, en proie à des rêves, à des ambitions, à des passions, à des doutes, à des peurs, jetés dans des événements dont ils peinent souvent à comprendre les enjeux. Dans le prolongement de L’Écriture du monde (Stock, 2013), ce tableau romanesque explore de façon vivante et incarnée des “ âges obscurs ” dont la trace marque encore le monde d’aujourd’hui.

• TISSIER Pascal : La dent de la rancune. Roman policier. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 19,90 €.

Z TissierNovembre 2015. Au cours de la tentative d’arrestation d’un meurtrier yougoslave, la commandante Alysa d’Argens se fait enlever par ce dernier, qui la laisse blessée et inconsciente auprès de leur voiture calcinée. L’investigation du véhicule qui en découle met en évidence la corrélation entre l’analyse génétique du sang de la jeune policière et celui prélevé sur une vieille hostie d’une trentaine d’années, mise au jour dans l’église de Beaune-le-Froid, en Auvergne, lors d’un violent orage. La jeune enquêtrice va tenter de découvrir l’origine de ce lien, aidée par son adjoint Mathias Venat et l’abbé auvergnat Boris Falque. Pourchassée par les services de la Sécurité intérieure et d’anciens terroristes, les indices vont l’amener à plonger dans son passé trouble. Avant d’être romancier, Pascal Tissier était expert criminaliste au profit de l’IRCGN. Après un bref passage à la brigade de recherches de Marseille, il termine sa carrière comme instructeur en police scientifique au Cameroun. De retour en France, Pascal Tissier peut s’adonner à sa passion pour l’écriture. il puise dans son expérience et dans son exigence de l’exactitude pour rédiger ses thrillers et ses polars.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• EVERAT Édouard (1855-1945) : Histoire abrégée de la ville de Riom, depuis ses origines jusqu’à nos jours, racontée à mes petits-enfants. 1 vol. br, XIII +  412 p, illustrations, éd. Le Livre d’histoire, coll. Monographies des villes et villages de France, 62 €.

Z EVERAT RIOM► Réimpression en fac-similé de l’édition de Riom (Librairie A. Pouzol, 1923). La première mention de Riom remonte à saint Grégoire de Tours, notamment lorsqu’il évoque au VIe siècle son patron et protecteur saint Amable, curé de la paroisse au Ve siècle. Le bourg devait donc avoir une certaine importance dès cette époque. Il s’étendait au sein d’une plaine renommée par sa fécondité, les eaux du lac de la Limagne ayant laissé à nu un sol d’une fertilité incroyable, en se retirant. En 1077, Pierre de Chavanon établit dans l’église de Saint-Amable une communauté de chanoines en charge des fonctions curiales. La fondation de cette abbaye contribua au développement de la cité qui devint une place forte. Á la constitution de la Terre d’Auvergne par Philippe Auguste, Riom devint la capitale du nouveau domaine royal. Le premier avantage que la ville alors « très riche, très opulente » aux dires des chroniqueurs, tira de sa nouvelle qualité, fut la résidence dans ses murs d’un officier royal de sang supérieur ayant pour devoir de centraliser les recettes, de statuer sur les appels interjetés des décisions des prévôts et de contrôler la gestion de ces derniers. Alphonse de Poitiers fut le maître de la cité durant trente ans (1241 à 1271). Il se croisa dès 1246 en même temps que son frère saint Louis qui le chargea de recruter l’arrière-ban des guerriers. L’expédition exigeait de coûteuses dépenses. Après d’âpres discussions, les Riomois payèrent 4 000 livres et Alfonse leur octroya deux chartes successives en 1248 et 1249. En 1270, une charte définitive connue sous le nom d’Alfonsine fut accordée dans les mêmes conditions pour financer la huitième et dernière croisade. Alfonse ne la signa qu’au moment même de son embarquement à Aymargues, près d’Aigues-Mortes. Cette charte non seulement assurait à la ville l’indépendance et la sécurité, compatibles avec la constitution politique du temps, mais lui garantissait aussi de profiter de l’accroissement de puissance que la royauté obtiendrait pour son propre compte. Par le traité de Brétigny, Jean de Berry reçut l’Auvergne en 1360 puis, par lettres patentes en 1532, François Ier déclara l’Auvergne définitivement réunie à la Couronne. La fortune de Riom n’avait cessé de grandir depuis le XIIe siècle. Cette qualité royale qui lui était rendue lui conféra une importance exceptionnelle jusqu’aux troubles de la Ligue. Lorsque Henri de Navarre revendiqua la couronne, les Riomois préférèrent « mourir de mille morts que de souffrir un roi huguenot ». Par son édit de mai 1594, Henri IV assura cependant à la ville l’inviolabilité de sa foi catholique et y rétablit les sièges et ressorts de la Sénéchaussée et les autres établissements qui lui avaient été enlevés.

• VEBRET Joseph : Les amours orageuses de Napoléon : intrigues et secrets d’alcôve de la famille Bonaparte. 1 vol. br, 460 p, biblio, chronologie, éd. de Borée, coll Histoire et documents – Poche, 8,90 €.

Z VebretIntrigues et secrets d’alcôve de la famille Bonaparte. Officier à 16 ans, général à 25 ans, empereur à 35 ans… Napoléon a réformé en profondeur la société française et fait main basse sur l’Europe. Ce bourreau de travail n’en était pas moins homme… Il aimait les femmes. Ses deux épouses, Joséphine et Marie-Louise, lui inspirèrent d’authentiques passions, mais il honora pourtant des dizaines de maîtresses ! Il eut deux enfants naturels, le compte Léon et Alexandre Walewski. Cet amant insatiable venait d’ailleurs d’une famille bien agitée… Sa mère, ses frères et sœurs étaient dotés d’un solide appétit sexuel. Des amours peu avouables. Eurent-elles une influence sur le destin de Bonaparte ? Avec cette fresque familiale, c’est l’épopée napoléonienne qui défile, tantôt tragique, tantôt cocasse, éminemment romanesque. Joseph Vebret est né en 1957 à Chamalières. Après des études à Clermont-Ferrand et Sciences Po Paris, il a exercé dans le journalisme, les cabinets ministériels et le conseil, avant de décider en 2002 de ne se consacrer qu’à l’écriture. Romancier, dramaturge, auteur d’anthologies et d’essais sur l’Histoire et les écrivains du XIXe siècle, directeur de collection, il a fondé en 2012 le Salon littéraire, un magazine en ligne consacré aux livres, dont il est le directeur éditorial. Depuis 2015, il est membre associé correspondant de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand et il a reçu, en 2017, le prix “Nos racines d’Auvergne” pour l’ensemble de son oeuvre.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• Chaîne des Puys : faille de Limagne. Patrimoine mondial de l’Unesco. Recueil de photographies. Texte bilingue français – anglais. 1 vol. relié, 132 p, 80 illustrations n-b et couleur, éd. Quelque part sur terre (Montsalvy), 20 €.

Z Chaine des puys faille À l’occasion du premier anniversaire de l’inscription de la Chaîne des Puys – faille de Limagne, le Conseil départemental a souhaité s’associer à la publication d’un ouvrage officiel sur ce bien exceptionnel. Grâce aux regards pointus de 23 photographes auvergnats, tantôt poétiques, tantôt spectaculaires, parfois sombres, parfois lumineux, mais toujours émouvants, cet ouvrage nous fait ressentir l’âme de la Chaîne des Puys – faille de Limagne. Il est découpé selon les 4 saisons et nous laisse à voir ces paysages grandioses et uniques enfin réunis.

• DERNIS Dominic: Coins et recoins du Cantal. 1 vol. br, 84 p, illustrations en couleur,  éd. de la Châtaigneraie (Aurillac), 15 €.

9782491046033►Ce livre-guide se veut une invitation à la promenade à travers le département du Cantal,  dans des lieux peu connus du grand-public, tels que la vallée de la Rance, la route des Crêtes, ou encore le  plateau des Huttes…et bien d’autres.  Il est rehaussé par des  textes, des légendes et des  aquarelles qui permettront aux lecteurs de  découvrir le Cantal autrement et d’en conserver une autre image que les clichés traditionnels.

• Volcan du Cantal et pays de Saint-Flour : plus de 25 jours de randonnée. 6ème édition. 1 vol. br, 150 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Fédération française de la randonnée pédestre, 15,90 €.

Z volcans Une nouvelle édition d’un guide qui propose des boucles de 2 à 8 jours dans le Parc naturel des volcans d’Auvergne. Avec un diamètre d’environ 70 km, le massif cantalien est l’un des plus importants d’Europe. Pics, monts et planèzes ont pris la place de l’énorme volcan des origines. Lentement érodée, cette région montagneuse est devenue un immense pâturage d’altitude qui se couvre de fleurs au printemps : ancolies, lis, digitales, gentianes. Plus à l’Est, perchée sur son promontoire de basalte, Saint-Flour garde au travers de son évêché et se sa cathédrale le souvenir jaloux de sa prospérité passée. Elle est la porte qui permet d’accéder aux sommets aplanis et parsemés de blocs de granit de la Margeride (boucle à parcourir en 6 jours), aux gorges de la Truyère (boucle à parcourir en 5 jours) et au plateau basaltique de la Planèze (boucle à parcourir en 4 jours).

◘ DIVERS

• BÉNÉZIT Marcel : Confidences de guérisseur : soigner, guérir, méditerNouvelle édition. 1 vol. br, 330 p, biblio, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,90 €.

Z BENEZITMarcel Bénézit est parti à la rencontre des guérisseurs, ces gens qui emploient leurs connaissances et leurs pouvoirs pour soigner autrui. Marcel Bénézit s’attache à décrire leur personnalité et il dévoile leurs recettes secrètes (plantes, éléments naturels, croyances) pour soulager les maux. Il montre ainsi que les guérisseurs occupent encore une place indispensable dans notre société. Marcel Bénézit, fils d’une paysanne et d’un maçon, est né dans le Cantal. Arrivé dans le Puy-de-Dôme en 1933, il n’a plus jamais quitté cette région, où son cœur est à jamais enraciné. Il a collaboré à de nombreux journaux, tels que  Le Chasseur français, La Montagne, L’Auvergnat de Paris ou l’Almanach des gens d’Auvergne. Il a rédigé plus d’une trentaine de livres, tous consacrés à la sauvegarde des traditions et des savoirs ancestraux…

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• BOISSÉ Danielle : Lorsque les écrits parlent. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Specht Pilar et Inma font connaissance dans un couvent en Catalogne. Filles-mères abandonnées et pauvres, elles vont accoucher dans des conditions épouvantables pendant le rigoureux hiver de 1955-1956. Aucun de leurs deux bébés ne survivra. Plus rien ne retient alors les deux jeunes filles en Espagne : ni famille, ni emploi, ni argent, ni amour. En revanche, un avenir plus radieux les appelle en France : un oncle et une tante de Pilar acceptent de les accueillir chez eux. Elles y trouveront du travail et l’une d’elles gagnera même le cœur de l’instituteur. Conscientes de leur chance, elles n’en n’oublient pas pour autant leurs nourrissons « repris par le Seigneur », ni les petites tombes blanches jamais fleuries, perdues dans ce lointain cimetière d’Espagne. Le vieil oncle aime leur raconter l’histoire de leurs aïeux, émigrés en France, et elles apprennent ainsi de stupéfiants détails sur leurs parents. La visite inattendue de personnes surgissant justement de ce passé va transformer leur vie. Une histoire aussi passionnante qu’émouvante, largement inspirée du scandale des bébés volés en Espagne – 300 000 enfants subtilisés à leur mère sous la dictature de Franco.

• CARREAUX Claude : L’inconnu d’Espignac. Roman policier. 1 vol. br, 234 p, éd. des Monédières, 19 €.

Carreaux 1957. Le village d’Espignac vit au rythme des saisons. L’arrivée soudaine d’un jeune étranger suscite interrogations et méfiance mais, quand un meurtre vient perturber la vie tranquille des habitants, la rumeur publique aura vite trouvé son coupable idéal. Ce petit bourg, imaginé au pied du massif des Monédières, est la scène où Claude Carreaux combine avec brio la peinture des mœurs traditionnelles à l’intrigue d’une enquête policière haletante et pittoresque. Un récit empreint d’humour, aux personnages aussi authentiques qu’attachants. Passionné des belles lettres, d’écriture et de cinéma, Claude Carreaux est auteur de romans et de nouvelles. Né à Saint-Yrieix-la-Perche, dans le Limousin, il a enseigné les lettres en lycée et assuré des formations sur le cinéma. L’inconnu d’Espignac est sa sixième publication.

• CHEMIN Henri : La ronde des hasards. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €

SpechtJean-François Coleco s’est toujours laissé porter par un destin bienveillant. Pas de projet de vie ni de plan de carrière. Pourtant, il aurait tout pour devenir un grand portraitiste. Non, lui croit à la chance, mais aussi à l’imprévisibilité des événements. Jusqu’à ce jour, il s’est construit ainsi et s’en est sorti à chaque fois. Ses incontestables qualités humaines ont beaucoup joué, le hasard a fait le reste. En ce matin d’automne, libre d’emploi pour deux mois, il s’interroge sur son avenir. Le besoin urgent d’une recharge de carte téléphonique motive son arrêt dans un café-tabac au cœur d’un village isolé. Seule devant sa vodka orange, belle comme une reine, mais en état de dépendance marquée… elle est là ! Comme si Sophie attendait ce client improbable ! Les sentiments se frayant des chemins inattendus, leur rencontre pourrait guérir bien des blessures. Une histoire brutale et tendre, haletante et pleine d’action, portée par les thèmes de l’amour et du pardon. Henri Chemin dépeint des êtres simples qui luttent pour survivre et garder leur dignité. Il a pour ces éclopés de l’existence une compassion qui donne une force déconcertante à cette sombre affaire

• DORÉ Thierry: Pulsions de vie. 1 vol. br, 395 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 8,90 €.

Z ddoré Chaque jour éloigne un peu plus Simon des cauchemars de son enfance. Pourtant, quand un chien croise sa route et qu’il l’achève à coups de pelle, tout s’effondre, le replongeant impitoyablement dans les abysses. Son père s’est-il réellement suicidé ? Qu’est devenue sa mère ? Et qui est cette inconnue qui pleure la nuit ? Déterminée à vaincre les démons qui le hantent, Jahia, avec qui il partage sa vie, se laissera-t-elle, à son tour, dévaster par ce tourbillon insensé de dévotion et de haine, de courage et de peur ? Par amour, osera-t-elle affronter les vérités que personne ne devrait jamais approcher ? Devra-t-elle renier ses propres valeurs et basculer dans la violence ? Autant de questions que ces personnages devront braver, autant de réponses qui prennent à la gorge au détour d’une nuit sombre.

• JUNG Jacques: Sortie de route en Creuse. Roman policier. 1 vol. br, 240 p,  éd. La Geste édition, coll. Le geste noir, 12,90 €.

51fuV10tHaL._SX308_BO1,204,203,200_Une voiture dévale au fond d un ravin près d’Évaux-les-Bains. Seul à bord, David Katze est tué sur le coup. Ce banal accident de la route aurait pu rester dans la rubrique des faits divers sans la perspicacité d’un garagiste. David Katze revenait des obsèques de Léonie Dorant qui l’avait caché lorsqu’il était enfant pendant l’Occupation. L enquête va mener Martine et Diégo, policiers du commissariat de Guéret, au château de Chaumont près de Mainsat en Creuse, un lieu qui fut le refuge pour de nombreux enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Les découvertes et les rebondissements de cette nouvelle affaire mettront à mal les nerfs des deux inspecteurs et du substitut Dura Lex.  Jacques Jung est retraité de la fonction publique où il s’est occupé de  la défense du consommateur. Il a également exercé les activités de correspondant de presse et de chroniqueur radio. Il  est l’auteur d’un roman historique, La Brême d Or .

• LAÎNÉ Christian : Sources. 1 vol. br, 236 p, éd. des Monédières, 19 €.

SOURCESQuentin travaille dans une agence immobilière parisienne. Son enthousiasme, son talent de fin négociateur et sa capacité de travail font de lui un “winner”. Il file le parfait amour avec Mélissa et ne se voit pas vivre ailleurs que dans la capitale. Il pense que rien ne pourrait le détourner de cette existence trépidante, jusqu’au jour où un notaire de Brive la Gaillarde lui adresse une convocation… Dans ce roman, Christian Laîné nous entraîne tour à tour dans la capitale et dans une montagne qu’il imagine en Corrèze, abordant deux thèmes très actuels : les effets de la réforme territoriale dans les zones rurales et l’émergence d’une nouvelle structure sociétale fondée sur le biocentrisme. De quoi passer un bon moment de lecture tout en remettant en questions certains aspects de notre société actuelle…

• MICHOUX André : Occasion inespérée. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, 16,50 €.

Z MICHOUXComme beaucoup d’histoires d’amour, celle-là se termine tragiquement : Cécile est emportée dans un accident de la route. Et Étienne ne s’en remet pas. Ni ses enfants, ni son métier d’enseignant, ni la séduisante et ardente collègue de travail n’arrivent à étouffer sa douleur. Pour fuir la maison du bonheur perdu, il part dans les Alpes, là où il se rendait souvent « avant ». Lors d’une randonnée en solitaire, il est victime, sur un sentier escarpé, d’une très mauvaise chute. Sans le passage inopiné de cet éleveur, il ne revoyait pas les siens. Il est ainsi recueilli et soigné par Alain et Marinette qui vivent dans un chalet d’alpage isolé. Le couple invite spontanément l’imprudent à séjourner avec lui, le temps nécessaire pour se rétablir avant de redescendre dans la vallée. Étienne remercie le ciel d’avoir mis sur son chemin des gens aussi généreux. Cet instant de grâce ne durera pas : le randonneur va soudainement être confronté à une situation irrationnelle et cornélienne provoquée par Marinette bien décidée à bousculer tous les principes pour parvenir à ses fins. Une histoire sans choix, sans issue. Seul l’amour aura le dernier mot… André Michoux est l’auteur de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont Le Sabotier du plateauLe Goût amer du nectar.

• PEYRAMAURE Michel: La non pareille: le roman de Christine de Pisan.1 vol. br, 245 p, éd. Calmann-Lévy, 18,50 €

Z Peyramaure Le destin hors-norme de la première femme de lettres à avoir vécu de sa plume. Née en 1364 à Venise, Christine de Pizan n’a que quatre ans lorsqu’elle rejoint la cour de Charles V où son père, astrologue réputé, a été appeléMariée encore adolescente à un jeune savant picard, elle donne naissance à trois enfants avant que la maladie ne lui prenne son époux.
Veuve à vingt-cinq ans, Christine se retrouve face à un dilemme  : se remarier pour assurer l’avenir de sa famille ou se battre pour demeurer indépendante. Contre les mœurs de son temps, elle décide de vivre de ses écrits. Jusqu’à sa mort, de sa plume féconde et de sa remarquable érudition naîtra une soixantaine d’œuvres, en prose et en vers. Féministe, humaniste et pacifiste avant l’heure, elle sera la première à écorner les représentations misogynes dans l’art de son époque, à défendre l’amour courtois et à dénoncer les horreurs de la guerre. Sensible à la misère du peuple parisien, engagée dans son siècle, elle en a traversé toutes les tempêtes : la guerre de Cent Ans, la guerre civile opposant Armagnac et Bourguignons, la folie du roi Charles VI et les dévergondages de la reine Isabeau. Par son talent de conteur, Michel Peyramaure nous fait partager l’intimité d’un des personnages féminins les plus fascinants du Moyen Âge, une héroïne d’une incroyable modernité dont la liberté de pensée et la détermination à vivre selon ses convictions ont encore de quoi nous inspirer aujourd’hui.
 

• RETIER Pierre : Le silence des terres noires. 1 vol. br, 320 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny poche, 8,50 €.

Z RETIER Pour la première fois de son existence, le courage lui manque et l’anxiété le paralyse. Alors qu’il lui reste une petite heure de marche avant de rejoindre sa nouvelle paroisse, le père Jean Dallier sent son cœur palpiter sous sa vieille soutane limée par des années de sacerdoce. Il va remplacer son ami, le père Julien Delorme, décédé brutalement dans d’étranges circonstances. Mais que dire de l’abbé Le Meur, qui a sombré dans la folie après avoir pris la succession du père défunt, ou de l’organisation de messes noires et d’actes de sorcellerie, sans parler de la naissance d’une petite fille dont on cache obstinément le nom du père ? Des faits troublants qui questionnent l’évêché et mettent le village sous pression. Dans un environnement sulfureux où rien ne lui sera épargné, Jean devra faire face aux forces du mal. Animé par le désir de découvrir à tout prix la vérité, il s’écartera volontairement des conseils donnés par sa hiérarchie. Pierre Ré́tier n’a pas son pareil pour peindre des fresques, réalistes et sans concession, de ces campagnes minées par les secrets, les non-dits, la jalousie, et pour brosser des portraits magnifiques de personnages attachants, sur fond de rébellion, de passions et d’amitiés profondes. Un parfait mélange de suspense et de sentiments.

• SOUMY Jean-Guy : Un baiser, rien de plus. 1 vol. br, 310 p, éd. Pocket, coll. Best, 6,95 €.

Z SOUMY Baiser L’amour sans le faire… Voici l’histoire d’un défi fou. Avant le mariage, les enfants et la vie de famille, s’offrait à Mathilde une belle carrière universitaire. Sa spécialité : l’amour courtois dans la littérature du Moyen Âge. Elle y a renoncé pour se consacrer aux siens. Une vingtaine d’années plus tard, elle tombe amoureuse d’un jeune homme, Raphaël. Coup de foudre réciproque. Et impossible : Mathilde aime son mari et ne supporte pas l’idée de le tromper. Or comment vivre le désir qui pousse deux êtres l’un vers l’autre quand on se l’interdit ? Alors Mathilde a cette idée folle : proposer à Raphaël l’aventure de l’amour courtois. Il devra se soumettre à elle dans une relation inspirée du serment de vassalité du chevalier à son suzerain. Et se hisser par le courage, l’intelligence, la prodigalité, la fidélité… au niveau d’exigence de sa maîtresse de cœur. Entre eux, un seul tabou, absolu : faire l’amour. Mais quel sens cette approche de l’amour peut-elle avoir aujourd’hui, dans une société obsédée par le sexe et l’égalité des genres ?

• VAREILLAUD Jean : Un besoin de vérité. 1 vol. br, éd. des Monédières, 18 €.

VareillaudUn roman qui traite d’un sujet d’actualité, aussi délicat que  sensible… Né sous X, Patrice veut connaître ses origines. Quelques indices, glanés avec difficulté, le conduisent jusqu’à Saint-Maurice-la-Souterraine, dans la Creuse, où il mène de patientes recherches espérant y trouver celle qui pourrait être sa mère. Ayant toujours vécu en banlieue parisienne, Il découvre avec étonnement une belle vie qui lui semble être d’un autre monde tellement elle lui est étrange et les personnes qu’il rencontre, attachantes. Patrice enquête, partagé entre le désir de savoir, la crainte de ce qu’il va apprendre et l’espoir de retrouver enfin ses racines… Jean Vareillaud, ne déroge pas à sa règle et met en valeur dans ce roman ce merveilleux patrimoine territorial limousin, et l’authenticité de la vie de celles et de ceux qui ont la chance d’y vivre.

 

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• FILLETON Dominique : Le parler et la vie d’autrefois des Creusois. 1 vol. br, format à l’Italienne, 415 p, illustrations n-b, éd. Champs-Élysées, 28 €.

FILLETON Couv► Un recueil de photographies et de cartes postales anciennes, accompagnées d’un minimum de texte, que l’éditeur présente ainsi : “L’auteur régional Dominique Filleton, fervent défenseur du terroir, signe un nouveau livre agrémenté de photos anciennes, consacré cette fois-ci au parler et à la vie d’autrefois des Creusois.  Il fait revivre les anciens métiers, les commerces, les rues, les moyens de transport… Plongez dans ce passé pas si lointain au cours duquel ont été bâties les fondations de nos cités modernes. Un monument historique (sic) de la Creuse et des Creusois. Indispensable !”

• LAGORCE Patrice : Une enfance creusoise. 1 vol. br, 180 p, auto-édition Patrice Lagorce (Daux).

L’auteur, né en 1956,  rassemble dans cet ouvrage auto-édité ses souvenirs d’enfance (1956-1968) en Périgord, à Paris et principalement dans le département de la Creuse (1961-1968). Ces souvenirs sont complétés par des informations générales et historiques sur les communes où il a vécu. C’est le 10ème  ouvrage de Patrice Lagorce depuis 2005.

• Pèlerinages, échanges et cultures. Actes du 74ème  congrès de la Fédération des sociétés savantes du Centre de la France (25 –  27 mai 2018,  Saint-Léonard-de-Noblat). 1 vol. br., 289 p, éd.  Bulletin de connaissance et sauvegarde de Saint-Léonard, n° 74, 15 €

L’ouvrage comporte 19 communications, dont “Influences des pèlerinages dans la construction des églises romanes en Bourbonnais” (Communication de A. Martin-Saint-Léon). Il est organisé en trois grands thèmes : Thème 1 : Les routes de pèlerinages comme vecteurs d’échanges La route empruntée par les pèlerins jouera un rôle essentiel comme vecteurs d’échanges. Elle est créatrice de liens entre les différents lieux traversés et fait partager à tous les habitants des cultures différentes. Thème 2 : Les besoins spirituels et physiques des pèlerins au Moyen-Âge Pour accueillir tous les pèlerins qui ont sillonné les routes de France des infrastructures routières, des lieux d’hospitalité, d’hébergements, des lieux de prières ont été construits. Des édifices spécifiques et spécialisés développent une architecture appropriée, un langage iconographique adapté… Thème 3 : Pouvoir et influence de la foi chrétienne dans la société médiévale européenne La route de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un témoignage exceptionnel du pouvoir et de l’influence de la foi chrétienne dans toutes les catégories sociales et dans tous les pays au Moyen-Age.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• LIDUÉNA Manon : Le guide : Limoges et ses environs. 1 vol. br, 142 p, illustrations en couleur, éd. Hachette, coll. Un grand week-end, 8,95 €.

Z LIMOGES WEEK ENDOn connaît avant tout  Limoges pour sa porcelaine, de renommée internationale. Mais Limoges va au-delà du cliché et a bien plus à offrir : héritière d’une histoire millénaire, elle défend avec ferveur ses arts du feu, la porcelaine, l’émail et le vitrail, et son merveilleux patrimoine artisanal. Ajoutez à cela des vignobles mondialement reconnus à deux pas, une gastronomie exceptionnelle, des activités nature, ce guide vous promet un séjour riche en émotions ! Ce guide illustré vous propose de parcourir Limoges, à travers des itinéraires et des expériences uniques. – Un carnet d’adresses shopping pour rapporter un peu de Limoges chez soi. – Une large sélection de bars, de restaurants et d’hôtels pour toutes les bourses (petits prix et hôtels de charme). – Pour en savoir plus et poser toutes vos questions, on peut consulter la page Facebook dédiée : http://www.facebook.com/guidesungrandweek-end…

◘ DIVERS

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

CbiMS02b• BUSSY-RABUTIN (Roger de), SCUDÉRY (Marie-Madeleine de): Correspondance. Édition établie par Christophe Blanquié1 vol. br, 380 p, éd. Classiques Garnier, coll.  Correspondances et mémoires – Le grand siècle, 42 €.

 La Suite des Mémoires de Roger de Bussy-Rabutin révèle en Madame de Scudéry l’une des grandes épistolières de l’âge classique. Elle répond avec sagesse et entrain à la tendresse galante de Bussy. Pendant un quart de siècle, leur correspondance fait alterner nouvelles et confidences, analyses, critiques littéraires et espérances personnelles.

• DUPONT Jean-Dominique: Un village bourguignon se souvient. 1 vol. br, 260 p, éd. L’Harmattan, coll. littérature et régions – Bourgogne, 26 €.

006713203À une époque de mutation accélérée, ce récit d’un village bourguignon au siècle dernier redonne de la couleur et de la saveur au temps. À travers une mosaïque de souvenirs d’enfance, mis en perspective par la saga d’une famille paysanne, c’est tout un univers campagnard qui renaît au rythme des saisons. Sous couvert d’anecdotes amusantes et de croquis malicieux, le livre retrace, sur un mode intimiste, l’évolution du monde paysan jusqu’au tournant des années 1970. Cette galerie de souvenirs empreints d’humour, de poésie et de tendresse rend hommage aux générations qui savaient savourer le bonheur de vivre et préserver l’âme d’un terroir. Né en 1948 à Dijon, dans une famille de paysans et d’instituteurs, Jean-Dominique Dupont a connu les deux visages du monde paysan. Il a joué dans la cour de ferme de ses grands-parents, avant de rejoindre les services des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, en qualité d’ingénieur en chef du génie rural, des eaux et des forêts. Après avoir obtenu une maîtrise de lettres et une licence d’histoire en Sorbonne, il a suivi les chemins buissonniers de l’écriture.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BROYER Jacques: Désiré Barodet: ouvrier de la République (1823-1906). 1 vol. br, 325 p, biblio, éd. L’Harmattan, 34 €.

9782343179858r Qui se souvient de Désiré Barodet dont le nom a été donné au recueil des professions de foi des parlementaires ? Sa vie est pourtant une illustration de la manière dont les républicains de 1848 se sont formés, de leurs espoirs, des épreuves qu’ils ont subies sous ce même régime puis de leur opposition à l’Empire. Si l’Histoire a retenu les noms de Ledru-Rollin, Gambetta, Hugo, Blanc, Clemenceau, Barodet apparaît comme un simple ouvrier qui assure la construction des murs et du toit de l’édifice tandis que les autres sculptent chapiteaux et mascarons. Maire de Lyon après le désastre de 1870, ancien instituteur rural de Saône-et-Loire, indéfectiblement attaché au peuple, il méritait cette biographie qui lui permet enfin de sortir de l’ombre. Jacques Broyer, inspecteur de l’Education nationale honoraire, met dans la lumière la vie d’un instituteur dont le combat politique exemplaire a traversé la moitié d’un siècle. Après l’échec de 1848, l’heure de la République tant espérée est enfin venue.

GUINARD Philippe :  Recherches sur les origines des seigneurs de Semur-en-Brionnais. 1 vol. br, 174 p, éd. Édilivre, 17 €

Z GUINARD Semur en auxoisLa découverte de vieux documents et d’innombrables recherches étalées sur plusieurs années ont pu permettre à l’auteur de retrouver la trace et les prestigieuses origines des seigneurs de Semur-en-Brionnais,  au Moyen-Âge, dans les veines desquels se mêle le sang des Carolingiens et celui des Mérovingiens, et d’en raconter l’histoire. Enfouis sous un tas de gravats, enveloppés dans de vieux journaux couverts de poussière, oubliés depuis des décennies dans le sous-sol d’un antique musée de province, ces documents auraient pu dormir là encore longtemps sans la perspicacité de l’auteur de ce livre, toujours à l’affût du moindre écho de l’histoire locale. Ce livre, dont c’est la quatrième édition, revue, corrigée et complétée, est destiné à en retracer l’épopée et à en dévoiler a très riche histoire.

• LÉTHENET Benoît : Espions et pratiques du renseignement : les élites mâconnaises au début du XVe siècle. 1 vol. br, 410 p, illustrations, biblio, glossaire, éd.  Presses universitaires de Strasbourg, coll. Sciences de l’histoire 25 €

51wFHS1TO+L._SX333_BO1,204,203,200_Texte remanié d’une  thèse de doctorat (Histoire médiévale, Strasbourg, 2012). En 1417, alors que la guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons affaiblit le royaume de France, les ville sont sommées de prendre parti en faveur du duc de Bourgogne. Mâcon,bonne ville du roi, située au sud du duché, répond à cet appel. Son ralliement met en lumière l’existence d’un réseau de renseignement particulièrement efficace.Les pratiques d’espionnage contribuent à contrôler et à diffuser les informations, à des fins de politique intérieure, afin de former une opinion publique favorable aux Bourguignons. Le cas de Mâcon au bas Moyen Âge montre comment les pratiques du renseignement et de l’information stratégique font partie intégrante de l’art de gouverner. Docteur en histoire, Benoît Léthenet est professeur dans le secondaire et chargé de cours à l’université de Strasbourg. Il est l’auteur de plusieurs contributions sur le Mâconnais et sur les pratiques de renseignements à l’époque des ducs de Bourgogne.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

DIVERS

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

• BELSŒUR Pierre : Avaricum coke. Roman policier. 1 vol. br,  éd. la Bouinotte éditions, coll. Black Berry, 18 €.

belsoeurBourges, perle du Berry. Sa cathédrale classée au patrimoine mondial, ses rues pavées bordées d’hôtels particuliers, ses marais. Mais derrière le décorum, l’air empeste la mort et les trafics sordides. Fraîchement débarqué du commissariat de Châteauroux, le Commandant François Athibard est rapidement mis au parfum. Son baptême du feu le  mène au plus sombre d’un immeuble de la vieille ville: ce premier cadavre est une vision de cauchemar. Mise en scène, meurtre sauvage, vengeance… Pour comprendre, flanqué d’un légiste complice, il va devoir se frotter aux mœurs de la cité de Jacques Cœur, où rien ne se fait sans la bénédiction de la bonne société. Apprendre qu’au cœur des marais, un peuple d’origine vietnamienne cultive son pavot en toute impunité. Et déchiffrer les codes des quartiers nord, au-delà de la « frontière » du chemin de fer. Pour François Athibard, le Bourges by night va se faire à marche forcée et aux couleurs des gyrophares. Pierre Belsœur n’avait jamais trempé sa plume dans l’encre noire avant de croiser les disciples de black Berry. Journaliste, il avait livré des informations recoupées, vérifiées, sérieuses tout au long de sa carrière à La Nouvelle République. Après Suzanne sans crier gare, il signe son deuxième polar.

• BERDUCAT Jeanine : La messagère de l’espoir. 1 vol. br, 220 p ,  éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

Z Berducat Bouinotte► Printemps 1944. Le bourg de Cuzion vit dans l’ombre des troupes nazies, stationnées non loin de là. Le barrage d’Eguzon est un site stratégique, surveillé par 300 soldats. La vie continue, dans la crainte de l’ennemi et la trop longue attente des prisonniers. Mais les maquis sans cesse plus nombreux attirent les jeunes hommes de la région, réfractaires au STO. Pour Marie non plus, l’heure n’est pas à la résignation. Elle use de son sourire, qu’aiment tant les sentinelles allemandes, pour acheminer à bicyclette, les messages des résistants. Parmi eux, Boris, jeune russe parachuté de Londres, dont elle tombe bientôt amoureuse. Il lui faut pourtant être vigilante. Les traîtres guettent le moindre faux pas et les langues se délient si vite. Mais après le débarquement, les maquis se découvrent et les armes parlent.  La mort est partout. Il faudra à Marie trouver toutes les ressources de sa jeunesse pour protéger ceux qu’elle aime. Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages publiés par les  éditions La Bouinotte, Jeanine Berducat est l’un des écrivains emblématiques de sa région, à la croisée du Berry et du Limousin. Elle évoque, avec authenticité, le monde rural dont elle est issue.

LE CALVEZ Louis : La tuilerie de Meaulne. 1 vol. br, 272 p, éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

e calvez Il y a la Colette, la mère si autoritaire et si douloureuse, le père, véritable puits d’amour et la Dany, la petite sœur de Louis. Dans cet ouvrage ouvertement autobiographique, ce petit garçon à la sensibilité exacerbée effectue les ultimes pas de danse d’une enfance qui s’éloigne inexorablement. En arrière-plan, la tuilerie, entre Berry et Bourbonnais, dont l’auteur évoque à la fois la bouche de feu, fascinante et mystérieuse et la tyrannie qu’elle exerce sur les corps des hommes, le père de Louis en tête. Mais l’essentiel du livre est consacré à remonter les chemins secrets d’un enfant complexe pour lequel tout éloignement est un arrachement et qui ne demande pourtant qu’à se laisser goulûment happer par la vie. Ces pages, poétiques et sensibles, sont autant de chants d’amour d’un vieil enfant pour les ombres aimées qui s’estompent.

• PORTIER Luc : Meurtres aux champs. Roman policier. 1 vol. br,  éd. La Bouinotte éditions, coll. Black Berry, 15 €.

PORTIEROn a retrouvé Jean Thomassin,  mort le long de l’un de ses champs, à l’autre bout de la propriété, un trou dans la poitrine. C’est Madeleine, qui, ne le voyant pas rentrer à 19 heures comme à son habitude, était partie à sa recherche et avait fini par le découvrir, une grande feuille de chou sur le visage. » 1949. Chaude ambiance dans le sud du Berry. Anciens Résistants et ex-collabos mènent leur guerre froide, sur fond de règlements de comptes familiaux et de trafic. Jusqu’au meurtre de Jean Thomassin. Faut-il voir une signature, dans cette feuille de chou qui recouvre le visage du cadavre ? Comme le symbole d’une vieille histoire enterrée. Luc Portier brouille les pistes en jouant avec les codes du roman paysan. Un polar rural plein d’humour et fertile en rebondissements.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

COULON Gérard : Un rêve d’aristocrates. Les Courses hippiques de Mézières-en-Brenne : (1845-1857). 1 vol. br, 120 p, illustrations, éd. La Bouinotte éditions, 25 €.

show_image_in_imgtag► On sʼinterroge parfois sur le nom « LʼHippodrome » porté par une propriété entre Mézières et Saint-Michel-en-Brenne. Cette appellation remémore les courses hippiques qui sʼy déroulèrent au milieu du XIXème siècle. Initiées par un brillant cavalier, le Comte de Lancosme-Brèves, et par Henri Navelet, maire de Mézières, elles connurent leur apothéose en 1846 avec la venue de George Sand qui les relata dans un journal parisien. La piste, réputée excellente, était aussi vaste que celle du Champ de Mars à Paris et on y compta jusquʼà 11 000 spectateurs. Les fondateurs du Cercle hippique de Mézières avaient la volonté de promouvoir la race locale, le petit cheval brennou. Mais ils ambitionnaient surtout de rivaliser avec le derby dʼEpsom en Angleterre… Comment expliquer, dès lors, que ces courses prirent fin en 1857 dans une quasi-indifférence ? Et pourquoi ce beau rêve ne fit-il quʼeffleurer la Brenne ? Passionnant et richement illustré, ce livre est le fruit dʼune longue et patiente enquête historique. Conservateur en chef du patrimoine, archéologue et historien, Gérard Coulon est surtout connu pour ses travaux sur la période gallo-romaine. Il nous fait découvrir ici une page méconnue et  insolite de l’histoire de sa ville natale.

• ELSIG Frédéric (sous la direction de) : Peindre à Bourges aux XVe-XVIe siècles. 1 vol. br, 263 p, illustrations en couleur, éd. Silvana (Milan), 30 €.

Z ELSIG► Fondé sur le “connoisseurship” et amorcé à l’Université de Genève dès 2010, le programme Peindre en France à la Renaissance cherche à reconstruire la dynamique de la peinture produite dans le royaume de France aux XVe et XVIe siècles, en tenant compte de toutes les techniques impliquées parle métier du peintre. Il a déjà généré six volumes publiés aux éditions Silvana et qui forment collection. Les deux premiers (2011-2012) ont fixé le cadre méthodologique. Les suivants se focalisent, chacun, sur un foyer artistique : Lyon (2014) ; Troyes (2015) ; Dijon (2016) ; Rouen (2017). Le septième volume de la série vise à reconstituer la peinture produite dans une ville qui, fréquentée régulièrement parla cour de France, sert de relais entre la plaque tournante lyonnaise et l’axe ligérien : Bourges. Il couvre une période étendue du règne de Charles VI à celui de Henri IV, en abordant des personnalités telles que les frères Limbourg, Jean Colombe, Jacquelin de Montluçon, Jean Lécuyer ou encore Jean Boucher.

• GRANDEMANGE Christophe : Aurore Sand, la dernière dame de Nohant : biographie. 1 vol. br, 175 p, éd. La Gare des mots (Sarzay), coll. L’entre deux âmes, 23 €

imageAurore Dudevant, plus connue sous le pseudonyme d’Aurore Sand, est née en 1866 au château de Nohant où elle vécut aux côtés de sa grand-mère, la romancière George Sand, jusqu’à l’âge de 10 ans. En 1889, elle épouse le peintre alsacien Frédéric Lauth qui la laissera veuve en 1922. D’une force, d’une vitalité et d’une longévité extraordinaires, Aurore connaîtra trois guerres. Née sous le Second Empire, elle traversera successivement la Troisième, la Quatrième puis la Cinquième République. Dernière des descendantes de George Sand, Aurore Sand aura travaillé toute sa vie pour que l’œuvre de sa vénérée grand-mère ne soit pas oubliée et que sa vie soit mieux connue. Elle fut l’instigatrice de nombreuses manifestations et organisa le devenir du patrimoine familial. Lorsqu’elle meurt en septembre 1961, à près de 96 ans, Aurore Sand a accompli un travail exemplaire et a su porter avec force et brio la flamme de la famille Sand, en ne cessant de promouvoir l’œuvre de sa grand-mère, mais aussi celle de son père, l’artiste Maurice Sand.

• MASCLE Bruno : 1951-1967 : les Américains à Châteauroux. Nouvelle édition. Préface de Léandre Boizeau. 1 vol. br, illustrations, éd. la Bouinotte éditions, 26 €.

1951_1967_les_Am_5948f40cb78f1_120x1501951 : les Américains débarquent à Châteauroux. Objectif, la construction d’une des plus grandes bases de l’OTAN en Europe. Ils sont bientôt plusieurs milliers, GI’s bien nourris et bardés de dollars. Et avec eux, leurs voitures, leur musique, leurs mœurs, leur way of life. Un « presque » choc de civilisation, dans un Berry encore coincé au XIXe siècle, émergeant à peine des rationnements de l’après-guerre. Sur la base, des centaines d’emplois sont créés, payés double ou triple des salaires locaux et les nuits castelroussines deviennent électriques, entre bars louches et dancings. Sans compter l’hostilité de certains à l’égard de ce qu’ils considèrent comme une occupation.  Cette période ne va pas durer plus d’une quinzaine d’années mais elle va marquer durablement les esprits et la région. Grâce à des dizaines de témoignages, de photos et de documents, Bruno Mascle donne chair à cette époque, entre nostalgie et émotion. Châteauroux n’en a pas fini avec l’Amérique.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

◘ HISTOIRE- DOCUMENTS

• Le monde ouvrier face à la Grande guerre : le bassin de Saint-Étienne de 1910 à 1925 : 4èmes  Rencontres d’histoire ouvrière, Saint-Étienne, 20-21 janvier 2017. 1 vol. br, 301 p,  14 hors-texte, 100 illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Actes Graphiques (Saint-Barthélemy-Lestra), 24 €.

zzzDe l’automne 1917 au printemps 1918, Saint-Étienne s’est trouvé au centre d’un mouvement de contestation qui remit en cause, tout à la fois, la politique gouvernementale, la conduite des opérations militaires et la direction nationale de la CGT. Étudiant les conditions de travail, avant et pendant la guerre, des ouvrières et des ouvriers au sein de grandes entreprises (la Manufacture française d’armes et de cycles de Saint-Étienne, les Forges et ateliers de la Chaléassière) ou de branches (les laceteuses de la vallée du Gier, les métallos de la vallée de l’Ondaine, les mineurs), analysant les mouvements de grève des derniers mois du conflit et des temps de paix précédent et suivant la Grande Guerre, ainsi que les débats et les remous qui agitèrent les milieux syndicaux, l’ouvrage propose un tableau de cette région industrielle, de ses habitants, des difficultés qu’ils ont affrontées à l’époque de la Grande Guerre. Éclairant les aspects de la vie des ouvriers des villes de la région stéphanoise, le rôle des grands acteurs (Albert Thomas, Clovis Andrieu, Alphonse Merrheim, Étienne Mimard, Joseph Leflaive, etc.), l’écho qu’y rencontrèrent les débats nationaux et internationaux (la guerre ou la paix, la Révolution russe), ce livre permettra de mieux connaître ces événements qui ont marqué les mémoires locales et l’histoire du pays. Avec des contributions de Maurice Bedoin, Jean-Paul Bénetière, Henry Destour, Daniel Durand, Georges Gay, Jean Lorcin, Jean-Paul Martin, Luc Rojas, Jean-Michel Steiner, Antoine Vernet et Michelle Zancarini-Fournel.

• MATTÉONI Olivier (sous la direction de) : Anne Dauphine, 1358-1417, dernière comtesse du Forez. Actes du colloque de Montbrison (29 septembre 2017), tenu à l’occasion du 6ème centenaire de sa mort. Introduction d’Olivier Mattéoni, professeur d’histoire médiévale à l’université Panthéon – Sorbonne. 1 vol. br, 195 p, illustrations, biblio, éd. La Diana (Montbrison), 16 €.

Z MATTEONIRegroupe  neuf communications de chercheurs en histoire médiévale. L’épouse de Louis II de Bourbon, en héritant du comté de Forez, l’a définitivement fait entrer dans le duché de Bourbonnais. Elle est par conséquent la dernière comtesse d’un Forez relevant directement du roi de France. La thématique principale de ce colloque  est axée sur le personnage d’Anne Dauphine, les territoires et les sites sur lesquels la comtesse et son époux ont vécu, séjourné ou exercé leur autorité. La seconde thématique se structure autour du gouvernement des femmes à la fin du Moyen-Âge, ce qui est particulièrement intéressant à une époque où la loi salique s’est imposée pour la dévolution du trône de France. Des comparaisons avec d’autres princesses permettront de l’appréhender. De nombreuses illustrations jalonnent les textes.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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INFOS PRATIQUES À DESTINATION

DES AUTEURS, ÉDITEURS, IMPRIMEURS…

Si vous souhaitez que vos publications soient répertoriées dans cette  rubrique, merci de nous communiquer vos informations à l’adresse:

allier-infos@sfr.fr 

  • Auteur(s)
  • Titre précis (éventuellement sous-titre)
  • Renseignements techniques: Nombre de pages/relié ou broché/ Illustrations (couleur et/ou noir et blanc)/ éditeur/ prix (franco si expédition).

• Si le livre est auto-édité, où peut-on se le procurer?
• Un visuel de la couverture (jpeg de préférence)
• Un court texte de présentation ou résumé.

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