LES PARUTIONS RÉCENTES : N° 15 (JUILLET – AOÛT – SEPTEMBRE 2019)

MISE À JOUR:   26 OCTOBRE 2019

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’auto-éditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (auto-édités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er juillet au 30 septembre  2019. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.
  • Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

BONNEAU Albert : Le défi de Catamount.  1 vol. br, 254 p, illustrations, éd. Publifrance , 18 €.

Z Bonneau défi CatamountLe personnage mythique de Catamount, qu’a créé Albert Bonneau en 1929 et qui l’a rendu célèbre en entraînant ses lecteurs dans plus de soixante-dix aventures, vient de renaître cette fois-ci dans une bande dessinée adaptée et illustrée par Benjamin Blasco-Martinez. Il n’est pas évident de reporter dans une bande dessinée de 70 pages les nombreuses péripéties détaillées dans un roman de 220 pages. C’est la raison pour laquelle, s’ils souhaitent en savoir davantage sur la vie de ce personnage, la réédition complète des romans originaux dont les aventures ont été adaptées est également mise à la disposition des le lecteurs intéressés. Qui est donc Catamount ? «Catamount est à la fois le d’Artagnan et le Jean Valjean du Far-West qui consacrera sa vie à lutter courageusement pour le triomphe de la Justice et la défense des faibles et des opprimés. Les aventures de Catamount, c’est le Far-West avec ses Indiens, ses outlaws, ses cow-boys, ses ranchmen, ses rangers, ses shérifs, ses chercheurs d’or et ses aventuriers de toutes sortes. C’est l’épopée des pionniers, la victoire du rail, la lutte incessante que se livrent les éleveurs et les audacieux voleurs de bestiaux. Ce sont les combats au hasard de la Piste, les aventures passionnantes ayant pour cadre l’immense décor de la Prairie sans Borne ! Sur la piste de Catamount, le lecteur connaîtra les régions les plus pittoresques de l’Amérique, les plaines verdoyantes du Texas, les collines fréquentées par les bandes d’Indiens pillards, la vallée sauvage du Rio Grande, le delta du Mississipi avec ses légendaires steamboats, la Sonora, paradis des rebelles mexicains, le Grand Canyon du Colorado, les vastes déserts aux cent mirages… »

BONNEAU Albert : Coupe-gorge et Compagnie. 1 vol. br, 164 p, p, éd. Publifrance , 15 €.

Z BONNEAU coupe gorge► Sous le commandement de Du Guesclin, les troupes du roi ont réussi à chasser les Grandes Compagnies qui ravageaient les campagnes de France. Nous retrouvons ici Coupe-Gorge, le sinistre chef de l’une des bandes de pillards laissé pour mort dans la riche campagne bourbonnaise quatre mois auparavant. Miraculeusement rescapé, le bandit s’apprête à commettre un nouveau forfait pour le compte du seigneur de Rigny qui vient de faire appel à ses services pour enlever la belle Isabelle de Versac au cours des fêtes somptueuses qu’il a organisées pour séduire la jeune fille. Tout avait été minutieusement prévu, sauf l’intervention inattendue du Capitaine Providence, que nous retrouvons lui aussi, et qui sortira vainqueur des tournois dans lesquels se sont opposés les plus vaillants seigneurs du royaume.

BONNEAU Albert : Nicolas la tempête. 1 vol. br, 242 p, éd. Publifrance , 18 €.

Z Bonneau NIcolas Grâce à l’intervention du Moulinois, ancien galérien revenu au pays pour se venger d’avoir été injustement condamné, le jeune Louis d’Orillac échappe de justesse à l’assassinat fomenté par son tuteur, désireux d’accaparer l’immense fortune dont l’orphelin doit avoir la disposition dès qu’il aura atteint sa majorité. N’ayant d’autre solution que la fuite, le gentilhomme et son nouvel ami réussissent à embarquer sur un navire espagnol en partance pour la Nouvelle Espagne, à bord duquel voyagent le comte de Mendoza, futur gouverneur de Veracruz et sa fille Dolorès. Commence alors pour les deux compagnons une vie d’aventures aussi extraordinaires qu’inattendues qui leur fera découvrir puis partager le monde rude et sans pitié de la flibuste.

Z Bonneau FulminetteBONNEAU Albert : Le don de la fée Fulminette.  1 vol. br, 56 p, éd. Publifrance , 15 €.

► Le don de la fée Fulminette fait partie des contes écrits par Albert Bonneau pour diverses publications destinées à la jeunesse. Ce livre est le quatrième ouvrage réalisé avec les élèves de l’Ecole Albert Bonneau de Voussac qui, après avoir lu et étudié le texte sous la direction de Madame Cécile Bosc, ont travaillé avec beaucoup de plaisir et d’application à son illustration.

BONNEAU Albert : Le capitaine Providence. 1 vol. br, 184 p, éd. Publifrance , 15 €.

Z Bonneau capitaine providence L’histoire se déroule au temps où les Grandes Compagnies faisaient des ravages dans la campagne bourbonnaise et terrorisaient la population qui venait trouver refuge au château de Bois-Joli. Alors qu’Huguette de Vincy et Hubet de Lacoût font des projets de mariage, ce dernier est envoyé à Moulins par le Sire de Vincy pour demander des troupes en renfort auprès du Duc Louis de Bourbon afin de repousser les routiers. Pendant ce temps, une troupe de pilleurs menée par un dénommé Coupe-Gorge assiège le château de Bois-Joli et enlève Huguette.  Hubert de Lacoût réussira-t-il à rejoindre à temps le Duc de Bourbon ? Qui est ce mystérieux cavalier masqué qui surgit au détour d’un bois et se fait appeler capitaine Providence ?

• COISSARD Guy Jean:  Le vieux Belge et sa mission.1 vol. br, 240 p, éd. L’Harmattan, coll. Écritures, 20 €.

9782343179490rQue nous cache Muzee, le « vieux Belge » ? Pourquoi s’est-il imposé un pareil séjour en République démocratique du Congo ? Car on le comprend bien au fil des pages, que ce personnage à la fois original et touchant ne s’aventure pas complètement au hasard, que les rencontres qu’il fait ne sont pas toutes fortuites. Voici une très belle fresque, peinte par Guy Jean Coissard, dans la veine de l’un de ses précédents romans, L’héritier des Bisas. Elle nous dessine les mœurs de ce coin d’Afrique, nous expose les différences culturelles tout en nous désignant, souvent avec humour, certains terrains d’entente. Guy Jean Coissard, romancier et auteur de pièces de théâtre, a vécu de nombreuses années en Afrique. Il a partagé sa carrière entre la France et l’étranger et il a été tour à tour professeur de collège et de lycée, directeur d’Alliance Française, responsable de projets éducatifs avant d’occuper les fonctions de Conseiller pédagogique à Moulins. 

• CORNUAULT Joël : William Gilpin [1724-1804], montreur de paysages ; John Thelwall  [1764-1834],romantique sans culotte. 1 vol. br, 146 p, éd. du Sandre (Saint-Louis-de-Naud), 16 €.

Z CORNUAUTUne étude subjective de William Gilpin (1724-1804) et de John Thelwall (1764-1834). Le premier, l’un des créateurs de la théorie de la beauté pittoresque qui cherchait à faire valoir l’atmosphère des sites tourmentés, influença Thoreau et les peintres américains de la nature.Le second, lecteur de Gilpin, marqua Godwin, Coleridge et Wordsworth. Si Gilpin inaugure une nouvelle façon de considérer l’espace, lequel cesse de n’être qu’un panorama, Thelwall insuffle une dimension supplémentaire par la combinaison de ses observations : à la fois sensibles à la nature et attentives à la société. Au fil d’ouvrages infixables, ce touche-à-tout, poète et orateur, trace une pensée où philosophie de la nature et philosophie sociale sont inséparables. Si Gilpin montre le paysage, Thelwall cherche à le dévoiler. Né en 1950, Joël Cornuault  est libraire à  Vichy et il poursuit parallèlement une activité d’éditeur à l’enseigne de la Librairie  La Brèche. Il est l’auteur d’essais,  de poèmes et de traductions (Kenneth  Rexroth, Henry David Thoreau, John Burroughs, William Gilpin). Une de ses dernières parutions est “Mes dromomanies” (éd. Bleu Autour).

• DEPRESLE Pascal : Le tintement des larmes des oiseaux du Crystal. Parcours initiatique d’un apprenti amoureux. 1 vol. br, éd. Le Lys Bleu, 17,90 €.

le-tint► Avec ce recueil de poésie, Pascal Depresle signe son quatrième ouvrage, qui fait suite à sa trilogie poétique publiée sous le titre générique Le cri des autres ; Le Cri des Autres, suivi de Entre Bitume et Champs et de  L’enfant des Poubelles (Editions Sydney Laurent). Il nous livre ici le cheminement fantasmé de l’amour, mélange de textes poétiques et de poèmes en prose, qui prend sa source et son inspiration au hasard du regard d’un couple d’amoureux, croisé au sortir d’un hôtel de Reims, alors que ses pas l’avaient poussé à emprunter quelques instants le chemin du centre-ville, là où ses textes ont été conçus : “ J’ai vu tant d’amour ce jour dans les yeux de cette inconnue qu’il m’est venu, comme une évidence, le besoin d’en faire le parcours initiatique d’un apprenti amoureux, comme si j’avais été celui qu’elle tenait à son bras”. Né en 1966, à Montluçon, Pascal Depresle s’est découvert une passion pour les  lettres et l’écriture. Son parcours chaotique l’a amené à traverser la France durant plusieurs décennies, en travaillant  dans le monde du transport, s’enrichissant au fur et à mesure de ses rencontres avec des personnes authentiques et leur culture. Après ses trois  premiers recueils, ce Bourbonnais, féru de littérature, de Fallet, à Faulkner, des poètes du moyen-âge jusqu’aux écrits récents comme ceux de Cécile Coulon,  en même temps qu’amoureux de musique, de  Brel, Brassens, ou Ferré jusqu’à Clapton,  a choisi de  placer désormais l’écrit au centre de sa vie.

• FOURNIER Jean-Claude : Poèmes à Sarah. 1 vol. br, 78 p, éd. plateforme Amazon, 6 €.

Z FournierJean-Claude Fournier, auquel on doit plusieurs romans, propose  ici une parenthèse poétique avec ce recueil de poèmes d’amour dédiés à l’une de celles qui ont compté dans sa vie. Ces textes ont été jetés à la va vite, en écriture automatique, à la suite d’une rupture douloureuse. Ils ont été retrouvés des années après dans le grenier des souvenirs. L’auteur a choisi de les  livrer ici au lecteur dans une version à peine modifiée, autant pour en conserver la verve innocente et naïve, que l’énergie d’une jeunesse et d’une époque où l’on pouvait encore rêver à l’avènement d’un meilleur des mondes après l’effondrement de valeurs sociales et d’un système économique que l’on croyait dépassé. La forme choisie pour dire la colère et le chagrin est le vers libre, mâtiné parfois de quelques rimes qui peuvent faire penser à des alexandrins isolés, lesquels se frayent un chemin tortueux à travers des suites de mots assemblés sans souci syntaxique apparent… Professeur à la retraite, Jean-Claude Fournier s’adonne à l’écriture. Il a déjà plusieurs livres à son actif avec Le prince des parquets-salons, Swinging mai 68, Hollywood sur Cher ou encore Si ma petite ville vous était contée

• TÉNOR Arthur : Le collectionneur de monstres. 1 vol. br, 186 p, éd. Scrinéo, coll. Imaginaire, 12,90 €.

Z Ténor La citadelle de Thémédéor, dit le  “Collectionneur de monstres”, est assiégée. Les Kazkares, tribu de redoutables chasseurs, sont prêts à mettre la citadelle à feu et sang s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils réclament. La prestigieuse Académie diplomatique d’Isuldain est chargée de désamorcer le conflit pour rétablir la paix. C’est donc à la jeune chambrée des Crépusculaires que l’affaire est confiée. Pour ces novices, cette mission est décisive, car elle déterminera leur avenir au sein de l’Académie. Mais lorsqu’ils arrivent sur place, l’affaire se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît. Leur présence n’est pas la bienvenue, et c’est sur le fil de la vie qu’il leur faudra conserver leur équilibre… en espérant ne pas tomber dans l’un des horribles enclos du Collectionneur de monstres.  Quand le monde s’est résolu à la violence, la diplomatie peut-elle encore faire triompher la paix ?

• TÉNOR Arthur: Dead lines. 1 vol. br, 210 p, éd. Gulf Stream (Nantes), coll. Échos, 15 €

Z Tenor►.Aurélien est convaincu d’être suffisamment averti pour ne pas se laisser prendre aux pièges du darkweb. Intrigué par l’ego et les mises en garde de l’auteur d’un  “ livre stupéfiant” en ligne, Aurélien valide l’achat du premier chapitre. À seulement 0,12 €, le risque est maîtrisé. Commence alors une lecture pour le moins immersive. Car s’il peut être captivant de suivre les meurtres dans un roman d’horreur, cela devient plus effrayant lorsque la mort frappe simultanément dans la réalité. Un compte à rebours commence pour Aurélien, devenu malgré lui le héros d’un engrenage macabre. Mais pour sauver les personnages et ses proches, l’auteur n’a pas menti, le prix à payer promet d’être très élevé.

Z TENOR VégétarienneTÉNOR Arthur : La cousine végétarienne. Illustrations de Valérie Michaut. 1 vol. br, 30 p, illustrations en couleur, lexique, éd. Lito (Champigny-sur-Marne), coll. Agathabaga la sorcière- Moi, je lis, 4,90 €.

Agathabaga a une cousine bien étrange : Agathabouftoucru. Une jeune sorcière qui mange tout et tout cru. Jusqu’au jour où, suite à un sort d’Agathabaga, elle entend les animaux qu’elle mange tout  crus lui parler. C’est ce qui la pousse à les garder auprès d’elle, comme animaux de compagnie… Une sorcière végétarienne, on aura vraiment tout vu !

Z TENOR Momie• TÉNOR Arthur : Le  secret de la momie. Illustrations de Valérie Michaut. 1 vol. br, 30 p, illustrations en couleur, lexique, éd. Lito (Champigny-sur-Marne), coll. Agathabaga la sorcière – Moi, je lis, 4,90 €.

Agathabaga a reçu en rêve la visite de son lointain ancêtre Toutankhatabaga, un mystérieux pharaon-sorcier qui vivait en Égypte Antique. Il l’a invitée à venir passer quelque temps dans sa grande demeure d’éternité. Agathabaga revêt donc sa tenue d’exploratrice et part avec ses amis sur son balai: direction l’Égypte.

• TÉNOR Arthur : Les aventures  d’Agathabaga le sorcière ! – Tome 2. Illustrations de Valérie Michaut. 1 vol. br, 74 p, illustrations en couleur, éd. Lito (Champigny_sur-Marne), 14,90 €.

Z TENOR Que d’aventures pour Agathabaga dans cet album entre vacances dans un centre de remise en forme, découverte de la sculpture, potions pour cheveux un peu farfelues, Agathabaga ne s’embête pas. Et nous non plus ! Dans cet album, Arthur Ténor propose de découvrir sept nouvelles histoires : Agathabaga part en cure de remise en formes, Agathabaga se fait des cheveux, Le redresseur de tordues, Agathabaga, sans qu’elle sache chasser, chasse sans chien des chasseurs sachant chasser, Le cadeau de tante Perfide, Agathabaga perd son temps, Agathabaga se lance dans la sculpture. Chaque histoire est rehaussée par les illustrations de Valérie Michaut. Pour lecteurs à partir de 6 ans.

• THOMAS Jean-Louis : Suwakee, pour ce que demain va t’apporter. 1vol. br, 360 p, éd. Valeurs d’Avenir, coll. Littérature, 19 €.

Olivier-couv20140401Tout s’écroule dans la vie de Freddie : son mariage, la société qu’il dirige et sa santé. Alors que, seul, endetté et gravement malade, il perd tout espoir, un ami d’enfance, médecin, lui apporte un réconfort providentiel avec des solutions immédiates. Mais avant de lui faire prendre le poste qu’il lui a trouvé, il l’invite à partir se reposer. Freddie a toujours été attiré par l’Amérique du Nord et ses grands espaces. La rencontre d’une tribu d’Indiens cherokees est le début d’une aventure extraordinaire et d’une renaissance inattendue. À son contact et en participant à ses activités quotidiennes, il se transforme peu à peu : amitié, amour, haine, trahison vécues en lien avec la nature et les esprits, confrontation entre les valeurs ancestrales et la rapacité du monde moderne, font que Freddie-Suwakee devient indien. Oowanookee, le chef chamane, est le maître d’œuvre et le garant de la conservation du territoire et de la culture des Cherokees. Par lui, Suwakee en même temps que  lecteur sont amenés à reconsidérer leurs rapports à eux-mêmes et à ce qui les entoure… Né en 1953,  Jean-Louis Thomas réside aujourd’hui à Vichy, après avoir fait carrière dans les assurances. Il a mis à profit sa retraite pour s’adonner à l’écriture, avec la publication, en 2014,  de son tout premier roman Le Mystère du bréviaire de Valence, à la fois  policier et historique, qui mettait en scène le personnage d’un archéologue. Il a ensuite publié   Le Serment du lieutenant Steiner .

TOURNAIRE Éric : L’indien, le maréchal et l’empereur. 1 vol. br, 148 p, éd. de la Flandonnière, 13 €.

Z TOURNAIREAvec ce nouveau roman d’Éric Tournaire, le gendarme Daniel Mattounet réalise sa quatrième enquête. Elle porte sur le meurtre d’un notable vichyssois qui a été commis à l’occasion des traditionnelles  fêtes de Napoléon III.  On y croise le fantôme du maréchal et celui de Buffalo Bill, ainsi qu’une  belle Autrichienne et un fin justicier… Eric Tournaire est né en 1958 à Casablanca. Auteur de romans, illustrateur de bandes dessinées et de carnets de voyages, il nous livre ici la quatrième aventure du gendarme Daniel Mattounet.

 • VÉDRINES Jean : Âge d’or. 1 vol. br, 480 p, éd. Fayard, 22 €.

Z VédrinesDe retour en France mais surtout de retour à une vie «  normale  », Georges se souvient de son épopée au-delà des Alpes, dans l’Italie insurgée des «  années de plomb  », qui pour lui furent un âge d’or. Et garde intacte, malgré les échecs et les désillusions, sa foi en la Révolution. Comment vivre à petit feu quand on a connu l’absolu ? À 19 ans, Georges le maladroit, le presque rien, a reçu comme un éblouissement. Il a cru que son destin de petit Français était de prendre part à la grande histoire, à l’insurrection armée qui embrasait alors l’Italie. Vite arrêté et condamné, il est retourné vaincu vivoter dans son Bourbonnais natal. Plus de trains de nuit, de planques chez les camarades, d’émeutes dans les rues de Turin et Bologne. Depuis, Georges semble un de ces perdants qu’on n’écoute guère, un simple, un «  poète  » il préfère dire, un marginal dont les autres brocardent la parole rugueuse. Quarante ans qu’il en est ainsi. Pourtant, Georges tire force et lumière de ces années lointaines que les vainqueurs ont trouvées de plomb et que lui baptise «  âge d’or  » puisque la politique s’y faisait mystique et la révolution une victoire sur la mort. Aujourd’hui, ceux qu’il a combattus ont triomphé en Italie comme en France et pérorent, plastronnent. Mais, dans leurs paroles durcies au fer de la puissance et de l’orgueil, Georges entend une autre musique, une étrange défaite. Après L’Italie la nuit, La Belle Etoile et Morteparole, Jean Védrines s’affirme livre après livre comme le poète de la révolte, le chantre de toutes les insurrections, fussent-elles manquées ou réprimées. Entre France et Italie, sa langue inspirée et puissante explore les splendeurs et les misères de la colère sociale, l’irradiante beauté des idéaux révolutionnaires, à laquelle on ne peut sans doute que se brûler. Fils de Henri Védrines qui fut député de l’Allier et petit-fils du célèbre aviateur Jules Védrines, Jean Védrines est né à Montluçon.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

BERNARD Augustin : Le Bourbonnais et le Berry. 1 vol. br, 260 p, illustrations, biblio, index, éd. La Geste éditions, coll. Les provinces françaises – Beaux petits pays, 20 €.

Z BERNARDRéédition d’un livre aujourd’hui  oublié, l’ouvrage le Bourbonnais et le Berry regroupe une étude fine de ces territoires que l’auteur connaissait bien. Un ensemble de textes richement illustrés par de nombreuses gravures d’époque. Le lecteur découvrira la topologie et la géographie de la région Berrichonne et du Bourbonnais. De nombreuses cartes et photographies illustrent l’ouvrage. Augustin Bernard, né en 1865, est décédé en 1947 à Bourbon-l’Archambault où un musée porte son nom. Il a été élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1938.

• BOUVANT Hervé : Albert Londres et les siens. Présentation et introduction de l’auteur. 1 vol. br, 164 p, illustrations, documents, autoédition Hervé Bouvant (herve@bouvant.fr), 25 €.

AL COUV 1Ancien secrétaire de l’association Maison Albert Londres de 2016 à 2019, Hervé Bouvant a choisi de publier à compte d’auteur le résultat de ses propres recherches sur l’univers du “Prince des reporters”. Outre les ancêtres de Londres, il s’est attaché à mettre en relief celles et ceux qui ont gravité autour de lui,  que ce soit sa fille flore, dite  Florise, ou  le reporter journaliste Édouard Helsey,  qui fut son grand ami. Il retrace également  le parcours brillant de son gendre André Martinet, qui termina sa carrière à la tête de  la marine nationale. Hervé Boutant apporte aussi des éclairages  sur la “mystérieuse” dernière fiancée du reporter qui vint à ses bras, à Vichy, en 1930 et en 1931. Elle s’appelait,  Olga Mischkine et elle était à la fois  peintre et actrice.

CARRÉ  Philippe, MICHAUD Thierry, RICHARD Philippe :  Les combats de Broût-Vernet et de Saint-Didier-en-Rollat des 29 et 30 août 1944. Préface de  Véronique Pouzadoux et Raymond Duplan. Avant-propos de Jean-François Glomet. 1 vol. br, 101 p, illustrations n-b et couleur, éd. Azi la Garance.

Ces combats se  sont déroulés à l’initiative de l’armée allemande. Ils s’inscrivent dans une logique tactique : une manœuvre retardatrice pour prévenir toute action enveloppante à partir de la forêt de Marcenat. Le 29,  un spahi algérien et un résistant furent tué. Le lendemain, 3 gardes républicains et un garde forestier étaient à leur tour tués.  Les auteurs livrent une explication méconnue des faits. Ce livre est aussi le premier qui donne un tableau détaillé et une analyse militaire d’un des combats de la Libération dans l’Allier, la documentation sur le sujet étant encore particulièrement insuffisante.

COMBEAU Jean-Claude : Montluçon, mémoire d’une ville. 1 vol. br, 180 p, illustrations, biblio, éd. Sutton, coll. Mémoire d’une ville, 19,90 €.

Combeau MontluconS’il est une citation correspondant parfaitement à Montluçon et ses habitants, c’est bien celle d’André Malraux : « Les hommes ne valent que par ce qu’ils ont transformé », tant le développement de la ville a été exceptionnel de 1840 à 1960. C’est au travers de quelque 250 documents photographiques anciens que l’auteur, Jean-Claude Combeau, invite le lecteur à découvrir la transformation de ce petit bourg rural de 4 000 âmes au milieu du XIXe siècle, en une ville moderne, 120 à 130 ans plus tard. Nul doute que ces images contribueront à joindre l’utile à l’agréable : apprécier, avec le recul des années, le mérite des générations précédentes, en feuilletant avec plaisir cette chronique en images d’une période importante de l’histoire de Montluçon.

DARMANGEAT Michel : Chez Darmangeat. Histoire intime d’un hôtel de Moulins (Allier).  1 vol. br, 260 p, éd. L’Harmattan, coll. Connaissance des régions, 26 €.

Z DARMANGEATCe livre fait revivre une époque révolue et un type d’entreprise dont les évolutions économiques ont depuis lors sonné le glas : l’hôtel familial. Situé au 5, place aux Foires à Moulins, l’Hôtel Moderne a bénéficié d’une grande notoriété durant de nombreuses années et il a été une véritable institution, bien au-delà de la seule ville de Moulins. Mêlant documentation et autobiographie, parsemées d’humour et de portraits pris sur le vif,  Michel Darmangeat, le petit-fils du fondateur,  invite à découvrir les coulisses de l’établissement qui le vit grandir. Au fil du récit, on devient un témoin privilégié d’événements typiques du quotidien moulinois du siècle dernier : le concours agricole, les banquets, les bals de sociétés, la vie sportive. On retrouve aussi des informations sur l’organisation interne de l’établissement et sur  son fonctionnement, jusqu’à la revente du fonds de commerce au début des années 1990.

FERRIEUX Claude : Les dernières heures  du duché de Bourbonnais racontées aux enfants. Nouvelle édition. 1 vol. br, 190 p, illustrations n-b et couleur, biblio,  éd. du Petit Pavé, 16  €.

bourbonnais_0► Raconter 2000 ans d’histoire du Bourbonnais, qui plus est aux enfants et à leur parents,  le tout sans la déformer, voilà une ambition bien légitime, mais hasardeuse et un défi que Claude Ferrieux a voulu relever.  Cette histoire, aussi complexe que  passionnante, est ici dévoilée, dans un ouvrage simple et ludique. Le lecteur navigue à travers ces pages, d’où se dégage un passé qui foisonne d’événements, de faits guerriers et  de péripéties de toutes sortes. Elles le conduisent  de l’antique territoire des Éduens jusqu’au département de l’Allier, en passant par la seigneurie de Bourbon et la figure incontournable du Connétable. Au fil des pages, l’auteur  essaie de coller aux connaissances historiques qu’il a pu rassembler. Dans  “Les dernières heures du duché de Bourbonnais racontées aux enfants… et aux grands”, chaque chapitre commence par des dialogues ou des récits sous forme de monologues, qui s’apparentent au roman historique Un ouvrage rythmé par de nombreuses illustrations, des récits historiques ou romancés et des compléments historiques objectifs. Enfin, chaque chapitre débouche sur quelques jeux et activités ludiques : tels que quiz, mots cachés ou croisés, questionnaires à double choixPour joindre l’utile et l’agréable.

• GARNIER Michèle (sous la direction de) : Albert Londres à Vichy. 1 vol. br, 100 p, illustrations, documents, éd. Association Maison Albert Londres, 15 €.

Z Albert Londres à VICHYFruit d’un travail collectif,  réalisé sous la direction de  Michèle Garnier, ce livre repose sur de nombreux documents. Il vise à mettre en valeur le lien affectif  et réciproque qu’entretenait Albert Londres avec  la station thermale, alors qu’il  accède vraiment à la célébrité après 1914 . Selon Marie de Colombel, présidente de l’association Maison Albert Londres. “ c’était un amoureux de Vichy,  un grand ambassadeur de sa” ville”. Entre  des articles issus de la presse locale traitant du journaliste  et des articles que ce dernier a consacrés à Vichy, ce recueil foisonne de documents qui démontrent  qu’Albert Londres  “s’intéressait vraiment à la vie dans la cité thermale, au point de lui faire écrire que “Vichy n’est pas qu’une femme (mais que) c’est une reine”. Cet ouvrage entend aussi s’inscrire dans le cadre de la candidature de Vichy au patrimoine mondial de l’Unesco, avec d’autre stations thermales européennes : Albert Londres “représente quelque chose dans le milieu du journalisme. Tous les yeux du journalisme devraient être braqués vers ici. Mais tout n’a pas été  fait en ce sens”, regrette Marie de Colombel.  

• MIQUEL Pierre: les oubliés de la Somme: 1er juillet – 19 novembre 1916. Nouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, illustrations, biblio, éd. Tallandier, coll. Texto, 9,50 €.

texto-les-oubliexxxus-de-la-somme-crgDe juillet à novembre 1916, un million de soldats britanniques, allemands et français meurent sur le front de Somme. Pourtant, en France, cette bataille a longtemps été oubliée… Le 1er juillet 1916, les armées britanniques et françaises lancent une offensive d’une ampleur sans précédent sur le front de la Somme. C’est la grande attaque de 1916 voulue par les généraux anglais et français, Haig et Joffre. Au premier instant, le bilan est sans appel : 30 000 hommes sont tombés à la première heure, 60 000 au premier jour. Le massacre va se poursuivre jusqu’au 28 novembre. Cet ouvrage  raconte l’histoire d’une  bataille presque éclipsée qui fit plus de morts que Verdun. Historien renommé de la Première Guerre mondiale, Pierre Miquel (né à Montluçon en 1930, décédé en 2007) est l’auteur de nombreux livres sur la Grande Guerre. 

• SAUVARD  Jocelyne : Jeanne Moreau l’impertinente. 1 vol. br, 285 p, illustrations, éd. L’Archipel, 20 €.

Z sauvard moreauJeanne-Moreau-l-impertinenteUne gifle de cinéma l’a propulsée sous les projecteurs avec Touchez pas au grisbi. Deux ans après, son rôle dans Ascenseur pour l’échafaud, sous les auspices de Louis Malle et Miles Davis, a fait d’elle une icône. « La plus grande amoureuse du cinéma », selon François Truffaut. Cent vingt films, des séries culte (Les Rois maudits de Josée Dayan), plus de trente pièces de théâtre au léger parfum de scandale… Jeanne Moreau aura travaillé avec les plus grands : Antonioni, Bunuel, Losey, Ozon, Agnès Varda, Marguerite Duras, mais aussi Peter Brook et Jean Vilar. Elle a joué avec les monstres sacrés tels que  Gérard Philipe, Delon, Depardieu, Bardot, n’hésitant pas, au soir de sa vie, à partager la scène avec Étienne Daho. « Elle avait des bagues a chaque doigt » et chantait d’une voix que nul n’a oublié. Elle s’st éteinte le 31 juillet 2017, laissant l’image d’une star anticonformiste, autoritaire, courageuse, sulfureuse, pétrie de désirs. Mais qui était vraiment Jeanne Moreau ? Avec ce portrait fidèle, sensible, nourri de témoignages inédits, Jocelyne Sauvard nous entraîne dans le tourbillon de la vie d’une femme libre.

• WIRTH Thierry : Vichy, mémoire d’une ville. 1 vol. br, 180 p, illustrations, biblio,  éd. Sutton, coll. Mémoire d’une ville, 19,90 €.

VICHYAvant d’être la capitale de l’Etat français durant la seconde guerre mondiale, Vichy a connu une prospérité économique et thermale inégalée. Réussir à se faire appeler la « Reine des villes d’eaux » sans que cela soit contesté par les autres stations thermales n’est pas seulement un tour de force mais le résultat d’une ascension irrésistible qui fit de Vichy la destination privilégiée pour les soins, les plaisirs et la vie mondaine jusque dans les années 1960. Passionné par l’histoire de la station thermale, Thierry Wirth lui a consacré plusieurs ouvrages et albums depuis une vingtaine d’années.

DIVERS

BENOÎT Christine : Manager un établissement de santé : modes d’organisation pratiques  de management, nouveaux outils de gestion. 4ème édition. 1 vol. br, 190 p, illustrations, biblio, sites Internet,  éd. Gereso (Le Mans), coll. Les guides pratiques, 22 €.

9782378902117_internet_h1400Cadres dirigeants et opérationnels, managers et gestionnaires d’établissements de santé privés ou publics, vous devez chaque jour relever le même défi : allier qualité des soins et qualité de vie au travail, dans un contexte de rationalisation permanente des moyens. Si les établissements de santé sont de plus en plus performants, les patients mieux informés sont, quant à eux, plus exigeants et les soignants plus nombreux à souffrir d’épuisement professionnel. Les cadres, accaparés par les impératifs de la certification et le traitement de l’absentéisme, s’éloignent de leurs équipes et ressentent un véritable malaise. Inégalité dans l’accès et les offres de soins, désertification médicale, diminution des effectifs et des moyens alloués sont autant de symptômes préoccupants de notre système de santé. La nécessité d’un retour à l’équilibre pour les hôpitaux et le regroupement des établissements demandent de revisiter les modes d’organisation, les pratiques de management et d’oser appliquer de nouveaux outils de gestion. Cet ouvrage présente les techniques de management humanistes les plus adaptées au milieu de la santé en mettant la logistique au service de l’humain. Christine Benoit est créatrice et chef d’entreprise dans des domaines aussi variés que la santé (cliniques et maisons de retraite), la restauration collective, l’agroalimentaire et la formation professionnelle. En 2007, elle intègre le groupe de santé Vitalia et crée en 2010 la première Université d’entreprise dans la santé, dont elle a assuré la direction jusqu’en août 2014. 

• DEBOURG Evelyne : Les recettes magiques de Pétronille. Préface de Guy Legay. Illustrations de Philippe Bocard.1 vol. br, 100 p, illustrations, éd. M+ Éditions, 18,90€

les-recettes-magiques-de-petronille-Lauréate 2019 du prix François Rabelais, Evelyne Debourg  prépare chaque jour de l’année scolaire et depuis 22 ans, toujours avec amour, de délicieux petits plats, pour les 120 enfants de la cantine de son école à Ébreuil. Après avoir publié des chroniques dans les Cahiers bourbonnais, elle est l’auteure de Contes et recettes d’autrefois, les aventures secrètes de Pétronille, paru en 2018. Avec ce nouvel opus, en cuisinière généreuse qu’elle est, elle  dévoile toutes les ficelles de son métier, les trucs et les astuces,  avec  ses recettes magiques, pour le plus grand bonheur de ses petits élèves gastronomes…et peut-être aussi de leurs parents. Au fil des pages qui se veulent pédagogiques, ludiques et parsemées d’humour,  elle accompagne pas à pas les enfants dans leur cheminement culinaire,  dans un livre égayé par les dessins de Philippe Bocard. Sur les pages de gauche, les apprentis cuisiniers en herbe peuvent lire la recette écrite de façon traditionnelle, tandis que sur la page de droite, sont dessinées les différentes étapes. On trouve aussi des cases ordonnées pour réussir et comprendre facilement, pas à pas, case par case les étapes de ta recette.

 

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ANGLADE Jean : Le péché d’écarlate. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 400 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 19, 24,90 €.

Z ANGLADEEn Auvergne, au début du XXe siècle… Tout destinait Georges Juradieu à une existence heureuse : beauté, intelligence, considération, richesse. Tout lui fut accordé. Mais, encore enfant, il assiste à l’assassinat de son père, banquier, par le fils d’un homme que la banque Juradieu a conduit à la ruine et au suicide. Devenu un fils de banquier en banqueroute, Georges découvre alors la méchanceté humaine. Désormais, avec un cynisme et une violence rares, il s’applique à être partout le plus méchant, jusqu’à ce qu’il devienne lui-même victime de son système : un accident  » provoqué  » par un contremaître qui le déteste le laisse aveugle et défiguré. Alors, du fond de la nuit, lentement, Georges Juradieu prend conscience de la face cachée de l’homme grâce aux démonstrations de gentillesse, de patience, d’attention envers lui. Mais surtout grâce à la jeune Lucie, qui va avec beaucoup d’amour anéantir toutes ses erreurs passées et le dépouiller de son ancienne peau  » d’aspic « …

• ANGLADE Jean :  Un lit d’aubépine. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. Pocket, coll. Terroir, 6,95 €.

Z Anglade Viverols, une commune de montagne entourée de bois, de pâturages, aux confins de quatre provinces : Auvergne, Forez, Velay, VivaraisEn 1902, un gendarme corse, Pancrace Cervoni, y est nommé chef de brigade. Verbaliser les braconniers, les voituriers sans lanternes et les vendeurs d’allumettes de contrebande, tel était l’essentiel des activités des gendarmes de Viverols,  petite bourgade perdue de l’Auvergne forézienne. Aussi Pancarce Cervoni, le nouveau chef de brigade, commençait-il à s’ennuyer lorsqu’il remarque la jolie Tiennette Farigoule, une jeune paysanne à peu près illettrée. Elle a dix-huit ans, lui trente-deux. Sa mère prétend descendre du dauphin Louis XVII, qui se serait  échappé de la prison du Temple,  pour trouver refuge dans la région. Lui portait l’illustre patronyme d’un général napoléonien, mort au combat, la tête fracassée par un boulet de canon. Tout aurait dû les séparer.Ils se marient pourtant un beau jour de 1903 et ils auront trois garçons : Annet, que sa mère dirigera vers la prêtrise, Jean, dont son père fera un militaire, et André, qui choisira lui-même son destin, en devenant à la fois  poète-proxénète. Mais, peu soucieuse de ces carrières dissemblables, Tiennette nourrit pour eux un amour égal et passionné, prête à toutes les indulgences. Un lit d’aubépine est l’histoire captivante, multicolore, tantôt burlesque et tantôt bouleversante, de cette “ mère Goriot et de ses trois fils.

• BÉAL Jean-François : Dans le cerveau de Léonard. 1 vol. br, 220 p, éd. Baudelaire, 19,50 €

Z Beal Un livre… Un simple livre, acheté un soir de mai 2015 sur la brocante nocturne de Fontenay-aux-Roses, change le cours d’une vie, celle de Jean-Baptiste Sénéchal. Le jeune fleuriste alors célibataire découvre, dans le récit de Léonard Brandicourt né en 1842, le parcours pour le moins étrange de cet homme d’un autre siècle ; étrange et inquiétant, de par les coïncidences ou les similitudes que renferme « Les secrets d’Hortense » avec sa propre vie : Un frère jumeau précocement disparu, une passion pour le violon, une activité professionnelle en rapport avec l’horticulture, un lieu de vie identique, une spoliation d’héritage. Non, ce ne peut être le seul fruit du hasard ! Si ce livre a atterri entre les mains de Jean-Baptiste c’est qu’il ne pouvait probablement en être autrement. C’était écrit ! Alors germe dans l’esprit du jeune homme un raisonnement aussi insensé que diabolique. « S’il décrit avec une telle précision mon passé, il ne peut être que le guide infaillible de mon futur ! À moi de suivre à la lettre la chronologie indiquée par Brandicourt, de respecter ses choix et de les appliquer à ma propre vie ! » La transposition ne se fera sans doute pas sans séquelles et c’est un homme sous influence qui poursuivra le voyage jusqu’au bout pour tenter de trouver son histoire d’amour, et au-delà, un sens à sa vie avec, sur le chemin, la complicité improbable de personnages tels que François René de Chateaubriand ou Pierre Bonnard et sa peinture envoûtante.

• BALLAND-PIEUCHOT Aurore : Ma vie de chiotte. 1 vol. br, 175 p, éd. de la Châtaigneraie, 15 €.

Z vie-de-chiottePremier roman. Un cabinet de toilette, qui a connu à ses heures de gloire, un paquebot de croisière de luxe se met à raconter son histoire, faite de rebondissements. Du paquebot, il se retrouve ensuite installé dans un centre commercial, puis dans un appartement, prélude à l’étape finale, avec l’installation dans une cellule de prison. Grandeur et décadence…Dans ses confidences, il brosse le portrait de celles et de ceux qui l’ont fréquenté et il retrace les grands moments de sa “carrière”. Au fil de ses confidences, il  partage  aussi ses réflexions sur la vie en général et sur la société en particulier.

CAGNARD André : Le moulin voit rouge. Roman policier. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, coll. Polar en poche, 7 €.

Z CAGNERDN’ayant pas participé à la séance photo organisée sur la scène avec le président, Carole et Fanfan étaient sorties en avance et s’étaient faufilées entre les cars de touristes. Carole se retourna et regarda la façade du célèbre cabaret au travers des rafales de neige…C’est le point de départ du dernier roman d’André Cagnard. Un inspecteur de police, Camoletti,  épaulé par son assistant, se trouve confronté à une mission aussi difficile que délicate : il doit empêcher un attentat en préparation qui a pour cible un chef d’état étranger  en visite à Paris. Ils trouveront une aide inattendue  avec des employés du célèbre cabaret, le Moulin Rouge…

• CHABROL Jacky : Pourquoi désobéir et comment ? 1 vol. br, éd. La Galipote, 16 €.

chabrolNotre société industrielle, vieille d’à peine deux siècles, serait-elle condamnée ? … Certains observateurs avertis annoncent son effondrement total d’ici une ou deux générations, c’est à dire demain… Si l’on s’en tient aux signes avant-coureurs déjà visibles, aux prévisions alarmistes de nombreux scientifiques et au peu de réactions que cela provoque chez nos décideurs du pouvoir, on peut effectivement le penser ! … Mais si l’on est convaincu de cela, que doit-on faire ? On attend que des extraterrestres viennent à notre secours, à moins que ce soit l’apocalypse annoncée depuis longtemps et que nous ne puissions rien y faire. Autre éventualité, on se dit qu’il reste à se battre, non pas pour empêcher la catastrophe (c’est peut-être déjà trop tard) mais pour survivre et arriver à dépasser cette épreuve en construisant un autre modèle de société qui pourra prendre la relève. Certes, la lutte s’annonce difficile et périlleuse, et rien n’est gagné d’avance, mais cela n’en vaut-il pas la peine ? … Y’a t-il aujourd’hui une cause plus importante et plus passionnante ? … Alors on entre en résistance et on passe à l’action ! On doit le faire et on peut le faire, allons-y !

• CHALAYER Maurice : Le secret de Jean. 1 vol. br, 251 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

Z Chalayer Jean Roche, jeune coupeur dans une usine de confection, a réussi à survivre  à la Première Guerre mondiale, mais un mystère plane sur lui. Sans voix, sans émotion et sans mémoire, qu’a fait ou qu’a bien pu voir vu le poilu pour revenir de la guerre à ce point traumatisé ? Sœur Adèle, Isabelle, Joseph Roche ainsi que Barnabé et Clément Matrat refusent la fatalité et, chacun à sa manière, va essayer de s’employer à épauler l’homme blessé  » dans son dedans  » pour qu’il revienne à la vie, à la vraie, celle des hommes, de la bonne amitié et de l’amour… Originaire du massif du Pilat, Maurice Chalayer est issu d’une famille de scieurs forestiers depuis plusieurs générations. Partageant ainsi son temps entre l’écriture romancée et le journalisme, il invite  le lecteur, dans ses essais sociologiques et ses romans, à pénétrer dans le monde rural où il a passé son enfance. 

CHARMASSON Guy : Le gîte de la vallée perdue. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8€.

Z CharmassonAlors que Georges, qui l’avait recueilli à la mort de ses parents, vient de s’éteindre, Alexandre est convoqué chez le notaire. Il est l’héritier du domaine, une ruine, il faut bien l’avouer, qu’il devra partager avec Annie, son amour d’adolescent, la fille du défunt. Ils ne se sont plus revus depuis que Georges l’a chassé, voici trente ans, après avoir découvert leur liaison. Les retrouvailles remuent le passé tout autant que le présent : tous les deux sont arrivés à un moment charnière de leur existence. Pourquoi ne pas tenter une nouvelle aventure en transformant le vieux mas en un gîte moderne et respectueux de la nature ?

• CIOCOIU Elena : Les configurations de l’imaginaire pascalien. Préface de Gérard Ferreyrolles. 1 vol. br, 328 p, biblio, index, éd. Classiques Garnier, coll. Univers Port-Royal, 39 €.

CiuMS01bTexte remanié d’une Thèse de doctorat (Littérature française et comparée – Paris IV, 2008). Cette recherche est une approche systémique de l’imaginaire pascalien, qui établit une correspondance entre les stratégies de l’imaginaire et les stratégies d’écriture, en essayant d’ouvrir la voie pour la confrontation des imaginaires et en proposant de considérer l’imaginaire pascalien comme un imaginaire de frontière. Après la préface de Gérard Ferreyrolles, suivie d’une introduction et d’un avant-propos, l’ouvrage se décline en trois grands thèmes : L’homme devant le monde, L’homme devant soi-même, L’homme devant Dieu.  L’ensemble est complété par un index des noms et une bibliographie.

 • COSEM Michel : Les yeux de l’oursonne. 1 vol. br, 220 p, biblio, éd. de Borée, 18,90 €.

Z2 COSEM► Lorsque Marcellin, jeune agent immobilier à Luchon, se voit confier la vente d’une maison dans la montagne, il tombe sous le charme des lieux, à tel point qu’il achète la propriété et s’y installe avec sa compagne Nathalie. Un soir, il reçoit l’étrange visite d’une oursonne à laquelle il s’attache. Mais cette étonnante visiteuse est-elle réellement sans danger ? Et la maison, ce troisième “personnage”» pour lequel Marcellin éprouve un attachement sans bornes, mettra-t-elle en péril sa relation avec Nathalie ?

• CROZES Daniel : L’homme qui chaussait du 62. 1 vol. br, 330 p, éd. du Rouergue, 21 €.

Z COZESA 20 ans, Ulysse Bouissou habite dans la petite commune de  Belmont-sur-Rance. Il mesure 2,20 mètres, chausse du 62 et il accuse un poids de  170 kg ! Lorsqu’il se présente en 1903 au conseil de révision, les photos prises de lui déclenchent rapidement sa célébrité. Journalistes puis organisateurs de foires s’en emparent…Il se retrouve engagé par un imprésario, pour  former un duo de musiciens avec un lilliputien. Ensemble ils vont découvrir l’Europe, de fêtes foraines en cabarets, puis l’Amérique, avec le fameux cirque Barnum. Ce roman de Daniel Crozes est librement inspiré de la vie du « Géant” Henri Cot (1883-1912).

• DELAGE Alain : Le dernier chant des cigales. 1 vol. br, 266 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z DelageAutomne 1955. Toussaint Gariel, maire du village de Saint-Romain, niché dans l’arrière-pays varois, est convoqué à la préfecture. Sa mission : annoncer à ses administrés une nouvelle qui va bouleverser leur vie. Leur village va être absorbé par le nouveau camp militaire de Canjuers. Expropriés, les habitants doivent quitter leur maison dans un avenir très proche. Comment faire accepter l’inacceptable ? Toussaint va devoir faire face à la résistance annoncée des villageois, exacerbée par les jalousies et de vieilles rancœurs qui refont surface. Quel sera le sort de Saint-Romain et de ses habitants ? Alain Delage s’investit tout particulièrement dans la vie culturelle et associative de sa région. Ce passionné d’histoire a déjà publié plusieurs ouvrages à vocation patrimoniale depuis 2001 et il s’est impliqué fortement dans la conservation et la transmission de l’histoire locale. Le Dernier Chant des cigales est son sixième roman.

• DELAGE Alain : L’inconnu de Saint-Blaise. 1 vol. br, 425 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Z Delage l'inconnu► Comme tous les ans à la Saint-Blaise, le Pétassou, figure emblématique du village, traverse les rues avec à sa suite des enfants rieurs prêts à crever la vessie de porc gonflée sur son dos. Mais, cette année, la fête va tourner court. Le Pétassou est retrouvé mort. Sylvestre, le fils de l’adjoint au maire, qui devait revêtir le costume cousu par Marie, la fille du maire, a fui le village en compagnie de sa belle. Et, sous le costume, on découvre le corps d’un inconnu. Qui est-il ? Qu’est-ce qui a poussé les deux amoureux à dissimuler leur fuite ? Le maire et son adjoint enquêtent…

DI MARCO Chiara (sous la direction de) : Georges Bataille : des mots pour l’impossible. 1 vol. br, 248 p, éd. Mimésis, 2018, coll. Philosophie –  n° 60,  24 €

Z BATAILLE.jpgLe silence, “ l’inaccessible” est une embarrassante absence de sens et l’on ne peut en parler sans lui donner du sens. C’est l’épreuve périlleuse de l’impossible que Georges Bataille a  incarnée  dans sa vie comme dans sa pensée. Une épreuve et un sens que les essais ici rassemblés tentent de raconter  avec la conscience de ne pas échapper à la trahison d’une pensée rendue seulement possible par le déplacement continu du sens dans l’inquiétude insoluble qui est l’existence. Georges Bataille, né le  à Billom (Puy-de-Dôme), mort le  à Paris, a été à la fois  bibliothécaire et écrivain.  Son œuvre, particulièrement variée,  se compose d’ouvrages de littérature, mais aussi d’anthropologie, de philosophie, d’économie, de sociologie et d’histoire de l’art.

 • DUPORGE Bernard : Le tambour de Lacanau. 1 vol. br, 370 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

Z DUPORGE► Le petit Clément a tout juste 11 ans, en 1914, lorsque son père part pour le front en lui confiant, avec un sourire grave, la maison familiale. Le jeune garçon, qui bat le tambour communal avec un enthousiasme sans pareil pour porter les nouvelles aux villageois, ne sait pas encore le poids du malheur. Il va l’apprendre en lisant un carnet que vient lui remettre, fin 1918, un compagnon de ce père que le maire est venu annoncer, deux mois auparavant, mort pour la France. De ce premier deuil, Clément fera une leçon de vie. Elle l’incitera, durant l’Occupation, à rejoindre la Résistance et à parcourir les grandes forêts de pins ou leurs lisières en quête de renseignements sur l’ennemi et de clairières où effectuer des parachutages. Mais les blessures de la vie ne cicatrisent jamais. Partagé entre deux amours, meurtri par l’existence, Clément sombre dans le silence, s’éloigne des siens, se sent de plus en plus seul. Jusqu’à ce jour où, venant de l’intérieur des terres, un vent apporte la terrible nouvelle : sur les rives de l’étang de Lacanau, des aménageurs se préparent à détruire son cher Cousseau, la forêt de son enfance… Le sang de Clément va alors bouillir à nouveau dans ses veines et la résine des pins couler en son cœur. Mais le petit tambour de la guerre de 1914 retrouvera-t-il en lui assez de confiance et de force pour appeler à la rébellion et tenir tête, avec une poignée d’amoureux de la nature, à la cupidité de quelques-uns ?

• EXBRAYAT Stéphanie : Colère assassine. 1 vol. br, 336 p, éd. de Borée, coll.Magie noire, 9,90 €.

Z EXBRAYAT► Malheur à quiconque provoque la colère de Léa, trentenaire parisienne qui ne supporte pas l’incivilité. Un soir, en quittant sa salle de sport, elle entend l’appel au secours d’une femme enfermée dans les toilettes du sous-sol. Mais quand la prisonnière s’impatiente au point de devenir odieuse, Léa explose et part en l’abandonnant à son sort. Le lendemain la femme est retrouvée morte… Stéphanie Exbrayat a exercé différentes professions avant de se consacrer à plein temps à l’écriture. Son premier roman, Personne n’a oublié, a connu un très beau succès. Avec Colère assassine, elle signe un second opus puissant, au suspense machiavélique qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages.

FAINDT Roger: Bleuvent. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 9 €.

51G85Dcg31L._SX195_Un soir de neige, un homme au doux surnom de Bleuet, fermier de montagne,  trouve refuge chez Anna la Rousse. Elle est veuve, mère de deux garçons et elle traîne derrière elle une  réputation sulfureuse, au point que les villageois n’hésitent pas à la croire sorcière. Malgré les peurs et commérages qu’elle suscite, multipliant ses visites dans le but de la séduire,  le Bleuet tombe éperdument amoureux de cette belle femme généreuse dans laquelle il décèle une profonde blessure. Pour conquérir le cœur d’Anna, il devra surmonter bien des épreuves afin que se taisent les fantômes du passé.

FERRATON Henry-Noël : Les amants du Bès. 1 vol. br, 310 p, éd. Revoir (Mirefleurs), 18 €.

Z Ferraton Joseph et Adeline sont les jeunes enfants de paysans cantaliens. Seuls les aînés auront des droits sur la propriété familiale. Ce n’est pas leur cas. Arrivés à l’âge adulte, ils décident de se marier malgré l’opposition de leurs parents. Sans terre et avec peu d’argent, ils savent que leur existence sera difficile. A force de travail, Joseph parvient à se créer une situation confortable. Tout irait pour le mieux, mais après de nombreuses années, le couple n’a toujours pas d’enfant. Joseph a découvert son incapacité d’être père, mais s’est bien gardé d’en parler. Adeline n’admet pas la stérilité de Joseph. Elle estime que seules les femmes sont responsables de leur maternité. Soutenue dans cette idée par sa mère, sa famille, elle se détruit lentement, tandis que Joseph profite de son handicap pour la tromper et disparaître totalement. Malgré les épreuves terribles, les situations difficiles, ses sentiments pour Joseph restent intacts. Elle ne désespère pas de le retrouver. 30 ans plus tard, va-t-elle revoir son amour de jeunesse ? A-t-il refait sa vie ? Est-il mort et inhumé anonymement au fin fond de l’Amazonie ? Très attaché à l’Auvergne et au Cantal, en particulier où il a passé toute sa vie, Henry-Noël Ferraton, profite de sa retraite pour se consacrer à ses passions : la généalogie et l’histoire locale. Avec un premier livre biographique sur son père, vétérinaire rural à Saint-Flour, l’auteur, ancien cadre commercial, a redécouvert les plaisirs de l’écriture. Son activité professionnelle, exclusivement orale, l’avait privé des joies de la plume découvertes au cours de sa scolarité.

• FIÈRE Stéphane : La campagne n’est pas un jardin. 1 vol. br, 368 p, éd. Phébus, 20 €.

9782752911995-2c4acRien n’est immuable. Même pas Dorlange, un village enclavé au centre de la France. Depuis quelques années, des néo-ruraux s’y sont installés à la recherche d’un rencontre charnelle avec la terre, d’une existence digne et sans artifice ! Mais pour les agriculteurs d’origine, ces citadins sans attaches et sans souvenirs sont surtout des intrus, flanflans, pioupious et autres cassosses. La coexistence n’est pas toujours facile. Un événement met le feu aux poudres : l’obligation d’accueillir des demandeurs d’asile syriens dans le village.  Antoine, reporter pour L’Écho du Temps, se fait le chroniqueur des luttes entre les deux partis. D’un côté, le maire et ses guerriers en charentaises et pulls tricotés maison, qui crient à la colonisation de leurs territoires. De l’autre, les anciens urbains, bobos béats, qui brandissent leur idéal de solidarité.

GAY Marie-Claude: La belle Cévenole. 1 vol. br, 230 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

CVT_La-Belle-Cevenole_27061702… Louis XIV mène la vie dure aux protestants et la révolte gronde dans les Cévennes. Devant la menace constante des dragons du roi, Victor Tassin, père des jumeaux Clémence et Martin, décide de fuir avec sa famille vers l’un des Refuges où il est possible de pratiquer sa religion librement. Hélas, Clémence est séparée des siens. Déterminée à prendre son destin en main, la jeune fille embarque pour l’Angleterre, mais son navire se fracasse sur les rochers de l’île d’Ouessant. Miraculeusement sauve, Clémence a cependant perdu la mémoire. Parviendra-t-elle à retrouver les siens dans une époque marquée par l’intolérance ?

• GAY Marie-Claude : Le secret des Solignac. 1 vol. br, 330 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z GayDans ce pays de sortilèges et d’envoûtements, Louis a hérité des dons ancestraux de son grand-père. Mais au contraire de ce dernier voué aux forces occultes, il est celui qui apaise et qui soigne ; il est le « leveur de maux ». Solitaire, il vit en harmonie avec une nature féconde et généreuse sur les bords du lac Pavin. Lors d’un pèlerinage, une belle rencontre va bouleverser son existence : Marie, jeune paysanne issue d’une famille façonnée par l’âpreté et la rudesse de la terre, lui offrira sans le savoir la réponse qu’il n’espérait plus… Après une carrière enrichissante de directrice d’un organisme de formation, Marie-Claude Gay est aujourd’hui l’auteur de nombreux romans à succès. Alliant vivacité de plume et style bien trempé, elle sait habilement mêler les destins de ses personnages à la grande Histoire.

• GEORGES Gérard: La perle de l’Est. 1 vol. br, 288 p, éd. Ramsay, coll.Littérature, 19 €.

Z Georges►  En ce matin de novembre 1996, en Auvergne, le téléphone sonne chez Marcellin Latour : c’est la gendarmerie de Saint-Pierre-sur-Dorette qui recherche une  jeune femme, originaire d’Europe de l’Est. Elle aurait été aperçue aux abords de la maison de Marcellin. Le veuf, un peu bourru et un peu réac, ancien professeur de Lettres, découvre la jeune polonaise cachée dans sa grange. Quel choc ! La jeune réfugiée prénommée Maryla, ressemble à son épouse Mariette, décédée il y a une vingtaine d’années ! Un dilemme se pose alors à Marcellin : quelle décision doit-il prendre, sachant qu’elle est activement recherchée par la gendarmerie ? Et, d’ailleurs, pourquoi est-elle recherchée ? Qu’a-t-elle commis de tellement répréhensible ?  La clé de ces interrogations se trouve peut-être en Pologne dans le passé un peu trouble de Maryla et ce ceux qui gravitaient autour d’elle. Cette histoire captivante va aussi montrer la passion inavouée (et peut-être inavouable) d’un homme qui entre dans la vieillesse pour une jeune femme étrangère que tout le monde semble rejeter.

• GIARD Michel : Les vendanges du Loubiac. 1 vol. br, 370 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 21 €.

Z Giard► Rien ne prédestinait Léonie Marciac à diriger le domaine viticole familial en Bordelais. Pourtant, tout change avec la mobilisation de son mari en août 1914. Visionnaire, habile et décidée, Léonie se révèle une remarquable femme d’affaires et s’émancipe. Des foires aux vins à l’Europe des palaces, des beaux jours de l’été 1914 à ceux de 1939, nous assistons avec Léonie à l’arrivée des Américains à Bordeaux, au développement de l’automobile et de l’aviation, ainsi qu’aux mutations profondes du pays. Saveurs des huîtres du bassin d’Arcachon et soupe amère, passions et déchirements, jeunesse et déclin : grands malheurs et petits bonheurs alternent sur les rives de la Gironde et au bord de la mer. Écrivain éclectique, Michel Giard a déjà publié plus de soixante-dix ouvrages. Historien, chroniqueur radio, conférencier et grand voyageur, il se passionne pour les aventures humaines. Les Vendanges du Loubiac est son quatrième roman publié par les éditions de Borée.

HEP: Cantal où? 1 vol. br, 114 p, illustrations, éd. de la Châtaigneraie, 15 €.

cantalouLes paysages, la gastronomie, l’accueil, autant d’arguments qui plaident pour visiter ou vivre dans ce beau département qu’est le Cantal. Mais les voies d’accès, la rudesse du climat, le côté rural peuvent détourner de cette destination prodigue qui a pourtant tellement à offrir. Voilà quelques années, l’auteur, qui est né à Lyon,a posé ses valises ici, traversé, à l’origine, par un questionnement sur sa capacité d’adaptation, lui, l’urbain en provenance de la région parisienne. Ce qu’il a perdu en gaz d’échappement et poussières fines, il l’a gagné en authenticité des relations et passion pour un territoire qui se bat vaillamment pour exister et être reconnu. Résilients, c’est le mot qui lui  vient à l’esprit pour évoquer ces Cantalous amoureux et fiers de leur région mais conscients que dans le « village global », il leur faudra bien des arguments afin de faire valoir ce territoire et obtenir les aménagements indispensables pour ne pas figurer dans la cohorte des oubliés de la mondialisation. Lui, l’étranger, a donc voulu apporter sa pierre à cette œuvre collective de reconnaissance et de valorisation du Cantal, profitant de son regard décalé pour apporter une touche d’autodérision avec le profond désir que ces instantanés puissent séduire et interpeller en dehors de notre frontière.

• JUDENNE Roger : Classe unique. 1 vol. br, 300 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z JUDENNEDans les années 1970, Jacques Gaubert est le maître d’école d’une classe unique dans un petit village de Beauce, non loin de Chartres. Comme le veut la tradition, il est aussi secrétaire de la mairie. Jusqu’au jour où l’inspecteur de l’Éducation nationale lui signifie la fermeture de l’école pour cause d’effectif insuffisant. Cette annonce signifie le départ de la famille Gaubert. Une catastrophe d’autant plus grande que son épouse est infirmière : le village va perdre à la fois ses enfants, son instituteur et le seul soutien médical présent dans le canton. Des drames personnels et familiaux se profilent à l’horizon de cette désertification rurale. Pour sauver la classe et le village, Jacques et son maire vont tenter de créer un regroupement pédagogique, seule solution pour faire reculer l’Inspection académique. Mais il va falloir composer avec les maires des communes voisines, dont Aimé Duval, octogénaire communiste et résistant de la dernière heure, qui aime mettre des bâtons dans les roues de ses concitoyens.

• JUDENNE Roger : La petite Suzanne. 1 vol. br, 530 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,90 €.

Z JudennePour suppléer son mari blessé à la guerre, Joseph, et élever Pierre, deux ans, et Jeanne, trois mois, Rosine devient nourrice de Suzanne, pupille de l’Assistance publique. Mais l’enfant meurt prématurément, au grand désarroi de la famille qui en vient à un acte insensé : substituer Jeanne à Suzanne. Les années passent et la peur que l’inspection découvre l’imposture s’estompe… jusqu’au texte de loi du 19 juin 1923 qui régit l’adoption des mineurs. Un riche couple parisien, sans enfants, porte son choix sur Jeanne-Suzanne au grand désespoir de Rosine et de Joseph qui vont devoir se lancer dans une course à l’adoption de leur propre fille… au risque de la perdre à jamais

• LABORIE Christian : Dans les yeux d’Ana. 1 vol. br, 560 p, éd. Presses de la Cité, 21,50 €.

Z LaborieAvril 1975. Sarah Goldberg, 30 ans, apprend qu’elle est l’héritière d’une maison dans un petit village des Cévennes, dont elle n’a jamais entendu parler. La demeure a été léguée à sa mère, Ana, décédée il y a quelques années. Profitant de l’été pour faire quelques travaux avant de vendre, Sarah découvre sous du papier peint une étrange inscription : “ Ne cherchez pas à savoir. ” Puis c’est un cahier qu’elle trouve, dissimulé dans la cave. Ana, alors jeune fille, y a consigné les errances de sa famille de 1920 jusqu’à la guerre. Sarah ignorait tout du passé de sa mère… Commence alors pour elle une bouleversante quête de vérité… Christian Laborie est né en 1948. Après des études d’histoire et géographie, il a enseigné dans le Pas-de-Calais pendant six ans, puis s’est installé dans le Gard en 1978. Depuis 1995, il s’est mis à l’écriture, ce qui lui a valu de recevoir le Prix Lucien Gachon en 2011.Auteur désormais reconnu et incontournable du roman populaire, on lui doit de nombreuses sagas dont Les Rives Blanche, dans lesquelles il aime mêler son goût pour l’histoire et pour la société des XIXe et XXe siècles.

• LABORIE Christian : Les sarments de la colère. 1 vol. br, 520 p, biblio, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9 €.

Z laborieL’amour impossible de deux adolescents – Adrien, paysan ; Camille, petite-fille d’un marquis – unis par la passion de la vigne et du vin, dans les terres languedociennes. Sur trois générations, au milieu du XIXe siècle, une nouvelle saga cévenole signée Christian Laborie. 1866, Augustin Mazel, fier paysan cévenol, se résigne à descendre dans la plaine viticole du pic Saint-Loup, pour les vendanges au domaine du marquis de Frontillargue. Des années plus tard, son fils cadet Adrien y apprend le travail de la vigne, et fait la rencontre de Camille, petite fille du marquis. Tout oppose le jeune ouvrier agricole et la riche héritière. Pourtant, un secret les unit depuis l’enfance, et ils vont s’aimer envers et contre tout. Lorsque Adrien part cinq ans pour l’armée, Camille est mariée de force. Mais la passion du jeune homme pour la vigne est comme celle qui l’attache à Camille : sincère, intense, éternelle. Dès lors, les deux amoureux n’auront de cesse de se retrouver, tandis que le fléau du phylloxéra s’abat sur la vigne et que bientôt gronde la révolte des gueux qui conduira à la guerre du vin…

LARUE Sylvain : Les enquêtes de Léandre Lafforgue : Tome II : Au bal des MuscadinsNouvelle édition en format poche.1 vol. br, 630 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire – Poche, 9 €.

Z Muscadins poche►  Février 1849 : en présence du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, le Tout-Paris de la Seconde République se presse place Vendôme pour participer à un événement exceptionnel, une prestigieuse soirée costumée rappelant les folies du Directoire : le Bal des muscadins. Mais, alors que les réjouissances battent leur plein, une morbide apparition interrompt théâtralement les festivités… Bonaparte confie donc à son agent spécial, Léandre Lafforgue, alias  » le Goupil « , le soin d’assister la police pour éclaircir cette étrange situation. C’est l’occasion pour le Goupil d’entrer dans une aventure faite de livres rares et d’érudition touchant à l’irrationnel, via sa rencontre avec les frères Lazare, riches héritiers liés à d’importantes personnalités du milieu des lettres, mais également avec deux mystiques Anglaises aux charmes ravageurs… Pendant ce temps, des hommes sont assaillis, décapités, et leurs corps privés de têtes sont découverts aux quatre coins de la capitale. La Révolution et ses débordements reviendraient-ils au goût du jour ? Existerait-il un lien entre le bal, des voleurs de manuscrits anciens et ces assassinats ?

LARUE Sylvain : Les enquêtes de Léandre Lafforgue : Tome IV : Les mécaniques du crime. 1 vol. br, 440 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 21 €.

Z 51poa4NtP4L._SX324_BO1,204,203,200_1853, hiver de l’Amour, printemps de la mort… Aux premiers mois du Second Empire, Paris est en liesse : Napoléon III se marie ! Mais au soir même des noces, une explosion meurtrière vient endeuiller la lune de miel impériale… et ce n’est que le commencement. Durant les semaines qui suivent, des bombes sont retrouvées un peu partout dans la ville. Au son d’une mystérieuse petite musique, tantôt accomplissant leur macabre dessein, tantôt rendues inoffensives, toutes sèment la panique parmi la population. Au Goupil et à ses agents de la Noble Cour revient la charge d’enquêter pour arrêter le mystérieux criminel qui signe ses méfaits d’un dessin de Cupidon et dont les actes pourraient bien nuire à certaines alliances politiques et commerciales entre la France et le Royaume-Uni. Mais, au grand effroi de Léandre Lafforgue, l’enquête pourrait révéler bien plus que de simples actes de terrorisme, et le conduire à trahir des êtres qui lui sont chers. Sylvain Larue a publié chez le même éditeur 18 livres dans la collection des  Grandes Affaires Criminelles. En 2016, il avait publié un roman policier historique, L’œil du goupil, dans lequel il mettait en scène pour la première fois le personnage de Léandre Lafforgue, enquêteur Gascon, dans le Paris de la Deuxième République, destiné à devenir le protagoniste d’une série pleine de rebondissements.

• LEMAIRE Philippe : Des nerfs d’acier. 1 vol. br, 230 p, éd. de Borée, 18,90 €.

Z Lemaire“Dans ce roman, nous sommes transportés à quelques années de l’exposition universelle, et quel voyage ! A l’instar du héros, Johan, nous débarquons dans ce Paris que nous ne connaissons pas et nous assistons, fascinés, à l’érection d’un monument qui fait naître bien des polémiques et nous savons quelle sera sa destinée dans le ciel de Paris. Du chantier initié par Gustave Eiffel j’ai moi-même appris beaucoup de choses passionnantes : je ne m’étais jamais posé la question de savoir comment ils avaient pu construire une telle chose à la fin du XIXe siècle, ne serait-ce que du point de vue logistique ! Mais l’histoire ne tient pas qu’à cela. Johan est un personnage attachant, épris de liberté et de littérature. Il va découvrir la vie parisienne, la vie tout court au contact de personnages variés et hauts en couleur : Malou et Ti Gouverneur, des expatriés martiniquais qui vont lui apprendre les réalités de l’esclavage et de la colère, mais aussi de l’amour et de la solidarité ; Moriaty et Massimo, ouvriers puis contremaîtres sur cet immense chantier qui vont lui donner le goût du travail et le sens de l’amitié ; Adèle qui va l’initier à l’amour et à la peinture ; Maxence, son frère, qui va lui faire une belle démonstration de la goujaterie ; des peintres, des ouvriers, des journalistes qui constituent une fresque vivante du Paris fascinant de cette entrée dans le XXe siècle”… (extrait du site focus-litterature.com)

• LÉONARD Alain : Les larmes du Marchidial. 1 vol. br, 260 p, éd. de Borée, coll. . Romans et récits du terroir, 18,90 €.

ZZ LéonardLe temps s’écoule paisiblement dans le petit bourg auvergnat de Champeix. Mais la vie de Victor s’écroule quand un jour de janvier 1917 il reçoit son ordre de mobilisation pour le front. Il doit quitter son père veuf, sa ferme, son village, et la jeune fille qu’il aime depuis son enfance. L’amour sera t-il plus fort que son sens du devoir ? Victor devra faire des choix difficiles qui ne seront pas sans conséquences sur son avenir. D’une plume sensible et magnifique, Alain Léonard nous plonge dans les années terribles de la Grande Guerre. Une belle histoire d’hommes, d’amour et d’amitiés. 

• LÉONARD Laurent : Incontrôlables. Roman policier. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Polar en poche, 8 €.

Z Léonard.jpgDenis est une machine. Inès, une purge. Marie, un ange. Nila, elle, est folle. Djwenisz Walentyn, de sa véritable identité, est un quadra polonais que le physique athlétiquement hors-norme a poussé vers des activités peu scrupuleuses. il est l’homme de main d’un caïd incarcéré. Sorte de garçon manqué au caractère volcanique, Inès est lieutenant à la PJ clermontoise. Électron libre doué et efficace, elle commence à dangereusement taper sur les nerfs de sa hiérarchie. Marie est une adolescente bien dans ses baskets. Brillante, elle vit épanouie avec son père, sa nouvelle amie Armelle et les enfants de cette dernière. Nila n’a que sa date de naissance pour la rapprocher de Marie. En fait, elle est son contraire. Taiseuse et tourmentée, elle ne parvient toujours pas à se remettre du fait que son père n’ait ni daigné la reconnaître ni souhaité la connaître. C’est une grenade dégoupillée. Un concours de circonstances rocambolesque va faire se télescoper le destin de ces quatre-là. Et forcément, ça va péter ! Laurent Léonard est chef du commandement de nuit au commissariat central de Clermont-Ferrand.

• MALROUX Antonin : Le cœur de mon Père. 1 vol. br, 330 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 24,90 €.

Z malrouxEn cette fin 1914, à la ferme des Quatre-Vents  dans le Cantal, François Montfernac, son épouse Madeleine et leur fille Violette, forment une famille unie. Surtout depuis que le fils, Mathieu, a quitté les lieux à la suite d’un drame dont il est interdit de parler… La mobilisation de François, inattendue compte tenu de son âge, est une déchirure. Violette voit partir ce père qu’elle aime par-dessus tout et qu’elle devine inconsolable de la brouille avec Mathieu. N’est-elle pas coupable de n’avoir rien tenté pour les réconcilier ? Hantée par le sort de son père emporté dans la tourmente meurtrière, Violette ira, pour se racheter, jusqu’au plus singulier des sacrifices…

• PAGIS René : La terre de Jeantou. 1 vol. br, 180 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18 €.

Z Pagis► “ Lorsqu’on ne cultive pas une terre, on ne doit avoir de droit ni sur ses fleurs ni sur ses fruits.” Cette citation d’Alfred de Vigny illustre parfaitement le ressenti de Jeantou, le « vieux garçon » de Brousse, lorsqu’il voit son petit village isolé au cœur du Massif central soudain envahi par des engins de terrassement destinés aux travaux du remembrement. Farouchement attaché à sa terre, Jeantou compte bien ne pas laisser faire et il va se battre avec toutes ses forces  contre ce projet qui ne peut que bouleverser la vie et l’environnement du village. Se retrouvant seul contre tous, il doit faire face à  la vindicte des élus, des gendarmes et d’une partie de la population, qu le soupçonnent des pires agissements. Seuls quelques inconditionnels prennent en vain sa défense… Une colère qui ira jusqu’au drame.

• PALET Marie de : Le destin de Marie. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 540 p, éd. À vue d’œil, 24 €.

Z PaletEnfant de l’Assistance publique recueillie par une famille de fermiers, Marie est chassée pour s’être laissé séduire. Enceinte, elle se voit contrainte d’épouser Basile. S’il accepte de reconnaître l’entant, Basile reste toutefois un vieux garçon colérique et versatile, et la vie conjugale est loin d’être idyllique. Lorsque son mari disparaît mystérieusement dans un accident de chasse, une autre vie s’offre alors à Marie. Elle se retrouve seule avec sa fille pour assumer les travaux de la terre, mais va enfin pouvoir décider de son avenir, un destin qui pourrait bien la mener vers l’apprentissage de la couture…

• PALET Marie de : Le temps des aubépines. 1 vol. br, 500 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9 €.

Z de Palet► Orpheline depuis sa plus tendre enfance, Sylvie vit chez les Verneuil, de lointains cousins de sa mère. Elle a grandi tant bien que mal, préposée aux tâches les plus ingrates, sous le joug de la rude et autoritaire Amélie. Cette dernière a promis de l’élever comme sa propre fille, mais la jeune femme se demande si sa cousine l’a vraiment recueillie par charité. D’autant que, maintenant que Sylvie est en âge de se marier, Amélie semble avoir des plans bien précis quant à son avenir. En lui faisant épouser son fils, elle pourrait mettre la main sur la maison familiale de Sylvie… Marie de Palet a accédé à la notoriété, lorsqu’elle a troqué son  stylo d’institutrice pour sa plume d’écrivain. Lozérienne de racines et de cœur, elle met en scène dans ses romans  sa province d’origine, montrant  sa connaissance intime du monde paysan d’autrefois. L’ensemble de son œuvre lui a valu d’être distingué par  le Grand Prix Arverne d’honneur 2019 décerné par la Ligue auvergnate.

• PARAILLOUS Alain : La rumeur du fleuve. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z ParaillousSaint-Léger, au bord de Garonne, sous la Restauration : avec l’arrivée des bateaux à vapeur, c’est tout un monde de bateliers et d’agriculteurs qui est remis en question, ces derniers pratiquant depuis longtemps la culture du chanvre, destiné à la confection des voiles et des cordages. Tel est l’objet du 14ème  roman d’Alain Paraillous. Julien Lambert se retrouve obligé de se reconvertir dans la culture du tabac, au prix de nombreuses difficultés, sans oublier la venue d’une belle inconnue qui va semer le trouble. L’auteur a su rester fidèle à ce genre littéraire du régionalisme qui lui vaut une belle renommée. Profondément attaché à la ruralité et à ses valeurs, Alain Paraillous a exprimé cette fidélité dans deux livres de souvenirs, Le Chemin des Cablacères  et  Les Collines de Canteloube, puis dans un roman,  Les Peupliers du désert. Son savoureux  Dictionnaire drolatique du parler gascon  reste un succès de librairie, de même que La  vallée des Joncières ,  Les Fleurs de pierre,  Le Bois des serments, qui ont été  autant de réussites.

• PHAM Minh-Triêt: Au pays des volcans d’Auvergne: photo-haïkus – In land of the Auvergne volcanoes. Texte bilingue français – anglais. 1 vol. br., 230 p, illustrations en couleur,  éd. Unicité (91530  Saint-Chéron), 17 €.

couverture_200pxMinh-Triết Phạm signe son septième recueil poétique et nous invite, cette fois, à une balade-haïku dans le grand Massif central, dont la chaîne des Puys a récemment été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ses compositions, toujours inspirées et pleines de fraîcheur, nous projettent au cœur des mystérieux volcans d’Auvergne et font résonner la magie de l’instant et nos propres émotions aussi bien que nos chaussures sur les scories. De villes en villages, de puys en cratères, de moment figé en panorama mouvant, le lecteur découvre l’alchimie des photo-haïkus du terroir, authentiques et originaux, purs et profonds, insolites ou nostalgiques. On se laisse aussitôt enivrer et captiver par le haïjin mutin. Au fil du voyage, clins d’œil et clairvoyance, peines et réconforts, vieilles pierres et paysages à perte de vue prolongent rêverie et plaisir du partage avec l’auteur et son sens de l’aventure. Un recueil bilingue à déguster en toute sérénité, ou presque…

PILATE Martine: La couleur oubliée de l’arc-en-ciel. 1 vol. br, 300 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

CVT_La-Couleur-Oubliee-de-lArc-en-Ciel_9027►Jeune métisse né en Louisiane du Sud d’une mère de couleur et d’un riche propriétaire terrien, Antoine subit de plein fouet la ségrégation raciale qui fait rage en ce début de XXè siècle. Les manœuvres d’un oncle avide et sans scrupules vont le pousser, lui et sa famille, à quitter le domaine familial pour prendre un nouveau départ à La Nouvelle-Orléans. Bercé par les accords de jazz du piano-bar qu’a ouvert son père, Antoine devient un clarinettiste de talent et mène en parallèle de brillantes études de droit à New York. Mais les échos de la guerre en Europe se font de plus en plus bruyants, et le jeune homme va découvrir l’horreur des combats dans le célèbre bataillon des Harlem Hellfighters. Meurtri, poursuivi par la haine de son oncle, Antoine pourra-t-il un jour être accepté et vivre avec la belle Maêlle, bretonne au grand cœur ?

PILATE Martine: Les roses sauvages du maquis. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

Les-Roses-sauvages-du-maquisEnfant de l’Assistance publique, Vincent est élevé par les Bourdelle, un couple d’agriculteurs droit et aimant qui lui lègue l’amour de la terre et son penchant pour l’horticulture. Quand la France entière se trouve occupée à la fin de la guerre, Vincent n’a d’autre choix que d’abandonner femme et enfant pour s’engager dans la Résistance. Sous le nom de « Valentin », le maquis sera une expérience qui marquera à jamais son existence. Il va y rencontrer « Clarisse », pour laquelle des sentiments encore jamais éprouvés vont naître, et découvrir un coffret contenant une grosse somme d’argent et une boucle d’oreille en forme d’étoile de David. A la Libération, Vincent rentrera chez lui pour se consacrer à la culture des roses et, dans un coin de sa tête, à la recherche de ces deux femmes mystérieuses : la belle résistante et la Juive pourchassée… Il n’avait pas encore réalisé qu’il ne serait plus jamais comme avant. Lutter, n’était-ce pas espérer ? A présent, il lui tardait de retrouver sa terre abandonnée. Les cultures devaient avoir souffert du manque d’entretien. Il était déjà prêt à retrousser ses manches pour lui redonner sa vigueur d’antan. Incrédule, il inspectait du regard le grand champ en friche. La nature avait repris ses droits, anéantissant tant d’énergie dépensée à la canaliser !

• PLUCHARD Mireille : Le rêve de Toinet. 1 vol. br, 600 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 20,90 €.

Z PLUCHARDAlors que le vallon de Salendrinque tremble sous les exactions des dragons du roi, venus mater les Cévennes acquises à la religion réformée, Toinet voit sa vie basculer à la mort accidentelle de son père. Spoliée de la ferme qu’elle exploitait avec son époux, Jaquette Rouvel doit se séparer de sa fille qui ira travailler à la filature et de son fils Toinet qui sera placé en apprentissage chez un potier. Chez maître Roque, en plus de trouver une nouvelle famille, Toinet découvre sa voie : travailler cette argile qu’il façonne, jour après jour, avec habileté. Mais il doit quitter la chaleureuse famille Roque et son nouveau patron, un potier d’Anduze, abusant de sa confiance, l’engage à son insu dans un long périple pour un tour de France des Compagnons du Devoir. Après cinq longues années, la roue du destin a enfin tourné pour Jaquette Rouvel qui rentre en possession de l’héritage paternel. Elle attend le retour de Toinet. Reviendra-t-il comme il l’a promis à Apolline, la jolie fille de maître Roque ?Réalisera-t-il alors son rêve de fabriquer ces poteries lumineuses découvertes au cours de ses pérégrinations : les vases Médicis ? Un roman d’apprentissage – initiation, amours, et découverte de la poterie par un jeune chevrier cévenol – et d’époque qui reconstitue toute la vérité historique d’une région embrasée par les guerres de Religion au XVIIIe siècle.

TAILLANDIER François : La croix et le croissant. 1 vol. br, 300 p, chronologie, éd. de Borée, coll. Mon Poche, 8,50 €.

Z PeyramaureOn est en 639 de l’ère chrétienne. L’empereur Héraclius regagne Constantinople, malade, ayant dû abandonner la Terre sainte aux irrésistibles cavaliers du désert qui combattent au nom d’Allah. Au même moment, Dagobert 1er, maître des royaumes francs, se fait transporter à Saint-Denis, près de Paris, où il souhaite mourir. La même année encore, le calife Omar, deuxième successeur de Mahomet, contemple avec allégresse sa conquête : Jérusalem, où il est entré l’année précédente. Dagobert n’aura rien su de son contemporain Mahomet. Pourtant, moins d’un siècle plus tard, le duc Charles, dit Martel , devra affronter les combattants arabes en Provence et dans le Poitou. Personne n’aurait pu prévoir la fulgurante expansion de l’islam, qui allait ensuite créer une civilisation originale sur les bords de la vieille mer romaine. Ces personnages, souvent stylisés ou mythifiés par l’historiographie ou la légende, revivent ici tels qu’ils furent : des hommes de chair et de sang, en proie à des rêves, à des ambitions, à des passions, à des doutes, à des peurs, jetés dans des événements dont ils peinent souvent à comprendre les enjeux. Dans le prolongement de L’Écriture du monde (Stock, 2013), ce tableau romanesque explore de façon vivante et incarnée des “ âges obscurs ” dont la trace marque encore le monde d’aujourd’hui.

• TISSIER Pascal : La dent de la rancune. Roman policier. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 19,90 €.

Z TissierNovembre 2015. Au cours de la tentative d’arrestation d’un meurtrier yougoslave, la commandante Alysa d’Argens se fait enlever par ce dernier, qui la laisse blessée et inconsciente auprès de leur voiture calcinée. L’investigation du véhicule qui en découle met en évidence la corrélation entre l’analyse génétique du sang de la jeune policière et celui prélevé sur une vieille hostie d’une trentaine d’années, mise au jour dans l’église de Beaune-le-Froid, en Auvergne, lors d’un violent orage. La jeune enquêtrice va tenter de découvrir l’origine de ce lien, aidée par son adjoint Mathias Venat et l’abbé auvergnat Boris Falque. Pourchassée par les services de la Sécurité intérieure et d’anciens terroristes, les indices vont l’amener à plonger dans son passé trouble. Avant d’être romancier, Pascal Tissier était expert criminaliste au profit de l’IRCGN. Après un bref passage à la brigade de recherches de Marseille, il termine sa carrière comme instructeur en police scientifique au Cameroun. De retour en France, Pascal Tissier peut s’adonner à sa passion pour l’écriture. il puise dans son expérience et dans son exigence de l’exactitude pour rédiger ses thrillers et ses polars.

• VEBRET Joseph : Coquineries littéraires. 1 vol. br, 160 p, éd. Christine Bonneton, 12,90 €.

coquineries-litterairesIl n’est question dans cet almanach que de la littérature, d’hier et d’aujourd’hui, petite et grande, mais vue par le trou de la serrure ! De la Bible à Catherine Millet, du Satiricon aux Particules élémentaires, l’érotisme fait partie intégrante de la littérature, en marge ou pleine page. Tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur le commerce charnel se trouve dans ce bréviaire émoustillant, mais en vrac et présenté par les plus grands noms de la littérature universelle, dans l’esprit dissipé des Friandises littéraires (Écriture, 2008). Au fil d’entrées surprenantes, décalées, insolites, inattendues et singulières, il y est question de sexe, à tout seigneur, tout honneur, mais aussi de ses « dérivés » dans la littérature. Le tout agrémenté de citations, d’extraits littéraires et d’informations insolites. Sans oublier les illustrations ! Le lecteur découvrira entre autres : la liste des écrivains qui aimaient particulièrement les filles de joie, la liste des livres interdits, les meilleures recettes de Pierre Louÿs, les vers coquins de Victor Hugo et Cocteau, le répertoire des perversions de nos hommes de lettres, des vignettes à ne pas mettre en toutes les mains… Tout ce que vous avez toujours voulu savoir, et ne pas savoir, sur l’érotisme en littérature se trouve dans ce recueil, où l’inutile confine à l’indispensable.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

•CHABERT Sandra : La céramique arverne durant l’antiquité tardive et le haut Moyen-âge (fin IIIè siècle – Milieu VIIIè siècle) : approche chrono-typologique, économique et culturelle. Préface de Paul Van Ossel. 1 vol. br, 380 p, illustrations n-b et couleur, biblio, 40 €.

Z céramiqueSupplément à la Revue archéologique du centre de la France. La recherche présentée dans cet ouvrage est le fruit d’une thèse de doctorat dont le but était de dresser un nouveau panorama du territoire arverne durant l’Antiquité tardive et le très haut Moyen Âge, d’un point de vue économique et culturel à la lumière des données céramiques. Elle se fonde sur l’analyse d’ensembles céramiques inédits, découverts dans les années 1990 et 2000, et sur la reprise de données anciennes. Au-delà de l’établissement de la chronologie des productions, qui a permis de faire apparaître des catégories céramiques inédites, l’objectif était de renouveler la perception que l’on a de l’Auvergne entre la fin du IIIe et le milieu du VIIIe siècle. Les trois approches adoptées – typologiques, économique et culturelle –ont été menées de façon à mettre en évidence les permanences et les mutations qui surviennent en Auvergne durant cette période de transition, et à insérer ce territoire dans les changements qui s’observent à l’échelle de la Gaule. L’évolution des répertoires céramiques, croisée à l’étude de la fonction des vases, a permis de dégager les changements qui s’opèrent dans les vaisselles et dans les pratiques culinaires et les manières de table. Dans le courant du Vie siècle, les répertoires et les usages délaissent les habitudes antiques, tendent à s’homogénéiser et évoluent vers des profils et des pratiques qui annoncent les céramiques médiévales. La place du territoire arverne dans l’économie de la Gaule tardo-antique et alto-médiévale a été abordée à travers le dynamisme de l’artisanat, les modes d’approvisionnement en céramique régionale et l’insertion du territoire dans les réseaux d’échanges à moyenne et longues distances.

• DELQUAIRE Pierre : Du réduit oublié de Saint-Genès au maquis du Petit-Parry. 1 vol. br, 204 p, illustrations en couleur, éd. Eivly (Sansac-de-Marmasse), 22 €.

image Contient des témoignages de résistants et d’habitants de la région du massif du Sancy. Du 14 mai jusqu’aux jours suivant le 2 juillet 1944 le lecteur se retrouve plongé dans l’histoire tragique, mais aussi porteuse d’un immense espoir de cette période précédant la Libération, dont les événements assez mal connus et même parfois oubliés, ont marqué cette région d’Auvergne, de l’Artense au Cézallier. Elle traite de l’occupation allemande et de la traque de la Résistance par la colonne Von Jesser en partant de St Genès-Champespe via Condat, St-Donat, Égliseneuve d’ Entraigues jusqu’à l’attaque du Petit-Parry incluse, le 2 juillet, sans oublier les incursions dans les communes limitrophes de Picherande, Marcenat, Chanterelle, Espinchal, la Godivelle, Compains, le Valbeleix et Roche-Charles.

• DUPONT-PIERRART Nicole :  La princesse d’Aigueperse, dame d’honneur d’Anne de Bretagne. 1 vol. br, 312 p, éd. l’Harmattan, 26,50 €

9782343171739b► Le destin insolite de cette princesse italienne entraîne le lecteur dans le secret des intrigues des cours de la Renaissance, de Mantoue, Milan et Urbino jusqu’à Moulins, fief d’Anne de Beaujeu, et Aigueperse, capitale du comté de Montpensier. Dame d’honneur d’Anne de Bretagne, la comtesse fait sensation à la cour de France avant de tomber éperdument amoureuse du séduisant duc de Milan. Elle est alors tiraillée entre son devoir envers son époux et un amant fougueux qui lui révèle sa sensualité. Docteur en histoire, Nicole Dupont-Pierrart a été professeur de lettres avant d’entreprendre des études de langue italienne et d’histoire. En mars 2017, elle publie la biographie inédite de Claire de Gonzague à partir de la correspondance familiale de la princesse conservée à Mantoue.

• EVERAT Édouard (1855-1945) : Histoire abrégée de la ville de Riom, depuis ses origines jusqu’à nos jours, racontée à mes petits-enfants. 1 vol. br, XIII +  412 p, illustrations, éd. Le Livre d’histoire, coll. Monographies des villes et villages de France, 62 €.

Z EVERAT RIOM► Réimpression en fac-similé de l’édition de Riom (Librairie A. Pouzol, 1923). La première mention de Riom remonte à saint Grégoire de Tours, notamment lorsqu’il évoque au VIe siècle son patron et protecteur saint Amable, curé de la paroisse au Ve siècle. Le bourg devait donc avoir une certaine importance dès cette époque. Il s’étendait au sein d’une plaine renommée par sa fécondité, les eaux du lac de la Limagne ayant laissé à nu un sol d’une fertilité incroyable, en se retirant. En 1077, Pierre de Chavanon établit dans l’église de Saint-Amable une communauté de chanoines en charge des fonctions curiales. La fondation de cette abbaye contribua au développement de la cité qui devint une place forte. Á la constitution de la Terre d’Auvergne par Philippe Auguste, Riom devint la capitale du nouveau domaine royal. Le premier avantage que la ville alors « très riche, très opulente » aux dires des chroniqueurs, tira de sa nouvelle qualité, fut la résidence dans ses murs d’un officier royal de sang supérieur ayant pour devoir de centraliser les recettes, de statuer sur les appels interjetés des décisions des prévôts et de contrôler la gestion de ces derniers. Alphonse de Poitiers fut le maître de la cité durant trente ans (1241 à 1271). Il se croisa dès 1246 en même temps que son frère saint Louis qui le chargea de recruter l’arrière-ban des guerriers. L’expédition exigeait de coûteuses dépenses. Après d’âpres discussions, les Riomois payèrent 4 000 livres et Alfonse leur octroya deux chartes successives en 1248 et 1249. En 1270, une charte définitive connue sous le nom d’Alfonsine fut accordée dans les mêmes conditions pour financer la huitième et dernière croisade. Alfonse ne la signa qu’au moment même de son embarquement à Aymargues, près d’Aigues-Mortes. Cette charte non seulement assurait à la ville l’indépendance et la sécurité, compatibles avec la constitution politique du temps, mais lui garantissait aussi de profiter de l’accroissement de puissance que la royauté obtiendrait pour son propre compte. Par le traité de Brétigny, Jean de Berry reçut l’Auvergne en 1360 puis, par lettres patentes en 1532, François Ier déclara l’Auvergne définitivement réunie à la Couronne. La fortune de Riom n’avait cessé de grandir depuis le XIIe siècle. Cette qualité royale qui lui était rendue lui conféra une importance exceptionnelle jusqu’aux troubles de la Ligue. Lorsque Henri de Navarre revendiqua la couronne, les Riomois préférèrent « mourir de mille morts que de souffrir un roi huguenot ». Par son édit de mai 1594, Henri IV assura cependant à la ville l’inviolabilité de sa foi catholique et y rétablit les sièges et ressorts de la Sénéchaussée et les autres établissements qui lui avaient été enlevés.

• FAVYÉ Victor : Petite histoire de Monferrand : histoire d’une commune (1130-1731). Illustrations d’Albert Robida. 1 vol. br, 162 p, illustrations, éd. des Régionalismes, coll. Arremoludas, 14,50 €.

Z Favyé “Parmi les vieilles cités françaises qui ont conservé les monuments de leur passé, Montferrand occupe une place véritablement unique. Alors que dans la plupart des villes les édifices d’autrefois semblent dépaysés et font parfois une étrange figure au milieu des constructions modernes, les vieux hôtels et la belle église de Montferrand se présentent dans le cadre, resté intact, pour lequel ils ont été construits. Il semble que l’histoire se soit arrêtée pour Montferrand le jour où un roi de France, oublieux des services que la commune de Montferrand avait rendus à ses ancêtres, supprima son autonomie et l’annexa à sa puissante voisine. Habitant depuis de longues années Montferrand, Victor Favyé était tout particulièrement désigné pour entreprendre ce travail. Non seulement il aime sa vieille cité, mais il en connaît toutes les pierres et les moindres curiosités, il sait l’histoire de toutes ces maisons et a étudié avec soin tous les témoignages qui nous sont parvenus sur le passé de Montferrand et sur ses institu­tions municipales, religieuses, populaires. Et il a eu le rare bonheur de trouver pour l’illustrer le crayon d’un de nos artistes dont le talent sait si bien évoquer les monuments d’autrefois. Les gravures du Maître Robida, sont vraiment dignes des cons­ciencieux imagiers qui taillèrent dans la pierre de Volvic avec une imagination charmante les tympans et les statues qui sont la parure de ces vieux logis” (extrait de la préface, édition originale). On doit également à Victor Favyé (1851-1925), un Guide du Touriste à Montferrand et un Huit jours à Thiers au pays de la coutellerie. Initialement éditée en 1923, cette monographie méritait amplement d’être remise à disposition du public auvergnat. Elle permettra de mieux connaître et apprécier le passé de cette cité, annexée, définitivement au milieu du XVIIIe siècle, à Clermont d’Auvergne pour créer Clermont-Ferrand.

• FLAURAUD Vincent: Aurillac.  1 vol. br, 176 p, illustrations n-b, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire d’une ville, 19,90 €.

Z 9782842537371sL’ouvrage de Vincent Flauraud, en s’intéressant à l’Aurillac de l’entre-deux-guerres aux Trentes Glorieuses, soit des années 1920 aux années 1970, révèle une ville en pleine croissance qui voit sa population doubler et sa superficie tripler. L’approche photographique, grâce à plus de 200 documents, permet de mesurer ces mutations. Elle conduit aussi à s’interroger sur la façon dont les Aurillacois regardent leur ville en bouleversement. Quelle que soit l’importance des transformations en cours, c’est le pourtour de la vieille ville, en premier lieu son square, qui fascine le plus. Parmi les nouveaux quartiers, ceux du sud, avec leurs usines et leurs immeubles, figurent paradoxalement plus souvent sur les photographies publiques que les hauteurs de l’ouest où s’installent les familles aisées. Enfin, la vieille ville, longtemps négligée par l’iconographie aurillacoise, vouée à des destructions massives par les urbanistes des années 1920, est peu à peu redécouverte par les photographes et les habitants.

• GAUCHER Julie : De la “femme de sport”, à la  sportive. Préface de  Béatrice Barbusse. Postface de Cécile Coulon. 1 vol. br, 400 p, éd. du Volcan, 23,50 €.

68932► Julie Gaucher profite ici de sa double expertise en littérature sportive et en histoire du sport pour rendre accessible à un large lectorat les textes qui ont accompagné l’histoire des sportives, des pionnières aux championnes d’aujourd’hui. En réunissant des écrits de nature différente (manuels de savoir-vivre, traités de médecine, romans…), l’auteure s’est employée à rendre compte de la polyphonie discursive qui accompagne le développement du sport au féminin. À l’heure où les discriminations dans le champ sportif sont une préoccupation sociale et politique, ce retour historique par les textes permet de mieux comprendre l’ancrage de certains discours, mais aussi de circonscrire la prégnance d’imaginaires, de fantasmes et de normes. La plupart des extraits proposés ne sont aujourd’hui plus accessibles alors même qu’ils ont connu une importante diffusion et un écho social de premier ordre lors de leur publication : en les rassemblant dans cette anthologie, Julie Gaucher entend offrir un regard neuf sur l’histoire des sportives.

• HALITIM-DUBOIS Nadine: Industries en héritage en Auvergne-Rhône-Alpes. Photographies de  Éric Dessert, Martial Couderette, Thierry Leroy. Publié sous l’autorité  du service régional de l’inventaire général du patrimoine culturel – Auvergne – Rhône-Alpes.1 vol. br, 160 p, 300 illustrations n-b et couleur, éd. Lieux-dits, 26 €.

Industries-en-Héritage-ARA_Web_RVB-416x505Encore en activité, en attente d’une réaffectation ou déjà reconvertis, les sites emblématiques de la région Auvergne-Rhône-Alpes présentés dans cet ouvrage racontent la richesse et la diversité de son histoire industrielle. Datant du XVIIe siècle aux années 1990, ils sont autant d’invitations à traverser le temps et d’héritages pour les générations futures. Les visages de ce patrimoine sont d’abord multiples par les activités qu’ils ont autrefois incarnées (mine, passementerie, soierie, décolletage, armurerie, tannerie, énergie…). Ils permettent ensuite d’apprécier au fil des siècles la continuité ou la réversibilité de certaines industries, comme la cartoucherie de Bourg-lès-Valence, le puits Couriot, la fonderie de Vénissieux, Renault-Truck, les Soieries Bonnet, les usines et cités Michelin… Cet héritage matériel, qui possède ses propres qualités graphiques, soulignées ici par la photographie, peut aussi servir de point d’appui aux architectes ou paysagistes contemporains (Michel Corajoud, Patrick Bouchain, Reichen et Robert, Philippe Prost…) lorsqu’ils sont invités à réinventer ces lieux, à faire dialoguer les images du passé et la projection symbolique d’un avenir. Si certaines traces laissées par les activités passées sont vouées à l’effacement, d’autres connaissent une nouvelle vie grâce aux dispositifs de protection au titre des Monuments historiques et aux démarches de reconversion. Leur histoire, ferment d’une identité et d’une mémoire collectives, invite à une réflexion sur le devenir de ces espaces et sur la relation que nous entretenons avec cet héritage pluriel.

 • Instant’Années. Plongez dans les archives photos de votre quotidien1 vol. br, 100 p, 250 illustrations, éd. La Montagne –Centre France, 4,95 €.

Z LMT Instant d'annéesEn se plongeant dans les archives du quotidien régional, faites de plaques de verre, de négatifs et, pour les plus récentes, de fichiers informatiques, de véritables trésors iconographiques refont surface. Des traces de vie d’Auvergne et du Limousin, territoires où sont présents les journalistes de La Montagne. C’est à partir de ces témoignages en images, de 1946 à nos jours, qu’a été réalisé ce hors-série “Instant’Années”, qui se veut un lien entre le passé et le présent.  On retrouve ainsi des clichés qui ne sont pas forcément parus dans le journal, pris par les photographes de La Montagne. Au fil de la centaine de pages de cet album, le lecteur pourra découvrir 250 images issues des périodes qui vont de l’argentique au numérique,  retraçant l’époque où les négatifs étaient au format 6X6, 9X9 ou 24X36 avant l’apparition de la norme  JPEG. 

MAUDHUY Roger: Pierres mystérieuses. Nos pierres et leurs légendes. 1 vol. br, 300 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, coll. Histoire et documents, 19 €.

Pierres-mysterieusesRoger Maudhuy présente ici une centaines de sites mégalithiques répartis sur l’ensemble du territoire. D’où viennent ces pierres qui nous semblent aujourd’hui mystérieuses ? Pourquoi ont-elles été élevées, et à quoi elles servaient-elles, posées comme des jalons dans l’imaginaire collectif… Ressenties comme païennes par l’Église, celle-ci lutta pendant des siècles contre ce culte des pierres, sans jamais en triompher d’ailleurs, ce qui illustre l’attachement populaire à ce qu’elles représentent. Traces d’actes héroïques de géants disparus, mémoire de cultes anciens, pierres guérisseuses ou favorisant la fécondité, mégalithes levés ou couchés, parfois cachés, creusés ou perforés, dédiés aux diables ou aux fées… Sur leurs traces, le lecteur découvrira un univers particulier, des bribes de croyances anciennes et un imaginaire populaire foisonnant. Le Baron et la Baronne, le Champ des Roches, Pierre Charlemagne ou Fauteuil de Dagobert… des noms variés et imagés qui invitent à la découverte !

• La Montagne, 100 ans, 100 unes, 100 plumes.1 vol. relié, 256 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, 29,95 €.

Z LMT► Compagnon matinal indispensable de centaines de milliers d’Auvergnats et de Limousins, le journal La Montagne créé par l’homme politique Alexandre Varenne, soufflera ses cent bougies, le 4 octobre 2019. Pour marquer cet événement, nous avons imaginé un livre anniversaire qui retrace sur plus de 250 pages un siècle d’histoire au travers de cent pages de  » Une « . Pour établir sa sélection, le comité de rédaction du projet s’est attaché à trouver un équilibre thématique, un équilibre entre informations nationales ou internationales et Unes locales  » grand public », sans jamais oublier les valeurs du journal. Ont été associées à cette démarche des personnalités, des experts, des écrivains contributeurs réguliers (ou pas) du journal. L’idée était de commenter et de  » contextualiser  » l’événement, dans le but d’apporter un supplément d’âme à chacune de ces Unes déjà exceptionnelles par leurs contenus. Face à ces Unes, les auteurs choisis ont eu carte blanche pour s’exprimer avec leurs mots, leur sensibilité et leurs envies. Ces plumes pertinentes, attachantes, réputées, toujours en lien avec l’actualité relatée forment un  » casting  » éclectique, reflet criant de la diversité des opinions, de notre territoire et tout simplement de notre pays. D’Hélène Mouchard-Zay chroniquant les décisions de son père Jean, ministre de l’éducation du Front Populaire, à Fanny Agostini commentant la sécheresse de 1976 et livrant un intelligent plaidoyer en faveur de la préservation de nos ressources aquatiques, en passant par Hubert Védrine, Michel Charasse, Jean-Pierre Raffarin, Mazarine Pingeot, Boualem Sansal, Raphaël Géminiani, Richard Dacoury, Aurélien Rougerie, l’académicien Jean-Christophe Rufin ou le grand patron Jean- Dominique Senard, les cent  » invités  » du journal se sont investis pour célébrer à leur façon ce lien qui unit depuis un siècle La Montagne à ses lecteurs.

MILOT Grégoire: La politique s’affiche: petits récits de nos murs politiques. 1 vol. br, 192 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, 26,50 €.

la-politique-s-affiche-9782812926556_0►Aujourd’hui, les affiches et les tracts de campagne tendent à disparaître au profit des tweets et autres pages de facebook. Cet ouvrage présente une sélection et une analyse de pépites politiques qui  permettent de revivre et de découvrir les revirements, les erreurs des uns et des autres. Hier, on éditait des documents pour tout (mais aussi pour rien). Un slogan, un appel à manifester, une déclaration aux jeunes ou aux exploités, la politique s’affichait au quotidien pour informer, alerter, mobiliser et séduire l’électeur. Parcourir ces documents, les replacer dans leur contexte, interroger leurs auteurs, c’est l’occasion de découvrir l’histoire par la petite histoire. Les photos, témoignages, slogans et les arguments des candidats prennent toute leur saveur avec le recul du temps.

• OLIVIER Laurent : César contre Vercingétorix.  1 vol. br, 420 p, éd. Belin, coll. Histoire, 26 €.

Z OLIVIER52 avant notre ère. En Gaule, Alésia est le terrain d’une bataille décisive qui oppose deux figures héroïques : Jules César et Vercingétorix. Là, César aurait connu une forme d’apothéose qui lui aurait donné légitimité pour régner sur Rome et conquérir le reste de l’univers ; en 52 avant notre ère, la Gaule, après une existence de cinq siècles, se serait comme évanouie. Pourtant, on sait peu qu’avant de se jeter dans une bataille sans merci, le conquérant romain et le jeune chef gaulois ont été alliés, voire amis. En neuf mois d’actions de guérilla contre l’envahisseur romain, Vercingétorix a marqué le cours de l’Histoire. C’est lui qui, finalement, gagnera la bataille de la mémoire, transformant sa défaite militaire en victoire morale. Laurent Olivier mène ici une véritable enquête policière, reprenant les écrits de César, les témoignages des historiens romains et faisant appel aux dernières découvertes de l’archéologie.

• TILLION Germaine : Les combats d’une ethnologue. Entretiens avec Frédéric Mitterrand. 1 vol. br, 123  p, éd. EHESS- École des hautes études en sciences sociales, coll. Audiographic, 9,50  €.

téléchargement► Observer, tenter de comprendre et d’expliquer les comportements humains, y compris dans les situations les plus tragiques : Germaine Tillion a traversé le XXe siècle en ethnologue, animée d’une exigence absolue dans sa quête de la vérité et dans son désir de justice. Déportée à Ravensbrück pendant deux ans, envoyée par le gouvernement français en Algérie pour tenter de négocier secrètement avec les belligérants, le témoignage qu’elle livre ici montre comment, sans concession aucune envers ses commanditaires, elle a réussi à faire progresser la «France généreuse et fraternelle» qui, aujourd’hui, l’accueille au Panthéon.

• VARENNE Alexandre : Journal d’un républicain engagé.  Notes et souvenirs. Édition établie par Fabien Conord. 4 vol. brochés sous coffret, 986 p, illustrations, éd. Fondation Varenne, 50 €.

Coffret-volume-1-183x300Alexandre Varenne, avocat, député du Puy-de-Dôme, maire de Saint-Éloy-les-Mines, gouverneur général de l’Indochine, ministre d’État, fondateur du journal La Montagne le 4 octobre 1919, choisit de “briser sa plume” en 1940, afin de ne plus avoir à publier dans un pays placé sous occupation et dirigé par une dictature. Il réserve dès lors ses réflexions écrites à l’intimité de son journal, qu’il tient en 1941, 1942 et 1944.  Dans ce document exceptionnel par son ampleur (quatre volumes) et l’acuité de ses observations, Alexandre Varenne consigne ses rencontres avec de nombreux acteurs du régime de l’État français ainsi qu’avec des opposants plus ou moins discrets puis avec les autorités issues de la Libération, mais rend compte aussi des nombreuses réunions auxquelles il participe avec les autres patrons de presse, également soumis à la censure et aux difficultés économiques. Il profite de cet espace pour relater ses mémoires de la IIIe République, son compagnonnage avec Jaurès, les débuts de L’Humanité… ainsi que son expérience indochinoise (“la clairière de [sa] vie” considère-t-il).    À travers ses écrits, où se mêlent tout à la fois sa formation de juriste, son métier de journaliste et sa pratique de la politique, Alexandre Varenne envisage enfin la réforme des institutions françaises afin de reconstruire, au lendemain du conflit, un pays plus juste et apaisé. Par la variété des sujets abordés autant que par la liberté de ton qui le caractérise, ce journal d’un républicain fidèle,  patriote convaincu, constitue un apport remarquable à nos connaissances sur les institutions politiques françaises, la Seconde Guerre mondiale et le monde de la presse au XXe siècle.

• VEBRET Joseph : Les amours orageuses de Napoléon : intrigues et secrets d’alcôve de la famille Bonaparte. 1 vol. br, 460 p, biblio, chronologie, éd. de Borée, coll Histoire et documents – Poche, 8,90 €.

Z VebretIntrigues et secrets d’alcôve de la famille Bonaparte. Officier à 16 ans, général à 25 ans, empereur à 35 ans… Napoléon a réformé en profondeur la société française et fait main basse sur l’Europe. Ce bourreau de travail n’en était pas moins homme… Il aimait les femmes. Ses deux épouses, Joséphine et Marie-Louise, lui inspirèrent d’authentiques passions, mais il honora pourtant des dizaines de maîtresses ! Il eut deux enfants naturels, le compte Léon et Alexandre Walewski. Cet amant insatiable venait d’ailleurs d’une famille bien agitée… Sa mère, ses frères et sœurs étaient dotés d’un solide appétit sexuel. Des amours peu avouables. Eurent-elles une influence sur le destin de Bonaparte ? Avec cette fresque familiale, c’est l’épopée napoléonienne qui défile, tantôt tragique, tantôt cocasse, éminemment romanesque. Joseph Vebret est né en 1957 à Chamalières. Après des études à Clermont-Ferrand et Sciences Po Paris, il a exercé dans le journalisme, les cabinets ministériels et le conseil, avant de décider en 2002 de ne se consacrer qu’à l’écriture. Romancier, dramaturge, auteur d’anthologies et d’essais sur l’Histoire et les écrivains du XIXe siècle, directeur de collection, il a fondé en 2012 le Salon littéraire, un magazine en ligne consacré aux livres, dont il est le directeur éditorial. Depuis 2015, il est membre associé correspondant de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand et il a reçu, en 2017, le prix “Nos racines d’Auvergne” pour l’ensemble de son oeuvre.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

BELGOLD Vincent: Blanche Aubrac, terre promise. Préface d’Alain Bouldoires.  1 vol. relié, 80 p, 45  photographies  en couleur de Vincent Belgold, éd. ARP 2 (Bruxelles), 23 €.

Zvincent-belgold_blanche-aubrac-terre-promise_1► “On ne rencontre pas l’Aubrac par hasard. Les routes que nous empruntons habituellement ne nous mènent pas jusqu’ici. Il faut faire un détour. Ce paysage n’est pas un décor, une composition, une fiction. Il est un sentiment soudé par le réel, une chose vue et vécue, un lien indéfectible entre soi et l’environnement. Il ne peut laisser indifférent celui qui l’accueille en lui, sollicitant à coup sûr sa rêverie. L’Aubrac se déploie dans un dépouillement lunaire balayé par les vents, sublimé par le regard. Au cœur des régions volcaniques du Massif Central, ce vaste espace étendu sur trois départements (Aveyron, Cantal et Lozère) et deux régions (Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie) ne se laisse pas enfermer par nos bizarreries administratives. Il forme une espèce de bout-du-monde dénudé et suspendu, une haute terre à la chevelure rebelle qui appelle au renoncement. Lorsqu’on s’élève vers le calme lointain de ces montagnes, au bout du chemin, l’altitude se mue en élévation spirituelle. La terre, renforcée par le ciel, offre une sensation à la fois d’espace infini et de retour sur soi, comme si l’ampleur déployée devant soi provoquait irrésistiblement l’isolement, le ressourcement”. Tirage limité à 400 exemplaires

BELLUT Jacques, BRIVADIS André, CHAIZE Jean-Robert : Le Velay à pied, autour de la Chaise-Dieu.  Nouvelle édition. Illustrations de Nathalie Lacote et Pascal Robin. Photographies de  Brice Arnaud et Benoît Barrès. 1 vol. br, 64 p, cartes, illustrations en couleur, index, éd. Fédération française de la randonnée pédestre, coll. Topo-guides PR, 9,90 €.

Z GuideRégion frontière entre le Brivadois, le Livradois et le Velay, le plateau de la Chaise-Dieu est un territoire très vallonné et boisé (entre 700 m et 1 000 m d’altitude), à la croisée de deux chemins ancestraux, comme en témoignent les restes de voies romaines, reliant les vallées de l’Allier, du Rhône et de la Loire. Haut lieu d’histoire et de spiritualité, il s’organise autour de l’imposante et célèbre abbaye qui se dresse au milieu du bourg de La Chaise-Dieu. Les possessions du monastère s’étendaient sur un grand nombre de prieurés et d’abbayes, en France et en Europe, aujourd’hui classés  sites casadéens. Le guide propose 17 parcours qui permettent de découvrir les différentes facettes du plateau de la Chaise-Dieu.

• Chaîne des Puys : faille de Limagne. Patrimoine mondial de l’Unesco. Recueil de photographies. Texte bilingue français – anglais. 1 vol. relié, 132 p, 80 illustrations n-b et couleur, éd. Quelque part sur terre (Montsalvy), 20 €.

Z Chaine des puys faille À l’occasion du premier anniversaire de l’inscription de la Chaîne des Puys – faille de Limagne, le Conseil départemental a souhaité s’associer à la publication d’un ouvrage officiel sur ce bien exceptionnel. Grâce aux regards pointus de 23 photographes auvergnats, tantôt poétiques, tantôt spectaculaires, parfois sombres, parfois lumineux, mais toujours émouvants, cet ouvrage nous fait ressentir l’âme de la Chaîne des Puys – faille de Limagne. Il est découpé selon les 4 saisons et nous laisse à voir ces paysages grandioses et uniques enfin réunis.

• DERNIS Dominic: Coins et recoins du Cantal. 1 vol. br, 84 p, illustrations en couleur,  éd. de la Châtaigneraie (Aurillac), 15 €.

9782491046033►Ce livre-guide se veut une invitation à la promenade à travers le département du Cantal,  dans des lieux peu connus du grand-public, tels que la vallée de la Rance, la route des Crêtes, ou encore le  plateau des Huttes…et bien d’autres.  Il est rehaussé par des  textes, des légendes et des  aquarelles qui permettront aux lecteurs de  découvrir le Cantal autrement et d’en conserver une autre image que les clichés traditionnels.

• Volcan du Cantal et pays de Saint-Flour : plus de 25 jours de randonnée. 6ème édition. 1 vol. br, 150 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Fédération française de la randonnée pédestre, 15,90 €.

Z volcans Une nouvelle édition d’un guide qui propose des boucles de 2 à 8 jours dans le Parc naturel des volcans d’Auvergne. Avec un diamètre d’environ 70 km, le massif cantalien est l’un des plus importants d’Europe. Pics, monts et planèzes ont pris la place de l’énorme volcan des origines. Lentement érodée, cette région montagneuse est devenue un immense pâturage d’altitude qui se couvre de fleurs au printemps : ancolies, lis, digitales, gentianes. Plus à l’Est, perchée sur son promontoire de basalte, Saint-Flour garde au travers de son évêché et se sa cathédrale le souvenir jaloux de sa prospérité passée. Elle est la porte qui permet d’accéder aux sommets aplanis et parsemés de blocs de granit de la Margeride (boucle à parcourir en 6 jours), aux gorges de la Truyère (boucle à parcourir en 5 jours) et au plateau basaltique de la Planèze (boucle à parcourir en 4 jours).

◘ DIVERS

• BÉNÉZIT Marcel : Confidences de guérisseur : soigner, guérir, méditerNouvelle édition. 1 vol. br, 330 p, biblio, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,90 €.

Z BENEZITMarcel Bénézit est parti à la rencontre des guérisseurs, ces gens qui emploient leurs connaissances et leurs pouvoirs pour soigner autrui. Marcel Bénézit s’attache à décrire leur personnalité et il dévoile leurs recettes secrètes (plantes, éléments naturels, croyances) pour soulager les maux. Il montre ainsi que les guérisseurs occupent encore une place indispensable dans notre société. Marcel Bénézit, fils d’une paysanne et d’un maçon, est né dans le Cantal. Arrivé dans le Puy-de-Dôme en 1933, il n’a plus jamais quitté cette région, où son cœur est à jamais enraciné. Il a collaboré à de nombreux journaux, tels que  Le Chasseur français, La Montagne, L’Auvergnat de Paris ou l’Almanach des gens d’Auvergne. Il a rédigé plus d’une trentaine de livres, tous consacrés à la sauvegarde des traditions et des savoirs ancestraux…

 

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• BARANGER Pierre-Jean  : Le chevalier de Poussière. Châlucet ou le pouvoir des rêves: Tome III. 1 vol. br, éd. Les Ardents éditeurs, 19 €.

arton480►“Après Châlucet ou le pouvoir des rêves” et “Bonneval ou la grandeur des âmes”, “Le Chevalier de Poussière” est le dernier volet d’une trilogie à l’intrigue fantastique qui puise ses origines au cœur du Moyen Âge. Ce conte initiatique qui traverse le temps et l’espace nous mène jusqu’aux portes du désert, la vallée de la Qadisha. Là où tout a commencé… An de grâce 1191. Aux marges de l’Aquitaine… Sylvain de Combrailles, jeune seigneur de Châlucet, est chargé d’une mission particulière par la reine-magicienne Sibylle. Parti dans le sillage des pèlerins de la troisième croisade, il doit retrouver la trace de Géraud de Frachet pour le dissuader d’accomplir la vengeance qu’il poursuit. Mais celui qui fut son mentor et ami, dix années auparavant, se laissera-t-il convaincre ? Rien n’est moins sûr…De nos jours… Hugo Bardent est devenu un jeune homme solitaire, vivant auprès de sa mère Mylène. Il se souvient de ce qu’il a vécu, entre les ruines de Châlucet et le domaine de Bonneval, douloureusement éprouvé par l’absence de celle qu’il aime, Morgane. Jusqu’à cette nuit où un événement, presque anodin, oblige Hugo et Mylène à comprendre que la menace que représentent les Frères Noirs n’a jamais réellement cessé.

• BERTRAND Noëlle : Le légendaire limousin de la Creuse. Préface et présentation de Marie-France Houdart. Illustrations de Marion Plault-Canto. 1 vol. br, 120 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Maïade (Lamazière-Basse), 22 €.

Sans titreDes pierres qui, certaines nuits, branlent, s’entrouvrent, dansent en rond ou se déplacent, des miettes de pain transformées en rochers, des bœufs qui parlent, des fées aux mamelles sur l’épaule qui terrorisent passants et lavandières, des reliques qui font jaillir une fontaine miraculeuse…, autant d’incroyables histoires qu’il fallait pourtant croire. En historienne scrupuleuse, Noëlle Bertrand les a pour la première fois rassemblées, accompagnant chacune de tout ce qu’elle a pu collecter sur le contexte de sa naissance et les traces qui en gardent le souvenir : des pierres, des fontaines, une chapelle, une croix, une inscription, un vieux registre… Les images en petits points délicatement colorés de Marion Plault-Canto vous emporteront, comme dans un grand vent, vers cet ancien monde qui est aussi un « Autre monde ».

• BOISSÉ Danielle : Lorsque les écrits parlent. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Specht Pilar et Inma font connaissance dans un couvent en Catalogne. Filles-mères abandonnées et pauvres, elles vont accoucher dans des conditions épouvantables pendant le rigoureux hiver de 1955-1956. Aucun de leurs deux bébés ne survivra. Plus rien ne retient alors les deux jeunes filles en Espagne : ni famille, ni emploi, ni argent, ni amour. En revanche, un avenir plus radieux les appelle en France : un oncle et une tante de Pilar acceptent de les accueillir chez eux. Elles y trouveront du travail et l’une d’elles gagnera même le cœur de l’instituteur. Conscientes de leur chance, elles n’en n’oublient pas pour autant leurs nourrissons « repris par le Seigneur », ni les petites tombes blanches jamais fleuries, perdues dans ce lointain cimetière d’Espagne. Le vieil oncle aime leur raconter l’histoire de leurs aïeux, émigrés en France, et elles apprennent ainsi de stupéfiants détails sur leurs parents. La visite inattendue de personnes surgissant justement de ce passé va transformer leur vie. Une histoire aussi passionnante qu’émouvante, largement inspirée du scandale des bébés volés en Espagne – 300 000 enfants subtilisés à leur mère sous la dictature de Franco.

BORDES Gilbert : Elle voulait voir la mer. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 380 p, éd. Libra  Diffusio, 25,10 €.

Z Bordes LibraEn mai 1944, cinq jeunes fuient la milice qui est à leurs trousses. Ils décident de suivre le cours de la Loire, avec l’espoir de rejoindre l’océan et d’embarquer pour l’Amérique. Mais les méandres sont nombreux et périlleux. Entre trahisons, dénonciations, fausses amitiés et bombardements, ils ne renonceront jamais à leur quête de liberté. Une aventure dont aucun ne sortira indemne. Points forts : – Une incroyable épopée ! – Un roman d’initiation captivant dans une des périodes les plus sombres de notre histoire.

BORDES Gilbert : Naufrages. 1 vol. br, 360 p, éd. Belfond, 20,90 €.

Z BORDESCapitainerie de La Rochelle, juillet 2018… Une cellule de crise accueille les parents des dix bacheliers qui ont embarqué sur le voilier-école Le Corsaire douze jours plus tôt en direction de la Guyane et dont on a totalement perdu la trace. Pour quelle raison la balise a-t-elle cessé d’émettre ? Et comment a-t-on pu laisser ces marins débutants se lancer dans une telle traversée à haut risque ? À des milliers de kilomètres, au milieu de l’Atlantique Sud, huit adolescents découvrent, hagards, l’état catastrophique de leur embarcation après la terrible tempête qu’ils ont subie. Celle-ci a emporté un de leurs camarades et les deux moniteurs qui les accompagnaient. Alix, Chloé, Constance, Julie, Mathis, Thibault, Valentin et Victor sont les survivants. Mais pour combien de temps ? Sur leur navire à la dérive, avec les étoiles pour seuls repères, les huit apprentis navigateurs comprennent que, pour s’en sortir, ils doivent s’organiser et, surtout, rester soudés. Mais, devant l’immensité de l’océan, le passé de chacun resurgit peu à peu, mettant en péril la cohésion du groupe. Des rivalités se dessinent et les personnalités se dévoilent… Gilbert Bordes signe un roman d’aventures et d’apprentissage époustouflant à travers le magnifique portrait de ces adolescents coupés du monde.

• BOULESTEIX Lucienne : Le temps du pain noir. 1 vol. br, 230 p, illustrations, éd. de la Veytizou, 19,80 €

Z BOULEXUn roman qui a pour cadre le monde des petits métayers, en Charente limousine, au milieu des années 1920...Fidèle à sa terre de Charente, Lucienne Boulesteix nous offre une nouvelle aventure humaine où les sentiments forts se mêlent aux émotions vives. C’est l’histoire de Fleur une petite fille orpheline de mère qui travaille à la ferme très jeune. Un jour, la boulangère du village lui refuse la tourte qu’elle est venue chercher sous prétexte que la coche est pleine et que Fleur n’a pas l’argent pour payer les dettes de la famille… C’est l’évocation d’une vie misérable faite de contrariétés, d’humiliations mais aussi éclairée parfois de lueurs d’espoir, d’amitié, de fraternité et d’amour. Dans cet univers sombre, Fleur saura trouver le réconfort auprès de ses voisines qui l’aimeront comme leur fille . Une peinture sociale authentique, un roman touchant !

• CARREAUX Claude : L’inconnu d’Espignac. Roman policier. 1 vol. br, 234 p, éd. des Monédières, 19 €.

Carreaux 1957. Le village d’Espignac vit au rythme des saisons. L’arrivée soudaine d’un jeune étranger suscite interrogations et méfiance mais, quand un meurtre vient perturber la vie tranquille des habitants, la rumeur publique aura vite trouvé son coupable idéal. Ce petit bourg, imaginé au pied du massif des Monédières, est la scène où Claude Carreaux combine avec brio la peinture des mœurs traditionnelles à l’intrigue d’une enquête policière haletante et pittoresque. Un récit empreint d’humour, aux personnages aussi authentiques qu’attachants. Passionné des belles lettres, d’écriture et de cinéma, Claude Carreaux est auteur de romans et de nouvelles. Né à Saint-Yrieix-la-Perche, dans le Limousin, il a enseigné les lettres en lycée et assuré des formations sur le cinéma. L’inconnu d’Espignac est sa sixième publication.

• CHEMIN Henri : La ronde des hasards. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €

SpechtJean-François Coleco s’est toujours laissé porter par un destin bienveillant. Pas de projet de vie ni de plan de carrière. Pourtant, il aurait tout pour devenir un grand portraitiste. Non, lui croit à la chance, mais aussi à l’imprévisibilité des événements. Jusqu’à ce jour, il s’est construit ainsi et s’en est sorti à chaque fois. Ses incontestables qualités humaines ont beaucoup joué, le hasard a fait le reste. En ce matin d’automne, libre d’emploi pour deux mois, il s’interroge sur son avenir. Le besoin urgent d’une recharge de carte téléphonique motive son arrêt dans un café-tabac au cœur d’un village isolé. Seule devant sa vodka orange, belle comme une reine, mais en état de dépendance marquée… elle est là ! Comme si Sophie attendait ce client improbable ! Les sentiments se frayant des chemins inattendus, leur rencontre pourrait guérir bien des blessures. Une histoire brutale et tendre, haletante et pleine d’action, portée par les thèmes de l’amour et du pardon. Henri Chemin dépeint des êtres simples qui luttent pour survivre et garder leur dignité. Il a pour ces éclopés de l’existence une compassion qui donne une force déconcertante à cette sombre affaire

• DORÉ Thierry: Pulsions de vie. 1 vol. br, 395 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 8,90 €.

Z ddoré Chaque jour éloigne un peu plus Simon des cauchemars de son enfance. Pourtant, quand un chien croise sa route et qu’il l’achève à coups de pelle, tout s’effondre, le replongeant impitoyablement dans les abysses. Son père s’est-il réellement suicidé ? Qu’est devenue sa mère ? Et qui est cette inconnue qui pleure la nuit ? Déterminée à vaincre les démons qui le hantent, Jahia, avec qui il partage sa vie, se laissera-t-elle, à son tour, dévaster par ce tourbillon insensé de dévotion et de haine, de courage et de peur ? Par amour, osera-t-elle affronter les vérités que personne ne devrait jamais approcher ? Devra-t-elle renier ses propres valeurs et basculer dans la violence ? Autant de questions que ces personnages devront braver, autant de réponses qui prennent à la gorge au détour d’une nuit sombre.

• GASPARINI Robert : Tel père, tel fils. 1 vol. br, 145 p,  éd. de la Veytizou, 15 €.

Z gaspariniL’histoire de  Paco un mineur espagnol qui  doit quitter les Asturies pour échapper à la répression menée par Franco. Il gagne le Nord de la France et retrouve du travail dans les houillères. Il fonde une famille : deux enfants viennent égayer le foyer. Seulement sa jeune épouse décède et Paco doit élever seul sa progéniture. Naturellement il privilégie le petit dernier Louis sans négliger l’aînée Solange… Il s’ensuit un amour fusionnel entre le père et le fils. Après bien des péripéties, Paco décède et Louis qui a entrepris de brillantes études sombre dans le désespoir. En rêve, il entre en relation avec son père dans l’au-delà. Il croit entendre une voix qui lui demande de la rejoindre. En ouvrant le journal personnel de son frère, Solange découvrira-t-elle la vérité sur la disparition de Louis ?

• JUNG Jacques: Sortie de route en Creuse. Roman policier. 1 vol. br, 240 p,  éd. La Geste édition, coll. Le geste noir, 12,90 €.

51fuV10tHaL._SX308_BO1,204,203,200_Une voiture dévale au fond d un ravin près d’Évaux-les-Bains. Seul à bord, David Katze est tué sur le coup. Ce banal accident de la route aurait pu rester dans la rubrique des faits divers sans la perspicacité d’un garagiste. David Katze revenait des obsèques de Léonie Dorant qui l’avait caché lorsqu’il était enfant pendant l’Occupation. L enquête va mener Martine et Diégo, policiers du commissariat de Guéret, au château de Chaumont près de Mainsat en Creuse, un lieu qui fut le refuge pour de nombreux enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Les découvertes et les rebondissements de cette nouvelle affaire mettront à mal les nerfs des deux inspecteurs et du substitut Dura Lex.  Jacques Jung est retraité de la fonction publique où il s’est occupé de  la défense du consommateur. Il a également exercé les activités de correspondant de presse et de chroniqueur radio. Il  est l’auteur d’un roman historique, La Brême d Or .

• LAÎNÉ Christian : Sources. 1 vol. br, 236 p, éd. des Monédières, 19 €.

SOURCESQuentin travaille dans une agence immobilière parisienne. Son enthousiasme, son talent de fin négociateur et sa capacité de travail font de lui un “winner”. Il file le parfait amour avec Mélissa et ne se voit pas vivre ailleurs que dans la capitale. Il pense que rien ne pourrait le détourner de cette existence trépidante, jusqu’au jour où un notaire de Brive la Gaillarde lui adresse une convocation… Dans ce roman, Christian Laîné nous entraîne tour à tour dans la capitale et dans une montagne qu’il imagine en Corrèze, abordant deux thèmes très actuels : les effets de la réforme territoriale dans les zones rurales et l’émergence d’une nouvelle structure sociétale fondée sur le biocentrisme. De quoi passer un bon moment de lecture tout en remettant en questions certains aspects de notre société actuelle…

• LAURINI Robert : L’appel de la terre natale. 1 vol. br, 318 p, illustrations, éd. de la Veytizou, coll. Histoire – mémoire, 21,90 €

Z LauriniEn juillet 1940, Michel Marceau, un jeune soldat creusois est pris dans la nasse de la Wehrmacht avec des milliers d’autres jeunes Français. Il est emmené prisonnier en Poméranie et il travaillera dans une ferme pour remplacer le fils du fermier allemand mobilisé lui aussi. Il cherchera à rejoindre sa terre natale et à deux reprises, il tentera vainement de s’évader… En représailles, un simulacre d’exécution est organisé. Michel recevra les confidences de la fille de Karl, le fermier et il connaîtra l’amour… Tout au long du conflit, il ignorera la plupart des événements et sous les bombardements des Alliés, il pourra enfin retrouver sa Creuse natale. Une évocation historique sans concession, un roman âpre et cruel !

• LEBRUN Alain : La fille de Fresselines. 1 vol. br, 272 p, éd. Marivole éditions, coll. Romans Marivole, 19 €.

Z LEBRUN► Dans un village perdu au pied d’une colline, une carrière d’extraction de bauxite a fermé ses portes en raison des nombreux éboulements qui s’y produisaient. Un certain Émile Delagarde  est à l’origine d’une  légende selon laquelle ces méfaits seraient dus à la présence, sur les lieux, d’une duchesse vieille de 300 ans. La population a d’ailleurs aperçu la créature à diverses reprises !  Delagarde organise alors une battue qui va mettre fin à son existence. L’homme est en fait commandité par la société qui détient la carrière et va ainsi pouvoir reprendre son exploitation. La créature, ayant été vue, est Hélène de La Frênaie ; elle a fui sa famille afin d’échapper au couvent. Grâce à un berger, elle est sauvée du complot ; elle va ensuite se lier d’amour avec lui. L’enfant, née de cette idylle dans le plus grand secret, devient très vite orpheline. Élevée par sa tante à Fresselines, elle possède dans ses gênes la rage de sortir de la misère dans laquelle elle vit et, aux prix de manigances, elle va retrouver une place honorable dans la famille de sa mère.

LIMOUZIN René : Le paysan du dimanche. 1 vol. br, 260 p, éd. de la Veytizou, coll. Récits et témoignages, 20 €.

Z LIMOUZINAu soir d’une belle et longue vie, désormais seul avec lui-même, René Limouzin qui a aujourd’hui 93 ans, ouvre le tiroir des souvenirs et nous dévoile des secrets intimes. Alors qu’il n’avait qu’une dizaine d’années, marqué par la disparition brutale d’une mère aimante emportée par la tuberculose et confronté à l’autorité d’un père dominateur, le jeune adolescent trouvera un sursaut et du courage dans ses lectures avant de découvrir les plaisirs de l’Ecriture. Il abandonnera le petit domaine familial pour gagner son indépendance en compagnie de celle qui allait être son épouse durant plus de soixante ans. René Limouzin, l’écrivain des hautes terres corréziennes se confie à cœur ouvert et nous donne une vibrante leçon d’optimisme.

• MALAVAL Jean-Paul : Les gens de Combeval : Tome I. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 500 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 25 €.

imagZ malava 1► En août 1914, c’est le temps des moissons pour les Montagnac qui possèdent les plus belles terres de Combeval. Mais la guerre éclate et ce sera désormais le temps des sacrifices. Charles doit laisser partir son fils aîné, Marcelin, plutôt que son cadet Bastien, trop jeune pour être mobilisé. Ce dernier abandonnera son rêve de devenir instituteur et restera à la ferme. Quant à leur soeur, Eugénie, Charles renonce, par la force des choses, à l’idée de la marier sans tarder. Marcelin, appelé au front, laisse sa fiancée Reine, fille de modeste vigneron, sous le toit des Montagnac ; il devra attendre sa prochaine permission pour l’épouser. Son retour, dans de tragiques circonstances, précipitera Combeval dans le chaos. Jean-Paul Malaval, auteur des Noces de soie et de Une famille française, excelle une nouvelle fois dans l’évocation d’une famille française enracinée dans sa terre, confrontée aux rigueurs et aux désastres de l’Histoire.

 • MALAVAL Jean-Paul : Les gens de Combeval : Tome II. : La souveraine en son domaine.  Livre en gros caractères. 1 vol. br, 500 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 25 €.

la_souveraine_en_son_domaine_425x680 Malgré les traumatismes de la Grande Guerre, le travail des  champs suit son cours sur les terres de Combeval, en Corrèze,  en cette année 1919. Vieillissant, Charles Montagnac a dû  renoncer à laisser les rênes de l’exploitation familiale à son  aîné, Marcelin, revenu mutilé du front, pour s’appuyer sur  son cadet, Bastien. Impétueux, le jeune homme se montre  cependant rétif à la tutelle paternelle. Charles place tous ses espoirs en Reine, l’épouse qu’il a choisie  pour Marcelin, seule capable à ses yeux d’assurer l’avenir du  domaine. Reine ferait mieux valoir ses droits si elle pouvait  donner un héritier à Combeval, mais la blessure de Marcelin  l’a rendu impuissant. Quand Bastien impose sa fiancée, Alexandrine, sous le toit des  Montagnac, les plans du patriarche semblent définitivement  ruinés. À cela près que Reine n’est pas disposée à sacrifier  l’ambition de toute sa vie… En observateur passionné des mutations de la France rurale,  Jean-Paul Malaval dépeint dans cette magnifique saga de la  terre le destin exemplaire, entre déchirements et renaissance,  d’une famille française au lendemain de la Grande Guerre.

• MICHOUX André : Occasion inespérée. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, 16,50 €.

Z MICHOUXComme beaucoup d’histoires d’amour, celle-là se termine tragiquement : Cécile est emportée dans un accident de la route. Et Étienne ne s’en remet pas. Ni ses enfants, ni son métier d’enseignant, ni la séduisante et ardente collègue de travail n’arrivent à étouffer sa douleur. Pour fuir la maison du bonheur perdu, il part dans les Alpes, là où il se rendait souvent « avant ». Lors d’une randonnée en solitaire, il est victime, sur un sentier escarpé, d’une très mauvaise chute. Sans le passage inopiné de cet éleveur, il ne revoyait pas les siens. Il est ainsi recueilli et soigné par Alain et Marinette qui vivent dans un chalet d’alpage isolé. Le couple invite spontanément l’imprudent à séjourner avec lui, le temps nécessaire pour se rétablir avant de redescendre dans la vallée. Étienne remercie le ciel d’avoir mis sur son chemin des gens aussi généreux. Cet instant de grâce ne durera pas : le randonneur va soudainement être confronté à une situation irrationnelle et cornélienne provoquée par Marinette bien décidée à bousculer tous les principes pour parvenir à ses fins. Une histoire sans choix, sans issue. Seul l’amour aura le dernier mot… André Michoux est l’auteur de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont Le Sabotier du plateauLe Goût amer du nectar.

• PEYRAMAURE Michel: La non pareille: le roman de Christine de Pisan.1 vol. br, 245 p, éd. Calmann-Lévy, 18,50 €

Z Peyramaure Le destin hors-norme de la première femme de lettres à avoir vécu de sa plume. Née en 1364 à Venise, Christine de Pizan n’a que quatre ans lorsqu’elle rejoint la cour de Charles V où son père, astrologue réputé, a été appeléMariée encore adolescente à un jeune savant picard, elle donne naissance à trois enfants avant que la maladie ne lui prenne son époux.
Veuve à vingt-cinq ans, Christine se retrouve face à un dilemme  : se remarier pour assurer l’avenir de sa famille ou se battre pour demeurer indépendante. Contre les mœurs de son temps, elle décide de vivre de ses écrits. Jusqu’à sa mort, de sa plume féconde et de sa remarquable érudition naîtra une soixantaine d’œuvres, en prose et en vers. Féministe, humaniste et pacifiste avant l’heure, elle sera la première à écorner les représentations misogynes dans l’art de son époque, à défendre l’amour courtois et à dénoncer les horreurs de la guerre. Sensible à la misère du peuple parisien, engagée dans son siècle, elle en a traversé toutes les tempêtes : la guerre de Cent Ans, la guerre civile opposant Armagnac et Bourguignons, la folie du roi Charles VI et les dévergondages de la reine Isabeau. Par son talent de conteur, Michel Peyramaure nous fait partager l’intimité d’un des personnages féminins les plus fascinants du Moyen Âge, une héroïne d’une incroyable modernité dont la liberté de pensée et la détermination à vivre selon ses convictions ont encore de quoi nous inspirer aujourd’hui.
 

• RETIER Pierre : Le silence des terres noires. 1 vol. br, 320 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny poche, 8,50 €.

Z RETIER Pour la première fois de son existence, le courage lui manque et l’anxiété le paralyse. Alors qu’il lui reste une petite heure de marche avant de rejoindre sa nouvelle paroisse, le père Jean Dallier sent son cœur palpiter sous sa vieille soutane limée par des années de sacerdoce. Il va remplacer son ami, le père Julien Delorme, décédé brutalement dans d’étranges circonstances. Mais que dire de l’abbé Le Meur, qui a sombré dans la folie après avoir pris la succession du père défunt, ou de l’organisation de messes noires et d’actes de sorcellerie, sans parler de la naissance d’une petite fille dont on cache obstinément le nom du père ? Des faits troublants qui questionnent l’évêché et mettent le village sous pression. Dans un environnement sulfureux où rien ne lui sera épargné, Jean devra faire face aux forces du mal. Animé par le désir de découvrir à tout prix la vérité, il s’écartera volontairement des conseils donnés par sa hiérarchie. Pierre Rétier n’a pas son pareil pour peindre des fresques, réalistes et sans concession, de ces campagnes minées par les secrets, les non-dits, la jalousie, et pour brosser des portraits magnifiques de personnages attachants, sur fond de rébellion, de passions et d’amitiés profondes. Un parfait mélange de suspense et de sentiments.

SIGNOL Christian : Même les arbres s’en souviennent. 1 vol. br, 268 p, éd. Albin Michel,  20 €.

Sans titreLassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Emilien, son arrière-grand-père, qui s’est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c’est là que s’est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l’histoire familiale et, pour mieux s’en imprégner, demande à son arrière-grand-père d’écrire le récit de sa vie. Emilien raconte alors comment il est né dans ce hameau du Limousin en 1915, et comment, malgré un travail acharné, il a assisté à la désertification des campagnes qui tentaient de basculer dans la modernité. C’est pourtant là, dans ces venelles qu’il faut aujourd’hui défricher, que Lucas et son arrière-grand-père aiment à rêver que tout n’est pas perdu. Dans ce roman sensible et plein d’espoir, Christian Signol évoque la transmission entre des générations que tout semble séparer mais qui ont en commun l’essentiel : le vrai sens de la mémoire et de la vie.

• SOUMY Jean-Guy : Le voyageur des mois d’en-haut. 1 vol. br, 300 p, éd. Presses de la Cité, 20 €.

9782258162877ORIÀ seize ans, Camille part sur les chemins, rejoignant d’autres paysans creusois qui s’en vont jusqu’à Lyon pour « limousiner » : user de leurs bras et de leurs forces pour bâtir des édifices. Quittant sa mère, fuyant la misère, Camille marche aux côtés de son oncle, avec en tête la figure absente du père. Son père… Une histoire manquée, fragmentée, mystérieuse… L’ouvrier aux mains d’or mais à la réputation ambiguë a disparu, quatre ans plus tôt, dans la grande crue du Rhône de 1856. Ville en pleine mutation, Lyon se dessine avec de nouvelles perspectives, des façades bourgeoises. Lyon, la ville où s’est abîmé son père. Camille travaille dur : onze heures par jour, à grimper et dévaler des échelles, le panier d’osier rempli à ras bord de mâchefer sur les épaules, à servir les maçons et les tailleurs de pierre.  Il apprend bientôt que son père ne serait pas mort, mais « envolé » sur les routes au bras d’une belle Italienne. Après avoir reproduit les gestes de son père, c’est « l’autre » vie de ce dernier que Camille va reconstituer dans une itinérance émaillée de rencontres, d’apprentissages, jusqu’à la frontière italienne… À travers ce roman, Jean-Guy Soumy fait revivre l’émigration saisonnière, dite « des maçons de la Creuse », qui a duré plusieurs siècles et a façonné le destin de populations rurales vivant notamment en Limousin.

• SOUMY Jean-Guy : Un baiser, rien de plus. 1 vol. br, 310 p, éd. Pocket, coll. Best, 6,95 €.

Z SOUMY Baiser L’amour sans le faire… Voici l’histoire d’un défi fou. Avant le mariage, les enfants et la vie de famille, s’offrait à Mathilde une belle carrière universitaire. Sa spécialité : l’amour courtois dans la littérature du Moyen Âge. Elle y a renoncé pour se consacrer aux siens. Une vingtaine d’années plus tard, elle tombe amoureuse d’un jeune homme, Raphaël. Coup de foudre réciproque. Et impossible : Mathilde aime son mari et ne supporte pas l’idée de le tromper. Or comment vivre le désir qui pousse deux êtres l’un vers l’autre quand on se l’interdit ? Alors Mathilde a cette idée folle : proposer à Raphaël l’aventure de l’amour courtois. Il devra se soumettre à elle dans une relation inspirée du serment de vassalité du chevalier à son suzerain. Et se hisser par le courage, l’intelligence, la prodigalité, la fidélité… au niveau d’exigence de sa maîtresse de cœur. Entre eux, un seul tabou, absolu : faire l’amour. Mais quel sens cette approche de l’amour peut-elle avoir aujourd’hui, dans une société obsédée par le sexe et l’égalité des genres ?

• VAREILLAUD Jean : Un besoin de vérité. 1 vol. br, éd. des Monédières, 18 €.

VareillaudUn roman qui traite d’un sujet d’actualité, aussi délicat que  sensible… Né sous X, Patrice veut connaître ses origines. Quelques indices, glanés avec difficulté, le conduisent jusqu’à Saint-Maurice-la-Souterraine, dans la Creuse, où il mène de patientes recherches espérant y trouver celle qui pourrait être sa mère. Ayant toujours vécu en banlieue parisienne, Il découvre avec étonnement une belle vie qui lui semble être d’un autre monde tellement elle lui est étrange et les personnes qu’il rencontre, attachantes. Patrice enquête, partagé entre le désir de savoir, la crainte de ce qu’il va apprendre et l’espoir de retrouver enfin ses racines… Jean Vareillaud, ne déroge pas à sa règle et met en valeur dans ce roman ce merveilleux patrimoine territorial limousin, et l’authenticité de la vie de celles et de ceux qui ont la chance d’y vivre.

 

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

BOURDELAS Laurent : Histoire de Limoges.  Préfaces de Émile Roger Loberie et Éric Faye. 1 vol. br, 292 p, illustrations, biblio, index, sites Internet, éd. La Geste éditions, coll. Les provinces françaises – Beaux petits pays, 20 €.

Z BOURDELASL’aménagement d’Augustorium par les romains marque le début d’une histoire des plus riches. Dans cet ouvrage, Laurent Bourdelas, grâce à des recherches récentes revient sur l’histoire de cette ville d’art et d’histoire. Limoges, capitale de la musique et de l’émail au Moyen Âge, puis, plus tard, ville de la porcelaine, des luttes sociales, de la résistance… est aujourd’hui incontestablement une ville où la création est une tradition bien ancrée. Grâce à ce livre, richement illustré le lecteur saura (presque) tout de la capitale du Limousin.Né en 1962 à Limoges, Laurent Bourdelas, ancien étudiant du Centre de recherches historiques et archéologiques médiévales de Limoges, également diplômé en tourisme, s’est spécialisé dans l’histoire culturelle et littéraire. Il est professeur d’histoire et géographie à Limoges. Homme de radio depuis une trentaine d années, il est aussi photographe et écrivain. 

• FILLETON Dominique : Le parler et la vie d’autrefois des Creusois. 1 vol. br, format à l’Italienne, 415 p, illustrations n-b, éd. Champs-Élysées, 28 €.

FILLETON Couv► Un recueil de photographies et de cartes postales anciennes, accompagnées d’un minimum de texte, que l’éditeur présente ainsi : “L’auteur régional Dominique Filleton, fervent défenseur du terroir, signe un nouveau livre agrémenté de photos anciennes, consacré cette fois-ci au parler et à la vie d’autrefois des Creusois.  Il fait revivre les anciens métiers, les commerces, les rues, les moyens de transport… Plongez dans ce passé pas si lointain au cours duquel ont été bâties les fondations de nos cités modernes. Un monument historique (sic) de la Creuse et des Creusois. Indispensable !”

• GUIBERT Louis : La famille limousine d’autrefois, d’après  les testaments et la coutume. Reproduction en fac-similé de l’éditions de Limoges (Ducourtieux, 1883). 1 vol. br, 64 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

Z GUIBERT► “Peu de gens, au moyen âge, mouraient sans testament. La foi profonde de nos ancêtres, l’inébranlable espérance de leur cœur dans les promesses du Christ, leur rendaient la pensée de la mort moins importune. Du reste, alors même que les méditations du chrétien ne les auraient pas familiarisés avec cette perspective, leur sens pratique les eût portés à l’envisager souvent, d’un regard ferme et de propos délibéré, afin de ne pas être surpris par ses coups et de laisser le moins possible au hasard la disposition de leur fortune, le soin de leurs affaires et surtout l’avenir de la famille bien-aimée qui se pressait autour d’eux”… (extrait de l’introduction de l’édition originale). L’ouvrage est basé sur l’étude des testaments établis entre le XIVè et le XVIIè siècle. Sont abordés la composition des familles, le coutumes locales et différents aspects de la vie quotidienne en Limousin, durant les quatre siècles abordés.

• JAMET Christian : Henri Jamet (1858-1940) : entre Montmartre et la vallée de la Creuse. Itinérance d’un peintre giennois. 1 vol. br, 160 p, illustrations n-b et couleur, éd. Les Ardents éditeurs, 28 €.

Z JametPortraitiste, paysagiste et spécialiste des scènes de genre, Henri Jamet compte parmi les artistes de la vallée de la Creuse. Partageant, pour l’essentiel, son activité d’artiste entre Montmartre et la vallée de la Creuse, celle de professeur de peinture entre Paris, Orléans et Châteauroux, Henri Jamet, natif de Gien, fut en son temps un artiste à succès, plusieurs fois récompensé lors des nombreuses expositions auxquelles il a participé, à Paris comme en province. Résolument classique mais sans rigidité dogmatique face à la modernité, cet ancien élève de Jean-Léon Gérôme, d’Henri Harpignies puis d’Albert Maignan se révèle, selon le titre d’une de ses toiles, comme un peintre de la « vie paisible », particulièrement attentif aux effets de la lumière. Regroupant des œuvres issues de musées et de collections particulières, cette monographie invite à redécouvrir un maître attachant et talentueux à travers la diversité des genres qu’il a pratiqués. Non apparenté à la famille du peintre en dépit d’un patronyme commun, Christian Jamet est d’origine creusoise. Docteur en littérature comparée, il s’est aussi orienté vers l’histoire de l’art. Auteur d’une Introduction à la peinture, il a consacré plusieurs monographies à des artistes divers, parmi lesquels Sandro Botticelli, Eugène Delacroix et Alexandre Antigna dont il est le biographe

• LAGORCE Patrice : Une enfance creusoise. 1 vol. br, 180 p, auto-édition Patrice Lagorce (Daux).

L’auteur, né en 1956,  rassemble dans cet ouvrage auto-édité ses souvenirs d’enfance (1956-1968) en Périgord, à Paris et principalement dans le département de la Creuse (1961-1968). Ces souvenirs sont complétés par des informations générales et historiques sur les communes où il a vécu. C’est le 10ème  ouvrage de Patrice Lagorce depuis 2005.

• Pèlerinages, échanges et cultures. Actes du 74ème  congrès de la Fédération des sociétés savantes du Centre de la France (25 –  27 mai 2018,  Saint-Léonard-de-Noblat). 1 vol. br., 289 p, éd.  Bulletin de connaissance et sauvegarde de Saint-Léonard, n° 74, 15 €

L’ouvrage comporte 19 communications, dont “Influences des pèlerinages dans la construction des églises romanes en Bourbonnais” (Communication de A. Martin-Saint-Léon). Il est organisé en trois grands thèmes : Thème 1 : Les routes de pèlerinages comme vecteurs d’échanges La route empruntée par les pèlerins jouera un rôle essentiel comme vecteurs d’échanges. Elle est créatrice de liens entre les différents lieux traversés et fait partager à tous les habitants des cultures différentes. Thème 2 : Les besoins spirituels et physiques des pèlerins au Moyen-Âge Pour accueillir tous les pèlerins qui ont sillonné les routes de France des infrastructures routières, des lieux d’hospitalité, d’hébergements, des lieux de prières ont été construits. Des édifices spécifiques et spécialisés développent une architecture appropriée, un langage iconographique adapté… Thème 3 : Pouvoir et influence de la foi chrétienne dans la société médiévale européenne La route de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un témoignage exceptionnel du pouvoir et de l’influence de la foi chrétienne dans toutes les catégories sociales et dans tous les pays au Moyen-Age.

• PEYRONNET Claude:  Petites et grandes histoires de la Basse Marche en région Limousin.  1 vol. br, 340 p, illustrations, éd. La Geste éditions, 20 €.

Petites-et-grandes-histoires-de-la-Bae-Marche-en-LimousinChaque semaine, sur les ondes de la Radio des Meilleurs Jours, Claude Peyronnet raconte les petites et grandes histoires de la Basse-Marche. Des histoires de vie qui, à partir de textes d’auteurs locaux, s’appuient sur l’histoire, le patrimoine, la personnalité de la Basse-Marche pour exprimer les racines de la région et dérouler un fil qui nous dévoile le nord de la Haute-Vienne et ses marges creusoises, berrichonnes ou charentaises… Ce sont 13 de ces chroniques qui sont reprises dans cet ouvrage des Petites et grandes histoires de la Basse-Marche en Région Limousin : les colporteurs et les marchands ambulants, l’école et les écoliers, de la pomme au cidre, la fête du cochon, la fête de Noël, le loup, la fête du carnaval, les paveurs et les maçons migrants, les marchands de cheveux et les arracheurs de dents, la bugeade, la Saint-Jean d’été, ...

ROUGERIE René, LORGUE : Histoire de Mortemart, suivi de Histoires de Mortemart. Reproduction en fac-similé des éditions de Limoges (Ducourtieux, 1893) et Rougerie (1963). 1 vol. br,  XVII = 197 p + 68 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

ORGUECet ouvrage retrace l’histoire complète de Mortemart en Haute-Vienne: Les anciens édifices et antiquités diverses de Mortemart, l’origine de Mortemart, les Drut, premiers seigneurs et les comtes de la Marche, la légende d’Alix de Mortemart, les Rochechouart-Mortemart, le cardinal de Mortemart, le pape Clément VI, les femmes célèbres de la maison de Mortemart …Le second texte publié en 1963 est davantage centré sur le folklore et sur ses prolongements, que ce soit dans la sculpture sur bois ou sur pierre.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• LIDUÉNA Manon : Le guide : Limoges et ses environs. 1 vol. br, 142 p, illustrations en couleur, éd. Hachette, coll. Un grand week-end, 8,95 €.

Z LIMOGES WEEK ENDOn connaît avant tout  Limoges pour sa porcelaine, de renommée internationale. Mais Limoges va au-delà du cliché et a bien plus à offrir : héritière d’une histoire millénaire, elle défend avec ferveur ses arts du feu, la porcelaine, l’émail et le vitrail, et son merveilleux patrimoine artisanal. Ajoutez à cela des vignobles mondialement reconnus à deux pas, une gastronomie exceptionnelle, des activités nature, ce guide vous promet un séjour riche en émotions ! Ce guide illustré vous propose de parcourir Limoges, à travers des itinéraires et des expériences uniques. – Un carnet d’adresses shopping pour rapporter un peu de Limoges chez soi. – Une large sélection de bars, de restaurants et d’hôtels pour toutes les bourses (petits prix et hôtels de charme). 

 

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

CbiMS02b• BUSSY-RABUTIN (Roger de), SCUDÉRY (Marie-Madeleine de): Correspondance. Édition établie par Christophe Blanquié1 vol. br, 380 p, éd. Classiques Garnier, coll.  Correspondances et mémoires – Le grand siècle, 42 €.

 La Suite des Mémoires de Roger de Bussy-Rabutin révèle en Madame de Scudéry l’une des grandes épistolières de l’âge classique. Elle répond avec sagesse et entrain à la tendresse galante de Bussy. Pendant un quart de siècle, leur correspondance fait alterner nouvelles et confidences, analyses, critiques littéraires et espérances personnelles.

CORNAILLE Didier: Un violon en forêt. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 400 p, éd. Feryane, coll. Romans, 23 €.

image► Une jeune violoniste découvre la beauté d’une région au passé parfois troublé, en enquêtant sur une tragédie que la mémoire locale a soigneusement effacée. Il y a soixante-dix ans, des hommes ont disparu au cœur du Morvan forestier, dans une mine de fluorine… Mathieu, jeune garde forestier, traque le moindre départ de feu dans les plantations de sapins de Douglas dont le Morvan regorge. Un beau matin, il voit s’échapper de la ferme abandonnée de Montcouvert une colonne de fumée. Qui donc fait du feu au milieu des bois ? Mathieu y envoie Baptiste, son meilleur ami, en vacances chez son grand-père, l’ancien aubergiste du village. Ce cavalier émérite découvre avec stupéfaction qu’une jeune femme, violoniste, a établi son campement à la ferme. Autre étrangeté, elle semblerait avoir choisi ce lieu pour jouer en pleine nature. Subjugué par Guillermina, Baptiste va l’aider dans sa quête, car elle lui confie être à la recherche d’une mine de fluorine – ce minerai qui fit la richesse de la région – où son grand-père serait mort. Un drame que la mémoire locale a soigneusement effacé. Quel rôle Clément, le grand-père de Baptiste, qui vivait là, a-t-il joué enfant ? Quelles tensions entre les habitants, qui se haïssent d’une vallée à l’autre, ont tissé cette histoire trouble ?

• DUPONT Jean-Dominique: Un village bourguignon se souvient. 1 vol. br, 260 p, éd. L’Harmattan, coll. littérature et régions – Bourgogne, 26 €.

006713203À une époque de mutation accélérée, ce récit d’un village bourguignon au siècle dernier redonne de la couleur et de la saveur au temps. À travers une mosaïque de souvenirs d’enfance, mis en perspective par la saga d’une famille paysanne, c’est tout un univers campagnard qui renaît au rythme des saisons. Sous couvert d’anecdotes amusantes et de croquis malicieux, le livre retrace, sur un mode intimiste, l’évolution du monde paysan jusqu’au tournant des années 1970. Cette galerie de souvenirs empreints d’humour, de poésie et de tendresse rend hommage aux générations qui savaient savourer le bonheur de vivre et préserver l’âme d’un terroir. Né en 1948 à Dijon, dans une famille de paysans et d’instituteurs, Jean-Dominique Dupont a connu les deux visages du monde paysan. Il a joué dans la cour de ferme de ses grands-parents, avant de rejoindre les services des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, en qualité d’ingénieur en chef du génie rural, des eaux et des forêts. Après avoir obtenu une maîtrise de lettres et une licence d’histoire en Sorbonne, il a suivi les chemins buissonniers de l’écriture.

• ROLLAND Romain : Au dessus de la mêlée. Nouvelle édition. Préface de Christophe Prochasson. Notes de Bernard Chatelet. 1 vol. br, 220 p, éd. Payot, coll. Petite bibliothèque Payot, 8,20 €.

Z Roland« Au-dessus de la mêlée » est le plus célèbre manifeste pacifiste de la Grande Guerre. Comparable au « J’accuse » de Zola, il fut publié par Romain Rolland le 24 septembre 1914 dans le Journal de Genève. Ce texte exceptionnel, qui exhorte les belligérants à prendre de la hauteur pour saisir l’ampleur du désastre, provoqua aussitôt de nombreuses réactions violentes et haineuses envers son auteur, dont la lucidité, l’idéal de non-violence et de communion entre les peuples furent néanmoins récompensés, dès l’année suivante, par le prix Nobel de littérature.

• TASSIN Jacques : Au-devant de Maurice Genevoix. 1 vol. br, 125 p, éd. Corsaire (Orléans), 13,80 €.

Z Genevoix► “Au-devant de Genevoix” relate une courte et intense rencontre, menée sur les berges d’un étang du Loiret, entre un lecteur passionné et l’écrivain qu’il admire. Cette rencontre est autant fictive, dans son déroulement, que réelle dans son contenu. Fictive, parce qu’elle procède d’un dialogue imaginaire avec un personnage se situant hors du temps. Réelle cependant, parce qu’elle rend compte de cette parenté vivante, éprouvée par chacun de nous, qui s’établit de manière archaïque entre un écrivain et ses lecteurs. L’auteur de ce livre, profondément habité par le personnage de Maurice Genevoix pour l’avoir lu et relu, développe un dialogue souvent troublant. Il ne se contente pas d’imaginer ou de rendre plausible une telle conversation : il l’ancre dans la réalité même du personnage et des lieux. Les procédures mimétiques employées, qui renvoient parfois au style même de Genevoix, dont sont reproduits aussi bien le parler du Grand échiquier ou d’Apostrophes, que l’écriture de Raboliot ou de Trente mille jours, participent de ce réalisme. Cette rencontre se nourrit aussi, en vis-à-vis de cette très simple conversation déambulatoire autour d’un étang, d’un ensemble d’éclairages sur les convictions profondes de Genevoix. Voir en lui un grand témoin de la Grande guerre, un écrivain régionaliste, ou même un chantre de la nature sauvage, demeure terriblement réducteur. L’homme dont il s agit procède plutôt d’un enchevêtrement de champs de forces qui le propulsent, à partir de son expérience mutilante du front, dans une célébration aimante et poétique de la vie, en ce qu’elle a de visible ou d’invisible. Un tel élan intérieur, aux accents parfois mystiques, échappe à toute catégorisation littéraire. Jacques Tassin reprend le style allégorique de “Un Jour”, roman testamentaire de Maurice Genevoix, pour nous aider à découvrir la part la plus intime d’un très grand écrivain. En tant qu’ écologue et naturaliste, à l écriture sensible, Jacques Tassin, grand lecteur de Genevoix, fin connaisseur du personnage, à qui il a déjà consacré plusieurs livres, nous guide sur les berges d’un homme hors du commun qu’il revient à chacun d entre nous de préserver de l’ oubli.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BONIN Hubert : La firme Schneider dans la guerre industrielle en 1914-1918. 1 vol. br, 260 p, illustrations, éd. Les Indes savantes, coll. La boutique de l’histoire, 28 €.

la_firme_schneiderSchneider était l’une des plus grandes firmes françaises et elle pris une part très importante à la première guerre moniale.  Scruter ses activités, sa stratégie et sa gestion pendant le conflit est un levier pour la compréhension des enjeux des batailles technologiques, industrielles, humaines et financières. Un fort esprit d’entreprise explique des percées technologiques et des investissements en nouvelles usines à travers le pays (Bourgogne, Normandie, Gironde). Schneider est aussi fortement impliquée dans la coopération interalliée et en Russie. Elle incarne donc à la fois la puissance du patriotisme économique et une histoire internationalisée ou  connectée.

• BROYER Jacques: Désiré Barodet: ouvrier de la République (1823-1906). 1 vol. br, 325 p, biblio, éd. L’Harmattan, 34 €.

9782343179858r Qui se souvient de Désiré Barodet dont le nom a été donné au recueil des professions de foi des parlementaires ? Sa vie est pourtant une illustration de la manière dont les républicains de 1848 se sont formés, de leurs espoirs, des épreuves qu’ils ont subies sous ce même régime puis de leur opposition à l’Empire. Si l’Histoire a retenu les noms de Ledru-Rollin, Gambetta, Hugo, Blanc, Clemenceau, Barodet apparaît comme un simple ouvrier qui assure la construction des murs et du toit de l’édifice tandis que les autres sculptent chapiteaux et mascarons. Maire de Lyon après le désastre de 1870, ancien instituteur rural de Saône-et-Loire, indéfectiblement attaché au peuple, il méritait cette biographie qui lui permet enfin de sortir de l’ombre. Jacques Broyer, inspecteur de l’Education nationale honoraire, met dans la lumière la vie d’un instituteur dont le combat politique exemplaire a traversé la moitié d’un siècle. Après l’échec de 1848, l’heure de la République tant espérée est enfin venue.

Z Cario• CARIO Fabrice, CARIO Yveline : Nevers. Ouvrage écrit en collaboration avec  André Gate.1 vol. br, 176 p, illustrations n-b, biblio, éd. Sutton, coll.  Mémoire d’une ville, 19,90 €.

► Selon le principe de la collection, Fabrice et Yveline Cario, collectionneurs passionnés, ont effectué une sélection de documents iconographiques anciens qu’ils commentent pour apporter un témoignage concret sur ce qu’était  la vie quotidienne à Nevers, à la Belle-Époque.

• COMTE Romain, RODRIGUEZ Antonio : L’appel des sirènes : vocation sapeur-pompier. 1 vol. br, 207 p, éd. du Cherche-Midi, 17 €.

Z COMTE► Romain Comte, 36 ans, est chef de centre d’incendie et de secours à Paray-le-Monial en Saône-et-Loire, le département dont il est originaire. Chaque jour, il voit  défiler le ballet ininterrompu des milliers de véhicules qui transitent par “la route de la mort”, comme la surnomment les médias. Il s’agit de  la tristement célèbre  RCEA, où la moindre erreur est fatale. Aux secours routiers s’ajoutent aussi les incendies, les accidents domestiques, les tentatives de suicide, la protection de l’environnement… Tout ce qui fait le cœur même du métier de pompier. Parmi ces interventions, certaines ne peuvent être oubliées, et marquent durablement une carrière. Car derrière l’uniforme et le casque, se cachent avant tout des femmes et des hommes. Malgré les épreuves, Romain Comte vit une véritable vocation, fier de son métier tout autant que de son équipe de professionnels et de volontaires, qu’il dirige dans un esprit d’ouverture et d’écoute. Un témoignage de son quotidien de pompier, décrit avec autant de sensibilité que de  passion,  qui  démontre  avec force que  la devise des sapeurs-pompiers“ Courage et dévouement” n’est pas qu’un vain mot.

• DiversCités : les grands ensembles (Bourgogne et Chalon-sur-Saône). 1 vol. relié, 370 p, illustrations n-b et couleur, éd. du Libel (Lyon), coll. Cahiers du patrimoine, 28 €.

Z DiversCitésSi la diversité des territoires peut aujourd’hui se lire selon des approches multiples (historiques, architecturales, sociales, urbaines), les grands ensembles apportent significativement leur pierre à l’édifice. En effet, quel que soit le cadre administratif suivant lequel ils ont été édifiés (Secteur Industrialisé, Rénovation Urbaine, Zone à Urbaniser par Priorité, Zone d’Habitation, Zone d’Aménagement Concerté, etc.), ces quartiers, dont les tours et les barres sont devenus les symboles, représentent un héritage urbain à la fois complet et complexe des Trente Glorieuses et qui a impacté toute la France. En réalisant une étude d’inventaire sur les grands ensembles, la Région Bourgogne-Franche-Comté a souhaité mettre en lumière les sites qui traduisent, à l’échelle du territoire bourguignon, la politique étatique en la matière et qui témoignent de leurs caractéristiques historiques et architecturales, de leurs aménagements paysagers, ainsi que de leur évolution. Cet ouvrage est ainsi l’occasion de dresser une synthèse régionale inédite sur l’ensemble des quartiers étudiés, les recherches ayant été menées en priorité sur l’habitat collectif, et permet de présenter l’exemple de la ville de Chalon-sur-Saône, particulièrement représentatif des partis urbains et architecturaux adoptés pour les grands ensembles en Bourgogne. L’objectif de ce livre, richement illustré, est tout autant de contribuer à mieux comprendre le processus de construction des grands ensembles et leur fonction au service du logement, que d’enregistrer la mémoire patrimoniale et visuelle de ces lieux de vie, en constante mutation.

GUINARD Philippe :  Recherches sur les origines des seigneurs de Semur-en-Brionnais. 1 vol. br, 174 p, éd. Édilivre, 17 €

Z GUINARD Semur en auxoisLa découverte de vieux documents et d’innombrables recherches étalées sur plusieurs années ont pu permettre à l’auteur de retrouver la trace et les prestigieuses origines des seigneurs de Semur-en-Brionnais,  au Moyen-Âge, dans les veines desquels se mêle le sang des Carolingiens et celui des Mérovingiens, et d’en raconter l’histoire. Enfouis sous un tas de gravats, enveloppés dans de vieux journaux couverts de poussière, oubliés depuis des décennies dans le sous-sol d’un antique musée de province, ces documents auraient pu dormir là encore longtemps sans la perspicacité de l’auteur de ce livre, toujours à l’affût du moindre écho de l’histoire locale. Ce livre, dont c’est la quatrième édition, revue, corrigée et complétée, est destiné à en retracer l’épopée et à en dévoiler a très riche histoire.

• LÉTHENET Benoît : Espions et pratiques du renseignement : les élites mâconnaises au début du XVe siècle. 1 vol. br, 410 p, illustrations, biblio, glossaire, éd.  Presses universitaires de Strasbourg, coll. Sciences de l’histoire 25 €

51wFHS1TO+L._SX333_BO1,204,203,200_Texte remanié d’une  thèse de doctorat (Histoire médiévale, Strasbourg, 2012). En 1417, alors que la guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons affaiblit le royaume de France, les ville sont sommées de prendre parti en faveur du duc de Bourgogne. Mâcon,bonne ville du roi, située au sud du duché, répond à cet appel. Son ralliement met en lumière l’existence d’un réseau de renseignement particulièrement efficace.Les pratiques d’espionnage contribuent à contrôler et à diffuser les informations, à des fins de politique intérieure, afin de former une opinion publique favorable aux Bourguignons. Le cas de Mâcon au bas Moyen Âge montre comment les pratiques du renseignement et de l’information stratégique font partie intégrante de l’art de gouverner. Docteur en histoire, Benoît Léthenet est professeur dans le secondaire et chargé de cours à l’université de Strasbourg. Il est l’auteur de plusieurs contributions sur le Mâconnais et sur les pratiques de renseignements à l’époque des ducs de Bourgogne.

◘ GÉOGRAPHIE – GUIDES

• LEBAULT Youri : In climats veritas : regards singuliers sur les vins de Bourgogne. Préface du prince Albert II de Monaco. Avant-propos de  Cédric Klapisch. Photographies de Armelle, Michel Baudoin et  Christian Bon. Texte bilingue français – anglais. 1 vol. relié, 204 p, format à l’Italienne,  illustrations n-b et couleur, éd. Terre en vues (Clemency), coll. Les clés pour la Bourgogne, 49 €.

Z lebeaultOn savait Youri Lebault guide d’excellence pour la Bourgogne. Dans son second livre, on le découvre fédérateur de ceux qui  par leurs textes ou leur images ont valorisé ce vignoble d’excellence et contribué au classement de la côte au patrimoine mondial. Il déroule un parcours  sur la route des Climats de Bourgogne, qui conduit le lecteur entre  Dijon et Santenay, site  inscrit au patrimoine de l’Unesco. Un nouvel ouvrage de référence pour les Climats de Bourgogne, complété par une étude sur la gastronomie bourguignonne. . Ont contribué aux textes : Dominique Bruillot, Claude Chapuis, Albert II de Monaco, Brice de La Morandiére, Aubert De Villaine, Cédric Klapish, Jean Pierre Lagneau,Youri Lebault, Jacky Rigaux, Cyril Tota.

 

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

• BELSŒUR Pierre : Avaricum coke. Roman policier. 1 vol. br,  éd. la Bouinotte éditions, coll. Black Berry, 18 €.

belsoeurBourges, perle du Berry. Sa cathédrale classée au patrimoine mondial, ses rues pavées bordées d’hôtels particuliers, ses marais. Mais derrière le décorum, l’air empeste la mort et les trafics sordides. Fraîchement débarqué du commissariat de Châteauroux, le Commandant François Athibard est rapidement mis au parfum. Son baptême du feu le  mène au plus sombre d’un immeuble de la vieille ville: ce premier cadavre est une vision de cauchemar. Mise en scène, meurtre sauvage, vengeance… Pour comprendre, flanqué d’un légiste complice, il va devoir se frotter aux mœurs de la cité de Jacques Cœur, où rien ne se fait sans la bénédiction de la bonne société. Apprendre qu’au cœur des marais, un peuple d’origine vietnamienne cultive son pavot en toute impunité. Et déchiffrer les codes des quartiers nord, au-delà de la « frontière » du chemin de fer. Pour François Athibard, le Bourges by night va se faire à marche forcée et aux couleurs des gyrophares. Pierre Belsœur n’avait jamais trempé sa plume dans l’encre noire avant de croiser les disciples de black Berry. Journaliste, il avait livré des informations recoupées, vérifiées, sérieuses tout au long de sa carrière à La Nouvelle République. Après Suzanne sans crier gare, il signe son deuxième polar.

• BERDUCAT Jeanine : La messagère de l’espoir. 1 vol. br, 220 p ,  éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

Z Berducat Bouinotte► Printemps 1944. Le bourg de Cuzion vit dans l’ombre des troupes nazies, stationnées non loin de là. Le barrage d’Eguzon est un site stratégique, surveillé par 300 soldats. La vie continue, dans la crainte de l’ennemi et la trop longue attente des prisonniers. Mais les maquis sans cesse plus nombreux attirent les jeunes hommes de la région, réfractaires au STO. Pour Marie non plus, l’heure n’est pas à la résignation. Elle use de son sourire, qu’aiment tant les sentinelles allemandes, pour acheminer à bicyclette, les messages des résistants. Parmi eux, Boris, jeune russe parachuté de Londres, dont elle tombe bientôt amoureuse. Il lui faut pourtant être vigilante. Les traîtres guettent le moindre faux pas et les langues se délient si vite. Mais après le débarquement, les maquis se découvrent et les armes parlent.  La mort est partout. Il faudra à Marie trouver toutes les ressources de sa jeunesse pour protéger ceux qu’elle aime. Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages publiés par les  éditions La Bouinotte, Jeanine Berducat est l’un des écrivains emblématiques de sa région, à la croisée du Berry et du Limousin. Elle évoque, avec authenticité, le monde rural dont elle est issue.

CAMAILLE Serge : Du sang sur la neige. 1 vol. br,  270 p,  éd. de Borée, coll.  Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z camailleHiver 1980. Cela fait maintenant quelques jours que Claire, jeune citadine à la vie trépidante, s’est installée dans une maison coupée du monde, non loin du village de Courgoul, dans les monts d’Auvergne. à vrai dire, elle n’a pas eu le temps ni le choix pour s’adapter à cette nouvelle vie. Un jour, le téléphone qui sonne. La gendarmerie. Luc, son mari, a eu un accident. Il est dans le coma. Plusieurs semaines déjà qu’il s’était isolé dans cette maison pour écrire son premier roman. Pourquoi son mari a-t-il tout quitté soudainement ? Et comment a-t-il pu avoir un accident de voiture, lui d’habitude si prudent ? Et si finalement elle ne connaissait pas si bien que cela l’homme qu’elle a épousé ? Lorsqu’une inconnue frappe à sa porte en pleine nuit, Claire ne se doute pas qu’elle vient de faire entrer le malheur dans son foyer…

• FERRÉ Jean : L’humeur de Jean. Le meilleur des chroniques  parues dans l’Echo du Berry. 1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 14,50 €.

Z FERREDepuis 2014, Jean Ferré publie chaque semaine dans L’Écho du Berry un billet d’humeur sur l’actualité sportive, locale ou nationale, qu’il encense ou découpe en jouant avec les mots avec talent et un humour parfois corrosif. Personne n’est épargné : le XV de France qui fait Cocorico… couic, un nouveau dopé à l’insu de son plein gré… Marcel Clampin, tantôt supporter déchaîné, tantôt sportif de canapé, est souvent raillé. Mais le chroniqueur sait aussi s’enflammer quand l’exploit ou le spectacle mérite d’être magnifié. À savourer également dans cet ouvrage : deux billets inédits sur le sportif du dimanche et l’équipe de France de football après son sacre mondial.

JAUBERT Hippolyte-François: Vocabulaire du Berry et de quelques cantons voisins.  Préface et notes de Pascal Pauvrehomme. Nouvelle édition revue et augmentée. 1 vol. br, 172 p, éd. Bibliothèque Berruyère – Degorce (Horbourg-Wihr), 17 €.

Z DegoLe très célèbre Vocabulaire du Berry du comte Jaubert, dont la première édition date de 1842,  enfin réédité dans son intégralité, est ici  modernisé et enrichi d’une préface et de notes complémentaires de Pascal Pauvrehomme. Le livre de chevet de tout lecteur désireux de renouer avec ses racines et le parler noble, vivant et facétieux du Berry ! « Quelle belle idée que de rééditer le Vocabulaire du Berry ! Relire cette œuvre savante, c’est s’immerger dans la France rurale du XIXè siècle. Que de temps Hippolyte François Jaubert a dû passer dans ces fermes du Cher à écouter les paysans, à prendre des notes pour arriver à une telle pertinence linguistique ! Sa connaissance de la nature est insondable, sa culture livresque admirable. Que de mots, que de pratiques, que de richesses de notre passé nous avons perdus ! Comment oser ajouter sa faible expérience linguistique à une œuvre si achevée ? Cela vous force au silence et à l’admiration béate… »

Z sand• LACAMP Ysabelle : George Sand : non aux préjugés. 1 vol. br, 76 p, éd. Actes Sud, coll. Ceux qui ont dit non,  9 €

Elle n’avait pas le goût du scandale mais celui de la liberté, chevillé au corps et à sa plume. George Sand a osé porter des costumes et un nom d’homme, mener la vie sentimentale, littéraire et politique de son choix. Un affront aux préjugés du XIXe siècle et un personnage incontournable pour évoquer l’émancipation des femmes.

LE CALVEZ Louis : La tuilerie de Meaulne. 1 vol. br, 272 p, éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

e calvez Il y a la Colette, la mère si autoritaire et si douloureuse, le père, véritable puits d’amour et la Dany, la petite sœur de Louis. Dans cet ouvrage ouvertement autobiographique, ce petit garçon à la sensibilité exacerbée effectue les ultimes pas de danse d’une enfance qui s’éloigne inexorablement. En arrière-plan, la tuilerie, entre Berry et Bourbonnais, dont l’auteur évoque à la fois la bouche de feu, fascinante et mystérieuse et la tyrannie qu’elle exerce sur les corps des hommes, le père de Louis en tête. Mais l’essentiel du livre est consacré à remonter les chemins secrets d’un enfant complexe pour lequel tout éloignement est un arrachement et qui ne demande pourtant qu’à se laisser goulûment happer par la vie. Ces pages, poétiques et sensibles, sont autant de chants d’amour d’un vieil enfant pour les ombres aimées qui s’estompent.

• PORTIER Luc : Meurtres aux champs. Roman policier. 1 vol. br,  éd. La Bouinotte éditions, coll. Black Berry, 15 €.

PORTIEROn a retrouvé Jean Thomassin,  mort le long de l’un de ses champs, à l’autre bout de la propriété, un trou dans la poitrine. C’est Madeleine, qui, ne le voyant pas rentrer à 19 heures comme à son habitude, était partie à sa recherche et avait fini par le découvrir, une grande feuille de chou sur le visage. » 1949. Chaude ambiance dans le sud du Berry. Anciens Résistants et ex-collabos mènent leur guerre froide, sur fond de règlements de comptes familiaux et de trafic. Jusqu’au meurtre de Jean Thomassin. Faut-il voir une signature, dans cette feuille de chou qui recouvre le visage du cadavre ? Comme le symbole d’une vieille histoire enterrée. Luc Portier brouille les pistes en jouant avec les codes du roman paysan. Un polar rural plein d’humour et fertile en rebondissements.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BOIZEAU Léandre, BIONNIER Yvon : Les forçats de la faim. Buzançais, Rochefort, Brest, Cayenne. 1 vol. br, 230 p,  éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

Z BOIZEAUObjets de thèse dès le milieu du XIXe siècle, les émeutes de la faim de janvier 1847 avaient été rendues à la lumière par le livre d’Yvon Bionnier, paru en 2008. Cette œuvre majeure évoquait notamment les causes économiques et sociales de la fameuse jacquerie de Buzançais qui s’était propagée aux communes environnantes. Deux cent trente-neuf arrestations, trois condamnations à mort, quatre condamnations aux travaux forcés à perpétuité, des centaines d’années de prison cumulées pour l’ensemble des prévenus ayant comparu au cours des seize procès du printemps 1847 : Les émeutiers de la faim de 1847 dans l’Indre,d’Yvon Bionnier, en rendaient compte. Son étude s’achevait avec les verdicts des différentes affaires. Restait à boucler la boucle en évoquant le terrible destin des condamnés les plus emblématiques. C’est fait grâce à la sortie de cet ouvrage. Yvon Bionnier a retrouvé la trace de tous les condamnés. Léandre Boizeau, quant à lui, s’est attaché à redonner vie et humanité à la dizaine de ceux qui vont connaître l’inhumanité des bagnes de Rochefort, Brest puis Cayenne. Certains de ces Berrichons ne reverront jamais leur terre natale. Ils revivent sous la plume brillante d’un Léandre Boizeau jamais aussi inspiré que face à l’injustice. Grâce à lui, hommage est rendu à la mémoire de Jean-Baptiste Rouet-Bezard, Baptiste Brillaud-Godeau, Étienne Billault. 

• COQUERY Michel : 1939-1945 : petite et grande histoire. 1 vol. br, 390 p, illustrations, éd. Lavauzelle, coll. Histoire, mémoire, patrimoine, 25 €.

910Qsq2tm9L► La Seconde Guerre mondiale est située au summum du “tableau d’horreurs”  de toutes les guerres que l’Humanité a connues et que la planète a supportées de toute éternité. Ce livre a voulu rappeler, de façon factuelle, avec indépendance et réalisme, les principales phases de ce conflit hors normes, les confrontations militaires majeures entre belligérants, les généraux reconnus, les armements performants, les dramatiques conséquences humaines subies par les soldats et par les civils, les destructions matérielles publiques et privées provoquées, les controverses morales induites, les bouleversements territoriaux pour les Etats, les changements politiques imposés, les progrès scientifiques et techniques réalisés, la réintégration sociale, économique et morale des acteurs et des victimes, l’évolution du mode de vie des personnes et les mutations sociétales entraînées pour les populations. Cet ouvrage incluant tous ces aspects aurait pu aussi bien s’intituler “La Seconde Guerre mondiale en 400 points”. En effet, y sont, d’abord, commentées les  200 dates qui comptent   et qui appartiennent à un panel de faits sélectionnés ayant pesé sur le déroulement de la Guerre. Ensuite et surtout, car il s’agit là de la prestation principale fournie par ce livre consacré à la Deuxième Guerre mondiale, “200 chroniques qui cristallisent le conflit”  sont développées pour traiter avec pertinence et nouveauté des sujets récurrents ou pour introduire des problématiques inhabituellement abordées. Enfin, le “retour d’expérience éditoriale” vécu par l’auteur complète l’ouvrage. Originaire du Berry, Michel Coquery a été  cadre de l’armement et spécialiste de la défense nationale. C’est son quatrième ouvrage.

COULON Gérard : Un rêve d’aristocrates. Les Courses hippiques de Mézières-en-Brenne : (1845-1857). 1 vol. br, 120 p, illustrations, éd. La Bouinotte éditions, 25 €.

show_image_in_imgtag► On sʼinterroge parfois sur le nom « LʼHippodrome » porté par une propriété entre Mézières et Saint-Michel-en-Brenne. Cette appellation remémore les courses hippiques qui sʼy déroulèrent au milieu du XIXème siècle. Initiées par un brillant cavalier, le Comte de Lancosme-Brèves, et par Henri Navelet, maire de Mézières, elles connurent leur apothéose en 1846 avec la venue de George Sand qui les relata dans un journal parisien. La piste, réputée excellente, était aussi vaste que celle du Champ de Mars à Paris et on y compta jusquʼà 11 000 spectateurs. Les fondateurs du Cercle hippique de Mézières avaient la volonté de promouvoir la race locale, le petit cheval brennou. Mais ils ambitionnaient surtout de rivaliser avec le derby dʼEpsom en Angleterre… Comment expliquer, dès lors, que ces courses prirent fin en 1857 dans une quasi-indifférence ? Et pourquoi ce beau rêve ne fit-il quʼeffleurer la Brenne ? Passionnant et richement illustré, ce livre est le fruit dʼune longue et patiente enquête historique. Conservateur en chef du patrimoine, archéologue et historien, Gérard Coulon est surtout connu pour ses travaux sur la période gallo-romaine. Il nous fait découvrir ici une page méconnue et  insolite de l’histoire de sa ville natale.

• ELSIG Frédéric (sous la direction de) : Peindre à Bourges aux XVe-XVIe siècles. 1 vol. br, 263 p, illustrations en couleur, éd. Silvana (Milan), 30 €.

Z ELSIG► Fondé sur le “connoisseurship” et amorcé à l’Université de Genève dès 2010, le programme Peindre en France à la Renaissance cherche à reconstruire la dynamique de la peinture produite dans le royaume de France aux XVe et XVIe siècles, en tenant compte de toutes les techniques impliquées parle métier du peintre. Il a déjà généré six volumes publiés aux éditions Silvana et qui forment collection. Les deux premiers (2011-2012) ont fixé le cadre méthodologique. Les suivants se focalisent, chacun, sur un foyer artistique : Lyon (2014) ; Troyes (2015) ; Dijon (2016) ; Rouen (2017). Le septième volume de la série vise à reconstituer la peinture produite dans une ville qui, fréquentée régulièrement parla cour de France, sert de relais entre la plaque tournante lyonnaise et l’axe ligérien : Bourges. Il couvre une période étendue du règne de Charles VI à celui de Henri IV, en abordant des personnalités telles que les frères Limbourg, Jean Colombe, Jacquelin de Montluçon, Jean Lécuyer ou encore Jean Boucher.

• GRANDEMANGE Christophe : Aurore Sand, la dernière dame de Nohant : biographie. 1 vol. br, 175 p, éd. La Gare des mots (Sarzay), coll. L’entre deux âmes, 23 €

imageAurore Dudevant, plus connue sous le pseudonyme d’Aurore Sand, est née en 1866 au château de Nohant où elle vécut aux côtés de sa grand-mère, la romancière George Sand, jusqu’à l’âge de 10 ans. En 1889, elle épouse le peintre alsacien Frédéric Lauth qui la laissera veuve en 1922. D’une force, d’une vitalité et d’une longévité extraordinaires, Aurore connaîtra trois guerres. Née sous le Second Empire, elle traversera successivement la Troisième, la Quatrième puis la Cinquième République. Dernière des descendantes de George Sand, Aurore Sand aura travaillé toute sa vie pour que l’œuvre de sa vénérée grand-mère ne soit pas oubliée et que sa vie soit mieux connue. Elle fut l’instigatrice de nombreuses manifestations et organisa le devenir du patrimoine familial. Lorsqu’elle meurt en septembre 1961, à près de 96 ans, Aurore Sand a accompli un travail exemplaire et a su porter avec force et brio la flamme de la famille Sand, en ne cessant de promouvoir l’œuvre de sa grand-mère, mais aussi celle de son père, l’artiste Maurice Sand.

• GRENET Roger : Médecin et Humaniste qui aimait la vie, le chocolat et les autres.  Textes réunis et publiés par Brigitte Grenet.  1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

Z GRENETRoger Grenet fait partie de cette génération de médecins qui arpentaient les campagnes au service de leurs patients. Une personnalité incontournable, aimée et respectée, dans des territoires encore enclavés, dans leur géographie comme dans leurs valeurs. Pendant 48 ans, il fut cette figure connue de tous, à Buzançais, en Berry. Peu après l’arrêt de son activité, fin  2001, il voulut témoigner de sa vie, celle d’un homme héritier d’une double culture, française et allemande. Ses mémoires, transmises à sa fille, évoquent ce passé : sa rencontre avec Christiane, l’amour de sa vie, trop tôt disparue ; la découverte d’un monde rural étranger à ce citadin ; et la manière dont il a embrassé sa profession. Comme l’écrit sa fille, Brigitte, qui a rassemblé et organisé ses écrits,  » J’ai découvert, en lisant, des sentiments et même des histoires que nous ignorions. Et à une époque où certains exhument des secrets de famille lourds comme des boulets, eh bien de tout ce que j’ai lu, je ressors fière et apaisée. Comme la caresse curative de ses mains de médecin lorsque nous nous étions brûlés ou   comme disparaissaient les verrues des enfants… »

• MASCLE Bruno : 1951-1967 : les Américains à Châteauroux. Nouvelle édition. Préface de Léandre Boizeau. 1 vol. br, illustrations, éd. la Bouinotte éditions, 26 €.

1951_1967_les_Am_5948f40cb78f1_120x1501951 : les Américains débarquent à Châteauroux. Objectif, la construction d’une des plus grandes bases de l’OTAN en Europe. Ils sont bientôt plusieurs milliers, GI’s bien nourris et bardés de dollars. Et avec eux, leurs voitures, leur musique, leurs mœurs, leur way of life. Un « presque » choc de civilisation, dans un Berry encore coincé au XIXe siècle, émergeant à peine des rationnements de l’après-guerre. Sur la base, des centaines d’emplois sont créés, payés double ou triple des salaires locaux et les nuits castelroussines deviennent électriques, entre bars louches et dancings. Sans compter l’hostilité de certains à l’égard de ce qu’ils considèrent comme une occupation.  Cette période ne va pas durer plus d’une quinzaine d’années mais elle va marquer durablement les esprits et la région. Grâce à des dizaines de témoignages, de photos et de documents, Bruno Mascle donne chair à cette époque, entre nostalgie et émotion. Châteauroux n’en a pas fini avec l’Amérique.

• MAUPOIX Michel : La collégiale de Châtillon-sur-Indre, chef-d’œuvre roman du Berry. 1 vol. br, 48 p, 65 illustrations en couleur, éd. Rencontre avec le patrimoine religieux (Châtillon-sur-Indre), coll. Art en chemin, 9,90 €.

Z MAUPOIXAux marges occidentales du Berry, la collégiale de Châtillon-sur-Indre est le fruit d’une édification lente (fin XIe siècle – début XIIIe siècle) embrassant toute l’évolution de l’art roman. La sculpture de sa façade occidentale offre les images d’un art militant, qui dénonce à la fois ceux qui détiennent la puissance des armes, et ceux qui sèment l’erreur dans l’esprit des fidèles. À l’intérieur, les chapiteaux de la croisée du transept, œuvres majeures du Berry roman, proposent un discours simple et efficace : l’Ancien Testament est l’annonce de ce que le Nouveau Testament va révéler pleinement de Dieu et de son projet sur l’être humain. La collégiale de Châtillon raconte ainsi de ces temps romans incertains une histoire d’hommes. Elle y représente, parfois avec une sombre vigueur, leurs attentes, leurs angoisses, leurs frustrations face à la violence des puissants, tout autant que leur soif de justice et leur aspiration profonde à la paix.

 

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

• POYET Thierry : La petite Stéphanoise. 1 vol. br, 250 p, éd. Ramsay, 19 €.

Z Poyet Quinquagénaire spécialiste de Flaubert, Thierry Poyet plante le décor de son premier roman « La petite Stéphanoise» dans sa ville natale de Saint-Étienne. Il  raconte la vie d’une fille de la classe ouvrière née dans les années 1930, brisée par le bombardement du 26 mai 1944. La vie d’une fille d’usine, dont la condition interdit l’accès à l’insouciance et au bonheur, mais qui n’aura de cesse de cultiver les « valeurs stéphanoises » de courage, de fierté, de  solidarité et de résistance jusqu’à briser ses chaînes. Agrégé et docteur ès lettres, Thierry Poyet est maître de conférence en littérature française du XIXème siècle à l’université Blaise-Pascal, à Clermont-Ferrand. Membre du Centre de recherches sur les littératures et la socio-poétique (CELIS) rattaché à l’université Blaise Pascal, il a publié en 2007, aux éditions L’Harmattan, Madame Bovary, le roman des lettres.

• SAUVAGE-AVIT Jeanne Marie : Céleste, la fille de Perline. 1 vol. br, 288 p, éd. Charleston, 18 €.

51hta0wRyfL._SY346_ Originaire de Saint-Étienne, Jeanne-Marie Sauvage-Avit raconte le parcours d’émancipation d’une femme et son combat contre le puritanisme, entre la Libération et le début des années 50, via son mariage aux Etats-Unis, avec un GI…À la Libération, Céleste a vingt ans. En quelques heures, sa vie bascule dans l’horreur. Elle abandonne tout, choisissant de vivre loin des siens. Son amour pour Alexander, un soldat américain rencontré quelques semaines plus tard, l’entraîne à faire des choix qui ne correspondent pas à ce qu’elle est vraiment : une femme libre et responsable. Peut-elle se résoudre à rester l’épouse soumise qu’on attend d’elle ou, à l’exemple de sa cousine Claire, va-t-elle exiger davantage de la vie ? Par ses décisions et son énergie, Céleste est la digne fille de Perline, rencontrée dans un précédent ouvrage : Perline, Clémence, Lucille, des femmes dans la grande guerre. Mais l’histoire de Céleste, vingt ans plus tard, est un roman à lui tout seul.

◘ HISTOIRE- DOCUMENTS

DAURAT Serge : Étienne Mimard, fondateur de Manufrance. Préface de Michel Thiollière. 1 vol. br, 256 p, éd. Les passionnés des bouquins, coll. Témoignages, 15 €.

Z DauratManufrance l’une des plus emblématiques industries françaises, reconnue dans le monde entier. Dans cette biographie, toute son existence est passée en revue. De la création des Chambres Syndicales des Fabricants d’Armes et des Cycles, jusqu’à sa nomination en qualité de conseiller du commerce extérieur, toutes ses activités sont citées. Mais Etienne Mimard restera aussi pour la postérité le personnage incontournable de l’Enseignement professionnel, aujourd’hui fortement remis au goût du jour. Il donna d’ailleurs ses lettres de noblesse à l’Ecole Pratique d’Industrie de Saint Etienne. Personne ne peut méconnaître sa magnanimité par son legs au lycée qui porte désormais son nom à Saint-Étienne. Enfin, nul n’oublie Le Chasseur français  qu’il a lui même créé et surtout le célèbre catalogue distribué, en son temps, aux quatre coins de France. Au delà de la découverte de la vie d’Etienne Mimard, ce livre est également une formidable plongée dans l’époque glorieuse de l’industrie stéphanoise et de la Loire.

• Le monde ouvrier face à la Grande guerre : le bassin de Saint-Étienne de 1910 à 1925 : 4èmes  Rencontres d’histoire ouvrière, Saint-Étienne, 20-21 janvier 2017. 1 vol. br, 301 p,  14 hors-texte, 100 illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Actes Graphiques (Saint-Barthélemy-Lestra), 24 €.

zzzDe l’automne 1917 au printemps 1918, Saint-Étienne s’est trouvé au centre d’un mouvement de contestation qui remit en cause, tout à la fois, la politique gouvernementale, la conduite des opérations militaires et la direction nationale de la CGT. Étudiant les conditions de travail, avant et pendant la guerre, des ouvrières et des ouvriers au sein de grandes entreprises (la Manufacture française d’armes et de cycles de Saint-Étienne, les Forges et ateliers de la Chaléassière) ou de branches (les laceteuses de la vallée du Gier, les métallos de la vallée de l’Ondaine, les mineurs), analysant les mouvements de grève des derniers mois du conflit et des temps de paix précédent et suivant la Grande Guerre, ainsi que les débats et les remous qui agitèrent les milieux syndicaux, l’ouvrage propose un tableau de cette région industrielle, de ses habitants, des difficultés qu’ils ont affrontées à l’époque de la Grande Guerre. Éclairant les aspects de la vie des ouvriers des villes de la région stéphanoise, le rôle des grands acteurs (Albert Thomas, Clovis Andrieu, Alphonse Merrheim, Étienne Mimard, Joseph Leflaive, etc.), l’écho qu’y rencontrèrent les débats nationaux et internationaux (la guerre ou la paix, la Révolution russe), ce livre permettra de mieux connaître ces événements qui ont marqué les mémoires locales et l’histoire du pays. Avec des contributions de Maurice Bedoin, Jean-Paul Bénetière, Henry Destour, Daniel Durand, Georges Gay, Jean Lorcin, Jean-Paul Martin, Luc Rojas, Jean-Michel Steiner, Antoine Vernet et Michelle Zancarini-Fournel.

• MATTÉONI Olivier (sous la direction de) : Anne Dauphine, 1358-1417, dernière comtesse du Forez. Actes du colloque de Montbrison (29 septembre 2017), tenu à l’occasion du 6ème centenaire de sa mort. Introduction d’Olivier Mattéoni, professeur d’histoire médiévale à l’université Panthéon – Sorbonne. 1 vol. br, 195 p, illustrations, biblio, éd. La Diana (Montbrison), 16 €.

Z MATTEONIRegroupe  neuf communications de chercheurs en histoire médiévale. L’épouse de Louis II de Bourbon, en héritant du comté de Forez, l’a définitivement fait entrer dans le duché de Bourbonnais. Elle est par conséquent la dernière comtesse d’un Forez relevant directement du roi de France. La thématique principale de ce colloque  est axée sur le personnage d’Anne Dauphine, les territoires et les sites sur lesquels la comtesse et son époux ont vécu, séjourné ou exercé leur autorité. La seconde thématique se structure autour du gouvernement des femmes à la fin du Moyen-Âge, ce qui est particulièrement intéressant à une époque où la loi salique s’est imposée pour la dévolution du trône de France. Des comparaisons avec d’autres princesses permettront de l’appréhender. De nombreuses illustrations jalonnent les textes.

• MAZET Pierre : Chroniques stéphanoises : découvrir Saint-Étienne autrement. 1 vol. br, 150 p, illustrations, biblio, sites Internet, éd. Passionnés de bouquins (Craponne), 14 €.
Z MazetEn tant que passionné par cette ville, Pierre Mazet a entrepris de raconter Saint-Étienne. Il n’avait toutefois pas pour ambition d’écrire la chronologie de Saint-Étienne, de nombreux historiens talentueux l’ayant fait avant lui. Le but de ce livre était simple : donner au lecteur la courte histoire d’un lieu, d’un personnage ou d’un événement ayant marqué la ville. Ce livre qui rassemble ainsi une quarantaine de chroniques, permettra aux Stéphanois, aux habitants de la Loire et aux curieux, de découvrir et de contempler cette ville avec un regard plus affûté.

◘ GÉOGRAPHIE – GUIDES

HABIG Pierre, VITTEL Georges : Promenade géologique à Saint-Étienne. 1 vol. br, 42 p, illustrations en couleur, biblio, coédition éd. Biotope – Muséum national d’histoire naturelle – Société géologique de France, coll. Balades géologiques, 4 €.

promenade-geologique-a-saint-etienne (1)Saint-Étienne est une ville de moyenne montagne dont les premières mentions historiques remontent au XIIe siècle. Ce n’était alors qu’un simple village médiéval non fortifié placé sous la juridiction de la seigneurie de Saint-Priest. Au XVe siècle les villageois obtiennent du roi Charles VII la permission d’édifier des fortifications ; mais très vite, le village prospère, déborde de ses murs, s’étale de part et d’autre du Furan et devient une ville pendant la Renaissance, dont l’activité est dominée par le travail du fer (armurerie, ferronnerie) et de la soie (rubanerie). Tirant parti des richesses offertes par son cadre naturel et géologique, Saint-Étienne connaît un développement très important pour devenir, au XIXe siècle, le fleuron de la révolution industrielle en France, à la fois capitale des armes, du ruban et du cycle et principal fournisseur national de houille jusqu’au milieu du XIXe siècle. Trois parcours sont proposés : le Saint-Étienne historique (XV– XVIIIsiècles), l’âge d’or stéphanois (XIX– début XXe siècle) et le houillier, qui met en lumière certains aspects de l’industrie houillère stéphanoise.

 MAGAND Georges, MANDON Daniel : Pilat en lumière. 1 vol. relié, 112 p, format à l’Italienne, illustrations n-b et couleur, éd. du Mot passant  (Villeurbanne), 20 €.

Z Magand Pilat► Un beau livre  qui emmène le lecteur dans une flânerie au cœur du Pilat (Loire) à travers les photos de Georges Magand et le texte de Daniel Mandon. On découvre un lieu de lumière, de vie, de couleurs, de nuances. L’auteur et le photographe nous font découvrir un paysage grandiose et mystérieux.  Daniel Mandon partage son temps entre une vie publique absorbante et une vie intellectuelle passionnante au service de l’Université. Il a toujours cherché à unir le sens du terroir et l’étude du territoire, l’action et la réflexion…On lui doit plusieurs ouvrages sur la vie et l’action culturelle en relation avec le régionalisme. Georges Magand  est un passionné de nature qu’il aime à parcourir, l’hiver seul lorsque souffle la burle sur les crêtes du Parc, en recherche de la Lumière. Des instants privilégiés avec Dame Nature. Il est sans cesse à l’affût pour capter ces moments éphémères.  Plein d’émotions, parfois mélancolique, il sait s’exprimer par un travail photographique précis,

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