EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS: N°21 (SEPTEMBRE – OCTOBRE 2019)

Cette rubrique faisant  régulièrement l’objet d’additifs et de mises à jour,  jusqu’au  31 octobre 2019, en fonction de l’actualité, n’hésitez pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’information.

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 MISE À JOUR: 9 NOVEMBRE 2019

 

EXPOSITIONS

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• IL ÉTAIT UNE FOIS

LA REINE DES VILLES D’EAUX

• 30 000 VISITEURS EN 110 JOURS

téléchargement• Au soir de sa  fermeture, le dimanche 3 novembre, l’exposition  Il était une fois la Reine des villes d’eaux, à Vichy, totalisait  30.000 visiteurs, avec un regain d’intérêt exceptionnel lors du tout  dernier jour.  Les organisateurs ont  enregistré un  pic de fréquentation de 700 visiteurs durant un jour d’été et un autre de 2 200 lors des Journées du Patrimoine, pour une moyenne de 300 visiteurs par jour. Organisée dans le cadre  de la candidature au patrimoine mondial de l’Unesco avec dix autres stations thermales européennes, l’exposition  avait ouvert ses portes le 14 juillet.

• Les organisateurs s’étaient fixé trois grands objectifs qui ont tous été couronnés de succès: faire redécouvrir Vichy et son histoire, promouvoir la candidature de l’Unesco et offrir un outil pédagogique au public scolaire. Face à ce récit qui couvrait 2000 ans d’histoire, déclinés en 7 temps forts et 4 thématiques liées à la fonction thermale, c’est la période de Vichy et de l’État français, ainsi que celle du  Vichy des années 60 qui semblent avoir laissé les visiteurs un peu sur leur faim, si l’on en croit les annotations sur le livre d’or.

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• Pour Frédéric Aguilera, maire de Vichy, “Il y a un vrai plébiscite sur cette exposition”. Au vu de ce succès, il a été prévu de publier, au printemps 2020, un catalogue, avec textes en français et en anglais,  qui  reprendra le titre de l’exposition. Il constituera, selon l’adjoint au maire chargé du thermalisme  “ à  la fois un souvenir et une carte de visite pour nos hôtes”. Doté d’une iconographie abondante et présenté dans une édition cartonnée, il sera vendu au prix de 23 €.

• UN  PROJET D’ESPACE MUSÉAL

DÉDIÉ À VICHY

• Au-delà de cette exposition et de cette publication, un autre grand projet est en cours d’étude : la création d’un espace muséal ou centre d’interprétation. Le dossier, selon Frédéric Aguiléra, a été confié à un cabinet d’étude qui devra  définir un projet à réaliser  dans l’espace de 6.500 m2 de  l’établissement thermal des Dômes. les-domes-de-vichy_3728410On en est pour l’instant au stade des interrogations pour faire la part entre le souhaitable, le possible et l’impossible : Mutualiser ou pas les salles d’exposition ? Intégrer ou non  le Musée de l’Opéra, les Fonds patrimoniaux ? Y installer ou pas  l’office de tourisme et sa boutique ?

• Seules certitudes : Il y aurait des expositions permanentes, d’autres  temporaires, centrées sur les différentes thématiques liées à Vichy, ainsi que dans le domaine culturel. Il se situerait donc  entre un pôle culturel et un  lieu de médiations culturelles et de recherches, avec l’ambition de décrocher un label Musée national.  Frédéric Aguiléra considère qu’il faut aussi se projeter dans le cadre d’un parc des Sources entièrement remanié, avec d’un côté l’espace muséal et de l’autre le Palais des congrès Opéra. Cet espace muséal s’intégrerait dans le parc des Sources, devenu le cœur culturel de Vichy. À suivre…

 

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• LA BATELLERIE MISE À L’HONNEUR

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AU MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU

• La mémoire des cours d’eau et des canaux en Bourbonnais sera le thème de la prochaine exposition  présentée par le  Musée Anne-de-Beaujeu, du  19 octobre 2019 jusqu’au  20 septembre 2020 . Intitulée  À  contre courant, mémoire des cours d’eau et canaux en Bourbonnais, elle succédera à celle qui était dédiée au graveur bourbonnais Marcellin Desboutin qui a fermé ses portes le 15 septembre. Quant à l’exposition La sculpture bourbonnaise, entre Moyen-Âge et Renaissance, elle restera visible jusqu’au 8 mars 2020.

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Le Canal de Berry, près de Montluçon

• Pour les concepteurs de cette nouvelle exposition, qui présente une sélection de 140 pièces à découvrir,  l’objectif est de  mettre en valeur la Loire, l’Allier et le Cher, les trois cours d’eau majeurs qui traversent le département d’est en ouest, ainsi que les différents canaux en lien avec le Bourbonnais, tels que le canal latéral à la Loire ou le canal de Berry: “ Nous avons privilégié des collections locales avec des prêteurs comme la Maison de la Batellerie au Veurdre”, explique Emmanuelle Audry-Brunet, attachée de conservation du patrimoine au musée et en charge de l’exposition.

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Une écluse sur le canal latéral à la Loire, à Fourchambault

• En même temps, elle permettra de retracer l’’histoire de la batellerie dont les origines remontent à l’antiquité, en présentant  des objets issus de plusieurs musées locaux, comme le musée de la batellerie d’Allier de Pont-du-Château, ou  nationaux, comme le musée d’Orsay.

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Un exemple de pirogue monoxyle (© malone03allierbourbonnais.com)

• Pendant deux millénaires, rivières et fleuves ont constitué des axes majeurs de communication, qui ont permis de mettre en relation  le Bourbonnais et l’Auvergne avec l’Atlantique et le nord de la France. Des hommes et des femmes ont pu ainsi parcourir, parfois au péril de leur vie, ce que Blaise Pascal avait nommé“Ces chemins qui marchent”. Des premières pirogues monoxyles, dont on a retrouvé des vestiges, jusqu’aux inexplosibles du XIXè siècle, l’exposition doit permettre de redécouvrir la variété des embarcations utilisées au fil du temps, avec leurs noms spécifiques comme les toues, les gabarres et autres sapines.

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Les inexplosibles de l’Allier

• À travers elles, c’est toute l’évolution de la batellerie depuis l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle qui sera abordée, sans oublier les  différents produits transportés ainsi que les  aménagements techniques indispensables qui ont dû être réalisés pour rendre possible  l’exploitation des cours d’eau. La batellerie, c’est aussi  toute la communauté des mariniers qui l’ont fait fonctionner. Elle  sera mise en lumière grâce à des objets de leur quotidien, mais aussi par des éléments de leur patrimoine immatériel, entre  religion, chants et histoires… Pour ce faire, l’association bourbonnaise La Chavannée fondée par Jacques Paris, a été mise à contribution.

L’exposition se veut également ludique puisqu’au fil de la déambulation, un jeu est proposé pour découvrir le fonctionnement d’une écluse.  Une salle pédagogique est également mise à disposition des enfants à la fin du parcours ainsi qu’un livret de jeu.

• UNE CONFÉRENCE D’ÉRIC YÉNY31788_345_Batellerie

POUR PROLONGER L’EXPOSITION…

◘ Mercredi 27 novembre, à 18 h 00, au Musée Anne de Beaujeu, Eric Yény, archéologue au Service d’Archéologie Préventive du Département de l’Allier, présentera une conférence intitulée ”Sur les traces de la batellerie de l’Allier”.  La rivière Allier est utilisée comme voie de communication et de transport par les hommes depuis de nombreux siècles. Aujourd’hui l’archéologie, associée à l’étude historique et à d’autres disciplines comme l’étude des environnements passés, permet de mieux comprendre le fonctionnement de la batellerie et sa place dans l’économie. Elle permet aussi d’en savoir plus sur les gens qu’elle faisait travailler et vivre, ainsi que sur  les embarcations utilisées et les paysages (Entrée gratuite – Réservation conseillée auprès du Mab)

► Savoir plus...Vidéo extraite de l’émission Des racines et des ailes – Passion patrimoine – Au fil de l’Allier, diffusée le 17 février 2016

 

• UNE CONTRIBUTION DU MAB

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À L’EXPOSITION TOULOUSE-LAUTREC

AU GRAND PALAIS

• L’exposition Toulouse-Lautrec résolument moderne (9  octobre 2019- 27 janvier 2020), qui se tient à Paris, au Grand Palais, est coproduite par la Réunion des Musées nationaux,  le  Grand Palais, les musées d’Orsay et de l’Orangerie, avec le soutien de la Ville d’Albi et du musée Toulouse-Lautrec. Le Musée Anne-de-Beaujeu a contribué à sa réalisation par le prêt d’une huile sur toile. Il s’agit une étude pour La fuite de Caïn, réalisée en 1879 et  signée par Fernand Cormon (1854-1924). Déjà, au premier semestre 2019, une autre toile intitulée  Lever de Lune, peinte par Charles Guilloux, avait quitté Moulins pour Paris, lors de  l’exposition La Lune. Du voyage réel aux voyages imaginaires.

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La version finale du tableau “La fuite de Caïn”

• Peintre académique,  Fernand Cormon était un spécialiste des sujets historiques, régulièrement médaillé au Salon. C’est dans son atelier parisien, très connu à l’époque, que Toulouse-Lautrec fut initié au naturalisme, avant de faire partie d’un petit groupe de dissidents au sein de cet atelier.

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L’étude préparatoire prêtée par le Mab

• La toile finale, aux dimensions monumentales, s’inspire de La légende des siècles de Victor Hugo et elle est exposée au  musée d’Orsay. Elle montre  Caïn, à la tête de sa tribu. Le fils aîné d’Adam et Ève,  est condamné à fuir éternellement,  après avoir occis son jeune frère Abel. Ce tableau, exposé pour la première fois au Salon de 1880, fit sensation et il  fut acquis par l’État. Quant à l’étude réalisée pour cette toile, elle  est entrée dans les  collections du musée Anne-de-Beaujeu, en  1979, date de son acquisition auprès d’une galerie. En matière de coopération avec les grands musées parisiens, le Mab n’en est pas à son coup d’essai: il a  noué des liens étroits avec le musée d’Orsay qui lui a notamment prêté une toile de Degas, dans le cadre de l’exposition Desboutin, qui vient de fermer ses portes.

 

• À PROPOS DES SCULPTURES BOURBONNAISES

DANS LES COLLECTIONS DU LOUVRE

2c333ac0a51dea18540c3bce1c45e601f980812aa98dfc839abaa9929c370c14Mercredi 13 novembre, à 18 h 00, au Musée Anne-de-Beaujeu, dans le cadre de l’exposition consacrée à  la sculpture bourbonnaise du Moyen Âge et de la Renaissance, Sophie Jugie, directrice du département des sculptures au musée du Louvre évoquera  « La sculpture bourbonnaise dans la collection de sculptures du musée du Louvre : quand, comment, pourquoi ? », Point de départ de son intervention : les sculptures bourbonnaises de la fin du Moyen Âge, en s’intéressant plus particulièrement aux circonstances de leur entrée dans la collection du musée du Louvre, afin de comprendre comment elles contribuent à la construction d’un discours sur la sculpture médiévale en France. (Entrée gratuite – Réservation conseillée auprès du Mab)

Sans titre◄ Wanted…Au cours de  l’été, Maud Leyoudec, conservatrice du patrimoine, en charge des collections beaux-arts et arts déco du musée Anne-de-Beaujeu depuis quinze ans, a quitté l’Allier pour rejoindre sa nouvelle affectation au Musée Crozatier du Puy-en-Velay. À la mi-octobre,  son poste est toujours vacant, les différents postulants ne présentant pas les  diplômes et/ou le statut requis.

 

• CENTRE NATIONAL

DU COSTUME DE SCÈNE

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PREMIER BILAN POUR HABILLER L’OPÉRA

• Le CNCS a dressé le bilan de la fréquentation de l’exposition Habiller l’opéra. Ouverte en mai pour célébrer  le 350ème  anniversaire de l’Opéra national de Paris, elle mettait en scène 150 costumes confectionnés entre 1875 à 2019. téléchargementLe jour de sa fermeture, le 3 novembre, elle avait enregistré 48 000 visiteurs. Un résultat jugé positif, même si on est loin du record absolu établi par la précédente exposition Contes de fées qui avait réussi en 2018 à attirer 74 000 visiteurs.

• Pour Loriane Pobelle, chargée de communication du musée, avec environ 1500 visiteurs hebdomadaires, au cours de ces dernières semaines, “C’est plutôt bien pour une fin de saison touristique”. Quant à la fréquentation estivale, elle est jugée satisfaisante, en dépit de la canicule. Avec ses 75 000 visiteurs cumulés entre  le 1er janvier et le 3 novembre 2019, le CNCS espère bien franchir, d’ici à la fin de l’année, le cap symbolique  du millionième visiteur depuis l’ouverture  en 2006. La nouvelle exposition Les couturiers de la danse,  qui débutera le 30 novembre, devrait y contribuer.

 

• À DÉCOUVRIR PROCHAINEMENT…

LES COUTURIERS DE LA DANSE

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Costumes de Chanel pour Le train bleu

• Après les comédies musicales en  2018-2019, et  Habiller l’opéra (2019), la prochaine exposition du CNCS, visible du 30 novembre 2019 au 3 mai 2020, sera dédiée aux Couturiers de la danse. En s’intéressant à l’univers des ballets et des chorégraphes, elle montrera comment la danse  a pu influencer les grands noms de la  haute couture. Qu’ils s’appellent  Coco Chanel avec  les Ballets russes (Le train bleu), Gianni Versace avec Maurice Béjart, Christian Lacroix puis Pierre Balmain avec le ballet de l’Opéra de Paris ou encore Jean-Paul Gaultier avec Régine Chopinot, ou encore  Iris Van Herpen avec Benjamin Millepied. tous n’ont cessé de sublimer sur scène les créations des chorégraphes.

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• Delphine Pinasa, directrice du CNCS et commissaire de l’exposition, qui avait ce projet en tête depuis longtemps,  a saisi l’opportunité de travailler avec Philippe Noisette, spécialiste de la danse et des arts vivants, auquel on doit l’ouvrage Danse Contemporaine Mode d’Emploi (éditions Flammarion, 2010). Dans le cadre de cette nouvelle exposition, 120 costumes seront présentés, accompagnés de photos et de vidéos. La scénographie  sera réalisée par l’architecte et artiste Marco Mencacci .  Une exposition prometteuse sur laquelle Vu du Bourbonnais aura l’occasion de revenir.

51H85V650RL._SX423_BO1,204,203,200_Savoir plus...En attendant l’ouverture de la nouvelle exposition, on pourra se reporter au livre de Philippe Noisette, Danse contemporaine (1 vol. relié, 164 p, illustrations, éditions de la Martinière) que l’éditeur présente ainsi: “Depuis 1924, date de la rencontre sur scène des Ballets russes et de Coco Chanel pour la création du Train bleu, la mode n’a cessé de s’intéresser à l’univers de la danse  (…). À chaque rencontre son style. Cet ouvrage retrace un siècle de complicité entre les plus grands couturiers et chorégraphes de la scène internationale. Croquis de mode, photos des ateliers de couture et des spectacles dévoilent les dessous de ces pas de deux où la recherche des formes et des couleurs rejoint celle du mouvement”.

 

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• TOPOR EN VEDETTE

AU MUSÉE DE L’ILLUSTRATION JEUNESSE

• Après le succès de fréquentation de l’exposition Traits animés, qui a attiré 8 000 visiteurs, le Musée de l’illustration jeunesse a dévoilé, le 21 septembre, sa nouvelle exposition dédiée  à Roland Topor, “adepte truculent de l’humour grotesque, fantastique autant que déjanté”..

0aab6d444735f2aedaadeeeafefae2549606ad50d35efcf54465a55d19751500• Inaugurée en même temps qu’était lancée la Biennale des illustrateurs, l’exposition présente un ensemble varié d’œuvres de Roland Topor. On y retrouvera aussi bien des succès immenses et  populaires, que furent l’émission de télévision Téléchat et le film d’animation La Planète sauvage, que des illustrations bibliophiliques des œuvres de Marcel Aymé, de Boris Vian, de Félix Fénéon ou d’Emmanuel Bove, en passant par des créations réalisées à quatre mains avec son fils enfant. On pourra aussi découvrir une autre facette de son talent  à travers une sélection d’affiches devenues iconiques –  comme celles  du film Le Tambour de Volker Schlöndorff (1979), ou encore  celle de la campagne pour Amnesty International (1977). De quoi faire mesurer aux visiteurs “l’immensité du talent de dessinateur de Topor, mais aussi son incroyable créativité, l’originalité des idées et des inventions qui semblent avoir maintenu son œuvre à un niveau de pertinence rare”.  “Rares sont les jeunes illustrateurs qui ignorent l’œuvre de Topor. Rares sont les enfants qui devraient l’ignorer”, peut-on lire dans le dossier de présentation de l’exposition qui  est visible jusqu’au 2 février 2020.

EN BREF…

6026943-diaporama◄ L’exposition temporaire du Musée des arts d’Afrique et d’Asie de Vichy, ouverte le 4 mai se termine le 31 octobre.  Intitulée Congo painting, elle a réuni plus de 80 peintures, mais aussi des sculptures, des vidéos, de la mode et  des musiques, pour célébrer le dynamisme de l’art, aujourd’hui au Congo-Kinshasa. Une salle était dédiée au Père Henri Watthé créateur en 1923  de la Maison du Missionnaire et de son musée.  Tandis que cette Maison continue son activité hôtelière, à l’intention de prêtres et des  religieux, séminaristes et laïcs consacrés, le musée, lui, a été complètement métamorphosé.

• L’exposition « Bellerive, Vichy : histoire(s) commune(s) », réalisée par le musée de l’Amicale laïque, a été visible du 17 juillet au 28 septembre à la Médiathèque de Bellerive-sur-Allier. Elle a permis de rappeler le rôle essentiel de Bellerive dans la notoriété de Vichy.

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• À Magnet, le conservatoire Électrodrome présente jusqu’au 11 novembre une exposition consacrée à l’assimilation de la technique dans le monde de la médecine, à travers une trentaine d’objets.

• Jusqu’au 31 août, la Maison Aquarium de Jaligny-sur-Besbre a présenté une exposition temporaire, « Non d’une pince! » consacrée à  l’écrevisse : son anatomie, son mode de reproduction, ses préférences alimentaires, son utilité dans l’environnement. L’accent était mis sur la situation précaire,voire catastrophique, de notre écrevisse indigène.

• À Mazerier, l’artiste graveur Marie-Noëlle Goffin et son association La Fourmi-La Motte ont proposé au public, jusqu’au 15 septembre,  une exposition intitulée Florilège inattendu. Elle présentait une rétrospective de douze ans d’expositions à La Motte.

couv-programme-opera-19-20• Vichy Culture a mis en distribution un livret de  73 pages intitulé Opéra de Vichy : Saison 19/20. En avant-propos le président de Région, Laurent Wauqiez, écrit : »L’Opéra et le Centre culturel de Vichy bénéficient du label « Scène régionale Auvergne-Rhône-Alpes », car ils soutiennent activement la création en accueillant des artistes en résidence et en coproduisant des spectacles. Leur programmation réserve une place importante à la création contemporaine et à la création régionale en s’ouvrant à une très large palette de disciplines… » De son côté, le directeur de la Culture de la Ville de Vichy, Martin Kubich, écrit dans son édito : « Réunissant plus de 40 000 personnes réparties entre nos deux salles de l’Opéra (1400 places) et du Centre culturel (450 places) la saison 18/19 a su s’adresser au plus grand nombre et accueillir aussi bien les fidèles que de nouveaux spectateurs curieux de nos proposition éclectiques… »   Plus de 40 propositions artistiques pour une soixantaine de représentations émaillent la saison culturelle 2019-2020.

►Savoir PlusFeuilleter le programme complet de la saison 2019-2020

• À  Cusset, dans le hall de la mairie, on a pu voir, du 8 au 14 septembre, une exposition de  photos intitulée : Autour du blé. Elle a été réalisée par Christian-Marie Lapchine, sur une commande de Séverine et Jean-Claude Vincent, agriculteurs bio au Domaine de Laudemarière à Creuzier-le-Vieux. L’artiste décline la diversité des types de céréales traditionnelles et parfois oubliées : blé, seigle, épeautre, orge, lin… à travers leurs singularités.

biennale• Lors du  week-end des 5/6 octobre, la 5ème  Biennale des illustrateurs s’est déroulée sur douze sites à Moulins. À son propos, Stefan Lunte écrivait dans L’Aurore du Bourbonnais du 4 octobre : » La 5ème  biennale des illustrateurs transporte les esprits, fait rêver. Bravo aux organisateurs, c’est une très belle initiative associative sur un sujet qui fait écho à la grande tradition moulinoise des beaux-arts et notamment du dessin… »

Carnet_de_voyage_canoe• En prélude au 20ème  Rendez-vous du Carnet de Voyage de Clermont-Ferrand – qui aura lieu du 15 au 17 novembre – l’exposition Loire, un voyage sur les pas de William Turner  composée d’aquarelles de Stéphane Prévot, artiste aquarelliste résidant à Tours, a été inaugurée le 4 octobre, à la Médiathèque de Vichy. Ces vues sur le fleuve Loire rappellent le voyage que fit William Turner en 1826.

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© Musée Mandet (Riom) et FRAC Auvergne-Rhône-Alpes

 ▲ À Riom, avec son exposition Les images sont inadmissibles, visible jusqu’au 13 octobre, le musée Mandet propose une réflexion sur les images et leurs perceptions. Ainsi, les photographies de joueurs de l’ASM réalisées par Pierre Gonnard sont mises en relation avec des peintures représentant le pape Gerbert d’Aurillac ou Grégoire de Tours pour interroger sur les notion de portrait, d’identité, d’altérité et de postérité.

téléchargement◄ Le 3 septembre, à Brioude, le président de l’association Le Doyenné a accueilli le 30.000ème  visiteur de l’exposition consacrée à Miro : Les chemins de la poésie. Elle devait fermer ses portes le 5 octobre, après avoir vu passer  44 226 visiteurs. C’est bien plus que l’exposition Chagall  qui avait été vue par 39.970 visiteurs en 2018.

•  Du 20 septembre 2019 au 18 janvier 2020 la Bibliothèque patrimoniale de Bourges présente une exposition consacrée à l’humaniste berruyer Geoffroy Tory (1480-1533). À la fois libraire et imprimeur, il fut l’un des principaux témoins et acteurs de la naissance du livre moderne, en même temps qu’un ardent défenseur de la langue française sous le règne de François Ier. Son chef d’œuvre  fut le Champ Fleury (1529).

Savoir plus: Présentation de l’exposition sur le site de la médiathèque de Bourges.

PATRIMOINE

 • FIAT LUX ! À MOULINS…

MAIS AUSSI À MONTLUÇON ET À CUSSET

• Le Samedi 30 novembre, le Département de l’Allier lancera le deuxième volet de sa mise en lumières des monuments emblématiques des Bourbons qui se poursuivra jusqu’à la mi-janvier 2020.  Outre la ville de Moulins où la Mal-Coiffée jouera les prolongations, après une première saison estivale  qui a séduit 150 000 spectateurs, deux autres grands sites seront illuminés : Le château des Ducs de Bourbon  à Montluçon, et l’Hôtel de la Borderie, à Cusset. Ces spectacles gratuits de  “mapping vidéo” résultent de la décision prise par la commission Valorisation des patrimoines bourbonnais du conseil départemental: proposer une approche festive destinée à redonner vie à des éléments incontournables de l’histoire bourbonnaise. Pour ces trois spectacles, qui durent une vingtaine de minutes, une application, Lumières sur le Bourbonnais, téléchargeable sur smartphone permettra de se retrouver en totale immersion sonore.

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▲ À Moulins, c’est la Mal-Coiffée qui ouvrira le bal, à partir du 30 novembre.  De son côté, Moulins Communauté proposera de reprendre les illuminations estivales du  Jacquemart, de la mairie et de  l’église du Sacré-Cœur, en y ajoutant cette fois-ci une nouveauté : le théâtre de Moulins.

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▲ À Montluçon, à partir du 11 décembre à 19 h 00,   le vidéo-mapping illuminera le château des Bourbons. Plusieurs tableaux retraceront le passé de la famille princière dans la cité des bords du Cher, offrant aux spectateurs un riche parcours mêlant histoire de la ville, légendes et personnalités inscrites dans la mémoire montluçonnaise.

• À Cusset, le spectacle débutera le 14 décembre, à 19 heures. Il mettra en lumière les façades de la Taverne Louis XI, de l’Hôtel de la Borderie et ses alentours. Dans cette évocation qui se veut “moderne”, on pourra redécouvrir  le prestigieux passé de la ville, jusqu’à la  période  contemporaine.

 

• CAVES BERTINE (MOULINS)

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APRÈS LA RESTAURATION,

L’OUVERTURE AU PUBLIC

• Après six années de travaux, l’association des Amis des Caves Bertine (Moulins), qui s’était donné pour but de sortir ce lieu de l’oubli, de le valoriser et de le mettre à disposition d’un large public, a redonné au site datant du XIIè siècle, un nouveau lustre. Le chantier de réhabilitation, qui se voulait à dimension sociale, a été réalisé en partenariat avec la Régie de quartier Moulins Sud, dans la cadre d’un chantier école. Une vingtaine de jeunes en difficulté ont ainsi pu découvrir les métiers du patrimoine et du bâtiment. Selon Dominique Beaufils, président de l’association, “ c’est plus de 6.000 heures de formation théorique et plus de 21.000 heures de formation technique sur place”.

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• Le public peut désormais visiter, cinq jours par semaine, cet ensemble architectural de 250 m2 répartis sur trois niveaux, au cœur du Moulins historique. Dans une première salle, un film retrace les travaux de restauration. Des objets trouvés lors des fouilles menées par le service départemental d’archéologie préventive et issus de différentes périodes sont exposés : des morceaux de verrerie, des robinets pour tonneaux zoomorphes en bronze, voisinent avec des fragment de boulet et bouteilles… Le four de faïencier datant du XVIIIè siècle, retrouvé pendant les travaux de restauration, a été  mis en valeur, tout comme l’architecture, à la croisée du gothique et du roman, la construction remontant au  règne de Philippe Auguste. Dans la grande salle aux neuf travées d’ogives portées par quatre colonnes, on peut aussi apercevoir des éléments construits au XVè siècle pour asseoir un nouvel immeuble, construit par les Bertine.

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L’association  des caves Bertine lauréate du prix Émile-Mâle 2018

• L’association compte désormais faire de cet ensemble de salles un lieu culturel ouvert à tous. Pour recevoir un public plus nombreux, une sortie de secours a été aménagée avec un escalier en colimaçon, côté rue de l’Épargne Les caves Bertine pourront ainsi devenir un espace de réception, ouvert à la location, mais aussi servir de cadre à des expositions, hormis celles de peintures, pour cause d’humidité. Une première exposition des sculptures en métal de Véronique Sabatier y sera visible à partir du 8 novembre.

► Infos pratiques : les caves sont ouvertes du lundi au jeudi ( 9 h 00 à 12 h 00 et 14 h 00 à 18 h 00) ainsi que le vendredi (9 h 00 à 12 h 00 et 14 h 00 à 17 h 00). Des visites par groupes sont possibles sur réservation.  Tél. : 04.70.44.01.85 et site web www.cavesbertine.fr . 

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• ÉGLISE SAINTE-CROIX DE GANNAT 

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UNE RÉNOVATION INTÉRIEURE

QUI A DEMANDÉ CINQ ANS

• Au terme de cinq années de chantier, les travaux de  rénovation intérieure de l’église Sainte-Croix de Gannat, classée monument historique depuis 1910, se sont achevés au cours de l’été. Pus de 2 M€ y ont été consacrés, abondés par des subventions diverses à hauteur de 52%,  le reste étant à la charge de la ville de Gannat. De son côté, la Fondation du patrimoine avait recueilli plus de 59 000 € de dons, tandis que les Amis des églises de Gannat ont contribué à la restauration d’un autel, à hauteur de  9.650 €. L’édifice, qui a rejoint la Route des églises peintes, a pu ainsi retrouver sa  beauté rayonnante au cœur de la cité gannatoise.

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• Après un siècle durant lequel l’église n’avait pas connu de travaux, une étude réalisée en 2002 avait mis en évidence l’état catastrophique de l’édifice, rongé par le temps, avec des vitraux cassés, des enduits qui s’effritaient des voûtes et des piliers qui étaient noircis par  la poussière et  l’humidité. Les travaux étant alors estimés à plus de 3M €, il a fallu programmer plusieurs tranches et c’est en janvier 2015 que le chantier s’est ouvert, sous la maîtrise de Richard Duplat, architecte en chef des bâtiments de France, et de la DRAC D’Auvergne.

Z3• La première tranche a porté sur la nef, sur les grandes et petites arcades  ainsi que sur le triforium qui ont fait l’objet d’un nettoyage complet, redonnant ainsi de la luminosité à l’édifice. Les visages des culs de lampe, à la retombée des arcs, ont été  débarrassés de leurs enduits successifs, ce qui a permis de leur redonner  leur expression d’origine. Ont suivi la réfection des peintures des cinq chapelles du chœur dédiées à Saint-Sébastien, à Saint-Roch, à  Sainte-Procule, à la  Vierge et au Sacré-Cœur. Au fil du chantier les restaurateurs ont pu faire quelques découvertes. C’est ainsi que, dans la chapelle latérale Sainte-Philomène, le décapage d’une couche d’enduit a révélé la présence de   graffitis comme “Vive la république” ou le sigle R F. Pour Baptiste Airaud, adjoint  à la culture, le choix de les conserver s’imposait car ils font partie de l’histoire de l’église.

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La nef restaurée (© Fondation du Patrimoine)

• L’accent a été mis sur la restauration des peintures murales, dont celle du  Christ entouré de porteurs de croix (XVè siècle), dans la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs. Autre technique utilisée, celle du trompe l’œil, comme le gris imitant la pierre de Volvic sur les arcades. Bernard Godemel ajoute que  “Ce qui a été révélé sous les enduits a été refait à l’identique. Les peintures comme le ciel étoilé d’une chapelle, ont été réalisées au pochoir. C’est un véritable travail d’artiste”.

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La chapelle nord, avant et après les travaux (© Fondation du Patrimoine)

• Enfin, tous les vitraux ont été restaurés, aussi bien ceux de la partie sud qui racontent la vie de Jésus, que ceux situés au nord, relatant la vie des saints. Au final, un chantier de taille qui a été inauguré officiellement le 14 septembre.

 

• MOULINS SOUS L’ OCCUPATION

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 VINGT-SIX TÉMOIGNAGES RECUEILLIS

images• Lancé début juillet par Julien Bouchet, docteur en histoire à l’université de Clermont-Ferrand, l’appel à témoignages à propos de Moulins pendant l’Occupation et de  la ligne de démarcation a été entendu. Vingt-six personnes se sont manifestées, permettant la constitution d’autant de dossiers, en partenariat avec la médiathèque de Moulins Communauté et les archives départementales. Outre les témoignages oraux recueillis auprès de témoins directs, divers documents ont également été proposés à l’historien. Pour lui, “c’est la preuve  qu’il y a une vraie demande” de la part du public d’en savoir plus sur ces années sombres, au plan local. Un intérêt qui toutefois ne le surprend pas,  Moulins ayant été  “un point stratégique de par sa position géographique et sa proximité avec la rivière Allier qui marquait ici la frontière entre zone nord et zone sud. Par conséquent, de nombreux acteurs étaient présents dans la ville”.

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Julien Bouchet et Michel Promérat, président du CIERV

• Plutôt que de se concentrer sur le déroulé chronologique des événements, un choix qui a été longtemps faits par les historiens traitant de cette période,  Julien Bouchet entend “donner une vision humaine de la guerre” en s’interrogeant sur  le vécu des Moulinois entre 1940 et 1944. Et d’ajouter que  ces témoignages, qui  seront utilisés dans le cadre d’une grande exposition à la médiathèque sur la vie des Moulinois lors de l’Occupation, ”permettent de sentir les choses”. Il y avait aussi urgence à agir, les témoins de cette époque se faisant de plus en plus rare. C’est ainsi qu’il a pu recueillir les souvenirs d’une personne de 104 ans. Quant aux documents qui lui ont été proposés, il considère qu’ils répondent bien à un objectif conservatoire et qu’ils permettront de compléter ou de nuancer les archives publiques et officielles du département.

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Un des points de franchissement de la Ligne à Moulins

• Comme le CIERV qui a entrepris la même démarche à l’échelle de la ville de Vichy, Julien Bouchet insiste sur le fait que si les témoins directs sont une véritable mine d’informations, son travail ne fait que commencer : tri, vérifications et croisement des témoignages demanderont du temps afin de contourner “le danger (qui) est de trop faire confiance aux témoins”. Précisons que l’appel à témoignages reste toutefois encore ouvert, soit en en retirant un formulaire à l’accueil de la médiathèque de Moulins-Communauté, soit sur le site web de Julien Bouchet, soit  aux archives départementales de l’Allier.

• L’ALLIER SOUS L’OCCUPATION…

APPEL À ARCHIVES FILMÉES

• Dans le cadre de la réalisation prochaine d’un documentaire sur L’Allier sous l’occupation, le documentariste bourbonnais Thierry Martin-Douyat recherche des archives filmées, libres de droit, concernant l’ensemble du département durant la Seconde guerre mondiale. Pour tout renseignement et contact: 09 79 10 80 98 ou 06 99 06 52 42. Thierry Martin-Douyat a déjà plusieurs documentaires à son actif, parmi lesquels  Albert Bonneau et les siens, Moulins, de l’Occupation à la libération dont la bande annonce est visible ci-dessus.

 

• LA MÉMOIRE DE MARX DORMOY:

AUTANT EN EMPORTE L’HISTOIRE

France Inter

• Le 3 novembre, sur France Inter, l’émission à vocation historique de Stéphanie Duncan, Autant en emporte l’histoire, avait pour thème 1941 : Marx Dormoy, ministre du Front Populaire, est assassiné par la Cagoule. Pour évoquer ce triste événement de l’Histoire et raviver la mémoire de Marx Dormoy, l’émission de 54 minutes était composée d’une fiction de  Vincent Hazard, réalisée par Pascal Deux. Elle était commentée au micro de Stéphanie Duncan par Gayle Brunelle, historienne et  professeur émérite à l’université de Fullerton en Californie. Elle est avec Annette Finley Crosswhite, l’auteure de  Assassination in Vichy :  Marx Dormoy and the Struggle for the Soul of France  (La vengeance : Vichy et l’assassinat de Marx Dormoy), livre à paraître en anglais en 2020 (University of Toronto Press).

À noter…Dans le cours de l’émission, on a pu entendre un document rarissime : la voix de Marx Dormoy dans un court extrait enregistré lors d’une intervention à  l’occasion d’un congrès du Parti socialiste.

Réécouter l’émission en podcast

 

EN BREF…

• Dans le cadre des journées du Patrimoine, La Semaine de l’Allier (19 septembre) a publié un dossier spécial Patrimoine Bourbonnais, dans lequel figure une interview de  Patrice Branlard, délégué départemental de la Fondation du Patrimoine. Il rappelle que faute d’entretien, “beaucoup d’édifices sont en déshérence  (et que) il y a urgence à sauver le patrimoine”.

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La Semaine de l’Allier (19 septembre)

• Autre information, celui du nombre de projets soutenus par la fondation : “Il faut distinguer  les souscriptions publiques, celles  où les particuliers peuvent faire des dons, et les biens privés. Pour ce qui est des souscriptions, il y en a  actuellement 40. Pour ce qui est des propriétés privées, nous sommes  environ à 110”.

• Le Musée de la Visitation, à Moulins (4, place de l’Ancien palais), est responsable de plus de 13 000 objets. Pour les faire connaître il a investi dans un nouveau site web Il travaille sur un projet visant a montrer le talent des Visitandines dans l’art pictural au sens large, avec des enluminures des XIXe et XXe siècles. Il a besoin pour ses investissements d’un peu plus de 20 000 €, une somme  pour laquelle un appel aux dons a été lancé par l’association « Regard sur la Visitation. »

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Le Castel Franc dans les années 1960

▲ Le Castel-Franc à Vichy, acquis par la  Ville de Vichy en 1988, était en vente depuis plusieurs années. Le 4 juin, le conseil municipal a autorisé sa vente à l’architecte et décorateur d’origine iranienne Ali Behnam-Baktiar qui compte le transformer en un  Centre polyculturel, à l’horizon 2024.

téléchargement• Le samedi 7 septembre,  au palais des Congrès à Vichy, témoignages, tables rondes, échanges ont rythmé le colloque  « Valorisons nos patrimoines« , organisé par l’association »La Demeure historique » – dont Dominique Prost est la déléguée à Vichy – et la Ville de Vichy. Parmi les intervenants, figuraient  Philippe Alfonsi, journaliste et écrivain Jacques Galland, de la société Klébert Rossillon,  Claude Aguttes, propriétaire du château de Tournoël, Eric Beaumont, propriétaire du donjon de Chenillat, Valérie Esnault, des Jardins de Poulaines (Indre) et  Cédric Mignon, du château de Meauce (Nièvre).

affiche_vichy (2)• En  octobre, dans le cadre du colloque Baths and Spa Waters in the Culture and Literature of Early Modern England et de la candidature UNESCO Great Spas of Europe, une série de conférences a été proposée au public, dans les locaux de  l’hôtel de ville de Vichy. Les conférenciers étaient  presque tous des universitaires.  Au programme :Réflexions sur le thermalisme médiéval en Europe (Didier Boisseuil, Marilyn Nicoud) – Marguerite de Navarre et les bains de Cauterets : de la pratique sociale au motif littéraire (Nora Viet) – Le thermalisme en Angleterre et au Japon : traditions historiques et représentations littéraires (Eric Ohashi) – Pratique balnéaire et culte du pouvoir : le pavillon des bains du château de Nymphenburg à Munich, 1722 (Kristina Deutsch) – Récit du séjour en cure d’une princesse bavaroise : Maria Anna von Bayern, 1728-1797 (Anne-Sophie Gomez) – De thermes en thermes : le cas Tourgueniev (Christine Chaze)

Tour du vieux château (2)◄ Accessible depuis  deux ans, la tour carrée du château des ducs de Bourbons a séduit 700 visiteurs, au cours de l’été dernier. Ils ont ainsi pu découvrir un panorama à presque 360° sur Montluçon et des environs.

• L’exposition consacrée au centenaire du maillot jaune, installée au rez-de-chaussée du même château a séduit 5 500 visiteurs en juillet et août.

• À Saint-Pourçain-sur-Sioule, la municipalité poursuit la rénovation de l’église. Après celle des toitures, une nouvelle phase de travaux a débuté le 17 juin pour une durée d’un an. Il s’agira notamment de rétablir le narthex dans ses dispositions originelles et d’installer un nouveau système de chauffage par infrarouge. Coût estimé du chantier : 320 000 €.

• Début septembre, à la Tuilerie de Lenax, l’association Val Libre culture et patrimoine a lancé une souscription au profit de cet élément du  patrimoine industriel. Les machines sont en  parfait état de marche, bien   que n’ayant pas fonctionné depuis 1976. L’objectif de l’association  est de transformer la tuilerie en un écomusée.

• À Escurolles la statue de Saint Louis, datée de la fin du XVIIe siècle et inscrites à l’inventaire des MH a quitté l’église pour être restaurée. Budget prévu : 2 700 €.

396_001◄ Le maire de Droiturier, Roland Billaud, et la préfète de l’Allier, Marie-Françoise Lecaillon, en présence de nombreuses personnalités, ont inauguré les travaux de restauration de l’église. Le chantier d’un montant de 454 000 € portait sur la toiture et sur  l’extérieur de l’édifice.

• Un diagnostic est en  cours à l’église Saint-André de Taxat-Senat en vue de la réalisation de travaux futurs estimés à 17 400 €.

• Le conseil municipal de Volvic a approuvé  le marché des travaux pour l’aménagement des abords du château de Bosredon qui abrite le musée Marcel-Sahut. Le chantier (coût estimé: 500 000 €) devait débuter en novembre 2019 pour une livraison prévue en mars 2020.

• Dans L’Aurore du Bourbonnais (27 septembre), Marie-Thérèse Téty a consacré un article aux statues dans les lieux publics de la ville de Moulins, du XVIIIe siècle à nos jours.

• Le 19 octobre, dans le cadre de la Journée clunisienne de Souvigny, Daniel-Odon Hurel, directeur de recherches au CNRS, a donné  une conférence sur “Saint Benoit, une figure du monachisme occidental”.

 

• DU NOUVEAU POUR LES VISITEURS

AU CHÂTEAU DE CULAN

• Le château de Culan (Cher), dont les traces les plus anciennes remontent à l’an 1000, est ouvert aux visiteurs depuis 1960. Il en voit passer, en moyenne, 10 000 par an. 001_001Pour dynamiser le site, Édouard Marquis, son propriétaire a annoncé plusieurs innovations. Une application  Iphone et Android proposant une visite interactive du site est en préparation. Jusqu’à présent, une seule  visite conférence par jour, réalisée par un historien, était proposée au public. Des radars installés dans les pièces à visiter permettront de déclencher  lumière et musique d’époque, pour une immersion totale au temps des seigneurs du lieu. L’application donnera aussi accès à une vingtaine de questions dont les réponses pourront être obtenues au fil de la promenade. S’y ajouteront  des énigmes à résoudre. Pour ceux qui ne pourraient se rendre sur le site, une trentaine de  caméras ont été installées, afin de proposer des visites virtuelles à distance. D’autres projets à plus long terme,  sont en cours, comme  la création d’un musée de la chevalerie 2.0 dans les quatre salles du  dernier étage.

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◄ Un appel à projets a été lancé par la communauté d’agglomération Riom Limagne et Volcans et la commune  de Mozac pour trouver un investisseur intéressé par le développement touristique de l’abbaye de Mozac. Ce site  clunisien, riche  de huit siècles d’histoire, reçoit 3 000 visiteurs par an et, selon un cabinet spécialisé, il pourrait en accueillir 20 000. Les parties concernées par l’appel à projets sont le cloître et les galeries attenantes, les ailes est et ouest, ainsi que  le parc de 4 hectares.

221_001• La restauration du château de la Chaux-Mont-Gros, à Sallèdes (Puy-de-Dôme) – un édifice qui mêle le Moyen-Âge et la Renaissance –  a connu une histoire mouvementée. Depuis peu, les propriétaires semblent décidés à la céder à l’Association Renaissance du château de la Chaux-Montgros. La préfète du Puy-de-Dôme,, Anne-Gaëlle Beaudoi-Clerc s’est rendue sur place et elle elle a exprimé « la volonté de l’État d’assurer la restauration de ce monument... »

• Le viaduc des Fades, conçu par Gustave Eiffel, fait partie de la vingtaine de sites qui ont été retenus dans le cadre du Loto du patrimoine. À ce titre, il s’est vu attribuer 500 000 € qui serviront à sa restauration. De quoi permettre au “ monstre sacré centenaire” de se refaire une beauté, selon l’expression  du maire des Ancizes-Comps sur le territoire de laquelle il a été bâti. Divers projets touristiques sont à l’étude pour que l’édifice “retrouve ses couleurs”, entre vélorail, restauration de la gare et autre tyrolienne.

627_001◄ Après deux ans et demi de restauration, suivis de trois ans et demi de stockage, les 14 tapisseries flamandes – réalisées ente 1501 et 1518 et classées MH depuis 1840 –  ont retrouvé la Chaise-Dieu. Elle ont été installées dans une chapelle jouxtant le cloître de l’église et aménagée spécialement pour les recevoir. Elles ont été visibles du  public à partir du 13 juillet.

 

 

ARCHÉOLOGIE

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•  UN LIVRE POUR “RÉINSCRIRE GLOZEL DANS 

 L’ENVIRONNEMENT QUI LUI A DONNÉ NAISSANCE

Numérisation_20191020 (2)• Glozel, avant Glozel. Confins et sanctuaires . C’est à la fois le titre et le thème central du livre que vient de publier Joseph Grivel  (1 vol. br, 224 p, illustrations n-b et couleur, cartes, annexes, éd. L’Aurisse éditions – 42129 Le Coteau, 18 €). Un titre, dont la première partie a été empruntée à un chapitre de Glozel et ma vie, les mémoires du découvreur du site, Émile Fradin. Qu’on ne s’y méprenne pas : ce n’est en rien un énième livre sur la question. Il est vrai que, depuis bientôt un siècle, le débat fait rage autour de Glozel et que les passions sont encore loin d’être éteintes. Mais, déplore l’auteur, on n’a jamais  vraiment essayé de replacer Glozel dans l’espace afin d’en comprendre la localisation. Selon lui, dans un océan du publications, cette absence de contextualisation  s’explique : les découvertes faites à Glozel “ ont d’emblée été victimes de leur apparente singularité. Un préjugé à fait le reste : cette originalité ne pouvait être d’origine locale. On est donc allé cherché ailleurs sa raison d’être en multipliant les rapprochements avec  des découvertes lointaines, sur la base d’analogies fragiles. Mais l’ailleurs ne permet pas mieux d’expliquer Glozel ”, écrit-il dans son avant-propos, en guise d’avertissement.

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Une vue générale de Glozel, vers 1920

 • Fuyant “les références exotiques”, dont “l’insolite qui sollicite un ailleurs encore plus lointain”, tout autant que “la récupération fantastique” qui a provoqué un dénigrement de Glozel, Joseph Grivel  veut avant tout renouer avec les racines locales de Glozel. Au delà de la seule géographie physique,  il  a choisi de  solliciter davantage la géographie humaine, avec son enchevêtrements de territoires, conséquences des multiples appropriations administratives de l’espace. Un choix judicieux, d’autant que le contour de chacun de ces territoires a pu évoluer de façon importante au fil des siècles. En menant une “enquête régressive”, qui prend de manière originale la chronologie à rebours, cette étude  vise à reconstituer  l’enchaînement des contextes locaux qui ont accueilli Glozel, jusqu’à faire émerger ceux qui ont pu lui donner du sens.

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Le chantier des fouilles, à la fin des années 1920

31eUI0Jga6L._SX321_BO1,204,203,200_• Histoire, généalogie, géographie historique, archéo-gégraphie, linguistique, microtoponymie ou encore analyse du légendaire locale, toutes les ressources disponibles ont été méticuleusement sollicitées. Une occasion, au passage, pour  faire quelques découvertes inédites. C’est ainsi que l’auteur parvient à réinscrire Glozel dans l’environnement qui lui a donné naissance. Ce faisant, il donne  à l’ensemble du patrimoine archéologique qui a été extrait du sol depuis la découverte du site, une cohérence qui débouche, en fin d’étude, sur quelques hypothèses originales. Rappelons que Joseph Grivel est l’auteur d’un autre ouvrage sur Glozel,  La préhistoire chahutée : Glozel (1924-1944) (éd. L’Harmattan, 440 p, 2003)

► Table des matières : Des paroisses aux communes – Sous l’Ancien régime – Du Haut Moyen âge à l’Antiquité –  Ferrières : un passé métallurgique et minier – Lieux sacrés, lieux de culte – Glozel et les Mialennes – Annexes. L’ouvrage est rehaussé de cartes et documents en couleur.

 

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• Les 11 et 12 octobre, les passionnés d’histoire et de ses secrets  avaient  rendez-vous à l’Espace Chambon (2 rue du Faubourg Chambon – 03300 Cusset) à l’occasion de la troisième édition des Rencontres archéologiques organisées par le Département de l’Allier.

• Ces journées, qui se sont déroulées en deux temps, ont offert la possibilité aux scolaires (vendredi 11 octobre) et à  tout public le lendemain (samedi 12 octobre) de comprendre la démarche archéologique. Les scolaires ont  ainsi eu l’occasion, de tester leur dextérité dans des ateliers archéologiques (fouilles, remontage de céramiques) et créatifs. Ils ont pu échanger avec des archéologues spécialisés dans l’anthropologie, la céramologie, l’archéologie subaquatique et ils ont eu la possibilité  de  s’essayer  aux jeux antiques et médiévaux.

• Le lendemain, samedi 12 octobre, de nombreuses animations ont été  proposées à destination de tous les publics, curieux d’en savoir plus sur l’archéologie. Le choix était large avec des expositions, des ateliers, des conférences en présence des acteurs de l’archéologie régionale. C’était  alors l’occasion, de (re)découvrir les fouilles réalisées l’an dernier sur la place Victor-Hugo qui ont permis de mettre au jour des thermes romains ainsi que les vestiges des trois églises construites côte à côte. Cette journée d’échange,  gratuite et ouverte à tous état une belle occasion pour se  familiariser avec le monde archéologique.

DEMANDEZ LE PROGRAMME…

RENCONTRES 1

RENCONTRES 2

• ABBAYE DE SAINT-MENOUX

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DES FOUILLES PRÉVENTIVES FRUCTUEUSES

• Le tout premier chantier de fouilles préventives réalisées sur le site de l’abbaye de Saint-Menoux a permis de mettre au jour de nombreux vestiges, à l’ouest de l’église romane. Il a été  mené par une équipe de six archéologues,  sous la conduite de Sophie Liégard,  dans le cadre du projet municipal d’aménagement d’une maison de santé,  dans l’ancien presbytère du XIXe, proche de l’église. Bien que la surface fouillée ait été limitée à un espace de 200 m2, elle a permis de nombreuses découvertes qui vont permettre d’en savoir plus sur l’ancienne abbaye.

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Vue du chantier de fouillesLa Montagne – P. Bigard)

• Si on connaît la date approximative de la construction de l’abbaye bénédictine de Saint-Menoux, située  vers l’an 1000, et celle de sa démolition, lors de la Révolution française, il reste entre les deux un grand blanc de huit siècles à combler, faute d’archives. Des moniales y vivaient mais on ignore leur nombre. L’église faisait partie d’un ensemble composé d’un cloître, d’un dortoir, d’un réfectoire, d’une cuisine et d’un parloir. Selon Sophie Liégard “C’était un lieu de pèlerinage, où on venait voir les reliques de Saint-Menoux, ce qui implique l’existence d’hôtelleries et une activité commerciale dans le bourg qui était bien plus important qu’aujourd’hui”.

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Un livre publié en 2006 par la SBEL

• De cet ensemble architectural, il ne reste que six arcs de la galerie ouest du cloître du XVè siècle sur une façade l’église. Un cloître qui a dû être précédé par un autre. Les fouilles ont permis de mettre au jour les murs correspondant à ce cloître, avec leurs fondations peu abîmées et encore bien visibles. De quoi reconstituer en partie le plan de l’important édifice qui avait été reconstruit, à l’initiative d’une abbesse, parente éloignée des Bourbons

• Dans la partie sud, un très grand bâtiment construit sur une cave pas totalement comblée, a été retrouvé. Il en reste encore un soupirail et des photos de cette cave voûtée, qui servait de cellier, ont pu être prises, faute de pouvoir y pénétrer, dans la mesure où l’équipe d’archéologue ignorait tout sur la solidité de la structure.

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La découverte d’une soleLa Montagne-P. Bigard)

• Parmi les autres découvertes, figure  une construction des XIIè, XIIIè ou XIVè siècles, avec les restes d’un escalier et des canalisations d’évacuation des eaux du cloître remontant à différentes époques. Un aménagement hydraulique complexe mais qui était courant dans les abbayes. Une sole, résistant au feu, avait été aménagée au centre d’une pièce qui devait servir de cuisine. Malheureusement, il ne reste rien de la cheminée qui la surmontait.  Quelques résidus alimentaires et des graines brûlées qui y ont été retrouvées permettront peut être d’en savoir plus sur l’alimentation des moniales.  De fines colonnes et plusieurs chapiteaux aux décors végétaux, éléments du cloître roman datant du XIIè ou du XIIIè siècle,  ont été mis à jour. Enfin, le mur d’un grand bâtiment, daté du Xè ou XIè a été découvert.  Si l’on pense qu’il a servi jusqu’à la Révolution, on ignore encore quelle était l’utilisation de ce bâtiment.

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Un soupirail débouchant sur une cave restée  inexplorée

 

• Les fouilles achevées, il reste un important travail à réaliser. Il nécessitera au moins deux années, entre la datation des  découvertes et le nettoyage des monnaies, des céramiques et des fragments de verrerie. Conclusion de Sophie Liégard : “On ne s’attendait pas trouver un plan aussi complexe, avec des  changements de plan à chaque période”. Et l’archéologue d’avancer plusieurs hypothèses : “ C’est peut-être lié au relief, à des effondrements, à la nécessité de faire plus grand (car) au Moyen Âge, on reconstruit pour agrandir”.

 

• LA GROTTE DES FÉES (CHÂTELPERRON)

N’A PEUT-ÊTRE PAS LIVRÉ TOUS SES SECRETS

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La grotte des fées (© V. Mourre – Inrap)

• Propriété privée, classé Monument historique depuis 1949, le  site préhistorique de la Grotte des fées, à Châtelperron (Allier), n’a peut-être pas encore livré tous ses  secrets. C’est ce qu’espère l’équipe d’archéologues qui s’affaire à une nouvelle campagne de fouilles, les premières entreprises  depuis celles des années 1950 qui avaient été conduites par le préhistorien Henri Delporte. C’était un siècle après la découverte des lieux survenue en 1848. Sur ce  site vivait, il y a 40.000 ans, l’Homme de Néandertal, sur une butte offrant un magnifique panorama sur la nature . Dans la Montagne (13 octobre) Antoine Delacou rappelle que, même si elle a été  “reconnue comme étant d’un intérêt majeur en raison de l’éclairage qu’elle apporte sur la transition entre le Paléolithique moyen et le Paléolithique supérieur, la Grotte des fées n’a que rarement été étudiée en 170 ans”. D’où l’éventualité d’y faire des découvertes.

chatelperron3• Hypothèse avancée par les archéologues : ses trois cavités – la grotte Poirrier, la grotte Bailleau et la grotte effondrée – ne seraient, en réalité, que trois abris sous roche parmi d’autres susceptibles de receler, eux aussi, d’importantes traces d’occupation préhistorique. Pour confirmer ou infirmer cette hypothèse, les fouilles  font appel à des méthodes archéologiques et à des technologies performantes, avec notamment l’utilisation de la technique Lidar, qui permet une mesure ultra-précise de  la topographie des lieux. On a ainsi pu scanner le terrain pour repérer d’autres cavités qui pourraient s’avérer  potentiellement intéressantes. Pour Raphaël Angevin, conservateur du patrimoine au service régional de l’archéologie de Clermont-Ferrand, cette théorie est  tout à fait plausible, même s’il faudra attendre un peu pour en savoir davantage.  D’autres découvertes majeures peuvent donc bien  être à envisager à Châtelperron.

 

• LA TECHNOLOGIE LIDAR

AU SERVICE DE L’ARCHÉOLOGIE

• Jean-Pierre Toumazet , enseignant à l’IUT de Montluçon, fait partie des vingt lauréats distingués parmi les 200 candidats,  dans le cadre du concours La Preuve par l’image, organisé sous l’égide du CNRS. Il a présenté   une image reconstituant  en numérique l’oppidum de Corent, dans le Puy-de-Dôme, occupé par les Arvernes à partir du IIe siècle av. J-C. Un site qui a fait l’objet de plusieurs campagnes de fouilles particulièrement fructueuses  depuis plusieurs années.

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Une autre image du plateau de Corent © J-P Toumazet

• Grâce à la technologie Lidar, embarquée dans un avion, il a été possible d’enregistrer les reliefs du sol au centimètre près et c’est à partir de ces données que  Jean-Pierre Toumazet a pu travailler en  supprimant la végétation ou en  effaçant le relief naturel.  Les couleurs permettent de mettre en valeur les vestiges, tels que  des restes de fossé, de muret ou de parcelle : “ Le Lidar aide les archéologues à replacer les fouilles dans un contexte et à leur indiquer des sites intéressants à fouiller”, précise le lauréat.  Il a notamment permis de révéler  l’ampleur du plateau et de  détecter des zones potentielles de remparts, tout en comprenant mieux l’articulation  entre le plateau et la vallée.

• UNE FERME GAULOISE 

DÉCOUVERTE À MONTMARAULT

• Les fouilles menées en 2018 sur le site du  projet d’aménagement de l’échangeur autoroutier de Montmarault ont permis de mettre au jour une ferme gauloise. Située à proximité de l’étang Mazelier, elle  a été occupée en deux phases d’occupation : l’une au IIIè siècle av. J-C, l’autre à la fin du IIè et au début du Ier siècle av. J-C . Une datation relativement précise  qui a été possible grâce à l’examen de tessons de poteries retrouvés sur place et à la datation au carbone 14.

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Vue aérienne du site au bord de l’A 71 (© Kap Archéo)

• Cinq bâtiments ont pu être identifiés par les archéologues, dont un qui pourrait avoir été  une habitation d’une cinquantaine de mètres carrés, de forme ovale. Plusieurs trous de poteaux et une tranchée de fondations, laissent penser qu’il s’agissait probablement d’une maison aux parois constituées d’un assemblage de bois et de terre crue. Selon Jérôme Besson, responsable des fouilles, “C’est un des plus anciens bâtiments aussi bien conservés à l’échelle de l’Auvergne”.  Les quatre autres bâtiments comportent une habitation du même type mais plus petite, ainsi que trois annexes agricoles, dont l’une est montée sur des poteaux. Ce pourrait être un grenier au plancher surélevé, destiné au stockage des céréales.

Des fosses – silos repérées dans le secteur montrent une possible activité de traitement et de conservation des céréales. Dans un trou de poteau, on a même pu exhumer  2.200 grains d’orge. Il y avait aussi certainement d’autres céréales cultivées  mais aussi des légumineuses, des fruits et des baies, même si on n’en a pas trouvé trace. L’élevage de bétail était également pratiqué. Quant aux petits bâtiments carrés, ce pourrait être  annexes agricoles  qui servaient à stocker  des outils, voire à  abriter des animaux. Quant aux tessons d’amphores, datant de la période la plus récente, ils mettent en évidence le statut privilégié des occupants du site : le fait d’avoir  pu acheter du vin, provenant d’Italie, était alors  un luxe pour les Gaulois.

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Le site en cours de fouilles (© Archeodunum – T. Debize)

• C’est la construction de la maison principale qui est au cœur de l’intérêt et des investigations. Selon Jérôme Besson, “On a mis au jour un bâtiment gaulois avec une tranchée de fondations, qu’on ne retrouve quasiment jamais d’habitude en Auvergne. Sans la présence de la tranchée de fondations, sur d’autres sites, les archéologues imaginaient plutôt des maisons carrées ou rectangulaires, parce que les quatre poteaux principaux qui portent l’ossature forment un carré ou un rectangle. Ce qui est intéressant à Montmarault est que l’on a découvert un plan de construction ovale, avec une ossature carrée. »

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La ferme gauloise, au cœur des fouilles (© Archeodunom – J. Besson)

• Au-delà de cette première étape, il se dit convaincu que la poursuite des fouilles aurait permis de découvrir d’autres parties de la ferme, tout en ajoutant que dans les années 1980, les travaux de l’autoroute A 71 ont dû détruire une bonne partie des vestiges, faute de disposer alors d’une loi  sur l’archéologie préventive comme aujourd’hui. Seuls 1.685 mètres carrés viennent d’être fouillés, alors que ce  genre de site peut s’étaler sur plusieurs hectares. Il précise également que “ Ces bâtiments gaulois se situaient généralement à l’intérieur d’enclos, délimités par des fossés (et que) on n’a pas trouvé ces fossés. Ce qui laisse à penser que le site est bien plus grand.”

téléchargement (1)• Quant à la question de savoir si Montmarault était  déjà un endroit de passage, Jérôme Besson considère que des argument peuvent étayer cette hypothèse :On connaît deux axes importants de l’époque romaine  qui passaient dans le secteur de Montmarault. Il existait une voie romaine qui reliait Clermont-Ferrand à Bourges. Une deuxième allait de la capitale des Arvernes à Poitiers, en passant par Chantelle-la-Vieille – sur la commune de Monestier – et Néris. Il existait probablement les mêmes axes de circulation à l’époque gauloise. »

• Le 21 septembre, Jérôme Besson a présenté le bilan de ces fouilles, entre certitudes et interrogations, à l’occasion d’une conférences intitulée Nos ancêtres les Gaulois…de Montmarault. Dans l’assistance figuraient deux de ses anciens professeurs d’histoire au collège de Montmarault qui, a-t-il souligné,  lui ont donné le goût de l’histoire.

 

• UNE TRENTAINE DE MENHIRS 

MIS AU JOUR À VEYRE-MONTON

B9720693661Z.1_20190827093959_000+GUTEAOI9D.1-0.png• Entre novembre 2018 et mai 2019, dans le cadre des travaux d’élargissement de l’autoroute A75, une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives a mis au jour  une série d’alignements de menhirs. La découverte, qui constitue une première pour l’Auvergne, a eu lieu  à Veyre-Monton, sur un chantier de fouille de 1,6 ha. Ivy Thomson, la responsable de l’équipe d’archéologues, la décrit ainsi : “Ces menhirs forment un alignement plus ou moins rectiligne s’étirant sur 150 m dans l’emprise de la fouille. Ils sont bordés d’un autre alignement de gros blocs de pierre, dans la continuité duquel cinq pierres composent un ensemble en fer à cheval alors que six blocs, régulièrement espacés, forment un cercle de 15 m de diamètre”. Si cet alignement n’est pas sans rappeler notamment ceux de Carnac, les plus connus de tous les monuments mégalithiques armoricains, il s’inscrit en fait dans un maillage monumental dense dans toute l’Europe occidentale.

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Le chantier des fouilles (© INRAP- D. Gliksman)

• Un des menhirs de l’alignement principal présente une double particularité : d’abord par sa nature calcaire et ensuite  par le fait qu’il soit sculpté : « Grossièrement anthropomorphe, la statue présente une éminence arrondie, posée sur des épaules sommairement dégrossies, ainsi que deux petits seins ». C’est à ce jour le seul exemplaire connu en Auvergne.  Autre particularité, le cairn, un  monticule de pierres construit par l’homme, qui a  nécessité le transport de 30 tonnes de pierre sur plusieurs kilomètres. Mesurant  14 m de long et 6,5 m de large, il est bâti  autour d’une tombe, qui contient  les restes d’un homme de grande taille. Son corps était protégé par un réceptacle de bois aujourd’hui disparu. Certains des blocs de pierre, au vu de leurs dimensions, pourraient être des menhirs déplacés, voire volontairement fragmentés.

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(© INRAP- D. Gliksman)

• Selon le communiqué diffusé par  l’Inrap  le transport et l’érection des menhirs de basalte qui proviennent de différents lieux et qui pèsent tous moins d’une tonne, n’implique pas forcément de prouesse technique : “ On peut envisager que différentes communautés aient contribué à l’alignement en acheminant des pierres provenant de leur territoire. Deux des sites d’extraction possibles, les plateaux du Crest et de Corent, sont d’importants lieux d’occupation durant le Néolithique et la Protohistoire”.

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Le cairn et les ossements découverts (© INRAP- D. Gliksman)

• Autre problème non élucidé, celui de la datation de l’ensemble mégalithique: le site de Veyre-Monton, à la différence des autres sites mégalithiques, s’est révélé pauvre en objets ou fragments. téléchargementLa chronologie précise des différentes  occupations reste donc à établir, grâce à la technique du radiocarbone qui pourra être appliquée au squelette retrouvé dans le centre du cairn, ainsi qu’aux rares restes de faune. Pour l’heure, la période retenue pour l’occupation principale du lieu se situerait quelque part, entre le Néolithique et  l’âge du Bronze, soit une tranche chronologique de plusieurs millénaires. Les monolithes, après avoir été abattus pour laisser place nette au chantier autoroutier,  ont été transportés dans les locaux de l’Inrap à Clermont et, d’ici deux ans, on devrait en savoir un peu plus sur leur datation.

Savoir plus: Puy-de-Dôme : découverte d’une trentaine de menhirs multi-millénaires près de l’autoroute A 75 (reportage diffusé par France 3 Auvergne)

• RENCONTRES MAURICE FRANC À AVERMES 

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DES INNOVATIONS POUR L’ÉDITION 2019

• Dans le cadre des Journées du patrimoine, les 21 et 22 septembre, les amateurs des   figurines blanches de l’Allier avaient rendez-vous avec la 5ème édition des Rencontres Maurice-Franc, à Avermes (Allier),  Blanches et  de petites tailles, ces figurines représentaient souvent des divinités du peuple ordinaire. Celles de  l’Allier remontent à l’époque de la Gaule romaine (Ier et IIe siècle) et Maurice Franc (1926-2013), qui résidait à Avermes, s’était passionné pour elles, au point d’en devenir un grand spécialiste et de constituer une importante collection, dont il a fait don à la mairie d’Avermes. Depuis, l’atelier patrimoine de l’Association pour la vie culturelle d’Avermes s’efforce de faire connaître ce fonds.

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• Dans le but d’innover et d’attirer un public plus large, un “escape game était proposé cette année. Explications…. Par équipe de 3 à 5 joueurs, les participants enfermés dans une pièce devaient résoudre différentes énigmes à la manière d’un puzzle et se retrouvaient  plongés dans cette histoire : « Les divinités de l’époque ont peur de perdre leur pouvoir. Ils ont peur des Hommes mais avec tout ce qu’ils ont inventé, ils sont bien trop occupés, pensent les divinités. Alors ils se méfient du Dauphin, l’animal qui est représenté notamment sur une statuette blanche. Ce dernier communique avec le monde des vivants et des morts. Il transporte les morts peu fortunés vers le paradis celtes les îles Fortunées. Les Dieux décident alors de lui imposer une série d’épreuves qu’il doit réussir pour continuer son travail. Les joueurs devront l’aider ». De quoi faire s’entrecroiser fouilles, réflexion et travail d’équipe.

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Nécrologie de Maurice Franc publiée par les Cahiers bourbonnais en 2013

• Autre nouveauté, la reconstitution d’un four gallo-romain de potiers, sur une parcelle de  terrain communal, près d’Isléa.   Pour que la reconstitution soit la plus proche de la réalité, il a fallu mener d’importantes recherches qui ont débouché sur la construction d’un four rond de moins de 1  m3, façonné par les bénévoles. Lors des deux journées, les visiteurs ont pu découvrir son fonctionnement avec son tunnel à braises et ses cheminées qui participent à chauffer, afin d’atteindre  960 degrés, et qui contribuent à dégager les fumées. Ainsi, les poteries ne sont  en contact ni avec les fumées, ni avec les gaz, ce qui permet à l’argile de rester blanche. Contrairement à ce qui se pratiquait à l’époque gallo-romaine, le four n’a pas été détruit afin de servir notamment d’outil pédagogique pour l’association. Il pourra également être utilisé par des potiers locaux.

 

• UNE  SECONDE CAMPAGNE DE FOUILLES

POUR LA TOMBE CELTE DE “LA DAME DE  VIX

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La tombe de Vix (reconstitution au musée du Châtillonnais) ©C. Piard 

• Sous la plume de Pierre Barthélémy, le journal Le Monde (20 septembre) a consacré un article à la tombe de Vix (Côte-d’Or) : “ Des archéologues réexplorent la tombe celte de Vix. La nouvelle fouille du site découvert en 1953 doit permettre de comprendre le contexte de cette sépulture”, peut-on lire en introduction. L’article revient d’abord sur la découverte de Vix, en janvier 1953, par Maurice Moisson,  un agriculteur,  puis la toute première fouille réalisée par  René Joffroy,  professeur de philosophie à Châtillon-sur-Seine et passionné d’archéologie. Elle met au jour le plus important cratère grec jamais retrouvé : mesurant 1,65 m de haut, il pèse  plus de 200 kg et il a une contenance exceptionnelle de 1100 litres : “ La décoration s’avère d’un raffinement inouï. Sur ses deux anses en volutes, la gorgone Méduse est représentée avec un visage effrayant, un corselet d’écailles et des jambes serpentiformes. Sur le col, des soldats grecs défilent, alternant avec des cochers grecs conduisant des  chars de guerre”,  écrit Pierre Barthélémy. Autre découverte de Joffroy, celle  du squelette d’une princesse celte, baptisée la “Dame de Vix” déposée sur un char, dont il ne subsistait que quelques restes métalliques.

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Vue aérienne de la fouille de Vix, avec au centre de la croix, la tombe celte  (© D. Gliksman – INRAP)

• Si les archéologues sont reconnaissants à Maurice Moisson et à  René Joffroy d’avoir été les découvreurs, ils déplorent que les fouilles aient été menées à la va-vite, les fouilleurs s’étant concentrés sur les objets “presque sortis à l’arraché, sans relever le contexte archéologique”. Dotée d’un budget de 300 000 €, la nouvelle fouille conduite par  Bruno Chaume, chargé  de recherches au CNRS et par une équipe de l’INRAP, s’est donné pour but de retrouver et de comprendre le contexte de cette sépulture. Fin septembre, après un mois de fouilles,  les archéologues avaient déjà identifié deux structures périphériques jouxtant le tumulus. La première pourrait être une sépulture plus ancienne, tandis que la seconde est  un aménagement quadrangulaire faisant face au mont Lassois, où se trouvait la ville celte fondée par les échanges avec les populations méditerranéennes, grecques et étrusques. Elle pourrait correspondre à un support de statue.

Conclusion de Dominique Garcia, président de l’INRAP, en forme de métaphore : “ En 1953, à Vix, on a découvert un livre, mais on n’a regardé que les images. Aujourd’hui on va pouvoir lire le livre complet”. La fin du chantier est prévue pour la mi-novembre.

 

EN BREF…

• UNE NOUVELLE STRATÉGIE POUR PALÉOPOLIS

paléopolis• En 2019, le parc Paléopolis aura approché les 40 000 visiteurs, un niveau de fréquentation qui, selon ses responsables, confirme son  renouveau. Le département, propriétaire du site, ne  compte toutefois ne pas en rester là, avec la mise en place d’une nouvelle stratégie de développement. Sans renier ses origines, elle vise à élargir la thématique du parc liée aux dinosaures.  Il pourrait ainsi se structurer autour de quatre espaces complémentaires : les animaux disparus avant l’apparition des hommes, les animaux disparus après l’apparition des hommes, les espèces menacées aujourd’hui et, enfin, les animaux fantastiques. Le tout fera largement appel au numérique tout en rendant l’ensemble plus ludique, notamment avec la création d’un cinéma dynamique en 5D. Pour réaliser ces objectifs, 1,6 M€ seront  investis dans les trois prochaines années.

• Le 13 septembre, le Musée archéologique de la Bataille de Gergovie a été inauguré en présence de 350 personnalités. Il replonge les visiteurs dans l’univers de  la Guerre des Gaules qui opposa Jules César à Vercingétorix.

Z ARCHE• La revue Archéologia (n° 579 septembre 2019) propose de découvrir le MAB, “Une nouvelle maison pour Gergovie”…  À ne pas confondre avec le Mab ou musée Anne-de-Beaujeu, à Moulins.  “Fermée depuis 2014, la Maison de Gergovie, à La Roche-Blanche,  rouvre ses portes lors des Journées européennes du patrimoine.Désormais appelée Musée archéologique de la bataille de Gergovie, elle raconte non seulement le célèbre épisode de la guerre des Gaules, mais permet également d’appréhender la singularité du site arverne dans le monde gaulois”.

• À lire également dans le n° 580 (octobre 2019) de  la même revue : « Auvergne des mégalithes exceptionnels. Pour la première fois des alignements de menhirs, une statue menhir et un cairn (amas de pierre en forme de cône ou de pyramide élevé au-dessus de sépultures) ont été mis à jour par l’Inrap (à Veyre-Monton) ; une trouvaille exceptionnelle à l’échelle de la région et de la France. La découverte fait déjà date et bouleverse nos connaissances sur les mégalithes préhistoriques”.

 

ASSOCIATIONS

ET SOCIÉTÉS LOCALES

• BOURBONNAIS

AMIS DE MN

• UN PLAN RELIEF POUR REDÉCOUVRIR

LE MONTLUÇON MÉDIÉVAL

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Pierre Pradel

• À l’occasion des Journées du patrimoine, les Amis de Montluçon ont présenté au public un plan en relief de Montluçon au Moyen Âge, après sa  restauration méticuleuse effectuée par Jean-Yves Bourgain. Ce plan avait été réalisé entre 1925 et 1928 par le Montluçonnais Pierre Pradel (1901-1977), futur conservateur en chef du département des sculptures  du Moyen Âge au musée du Louvre et futur membre de l’Institut. Il était également le petit-fils de Pierre Leprat, le fondateur des Amis de Montluçon.  C’est probablement lors de la soutenance de sa thèse à l’École nationale des chartes, dont le sujet portait sur  le chapitre Saint-Nicolas de Montluçon, qu’il avait conçu ce plan, à base de plâtre et de filasse.

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• Il avait alors  travaillé d’après des plans papier et le résultat, malgré quelques petites  erreurs de détails, telles que la présence du Couvent des Ursulines qui date seulement du XVIIè siècle,  est remarquable. Il donne une image quasiment fidèle du Montluçon médiéval, blotti à l’intérieur de ses remparts. À l’emplacement du jardin Wilson et de la place de la poterie, on trouvait respectivement le cimetière de l’église Notre-Dame et celui de l’église Saint-Pierre. L’actuelle place Piquand, totalement restructurée au début des années 1960, était également recouverte de maisons. Quant au vieux château, il possédait tous ses corps de bâtiment.

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• Au fil du temps, le plan en relief qui n’avait  pas toujours été conservé dans des conditions optimales, avait mal vieilli, ce qui rendait sa restauration et sa consolidation  indispensables. Jean-Yves Bourgain, qui avait déjà œuvré à la restauration du château de Bien-Assis, propriété des Amis de Montluçon, s’est attelé à la tâche et, en seulement deux mois, il a restauré l’ensemble tout en lui redonnant ses couleurs d’origine. Sur les 3 000 € nécessaires, 30% ont été couverts par une subvention de la ville. Il reste désormais à “faire vivre”, au-delà des Journées du Patrimoine.

• L’ÉDITION DE LIVRES D’HISTOIRE À L’HONNEUR

• Pour leur traditionnelle séance publique de rentrée, le 13 octobre, les Amis de Montluçon ont choisi de mettre l’édition de livres d’histoire à l’honneur, en invitant l’éditeur Xavier de Bartillat, président-directeur général des Éditions Tallandier. téléchargementSa conférence portera sur “L’édition d’histoire aujourd’hui“. Fidèle à ses racines bourbonnaises (il est né à Moulins en  1954) et passionné d’histoire, il a dirigé plusieurs grandes maisons d’édition telles que les éditions  Plon (1992-2005), puis Perrin (2005-2009), avant se retrouver à la tête de Tallandier, dont il est le PDG depuis 2010, en même temps qu’actionnaire. Une occasion pour lui de retracer  25 ans de métier  et de plonger ses auditeurs dans les  coulisses des maisons d’édition, avec leurs hauts et leurs bas. Autres thèmes : les “coups éditoriaux” qu’il a pu réaliser, les grandes rencontres qu’il a faites, et enfin les nouveaux défis auxquels est confronté aujourd’hui le marché du livre d’Histoire.

Savoir plus Xavier de Bartillat, directeur des Éditions Tallandier, à Montluçon : “ L’édition subit une crise de la lecture (Interview de Xavier de Bartillat publiée par La Montagne)

• Les Amis de Montluçon ont établi le programme de leurs conférences et activités pour la saison 2019 – 2020:

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Emulation

Les conférences programmées au dernier trimestre 2019: Samedi 28 septembre : Pierre Bordes :  Joseph Voisin 1882-1969, l’écrivain prolétarien – Le Journaliste –  Samedi 5 octobre :  Frédéric Paris :  Le sel en Bourbonnais (histoire et usage) . – Samedi 2 novembre : Georges et Christiane Chatard : Transformations d’un quartier de Moulins, suite aux agrandissements du château ducal, puis de sa destructionFrançois-Xavier Duchon, Georges Chatard et Pascal Chambriard : Dans les archives d’Achille Allier : reportage sur Vichy dans les années 1830. Cette séance sera suivie de l’asemblée générale de l’Émulation –  Samedi 7 décembre : Bernard Coclet : Un siècle de moissons en Bourbonnais. – Samedi 14 décembre : Jean d’Andlau : La Révolution dans le Bourbonnais : pouvoirs locaux, comportements collectifs et construction républicaine entre 1789 et 1795. Pour les horaires précis et les lieux, on se reportera au site de la Société d’émulation du Bourbonnais.

• Une mise en souscription à signaler…Sous les auspices de la Société d’émulation du Bourbonnais, paraîtra  fin novembre un nouveau livre d’André Recoulès : Claude-Henri Dufour : Dessins. Sélection, commentaires, reproductions (1 vol. br, 174 p, sous couverture quadrichromie, 144 illustrations en couleur, 30 pages de présentation et commentaires).

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André Recoulès, spécialiste de l’œuvre de C-H Dufour

•  Les manuscrits de Claude-Henri Dufour (1766-1845) ont fait l’objet d’une édition, par souscription en 2015, sous l’égide de L’Émulation. Peintre de formation, spécialisé en histoire naturelle, peintre du Roy chargé des vélins du Muséum, Dufour a préféré quitter Paris au début de la Révolution et revenir à Moulins. Nommé conservateur des objets d’art de l’Allier, professeur de dessin, il a accumulé des centaines de dessins, dont une grande partie est conservée à la Bibliothèque de la Société d’Émulation du Bourbonnais. Après les avoir répertoriés, André Recoulès en a sélectionné 144 qui sont représentatifs de l’ensemble du fonds. Dans cette sélection figurent de nombreuses études de botanique, de monuments, de sites du Bourbonnais et de portraits. Les commentaires de l’auteur permettent de situer ces œuvres dans leur époque. Dans la même présentation que les Manuscrits, l’album des dessins en constitue donc la suite iconographique logique. L’ouvrage ne sera diffusé qu’auprès des souscripteurs (souscriptions closes le 1er novembre) et il ne fera l’objet d’aucune vente en librairie.

Le bulletin de souscription est disponible sur le site de la Société d’émulation.

Savoir plusParution : Un ouvrage consacré aux dessins du Moulinois Claude-Henri Dufour, qui a sauvé des œuvres d’art et des monuments pendant la Révolution.  Après des manuscrits de Claude-Henri Dufour, Moulinois nommé commissaire du comité d’instruction publique pour le recueil et la conservation des œuvres d’art à la Révolution, André Recoules publie ses dessins. Le livre est proposé en souscription jusqu’au 1er novembre… (► Lire la suite…)

• Bulletin de la Société d’émulation du Bourbonnais (Tome 79 – septembre 2019) : Éditorial – Procès-verbaux – Nos prochaines rencontres –  Nécrologie, Albert Coutelard –  Marc Breton : Essai d’implantation d’un temple dans le département de l’Allier 1560-1630 – Pascal Chambriard : Un activiste littéraire à Vichy en 1864 : Albert Glatigny – Anelise Nicolier : Le patrimoine disparu de Chassenard : l’église de Cée – Bibliographie : Ouvrages reçus à la bibliothèque.

CERCLE ARCHEO

• Dans le cadre de l’opération Les coulisses des métiers, le Cercle d’archéologie de Montluçon, fondé il y a 53 ans, à l’initiative notamment de Maurice Piboule, a ouvert des portes au public.

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Maurice Piboule (1919-2013)

• L’association, forte d’une centaine de membres, a plusieurs cordes à son arc, a rappelé  Jean Archambault, un de ses membres, spécialiste de la photographie aérienne : “Nous sommes assez complet en ce qui concerne les méthodes et les recherches. Nous avons parmi nous des archéologues professionnels et nous somme capables de faire des recherches sur le terrain, en milieu subaquatique et en aérien”. Le Cercle travaille en relation étroite avec le service régional d’archéologie qui peut ensuite décider éventuellement de déclencher des fouilles. Chaque mois, le Cercle organise également des conférences sur un thème. Seul regret, la difficulté à rajeunir les membres, un problème que connaissent actuellement nombre de sociétés culturelles. Les nouveaux membres sont le plus souvent des retraités. Quant aux jeunes, ils sont le plus souvent aspirés sous d’autres cieux, avec  par la poursuite de leurs études, notamment à Clermont-Ferrand.

Programme des conférences à venir au Cercle d’archéologie de Montluçon:

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CIERV Bannière

L’AMIRAL DARLAN

OU LA COLLABORATION À TOUT PRIX

VDB CIERV AFFICHE DARLAN• Nouvelle conférence pour le CIERV qui a invité, le samedi 28 septembre, l’universitaire  Bernard Costagliola, auteur d’une biographie novatrice et remarquée sur l’amiral Darlan. Thème de son intervention: “Darlan ou la collaboration à tout prix”. Bernard Costagliola, docteur en Histoire de l’Université – Paris La Sorbonne – Paris IV, est  l’auteur  de La Marine de Vichy – Blocus et collaboration, un ouvrage préfacé par Robert Paxton (éditions Tallandier, 2009, pour la première édition et  CNRS éditions, 2014, pour la seconde édition). En 2015, il a publié  Darlan – La collaboration à tout prix, préfacé par Georges-Henri Soutou (éditions CNRS Éditions).

darlan.• Bien qu’il ait été une des grandes figures parmi les  dirigeants de l’État Français, l’amiral François Darlan est aujourd’hui tombé dans une oubli relatif.  Dans la mémoire collective de la Seconde Guerre mondiale en France et du régime du Maréchal Pétain,  il occupe souvent une place secondaire. Celui qui a été dans les années 1920 et 1930 le responsable suprême de la Marine Nationale, devenu Amiral de la Flotte en 1939, ministre de la marine en juin 1940,  a été longtemps réputé républicain. C’est pourtant lui que le maréchal Pétain a désigné comme son successeur potentiel  et nommé vice-président du Conseil (coiffant cinq ministères) au début de 1941 pour succéder à Pierre Laval. Sa mission : mettre  en œuvre la politique de collaboration.

• Après un rapide portrait de “Darlan avant Darlan”, puis l’évocation de ses hésitations à poursuivre le combat à partir de l’Empire en 1940, Bernard Costagliola  a présenté les tenants et les aboutissants de la politique de collaboration avec l’Allemagne mise en place dès l’automne 1940 et poursuivie par Darlan en 1941-1942.

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Le maréchal Pétain et l’amiral Darlan à Montluçon (1er mai 1941)

• Fondée sur la certitude que la victoire allemande est acquise, cette politique a pour objectif de manœuvrer  pour que  la France trouve une place dans une “Europe nouvelle” que l’Allemagne nazie entend bâtir. Pour cela, Darlan considère comme  nécessaire de donner des gages à l’occupant avec une  politique intérieure résolument empreinte de fermeté. Elle passe, notamment, par le serment d’allégeance au chef de l’État imposé à toute la  fonction publique, par la création des sections spéciales, par la promulgation du second statut des Juifs, ainsi que par la création  dans toute la France du SOL ou Service d’Ordre Légionnaire de Joseph Darnand, d’où sortira la Milice.

•  Devant le silence allemand, il donne dans la surenchère en proposant à Hitler le “ plan d’un ordre nouveau en France, avec l’acceptation en mai 1941 des “Protocoles de Paris”, qui offrent à l’Allemagne des bases françaises en Syrie, au risque d’un conflit armé avec l’Angleterre.

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L’amiral Darlan (à droite) lors de la visite de l’usine Dunlop à Montluçon (1er mai 1941) en compagnie de Jean Pétavy (2ème à gauche)

• C’est l’échec de cette politique qui explique à la fois son remplacement par Pierre  Laval qui revient aux affaires en avril 1942 et son retournement à Alger, en novembre 1942,  lorsque les Alliés  débarquent en Afrique du Nord. Son assassinat, survenu le 24 décembre 1942, dans des conditions qui restent encore mystérieuses, met fin à cette ultime tentative de se maintenir au pouvoir. Bernard Costagliola a expliqué pourquoi,  en l’absence d’un procès Darlan, comme il y eut un procès Pétain et un procès Laval, la mémoire de cette figure importante du régime de Vichy est demeurée  incertaine et difficile. C’est  notamment le cas au sein de la Marine, dans beaucoup de publications d’après-guerre écrites par des officiers de la Marine nationale.  frères d’armes de Darlan,  En même temps, on constate que la recherche universitaire s’est beaucoup moins intéressée à  Darlan qu’à Laval et à Pétain. La biographie publiée par le conférencier, qui  a eu un retentissement certain à sa sortie car il remettait en cause la vision complaisante de Darlan véhiculée notamment dans les milieux de la marine,  vise donc à combler ce manque.

• À PROPOS DE L’AMIRAL DARLAN:

QUATRE QUESTIONS, QUATRE RÉPONSES

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• Quelques jours avant qu’il ne donne sa conférence, Bernard Costagliola s’est prêté au jeu des Questions-réponse dans les colonnes du journal La Montagne. Il y explique d’abord pourquoi il s’est intéressé au personnage de l’amiral Darlan :À la suite de la parution de la biographie de Darlan chez Fayard, je me suis aperçu dans le cadre de mes recherches que l’image du personnage ne correspondait pas du tout à ce que je trouvais dans les archives. Des archives capitales, pourtant connues, étaient passées sous silence. J’ai donc axé mon travail sur cette documentation non exploitée. Dans cette tradition historiographique, la responsabilité de Darlan est minimisée par rapport à celle d’un Pétain ou d’un Laval. Le portrait qui était fait de lui était pour le moins généreux. Mon livre donne raison à Robert Paxton, dont l’ouvrage La France de Vichy, paru en 1972, avait fait date en bousculant les représentations sur l’histoire de la collaboration”.

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Darlan entre le général Eisenhower et le général Clark (novembre 1942)

• Il revient ensuite sur le parcours de  Darlan : “Darlan a fait carrière dans la marine. Il est un officier républicain insoupçonnable avant la guerre. Son père a été Garde des Sceaux. Il a connu une ascension rapide dans l’entre-deux-guerres. On crée même pour lui le titre d’amiral de la flotte. En 1940, il se rallie à Pétain et devient ministre de la Marine. Après le renvoi de Laval, Pétain le choisit en février 1941 pour devenir chef du Gouvernement. Darlan va s’engager dans une politique de collaboration qui va l’entraîner très loin.  En voulant marchander les conditions d’armistice, il va glisser jusqu’à une collaboration militaire avec l’Allemagne sous la forme de livraisons de bases militaires, de munitions, d’armes, et de pétrole. Mais les contreparties du côté allemand seront inexistantes. Darlan sera de plus en plus contesté, et, en avril 1942, Laval redevient chef du Gouvernement”.

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22 décembre 1942: la dernière sortie officielle de Darlan, à Alger, deux jours avant son assassinat

• Autre question cruciale : comment expliquer que ce partisan convaincu de la collaboration ait pu finir par  basculer du côté des Alliés en novembre 1942 ? Selon, l’historien, “Darlan est un pragmatique et un opportuniste. Il est à Alger au moment du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord. Son premier mouvement : faire appel à l’Allemagne pour repousser les alliés. Quand il réalise que la dynamique militaire américaine est trop forte, il renonce à combattre et décide de collaborer avec les Américains. Pour Roosevelt, cette reconnaissance de Darlan, la seule autorité française sur place en l’absence de Giraud, permet de ménager la vie de nombreux soldats américains”.

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L’Écho d’Alger (25 décembre 1942)

• Enfin, en abordant les circonstances de son assassinat,fin décembre 1942, Bernard Costagliola considère que “  On ne connaîtra sans doute jamais la vérité. C’est un mystère digne du crime de L’Orient-Express d’Agatha Christie. Personnellement, ajoute-t-il,  j’ai eu l’occasion de consulter les archives de Robert Murphy, l’envoyé spécial de Roosevelt en Afrique du Nord. Des documents ont été retirés de ses papiers…” Par qui, quand et sur ordre de qui ? On l’ignore encore …Du moins pour l’instant.

 

SHAVE Bandeau

Au programme des prochaines conférences  de la Société d’histoire et d’archéologie de Vichy :  13 décembre 2019 : les maisons closes à Vichy (G. Decluzet) – 2020 : 24 janvier : La Croix-rouge à Saint-Germain-des-Fossés (P. Davis) – 21 février : Vichy encartes postales et documents anciens – 20 mars : Les carrières et mines de la Bosse (J. Drouard) – 18 avril : Productions céramiques de Toulon-sur-Allier durant l’Antiquité (F. Salvaya).

• Sous l’égide de la SHAVE, Jacques Corrocher vient de publier une nouvelle monographie, Brugheas (Allier). La mémoire historique.

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VDB Allier Généalogie 127• Au sommaire du n°127  (Septembre 2019) :  L’édito de la présidente – La vie de l’association et les événements à venir… – Maurice Sarazin : Il y a 210 ans Jean-Marie Vianney déserteur en 1809-1811 – Aline Berna : À Busset, Marie Moussier nouvelle victime de l’éventreur Joseph Vacher – Maurice Sarazin : Participation du Bourbonnais à la restauration de Notre-Dame de Paris en 1769 – Maguy Vincent : une belle histoire : le slam et la guerre de 14 – Aline Berna : Aimé Laussedat un savant bourbonnais pionnier de la 3D – Maurice Sarazin : Le Docteur Camille Chabrol épouse Mademoiselle Larbaud à Saint-Yorre – Christian Bonnejean : Intempéries, événements relevés dans les registres paroissiaux –   Maurice Sarazin : Actualité littéraire à Vichy et dans la région 2ème trimestre 2019 – Quartiers généalogiques.

 

CGHB Logo

• Au sommaire des deux derniers numéros (162 et 163) de Généalogies bourbonnaises et du Centre, publication trimestrielle du CGHB:

VDB CGHB ETE 2019

CGHN 163

 

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CDB Mémoirede Cérilly b° 16 2019Le bulletin annuel des Mémoires de Cérilly et ses environs (n° 16 – septembre 2019) vient de paraître. Au sommaire : Le mot du président (A. Bessard) – Procès-verbal de l’assemblée générale du 29 septembre 2018 – Jean Taillardat (A. Bessard) -Guy Lafoucrière ( A. Bessard) – La chapelle Dubois (Georges Bodard) – Morantin, Fontarabier et  les autres (J. F. Heintzen) – Un dessin de Picasso « Bubu de Montparnasse » (Amis de Charles-Louis Philippe) – Marcellin Desboutin (1823-1902) (A.Page) -Centenaire de la Grande guerre à Cérilly (A. Bessard) – Pourquoi Ferrari a choisi le cheval cabré comme emblème (J. Bastidon) – Eugène Pinon (1862-1938) (A. Bessard) – 12 mai – juin 1940 : la débâcle et l’accueil des réfugiés à Cérilly et Theneuille – Le maquis Tardif – Jacqueline Pelletier-Doisy (1924-2018) (A.Badower).

• Lors de l’assemblée générale tenue début  octobre, Alexandre Bessard qui a été reconduit à la présidence de l’association, a proposé la création d’un groupe interassociatif entre Mémoire de Cérilly, l’association François Péron, les Amis de Charles-Louis Philippe et la Société des amis de la forêt de Tronçais. L’objectif est selon lui  “d’apporter une compétence de haut niveau en matière de gestion forestière et touristique”. Autre but : faire émerger  et proposer des idées et des projets, tels que la publication d’un ouvrage commun de promotion du territoire mais aussi la préparation d’un circuit dédié aux “grands hommes” du Pays de Tronçais.

 

 

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• La brique de Vendat, revue bimestrielle de l’association Vendat, son passé, pour la mémoire et la promotion du passé de la commune, vient de publier son n° 40 (septembre –octobre 2019). VENDATAu sommaire : Diaporama commenté (présenté le 15 septembre 2019) : L’eau et ses usages – La rue du Capitaine Selvez : qui était le capitaine Selvez ? –  Un mariage à Vendat en 1817 –  Monographie par l’abbé Malvielle : chapitre 3 : Tradition populaire –   Registre des délibérations du conseil municipal (1838-1868) : délibérations des 29 janvier et 27 février 1852 –  Mots cachés : Les instituteurs de Vendat de 1847 à 1950 – Photo mystère –  Inauguration de la Poste en 1993 –  La justice seigneuriale à Vendat – Publications en vente. La revue est téléchargeable gratuitement sur le site de Vendat, son passé.

• Autre publication à mentionner, le recueil n° 3 de La Brique de Vendat. Il présente une compilation d’articles parus dans la revue des mois d’Août 2017 à Décembre 2017. Le recueil est également téléchargeable sur le site de l’association.

 

• AUVERGNE ET VELAY

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• Le 84ème numéro de Sparsae, la revue de l’Association culturelle d’Aigueperse  et ses environs, vient de paraître. Passage en revue des contribution … C’est d’abord le château de Villemont qui est mis en valeur. Jacques Corrocher signe la seconde partie de son étude débutée dans le n°83 sur les anciennes seigneuries de Vensat, les deux autres étant Lafont et le Chancel. C’est l’occasion de rendre hommage à son actuel propriétaire, Me Jean Michel de Rocquigny qui, année après année, fait peu à peu renaître ce beau domaine. Toujours à propos de belles demeures, le général Dominique de La Rouzière, lui aussi un sauveur de patrimoine et  passionné de botanique, présente les jardins de sa propriété des Vergers, face à la plaine de Limagne et à la chaîne des Puys.

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Le château de Villemont au début du XXè siècle

84-couv1-bords-perdus-213x30-1•  Jean-Claude Lamazière brosse le portrait de César Pierre Andrieu, maire d’Aigueperse et député aux États généraux de 1789. Au tournant de la Révolution française, il est issu de la bourgeoisie d’Aigueperse du siècle des Lumières, ami du député Gauthier de Biauzat qui représente la sénéchaussée de Clermont aux mêmes États généraux.  Andrieu se bat pour qu’Aigueperse ne perde pas de son aura dans la nouvelle découpe administrative territoriale. Sans mésaventure majeure, il a traversé l’épisode révolutionnaire en dépit de ses concepts politiques bien éloignés des idéaux qui ont prévalu entre la mise en accusation de Louis XVI et Thermidor. Entre Maringues, sa ville d’origine, et Aigueperse, sa ville d’implantation, il a construit patiemment les fondements qui ont fait de la famille Andrieu une dynastie influente.

• Enfin, un sujet plus matériel:  grâce à l’une de ses  adhérentes, l’association a  découvert l’existence, dans le village de Bussières, d’un équipement destiné au tri des céréales. Il permet de récupérer les grains présentant la meilleure capacité germinative. Ce matériel était géré en commun par les cultivateurs des environs du village. Bien que toujours prêt à fonctionner, ce témoin  d’un proche passé, repose aujourd’hui d’un sommeil paisible dans son local de Bussières. On parle cependant de son transfert prochain en Haute-Loire pour le réactiver dans le tri d’une des grandes spécialités agricoles du Velay : la lentille.

 

REVUE AUVERGNE

• La Revue d’Auvergne (n° 628-629, 2018/3-4) comporte une vingtaine d’articles sur le thème de L’agriculture entre plaine et montagne d’hier à aujourd’hui. L’ensemble est présenté ainsi: “L’image très fortement agricole que renvoie l’Auvergne est probablement liée en grande partie au fait que l’activité humaine a su en dépit ou grâce à des éléments climatiques ou naturels plus contraignants qu’ailleurs conserver des paysages traditionnels diversifiés, ancrés aux potentialités des milieux dominés par les surface herbagères tournées vers l’élevage en montagne,et des surfaces de cultures dans les zones de plaine plus fertiles”.

 

REVUE HAUTE AUVERGNE

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• Prochaines conférences de la Société des lettres, sciences et arts de la Haute Auvergne : 16 novembre : Le tunnel de Pandore (Michel Danguiral).Une évocation des documents de la fin du XIXème siècle à propos des difficultés des voies de communication autour du Puy Mary et les trois projets de tunnels pour désenclaver les vallées de Cheylade (1846), du Falgoux et de Mandailles (1854) – 14 Décembre :  Des frères et des fidèles. Les ordres mendiants à Aurillac (du début du XIIIe siècle au début du XVIe siècle ( Claire Bourguignon, doctorante en histoire de l’art et en archéologie médiévale). Au Moyen Âge, Aurillac accueille deux ordres mendiants : les Franciscains puis les Carmes. Au sud de la ville, les Franciscains font ériger un couvent doté d’un sanctuaire, l’actuelle église Notre-Dame-aux-Neiges. Les Carmes s’établissent le long de la rue éponyme. Seront évoquées les modalités et les conséquences de l’installation des frères dans la ville.

Alamanach de Brioude

photos-ouvrages-almanach-brioude-17-05_4339615• L’édition 2019 de L’Almanach de Brioude et de son arrondissement,  qui fêtera son 100ème anniversaire en 2020, vient de paraître. Xavier Lochmann, président de la société savante qui l’édite, le définit comme “un numéro éclectique”, avec deux articles consacrés au Doyenné, l’emblématique bâtiment brivadois datant du XIIIe siècle.  Le premier, écrit par  Françoise Pierron et Alain Flour, porte sur sa récente restauration. Le second, signé par David Morel et François Blondel, dresse un bilan des recherches sur le Doyenné, au Moyen-Âge. L’histoire politique brivadoise figure aussi en bonne place avec la suite du  travail de Xavier Lochmann sur Auguste Avond, avocat et député du Brivadois (période 1848 – 1866). Hugues Béringer, de son côté, s’est attaché à dresser un bilan  de la contribution du département de la Haute-Loire  à la formation du Sénat républicain. D’autres sujets complètent le sommaire, parmi lesquels le couronnement de Notre-Dame de Trouvée en 1913 ou les prospections d’un archéologue amateur dans le pays de Saugues.

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Claude Astor (1929-2018)

•  L’Almanach rend aussi hommage à deux personnalités de la société savante, décédées en 2018 : Paul Fontanon et Claude Astor, son ancienne présidente,. Né à Paris en 1929, Claude Astor était docteur en droit. Après une carrière professionnelle  au sein du groupe Philips, elle avait mis à profit sa retraite pour suivre les cours de l’École du Louvre. Dès 1993 elle avait pris une part active  à l’Almanach, dans lequel elle avait publié dix-huit articles. Latiniste et paléographe, elle était devenue une spécialiste reconnue de l’histoire médiévale brivadoise. En 2005, elle avait été la première femme à accéder à la présidence de la société savante brivadoise. Début 2018, elle avait publié le premier tome d’un ouvrage majeur consacré au Catalogue du personnel canonial de Saint -Julien de Brioude (XIIIème au XVème ). Peu avant son décès, survenu le 4 octobre 2018 à Paris, elle travaillait à la préparation d’un second tome.

NOZERINE-couverture• En même temps que l’Almanach annuel, est paru le deuxième numéro des Dossiers de l’Almanach  (1 vol. br, 230 p, 28 €) Il est  consacré à la vie de l’orfèvre brivadois Julien Nozerines (1719-1773). L’auteur de la biographie,  François Daumet, a remanié son mémoire d’étudiant Master 2 en histoire (Université Blaise-Pascal), fruit de quatre années de recherches et de travail. Tout en se plongeant dans la vie personnelle et professionnelle de Julien Nozerines, son ouvrage est également une étude sur  la société brivadoise au siècle des Lumières. Pour Xavier Lochmann, c’est un travail remarquable d’histoire sociale”. Rappelons que le premier Dossier publié en 2017 portait sur le recensement des chanoines de la Basilique de Brioude, du XVIe siècle jusqu’à la Révolution française. réalisé par Claude Astor. Le troisième tome, actuellement en préparation,  viendra clore le travail de l’ancienne présidente, sur le même sujet. 

• LIMOUSIN

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• La Société des sciences naturelles archéologiques et historiques de la Creuse a établi le calendrier de ses prochaines séances qui sont ouvertes au public: 16 novembre  (Guéret – Maison des associations) : Philippe Hirou : Étude du cadastre napoléonien du bourg de Crozant : enclos ecclésial ou premier château – Nadine Jammot: Le double piano à queue du château de Villemonteix – Paul Poulteau : Théodore Marest (1888-1918)  – 18 janvier 2020 (Guéret – Salle de Jouhet, rue de Pommeyroux) : Bertrand Giraud : Le site de Parchimbaud (Saint-Sébastien) : une présence gallo-romaine attestée avec un site cultuel probablement important – Léda Martines : La restauration de la “Descente de Croix” d’Auzances : une connaissance renouvelée de l’histoire matérielle du tableau –   Jacky Guillon: Avril 1943 : de Boulogne-Billancourt à Pontarion.

• À l’invitation de la SSNAH de la Creuse,  jeudi 21 novembre, à 18 heures,  à la B.M.I. du Grand Guéret (avenue Fayolle, 23000 Guéret), Jean-Yves Le Naour, historien, spécialiste de la Grande Guerre, présentera une conférence sur le thème  1919, une paix ratée ?

 

• NIVERNAIS ET BOURGOGNE

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Groupe 71

Images de Saône-et-Loire, publication trimestrielle du Groupe Patrimoines  71,  vient de faire paraître son n° 198 (juin 2019). Sommaire:

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• L’année 2019 sera celle du  cinquantenaire du Groupe Patrimoines  71 fondé en 1969 par l’érudit Fernand Nicolas. Pour marquer ce demi-siècle d’existence (presque un record par ces temps difficiles pour les publications régionales), la revue Images de Saône-et-Loire a choisi de mettre en souscription un n° spécial anniversaire de 64 pages (voir ci-dessous), à paraître en novembre (n°199 – 200)

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• Au-delà de cette publication exceptionnelle, d’autres temps forts ont déjà rythmé ou rythmeront le cinquantenaire entre septembre et novembre 2019:

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Couverture du 1er n° (1969) et éditorial de Fernand Nicolas, le fondateur

• Une autre initiative à saluer, à l’occasion de ce cinquantenaire…Les n° 1 à 176 (période 1969-2013) de la revue Images de Saône-et-Loire ont été intégralement numérisés et ils sont désormais librement  consultables en ligne  sur le site des Archives départementales de la Saône et Loire.

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 •  La Camosine – Les annales du Pays nivernais vient de publier son n°177, toujours aussi richement illustré. Thème de ce nouveau fascicule : Mémoires végétales, herbiers de la Nièvre . Des informations complémentaires, notamment une bibliographie sélective, sont consultables sur la page facebook de La Camosine.CAMOSINE couverture-fond-blanc

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• L’Académie de Mâcon va rééditer deux ouvrages d’Alphonse de  Lamartine : Le tailleur de pierres de Saint-Point et Trois mois au pouvoir. La souscription étant close depuis le 25 septembre, ces deux livres devraient paraître prochainement aux prix respectifs de 14 et 18 €.  Ces deux ouvrages écrits et publiés à trois ans d’intervalle illustrent bien la capacité de Lamartine à se situer dans des univers  très  différents : d’une part, celui d’une période révolutionnaire dans laquelle ce fils de noble ne manque pas de surprendre en proclamant la République ; d’autre part, celui du milieu socio-culturel du Mâconnais, en l’occurrence le village de Saint-Point, où il possède un château. La lecture simultanée de ces deux livres permet de découvrir la grande diversité des thèmes, des engagements, des sources d’inspiration et du style de leur auteur.

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• BERRY

Socité archéologie BERRY

• La Société d’archéologie et d’histoire du Berry, créée en 1964, a été  reconnue d’utilité publique en 1969. Née de la fusion de la Société des antiquaires du Centre (1866-1964) et de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher (1866-1964), elle est donc l’héritière intellectuelle et légale de ces deux  sociétés savantes berruyères. Son but est de susciter, d’encourager et de faciliter, les études, les recherches et les publications susceptibles de concourir au progrès et à la diffusion publique de l’archéologie et de l’histoire de la province de Berry (Cher et Indre). Forte de plus de 220 membres, elle diffuse ses Cahiers à plus de 400 exemplaires. Chaque mois, à 20 heures, ses membres se réunissent au siège de l’association (Maison des associations : 28, rue Gambon 18000 Bourges), pour assister à une conférence.

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Le site de l’usine Monin avant sa destruction

• Au programme des prochaines  conférences de septembre à décembre : 26 septembre: Romain Gayon, Maîtres et écoles d’Asnières, 1750-1852-  24 octobre: Robert Bedon : La stèle du Biturige Blaesianus au musée de Limoges – 28 novembre: Raphaël Durand : Les fouilles des usines Monin à Bourges – 19 décembre: Benoît Quatre :  Temporalités et mortalités de la peste à Bourges.

 

• FOREZ

La Diana

• La Diana, Société historique et archéologique du Forez a été fondée en 1863 et elle  est aujourd’hui reconnue d’utilité publique. Elle a pour mission l’étude et  la valorisation du Forez, ancienne province de France correspondant approximativement à l’actuel département de la Loire.  Elle conserve des fonds d’archives, gère une bibliothèque, un musée archéologique et plusieurs monuments historiques. Elle est aussi à l’origine de colloques et d’expositions.

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• C’est ainsi qu’elle  organise un colloque intitulé De la guerre à la paix: Le département de la Loire en 1919. Il se déroulera le vendredi 22 novembre,  au Théâtre des Pénitents à Montbrison. Sous la présidence d’Antoine Prost, Président du Comité Scientifique de la Mission Nationale du Centenaire, ce colloque examinera comment le département est sorti de la Première Guerre mondiale, notamment sur les plans économique et social, après que la Loire, et notamment la région stéphanoise, eut constitué entre  1914 et 1918 l’une des plus importantes “usines de guerre” du pays. Ses mines de charbon, sa puissante industrie métallurgique  ou encore  ses activités textiles ont été tournées vers l’effort de guerre. Le colloque s’intéressera à l’indispensable et difficile  reconversion de l’économie de guerre après l’armistice du 11 novembre 1918. Une dizaine d’universitaires  et des spécialistes d’histoire régionale devraient intervenir.

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Le couvent des Clarisses à Montbrison

• Inaugurée lors des Journées européennes du Patrimoine, l’exposition Dépôts et des pots, archéologie de la vaisselle quotidienne des Clarisses de Montbrison (XVIIè – XVIIIè siècle)   se poursuit jusqu’au 20 décembre. Elle présente le résultat des fouilles archéologiques menées par l’INRAP en 2011 et 2016 dans le quartier de la sous-préfecture de Montbrison. Les vitrines montrent  la vaisselle quotidienne des clarisses mais aussi de très belles pièces venues d’Italie ou d’Espagne. Des documents pédagogiques accompagnent l’exposition.

• L’association Ceux du Roannais vient de publier une nouvelle monographie intitulée  Charlieu et son ancien canton (1 vol. br, 236 p, illustrations). L’ouvrage est disponible auprès de l’association Ceux du Roannais (Roanne),  au prix de 25 €.

 

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