LES PARUTIONS RÉCENTES: N° 16 (OCTOBRE – NOVEMBRE – DÉCEMBRE 2019)

DERNIÈRE MISE À JOUR:   8 DÉCEMBRE 2019

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

◘  Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 

◘ Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.

◘ Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.

◘ Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 

◘ « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet de mises à jour régulières, du 1er octobre au 31 décembre 2019  . N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.

◘ Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.

◘ Pour nous contacter et nous adresser vos informations:

allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• BAPTISTE Luc : La vie belle : images. 1 vol. br, 120 p, éd. Bleu Autour, coll. Celadon, 12 €.

viebelle_DSC2412En voyage par le monde, les livres lus, le village d’enfance ; à l’assaut de sommets lointains ou des friches voisines ; à l’affût de visions éclatantes, parfois photographiées ; dans la bienheureuse nécessité d’avoir à faire une place, en ces lieux, à l’enfant chéri… La vie belle, en somme, ou la vie éternelle, qui est de chaque instant. Elle s’avère à tout le moins fugace, et ne laisse guère de repos, ni de répit. Se raconter des histoires est manière de faire ; on y croise des tourments et folies, des visages énigmatiques, des mémoires de toutes sortes, des images brutales, des emballements, et même des cœurs de pierre pour garder dans la main trace d’amour. Luc Baptiste, docteur en sciences de l’éducation, enseigne à l’université Clermont Auvergne. Écrivain, photographe, il est l’auteur, aux éditions Bleu autour, de récits, La vie belle (2019) et Le village et enfin (1997, réédité en  2008 avec une préface de Marie-Hélène Lafon). Il a aussi écrit des nouvelles, La Position de Juste (recueil, 2000) et Les Français parlent aux Français (coffret “Six nouvelles, six auteurs”, 2008). On lui doit également un récit de voyage,  Sur la route du Karakoram (2008).

• BAPTISTE Luc : Autre part : photographies. Préface de  Christian Giudicelli. 1 vol. br, 120 p, illustrations n-b, éd. Bleu Autour,  coll. D’un regard l’autre, 18 €.

autrepart_DSC1757Nul portrait, note Christian Giudicelli le préfacier, dans ce recueil de photographies en noir et blanc. Des paysages minéraux, végétaux, métalliques, urbains, “ avant l’homme ou après lui”, ajoute-t-il. Des “paysages humains” (Nâzım Hikmet), cependant, même si peu de gens les traversent : un homme pressé avec poussette à un carrefour strié de fils et d’arêtes, deux femmes sucrées sur un mur de parking. Nous sommes aux quatre coins du monde – Asie centrale, New York, Syrie ou Vichy – mais peu importe : nous sommes au monde, dans l’immensité du monde minuscule. “ Nous marchons en aveugles. Nous avançons muets ”,  dit l’auteur en épilogue du livre, où il nous égare. Nous contemplons les visions que ses photographies découpent et fixent.

• BARJAVEL René : Les chemins de Katmandou. Nouvelle édition.1 vol. br, 360 p, éd. Presses de la Cité, 21 €.

iZ barjavel“Ceux qui se rendront à Katmandou ne reconnaîtront pas ce qui est écrit dans ce livre. […] Ce livre ne cherche pas à donner une idée de la réalité, mais à s’approcher de la vérité. Celle de Jane, et celle d’Olivier, dont il raconte l’histoire”, écrit  René Barjavel.  Olivier, étudiant en mai 1968, a décidé de fuir la capitale, ses rêves et ses utopies pour conquérir pouvoir et fortune dans le sillage de son père, un homme d’affaires qui organise des voyages pour milliardaires à Katmandou, au Népal. En chemin, il rencontre la jolie Jane, hippie britannique un peu paumée, à la recherche, comme tant d’autres, d’un idéal de vie communautaire dans la ville sacrée. Ils tombent amoureux l’un de l’autre… Amours, drogues, illusions perdues. Il est des chemins pour se perdre ou pour se retrouver : les chemins de Katmandou. Un grand classique de René Barjavel qui débuta sa carrière en Bourbonnais, avant guerre.  

• BEAUGRAND Catherine : Histoires fantastiques. 1 vol. br, 163 p, éd. Angelfall éditions (angelfall-editions@orange.fr), 18 €. Disponible également  en format Kindle  – Amazon, 3,99 €.

51X-V1XgGPL._SX331_BO1,204,203,200_Un recueil de nouvelles qui se rattachent toutes au genre littérature fantastique. On y croise des vampires, des fantômes, des immortels et même des  êtres venus d’un autre monde. Bref, l’ouvrage  constitue un cocktail à savourer sans modération, avec en prime frisson garanti, le tout saupoudré d’un soupçon de romantisme. Après des études littéraires et une formation aux métiers de la communication et du graphisme, Catherine Beaugrand a fondé sa propre maison d’édition, Angelfall.  Outre sa passion pour la création artistique, elle voue un attachement profond à Montluçon en particulier et au Bourbonnais en général, son terroir natal. Après la saga en deux volumes Le Prince maudit,  Histoires fantastiques est son troisième titre.

 • BEAUGRAND Catherine : Le prince maudit : Tome 1 : Aeternum. 1 vol. br, 80 p, éd. Angelfall éditions, 18 €. Disponible également  en format Kindle  – Amazon, 3,99 €.

41rRqBXCU0L Une romance fantastique historiqueAlix, 23 ans, revient sur sa terre natale, le temps d’un été pour être guide touristique au Château de Montluçon. Récemment restauré, l’édifice chargé d’histoire  ouvre enfin ses portes au public, après des années d’oubli. Dans une chapelle, Alix fait la rencontre d’un homme étrange mais celui-ci disparaît en une fraction de seconde. Intriguée et fascinée par cette apparition mystérieuse qui hante son esprit, elle va chercher à en savoir davantage, ce qui lui permettra de découvrir, malgré elle, un monde secret. Il se cache à l’intérieur même de sa famille depuis des siècles et de sa petite ville qu’elle croyait pourtant bien tranquille…Le Prince Maudit, Aeternum, est  un roman qui transporte le lecteur  dans un voyage au cœur du Bourbonnais et du Berry, de Montluçon à Vallon en Sully en passant par Culan, Bourbon l’Archambault et Souvigny…C’est aussi une promenade dans le temps ,  entre le  Moyen Âge et aujourd’hui.  De quoi vivre une aventure épique et romanesque.

 • BEAUGRAND Catherine : Le prince maudit : Tome 2 : Amor vincit omnia. 1 vol. br, 120 p, éd. Angelfall éditions 22 €. Disponible également  en format Kindle  – Amazon, 5,99 €.

51qZwrWflyL Alix va devoir se séparer de Guillaume pendant quelques mois pour poursuivre sa formation de “protectrice”.  Elle est bien loin de s’imaginer que son destin doit s’accomplir dans un autre monde. Un homme mystérieux fait son entrée  dans sa vie et la guide dans cet univers inconnu. Son cœur et sa raison en seront mis à rude épreuve. Dans ce second volume, la découverte des ses « origines » bouleverse toutes les certitudes de la jeune fille et la phrase « amor vincit omnia » (l’amour conquiert tout), prend alors tout son sens. Catherine Beaugrand, met ici un terme à cette aventure épique qu’est Le  Prince maudit. Le lecteur retrouvera des paysages et des lieux situés en Bourbonnais, entre  Audes, Estivareilles, la forêt de Tronçais, Montluçon, Quinssaines… En  2020-2021, “Le Prince maudit”  fera l’objet d’une adaptation au cinéma par le réalisateur montluçonnais Jacques Baudoin. Titre prévu : “Archambault VI, la malédiction”.

• BLOCH Daniel (présenté par) : Jacques Chevalier et Emmanuel Mounier : une amitié tumultueuse (1924-1946).  Préface de Pierre-Olivier Padis. 1 vol. br, éd. Presses universitaires de Grenoble, coll. La pierre et l’écrit, 23 €.

► Jacques Chevalier et Emmanuel Mounier sont deux grands philosophes engagés qui ont marqué leur époque tant par leurs pensées philosophiques que par la défense de leurs idées politiques. Si l’un, Emmanuel Mounier a été l’élève de l’autre (Jacques Chevalier), Jacques Chevalier a été longtemps ignoré du fait de sa condamnation par la Haute cour de justice pour  atteinte à la sûreté de l’État,  en raison de ses actions contraires aux principes laïques de la constitution française. Ces deux hommes, hors du commun, très liés par une amitié qui ne sera jamais rompue, vont avoir, entre 1924 et 1946, des échanges d’une grande intensité dramatique reflétant les hésitations, les certitudes et les atermoiements du contexte historique et politique : la séparation de l’Église et de l’État, la montée du nazisme, la guerre civile espagnole, la chute du gouvernement de Pétain. Cet ouvrage, présenté par Daniel Bloch pour mieux guider le lecteur dans le contexte historique de l’époque, révèle,  de l’intérieur, les conflits philosophiques et politiques de ces deux hommes.

BURE Véronique de : Un clafoutis aux tomates cerises. Nouvelle édition illustrée version de luxe. Postface inédite de l’auteure.  Illustrations de Constance Clavel. 1 vol. cartonné, 320 p, illustrations n-b et couleur, éd. Flammarion, 24,90 €.

Z DE BUREAu soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d’écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l’hiver, d’événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l’Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l’un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu’elle veut et ce qu’elle peut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, s’amuser des mésaventures de Fernand et Marcelle, le couple haut en couleurs de la ferme d’à côté, accueillir pas trop souvent ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine… Un clafoutis aux tomates cerises, le plus joli roman sur le grand âge qui soit, traite sans fard du temps qui passe et dresse le portrait d’une femme qui nous donne envie de vieillir.

• BURE Véronique de : Une confession. Nouvelle édition. 1 vol. br, 192 p, éd. Flammarion, 19 €.

9782081505773C’est d’abord l’histoire d’une rencontre, celle d’une femme de vingt-huit ans et d’un philosophe de quatre-vingt-dix ans. Il s’appelle Jean Guitton, fut l’intime d’un pape, l’ami d’une reine, de François Mitterrand et de Jacques Chirac. Elle est séduite par son esprit, il s’éprend de sa jeunesse. Lorsqu’il meurt, alors qu’elle a cessé de le voir, six années de souvenirs lui reviennent. Alors elle lui parle. Tout en lui remémorant leur histoire commune, elle le laisse peu à peu entrer dans sa vie d’aujourd’hui, d’épouse et de mère, lui révélant la femme qu’elle est devenue, l’ennui dans lequel elle s’est installée, son vague à l’âme, ses aspirations. À qui d’autre qu’à lui, ce laïque quasi religieux, si éloigné des plaisirs de la terre et de la chair et désormais proche des anges, pourrait-elle confier sa passion amoureuse et sa liaison avec un homme marié ? “ Si la confession, cette confidence du mal, doit être faite à un homme, c’est à un homme placé dans une attitude divine et maternelle, capable de porter tous les péchés du monde ”, écrivait-il, comme une incitation. Ce ne pouvait être que lui, cet homme à qui elle pouvait se confesser.

• COLLIER Patrice : Le Mystère Mantin. Roman policier. 1 vol. br, 154 p, éd. L’Harmattan, coll. Rue des écoles, 16 €.

Z COLLIER MANTIN Un roman policier autour de Louis Mantin et du triptyque de la cathédrale de Moulins, entre fiction littéraire et réalité historique, qui entraîne le lecteur dans une cascade de découvertes et de rebondissements. Une succession de faits divers parus dans le journal local sert de point de départ d’une enquête peu banale au cœur de la capitale bourbonnaise, dans laquelle le lecteur suit Archibald et ses amis.  Patrice Collier, successivement professeur de musique en collège et lycée, directeur de l’école municipale de musique de Bourbon l’Archambault, bibliothécaire à l’université de Clermont-Ferrand, directeur d’un foyer de vie pour adultes déficients mentaux, se consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture. Il est membre du jury du Concours Bourbonnais de Nouvelles qu’il a créé. Il anime l’atelier-philo de Bourbon depuis une vingtaine d’années.

• LALAURY Cédric : Que les ombres passent aux aveux. Roman policier. 1 vol. br, 450 p, éd. Préludes, coll. Préludes Noir, 17,90 €.

Z PréludesAprès un drame personnel, Jessie décide de retourner vivre chez son grand-père. Alors que le vieil homme vient de mourir, elle trouve dans sa boîte aux lettres une enveloppe contenant des documents. Ceux-ci évoquent Keowe, terre de leurs racines, dont il ne parlait jamais. Pourquoi lui adresser aujourd’hui ces coupures de journaux consacrées à un massacre familial perpétré des décennies plus tôt ? Un riche industriel de la région, M. Webson, avait tué sa fille et sa femme avant de se suicider. Son fils cadet, Toby, n’a jamais été retrouvé. Or Mme Lamar, l’ancienne gouvernante de la famille, affirme l’avoir récemment reconnu. L’Enfant perdu d’Eden Woods serait-il de retour ? Troublée, Jessie part enquêter sur place… Cédric Lalaury est né à Montluçon. Après des études de lettres modernes à l’université Blaise-Pascal, il a donné des cours de soutien à des élèves en difficulté. Admirateur d’Henry James, de Marcel Proust et de Stephen King, il se consacre désormais à l’écriture.

LALAURY Cédric  Il est toujours  minuit quelque part. Nouvelle édition. 1 vol. br, 320  p, éd. Livre de poche, coll. Thrillers, 7,70 €.

51tUq0QkCXL._SX307_BO1,204,203,200_Bill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, mari et père comblé, il occupe un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse université américaine. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… Jusqu’au jour où il trouve dans son casier l’exemplaire d’un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : R. P. Kirkpatrick.  Pas de quoi chambouler Bill. À un détail près : il s’agit d’une histoire vraie. Celle d’un crime dont il était persuadé que personne n’en avait jamais eu connaissance. Sur une île qu’il aurait voulu oublier pour toujours. Cet ouvrage envahit bientôt l’existence de Bill et contamine tout autour de lui. Sa vie paisible et confortable ainsi que son équilibre psychologique vont vite menacer de voler en éclats sous l’effet dévastateur de ce livre vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé. “Il est toujours minuit quelque part” a été couronné par le prix Kobo by Fnac  2017

• MARION Olivier : Paroles de collégiens. 1 vol. br, 152 p, éd. du Panthéon, 14,90 €.

Paroles de collégiens - Olivier MarionMao Tse Toung à était (sic) assassiné à Dallas en 1963”... Le chef de l’Italie s’appelait Missouri”… Les perles de nos chères têtes blondes constituent le parcours obligé de toute année scolaire. Passé le rire, on s’interroge : ces élèves, qui sont-ils ? Les divers questionnaires qui leur sont remis, pour se présenter puis évoquer l’année écoulée, sont révélateurs des aspirations et des préoccupations d’adolescents de 11 à 16 ans. Livrées dans leur version originale, ces remarques nous ouvrent aux pensées et aux rêves des collégiens. Elles disent beaucoup de choses sur les préoccupations, sur l’imaginaire de leur âge et de leur temps, mais aussi sur leurs lacunes culturelles. Originaire de Chevagnes, en poste dans le Pas-de-Calais, Olivier Marion est l’auteur de  “Louis XVI a perdu la tête” , paru en 2011, un livre dans lequel il recensait déjà quelques bourdes de collégiens. Il a également collaboré à l’ouvrage collectif  “Enseigner de Gaulle” (2018) mis en ligne par la Fondation Charles de Gaulle.

• NATHY: Intimidation – Children of Styx- Tome 1. 1 vol. br, éd. Amarante, coll. Fleur d’Amarante, 20 €.

Children-of-Styx-Intimidation (2)Sophie et Mathias débarquent à Montluçon à quelques jours de la rentrée scolaire. Stan et son frère Iwan s’apprêtent à retrouver les bancs du lycée avec, en toile de fond, la musique des “Chidren of Styx ”, le groupe de rock qu’ils ont créé. La rencontre de ces quatre jeunes gens marquera-t-elle un tournant dans leurs existences respectives? Ce roman, qui s’aventure dans les méandres de la littérature contemporaine, sort décidément Nathy de sa zone de confort. Point de vampires ou autre créature fantastique ici, mais deux fratries d’ados passionnés de musique que l’auteur plonge dans la tourmente du passage à l’âge adulte.Le second volume paraîtra en 2020. 

TÉNOR Arthur : L’enfer au collège. Nouvelle édition. 1 vol. br, 96 p, éd. Milan (Toulouse), coll. Milan Poche junior, 5,70 €.

Z TénorC’est jour de rentrée pour le très sensible et très réservé Gaspard qui débarque dans un nouveau collège, en territoire inconnu. Qui dit nouveau collège, dit souvent nouveaux copains. Pas vraiment. Il se retrouve très vite face à  Anthony, la grande gueule de sa classe, qui est bien décidé à profiter de son pouvoir pour lui  pourrir au maximum la vie. Au début, c’est en principe  juste pour rigoler, tout simplement parce que Gaspard a une tête de premier de la classe, ce qui en fait le souffre douleur idéale. Ça commence par de mauvaises blagues. Rien de bien méchant. Puis la cruauté finit par prendre le dessus. De plus en plus fortement… La méchanceté d’Anthony se mue en cruauté… au point que le timide Gaspard décide d’utiliser les mêmes armes contre Anthony, en répondant à la violence par la violence.

VAN-KINH Claire : De la terre à la mine1 vol. br, 413 p, autoédition Claire Van-Kinh, 20 €.

Z Van kinhFidèle à son habitude, Claire Van-Kinh qui a déjà à son actif plusieurs  romans,  nous emmène au cœur du terroir pour découvrir la vie des hommes d’un autre temps. Avec son souci d’authenticité, elle brosse dans ce septième opus, le portrait des ruraux du Haut-Forez frontalier du Bourbonnais. Tel un véritable hymne aux métiers disparus, Claire Van-Kinh dévoile dans la totale véracité des faits, la vie des paysans tour à tour bûcherons, sabotiers, scieurs de long ou charbonniers. Mais c’est grâce au témoignage de Marcel Terrenoire, mineur de fond, natif de Saint-Priest-la-Prugne, que nous descendons avec lui dans la profondeur des entrailles de la terre,  à la recherche de l’uraniumClaire  Van-Kinh, surnommée “La Claire de nos terres”, s’est donné pour mission de transmettre la mémoire de ceux qui, par leur travail, leur courage, leurs us et coutumes nous ont légué les valeurs de la France profonde. Dans chacun de ses ouvrages, une page de cette ruralité s’ouvre sur des horizons différents avec en toile de fond des histoires authentiques, jamais romancées…

◘ HISTOIRE

•  ALVISET Josette, NOBLE Fabien, PAILLET Antoine : L’Opéra de Vichy : scène fastueuse de la reine des villes d’eaux. Préface de Jean Lebrun.  1 vol. br, 146 p, illustrations n-b et couleur, éd. Bleu Autour, coll. D’un regard l‘autre, 29 €.

Z Opéra vichyL’Opéra de Vichy, autrement dit la salle de théâtre du Grand Casino édifiée en 1901, est une scène provinciale hors norme de par sa capacité (près de 1500 places) et sa décoration toute dédiée à l’Art nouveau. L’ouvrage décrit cet écrin moderne créé par les architectes Charles Le Cœur et Lucien Woog et décoré par des artistes talentueux : Émile Robert (ferronneries), Pierre Seguin (ornements sculptés) et Léon Rudnicki (décors peints). La programmation, aujourd’hui riche encore, fut fastueuse dans la première moitié du XXe siècle : Vichy, reine des villes d’eaux, est vite devenue la capitale d’été de la musique et des spectacles ; la scène de son Opéra a vu se succéder les plus grands noms de l’art lyrique et théâtral, à commencer par Sarah Bernhardt qu’a figurée Rudnicki sur la coupole.

BERTILORENZI Marco, DUBRUC Nadine, PASSAQUI Jean-Philippe (sous la direction de): Henri Fayol  [1841-1925] : les multiples facettes d’un manager. Préface de Anne Françoise Garçon. 1 vol. br, 342 p, illustrations, biblio, index, éd. Presses des Mines-Paris Tech –  PSL (Paris), coll. Histoire et société, 39 €.

H_Fayol_frontActes du colloque tenu à l’École des mines de Saint-Étienne du 1er au 3 juin 2016 ; organisé par l’École des mines de Saint-Étienne et l’Institut d’histoire moderne et contemporaine-UMR 8006, sous la direction de Marco Bertilorenzi, Nadine Dubruc et Jean-Philippe Passaqui. Né en 1841 à Constantinople, Henri Fayol fut ingénieur des mines, à Saint-Étienne, à seulement  19 ans. Il vint ensuite à Commentry, où il resta aux houillères durant vingt-deux ans. Il fut nommé  directeur des mines en 1866, succédant ainsi à Stéphane Mony, appelé à d’autres fonctions. Directeur général de la Société de Commentry-Fourchambault, en 1888, il en assura la réorganisation, avant de démissionner en 1918, tout en restant administrateur.

• GRIVEL Joseph : Glozel, avant Glozel. Confins et sanctuaires. 1 vol. br, 224 p, illustrations n-b et couleur, annexes, éd. L’Aurisse éditions – Joseph Grivel (42129 Le Coteau), 18 €

Numérisation_20191020 (2)Depuis bientôt un siècle, le débat fait rage autour de Glozel et les passions sont loin d’être éteintes. Mais, a-t-on jamais  seulement essayé de replacer Glozel dans l’espace afin d’en comprendre la localisation ? Au delà de la seule géographie physique,  Joseph Grivel a choisi de  solliciter davantage la géographie humaine, avec son enchevêtrement de territoires, conséquence des multiples appropriations administratives de l’espace. Un choix judicieux, d’autant que le contour de chacun de ces territoires a pu évoluer de façon importante au fil des siècles. En menant une “enquête régressive”, qui prend la chronologie à rebours, cette étude  vise à reconstituer  l’enchaînement des contextes locaux qui ont accueilli Glozel, jusqu’à faire émerger ceux qui ont pu lui donner du sens. Histoire, généalogie, géographie historique, archéo-géographie, linguistique, micro-toponymie ou encore analyse du légendaire locale, toutes les ressources disponibles sont méticuleusement sollicitées. Une occasion, au passage, pour faire quelques découvertes inédites. C’est ainsi que l’auteur parvient à réinscrire Glozel dans l’environnement qui lui a donné naissance. Ce faisant, il donne  à l’ensemble du patrimoine archéologique qui a été extrait du sol depuis la découverte du site, une cohérence qui débouche, en fin d’étude, sur quelques hypothèses originales. Joseph Grivel est déjà l’auteur d’une première somme sur Glozel: “La préhistoire chahutée : Glozel (1924-1944)” (éd. L’Harmattan, 440 p, 2003).

• Histoire singulière de La Cosmopolite : 150 ans de franc-maçonnerie à Vichy. 1 vol. br, 196 p, illustrations, éd. Grand-Orient de France, 15 €.

LONDRES Albert : Tour de France, tour de forçats. Préface d’Éric Fottorino. 1 vol br, 200 p, 60 illustrations, éd. L’esprit du temps (Bègles), coll. Textes essentiels, 13 €.

ZZAlbert Londres (1884-1932), journaliste et écrivain français, est le prototype du grand reporter dont les écrits et le témoignage ont construit la conscience du vingtième siècle. Dénonciateur du bagne de Cayenne dans “Le Bagne »”, c’est ici aux “forçats de la route” qu’il accorde son attention, pendant une semaine de suivi du Tour de France : entre le 22 juin et le 20 juillet 1924, en “grand reporter”, Albert Londres a couvert la Grande boucle pour le compte du journal Le Petit Parisien. De ses écrits, il se dégage un parfum de calvaire et de souffrance. La préface de cet ouvrage resitue ce grand témoignage dans son actualité. Extrait de l’ouvrage : “Vous n’avez pas idée de ce qu’est le Tour de France, dit Henri (Pélissier), c’est un calvaire. Et encore, le chemin de croix n’avait que quatorze stations, tandis que le nôtre en compte quinze. Nous souffrons du départ à l’arrivée. Voulez-vous savoir comment nous marchons? Tenez…” De son sac, il sort une fiole : “Ça, c’est de la cocaïne pour les yeux, ça, c’est du chloroforme pour les gencives… – Ça, dit Ville, vidant aussi sa musette, c’est de la pommade pour me chauffer les genoux. – Et des pilules? Voulez-vous voir des pilules? Tenez, voilà des pilules.” Ils en sortent trois boîtes chacun. – Bref, dit Francis (Pélissier), nous marchons à la dynamite. – Et la viande de notre corps, dit Francis, ne tient plus à notre squelette …”.

• PIERRE-POULET Nicole, POULET André, SCHWAB Sylvie : Entre Berry et Bourbonnais, Saint-Sauvier. Chronique d’un village au pays de la châtaigne. 1 vol. br, 550 p, illustrations n-b et couleur, biblio, autoédition Nicole et André Poulet : 10 rue Grande 03370 Saint Sauvier (poulet.andre@wanadoo.fr – tél : 06 08 47 10 75), 25 €

Saint sauvier► Cet ouvrage sur Saint-Sauvier, petite commune de l’ouest bourbonnais, aux limites longtemps incertaines, permet de découvrir  son patrimoine,  notamment archéologique (les châtellenies de l’Age, de Vieille-Vigne, de La Romagère..), . ainsi que  la qualité de ses paysages, avec un  bocage encore en partie protégé, tant pour sa  faune que pour  sa flore. Quelques monuments, comme la chapelle Saint-Rémi, sont des marqueurs de son histoire. La commune n’a pas été épargnée par les “turbulences”  de  la grande histoire, que ce soit sous la Révolution, lors de la constitution du département de l’Allier, ou au  XIXe siècle, quand surgit un conflit entre des paysans et le seigneur des lieux . Les grandes guerres du XXe siècle ont aussi touché la commune, avec les 67 victimes de la première guerre mondiale ou le crash d’un avion de la RAF,  lors d’un parachutage en 1943 qui coûta la vie à un Canadien,  Louis-Max Lavallée. À cette liste, il faut ajouter  Jean Dutheil, mort  en déportation et  Jean Cagnot, lors de la guerre d’Algérie. Le livre s’intéresse aussi à plusieurs familles qui ont marqué l’histoire communale, avec Le Groing de La Romagère, Deménitroux, mais aussi Michel Sartin ou Joseph Chantemille, devenu un des grands  maires de Montluçon. Dans une commune qui a culminé à 1 300 habitants, au début de XXè siècle, les paysans, les artisans et les petits commerçants  ont été nombreux, avant que  leur nombre ne s’étiole au fil des décennies, conséquence de l’exode rural, des mutations de l’agriculture et de l’évolution des conditions de vie et de travail. Si l’agriculture s’est mise au diapason européen et si des métiers ont disparu, il subsiste un commerce dynamique, créateur de lien social. L’ouvrage  traite aussi de l’entrée du village dans l’ère moderne avec l’école, devenue aujourd’hui RPI, l’électrification, l’adduction d’eau, l’arrivée du téléphone, l’amélioration de la voirie…Autant de faits consignés dans les registres municipaux explorés par les auteurs. Les années 1980 sont encore marquées par de superbes fêtes,  spectacles et  expositions, reflets du dynamisme associatif. Cette chronique du village est rehaussée par de  nombreuses illustrations et elle est prolongée par une bibliographie détaillée.

• Vichy, ville d’eaux. 1 vol. relié sous jaquette illustrée,  illustration en couleur, éd. Lieux dits (Lyon), 25 €.

Z Vichy► Engagée dans une démarche de reconnaissance auprès de l’Unesco, avec onze autres villes européennes, Vichy écrit une nouvelle phase de son histoire en valorisant un patrimoine exceptionnel. Héritière de deux mille ans de thermalisme, d’un nom qui résonne internationalement et d’une image forgée par ses édiles et ses entrepreneurs, elle a réussi, bénéficiant du soutien de l’État, à devenir la ville d’eaux française par excellence. Ce livre explore cette ville modèle, née des sources et fortement pénétrée d’espaces naturels, tout en offrant les traits architecturaux d’une métropole à travers la monumentalité de ses thermes ou de ses palaces, une petite métropole qui accueillit pour quatre ans la capitale du maréchal Pétain. À sa vocation première, une médecine dont on apprécie à nouveau la dimension naturelle, s’ajoute une fonction festive attestée par des équipements de loisir originaux, casino, théâtre – chef d’œuvre de l’Art nouveau –, kiosque à musique, mais aussi golf, champ de courses, tous lieux de mondanité qui lui donnèrent son caractère cosmopolite. S’attachant aussi à restituer la vie musicale et théâtrale intense de ses saisons, comme son image littéraire, Vichy ville d’eaux brosse le portrait d’un lieu fascinant et unique.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ANGLADE Jean : La Noël aux prunes. Nouvelle édition. 1 vol. br, 430 p, éd. Presses de la cité, coll. Romans Terres de France, 21 €.

Z AngladeAvec La Noël aux prunes, fresque historique et sociale, sur fond de Castille et d’Auvergne, Jean Anglade signe un roman d’apprentissage. En 1975, une nouvelle enthousiasme les réfugiés, dont Manuel fait partie : Franco est sur le point de mourir. Manuel retourne donc en Espagne après trente-huit ans d’errance. Son village est désert, en ruines. Il redevient professeur dans une école imprégnée de franquisme, mais ce pays n’est plus le sien. Ce n’est plus le pays  » de sa jeunesse, de ses espérances, de ses combats ; ses études, ses travaux, ses amours, il les a rêvés « . Il décide donc de revenir sur les flancs d’un volcan mort en Auvergne sur lequel il a bâti autrefois une maison de ses propres mains et ne se sent plus concerné que par sa vieillesse et sa solitude…

• ARTIGES Isabelle : Les dames de Pécharmant. Nouvelle édition.1 vol. br, 460 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

9782812931499-475x500-1 Domaine du Grand Sapin, 1957. Déterminée et ambitieuse, Mathilde ne se contente pas de distribuer les rôles et les tâches à chacun ; elle apporte un soin méticuleux à son vignoble qu’elle chérit au fil des saisons. Ce domaine, c’est elle qui le fait vivre, grâce à sa ténacité. Elle en est le centre, la cheville ouvrière. Pourtant, ses vignes, elle a parfois dû se résoudre à les délaisser, quand les grands conflits mondiaux mobilisaient tous les hommes et que seules les femmes restaient… Aujourd’hui, Mathilde sait qu’elle pourra transmettre sa passion à Suzie, l’une de ses petites-filles, avec qui elle entretient une indéfectible complicité. Mais l’adolescente vive et curieuse veut comprendre l’histoire de sa famille, percer ses secrets enfouis mais bien palpables. D’autant qu’elle va découvrir le mystérieux vestige d’une sombre histoire…

• BARDOT Thierry : Le grand silence de la nuit. 1 vol. br, 230 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18,90 €.

Z BARDOT Jocelyn, garde forestier, mène une vie paisible et solitaire dans les montagnes bourbonnaises. Malheureusement, la quiétude de son petit village où chacun n’aspire qu’à la tranquillité va voler en éclats lorsqu’un homme est retrouvé mort assassiné dans une mise en scène particulièrement sordide. Malgré lui, Jocelyn va se retrouver embarqué dans une enquête qui ne le laissera pas indemne. Pourquoi tant de méfiance de la part de certains de ses amis qu’il croyait bien connaître ? Quels secrets troublants dissimulent-ils dans cette région reculée ? Surtout, quelle est cette âme torturée qui sévit dans le village ? Auteur de poésie et de nouvelles, observateur du quotidien qu’il retranscrit dans ses histoires, Thierry Bardot a déjà une bibliographie bien fournie, avec neuf romans à son actif.

• BARNABY James : À bout de nerfs. 1 vol. br, 410 p, éd. de Borée, coll. Marge noire, 20,50 €.

Z BARNABYÀ Londres, un père de famille se suicide après avoir abattu sa femme et leurs deux filles. Angélica, une  jeune fille au pair américaine, qui rêvait simplement de visiter l’Europe, a été embauchée, par l’entremise de son ami Jim, dans un château écossais. C’est là que,  un soir d’orage, la maison se retrouve complètement plongée dans l’obscurité,…Lorsque la lumière revient, on constate que Jim et les deux enfants ont disparu. Le point commun de ces deux affaires, c’est Angelica… Terrible coïncidence ou sombre machination ?

• BARRAL René : La terre de Pauline. 1 vol. br, 490 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €.

Z BARRALJulien, l’instituteur, résoudra-t-il l’énigme qui entoure la disparition des parents de Pauline ? Nouvel arrivant au Ponteil où il a été nommé instituteur, Julien souhaite y prendre un nouveau départ et panser ses blessures de guerre et de cœur. Rien ne se passera pourtant comme il l’avait prévu ! À travers un différent entre deux élèves, le fils du maire et Martin Maillé, son souffre-douleur, il découvre qu’un lourd contentieux existe entre le maire, petit potentat local, et la famille Maillé dont les parents sont morts tragiquement à la Libération. Depuis, un grand mystère hante la population sur lequel Julien, aux côtés de Pauline Maillé avec qui il entrevoit peu à peu le bonheur, est bien décidé à lever le voile.

• BOTTARELLI Charles : Les dames de la Bartavelle.  1 vol. br, 192 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18 €.

Z Botarelli1920. Domaine de Bartavelle, dans le Midi. Alexandre Brémond vit avec son épouse Céline dans l’exploitation viticole familiale. Le domaine tourne bien et la main d’oeuvre ne manque pas, en cette période où le flux d’immigrés italiens fait beaucoup parler dans les campagnes. Ce qui n’empêche pas Alexandre d’amener un jour au domaine Sandra, Enzo et leurs deux enfants, réfugiés dont le sort misérable l’a profondément ému. Malheureusement, l’assassinat d’un enfant du village dont le corps est retrouvé sur le domaine vient semer le trouble et la peur. Bientôt, la rancœur des villageois pour ces immigrés venus leur prendre leur travail gronde. Et si ce meurtre avait été perpétré par l’un d’eux ? Attiré par la belle Sandra, soupçonné du pire, Alexandre devra faire des choix qui ne laisseront personne indemne.

• BOUDOU Josette : Le secret de la  Roselière1 vol. br, 350 éd. de Borée, coll. Les essentiels, 13,50 €.

Z BOUDOU Profondément marquée par la disparition de sa mère Karen, concertiste de renom, Elsa peine à trouver sa place au sein de la famille Freymont qui se réunit tous les étés au château de la Roselière. Son père profite de cette réunion pour présenter Ariane, sa fiancée, qu’Elsa a du mal à accepter. Heureusement, sa grand-mère maternelle est là pour la rassurer à travers l’apprentissage du violon. De son côté, son frère Gauthier bat la campagne avec ses copains à la poursuite de Viviane, jeune fille effrontée qui va faire tourner la tête de tout le village durant un été… Institutrice puis directrice d’école, Josette Boudou est l’auteur de nombreux romans à succès comme Le Printemps d’Antonia et Les Grillons du fournil. L’académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Clermont-Ferrand lui a décerné le prix Gandois 2005 pour son roman Le Mur de la destinée. En 2008, elle a obtenu le prix Lucien Gachon pour Les Chemins de toile.

Z Boudou• BOUDOU Josette : Les craies de couleurNouvelle édition. 1 vol. br, 380 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €

Gérant d’une agence immobilière, tourmenté par son divorce et sa participation à la guerre d’Algérie, Adrien vit seul avec son fils, Jérémie, qu’il abandonne à sa grand-mère prévenante. Au cours de la visite d’un appartement pour la nouvelle institutrice du village, il tombe immédiatement sous son charme. Alors le jour où Jérémie chaparde des craies à l’école, il le réprimande vivement, mais c’est surtout l’occasion de retrouver la jolie Diane…

• CAMAILLE Serge : Une belle bande. 1 vol. br, 200 p, éd. Marivole, coll. Années 60, 20,40 €.

Camaille► » On s’était dit rendez-vous dans 10 ans « , vous connaissez la chanson ? Mais était-ce une bonne idée ? Si certains ont réalisé leur rêve au-delà de toute espérance, d’autres sont restés là, dans ce petit village d’Auvergne perché au-dessus de Clermont-Ferrand. En apparence, tout va bien quand tout le monde est là. Mais Mick a compris dès son retour qu’il n’avait plus grand-chose à faire ici. S’il n’y avait pas eu Noémie, il ne serait sans doute jamais revenu ! Lui avait suivi la vague de tous les bouleversements sociaux, musicaux et artistiques de ces dernières années des sixties. Les autres, eux, s’en fichaient un peu de l’évolution du monde. Même Mai 68 ne les avait qu’à peine effleurés. Cependant, il fallait qu’il reste, Mick, jusqu’à ce qu’il comprenne pourquoi Noémie s’obstinait à ne plus vouloir partir avec lui. Une belle bande, oui, mais faite de quoi ? Entre non-dits, mesquineries et tromperies, cette jeunesse dorée de la fin des années 60 va voir son vernis s’écailler pour laisser place à une vérité d’où sortiront les travers de tout ce petit monde. » Pour son 6ème  roman, Serge Camaille revient à ses premières amours : les sixties ! La petite intrigue de ce nouvel opus sert essentiellement à illustrer la jeunesse dorée dans un village d’Auvergne, perché au-dessus de Clermont-Ferrand à la fin des années 60. Après une carrière principalement consacrée à la presse et à la radio, Serge Camaille a décidé depuis 4 ans maintenant de ne se consacrer qu’à l’écriture, que ce soit à travers ses romans, ou encore en collectant et réécrivant de vieilles légendes des terroirs qui lui tiennent à cœur : le Berry, le Bourbonnais, et l’Auvergne.

• CAVALIÉ Christiane : Une mèche de cheveux. 1 vol. br, 200 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits  du terroir, 18,90 €.

Z cavaliéAlors qu’elle est au bord de la mer avec son mari, Christiane voit passer une petite fille dont l’apparence lui rappelle Rolande, sa petite sœur décédée trop tôt. Remontent alors en elle tous les souvenirs de son enfance, des années de guerre à la fin des années 1950, entre bonheurs simples, pertes douloureuses, éducation stricte et découverte de la vie. Après une enfance erratique marquée par la disparition brutale de sa sœur cadette, Christiane Cavalié traverse une adolescence agitée avant de devenir institutrice. L’exercice de son métier la conduira aux quatre coins de la planète, de l’Algérie à la Nouvelle-Calédonie, de Djibouti à la Polynésie et enfin à Montauban où, désormais retraitée, elle peut donner libre cours à sa passion pour l’écriture et la peinture. Une mèche de cheveux est son premier roman..

• CLOUX Patrick : Durer encore. Un journal intermittent. 1 vol. br,  192 p, éd. Actes Sud, coll. Un endroit où aller, 20 €.

Z 9782330127954 Journal de deuil intermittent, entre travail de mémoire et d’accompagnement de l’aimée qui lutte pour durer encore. Un livre-portrait écrit avec et sans distance, à l’épreuve de la maladie, et qui est avant tout un chant d’amour, de tristesse et de force.“Une sorte de prière – conversation poétique, avec l’être aimé qui s’en va, l’épouse  qui lui était essentielle et qui glisse vers la mort. Un dialogue et un partage de livres, de poésie, de peintures, de films, d’amour, d’amis, d’images, d’émotions…pour faire durer encore cette si forte  fraternité amoureuse” (J-M Laurent – La Montagne. Extrait : “ La vie est un éclat de verre, un caillou noir, un vieux nuage. Une veste oubliée. Un foulard posé sur un dossier de chaise. Des albums de photographies, un tas de livres que tu n’as pas eu le temps de lire. Le souvenir de ton sourire mutin, ton envie lumineuse d’avancer, il n’y a pas si longtemps. C’est méchamment un peu courtPatrick Cloux,  ancien libraire auvergnat retiré près de Pontaumur,  est l’auteur de Au grand comptoir des halles (éd. Actes Sud, 2018), une chronique sensible du ventre de Paris.

• DEBRIFFE Martial : Le serment de la Saint-Jean.  1 vol. br, 530 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9€.

Z debriffeLe serment que se sont fait Maximilien et Alexander survivra-t-il à la Grande Guerre ? Enfants, Maximilien et Alexander se sont fait une promesse. Un jour, ils posséderont une péniche et navigueront ensemble sur les fleuves de France. Dix ans plus tard, les deux étudiants tombent amoureux de la même jeune fille, Augusta. Leur longue amitié vacille en même temps que la Grande Guerre éclate. Chacun est appelé sous ses drapeaux respectifs… Alexander, d’origine prussienne, est rapidement capturé par l’armée française au sein de laquelle Maximilien est engagé comme traducteur des messages codés ennemis. Comment réagira-t-il à la découverte du nom de son ami sur une liste de prisonniers ? Passionné d’histoire, écrivain et homme de théâtre, Martial Debriffe est entré en littérature en 1995, avec la publication de La Duchesse du Maine. Auteur de nombreuses biographies historiques et de  pièces de théâtre, il a notamment publié aux éditions De Borée Le Secret de la villa Marianne (2009), Les Peyrie (2010), La Fleur de l’ombre (2013), Le Poison de la vengeance (2014).

memoire-rouge• DEGUY Jérôme : moire rouge. 1 vol. br,  éd. de la Châtaigneraie,15 €.

Un homme découvre sa véritable filiation à la lecture du testament de celle qu’il pensait être sa mère. Il décide de se rendre dans le village de ses origines. Le jour de son arrivée, un meurtre est commis. Magistrat de profession, il se retrouve malgré lui entraîné dans l’enquête. Un deuxième meurtre est perpétré et la Mémoire rouge du village se dévoile, sans aucune pitié pour ceux qui pensaient se l’être appropriée.

• DUCLOZ Albert : Le chant d’Aurore. 1 vol. br, 510 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €.

Z DuclozSéparée toute jeune de son père, Aurore parviendra-t-elle à le retrouver ? Le 26 mars 1962, lors de la tristement célèbre fusillade de la rue d’Isly, Aurore, six ans, voit sa mère Edwige mourir devant ses yeux. La foule la sépare de son père, le Dr Olivier Mollkirch, lequel, blessé à la tête, plonge dans le coma. L’enfant, sous le choc, ne se rappelle pas son nom de famille et les religieuses qui la recueillent ne parviennent pas à retrouver son père. Elles l’envoient donc en France où un brave couple de paysans, Charlotte et Augustin Cubizolles, l’adopte. À l’adolescence, Aurore n’aura de cesse de rechercher son père. C’est pourtant le plus grand des hasards qui les fera se retrouver… Albert Ducloz écrit depuis l’enfance romans, poésies, contes et nouvelles. Après une carrière de directeur d’établissement de soins, il a publié son premier roman, Citadelles d’orgueil, en 2002. En 2015, Les Trois Promesses a obtenu le prix du Cercle littéraire Médicis et Le Chant d’Aurore le prix La Plume et la Lettre.

  LAUTIER André : L’affaire des cocottes en papier. 1 vol. br, 210 p, éd. de Borée, coll. Polar en poche, 6,50 €.

41JmmzVlG2L._SX304_BO1,204,203,200_Pierre Pérec, ancien brigadier de gendarmerie à la retraite, est amené sur la demande de son successeur, à la brigade d’Aubenas, à se lancer sur les traces d’un tueur en série qui laisse derrière lui, dans les villes et bourgades d’Ardèche, des cadavres de jeunes femmes blondes, et en guise de signature, des cocottes en papier. Ce fantôme insaisissable viole ses victimes après les avoir tuées d’un coup de couteau en plein cœur. Au fil de ses recherches, Pierre Pérec va découvrir le double visage d’un homme pour lequel, finalement, il se prendra d’une sorte de sympathie malgré l’horreur de ses crimes. Médecin à la retraite, André Lautier n’a cessé, depuis son plus jeune âge, de se livrer à cette passion dévorante, qu’est pour lui l’écriture. Il a composé de nombreux livres mettant en scène l’enquêteur Pierre Pérec, l’un de ses personnages favoris.

• MAILLOT Michel : Rivages d’antan. 1 vol. br, 350 p, éd. de la Châtaigneraie (Aurillac), 18 €.

Z maillotUn jeune homme romantique, épris de littérature,  découvre dans un livre une lettre  qui va transformer sa vie…Comment ça qui est le personnage principal de cette histoire ? s’exclama VandeWiele. Franchement McGuffin, parfois vous m’échauffez la bile. Personnage principal, personnage principal, je vous dis qu’il n’y en a pas, ou plutôt si, ils le sont tous, elles, eux, et même vous McGuffin, même si vous faites ici preuve de sottise. Bon sang vous êtes pourtant bien placé pour savoir, pour comprendre que dans un récit, dans un livre, le héros c’est celui qui l’habille, qui l’enrobe de tous ces atours, belles robes et costumes élégants, guenilles chiffonnées et oripeaux mités”…“Après le rapporteur de ces lignes, c’est le spectateur, le lecteur qui va créer à son tour ce que nulle machine ne saura faire à sa place. Des visages, des paysages, tout autant différents de l’un à l’autre. Ha ! ha ! Même vous McGuffin, ils vont vous concocter une de ces binettes, j’en ris d’avance: un petit gros aux joues rouges, un grand maigre au regard absent ? Vous ne trouvez pas ça drôle McGuffin ? Décidément, vous n’avez aucun humour. Tenez, asseyons-nous là et laissons donc la place à ceux qui vont nous faire prendre vie”… 

MALROUX Antonin : La fille des eaux vives. Nouvelle édition. 1 vol. br, 230 p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 13,50 €.

Z Malroux L’apparition d’Émilie, la Parisienne, a éveillé la curiosité des habitants de Besse, petite ville du Puy-de-Dôme. Qui est donc cette jeune femme qui arpente les rues, armée de son appareil photo ? Pourquoi prend-elle chaque jour des clichés de la maison de Romain ? Intrigué, ce jeune retraité se lie avec la vacancière. Émilie lui confiera-t-elle le mystère qui l’a conduite sous sa fenêtre ? Le cœur des hommes est parfois si fragile… Et le passé d’Émilie si douloureux… Dans cette Auvergne qui veille sur son passé comme sur ses secrets, Émilie est loin de se douter que son aventure l’entraînera au cœur d’une légende. Et même, qui sait, sur les pas de la reine Margot…

MALROUX Antonin : Le charpentier du paradis. 1 vol. br, 320 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 18,90 €.(ouvrage à paraître le 15 janvier 2020)

ZZZ L’histoire d’un mariage contrarié, à la grande époque des bougnats…À la fin XIXe siècle, dans un village du Cantal. Martin, jeune charpentier, décide de devenir compagnon du devoir. La veille de son départ pour son tour de France du compagnonnage, il promet à sa bien-aimée, Bérangère, qu’il l’épousera à son retour. Puis la jeune fille, encore écolière, retourne à Paris car depuis que ses parents s’y sont installés comme restaurateurs, elle ne revient plus au pays que pour les vacances. Ce projet de mariage n’est pas du goût des parents de Bérangère qui ont déjà en vue un bien meilleur parti pour leur fille parmi les Auvergnats de la capitale. Et ils ne démordent pas davantage de leur idée quand Bérangère leur révèle qu’elle est enceinte de Martin…

• MERCADIÉ Louis : L’enfant trouvé. 1 vol. br, 296 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Z Mercadié► Abandonnée sur le parvis d’une église par une nuit glaciale, Noëlle a été recueillie par les sœurs et va grandir à l’orphelinat. Comme tous les enfants sans famille, la petite fille doit participer aux tâches de nettoyage et d’entretien de l’établissement, jusqu’au jour où on estimera qu’elle est en âge de travailler. Exploitée comme tant d’autres dans une filature puis à la mine, l’existence qui l’attend n’a rien de réjouissant. Pourtant, Noëlle ne baisse jamais les bras. Des écuries d’un château aux barricades de la Commune, du froid des nuits sans toit à la chaleur d’un atelier d’artiste, elle est poussée par l’espoir de retrouver un jour celle qui l’a mise au monde. Originaire du Nord Aveyron, au pied des monts d’Aubrac, Louis Mercadié est l’auteur de plusieurs monographies historiques. Il a obtenu deux prix littéraires pour une biographie consacrée à Marie Talabot. Conférencier, membre de la Société des Lettres, Sciences et Arts de l’Aveyron,il s’intéresse à  l’histoire du département, notamment celle de ces femmes qui ont pu connaître  un destin remarquable.

• PALET Marie de : Le pré d’Anna. 1 vol. br, 472 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €.

Z de Palet AnnaQue cache cet héritage étonnant ? Le testament de Marcel Rolland surprend toute sa famille : il lègue son meilleur pré non pas à son fils Antoine, mais à Maurice, le fils du voisin. Ni Joséphine, sa femme, ni ses enfants ne comprennent ce choix. Anna, la cadette, est elle déçue car son père, même mort, ne lui donne pas de dot : son fiancé l’abandonne donc… Par vengeance et désespoir, elle décide donc d’épouser Maurice, ce qui ravit sa famille puisqu’elle remet la main sur le pré… Mais peu à peu, elle tombe réellement amoureuse de lui, et tous deux vont chercher à découvrir les secrets qui gravitent autour de ce pré…

• PALET Marie de : Les terres bleues. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 14,90 €.

Z De palet bonPar une froide journée de neige, Célestine est retrouvée morte, étranglée. Elle était enceinte. C’est l’effervescence dans le petit village lozérien : le coupable ne peut être que quelqu’un d’ici. Pour éviter que les gendarmes viennent mettre leur nez dans les affaires plus ou moins nettes des habitants, les hommes décident, sur l’avis d’Auguste, le maire, de ne pas dévoiler le crime. Après tout, Célestine n’avait pas de famille et n’était qu’une courtisane… La vie reprend son cours, Auguste se montre de plus en plus entreprenant auprès de Victoire, la servante, la bâtarde méprisée par sa grand-mère, la Fardette. Celle-ci, mi-sorcière, mi-guérisseuse, se joue de tous dans son intérêt, attisant les haines et les rancœurs. Surgit alors Prosper, gosse de l’Assistance, désireux de prendre sa revanche sur une vie qui l’a jusque-là bien malmené. Il deviendra l’instrument du destin…

• PIREYRE Emmanuelle : Chimère. 1 vol. br, 224 p, éd. de l’Olivier, 18,50 €.

139915_couverture_Hres_0Emmanuelle, qui vient d’accepter d’écrire une tribune sur les OGM pour un quotidien national, mène l’enquête. À Newcastle, elle rencontre une biologiste obsédée par les manipulations génétiques et leurs monstrueuses chimères. Puis, aiguillée sur autre piste, elle suit au fin fond du Morvan un panel de citoyens tirés au sort pour réfléchir au futur. Dans le cadre d’un programme européen, chaque pays est en effet chargé d’un thème : Intelligence artificielle, Nanotechnologies ou Transgenre…  Au fil des découvertes, il lui faut une bonne dose de rationalité pour ne pas se perdre en conjectures, se décourager et s’effondrer dans une chaise longue. D’autant que le sujet attribué à la France, et sur lequel se penchent Wendy (Manouche idéaliste), Ingrid (candidate à Koh-Lanta), Antoine (entrepreneur trop sérieux), Batoule (psychanalyste voilée), Zacharie (employé d’Amazon amateur de drogues) et les autres panélistes est le Temps libre. Manipulations génétiques et politiques s’entrecroisent. L’humour et le goût de l’auteure pour les questions fondamentales et sociales y répondent, faisant de ce roman une comédie irrésistible. Prix Médicis 2012 pour “Féerie générale”, publié chez le même éditeur, Emmanuelle Pireyre est originaire de Clermont-Ferrand et elle vit aujourd’hui à Lyon.

• RAPET Judith : Les terres de Gabrielle. Nouvelle édition. 1 vol. br, 450 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,95 €.

9782812931482-475x500-1Lorsque Gabrielle et sa famille arrivent à la Guérinière, la jeune fille est immédiatement séduite par la grande maison des maîtres. Engagés comme métayers, ses parents ne ménagent pas leur peine pour satisfaire les Delavallée père et fils, propriétaires des lieux. Gabrielle, quant à elle, est tenue de servir ces derniers quand ils viennent s’assurer de la bonne tenue du domaine. Travailler sans cesse, obéir, chaque jour qui passe rend l’injustice de sa condition plus criante. Heureusement, Gabrielle s’échappe parfois quelques heures pour rendre visite à son amie, Julia. Et c’est lors d’une de ces escapades qu’elle va rencontrer Léandre. Leur amour réciproque ne fait plus de doute, mais Rodolphe Delavallée se déclare à son tour. Gabrielle, déterminée, a déjà fait son choix. Pourtant, la guerre qui s’annonce pourrait bien renverser le cours des choses.

• ROYER Roger : Le faucon des Hautes Terres. 1 vol. br, 420 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 21 €.

Z ROYER Après des années d’absence et une vie qui a été plus que mouvementée, Charles Cazalis revient dans son village natal, au cœur du Mont Aigoual,  afin de se ressourcer. Mais les habitants du village se méfient de ce personnage parti depuis longtemps et qui tente de reprendre sa place. Entre mentalités étriquées, rumeurs galopantes et mystères à élucider, celui que les villageois appellent le  Faucon  aura fort à faire pour goûter enfin à une vie paisible. Il arrive pourtant à partager  quelques souvenirs de sa vie passée avec le curé du village. D’autant qu’il ramène dans cette paisible bourgade une  “étrangère”, dénommée Pilar,  et des idées qui pourraient bien semer le trouble…

• RUIZ Claire, COUDERC Jordanne La petite maison dans la vallée. 1 vol. relié, 32 p, illustrations, éd. la Flandonnière – Jeunesse, 16,90 €.

Couv_Aimee-600x785Aimée, petite citadine de 8 ans, ignore tout du Cantal et pour des raisons graves s’y voit parachutée pendant les vacances de Noël, dans une famille tout aussi inconnue. En découvrant petit à petit la magie du pays vert revêtu de blanc, son séjour va la changer à jamaisClaire Ruiz est journaliste. Elle aime jouer avec les mots et rendre hommage à son Auvergne natale dans ses livres. Jordanne Couderc est illustratrice et sculptrice. Après avoir mis en images les aventures de la vache Sally, dans “Sally à la découverte du Cantal” et “Sally à la recherche de Madame T.”, elle rend hommage à la vallée du Puy Mary et à l’univers montagnard avec La petite maison dans la vallée.

• TELLIER Laurent : Pourquoi ne m’a-t-il rien dit ? Tome 1 : De la griserie des années folles à la folie des années grises 1 vol. br, éd. de la Châtaigneraie, 18 €.

pourquoi-rien-ditOn ouvre un jour un colis et ce qu’il y a dedans bouleverse une vie. Quelques médailles de guerre et une vie inconnue à découvrir, celle de mon père. Je ne savais rien de son histoire. Personne n’en savait rien. Alors je me suis inventé une mémoire. Je pourrais être Louis, Charles, Richard, Gottfried, Antoine, moi-même, mon père ou tout ce monde à la fois. Toute famille a besoin d’un passé, voici celui que je me plais à raconter. Tout est vrai ou faux, ou les deux à la fois, c’est le principe même des souvenirs imaginaires. C’est aussi partir à la recherche de soi dans la mémoire des autres pour se demander encore et toujours : mais qu’est-ce que j’aurais fait à leur place ?

VALADE Corine : L’arbre des oublis. 1 vol. br, 332  p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z La petite Lili vit chez Gros Monmon, au milieu d’une marmaille  joyeuse qui s’ébat dans les magnifiques paysages de La Réunion. C’est le lot des enfants dont les parents ne peuvent s’occuper, faute de moyens. Cette existence à la fois libre et démunie convient très bien à la fillette. Sa mère, elle la voit parfois, mais c’est sa grand-mère de substitution qui lui prodigue l’affection dont elle a besoin. Malheureusement, les services sociaux ont d’autres projets pour ces petits Réunionnais, notamment les envoyer en métropole, où ils seront accueillis dans des foyers ou des familles adoptives. Lorsque la fillette apprend qu’elle va être séparée de Gros Monmon, du haut de ses quatre ans, elle ne comprend pas bien où on l’emmène et pour quelle raison… Arrachée à ses racines, que lui restera-t-il de cette petite enfance et de ses souvenirs enfouis mais bien présents ? Peut-être un chant ancestral : “ Valet, valet, prête-moi ton fusil…”

• VERRIER Michel : La ferme des Pitaval. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 13,90 €.

Z VerrierC’est la Grande Guerre. Louis Pitaval quitte la ferme familiale pour les tranchées. Comme bien d’autres femmes en cette époque tourmentée, Marie, son épouse, se retrouve seule pour assurer le travail quotidien. Marco, fuyant la police de son pays, trouve refuge dans le village. Bûcheron, costaud et courageux, il prête main-forte à Marie. Cependant, la présence de ce gaillard aux côtés d’une femme seule, jeune et belle, alimente les commérages, puis la haine des villageois… Né en 1950, Michel Verrier s’est consacré, après des études de lettres, à l’enseignement, puis au journalisme. Sa saga familiale en trois tomes (Là où les chèvres sont pires que les loups, La Taille de la Saint-Vincent, Les Vignes du bout du monde) a connu un vif succès, tout comme La Ferme des Pitaval, aujourd’hui réédité.

VIALATTE Alexandre : La paix des jardins. Recueil de poésie. Avant-propos de Georges Allary. 1 vol. br, 110 p,  éd. Le Dillettante, 15 €.

ZZ (2)La plupart des poèmes que propose La Paix des jardins ont été écrits à deux époques : les années 1920 puis les années 1950. Dans la première (Alexandre Vialatte a une vingtaine d’années), ce sont des sortes de romances, où la mélancolie se marie au cocasse et engendre une tonalité particulière, manifestant des parentés avec celles de Toulet, Levet, Laforgue ou Kipling, et où apparaît déjà tout le bric-à-brac imaginaire propre à l’auteur. Les poèmes de la fin (dont celui qui donne le titre au recueil) sont souvent plus graves, et peut-être plus beaux. Les poèmes d’Alexandre Vialatte ont été retrouvés à l’état de manuscrit ou de tapuscrit. La plupart étaient datés ; la date de ceux qui ne l’étaient pas peut plus ou moins précisément se déduire des chemises où Vialatte les avait rangés. L’Association des amis d’Alexandre Vialatte les a rassemblés dans le Cahier 14, en 1987, sous le titre Sur la route de Mandalay. Une sélection, classée en trois parties, a paru pour la première fois sous le titre La Paix des jardins en 1990 aux éditions La Différence, puis en 2000, dans une version augmentée, aux éditions Les Belles Lettres.

◘ HISTOIRE

• BELSER Christophe : Le bagne des enfants. La colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer. 1  vol. br, 210 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, coll. Histoire et documents, 19 €.

006978812Fondée le 29 mai 1880 dans une ancien prison politique, la colonie agricole et maritime de Belle-Île-en-Mer accueille des adolescents âgés en 13 et 21 ans ayant été acquittés par la justice en raison de leur absence de discernement et des jeunes justiciables condamnés à des peines allant jusqu’à 2 ans d’incarcération. Se mêlent des petits vagabonds à peine sortis de l’enfance, des mendiants, des voleurs à la tire mais également de jeunes criminels multirécidivistes, coupables, pour certains, de meurtre. Leurs conditions de détention déplorables, les mauvais traitements infligés par les gardiens et la violence entre colons poussent nombre de ces jeunes prisonniers à tenter de fuir cet enfer carcéral : seuls, en groupes ou lors de révoltes et de mutineries spectaculaires. Cette colonie fermera ses portes en 1977 ! C’était hier… Un récit instructif et poignant qui revient sur ces épisodes dramatiques, ancrés dans une histoire récente, et en analyse les fondements : entre déshumanisation du système judiciaire et de ses représentants et profond désespoir de ces “enfants du bagne”…

• BOUCHARDY Christian : L’Auvergne insolite de Christian Bouchardy. Deux siècles d’images. Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme. Préfaces de Vanessa Friedman, Jean-Paul Kauffmann, Michel Combarnous,…1 vol. relié, 220 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, 29,90 €.

9782812924590-auvergne-insolite_gUn livre qui est le fruit de patientes recherches, sur place et parmi des documents anciens, qui créent une collection captivante de documents sur le patrimoine et la nature de l’Auvergne. L’ouvrage propose une sélection de 130 sites parmi les plus prestigieux, accompagnés de  photographies et de documents anciens qui témoignent de l’évolution du patrimoine de l’Auvergne durant les deux derniers siècles. Né en 1950 à La Courtine (Creuse), Christian Bouchardy arpente la nature depuis plus de 40 ans, appareil photo ou caméra à la main. Écrivain et cinéaste, spécialiste de la faune sauvage d’Europe et du patrimoine local, il collabore à plusieurs revues nationales et est l’auteur de nombreux ouvrages parus chez divers éditeurs. Entre mars 2010 et décembre 2015, il a été vice-président du Conseil Régional d’Auvergne en charge de l’environnement. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’écriture, la photographie et la protection de la nature.

• BOURDIN Anne -Marie, BOURDIN Philippe, EHRARD Jean, ROL-TANGUY Hélène : Gilbert Romme, Correspondance : Tome III : 1786-1788. 1 vol. br, 740 p, illustrations,  annexes, biblio, index des noms de lieux et des noms de personnes, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Histoires croisées,   35 €

Z ROMMECe troisième volume de la correspondance de Gilbert Romme marque une nouvelle étape de sa vie durant laquelle il poursuit son engagement de gouverneur auprès de Pavel Stroganov. 246 lettres permettent de suivre leur retour en Suisse et en France d’août 1786 à décembre 1788. Fidèle à son engagement pédagogique, Romme choisit Genève comme lieu d’études et entretient des relations suivies avec les scientifiques de la cité, dont Pictet. Se pose à cette époque le problème de la pratique religieuse de Pavel faute d’une église orthodoxe dans la ville, d’où des échanges tendus avec le pasteur Vernet. Or, Romme entend former un jeune Russe progressant aussi dans sa langue maternelle. Les voyages font partie de la formation : en 1787, ils en font un dans les Alpes puis en Alsace avec Démichel et Grigori Stroganov. En 1788, tous vont commencer par passer une partie de l’été à Riom où les jeunes gens entrent en contact avec la vie provinciale et sympathisent avec la famille de Gilbert. En août, Romme et son élève partent pour Lyon et sa région. Ils regagneront Paris fin 1788. Commence alors une période marquée par l’accélération des événements révolutionnaires : nous réservons au quatrième volume de la Correspondance les années 1789-1790, les dernières vécues ensemble par Romme et Pavel. Anne-Marie Bourdin, Philippe Bourdin, Jean Ehrard et Hélène Rol-Tanguy  forment l’équipe Gilbert Romme de l’Université Clermont Auvergne. Les travaux de ce groupe, qui réunit des spécialistes d’histoire, de littérature française et d’études slaves, s’inscrivent dans les programmes du Centre d’Histoire “Espaces et Cultures”.

• CABANEL Patrick : La maison sur la montagne : le Coteau fleuri, 1942-1945. 1 vol. br, 268 p, illustrations, éd. Albin Michel,19,90 €.

Z CabanelLe récit du sauvetage des Juifs réfugiés au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire). Perché à 1000 mètres d’altitude, non loin du bourg du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, le Coteau Fleuri était avant-guerre une vaste maison de villégiature.  Mais en mai 1942, la Cimade, jeune association protestante d’aide aux réfugiés, loue ces trois bâtiments à une toute autre fin : il s’agit d’accueillir des hommes, femmes et enfants sortis, légalement, des camps d’internement de Vichy. Quelques Espagnols et surtout des juifs allemands quittent Gurs, Rivesaltes, Le Récébédou, Les Milles, pour le refuge sur la montagne. Patrick Cabanel fait partager le quotidien de ces quelque 180 reclus qui réapprennent à vivre, libres mais menacés, et dont beaucoup seront ensuite exfilrés. Il raconte les espoirs, les défaites, les peurs et les rencontres. Une histoire d’héroïsme tranquille et de résistance spirituelle qui n’est pas exempte d’ambiguïtés voire de frictions entre des personnalités et des croyances diverses, mais que le Coteau fleuri va unir à jamais.

CASSAIGNE Alain (photographies), TOURREAU Alain (textes) : L’art roman en France: de la terre vers le ciel. 1 vol. br. 324 p, 800 illustrations en couleur, éd. de Borée, 45 €.

1559720917-ART-ROMAN-couv-argus---copieUn livre pour  admirer et comprendre cet art qui sublime la foi. La France y est  découpée en 7 grandes régions, tenant compte des spécificités régionales. L’art roman regroupe aussi bien l’architecture romane que la sculpture, la peinture ou la statuaire romane de la même époque. L’expression recouvre une diversité d’écoles régionales aux caractéristiques stylistiques différenciées, mais qui allient maîtrise technique et audace. Cet art s’est développé des environs de l’an Mil au milieu du XIIe siècle dans la France du Nord et, jusqu’à la fin de ce siècle (et même un peu après) dans celle du Midi. Ce n’est pas un art utilitaire : il est la traduction matérielle d’une pensée dont l’objet est le monde de la foi. Sa fonction essentielle est de permettre de comprendre la Révélation, de tenter de percer le mystère de Dieu. Et pour plaire à Dieu, les bâtisseurs emploient (en particulier dans les arts précieux) les techniques les plus difficiles et les matières les plus rares. Le monde roman, c’est celui de la couleur éclatante : vitraux, peintures murales, sculptures… rivalisent de beauté. Si la pierre donne le corps, c’est la couleur qui insuffle l’âme. Au travers des âges, cet art émeut profondément encore les hommes d’aujourd’hui. Plus dépouillé que l’art gothique qui lui succédera, il apparaît parfois comme plus pur et moins ostentatoire… Les messages qu’il véhicule, par exemple sur les sculptures des modillons et les chapiteaux, ont un caractère puissant et intemporel. Un voyage magnifique à travers un art maintenant millénaire.

• COSTANTINI Frédérique-Anne, HUREL Daniel-Odon, PÉCOUT Thierry (sous la direction de) La Chaise-Dieu : Communauté monastique et congrégation (XIe siècle – fin de l’Ancien Régime). 1 vol. br, 630 p, illustrations, biblio, index,  éd. Presses universitaires de Limoges – PULIM, 38 €.

image (2)► Ce colloque propose une approche renouvelée de l’histoire de l’abbaye bénédictine dans la longue durée, dans une dynamique née de la confrontation d’un modèle monastique avec la société politique, religieuse, économique et culturelle dans laquelle il s’insère entre sa fondation au XIe siècle et sa dislocation en 1792. Dans cet ouvrage, les auteurs analysent les processus par lesquels l’abbaye bénédictine de La Chaise-Dieu et son bourg monastique se sont construits, pensés et patrimonialisés du XIe au XVIIIe siècle au sein d’une région en marge, les Monts du Livradois. La tâche des historiens, des archéologues et des historiens de l’art qui ont participé à cette synthèse est à la mesure de ce patrimoine : immense. Elle ne saurait donc être épuisée par les 29 contributions de ce volume d’actes qui témoignent de la variété disciplinaire et de la vivacité d’une recherche en marche, mettant en évidence la force d’une communauté spirituelle, le poids des contraintes naturelles, contingences humaines ou traditions artistiques locales et le succès des modèles importés.

• FONTAINE Michel : Les piroguiers du ciel. Préface de Gérard Feldzer. 1 vol. br, 445 p, éd. de Borée, coll. Histoire et documents, 9 €.

9782812925221-piroguiers-ciel_gAvec la passion qui l’anime, Michel Fontaine raconte à sa façon ses aventures à la découverte de régions reculées parmi les plus pauvres de la planète. Une rencontre inédite avec leurs habitants pour leur apporter, non pas un assistanat béat et stérile mais, bien modestement, des moyens et des méthodes pour qu’ils se prennent en main et rendent leurs conditions de vie plus supportables dans leur environnement ancestral naturel… Car le déracinement imposé est toujours un drame et l’exode souvent un traumatisme. L’Afrique a besoin de sa jeunesse, c’est sa grande richesse ! Au fil de ses souvenirs, il nous offre son regard et sa vision de cette Afrique profonde, à la fois authentique, mystérieuse et envoûtante, et parfois si déroutante… Un cocktail de récits, composé d’aventures aéronautiques, d’actions humanitaires et d’amitié, pour faire le plein d’émotions et de sensations. Michel Fontaine, retraité du secteur des arts et industries graphiques, a participé pendant plusieurs années, en qualité de pilote, à des raids aériens humanitaires en Afrique.

• LANCELEVÉE Camille, SCHEER David : La prison : réalités et paradoxes. 1 vol. br, 64 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. L’opportune, 4,50 €.

Z LacleveléeMalgré les critiques dont elle fait l’objet, la prison constitue toujours la peine de référence de la justice en France. Comment expliquer la pérennité de cette institution controversée ? Comment décrire la réalité carcérale ? Qu’est-ce qu’une peine de prison en France aujourd’hui ? Cet ouvrage propose de questionner la prison à travers ses paradoxes. Les auteur·e·s interrogent la place de la prison dans la société, décryptent les débats qui l’entourent et éclairent le quotidien carcéral. Cet ouvrage invite à replacer l’analyse de la prison contemporaine dans une réflexion sur la société qui l’environne.

• LEMASSON Christian : Laguiole : histoire d’un couteau d’exception. 1 vol. relié, 194 p, illustrations n-b et couleur, éd. Artémis, 29,90 €

Laguiole-histoire-d-un-couteau-d-exceptionL’abeille qui orne le couteau laguiole en est le porte-drapeau. Le laguiole, couteau paysan de l’Aubrac, né à Laguiole (Aveyron), dans l’atelier d’un simple coutelier-forgeron, est aujourd’hui un marqueur culturel de l’attachement à un territoire préservé et le symbole d’un art de vivre à la française. “Monté à Paris”, dans la poche des bougnats, le laguiole a acquis ses lettres de noblesse auprès des couteliers Calmels, Pagès et Crocombette. Dans cet ouvrage superbement illustré, l’auteur nous fait découvrir la naissance du laguiole et la vie des premiers ateliers. Il nous conte comment ce couteau a conquis la Capitale et en profite pour rectifier quelques idées fausses, la réalité étant parfois plus belle que la légende. Il évoque également  les grandes étapes de la fabrication du fameux couteau et les véritables artistes qui les fabriquent, d’hier à aujourd’hui, à Laguiole mais aussi à Thiers. Ethnographe et spécialiste de l’histoire de la coutellerie française, Christian Lemasson collabore régulièrement à une revue de coutellerie d’art. Il a  participé à des documentaires télévisés sur le couteau laguiole. Ce livre est  le fruit de huit années de recherches.

• LEZOTRE Georges : Yssingeaux, un lieu, une histoire. 1 vol. br, 136 p, illustrations, éd. Dalmazon (Le Cheylard), 23 €. Disponible également en version luxe : 57,20 €.

Z LEZOTRE (2)Mais qui donc étaient Gustave Poetzsch et son épouse yssingelaise, Marie-Louise Aulagne, modiste réputée tant à Paris que sur les plages de Deauville ? Connaissez-vous « Ma Tête »? Qui sont Alexandre André et son oncle Eugène ? Des rues d’Yssingeaux portent leurs noms aux côtés de personnages illustres comme De Gaulle ou Pasteur, et de compatriotes méconnus tels Emile Maurin, le Docteur Henri Pipet, le colonel de Turenne, Jean Placide, Guy-François de Lagarde… Dans un périple à travers la ville, au détour des artères, des squares et des venelles, cet ouvrage se propose de renouer avec des sites dont le passé mérite d’être retrouvé : les châteaux de Lavée et Treslemont, des bâtisses remarquables comme la « Villa Condamine » ou l’ancienne maison notariale de Louis Liogier de Pieyres…Cet ouvrage remet en mémoire ces hommes et ces lieux qui ont marqué leur temps et permet ainsi au lecteur d’apprécier autrement le patrimoine familier d’Yssingeaux d’hier et d’aujourd’hui.

MAUDHUY Roger: Le monde des guérisseurs. Témoignages et confidences. 1 vol. br, 151 p, éd. Christine Bonneton, 12,90 €.

41XHmzDzfyL._SX334_BO1,204,203,200_S’il existe beaucoup de livres sur le phénomène des guérisseurs, celui-ci sort du lot : il est basé sur des centaines d’enquêtes menées partout en France, et même en Wallonie et Suisse romande. Au fil des pages, nous rencontrons celles ou ceux qui guérissent par les plantes, par les prières, par apposition des mains… Qui enlèvent le feu, font sécher les verrues avec une simple limace, ou rendent les femmes fécondes… Mais aussi celles ou ceux qui ont le secret pour lever un mauvais sort, et même le renvoyer à son expéditeur. C’est tout un monde mystérieux qui s’ouvre ainsi : menhir où la femme en mal d’enfant doit frotter son ventre, saint qu’il faut fouetter  » pour lui faire comprendre « , vaches soudainement taries, eau à recueillir à une fontaine sacrée ou dans une cupule d’une roche au fond des bois, foie de chat à griller pour renvoyer le sort, plante qui ne révèle ses effets que si elle est cueillie une nuit de Saint-Jean… Roger Maudhuy a rencontré guérisseurs et rebouteux et leurs clients, mais aussi médecins, pompiers, gendarmes, pour une plongée dans un univers à la fois fantastique et quotidien.

• Michelin, une aventure humaine. 1 vol. br, 420 p, 600 illustrations, éd. Actes Sud,  49 €

Z Michelin Cet ouvrage, qui réunit plus de six cents documents pour la plupart inédits, se veut la référence sur  l’histoire du groupe, depuis sa genèse avec la maison Barbier et Daubrée jusqu’aux plus récentes innovations, témoignant de la singularité et de l’identité d’une entreprise profondément attachante. C’est avec le pneu démontable que les frères Édouard et André Michelin participent à la révolution des transports. Pionniers dans de nombreux domaines, les frères Michelin sont les premiers à faire rouler une automobile sur des pneus et à inventer un système de signalisation routière moderne. Ils se démarquent aussi dans le domaine de la publicité en donnant vie à une pile de pneus, créant ainsi Bibendum en 1898. L’histoire de Michelin, aujourd’hui l’un des leaders mondiaux du pneumatique et fleuron de l’industrie française depuis cent trente ans, est donc intimement liée à celle la société française et aux événements mondiaux qui ont marqué le XXe siècle.

SERRE Michelle : Willy Mabrut, du réduit de Saint-Genès-Champespe au maquis de Bourg-Lastic (1944-1945). 1 vol. br, 224 p, illustrations, éd. La Galipote, 20 €.

image (1)Dans un premier livre, Michelle Serre nous avait conté l’histoire de la commune de Saint-Sauves d’Auvergne durant la Révolution Française (Sauve-Libre, 2014)… Dans un second, elle évoquait « La région de La Bourboule et du Mont-Dore  pendant la seconde guerre mondiale » (2017)… Dans celui-ci, qui s’inscrit dans la continuation du précédent, elle s’est davantage intéressée, concernant cette période tumultueuse, aux actions de la Résistance dans la partie ouest du Massif du Sancy, mettant en exergue le rôle et la personnalité de leur chef, le docteur Mabrut dit « Tonton ».Michelle Serre est née au  Mont-Dore, mais une partie de ses racines sont à Saint-Sauves d’Auvergne où elle vit aujourd’hui. Une curiosité portant sur l’histoire de la commune où elle habite, alliée à un intérêt pour la généalogie, ont inspiré les recherches qui ont conduit à la publication de son premier ouvrage.

• Tous dans la rue! 1918-2018. 1 vol. br, 124 p, illustrations en couleur, éd. Conseil départemental du Puy-de-Dôme- Archives départementales, coll. Cahier des Archives,7 €

Tous dans la rue (2)La rue est un élément structurant de la ville et de la vie de la cité. Longtemps, la rue a été un simple moyen d’accès entre plusieurs espaces privés. Mais, les changements opérés au fil du temps en matière d’architecture et d’urbanisme, ainsi que les évolutions de la société ont modifié son usage. Lieu de rassemblements, parfois de déchirements, le terme de rue doit être ici compris dans son sens large : il s’agit de l’espace public, où l’on descend pour manifester son désaccord, sa colère, sa joie ou pour communier, et les manifestations de rue ont toujours marqué les esprits. La manifestation de rue est, pour reprendre les propos de l’historienne Danielle Tartakowsky, “la fille de la révolte et de la fêteֲ”, malgré sa dimension parfois dramatique. Cependant, un défilé de manifestants dans la rue n’a pas forcément comme corollaire la révolution, et force est de constater que de nombreux gouvernements successifs se sont, au contraire, appuyés sur la rue. L’espace de revendication que peut être la rue n’en demeure pas moins un lieu de partage et de fêtes. Nombre de manifestations sportives ou musicales donnent lieu à des rassemblements, qu’ils soient spontanés ou non. La rue est aussi le théâtre des affrontements politiques et sociaux, qui ont atteint parfois leur paroxysme dans certaines manifestations au cours de l’histoire, transformant cet espace en tribunal populaire (des exécutions de condamnés lors de la Révolution française aux scènes d’épuration sauvage après la Libération). 

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• BRUGÈS Daniel : Mes secrets de nature. 1 vol. relié, 205 p, illustrations en couleur, éd. de Borée, 28,90 €.

9782812923623-secrets-nature_gVéritable arpenteur de la nature depuis des années, l’auteur et  illustrateur Daniel Brugès nous emmène en mots et en images au creux des chemins, dans les prés et les champs, au plus profond des bois… Si ses aquarelles nous plongent de manière étonnante dans un univers fascinant composé d’animaux, de plantes, d’arbres de toutes sortes (qu’il convient plus que jamais de mieux connaître et protéger !), ses textes racontent avec passion et précision l’Histoire, les croyances et les superstitions liées à la faune et à la flore. Près de 100 espèces livrent ainsi leurs secrets afin que le lecteur puisse s’instruire en se distrayant… et se distraire en s’instruisant ! À l’heure du déclin préoccupant de la biodiversité, ce livre aux allures de planches botaniques à l’ancienne se veut aussi un appel vibrant au respect du monde vivant qui nous entoure, ce monde vivant qui est au cœur de nos vies. Fidèle à ses racines rurales auvergnates, Daniel Brugès s’est attaché très tôt à  peindre et à dépeindre la nature qui l’entoure par le biais des mots et de l’art. Auteur et illustrateur passionné d’une trentaine d’ouvrages, il est lauréat de plusieurs prix dont celui de la Société de la Haute-Auvergne en 2007 et du Prix Littéraire Arverne (2010). Il collabore également à de nombreuses revues dont Massif Central Patrimoine.

DESERT Didier, DAMASE Joël : Vins  d’Auvergne et du Massif central.  Photographies de Joël Damase. Préface d’Olivier Poussier. 1 vol. br, 140 p, illustrations  n-b et couleur, éd. de la Flandonnière, 26,99 €.

Z DESERT (2)Cet ouvrage préfacé par Olivier Poussier, meilleur sommelier du monde en 2000, entend porter les saveurs peu médiatisées des vins d’Auvergne et du Massif central. Entre présentation des appellations, portraits de vignerons et attachement au développement de la viticulture biologique dans le territoire, Didier Desert entraîne le lecteur dans l’intimité exigeante et amicale des vignerons indépendants et  il en fait savourer tous les éléments : sols, cépages, climats, saisons… La revue de détails est impressionnante et gouleyante à souhait, bien servie par l’œil avisé et appréciateur de Joël Damase qui nous régale avec ses photos. Ce livre est donc à déguster avec audace et enthousiasme pour changer résolument son regard sur une ressource patrimoniale et gustative encore trop méconnue. Didier Desert, chef du restaurant l’Ambassade d’Auvergne à Paris, est spécialiste de la gastronomie et des vins du centre de la France. Grâce à son expertise, il s’attache à valoriser les vignobles et vins de l’Auvergne et du Massif central. Photographe professionnel depuis 1989, Joël Damase a richement illustré cet ouvrage de photos inédites.

• KALFON-DELPONI Valentine, AGOPIAN Philippe : Un autre regard sur la Châtaigneraie : autour de Maurs-la-Jolie. Photographies en couleur de Philippe Agopian. 1 vol. relié, 150 p, format à l’Italienne,  illustrations en couleur, éd. de la Châtaigneraie (Aurillac), 19 €.

autre-regard-chataigneraie► “Un autre regard sur la Châtaigneraie autour de Maurs la Jolie”, balade poétique et photographique, ,  c‘est le fruit de la rencontre d’un photographe, Philippe Agopian, et d’une littéraire, Valentine Kalfon-Delponi, d’un nouvel arrivant sur le territoire émerveillé par les paysages du cru et d’une autochtone, enfant du terroir. Lui, cherche le cliché parfait, elle, se laisse dicter un texte poétique par l’émotion suscitée des photos réalisées. Sur 150 pages, ce sont 75 photos que le lecteur trouvera dans ce neuvième ouvrage publié aux éditions de la Châtaigneraie. Le deuxième volet de cette série, Un autre regard sur la Châtaigneraie, paraîtra en 2020. Il sera consacré à la commune de Marcolès. 

• TOINARD Philippe (sous la direction de) : M le grand livre du guide Michelin. 1 vol. relié, 384 p, illustrations, coédition Guides Michelin – éditions de la Martinière, 39 €.

516Dt7LQU8L._SX381_BO1,204,203,200_Une invitation aux lecteurs  à suivre les inspecteurs du célébrissime (mais aussi parfois contesté) guide Michelin, aux quatre coins du monde! Un beau livre inédit qui permet de parcourir le monde, aux côtés des  inspecteurs du Guide Michelin, à la découverte de la richesse gastronomique française et mondiale. Une immersion dans le patrimoine culinaire de 25 pays et des plus grandes villes ou régions européennes : portraits de chefs, plats signature, recettes emblématiques et produits phares, pâtisseries iconiques,fromages, tables et lieux mythiques ou insolites, restaurants étoilés, traditions locales, festivals et shows culinaires… De la street food à la haute gastronomie, les événements à ne pas manquer et mille informations pour apprendre et s’amuser !

◘ DIVERS

BOROT Jean-Marc: Les séries télé de notre enfance. Textes de Philippe Chanoinat. 1 vol. br, 48 p, illustrations en couleur, éd. Autour de la Poire, 15 €.

9782956488910_cpPour certains, la nostalgie est un mal qui ronge de l’intérieur, pour les deux auteurs, c’est une douce mélodie qui nous permet de rester jeunes tout en vieillissant tranquillement. C’est un bonheur de pouvoir se replonger régulièrement dans toutes ces séries qui ont bercé notre enfance et notre jeunesse. C’est aussi un plaisir de pouvoir partager nos souvenirs et nos passions avec vous. “J’espère, dit Philippe Borot,  que cet album, qui est une machine à remonter le temps, vous fera voyager autant que nous en le dessinant et en l’écrivant”. Issu de l’école des Beaux Arts de Clermont-Ferrand, Philippe  Borot a commencé une carrière dans la communication et l’infographie, avant de devenir “caricaturiste à plein temps”. Il a déjà deux autres albums à son actif, “L’équipe de rêve Rugby” (éditions Glénat, 2011) et “On ne devrait jamais quitter Montauban”.

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• ALAMBRE Jean : De vent, de branches et de racines : une enfance couleur Corrèze.: Les passants de l’éternité.   1 vol. br, 370 p, éd. la Geste éditions, 22 €.

ZZZZZ (2)Réédition d’un roman paru précédemment sous le titre de Chemins d’octobre, les passants de l’éternité”. Georges Faber, dit Jojo est le fils d’Angéline, limousine montée à Paris avec ses sœurs, et de Louis-Émile Faber, enfant de Neuilly, mort de la grippe espagnole dans l’immédiate après-guerre. Il vit avec sa mère dans le XVIIIe arrondissement de Paris. À la suite du mariage de sa mère avec Émile-Gilbert Rivière, ouvrier chocolatier fort en gueule et grand blessé de la guerre 14-18, il suit ses parents en Corrèze, où Émile-Gilbert est employé par diverses maisons de Brive et de Tulle. Une nouvelle fois en difficultés avec son dernier employeur, Émile-Gilbert et son épouse reprennent le chemin de Paris, en laissant Jojo aux bons soins de la famille, à Nonards, près de Beaulieu sur Dordogne. Jojo et ses parents pensent qu’il ne s’agit là que d’une solution d’attente. Mais en définitive, il va y passer la majeure partie de son enfance et de son début d’adolescence. Il ne retournera à Paris, après un premier séjour désastreux sur le plan scolaire, qu’une fois le certificat en poche et pour son premier emploi.

• ANGLÈS Pascale : Chez Rose et Angelina. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Z ANGLESLaura voit sa vie basculer le jour où elle perd sa grand-mère. Rose a passé son existence à rechercher son mari inexplicablement disparu. En vain… Avant de mourir, sa petite-fille lui promet d’élucider ce troublant mystère. En rangeant des affaires dans une commode, Laura trouve une photo où son grand-père prend la pose devant la célèbre villa Laurens à Agde. Il n’en faut pas plus à la journaliste qu’elle est pour démarrer une enquête. Elle l’amènera de la résidence des Tamaris, au couvent des Ursulines où vivent deux témoins du passé qui l’aideront à lever le voile sur les secrets entourant ce voyageur sans bagages. D’embûches en rebondissements, de surprises en déconvenues, elle découvrira comment la fascination pour le luxe a fait tomber un honnête homme dans les filets d’un chauffeur manipulateur. À trop vouloir approcher cet univers flamboyant de la famille Laurens, son grand-père ne s’est-il pas brûlé les ailes ? Les révélations de Mathilde et de Marguerite suffiront-elles à réhabiliter celui qui n’a jamais eu de visage pour cette petite-fille audacieuse et prête à remuer les montagnes pour faire jaillir la vérité ? Pascale Anglès est l’auteure d’un précédent roman paru en 2016 aux éditions Lucien Souny : Les Petites Étoiles des glaciers.

• ARRIBA Suzanne de : Et s’ils écoutaient leurs rêves? 1 vol. br, 224 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 € (ouvrage à paraître le 14 janvier 2020)

9782848867984► Dans le village qui sert de cadre à ce roman, chacun mène son combat dans son coin, mais aucun n’a réussi sa vie sentimentale. Et personne ne semble penser à s’ouvrir aux autres. Annelise vivote avec des petits boulots. De son côté, Jim dresse des colleys et souhaite créer une école de poneys, mais il rêve avant tout de convertir son amie, une urbaine dans l’âme, à la campagne. Quant à Thomas, l’éleveur de moutons, il monte la garde, car des prédateurs rôdent en lisière des bois. Pas plus que les loups, ces individus ne peuvent vivre seuls. Une étoile et une énergie communes leur permettraient de traverser les turbulences et de réaliser leurs projets. Et si c’était l’inattendue petite Florette ? Un matin, on découvre plusieurs brebis mortes. À l’instar de Jim et d’Annelise, Marianne, la première magistrate, est persuadée que ces massacres ne sont pas à imputer à des loups. Il va falloir le prouver. Et en cherchant les coupables, s’ils venaient aussi à trouver l’amour ? Suzanne de Arriba a le don rare et précieux de savoir écrire des histoires qui nous ressemblent. Elle a ainsi fidélisé un vaste lectorat au fil de ses très nombreux romans parus aux éditions Lucien Souny.

• AUPROUX Agathe : Tout va bien. 1 vol. br, 224 p, éd. Albin Michel, 15 €.

téléchargement “J’ai un cancer. J’ai 27 ans et j’ai un cancer. Un lymphome exactement. J’ai donc entamé un protocole de six mois de chimiothérapie et je vais sans doute perdre mes cheveux. J’ai un cathéter placé sous ma peau, extrêmement visible. Il est juste au-dessus de mon sein droit, et relie ma veine jugulaire à une chambre implantable tout aussi visible. L’ensemble, accompagné de charmantes cicatrices, est caché sous des habits minutieusement choisis. Mais tout va bien. Tout va bien...  Agathe Auproux, qui a passé son enfance dans la Creuse,  est chroniqueuse à la télévision. En novembre 2018, elle apprend qu’elle est atteinte de la maladie de Hodgkin, une forme de cancer du système lymphatique. Ce livre raconte son combat, du diagnostic à la rémission. Un témoignage puissant et juste.

• BERGOUNIOUX Pierre : Enfantillages. 1 vol. br, 88 p, éd. de l’Herne, coll. Carnets de l’Herne, 8 €.

Z BERG EnfantillagesCe détour par les souvenirs d’enfance de Pierre Bergounioux nous fait revenir à ses premières passions ; l’entomologie et la géologie. L’occasion aussi pour l’auteur de poser son regard sur le monde qui l’entoure. “ Chez grand-père, j’ai attrapé quantité de doryphores, de hannetons, de Piérides, la Mégère, divers Argus, satiné et à bandes brunes, mais les grands voiliers, le Machaon, le Flambé, beaucoup plus rares, m’ont toujours échappé, ainsi que le sphinx-moineau, bien trop rapides, trop luxueux, pour moi. Le vol de ce dernier, en ligne brisée, alternant épisodes stationnaires et dérobades fulgurantes, a puissamment contribué à structurer ma conception du réel. Le monde est une entité terne, à dominante bise, peuplé de gens lents, qui empruntent à la grisaille ambiante. Ce qu’ils font est dépourvu d’intérêt, d’attrait, leurs propos à l’avenant et je ne me vois pas, le moment venu, quand j’aurai vieilli, grandi, les imiter. Mais j’ai le temps. J’aviserai lorsqu’il sera venu, s’il vient jamais.

• BERGOUNIOUX Pierre : François.  1 vol. br, 64 p, éd. Fario, coll. Théodore Balmoral, 12,50 €.

Z Francois► François est le prénom d’un frère imaginaire. Un frère aîné, dont la présence tutélaire aurait permis à Pierre Bergounioux de recoudre les lambeaux épars d’une insondable origine. François est celui qui aurait su. Qui aurait été le témoin des derniers feux d’une histoire familiale déchiquetée par les deux guerres qui se sont succédé dans la première moitié du vingtième siècle. Pour comprendre l’absence au monde d’un père, prendre la mesure de sa mélancolie, il a manqué à Pierre Bergounioux les quelques repères qui lui auraient permis de retisser les liens, de saisir le double enfermement où il a, dès l’abord, résidé : celui d’une province enclavée, sans réel contact avec les confins radieux des plateaux calcaires et ensoleillés du Quercy, entraperçus au sud du Limousin, d’une part, celui du mutisme radical d’un paternel que la présence d’un fils n’a jamais pu ranimer, d’autre part…Pour la première fois sans doute, dans toute son oeuvre, Pierre Bergounioux établit le détail de la conjonction funeste qui lui a fait prendre pied au bord occidental ingrat du vieux massif central, en 1949. Quantité de membres de la parentèle, jusqu’alors méconnus, invisibles, y apparaissent, comme enfin sortis de l’ombre…

• BERGOUNIOUX Pierre : Le premier mot. Nouvelle édition. 1 vol. br, 112 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 6,20 €.

Z Bergounioux“Grand-père détenait les éléments peu nombreux, très simples, de l’énigme. Il me plaît de croire qu’il a songé à m’en parler, qu’il attendait que passe l’instant immobile, l’éternel présent du premier âge pour me les livrer. Il est mort l’année de mes sept ans. Les quelques mots dont j’avais besoin l’ont suivi dans la tombe”…Dans ce texte initial et initiatique, Pierre Bergounioux ne raconte pas toute sa vie, mais l’essentiel : son enfance et son adolescence. Il faut goûter ce bref roman d’éducation comme s’il était écrit en marge de ses autres œuvres. C’est la lente approche d’un écrivain vers «le premier mot». Tous ses livres seront soutenus et ravivés par cette autobiographie. “Le premier mot”, dont la première édition remonte à 2001, a été couronné par le prix Charles Brisset. 

BUISSON Nelly : En attendant Emma. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays,  15 €.

Z BuissonLes nouveaux sont des Anglais ! Jeanne est intriguée, parce que, pour atterrir dans ce hameau de deux maisons, il faut aimer la solitude. Et James s’installe seul en attendant l’arrivée de sa femme. Tout sépare les deux voisins, à commencer par leur différence d’âge. Pourtant, ils éprouvent immédiatement de la sympathie l’un pour l’autre. Encore plus intrigant, un des cartons de déménagement contient une importante collection de faïences ornées du célèbre « rouge de Thiviers ». James confie à Jeanne que cette vaisselle est dans la famille depuis deux siècles et qu’il y tient énormément. Comment a-t-elle pu voyager jusqu’au Royaume-Uni ? Pour le sortir de la mélancolie qui peu à peu l’envahit, Jeanne emmène son ami écumer les vide-greniers alentour. Ils découvriront ainsi d’autres pièces de Thiviers, mais ils en apprendront aussi beaucoup sur les Donadieu, les faïenciers qui ont mis au point ce rouge qui résiste au grand feu. Mystères, disparitions et meurtres… De quoi lancer les deux solitaires dans une enquête pour démêler les indices glanés ici et là en attendant qu’Emma arrive. Mais, à vouloir réveiller les fantômes du passé et percer les énigmes historiques, finiront-ils par la faire venir ? Nelly Buisson est l’auteure de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont La Théière anglaise qui a reçu le prix du conseil des Sages de la Foire du livre de Brive 2018.

• D’AILLON Jean : Les ombres de Torre di Astura suivi de  La mort de Guilhem d’Ussel et de  La revenante.  1 vol. br, 430 p, éd. J’ai lu, coll. Les aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier troubadour, 8,20 €.

Z D'AillonRegroupe trois aventures du chevalier  troubadour qui se déroulent dans les toutes premières années du XIIIè siècle. Juin 1202, Guilhem d’Ussel débarque dans le village de pécheurs de Torre di Astura pour se rendre à Ninfa et y attendre ses amis. Après avoir défendu une villageoise, il va découvrir que cette agression n’est qu’un élément d’une plus sombre entreprise. Eté 1203, en revenant de Rouen, Guilhem d’Ussel tombera sous les coups d’épée d’un homme qui a un rude compte à régler avec lui. Ses amis traqueront à leur tour le meurtrier qui perdra toute vaillance lors de l’ultime estourmie. Automne 1203, une femme annonce à Guilhem l’emprisonnement dans un couvent de Constance Mont Laurier, son ancienne maîtresse. Ces déclarations le contraindront à entreprendre un voyage au cours duquel il vérifiera une nouvelle fois combien certains êtres humains peuvent être méchants.

Z DUGES• DUGÈS Daniel : Au Soleil de L’Abbaye. Roman policier. 1 vol. br, éd. les Monédières (Limoges), 19 €.

► Le commissaire Carrel, et son fidèle lieutenant, l’inspecteur Berger,s avec humour  finesse et doigté, mènent l’enquête.  La jolie ville de Bénévent l’Abbaye en Creuse voit débarquer nos deux compères auprès du cadavre d’un librairie de Limoges et de sa jolie veuve qui ne laisse pas notre commissaire  indifférent. Les besoins de l’enquête les mèneront du clocher à la crypte de l’étonnante église Saint Barthélémy qui recèle bien  des mystères…

• JAVELAUD Corinne : L’ombre de Rose-May. 1 vol. br, 360 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 19,90 €.(ouvrage à paraître en janvier 2020)

Z JavelaudUn drame familial dans le monde de la porcelaine de Limoges.Vers 1850, dans une ferme du Limousin. Brune Ribéroux met au monde un joli bébé avec une tache brunâtre à la naissance du cou: Rose-May. La famille Ribéroux mène une vie sans histoire jusqu’au jour où Rose-May, confiée à la responsabilité de son frère, Léonard, par ses parents, occupés aux travaux des champs, est mystérieusement enlevée. On a beau interroger tout le village, fouiller les environs, la petite fille reste introuvable et la disparition inexpliquée. Plusieurs années après, Léonard croit reconnaître sa sœur dans les traits d’une ouvrière porcelainière rencontrée lors d’une foire aux bestiaux. Mais l’inconnue se dérobe, le laissant à ses questions. Pour le jeune paysan, c’est le début d’une quête enfiévrée qui le mènera des manufactures de porcelaine de Limoges jusque dans les geôles du bagne de Rochefort à la poursuite d’une bouleversante révélation. Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud s’est tournée vers l’écriture. Originaire du Limousin, elle est l’auteure d’une dizaine de romans qui ont connu un succès croissant.

• JOB André : Giraudoux : l’humanisme républicain à l’épreuve. 1 vol. br, 128 p, éd. Michalon, coll. Le bien commun, 12 €.

Z GIraudouxJean Giraudoux (1882-1944), grand nom de la littérature de l’entre-deux-guerres, incarna en son temps l’humanisme républicain. Pourquoi cet héritier des Lumières est-il devenu suspect à la fin des années 1960 ? Pour ses propos, odieux mais isolés, sur les immigrés ashkénazes ? Cela n’explique pas pourquoi il commença à tomber dans l’oubli au moment où triomphait la “ barbarie ” de Céline. Nos mémoires imbriquées – républicaine, laïque, vichyste, résistante, juive – peinent à se reconnaître dans le miroir déformant de son oeuvre. Giraudoux fait sécession par rapport aux normes sociales. D’où sa méfiance à l’égard des formes du droit et son goût pour l’utopie. Il porte sur son temps tragique un regard éloigné, faussement indifférent. Il faut se méfier des lectures rétrospectives qui replacent une œuvre antérieure à la Libération dans la lumière crue de l’après-Shoah et d’une France qui a du mal à se remettre de “l’étrange défaite” de juin 1940. Giraudoux n’a pas trahi ses idéaux républicains mais les a placés en tension entre la menace d’un effondrement et la nécessité d’un ressaisissement. Vue sous cet angle, et sans rien cacher de ses ambiguïtés, son œuvre surprend par son tranchant : laïque, féministe et écologique, curieuse de l’Autre jusqu’à l’anxiété. André Job a publié Giraudoux-Narcisse. Genèse d’une écriture romanesque (éd. PUM, 1998) et Koltès. La rhétorique vive (d. Hermann, 2009). Il a co-dirigé avec Sylvaine Coyault le Dictionnaire Jean Giraudoux (éd. Honoré Champion, 2018).

 • MALAVAL Jean-Paul : Adélaïde au bord de la falaise. 1 vol. br, 390 p, éd. Le Livre de poche, 7,90 €.

Z Malaval2002, en Bretagne. En pleine crise de couple, Gaspard Seize, un architecte toulousain, part en vacances en solitaire sur la presqu’île de Crozon. Au cours d’une promenade au cap de la Chèvre, il découvre au bord de la falaise une petite fille égarée. Celle-ci paraît traumatisée, elle ne s’exprime pas.Ne trouvant personne aux alentours, l’architecte n’a pas d’autre solution que de remettre l’enfant – qui finit par dire qu’elle se prénomme Adélaïde – à la gendarmerie. Adélaïde est ensuite confiée au foyer de l’enfance de Brest en attendant que quelqu’un vienne la réclamer.Lui-même enfant de l’Assistance publique, Gaspard reste obsédé par le sort de la fillette. Au point de tout faire pour la revoir et de mener sa propre enquête afin de retrouver sa famille. Bientôt, il apprend que sa mère s’est suicidée : première révélation sur le chemin d’une vérité terrible et dérangeante qu’il redoutera d’affronter…Jean-Paul Malaval nous plonge dans un suspense dramatique intense et émouvant, superbement construit autour de deux êtres aux prises avec l’énigme de leur origine.

• MALAVAL Jean-Paul : Rue de la Fontaine-Bleue. 1 vol. br, 370 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 19,90 €.

Z MalavalUn nouveau roman de Jean-Paul Malaval qui a pour cadre le secret d’une salle de rédaction, au lendemain de la Libération. Alors que le paysage politique de Brive se recompose après la guerre, d’anciens résistants décident, pour servir leurs ambitions, de fonder un journal, rue de la Fontaine-Bleue. Ils en confient la direction à une femme, Rose Cipriani. S’érigeant contre le rôle qu’on voudrait lui attribuer dans la guerre intestine pour la mairie de la ville, qui se joue jusque dans les bureaux du quotidien, Rose parvient, envers et contre tout, à imposer sa voix. Mais tous doivent compter avec un héritage encombrant : Le Point du jour a été financé par un hold-up, réalisé par des résistants aux dernières heures des combats. Et Rose est fragile. Malgré les années, elle n’arrive pas à oublier le seul homme qu’elle a jamais aimé, Adrien Strenquel, fusillé par la Gestapo. Hantée par ses souvenirs, elle se lance dans une enquête sur le passé d’Adrien, poursuivant un fantôme. Pourtant, elle aurait besoin de toute son énergie pour tenir à distance ses adversaires.

• MICHEL Jean-Paul (sous la direction de) : Bergounioux. 1 vol. br, 290 p, éd. de l’Herne, coll. Cahiers de l’Herne, 33 €.

Z L(herne cahiersL’œuvre de Pierre Bergounioux est des plus singulières. Par ses objets, sa manière, sa langue, les vues que l’auteur s’emploie à soutenir avec énergie, le ton qui sont les siens. Pierre Bergounioux s’est voulu le témoin de la mutation qui vit, en moins d’un demi-siècle, les campagnes de l’Europe occidentale se vider de leur population. Un témoin non moins attentif qu’impliqué. Son œuvre entretisse à petits points les fils de la découverte des mondes proches, du soi, des mondes extérieurs successifs à quoi contraint le passage du temps, la ruée des bouleversements technologiques,…

MICHELET Claude : Brelan de cadavres. Préface de Yves Viollier. 1 vol. br,  192 p, éd. Presses de la cité, coll. Trésors de France, 19,50 €.

Z MicheletUn roman policier inédit de Claude Michelet, écrit en 1963, qui aurait dû inaugurer sa carrière d’écrivain. Une intrigue au parfum des années 60, celles qui consacrent Simenon et Frédéric Dard ou encore Exbrayat. Voici le premier roman, inédit à ce jour, de Claude Michelet. Et c’est un polar ! Comme l’écrit  Yves Viollier dans sa préface : “ L’écriture est à l’os. Pas de gras. Rien ne manque. Les lieux, les personnages, tout est déjà en place. On pense au docteur Watson et son acolyte Sherlock Holmes. Le jeune écrivain de vingt-cinq ans s’était essayé à ce genre, mais le manuscrit du roman n’avait jamais été envoyé à un éditeur et restait un souvenir de jeunesse. Nous sommes au tout début des années 1960, dans le Loir-et-Cher, chez le docteur Jean-Marie Lenoir. Son ami Marc Lascaut s’est invité. Ils étaient ensemble en Algérie, et Marc, qui travaille pour le contre-espionnage, vient de temps à autre en vacances chez lui. Le soir de son arrivée, un marchand de bestiaux voisin meurt attaqué par un taureau. Marc, qui trouve ce décès suspect, ne s’en ouvre pas immédiatement au docteur Lenoir mais, au deuxième cadavre, il est temps de mener l’enquête…

• SOUMY Jean-Guy : Les affluents du ciel. Nouvelle édition. Livre en gros caractères.  1 vol. br, 430 p, éd. Les Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

Z SOUMY Dans leur immense propriété d’Aiguemont, les Sérilhac offraient l’image de l’aisance, du bonheur et de l’amour. Mais Pierre, le maître, a chassé l’un de ses fils, enfant prodigue et sans honneur. Clara, son épouse, ne l’a pas supporté et s’est enfuie, pour mourir dans des circonstances mystérieuses. On dirait que la foudre s’est abattue sur Aiguemont, tandis que d’autres bouleversements se préparent. La ligne de chemin de fer de Paris approche du Limousin – nous sommes dans les années 1870 – et Pierre refuse de voir éventrer son domaine. Une armée de mille hommes arase déjà les collines, perce un tunnel, jette un viaduc. Les travaux frôlent la tombe de Clara et révèlent une ancienne voie romaine. Porté par les « affluents du ciel », Pierre, qui croit avoir tout perdu, s’y engage Jean-Guy Soumy est né en 1952, dans la Creuse. Membre de l’Ecole de Brive, il a obtenu le Prix des Libraires en 1998 pour La Belle Rochelaise. Les Moissons délaissées (1992), Un feu brûlait en Elles (2002), Le Congrès (2010), Le Silence (2013), Un baiser, rien de plus (2018) comptent au nombre des dix-neuf romans qu’il a écrits. La condition féminine, l’émancipation des êtres, l’Histoire éclairant le temps présent, sont au cœur du cheminement d’un auteur qui se considère comme un romancier populaire.

• TILLINAC Denis : Sur le pont des regrets. Recueil de poésie. 1 vol. br, 90 p, éd. Le Dilettante, 12 € (Exemplaire du tirage de tête : 48 €).

Z Tillinac Un recueil de poèmes de l’écrivain et polémiste Denis Tillinac, qui met en valeur une autre facette de l’auteur. Entre des aveux qui apparaissent rétrospectivement peu glorieux, des regrets ou encore l’évocation de la mémoire de disparus qui lui étaient chers, Denis Tillinac fait montre de mélancolie autant que de délicatesse. Extrait : “Éparpillé en proses diverses, mon imaginaire d’écrivain a toujours retrouvé ses ports d’attache dans l’aventure poétique. Souvenirs obsédants, émotions glanées sur le fil de l’instant, songeries idéales, aveux peu glorieux, regrets embrumant des plages de bonheur – me voilà tout entier dans ce kaléidoscope.”

• TONOLO Sophie, MERLIN-KAJMAN Hélène : Cahiers Tristan L’Hermite (volume 41) : Tristan l’Hermite et l’Académie française (1648-1655). Actes de la journée d’études du 21 février 2019. 1 vol. br, 140 p, biblio, résumés bilingues français – anglais, éd.  Classiques Garnier – Les Amis de Tristan L’Hermitte, 30 €.

CatMS40b Sommaire: Sophie Tonolo : Tristan et l’Académie française, une histoire brève. Introduction –  Hélène Merlin-Kajman : L’Académie française, une création paradoxale –  Françoise Hildesheimer : Tristan L’Hermite : de Richelieu à Séguier, d’incertains patronages – Sandrine Berrégard : L’influence de l’Académie française sur les dernières productions littéraires de Tristan –  Sylvain Cornic : Tristan L’Hermite et Quinault : une filiation académique ? –  Gilles Siouffi : La “phrase” dans les “Lettres meslées” de Tristan L’Hermite -Claire Fourquet-Gracieux : Dans l’ombre de Guez de Balzac ? La langue prosaïque de Tristan L’Hermite –  Stéphane Macé : La langue poétique dans le Dictionnaire de l’Académie (1694) –  Bibliographie – Chroniques par Sandrine Berrégard

• VÉDRINES Jean-Pierre : Un Jour d’orage. Préface de Thierry Bernard. 1 vol. br, 190 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z VEDRINESVincent vit une enfance heureuse entre le village situé au bord de la rivière et le cabanon d’été, au bout d’un chemin de sable. Son meilleur ami, son idole absolue, est son grand-père. Ancien viticulteur et manadier, Jean Mazauric l’initie à la magie du cheval et du taureau, il lui fait découvrir le pays des étangs clairs et des garrigues ensoleillées, l’emmène sur les traces du sanglier Mangegloire. Vincent croque la vie à pleines dents, orpailleur d’aventures avec ses copains et bientôt avec la belle Adeline, qui lui apparaît au détour des chemins et des saisons. Mais pendant les vendanges, alors qu’ils chevauchent un soir d’orage, la foudre frappe le vieux manadier. Comme ses personnages, Jean-Pierre Védrines est languedocien mais aussi poète. Dans ce roman à la langue puissante et où l’enchantement est partout, il recrée le meilleur de la vie d’un enfant et partage avec nous, le temps d’une année, son amour pour sa terre natale.

• VIDAL Sébastien : Les sentiments noirs selon Sébastien Vidal. Trilogie romanesque qui regroupe Woorara, Carajuru, Akowapa…. 1 vol. br, 1010 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 16,90 €.

9782848867915Sébastien Vidal explore les méandres obscurs et angoissants des pires sentiments cachés en chacun de nous. De ceux qui peuvent faire basculer une vie instantanément et engendrer des forfaits en tout genre. Électrisés par la colère, la peur, la jalousie, la haine, la convoitise, ou encore la honte ou les regrets, les personnages, souvent des gens bien ordinaires, n’hésiteront pas à se venger, à mentir, à trahir, à commettre l’irréparable. Trois histoires indépendantes atterrissent sur le bureau de l’adjudant Brewski, lui-même hanté par ses fantômes et sa propre violence. Là où les braises de la détestation et de la vengeance couvent, les affaires s’enveniment à une vitesse effrénée et diabolique. Le lecteur n’en ressortira pas indemne.

• VITTÉ Louis-Olivier : Petit Jean. 1 vol. br, 420 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 18,90 €.

9782702166239-001-TDans les années soixante, en Corrèze, Marie a quitté la ferme de ses parents pour la ville voisine et une place d’ouvrière dans une scierie industrielle. La jeune paysanne rêveuse a du mal à s’adapter à l’univers rugueux de l’usine et à sortir de son isolement car ses camarades de travail, plus âgées, sont accaparées par les contraintes de leur vie conjugale et familiale. Marie n’est pas prête pour autant à payer n’importe quel prix pour échapper à la solitude. Et certainement pas disposée à céder aux avances du patron de l’usine, Danssault. Elle croit trouver le grand amour quand elle rencontre Jean, fils d’un couple de bourgeois de Corrèze, qui disparaît du jour au lendemain en lui laissant un enfant, Petit Jean. Pour assurer le bonheur de Petit Jean, Marie devra faire des choix déchirants…

◘ HISTOIRE

• ADAM Rémy : Les révoltés de La Courtine : histoire du corps expéditionnaire russe en France. 1 vol. br, 540 p, éd. Agone éditeur, coll. Mémoires sociales, 25 €. (ouvrage à paraître en janvier 2020)

Révoltés de la Courtine►“ L’histoire du corps expéditionnaire russe se situe à la croisée de l’histoire des relations franco-russes, des mutineries et de la révolution de 1917. Comment la révolution a-t-elle pu se frayer un chemin jusque dans les tranchées, loin de l’agitation politique de la Russie, apparemment hors de portée de la propagande bolchevique ? Par quels canaux cette « contagion » a-t-elle innervé l’ensemble du corps expéditionnaire ? Comment est-on passé, d’une “troupe d’élite” dont les hommes et les officiers avaient été sélectionnés avec un soin tout particulier, à la plus importante mutinerie survenue sur le front occidental ?”… En 1915, alors que la guerre s’est enlisée, le gouvernement français prend la chair à canon partout où elle se trouve. L’empire colonial y pourvoit largement, mais c’est encore insuffisant. Paris forme alors le projet de puiser dans les immenses réserves d’hommes de l’allié russe, en échange de quelques livraisons d’armes. C’est un faible apport militaire, mais un magnifique outil de célébration de l’« amitié franco-russe » – jusqu’au moment où la contagion révolutionnaire vient briser les rêves de la propagande. Les deux brigades, arrivées en France en 1916, accueillent la nouvelle de la révolution de février dans le plus grand enthousiaste. La détestation du tsar est unanime parmi les hommes. Après le désastre de l’offensive Nivelle dans laquelle elles sont jetées en avril, les brigades se mutinent et exigent leur rapatriement. Elles sont retirées du front, internées à La Courtine, mais rien n’y fait : l’agitation persiste. Elle sera durement réprimée.

CHANAUD Robert, BOUCHAUD Pauline (sous la direction de) : Le Temps des Limousins – Chroniques, horloges, nostalgies, prospectives du XIè au XXIè siècle. 1 vol. br, 245 p, illustrations n-b et couleur, éd. Presses universitaires de Limoges – PULIM, coll. Rencontres des historiens du Limousin, 22 €.

Z TEMPS LIMOUSINChaque époque a une manière qui lui est propre d’habiter le temps : de mesurer le temps qui passe et celui qui est passé, d’instrumentaliser le passé pour mieux tirer parti du présent, de rêver ou de craindre le futur. Comment les habitants du Limousin, au cours de l’histoire, ont-ils habité leur temps ? Mesurer le temps. Comment les chroniqueurs médiévaux parvenaient-ils à débrouiller l’écheveau des siècles passés ? Comment la succession des événements politiques du royaume venait-elle scander les registres des consuls de Limoges ? Le temps du juge et celui de l’assassin pouvaient-ils s’accorder sur l’heure du crime ? Et comment, faute de pendule à la maison, les enfants des villages éloignés du chef-lieu arrivaient-ils à l’heure à l’école ? Et de quelle heure parle-t-on ? Celle du soleil, bien sûr, sauf que chaque commune avait la sienne ! Et puis il y a les usages que l’on fait du passé, de la lecture que l’on en donne – généralement celle qui vous arrange, que ce soit dans le cadre d’un procès familial ou d’une politique. Lorsqu’une église médiévale intégrait des remplois d’édifices antérieurs, c’était pour mieux affirmer l’ancienneté de sa fondation (et les historiens de l’art doivent se débattre avec ce mélange des époques). Comparable était la motivation des bâtisseurs de châteaux néo-gothiques : auréoler du lustre du passé une position sociale. Les édiles municipaux, quant à eux, s’efforçaient plutôt de détruire les encombrants vestiges pour construire une ville moderne, tournée vers l’avenir. Au tournant des XXè et XXIè siècles, le Limousin fut pionnier en matière de prospective régionale ; et il s’avère que cette démarche appartient déjà au passé… Le Limousin a-t-il fait preuve d’originalité dans son rapport au temps ? Rien ne le prouve, mais on souhaiterait vivement que d’autres études régionales viennent lui donner la réplique.

• DENOËL Charlotte, DIONNET Alain-Charles Chefs-d’œuvres romans de Saint-Martial de Limoges : exposition, Limoges, Musée des beaux-arts (du 23 novembre 2019 au 24 février 2020). 1 vol. br, 145 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Snoeck Publishers (Gand, Belgique), 25 €.

9789461615565_1Catalogue de l’exposition qui présente, à la lumière des recherches les plus récentes sur le sujet, l’une des périodes les plus florissantes de l’abbaye Saint-Martial qui a été, du Xe au XIIe siècle, l’un des foyers religieux, intellectuels et artistiques majeurs de l’Europe. La position stratégique de l’abbaye au centre de la France, sur l’une des voies menant à Saint-Jacques de Compostelle, et la réputation d’apostolicité de son premier évêque, saint Martial, dont elle conservait les reliques, ont contribué à un développement que renforcèrent ensuite son rattachement à l’ordre clunisien en 1062 et la présence de figures marquantes comme le célèbre Adémar de Chabannes (988/989-1034) ou l’abbé Adémar (1063-1114). La destruction totale de l’ancienne abbatiale et de ses bâtiments conventuels entre la Révolution et l’Empire rend délicate toute tentative d’évaluation précise de la puissance et du rayonnement de Saint-Martial durant une grande partie du Moyen Âge. Toutefois, la quarantaine de chapiteaux mis au jour lors de divers chantiers de fouilles, entre le milieu du XIXe siècle et la fin des années 1990, et les quelque 200 manuscrits subsistants offrent de tangibles et éclatants vestiges de la vitalité créatrice de l’abbaye, qu’il s’agisse de l’architecture, de la sculpture, de la peinture ou encore de la production intellectuelle et musicale. Au delà du millénaire (1018-2018) de l’abbaye, le musée des Beaux-Arts de Limoges a souhaité, rassembler les différents témoignages artistiques de l’abbaye au temps de sa prospérité, en mettant en regard une sélection de manuscrits avec des chapiteaux et divers objets soit au total une quarantaine de pièces, le tout dans un parcours organisé en trois séquences (histoire de Saint-Martial, liturgie et musique, monde de la couleur, avec un complément sur  les techniques de l’enlumineur, du sculpteur et de l’émailleur.

• HAMEAU Jean-Charles, PAUL Céline (sous la direction de) : Formes vivantes : Musée national Adrien Dubouché, Limoges.  Préface de Romane Sarfati. 1 vol. br, 240 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Silvana Editoriale, 35 €.

Z Formes vivantesCatalogue de l’exposition de Limoges, au musée national Adrien Dubouché (9 octobre 2019 – 10 février 2020). Cette exposition met en lumière la représentation du vivant dans l’art de la céramique de la Renaissance à nos jours. Au sein d’un parcours rythmé par un dialogue entre arts et sciences, elle montre les liens qui unissent une inspiration organique et une matière minérale. Des décors naturalistes de Bernard Palissy aux céramiques biomédicales imprimées en 3D, l’existence d’un lien spécifique entre la céramique et le monde du vivant sera mis en exergue par des œuvres issues de collections patrimoniales, des créations contemporaines et des objets scientifiques. Répartie sur les trois salles d’exposition temporaire du musée, l’exposition Formes vivantes bénéficie de nombreux prêts d’institutions prestigieuses et d’artistes contemporains. Elle présente les créations en céramique en regard d’œuvres d’art graphique, de pièces d’orfèvrerie ou d’objets scientifiques qui ont pu les inspirer ou avec lesquelles elles ont pu dialoguer.

 • LAGUIONIE Michel : Loges et chapitres du Grand Orient de France en Limousin (du XVIIIè au XXIè siècle). 1 vol. br, 350  p, éd. La Geste éditions, 25 €.

ZZZZ► La Franc-Maçonnerie a joué un rôle important dans l’histoire du Limousin. À la suite de plusieurs années de recherches dans les archives publiques et privées, Michel Laguionie entame ici un passionnant voyage qui commence à l’époque des Lumières pour s’achever à l’aube du XXIè siècle. À travers cette relation des activités des francs-maçons corréziens, marchois et limougeauds, il enlève beaucoup d’idées fausses ancrées dans l’imaginaire populaire et entretenues par les détracteurs de l’Ordre maçonnique. Né en 1939 à Limoges, Michel Laguionie appartient au Grand Orient de France depuis 1966. Reçu franc-maçon par la loge Les Artistes réunis, à l’Orient de Limoges, il fut l’un de ceux qui réactivèrent Les Frères unis, loge créée en 1767, mais éteinte depuis près de deux siècles. Passionné d’histoire, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la vie sociale et politique de la capitale de la porcelaine.

• LEGROS Valérie : Apprendre l’arithmétique dans les manuels au XIXe siècle. 1 vol. br, 262 p, éd. Presses universitaires de Limoges – PULIM, coll. Savoirs scientifiques & Pratiques d’enseignement, 23 €.

27000100144890LLa présente recherche a pour objectif d’analyser les méthodes d’enseignement de l’arithmétique présentées dans les premiers manuels destinés aux élèves de l’école primaire. Elle investigue donc une période particulière : le XIXè siècle, qui est résolument le siècle de l’école primaire, comme l’affirment les historiens de l’école primaire. Toutefois, la période d’étude ne comprend pas les grandes lois scolaires de la Troisième République et leurs conséquences. Sommaire : I- Enseigner l’arithmétique à l’école primaire  (L’arithmétique, discipline de l’école primaire – Premiers jalons pour un enseignement de l’arithmétique – Les préconisations des pédagogues – Conclusion : Le besoin de livres scolaires) –  II- Des livres d’arithmétique “à l’usage des écoles primaires” (Le manuel scolaire : un outil pédagogique et politique – Destination des ouvrages : “ À l’usage des écoles – Périodes et lieux d’édition – Les auteurs des manuels – Dénomination des ouvrages – Caractéristiques des manuels étudiés –  III- Les méthodes pédagogiques utilisées (La méthode des auteur – Eléments d’une méthode – Les tâches des élèves – Invention, intuition, manipulation : des méthodes singulières – Conclusion générale. 

MONÉDIAIRE Gérard : Capi, insoumis (1882-1963) : Chamberet (Corrèze), Burlingame (California) et retour.  1 vol. br, 320 p, illustrations, glossaire, éd. Plein Chant (Bassac), coll. Précurseurs et militants, 21 €.

couv. richter fasc21Quand on naît enfant de paysans très pauvres à Chamberet, dans la Corrèze de la fin du XIXe siècle et qu’on se trouve orphelin de père à l’âge de huit ans, rien ne laisse augurer d’une vie bien trépidante. Sauf si on a affaire à quelqu’un surnommé très tôt Capi par ses proches, soit “un gars à qui on ne la fait pas”. S’ensuit une vie ardente entre Chamberet où il acclimate en 1903 la “propagande par le fait”, Limoges, Paris et ailleurs. Arrive 1914 et la mobilisation générale, le petit libertaire (1,53 mètre sous la toise, selon l’Armée ) tire sa révérence et il est officiellement déclaré insoumis. Commence alors pour lui une aventure au long cours scandée par des noms tels que Barcelone, New York, la Nouvelle-Orléans, la Sierra Nevada, San Francisco, Cuba. À 53 ans, atteint par la prescription, il est relevé de l’insoumission et fait alors retour là où il est né. Jusqu’à sa mort l’indomptable révolté animera tout à fait gracieusement la vie de la commune, et participera à la Résistance, ne se séparant jamais de son “ rigolo”. La vie courageuse de Jean Chazelas, jardinier de son état, méritait d’être sauvée de l’oubli.

• PALOUMBAS-ODILE Dimitri : Turenne – Le castrum, les maisons. Préface de Pierre Garrigou –Grandchamp. 1 vol. br, 285 p, 400 illustrations, cartes, plans,  biblio, index, glossaire, éd. Presses universitaires de Limoges – PULIM, coll. Rencontres des historiens du Limousin, 28 €.

imageEntre Corrèze, Lot et Dordogne, la vicomté de Turenne abrite une quantité tout à fait remarquable de bourgs castraux et ecclésiaux d’origine médiévale. Parmi eux se trouve Turenne, un bourg né vers l’an mil autour d’un énigmatique château carolingien dont l’histoire nus dit qu’il aurait été pris par les troupes de Pépin le Bref au milieu du VIIIème siècle… Situé à quelques kilomètres de Brive-la-Gaillarde, Turenne est d’abord un site géologique, une butte – témoin calcaire qui culmine à 330 m d’altitude au-dessus de la vallée de la Tourmente. C’est sur les pentes de ce relief escarpé que se développa au cours du Moyen Âge un groupement d’habitas, dans un premier temps près de l’enclos des vicomtes de Turenne, puis le long d’un cheminement ancien qui reliait Brive à Martel. Aujourd’hui, ces maisons offrent un panorama varié de l’architecture civile du sud de la Corrèze. Certains logis conservent encore en façade des vestiges médiévaux (ici une porte en arc brisé, là un couple de baies géminées…), d’autres sont plus marqués par la Reconstruction qui a eu lieu après la guerre de Cent Ans. Ces maisons de la « deuxième génération » ont un trait commun : la plupart sont dotées de spectaculaires tours hors-œuvre ou demi-hors-œuvre, à l’intérieur desquelles ont été aménagés des escaliers en vis. Peuplé d’officiers, de notaires, mais également de nombreux paysans, commerçants et artisans (des cordonniers, des tisserands, des tailleurs…), le chef-lieu de la vicomté était aussi un site fortifié, doté de trois enceintes construites entre les années 1100 et les Guerres de Religion. Raconter Turenne par le biais de ses maisons était finalement une occasion unique d’aborder ce lieu à travers ses habitants, en somme de revenir aux sources même de l’Histoire.

VALADE Jean-Michel : “C’est loin mais c’est beau”… Jacques Chirac en Corrèze. 1 vol. br, 128 p, éd. Lucien Souny, 10 €.

Z VALADEChirac et la Corrèze : toute une histoire ! Une histoire dont on ne connaît pourtant que des bribes parsemées au gré des multiples livres parus sur l’ancien président de la République. Une synthèse s’imposait donc. Parachuté en 1965 sur la terre de ses ancêtres, cet énarque s’est bâti un fief politique, la fameuse “Chiraquie”, à la hauteur de ses plus folles ambitions. Il s’invente un grand-père franc-maçon, se fait châtelain à Bity, est élu maire à Sainte-Féréole, puis renonce à sa fonction… Un moment tenté par l’hôtel de ville d’Égletons, il choisit finalement celui de Paris. Plus tard, il n’hésite guère à franchir la ligne jaune en recrutant deux faux chargés de mission corréziens à la ville de Paris… Mais Chirac en Corrèze, c’est également l’implantation d’une demi-douzaine de centres éducatifs, une indéniable œuvre au service des personnes handicapées, et une affection non feinte envers ses “chers compatriotes corréziens. Au moment où commencent à poindre les premières traces que Jacques et Bernadette Chirac ont laissées dans le département et la mémoire collective des Corréziens, Jean-Michel Valade a relevé le défi de retracer rigoureusement ce singulier parcours de vie.

 

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• LANGUILLE Bérangère, BAL Marie-Claude, ROUVELLAC Éric : Filière ovine et paysage pastoral – L’exemple du plateau de Millevaches. 1vol. br, 18 p, éd. Presses universitaires de Limoges-PULIM, 5 €.
image (1)L’élevage ovin, et donc les paysages pastoraux, se traduisent sur le plateau de Millevaches essentiellement par la présence de brebis limousines. C’est en effet le berceau de la race limousine, et encore aujourd’hui elle est majoritairement élevée dans cette région. Les troupeaux évoluent donc dans une zone difficile de moyenne montagne, dont le point culminant se situe autour de 978 mètres d’altitude. Le sol acide, le climat rude et la végétation forment aujourd’hui les caractéristiques principales du plateau. Sommaire : Le pastoralisme, une chance pour les prairies – Le paysage pastoral sur le plateau de Millevaches – Le boisement sur le plateau de Millevaches – La naissance de la filière ovin- Des filières oubliées (laine et cuir) – L’élevage ovin sur le plateau de Millevaches – Une évolution inquiétante (production et consommation) – La brebis limousine : petite histoire de la race – La brebis limousine : brève description – Des organismes de formation – Le Pôle Viande Locales, une démarche éthique – Les démarches du PNR de Millevaches en Limousin

• THÉVENIN Thierry : Les Plantes sauvages. Le chemin des herbes. Nouvelle édition pour randos et sacs à dos. Connaître, cueillir, utiliser. Préface de Pierre Lieutaghi. 1 vol. br, 352 p, 200 illustrations en couleur, 80 aquarelles, éd. Lucien Souny, 15,90 €.

Z TheveninQue savons-nous aujourd’hui de la douceur de velours de la guimauve, du pansement de fine peau que nous offre la joubarbe des toits, des mille et une vertus de la verveine officinale qu’il n’est permis de cueillir qu’après avoir demandé l’autorisation aux esprits du lieu ? Savoirs oubliés à l’orée des villes, perdus aux confins de la mémoire… Pour redécouvrir ce grand livre de la nature, celui que, jadis, on apprenait dès l’enfance, avant même l’alphabet, il faut désormais un guide doué de patience, qui parle avec simplicité, et qui n’hésite pas à s’attarder sur la description d’une herbe de bonne renommée. Tel est le cas de Thierry Thévenin. Agriculteur cueilleur, botaniste de terrain, herboriste méticuleux, ce passionné sait les plantes qui soignent, le moment et la façon de bien les cueillir, les méthodes pour les sécher, les conserver. Mais ne le brusquons pas, ne le pressons pas de nos questions désordonnées. Suivons-le au rythme qu’il affectionne et qui est celui des saisons. Allons, dans ses pas, de la maison à la forêt, de la haie au ruisseau, accompagnons-le jour après jour sur « son » chemin des herbes. Ce livre n’est pas un énième ouvrage sur les plantes médicinales. C’est un livre rare ! D’ailleurs, Pierre Lieutaghi, le célèbre ethnobotaniste qui le préface, n’écrit pas autre chose : “C’est un ami de papier qui, en moins de deux, redevient de bois bien vivant, fait des branches et des feuilles”.Christine Achard, illustratrice botanique, Marie-Claude Paume et Cédric Perraudeau, photographes naturalistes, ont contribué à la réalisation de ce Chemin des herbes (prix Paul Sébillot) qu’illustrent 200 photographies en couleurs et 80 aquarelles pleine page.

• VARIÉRAS Fabrice : Corrèze. 1 vol. relié, 240 p, illustrations en couleur, éd. la Geste éditions, 29,90 €.

176131► Ce beau livre invite à la découverte de la Corrèze à travers des photographies modernes et en grand format. L’ouvrage va également plus loin en proposant un éclairage thématique très varié. Les informations transmises sont à la fois très actuelles, et basées sur des recherches historiques précises. À travers des textes poétiques et une sélection de nombreuses photographies en noir et blanc et couleur, l’auteur de ce livre s’attache à rendre hommage au département de la Corrèze, à ses paysages et son identité sous un jour nouveau. Un beau livre à ne pas rater pour découvrir ou redécouvrir ce département. Né à Tulle en 1971, Fabrice Varieras  est diplômé en Géographie de l’Université de Limoges et de Toulouse II. Journaliste indépendant il collabora pendant plus de dix ans au magazine Pays du Limousin. Photographe enfin, il est l’auteur de  plusieurs ouvrages et expositions dans lesquels il s’emploie à porter sur un territoire ou un sujet, un regard contemporain et esthétique, toujours à la recherche. Il vit à Ambazac (87).

◘ DIVERS

• DAVID Laurent : Un espoir en jaune ! Tome III : Le revers de la médaille. 1 vol. relié, illustrations en couleur, éd. les Ardents éditeurs, 15 €.

Revers médalle► Amateurs de vélo de course et de compétition ? Prenez la roue de Florian Delprat dans cette bande dessinée rondement menée ! Une grande victoire entraîne de nombreuses sollicitations et implique de lourdes responsabilités ! Entre rivalité et superstition, Florian Delprat doit affronter la malédiction qui plane sur les épaules du champion… Laurent David est né à Limoges et réside désormais près de Tulle. Après avoir enseigné l’histoire, il se tourne vers sa passion, le dessin. L’idée d’une BD sur le cyclisme lui trottait depuis longtemps dans la tête, lui permettant d’associer plusieurs passions : l’écriture, le dessin, le cyclisme, les beaux paysages et particulièrement ceux de sa région, le Limousin.

 

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• BERNARD Michel : Pour Genevoix. 1 vol. br, 230 p, éd. de la Table ronde, coll. La petite Vermillon, 7,30 €.

I23691► “À trente-quatre ans, j’ai éprouvé de nouveau l’empoignade d’une lecture d’enfance. Elle a duré deux nuits. Je relisais, bouleversé, Ceux de 14. […] M’apprêtant à écrire sur les paysages du Barrois et de la Woëvre, j’avais pensé recevoir d’une nouvelle lecture de Genevoix la bénéfique influence. Sa réputation de paysagiste était solide et l’on disait qu’il n’était pas seulement le meilleur peintre de la Loire, mais aussi de la nature meusienne. Je pense maintenant que la cause était plus profonde,” écrit Michel Bernard. Le livre aurait pu s’intituler « Pour Ceux de 14 » tant il montre l’importance de ce récit dans la vie et la carrière littéraire de Maurice Genevoix. C’est aussi un bel hommage à un  homme de devoir et de fidélité qui sut transcrire l’horreur de la guerre en témoignant avec réalisme pour ses compagnons dans leurs derniers jours.

• BRIESNE Pierre : La Dame de cœur 1 vol. br, 290 p, éd. L’Escargot savant (Viévy), 17 €.

dame-coeur-pierre-briesne-1-gConfiné dans sa chambre d’hôpital, Laurent perd patience. Dans l’attente d’une greffe de cœur qui lui semble illusoire, une visite inattendue le replonge dans son passé. Celui d’une rencontre inoubliable, mais aussi de maladresses amoureuses, de la tentation, de l’échec parfois. Dans ce roman intriguant, Pierre Briesne pousse son lecteur dans ses retranchements, jusqu’à, peut-être, prendre parti pour l’un ou l’autre des deux protagonistes. On se prend d’admiration pour Sabine, charmé par son élégance et sa sagesse, celle que l’on idéalise tout au long du récit. Au terme de ses souvenirs, un choix difficile s’impose à Laurent : celui de continuer à se battre… pourquoi ? Mais aussi une question plus générale. Comment éviter le terme inéluctable de la vie, sinon la substituer en acceptant un cœur qui n’est plus le sien ? Et comment accepter cette nouvelle vie, lorsque celle-ci signifie aussi la mort ? Le livre ouvre au débat et pose les questions existentielles de la vie et de la mort, de l’attente, mais aussi de l’espérance. Et vous, quel serait votre choix ?

• D’ARCÈS Amicie : Les larmes des Polonaises. Nouvelle édition. 1 vol br, 500 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €.

Z DARCIS Hiver 1922. Maria Duszenka, vingt ans, débarque avec son bébé en gare de Montceau-les-Mines dans le flot d’immigrants polonais embauchés par les Houillères. Accueillie dans l’humble logement de son oncle, elle revit. Bien que fille-mère, elle trouve un emploi de trieuse de charbon. La vie l’emmènera chez les métallos du Creusot, entre les tumultes de la guerre et les grandes grèves du Charbon et du Fer. Lhistoire de Maria et des femmes de sa famille, dit la romancière, c’est l’histoire des milliers de Polonaises qui ont vécu l’arrachement à la terre natale, l’immersion dans un pays étranger parfois hostile, langoisse quotidienne de toutes les compagnes (polonaises ou françaises) de mineurs et de métallos soumis à un travail pénible et dangereux ; et pourtant des femmes courageuses, solidaires et tenaces qui ont porté haut l’espoir de tous les immigrants, la dignité gagnée par le travail, la fierté d’assurer un toit et un couvert à leurs enfants, et de les voir sintégrer sans perdre leurs racines, des femmes qui ont été les premières actrices de la réussite polonaise en terre française”. Outre sa pertinence pour mieux embrasser la société française d’aujourd’hui, la force de cette saga est d être une extraordinaire aventure humaine.Née en 1943 à Montélimar, Amicie d’Arces vit en Saône-et-Loire. Après des études de langues, d’archéologie et d’histoire de l’art à Rome et à Paris, elle alterne l’écriture et le journalisme.

• FIDELIN Benoît : Genevoix, mon ami. 1 vol br, 200 p, éd. Bayard (Paris), coll. Littérature, 16,90 €.

Z FIDELIN► Lorsqu’il fera son entrée au Panthéon en novembre 2020 (au lieu de novembre 2019 comme initialement prévu), l’écrivain Maurice Genevoix (1890-1980) sera célébré partout comme le témoin de la Grande Guerre. Benoît Fidelin, ancien grand reporter, qui a connu lui aussi les terrains de guerre, nous emmène plus loin, de l’autre côté de cette oeuvre qui l’a lui-même souvent ramené au ressourcement paisible et au lien avec la nature éternelle. Retraçant l’itinéraire de Genevoix sur les sentiers de la forêt orléanaise, sur les bords de Loire, pour des parties de pêche où la vie tout entière se joue, il revisite en miroir son propre lien à la nature. Une dizaine de tableaux se succèdent qui évoquent chacun l’amour de la vie si puissamment inscrit dans la nature. Dans ce livre, l’amitié se tisse de pages à pages et l’inspiration de Genevoix prend toute sa dimension, sous la plume de Benoît Fidelin, qui traduit ce lien d’hier à la terre en projet de vie pour aujourd’hui et en espérance pour demain.

• GENEVOIX Maurice : Trente mille jours. 1 vol. br, 352 p, éd. de la Table Ronde, coll. La petite vermillon, 8,90 €.

product_9791037104854_195x320Le charme singulier de Maurice Genevoix joue ici, plus puissamment encore que dans aucun de ses livres. D’une enfance sur les bords de la Loire au secrétariat perpétuel de l’Académie française, en passant – surtout – par l’effrayante déchirure de la Grande Guerre, ces pages retracent neuf décennies de fidélité à soi-même. Qu’il évoque une marche au brame dans les forêts de Sologne, le regard des compagnons massacrés dans la boue des Éparges ou les premières terreurs d’un enfant découvrant la mort, Maurice Genevoix témoigne de la même douceur obstinée, de la même «justesse» au sens fort qui nous font complice fraternel de sa mémoire. Il y a dans ces Trente mille jours paisiblement restitués l’illustration – et l’explication – du “mystère Genevoix”.

• LUNEAU Aurélie, TASSIN Jacques : Maurice Genevoix : biographie suivie de Notes des temps humiliés, par Maurice Genevoix. 1 vol. br, 310 p, éd. Flammarion, coll. Biographies, 24,90 €.

715yGVvVzeL._AC_UY218_ML3_Pas un jour de la vie de Maurice Genevoix ne s’écoula sans qu’il ne pense à ceux de 14, ses frères d’armes qui avaient combattu à ses côtés sur le front, et dont le sacrifice absolu lui inspira l’un de nos plus grands chefs-d’œuvre sur la Grande Guerre. Les années passant, le souvenir de 14-18 ne s ’estompa pas, l’ancien poilu restant fidèle à ses « jeunes fantômes »… Car comment oublier les Éparges de 1915, ces jours et ces nuits d’épouvante ? Et pourtant, sa vie témoigne jusqu’à la fin d’une joie rare, d’une capacité intacte à s’émerveiller devant le monde. L’académicien qui aurait aimé être peintre dessine abondamment la nature ; il s’en fait l’âpre défenseur dès les années 1950, militant avant beaucoup pour l’écologie. Mais il est aussi un acteur dynamique de la vie culturelle française. Cette biographie nourrie d’archives révélées pour la première fois est complétée par son journal tenu durant les années noires de l’Occupation, Notes des temps humiliés, inédit à ce jour.

NOËL Marie : Le chant des jours : une année en poésie. Sélection des textes établie par  Colette Nys-Mazure.  1 vol. br, 140 p, éd. Desclée de Brouwer, coll. Les carnets, 8,90 €.

Z Marie noelÉpreuves et espérances toujours vives, solitude tantôt recherchée, tantôt détestée, amour et compassion, souffle et urgence de la création : l’âme humaine – ses fragilités et ses forces – est au cœur de l’œuvre de Marie Noël. Choisis par Colette Nys-Mazure, les mots de la poétesse nous accompagnent chaque jour de l’année en une spiritualité rebelle et fulgurante. Ils éclairent notre chemin. Marie Noël a vécu une foi traversée de ténèbres et de lumière. Elle est connue par ses poèmes en forme de chansons (Les Chansons et les Heures) et son journal spirituel (Notes intimes). Poétesse, Colette Nys-Mazure, est aussi romancière, nouvelliste et essayiste (Célébration du quotidien).

• RENARD Jules : Poil de carotte. Nouvelle édition établie par  Jenny Benga. 1 vol. br, 192 p, éd. Librio, coll. Littérature, 2 €.

Z renardPoil de Carotte a beau se taillader les joues pour qu’elles rosissent, personne ne l’embrasse. Madame Lepic n’aime pas son petit dernier aux cheveux roux. “Tout le monde ne peut pas être orphelin”, se répète Poil de Carotte, et il nous livre ses idées personnelles, «ainsi nommées parce qu’il faut les garder pour soi. Ni la générosité ni la sincérité ne paient dans le monde des adultes. Il faut ruser. L’existence de Poil de Carotte est un enfer dont il ne s’échappe que par une cruelle lucidité. Jules Renard a écrit là un chef d’oeuvre d’ironie, d’intelligence et de tendresse. “Qui a lu une telle œuvre ne peut l’oublier”, affirme en regard Robert Sabatier.

• VINCENOT Claudine, VINCENOT Henri : Voyage au Maroc.  1 vol. br, 62 p, format à l’Italienne, illustrations en couleur,  éd. Atelier des Noyers (Perigny-lès-Dijon), coll. Carnets de voyages, 18 €.

Z Vincenot (2)À l’occasion de son service militaire, qu’il effectue au début des années 1930 au Maroc, alors sous protectorat français, le jeune Henri Vincenot note dans ses carnets  ses impressions. Elles portent sur les sites qu’il a l’occasion de découvrir, que ce soit à Casablanca, à Rabat ou à Salé. Chacune de ses notes est accompagnée d’aquarelles. Par cette publication, Claudine Vincenot invite ici le lecteur à une « billebaude » marocaine, au gré des images laissées par son père, tout en apportant des précisions sur les lieux évoqués et des compléments sur les extraits des carnets qui font l’objet d’une citation.

◘ HISTOIRE

• BAGATELLE Jean-Michel (Photographies), MONAMY Renée (Textes) : Châteauneuf en Auxois. 1 vol. br, illustrations en couleur, éd. L’Escargot savant, 29 €.

chateauneuf-auxois-renee-monamy-1-g► En plein cœur de la Bourgogne, Châteauneuf en Auxois est classé parmi Les Plus Beaux Villages de France. Et voici un peu de son histoire. Une belle histoire qui comporte sans doute autant de vérités que de légendes – comme toute l’Histoire – mais que nous avons envie de vous conter telle qu’on nous l’a contée, parce que c’est ainsi que nous l’avons aimée… En écoutant Jean-Michel Bagatelle – photographe – parler de son art, on ne peut s’empêcher de penser à cette phrase d’Henri Cartier-Bresson : Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. Entre les pages de ce livre illustré de photos de Châteauneuf en noir et  blanc et en couleurs, vous allez rencontrer Jean Ier de Châteauneuf, Catherine, première Dame de Châteauneuf dont le crime mettra fin trois siècles plus tard à la belle lignée de ses ancêtres, Philippe Pot, chevalier de la Toison d’Or, Conseiller des Ducs et grand sénéchal de Bourgogne, Jacques Blondeau, dragon de la Reine et général d’Empire, et tous les autres : ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui dont l’écrivain Henri Vincenot. Vous parler d’eux parce que je les aime. Ecrire, pour vous les donner à aimer, pour vous donner à aimer notre village : Châteauneuf, en Auxois.

BAUD Anne, SAPIN Christian : Cluny : les origines du monastère et de ses églises. 1 vol. br, 224 p, illustrations n-b et couleur, annexes, biblio, index, éd. CTHS, coll. Archéologie et  histoire de l’art, 55 €.

Z CLUNYLes campagnes archéologiques de 2006-2013 à Cluny avaient pour objectif de comprendre plus précisément la constitution du sanctuaire et du chevet de Cluny II, d’en assurer une meilleure datation par les méthodes archéologiques, de déceler d’éventuelles occupations antérieures. Il en était de même pour l’amorce des bâtiments claustraux et l’église Sainte-Marie. La découverte des vestiges de la demeure aristocratique de la villa carolingienne, renouvelle aujourd’hui considérablement les connaissances sur les origines de Cluny. L’ouvrage présente les résultats de ces travaux, dans le prolongement de ceux du grand archéologue K. J. Conant qui avait à plusieurs reprises proposé des schémas d’évolution avant et après la fondation du monastère en 910. Nous avons aujourd’hui la chance de bénéficier d’avancées considérables des connaissances sur ces périodes en Europe, qui nous aident à regarder autrement les maçonneries retrouvées. À l’échelle des grandes élévations du transept de la Maior ecclesia encore conservé, ces vestiges découverts peuvent paraître modestes et peu spectaculaires, cependant ils sont les plus anciens témoignages de la présence des hommes en ce lieu, et de leur communauté qui sera à l’origine de la plus grande abbaye d’Europe.

• BOUSQUET Gilles,  BUGADA Roland,  GILLET Frédéric, VALOGNES André :  La Noblesse du Tonneau. 1 vol. br, 640 p, illustrations, éd. L’Escargot Savant, 60 €.

Noblesse-Tonneau-1-gLe tonneau, dont l’origine est constatée au 3ème  millénaire avant notre ère, a toujours été le vaisseau de produits liquides ou pulvérulents entre autres, dont les produits alimentaires et particulièrement le vin. Non seulement il le reste de nos jours encore, mais il est devenu le partenaire exceptionnel du vin pour l’acquisition d’un label de qualité, d’exception et d’individualité. Le tonneau est donc bien le résultat du génie de l’homme. Les fonds des archives départementales de plusieurs régions, les relations menées avec de nombreux tonneliers et de nombreux vignerons offrent une description sans équivalence de l’histoire de cet objet d’art qu’est le tonneau et de son évolution au travers des siècles jusqu’au seuil d’une mutation technologique qui accompagne son développement actuel. Au fil des chapitres qui constituent cet ouvrage, les auteurs ont cherché à mettre en évidence le lien étroit qui unit les deux professions de tonnelier et de vigneron dans le respect d’une gestion durable des matières premières sans omettre les tendances évolutives des goûts des consommateurs.

• DEYBER Alain, ROMEUF David : Les derniers jours du siège d’Alésia (22 – 27 septembre 52 av-JC). Préface de Yann Le Bohec. 1 vol. br, éd. LEMME éditions (Chamalières), 21 €.

ZQui ne connaît pas Alésia, lieu de la célèbre confrontation entre Vercingétorix et Jules César ? Les savants qui ont étudié cet épisode crucial de la guerre des Gaules ont proposé de nombreuses hypothèses pour expliquer la défaite des armées gauloises et la reddition de leur chef arverne. Si beaucoup sont sérieuses, certaines négligent les sources, quand elles ne sont pas purement fantaisistes. Cet ouvrage reprend le dossier de la célèbre bataille sur la base des recherches les plus récentes, et nous révèle comment une éclipse de Lune, survenue dans la nuit du 25 au 26 septembre 52 av. J.-C., pourrait avoir été un élément de la défaite de Vercingétorix, relativisant la victoire de César.

• FAUCHERRE Nicolas : Les citadelles du roi de France sous Charles VII et Louis XI Préface de Jean Mesqui.  1 vol. br, 450 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Centre de castellologie de Bourgogne (Chagny), 35 €.

Z Faucherre (2)De 1450 à 1483, Charles VII puis Louis XI ont sécurisé toutes les nouvelles extensions du domaine royal en y construisant des  citadelles, des châteaux de garnison spécifiquement conçus pour surveiller les villes conquises. Au sortir du Moyen Âge, les architectes du roi inventent alors des formes neuves, tant pour mettre en scène la monarchie absolue que pour répondre aux progrès de l’artillerie à poudre. En 30 ans seulement, ils mettent en place les nouvelles solutions de la fortification moderne : ouverture de tir, circulations, tour à canon, ouvrage détaché devant la porte, moineau d’artillerie. Ces seize citadelles, si importantes dans l’histoire de la défense, ont souvent été des forteresses mal aimées, tôt détruites et vite oubliées. La thèse de Nicolas Faucherre, soutenue en 1993 et publiée ici pour la première fois, a fait sortir de l’ombre ces jalons essentiels de la construction de l’État moderne. Elle reste aujourd’hui encore une référence de premier plan pour l’histoire et la castellologie.

Z Ménager• MÉNAGER Philippe : Patrimoine industriel de Bourgogne. 1 vol. relié, 176 p, illustrations en couleur, éd. Christine Bonneton, 20 €.

Ce guide illustré propose de partir à la découverte du patrimoine industriel bourguignon, au sens large du terme. On y trouve aussi bien les vestiges industriels, avec les hauts fourneaux,  témoins d’un passé économique glorieux, que les lignes de chemin de fer privées qui desservaient ces sites, ou encore les monuments commémoratifs, sans oublier les maisons et les cités ouvrières.

• MOUILLEBOUCHE Hervé : Châteaux et palais de la Bourgogne médiévale : Recueil d’articles. 1 vol. br, 600 p, illustrations n-b et couleur, éd. Centre de castellologie de Bourgogne (Chagny), 35 €.

Z MouilleboucheL’ouvrage reprend une trentaine d’articles de l’auteur, publiés dans différentes revues et ouvrages collectifs de 2000 à 2019 ; on y trouvera des études de castellologie quantitatives (Les dames dans les maisons fortes, Nobles et habitat fortifié, Topographie et habitat fortifié), des varia (Sirènes mâles, le château dans les récits de voyage, la justice de Ray-sur-Saône) ; des études sur le haut Moyen Âge bourguignon (mythes des raids Hongrois et Sarrasins, cercles de paix et cimetières) ; trois études de textes (La description de Noyers, la visites des forteresses du Brionnais, neuf récits de sièges bourguignons) ; des monographies de châteaux (Montperroux, Lourdon, Chamilly) ; des études historiographiques (André Déléage, Eugène Beauvois, Charles Suisse, Abel Forey) ; quelques pastiches de textes du VIIIe au XVe siècles,; et quatre articles récents sur l’hôtel ducal de Dijon. L’ensemble est classé  par grandes thématiques.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• ARFEUX Germain : Carnet de route en Auxois. 1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, éd. L’Eecargot savant, 29 €.

Carnet-route-Auxois-Germain-Arfeux-1-gDe vastes étendues de pâturages qui se gondolent sous un ciel bleu-blanc, des flots d’herbe grasse qui s’étendent à perte de vue et qui moussent en écumes de forêt au sommet des collines, et puis quelques villages tout blancs qui flottent sur cette mer verte comme des esquifs en plein naufrage. Voilà l’Auxois ! Connaissez-vous l’Auxois ? L’Oksoa ? Mais non, l’Auxois ! On prononce Au-ssois ! Semur ? Toutry ? Marigny-le-Cahouët ? Ça ne vous dit rien ? Montbard ? Pouillenay ? Brianny ? Toujours rien ? Je m’en doutais… Personne ne connaît l’Auxois ! Quand Vercingétorix voulut se soustraire aux Romains, c’est en Auxois qu’il vint se barricader. Quand Saint-Bernard voulut échapper au monde, c’est en Auxois qu’il vint fonder une abbaye. Quand Buffon voulait s’immerger dans la nature, c’est en Auxois qu’il venait l’étudier. Tous ceux qui ont voulu fuir les hommes se sont toujours trouvés à leur place en Auxois. L’Auxois c’est la dernière terra incognita. Un pays méconnu des touristes, dédaigné des voyageurs, oublié par le temps. Qui a soif d’inconnu trouvera là de quoi s’abreuver… et peut-être même de quoi se noyer ! Bienvenue en Auxois !

• ZOUNIA Jean-Christophe (Textes et photographies): Du rêve à la ruralité. Préface de Jean Lassalle. 1 vol. br, 340 p, format  à l’Italienne, 365 photographies, éd.  LMEP éditions, 50 €.

ZSelon Jean-Claude Zounia,  » Le Morvan ne dévoile pas ses trésors de beauté au premier abord mais il se mérite. Il faut le parcourir, le fouiller, chercher, marcher, découvrir, construire une relation avec lui pour enfin le comprendre et le connaitre. »  À force de parcourir le Morvan, Jean-Christophe Zounia a eu envie aussi de parler et  surtout de montrer ceux qui y vivent. Il a choisi de vrais Morvandiaux, des personnages authentiques, ancrés dans leur territoire. Mais plus encore, ce sont des figures locales, dont la personnalité transparaît au travers des photographies.  Plantés dans le décor de leur vie quotidienne, figés en noir et blanc sur ces pages de papier glacé, leurs regards nous interpellent. La photographie révèle et interroge à la fois. Qui sont-ils? Quelle est leur vie?  Une galerie de portraits dont  Jean-Christophe Zounia dévoile les secrets pour le plus grand plaisir des lecteurs.

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

 • BONARDI Fabrice (sous la direction de) : Il aurait suffi de presque rien…Concours de la nouvelle George Sand (15ème édition). Préface d’Annie Ardelet-Hugon.1 vol. br, 104 p, illustrations, éd. L’Harmattan, coll. Nouvelles nouvelles, 13 € (9,99 € en version numérique)

Z HarmattanRecueil des 7 nouvelles qui ont été lauréates du 15ème concours de la nouvelle. Ce concours, organisé à Déols en Berry, a acquis depuis 2004 une renommée internationale. Il le doit à ses partenaires locaux  mais aussi au soutien des éditions L’Harmattan et aux centaines de participants qui ont concouru depuis deux décennies. Extrait de “Toucher le ciel”, de Muriel Fèvre, lauréate 2019 :   Il aurait suffi d’un frottement de sa robe contre le mur, d’un craquement, d’un gargouillis pour qu’ils tournent la tête et qu’elle entre dans leur champ de vision. Cela ne s’est pas produit… ”

• SAND George : Fanchette, suivi de Les ouvriers boulangers et de Le père Va-tout-seul. Préface de Michelle Perrot. 1 vol. br, 108 p, éd. La Guêpine éditions (Loches), coll. La petite Guêpine, 16,40 €.

6d1696bee7835dd96f75f90fc20b01bf-georgesand-fanchette-lesouvriersboulangers-lepreva-tout-seul_premire_couverture-48En 1843, George Sand (1804-1876) est une femme libre et un écrivain reconnu. Ces trois textes, publiés en 1843-1845, témoignent de son intérêt pour les questions sociales et, à sa manière, de son féminisme. Elle est indignée par le sort d‘une pauvresse volontairement abandonnée et par la dure condition des ouvriers boulangers. Elle prend position sur la question du vagabondage — cette grande hantise de la société bourgeoise. Ces textes préfigurent l‘engagement de celle qui se disait “fille d‘un patricien et d‘une bohémienne” pour la Révolution de 1848. Auteure de la préface, Michelle Perrot est  historienne et  professeure émérite des universités. On lui doit, notamment, “Histoire de chambres”, Prix Fémina essai 2009. Son dernier ouvrage “George Sand à Nohant. Une maison d‘artiste” (éditions du Seuil), a été remarqué par la critique.

Z SAND 1 (2)• SAND George : Romans : Tome 1. Édition établie sous la direction de Jose-Luis Diaz, en collaboration avec Brigitte Diaz. 1 vol. relié sous étui, éd. Gallimard, coll. La Pléiade, LXVIII + 1866 p, Chronologie,  67 €.

Recueil de 8 romans publiés entre 1832 et 1849: Indiana, Lélia, Mauprat , Isidora, La Mare au Diable, François le Champi, La petite Fadette.,  

• SAND George : Romans : Tome 2. Édition établie sous la direction de Jose-Luis Diaz, en collaboration avec Brigitte Diaz et Olivier Bara. 1 vol. relié sous étui, éd. Gallimard, coll. La Pléiade, XXIII+ 1496 p, Chronologie,  63 €.

Recueil de 7 romans publiés entre  1847 et 1872 : Lucrezia Floriani, Le Château des Désertes, Les Maîtres sonneurs, Elle et lui, La Ville noire, Laura. Voyage dans le cristal – Nanon.

product_9782072859724_180x0Après l’œuvre autobiographique publiée dans la collection de la Pléiade en deux volumes (1970-1971), ces deux nouveaux ouvrages mettent en valeur la romancière, avec une sélection 16 romans, parmi lesquels des romans “berrichons” (La petite Fadette, les maîtres sonneurs, la mare au diable, Mauprat) mais aussi Elle et lui, inspiré de sa relation avec Musset, ou encore La ville noire, roman ouvrier, Laura, Le voyage dans le cristal, un conte fantastique. 1839. Présentation par l’éditeur :  “Le roi des romanciers modernes, c’est une femme”, déclare Jules Janin, prince des critiques. Certes, il s’agit pour lui d’ôter sa couronne à Balzac, dont il n’a pas aimé Illusions perdues. Mais son admiration pour George Sand (car c’est elle, “le roi”) est sincère, et partagée : par Balzac lui-même, puis par Flaubert, qui comparera son amie à un grand fleuve d’Amérique : “Énormité et Douceur.” Voilà ce que fut la romancière pour ses contemporains. On est loin de la considération réticente dont se contentera longtemps la postérité, avant que le vent ne tourne de nouveau, en faveur cette fois de l’œuvre, soutenue par une personnalité qui rayonna sur plusieurs scènes littéraire, politique, sociale. George Sand a publié plus de soixante-dix romans. Les quinze que voici ont été choisis pour leurs qualités propres et parce qu’ils illustrent ses différentes manières. Indiana, immense succès, est le premier qu’elle signe de son nom de plume. Le roman-poème de Lélia – révolte métaphysique et sexualité féminine en 1833 – fait scandale. Mauprat échappe aux qualificatifs ou les mérite tous : roman historique, familial, d’amour, d’aventures, noir, humanitaire, social… Pauline est un “roman de l’artiste”, veine à laquelle appartient aussi, le diptyque constitué de Lucrezia Floriani et du Château des Désertes. Isidora surprend par sa modernité, forme et fond. Le triptyque champêtre, La Mare au Diable, François le Champi, La Petite Fadette, fait de Sand une pionnière de l’ethnographie et de l’ethnolinguistique, et de l’ethnomusicologie si l’on y ajoute Les Maîtres sonneurs. Dans Elle et lui passe l’ombre de Musset. (Pour celle de Chopin, voyez Lucrezia.) La Ville noire est un roman “industriel” à la fois réaliste et utopiste. Juste avant Voyage au centre de la Terre, Laura, voyage dans le cristal débusque le fantastique au cœur de la science. Nanon enfin récrit l’histoire de la Révolution en donnant la parole à une paysanne. “Je fais des romans, parce que c’est une manière de vivre hors de moi”, dit George Sand, prompte à se glisser “dans la peau de [s]es bonshommes”, comme elle appelle ses personnages. L’essentiel pour elle est dans le mouvement vers l’autre, quête inquiète et patiente ; ce qu’avait bien senti Janin, qui voyait en elle l’«un de ces grands esprits plein d’inquiétudes qui cherchent leur voie». Quadriller le monde social est nécessaire, non suffisant. Si le roman est un plaidoyer (pour les femmes, contre les lois du mariage, pour la justice…), le bon roman exige que soient mêlés “le réel et le poétique”. Ainsi naît le romanesque, principe de liberté : c’est l’artiste qui crée le réel, “son réel à lui”. Le roman chez Sand a un effet sur “l’emploi de la vie”. De lumineuses figures de femmes y mènent un combat pour l’idéal. Vaste dessein. Flaubert (comme toujours) avait raison : énormité et douceur.

• SAND George, DUMAS Alexandre, DUMAS (fils) Alexandre : Correspondance. Édition établie par Thierry Bodin et Claude Schopp. 1 vol. br, 730 p, éd. Phébus, 33 €.

9782752912114-4fa64L’œuvre de George Sand ne cesse d’être réévaluée. Cette correspondance inédite avec son fils spirituel, Alexandre Dumas fils, est une occasion nouvelle de lire l’auteur d’Indiana. Elle apporte un éclairage  sur les relations entre les trois écrivains et elle permet de découvrir les débats qui ont enflammé la France des années 1851-1876, racontés par deux des plus grandes figures littéraires de l’époque.  Alexandre Dumas fils (27 juillet 1824 – 27 novembre 1895), était romancier et dramaturge à succès, comme Alexandre Dumas premier du nom, dont il était un fils illégitime. De sa bibliographie on retient surtout aujourd’hui La Dame aux camélias, inspiré par son amour pour une courtisane. Ici, Dumas écrit à une figure incontournable de la vie littéraire et intellectuelle de la France du milieu du XIXe siècle, George Sand, dont il est un grand admirateur et un proche. À cette date, il a déjà eu l’occasion de collaborer avec elle au théâtre, notamment sur la pièce Le Marquis de Villemer (1864), qui est en fait l’adaptation d’un roman de la dame de Nohant.

◘ HISTOIRE

• DELIGNY Jean-Louis : La vie prodigieuse d’ Athanase Bassinet : du bel ouvrage à la Belle Époque : un constructeur berrichon, sénateur de la Seine. 1 vol. br,  éd. Presses de l’école nationale des Ponts et chaussées (Paris), biblio, 36 €.

Z DELIGNY Un récit de l’irrésistible ascension professionnelle et politique d’un homme, hors du commun, Athanase Bassinet, issu du prolétariat paysan, qui gravit tous les échelons par la seule force de son courage, de son travail et de ses convictions. Fils d’un pauvre boisselier de Chantôme, un misérable hameau du fin fond du Berry, Athanase Bassinet fit fortune et acheta le château d’Éguzon. Laveur de flacons dans une pharmacie d’Argenton à neuf ans, il devint conseiller municipal de Paris, président du conseil général de la Seine, sénateur et maire radical-socialiste du quinzième arrondissement. Apprenti maçon à quinze ans, il créa sa propre entreprise de bâtiment qui construisit des immeubles haussmanniens parmi les plus beaux de la capitale. Sa femme, Jeanne-Noëmi, fille d’un modeste cordonnier de Saint-Antonin en Tarn-et-Garonne, couturière à Paris aux établissements Godillot, fut, au bras d’Athanase, l’une des femmes les plus élégantes des réceptions parisiennes. Athanase milita très jeune dans les rangs républicains, opposés à l’Empire. Il fit son devoir de français pendant la guerre de 1870 en tant que garde mobile. Il participa en tant qu’élu à de nombreux événements de ce qu’on appela la Belle Époque : la grève des terrassiers de 1888, la préparation de l’exposition universelle de 1900, la construction des premières lignes du métropolitain, les grands travaux de voirie, d’électrification et de distribution du gaz, la loi de séparation des Églises et de l’État, la grande crue de 1910… Les malheurs n’épargnèrent pas sa famille : son premier fils mourut à 8 mois et sa fille aînée, infirme, n’eut pas d’enfant ; son épouse mourut à 62 ans et son second fils se fit tuer au combat au tout début de la guerre de 1914. Pour les français du XXIème siècle, la réussite de cet homme hors du commun est un exemple de « corde à nœuds » sociale, car il ne bénéficia d’aucun moteur pour gravir les échelons et il ne put compter que sur son courage, son travail, son intelligence et la force de ses convictions.

GANDILHON Alfred Antoine (1877-1946) : Histoire du Berry pour les enfants : textes1 vol. br, 204 p, illustrations, éd. La Geste éditions, 20 €

Z BERRY - CopieRéédition d’un ouvrage initialement paru en 1942. Les enfants ont désormais leur livre pour tout savoir de l’histoire de leur pays : le Berry ! Voici le récit des âges qui a forgé l’âme et l’identité berrichonnes des origines jusqu’au XXe siècle. Alfred-Antoine Gandilhon, en archiviste éclairé originaire d’Aubigny-sur-Nère dans le Cher a signé cette belle histoire du Berry, entièrement illustrée pour plaire au plus grand nombre et vulgariser un savoir jusqu’alors réservé aux spécialistes.

• HAMON Étienne (sous la direction de) : Monuments du Cher : gothique flamboyant et Renaissance en Berry. Actes du Congrès archéologique de France (176ème session – 2017). 1 vol. br, 400 p, illustrations n-b et couleur,  éd. Société française d’archéologie,  55 €.

Z HAMONAu fascinant dossier de l’art français de la fin de l’âge gothique et des débuts de la Renaissance qui, au fil d’expositions et de publications, se dévoile depuis peu au public, la SFA ajoute ici une pièce majeure avec les actes du 176e Congrès archéologique de France tenu en 2017 : le Cher. Sur les traces du duc Jean de Berry, de l’argentier du roi Jacques Cœur et des bâtisseurs les plus ordinaires comme les plus fastueux, et à la découverte d’artistes virtuoses dans tous les domaines, cet ouvrage permet de prendre la mesure de la vitalité artistique sans précédent que la ville de Bourges et ses environs ont connue entre le XIVe et le XVIe siècle, et de la richesse du patrimoine qu’ils nous ont légué. Articulé autour d’une somptueuse cathédrale dont les embellissements ininterrompus illustrent toutes les déclinaisons de l’art flamboyant et de la Renaissance, le parcours nourri des plus récentes découvertes historiques et archéologiques donne la parole aux meilleurs spécialistes. Il nous fait découvrir, dans toute leur diversité, des ensembles urbains, des maisons, des hôtels, des châteaux, des églises, des établissements monastiques et hospitaliers,… Ces notices de référence, richement illustrées de documents inédits, sont précédées d’une misé en perspective introductive et accompagnées de contributions thématiques sur les artistes et leurs commanditaires, sur les maisons en pan de bois, sur le vitrail, etc. Au total, ces vingt-quatre contributions forment un ouvrage essentiel pour comprendre, cinq cents ans après la mort de Léonard de Vinci, les racines et les ramifications de l’un des plus brillants épisodes de l’histoire artistique de notre pays.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

 

Z Faure (2)• FAURE Marcel : Petite fugue stéphanoise. 1 vol. br, 112 p, éd. L’Harmattan,  13 €

►Avec cette Petite fugue stépahanoise, Marcel Faure prend la plume pour  nous inviter à à partir à la découverte de  Saint-Étienne , mais il le fait de façon poétique et décalée selon trois axes : d’abord, la mémoire ancienne et récente, puis les habitants des immeubles populaires et enfin l’évocation d’ une enfance stéphanoise.

HUGUES Laurence, À LA GUILLAUME Claude-Benoît : Pas vu Maurice. Chroniques de l’infraordinaire. 1 vol. br, 150 p, éd. Créaphis éditions, 12 €.

Pas vu MauriceÀ partir de petits carnets retrouvés dans une maison abandonnée, ce livre raconte la vie quotidienne d’un hameau du Haut-Forez. Claude Benoît à La Guillaume,  photographe et nouveau propriétaire de la maison, a montré cette quinzaine d’agendas, tenus de 1997 à 2000, à sa voisine, Laurence Hugues, qui a bien connu Marie, la personne qui les remplissait. L’écrivaine a entrepris de transcrire ces textes de listes, très contemporains dans leur style, leur énoncé, leur répétition, sans affect même lorsque des morts surviennent, et de les reprendre dans sa propre écriture, au sens de repriser, comme on répare un tissu. L’écriture à deux voix, deux voix de femmes, scande l’histoire du hameau et de ses habitants. Marie, paysanne, consigne son univers quotidien dans une écriture de plus en plus serrée au fil des années qui passent et de la solitude qui s’installe. Elle y inscrit les travaux et les jours, les visites du neveu, Maurice (tel jour « vu », tel autre « pas vu »), le nombre de bocaux de confiture ou de haricots, le temps qu’il fait… Les notes se succèdent à chaque saison, presque à l’identique, comme ces tâches effectuées tout au long de sa vie et de celle du hameau. Ce monde rural disparu – ou presque – a aussi sa noblesse et de nombreuses vertus. Ténacité, frugalité, accord avec les saisons… un sens du travail en commun, de la communauté même. À la lecture de ces chroniques de la vie ordinaire (“infraordinaire” aurait dit Georges Perec), Laurence Hugues a puisé dans ses souvenirs les motifs listés de la corvée de patates, la mise à mort du cochon, les slips qui battent au vent.

• MONTET Carmen : Contes et  légendes du Pilat, du Jarez, du Gier. 1 vol. br, 128 p, éd. Osmose (Saint-Étienne), 12 €.

Z MONTETContes et Légendes de chez nous : du Pilat, du Jarez et du Gier est un recueil d’histoires inspirées de faits historiques ou de légendes populaires. Ces légendes vous ouvriront les portes des secrets. Vous y rencontrerez des personnes extraordinaires qui occupent dans l’Histoire une place de première importance : Ponce Pilat, les templiers, les têtes couronnées d’Europe Melchior Mitte de Chevrières, ministre du Roi, Polycarpe, Mandrin, Rousseau et plus tristement la division SS. Ce voyage ne pourra pas vous laisser indifférents. Vous en reviendrez riches en émotions et en savoirs. Si l’imaginaire fut une constante dans la rédaction de ces légendes, la réalité historique ne fut jamais bien loin.

• Pourquoi Saint-Étienne? : 42 artistes & auteurs répondent à la question. 1 vol. br, 190 p, illustrations en couleur,  éd Utopia (Saint-Chamond), 20 €

Z POURQOI St EtiennePourquoi Saint-Etienne ? Est une balade artistique et littéraire guidée au gré de l’intimité de créateurs, tous réunis dans leur rapport sensible, dans cette rencontre, avec cette ville particulière. Certains de ces auteurs ou artistes, connus, en devenir ou tapis à l’ombre des crassiers, sont demeurés à Saint-Etienne. D’autres, partis de nombreuses années, sont finalement revenus définitivement en gare de Châteaucreux. Certains arpentent d’autres collines mais conservent toujours en eux. Certains arpentent d’autres collines mais conservent toujours en eux un attachement profond tout particulier, tandis que d’autres encore, découvrant la « ville noire », l’ont définitivement chevillé au corps. Pourquoi ? Saint-Etienne, ville de cœur, chaleureuse et conviviale, rassemble ici auteurs, artistes et lecteurs autour de cette « fleur de grisou » qui fait toute la différence. 42 auteurs et artistes répondent à la question.

• VERRIER Michel : Les loups du Pilat. Nouvelle édition. 1 vol. br, 420 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Les-Loups-du-PilatDe nos jours – dans le Parc naturel régional du Pilat et du côté de Pélussin – des troupeaux sont sauvagement attaqués en pleine nuit. La rumeur se répand : et si les loups étaient la cause de ce carnage ?  À Pélussin Rémi Breysse, un  colosse solitaire, survit tant bien que mal avec son troupeau de brebis, depuis qu’Audrey sa compagne a été tuée dans un accident de voiture. Depuis quelque temps,  nuit après nuit, les troupeaux du voisinage subissent de véritables hécatombes : bêtes tuées, éventrées, déchiquetées. Étrangement, son troupeau a toujours été épargné. Contrairement à tous les autres, Rémy a acheté, puis dressé deux  énormes chiens des Pyrénées, des “ chiens de protection dont l’acquisition est subventionnée et dont le rôle n’est pas de rassembler les moutons mais de les protéger. Malheur à l’inconscient qui pointerait son nez ou son museau. Mais qui donc saccage les troupeaux alentour ? Certains affirment que ce sont des chiens errants, des chiens de chasseurs qui auraient pris le large et seraient retournés à l’état sauvage. D’autres jurent que ce sont des loups.  On murmure même  qu’un illuminé en aurait vu trois. Et même qu’il aurait remarqué que ces bêtes ne lapaient pas comme des chiens…  Et puis voila que les deux chiens de Rémi sont empoisonnés. Et pourquoi pas par celui qui a trafiqué la voiture d’Audrey, au volant de laquelle elle a trouvé la mort ? Car, il en est sûr,  elle a été trafiquée cette voiture… (d’après Jacques Plaine – L’Essor)

◘ HISTOIRE

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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DES AUTEURS, ÉDITEURS, IMPRIMEURS…

Si vous souhaitez que vos publications soient répertoriées dans cette  rubrique, merci de nous communiquer vos informations à l’adresse:

allier-infos@sfr.fr 

  • Auteur(s)
  • Titre précis (éventuellement sous-titre)
  • Renseignements techniques: Nombre de pages/relié ou broché/ Illustrations (couleur et/ou noir et blanc)/ éditeur/ prix (franco si expédition).

• Si le livre est autoédité, où peut-on se le procurer?
• Un visuel de la couverture (jpeg de préférence)
• Un court texte de présentation ou résumé.

 

 

 

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