EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES: N°22 (NOVEMBRE – DÉCEMBRE 2019)

Cette rubrique faisant  régulièrement l’objet d’additifs et de mises à jour,  jusqu’au  31 décembre 2019, en fonction de l’actualité, n’hésitez pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’information.

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 MISE À JOUR: 22 DÉCEMBRE 2019

 

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• COUTURIERS DE LA DANSE

LA NOUVELLE EXPOSITION DU C.N.C.S.

À VOIR JUSQU’AU 3 MAI 2020

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• Le 30 novembre, le Centre national du costume de scène a dévoilé sa nouvelle exposition  Couturiers de la danse qui sera visible jusqu’au 3 mai 2020. Depuis 1924, date de la rencontre sur scène des ballets russes et de Coco Chanel pour la création du Train Bleu, la couture n’a cessé de s’intéresser à l’univers de la danse. Et cette dernière à la mode. C’est donc  une rétrospective d’un  siècle de complicité entre les couturiers et chorégraphes de la scène internationale que sert de  fil conducteur à l’exposition dans laquelle la recherche des formes et des matières le dispute aux couleurs ou à l’histoire du costume dans un même mouvement. C’est aussi un hommage à tous ces créateurs et artistes que cette exposition, riche de 120 costumes, a voulu rendre.

• VISITE GUIDÉE DE L’EXPOSITION

EN CINQ ÉTAPES

Sans titre• Dès l’entrée, le visiteur évolue sous des volutes de papier évoquant avec finesse et légèreté le dessous de tutus comme suspendus et découvre de somptueux costumes d’Hervé Léger pour « Rythme de Valse » chorégraphié par Roland Petit à l’Opéra de Paris. À l’étage sous l’intitulé Formes, les premières vitrines mettent en lumière le travail des couturiers sur les formes. Les pièces présentées ici se jouent des formes créant de singulières silhouettes.

• Avec le thème Seconde peau, les salles suivantes dévoilent les dessous de la danse : justaucorps, collants précieux, trompe l’œil, transparence étudiée. Le  costume devient seconde peau pour sublimer les lignes et les courbes. Les modèles surprenants signés  Balmain,  Givenchy, Adeline André ou Christian Lacroix se succèdent et proposent un voyage au pays du corps.

• La troisième partie de l’exposition s’intéresse aux réinterprétations des classiques tutu, corsets et autre marinière issues notamment des ateliers des Ballets de Monte-Carlo ou de l’Opéra de Paris. C’est un clin d’œil fait à l’histoire du costume et de la danse magnifiée par Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent, Sylvie Skinazi, Jean Paul Gaultier ou Christian Lacroix.

• Le quatrième thème est centré sur  les matières. La danse est un formidable terrain d’expérimentation, car avec elle, le costume ose l‘innovation. Le visiteur plonge ici dans les recherches de créateurs comme Iris van Herpen ou Hussein Chalayan depuis les choix des tissus jusqu’aux coupes des costumes. Hussein Chalayan a travaillé les découpes, les plis, les coutures du costume de scène avec un génie sensible. Coco Chanel est la première à avoir habillé de jersey les danseurs des Ballets russes pour la pièce « Le Train Bleu« . Elle est donc l’invitée d’exception de ces vitrines.

• Enfin l’exposition s’achève par un “coup de théâtre, avec le  duo Maurice Béjart et Gianni Versace, un duo unique  tant par sa richesse que sa longévité puisqu’il a duré  une dizaine de ballets. C’est l’occasion pour le visiteur de retrouver quelques-uns des grands rôles magnifiés par Béjart dans des pièces comme Pyramide – El Nour ou Souvenirs de Leningrad. Sans oublier la fameuse robe créée par Versace pour Sylvie Guillem dans le ballet Sissi l’impératrice anarchiste. Couturiers de la danse est donc bien un hommage à la danse sous toutes ses… coutures.

► Philippe Noisette, commissaire général de l’exposition, est  spécialiste du spectacle vivant en même temps que critique à Paris Match et au quotidien  Les Echos. Il est l’auteur du livre Couturiers de la danse, publié en 2003 par les éditions de La Martinière. Bien que non réédité, il est disponible sur différents sites de vente en ligne (Fnac.com, Amazon, Ebay…) en version livre d’occasion.

À lire et à voir : La danse et la haute couture s’enlacent le temps d’une exposition à Moulins (Allier) : “Jusqu’au 3 mai 2020, la nouvelle exposition du Centre national du costume de scène (CNCS), à Moulins, présente 130 pièces, imaginées par la haute couture, pour la danse. « Couturiers de la danse », donc, présente le travail de grands noms de la haute couture, pour la scène”. (Lire la suite)

• CARIOCAS, KOKKOS ET MARIONNETTES

AU CŒUR DES TROIS PROCHAINES EXPOSITIONS DU CNCS

À peine sa nouvelle exposition  Couturiers de la danse, était-elle inaugurée, que  le  Centre national du costume de scène se penchait déjà sur les trois prochaines qui s’échelonneront entre le printemps 2020 et l’été 2021. Si l’on n’en connaît évidement pas tous les détails, les responsables du CNCS en ont précisé les contours.

images• Cariocas, d’abord…Entre mai et le début de novembre 2020, les visiteurs seront transportés dans l’univers du carnaval de Rio et de son histoire. 150 costumes emblématiques seront exposés, dont certains provenant de l’édition 2020 du carnaval, ce qui constituera un exploit. D’autres pièces prêtées pour un an sont issues d’une collection privée. Une partie de ces costumes démesurés, aux apparences de “pièces montées” ont déjà été présentées au Mucem à Marseille.  Avec cette exposition, c’est la première fois que le carnaval de Rio, une des plus grandes fêtes populaires au monde, fera l’objet d’une exposition qui lui soit entièrement dédiée en France. Ce sera aussi le moyen de mettre en valeur les spécificités de ce carnaval et de retracer les grandes étapes de son histoire. L’enjeu pour Delphine Pinasa, sa directrice, est de montrer que, après l’exposition  En piste ! Les plus beaux costumes de cirque, présentée en 2013, le  CNCS est capable de s’ouvrir à d’autres formes de spectacles

téléchargement (2)◄ Kokkos (Yannis), ensuite…Après le carnaval de Rio, en novembre 2020 et jusqu’au printemps suivant, les salles du CNCS feront place nette à une rétrospective consacrée à Yannis Kokkos, scénographe et metteur en scène grec qui, du haut de ses trois quarts de siècle est considéré comme un véritable “ maître” dans la profession…Même s’il reste peu connu du grand public.

• Marionnettes enfin… Avec l’été 2021, c’est  la marionnette de théâtre qui sera mise à l’honneur, avec des collections issues notamment du fonds de  la Bibliothèque nationale de France.

 

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• UN PARTENARIAT  LOUVRE – MUSÉE ANNE-DE-BEAUJEU

 POUR DES ACTIONS CONCRÈTES

2c333ac0a51dea18540c3bce1c45e601f980812aa98dfc839abaa9929c370c14• Dans le cadre de l’exposition La sculpture bourbonnaise entre Moyen Age et Renaissance. le Musée Anne-de-Beaujeu a noué un partenariat avec le musée du  Louvre. Il comporte le prêt exceptionnel de cinq sculptures, dont l’emblématique L’éducation à l’enfant qui donne de la relation de la mère à l’enfant, une image  particulièrement touchante. S’y ajoutent l’organisation d’un vrai  travail commun autour de l’exposition, ainsi que des conférences thématiques à l’auditorium du Louvre, à Paris (en octobre dernier) et à Moulins. C’est ainsi que, le 13 novembre,  Sophie Jugie, directrice du département des sculptures du Louvre, est venue à Moulins pour présenter une conférence au musée Anne-de-Beaujeu.

117389Sophie Jugie estime que, si la sculpture bourbonnaise reste encore trop méconnue du grand public, elle ne l’est plus des historiens ni  des spécialistes. Après s’être longtemps intéressés à la grande période du gothique du XIIIe, ils ne “regardent plus la fin du Moyen-âge avec condescendance” et s’intéressent davantage à cette  période intermédiaire entre le gothique et la Renaissance. Dans ses fonds, le Louvre recèle trois très grandes sculptures issues de la commande de Pierre de Beaujeu  et provenant du château de Chantelle. Le Louvre les a acquises en 1897 mais c’est seulement  leur poids qui a empêché de les présenter à Moulins.  

Pour la directrice du département des sculptures du Louvre, l’intérêt de l’exposition à Moulins est de “confronter des pièces méconnues, et de commencer à ouvrir une recherche. Des pièces pourront trouver leur origine plus précise. Il faut aussi réfléchir sur les questions de style, sortir de cette classification régionale : Val de Loire, Bourgogne… Cette classification est issue du XIXe, c’était une façon simple de les répertorier. Mais les œuvres voyageaient, elles n’avaient pas de frontières. Les artistes circulaient beaucoup.”

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• MUSÉE DU BERRY À BOURGES

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• Depuis le  13 décembre et jusqu’au 30 mars 2020, le musée du Berry (4 rue des Arènes 18000 Bourges)  propose une exposition consacrée à Fernand Maillaud (1863-1948), L’homme qui ne savait rien faire d’autre que peindre”…

• UN AUTODIDACTE DOUÉ

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Mouhet (Indre), village natal de Fernand Maillaud

• Né en 1863, dans le  petit village de Mouhet, aux confins de l’Indre et de la Creuse, Fernand Maillaud s’est intéressé, très tôt, au dessin et à la peinture. Convaincu qu’il ne saurait rien faire d’autre que peindre, il décide de s’installer avec sa femme, à Paris, en 1886. Il y suit alors  des cours de dessin à l’école des Beaux-Arts et le peintre autodidacte rattrape vite les grands artistes de son époque. En 1891, il rejoint le groupe impressionniste et symboliste qui s’est créé autour de Paul Gauguin, de Maurice Denis et de Paul Sérusier. Cinq ans plus tard, il obtient la médaille d’or au salon des artistes français.

• UN ANCRAGE BERRICHON  ET CREUSOIS

téléchargement• Entre 1902 et 1920, Fernand Maillaud parcourt la Vallée Noire et la Creuse, des lieux qu’il connaît bien  pour les avoir fréquentés dès son enfance. De 1894 à 1902, il résidait souvent chez sa belle-sœur, à la villa des Epingués, dans  un village de la Vallée Noire, Verneuil-sur-Igneraie. C’est là qu’il peut rencontrer les poètes locaux, tels que Gabriel Nigond, Hugues Lapaire, et bien d’autres.

• Régulièrement, il se rend à Nohant où il est reçu par Gabrielle, la petite fille de George Sand qui essaye de maintenir l’activité intellectuelle et artistique, qui existait au temps de sa grand-mère. images (1)Durant l’été, il réside aussi  à Fresselines. Dans ce petit village du nord de la Creuse, il retrouve son ami, le poète Maurice Rollinat avec qui il partage un objectif : faire reconnaître l’authenticité du monde rural. En 1924, Maillaud fait construire une maison à Guéret, baptisée La maison Renabec, retrouvant alors la Creuse et ses vallées, ainsi que sa belle-sœur, institutrice désormais à la retraite.  Dans le même temps, il expose  ses œuvres à Buenos-Aires et à Paris.

• VERS UNE PEINTURE PLUS ENSOLEILLÉE

images• Cet ancrage berrichon et creusois ne doit pas faire oublier que Fernand Maillaud aimait aussi le sud. Pendant l’entre-deux guerres, le peintre voyage en Espagne, en  Afrique du nord et passe ses hivers à La Florentine, une villa qu’il possède depuis 1928 près de  Toulon. Cette découverte des pays du sud aura  une conséquence sur sa peinture qui, au fil du temps, devient plus lumineuse, plus “ensoleillée”. C’est aussi à cette époque qu’il connaît un certain succès commercial  et qu’il diversifie sa production : il sculpte du mobilier et, avec son épouse, il  se lance dans la fabrication de tapisseries. Celles-ci  connaissent un grand succès et sont exposées au Salon des Artistes Français. Bientôt, les commandes affluent et le peintre doit faire construire un atelier à Issoudun, afin de  répondre à cette nouvelle activité.  En 1947, un an avant sa mort, il  est nommé chevalier de la légion d’honneur.

• UN PEINTRE DES PAYSAGES

ET DES SCÈNES DE LA VIE RURALE

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La maison du peintre, à Guéret

• Pour Fernand Maillaud, un tableau c’est d’abord une image ressemblante qui s’appuie sur un dessin aux contours solides. Cette maîtrise du dessin associée à une connaissance parfaite de la touche impressionniste constituent les caractéristiques principales de son oeuvre. Le peintre produit surtout des paysages et des scènes de la vie rurale. L’exposition a pris le parti de montrer son évolution picturale “vers la lumière en présentant des œuvres de jeunesse, comme les Pierres Jaumâtres près de Boussac, qui côtoient des tableaux renvoyant à la fin de la carrière de l’artiste. Sa peinture est lisible au premier coup d’œil, elle charme par ses effets lumineux et reste d’accès facile pour le plus grand nombre. Une partie des œuvres présentées provient d’acquisitions faites par l’association des Amis des Musées de Bourges.

 

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• MUSÉE BERTRAND À CHÂTEAUROUX

JENNY DE VASSON (1872-1920), PHOTOGRAPHE

csm_jennydevasson_6fba672917• Jusqu’au  au 31 décembre 2019, le musée Bertrand (2 rue Descente des Cordeliers à Châteauroux) propose une exposition en hommage à Jenny de Vasson (1872-1920) – Photographe. Un moyen de découvrir les différentes facettes de la vie de Jenny de Vasson, une femme photographe du début du XXe siècle, à travers plus de 130 clichés, complétés par  une vingtaine de tableaux et d’objets lui ayant appartenu. L’exposition est ouverte du mardi au dimanche de 14 heures à 18 heures. Contact : Tél : 02.54.61.12.30

• Fille unique d’un magistrat, Jenny Girard de Vasson est née le 20 août 1872 à La Châtre, dans une famille aristocratique et libérale. Son enfance puis son adolescence se déroulent en Berry, avec une éducation solide mais qui laisse beaucoup de temps pour les marches en forêt et les visites des nombreux domaines de ses grands-parents. De cette époque elle conservera toujours le souvenir de promenades avec George Sand, amie de ses parents. La maison de ses parents, à Issoudun, est toujours ouverte à de nombreux invités et la jeune Jenny porte un intérêt particulier aux artistes les plus assidus, comme le poète Maurice Rollinat, le sculpteur Ernest Nivet et surtout le peintre Fernand Maillaud, qui demeurera toujours parmi les intimes des Vasson. De 1890 à 1894, pour l’aider dans ses études, Jenny reçoit toutes les semaines Bernard Naudin, qui a ébloui sa famille par ses dessins, ce qui influencera grandement sa future carrière.

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Montage photographique (1906)

• En 1894, à l’occasion d’un voyage dans les Pyrénées, elle fait la connaissance de Jean-Richard Bloch dont elle apprécie la vivacité. C’est à ce moment que le père de Jenny, républicain et franc-maçon, va s’engager résolument dans le combat en faveur de Dreyfus, quitte à prendre des distances avec la société bien pensante du Berry. Ce vide sera bientôt comblé par des relations étroites nouées par Jenny avec un groupe de jeunes intellectuels parmi lesquels on compte, outre Jean-Richard Bloch dont la notoriété littéraire va bientôt se développer, l’orientaliste Jules Bloch, le linguiste Marcel Cohen et l’écrivain Émile Herzog, le futur André Maurois. En 1899, Jenny acquiert un appareil photographique et installe un laboratoire dans la maison familiale. Cet appareil l’accompagne dans la vingtaine de voyages qu’elle effectuera jusqu’en 1914 en Belgique, en Espagne, en Grèce, en Italie, en Suisse et à travers toute la France.

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Bernard Naudin faisant le portrait de Nannecy de Vasson (1902)

• En 1902, le père de Jenny prend sa retraite et s’installe avec sa famille dans un hôtel particulier de Versailles où ils résideront l’hiver, l’été se déroulant dans leur propriété du Berry, l’Abbaye de Varennes. Jenny, qui dès l’âge de quinze ans souffrait d’un embonpoint précoce et avait, de ce fait renoncé, à se marier, est décédée à l’Abbaye de Varennes, le 15 février 1920, d’une angine de poitrine.

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En mai 1942, une grande partie de son œuvre  a été détruite par la police française et l’armée d’occupation à l’occasion du pillage de la maison que celle-ci avait habitée à Versailles et dans laquelle elle était conservée. C’est seulement en  1980, à l’occasion d’un passage en Berry, que  le photographe Jean-Marc Zaorski a découvert les travaux de Jenny de Vasson et s’est attaché depuis à les faire connaître, notamment lors des Journées d’Arles. De nombreuses expositions et plusieurs livres lui ont depuis été consacrés.

Les photographies illustrant cet article sont extraites de l’exposition et du dossier de presse établi par le musée  de Châteauroux (© Musée Bertrand)

 

PATRIMOINE

• QUAND UN ARTICLE DE LIBÉRATION

S’ATTIRE LES FOUDRES DU MAIRE DE VICHY

• “Vichy, régime allégé”, un article signé par Virginie Bloch-Lainé et publié le 29 novembre par le journal Libération, a mis le maire de la cité thermale, Frédéric Aguiléra, ”dans une colère noire”, selon La Montagne (4/12). Le journal s’est aussi attiré “les foudres des habitants”.téléchargement Il est vrai que les premières lignes de l’article avaient de quoi susciter quelque émoi : “ Rares sont les évocations de l’Occupation dans cette ville au fort pouvoir fantomatique, la commune préférant une politique mémorielle plus légère, axée sur le Second Empire et la Belle Epoque”, pouvait-on lire en introduction. S’ensuivait, selon La Montagne, “un portrait pas très reluisant, et c’est un euphémisme, de la cité thermale. Et surtout de son incapacité pathologique à digérer ses heures sombres”.

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Accéder à l’article de Libération

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Frédéric Aguiléra

• La réaction du premier magistrat, qui a fait de la dénonciation des amalgames entre sa ville et le régime de Pétain, un de ses chevaux de bataille, en “  plaidant pour que l’Etat reconnaisse sa responsabilité pleine et entière quant à cette période”, ne s’est pas faite attendre. Elle s’est d’abord traduite par  deux tweets adressés à Libération…reflétant, c’est le moins que l’on puisse dire, la colère de l’élu et renvoyant  le journal à sa propre histoire : “Libé est à la hauteur de sa réputation. Un copier/coller des poncifs. Aucune analyse des dynamiques pour assumer cette histoire. Écrire autant de bêtises l’année où nous avons multiplié les conférences, commémorations, expo … sur cette époque. J’ai honte pour ce journal”, peut-on lire dans le premier. Et Frédéric Aguiléra de remettre une seconde couche en écrivant dans un autre tweet : “J’espère que dans le hall de Libé il y a une plaque pour “ évoquer” le soutien de ce journal au régime des khmers rouges qui a fait 1,7 million de morts ! Rarement lu un article aussi stupide !”.

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Pétain, Darlan et Laval

• Pour approfondir la question et expliquer les raisons de son ire, Frédéric Aguiléra a ensuite adressé une longue lettre de mise au point à la journaliste de Libération ayant commis l’article. Il y démonte  le procès en cécité mémorielle dont souffrirait la ville en rappelant notamment qu’un square a  été dédié récemment à la mémoire du plus jeune déporté de l’Allier, mort à Auschwitz, a seulement cinq mois. Il  rappelle aussi  que le nom de Simone Veil, elle aussi déportée, a été donné au parvis de l’Opéra. De même, l’exposition « Il était une fois la reine des villes d’eaux« , organisée durant tout l’été au Palais des congrès, ne faisait pas l’impasse sur les années sombres. Il aurait pu mentionner par ailleurs le travail important accompli par le CIERV, avec ses Rencontres annuelles et ses conférences où sont invités des spécialistes des années 1940-44.

• Conclusion de l’élu: “Vichy n’a aucune difficulté à assumer son passé. (…) Votre article ne serait pas grave s’il restait circonscrit au seul lectorat de Libération. Mais par sa violence, il connaît, hélas, une audience imméritée, qui porte atteinte à la réputation d’une ville et de ses 25.000 habitants qui espéraient, sans doute naïvement, que le temps apaiserait les tensions et que les nouvelles générations sauraient faire la part des choses. À vous lire, hélas, le constat est terrible : les générations passent, et les clichés éculés perdurent”…La balle était dans le camp de Libération

RACONTER LA SECONDE GUERRE MONDIALE À VICHY…

MISSION IMPOSSIBLE OU CARTE À JOUER?

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L’hôtel du Parc, lieu de pouvoir entre 1940 et 1944

• Dans La Semaine de l’Allier (31 octobre) Denis Chervaux a réalisé un dossier  intitulé  “Un Musée en préparation pour 2025: Raconter la Seconde guerre mondiale à Vichy: une carte à jouer qui fait débat”. Outre  une visite de l’appartement qu’occupait le chef de l’État Français, au 3ème étage  de l’Hôtel du Parc (appartement devenu propriété en 1970 de l’ADMP ou association pour la défense de la mémoire du maréchal Pétain), il donne la parole à Frédéric Aguiléra. Le maire  rappelle qu’il  est favorable à la création d’un centre muséographique qui présenterait les 2000 ans d’histoire de Vichy dans leur  globalité incluant “nos heures les plus glorieuses et nos heures les plus sombres, avec pour fil conducteur le thermalisme”. Mais, pas question d’un musée qui serait spécifiquement consacré aux années  1940-1944.

index• Président du CIERV, Michel Promérat, historien de formation, considère qu’il y a une carte à jouer: “Il y a encore aujourd’hui une querelle entre mémoire et histoire, où les fantasmes et les tabous n’ont pas leur place. L’histoire de Vichy n’est pas compliquée à raconter, poursuit-il,  sauf pour la période de la seconde guerre mondiale. Mais les choses bougent et les regards changent avec les nouvelles générations”. Pour lui, “Dans ce musée, il faudra trouver un juste équilibre entre l’histoire locale et l’histoire nationale, mais les deux sont liées”. Et de conclure: “Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra aborder dans ce futur musée le sujet de la seconde guerre mondiale avec calme et sérénité, sortir de l’affect et entrer dans la raison”.

51cFa1Y23bL._SX339_BO1,204,203,200_Audrey Mallet, auteur de Vichy contre Vichy, une capitale sans mémoire (éditions Belin, 2018), et d’une application mobile  Vichy 39-45 est sur la même longueur d’ondes, soulignant que “l’on sent encore beaucoup de pudeur à raconter« . Enfin, pour Thierry Wirth,  “Vichy n’est pas à l’aise avec son histoire parce que certains de ses habitants ont vécu la guerre et continuent de la subir.  Le problème, avec la seconde guerre mondiale est que cela affecte encore les survivants et leurs proches”. Selon lui, cette période “il faut la montrer pour passer à autre chose”. Denis Chervaux souligne que si cette démarche aboutissait, il resterait à solutionner une question épineuse, celle de  l’appartement du maréchal considéré comme un “mausolée morbide” par le maire de Vichy.

SECRETS D’HISTOIRE

ET ANNE DE FRANCE

“MÉDAILLE DE BRONZE” DE  L’AUDIENCE

téléchargement (1)• Tournée dans l’Allier il a plusieurs mois et diffusée sur France 3, le lundi 3 décembre, l’émission de Stéphane Bern, Secrets d’histoire, consacrée à  Anne de France, femme politique méconnue de l’Histoire de France, a fait un carton d’audience. Avec  ses  2,22 millions de téléspectateurs, elle à réussi l’exploit de fédérer  9.2% de l’ensemble du public présent devant le petit écran, d’après les sondages de Médiamétrie. C’est la 3ème audience de cette soirée, derrière la série de TF1, Le bazar de la Charité, dont les deux épisodes ont réuni  entre 5,9 et 6,6 millions de  téléspectateurs. En deuxième position, figurait la soirée bilan de L’amour est dans le pré. Diffusée  par M6, l’émission de télé – réalité a rassemblé  entre 3,3 et 3,8 millions de personnes.

• Tout en  brossant le portrait d’Anne de France, fille de Louis XI, qui assura la régence du royaume de France, et qui contribua à l’éducation des jeunes filles de l’aristocratie de l’époque, Secrets d’histoire mettait aussi en valeur plusieurs châteaux du Bourbonnais, l’abbaye bénédictine de Chantelle ou encore le prieuré de Souvigny et le Moulins historique, avec entre autres la cathédrale et le triptyque du Maître de Moulins, le Jacquemart,  et la Malcoiffée, le château des ducs de Bourbon. Il reste à savoir ce que seront les retombées concrètes en terme de visiteurs de ces sites emblématiques du Bourbonnais, après cette très belles exposition médiatique, qui plus est  à une heure de grande écoute. 

► Séance de rattrapage...Pour celles et ceux qui auraient raté la diffusion de cette émission, elle peut encore  être visionnée en accès libre et gratuit sur le site de France Télévision replay mais seulement jusqu’au 1er janvier 2020.

Savoir plus...Sur le tournage de l’émission à Moulins, en octobre 2018:Premiers pas en Bourbonnais pour le populaire Stéphane Bern, devant les caméras de France 2 ce samedi à Moulins pour de prochains Secrets d’histoire consacrés à Anne de France” … (Lire la suite de l’article de Pascal Larcher, sur le site de La Montagne).

 

•  MONTLUÇON RESTAURE SON PATRIMOINE

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EN COURS… LA  TOUR DE LA ROSERAIE

DANS LE JARDIN WILSON 

• Le 20 novembre, ont été lancés   des travaux de restauration et de consolidation de la tour de la Roseraie, l’une des trois que compte le jardin Wilson.  Vestige des fortifications de la vieille ville, c’est le seul endroit dans Montluçon où on peut encore entrevoir  les murs défensifs et les tours qui protégeaient la ville. Des  éléments qui ont pesé dans la décision de  classement du jardin à l’inventaire des Monuments historiques, en 1951. Il s’agit  d’enrayer les dégradations provoquées par le développement des végétaux et des arbustes avec lesquels elle cohabite. La première étape  a consisté à resceller les pierres de la tour et à refaire les enduits qui dataient de 1938, année de la création du Jardin Wilson, sous la municipalité Marx Dormoy.

Vue aérienne des jardins Wilson

• Prévus pour s’achever  à la mi-décembre, ces travaux, d’un montant de 20 000 €, ont dû être suspendus en raison des conditions météorologiques et il devraient reprendre en janvier prochain. L’ensemble s’inscrit dans la lignée d’autres travaux menés durant les années  2014-2016,  avec un chantier international d’étudiants. Il avait permis de restaurer les murs, de part et d’autre de la tour de la Roseraie. Le parc Wilson s’étend sur deux hectares et sur six niveaux, dont plus de 1.300 mètres carrés de pelouse. Les terrasses du jardin sont soutenues par un ensemble de murs de soutènement qui s’étirent sur 560 m et dont les hauteurs peuvent atteindre 6 à 7 mètres.

PROCHAINEMENT…LE CHÂTEAU DE LA LOUVIÈRE

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• Toujours à Montluçon, un autre chantier devrait s’ouvrir dans quelque temps au château de la Louvière. Ginette Marche, une habitante de Montluçon, décédée en 2018, a légué l’intégralité de son patrimoine (comprenant  entre autre une maison), estimé à environ 110.000 €,  à la ville de Montluçon. Elle y a mis toutefois une condition : que cet argent aille à des   travaux de rénovation du château de la Louvière, propriété communale. Lors de sa séance du 12 décembre, le conseil municipal a accepté ce legs. Il devrait être utilisé à la réalisation de travaux  d’étanchéité sur les terrasses des deux ailes du château de la Louvière. Il avait été légué à la ville en 1968, par l’industriel et écrivain François-Joseph Troubat – Le Houx (1874-1968). Ce dernier repose avec son épouse, Germaine Troubat, dans le parc du château.

 

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• THÉÂTRE DE MOULINS

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QUINZE MOIS DE TRAVAUX et 4,5 M €

POUR LUI REDONNER SON LUSTRE D’ANTAN

Construit sous le règne de Louis-Philippe et inauguré en 1847, le théâtre de Moulins, de style néo-classique, avait subi plusieurs remaniements au fil du temps.  Des travaux qui ne l’avaient toutefois pas empêché d’accuser son âge, au point de nécessiter une restauration complète. Pour lui redonner sa beauté, en conciliant réhabilitation et modernisation, il aura fallu pas moins de  quinze mois de travaux, avec un investissement de 4,5 M €.

À quoi ressemble le théâtre de Moulins complètement métamorphosé après 15 mois de travaux? (Photographies de Séverine Trémodeux) (Accéder au diaporama)

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vidéo mapping sur la façade du théâtre

• C’est le cabinet d’architecture moulinois Imholz qui a conçu cette rénovation et supervisé  le chantier, avec l’aide du scénographe Jean-Hugues Manoury. Il n’a pas été possible de reconstituer les décors originaux, faute de documents iconographiques d’époque. D’où le parti pris d‘une “ réinterprétation”,  pour redonner tout son lustre au théâtre, en prenant soin de ne pas trahir son esprit d’origine

• Lors du lancement officiel de la saison culturelle, le 7 décembre, les spectateurs ont pu mesurer les résultats, avec des transformations visibles dès l’extérieur. Les menuiseries en aluminium, qui détonaient sur la façade classique du théâtre, ont disparu, tandis que toutes les  huisseries en façade ont  été remplacées par des éléments en bois, couleur pierre.

• À l’intérieur,  les 700 places ont été totalement métamorphosées et tout a été revu entre le hall d’entrée, la salle de réception, la grande scène, ainsi que les deux balcons et les loges des artistes.  Une attention particulière a été portée aux spectateurs, dans la fosse ou aux balcons, pour  améliorer autant la visibilité de la scène que l’acoustique, sans pour autant négliger le confort des nouveaux fauteuils, avec davantage d’espace entre les rangées. Autre élément de bien être, un nouveau système de ventilation permettra d’éviter l’inconfort des coups de chaleur ressentis parfois par le passé.  

Savoir plus Place aux travaux de reconstruction après la démolition des intérieurs du théâtre de Moulins. Les anciens aménagements intérieurs du théâtre de Moulins ont été totalement rasés. Place maintenant aux travaux de reconstruction“(Lire la suite)

•   PATRIMOINE BOURBONNAIS

UN DES PILIERS DE L’ATTRACTIVITÉ DU DÉPARTEMENT

• Le 13 décembre, lors de sa dernière session de l’année, le Conseil départemental s’est penchée sur la question de  l’attractivité du territoire, notamment au point de vue culturel. Elle passe par la poursuite et l’extension de la valorisation des patrimoines matériels et immatériels du Bourbonnais, par les illuminations ou vidéo mapping. Une  première thématique intitulée Sur le chemin des Bourbons, mise en place à Moulins durant l’été, a remporté une très large adhésion du public. C’est pourquoi il a été décidé de renouveler le spectacle lors des fêtes de fin d’année. Cusset et Montluçon ont également pu découvrir leur propre spectacle en vidéo mapping, là aussi avec succès.

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Le château des Bourbons, à Montluçon, illuminé 

• Les élus départementaux  ont décidé de persévérer dans cette voie, en ouvrant de nouvelles thématiques comme celle des chemins de l’industrie, pour Commentry, et ceux du  thermalisme, pour Vichy. Les deux villes qui rejoindront le dispositif à partir du 1er juin 2020 (1 M€ de budget prévisionnel). Quant au musée de la mine, à Noyant, il devrait lui aussi rejoindre prochainement le dispositif. Ce ne sera toutefois pas  sous la forme d’illumination mais avec un système d’immersion numérique.

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La Mal Coiffée: vers un  financement participatif 

• Enfin, toujours dans le domaine culturel, le département a décidé de proposer un financement participatif aux habitants de l’Allier dans le cadre du réaménagement de la Mal Coiffée à Moulins. Un financement dont on espère qu’il permettra aux Bourbonnais  de se réapproprier leur patrimoine culturel.

• PRIX ÉMILE MÂLE 2019

• Depuis 1984, le prix Émile Mâle vise à encourager et à récompenser  des initiatives bourbonnaises en matière de sauvetage d’un élément du patrimoine artistique, historique ou ethnographique. 839_001Fin novembre, le jury  après examen des  5 dossiers de candidatures qui lui avaient été soumis, a rendu son verdict. Un premier  prix doté de 2500 € a salué la restauration de l’ancienne église de Deneuille-lès-Chantelle. Située sur une propriété privée,  l’église désaffectée et vendue comme bien national en 1792, sous la Révolution, a fait l’objet d’importants travaux.  À l’extérieur, les façades ont reçu un nouvel enduit et les fenêtres romanes qui avaient été murées ont été rouvertes. L’intérieur a été  restauré avec la reprise du pavement, du dallage du chœur et des peintures sacrées. La charpente et la couverture ont été aussi réhabilitées, le tout “par amour de l’art, de manière harmonieuse, en respectant l’esprit d’origine de l’édifice”. Un second prix, doté de 300 €, a récompensé la restauration de la statue de saint Blaise, dans l’église de Vicq.  La restauration a été réalisée à l’initiative  de l’association  Saint-Maurice de Vicq.

 

• OBJECTIF 100 VILLAGES LABELLISÉS

POUR LA RÉGION AUVERGNE RHÔNE-ALPES

• Dans une logique de développement du tourisme, la Région Auvergne – Rhône-Alpes encourage la labellisation de ses villages remarquables. C’est dans ce cadre que l’Allier a rejoint le club des 31 Petites cités de caractère®, avec l’entrée de trois communes : Ébreuil, Bourbon-l’Archambault et Hérisson. Ce label, créé dans les années 1970 en Bretagne, a été introduit dans la région avec l’entrée de Marcolès (Cantal) en 2014. Si on y ajoute les 22 villages labellisés Plus beaux villages de France ®, dont Charroux en Bourbonnais, on arrive à 56 communes distinguées par un label, dans l’ensemble de la région…

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Hérisson, nouvelle “Petite cité de caractère®”…

L’objectif affiché est désormais d’atteindre la centaine de villages. Pour ce faire, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a voté en 2018 “Villages remarquables”, un plan d’aides pour ceux qui ont un “ fort caractère identitaire”.  Doté d’un budget annuel  de 3 M€, sur une période qui s’étend jusqu’en 2023, il permet à chaque commune candidate à l’un de ces labels  de bénéficier de 50 % d’aides pour un chantier d’embellissement. La cité médiévale de Hérisson a ainsi pu en profiter, pour mener à bien les travaux d’enfouissement de ses réseaux.

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 … Tout comme Bourbon-L’Archambault …

• Selon Brice Hortefeux, conseiller régional,  “on ne peut par parler de tourisme sans avoir des axes identifiables. Les (plus beaux) villages, c’est un axe. Mais en avoir un seul, comme dans l’Allier, avec Charroux, ne suffit pas à faire venir des touristes. Ce qu’il faut, c’est un chapelet de communes mises en valeur”. C’est la raison pour laquelle, à partir de janvier, un nouvel appel à projets sera lancé et il restera ouvert jusqu’à l’automne 2020. Petit bémol : la Région a choisi de n’aider que les communes bénéficiant des labels nationaux, ce qui exclut aussi bien les  associations départementales existantes que les  Plus beaux détours, ce label pouvant être attribué à des communes qui comptent jusqu’à 20.000 habitants.

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… et Ébreuil

 

• LES MOREAU, PÈRE & FILS, ARCHITECTES

À l’ORIGINE DE GRANDS ÉDIFICES EN BOURBONNAIS

• Le 14 novembre, à Moulins, dans le cadre des Jeudis de l’architecture, Marc Poligny a présenté une conférence sur les architectes Moreau, père et fils. Ils  sont à l’origine, ensemble ou individuellement, de la réalisation de nombreux édifices, à Moulins et à Vichy, entre les années 1860 et 1920. Ils  ont ainsi supervisé plus d’une centaine de chantiers en Bourbonnais, aussi bien des églises, que  des châteaux et des villas…

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Le Cercle bourbonnais, à Moulins

• À Moulins, on leur  doit quelques édifices remarquables comme  la maison Mantin, le Cercle bourbonnais, la Caisse d’Épargne, la villa abritant  Adrea mutuelle, ou encore l’usine Blanchet devenue par la suite  Bally…Ils ont aussi marqué de leur empreinte le paysage de Vichy, avec de grands hôtels, tels que l’Aletti Palace, toujours en activité, et le Carlton, l’Astoria ou le Majestic, qui ont été transformés en  appartements privés.

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Le château de Contresol, au Donjon

Numérisation_20191205 (2) C’est en 1854 que Jean-Bélissaire Moreau (1828-1899), en provenance du Loir-et-Cher, arrive en Bourbonnais. Il est chargé de l’inspection des travaux d’agrandissement de la cathédrale de Moulins, travaillant sous l’autorité d’un Viollet-le-Duc. On le retrouve ensuite architecte diocésain en 1879, puis président de la société des architectes de l’Allier en 1897.. À son actif, on peut recenser  la construction d’une vingtaine de chapelles et d’églises dans le département, comme  à Thionne, à Saint-Aubin-le-Monial ou au Mayet-le-Montagne. C’est à ce moment-là qu’il a pu croiser quelques grands propriétaires argentés  qui lui ont commandé des restaurations pour les uns, la construction  de nouveaux châteaux ou de villas pour les autres. Les plans des châteaux de Contresol, au Donjon (“le plus beau  de sa glorieuse couronne d’artiste”), des Gouttes, de Chazeuil, de Dreuille, d’Agonges, des Plantais, de Paray-le-Frésil, sont signés de sa main…

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L’hôtel Astoria, à Vichy

Numérisation_20191205 (4) Peu à peu, Bélissaire Moreau et son fils René Moreau (1858-1924) ont travaillé ensemble, mais, selon Marc Poligny, “René Moreau a eu une carrière plus importante que celle de son père… grâce à son père”, qui s’est effacé de la  signature de certains plans, pour mieux faire rayonner son fils : “ Sans le père, pas de fils et sans le fils, pas de nom”, résume Marc Poligny. René Moreau, dont on retrouve la signature sur des plans de  bâtiments dans 18 départements, a succédé à son père en 1891, en tant que surveillant des travaux de la cathédrale de Moulins. Il s’est aussi investi dans la politique, en se faisant élire maire de Moulins, en 1891. Il a occupé, par ailleurs,  diverses fonctions au sein de fédérations d’architectes.

• LES CLOCHERS TORS

UNE CURIOSITÉ ARCHITECTURALE

MAIS AUSSI UN  ATOUT TOURISTIQUE

• Saint-Bonnet-de-Four fait partie des communes possédant un clocher tors ou clocher flammé, couvert en bardeau de châtaignier. 280_001C’est la raison pour laquelle le maire, Bernard Chapelier, a accueilli, fin novembre, le conseil d’administration de l’association des clochers tors d’Europe. Elle a été fondée en juin 1993, à Offranville (Manche), dans le but de fédérer  les villes et villages de France possédant un clocher légèrement vrillé. Le plus souvent, c’est l’utilisation d’un  bois insuffisamment sec pour la construction de la charpente, qui aurait provoqué un affaissement et lui aurait donné cette forme spiralée. Quelquefois, il pourrait   s’agir aussi d’une forme volontairement mise en œuvre par des architectes soucieux de montrer les prouesses dont ils étaient capables. De cette particularité,  l’association compte faire un atout, pour la promotion culturelle et artistique des communes membres. À ce jour, 130 clochers tors ont été répertoriés en Europe, dont 70 en France.

• ÉGLISE D’ARGENTY

EN ÉTAT D’URGENCE ABSOLUE...

Pas encore totalement disparue, mais “en état d’urgence absolu” selon la terminologie des médecins du SAMU… L’église romane  d’Argenty fait partie de la longue liste des monuments en péril. Dotée d’une nef de quatre travées séparées par des doubleaux brisés et terminée par un cul-de-four,  elle a été construite non loin de la motte féodale, dans la deuxième moitié du XIIè siècle.  Vendue comme bien national, sous la révolution, elle est devenue  durant 180 ans une étable, avant que la commune ne la rachète, pour le franc symbolique, en 1970. De l’édifice, il ne reste guère que le chevet et la façade, avec ses deux contreforts Pour restaurer l’ensemble, il faudrait réunir au moins 850 000 € et,  jusqu’à présent, les démarches pour  monter un plan de  financement n’ont pas abouti.

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L’église (vers 1910) transformée en étable depuis la Révolution

• Selon l’historien Olivier Troubat, cette église possédait des fresques, dont il ne reste qu’un Christ en majesté. Signalée en 1935, lors de l’inscription de l’église à l’inventaire  supplémentaire des MH,   l’œuvre a été détachée du chœur et on a perdu sa trace jusqu’à ce que les douanes  ne la saisissent, à Paris, en 1971. Elle était alors en instance de départ   pour la galerie nationale d’Ottawa, au Canada.  Depuis, elle  est conservée   à la médiathèque de l’architecture et du patrimoine, à Charenton-le-Pont, où elle a bénéficié d’une restauration en 1989.

• CHRONIQUES DE LA PEINTURE BOURBONNAISE

UNE RESTAURATION 

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Jean Boucher

• Le tableau L’Assomption de la Vierge, attribué au peintre Jean Boucher (1575-1632) dit Jean Boucher de Bourges, a été décroché en décembre des murs de l’église Notre-Dame de Montluçon. Totalement “encrassé” par les effets du temps, il a perdu tout son éclat. C’est le restaurateur d’art Samuel Cherprenet, installé à Huriel, qui aura la charge de lui redonner son éclat d’origine. Il lui faudra  nettoyer le cadre, renforcer la toile, remplacer le châssis et, surtout, retirer le vernis oxydé au fil des siècles. Cette restauration, qui donnera “une nouvelle lisibilité à l’œuvre”, nécessitera au moins 6 mois de travail. Il a fallu attendre 2009 pour que, grâce à la date inscrite  (1614) et à la signature identifiée, le tableau puisse être attribué à Jean Boucher, un des rares peintres berrichons qui soit passé à la postérité.  L’église Saint-Maurice de Chamblet abrite elle aussi un tableau qui lui est attribué, Le couronnement de la Vierge. Il a été restauré à la fin des années 1990.

UN LIVRE

1546943928• Dans l’hebdomadaire  L’Aurore du Bourbonnais (25/10), Annie Regond a rendu compte de La peinture en Bourbonnais du XVIe au XVIIIe siècle (1 vol. br, 332 p, illustrations n-b et couleur, éd. Presses universitaires de Rennes, 35 €),  l’ouvrage de Guennola Thivolle, jeune chercheuse originaire de Souvigny.  Elle a mis en évidence les commanditaires des œuvres peintes et la carrière de plusieurs artistes, ce qui constitue la grande originalité de son travail. “La lecture de cet ouvrage donnera au lecteur  l’envie d’aller découvrir des œuvres picturales peu connues et le confortera dans la conscience de l’importance du Bourbonnais dans le paysage artistique de la France à l’âge classique”, écrit Annie Regond.

•  EN BREF …

téléchargement◄ L’orgue de l’église de Lapalisse, œuvre de Paul Férat, conservée dans son état depuis 1884, avait été classée au Monuments Historiques en 1981. Elle a ensuite  subi une restauration en 1987, mais de façon incomplète. Certaines pièces étant usées, des travaux ont donc  été engagés pour y pallier et un appel aux dons a été lancé par la municipalité pour cette nouvelle restauration.

Le château de Petit-Bois, propriété de la commune de Cosne-d’Allier, va faire l’objet d’une importante réhabilitation, qui se déroulera en trois tranches. La première (311 000 €), qui doit débuter prochainement, portera sur la réfection des chambres. Le montant total  des travaux est estimé à  882 000 €.

723_001◄ Le monument aux morts de Saint-Gérand-le-Puy, inauguré en 1922 sur la place dite du poids public, subissait des dégradations occasionnées par la circulation routière  et le stationnement des véhicules sur le parking. C’est ce qui a poussé les élus à décider de son déplacement. Il a ainsi  été l’objet d’une seconde inauguration, lors  des  cérémonies du 11 novembre, à son nouvel emplacement qui se situe à une centaine de mètres de l’ancien, sur l’espace James-Joyce. Ce n’est pas le premier, ni probablement le dernier monument aux morts à subir un déplacement, depuis un siècle dans l’Allier. 

099_001◄ À Chantelle, le Département a entrepris la restauration  de deux moulins du XVe siècle, dont il est propriétaire. Ils se situent sous l’abbaye, au cœur de l’E.N.S. ou Espace naturel sensible, des gorges de la Bouble. Les édifices, une fois les travaux achevés,  accueilleront un lieu d’exposition sur l’histoire des lieux et des moulins, de la vie des gorges et de leurs richesses.

•Le Club historique mozacois a organisé son 17ème  colloque d’art et d’histoire sur le thème du temporel de l’abbaye royale de Mozac. Cinq conférenciers ont expliqué l’exceptionnelle richesse de l’abbaye durant ses 1 110 ans d’existence. Philippe Carré, qui, avec l’association Azi la Garance de Broût-Vernet, étudie les possessions de Mozac dans l’Allier, a présenté une étude sur  les chemins de Mozac à Cluny.

 

ARCHÉOLOGIE

• BATAILLE DE GERGOVIE

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UN MUSÉE ENTIÈREMENT RÉORGANISÉ

• Depuis le 19 octobre, le musée archéologique de la bataille de Gergovie, situé sur le plateau éponyme, a rouvert ses portes au public, à l’issue de travaux de rénovation et de réorganisation. Il offre aux visiteurs quelques nouveautés.

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L’imagerie traditionnelle de la bataille de Gergovie

• Le musée permet d’abord d’en savoir un peu plus sur Jules César et sur Vercingétorix,  les deux héros de la bataille qui s’y déroula, il y a deux millénaires…C’est l’occasion de constater que, malgré les nombreux livres et articles qui lui ont été consacrés, on sait finalement peu de choses sur le chef arverne. C’est d’ailleurs ce flou qui lui a permis d’être revendiqué par  tous les récits nationaux, quelles que soient les époques. Dans les années 1940-1944, le régime du maréchal Pétain en avait fait une de ses figures de propagande, alors que, dans le même temps, la Résistance pouvait  se réclamer uer de son combat de “résistant”, face à l’envahisseur romain.

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Gergovie, au début des années 1960

• Au passage, le musée permet, vidéo à l’appui, d’entendre la voix des deux adversaires : “Nous voici devant Gergovie sur les terres des Arvernes”, déclare César  en prélude à son récit de la bataille, tandis que Vercingétorix prévient son adversaire : “ Je ne laisserai pas Rome me dicter sa loi”. Des artifices, certes, mais qui  qui permettent de dérouler l’histoire de la bataille de manière ludique, sans sacrifier au souci de donner un récit fidèle de la bataille et de son contexte. Un “ spectacle audiovisuel immersif” aide à  relater le déroulement de la bataille, avec une animation vidéo projetée sur l’écran sur une grande maquette du plateau.

images• Autre atout du musée, il offre à travers les baies vitrées de la salle d’exposition, une très belle vue sur  la plaine de l’Allier, la géographie rejoignant alors  l’histoire. La géologie est même  convoquée, avec une réalisation numérique  qui offre, grâce à cinq écrans, une reconstitution de  la formation et de l’évolution du paysage, depuis les temps géologiques jusqu’à nos jours. C’est l’occasion de découvrir que le territoire occupé jadis  par les Arvernes était l’un des plus densément peuplés de la Gaule. Loin des clichés véhiculés autant par les fameuses planches illustrées Rossignol qui ont longtemps orné les murs de salles de classe, que par la série Astérix et Obélix, on apprend aussi que les Arvernes étaient aussi de grands artistes. Les motifs dessinés sur  des vases exposés en attestent.

► Infos pratiques : Le musée est situé sur le plateau de Gergovie, à La Roche-Blanche. Il est  ouvert du mercredi au dimanche, de 11 h 00 à 18 h 00. Jusqu’au 5 janvier 2020, des tarifs spéciaux sont proposés, entre 6 € (adultes) et 4 € (groupes).

• CLERMONT-FERRAND

SOUS L’HÔTEL-DIEUZ H-Dieu

TOUT UN PAN DE L’HISTOIRE DE L’ANCIENNE

AUGUSTONEMETUM MIS AU JOUR

Entre juillet 2018 et juin 2019, une équipe d’une vingtaine d’archéologues conduite par Cyril Driard a mené une opération de fouilles préventives sur le chantier de l’Hôtel-Dieu à Clermont-Ferrand. Une surface de 1,3 hectare a ainsi pu être prospectée. Les résultats ont été présentés, lors d’une conférence, le 5 décembre. Ces fouilles ont permis de  mettre au jour des vestiges datant  de l’âge du bronze, de la Rome antique, du Bas Empire et jusqu’à  la période moderne.

• Parmi les découvertes faites sous l’Hôtel-Dieu, celle d’un  ensemble complexe  de canalisations avec  aqueducs, citernes,  et récupérateurs d’eau de pluie (déjà !) pour alimenter en eau ce qui s’appelait alors  Augustonemetum. Autre découverte majeure, trois grands ensembles de bâtiments, datant de l’Antiquité romaine. Ils vont de la simple domus jusqu’à ce qui pourrait avoir été un petit palais, en passant par la villa. Les archéologues ont également pu constater  que le cardo maximus, la principale artère d’Augustonemetum, orientée  nord/sud, dont le tracé correspond  en partie à l’actuelle avenue Vercingétorix, était bordé de trottoirs.

• Divers objets ont été exhumés, comme  du mobilier, de la mosaïque, du verre, ainsi que des restes d’humains et d’animaux. Certains  remontent à l’époque tibérienne (Ier siècle avant J.C.), ainsi qu’au Bas-Empire et au Haut Empire. L’ensemble  apporte des éclairages sur la vie quotidienne des habitants à cette époque.

• Les fouilles ont aussi révélé d’autres découvertes telles que l’emplacement du Refuge, un bâtiment de type quasi-carcéral  datant du XVIIIè siècle.  Pour ce faire, les archéologues se sont appuyés sur un plan datant de 1765,   retrouvé à la Bibliothèque du patrimoine. Dans une optique qui se vouait “spirituelle”, ce lieu accueillait des femmes pour les “soigner”. Le plus souvent, on y amenait des prostituées et des criminelles, mais on pouvait aussi y enfermer des jeunes filles que l’on entendait  “préserver du vice”. Des caves, des cellules, des latrines, et un bassin ont été mis au jour. Toutefois,  selon  Cyril Driard, on ne dispose d’aucun élément qui puisse permettre d’en savoir davantage sur ce pouvait être le mode de vie des religieuses et des pénitentes. Enfin, une sorte de  stèle, qui remonterait à  l’âge du bronze a été  trouvée.

• Tous ces objets archéologiques, qui sont actuellement  en cours d’inventaire, de lavage et de reconditionnement, représentent le contenu des centaines de caisses. Conservées à l’Eveha, à Lyon, ils seront soumis à des analyses plus poussées, dès le printemps 2020 et un rapport final sera, en principe, rendu d’ici à 2022 – 2023.

► Savoir plus...Augustonemetum: L’agglomération de Clermont-Ferrand et la ville antique

ASSOCIATIONS

ET SOCIÉTÉS LOCALES

• BOURBONNAIS

CIERV Bannière

• IVè RENCONTRES DU CIERV

“INFORMATION, DÉSINFORMATION ET PROPAGANDE

EN FRANCE (1940-1944)”

csm_CIERV_22_et_23_novembre19_0a5c39d2be•  Depuis 2016, Le CIERV mène un travail de diffusion des  connaissances sur la Seconde Guerre mondiale, à travers l’organisation de ses Rencontres annuelles et de conférences thématiques, faisant appel à des historiens, spécialistes de la Seconde guerre mondiale. La IVè édition des Rencontres de Vichy, les 22 et 23 novembre, avait pour thème Information, désinformation et propagande en France, 1940-1944. Lors de leurs interventions les historiens ont présenté l’avancée des recherches sur ce vaste sujet, à travers l’évocation de la presse et de la radio, au rôle considérable. Ils se sont aussi penchés sur  l’importance des rumeurs et sur les stratégies de manipulation de l’opinion mises en œuvre  par l’occupant.

• LA QUESTION ESSENTIELLE DE L’INFORMATION

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Alexandre Varenne

• Pour Michel Promérat, président du CIERV, la question de l’information est essentielle en temps de guerre et d’occupation, autant  pour les populations qui cherchent à s’informer, que pour les autorités politiques, qui cherchent à contrôler l’information. En outre, ce thème s’imposait d’emblée, l’année du centenaire de La Montagne. Fabien Conord, professeur d’histoire à l’université d’Auvergne a d’ailleurs évoqué la figure du fondateur du journal, Alexandre Varenne, dont il a dirigé la publication du Journal intime, édité par la fondation Varenne.    À l’aide de citations éclairantes, il a suivi pas à pas le cheminement de Varenne, “observateur privilégié, dans son jeu d’échecs avec le pouvoir en place”. Il a décrit le cadre d’expression limité dans lequel Alexandre Varenne a pu agir, les stratégies qu’il a  mises en œuvre face à la censure, du refus au compromis en passant par l’appel direct aux dirigeants. Il a également rappelé que le journal La Montagne, qui finira par se saborder définitivement en août 1943, servait aussi de paravent à des activités clandestines au service de la Résistance.

• LE PROJET D’UN ÉTAT TOTALITAIRE

DE “FAÇONNER L’OPINION”

téléchargement (1)• Au-delà de la volonté de la puissance publique de contrôler l’information en temps de guerre, comme ce fut déjà le cas en 1914-1918, la période 1940-1944 inclut le projet d’un état totalitaire de façonner l’opinion en fonction de présupposés idéologiques. Les Allemands, en occupant la zone nord, ont installé leurs services d’information. Ils ont eu la haute main sur tous les journaux et ont institué Radio Paris. Le gouvernement de la zone sud, pour affirmer sa souveraineté, a adopté son propre système de contrôle de l’information avec Radio Vichy, en contrôlant les journaux, en créant le ministère de l’information”.

eradio2• La presse écrite, les actualités cinématographiques, les livres, mais aussi la radio, média le plus moderne et le plus répandu en 1940, on joué un rôle central dans la conquête de l’opinion.  L’un des cas les plus emblématiques est sans doute celui de l’affrontement par micro interposé, de Philippe Henriot, sur les ondes de Radio-Paris, et de Pierre Dac sur celles de la BBC. Selon Michel Promérat, il faut aussi prendre en compte “ce qui échappe au pouvoir comme les tracts, les papillons dont les Britanniques arrosent le territoire par les airs et enfin la presse clandestine, dès 1941”.

• LA PRESSE TOTALEMENT BOULEVERSÉE

• La mainmise du pouvoir s’est traduite par l’interdiction de nombreux journaux, tandis que ceux réfugiés en zone libre, ont fini par se saborder, particulièrement après l’invasion de cette zone, en novembre 1942. Parmi ceux qui se sont maintenus, ils ont dû se soumettre aux ordres de l’occupant ou, pour certains, “tenter de biaiser en jouant sur les mots, la typographie”. C’est ce qu’a tenté de faire La Montagne, avant de devoir se saborder en août  1943. Cette année-là, rappelle Michel Promérat, plus de la moitié des titres d’avant-guerre avait disparu. Dans le même temps, l’État Français “a contribué au développement d’une presse à sa solde”, avec “pas moins de 147 publications, de toute nature, (qui avaient) leur siège à Vichy”.

• UNE PERTE DE CONFIANCE DE L’OPINION

téléchargement (3)• Quant à l’impact qu’a pu avoir ce système d’information – propagande sur la population, le président du CIERV renvoie aux travaux de Pierre Laborie qui a montré que “cette politique d’information a été assez rapidement un échec. Dès l’automne 40, l’opinion est anti-allemande et violemment anti-collaboration. Cela se conjugue avec un maréchalisme qui se perpétue, même en s’atténuant. Dès 1942 et plus encore en 1943, les Français ne font plus confiance à l’information”.

LES DIFFÉRENTES INTERVENTIONS

Vendredi 22 novembre : Michel Promérat : Le gouvernement de l’État français et l’information ; le projet, les hommes, les stratégies – 1940-1944. Fabien Conord : Alexandre Varenne, un patron de presse confronté à l’occupation et au gouvernement de l’État Français.

téléchargementSamedi 23 novembre : Pascal Jardin : Censure et manipulation de l’opinion : ce que nous révèlent les archives secrètes des services de la propagande allemande en France occupée.  Yves Pourcher : Le radio-traître ; Jean-Herold Paquis, la voix de la collaboration. Anne Trifunovic et Annie Lauzzana : La place de Radio-Vichy dans la guerre des ondes.  Jean-Marie Guillon : Des bruits qui ne sont pas rien. De la rumeur dans les années quarante. Jean-Pierre Rioux : Conclusion des Rencontres.

•“ RADIO VICHY” OU “RADIODIFFUSION NATIONALE”?

• À propos de l’intervention  d’Anne Trifunovic  qui a parlé de “La place de Radio Vichy dans la guerre des ondes”, Maurice Sarazin considère que l’expression Radio Vichy ne se justifie pas : “Radio Vichy n’a jamais existé. Il existait la Radiodiffusion nationale, dont les quotidiens donnaient les programmes. Par ailleurs, ajoute-t-il,  insister sur le fait que cette radio diffusait l’idéologie du régime est trop réducteur. Ainsi, par exemple, le journal La Croix du 30 décembre 1941, dans la rubrique « Programme de la Radiodiffusion nationale  » indique des émissions fixes (dont les bulletins d information) et pour le 31 décembre et jours suivants la liste de nombreuses émissions musicales, de 7 h 55 à 0 h 10”.

30- DE LESDAIN (Discours bis)

► Savoir plus...Sur le site Histoire de la presse illustrée, on pourra retrouver les biographies de deux journalistes qui ont joué un rôle important dans la propagande et dans la collaboration avec l’occupant.

◄ Il s’agit de Jacques (Bouly) de Lesdain (1880-1976) qui fut “rédacteur politique” du magazine L’Illustration, tout en organisant de grandes expositions de propagande, notamment sur la Franc-maçonnerie, dès la fin de 1940, ainsi que celles de  La France Européenne et de La Vie nouvelle (1941 et 1942). Il fut même pressenti en 1944 pour succéder à Louis Darquier de Pellepoix, à la tête du Commissariat général aux questions juives. L’autre journaliste est Robert (Roussseau) de Beauplan (1882-1951), qui après avoir œuvré lui aussi à L’Illustration dès 1919, rejoignit Le Matin, en tant qu’éditorialiste, tout en intervenant quasi quotidiennement dans le journal parlé de Radio-Paris. où il intervenait quasi-quotidiennement au journal parlé. 

 

Emulation

 Programmée le 14 décembre, la conférence de  Jean d’Andlau,  La Révolution dans le Bourbonnais : pouvoirs locaux, comportements collectifs et construction républicaine entre 1789 et 1795, a dû être annulée, en raison des  difficultés dans le domaine des transports. Elle a été remplacée par une conférence de Christiane et Georges Chatard, illustrée par un diaporama:  À la découverte de  quelques paroisses des Basses Marches du Bourbonnais.

 Prochaines conférences annoncées par la Société d’Émulation: 4 janvier 2020 : Delphine Viellard : Correspondance entre Valery Larbaud et Henri Buriot-Darsiles –  1er février : Georges et Christiane Chatard : La rivière Allier à Moulins : les crues, les ponts, la navigation.7 mars : Georges Jousse :  Les particularités architecturales et artistiques de l’Abbatiale Saint-Léger  d’Ebreuil. Toutes ces conférences ont lieu à l’auditorium du Musée Anne-de-Beaujeu,  Moulins, à 15 h 00.

 

AMIS MONTLUCON LOGO

• Au programme des prochaines conférences des Amis de Montluçon qui se dérouleront toutes Salle Salicis, à partir de 18 h 00 :  13 décembre 2019 : Samuel Gibiat : Les peintures murales du manoir de Bien-Assis : un décor de la seconde Renaissance française “à la façon de tapisserie » – Assemblée générale –  10 janvier 2020: Olivier Troubat : Paysages montluçonnais et des environs à travers le polyptyque de Notre-Dame de Montluçon14 février : Jean-Paul Perrin : Domérat (1950-2000), de la petite cité vigneronne à la commune périurbaine. Un demi-siècle de transformations

 

SHAVE Bandeau

• Les prochaines conférences organisées par la SHAVE auront lieu  au Centre Culturel de Vichy (salle Roger-Caillois), à 16 h 00 (entrée 5 € pour les  non adhérents). Au programme : 13 décembre : Les maisons closes à Vichy (G. Decluzet)  – 24 janvier 2020 : La Croix rouge à Saint-Germain-des-Fossés (P. Davis) –  21 février: Vichy en cartes postales et documents anciens – Assemblée générale –  20 mars: Les carrières et les mines de la Bosse (J. Drouard)  –  18 avril : Les productions céramiques de Toulon-sur-Allier durant l’Antiquité (F. Salvaya).

• LES AMIS DU PATRIMOINE RELIGIEUX

EN BOURBONNAIS

imagesNos églises bourbonnaises, publication des Amis du patrimoine religieux en Bourbonnais (n° 32, octobre 2019) : Travaux dans les églises de l’Allier, 2018-2019 – Hommage à Jacques Vigné (Daniel Moulinet) – Les communautés de prêtres à Vichy avant la Révolution (Jacques  Corrocher) – L’affaire de l’abbé Martin (Jean-François Heintzen) – Les monuments aux morts des églises de l’Allier (Daniel Moulinet) – Compte-rendu de l’excursion du 1er mai 2019.

 

LYCEE DE GARCONS (COLORISE) (2)

• ASSOCIATION AMICALE DES ANCIENNES ET DES ANCIENS

ÉLÈVES DES LYCÉES DE MONTLUÇON

Numérisation_20191219 (2)• L’Association amicale des anciennes et des anciens élèves des lycées de Montluçon,  qui compte 219 adhérents, vient de publier son bulletin annuel 2020. Il revient largement sur l’assemblée générale du 26 janvier 2019 dont l’invité d’honneur était l’abbé Daniel Moulinet qui fut élève du lycée de garçons puis du lycée d’état mixte, entre 1966 et 1973. Le bulletin reproduit l’intégralité de son intervention dans laquelle il retrace son parcours, entre l’école primaire de la rue Voltaire à Montluçon,   et son entrée au séminaire en septembre 1980. Une rétrospective souvent empreinte d’humour, dans laquelle il rend hommage aux publications régionales.

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Daniel Moulinet

• Il salue d’abord  la mémoire d’une de ses anciennes institutrices qui lui avait fait un cadeau “déterminant” : “C’était une collection, certes incomplète, mais tout de même bien consistante  de la revue Notre Bourbonnais. Celle-ci était l’organe de la Société bourbonnaise des études locales dont je suis membre depuis une bonne quarantaine d’années, société qui avait été fondée en 1919 par Édouard Mauve (…). Il voulait faire aimer aux instituteurs bourbonnais  l’histoire et la géographie de leur province pour qu’ils en transmettent le goût à leurs élèves (…). La revue a changé de nom, les effectifs de la société ont fondu, mais elle subsiste toujours vaille que vaille et elle mérite d’être connue.” Daniel Moulinet rappelle aussi qu’il a donné ses premiers articles au mensuel Allier Magazine, disparu au début des années 1990. Publié par les éditions Dessagnes, à Limoges, il comportait un tronc commun et des articles spécifiques aux différentes déclinaisons départementales de la publication.  Pour l’Allier, c’est  Jean-Charles Varennes qui en assumait la rédaction. Daniel Moulinet considère que  “Ces revues régionalistes ont leur importance. De ce point de vue, ajoute-t-il, on ne peut que regretter la disparition des Cahiers bourbonnais fondés par  Marcel Génermont et longtemps animées par Paul Majeune, Jean-Pierre Petit et Jean-Paul Perrin. Certes les articles de ces revues n’ont pas toujours la tenue d’articles universitaires  mais ils traitent de questions qui ne seront abordées nulle part ailleurs et ils conduisent à aimer le pays où l’on vit : n’est-ce pas là une composante du bonheur ?

• Au fil des autres pages du Bulletin, on retrouve ensuite les rubriques et chroniques habituelles: Le mot de la présidente (Rencontres…) – Échos des établissements – Rencontre parisienne – Des nouvelles de partout –Ils nous ont quittés – Anciens, vous avez la parole…

téléchargement (1)◄ Jérémie Gallon sera le prochain invité d’honneur  de l’assemblée générale du 25 janvier 2020. Il est  actuellement directeur  général d’Amcham France et enseignant des questions diplomatiques à Sciences Po. Après sa scolarité débutée à Cosne-d’Allier, il a poursuivi des études au lycée Madame-de-Staël (ex-LEM) à Montluçon.  Il est l’auteur du Journal d’un jeune diplomate dans l’Amérique de Trump (éditions Gallimard – octobre 2018). On peut aussi retrouver sa signatures dans différents articles et tribunes publiés, entre autre, dans Le Figaro, L’Obs ou encore le Huffington Post et La semaine de l’Allier.

Contact: Association des anciennes et anciens élèves: Lucienne My – 80 bis rue de Nerdre 03100 Montluçon (my-daniel@orange.fr)

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• À noter dans ce numéro, un article de Maurice Sarazin qui relate un mariage remarquable, célébré à Moulins, en 1861 entre les époux Abel Migout et Alix Boyron.

 

• LES AMIS DE LA FORÊT DE TRONÇAIS

UN ACTEUR DE LA REDYNAMISATION DU PAYS DE TRONÇAIS

logo_SAFT-300x297• Annie Badower, bourbonnaise par sa famille maternelle, a toujours clamé son attachement à Cérilly et à la forêt de Tronçais.  Étudiante à la Sorbonne,  elle a choisi pour son D.E.S d’analyser les mutations du canton de Cérilly, suite à l’implantation de l’ébénisterie Conrad Valeri. On était en  1967 et l’entreprise  qui fabriquait des coffrets en bois précieux pour les postes de radio et de télévision, comptait 700 salariés. Devenue professeure agrégée, Annie Badower a enseigné  en classes prépas, HEC et Sciences Po.  À la retraite depuis 2004, elle a voulu renouer avec Cérilly où elle s’est installée en 2018.

Amis forêt de Tronçais• Elle rappelle que c’est  à partir de 1954 que la SAFT a connu un véritable essor, sous l’impulsion de ses présidents successifs, Jacques Chevalier, Camille Gagnon, et Élie Bertand. Forte aujourd’hui de 300 adhérents, elle continue à appliquer ses objectifs initiaux : “Assurer la conservation  des arbres, des animaux, des sites et monuments pittoresques de la forêt de Tronçais”. Chaque année, elle publie son Bulletin qui se décline en 4 grandes parties : Le milieu naturel, L’aménagement et la sylviculture, L’histoire et l’archéologie, et, enfin La littérature. Selon la présidente, “ la forêt est un joyau parmi les chênaies européennes. Elle permet à toute la région de bénéficier d’une grande attractivité, particulièrement dans le tourisme vert”. Un caractère d’exception qui  a justement valu à la sylve le label “Forêt d’exception”, en 2018.

 

Beaune

• LES APPELÉS DE LA GUERRE D’ALGÉRIE TÉMOIGNENT

• Après un ouvrage consacré aux combattants de la Grande guerre, l’association Beaune Accueille au fil du temps, a choisi de mettre à l’honneur les 31 jeunes Beaunois qui ont été appelés à combattre en Algérie, entre 1954 et 1962. Trois d’entre eux, Jean-Claude Decorps, Guy Thévenet et Maurice Méritet ont recueilli leurs souvenirs et témoignages qui ont débouché sur la publication d’un livre de 80 pages  intitulé 1954-1962, les garçons de Beaune d’Allier en Afrique du Nord – Maroc, Algérie, Tunisie.  Tous étaient en âge d’accomplir leur service militaire et à l’aube de leurs vingt ans, alors que la plupart n’avaient guère dépassé les limites du canton, ils se sont retrouvés projetés en terres inconnues, au-delà de la Méditerranée. On ne parlait alors pas de guerre mais des “opérations de maintien de l’ordre”.  Le tout, sans la moindre expérience de la vie ni de l’armée et encore moins de la guerre. 

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• De retour chez eux, ils ont enfoui au fond de leur mémoire leurs souvenirs, leur vécu et leurs souffrances, sans la moindre “cellule d’aide psychologique”, tout comme leurs devanciers de la Grande guerre et de la seconde guerre mondiale. Le temps faisant son œuvre, alors que les rangs de ceux qui sont aujourd’hui le plus souvent octogénaires se dégarnissent peu à peu, il était temps de recueillir cette mémoire, entre bons et mauvais moments. Pour le seul village Beaune d’Allier, plus d’un tiers d’entre eux sont décédés. Après un bref rappel du contexte (la vie en Algérie et la guerre d’Algérie), les auteurs consacrent deux pages à chacun des Beaunois qui ont été appelés en Afrique du nord. Une belle initiative à saluer et qui mériterait d’être imitée par d’autres communes, avant que le temps ne fasse son œuvre, comme ce fut le cas pour la Grande guerre et comme ce sera bientôt le cas pour la deuxième guerre mondiale. Le recueil (1 vol. br, 80 p, illustrations, 15 €) est disponible auprès de l’association Beaune accueille au fil du temps. (Contact : 04 70 64 37 77)

vendat

• La Brique de Vendat vient de publier son 41ème numéro (Novembre – Décembre 2019) téléchargeable sur le site vendat.net. Au sommaire : Anecdotes : l’état-civil vendatois au début du XIXè siècle –Le mystère de la carte – photo enfin résolu ? – Monographie communale de Vendat, par l’Abbé Malvielle : année 1944 : Chapitre troisième : la tradition populaire – Registre des Délibérations : 1er Registre Vendatois 1838 à 1868 : délibérations des 9 mai et 9 août 1852 – Photo mystère : une maisonnette de la rue des Thévenins, surmontée d’une girouette – Des puits à Lignières – Les croix de chemins et calvaires dans la paroisse de Vendat –  Une ancienne ferme place de l’église – Les publications en vente.

Académie du VERNET

• L’Académie du Vernet, présidée par Emmanuel Possamaï,  a tenu son assemblée générale, au cours de laquelle elle a d’abord dressé le bilan de ses principales activités de l’année 2018-2019: l’exposition Paul Devaux, qui a accueilli 1.200 visiteurs, la remise du  Grand prix de l’Académie à Morgane Morabito et celle du prix Marcel-Guillaumin, ainsi que la conférence sur la gravure sur bois au XIXe siècle…

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Maurice Constantin-Weyer

• Pour la saison 2019-2020, l’Académie prévoit d’organiser une rétrospective consacrée au peintre japonais Taka et une exposition d’aquarelles de Maurice Constantin-Weyer. Ce sera la 70ème exposition de l’académie, couplée avec la remise du Grand prix.  Le président Emmanuel Possamaï, qui a été reconduit dans  ses fonctions,  avec Marc Bertola à la vice-présidence, a rappelé le but de l’association : soutenir et encourager les arts et les lettres. Une action à laquelle  ses  seize membres bénévoles travaillent en organisant l’ensemble des activités.

Contacts : Site de l’Académie:  Academieduvernet.org –  Mail : academieduvernet.president@orange.fr

 

 • ALLIANCE FRANÇAISE (VICHY):

UN PREMIER SEMESTRE RICHE EN CONFÉRENCES

ALLIANCE FRANCAISE

L’Alliance française (Vichy) a dévoilé le  programme de ses prochaines  conférences qui se tiendront  au Centre culturel de Vichy  : 9 janvier : Charles Debonno, un pionnier en Algérie, une véritable saga (Laurent Saccady) –  La tapisserie de Bayeux (Alain Sauger) –  27 février : Alain-Fournier : Sur les pas du Grand Meaulnes (Jean-Yves Bordesoult) –  19 mars : L’empire Aletti (Gérard Sallet) – 9 avril : La chaîne des puys, faille de Limagne (Pierre Boivin) –  14 mai : Automatisation de la navigation aérienne: y aura-t-il encore un pilote dans l’avion? (Maire Bénéjean) – 11 juin : Mel Bonis (1858-1937), une compositrice d’exception (Laurent Martin).

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L’Université indépendante de Vichy a publié une brochure de 45 pages contenant son programme pour 2019-2020, dont de nombreuses conférences: 2019 : 6 décembre : Les 5 structures de caractère (E. Cavallero) – 13 décembre : Les vins issus de la culture en biodynamie (J. Rolin) – téléchargement (1)2020 : 10 janvier : Le Costa-Rica (B. Bages) – 24 janvier : Français, qui êtes-vous? (D. Wright) – 31 janvier : Vichy, ombres et lumière,1940-1944 (Th. Wirth) – 7 février : Les frères Goncourt, quand la méchanceté devient un art (F. Fossaert) – 14 février : Découvrir l’acupuncture (M. C. Courbet) – 21 février : Boris Vian, un homme singulier aux multiples talents (M. Rivoli) – 6 mars : Françoise Dolto (M. Charlot) – 13 mars : Tromelin, l’île aux esclaves oubliés,1761-1776 (B. Bages) – 20 mars : L’ostéopathie (J. Livetout) – 27 mars : Marguerite Durat, l’insaisissable, 1914-1996 (D. A. Ressot) – 3 avril : Dupont et Martin, que nous cachent les noms de famille en France (D.Wright) – 10 avril : Comprendre et libérer son histoire familiale (L. Soukiassia) – 17 avril : La permaculture, bien plus qu’une méthode de culture (M.Eriksson) – 15 mai : La diététique chinoise pourquoi faire? les grands principes de cette sagesse alimentaire (S. Chalumeau) – 29 mai : La force de l’esprit (Y.G.Heynen) – S’y ajoutent de nombreuses autres activités, dont des séances consacrées à divers thèmes d’art et d’histoire, de littérature et philosophie, des cours de langues vivantes, d’informatique, plusieurs ateliers…

• HURIEL AU FIL DES SIÈCLES

SUR LES TRACES DE JEAN I DE BROSSE (1375-1433)

ET DE SON LIEU D’INHUMATION

Jean_de_Brosse_statue• L’association Huriel au fil des siècles, fondée en 2016 par des amoureux de l’histoire de la cité de la Toque, réunis autour de Bernard Duplaix, vient de publier son troisième Bulletin. Il est consacré principalement à Jean Ier de la Brosse (1375-1433), seigneur de Boussac, de Sainte-Sévère et d’Huriel, maréchal de France, né à Huriel. On le suit durant la guerre de Cent Ans, pour laquelle il a combattu notamment auprès de Jeanne d’Arc, lors du siège de la ville d’Orléans, ainsi qu’à la cathédrale de Reims, pour le couronnement de Charles VII. Le texte de Bernard Duplaix est complété par un additif qui traite du lieu de l’inhumation de Jean de Brosse.

Blason_famille_Brosse.svg• En se basant sur un rapport de fouilles effectuées dans l’abbaye de Prébenoît et publié dans la revue Aquitania, on peut ainsi apprendre que, contrairement à une affirmation souvent reprise, rien ne permet de  d’accréditer la thèse selon laquelle il aurait été inhumé à Prébenoît. C’est cette option qui figure notamment dans la longue notice que lui consacre Wikipédia.  Il n’est pas impossible, toutefois qu’il ait finalement été inhumé dans le tombeau des de Brosse, en l’église Saint-Martin, détruite en  1861. À son emplacement,  se trouve, de nos jours,  le Café de la Place. Le bulletin apporte aussi des éléments sur  l’histoire de la dite église. Il se referme sur un troisième volet consacré à la saga des Philipon, avec l’histoire de  Denis Philipon  et de son fils Charles. qui Ils furent médecins et maires de la commune, le premier entre 1849 et 1851, le second entre  1878 et 1892

 

• AUVERGNE – VELAY

AIGUEPERSE

Sparsae (n° 84, 2ème semestre 2019): La Toulaine témoin du passé seigneurial de Vensat – Villemont – César Pierre Andrieu, maire d’Aigueperse, un notable au destin national – Demeure et jardins des Vergers à Artonne – Le trieur de semences de Bussières-et-Pruns.

• LIMOUSIN

ssnac

Séance du 18 janvier 2020, à 15 h 00 (Salle de Jouhet, rue de Pommeyroux, Guéret) : Bertrand Giraud : Le site de Parchimbaud (Saint-Sébastien) : une présence gallo-romaine attestée avec un site cultuel probablement importantLéda Martines : La restauration de la “Descente de Croix” d’Auzances : une connaissance renouvelée de l’histoire matérielle du tableau Jacky Guillon: Avril 1943 : de Boulogne-Billancourt à Pontarion. (À noter: les séances sont ouvertes à tout public).

• NIVERNAIS – BOURGOGNE

Groupe 71

Images de Saône-et-Loire (n° 199 -200 – novembre 2019)

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• À l’occasion du cinquantenaire de la revue Images de Saône-et-Loire, publiée par le Groupe Patrimoines 71, les 176 premiers numéros publiés entre 1969 et 2013 ont été numérisés et ils sont désormais consultables sur le site  des archives départementales de la Saône et Loire. Quant aux numéros 177 à 196, correspondant aux années 2014 – 2018, ils ont été seulement  indexés et ils sont interrogeables, mais pas consultables en version numérique.

IDSL archives

• Fondé en 1969 à l’initiative de Fernand Nicolas aujourd’hui décédé, le Groupe 71 est né dans les rangs de naturalistes soucieux de protection de la nature.

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Fernand NicolasLe Bien Public)

Dès sa création l’association – devenue Groupe Patrimoines 71 en 2011- s’est intéressée à tous les types de patrimoines en affichant ses objectifs : “La connaissance, la protection et la mise en valeur du patrimoine humain et naturel en Saône-et-Loire”. Attachée à la connaissance des patrimoines, comme moyen de leur préservation, l’association a édité sans discontinuer la revue trimestrielle Images de Saône-et-Loire qui compte aujourd’hui 200 numéros. Cette publication se fait l’écho des découvertes que l’association propose à ses adhérents, deux fois par an, lors de sorties organisées sur divers sites du département en lien avec les autorités et les associations locales. Parallèlement, la revue s’emploie à faire connaître l’histoire des patrimoines du département, leurs situations et leur évolution, en recueillant des textes auprès d’auteurs locaux, de membres des sociétés savantes et historiques, de responsables d’établissements culturels (extrait de la présentation de la revue sur le site A.D. de la Saône et Loire).  

• BERRY

Socité archéologie BERRY

Cahiers d’archéologie & d’histoire du Berry (n° 220, mars 2019)

Sans titre

• FOREZ

La Diana

Bulletin de la Diana (3ème trimestre 2019) : Émeutes à Montbrison et Saint-Galmier au XIVe siècle – Alexis de Tocqueville à Montbrison – Waldeck-Rousseau : une visite à Saint-Étienne en 1902…

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