EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES: N°23 (JANVIER – FÉVRIER 2020)

 Cette rubrique faisant  régulièrement l’objet d’additifs et de mises à jour,  jusqu’au  29 février 2020, en fonction de l’actualité, n’hésitez pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’information.

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 MISE À JOUR:  14 FÉVRIER 2020

 

EXPOSITIONS ET MUSÉES

2020 … DES EXPOSITIONS À NE PAS MANQUER…

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• En plus des expositions déjà en cours  et dont Vu du Bourbonnais s’est fait l’écho, la suite de l’année sera particulièrement riche en expositions dans les principaux musées du Bourbonnais. Passage en revue…

Logo Moulins

• Au CNCS, à Moulins, on pourra explorer, du mois de mai jusqu’à la Toussaint,  l’univers des costumes du célébrissime carnaval de Rio de Janeiro. 150 pièces seront exposées et, parmi elles,  des tenues provenant directement de l’édition 2020 du carnaval.  Au musée Anne-de-Beaujeu, l’exposition consacrée à la batellerie sur la rivière Allier, de l’antiquité au XIXè siècle,  restera en place jusqu’au 20 septembre. Elle laissera place ensuite à une exposition centrée sur les figurines en terre blanche dont de nombreux exemplaires ont été retrouvés en Bourbonnais. Quant au Musée de l’illustration jeunesse, à partir du 22 février et jusqu’au 21 juin, il présentera Elles…sortent de leurs bulles. On pourra y voir les œuvres de 11 artistes, 5 femmes et six hommes. Toujours à Moulins, un crochet s’imposera par le Musée du Bâtiment dont la nouvelle exposition temporaire, entre le 1er mai et le 14 octobre,  sera dédiée  au patrimoine, le long des RN 7 et RN 9.

Logo Montluçon

• À Montluçon, on pourra découvrir Montluçon vu du ciel, dans les locaux de la médiathèque Boris-Vian, jusqu’au 30 juin. Il s’agit d’une trentaine de photos aériennes, prises dans les années 1950-1960 par le photographe Robert Parant. Quant au MuPop, il a choisi de jouer les prolongations en maintenant jusqu’au 8 mars son exposition sur les Tubes des vacances qui ont rythmé les étés de plusieurs générations.

Logo Vichy

• À Vichy, enfin, 3 grandes expositions sont annoncées. Au Musée des arts d’Afrique et d’Asie, du 2 mai au 31 octobre, on pourra découvrir Japon objets animés, avec une sélection d’objets illustrant le Japon ancien. En miroir, le même musée montrera des images contemporaines de créatures imaginaires projetant le visiteur dans un “Japon augmenté”.  Dans les mêmes locaux, Chine. Double bonheur  présentera une rétrospective de la place de la  femme en Chine, d’hier à aujourd’hui. Le Musée de l’opéra, du 5 mai au 29 novembre, invitera ses visiteurs à musarder dans son exposition Décors de scène, le jardin devient un lieu d’intrigue. Il sera question du jardin décliné sur les murs de l’opéra par  Rudnicki avec son décor végétal, exemple d’Art nouveau. Esquisses, décors, photographies de scène, costumes, affiches, programmes, journaux et partitions seront mis à contribution. Enfin, du 12 juin au 6 septembre, on pourra parcourir en plein air l’exposition Portrait(s). C’est une incursion dans les photographies  contemporaines et historiques. Elles seront visible sur l’esplanade du lac d’Allier, sur le parvis de l’église Saint-Louis et au Palais des congrès – Opéra.

• CENTRE NATIONAL

DU COSTUME DE SCÈNE

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LE MILLIONIÈME VISITEUR ATTENDU

CE SERA DANS LE COURANT DE 2020

CNCS• En 2019, les trois expositions qui se sont enchaînées au  Centre national du costume de scène de  Moulins, Comédies musicales, Habiller l’Opéra et Couturiers de la danse,  ont séduit  91.000 visiteurs. Après les 95.000 visiteurs de 2018 c’est le  deuxième meilleur score annuel enregistré depuis son ouverture par le  CNCS.  Ces très bons résultats en font   le premier musée d’Auvergne, pour sa  fréquentation. Les publics individuels représentent 70%  des  visiteurs (soit 63.000 personnes), les groupes scolaires 20% (18.000 scolaires) et les groupes adultes 10%. Sur l’ensemble de la fréquentation,  la seule déception réside dans la faible présence des visiteurs étrangers qui ne représentent que 3% du total (soit moins 2 730 personnes).

ZLes visiteurs sont d’abord issus de l’Allier et du Puy-de-Dôme,  puis des autres départements de la Région Auvergne – Rhône-Alpes.  Paris et l’Ile de France se classe en troisième position. Une place qui s’explique sans doute  grâce à une campagne de communication plus ambitieuse menée en 2019 dans le métro parisien, grâce à un partenariat avec le Théâtre du Châtelet, ce qui a donné davantage de visibilité au CNCS. La Philharmonie de Paris, l’Opéra national de Paris et le Musée d’Orsay ont été aussi concernés par cette politique e partenariat, notamment  dans le cadre de la célébration des 350 ans de l’Opéra de Paris.

• Ces succès s’expliquent aussi par les  nombreuses activités qui ont été mises en place en parallèle avec les expositions et plus particulièrement durant la période estivale :  cours de claquettes, activités jeune public, ateliers de pratique artistique pour adultes et pique-nique organisés lors des mardis du CNCS.

• Plusieurs temps forts rythmeront l’année 2020. Ce sera d’abord l’accueil du millionième visiteur : depuis l’inauguration du CNCS, le 1er juillet 2006, on en était à 976 000 visiteurs à la fin de 2019. Ce sera ensuite, au début du mois de juin, la présentation d’une nouvelle exposition dont le thème sera les costumes du carnaval de Rio. Enfin, 2020 rimera aussi avec travaux d’extension.  Ils   porteront sur la création d’un espace de 500 m² consacré à la scénographie et ouvert au public. Des réserves supplémentaires pour les collections de costumes du musée seront également créées (4,5 M € d’investissement).

Sans titre
à lire sur le site du New York Times

• Après la presse régionale et nationale, le Centre national du costume de scène a eu les honneurs de la presse d’outre-atlantique. Sous le titre “Couture creations  for dancing Bodies, le New York Times lui a consacré un article très détaillé, à l’occasion de l’exposition Couturiers de la danse. Dans cet article, rehaussé par des illustrations de costumes  de Miyake et de Iris  Van Herpen sont évoqués  les grands noms de la haute couture française comme Chanel, Dior ou encore Jean-Paul Gaultier. Il est aussi question des grands noms du monde de la danse comme Maurice Béjart, ou Benjamin Millepied.

• Pour assurer sa promotion auprès du public parisien, le CNCS a participé à la Curieuse Nocturne, au Musée d’Orsay, le 16 janvier: “ Le Centre national du costume de scène présente exceptionnellement une sélection de costumes d’opéra et de ballet dans la nef du du Musée d’Orsay, ce jeudi soir, à l’occasion de la Curieuse Nocturne, à partir de 18 heures. Une première, pour le musée de Moulins et une belle mise en lumière des collections de l’établissement culturel” …(► Lire la suite de l’article d’Ariane Bouhours sur le site de La Montagne).

• MUSÉES DÉPARTEMENTAUX

MAB

 FRÉQUENTATION EN HAUSSE EN 2019

2019 aura été une belle année, autant pour le Musée Anne-de-Beaujeu (Mab) que pour le Musée de l’illustration jeunesse (Mij).logomab Ils affichent, avec la Maison Mantin et la Malcoiffée,  une fréquentation globale de 46 022 visiteurs, soit  2 000 de plus qu’en 2018 (+3,7%).  Dans le détail, le Mab, avec  la Maison Mantin et la Malcoiffée (ouverte seulement une partie de l’année) ont reçu 30.572 visiteurs, tandis que le Musée de l’illustration jeunesse a enregistré 15.450 entrées. C’est en août que la fréquentation a été particulièrement en hausse en août. Pour Yasmine Laïb-Renard, directrice des musées départementaux de l’Allier, il faut y voir un effet de la réalisation du premier mapping-vidéo.

• Autre progression, qui ne tient pas seulement à la billetterie, celle du chiffre d’affaires.Mij La boutique du Mab, entièrement repensée en début d’année, affiche une croissance remarquable de  49 %. Les catalogues d’exposition sur Marcellin Desboutin et sur la sculpture bourbonnaise se sont très bien vendus, selon la directrice des musées départementaux. Côté billetterie seule, pour les 4 sites,  le chiffre d’affaires a augmenté de 6,8%. Autre signe encourageant :  la venue de nouveaux visiteurs et clients, notamment des groupes de Clermontois et au-delà qui témoignent d’une meilleure notoriété des musées moulinois.

• MUSÉE DE L’ILLUSTRATION JEUNESSE

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DES COLLECTIONS QUI SE SONT ENRICHIES EN 2019

• Depuis son ouverture, il y a quinze ans, le Musée de l’illustration jeunesse (MIJ) continue d’enrichir ses collections grâce aux dons et aux dépôts, auxquels viennent s’ajouter des acquisitions régulières. Pour ce faire, il dispose d’un budget constant de  70 000 €, à partager  avec les autres musées départementaux.

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• En 2019, environ une centaine d’œuvres sont venues enrichir les collections qui en comptent déjà 4.000. Elles  seront progressivement exposées dans l’espace permanent du musée. Emmanuelle Audry-Brunet, conservatrice du MIJ insiste cependant sur le fait que “ Ces dessins originaux deviennent de plus en plus rares, car les illustrateurs utilisent le numérique et la palette graphique. Le fait que nous recevions des donations montre que nous sommes désormais identifiés comme un lieu de conservation”.  2020 devrait être  un bon crû pour le MIJ qui attend deux nouvelles donations importantes, dont une de l’illustrateur français Zaü, qui a choisi de  donner au musée son fond d’atelier.

Quid des acquisitions en 2019? Le musée a d’abord  fait l’acquisition de huit œuvres originales d’Olivier Desvaux, réalisées  à la peinture à l’huile, pour la presse et l’édition jeunesse. téléchargementNé en 1982, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, il a fait ses débuts  chez des éditeurs spécialisés pour la jeunesse, tels que Gautier-Languereau, Didier – Jeunesse, Bayard ou Fleurus.   Il a illustré pour les enfants des textes d’auteurs classiques et il  a réalisé les illustrations de près d’une trentaine d’ouvrages.  Depuis 2017, il expose régulièrement ses peintures dans différentes galeries, en France comme à l’étranger,  et en 2018, il a été nommé peintre Officiel de la Marine. Au cours de l’année 2020, le Mij lui consacrera une exposition.

• Le Mij a également acquis cinq originaux de Pierre Mornet. Après avoir collaboré en 2014 avec Muccia Prada, pour la réalisation des décors du défilé Femme Printemps/Eté, il aussi participé  à une campagne publicitaire pour Kenzo,full_Portrait_Mornet tout en concevant des affiches pour l’opéra de Lille. Son univers se décline, par ailleurs, en couverture de romans publiés en France et à l’étranger, notamment  par les éditions du Seuil et par Gallimard. Tout en collaborant avec la presse française et étrangère,  de Télérama à Libération, du New Yorker au Washington Post,  et du  New York Times à Vogue Japon, il expose  dans des galeries à Paris, au Japon et en Suisse. C’est  l’exposition Djeco, présentée l’an passé, qui a permis de dialoguer avec cet artiste, et d’avoir l’opportunité d’acquisition de ses originaux. Ses œuvres rencontrant un vrai succès, elles sont de fait de plus en plus cotées

arton7046• Dix œuvres originales de Delphine Jacquot, née en 1982,  ont aussi été achetées. Après avoir signé en 2007 son tout premier album, Le Cavalier bleu, elle avait été la  lauréate du Grand Prix de l’illustration jeunesse  2015, remis par le Conseil départemental de l’Allier, pour son ouvrage Les aventures improbables de Peter et Herman (Fourmis rouges éditions).  Elle a illustré ensuite de très beaux livres pour la jeunesse, en utilisant  différentes techniques et en mélangeant avec talent les collages, le crayon, le feutre, l’acrylique…

12113370_421854421338529_7479618704136849209_o• Après l’École nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris, Eric Puybaret, né en 1976 à Vichy, s’est spécialisé dans l’illustration, son premier livre étant paru en 1999. Suivront de nombreux albums dont Cache-lune, Les échasses rouges ou Graines de Cabanes traduits dans de nombreuses langues. Aux Etats-Unis, il a publié Puff, the Magic Dragon, devenu un immense best-seller, sur une musique du groupe Peter Paul and Mary. Six de ses œuvres ont rejoint les collections du MiJ, par achat.

• Parmi les autres acquisitions figurent douze réalisations de Jeanne Ashbé ainsi que des œuvres d’Elsa Oriol, Marie Wabbes, Frédéric Stehr, Antonin Louchard, Yvan Pommaux, Claude Ponti, ou encore Joanna Concejo et Jacques Loustal.  Une galerie d’artistes qui comptent tous dans le paysage éditorial jeunesse actuel. Enfin, lors d’une vente Artcurial de planches originales destinées à l’édition d’albums jeunesse et de  bandes dessinées, le Mij a pu faire entrer dans ses collections Françoise Bertier, Feodor Rojankovsky et Pierre Probst.

Le musée attend cette année deux nouvelles donations importantes cette année, dont une de l’illustrateur français Zaü, qui donne au musée son fond d’atelier.

 

• PROCHAINEMENT…AU MUSÉE DE L’ILLUSTRATION JEUNESSE

ELLES… SORTENT DE LEURS BULLES

DU 22 FÉVRIER AU 21 JUIN 2020

• Du 22 février au 21 juin, on pourra découvrir Elles sortent de leurs bulles”; la nouvelle exposition proposées par le Musée de l’illustration jeunesse. Elles sont muse, inspiratrice des plus grands artistes, maître d’armes, danseuse étoile, médecin, fille, mère, égéries interprète, amante, épouse, conservatrice de musée, résistante, héroïnes… Héroïnes d’un quotidien qu’elles inspirent et dont elles sont le pilier ou super héroïnes de série, héroïnes révolutionnaires, féministes, prêtes à faire valoir leurs valeurs pour s’opposer, pour rallier les suffrages, exposer leurs opinions ou défendre des droits…

affiche expo MIJElles existent, dans une société où la domination masculine, dans le champ du politique, de l’économique, du culturel, contredit la société et ses penseurs qui prônent que la femme est l’avenir de l’homme et qu’elle est annonciatrice du changement des temps futurs…

• Elles sont là, réelles ou imaginaires, ayant exercé leur pouvoir en hors champ, sous les feux de la rampe ou dans la lumière de l’actualité. C’est à elles que cette exposition rend hommage aujourd’hui, en présentant les œuvres d’auteurs et autrices, de dessinateurs et dessinatrices de BD qui ont su, avec pudeur et avec talent, avec ces traits de force et d’audace, rendre justice au féminin, en retraçant ou inventant des parcours de femmes.

Ils sont onze artistes, cinq femmes et six hommes, à être exposés à cette occasion : Joël Alessandra, Philippe Berthet, Cyril Bonin, Claire Bouilhac, Etienne Davodeau, Herval, Priscilla Horviller, Camille Jourdy, Emmanuel Lepage, Catel Muller et Seraphine.  Ils nous proposent, à l’aquarelle, à l’encre, à la palette graphique, les destins de ces personnages « hors du commun » de bien des façons : Chloé, Leïla Agnès, Fleur, Louise, Juliette, Nathalie, Lulu, Rose, Nico, Tiffany, la Princesse de Clèves, Kiki de Montparnasse, Rose, Joséphine Baker, et la baronne Pannonica de Koenigswater !  Ce sont les héroïnes de cette nouvelle exposition du Mij, à visiter avec “ELLES”.

 

• MUSÉE DE LA RÉSISTANCE DE MONTLUÇON :

UNE NOUVELLE EXPOSITION EN ATTENDANT DE NOUVEAUX LOCAUX

Logo musée résistance Montlucon• Le musée de la Résistance de Montluçon, installé dans les anciens locaux de l’école Paul-Lafargue,  a réalisé une exposition itinérante sur la résistance dans le monde ouvrier, intitulée D’usines en maquis, le bassin montluçonnais 1940-1945. Elle a été présentée pour la première fois, à l’Hôtel de ville de Montluçon, le 5 janvier, à l’issue de la commémoration de la grande manifestation du 6 janvier 1943. Ce jour-là, des centaines de  Montluçonnais s’étaient opposés au départ pour l’Allemagne d’un train de travailleurs forcés. L’événement, qui est considéré comme un des actes fondateurs de la résistance dans le bassin montluçonnaise, avait suscité des échos jusque sur les antennes de la BBC, dans les émissions à destination de la France.

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La manifestation du 6 janvier 1943 (© Émile  Romero)

• Composée de 12 panneaux, l’exposition a demandé deux années de travail collectif, entre les recherches documentaires, la rédaction des textes et la  mise en forme finale. Elle met en avant l’engagement et le parcours historique de ces résistants qui étaient pour beaucoup issus des grandes usines montluçonnaises, telles que Saint-Jacques, les Hauts-Fourneaux, Dunlop, Landis et Gyr ou la Sagem. Le tout a été supervisé par une historienne, Suzel Crouzet qui a rédigé les textes figurant sur les différents panneaux.

• Après l’évocation de la situation de la France, à partir de juin 1940, partagée en deux zones, l’une occupée, l’autre dite libre, sous l’autorité du Maréchal Pétain, avec entre les deux la ligne de démarcation, l’exposition montre en quoi. Montluçon, véritable  zone industrielle, ne pouvait qu’intéresser les Allemands, aussi bien pour le savoir-faire des personnels que pour les  productions des usines qui s’y trouvaient. En 1942, avec l’invasion de la zone libre, la mainmise sur l’industrie locale se fait encore plus forte et directe.

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L’arrivée des troupes allemandes à la gare, le même jour

• À la suite de la manifestation du  6 janvier 1943, des ouvriers qui se sont enfuis du convoi en partance pour l’Allemagne, font le choix de rejoindre les maquis, tout comme d’autres qui ont “simplement” participé à la manifestation. Ils sont alors répartis dans plusieurs groupes et c’est seulement en mai 1943, sous la houlette de Jean Moulin et du CNR, que ces groupes épars commencent à se rassembler. Comment se battre efficacement ? Comment s’organiser militairement ? Comment préparer la reconstruction et le devenir du pays après sa libération ?  Autant de points que l’exposition évoque et qui sont au cœur des préoccupations du CNR.

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Dunlop bombardé

• Au fil des panneaux suivants, de  nombreux autres faits marquants sont évoqués par le texte et par l’image, comme la bataille de la ferme de Bouillole, à la lisière de la forêt de Civrais, sur la commune de Saint-Plaisir, le 8 août 1944. Ce jour-là, 42 soldats allemands sont mis hors d’état de combattre. Pour Jacky Laplume, qui préside aux destinées du Musée, ce chiffre pourrait expliquer qu’il y ait eu 42 otages fusillés,  lors du massacre de la carrière des Grises, aux portes de Montluçon, le 14 août 1944. Enfin, il est largement question du rôle capital qu’ont joué les ouvriers des usines dans la semaine des combats pour la libération de Montluçon.

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L’usine  Saint-Jacques

• Après l’étape montluçonnaise,  l’exposition devrait être présentée dans les communes qui ont participé à sa réalisation, à savoir Domérat, Désertines, Prémilhat et Saint-Victor. Elle sera ensuite prêtée aux établissements scolaires, qui en feront la demande. La présentation de l’exposition a été aussi l’occasion pour l’association bourbonnaise des Amis du musée de la résistance nationale de rappeler qu’elle est en quête de nouveaux locaux qui soient plus grands, pour y stocker dans de bonnes conditions et classer les très nombreuses archives, en même temps qu’accessibles aux personnes à mobilité réduite. Il  faudrait aussi qu’il y ait  deux salles pour pouvoir monter des expositions temporaires en plus de l’exposition permanente. Il reste à souhaiter que l’appel soit (enfin) entendu.

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La libération de la caserne Richemont (© Émile  Romero)

►Musée de la Résistance:  École Paul Lafargue –  4 rue Gustave Courbet 03100 Montluçon. Contact: mail: musee.resistance.montlucon@wanadoo.fr

Savoir plusLes aquarelles illustrant cet article ont été spécialement réalisées par Émile  Romero pour cette exposition, à la demande du Musée de la Résistance. Son père,  Miguel Romero,  avait dû quitté l’Espagne en 1939, lors de la Retirada, après avoir combattu contre le général Franco. Installé en région montluçonnaise, il avait pris part avec d’autres guerilleros espagnols à la résistance et aux combats de la libération.

 

• POUR PERPÉTUER LA MÉMOIRE

INDUSTRIELLE MONTLUÇONNAISE

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LE CRAIUM OU LA CHRONIQUE D’ UNE RENAISSANCE ANNONCÉE

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Michel Desnoyers et René Bourgougnon, 

• Au début des années 1980, deux passionnés de l’histoire industrielle de Montluçon, René Bourgougnon  (1909-1995)  et Michel Desnoyers  avaient été à l’origine de la fondation de l’association du CRAIUM ou Centre de recherches d’archéologie industrielle et urbaine de Montluçon. Pour les deux historiens, auteurs de Montluçon au siècle de l’industrie, un livre  qui connut trois éditions au point d’en faire un best-seller de l’édition bourbonnaise,  il s’agissait de collecter un maximum de documents et d’objets en relation avec le passé industriel de Montluçon.

• Il y avait urgence car dans le même temps, étaient rasés les vestiges  de ce glorieux passé, à l’image de l’usine Saint-Jacques, des Hauts fourneaux ou encore de l’usine des Fers Creux. Quant au matériel, il était le plus souvent condamné à finir à la ferraille.  Exit le temps des cheminées d’usines qui symbolisaient cette industrie florissante.

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Des machines et des outils qui ont échappé à la ferraille

• La collecte réalisée par les deux pères  du Craium ressemble à un inventaire à la Prévert. Elle comporte aussi bien des photographies, des machines, des outils qu’un des fameux cars  bleus de l’usine Dunlop qui a assuré pendant plusieurs décennies le ramassage et le transport des ouvriers…91cNEW6oaTLOu encore un sifflet à vapeur récupéré à l’usine Saint-Jacques. Si le premier objectif de sauvegarder ce qui pouvait encore l’être, a été  atteint, le second, avec la réalisation d’un espace muséal, qui aurait pu être abrité dans les locaux d’une ancienne usine, est resté en panne. La disparition de René Bourgougnon en 1995 et le choix d’autres priorités municipales n’ont pas permis d’aboutir, quand il ne s’agit pas des divisions suscitées par un tel  projet. Carole Thibault, directrice  du théâtre des Ilets, résume ainsi : “Il y a deux types de réactions : des gens qui sont très heureux  de voir enfin qu’une place soit consacrée à leur histoire, et des gens révoltés  contre la mise en lumière  du patronat et de l’oppression des ouvriers , puisque c’est le souvenir qu’ils ont de ces usines”.

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Un autre rescapé…Un des cars de ramassage Dunlop

• Au-delà de ces controverses et pour relancer le projet, le CRAIUM a élu un nouveau bureau et il est désormais présidé par  Philippe Desguis, assisté d’Éric Bourgougnon, directeur des musées de Montluçon, et petit-fils de René Bourgougnon. Si l’idée de s’installer dans une ancienne usine a bien été abandonnée, le musée pourrait voir le jour, dans le centre ville, pour être accessible au plus grand nombre”. Il s’agit de répondre à l’intérêt que les touristes de passage, mais aussi les Montluçonnais portent à nouveau à leur héritage industriel. Pour l’heure, les projets sont suspendus aux décisions de la mairie…qui ne pourront pas venir avant que les élections municipales aient eu lieu.

Panorama Montluçon colorisé La Cigogne

• C’est précisément pour en savoir plus sur leur point de vue et sur leurs intentions que La semaine de l’Allier (30 janvier) est allée à la rencontre des candidats. 272579_ALMT-420x582Pour Frédéric Laporte, actuel maire, il est impératif de mettre en valeur l’histoire de Montluçon avec, pourquoi pas, un ancien car  Dunlop, remis en état par des élèves du lycée Albert Einstein, afin de  proposer un circuit à travers la ville. Un double clin d’œil à l’histoire, avec Dunlop, mais aussi avec l’usine Saint-Gobain autre fleuron industriel  qui occupait l’emplacement de l’actuel lycée. Pour Frédéric Kott, il est impératif de “lier ce patrimoine à l’humain, pour retrouver nos belles racines souvent méconnues”. Laurent Rayon souhaite que  ce futur “centre de la mémoire  devienne un lieu de vie” ce qui permettrait aussi que “Montluçon se positionne  sur le tourisme d’entreprise”. Jean-François Jarrige, lui, est favorable à l’utilisation de cette histoire pour faire rayonner la ville, tout en appelant à un travail de concert entre  les acteurs locaux et les associations qui traitent ce sujet.  Mathieu Bogros  souhaite que, dans ce projet,  l’histoire médiévale et l’histoire industrielle et ouvrière  soient liées, tout en y “incorporant  aussi ce qui se fait dans les asines actuelles”. Quant à Joseph Roudillon,  il se positionne en faveur  d’un “conservatoire de la mémoire où interviendraient ceux qui entretiennent la mémoire, comme le Craium,  et ceux qui la font vivre en ce moment, comme les syndicats”.

• Conclusion qui s’impose: avec autant de “bonnes fées politiques” et de bonnes volontés affichées par les passionnés et bénévoles, ce serait à désespérer si le projet n’aboutissait pas.

► Savoir plus...Le livre Montluçon au siècle de l’industrie n’est plus disponible en librairie, ses éditeurs successifs ayant tous cessé leurs activités. On peut toutefois encore le trouver auprès des libraires de livres anciens et sur divers sites Internet tels que Amazon, Price Minister – Rakuten, Ebay…

 

• MUPOP: UNE FRÉQUENTATION DÉCEVANTE EN 2019

ET UNE NOUVELLE EXPOSITION EN JUIN 2020

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• Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux, le maire de Montluçon, Frédéric Laporte, a annoncé que le MuPop (Musée des musiques populaires) avait accueilli  24 000 visiteurs en 2019. C’est nettement en deçà des objectifs qui avaient été affichés autour de 40 000,  lors de l’ouverture. Pour  “redynamiser” le Mupop, un nouveau logo  va faire son apparition et des animations seront programmées autour des expositions.  Quant à l‘exposition consacrée au Tour de France, visible durant tout l’été, elle a en a attiré 6 200.

• Après Vos tubes de l’été, qui joue les prolongations jusqu’au 9 mars, la  prochaine exposition temporaire du MuPop,  qui débutera en juin, sera consacrée aux musiques de film et à leurs compositeurs. Il s’agit de “montrer pourquoi ces compositeurs ont été choisis par les réalisateurs et pourquoi leurs musiques nous touchent”.

 

• MONTLUÇON VU DU CIEL

UNE EXPOSITION À VOIR JUSQU’AU 30 JUIN

82567867_2830168273714237_6397049789606789120_o • À l’occasion de l’ouverture de l’extension de la médiathèque Boris Vian, celle-ci propose du 18 janvier au 30 juin une exposition intitulée Montluçon vu du ciel. Elle est composée d’une trentaine de photographies aériennes de Montluçon, prises dans les année 1955-1965, issues des 40 000 clichés sur plaques de verre réalisées par Robert Parant et acquises par le musée de la ville en 2003. Après la seconde guerre mondiale, Robert Parant fut d’abord photographe pour le quotidien local  Centre-Matin  puis  pour La Montagne. Il fut aussi le  photographe attitré de la ville de Montluçon dès les années 1960, sous les municipalités de Jean Nègre.  C’est par son ami Léon Biancotto, champion d’Europe de voltige aérienne et  directeur du club aéronautique les Ailes montluçonnaises, qu’il se passionnera pour la photographie aérienne au service du bassin industriel montluçonnais.

 

• MUSÉE MANDET (RIOM)

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 • À LA RECHERCHE DES PROPRIÉTAIRES

DE CINQ TABLEAUX CLASSÉS  M.N.R.

• Dans les collections du  musée Mandet, à Riom, figurent depuis 70 ans, cinq tableaux qui ont été spoliés par les nazis, sous l’occupation. On trouve ainsi  une nature morte aux fruits, une boutique de barbier ou encore  une scène mythologique avec Hercule et Omphale. Depuis janvier, à l’initiative de Françoise Fernandez,  historienne et présidente des Amis des musées de Riom, ils portent la mention M.N.R ou “ Musées Nationaux Récupération”.

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• La formule, un brin énigmatique,  renvoie à l’histoire de ces milliers d’œuvres d’art qui ont été pillées  par les nazis à leurs propriétaires, souvent des  juifs arrêtés et envoyés à la mort dans les camps d’extermination. Certaines peuvent aussi provenir de musées :  « Le but était idéologique, politique et économique. Ces actes participaient à l’extermination des juifs, au financement de la guerre, mais c’était aussi une revanche sur 14-18, avec l’envie de récupérer ce qui représentait, aux yeux d’Hitler, le génie germanique, essentiellement de la peinture figurative. Le projet d’Hitler était aussi de créer un musée gigantesque à Linz, près de sa ville natale« , rappelle Françoise Fernandez.

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Françoise Fernandez

• Après 1945, sur les 60.000 œuvres récupérées en Allemagne et renvoyées en France, 45 000 ont été restituées rapidement à leurs propriétaires ou à leurs familles. 12.500 ont été vendues pour financer les dommages de la guerre, tandis que les 2 143 œuvres restantes, faute de pouvoir retrouver leurs propriétaires, ont été confiées aux musées nationaux en province, constituant le fonds des M.N.R. Les 17 œuvres arrivées en Auvergne ont été réparties entre Moulins (5), , Le Puy (5), Aurillac (2)  et Riom (5). La préférence donnée à Riom par rapport à Clermont-Ferrand peut étonner mais elle a une explication qu’avance Françoise Fernandez : “Les collections du musée de Riom étaient déjà, à l’époque, répertoriées au niveau national, et présentaient alors plus de cohérence et d’intérêt que le musée de Clermont. Le musée de Riom était aussi très porté sur la peinture figurative, et notamment l’école hollandaise”. C’est entre 1953 et 1955 que les tableaux sont arrivés à Riom. Sur les 5 reçus, 4 sont de l’école hollandaise du XVIIè siècle. Seuls trois d’entre eux ont été exposés, les deux autres, en mauvais état, ayant rejoint les réserves.

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La boutique du barbier, un des cinq MNR

Il a fallu attendre les années 1990, avec la mise en place de la mission Mattéoli sur la spoliation des juifs de France, et les accords de Washington, qui visent à faciliter la recherche des ayants droit des œuvres spoliées, pour que l’histoire de ces tableaux remonte à la surface. Le tout après la reconnaissance par Jacques Chirac des responsabilités de la France dans le génocide des juifs. En 2014, à la demande du ministère de la culture, les musées dépositaires d’œuvres MNR ont alors  dû mener une médiation autour de ces tableaux. À Riom, on y a répondu en installant des  cartels MNR autour des trois tableaux exposés, et en aménageant une pièce qui retrace le parcours de ces tableaux. Pour Françoise Fernandez, “Ce problème de la restitution est devenu un problème civique. On n’a pas le droit de faire comme si on ne retrouvera jamais les propriétaires, même si c’est très compliqué (…). Avec internet, avec la publication de nouvelles archives, tout peut arriver”. Si le musée devait identifier les ayant droits, ce serait “un acte  de citoyenneté (…), une excellente nouvelle! »

• ACTUELLEMENT AU MUSÉE MANDET…

MARIE DUCATÉ À L’HONNEUR

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• Le même musée  présente jusqu’au 17 mai 2020, l’exposition « Ondulations«  qui met  en scène les œuvres de la plasticienne Marie Ducaté, née en 1954. Présentes dans les collections du musée depuis 2001, deux œuvres de Marie Ducaté, donnaient un bel aperçu de son univers à la fois subtil et poétique s’inspirant de la nature, de son exubérance et de sa générosité.  Grâce à cette exposition, riche de plus de 150 œuvres, le visiteur peut entrer de plain pied dans un monde radieux, coloré, à la fois audacieux et proche des courants classiques de l’histoire de l’art. C’est en “butineuse d’art” que Marie Ducaté a doucement déposé ses œuvres : aquarelles, céramiques, verres émaillés ou gravés, mobilier, parmi les collections permanentes d’arts décoratifs et de peintures du musée Mandet, de l’Antiquité à nos jours.

• PROCHAINEMENT … SALVADOR DALI

ET LE DESIGN CONTEMPORAIN

Livre Apocalypse [BLOG] [BLOG] Du 4 juillet au 4 octobre 2020, Le musée Mandet accueillera “Dali et le design contemporain”, une exposition majeure  qui présentera plus de 200 de ses  œuvres. Elle se propose de montrer l’influence de l’auteur de La Persistance de la Mémoire (1931) sur les créateurs contemporains, parmi lesquels César, Arman ou encore Jan Fabre…Les organisateurs de cette exposition, jugée hors norme, espèrent attirer plus de 30 000 visiteurs, venus de toute la France. La pièce maîtresse sera incontestablement le Livre de l’Apocalypse, imaginé par l’éditeur Joseph Forêt à la fin des années cinquante et dont la réalisation de la couverture échut à Dali. Un  livre des records, autant par son poids exceptionnel  (210 kg) que par sa valeur estimée à … à 2 millions d’euros.

EN BREF…

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• La galerie Christiane Vallé, à Clermont-Ferrand, a rendu hommage à Bernard Buffet, en présentant jusqu’au 25 janvier  une vingtaine de ses peintures et autant de lithographies.

• Au Centre culturel de Vichy, jusqu’au 2 février, on peut voir l’exposition « Jeu/Expressions«  de Cheub (alias Jérôme Schirtzinger, du service Exposition de Vichy Culture). Il  s’intéresse plus particulièrement aux expressions de la langue française comme « avoir plusieurs cordes à son arc », »être habillé comme un as  de pique », “prendre la mouche”… ,  le tout accompagné de  32 illustrations grand format.

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• L’appétit vient en mangeant… Après Gobelins, Expressions, est le deuxième jeu de cartes à jouer et à collectionner imaginé et réalisé par Cheub : “Une drôle de tête et un corps vert. Nous adorons l’univers des jeux de rôle. Avides, malins et rigolos, sur chacune des cartes nous racontons une histoire”, la thématique commune est celle de l’univers des Gobelins, des créatures fantastiques avec une nouvelle édition en partie consacrée à Vichy. Pour ces deux jeux, s’applique une même règle inspirée du grand classique : La bataille. Et, “cerise sur le gâteau”, en marge de l’exposition, un championnat se déroulera tous les mercredis. «Il y aura un champion par semaine et un «championnat du monde» viendra conclure l’exposition le dernier samedi.»

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• UNE NOUVELLE “MARQUE TERRITORIALE”

• On se souvient qu’il a beaucoup été question, en 2018 et en 2019, du gentilé Bourbonnais qui a été définitivement  adopté pour désigner celles et ceux qui n’auraient pu être que des “Élavérins”, voire des “Alliénés” ou encore des “Alliérois”, autrement dit les  habitants de l’Allier.téléchargement Dans le prolongement de ces actions, le département vient de se doter d’une marque territoriale  qui doit, selon ses initiateurs,  permettre de  développer son identité et de mettre en valeur les atouts de l’Allier. “Parce qu’ici c’est beau, ici c’est bon, ici c’est bien, ici c’est le Bourbonnais”, a commencé par expliquer le président du conseil départemental, Claude Riboulet, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux, le 19 décembre à Moulins.

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• Il a ensuite dévoilé ce que sera  la marque territoriale, nouveau symbole de l’Allier. Elle se veut un marqueur identitaire par sa formule “Allier Bourbonnais, l’Auvergne azur et or ”. Une formule étrange qui marie allègrement Auvergne et Bourbonnais mais qui doit être un moyen de “ renforcer l’identité de l’Allier, son positionnement à l’extérieur de sa zone, et son attachement auprès de la population bourbonnaise”.

• Pour ce qui est de la  référence à l’Auvergne (qui  peut s’entendre administrativement, mais certainement pas historiquement), elle sert à positionner géographiquement le territoire tout en voulant conserver son identité locale. Ainsi l’Allier sera reconnu en marge de l’Auvergne des volcans et, selon Claude Riboulet,  “un territoire, c’est une géographie, une histoire et des hommes”.

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Exit l’ancien logo

• Après les mots, place au visuel :“L’Allier Bourbonnais, l’Auvergne azur et or” sera représenté géographiquement par la rivière Allier et le thermalisme qui font la richesse du territoire, l’histoire étant  liée à l’ancienne province du Bourbonnais léguée par l’ancienne dynastie des Bourbons. À travers les hommes, la marque territoriale cherchera à développer un sentiment d’appartenance au territoire, dans le but de sortir de l’anonymat et  d’être connu et reconnu, notamment par celles et ceux qui souhaitent le visiter…Du moins, on l’espère…

 

• 2010-2020 : LA MAISON MANTIN

FÊTE LES DIX ANS DE SA RÉOUVERTURE

• Il y aura bientôt dix ans, en octobre 2010, la Maison Mantin rouvrait ses portes, après un très long sommeil et à l’issue d’une campagne de restauration menée sur plusieurs années, à l’initiative du Conseil départemental de l’Allier. L’année 2020 sera donc celle du dixième anniversaire  de cette renaissance, avec à la clé plusieurs initiatives et événements.

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• QUI ÉTAIT DONC LOUIS MANTIN,

À L’ORIGINE DE CETTE MAISON ?

Louis Mantin est né à Moulins le 14 janvier 1851. Après ses études, il s’oriente vers la carrière d’avocat et s’inscrit au barreau de Paris. De 1875 à 1879, il est avocat à la cour d’appel et, en 1878, durant l’Exposition universelle, il devient secrétaire de contentieux. Portrait_de_Louis_MantinÀ partir de 1879, il fait carrière dans l’administration préfectorale, d’abord en tant que conseiller, puis comme sous-préfet et, enfin, comme secrétaire général avec rang de sous-préfet. Nommé successivement dans les Hautes-Alpes, l’Héraut, la Nièvre et la Haute-Vienne, il demande une mise en disponibilité pour regagner sa ville natale, ce qu’il obtient le 21 avril 1893. Le même jour, il est nommé au grade de Chevalier de la Légion d’honneur.

• Désormais rentier à 42 ans, Louis Mantin, qui dispose d’un solide héritage, habite à Moulins et mène une vie de “bourgeois” un terme qu’il utilisera dans  son propre testament. Il décide alors de faire construire une villa à son goût et d’y installer ses collections. Grand voyageur et amoureux du  patrimoine bourbonnais, il est élu au poste de vice-président de la Société d’Émulation du Bourbonnais. Se sachant probablement condamné et n’ayant pas de descendant, il rédige un testament olographe avec des dispositions très précises, avant de mourir, le  3 octobre 1905, à l’âge de 54 ans. Il repose  à Moulins, dans le tombeau familial érigé en forme de pyramide en pierre de Volvic.

• QU’EST-CE QUI FAIT DE LA MAISON MANTIN

UNE DEMEURE REMARQUABLE AUTANT QU’UNIQUE ?

• Première particularité, son emplacement…La villa est construite sur une parcelle sur laquelle se trouvait  la partie nord du corps de logis construit au XVe siècle par les ducs de Bourbon, entre le château médiéval et le pavillon Renaissance. Un incendie a ravagé en 1755 une partie de ce bâtiment qui avait été progressivement laissé en déshérence. La terrasse, située sur un dénivelé, possède encore, du côté des jardins-bas, les salles basses voûtées du XVe siècle. Cet emplacement est donc fortement lié à la fabuleuse histoire des Bourbons, au milieu du château de Moulins, capitale du Bourbonnais.

• Deuxième particularité, son architecture… Louis Mantin a commandé, en 1893, les plans d’une villa à René Moreau (1858-1924) qui lui propose une construction pittoresque dans le style des manoirs néo-normands,  mêlant de la brique et du bois, tout en offrant une toiture débordante…Le_bureau Moreau a fait des  emprunts notables à l’architecture du château, avec tour et tourelle,  un genre qui était alors très prisé par une certaine bourgeoisie, à la fin du XIXe siècle. Dès l’origine du projet, la villa  a été conçue pour servir d’écrin aux collections du maître des lieux. L’architecte traduit cette volonté dans ses plans en imaginant une habitation dont les murs sont dimensionnés par les tentures de cuirs dorés et les tapisseries d’Aubusson.

220px-Vue_du_salon,_rez-de-chaussée_(en_cours_d’aménagement)• Troisième particularité : un écrin pour des collections exceptionnelles…Les collections de Louis Mantin se composent de quelques 1.500 objets hétéroclites parmi  lesquels on trouve des meubles, des pièces décoratives comme des tapisseries, des œuvres artistiques, entre tableaux, sculptures, dessins, des  collections d’archéologie, de  minéralogie, de numismatique… voire des collections extra-européennes. L’ensemble est représentatif du goût de la bourgeoisie de l’époque pour un savoir teinté d’universalisme, ce qui constitue une résurgence des cabinets de curiosité en vogue au XVIIè siècle.

UNE RESTAURATION AMBITIEUSE

POUR UNE MAISON  FERMÉE PENDANT UN SIÈCLE

• Léguée par testament à la ville de Moulins, la maison est entrée dans le patrimoine départemental en 2004. Bâtie sur trois niveaux et occupant une surface au sol de 431 m2, elle avait  été  inscrite en juin 1986 à l’Inventaire des Monuments historiques. 220px-Le_salon_de_Louis_MantinC’est en 2007, après d’un siècle de fermeture que les travaux ont débuté pour  assurer la restauration de la maison Mantin et de ses collections. Le conseil départemental de l’Allier qui en a financé l’essentiel a dû mobiliser 3,4 M €.  La seule restauration du mobilier a nécessité 400 000 €. Ce projet a toutefois reçu des aides  du Conseil régional d’Auvergne, de la Ville de Moulins et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Auvergne. Aujourd’hui, la maison est gérée par la direction des musées et sites départementaux qui doit  garantir, selon le testament de Louis Mantin, de “conserver l’aspect et la distribution actuels de façon à montrer aux visiteurs dans cent ans un spécimen d’habitation d’un bourgeois du XIXè siècle” ».

• UNE PROGRAMMATION D’EXCEPTION EN 2020

• La programmation des principaux événements sera dévoilée au fil de l’année pour que le mystère demeure constant, mais on en connaît dores et déjà quelques grandes lignes : dictée amoureuse, cycle de conférences, partenariat gourmand avec La Cave à Chocolat, théâtre, musique, Garden party 1900…et bien d’autres initiatives  rythmeront 2020. Vu du Bourbonnais aura l’occasion d’y revenir au fil de leur déclinaison. De quoi permettre de  découvrir ou de  redécouvrir la Maison Mantin sous un jour nouveau !

► Savoir plus: La Maison Mantin (une notice détaillée à consulter sur Wikipedia)

 

• LE THÈME DE L’EAU DANS LES ORNEMENTS

ARCHITECTURAUX À VICHY

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Alphonse Osbert

• Sur le site de La Montagne (22 janvier), Dominique Parat propose une “Balade photographique” qui démontre que “Dans les rues de Vichy, l’eau et ses formes se cachent aussi dans l’architecture urbaine”. Il y est notamment question du céramiste Alexandre Bigot (1862-1927), du sculpteur Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887), mais aussi de l’architecte du pavillon de la source des Célestins, Lucien Woog, ou encore des peintres Alphonse Osbert (1857-1939)  et Raymond Martinez (1898-1969).

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Alexandre Bigot

• “Comment représenter l’eau dans les ornements architecturaux ? écrit en préambule Dominique Parat.  Une question que les différents architectes en charge des édifices thermaux n’ont pas manqué de se poser dans Vichy. Représenter l’eau sur les bâtiments d’une ville thermale ne coule pas toujours de source. Charles Le Cœur, architecte principal des thermes des Dômes (1903), confie la tâche au céramiste Alexandre Bigot (1862-1927). Il fera sans hésitation des références au monde marin : sirènes et hippocampes se disputent les façades, ainsi que, plus discrètement, une plante aquatique qui semble bercée par la houle”. ..(► Lire la suite de l’article)

• L’EMPIRE HÔTELIER DE JOSEPH ALETTI

UN PATRIMOINE À REDÉCOUVRIR

aletti photo◄ Du début du XXe siècle jusqu’à sa mort, en 1938, Joseph Aletti (1864-1938) a construit un véritable empire hôtelier de luxe qui lui permettra, à son apogée,  de rivaliser  aussi bien avec César Ritz qu’Henri Ruhl, les autres grands noms associés à l’élégance et au grand luxe hôtelier.

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Joseph Aletti vu par  Raoul Vincent (1935

• Fils d’un maître d’hôtel au service d’une famille prestigieuse, c’est en 1900  que Joseph Aletti a tenté sa première incursion dans le monde de l’hôtellerie vichyssoise, alors que la station thermale vivait ses très  grandes heures. C’est son expérience et ses réussites  à Menton, Cannes et Royat, qui ont attiré l’attention du  propriétaire de l’hôtel du Parc qui lui en confie alors  direction. Joseph Aletti comprend tout le potentiel de la cité thermale, qui aspire à tenir son rang de reine des villes d’eau. Encore faut-il qu’elle se hisse au rang de ses concurrentes.

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• Dès son arrivée, il pointe les principaux défauts des lieux : un hôtel jugé  vieillissant qui ne correspond plus du tout avec les  palaces  en train de fleurir sur la Côte d’Azur. De là découle dès  1904 le lancement d’importants travaux pour remettre au goût du jour  l’hôtel du Parc. Des salles de bain sont installées dans les chambres, des salons prestigieux aménagés et de grands halls sont créés. À l’extérieur,  la façade est enrichie d’une tourelle et d’un dôme.

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• Au luxe, il ajoute une part de rêves des plus raffinés. Tout en prenant  en 1907 la direction du Majestic, le tout nouvel hôtel adjacent, il entend désormais  voler de ses propres ailes en fondant sa propre société qu’il baptise sobrement  Société Aletti. Il rachète ensuite le Nouvel Hôtel pour en faire un nouveau palace qui sera rebaptisé Le Carlton. Pour répondre aux souhaits des curistes, en facilitant leur venue et en développant une politique de loisir pour une clientèle huppée, il fonde le golf de la rive gauche, participe en 1909 à la  création d’un  aérodrome à  Abrest et de l’Automobile Club de Vichy en 1913.

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• Le parcours de Joseph Aletti ne s’arrête pas là. Il prend également la direction du Pavillon Sévigné, puis de l’hôtel Thermal transformé en Aletti palace,  avant de jeter son dévolu en 1921 sur  l’hôtel Ruhl, qu’il rebaptisera peu après hôtel Radio. C’est aujourd’hui la résidence le Palais des Parcs.

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Le Carlton, autre fleuron de l’empire Aletti

• D’acquisition en acquisition, il se retrouve à la tête d’un véritable empire hôtelier vichyssois, riche de  cinq palaces. La cité thermale est à son apogée et  l’hôtel du Parc, après de nouveaux travaux réalisés en 1925, devient  le palace le plus cher de France. À sa mort brutale survenue en 1938, Joseph Aletti aura droit à des funérailles grandioses.  La suite de l’histoire sera moins glorieuse, avec l’installation de l’État Français de 1940 à 1944, de son gouvernement et de son administration dans les principaux hôtels de la station, le maréchal Pétain élisant domicile à l’hôtel du Parc même.

EN BREF…

Revue-DH-214• Dans la revue La Demeure historique – Revue des Monuments historiques, (n° 214, septembre 2019), figure un article de J. Passily, intitulé: Vichy, un chalet pour  entreprendre : “Depuis son ouverture en avril 2019, le chalet Clermont-Tonnerre, entièrement rénové  séduit ses hôtes. Repris par Édouard  Delgrande et animé par Marion Pastré, gérante de la Société d’exploitation Chalet Impérial, il ouvre désormais ses portes aux entreprises, avec  une hôtellerie d’exception”. Autre article à mentionner : L’oratoire de Bouzols, restaurer pour ouvrir (Fl. Trubert). Il y est question de la récente restauration de l’oratoire du château de Bouzols, en Haute-Loire, qui a permis d’élargir le circuit de visite.

La tuilerie Bomplein à Couzon a fonctionné jusqu’en 1969. Un de ses bâtiments qui a été réhabilité – moyennant 165 000 € – par Moulins Communauté   doit devenir un lieu d’exposition et de résidence d’artistes en lien avec la terre. 

323_001À Combronde, la famille noble Capponi avait abandonné son château qui était à peine terminé lors de la Révolution. L’édifice  occupa pendant longtemps une place centrale  dans la vie quotidienne des habitants. Après 3 ans de travaux de restauration, qui ont coûté 2,8 M€,  il a été inauguré le 14 décembre. Le château abrite désormais les services de la communauté de communes Combrailles, Sioule et Morge, ainsi que ceux de la mairie de Combronde.

L’association Saint-Maurice a été primée pour la restauration la statue de saint Blaise se trouvant dans l’église de Vicq. Le jury du Prix Émile Mâle lui a décerné un prix d’encouragement de 300 € pour cette  restauration dont le coût total s’est élevé à 2 500 €.

• « Patrimoine bourbonnais, patrimoine d’avenir » fédère 39  d’associations qui œuvrent pour le patrimoine. Lors de son assemblée générale, le président Xavier de Froment a rappelé  les temps fort de l’année 2019 et il a présenté les projets pour 2020. Parmi eux, figure le traditionnel  Dîner des Bourbonnais de Paris qui aura lieu soit le 26 mars, soit le 2 avril

ARCHÉOLOGIE

• DES FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES  À YZEURE

SUR LE SITE FUTUR ÉCO-QUARTIER SAINTE-CATHERINE

• Sur le site du futur éco-quartier de la  Zac du parc Sainte-Catherine, à Yzeure, une campagne de fouilles archéologiques préventives a débuté dans les premiers jours de février. Elles concerneront un espace de 1,2 ha, réparti sur deux parcelles.

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Une céramique mise au jour

• Conduites par Mikaël Rouzic, anthropologue de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), elles devraient permettre d’en savoir un peu plus sur  les pratiques funéraires locales, à l’époque gallo-romaine. Les archéologues espèrent aussi y trouver de nouvelles informations  sur  la santé des populations, sur leur espérance de vie et sur  leurs habitudes alimentaires.

• Ces fouilles font suite à un diagnostic archéologique réalisé sur le site  qui avait révélé la présence de deux espaces funéraires antiques : le premier, situé  au sud, date de la période augusto-tibérienne, et le second, au nord, des IIe et IIIe siècles.  À proximité de la peupleraie, l’ensemble funéraire a révélé la présence de mobilier, avec la mise au jour de deux céramiques complètes et d’un dépôt métallique.  Près du giratoire, au sud-est,  une autre vaste zone funéraire comporte plusieurs fosses formant une nécropole. Le diagnostic initial a  permis de distinguer des  structures à crémation et il est possible que des sépultures y soient découvertes. À suivre…

• FUTUR MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE

DE TINTIGNAC

UNE OUVERTURE PRÉVUE POUR 2024

• En projet depuis au moins 15 ans, le futur musée archéologique de Tintignac, à Naves (Corrèze), destiné à abriter les fameux objets gaulois  de Tintignac tout en valorisant le site,  est en train de prendre forme. Il devrait (en principe) ouvrir ses portes en 2024. C’est le cabinet d’architecture toulousain Arc & Sites, retenu dans le cadre du concours lancé par la commune de Naves en 2017, qui en assurera la maîtrise d’œuvre.

• Tintignac est d’abord  un sanctuaire qui regroupe cinq monuments (les thermes, le théâtre, deux grands temples et un fanum gaulois) que le musée entend bien mettre en valeur. Pour l’architecte Rémi Desalbres, “l’idée, c’est de donner des clés de lecture à l’entrée du site, puis d’amener les visiteurs à cheminer en état d’immersion”. Une immersion qui commencera dès le parking, avec  une scénographie qui évoquera la “voie des métaux” qui irriguait le site.

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Le site de Tintignac lors des fouilles de 2013

Le bâtiment principal sera positionné à l’entrée du site, et il sera  en partie enterré, en s’inscrivant dans la pente du terrain.  Sa forme rappellera les “deux grandes oreilles du carnyx”, tandis que  son extérieur en pisé, renverra aux constructions traditionnelles des Gaulois, en terre et bois. À l’intérieur, il disposera d’un espace d’accueil-boutique-salle de thé, avec une terrasse donnant sur le site,  d’une salle pédagogique pour les scolaires,  de plusieurs salles réservées aux archéologues et scientifiques pour des recherches et dépôts de fouilles, ainsi que d’une salle destinée à recevoir des expositions temporaires.

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Un des carnyx retrouvés à Tintignac

• La salle d’exposition permanente abritera le trésor qui sera présenté “ tel que les archéologues l’ont découvert”. Un moulage du dépôt sera reproduit et, autour, les objets restaurés seront présentés. Un mapping évoquera également l’histoire des fouilles et des objets. Une passerelle, reprenant un antique chemin creux, permettra d’accéder au site depuis une aire d’autoroute qui sera aménagée.

• L’ensemble du projet, estimé à 10 M€ devrait être  financé à hauteur de 80 % par des fonds publics, notamment européens. La date de 2024 apparaît raisonnable mais tout dépendra de ce que les fouilles préventives qui seront menées à l’emplacement prévu pour le futur  musée en mars et avril 2020., révéleront ou pas…

ASSOCIATIONS ET

SOCIÉTÉS LOCALES

• BOURBONNAIS

CIERV Bannière

• ILS ÉTAIENT  JUIFS, COMMUNISTES

ET RÉSISTANTS

Le 8 février, à l’invitation du CIERV,  l’historienne Annette Wieviorka a donné, dans les locaux de la  salle des fêtes de Vichy, une conférence sur le thème “Ils étaient juifs, communistes et résistants”. 41rJFzubh8L._SX319_BO1,204,203,200_Historienne, spécialiste de la Seconde guerre mondiale, elle est l’auteure d’un livre éponyme, réédité en 2018  dans une version remaniée et considérablement enrichie,   Son éditeur le présente ainsi: “ Un portrait de groupe saisissant de jeunesse et de courage, aux prises avec une histoire tragique où rôde une mort presque certaine. Ils s’appelaient Victor Zigelman et Henri Krasucki, Sophie Szwarc et Yanina Sochaczewska, Jacquot Szmulewicz et Étienne Raczymow, Paulette Shlivka et Esther Rozencwajg. Le plus jeune, en 1940, avait quatorze ans, le plus âgé moins de trente. Eux ou leurs parents, nés en Pologne ou en Roumanie, étaient venus en France chercher du pain et la liberté, la sécurité aussi croyaient-ils, car tous étaient juifs. Tous également étaient ou devinrent communistes, et résistants organisés au sein de la main-d’œuvre immigrée (MOI). L’histoire de ces quelques centaines de jeunes gens, enfants de Belleville ou de la rue des Immeubles industriels à Paris, est restée largement méconnue. Numérisation_20200126 (2)Pourtant, son importance est déterminante pour la communauté juive elle-même, mais aussi pour l’histoire de la Résistance et de celle, si discutée, du PCF pendant l’Occupation. L’oubli qui les a frappés est d’autant plus surprenant qu’ils payèrent leur action d’un prix démesuré. Seule une minorité en réchappa. De quel poids pesa leur identité juive, qui faisait planer sur eux une menace permanente, par rapport à leur engagement communiste, qui subordonnait tout à la défense de l’Union soviétique ? Ce dilemme fut dramatique pour beaucoup d’entre eux, notamment pour la sulfureuse Lucienne Goldfarb, dite « la Rouquine », dont un destin extraordinaire fit après la guerre une tenancière de maison close amoureuse de l’opéra. Ce portrait de groupe saisissant éclaire une page trouble, héroïque et polémique des années noires, qui continuent de hanter la mémoire collective” .

Directrice émérite de recherche au CNRS, Annette Wieviorka a été membre de la Mission sur la spoliation des biens des juifs de France, et elle préside la commission Histoire de l’antisémitisme et de la Shoah de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Spécialiste mondialement reconnue de l’histoire du génocide des juifs et du communisme français, elle a publié Le Procès Eichmann (1989), Déportation et génocide. Entre la mémoire et l’oubli (1992), L’Ère du témoin (1998), Auschwitz expliqué à ma fille (1999), Maurice et Jeannette. Biographie du couple Thorez (2010) et À l’intérieur du camp de Drancy, ouvrage écrit en collaboration avec Michel Laffitte (2012).

396757Savoir plus...  Interview d’Annette Wieviorka sur le site de La Montagne “Invitée du Centre international d’études et de recherches de Vichy (Cierv), l’historienne Annette Wieviorka donnera, samedi 8 février, à Vichy, une conférence sur la résistance des Juifs communistes durant la Seconde Guerre mondiale.  Annette Wieviorka est directrice émérite de recherches au CNRS, spécialiste de la Shoah et de l’histoire des Juifs au XXe siècle. Son livre “Ils étaient Juifs, résistants, communistes”, paru pour la première fois en 1986, a été réédité en 2018. Il retrace l’histoire des immigrés juifs, venant de Pologne ou de Roumanie, qui se sont installés en France, notamment dans les quartiers de l’est parisien, pour travailler dans la confection. Un certain nombre d’entre eux était déjà engagés au parti communiste” … (► Lire la suite de l’interview)

• POLICES ET POLICIERS

AU CŒUR DES PERSÉCUTIONS ANTISÉMITES

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Le samedi 14 mars, à 14 h 30, dans les locaux de l’Aletti Palace, ce sera au tour de  Jean-Marc Berlière de donner une conférence sur Les polices et les policiers au cœur des persécutions antisémites (1940-1944).  Spécialiste reconnu de l’histoire de la police et, plus  particulièrement durant l’Occupation, Jean-Marc Berlière qui est agrégé d’histoire, a été professeur  dans l’enseignement secondaire.jean-marc_berliere_sipa_0 Il a soutenu, en 1991, une thèse de doctorat qui  portait sur “L’Institution et la société policières sous la IIIe République (1870-1914)”. Maître de conférences à l’IEP de Grenoble, il a été ensuite professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne, dont il est aujourd’hui professeur émérite. Chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, il fait partie du  comité scientifique de la revue internationale Crime, Histoire et Sociétés. Il est aussi membre de L’Association internationale pour l’histoire du crime et de la justice pénale,  ainsi que du conseil scientifique de Criminocorpus, une plateforme scientifique en accès libre sur internet, consacrée à l’histoire de la justice, des crimes et des peines.

• En tant qu’historien spécialiste de l’histoire de la police, il publie une lettre d’information,  intitulée avec un brin d’ironie, Lettre aux Amis de la police. Elle propose des articles, des bibliographies, des recensions, des annonces de colloque. Depuis les années 1990, il a publié une vingtaine d’ouvrages, dont certains coécrits avec Frank Liaigre, auxquels il faut ajouter de très nombreux  articles. Ses livres portent sur l’histoire de la police, mais aussi sur l’histoire du Parti communiste et de la Résistance. polices-des-temps-noirs002-1-383x640Parmi ses ouvrages sur la police, on peut citer  Les Policiers français sous l’Occupation ;  Le Crime de Soleilland Histoire des polices en France de l’Ancien Régime à nos jours ;  La Naissance de la police moderne. Sur la Résistance, et l’Occupation Le Sang des communistesLes Bataillons de la jeunesse dans la lutte armée, automne 1941, (avec Franck Liaigre) ; Liquider les traîtres, la face cachée du PCF (1941-1942), (avec Frank Liaigre) ; L’Affaire Guy Môquet – Enquête sur une mystification officielle (avec Frank Liaigre) ; Ainsi finissent les salauds : séquestrations et exécutions clandestines dans Paris libéré (avec Franck Liaigre) ; Liaisons dangereuses : miliciens, truands et résistants (été 1944) (avec F. Le Goarant de Tromelin) ; Camarade, la lutte continue ! De la Résistance à l’espionnage communiste. Le dernier titre paru, Polices des temps noirs (France – 1939-1945), préfacé par Patrick Modiano (1 vol. br, 1 347 p, index, bibliographie, éd. Perrin, 35 €) est une somme colossale de plus d’un millier de pages, qui fait la synthèse de plusieurs décennies de recherches dans les archives et de réflexion sur l’objet de ses recherches. Une œuvre qui fera date, assurément.

EN JUIN…

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► Le 6 juin, toujours à l’initiative du CIERV,  Sébastien Albertelli, auteur de Elles ont suivi De Gaulle  (éditions Perrin, 544 p, 25 €), évoquera   Le Corps des Volontaires françaises à Londres. Servir au féminin. Son intervention sera suivie par celle de Fabrice Grenard qui traitera de La traque des résistants. Un thème auquel il a consacré un livre au titre éponyme (éditions Tallandier, 336 p, 21,90 €). II est également  l’auteur de  Une légende du Maquis : Georges Guingouin, du mythe à l’histoire (éditions Vendémiaire,608 p, 26 €.

 

• À PROPOS DE LA RADIODIFFUSION NATIONALE

ET DE LA PROPAGANDE

BDIC_AFF_030112_03_2• Dans le prolongement du colloque organisé par le CIERV sur l’information et la propagande, Maurice Sarazin a établi le relevé précis d’une journée quelconque à la Radiodiffusion nationale, en l’occurrence le dimanche 18 juillet 1943 . Premier constat : le Radio journal de France se décline en  8 bulletins d’informations, diffusés de 7 h 30 à 23 h 50,  qui totalisent, du début à la  fin des émissions, 105 minutes.  On trouve aussi 2 émissions de propagande d’une durée de 15 mn (Radio Légion et la chronique de Philippe Henriot). Parmi les autres  émissions “parlées”, 40 mn sont consacrées au courrier des auditeurs, à une causerie Radio Municipale, et à l’émission  En feuilletant « Radio National », pour nos prisonniers, et  agenda spirituel de la France. S’y ajoutent 65 mn d’émissions religieuses (service protestant et messe), 45 mn de reportages sportifs, 90 mn dédiées au théâtre (une pièce et du music-hall)

• La musique tient une place importante avec 230 mn (concerts, jazz, solistes), 75 mn de disques (en 8 émissions). Côté émissions diverses, on peut relever 100 mn d’émissions : programme sonore, radio jeunesse, Aux quatre vents de Paris, Alphabet de la famille). Finalement, on constate que l’information (dirigée) et la propagande totalisent 120 mn sur un total de 725 mn d’émissions. Les services de la propagande officielle avaient donc bien compris qu’il était finalement plus efficace d’insérer la propagande active entre de très larges plages d’émissions diverses.

Emulation

Le bulletin du mois de décembre 2019 (tome 79) est paru. Au sommaire : Éditorial –  Procès-verbaux – Nos prochaines rencontres – Célia Condello : Le château de Moulins. Histoire et archéologie comparées, le résumé d’une thèse – Compte-rendu de la 109ème excursion de la Société d’émulation – Ouvrages reçus à la bibliothèque – Dans nos collections.

Les prochaines conférences:   1er février : Georges et Christiane Chatard : La rivière Allier à Moulins : les crues, les ponts, la navigation7 mars : Georges Jousse : Les particularités architecturales et artistiques de l’Abbatiale Saint Léger d’Ebreuil  – Assemblée générale. – 4 avril : Clara Bernard : Emile Guimet (1836-1918) et l’Allier. Ces 3 conférences ont lieu à 15 h 00, à l’auditorium du Musée Anne-de-Beaujeu, à Moulins.

 

Allier Généalogie

VDB Allier généalogie 128 décembre 2019•  Revue n°128 – Décembre 2019 :  L’édito de la présidente –  Banania un petit déjeuner témoin de l’histoire – François Antoine Larbaud (Félix Métenier), journaliste à Paris – L’aviateur Florentin Bonnet, champion du monde de vitesse en 1924 – Jeu de piste – Marie Louise – Notre escapade à Souvigny – Quartiers généalogiques des adhérents – Questions & réponses…(80 pages).

 

• GROUPE DE RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES

 ET HISTORIQUE DU CENTRE ALLIER

FRANÇOIS  MERCIER (1858-1920)

 L’INCROYABLE DESTIN D’UN ENFANT DU PAYS

logo-grahca-50p100• Le Groupe  de recherches archéologiques et historiques Centre Allier a choisi de mettre en valeur  le parcours d’exception de François Mercier, en lui consacrant un livre à paraître en mars prochain. Intitulé François Mercier, l’incroyable destin d’un enfant du pays,  il commence par rappeler que le futur entrepreneur a peu fréquenté l’école et qu’il n’a appris à lire qu’à 25 ans. L’homme est un autodidacte éclairé et  l’énumération de ses activités que ce livre évoque est  impressionnant.

• C’est d’abord l’aventure ferroviaire, débutée dans son Bourbonnais natal, qui  l’a mené à construire de nombreuses lignes du chemin de fer économique. C’est ensuite  l’entrepreneur de travaux public auquel on doit  des ponts, des viaducs, des tunnels, des canaux, des gares, le tout mis en œuvre  en collaboration avec Eugène Freyssinet, le père de la technique du béton armé et du béton précontraint. Pendant la guerre de 1914-1918,  c’est à l’entreprise de François Mercier qu’est confiée la construction des  ateliers de chargement de Moulins et de Montluçon. Après et pendant le conflit armé, il a également mené plusieurs chantiers de reconstruction.

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Le sanatorium de Tonget 

• Le livre aborde d’autres facettes, tout aussi  importantes : François Mercier  fut aussi un éditeur et un imprimeur de journaux influent. Franc-maçon, il était par ailleurs membre du parti radical socialiste. Grand propriétaire terrien, il a été  un maire apprécié dans sa commune de Tronget.

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Le monument à la mémoire du couple Mercier, à Tronget (© Paul Mossot)

Il a participé à de nombreuses œuvres et  a été surtout à l’initiative de la construction du sanatorium de Tronget. À chaque étape de son parcours, il a  été aidé par la présence constante à ses côtés de son épouse, Marie Mercier. Collaboratrice active sur les chantiers, elle était  animée de la même vision et du même désir de faire œuvre durable. Ses qualités ont été mises en lumière, après la mort de son mari survenue en 1920,  par la continuation de l’œuvre de François Mercier. Elle a assumé  la construction de différents bâtiments du sanatorium de Tronget, tout en participant à la commission de surveillance. On retiendra surtout sa décision, malgré les obstacles rencontrés, de faire construire un sanatorium pour femmes, à Rocles .

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Le sanatorium de Rocles

• L’ensemble des réalisations conduites dans la région de Tronget et plus particulièrement les deux Sanatoriums de Tronget et Rocles, sont les œuvres de ce couple de grands philanthropes qui, à l’époque, ont participé activement à la lutte contre la tuberculose. Des constructions qui,  jusqu’à nos jours ont permis de maintenir une vie économique dans e secteur du bocage Bourbonnais. Rappelons que Pierre Bordes a consacré, lui aussi, un livre à François Mercier (1858-1920). Un entrepreneur républicain, publié en 2011 par les éditions Des Figures et des lieux qui ont, depuis, cessé leur activité.

Infos pratiques : L’ouvrage comptera 170 pages dont 54 pages en couleur, de photos, de cartes postales, et de documents d’archives. Il est proposé en souscription  jusqu’au 29 février au prix préférentiel de 14 € (22,80 € franco). Le prix définitif est fixé à 16 € (24,80 € franco).Le bulletin de souscription est disponible sur le site du GRAHCA.

Contacts : GRAHCA – Jean-Pierre Secrétain : 7 Grande rue –  03240 Tronget

 

CGHB Logo

Un nouvel ouvrage de Jacky Popy publié par le CGHB  vient de paraître. Intitulé  Moulins : Tome VI des Notaires, Cornyer  – Seconde partie (1594-1600) & Duteil – Première partie (1580-1583), ce recueil de  324 pages est la sixième d’une série sur le XVIe siècle à Moulins, portant le titre générique de  Notaires Royaux de Moulins – XVIe siècle. VDB CGHB Notaires royaux tome 6 C‘est le fruit d’un long et méticuleux  travail de dépouillement de fonds notariaux moulinois, réalisé par Jacky Popy. Ce 6ème opus  s’inscrit dans la droite ligne des précédents avec les résumés détaillés, classés chronologiquement d’environ un millier de minutes, avec les cotes des Archives Départementales, constituant une  sorte de répertoire amélioré qui  facilite l’accès aux actes proprement dits. Le tout est accompagné d’un petit lexique qui s’enrichit sans cesse, au fur et à mesure des publications.

•  Le secteur d’influence de ces notaires était très vaste et couvrait l’ensemble du Bourbonnais et bien au-delà : Fonds Cornyer, deux cotes restantes au XVIe avec pas moins de 129 paroisses ou communes bourbonnaises relevées sur l’ensemble du fonds et 93 hors Allier. Fonds Duteil, une cote et demie et déjà 103 paroisses ou communes bourbonnaises relevées et 80 hors Allier. La suite du fonds figurera dans le futur tome VII.

• L’ensemble est particulièrement riche, avec des  centaines de patronymes et de toponymes connus ou disparus que l’on retrouve à travers des contrats, des baux, des procès verbaux, des marchés de travaux, des inventaires et toutes sortes de transactions… Ces fonds sont véritablement le reflet de la vie à cette époque puisque les notaires prenaient souvent la peine de relater les faits en détail, ce qui permet au  lecteur de tomber sur des anecdotes savoureuses à travers ces écrits très anciens… [1]À signaler en fin d’ouvrage, un erratum portant sur les cinq premiers tomes. (1 vol. br, 324 p, éd. CGHB, 30 € + frais d’envoi).

BULLETIN n° 1644ème trimestre 2018

CGHB
Présentation extraite du site internet du CGHB

SOMMAIREVDB Sommaire CGHB 164

Amise de Montlucon

Les prochaines conférences:  Vendredi 14 février (18 h 00 – Salle Salicis) : Jean-Paul Perrin : Domérat (1950-2000), de la petite cité vigneronne à la commune périurbaine Samedi 14 mars  (16 h30 –  salle Robert- Lebourg) : Sophie Liégard : Archéologie d’une ville médiévale bourbonnaise : SouvignySamedi 4 avril (15 h 00 – Mupop) : Danièle Rivoletti : La sculpture en Bourbonnais à la fin du Moyen Âge.

 

CERCLE ARCHEO

• Les prochaines conférences du Cercle d’archéologie de Montluçon:

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SHAVE Bandeau

• Bulletin de la Société d’histoire et d’archéologie de Vichy (n° 173 – décembre 2019)

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Les prochaines conférences:  24 janvier (16 h 00) : La Cantine des Deux drapeaux à Saint-Germain-des-Fossés de 1917 à 1919 (P. et S. Davis) 21 février: Assemblée générale –  Vichy en cartes postales et documents anciens20 mars : J. Drouard : Les carrières et mines de la Bosse18 avril : F. Salvaya : Les productions céramiques de Toulon-sur-Allier durant l’Antiquité. Toutes les  conférences ont lieu au Centre Culturel Valery-Larbaud (15 rue du Maréchal Foch, à Vichy). Entrée gratuite pour les adhérents et les étudiants – 5 € pour les non-adhérents.

 

• LES AMIS DU VIEUX CUSSET

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APRÈS LE CINQUANTENAIRE, UN BILAN ET DES PROJETS

 Les Amis du vieux Cusset ont dressé le bilan de leurs activités pour l’année 2019, qui a été marquée par  le cinquantenaire de l’association. Outre cet événement, elle a à son actif plusieurs expositions, notamment celles dédiées aux anciennes industries locales et au sculpteur Robert Mermet.Capture-d’écran-2020-01-13-à-16.44.00 S’y ajoutent la conférence sur le rôle de Jean de Doyat à Montferrand, des sorties découvertes à Ébreuil et au prieuré de Chantelle, ainsi que les journées archéologiques pour les enfants qui ont connu un beau succès. Autres chiffres encourageants, ceux de la  fréquentation du musée, désormais ouvert de mai à septembre, avec une croissance de 20%.

• Tout en espérant renforcer les rangs des adhérents et des bonnes volontés, pour poursuivre l’action en faveur du patrimoine local, le président Michel Castel a abordé les projets inscrits au calendrier de 2020: la poursuite du déblaiement du sous-sol de l’ancienne abbaye, la publication de la suite des fascicules sur les quartiers du  Jolan et de la Grenouille, ainsi que la participation aux Flamboyantes, au marché de Noël et aux Journées du patrimoine. La soirée s’est terminée par une conférence de Jean-Marie Froment consacrée au maréchal Lyautey. Il  emmena avec lui, dans son aventure marocaine, le Bourbonnais Jean Épinat, à la fois homme d’affaires et grand voyageur, qui fut aussi un généreux donateur pour Cusset.

 

LOGO Pays Cosnois

• Depuis sa fondation, il y a une vingtaine d’années, l’association Mémoire du pays cosnois, outre la revue annuelle éponyme, publie régulièrement des numéros hors-série centrés sur un thème précis. C’est le cas avec Singulier moment d’histoire locale. Le pays cosnois pendant la seconde guerre mondiale. Rédigé par Hubert Beaudonnet et préfacé par Monique Besson, présidente de l’association, il est  accompagné d’une très riche iconographie (1 vol. br, 120 p, format à l’Italienne, illustrations n-b et couleur,  biblio, éd. Association Mémoire du pays cosnois  03430 Cosne d’Allier), 15 €.

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• Loin de prétendre à l’exhaustivité et à l’expression d’une vérité définitive, cet ouvrage  centré principalement sur la commune de Cosne-d’Allier conjugue à la fois des informations et documents qui ont jalonné les différents numéros de Mémoire du pays cosnois , avec des éléments nouveaux extraits d’archives.zzzzz On saluera ce travail de mise à jour de documents inédits et souvent très “parlants”. Pour l’auteur, il s’agit  avant tout d’éclairer les plus jeunes générations sur ce que fut un moment bien tumultueux  de la vie de leurs arrière-grands-parents, voici quelque quatre-vingts ans, à un moment où les derniers témoins et/ou acteurs  disparaissent. En toile de fond, le contexte du conflit mondial reste omniprésent, avec ses événements marquants et  ses drames régionaux. “ Beaucoup  de zones d’ombre subsistent et des secteurs importants  de la vie communale  du moment ne sont pas évoqués, concède Hubert Beaudonnet. De surcroît, même 80 ans plus tard,  tout ne saurait être rappelé  ou, a fortiori, révélé. Cette triste et douloureuse période s’éloigne dans le temps : elle s’est conclue, localement, sans affrontements dramatiques. Les tensions se sont apaisées. Il serait bien mal venu de les raviver maintenant, sans pour autant méconnaître et oublier l’histoire”, conclut-il dans son avant-propos.

• L’ouvrage, prolongé par des annexes,  se décline en sept grands thèmes : Les prémices (dont les effets de la guerre d’Espagne), La drôle de guerre, La débâcle et l’Exode, L’armistice et l’État Français,  La vie en zone libre, Nouvelles épreuves mais retour de l’espoir, La libération et la fin du conflit. Au total, un bel ouvrage, rehaussé par   une agréable présentation qui intéressera d’abord les Cosnois, mais certainement pas seulement.

 

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• La Feuille de Garance (n° 45, janvier 2020) : Carnet. Marie-Hélène Crépin-Leblond (1931-2019) – Jean Castège (1930-2019) – Auguste Bazan (1920-2019) – Henri Levadoux (1926-2019) – Abbé René Fradin (1936-2019) – Il y a 75 ans, la libération pour Broût-Vernet et Saint-Didier-en-Rollat. – Assemblée générale du 28 septembre 2019 – Le tambour d’Azi la Garance – Les péripéties de l’acquisition de l’abbaye royale de Saint-Gilbert (M. Carré) – Vente de la seigneurie des Morelles en 1668 (M. Carré) – Benoît-Léon de Fornel de La Laurencie, un officier de cavalerie impliqué dans la formation des cadres d’une arme en mutation (Ph.Carré) – Patrimoine broût-vernetois,…

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HISTOIRE D’EAU(X)

 • Vendat son passé vient de publier L’Eau et ses usages, un numéro  hors-série de la revue La Brique, qui évoque toutes les vicissitudes historiques liées à l’exploitation de la ressource en eau dans le village.2c2b81_ae3085c921ce4136af7371dde4c07c9c_mv2Premier enseignement,  L’Eau et ses usages alerte ses lecteurs sur le fait que si, aujourd’hui, il suffit de tourner le robinet pour obtenir immédiatement une eau propre à la consommation, il n’en a pas toujours été ainsi. C’est aussi l’occasion de  réfléchir à ce qu’il en adviendrait demain, si les épisodes caniculaires se renouvellent. À travers ce  tour d’horizon communal on découvre le portrait type d’une commune, certes  baignée par différents points d’eau qui ont tous perdu en capacité de siècle en siècle, voire qui ont carrément disparu.

576_001• Au  Béron et à ses affluents, à la Guêle et au Coutayon et au Servagnon qui arrosent la commune, s’ajoutent les fontaines à Lourdy, à Champoux ou au Vieux Vendat, ainsi que les  sources du Rozet. Il faut y ajouter les retenues d’eau comme les étangs et  les mares. En parcourant les siècles, on relève  les problèmes liés à l’eau comme le gel ou la sécheresse qui a fait disparaître peu à peu les zones humides et a fragilisé la végétation et les cultures. Autres difficultés : l’éloignement des points d’alimentation en eau, les inondations et les questions de salubrité. En  1931, la municipalité de Vendat se voit obligée de supprimer les “creux” d’eau du bourg et la mare de l’église. Motif : les eaux de cette mare ruisselaient du côté du cimetière. Ces problèmes d’eau stagnante sont aussi des vecteurs de maladies que le recensement de 1856 constate, avec la disparition d’une cinquantaine d’habitants en cinq ans.

• C’est ce qui a conduit les autorités à inciter à la construction de puits mais aussi à imaginer un captage d’eau qui permettrait d’alimenter toute  la population. C’est de là que naîtra, après guerre, le syndicat intercommunal pour l’adduction de l’eau potable (SIAEP), permettant à chacun d’avoir désormais une eau potable “livrée à domicile”.

Z VENDAT•  Vendat, son passé, qui  a publié au cours de ces dernières années différents livrets thématiques sur la commune de Vendat, les propose désormais en téléchargement gratuit. Ils sont accessibles à partir du site Vendat son passé  (onglet Notre page Facebook).

► Liste des titres téléchargeables : Le(s) moulin(s) de Vendat : – La mairie à 50 ans : – Les métiers à Vendat en 1911 – L’église à Vendat – Les enfants de Vendat morts pour la France – Les Seigneurs de Vendat – Vendat d’Antan (cartes postales anciennes) – La poste à Vendat – L’eau et ses usages : – Recueil n° 1 – La Brique de Vendat : – Recueil n° 2 – La Brique de Vendat : Recueil n° 3 – La Brique de Vendat . Par ailleurs, quelques éditions  papier  de certains livrets sont encore disponibles (voir photos). Ils sont vendus au prix de 2 € euros l’unité (hors frais de port).

• CERCLE D’HISTOIRE VIVANTE

DU PAYS D’HURIEL

le-grimoire-nc2b030• Les obsèques de Jean Chauchet, président du Cercle d’histoire vivante  du Pays d’Huriel,  se sont déroulées le 16 janvier en l’église de Chambérat. Né en 1932, il était agriculteur et il avait siégé à la chambre d’agriculture de l’Allier, tout en assumant des responsabilités cantonales au sein du syndicat agricole  FDSEA. Passionné par tout ce qui touchait à l’histoire du Pays d’Huriel, il avait été un des fondateurs du Cercle d’histoire vivante qui, chaque année, publie un bulletin, Le Grimoire des Pays d’Huriel, auquel il a lui-même donné des articles.  Jean Chauchet était officier du mérite agricole.

• AUVERGNE VELAY

REVUE HAUTE AUVERGNE

VDB RVHA

• BERRY

Socité archéologie BERRY

• Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry (n° 221, juin 2019):  L’agglomération gallo-romaine des Champs Marins, commune d’Osmery (Cher) (J. Jolgren, A. Leday). – L’abbé Amable Marie Lemoine, 1888-1976 (J. P. André) – Georges J. B. Forest, 1845-1962, créateur des Forestines en 1879 (G. Bailly) – Chronique…

• NIVERNAIS – BOURGOGNE

PHYSIOPHILE Revue

VDB Physiophile• La Physiophile (n°171 – Décembre 2019) : Jean-Claude Notet – Un exceptionnel archétype de figurine gallo-romaine à Bourbon-Lancy – Robert Chevrot – Testament de Girard de Suilly 1446 – Thierry Bonnot – Une expérience artistique collective autour du patrimoine industriel -Alain Dessertenne – Géologie et architecture au Creusot : la pierre dans les monuments et les bâtiments de la ville – Claire et Gilbert Cing – Nécessité fait loi. Des moyens monétaires de substitution dans le Bassin Minier entre 1914 et 1926 – Jocelyn Grobost – Des sculptures et des dieux : les pierres à quatre divinités en Gaule romaine – Gilles Auloy – Le château de Lugny-en-Mâconnais- Bernard Gueugnon – L’alimentation en eau du moulin d’Alone-Toulongeon – Rémi Gaudiaut – ArmandBaudin, un homme aux activités multiples (64 p, illustrations en couleur).

 

Mémoire brionnaise

VDBrevue-n-42-mémoire-brionnaise• Mémoire brionnaise (n° 42 – décembre 2019) : L’hôtellerie à Marcigny autrefois (Marcel Perrot) –  D’après une histoire vraie (Marcel Perrot) – Le scandale du Monument aux morts de Saint-Martin-d’Estreaux (André Tuloup) – La vacherie modèle d’Oyé ( Dominique Fayard) – Anne-Charlotte de Chanlecy, Madame d’Artagnan (Jacques Bonnefoy avec la collaboration de Daniel Margottat) – Comment garder son curé,  par les paroissiens de Coublanc – Les étangs en Brionnais, leur mode de gestion au cours des siècles (IV) (Jean-Guy Langlois) – La consoude (Daniel Jauffret) – La mémoire de la radio (Guy Boussand) – L’abbé François Cucherat, historien du Brionnais (Jacky Darne) – Lorsque l’enfant paraît (Jean Berthelier) – La route de Lyon, pas à pas (suite et fin) (Gérard Nioulou) –  Le Château de Champceau: les événements (suite et fin) (Jean-Marie Jal) –  “La gueurnaude que voulait se faire aussi grosse que le bu” (La grenouille qui voulait se faire aussi grosse qu’un bœuf) (Michel Boffet).

 

CAMOSINE LOGO

La Camosine – Les annales du pays nivernais vient de publier un numéro intitulé Les musiciens traditionnels du Nivernais – Morvan,  rédigé par Philippe Poulet et  Jean-François Heintzen, alias Maxou. Ce dernier est bien connu en Bourbonnais où il fait notamment partie des musiciens de La Chavannée, le groupe fondé par Jacques Paris. Comme pour les précédentes publications, ce numéro bénéficie d’une importante  iconographie.

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Pays de bougogne

couv-PdB-257-209x300• Pays de Bourgogne (n° 257) : Jacques Cazotte est si fantastique qu’il faut présenter sa vie dans toutes ses dimensions : Contrôleur de la Marine aux Antilles, auteur si doué qu’il est capable d’écrire un opéra en une nuit, vigneron en Champagne sans renier le vin de Bourgogne – Parmi les mythes bourguignons, il y a celui du dragon. On le débusque dans de nombreux sites.

• Autres articles : les oratoires de l’Yonne, les coups de cœur d’une association de sauvegarde du patrimoine et une dense présentation du musée des beaux-arts de Dijon aujourd’hui complètement rénové, désormais au standing européen.

 

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