L’ ACTUALITÉ DES AUTEURS, DES ÉDITEURS, DES LIBRAIRES ET DES MÉDIAS N° 23 (JANVIER – FÉVRIER 2020)

Cette rubrique faisant  l’objet d’additifs et de mises à jour, jusqu’au 29 février 2020, en fonction de l’actualité, n’hésitez pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces  compléments d’information.

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 allier-infos@sfr.fr

DERNIÈRE MISE À JOUR: 2 FÉVRIER 2020

L’ACTU  DES AUTEURS

• L’ASSASSINAT DE LA COMTESSE DE SAINT-FIACRE :

QUE LA JUSTICE PASSE ENFIN…

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saint-fiacre (1) • L’affaire Saint-Fiacre…Tous les Bourbonnais connaissent ce roman de Simenon, porté à l’écran par Jean Delannoy, avec Jean Gabin dans le rôle du célèbre commissaire à la pipe, le tout dialogué par Michel Audiard. On se souvient aussi d’une autre adaptation pour la télévision, avec Bruno Cremer interprétant Jules Maigret. L’histoire se termine par le moment où Maigret démasque les responsables de la mort de la comtesse de Saint-Fiacre : Gauthier, le cupide régisseur du domaine, et son fils, Émile, employé de banque à Moulins. Les gendarmes procèdent à leur arrestation et Maigret peut alors rentrer à Paris…Ce que deviennent ensuite les deux accusés, on l’ignore. C’est pour pallier ce manque qu’un procès d’assises fictif a été organisé à Moulins, dans les locaux mêmes du Palais de justice, le 19 décembre, en présence de 150 spectateurs séduits par cette expérience.

• Ce faisant, c’est un bel hommage qui a été rendu à Georges Simenon, dont L’Affaire Saint-Fiacre est l’un de ses romans les plus autobiographiques, écrit durant l’hiver 1931, moins de dix ans après son court passage au château de Paray-le-Frésil (Allier) où il avait été pendant un peu plus d’une année, le secrétaire du marquis de Tracy. 1931, c’est aussi l’année où, pour la toute première fois, le commissaire  Maigret apparaît dans une enquête et commence à façonner sa figure de commissaire légendaire. Simenon lui donne même des racines  en  Sologne bourbonnaise, transformant Paray-le-Frésil en Saint-Fiacre. Un village  dominé par le château de feu le marquis de Saint-Fiacre, jadis riche propriétaire terrien, comme l’était le marquis de  Tracy. C’est dans ce domaine que Jules Maigret, fils d’un régisseur intègre, a vu le jour.

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Le château de Paray-le-Frésil, propriété du marquis de Tracy

• Au fil des pages,  Simenon fait vivre des personnages, des paysages, des ambiances et des sites de la Sologne bourbonnaise qui ont nourri son imaginaire littéraire et son processus créatif.  Les lecteurs  amoureux de Moulins et de sa région se retrouvent en terres de connaissance tandis que les exégètes de Simenon peuvent y découvrir certains ressorts cachés de sa vie et de son œuvre.

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Une autre adaptation pour la télévision, avec Buno Cremer

 • Compte tenu de tous ces éléments, on comprend que l’association Simenon en Bourbonnais, épaulée par de nombreux partenaires, ait choisi ce roman pour  monter son projet original, à la croisée de la littérature, du théâtre et de la justice : prolonger l’Affaire Saint-Fiacre par la mise en  scène  de la reconstitution d’un procès. Dans le box des accusés, on trouve  Gauthier, le régisseur du château de Saint-Fiacre, et  son fils, Emile, employé de banque à Moulins. Au terme d’une enquête qui a permis d’explorer  plusieurs pistes, Maigret est parvenu à les confondre dans la fameuse scène finale du film, et à mettre au jour  leur mobile : assassiner la comtesse de Saint-Fiacre, par cupidité, dans l’espoir de racheter en sous-main le domaine.

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La confrontation finale: Gauthier (à gauche) et son fils Émile (à droite)

• Tout accusé ayant droit à un procès équitable  Gauthier père et fils ont comparu devant la justice, dans le cadre du Palais d’Ansac, pour une audience qui a duré deux heures, face à une salle comble. Des magistrats, des personnels du TGI et des avocats du barreau de Moulins ont interprété leur propre rôle.  Quant aux protagonistes de l’affaire, accusés et témoins, leurs rôles ont  été interprétés  par des comédiens amateurs issus des rangs de Simenon en Bourbonnais et de troupes amateurs, comme Osons Molière et La Nouvelle Rampe. Pour sélectionner les jurés, il a été procédé à un tirage au sort parmi les spectateurs qui avaient pris place dans la salle. Verdict sans surprise : Gauthier et son fils ont été déclarés coupables et condamnés…La préméditation ne faisant aucun doute.

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Gauthier, père et fils devant la justice

• Pour monter ce  spectacle, il a fallu plusieurs mois de préparation, entre l’écriture du scénario et des dialogues du procès, les recherches sur les procédures judiciaires telles qu’elles se déroulaient dans les années 1930, pour éviter d’éventuels anachronismes, sans oublier les nombreuses répétitions qui se sont enchaînées.

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John Simenon

• L’expérience a séduit le fils de l’écrivain,  John Simenon, qui en a accepté le parrainage et qui avait mis un point d’honneur à être présent dans la salle d’audience. À ses yeux, cette expérience qui fait figure de première est une “idée formidable ”. Selon lui, ce qui s’en rapproche le plus, c’est le dispositif que le comédien et réalisateur Mathieu Amalric avait mis en place pour le film  la “Chambre bleue”, un autre roman de Simenon, dans lequel des magistrats jouaient leur propre rôle et avaient écrit des dialogues. Au final, ce procès de l’Affaire Saint-Fiacre, tout en rendant hommage à Maigret et à l’univers unique créé par Georges Simenon, se voulait aussi un bel hommage à la Sologne bourbonnaise et à une région de Moulins à l’atmosphère énigmatique. Une atmosphère  que l’écrivain a traduite dans plusieurs autres romans, parmi lesquels “Les inconnus dans la maison”, lui aussi adapté au cinéma, avec Raimu dans un des rôles principaux.

 • TEL PÈRE, TELLE FILLE,

PREMIER ROMAN DE FABRICE ROSE…

DU “NOIR” ET DU “LOURD”

93WXAzni_400x400◄ Fabrice Rose, Bourbonnais d’adoption, vient de publier aux éditions  Robert Laffont, dans la bien nommée collection “La bête noire”,  Tel père telle fille (320 p, 16,90 €). Un roman “noir”  salué par le réalisateur Olivier Marchal, que son éditeur présente ainsi : “Un braqueur en cavale…Sa fille en danger de mort…Le casse de l’été…Visite au parloir de la maison d’arrêt de Fresnes. Alexandra, vingt-quatre ans, exige de son père, Marc Man,  l’impensable : qu’il abandonne sa vie de braqueur et devienne le père dont elle a toujours rêvé. Mais comment résister à une existence dopée à l’adrénaline ? Deux mois plus tard, Marc Man s’évade. Contrairement aux apparences, pour Alexandra, c’est un coup de chance : la jeune femme s’est retrouvée en possession d’un gros paquet d’argent aux origines douteuses. Quand Marc apprend qu’elle est menacée par une bande de racketteurs fous dangereux qui veulent mettre la main sur le butin et lui faire la peau, une seule décision s’impose : traquer ceux qui veulent la liquider. C’est le point de départ d’une chasse à l’homme particulièrement féroce. Et, tant qu’à faire, il monte un casse spectaculaire. Dans la canicule d’août, chacun révèle sa vraie nature et les cadavres commencent à s’aligner”.

Z Charmasson• Sur fond de meurtres, de viols, de rackets, la galerie des personnages est au diapason : on croise un faux émir opportuniste ne pensant qu’au sexe, un vrai converti fanatique, sans oublier quelques petites frappes néonazies, des policiers parfois complètement dépassés par les événements, mais qui peuvent aussi être des  superflics au nez fin, meurtres …Pour l’écrivain  de 66 ans, qui a choisi de profiter de la quiétude de l’Allier, ce n’est pas l’histoire qui est violente, mais c’est la vie qui l’est.

• Lui-même reconnaît avoir été, dans une autre vie un “braqueur à l’ancienne”, un de  ceux “qui n’ont pas de sang sur les mains”. Son séjour en prison lui a valu de côtoyer un paquet de hors la loi, dont il a pu s’inspirer pour imaginer les personnages qui meublent son noir roman. Épris de lecture et de liberté, celui qui n’était qu’un cancre à l’école et qui a été  un gaucher contrarié autant que maltraité par l’école, après un passage par les cases braquages et prisons, est aujourd’hui animateur culturel au sein d’un hôpital rural…et pourquoi pas bientôt écrivain à part entière.

Lire un extrait de “Tel père, telle fille” sur le site Calaméo.

 

• UN APPEL DE JEAN-FRANÇOIS LACHAUSSÉE

POUR QUE DIEGO GARCIA  PUISSE ACHEVER SA SAGA

VDB J-F Lachaussée◄ Jean-François Lachaussée, gendarme à le retraite, est l’auteur de Diego Garcia, une saga à suspens, mêlant aventures et science-fiction. Elle se décline en quatre épisodes, dont les deux premiers ont déjà été publiés : Diego Garcia, la Traque ( 2017), suivi de L’Ombre de Diego Garcia (2018). Le troisième tome, intitulé  La Mémoire de Diego Garcia est en attente d’édition. C’est pour faire aboutir son projet éditorial que l’auteur a ouvert une cagnotte sur le site spécialisé  Leetchi. Quant au volet final, il est actuellement en cours d’écriture.

• Sur le site de financement participatif, Jean-François Lachaussée présente ainsi son travail : “Grâce à vous et à Leetchi, je souhaite faire rééditer les deux premiers tomes et éditer les deux derniers. Ce sont des romans policiers tout public, attachants, émouvants, fresque sémillante racontée dans un style direct, imagé, vivant, musclé et cinématographique vous menant sur les cinq continents.Z JFL 1 La saga de Diego Garcia raconte l’histoire de la famille Hawkings et si attachante, si harmonieuse où l’amour et la solidarité président à tout et sont en permanence mis à l’épreuve par une cascade d’aventures aux multiples rebondissements qui s’entremêlent et finissent par s’emboîter comme des poupées russes.  Brad, le chef de famille, est le personnage clé de cette épopée ! Homme fier, droit dans ses bottes, optimiste et rassurant en diable, protecteur inconditionnel des siens, capable d’un remarquable sang-froid mais aussi « de coups de sang », de coup de colère et d’actions radicales lorsqu’il est confronté à des situations choquantes, pour ne pas dire insoutenables. Une force tranquille tout comme ses deux fils, agents des forces spéciales. Ils vont devoir faire face à des événements imprévisibles qui vont venir frapper cette famille aux prises avec un destin décidément hors normes !”

Z JFL 2• Derrière cette épopée, s’entremêlent des sujets de fond importants… La lutte contre la maltraitance animale, la dévastation de notre Mère Nature, mais aussi de l’espionnage, du contre-espionnage, de la politique, de la finance, l’US Air Force et ses missions ultra-secrètes. C’est donc avant tout une histoire d’hommes de courage, généreux, de cœur, de sentiments, de réflexion.  C’est une invitation à s’interroger sur notre condition humaine et ses vices qui sont l’ambition, l’avidité, la soif du pouvoir et de l’argent. Tous ces travers et faiblesses qui le conduisent à la destruction de ses frères humains et de ses animaux”.

• ALBERT VALADE (1930-2019) :

UN DES TOUT DERNIERS TÉMOINS

DU MASSACRE D’ORADOUR

VDB Albert Valade France 3◄ Albert Valade est décédé dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 décembre, à quelques jours de Noël…Né le 7 juin 1930, à Saint-Gence (87), il n’avait que 14 ans, le samedi  10 juin 1944,  lorsque les SS ont détruit le village d’Oradour-sur-Glane et ont massacré sa population, faisant 642 victimes de tous âges. Il avait alors perdu plusieurs membres très chers de sa famille, entre sa sœur, sa nièce et son neveu, ce qui avait ouvert  en lui une  douleur  immense. Ce jour-là, il gardait des vaches du côté du Mas du Puy, à quelques kilomètres d’Oradour, ce qui lui avait permis d’échapper au sort tragique des villageois. Au loin, il avait entendu les tirs des soldats de la division Das Reich et il avait vu  la fumée s’élever.

918_001• Après-guerre, il avait participé activement à la reconstruction du village, à proximité des ruines et il s’était investi dans la vie locale. Il fut même l’un des premiers à venir habiter dans ce nouvel Oradour. Pour lui, la renaissance d’Oradour passait par  le Sport et la Culture. C’est ainsi qu’il avait accueilli Raymond Poulidor, le grand champion cycliste qui avait inscrit son nom au palmarès du Prix de la Renaissance d’Oradour.  Pour perpétuer la mémoire du massacre du 10 juin 1944, il accueillait régulièrement de écoliers, des collégiens ou des lycéens  venant visiter les ruines de son village d’enfance.  

823_001• À la retraite, Albert Valade avait pris la plume pour raconter ce qu’avait été le village sans enfants. il avait écrit  La page de catéchisme, récit du drame et de ses conséquences. En 2004, il avait coécrit  avec Henri Demay et Pierre Louty  Oradour, 60 ans après, la mémoire face à l’outrage qui se voulait un message de paix, d’amitié, de fraternité, suivi en 2010 par  Oradour, la renaissance. Écrivain de cœur, il a également écrit des romans dont Le Bouquet de bruyère (2002), Martin et sangsue (2005) et Amours de guerre (2009), tous publiés par Éditions de La Veytizou. Pour Pierre Louty, son éditeur,  Albert Valade était “ un  homme modeste et sincère qui a su trouver les mots justes pour se souvenir”.

• FRANCK BOUYSSE,

PRIX ÉMILE GUILLAUMIN 2019

• Le prix Émile Guillaumin 2019, décerné par le conseil départemental de l’Allier, a été attribué à  Franck Bouysse pour son livre, Né d’aucune femme (éditions La Manufacture de livres). Il raconte l`histoire de Rose, une jeune femme vendue par son père au notable de son village. Elle  décrit alors dans ses carnets les épreuves qu`elle a traversées. C’est son 13ème roman, un conte cruel dans lequel il explore le thème du mal et où l`écriture est le moyen pour Rose de se sauver.

• Quant au prix Achille Allier, il a été attribué conjointement à  Guénolla Thivolle (La peinture bourbonnaise du XVIè au XVIIIè siècle – éditions Presses universitaires de Rennes – 35 €) et à Georges Jousse  (Ébreuil, la puissante abbaye royale d’Auvergne – éditions Imestra – 30 €).

• COMMENT ON PEUT PUBLIER UN LIVRE

SANS FORCÉMENT LE SAVOIR…

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Version…2003

• Apprendre par un ami qu’on vient de publier un livre sans le savoir et sans en avoir été informé par l’éditeur…C’est la mésaventure qui est arrivée à Thierry Wirth,  auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont plusieurs consacrés à Vichy et ses environs. C’est dans une librairie de la station thermale qu’il a découvert que les éditions Sutton avaient publié Vichy – Mémoire d’une ville qui n’est, selon lui, rien d’autre que la réédition de Vichy – La mémoire en images, sorti chez le même éditeur en 2003. Mêmes textes, mêmes illustrations, mais reproduites avec une qualité moindre, dans une mise en page et avec une pagination différentes (170 pages au lieu de 128), ainsi que le format.

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Version…2019

• Une version que le responsable de l’édition, Nicolas  Chaudet conteste, en indiquant que l’auteur a bien été informé de la réédition, par un courrier daté de juin 2019, et en précisant que cette nouvelle version répondait à une demande des libraires. Autre information donnée : le livre n’aurait été réédité, pour l’heure,  qu’à 58 exemplaires. Thierry Wirth persiste à y voir un nouveau livre et non pas une simple réédition, puisque le n° d’ISBN qui identifie chaque titre nouveau a été changé.  Quant à porter plainte, s’il y a bien pensé, il y a renoncé au vu des frais de justice que cela induirait, face à une  faible diffusion.

 

• PRIX ALEXANDRE VIALATTE 2020 :

PREMIÈRE SÉLECTION

Sans titrevc• Le jury du prix Alexandre Vialatte 2020, prix littéraire désormais organisé en partenariat avec  la Société des hôtels littéraires, a établi une première sélection de 10 titres : Jean Echenoz (La vie de Gérard Fulmar, éditions de Minuit), Régis Jauffret (Papa, Seuil), Stéphane Audeguy ((Histoire d’amour, Seuil), Jean-Baptiste Harang (Le dénicheur d’ourson,  Grasset), Frédéric  Vitoux (Longtemps, j’ai donné raison à Ginger Rogers, Grasset),  Fabio Viscogliosi (Harpo, Actes Sud),  Sandrine Collette (Et toujours les forêts, Lattès), Philippe Videlier (Rome en noir, Gallimard), Joseph Incardona ( (La soustraction des possibles, Finitude), et Michel Bernard (Le bon sens, La Table ronde).

51trQgcHWML._SX331_BO1,204,203,200_• À partir de cette liste, une seconde sélection sera établie dans le courant du mois de mars, la proclamation du prix étant prévue pour le 16 avril. Le jury du prix compte seulement deux membres permanents (Pierre Vialatte, fils de l’écrivain, et Jean Brousse représentant du groupe Centre France). Parmi les 6 autres membres, figure Pierre Jourde, récipiendaire du prix en 2019. Rappelons que le prix est doté de 6 105 €, un chiffre  qui correspond à la somme…de l’altitude du Puy-de-Dôme et de la longueur du fleuve Congo…

PRIX ARVERNE : 17è ÉDITION

affiche ligue auvergnate• Le jury du prix Arverne 2020, décerné par la Ligue auvergnate et du Massif central,  a présélectionné les 6 ouvrages suivants, pour sa 14è édition : Franck Bouysse : Né d’aucune femme (La Manufacture de livres), Cécile Coulon: Une bête au paradis  (L’Iconoclaste), Corinne Valade : L’arbre des oubliés : les Réunionnais de la Creuse (De Borée), Françoise Besse :  Les loups de Saint-Chély (éditions du  Bord du Lot), René Pagis : La terre de Jeantou (De Borée) et Jean-Guy Soumy : Le voyageur des Bois d’en Haut (Presses de la Cité, Collection Terres de France). Lancé en 2007, le prix est destiné à couronner un(e) auteur(e) originaire de l’un des 9 départements de la Ligue auvergnate ou traitant d’un sujet concernant cette aire. Après réunion du jury, à la mi-mars, le lauréat sera officiellement désigné, la remise officielle étant programmée pour le début du mois d’avril.

• LE DEUXIÈME JOUR,

UN PREMIER ROMAN POUR ALAIN POTELLE

VDB Potelle photo◄ Alain Potelle, retraité de   l’usine Bosch depuis 2009 et membre de l’association Pré-Textes depuis quatre ans, vient de publier son premier roman, intitulé Le Deuxième jour  (1 vol. br, 170 p, autoédition Alain Potelle, 16,50 €). Se définissant comme un véritable autodidacte  pour qui “les diplômes ne font pas tout (car) il  y a beaucoup de choses à apprendre de la vie”, il pourrait bien  ne pas en rester à ce coup d’essai, au vu des nombreux  poèmes et nouvelles conservés dans ses tiroirs

• Dans son roman, Alain Potelle qui réside à  Neuvy n’oublie pas  de mentionner le Bourbonnais.  Son héros, qui s’appelle Albin Trouvé…parce qu’il a été trouvé alors qu’il était  bébé dans une église du Jura, a été élevé par une famille d’accueil bourbonnaise. Il a ensuite travaillé dans une ferme avant de rejoindre l’armée, très jeune. Devenu adulte, il a préféré troquer le patronyme de Trouvé pour celui de Abel Trover.

VDB Potelle• Le Deuxième Jour, qui revendique aussi l’étiquette de “quête identitaire”, a donc pour personnage central un homme apparemment ordinaire, qui est  invité à venir  donner une conférence au Japon. Arrivé au pays du soleil levant, il est enlevé et il se retrouve plongé dans l’univers le plus sombre de la recherche scientifique et des expérimentations. Alain Potelle définit son livre comme œuvre de pure  fiction, sorte de  “roman de gare, qui se lit facilement, mais (qui) sous un aspect anodin, invite à réfléchir. On sait assez peu, ajoute-t-il, que des bébés génétiquement modifiés seraient nés en Chine, fin 2018.”. Si la fiction domine, il n’en reste pas moins qu’il reconnaît s’être inspiré de l’actualité en précisant qu’il a fait “beaucoup de recherches pour que l’histoire soit techniquement vraisemblable”. C’est ainsi que tous les noms de lieux ou d’hôtels japonais qu’il mentionne existent bel et bien.

 

• CHARLES PÉGUY FACE À L’ANTISÉMITISME

UN COMBAT TOUJOURS ACTUEL

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Charles Péguy

• Le 23 janvier, à Vichy, à l’invitation de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France (AJCF), Jacqueline Cuche, présidente de l’association au plan national, a donné une conférence sur Charles Péguy face à l’antisémitisme. Pour la conférencière, face à la résurgence de l’antisémitisme, avec  plus de virulence encore, Charles Péguy (1873-1914) constitue un modèle dans le combat qu’il a lui-même toujours mené, particulièrement au moment de l’Affaire Dreyfus, comme le rappelle son essai Notre Jeunesse : “Sur ce point, comme sur d’autres, sa pensée est toujours aussi actuelle. C’est  d’autant plus important de le rappeler que Péguy fut le maître incontesté de Jules Isaac, qui fonda, en 1948, l’Amitié Judéo-Chrétienne de France avec quelques amis juifs et chrétiens”.

téléchargementJacqueline Cuche a d’abord rappelé  l’engagement humain et spirituel de l’écrivain et poète, fondateur des  Cahiers de La Quinzaine, avec lesquels il entendait  prendre la défense des opprimés et donner de la voix à ceux qui œuvraient dans ce sens. Péguy était catholique pratiquant dans sa jeunesse, puis athée. Dans les années 1900-1910, toute son éducation catholique a pris sens dans son combat pour les opprimés. Alors qu’il était étudiant, Charles Péguy était entouré de Juifs et il a été particulièrement  sensibilisé à l’antisémitisme, qui   était très actif en cette fin de  XIXe siècle, y compris au sein de l’Église et dans les milieux catholiques. Selon la conférencière, un arrière-fond religieux anti-juif a fortifié l’antisémitisme mais Charles Péguy a toujours échappé à cela : “ Il avait une vision très juste et belle du rapport à l’autre. Au moment de l’affaire Dreyfus, il s’est démené, il allait au combat dans les rues pour sa défense. Il était très patriote mais il ne voulait pas que la France commette cette erreur avec Dreyfus. Péguy est l’un des rares chrétiens à avoir compris de l’intérieur le judaïsme”, rappelle Jacqueline Cuche. 

•   MAURICE CONSTANTIN-WEYER,

PEINTRE, ÉCRIVAIN ET JOURNALISTE

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L’Académie du Vernet a choisi de rendre hommage à Maurice Constantin-Weyer (1881-1964) qui fut son tout premier président. Écrivain, couronné par le prix Goncourt en 1926 pour son roman Un homme se penche sur son passé, il fut aussi un journaliste et un  aquarelliste de talent. C’est cet aspect de son œuvre qui sera mis en valeur avec l’exposition qui lui sera consacrée, à partir du 14 février, au Centre culturel Valery Larbaud, à Vichy. Ce même jour,  Christine Chaze aura l’occasion de revenir sur la vie de “Maurice Constantin-Weyer, écrivain et peintre« .

 • Maurice Constantin-Weyer est né le 24 avril 1881. Après des études scientifiques, il part en 1904 au Canada, où il se marie et a trois enfants, mais il divorcera en 1916. imagesEn 1914, il décide de rejoindre la France pour partir au front et il reçoit de nombreuses décorations, dont la Croix de Guerre et la Légion d’Honneur. Il rencontre Germaine Weyer en 1919, fille de Georges Weyer et de Jeanne Larbaud (Jeanne Larbaud était la sœur de Nicolas Larbaud, pharmacien, père de l’écrivain.  Valery Larbaud et Germaine Weyer étaient cousins germains), infirmière bénévole de la Société de secours aux blessés militaires à l’hôpital de Courlandon (Marne) où il est soigné pour ses blessures. Le 14 septembre 1920, Maurice épouse Germaine Weyer à Vichy, avec Valery Larbaud pour témoin, et décide d’accoler le patronyme de son épouse au sien. Ils s’établissent avenue Victoria, dans la maison familiale de son épouse. Ils auront une fille, Françoise et un fils, Pierre.

un-homme-se-penche-sur-son-passe-de-maurice-constantin-weyer-1101296538_L• Il mène alors une carrière de journaliste et d’écrivain, et en 1926, il reçoit le prix Goncourt pour Un homme se penche sur son passé. Le couple voyage beaucoup, jusqu’en août 1939 où la famille revient à Vichy.  En novembre 1939, il enseigne l’anglais à 6 classes du collège de Cusset, en raison de la pénurie d’enseignants mobilisés ; ensuite, il gardera une heure de cours par semaine. Il refuse de publier durant cette période et se consacre alors à la peinture, en particulier à l‘aquarelle. En 1946, il devient membre de la Société des Gens de Lettres, en 1948 est nommé président de l’Académie du Vernet Le 22 octobre 1964, il décède à l’hôpital de Vichy. Il est inhumé dans le caveau de la famille Larbaud à Creuzier-le-Vieux.(Biographie extraite de la page Facebook de Cusset Mémoire)

 

• FRANK PIZON ET “DE NATURE BOURBONNAISE”

LE FRUIT DE DIX ANS DE PÉRIPLE “HUMANIMALLIER”

17626521_1391585630862712_5693012740773519755_n• En octobre 2020, sortira De nature bourbonnaise, un coffret comportant sur DVD un film de deux fois  90 minutes de Frank Pizon, accompagné d’un livre de 288 pages (format 30 cm X 30 cm),  richement illustré de près de 400 photographies en couleur. Ce sera un des grands événements éditoriaux de l’automne. C’est, probablement, le tout premier opus de cette ampleur qui soit intégralement consacré à la faune sauvage du département de l’Allier. Il est le fruit d’une dizaine d’années  de photographies animalières minutieusement prises par Frank Pizon, auxquelles il faut ajouter deux ans et demi  qui ont été nécessaires pour sélectionner les images, à partir d’un fonds de 72 000 photos,  les monter et mettre en œuvre l’ensemble.

• Le film et le livre  retracent le périple “humanimalier de son auteur, en donnant la possibilité à tout un chacun de percevoir de façon totalement inédite le territoire. On suit un naturaliste, Gilles Gruet dont le parcours qui s’étend sur un an, débute en Montagne bourbonnaise, au Puy de Montoncel. Après passage par la Forterre, il poursuit  en direction du val de Besbre, avant de bifurquer vers l’ouest pour pénétrer dans le bocage bourbonnais. La forêt de Tronçais, le val de Cher et les gorges du Cher constituent les étapes suivantes. Viennent ensuite la Combraille, les gorges de la Sioule et la Limagne. Le périple s’achève par le vignoble saint-pourcinois, du coté de Cesset, avant de remonter l’Allier jusqu’à Moulins. Au fil des kilomètres parcourus et au rythme des saisons,  les différents milieux finissent par s’assembler, en jouant avec les lumières du temps et en offrant de petites histoires naturalistes qui font la grandeur de la nature bourbonnaise. 

• Sur sa page Facebook, Frank Pizon écrit : “Ce  livre réalise le rêve un peu fou de faire mieux connaître et partager les lieux où je vais photographier et filmer les images que vous voyez sur ma page.images C’est au cœur du Département de l’Allier que ces images sont prises. Cette nature bourbonnaise témoigne d’une grande biodiversité dont il faut prendre soin en sensibilisant un public le plus large possible. Alors le rêve de gosse, c’est de rassembler tout ces bouts de nature dans un livre + un film qui réunissent des animaux, des paysages et fassent découvrir aux enfants et aux adultes, un coin de France que j’adore et que j’arpente depuis 30 ans”.

• Ce rêve a aussi un coût et pour qu’il devienne réalité, il lui faut deux choses : “D’abord, un petit groupe associatif de passionnés, neuf années de photographies animalières et deux ans et demi de tournage, un an de montage et votre aide par des souscriptions qui permettront de boucler le budget”, explique-t-il à destination de  ses futurs lecteurs. C’est la raison pour laquelle une souscription avec pré-commande (39,90 €) a été lancée. Elle est accessible en ligne sur le site  Les films Focalis. Contact : 06 10 44 58 69. et lesfilmsfocalis@gmail.com.

EN BREF …

Z LB◄ Luc Baptiste, né en 1955, enseignant à l’Université Clermont-Auvergne, a passé son enfance à Lapalisse. Son premier livre, paru en 1997, Le village et enfin a été réédité par Bleu autour en 2008.  On se souvient que cet ouvrage avait valu à son auteur quelques problèmes avec des habitants du Village et enfin qui s’étaient reconnus (ou avaient cru se reconnaître) dans le récit de Luc Baptiste. Le même éditeur a publié un nouvel ouvrage de lui en 2019. Intitulé  La vie est belle, il se veut largement autobiographique. Enfin, toujours chez Bleu Atour, vient de sortir Autre part, photographies.

1568184009-Michelin-et-sa-ville• Les éditons De Borée ont publié une édition poche, avec  mise à jour, du livre à succès du journaliste Pierre-Gabriel Gonzalez : Michelin et sa ville (280 p, 6,80 €) paru pour la première fois en février 2007.  L’auteur s’intéresse à Michelin depuis 1994 et il pose la question centrale de ce qui fait  la particularité  de Michelin : Selon lui,  « Par rapport à la grande majorité des entreprises, tout (est particulier): la longévité, une vision planétaire et toujours en avance, une passion pour l’innovation, une gouvernance atypique, et surtout des valeurs humaines qui même si elles sont plus difficiles à maintenir aujourd’hui dans le combat économique, comptent toujours dans l’entreprise« .

Le Petit Coin, et autres nouvelles est le 7ème  ouvrage du Gannatois Michel Durant. Il y a rassemblé seize nouvelles écrites au fil du temps, dans lesquelles il met en scène, dans des situations baroques, certaines personnes de son entourage. Dans un entretien animé par Victor Varjac, il a présenté son livre dans un café de Gannat, fin novembre.

La 6ème Journée des écrivains, organisée par Art & Livre, s’est tenue le dimanche 24 novembre à Cournon, en  présence de quelque 125 auteurs représentant tous les genres littéraires.

téléchargement◄ Le 27 novembre, au Petit Théâtre impérial, à Vichy, Pierre Birnbaum,auteur de La leçon de Vichy, une histoire personnelle (éditions du Seuil, 2019, 239 p., 20 €) est revenu sur l’enfant caché qu’il a été en 1942 et sur le rôle de l’État français, dans la solution finale.

• Le 22 novembre, à l’hôtel Mercure, à Vichy, dans le cadre des Soupers littéraires du Quartier thermal, l’historienne de l’art Annie Regond  a traité de « la peinture murale, une richesse méconnue du Bourbonnais« .

dame_banniere• Sous le patronage de Cheminements littéraires en Bourbonnais, le 24  novembre, au cinéma Étoile Palace, à Vichy, a été projeté  le film La dame dans l’auto, avec des lunettes et un fusil. Il s’agissait d’un hommage à Sébastien Japrisot, romancier, scénariste et réalisateur, qui a vécu à Busset de 1990 jusqu’à son décès en 2003.  Jean-Emmanuel Stamm a fait une présentation de l’écrivain et de son œuvre, notamment de ses  romans policiers.

téléchargement◄ Sandrine Deumier sera en résidence au collège des Chenevières, à Jaligny, du 16 mars au 3 avril et du 4 au 22 mai. De sa double formation philosophique et artistique, cette écrivaine et artiste vidéaste construit une œuvre poétique protéiforme axée sur la question du fonctionnement performatif de la poésie (sic) au travers des outils numériques. Son travail se compose essentiellement de textes poétiques, de vidéopoèmes, d’installation multimédia et de performances poétiques audiovisuelles en collaboration avec des compositeurs.

• La romancière bourbonnaise Chantal Forêt est venue à Molles pour présenter ses livres et plus particulièrement son 4ème  roman, La Passagère (19,90 €),  dont l’action se situe à Moulins.

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◄ Le 28 novembre, Piotr Smolar, journaliste au Monde, était l’ invité des Carrefours de Bransat. Il est l’ auteur de  Mauvais juif  (éditions Équateurs, 203 p., 18 €), un  livre qui invite notamment à la conversation, sans agressivité, sans excès, mais avec fermeté au sujet de l’érosion démocratique de l’État d’Israël.

• Le 7 décembre, Thierry Wirth est venu à Montoldre pour y dédicacer son dernier  ouvrage Varennes et la Forterre (300 p. , 29,90 €) dans lequel il évoque  la vie quotidienne dans cette région, au début du XXe siècle.

91+AcTj2lxL._AC_UY218_ML3_◄ Au lycée Valery-Larbaud, à Cusset, l’universitaire Fabien Théofilakis a abordé le sujet complexe du vécu des prisonniers de guerre français et allemands pendant la Seconde guerre mondiale. Le public était composé d’élèves français mais aussi allemands venus d’un établissement scolaire de Thuringe.

• Le jury du Prix À La Page, composé de lecteurs de Vichy et de ses environs, a attribué le Prix 2019 à Antoine Choplin pour son livre  Partiellement nuageux (La Fosse aux ours, 134 p., 16 €). Ce livre conte l’histoire d’Ernesto, astronome et d’Emma, une jeune femme : tous les deux doivent surmonter des blessures liées à la dictature chilienne, au temps du général Pinochet 

salon-du-livre-le-noel-des-romanciers-auvergne_595835• Le 15 décembre, le XVème Salon du Noël des romanciers d’Auvergne s’est tenu  à Combronde. Trois livres étaient  soumis au jury présidé par Serge Camaille : La colline aux coquelicots rouge sang (Cathy James), Les ailes du temps (Héloïse Harimange), Les larmes du Marchadial (Alain Léonard). C’est finalement Cathy James qui l’a emporté.

• Le 20 décembre, à l’hôtel Mercure, à Vichy, le collectionneur vichyssois Michel Laval a présenté son livre Deux siècles de vie thermale à travers une collection, co-écrit avec Michelle London, présidente du Comité du quartier thermal, par ailleurs éditeur de ce livre.

image◄ À Clermont-Ferrand, l’Association amoureux d’art en Auvergne (4A) avait invité Agnès Guillaumont, docteur ès Histoire de l’art,  à faire une conférence sur « ‘Sculpture romane et Antiquité : continuité, transformation, récupération« . Selon la conférencière il convient de s’imprégner “de la culture des clercs” si l’on veut avancer “dans la compréhension des sujets représentés”.

La sucrerie de Bourdon,  dont le projet de fermeture a été annoncé au mois d’avril 2019 par la coopérative Cristal Union, avait été créée en 1835. On pourra consulter à ce sujet le mémoire de maîtrise de Bernard Chabrillat (Université Blaise Pascal, 1996), La sucrerie de Bourdon, 1835-1952 (266 p.).

 

L’ACTU DES ÉDITEURS

•  LOSANGE ÉDITIONS  (CHAMALIÈRES)

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QUATRE CÔTÉS POUR  FÉDÉRER QUATRE ÉDITEURS

VDB artémis• L’Auvergne compte quelques maisons d’éditions régionales qui ont acquis un rayonnement national. Outre les éditions De Borée qui sont entrées dans le giron du groupe de presse Centre France et qui viennent de fêter leurs 30 ans, il existe aussi Losange éditions, implanté à Chamalières. Si le nom est peu connu du grand public, les 4 maisons d’édition que le Losange fédère le sont beaucoup plus. Il s’agit d’abord d’Artémis (ouvrages pratiques, cuisine et jardinage) créée en 1998,et de Grenouille qui publie des collections pour la jeunesse. C’est ensuite les éditions Christine Bonneton qui, depuis 1978, se sont fait un nom  dans les domaines des beaux livres, du patrimoine et de l’histoire, pas seulement régionale… en attendant, peut-être, de publier des romans.  Enfin, le Losange intègre aussi Chamina, maison d’édition fondée en 1974,  bien connue pour ses guides touristiques et de randonnées.

Z Eiffel• Depuis octobre 2018, Le Losange qui emploie 18 personnes et qui publie 350 ouvrages par an, est dirigé par Hélène Tellier. Elle s’est adjointe en février 2019, les services de Joseph Vébret, auteur et conseiller éditorial qui a accompli une grande partie de sa carrière dans la presse et les médias. Un de leurs objectifs prioritaires est de décloisonner” les 4 entités éditoriales pour faire émerger   “un esprit Losange”. Cela passe, par exemple, par  une véritable politique d’auteurs, en privilégiant les auteurs français et en réduisant la voilure sur les auteurs étrangers. De même, pour l’impression de ses livres, Le Losange fait au maximum appel aux imprimeurs nationaux voire régionaux.

Z VDB a-petite-souris-acrobate• Si Artémis et Grenouille restent les fers de lance du Losange,  les éditions Christine Bonneton vont s’enrichir d’une nouvelle collection, “Les vérités qui dérangent avec des ouvrages qui pourront porter sur l’école ou encore sur  la religion. Chez Chamina,  qui affiche 35 ans d’existence, l’heure est à la constitution de véritables équipes d’auteurs, avec l’ambition :de  publier des guide de randonnée concernant d’autres pays.

 

• ASTÉRIX TERRASSE TOUS SES ADVERSAIRES

SANS POTION MAGIQUE…MAIS AVEC UN NOUVEL ALBUM

La-Fille-de-Vercingetorix• Le magazine professionnel Livres Hebdo (n° 1246 – 17 janvier 2020), en partenariat avec l’institut GFK, a publié la liste des  meilleures ventes annuelles de livres, tous formats confondus, pour l’année 2019. Dans ce Top 10, figurent en tête le nouvel album d’Astérix, Guillaume Musso,  ainsi que  plusieurs titres réédités  en format poche.  L’étude montre aussi un  retour en grâce des grands prix d’automne. Sur les 10 meilleures ventes, seuls 7 titres sont parvenus à dépasser les  300 000 exemplaires, alors qu’ils étaient 12 en 2017 et 10 en 2018. Enfin, 6 auteurs et 4 auteures (autrices ?) se partagent les 10 premières places.

• Avec 1,57 millions d’albums vendus,  le 38ème  volume des aventures d’Astérix, intitulé La fille de Vercingétorix (éditions Albert René), né de l’imagination de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, terrasse tous les autres titres. Il se hissse au sommet du classement, faisant même presque aussi bien que le précédent album,  Astérix et la Transitalique (2017), qui s’était vendu à  1,59 millions d’exemplaires, en 2017.

la-vie-secrete-des-ecrivains• Loin derrière, on trouve l’édition poche de La jeune fille et la nuit de Guillaume Musso (Le livre de poche), qui s’est vendu  à 565 237 exemplaires. Le romancier fait coup double en occupant aussi la 3ème place avec la version  grand format de La vie secrète des écrivains (éditions Calmann-Lévy). Les ventes ont atteint les  391 000 exemplaires, ce qui  lui assure la première place pour les romans publiés en 2019, tout en confirmant son statut d’écrivain populaire.

CVT_Serotonine_9543• Sérotonine de Michel Houellebecq (éditions Flammarion) qui faisait partie de la rentrée d’hiver, est parvenu à décrocher la 4ème  position, avec 384 709 exemplaires vendus, soit à peine plus que les grands prix d’automne. Ces derniers,  après une éclipse en 2018, font un retour remarqués dans les meilleures ventes avec le  prix Goncourt attribué à Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois (éditions de l’Olivier, 367 652 exemplaires). Le prix RenaudotLa panthère des neiges, de Sylvain Tesson (éditions Gallimard, 351 892 exemplaires) a fait presque jeu égal avec le Goncourt, à 15 000 exemplaires près.

Changer l'eay• Les femmes n’ont certainement pas démérité aux yeux des lecteurs. Dans le classement, on en trouve quatre : Virginie Grimaldi (Il est grand temps de rallumer les étoiles, Le livre de poche, 2019, 279 320 exemplaires), Raphaëlle Giordano (Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une (Pocket, 2017, 270 220 exemplaires), Valérie Perrin  (Changer l’eau des fleurs, Le livre de poche, 2019, 363 233 exemplaires) et Laetitia Colombani (La tresse, Le livre de poche, 293 423 exemplaires).

• Enfin, par groupe éditorial, Hachette domine ce classement avec 6 titres (Calmann-Lévy, Albert-René et le livre de poche). Le Top 50 tous formats confondus laisse une large place aux BD et au format  poche (31 titres), tandis que dans le top 100 des romans, c’est Albin Michel qui réalise la plus belle performance avec 24 livres totalisant 1 608 008 exemplaires. Sur l’année 2019, la plus forte croissance est celle du secteur BD/Mangas (+26,17% en volume), tandis que les beaux livres s’effondrent (-33,94% en volume).

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Le Top 10 des meilleures ventes (© Livres Hebdo)
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Le n° 1 des Beaux livres

• Dans la même revue, figure le classement par catégorie. Outre les titres et auteurs déjà cités dans le Top 10, arrivent en tête dans les titres pour la jeunesse: Christelle Dabos  (jeunesse fiction : Le passe miroir : IV- la tempête des échos, Gallimard jeunesse, 58 297 exemplaires), Anna Llenas (Jeunesse illustré : La couleur des émotions : un livre tout animé, éditions Quatre fleuves, 85 845 exemplaires), J-K Rowling (Poche jeunesse : Harry Potter à l’école des sorciers, Gallimard Jeunesse, 171 437 exemplaires). Pour les beaux livres, c’est Peter Wolleben qui arrive  largement en tête avec La vie secrète des arbres (Les Arènes, 30 379), tandis que pour les livres pratiques, La bible officielle du cookéo : 200 recettes incontournables, de Séverine Augé (éditions Dessain et Tolra) culmine à 118 438 exemplaires.

 

 

L’ACTU DES BIBLIOPHILES

csm_Un_sentier_passe_dans_les_saisons-JDA_4592-det_7b4dc690e3• Près de 80 ouvrages hors norme (livre en plomb, en cuir, ou en forme d’accordéon)  ont été présentés à la Médiathèque des Jardins de la culture, à Riom, jusqu’au 4 janvier 1920, dans une exposition intitulée « Ceci est un livre d’artiste« . Riche  d’un fonds de près de 700 ouvrages de ce genre « acquis petit à petit », cette structure mène une politique d’acquisition réfléchie et coordonnée depuis trente ans.

téléchargement• Le 6 novembre dans une salle de l’Hôtel Drouot à Paris, l’étude Binoche et Giquello a  mis en vente publique un très bel exemplaire luxueusement relié pour le marquis Étienne Des Roys (1788-1868), pair de France, possesseur du château d’Avrilly. Il s’agissait de l’œuvre maîtresse  d’ Achille Allier (1808-1836) – L’ancien Bourbonnais (Histoire, Monuments, Mœurs, Statistiques)…publié à Moulins, par l’imprimerie de Desrosiers fils, 1833. (2 volumes de texte et 1 volume de planches :estimation : 3 000 / 5 000 €)

• Au catalogue n° 27 de la suite des ventes des Collections Aristophil (vente du 4 décembre 2019) figurait un ouvrage de Valery Larbaud: Samuel Butler, conférence faite le 3 novembre 1920 à la Maison des Amis de livres. – Plaquette parue dans les Cahiers des Amis des livres, 1920, avec autographe signé à l’encre bleue sur le feuillet de garde : « À Jean Cocteau, amicalement,V. Larbaud » ( 200 / 300 €)

IMG_3310-1• Au catalogue de la librairie « Les Autographes » (Noël 2019) :

► Théodore de Banville (1823-1891) : Poème autographe signé, Ballade  À J. Truffier, pour sa bien venue, août 1882 ; 2 pages et demie. Cette ballade est écrite pour la naissance du fils de l’acteur Jules Truffier (1856-1943), de la Comédie Française, et de la cantatrice Zoé Molé-Truffier (1855-1923), qui s’étaient mariés en mai 1881 : »Petit enfant qui vient tout nu / Du beau pays imaginaire, / Sois le bien et très bienvenu. / Eveille-toi, grandis, prospère! » (600 €).

►Valéry Larbaud (1881-1957). – Manuscrit autographe signé « V. L. »  en partie inédit de l’Introduction à Trivia, recueil de poèmes en prose de l’américain Loga Persalle Smith (1865-1946). traduit par Philippe Neel pour la collection « Les Cahiers verts » de Daniel Halévy (Grasset, 1921). (3 000 €).

►George Sand (1804-1876) : Lettre autographe signée, Nohant, 23 août 1852, adressée  à Charles Desnoyer ; 3 pages in-8. Il y est question de l’adaptation théâtrale de son roman Mauprat  (900 €)

L’ACTU DES MÉDIAS

SEMAINE ALLIER

• JEAN DE CHARON PASSE LE RELAIS

À JEAN-PIERRE VITTU DE KERRAOUL

• Après plus de quatorze ans passés à la tête de l’hebdomadaire La Semaine de l’Allier, son fondateur et principal actionnaire, Jean Bergeron de Charon, a choisi de passer le relais à Jean-Pierre Vittu de Kerraoul. Selon une annonce légale publiée dans l’hebdomadaire, le 26 décembre, la décision de lui transférer la gérance des éditions de la Semaine, la société éditrice,  a été prise lors de l’assemblée générale extraordinaire, tenue le 19 septembre 2019.

une_vichy_267512_ALVI-420x582• Depuis son lancement en 2005, La Semaine de l’Allier avait nécessité plusieurs recapitalisations. Après avoir dépassé les  7 000 exemplaires, sa diffusion payante a régulièrement baissé pour atteindre 6 259 exemplaires en 2016 et  5 814 en 2018. Selon la dernière déclaration sur l’honneur faite par l’hebdomadaire sur la période juillet  2018 – juin 2019, la diffusion payante s’établirait à 5 296 exemplaires (- 11,5%), dont 73% pour la vente en kiosques et magasins divers et 22,5% par abonnements. Outre ses correspondants locaux pigistes, l’hebdomadaire emploie moins d’une dizaine de salariés, dont 4 journalistes (Éva Simonnot, rédactrice en chef et  Maxence Bernaud, à Moulins, Romane Guigue à Montluçon et Denis Chervaux, à Vichy).

téléchargement◄ Jean-Pierre Vittu de Kerraoul  est à la tête de Sogemedia, une société qu’il a lui-même fondée. Elle est spécialisée dans l’édition et la publication d’hebdomadaires locaux d’information, un  secteur dans lequel son entreprise est le principal groupe indépendant. Ce groupe a été progressivement constitué à partir de L’Observateur de l’Avesnois, l’un des plus anciens titres de la presse française créé en 1834. Sa direction se trouve à Paris, même si une grande partie de ses activités sont basées à Avesnes-sur-Helpe (Nord), où il dispose de sa propre imprimerie, Digitaprint. Inaugurée en décembre 2015, elle est dotée  d’une rotative numérique qui  lui permet d’assurer l’impression de journaux à données variables, éditoriales et commerciales. C’est d’ailleurs sur ses presses que la Semaine de l’Allier était tirée depuis quelques années, ce qui l’avait obligée à réduire légèrement son format. 

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Comme un air de ressemblance avec la une de  La Semaine de l’Allier

• Auparavant, Jean-Pierre Vittu de Kerraoul, a présidé le  SPHR (Syndicat de la presse hebdomadaire régionale), ainsi que la FPPR (Fédération de la presse périodique régionale), Outre la presse écrite,  le groupe s’est fait connaître par le développement de ses sites Internet et réseaux sociaux.

• Pour faciliter la transition et le passage de témoin,  La Semaine de l’Allier n’est exceptionnellement pas parue le 2 janvier et c’est le 9 janvier, avec le n° 771, que les lecteurs ont pu découvrir une formule partiellement remaniée. Le journal s’ouvre désormais soit sur l’actualité de Montluçon, soit sur celle de Moulins, soit sur celle de Vichy, en fonction des trois pôles de diffusion. Le reste est ensuite réparti dans les Pages Allier. Quant à l’éditorial qui, du temps de Jean de Charon trouvait sa place en page deux, il figurait dans ce numéro en page intérieure. Sous le titre Boris et le calendrier, Jean-Pierre Vittu de Kerraoul y traitait des contraintes et des risques pris par Boris Johnson en décidant du Brexit. Un article qui était ainsi conclu ; “En sortant de l’Europe, le Royaume-Uni donne-t-il une nouvelle chance à l’Europe. Mais pour elle aussi, le calendrier est serré et le risque majeur”. Dans son deuxième éditorial, le 9 janvier, il répondait à la question que de plus en plus de lecteurs se posent: “À quoi sert la presse?”.

 

• MARIE-NOËLLE DEMAY, UNE MONTLUÇONNAISE

À LA TÊTE DE F,  MAGAZINE HAUT DE GAMME DU FIGARO

CT-014322◄ La journaliste et écrivaine  Marie-Noëlle Demay, née à Montluçon,  vient de rejoindre le groupe Le Figaro. Elle y occupera  le  poste de rédactrice en chef de F, le magazine haut de gamme du quotidien dédié à l’art de vivre. C’est elle qui aura en charge  la ligne éditoriale du mensuel et elle  fera équipe avec Philippe Gruson, directeur de création. Au cours de sa carrière, après avoir enchaîné les stages et les fonctions de pigiste, Marie-Noëlle Demay a participé à la création de Gala, un magazine people pour lequel elle a travaillé pendant huit ans.  Elle a ensuite été rédactrice en chef mode du mensuel Marie Claire (2000-2015), en même temps que  fondatrice et rédactrice en chef du hors-série Marie Claire 2.

images• Elle a également collaboré à de nombreux magazines  tels que  Madame Figaro, Marie Claire Maison, Amica Italie ou encore Connaissance des Arts. En 2018, elle a publié  un premier roman  intitulé Le crocodile devenu le sac à main de Karl Lagerfeld (éditions Flammarion) qui se déroule dans le milieu de la mode. Marie-Noëlle Demay, dont le père et le frère étaient notaires à Montluçon, aime à rappeler son attachement à la cité des bords du Cher : “Ce sont mes racines, déclarait-elle dans une interview publiée par la Montagne en  juin 2018. Toutes ces années, je ne suis pas restée plus d’un mois sans rentrer. Si je suis éloignée trop longtemps, je dépéris. Ça fait rire les gens d’ici quand je leur dis ça, mais c’est vrai. C’est important de se souvenir de ce qu’on est”.

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