LES PARUTIONS RÉCENTES: N° 17 (JANVIER – FÉVRIER – MARS-AVRIL 2020)

MISE À JOUR 2 AVRIL 2020

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY,

LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE,

BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •  Parutions récentes étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er janvier au 31 mars 2020. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.
  • Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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Plusieurs maisons d’édition ayant décidé de “geler” leurs publications de nouveautés, suite aux décisions prises par le gouvernement dans le cadre des mesures de lutte contre l’épidémie de Covid-19, il est possible que certains titres annoncés  ci-dessous aient vu leur parution retardée.

Compte tenu de la situation, cette rubrique Parutions récentes n°17  sera prolongée au moins jusqu’au 30 avril 2020.

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• BOUGRET Anne-Marie : Intrigue chez Virginia Woolf. 1 vol. br, 358 p (version papier), disponible sur plateforme Amazon, 17 € (disponible également en version Kindle).

téléchargement► Clara lit dans le journal que son amant est mêlé à une affaire de meurtre et de proxénétisme. Un comble quand on est une fervente admiratrice de Virginia Woolf et de son féminisme avant-gardiste ! Pour tirer cette affaire au clair, elle entraîne sa vieille amie Sally dans une histoire qui les dépasse, à travers une région où rôde le fantôme de la célèbre romancière. Clara parviendra-t-elle à échapper à la mafia, et à réhabiliter à la fois l’honneur de son amoureux et la mémoire de son égérie ?   Anne-Marie Bougret, fille du peintre montluçonnais Jean Bougret,  a dirigé une école de danse pendant vingt-deux ans, avant de se passionner pour la littérature, et particulièrement pour Virginia Woolf. Dans ce premier roman, elle nous entraîne dans une histoire où deux intrigues se croisent à un rythme soutenu, nous prouvant que, même à travers les siècles, la transmission artistique n’a pas de frontières.

• DEPRESLE Pascal : Des mots pour t’exister : Tome I : Décembre n’existe pas. Recueil de poésie.1 vol. br, 100 p, éd. Le Lys bleu, 11,50 €.

Depresle 1 Des mots pourUne nouvelle série de poèmes de Pascal Depresle, rassemblés dans deux tomes et qui s’inscrivent peu ou prou dans la lignée  de son dernier recueil paru en 2019.  Après “Le Tintement des Larmes des Oiseaux du Crystal” (Editions Le Lys Bleu), l’auteur nous livre ici comme une suite un long cri d’amour, le besoin de dire une dernière fois nous avons vécu, de mettre en mots cette croisade folle et sans issue de ce qui fut, de ce qui n’est plus. L’espoir de ce qui aurait pu être aussi, quand rien ne résiste au temps. “Des mots pour t’exister”, un ouvrage qui vit comme un besoin de crier haut et fort au milieu du désert “ il était une fois”, pour ne jamais oublier. “Décembre n’existe pas”  se veut une véritable  suite des “Tintements des larmes des oiseaux de Crystal”, qui est en fait une histoire d’amour.  Pour Pascal Depresle,“ C’est tous les ingrédients du narrateur pour retrouver son amour perdu. Pas un mode d’emploi, plutôt une deuxième déclaration”

• DEPRESLE Pascal : Des mots pour t’exister : Tome II : Sans couleurs ajoutées. Recueil de poésie.  1 vol. br, 100 p, éd. Le Lys bleu, 11,50 €.

depresle 2Un second tome qui regroupe, selon l’auteur, tous les poèmes qui n’ont pu être intégrés dans le premier mais dont “l’amour reste le thème principal”. À travers ce recueil, “Sans couleurs ajoutées”, l’auteur a voulu nous parler de la vie, de sa vie et de celle de ces humains qu’il ne croisera sans doute jamais. Le silence assourdissant des cris que l’on n’écoute plus, les cicatrices, ces petites perles de sang, comme mille gouttes de pluie qui surgissent lorsque l’on se frotte aux murs de la vie. “Sans couleurs ajoutées” est comme la vie, parfois grise, parfois en couleurs, avec ses rires et ses pleurs, et ce frisson qui fait qu’elle est irremplaçable. Pascal Depresle, né en  1966 à Montluçon, est un passionné de lettres et d’écriture, qui a connu un parcours de vie  chaotique Après ses premiers recueils, ce féru de littérature, admirant aussi bien René  Fallet, William Faulkner, que les poètes du moyen-âge ou Cécile Coulon,  a choisi de placer désormais l’écrit au centre de sa vie. Pour lui, “L’écriture, c’est comme la vie ou la mort, c’est quelque chose en nous qui ne nous lâche jamais, dès lors que l’on pose le premier mot sur le papier”.

• FOURNIER Jean-Claude : Hollywood sur CherNouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, éd. Plateforme Amazon, 12 €.

41xosaq2hul._sx331_bo1204203200_►“Hollywood sur Cher” relate l’itinéraire d’un jeune provincial de souche prolétaire et de sa famille venue du nord dans l’entre-deux guerres pour la branche paternelle et de la Creuse pour le rameau maternel. Il passe son enfance et son adolescence dans la petite ville industrielle où sont venus échouer ses aïeux, rêve de cinéma, de grands espaces, d’air marin et se sent prisonnier dans le cocon de sa province, qui tout à la fois protège mais enferme. Ce roman a été couronné par le Prix Bourbonnais – Prix Daniel Bayon, lors de sa première édition, en 2016. Professeur à la retraite et Montluçonnais d’origine, Jean-Claude Fournier est l’auteur de plusieurs romans, tels que “Swinging mai 1968” et  “Le Prince des parquets-salons”. On lui doit aussi “Si Montluçon nous était conté, en mollussonnais dans le texte”.

• FOURNIER Jean-Claude : Le prince des parquets salons. Nouvelle édition. 1 vol. br, 356 p, éd. Plateforme Amazon, 12 € (Version Kindle: 5 €). .

Z FournierIl y a des ‘Chtits » dans le ch’Nord,  bien connus ! Mais il y en a aussi entre l’Allier, le Berry et la Creuse. C’est le pays des « cht’tits gas », chers à l’écrivain paysan Emile Guillaumin. C’est ainsi que l’on appelle « les jeunes » dans ce coin de la France. Dans les années soixante, les « ch’tits gas » en question écumaient les bals de campagne, à la recherche de « ch’tites gattes » voulant bien se laisser « câliner » et plus si affinités, à l’arrière d’une Deudeuche, d’une Aronde ou d’une 4CV. Qui sera couronné roi des parquets-salons à l’issue de la saison 1962-63 ? Qui sera sacré dauphin ou « prince » de ces pistes de danse couvertes, montées et démontées chaque semaine dans un bourg différent au hasard des fêtes de village ? C’est la peinture d’une époque, au temps du « yéyé », dans le contexte culturel, sociologique et politique des Trente Glorieuses. Cette histoire nous est racontée telle qu’elle fut vécue dans le centre de la France, mais elle aurait pu se dérouler ailleurs dans l’Hexagone.

• FOURNIER Jean-Claude : 1984. Les oranges amères de Petite  Kabylie. 1 vol. br,  éd Librinova, 18,90 € (version E-book : 4,99 €).

book-7433Serge et Christian, deux enseignants français, s’apprêtent à embarquer ensemble vers l’Algérie où ils ont choisi de devenir coopérants. La ville de Bejaïa leur ouvre les bras. Pour Serge, le célibataire endurci, ce voyage est l’occasion de renouer avec les souvenirs de son service militaire, effectué dans la région d’Oran ; et  de retrouver la jeune et belle Leila, rencontrée vingt ans plus tôt. Pour la famille de Christian, c’est le choix d’une nouvelle vie. Curieux d’une culture qu’ils ne connaissent pas, ils souhaitent rencontrer les locaux et découvrir un pays aux mille visages. Chacun d’entre eux devra gagner sa place dans une contrée qui a vécu la colonisation. Serge retrouvera-t-il celle qu’il n’a jamais oubliée ? Christian parviendra-t-il à s’adapter à cette nouvelle société ?  À travers leurs yeux, redécouvrez un pan de l’histoire de l’Algérie, les épreuves politiques et sociales qui ont traversé le pays entre l’indépendance et la “décennie noire”.

• HEAD Brian : Politique et philosophie dans la pensée de Destutt de Tracy. Nouvelle édition. 1 vol. br, 486 p, annexes, bibliographie, éd. Routledge, 128 €.

9780367226015► Nouvelle édition d’un livre paru en 1987. Publié pour la première fois en 1987. Cette étude décrit et analyse les écrits publiés du philosophe français Antoine Destutt de Tracy. L’auteur se concentre sur les trois décennies qui va de la  convocation des États généraux, en 1789, jusqu’aux premières années de la Restauration. Elles correspondent à la période où la production littéraire de Tracy est la plus importante, en même temps que son  influence et sa réputation sont les plus grandes. Un ouvrage qui intéressera   les étudiants en histoire, en philosophie  ou en politique. Sommaire : 1- Introduction : le contexte intellectuel et politique. 2 –  L’idéologie et la recherche de la certitude. 3- Des désirs individuels à la morale sociale. 4- La science de l’organisation sociale. 5- L’économie : la science de “l’industrie”. 6-  La politique, la science du “Bonheur” 7 : Instruction, publique et idéologie. Annexe. Bibliographie.

• LIVET Sylvie : Il faut aimer la vie, même si…1 vol. br, 16 illustrations en couleur, éd. Écritorium éditions,  19 €.

Z Livet livre couve 1Un roman fiction-documentaire basé sur des faits réels, adultes-adolescents, qui est une suite à “Face à son destin”, ouvrage  préfacé par Jean Anglade. Un  jeune collégien, Tom, en classe de 4ème, découvre un roman lors d’une brocante. Ce livre sert de déclencheur à l’histoire. On retrouve les mêmes personnages que dans « Face à son destin » mais c’est une toute une autre aventure que Tom et sa grand-mère Lisa  vont vivre sur  le chemin de randonnée GR 300 du Bourbonnais. Grâce à elle, l’enfant découvre et apprend une autre façon d’appréhender les situations de la vie. Les découvertes des sculptures sur ce chemin, les rencontres, dont celle avec deux classes de collèges différents, y contribuent également. Cela apportera des questionnements sur l’état de la planète, dont la principale interrogation : que va-t-on laisser aux générations suivantes ? Il n’empêche que le livre se veut positif, rafraîchissant, plein de poésie, de réflexions et d’amour à travers ce voyage initiatique qui permet de traverser  Moulins, Le Veurdre, Saint-Léopardin-d’Augy, Agonges, Saint-Menoux, Souvigny, Noyant… Un roman truffé de symboles et d’émotions mais qui est porteur d’un message ludique.  Auteure et  conférencière, intervenant notamment  sur les thèmes des  “Pensées positives”, et  de  ”son expérience de mort approchée », Sylvie Livet écrit depuis 2005 et elle  a été récompensée par de nombreux prix. “Il faut aimer la vie, même si…” est son septième roman.

• LOUATAH Sabri : 404. 1 vol. br, 368 p, éd. Flammarion, 21 €.

9782081510319Une étourdissante politique fiction, qui se déroule en grande partie dans l’Allier. En accentuant les lignes de fracture de la société, l’auteur propose un thriller effrayant… « Rentre dans ton pays. Entendre ça alors que ça fait soixante-dix ans qu’on vit en France ! Mon petit Rayanne c’est la quatrième génération, il va falloir combien de générations pour que vous nous foutiez la paix ? Combien ? « , s’emporte un des personnages de mon roman. Avec 404, j’ai voulu regarder la brèche, sans ciller, et raconter cette tragédie française de la partition et de la séparation ethnique à travers le destin d’une poignée de personnages réunis dans une petite commune de l’Allier. Pile au centre de la France et de toutes les tensions qui la traversent”…  Sabri Louatah signe un puissant thriller politique et rural. En explorant ce que l’on décide collectivement de ne pas voir, il raconte un pays qui se creuse dans le pays et ajoute à notre roman national un chapitre plein de bruit et de fureur.

• LUGAN Bernard, LAGRANGE Arnaud de : Les volontaires du roi : roman historique. Nouvelle édition. 1 vol. br, 365 p, éd. Balland éditions, 23 €.

Z lugan► De Moulins à Bourbon-l’Archambault, de Glozel à Vichy, le roman mêle intimement la vie de Septime de Saint Mayeul et celle des habitants de la province du Bourbonnais, leurs habitudes mais aussi leurs paysages et leurs forêts. Sous la grande ombre du Connétable de Bourbon, Septime de Saint-Mayeul, l’épée à la main, a participé à tous les événements des années 1760 à 1829 : au Canada avec le marquis de Montcalm, à Paris pour défendre le roi, à Lyon contre la Convention, et surtout en Bourbonnais. Il est l’adversaire implacable de la noblesse libérale, de La Fayette et du duc d’Orléans, qu’il accuse d’avoir provoqué 1789. La tourmente révolutionnaire le voit chef de guerre, chez lui, en Bourbonnais. Avec ses lieutenants, l’abbé de Vilban, Charles des Colettes, Séverin de Meillers, l’aubergiste Maître François-Léon, le valet de chiens Saute-à-Peine, le garde-chasse Tire-d’un-coup ou le bûcheron Courte-Oreille, il fait la guerre à la République et aux acheteurs de biens nationaux. Il conteste tout, n’admet rien mais il est prêt aux pires extrémités pour en finir avec la Révolution. La Restauration le déçoit et il ne quitte plus son château de La Source, consacrant ses dernières années aux chevaux, aimant à répéter qu’il préfère désormais l’odeur du crottin à celle de ses contemporains.  Au fil des pages, le lecteur traversera un demi-siècle d’histoire tumultueuse qui le mènera des rembuchés de la forêt de Tronçais aux mièvreries de Versailles, de l’épopée de la Nouvelle-France aux fracas de la Révolution, des gloires de l’Empire aux illusions de la Restauration. La première édition de ce roman avait été publiée en 1989, par les Presses de la Cité, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution.

• MOMCILOVIC Jean-Pierre : La loi du boomerang. Roman policier. E-book téléchargeable, 322 p, site Rakuten-Kobo (en téléchargement gratuit).

la-loi-du-boomerangFévrier 2002…Un soir d’hiver, un homme tue une femme dans son bureau et maquille le meurtre en suicide. Juin 2008… Une visiteuse de prison tente de convaincre le lieutenant Doumer de rouvrir l’enquête l’ayant conduit à l’arrestation d’un marginal, qu’elle dit innocent, pour le viol et le meurtre en 2002 d’une étudiante dont le corps avait été retrouvé en partie calciné. Il n’y a pas de nouvelle enquête, le condamné se suicide en prison. Juin 2013…Par une nuit de brouillard, une voiture plonge dans une rivière. La conductrice se noie. Une lettre anonyme accuse le mari, médecin célèbre, d’avoir tué son épouse en simulant un accident. Tout en menant un carrière politique, à Montluçon, Jean-Pierre Momcilovic est l’auteur de plusieurs romans policiers qui ont tous pour cadre le Bourbonnais.

• PINCE Jacques : Le goût du blé. Nouvelle édition. 1 vol. br, 362 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

ZZ PinceÀ l‘heure de la défaite, en 1940. alors que l’Occupation apporte son lot de détresse et d’infamie, Catherine Bertaud, femme volontaire et avisée, décide de rejoindre le groupe de résistants qui s’organise autour du quincaillier, d’un ancien militaire, et du curé du village. Gustave Bertaud, son beau – père, paysan âpre au gain et orgueilleux, règne sur le domaine de Bernac et son château. Ambitieux, il convoite le poste de maire et obtient satisfaction en se rangeant du côté des pétainistes. Paul, son fils, choisit quant à lui les rangs de la Gestapo. Dans cette famille déchirée par les événements et les choix qu’ils imposent, de quoi l’avenir sera-t-il fait ? Bourreaux ou victimes, lâches ou héroïques, la guerre révèle bien des visages.

ROSE Fabrice : Tel père, telle fille. 1 vol. br, 300 p, éd. Robert Laffont,  coll. La bête noire, 16,90 €.

Z CharmassonUn braqueur en cavale…Sa fille en danger de mort…Le casse de l’été…Visite au parloir de la maison d’arrêt de Fresnes. Alexandra, vingt-quatre ans, exige de son père l’impensable : qu’il abandonne sa vie de braqueur et devienne le père dont elle a toujours rêvé. Mais comment résister à une existence dopée à l’adrénaline ? Deux mois plus tard, Marc Man s’évade. Contrairement aux apparences, pour Alexandra, c’est un coup de chance : quand Marc apprend qu’elle est menacée par une bande de racketteurs fous dangereux, il organise une chasse à l’homme d’une rare férocité. Et, tant qu’à faire, il monte un casse spectaculaire.  Dans la canicule d’août, chacun révèle sa vraie nature et les cadavres commencent à s’aligner. C’est le tout premier roman de Fabrice Rose, Bourbonnais d’adoption.

• TÉNOR Arthur : Les nano-mutants : Tome 2 : Total heroes. 1 vol. br,  130 p, éd. du Rocher, coll. Nano-mutants, 9,90 €.

Z TENORL ‘imprudent mais sympathique Victor Chambor a ouvert la boîte de Pandore et les nano-mutés, ennemis ou amis, pullulent désormais dangereusement. Au risque de transformer leur collège en zone de guerre et la ville en réplique miniature de Gotham City ! Accompagné du très maladroit Super-Benjamin Kleber et de la belle Super-Kira, le jeune garçon va tenter de circonscrire les menaces qui se multiplient. Pourront-ils compter sur l’aide de Zeus, entité cybernétique extraterrestre loufoque, à l’origine de cette multiplication de nano-mutants ? Et le trio de bras cassés parviendra-t-il à se muer en Total Heroes ? Rien n’est moins sûr…Arthur Ténor poursuit son travail de sape du mythe du super-héros avec un humour féroce et un sens du rythme époustouflant. Auteur de plus de cent romans,  le Bourbonnais Arthur Ténor livre des récits qui mêlent action et suspense, tendresse, humour et fantaisie. Nano-mutants, Total Heroes est le deuxième volet des aventures de Victor Chambor.

• TROUBAT Isabelle : Le dromadaire qui avait mal à sa bosse. Illustrations de Fabienne Ruiz. 1 vol. br, 38 p, illustrations en couleur, éd Vertes Plumes, coll. Les chouchous, 11 €.

413L3ZmSdAL._SY498_BO1,204,203,200_Conte pour enfant à partir de 3 ans. Dès 5 ans, les “bobos” physiques sont parfois des “bobos” du cœur… Ce petit dromadaire aidera l’enfant à mieux comprendre ce phénomène psychologique courant. En pensant aux autres, en leur apportant du bonheur, on parvient souvent à oublier ses petits bobos. Alors, tout naturellement, on se sent mieux et plus heureux !… Issue d’une famille d’industriels montluçonnais et élue municipale, Isabelle Troubat a déjà publié “Le château magique, histoire abracadabrantesque” (éd. PHR, 2014) et “Angélina et Cristobald au pays des baobabs” (éd. Vertes Plumes, coll. Les Loulous, 2017).

◘ HISTOIRE-DOCUMENTS

• BEAUDONNET Hubert  : Singulier moment d’histoire locale. Le pays cosnois pendant la seconde guerre mondiale. Présentation de Monique Besson. Avant-propos d’Hubert Beaudonnet. 1 vol. br, 120 p, format à l’Italienne, illustrations n-b et couleur,  biblio, éd. Association Mémoire du pays cosnois (03430 Cosne d’Allier), 15 € (22,50 € franco)

Numérisation_20200210 (2)Sans prétendre à l’exhaustivité, ni à l’expression d’une vérité définitive, cet ouvrage  centré principalement sur la commune de Cosne-d’Allier conjugue à la fois des informations et documents qui ont jalonné les différents numéros de Mémoire du pays cosnois avec des éléments nouveaux extraits d’archives. Pour l’auteur, il s’agit  avant tout d’éclairer les plus jeunes générations sur ce que fut un moment bien tumultueux  de la vie de leurs arrière-grands-parents, voici quelque quatre-vingts ans. En toile de fond, le contexte du conflit mondial reste omniprésent, avec ses événements marquants et  ses drames régionaux. “ Beaucoup  de zones d’ombre subsistent et des secteurs importants  de la vie communale  du moment ne sont pas évoqués, concède Hubert Beaudonnet. De surcroît, même 80 ans plus tard,  tout ne saurait être rappelé  ou, a fortiori, révélé. Cette triste et douloureuse période s’éloigne dans le temps : elle s’est conclue, localement, sans affrontements dramatiques. Les tensions se sont apaisées. Il serait bien mal venu de les raviver maintenant, sans pour autant méconnaître et oublier l’histoire”, conclut-il dans son avant-propos. L’ouvrage, prolongé par des annexes,  se décline en sept grands thèmes : Les prémices (dont les effets de la guerre d’Espagne), La drôle de guerre, La débâcle et l’Exode, L’armistice et l’État Français,  La vie en zone libre, Nouvelles épreuves mais retour de l’espoir, La libération et la fin du conflit.

• CHARMOILLAUX Julien, GAME Sébastien (sous la direction de) : Les formes de l’habitat rural du Moyen Age en Limagne septentrionale et Sologne bourbonnaise. 1 vol. br, 455 p, illustrations en couleur, éd. INRAP –  CNRS éditions, coll. Recherches archéologiques,  38 €

Z Charmoillaux► Des terres noires fertiles de Limagne aux plateaux sablo-argileux de la Sologne bourbonnaise, les paysans du Moyen Âge ont façonné des paysages que l’on connaît encore aujourd’hui. Mais l’histoire de leur implantation sur ces terres n’a rien de linéaire. Pour la première fois depuis les années 1960, une équipe réunissant archéologues, historiens, géologues, carpologues, céramologues et autres spécialistes propose une synthèse sur les formes de l’habitat rural en Limagne et Sologne bourbonnaise au Moyen Âge. Une grande partie des informations architecturales, techniques et environnementales restaient, en effet, inexploitées. Cette diversité des approches a permis un regard renouvelé sur les conditions d’implantation des populations rurales, notamment en étudiant les marqueurs géologiques de catastrophe, mais aussi en replaçant toutes les études dans une perspective historique plus précise grâce à de nouvelles datations. Toute la richesse de l’économie végétale médiévale régionale s’en trouve révélée.

• KALMAR Pierre : En remontant le boulevard de Courtais : Souvenirs d’un Montluçonnais. 1 vol. br, 96 p, illustrations, auto-édition Pierre Kalmar, 10 €.

imageUn travail qui  s’articule autour de trois axes : en premier lieu, les souvenirs de l’auteur  liés au boulevard de Courtais. Ensuite des souvenirs qui découlent d’un phénomène d’associations d’idées, et qui ne sont donc pas forcément directement liés au boulevard de Courtais, mais qui sont tout de même généralement en lien avec la vie à Montluçon. Enfin, les éléments historiques qui concernent ce boulevard, qui sont principalement de deux natures : les premiers évoquent les édifices officiels ; les seconds les commerces qui se sont succédé au fil des ans. Pierre Kalmar se positionne donc en historien vulgarisateur, en conteur, en philosophe et en poète, sans pour autant perdre sa modestie.

• KALMAR Pierre : Visages du stalag et de l’oflag. 1 vol. br, 58 p, illustrations,  auto-édition Pierre Kalmar, 7 €.

Kalmar stalagCe volume regroupe les lettres de plusieurs prisonniers de guerre: Louis Bret, emprisonné au stalag XVII-A, qui demeurait à La Forêt, commune du Donjon, dans l’Allier ; Marius Crapart, emprisonné au stalag XI-B, qui demeurait à Janville sur Juine, dans l’Essonne ; Jean Duzellier, emprisonné au stalag XII-C, qui demeurait à Cusset, dans l’Allier ; Pierre Fernande, emprisonné au stalag III-A, qui demeurait à La Chapelle aux Chasses, dans l’arrondissement de Moulins, dans l’Allier ; Gaston Guillot, emprisonné au stalag XI-B, qui demeurait à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme; Maurice Guillot, emprisonné au stalag XVII-B, qui demeurait à Hersin-Coupigny, dans le Pas-de-Calais ; Émile Jannot, emprisonné au stalag XXI-A, qui demeurait à Saint-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais ; Marc Lerondeau, emprisonné au stalag VI-D, qui demeurait à Neauphlele-Château, dans les Yvelines ; Jean Leroux, emprisonné au stalag IB, qui demeurait à Les Junies, dans le Lot; Antoine Perraut, emprisonné au stalag VI-F, qui demeurait au Ponsu, commune de Sanssat, dans l’Allier ; Roger Tamisier, emprisonné à l’oflag IV-D, qui demeurait à Vichy, dans l’Allier; Raoul Tanière, emprisonné au stalag XVII-A, qui demeurait à Beaumont, dans l’Yonne; Georges Turpin, emprisonné au stalag X-C, qui demeurait à Villers au Bois, dans le Pas-de-Calais; Bernard Rozinthe, emprisonné au stalag XVIII-A, qui demeurait à Clermont-Ferrand.

• PAILLET Antoine : La Fabrique d’une province française – Le Bourbonnais. 1 vol. br, 568 p, sous couverture à rabats, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Bleu Autour, coll. Classiques, 29 €

Z Pailhet► Cet essai sur les processus en œuvre dans la formation puis la représentation d’une province française à partir du cas du Bourbonnais est, en même temps une somme étonnante signée par Antoine Paillet  docteur en histoire et amoureux fou de cette région, pour lui d’adoption. Sans unité naturelle et culturelle, entre Bituriges, Éduens et Arvernes, entre Berry, Bourgogne et Auvergne à laquelle elle sera rattachée au XXe siècle, au carrefour entre oïl et oc, cette terre de Bourbonnais n’en devint pas moins, au cours du Moyen Âge, l’irréductible duché des Bourbons. Son identité provinciale se serait depuis perdue sans la création, dans les mêmes frontières, du département de l’Allier et du diocèse de Moulins, et sans le mouvement romantique qui l’a amplement fabriquée. Tour à tour sont convoquées la géographie, l’archéologie, l’histoire, l’ethnographie pour analyser les composantes, réelles et fictives, de cette identité. Appuyé sur une iconographie rare et abondante, ce livre contribue à éclairer la construction, non moins artificielle, de l’identité française. Antoine Paillet, né en 1963 à Paris, a enseigné l’ethnographie rurale française en muséologie à l’École du Louvre et l’archéologie agraire à l’université Paris IV-Sorbonne. Depuis 1988, il travaille dans l’Allier à la conservation du patrimoine. Outre la version remaniée de sa thèse, “Archéologie de l’agriculture en Bourbonnais” (éd. Créer, 1996), il a notamment publié un manuel, “Archéologie de l’agriculture moderne” (éd. Errance, 2005), un catalogue raisonné, “Armand Queyroy, 1830-1893” (éd. Musée Anne-de-Beaujeu, 2010), ainsi que des monographies, “Le Bocage bourbonnais” et “Le vignoble de Saint-Pourçain” (éd. Loubatières, 2011 et 2013). Il est outre l’auteur de nombreux articles et contributions à des ouvrages collectifs portant sur le Bourbonnais, province qui constitue à ses yeux un point d’observation idéal de la France centrale. Par ailleurs mélomane et directeur honoraire du Musée de l’Opéra de Vichy, il est l’auteur, en collaboration, de “L’Opéra de Vichy – Scène fastueuse de la Reine des villes d’eaux” (éd. Bleu autour-Musée de l’Opéra de Vichy, 2019) et du “Catalogue raisonné des décors de scène de l’Opéra de Vichy” (éd. Musée de l’Opéra de Vichy, 2017)

• POPY Jacky : Les notaires royaux à Moulins : Tome VI :  Des Notaires, Cornyer  – Seconde partie (1594-1600) & Duteil – Première partie (1580-1583). 1 vol. br, 324 p, éd. Cercle généalogique et héraldique du Bourbonnais, 30 € (+ port).

VDB CGHB Notaires royaux tome 6Ce recueil de  324 pages est la sixième d’une série sur le XVIe siècle à Moulins, portant le titre générique de  Notaires Royaux de Moulins – XVIe siècle. C‘est le fruit d’un long et méticuleux  travail de dépouillement de fonds notariaux moulinois, réalisé par Jacky Popy. Ce 6ème opus  s’inscrit dans la droite ligne des précédents avec les résumés détaillés, classés chronologiquement d’environ un millier de minutes, avec les cotes des Archives Départementales, constituant une  sorte de répertoire amélioré qui  facilite l’accès aux actes proprement dits. Le tout est accompagné d’un petit lexique qui s’enrichit sans cesse, au fur et à mesure des publications. Le secteur d’influence de ces notaires était très vaste et couvrait l’ensemble du Bourbonnais et bien au-delà : Fonds Cornyer, deux cotes restantes au XVIe avec pas moins de 129 paroisses ou communes bourbonnaises relevées sur l’ensemble du fonds et 93 hors Allier. Fonds Duteil, une cote et demie et déjà 103 paroisses ou communes bourbonnaises relevées et 80 hors Allier. La suite du fonds figurera dans le futur tome VII. L’ensemble est particulièrement riche, avec des  centaines de patronymes et de toponymes connus ou disparus que l’on retrouve à travers des contrats, des baux, des procès verbaux, des marchés de travaux, des inventaires et toutes sortes de transactions… Ces fonds sont véritablement le reflet de la vie à cette époque puisque les notaires prenaient souvent la peine de relater les faits en détail, ce qui permet au  lecteur de tomber sur des anecdotes savoureuses à travers ces écrits très anciens…

• POURCHER Yves : Vichy, théâtre d’ombre. 1 vol. br, 330 p, éd. Librairie Vuibert, 22,90 €.

Z POURCHERUne enquête sur le gouvernement de Vichy et la Collaboration, à partir d’archives inédites. L’histoire de Vichy ne s’arrêtera jamais. Trop de dissimulations et de mensonges ont fini par engloutir les mémoires. Yves Pourcher a fouillé au cœur de cet entrelacs. Il a traqué des personnages et reconstitué leurs parcours. Les flashs claquent sans cesse tout au long de son enquête : Pétain a-t-il voulu faire assassiner Laval le 13 décembre 1940 ? Combien gagne Simone Signoret quand elle travaille au journal collabo Les Nouveaux Temps ? Que fait Paul Morand au cabinet Laval ? À quoi joue Gaston Bergery à Ankara ? Qui est Wladimir Sokolowsky, cet agent double à la solde des nazis et des Soviétiques ? Comment, après sa condamnation à mort, Laval a-t-il pu obtenir une ampoule de cyanure pour mettre fin à ses jours ? Et pourquoi sa fille est-elle reçue, après la guerre, à l’ambassade d’Israël ? Toutes ces révélations nous intriguent ou nous bouleversent. Comme si, dans ce théâtre crépusculaire, les ombres s’étaient soudain mises à parler.

• VIGNAIS Claude : Les rebelles de la Royale. 1 vol. br, 382 p, autoédition Claude Vignais (17 rue Brunet – 03630 Désertines), 20 € (26,50 € franco)

VIGNAISAvec “Les rebelles de la Royale”, Claude Vignais présente une page du deuxième conflit mondial, trop souvent ou totalement méconnue des jeunes générations. Il retrace et met en lumière les exploits des marins du 1er Régiment de Fusiliers-Marins qui refusèrent l’armistice du 22 Juin 1940 et décidèrent de désobéir au pouvoir pétainiste en rejoignant la France libre du général de Gaulle pour poursuivre le combat jusqu’à la libération finale de la France en 1945. D’abord en Afrique Noire puis à Damas, à Bir-Hakeim et El Alamein, en Tunisie, lors des débarquements en Italie et en Provence et enfin durant les  batailles des Vosges, d’Alsace et de l’Authion, au cours desquelles ces hommes braves se sont couverts de gloire.  Alors que de cette épopée héroïque ne restent que quelques rares témoins oculaires, vivant pour la plupart dans l’anonymat, quatre-vingts ans après, le temps est venu de leur rendre un ultime hommage. C’est ce à quoi s’attache ici Claude Vignais. Conférencier et membre des ACPG-CATM de Montluçon-Désertines. Il a passé huit années dans la Marine nationale en tant que commando marine dans le commando Tempête, durant la guerre d’Algérie. Il est l’auteur de “L’enfer des Balkans (1914-1918) ” et de  “Les deux frères de Nemours”.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• FARINELLI Bernard : Changer avec le climat. Repenser son quotidien rend heureux.  Préface de Jean Jouzel.1 vol. br, 126 p, éd. du Terran, 15 €.

41kqf1lJh0L._SX331_BO1,204,203,200_Avec son guide, Bernard Farinelli, spécialiste du monde rural et des questions environnementales dans l’Allier, propose une méthode au quotidien. Un guide qui face au changement climatique. Pas de grands discours, mais de la pédagogie, histoire de montrer que rien n’est inaccessible pour le citoyen désireux d’engager une transition écologique. À l’échelle individuelle, locale, nationale, internationale, des solutions existent pour y faire face et pour en limiter autant que faire se peut les effets. D’un point de vue personnel et familial, que pouvons-nous faire face à l’urgence ? Avec ce guide, Bernard Farinelli propose une méthode au quotidien. Alliant réflexion et conseils pratiques, il donne les clés pour agir dans tous les domaines : eau, alimentation, santé, jardin, énergie, autonomie, animaux, déplacements… Loin des idées reçues, il invite tout un chacun, après la prise de conscience qui secoue la société, à rentrer dans l’action avec convivialité, plaisir, volonté. Porteur d’une grande foi, ce livre original fait partie de ceux qui conduisent à retrouver une philosophie saine et optimiste de la vie sur notre unique planète. Il n’y a plus de temps à perdre ; à nous donc de passer à l’acte !

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• BARON Sylvie : Un coin de parapluie.1 vol. br, 390 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Terrritoires, 19,50 €.

9782702161746-001-TÀ Vic-sur-Cère dans le Cantal, la villa Médard en impose par son élégance, ses secrets bien gardés, ses vies forgées autour de l’industrie du parapluie et d’une femme d’affaires exceptionnelle, Hélène Vitarelle. Remarquable dirigeante, au tempérament violent et à l’amour exclusif, elle fait trembler le personnel, plier sa famille, courber les échines. Son assassinat est un coup de tonnerre.Tout accuse son gendre, Jacques Naucelle, qui se suicide en prison, signant ainsi l’aveu de sa culpabilité. La seule à être persuadée de son innocence est sa maîtresse, Nina. La jeune femme ne voit qu’une personne capable de faire éclater la vérité : sa tante Joséfa. Bien que dubitative, celle-ci se laisse convaincre par sa nièce de se faire embaucher comme domestique dans la famille Vitarelle pour mener sa propre enquête. Fine mouche sous ses rondeurs avenantes, Joséfa va mettre à nu les rouages d’une diabolique machination. “Un coin de parapluie” est le 12è roman de Sylvie Baron. 

• BERGER Simon : Laisse aller ton serviteur. 1 vol. br,  111 p, éd. José Corti, 14 €.

Z laisse-aller-ton-serviteurÀ l’hiver 1705, Johann Sebastian Bach n’a que vingt ans. Il est organiste à Arnstadt, sa situation est établie, sa réputation solide. Qu’est-ce donc qui le pousse à braver le froid pour parcourir, à pied, les quatre cents kilomètres qui le séparent du maître de Lübeck – le compositeur Dietrich Buxtehude ? Car Bach se met en route. Devant ses pas se dressent des silhouettes familières, des ombres inquiétantes, des pièges et des consolations. Mais c’est surtout du silence et de la solitude que Bach fait l’expérience, d’une solitude et d’un silence peuplés par la foi, en Dieu et en la musique. N’est-ce pas la noce de Dieu et de la musique que Bach tente de célébrer, seul dans la rigueur de l’hiver ? Serait-ce donc ainsi, en un mot, que Bach est devenu Bach ? Ce sont des questions que le roman rencontre. Mais il n’a pas prétention, il n’a pas vocation à trancher. Il invente. Il prend le parti de suivre un homme qui, dans un geste fou et sublime, décide de se mettre en marche et de fouler cent lieues de neige, pour aller se trouver, au nord de l’Allemagne, un maître parmi les maîtres. Au fond, tout cela n’est peut-être jamais arrivé. Mais quelle importance ? Simon Berger est né en 1997 à Clermont-Ferrand. Élève à l’École Normale Supérieure, il étudie la philosophie. “Laisse aller ton serviteur”  est son tout premier roman.

• BERTHOD Michel : Le temps des hirondelles. Nouvelle édition. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

ZZ BERTHOD.► À chaque fois que Michel passe ses vacances dans sa famille, c’est la même émotion qui l’étreint. Retrouver la chaleur et la bonne humeur d’Irène sa cousine, celle de son grand-père Charles l’initiant aux plaisirs de la campagne, celle de son oncle et de ses frères et sœurs qui, eux aussi, participent aux labeurs quotidiens : autant de plaisirs qu’il n’est pas près d’oublier. Et puis, surtout, il y a Julie, qu’il retrouve chaque soir au poste de lait… Saura-t-il un jour ce qu’elle avait de si important à lui dire ? Né en 1941, Michel Berthod est un homme de culture. Passionné par la chanson, le cinéma et la marche à pied, il troque volontiers ses chaussures de randonnée pour la plume, qu’il a talentueuse. Après “S’il te plaît monsieur, ouvre-moi la porte”, un récit salué par la Société des Écrivains, il se plonge aujourd’hui avec succès dans ses souvenirs d ”enfance.

• BONAL Serguei : Manipulation. Thriller. 1 vol. br, 340 p, éd. Encre rouge 25,00€

006902630Scotland Yard reçoit l’appel d’une femme signalant la disparition de son mari. Amnésique, elle a du sang sur les mains et de nombreuses blessures sur le corps. Cette affaire aurait-elle un quelconque lien avec une série de meurtres ? En réveillerait-elle une autre non élucidée vieille de 30 ans ? De retour après 4 mois de coma, le Commissaire Harry Tennan est chargé de l’enquête. Réussira-t-il à mettre en lumière les zones d’ombres tout en affrontant les démons qui le hantent depuis ce terrible jour, d’autant plus que la seule personne détenant des informations a disparu dans la nature. Sergueï Bonal, né en Russie,  a été adopté  à l’âge de six ans et il réside aujourd’hui  à Aurillac. À seulement vingt-sept ans, il signe avec  “Manipulation”  son quatrième roman.

•  BOUCHET Maurice : Le chêne foudroyé.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.ZZ Bouchet► Fruit des amours tardifs de Rosa et d’Eugène, un couple de  modestes paysans, le jeune  Fernand a la réputation d’être un peu simple. Il grandit à la ferme, dans l’affection de ses parents.  Timide à l’excès, il est toujours gêné autant par ses grosses mains qu’il dissimule de son mieux, que  par ses oreilles qui rougissent dès qu’il se sent observé… Sévère et bigote, sa mère le rabroue souvent tandis que son père lui porte une attention affectueuse. Mais on se parle peu à la ferme… Lorsque la vie se fait trop rude, Fernand se réfugie sous un chêne isolé. Sa vie toute simple prendra, à l’occasion d’un drame familial, un tournant décisif : Eugène est tué par la chute d’un chêne foudroyé par l’orage.  Sa mère est alors contrainte de s’installer en ville, avec Fernand, pour y travailler afin de subvenir aux besoins de la famille. Maurice Bouchet conte ici avec délicatesse un destin que d’aucuns qualifieraient d’ordinaire. Fernand, touchant et vrai, trouvera quelque soutien sous le regard amical du Grand et pourra ainsi prendre pied dans la vie.

• BOUDOU Josette : La vallée des bruyères. 1 vol. br, 415 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,00 €.

Z BOUDOU ValléeSarah a la passion des chevaux chevillée au corps. Au centre équestre familial, élevage, dressage et soins sont le lot quotidien et tout le monde s’affaire sans répit. Hormis son jeune frère, Luc. L’adolescent, espiègle et rebelle, a la hantise des chevaux et ses parents s’en trouvent désemparés. L’arrivée surprise du grand-oncle, Thomas, longtemps perdu de vue, va bousculer les habitudes du domaine des Bruyères. Il prend Luc sous son aile et lui permet de s’évader de cet environnement qu’il déteste. Il lèvera aussi le voile sur un douloureux passé familial qui pourrait bien expliquer le comportement du garçon…Institutrice puis directrice d’école, Josette Boudou est l’auteur de nombreux romans à succès comme Le Printemps d’Antonia et Les Grillons du fournil. Elle consacre son temps à l’écriture et au journal d’une association culturelle. L’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Clermont-Ferrand lui a décerné le prix Gandois 2005 pour son roman Le Mur de la destinée. En 2008, elle a obtenu le prix Lucien-Gachon pour Les Chemins de toile.

• BOURGNE Patrick (sous la direction de): Matérialiser l’Utopie. 1 vol. br, 278 p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal,  coll. Communication, culture, lien social, 25 € (16 € version PDF).

Materialiser_utopie_P1► Ce livre n’est pas un mode d’emploi de la matérialisation des utopies. Il tente de répondre à une question centrale : comment procéder lorsque l’on veut opérer une rupture dans l’existant, activer des puissances imaginaires ou symboliques, appelées à redonner du sens au réel ici et maintenant en créant une discontinuité qui peut faire écho aux forces du rêve. Pour ce faire, cet ouvrage collectif, animé par un collectif, saisit l’utopie sous l’angle de sa matérialisation, de l’expérience concrète d’un décalage qui finit par instaurer un jeu dans les certitudes et la contingence, de façon à ouvrir de nouvelles perspectives de la pensée et de l’action. Sur la base d’une approche pluridisciplinaire et plurielle, le document se construit autour de 3 livrets. Le premier renvoie à une forme de conscience de ce qui n’existe pas. Le deuxième considère la matérialisation des utopies comme relevant avant tout de l’expérience et du sensible. Le troisième relève d’une ambivalence de la conscience anticipante et de l’expérience en plaidant pour une forme induite de vectorisation de la création et de l’action. Patrick Bourgne est  maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Clermont Auvergne.

BRUN Joël : Flavia, immigrée romaine. 1 vol. br, 404 p, éd. Complices éditions, 22 €.

image► Sous le règne de Jules César, peu avant la bataille de 52 av. J.-C., l’économie romaine s’écroule, la violence s’installe et les richesses s’évanouissent en dépenses militaires. Flavia et sa famille sont contraintes de quitter Rome pour la Gaule transalpine. À Gergovie, au cœur du pays des Arvernes, la jeune immigrée rencontre Rezpy, un séduisant Arverne avec qui elle se lance dans un périple qui la ramènera dans sa ville natale afin de libérer le père du jeune homme,  offrant une plongée, passionnante et instructive au cœur de la République romaine…Un chef arverne qui porte le célèbre nom de… Vercingétorix… Une aventure qui mêle fiction romanesque et histoire et qui dévoile des aspects rarement abordés dans les livres… Ancien économiste de la construction, Joël Brun, altiligérien d’origine résidant à Pérignat-les-Sarlièves est un inconditionnel du plateau de Gergovie, autant pour son histoire que pour  son archéologie. Il  s’est passionné pour les fouilles qui y ont eu lieu, ce qui l’a poussé à écrire ce premier roman. L’histoire de Flavia qui va quitter Rome pour la Gaule, lui permet aussi d’évoquer les questions migratoires. Un second volume devrait suivre.

• CASSINGENA-TRÉVEDY François : Cantique de l’infinistère : à travers  l’Auvergne. Nouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, éd. Desclée de Brouwer, coll.  Les carnets DDB, 8,90 €.

Z DDB La personnalité si singulière de l’Auvergne fait d’elle un monde à part depuis des siècles. Avec des paysages parmi les plus beaux de France, elle est habitée par un peuple fier et riche de vie intérieure qui préserve un contact intime avec la terre et les animaux. À l’automne 2015, François Cassingena-Trévedy a arpenté en solitaire les chemins de randonnée du massif sauvage du Cézallier. Il nous livre ici le récit de sa marche. Le vent, la neige et le froid sont vaincus par l’enchantement au contact d’une nature devenue une compagne aimée. Lors des étapes en des gîtes, il cherche à rencontrer les rares habitants de la région. Accueilli dans leur vie familiale, il trace d’eux, paysans ou aventuriers, des portraits truculents d’où se dégage un humour généreux. De courtes citations liées aux événements vécus accompagnent son itinérance et, parfois, d’une langue lyrique, il s’élance en des éloges inspirés sur la marche, les pieds ou le sacré, qui prend alors une dimension inattendue. À travers la sensibilité de l’auteur, l’Auvergne apparaît sous un jour nouveau et le lecteur ne saurait résister à l’envie de découvrir volcans, forêts ou pâturages décrits avec un enthousiasme communicatif. François Cassingena-Trévedy, moine bénédictin en l’abbaye de Ligugé près de Poitiers, est également un écrivain exceptionnel et un vaillant marcheur.

• CAVAROT Didier : Monsieur Rusigby : Les nouvelles chroniques en terrain connu. 1 vol. rel, 140 p, éd. de la Flandonnière, 14 €.

Z RUSIGBY► Dans ce nouveau recueil, Didier Cavarot fait partager à ses lecteurs une cinquantaine de chroniques aussi bien drôles, qu’émouvantes, voire  acides mais toujours sincères. Mêlant réalité et fiction, il décrit la vie d’un club amateur et ses dérives vers le professionnalisme. Nul besoin d’être rugbyman pour savourer la plume de Monsieur Rusigby.  Né en Auvergne en 1969, Didier Cavarot a su très tôt qu’il se consacrerait à l’écriture. Ancien rugbyman passé par les clubs de La Plaine, du Stade Clermontois, d’Angers et de Riom, il finira sa carrière de joueur à l’US Issoire. C’est dans ce club qu’est apparu pour la première fois, un petit journal mystérieusement appelé le Rusigby. De chroniques en chroniques et au fil du temps, Didier Cavarot a endossé un pseudonyme plus conforme à ce qu’il écrit : Monsieur Rusigby, savant mélange d’USI et de rugby, ce sport qui l’aura vu grandir avec toujours autant de passion. Didier Cavarot, est l’auteur de deux autres recueils de chroniques sur le thème du ballon ovale.

• CHANCEL Christine : La face cachée des blogs (LOL). 1 vol. br, 141 p, éd. Plateforme Amazone, 15,21 €. (Version kindle : 2,99 €)

Z ChancelClémentine et son époux Louis mènent une existence paisible dans leur petite exploitation agricole. Lucie, amie d’enfance du couple, a perdu son Charles trop tôt. Cette vie des gens de la terre leur apporte un bonheur simple, partagé entre voisins lors des veillées. Claudine, fille de Clémentine et Louis, vit et travaille à Paris : elle présente les prévisions météorologiques à la télévision. Elle décide d’offrir un ordinateur à ses parents. Elle est alors loin de se douter que cette  “machine” sera à l’origine de quelques mésaventures et même d’une disparition…Christine Chancel, originaire du Berry, est l’auteur de trois romans : “Pardon la vie si j’ai survécu”, “Une femme de caractères”  et “La face cachée des blogs : (lol)”. Dans le petit village des Combrailles où elle s’est installée, elle continue de s’adonner à l’écriture, sa passion.

• CHARMASSON Guy : La fille du Causse. 1 vol. br, 225 p, éd. de Borée, 18,90 €.

Z Charma9782812926402-475x500-1Une histoire d’amour et de vie racontée avec réalisme, simplicité et pudeur. Un récit contemporain sur la difficulté des petits exploitants agricoles, le tout conté sous la plume sensible et touchante de Guy Charmasson. Village du causse Méjean, en Lozère. C’est avec enthousiasme et chargé de ses souvenirs d’enfance que Damien avait décidé de reprendre la ferme de ses grands-parents. Mais c’était sans compter sur les coups du sort, nombreux pour l’agriculteur novice qu’il est. Aujourd’hui, au désespoir, il regarde avec insistance la solide poutre du plafond de sa grange. Ou plutôt, la corde qu’il vient d’y installer. Plus que quelques minutes et tous ses problèmes seront réglés. Mais la vie a bien des tours dans son sac, notamment en la charmante personne de Chloé Beyllet. 

• CHARMASSON Guy : La main du maître. 1 vol. br, 520 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,90 €.

Z charmasson Une jeune fille en proie avec sa cruelle belle-famille En épousant le doux et prévenant Gabriel, Louise ne pouvait imaginer le calvaire que lui ferait vivre sa belle-famille, sous le joug impitoyable de Clodion, le patriarche. Devant la couardise de son mari incapable de prendre sa défense, la douce jeune fille ne peut qu’encaisser les coups, mais la révolte gronde… Après des études scientifiques, Guy Charmasson a mené une carrière d’écrivain parallèlement à ses activités professionnelles. Édité avec succès aux Éditions Marabout (Le Crépuscule des surhommes), Fleuve Noir (Je suis un escroc) et Aubéron (Thibault, gueux de Provence), La main du maître est le tout premier roman qu’il a publiée chez De Borée, en 2010.

• CHAUVY Véronique : Aux douceurs du temps. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 460 p, éd Feryane, coll. Corps 16 – Détente, 22 €.

livre_galerie_703À la fin du XIXè siècle, Juliette, fille d’une famille modeste, hérite par hasard d’un oncle qui tenait une confiserie à Clermont-Ferrand. Bien que son père lui interdise formellement d’accepter cet héritage, la jeune fille va malgré tout tenter l’aventure et elle devient sa propre patronne. Son commerce prospère au point que, très vite, elle se fait un nom dans le milieu des sucreries clermontoises : fruits confits et chocolats rythment désormais son quotidien.  Cet essor fait que Juliette se voit dans l’obligation d’embaucher. C’est ainsi qu’elle accueille dans sa vie et dans sa confiserie, Pierre, un homme dont elle tombe vite amoureuse et avec qui elle aura une fille, Agathe. Mais bientôt, Juliette s’interroge sur l’honnêteté de celui qui partage sa vie qui semble s’intéresser d’un peu trop près aux autres femmes et aux finances de la confiserie…

• CHAUVY Véronique : Le dernier salut de l’amazone. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, 19,90 €

Z Chauvy le dernierLe destin tragique d’une femme rebelle, victime de sa beauté et de son talent. Héroïne atypique, elle est à la fois aristocrate et écuyère vedette de cirque ! Une intrigue prenante et une atmosphère envoûtante, dans lesquelles le lecteur s’immerge complètement. Au soir de l’été 1921, Wally Costel, écrivain célèbre au passé mystérieux, raconte les circonstances et les suites du drame terrible dont a été victime son amie la baronne de Rahden en 1893. Lors d’une représentation donnée à Clermont-Ferrand, un homme meurt dans les coulisses du cirque brésilien sous les balles du baron Oscar de Rahden, époux et agent de Jenny de Rahden. La belle écuyère se produisait alors sur toutes les scènes d’Europe dans des numéros de dressage équestre de Haute École, et s’était rendue célèbre par la  “cabrade”, une figure impressionnante de technicité et de prouesse. Crime passionnel ? Vengeance ? Jalousie ? Que s’est-il réellement passé ce 24 août 1893 ? …Après des études de droit, un début de carrière dans l’administration scolaire, des engagements associatifs, Véronique Chauvy s’est lancée dans l’écriture. Elle a choisi l’Auvergne, sa terre d’adoption depuis plus de vingt cinq ans, pour planter le décor de ses romans où le destin de ses personnages traverse la grande histoire.

• CHAUVY Véronique : Une promesse bleu horizon. Nouvelle édition. 1 vol. br, 432 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,90 €.

Z Chauvy promesseUn roman qui met en lumière le  rôle des femmes pendant le premier conflit mondial, à travers le parcours d’une héroïne attachante, loyale et combative…Fille de petits commerçants, Céleste a trouvé sa voie : couturière douée, elle vend ses créations à l’un des meilleurs modistes du centre-ville. Tout juste fiancée à Firmin, qui travaille, comme beaucoup d’ouvriers de la région, dans le caoutchouc, sa vie semble suivre un chemin tout tracé ; après le mariage, elle pourra enfin se mettre en ménage et mener sa vie comme elle l’entend… D’autant que son père, déçu qu’aucune de ses filles ne reprenne la quincaillerie familiale, semble ne pas approuver ses choix. Mais en ce début de XXe siècle, la guerre va bouleverser les projets de Céleste. Tandis que Firmin est mobilisé et part au front, le bonheur laisse place à l’attente et à l’angoisse…“Une promesse bleu horizon” a été couronné par le prix Lucien Gachon 2019.

• CONVERT-CUZIN Yolande : Le parler d’Ambert et de sa région : Tome 1 : 700 mots et expression du terroir en français régional. Préface d’Annette Lauras. Aquarelles de Roger Cotte.  1 vol. relié, 191 p, 50 illustrations en couleur, éd. des Monts d’Auvergne, 26 €.

Z CONVERT 1 (2)Un premier répertoire composé au fil du temps par Yolande Convert-Cuzin. Tout est basé sur son propre vécu dans le pays d’Ambert. Née à Ambert en 1931, elle a fait ses études secondaires au Collège d’Ambert. Licenciée en droit à Grenoble, elle est entrée dans la vie active par la “petite porte” de l’enseignement : le C.A.P. d’institutrice. Les différents échelons gravis dans les classes uniques des environs d’Ambert, elle a fini sa carrière de directrice de l’École Publique de Marsac-en-Livradois avec le “Temps imparti”, comme elle le dit elle-même, et “tout à l’hasard“, Yolande Convert-Cuzin sculpte, peint et écrit au fil de ses souvenirs et de ses rêves.

• CONVERT-CUZIN Yolande : Le parler d’Ambert et de sa région : Tome 2 : 350 mots et expression du terroir en français régional. Aquarelles de Roger Cotte et estampes d’Aurélien Missonnier.   1 vol. relié, 175 p, 57 illustrations en couleur, éd. des Monts d’Auvergne, 24 €.

Z CONVERT 2 (2)Le deuxième tome du Parler d’Ambert et de sa région vient de sortir aux Éditions des Monts d’Auvergne. Un recueil concocté par Yolande Convert-Cuzin, plein de mots et expressions typiquement ambertois et qui met à l’honneur ce “français patoisé” que l’on entendait d’antan dans les rues de la ville les jours de marché. Ce deuxième opus, Yolande Convert-Cuzin l’a rédigé en 2004, soit une année seulement après la sortie du tome 1 : “ Pour le premier, j’avais trouvé 700 mots ou expressions, relate-t-elle. C’est ce qui me restait en mémoire, c’est comme ça que j’entendais parler dans ma campagne quand j’étais enfant”. Ces deux tomes du « Parler d’Ambert » sont aussi des histoires d’amitié. Avec le peintre Roger Cotte tout d’abord, qui a illustré les deux livres : “ Je lui donnais les mots en lui disant “tu prends ceux qui t’inspirent , raconte l’auteure. Et pour le tome 2, qui sort près de quinze ans après sa conception, elle a également fait appel au talent d’Aurélien Missionnier qui a réalisé des gravures en aquatinte bleue sur le thème des monuments d’Ambert : l’église, le tribunal, le kiosque…

• COSEM Michel : Justine et les loups. Nouvelle édition. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.ZZ COSEM► Tous les autres, ou presque, sont revenus de la guerre, mais pas Louis. Justine attend, espère. Elle part finalement à sa recherche et retrouve une défroque déchiquetée par des loups. Un homme a bien été mis en pièces par les prédateurs affamés. Serait-ce bien Louis ? Les mois passant, la nature reprend ses couleurs de printemps mais Justine reste isolée au fond de sa mélancolie. Deux jeunes femmes, Pellerine et Bernarde, qui n’ont pas froid aux yeux, l’entraînent dans un bien étrange dessein en lui proposant un marché des plus étonnants…Originaire de Toulouse, Michel Cosem a toujours été habité par le désir d’écrire. Il a tout d’abord fondé la revue Encres vives qui a présenté dans ses colonnes la plupart des poètes français actuels. Il réussit avec bonheur à retranscrire au bout de sa plume son amour de la nature, de l’imaginaire et de l’aventure. Il a publié de nombreux livres pour la jeunesse, romans, essais et autres recueils, dont plusieurs récompensés par des prix littéraires.

• COULON Cécile : Les grandes villes n’existent pas. 1 vol. br, 112 p, éd. Points, coll. Raconter la vie, 5,60 €.

41rc6+-MGJL“Quelle horreur d’être jeune dans ce coin !” Cette remarque, Cécile Coulon l’a entendue pendant toute son adolescence. Jolis mais invivables, ces petits villages du fin fond du Massif central, qui disparaissent de la carte une fois la nuit tombée ? L’auteure et ses amis d’enfance ont pourtant su en faire leurs terrains de jeux et d’apprentissage. Entre le stade, l’école, l’unique boutique, la salle polyvalente et l’église, il semble, à lire la romancière, qu’il soit possible de grandir heureux dans l’ignorance la plus totale des grandes villes. Ce portrait collectif d’une génération se veut aussi réhabilitation de la jeunesse à la campagne. Cécile Coulon est l’auteure de Le roi n’a pas sommeil (2012),  Le Rire du grand blessé (2013), et Le Cœur du pélican (2015), trois titres  publiés chez Viviane Hamy. Elle est également chroniqueuse pour l’édition dominicale de La Montagne.

• COULON Cécile: Noir volcan. 1 vol. br, 148 p, éd. Le Castor Astral, 15 €.

41fBkJZ7WVL._SX339_BO1,204,203,200_En 2018 s’est produit un phénomène que personne n’avait vu venir et qui restera dans l’histoire de la poésie française : un recueil a rencontré à la fois un succès critique et public. Cécile Coulon avait alors 27 ans, elle était connue comme romancière depuis déjà plusieurs années, et son premier recueil, Les Ronces, avait suscité un intérêt et un engouement dépassant de loin le cercle habituel  des lecteurs de poésie. Son second recueil, Noir volcan, est tout aussi éruptif, celui d’une poésie affranchie, libératrice, terrienne. Il fait partie d’un étonnant renouveau de la poésie constaté par les libraires dont Alexandre Bord : “Des poétesses comme Cécile Coulon et Rupi Kaur, dont les textes ont pu être lus au préalable sur les réseaux sociaux, attirent en librairie des lecteurs qui n’avaient jamais acheté un recueil de poésie”.  Il est évident à la lire, que Cécile Coulon ne peut vivre sans poésie.

• DARTIGOLLES Agathe : La vigne des mystères. 1 vol. br, 260 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z Dartigolles► La suite de “La terre des secrets”… Dans le Bordelais, Capucine et son cousin, à la tête des vignes du château Millêtre, sont confrontés à de mystérieux malfrats qui saccagent leurs vignes, vident leurs cuves et finissent par incendier le chai sans laisser de traces. Léonie et Octavie, les grands-mères nonagénaires qui vivent au château, content alors à Capucine l’histoire mystérieuse du Château maudit, étroitement lié à leur famille. Ce récit du passé permettra-t-il aux deux cousins de mettre la main sur les malfaiteurs qui s’en prennent à leurs biens ?  Née en 1985, Agathe Dartigolles grandit avec le rêve lointain de devenir un jour écrivain. Après des études en communication, elle travaille six années dans le marketing avant de retourner à son rêve d’enfance. Après le succès de son premier roman, “La Terre des secrets”, elle propose ici la suite des aventures de Capucine, rendant hommage au terroir de ses grands-parents paternels dans le Sud-Gironde.

• DESCOTES Dominique (sous la direction de) : Courrier Blaise-Pascal (n° 39-40 – Années 2017-2018). 1 vol. br, 204 p, biblio,  éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 20 €.

9782845168978-475x500-1Contient les “Actes du colloque sur Pascal et la pensée biblique”. Le Courrier du CIBP a maintenant presque 40 ans d’âge. Il n’est pas étonnant qu’il passe aujourd’hui par une période de renouvellement. Ce n’est du reste pas sa première métamorphose : conçu à l’origine comme un bulletin de liaison entre amis de Pascal, il s’est progressivement transformé en revue consacrée à la diffusion des travaux sur Pascal et son œuvre. Il répond à une double ambition : prendre en compte tout Pascal, c’est-à-dire tous les aspects de ses activités, ce qui l’a conduit à publier de nombreux textes inédits comme l’Usage de la machine arithmétique, plusieurs actes administratifs relatifs aux affaires de la famille, ou une histoire de la maison de Pascal à Clermont-Ferrand ; et ne perdre aucun des deux publics amis de Pascal, les chercheurs d’une part, et les lecteurs de la “société civile”, les premiers étant bien entendu au service des seconds.  Ce numéro indique dès à présent l’un des axes que nous comptons suivre, savoir la publication des journées d’études et des colloques qui seront organisés non seulement par le CIBP, mais aussi, le cas échéant, par d’autres organismes. Le lecteur trouvera dans les pages qui suivent des études sur les Écrits des curés de Paris, qui servent de précurseurs à un colloque sur ces textes mal connus – même des pascalisants – qui sera prochainement organisé. Suivent les exposés de la journée organisée à Strasbourg sous la direction de Pascale Thouvenin sur Pascal et la rhétorique biblique, qui réunit des contributeurs dont les perspectives se combinent de manière variée. Les Varia permettent de suivre la progression des expériences réalisée par l’équipe d’Armand Le Noxaïc pour vérifier l’exactitude des récits publiés en son temps par Pascal sur le vide et la pression atmosphérique.

• FAINDT Roger : Le dernier soldat. 1 vol. br, 440 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,50 €.

Z FAINDTHenry Gunther, employé à la National bank of Baltimore, est mobilisé en 1917 dans les rangs américains et rejoint aussitôt le front français. Un destin hors du commun l’attend : un statut de bouc émissaire dû à ses origines germaniques, la découverte de l’amour auprès de Marie, une jeune infirmière française, et la rencontre de son demi-frère, Eugen, soldat sous le drapeau allemand. Un destin qui le mènera à sa perte. À la veille de l’armistice, alors que la fin de la guerre est imminente, que les hommes sont fébriles et impatients, Henry, lorsque sa montre sonne faussement 11 h 02, se précipite au-devant des lignes allemandes ignorant qu’il s’avance au-devant de sa propre mort…Scénariste, “prêteur de plume”, auteur de science-fiction et de nouvelles pour la jeunesse, Roger Faindt s’est lancé avec passion dans l’aventure de l’écriture. Touché par l’universalité des sentiments humains qu’il explore dans ses romans, il a reçu le prix Louis Pergaud 2001 pour La Lettre de Charlotte et le prix André Besson en 2018 pour Le Chant du loup.

• FARNEL Joseph : Chez Julotte. 1 vol. br, 380 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,10 €.

Z Farnel JulotteUne héroïne amoureuse, juste et courageuse. Une  documentation fournie sur le Paris des années cinquante, mais aussi une réflexion intéressante sur les choix et les postures pendant la Seconde Guerre mondiale…À la Libération, Juliette fugue, abandonne ses parents aimants pour rejoindre Alain à Paris, un résistant dont elle est tombée folle amoureuse. Pourtant, Alain n’a pas toujours été du bon côté pendant la Guerre, et Juliette découvre une vie qu’elle va rapidement adopter : l’argent, le luxe, mais aussi les magouilles… Sera-t-il trop tard quand elle ouvrira les yeux sur celui qu’elle croit aimer ? Joseph Farnel, qui est déjà l’auteur d’une vingtaine de livres,  est un touche-à-tout de la littérature, dont les écrits appellent à la tolérance entre les nations, les peuples et les religions.

• FARNEL Joseph : Le Retour de Fanny. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z Farnel RetourUn magnifique destin de femme, en même temps qu’un beau témoignage sur les années de guerre et sur la cause juive, avec une plongée dans le  monde de la couture et de la mode. 1942, Rafle du Vel d’Hiv… Alors que sa famille est embarquée, Fanny Goldberg parvient à se cacher et à atteindre la zone libre où elle est accueillie par des Résistants, Pierre et son épouse Simone. Avec leur aide, elle change d’identité et devient Fannie Madur, une cousine couturière. A la Libération, Fanny remonte à Paris où elle ouvre une maison de couture de renommée mondiale. Mais après une vie bien remplie, elle quitte tout et retourne rejoindre les siens dans cette campagne qui lui rappelle tant de souvenirs et où elle avait trouvé le repos et une famille

• GRANDCOING Philippe : Le Faubourg des diaboliques. Une enquête d’Hippolyte Salvignac. Nouvelle édition.  1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire Poche, 8,70 €.

Z Grancoing FaubourdLe Tigre confronté au trafic d’art…De Picasso à Apollinaire, roman propose  une plongée au cœur du Montmartre historique et artistique. L’antiquaire et enquêteur amateur Hippolyte Salvignac est de retour dans la France haute en couleurs de Clemenceau ! Accusé d’avoir assassiné le mari de son ancienne maîtresse, il devra batailler pour prouver son innocence, mais aussi pour disculper un ami de Picasso. Ces nouvelles aventures le mènent tout autant dans le Paris interlope de Montmartre où naît l’art du XXe siècle, qu’au cœur du faubourg aristocratique du boulevard Saint-Germain. Au fil de ses investigations où s’entremêlent la quête des origines familiales de son ami l’inspecteur Jules Lerouet et la plongée au plus profond des turpitudes des élites, il découvre également un pays aux puissants contrastes, depuis la Sologne des chaumières et des châteaux jusqu’au Midi languedocien ravagé par la crise viticole. Alliant toujours la qualité de l’information historique et un réel sens de l’intrigue, l’auteur fait revivre un moment riche en événements, celui de l’été 1907, où se forge dans la douleur et l’exaltation la modernité du XXe siècle, celle des Demoiselles d’Avignon mais aussi celles d’une économie mondialisée et d’une démocratie aux prises avec les colères populaires. Autant de défis pour les personnages historiques croisés au fil de ces pages captivantes, de Clemenceau à Picasso, en passant par Derain et Apollinaire. Historien, spécialiste des XIXe et XXe siècles, Philippe Grandcoing a publié huit volumes de la collection des “Grandes affaires criminelles” chez De Borée. Après le succès du premier tome des aventures d’Hippolyte Salvignac, il récidive avec un second volume où le lecteur découvre ou retrouve une galerie de personnages, réels ou romanesques, riches, complexes, mais toujours attachants.

• GRANCOING Philippe : Tuer est un art. Une enquête d’Hippolyte Salvignac.  1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

1575380738-TUER-EST-UN-ART-COUV-9782812926464► Quand Hippolyte Salvignac rencontre le père d’Arsène Lupin, dans la France de Clemenceau. Claude Monet touché par le crime, le dandy Maurice Leblanc : autant de personnages passionnants. Un voyage dans la France des Impressionnistes, de la côte normande à la vallée de la Creuse Un auteur qui s’impose dans le policier historique avec un sens du récit consommé… Point de repos pour Hippolyte Salvignac, l’antiquaire rentré au service de la police de Clemenceau. Un mystérieux cadavre vient d’être découvert à Giverny, à deux pas de la maison du peintre Claude Monet. Flanqué de son inséparable complice, l’inspecteur Lerouet, le voilà plongé au centre d’une intrigue où l’on ne compte plus les crimes extraordinaires : assassinat du peintre Steinheil, époux de l’ancienne maîtresse du président de la République, meurtre du beau-frère de Claude Monet dans son hôtel particulier… Aidé par Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin, Hippolyte tente de démêler l’écheveau de ces multiples intrigues. Une enquête captivante et haletante, où une nouvelle fois s’entremêlent les mondes de l’art, de la politique et du crime.

•  GRESSIER James : Le vent du Peyradoux. Nouvelle édition. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.Z Z GRESSIER► Malgré sa vie trépidante de citadin, absorbé par une brillante carrière, Jacques a gardé dans son cœur le souvenir d’un séjour fait à la montagne, en 1952, l’été de ses douze ans : des paysages encore intacts, faits de pierres et d’eaux sauvage sont resté enfouis dans un coin de sa mémoire. Un monde totalement différent de  e qui était alors sa vie de jeune citadin et dans lequel l’expression “grasse matinée” n’existait pas. Le soir, sitôt le dîner englouti, il n’y a plus rien d’autre à faire que de se mettre au lit et de dormir. Mais surtout, ce séjour est le cadre de  son premier émoi amoureux avec Marinette, une petite gardienne de vaches. Jusqu’au jour où un doux vent de hasard le reconduit vers ces vertes montagnes et le ramène sur les traces d’un rêve qu’il avait cru perdu. Marinette sera-t-elle au rendez-vous ?…

• HÉNAFF Robert, MANSARD René, ROQUE-MARMEYS Monique, SÉRAGER Christian : La mélodie du chemin. Regard d’un agronome en marche vers Saint-Jacques. 1 vol. br, éd. de la Flandonnière, 29 €.

Z Mélodi cheminCe récit de voyage vous emmènera en plein pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Mêlant habilement spiritualité et érudition, Robert Hénaff nous conduit à contempler et à apprendre davantage sur les paysages et les cultures qui façonnent le territoire allant du Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port.  Robert Hénaff, agronome chevronné, bien connu dans la région du fait de ses anciennes fonctions de directeur de l’ENITA, nous offre ce regard original sur ce best-seller des itinéraires spirituels.

• HUGON Philippe : Le pacte des gueux. 1 vol. br, 330 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 20,50 €.

Z HUGONUn roman qui plonge le lecteur dans le milieu de la pègre et des financiers, dans le Paris du début du XVIIIè siècle, sur fond de premier krach boursier de l’histoire: le passage de l’or au papier monnaie, imaginé par le financier Law…“Renard”, abandonné à la naissance et recueilli par les gueux des faubourgs de Paris, décide d’utiliser ce qu’il a appris parmi les brigands pour se hisser dans la société jusqu’au Régent. Dans les coulisses du pouvoir et de la pègre parisienne du XVIIIè siècle, on croise voyous, banquiers, ministres et princes, sur fond de délits d’initiés et d’affaires de mœurs, avant que le premier krach boursier de l’histoire ne précipite tous les protagonistes dans le chaos. Un récit que le présent ne renierait pas…Après avoir été journaliste pendant quinze ans, Philippe Hugon anime aujourd’hui une société de production audiovisuelle à Toulouse. Il a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire locale aux éditions Privat et un premier roman aux éditions Flammarion. Il se passionne pour l’histoire des XVIIIe et XIXe siècles.

• JEANJEAN Roland : La mort du loup. Nouvelle édition. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.ZZ JeanjeanBaptistou est écartelé entre le serment passé avec son père de poursuivre l’exploitation de la terre familiale cévenole, et son amour pour Clémentine, car la jeune femme refuse l’isolement et les servitudes du monde paysan. Face à l’inéluctable invitation à la modernité, doit-il s’adapter ou partir, comme le font beaucoup de jeunes de l’après-guerre? Sans cesse en quête de certitudes, poursuivi par l’adversité et affecté par les trahisons, Baptistou s’acharne et se bat comme le loup, le mal aimé. Hymne à l’attachement à la terre, ode à ceux qui ne baissent pas les bras. Baptistou ne revit Clémentine qu’au début septembre. Le soleil s’attardait déjà moins sur les collines au couchant. Il n’y avait plus de fêtes alentour. Sur le camping, les estivants repliaient leurs tentes et emportaient leur bronzage et leurs souvenirs dans le nord. Les martinets étaient partis et les hirondelles n’attendaient qu’un vent favorable. Les raisins prenaient des couleurs mordorées. On sentait que l’automne était proche et que tout allait rentrer dans l’ordre du travail que la nature impose.

LABORIE Christian : Dans les yeux d’Ana. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 2 vol. br, 740 p, éd. À vue d’œil, coll. Corps 16, 42 €.

41982kW5l0L._SX323_BO1,204,203,200_►“Mon seul héritage, aime répéter Sarah, c’est mon nom. Je ferai donc tout pour qu’il ne se perde pas dans l’oubli.” Ainsi, Sarah Goldberg part sur les traces de sa mère Ana, qui, fuyant les rafles, fut recueillie, enfant, dans un village cévenol. Rapidement Sarah comprend que certains survivants de l’époque connaissent la vérité sur Ana. Mais quelle vérité ? Il a suffi d’une lettre pour que la vie de Sarah Goldberg bascule. La voici héritière d’une maison dans les Cévennes, où pourtant elle n’a aucune attache. Serait-ce une erreur ? Il y a tant d’ombres dans la vie de Sarah… Sa mère, Ana, morte trop tôt, ne s’est guère confiée sur son passé. Quittant ses missions diplomatiques, Lausanne et son compagnon, Sarah découvre la maison, prête à la revendre au plus tôt. Mais rapidement les lieux livrent leurs secrets : une inscription, “Ne cherchez pas à savoir” ; une trappe donnant accès à une cache… Et, derrière une pierre descellée, un cahier d’écolier : le journal d’Ana. Défilent alors sous les yeux de Sarah les souffrances et les espoirs de la vie d’errance de sa mère et des siens, depuis la fin des années 1920 jusqu’aux rafles de 1943…

LABORIE Christian : Les bonheurs de Céline. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terre de France, 21 €.

Z laborieChristian Laborie, dans un registre inédit, rend un hommage pudique à la vieillesse et à ses charmes. Il nous offre le portrait d’une femme déterminée, généreuse, pleine d’humour et de tendresse. Avec ce roman, il livre une vraie leçon de sagesse des  » anciens  » pour les générations futures. Combien elle aurait aimé, Céline, rester dans le mas de son enfance, en pleine nature cévenole… Mais sur la recommandation de sa fille Catherine, elle accepte de finir ses jours en maison de retraite. Elle, pourtant si pleine de vie à soixante-quinze ans ! Dès lors, elle décide de consigner dans son cahier d’écolier ce qui a donné un sens à son existence : l’enfance au goût de châtaigne, la Communale et ses merveilleux apprentissages, l’élevage familial de vers à soie, son mari Adrien, sa famille, les drames… Autant de souvenirs égrenés dans la nostalgie des jours passés mais avec la volonté aussi de transmettre à Catherine – dont elle ne comprend pas toujours les choix –, à ses petits-enfants, un savoir qui s’en va, une mémoire qui ne sera plus. Et aussi un certain goût du bonheur… Entre passé et présent, une ode à la vie portée par deux générations de femmes. La première édition de ce roman a été publiée en 2010 par les éditions De Borée.

LA FAYETTE Marie-Madeleine de : La Princesse de Clèves; la princesse de Montpensier  et autres romans. Nouvelle édition établie par Bernard Pingaud. 1 vol. br, 384 p, éd. Gallimard, coll. Folio Classique – Série Chefs-d’œuvre de femmes, 3,60 €.

product_9782072884665_195x320Manifeste de la pudeur, La Princesse de Clèves (1678) conte l’amour d’une femme mariée pour celui que, pourtant, elle refuse de prendre pour amant. Écrit en un siècle où la noblesse, domptée par Louis XIV, abandonne l’épée pour l’apparat, le roman se déroule cent ans plus tôt, et exprime la même nostalgie que les romans de chevalerie. Mais l’héroïsme qu’elle dépeint est celui d’une femme. Mariée à un homme qu’elle n’aime pas, la princesse de Clèves embrasse malgré tout le serment de fidélité qu’elle a prêté. L’héroïne ne laissera ni la mort ni l’amour aliéner la dignité engagée par le pacte qu’elle a signé.  Dans La Princesse de Montpensier (1662), Madame de Lafayette, qui poussa la prudence jusqu’à rester anonyme, constate l’impasse de la transgression adultérine. Ses héroïnes sont des figures de subversion : des femmes qui déjouent les injonctions faites à leur sexe. Les armes littéraires de Madame de Lafayette, qui sont toujours les nôtres, font de ses romans des chefs-d’œuvre d’analyse psychologique.

• LEDOUX Ivan : La guerre des marrons. Nouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.ZZ LEDOUXEn exil chez leurs grands-parents, pépé Henri et grand-mère Biquette, un jeune enfant de sept ans, un peu frondeur,  et son frère aîné s’épanouissent, loin des tourments de la seconde guerre mondiale et de l’Occupation. La seule guerre qui sévisse au village de Montendre est celle des marrons : querelles de galopins entre les Seigneurs du “château” et les Manants qui l’assiègent. Un hymne à l’enfance dans lequel s’enchaînent sans temps mort anecdotes savoureuses et aventures rocambolesques. Dans ce qui est son tout premier roman, Yvan Ledoux sait habilement mêler souvenirs et imagination pour narrer les aventures et les mésaventures désopilantes d’un gamin qui se révèle aussi espiègle qu’attachant.

• LEMAIRE Philippe : Le mas Lucille. Nouvelle édition. 1 vol. br, 358 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.ZZ LemaireEn relançant le fournil de sa grand-mère, Louise veut faire table rase de son passé d’institutrice. Elle s’oppose ainsi à son père, qui souhaitait vendre ce lieu abandonné. Sur place, la jeune femme trouve un allié inattendu : Julius Fontanes, un vieillard un peu sauvage qui redoute de se retrouver  l’hospice. Un appui qui tombe à pic pour la jeune femme et qui se révèle des plus précieux.  Hélas, pour arriver à ses fins, le père de Louise menace de révéler son passé trouble. Grand reporter à France 3, auteur de chansons en même temps que  réalisateur de films documentaires, Philippe Lemaire s’est fait remarquer dès son premier livre “Les Vendanges de Lison”. Depuis ce coup d’essai, il a publié plusieurs romans, parmi lesquels “Le Crépuscule des chimères”.

• LOUBIÈRE Sophie : Cinq cartes brûlées. 1 vol. br, 352 p, éd. Fleuve Noir, 19,90 €

51SFuN4yODL._SX330_BO1,204,203,200_ Un roman inspiré d’un fait réel, qui révèle tout le talent de la romancière à explorer les abîmes de l’âme humaineLaurence Graissac grandit aux côtés de son bien-aimé frère, Thierry, qui prend toujours un malin plaisir à la harceler de jour en jour et à l’humilier. Du pavillon sinistre de son enfance à Saint-Flour, elle garde des blessures ancrées à vif, comme les signes d’une existence balayée par le destin absolu. Mais, Laurence a bien l’intention de devenir la femme qu’elle ne s’est jamais autorisée à être, quel qu’en soit le prix à payer. Le jour où le discret docteur Bashert, en proie à une addiction au jeu, croise sa route, la donne pourrait enfin changer à tout jamais…Thriller psychologique d’une rare intensité, “Cinq cartes brûlées” plonge le lecteur  au cœur d’une manipulation mentale. De celle dont on ne revient jamais indemne. Auteure de 10 romans et de fictions radiophoniques, Sophie Loubière a ancré son roman dans le Cantal. Elle a connu un succès au-delà des frontières de l’Hexagone, avec L’Enfant aux cailloux (2011), traduit dans une vingtaine de pays et plusieurs fois primé. 

• MARCASTEL Jean-Luc : Thair : Tome 1 : Renaissance. 1 vol. br , 384 p, éd. Leha, 19 €.

téléchargementIl y a mille cinq cents ans, le fléau d’ftrkhen le maudit est tombé de la tune. L’air s’est mué en feu, la Terre s’est ébrouée comme une bête blessée. En quelques heures, les cités de verre et d’acier de nos ancêtres se sont effondrées. Pendant mille ans, le froid et les ténèbres ont recouvert ce monde. Seuls ont survécu ceux qui avaient pu se réfugier dans les bastions souterrains. Après que les nuées se sont écartées, les hommes, entre archaïsme et modernité, se réapproprient une planète sauvage, impitoyable, qui ne les attend plus.En Avarnia, les champions des clans, revêtus d’armures cybernétiques de six mètres de haut, se battent avec des épées médiévales. Mais là-haut, dans les profondeurs de l’astre blessé, le mal, le haut mal, a survécu, a traversé le vide et s’apprête à dévorer Thair et tous ses peuples. Contre lui, il n’est qu’un remède, une arme, mais pour l’obtenir, Faïria, dernière châtelaine du clan assassiné d’Orguenoire, es-tu prête à en payer le prix ? Jean-Luc Marcastel est né à Aurillac en 1969 et Renaissance est le premier volume d’une trilogie.

• NÉGRI Gérard de : Les ruisseaux d’ombre. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8 €.

Z NEGRIContre l’avis de ses parents, qui ont fui Saint-Just, origine des malheurs de leur famille, Gabriel se félicite de sa nomination comme instituteur dans le village cévenol. Vivre dans cet environnement qui l’enthousiasme, enseigner dans ce décor dont il ne cesse de s’extasier sont un bonheur permanent qui est à son comble quand il fait la rencontre de la belle Claire, maman de Suzette, l’une de ses élèves. Mais Claire, l’artiste parisienne, n’est pas la bienvenue au village et en subit médisances et méchancetés. Gabriel va alors tout faire pour accorder ses deux amours…Né d’un père mineur d’origine italienne et d’une mère cévenole, Gérard de Negri « s’exile » en Angleterre et en Savoie pour raisons professionnelles, avant de « rentrer au pays » dans les années 90 où il exerce à Alès le métier d’enseignant.

• NÉGRI Gérard de : Le secret de Théophile. 1 vol br, 250 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z NEGRI secretThéophile meurt à 92 ans et laisse son mas perdu dans les Cévennes à son ami Jean, ancien instituteur qui cherche à donner un sens à sa nouvelle vie de retraité. Venu vivre au mas, Jean découvre une longue lettre que lui a laissé Théophile, lui confiant la délicate mission de retrouver sa fille Claire, avec laquelle il avait rompu définitivement. Respectant le dernier souhait de son ami, Jean décide de relever ce défi qui va bouleverser sa vie, et peut-être le mener enfin au bonheur ? Un superbe roman de terroir, dans le meilleur style du genre. Qui est aussi un  hymne lyrique à la vie au plus près de la nature. On y croise des  personnages en quête de sens et de sérénité…Un questionnement sur la transmission, la mémoire mais aussi sur  le pardon et sur l’acceptation.

• NOUAILLES Bertrand, PETIT Alain (sous la direction de) : Foucault hérétique. Les Mots et les Choses. 1 vol. br, 236 p, annexes, index, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 18 € (12 € version PDF)

Foucault_heretique_P1►Les Mots et les Choses est l’ouvrage de Foucault dans lequel il fait jouer à plein les concepts forgés par ses ouvrages antérieurs, Histoire de la folie et La Naissance de la clinique – en tout premier lieu ceux d’épistémè, d’archéologie, de doublet empirico-transcendantal – pour tenter une description nouvelle de l’élaboration des énoncés discursifs au sein des savoirs. Cependant, loin d’être un ouvrage récapitulatif et systématique, il est l’un de ceux où Foucault se propose d’expérimenter sa propre pensée en même temps qu’il explore les effets de savoir produits par les épistémès. Ce  à quoi s’attachent les études contenues dans ce volume, c’est d’être attentif, dans le texte foucaldien, aux discontinuités, aux ruptures, aux failles, aux divergences au cœur même d’une pensée qui s’élabore. Qu’y a-t-il dans Les Mots et les Choses qui va mettre en mouvement, déplacer, reconfigurer la pensée de Foucault ? En d’autres termes, si ce livre a pu paraître à beaucoup comme hérétique, peut-être l’est-il aussi dans une certaine mesure pour son auteur lui-même, puisqu’il va produire dans sa propre pensée des effets nouveaux de savoir. Bertrand Nouailles, agrégé, docteur en philosophie, enseigne actuellement au lycée Ambroise Brugière à Clermont-Ferrand. Membre associé au PHIER (Philosophies et Rationalités, Université Clermont Auvergne). Alain Petit a enseigné au département de philosophie de l’Université Clermont Auvergne ; spécialiste de l’histoire de la philosophie antique, il s’est ensuite orienté vers l’étude de la philosophie orientale et de la philosophie comparée. Parallèlement, il a poursuivi des recherches sur la philosophie française contemporaine.

• PALET Marie de : Retour à la terre. Nouvelle édition.  1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

51DJFMzWDIL._SY346_Robert Baudouin vient de rencontrer la douce Solange. Paysan résolument moderne, il convainc son père d’acheter un tracteur pour l’aider dans son travail. Bref, tout lui sourit ! C’est alors qu’il est appelé sous les drapeaux pour combattre en Algérie. De retour en France, hanté par des images insupportables, Robert délaisse Solange lorsqu’il croise les yeux de la belle Armande. Mais cette adolescente montée en graine ne rêve que d’un destin à la Bardot… Auteur prolixe des éditions De Borée, Marie de Palet signe ici son septième roman. Elle connaît une notoriété qui ne cesse de l’enchanter et de l’étonner, puisque cette “célébrité” lui est advenue à l’heure de la retraite, lorsqu’elle a abandonné ses stylos rouges d’institutrice pour sa plume d’écrivain. Marie de Palet se plaît à mettre en scène sa province d’origine dans ses livres, mais ce cadre est surtout prétexte à des intrigues dont la trame quasi policière, mêlée à une connaissance intime du monde paysan d’autrefois, renouvelle le genre des romans dits “ terroirs ”.

• PARAILLOUS Alain : Anouchka des Landes. 1 vol. br, 228 p, éd. de Borée, 18,90 €.

Z paraillous anouchkaUne héroïne captivante, résolue à choisir librement son destin. Des personnages attachants et criants de réalisme. Une ode sensible à l’accueil de l’étranger…  Devenue précocement et doublement orpheline, Anouchka, une fillette d’origine russe, ne devra qu’à son fort tempérament et à la protection d’une vieille landaise un peu sorcière de débuter une vie digne et de s’enraciner dans sa nouvelle terre d’adoption. Alain Paraillous a exprimé cette fidélité dans deux livres de souvenirs, “Le Chemin des Cablacères” et “Les Collines de la Canteloube”, puis dans un roman, “Les Peupliers du désert”. Son scénario pour le film “L’Occitanienne, le dernier amour de Chateaubriand”, l’a fait connaître d’un très large public en 2008.

• PARAILLOUS Alain : Les Diables de la sablière. 1 vol. br, 384 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z Paraillous diables►  Une héroïne indépendante et courageuse. Une intrigue bien menée par une narration habile, mais aussi  un récit très documenté sur l’art de la verrerie. Veuve de guerre, Mathilde vivote grâce à sa petite exploitation. Elle possède également une sablière qui intéresse fortement la verrerie voisine. Sur les conseils d’Angelo, le fils de ses métayers qui ne la laisse pas indifférente, elle développe ce commerce et commence à s’enrichir. C’est à ce moment que réapparaît Raymond, son amour de jeunesse, et que disparaît Angelo : la vie de Mathilde se retrouve profondément bouleversée, partagée entre la passion et les soupçons qui la rongent… Profondément attaché à la ruralité et à ses valeurs,  

• PARIÈS Bernard : La plume de la pie. Récit autobiographique. 1 vol. br, 380 p, éd. Saint-Honoré, 18,90 €.

9782407014743_1_75Une vie entière de “bandit”, de “taulard”, couchée sur le papier, à travers ce récit autobiographique qui évoque un passé dont l’auteur souhaite se délester, lançant de la sorte  comme un adieu à la voyoucratie.  L’ouvrage est empreint d’un vécu émaillé de plus de quarante années d’emprisonnement avec pour premier souci la vérité et le mode d’expression propres à une vie marginale et carcérale. Il m’a semblé que le lecteur pouvait accéder à des situations imagées qui l’impacteraient pour l’amener à percevoir cet exceptionnel qui ne l’est pas vraiment. Sur le fond, c’est aussi faire découvrir ce qu’est la prison et briser l’ignorance sur ce monde hermétiquement clos qui suscite tant de fantasmes. Enfin, montrer qu’il est possible d’avoir un tel vécu sans afficher les stigmates d’un monde ailleurs et pourtant si proche de tous. C’est lors d’un “séjour” à la prison de Riom, dans le cadre d’un atelier artistique, que Bernard Pariès a vu naître cette envie de coucher sur le papier son autobiographie.

PAULHAN Jean, POURRAT Henri : Correspondance (1920-1959). Édition établie et annotée par Claude Dalet, sous la direction de Michel Lioure, avec des contributions de Anne-Marie Lauras. 1 vol. br, 820 p, éd. Gallimard, coll. Cahiers de la Nrf,  45 € .

G03262La fervente et fidèle amitié de Jean Paulhan et Henri Pourrat peut étonner, tant peut sembler grande la distance entre l’un à Paris au cœur de la vie littéraire et intellectuelle, l’autre isolé dans son Auvergne natale, animé par le goût de la vie et la culture paysannes. Elle se noue toutefois au début des années 1920, après que Paulhan a proposé au poète des « Montagnards » (1918) de rédiger des notes critiques pour La NRF. En quarante ans d’échanges et de services, de préoccupations et d’activités communes, les deux écrivains ont été, selon le mot de Paulhan, « du même voyage » et se sont donné, à tous les plans personnels et professionnels, « la vraie poignée de main » (Pourrat). Eclairant magnifiquement « les travaux et les jours » des deux hommes, dans des contextes parfois douloureux, leur correspondance est pour l’essentiel consacrée à leurs activités littéraires pour la NRF, maison d’édition et revue. Paulhan conseille, avec soin et admiration, mais sans complaisance, le romancier du Mauvais garçon et de La Cité perdue ; et l’éditeur soutiendra bien sûr son ami auvergnat dans la grande entreprise de collecte et de transposition littéraire des contes populaires qui l’occupera après-guerre, et dont il recueillera et composera le trésor universel. Paulhan restera enfin toujours attaché à cette critique bienveillante qu’exerce Pourrat dans les colonnes de la revue, portant souvent sur des ouvrages où la nature et la vie rurale jouent le premier rôle. S’y dessine en effet la défense d’un régionalisme ouvert et large, qui est autant celui d’un terrien fraternel que celui d’un moraliste et d’un croyant, attaché à la beauté de l’incarnation, au sens de la vie et au salut des hommes. Ce choix réunit 568 lettres sur les 1 100 que comptent la correspondance exhaustive, accessible au format numérique, grâce à un  code d’accès dont pourront disposer les acheteurs du livre imprimé). 

• PAVLOFF Franck: Les nouvelles brunes. Illustrations de Rascal. 1 vol. br, illustrations, éd. Cheyne éditions, 4 €.

Les-Nouvelles-BrunesPour fêter les 2 millions d’exemplaires de “Matin brun” vendus, Cheyne éditeur publie un numéro unique des “Nouvelles Brunes”, journal parodique tout droit issu de la société imaginée par Franck Pavloff dans sa célèbre nouvelle. Les Nouvelles Brunes reprend le texte intégral de Matin brun et propose de nombreuses rubriques “100% brunes” (des brèves, des articles, l’ horoscope, la météo, les arrêtés nationaux…). À découvrir aussi : un mot de Franck Pavloff au sujet de l’actualité toujours brûlante de Matin brun, ainsi que des images décalées signées Rascal. Une manière de saluer la belle aventure de ce petit livre qui, depuis 1998, nous invite à réfléchir. Après le “Quotidien de la ville”, qui s’est fait interdire pour remise en cause des résultats scientifiques à l’origine des mesures brunes, l’État national s’apprêterait à retirer de la vente le petit opuscule “Matin brun” à l’aube de son deux millionième exemplaire. Nous avons décidé de publier in-extenso dans Les Nouvelles Brunes ce torchon anti-brun pour que vous, citoyens éclairés, puissiez juger par vous-même des propos mensongers et affabulateurs de son auteur qui dénigre le bien-fondé de l’État brun et appelle la population à se méfier. Les mesures brunes, approuvées à la fois par l’État national et les différents chefs religieux, y sont pointées du doigt. L’auteur cherche, à travers une réflexion sans aucun fondement, à instaurer le doute et l’inquiétude dans la conscience des lecteurs. Franck Pavloff, romancier, poète et photographe, a publié une trentaine d’ouvrages dont les plus récents sont  L’Enfant des marges (Albin Michel, 2014), La nuit des enfants qui dansent (Albin Michel, 2017) et  Par les soirs bleus d’été (Albin Michel, 2019).

• PERRIN Annette : Les secrets du manoir de Chanteclerc. 1 vol. br, 186 p, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Roman, 19 €.

Couv-Chanteclerc-351x470 (2)► Après avoir été éloignée deux ans par une mère tyrannique et moralisatrice, Clémence ne revient au manoir que pour les obsèques de son père, sauvagement assassiné. Elle retrouve Antoine, son cher amour dont elle n’a plus eu de nouvelles depuis longtemps, accompagné de son épouse Astrid. Après l’étonnement des retrouvailles, pour tous, la seule question est de savoir qui a assassiné Henri et pourquoi. Un suspect est rapidement arrêté, amis est-ce bien lui le vrai coupable ? La résolution du crime et la révélation de secrets inavoués permettra-t-elle aux deux familles que tout oppose, de se réconcilier ?

• PETIT Pierre : Le pont des derniers soupirs. 1 vol. br, 340 p, éd. Presses de la cité, coll. Terres de France, €

Le-Pont-des-derniers-soupirsAu cœur d’un huis clos inattendu resurgissent des souvenirs que l’on croyait à jamais enfouis. Années 1970. Dans ce petit village de Haute-Loire, le Café du Pont se prépare, ainsi que son patron, Jean-Baptiste Quillet, à un calme dimanche. Mais la tempête de neige qui s’abat sur le département fait affluer des naufragés de la route. Parmi ceux-ci, une très jeune femme, Hélène, que Quillet n’a jamais vue… bien qu’elle soit sa fille, l’enfant de Martine qui l’a quitté vingt ans plus tôt et qui vient de mourir d’un cancer. Dans son sac, Hélène a apporté une lettre de sa mère, qui va faire resurgir de sombres événements. Car, de l’autre côté de la rivière, vit et sévit un être malfaisant surnommé Cosaque. Ce tenancier d’une boîte de nuit, ennemi mortel de Quillet, se livrerait à un trafic de femmes. Des meurtres auraient eu lieu. La lettre de Martine va faire se délier les langues et déchaîner les forces du mal…

• PLÉ-BOURDIN Johanna : Un silence meurtrier. 1 vol. br, 354 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 20,50 €.

Z PE BOURDIN► Une héroïne enquête sur le terrible drame qui a brisé son adolescence. L’histoire d’un amour fou, plus fort que tout : les conventions, la religion, l’argent. Menaces, lettres anonymes, accidents étranges : remuer le passé n’est pas sans conséquences… Un secret de famille à découvrir, qui va bouleverser bien des existences. Ébranlée par le décès de sa mère, Nina doit revenir sur les lieux de son enfance où un drame a anéanti sa famille quarante ans plus tôt. Bien décidée à mettre en vente la propriété et à fuir au plus vite ce coin de Bretagne sauvage et reculé, Nina est contrainte de prolonger son séjour à la suite de découvertes étranges. En menant l’enquête, elle découvre l’insoupçonnable vérité sur le passé de sa mère. À nouveau, sa vie va s’en trouver profondément bouleversée. Johanna Plé-Bourdin, passionnée de lecture et d’écriture depuis l’enfance, s’est lancée dans la rédaction d’un roman dès l’âge de dix ans. Assistante juridique dans le notariat, elle est l’auteur d’une saga familiale éditée régionalement depuis 2010.

• PLUCHARD Mireille : Les dames de la glycine. 1 vol. br, 300 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 20 €.

9782258162198ORIFin du XIXe siècle et première moitié du XXe siècle, entre le bassin houiller des Cévennes et la région de Clermont-Ferrand. Les sœurs Delalande ont tout pour que se dessine, à l’aube de leur vie, un destin merveilleux. Les drames et les chagrins sauront unir les deux sœurs à jamais. Pour le meilleur et pour le pire… Les sœurs Delalande ont grandi dans un écrin d’amour et de douceur, sous l’exubérante glycine mauve de la demeure familiale des Cévennes. Dès le berceau, Agnès et Eva ont tout pour que se  déploient devant elles de beaux lendemains. Elles sont inséparables, jusqu’à ce qu’un élégant courtier en vins emmène Agnès vers un nouveau foyer, à Chamalières, laissant la cadette inconsolable. C’est au début duXXè siècle que le destin des deux sœurs connaît de douloureux revers. Épreuves familiales, guerre, solitude, deuils, rien ne leur sera épargné. Mais, en puisant dans les valeurs fortes de leur enfance, leurs souvenirs enchantés, les dames de La Glycine vont prodiguer le meilleur de ce qu’elles ont reçu…Jusqu’à l’heure des choix et des résistances…

• PLUCHARD Mireille : Un parfum d’amour éternel. 1 vol. br, 520 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,90 €.

Z Pluchard► Nathalie et Marceau s’aiment. Nathalie et Marceau se marient. Leur union donnera naissance à cinq enfants. Ils possèdent un petit domaine agricole qu’ils n’auront de cesse d’agrandir et de diversifier pour mettre leur famille à l’abri du besoin. Cependant, les malheurs n’épargneront pas les Tessier : la vie de labeur à cultiver la terre, les maladies de la vigne, et surtout les deux grandes guerres, briseuses de destin, qui se profilent à l’horizon. Le goût d’écrire est venu à Mireille Pluchard lors de ses recherches généalogiques. Est née alors une trilogie, la saga des Teissier, narrant la vie de sept générations de ses ancêtres. Passionnée d’Histoire et d’histoires, Mireille Pluchard brosse les portraits de personnages attachants et sait entraîner le lecteur dans des intrigues palpitantes.

• SIGNOL Christian : L’été de nos vingt ans. Nouvelle édition. 1 vol. br, 192 p, éd. Livre de Poche, 7,20 €.

Z SIGNOL Chaque été, Charles invite Antoine chez ses grands-parents en Dordogne. Alors que tout les sépare – Antoine est boursier, Charles est fils de receveur des finances –, les deux adolescents partagent une amitié sans concession, une de celles qui aident à se surpasser. C’est le moment tant attendu des vacances, de ces chaudes journées où les garçons aident aux champs lorsqu’ils ne filent pas à bicyclette vers les eaux fraîches de la rivière. Sur ses rives, ils rencontrent Séverine, étudiante comme eux à Périgueux. Entre ces trois êtres, un lien se noue, fait d’amour et d’amitié. Mais ce bonheur que nul ne croyait menacé se brise à la fin de l’été 1939 : comme des milliers de jeunes qui ne demandaient qu’à vivre heureux, Charles, Antoine et Séverine vont devoir entrer en résistance pour retrouver l’harmonie perdue et la paix des saisons. Ce sont ces heures ardentes, celles d’une jeunesse bouleversée par la folie d’une époque, confiante dans l’amitié, le courage et la beauté du monde, que fait revivre Christian Signol dans ce roman poignant qui célèbre l’authenticité des âmes et la force des souvenirs.

• SORDELLI Jean-Claude : Debout au bord du temps. Nouvelles. 1 vol. br, 234 p, éd. de la Flandonnière, 16 €.

Z SORDELL► Un recueil qui rassemble 23 contes ruraux ancrés en divers pays et hameaux du Cantal, mêlant à la fois humour, émotion, naïveté et sérieux.  Ces petits contes ruraux exposent une belle galerie de personnages ! Mémoire d’un lieu, mémoire d’un temps, tissées dans le cours et le “décours” d’une vie, leurs échos résonnent comme un hommage et un accomplissement. À l’instar d’une comédie italienne, s’y côtoient le rire et le sérieux, l’affreux, le tendre, le naïf, la dérision de soi et l’intime confession. Le talentueux Jean-Claude Sordelli, celui que Jean Anglade présentait comme “le meilleur écrivain auvergnat après lui”, nous délivre ici un recueil humain et empli de mémoire.L’ouvrage a été publié avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

VALLÈS Jules : Jacques Vingtras : Tome II : Le Bachelier. Édition établie par Jean-Louis Lalanne. Préface de Michel Tournier. 1 vol. br, 512 p, biblio, éd. Gallimard, coll. Folio Classique, 5,70 €.

VDBproduct_9782072885846_195x320Inspiré de la vie de Vallès lui-même, le roman nous entraîne dans le sillon de Jacques Vingtras, bachelier qui monte à Paris, où il rencontre espoirs politiques et désillusions amoureuses. Mais Le Bachelier est aussi une anti-biographie : Vallès ne pouvait se contenter de dresser le portrait d’un jeune homme ; il fait de l’irruption de l’élan révolutionnaire dans la vie du héros le véritable sujet de son livre. Anticlérical et révolutionnaire, ce roman est avant tout une prise de position de l’écrivain pour la multitude des bas-fonds. Au traditionnel roman de formation, Vallès superpose un camaïeu de voix : cris des rues et titres de journaux font intrusion dans la conscience du narrateur et concourent à la bouleverser. Acte d’insurrection romanesque, Le Bachelier rend leurs voix à ceux que l’histoire littéraire avait réduits au silence.

◘ HISTOIRE- DOCUMENTS

• BUISSON Florent, DA CUNHA Nicolas : Destins de maires. Préface de François Hollande. 1 vol. br, 140 p, éd. de Borée, 15 €.

9782812932205-xsLe parcours de 26 maires, de tout âge, de toute origine et dans des villes et villages totalement différents, par leur taille, leur population, leurs activités. Mars 2020. À quelques semaines des élections municipales, les auteurs proposent de partir à la rencontre des élus préférés des Français. Du maire d’une petite commune iséroise de 14 habitants, perchée dans la montagne, au maire de Lyon. Du maire de Trèbes, dans l’Aude, qui a connu un attentat et des inondations meurtrières la même année, au maire de Tramayes, première commune fonctionnant avec 100% d’énergie renouvelable. En passant par le doyen de tous, âgé de 97 ans…et qui annonce qu’il va repartir pour un nouveau mandat.  Quels doutes les animent ? Quelles forces les font avancer ? Quelles relations entretiennent-ils avec l’État ? Découvrez dans cet ouvrage des histoires détonantes ou d’autres, plus attachantes : celles de leur quotidien.

• CLAIRET Anne : Histoires de marchands de toile. Préface de Marie-Hélène Lafon. Illustrations de Frédéric Pigot. 1 vol. br, 160 p, éd. de la Flandonnière, 29,90 €.

Z CLAIRET► Des histoires d’hommes et de femmes passionnées et passionnantes qu’Anne Clairet nous propose de découvrir à la façon d’archives du sensible. Ces marchands de toile, négociants-voyageurs, partis de la “terre sainte” de la haute-Auvergne parcouraient les campagnes, de ferme en ferme pour vendre du linge à la ménagère.  Un commerce migratoire et saisonnier que l’auteure nous raconte dans son évolution jusqu’à l’époque contemporaine. Pour la préfacière, Marie-Hélène Lafon, il ne fait aucun doute qu’ils étaient de véritables “marchands de rêves”. Les délicates aquarelles et photographies de Frédéric Pigot donnent leurs couleurs à ce métier ancré au cœur de notre territoire.

• DOMPNIER Bernard (sous la direction de) : Les langages du culte aux XVIIe et XVIIIe siècles. 1 vol. br, 488 p, éd. Presses universitaire Blaise-Pascal, 30 € (20 € version PDF)

DOMPNIER Langages_du_culteProlongeant une réflexion collective engagée lors de précédents colloques, l’ouvrage associe des spécialistes de diverses disciplines autour de l’étude du culte durant la période de renouveau catholique qui fait suite au concile de Trente. Au-delà de la description des cérémonies, il propose de comprendre les logiques du spectacle baroque que devient alors la liturgie et s’attache particulièrement aux mécanismes de la mobilisation des émotions et des affects. Aussi l’analyse embrasse-t-elle à la fois les normes, les pratiques et les représentations, s’attachant aussi bien aux lieux et à leur décoration qu’aux acteurs du cérémonial, aux procédés de solennisation ou aux diverses formes de sollicitation des sens. Une place particulière est accordée à la musique, qui occupe alors une place sans précédent dans les actions liturgiques. L’étude de l’histoire du culte, qui fait encore figure de parent pauvre de l’histoire religieuse, requiert l’élaboration d’une nouvelle méthodologie d’analyse. C’est aussi ce défi que tente de relever ce livre, qui se veut contribution – et invitation – à une approche capable d’inscrire la cérémonialité cultuelle dans le champ et dans les perspectives de l’histoire culturelle. Professeur émérite d’histoire moderne à l’Université Clermont Auvergne et membre honoraire de l’IUF, Bernard Dompnier a consacré ses recherches au catholicisme des XVIIe et XVIIIe siècles. Depuis plusieurs années, il s’intéresse principalement à l’histoire des cultes, ainsi qu’à celle des musiciens d’Église. Aux PUBP, il a déjà coordonné plusieurs volumes, dont Les cérémonies extraordinaires du catholicisme baroque (2009).

• FRAIPONT Gustave : L’Auvergne. Les montagnes de France. Réimpression en fac-similé. 1 vol. br, 328 p, 126 illustrations de l’auteur, éd. Lacour-Ollé, 25 €.

Z FRAIPONTPublié à la fin du XIXè siècle, cet ouvrage a connu plusieurs rééditions jusqu’au début des années 1930. Il propose une très agréable balade dans l’Auvergne pittoresque de la fin du XIXème siècle, joliment illustrée par des dessins de l’auteur. Au programme de l’itinéraire et des étapes :  Riom et les alentours de Riom, Clermond-Ferrand, Montferrand, Clermont-Ferrand à Volvic, Chateaugay, Maringues, de Clermont à Gergovie, Saint-Saturnin, Aydat, La Roche-Blanche, Clermont à Thiers, Thiers, Thiers à Montbrison, Montbrison, Arlanc, Ambert, Royat, Le Puy-de-Dôme, la région des puys, le Mont-Dore, la Bourboule et environs, Besse, Saint-Nectaire, Murols, les lacs Chambon et Pavin, le creux du Soucy, Ardes à Coudes, Coudes à Issoire, Brioude à la Chaise-Dieu, la Chaise-Dieu, de la Chaise-Dieu au Puy, du Puy à Arvant et Saint-Flour, Garabit, Saint-Flour… Peintre, dessinateur, aquarelliste et pastelliste, graveur aquafortiste et lithographe, en même temps qu’écrivain, Gustave Fraipont (1849-1923) a  débuté au Salon de 1877 en exposant  des lithographies à la plume. D’abord graveur lithographe interprète, il est ensuite devenu graveur aquafortiste, tout en abordant l’aquarelle dès 1883. En tant qu’illustrateur, il a contribué à de nombreux ouvrages, tel que “Contes et nouvelles” de La Fontaine, ou “Robinson Crusoé” de Daniel Defoe…

• KALMAR Pierre, ARCHIMBAUD Maurice : L’inconnue du cimetière Saint-Jean : Promenade historique, philosophique et poétique dans le cimetière Saint-Jean, de Thiers, et Biographie d’Élisabeth Archimbaud. 1 vol. br, 70 p, illustrations, auto-édition Pierre Kalmar, 8 €.

Kalmar l'inconnu► Cet ouvrage de vulgarisation historique concerne principalement la ville de Thiers et l’un de ses lieux emblématiques, le cimetière Saint-Jean. L’auteur propose une promenade historique, philosophique et poétique dans le cimetière Saint-Jean ainsi que la biographie d’Élisabeth Julie Archimbaud, née Joubert, l’une des résidentes des lieux. Même si, dans ce livre, les éléments factuels sont majoritaires, les spéculations philosophiques, esthétiques, humoristiques, poétiques, imaginatives et oniriques qu’il y a  semées confèrent à l’ensemble un climat particulier qui, espère-t-il, sera compris et apprécié de ses lecteurs.

• LEFEBVRE Thierry, RAYNAL Cécile : Voyage en CO2. De la Grotta del Cane de Naples à la Grotte du Chien de Royat-Chamalières. 1 vol. br, 202 p, éd. Glyphe, 16 €.

9782358152709-325x477Le dioxyde de carbone (CO2) n’a été formellement identifié que durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Mais, depuis la Renaissance, on pouvait constater sa nocivité dans une ­anfractuosité volcanique située près de Naples: des animaux, le plus souvent des chiens, étaient soumis au gaz insidieux qui s’y accumulait, afin de satisfaire la curiosité des voyageurs. Ainsi naquit le mythe de la Grotte du chien, bientôt répliquée avec succès à Royat-Chamalières. Le livre décrit très précisément les deux sites et retranscrit de nombreux témoignages liés aux expériences menées par les scientifiques de l’époque. Chiens, grenouilles, coqs, serpents, lézards, limaces ont été exposés aux “ exhalaisons meurtrières”. Replacés à l’air libre, les visiteurs transalpins assistaient à la résurrection des animaux. C’est l’incroyable histoire de cette attraction pluriséculaire, ancêtre des dispositifs de vulgarisation scientifique, que retrace cet ouvrage.

• MOULIER Jean-Claude : Châteaux, seigneurs et sites fortifiés de la Basse Auvergne.1 vol. relié, 290 p, illustrations n-b et couleur, index, éd. des Monts d’Auvergne, 39  €.

Z MOULIER (2)La Basse-Auvergne représente la partie nord de l’Auvergne. Elle est composée d’une partie centrale, la Limagne, vaste fossé tectonique, fertile et riche où de nombreux habitants se sont regroupés dans les villes et les grandes cités de Clermont, Montferrand et Riom. La Limagne est ouverte au nord. Ses autres côtés sont entourés de montagnes : les massifs du Forez et des Bois Noirs à l’est, la chaîne des Puys et le massif du Sancy au centre et les Combrailles à l’ouest. Dans ces régions les luttes intérieures et les invasions qui ont dévasté le pays ont amené les habitants à entourer leurs villes de remparts et même les villages de campagne ont été fortifiés. Dans les montagnes, ce sont les châteaux des seigneurs du pays qui offraient un refuge aux habitants. La guerre de Cent Ans puis les guerres de Religion et la Révolution ont entraîné la ruine de beaucoup d’édifices. Quelques-uns ont été restaurés, peu sont restés intacts. Cet ouvrage se propose de partir à leur découverte, de retracer leur histoire et celle des familles qui les ont possédés. Par une illustration abondante, il montre leur état actuel, des plus modestes vestiges aux demeures prestigieuses, parfois toujours occupées par les descendants de leurs constructeurs. Cette documentation et une localisation précise des châteaux permettront au lecteur de partir à leur découverte et de faire revivre leur histoire.

• Pierre Pouyet, un soldat montferrandais dans la Grande Guerre.  Édition établie par Annie Frier, Christiane Rivenet et Jacques Talbot  1 vol. br, 98 p, éd.  Association Montferrand Renaissance (Clermont-Ferrand), 15 €

Z POUYET Une cinquantaine de lettres et cartes postales d’un soldat Montferrandais ont été dénichées dans un vide-greniers, il y a de nombreuses années. Cette correspondance a permis l’écriture d’un livre sur le soldat Pierre Pouyet qui écrivait à sa femme. Il était né en 1886 à Saint-Bonnet-le-Chastel et marié à Montferrand avec Mathilde Monnet. Pierre Pouyet a fait des études à n’en pas douter ; ses lettres sont d’une belle écriture, très lisible, sans fautes d’orthographe ni de grammaire. Il emploie parfois des mots de vocabulaire recherché : “Je t’écris à la lueur d’une lanterne à lumière falote”, qui a inspiré le sous-titre du livre. Ces études lui ont permis d’accéder au grade de maréchal des logis fourrier et d’être un peu moins à l’avant du front. Il reviendra de cette guerre après quatre années d’enfer. Annie Frier, Christiane Rivenet et Jacques Talbot, ont décidé d’exploiter les courriers pour en faire un livre, édité par l’association Montferrand Renaissance.

• TEISSON  Jeanne : Germaine Tillion, un long combat pour la paix.1 vol. br, 160 p, éd. Glyphe, 14 €.(ouvrage à paraître en avril 2020)

TILLION► “Je ne connais qu’une race, la race humaine”, aimait à rappeler l’ethnologue Germaine Tillion, né à Allègre (Haute-Loire) en 1907. Ancienne déportée, à Ravensbrück en 1943, Germaine Tillion a lutté toute sa vie pour la justice, les droits humains, la paix et l’égalité entre les hommes et les femmes. En humaniste bienveillante, cette ethnologue réaliste mais pleine d’humour a combattu l’ignorance et a lutté contre la barbarie. Jusqu’à sa disparition, à 101 ans, elle a sauvé des centaines de personnes et a souvent risqué sa vie pour défendre ses valeurs, en Algérie notamment. Le 27 mai 2015, elle est entrée au Panthéon. Des proches de Germaine Tillion ont apporté leur témoignage à Jeanne Teisson afin qu’elle fasse revivre toutes les facettes de  cette grande dame. Comme une flamme qui jamais ne s’éteint, la pensée de Germaine Tillion éclaire notre présent.

• VALIORGUE Bertrand : La raison d’être de l’entreprise. 1 vol. br, 64 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. L’opportune, 4,50 € (3 € version PDF)

Raison_etre_entrepriseAu cœur de notre quotidien, l’entreprise est à l’origine de nombreux déséquilibres sociaux et environnementaux interrogeant sa contribution à la vie de la Cité. Comment l’entreprise doit-elle fonctionner ? Cet ouvrage fait le point sur les origines du malaise qui ont conduit le législateur à revoir en profondeur la raison d’être de l’entreprise par des modifications du Code civil et du droit des sociétés. Il évalue aussi les défis pratiques posés par ces évolutions juridiques pour dessiner en creux une nouvelle entreprise au service du progrès social et environnemental. Bertrand Valiorgue est professeur de stratégie et gouvernance des entreprises à l’Université Clermont Auvergne. Ses travaux portent sur la gouvernance et la responsabilité sociale des entreprises auxquelles il a consacré de nombreux articles et chapitres d’ouvrages.

VIALLEFONT Anne : Les sondages d’opinion. 1 vol. br, 64 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. L’opportune, 4,50 € (3 € version PDF)

Sondages_opinion_P1Qu’est-ce qu’un sondage d’opinion ? Qui le produit ? Pourquoi les sondages se trompent-ils (ou non) ? Que vont devenir les sondages à l’heure d’Internet ? Ce court ouvrage fait le point sur la méthode la plus utilisée pour explorer l’opinion publique. En évitant formules mathématiques et complexité technique, on analyse l’organisation et les méthodes de la production de sondages, ainsi que les sources d’erreurs possibles et observées, à partir d’exemples historiques ou récents. Anne Viallefont est Maître de conférences en statistique à l’École d’Économie de l’Université Clermont Auvergne, spécialiste de la modélisation statistique. Elle applique les méthodes statistiques à des domaines variés, de l’écologie animale aux études médico-économiques.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

couverture guide orange 2018• Chemin de Saint-Jacques, de Cluny au Puy-en-Velay, via  Cluniacensis, par Charlieu, Montbrison et Usson en Forez: renseignements pratiques.  15è édition. 1 vol. br, 68 p, illustrations n-b et couleur, édition bilingue  français – allemand, lexique, éd. Association Rhône – Alpes des Amis de Saint-Jacques (Lyon), 10 €.

►Cet itinéraire, utilisé par les pèlerins venant soit de Vézelay, soit de Franche-Comté, d’Alsace et, plus loin, d’Allemagne, prend sa source à Cluny, siège de la célèbre abbaye bénédictine qui a eu une influence primordiale sur l’organisation des chemins de Saint-Jacques.

• LEPÈRE François, HECKMANN Céline: Le chemin de Stevenson: sur les pas de l’écrivain, du Velay aux Cévennes. 11 étapes du Puy à Saint-Jean-du-Gard. Nouvelle éditions mise à jour. 1 vol. br, 100 p, illustrations en couleur, éd. François Lepère, coll. guide  de poche du randonneur et du pèlerin, 9,90 €.

Le-chemin-de-Robert-Louis-StevensonEn 1878, Robert Louis Stevenson a 28 ans et il  arrive à un tournant dans sa vie : il est assailli de doutes sur sa vocation d’écrivain, tandis que  Fanny Osbourne, la femme de sa vie, vient de le quitter et d’embarquer pour les États-Unis… Pour prendre du recul, il se retire au Monastier-sur-Gazeille, dans le Velay, avant de partir à pied avec pour seule compagne une ânesse nommée Modestine. Ce périple, qui le conduira de la Haute-Loire jusqu’au département du Gard, il décidera d’en faire le récit dans “Voyage avec un âne dans les Cévennes”. Ce guide reprend l’itinéraire de Stevenson, en y ajoutant de nombreuses informations culturelles, ainsi que sur les sites à visiter, les lieux d’hébergement… 

• VEUILLET Thibault : L’Est forézien : Auvergne, Rhône-Alpes, Loire : 22 balades exceptionnelles. 1 vol. br, 48 p, illustrations en couleur, cartes, adresses utiles, éd. Chamina éditions, coll. Balades et randonnées – Les incontournables, 10 €.

51cjLzVrc7L._SX287_BO1,204,203,200_Un topoguide regroupant 22 balades soigneusement sélectionnées, pour partir à la découverte de la partie est du département de la Loire, entre la plaine du Forez et les monts du Lyonnais. De Saint-Marcel-en-Félines, terre de tisseurs au cœur des Montagnes du Matin, en remontant la Loire jusqu’à Veauche, l’est du Forez dévoile un territoire aux reliefs contrastés et aux paysages variés. Sommaire : Introduction et présentation générale du territoire – 22 itinéraires de longueur variable pour une pratique familiale et sportive – Cartographie sur fond IGN au 1:25 000 pour se repérer facilement – Détail des centres d’intérêts – Renseignements pratiques et adresses utiles. Thibault Veuillet est formateur agréé en topographie. Il est déjà auteur de plusieurs topoguides publiés par  Chamina Édition dont “Le Velay” et “30 randos autour de Lyon”.

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• BÉGUÉ Régis : Fatales négligences. 1 vol. br, 272 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 7,50 €.

Z BEGUEUne simple faute d’inattention, c’est ce que plaide Aymeric Le Bellec au moment où on le découvre en tenue d’Adam dans le vestiaire des femmes de la salle de sport de son entreprise. Mais qu’est-il en mesure de prouver ? S’ensuit un odieux chantage qui va conduire celui qui se voyait déjà à la tête de la Frog Amber, rayonnante compagnie d’énergie renouvelable, à enchaîner les erreurs quand il tentera de couvrir ses agissements graves par des actes pires. Obnubilé par les menaces qui pèsent désormais sur sa carrière, il en néglige une autre,  bien plus terrifiante encore. On ne s’est pas méfié du froid venu de Sibérie, qui s’abat sur Paris et l’Europe. On aurait dû, car le black-out électrique est imminent. Un drame aux conséquences incalculables. Après S.N.O.W. (2018) qui avait plongé le lecteur dans les méandres de la finance, Régis Bégué nous livre ici un roman d’anticipation sur la fatale panne d’électricité, l’une des hantises de notre monde moderne hyperconnecté. Lorsque géopolitique et spéculation énergétique se mêlent, le résultat est des plus apocalyptiques, mais le scénario bien trop réel.

• BERGER Bernadette : Pour une goutte d’éternité. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 10 €.

ZZ BergerIl y a des lieux qui recèlent des mystères et d’où se dégage un véritable caractère. Stéphane Bern ne s’y est pas trompé lorsqu’il a retenu le site troglodytique des grottes de Couteaux pour son opération le Loto du patrimoine. Cet endroit, Bernadette Berger le connaît comme sa poche. Déjà, dans son enfance, c’était un merveilleux terrain d’aventures, et aujourd’hui cette terre enflamme l’imagination de l’auteure qu’elle est devenue. Un jeune berger y fait une découverte fabuleuse ; elle bouleversera le cours de sa vie. Quand on détient un manuscrit annoté par un célèbre alchimiste et une fiole d’élixir de santé éternelle, on est certain que les ennuis vont s’enchaîner et qu’ils n’iront que crescendo, même en déployant les plus habiles subterfuges. Qui ne rêverait pas d’être immortel, quitte à en payer le prix fort ? Un livre qui se dévore comme un polar, et pourtant il s’agira aussi d’amour, car le principe mâle et le principe femelle participent de l’élaboration alchimique. Bernadette Berger tisse cette histoire avec beaucoup d’adresse, convoquant des images saisissantes et retraçant diverses pratiques ancestrales. Si aujourd’hui certains les tiennent pour obscurantistes, d’autres en revanche y ont toujours recours pour soigner le corps et l’âme. Elle a signé de nombreux romans, dont “Le Choix d’Amélie” publié aux éditions Lucien Souny (2017).

• BLANC Claude-Georges : La batteuse : nouvelles paysannes du pays limousin. 1 vol. br, 92 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

Blanc► Aujourd’hui les personnes d’un certain âge, et même d’un âge certain, ont connu la vie rurale, une vie et des traditions qui n’avaient pas changé depuis plusieurs siècles et que l’on vivait encore dans les années 1950 – 1960 . Du temps de leur enfance, beaucoup de familles avaient un tonton paysan qui avait rendu quelques services alimentaires pendant les privations de la guerre et vers qui l’on retournait avec l’automobile pour les vacances d’été. Le monde paysan de ces années-là, avant que le mépris du monde industriel ne recouvre cette gent laborieuse de son  opprobre condescendant, avait encore la considération du “peuple de France”, souvent flatté par des sentiments politiques hypocrites qui aujourd’hui valorisent la la France par son rayonnement mondial basé sur tout autre chose que le souci de produire elle-même sa propre nourriture…

• BORDES Gilbert : La garçonne. Livre en gros caractères. Nouvelle édition. 1 vol. br, 385 p, éd. Libra diffusio, coll. Corps 19, 24,50 €.

la-garçonne-425x680On appelait Louison  » la Garçonne « , braconnière solitaire des bois de Sologne en ces années  1930. Presque dix ans plus tard, au terme d’un long exil dans le nord du Canada, elle revient sur les lieux d’un drame qu’elle n’a jamais oublié. A la fois par désir de vengeance et en quête de ses origines. À vingt ans, sa beauté rousse ensorcelante et son indépendance dérangent. Celle qu’on surnomme « la garçonne » aime s’aventurer la nuit tombée dans la profondeur des bois pour braconner. Les villageois s’interrogent : pourquoi cette orpheline est-elle la protégée du puissant comte de Cressey ? Un soir de novembre 1937, deux hommes l’agressent. Un traumatisme dans sa chair qui va bouleverser pour toujours son rapport à la vie, à la mort. Emportant avec elle ses secrets, Louison décide un jour de quitter son village de Sologne. Loin de ceux qui ont veillé sur elle, enfant, loin de ceux qui la haïssent… Et loin aussi de celui qui n’a jamais cessé de l’aimer. Pour mieux fomenter sa vengeance ? Quand les années noires de l’Occupation auront révélé, parmi les habitants de Saint-Roch, les valeureux et les lâches…

• BRÛLÉ Jean-Pierre : Les larmes d’Anna. 1 vol. br, éd. de la Veytizou, 20 €

Z BRULEÀ la veille de la Grande Guerre, quelque part en Limousin, nous retrouvons deux familles confrontées à la vie sociale de l’époque. Léon, Anna et leur fils Gustave exploitent une petite ferme. Non loin de là, les Mondé et leur fille Marguerite cultivent une grande métairie. Gustave et Marguerite s’aiment et se destinent l’un à l’autre. Seulement voilà, le jeune homme est mobilisé et Marguerite s’engage dans l’armée comme infirmière…Avec “Les larmes d’Anna”,  Jean-Pierre Brûlé n’en est pas à son coup d’essai. Il a déjà publié, aux éditions de la Veytizou, “Le dernier laboureur” ainsi que “Dictons et proverbes de nos anciens”.

• CHALIAT Alain: Les Sorcières de Saint-Julien. 1 vol br, éd. de la Veytizou, 23 €.

Z les-sorcieres-de-saint-julienÀ Saint-Julien, la vie s’écoulait en apparence tranquille… A la rentrée scolaire de 1969, un jeune enseignant, Jean est nommé directeur de l’école du village. Avant qu’il ne rejoigne son poste, le secrétaire du Syndicat National des Instituteurs le prévient : ce coin reculé du Limousin bénéficierait d’une étrange réputation… Il serait un véritable nid de sorcières ! En apprenant la surprenante nouvelle, Jean s’en réjouit. N’a-t-il pas déjà rédigé un mémoire sur les pratiques ancestrales de la Sorcellerie ? Seulement voilà, les « brodeuses » de Saint-Julien l’attendent…

• CHERRIÈRE Éric : Mon cœur restera de glace. 1 vol. br, 192 p, éd. Belfond, 18 €.

Z Cherrière► Un roman qui a pour cadre un village imaginaire de la Haute Corrèze,  et qui traverse les deux dernières guerres mondiales, via  des destins familiaux, marqués au fer rouge par l’histoire… Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable devant laquelle l’enfant s’était dit “ Quand je serai grand, je vivrai là.” Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une  gueule cassée. Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020, peints sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand. Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles. De 1918 et 1944 à 2020, “Mon cœur restera de glace” couvre un siècle de guerres fratricides. Ce roman noir, qui explore les destins d’individus ordinaires perdus aux carrefours de l’histoire, est aussi le roman de la beauté face à la violence. De ces fleurs qui poussent sur les champs de bataille.

• COVAS Madeleine : Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile? 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays,  14 €.

Z Covas► Marie-Hélène attend le retour de son père qui, seul, la sortira de la misère et de l’enfer. Entre la faiblesse de sa mère et la brutalité de l’Étranger, elle fait face grâce à l’amour d’une voisine. Reine lui propose de menus labeurs et lui offre de petits bonheurs auprès des animaux de la ferme et dans la nature. Huit ans déjà, et elle reste toujours sans nouvelles. La tragédie couve et un affrontement a lieu dans la montagne. Deux hommes se battent et l’un est tué. Qui est-il ? Dans ces années 1950, les sentiments demeurent exacerbés et les rancunes tenaces. Tout peut basculer au moindre souffle. Quand la vérité éclatera, Marie-Hélène pourra-t-elle enfin vivre comme toute petite fille de son âge ? Trouvera-t-elle une seconde famille pour se reconstruire ? Une histoire poignante portée par une héroïne lumineuse et une Reine qu’on aimerait tous avoir rencontrée. Madeleine Covas sait mieux que personne qu’à force de volonté et d’amour, on peut devenir quelqu’un, même en partant de rien. Et elle nous offre ici une formidable leçon de vie et d’espoir.

• DEMELLIER José : Le dernier loup des Millevaches. 1 vol. br, 240 p, éd. Geste éditions, coll. Le geste noir, 12,90 €.

176259Pisseloup est un hameau du plateau des Millevaches perdu aux confins des départements de la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne. Le récit se passe au cours de l’année 1913, temps des superstitions, année de tous les périls. Au hameau, on a fort à faire avec les loups ! Les derniers survivants de cette race maudite des Millevaches sont venus se réfugier à Pisseloup. Par quelle malédiction ? Ce récit est aussi l’histoire des Peyrutie : Jean, un scieur, un homme généreux et travailleur, Marie, la mère, une femme au caractère exceptionnel, fière jusqu’à l’orgueil et Germain leur fils, un enfant damné à la naissance, atteint d’une maladie incurable qui lui dévore le visage ! Cette maladie qui le rend hideux a conduit à son exclusion de l’école communale en 1902, alors qu’il était âgé de 6 ans et demi. Personne ne reverra cet enfant vivant, honni et banni du monde. Au hameau, hors quelques personnes, on n’aime pas les Peyrutie, on se montre indifférent à leur drame. À quoi bon se préoccuper du sort du fils Peyrutie qu’on dit en cette année 1913, reclus à la scierie, mourant et grabataire… José Demellier, né en 1945, est issu d’un milieu modeste. Après quelques années d’activité, il obtient un master en management. Chef de service à la sécurité sociale à Tulle jusqu’en 2005, il est passionné de littérature classique, mais aussi de paléoanthropologie. Son premier roman, “La Toquée”, est paru aux éditions De Borée en 2015.

• LAVAL Henri : Malvialle.  1 vol. br, éd. de la Veytizou, 22 €

Z LAVAL► Quelle étrange malédiction avait frappé cette vallée du pays vert ? Ils étaient trois à partager un secret bien gardé. Au fil des événements, un quatrième personnage se mêlera à l’aventure…Avec tendresse et sensibilité, Henri Laval nous conte l’émouvante histoire du cœur et de la raison. Corrézien d’origine, après une carrière consacrée en partie à l’enseignement, Henri Laval s’est pris de passion pour l’écriture de romans du terroir. Depuis le début des années 1990, l’heure de la retraite venue, il a publié plus d’une dizaine d’ouvrages, tous parus aux éditions de la Veytizou.

MALAVAL Jean-PaulUn si joli mariage. Livre en gros caractères. Nouvelle édition. 1 vol. br, 465 p, éd. Libra diffusio, coll. Corps 19, 25 €.

un-si-joli-mariage-425x680En manque d’argent, Joëlle abandonne ses études à la fac de lettres de Bordeaux et se réfugie à Périgueux chez son père. Celui-ci ne se montre pas d’un grand secours et Joëlle se résout à accepter une place d’employée de maison chez les propriétaires des Conserveries Dufournelle, une importante société de foie gras. La grande affaire du moment est le mariage du fils aîné, Geoffroy, avec Élise Chanoinet, l’un des plus beaux partis de la ville. Alice, la seconde épouse de M. Dufournelle, n’est pas mécontente de voir s’éloigner ce beau-fils qui la méprise, mais l’ignorance dans laquelle elle est tenue par son mari des préparatifs des noces provoque une crise conjugale et familiale. Isolée, Alice trouve du réconfort auprès de Joëlle et en fait sa confidente. La jeune employée devient à ses dépens un enjeu dans un conflit qui la dépasse. Jusqu’à endosser le rôle de la victime expiatoire. À travers l’histoire d’une amitié entre deux femmes par-delà les barrières sociales, l’auteur des Noces de soie, des Sœurs Querelle ou d’Une famille française met en scène avec une très divertissante finesse le microcosme d’une ville de province d’aujourd’hui.

• MICHEAU Lucien : Sur les sentiers de la Résistance.  Préface et présentation de Pierre Louty.  1 vol br, éd. de la Veytizou, 15 €.

Z sur-les-sentiers-de-la-resistanceLucien Micheau était encore un gamin de Beaulieu-sur-Dordogne quand les hitlériens occupèrent la France. Dernier enfant d’une famille nombreuse et très honorablement connue en Corrèze, Lucien sut choisir les chemins de l’Honneur. Il ravitailla en nourriture ses amis maquisards… Sur le pont de Beaulieu, deux Miliciens l’attendaient… Lucien Micheau, âgé de 90 ans et originaire d’Astaillac, habite Ganissal, à Beaulieu. Il se souvient que alors qu’il n’était encore qu’un  petit garçon, son père lui demandait de livrer, chaque soir, le repas à des résistants cachés dans le maquis. Ce passé l’a marqué et l’a sensibilisé à conter la petite histoire locale et c’est ce qui l’a conduit à s’orienter vers l’écriture de terroir.

• MOLLEMAN Rudi: Petite pomme. Roman. 1 vol. br, 320 p, éd. Mon Limousin, coll. Noir Limousin, 17 €.

téléchargement► Quand un crime atroce est commis à Châlus, charmante bourgade du Limousin, les enquêteurs sont loin d’imaginer ce qui les attend. Leurs investigations vont les mener de Bordeaux à Cherbourg, en passant par Bergerac notamment, du Portugal à la Grande-Bretagne, avec l’aide des Brigades du Tigre et de Scotland Yard. Ce roman est entièrement basé sur des faits réels, s’étant déroulés en 1912. L’affaire criminelle, l’une des plus coriaces qu’ait connu le Limousin, marqua profondément les esprits, avec son lot de débordements médiatiques.

OLIVA Éric, RICHARD Denis : Stups. 1 vol. br, 304 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 7,90 €.

ZZ olivaValérie, une toxicomane repentie, veut se libérer de l’emprise d’un compagnon qui s’enfonce dans une violence incontrôlable. Il y a urgence, sa vie ne tient plus qu’à un fil. Une seule solution s’offre à elle : dénoncer le trafic de drogue que Marco gère depuis l’Espagne vers la France. Elle va alors reprendre contact avec un ancien amant, Pierre. Le chef de brigade à l’antenne PJ de Nice deviendra sa porte de sortie et se retrouvera au cœur d’un trafic international de stupéfiants, où la survie de son indic doit passer avant le reste. Éric Oliva et Denis Richard, deux flics, se sont associés pour nous dévoiler les coulisses de la brigade des Stups. Au cœur d’une ambiance étouffante, très vite le lecteur ne sait plus où se situe la frontière entre la réalité et la fiction.

• RETIER Pierre : Passage en eaux troubles.  1 vol. br, 175 p, éd. Lucien Souny -Le Puy Fraud éditeur, 15 €.

Z RETIER► Les affectations se succèdent : après la petite paroisse dans le Berry, Jean Marrot a dirigé une église importante à Paris. Ce jour-là, il prend la route en direction de Mortagne, un village de Lozère. En peu de temps, sa manière d’être, ses projets, son empathie, son humanisme feront l’unanimité tant auprès des élus que de la population. Son ministère s’annonce ainsi des plus paisibles à l’image de cette montagne cévenole, belle, éternelle face à la marche du temps. Mais la présence encombrante de la jeune et fougueuse Maud, qui oscille entre le meilleur et le pire, et ce, depuis sa naissance, laisse présager de grands tourments. Devant ses comportements imprévisibles, le prêtre se trouvera fragilisé et la situation lui échappera rapidement. Un scénario mystérieux, riche en surprises, rebondissements et coups de théâtre. Pierre Rétier nous entraîne sans complaisance le long de chemins troubles et peu balisés, dans un décor majestueux.

• RIBOULET Mathieu : Le corps des anges. Nouvelle édition. 1 vol. br, 110 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 6,30 €.

RIBOULET►“Enchanté par l’orage, torse nu, souriant, il offrait au regard de Rémi un fin dessin fragile, une ombre serpentine incrustée sur son dos, le lézardant du cou à la naissance des reins”… Rémi est silencieux, perdu dans une campagne limousine qui se vide. Il est à la recherche de l’ange aperçu un jour après une chute. Gabriel est un garçon de la bourgeoisie parisienne. Lui court après la parole, celle de ses parents brutalement disparus. Il cherche à les entendre encore. Il sera l’ange. “Ce récit ciselé et charnel, à la frontière du réel, est porté par une grâce à couper le souffle.“Un texte violent et lumineux où se déploie la prose aux vertus de diamant de Riboulet, toujours sur le fil et ces personnages lacérés par le couteau de leur courage. Gabriel, le village de Saint-Sylvain, la famille Malterre, le sang, le corps à corps et un mystère, des voix mortes qui ne résonnent pas sur le granit creusois, ces ardoises qui rendent toujours un son mat”… (M. Énard –Le Monde des livres – 13/03)

• RIBOULET Mathieu : Les Portes de Thèbes, éclats de l’année deux mille quinze. 1 vol. br,  72 pages, éd. Verdier,  coll. Jaune,12,50 €.

les_portes_de_thebes-168x264Mathieu Riboulet, auteur originaire de la Creuse, prix Décembre 2012  pour ses “Œuvres de miséricordes”, est décédé le 5 février 2018. Malade, il n’avait pourtant jamais  cessé d’écrire. Il laisse ce texte “Les Portes de Thèbes, éclats de l’année deux mille quinze”. Ces pages montrent combien à l’approche de la mort, cet auteur s’est battu pour la vie, se consacrant à l’écriture qui fut toute la sienne. Ce texte est la vie. Il est un adieu. Thèbes ne représenterait-elle pas la communauté humaine ? Cette cité, théâtre de nombreux mythes violents, intéresse ici l’auteur comme lieu du combat fratricide entre Polinice et Etéocle, pour s’emparer du pouvoir après la mort de leur père, le roi Œdipe. Évoquant cette histoire dans le titre, Mathieu Riboulet revisite dans son livre celle des XXème et XIème siècles. Il y replace son existence, considérant sa maladie comme résonance de la violence de l’Histoire récente dans son corps. Il développe une fine analyse des liens entre Première Guerre mondiale et état actuel du monde.

• Compagnies de Mathieu Riboulet. 1 vol. br, 124 pages, éd. Verdier, coll. Jaune, 14,50 €.

compagnies_de_mathieu_riboulet-168x264Mathieu Riboulet était aimé et respecté par ses pairs, ses frères et sœurs en écriture. Les auteurs et autrices trouvent nourriture de l’esprit et scripturale les uns chez les autres. L’écrit est entre eux comme un lien de sang. De Gwenaëlle Aubry à Patrick Boucheron, en passant par Maylis de Kerangal ou Marie-Hélène Lafon, ils sont treize à écrire ce qu’est pour eux Mathieu Riboulet, disparu en fevrier 2018, l’auteur et l’homme, l’un et l’autre aussi radical que sensible. Ces textes, réunis par les éditions  Verdier sous le titre “Compagnies de Mathieu Riboulet”, sont superbes, intelligents, élégants, certains bouleversants. Ils saisissent quelque chose de l’âme qui vibre dans l’écriture de Mathieu Riboulet. Ce recueil se clôture par “À contretemps”, ultime cadeau inédit jusque-là de Mathieu Riboulet.

SIGNOL Christian : Les chemins d’étoiles. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 330 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

9782365592345_1_75L’histoire, tragique, d’un très grand amour : celui qui unit, le temps d’une année, d’un printemps à l’autre, deux enfants Daniel, dix ans, et Lisa, neuf ans. Lui, Daniel, est Juif et, en ce mois de juin 1942, sa mère vient le confier à une famille de paysans de la vallée de la Dordogne pour le soustraire à la fureur nazie. Elle, Lisa, est la fille de ces fermiers qui accueillent Daniel. Mais elle n’est pas « comme tout le monde » : sensible à tout, elle ne sait s’exprimer. Pourtant, Daniel entend l’enfant muette, partage avec elle ses rêves, qui les projettent très loin, par ces chemins d’étoiles que le vieux Baptiste montre au petit garçon, et au bout desquels, sans aucun doute, il retrouvera ses parents. Deux enfants, un grand rêve, un espoir insensé. Et, autour d’eux, tout un petit monde – des femmes et des hommes de bonté ou de violence -, un pays heureux, longtemps à l’abri de la guerre, une nature généreuse, les jours, les nuits et les saisons …Deux enfants, que rien ne saurait séparer. La justesse des sentiments, la vérité des êtres, la beauté du dénouement font de ce récit tout simple un roman véritablement bouleversant.

• SIGNOL Christian : Même les arbres s’en souviennent. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 400 p, éd. À vue d’œil, 22 €.

Z SIGNOL► Lassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Emilien, son arrière-grand-père, qui s’est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c’est là que s’est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l’histoire familiale et, pour mieux s’en imprégner, demande à son arrière-grand-père d’écrire le récit de sa vie. Emilien raconte alors comment il est né dans ce hameau du Limousin en 1915, et comment, malgré un travail acharné, il a assisté à la désertification des campagnes qui tentaient de basculer dans la modernité. C’est pourtant là, dans ces venelles qu’il faut aujourd’hui défricher, que Lucas et son arrière-grand-père aiment à rêver que tout n’est pas perdu. Dans ce roman sensible et plein d’espoir, Christian Signol évoque la transmission entre des générations que tout semble séparer mais qui ont en commun l’essentiel : le vrai sens de la mémoire et de la vie.

• SOUMY Jean-Guy : Le voyageur des bois d’en haut. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 450 p, biblio, éd. À vue d’œil, coll 20 – Terroir, 23 €.

Z SOUMYÀ seize ans, Camille part sur les chemins, rejoignant d’autres paysans creusois qui s’en vont jusqu’à Lyon pour “limousiner” : user de leurs bras et de leurs forces pour bâtir des édifices. Quittant sa mère, fuyant la misère, Camille marche aux côtés de son oncle, avec en tête la figure absente du père. Son père… Une histoire manquée, fragmentée, mystérieuse… L’ouvrier aux mains d’or mais à la réputation ambiguë a disparu, quatre ans plus tôt, dans la grande crue du Rhône de 1856. Ville en pleine mutation, Lyon se dessine avec de nouvelles perspectives, des façades bourgeoises. Lyon, la ville où s’est abîmé son père. Camille travaille dur : onze heures par jour, à grimper et dévaler des échelles, le panier d’osier rempli à ras bord de mâchefer sur les épaules, à servir les maçons et les tailleurs de pierre.  Il apprend bientôt que son père ne serait pas mort, mais “ envolé” sur les routes au bras d’une belle Italienne. Après avoir reproduit les gestes de son père, c’est  l’autre vie de ce dernier que Camille va reconstituer dans une itinérance émaillée de rencontres, d’apprentissages, jusqu’à la frontière italienne… Jean-Guy Soumy fait revivre l’émigration saisonnière des maçons de la Creuse, qui a duré plusieurs siècles et qui a façonné le destin de populations rurales vivant notamment en Limousin.

◘ HISTOIRE-DOCUMENTS

• BÉSANGER Serge : Les indomptables : Edmond et Marie Michelet. 1 vol. br, 260 p, éd. Nouvelle Cité (Bruyères-le-Châtel – Essonne), 22 €.

les_indomptables_e_et_m_michelet_couv1_siteNCBasée sur des témoignages provenant de survivants qui ont fréquenté Edmond Michelet, “Les indomptables, Edmond et Marie Michelet”, biographie romancée, retrace le parcours du  “premier résistant de France” aux heures sombres de la guerre. Entrepreneur chrétien et patriote convaincu, disciple de Mounier, Edmond Michelet se montre soucieux d’économiser le sang des hommes et de vaincre par les valeurs autant que par les armes. C’est une terre enflammée que celle du grand maquis corrézien où l’amitié, la ténacité et la dignité forment le ciment d’une farouche opposition au nazisme. Les cas de conscience, les débats, internes ou non, les choix sont évoqués avec beaucoup de cœur, tout comme les références culturelles et littéraires de Michelet, de Péguy à Mounier. L’histoire de la résistance d’Edmond Michelet est aussi celle du couple merveilleux qu’il formait avec son épouse, Marie. En dépit des épreuves sévères infligées à ce couple, l’amour qui régnait entre eux était palpable et nul ne pouvait l’ignorer. Un livre qui est un récit fort, où on côtoie le pire – les camps de concentration et la torture – et le meilleur, l’engagement viscéral de ces hommes et femmes prêts à tout pour la liberté.

• MOLLEMAN Rudi : La Corrèze d’hier à aujourd’hui. 1 vol. br, 250 p, illustrations, éd. Geste éditions, 30 €.

176308Une redécouverte de l’histoire de la Corrèze par l’image. Ce livre propose une double vision de ce département limousin, grâce à des documents anciens et récents, mis face à face. Les monuments et constructions importantes, issus  de soixante et onze  communes corréziennes,  permettent à l’auteur de définir l’identité du département et de ses habitants. De Beynat à Varetz, de Sainte-Féréole à Brive-la-Gaillarde, ou encore de Chamberet à Neuvic, il invite au voyage dans une Corrèze transformée par le temps. Rudi Molleman fait partie des gens qui sont nés ailleurs, mais qui sont tombés amoureux du Limousin. Passionné par l’histoire locale, il a publié plusieurs livres parmi lesquels “ Les grandes affaires criminelles de Dordogne”, mais aussi quelques romans sous le pseudonyme de Rudi Meunier.

• MONS  Isabelle : Madeleine Riffaud, l’esprit de résistance. 1 vol. br, 368 p, éd. Payot, 22,90 €.

Z RIFFAUD► L’histoire de Madeleine Riffaud “femme ordinaire qui a connu une vie extraordinaire”, débutée en Limousin dont sa famille était originaire. De cette terre et de ses habitants, elle gardera toute sa vie  une tendresse particulière. En juillet 1944, dans Paris occupé, la jeune fille de 19 ans abat en plein jour un sous-officier nazi de deux balles dans la tempe. Arrêtée, torturée, « Rainer » échappe de peu à l’exécution et à la déportation. Madeleine Riffaud entre alors dans l’Histoire bien malgré elle. Cette Française hors du commun est aujourd’hui une de nos sentinelles de la mémoire, qui témoigne depuis des années sur sa participation à la Résistance. Dans le Paris de l’après-guerre, elle se fait aussi un nom comme poétesse et devient l’amie de Picasso, d’Éluard, d’Aragon, de Vercors et des époux Aubrac. Entrée au journal  Ce Soir, puis à L’Humanité comme journaliste, elle affirme son engagement pour la paix et la liberté partout où sa quête de vérité et son goût pour l’action la mènent : en Indochine, où elle vit avec le grand amour de sa vie, avec le poète Nguyên Dinh Thi, en Algérie, où elle échappe de peu à un attentat de l’OAS, au Viêtnam, où elle révèle l’horreur des bombardements nord-américains, puis enfin dans la France des années 1970, où elle décrit les conditions difficiles des hôpitaux parisiens. Basée sur son œuvre, ses archives et son témoignage, cette biographie nous livre le portrait intime d’une grande dame au caractère bien trempé et au parcours exceptionnel, qui vécut mille vies en une. Enseignante en lettres à l’université Paris 13, Isabelle Mons, qui se passionne pour les vies peu ordinaires, est l’auteure de “Femmes de l’âme,  les pionnières de la psychanalyse” (éditions Payot) et d’une biographie de Lou-Andreas Salomé (éditions Perrin).

• TILLINAC Denis : Dictionnaire amoureux du Général. 1 vol. br, 480 p, éd. Plon, coll. Dictionnaire amoureux, 25 €.

9782259282598ORIAventurier shakespearien aux prises avec des ennemis innombrables, de Gaulle a imaginé le roman de sa vie, et l’a imposé sur le théâtre tragique de l’Histoire en amoureux d’une France qui aujourd’hui encore lui doit presque tout. Il fut un héros aux frontières de la folie. Un chef de guerre longtemps seul contre tous. Un homme d’État visionnaire dans la lignée de Richelieu. Un écrivain dans le sillage de Chateaubriand. Et un méditatif lourd de mystères. Dans son incroyable saga, il a enrôlé des personnages fascinants, baroudeurs et moines-soldats d’un idéal chevaleresque. Le gaullisme est une leçon de morale, celle de l’insoumission et du panache, teinté de romantisme noir. Avec le lyrisme qu’on lui connaît, Denis Tillinac a voulu honorer sa dette en érigeant au Général le tombeau qu’il mérite. Dans la même collection, il existait déjà le Dictionnaire amoureux du général de Gaulle, de  Michel Tauriac, publié en 2010.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• Creuse: les trente plus beaux sentiers  Chamina: Combraille limousine, Bas-Berry creusois, Plateau de Millevaches. 1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Chamina, coll.  Balades et randonnées – Les plus beaux sentiers  Chamina, 12,50 €.

creuse_chaminaLes 30 plus beaux sentiers Chamina en Creuse, réunis dans un seul ouvrage. Un guide pour arpenter à pied ce territoire historique du Limousin, dont une partie est protégée par le Parc naturel régional de Millevaches. Paysages traversés : La Combraille limousine, pays de bocage (au nord-est, à la imite du bourbonnais – Le Bas-Berry creusois, sillonné par la Creuse et la Petite Creuse –  La Marche, autour de Guéret – Le plateau de Millevaches, point culminant de la Creuse (932 m d’altitude). Le guide comporte une  cartographie sur fond IGN au 1:25 000 pour se repérer facilement, le détail des centres d’intérêt, ainsi que des renseignements pratiques et adresses utiles

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• CORNAILLE Didier : Le chemin de Roncerai. 1 vol. br,  360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terre de France, 20 €.

Z Crb Dans un village du Morvan, un jeune fermier assiste à l’inexorable mutation des campagnes. La mécanisation à tout-va, la solitude auront-elles raison de sa volonté de conserver la terre de ses parents ? Joseph n’a jamais oublié ce beau jour d’été où, enfant, il a vu pour la première fois un tracteur.Il était rouge, tellement impressionnant… En ces temps d’après-guerre, la société rurale subit de profonds changements. Joseph en prend conscience très tôt. Le jeune homme vit dans la petite ferme familiale, au coin du chemin menant à la Roncerai, autrefois le plus beau domaine de la région. A la déshérence de ce lieu répond celle du pays. Joseph, fidèle à son univers clos, partage son temps entre la ferme léguée par ses parents et ses travaux de bûcheronnage. Quant aux filles… elles se sont presque toutes envolées.  Le progrès à tout-va, la solitude auront-ils raison de la volonté de Joseph de rester à la terre ? Il faudra l’arrivée de Julienne pour que tout change…

• CORNAILLE Didier : La Photo de classe. Nouvelle édition. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z cornaille photoL’histoire émouvante d’un enfant issu de l’Assistance publique.Un roman à suspens porté par une écriture fine et forte, avec en toile de fond, un regard sans concession sur l’exode rural. Une forêt flambe et c’est lui, Lucien, l’enfant de l’Assistance publique,  l’enfant de nulle part , qu’on accuse d’avoir provoqué l’incendie. Le coupable idéal en somme, que les gendarmes s’empressent de menotter. Tant d’années ont passé… Sur la vieille photo de classe qu’il tient fébrilement entre ses mains se trouve sûrement le gamin qui, à l’époque, l’avait dénoncé. Et Lucien maintenant veut savoir. Lequel ? Didier Cornaille est un authentique amoureux de la terre. Tout d’abord journaliste spécialisé dans le monde agricole, il s’est ensuite consacré à l’écriture de récits, de guides de voyage et de randonnée. Observateur attentif et engagé du monde rural devenu romancier, il connaît depuis des succès réguliers.

◘ HISTOIRE-DOCUMENTS

CARLIER Sylvie, ROCHETTE Christelle  (sous la direction de) : Beaujolais : arts, hommes et territoires de la Révolution à nos jours. Catalogue de l’exposition de Villefranche-sur-Saône, Musée municipal Paul Dini  (19 octobre 2019 – 16 février 2020). 1 vol. br, 108 p, illustrations en couleur, éd.  Musée Paul Dini, 20 €

Z CARLIER BEAUJOLAIS► Un ouvrage qui évoque les célébrités du Beaujolais. Il propose une lecture panoramique de ce qui constitue l’identité du territoire beaujolais, dans les domaines politique (Jean-Marie Roland, ministre girondin), scientifique (Gaspard Riche de Prony, Claude Bernard), industriel (Victor Vermorel, Léon Jacquemaire), mais aussi artistique (Adolphe Valette, Suzanne Valadon, Maurice Utrillo, André Utter, Marcel Michaud, Hubert Munier et Gabriel Chevallier…). Au moment de la labellisation Pays d’art et d’histoire du Beaujolais, l’exposition et la publication s’intéresse aux hommes et aux femmes qui ont contribué à construire ce territoire de la Révolution à nos jours;

• EL GAMMAL Jean : Les restaurants de Bourgogne, de  l’entre deux guerres à nos jours. 1 vol. br, 130  p, biblio, index et sitographie,  éd. Éditions universitaires de Dijon,  coll. Histoires, 15  €.

Restaurant BourgogneCette première synthèse sur les restaurants de Bourgogne retrace leur histoire des années 1920 à nos jours, en montrant la diversité des établissements, en étudiant les modalités de leur reconnaissance par les guides – notamment le Guide Michelin – et en inscrivant leur évolution dans celle de la gastronomie régionale et française, en relation avec le prestige des vins de Bourgogne. L’accent n’est pas mis seulement sur les tables les plus célèbres, telles la Côte d’Or de Saulieu, la Côte Saint-Jacques de Joigny ou Lameloise à Chagny, mais sur des dizaines de maisons qui ont contribué et contribuent encore à l’attrait exercé par la région. Une réflexion est aussi menée au sujet de l’implantation des restaurants, de la diversité des paysages gastronomiques, des souvenirs attachés aux tables disparues et des évolutions récentes associées aux mutations de la gastronomie.

• GELET Patrick, LAGRANGE Christophe : Histoire et patrimoine rural en Bourgogne du sud : volume n° 13 : Cloches d’hier et d’aujourd’hui en Charolais-Brionnais. 1 vol. br, illustrations, éd. CEP – Centre d’étude des patrimoines de Saint-Christophe en Brionnais, coll. Histoire et patrimoine rural, 20 € (24 € franco).

Z GeletUn 13ème volume de la collection Histoire et patrimoine rural, éditée par le CEP  consacré au patrimoine campanaire en Charolais-Brionnais. Suspendues au sommet des églises, les cloches marquent depuis toujours le rythme de la vie des villages. À intervalles réguliers, leur tintement indique les heures qui passent, héritage laïc de la Révolution française. De temps à autres, leur mise en volée prévient les villageois d’un événement important (mariage, enterrement). Elles sont le symbole du temps qui passe, de la vie et de la mort dans les communautés rurales. Par leur valeur symbolique, les cloches sont devenues dès le Moyen âge, des objets précieux que l’on ornait d’inscriptions et de décors. Objet unique et véritable œuvre d’art pour certaines, leur bénédiction se déroulait lors de prestigieuses cérémonies réunissant dignitaires religieux, notables locaux, et large assemblée de paroissiens. Conscients de leur pouvoir, les révolutionnaires vont très rapidement s’attaquer à ce symbole, fondant en quelques années, plus de 100 000 cloches pour en faire de mauvais canons. Le CEP a débuté en 2012, en partenariat avec Patrick Gelet, un inventaire du patrimoine campanaire du Charolais-Brionnais. Les premiers résultats de ce travail sont spectaculaires. Il semblerait que ces clochers aient conservé plus de quarante cloches antérieures à la Révolution française. Cette densité, peut-être unique à l’échelle du territoire national, constitue un patrimoine d’une grande valeur. Mais ce patrimoine est aujourd’hui grandement menacé. Si leur difficile accessibilité les a sans doute protégées des troubles du passé, elle constitue aujourd’hui un handicap à leur entretien et à leur conservation. Plusieurs de ces cloches menacent de se fêler rapidement, faisant perdre le lien sonore unissant des générations de villageois depuis des siècles.

• MESQUI Jean : Le château de Chaudenay et ses deux tours maîtresses : d’Antigny à Listenois. 1 vol. br, 64 p, 60 illustrations, éd. CECAB – Centre de Castellologie de Bourgogne, 12 €.

Z MESQUI► Le château de Chaudenay compte parmi les plus attachants de la Côte-d’Or, et pourtant il reste l’un des plus mal connus. À l’écart des grands itinéraires, sa silhouette altière domine un calme vallon des contreforts du Pays d’Ouche, détachant sur le fond boisé les trois tours blanches qui se dressaient sur sa longue plate-forme rocheuse. On aime à retracer l’histoire de ses seigneurs qui comptèrent parmi les barons du duché de Bourgogne au Moyen Âge ; parallèlement, on prend plaisir à découvrir son architecture tout à fait particulière, mélange contrasté de traditions provinciales et d’aspirations plus ambitieuses et ostentatoires, tout  au long des XIIIe-XVe siècles.

• ROZE Jean-Pierre : Saint-Michel de Dijon. 1 vol. br, 222 p, index, biblio, éd. Éditions universitaires de Dijon, 16 €.

Saint michel de DijonL’église Saint-Michel de Dijon, inscrite sur la liste des monuments historiques dès 1840, méritait le présent ouvrage consacré à une étude approfondie de son bâtiment, sa structure et son décor, et des œuvres qu’elle abrite.L’auteur y a cerné le cheminement des idées et des formes nouvelles depuis leur berceau en Italie, jusque dans les divers foyers artistiques influencés par l’esprit de la Renaissance apparu en France dès la seconde partie du XVe siècle. La Bourgogne ne pouvait rester à part et l’on vit, dès le début du XVIe siècle, apparaître des œuvres de qualité : l’église Saint-Michel s’inscrit progressivement dans ce mouvement, assurant une synthèse originale entre l’héritage d’un passé encore très présent et des perspectives d’évolution. Elle est aujourd’hui l’un des édifices phare de Dijon.

• SERGENT Éric : 1870-1871, souvenirs d’une défaite. Mémoire d’une guerre en Côte-d’Or. 1 vol., p, 130 p, biblio, illustrations en couleur, éd. Éditions universitaires de Dijon, coll. Essais, 9 €.

1870-1871 BourgogneL’année 2020 marquera les 150 ans du début de la guerre franco-prussienne qui dura du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871. Dans cet ouvrage, l’auteur propose une étude synthétique des monuments liés à cette guerre en Côte-d’Or, alors département du front. Grâce à un fin travail de dépouillement d’archives et d’articles de presse, il fait émerger ces  lieux de mémoire  qui constituent de véritables témoins d’une époque révolue. En outre, il explore le sens des cérémonies commémoratives qui prirent corps au lendemain de la défaite, mettant ainsi en lumière les conflits sociaux, politiques, idéologiques et religieux qui animèrent la société de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

 

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

• ALAIN-FOURNIER : Le Grand Meaulnes suivi de Choix de lettres, de documents et d’esquisses. Édition établie par Philippe Berthier. 1 vol. relié, 640 p, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de La Pléiade n° 646, 42 €.

Etui_Alain-Fournier.indd En 1913, Rachilde croyait apercevoir derrière les pages du Grand Meaulnes tout juste paru “une fée qui vous guette” pour vous jeter au visage “le don d’enfance”. Bel éloge, quoique non dépourvu d’ambiguïté. Rachilde signalait par là la poétisation du réel qui demeure aujourd’hui encore l’un des charmes les plus actifs du roman. Mais elle ouvrait la porte, pour qui lisait à une moindre profondeur, à un malentendu durable. Peu de romans sont plus célèbres que Le Grand Meaulnes. Peu ont une place comparable dans le paysage littéraire. Sans doute la mort à l’ennemi d’Alain-Fournier, en septembre 1914, n’y est-elle pas pour rien, qui fit de lui un jeune homme irrévocable et de l’ouvrage un livre unique. Mais peu de romans sont aussi souvent lus «en surface», là où les apparences sont trompeuses. Ainsi a-t-on pu prendre pour un texte peu construit et destiné aux adolescents ce qui est en réalité un concerto en trois mouvements et un roman pour adultes «avertis», une sombre et cruelle histoire de déception, de désenchantement (ce désenchantement qui serait bientôt le terrain favori de la modernité littéraire), de dégonflement, dit Philippe Berthier dans sa décapante préface, le “dégonflement, voulu et méchant, d’un très bref et miraculeux mirage”. Un mirage en effet. Yvonne de Galais a quelque chose de la Mélisande de Maeterlinck et Debussy : elle n’est “pas d’ici”. Et Augustin Meaulnes tombe à Sainte-Agathe comme un aérolithe – premiers mots du livre : “II arriva chez nous”, chamboule tout, puis disparaît. Il est l’un de ces êtres qui “paraissent autour d’eux créer comme un monde inconnu”. Son ami Seurel, le narrateur du roman, ne peut que l’imaginer partant pour de nouvelles aventures, dont on ne saura rien. Ainsi se termine Le Grand Meaulnes, mystérieusement. Rien de moins simple que la simplicité de ce livre. Il se nourrit de toute une bibliothèque secrète, qui va des récits du Graal à la Sylvie de Nerval et à Pelléas en passant par le roman d’aventures anglo-saxon. Et bien que Fournier se soit efforcé de gazer la violence latente chez Meaulnes (qui fait songer à celle de Golaud) et les pulsions liées à une sexualité intense et compliquée, l’une et les autres affleurent. On touche là un point névralgique du livre ; il suffit pour s’en persuader de consulter le chapitre finalement retranché par l’auteur et qui figure ici parmi les esquisses manuscrites éclairant la genèse de l’ouvrage.Ou encore les lettres et documents rassemblés à la suite du roman. Ils racontent l’histoire d’une passion impossible, celle que Fournier éprouva pour Yvonne de Quiévrecourt, la jeune femme rencontrée en 1905 et à qui le personnage d’Yvonne de Galais doit beaucoup. Mais ils retracent aussi, d’une autre manière que les esquisses, la genèse du livre qui s’écrit de 1904 à 1913. Les deux aventures – un inguérissable rêve amoureux, une expérience d’écriture unique – ont partie liée et s’entrecroisent.

• FORI Luc : La part du loup. Roman policier. 1 vol. br, 380 p, éd. La Bouinotte éditions, coll. Black Berry, 13,50 €.

part-du-loup-Fori002-201x300Un loup en Sologne ? Tout porte à le croire… Mais il y a plus grave encore car on peut se demander si l’ami Roger n’a pas croisé un rhinocéros aux alentours de Vannes-sur-Cosson ! C’est ainsi que William Carvault, ancien flic converti en agent immobilier, va promener sa bougeotte de Bourges à Blois en passant par Orléans et Chatillon-sur-Loire. Hanté par un passé qui revient avec insistance, accaparé par son nouveau rôle de “papa modèle” et toujours aussi désireux d’aider dans ses enquêtes sa blonde amie, la délicieuse Heike Ziegler, Will va démêler, sans avoir l’air d’y toucher, les fils d’une histoire complexe où le loup n’est pas celui que l’on croit. Luc Fori a longtemps enseigné le français en lycée professionnel, avant de continuer à transmettre son goût pour la littérature aux élèves d’un grand lycée berruyer. Passionné par le roman noir, français et américain, il s’amuse, depuis une dizaine d’année à passer de l’autre côté du miroir et raconte à son tour des histoires aussi troublantes que révélatrices des travers de notre société.

• George Sand, la romancière libre-penseuse qui faisait fi  des conventions. 1 vol. rel., illustration, éd. Le Monde éditions, coll. Femmes d’exception, 9,99 €.

M2989-8Si le romantisme est un mode de vie et de pensée, George Sand (1804-1876) en est sûrement l’héroïne. Le huitième volume de la collection « Femmes d’exception » du Monde qui lui est consacré ravive les sentiments, les humeurs et les élans de la première auteure française parvenue à vivre de sa plume. Eduquée dans l’esprit des Lumières par sa grand-mère, Marie-Aurore de Saxe, descendante d’un roi de Pologne, Aurore Dupin épousera le baron Dudevant, pour, très vite, se libérer de tous les jougs qui contraignent, au XIXe siècle, la vie des femmes.  Arborant pantalon et redingote pour faciliter ses déplacements et pénétrer dans des endroits réservés aux hommes, brandissant son pseudonyme comme un étendard, George Sand brave les conventions, au mépris du scandale. Attachée à des idéaux d’égalité et de justice sociale, cette croyante anticléricale devient l’une des grandes plumes de son époque, qui saura séduire et guider la jeune génération, qui l’adule. Ses romans – quelque 70 récits et œuvres théâtrales – empruntent leurs couleurs à sa vie personnelle, d’Indiana (1832) à La Mare au diable (1846), de La Petite Fadette (1849) à Un hiver à Majorque (1841) ou Mauprat (1837), et aux événements historiques qu’elle traverse, dressant en filigrane une vaste fresque de son temps et des idées qui l’habitent.

• JOUVE Bernard : Les racines de Georges Sand : De Chenonceau à Nohant. Nouvelle édition. 1 vol. br, 232 p, éd. L’Harmattan, 23,50 €.

Z JOUVE► L’importance des origines dans la destinée des individus s’applique d’une manière presque troublante à George Sand. La recherche des ancêtres de l’écrivain nous entraîne dans un parcours original qui va du XVIe siècle au XIXe siècle. Nous y trouvons l’esprit libertaire et libertin du siècle des Lumières, le souffle guerrier des grandes batailles européennes, les intrigues politiques et amoureuses des cours de France, de Russie et de Pologne, la mode des salons littéraires, les fastes de l’hôtel Lambert, la vie dans les prestigieux châteaux de Chenonceau et Chambord. Nous y découvrons aussi les liens intimes qui unissent les membres de la famille de George Sand aux grands penseurs tels Jean-Jacques Rousseau, secrétaire des Dupin, Voltaire, ami et biographe de Maurice de Saxe, Montesquieu, Buffon… L’alliance des Dupin, grands bourgeois amis des arts et férus de littérature, et des Saxe, guerriers d’origine royale, est le creuset de la personnalité aux multiples facettes de la dame de Nohant.

• SAND George : Indiana. Nouvelle édition établie par Béatrice Didier. 1 vol. br, 416 p, éd. Gallimard, coll. Folio Classique, 8,50 €

product_9782072884764_195x320Mariée, au sortir de l’adolescence, à un vieux colonel, antipathique et autoritaire, Indiana est contrainte à une routine d’outre-tombe. Tout la disposait pourtant à être sauvée par l’amour : Raymon, par qui elle se laisse séduire, possède la jeunesse et la fougue que n’a plus son mari. Indiana se trouve prise dans les turpitudes de la passion, car le désir du jeune homme se révèle bientôt un appétit plus redoutable que la brutalité de son mari repu. Oppressée dans son mariage, Indiana cherche une aventure : celle-ci achèvera de l’opprimer. “J’ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, mais profond et légitime, de l’injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l’existence de la femme dans le mariage, dans la famille et dans la société.” Paru en 1832, Indiana fut lu comme un pamphlet contre le mariage, et lança la carrière littéraire de l’auteure. Sand y expose les libérations illusoires qui enferrent les femmes dans une vie dont elles n’ont pas la clef. Son récit inverse le trajet habituel du roman : pour pouvoir être aimée, l’héroïne devra d’abord se libérer.

• SAND George : La mare au diable. Dossier pédagogique établi par  Jenny Benga. Nouvelle éditions. 1 vol. br, 192 p, éd. Librio, coll. Librio – Littérature, 2 €.

9782290225387 (2)Jeune veuf, Germain entend se remarier. Il entreprend alors un long trajet à travers les bois pour se rendre dans le village voisin et rencontrer une nouvelle épouse. À ses côtés cheminent son fils Petit-Pierre et Marie, la douce et belle bergère. Mais un brouillard épais égare les voyageurs et les oblige à s’arrêter pour la nuit au bord d’une mare étrange, qui miroite sous la lune blafarde. Quel mystérieux envoûtement les y a conduits ? Quel charme puissant les y ramène chaque fois qu’ils tentent de s’en éloigner ? Dans ce court roman, George Sand nous plonge dans la société paysanne du Berry, avec ses coutumes et ses rites. La campagne devient le terreau du fantastique, et la forêt, un personnage à part entière.Extrait :“ C’était un brouillard qui s’élevait avec la nuit, un de ces brouillards des soirs d’automne que la blancheur du clair de lune rend plus vagues et plus trompeurs encore « . Trompé, Germain l’est. Ensorcelé, même. La forêt l’emprisonne. Dieu ou diable, un sortilège le tient. Il ne retrouvera son chemin qu’au lever du jour. Mais la nuit est longue. Le charme puissant. Et Marie, la petite bergère qui l’accompagne, la douce, la si belle et si jeune Marie n’est tout à coup plus l’enfant qu’il connaissait. Et sous la lune blafarde miroite la mare au diable. Qui les y a conduits ? Qui les a envoûtés, au point que, dans ces ténèbres, le jeune homme perd ses esprits et la raison de son voyage ? Le démon de la forêt ? Lucifer lui-même ? Ou l’âme aimante d’une disparue ?”…

• SEIGNOLLE Claude : Le Berry des traditions et superstitionsNouvelle édition. 1 vol. br, 300 p, index, éd. Hesse (Saint-Claude-de-Diray), 25 €.

Le-berry-des-traditions-et-des-superstitionsClaude Seignolle a longuement interrogé la mémoire paysanne de plusieurs régions françaises, dont le Berry. Dans cet ouvrage de référence, il recense les coutumes et traditions de cette région si fortement ancrée dans le patrimoine rural. Naissance, enfance, mort, adolescence, fiançailles, mariage, mode de vie et alimentation, fêtes traditionnelles, remèdes de bonne femme, sorcellerie et légendes… Autant d’aspects sur lesquels l’auteur a enquêté et réuni des témoignages indispensables. Le Berry des traditions et superstitions n’est pas seulement un ouvrage ethnographique. Au même titre que Traditions paysannes de Sologne, c’est aussi l’une des clefs de l’œuvre romanesque de Claude Seignolle, les racines brutes et les sources rustiques qui ont fait son inspiration esthétique.

• YACOUB Gabriel : Je resterai ici. Chroniques subjectives et aléatoires du Boischaut-Sud en Bas-Berry. 1 vol. br, 368 p, éd. Le Roseau, 21 €.

ob_ba49df_je-resterais-iciGabriel Yacoub  dépeint le Boischaut-Sud, avec l’histoire de ses habitants, de son passé et de son présent. L’histoire et les histoires de village, les anecdotes, les choses qu’ils disent à qui sait tendre l’oreille, le tout écrit avec respect, avec gourmandise. L’ensemble forme des chroniques subjectives, parfois tendrement ironiques, avec de temps en temps un petit air d’Alexandre Vialatte,  qui dévoilent peu à peu au fil des pages toutes les facettes de notre terroir et de ses habitants qui ont des milliers de traits  communs, mais dont aucun ne ressemble à l’autre…  “Je resterai ici” est donc le livre d’un insatiable curieux, d’un homme qui accorde leur importance aux rites, aux traditions, aux métiers, à la musique traditionnelle et populaire, aux expressions, à la transmission orale, aux rythmes de la vie. Bref, tout ce qui a fait et fait encore cette terre du Berry, où l’auteur  a élu domicile depuis quarante  ans,  dans le Boischaut Sud. (D’après le blog “Nous en Boischaut – sud”)

◘ HISTOIRE-DOCUMENTS

• JIMENES Rémi (sous la direction de) : Geoffroy Tory de Bourges : humanisme et arts du livre à la Renaissance. Catalogne de l’exposition de Bourges – bibliothèque des Quatre-Piliers (20 septembre 2019 – 18 janvier 2020). 1 vol. br, 160 p, 125  illustrations en couleur, éd. Bibliothèque de Bourges – éditions des Mille Univers, 24 €.

TORY-PUBLI-CESR► Geoffroy Tory de Bourges : quatre mots inséparables sous la plume d’un humaniste qui prend soin de rappeler son origine géographique à chacune de ses apparitions. Né dans les faubourgs de la ville, il fréquente d’abord l’Université de Bourges mais, son cursus achevé, il quitte le Berry, voyage en Italie, gagne Paris pour devenir tour à tour enseignant, éditeur, écrivain, traducteur, libraire et imprimeur humaniste. Lié à quelques-uns des personnages les plus puissants du royaume, il sera nommé imprimeur du Roi en 1531. Tout au long de sa prestigieuse carrière, dans ses voyages outre-Monts ou au faîte de sa gloire parisienne, Tory conservera le souvenir de sa petite patrie avec fidélité, veillant toujours à associer son nom à celui de sa ville natale. À l’occasion du 500è anniversaire de la Renaissance en Val de Loire, la ville de Bourges a voulu rendre hommage à cette personnalité injustement méconnue, qui est pourtant l’une des grandes figures de l’histoire du livre moderne. Cet ouvrage collectif, rédigé par quelques-uns des meilleurs spécialistes de la période, rassemble une trentaine d’articles et autant de notices qui apportent de nouveaux éclairages sur la carrière de Tory, contribuant ainsi à faire connaître l’un des esprits les plus originaux de la Renaissance française.

• NORMAND Claude : Préveranges en Berry, carrefour de culture et de civilisation : histoire et patrimoine. 1 vol. br, 180 p, éd.  Fabienne Rêve (Préveranges),  17 €.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

◘ HISTOIRE-DOCUMENTS

• FOURNIER Marc : Henri Levet (1874-1906), vice-consul de France et poète montbrisonnais. 1 vol. br, 28 p, illustrations en couleur, éd. Groupe d’histoire du  Centre social de Montbrison, coll. Cahiers de Villages de Forez, 6 €

Z FOURNIERLe cahier dédié à Henri Levet dans la revue Village de Forez du centre social de Montbrison, est une étude réalisée par Marc Fournier. La finalité de cette publication est d’actualiser la partie réservée au poète Henry Jean-Marie Levet dans la communication très documentée que l’historien Claude Latta a consacrée à la famille Levet en 1986. En effet, il est maintenant possible d’apporter, trente-trois ans après, des précisions sur sa vie et son œuvre surtout depuis la parution du récit biographique de l’académicien Frédéric Vitoux en 2018. D’abord célèbre pour avoir été consul de France, titre qui honora ses parents, il est aujourd’hui plus connu comme poète. En tant que Montbrisonnais, Marc Fournier s’est attaché à évoquer la vie d’Henri Levet pendant sa première enfance dans sa ville natale et au cours de ses différents séjours. Et tant que littéraire il a essayé de souligner le talent du poète et en particulier de l’auteur des Cartes Postales. Henry Levet a joui au carrefour de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle, d’une relative célébrité, confinant même au mythe dans certains milieux culturels. Tour à tour journaliste, critique littéraire, conteur, poète, diplomate, Levet passe comme un météore, disparaissant à l’âge de trente-deux ans. Qui est donc cet étrange personnage dont parlent avec enthousiasme et chaleur ses amis et des lettrés ?

• La Loire dans la Loire. Communications, 19ème  Printemps de l’histoire, 5-7 avril 2019, Montbrison. 1 vol. br, 54 p, illustrations en couleur, éd.  Groupe d’histoire du Centre social de Montbrison, coll. Cahiers de Village de Forez, 8 €.

• LAFFLY   André : Le Creusot, les Schneider, un destin partagé. 1 vol. br, 240 p, illustrations en couleur, éd.  Nouvelles éditions du Creusot, 28 €

Z LAFFLYAvec ce quatrième et dernier volume, consacré à la première moitié du XXe siècle, André Laffly termine son histoire des rapports mêlés de la dynastie Schneider avec la ville du Creusot — et le reste du monde !  Sur cette période ont couru bien des histoires, des légendes, des hypothèses, parfois des soupçons. Que savons-nous de l’attitude des Schneider pendant les guerres ? Quelle fut la vie familiale des Maîtres de Forges ? Que faut-il retenir de ce qu’on appelle le paternalisme ? Comment un centre métallurgique aussi important a-t-il pu rester à l’écart des grèves de 1936 ? Et la ville, dans tout cela, fut-elle soumise ou rebelle ? Était-elle contrainte ? Pouvait-elle braver l’autorité de l’Usine, par ailleurs propriétaire des sols ? Des réponses à ces questions, et à bien d’autres, vous en trouverez à la lecture de ce livre plein de révélations, toujours faites avec mesure, soigneusement étayées et illustrées d’anecdotes où ne manque jamais l’humour.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Saint-Étienne 2020. Nouvelle édition. 1 vol. br, 210 p, illustrations en couleur, cartes, plans, éd. Nouvelles éditions de l’université, coll. Petit Futé – City book, 5,95 €.

ZZLa nouvelle édition d’un  guide pratique pour découvrir la ville de Saint-Etienne. On y trouve de nombreuses  informations utiles pour se repérer et se déplacer dans la ville. Sont ainsi répertoriés les sites remarquables à visiter, les principaux lieux de détente et de distraction. Le guide propose aussi une sélection d’adresses pour se loger, se restaurer et faire du shopping. Un code permet d’accéder à la version numérique gratuite.

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INFOS PRATIQUES À DESTINATION

DES AUTEURS, DES ÉDITEURS ET DES  IMPRIMEURS…

Si vous souhaitez que vos publications soient répertoriées dans cette  rubrique, merci de nous communiquer vos informations à l’adresse:

allier-infos@sfr.fr 

  • Auteur(s)
  • Titre précis (éventuellement sous-titre)
  • Renseignements techniques: Nombre de pages/relié ou broché/ Illustrations (couleur et/ou noir et blanc)/ éditeur/ prix (franco si expédition).

• Si le livre est autoédité, où peut-on se le procurer?
• Un visuel de la couverture (jpeg de préférence)
• Un court texte de présentation ou résumé.

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