LES PARUTIONS RÉCENTES: N° 17 (JANVIER – FÉVRIER – MARS-AVRIL- MAI- JUIN 2020)

MISE À JOUR 28  JUIN 2020

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY,

LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE,

BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’auto-éditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (auto-édités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •  Parutions récentes étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er janvier au 31 mai 2020. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.
  • Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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Plusieurs maisons d’édition ayant décidé de “geler” leurs publications de nouveautés, suite aux décisions prises par le gouvernement dans le cadre des mesures de lutte contre l’épidémie de Covid-19, il est possible que certains titres annoncés  ci-dessous aient vu leur parution retardée.

Compte tenu de la situation, cette rubrique Parutions récentes n°17  a été prolongée jusqu’au 30 juin  2020.

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• BARBIER-LOMBARDY Sandrine : L’ange des sept mers, quand le passé scelle le destin. 1 vol. br., 420 p, éd. Angelfall,  éditions, 23 €.

téléchargementPremier roman de l’auteure qui débute en projetant le lecteur dans la France du  printemps de l’an 1720. Le château de Carladès, demeure des Comtes de Langeac depuis le XVe siècle, est assailli par une horde de cavaliers sanguinaires qui mettent le feu sur ordre du Baron de Villadière. Seule rescapée de ce drame : Émilie Anne Élisabeth Laroche Giraud, fille unique du Comte et de la Comtesse de Langeac, âgée de 4 ans et demi. Le frère aîné de sa mère, Vicomte de Fontmarcy, l’accueille naturellement dans son château de Séverac-sur-Cère, où Émilie grandit sans se soucier de son passé. Elle est placée sous la protection de son cousin Sébastien, pour qui elle voue une admiration passionnée. Dans la France de la première moitié du XVIIIe siècle,  on peut suivre la vie d’Émilie de Langeac, jeune fille intrépide en quête d’aventures. L’ardente et belle comtesse devra aller à la rencontre de son destin; protégée par l’illustre Louis Armand Gustave de la Vallière, Comte de Montreux, capitaine de l’Atlas, navire de commerce du Roi. L’histoire débute à la cour de Louis XV à Versailles, où certains hommes voient d’un mauvais œil la venue d’Émilie. Elle devra alors s’échapper par l’océan pour s’exiler dans les îles de Saint-Domingue où une toute nouvelle vie commencera pour elle. »Un voyage dans l’Histoire de France et par delà les mers et les océans.

• BONNEAU Albert : Elle s’appelait  Geneviève. 1 vol. br, 211 p, éd. Publifrance, 16 €.

Z BONNEAUDans tous les romans et aventures dans lesquels il a pris plaisir à entraîner ses lecteurs, Albert Bonneau n’a jamais manqué une occasion de leur transmettre les valeurs qu’il jugeait essentielles pour donner à la vie le sens qu’il a toujours donné à la sienne. Pour cela, il n’a pas hésité à faire traverser à ses héros les situations les plus dangereuses et les plus difficiles en démontrant qu’il ne fallait jamais baisser les bras dans les pires circonstances, mais faire absolument confiance à la Providence qui amène toujours la solution souvent la plus inattendue. Dans ce récit émouvant écrit sur des feuillets avec la plume de son stylo, c’est lui et non plus un personnage sorti de son imagination qui vit une des épreuves les plus éprouvantes qui soit pour des parents aimants. L’écrivain et homme de cœur qu’il était a choisi la thérapie par l’écriture pour dépasser la peine immense qu’il ressentait. C’est ainsi qu’il raconte et nous fait partager toutes les petites et grandes joies vécues dans la famille pendant cette période troublée de la guerre, depuis le 29 septembre 1939, date de l’arrivée de Geneviève jusqu’au 8 mars 1943 où le destin l’a enlevée à ceux qui l’aimaient pour l’emmener retrouver “ les Jésus” auxquels elle aimait si souvent rendre visite.

• BOUGRET Anne-Marie : Intrigue chez Virginia Woolf. 1 vol. br, 358 p (version papier), disponible sur plateforme Amazon, 17 € (disponible également en version Kindle).

téléchargement► Clara lit dans le journal que son amant est mêlé à une affaire de meurtre et de proxénétisme. Un comble quand on est une fervente admiratrice de Virginia Woolf et de son féminisme avant-gardiste ! Pour tirer cette affaire au clair, elle entraîne sa vieille amie Sally dans une histoire qui les dépasse, à travers une région où rôde le fantôme de la célèbre romancière. Clara parviendra-t-elle à échapper à la mafia, et à réhabiliter à la fois l’honneur de son amoureux et la mémoire de son égérie ?   Anne-Marie Bougret, fille du peintre montluçonnais Jean Bougret,  a dirigé une école de danse pendant vingt-deux ans, avant de se passionner pour la littérature, et particulièrement pour Virginia Woolf. Dans ce premier roman, elle nous entraîne dans une histoire où deux intrigues se croisent à un rythme soutenu, nous prouvant que, même à travers les siècles, la transmission artistique n’a pas de frontières.

• DEPRESLE Pascal : Des mots pour t’exister : Tome I : Décembre n’existe pas. Recueil de poésie.1 vol. br, 100 p, éd. Le Lys bleu, 11,50 €.

Depresle 1 Des mots pourUne nouvelle série de poèmes de Pascal Depresle, rassemblés dans deux tomes et qui s’inscrivent peu ou prou dans la lignée  de son dernier recueil paru en 2019.  Après “Le Tintement des Larmes des Oiseaux du Crystal” (Editions Le Lys Bleu), l’auteur nous livre ici comme une suite un long cri d’amour, le besoin de dire une dernière fois nous avons vécu, de mettre en mots cette croisade folle et sans issue de ce qui fut, de ce qui n’est plus. L’espoir de ce qui aurait pu être aussi, quand rien ne résiste au temps. “Des mots pour t’exister”, un ouvrage qui vit comme un besoin de crier haut et fort au milieu du désert “ il était une fois”, pour ne jamais oublier. “Décembre n’existe pas”  se veut une véritable  suite des “Tintements des larmes des oiseaux de Crystal”, qui est en fait une histoire d’amour.  Pour Pascal Depresle,“ C’est tous les ingrédients du narrateur pour retrouver son amour perdu. Pas un mode d’emploi, plutôt une deuxième déclaration”

• DEPRESLE Pascal : Des mots pour t’exister : Tome II : Sans couleurs ajoutées. Recueil de poésie.  1 vol. br, 100 p, éd. Le Lys bleu, 11,50 €.

depresle 2Un second tome qui regroupe, selon l’auteur, tous les poèmes qui n’ont pu être intégrés dans le premier mais dont “l’amour reste le thème principal”. À travers ce recueil, “Sans couleurs ajoutées”, l’auteur a voulu nous parler de la vie, de sa vie et de celle de ces humains qu’il ne croisera sans doute jamais. Le silence assourdissant des cris que l’on n’écoute plus, les cicatrices, ces petites perles de sang, comme mille gouttes de pluie qui surgissent lorsque l’on se frotte aux murs de la vie. “Sans couleurs ajoutées” est comme la vie, parfois grise, parfois en couleurs, avec ses rires et ses pleurs, et ce frisson qui fait qu’elle est irremplaçable. Pascal Depresle, né en  1966 à Montluçon, est un passionné de lettres et d’écriture, qui a connu un parcours de vie  chaotique Après ses premiers recueils, ce féru de littérature, admirant aussi bien René  Fallet, William Faulkner, que les poètes du moyen-âge ou Cécile Coulon,  a choisi de placer désormais l’écrit au centre de sa vie. Pour lui, “L’écriture, c’est comme la vie ou la mort, c’est quelque chose en nous qui ne nous lâche jamais, dès lors que l’on pose le premier mot sur le papier”.

• FOURNIER Jean-Claude : Hollywood sur CherNouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, éd. Plateforme Amazon, 12 €.

41xosaq2hul._sx331_bo1204203200_►“Hollywood sur Cher” relate l’itinéraire d’un jeune provincial de souche prolétaire et de sa famille venue du nord dans l’entre-deux guerres pour la branche paternelle et de la Creuse pour le rameau maternel. Il passe son enfance et son adolescence dans la petite ville industrielle où sont venus échouer ses aïeux, rêve de cinéma, de grands espaces, d’air marin et se sent prisonnier dans le cocon de sa province, qui tout à la fois protège mais enferme. Ce roman a été couronné par le Prix Bourbonnais – Prix Daniel Bayon, lors de sa première édition, en 2016. Professeur à la retraite et Montluçonnais d’origine, Jean-Claude Fournier est l’auteur de plusieurs romans, tels que “Swinging mai 1968” et  “Le Prince des parquets-salons”. On lui doit aussi “Si Montluçon nous était conté, en mollussonnais dans le texte”.

• FOURNIER Jean-Claude : Le prince des parquets salons. Nouvelle édition. 1 vol. br, 356 p, éd. Plateforme Amazon, 12 € (Version Kindle: 5 €). .

Z FournierIl y a des ‘Chtits » dans le ch’Nord,  bien connus ! Mais il y en a aussi entre l’Allier, le Berry et la Creuse. C’est le pays des « cht’tits gas », chers à l’écrivain paysan Emile Guillaumin. C’est ainsi que l’on appelle « les jeunes » dans ce coin de la France. Dans les années soixante, les « ch’tits gas » en question écumaient les bals de campagne, à la recherche de « ch’tites gattes » voulant bien se laisser « câliner » et plus si affinités, à l’arrière d’une Deudeuche, d’une Aronde ou d’une 4CV. Qui sera couronné roi des parquets-salons à l’issue de la saison 1962-63 ? Qui sera sacré dauphin ou « prince » de ces pistes de danse couvertes, montées et démontées chaque semaine dans un bourg différent au hasard des fêtes de village ? C’est la peinture d’une époque, au temps du « yéyé », dans le contexte culturel, sociologique et politique des Trente Glorieuses. Cette histoire nous est racontée telle qu’elle fut vécue dans le centre de la France, mais elle aurait pu se dérouler ailleurs dans l’Hexagone.

• FOURNIER Jean-Claude : 1984. Les oranges amères de Petite  Kabylie. 1 vol. br,  éd Librinova, 18,90 € (version E-book : 4,99 €).

book-7433Serge et Christian, deux enseignants français, s’apprêtent à embarquer ensemble vers l’Algérie où ils ont choisi de devenir coopérants. La ville de Bejaïa leur ouvre les bras. Pour Serge, le célibataire endurci, ce voyage est l’occasion de renouer avec les souvenirs de son service militaire, effectué dans la région d’Oran ; et  de retrouver la jeune et belle Leila, rencontrée vingt ans plus tôt. Pour la famille de Christian, c’est le choix d’une nouvelle vie. Curieux d’une culture qu’ils ne connaissent pas, ils souhaitent rencontrer les locaux et découvrir un pays aux mille visages. Chacun d’entre eux devra gagner sa place dans une contrée qui a vécu la colonisation. Serge retrouvera-t-il celle qu’il n’a jamais oubliée ? Christian parviendra-t-il à s’adapter à cette nouvelle société ?  À travers leurs yeux, redécouvrez un pan de l’histoire de l’Algérie, les épreuves politiques et sociales qui ont traversé le pays entre l’indépendance et la “décennie noire”.

• GROBOST Henri (traduit par), SAINT-EXUPÉRY Antoine de : Le P’tit Princ’,  Maïe en patouaïe pa : Henri Grobost. Le Petit Prince traduit dans le parler de Naves (Allier, Bourbonnais d’Oc). 1 vol. br, 96 p, éd Titenfass Verlag, 16 €.

Z Petit prince►Comment traduire Le petit prince, de Saint-Exupéry, dans le parler de Naves (Allier) ? C’est l’exercice délicat auquel s’est livré Henri Grobost, sous l’égide de l’association des parlers du Croissant. Il en est ressorti la toute première traduction du chef d’œuvre de Saint-Exupéry jamais réalisée dans un des parlers du Croissant. L’une des citations les plus célèbres, “On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.” devient ainsi en parler de Naves, “N’in ne vaïe mâ bien qu’ambé le caeu. L’pu impourtint s’vaïe pâs ambé lôs uaïes. »… Le P’tit Princ’,  Maïe en patouaïe pa : Henri Grobost. Ôvrag’ sigu pa : Maximilien Guérin & Nicolas Quint (1 vol. br, 96 p, 16 €) est disponible à la commande auprès du traducteur Henri Grobost (contact : naves-expo-grobost@orange)ou de l’éditeur Titenfass Verlag

• HEAD Brian : Politique et philosophie dans la pensée de Destutt de Tracy. Nouvelle édition. 1 vol. br, 486 p, annexes, bibliographie, éd. Routledge, 128 €.

9780367226015► Nouvelle édition d’un livre paru en 1987. Publié pour la première fois en 1987. Cette étude décrit et analyse les écrits publiés du philosophe français Antoine Destutt de Tracy. L’auteur se concentre sur les trois décennies qui va de la  convocation des États généraux, en 1789, jusqu’aux premières années de la Restauration. Elles correspondent à la période où la production littéraire de Tracy est la plus importante, en même temps que son  influence et sa réputation sont les plus grandes. Un ouvrage qui intéressera   les étudiants en histoire, en philosophie  ou en politique. Sommaire : 1- Introduction : le contexte intellectuel et politique. 2 –  L’idéologie et la recherche de la certitude. 3- Des désirs individuels à la morale sociale. 4- La science de l’organisation sociale. 5- L’économie : la science de “l’industrie”. 6-  La politique, la science du “Bonheur” 7 : Instruction, publique et idéologie. Annexe. Bibliographie.

• LACLAVETINE Jean-Marie : Une amie de la famille. 1 vol. br, 224 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 7,50 €.

812DPA7vJpL._AC_UL320_“Le 1er novembre 1968, alors que nous nous promenions sur les rochers qui surplombent la Chambre d’Amour à Biarritz, ma sœur aînée a été emportée par une vague. Elle avait vingt ans, moi quinze. Il aura fallu un demi-siècle pour que je parvienne à évoquer ce jour, et interroger le prodigieux silence qui a dès lors enseveli notre famille. Je suis parti à la recherche d’Annie. Je l’ai vue revenir intacte dans sa fougue, ses doutes, ses enthousiasmes, ses joies et ses colères : une jeune femme d’aujourd’hui.” Le récit de la quête intime de l’auteur parti à  la recherche de sa sœur aînée. Une recherche qui va à l’encontre de l’omerta familiale qui avait préféré oublier le tragique événement pour réussir à survivre. Jean-Marie Laclavetine est le président du jury du prix littéraire Valery Larbaud.

• LIVET Sylvie : Il faut aimer la vie, même si…1 vol. br, 16 illustrations en couleur, éd. Écritorium éditions,  19 €.

Z Livet livre couve 1Un roman fiction-documentaire basé sur des faits réels, adultes-adolescents, qui est une suite à “Face à son destin”, ouvrage  préfacé par Jean Anglade. Un  jeune collégien, Tom, en classe de 4ème, découvre un roman lors d’une brocante. Ce livre sert de déclencheur à l’histoire. On retrouve les mêmes personnages que dans « Face à son destin » mais c’est une toute une autre aventure que Tom et sa grand-mère Lisa  vont vivre sur  le chemin de randonnée GR 300 du Bourbonnais. Grâce à elle, l’enfant découvre et apprend une autre façon d’appréhender les situations de la vie. Les découvertes des sculptures sur ce chemin, les rencontres, dont celle avec deux classes de collèges différents, y contribuent également. Cela apportera des questionnements sur l’état de la planète, dont la principale interrogation : que va-t-on laisser aux générations suivantes ? Il n’empêche que le livre se veut positif, rafraîchissant, plein de poésie, de réflexions et d’amour à travers ce voyage initiatique qui permet de traverser  Moulins, Le Veurdre, Saint-Léopardin-d’Augy, Agonges, Saint-Menoux, Souvigny, Noyant… Un roman truffé de symboles et d’émotions mais qui est porteur d’un message ludique.  Auteure et  conférencière, intervenant notamment  sur les thèmes des  “Pensées positives”, et  de  ”son expérience de mort approchée », Sylvie Livet écrit depuis 2005 et elle  a été récompensée par de nombreux prix. “Il faut aimer la vie, même si…” est son septième roman.

• LOUATAH Sabri : 404. 1 vol. br, 368 p, éd. Flammarion, 21 €.

9782081510319Une étourdissante politique fiction, qui se déroule en grande partie dans l’Allier. En accentuant les lignes de fracture de la société, l’auteur propose un thriller effrayant… « Rentre dans ton pays. Entendre ça alors que ça fait soixante-dix ans qu’on vit en France ! Mon petit Rayanne c’est la quatrième génération, il va falloir combien de générations pour que vous nous foutiez la paix ? Combien ? « , s’emporte un des personnages de mon roman. Avec 404, j’ai voulu regarder la brèche, sans ciller, et raconter cette tragédie française de la partition et de la séparation ethnique à travers le destin d’une poignée de personnages réunis dans une petite commune de l’Allier. Pile au centre de la France et de toutes les tensions qui la traversent”…  Sabri Louatah signe un puissant thriller politique et rural. En explorant ce que l’on décide collectivement de ne pas voir, il raconte un pays qui se creuse dans le pays et ajoute à notre roman national un chapitre plein de bruit et de fureur.

• LUGAN Bernard, LAGRANGE Arnaud de : Les volontaires du roi : roman historique. Nouvelle édition. 1 vol. br, 365 p, éd. Balland éditions, 23 €.

Z lugan► De Moulins à Bourbon-l’Archambault, de Glozel à Vichy, le roman mêle intimement la vie de Septime de Saint Mayeul et celle des habitants de la province du Bourbonnais, leurs habitudes mais aussi leurs paysages et leurs forêts. Sous la grande ombre du Connétable de Bourbon, Septime de Saint-Mayeul, l’épée à la main, a participé à tous les événements des années 1760 à 1829 : au Canada avec le marquis de Montcalm, à Paris pour défendre le roi, à Lyon contre la Convention, et surtout en Bourbonnais. Il est l’adversaire implacable de la noblesse libérale, de La Fayette et du duc d’Orléans, qu’il accuse d’avoir provoqué 1789. La tourmente révolutionnaire le voit chef de guerre, chez lui, en Bourbonnais. Avec ses lieutenants, l’abbé de Vilban, Charles des Colettes, Séverin de Meillers, l’aubergiste Maître François-Léon, le valet de chiens Saute-à-Peine, le garde-chasse Tire-d’un-coup ou le bûcheron Courte-Oreille, il fait la guerre à la République et aux acheteurs de biens nationaux. Il conteste tout, n’admet rien mais il est prêt aux pires extrémités pour en finir avec la Révolution. La Restauration le déçoit et il ne quitte plus son château de La Source, consacrant ses dernières années aux chevaux, aimant à répéter qu’il préfère désormais l’odeur du crottin à celle de ses contemporains.  Au fil des pages, le lecteur traversera un demi-siècle d’histoire tumultueuse qui le mènera des rembuchés de la forêt de Tronçais aux mièvreries de Versailles, de l’épopée de la Nouvelle-France aux fracas de la Révolution, des gloires de l’Empire aux illusions de la Restauration. La première édition de ce roman avait été publiée en 1989, par les Presses de la Cité, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution.

• MOMCILOVIC Jean-Pierre : La loi du boomerang. Roman policier. E-book téléchargeable, 322 p, site Rakuten-Kobo (en téléchargement gratuit).

la-loi-du-boomerangFévrier 2002…Un soir d’hiver, un homme tue une femme dans son bureau et maquille le meurtre en suicide. Juin 2008… Une visiteuse de prison tente de convaincre le lieutenant Doumer de rouvrir l’enquête l’ayant conduit à l’arrestation d’un marginal, qu’elle dit innocent, pour le viol et le meurtre en 2002 d’une étudiante dont le corps avait été retrouvé en partie calciné. Il n’y a pas de nouvelle enquête, le condamné se suicide en prison. Juin 2013…Par une nuit de brouillard, une voiture plonge dans une rivière. La conductrice se noie. Une lettre anonyme accuse le mari, médecin célèbre, d’avoir tué son épouse en simulant un accident. Tout en menant un carrière politique, à Montluçon, Jean-Pierre Momcilovic est l’auteur de plusieurs romans policiers qui ont tous pour cadre le Bourbonnais.

• MORIER Richard : Akris. 1 vol. relié, 414 p, éd. Les Films 19, 17 €.

imageLe souffle du coup d’état historique ouvre le gouffre d’un millénaire nouveau pour un monde qui l’ignore encore. Pour cela ils déclencheront le chaos dont le vent fera plier toute une humanité qui se réveillera asservie. Auteur-réalisateur, qui réside depuis des années en Montagne Bourbonnaise, Richard Morier a repris l’écriture de ce livre, achevé durant la crise sanitaire. Les protagonistes de l’histoire vivent aux quatre coins du globe et ils voient arriver la fin du monde. L’histoire s’inscrit donc autour du monde mais aussi en Montagne bourbonnaise où vivent certains des personnages : “À  Saint-Clément, les personnages de mon roman rebâtissent un monde simple et mutualisent leurs forces pour trouver des solutions. Il ne faut surtout pas  chercher à reconnaître quiconque, les personnages étant de pure fiction”, précise Richard Morier.

• PINCE Jacques : Le goût du blé. Nouvelle édition. 1 vol. br, 362 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

ZZ PinceÀ l‘heure de la défaite, en 1940. alors que l’Occupation apporte son lot de détresse et d’infamie, Catherine Bertaud, femme volontaire et avisée, décide de rejoindre le groupe de résistants qui s’organise autour du quincaillier, d’un ancien militaire, et du curé du village. Gustave Bertaud, son beau – père, paysan âpre au gain et orgueilleux, règne sur le domaine de Bernac et son château. Ambitieux, il convoite le poste de maire et obtient satisfaction en se rangeant du côté des pétainistes. Paul, son fils, choisit quant à lui les rangs de la Gestapo. Dans cette famille déchirée par les événements et les choix qu’ils imposent, de quoi l’avenir sera-t-il fait ? Bourreaux ou victimes, lâches ou héroïques, la guerre révèle bien des visages.

ROSE Fabrice : Tel père, telle fille. 1 vol. br, 300 p, éd. Robert Laffont,  coll. La bête noire, 16,90 €.

Z CharmassonUn braqueur en cavale…Sa fille en danger de mort…Le casse de l’été…Visite au parloir de la maison d’arrêt de Fresnes. Alexandra, vingt-quatre ans, exige de son père l’impensable : qu’il abandonne sa vie de braqueur et devienne le père dont elle a toujours rêvé. Mais comment résister à une existence dopée à l’adrénaline ? Deux mois plus tard, Marc Man s’évade. Contrairement aux apparences, pour Alexandra, c’est un coup de chance : quand Marc apprend qu’elle est menacée par une bande de racketteurs fous dangereux, il organise une chasse à l’homme d’une rare férocité. Et, tant qu’à faire, il monte un casse spectaculaire.  Dans la canicule d’août, chacun révèle sa vraie nature et les cadavres commencent à s’aligner. C’est le tout premier roman de Fabrice Rose, Bourbonnais d’adoption.

• SEBBAR Leïla, MATHIEU-JOB Martine: L’Algérie en héritage. 1 vol. relié, 256 p,  éd. Bleu Autour, coll. D’un lieu l’autre, 25 €.

Z Algérie sebbarRécits inédits réunis par Martine Mathieu-Job et Leïla Sebbar Issus de cultures musulmane, juive ou chrétienne, parfois de couples mixtes, une quarantaine d’auteurs, nés pour la plupart en France après 1962, disent comment l’Algérie de leurs parents et grands-parents est inscrite en eux. Récits, poèmes, scénarios, dessins et photographies raniment des souvenirs familiaux, fragmentaires ou non, déplorent ou comblent les silences, occultent, tissent ou réinventent des liens avec l’histoire ancestrale. Les sentiments de perte et d’exil tenaillent encore ces héritiers qui, souvent disposés à la réconciliation, forment aussi la mémoire vive de l’Algérie en France. Une mémoire féconde. Liste des auteurs des contributions :  Dalila Abidi, Yasmina Allam, Fadéla Amara, Sabrinelle Bedrane, Azouz Begag, Dino Belhocine, Brigitte Benkemoun, Philippe Bohelay, Farid Boudjellal, Tahar Bouhouia, Noria Boukhobza, Olivia Burton, Magyd Cherfi, Olivier Cherki, Annibal Colonna, Laurent Doucet, Jacques Ferrandez, Rachel Frouard-Guy, Marc Goldschmit, Michaël Iancu, Miléna Kartowski-Aïach, Nacer Kettane, Katia Khemache, Catherine Lalanne, Mehdi Lallaoui, Sarah Mesguich, Samia Messaoudi, Arnaud Montebourg, Françoise Navarro-Lantes, Ferdinand Pignon, Sébastien Pignon, Guillem Querzola, Virginie Leïla Serraï, Brigitte Stora, Yves Torrès, Fatiha Toumi, Cédric Villani, Valérie Zénatti, François Zimmermann.

• TÉNOR Arthur : L’affreux Barbableu. Illustrations de Valérie Michaud. 1 vol. br, 30 p, illustrations en couleur, lexique, éd. Lito, coll. Agathabaga la sorcière – Tome 3,  4,90 €.

Ténor l'afrreuxEn lisant un article sur les trésors les plus fabuleux au monde, Agathabaga tombe sur l’histoire du trésor du grand pirate Barbableu. Elle fait des recherches et découvre le plan pour aller jusque sur une île mystérieuse sur laquelle le trésor serait caché. Ni une, ni deux, elle embarque tous ses amis à la recherche du trésor, une aventure qui ne sera pas sans péril surtout lorsqu’il faudra affronter le fantôme du vilain pirate en personne ! Arthur Ténor, de son vrai nom Christian Escaffre, né en 1959 dans l’Allier, est un écrivain français qui vit actuellement à Vichy. Ancien instituteur, il publie des récits pour toutes les tranches d’âge, et dans pratiquement tous les domaines. Il est à ce jour l’auteur de plus de 110 titres.

• TÉNOR Arthur : Le bal casqué. Illustrations de Valérie Michaud. 1 vol. br, 30 p, illustrations en couleur, lexique, éd. Lito, coll. Agathabaga la sorcière, Tome 4, 4,90 €.

Ténor bal casqué ► Agathabaga a reçu une invitation de son cousin le vampire Mordula. Il organise un grand bal dans son château mais il prévient sa cousine Agathabaga : elle risque d’être très épouvantée par tout ce qu’elle pourrait y voir. La sorcière en rigole : elle ? Épouvantée ? C’est ce qu’on va voir ! Elle se rend donc à la grand fête accompagnée de tous ses amis. Sûre d’elle, elle ne s’attend pas à ce que lui réserve son cousin, surtout au bout de ce long couloir qui cache de nombreuses surprises.

• TÉNOR Arthur : Un prof en enfer. 1 vol. br, 170 p, éd. Encre bleue, coll. Basse vision – Corps 18, 23,10 €.

Ténor Antoine Vachet, professeur de lettres, s’apprête à faire sa toute première rentrée scolaire dans un collège dit  sensible. Persuadé que ses lascars d’élèves ne feront de lui qu’une bouchée, Antoine cumule les crises d’angoisse et les nuits sans sommeil. Et pourtant, lui qui voit déjà ce poste en ZEP comme un supplice va connaître une expérience unique, celle d’une réalité qui dépasse tout ce qu’il a pu imaginer… Un entretien avec une enseignante ayant participé au projet pédagogique “défense globale”  figure en fin d’ouvrage, afin de montrer qu’on peut vivre autrement l’enseignement en      “zone difficile”.

• TÉNOR Arthur : Les nano-mutants : Tome 2 : Total heroes. 1 vol. br,  130 p, éd. du Rocher, coll. Nano-mutants, 9,90 €.

Z TENORL ‘imprudent mais sympathique Victor Chambor a ouvert la boîte de Pandore et les nano-mutés, ennemis ou amis, pullulent désormais dangereusement. Au risque de transformer leur collège en zone de guerre et la ville en réplique miniature de Gotham City ! Accompagné du très maladroit Super-Benjamin Kleber et de la belle Super-Kira, le jeune garçon va tenter de circonscrire les menaces qui se multiplient. Pourront-ils compter sur l’aide de Zeus, entité cybernétique extraterrestre loufoque, à l’origine de cette multiplication de nano-mutants ? Et le trio de bras cassés parviendra-t-il à se muer en Total Heroes ? Rien n’est moins sûr…Arthur Ténor poursuit son travail de sape du mythe du super-héros avec un humour féroce et un sens du rythme époustouflant. Auteur de plus de cent romans,  le Bourbonnais Arthur Ténor livre des récits qui mêlent action et suspense, tendresse, humour et fantaisie. Nano-mutants, Total Heroes est le deuxième volet des aventures de Victor Chambor.

• TROUBAT Isabelle : Le dromadaire qui avait mal à sa bosse. Illustrations de Fabienne Ruiz. 1 vol. br, 38 p, illustrations en couleur, éd Vertes Plumes, coll. Les chouchous, 11 €.

413L3ZmSdAL._SY498_BO1,204,203,200_Conte pour enfant à partir de 3 ans. Dès 5 ans, les “bobos” physiques sont parfois des “bobos” du cœur… Ce petit dromadaire aidera l’enfant à mieux comprendre ce phénomène psychologique courant. En pensant aux autres, en leur apportant du bonheur, on parvient souvent à oublier ses petits bobos. Alors, tout naturellement, on se sent mieux et plus heureux !… Issue d’une famille d’industriels montluçonnais et élue municipale, Isabelle Troubat a déjà publié “Le château magique, histoire abracadabrantesque” (éd. PHR, 2014) et “Angélina et Cristobald au pays des baobabs” (éd. Vertes Plumes, coll. Les Loulous, 2017).

• VEILLEROT Pascale : L’oubliée. Roman. 1 vol. br, éd. EcritOrium, prix non communiqué.

fd6daaf0À la lisière de l’insolite et de l’étrange, ce roman interpelle et interroge le lecteur sur la subjectivité de nos perceptions en nous faisant osciller entre le rationnel et l’intangible. Un roman plein de sentiments et d’émotions qui promène le lecteur dans le beau village de Charroux en Bourbonnais. Ce nouvel ouvrage de Pascale Veillerot arrive après les deux précédents, “La chaloupe” et “Oui mais encore”…S’il en constitue la suite, il peut néanmoins être lu indépendamment. Pascale Veillerot a choisi de s’installer à Charroux, avec son époux, Régis Veillerot, artiste peintre qui a contribué à l’illustration de la couverture du roman.

◘ HISTOIRE-DOCUMENTS

• BEAUDONNET Hubert  : Singulier moment d’histoire locale. Le pays cosnois pendant la seconde guerre mondiale. Présentation de Monique Besson. Avant-propos d’Hubert Beaudonnet. 1 vol. br, 120 p, format à l’Italienne, illustrations n-b et couleur,  biblio, éd. Association Mémoire du pays cosnois (03430 Cosne d’Allier), 15 € (22,50 € franco)

Numérisation_20200210 (2)Sans prétendre à l’exhaustivité, ni à l’expression d’une vérité définitive, cet ouvrage  centré principalement sur la commune de Cosne-d’Allier conjugue à la fois des informations et documents qui ont jalonné les différents numéros de Mémoire du pays cosnois avec des éléments nouveaux extraits d’archives. Pour l’auteur, il s’agit  avant tout d’éclairer les plus jeunes générations sur ce que fut un moment bien tumultueux  de la vie de leurs arrière-grands-parents, voici quelque quatre-vingts ans. En toile de fond, le contexte du conflit mondial reste omniprésent, avec ses événements marquants et  ses drames régionaux. “ Beaucoup  de zones d’ombre subsistent et des secteurs importants  de la vie communale  du moment ne sont pas évoqués, concède Hubert Beaudonnet. De surcroît, même 80 ans plus tard,  tout ne saurait être rappelé  ou, a fortiori, révélé. Cette triste et douloureuse période s’éloigne dans le temps : elle s’est conclue, localement, sans affrontements dramatiques. Les tensions se sont apaisées. Il serait bien mal venu de les raviver maintenant, sans pour autant méconnaître et oublier l’histoire”, conclut-il dans son avant-propos. L’ouvrage, prolongé par des annexes,  se décline en sept grands thèmes : Les prémices (dont les effets de la guerre d’Espagne), La drôle de guerre, La débâcle et l’Exode, L’armistice et l’État Français,  La vie en zone libre, Nouvelles épreuves mais retour de l’espoir, La libération et la fin du conflit.

• BRUNELLE Gayle, FINLEY-CROSWHITE Annette : Assassination in Vichy: Marx Dormoy and the Struggle for the Soul of France. 1 vol. br, 304 p, 20 illustrations, éd. University of Toronto Press, 29,31 € en pré-commande sur le site Amazon. Ouvrage à paraître en août 2020.

HE000816► Dans la nuit du 25 au 26  juillet 1941, à Montélimar, mourait Marx Dormoy, sénateur-maire de Montluçon et ancien ministre de l’intérieur  de Léon Blum, sous le Front Populaire,  déchiqueté par une bombe à retardement placée sous son lit. Si on connaît assez précisément les exécutants, de nombreuses questions restent en suspens : qui avait décidé de cet assassinat ? Pourquoi les assassins avaient-ils fait le choix de s’en prendre à Dormoy ? Pourquoi un tel mode opératoire ? Très tôt, on a mis en avant la volonté de vengeance de  la Cagoule, organisation terroriste d’extrême droite, contre laquelle Dormoy avait mené le combat en 1937, permettant d’arrêter une grande partie de ses dirigeants. Mais il restait  encore de nombreuses interrogations et c’est pour y  répondre que Gayle K. Brunelle et Annette Finley-Croswhite, deux universitaires américaines,  se sont lancées  dans l’examen minutieux de milliers de documents. Un travail qui leur a demandé plusieurs années. C’est pour elles l’occasion de revenir sur l’enquête, menée par le commissaire Chenevier, qui a persisté dans la recherche de la vérité, malgré l’hostilité  de proches du régime de l’Etat français, à Vichy,  en même temps que des milieux de la collaboration, à  Paris. Au-delà de l’assassinat de Marx Dormoy, les deux auteures ont voulu explorer l’impact qu’a pu avoir l’extrémisme fasciste sur l’histoire de la France, tout en expliquant  pourquoi après la guerre les assassins de Dormoy n’ont pas  véritablement été punis pour ce meurtre, l’affaire ayant été incluse dans le procès de la Cagoule.

• CHARMOILLAUX Julien, GAME Sébastien (sous la direction de) : Les formes de l’habitat rural du Moyen Age en Limagne septentrionale et Sologne bourbonnaise. 1 vol. br, 455 p, illustrations en couleur, éd. INRAP –  CNRS éditions, coll. Recherches archéologiques,  38 €

Z Charmoillaux► Des terres noires fertiles de Limagne aux plateaux sablo-argileux de la Sologne bourbonnaise, les paysans du Moyen Âge ont façonné des paysages que l’on connaît encore aujourd’hui. Mais l’histoire de leur implantation sur ces terres n’a rien de linéaire. Pour la première fois depuis les années 1960, une équipe réunissant archéologues, historiens, géologues, carpologues, céramologues et autres spécialistes propose une synthèse sur les formes de l’habitat rural en Limagne et Sologne bourbonnaise au Moyen Âge. Une grande partie des informations architecturales, techniques et environnementales restaient, en effet, inexploitées. Cette diversité des approches a permis un regard renouvelé sur les conditions d’implantation des populations rurales, notamment en étudiant les marqueurs géologiques de catastrophe, mais aussi en replaçant toutes les études dans une perspective historique plus précise grâce à de nouvelles datations. Toute la richesse de l’économie végétale médiévale régionale s’en trouve révélée.

• FÉJARD Jean-Jacques (Jihef) : Balades autour des églises peintes du Bourbonnais. 1 vol. br, illustrations en couleur, cartes, autoédition Jean-Jacques Féjard, 25 €.

1391933153Après un premier guide publié en 2019 et intitulé À la découverte des églises peintes du Bourbonnais (287 pages, illustrations, éd. Association des églises peintes du Bourbonnais,  25 €). Jean-Jacques Féjard, alias  Jihef, propose une série de  Balades autour des églises peintes du bourbonnais. Passionné d’histoire et de randonnées, il présente dans ce guide 27 circuits de randonnées qui traversent 32 communes du Bourbonnais : Agonges, Arfeuilles, Bagneux, Bègues, Besson, Billy, Bourbon-l’Archambault, Broût-Vernet,  Charroux,  Droiturier,  Ebreuil,  Escurolles, Fleuriel, Garnat-sur-Engièvre, Hérisson, Jenzat, Liernolles, Loddes,  Louchy-Montfond, Lurcy-Lévis, Mazerier, Monteignet-sur-l’Andelot, Meaulnes, Saulcet, Souvigny, Saint-Gérand-le-Puy, Saint-Germain-des-Fossés, Saint-Pourçain-sur-Sioule, Taxat-Sénat, Verneuil-en-Bourbonnais, Vitray, et,  enfin, Ygrande. Il s’agit de circuits qu’il a lui-même créés et expérimentés en faisant le lien entre chemins communaux et tronçons de circuits officiels, avec l’objectif de donner à voir un maximum d’éléments du  patrimoine. Chaque circuit comprend au moins 4 pages avec un historique de la localité, une carte du circuit, des photos et des explications sur les bâtiments historiques que l’on peut admirer  en se promenant.

• KALMAR Pierre : En remontant le boulevard de Courtais : Souvenirs d’un Montluçonnais. 1 vol. br, 96 p, illustrations, auto-édition Pierre Kalmar, 10 €.

imageUn travail qui  s’articule autour de trois axes : en premier lieu, les souvenirs de l’auteur  liés au boulevard de Courtais. Ensuite des souvenirs qui découlent d’un phénomène d’associations d’idées, et qui ne sont donc pas forcément directement liés au boulevard de Courtais, mais qui sont tout de même généralement en lien avec la vie à Montluçon. Enfin, les éléments historiques qui concernent ce boulevard, qui sont principalement de deux natures : les premiers évoquent les édifices officiels ; les seconds les commerces qui se sont succédé au fil des ans. Pierre Kalmar se positionne donc en historien vulgarisateur, en conteur, en philosophe et en poète, sans pour autant perdre sa modestie.

• KALMAR Pierre : Visages du stalag et de l’oflag. 1 vol. br, 58 p, illustrations,  auto-édition Pierre Kalmar, 7 €.

Kalmar stalagCe volume regroupe les lettres de plusieurs prisonniers de guerre: Louis Bret, emprisonné au stalag XVII-A, qui demeurait à La Forêt, commune du Donjon, dans l’Allier ; Marius Crapart, emprisonné au stalag XI-B, qui demeurait à Janville sur Juine, dans l’Essonne ; Jean Duzellier, emprisonné au stalag XII-C, qui demeurait à Cusset, dans l’Allier ; Pierre Fernande, emprisonné au stalag III-A, qui demeurait à La Chapelle aux Chasses, dans l’arrondissement de Moulins, dans l’Allier ; Gaston Guillot, emprisonné au stalag XI-B, qui demeurait à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme; Maurice Guillot, emprisonné au stalag XVII-B, qui demeurait à Hersin-Coupigny, dans le Pas-de-Calais ; Émile Jannot, emprisonné au stalag XXI-A, qui demeurait à Saint-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais ; Marc Lerondeau, emprisonné au stalag VI-D, qui demeurait à Neauphlele-Château, dans les Yvelines ; Jean Leroux, emprisonné au stalag IB, qui demeurait à Les Junies, dans le Lot; Antoine Perraut, emprisonné au stalag VI-F, qui demeurait au Ponsu, commune de Sanssat, dans l’Allier ; Roger Tamisier, emprisonné à l’oflag IV-D, qui demeurait à Vichy, dans l’Allier; Raoul Tanière, emprisonné au stalag XVII-A, qui demeurait à Beaumont, dans l’Yonne; Georges Turpin, emprisonné au stalag X-C, qui demeurait à Villers au Bois, dans le Pas-de-Calais; Bernard Rozinthe, emprisonné au stalag XVIII-A, qui demeurait à Clermont-Ferrand.

• PAILLET Antoine : La Fabrique d’une province française – Le Bourbonnais. 1 vol. br, 568 p, sous couverture à rabats, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Bleu Autour, coll. Classiques, 29 €

Z Pailhet► Cet essai sur les processus en œuvre dans la formation puis la représentation d’une province française à partir du cas du Bourbonnais est, en même temps une somme étonnante signée par Antoine Paillet  docteur en histoire et amoureux fou de cette région, pour lui d’adoption. Sans unité naturelle et culturelle, entre Bituriges, Éduens et Arvernes, entre Berry, Bourgogne et Auvergne à laquelle elle sera rattachée au XXe siècle, au carrefour entre oïl et oc, cette terre de Bourbonnais n’en devint pas moins, au cours du Moyen Âge, l’irréductible duché des Bourbons. Son identité provinciale se serait depuis perdue sans la création, dans les mêmes frontières, du département de l’Allier et du diocèse de Moulins, et sans le mouvement romantique qui l’a amplement fabriquée. Tour à tour sont convoquées la géographie, l’archéologie, l’histoire, l’ethnographie pour analyser les composantes, réelles et fictives, de cette identité. Appuyé sur une iconographie rare et abondante, ce livre contribue à éclairer la construction, non moins artificielle, de l’identité française. Antoine Paillet, né en 1963 à Paris, a enseigné l’ethnographie rurale française en muséologie à l’École du Louvre et l’archéologie agraire à l’université Paris IV-Sorbonne. Depuis 1988, il travaille dans l’Allier à la conservation du patrimoine. Outre la version remaniée de sa thèse, “Archéologie de l’agriculture en Bourbonnais” (éd. Créer, 1996), il a notamment publié un manuel, “Archéologie de l’agriculture moderne” (éd. Errance, 2005), un catalogue raisonné, “Armand Queyroy, 1830-1893” (éd. Musée Anne-de-Beaujeu, 2010), ainsi que des monographies, “Le Bocage bourbonnais” et “Le vignoble de Saint-Pourçain” (éd. Loubatières, 2011 et 2013). Il est outre l’auteur de nombreux articles et contributions à des ouvrages collectifs portant sur le Bourbonnais, province qui constitue à ses yeux un point d’observation idéal de la France centrale. Par ailleurs mélomane et directeur honoraire du Musée de l’Opéra de Vichy, il est l’auteur, en collaboration, de “L’Opéra de Vichy – Scène fastueuse de la Reine des villes d’eaux” (éd. Bleu autour-Musée de l’Opéra de Vichy, 2019) et du “Catalogue raisonné des décors de scène de l’Opéra de Vichy” (éd. Musée de l’Opéra de Vichy, 2017).

• PERRIN Roland : Mes aïeux Brayauds au service du pays.  1 vol. br., 158 p, éd.  Plateforme Amazon Medias, 12 € (version papier), 6 € (format Kindle).

51I4V6n6YKL._SY346_En construisant l’arbre généalogique de sa famille, Roland Perrin a collecté des informations dont les plus anciennes remontent à deux siècles. Il  possède également, des écrits sur les événements les plus récents vécus par certains de ses ancêtres et il a pu  récolter des renseignements dans les archives des Mairies, soit dans celles qu’il est allé visiter, soit dans les archives  mises en ligne par les départements. Il a  ainsi découvert que plusieurs de ses aïeux ont passé des mois,  voire des années pour certains, au service du pays. Quelques-uns y ont laissé leur vie, d’autres sont revenus mutilés. Pour eux, le service et les campagnes militaires, les guerres furent également autant d’occasions de découvrir des pays, des régions, des climats, bien  loin de leur terre natale des Combrailles. Dans ce livre le lecteur pourra retrouver  leur histoire, notamment celle de Jean, qui fut déporté en Nouvelle-Calédonie, pour avoir participé à la Commune de Paris.

• POPY Jacky : Les notaires royaux à Moulins : Tome VI :  Des Notaires, Cornyer  – Seconde partie (1594-1600) & Duteil – Première partie (1580-1583). 1 vol. br, 324 p, éd. Cercle généalogique et héraldique du Bourbonnais, 30 € (+ port).

VDB CGHB Notaires royaux tome 6Ce recueil de  324 pages est la sixième d’une série sur le XVIe siècle à Moulins, portant le titre générique de  Notaires Royaux de Moulins – XVIe siècle. C‘est le fruit d’un long et méticuleux  travail de dépouillement de fonds notariaux moulinois, réalisé par Jacky Popy. Ce 6ème opus  s’inscrit dans la droite ligne des précédents avec les résumés détaillés, classés chronologiquement d’environ un millier de minutes, avec les cotes des Archives Départementales, constituant une  sorte de répertoire amélioré qui  facilite l’accès aux actes proprement dits. Le tout est accompagné d’un petit lexique qui s’enrichit sans cesse, au fur et à mesure des publications. Le secteur d’influence de ces notaires était très vaste et couvrait l’ensemble du Bourbonnais et bien au-delà : Fonds Cornyer, deux cotes restantes au XVIe avec pas moins de 129 paroisses ou communes bourbonnaises relevées sur l’ensemble du fonds et 93 hors Allier. Fonds Duteil, une cote et demie et déjà 103 paroisses ou communes bourbonnaises relevées et 80 hors Allier. La suite du fonds figurera dans le futur tome VII. L’ensemble est particulièrement riche, avec des  centaines de patronymes et de toponymes connus ou disparus que l’on retrouve à travers des contrats, des baux, des procès verbaux, des marchés de travaux, des inventaires et toutes sortes de transactions… Ces fonds sont véritablement le reflet de la vie à cette époque puisque les notaires prenaient souvent la peine de relater les faits en détail, ce qui permet au  lecteur de tomber sur des anecdotes savoureuses à travers ces écrits très anciens…

• POURCHER Yves : Vichy, théâtre d’ombre. 1 vol. br, 330 p, éd. Librairie Vuibert, 22,90 €.

Z POURCHERUne enquête sur le gouvernement de Vichy et la Collaboration, à partir d’archives inédites. L’histoire de Vichy ne s’arrêtera jamais. Trop de dissimulations et de mensonges ont fini par engloutir les mémoires. Yves Pourcher a fouillé au cœur de cet entrelacs. Il a traqué des personnages et reconstitué leurs parcours. Les flashs claquent sans cesse tout au long de son enquête : Pétain a-t-il voulu faire assassiner Laval le 13 décembre 1940 ? Combien gagne Simone Signoret quand elle travaille au journal collabo Les Nouveaux Temps ? Que fait Paul Morand au cabinet Laval ? À quoi joue Gaston Bergery à Ankara ? Qui est Wladimir Sokolowsky, cet agent double à la solde des nazis et des Soviétiques ? Comment, après sa condamnation à mort, Laval a-t-il pu obtenir une ampoule de cyanure pour mettre fin à ses jours ? Et pourquoi sa fille est-elle reçue, après la guerre, à l’ambassade d’Israël ? Toutes ces révélations nous intriguent ou nous bouleversent. Comme si, dans ce théâtre crépusculaire, les ombres s’étaient soudain mises à parler.

• VIGNAIS Claude : Les rebelles de la Royale. 1 vol. br, 382 p, autoédition Claude Vignais (17 rue Brunet – 03630 Désertines), 20 € (26,50 € franco)

VIGNAISAvec “Les rebelles de la Royale”, Claude Vignais présente une page du deuxième conflit mondial, trop souvent ou totalement méconnue des jeunes générations. Il retrace et met en lumière les exploits des marins du 1er Régiment de Fusiliers-Marins qui refusèrent l’armistice du 22 Juin 1940 et décidèrent de désobéir au pouvoir pétainiste en rejoignant la France libre du général de Gaulle pour poursuivre le combat jusqu’à la libération finale de la France en 1945. D’abord en Afrique Noire puis à Damas, à Bir-Hakeim et El Alamein, en Tunisie, lors des débarquements en Italie et en Provence et enfin durant les  batailles des Vosges, d’Alsace et de l’Authion, au cours desquelles ces hommes braves se sont couverts de gloire.  Alors que de cette épopée héroïque ne restent que quelques rares témoins oculaires, vivant pour la plupart dans l’anonymat, quatre-vingts ans après, le temps est venu de leur rendre un ultime hommage. C’est ce à quoi s’attache ici Claude Vignais. Conférencier et membre des ACPG-CATM de Montluçon-Désertines. Il a passé huit années dans la Marine nationale en tant que commando marine dans le commando Tempête, durant la guerre d’Algérie. Il est l’auteur de “L’enfer des Balkans (1914-1918) ” et de  “Les deux frères de Nemours”.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• FARINELLI Bernard : Changer avec le climat. Repenser son quotidien rend heureux.  Préface de Jean Jouzel.1 vol. br, 126 p, éd. du Terran, 15 €.

41kqf1lJh0L._SX331_BO1,204,203,200_Avec son guide, Bernard Farinelli, spécialiste du monde rural et des questions environnementales dans l’Allier, propose une méthode au quotidien. Un guide qui face au changement climatique. Pas de grands discours, mais de la pédagogie, histoire de montrer que rien n’est inaccessible pour le citoyen désireux d’engager une transition écologique. À l’échelle individuelle, locale, nationale, internationale, des solutions existent pour y faire face et pour en limiter autant que faire se peut les effets. D’un point de vue personnel et familial, que pouvons-nous faire face à l’urgence ? Avec ce guide, Bernard Farinelli propose une méthode au quotidien. Alliant réflexion et conseils pratiques, il donne les clés pour agir dans tous les domaines : eau, alimentation, santé, jardin, énergie, autonomie, animaux, déplacements… Loin des idées reçues, il invite tout un chacun, après la prise de conscience qui secoue la société, à rentrer dans l’action avec convivialité, plaisir, volonté. Porteur d’une grande foi, ce livre original fait partie de ceux qui conduisent à retrouver une philosophie saine et optimiste de la vie sur notre unique planète. Il n’y a plus de temps à perdre ; à nous donc de passer à l’acte !

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• BARON Sylvie : Un coin de parapluie.1 vol. br, 390 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Terrritoires, 19,50 €.

9782702161746-001-TÀ Vic-sur-Cère dans le Cantal, la villa Médard en impose par son élégance, ses secrets bien gardés, ses vies forgées autour de l’industrie du parapluie et d’une femme d’affaires exceptionnelle, Hélène Vitarelle. Remarquable dirigeante, au tempérament violent et à l’amour exclusif, elle fait trembler le personnel, plier sa famille, courber les échines. Son assassinat est un coup de tonnerre.Tout accuse son gendre, Jacques Naucelle, qui se suicide en prison, signant ainsi l’aveu de sa culpabilité. La seule à être persuadée de son innocence est sa maîtresse, Nina. La jeune femme ne voit qu’une personne capable de faire éclater la vérité : sa tante Joséfa. Bien que dubitative, celle-ci se laisse convaincre par sa nièce de se faire embaucher comme domestique dans la famille Vitarelle pour mener sa propre enquête. Fine mouche sous ses rondeurs avenantes, Joséfa va mettre à nu les rouages d’une diabolique machination. “Un coin de parapluie” est le 12è roman de Sylvie Baron. 

• BARRAL René : Le mystère de la Verdière. 1 vol. br, 288 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z BARRALAprès une longue captivité, Martin revient enfin au pays et retourne s’installer au domaine de la Verdière, où son père était régisseur. Il espère y retrouver sa place, et entend bien faire la lumière sur la mort de son père, dénoncé alors qu’il prêtait main-forte au maquis. Mais le domaine a bien changé : la baronne en a confié la gestion à l’époux de sa fille, un certain Gémayel que personne ne connait, qui a lui-même nommé un régisseur sournois et violent, Suquet. Avec l’aide de ses amis, Martin va libérer le domaine du joug de ces malfaiteurs, et va réapprendre le bonheur et l’amour auprès de Lise… Une belle histoire d’amour entre deux âmes blessées et  une approche originale de la Seconde Guerre mondiale et du trafic des biens juifs. Autodidacte, René Barral a su retenir de l’enseignement de ses professeurs d’antan, la curiosité et la soif d’apprendre. Une fois retraité, il étudie les lettres à l’université et décide de prendre sa plume pour dépeindre avec amour et verve les Cévennes. Souvent récompensé, il a conquis un lectorat fidèle grâce à ses histoires généreuses, accessibles à un large public.

• BERGER Simon : Laisse aller ton serviteur. 1 vol. br,  111 p, éd. José Corti, 14 €.

Z laisse-aller-ton-serviteurÀ l’hiver 1705, Johann Sebastian Bach n’a que vingt ans. Il est organiste à Arnstadt, sa situation est établie, sa réputation solide. Qu’est-ce donc qui le pousse à braver le froid pour parcourir, à pied, les quatre cents kilomètres qui le séparent du maître de Lübeck – le compositeur Dietrich Buxtehude ? Car Bach se met en route. Devant ses pas se dressent des silhouettes familières, des ombres inquiétantes, des pièges et des consolations. Mais c’est surtout du silence et de la solitude que Bach fait l’expérience, d’une solitude et d’un silence peuplés par la foi, en Dieu et en la musique. N’est-ce pas la noce de Dieu et de la musique que Bach tente de célébrer, seul dans la rigueur de l’hiver ? Serait-ce donc ainsi, en un mot, que Bach est devenu Bach ? Ce sont des questions que le roman rencontre. Mais il n’a pas prétention, il n’a pas vocation à trancher. Il invente. Il prend le parti de suivre un homme qui, dans un geste fou et sublime, décide de se mettre en marche et de fouler cent lieues de neige, pour aller se trouver, au nord de l’Allemagne, un maître parmi les maîtres. Au fond, tout cela n’est peut-être jamais arrivé. Mais quelle importance ? Simon Berger est né en 1997 à Clermont-Ferrand. Élève à l’École Normale Supérieure, il étudie la philosophie. “Laisse aller ton serviteur”  est son tout premier roman.

• BERTHÈS Colette : Une infinité de matins. 1 vol. br, 450 p, éd. de Borée, 21,90 €.

BERTHES Infinité►Une histoire familiale sur trois générations qui propose une plongée au cœur d’un siècle de transformations agricoles. Les défis de l’agriculture aujourd’hui : à taille humaine et raisonnée…À la ferme de Latarenque, Eliette ne s’en sort plus et prend en otage l’huissier qui la menace de saisie. David, son petit fils, est appelé en urgence pour tenter de la raisonner. Elle va alors lui raconter l’histoire de l’exploitation et de ses aïeux, les transformations et les nouvelles difficultés… Ce récit donnera des idées au petit-fils qui va à son tour prendre la tête de l’exploitation et se lancer dans une culture raisonnée et bio. Colette Berthès, née en 1948 dans le Bas-Quercy, a ensuite vécu à Paris et au Moyen-Orient sans jamais couper les ponts avec le pays de son enfance, avant de revenir y vivre en 1982. Mille métiers, de la Poste aux services sociaux en passant par l’animation socioculturelle, la formation, le travail auprès de réfugiés, l’expression théâtrale et même France Télécom. Elle est engagée dans plusieurs associations, en particulier Lutte pour la Justice, qui se bat pour l’abolition de la peine de mort aux États-Unis. Depuis maintenant dix ans, elle se consacre à l’écriture (articles, livres, poésie) 

• BERTHOD Michel : Le temps des hirondelles. Nouvelle édition. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

ZZ BERTHOD.► À chaque fois que Michel passe ses vacances dans sa famille, c’est la même émotion qui l’étreint. Retrouver la chaleur et la bonne humeur d’Irène sa cousine, celle de son grand-père Charles l’initiant aux plaisirs de la campagne, celle de son oncle et de ses frères et sœurs qui, eux aussi, participent aux labeurs quotidiens : autant de plaisirs qu’il n’est pas près d’oublier. Et puis, surtout, il y a Julie, qu’il retrouve chaque soir au poste de lait… Saura-t-il un jour ce qu’elle avait de si important à lui dire ? Né en 1941, Michel Berthod est un homme de culture. Passionné par la chanson, le cinéma et la marche à pied, il troque volontiers ses chaussures de randonnée pour la plume, qu’il a talentueuse. Après “S’il te plaît monsieur, ouvre-moi la porte”, un récit salué par la Société des Écrivains, il se plonge aujourd’hui avec succès dans ses souvenirs d ”enfance.

• BOITHIAS Jean-Louis : Les trois vies du docteur Gourbeyre : Tome I : Fanny. Roman.1 vol. br, 360 p, éd. des Monts d’Auvergne, 20 €.

BOITHIASTout juste arrivé de Clermont-Ferrand, où il a terminé ses études et connu sa première déception amoureuse avec Fanny, Pierre rencontre fortuitement Joséphine, jeune femme de la bourgeoisie locale. Il l’épouse alors même que la population sous l’influence des guérisseurs locaux tarde à venir à son cabinet, et que ses premières courses dans le pays le confrontent aux dangers, aux pathologies et aux aléas quotidiens de cette terre du Livradois toujours à l’heure des sorciers et des superstitions. Deux autres volumes viendront compléter la trilogie :  Tome 2 – Joséphine  et   Tome 3 – Elie.

• BONAL Serguei : Manipulation. Thriller. 1 vol. br, 340 p, éd. Encre rouge 25,00€

006902630Scotland Yard reçoit l’appel d’une femme signalant la disparition de son mari. Amnésique, elle a du sang sur les mains et de nombreuses blessures sur le corps. Cette affaire aurait-elle un quelconque lien avec une série de meurtres ? En réveillerait-elle une autre non élucidée vieille de 30 ans ? De retour après 4 mois de coma, le Commissaire Harry Tennan est chargé de l’enquête. Réussira-t-il à mettre en lumière les zones d’ombres tout en affrontant les démons qui le hantent depuis ce terrible jour, d’autant plus que la seule personne détenant des informations a disparu dans la nature. Sergueï Bonal, né en Russie,  a été adopté  à l’âge de six ans et il réside aujourd’hui  à Aurillac. À seulement vingt-sept ans, il signe avec  “Manipulation”  son quatrième roman.

• BORDES Edmond : Célestin, le coureur des chemins. Roman. 1 vol. br, 320 p, éd. des Monts d’Auvergne, 20 €.

ORDESCélestin est né là-haut, entre Cézallier et Sancy. En ce beau et rude pays, le progrès bouscule la paysannerie. Le célibat et la solitude guettent les hommes, les mènent au désespoir. Les villages meurent. Quel avenir pour Célestin ? Tristes et résignés, ses parents l’incitent à quitter la terre, à partir. Désemparé, en larmes, il se confie au petit matin à Bijou, le cheval de la maison. Par une belle nuit d’été, lors d’une soirée dansante au Petit Parry, il revoit Marie, une jeune fille intelligente qui a de la lumière au fond des yeux. Quelle sera son influence sur ce coureur des chemins qui berce la montagne de son harmonica ?

•  BOUCHET Maurice : Le chêne foudroyé.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.ZZ Bouchet► Fruit des amours tardifs de Rosa et d’Eugène, un couple de  modestes paysans, le jeune  Fernand a la réputation d’être un peu simple. Il grandit à la ferme, dans l’affection de ses parents.  Timide à l’excès, il est toujours gêné autant par ses grosses mains qu’il dissimule de son mieux, que  par ses oreilles qui rougissent dès qu’il se sent observé… Sévère et bigote, sa mère le rabroue souvent tandis que son père lui porte une attention affectueuse. Mais on se parle peu à la ferme… Lorsque la vie se fait trop rude, Fernand se réfugie sous un chêne isolé. Sa vie toute simple prendra, à l’occasion d’un drame familial, un tournant décisif : Eugène est tué par la chute d’un chêne foudroyé par l’orage.  Sa mère est alors contrainte de s’installer en ville, avec Fernand, pour y travailler afin de subvenir aux besoins de la famille. Maurice Bouchet conte ici avec délicatesse un destin que d’aucuns qualifieraient d’ordinaire. Fernand, touchant et vrai, trouvera quelque soutien sous le regard amical du Grand et pourra ainsi prendre pied dans la vie.

• BOUDOU Josette : La vallée des bruyères. 1 vol. br, 415 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,00 €.

Z BOUDOU ValléeSarah a la passion des chevaux chevillée au corps. Au centre équestre familial, élevage, dressage et soins sont le lot quotidien et tout le monde s’affaire sans répit. Hormis son jeune frère, Luc. L’adolescent, espiègle et rebelle, a la hantise des chevaux et ses parents s’en trouvent désemparés. L’arrivée surprise du grand-oncle, Thomas, longtemps perdu de vue, va bousculer les habitudes du domaine des Bruyères. Il prend Luc sous son aile et lui permet de s’évader de cet environnement qu’il déteste. Il lèvera aussi le voile sur un douloureux passé familial qui pourrait bien expliquer le comportement du garçon…Institutrice puis directrice d’école, Josette Boudou est l’auteur de nombreux romans à succès comme Le Printemps d’Antonia et Les Grillons du fournil. Elle consacre son temps à l’écriture et au journal d’une association culturelle. L’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Clermont-Ferrand lui a décerné le prix Gandois 2005 pour son roman Le Mur de la destinée. En 2008, elle a obtenu le prix Lucien-Gachon pour Les Chemins de toile.

• BOURGNE Patrick (sous la direction de): Matérialiser l’Utopie. 1 vol. br, 278 p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal,  coll. Communication, culture, lien social, 25 € (16 € version PDF).

Materialiser_utopie_P1► Ce livre n’est pas un mode d’emploi de la matérialisation des utopies. Il tente de répondre à une question centrale : comment procéder lorsque l’on veut opérer une rupture dans l’existant, activer des puissances imaginaires ou symboliques, appelées à redonner du sens au réel ici et maintenant en créant une discontinuité qui peut faire écho aux forces du rêve. Pour ce faire, cet ouvrage collectif, animé par un collectif, saisit l’utopie sous l’angle de sa matérialisation, de l’expérience concrète d’un décalage qui finit par instaurer un jeu dans les certitudes et la contingence, de façon à ouvrir de nouvelles perspectives de la pensée et de l’action. Sur la base d’une approche pluridisciplinaire et plurielle, le document se construit autour de 3 livrets. Le premier renvoie à une forme de conscience de ce qui n’existe pas. Le deuxième considère la matérialisation des utopies comme relevant avant tout de l’expérience et du sensible. Le troisième relève d’une ambivalence de la conscience anticipante et de l’expérience en plaidant pour une forme induite de vectorisation de la création et de l’action. Patrick Bourgne est  maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Clermont Auvergne.

BRUN Joël : Flavia, immigrée romaine. 1 vol. br, 404 p, éd. Complices éditions, 22 €.

image► Sous le règne de Jules César, peu avant la bataille de 52 av. J.-C., l’économie romaine s’écroule, la violence s’installe et les richesses s’évanouissent en dépenses militaires. Flavia et sa famille sont contraintes de quitter Rome pour la Gaule transalpine. À Gergovie, au cœur du pays des Arvernes, la jeune immigrée rencontre Rezpy, un séduisant Arverne avec qui elle se lance dans un périple qui la ramènera dans sa ville natale afin de libérer le père du jeune homme,  offrant une plongée, passionnante et instructive au cœur de la République romaine…Un chef arverne qui porte le célèbre nom de… Vercingétorix… Une aventure qui mêle fiction romanesque et histoire et qui dévoile des aspects rarement abordés dans les livres… Ancien économiste de la construction, Joël Brun, altiligérien d’origine résidant à Pérignat-les-Sarlièves est un inconditionnel du plateau de Gergovie, autant pour son histoire que pour  son archéologie. Il  s’est passionné pour les fouilles qui y ont eu lieu, ce qui l’a poussé à écrire ce premier roman. L’histoire de Flavia qui va quitter Rome pour la Gaule, lui permet aussi d’évoquer les questions migratoires. Un second volume devrait suivre.

• CANI Isabelle : L’ère des indociles. 1 vol. br, 288 p, éd. L’inventaire, 21,80 €.

41rYtZhL9dL._SX333_BO1,204,203,200_Le premier volume d’une trilogie  de nouvelles d’anticipation à la manière des “Chroniques martiennes” de Ray Bradbury. C’est en lisant le “Discours de la servitude volontaire” de La Boétie qu’Isabelle Cani a eu l’idée de “L’ère des indociles”. En neuf nouvelles s’inspirant des évolutions et des questions sociétales actuelles, elle s’interroge sur ce que pourrait être un monde dans lequel la notion d’autorité n’existerait plus. D’un texte à l’autre, dans lesquels on retrouve certains personnages, elle imagine une mutation progressive, qui rendrait les êtres incapables de comprendre ou de percevoir l’autorité, avec toutes les conséquences qui en découleraient. Spécialiste de littérature comparée, Isabelle Cani enseigne aujourd’hui en classe préparatoire scientifique à Clermont-Ferrand. Elle a publié, en 2007, aux éditions Fayard, “Harry Potter ou l’anti-Peter Pan”. Elle envisage de poursuivre l’aventure intellectuelle et littéraire de “L’ère des indociles”, pour en faire une trilogie.

• CASSINGENA-TRÉVEDY François : Cantique de l’infinistère : à travers  l’Auvergne. Nouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, éd. Desclée de Brouwer, coll.  Les carnets DDB, 8,90 €.

Z DDB La personnalité si singulière de l’Auvergne fait d’elle un monde à part depuis des siècles. Avec des paysages parmi les plus beaux de France, elle est habitée par un peuple fier et riche de vie intérieure qui préserve un contact intime avec la terre et les animaux. À l’automne 2015, François Cassingena-Trévedy a arpenté en solitaire les chemins de randonnée du massif sauvage du Cézallier. Il nous livre ici le récit de sa marche. Le vent, la neige et le froid sont vaincus par l’enchantement au contact d’une nature devenue une compagne aimée. Lors des étapes en des gîtes, il cherche à rencontrer les rares habitants de la région. Accueilli dans leur vie familiale, il trace d’eux, paysans ou aventuriers, des portraits truculents d’où se dégage un humour généreux. De courtes citations liées aux événements vécus accompagnent son itinérance et, parfois, d’une langue lyrique, il s’élance en des éloges inspirés sur la marche, les pieds ou le sacré, qui prend alors une dimension inattendue. À travers la sensibilité de l’auteur, l’Auvergne apparaît sous un jour nouveau et le lecteur ne saurait résister à l’envie de découvrir volcans, forêts ou pâturages décrits avec un enthousiasme communicatif. François Cassingena-Trévedy, moine bénédictin en l’abbaye de Ligugé près de Poitiers, est également un écrivain exceptionnel et un vaillant marcheur.

• CAVAROT Didier : Monsieur Rusigby : Les nouvelles chroniques en terrain connu. 1 vol. rel, 140 p, éd. de la Flandonnière, 14 €.

Z RUSIGBY► Dans ce nouveau recueil, Didier Cavarot fait partager à ses lecteurs une cinquantaine de chroniques aussi bien drôles, qu’émouvantes, voire  acides mais toujours sincères. Mêlant réalité et fiction, il décrit la vie d’un club amateur et ses dérives vers le professionnalisme. Nul besoin d’être rugbyman pour savourer la plume de Monsieur Rusigby.  Né en Auvergne en 1969, Didier Cavarot a su très tôt qu’il se consacrerait à l’écriture. Ancien rugbyman passé par les clubs de La Plaine, du Stade Clermontois, d’Angers et de Riom, il finira sa carrière de joueur à l’US Issoire. C’est dans ce club qu’est apparu pour la première fois, un petit journal mystérieusement appelé le Rusigby. De chroniques en chroniques et au fil du temps, Didier Cavarot a endossé un pseudonyme plus conforme à ce qu’il écrit : Monsieur Rusigby, savant mélange d’USI et de rugby, ce sport qui l’aura vu grandir avec toujours autant de passion. Didier Cavarot, est l’auteur de deux autres recueils de chroniques sur le thème du ballon ovale.

• CHANCEL Christine : La face cachée des blogs (LOL). 1 vol. br, 141 p, éd. Plateforme Amazone, 15,21 €. (Version kindle : 2,99 €)

Z ChancelClémentine et son époux Louis mènent une existence paisible dans leur petite exploitation agricole. Lucie, amie d’enfance du couple, a perdu son Charles trop tôt. Cette vie des gens de la terre leur apporte un bonheur simple, partagé entre voisins lors des veillées. Claudine, fille de Clémentine et Louis, vit et travaille à Paris : elle présente les prévisions météorologiques à la télévision. Elle décide d’offrir un ordinateur à ses parents. Elle est alors loin de se douter que cette  “machine” sera à l’origine de quelques mésaventures et même d’une disparition…Christine Chancel, originaire du Berry, est l’auteur de trois romans : “Pardon la vie si j’ai survécu”, “Une femme de caractères”  et “La face cachée des blogs : (lol)”. Dans le petit village des Combrailles où elle s’est installée, elle continue de s’adonner à l’écriture, sa passion.

• CHARMASSON Guy : La fille du Causse. 1 vol. br, 225 p, éd. de Borée, 18,90 €.

Z Charma9782812926402-475x500-1Une histoire d’amour et de vie racontée avec réalisme, simplicité et pudeur. Un récit contemporain sur la difficulté des petits exploitants agricoles, le tout conté sous la plume sensible et touchante de Guy Charmasson. Village du causse Méjean, en Lozère. C’est avec enthousiasme et chargé de ses souvenirs d’enfance que Damien avait décidé de reprendre la ferme de ses grands-parents. Mais c’était sans compter sur les coups du sort, nombreux pour l’agriculteur novice qu’il est. Aujourd’hui, au désespoir, il regarde avec insistance la solide poutre du plafond de sa grange. Ou plutôt, la corde qu’il vient d’y installer. Plus que quelques minutes et tous ses problèmes seront réglés. Mais la vie a bien des tours dans son sac, notamment en la charmante personne de Chloé Beyllet. 

• CHARMASSON Guy : La main du maître. 1 vol. br, 520 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,90 €.

Z charmasson Une jeune fille en proie avec sa cruelle belle-famille En épousant le doux et prévenant Gabriel, Louise ne pouvait imaginer le calvaire que lui ferait vivre sa belle-famille, sous le joug impitoyable de Clodion, le patriarche. Devant la couardise de son mari incapable de prendre sa défense, la douce jeune fille ne peut qu’encaisser les coups, mais la révolte gronde… Après des études scientifiques, Guy Charmasson a mené une carrière d’écrivain parallèlement à ses activités professionnelles. Édité avec succès aux Éditions Marabout (Le Crépuscule des surhommes), Fleuve Noir (Je suis un escroc) et Aubéron (Thibault, gueux de Provence), La main du maître est le tout premier roman qu’il a publiée chez De Borée, en 2010.

• CHAUVY Véronique : Aux douceurs du temps. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 460 p, éd Feryane, coll. Corps 16 – Détente, 22 €.

livre_galerie_703À la fin du XIXè siècle, Juliette, fille d’une famille modeste, hérite par hasard d’un oncle qui tenait une confiserie à Clermont-Ferrand. Bien que son père lui interdise formellement d’accepter cet héritage, la jeune fille va malgré tout tenter l’aventure et elle devient sa propre patronne. Son commerce prospère au point que, très vite, elle se fait un nom dans le milieu des sucreries clermontoises : fruits confits et chocolats rythment désormais son quotidien.  Cet essor fait que Juliette se voit dans l’obligation d’embaucher. C’est ainsi qu’elle accueille dans sa vie et dans sa confiserie, Pierre, un homme dont elle tombe vite amoureuse et avec qui elle aura une fille, Agathe. Mais bientôt, Juliette s’interroge sur l’honnêteté de celui qui partage sa vie qui semble s’intéresser d’un peu trop près aux autres femmes et aux finances de la confiserie…

• CHAUVY Véronique : Le dernier salut de l’amazone. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, 19,90 €

Z Chauvy le dernierLe destin tragique d’une femme rebelle, victime de sa beauté et de son talent. Héroïne atypique, elle est à la fois aristocrate et écuyère vedette de cirque ! Une intrigue prenante et une atmosphère envoûtante, dans lesquelles le lecteur s’immerge complètement. Au soir de l’été 1921, Wally Costel, écrivain célèbre au passé mystérieux, raconte les circonstances et les suites du drame terrible dont a été victime son amie la baronne de Rahden en 1893. Lors d’une représentation donnée à Clermont-Ferrand, un homme meurt dans les coulisses du cirque brésilien sous les balles du baron Oscar de Rahden, époux et agent de Jenny de Rahden. La belle écuyère se produisait alors sur toutes les scènes d’Europe dans des numéros de dressage équestre de Haute École, et s’était rendue célèbre par la  “cabrade”, une figure impressionnante de technicité et de prouesse. Crime passionnel ? Vengeance ? Jalousie ? Que s’est-il réellement passé ce 24 août 1893 ? …Après des études de droit, un début de carrière dans l’administration scolaire, des engagements associatifs, Véronique Chauvy s’est lancée dans l’écriture. Elle a choisi l’Auvergne, sa terre d’adoption depuis plus de vingt cinq ans, pour planter le décor de ses romans où le destin de ses personnages traverse la grande histoire.

• CHAUVY Véronique : Une promesse bleu horizon. Nouvelle édition. 1 vol. br, 432 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,90 €.

Z Chauvy promesseUn roman qui met en lumière le  rôle des femmes pendant le premier conflit mondial, à travers le parcours d’une héroïne attachante, loyale et combative…Fille de petits commerçants, Céleste a trouvé sa voie : couturière douée, elle vend ses créations à l’un des meilleurs modistes du centre-ville. Tout juste fiancée à Firmin, qui travaille, comme beaucoup d’ouvriers de la région, dans le caoutchouc, sa vie semble suivre un chemin tout tracé ; après le mariage, elle pourra enfin se mettre en ménage et mener sa vie comme elle l’entend… D’autant que son père, déçu qu’aucune de ses filles ne reprenne la quincaillerie familiale, semble ne pas approuver ses choix. Mais en ce début de XXe siècle, la guerre va bouleverser les projets de Céleste. Tandis que Firmin est mobilisé et part au front, le bonheur laisse place à l’attente et à l’angoisse…“Une promesse bleu horizon” a été couronné par le prix Lucien Gachon 2019.

• CHEVALLIER Vanessa : L’enfant de la colère. 1 vol. br, 528 p, éd. de Borée, 21,90 €.

DB L'enfant de la colèreÀ la mort de leur père les laissant orphelines et héritières du moulin familial et de ses dépendances, Carole et Alix Brausch, décident de revenir sur les terres de leur enfance, pour retrouver l’âme du domaine et continuer à le faire vivre. Elle rencontre les habitants du village dont le très apprécié docteur David Farge. Mais la désapprobation villageoise et les médisances publiques leur pèsent. Quand elles reçoivent des appels et attaques anonymes, un cap est franchi : qui leur en veut ? Est-ce à cause du moulin ? Il n’y a que l’amour et la complicité de deux sœurs pour surmonter toutes ces difficultés…Née à Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, Vanessa Chevallier a grandi en région parisienne. Après des études de lettres dans les Pyrénées-Atlantiques, elle enseigne la littérature française et la philosophie tout en se consacrant à l’écriture. L’Enfant de la colère est son premier roman.

• COMTOUR Anne : Anne de Joyeuse. Roman historique. Préface d’Élise Fontenaille. 1 vol. br, éd. Créer, 18 €.

Z anne de joyseuseQui donc est Anne de Joyeuse ? Rien que le nom, vif et frais, claque tel un étendard…et porte en lui un insolent triomphe ! Et un destin hors du commun. Gentilhomme bien né, d’une famille au sang bleu vif, enfant turbulent, hardi cavalier, archi-mignon du roi Henri III, pourfendeur de protestants ; sujet central, surtout, d’un tableau qui figura en bonne place dans les Lagarde et Michard de nos enfances… Les Noces d’Anne de Joyeuse. Petit tableau fastueux, anonyme, pensait-on, jusqu’à ce qu’Anne de C en retrouve – réinvente ? – l’auteur : une ensorcelante peintre italienne… En voilà, un roman historique, joliment troussé, habilement campé ! De sa prose vive, étincelante, Anne de C fait revivre Anne de J. Et, malgré les années – cinq siècles, déjà ! le voici qui jaillit parmi nous, à cheval, rutilant, gonflé de sève, d’éclat et de jeunesse éternelle, au côté de son roi et aimé, dans l’ombre vénéneuse de Catherine de Médicis, la fascinante empoisonneuse. Ce récit : l’impression d’être passée une nuit, un peu par hasard, devant un château effacé par le temps, et d’y avoir vu, par une fenêtre entrouverte, illuminée par l’éclat d’une fête oubliée, au son d’une pavane, de bien séduisants visiteurs du soir. Anne Comtour vit en Auvergne depuis la nuit des temps. Elle chante et danse avec ferveur au sein de la Camerata Brivatensis, ensemble de musique Renaissance. Anne de Joyeuse est son premier roman.

• CONVERT-CUZIN Yolande : Le parler d’Ambert et de sa région : Tome 1 : 700 mots et expression du terroir en français régional. Préface d’Annette Lauras. Aquarelles de Roger Cotte.  1 vol. relié, 191 p, 50 illustrations en couleur, éd. des Monts d’Auvergne, 26 €.

Z CONVERT 1 (2)Un premier répertoire composé au fil du temps par Yolande Convert-Cuzin. Tout est basé sur son propre vécu dans le pays d’Ambert. Née à Ambert en 1931, elle a fait ses études secondaires au Collège d’Ambert. Licenciée en droit à Grenoble, elle est entrée dans la vie active par la “petite porte” de l’enseignement : le C.A.P. d’institutrice. Les différents échelons gravis dans les classes uniques des environs d’Ambert, elle a fini sa carrière de directrice de l’École Publique de Marsac-en-Livradois avec le “Temps imparti”, comme elle le dit elle-même, et “tout à l’hasard“, Yolande Convert-Cuzin sculpte, peint et écrit au fil de ses souvenirs et de ses rêves.

• CONVERT-CUZIN Yolande : Le parler d’Ambert et de sa région : Tome 2 : 350 mots et expression du terroir en français régional. Aquarelles de Roger Cotte et estampes d’Aurélien Missonnier.   1 vol. relié, 175 p, 57 illustrations en couleur, éd. des Monts d’Auvergne, 24 €.

Z CONVERT 2 (2)Le deuxième tome du Parler d’Ambert et de sa région vient de sortir aux Éditions des Monts d’Auvergne. Un recueil concocté par Yolande Convert-Cuzin, plein de mots et expressions typiquement ambertois et qui met à l’honneur ce “français patoisé” que l’on entendait d’antan dans les rues de la ville les jours de marché. Ce deuxième opus, Yolande Convert-Cuzin l’a rédigé en 2004, soit une année seulement après la sortie du tome 1 : “ Pour le premier, j’avais trouvé 700 mots ou expressions, relate-t-elle. C’est ce qui me restait en mémoire, c’est comme ça que j’entendais parler dans ma campagne quand j’étais enfant”. Ces deux tomes du « Parler d’Ambert » sont aussi des histoires d’amitié. Avec le peintre Roger Cotte tout d’abord, qui a illustré les deux livres : “ Je lui donnais les mots en lui disant “tu prends ceux qui t’inspirent , raconte l’auteure. Et pour le tome 2, qui sort près de quinze ans après sa conception, elle a également fait appel au talent d’Aurélien Missionnier qui a réalisé des gravures en aquatinte bleue sur le thème des monuments d’Ambert : l’église, le tribunal, le kiosque…

• COSEM Michel : Justine et les loups. Nouvelle édition. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.ZZ COSEM► Tous les autres, ou presque, sont revenus de la guerre, mais pas Louis. Justine attend, espère. Elle part finalement à sa recherche et retrouve une défroque déchiquetée par des loups. Un homme a bien été mis en pièces par les prédateurs affamés. Serait-ce bien Louis ? Les mois passant, la nature reprend ses couleurs de printemps mais Justine reste isolée au fond de sa mélancolie. Deux jeunes femmes, Pellerine et Bernarde, qui n’ont pas froid aux yeux, l’entraînent dans un bien étrange dessein en lui proposant un marché des plus étonnants…Originaire de Toulouse, Michel Cosem a toujours été habité par le désir d’écrire. Il a tout d’abord fondé la revue Encres vives qui a présenté dans ses colonnes la plupart des poètes français actuels. Il réussit avec bonheur à retranscrire au bout de sa plume son amour de la nature, de l’imaginaire et de l’aventure. Il a publié de nombreux livres pour la jeunesse, romans, essais et autres recueils, dont plusieurs récompensés par des prix littéraires.

• COULON Cécile : Les grandes villes n’existent pas. 1 vol. br, 112 p, éd. Points, coll. Raconter la vie, 5,60 €.

41rc6+-MGJL“Quelle horreur d’être jeune dans ce coin !” Cette remarque, Cécile Coulon l’a entendue pendant toute son adolescence. Jolis mais invivables, ces petits villages du fin fond du Massif central, qui disparaissent de la carte une fois la nuit tombée ? L’auteure et ses amis d’enfance ont pourtant su en faire leurs terrains de jeux et d’apprentissage. Entre le stade, l’école, l’unique boutique, la salle polyvalente et l’église, il semble, à lire la romancière, qu’il soit possible de grandir heureux dans l’ignorance la plus totale des grandes villes. Ce portrait collectif d’une génération se veut aussi réhabilitation de la jeunesse à la campagne. Cécile Coulon est l’auteure de Le roi n’a pas sommeil (2012),  Le Rire du grand blessé (2013), et Le Cœur du pélican (2015), trois titres  publiés chez Viviane Hamy. Elle est également chroniqueuse pour l’édition dominicale de La Montagne.

• COULON Cécile: Noir volcan. 1 vol. br, 148 p, éd. Le Castor Astral, 15 €.

41fBkJZ7WVL._SX339_BO1,204,203,200_En 2018 s’est produit un phénomène que personne n’avait vu venir et qui restera dans l’histoire de la poésie française : un recueil a rencontré à la fois un succès critique et public. Cécile Coulon avait alors 27 ans, elle était connue comme romancière depuis déjà plusieurs années, et son premier recueil, Les Ronces, avait suscité un intérêt et un engouement dépassant de loin le cercle habituel  des lecteurs de poésie. Son second recueil, Noir volcan, est tout aussi éruptif, celui d’une poésie affranchie, libératrice, terrienne. Il fait partie d’un étonnant renouveau de la poésie constaté par les libraires dont Alexandre Bord : “Des poétesses comme Cécile Coulon et Rupi Kaur, dont les textes ont pu être lus au préalable sur les réseaux sociaux, attirent en librairie des lecteurs qui n’avaient jamais acheté un recueil de poésie”.  Il est évident à la lire, que Cécile Coulon ne peut vivre sans poésie.

• CROZÈS Daniel : L’homme qui chaussait du 62. 1 vol. br, 464 p, éd. À vue d’œil, coll. Terroir, 22 €.

CROZESÀ vingt ans, Ulysse Bouissou mesure 2,20 mètres ! Lorsqu’il se présente en 1903 au conseil de révision, les photos prises de lui déclenchent rapidement sa célébrité. Engagé par un imprésario, il forme un duo de musiciens avec un lilliputien. Ensemble ils vont découvrir l’Europe, de fêtes foraines en cabarets, puis l’Amérique, avec le fameux cirque Barnum. Un roman librement inspiré de la vie du  Géant Cot. Historien et romancier, Daniel Crozes est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, dont beaucoup ont été publiés  aux Éditions du Rouergue. Profondément attaché à son Aveyron natal, il s’en est fait tour à tour le chroniqueur et le conteur. L’écrivain du terroir aveyronnais explore l’histoire d’une région qu’il retrace à travers différents genres, avec une égale rigueur. À partir d’archives inédites, de témoignages, il effectue depuis plus de trente ans un patient travail de mémoire.

• DARTIGOLLES Agathe : La vigne des mystères. 1 vol. br, 260 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z Dartigolles► La suite de “La terre des secrets”… Dans le Bordelais, Capucine et son cousin, à la tête des vignes du château Millêtre, sont confrontés à de mystérieux malfrats qui saccagent leurs vignes, vident leurs cuves et finissent par incendier le chai sans laisser de traces. Léonie et Octavie, les grands-mères nonagénaires qui vivent au château, content alors à Capucine l’histoire mystérieuse du Château maudit, étroitement lié à leur famille. Ce récit du passé permettra-t-il aux deux cousins de mettre la main sur les malfaiteurs qui s’en prennent à leurs biens ?  Née en 1985, Agathe Dartigolles grandit avec le rêve lointain de devenir un jour écrivain. Après des études en communication, elle travaille six années dans le marketing avant de retourner à son rêve d’enfance. Après le succès de son premier roman, “La Terre des secrets”, elle propose ici la suite des aventures de Capucine, rendant hommage au terroir de ses grands-parents paternels dans le Sud-Gironde.

• DESCOTES Dominique (sous la direction de) : Courrier Blaise-Pascal (n° 39-40 – Années 2017-2018). 1 vol. br, 204 p, biblio,  éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 20 €.

9782845168978-475x500-1Contient les “Actes du colloque sur Pascal et la pensée biblique”. Le Courrier du CIBP a maintenant presque 40 ans d’âge. Il n’est pas étonnant qu’il passe aujourd’hui par une période de renouvellement. Ce n’est du reste pas sa première métamorphose : conçu à l’origine comme un bulletin de liaison entre amis de Pascal, il s’est progressivement transformé en revue consacrée à la diffusion des travaux sur Pascal et son œuvre. Il répond à une double ambition : prendre en compte tout Pascal, c’est-à-dire tous les aspects de ses activités, ce qui l’a conduit à publier de nombreux textes inédits comme l’Usage de la machine arithmétique, plusieurs actes administratifs relatifs aux affaires de la famille, ou une histoire de la maison de Pascal à Clermont-Ferrand ; et ne perdre aucun des deux publics amis de Pascal, les chercheurs d’une part, et les lecteurs de la “société civile”, les premiers étant bien entendu au service des seconds.  Ce numéro indique dès à présent l’un des axes que nous comptons suivre, savoir la publication des journées d’études et des colloques qui seront organisés non seulement par le CIBP, mais aussi, le cas échéant, par d’autres organismes. Le lecteur trouvera dans les pages qui suivent des études sur les Écrits des curés de Paris, qui servent de précurseurs à un colloque sur ces textes mal connus – même des pascalisants – qui sera prochainement organisé. Suivent les exposés de la journée organisée à Strasbourg sous la direction de Pascale Thouvenin sur Pascal et la rhétorique biblique, qui réunit des contributeurs dont les perspectives se combinent de manière variée. Les Varia permettent de suivre la progression des expériences réalisée par l’équipe d’Armand Le Noxaïc pour vérifier l’exactitude des récits publiés en son temps par Pascal sur le vide et la pression atmosphérique.

• DUPORGE Bernard : La Fiancée des sables. Nouvelle édition. 1 vol. br, 344 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,60 €.

Z DUPORGEÉté 1965, au bord de la mer, Marc, saisonnier à l’hôtel des Flots Bleus, se repose. Soudain, des cris : un homme qui nageait vient d’être emporté par une baïne… Sur la plage l’attendait Lucie. Ne voyant pas l’homme réapparaître, Marc lui offre son soutien. La jeune femme lui raconte que Karl était un Allemand faisant des recherches sur les lieux pour son père soldat durant la Seconde Guerre mondiale. Une enquête est ouverte par la police, bientôt suivie par Marc et Lucie, que l’épreuve de la noyade a rapprochés, puis tous les villageois s’en mêlent. C’est le temps des douloureux souvenirs de l’Occupation, des mystères, des suppositions et des découvertes inattendues. Musicien, dramaturge, romancier, poète, chroniqueur de presse, adjoint à la culture de sa commune où il a créé un Salon du livre, Bernard Duporge est résolument tourné vers les arts. Dès son premier roman, Les Pins de la discorde, paru en 2001, il insuffle à son écriture sa passion pour l’histoire, de la grande à la petite, celle qui fait le quotidien des gens.

• DUSSERRE Antonin : Jean et Louise. 2 vol. br, 201 p + 208 p, éd. Encre Bleue, coll. Basse vision – Corps 18, 23,90 € (chaque volume).

DUSSERREDans un village d’Auvergne traversé par un ruisseau, au pied du Puy Redon, deux familles rivales cohabitent. Il y a les Paulhac avec leur fils Jean et leurs deux filles. Il y a aussi les Carrier avec leur fille Marthe et leur fille adoptive Louise. Jean était destiné à poursuivre des études, mais son goût pour le travail de la terre l’a retenu au village. Un jour de battage son avant-bras gauche va être happé par la machine et le malheureux doit être amputé. Il ne peut plus guère que garder le troupeau. Un jour il rencontre Louise… Ces deux-là vont s’aimer et Louise va tomber enceinte. Les deux familles vont mal prendre cette affaire, les scènes de provocation vont se succéder… Antonin Dusserre (1865 – 1927) est originaire du Cantal. D’abord journalier dans les fermes de son voisinage, il se consacre à l’écriture après un accident d’élagage qui lui fait perdre un œil. Sa rencontre avec Marguerite Audoux, écrivaine de renommée, lui permet de trouver un éditeur pour publier son premier roman : Jean et Louise. Présenté comme écrivain de la terre, il s’inscrit dans le courant littéraire des écrivains paysans.

• DUTHEIL Gisèle : La petite fille qui aimait les chats. Roman. 1 vol. br, 220 p, éd. des Mont d’Auvergne, 16 €.

DUTHEILCe sont cinq cabossés de la vie, cinq êtres en attente d’un meilleur ou d’un pire : Franck, en galère depuis quatre ans ; Julia, la trentaine recluse, complexée par son physique ; Paulette, vieille dame au cœur tendre ; Emile, cafetier bourru qui n’a jamais pu devenir marin.Et puis il y a Valentine, petite fille de dix ans qui a déjà beaucoup vécu. Les anges gardiens existent-ils ? Celui-là pourrait bien prendre l’apparence d’une petite boule de poils mutine et attachante. Un roman tendre et optimiste dans un village auvergnat encore préservé de la folie des hommes et où l’entraide prend la forme d’une main tendue vers l’avenir.

• FABRE Jean-Luc : La prophétie de Guilhem de Montpellier. 1 vol. br, 230 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.  

DB La prophétie de Guilem de MontpelleirQuand le comte Bernard de Mauguio lègue le Montpestelario à Guilhem, son fidèle vassal et chevalier, ce n’est qu’une terre aride. Mais le jeune propriétaire veut en faire une grande cité, dont il édicte une prophétie : quiconque l’aidera à la bâtir jouira de la protection de ses murs, qu’importe sa religion ou son métier. Et c’est ce qu’il s’escrime à réaliser avec l’évêque de Substantion, son voisin, et le comte de Mauguio, au gré des aléas politiques et économiques. Mais si l’opulence et la puissance de la nouvelle cité attirent de plus en plus d’artisans, de commerçants et de voyageurs, elles ne tardent pas non plus à susciter de nombreuses jalousies… Avec ce récit extrêmement bien documenté, Jean-Luc Fabre propose une  plongée au cœur du Moyen Âge servie par une écriture gracieuse et moderne, qui lui permet de mettre en scène des personnages aussi attachants que  captivants. En marge de sa profession d’attaché territorial, 

• FABRE Jean-Luc : Le serment des Justes. Nouvelle édition. 1 vol. br, 408 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Z FABREEn décembre 1942, Paul et Julie recueillent Mériam, une jeune fille de treize ans, muette, qui a pris la fuite dans l’idée de rejoindre l’Espagne. Ils ont entendu dire que, dans les montagnes avoisinantes, il existait des solutions pour aider l’adolescente. Sur place, ils rencontrent un couple, Abel et Madeleine, qui ne souhaite plus remplir ce type de missions, la sécurité étant menacée dans la région, mais accepte tout de même d’accueillir Mériam pour quelques jours. Ce premier contact avec la Résistance sera le point de départ de l’engagement de Paul et Julie contre l’Occupation allemande…Jean-Luc Fabre insuffle un caractère romanesque et un amour de la terre qui font le succès de ses romans. Il est l’auteur de six romans publiés aux éditions de Borée.

• FAINDT Roger : Le dernier soldat. 1 vol. br, 440 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,50 €.

Z FAINDTHenry Gunther, employé à la National bank of Baltimore, est mobilisé en 1917 dans les rangs américains et rejoint aussitôt le front français. Un destin hors du commun l’attend : un statut de bouc émissaire dû à ses origines germaniques, la découverte de l’amour auprès de Marie, une jeune infirmière française, et la rencontre de son demi-frère, Eugen, soldat sous le drapeau allemand. Un destin qui le mènera à sa perte. À la veille de l’armistice, alors que la fin de la guerre est imminente, que les hommes sont fébriles et impatients, Henry, lorsque sa montre sonne faussement 11 h 02, se précipite au-devant des lignes allemandes ignorant qu’il s’avance au-devant de sa propre mort…Scénariste, “prêteur de plume”, auteur de science-fiction et de nouvelles pour la jeunesse, Roger Faindt s’est lancé avec passion dans l’aventure de l’écriture. Touché par l’universalité des sentiments humains qu’il explore dans ses romans, il a reçu le prix Louis Pergaud 2001 pour La Lettre de Charlotte et le prix André Besson en 2018 pour Le Chant du loup.

• FARAH Dalie : Impasse Verlaine. 1 vol. br, 238 p, éd. Centre France Livres – Mon Poche, 7,70 €.

Dali► Nouvelle édition d’un premier roman publié par les éditions Grasset en 2019. Dans ses montagnes berbères, Vendredi, l’effrontée, cabriole parmi les chèvres pour faire rire son père adoré et subit à la maison l’œil redoutable et la main leste de sa mère. Jusqu’au jour où on la marie à un homme qui lui répugne et l’emmène vivre de l’autre côté de la Méditerranée. A seize ans, désespérée d’être enceinte, elle accouche d’une petite fille à qui elle portera un amour étonné et brutal. Impasse Verlaine, en Auvergne, la fille de Vendredi remplit les dossiers administratifs pour la famille et les voisins, fait des ménages avec sa mère, arrive parfois en classe marquée des coups reçus chez elle. En douce, elle lit Dostoïevski et gagne des concours d’écriture, aime un Philippe qui ne la regarde pas et l’école qui pourtant ne veut pas voir la violence éprouvée. C’est l’histoire de deux enfances cruelles et joyeuses, l’histoire d’une mère et de sa fille liées par un amour paradoxal. Un récit unique et universel où l’humour côtoie la poésie dans un élan d’une vitalité impérieuse et magnifique. Farah Dalie, auteure, d’origine algérienne, est aujourd’hui professeur de français et de  philo en BTS et prépas scientifiques au lycée Jean Zay à Thiers. Elle s’était  installée à Clermont-Ferrand, dans un immeuble de l’impasse Verlaine. À travers ce roman, elle porte un regard sans nostalgie ni complaisance sur la vie qui l’entoure.

• FARNEL Joseph : Chez Julotte. 1 vol. br, 380 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,10 €.

Z Farnel JulotteUne héroïne amoureuse, juste et courageuse. Une  documentation fournie sur le Paris des années cinquante, mais aussi une réflexion intéressante sur les choix et les postures pendant la Seconde Guerre mondiale…À la Libération, Juliette fugue, abandonne ses parents aimants pour rejoindre Alain à Paris, un résistant dont elle est tombée folle amoureuse. Pourtant, Alain n’a pas toujours été du bon côté pendant la Guerre, et Juliette découvre une vie qu’elle va rapidement adopter : l’argent, le luxe, mais aussi les magouilles… Sera-t-il trop tard quand elle ouvrira les yeux sur celui qu’elle croit aimer ? Joseph Farnel, qui est déjà l’auteur d’une vingtaine de livres,  est un touche-à-tout de la littérature, dont les écrits appellent à la tolérance entre les nations, les peuples et les religions.

• FARNEL Joseph : Le Retour de Fanny. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z Farnel RetourUn magnifique destin de femme, en même temps qu’un beau témoignage sur les années de guerre et sur la cause juive, avec une plongée dans le  monde de la couture et de la mode. 1942, Rafle du Vel d’Hiv… Alors que sa famille est embarquée, Fanny Goldberg parvient à se cacher et à atteindre la zone libre où elle est accueillie par des Résistants, Pierre et son épouse Simone. Avec leur aide, elle change d’identité et devient Fannie Madur, une cousine couturière. A la Libération, Fanny remonte à Paris où elle ouvre une maison de couture de renommée mondiale. Mais après une vie bien remplie, elle quitte tout et retourne rejoindre les siens dans cette campagne qui lui rappelle tant de souvenirs et où elle avait trouvé le repos et une famille

• FOURNEL Anda, SIMON Jean-Pascal, LAGRANGE-LANASPRE  Sandra (Textes réunis et présentés par) : Philosopher avec les enfants : Fabrique de l’apprendre, fabrique du savoir. 1 vol. br, 544 p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Sphère éducative, 30 €.

FOURNELL’Éducation nationale recommande la pratique d’ateliers philosophiques, toutefois les chercheurs mettent en garde sur les dangers de l’idée que philosopher en classe irait de soi. Il existe des chausse-trappes dans le raisonnement humain. Il faut donc se former, car cette pratique bouscule les rapports entre savoir et pouvoir au sein de la classe, il faut en être prévenu, et comprendre la forme même des séances à pratiquer. L’expérimentation d’un institut Carnot de l’éducation en Auvergne- Rhône-Alpes a permis à différents acteurs (principaux d’établissements, enseignants, chercheurs, associations) de travailler ensemble autour de pratiques suivies et ajustées au terrain. Ce volume présente des scénarios pédagogiques montrant que la philosophie resserre les liens d’une communauté adolescente en collège, que le dessin peut être utile à la réflexion, que la philosophie entretient des liens avec la métaphore, que l’on peut philosopher à partir d’œuvres d’art, croiser philosophie et lecture en français et que les gestes sont un véhicule important de nos pensées. Cet ouvrage présente les freins et les leviers des pratiques que les chercheurs continuent d’étudier scrupuleusement. Enfin, cet ouvrage montre que les collégiens peuvent s’initier à l’écriture philosophique et que le désir de savoir, qu’ils activent déjà à l’oral, se répercute dans des écrits où la qualité créative ou logique trouve un moyen de développement.

• GRANDCOING Philippe : Le Faubourg des diaboliques. Une enquête d’Hippolyte Salvignac. Nouvelle édition.  1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire Poche, 8,70 €.

Z Grancoing FaubourdLe Tigre confronté au trafic d’art…De Picasso à Apollinaire, roman propose  une plongée au cœur du Montmartre historique et artistique. L’antiquaire et enquêteur amateur Hippolyte Salvignac est de retour dans la France haute en couleurs de Clemenceau ! Accusé d’avoir assassiné le mari de son ancienne maîtresse, il devra batailler pour prouver son innocence, mais aussi pour disculper un ami de Picasso. Ces nouvelles aventures le mènent tout autant dans le Paris interlope de Montmartre où naît l’art du XXe siècle, qu’au cœur du faubourg aristocratique du boulevard Saint-Germain. Au fil de ses investigations où s’entremêlent la quête des origines familiales de son ami l’inspecteur Jules Lerouet et la plongée au plus profond des turpitudes des élites, il découvre également un pays aux puissants contrastes, depuis la Sologne des chaumières et des châteaux jusqu’au Midi languedocien ravagé par la crise viticole. Alliant toujours la qualité de l’information historique et un réel sens de l’intrigue, l’auteur fait revivre un moment riche en événements, celui de l’été 1907, où se forge dans la douleur et l’exaltation la modernité du XXe siècle, celle des Demoiselles d’Avignon mais aussi celles d’une économie mondialisée et d’une démocratie aux prises avec les colères populaires. Autant de défis pour les personnages historiques croisés au fil de ces pages captivantes, de Clemenceau à Picasso, en passant par Derain et Apollinaire. Historien, spécialiste des XIXe et XXe siècles, Philippe Grandcoing a publié huit volumes de la collection des “Grandes affaires criminelles” chez De Borée. Après le succès du premier tome des aventures d’Hippolyte Salvignac, il récidive avec un second volume où le lecteur découvre ou retrouve une galerie de personnages, réels ou romanesques, riches, complexes, mais toujours attachants.

• GRANCOING Philippe : Tuer est un art. Une enquête d’Hippolyte Salvignac.  1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

1575380738-TUER-EST-UN-ART-COUV-9782812926464► Quand Hippolyte Salvignac rencontre le père d’Arsène Lupin, dans la France de Clemenceau. Claude Monet touché par le crime, le dandy Maurice Leblanc : autant de personnages passionnants. Un voyage dans la France des Impressionnistes, de la côte normande à la vallée de la Creuse Un auteur qui s’impose dans le policier historique avec un sens du récit consommé… Point de repos pour Hippolyte Salvignac, l’antiquaire rentré au service de la police de Clemenceau. Un mystérieux cadavre vient d’être découvert à Giverny, à deux pas de la maison du peintre Claude Monet. Flanqué de son inséparable complice, l’inspecteur Lerouet, le voilà plongé au centre d’une intrigue où l’on ne compte plus les crimes extraordinaires : assassinat du peintre Steinheil, époux de l’ancienne maîtresse du président de la République, meurtre du beau-frère de Claude Monet dans son hôtel particulier… Aidé par Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin, Hippolyte tente de démêler l’écheveau de ces multiples intrigues. Une enquête captivante et haletante, où une nouvelle fois s’entremêlent les mondes de l’art, de la politique et du crime.

•  GRESSIER James : Le vent du Peyradoux. Nouvelle édition. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.Z Z GRESSIER► Malgré sa vie trépidante de citadin, absorbé par une brillante carrière, Jacques a gardé dans son cœur le souvenir d’un séjour fait à la montagne, en 1952, l’été de ses douze ans : des paysages encore intacts, faits de pierres et d’eaux sauvage sont resté enfouis dans un coin de sa mémoire. Un monde totalement différent de  e qui était alors sa vie de jeune citadin et dans lequel l’expression “grasse matinée” n’existait pas. Le soir, sitôt le dîner englouti, il n’y a plus rien d’autre à faire que de se mettre au lit et de dormir. Mais surtout, ce séjour est le cadre de  son premier émoi amoureux avec Marinette, une petite gardienne de vaches. Jusqu’au jour où un doux vent de hasard le reconduit vers ces vertes montagnes et le ramène sur les traces d’un rêve qu’il avait cru perdu. Marinette sera-t-elle au rendez-vous ?

• GRESSIER James : Lettres du Livradois. 1 vol. br, 170 p, éd. La Galipote, 14 €.

Z GRESSIERUne suite de réflexions sur le temps qui passe et sur la vie rurale.  “À côté des philosophies, ce recueil qu’on lira peut-être ne veut être qu’une littérature ou un poème en prose. Au mieux, il témoignera du cas qu’on peut faire de la vie. Non seulement de sa propre vie mais de l’être tout court comparé à l’inexistence. » Extrait : “Vu de l’angle où je me place, comprendre, c’est faire la part des choses, ordonner un jardin terrestre comme nous rêvons de le faire aux pentes d’un Livradois qui n’est ni Katmandou ni la Californie, encore moins les Marquises ou certains font retraite pour s’éviter de se pendre …À l’endroit où nous sommes, à défaut de danses hawaïennes, nous avons nos parterres  et nos soupes à l’oseille, voire nos propre salades…Une année poussant l’autre, pensif en un jardin, j’y vois repousser l’herbe, puis tomber à nouveau les feuilles. Si je lui laisse le champ libre, une inquiétude me gagne. De crainte qu’elle m’envahisse, j’ouvre ma porte au rêve… Je doute de l’au-delà autant que de l’en-deçà mais puis-je me convertir au credo des athées ? Réfractaires aux évidences même, les athées ne croient qu’au néant d’où leurs enfants proviennent, produits d’une brève extase. Car les athées ont des enfants, c’est-à-dire de l’audace. « 

• HÉNAFF Robert, MANSARD René, ROQUE-MARMEYS Monique, SÉRAGER Christian : La mélodie du chemin. Regard d’un agronome en marche vers Saint-Jacques. 1 vol. br, éd. de la Flandonnière, 29 €.

Z Mélodi cheminCe récit de voyage vous emmènera en plein pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Mêlant habilement spiritualité et érudition, Robert Hénaff nous conduit à contempler et à apprendre davantage sur les paysages et les cultures qui façonnent le territoire allant du Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port.  Robert Hénaff, agronome chevronné, bien connu dans la région du fait de ses anciennes fonctions de directeur de l’ENITA, nous offre ce regard original sur ce best-seller des itinéraires spirituels.

• HUGON Philippe : Le pacte des gueux. 1 vol. br, 330 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 20,50 €.

Z HUGONUn roman qui plonge le lecteur dans le milieu de la pègre et des financiers, dans le Paris du début du XVIIIè siècle, sur fond de premier krach boursier de l’histoire: le passage de l’or au papier monnaie, imaginé par le financier Law…“Renard”, abandonné à la naissance et recueilli par les gueux des faubourgs de Paris, décide d’utiliser ce qu’il a appris parmi les brigands pour se hisser dans la société jusqu’au Régent. Dans les coulisses du pouvoir et de la pègre parisienne du XVIIIè siècle, on croise voyous, banquiers, ministres et princes, sur fond de délits d’initiés et d’affaires de mœurs, avant que le premier krach boursier de l’histoire ne précipite tous les protagonistes dans le chaos. Un récit que le présent ne renierait pas…Après avoir été journaliste pendant quinze ans, Philippe Hugon anime aujourd’hui une société de production audiovisuelle à Toulouse. Il a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire locale aux éditions Privat et un premier roman aux éditions Flammarion. Il se passionne pour l’histoire des XVIIIe et XIXe siècles.

• JEANJEAN Roland : La mort du loup. Nouvelle édition. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.ZZ JeanjeanBaptistou est écartelé entre le serment passé avec son père de poursuivre l’exploitation de la terre familiale cévenole, et son amour pour Clémentine, car la jeune femme refuse l’isolement et les servitudes du monde paysan. Face à l’inéluctable invitation à la modernité, doit-il s’adapter ou partir, comme le font beaucoup de jeunes de l’après-guerre? Sans cesse en quête de certitudes, poursuivi par l’adversité et affecté par les trahisons, Baptistou s’acharne et se bat comme le loup, le mal aimé. Hymne à l’attachement à la terre, ode à ceux qui ne baissent pas les bras. Baptistou ne revit Clémentine qu’au début septembre. Le soleil s’attardait déjà moins sur les collines au couchant. Il n’y avait plus de fêtes alentour. Sur le camping, les estivants repliaient leurs tentes et emportaient leur bronzage et leurs souvenirs dans le nord. Les martinets étaient partis et les hirondelles n’attendaient qu’un vent favorable. Les raisins prenaient des couleurs mordorées. On sentait que l’automne était proche et que tout allait rentrer dans l’ordre du travail que la nature impose.

• JOURDE Pierre : Le voyage du canapé-lit. Nouvelle édition. 1 vol. br, 332 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 8 €.

Jourde►“Le transport du canapé constituait l’apogée de la malédiction des objets qui me poursuivait depuis ma naissance. Et je commençais à comprendre obscurément le rôle central que certains de ces objets avaient pu jouer dans des épisodes désastreux, dangereux ou grotesques de mon existence. Ils étaient toujours là quand il y avait un mauvais coup à faire…” À la mort de sa mère avare et dure, une femme hérite d’un canapé remarquablement laid. Elle charge ses deux fils et sa belle-fille de transporter la relique depuis Paris jusqu’à leur maison en Auvergne. À bord d’une camionnette, Pierre, Bernard et Martine embarquent alors dans un périple hilarant, au cours duquel défilent les paysages et les histoires de famille aussi féroces que réjouissantes.“Le voyage du canapé-lit” a été lauréat du prix Alexandre Vialatte 2019

LABORIE Christian : Dans les yeux d’Ana. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 2 vol. br, 740 p, éd. À vue d’œil, coll. Corps 16, 42 €.

41982kW5l0L._SX323_BO1,204,203,200_►“Mon seul héritage, aime répéter Sarah, c’est mon nom. Je ferai donc tout pour qu’il ne se perde pas dans l’oubli.” Ainsi, Sarah Goldberg part sur les traces de sa mère Ana, qui, fuyant les rafles, fut recueillie, enfant, dans un village cévenol. Rapidement Sarah comprend que certains survivants de l’époque connaissent la vérité sur Ana. Mais quelle vérité ? Il a suffi d’une lettre pour que la vie de Sarah Goldberg bascule. La voici héritière d’une maison dans les Cévennes, où pourtant elle n’a aucune attache. Serait-ce une erreur ? Il y a tant d’ombres dans la vie de Sarah… Sa mère, Ana, morte trop tôt, ne s’est guère confiée sur son passé. Quittant ses missions diplomatiques, Lausanne et son compagnon, Sarah découvre la maison, prête à la revendre au plus tôt. Mais rapidement les lieux livrent leurs secrets : une inscription, “Ne cherchez pas à savoir” ; une trappe donnant accès à une cache… Et, derrière une pierre descellée, un cahier d’écolier : le journal d’Ana. Défilent alors sous les yeux de Sarah les souffrances et les espoirs de la vie d’errance de sa mère et des siens, depuis la fin des années 1920 jusqu’aux rafles de 1943…

LABORIE Christian : Les bonheurs de Céline. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terre de France, 21 €.

Z laborieChristian Laborie, dans un registre inédit, rend un hommage pudique à la vieillesse et à ses charmes. Il nous offre le portrait d’une femme déterminée, généreuse, pleine d’humour et de tendresse. Avec ce roman, il livre une vraie leçon de sagesse des  » anciens  » pour les générations futures. Combien elle aurait aimé, Céline, rester dans le mas de son enfance, en pleine nature cévenole… Mais sur la recommandation de sa fille Catherine, elle accepte de finir ses jours en maison de retraite. Elle, pourtant si pleine de vie à soixante-quinze ans ! Dès lors, elle décide de consigner dans son cahier d’écolier ce qui a donné un sens à son existence : l’enfance au goût de châtaigne, la Communale et ses merveilleux apprentissages, l’élevage familial de vers à soie, son mari Adrien, sa famille, les drames… Autant de souvenirs égrenés dans la nostalgie des jours passés mais avec la volonté aussi de transmettre à Catherine – dont elle ne comprend pas toujours les choix –, à ses petits-enfants, un savoir qui s’en va, une mémoire qui ne sera plus. Et aussi un certain goût du bonheur… Entre passé et présent, une ode à la vie portée par deux générations de femmes. La première édition de ce roman a été publiée en 2010 par les éditions De Borée.

LA FAYETTE Marie-Madeleine de : La Princesse de Clèves; la princesse de Montpensier  et autres romans. Nouvelle édition établie par Bernard Pingaud. 1 vol. br, 384 p, éd. Gallimard, coll. Folio Classique – Série Chefs-d’œuvre de femmes, 3,60 €.

product_9782072884665_195x320Manifeste de la pudeur, La Princesse de Clèves (1678) conte l’amour d’une femme mariée pour celui que, pourtant, elle refuse de prendre pour amant. Écrit en un siècle où la noblesse, domptée par Louis XIV, abandonne l’épée pour l’apparat, le roman se déroule cent ans plus tôt, et exprime la même nostalgie que les romans de chevalerie. Mais l’héroïsme qu’elle dépeint est celui d’une femme. Mariée à un homme qu’elle n’aime pas, la princesse de Clèves embrasse malgré tout le serment de fidélité qu’elle a prêté. L’héroïne ne laissera ni la mort ni l’amour aliéner la dignité engagée par le pacte qu’elle a signé.  Dans La Princesse de Montpensier (1662), Madame de Lafayette, qui poussa la prudence jusqu’à rester anonyme, constate l’impasse de la transgression adultérine. Ses héroïnes sont des figures de subversion : des femmes qui déjouent les injonctions faites à leur sexe. Les armes littéraires de Madame de Lafayette, qui sont toujours les nôtres, font de ses romans des chefs-d’œuvre d’analyse psychologique.

• LARRAILLET Gisèle : Zorro, le renardeau maladroit. Album pour enfants, dès 3 ans. 1 vol. br, 100 p, illustrations de l’auteure, éd. La Galipote, 10 €.

Z LARAILLET► “Zorro ”… Savez-vous que ce mot signifie “renard” en espagnol ?… Nous, les renards, nous adorons l’Auvergne. Nous sommes nombreux à y vivre et à nous y plaire, en particulier dans le Puy-de-Dôme. Mais, vous, les hommes, êtes bien ingrats à notre égard. Sous prétexte que nous faisons concurrence à vos chasseurs et qu’il nous arrive de vous chaparder quelques poules, vous nous traitez de “nuisibles”… C’est un peu dur, non ? Vous oubliez que sans nous, vos cultures seraient infestées de campagnols, de mulots et autres rats… Savez-vous qu’un seul d’entre nous peut en engloutir un millier par an !…

• LAUREAU-COULLOUETTE Claudette : Mon lac de Guerry. 1 vol. br, 130 p, éd.  Edita (Tours), 15 €.

Z OUETTE GUERcoulouette_mon_lac_de_guery_edita_fabriquedelivresClaudette est née à Paris. À sept  ans, elle découvre, émerveillée, la vie en pleine nature au lac de Guéry. Il y a les paysages, les animaux mais aussi l’auberge où elle aide à faire la plonge. Aujourd’hui Claudette, devenue grand-mère, aime à raconter “ son ”  lac de Guéry. Des souvenirs, elle en a tant et plus. Elle avait une folle envie de les partager, alors elle a pris la plume. Et elle a l’art de faire sourire. Le lecteur imagine avec délice la petite fille, pleine de vie, curieuse de tout et n’ayant peur de rien. Un témoignage rafraîchissant pour notre époque de prudence et de sécurité ! Puis Claudette grandit, la vie change, l’auberge se transforme, nous parcourons avec elle les différentes étapes jusqu’à aujourd’hui, car elle retourne chaque année au bord de son lac. Un témoignage enthousiaste qui nous parle de la vie d’autrefois, par petites touches, avec authenticité, humour et gourmandise, et sans une once de “ c’était mieux avant ”…

LEBERT Karine : La dame de Saïgon. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z LEBERTL’Indochine est encore française lorsque la petite Marianne débarque avec toute sa famille sur les quais de Saïgon. Venus tenter leur chance dans la colonie française, les Frémont vont à la découverte d’un pays à la fois hostile et attirant. En grandissant, Marianne s’éprend de ce nouveau monde et de sa culture tout autant que du jeune Anh Dung à la beauté énigmatique. Amoureux fous, ils se marient contre l’avis de tous. Au-delà des conventions, leur passion vécue au grand jour sera rattrapée par l’Histoire.

• LEDOUX Ivan : La guerre des marrons. Nouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.ZZ LEDOUXEn exil chez leurs grands-parents, pépé Henri et grand-mère Biquette, un jeune enfant de sept ans, un peu frondeur,  et son frère aîné s’épanouissent, loin des tourments de la seconde guerre mondiale et de l’Occupation. La seule guerre qui sévisse au village de Montendre est celle des marrons : querelles de galopins entre les Seigneurs du “château” et les Manants qui l’assiègent. Un hymne à l’enfance dans lequel s’enchaînent sans temps mort anecdotes savoureuses et aventures rocambolesques. Dans ce qui est son tout premier roman, Yvan Ledoux sait habilement mêler souvenirs et imagination pour narrer les aventures et les mésaventures désopilantes d’un gamin qui se révèle aussi espiègle qu’attachant.

• LEMAIRE Philippe : Le mas Lucille. Nouvelle édition. 1 vol. br, 358 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €

.ZZ LemaireEn relançant le fournil de sa grand-mère, Louise veut faire table rase de son passé d’institutrice. Elle s’oppose ainsi à son père, qui souhaitait vendre ce lieu abandonné. Sur place, la jeune femme trouve un allié inattendu : Julius Fontanes, un vieillard un peu sauvage qui redoute de se retrouver  l’hospice. Un appui qui tombe à pic pour la jeune femme et qui se révèle des plus précieux.  Hélas, pour arriver à ses fins, le père de Louise menace de révéler son passé trouble. Grand reporter à France 3, auteur de chansons en même temps que  réalisateur de films documentaires, Philippe Lemaire s’est fait remarquer dès son premier livre “Les Vendanges de Lison”. Depuis ce coup d’essai, il a publié plusieurs romans, parmi lesquels “Le Crépuscule des chimères”.

L’HÉRITIER André : Ce qui n’est plus, jamais ne reviendra. Roman. 1 vol. br, 210 p, éd. des Mont d’Auvergne, 16 €.

LHERITIEREn 1914, Dorothée, veuve d’un mari mort vraiment trop tôt, se montrait très fière de son domaine. Qu’il était beau! Bien entretenu aussi grâce, en grande partie, à l’arrivée providentielle, trois ans auparavant, d’Ernest, un gendre comme il y en a peu.  Hélas, ainsi que des millions de malheureux, il fut contraint de partir à la guerre et disparut dans l’enfer de Verdun. Depuis lors, les années passant et les drames se succédant, ce fut une lente décadence, en dépit des efforts courageux de Marie-Ernestine, puis de Jeanne-Raymonde et enfin de Jeanine. Ce qui n’est plus jamais ne reviendra. 

• LOUBIÈRE Sophie : Cinq cartes brûlées. 1 vol. br, 352 p, éd. Fleuve Noir, 19,90 €

51SFuN4yODL._SX330_BO1,204,203,200_ Un roman inspiré d’un fait réel, qui révèle tout le talent de la romancière à explorer les abîmes de l’âme humaineLaurence Graissac grandit aux côtés de son bien-aimé frère, Thierry, qui prend toujours un malin plaisir à la harceler de jour en jour et à l’humilier. Du pavillon sinistre de son enfance à Saint-Flour, elle garde des blessures ancrées à vif, comme les signes d’une existence balayée par le destin absolu. Mais, Laurence a bien l’intention de devenir la femme qu’elle ne s’est jamais autorisée à être, quel qu’en soit le prix à payer. Le jour où le discret docteur Bashert, en proie à une addiction au jeu, croise sa route, la donne pourrait enfin changer à tout jamais…Thriller psychologique d’une rare intensité, “Cinq cartes brûlées” plonge le lecteur  au cœur d’une manipulation mentale. De celle dont on ne revient jamais indemne. Auteure de 10 romans et de fictions radiophoniques, Sophie Loubière a ancré son roman dans le Cantal. Elle a connu un succès au-delà des frontières de l’Hexagone, avec L’Enfant aux cailloux (2011), traduit dans une vingtaine de pays et plusieurs fois primé. 

• MAGRO Marc : Même pas morts. 1 vol. br, 378 p, éd. de Borée, 19,90 €.

DB Même pas mortAoût 2013. Le commissaire Paul Antonelli part avec sa femme et sa fille à La Baule rejoindre ses parents. C’est là qu’ils comptent  passer des vacances tous ensemble. Mais à leur arrivée, les grands-parents ont disparu… Paul va donc remuer ciel et terre pour les retrouver. Mais c’est dans leur passé que se trouve la clé : quand Anna, sa grand-mère, fut sauvée du ghetto de Varsovie. Pour retrouver ses parents, le commissaire devra faire la lumière sur les non-dits familiaux, qui le mèneront dans les milieux néo-nazis…Une double  enquête avec celle rythmée, entre la Seconde Guerre mondiale et le néo-nazisme et celle, personnelle, qui se déroule au cœur des secrets de famille.  Médecin urgentiste dans le Sud de la France, Marc Magro est déjà l’auteur de plusieurs romans.

• MALAVAL Jean-Paul : Les Gens de Combeval. Tome 1. Nouvelle édition.  1 vol. br, 580 p, éd. L.G.F – Le livre de poche, 8,70 €

MALAVAL CombevalEn août 1914, c’est le temps des moissons pour les Montagnac qui possèdent les plus belles terres de Combeval. Mais la guerre éclate et c’est désormais le temps des sacrifices. Charles est contraint de laisser partir son fils aîné, Marcelin, plutôt que son cadet, Bastien, trop jeune pour être mobilisé. Ce dernier abandonne son rêve de devenir instituteur et reste à la ferme. Quant à leur sœur, Eugénie, Charles renonce, par la force des choses, à l’idée de la marier sans tarder. Marcelin, appelé au front, laisse sa fiancée, Reine, fille de modestes vignerons, sous le toit des Montagnac ; il doit attendre sa prochaine permission pour l’épouser. Son retour, dans de tragiques circonstances, précipitera Combeval dans le chaos. “Il y a dans ce roman tous les ingrédients d’une saga familiale à succès”, écrit  Blandine Hutin-Mercier, dans “ La Montagne”.

• MALAVAL Jean-Paul : Un cœur solitaire dans une maison trop grande. 1 vol. br, 352 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 19,50 €.

Z MALAVALLiaisons dangereuses dans la bourgeoisie clermontoise Dans les montagnes d’Aydat, isolée du reste du monde et hors du temps, Jeanne Sulli habite une grande villa au bord d’un lac. Hantée par les disparitions brutales de ses deux époux, elle ressasse un passé dont elle ignore s’il a jamais existé. Jeanne perd la mémoire. Lorsqu’elle apprend que son beau-frère, patron d’une prospère agence immobilière à Clermont-Ferrand, trompe sa petite sœur, elle voit rouge. Mais elle n’est pas la seule à en vouloir à Théodore. Trahisons, harcèlement, détournement de fonds, captation d’héritage… Les raisons ne manquent pas de suivre ces faits et gestes.

• MARCASTEL Jean-Luc : Thair : Tome 1 : Renaissance. 1 vol. br , 384 p, éd. Leha, 19 €.

téléchargementIl y a mille cinq cents ans, le fléau d’ftrkhen le maudit est tombé de la tune. L’air s’est mué en feu, la Terre s’est ébrouée comme une bête blessée. En quelques heures, les cités de verre et d’acier de nos ancêtres se sont effondrées. Pendant mille ans, le froid et les ténèbres ont recouvert ce monde. Seuls ont survécu ceux qui avaient pu se réfugier dans les bastions souterrains. Après que les nuées se sont écartées, les hommes, entre archaïsme et modernité, se réapproprient une planète sauvage, impitoyable, qui ne les attend plus.En Avarnia, les champions des clans, revêtus d’armures cybernétiques de six mètres de haut, se battent avec des épées médiévales. Mais là-haut, dans les profondeurs de l’astre blessé, le mal, le haut mal, a survécu, a traversé le vide et s’apprête à dévorer Thair et tous ses peuples. Contre lui, il n’est qu’un remède, une arme, mais pour l’obtenir, Faïria, dernière châtelaine du clan assassiné d’Orguenoire, es-tu prête à en payer le prix ? Jean-Luc Marcastel est né à Aurillac en 1969 et Renaissance est le premier volume d’une trilogie.

• MERCADIÉ Louis : Marie Talabot. Une Aveyronnaise dans le tourbillon du XIXè siècle. Nouvelle édition. 1 vol. br, 650 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,50 €.

Z MERCADIENée en 1822, Marie-Anne Savy, partie de rien, devient l’une des femmes les plus riches et les plus connues de la France du Second Empire. Elle connaît l’orphelinat, puis l’usine. En 1837, elle quitte l’Aveyron pour le Midi. D’abord engagée à son service, elle épouse Paulin Talabot, ingénieur visionnaire à l’origine de l’arrivée du chemin de fer en France. À Paris, elle fait de leur salon de la rue de Rivoli un lieu de rencontres où se croiseront Eiffel, Stephenson, Delacroix, Henner, Laurens ou Gavarni… Fils d’un tonnelier dont il a conservé le savoir-faire, Louis Mercadié est un amoureux du temps passé. Membre de la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron et historien, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont L’Enfant du buron, son premier roman publié aux éditions De Borée.

• NÉGRI Gérard de : Les ruisseaux d’ombre. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8 €.

Z NEGRIContre l’avis de ses parents, qui ont fui Saint-Just, origine des malheurs de leur famille, Gabriel se félicite de sa nomination comme instituteur dans le village cévenol. Vivre dans cet environnement qui l’enthousiasme, enseigner dans ce décor dont il ne cesse de s’extasier sont un bonheur permanent qui est à son comble quand il fait la rencontre de la belle Claire, maman de Suzette, l’une de ses élèves. Mais Claire, l’artiste parisienne, n’est pas la bienvenue au village et en subit médisances et méchancetés. Gabriel va alors tout faire pour accorder ses deux amours…Né d’un père mineur d’origine italienne et d’une mère cévenole, Gérard de Negri « s’exile » en Angleterre et en Savoie pour raisons professionnelles, avant de « rentrer au pays » dans les années 90 où il exerce à Alès le métier d’enseignant.

• NÉGRI Gérard de : Le secret de Théophile. 1 vol br, 250 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z NEGRI secretThéophile meurt à 92 ans et laisse son mas perdu dans les Cévennes à son ami Jean, ancien instituteur qui cherche à donner un sens à sa nouvelle vie de retraité. Venu vivre au mas, Jean découvre une longue lettre que lui a laissé Théophile, lui confiant la délicate mission de retrouver sa fille Claire, avec laquelle il avait rompu définitivement. Respectant le dernier souhait de son ami, Jean décide de relever ce défi qui va bouleverser sa vie, et peut-être le mener enfin au bonheur ? Un superbe roman de terroir, dans le meilleur style du genre. Qui est aussi un  hymne lyrique à la vie au plus près de la nature. On y croise des  personnages en quête de sens et de sérénité…Un questionnement sur la transmission, la mémoire mais aussi sur  le pardon et sur l’acceptation.

• NOUAILLES Bertrand, PETIT Alain (sous la direction de) : Foucault hérétique. Les Mots et les Choses. 1 vol. br, 236 p, annexes, index, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 18 € (12 € version PDF)

Foucault_heretique_P1►Les Mots et les Choses est l’ouvrage de Foucault dans lequel il fait jouer à plein les concepts forgés par ses ouvrages antérieurs, Histoire de la folie et La Naissance de la clinique – en tout premier lieu ceux d’épistémè, d’archéologie, de doublet empirico-transcendantal – pour tenter une description nouvelle de l’élaboration des énoncés discursifs au sein des savoirs. Cependant, loin d’être un ouvrage récapitulatif et systématique, il est l’un de ceux où Foucault se propose d’expérimenter sa propre pensée en même temps qu’il explore les effets de savoir produits par les épistémès. Ce  à quoi s’attachent les études contenues dans ce volume, c’est d’être attentif, dans le texte foucaldien, aux discontinuités, aux ruptures, aux failles, aux divergences au cœur même d’une pensée qui s’élabore. Qu’y a-t-il dans Les Mots et les Choses qui va mettre en mouvement, déplacer, reconfigurer la pensée de Foucault ? En d’autres termes, si ce livre a pu paraître à beaucoup comme hérétique, peut-être l’est-il aussi dans une certaine mesure pour son auteur lui-même, puisqu’il va produire dans sa propre pensée des effets nouveaux de savoir. Bertrand Nouailles, agrégé, docteur en philosophie, enseigne actuellement au lycée Ambroise Brugière à Clermont-Ferrand. Membre associé au PHIER (Philosophies et Rationalités, Université Clermont Auvergne). Alain Petit a enseigné au département de philosophie de l’Université Clermont Auvergne ; spécialiste de l’histoire de la philosophie antique, il s’est ensuite orienté vers l’étude de la philosophie orientale et de la philosophie comparée. Parallèlement, il a poursuivi des recherches sur la philosophie française contemporaine.

• PACTAT-DIDIER Ode : Le Cercle d’or atlante. 1 vol. br, 348 p, éd. Le Cygne d’O éditions, coll. Flavien Flamant, 21 € (9 € en format Ebook).

41MzbPXOxJL._SX321_BO1,204,203,200_► Depuis  bientôt quatre décennies, Odile Pactat-Didier, qui réside à Allègre (Haute-Loire) voue une véritable passion pour les mystères des civilisations disparues, de l’Atlantide à l’Égypte. Ce livre est le troisième volet de la trilogie « Les Coquelicots bleus » et de « L’Appel de la Source ». L’épreuve qu’ont subie les jumeaux en février 2017 les a meurtris. En Août, ils fêtent leur dix-huitième anniversaire et ils se lancent dans l’aventure de la vie. Va-t-elle leur offrir des expériences enrichissantes ? Au cours d’une conversation avec un ami, Oriane entend parler de la mythique Atlantide et du « Cercle d’Or ». Très troublée, elle comprend à quel point nous sommes loin d’avoir percé les secrets les plus intimes de la planète où nous évoluons. A partir de là, sa quête spirituelle et affective se confond avec l’odyssée du Cercle d’Or. Sa résurgence à Dendérah en Egypte annonce-t-elle le retour des Harmonies Célestes dont l’humanité s’est éloignée depuis trop longtemps ? 2020 nous lance un immense défi, saurons-nous le relever ?

• PALET Marie de : Le souvenir de Samuel. 1 vol. br, 264 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z de PaletPour échapper au STO, Camille et Augustin sautent du train et se réfugient dans la ferme de Samuel et sa mère, qui les aident à se cacher dans le maquis. 25 ans plus tard, les deux amis décident d’aller retrouver cet homme qui leur a sauvé la vie : mais il a disparu ! Quand les gendarmes leur apprennent finalement qu’il a été retrouvé mort, la fille d’Augustin, Martine, s’effondre : comment le connaît-elle ? Martine tournera la page d’une histoire commencée par son père 25 ans plus tôt…Tout le talent romanesque de Marie de Palet mis au service des personnages attachants, avec une intrigue prenante et une héroïne emblématique. Un récit de vie et des secrets de famille dans la pure tradition du genre de terroir.

• PALET Marie de: Le secret de Miette.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

ZDP secret Miette Michel a le béguin. Il continue bien à cultiver sa terre mais, depuis qu’il a croisé Miette, il n’arrive pas à l’oublier et aimerait l’épouser. Il sait que convaincre les familles respectives sera très difficile mais qu’en est-il de Miette, la première concernée ? C’est la désillusion : le refus de Miette est clair, elle l’aime mais ne peut l’épouser. Quel secret cache cette explication confuse ? Mobilisé pour la guerre, Michel part avec l’espoir que la distance et le temps joueront en sa faveur. A son retour, Miette est devenue la maman d’une petite Antoinette. Que s’est-il passé en son absence ? Des héros attachants emportés dans une belle histoire d’amour et un récit ancré dans la terre et ses valeurs.

• PALET Marie de: Les femmes de Cardabelle.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 430 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €.

Z DP Cardabelle► À Cardabelle, le début de la guerre engendre bien des maux. Jules parti au front et bientôt prisonnier en Allemagne, Solange redouble de travail pour maintenir la vie de la ferme : des travaux des champs à l’entretien de la maison. Elle est aidée dans ces tâches par Marie, sa belle-mère pas toujours commode, et Agnès, sa nièce, qui ne tarde pas à succomber à Pedro, un Espagnol caché au village. Solange vit avec l’espoir de retrouver Jules, mais celui-ci, à son retour, n’est plus le même homme…Le talent incontournable de Marie de Palet lui permet de mettre en scène des héroïnes féminines savoureuses et bien campées, en même temps qu’elle porte un témoignage du dur labeur accompli par toutes ces femmes qui sont restées seules pendant la guerre.

• PALET Marie de : Retour à la terre. Nouvelle édition.  1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

51DJFMzWDIL._SY346_Robert Baudouin vient de rencontrer la douce Solange. Paysan résolument moderne, il convainc son père d’acheter un tracteur pour l’aider dans son travail. Bref, tout lui sourit ! C’est alors qu’il est appelé sous les drapeaux pour combattre en Algérie. De retour en France, hanté par des images insupportables, Robert délaisse Solange lorsqu’il croise les yeux de la belle Armande. Mais cette adolescente montée en graine ne rêve que d’un destin à la Bardot… Auteur prolixe des éditions De Borée, Marie de Palet signe ici son septième roman. Elle connaît une notoriété qui ne cesse de l’enchanter et de l’étonner, puisque cette “célébrité” lui est advenue à l’heure de la retraite, lorsqu’elle a abandonné ses stylos rouges d’institutrice pour sa plume d’écrivain. Marie de Palet se plaît à mettre en scène sa province d’origine dans ses livres, mais ce cadre est surtout prétexte à des intrigues dont la trame quasi policière, mêlée à une connaissance intime du monde paysan d’autrefois, renouvelle le genre des romans dits “ terroirs ”.

• PALET Marie de: Un chemin de rocailles.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 490 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €.

Z DP RocaillesAu début du XXe siècle, Sophie, petite fille espiègle et volontiers casse-cou, vit entre une mère un peu trop autoritaire et une grand-mère qui déborde d’affection. Un jour, un inconnu qui se prétend son père débarque dans la maisonnée et bouleverse l’existence tranquille de la jeune Sophie. Des descriptions poétiques de la nature sous une plume alerte et fluide. Une galerie de portraits hauts en couleur…Bref,  tout le savoir-faire unique de Marie de Palet. Commentaire d’un lecteur: “j’ai aimé ce roman qui relate la vie très dure des gens de cette époque,et l’enfance difficile de Sophie abandonnée par sa mère, mais heureuse avec sa grand-mère qui s’est occupée d’elle. Toujours à la recherche de qui est son père…..et louée très jeune à des fermiers pour les travaux des champs, des bêtes,pour pouvoir manger”…

• PARAILLOUS Alain : Anouchka des Landes. 1 vol. br, 228 p, éd. de Borée, 18,90 €.

Z paraillous anouchkaUne héroïne captivante, résolue à choisir librement son destin. Des personnages attachants et criants de réalisme. Une ode sensible à l’accueil de l’étranger…  Devenue précocement et doublement orpheline, Anouchka, une fillette d’origine russe, ne devra qu’à son fort tempérament et à la protection d’une vieille landaise un peu sorcière de débuter une vie digne et de s’enraciner dans sa nouvelle terre d’adoption. Alain Paraillous a exprimé cette fidélité dans deux livres de souvenirs, “Le Chemin des Cablacères” et “Les Collines de la Canteloube”, puis dans un roman, “Les Peupliers du désert”. Son scénario pour le film “L’Occitanienne, le dernier amour de Chateaubriand”, l’a fait connaître d’un très large public en 2008.

• PARAILLOUS Alain : Les Diables de la sablière. 1 vol. br, 384 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z Paraillous diables►  Une héroïne indépendante et courageuse. Une intrigue bien menée par une narration habile, mais aussi  un récit très documenté sur l’art de la verrerie. Veuve de guerre, Mathilde vivote grâce à sa petite exploitation. Elle possède également une sablière qui intéresse fortement la verrerie voisine. Sur les conseils d’Angelo, le fils de ses métayers qui ne la laisse pas indifférente, elle développe ce commerce et commence à s’enrichir. C’est à ce moment que réapparaît Raymond, son amour de jeunesse, et que disparaît Angelo : la vie de Mathilde se retrouve profondément bouleversée, partagée entre la passion et les soupçons qui la rongent… Profondément attaché à la ruralité et à ses valeurs,  

• PARIÈS Bernard : La plume de la pie. Récit autobiographique. 1 vol. br, 380 p, éd. Saint-Honoré, 18,90 €.

9782407014743_1_75Une vie entière de “bandit”, de “taulard”, couchée sur le papier, à travers ce récit autobiographique qui évoque un passé dont l’auteur souhaite se délester, lançant de la sorte  comme un adieu à la voyoucratie.  L’ouvrage est empreint d’un vécu émaillé de plus de quarante années d’emprisonnement avec pour premier souci la vérité et le mode d’expression propres à une vie marginale et carcérale. Il m’a semblé que le lecteur pouvait accéder à des situations imagées qui l’impacteraient pour l’amener à percevoir cet exceptionnel qui ne l’est pas vraiment. Sur le fond, c’est aussi faire découvrir ce qu’est la prison et briser l’ignorance sur ce monde hermétiquement clos qui suscite tant de fantasmes. Enfin, montrer qu’il est possible d’avoir un tel vécu sans afficher les stigmates d’un monde ailleurs et pourtant si proche de tous. C’est lors d’un “séjour” à la prison de Riom, dans le cadre d’un atelier artistique, que Bernard Pariès a vu naître cette envie de coucher sur le papier son autobiographie.

PAULHAN Jean, POURRAT Henri : Correspondance (1920-1959). Édition établie et annotée par Claude Dalet, sous la direction de Michel Lioure, avec des contributions de Anne-Marie Lauras. 1 vol. br, 820 p, éd. Gallimard, coll. Cahiers de la Nrf,  45 € .

G03262La fervente et fidèle amitié de Jean Paulhan et Henri Pourrat peut étonner, tant peut sembler grande la distance entre l’un à Paris au cœur de la vie littéraire et intellectuelle, l’autre isolé dans son Auvergne natale, animé par le goût de la vie et la culture paysannes. Elle se noue toutefois au début des années 1920, après que Paulhan a proposé au poète des « Montagnards » (1918) de rédiger des notes critiques pour La NRF. En quarante ans d’échanges et de services, de préoccupations et d’activités communes, les deux écrivains ont été, selon le mot de Paulhan, « du même voyage » et se sont donné, à tous les plans personnels et professionnels, « la vraie poignée de main » (Pourrat). Eclairant magnifiquement « les travaux et les jours » des deux hommes, dans des contextes parfois douloureux, leur correspondance est pour l’essentiel consacrée à leurs activités littéraires pour la NRF, maison d’édition et revue. Paulhan conseille, avec soin et admiration, mais sans complaisance, le romancier du Mauvais garçon et de La Cité perdue ; et l’éditeur soutiendra bien sûr son ami auvergnat dans la grande entreprise de collecte et de transposition littéraire des contes populaires qui l’occupera après-guerre, et dont il recueillera et composera le trésor universel. Paulhan restera enfin toujours attaché à cette critique bienveillante qu’exerce Pourrat dans les colonnes de la revue, portant souvent sur des ouvrages où la nature et la vie rurale jouent le premier rôle. S’y dessine en effet la défense d’un régionalisme ouvert et large, qui est autant celui d’un terrien fraternel que celui d’un moraliste et d’un croyant, attaché à la beauté de l’incarnation, au sens de la vie et au salut des hommes. Ce choix réunit 568 lettres sur les 1 100 que comptent la correspondance exhaustive, accessible au format numérique, grâce à un  code d’accès dont pourront disposer les acheteurs du livre imprimé). 

• PAVLOFF Franck: Les nouvelles brunes. Illustrations de Rascal. 1 vol. br, 8 p,  illustrations, éd. Cheyne éditions, 4 €.

Les-Nouvelles-BrunesPour fêter les 2 millions d’exemplaires de “Matin brun” vendus, Cheyne éditeur publie un numéro unique des “Nouvelles Brunes”, journal parodique tout droit issu de la société imaginée par Franck Pavloff dans sa célèbre nouvelle. Les Nouvelles Brunes reprend le texte intégral de Matin brun et propose de nombreuses rubriques “100% brunes” (des brèves, des articles, l’ horoscope, la météo, les arrêtés nationaux…). À découvrir aussi : un mot de Franck Pavloff au sujet de l’actualité toujours brûlante de Matin brun, ainsi que des images décalées signées Rascal. Une manière de saluer la belle aventure de ce petit livre qui, depuis 1998, nous invite à réfléchir. Après le “Quotidien de la ville”, qui s’est fait interdire pour remise en cause des résultats scientifiques à l’origine des mesures brunes, l’État national s’apprêterait à retirer de la vente le petit opuscule “Matin brun” à l’aube de son deux millionième exemplaire. Nous avons décidé de publier in-extenso dans Les Nouvelles Brunes ce torchon anti-brun pour que vous, citoyens éclairés, puissiez juger par vous-même des propos mensongers et affabulateurs de son auteur qui dénigre le bien-fondé de l’État brun et appelle la population à se méfier. Les mesures brunes, approuvées à la fois par l’État national et les différents chefs religieux, y sont pointées du doigt. L’auteur cherche, à travers une réflexion sans aucun fondement, à instaurer le doute et l’inquiétude dans la conscience des lecteurs. Franck Pavloff, romancier, poète et photographe, a publié une trentaine d’ouvrages dont les plus récents sont  L’Enfant des marges (Albin Michel, 2014), La nuit des enfants qui dansent (Albin Michel, 2017) et  Par les soirs bleus d’été (Albin Michel, 2019).

• PERRIN Annette : Les secrets du manoir de Chanteclerc. 1 vol. br, 186 p, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Roman, 19 €.

Couv-Chanteclerc-351x470 (2)► Après avoir été éloignée deux ans par une mère tyrannique et moralisatrice, Clémence ne revient au manoir que pour les obsèques de son père, sauvagement assassiné. Elle retrouve Antoine, son cher amour dont elle n’a plus eu de nouvelles depuis longtemps, accompagné de son épouse Astrid. Après l’étonnement des retrouvailles, pour tous, la seule question est de savoir qui a assassiné Henri et pourquoi. Un suspect est rapidement arrêté, amis est-ce bien lui le vrai coupable ? La résolution du crime et la révélation de secrets inavoués permettra-t-elle aux deux familles que tout oppose, de se réconcilier ?

• PETIT Pierre : Le pont des derniers soupirs. 1 vol. br, 340 p, éd. Presses de la cité, coll. Terres de France, €

Le-Pont-des-derniers-soupirsAu cœur d’un huis clos inattendu resurgissent des souvenirs que l’on croyait à jamais enfouis. Années 1970. Dans ce petit village de Haute-Loire, le Café du Pont se prépare, ainsi que son patron, Jean-Baptiste Quillet, à un calme dimanche. Mais la tempête de neige qui s’abat sur le département fait affluer des naufragés de la route. Parmi ceux-ci, une très jeune femme, Hélène, que Quillet n’a jamais vue… bien qu’elle soit sa fille, l’enfant de Martine qui l’a quitté vingt ans plus tôt et qui vient de mourir d’un cancer. Dans son sac, Hélène a apporté une lettre de sa mère, qui va faire resurgir de sombres événements. Car, de l’autre côté de la rivière, vit et sévit un être malfaisant surnommé Cosaque. Ce tenancier d’une boîte de nuit, ennemi mortel de Quillet, se livrerait à un trafic de femmes. Des meurtres auraient eu lieu. La lettre de Martine va faire se délier les langues et déchaîner les forces du mal…

Z PIGNOL• PIGNOL Albert : Un paradis où ne poussait que le seigle. 1 vol. br, 263 p, éd. La Galipote, 20 €.

Philippe a consacré sa vie à une belle carrière d’ingénieur qui l’a conduit aux quatre coins du monde. Célibataire endurci, il aspire désormais au calme, loin du tumulte de la grande ville. Sur Internet, une annonce  attire tout de suite son attention. Elle propose à la vente une belle maison de maître, située dans le sud du Massif central. Philippe n’hésite pas à se lancer dans cette nouvelle vie pour laquelle, il le sait, il va devoir abandonner totalement sa vie parisienne  pour ce qui lui semble devoir être un tout nouveau coin de paradis

• PLÉ-BOURDIN Johanna : Un silence meurtrier. 1 vol. br, 354 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 20,50 €.

Z PE BOURDIN► Une héroïne enquête sur le terrible drame qui a brisé son adolescence. L’histoire d’un amour fou, plus fort que tout : les conventions, la religion, l’argent. Menaces, lettres anonymes, accidents étranges : remuer le passé n’est pas sans conséquences… Un secret de famille à découvrir, qui va bouleverser bien des existences. Ébranlée par le décès de sa mère, Nina doit revenir sur les lieux de son enfance où un drame a anéanti sa famille quarante ans plus tôt. Bien décidée à mettre en vente la propriété et à fuir au plus vite ce coin de Bretagne sauvage et reculé, Nina est contrainte de prolonger son séjour à la suite de découvertes étranges. En menant l’enquête, elle découvre l’insoupçonnable vérité sur le passé de sa mère. À nouveau, sa vie va s’en trouver profondément bouleversée. Johanna Plé-Bourdin, passionnée de lecture et d’écriture depuis l’enfance, s’est lancée dans la rédaction d’un roman dès l’âge de dix ans. Assistante juridique dans le notariat, elle est l’auteur d’une saga familiale éditée régionalement depuis 2010.

• PLUCHARD Mireille : Les dames de la glycine. 1 vol. br, 300 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 20 €.

9782258162198ORIFin du XIXe siècle et première moitié du XXe siècle, entre le bassin houiller des Cévennes et la région de Clermont-Ferrand. Les sœurs Delalande ont tout pour que se dessine, à l’aube de leur vie, un destin merveilleux. Les drames et les chagrins sauront unir les deux sœurs à jamais. Pour le meilleur et pour le pire… Les sœurs Delalande ont grandi dans un écrin d’amour et de douceur, sous l’exubérante glycine mauve de la demeure familiale des Cévennes. Dès le berceau, Agnès et Eva ont tout pour que se  déploient devant elles de beaux lendemains. Elles sont inséparables, jusqu’à ce qu’un élégant courtier en vins emmène Agnès vers un nouveau foyer, à Chamalières, laissant la cadette inconsolable. C’est au début duXXè siècle que le destin des deux sœurs connaît de douloureux revers. Épreuves familiales, guerre, solitude, deuils, rien ne leur sera épargné. Mais, en puisant dans les valeurs fortes de leur enfance, leurs souvenirs enchantés, les dames de La Glycine vont prodiguer le meilleur de ce qu’elles ont reçu…Jusqu’à l’heure des choix et des résistances…

• PLUCHARD Mireille : Un parfum d’amour éternel. 1 vol. br, 520 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,90 €.

Z Pluchard► Nathalie et Marceau s’aiment. Nathalie et Marceau se marient. Leur union donnera naissance à cinq enfants. Ils possèdent un petit domaine agricole qu’ils n’auront de cesse d’agrandir et de diversifier pour mettre leur famille à l’abri du besoin. Cependant, les malheurs n’épargneront pas les Tessier : la vie de labeur à cultiver la terre, les maladies de la vigne, et surtout les deux grandes guerres, briseuses de destin, qui se profilent à l’horizon. Le goût d’écrire est venu à Mireille Pluchard lors de ses recherches généalogiques. Est née alors une trilogie, la saga des Teissier, narrant la vie de sept générations de ses ancêtres. Passionnée d’Histoire et d’histoires, Mireille Pluchard brosse les portraits de personnages attachants et sait entraîner le lecteur dans des intrigues palpitantes.

• PLUCHARD Mireille : Le Rêve de Toinet. Livre en gros caractères. 2 vol. br, 792 p, éd. À vue d’œil, coll. Corps 16, 42 €.

Z pluchardXVIIIe siècle, les Cévennes sont embrasées par les guerres de Religion. Toinet voit sa vie basculer à la mort de son père. Spoliée de la ferme qu’elle exploitait avec son époux, Jaquette Rouvel doit se séparer de sa fille qui travaillera à la filature et de son fils Toinet qui sera en apprentissage chez maître Roque, un potier. Toinet y découvrira sa voie : travailler l’argile. Mais il devra quitter la chaleureuse famille Roque. Son nouveau patron, un potier d’Anduze, abusera de sa confiance, l’engageant à son insu dans un long périple pour un tour de France des Compagnons du Devoir. Reviendra-t-il comme il l’a promis à Apolline, la jolie fille de maître Roque ? Réalisera-t-il alors son rêve de fabriquer ces poteries lumineuses découvertes au cours de ses pérégrinations : les vases Médicis.

•  PRIVAL Marc : Jean de la nuit, contes et récits. 1 vol. br,  éd. de la Flandonnière,19 €

PrivalL’Auvergne a produit de nombreux conteurs : Marie-Aimée Méraville, Alix de Lachapelle d’Apchier… L’auteur, en s’inspirant de ces illustres devanciers, a imaginé un monde où des loups rencontrent un écrivain; où un hérisson délivre un musicien de ses geôliers ; où Jupiter vient remettre de l’ordre chez les apprentis sorciers… et bien d’autres histoires où la malice est toujours en bonne place. Marc Prival est géographe de formation et anthropologue par ses méthodes de recherche. Une vingtaine d’ouvrages consacrés aux migrants auvergnats et limousins, aux couteliers de Thiers, aux ouvriers de la pierre de Volvic jalonne son parcours. Son œuvre a été saluée par l’obtention du prix Nos racines d’Auvergne 2019.

• PROST Emmanuel : Les enfants de Gayant. Nouvelle édition. 1 vol. br, 576 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 9,20 €.

Z PROSTLa Grande Guerre terminée, Hélène, infirmière au Val-de-Grâce, se rend au chevet de sa mère, qui lui confie dans un dernier soupir qu’elle n’est pas sa vraie génitrice. Son père, Joseph, lui relate alors l’aventure de sa naissance, d’une mère internée dans un asile et morte dans un incendie. Embauchée à l’hôpital de Douai, Hélène fait la rencontre de Stéphane Lacasse, un copain d’enfance, mineur et tout juste de retour du front : le coup de foudre est réciproque. Lors d’une réunion pour la reconstruction des géants de Douai, les Gayant, Hélène, accompagnée de Stéphane, effraie un homme, Auguste Bellecourt, généreux donateur, qui croit voir en la jeune femme une revenante. Piquée au vif après ces deux aventures troublantes, Hélène décide de mener l’enquête…

• RAPET Judith : Les trois vies de miss Belly. 1 vol. br, 294 p, éd. de Borée, 19,90 €. 

RAPET Julie► Un roman qui met en scène une héroïne libre, dynamique et moderne et qui constitue une belle histoire de filiation et de transmission. Le tout en proposant une plongée au cœur des Etats-Unis du début du XXè siècle. Célestine, 16 ans, est une jeune fille heureuse : apprentie couturière, elle est particulièrement douée pour inventer de nouveaux modèles. Mais son mariage avec le pâtissier du village est un enfer. Jeune épouse battue et exploitée, elle quitte son mari pour suivre Ferdinand, son nouvel amour, aux États-Unis. S’ouvre alors à eux une vie moderne, dans un pays en plein développement. Célestine développe sa ligne de vêtements, tandis que Ferdinand dirige la succursale d’une usine à Los Angeles. À la disparition accidentelle de son compagnon dans un tremblement de terre, Célestine revient en France retrouver sa patrie et les siens, et démarre une troisième vie, plus rangée, sur le Vieux Continent, où la Première Guerre mondiale ne tarde pas à débuter… Très investie dans la vie culturelle de sa région, Judith Rapet conjugue la passion de l’histoire, de l’écriture et de la musique. En parallèle à l’enseignement du piano, elle s’intéresse à l’histoire de sa famille qui la mène à écrire plusieurs livres toujours fondés sur des faits réels.

• RAUFAST Pierre : Le Cerbère blanc. 1 vol. br, 284 p, éd. Stock, coll. Arpège, 19 €.

9782234088498-001-TChoyé par les siens, Mathieu vit une enfance idyllique dans la vallée de Chantebrie. Mais tout bascule le jour où il perd ses parents dans un accident tragique. C’est décidé, il consacrera sa vie à défier la mort. Il quitte sa vallée et Amandine, sa fiancée, pour suivre des études de médecine à Paris. Là, il travaillera pour un taxidermiste dont la plus belle pièce est un mystérieux cerbère blanc…Mais peut-on vraiment oublier son passé ? Pierre Raufast est né à Marseille en 1973 et vit aujourd’hui à Clermont-Ferrand. Ingénieur diplômé de l’École des Mines de Nancy, il travaille dans la cyber-sécurité du groupe Michelin. Il est l’auteur de nombreux romans chaleureusement accueillis par la critique et le public (La Fractale des raviolis, éd. Alma, 2014,  prix Jeune mousquetaire, prix de la Bastide et Talent Cultura 2014) ou encore La Variante chilienne, sélectionné pour le prix du roman Fnac 2015), il signe avec Le Cerbère blanc son cinquième roman.

• RICROS André : Le monde perdu de Martin Trapenard. 1 vol. br, éd  de la Flandonnière, 18 €.

RICROSAu cours de “l’Auvergne profonde et inaltérable”, il est toujours possible de rencontrer des êtres ordinaires et extraordinaires traversant le temps et le monde en solitaire. Lors d’escales fortuites au gré du vent, des saisons et aléas de la vie, la plume vivante d’André Ricros nous permet des rencontres intimes, puissantes, angoissantes ou bienveillantes qui nous permettent d’aborder différemment les rivages du quotidien et de la mémoire personnelle.  Dans ces paysages austères et généreux mais jamais atones, l’imagination se dévide comme une bobine de fil et nous entraîne vers un labyrinthe de sensations où l’humour côtoie la folie et la tendresse le drame. Nous n’en sortirons pas indemnes mais incontestablement bousculés et enrichis. André Ricros est musicien, écrivain, chercheur et fondateur de l’Agence des musiques des territoires d’Auvergne. Il est l’auteur de six ouvrages tels que Seize morts pour un barrage et Au soleil des loups. Bouscatel, le roman d’un cabretaire a obtenu le prix de l’Académie Charles Cros en 2013

• ROCHE Florence : Le dernier des Orsini. Nouvelle édition. 1 vol. br, 424 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z RocheJoseph, pêcheur recueilli à l’âge de deux ans par la généreuse Honorine, se lie d’amitié avec Jarousse, mystérieux commissaire à la retraite curieux d’apprendre l’art de la pêche. Le jour où il est découvert assassiné chez lui, l’enquête est confiée à Julie Marletta, une jeune inspectrice qui plaît beaucoup à Joseph. Elle va vite se retrouver sur la piste du clan des Orsini, démantelé par le défunt commissaire, dont tous les membres ont le même signe d’appartenance : il leur manque un doigt à la main droite… à l’instar de Joseph ! Pour Florence Roche, l’Histoire avec un grand H est composée de “ petites histoires” . C’est ce qui la conduit à  tisser des récits prenants qui, bien que fictifs, inventent ce qui aurait pu être la vérité dans un contexte richement documenté.

• SIGNOL Christian : L’été de nos vingt ans. Nouvelle édition. 1 vol. br, 192 p, éd. Livre de Poche, 7,20 €.

Z SIGNOL Chaque été, Charles invite Antoine chez ses grands-parents en Dordogne. Alors que tout les sépare – Antoine est boursier, Charles est fils de receveur des finances –, les deux adolescents partagent une amitié sans concession, une de celles qui aident à se surpasser. C’est le moment tant attendu des vacances, de ces chaudes journées où les garçons aident aux champs lorsqu’ils ne filent pas à bicyclette vers les eaux fraîches de la rivière. Sur ses rives, ils rencontrent Séverine, étudiante comme eux à Périgueux. Entre ces trois êtres, un lien se noue, fait d’amour et d’amitié. Mais ce bonheur que nul ne croyait menacé se brise à la fin de l’été 1939 : comme des milliers de jeunes qui ne demandaient qu’à vivre heureux, Charles, Antoine et Séverine vont devoir entrer en résistance pour retrouver l’harmonie perdue et la paix des saisons. Ce sont ces heures ardentes, celles d’une jeunesse bouleversée par la folie d’une époque, confiante dans l’amitié, le courage et la beauté du monde, que fait revivre Christian Signol dans ce roman poignant qui célèbre l’authenticité des âmes et la force des souvenirs.

• SORDELLI Jean-Claude : Debout au bord du temps. Nouvelles. 1 vol. br, 234 p, éd. de la Flandonnière, 16 €.

Z SORDELL► Un recueil qui rassemble 23 contes ruraux ancrés en divers pays et hameaux du Cantal, mêlant à la fois humour, émotion, naïveté et sérieux.  Ces petits contes ruraux exposent une belle galerie de personnages ! Mémoire d’un lieu, mémoire d’un temps, tissées dans le cours et le “décours” d’une vie, leurs échos résonnent comme un hommage et un accomplissement. À l’instar d’une comédie italienne, s’y côtoient le rire et le sérieux, l’affreux, le tendre, le naïf, la dérision de soi et l’intime confession. Le talentueux Jean-Claude Sordelli, celui que Jean Anglade présentait comme “le meilleur écrivain auvergnat après lui”, nous délivre ici un recueil humain et empli de mémoire.L’ouvrage a été publié avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Z Riom es montagne• TYSSANDIER  Anne de : La maison des trois lions à Riom-ès-Montagnes. 1 vol. br, 53 p, illustrations, éd.  Association la Méridienne du monde rural (Bort-les-Orgues), 7 €.

Une invitation à découvrir  une maison ancienne en pierres, dont l’entrée du jardin arboré est encadrée par des piliers surmontés de trois lions. Cette demeure est située à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal. Ce livre  est l’occasion pour Bernadette, une personne âgée passionnée par l’histoire locale de raconter, après le déjeuner, des histoires et des légendes de la région…

VALLÈS Jules : Jacques Vingtras : Tome II : Le Bachelier. Édition établie par Jean-Louis Lalanne. Préface de Michel Tournier. 1 vol. br, 512 p, biblio, éd. Gallimard, coll. Folio Classique, 5,70 €.

VDBproduct_9782072885846_195x320Inspiré de la vie de Vallès lui-même, le roman nous entraîne dans le sillon de Jacques Vingtras, bachelier qui monte à Paris, où il rencontre espoirs politiques et désillusions amoureuses. Mais Le Bachelier est aussi une anti-biographie : Vallès ne pouvait se contenter de dresser le portrait d’un jeune homme ; il fait de l’irruption de l’élan révolutionnaire dans la vie du héros le véritable sujet de son livre. Anticlérical et révolutionnaire, ce roman est avant tout une prise de position de l’écrivain pour la multitude des bas-fonds. Au traditionnel roman de formation, Vallès superpose un camaïeu de voix : cris des rues et titres de journaux font intrusion dans la conscience du narrateur et concourent à la bouleverser. Acte d’insurrection romanesque, Le Bachelier rend leurs voix à ceux que l’histoire littéraire avait réduits au silence.

• ZANANIRI Chérif : Marie et le marchand de temps. 1 vol. br,  260 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18,90 €.

Marie et le marchand de tempsMarie et Gaston vivent une vie paisible de notables provinciaux. Mais quand un usurpateur vend des faux à Gaston avant d’être assassiné, tout bascule ! Qui donc sème le trouble dans ce petit village ? Marie, très engagée auprès de la cause des suffragettes, n’a que faire de la police et ne va pas attendre qu’on enferme son époux : elle va mener sa propre enquête et démêler cette histoire ! Une plongée dans les  combats des Suffragettes, dans les années 20, qui se veut aussi une réflexion pertinente sur le milieu des notables d’après-guerre. Une enquête de terroir menée par une héroïne engagée et indépendante. Chérif Zananiri s’est intéressé aux terroirs sancerrois et solognot et y a planté les décors de ses premiers romans. Depuis, il se consacre à la Grande Guerre et en particulier au rôle des femmes.

• ZIMMERMANN Jean-François : L’île de la Liberté. 1 vol. br, 486 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire,  22,90 €.

ZIMMERMANNUn tour du globe en bateau, avec en arrière-plan  la France de Louis XIV et la Révocation de l’édit de Nantes. Un dessein utopique qui rappelle de grandes œuvres de la littérature. Le Fortune est un navire de la Compagnie maritime hollandaise commandé par un pirate français humaniste, Olivier de L’Aubertière. Il rêve de fonder une république libre et égalitaire. Pour parvenir à ses fins, il lui faut des hommes, qu’il recrutera par un discours convaincant, et de l’argent, qu’il obtiendra en rançonnant des navires marchands. Dans le même temps, Paul, sous couvert de sa soutane, intègre une expédition dans le but inavoué de s’approprier les richesses des mines d’or du sud de l’Afrique. Les deux frères tracent chacun leur route sans se douter que cela va les amener à se rejoindre en plein océan Indien… Jean-François Zimmermann est né à Paris en 1946. Il a été commercial pour une entreprise de vins et spiritueux. Cependant, c’est l’écriture qui l’attire. Depuis 2005, il en a fait son activité à temps complet. Distingué en 2011 par le Grand Prix des Ecrivains Bretons, Jean-François Zimmermann est un “bec salé”. L’île de la Liberté est l’illustration de sa passion pour la mer et des grands espaces.

◘ HISTOIRE- DOCUMENTS

• AUSERVE Philippe : Murol, un rendez-vous d’artistes en Auvergne : 1830-1950. 1 vol. relié, 300 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, 45 €.

Z AUSERVE MUROL (2)► Le présent ouvrage, abondamment illustré, commence par analyser les différentes raisons pour lesquelles, depuis que le paysage est devenu, au début du XIXe siècle, un sujet à part entière, le Massif du Sancy et Murol en particulier ont représenté pour les peintres un lieu incontournable, aussi bien que Royat et Thiers. Dans une seconde partie, l’auteur établit une liste d’une centaine d’artistes auxquels il consacre une notice, en s’attachant plus spécialement à ceux qui, postimpressionnistes ou fauves, ont constitué, entre 1910 et 1940, ce qu’on appelle l’École de Murol, dont il s’attache à établir les caractéristiques et qui représente dans l’histoire de l’art au XXe siècle un événement unique. Philippe Auserve est conservateur au Musée des Peintres de l’École de Murol dont il est à l’origine de la création en 2000. Il préside depuis dix ans l’Académie des Sciences, Belles lettres et Arts de Clermont-Ferrand.

• BÉNÉ Véronique : Rêveries d’une promeneuse ferroviaire. Textes de Martin de la Soudière et Pascal Desmichel. Introduction de Jean-Pierre Frachon.1 vol. br, 136 p,  format à l’Italienne, illustration en couleur, éd. de la Flandonnière, 25 €.

Z Béné flandonnière (2)Pour qui aime le Massif central, la ligne du Cévenol constitue un itinéraire initiatique et spirituel hors du temps mais bien imprégné de son espace de référence. Exploit technologique en son époque, un peu comme l’autoroute A 75, 130 ans plus tard, elle met à la portée de tous des paysages sans limites, des histoires qui les animent et leur donnent du sens : un village, des vaches, des brebis, une forêt, une rivière, un chemin caillouteux en parallèle, une chapelle perchée… Les acteurs de ce huis-clos à tous les vents nous interpellent avec douceur : ingénieurs-concepteurs, cheminots, riverains, gardes-barrières et font de cette tranchée à l’intérieur de terres austères et souvent rebelles comme une ligne de vie rythmée par le sifflet des autorails courageux qui enchaînent poussivement de nombreux dénivelés. Combien sommes-nous à refuser avec dépit les autobus de substitution sur les tronçons en travaux pour avoir le plaisir de paresser dans cet écrin végétalisé à étapes multiples à une vitesse dépassant rarement les 50 km/heure dans un éloge réconfortant à la lenteur ? Née en 1961, diplômée de l’École nationale supérieure des Arts décoratifs, la carnettiste Véronique Béné réside sur les rives de la ligne du Cévenol, importante source d’inspiration. Qu’il s’agisse des hommes, des paysages, du relief, des ouvrages d’art, du temps qui passe, tout est motif à dessin. Croqueuse infatigable,  de situations qui, même au quotidien, retrouvent sous sa plume un charme indéniable, elle nous entraîne au gré de ses voyages, proches ou lointains, dans des rêveries dont nous avons de la peine à émerger.

BOUCHEIX Bernard : Boucheix – l’Auvergne en héritage – Nos ancêtres les Gaulois. 1 vol. br, illustrations, éd. Italique, 9 €.

Z BOUCHEIX► L’histoire d’une vieille famille auvergnate…Les contes et les légendes prétendent que les Boucheix descendent de Vercingétorix et la tradition orale rapporte qu’ils seraient venus s’installer dans la Chaîne des Puys à la recherche de mines d’or. L’abbaye Boucheix, nécropole des comtes d’Auvergne, et les seigneuries Boucheix de la Chaîne des Puys seraient l’une des origines étymologiques de cette ancestrale famille Artistes et artisans sont venus fleurir ce parterre minimaliste et chevaleresque. Des cousins seraient apparentés à Molière, quand d’autres sont devenus peintres du roi. Du diplomate au lieutenant-colonel chevalier de la légion d’honneur, en passant par les Maîtres Boucheix, c’est l’histoire d’une lignée issue du peuple des Arvernes. Pourvoyeurs d’ecclésiastiques comme Monseigneur Boucheix, ils sont parfois de généreux donateurs pour s’assurer une place dans l’au-delà. De nos ancêtres les Gaulois à l’épopée du Moyen-âge, de leur renaissance à ceux morts pour la France, qu’en est-il réellement ? De toutes ces histoires romanesques, sachons séparer le bon grain de l’ivraie. Il est bon de remonter pour cela aux origines.

• Boutières en histoire (n° 13 – Année 2020) : 1 vol. br, 208 p, illustrations, éd. du Roure, 21 €.

Z BOUTI7RES en histoire n° 13 “Boutiérot, garde-toi d’oublier ton histoire”…Cette fière devise pousse toujours plus loin dans les recherches sur le territoire d’Ardèche.Ainsi, dans ce numéro 13 de Boutières en histoire, Alain Amsellem évoque l’ampleur du travail des enfants. Dans un monde rural qu’était encore l’Ardèche avant 1920, les enfants étaient placés dans les fermes, chez les artisans mais aussi dans les nombreuses fabriques du bassin de l’Eyrieux. Christophe Étiévant présente une page sociale, celle des cheminots des chemins de fer départementaux du Vivarais dont les revendications eurent pour conséquence la grève du mois de mai 1920. – “Plutôt mourir debout que vivre à genou”, telle était la devise des maquisards du groupe Sampaix  en haute Ardèche. Le récit est celui d’un des leurs,  Christian  Disandro. – Jacques Nury aborde l’origine du nom d’un certain nombre de villages autour du pays du Cheylard et de Saint-Martin-de-Valamas. – Après avoir publié, l’an dernier, l’histoire de la maison de Rochebonne, Roger Dugua présente celle de Châteauneuf en Boutières, co-seigneurie des Rochebonne et qui fut l’une des places fortes du haut Vivarais pendant les guerres de Religion – Jean-Marc Gardès évoque la Seconde Guerre mondiale avec Emmanuel Bove, écrivain, fils d’un émigré russe qui, pour se soustraire à l’occupant nazi, est contraint de s’expatrier en passant par les Boutières et Le Cheylard. – Jean Dussaud dresse le portrait de Claudine Belmas, une artiste peintre originaire du Cheylard. – Enfin, natif de Chanéac, Georges Vignal a effectué de nombreuses recherches sur les contentieux entre l’évêque de Viviers et l’un de ses curés, au Béage.

• BUISSON Florent, DA CUNHA Nicolas : Destins de maires. Préface de François Hollande. 1 vol. br, 140 p, éd. de Borée, 15 €.

9782812932205-xsLe parcours de 26 maires, de tout âge, de toute origine et dans des villes et villages totalement différents, par leur taille, leur population, leurs activités. Mars 2020. À quelques semaines des élections municipales, les auteurs proposent de partir à la rencontre des élus préférés des Français. Du maire d’une petite commune iséroise de 14 habitants, perchée dans la montagne, au maire de Lyon. Du maire de Trèbes, dans l’Aude, qui a connu un attentat et des inondations meurtrières la même année, au maire de Tramayes, première commune fonctionnant avec 100% d’énergie renouvelable. En passant par le doyen de tous, âgé de 97 ans…et qui annonce qu’il va repartir pour un nouveau mandat.  Quels doutes les animent ? Quelles forces les font avancer ? Quelles relations entretiennent-ils avec l’État ? Découvrez dans cet ouvrage des histoires détonantes ou d’autres, plus attachantes : celles de leur quotidien.

• CLAIRET Anne : Histoires de marchands de toile. Préface de Marie-Hélène Lafon. Illustrations de Frédéric Pigot. 1 vol. br, 160 p, éd. de la Flandonnière, 29,90 €.

Z CLAIRET► Des histoires d’hommes et de femmes passionnées et passionnantes qu’Anne Clairet nous propose de découvrir à la façon d’archives du sensible. Ces marchands de toile, négociants-voyageurs, partis de la “terre sainte” de la haute-Auvergne parcouraient les campagnes, de ferme en ferme pour vendre du linge à la ménagère.  Un commerce migratoire et saisonnier que l’auteure nous raconte dans son évolution jusqu’à l’époque contemporaine. Pour la préfacière, Marie-Hélène Lafon, il ne fait aucun doute qu’ils étaient de véritables “marchands de rêves”. Les délicates aquarelles et photographies de Frédéric Pigot donnent leurs couleurs à ce métier ancré au cœur de notre territoire.

• DARNE Jacky, SAINT-SERNIN Nicole : Entre République et révolution industrielle, en Haute-Loire aux XIXè et XXè siècles, à travers les correspondances des patrons de l’usine de faulx de Pont-Salomon. Préface de Vincent Peillon. 1 vol. br, 224 p, illustrations, éd. du Roure, 20 €.

Z Saint-SerninUne  saga  patronale et républicaine qui commence avec Frédéric Dorian et la République adolescente. L’exemple de ces industriels de la faux, de l’usine de Pont-Salomon, en Haute-Loire, liés avec ceux de l’acier de la vallée de l’Ondaine est, sans doute, une exception dans cette fin du XIXe siècle, sous le second Empire, jusqu’au début du XXe siècle, avec la République. Ces grands bourgeois sont protestants et républicains, et pour certaines, comme Caroline Dorian, des républicaines et humanistes farouches. Nicole Saint-Sernin et Jacky Darne ont utilisé des documents d’archives, notamment la correspondance adressée à Fleury Binachon, directeur d’usine. Ils ont décortiqué les relations entre ces patrons : Dorian, Holtzer, Jackson, Binachon et Martin, et le monde ouvrier, celui qui sue dans les usines. Ils ont cerné les utopies de l’époque entre fouriérisme et interventionnisme social.Vincent Peillon, philosophe, historien des idées et ancien ministre de l’Éducation nationale, écrit, en préface de l’ouvrage : “ Voilà donc, un beau livre… qui ressuscite une époque passionnante où la République était combattante. L’affection, le respect, l’humour, la préoccupation des choses graves y sont présents au milieu de mille autres considérations. Certaines touchent à la grande politique, d’autres à la petite, celle des médailles qu’il faut distribuer…, des services qu’il faut rendre. D’autres encore sont des réflexions d’industriels, d’hommes d’argent attentifs à la concurrence locale et internationale, à l’environnement politique, aux nouveaux procédés industriels, aux prix de revient et aux investissements. D’autres enfin touchent, tout simplement, à la vie affective, celle des parents, d’enfants, de familles apparentées ou proches qui constituent en tout état de cause un réseau et qui cherchent à se comprendre et à s’épauler autant par affection que par intérêt bien compris”.

• DOMPNIER Bernard (sous la direction de) : Les langages du culte aux XVIIe et XVIIIe siècles. 1 vol. br, 488 p, éd. Presses universitaire Blaise-Pascal, 30 € (20 € version PDF)

DOMPNIER Langages_du_culteProlongeant une réflexion collective engagée lors de précédents colloques, l’ouvrage associe des spécialistes de diverses disciplines autour de l’étude du culte durant la période de renouveau catholique qui fait suite au concile de Trente. Au-delà de la description des cérémonies, il propose de comprendre les logiques du spectacle baroque que devient alors la liturgie et s’attache particulièrement aux mécanismes de la mobilisation des émotions et des affects. Aussi l’analyse embrasse-t-elle à la fois les normes, les pratiques et les représentations, s’attachant aussi bien aux lieux et à leur décoration qu’aux acteurs du cérémonial, aux procédés de solennisation ou aux diverses formes de sollicitation des sens. Une place particulière est accordée à la musique, qui occupe alors une place sans précédent dans les actions liturgiques. L’étude de l’histoire du culte, qui fait encore figure de parent pauvre de l’histoire religieuse, requiert l’élaboration d’une nouvelle méthodologie d’analyse. C’est aussi ce défi que tente de relever ce livre, qui se veut contribution – et invitation – à une approche capable d’inscrire la cérémonialité cultuelle dans le champ et dans les perspectives de l’histoire culturelle. Professeur émérite d’histoire moderne à l’Université Clermont Auvergne et membre honoraire de l’IUF, Bernard Dompnier a consacré ses recherches au catholicisme des XVIIe et XVIIIe siècles. Depuis plusieurs années, il s’intéresse principalement à l’histoire des cultes, ainsi qu’à celle des musiciens d’Église. Aux PUBP, il a déjà coordonné plusieurs volumes, dont Les cérémonies extraordinaires du catholicisme baroque (2009).

• DUPONT-PIERRART Nicole: Lettres italiennes de Claire de Gonzague, comtesse de Bourbon-Montpensier (1464-1503). Une princesse italienne à la cour de France. Préface de Gennaro Toscano. 1 vol. br, 342 p, éd. Presses de  l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 29 € (21 € version Pdf)

60_couv_pierrart_mauvefonce-small480Nicole Dupont-Pierrart présente une version remaniée de sa thèse  soutenue en 2013 : “À la charnière de deux mondes. Claire de Gonzague, comtesse de Bourbon-Montpensier (1464-1503). Rôle diplomatique et culturel d’une princesse italienne à la cour de France. Elle  est également l’auteure en 2019 d’un roman historique, “La princesse d’Aigueperse, dame d’honneur d’Anne de Bretagne”. Au travers des missives de cette princesse italienne, on découvre les préoccupations publiques et privées des Gonzague et des Bourbon-Montpensier. La correspondance italienne de Claire de Gonzague, conservée essentiellement dans les Archives de Mantoue, rassemble de très nombreux sujets éclectiques qui traduisent les préoccupations publiques et privées des Gonzague et des Bourbon-Montpensier. Si ceux-ci sont le plus souvent évoqués dans le style informel, naturel et spontané de lettres familiales, toutefois quelques missives sont rédigées dans une prose baroque qui s’orne d’images hyperboliques témoignant d’une vénération pour Dieu, le roi de France et surtout pour son frère François, héritier de la lignée princière. Ces échanges épistolaires font état notamment de la relation particulièrement intense qui unit la comtesse et son frère, une tendresse qui se traduit par des petites phrases affectueuses empreintes d’une admiration qui ne se démentira jamais. Les liens affectifs de Claire avec ses jeunes sœurs sont presque aussi vifs et des relations très cordiales unissent les deux beaux-frères, Gilbert et François, qu’aucun événement politique, aussi grave soit-il, ne viendra rompre par la suite. La correspondance révèle également le jeu diplomatique joué par la comtesse à partir de 1494, lorsque Gilbert, lieutenant-général de l’armée française, accompagne le roi Charles VIII dans sa descente en Italie, conflit au cours duquel son époux devra s’opposer à son frère, à la tête de la Ligue de Venise. Ce rôle politique va s’accentuer après son veuvage, lorsqu’il lui faudra défendre sa patrie face à la volonté de Louis XII de s’emparer des petits États qui constituent l’héritage de sa grand-mère Valentine Visconti.

• FRAIPONT Gustave : L’Auvergne. Les montagnes de France. Réimpression en fac-similé. 1 vol. br, 328 p, 126 illustrations de l’auteur, éd. Lacour-Ollé, 25 €.

Z FRAIPONTPublié à la fin du XIXè siècle, cet ouvrage a connu plusieurs rééditions jusqu’au début des années 1930. Il propose une très agréable balade dans l’Auvergne pittoresque de la fin du XIXème siècle, joliment illustrée par des dessins de l’auteur. Au programme de l’itinéraire et des étapes :  Riom et les alentours de Riom, Clermond-Ferrand, Montferrand, Clermont-Ferrand à Volvic, Chateaugay, Maringues, de Clermont à Gergovie, Saint-Saturnin, Aydat, La Roche-Blanche, Clermont à Thiers, Thiers, Thiers à Montbrison, Montbrison, Arlanc, Ambert, Royat, Le Puy-de-Dôme, la région des puys, le Mont-Dore, la Bourboule et environs, Besse, Saint-Nectaire, Murols, les lacs Chambon et Pavin, le creux du Soucy, Ardes à Coudes, Coudes à Issoire, Brioude à la Chaise-Dieu, la Chaise-Dieu, de la Chaise-Dieu au Puy, du Puy à Arvant et Saint-Flour, Garabit, Saint-Flour… Peintre, dessinateur, aquarelliste et pastelliste, graveur aquafortiste et lithographe, en même temps qu’écrivain, Gustave Fraipont (1849-1923) a  débuté au Salon de 1877 en exposant  des lithographies à la plume. D’abord graveur lithographe interprète, il est ensuite devenu graveur aquafortiste, tout en abordant l’aquarelle dès 1883. En tant qu’illustrateur, il a contribué à de nombreux ouvrages, tel que “Contes et nouvelles” de La Fontaine, ou “Robinson Crusoé” de Daniel Defoe…

• FRAISSE Jean-Luc : Allègre en images. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. du Roure, 15 €.

Z FRAISSEDès la création de son site informatique, la mairie d’Allègre a publié chaque semaine, pendant plus de 10 ans, une photo ancienne en rapport avec la commune dans le but pratique de donner à ses habitants l’habitude de visiter régulièrement son site. S’est alors établi l’échange d’un double plaisir : pour les lecteurs, celui de la découverte et, éventuellement, de retrouver des souvenirs, voire d’apporter des précisions ou parfois de nouveaux documents extraits de leurs archives familiales ; pour l’auteur, celui de partager ses documents, quand ce n’était pas d’en découvrir de nouveaux.  Il en est résulté une contribution à la mémoire d’Allègre, certes modeste, mais précieuse car une communauté, si réduite soit-elle, ne peut vivre et perdurer que si ses membres partagent des valeurs et un passé communs. Puissent ces quelques pages y contribuer ! Le présent ouvrage rassemble une sélection de ces documents. Jean-Luc Fraisse a été conseiller municipal et maire d’Allègre entre 1995 et 2014.

• FRÈRE Jérôme : Symboles maçonniques en Haute-Loire. 1 vol. br, 48 p, illustrations, éd. du Roure, 8 €.

symboles maconiqueBeaucoup de villes françaises possèdent un important passé maçonnique et la ville du Puy-en-Velay, haut lieu de spiritualité, ne fait pas exception avec la présence de plusieurs loges au fil des siècles. Ainsi, la ville du Puy accueille d’abord la loge « La Parfaite union », créée dès 1771 par des maçons lyonnais, avant la création d’autres loges en terre ponote. À travers le Velay, les tentatives d’installation de loges s’opèrent avec plus ou moins de réussite. À l’Orient d’Yssingeaux, la sous-préfecture accueille ainsi un atelier maçonnique “Les Vrais amis”, qui ouvre ses travaux dès 1808, mais également certains chefs-lieux de cantons s’y mettent, par exemple, ceux du Monastier-sur-Gazeille, de Craponne-sur Arzon ou de Monistrol-sur-Loire. Après un temps de retrait, grâce à une participation importante des frères des loges “L’industrie” et Les “Travailleurs unis” à l’Orient de Saint-Étienne, la loge ponote “Le Réveil anicien” selon l’historien Jean-François Brun dans “ La franc-maçonnerie instrument de cohérence du régime napoléonien en Haute-Loire”, est installée le premier juin 1893 et elle existe encore de nos jours. Loin des clichés habituels, de nombreux bâtiments ont abrité des francs maçons qui ont œuvré pour promouvoir leur idéal et ils ont laissé des traces pour ceux qui sauront les comprendre.

• GOUTTEBEL Jean-Yves : Éloge de la proximité : au service des territoires. Entretiens avec Joseph Vebret. 1 vol. br, 176 p, éd. Ramsay, 18 €.

GOUTTEBEL► Depuis plusieurs décennies, de nombreuses pratiques ou décisions publiques contribuent à éloigner l’usager des services, le citoyen des centres de décision. La désertification médicale, la fermeture de bureaux de poste, la disparition des petits commerces dans les villages, pour ne prendre que ces exemples, contribuent à un véritable éloignement  de la proximité. Derrière cet oxymore se cache la réalité d’une situation qui va à l’encontre des attentes de la population et des élus. Pour preuve, les événements qui ont émaillé l’actualité depuis novembre 2018 : le mouvement des gilets jaunes, au moins dans ses débuts, a constitué autant de protestations contre l’éloignement qui n’a cessé de se creuser entre décideurs et citoyens, une sorte d’appel à plus de proximité et la recherche d’un mieux vivre ensemble. Nos concitoyens attendent des services publics comme des services privés qu’ils soient à portée de main. À l’heure où il nous faut recoudre notre société, cette revendication est devenue un impératif. Les fractures dénoncées ici et là, hier et aujourd’hui, ne trouveront de réponse sans une amélioration significative de la proximité. Né en 1949, élu local depuis 1977, président du conseil départemental du Puy-de-Dôme, Jean-Yves Gouttebel est vice-président de l’assemblée des départements de France et spécialiste reconnu de l’aménagement du territoire. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le développement territorial, notamment “Stratégies de développement territorial” et “Le consultant et le développement territorial” publiés par les éditions Economica.

• GUÉRIN Julien : Amédée Saint-Ferréol (1810-1904) – Brioude (Haute-Loire): représentant du peuple et ardent républicain, exilé sous le second Empire.  1 vol. br., 192 p, éd. du Roure, 18 €.

Amedee saint ferreolAmédée Saint-Ferréol (1810-1904)  est une figure largement tombée dans l’oubli mais qui mérite, enfin, de sortir de l’ombre. Maire de Brioude, conseiller général et député de la Haute-Loire son existence se confond avec tous les grands événements politiques et sociaux d’un siècle qu’il a traversé de part en part. De son enfance royaliste et catholique à Brioude à sa fidélité sans faille aux idéaux démocratiques et républicains en passant par ses rudes années sur les routes de l’exil, lors du second Empire la vie de Saint-Ferréol ne fut jamais banale. Historien, théoricien, plume alerte et polémiste redouté, il a également côtoyé quelques unes des grandes figures politiques et littéraires de son temps comme Victor Hugo, Eugène Sue ou Jules Michelet.  Homme de convictions, défenseur intransigeant d’une République sociale et laïque, héritière de la Révolution française, sa pensée et ses idées demeurent d’une grande modernité pour affronter les défis du monde actuel. Julien Guérin, est né en 1981, il a grandi en Haute-Loire et enseigne l’histoire au lycée Jacques-Amyot à Melun (77). Auteur de plusieurs ouvrages il aime faire revivre les grandes figures du combat pour l’égalité et la justice sociale.

• Histoire sociale Haute-Loire: n° 11 – année 2020. 1 vol. br, 224 p, illustrations, éd. du Roure, coll. Histoire sociale, 20 €.

HS N11 Ce 11è volume est constitué essentiellement par les Actes de la journée d’étude sur le thème  “Hommes et femmes de Haute-Loire au travail” : Martin de Framond – Femmes de peine au Puy (1471-1472) – Maurice Perrel – Le Pertuis, lieu de passage et d’activités  – Jean-Paul Raynal, Vincent Delvigne, Emmanuelle Defive – Territoires et terroirs de la préhistoire à l’histoire en Velay – René Dupuy – Maîtres et domestiques à la campagne et à la ville (XIXe siècle – première moitié du XXe siècle) – Annie Gentes – Les passeports en Haute-Loire au XIXe siècle – Déplacements sous contrôle – Claude Caron – Livrets ouvriers et émigration temporaire – Raymond Vacheron – Vie rurale et exode rural en Haute-Loire au XIXe siècle – Jean-François Brun – Conclusion de la journée. Autres études : Sur les traces du Capitaine Georges, du maquis noir de Vergezac, à la prison de  La Mal Coiffée à Moulins, graffitis présentés, par René Dupuy – Jean-Claude Prat :  Les Francas en Haute-Loire – Camille Fabre – Stratégie de survie des veuves dans le canton de Saugues, en Haute-Loire, entre 1793 et 1830 – Georges Chanon :  Les pérégrinations d’un jeune perruquier du Puy au XVIIIe siècle

• KALMAR Pierre, ARCHIMBAUD Maurice : L’inconnue du cimetière Saint-Jean : Promenade historique, philosophique et poétique dans le cimetière Saint-Jean, de Thiers, et Biographie d’Élisabeth Archimbaud. 1 vol. br, 70 p, illustrations, auto-édition Pierre Kalmar, 8 €.

Kalmar l'inconnu► Cet ouvrage de vulgarisation historique concerne principalement la ville de Thiers et l’un de ses lieux emblématiques, le cimetière Saint-Jean. L’auteur propose une promenade historique, philosophique et poétique dans le cimetière Saint-Jean ainsi que la biographie d’Élisabeth Julie Archimbaud, née Joubert, l’une des résidentes des lieux. Même si, dans ce livre, les éléments factuels sont majoritaires, les spéculations philosophiques, esthétiques, humoristiques, poétiques, imaginatives et oniriques qu’il y a  semées confèrent à l’ensemble un climat particulier qui, espère-t-il, sera compris et apprécié de ses lecteurs.

• LAURENT Christophe : Architectures remarquables du XXème siècle en Auvergne. 1 vol. br, 120 p, illustrations, éd. de la Flandonnière, 19 €.

Z Laurent (2)► Ce livre présente de manière précise et distrayante, 36 bâtiments et ouvrages d’art auvergnats du XXe siècle. Connues ou méconnues, ces œuvres illustrent la créativité et la diversité de l’architecture de cette période. Elles ont été sélectionnées notamment pour « revoir le champ des possibles ». Leur exemplarité conduit à s’interroger sur ce qui constitue en Auvergne, le patrimoine architectural du XXème siècle. Né en 1969, Christophe Laurent se définit comme un historien de l’architecture. Il a contribué à plusieurs ouvrages, dont Les Bâtisseurs de la modernité (2000) et l’Encyclopédie Perret (2002). Il a également publié une Anthologie des écrits, conférences et entretiens d’Auguste Perret (2006). Il est l’auteur d’une douzaine d’articles parus dans des revues scientifiques. Depuis deux décennies, son travail se concentre sur l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme en Auvergne (XVIIIe -XXe siècles). Ses activités comportent notamment des diagnostics patrimoniaux, des conférences et des visites guidées,  le commissariat d’expositions (L’Architecture du XXe siècle en Auvergne ; Sabourin, l’architecture de l’hôpital-sanatorium), la rédaction de brochures pour des collectivités territoriales et celle d’articles pour la revue Auvergne architectures (devenue Architectures et territoires). Ses deux plus importantes recherches récentes sont une Histoire architecturale et urbaine de l’Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand  et une Étude pour le Label Patrimoine du XXe siècle en Auvergne. Le livre Architectures remarquables du XXème siècle en Auvergne est issu de cette étude.

• LEFEBVRE Thierry, RAYNAL Cécile : Voyage en CO2. De la Grotta del Cane de Naples à la Grotte du Chien de Royat-Chamalières. 1 vol. br, 202 p, éd. Glyphe, 16 €.

9782358152709-325x477Le dioxyde de carbone (CO2) n’a été formellement identifié que durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Mais, depuis la Renaissance, on pouvait constater sa nocivité dans une ­anfractuosité volcanique située près de Naples: des animaux, le plus souvent des chiens, étaient soumis au gaz insidieux qui s’y accumulait, afin de satisfaire la curiosité des voyageurs. Ainsi naquit le mythe de la Grotte du chien, bientôt répliquée avec succès à Royat-Chamalières. Le livre décrit très précisément les deux sites et retranscrit de nombreux témoignages liés aux expériences menées par les scientifiques de l’époque. Chiens, grenouilles, coqs, serpents, lézards, limaces ont été exposés aux “ exhalaisons meurtrières”. Replacés à l’air libre, les visiteurs transalpins assistaient à la résurrection des animaux. C’est l’incroyable histoire de cette attraction pluriséculaire, ancêtre des dispositifs de vulgarisation scientifique, que retrace cet ouvrage.

• MOULIER Jean-Claude : Châteaux, seigneurs et sites fortifiés de la Basse Auvergne.1 vol. relié, 290 p, illustrations n-b et couleur, index, éd. des Monts d’Auvergne, 39  €.

Z MOULIER (2)La Basse-Auvergne représente la partie nord de l’Auvergne. Elle est composée d’une partie centrale, la Limagne, vaste fossé tectonique, fertile et riche où de nombreux habitants se sont regroupés dans les villes et les grandes cités de Clermont, Montferrand et Riom. La Limagne est ouverte au nord. Ses autres côtés sont entourés de montagnes : les massifs du Forez et des Bois Noirs à l’est, la chaîne des Puys et le massif du Sancy au centre et les Combrailles à l’ouest. Dans ces régions les luttes intérieures et les invasions qui ont dévasté le pays ont amené les habitants à entourer leurs villes de remparts et même les villages de campagne ont été fortifiés. Dans les montagnes, ce sont les châteaux des seigneurs du pays qui offraient un refuge aux habitants. La guerre de Cent Ans puis les guerres de Religion et la Révolution ont entraîné la ruine de beaucoup d’édifices. Quelques-uns ont été restaurés, peu sont restés intacts. Cet ouvrage se propose de partir à leur découverte, de retracer leur histoire et celle des familles qui les ont possédés. Par une illustration abondante, il montre leur état actuel, des plus modestes vestiges aux demeures prestigieuses, parfois toujours occupées par les descendants de leurs constructeurs. Cette documentation et une localisation précise des châteaux permettront au lecteur de partir à leur découverte et de faire revivre leur histoire.

• POREBSKI Annie, BOUTHORS Gérard : Le livre de Gérard : hommage à Gérard Propos. 1 vol. br, 130 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. La Galipote, 20 €.

Z BOUTHORS POREBSKIBiographie de Gérard Propos, qui retrace son riche parcours. Né en 1933, décédé en 2002, il fut le fondateur du groupe spéléologique de Provence, avant de présider la fédération française de spéléologie. C’est à l’école de Norbert Casteret qu’il s’était formé et il occupe une place particulière dans l’histoire de la spéléologie, à la charnière  entre deux générations. Il a, de fait,  vu et accompagné l’évolution technique de cette discipline. Il a été aussi à la tête de nombreuses expéditions, dont celle de la grotte de la Cigalière et de la Coume.

• Pierre Pouyet, un soldat montferrandais dans la Grande Guerre.  Édition établie par Annie Frier, Christiane Rivenet et Jacques Talbot  1 vol. br, 98 p, éd.  Association Montferrand Renaissance (Clermont-Ferrand), 15 €

Z POUYET Une cinquantaine de lettres et cartes postales d’un soldat Montferrandais ont été dénichées dans un vide-greniers, il y a de nombreuses années. Cette correspondance a permis l’écriture d’un livre sur le soldat Pierre Pouyet qui écrivait à sa femme. Il était né en 1886 à Saint-Bonnet-le-Chastel et marié à Montferrand avec Mathilde Monnet. Pierre Pouyet a fait des études à n’en pas douter ; ses lettres sont d’une belle écriture, très lisible, sans fautes d’orthographe ni de grammaire. Il emploie parfois des mots de vocabulaire recherché : “Je t’écris à la lueur d’une lanterne à lumière falote”, qui a inspiré le sous-titre du livre. Ces études lui ont permis d’accéder au grade de maréchal des logis fourrier et d’être un peu moins à l’avant du front. Il reviendra de cette guerre après quatre années d’enfer. Annie Frier, Christiane Rivenet et Jacques Talbot, ont décidé d’exploiter les courriers pour en faire un livre, édité par l’association Montferrand Renaissance.

• SAUTAREL Stéphane : Le management humaniste : invitation au voyage, l’art du dépassement et de l’alignement. 1 vol. br, 498 p, éd.VA éditions, 35 €

1-couv-Management-Hum-bigLa question du management humaniste ne devrait pas en être une… Pourtant si elle apparaît aujourd’hui comme une nécessité, elle est loin d’être une réalité dans nombre d’entités. C’est ainsi qu’il apparaît nécessaire non seulement d’en préciser les contours, mais surtout d’en montrer la portée et plus encore de proposer au collectif comme à l’individu d’emprunter un des chemins permettant de vivre pleinement dans un tel cadre professionnel quelle que soit sa place : Dirigeant, Manager, Encadrant, Salarié, Agent, Actionnaire, Élu….Il semble en effet que le choix qui se présente aujourd’hui à tout responsable est, soit de résister face à la montée de cet appel avec tous les risques qui apparaissent chaque jour davantage non seulement pour les individus, mais aussi pour les organisations, soit de prendre la vague. Celle-ci non seulement enfle davantage chaque jour, mais aussi revient sans cesse frapper une cote plus friable que jamais.  Cet ouvrage invite, de manière originale et inédite, à un voyage vers le management humaniste. L’auteur cantalien  en propose une approche nouvelle, très ouverte, créant des interactions, des liens non seulement au sein de l’organisation, quelle qu’elle soit, mais aussi avec la société tout entière.

• TEISSON  Jeanne : Germaine Tillion, un long combat pour la paix.1 vol. br, 160 p, éd. Glyphe, 14 €.

TILLION► “Je ne connais qu’une race, la race humaine”, aimait à rappeler l’ethnologue Germaine Tillion, né à Allègre (Haute-Loire) en 1907. Ancienne déportée, à Ravensbrück en 1943, Germaine Tillion a lutté toute sa vie pour la justice, les droits humains, la paix et l’égalité entre les hommes et les femmes. En humaniste bienveillante, cette ethnologue réaliste mais pleine d’humour a combattu l’ignorance et a lutté contre la barbarie. Jusqu’à sa disparition, à 101 ans, elle a sauvé des centaines de personnes et a souvent risqué sa vie pour défendre ses valeurs, en Algérie notamment. Le 27 mai 2015, elle est entrée au Panthéon. Des proches de Germaine Tillion ont apporté leur témoignage à Jeanne Teisson afin qu’elle fasse revivre toutes les facettes de  cette grande dame. Comme une flamme qui jamais ne s’éteint, la pensée de Germaine Tillion éclaire notre présent.

• VALIORGUE Bertrand : La raison d’être de l’entreprise. 1 vol. br, 64 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. L’opportune, 4,50 € (3 € version PDF)

Raison_etre_entrepriseAu cœur de notre quotidien, l’entreprise est à l’origine de nombreux déséquilibres sociaux et environnementaux interrogeant sa contribution à la vie de la Cité. Comment l’entreprise doit-elle fonctionner ? Cet ouvrage fait le point sur les origines du malaise qui ont conduit le législateur à revoir en profondeur la raison d’être de l’entreprise par des modifications du Code civil et du droit des sociétés. Il évalue aussi les défis pratiques posés par ces évolutions juridiques pour dessiner en creux une nouvelle entreprise au service du progrès social et environnemental. Bertrand Valiorgue est professeur de stratégie et gouvernance des entreprises à l’Université Clermont Auvergne. Ses travaux portent sur la gouvernance et la responsabilité sociale des entreprises auxquelles il a consacré de nombreux articles et chapitres d’ouvrages.

VIALLEFONT Anne : Les sondages d’opinion. 1 vol. br, 64 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. L’opportune, 4,50 € (3 € version PDF)

Sondages_opinion_P1Qu’est-ce qu’un sondage d’opinion ? Qui le produit ? Pourquoi les sondages se trompent-ils (ou non) ? Que vont devenir les sondages à l’heure d’Internet ? Ce court ouvrage fait le point sur la méthode la plus utilisée pour explorer l’opinion publique. En évitant formules mathématiques et complexité technique, on analyse l’organisation et les méthodes de la production de sondages, ainsi que les sources d’erreurs possibles et observées, à partir d’exemples historiques ou récents. Anne Viallefont est Maître de conférences en statistique à l’École d’Économie de l’Université Clermont Auvergne, spécialiste de la modélisation statistique. Elle applique les méthodes statistiques à des domaines variés, de l’écologie animale aux études médico-économiques.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

couverture guide orange 2018Association Rhône – Alpes des Amis de Saint-Jacques:  Chemin de Saint-Jacques, de Cluny au Puy-en-Velay, via  Cluniacensis, par Charlieu, Montbrison et Usson en Forez: renseignements pratiques.  15è édition. 1 vol. br, 68 p, illustrations n-b et couleur, édition bilingue  français – allemand, lexique, éd. Association Rhône – Alpes des Amis de Saint-Jacques (Lyon), 10 €.

►Cet itinéraire, utilisé par les pèlerins venant soit de Vézelay, soit de Franche-Comté, d’Alsace et, plus loin, d’Allemagne, prend sa source à Cluny, siège de la célèbre abbaye bénédictine qui a eu une influence primordiale sur l’organisation des chemins de Saint-Jacques.

DB Au fil des chemin DB• BRUGÈS Daniel : Au fil des chemins. 1 vol. br, illustrations en couleur, éd. de Borée, 9,95 €.

• BRUGÈS Daniel : Tout naturellement. 1 vol. br, illustrations en couleur, éd. de Borée, 9,95 €.

 Qu’est-ce qui est assez grand pour pouvoir prendre des notes, mais pas trop grand pour tenir dans le sac et à emporter partout ! Un carnet de notes, évidemment. Tout Naturellement… Les pages destinées à la rédaction sont entrecoupées de pages présentant des espèces naturelles, animales et végétales, représentées sous la forme d’aquarelles et accompagnées  de texte. DB Tout naturellementFidèle à ses racines rurales auvergnates (il est né et vit dans le Cantal), Daniel Brugès s’est attaché très tôt à raconter, à peindre et à dépeindre la nature qui l’entoure par le biais des mots et de l’art. Auteur en même temps qu’illustrateur passionné de 30 ouvrages, il est lauréat, entre autres, du Grand Prix de la Société savante de La Haute-Auvergne 2007 et du Prix Littéraire Arverne 2010. Il collabore à de nombreuses revues parmi lesquelles  Massif Central patrimoine.

• FILLIAS Fabien, JULIEN Anne, DECOBECQ Dominique : Puy-de-Dôme : 10 itinéraires de randonnée détaillés – 10 fiches découverte. 1 vol. br, 256 p, illustrations, cartes, éd. Omniscience, coll. Guides géologiques, 24,90 €.

Z GuideCe guide propose 10 itinéraires pédestres géologiques sur des sites remarquables du département du Puy-de-Dôme, haut lieu de la volcanologie et du Haut lieu tectonique Chaîne des Puys – faille de Limagne, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Cet ouvrage se veut une invitation à découvrir ce département à travers l’originalité de ses sites : les volcans tout juste assoupis de la Chaîne des puys, le massif du Mont-Dore et sa caldeira, le massif du Sancy et ses dykes, ses récents bassins sédimentaires, des roches de plusieurs centaines de millions d’années nées du démantèlement d’une très ancienne grande chaîne de montagne, ses sources minérales…, ce guide ne cessera d’étonner le lecteur randonneur tant le département du Puy-de-Dôme est varié. C’est aussi un département d’histoire et d’une biodiversité exceptionnelle où la flore méditerranéenne côtoie la flore alpine et parfois sibérienne.

• Hautes terres du Cantal : 22 belles balades. 1 vol. br, 128 p illustrations en couleur, cartes, éd. Belles balades éditions,  coll. Guides belles balades, 17,90 €.

Hautes-Terres-du-Cantal-22-Belles-Balades► Une sélection des 22 plus beaux sentiers à parcourir au cœur du Cantal. Sur ces hautes terres volcaniques, entre cascades, vastes plateaux de pâturage, crêtes de volcans, panoramas époustouflants, vallées verdoyantes, tourbières, lacs, forêts et villages authentiques, le promeneur pourra observer une nature sauvage et préservée des hautes terres volcaniques du Cantal. La faune, la flore et les paysages se dévoilent. Cette sélection des 22 plus beaux sentiers des Hautes Terres du Cantal permet aussi de découvrir des villages authentiques et un patrimoine d’art roman exceptionnel. Au total, une nature protégée par le Parc naturel régional des volcans d’Auvergne, avec 5 sites classés “ Espace Naturel Sensible”  et l’unique Réserve naturelle régionale du département. L’application mobile permet de survoler  les balades en 3D, d’écouter  les conseils d’experts, mais aussi d’identifier quelque 150 chants d’oiseaux

• LEPÈRE François, HECKMANN Céline: Le chemin de Stevenson: sur les pas de l’écrivain, du Velay aux Cévennes. 11 étapes du Puy à Saint-Jean-du-Gard. Nouvelle éditions mise à jour. 1 vol. br, 100 p, illustrations en couleur, éd. François Lepère, coll. guide  de poche du randonneur et du pèlerin, 9,90 €.

Le-chemin-de-Robert-Louis-StevensonEn 1878, Robert Louis Stevenson a 28 ans et il  arrive à un tournant dans sa vie : il est assailli de doutes sur sa vocation d’écrivain, tandis que  Fanny Osbourne, la femme de sa vie, vient de le quitter et d’embarquer pour les États-Unis… Pour prendre du recul, il se retire au Monastier-sur-Gazeille, dans le Velay, avant de partir à pied avec pour seule compagne une ânesse nommée Modestine. Ce périple, qui le conduira de la Haute-Loire jusqu’au département du Gard, il décidera d’en faire le récit dans “Voyage avec un âne dans les Cévennes”. Ce guide reprend l’itinéraire de Stevenson, en y ajoutant de nombreuses informations culturelles, ainsi que sur les sites à visiter, les lieux d’hébergement… 

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• ARRIBA Suzanne de : La terre des retrouvailles. 1 vol. br, 320 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 7,50 €.

Z DE ARRIBACatherine, journaliste à Paris, arrive comme chaque année en Ardèche pour passer des vacances auprès de sa tante, une vieille dame originale, qui l’aime profondément. Elle retrouve avec émoi le domaine familial blotti au cœur d’une nature sauvage et enchanteresse. Veuve depuis peu, elle entend aujourd’hui mener sa vie à sa guise. Elle apprend que son petit-cousin, Antoine Fabras, est resté au pays et qu’il s’est lancé courageusement dans l’arboriculture. Elle découvrira aussi que ce n’est plus le tendre garçon qui l’adorait, mais un homme farouche que les déceptions ont rendu amer et méfiant. Suzanne de Arriba nous fait rêver avec ce roman, dense et vibrant d’émotions. Elle tisse avec finesse et subtilité les portraits croisés de femmes au caractère bien trempé. Elles ont dans le sang la vivacité des cours d’eau sauvages et tumultueux de leur région.

• BÉGUÉ Régis : Fatales négligences. 1 vol. br, 272 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 7,50 €.

Z BEGUEUne simple faute d’inattention, c’est ce que plaide Aymeric Le Bellec au moment où on le découvre en tenue d’Adam dans le vestiaire des femmes de la salle de sport de son entreprise. Mais qu’est-il en mesure de prouver ? S’ensuit un odieux chantage qui va conduire celui qui se voyait déjà à la tête de la Frog Amber, rayonnante compagnie d’énergie renouvelable, à enchaîner les erreurs quand il tentera de couvrir ses agissements graves par des actes pires. Obnubilé par les menaces qui pèsent désormais sur sa carrière, il en néglige une autre,  bien plus terrifiante encore. On ne s’est pas méfié du froid venu de Sibérie, qui s’abat sur Paris et l’Europe. On aurait dû, car le black-out électrique est imminent. Un drame aux conséquences incalculables. Après S.N.O.W. (2018) qui avait plongé le lecteur dans les méandres de la finance, Régis Bégué nous livre ici un roman d’anticipation sur la fatale panne d’électricité, l’une des hantises de notre monde moderne hyperconnecté. Lorsque géopolitique et spéculation énergétique se mêlent, le résultat est des plus apocalyptiques, mais le scénario bien trop réel.

• BERGER Bernadette : Pour une goutte d’éternité. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 15 €.

ZZ BergerIl y a des lieux qui recèlent des mystères et d’où se dégage un véritable caractère. Stéphane Bern ne s’y est pas trompé lorsqu’il a retenu le site troglodytique des grottes de Couteaux pour son opération le Loto du patrimoine. Cet endroit, Bernadette Berger le connaît comme sa poche. Déjà, dans son enfance, c’était un merveilleux terrain d’aventures, et aujourd’hui cette terre enflamme l’imagination de l’auteure qu’elle est devenue. Un jeune berger y fait une découverte fabuleuse ; elle bouleversera le cours de sa vie. Quand on détient un manuscrit annoté par un célèbre alchimiste et une fiole d’élixir de santé éternelle, on est certain que les ennuis vont s’enchaîner et qu’ils n’iront que crescendo, même en déployant les plus habiles subterfuges. Qui ne rêverait pas d’être immortel, quitte à en payer le prix fort ? Un livre qui se dévore comme un polar, et pourtant il s’agira aussi d’amour, car le principe mâle et le principe femelle participent de l’élaboration alchimique. Bernadette Berger tisse cette histoire avec beaucoup d’adresse, convoquant des images saisissantes et retraçant diverses pratiques ancestrales. Si aujourd’hui certains les tiennent pour obscurantistes, d’autres en revanche y ont toujours recours pour soigner le corps et l’âme. Elle a signé de nombreux romans, dont “Le Choix d’Amélie” publié aux éditions Lucien Souny (2017).

• BERGER Bernadette : Le choix d’Amélie. 1 vol. br, 240 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z BERGERÀ la suite d’un drame familial dont elle se sent responsable, Amélie, tout juste vingt ans, décide de consacrer sa vie aux autres. Cette pénitence qu’elle s’impose n’est-elle pas un prétexte pour quitter la maison du malheur et abandonner les siens à leur misérable sort ? Amélie est heureuse de se sentir utile. Sans tableau ni planisphère, elle instruit les enfants dont elle a la charge. Le soir, elle réunit les femmes pour prier et faire de la dentelle. Elle connaît aussi le secret des plantes qui soignent et les gestes qui sauvent. Sa présence apporte un souffle de vie et d’espoir au hameau. Mais, bien vite, sa nature généreuse et impulsive ne peut rester passive devant les souffrances de son petit monde. Elle veut influer sur le cours des choses, quitte à réveiller la colère du curé et la haine de l’instituteur. Avec sa foi chevillée au corps, sa vitalité et son goût du partage, Amélie est une héroïne des plus attachantes. Un roman profondément humaniste, incisif et bouleversant, nourri de rigoureux détails historiques, qui dit ce que signifie être humain aujourd’hui.

• BLANC Claude-Georges : La batteuse : nouvelles paysannes du pays limousin. 1 vol. br, 92 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

Blanc► Aujourd’hui les personnes d’un certain âge, et même d’un âge certain, ont connu la vie rurale, une vie et des traditions qui n’avaient pas changé depuis plusieurs siècles et que l’on vivait encore dans les années 1950 – 1960 . Du temps de leur enfance, beaucoup de familles avaient un tonton paysan qui avait rendu quelques services alimentaires pendant les privations de la guerre et vers qui l’on retournait avec l’automobile pour les vacances d’été. Le monde paysan de ces années-là, avant que le mépris du monde industriel ne recouvre cette gent laborieuse de son  opprobre condescendant, avait encore la considération du “peuple de France”, souvent flatté par des sentiments politiques hypocrites qui aujourd’hui valorisent la la France par son rayonnement mondial basé sur tout autre chose que le souci de produire elle-même sa propre nourriture…

• BONNET Jean-Pierre : Des Nouvelles de Compostelle. 1 vol. br, 256 p, éd. Lucien Souny, coll.  Souny Poche, 6,50 €

BONNET JP Nouvelles deLe chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle est devenu un phénomène de société. Long voyage géographique et intérieur, chaque jour, à la belle saison, de nombreux pèlerins prennent la route vers l’Espagne, à partir de quatre axes majeurs. Grand marcheur, mais aussi rêveur impénitent, Jean-Pierre Bonnet a effectué le périple jusqu’à Santiago à trois reprises, en empruntant un nouvel itinéraire. En 2004, il part de Vézelay, puis l’année suivante, du Puy-en-Velay. Et en 2007, il découvre, son bâton en main, la voie d’Arles. À chacun de ses retours, il compile ses notes et ses rencontres qui deviendront Des Nouvelles de Compostelle. Dans ce livre, l’auteur raconte le chemin, mais aussi le parcours de ces gens qui essayent de naviguer entre les turbulences de la vie pour trouver leur propre chemin. Finalement, cette cinquantaine de tableaux crée un paysage émotionnel remarquable entraînant le lecteur au cœur de cette aventure singulière des temps modernes.

• BORDES Gilbert : La garçonne. Livre en gros caractères. Nouvelle édition. 1 vol. br, 385 p, éd. Libra diffusio, coll. Corps 19, 24,50 €.

la-garçonne-425x680On appelait Louison  » la Garçonne « , braconnière solitaire des bois de Sologne en ces années  1930. Presque dix ans plus tard, au terme d’un long exil dans le nord du Canada, elle revient sur les lieux d’un drame qu’elle n’a jamais oublié. A la fois par désir de vengeance et en quête de ses origines. À vingt ans, sa beauté rousse ensorcelante et son indépendance dérangent. Celle qu’on surnomme « la garçonne » aime s’aventurer la nuit tombée dans la profondeur des bois pour braconner. Les villageois s’interrogent : pourquoi cette orpheline est-elle la protégée du puissant comte de Cressey ? Un soir de novembre 1937, deux hommes l’agressent. Un traumatisme dans sa chair qui va bouleverser pour toujours son rapport à la vie, à la mort. Emportant avec elle ses secrets, Louison décide un jour de quitter son village de Sologne. Loin de ceux qui ont veillé sur elle, enfant, loin de ceux qui la haïssent… Et loin aussi de celui qui n’a jamais cessé de l’aimer. Pour mieux fomenter sa vengeance ? Quand les années noires de l’Occupation auront révélé, parmi les habitants de Saint-Roch, les valeureux et les lâches…

• BRÛLÉ Jean-Pierre : Les larmes d’Anna. 1 vol. br, éd. de la Veytizou, 20 €

Z BRULEÀ la veille de la Grande Guerre, quelque part en Limousin, nous retrouvons deux familles confrontées à la vie sociale de l’époque. Léon, Anna et leur fils Gustave exploitent une petite ferme. Non loin de là, les Mondé et leur fille Marguerite cultivent une grande métairie. Gustave et Marguerite s’aiment et se destinent l’un à l’autre. Seulement voilà, le jeune homme est mobilisé et Marguerite s’engage dans l’armée comme infirmière…Avec “Les larmes d’Anna”,  Jean-Pierre Brûlé n’en est pas à son coup d’essai. Il a déjà publié, aux éditions de la Veytizou, “Le dernier laboureur” ainsi que “Dictons et proverbes de nos anciens”.

• CHALIAT Alain: Les Sorcières de Saint-Julien. 1 vol br, 357 p,éd. de la Veytizou, 23 €.

Z les-sorcieres-de-saint-julienÀ Saint-Julien, la vie s’écoulait en apparence tranquille… A la rentrée scolaire de 1969, un jeune enseignant, Jean est nommé directeur de l’école du village. Avant qu’il ne rejoigne son poste, le secrétaire du Syndicat National des Instituteurs le prévient : ce coin reculé du Limousin bénéficierait d’une étrange réputation… Il serait un véritable nid de sorcières ! En apprenant la surprenante nouvelle, Jean s’en réjouit. N’a-t-il pas déjà rédigé un mémoire sur les pratiques ancestrales de la Sorcellerie ? Seulement voilà, les « brodeuses » de Saint-Julien l’attendent…

• CHERRIÈRE Éric : Mon cœur restera de glace. 1 vol. br, 192 p, éd. Belfond, 18 €.

Z Cherrière► Un roman qui a pour cadre un village imaginaire de la Haute Corrèze,  et qui traverse les deux dernières guerres mondiales, via  des destins familiaux, marqués au fer rouge par l’histoire… Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable devant laquelle l’enfant s’était dit “ Quand je serai grand, je vivrai là.” Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une  gueule cassée. Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020, peints sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand. Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles. De 1918 et 1944 à 2020, “Mon cœur restera de glace” couvre un siècle de guerres fratricides. Ce roman noir, qui explore les destins d’individus ordinaires perdus aux carrefours de l’histoire, est aussi le roman de la beauté face à la violence. De ces fleurs qui poussent sur les champs de bataille.

• COVAS Madeleine : Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile? 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays,  14 €.

Z Covas► Marie-Hélène attend le retour de son père qui, seul, la sortira de la misère et de l’enfer. Entre la faiblesse de sa mère et la brutalité de l’Étranger, elle fait face grâce à l’amour d’une voisine. Reine lui propose de menus labeurs et lui offre de petits bonheurs auprès des animaux de la ferme et dans la nature. Huit ans déjà, et elle reste toujours sans nouvelles. La tragédie couve et un affrontement a lieu dans la montagne. Deux hommes se battent et l’un est tué. Qui est-il ? Dans ces années 1950, les sentiments demeurent exacerbés et les rancunes tenaces. Tout peut basculer au moindre souffle. Quand la vérité éclatera, Marie-Hélène pourra-t-elle enfin vivre comme toute petite fille de son âge ? Trouvera-t-elle une seconde famille pour se reconstruire ? Une histoire poignante portée par une héroïne lumineuse et une Reine qu’on aimerait tous avoir rencontrée. Madeleine Covas sait mieux que personne qu’à force de volonté et d’amour, on peut devenir quelqu’un, même en partant de rien. Et elle nous offre ici une formidable leçon de vie et d’espoir.

• DELPASTRE Marcelle: Terre Mère. Gravures de Pavel Macek. Textes bilingues : français et tchèque (traduction de Pavel Macek). 1 vol. br,  illustration, éd. Marsa Publications, 15 €

9791092448245Marcelle Delpastre (1925-1998), écrivaine, poète, ethnologue, agricultrice, est née, a vécu, et est décédée à Germont en limousin. Elle est l’auteure de plus d’une quarantaine d’ouvrages en français et/ou en occitan – édités principalement chez Payot et aux éditions Lo chamin de Sent Jaume. Elle a également publié de nombreuses contributions dans divers périodiques. Pavel Macek, graveur, né à Prague, a vécu en Limousin de 1978 à 2017. En 1986 il a reçu à Paris le prix Jean Chièze pour ses gravures sur bois. Utilisant la technique dite à bois perdu  et ses estampes peuvent présenter de trois à onze couleurs. Les illustrations de cet ouvrage sont des gravures sur lino, technique qu’il préfère depuis son retour à Prague.Il a exposé ses œuvres dans diverses villes d’Europe (Prague, Belgrade, Sarajevo, Silkeborg…), mais aussi en France (Guéret, Limoges, Évian, Rodez, Gordes…).

• Marcelle Delpastre, femme terre. 1 vol. br, 259 p, illustrations de Jacques Barthélémy, éd. Marsa Publications – Revue A, coll. Femmes en poésie, 20 €.

9791092448252-444x442Ce numéro de la revue A est centré sur  Marcelle Delpastre et comporte plusieurs inédits de la poétesse, dont “Orador Aura, Oradour à présent”, inspiré par le massacre du 10 juin 1944. On y découvre Marcelle Delpastre sous un jour différent avec la reproduction de nombreux dessins qu’elle avait réalisés.  Des photographies permettent aussi de la suivre, de l’adolescence à la vieillesse, dans maintes situations touchantes. Avec des contributions de Marie Virolle, Michel Chadeuil, Jean-François Migaud, Miquèla Stenta, Luc de Goustine, Alain Galan, Marie-France Houdart, Bernard Comby, Patrick Cazals, Jean Maison, Thérèse Canet, Jean-Marc Siméonin, Christine Virolle Da Silva et Jan dau Melhau, le tout accompagné de divers  documents, photos, manuscrits en fac similé et des dessins de l’auteure.

• DEMELLIER José : Le dernier loup des Millevaches. 1 vol. br, 240 p, éd. Geste éditions, coll. Le geste noir, 12,90 €.

176259Pisseloup est un hameau du plateau des Millevaches perdu aux confins des départements de la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne. Le récit se passe au cours de l’année 1913, temps des superstitions, année de tous les périls. Au hameau, on a fort à faire avec les loups ! Les derniers survivants de cette race maudite des Millevaches sont venus se réfugier à Pisseloup. Par quelle malédiction ? Ce récit est aussi l’histoire des Peyrutie : Jean, un scieur, un homme généreux et travailleur, Marie, la mère, une femme au caractère exceptionnel, fière jusqu’à l’orgueil et Germain leur fils, un enfant damné à la naissance, atteint d’une maladie incurable qui lui dévore le visage ! Cette maladie qui le rend hideux a conduit à son exclusion de l’école communale en 1902, alors qu’il était âgé de 6 ans et demi. Personne ne reverra cet enfant vivant, honni et banni du monde. Au hameau, hors quelques personnes, on n’aime pas les Peyrutie, on se montre indifférent à leur drame. À quoi bon se préoccuper du sort du fils Peyrutie qu’on dit en cette année 1913, reclus à la scierie, mourant et grabataire… José Demellier, né en 1945, est issu d’un milieu modeste. Après quelques années d’activité, il obtient un master en management. Chef de service à la sécurité sociale à Tulle jusqu’en 2005, il est passionné de littérature classique, mais aussi de paléoanthropologie. Son premier roman, “La Toquée”, est paru aux éditions De Borée en 2015.

• FROUSTEY Jean-Paul : Droit comme un pin. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z PROUSTEYClément est le dernier à faire couler la sève des pins. À cette heure, toute la jeunesse abandonne la forêt et part en ville. Mais lui fait de la résistance pour vivre et travailler dans le cadre qu’il aime aux côtés de mémé Justine. Il se déplace encore sur une vieille mobylette. Bien sûr, les filles l’ignorent, et l’on se moque de lui. Mais peu lui importe ! Sauf qu’un jour, il perd son travail, sa grand-mère disparaît et le propriétaire de la maison qu’il habite le congédie. La situation semble sans issue. Il n’a pas d’amis à qui se confier. Pourtant, c’est le boucher du village qui évoque le concours de garde-chasse… Le rêve pourrait-il ainsi continuer ? Arpenter la forêt, acheter cette 4 L avec l’argent qu’il a découvert dans la boîte à biscuits de Justine… Clément veut y croire ! Il est prêt à faire des efforts, même des sacrifices si l’équilibre est à ce prix. Mais est-ce que cela sera suffisant ? Trouvera-t-il la force d’avancer envers et contre tout ? Un roman plein d’amour, de tension et de tendresse.

• FROUSTEY Jean-Paul : Une vie à se racheter. Version E-book, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 6,99 €.

FROUSTEY Une vieErreurs de jugement et mauvaises fréquentations ont conduit Jules dans un centre de rééducation pour jeunes délinquants. À sa majorité, les portes s’ouvrent: il est enfin libre. Libre mais seul, car son père ne veut pas le revoir à la maison. Sans toit, sans formation, sans argent, il se retrouve à la rue et sur les routes de France. De Paris, il arrive dans les Landes. Le climat y est clément, et les gens plus souriants, mais méfiants quand on fait la manche. Et curieusement c’est une vieille dame attachée aux principes et aux valeurs qui décide de lui donner une chance. Jules saura-t-il se plier aux exigences de Colette? Acceptera-t-il son autorité et le contrat qu’elle lui propose? Débordant de fierté et d’ambition, il n’a qu’une seule idée: regagner l’estime des autres et surtout celle de son père. Le chemin sera semé de rencontres, d’embûches, d’amours, de tragédies. De quoi lui faire perdre la tête souvent, l’espoir parfois… Jean-Paul Froustey, auteur de nombreux livres parus aux éditions Lucien Souny, dont Droit comme un pin, Le Gardien des abeilles, signe ici un roman qui nous dit ce que signifie être humain dans ce monde.

• GANE Sylvain : Rappelle-toi que c’est écrit. 1 vol. br, 380 p, éd. Mon Limousin, 18 €.

GaneÉva Chevalier vit le bonheur ordinaire d’une femme de son âge, quand tout bascule. Le soir de son déménagement, alors qu’une fête est organisée pour son départ de la colocation, elle reçoit un mystérieux roman d’un expéditeur inconnu. En le feuilletant rapidement, elle découvre qu’il y est question d’un enfant que l’on annonçait mort-né, mais qui aurait survécu. Comme elle… Pour Éva, il ne peut s’agir d’une coïncidence. Elle se met alors à la recherche de l’auteur qui semble connaître sa vie sur le bout des doigts. Au risque de découvrir un monde parallèle, jusqu’ici bien enfoui, qui pourrait se retourner contre elle. Sylvain Gane est né en Corrèze et écrit depuis l’âge de vingt ans. Il vit et travaille aujourd’hui à Paris. Avec ce troisième roman, qui a tous les ingrédients d’un thriller efficace, il confirme son talent d’auteur original.

• JUNG Jacques : Un p’tit coin tranquille  en Creuse. Nouvelle édition. Roman policier. 1 vol. br, 284 p, biblio, filmographie, sitographie, éd. La Geste édition, coll. Le geste noir, 12,90 €.

JUNG P(tit coin tranquilleUn corps flotte dans l’étang des Landes. Les inspecteurs Diégo Castellon et Martine Malicette découvrent au cours de l’enquête que la victime, ancien médecin SS de Dachau, s’était installée incognito à Chénérailles. Vengeance d’un rescapé des camps de la mort ? Pas si simple… La découverte d’un second corps, celui d’un homme lui aussi généraliste, mais à Gouzon, va brouiller les hypothèses échafaudées. Les investigations policières évolueront sur fond de scandale du Thalidomide, dans ce milieu rural des années soixante-dix, où l’emprise de la bourgeoisie est forte. Le substitut Dura Lex et les deux policiers vont devoir tirer les fils de l’imbroglio de ces affaires, que le hasard a finement emmêlés au gré des événements.

• JUNG Jacques : Le cordonnier d’Aubusson : vengeances en Creuse. Roman policier. 1 vol. br, 234 p, biblio, filmographie, sitographie, éd. La Geste éditions, coll. Le geste noir, 12,90 €.

JUNG CordonnierL’action se déroule à la fin des Trente Glorieuses en ces années pompidoliennes marquées notamment par le cessez-le-feu au Vietnam, et en France par le combat des féministes pour le droit à l’avortement. Louis Ducral, un cordonnier, est retrouvé dans son échoppe à Aubusson, une baïonnette plantée dans le thorax. Alors que les premières constatations se dirigent vers un suicide, l’inspecteur Castellon se souvient avoir croisé la victime dans l’affaire Maxime Ténégrier, une précédente enquête restée non élucidée et qui n’a pas cessé de l’obséder. C’est accompagné d’une jeune stagiaire qu’il retournera dans la Creuse, persuadé que les deux meurtres sont liés.  Avec sa fraîcheur et sa vivacité, la jeune fille va bousculer les certitudes du policier aguerri et réussira à imposer sa place dans un monde machiste.

• LABORIEUX Alain : L’été est une longue fête. Version E-book, 320 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 8,99 €.

LABORIEUXAbel Rousses et son frère Daniel se séparent sur le seuil de leur maison après la mort de leurs parents. Subsister sur ces terres ingrates leur est désormais impossible. Abel décide de se rendre sur la plaine littorale où il s’embauche ici et là et tente aussi de gagner un peu d’argent en affrontant les taureaux de Camargue. Il rencontre ainsi Roch Lacombe, fils de grande famille, révolté contre tout, fâché avec son père et qui, à la suite d’une déception amoureuse, risque, tout comme Abel, sa vie devant les cornes. Après un premier contact rugueux, une solide amitié va lier les deux garçons. Ils vont alors partir à l’aventure, passant d’un village en fête à un autre et vivant au jour le jour. Mais aucun ne peut imaginer comment leur quotidien va se retrouver imbriqué dans la grande Histoire, en cette période politique troublée allant de 1830 à 1851. Des événements bien particuliers vont déclencher et favoriser les péripéties et rebondissements inhérents à la fiction mais aussi à la réalisation des rêves de ces fougueux et talentueux garçons.Comme dans Une Passion de trop, et Des Saisons en demi-teinte, Alain Laborieux signe ici une grande saga familiale.

• LAVAL Henri : Malvialle.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 310 p, éd. de la Veytizou, 22 €

Z LAVAL► Quelle étrange malédiction avait frappé cette vallée du pays vert ? Ils étaient trois à partager un secret bien gardé. Au fil des événements, un quatrième personnage se mêlera à l’aventure…Avec tendresse et sensibilité, Henri Laval nous conte l’émouvante histoire du cœur et de la raison. Corrézien d’origine, après une carrière consacrée en partie à l’enseignement, Henri Laval s’est pris de passion pour l’écriture de romans du terroir. Depuis le début des années 1990, l’heure de la retraite venue, il a publié plus d’une dizaine d’ouvrages, tous parus aux éditions de la Veytizou. Ce roman est la réédition d’un ouvrage publié précédemment  sous le titre de “Les amants de Malvialle: un amour interdit”.

• LINOL Franck, NIVARD Joël : Roman policier. La route des mortes : une enquête de Dumont et Varlaud. 1 vol. br, 352 p, éd. La Geste édition, coll. Le geste noir, 13,90 €.

LINOL route des mortesSur le plateau de Millevaches, on a découvert en l’espace de huit ans, les cadavres de quatre jeunes femmes de nationalité turque en bordure de la D 940, cette route jalonnée de chênes et de Douglas qui relie Treignac à Bourganeuf. Mais l’enquête restait au point mort… Jusqu’au jour de ce début de printemps 2019, où le corps mutilé d’une cinquième victime est retrouvé sur un tas de grumes… toujours au bord de la D 940. S’agit-il d’un féminicide ethnique, d’un règlement de comptes dans la communauté turque ou de l’œuvre d’un déséquilibré ? L’enquête est confiée aux commissaires Dumontel et Varlaud, deux flics d’expérience qui se rencontrent pour la première fois. Une intrigue haletante et suspense garanti ! Ce roman à quatre mains est l’occasion, pour les deux auteurs, de révéler le vrai visage du fameux plateau, et aussi d’aborder sans tabou les thèmes de l’amitié, du crépuscule de la vieillesse, des amours perdues et de la trahison. Un roman inédit qui brosse un portrait riche et bouleversant des deux personnages emblématiques de Franck Linol et Joël Nivard.

• LINOL Franck: Le souffle de la mandragore. Roman policier. 1 vol. br, 330 p, éd. La Geste édition, coll. Le geste noir, 13,90 €.

LINOL Souffle“ Le ciel se couvrait et le soleil n’éclairait plus que l’horizon. Soudain, alors qu’il allait faire demi-tour, son regard fut attiré par une vision insolite. Sur sa gauche et légèrement en contrebas, il aperçut, sur le sommet acéré d’un rocher, ce qui pouvait ressembler à des vêtements qui auraient été jetés, là. On distinguait des couleurs dans les rouges et dans les bleus. Damien décida d’aller voir. Il lui fallait escalader quelques monticules, puis redescendre un peu pour atteindre la cible. Plus il avançait, plus la vision se faisait précise. Il voyait à présent comme un agrégat de lambeaux de tissus. C’était la couleur rouge qui dominait.” Sur la commune de Buissière, La Butte de Frochet est un endroit mystérieux où, selon la légende, vivait la terrifiante Mandragore, dragon avide de jeunes filles. Alors que le commissaire Dumontel est suspendu de ses fonctions, il est entraîné malgré lui dans une histoire étrange où se croisent des chamanes, des gourous et des familles “yourtistes”. Ce 9ème  opus de la série, qui flirte avec le fantastique, n’a pas fini de surprendre le lecteur…

• LINOL Franck: Rendez-vous avec le tueur. Roman policier. 1 vol. br, 324 p, éd. La Geste édition, coll. Meurtre en Limousin, 12 €.

LINOL Rendez-vousUne nouvelle enquête de l’inspecteur Dumontel dans son Limousin natal. Chantal Frugier, professeur de français, quitte à 18 h 00 le lycée où elle enseigne. Elle n’arrivera jamais chez elle. Michel Frugier, son époux, signale sa disparition à la police et à l’inspecteur Dumontel qui ne prend pas l‘affaire très au sérieux. Après tout, une femme qui abandonne le domicile conjugal sur un coup de tête, cela se produit tous les jours. Mais le cadavre d’une prostituée est découvert dans les eaux du lac d’Uzurat et la victime ressemble étrangement à Chantal Frugier. La disparition et l’assassinat seraient-ils l’œuvre d’un meurtrier obsessionnel ? Une nouvelle enquête limousine au cours de laquelle les certitudes et l’honneur du désormais célèbre inspecteur Dumontel vont être mis à mal…

• LOUTY Pierre : Bons baisers de mon Limousin. Photographies de Béatrice Détivaud. 1 vol. br, 265 p, illustrations n-b et couleur, éd. de la Veytizou, 29,95 €.

bons-baisers-de-mon-limousin-Né au cœur du Limousin, au milieu du XXe siècle, Pierre Louty a fait ses premiers pas dans la maison de sa mère, à la ferme de son père. Suivons-le dans le Grand-Pré bordé par un joli ruisseau à écrevisses… Empruntons le chemin si pittoresque de l’école des Rouchilloux, découvrons le grand menhir du Métayer et la civilisation des hommes de la Pierre levée… Invitons-nous aux veillées d’antan, écoutons Marguerite et Antoine évoquer leurs rencontres avec les derniers loups et les légendes ensevelies sous la cendre… À l’heure où Pierre Louty entre au collège de la rue de Châteauroux, Elise sa mère lui montre les rues de Limoges, l’Hôtel de Ville de la place Léon Betoulle, la cathédrale Saint-Etienne, la gare des Bénédictins avec son campanile qui veille sur la cité de la Porcelaine. Ensemble, main dans la main, ils remontent la rue Haute-Vienne, s’attardent sur la place des Bancs, marchandent aux Halles centrales et entrent dans l’église Saint-Michel-des-Lions… Ils descendent la rue du Clocher et arrivent sur la place de la République à deux pas des Nouvelles Galeries. A cet instant, il ignore qu’un jour il enseignera à ses élèves de l’école Léon Blum l’histoire de cette ville, berceau de l’Imprimerie et de la C.G.T. De la boutique  A la Botte Rouge  jusqu’aux tours démantelées de Châlucet, il n’y a qu’un pas que l’auteur franchit allègrement. Poussons les portes mystérieuses de l’abbaye de Solignac, retrouvons-nous sous les arches gigantesques du viaduc de Pierre-Buffière sur lequel le Capitole, ce train mythique le plus rapide de France, franchissait la Briance. De Saint-Léonard-de-Noblat par les gorges sauvages de la Maulde, gagnons les rives du lac de Vassivière, émerveillons-nous devant la beauté de l’immense étendue d’eau bleue dans son écrin de verdure… Maintenant gravissons les pentes du Mont-Gargan entre deux rangées de hêtres centenaires, promenons-nous autour de la modeste chapelle en ruine, embrassons le vaste panorama qui s’étend des monts de Guéret aux cimes enneigées du Puy de Sancy pour revenir aux Monédières et leurs bruyères corréziennes…Pierre Louty ouvre son cœur au lecteur et raconte les villages qu’il aime : de Saint-Paul à Parthenay, de La Porcherie à Oradour-sur-Glane, de Châteauneuf-la-Forêt à Saint-Martin-Château et la cascade des Jarrauds… Enfin, il révèle sa préférence sur la route d’Eymoutiers : le village de La Veytizou qu’il a adopté pour toujours.

MALAVAL Jean-PaulUn si joli mariage. Livre en gros caractères. Nouvelle édition. 1 vol. br, 465 p, éd. Libra diffusio, coll. Corps 19, 25 €.

un-si-joli-mariage-425x680En manque d’argent, Joëlle abandonne ses études à la fac de lettres de Bordeaux et se réfugie à Périgueux chez son père. Celui-ci ne se montre pas d’un grand secours et Joëlle se résout à accepter une place d’employée de maison chez les propriétaires des Conserveries Dufournelle, une importante société de foie gras. La grande affaire du moment est le mariage du fils aîné, Geoffroy, avec Élise Chanoinet, l’un des plus beaux partis de la ville. Alice, la seconde épouse de M. Dufournelle, n’est pas mécontente de voir s’éloigner ce beau-fils qui la méprise, mais l’ignorance dans laquelle elle est tenue par son mari des préparatifs des noces provoque une crise conjugale et familiale. Isolée, Alice trouve du réconfort auprès de Joëlle et en fait sa confidente. La jeune employée devient à ses dépens un enjeu dans un conflit qui la dépasse. Jusqu’à endosser le rôle de la victime expiatoire. À travers l’histoire d’une amitié entre deux femmes par-delà les barrières sociales, l’auteur des Noces de soie, des Sœurs Querelle ou d’Une famille française met en scène avec une très divertissante finesse le microcosme d’une ville de province d’aujourd’hui.

• MESDON Anne : Fulgurante enfance. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 5,50 €.

Z MESDONHélène déteste les filles de sa classe et se bat comme un garçon. Elle fera sa communion juste pour ne pas contrarier sa mère ! À douze ans, elle pose déjà un regard exigeant sur le monde des adultes duquel elle préfère se détourner en vagabondant sur les coteaux qui entourent le village ou en retrouvant son seul ami, Charles, les jeudis. Cette vie étriquée bascule le jour où un couple d’Espagnols, fuyant le régime de Franco, débarque avec leur fille Mona du même âge qu’elle. « Des étrangers qui ne parlent même pas le français… ils viennent nous voler notre travail. » Les esprits s’échauffent dans le vignoble. L’existence y est rude. Tout peut chavirer brutalement. Hélène, l’insolente, décide de prendre Mona, la silencieuse, sous son aile. Son amitié, ses attentions, sa générosité suffiront-elles pour sortir Mona de cet univers impitoyable qu’elle découvre ? Des personnages torturés, mais aussi attachants, dans cette bouleversante histoire qui restitue de façon magistrale le climat des bourgades dans les années soixante.

• MICHEAU Lucien : Sur les sentiers de la Résistance.  Préface et présentation de Pierre Louty.  1 vol br, 96 p, éd. de la Veytizou, 15 €.

Z sur-les-sentiers-de-la-resistanceLucien Micheau était encore un gamin de Beaulieu-sur-Dordogne quand les hitlériens occupèrent la France. Dernier enfant d’une famille nombreuse et très honorablement connue en Corrèze, Lucien sut choisir les chemins de l’Honneur. Il ravitailla en nourriture ses amis maquisards… Sur le pont de Beaulieu, deux Miliciens l’attendaient… Lucien Micheau, âgé de 90 ans et originaire d’Astaillac, habite Ganissal, à Beaulieu. Il se souvient que alors qu’il n’était encore qu’un  petit garçon, son père lui demandait de livrer, chaque soir, le repas à des résistants cachés dans le maquis. Ce passé l’a marqué et l’a sensibilisé à conter la petite histoire locale et c’est ce qui l’a conduit à s’orienter vers l’écriture de terroir.

• MICHELETTI Pierre : Les poissons pleurent aussi. 1 vol. br, 240 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z MICHELETTIDenis Farenc entretient avec la Méditerranée un lien fort, qu’il transmet à ses petites-filles lors de mémorables sorties en bateau. Mais au fil des années, il observe la dégradation de cette mer mutilée par des pratiques humaines. Et que dire du reste de la région qui s’appauvrit irrémédiablement, d’où disparaissent les ressources et les savoirs ancestraux ? Plus alarmantes encore sont ces étranges maladies qui frappent ses proches. Brisé par ce qu’il voit et ce qu’il apprend, Denis, de nature placide et joviale, va peu à peu se révolter et commettre un acte aussi insensé que dérisoire. Une intrigue fascinante, un éclairage intimiste et poignant, ce roman, porté avec finesse par la beauté des paysages, laisse entendre les souffrances de notre planète. Pierre Micheletti, médecin, parcourt tous les continents depuis trente ans. Observateur attentif des désordres de l’environnement, il sait que, si la réalité est mondiale, elle n’est pas pour autant exempte de déclinaisons locales. Et c’est en terre du Languedoc qu’il a choisi de situer son histoire. Il est président de l’organisation humanitaire Action Contre la Faim (ACF), qui lutte contre la sous-nutrition causée par le changement climatique.

• MOLLEMAN Rudi: Petite pomme. Roman. 1 vol. br, 320 p, éd. Mon Limousin, coll. Noir Limousin, 17 €.

téléchargement► Quand un crime atroce est commis à Châlus, charmante bourgade du Limousin, les enquêteurs sont loin d’imaginer ce qui les attend. Leurs investigations vont les mener de Bordeaux à Cherbourg, en passant par Bergerac notamment, du Portugal à la Grande-Bretagne, avec l’aide des Brigades du Tigre et de Scotland Yard. Ce roman est entièrement basé sur des faits réels, s’étant déroulés en 1912. L’affaire criminelle, l’une des plus coriaces qu’ait connu le Limousin, marqua profondément les esprits, avec son lot de débordements médiatiques.

MORGON Alysa : Le hameau près du ciel. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Z MORGONAux Collets, la vie n’est que misère et chemin de croix. La neige sévit six mois durant et paralyse ainsi le hameau. Quand elle cesse de tomber, ce sont des pluies torrentielles qui se déversent, emportant tout sur leur passage. Puis soufflent les vents, éreintant les esprits les plus courageux. Les terres sont si maigres que le grain ne peut y germer. Et pourtant cinq familles vivent au gré des saisons et des corvées. Mais elles ne renoncent pas pour autant au bonheur. Petits et grands gardent au fond de leur cœur une part d’innocence, et les plaisirs, si rares soient-ils, prennent une autre importance. Un roman savoureux, juste et vrai, infiniment touchant, au cœur d’une région âpre et magnifique. Alysa Morgon parvient à mêler tragédie, humour et poésie, pour restituer les sentiments et les émotions de ses personnages face aux éléments les plus hostiles et aux événements les plus terribles. Et puis, soudain, contre toute attente, la vie et l’amour reprennent peu à peu leurs droits…

• MORGON Alysa : Cœurs en miettes. Version E-book, 224 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 7,49 €.

MORGON Le coeur en mietteAu pied d’une vallée qui s’étire jusqu’au bout du monde, le facteur se prépare au milieu de la nuit. Il doit partir séance tenante, sous la neige, porter un télégramme à la ferme la plus éloignée. Un pli urgent qui va changer le destin des siens et d’autres encore. Trois familles que tout sépare et que tout oppose vont pourtant se rencontrer grâce à la puissante etformidableimaginationd’AlysaMorgon. L’auteure les entraîne dans un périple incroyable ponctué de surprises, de tragédies, d’émotions et aussi parfois de larmes. Avec sa plume délicate, elle saura même recoller leurs cœurs que la vie aura réduits en miettes. Plus que jamais la lumière inondera alors cette belle terre de Provence. Alysa Morgon rassemble de fidèles lecteurs séduits par son écriture poétique, son sens du rythme, son amour des mots. Elle a signé de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont La Dentellière des prés, Les Arbres ont aussi leur histoire, La Dernière transhumance, Le Hameau près du ciel ainsi que  Un Bouquet de fiançailles.

OLIVA Éric, RICHARD Denis : Stups. 1 vol. br, 304 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 7,90 €.

ZZ olivaValérie, une toxicomane repentie, veut se libérer de l’emprise d’un compagnon qui s’enfonce dans une violence incontrôlable. Il y a urgence, sa vie ne tient plus qu’à un fil. Une seule solution s’offre à elle : dénoncer le trafic de drogue que Marco gère depuis l’Espagne vers la France. Elle va alors reprendre contact avec un ancien amant, Pierre. Le chef de brigade à l’antenne PJ de Nice deviendra sa porte de sortie et se retrouvera au cœur d’un trafic international de stupéfiants, où la survie de son indic doit passer avant le reste. Éric Oliva et Denis Richard, deux flics, se sont associés pour nous dévoiler les coulisses de la brigade des Stups. Au cœur d’une ambiance étouffante, très vite le lecteur ne sait plus où se situe la frontière entre la réalité et la fiction.

• RETIER Pierre : Passage en eaux troubles.  1 vol. br, 175 p, éd. Lucien Souny -Le Puy Fraud éditeur, 15 €.

Z RETIER► Les affectations se succèdent : après la petite paroisse dans le Berry, Jean Marrot a dirigé une église importante à Paris. Ce jour-là, il prend la route en direction de Mortagne, un village de Lozère. En peu de temps, sa manière d’être, ses projets, son empathie, son humanisme feront l’unanimité tant auprès des élus que de la population. Son ministère s’annonce ainsi des plus paisibles à l’image de cette montagne cévenole, belle, éternelle face à la marche du temps. Mais la présence encombrante de la jeune et fougueuse Maud, qui oscille entre le meilleur et le pire, et ce, depuis sa naissance, laisse présager de grands tourments. Devant ses comportements imprévisibles, le prêtre se trouvera fragilisé et la situation lui échappera rapidement. Un scénario mystérieux, riche en surprises, rebondissements et coups de théâtre. Pierre Rétier nous entraîne sans complaisance le long de chemins troubles et peu balisés, dans un décor majestueux.

• RIBOULET Mathieu : Le corps des anges. Nouvelle édition. 1 vol. br, 110 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 6,30 €.

RIBOULET►“Enchanté par l’orage, torse nu, souriant, il offrait au regard de Rémi un fin dessin fragile, une ombre serpentine incrustée sur son dos, le lézardant du cou à la naissance des reins”… Rémi est silencieux, perdu dans une campagne limousine qui se vide. Il est à la recherche de l’ange aperçu un jour après une chute. Gabriel est un garçon de la bourgeoisie parisienne. Lui court après la parole, celle de ses parents brutalement disparus. Il cherche à les entendre encore. Il sera l’ange. “Ce récit ciselé et charnel, à la frontière du réel, est porté par une grâce à couper le souffle.“Un texte violent et lumineux où se déploie la prose aux vertus de diamant de Riboulet, toujours sur le fil et ces personnages lacérés par le couteau de leur courage. Gabriel, le village de Saint-Sylvain, la famille Malterre, le sang, le corps à corps et un mystère, des voix mortes qui ne résonnent pas sur le granit creusois, ces ardoises qui rendent toujours un son mat”… (M. Énard –Le Monde des livres – 13/03)

• RIBOULET Mathieu : Les Portes de Thèbes, éclats de l’année deux mille quinze. 1 vol. br,  72 pages, éd. Verdier,  coll. Jaune,12,50 €.

les_portes_de_thebes-168x264Mathieu Riboulet, auteur originaire de la Creuse, prix Décembre 2012  pour ses “Œuvres de miséricordes”, est décédé le 5 février 2018. Malade, il n’avait pourtant jamais  cessé d’écrire. Il laisse ce texte “Les Portes de Thèbes, éclats de l’année deux mille quinze”. Ces pages montrent combien à l’approche de la mort, cet auteur s’est battu pour la vie, se consacrant à l’écriture qui fut toute la sienne. Ce texte est la vie. Il est un adieu. Thèbes ne représenterait-elle pas la communauté humaine ? Cette cité, théâtre de nombreux mythes violents, intéresse ici l’auteur comme lieu du combat fratricide entre Polinice et Etéocle, pour s’emparer du pouvoir après la mort de leur père, le roi Œdipe. Évoquant cette histoire dans le titre, Mathieu Riboulet revisite dans son livre celle des XXème et XIème siècles. Il y replace son existence, considérant sa maladie comme résonance de la violence de l’Histoire récente dans son corps. Il développe une fine analyse des liens entre Première Guerre mondiale et état actuel du monde.

• Compagnies de Mathieu Riboulet. 1 vol. br, 124 pages, éd. Verdier, coll. Jaune, 14,50 €.

compagnies_de_mathieu_riboulet-168x264Mathieu Riboulet était aimé et respecté par ses pairs, ses frères et sœurs en écriture. Les auteurs et autrices trouvent nourriture de l’esprit et scripturale les uns chez les autres. L’écrit est entre eux comme un lien de sang. De Gwenaëlle Aubry à Patrick Boucheron, en passant par Maylis de Kerangal ou Marie-Hélène Lafon, ils sont treize à écrire ce qu’est pour eux Mathieu Riboulet, disparu en fevrier 2018, l’auteur et l’homme, l’un et l’autre aussi radical que sensible. Ces textes, réunis par les éditions  Verdier sous le titre “Compagnies de Mathieu Riboulet”, sont superbes, intelligents, élégants, certains bouleversants. Ils saisissent quelque chose de l’âme qui vibre dans l’écriture de Mathieu Riboulet. Ce recueil se clôture par “À contretemps”, ultime cadeau inédit jusque-là de Mathieu Riboulet.

SIGNOL Christian : Les chemins d’étoiles. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 330 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

9782365592345_1_75L’histoire, tragique, d’un très grand amour : celui qui unit, le temps d’une année, d’un printemps à l’autre, deux enfants Daniel, dix ans, et Lisa, neuf ans. Lui, Daniel, est Juif et, en ce mois de juin 1942, sa mère vient le confier à une famille de paysans de la vallée de la Dordogne pour le soustraire à la fureur nazie. Elle, Lisa, est la fille de ces fermiers qui accueillent Daniel. Mais elle n’est pas « comme tout le monde » : sensible à tout, elle ne sait s’exprimer. Pourtant, Daniel entend l’enfant muette, partage avec elle ses rêves, qui les projettent très loin, par ces chemins d’étoiles que le vieux Baptiste montre au petit garçon, et au bout desquels, sans aucun doute, il retrouvera ses parents. Deux enfants, un grand rêve, un espoir insensé. Et, autour d’eux, tout un petit monde – des femmes et des hommes de bonté ou de violence -, un pays heureux, longtemps à l’abri de la guerre, une nature généreuse, les jours, les nuits et les saisons …Deux enfants, que rien ne saurait séparer. La justesse des sentiments, la vérité des êtres, la beauté du dénouement font de ce récit tout simple un roman véritablement bouleversant.

• SIGNOL Christian : Même les arbres s’en souviennent. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 400 p, éd. À vue d’œil, 22 €.

Z SIGNOL► Lassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Emilien, son arrière-grand-père, qui s’est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c’est là que s’est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l’histoire familiale et, pour mieux s’en imprégner, demande à son arrière-grand-père d’écrire le récit de sa vie. Emilien raconte alors comment il est né dans ce hameau du Limousin en 1915, et comment, malgré un travail acharné, il a assisté à la désertification des campagnes qui tentaient de basculer dans la modernité. C’est pourtant là, dans ces venelles qu’il faut aujourd’hui défricher, que Lucas et son arrière-grand-père aiment à rêver que tout n’est pas perdu. Dans ce roman sensible et plein d’espoir, Christian Signol évoque la transmission entre des générations que tout semble séparer mais qui ont en commun l’essentiel : le vrai sens de la mémoire et de la vie.

• SOUMY Jean-Guy : Le voyageur des bois d’en haut. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 450 p, biblio, éd. À vue d’œil, coll 20 – Terroir, 23 €.

Z SOUMYÀ seize ans, Camille part sur les chemins, rejoignant d’autres paysans creusois qui s’en vont jusqu’à Lyon pour “limousiner” : user de leurs bras et de leurs forces pour bâtir des édifices. Quittant sa mère, fuyant la misère, Camille marche aux côtés de son oncle, avec en tête la figure absente du père. Son père… Une histoire manquée, fragmentée, mystérieuse… L’ouvrier aux mains d’or mais à la réputation ambiguë a disparu, quatre ans plus tôt, dans la grande crue du Rhône de 1856. Ville en pleine mutation, Lyon se dessine avec de nouvelles perspectives, des façades bourgeoises. Lyon, la ville où s’est abîmé son père. Camille travaille dur : onze heures par jour, à grimper et dévaler des échelles, le panier d’osier rempli à ras bord de mâchefer sur les épaules, à servir les maçons et les tailleurs de pierre.  Il apprend bientôt que son père ne serait pas mort, mais “ envolé” sur les routes au bras d’une belle Italienne. Après avoir reproduit les gestes de son père, c’est  l’autre vie de ce dernier que Camille va reconstituer dans une itinérance émaillée de rencontres, d’apprentissages, jusqu’à la frontière italienne… Jean-Guy Soumy fait revivre l’émigration saisonnière des maçons de la Creuse, qui a duré plusieurs siècles et qui a façonné le destin de populations rurales vivant notamment en Limousin.

• VANNIER Roger : Ils auraient pu faire une belle famille. 1 vol. br, 198 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 6,99 €.

Z Vannier► Ludovic a été adopté. Sa mère est médecin et son père, chercheur. Il s’est très vite intégré et s’est fait des amis à l’image d’Aurélie, qui, à dix ans, n’a d’yeux que pour son petit copain noir. Des sentiments irréversibles. Si les enfants n’attachent aucune importance à la couleur de la peau, il en va autrement pour certains adultes. À commencer par le grand-père de Ludo. Cardiologue de renom, fondateur du laboratoire familial, à la tête d’un empire immobilier, il renie son petit-fils jusqu’à l’humiliation. Et jamais, au grand jamais, sa fortune ne lui reviendra.  Les années s’écoulent et Ludovic devient docteur à son tour. Il travaille maintenant au laboratoire permettant ainsi à ses parents de se consacrer à leur passion, la voile en mer. Au cours d’un voyage, le drame couve : le couple ne donne plus signe de vie. L’inquiétude est à son comble. Chez le grand-père aussi, car si son fils unique venait à disparaître, son héritier direct et incontestable serait Ludovic. Impossible d’y déroger! Mais Louis-Étienne, lui, l’entend d’une tout autre oreille. La haine, comme l’amour, n’a pas de limites.  Les préjugés sont tenaces, parfois même obsessionnels, et étrangers à toute notion de génération ou d’époque.

◘ HISTOIRE-DOCUMENTS

• AUBARBIER Jean-Luc : Guide secret du Limousin. Nouvelle édition. 1 vol. relié, 140 p, illustrations en couleur, éd. Ouest France, coll. Guides secrets, 14 €.

téléchargementRégion secrète, à l’écart des grands courants de l’histoire, le Limousin a su conserver ses traditions et ses légendes. Plus qu’ailleurs, on y retrouve les antiques religions gauloises à travers leur coloration chrétienne : les fontaines sacrées ont simplement changé de dieux et la Vierge Marie s’est substituée à la déesse-mère. Terre de sorciers mais aussi terre d’artistes, le Limousin est enfin une terre de pouvoir qui a donné trois papes à la chrétienté, une terre rebelle et progressiste qui a fait valser les idées neuves et résisté au nazisme. On pourra donc visiter le Limousin en suivant les couleurs des émaux héraldiques : noir pour sa part d’ombre, vert pour sa nature, bleu pour sa spiritualité et rouge pour son don de l’action.

• BAUER Thomas, GOMET Doriane (sous la direction de) : Histoire(s) de balles et de plumes. 1 vol. br, 185 p, éd. Pulim, coll. Des sports et des histoires,  20€.

imageSi les recherches historiques, littéraires et cinématographiques sur le sport se sont considérablement multipliées ces trente dernières années, permettant ainsi aux chercheurs et aux passionnés de s’appuyer sur des travaux académiques pour mieux comprendre la genèse des sports modernes, les activités de raquette font encore aujourd’hui figure d’exception. Afin de pallier ce relatif vide historiographique, le présent volume a souhaité réunir les contributions de plusieurs spécialistes – de la paume, du tennis et des “petites raquettes” – pour dévoiler les arcanes d’un patrimoine culturel et, au-delà des variations spécifiques, ses constantes historiques. À travers elles se dessine finalement la « carte génétique » d’une singulière famille sportive : l’origine paumière d’un jeu de duel codifié, la construction d’une entente cordiale avec le peuple anglais et la préservation d’un héritage mondain dictant les règles de bienséance. Si les pistes de réflexion sont nombreuses et mériteraient bien d’autres investigations, les clés livrées au fil des pages conduisent d’ores et déjà le lecteur à mieux appréhender l’univers si méconnu des sports de balles et de plumes. Sommaire : Introduction – De la paume au tennis- Champion du monde sans championnat : compétition, maîtres-paumiers et Jeu de Paume au XIXe siècle – Les joueurs de courte paume et de tennis en France (1860-1930) : une histoire atlantique et entrecroisée – L’élégance de la tenniswoman – Les championnes de France de tennis : échos et représentations médiatiques (1897-1914) – Jeu, set et dress-code : l’autre histoire du tennis en France  de la Belle Époque aux années 1970 – L’éclosion du badminton – Les Internationaux de France de badminton : reflet d’une bascule fédérale (1908-1979 – Henri Pellizza : un tennisman-badiste à la carrière contrariée – Le ping-pong à l’international – La difficile naissance d’un spectacle sportif : l’exemple de la médiatisation des championnats du monde de ping-pong à Paris en 1933  – Portrait de Forrest Gump en pongiste diplomate ?

• BÉLIVIER Michel : Oradour. Un regard pour demain. Poèmes, manifeste d’un enfant d’Oradour. 1 vol. br, illustrations n-b et couleur, éd. de la Veytizou, coll. Histoire – mémoire,  24 €.

Z ORADOUR► Fils d’un rescapé du 10 Juin 1944, Michel Bélivier est un  enfant d’Oradour-sur-Glane qui a grandi dans le nouveau village, construit volontairement  en bordure des ruines encore imprégnées de l’horreur des nazis. À travers cet ouvrage, il nous livre un témoignage pathétique sur le vécu de sa famille, n même temps qu’il retrace son parcours d’entrepreneur de commerce et témoigne pour la mémoire d’Oradour face à l’oubli. C’est un plaidoyer pour Demain, pour la Jeunesse de France, pour un monde en Paix dans la prospérité de tous. Illustré de très nombreuses photos d’époque ou en couleur, ce beau livre grand format nous interroge et devrait être mis entre toutes les mains, afin que nul n’oublie cette tragédie ! A lire et à méditer !

• BÉSANGER Serge : Les indomptables : Edmond et Marie Michelet. 1 vol. br, 260 p, éd. Nouvelle Cité (Bruyères-le-Châtel – Essonne), 22 €.

les_indomptables_e_et_m_michelet_couv1_siteNCBasée sur des témoignages provenant de survivants qui ont fréquenté Edmond Michelet, “Les indomptables, Edmond et Marie Michelet”, biographie romancée, retrace le parcours du  “premier résistant de France” aux heures sombres de la guerre. Entrepreneur chrétien et patriote convaincu, disciple de Mounier, Edmond Michelet se montre soucieux d’économiser le sang des hommes et de vaincre par les valeurs autant que par les armes. C’est une terre enflammée que celle du grand maquis corrézien où l’amitié, la ténacité et la dignité forment le ciment d’une farouche opposition au nazisme. Les cas de conscience, les débats, internes ou non, les choix sont évoqués avec beaucoup de cœur, tout comme les références culturelles et littéraires de Michelet, de Péguy à Mounier. L’histoire de la résistance d’Edmond Michelet est aussi celle du couple merveilleux qu’il formait avec son épouse, Marie. En dépit des épreuves sévères infligées à ce couple, l’amour qui régnait entre eux était palpable et nul ne pouvait l’ignorer. Un livre qui est un récit fort, où on côtoie le pire – les camps de concentration et la torture – et le meilleur, l’engagement viscéral de ces hommes et femmes prêts à tout pour la liberté.

• BOULAIRE Danielle: Marguerite de la Jarousse. Limousin. 1 vol. br, 230 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

BOULAIREMarguerite est née en 1906 à La Jarousse, petit village du Limousin. “ Placée” dès l’âge de 8 ans, elle n’est jamais allée à l’école. À vingt ans, elle est “montée”  à Paris, comme bonne à tout faire et a subi les vexations des patronnes, le harcèlement des patrons. Libérée, elle a mené une vie difficile mais toujours pleine d’invention et de joie. Elle vivait dans un minuscule appartement à Belleville, entourée de ses 40 oiseaux qui lui rappelaient sa campagne, jamais oubliée, toujours espérée. Étonnamment moderne, elle se montrait à la fois pacifiste, féministe, écologiste. Elle a voulu partager ses souvenirs, et les raconte d’une voix toute personnelle, avec verve et humour. C’est le témoignage d’une vie et d’une époque, à ne pas oublier dans notre monde complexe. Danielle Boulaire a rencontré Marguerite, qui fréquentait sa boutique de brocante, dans les années 80. La personnalité et l’enthousiasme de la vieille dame, nullement accablée par une vie pourtant chargée d’épreuves, l’ont incitée à recueillir ses récits.

• LAVALADE Yves : Les noms de lieux des pays d’Ussel et Eygurande, Corrèze…1 vol. br, 190 p, illustrations, éd. de l’Esperluette (Treignac), 16 €.

Z LAVALADEYves Lavalade est né dans une commune rurale de l’ouest de la Haute-Vienne où l’usage social de l’occitan était quotidien. Élève au Lycée Gay-Lussac de Limoges, il est retourné dans cet établissement en tant que professeur de langue, jusqu’à sa retraite en 1999. La défense et l’illustration de l’identité occitane du Limousin sont le moteur de sa production écrite très variée : des ouvrages concernant la langue aux chroniques de type journalistique, en passant par l’expression poétique, la traduction ou par des travaux sur les toponymes et les patronymes limousins.

• MOLLEMAN Rudi : La Corrèze d’hier à aujourd’hui. 1 vol. br, 250 p, illustrations, éd. Geste éditions, 30 €.

176308Une redécouverte de l’histoire de la Corrèze par l’image. Ce livre propose une double vision de ce département limousin, grâce à des documents anciens et récents, mis face à face. Les monuments et constructions importantes, issus  de soixante et onze  communes corréziennes,  permettent à l’auteur de définir l’identité du département et de ses habitants. De Beynat à Varetz, de Sainte-Féréole à Brive-la-Gaillarde, ou encore de Chamberet à Neuvic, il invite au voyage dans une Corrèze transformée par le temps. Rudi Molleman fait partie des gens qui sont nés ailleurs, mais qui sont tombés amoureux du Limousin. Passionné par l’histoire locale, il a publié plusieurs livres parmi lesquels “ Les grandes affaires criminelles de Dordogne”, mais aussi quelques romans sous le pseudonyme de Rudi Meunier.

• MONS  Isabelle : Madeleine Riffaud, l’esprit de résistance. 1 vol. br, 368 p, éd. Payot, 22,90 €.

Z RIFFAUD► L’histoire de Madeleine Riffaud “femme ordinaire qui a connu une vie extraordinaire”, débutée en Limousin dont sa famille était originaire. De cette terre et de ses habitants, elle gardera toute sa vie  une tendresse particulière. En juillet 1944, dans Paris occupé, la jeune fille de 19 ans abat en plein jour un sous-officier nazi de deux balles dans la tempe. Arrêtée, torturée, « Rainer » échappe de peu à l’exécution et à la déportation. Madeleine Riffaud entre alors dans l’Histoire bien malgré elle. Cette Française hors du commun est aujourd’hui une de nos sentinelles de la mémoire, qui témoigne depuis des années sur sa participation à la Résistance. Dans le Paris de l’après-guerre, elle se fait aussi un nom comme poétesse et devient l’amie de Picasso, d’Éluard, d’Aragon, de Vercors et des époux Aubrac. Entrée au journal  Ce Soir, puis à L’Humanité comme journaliste, elle affirme son engagement pour la paix et la liberté partout où sa quête de vérité et son goût pour l’action la mènent : en Indochine, où elle vit avec le grand amour de sa vie, avec le poète Nguyên Dinh Thi, en Algérie, où elle échappe de peu à un attentat de l’OAS, au Viêtnam, où elle révèle l’horreur des bombardements nord-américains, puis enfin dans la France des années 1970, où elle décrit les conditions difficiles des hôpitaux parisiens. Basée sur son œuvre, ses archives et son témoignage, cette biographie nous livre le portrait intime d’une grande dame au caractère bien trempé et au parcours exceptionnel, qui vécut mille vies en une. Enseignante en lettres à l’université Paris 13, Isabelle Mons, qui se passionne pour les vies peu ordinaires, est l’auteure de “Femmes de l’âme,  les pionnières de la psychanalyse” (éditions Payot) et d’une biographie de Lou-Andreas Salomé (éditions Perrin).

• PAUTRAT Daniel, CAPUT Guy : Le roman de Poulidor. 1 vol. br, 250 p, éd. Mareuil, 19,90 €.

le-roman-de-raymond-poulidor-9782372541596_0Daniel Pautrat, qui a suivi et commenté de nombreux Tours de France,  refait le film de la vie de celui qui n’a jamais renié ses origines paysannes du Limousin : “C’est à partir de là que toute la vie et la carrière de Raymond Poulidor se sont dessinés. Il faut bien prendre en considération son enfance, son adolescence, pour comprendre pourquoi il avait toujours le sourire et qu’il était toujours content même lorsqu’il était battu”  explique Daniel Pautrat. Il s’appuie sur des  témoignages inédits des filles de Poupou et de son frère André. Toute la carrière de “l’éternel second” aux 189 victoires est ensuite détaillée. De ses premiers faits d’armes au Bol d’Or des Monédières et à Peyrat-le-Château, jusqu’à son duel d’anthologie avec Jacques Anquetil. En passant par son départ à l’armée, le retour en 1958. Le Tour des Tours en 1964 avec entre autres anecdotes, la retranscription de son direct à la radio, lors de la crevaison de Raymond Poulidor dans le contre la montre Payrehorade-Bayonne, symbole de la malchance d’un Poulidor qui a aussi payé cher les inimitiés du peloton. Sans oublier ses joutes, plus tard, avec Eddy Merckx, puis une forme de désenchantement vis à vis de la grande boucle. Ses relations avec Antonin Magne, son directeur sportif de toujours au sein de l’équipe Mercier, “les stoïciens du peloton”. Ses premières dédicaces aussi, dès 1968. Une activité qu’il adorait, au contact du public, et qu’il continuera tout au long de sa vie. “Si on effaçait les chutes, les crevaisons, les coups fourrés, les faux jetons, les judas, les fautes d’inattentions, les erreurs inadmissibles… Qu’est ce qu’ils auraient été heureux les poulidoristes” écrit le journaliste, tout  en rappelant que Raymond Poulidor, lui, savait se contenter et être heureux de ce qu’il avait. Un livre très complet pour se replonger ou découvrir la vie de cet immense champion.

• TILLINAC Denis : Dictionnaire amoureux du Général. 1 vol. br, 480 p, éd. Plon, coll. Dictionnaire amoureux, 25 €.

9782259282598ORIAventurier shakespearien aux prises avec des ennemis innombrables, de Gaulle a imaginé le roman de sa vie, et l’a imposé sur le théâtre tragique de l’Histoire en amoureux d’une France qui aujourd’hui encore lui doit presque tout. Il fut un héros aux frontières de la folie. Un chef de guerre longtemps seul contre tous. Un homme d’État visionnaire dans la lignée de Richelieu. Un écrivain dans le sillage de Chateaubriand. Et un méditatif lourd de mystères. Dans son incroyable saga, il a enrôlé des personnages fascinants, baroudeurs et moines-soldats d’un idéal chevaleresque. Le gaullisme est une leçon de morale, celle de l’insoumission et du panache, teinté de romantisme noir. Avec le lyrisme qu’on lui connaît, Denis Tillinac a voulu honorer sa dette en érigeant au Général le tombeau qu’il mérite. Dans la même collection, il existait déjà le Dictionnaire amoureux du général de Gaulle, de  Michel Tauriac, publié en 2010.

• VERRET Bernard : Champions du Limousin : la Haute-Vienne. 1 vol. br, 232 p, 100 illustrations n-b et couleur, éd. Mon Limousin, coll. Les abécédaires du Limousin – n°4, 22 €.

VERRETGrâce à sa plume alerte, Bernard Verret nous fait revivre la fabuleuse aventure du sport et des sportifs en Limousin, du tout début du XXème siècle à nos jours. C’est le premier ouvrage du genre jamais publié sur les sportifs de Haute-Vienne. Le récit, qui se lit comme un roman, fait découvrir les efforts de celles et ceux qui deviendront des champions, leurs victoires, mais aussi les luttes, parfois surhumaines, mêlées de fortes émotions. Avec des passages inoubliables, comme cette interview d’Antoine Blondin réalisé… après sa mort. Bernard Verret, auteur d’une vingtaine de livres sur le football à Limoges, sur Raymond  Poulidor,ou sur le  FC Nantes, a été reporter au Populaire du Centre pendant plus de quarante ans. Il a ainsi assisté à tous les grands événements sportifs en Limousin et interviewé tous les champions qui ont fait et parfois ont défrayé la chronique : Raymond Poulidor, Luc Leblanc, Claude Mandonnaud, Gilles Lalay, Apollo Faye, Richard Dacoury, Frédéric Forte, Patrice Barrat… Il a parlé avec André Dufraisse, il a écouté Antoine Blondin… Et il a aussi consulté les archives et retrouvé des témoins pour retracer la vie des plus anciens comme Joseph Guillemot, Henri Deglane, André Raynaud, Jean Beloqui, les frères Colombier…Il dresse enfin les portraits de sportifs actuels comme Fanny-Estelle Posvite.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• Creuse: les trente plus beaux sentiers  Chamina: Combraille limousine, Bas-Berry creusois, Plateau de Millevaches. 1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Chamina, coll.  Balades et randonnées – Les plus beaux sentiers  Chamina, 12,50 €.

creuse_chaminaLes 30 plus beaux sentiers Chamina en Creuse, réunis dans un seul ouvrage. Un guide pour arpenter à pied ce territoire historique du Limousin, dont une partie est protégée par le Parc naturel régional de Millevaches. Paysages traversés : La Combraille limousine, pays de bocage (au nord-est, à la imite du bourbonnais – Le Bas-Berry creusois, sillonné par la Creuse et la Petite Creuse –  La Marche, autour de Guéret – Le plateau de Millevaches, point culminant de la Creuse (932 m d’altitude). Le guide comporte une  cartographie sur fond IGN au 1:25 000 pour se repérer facilement, le détail des centres d’intérêt, ainsi que des renseignements pratiques et adresses utiles

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• BAZIN Jean-François : Le dernier tonnelier. 1 vol. br, 400 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 19,90 €.

Z BazinDans les Hautes-Côtes de Beaune, mars 1971. Chez les Cruchaudet, on est tonnelier de père en fils depuis plusieurs générations. Alors que Bénigne décide de s’inscrire au lycée viticole de Beaune pour obtenir son CAP, la nouvelle tombe : le CAP de tonnelier est supprimé! La décision a été prise à Paris, où l’on juge que l’avenir est aux contenants en béton ou en Inox et que le tonneau de chêne est condamné. Révolté par cette lubie de technocrates, Bénigne entraîne alors ses amis tonneliers dans une longue croisade. De vignoble en vignoble, de la Bourgogne au Bordelais, de l’Alsace au Val de Loire en passant  par l’Allemagne et jusqu’en Californie, il n’aura de cesse de faire triompher cette vérité : il n’est de bons vins que ceux qui naissent du mariage du chêne et du raisin.

• CORNAILLE Didier : Le chemin de Roncerai. 1 vol. br,  360 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terre de France, 20 €.

Z Crb Dans un village du Morvan, un jeune fermier assiste à l’inexorable mutation des campagnes. La mécanisation à tout-va, la solitude auront-elles raison de sa volonté de conserver la terre de ses parents ? Joseph n’a jamais oublié ce beau jour d’été où, enfant, il a vu pour la première fois un tracteur.Il était rouge, tellement impressionnant… En ces temps d’après-guerre, la société rurale subit de profonds changements. Joseph en prend conscience très tôt. Le jeune homme vit dans la petite ferme familiale, au coin du chemin menant à la Roncerai, autrefois le plus beau domaine de la région. A la déshérence de ce lieu répond celle du pays. Joseph, fidèle à son univers clos, partage son temps entre la ferme léguée par ses parents et ses travaux de bûcheronnage. Quant aux filles… elles se sont presque toutes envolées.  Le progrès à tout-va, la solitude auront-ils raison de la volonté de Joseph de rester à la terre ? Il faudra l’arrivée de Julienne pour que tout change…

• CORNAILLE Didier : La Photo de classe. Nouvelle édition. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z cornaille photoL’histoire émouvante d’un enfant issu de l’Assistance publique.Un roman à suspens porté par une écriture fine et forte, avec en toile de fond, un regard sans concession sur l’exode rural. Une forêt flambe et c’est lui, Lucien, l’enfant de l’Assistance publique,  l’enfant de nulle part , qu’on accuse d’avoir provoqué l’incendie. Le coupable idéal en somme, que les gendarmes s’empressent de menotter. Tant d’années ont passé… Sur la vieille photo de classe qu’il tient fébrilement entre ses mains se trouve sûrement le gamin qui, à l’époque, l’avait dénoncé. Et Lucien maintenant veut savoir. Lequel ? Didier Cornaille est un authentique amoureux de la terre. Tout d’abord journaliste spécialisé dans le monde agricole, il s’est ensuite consacré à l’écriture de récits, de guides de voyage et de randonnée. Observateur attentif et engagé du monde rural devenu romancier, il connaît depuis des succès réguliers.

◘ HISTOIRE-DOCUMENTS

CARLIER Sylvie, ROCHETTE Christelle  (sous la direction de) : Beaujolais : arts, hommes et territoires de la Révolution à nos jours. Catalogue de l’exposition de Villefranche-sur-Saône, Musée municipal Paul Dini  (19 octobre 2019 – 16 février 2020). 1 vol. br, 108 p, illustrations en couleur, éd.  Musée Paul Dini, 20 €

Z CARLIER BEAUJOLAIS► Un ouvrage qui évoque les célébrités du Beaujolais. Il propose une lecture panoramique de ce qui constitue l’identité du territoire beaujolais, dans les domaines politique (Jean-Marie Roland, ministre girondin), scientifique (Gaspard Riche de Prony, Claude Bernard), industriel (Victor Vermorel, Léon Jacquemaire), mais aussi artistique (Adolphe Valette, Suzanne Valadon, Maurice Utrillo, André Utter, Marcel Michaud, Hubert Munier et Gabriel Chevallier…). Au moment de la labellisation Pays d’art et d’histoire du Beaujolais, l’exposition et la publication s’intéresse aux hommes et aux femmes qui ont contribué à construire ce territoire de la Révolution à nos jours.

• COIGNOT Frédéric : Détours insolites en Bourgogne. 1 vol. br, 120 p, illustrations en couleur, éd. Ouest-France, 14,90 €.

téléchargement (2)► Un ouvrage qui fait découvrir au lecteur près d’une centaine d’endroits atypiques et également quelques figures de ces Bourguignons qu’on dit “ hauts en couleur”.  De la Côte-d’Or à l’Yonne, en passant par les autres départements de la Bourgogne, ce livre propose un parcours vers l’insolite traité à travers six grands thèmes : De l’eau, c’est cool !  –  Comment ça, « musée ?  » – De nature à surprendre –  C’est un détail – Quelle histoire !. L’ensemble est rehaussé de quelque  150 photographies en couleur qui viennent appuyer et  illustrer un propos volontairement décalé, autant  par son ton que par les différents sujets traités. Installé à Dijon depuis 1998, Frédéric Coignot photographie depuis plus de vingt ans la Bourgogne, sa région d’adoption dont il aime la culture, les paysages et les habitants. Cela transparaît dans son travail, à la ois original et décalé.

• COURIOL Daniel : Mieux vaut tard que jamais. Sur les traces de 6 tirailleurs guinéens  fusillés à Clamecy en juin 1940. Préface de Lamine Kamara. 1 vol. br, 94 p, illustrations, éd. L’harmattan-Guinée, 11 €.

9782343202006bCe court récit, qui se veut témoignage pour retrouver les traces de six Guinéens, tirailleurs sénégalais, fusillés à Clamecy le 18 juin 1940, prend en réalité une signification beaucoup plus profonde. Il est primordial de ressentir l’urgence pour la jeunesse guinéenne, pour les étudiants en histoire, les chercheurs de s’emparer d’un sujet pour eux incontournable, celui de l’histoire de leur pays : la Guinée. “La simple énonciation du titre livre de Daniel Couriol parle de lui-même : Mieux vaut tard que jamais. L’auteur sait, bien sûr, de quoi il parle. Et c’est peu dire car il a occupé pendant cinq ans de 2011 à 2016 les fonctions de directeur du centre culturel franco-guinéen de Conakry. Avant de se poser à Clamecy il y a trois ans. L’homme s’est fixé un  challenge. “Je me suis lancé ou plutôt j’ai tenté de me lancer sur les traces de ces six Guinéens, tirailleurs sénégalais, fusillés à Clamecy le 18 juin 1940. Ce livre, c’est en fait un témoignage qui prend en réalité une signification beaucoup plus profonde”, écrit Pierre Brérard dans le Journal du Centre.

• De Loire en Saône : le canal du Centre. 1 vol. br, 178 p, illustrations en couleur, éd. Association des Amis de Saint-Léger-sur-Dheune, 18 €.

les-benevoles-de-l-association-des-amis-de-saint-leger-sont-heureux-de-faire-part-de-la-parution-de-leur-dernier-livre-ayant-deja-edite-trois-ouvrages-ce-sera-donc-leur-4e-il-raconte-l-histoire-du-canal-du-cen► Les Amis de Saint Léger ont récemment terminé leur nouveau livre. Ce dernier raconte l’histoire du canal du centre depuis les tout premiers projets de creusement  jusqu’à nos jours. Il ne leur a pas fallu moins de   deux  ans et demi pour que ce projet ambitieux puisse enfin se concrétiser par la publication de cet ouvrage. Afin de le promouvoir, à l’occasion de  sa parution, à la fin de l’année dernière, l’association des Amis de Saint-Léger-sur-Dheune a organisé à  la mairie une exposition qui, outre des photos, comportait de nombreuses explications sur l’historique du canal du Centre.

• EL GAMMAL Jean : Les restaurants de Bourgogne, de  l’entre deux guerres à nos jours. 1 vol. br, 130  p, biblio, index et sitographie,  éd. Éditions universitaires de Dijon,  coll. Histoires, 15  €.

Restaurant BourgogneCette première synthèse sur les restaurants de Bourgogne retrace leur histoire des années 1920 à nos jours, en montrant la diversité des établissements, en étudiant les modalités de leur reconnaissance par les guides – notamment le Guide Michelin – et en inscrivant leur évolution dans celle de la gastronomie régionale et française, en relation avec le prestige des vins de Bourgogne. L’accent n’est pas mis seulement sur les tables les plus célèbres, telles la Côte d’Or de Saulieu, la Côte Saint-Jacques de Joigny ou Lameloise à Chagny, mais sur des dizaines de maisons qui ont contribué et contribuent encore à l’attrait exercé par la région. Une réflexion est aussi menée au sujet de l’implantation des restaurants, de la diversité des paysages gastronomiques, des souvenirs attachés aux tables disparues et des évolutions récentes associées aux mutations de la gastronomie.

• GELET Patrick, LAGRANGE Christophe : Histoire et patrimoine rural en Bourgogne du sud : volume n° 13 : Cloches d’hier et d’aujourd’hui en Charolais-Brionnais. 1 vol. br, illustrations, éd. CEP – Centre d’étude des patrimoines de Saint-Christophe en Brionnais, coll. Histoire et patrimoine rural, 20 € (24 € franco).

Z GeletUn 13ème volume de la collection Histoire et patrimoine rural, éditée par le CEP  consacré au patrimoine campanaire en Charolais-Brionnais. Suspendues au sommet des églises, les cloches marquent depuis toujours le rythme de la vie des villages. À intervalles réguliers, leur tintement indique les heures qui passent, héritage laïc de la Révolution française. De temps à autres, leur mise en volée prévient les villageois d’un événement important (mariage, enterrement). Elles sont le symbole du temps qui passe, de la vie et de la mort dans les communautés rurales. Par leur valeur symbolique, les cloches sont devenues dès le Moyen âge, des objets précieux que l’on ornait d’inscriptions et de décors. Objet unique et véritable œuvre d’art pour certaines, leur bénédiction se déroulait lors de prestigieuses cérémonies réunissant dignitaires religieux, notables locaux, et large assemblée de paroissiens. Conscients de leur pouvoir, les révolutionnaires vont très rapidement s’attaquer à ce symbole, fondant en quelques années, plus de 100 000 cloches pour en faire de mauvais canons. Le CEP a débuté en 2012, en partenariat avec Patrick Gelet, un inventaire du patrimoine campanaire du Charolais-Brionnais. Les premiers résultats de ce travail sont spectaculaires. Il semblerait que ces clochers aient conservé plus de quarante cloches antérieures à la Révolution française. Cette densité, peut-être unique à l’échelle du territoire national, constitue un patrimoine d’une grande valeur. Mais ce patrimoine est aujourd’hui grandement menacé. Si leur difficile accessibilité les a sans doute protégées des troubles du passé, elle constitue aujourd’hui un handicap à leur entretien et à leur conservation. Plusieurs de ces cloches menacent de se fêler rapidement, faisant perdre le lien sonore unissant des générations de villageois depuis des siècles.

• JAL Jean-Marie : Histoire et patrimoine rural en Bourgogne du sud : volume n° 14 : Le château de La Clayette, de la maison forte à la résidence. 1 vol. br, illustrations, éd. CEP – Centre d’étude  des patrimoines en Charolais-Brionnais, (71800 Saint-Christophe-en-Brionnais),  15 € (17 € franco).

ZZZZZ - CopieLa collection Histoire et patrimoine rural, éditée par le CEP s’est enrichi d’un 14ème titre, consacré à l’histoire du château de la Clayette.  Situé  dans le Brionnais, au sud de la Bourgogne, il se trouve à l’extrémité ouest du grand étang qui longe la ville de la Clayette. Sa visite et son histoire permettent de comprendre  l’évolution de cette demeure aristocratique, depuis  l’époque médiévale jusqu’à sa transformation en résidence, puis, lors des transformations effectuées à l’époque moderne. En effet,  si le château de la Clayette a pu conserver son aspect initial de forteresse,  avec ses douves, ses tours, ses portails fortifiés et ses  archères-canonnières, pour la défense, son logis remanié en style néo-gothique au XIXè siècle qui s’ouvre largement sur la ville lui donne l’air d’un château urbain. C’est donc à la découverte de son histoire  que ce nouveau numéro de la collection  Histoire et patrimoine rural convie le lecteur.

• LAFARGE Frédéric : Monseigneur Joseph Robert, 1898-1987 : une communauté missionnaire en Mâconnais, Lugny. 1 vol. br, 164 p, illustrations en couleur, éd. Les Foyers communautaires (Lugny), 20 €.

Z LafargeEn 1935, à sa demande, Joseph Robert, prêtre formé au Séminaire pontifical français de Rome de 1920 à 1927, fut nommé curé de Lugny, après avoir été vicaire à Autun (1927) puis chargé de la paroisse de Briant (1929). Il y fonda aussitôt la  Communauté de prêtres de Lugny, communauté créée au cœur de l’une des régions les plus déchristianisées de France… et sans équivalent dans le diocèse d’Autun. Cette communauté sacerdotale – qui finit par rayonner sur l’ensemble des villages du Haut-Mâconnais et une partie du Tournugeois – déboucha, notamment, sur la création en 1940 d’un service social rural, l’ouverture en 1943 d’une école avec internat devenue cinquante ans plus tard le groupe scolaire privé « La Source » ainsi que sur la fondation en 1950 d’un centre d’organisation de pèlerinages qui devint en 1977 les célèbres  Voyages et Pèlerinages de Lugny. Curé-archiprêtre de Lugny, auteur d’un catéchisme publié avant-guerre et plusieurs fois réédité, proche de la mystique Marthe Robin, ami de nombreux évêques et cardinaux français, fin connaisseur de la Rome chrétienne, Joseph Robert, qui avait été fait chanoine honoraire de la cathédrale Saint-Lazare d’Autun par monseigneur Lebrun (1946), connut le pape Paul VI, qui le fit prélat d’honneur de Sa Sainteté  (1971). Il mourut le 16 mars 1987 à l’hôpital de Chambéry – peu après avoir dû quitter Lugny, malade – et repose au cimetière de Digoin. Dans  ce livre, Frédéric Lafarge, historien de Lugny, partage le résultat de plusieurs années passées à redécouvrir la vie et l’œuvre de l’une des personnalités les plus éminentes de cette localité, petite capitale du Haut-Mâconnais, qui fut le lieu d’une expérience singulière visant à  bâtir une chrétienté en pays de mission.

• MÉNAGER Philippe : Merveilles du monde en Bourgogne. 1 vol. br, 230 p, illustrations en couleur, index, éd. Christine Bonneton, coll. Merveilles du monde, 17,50 €.

téléchargement (1)Philippe Ménager passe en revue plus d’une centaine de  lieux qui évoquent des pays lointains, mais sont bien situées au cœur  même de la Bourgogne. Un moyen formidable pour celles et ceux qui ont déjà arpenté de longue date ces terres de les redécouvrir, mais cette fois-ci  sous un angle nouveau. Philippe Ménager est maître en histoire et guide conférencier habilité par le ministère de la Culture. On lui doit plusieurs articles, conférences et livres, sur la Bourgogne, notamment ceux consacrés à la Saône-et-Loire et à la Côte-d’Or,  qui ont été publiés  par les  éditions Bonneton, dans la collection des guides insolites.

• MESQUI Jean : Le château de Chaudenay et ses deux tours maîtresses : d’Antigny à Listenois. 1 vol. br, 64 p, 60 illustrations, éd. CECAB – Centre de Castellologie de Bourgogne, 12 €.

Z MESQUI► Le château de Chaudenay compte parmi les plus attachants de la Côte-d’Or, et pourtant il reste l’un des plus mal connus. À l’écart des grands itinéraires, sa silhouette altière domine un calme vallon des contreforts du Pays d’Ouche, détachant sur le fond boisé les trois tours blanches qui se dressaient sur sa longue plate-forme rocheuse. On aime à retracer l’histoire de ses seigneurs qui comptèrent parmi les barons du duché de Bourgogne au Moyen Âge ; parallèlement, on prend plaisir à découvrir son architecture tout à fait particulière, mélange contrasté de traditions provinciales et d’aspirations plus ambitieuses et ostentatoires, tout  au long des XIIIe-XVe siècles.

• RENAUD Guy : Guide secret de Bourgogne. Nouvelle édition.1 vol. br, 144 p, illustrations n-b et couleur, biblio, sites Internet, éd. Ouest-France, 14 €.

RENAUDPrès de 60 sujets pour redécouvrir la Bourgogne, accompagnés d’une iconographie particulièrement riche, comprenant des gravures et documents divers. Quelques-uns des thèmes abordés :  La dame de Vix, la communauté des Blancs, le tableau de David emmuré à Saint-Fargeau, des sources divinatoires, guérisseuses ou malfaisantes, une pierre qui vire, les “vivres”, ces monstres bourguignons, les vestiges de l’Antiquité dans la région, un temple bouddhiste, des saints et des personnages aux fins sanglantes, le mythe de la Toison d’or, le mystère de la forge de Fontenay…

• RIGAUX Jacky, JAYER Henri : Le temps de la vigne.1 vol. br, 86 p, biblio, éd. Terre en vue, 15 €.

RIGAUXVigneron connu en Amérique comme en Asie, ses vins sont aujourd’hui encore très recherchés pour leur pureté, leur exquise finesse, leur capacité remarquable à magnifier les beaux terroirs de la Côte bourguignonne, leur aptitude à un harmonieux vieillissement…Élève de René Engel, qui créa la première formation en Œnologie à l’Université de Bourgogne, au début des années 1940, il acquit les connaissances modernes indispensables pour enfanter de grands vins dans le respect absolu des  bonnes pratiques  nécessaires à la valorisation de chaque « climat », ces parcelles de vignes soigneusement délimitées. Avec la complicité de Jacky Rigaux, Henri Jayer ouvre ses carnets de toute une vie consacrée à l’amour du terroir.

• ROZE Jean-Pierre : Saint-Michel de Dijon. 1 vol. br, 222 p, index, biblio, éd. Éditions universitaires de Dijon, 16 €.

Saint michel de DijonL’église Saint-Michel de Dijon, inscrite sur la liste des monuments historiques dès 1840, méritait le présent ouvrage consacré à une étude approfondie de son bâtiment, sa structure et son décor, et des œuvres qu’elle abrite.L’auteur y a cerné le cheminement des idées et des formes nouvelles depuis leur berceau en Italie, jusque dans les divers foyers artistiques influencés par l’esprit de la Renaissance apparu en France dès la seconde partie du XVe siècle. La Bourgogne ne pouvait rester à part et l’on vit, dès le début du XVIe siècle, apparaître des œuvres de qualité : l’église Saint-Michel s’inscrit progressivement dans ce mouvement, assurant une synthèse originale entre l’héritage d’un passé encore très présent et des perspectives d’évolution. Elle est aujourd’hui l’un des édifices phare de Dijon.

• SERGENT Éric : 1870-1871, souvenirs d’une défaite. Mémoire d’une guerre en Côte-d’Or. 1 vol., p, 130 p, biblio, illustrations en couleur, éd. Éditions universitaires de Dijon, coll. Essais, 9 €.

1870-1871 BourgogneL’année 2020 marquera les 150 ans du début de la guerre franco-prussienne qui dura du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871. Dans cet ouvrage, l’auteur propose une étude synthétique des monuments liés à cette guerre en Côte-d’Or, alors département du front. Grâce à un fin travail de dépouillement d’archives et d’articles de presse, il fait émerger ces  lieux de mémoire  qui constituent de véritables témoins d’une époque révolue. En outre, il explore le sens des cérémonies commémoratives qui prirent corps au lendemain de la défaite, mettant ainsi en lumière les conflits sociaux, politiques, idéologiques et religieux qui animèrent la société de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

• TOSI Jean-Luc : Couleurs de Mâcon. 1 vol. br, format à l’Italienne,  48 p, illustrations en couleur, éd. Société d’études mâconnaises, 9 €.

Z TOSSY MaconConçu comme un mini-guide bilingue Français-Anglais pour partir à la découverte de Mâcon et de son patrimoine, Couleurs de Mâcon  dévoile vingt lieux parmi les plus intéressants de la ville. Au fil des 50 pages, on découvre l’histoire des sites et monuments et on peut appréhende “ leur lecture”. Le style illustratif des photos donne à ce livret un air de carnet de voyage. Une véritable invitation à la découverte et à la contemplation. Bienvenue à Mâcon en Bourgogne du Sud ! La vieille ville est située sur la rive droite de la Saône qui coule paresseusement entre la plaine de la Bresse et les collines du Mâconnais. Déjà, les toits couverts de tuiles romaines rappellent au visiteur que le Sud n’est pas si loin. Prenez le temps de flâner dans les rues et de découvrir des monuments qui témoignent du passé. Vous verrez aussi que la Bourgogne est un pays où il faut bon vivre : on peut apprécier une bonne cuisine et y déguster d’excellents vins. Ce livret, illustré de façon originale, est un petit guide qui veut  aider à découvrir les lieux les plus intéressants de la ville en même temps qu’un album-souvenir à feuilleter une fois rentré à la maison.

• TRÉMEAU-BÖHM Anne-Marie : Givry au fil du temps. Nouvelle édition. 1 vol. relié, 240 p, illustrations,  éd. Animation en Côte chalonnaise, 25 €.

TREMAU Givry► Chroniques d’une petite ville de Bourgogne, suivie d’un historique de la vigne, au fil du temps : “Si vous souhaitez connaître l’histoire de Givry, alors nous vous recommandons « Givry au fil du temps », un ouvrage de Marie-Anne Trémeau-Böhm et de Arnaud-Jean Trémeau”. Cette réédition réalisée à l’initiative d’Animation en côte chalonnaise,  transporte le lecteur  à travers les millénaires, depuis l’époque préhistorique jusqu’au XXe siècle en passant par le XVIIIe et le XIXe siècle qui vont parer Givry de ses plus beaux monuments. Un livre indispensable  pour qui s’intéresse à l’histoire de Givry…mais pas seulement.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

 

• PERRIER Alain : Morvan : Les plus belles randonnées. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. Glénat, coll. Rando Évasion, 12,50 €.

51DW6bKpmtL._SX309_BO1,204,203,200_Située à mi-chemin entre Lyon et Paris et non loin des grands axes routiers se trouve une bien mystérieuse contrée. À la pointe nord du Massif central, cet îlot granitique planté au milieu de la Bourgogne regorge de bonnes surprises. Forêts, collines et vallons verdoyants, rivières aux eaux vives, étangs, pâturages ondulés en forment le cadre. Bienvenue dans le Morvan. Non seulement la nature est préservée mais l’histoire y est partout présente, la grande comme la petite. Il y a encore peu de temps, l’exploitation de la forêt, l’agriculture et l’élevage constituaient les principales ressources des Morvandiaux. Mais, peu à peu, le tourisme vert et sportif s’impose. Il faut bien avouer que le Morvan offre tout ce qu’il faut aux plus exigeants des sportifs et amateurs d’activités de pleine nature, et en premier lieu les adeptes de randonnée pédestre.Dans cet ouvrage, Alain Perrier vous propose une sélection de 28 randonnées et de nombreuses variantes pour découvrir les richesses de ce territoire pas à pas.

• SCAGNETTI Olivier : La Loire à vélo : de Nevers à l’Atlantique. Nouvelle édition. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, index, éd. Chamina, coll. Grands itinéraires à vélo, 15 €.

51IaCzIStIL._SX284_BO1,204,203,200_Le guide indispensable pour un itinéraire exceptionnel, riche de 680 km de parcours au fil de la Loire et 160 km, de variantes pour découvrir les châteaux de la vallée des Rois. Un guide de 128 pages qui comporte les informations pratiques et touristiques indispensables à l’organisation de son séjour à vélo, des  cartes précises et fiables, des plans des villes, le tout complété par les bonnes adresses, les hébergements, les loueurs et les services adaptés, ainsi que  Les informations train + vélo. Un guide fait par des cyclistes pour les cyclistes…

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

• ALAIN-FOURNIER : Le Grand Meaulnes suivi de Choix de lettres, de documents et d’esquisses. Édition établie par Philippe Berthier. 1 vol. relié, LXV + 559 p, biblio, chronologie,  éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de La Pléiade n° 646, 42 €.

Etui_Alain-Fournier.indd En 1913, Rachilde croyait apercevoir derrière les pages du Grand Meaulnes tout juste paru “une fée qui vous guette” pour vous jeter au visage “le don d’enfance”. Bel éloge, quoique non dépourvu d’ambiguïté. Rachilde signalait par là la poétisation du réel qui demeure aujourd’hui encore l’un des charmes les plus actifs du roman. Mais elle ouvrait la porte, pour qui lisait à une moindre profondeur, à un malentendu durable. Peu de romans sont plus célèbres que Le Grand Meaulnes. Peu ont une place comparable dans le paysage littéraire. Sans doute la mort à l’ennemi d’Alain-Fournier, en septembre 1914, n’y est-elle pas pour rien, qui fit de lui un jeune homme irrévocable et de l’ouvrage un livre unique. Mais peu de romans sont aussi souvent lus «en surface», là où les apparences sont trompeuses. Ainsi a-t-on pu prendre pour un texte peu construit et destiné aux adolescents ce qui est en réalité un concerto en trois mouvements et un roman pour adultes «avertis», une sombre et cruelle histoire de déception, de désenchantement (ce désenchantement qui serait bientôt le terrain favori de la modernité littéraire), de dégonflement, dit Philippe Berthier dans sa décapante préface, le “dégonflement, voulu et méchant, d’un très bref et miraculeux mirage”. Un mirage en effet. Yvonne de Galais a quelque chose de la Mélisande de Maeterlinck et Debussy : elle n’est “pas d’ici”. Et Augustin Meaulnes tombe à Sainte-Agathe comme un aérolithe – premiers mots du livre : “II arriva chez nous”, chamboule tout, puis disparaît. Il est l’un de ces êtres qui “paraissent autour d’eux créer comme un monde inconnu”. Son ami Seurel, le narrateur du roman, ne peut que l’imaginer partant pour de nouvelles aventures, dont on ne saura rien. Ainsi se termine Le Grand Meaulnes, mystérieusement. Rien de moins simple que la simplicité de ce livre. Il se nourrit de toute une bibliothèque secrète, qui va des récits du Graal à la Sylvie de Nerval et à Pelléas en passant par le roman d’aventures anglo-saxon. Et bien que Fournier se soit efforcé de gazer la violence latente chez Meaulnes (qui fait songer à celle de Golaud) et les pulsions liées à une sexualité intense et compliquée, l’une et les autres affleurent. On touche là un point névralgique du livre ; il suffit pour s’en persuader de consulter le chapitre finalement retranché par l’auteur et qui figure ici parmi les esquisses manuscrites éclairant la genèse de l’ouvrage.Ou encore les lettres et documents rassemblés à la suite du roman. Ils racontent l’histoire d’une passion impossible, celle que Fournier éprouva pour Yvonne de Quiévrecourt, la jeune femme rencontrée en 1905 et à qui le personnage d’Yvonne de Galais doit beaucoup. Mais ils retracent aussi, d’une autre manière que les esquisses, la genèse du livre qui s’écrit de 1904 à 1913. Les deux aventures – un inguérissable rêve amoureux, une expérience d’écriture unique – ont partie liée et s’entrecroisent.

 • BERDUCAT Jeanine : Léonie, femme de la terre (3ème édition). 1 vol. br, 245 p, illustrations, éd. la Bouinotte éditions, 19 €.

51kADa46K0L._SX352_BO1,204,203,200_Léonie naît le 21 décembre 1886, dans une maisonnette située à l’orée des champs, la dernière du village du Petit Plaix. Elle vit enracinée dans une ruralité forte, au rythme des saisons, du vent, de la nature, de la terre… C’était le temps d’une autre époque. Puis, arrive le ce qu’on appelle “ progrès”, celui des technique, qui bouleverse tout sur son passage, jusqu’aux consciences… Léonie n’est pas de celles à se faire influencer. C’est sa vie que nous raconte Jeanine Berducat, de ce jour de frimas de 1886 jusqu’à cette “chaude journée de juin 1977 qui sentait bon le renouveau et les langueurs de l’été”.  Une belle histoire, simple, qui se lit comme un roman, émouvant, et qui laisse comme un sentiment de douce nostalgie. Auteur de près d’une vingtaine d’ouvrages parus aux Éditions La Bouinotte, Jeanine Berducat est devenue l’un des écrivains emblématiques de sa région, à la croisée du Limousin et du Val de Loire. Elle évoque, avec beaucoup de sensibilité, le monde rural dont elle est issue. Plusieurs de ses romans ont été adaptés en spectacles  son et lumière et son livre Jeanne des eaux vives a fait l’objet d’une adaptation cinématographique.

• CLUZEL Michel : Le procureur est en retard. 1 vol. br, 134 p, éd. la Bouinotte éditions, 16 €.

téléchargement (1)La nuit est glaciale ce lundi de décembre 1934, à Saint-Martin-sur-Sinaise, quand le plus paisible de ses habitants disparaît. La découverte de sa dépouille, quelques jours plus tard, sera le début d’une enquête longue et difficile. Pas à pas, le lecteur va pénétrer dans les secrets de ce petit village du Cher apparemment sans histoire. Et ils sont nombreux, ces secrets inavouables…Michel Cluzel replonge avec délices dans ses souvenirs d’enfance pour dépeindre la physionomie d’un bourg d’avant-guerre, ses figures, avec le sens du détail et l’humour qu’on lui connaît. Le suspens ne tarit pas, et on ne se lasse pas de cette fresque villageoise pleine de truculence, entre ses personnages pittoresques, ses gendarmes affables et les perles des inénarrables reporters judiciaires de l’époque. Né à Châteaumeillant en 1934, Michel Cluzel a dépeint la vie de cette petite cité berrichonne dans ses deux premiers ouvrages, Le Marronnier de la Cour d’honneur et Aux P’tits bonheurs des années bahut. Enseignant en Berry, il a mené de front une carrière de journaliste – correspondant de presse. Passionné de cyclisme, il a consacré un livre à cette discipline. Mais il est avant tout attentif à l’humain, qui est au cœur de tous ses livres.

• FORI Luc : La part du loup. Roman policier. 1 vol. br, 380 p, éd. La Bouinotte éditions, coll. Black Berry, 13,50 €.

part-du-loup-Fori002-201x300Un loup en Sologne ? Tout porte à le croire… Mais il y a plus grave encore car on peut se demander si l’ami Roger n’a pas croisé un rhinocéros aux alentours de Vannes-sur-Cosson ! C’est ainsi que William Carvault, ancien flic converti en agent immobilier, va promener sa bougeotte de Bourges à Blois en passant par Orléans et Chatillon-sur-Loire. Hanté par un passé qui revient avec insistance, accaparé par son nouveau rôle de “papa modèle” et toujours aussi désireux d’aider dans ses enquêtes sa blonde amie, la délicieuse Heike Ziegler, Will va démêler, sans avoir l’air d’y toucher, les fils d’une histoire complexe où le loup n’est pas celui que l’on croit. Luc Fori a longtemps enseigné le français en lycée professionnel, avant de continuer à transmettre son goût pour la littérature aux élèves d’un grand lycée berruyer. Passionné par le roman noir, français et américain, il s’amuse, depuis une dizaine d’année à passer de l’autre côté du miroir et raconte à son tour des histoires aussi troublantes que révélatrices des travers de notre société.

• George Sand, la romancière libre-penseuse qui faisait fi  des conventions. 1 vol. rel., illustration, éd. Le Monde éditions, coll. Femmes d’exception, 9,99 €.

M2989-8Si le romantisme est un mode de vie et de pensée, George Sand (1804-1876) en est sûrement l’héroïne. Le huitième volume de la collection « Femmes d’exception » du Monde qui lui est consacré ravive les sentiments, les humeurs et les élans de la première auteure française parvenue à vivre de sa plume. Eduquée dans l’esprit des Lumières par sa grand-mère, Marie-Aurore de Saxe, descendante d’un roi de Pologne, Aurore Dupin épousera le baron Dudevant, pour, très vite, se libérer de tous les jougs qui contraignent, au XIXe siècle, la vie des femmes.  Arborant pantalon et redingote pour faciliter ses déplacements et pénétrer dans des endroits réservés aux hommes, brandissant son pseudonyme comme un étendard, George Sand brave les conventions, au mépris du scandale. Attachée à des idéaux d’égalité et de justice sociale, cette croyante anticléricale devient l’une des grandes plumes de son époque, qui saura séduire et guider la jeune génération, qui l’adule. Ses romans – quelque 70 récits et œuvres théâtrales – empruntent leurs couleurs à sa vie personnelle, d’Indiana (1832) à La Mare au diable (1846), de La Petite Fadette (1849) à Un hiver à Majorque (1841) ou Mauprat (1837), et aux événements historiques qu’elle traverse, dressant en filigrane une vaste fresque de son temps et des idées qui l’habitent.

• JAUBERT Hippolyte François :  Vocabulaire du Berry. Nouvelle édition revue et augmentée. Préface et de notes complémentaires de Pascal Pauvrehomme. 1 vol. br, 214 p, illustrations,  éditions Sébastien Degorce, coll. Bibliothèque berruyère, diffusé par La Bouinotte éditions, 17 €.

vocabulaire-du-berry_4778691Paru en 1842 à la librairie encyclopédique Roret à Paris, le très célèbre  “Vocabulaire du Berry”, devenu une référence en la matière,  n’avait jamais été réédité. C’est désormais chose faite. Une réédition dans son intégralité, mais modernisée et enrichie d’une préface et de notes complémentaires dues à Pascal Pauvrehomme. L’initiative en revient à un petit éditeur passionné, Sébastien Legorce, né à Issoudun (Indre) et dont la famille maternelle vit à Saint-Hilaire-en-Lignières depuis la fin du XVIIe siècle C’est donc  bien le livre de chevet que se doit de posséder tout lecteur désireux de renouer avec ses racines et le parler noble, vivant et facétieux du Berry! “Quelle belle idée que de rééditer le Vocabulaire du Berry! Relire cette œuvre savante, c’est s’immerger dans la France rurale du XIXe siècle. Que de temps Hippolyte François Jaubert a dû passer dans ces fermes du Cher à écouter les paysans, à prendre des notes pour arriver à une telle pertinence linguistique! Sa connaissance de la nature est insondable, sa culture livresque admirable. Que de mots, que de pratiques, que de richesses de notre passé nous avons perdus! Comment oser ajouter sa faible expérience linguistique à une œuvre si achevée? Cela vous force au silence et à l’admiration béate…”, écrit le préfacier. En feuilletant l’ouvrage, on redécouvre un langage très riche et très imagé dont bon nombre de termes sont encore employés dans les campagnes, de nos jours, avec des variantes selon les lieux. Le sens de certains mots a, également, évolué au fil du temps comme le précisent de nouvelles notes. Ainsi “s’arœiller” (dérivé du mot œil) qui signifiait jadis “être gai” s’emploie davantage de nos jours pour dire “se tourmenter”.

• JOUVE Bernard : Les racines de Georges Sand : De Chenonceau à Nohant. Nouvelle édition. 1 vol. br, 232 p, éd. L’Harmattan, 23,50 €.

Z JOUVE► L’importance des origines dans la destinée des individus s’applique d’une manière presque troublante à George Sand. La recherche des ancêtres de l’écrivain nous entraîne dans un parcours original qui va du XVIe siècle au XIXe siècle. Nous y trouvons l’esprit libertaire et libertin du siècle des Lumières, le souffle guerrier des grandes batailles européennes, les intrigues politiques et amoureuses des cours de France, de Russie et de Pologne, la mode des salons littéraires, les fastes de l’hôtel Lambert, la vie dans les prestigieux châteaux de Chenonceau et Chambord. Nous y découvrons aussi les liens intimes qui unissent les membres de la famille de George Sand aux grands penseurs tels Jean-Jacques Rousseau, secrétaire des Dupin, Voltaire, ami et biographe de Maurice de Saxe, Montesquieu, Buffon… L’alliance des Dupin, grands bourgeois amis des arts et férus de littérature, et des Saxe, guerriers d’origine royale, est le creuset de la personnalité aux multiples facettes de la dame de Nohant.

• MATHO Christophe : Orazio. Roman. 1 vol. br, 187 p, éd. Ramsay, 19 €.

CVT_Orazio_7870En septembre 2012, un éditeur est convoqué chez un notaire qui lui remet un manuscrit confié à son étude il y a très longtemps. Il s’agit d’un roman écrit par une écrivaine, célèbre à son époque, qui craignait que la postérité ne l’oublie. Elle avait donc organisé la découverte de cet ouvrage plusieurs décennies après sa mort. L’arrière-grand-père de l’éditeur, un jeune homme qui fuyait l’Italie fasciste était tombé sur une énigme qu’il avait su résoudre et qui l’avait conduit jusqu’à un autre notaire dans les années trente. Ce manuscrit contient un lourd secret. Ce n’est pas le hasard qui a conduit ce jeune Italien et une paysanne creusoise qu’il a rencontrée sur son chemin à résoudre cette énigme. Le cheminement de ce manuscrit à travers le temps a été soigneusement orchestré par ceux qui avaient décidé que son secret ne serait dévoilé que le moment venu. De la Toscane au Berry, en passant par la Corse ou Lyon, ce roman propose un périple dans la France de la première moitié du XXe siècle, mais aussi un voyage dans le temps et dans l’imaginaire de la Vallée Noire.

• MONTHUREL Claude, MIROUZE Didier, SALGUES Bruno : Sand – Chopin : Chronique d’une passion amoureuse. 1 vol. br, éd. Cap de l’Étang éditions, coll. École de Narbonne, 15 €.

sand chopinCe livre est issu d’un spectacle présenté, Place des Arts, à Narbonne avec pour titre “ George Sand Frédéric Chopin Chronique d’une passion amoureuse”.  Sur un concept de Claude Monthurel, il s’agit d’une création originale, un spectacle musical et poétique en 7 actes. Les textes du spectacle sont de Didier Mirouze et Claude Monthurel, accompagnés au piano par Marthe-Marie Ales-Roux, qui a choisi les musiques. Les rôles de narratrice ont été joués par Béatrice Mirouze et Christiane Barthes. Bruno Salgues a complété le contenu par des encadrés, qui permettent de se replacer dans le contexte historique.

• RAPPENEAU Patricia : Requiem. Roman policier. 1 vol. br, 252 p, éd. La Bouinotte éditions, coll. Black Berry, 12,50 €.

Rappeneau requiemDijon, de nos jours… Ex-militaire et désormais détective privé, Nathan Malocène est amoureux d’Aurore, la fille de son associé Grégoire Fine, comme lui ancien des forces spéciales. La jeune femme le contacte pour lui signaler les disparitions suspectes de sa mère et de son beau-père. Quand ces derniers sont retrouvés morts, assassinés, Malocène n’hésite pas à se lancer dans une enquête des plus périlleuses. Ses recherches vont révéler le passé trouble de Fine, bête noire de la gendarmerie dont il a quitté les rangs, après la mort tragique de son équipier Samuel Timarot. Sur leur route, Benjamin Vignal, toujours gendarme, ancien collègue de Fine auquel il voue une haine viscérale. Malocène ne doit fermer aucune porte : son associé est-il lié au crime ou victime d’une double vengeance ?

• RAPPENEAU Patricia : Le parvis des assassins. Roman policier. 1 vol. br, 330 p, éd. La Bouinotte éditions, coll. Polar Historique, glossaire, 13,50 €.

Rappeneau parvis assassinsUn roman qui transporte le lecteur en 1306, alors que la  construction de Notre-Dame de Paris n’est toujours pas achevée. Un matin, un cadavre est retrouvé dans la loge du proviseur du trésor… Qui était cet homme ? Pourquoi l’a-t-on dépouillé et égorgé ? L’affaire prend une étrange tournure lorsque la foule, poussée par un abbé au comportement singulier, s’en prend à un innocent… Pour sauver son père, Erlend ne voit alors qu’une solution : enquêter, démasquer et arrêter le véritable coupable, quitte à semer le trouble ! Pour déjouer secrets et complots, Erlend Goidenhove va vivre une grande aventure et devra discerner amitiés sincères et trahisons, jusqu’au bout du suspense. Patricia Rappeneau est l’auteure d’ouvrages de loisirs créatifs, de polars, de romans noirs contemporains et historiques ainsi que de thrillers.

GsdMS04b (2)• SAND Georges : Correspondance : Tome 2 : 1832 – Juin 1835.  Nouvelle édition.  1 vol. relié, XXI + 1011 p, index, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXè siècleClassiques Garnier, 79 €

►  Nouvelle édition d’une correspondance publiée entre 1964 et 1991, en  24 volumes dont un volume de suppléments. Cette édition monumentale de la Correspondance de George Sand, entièrement établie par Georges Lubin, apporte des documents sans nombre à l’histoire du XIX siècle, l’histoire littéraire, l’histoire des idées et elle fournit des informations de première main sur les contemporains de George Sand

• SAND Georges : Correspondance : Tome 3 : Juillet 1835 – avril 1837.  Nouvelle édition. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. relié, 976 p, index,  éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXè siècle Classiques Garnier, 78 €

GsdMS26b (2)•  SAND Georges : Correspondance : Tome 4 : Mai 1837 – mars 1840.  Nouvelle édition. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. relié, XV + 1009 p, index,  éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXè siècle Classiques Garnier, 79 €

• SAND Georges : Correspondance : Tome 26 : Index des correspondants.  Nouvelle édition. Édition établie par Georges Lubin. 1 vol. relié, 59 p, éd. Garnier, coll. Bibliothèque du XIXè siècle Classiques Garnier, 59 €

• SAND George : Indiana. Nouvelle édition établie par Béatrice Didier. 1 vol. br, 416 p,  biblio, éd. Gallimard, coll. Folio Classique, 8,50 €

product_9782072884764_195x320Mariée, au sortir de l’adolescence, à un vieux colonel, antipathique et autoritaire, Indiana est contrainte à une routine d’outre-tombe. Tout la disposait pourtant à être sauvée par l’amour : Raymon, par qui elle se laisse séduire, possède la jeunesse et la fougue que n’a plus son mari. Indiana se trouve prise dans les turpitudes de la passion, car le désir du jeune homme se révèle bientôt un appétit plus redoutable que la brutalité de son mari repu. Oppressée dans son mariage, Indiana cherche une aventure : celle-ci achèvera de l’opprimer. “J’ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, mais profond et légitime, de l’injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l’existence de la femme dans le mariage, dans la famille et dans la société.” Paru en 1832, Indiana fut lu comme un pamphlet contre le mariage, et lança la carrière littéraire de l’auteure. Sand y expose les libérations illusoires qui enferrent les femmes dans une vie dont elles n’ont pas la clef. Son récit inverse le trajet habituel du roman : pour pouvoir être aimée, l’héroïne devra d’abord se libérer.

• SAND George : La mare au diable. Dossier pédagogique établi par  Jenny Benga. Nouvelle éditions. 1 vol. br, 192 p, éd. Librio, coll. Librio – Littérature, 2 €.

9782290225387 (2)Jeune veuf, Germain entend se remarier. Il entreprend alors un long trajet à travers les bois pour se rendre dans le village voisin et rencontrer une nouvelle épouse. À ses côtés cheminent son fils Petit-Pierre et Marie, la douce et belle bergère. Mais un brouillard épais égare les voyageurs et les oblige à s’arrêter pour la nuit au bord d’une mare étrange, qui miroite sous la lune blafarde. Quel mystérieux envoûtement les y a conduits ? Quel charme puissant les y ramène chaque fois qu’ils tentent de s’en éloigner ? Dans ce court roman, George Sand nous plonge dans la société paysanne du Berry, avec ses coutumes et ses rites. La campagne devient le terreau du fantastique, et la forêt, un personnage à part entière.Extrait :“ C’était un brouillard qui s’élevait avec la nuit, un de ces brouillards des soirs d’automne que la blancheur du clair de lune rend plus vagues et plus trompeurs encore « . Trompé, Germain l’est. Ensorcelé, même. La forêt l’emprisonne. Dieu ou diable, un sortilège le tient. Il ne retrouvera son chemin qu’au lever du jour. Mais la nuit est longue. Le charme puissant. Et Marie, la petite bergère qui l’accompagne, la douce, la si belle et si jeune Marie n’est tout à coup plus l’enfant qu’il connaissait. Et sous la lune blafarde miroite la mare au diable. Qui les y a conduits ? Qui les a envoûtés, au point que, dans ces ténèbres, le jeune homme perd ses esprits et la raison de son voyage ? Le démon de la forêt ? Lucifer lui-même ? Ou l’âme aimante d’une disparue ?”…

• SCHNYDER Peter, VOEGELE Augustin (textes réunis par) : Écrire avec Chopin. Frédéric Chopin dans la littérature. Avant-propos de Peter Schnyder. Introduction d’Augustin Voegele.  1vol. br, 302 p, index, éd. Honoré Champion, 35 €.

book-08535334Le présent ouvrage se décline en cinq grandes thématiques : Chopin intime, Spectres de Chopin,  Écrire selon Chopin, Chopin populaire et Chopin inconnu. Il se focalise sur ce que la littérature a pu faire de la personnalité de Frédéric Chopin et de sa musique. Du Chopin de George Sand et d’Eugène Delacroix à celui des auteurs de littérature populaire contemporains (parmi lesquels Frédéric Dard) en passant, entre autres, par le Chopin du librettiste Angiolo Orvieto, par celui des poètes russes de l’âge d’argent, ou encore par celui de musicologues comme Alfred James Hipkins ou Thérèse Marix-Spire, ce volume tente de montrer combien le monde des lettres éclaire le monde des sons, et comment l’écriture dialogue avec la musique de Chopin, l’une enrichissant l’autre. Peter Schnyder est professeur émérite de l’Université de Haute-Alsace et membre de l’Institut de recherche en langues et littératures européennes (ILLE). Il est l’auteur de nombreux travaux sur la poésie française et francophone, ainsi que sur André Gide. Augustin Voegele est docteur en littérature française et lauréat du Prix 2017 de la Fondation Catherine Gide et de la Fondation des Treilles. Ses recherches portent sur les relations entre littérature et musique, autour notamment d’André Gide.

• SEIGNOLLE Claude : Le Berry des traditions et superstitionsNouvelle édition. 1 vol. br, 300 p, index, éd. Hesse (Saint-Claude-de-Diray), 25 €.

Le-berry-des-traditions-et-des-superstitionsClaude Seignolle a longuement interrogé la mémoire paysanne de plusieurs régions françaises, dont le Berry. Dans cet ouvrage de référence, il recense les coutumes et traditions de cette région si fortement ancrée dans le patrimoine rural. Naissance, enfance, mort, adolescence, fiançailles, mariage, mode de vie et alimentation, fêtes traditionnelles, remèdes de bonne femme, sorcellerie et légendes… Autant d’aspects sur lesquels l’auteur a enquêté et réuni des témoignages indispensables. Le Berry des traditions et superstitions n’est pas seulement un ouvrage ethnographique. Au même titre que Traditions paysannes de Sologne, c’est aussi l’une des clefs de l’œuvre romanesque de Claude Seignolle, les racines brutes et les sources rustiques qui ont fait son inspiration esthétique.

• YACOUB Gabriel : Je resterai ici. Chroniques subjectives et aléatoires du Boischaut-Sud en Bas-Berry. 1 vol. br, 368 p, éd. Le Roseau, 21 €.

ob_ba49df_je-resterais-iciGabriel Yacoub  dépeint le Boischaut-Sud, avec l’histoire de ses habitants, de son passé et de son présent. L’histoire et les histoires de village, les anecdotes, les choses qu’ils disent à qui sait tendre l’oreille, le tout écrit avec respect, avec gourmandise. L’ensemble forme des chroniques subjectives, parfois tendrement ironiques, avec de temps en temps un petit air d’Alexandre Vialatte,  qui dévoilent peu à peu au fil des pages toutes les facettes de notre terroir et de ses habitants qui ont des milliers de traits  communs, mais dont aucun ne ressemble à l’autre…  “Je resterai ici” est donc le livre d’un insatiable curieux, d’un homme qui accorde leur importance aux rites, aux traditions, aux métiers, à la musique traditionnelle et populaire, aux expressions, à la transmission orale, aux rythmes de la vie. Bref, tout ce qui a fait et fait encore cette terre du Berry, où l’auteur  a élu domicile depuis quarante  ans,  dans le Boischaut Sud. (D’après le blog “Nous en Boischaut – sud”)

◘ HISTOIRE-DOCUMENTS

 • Congrès archéologique de France. Monuments du Cher. Gothique flamboyant et Renaissance en Berry. Actes du 176ème congrès d’archéologie de France (Bourges, 2017). Introduction d’Étienne Hamon. 1 vol. br, illustrations, éd.  Société Française d’Archéologie (5, rue Quinault, 75015 Paris), 50 €.

ZBASur les traces du duc Jean de Berry, de l’argentier du roi Jacques Cœur et des bâtisseurs les plus ordinaires comme les plus fastueux, et à la découverte d’artistes virtuoses dans tous les domaines, cet ouvrage permet de prendre la mesure de la vitalité artistique sans précédent que la ville de Bourges et ses environs ont connue entre le XIVè et le XVIè siècle, et de la richesse du patrimoine qu’ils nous ont léguée. Articulé autour d’une somptueuse cathédrale dont les embellissements ininterrompus illustrent toutes les déclinaisons de l’art flamboyant et de la Renaissance, le parcours nourri des plus récentes découvertes historiques et archéologiques donne la parole aux meilleurs spécialistes. Il nous fait découvrir, dans toute leur diversité, des ensembles urbains, des maisons, des hôtels, des châteaux, des églises, des établissements monastiques et hospitaliers, etc. Ces notices de référence, richement illustrées de documents inédits, sont précédées d’une mise en perspective introductive et accompagnées de contributions thématiques sur les artistes et leurs commanditaires, sur les maisons en pan de bois, sur le vitrail, etc. Au total, ces 25 contributions forment un ouvrage essentiel pour comprendre, cinq cents ans après la mort de Léonard de Vinci, les racines et les ramifications de l’un des plus brillants épisodes de l’histoire artistique de notre pays.

• GIRÈS Paul : Le commando OSS américain du prince Obolensky et la résistance en Berry. Préface de Patrick Grosjean. 1 vol. br, 174 p, ill. n-b et couleur, biblio, index, éd. Alice Lyner, 20 €.

GIRES ObolenskyEn août 1944, les Français débarquent en Provence. La Résistance intérieure entre en guérilla générale pour désorganiser l’armée d’occupation. Elle reçoit une aide importante des services spéciaux des Alliés. Les Américains parachutent ainsi sur des sites stratégiques français plus de vingt commandos de l’OSS, leur principal service spécial, prédécesseur de la CIA. Ce livre raconte les combats de l’un des plus célèbres, l’OSS Patrick, commandé par le prince Serge Obolensky. Ces soldats sont très motivés. Beaucoup viennent de Louisiane et ont des ancêtres français. Ils sont parachutés en Berry pour sauver le barrage hydroélectrique d’Éguzon, un des plus importants de France, qui va être de première importance pour la Reconstruction. Le barrage est libéré, avec ses installations intactes. Les parachutistes continuent pendant un mois à combattre l’armée allemande en retraite. Ce livre révèle jour par jour les actions militaires de ces jeunes Américains intrépides et loyaux, luttant avec les résistants pour la libération de la France. Il dépeint leur vécu quotidien avec leurs camarades FTP et de la France Libre, ainsi qu’avec la population civile. Leurs combats continuent en Berry jusqu’à la reddition des 19 000 soldats de la colonne Elster, le 10 septembre 1944 à Issoudun.

• JIMENES Rémi (sous la direction de) : Geoffroy Tory de Bourges : humanisme et arts du livre à la Renaissance. Catalogne de l’exposition de Bourges – bibliothèque des Quatre-Piliers (20 septembre 2019 – 18 janvier 2020). 1 vol. br, 160 p, 125  illustrations en couleur, éd. Bibliothèque de Bourges – éditions des Mille Univers, 24 €.

TORY-PUBLI-CESR► Geoffroy Tory de Bourges : quatre mots inséparables sous la plume d’un humaniste qui prend soin de rappeler son origine géographique à chacune de ses apparitions. Né dans les faubourgs de la ville, il fréquente d’abord l’Université de Bourges mais, son cursus achevé, il quitte le Berry, voyage en Italie, gagne Paris pour devenir tour à tour enseignant, éditeur, écrivain, traducteur, libraire et imprimeur humaniste. Lié à quelques-uns des personnages les plus puissants du royaume, il sera nommé imprimeur du Roi en 1531. Tout au long de sa prestigieuse carrière, dans ses voyages outre-Monts ou au faîte de sa gloire parisienne, Tory conservera le souvenir de sa petite patrie avec fidélité, veillant toujours à associer son nom à celui de sa ville natale. À l’occasion du 500è anniversaire de la Renaissance en Val de Loire, la ville de Bourges a voulu rendre hommage à cette personnalité injustement méconnue, qui est pourtant l’une des grandes figures de l’histoire du livre moderne. Cet ouvrage collectif, rédigé par quelques-uns des meilleurs spécialistes de la période, rassemble une trentaine d’articles et autant de notices qui apportent de nouveaux éclairages sur la carrière de Tory, contribuant ainsi à faire connaître l’un des esprits les plus originaux de la Renaissance française.

• LODYA : Berry et vallée de la Creuse : textes, photographies et aquarelles. 1 vol. br, 102 p, illustrations en couleur,  20 €.

Z LODYADes rives accidentées de la vallée de la creuse aux rivières et mille étangs qui parsèment la Brenne, en passant par les bocages de la région de la Châtre et des majestueuses forêts de Châteauroux ou de Lancosme, le Berry est un petit coin de paradis. Son charme discret n’a pas laissé insensible de nombreux écrivains comme George Sand, Honoré de Balzac, ou des musiciens comme Chopin ou Litz.  Lodya, aquarelliste, peint la beauté des paysages et participe à des expositions. . Artiste référencée dans l’Annuaire International des Beaux-Arts, elle a vu ses  aquarelles publiées dans des revues artistiques connues.

• NORMAND Claude : Préveranges en Berry, carrefour de culture et de civilisation : histoire et patrimoine. 1 vol. br, 180 p, éd.  Fabienne Rêve (Préveranges),  17 €.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

◘ HISTOIRE-DOCUMENTS

• FOURNIER Marc : Henri Levet (1874-1906), vice-consul de France et poète montbrisonnais. 1 vol. br, 28 p, illustrations en couleur, éd. Groupe d’histoire du  Centre social de Montbrison, coll. Cahiers de Villages de Forez, 6 €

Z FOURNIERLe cahier dédié à Henri Levet dans la revue Village de Forez du centre social de Montbrison, est une étude réalisée par Marc Fournier. La finalité de cette publication est d’actualiser la partie réservée au poète Henry Jean-Marie Levet dans la communication très documentée que l’historien Claude Latta a consacrée à la famille Levet en 1986. En effet, il est maintenant possible d’apporter, trente-trois ans après, des précisions sur sa vie et son œuvre surtout depuis la parution du récit biographique de l’académicien Frédéric Vitoux en 2018. D’abord célèbre pour avoir été consul de France, titre qui honora ses parents, il est aujourd’hui plus connu comme poète. En tant que Montbrisonnais, Marc Fournier s’est attaché à évoquer la vie d’Henri Levet pendant sa première enfance dans sa ville natale et au cours de ses différents séjours. Et tant que littéraire il a essayé de souligner le talent du poète et en particulier de l’auteur des Cartes Postales. Henry Levet a joui au carrefour de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle, d’une relative célébrité, confinant même au mythe dans certains milieux culturels. Tour à tour journaliste, critique littéraire, conteur, poète, diplomate, Levet passe comme un météore, disparaissant à l’âge de trente-deux ans. Qui est donc cet étrange personnage dont parlent avec enthousiasme et chaleur ses amis et des lettrés ?

• La Loire dans la Loire. Communications, 19ème  Printemps de l’histoire, 5-7 avril 2019, Montbrison. 1 vol. br, 54 p, illustrations en couleur, éd.  Groupe d’histoire du Centre social de Montbrison, coll. Cahiers de Village de Forez, 8 €.

• LAFFLY   André : Le Creusot, les Schneider, un destin partagé. 1 vol. br, 240 p, illustrations en couleur, éd.  Nouvelles éditions du Creusot, 28 €

Z LAFFLYAvec ce quatrième et dernier volume, consacré à la première moitié du XXe siècle, André Laffly termine son histoire des rapports mêlés de la dynastie Schneider avec la ville du Creusot — et le reste du monde !  Sur cette période ont couru bien des histoires, des légendes, des hypothèses, parfois des soupçons. Que savons-nous de l’attitude des Schneider pendant les guerres ? Quelle fut la vie familiale des Maîtres de Forges ? Que faut-il retenir de ce qu’on appelle le paternalisme ? Comment un centre métallurgique aussi important a-t-il pu rester à l’écart des grèves de 1936 ? Et la ville, dans tout cela, fut-elle soumise ou rebelle ? Était-elle contrainte ? Pouvait-elle braver l’autorité de l’Usine, par ailleurs propriétaire des sols ? Des réponses à ces questions, et à bien d’autres, vous en trouverez à la lecture de ce livre plein de révélations, toujours faites avec mesure, soigneusement étayées et illustrées d’anecdotes où ne manque jamais l’humour.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

ZZAUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Saint-Étienne 2020. Nouvelle édition. 1 vol. br, 210 p, illustrations en couleur, cartes, plans, éd. Nouvelles éditions de l’université, coll. Petit Futé – City book, 5,95 €.

La nouvelle édition d’un  guide pratique pour découvrir la ville de Saint-Etienne. On y trouve de nombreuses  informations utiles pour se repérer et se déplacer dans la ville. Sont ainsi répertoriés les sites remarquables à visiter, les principaux lieux de détente et de distraction. Le guide propose aussi une sélection d’adresses pour se loger, se restaurer et faire du shopping. Un code permet d’accéder à la version numérique gratuite.

• VEUILLET Thibault : L’Est forézien : Auvergne Rhône Alpes : Loire. 22 balades exceptionnelles. 1 vol. br, 48 p, illustrations en couleur, éd. Chamina, coll. Balades et randonnées – Les incontournables, 10 €

VEUILLET Est forézienUn topoguide de 22 balades soigneusement sélectionnées, pour partir à la découverte de la partie est du département de la Loire, entre la plaine du Forez et les monts du Lyonnais. De Saint-Marcel-en-Félines, terre de tisseurs au cœur des Montagnes du Matin, en remontant la Loire jusqu’à Veauche, l’est du Forez dévoile un territoire aux reliefs contrastés et aux paysages variés. Sommaire du  guide: Introduction générale avec présentation générale du territoire – 22 itinéraires de longueur variable pour une pratique familiale et sportive – Cartographie sur fond IGN au 1:25 000 pour se repérer facilement – Détail des centres d’intérêts – Renseignements pratiques et adresses utiles. Thibault Veuillet est formateur agréé en topographie. Il est déjà l’auteur chez Chamina Édition de plusieurs topoguides dont “Le Velay” et “30 randos autour de Lyon”.

Flore et végétation• GALTIER Julien : Flore et végétations de Saint-Étienne Métropole. 1 vol. br, 43 p, illustrations, éd. CBN – Conservatoire botanique national du Massif central.

Situé au sud du département de la Loire et caractérisé par sa dominante urbaine, le territoire de Saint-Étienne Métropole est à la croisée de régions naturelles au patrimoine végétal remarquable. Ces dernières années, des inventaires botaniques ont été conduits par le Conservatoire botanique national du Massif central. Tout en présentant les principaux résultats de ces travaux, ce guide espère inciter les habitants et les pouvoirs publics à leur préservation.

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