EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES: N°24 (MARS – AVRIL 2020)

 Cette rubrique faisant  régulièrement l’objet d’additifs et de mises à jour,  jusqu’au  30 avril 2020, en fonction de l’actualité, n’hésitez pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’information.

Pour nous contacter et /ou communiquer vos informations

 allier-infos@sfr.fr

 MISE À JOUR:  2 MAI  2020

EXPOSITIONS  

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“pour cause d’épidémie”

• À compter du dimanche 15 mars et pour une durée indéterminée, l’accès aux différents lieux publics tels que musées, salles d’expositions, médiathèques, monuments, salles de spectacle…a été suspendu par décision gouvernementale, dans le cadre des mesures de confinement prises pour lutter contre la propagation de l’épidémie du Covid 19. Les expositions en cours, annoncées ci-dessous, ont donc été automatiquement suspendues. Vu du Bourbonnais  ne manquera pas d’informer ses  lecteurs de leur réouverture et/ou de leur éventuelle prolongation…Si réouverture et prolongation  il y a.

MUSÉE DE L’ILLUSTRATION JEUNESSE

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• ELLES… SORTENT DE LEURS BULLES

LA  NOUVELLE EXPOSITION DU MIJ

À VOIR JUSQU’AU 21 JUIN 2020

Elles sont muse, inspiratrice des plus grands artistes, maître d’armes, danseuse étoile, médecin, fille, mère, égéries interprète, amante, épouse, conservatrice de musée, résistante, héroïnes… Héroïnes d’un quotidien qu’elles inspirent et dont elles sont le pilier ou super héroïnes de série, héroïnes révolutionnaires, féministes, prêtes à faire valoir leurs valeurs pour s’opposer, pour rallier les suffrages, exposer leurs opinions ou défendre des droits…

affiche expo MIJ• Elles existent, dans une société où la domination masculine, dans le champ du politique, de l’économique, du culturel, contredit la société et ses penseurs qui prônent que la femme est l’avenir de l’homme et qu’elle est annonciatrice du changement des temps futurs…

Elles sont là, réelles ou imaginaires, ayant exercé leur pouvoir en hors champ, sous les feux de la rampe ou dans la lumière de l’actualité. C’est à elles que cette exposition rend hommage aujourd’hui, en présentant les œuvres d’auteurs et autrices, de dessinateurs et dessinatrices de BD qui ont su, avec pudeur et avec talent, avec ces traits de force et d’audace, rendre justice au féminin, en retraçant ou inventant des parcours de femmes.

Ils sont onze artistes, cinq femmes et six hommes, à être exposés à cette occasion : Joël Alessandra, Philippe Berthet, Cyril Bonin, Claire Bouilhac, Etienne Davodeau, Herval, Priscilla Horviller, Camille Jourdy, Emmanuel Lepage, Catel Muller et Seraphine.  Ils nous proposent, à l’aquarelle, à l’encre, à la palette graphique, les destins de ces personnages « hors du commun » de bien des façons : Chloé, Leïla Agnès, Fleur, Louise, Juliette, Nathalie, Lulu, Rose, Nico, Tiffany, la Princesse de Clèves, Kiki de Montparnasse, Rose, Joséphine Baker, et la baronne Pannonica de Koenigswater !  Ce sont les héroïnes de cette exposition, à visiter avec “ELLES”.

MAB

• APRÈS l’EXPOSITION  SUR LA SCULPTURE BOURBONNAISE

PLUSIEURS ŒUVRES RESTERONT “EN RÉSIDENCE” AU Mab

• Le 8 mars, une semaine avant les mesures de fermeture liées à l’épidémie de Covid 19,  s’est achevée l’exposition La sculpture bourbonnaise entre Moyen Age et Renaissance.  Selon Yasmine Laïb-Renard, directrice des musées départementaux de l’Allier, il s’agissait d’une “ exposition de préfiguration qui matérialisait  certains éléments du futur parcours de visite“.  

culture-nouvelle-exposition-au-musee-anne-de-beaujeu-mab-la-_4684572• Les œuvres prêtées par différents musées, dont celui  du Louvre, ont pour la plupart  retrouvé leur lieu d’origine. Toutefois, Sophie Jugie, directrice du département des sculptures du Musée du Louvre, a annoncé  que La Sainte Femme,  l’une des cinq sculptures prêtées par le musée national resterait en dépôt permanent au Musée Anne de Beaujeu.

• Datant de 1530, elle figure une femme en procession, à demi retournée, marchant d’un pas décidé. Cette sculpture ne serait, selon les spécialistes, qu’un personnage secondaire qui devait figurer dans un ensemble de plus grande ampleur. Par le mouvement imprimé à  son corps, elle se rapproche de l’art italien des années 1520. Elle viendra donc s’ajouter aux  deux têtes grecques, présentées dans la partie de l’espace permanent consacré à l’Antiquité, mises en dépôt par le Louvre.  Quant à la statue représentant Saint-Georges en train de terrasser le dragon (XVè siècle), provenant de l’église de Saint-Gérand-de-Vaux qui est en travaux, elle restera “en résidence ” au Mab pendant six mois supplémentaires.  

• À l’issue de cette exposition, une vingtaine de sculptures bourbonnaises, dont la moitié est déjà propriété du Mab, resteront installées au rez-de-chaussée du musée. L’autre moitié est constituée d’œuvres en provenance de différentes églises bourbonnaises. Le tout au prix d’une adaptation de la scénographie que les responsables du Mab qualifient de “légère”.

Académie du VERNET

•  MAURICE CONSTANTIN-WEYER

ET SES AQUARELLES

THÉME DU 70è SALON DE L’ACADÉMIE DU VERNET

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 • Jusqu’au 29 mars 2020, dans les locaux du Centre culturel de Vichy, le 70ème Salon de l’Académie du Vernet propose une exposition dédiée aux aquarelles de Maurice Constantin-Weyer, qui ne fut pas  seulement un écrivain et un journaliste. Né le 24 avril 1881, il a suivi des études scientifiques, avant de partir en 1904 pour le art en 1904 au Canada, où il se marie et a trois enfants, mais il divorcera en 1916. imagesEn 1914, il décide de rejoindre la France pour partir au front et il reçoit de nombreuses décorations, dont la Croix de Guerre et la Légion d’Honneur. Il rencontre Germaine Weyer en 1919, fille de Georges Weyer et de Jeanne Larbaud (Jeanne Larbaud était la sœur de Nicolas Larbaud, pharmacien, père de l’écrivain.  Valery Larbaud et Germaine Weyer étaient cousins germains), infirmière bénévole de la Société de secours aux blessés militaires à l’hôpital de Courlandon (Marne) où il est soigné pour ses blessures. Le 14 septembre 1920, Maurice épouse Germaine Weyer à Vichy, avec Valery Larbaud pour témoin, et décide d’accoler le patronyme de son épouse au sien. Ils s’établissent avenue Victoria, dans la maison familiale de son épouse. Ils auront une fille, Françoise et un fils, Pierre.

un-homme-se-penche-sur-son-passe-de-maurice-constantin-weyer-1101296538_L• Il mène alors une carrière de journaliste et d’écrivain, et en 1926, il reçoit le prix Goncourt pour Un homme se penche sur son passé. Le couple voyage beaucoup, jusqu’en août 1939 où la famille revient à Vichy.  En novembre 1939, il enseigne l’anglais à 6 classes du collège de Cusset, en raison de la pénurie d’enseignants mobilisés ; ensuite, il gardera une heure de cours par semaine. Il refuse de publier durant cette période et se consacre alors à la peinture, en particulier à l‘aquarelle. En 1946, il devient membre de la Société des Gens de Lettres, en 1948 est nommé président de l’Académie du Vernet Le 22 octobre 1964, il décède à l’hôpital de Vichy. Il est inhumé dans le caveau de la famille Larbaud à Creuzier-le-Vieux. (Biographie extraite de la page Facebook de Cusset Mémoire).

65993_162784160416116_2756323_n• L’exposition comprend aussi une rétrospective consacrée au  peintre japonais Taka qui avait découvert Vichy lors de stages accomplis au Cavilam, en 1980. Depuis 1987 il s’est installé à Evry où il avait pu obtenir,  quelques mois plus tôt, un atelier d’artiste grâce à l’appui de Jack Lang, qui était alors ministre de la Culture. Cette exposition  retrace l’évolution de sa peinture en France depuis 40 ans.

► Savoir plus: “Quarante ans de peinture. Une rétrospective consacrée à Taka, artiste japonais. Ainsi que les aquarelles de Constantin-Weyer. À découvrir, à la galerie du Centre culturel à Vichy jusqu’au 29 mars”… (► Lire la suite de l’article sur le site de La Montagne)

•  SALVADOR DALI AU MUSÉE MANDET

IL FAUDRA ATTENDRE L’ÉTÉ 2021

Cross annulé• La communauté d’agglomération Riom Limagne et Volcans (RLV) a décidé de reporter  l’exposition Le design contemporain et Salvador Dalí à l’été 2021, en raison de la pandémie de coronavirus.  Initialement prévue du 4 juillet au 4 octobre 2020, elle devait se dérouler au musée Mandet de Riom. Dans un communiqué, la communauté d’agglomération  RLV qui était l’organisatrice de l’événement, explique que “les incertitudes sur les suites de la crise ne permettent pas de préparer l’exposition dans de bonnes conditions, notamment pour l’acheminement des œuvres dont certaines viennent de l’Union Européenne et d’autres, de pays internationaux. Une décision douloureuse mais qui s’impose”. Ce n’est donc que partie remise pour les quelque 200 œuvres, prêtées par des musées, des galeries ou encore des designers contemporains. Il faudra donc attendre l’été 2021 pour les découvrir

PATRIMOINE ET HISTOIRE

PATRIMOINE

• LANCEMENT DU PRIX ÉMILE MÂLE 2020 

1578555476_media• Depuis 1985, le prix Émile Mâle récompense chaque année  les actions de sauvetage d’éléments du patrimoine artistique, historique ou ethnographique du Bourbonnais, à condition qu’ils soient antérieurs  au XXè siècle. Les candidats peuvent être aussi bien des particuliers que des communes ou des associations. Pour 2020, malgré  les contraintes de l’épidémie de Covid-19, l’appel à candidature a été lancé à la mi-avril et les dossiers pourront  être adressés, jusqu’au  mercredi 15 juin,  en 3 exemplaires à la Mairie de Commentry (place du 14 juillet 03600 Commentry) ou par mail à lapleiade@ville-commentry.fr.

• Chaque dossier devra comprendre une lettre de motivation comportant l’explication de la démarche, ainsi qu’un descriptif et un historique de l’édifice ou de l’objet, le plan de l’édifice, avec la description de la nature des travaux réalisés, le tout complété par des photos prises avant, pendant et après les travaux. Autres pièces demandées : le plan de financement, les devis et mémoires des entreprises et la liste des aides obtenues ou sollicitées.

Savoir plusLe règlement complet du prix Émile Mâle est disponible sur le site de la mairie de Commentry.

• MUSÉE DE LA MINE DE NOYANT 

 UNE FRÉQUENTATION EN HAUSSE

• L’Association des amis du Musée de la mine de Noyant s’investit depuis plusieurs années dans l’animation et la pérennisation du site minier. Lors de son assemblée générale, sa présidente, Josette Lafond,  a souligné le travail effectué par les bénévoles de l’association pour maintenir le site et les matériels. Le plus important chantier en cours est à la fois la remise en état du circuit de petit train en direction des galeries reconstituées, et l’implantation d’une gare. Autre motif de satisfaction : avec 4.820 visiteurs en 2019, la fréquentation du musée affiche une progression de 4%. Les visites reprendront le dimanche 5 avril, avec une  nocturne  prévue le vendredi 14 août, à 21 h 30.

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Savoir plusQuand visiter le musée ? Du 5 avril au 28 juin : les dimanches et jours fériés, à 14 h 30 et 16 h 30 – Du  4 au 31 juillet : tous les jours (sauf les lundis), à 14 heures, 15 h 30 et 17 heures –  Du 1er au 30 août : tous les jours, à 14 heures, 15 h 30 et 17 heures – Du 6 septembre au 4 octobre : les dimanches et lors du week-end des Journées du patrimoine, à 14 et 16 heures. La réception de groupes est possible  sur réservation. Contacts : 07.68.59.46.95.

• FONDATION DU PATRIMOINE

604 PROJETS SOUTENUS DEPUIS L’AN 2000

ET 40 M€ DE TRAVAUX RÉALISÉS 

Fondation PATRIMOINE• Après trois années passées à  la tête de la délégation départementale  de la Fondation du Patrimoine de l’Allier, Patrice Branlard a  passé le relais à  Laurent Poirier. Âgé de  34 ans, ce dernier est le propriétaire du château de la Cour à Chapeau, qui a été classé monument historique. Il est par ailleurs  diplômé en histoire et histoire de l’art à la Sorbonne et il affiche  aussi des compétences techniques en restauration, suite à des stages qu’il a conduits avec l’association Rempart.

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Laurent Poirier (à gauche) et Patrice Branlard

• Organe privé, reconnu d’utilité publique, la  fondation est dédiée à tout ce qui touche  à la sauvegarde du patrimoine de proximité. Après avoir identifié des édifices menacés, elle a pour vocation de susciter des partenariats avec les associations, les pouvoirs publics, les entreprises et les particuliers. Elle  participe financièrement à la réalisation de programmes de restauration, tout en encourageant à  la transmission des métiers d’art. Enfin, elle apporte sa pierre au développement économique, puisque les opérations de restauration génèrent des emplois et permettent de développer le tourisme culturel. Une tâche particulièrement lourde dans un département  où l’on compte au moins 500 châteaux qui nécessitent des travaux de restauration. Depuis l’an 2000, ce sont 604 projets publics ou privés qui ont été menés à bien, soit 40 M€ de travaux réalisés, avec à la clé 1.214 emplois créés ou maintenus.

• Si l’on se réfère au nombre de projets qu’elle a soutenue en 2019, la délégation bourbonnaise se révèle donc  comme la plus dynamique au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes et comme l’une des plus active à l’échelle de la France. Il faut dire que le patrimoine à restaurer se révèle  particulièrement riche, avec notamment 500 châteaux.

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L’orgue du chœur de la cathédrale de Moulins

• Au fil de l’année écoulée, la délégation  est intervenues sur  73 projets bourbonnais (4,3M€ de travaux réalisés, et 130 emplois créés ou maintenus). C’est  presque le double par rapport à 2014, 13 ont concerné des dossiers publics ou associatifs, et 60, des bâtiments privés. C’est un moyen d’aider “le patrimoine non inscrit, non protégé (….) surtout dans les communes rurales”. La délégation intervient sur des châteaux et des maisons de maître, mais aussi  sur  des longères ainsi que sur le petit patrimoine vernaculaire, tel que  lavoirs et  croix de chemin. Le patrimoine industriel n’est pas oublié. Laurent Poirier mentionne ainsi le cas d’une grue et d’un train de secours, à Montluçon, qui datent des années 1940 et sont les seuls de ce type qui restent en Europe. Parmi  ces  dossiers bourbonnais, les responsables de la Fondation citent l’orgue de chœur de la cathédrale de Moulins, trois statues en bois polychrome de la collégiale de Montaiguët-en-Forez, la maison d’Albert Londres à Vichy, l’église romane de Meillers ou  la tuilerie de Lenax.

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L’église romane de Meillers

 • En 2020, les projets ne manqueront pas. Pour appuyer la candidature de Vichy au patrimoine de  l’Unesco, une convention a été signée avec la ville pour aider financièrement les propriétaires à restaurer les façades.

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Vichy: Le temple protestant 

• Sur ce modèle, une autre convention pourrait être signée avec l’Agglo de Moulins. Elle s’inscrirait  dans le cadre du programme Pays d’art et d’histoire et elle concernerait  les trois centres-villes de Souvigny, Moulins et Besson.  La Fondation espère aussi relancer  la souscription destinée à épauler le  financement de l’extension du CNCS, à Moulins, dont les travaux sont programmés pour septembre prochain (700 000 €). Autres dossiers inscrits au programme : la restauration de l’hôtel de Cony, à Moulins, avec réhabilitation de l’orangerie, changement de la charpente et de la  toiture pour en faire un auditorium et un lieu d’enregistrement.  Le temple protestant de Vichy et  l’église Saint-André de Taxat-Senat figurent aussi à l’agenda.

 

• LOUROUX-BOURBONNAIS

SOIGNE SON PATRIMOINE

847_001• La commune de Louroux-Bourbonnais a investi plus de 200 000 € dans la restauration du clocher de l’église Saint-Martin. De style roman auvergnat, l’édifice  vu sa  construction débuter  à la fin du XIè siècle pour s’achever seulement au XIXè. L’église a été inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1926.

• Dans le montage du financement,  la commune a pu compter sur la Fondation du patrimoine qui a collecté  15 400 € auprès de donateurs, une somme à laquelle elle a ajouté, en son nom, 8 500 €. D’autres donateurs sont intervenus, comme la Tuilerie de Doyet et la Sauvegarde de l’Art Français (14 000 €). L’inauguration a eu lieu le 8 février, en présence du maire, Jean-Pierre Barathon qui a retracé l’histoire du monument.

• UN TABLEAU RESTAURÉ

À L’ÉGLISE DE BESSON

• Après une restauration qui a demandé trois mois de travail à Laurence de Boisset-Gontard et à Jehanne-Marie de Boisse, toutes les deux  diplômée des Ateliers de la Renaissance et des Beaux-Arts, le tableau  Notre Dame du Saint-Rosaire  a retrouvé sa place dans la chapelle de la Vierge de l’église de Besson. Une chapelle qui avait été elle-même restaurée en 2014.

4653854• Le tableau était en mauvais état, avec de nombreuses écailles qui étaient tombées et un châssis qui avait été fragilisé au fil des siècles. Il a donc fallu appliquer un  traitement fongicide sur la toile et traiter le bois contre les insectes xylophages. Le but final des deux restauratrices était  de retrouver l’aspect initial de l’œuvre, tel que l’artiste  l’avait peint. La première étape a consisté à  refixer la couche picturale afin de solidariser les différentes couches constitutives du tableau. Le vernis a été ensuite allégé et de nombreux repeints, dont certains étaient abusifs, ont été supprimés. Ce premier travail a alors permis de révéler les pigments qu’avait utilisés le peintre et  les couleurs d’origine sont réapparues. La dernière étape, après que la toile a été retendue sur un châssis neuf, réalisé sur mesure, a consisté  à réaliser des mastics, et à appliquer “une retouche illusionniste” qui a permis de retrouver l’aspect d’origine du tableau.

• CHRONIQUE DE L’IMMOBILIERtéléchargement

LE CHÂTEAU DE CHANONAT  ENFIN VENDU !

• Le château de la Varvasse, à Chanonat, propriété de la famille Giscard d’Estaing depuis 1936, a été finalement vendu, au début de cette année. Il était en vente depuis 2004, le prix demandé étant alors de 2,9 M €.  En 2008, un potentiel acheteur néerlandais  avait signé un compromis, qui ne s’était finalement pas concrétisé.  Pour trouver un acheteur, il a donc fallu revoir sérieusement à la baisse les ambitions en termes de prix. L’acquéreur de la bâtisse de 1 300 m2 sur 17 ha de terres, est un “quinquagénaire clermontois œuvrant dans le monde des affaires”. Il a dû débourser, selon la presse, entre 1 et 1,5 M €. Il compterait s’y établir et y organiser  des événements, tels que mariages et réceptions.

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Château de la Varvasse…Vendu!

D’origine médiévale, le château qui a été remanié aux XVIe, XVIIIe et XIXe siècles, comprend un jardin à la française, une chapelle de la fin XIXe siècle et une ferme réaménagée vers 1860. La Varvasse avait été acquis en 1936 par Edmond Giscard d’Estaing, père de VGE,  qui, en enchaînant les rachats de parcelles, avait ensuite constitué l’actuel domaine. L’édifice, classé monument historique en novembre 1995,  avait subi d’importants dégâts le 30 décembre 1971, à la suite d’un attentat à l’explosif, alors que VGE était ministre de l’économie et des finances. 

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Le château d’Estaing…à Estaing (Aveyron)

• Qu’on se rassure toutefois…Après cette vente, l’ancien président n’est pas pour autant devenu SDF : depuis 2005, il est le copropriétaire, avec son frère Olivier et son cousin Philippe, du château d’Estaing, à Estaing dans le département de l’Aveyron. Datant de la période comprise entre le XVè et le XVIIè siècle, il a appartenu à l’authentique famille d’Estaing, dont l’ultime rejeton s’est éteint en 1794. Quant aux Giscard, ils ne sont devenus d’Estaing (“Un nom d’emprunt !”, aurait dit le général de Gaulle) que depuis 1922.  Cette année-là, René Giscard et son frère Edmond (père de VGE), ainsi que leurs oncles Joseph et Philippe (et leurs descendants), avaient  obtenu par décret pris en Conseil d’État, le droit de prendre et d’accoler à leur nom de famille, le patronyme d’une de leurs aïeules en ligne féminine, Lucie-Madeleine d’Estaing (1769-1844).

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• LE FONDS PHOTOGRAPHIQUE

ROBERT PARANT (1905-1976)

UNE MINE POUR APPRÉHENDER

LE MONTLUÇON DES TRENTE GLORIEUSES

Numérisation_20200210 (6)• Pour qui s’intéresse à l’histoire de Montluçon, dans les années 1946 – 1972, le fonds photographique Robert Parant constitue une véritable mine. Acquis par la ville de Montluçon en 2003, il comporte 40.000 clichés, dont environ 15.000 plaques de verre et 25.000 photos pellicules souples. Tous témoignent des grandes heures montluçonnaises, alors que la ville était en pleine expansion. On y trouve aussi bien des images d’événements historiques ou sportifs, que celles de chantiers de constructions ou de  rénovations urbaines, sans oublier des scènes de vie quotidienne, qui de banales à l’époque sont devenues de véritables témoignages pour l’histoire locale. Robert Parant a photographié tout ce qui se passait à Montluçon.

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Robert Parent et son épouse Albertine Parant

• Pour Jean-Sébastien Martin, qui s’est attelé depuis deux ans, à un long inventaire des collections conservées au Vieux Château,  Robert Parant “ a eu la chance d’exercer son métier de photographe à une période où Montluçon était en plein changement urbanistique. André Southon (maire de 1950 à 1959), puis Jean Nègre (maire de 1959 à 1972) étaient maires. Par exemple, l’ENET, aujourd’hui lycée Paul-Constans, avait été voulu par Marx Dormoy mais a été construit durant la mandature d’André Southon. Fontbouillant et Bien-Assis ont aussi été faits durant la période d’activité de Robert Parant. Toute cette période, c’était bouillant à Montluçon”. Quant à Arnaud Saez, conservateur territorial de la médiathèque de Montluçon, reprenant les propos d’Éric Bourgougnon (le conservateur du Mupop),  il considère que “la photographie est un matériel archéologique. Elle ne ment pas même si elle ne dit pas

Image1• Dans ce trésor, il manque seulement les clichés les plus anciens. Stockés sur les étagères les plus basses du laboratoire de Robert Parant, situé au 5 rue de l’Est, ils ont été perdus à tout jamais, à la suite d’une inondation. En revanche, les journaux pour lesquels il travaillait ont souvent conservé ses photos, tout comme sa fille. C’est ainsi que l’on retrouve parmi les plus anciennes de véritables photos historiques comme celles des funérailles de Marx Dormoy, en décembre 1945. Elles constituent son tout premier reportage photographique.

82567867_2830168273714237_6397049789606789120_o• Pourtant, Robert Parant, né en 1905 à Chamblet ne se destinait pas à la carrière de photographe. Diplômé de l’école de travaux publics Eyrolles à Paris, il a commencé par travailler pour la société Texaco,  jusqu’à sa mobilisation en septembre  1939. Fait prisonnier en juin 1940, il parviendra à s’évader à Nancuy. C’est en accomplissant son service militaire, entre 1925 et 1927,  sur  la base aérienne  d’Avord (Cher), qu’il s’était essayé à la prise de vue aérienne. Il faudra attendre 1944 pour que, sur les conseils d’un journaliste sportif, André Bidal, il se lance à plein temps dans la photographie. Il devient officiellement reporter photographe en 1946 (carte de presse n° 11037) et il élit domicile à Monluçon. Ne s’intéressant pas à la prise de vue en studio, il a travaillé sur le terrain, en indépendant, livrant des photos qui se voulaient à l’époque  purement informatives, que ce soit pour le quotidien Montluçonnais Centre-Matin, ou pour son successeur La Montagne, mais aussi pour des publications nationales, telles que le quotidien sportif L’Équipe, La vie du rail, Radar ou Réalités. Il fournit aussi des photos à des agences, comme l’AFP  et Keystone.  

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Léon Biancotto

• Lorsque Jean Nègre, maire de Montluçon, décide en 1960  de lancer un bulletin municipal annuel, Robert Parant en devient le photographe attitré et il le restera jusqu’à son décès survenu en 1976. Des entreprises font appel à lui pour leur communication et il poursuit dans la prise de photos aériennes, avec pour pilote le champion du monde de voltige aérienne, Léon Biancotto, issu du club aéronautique des Ailes Montluçonnaises. Pour ce faire, il lui a fallu au préalable obtenir en décembre 1953  une licence pour “la photographie et la cinématographie aériennes« , un précieux sésame distribué avec parcimonie par le ministère de l’Intérieur.  Une trentaine de ces photos constituent d’ailleurs le thème de l’exposition Montluçon vu du ciel, présentée jusqu’au 30 juin, dans les locaux de la médiathèque, espace Boris-Vian.

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Un ouvrier de l’usine Saint-Jacques (1960)

• Le travail de classement de cette manne photographique s’avère titanesque. Il a déjà fallu deux années pour inventorier, numériser et reconditionner  8 000 clichés, soit seulement 20% du fonds Parant. Tout en participant à la valorisation et à la conservation des photos, cet inventaire permettra de mettre la collection à disposition des Montluçonnais, en version numérique,  par l’intermédiaire de l’artothèque, créée en décembre dernier. Ces mêmes Montluçonnais devraient aussi être mis à contribution pour, dans un second temps, indexer les photos, avec un maximum de précision, dans la mesure où Robert Parant à noté peu, voire pas du tout d’indications au dos de ses clichés. Sans titreOù et quand ont-ils été pris ? À l’occasion de quel événement et dans quel contexte ? Qui sont les personnages visibles ? Autant d’énigmes à lever pour que le travail arrive à son terme. Une cinquantaine de photos peuvent déjà  être empruntées par les adhérents de la médiathèque via l’artothèque. On pourra bientôt y adjoindre celles l’exposition Montluçon vu du ciel . De quoi en proposer soixante-quinze aux adhérents.

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Extrait du Bulletin municipal de Montluçon (mars 1976)

Numérisation_20200210 (8)► Savoir plusPour découvrir de nombreux clichés de Robert Parant, on pourra se reporter au livre Montluçon 1950-1970, publié par la ville de Montluçon en juin 2011 et co-signé par Christine Depeige, Éric Bourgougnon et Philippe Reyt. Après deux textes introductifs de Daniel Dugléry, maire de Montluçon (Une ville...) et de Valérie Tailhardat, adjointe à la culture (Instantané), suivis d’une courte biographie du photographe, l’ouvrage se décline en grandes thématiques: La rue, Le commerce, Le travail, L’école, Le foyer, La mode, Les loisirs, La fête et 1950-1970, les “vingt Glorieuses”. 

HISTOIRE

 

• “RÉGIME DE VICHY”…la-marechal-petain-un-dimanche-matin-a-vichy_3506157

VERS LA FIN DE L’AMALGAME ?

PEUT-ÊTRE…MAIS PAS TOUT DE SUITE

Dans un courrier adressé le 13 janvier au maire de Vichy, Frédéric Aguilera, la direction du Mémorial de la Shoah, à Paris, avait laissé entendre  qu’elle envisageait de supprimer l’expression “Régime de Vichy lors de l’édition  de ses futurs documents. Il devait en être  de même  à l’occasion de la rénovation prochaine du site internet du Mémorial. imagesCette intention restait toutefois soumise à la validation d’un conseil scientifique.  “Quatre-vingts ans après l’avènement du pétainisme dans notre pays, je pense qu’il est temps d’abandonner ces formules”, écrivait Jacques Fredj, directeur du Mémorial.

• Une décision qui, pour le maire de la station thermale, constituait bien une étape importante et symbolique”, dans la lutte engagée de longue date pour la fin des amalgames permanents entre Vichy et le régime du maréchal Pétain. Pour l’élu, “ Ce sont des petits pas, mais c’est comme cela qu’on avance. Il s’agit, là, de mener un travail de mémoire national, qui dépasse le seul cadre de Vichy”. Déjà, au cours de l’été dernier, il n’avait pas manqué d’interpeller le président de la république en personne, après qu’il eut évoqué  les “heures sombres de Vichy”, sur son propre compte Facebook.

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Jacques Fredj

• Sitôt dévoilée, l’information avait  été reprise par les médias, certains annonçant même une  suppression quasi certaine et immédiate de cette expression. C’est ce qui a poussé Jacques Fredj, deux jours plus tard  à réagir, en précisant que  la refonte des documents et du site Internet du Mémorial de la Shoah “n’était pas à l’ordre du jour actuellement”. Et d’ajouter que  «à  aucun moment il n’a été question de supprimer totalement cette désignation devenue emblématique, utilisée par tant d’historiens et tant d’ouvrages historiques”. Tout au plus,“ Il s’agit plutôt de la préciser, de la diversifier et de se questionner sur les références historiques à laquelle elle renvoie”.

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Montoire (octobre 1940)

• Pour étayer cette position,vue comme un volte-face par certains, il en appelle  aux travaux des historiens et aux archives récemment acquises par le Mémorial : ils permettent, selon lui, une meilleure connaissance du  “rôle du maréchal Pétain et de Pierre Laval dans la mise en œuvre du programme et de la politique antisémite du régime qu’ils ont initiés et menés de 1940 à 1944. Cette politique les a conduits à seconder les nazis dans l’organisation de la persécution et de la déportation des juifs de France. L’appellation régime de Vichy ne rend pas compte de la responsabilité de Pétain et de Laval dans la mise en œuvre de cette politique. C’est cela que le Mémorial veut mettre en débat”. Bref, il n’est pas question de procéder, dans l’immédiat,  à une révision quelconque de l’histoire qui  gommerait  Vichy de la période collaborationniste de la Seconde Guerre mondiale. 

 

► Savoir plus… Fin des amalgames Vichy/Pétain : ça avance !: “De nombreuses plaques commémoratives, partout en France, assimilent encore le régime du maréchal Pétain à la ville de Vichy. Dont celle d’Aix-en-Provence, que la maire a décidé de modifier. Sur ce sujet Frédéric Aguilera, maire de Vichy, ne lâche rien. Chaque fois que le régime de Pétain est assimilé à la cité thermale, quel que soit le contexte, il réagit par un courrier.”…Lire la suite

• ASSASSINAT DE MARX DORMOY

DEUX UNIVERSITAIRES AMÉRICAINES

LIVRENT LES RÉSULTATS DE LEUR ENQUÊTE

HE000816• Dans la nuit du 25 au 26  juillet 1941, à Montélimar, mourait Marx Dormoy, sénateur-maire de Montluçon et ancien ministre de l’intérieur  de Léon Blum, sous le Front Populaire,  déchiqueté par une bombe à retardement placée sous son lit. Si on connaît assez précisément les exécutants, de nombreuses questions restent en suspens : qui avait décidé de cet assassinat ? Pourquoi les assassins avaient-ils fait le choix de s’en prendre à Dormoy ? Pourquoi un tel mode opératoire ? Très tôt, on a mis en avant la volonté de vengeance de  la Cagoule, organisation terroriste d’extrême droite, contre laquelle Dormoy avait mené le combat en 1937, permettant d’arrêter une grande partie de ses dirigeants. Mais il restait  encore de nombreuses zones d’ombre et  interrogations et c’est pour y  répondre que Gayle K. Brunelle et Annette Finley-Croswhite, deux universitaires américaines,  se sont lancées  dans l’examen minutieux de milliers de documents. Un travail qui leur a demandé plusieurs années.

Gayle K. Brunelle et Annette Finley Croswhite
G. K. Brunelle et A. Finley-Croswhite

• C’est pour elles l’occasion de revenir sur l’enquête menée par le commissaire Charles Chenevier, qui a persisté dans la recherche de la vérité, malgré l’hostilité  de proches du régime de l’Etat français, à Vichy,  en même temps que des milieux de la collaboration, à  Paris. Au-delà de l’assassinat de Marx Dormoy, les deux auteures ont voulu explorer la question de  l’impact qu’a pu avoir l’extrémisme fasciste sur l’histoire de la France, tout en expliquant  pourquoi après la guerre les assassins de Dormoy n’ont pas  véritablement été punis pour ce meurtre, l’affaire ayant été incluse dans le procès de la Cagoule. De tout cela, il sera  question dans un livre intitulé Assassination in Vichy: Marx Dormoy and the Struggle for the Soul of France à  paraître en août prochain (1 vol. br, 304 p, 20 illustrations, éd. University of Toronto Press ). L’ouvrage peu dores et déjà être pré-commandé sur le site Amazon au prix de 29,31 €. Il reste à souhaiter qu’il fasse ensuite  l’objet d’une traduction et d’une publication en français. Ce qui n’est pas assuré, pour l’instant.

Savoir plus: Vu du Bourbonnais a consacré un article  qui présente chapitre par chapitre les principaux thèmes et questions abordés. Lire l’article…

• DICTIONNAIRE MAITRON

Maitreon

• DE NOUVELLES NOTICES

RÉGIONALES  À DÉCOUVRIR

2015_11_25_reims_afmdb• En décembre dernier, s’est tenue à Clermont-Ferrand une réunion du groupe alimentant pour l’Auvergne les notices  publiées dans  le Dictionnaire biographique des Fusillés, massacrés, guillotinés, massacrés, 1940-1944. Prolongement des Dictionnaires Maitron, cette somme  est une base de données, accessible gratuitement en ligne. Elle accueille déjà 23 700 notices biographiques de résistants ou de civils tués sur le territoire national pour faits de résistance ou dans le cadre de la répression entre 1940 et 1945.

• 1 565 VICTIMES IDENTIFIÉES POUR L’AUVERGNE

• Cette base est régulièrement enrichie grâce au travail de plusieurs dizaines de contributeurs bénévoles répartis dans toute la France. Pour les quatre départements de la région d’Auvergne, une coordination scientifique a été mise en place en mai 2018, sous la responsabilité d’Éric Panthou. Elle intègre  plusieurs bénévoles, qui travaillent en partenariat avec le Centre d’Histoire Espaces et Cultures (Université Clermont Auvergne). Dans un premier temps, elle a dû identifier les 1 565 victimes (285 civils et 1 280 résistants) tuées sur le territoire d’une commune de l’Auvergne. Au gré de nouvelles recherches en cours, les chiffres pourraient évoluer de quelques dizaines.

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Jean Mathé, chef des Milices patriotiques

• Sur ces 1 565 victimes, 1 113 ont d’ores et déjà donné lieu à une notice biographique figurant dans le Dictionnaire en ligne au 8 avril 2020, contre 285 seulement en mai 2018. Dans le détail, 289 notices ont été rédigées  sur les tués dans l’Allier,  249 pour le Cantal, 102 pour la Haute-Loire et  470 pour le Puy-de-Dôme. Il reste donc à rédiger 86 notices pour Allier, 150 pour le Cantal, 129 pour la Haute-Loire et 87 pour le Puy-de-Dôme soit un total de 452 notices. Il manque aussi pour l’instant dans ce recensement les civils tués en mai – juin 1940 ou les militaires prisonniers et exécutés durant cette période pour lesquels on relève quelques cas en Auvergne).

• CONSULTER LES NOTICES

PAR DÉPARTEMENT

► Accéder aux notices biographiques du Puy-de-Dôme

► Accéder aux notices biographiques  de l’Allier

► Accéder aux notices biographiques  du Cantal

► Accéder aux notices biographiques  de la Haute-Loire

•DES MONOGRAPHIES

DES LIEUX DE MASSACRES

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Le monument dédiés aux victimes du massacre de la carrière des Grises (14 août 1944)

• À ces notices biographiques, vient s’ajouter, dès lors qu’il y a eu au moins 5 victimes tuées le même jour sur la même commune, une “monographie des lieux de massacre”, qui dresse la liste des victimes et décrit dans un texte d’une à quelques pages les circonstances du drame (15 notices pour l’Allier, 15 pour le Cantal, 8 pour la Haute-Loire  et  21 pour le Puy-de-Dôme. Toutefois, plusieurs sont incomplètes au niveau de la description des circonstances et des décès survenus. Toute aide est donc ici la bienvenue. 

► Accéder aux monographies de lieux de massacre par départements

UN COLLOQUE À CLERMONT-FERRAND EN DECEMBRE 2020

ET UN APPEL À TOUTES LES BONNES VOLONTÉS

• En décembre 2020, l’Association nationale du Dictionnaire des Fusillés, organisera à Clermont-Ferrand un colloque national sur le thème “Mourir au maquis”, en partenariat avec le Centre d’Histoire Espaces et Cultures. Ce sera l’occasion de mettre en valeur le travail réalisé en Auvergne. Pour le parachever, un appel aux personnes et aux institutions intéressées par ce travail mémoriel et scientifique a été lancé. Entre la collecte et la copie de documents, tels que les dossiers de Résistants établis pour l’ONAC, les signalements de victimes, la rédaction de notices, le dépouillement de sources, voire l’ enrichissement des notices déjà en ligne, la tâche reste importante.

► Contacts : Éric Panthou : 10 bis avenue Pasteur, 63400 Chamalières – mail : eric.panthou@uca.fr    – Vincent Flauraud : vincent.flauraud@uca.fr.

Savoir plus... Contribuez au Maitron des Fusillés (Histoire et généalogie – Blog de Henry-Ferréol Billy)

► À lire sur Vu du Bourbonnais: Le dictionnaire Maitron des fusillés accessible en ligne 

EN BREF…

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L’Augère à Agonges

• Un article publié par L’Aurore du Bourbonnais (21/02) rappelle que le Bourbonnais compte quelque 750 châteaux dont 13 dans la seule commune d’Agonges: La Pommeraie, Beaumont, Le Breuil, Praingy, Le Grand Monceau,Le Vieux Monceau, L’Epine, Les Vieux Echardons, Les Sacrots, L’Augère,Brosse, La Tuilerie, Le Petit Lucay. On peut ajouter à cette liste  un 14ème édifice construit plus récemment: les Nouveaux Echardons. Le château de l’Augère comporte une partie moderne construite dans le style néo-gothique par l’arcchitecte moulinois  René Moreau, à la fin du XIXè siècle. La propriétaire actuelle, Agnès de Chatelperron, née de Laforcade, descend de la famille de Jeanne d’Arc par Jehan son frère, seigneur de Vaucouleurs. Sa fille, Crespire de Vaucouleurs, épousa le 16 octobre 1558 le chevalier Espérant de Godart, seigneur de Montereau de Maurepart d’Allaines, ancêtre de la famille de Laforcade.

• La liste “Vichy passionnément  menée parle maire sortant,  Frédéric Aguilera, pour les élections municipales des 15/22 mars, a inscrit la renaissance du cœur thermal à son programme. D’une superficie de 22,4 ha, il comprend 35 bâtiments inscrits ou classés aux MH sur les 66  que compte la station thermale, et plus d’un millier d’arbres.

ARCHÉOLOGIE

• GLOZEL AVANT GLOZEL

GLOZEL

DES QUESTIONS ET DES RÉPONSES

• À la suite de la publication du livre Glozel avant Glozel : confins et sanctuaire (224 pages, 94 illustrations n-b et couleur, éd. de l’Aurisse), son auteur, Joseph Grivel a choisi de répondre aux questions de ses lecteurs, en approfondissant certains points de l’ouvrage.GLOZEL CouV. Il le fait via le site des éditions de l’Aurisse avec deux premières séries de mises au point portant sur l’étymologie du toponyme Glozel et sur  la microtoponymie frontalière qui aborde l’exemple de la commune d’Arfeuilles (Allier). Autre focus, celui qui porte sur la famille de Manissy, dont le blason figure dans l’ouvrage et qui s’est  impliquée dans l’activité métallurgique  de Ferrières  au XVIIe siècle.  Toutes ces études complémentaires sont disponibles gratuitement et peuvent être téléchargées en format PDF. D’autres mises au point sont annoncées. Elles porteront sur le légendaire de Ferrières et Chevalrigon.

• MUSÉE DE LA BATAILLE DE GERGOVIE

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OU L’ART DE RENDRE L’ARCHÉOLOGIE PLUS ATTRACTIVE

• Ouvert en octobre 2019, le musée archéologique de la bataille de Gergovie, à La Roche Blanche, va bien au-delà de la victoire de Vercingétorix contre César, au temps de la guerre des Gaules. En s’appuyant sur le numérique, il permet à chaque visiteur de construire son propre parcours à la carte, tout en attirant des visiteurs  plus jeunes. Il s’agit de favoriser l’interactivité pour permettre une transmission des connaissances qui soit pédagogique et ludique et qui s’adapte avec souplesse à l’âge de chacun.

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• Durant sa période de “rodage”, de la fin d’octobre au début de janvier, il a déjà attiré quelque 10 000 personnes. Après une fermeture annuelle de 7 semaines,  il a rouvert ses portes le 22 février, l’ensemble de ses outils technologiques étant totalement opérationnels. Un spectacle audiovisuel immersif, basé sur le récit de Jules César et appuyé sur des projections vidéo permet  de revivre les différentes étapes de la bataille, depuis l’arrivée des armées romaines au pied de l’oppidum. imagesLa visite se poursuit au fil des vidéos et des commentaires  sur tablettes tactiles. Le visiteur peut aussi élargir son périmètre d’intérêt, en passant de l’oppidum de Gergovie à ceux de Gondole et   de Corent qui ont connu et qui connaissent encore d’importants chantiers de fouilles, qui ont abouti à de nombreuses découvertes.  Au-delà, on peut aller jusqu’aux limites  du monde gaulois. Autre avantage du numérique, les informations forcément évolutives au gré des fouilles, peuvent être modifiées, corrigées ou enrichies, que ce soit sur le périmètre de la bataille,  un peu différent de celui décrit par César, ou sur la représentation physique de Vercingétorix.

132208• Si l’intérêt du numérique n’est plus à démontrer, le musée n’en recèle pas moins  près de 250 objets exhumés lors des campagnes de fouilles. Ils sont rassemblés dans des vitrines et dans  un “mur des objets”, d’une cinquantaine de mètres de longueur. On peut y voir de la vaisselle, des monnaies, des armes, de l’outillage, des  bijoux et autres objets de la vie quotidienne. De quoi confirmer que Gergovie fut un haut-lieu de la vie des Arvernes.

• Le musée proposera aussi des conférences dont la première,  qui aura lieu le 19 mars. Animée par Sylvain Foucras, elle portera sur les fosses à chevaux, au pied de Gergovie, découvertes sur les sites de l’Enfer et de Gondole. Le musée mise aussi sur des expositions temporaires. La toute première, visible à partir du 18 avril s’intitulera Vercingétorix, un héros cent visages. Elle  sera centrée sur les différentes représentations du chef gaulois, au fil de l’histoire.

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► Savoir plus:Association du site de Gergovie

REVUE ARCHEO CENTRE

• Dans la Revue archéologique du Centre de la France (tome 58, 2019) accessible en ligne, trois articles à signaler : Mise en évidence d’une fosse à fumure du Haut Empire au Pont-Chrétien-Chabenet (Indre) (S. Bartolome, M.Liard) – De l’étable au pressoir : essai d’interprétation des dépendances agricoles gallo-romaines du site des Jacquins ouest à Neulisse dans la Loire (Y. Teyssonneyre)   – Une plaquette d’ivoire sculpté de l’Antiquité tardive dans la grande villa périurbaine de « Lazenay » à Bourges (Cher).

• Créée en 1985, l’association Agrippa qui était consacrée au patrimoine archéologique local de Voingt et alentours, a été dissoute. Depuis le mois de février 2020, c’est la communauté de communes Chavanon Combrailles et Volcans qui  poursuit sa mission.

ASSOCIATIONS ET

SOCIÉTÉS LOCALES

téléchargement (1)Une précision importante pour nos lecteurs…Les conférences annoncées dans les rubriques qui suivent et qui devaient se tenir après le 14 mars ont toutes été annulées. Des annulations qui ont fait suite aux mesures gouvernementales prises dans le cadre de la lutte contre l’épidémie du Covid 19. Dans la plupart des cas, il est prévu de les reporter à des dates ultérieures, sans plus de précisions. 

• Quant à celles du mois d’avril, voire au delà, annoncées  par Vu du Bourbonnais,  elles restent dans l’incertitude, compte tenu du fait qu’aucune précision ne pouvait  être donnée en ce qui concerne  la durée de ces mesures de confinement.

• BOURBONNAIS

Emulation

7 mars : Georges Jousse : Les particularités architecturales et artistiques de l’Abbatiale Saint-Léger d’Ebreuil. Cette conférence devait être suivie de l’assemblée générale de la Société d’émulation du Bourbonnais –

• Les conférences qui avaient été programmées les 4 avril (Clara Bernard : Emile Guimet (1836-1918) et l’Allier),  2 mai (Annie Regond-Baubet : Le temple protestant de Vichy) et 16 mai (Georges Costecalde: Hubertine Auclert) ont dû être annulées et reportées à des dates ultérieures, suite à l’épidémie de Covid-19.  Quant à l’excursion annuelle de l’Émulation, prévue le 7 juin, elle a été purement et simplement annulée.

• En conséquences, si la situation le permet, la prochaine conférence devrait avoir lieu le 6 juin, à 15 h 00, à l’auditorium du Musée Anne-de-Beaujeu,  à  Moulins. Pierre Daumin évoquera Eugène Freyssinet, inventeur du béton précontraint à Moulins.

• Au sommaire du bulletin (Tome 80 –  mars 2020) : Éditorial – Procès-verbaux –  Nos prochaines rencontres –  Joseph de Colbert : Le portrait gravé en France au Grand Siècle –  Brigitte et Charles-Marie Laubser : Neuglise, bourg et paroisse en  Sologne bourbonnaisePierre Bordes : Joseph Voisin 1882 1969, écrivain prolétarien – Anelise Nicolier : Un témoin de l’art roman tardif en Allier : l’église paroissiale d’Avrilly Christine Morer, André Recoules : Un cahier inconnu Claude-Henri DufourFrançois-Xavier Duchon : Un récit inédit de Paul Duchon (1ère partie) – Ouvrages reçus à la bibliothèque Dans nos collections.

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• Sur le site de la Société d’émulation, la rubrique bibliothèque (Liste des ouvrages et inventaire des archives) a été mise à jour en  mars 2020. Autre mise à jour, celle de la table des matières des bulletins (avril 2020). 

Autre nouveauté: depuis avril, la Société d’émulation du Bourbonnais a ouvert une page Facebook.

CIERV Bannière

• UN BILAN 2019 POSITIF

ET DES NOUVEAUTÉS POUR 2020

• En février, devant une centaine d’adhérents, Michel Promérat, président du CIERV, a dressé le bilan des activités  de l’année écoulée, tout en dévoilant quelques pistes pour les mois à venir.  Fondé en 2016, Le Centre international d’études et de recherches de Vichy compte désormais 352 adhérents et l’augmentation du nombre des manifestations et conférences sur la France des années 1939 à 1945, reflète son dynamisme.

2474_1883• Le Cierv est  également à l’origine d’une exposition sur la mémoire de la Résistance, réalisée  avec l’aide de collégiens. Autres initiatives : la publication  des  actes des journées de novembre 2018 et, en partenariat avec le service des archives municipales, le lancement d’une collecte de témoignages auprès de personnes ayant passé leur enfance à Vichy, dans les années 1940-1944.

• Du côté des projets, après la refonte de son site internet et la publication d’un dépliant destiné à accroître sa notoriété, le CIERV compte aussi diversifier les formes de manifestations en s’intéressant aux œuvres cinématographiques traitant de l’occupation. C’est ainsi que, en septembre 2020, sera projeté au cinéma Étoile Palace le film Marcel Ophüls, Le chagrin et la pitié. Un film, qui se veut la Chronique  d’une ville française  sous l’occupation (en l’occurrence Clermont-Ferrand) mêle témoignages et documents extraits d’actualités cinématographiques de l’époque. Tourné en 1969, il est sorti sur les écrans deux ans plus tard. Après projection, il sera   soumis au regard des historiens. Quant aux Journées de novembre 2020, elles s’intéresseront à l’histoire de Vichy, la ville et ses habitants, en temps de guerre. Une table ronde avec les responsables politiques locaux est même envisagée.

• POLICES ET POLICIERS FRANÇAIS,

AU CŒUR DES PERSÉCUTIONS ANTISÉMITES

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• Spécialiste reconnu de l’histoire de la police et, plus  particulièrement durant l’Occupation, Jean-Marc Berlière était  l’invité du CIERV, le 14 mars. Thème sa conférence: 1940-1944: Polices et policiers français au cœur des persécutions antisémites.  Agrégé d’histoire, il a été professeur  dans l’enseignement secondaire, avant de soutenir jean-marc_berliere_sipa_0 en 1991, une thèse de doctorat qui  portait sur “L’Institution et la société policières sous la IIIe République (1870-1914)”. Maître de conférences à l’IEP de Grenoble, il a été ensuite professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne, dont il est aujourd’hui professeur émérite. Chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, il fait partie du  comité scientifique de la revue internationale Crime, Histoire et Sociétés. Il est aussi membre de L’Association internationale pour l’histoire du crime et de la justice pénale,  ainsi que du conseil scientifique de Criminocorpus, une plateforme scientifique en accès libre sur internet, consacrée à l’histoire de la justice, des crimes et des peines.

polices-des-temps-noirs002-1-383x640• En tant qu’historien spécialiste de l’histoire de la police, il publie une lettre d’information,  intitulée avec un brin d’ironie, Lettre aux Amis de la police. Elle propose des articles, des bibliographies, des recensions, des annonces de colloque. Depuis les années 1990, il a publié une vingtaine d’ouvrages, dont certains coécrits, auxquels il faut ajouter de très nombreux articles. Ses livres portent sur l’histoire de la police, mais aussi sur l’histoire du Parti communiste et de la Résistance. Parmi ses ouvrages sur la police, on peut citer  Les Policiers français sous l’Occupation ;  Le Crime de Soleilland Histoire des polices en France, de l’Ancien Régime à nos jours ;  La Naissance de la police moderne. Sur la Résistance, et l’Occupation Le Sang des communistesLes Bataillons de la jeunesse dans la lutte armée, automne 1941, (avec Franck Liaigre) ; Liquider les traîtres, la face cachée du PCF (1941-1942), (avec Frank Liaigre) ; L’Affaire Guy Moquet – Enquête sur une mystification officielle (avec Frank Liaigre) ; Ainsi finissent les salauds : séquestrations et exécutions clandestines dans Paris libéré (avec Franck Liaigre) ; Liaisons dangereuses : miliciens, truands et résistants (été 1944) (avec F. Le Goarant de Tromelin) ; Camarade, la lutte continue ! De la Résistance à l’espionnage communiste.

• Le dernier titre paru, Polices des temps noirs (France – 1939-1945), préfacé par Patrick Modiano (1 vol. br, 1 347 p, index, bibliographie, éd. Perrin, 35 €) est une somme colossale de plus d’un millier de pages, qui compile  plusieurs décennies de recherches dans les archives et de réflexion sur l’objet de ses recherches. Une œuvre qui fera assurément date.

• LES PRINCIPAUX THÈMES ABORDÉS

• Dans une interview publiée sur le site de La Montagne (11 mars), Jean-Marc Berlière a évoqué quelques uns des  points forts qui devaient marquer  son intervention :

LA RÉORGANISATION DES  FORCES DE POLICE

images• Il  explique d’abord comment l’État Français a organisé sa police. Autoritaire et antidémocratique, le nouveau régime mis en place en juillet 1940 avait besoin de s’appuyer sur une police qui soit “unifiée, loyale, moderne et formée”. Une loyauté renforcée par  l’obligation pour ses membres de prêter serment de fidélité à la personne du maréchal Pétain. Pour la zone sud, l’unification passe, en 1941, par  l’étatisation de la police des villes afin de donner forme à une police nationale. La gendarmerie, de son côté, est “conservée dans sa double composante, territoriale et mobile”. Il faudra attendre la fin de 1942 pour que cette étatisation concerne la zone nord, sans pour autant modifier le statut de  la préfecture de police.

LE DEGRÉ D’IMPLICATION DE LA POLICE

DANS LES PERSÉCUTION ANTISÉMITES

affiche-gmr-o• Autre thème abordé, la question essentielle de  l’implication de la police dans les persécutions antisémites. Pour Jean-Marc Berlière, cette police  “républicaine” avant guerre mais professant “ une culture de l’obéissance et du respect de l’ordre et de la hiérarchie” a d’abord suscité une certaine méfiance de la part du nouveau pouvoir, au point de conduire à l’émergence de “polices parallèles qui se sont signalées par des pratiques de violence et l’usage de la torture”.

• Autre point mis en avant par l’historien, la police a été un “moyen d’affirmer la souveraineté de l’État français vis-à-vis de l’occupant. Vichy est un État trognon, qui est privé des outils régaliens ordinaires, à l’exception de la police et de la justice”. D’où le paradoxe d’une opposition à l’occupant qui conduit “ les gens autour de Pétain, (à) faire le travail à la place des Allemands”. Un engagement qui peut se muer en  une véritable  concurrence “instaurée entre Allemands et Français dans la lutte contre les communistes, les francs-maçons et les Juifs”.

L’ADHÉSION DE LA POLICE OU PAS

À LA POLITIQUE DE DÉPORTATION DES JUIFS ?

• Reste à savoir si la police adhérait pleinement à la politique de déportation des juifs. Jean-Marc Berlière apporte une réponse qui se veut nuancée : “Ce sont les Allemands qui imposent les arrestations des Juifs en 1942. En vertu de la convention d’armistice, la police française est tenue d’obéir”, rappelle-t-il. Mais “c’est la préfecture de police qui va être en charge des opérations techniques. Même si les conditions dans lesquelles ces arrestations se sont déroulées ont été monstrueuses, les policiers ignoraient le sort qui attendait les Juifs qu’ils livraient à l’occupant”.

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• Selon lui, à l’image de la population française de l’époque, “la police était plus xénophobe qu’antisémite”. En outre, il faut  se garder de tout  jugement global : “Si certains policiers ont fait du zèle, d’autres ont prévenu des familles ou les ont laissées partir. Sur les 22.000 Juifs promis par les autorités, 13 000 ont été livrés. En zone sud, le gouvernement de Pétain porte seul la terrible responsabilité de 10.000 arrestations”.

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René Bousquet (2è à droite), secrétaire général de la Police (1943)

LA NON-ÉPURATION DE LA POLICE,

MYTHE OU RÉALITÉ ?

• Enfin, à rebours d’une idée couramment admise, Jean Marc Berlière affirme que la police a bien fait l’objet de mesures d’épuration sévères, à la libération,  au point qu’elle n’a “jamais pardonné à la IVè République (cette) épuration”: condamnation à mort ou à la prison des tortionnaires, exécutions sommaires de policiers dans le cadre de règlements de compte et pertes de milliers d’emplois à la suite de réductions d’effectifs. Dans cette police, qui a aussi compté en son sein d’authentiques résistants, il est même arrivé que ces derniers soient  inquiétés. Conclusion de l’historien : “Le divorce entre la police et le pouvoir trouve là son origine”.

 

SHAVE Bandeau

• LE BILAN DE L’ANNÉE ÉCOULÉE

ET LE POINT SUR LES PROJETS POUR 2020

• La Société d’Histoire et d’Archéologie de Vichy et des environs (SHAVE), fondée en 1937 dans le but de “rechercher, de rassembler,  d’étudier et de  publier tous les documents concernant l’histoire de Vichy et sa région”, a tenu son assemblée générale, en février. Une occasion de dresser le bilan des activités de l’année 2019, à commencer par les conférences qui ont remporté un beau succès auprès des 110 adhérents. S’y ajoute la publication du bulletin annuel,  dont 180 exemplaires ont été adressés à la BnF, aux libraires abonnés à Paris, en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis. 2019 a également vu la publication du livre de Jacques Corrocher, Brugheas, la mémoire historique. Enfin, un voyage culturel a été organisé dans les Combrailles.  À l’issue de cette assemblée générale, Denis Wahl a été reconduit à la présidence de la SHAVE, avec Thierry Wirth à la vice-présidence.

• Le programme pour 2020 comportera  les traditionnelles conférences au centre culturel Valery-Larbaud. Le vendredi 20 mars, il était prévu que ce soit Jean Drouard qui intervienne pour évoquer les “Deux siècles d’exploitation du kaolin à Echassières”. Compte tenu des mesures gouvernementales de fermeture des lieux publics, face à la propagation de l’épidémie de Covid 19, la conférence a dû être remise à une date ultérieure. Il en a été de même, le samedi 18 avril, pour la conférence que devait présenter  F. Salvaya  sur  les “Productions céramiques de Toulon-sur-Allier durant l’Antiquité”. 

• 76è CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION

DES SOCIÉTÉS SAVANTES DU CENTRE DE LA FRANCE

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téléchargement• La SHAVE aurait dû accueillir à Vichy le 76ème congrès de la Fédération des sociétés savantes du Centre de la France qui était programmé, les 13 et 14  juin. Le thème retenu était  “Maladie et Société : de l’exclusion à la prise en charge”. Johan Picot devait notamment intervenir sur le sujet de  la lèpre en Auvergne, et  Dominique Laurent sur les “ pestilences et mortalités” au Moyen Age à Moulins. Sur sa page Facebook, cette dernière écrivait : “C’est curieux cette prescience. Et un peu effrayant ! L’an dernier, à Châteauroux, le thème du congrès, choisi un an auparavant, était “ Les émeutes, rebellions et révoltes dans la France centrale”.

• Finalement, la ville de Vichy ayant décidé que toutes les salles de conférences resteraient fermées jusqu’à la mi-juillet, bien  au-delà du 11 mai, date officielle du début du déconfinement post – Covid-19, la SHAVE a été contrainte d’annuler le congrès. Pour Denis Wahl, son président, ce n’est que partie remise :“Étant donné un programme déjà bien établi et des communications de qualité, il est raisonnable de le maintenir tel quel en repoussant le congrès en mai ou juin 2021”.

 

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La conférence que devait donner, le 14 mars, Sophie Liégard sur le thème de  l’archéologie d’une ville médiévale bourbonnaise : Souvigny a été annulée pour cause d’épidémie  du Covid 19.  Il en a été de même  pour celle du 4 avril  au cours de laquelle  Danièle Rivoletti devait présenter  La sculpture en Bourbonnais à la fin du Moyen Âge.   Enfin, la traditionnelle excursion de printemps, prévue pour le 17 mai, a été annulée

• Début mai, après avoir annulé les conférences prévues en mars, avril et juin, les Amis de Montluçon ont annoncé que  l’excursion de printemps  ne serait pas reportée en septembre, comme il avait été envisagé initialement. De même, devant les incertitudes des mesures en vigueur, les Journées du Patrimoine prévues les 19 et 20 septembre 2020 au château de Bien-Assis n’auront pas lieu. C’est donc le dimanche 11 octobre, avec la venue de Danièle Rivoletti que les activités des Amis de Montluçon devraient reprendre. En principe…

• Comme pour nombre d’associations, la sortie du bulletin annuelle sera retardée. Il devrait  sortir de l’imprimerie  et être mis en distribution fin juin.

CERCLE ARCHEO

• HISTOIRE D’EAU(X) À MONTLUÇON

UN APPEL DU CERCLE D’ARCHÉOLOGIE

Le Cercle d’archéologie de Montluçon  a lancé un appel, via les médias, pour constituer  un groupe de recherche sur l’histoire de l’alimentation en eau de la ville de Montluçon. Il s’agit de tenter de reconstituer sur le papier le réseau qui alimentait la cité  en eau potable. Dans un premier temps, pour cause de confinement, la communication se fera uniquement  par Internet, puis, dès que possible par  des réunions.

Hotel de Chalveillan et fontaine• En se basant sur les plans et documents anciens, on distingue au XVè siècle des fontaines d’eau potable dans le vieux Montluçon. On sait aussi des captages, sur lesquels on n’a que peu d’éléments, alimentaient le réservoir de la rue des Conches. Le cadastre de 1811 recense plus de cent cinquante puits dans la vieille ville. Au-delà des enceintes originelles, l’alimentation en eau provient des puits, complétés par des  fontaines et  sources, sur lesquelles il reste encore beaucoup à découvrir. Avec l’essor de la ville et le décollage industriel, débouchant sur la naissance de la Ville-Gozet, les besoins en eau deviennent tels que l’on va devoir se résoudre à puiser l’eau dans le Cher, au début du XXè siècle. Une  période qui marquera le point d’aboutissement de l’étude envisagée, les années de 1900 à nos jours  étant riches en documents.

Fontaine datant de 1500• Concrètement, le Cercle d’archéologie souhaite fédérer toutes les bonnes volontés ayant des connaissances sur les traces d’anciens réseaux qui auraient pu être mis au jour à l’occasion de travaux de voirie, par exemple. Autre attentes : des photos des puits de la vieille ville,  des documents personnels, à l’exception des cartes postales, mais aussi des plans, des écrits ou des photos de l’alimentation ancienne en eau potable de la ville.

• Toutes ces  recherches déboucheront sur un article qui sera publié  dans le bulletin des  Études archéologiques (fin 2020) et leurs résultats seront  présentés, lors d’une conférence publique.

Contact :Site Internet du cercle d’archéologie . Adresse postale : Cercle d’archéologie de Montluçon, Espace Boris Vian, 27 rue des Faucheroux 03100 Montluçon.

• GROUPE DE RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES

ET HISTORIQUES DU CENTRE ALLIER

UN  HOMMAGE À

 FRANÇOIS MERCIER (1858-1920)

logo-grahca-50p100 • À l’occasion du centenaire de son décès, le Groupe de recherches archéologiques et historiques du Centre Allier (GRAHCA)  a choisi de rendre  hommage à François Mercier (1858-1920). Fils d’un carrier, né le 2 février 1858 à Tronget, celui qui n’apprit à lire qu’à vingt-cinq ans, devint un très important entrepreneur et constructeur qui a laissé de nombreux édifices dans le paysage bourbonnais et bien au-delà.  Capitaliste éclairé”, selon Georges Rougeron, il fut aussi un philanthrope avec, notamment,  la  création du sanatorium pour hommes de Tronget qui porte son nom. Proche des radicaux,  élu maire de Tronget (1913-1920), il fut en 1907 un des cofondateurs du journal le Progrès de l’Allier, aux côtés du sénateur Marcel Régnier.

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François Mercier

• Première  étape de cet hommage, une  exposition qui retrace son parcours et qui devait être   visible tous les jours, à partir du lundi 9 mars, dans le hall du centre médical François-Mercier de Tronget. Elle a été suspendue dans les jours qui ont suivi, pour raisons sanitaires. Le jour de sa clôture,  le samedi 28 mars, une conférence était programmée, afin de présenter la dernière  publication du GRAHCA. Intitulé François Mercier ; 1858-1920 l’incroyable destin d’un enfant du pays, l’ouvrage signé par Pierre Bordes, compte 170 pages, rehaussées par de nombreuses illustrations. Il est proposé au prix de € (22,80 € franco en cas d’envoi postal. Là encore, la manifestation a dû être annulée. 

• La seconde étape se déroulera (en principe) le dimanche 21 Juin, avec une sortie organisée par le GRAHCA qui aura pour cadre la Montagne bourbonnaise et la commune de Lavoine. Sous la houlette de Pierre Bordes, les participants  pourront découvrir quelques-uns des ouvrages d’art et bâtiments édifiés par les entreprises de  François Mercier, tels que viaducs, tunnels, voies ferrées et autres bâtiments.

Accéder au site du GRAHCA

• HURIEL AU FIL DES SIÈCLES

ABORDE SA 4ème ANNÉE D’EXISTENCE

282_001• Au cours de l’assemblée générale d’ Huriel au fil des siècles, Bernard Duplaix, son président, a dressé le bilan global de la jeune association. Un bilan plus qu’encourageant : “En trois ans, a-t-il déclaré, notre association a montré qu’elle pouvait apporter une réelle dynamique dans notre village en mettant en valeur les richesses de son patrimoine historique et culturel. Ce que nous avons déjà proposé, montré et publié répond aux objectifs qui ont amené  sa création“.

• Il a aussi fait le point sur les travaux que nécessitent les deux monuments emblématiques que sont le donjon, alias la Toque, avec une réfection complète des menuiseries prévues pour 2020 par la municipalité, et l’église Notre-Dame. Pour ce dernier édifice, c’est l’état de  la toiture  qui appelle, à terme, une restauration indispensable. Depuis quelque temps, Huriel au fil des siècles  a pu  installer son siège dans la tourelle jouxtant le donjon. Côté projets, l’association continuera à recevoir les  sociétés historiques  désirant découvrir l’histoire d’Huriel et de ses monuments, tout en organisant des sorties et  des conférences.

• Le confinement peut aussi avoir un effet positif. Plusieurs membres de l’association en ont profité pour  se plonger dans les archives accumulées avant les mesures gouvernementales.  Claire Michard s’est intéressée à Huriel, terre d’accueil pour les réfugiés. Entre  1939 et 1945, la commune a accueilli 860 réfugiés, provenant pour la plupart du Havre.  Marie Thérèse Chalet s’est penchée sur la question des donjons présentant des similitudes avec   la fameuse Toque d’Huriel et que l’on peut voir à Loches, à Beaugency, à Montrichard et à Loudun. Enfin,  6 autres membres de l’association ont entrepris de faire sortir de l’oubli les commerces d’antan et les vieux métiers d’Huriel. Autant d’éléments qui pourront nourrir de futures conférences et des articles du quatrième bulletin, dont la parution est annoncée pour novembre.

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• La brique de Vendat, revue bimestrielle de l’association Vendat, son passé, pour la mémoire et la promotion du passé de la commune, a publié son n° 42 (mars avril 2020) téléchargeable sur le site de l’association.

Sans titre• Au sommaire : Anecdote : Un record de France à Vendat (six célébrations de mariages, le 1er février 1831, à 10 h 00) à la maison commune (mairie) de Vendat – Blanchisseur de toiles, un autre métier ancien, pratiqué autrefois à Vendat –  Monographie communale de Vendat, par l’Abbé Malvielle. Curé de Vendat de 1937 à 1958, il rédigea  une monographie de la commune de Vendat intitulée Enquête communale de Vendat. – Registre des Délibérations : 1er Registre Vendatois 1838 — 1868 (Délibération du 17 octobre 1852) – Un alambic à Lourdy et la gestion de la place des tuiliers – Ciselier : ancien métier pratiqué à Lourdy – Bouton Claude : une vie de métayer à Vendat au 19ème siècle – Où l’on reparle de l‘église – Un philosophe à Vendat en 1756 ? – Les poteries de Lourdy .

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En novembres 2020, l’écrivain et ancien combattant de la Grande guerre, Maurice Genevoix, fera son entrée au Panthéon. Quelques semaines avant la cérémonie officielle, Mémoire de Cérilly présentera une exposition intitulée  Maurice Genevoix, la mort de près. Visible du 2 au 20 septembre (Salle d’honneur de la mairie de Cérilly), elle sera accompagnée d’une conférence de Nicolas Czubak,  le 12 septembre à 15 h 00.

• AUVERGNE – VELAY

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REVUE AUVERGNE

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• Le dernier numéro de la Revue d’Auvergne (n° 630, année 2019, 246 p, 20 €), a pour thème  Le combattant à l’époque romane. Il s’agit des actes du 27ème  colloque international d’art roman d’Issoire qui s’était tenu en octobre 2017. Ils ont été rassemblés par Sébastien Fray, maître de conférences en histoire du Moyen Âge, à l’université de Saint-Étienne.

• LIMOUSIN

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•La séance du 21 Mars, qui devait se tenir à la Chapelle de la Providence, avenue de la Sénatorerie, à Guéret, a été annulée et reportée à une date ultérieure. Le programme prévu était le suivant: Assemblée générale de S.S.N.A.H.C – Solange Pasquier : Pierres remarquables au Montel-au-Temple, dans  la commune de Lioux-les-Monges – Michèle Giffault : Un charivari à Aubusson, le 30 août 1769 – Christophe Rameix : La notion de colonie et d’école appliquée aux peintres de la vallée de la Creuse.

• Fin avril, un communiqué  de la S.S.N.A.H.C a  annoncé l’annulation de la séance du 16 mai. Quant à la traditionnelle “séance foraine” prévue à Sainte-Feyre, le 18 juillet, son maintien ou on devrait être décidé à la mi-mai. Autre décision: l’excursion annuelle programmée le 29 août a été reportée à 2021. En revanche,  la séance du 12 septembre reste maintenue. Ce sera l’occasion de tenir  l’assemblée générale initialement prévue le 21 mars. Enfin, la parution des Mémoires ne pourra pas avoir lieu avant septembre,  au plus tôt.

• BERRY

Socité archéologie BERRY

• Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry (n° 222, septembre 2019) : Premiers vestiges archéologiques à Bourges (J. M. Pierrat) – Deux sépultures de l’âge du Fer mises à jour à Baugy (A. Luberne) – En Gaule romaine des enseignants partaient au loin pour exercer leur profession… (R. Bedon) – Découverte fortuite de la pierre de fondation du portail de 1718 de l’église Saint-Jean-des-Champs à Bourges (S. Bourocher, E.Marot)

• NIVERNAIS – BOURGOGNE

Groupe 71

• Au sommaire de la Revue Images de Saône-et-Loire (n° 201 – mars 2020):

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• FOREZ

La Diana

• Bulletin de la Diana, (4ème trimestre 2019) : Montbrison et ses chanoines (B. Martin) – Parcours d’Antoine Maillon (1815-1892) fondateur à Montbrison des minoteries Maillon (D. Poilly) – Les fours banaux de Montbrison et des châtellenies royales du  Forez (J.Besson Le Huedé) – Forteresse médiévale de Couzan (C.Mathevat).

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• Le groupe de recherches archéologique de la Loire publie un bulletin annuel qui fait le point sur ses travaux et recherches. Au sommaire des deux derniers numéros parus en 2018 et en 2019

BULLETIN n° 28 – 2018

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BULLETIN ° 29 -2019

GAL 2019

 

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