EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES: N°26 (JUILLET – AOÛT 2020)

Cette rubrique fera  régulièrement l’objet d’additifs et de mises à jour,  jusqu’au  31 août 2020, en fonction de l’actualité et au rythme de la reprise progressive des activités culturelles. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’information.

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 MISE À JOUR:    19 AOÛT 2020

EXPOSITIONS

• ENTRE QUELQUES NOUVEAUTÉS,

LES EXPOSITIONS

JOUENT SOUVENT LES PROLONGATIONS

• La sortie du confinement, décidée le 11 mai, a permis une réouverture progressive des musées bourbonnais. Comme l’a  déjà indiqué Vu du Bourbonnais (dans sa rubrique Expositions, Patrimoine…n° 25 – mai – juin 2020), la plupart des nouvelles expositions prévues ont été ajournées, à quelques rares exceptions près. Dans le même temps, les expositions en cours ont souvent été prolongées.

191122103055_2019-11-26affiche_exposition_couturiers_de_la_danse_2020• C’est d’abord le cas à Moulins, au Centre national du costume de scène où  Couturiers de la danse restera visible jusqu’au 1er novembre 2020. On pourra se reporter, pour plus d’informations, à l’article que Vu du Bourbonnais lui a consacré. 

• Au musée Anne-de-Beaujeu, on peut voir jusqu’au 20 septembre  À contre-courant – Mémoire des cours d’eau et canaux, une exposition à laquelle succédera Témoins d’argile – Les figurines en terre cuite du centre de la Gaule, à compter du 17 octobre.  Le Département de l’Allier est parcouru par 3 cours d’eau majeurs : la Loire à l’est, l’Allier au centre et le Cher à l’ouest.

4597• Pendant des millénaires, les rivières et les fleuves ont constitué des axes majeurs de communication, connectant le Bourbonnais et l’Auvergne à l’Atlantique et au nord de la France. Des premières pirogues monoxyles aux Inexplosibles du 19ème siècle, des hommes et des femmes ont parcouru ces “chemins qui marchent”, ainsi que les appelait Blaise Pascal, grâce à des embarcations dont les noms ont traversé les siècles : toue, gabarre, sapine… L’exposition permet de  découvrir l’évolution de la batellerie depuis l’Antiquité jusqu’au 19ème siècle en s’intéressant à la fois aux différents types de bateaux utilisés, aux produits transportés et aux aménagements techniques liés à l’exploitation des cours d’eau. Enfin, la communauté des mariniers est mise en avant avec la présentation d’objets de leur quotidien ainsi que des éléments de leur patrimoine immatériel (religion, chants, histoires…).

• Toujours à Moulins, la Maison Mantin est de nouveau accessible au public. Par ailleurs, des visites guidées sont programmées  afin de faire découvrir le passé carcéral de la Mal Coiffée, qui fut pendant deux siècles une prison française. Devenue prison allemande, pendant la deuxième guerre mondiale, elle fut un lieu d’incarcération des résistants.

 • Au Musée de l’illustration jeunesse, l’exposition Elles… Sortent de leurs bulles reste à l’affiche jusqu’au 15 novembre, avec les œuvres de 11 dessinateurs/dessinatrices et auteurs/autrices  de BD.

téléchargement• Dans le même temps et jusqu’au 31 août, le Mij propose une autre exposition intitulée  Temps de chien, avec des illustration de Tiphaine Gantheil . C’est l’histoire de Gratin est un chien déprimé qui, depuis  plusieurs semaines, traîne comme un lourd fardeau sa mélancolie : plus de joie, plus de pirouettes dans l’herbe et surtout  plus d’odorat… Le pire qui puisse arriver à un chien ! Un temps de chien est un album jeunesse en projet  qui  aborde  la thématique sensible de la dépression infantile et  de la somatisation souvent observée chez les enfants qui présentent des troubles anxieux. Le choix des animaux en tant que personnages principaux permet une introduction à la compréhension de la conscience animale. Tiphaine Gantheil a réalisé une vingtaine d’originaux  dans le cadre de la résidence illustration, mise en place au Mij. Cette exposition sera ensuite accueillie dans les médiathèques du département.

• À l’inverse,  le Musée de la Visitation n’a pas renoncé à présenter, du 14 juillet jusqu’au mois de décembre, À la plume et au pinceau, peinture et enluminure à la Visitation. Cette nouvelle exposition est  l’occasion de découvrir  des œuvres rarement présentées au public, témoignages  de la place importante occupée par les Visitandines dans les arts picturaux des XIXè et XXè siècles. Depuis l’image de dévotions, jusqu’aux décors peints  des églises, en passant par les livres  à peinture et les supports ludiques, c’est toute leur dextérité qui se retrouve mise en valeur (voir ci-dessous l’article consacré à cette exposition

2020-Affiche-WEB-Jardin-en-scène-à-lOpéra-de-Vichy-727x1024◄ À Vichy, le Musée de l’Opéra présente jusqu’au 29 novembre Jardins en scène, tandis que le Musée des arts d’Afrique et d’Asie a choisi de prolonger  jusqu’au  31 octobre deux expositions: Japon: objets inanimés et Chine: Double bonheur. Toujours dans la station thermale, les visites guidées thématiques ont repris.

Au musée de Souvigny, l’exposition Dans l’uniforme d’un soldat de 1789 à nos jours restera ouverte jusqu’au 17 novembre. Dans un genre différent, les amateurs de Street art, pourront découvrir et partager une nouvelle approche de l’art urbain, avec des images qualifiées  “d’époustouflantes” par les organisateurs de Street Art City©, à Lurcy-Lévis. Plus de 90 fresques murales, les espaces intérieurs d’exposition, l’espace Art Shop Gallery©, les ateliers d’artistes, ainsi que la visite de l’Hôtel 128, sont autant d’éléments qui propulseront le visiteur dans l’univers du Street Art. 

• Enfin, à   Montluçon, alors que  le MuPop a fait le choix de ne pas présenter d’exposition estivale, du 15 juillet au 20 septembre, on pourra renouer avec le glorieux passé industriel de Montluçon en découvrant l’exposition Made in Montluçon présentée au  château des ducs de Bourbon (voir ci-dessous).

Logo Moulins

À LA PLUME ET AU PINCEAU

PEINTURE ET ENLUMINURE À LA VISITATION

images• Jusqu’à la fin du  mois de décembre, le Musée de la Visitation propose la découverte d’un pan inédit de ses collections, en mettant à l’honneur la créativité foisonnante des visitandines dans les arts picturaux. De quoi mesurer une nouvelle fois la place importante que le dessin et la peinture occupent parmi les créations des Visitandines. Depuis l’image de dévotion jusqu’aux décors muraux, en passant par les beaux livres à peintures et les supports ludiques, un grand nombre de religieuses de la Visitation a su manier avec dextérité plumes et pinceaux.

Affiche visitation• Certains monastères ont même eu en leur sein une école d’enluminure, telle la Visitation du Mans, toujours active. Plusieurs  ont bénéficié du talent d’artistes-peintres professionnelles devenues moniales comme Sœur Marie Bernadette Nyssen qui a excellé dans la peinture de chevalet, avec  plus d’une centaine de tableaux à son actif, destinés à décorer son monastère à Amiens. D’autres religieuses, douées et patientes, ont passé une partie de leur vie, à l’image des copistes médiévaux, pour composer les décors de livres à peinture. Certaines ont réalisé de véritables  prouesses comme ce livre d’Office de la Vierge Marie, intégralement tracé et peint à l’encre de Chine par Sœur Delcourt. Les visitandines qui avaient leurs  propres commémorations, entre jubilés, fêtes de la Supérieure, journées des Sœurs converses, les ont mises à profit pour réaliser  des présents personnalisés : image souvenir, recueils illustrés avec poème ou chanson, voire des bandes dessinées.

•  C’est donc tout cet ensemble d’œuvres rarement présentées que cette exposition souhaite valoriser auprès du grand public, à travers un parcours qui offre 7 grandes étapes. Les travaux de recherches dans les archives ayant permis d’identifier nombre de sources d’inspiration et de modèles, ainsi que les contextes de création de ces trésors de patience de doigté, l’exposition est aussi une source d’informations particulièrement riche.

LES 7 TEMPS FORTS DE L’EXPOSITION

Entrer dans le livre

Sans titrEntrer et modèle• La scénographie invite le visiteur à s’immerger dans les œuvres, avec les  vitrines en forme de livres ouverts dont les pages enluminées accueillent, en leur centre, les différents supports peints, dont le public peut alors profiter  pleinement. De quoi permettre aux petits comme aux grands, par cette  déambulation poétique et ludique, de s’imprégner de l’état d’esprit des créatrices et surtout de s’approcher au plus près des décors les plus fins et les plus fragiles. Des bornes numériques offrent la possibilité de tourner virtuellement les pages des livres les plus précieux et d’en découvrir les détails et la virtuosité des enluminures.

Retrouver les modèles

• L’exposition ouvre sur une évocation des ateliers, que les visitandines nommaient “Cabinet des ouvrages”. Le musée de la Visitation a pu conserver des outils et des matériaux, dont les religieuses se servaient pour peindre et dessiner. Sans titrEntrer et modèle - CopieGrâce aux recherches effectuées dans les monastères et les archives, le public peut découvrir les modèles qui ont été  utilisés et comment les Visitandines ont su transformer et adapter les éléments de décor, souvent civil. Ce qui leur a permis d’enrichir tantôt une image, tantôt une carte de vœux, tantôt des menus qui leur étaient commandés. C’est l’occasion de constater que, même si les Visitandines vivaient cloîtrées, elles ne se contentaient pas de réaliser des petits travaux “de dévotion” pour leur communauté. Nombre de monastères avaient  créé de véritables boutiques, lieux de commandes  de menus, d’images de communion, de petits tableaux ou encore de livres de prières tous peints à la main, qui peuvent comporter des centaines de pages.

Découvrir l’œuvre de Marie-Bernadette Nyssen,  

une artiste peintre, à travers une vingtaine de toiles

• Depuis la création de l’Ordre en 1610, les monastères de la Visitation ont accueilli des femmes issues de “la bonne société”, nanties d’une solide éducation, notamment artistique.

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Parmi ces Visitandines artistes, Sœur Marie-Bernadette Nyssen fait figure d’exception. Avant d’entrer en religion en 1936, cette diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Liège a enseigné  le dessin pendant plus de 30 ans en pensionnat et en cours particuliers. C’est donc une véritable artiste-peintre qui a rejoint la communauté d’Amiens alors en exil à Tournai. Pendant ses 24 années de vie religieuse, elle a conçu un véritable programme de décoration pour le nouveau monastère construit à Amiens, avec plus d’une centaine d’huiles sur toile. L’iconographie des créations est religieuse, mais les modèles dont elle s’inspire apparaissent  extrêmement variés, depuis des  maîtres de la Renaissance comme Fra Angelico, jusqu’aux aux artistes contemporains

Se souvenir des événements

liés à l’histoire de la Communauté

VQ• Les Visitandines avaient pour habitude de consigner par écrit les événements survenus dans leur communauté. C’est ainsi que durant la seconde guerre mondiale, quelques-unes ont fait le choix du  dessin pour illustrer les instants cruciaux mais aussi les mésaventures du quotidien. Rarement conservés ces croquis et ces caricatures permettent au public de suivre les visitandines en exil sur les routes de France, durant la Débâcle, de revivre les bombardements durant, où sur un ton plus léger, d’entrevoir  les conséquences des petits  incidents de la vie, tels que  tempêtes ou fuites d’eau.

Enluminer livres et prières

• À partir du milieu du XIXè  siècle, la mode est au médiéval, un  style d’abord appelé troubadour, puis néogothique qui influence aussi le monde de l’impression et des arts picturaux. Suivant la mode, les Visitandines se dotent de livres d’érudition et de modèles d’enluminures qui sont publiés. On constate qu’elles se mettent à orner, elles aussi,  leurs images d’enluminures d’inspiration médiévale.

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• L’une d’elles,  Sœur Joseph-de-Sales Gasse, se révèle particulièrement douée. Elle peint des livres d’office calligraphiés à la main, véritables trésors de patience et de précision qui nécessitent des années de travail entre 1900 et 1910. A la même époque, à Roubaix, une autre  sœur, Françoise-Marguerite Delcourt, emplit à l’encre, à la plume et au pinceau, les 96 pages d’un livre d’offices dont le niveau de détail dépasse l’entendement. Le texte des prières est enrichi de 241 lettrines toutes différentes et de décors foisonnants, afin d’illustrer  chaque fête du calendrier liturgiques.

Offrir un voyage immobile

par le dessin

Cour mon• Les visitandines ont réalisé de nombreuses représentations de leurs bâtiments, dont beaucoup ont été  heureusement conservées. Il s’agissait pour elles de garder leur  mémoire, avant que la photographie ne fasse son apparition. C’était aussi un moyen de témoigner auprès de celles et ceux qui ne pouvaient pénétrer en clôture, à commencer par les visitandines des autres maisons de l’Ordre. Ces peintures sur papier, parfois empreintes de naïveté et pas toujours respectueuses des règles de la perspective, constituent aujourd’hui un charmant témoignage de la vie au XIXè siècle. Dans les années 1930, la fondation d’une nouvelle Visitation à Toulon est prétexte pour les Visitandines à  dessiner leur quotidien, montrant ainsi la simplicité et l’exiguïté de la petite maison où elles s’installent et la beauté de la Provence, baignée par la lumière estivale.

Enfin, peindre au pinceau

puis à l’aiguille

pinceau• Depuis 2007, les expositions organisées par le Musée de la Visitation ont montré les multiples talents artistiques des visitandines au cours des siècles. Sœur Marie-Pia Desfossés (1883-1929) était l’une d’entre elles. Elle aurait pu rester dans l’oubli si ses sœurs de la Visitation de Nantes n’avaient pas eu à cœur de conserver sa mémoire, ses créations peintes et brodées, mais aussi ses dessins préparatoires et modello. Ces archives permettront au  visiteur de se rendre compte que toute  création artistique, comme toute activités manuelle à la Visitation est destinées au service de la communauté et à la gloire de Dieu,  mais qu’elle ne vise  jamais à la renommée de la créatrice qui est appelée à une vie d’humilité et d’effacement. Sœur Marie-Pia consacre son temps à créer des vêtements destinés aux cérémonies liturgiques, des décors pour leur église les jours de fêtes, des tableaux pour les murs de son monastère, toutes choses utiles aux Visitandines. Ne cherchant pas à travailler  pour elle, elle réalise des dessins préparatoires, certains à taille réelle, pour que sa supérieure valide la composition avant qu’elle ne la réalise au pinceau, voire à l’aiguille quand il s’agit de broderie de chasubles et de chapes.

• Tous les documents photographiques illustrant cet article sont extraits du dossier de presse réalisé par le Musée de la Visitation. Il est disponible sur le site du Musée de la Visitation.

Infos pratiques: L’exposition est visible (visites libres) à Moulins (Hôtel Demoret: 83 rue d’Allier), du mardi au samedi (10 h 00 – 12 h 00 et 14 h 00 – 18 h 00), ainsi que les dimanches et jours fériés (15 h 00 – 18 h 00). Tarif (adultes): 4 €. – Tél: 04 70 44 39 03

• UN LIVRE POUR ACCOMPAGNER

ET PROLONGER L’EXPOSITION

Comme lors des précédentes expositions, Gérard Picaud et Jean Foisselon, commissaires de l’exposition, ont concocté un livre d’art, intitulé Peindre par foi. Peinture, enluminure et dessin à la Visitation (1 vol. relié, 270 p, 348 photos, éditions du Musée de la Visitation, 39 €), à la fois guide et moyen de prolonger la visite.

Couverture_2020-1160x1294• L’ouvrage, richement illustré, présente des centaines de créations autour de huit thématiquesSe souvenir en image (des lieux de vie et des guerres, de petits et de grands événements), Dessiner à l’encre de Chine (le livre d’office tracé à l’encre à Roubaix), Enluminer à la Visitation du Mans, Copier des chefs-d’œuvre ( la reproduction des peintures de Fra Angelico à Moulins), Orner des prières  (deux canons d’autel,  chefs-d’œuvre de miniature), Créer au pinceau puis à l’aiguille (l’exemple de Maria-Pia Desfossés), Illustrer une fondation ( les aquarelles de Mussega, lors de la fondation d’une Visitation à Toulon), Décorer un monastère (Sœur Nyssen qui orne les murs de son monastère d’Amiens de centaines de tableaux), et enfin, Peindre par foi.

 • Les auteurs apportent aussi  des informations inédites, fruits des recherches qui ont été conduites, notamment pour identifier nombre de sources d’inspiration et de modèles. Peindre la foi décrit également  les contextes de création de ce qui constitue de véritables trésors de patience.

• « L’ALLIER COMME EN 40 ! »

POUR SE REPLONGER DANS L’UNIVERS

DE LA LIGNE DE DÉMARCATION

ET DE LA MAL COIFFÉE, PRISON ALLEMANDE

106935944_3097020087040399_7265919595696318018_oDu 1er juillet  2020 au 3 janvier 2021, sous le titre L’Allier comme en 40, le Département  présente au château des ducs de Bourbon, à Moulins,  une exposition. Elle est bâtie autour de deux grands thèmes : la ligne de démarcation de l’Allier, de 1940 à 1944, qui passait par Moulins, et la Mal-Coiffée prison militaire allemande et haut lieu de Mémoire de notre région. L’exposition a été conçue  principalement à partir de fonds d’archives locaux et elle est fruit d’un partenariat entre la Direction des musées et sites départementaux, les Archives Départementales, la Société d’Emulation du Bourbonnais, les sapeurs-pompiers de Moulins, sans oublier  des prêts individuels.

• Comme pour Ligne d’horizon : Mal-Coiffée – Casabianca, la précédente exposition présentée en 2019, cette exposition bénéficie de l’appui du ministère des Armées via l’Office national des anciens-combattants et veuves de Guerre (ONACVG), ainsi que de Bleuet de France, la délégation militaire départementale de l’Allier, l’Amicale des anciens des services spéciaux de la défense nationale et la médaille de la Résistance.  Elle donnera également lieu à une exposition itinérante qui pourra être prêtée gratuitement aux écoles, collèges, lycées et associations.

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• Grâce à une scénographie qui se veut “immersive”, basée sur de grands panneaux explicatifs et des vitrines  garnies de documents d’époque, le visiteur se retrouve plongé dans ce que fut l’univers de   la ligne de démarcation dans l’Allier : des cartes et des plans, le 18 juin 1940, la surveillance de la ligne par les services de renseignements, les actes de résistance et des portraits de résistants et résistantes bourbonnais sont autant d’éléments qui émaillent le parcours du visiteur.

ob_e28df4_ligne-20demarcation-20allier-20bourbon• Véritable frontière imposée par l’occupant allemand à la France, à la suite de la signature de l’armistice du 22 juin 1940,  la ligne de démarcation s’étendait sur 1.200 km,  depuis la frontière suisse jusqu’à la frontière espagnole. Elle traversait alors 13 départements dont  l’Allier, dans  sa partie nord-est . Elle y débutait par la commune de Chassenard, et se poursuivait en épousant  un tracé rectiligne vers l’ouest,  passant à plusieurs kilomètres au sud de Dompierre-sur-Besbre et de la route reliant Moulins à Digoin. Elle traversait les communes de Molinet, Coulanges, Monétay-sur-Loire, Saligny, Saint-Pourçain-sur-Besbre, Thiel-sur-Acolin, Chapeau et Toulon-sur-Allier  et elle débouchait sur  la rivière Allier, à quelques kilomètres au sud de Moulins.

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Le Pont Régemortes

• La ligne bifurquait alors vers le nord, suivant le cours de la rivière, qui après Moulins s’oriente en direction du nord-ouest. Moulins se retrouvait de fait en zone occupée, à l’exception du  quartier de la Madeleine. Après Villeneuve-sur-Allier, la rivière marquait la limite entre les départements de l’Allier et de la Nièvre.  Comme pour d’autres départements, la ligne de démarcation coupait donc  l’Allier en deux zones, officiellement jusqu’en mars 1943 : au nord-est de cette ligne, c’était la “ zone occupée” par les forces militaires et policières allemandes, tandis qu’au sud et à l’ouest, c’était la zone dite “libre”, demeurant sous le seul contrôle du gouvernement de l’État français installé à Vichy.

images• Conçue dès le début de l’Occupation comme un outil de contrôle et de surveillance, la ligne de démarcation supprimait de fait la liberté de circulation de toutes les formes de  courrier, y compris les journaux et transferts d’argent, mais aussi de celle des marchandises et, bien sûr,  des personnes. Des postes de gardes allemands et français matérialisaient cette ligne sur les routes et voies ferrées. Toute personne désirant la  franchir devait présenter un laissez-passer le fameux ausweis que seules les autorités allemandes pouvaient délivrer.

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L’indispensable ausweis

• Pour les frontaliers, qui habitaient dans une bande de 10 km de chaque côté de la ligne et qui devaient la franchir régulièrement, c’est la kreiskommandantur allemande du lieu de passage qui s’en chargeait, après de multiples vérifications. Condition de base pour le demandeur : être capable de justifier d’une activité professionnelle nécessitant de franchir régulièrement la ligne. À côté de ce  régime dit de “la petite frontière”, existaient des ausweis délivrés  pour un unique passage, rendu nécessaire par des circonstances exceptionnelles, familiales ou autres.

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Le bureau de contrôle 

• Face à tous ces contrôles, comme dans les autres départements,  les Bourbonnais ont su faire preuve  d’imagination pour tromper la surveillance allemande, notamment pour permettre aux clandestins de franchir la ligne, avec la constitution de véritables filières d’aide au passage. Entre les passages  aux postes de contrôles avec des ausweis  obtenus grâce à de fausses cartes d’identités, la dissimulation des clandestins dans les véhicules, dans les trains,  voire dans les convois funéraires ou des les camions de pompiers, l’éventail est large. D’autres, plus nombreux ont tenté la traversée en se glissant  entre les postes allemands et leurs patrouilles, guidés par des passeurs frontaliers, qui risquaient eux aussi  leur liberté et leur vie. Ils passaient à travers bois et champs, traversaient l’Allier en barque, quelquefois même sous le pont Régemortes et le pont de fer à Moulins. Toutes ces filières constituent l’une des premières formes d’organisations de la résistance dans le département.

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“Avis aux Juifs”

• Dès juin 1940, la ligne de démarcation se révèle comme un outil fort utile, à la fois pour  le gouvernement du Maréchal Pétain qui bascule dans la collaboration et pour les autorités nazies, lorsqu’il s’agit d’appliquer les mesures visant particulièrement les Juifs qui ont  trouvé refuge dans le sud de la France pendant l’exode. Ils se retrouvent  refoulés par les Allemands en vertu de l’ordonnance du 27 septembre 1940 qui leur interdit l’entrée en zone occupée. Pour la plupart des israélites contraints de fuir les persécutions et les rafles organisées conjointement par les autorités françaises et allemandes dans cette zone occupée, la ligne devient le lieu de passage obligé.

• AUTOUR DE L’EXPOSITION …

408_001• L’exposition “L’Allier comme en 40” sera prolongée par des  visites nocturnes et par des conférences organisées en partenariat avec la Société d’émulation du Bourbonnais, notamment celles de Christiane et Georges Chatard. Des spécialistes du renseignement français et de la ligne de démarcation interviendront également. Par ailleurs, des projections de films et documentaires auront lieu, et des animations populaires seront organisées, avec des jeunes passionnés bourbonnais qui viendront présenter  leurs collections de matériels et véhicules militaires et civils de la Seconde Guerre mondiale. Autre initiative : le mise au point qui est en cours d’une randonnée cycliste et pédestre permanente sur le parcours bourbonnais de la ligne de démarcation est en cours de préparation

• Enfin, des rencontres intergénérationnelles seront aussi organisées, à la Mal-Coiffée, avec les témoignages des ultimes survivants de la résistance, complétés par des enregistrements audio et vidéo avec les journalistes de Radio Bocage et Netbocage.

► Savoir plus: La Mal Coiffée, prison allemande (1940-1944)

• Premier bilan d’étape… La Seconde guerre mondiale semble bien captiver les visiteurs, si l’on en croit les chiffres de fréquentation de la Mal Coiffée. Alors qu’en juillet 2019, la Mal-Coiffée avait enregistrée 837 entrées pour des visites guidées, on en a dénombré  1 439 en 2020, malgré une ouverture en retard de 9 jours par rapport à l’année précédente. Une tendance que le mois d’août devrait vraisemblablement confirmer. 

• À voir également, jusqu’au 3 janvier 2021, toujours au château des ducs de Bourbon, l’exposition  Les Bourbons en Europe – Chapitre 3!   C’est le troisième et dernier volet de la programmation dédiée au parcours européen de la famille des Bourbons. L’accent est mis plus particulièrement sur les femmes mécènes de cette famille qui ont  permis le développement des arts, à la fois par leur protection, leurs commandes et leurs financements

Logo Montluçon

• “MADE IN MONTLUÇON

UNE EXPOSITION POUR RENOUER AVEC

UN PASSÉ INDUSTRIEL GLORIEUX

Exposition Made in Montluçon

•Après l’exposition qui a célébré en 2019  le Tour de France et les 100 ans du maillot jaune, c’est le passé industriel de Montluçon qui est mis à l’honneur en 2020.  Présentée au  Château des ducs de Bourbon, du 15 juillet  au 20 septembre, l’exposition Made in Montluçon, 100 ans d’objet industriels fabriqués à Montluçon propose de porter un autre regard sur l’industrie qui a fait Montluçon… De quoi permettre aux visiteurs de découvrir ou de  redécouvrir  quelques-unes des grandes productions montluçonnaises mises en scène pour l’occasion. 

LES PREMIÈRES USINES

LES HAUTS-FOURNEAUX ET SAINT-JACQUES

Usine Saint-Jacques colorisé BF Chalon (2)

• Premier objectif des concepteurs, témoigner d’un passé industriel montluçonnais particulièrement riche et que beaucoup ne soupçonnent même pas, les traces de ce passé ayant le plus souvent disparu. Après l’ouverture du canal de Berry, Montluçon a d’abord bâti sa richesse, sur la naissance et le développement de la métallurgie, incarnée par  deux usines phares. Les Hauts-Fourneaux, devenus ensuite société anonyme Commentry-Fourchambault et Decazeville, sont les premiers à s’installer en 1840 sur la rive droite du Cher. Moins d’une décennie plus tard, c’est la rive gauche du Cher qui voit s’édifier les usines Saint-Jacques qui compteront jusqu’à 10 000 salariés pendant la Grande guerre et occuperont une quarantaine d’hectares. En parallèle, c’est la naissance du quartier d’outre-Cher devenu Ville Gozet.

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Les Fers-Creux, dans le quartier des Iles

• L’essor économique  sous le Second empire est propice à l’installation de nouvelles usines, de taille  plus modeste que leurs deux prédécesseurs, telles que Les Fers Creux, dans le quartier des Iles  ou Poynot en Ville-Gozet. Lors de sa visite à Montluçon en 1864, Napoléon III fera étape par les Hauts-Fourneaux et Saint-Jacques. Après avoir produit essentiellement des lingots bruts et du matériel de chemins de fer, une usine comme Saint-Jacques s’oriente ensuite vers les aciers spéciaux et l’armement, puis vers la fabrication  des pièces de taille exceptionnelles. Outre des agrandissements de photographies de l’époque, l’exposition montre aussi des dessins de Georges Thouvenot ainsi qu’un spectroscope des années 1900 et, plus étonnant, une pierre tombale d’un comptable de l’usine Saint Jacques, fondue lors de son décès en 1901.

LE VERRE ET LA CHIMIE

• Montluçon a été aussi une ville tournée vers l’industrie verrière. En 1842, la Verrerie Duchet, devenue ensuite les Verreries du Centre, s’installe sur les bords du canal. Elle produit essentiellement des bouteilles en verre et, elle aussi reçoit la visite de Napoléon III, d’autant que son patron, Duchet, est à la fois maire de Montluçon et ardent bonapartiste.  En  1846, c’est l’usine de la Glacerie qui s’établit sur la rive gauche du Cher, avant d’être rattachée en 1868 à Saint-Gobain. Elle est spécialisée dans les verres plats et les glaces.

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• Avec Saint-Gobain, c’est aussi un autre volet industriel qui voit le jour : dès 1877, on fabrique à Montluçon des produits chimiques, comme des engrais pour l’agriculture et de l’acide sulfurique. Ces activités particulièrement polluantes s’ajoutent aux fumées que crachent les  hautes cheminées…Des fumées et des cheminées que l’on est alors fier de montrer sur les cartes postales de l’époque. L’exposition montre, notamment, des verres fabriqués par  Saint-Gobain et une bouteille issue de  la verrerie Duchet.

UN ÉVENTAIL INDUSTRIEL

D’UNE RICHESSE INSOUPÇONNÉE

• Au-delà la fabrication  des métaux, du verre et des produits chimiques, l’exposition montre aussi la variété de l’éventail industriel montluçonnais, à travers ces petites et moyennes entreprises qui fabriquent “de tout”, entre la Monarchie de juillet et les années 1960.

USINE HURTU

La gamme est large avec les machines à coudre (Hurtu), les cycles et cyclomoteurs  (Randoin), les meubles (Dekazemaker et Ducreuzet), la bière à la brasserie Weltz ou encore des sabots chez Rivière.

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À la belle époque, la maison Barraud produit des automobiles. Dans les années 1950 et 1960, on pourra acheter  des postes de radio made in Montluçon  chez Gratade ou Marchand, mais aussi des postes de télévision sortis des ateliers  Mairal. Divers objets fabriqués localement et illustrant la vie quotidiennes ont donc été regroupés dans la 2ème salle, depuis la machine à coudre Hurtu jusqu’au téléviseur Mairal en passant par la salle à manger Dekazemaker.

UNE INDUSTRIE QUI A DÉCLINÉ

MAIS QUI RESTE VITALE

• Bien que la plupart des entreprises  installées entre les années 1840 et 1950 aient aujourd’hui disparu, la ville a conservé quelques fleurons qui pèsent lourd en terme d’emplois : Dunlop (1920) qui fête son centenaire, Sagem devenu Safran qui s’installe à la Côte Rouge en 1933-1934 et Landis et Gyr, dont on sait que son installation en 1940 doit un peu au hasard et beaucoup à la guerre qui a obligé l’usine à se replier loin des frontières de l’est.

Usines Dunlop 1961
L’usine Dunlop, au début des années 1960

• On ne s’étonnera donc pas de voir de nombreux objets tels que les compteurs électriques Landis et Gyr, les pneus Dunlop produits dans les années 1920 et 1960 ou les emblématiques  balles de tennis. Le tout voisine avec outils de mécanique de précision et des téléscripteurs fabriqués par  Sagem, à une époque où il n’était pas encore question d’électronique de pointe ou de produits pour la défense.

QUAND DES OUVRIERS FABRIQUAIENT AUSSI …

DES OBJETS POUR POUR LEUR PROPRE COMPTE 

affiche made in montluçon• L’exposition est aussi l’occasion de monter une curiosité...Il n’était pas rare que des ouvriers profitent de l’outillage et des matières premières mis à leur disposition pour fabriquer pour leur propre compte  et sur leur temps de travail  divers objets. Une pratique, baptisée “perruque” qui était assez répandue et  sur laquelle les entreprises  fermaient plus ou moins les yeux, dès lors qu’elle restait modeste. Un phonographe à cylindre réalisé dans les usines Saint-Jacques, et  une remorque-jouet fabriquée par un ouvrier Dunlop dans les années 1950 en attestent.

• Au sortir de l’exposition, le visiteur saura donc désormais que La Verrerie n’est pas que le nom d’un quartier d’habitations hérissé de tours et que Saint-Jacques n’est pas que le nom d’un espace  tourné vers les activités commerciales…

Infos pratiques : L’exposition, dont l’entrée est libre et  gratuite,  est visible au château des ducs de Bourbon,  du 15 juillet au 20 septembre, du lundi au dimanche  de 10 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00  à 18 h 00.

HISTORIAL LOGO

• DEUX NOUVELLES EXPOSITIONS TEMPORAIRES

À VOIR JUSQU’AU  11 NOVEMBRE 2020

• Depuis le 15 juillet, l’historial du paysan-soldat de Fleuriel (1 route du Vallon- 03140 Fleuriel)  accueille  à nouveau les visiteurs. En dehors de son exposition permanente dédiée  à la place qu’a occupée le monde rural dans la Grande  guerre, deux nouvelles expositions temporaires sont visibles. 

102561743_3926967910679208_720994386158026752_o• La première, qui  a été  réalisée à partir des fonds personnels du collectionneur Jean-Daniel Destemberg, à l’origine de l’Historial,  est  centrée sur l’histoire de la guerre franco-prussienne de 1870. Pour Cyrielle Danse, directrice de l’Historial, l’exposition vise à “faire comprendre un peu mieux cette guerre, la première des trois guerres contre l’Allemagne, qui permet de comprendre les origines de la Grande Guerre”. Photos, uniformes militaires et documents d’époques permettent de se replonger dans ce qui allait se solder pour la France  par un désastre militaire. 

• En même temps, les visiteurs pourront découvrir une exposition sur les enfants au temps de la guerre. Prêtée par le Musée national de l’éducation de Rouen, elle met en valeur la place du patriotisme dans l’éducation de ces enfants, entre 1871 et 1939. Elle se décline en trois grandes étapes : d’abord “Vive la Patrie ! (1871-1914)”,  puis “La Patrie en danger ! (1914-1918)”, et enfin “Petits Français, n’oubliez jamais ! (1919-1939)”.

Infos pratiques : En août les visites libres se déroulent du mercredi au vendredi (10 h 00 – 12 h 00 et 14 h 00 – 18 h 00), ainsi que les samedis et dimanches de 14 h 00 à 18 h 00

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GANNAT, D’HIER À AUJOURD’HUI

AU MUSÉE YVES-MACHELON

• Des images de Gannat, d’hier à aujourd’hui, extraites de la nouvelle banque d’images numériques de la médiathèque…95385472_3000243890042778_7994309291894898688_nTel sera le thème de la nouvelle exposition temporaire du musée Yves-Machelon de Gannat. Elle sera visible à partir du 15 juillet, date de la réouverture du musée au public. C’est en partant des cartes postales anciennes et des photographies du fonds Virologeux, mais aussi des collections du musée municipal, que la Médiathèque a pu constituer sa banque d’images qui doit être mise en ligne. De quoi constituer une mémoire visuelle et historique commune à tous les habitants. Le fonds est destiné à s’enrichir régulièrement grâce à nouveaux dons ou prêts de  collectionneurs privés.

NOYANT: AU MUSÉE DE LA MINE 

UNE RÉOUVERTURE ET DES NOUVEAUTÉS

153_001 Depuis le 11 juillet, on peut à nouveau visiter le musée de la mine à Noyant, après quelques aménagements réalisés pour respecter les conditions sanitaires.  La visite guidée a été remplacée par une  visite libre qui commence en extérieur, avec les machines qui servaient à l’extraction minière.  Des panneaux explicatifs pallient l’absence de guide. On passe ensuite par la “chambre chaude”, ancien vestiaire des mineurs. La visite se poursuit entre un “labyrinthe” de tables d’exposition disposées de telle sorte que les visiteurs  puissent observer les objets présentés sans avoir à se croiser. On peut toujours en savoir plus en interrogeant les guides présents au fil du parcours. Selon Josette Lafond, qui préside l’association  des Amis de la mine, les premiers  retours sont positifs, les familles appréciant les nouvelles modalités et plus particulièrement la visite libre. En juillet, le musée est ouvert du mardi au dimanche et tous les jours en août (14 h 00 à 17 h 00). Entrée adulte : 3 €.

ElectrodromeMAGNET

DES NOUVEAUTÉS À L’ÉLECTRODROME 

• L’association Magnet village électrifié a mis à profit la période de confinement pour enrichir l’espace muséal et pour procéder à divers aménagements qui permettent  de fluidifier le parcours de visite, dans le respect des règles sanitaires. Depuis sa réouverture, le 12 juin,  les visiteurs disposent d’une nouvelle introduction audiovisuelle  qui retrace les moments clefs de l’histoire de Magnet, jusqu’à la fin des années 1930. C’est à ce moment que la petite commune rurale est devenue  le référentiel pour la toute première expérience  nationale touchant à la distribution de l’électricité. En 20 ans, le musée baptisé Électrodrome a vu  ses collections s’enrichir pour dépasser aujourd’hui, entre objets exposés et réserves  le millier de pièces. Sur réservation, un guide peut accompagner les visiteurs sur l’histoire des objets exposés ainsi que sur l’impact qu’a pu avoir l’arrivée de la “fée électricité » sur la vie quotidienne.  Le Musée est accessible tous les jours sur réservation. Contact : 06 89 25 05 88.

SAINT-FÉLIX 

UNE RÉTROSPECTIVE DES PREMIERS TABLEAUX

  DE JOSETTE BOURNET

• À Saint-Félix, le musée Josette-Bournet présente durant tout  l’été une exposition intitulée “À l’assaut du ciel 1920-1930”. Elle est  consacrée aux débuts de l’artiste, avec la présentation de quelque 80 œuvres qu’elle a créées  dans les années 1920-1930.

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accéder au site du Musée

RIOM: LE MUSÉE MANDET

SORT DE SA BULLE

 • Après avoir invité une quinzaine d’auteurs de BD à s’approprier quelques-unes de ses vitrines, “Le musée régional d’Auvergne sort de sa bulle”. C’est le titre de l’exposition à découvrir au Musée Mandet, à Riom,   jusqu’au 14 novembre.téléchargement Elle a été  organisée à l’initiative d’Anne  Chanonat, sa commissaire, qui a donné à chacun des dessinateurs des consignes aussi simples que claires: choisir une vitrine et s’en inspirer pour créer deux planches. Donc, laisser libre cours à son  imagination tout en intégrant la culture et l’histoire auvergnate à son univers personnel.

• Pour Anne Chanonat, « La BD et le musée ont un lien évident : le côté populaire. Dans le sens noble du terme c’est-à-dire quelque chose qui parle à tout le monde, où chacun se retrouve et qui appartient à tous”. Les œuvres spécialement réalisées pour l’occasion jalonnent la visite et éclairent le contenu des vitrines à travers des dessins, mais aussi des histoires. Grâce à un panel très représentatif de la BD en France, l’organisatrice considère que “ cela permet aux visiteurs de découvrir différents styles” en même temps qu’elle y voit  “ l’opportunité de porter un regard différent sur la collection. »

VOLVIC: UNE EXPOSITION HONORÉ DAUMIER

À NE PAS MANQUER AU MUSÉE MARCEL-SAHUT

952_001◄ À Volvic, le musée Marcel-Sahut a rouvert ses portes au public, le 17 juin, avec la mise en place de  mesures permettant d’assurer la sécurité des visiteurs, parmi lesquelles le port obligatoire du masque. Jusqu’au 30 septembre, le musée présente une exposition temporaire et exceptionnelle consacrée aux dessins et caricatures d’Honoré Daumier, à travers  sa représentation de la ville parisienne. Ses lithographies satiriques ont illustré la presse de 1830 à 1878, donnant à voir la vie quotidienne des Parisiens…Et bravant parfois la répression des régimes politiques en place, entre Monarchie de Juillet et Second Empire.  Daumier, comme d’autres caricaturistes, a subi à plusieurs reprise leur foudre.  Ses lithographies, qui  font certes sourire, n’en demeurent pas moins  pour autant de vraies prises de positions politiques face aux régimes alors en place.

Daumier

• Le musée a profité du confinement pour mettre en place un nouveau parcours permanent avec, au premier étage, des portraits, des natures mortes et des paysages de Marcel Sahut, complétés par  des aquarelles d’Auguste Rodin ou encore des gravures de Paul Gauguin. Au rez-de-chaussée, on peut  découvrir l’histoire et le patrimoine de Volvic à travers des œuvres réalisées en pierre de lave. Au deuxième étage, se trouve une collection d’objets extra-européens de Marcel Sahut, dans laquelle figurent les plus grands noms de l’estampe japonaise (Hiroshibigue, Hokusaï), des porcelaines asiatiques ou encore des masques africains.

Infos pratiques : Le musée est ouvert en juillet – août, du mercredi au dimanche, de 10 h 00 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 18 h 00. Tél. 04.73.33.57.33.

• LE SOUS-MARIN CASABIANCA

AU MUSÉE FORGES ET MARINES DE GUÉRIGNY

200711_affiche_expo_2020_sousmarins• L’ exposition  Ligne d’horizon : Casabianca… Mal-Coiffée. 1939-2019, présentée en 2019 à Moulins, a migré dans la Nièvre voisine, au musée Forges et Marines de Guérigny (Avenue Arnault de Lange 58130 Guérigny – Tél : 03 86 37 01 08). Elle s’inscrit dans le thème choisi par le musée en 2020 : Les sous-marins, fierté de la marine française, avec  l’histoire de ce bâtiment d’une technologie sans cesse en évolution depuis la Seconde Guerre mondiale. L’exposition visible jusqu’au 20 septembre évoque plus particulièrement l’histoire du sous-marin Casabianca, dont la première version remonte à 1936. Il est resté célèbre pour s’être échappé de Toulon lors du sabordage de la flotte,  le 27 novembre 1942, afin de reprendre le combat contre les Allemands et les Italiens au sein des Forces françaises navales libres.  Il s’illustra notamment  en participant à la libération de la Corse pendant la Seconde Guerre mondiale, sous les ordres du capitaine de frégate Jean L’Herminier. Son épopée a donné lieu à un film intitulé sobrement Casabianca. Basé sur le récit du commandant Lherminier, il est sorti sur les écrans en 1951

• Au delà de cette histoire, les visiteurs pourront avoir un aperçu des progrès réalisés pour arriver, aujourd’hui, à une nouvelle génération de sous-marins à propulsion nucléaire. Des maquettes sont présentes, dont une au 1\50e, prêtée par le Sirpa Marine. D’une longueur de 3 mètres, elle montre l’aménagement intérieur, ce qui donne une (petite) idée des conditions de vie de ses marins. L’exposition est visible tous les jours (sauf le lundi), de 15 h 00 à 18 h 00.

PATRIMOINE ET HISTOIRE

PATRIMOINE

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• L’ASSOMPTION DE LA VIERGE

PEINTE PAR JEAN BOUCHER

RETROUVE SON LUSTRE D’ANTAN

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Le tableau à son emplacement d’origine

• Le tableau L’Assomption de la Vierge, peint par le Berruyer Jean Boucher en 1614, avait été décroché en novembre 2019 des murs de l’église Notre-Dame de Montluçon, pour restauration. Depuis mai dernier, il est passé entre les mains de Samuel Cherprenet, restaurateur d’art installé à Huriel, épaulé par Clémence Fargues, restauratrice à Saint-Amand-Montrond. En  trois mois, le duo a su redonner au tableau  ses couleurs lumineuses d’origine. Pour cela, il a fallu procéder à une succession d’opérations délicates : le nettoyage de la couche picturale  pour en ôter la suie et la poussière,  suivi d’un enlèvement de la vieille couche de vernis jaunie, afin d’en appliquer une nouvelle.  La restauration a aussi concerné le support avec la pose d’un renfort à base de gaze et un calage des bandes de tension sur le châssis. Un ragréage a permis, par ailleurs de combler les lacunes. L’ensemble des opérations (8 8000 €) a été cofinancé par l’association Vieux Montluçon qui est à l’initiative du projet, avec l’appui de subventions de la  DRAC et de la ville de Montluçon.

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Avant la restauration

• Une fois sorti de l’atelier huriélois, le tableau ne réintégrera pas l’église Notre-Dame avant 2021. D’ici là, il devrait être présenté au public, sans son cadre,  lors d’une exposition qui se tiendra en fin d’année et sur laquelle la municipalité réfléchit. De son côté, l’association Vieux Montluçon compte l’intégrer dans un projet d’exposition centrée sur le XVIIè siècle. La restauration du cadre, avec  reprise en partie en ébénisterie est en cours. De même, il est prévu de traiter le tabernacle sur lequel reposait le tableau, contre les insectes xylophages et de procéder à un nettoyage  du retable qui l’entoure. Pour Alric Berton, nouvel adjoint à la culture,  “le tableau est un joyau de la ville (et) on ne va pas le replacer dans un écrin qui ne serait pas à sa hauteur”. Pour ces  deux opérations, il faudra compter près de  12 000 €.

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Une vue partielle du tableau, après sa  restauration

► Savoir plus: Jean Boucher, un peintre du Grand siècle en Berry

• UN TIMBRE À L’EFFIGIE DU CHÂTEAU

DES DUCS DE BOURBON À MONTLUÇON

• Le 18 septembre, à l’occasion  des Journées européennes du patrimoine, La Poste va mettre en vente un timbre à l’effigie du château des ducs de Bourbon à Montluçon.timbre-2020-chateau-des-ducs-de-bourbon-montlucon-1_4850522 Il a été réalisé à l’initiative du Groupement philatélique montluçonnais (GPM) qui  travaillait sur le projet  2018,  date à laquelle ont commencé les démarches, entre la demande auprès de la Poste, la constitution d’un dossier d’une soixantaine de pages et le feu vert administratif. Le timbre sera tiré à 500 000 exemplaires. Dès 10 h 00, dans la salle des congrès de l’hôtel de ville de Montluçon, sera ouvert un bureau temporaire qui fonctionnera jusqu’au dimanche 20 septembre à 18 h 00. Les philatélistes pourront  l’acquérir mais aussi d’obtenir un cachet spécial “premier jour”. En même temps, comme ce fut le cas pour le lancement des timbres dédiés à André Messager (1983) et  à  Marx Dormoy (1984), le GPM présentera une exposition.

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Après André Messager (1983) et Marx Dormoy (1984), bientôt le Château des Ducs de Bourbon (2020)

À partir de l’illustration réalisée par Stéphane Levallois et de la mise en page de Valérie Besser, la gravure du timbre a été confiée à l’artiste bourbonnaise Marie-Noëlle Goffin qui sera également présente pour des séances de dédicaces des enveloppes premier jour. Installée à Mazerier près de Gannat, elle travaille régulièrement pour La Poste, avec à son actif  une centaine de timbres  gravés par ses soins, parmi lesquels ceux dédiés à Léon Blum, à  Pierre Mendès-France et à  Gustave Eiffel.

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• UNE  PREMIÈRE ÉTAPE D’UN CHANTIER DE CINQ ANS

POUR VALORISER LE RICHE PASSÉ DE LA MAL COIFFÉE

• Depuis le mois de mai,  une partie du château des Ducs de Bourbon à Moulins est en chantier. Ces travaux visent à mettre en valeur ce monument moulinois emblématique, en y aménageant trois nouvelles salles qui ouvriront progressivement, d’ici à 2025.

Z• La toute première  devrait être ouverte au public dès le 24 novembre, à l’occasion de La nuit des musées.Cette phase initiale du chantier (1,8 M€), financée par le département de l’Allier, en partenariat avec la région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Etat, a permis de sécuriser le site et d’aménager des espaces jusqu’ici inaccessibles au public. Des groupes de plus de 19 personnes pourront désormais être accueillis. D’ici là, le rez-de-chassée restera ouvert aux visiteurs durant tout l’été. 

• Les travaux ont été l’occasion  de mettre au jour différents éléments, dont on soupçonnait seulement l’existence, tels que  des graffitis datant des XVIe et XVIIe siècles, ou encore une cheminée Anne de France. Pour Yasmine Laïb-Renard, directrice du musée Anne-de-Beaujeu, ces travaux permettront à terme de valoriser le très riche passé du château en “ donnant des clés de lecture pour replonger les visiteurs dans les différentes époques qui ont marqué la Mal-Coiffée”.

• UNE SYNTHÈSE SUR LE CHÂTEAU DES DUCS DE BOURBON

EN MÊME TEMPS QU’UN GUIDE DE VISITE

Couv GuideDepuis quelques semaines,  un ouvrage grand public, intitulé  Le château des ducs de Bourbon de Moulins (1 vol. br, 120 p, illustrations en couleur, éditions Faton, 17 €)  propose de partir à la découverte du célèbre édifice, dont la fameuse Mal Coiffée ne constitue qu’une partie. De quoi mieux comprendre  pourquoi Louis II de Bourbon avait décidé de faire de Moulins la capitale de son duché et  comment Moulins est devenue, de fait,  pour quelque temps, le centre de pouvoir de la France. Il permet également d’appréhender le passé carcéral du site, notamment  lors des heures les plus sombres de notre histoire récente, durant l’Occupation, entre 1940 et 1944.

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Illustrations originales de Clarisse Lochmann

• C’est Célia Condello, docteure en histoire et archéologie, qui en est l’auteure. Pendant plus de  trois ans, elle  a étudié tous les aspects du château aussi bien architecturaux, qu’historiques et archivistiques, afin de réunir en 120 pages la somme des  connaissances disponibles sur ce site emblématique du Bourbonnais, ainsi que les tous derniers apports des archéologues et des historiens. Le texte, précis et complet, est agrémenté de nombreux documents visuels, dont certains  inédits, qui aideront les  lecteurs et les visiteurs à mieux  se repérer dans les différents espaces présentés. Une manière de préparer ou de poursuivre sa visite en toute tranquillité. La publication ce tout premier guide du château coïncide avec le début d’une importante campagne de mise en sécurité et  d’amélioration de l’accessibilité, pour la valorisation du site. Comme indiqué plus haut, d’ici à  la fin de 2021, on devrait pouvoir  accéder à de nouveaux espaces jusque-là inconnus du public.

• Clarisse Lochmann, illustratrice, a apporté sa contribution à l’ouvrage, en réalisant cinq illustrations originales, spécialement pour ce guide, ponctuant ainsi le texte avec poésie et couleurs. En 2018, elle avait été accueillie en résidence artistique au musée de l’illustration jeunesse et, durant trois mois, elle a pu  arpenter les rues de Moulins et les salles des musées. Célia Condello et Clarisse Lochmann seront présentes au musée Anne-de-Beaujeu, le samedi 21 novembre 2020,  à 15 h 00 pour une conférence sur le château (entrée gratuite) suivie d’une séance de dédicaces de l’ouvrage.

MarignyChDeCharmes• Depuis 2014, le service Patrimoine de la Ville de Moulins – devenu celui de Moulins Communauté – organise  Les Jeudis de l’architecture , des conférences destinées à  faire découvrir ou mieux connaître aux habitants le patrimoine de Moulins et de ses environs.  C’est ainsi que durant cet été, une fois par mois, un conférencier évoque dans l’une des communes du territoire les divers courants architecturaux du passé. Le 16 juillet,  à Marigny, au château de Charnes, Marc Poligny est intervenu sur le thème Gentilhomme fermier, le château et son domaine”. Il s’est attaché à montrer quels étaient autrefois les moyens de subsistance et les diverses ressources d’un domaine rural.

• L’ANCIENNE  CHAPELLE DE LA VISITATION

À DÉCOUVRIR PENDANT L’ÉTÉ ET L’AUTOMNE

• La chapelle Saint-Joseph qui fut celle de l’ancien couvent de la Visitation, à Moulins,  est accessible aux visiteurs jusqu’au 31 octobre. Située au 35 rue de Paris, à Moulins, elle abrite le mausolée sculpté à la gloire de Henri II,  Duc de Montmorency, exécuté en 1632, sur ordre du roi Louis XIII, pour “crime de lèse majesté”.

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Le mausolée du duc de Montmorency

• C’est en 1648 que sa veuve, Marie-Félicie des Ursins, qui souhaitait faire reconstruire la chapelle du couvent, décida d’y  installer un mausolée à la gloire de son défunt époux. La commande en fut passée à Michel et François Anguier qui furent aidés par Thibault Poissant et Thomas Regnaudin, originaire de Moulins. Il fallu sept ans pour achever les travaux de la chapelle en 1655, dans le respect des caractéristiques de l’architecture du XVIIè siècle. Du côté des matériaux utilisés on trouve la pierre d’Apremont pour la façade, celle de Volvic pour l’escalier, tandis que  les murs latéraux ont été réalisés en briques rouges et noires formant des losanges. La porte en bois a été sculptée par le Moulinois Étienne Vigier, premier du nom.

• À l’intérieur du chœur des religieuses, qui fait face au mausolée, l’imposant plafond peint consacré à la Vierge Marie est l’unique œuvre complète intacte de Rémy Vuilbert. Il comporte dix-sept toiles en mêlant plafond plat à la française et trompe l’œil italien.

Infos pratiques : Des visites guidées sont organisées  jusqu’au samedi 12 septembre, tous les samedis à 17 heures. Puis, du samedi 26 septembre au samedi 31 octobre, tous les samedis à 17 heures. Et enfin, samedi 19 décembre à 16 heures. Renseignements et contact : 04.70.48.01.36.

• IL Y A 10 ANS, APRÈS 110 ANS DE CONFINEMENT

LA MAISON MANTIN ROUVRAIT SES PORTES

• Il y a 10 ans, la Maison Mantin était ouverte pour la première fois au public, après un siècle de confinement voulu par le propriétaire des lieux, et au terme de 5 années de travaux destinés à la remettre en état.

Portrait_de_Louis_MantinLouis Mantin (1851 – 1905), un  Moulinois devenu  sous-préfet, était une personnalité pour le moins  originale qui souhaitait que sa demeure devienne un musée, afin de permettre  aux visiteurs du XXIè siècle  de découvrir comment on y vivait, un siècle plus tôt. Le tout avait été couché sur son testament. Hormis quelques conservateurs et quelques très rares visiteurs triés sur le volet, personne n’en avait franchi le seuil avant 2005.

• C’est le conseil départemental, alors conseil général, qui a hérité du vaste chantier de rénovation en 2004. Un chantier colossal, de la cave au grenier, où il a fallu se battre sur plusieurs fronts entre capricornes, vrillettes, mérule, pigeons, chauve-souris, mites, salpêtre et infiltrations d’eau. En tout, il a fallu investir 3,4 M€ pour remettre en état la demeure  endormie et lui rendre son lustre d’antan, y compris en restaurant les objets et éléments du décor qui s’y trouvaient. Depuis, la maison Mantin a été visitée par 150 000 personnes et elle est devenue  une étape obligée de la visite de Moulins.

Logo Vichy

Z VICHY

• APRÈS L’EXPOSITION EN 2019,

DES BORNES INFORMATIVES ET UN LIVRE

SUR VICHY, REINE DES VILLES D’EAUX

parcours-2• Du 14 juillet au 3 novembre 2019, dans le cadre de la candidature de Vichy au patrimoine mondial de l’Unesco, une exposition Il était une fois la Reine des villes d’eaux avait été organisée au Palais des congrès – Opéra. En une douzaine de thématiques, elle retraçait toute l’histoire de Vichy, depuis l’antique Aquae Calidae jusqu’au Vichy actuel qui entend s’imposer au plan international en valorisant ses atouts. Pour prolonger l’exposition, un parcours avec une vingtaine de bornes a été installé autour du parc des Sources par Vichy Destination. Depuis le 9 juillet, il décline le riche passé de Vichy en une dizaine de thématiques qui ont été empruntées à l’exposition : Aux Origines, Aquae Calidae –  L’émergence d’une ville d’eau – La ville d’eaux impériale Vichy belle époque – Un rayonnement international – Vichy capitale de “l’état français ” – Vichy se réinvente – L’eau élément essentiel – Les métiers d’une ville thermale – Vichy, un nom qui rayonne dans le monde entier.

Z COUV LIVRE• À ces bornes informatives, il faut ajouter un livre dédié à l’histoire de Vichy qui reprend le titre et la structure de l’exposition de 2019. Après avoir retracé vingt siècles d’histoire, l’ouvrage se tourne vers le XXIè siècle avec un chapitre intitulé Vichy se réinvente. Selon Bernard Toulier, conservateur général du patrimoine qui a rédigé l’avant-propos du livre, la candidature de la ville au patrimoine mondial de l’Unesco est un moyen de reconquérir une image de marque internationale”. On y trouvera aussi un retour sur l’exposition de 2019, entre son montage, les visites et les  invités de renom qui ont paraphé le livre d’or.  Pour les auteurs, Il était une fois la Reine des villes d’eaux doit être un ouvrage de référence, bien plus qu’un simple catalogue d’exposition  et il  est destiné à “durer”, à la croisée des chemins entre  manuel scolaire,  carte de visite, mais aussi  livre de souvenir. Il est disponible en librairie, à l’office du tourisme et sur les plateformes de vente en ligne (Il était une fois la reine des villes d’eaux– Avant-propos de Bernard Toulier, 1 vol. br, 200 p,  illustrations n-b et couleur, 23 €).

SOUVIGNY: LA VIERGE À L’ENFANT 

 EN COURS DE RESTAURATION

Souvigny• Craquelé et non encadré, le tableau La Vierge à l’enfant couronnant sainte Catherine  (XVIIe siècle,  classée M H en 2010), propriété de la ville de Souvigny, affichait un triste état de conservation. Son installation, dans un coin sombre de l’église, proche de l’entrée nord, ne contribuait pas non plus à sa mise en valeur, malgré sa taille imposante (3,15 m X 2,50 m). C’est d’abord son état qui a poussé la ville,  avec l’appui de la Fondation du  Patrimoine, à confier sa restauration à l’atelier Samuel Cherprenet, installé à Huriel.

Fondation PATRIMOINE• Pour compléter le financement, une souscription a été ouverte auprès de la Fondation du patrimoine. Début juillet, il manquait encore 3.400 € pour boucler le budget qui s’élève à près de 17 000 € HT. La restauration complète  inclut aussi  son encadrement, l’installation d’un éclairage sur site et sa sécurisation.  Un important travail d’imagerie par UV et radiographie sera nécessaire, afin de mettre à jour les vernis, les pigments et les différents coups de pinceau qui ont été appliqués au fil des siècles.

téléchargement• Selon Guillaume Kientz, qui était conservateur à la Direction régionale des affaires culturelles et qui a mené des recherches en 2008, cette peinture aurait été réalisée, au début du XVIIe siècle par Jacques Blanchard,  peintre parisien reconnu. Une décennie plus tard, dans son livre La peinture en Bourbonnais du XVIe au XVIIIe siècle, Guennola Thivolle, conservatrice des antiquités et objets d’art de l’Allier,  a également mis en valeur une œuvre  qui était longtemps restée  un trésor sous-estimé.

• On en sait désormais un peu plus sur le parcours de ce  tableau au fil des siècles. Installé derrière l’autel, il a d’abord orné  l’église de l’ancien collège des jésuites à Moulins, devenu depuis  le Palais de justice. Après l’expulsion des Jésuites de France, le tableau a bénéficié de l’action protectrice de Claude Henri Dufour (1766-1845)  qui avait été chargé à partir de 1794 de recueillir et d’inventorier les monuments artistiques du département.téléchargement (1) Selon Maurice Sarazin (Les Bourbonnais célèbres et remarquables, Tome III – arrondissement de Moulins), “il joua un rôle de premier plan dans la conservation des monuments anciens à Moulins et dans l’Allier et il  put  en sauver quelques-uns. Il eut la responsabilité de 4 000 objets confisquées qui étaient entreposés dans les chapelles des Clarisses et des Visitandines”. C’est après la Révolution que le tableau  a été donné  au prieuré de Souvigny, dédié à Saint Pierre et Saint Paul,  deux apôtres apparaissant sur la toile et entourant la Vierge, tenant dans ses bras l’enfant Jésus. (Documents photographiques extraits du dossier de la Fondation du patrimoine).

 ÉGLISE SAINT-JULIEN DE SAINT-GÉRAND-DE-VAUX

UNE RESTAURATION QUI A RÉSERVÉ QUELQUES SURPRISES

• Les travaux réalisés au premier semestre 2020, à l’église Saint-Julien de Saint-Gérand-de-Vaux, ont réservé quelques surprises. L’atelier de restauration, de conservation d’art mural et de sculptures d’Autun (Arcams) a ainsi pu découvrir de nombreuses traces de pigments datant notamment du XVIè siècle. À l’intérieur, une baie a été ouverte  et un décor d’encadrement  de baie  a été mis en évidence.

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Le chœur de l’église (Photo: Mairie de Saint-Gérand-de-Vaux)

• Un hagioscope, une ouverture permettant aux fidèles installés dans une chapelle de suivre les cérémonies, avec vue sur l’autel,  a été dégagé. Autres éléments que la restauration permettra de valoriser : la chapelle d’époque Renaissance, située sous le clocher.  Dans le chœur,  un décor de draperie du XVIè siècle sera conservé, tout comme un décor incomplet de la scène des deux larrons, dans l’une des chapelles latérales, qui sera traité en conservation. Pour boucler le financement de ces travaux (97 000 € dont 80% de subventions), une souscription nationale a été lancée auprès de la Fondation du patrimoine.

Accéder à souscription de la Fondation du patrimoine.

• “LES FIANÇAILLES”, TABLEAU  DU PEINTRE AMÉDÉE-WETTER,

INSTALLÉS AU MUPOP DE MONTLUÇON

• Depuis sa réouverture, les visiteurs du Mupop peuvent admirer Les fiançailles un tableau du peintre montluçonnais Hippolyte-Henri Amédée-Wetter (1869-1929), longtemps porté disparu. Peinte en 1913, à la demande de la municipalité montluçonnaise socialiste que dirigeait alors depuis une dizaine d’années Paul Constans, cette œuvre était destinée à orner la salle des mariages du nouvel hôtel de ville dont la construction avait débuté en 1910. Deux autres tableaux, Le travail et La famille, avaient été commandés à Amédée-Wetter, pour cette même salle.

HOTEL DE VILLE Salles des mariages peintures (3)
La salle des mariages en 1913 avec les 3 tableaux d’Amédée-Wetter

• Il s’agissait de traduire par l’image une vision quelque peu idéalisée de la condition ouvrière, destinée à “mettre un peu de baume au cœur” de cette population qui avait été malmenée. On était sept ans après la grande grève qui avait suivi la manifestation du 1er mai 1906, grève au cours de laquelle on avait frôlé le bain de sang, l’armée ayant été appelée sur place. florian-salesse-montlucon-le-09-07-20-le-mupop-musee-des-mus_4831158Cette scène de fiançailles  a pour toile de fond  une fête foraine. Pour Éric Bourgougnon, conservateur du musée, “Le tableau représente parfaitement la fonction même des musiques populaires qui était de faire se rencontrer les gens et de les divertir”. Après être resté en place pendant près d’un demi-siècle, le tableau avait été décroché en 1959, lors des travaux qui avaient transformé la salle des mariages en bureau du maire. Ce n’est que soixante ans plus tard que le tableau a émergé des réserves et qu’il a été décidé de le restaurer pour l’installer, au Mupop, dans l’espace dédié au bal musette.

• L’ESCALADE DE LA CATHÉDRALE

DE CLERMONT-FERRAND

COMME SI VOUS Y ÉTIEZ

• Après la Tour Eiffel, la Cathédrale Notre-Dame de Paris, quelques jours avant l’incendie, l’église Saint-Sulpice, la basilique Sainte-Clotilde, et nombre d’autres églises de la capitale, ainsi  que le Louvre, et l’Institut de France,  Bellatorus (pseudonyme sous lequel s’abrite un Parisien de 24 ans), et Théo, une jeune Clermontois de 21 ans, ont ajouté la cathédrale de Clermont-Ferrand, à leur “tableau de chasse”. Munis de harnais, de  cordes et matériel de rappel,  ils en ont fait l’escalade, le 4 juin dernier, au petit matin. Un “exploit” aussi  singulier que  dangereux et  bien évidemment non autorisé, ce qui pourrait leur valoir quelques ennuis avec la justice.

• Tout en mettant en garde contre les dangers encourus, l’un précise qu’il fait beaucoup d’alpinisme en montagne et l’autre surtout de l’escalade urbaine. Dans une interview publiée par La Montagne, ils affirment avoir fait cela “pour la beauté du geste, la beauté d’un lever de soleil sur les hauteurs. La sensation de faire corps avec l’histoire”. Il leur a fallu  20 à 30 minutes pour arriver au sommet, en marquant même quelques pauses pour prendre  le temps de se balader, notamment dans la charpente. Pour faire partager leurs émotions, ils ont réalisé une vidéo mise en ligne le 8 juillet sur YouTube. Des images “à couper le souffle qui ne doivent pas faire oublier le danger de cette discipline”, rappelle le quotidien régional.

EN BREF…

AVERMES

DES PROJETS POUR L’ASSOCIATION 

DE SAUVEGARDE DE NOTRE-DAME DE LA SALETTE 

ZNDS• La toute jeune association de sauvegarde de l’église Notre-Dame de la Salette d’Avermes s’est donné pour objet l’entretien du patrimoine paroissial et plus particulièrement la rénovation de l’église. Ses membres ont profité de l’assemblée générale pour faire le point sur ses activités.  Pour le père Claude Herbach, après une phase de décollage, 2020 doit permettre de “transformer l’essai”. Il faudra donc poursuivre l’exploration des différentes pistes permettant de réunir les financements nécessaires à la restauration de l’église, notamment les dons et l’appui de la Fondation du Patrimoine.

• Parmi les actions à venir, outre le traditionnel pèlerinage  fixée au dimanche 13 septembre, et la participation à la fête des associations (5 septembre), il est aussi prévu d’organiser une  rencontre avec les anciens du Foyer Saint-Michel, le dimanche 28 février 2021. Dans ce cadre, l’association est à la recherche d’anciens pensionnaires ainsi que d’archives.

Contacts: Dons et/ou adhésion : Maison Saint-Gabriel, 1, rue de Paris à Moulins (tél. 04.70.20.57.77 – mail : paroisse-notredamedubourbonnais@moulins.catholique.fr.)

BUSSET

AU CHEVET DE SON PETIT PATRIMOINE

• À côté du “ grand patrimoine”, il existe aussi un petit patrimoine” rural. Après avoir été longtemps négligé, il fait aujourd’hui l’objet de l’attention de communes et d’associations qui s’investissent dans sa sauvegarde et sa restauration.03270_BUSSET_4_20161015_205550 C’est le cas des lavoirs communaux comme celui de Busset. Plusieurs fois réparé, sous les précédentes municipalités, il a fait l’objet, début juillet, d’un nettoyage complet, à l’initiative de la municipalité actuelle. Des plantations sont également prévues à l’automne. Les Bussétois sont invités à y participer et tout don de plants ou de  fleurs sera bienvenu.

• C’est en  1887 que  le conseil municipal dirigé par Jean Nebout, avait décide d’acquérir une parcelle de terrain pour y aménager un lavoir public. Située au bord de la rivière Gourcet, à l’angle de la voie menant au village des Bizais, elle appartenait à la famille Desiage. Il fallut toutefois attendre 1898 pour que le lavoir public couvert pût être construit, à la suite d’un don fait à la commune par la veuve Planchin et un certain  Jacques Petit.

►Savoir plusLe site Lavoirs de l’Allier présente un recensement  des lavoirs du département, dont celui de Busset, accompagné de documents photographiques. 

NAVES 

PROMEUT AUSSI SON PETIT PATRIMOINE  

413_001• L’association de sauvegarde des patrimoines de Naves en Bourbonnais (Aspanab) s’est donné pour but de sauvegarder et de mettre en valeur  toutes les marques de vie antérieure présentes dans le village, notamment le petit patrimoine communal. C’est le cas pour  les lavoirs et fontaines, à propos desquels un  sentier est proposé aux visiteurs. Les lavoirs du Paradis ou du Puys, comme celui des Gars, ainsi que le discret bassin de Laize ou la retenue du Ruchon figurent parmi les étapes. Du plus majestueux aux  plus discret, ces anciens abreuvoirs transformés en lavoirs  sont dépositaires depuis le XIXè siècle des légendes locales. Les fontaines Saint-Pourçain et de la Font-Bosse complètent ce sentier des lavoirs et fontaines. Elles seraient alimentées, selon la tradition, par une rivière souterraine descendant de La Bosse, permettant un approvisionnement  permanent, au fil de  saisons.

LA FERTÉ-HAUTERIVE

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Un musée insolite…À La Ferté-Hauterive, au lieu-dit Les Prêtres, Michel Pierrot a transformé sa grange en un bric-à-brac d’ustensiles et d’outils en tout genre, collectionnés depuis une dizaine d’années. Le tout lui a permis de constituer le Musée des outils de l’ancien temps, reflet d’une époque où l’on ne jetait rien et où l’on réparait tout. Entre les outils et objets qu’on lui a donnés et ceux chinés lors de brocantes, il en a rassemblé plus d’un millier. Après avoir débuté par “tout ce qui coupe(des haches, dont quelques-unes plus que centenaires, et  des scies..), il a amassé un ensemble hétéroclite dans lequel  le déjà “antique” minitel côtoie les vieux téléphones à cadrans qui eux-mêmes voisinent avec  des  appareils photographiques d’antan et… des fers à boucler. Chaque objet a fait l’objet, si nécessaire, d’une restauration par Michel Pierrot. Les visites  (gratuites) se font par petits groupes de 5 ou 6 personnes maximum, avec le maître des lieux pour guide. Contacts : 04 70 42 85 94 et 06 43 81 29 04

MARCILLAT-EN-COMBRAILLE

LES MÉTIERS AMBULANTS MIS À L’HONNEUR

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• Après L’artisanat au fil du temps en 2018, la Maison de la Combraille, à Marcillat-en-Combraille,  présente jusqu’au 31 août une nouvelle exposition. Consacrée aux Métiers ambulants,  elle présente  plus de vingt professions itinérantes, telles que marchand de peaux de lapins, vannier, colporteur, rétameur, coquetier, facteur, rempailleur de chaises ou encore bouilleur de cru. Une douzaine de panneaux explicatifs et de nombreux objets associés permettent de redécouvrir l’univers de ces métiers dont la plupart ont disparu des campagnes. L’exposition est visible tous les jours de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 18 h 00. Contact : 04 70 51 10 23).

PARAY-LE-FRÉSIL :

L’ÉGLISE SAINT-DIDIER 

RETROUVE SA CLOCHE RESTAURÉE

790_001 Georges Simenon, alors qu’il était secrétaire du marquis de Tracy, à la fin des années 1920, l’avait sans doute entendu sonner…Le 4 juillet, de nombreux habitants ont assisté à la bénédiction de la cloche de l’église Saint-Didier, après restauration totale. Elle a été totalement recoulée et regravée par l’entreprise Heurtech. Montant du budget dévolu à l’opération: 14 000 €, financés à 80% par des subventions et par une souscription ouverte auprès de la Fondation du Patrimoine, le reste étant à la charge de la commune.  La cloche d’origine avait été coulée en 1813 par la fonderie Cornevin et Petit-Four, implantée à Breuvanne , dans la Haute-Marne. Comme le voulait la tradition, elle avait pour parrain Antoine Godillon, le fils du maire, et pour marraine, Joséphine Roy, fille d’un adjoint. Au fil des années, elle s’était dégradée en se fêlant, ce qui rendait urgent sa refonte complète.

• À Droiturier, les nouveaux propriétaires de la maison dite des Écuyers du Roy – qui servit autrefois de relais de poste – ont découvert sous le carrelage de l’ancienne salle de bains une magnifique peinture murale, datée de fin-XVIe-début XVIIe siècle. Un projet de restauration a été lancé.

• À Vichy, l’orgue de l’église Saint-Louis, installé en1991 par Bernard Aubertin nécessite un relevage (démontage, dépoussiérage). Mais, comme l’explique Lucie Droy, qui a succédé à Françoise Pouradier-Duteil à la tète de l’association  Orgues et musique sacrée,  “Ce sera plus qu’un relevage, plutôt une restauration”. La Ville de Vichy a débloqué une somme de 225 00 € pour cette opération, qui pourrait durer de 12 à 18 mois.

• JEAN LUC PERROT AU SECOURS DES HARMONIUMS

DES ÉGLISES BOURBONNAISES

eeb77301743c9f9626ab85c81cf59ba029013f9e3b997b60a3d7aec41ac61038-large• Organiste sur l’orgue Clicquot de Souvigny, compositeur et musicologue, Jean-Luc Perrot s’intéresse aussi aux harmoniums, dont il est devenu un spécialiste reconnu. Avec deux autres experts, il a été chargé en 2019 par le ministère de la culture d’une mission d’expertise à l’échelle nationale. Selon lui, ces instruments, qui ont été fabriqués en série jusque dans les années 1960, se retrouvent aujourd’hui en péril, le plus souvent par faute d’entretien. Certains sont vendus à un faible prix et partent pour l’étranger. Autre problème : il ne reste plus en France que 4 artisans capables de les réparer. Jean-Luc Perrot estime qu’il y aurait entre 80 et 90 harmoniums dans tout le département, certains étant depuis 1905 la propriété de l’État, d’autres de l’Église. Pour sensibiliser le public, il est à l’origine  du mini-festival Réveil de l’harmonium en Bourbonnais  qui a fait résonner  ces instruments en juillet dans les églises de Souvigny, Saint-Menoux, Besson  et Autry-Issards.

HISTOIRE

SAINT-SAUVIER : UNE RICHE HISTOIRE COMMUNALE 

THÈME D’UNE EXPOSITION DU 16 JUILLET AU 16 AOÛT

saint-sauvier• En 2019, Nicole et André Poulet, en collaboration avec Sylvie Schwab ont publié Entre Berry et Bourbonnais, Saint-Sauvier. Chronique d’un village au pays de la châtaigne (1 vol. br, 550 p, illustrations n-b et couleur, biblio, 25 €). Cet ouvrage centré sur  cette petite commune de l’ouest bourbonnais, aux limites longtemps incertaines, permet de découvrir  son patrimoine,  notamment archéologique, ainsi que  la qualité de ses paysages, avec un  bocage encore en partie protégé, tant pour sa  faune que pour  sa flore. Quelques monuments, comme la chapelle Saint-Rémi, sont des marqueurs de son histoire.

• On y apprend que Saint-Sauvier n’a pas été épargnée par les “turbulences”  de  la grande histoire, que ce soit sous la Révolution, lors de la constitution du département de l’Allier, ou au  XIXe siècle, quand surgit un conflit entre des paysans et le seigneur des lieux.

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Le monument aux morts de la grande Guerre

• Les grands drames  du XXe siècle ont aussi touché la commune, avec les 67 victimes de la première guerre mondiale ou le crash d’un avion de la RAF,  lors d’un parachutage en 1943 qui coûta la vie à un Canadien,  Louis-Max Lavallée. À cette liste, il faut ajouter  un mort  en déportation et un autre fauché par  la guerre d’Algérie. Le livre s’intéresse aussi à plusieurs familles qui ont marqué l’histoire communale, avec Le Groing de La Romagère, Deménitroux, mais aussi Michel Sartin ou Joseph Chantemille, devenu un des grands  maires de Montluçon. Dans une commune qui a culminé à 1 300 habitants, au début de XXè siècle, les paysans, les artisans et les petits commerçants  ont été nombreux, avant que  leur nombre ne s’étiole au fil des décennies, conséquence de l’exode rural, des mutations de l’agriculture et de l’évolution des conditions de vie et de travail. L’ouvrage  traite aussi de l’entrée du village dans l’ère moderne avec l’école, devenue aujourd’hui RPI, l’électrification, l’adduction d’eau, l’arrivée du téléphone, l’amélioration de la voirie…

téléchargement• C’est pour prolonger le livre, que Nicole et André Poulet  ont choisi de présenter du 16 juillet au 16 août une exposition sur l’histoire de Saint-Sauvier. Elle sera visible  les jeudis, vendredis, samedis et dimanches, à la salle des fêtes de la commune. Ce sera aussi l’occasion pour eux de remercier toutes les personnes qui les ont épaulés dans leurs recherches et qui continuent de leur apporter témoignages ou documents, tout en faisant  connaître et/ou découvrir la richesse de l’histoire locale, trop souvent insoupçonnée. (L’entrée est libre et gratuite. Port du masque fortement conseillé)

• IL Y A 95 ANS, LE DOMAINE ROYAL DE RANDAN

ÉTAIT DÉVASTÉ PAR UN INCENDIE

• Il y a 95 ans, le 25 juillet 1925, le domaine royal de Randan, propriété de la famille des ducs d’Orléans, était dévasté par un incendie. Le sinistre qui s’était déclaré au petit matin au second étage du château s’était rapidement propagé à tout l’édifice, avec l’effondrement des planchers et de la toiture en fin de matinée. Très vite, diverses rumeurs, relayées ou suscitées par la presse, ont commencé à courir sur les origines de la catastrophe, entre incendie d’origine criminelle ou incendie d’origine accidentelle. Sur le site de La Montagne, dans la série estivale intitulée Mystères, Jeanne le Borgne a fait le point sur les différentes hypothèses. Selon Lionel Sauzade, conservateur au domaine Royal de Randan, face à un tel événement qui paraît inexplicable, “tout le monde cherche à trouver une origine et un coupable à cet événement inexplicable”.

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Le château, au temps de sa splendeur

• Dans un premier temps, on a commencé par soupçonner la propriétaire du domaine,  Maria-Isabelle de Valdeterrazo, duchesse de Montpensier, veuve du Prince Ferdinand d’Orléans, arrivée sur les lieux quelques jours auparavant. Le scénario d’une banale affaire d’escroquerie à l’assurance, qui a été assez vite écarté dans la mesure où le château était mal assuré et où il constituait une partie essentielle de son patrimoine. Pour Lionel Sauzade, ces rumeurs proviendraient du fait qu’elle “était perçue comme une étrangère” par les habitants du village et qu’elle” entretenait des  relations difficiles avec les agents du domaine”.

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Après l’incendie du 25 juillet 1925

• Autre hypothèse avancée, celle d’un acte malveillant commis par un membre du personnel ou un villageois, mettant  volontairement le feu au château. Il est vrai que, “la veille de l’incendie, la fenêtre de la pièce du départ du brasier était restée ouverte”, relève Jeanne le Borgne. Là encore, la piste ne débouche sur rien de solide, pas plus que l’origine électrique, le générateur alimentant le château étant alors en panne. Toutefois, cette panne  a pu conduire le personnel et les habitants des lieux à recourir à des lampes à pétrole, faisant rebondir l’hypothèse accidentelle. Et pourquoi pas, tout bêtement, une cigarette mal éteinte ?

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• Comme le rappelle Lionel Sauzade, “les anciennes familles de Randan, qui était très proches de ce domaine, avaient toutes un avis très tranché sur la question, avec chacun sa version des faits ”. Finalement, on ne pourra sans doute jamais trancher entre incendie criminel et incendie accidentel, en dépit des enquêtes qui ont été conduites à l’époque et postérieurement. Conclusion du conservateur du domaine : “Les rumeurs sur l’origine criminelle de l’incendie ne reposent sur rien de concret,  mais rien ne permet non plus de dire que c’était accidentel. »

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OU COMMENT PRENDRE UNE “FAKE NEWS

D’UN SITE PARODIQUE BELGE

POUR ARGENT COMPTANT…

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Olivier Faure

• Au moment où le débat sur le “déboulonnage“  de certaines statues faisait rage, face à l’ancien premier ministre Manuel Valls qui y voyait “une logique totalitaire”,  Olivier Faure, premier secrétaire du parti socialiste, lui avait répondu sur Twitter: “ La dernière statue de Pétain a été déboulonnée à Vichy en 2014. Personne n’y a vu un geste totalitaire. Il n’a pas pour autant disparu de notre histoire”. Une affirmation et un exemple bien mal choisis, pour la bonne raison qu’il n’y a jamais eu de statue du maréchal Pétain à Vichy, même sous l’État français, comme l’a rappelé le maire, Frédéric Aguiléra, ajoutant que, “’l’on nage en plein délire”. Il y a certes bien eu à Vichy, comme dans de nombreuses autres communes de France, une rue du maréchal Pétain, mais elle a été débaptisée dès la Libération. Il a également rappelé que “dès novembre 1944, le conseil municipal avait demandé qu’on ne parle plus du “gouvernement de Vichy”, estimant que la ville ne devait pas être associée à cette trahison”.

• Il restait à savoir d’où venait la fausse information relayée un peu trop hâtivement par Olivier Faure… La source en était  un article signé par …un certain Vincent Flibustier ( !) et   publié en mai  sur  le site belge Nordpresse,  dans lequel on pouvait lire : “ La dernière représentation du maréchal Pétain a finalement été retirée sur la place du 10 Juillet de Vichy. La statue de bronze a été retirée hier par les services de la ville. Elle trônait sur cette place depuis 1942 et continuait d’être entretenue par les services de la ville depuis plus de soixante-dix ans”. Et d’ajouter  que “ Selon de nombreux Vichyssois, c’est une partie de leur ville qui s’en va. Une pétition a été lancée hier sur Facebook et a déjà récolté plus de 88 signatures”.

La-vie-culturelle-sous-l-Occupation• Petite Précision, mais de poids : Nordpresse est un site satirique et parodique belge, à l’image du Gorafi  en France dont plusieurs articles ont été eux aussi pris pour argent comptant par des hommes politiques et des  journalistes. Il n’en reste pas moins que cette histoire a été abondamment relayée par les médias et qu’elle a suscité  des articles démontant ce qu’on appelle désormais “fake news”. Ce n’était toutefois pas une première. En janvier 2018, dans “Ces statues qu’on déboulonne” un article signé par Laurent Joffrin et publié par la revue Historia (n° 853), il était déjà question de cette statue de Pétain à Vichy. Seule variante : l’événement remontait à 2012…652_5C’est ce qui a conduit la revue à publier le communiqué suivant sur son site, le 23 juin 2020 : “Nous présentons nos plus sincères excuses à nos lecteurs et à la ville de Vichy concernant l’article de janvier 2018 mentionnant le déboulonnage de la statue de Pétain en 2012. Laurent Joffrin auteur de l’article déplore  “avoir fait une erreur”.

◄ Ajoutons pour conclure, qu’il a bien existé un buste officiel du maréchal Pétain (voir ci-contre), réalisé en 1942 par le sculpteur François Victor Cogné (1876-1952), auteur de la statue de Georges Clemenceau sur les Champs-Élysées. Ce buste, destiné à remplacer Marianne, était proposé aux mairies de France qui étaient toutefois  libres de le commander ou pas. On lui doit aussi une statue en pied du même maréchal Pétain près de laquelle il pose  sur une photographie. Elle a été  reproduite en couverture du livre de Stéphane Corcy sur La vie culturelle sous l’Occupation (voir ci-dessus)

ARCHÉOLOGIE

• UN CHANTIER DE PROSPECTION

D’UNE AMPLEUR EXCEPTIONNELLE

 SUR LE FUTUR TRACÉ DE L’A 79.

• Avec son tracé de 88 km, le chantier en cours de l’A 79 constitue une des plus importantes opérations de prospection archéologique menée depuis 2008 par le service départemental d’archéologie préventive de l’Allier.

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Le tracé de la future A 79 dans l’Allier

• 44 diagnostics ont été prescrits par l’Etat sur 200 hectares, au fil du tracé, dont 130 ha situés entre Sazeret et Dompierre-sur-Besbre concernent le département de l’Allier. La partie comprise entre Dompierre et Digoin (Saône-et-Loire), qui  comporte une partie de fouilles aquatiques dans le lit de la rivière Allier, a été confiée à l’Inrap.

Le chantier, ouvert en février, avant d’être interrompu pour cause de Covid-19, a pu reprendre en mai, mobilisant jusqu’à la fin de l’année une quinzaine d’archéologues du Service départemental d’archéologie préventive de l’Allier. Certaines des zones fouillées, qui n’ont fait l’objet d’aucune prospection depuis plusieurs décennies, pourraient s’avérer potentiellement intéressantes pour  affiner la  connaissance des occupations anciennes du département, tout en promettant de belles découvertes.

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Aperçu des fouilles à Toulon  (Sadpa-CD 03)

• D’ores et déjà, plusieurs découvertes ont été faites comme à Tronget avec  des tourbières naturelles remontant à l’époque paléolithique. De quoi “avoir des informations sur l’environnement paysager à l’époque préhistorique”, selon Gabriel Rocque, responsable des opérations RCEA. On a aussi exhumé des traces d’un passé gaulois, avec la mise au jour d’empreintes d’anciens poteaux de bois qui formaient   l’emprise au sol  d’au moins une ferme. Autres traces, celles de l’époque médiévale, avec la présence d’une motte castrale révélée par des prises du vue aériennes. Au Larry, sur la commune de Toulon-sur-Allier, les archéologues ont pu retrouver une partie des murs d’un atelier de potiers gallo-romains, dont on connaissait déjà l’existence depuis les dernières fouilles qui remontaient… au XVIIIè siècle.

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Céramique gauloise découverte au Larry (Sadpa-CD 03)

Une vingtaine de  caisses de céramiques avaient déjà été exhumées fin juin, avec “des  fragments de moules de potiers et des ratés de cuissons, qui seront analysés en laboratoire”. Il restait toutefois à trouver l’atelier, dont la localisation reste encore imprécise, malgré l’importance de sa production, comparable à celui de Lezoux, dans le Puy-de-Dôme voisin. Tout en étant concurrencé par d’autres ateliers tels que ceux de Bellerive-sur-Allier, Saint-Rémy-en-Rollat, Varennes-sur-Allier et Yzeure, il n’en exportait pas moins  une partie de sa production dans la France entière en utilisant la rivière Allier. Plus loin, à Molinet, des structures funéraires antiques utilisant la technique de l’incinération ont été découvertes.

.fouilles-archeologiques-sur-le-chantier-de-la-rcea-le-long-d_4821876• Pour les responsables de cette campagne, le principal intérêt de ces prospections sera de permettre une meilleure compréhension de l’occupation du territoire en disposant de “points de connaissance diversifiés”. C’est le cas à  Toulon-sur-Allier, avec une reconstitution des méandres de la rivière La Sonnante à l’époque gallo romaine qui permet de donner une vision plus large du site et de  son occupation humaine.

Chaque diagnostic débouche sur un rapport adressé au service régional d’archéologie (SRA), qui peut décider éventuellement de prescrire des fouilles complémentaires. Laurence Lautier, archéologue coordinatrice des diagnostics, espère que les sondages qui seront réalisés dans la rivière, entre Bessay et Molinet, permettront de révéler des vestiges antiques, notamment des pirogues,  comme cela a déjà été le cas au cours des dernières décennies.

• SAINTE-CATHERINE À YZEURE

UNE ANCIENNE NÉCROPOLE GALLO-ROMAINE

• À Yzeure, après interruption pour cause de confinement,  les fouilles archéologiques conduites sur plus de 1 ha du futur  site du Parc Sainte-Catherine, ont pu reprendre le 25 mai pour s’achever le 13 août prochain. Le premier bilan sur ce qui fut une  nécropole gallo-romaine s’avère fructueux. Plus d’une centaine de sépultures individuelles ont ainsi été mises au jour. Un pré-diagnostic archéologique réalisé en 2019 avait permis de délimiter l’espace à fouiller. L’étude avait démontré qu’il  avait été jadis occupé par  un enclos funéraire gallo-romain, datant de la période comprise entre le Ier et le  IIIè siècle ap-JC.

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• Pour les archéologues du  Service d’archéologie préventive du département de l’Allier (SAPDA), si aucune découverte exceptionnelle n‘a été faite, les  nombreux éléments exhumés devraient permettre d’en savoir un peu plus sur les pratiques et rites funéraires.  On a notamment retrouvé des traces de vestiges de bûchers funéraires ainsi que des ossements calcinés, confirmant que la crémation était une pratique courante pour les adultes. ceramique-trouvee-en-archeologie-preventive-au-parc-sainte-c_4539975Entre 120 et 150 sépultures individuelles ont été mises au jour, ainsi que de la vaisselle en céramique. Une découverte qui n’a pas surpris les archéologues du SAPDA, puisque dans ce qui est devenue l’agglomération moulinoise existait une intense activité de poterie. D’autre part, on sait que le rituel funéraire s’accompagnait d’un grand banquet sur place. Enfin, il arrivait que les restes calcinés soient enterrés avec une partie de la vaisselle utilisée pendant ce banquet. Dès septembre, le site laissera place aux premiers travaux d’aménagements de la voirie de ce qui sera un espace destiné à la construction de 400 logements.

• Pour les archéologues du  Service d’archéologie préventive du département de l’Allier (SAPDA), si aucune découverte exceptionnelle n‘a été faite, les  nombreux éléments exhumés devraient permettre d’en savoir un peu plus sur les pratiques et rites funéraires.

•  UNE IMPORTANTE NÉCROPOLE CHRÉTIENNE

EN COURS DE FOUILLES À AUTUN

christophe_fouquin_inrap_6• Depuis le 8 juin, à Autun (Saône-et-Loire), une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives mène une campagne de fouilles,  près de l’église paléochrétienne Saint-Pierre-l’Etrier. Elle vient de mettre au jour une nécropole qui devait être utilisée entre le IIIe et le Ve siècle.  Selon Carole Fossurier, anthropologue et cheffe de fouilles “ces sépultures chrétiennes (sont) parmi les plus anciennes de la moitié nord de la Gaule”. Situé en pleine ville, le site  présente l’avantage de n’avoir  jamais été perturbé par l’activité humaine. Les fouilles ont d’abord livré les vestiges de six mausolées carrés en pierre de 10 m2 qui  renferment au moins une tombe, parfois en marbre, ainsi que les traces d’un  édifice en bois. Quatre imposants sarcophages en grès ont été découverts, en parfait état, avec leurs couvercles.

2007-inrap-autun_v2-31• Sur ce lieu d’inhumation, près de 150 tombes ont été identifiées, avec des sépultures qui présentent des aspects très divers : si certains des défunts ont été enterrés dans des sarcophages en grès, ou dans des coffrages en tuiles qui évoquent des pratiques funéraires du Haut-Empire romain, d’autres reposent  dans des cercueils en bois ou en plomb. Un métal dont la présence n’a rien d’étonnant, dans la mesure où il  existait une mine de plomb à Autun même, ainsi que plusieurs autres dans le Morvan. La majorité des tombes renferment des hommes, des femmes et des enfants la tête orientée à l’ouest. Comme cela était la coutume dans l’Antiquité tardive, on n’a retrouvé que très peu d’objets à proximité des squelettes. Pour Nicolas Tisserand, coresponsable des fouilles, cela s’explique par le fait que “ les défunts ont été inhumés dans le plus strict dénuement selon le précepte de la religion chrétienne

2007-inrap-autun_v2-25• Début juillet, l’équipe des  archéologues fondait de gros espoirs sur l’un des huit cercueils de plomb exhumés. Retrouvé à l’intérieur d’un mystérieux sarcophage en grès vieux de 1 500 ans, il est hermétiquement fermé. Il  pourrait  donc contenir les restes d’un individu en bon état de conservation, avec peut-être ses vêtements. Le doute devrait être levé prochainement par l’ouverture du cercueil,  programmée à la mi-août, à l’occasion de la fin du chantier.

• Finalement, toutes ces  découvertes semblent bien s’accorder avec “l’inscription de Pektorios, mise au jour il y a quelques années dans cette même ville d’Autun. Sur cette plaque, datant du IVe siècle, était gravée l’une des toutes premières mentions du Christ en Gaule. (Documents photographique: Inrap)

• LA GENÈSE DE “L’INVENTION”

 DE VERCINGÉTORIX

LHistoire_Collections_13472_88_2007_2009_200709_PopulationsFrance_Couverture◄ Dans un numéro spécial hors-série Les collections de l’histoire consacré aux Populations qui ont fait la France (n° 88 Juillet-septembre 2020), la revue l’Histoire a publié un article de Christian Goudineau (professeur au collège de France de 1984 à 2010, décédé en 2018). Il est centré sur les mythes tenaces”, dont celui de l’invention” de Vercingétorix : “Les années 1820 voient apparaître la haute figure du Gaulois aux cheveux blonds, farouche défenseur autant que né pour faire la guerre. L’école achèvera  d’acclimater ces indigènes civilisables”, peut-on lire en préambule.

• C’est Amédée Thierry qui, avec son Histoire des Gaulois, parue à partir de 1828, crée l’image du “Gaulois blond au teint blanc, né pour la guerre”, “inventant » en même temps Vercingétorix. L’Histoire de France en 19 volumes, publiée de 1837 à 1854 par Henry Martin contribue à renforcer l’image du peuple gaulois dressé contre l’envahisseur romain. On connaît la suite avec l’action de Napoléon III qui lance et finance aussi les premières fouilles archéologiques, aboutissant à la découverte des sites d’Alésia et de Gergovie. Le thème de Vercingétorix devient alors  porteur et des pièces de théâtre, des opéras, des tableaux et des statues lui sont alors consacrées.

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La reddition de Vercingétorix

• Après la défaite de 1870, la IIIè République s’en empare, mettant en parallèle l’affrontement franco-prussien et l’affrontement Vercingétorix-César : “ Les Gaulois sont réquisitionnés pour donner une leçon aux jeunes écoliers. Un objectif que s’assignent les manuels dont le plus fameux est le Petit Lavisse, paru en 1884 et sans cesse réédité. La question est dès lors réglée : les Gaulois étaient un peuple sympathique et indiscipliné. Par chance la civilisation est arrivée avec les Romains”, conclut Christian Goudineau. En complément de l’article, Olivier Loubes revient sur “La vraie leçon de Lavisse et la fameuse formule du “Nos ancêtres les Gaulois : selon lui,  “ Il n’y eut jamais un enseignement unanime et essentialiste, et encore moins dans les colonies. On est loin de la caricature qui est souvent faite de ces manuels”. Et de préciser que “à l’exception de  Vercingétorix,  les Gaulois “trop sauvages” sont bien loin d’être un modèle”. 

REVUE ARCHEO CENTRE

• Dans la Revue archéologique du centre de la France (année 2020 – Tome 59), mise en ligne le 12 mai, figure un article collectif intitulé “L’espace funéraire et le site gallo-romain de la “ Barrière du Lot ” aux Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme) : fonds ancien et nouvelles données”. Il est ainsi résumé : “Situé à la “ Barrière du Lot ” sur la commune des Martres-de-Veyre, l’espace funéraire des “ Chaumes d’Allier ” correspond à une aire sépulcrale fouillée entre 1851 et 1923.img-1-small480 L’état de conservation hors du commun des vestiges organiques mis au jour (chevelures, cercueils, pièces vestimentaires, mobilier funéraire) a assuré la renommée mondiale de ce site resté paradoxalement méconnu dans sa globalité”.  La récente découverte d’archives inédites relatives aux investigations du XIXe et du début du XXe siècle, croisée avec une étude archéo-anthropologique de la documentation hébergée au musée Bargoin de Clermont-Ferrand, renouvelle intégralement l’approche spatiale de cette occupation funéraire. Jetant un éclairage inédit sur les modalités d’exploration du site, les archives exhumées, permettent également d’en mesurer l’importance en livrant pour la première fois un nombre de sépultures entrevues ou bien documentées. Cette nouvelle documentation, couplée aux données archéologiques issues d’opérations préventives et programmées récentes, autorise enfin à aborder la compréhension globale du site antique de la “ Barrière du Lot ”, interprété depuis plus d’un siècle comme une “ agglomération ”. L’article, accompagné de nombreux documents, cartes, relevés et photos, ainsi que d’un important appareil de notes est librement accessible sur le site de la Revue archéologique du Centre de la France

EN BREF…

À  Varennes-sur-Allier, lors de travaux d’assainissements engagés entre les rues Carnot et Claude-Labonde, des fouilles archéologiques ont révélé les anciens niveaux de la voirie, dont le premier – inférieur de 1m 70 par rapport à l’actuel – remonterait au début du 1er siècle de notre ère. Dans la rue Carnot les archéologues ont également mis au jour  des fosses de 3 mètres de large qui servaient de décharge, partiellement remplies de céramique, ainsi que de quelques monnaies et  éléments en bronze.

ASSOCIATIONS

ET SOCIÉTÉS LOCALES

BOURBONNAIS

Emulation

1er_20bulletin_202018• Le bulletin de juin 2020 (tome 80) vient de paraître : Au sommaire : Éditorial – Le point sur le calendrier 2020-2021 – Nos prochaines rencontres – La Société d’Emulation du Bourbonnais à l’heure de l’ère numérique ! – Pascal Chambriard :  Vichy, “Reine des Villes d’eaux”  de la formule journalistique au slogan touristique – Georges Jousse : Les particularités architectoniques et artistiques de l’abbatiale Saint-Léger d’Ébreuil – François-Xavier Duchon : Un récit inédit de Paul Duchon (suite).

• À l’occasion du 80ème anniversaire de l’entrée des troupes allemandes à Moulins, Georges et Christiane Chatard présenteront deux conférences dans la cour du Château des ducs de Bourbon. La première aura pour thème  18 juin 1940, l’arrivée de l’armée allemande à Moulins. La défense du pont Régemortes. On pourra y assister de 19 h 00 à 20 h 00 les vendredis 10 et 24 juillet, ainsi que les  7 et 21 août. La seconde évoquera  L’occupation allemande à Moulins 1940 – 1944 (de 19 h 00 à 20 h 00, les vendredis 17 et 31 juillet, 14 et 28 août).

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Christian de Bartillat

• Une Visite nocturne de la Malcoiffée, spéciale Seconde Guerre mondiale, sera organisée tous  les vendredis de juillet et août à partir de 20 h 00. Les billets d’entrée doivent être retirés, au plus tard le jour même et avant 18 h 30 au Musée Anne de Beaujeu. Tarifs: 5€ (normal) et 3 € (réduit). L’entrée est gratuite  jusqu’à 17 ans et pour les anciens-combattants.

• Agenda…Les prochaines conférences de l’Émulation (auditorium du Musée Anne de Beaujeu, à 15 h 00): le  5 septembre, Claude Cajat retracera le parcours de l’éditeur  Christian de Bartillat  (1930-2012),  un bourbonnais enchanteur des lettres . Le 3 octobre,  Baudime Jam évoquera  Henri Thévenin, compositeur oublié à Vichy (1922-1993).

SBEL

Études Bourbonnaises (n°361) : Outre le compte-rendu de l’Assemblée générale 2020, ce numéro comporte  un important article consacré au verrier moulinois Art Déco Adrien Mazoyer, rehaussé de nombreuses illustrations. Une exposition destinée à faire connaître à un plus large public cet artiste  et ses productions est en cours pour 2021.

Causerie Domiique laurent• Comme l’écrit Dominique Laurent, président de la SBEL,  sur sa page Facebook, “il y a beaucoup à faire pour mettre en valeur et faire connaître les artisans d’art de cette époque, dont certains ont participé à l’expo internationale des Arts Déco de 1925 puis à l’expo internationale de Paris en 1937”. Il reste donc à souhaiter que le projet aboutisse. 

• En attendant, pour faire connaître le maître verrier moulinois  et son œuvre, Dominique Laurent a choisi de lui consacrer deux « Causeries », les samedis 18 et 25 juillet, à 16 h 00, dans les locaux de La Parenthèse (58 rue d’Allier à Moulins).

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• Avec quelques semaines de retard pour cause de pandémie, le bulletin annuel des Amis de Montluçon (n° 70 – année 2019) vient de paraître, dans une version  toujours aussi copieuse avec ses 180 pages illustrées. Numérisation_20200614 (2)Au sommaire : Bien-Assis 2019 (Jean-Paul Michard) –  Au fil des collections des Amis de Montluçon : 1- Le plan relief de Montluçon au Moyen Âge par Pierre Pradel (Samuel Gibiat et Jean-Yves Bourgain) – 2- Les fossiles de Commentry (Danielle Brindel et Marie-Hélène Meurville) –  Il y a 2000 ans, la ferme de Sagne-Batier à Lamaids (Allier) (Sophie Liégard et Alain Fourvel) – Menuisiers, sculpteurs et doreurs à Montluçon aux XVIIè et XVIIIè siècles. Du bois à la pierre, artistes et artisans en migrance entre ciel et terre (Samuel Gibiat) – Les manifestations de ménagères contre la cherté des vivres, à Commentry et Montluçon en septembre 1911 (Dominique Laurent) – Éditions de document : Dissonances aux Cordeliers :un procès-verbal de contre-visite de l’orgue du couvent des Cordeliers à l’aube du siècle des Lumières (Samuel Gibiat) – Excursion de l’année 2019 : les Amis de Montluçon à Vichy, excursion du 12 mai 2019 (Aurore Petit) – Ouvrages entrés en bibliothèque – Bilan des activités des Amis de Montluçon saison 2018-2019 – Compte-rendu de l’assemblée générale du 13 décembre 2019.

• Après l’annulation des Journées du Patrimoine initialement prévues les 19 et 20 septembre 2020, au château de Bien-Assis, les  conférences mensuelles  vont reprendre  dès  octobre. Au programme: dimanche 11 octobre, à 15 h 00 (Salle Robert-Lebourg):  Danièle Rivoletti : La sculpture en Bourbonnais à la fin du Moyen Âge. Vendredi 13 novembre à 18 h 00, salle Salicis:  Sophie Liégard : Archéologie d’une ville médiévale bourbonnaise : Souvigny Vendredi 11 décembre : Frédéric Paris : Chants de l’Avent à Moulins et Montluçon, us et coutumes, contes et légendes. Cette conférence se déroulera exceptionnellement dans les locaux du MuPop.

CERCLE ARCHEO

• Après la parenthèse forcée qui a interrompu ses activités entre mars et juin, le Cercle d’archéologie de Montluçon a dû remanier son calendrier. Deux conférences sont annoncées pour le dernier trimestre:   17 octobre: Jacques Farinotte : La Forêt de Tronçais, 2000 ans d’existence ?21 novembre : Jean-Pierre Quillet : Du grain au pain à la Préhistoire. Ces deux conférences se dérouleront Espace Boris-Vian, Salle Henri-Nourrissat,  à 17 h 30.

• Au sommaire de Étude Archéologiques (n° 31 – année 2019), bulletin annuel du Cercle d’Archéologie:

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Allier Généalogie

Z AG• Allier Généalogie (n° 130 – juin 2020) vient de paraître. Sommaire : La grippe espagnole (1918-1919) vue à travers les articles de 4 quotidiens parisiens – Généalogie d’un occultiste : Fernand Rozier et les sciences occultes – Sainte-Philomène, le triste sort réservé à une innocente – Le Chanoine Cornette, cofondateur des Scouts de France – Le 11 mai, la Saint-Mayeul – Charles Delorme et sa tenue de protection contre la peste – Une publication d’Allier Généalogie en préparation sur l’ancien canton de Commentry (Colombier, Hyds, Malicorne), à paraître au 4ème trimestre 2020 – Généalogies, actualités, questions & réponses.

Image_2020_Commentry_Couverture• Allier Généalogie a mis en souscription un numéro hors-série intitulé L’ancien canton de Commentry (Colombier – Hyds – Malicorne), à paraître au 4ème trimestre 2020 (1 vol. br, 84 p, illustrations, éd. Allier-Généalogie, 15 € – 21 € franc). Présentation : Vallée de brise ou de charbon de nos ancêtres celtes, où les langues d’oc et d’oïl se rejoignent, ces Combrailles, qui ont été  tant de fois le théâtre d’affrontements pour la conquête de ses territoires, ont vu naître, au XIXe siècle, une révolution industrielle, avec  l’émergence de fortes personnalités, comme les Thivrier, qui ont marqué à jamais son histoire.

• Ce bouillonnement du milieu ouvrier verra Commentry devenir, en 1882, la première municipalité ayant à sa tête un maire socialiste et vingt ans plus tard se tiendra dans cette même ville le tout premier congrès du même parti. Ruralité et industrie, ces deux mondes se côtoient, s’entremêlent et le lecteur pourra (re)découvrir au fil de ces pages ce passé à la fois si proche et si lointain. On retrouvera ainsi à Hyds les Pierres fougères dans lesquelles certains verront des monuments mégalithique alors que d’autres affirmeront qu’il s’agit du caillou que Gargantua aurait  retiré de sa chaussure en revenant de Saint-Pourçain…

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• Il sera aussi question de  Saint Patrocle, précepteur des fils du Roi des Francs, Clodomir, qui préféra la solitude d’un ermitage. Rejoint par les villageois, il entreprendra la construction d’un prieuré Monasterium Colombarii, qui donnera son nom au village de Colombier. À Malicorne, on aura plaisir à voir retracé le parcours exceptionnel de Georges Delbard, passionné d’horticulture qui se considérait comme “un paysan de luxe”. Autre personnalité hors norme, celle d’Émile Mâle, enfant de Commentry, académicien, médiéviste émérite, qui enseigna à la Sorbonne l’histoire de l’art chrétien du Moyen-âge. Toute sa vie il resta attaché à sa province vantant la mélancolie des horizons d’un bleu noir et dont il disait que  quand on suit ces chemins déserts, il semble qu’on s’enfonce dans le temps…Le bulletin de souscription est disponible sur le site d’Allier Généalogie.

CIERV Bannière

• Sur le nouveau site, en cours de  construction, du Centre international d’études et de recherches sur Vichy, figure sous l’onglet Commémorations, un compte-rendu de la cérémonie d’hommage à Jean Zay. Elle s’est  déroulée 23 juin, à la carrière des Malavaux, près de Cusset, sur les lieux mêmes  de son assassinat perpétré le 20 juin 1944, par des miliciens. Comme chaque année, les deux filles de Jean Zay avaient tenu à être présentes.

POSTE-1984-3• Au-delà de la cérémonie, l’article  présente aussi une synthèse du parcours de Jean Zay, entre 1940 et 1944, en évoquant d’abord  sa condamnation par le tribunal militaire permanent de la XIIIe région militaire de Clermont-Ferrand, prononcée  le 4 octobre 1940, au prétexte de “désertion en présence de l’ennemi”.  Jean Zay avait alors écopé de la peine la plus lourde prévue par le Code de Justice militaire,  la déportation à vie et la dégradation, ce qui l’avait conduit à l’incarcération à la Maison d’arrêt de Riom. Près de quatre années d’emprisonnement, souvent d’isolement, les seules visites autorisées étant celles de ses proches et de quelques amis, parmi lesquels son avocat, Alexandre Varenne, fondateur du journal La Montagne.

unnamed• Après avoir démontré que l’accusation de désertion ne reposait sur aucun fondement, l’article traite des conditions de sa détention  et de son assassinat par des miliciens, le 20 juin 1944, au lieu-dit Les Malavaux, aux confins  de Molles et de Cusset.  Son corps jeté dans la faille, dite du Puits du Diable, ne fut retrouvé qu’en 1946 et il fallut encore un an pour que son identification puisse être  réalisée. Entre temps, le 5 juillet 1945, la Cour d’appel de Riom avait réexaminé le dossier de Jean Zay  et annulé le jugement du 4 octobre 1940, réhabilitant ainsi à titre posthume l’ancien député et ministre de l’éducation du Front Populaire.  Un parcours et un destin qui justifiaient son entrée au Panthéon, en  avril 2015, en même temps que trois autres grandes figures de la Résistance,   Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Germaine Tillion.  

LA CÉLÉBRATION DU 14 JUILLET ,

À VICHY, ENTRE 1940 et 1944

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14 juillet 1940, à Vichy

• À signaler également, trois synthèses publiées sous l’onglet Documents. La première porte sur Le 14 juillet 1940 à Vichy” ainsi que sur “ Les métamorphoses de la fête nationale”. L’étude revient en détail sur les principales manifestations qui ont marqué la première célébration de la Fête nationale sous l’État Français. Elle  montre ensuite  l’évolution de cette célébration en 1941 et 1942, avant qu’elle ne soit supprimée en 1943 et 1944. L’auteur conclut ainsi : “Si Vichy a donc tenté de ”recycler“ le 14 juillet, il n’y est que très ponctuellement parvenu. D’année en année, les cérémonies s’amenuisent, perdent en intensité, puis disparaissent. Pétain lui-même, n’y participe que de façon rapide en 1941 et 1942. Les circonstances imposent de les supprimer en 1943 et 1944. Le remodelage du 14 juillet autour du deuil et du recueillement est un échec ; ses appels à la repentance, à l’unité, sur mode de la mortification et de la flagellation, ne trompent pas une opinion qui se détache de la politique pétainiste dès 1941”

LE VOTE DU 10 JUILLET 1940,

HISTOIRE ET MÉMOIRE

téléchargement• La seconde étude porte sur le 10 juillet 1940 : L’Assemblée Nationale vote des pleins pouvoirs constituants au Maréchal Pétain”. Michel Promérat rappelle d’abord le contexte et les circonstances de ce vote massif en faveur des pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain, tout en  se penchant sur les motivations des parlementaires, entre ce qu’il appelle “éléments de circonstance” et “éléments de conviction”. Il s’interroge ensuite sur la “mémoire” qu’on en trouve à Vichy, d’abord  à travers la cérémonie annuelle de commémoration du vote des 80 et son rituel. Les textes gravés sur les plaques mémorielles posent aussi problème.

450px-Vichy_-_Palais_des_Congrès,_plaque_des_80_parlementaires• À propos de  la plus récente, apposée en 2019, sur laquelle on peut lire   “ 80 parlementaires ont par leur vote affirmé leur attachement à la République, leur amour de la liberté et leur foi en la victoire”,  Michel Promérat considère qu’il s’agit d’une “réécriture de l’histoire, afin de placer rétrospectivement les parlementaires du Non dans la lignée des résistants, puis des Libérateurs en créant ainsi une forme de téléologie”. Un point de vue qu’il développe en s’appuyant sur les travaux d’Olivier Wieviorka qui “ont montré de façon définitive qu’il n’est pas possible de s’en tenir à cette vision qui est une reconstruction”.

• Finalement quelque courageux qu’ait pu être le choix des 80, tous n’ont pas été des résistants actifs. Dans l’Allier, si Marx Dormoy accède au rang de “martyr” par sa fin aussi tragique qu’horrible, le 26 juillet 1941, à Montélimar, le parcours d’Isidore Thivrier se révèle plus nuancé : il conserve son mandat de maire de Commentry, reçoit (certes discrètement) le maréchal Pétain à Commentry le 1er mai 1941 et accepte sa nomination au Conseil National. Ce n’est qu’a partir de 1942-43 qu’il s’éloigne du Régime de Pétain et bascule dans une résistance active en hébergeant une antenne du réseau Marco-Polo en con château de Montassiégé. D’où son arrestation, sa déportation et sa mort au camp de  Natzweiller-Struthof , le 5 mai 1944. Quant au troisième parlementaire bourbonnais à avoir voté non, Eugène Jardon, sa  résistance fut relativement « discrète ».

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Eugène Jardon, Marx Dormoy et Isidore Thivrier

•À l’inverse, parmi ceux qui ont voté Oui le 10 juillet 1940, figuraient quelques futurs authentiques résistants, certains  rejoignant même De Gaulle à Londres. Conclusion de Michel Promérat, à propos de la plaque la plus récente : “La plaque en l’honneur des 80 est donc, selon le vœu de ses initiateurs, davantage une œuvre de mémoire qu’une plaque à vocation historique donnant une information complète. Son caractère insuffisamment explicite ne lui permet peut-être pas d’atteindre l’objectif mémoriel que ses initiateurs lui avaient assigné”.

800px-Synagogue_de_Vichy_(août_2019)• La troisième, enfin, est consacrée à l’attentat perpétré contre la synagogue de Vichy, le 10 août 1941: “ Dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 août 1941, vers trois heures du matin, une bombe explose devant la porte de la synagogue de Vichy, rue du Maréchal Foch. Des vitres sont brisées sur le bâtiment lui-même et dans les maisons voisines. La porte du bâtiment est détruite, le vestibule endommagé. Les dégâts matériels ne sont pas très importants, mais l’émotion est forte, dans la communauté juive de Vichy, et dans le quartier. Jamais la synagogue de Vichy, construite en 1935, n’avait fait l’objet d’une attaque de cette nature. L’émotion est d’autant plus grande que, déjà quelques jours auparavant, dans la nuit du 7 au 8, des pierres avaient été lancées contre le bâtiment”... (► lire la suite sur le site du CIERV)

• LES AMIS DE NAPOLÉON III

DE VICHY 

AMIS NAPOLÉON III• Pour cause de crise sanitaire,  les Amis de Napoléon III de Vichy ont été contraints de  reporter à une date ultérieure  les  conférences  de Fabien Noble et de Gérard Sallet, ainsi que la tenue de leur assemblée générale qui se déroule habituellement fin mai.  Ils ont dû aussi renoncer à l’organisation de la 13ème  Fête Napoléon III, qui devait se dérouler début mai.

•  Dans le même temps, l’association n’est pas restée inactive. Une centaine d’exemplaires  du livre Vichy Cité Napoléon III ont été réimprimés. Par ailleurs, outre la confirmation de leur présence au Forum des associations prévu le samedi 16 septembre, ils ont établi le calendrier des conférences pour la saison 2020-2021.

• Le nouveau programme reprend d’abord  les deux conférences qui ont été reportées : Vichy Capitale d’été de la musique depuis 1865 (28 novembre) et Henry Dunant fondateur de la Croix rouge (27 février 2021).  Le 26 septembre, l’universitaire Francis Choisel évoquera les causes de la chute du Second Empire, le 4 septembre 1870. Le  31 octobre, Alain Carteret résumera, en images, les 50 années d’exil de l’impératrice Eugénie, décédée  le 11 juillet 1921, à 94 ans. Le 30 janvier 2021, à l’occasion des 120 ans de l’ouverture de l’Opéra de Vichy le 2 juin 1901, avec l’opéra Aïda, Jean-François Vinciguerra reviendra sur la vie et l’œuvre du compositeur Verdi qui a triomphé sous le  Second Empire. Le  27 mars, dans le cadre du bicentenaire  de la mort de Napoléon 1er, le 5 mai 1821, à Sainte-Hélène, Christian Humbrecht présentera un diaporama retraçant  la vie de l’oncle de Napoléon III. Enfin, le 24 avril, Christine Chaze se penchera sur  le caricaturiste Honoré Daumier.

SHAVE Bandeau

• Société d’histoire et d’archéologie de Vichy et des environs (Bulletin n° 174 – 1er semestre 2020) : Images de la guerre de Troie aux Aquis calidis-Vichy (IIe siècle ap. J.-C.) (Jacques Corrocher) –  De Saint-Prix à Vichy, les tribulations de l’Hermitage (Françoise Pouradier Duteil) – Découverte d’un manuscrit lors de travaux à l’hôpital de Vichy (D. Wahl) – A propos d’un décret de l’an II sur les droits des eaux de Vichy (Thierry Wirth) – La cantine des Deux Drapeaux à Saint-Germain-des-Fossés de 1917 à 1919 (P. et S. Davis) – Maisons de tolérance et prostitution à Vichy de 1853 à 1946 (G. Décluzet).

• La SHAVE organisera, le 27 septembre 2020,  un voyage chez les Arvernes. Il aura pour  thème l’oppidum de Corent : “ Quand les Gaulois vivaient en ville” et “ Gergovie, la bataille”.

Azi la garance

• La Feuille de Garance (n° 46 –  juillet 2020) : Vie de l’association – Carnet : Michel Carré (1930-2020), Robert Picquet (1927-2020), Jacky Popy (1955-2020), Odile Gaudin de Villaine (1924-2020), Eugène Michel (1933-2020). – Le Père Panserat inhumé à Broût-Vernet (Jean-François Glomet) – Pour enrichir votre bibliothèque – Les conditions du développement économique du monastère de Neuffonts vers 1150 (Philippe Carré) – Histoire du contentieux au sujet de 3 bois dépendant de la baronnie de Lafont-Saint-Magerand (Michel Carré) – La peste dans la région de Broût et du Vernet (Philippe Carré) – Broût-Vernet victime du choléra en 1832 ?  Une énigme à éclaircir (Jean-François Glomet) – Le mariage d’Émilie Delassale et d’Albert Calmette (Jean-François Glomet).

• CERCLE D’HISTOIRE VIVANTE

 DES PAYS D’HURIEL

L’édition 2020 du Grimoire des  Pays d’Huriel publié à l’initiative du Cercle d’histoire vivante, vient de paraître. le-grimoire-nc2b030En 24 pages, il retrace avec des textes inédits l’histoire de plusieurs des communes des pays d’Huriel. On y trouve ainsi une série de 18 cartes postales anciennes dédiées aux églises et chapelles du secteur. Parmi les autres articles, figure un hommage rendu à Jean Chauchet, président et fondateur du Cercle d’histoire vivante.  Décédé il y a quelques mois, il était un passionné d’histoire, et notamment d’histoire locale. À signaler également : Le passage de colonne allemande, le 26 août 1944,  à Chazemais –  la fête syndicale  agricole de 1911, à Treignat – Les 68 soldats originaires de Viplaix morts à la guerre de 1914-1918 – Coutumes et croyance populaires: Le culte des différents saints locaux honorés par des pèlerinages –  Les jeteurs et “défaiseux » de sorts – Des guérisseurs aux rebouteux: les célèbres Camus qui obtinrent à la fin du XVIIIè siècle  le don de “réparer les gens« … Le Grimoire est disponible dans les mairies du pays d’Huriel et à la maison de la presse d’Huriel (5 €).

LOGO Pays Cosnois

• Même si les principales activités inscrites à son calendrier ont dû être annulées ou repoussées à des jours meilleurs, Mémoire du pays cosnois a pu faire paraître dans les délais son bulletin n° 22, De L’Oeil à l’Aumance. Sommaire:

MPC

vendat

Brque 44• La Brique de Vendat publiée par l’association Vendat, son passé vient de faire paraître  son n° 44 (juillet – août 2020). Sommaire: Un alambic à Vendat, accompagné d’un dossier photographique (Suite et peut-être pas fin…) – Les vitraux de l’église Saint Jean-Baptiste, édifiée en 1878  – La maison commune ou mairie – Etienne Bardot, Poilu Vendatois (1891 – 1920) – Anecdotes : Un Vendatois condamné pour fraude en 1875 – Une arrestation rocambolesque d’un Vendatois, “ennemi public n° 1”…localement, en 1851 – La briqueterie Caillaud au Bouchat (suite) – Un hôpital à Vendat ? – Monographie communale rédigée par l’abbé Georges Malvielle, curé de Vendat de 1937 à 1958 (suite) : L’exploitation du sol, La forêt, La chasse et la pêche, Les arbres fruitiers – Les livrets édités par Vendat son passé. Un lien permet de télécharger gratuitement les différentes publications.

Société scientifique du bourbonnais

big_2019_20_281_290• Revue scientifique du Bourbonnais et du centre de la France (2019) : Contribution à la connaissance des Syrphes de la Creuse (J. Fleury et J. Voise) – Confirmation de la présence d’une punaise rare en Bourbonnais… (M. Binon) – Nouvelles stations de “Lamprodila rutilans” dans l’Allier et la Nièvre (M. Binon et Ch. Paillet) – Compte-rendu des réunions de la Société scientifique du Bourbonnais pour l’étude et la protection de la nature.

AUVERGNE – VELAY 

Académie sciances arts et belles lettres de C-Ferrand

• Bulletin historique et scientifique de l’Auvergne (n° 810-811) paru en février 2020 : La terre est-elle ronde ? ( Th. Lambre) – Comment l’Histoire peut influencer l’histoire: exemple d’une entreprise auvergnate : Limagrain (J. Ph. Moulin) – Une ordonnance du docteur Jean Lafont, médecin à Besse à l’époque de Louis XIV ( Dr B. Bouche) – À propos de l’éléphant de Montferrand (Y. Morvan) – Peintures murales du château de Murol à Saint-Amant (Y. Morvan) -Chronique d’une magnificence révolue : heurs et malheurs des palaces de Royat (J.Picot) – Nécrologie : Georges de Bussac (1920 – 2016) -Agénor Barroux, ministre  de l’Instruction publique… (1877-1879)  (J  P Chambon, E. Grélois) – Flâneries dans les collections de l’Académie (J. Bouju) – Dans le secret des archives (F. Simion-Car).

REVUE AUVERGNE

• Le dernier numéro de la Revue d’Auvergne (n° 631) publiée par l’Alliance universitaire d’Auvergne, est consacré à Blaise Pascal Arvernus, philosophe, moraliste et scientifique. Il regroupe une quinzaine de contributions. Il peut être commandé (20€) directement auprès du gestionnaire de la Revue : M. André Gotorbe, 31 route du Mont Dore, Theix, 63122 Saint Genès-Champanelle (andre.gotorbe@wanadoo.fr). 

Z REV

• François Dominique de Larouzière, 63 ans, est le nouveau président de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand – dont les origines remontent à 1747. Il succède  à Philippe Auserve qui présidait l’Académie depuis 2010.

• LES AMIS DU VIEIL ALLANCHE

• Les Amis du vieil Allanche publient régulièrement des Cahiers. Les deux derniers numéros parus s’intitulent “Cézallier: Aux portes du temps” (n°12) et  “Cézallier, cœur de nature (n° 13).

Cahier12-LAVA-bon-invitation_2019-1• Sommaire du Cahier n° 12 “Aux portes du temps” : Éditorial de Christian Baillargeat-Delbos – La Cabrette une passion Auvergnate (Françoise Maury-Fernandez) – Les fouilles au suc de Lermu à Charmensac( Fabien Delrieu) – La reine Margot en Cézallier (Philippe Glaize – Une petite ville fortifiée, Allanche (Jean-Bernard Béland) – Les modillons de l’église d’Allanche (Séverine Brandon) – Les chapiteaux naïfs de Bussac (Bernard Vinatier) – Pierre Marret, vétérinaire allanchois (Lucie Dorsy et Christian Baillargeat – L’INRA de Marcenat (Philippe Pradel) – Marchands de toile – partie III (Machel Arnaud et Pierre Kaizer) – Les vieux métiers : le charron (Josette Mathieu et Pierre Amiral) – Chroniques de Peyrusse (Hubert Gomont) – Le frêne, arbre emblématique (Jacques Aubert) – Les passereaux des remparts d’Allanche (Yves Aufauvre).

Z allanche• Sommaire du Cahier n° 13Cézallier, cœur de nature” : Éditorial de Christian Baillargeat-Delbos – Le parapluie cantalien (Marc Prival) -De bouchers à fabricants de parapluies ( Anne et Jean Falcimaigne) – La fête des bœufs gras (Philippe Glaize) -La famille Chavagnac (Pierre Kaiser et Michel Arnaud) -Albert Monier photographe du Cézallier (Marie-Hélène Lafon et Philippe Glaize) – Cézallier (Martine Hermant et Sylviane Sabatier) – De Pradt l’ami de la Colombie (Alain Delpirou)- Allanche : le pont romain (Jean-Bernard Béland) – L’arboretum du col de la Croix de Lampre (T. Lamant et D. Tourvieille) – La réserve des tourbières du Jolan et de la Gazelle (Luc Bélenguier) – Des papillons en Cézallier (Christian Baillargeat-Delbos) – La marmotte dans le Cantal (Jean-Paul Rickelin) – Les vautours moines dans le Cézallier (Jacques Aubert) – Pigeons et pigeonniers en Cézallier (Philippe Glaize).

Pratique : Les Cahiers sont disponibles sur commande auprès des Amis du Vieil Allanche (7 Rue des Remparts, 15160 Allanche).

REVUE HAUTE AUVERGNE

• La Revue de la Haute-Auvergne vient de publier un nouveau numéro (Tome 82 – 122è année – Janvier/juin 2020). Outre les rubriques habituelles (Chroniques, Publications récentes sur la haute-Auvergne), on y trouve un important dossier consacré à Montsalvy. 

ZZZ

LIMOUSIN

ssnac

• La séance foraine qui devait se tenir à  Sainte-Feyre le 18 juillet a été annulée, tout comme l’excursion annuelle, initialement prévue le 29 août, qui a été reportée à 2021. La prochaine séance de la SSNAHC se tiendra à Guéret le 12 septembre dans la grande salle de l’hôtel de ville, à partir de 14 h 00. Après l’assemblée générale qui n’avait pu se tenir au printemps, trois interventions sont programmées : Quelques acquisitions floristiques et phytosociologiques remarquables pour le département de la Creuse depuis 2018 (Mickaël Mady)  – Un charivari à Aubusson, le 30 août 1769 (Michèle Giffault) – La notion de colonie et d’école appliquée aux peintres de la vallée de la Creuse (Christophe Rameix). Enfin, la parution du nouveau volume des Mémoires de la société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de le Creuse ne devrait pas  se faire avant le mois de   septembre, au plus tôt.

BERRY

Socité archéologie BERRY

• Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry (n° 223 – 4ème  trimestre 2019) : Le camp de César à Bourges : un mythe ou une réalité ? (L. Augier) – Les recherches archéologiques sur le site de Séraucourt : des données de terrain à la restitution 3D (M. Fondrillon) – Les très riches heures de la vie culturelle à Bourges sous l’Occupation (P. Jardin).

NIVERNAIS – BOURGOGNE

• LES AMIS DU VIEUX GUÉRIGNYZ marteaucouverture sommaire 2

• Depuis 1989, l’association des Amis du Vieux Guérigny et son Centre d’études de la métallurgie nivernaise publient  tous les ans Marteau pilon. Histoire de la métallurgie nivernaise. Chaque volume de la revue, particulièrement riche,  présente  le fruit des recherches menées aussi bien par des historiens et chercheurs que par des passionnés de l’histoire, sur l’industrie sidérurgique.  Une activité qui a joué un rôle considérable en Nivernais.  C’est aussi l’occasion de rendre hommage aux ouvriers du fer et du feu sans lesquels cette activité n’aurait pas existé et qui ont œuvré, pendant plusieurs siècles, dans ces lieux chargés d’histoire. Le dernier volume paru est le tome XXXI sorti en juillet 2019, en attendant le tome XXXII qui devrait paraître prochainement. Sommaire :

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Groupe 71

Z IDSL JUIN 202 Images de Saône-et-Loire (n° 202 – juin 2020) : 1969 : Un “Groupe 71” pour la Saône-et-Loire (Frédéric Lafarge) – Présence charolaise en quelques palais parisiens (Jean Pirou) –Flâneries (Claus-Peter Haverkamp) – La Saint-Roch à Saint-Loup-Géanges. Une tradition qui s’adapte et qui tient bon (Brigitte Prudhon) – Le portrait du château de Montjay, sur la Saône morte (Annie Bleton-Ruget) – Jean de la Grange, procureur du roi à Montcenis (Alain Dessertenne) – Germagny (Saône-et-Loire) et Colonzelle (Drôme) ou la circulation des images au Moyen Âge (Claus-Peter Haverkamp) – Votre bibliothèque.

Mémoire brionnaise

mémoire brionnaise n° 43 juillet• Mémoire brionnaise (n° 43 – juillet 2020) : La commanderie d’Espinassy ( André Tuloup – Épidémies, hygiène publique, soins et système de santé dans le Brionnais en 1850 (Jacky Darne) – Deux frères dans l’enfer de la seconde guerre mondiale (Marcel Perrot) –  Montessus, “sentinelle du Charolais” (Inès et Jean-Emmanuel Franque) –  Mémoires de guerres (Jean-Guy Langlois) –  Les Pézerat, père et fils (Michel Vinauger et Fernand Laurent) -L’embouche de la société  de la Noue à Saint-Julien-de-Civry, au XVIIIème siècle (Dominique Fayard) -L’histoire sociale et syndicale de Potain  (Julien Baudon) – Une justice seigneuriale au XVIème siècle (Marcel Perrot) –  Les secrets des sœurs Thomassin (Jean Berthelier et Mme Carlier) –  Les anciennes mesures et monnaies en vigueur dans le Brionnais (J. Aulas) – Bornes de crue de Loire, 1846 (Hugues Pinel) – Un Sénateur charollais féministe au XIXème siècle (Émile et Marie-Anne Gerbe).

► Accéder aux sommaires des 31 volumes parus (1989-2019)

► Accéder à  l’index analytique des 31  volumes

AMIS DU DARDON (2)

Échos du Passé, revue périodique de l’association Les Amis du Dardon vient de publier son n° 129 (année 2020). Sommaire:

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Pour “naviguer” plus facilement parmi les centaines d’articles contenus dans les 127 numéros des Echos du Passé, dont la toute première parution remonte à 1966, on dispose  depuis quelques mois d’une table des matières récapitulative (du n° 1 au n° 127), accessible sur le site de l’association. Sont également disponibles les tables des matières des hors-série.

Pays de bougogne

• Pays de Bourgogne (n° 260 – juillet 2020) : Ce numéro d’été de Pays de Bourgogne, riche de 48 pages illustrées en couleur (7 € franco),  conduit le lecteur  sur un chemin gaulois, du sud au nord de la Bourgogne. couv260Son parcours s’appuie minutieusement sur les recherches archéologiques. On y suit un groupe de marcheurs accompagnés de deux mules, qui va d’oppidum en oppidum : Butte de Suin, Mont-Saint-Vincent, Chassey-le-Camp, Magny-Lambert, Butte de Vix… Sur le terrain, les surprises sont légions ! Le même numéro propose une petite leçon de géographie avec le passage en revue des plus hauts sommets des quatre départements bourguignons. Les dossier thématique   porte sur Murs et terrasses: l’art de bâtir.  À lire également, un autre voyage, mais cette fois-ci à Tahiti avec le vigneron, André Ropiteau qui s’est exilé dans l’Océan Pacifique, sans pour autant oublier sa Bourgogne et un autre article consacré aux plus belles arnaques commises sur le vin au fil des derniers siècles. Enfin, Pays de Bourgogne rend hommage à Jean-François Bazin récemment disparu.