EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES: N°27 (SEPTEMBRE – OCTOBRE 2020)

Cette rubrique fera  régulièrement l’objet d’additifs et de mises à jour,  jusqu’au  31 octobre 2020, en fonction de l’actualité et au rythme de la reprise progressive des activités culturelles. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’information.

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 MISE À JOUR:  10 OCTOBRE  2020

EXPOSITIONS

• PANORAMA DES EXPOSITIONS

TOUJOURS EN COURS OU EN VOIE D’ACHÈVEMENT

• Si vous ne l’avez pas fait, c’est le moment de voir les grandes expositions en cours, qui ont été prolongées pour plusieurs d’entre elles,  pour cause de  Covid 19. Certaines devant  s’achever en septembre, il faudra donc se hâter. Pour plus de détails on pourra se reporter à la précédente publication de Vu du Bourbonnais. Passage en revue…

191122103055_2019-11-26affiche_exposition_couturiers_de_la_danse_2020• À Moulins, aCentre national du costume de scène,   Couturiers de la danse restera visible jusqu’au 1er novembre 2020. Au musée Anne-de-Beaujeu, on peut encore voir jusqu’au 20 septembre  À contre-courant – Mémoire des cours d’eau et canaux, une exposition à laquelle succédera Témoins d’argile – Les figurines en terre cuite du centre de la Gaule, à compter du 17 octobre.  Au Musée de l’illustration jeunesse, l’exposition Elles… Sortent de leurs bulles restera à l’affiche jusqu’au 15 novembre, avec les œuvres de 11 dessinateurs/dessinatrices et auteurs/autrices  de BD.

Affiche visitation• Toujours à Moulins, jusqu’à la fin du  mois de décembre, avec Papiers, plumes et pinceaux,  le Musée de la Visitation propose de partir à  la découverte d’un pan inédit de ses collectionsen mettant à l’honneur la créativité foisonnante des Visitandines dans les arts picturaux. De quoi mesurer une nouvelle fois la place importante que le dessin et la peinture occupent parmi leurs créations depuis l’image de dévotion jusqu’aux décors muraux, en passant par les beaux livres à peintures et les supports ludiques

106935944_3097020087040399_7265919595696318018_o• Enfin, dans les locaux du château des ducs de Bourbon, L’Allier comme en 40, continuera d’accueillir les visiteurs  jusqu’au  3 janvier 2021. L’exposition, qui a déjà séduit de nombreux visiteurs en juillet et août,  s’articule  autour de deux grands thèmes : la ligne de démarcation de l’Allier, de 1940 à 1944, qui passait par Moulins, et la Mal-Coiffée prison militaire allemande et haut lieu de Mémoire de notre région. 

• À Vichy, le Musée de l’Opéra présente jusqu’au 29 novembre Jardins en scène, tandis que le Musée des arts d’Afrique et d’Asie a décidé  de prolonger  jusqu’au  31 octobre ses deux expositions: Japon: objets inanimés et Chine: Double bonheur

affiche made in montluçon• À Montluçon, il faudra se hâter d’aller voir l’exposition Made in Montluçon100 ans d’objet industriels fabriqués à Montluçon qui fermera ses portes le 20 septembre. Présentée au château des ducs de Bourbon, elle met à l’honneur  le riche  passé industriel de la cité et permet aux visiteurs de découvrir ou de  redécouvrir  quelques-unes des grandes productions montluçonnaises.

102561743_3926967910679208_720994386158026752_o• Au musée de Souvigny, l’exposition Dans l’uniforme d’un soldat de 1789 à nos jours restera ouverte jusqu’au 17 novembre.À  Fleuriel, à l’Historial du soldat paysan, deux nouvelles expositions temporaires sont visibles. La première, est  centrée sur l’histoire de la guerre franco-prussienne de 1870. Photos, uniformes et documents d’époques permettent de se replonger dans ce qui allait se solder pour la France  par un désastre militaire. En même temps, les visiteurs pourront découvrir une exposition sur les enfants au temps de la guerre.  Elle se décline en trois grandes étapes : d’abord “Vive la Patrie ! (1871-1914)”,  puis “La Patrie en danger ! (1914-1918)”, et enfin “Petits Français, n’oubliez jamais ! (1919-1939)”.

95385472_3000243890042778_7994309291894898688_n • Des images de Gannat, d’hier à aujourd’hui, tel est  le thème de la nouvelle exposition temporaire Les (murs) murs de Gannat. Présentée par le musée Yves-Machelon, elle est  visible jusqu’au 6 décembre. Ces images, entre  cartes postales anciennes et photographies, sont issues du fonds Virlogeux, mais aussi des collections du musée municipal. Deux sources qui ont permis d’alimenter la banque d’images gannatoises constituée par la médiathèque et qui fera l’objet d’une mise en ligne.

• C.N.C.S. UN BILAN DE L’ÉTÉ 2020

ET DES PROJETS POUR L’AUTOMNE

CNCS Le bilan s’est avéré  largement positif pour le Centre national du costume de scène, dans la période d’après confinement. Il a attiré près de 25.000 visiteurs en juillet et août, contre 24 000 sur la même période en 2019.Autre succès, celui des  visites guidées proposées tout au long de l’été et qui ont enregistré une fréquentation en hausse de 30% par rapport à l’été  2019. La deuxième saison des Mardis du CNCS a elle aussi connu une belle fréquentation. Près de 6.000 personnes sont venues profiter des visites thématiques, des différentes programmations musicales et du spectacle des illuminations, le tout en dépit des contraintes sanitaires.

YANNIS KOKKOS À L’AFFICHE DÈS LE  28 NOVEMBRE

• Après l’exposition Couturiers de la danse qui fermera le 1er novembre, il faudra attendre le 28 novembre pour découvrir la nouvelle exposition temporaire. Intitulée Scènes de Yannis Kokkos, elle sera visible jusqu’au 25 avril 2021. Elle mettra en valeur  la carrière et le travail de ce grand scénographe, costumier et metteur en scène, dont le rayonnement est international. Ce sera aussi l’occasion montrer les relations qui existent entre  les créations de l’espace scénographique et  des costumes sur scène, avec l’interprétation des œuvres théâtrales, lyriques ou chorégraphiques. Le tout s’inscrit dans la création d’un futur espace dédié à la scénographie.

UN LIVRE -CATALOGUE POUR ACCOMPAGNER L’EXPOSITION

• À l’occasion de cette exposition, une livre doté d’une  riche iconographie sera publié, à la fin du mois de novembre,  par les éditions actes Sud (1 vol. br, 212 p, illustrations en couleur, 35 €). Intitulé Scènes, il retracera le parcours de Yannis Kokkos, depuis l’enfance, avec sa formation, ses débuts de scénographe et costumier pour le théâtre et l’opéra, les années  passées auprès d’ Antoine Vitez et d’autres artistes,  ainsi que  sa carrière de metteur en scène international. On trouvera plus d’une centaine de documents inédits dans ce véritable journal intime qui constituera aussi le  catalogue de l’exposition.

• Quant au projet d’exposition consacré aux costumes du Carnaval de Rio, qui aurait dû être présenté cet automne, il a été reporté à une date non précisée, compte tenu de la situation sanitaire internationale.

• LE MUPOP  DE MONTLUÇON

SUR FRANCE 2  ET SUR LA CHAÎNE GUITAREZ F2

• Le 12 septembre, le magazine 20h30 Le Samedi, diffusé sur France 2 et présenté par Laurent Delahousse, avait pour thème La saga de tubes…au sens musical du terme. Au fil des 28 minutes de l’émission, on a pu voir une séquence tournée au Musée des musiques populaires de Montluçon, avec quelques explications données par le conservateur, Éric Bourgougnon. L’émission est disponible pendant quelque temps en replay sur le site de France 2. Un coup de pouce appréciable pour le Mupop qui  depuis son ouverture n’a pas encore rempli toutes ses promesses en matière de fréquentation.

• Pour celle et ceux qui ne connaîtraient pas le Mupop et qui souhaiteraient s’en faire une idée, la chaîne Web Guitare.com a réalisé un reportage consacré à une visite du Musée. Tourné à la mi-août et mis en ligne de 13 septembre, il donne un aperçu du Mupop en 3 minutes. 

• INDUSTRIE ET OUVRIERS MIS À L’HONNEUR

À LA PLÉIADE DE COMMENTRY

062_001• Boîte à sons et à images immersive pour spectatrices et spectateurs, l’Industry Box propose jusqu’au 3 octobre une exposition originale réalisée en partenariat avec le Théâtre des Ilets de Montluçon. Elle mêle les créations photographiques de Philippe Malone réalisées sur des sites industriels de Montluçon et de ses environs, à des récits de vies d’ouvriers et ouvrières de Montluçon collectés et mis en forme par Carole Thibaut. Ils retracent, à travers leur histoire intime, un siècle d’industrie, depuis le feu des forges Saint-Jacques et des usines d’obus de 1914-1918 jusqu’aux industries de pointe qui subsistent aujourd’hui. Une histoire vivante faites de luttes, d’humanité, de drames intimes et politiques, à laquelle Monique Brun, Olivier Perrier et Valérie Schwarcz prêtent leurs voix, sur une création musicale de Camille Rocailleux. Un véritable  voyage sensible et poétique dans l’histoire industrielle des 20è et 21è siècles racontée par celles et ceux qui l’ont vécue.

389_001• En marge de cette Industry box, la Pléiade présente  une exposition sur l’histoire de Commentry et de ses luttes ouvrières, depuis les origines de la ville jusqu’aux grèves de 1936. Des panneaux avec photos et commentaires permettent de ressusciter cette histoire  et les événements qui ont ponctué, voire bouleversé la cité des forgerons. L’industrie commentryenne, c’était aussi un ensemble de bruits inscrits dans les mémoires, entre “le brame” de la Forge, plusieurs fois par jour,  le bruit des sabots des ouvriers sur les pavés de la “rue des tuyaux de poêle”, mais aussi  les parties de belote qui s’éternisaient dans les bars-épiceries  de jadis. Renseignements : 04 70 64 40 60

DU CÔTÉ DES ARTISTES

KEITA MORI

EN RÉSIDENCE D’ARTISTE AU MIJ

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Keita Mori

• Depuis 2017, les musées départementaux proposent une résidence d’artiste. Elle   s’inscrit à la fois dans la volonté de favoriser la création et de réunir les conditions favorables à une rencontre de proximité entre l’artiste, un lieu nouveau et la population locale. L’artiste dispose durant son séjour de trois mois  d’un logement, au sein même d’un des musées départementaux, dans le cœur historique de Moulins. Pendant sa résidence, il doit mener un travail de création originale, tout en participant  à des actions de médiation en lien avec les publics des musées départementaux et de la médiathèque départementale de l’Allier sous forme de rencontres, ateliers, lectures et d’actions pédagogique

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Bug 2020

• Cette année, c’est Keita Mori qui a été choisi. Né à Hokkaïdo, au Japon, il est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, où il vit et  travaille. Ses créations ont été couronnées par  de nombreux prix internationaux et certaines de ses œuvres ont été acquises par des FRAC (Fonds régionaux d’Art contemporain). Ce séjour moulinois, entre le 15 septembre et le 15 décembre 2020,  devrait lui permettre de profiter de ce temps de création afin de  poursuivre “Bug report”,  sa série de dessins entamée en 2011. Avec sa méthode originale de lignes matérialisées par des fils collés sur un papier ou sur un mur, l’ensemble  forme un “système”, une “société”. Son souhait est “d’interagir avec les habitants et les acteurs culturels du territoire pour un projet à la fois très personnel mais conçu avec et pour les publics”. On pourra retrouver sa biographie, ses textes et un panorama de ses créations sur son site personnel keitamori.com

JEAN-PIERRE POPHILLAT (1937-2020)

PRIX DE LA CASA VELASQUEZ (1964)

unnamedJean-Pierre Pophillat, artiste peintre, prix de la Casa Velasquez (1964), est décédé à Paris, le 19 septembre. Ses obsèques ont été célébrées en l’église Saint-Roch à Paris le 29 septembre. Fils  de Georges Augustin Pophillat et de Marie Desfourniaux (mariés le 30 avril 1934, à Lapalisse), il  était né à Vichy, le 29 août 1937.  Il avait passé   les 9 premières années de  sa vie à Lapalisse, où son père  était assistant-pharmacien dans l’officine de son beau-père, rue du Commerce, tandis que  sa mère enseignait le piano.  À partir de 1946, il vécut au Raincy, où son père exerçait la  profession d’herboriste.

9782859173104_1• Malgré les réticences de ses parents, il put embrasser la carrière d’artiste peintre, après son admission  à l’École nationale supérieure des beaux-arts en 1957, dans l’atelier de Roger Chapelain-Midy. . Prix de la Casa Velasquez en 1964, il séjourna à Madrid jusqu’en 1966, tout en participant dès 1959 à de nombreuses expositions collectives. Peintre figuratif, il peignait des paysages, des marines, des natures mortes, des  œuvres vives et colorées inspirant la joie de vivre. Dans un article intitulé Les expositions : Pophillat à la Galerie Vendôme , publié dans  La Gazette de l’Hôtel Drouot ( n°26, 24 juin 1977), G. Schurr parlait  de ses “ paysages silencieux, calmes, bien agencés, d’une  palette dense et riche”. On lui doit aussi, en 1963,  la réalisation de quatre importantes décorations pour le paquebot France. Jean Canavaggio lui a consacré une monographie, Jean-Pierre Pophillat, 40 ans de peinture, 1960-2000 (éditions La cote de l’amateur, 2000, 144 p.)   Il fut aussi graveur lithographe. Le catalogue de la BnF signale de lui  Le ricard de midi (Boulogne, Art affaires, 1993), lithographie en couleur (54,5 x 73 cm, tirage : 275 exemplaires).

PATRIMOINE ET HISTOIRE

PATRIMOINE

• LE GUIDE DU PATRIMOINE DE FRANCE

VERSION 2020

Le-Guide-du-patrimoine-en-France-2-500-monuments-et-sites-ouverts-au-public• Les éditions du Patrimoine viennent de publier la nouvelle version de leur   Guide du patrimoine de France. En 952 pages et 1 500 illustrations, il recense 2 500 monuments ou sites protégés par l’État, en raison de leur intérêt historique, artistique ou architectural exceptionnel. Qu’ils soient privés ou publics, ils font tous l’objet, région par région,  d’une présentation dans ce guide unique en son genre qui constitue un véritable manuel de  savoir visiter. Chaque notice recèle un historique des lieux,  prolongé notamment par des indications sur la localisation et les horaires.  Il s’adresse à celles et ceux qui veulent découvrir l’extraordinaire diversité du patrimoine français sous toutes ses formes, des sites les plus modestes aux plus grandioses, des lieux les plus anciens aux plus contemporains. Ouvrage de référence sur le patrimoine protégé de la France, qu’il est le seul à recenser de manière exhaustive, il répertorie par régions, par départements et par  communes les édifices et sites visitables tout au long de l’année, en métropole et outre-mer.

 • Depuis sa toute première édition, son succès ne s’est jamais démenti et cette nouvelle version a été entièrement revue et augmentée dans le but de  multiplier les opportunités de visites. De nombreux outils permettent au lecteur d’en  tirer le meilleur profit: des cartes, des pictogrammes, des logos et, bien sûr, un  index. Que l’on soit en vacances, en week-end ou en promenade près de chez soi, chacun  aura l’occasion d’y  trouver d’innombrables suggestions de visites, qui peuvent se combiner en d’infinies possibilités d’itinéraires. Bref, un compagnon de voyage idéal pour tous ceux qui, après le confinement, souhaitent découvrir ou redécouvrir le patrimoine de proximité (1 vol. br, 952 p, 1500 photos, 19,90 €).

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• Dès le  6 octobre, à l’amphithéâtre de la salle des fêtes de Moulins,  l’Ecole du Louvre proposera une série  de cours qui s’adresseront aussi bien aux amateurs d’art qu’aux simples néophytes. L’initiative s’inscrit dans le cadre du  Pays d’art et d’histoire Moulins Communauté et  dans le prolongement des liens tissés entre  le Musée Anne-de-Beaujeu et le musée du Louvre, qui avait  prêté des œuvres en 2019, lors de  l’exposition La sculpture bourbonnaise entre Moyen Age et Renaissance.  Dans un premier temps, entre le 6 octobre et le 10 novembre, 4 conférences sont programmées  sur le thème “De l’autel au retable : mettre en scène le sacré (XIIe – XVe siècle).

Villes_Art_Histoire.svg• Actuellement, seules 17 villes sont concernées par ces cours et ce sont pour la plupart des métropoles. Moulins se retrouve ainsi être la seule ville avec Lyon à en bénéficier à l’échelle de la grande région Auvergne – Rhône-Alpes. Le choix de Moulins s’explique aussi par l’existence d’un public intéressé par les questions liées à l’histoire de l’art, comme en témoignent les Jeudis de l’architecture qui accueillent parfois jusqu’à une centaine de personnes. Avec les cours de l’école du Louvre, il s’agit de rendre l’art accessible au plus grand nombre, y compris des étudiants et des lycéens,  en visant la qualité des interventions mais sans tomber dans un discours trop technique pour spécialiste. Le choix du retable comme thème de ce premier cycle découle de la présence du triptyque de la cathédrale de Moulins. D’autres cycles suivront, mais toujours en lien avec le patrimoine local, une source particulièrement riche entre peintures, sculpture, architecture…

8501323• C’est Daniele Rivoletti, enseignant-chercheur en histoire de l’art à l’université de Clermont-Ferrand qui animera les 3 premières conférences, à partir du 6 octobre,  avec De l’autel au retable, au commencement était l’image. Suivront Les retables sculptés (20 octobre) et Ars nova et Renaissance méridionale : les retables peints des primitifs flamands et italiens (3 novembre). Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée national de la Renaissance d’Ecouan, clôturera le cycle, le 10 novembre avec Réflexion et hypothèse autour du retable de Moulins.

Infos pratiques : Les cours d’une durée de 90 minutes se déroulent tous à  partir de 18 h 30, à l’amphithéâtre de la salle des fêtes de Moulins. La capacité maximum d’accueil étant de 60 places, l’inscription est obligatoire  sur le site de L’école du Louvre (plein tarif pour les 4 séances : 34,80 €). Renseignements : Service du patrimoine (Tél :  04.70.48.01.36).

• GUILIA LONGO

NOUVELLE CONSERVATRICE

DU MAB ET DE LA MAISON MANTIN

cda19_article_actu_giulia_longo_allier_moulins_conservatrice-tt-width-970-height-545-fill-1-crop-0-bgcolor-ffffff (2)• Le 1er septembre  Guilia Longo a pris son tout premier poste à responsabilité : la direction du musée Anne-de-Beaujeu et de la Maison Mantin, à Moulins,  en tant que conservatrice. Napolitaine d’origine et francophile convaincue, elle succède à Maud Leyoudec, en poste  à depuis 2004, qui a rejoint le musée Crozatier et du Pays d’art et d’histoire de l’agglomération du Puy-en-Velay (Haute-Loire),  au poste de conservatrice. Spécialiste de la peinture et des arts décoratifs de la période moderne (XVè – XIXè siècles), Guilia Longo dit admirer “ la façon dont la France gère le patrimoine”, tout en reconnaissant que sa nouvelle fonction, à seulement 27 ans,  est un peu l’aboutissement d’un rêve qu’elle n’aurait pu espérer réaliser en Italie.

• Née à Naples en 1992, elle est arrivée en France en 2009 pour y  accomplir ses études supérieures d’abord à l’Institut national du patrimoine, puis à l’École du Louvre et à l’Université Paris-Sorbonne, avec un passage par l’école normale supérieure de Pise. Elle est diplômée de l’Institut national du patrimoine et elle a déjà à son actif des  missions accomplies au Musée du Louvre, au Musée des Arts décoratifs, au Musée des beaux-arts de Strasbourg, ou encore, au Musée de Naples et à l’Institut Karolinska de Stockholm.

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• Selon  Yasmine Laïb-Renard, directrice des musées départementaux de l’Allier, Guilia Longo “coche toutes les cases”, avec en prime une  expérience de conception de vidéos pédagogiques pour le Louvre, ou le musée de Strasbourg. Si la prochaine exposition du Mab qui portera en octobre prochain  sur les figurines en terre blanche du centre de la Gaulle (Toulon-sur-Allier, Saint-Pourçain…) est en cours de préparation par Emmanuelle Audry-Brunet, c’est en 2021 que la nouvelle conservatrice aura la tâche de trouver le sujet de sa première exposition prévue pour octobre 2021 tout en poursuivant les animations autour de la Maison Mantin, à l’occasion des  dix ans de son ouverture au public. En 2022, elle aura en charge les événements qui marqueront le 500ème anniversaire de la mort d’Anne de France. Enfin, elle va devoir s’atteler à la définition du  projet scientifique et culturel du MAB, un document qui définit l’identité et les orientations des musées de France.

•  À LA DÉCOUVERTE 

DES HÔTELS PARTICULIERS DE MOULINS

• Patrick Guibal a signé dans L’Aurore du Bourbonnais une série intitulée À la découverte des hôtels particuliers de Moulins. Dans l’édition du 31 juillet, il a présenté  L’hôtel Grimaud : édifié en 1758 sur le cours Anatole France, il fut reçu par héritage en 1865 par Octavie de Chabannes la Palice, épouse du baron Émile  de Rochefort, qui lui donna son nom.  En 1951 après la vente de l’hôtel au département de l’Allier par la petite-fille d’Emile de Rochefort, il fut intégralement “désossé” : boiseries, cheminées, miroirs et parquets furent irrémédiablement démontés, détruits ou revendus… Il ne subsiste aujourd’hui que la belle façade de l’hôtel de Rochefort et son bel escalier.

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L’Hôtel Grimaud (de Rochefort) (photo P. Guibal)

• Le 4 septembre, il a évoqué  L’ hôtel Vic de Pontgibaud, 38,  rue de Paris  construit en 1775 par Joseph Evezard pour Antoine de Vic, seigneur de Pontgibaud : c’est le seul hôtel de Moulins pour lequel on connaît avec certitude à la fois le nom du maître d’ouvrage et celui du maître d’œuvre. En 1871 ce fut Robert de Bourbon, 10ème  comte de Busset qui en hérita. Il y mourut, foudroyé par une crise cardiaque, le 3 février 1918, après l’explosion de l’atelier de chargement d’Yzeure. L’hôtel a été racheté à ses descendants par une famille qui conjugue une passion commune pour le patrimoine et la musique et il devrait faire l’objet d’une restauration rigoureuse.

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Le porche de l’Hôtel Vic de Pontgibaud (photo Monumentum)

En compagnie de Marie-Thérèse Téty, Patrick Guibal aura l’occasion de revenir sur ces hôtels particuliers moulinois, lors des deux conférences présentées devant les membres de la Société d’émulation du Bourbonnais, les 5 décembre 2020 et 7 janvier 2021.  Réservation obligatoire au 06 81 09 15 80. 

• PREMIERS JOURS POUR LE TIMBRE

À L’EFFIGIE DU CHÂTEAU DES BOURBONS À MONTLUÇON

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unnamed• Comme l’avait indiqué Vu du Bourbonnais, le timbre mettant à l’honneur le  château des Bourbons à Montluçon a été  mis en vente en avant-première les 18,19 et 20 septembre, à l’occasion des journées du patrimoine. Tiré à 500 000 exemplaires et d’une valeur faciale de 1,16 €, il a été gravé par la Bourbonnaise Marie-Moëlle Goffin à partir de l’illustration réalisée par Marie Thivrier. Cette dernière a exposé une série de  dessins du vieux Montluçon, réalisés avec des élèves de son atelier calligraphie Les deux artistes, qui étaient  présentes durant ces trois journées, ont pu  dialoguer avec les  philatélistes et les visiteurs, tout en participant à des  séances de dédicaces. Selon les responsables du Groupement philatélique montluçonnais, la demande en timbres et cartes avec cachets premier jour a été particulièrement forte de la part de collectionneurs. Dès le lundi 21 septembre, le timbre a été  mis en vente à l’échelle nationale.

• PASSERELLE DES NICAUDS À MONTLUÇON 

 DÉTRUIRE OU RESTAURER ?

• Restaurer ou détruire pour reconstruire un peu plus loin?  C’est la question qui se pose pour la passerelle métallique des  Nicauds, à Montluçon. Située entre le Pont du Châtelet et le pont Blanc ou pont du chemin de fer, elle est  fermée aux piétons depuis trois ans pour cause de sécurité.

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La passerelle des Nicauds, avant 1914

• Son inauguration, le 11 août 1895, avait mis  fin à un chantier qui avait duré plus d’un an et qui avait été confié à l’entreprise Lassault, installée rue du Travail. Avec son tablier en treillis supporté par des piles cylindriques, elle est caractéristique des constructions métalliques de l’époque. Elle permettait ainsi de jeter un lien sur le Cher, entre le quartier des Nicauds, dans le prolongement de la Ville Gozet industrielle et ouvrière, alors  en plein essor, et la partie plus “bourgeoise” de la ville sur la rive droite et la gare qui avait été  inaugurée trente ans plus tôt.  C’était aussi un moyen d’éviter un long détour par le pont Saint-Pierre ou le Pont des Iles, à une époque où le pont du Châtelet n’existait pas. L’argument  était apparu dès 1881 dans  une pétition adressée à la municipalité par des habitants du quartier des Fours à chaux et de la route de Limoges.

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 • Faute d’entretien, l’édifice métallique a beaucoup vieilli, au point de devenir dangereux. Pour la municipalité actuelle, qui a lancé le projet C Montluçon,  la restauration estimée à 650 000 € serait bien plus coûteuse que la simple reconstruction d’une nouvelle passerelle en amont. Une argumentation que les défenseurs de l’édifice, réunis dans une association, rejettent au nom de la nécessité de préserver un des derniers éléments du patrimoine industriel montluçonnais. Qu’ils se disent “consternés” ou “abasourdis”, ils considèrent que  détruire cette passerelle reviendrait à  négliger complètement l’histoire de la ville, en faisant du neuf et en oubliant le passé : “On dirait qu’il y a une volonté à Montluçon de faire table rase du passé”. Face à la volonté réaffirmée de la municipalité de ne pas conserver la passerelle, une pétition a été lancée par ses défenseurs, parmi lesquels figure Alain Bisson, auteur de plusieurs livres consacrés à l’histoire de Montluçon. Pour lui l’argument du coût “’est un argument pécuniaire, mais pas un argument philosophique et historique. Ce qui m’importe, c’est de savoir si oui ou non ça vaut la peine de construire une autre passerelle”. Le combat entre l’association, qui compte convaincre de nombreux Montluçonnais pour faire revenir les élus sur leur décision ne fait donc que commencer.

• LE CHÂTEAU D’AVRILLY À TRÉVOL

INSCRIT AU LOTO DU PATRIMOINE 2020

Loto-du-patrimoine-14-juillet-2019• Dans les 4 départements de l’ex-région d’Auvergne, quatre sites sur les 101 que compte la sélection nationale, ont été retenus pour participer à l’édition 2020 du loto du patrimoine. Il s’agit du château d’Avrilly, situé à Trévol, près de Moulins, de la pâtisserie Maison Rozier à La Bourboule (Puy-de-Dôme), du Centre de musique sacrée au Puy-en-Velay (Haute-Loire) et du  pigeonnier du manoir de  Menet (Cantal). Cette opération permet chaque année de collecter de l’argent pour la restauration et la revalorisation des monuments historiques.

338_001◄ Le château d’Avrilly est une ancienne place forte du XVIe siècle, qui a été  remaniée aux XIXe et XXe. Laurent Poirier, délégué départemental de la Fondation du patrimoine, rappelle qu’Avrilly est “un des plus gros châteaux du département, juste un peu plus petit que celui de Lapalisse« . Et d’ajouter que c’est “un très beau château avec parc et dépendances, le dernier grand projet de ce type dans l’Allier« . Outre les toitures qui réclament des interventions urgentes, les douves et pièces d’eau ont également besoin d’être rénovées Le château qui appartient aujourd’hui à Hugues de Chabannes, a vu  son parc accueillir en 2019 le festival de musique électro Château perché dont la nouvelle édition prévue pour cet été a dû être annulée pour cause de Covid 19.

 • PRIEURALE DE SOUVIGNY

LA CHAPELLE NEUVE EN GRAND DANGER

• “Il en va de sa pérennité… La chapelle Neuve de la prieurale de Souvigny a impérieusement besoin de travaux de restauration ! Sa structure est très fragile avec des voûtes fissurées. Elle est en grand danger ! Il faut impérativement intervenir pour la sauver de la ruine ”… 622_001C’est le cri d’alarme qu’a lancé lors des Journées du Patrimoine Laurent Poirier, le délégué départemental de la Fondation du patrimoine. Il faut dire que, à la différence de la chapelle Vieille qui a été restaurée, rien n’a été fait pour la Chapelle Neuve qui date du XVè siècle et qui compte parmi les trésors patrimoniaux français et bourbonnais : “ Elle représente le seul exemple de chapelle funéraire princière qui n’ait pas été saccagée pendant la Révolution. Ses sépultures sont quasiment intactes”,   rappelle Antoine Paillet, chargé de mission patrimoine au Conseil départemental.

• Cette chapelle abrite plusieurs gisants, parmi lesquels ceux de Charles 1er de Bourbon et de son épouse Agnès de Bourgogne, qui sont tous les deux  l’œuvre de Jacques Maurel, l’un des grands sculpteurs du XVe siècle. D’autres Bourbons “éminents” reposent dans le caveau, notamment  Pierre II de Bourbon et son épouse  Anne de Beaujeu,. La Prieurale étant propriété de la ville de Souvigny, les sommes à engager pour une telle restauration sont largement hors de portée de la collectivité locale qui aura besoin d’un large appui. Du côté de la Fondation du Patrimoine, on est donc prêt pour lancer une souscription.

• LA CATHÉDRALE DE CLERMONT-FERRAND

EN ÉTAT DE “PÉRIL PARTIEL”

828_001• L’incendie de Notre-Dame de Paris aura au moins eu  un effet “positif”, celui de mettre en lumière  l’état inquiétant dans lequel se trouvent les cathédrales françaises. Selon un rapport présenté en 2019 par le député Gilles Carrez, sur les 87 cathédrales officiellement recensées en France, seules 22 peuvent être considérées en bon état. À l’inverse, 15 sont jugées en mauvais état et 2 sont carrément en état de péril partiel. C’est le cas de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Clermont-Ferrand, édifice gothique du XIIIè siècle. C’est donc  ce qui explique que dans le cadre du  plan de relance de la restauration de ces édifices, initié par le gouvernement, elle soit le deuxième édifice le mieux loti. Sur les 80,5 M € qui seront investis par l’État dans la restauration de l’ensemble des cathédrales, une enveloppe de 3,8 M € lui sera réservée.

•  Face à l’urgence de la situation, l’ancienne préfète Anne-Gaëlle Baudoin-Clerc avait déjà annoncé en 2019 plusieurs phases de travaux de restauration, suite à la levée de l’avis négatif de la commission de sécurité incendie pour la période de 2021-2023. Le montant global était alors estimé a minima à 6,5 M €. Selon le ministère de la culture, “ce plan de relance va permettre de démarrer tout de suite la première phase des travaux”.  Autre cathédrale qui va bénéficier d’un sérieux coup de pouce (3,4 M€), Saint-Cyr de Nevers  qui pourra restaurer  l’intérieur de ses chapelles.

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• Le musée de la figurine – Le souffle de l’histoire, au Champ de la garde à Droiturier, a fêté ses 30 ans d’existence. Créé à l’initiative de Marie et Hervé Maneval, il présente l’une des plus belles collections de figurines historiques d’art, mises en scène dans des dioramas. figurine-chevalPour marquer cet anniversaire, trois thèmes ont été mis en valeur : le 900ème anniversaire des Templiers, les chevaliers du Bourbonnais au cours des grandes batailles et Napoléon Bonaparte et le Grande armée. Toutes les figurines, peintes à la main,  se veulent les plus fidèles possible à la réalité historique. Un véritable travail de fourmi pour le couple Maneval, entre documentation initiale,  confection et assemblage des personnages, mise en couleurs  et mise en scène. Le musée est ouvert toute l’année, de 15 h 00 à 19 h 00, sauf les vendredis, sur rendez vous. On peut aussi effectuer une pré-visite virtuelle sur le site du musée

•  MATHILDE SADDE-COLLETTE

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REFERME, EN BEAUTÉ,  UN  LIVRE OUVERT EN 1908.

• Après 23 ans passés à la tête de la maison d’enchère Sadde, fondée à Moulins en 1908 par son arrière-grand-père, Mathilde Sadde-Collette a décidé de tourner la page et de refermer ainsi un livre d’histoire vieux de 112 ans : “C’est une décision mûrement réfléchie. Professionnellement, pour moi, la boucle était bouclée. J’avais l’impression d’avoir fait le tour de la question. Je n’avais plus la même adrénaline, la même motivation”, a-t-elle déclaré dans une interview publiée par La Montagne.  C’est à Maître  Gérald Richard, commissaire priseur à Villefranche-sur-Saône qu’elle a cédé son étude.

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• Une histoire qui  finira en beauté, les 22 et 23 septembre, avec la dispersion de la collection  exceptionnelle de vêtements anciens constituée pendant un demi-siècle par le collectionneur Gilles Labrosse, décédé en 2019. 118340919_3651987091502855_8415204487369553222_oConsidérée comme une des plus belles collections privées et riche de plus de 600 pièces, elle compte majoritairement des toilettes féminines qui sont autant de reflet de  l’histoire de la mode, entre la fin du XVIIè et le XXè siècle. Le vestiaire masculin est également représenté, de manière plus modeste, avec “seulement” une centaine de pièces. À collection d’exception, vitrine d’exception : pour pouvoir exposer dans de bonnes conditions  la totalité des objets mis aux enchères, c’est l’Espace Villars qui a été choisi, avec l’organisation de visites guidées et commentées jusqu’au 21 septembre. Les deux journées de ventes ne suffiront toutefois pas pour épuiser le fonds Labrosse  et deux autres journées sont programmées au cours de l’automne. Avant le feu des enchères, les estimations globales oscillaient entre 360 000 et 500 000 €. Des montants qui seront peut être dépassés, compte tenu de l’intérêt manifesté à la fois par des collectionneurs privés internationaux et  par plusieurs  grands musées de mode en France et à l’étranger.

Savoir plus...Outre la page Facebook de l’étude Sadde, avec des photos et des vidéos de la préparation de l’exposition, le catalogue complet des 600 pièces mises  en vente les 22 et 23 septembre est consultable sur le site de l’étude Sadde-Collette.

EN BREF…

• La revue VMF Patrimoine, architecture et jardin a consacré la plus grande partie de son n°293 (septembre 2020) au Bourbonnais et à son patrimoine qui sont présentés ainsi293_couverture-allier :   “Havre de nature et berceau des Bourbons, l’Allier est propice aux pérégrinations. Alternance de forêts et de bocages irrigués de moult cours d’eau, ce vert écrin est émaillé d’innombrables châteaux et belles demeures, de pierres et de brique selon les régions et les époques. Ses trois grandes villes, Moulins, Montluçon et Vichy, se distinguent, elles aussi, par leur identités contrastées, fruits de l’Histoire. Ce dossier est une invitation à la découverte de plusieurs châteaux, construits entre la fin du Moyen-Âge et le début du XXe siècle, d’un prieur clunisien et d’un mausolée à l’italienne à la gloire de Montmorency, sans oublier deux maisons de collectionneurs, un Opéra et un établissement thermal de luxe”. Au sommaire : Le mausolée à l’Italienne d’un duc déchu – La maison (Mantin) insolite d’un bourgeois éclairé – Sologne bourbonnaise : au royaume de la brique –  Avrilly à l’aube de la modernité – La Louvière , folie d’un Montluçonnais –  Souvigny, le cœur des Bourbonnais – Les mille et une vies du château de Bellenaves – Une ville à l’impérial dessein – Un opéra en trois actes – Patrimoine en mouvement : acteurs, enjeux, expériences – Promenades buissonnières : quelques sites à découvrir…

affiche made in montluçon• L’exposition Made in Montluçon, qui avait ouvert ses portes le 15 Juillet, s’est terminée en apothéose, avec les Journées du patrimoine, les 19 et 20 septembre. En 3 mois, elle a vu défiler  12 000 visiteurs. Réaction de  son maître d’œuvre, Éric Bourgougnon, conservateur du musée de Montluçon: “ C’est assez énorme. On n’a jamais vu ça. Je savais que cette exposition intéresserait les gens, mais je suis malgré tout agréablement surpris d’un tel engouement”.  Ce succès  pourrait déboucher sur une seconde exposition qui aborderait d’autres pans de l’histoire industrielle montluçonnaise qui n’ont pas pu être traités, comme par exemple, le textile.

302_001• Le monument aux morts de Commentry a fait l’objet d’une restauration dans les règles de l’art, réalisée par Hubert Boursier, restaurateur conservateur. Le tout sans mettre en péril, ni éroder la pierre particulièrement tendre. Classé à l’inventaire des monuments historiques en 2019, c’est une  œuvre originale du sculpteur Félix Desruelles, qui est d’inspiration pacifiste : elle montre   un paysan aux champs, appuyé sur sa faux, en train de se recueillir devant un casque de Poilu posé sur une borne. Réalisé dans une pierre calcaire extraite d’une carrière de Lorraine, il est sculpté en très haut relief et sa réalisation  avait nécessité l’utilisation de 6 blocs de parement, issus de strates identiques pour que la couleur soit uniforme.

Agenda_videomapping-738x1024• Le conseil départemental a choisi quatre nouveaux sites, qui bénéficieront  des spectacles Lumières sur le Bourbonnais. Il s’agit de Néris-les-Bains (décembre 2020),  Bourbon-L’Archambault et  Châtel-Montagne (tous les deux en juin 2021) ainsi que Noyant-d’Allier. Dans cette dernière commune, le spectacle à la fois immersif et ludique nécessitant des aménagements importants au Musée de la mine, le lancement ne pourra pas avoir lieu avant l’horizon 2022. Enfin, les illuminations immersives  dans l’enceinte de la Malcoiffée débuteront à Moulins le 14 novembre, à l’occasion de la Nuit des musées.

• Le  30 août, sur les ondes de France Inter, sous le titre Découvrez Moulins la discrète”, Philippe Lefebvre  a consacré sa chronique touristique à la capitale bourbonnaise. Une découverte  qui en quatre minutes passait d’abord par  la Malcoiffée qui a battu  ses records de fréquentation, cet été, avec l’exposition L’Allier comme en 40.  Il a été aussi question de la maison Mantin, du Musée de l’illustration jeunesse, ainsi que du  Centre national du costume de scène et des illuminations nocturnes.

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• Durant  plusieurs mois, de janvier à juin, l’église de Saint-Gérand-de-Vaux (ci-dessus) a fait l’objet de travaux importants. L’entreprise Arcams, d’Autun, a procédé à des recherches de peintures anciennes. Une quête qui a été fructueuse avec la découverte de nombreuses traces de pigments datant entre autre du XVIe siècle. L’ensemble des travaux s’élève à  plus de 97 000 €, dont 80%  sont subventionnés.

128_001◄ À Huriel, 2 tranches de travaux sont prévues afin de mener à bien des travaux sur le donjon de la Toque pour un montant de 320 000 € HT.

• Dans la maison des Écuyers, à Droiturer, une peinture murale datée de la fin du XVIe – début XVIIe siècle a été découverte par son propriétaire. Il a lancé sur internet une campagne participative pour financer sa restauration. Le 15 août l’Office de tourisme du pays de Lapalisse avait organisé une visite.

• Comme il le fait chaque année,  le  Club du vieux manoir  a œuvré, du 25 juillet au 8 août, sur le site du château de Hérisson. 9 jeunes et 6 encadrants ont procédé à des opérations de débroussaillement  et à des travaux de maçonnerie. ‘est l’association Sauvegarde du château de Hérisson qui a fourni l’eau et les matériaux.

unnamed• Lukasz Brierre, étudiant en architecture à Paris, originaire du Bourbonnais, a exposé ses dessins et aquarelles, du 3 au 31 août, à l’Office de tourisme communautaire de Varennes-sur-Allier. Thème de l’exposition : les vieilles pierres du Bourbonnais.  Elle avait pour vocation de sensibiliser à la richesse du patrimoine architectural de l’Allier.  travers des dessins réalisés à la mine de plomb, aux crayons de couleurs, mais aussi des aquarelles présentant une sélection d’édifices remarquables et pittoresques du département. À travers une approche plastique, réaliste et parfois très personnelle, les œuvres de Lukasz tracent l’identité et le caractère unique des lieux. Elles sont issues le plus souvent de voyages personnels à travers les villages, les villes et les campagnes.

117992626_3082466228475264_800091385492906439_o• Le 16 décembre 2019, Yuko Katsutani avait soutenu devant l’université de Strasbourg une thèse sur les anges musiciens intitulée :Les peintures murales de Saint-Bonnet-le-Château [Loire]. A la recherche de leur auteur (fin du XIVe-début du XVe s.). Elle  explique son intérêt pour ce sujet:« Je me suis passionnée pour l’art médiéval européen dès mes études au Japon, . Il y a beaucoup de différences culturelles entre nos pays. Au Japon, les constructions sont surtout en bois, il n’y a pas de peinture pariétale comme ici, c’est pourquoi ce sujet m’a intéressée ».

• Dans le prolongement de ses recherches et jusqu’au 20 septembre, elle a présenté à l’espace Saint-Marc à Souvigny,  une exposition intitulée Au concert des anges. Celle-ci  met en scène ses études sur les anges musiciens du Mans,  de Souvigny et de Saint-Bonnet-le-Château, autour des années 1400. Photos et textes apportent  des informations sur la commande de ces œuvres prestigieuses réalisée par  Louis II de Bourbon et son épouse Anne. Les différentes restaurations sont  évoquées, ainsi que le style de l’auteur. Yuko Katsutaniara  a pu revenir  sur ses recherches lors de la conférence qu’elle a donnée   le  samedi 19 septembre. C’était aussi l’occasion, pour elle, de présenter les peintures de la chapelle vieille de façon scientifique.

HISTOIRE

L‘ALLIER 1940-1944

ENTRE MÉFIANCE ET ENVIE DE LIBERTÉ

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• L’Allier entre Résistance et Occupation, raconté par celles et ceux qui y vivaient…C’est le thème central du documentaire fiction de 52 minutes  réalisé par Thierry Martin-Douyat, en partenariat avec l’Office national des anciens combattants et le département de l’Allier. L’idée est née en 2015-2016, lors du collectage de témoignages  auprès de personnes ayant vécu à Moulins, au temps de la ligne de démarcation. L’opération  avait débouché sur un premier documentaire d’une heure. S’il avait reçu un accueil très positif, il n’en avait pas moins laissé sur leur faim une partie des spectateurs qui souhaitaient en savoir plus sur ce qui s’était passé dans le département, au-delà de l’histoire de la ligne de démarcation.

1442830338_00067757-2_1• C’est ce qui a poussé Thierry Martin-Douyat à repartir  à la collecte de nouveaux témoignages dans tout le département. Beaucoup de ces témoins étaient enfants ou adolescents entre 1940 et 1945. Complété par des images de l’époque, le nouveau documentaire comporte aussi le témoignage d’Hélène Mouchard-Zay, fille de Jean Zay, exécuté en juin 1944 par des miliciens. Un intérêt particulier a été apporté à la reconstitution de l’ambiance  de cette époque dans l’Allier, entre méfiance de tout le monde et envie de liberté. Pour son auteur, “ce document est un voyage guidé à la découverte de ces lieux et de ces hommes. Des hommes et des femmes qui apportent un regard bien réel et nous aident à comprendre et à connaître ces héros discrets du Bourbonnais. Par eux, nous savons enfin quelle est la véritable histoire”.

► Des séances de projection publiques sont programmées entre le 13 octobre, à Vichy, et le 4 décembre, à Moulins.  D’autres devraient suivre au premier semestre 2021. Le DVD est disponible au prix de 18 €. Contacts et renseignements : Tél. 06 79 10 80 98 ou 06 99 06 52 42 mail :tieryspect@orange.fr

• POUR CONSERVER UNE TRACE DE LA CRISE SANITAIRE

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À DESTINATION DES GÉNÉRATIONS FUTURES

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Jeanne Mallet

• Conserver une trace du vécu de la crise de la Covid 19 qui s’inscrira probablement dans l’histoire au même titre que la grippe espagnole, il y a un siècle. C’est l’objectif que se sont fixé les  Archives départementales de la Creuse qui ont lancé un grand appel à contributions du plus grand nombre  pour garder la mémoire de ces événements, à destination des générations futures. Pour Jeanne Mallet, directrice des archives, si “ nous avons tous conscience de vivre une période extraordinaire”, on s’interroge sur la manière d’en “garder la trace”. À l’image d’autres archives départementales, l’idée est venue en s’inspirant de ce qui s’était fait lors du centenaire de la grande guerre. On avait alors invité les particuliers à explorer leurs archives familiales pour en extraire des  documents (lettres, cartes postales, objets…) en lien avec le conflit.

unnamed• Dans un siècle, au-delà des collections de presse qui en ont rendu compte au jour le jour,  on pourra ainsi revivre la crise sanitaire en étudiant les témoignages qui auront été recueillis en 2020 : “ Ce qui intéressera le plus les gens dans un siècle sera sans doute l’aspect humain des choses, comment nous avons traversé tout ça”, explique Jeanne Mallet. Tous les types de documents seront bienvenus, depuis les traces écrites (lettres, journaux personnels) et les images  (photos, dessins) jusqu’aux enregistrements sonores ou vidéo. Seule condition : qu’il existe un rapport avec la période en question et que l’on connaisse le lieu et la date.  Une convention sera signée entre le cédant et les Archives pour permettre une libre utilisation par la suite, comme lors d’une exposition thématique. Contacts et renseignements : Tél : 05-44-30-26-50 – courriel : jmallet@creuse.fr

ARCHÉOLOGIE

CHÂTELPERRON 

DE NOUVELLES TECHNIQUES

AU SERVICE D’UNE NOUVELLE CAMPAGNE DE FOUILLES

1280px-Châtelperron_-_grotte_des_fées_-_1• Le site préhistorique de la Grotte des fées, à Châtelperron, découvert en 1848, est connu dans le monde entier par les préhistoriens pour avoir donné son nom  au Châtelperronien qui désigne une période de la préhistoire. Une importante campagne de fouilles avait été menée par le préhistorien Henri Delporte au début des années 1960, avec les moyens de l’époque. Depuis, de nouvelles techniques ont vu le jour, permettant de pousser plus loin les investigations. C’est ce qui a poussé  le Service régional de l’archéologie d’Auvergne-Rhône-Alpes, en collaboration avec le laboratoire de Géophysique et évaluation non destructive et le Service d’archéologie préventive du département de l’Allier à  lancer une nouvelle campagne de fouilles en 2019. Trois nouvelles techniques sont utilisées, à commencer par  le Lidar, un laser aéroporté  qui  permet de dresser un plan topographique extrêmement précis. Il devrait permettre de déterminer si  la grotte Poirrier, la grotte Bailleau et la grotte effondrée, les trois cavités connues à ce jour, n’en cacheraient pas d’autres susceptibles d’abriter des traces d’occupation préhistorique. S’y ajoutent deux autres méthodes géophysiques : le profilage par induction électromagnétique et  des mesures de résistivité électrique.

1280px-Grotte_des_Fees_de_Chatelperron_mod• Selon Raphaël Angevin, conservateur du patrimoine au service régional d’archéologie, “Ces méthodes ont permis de préciser la carte géologique du secteur, d’évaluer l’extension des remblais issus de l’aménagement de la voie ferrée au XIXe siècle – laquelle avait permis la découverte du site – et de localiser les déblais des fouilles anciennes. Enfin, de repérer d’éventuelles anomalies sur le coteau calcaire où ont été découvertes les grottes”. C’est ce qui a permis, notamment, de constater  à proximité des trois grottes connues  la présence ”d’anomalies” dans les couches calcaires qui pourraient correspondre à de potentielles cavités. Elles feront l’objet, en octobre,  de nouvelles évaluations par carottages et utilisation de méthodes d’imagerie du sous-sol. Après examen des résultats prévus pour la fin de 2020, les spécialistes décideront ou non de procéder à de nouveaux sondages débouchant sur des fouilles en 2021. Pour  Raphaël Angevin, il faut toutefois rester prudent : si ces cavités repérées s’avèrent être des grottes, rien ne dit que l’homme de Néandertal les aient occupées.

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• Parallèlement, Raphaël Angevin et Élisabeth Lacoste, se sont plongés dans les archives qui leur a permis de  reconstituer l’histoire des fouilles menées au XIXe siècle, après découverte du site, et de constater que celles des années 1951-1962 avaient pour partie recoupé les terrains déjà fouillés entre 1867 et 1870. Un article de synthèse a été publié dans Paléo,  la revue scientifique internationale d’archéologie préhistorique.

• En attendant d’en savoir plus, le public intéressé par la préhistoire a pu profiter des Journées du patrimoine, les 19 et 20 septembre, pour découvrir la Grotte des fées, habitée par l’homme de Néandertal puis par l’homo sapiens entre 60 000 et 32 000 ans avant notre ère.  Auparavant, le vendredi 18 septembre, Raphaël Angevin avait pu présenter le bilan des nouvelles recherches au cours d’une conférence intitulée Le dossier Châtelperron rouvert : nouvelles recherches autour d’un site préhistorique majeur de l’Allier. 

•  LA MALCOIFFÉE À MOULINS

LES ARCHÉOLOGUES À LA TÂCHE

POUR EN SAVOIR PLUS SUR SON HISTOIRE

• Menées dans le cadre du chantier du château des ducs de Bourbon, à Moulins, propriété du département depuis 1986,  une nouvelle campagne de fouilles archéologiques a mis au  jour divers éléments qui vont permettre de faire progresser la connaissance de l’histoire de la Malcoiffée. 379_001Mathilde Duriez, responsable du chantier, évoque  ainsi des portes, dont on soupçonnait l’existence, mais qui étaient  murées depuis longtemps, plusieurs cheminées dissimulées sous des enduits modernes, ainsi que de nombreux graffitis datés des XVIè et XVIIè siècles. L’une de ces portes apporte des éclairages  sur l’espace de transition entre le château de Louis II de Bourbon (XIVe siècle) et l’extension bâtie dans le prolongement par Anne de France (fin XVe). On en sait plus sur  la construction et sur la circulation des personnes. La cheminée découverte aide à comprendre les évolutions stylistiques et les multiples utilisations du lieu : d‘abord  cheminée médiévale de chauffe, on y a ensuite intégré au XVIIIe siècle une cuisinière. Au XIXè siècle,  on est revenu  à une cheminée de chauffe, avec un poêle, avant une ultime modification vers 1960. Quant aux graffitis médiévaux qui ont été révélés et qui   représentent des cœurs et des calvaires, ils feront l’objet d’un recensement avant d’être protégés. Enfin,  le plafond a subi un nettoyage, afin de mettre en lumière les poutres en bois de Tronçais, dont certaines portent les blasons, d’Anne de France et de son époux Pierre de Bourbon.

116975590_3192424244166649_1578007641372806067_n• Le château, passé du statut de palais ducal à celui de prison, d’abord  française pendant deux siècles, puis allemande entre 1940 et 1944, a conservé des traces de cette histoire mouvementée. Si elles sont particulièrement   visibles sur les murs  et les plafonds, on les retrouve également dans le sol où plusieurs niveaux ont été repérés. On y a trouvé des  ossements d’animaux et des céramiques qui feront ultérieurement,  l’objet d’analyses. Dans la cour extérieure au château, les fouilles conduites par Franck Chaléat, se révèlent plus complexes avec des  espaces qui, après avoir subi d’importantes modifications au fil du temps, se révèlent  peu “ lisibles” pour les archéologues. Au-delà des  murs des bâtiments du XVIIè siècle qui ont été retrouvées, chaque couche de terre a été soigneusement relevée, numérotée. Parmi les dernières trouvailles figurent des boutons de manchette d’un uniforme qui ont été exhumés sous l’ancien bureau de la Gestapo.

• Ces fouilles s’inscrivent dans le cadre d’un projet plus vaste à hauteur de 1,8 M€, cofinancé par le département, la région et l’État. Il   vise, après la mise hors d’eau de l’édifice, à ouvrir trois nouvelles salles aux visiteurs. La première devrait être accessible à partir du samedi 14 novembre, lors de la Nuit des musées. Grâce à une scénographie lumineuse projetée sur les murs de la salle, on pourra s’immerger dans  une journée à la cour d’Anne de France.

CREUZIER-LE-VIEUX

LA NÉCROPOLE MÉROVINGIENNE FOUILLÉE 

355_001• Dans le cadre d’un projet de valorisation des vestiges funéraires découverts au milieu des années 1980 dans l’une des caves de l’ancien château Lauzet, au nord de l’église Saint-Martin,  de nouvelles recherches archéologiques ont été entreprises sur la nécropole mérovingienne de Creuzier-le-Vieux (VIe -VIIIe siècles ap-JC). Du 24 au 28 août, le chantier a accueilli quatre étudiantes de l’Université Lyon 2 Lumière dans le cadre d’un stage de formation à l’archéologie.

• Ce site archéologique comprend plusieurs dizaines de tombes en coffre de dalles de pierre ainsi que de nombreux sarcophages. Ces tombes sont installées  au sein d’un bâtiment antérieur, datant peut-être de l’époque romaine. Il est également associé à des maçonneries qui laissent à penser qu’il a pu exister un lieu de culte chrétien dès le VI e siècle, du temps de Clovis et de ses successeurs. D’autres découvertes faites aux abords de l’église actuelle, suggèrent l’existence d’une vaste nécropole associée à un complexe architectural sans doute important. Compte tenu de l’intérêt du site, de nouvelles recherches devraient être organisées dans les années à venir, afin de mieux comprendre cet ensemble archéologique.

D’ALÉSIA AU PALAIS FARNÈSE À ROME

QUAND NAPOLÉON III  JETAIT LES BASES

DE L’ARCHÉOLOGIE MODERNE

• Au Musée d’Archéologie national de Saint-Germain-en-Laye, la   Réunion des musées nationaux – Grand Palais et le Musée d’Archéologie nationale proposent une exposition sur le thème D’Alésia à Rome, l’aventure archéologique de Napoléon III. Initialement prévue du  29 mars au 13 juillet, elle a été reportée du  19 septembre 2020 au 3 janvier 2021

Alésia• Dans le courant du XIXe siècle, l’archéologie s’est retrouvée au cœur de nouveaux enjeux politiques  et scientifiques. Les États européens se retrouvent alors en concurrence  pour s’approprier la connaissance des cultures disparues et construire leur identité nationale.  C’est aussi l’époque où s’ouvrent de véritables chantiers de fouilles qui mobilisent des techniques nouvelles et des outils novateurs. La cartographie, les dessins et bientôt la photographie sont convoqués pour restituer le réel, attester la provenance authentique des objets et dresser un panorama qui se veut  à la fois objectif et scientifique. S’y ajoute l’enjeu  de la  diffusion des fouilles et de leurs produits auprès des publics.

tampotopocjb03• Les fouilles archéologiques entreprises à l’instigation de Napoléon III sont emblématiques de ce double mouvement. Elles adoptent une démarche totalement différente de celles menées au siècle précédent par ceux que l’on appelait les “antiquaires”. Très liées à la personne de l’empereur, elles constituent un véritable programme archéologique conduit  à l’échelle de l’Europe et du bassin méditerranéen, en Grèce, en Italie ou en Orient. L’impulsion est donnée depuis la France par la rédaction de l’Histoire de Jules César. Napoléon III entend marcher sur les traces du conquérant romain et la Commission de Topographie des Gaules, ou CTG, est officiellement investie le 17 juillet 1858. C’est elle qui va  entreprendre  ou subventionner jusqu’en 1879 des travaux nombreux destinés à identifier les sites archéologiques sur le terrain. Sous la direction de Félicien Caignart de Saulcy (1807-1880), elle tisse un vaste réseau de correspondants présents dans tous les départements, en s’appuyant sur les sociétés savantes locales en plein essor. Militaires, archivistes, enseignants, hommes d’Église et autres notables, sont ainsi mobilisés pour collecter informations et objets, et les envoyer au ministère de l’Instruction publique, en suivant une méthodologie clairement établie.

exposition-dalesia-a-rome-musee-darcheologie-nationale-palais-des-cesars_louvre-1600x0• Peu de temps après, en 1861, Napoléon III acquiert les Jardins Farnèse sur la colline du Palatin à Rome et il devient  symboliquement  propriétaire de ce que l’on a  nommé durant le Risorgimento “les Palais des Césars”. Sous l’autorité de Pietro Rosa (1810-1891), il fait  engager des fouilles archéologiques (photo ci-contre, émanant de la RMN). En France comme en Italie, les relevés réalisés, les photographies, les  rapports et les estampages sont les témoins, aujourd’hui dispersés, d’une activité intense qui jette les bases d’une archéologie scientifique.

• L’exposition  s’est donc fixé comme objectif de retracer l’histoire de ces collections aujourd’hui disséminées dans des bibliothèques, des  musées, des fonds privés ou des  écoles d’art. La réunion provisoire en un même lieu de  ce corpus, permet de reconstituer le déroulement des fouilles entreprises par Napoléon III qui entendait se placer dans les pas des Césars. En même temps, elle  propose une nouvelle approche qui questionne le rôle de la photographie et des méthodes d’enregistrement dans ce programme archéologique. Il s’agit d’identifier les différents acteurs, depuis les archéologues, les  historiens, les photographes et les cartographes jusqu’à Napoléon III lui-même. Tous sont  émetteurs et récepteurs de cette archéologie de l’image, qui participe alors pleinement à la politique culturelle pratiquée durant cette période de recherches en France et en Italie.

s-l1600•  Les archives conservées en France qui se rapportent aux fouilles menées par la CTG et celles des Jardins Farnèse réalisées sous Napoléon III étaient restées jusqu’à ce jour inconnues du grand public. Aucune rétrospective n’avait  permis de mettre en lumière cette aventure archéologique. En plus des albums déposés au nom de l’empereur dans diverses institutions nationales, réunis pour l’occasion,  des photographies grand format présentées à l’Institut de France et des albums touristiques vendus in situ, le visiteur pourra découvrir des objets issus des fouilles d’Alise-Sainte-Reine et des Jardins Farnèse, conservés au musée d’Archéologie nationale ou au musée du Louvre.

• Sont également exposées les toiles exécutées par le peintre Joseph-Fortuné-Séraphin Layraud, le seul artiste-peintre français identifié à avoir assisté au dégagement de la maison de Livie (1869), et les relevés d’Arthur Dutert. Pour préparer, accompagner ou prolonger la visite, un catalogue de l’exposition a été publié.

► Savoir plus… Pour avoir un aperçu sur les différents objets exposés ainsi que sur le contenu détaillé du catalogue d’exposition, on pourra se reporter au dossier de presse établi par les services du musée d’Archéologie national de Saint-Germain-en-Laye.

EN BREF…

• Les fouilles archéologiques conduites de février à la mi-août sur le site du futur parc Sainte-Catherine, à Yzeure, ont permis la  découverte d’une centaine de sépultures individuelles sur cette ancienne  nécropole gallo-romaine. Vu du Bourbonnais s’en est fait l’écho dans son précédent numéro (rubrique archéologie).

• L’exposition de l’atelier patrimoine consacré aux fonds Maurice-Franc  ainsi qu’aux figurines gallo-romaines en terre blanche de l’Allier a été ouverte tout l’été à la mairie d’Avemes.

 

ASSOCIATIONS ET SOCIÉTÉS LOCALES

BOURBONNAIS

Emulation

1er_20bulletin_202018Le Bulletin de la Société d’émulation (Tome 80 – 3ème trimestre 2020) vient de paraître. Au sommaire : Éditorial du président (François-Xavier Duchon) – Les activités de la Société d’émulation pendant la crise sanitaire – Dans les archives d’Achille Allier : un reportage sur Vichy dans les années 1830 (Pascal Chambriard) – Vichy (Victor Lefloch) – Un récit inédit de Paul Duchon (suite) (François Xavier Duchon) –  Ouvrages reçus.

Samedi 3 octobre,  Pierre Daumin a présenté une conférence sur   Eugène Freyssinet, inventeur du béton précontraint à Moulins. Elle remplaçait celle de Baudime Jam qui devait évoquer   Henri Thévenin, compositeur oublié à Vichy (1922-1993). Au programme des prochaines conférences de la Société d’émulation du Bourbonnais, qui se tiendront toutes à l’auditorium du Musée Anne-de-Beaujeu, à Moulins:  Samedi 7 novembre : Georges et Christiane Chatard : Évolution du quartier de la gare de Moulins, du XVe siècle à nos jours –  Un membre de la Société d’Emulation du Bourbonnais Juste parmi les Nations : Jacques Copet. –  Samedi 5 décembre : Assemblée générale –  Marie-Thérèse Téty et Patrick Guibal :  Les hôtels particuliers de Moulins (1ère partie). La seconde partie de  cette conférence est programmée le samedi 7 janvier 2021.  Quant aux  conférences du premier semestre 2021, on pourra en trouver la liste  sur le site de l’Émulation

AttentionDeux nouveautés importantes à noter pour les prochaines  conférences: elles auront désormais lieu à partir de 14 h 30 (au lieu de 15 h 00) et, afin de respecter les règles sanitaires en matière de capacité d’accueil, il est obligatoire   d’effectuer une réservation au 06 81 09 15 80. Le port du masque est obligatoire.

 

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◄ Après plusieurs mois de suspension de leurs activités, les Amis de Montluçon vont reprendre leur cycle de conférences mensuelles. Le dimanche 11 octobre, à 15 h 00, dans le cadre de leur séance publique annuelle, ils accueilleront dans les locaux du Mupop Daniele Rivoletti, qui  traitera de “La sculpture en Bourbonnais à la fin du Moyen Âge”.  Enseignant chercheur en histoire de l’art à l’université de Clermont-Ferrand,  il a été co-commissaire de l’exposition La sculpture bourbonnaise, entre Moyen-âge et Renaissance. Il a également participé  à la création de la salle des retables du musée Anne-de-Beaujeu. Cette conférence sera suivie de la visite des églises Notre-Dame et Saint-Pierre de Montluçon, visites commentées par le conférencier et par Samuel Gibiat.

• Le 13 novembre, salle Salicis (18 h 00), l’archéologue Sophie Liégard présentera l’archéologie d’une ville médiévale bourbonnaise : Souvigny. Enfin, le 11 décembre, au Mupop, Frédéric Paris reviendra sur “les chants de l’Avent à Moulins et Montluçon, les us et coutumes, les contes et légendes”. On pourra retrouver le calendrier des conférences du premier semestre 2021 sur le site de l’association. On peut également y télécharger la Lettre des Amis de Montluçon qui donne les comptes-rendus détaillés des précédentes conférences, depuis celles de la saison 2005-2006. 

 

CGHB nouveau logo

lajudie (3)• Les obsèques du  lieutenant-colonel Alain de Lajudie, ancien président du  Cercle généalogique et héraldique du Bourbonnais  de 1997 à 1998, ont été célébrées le 21 août en la cathédrale Notre-Dame de Moulins. Ancien combattant d’Indochine et d’Algérie, il avait été président national de l’association des combattants de l’Union française (ACUF) de 2007 à 2016. Créée en 1947, parrainée par le Général Leclerc sous le nom d’Association des anciens du corps expéditionnaire en Extrême-Orient, elle a pris en 1956 le nom d’Acuf afin d’accueillir les combattants d’Afrique du Nord mais aussi ceux de Madagascar, de Corée et des missions extérieures. Alain de Lajudie qui était par ailleurs rédacteur en chef du Combattant, la revue de l’ACUF, avait été fait chevalier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite.

Couverture bulletin-WEe503cb53cd• Généalogies bourbonnaises et du Centre, (n° 166 – 2ème trimestre): Propos de la présidente (A.-M. Méténier) – En souvenir de Jacky Popy (F.X.Duchon) – Assemblée générale d’août 2020 – Brève histoire des épidémies d’après Pierre Larousse – Le choléra lors de la guerre des Balkans d’après le Petit journal – La mort d’un écrivain bourbonnais Harry Alis, le 1er mars 1895 (M. Sarazin) – Commentaires sur les recensements de Ciernat antérieurs à 1836 (F. X. Duchon) – Enquête sur Marguerite Rose (A. Saint-Martin) – Brève histoire de l’héraldique (F. X. Duchon) – Sires de Bourbon et famille de Montluçon (O.  Delôme) – Famille Rollet et de Sainsbut (J. B. Legros) -A propos de France Gall – Un Moulinois méconnu : Gaëtan Sanvoisin : généalogie (M.Cl. Brignaud) -Fonds des Gozis – Familles de Dompierre-sur-Besbre (Dr Duflos) …

• Le C.G.H.B. a remodelé son site internet. Parmi les nombreuses fonctionnalités, on peut désormais accéder aux sommaires de l’ensemble des numéros de la revue trimestrielle Généalogies bourbonnaises et du centre depuis le n° 1 (1979) jusqu’au dernier numéro paru (n° 165 – 1er trimestre 2020).

Allier Généalogie

Image_Couverture Revue 131 PAGE DE COUVERTURE Allier Généalogie- Racines bourbonnaises – n°131 (Septembre 2020) : Le mot de la présidente: Devoirs civiques et union sacrée où passé et présent se rejoignent (A. Berna) – Vie de l’association –  En juillet 1940, le début du Régime de l’Etat français (Maurice Sarazin) – Le vote des 80 parlementaires le 10 juillet 1940 à Vichy : de l’histoire au mythe – La chapelle de Poliet, à Villebret (J-M Fraisse)-Toussains Benegen : un bagnard Bourbonnais (1726-1729 Matricule N°5807 (C. Bonnejean) – Un règlement de comptes entre maquisards (1944) (Maurice Sarazin)– Une “ lamentable affaire ” jugée par la Cour d’assises de l’Allier (1950) – Boomerang en Bourbonnais et en Auvergne (F. Martin-Douyat) – Actualités littéraires – Quartiers généalogiques de nos adhérents – Questions & Réponses

 

CIERV BANDEAU

Le nouveau site du CIERV continue d’enrichir ses contenus, en particulier dans sa rubrique documentation. Après une synthèse intitulée  “ 10 juillet 1940: L’Assemblée Nationale vote des pleins pouvoirs constituants à Pétain”, suivie de  “ 14 juillet 1940 à Vichy: Les métamorphoses de la fête nationale ” et de “10 août 1941 : L’attentat contre la synagogue de Vichy”, R240149708Michel Promérat propose une nouvelle étude  intitulée “30 août 1942: Gergovie, le deuxième anniversaire de la Légion des Combattants”. “Le plateau de Gergovie, puis Clermont-Ferrand, sont le théâtre le dimanche 30 aout 1942 d’une cérémonie particulièrement représentative de ce que furent le maréchalisme et le pétainisme. Le Maréchal Pétain vient en effet présider les manifestations qui célèbrent le deuxième anniversaire de la Légion des Combattants ; créée le 29 août 1940, celle-ci, constituée d’anciens combattants de 1914- 1918, mais également de 1940, est le socle du soutien au Maréchal, perçu par cette organisation à la fois comme le vainqueur de Verdun et le protecteur des Français depuis juin 1940”… (► Lire la suite sur le site du CIERV)

• La projection du film Le Chagrin et la Pitié, qui avait été initialement prévue le 26 septembre, a été remise à une date ultérieure, compte tenu des incertitudes liées à la pandémie. Quant aux Rencontres annuelles du CIERV, prévues le 21 novembre, autour de l’histoire de la ville de Vichy et de ses habitants entre 1939 et 1945, il a été décidé de les maintenir, une  décision définitive devant être prise à la mi-octobre, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

• En attendant que la projection du film Le Chagrin et la pitié puisse avoir lieu, on pourra se reporter à l’étude qu’a publiée le site du CIERV. Après une présentation du réalisateur, Marcel Ophüls, l’article s’articule autour de deux grands thèmes: Le film et sa réception en 1968, suivi de Le film, vu de 2020.

 

SHAVE Bandeau

• La SHAVE a publié le programme de ses conférences pour la saison 2020-2021 (voir ci dessous). Elles ont toutes lieu à 16 h 00, au Centre culturel Valery-Larbaud à Vichy (15 rue du Maréchal Foch 03200 Vichy). L’entrée est gratuite pour les adhérents – 5 € pour les non adhérents.

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• LES AMIS DE NAPOLÉON III DE VICHY

Amis de napoléon III Vichy logo

• Les Amis de Napoléon III de Vichy renouent eux aussi avec leurs conférences mensuelles, dont voici le calendrier pour la saison 2020-2021 :  26 septembre : La chute du Second Empire pouvait-elle être évitée ? (Francis Choisel) – 31 octobre : Eugénie ex-impératrice, ses 50 dernières années (1870-1920) (Alain Carteret) – 28 novembre : Vichy, capitale d’été de la musique depuis 1865 (Fabien Noble). – 30 janvier 2021: Viva Verdi ! (Jean-François Vinciguerra) – 27 février : Henry Dunant fondateur de la Croix-Rouge (Gérard Salet) – 27 mars : Napoléon se souvient à Sainte-Hélène (Christian Humbrecht) – 24 avril : Daumier (Christine Chaze).

 

Académie du VERNET

• Lors de son assemblée générale, tenue fin septembre, l’Académie du Vernet  a accueilli un nouvel académicien, Gérard Sallet, ancien pharmacien. Le bureau sortant a été reconduit avec Emmanuel Possamaï (à la présidence) et  Marc Bertola (à la vice-présidence).

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Le peintre Tanaka lors du vernissage de l’exposition (photo: A-Millet)

• Malgré une année  “bousculée” en raison de la crise sanitaire, l’exposition consacrée à l’artiste japonais Taka et à Maurice Constantin-Weyer, quoique écourtée, a connu le succès. De même, Christine Chaze a pu présenter, en préambule de l’exposition,  une conférence sur Maurice Constantin-Weyer, écrivain et peintre. Le grand prix de l’Académie a également été remis à  Wild Customs, une entreprise  de Creuzier-le-Vieux, spécialisée dans la réalisation de guitares sur mesure.

• En revanche, les manifestations qui devaient se dérouler au printemps 2020 ont toutes été reportées à 2021. C’est ainsi que le colloque sur l’Estampe au XVIIè siècle n’aura lieu qu’en juin 2021, en même temps que la remise du prix Marcel-Guillaumin. En attendant, l’universitaire Peggy Chekroun sera présente le 16 octobre prochain au Grand marché pour une conférence intitulée “Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es”. Enfin, on peut dores et déjà inscrire au calendrier le prochain Salon de l’Académie : ce sera du vendredi 19 mars au dimanche 18 avril 2021, avec  une rétrospective du peintre Laurent Hours et une exposition dédiée à Greg Massonneau, artiste vichyssois.

• L’ALLIANCE FRANÇAISE DE VICHY

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• L’Alliance française, à Vichy a dévoilé son programme pour la saison 2020-202122 octobre 2020 : Marcelle Auclair (1899-1983) (Christiane Chaze) – 19 novembre : Entente cordiale ou perfide Albion ? (Derek Wright). – 14 janvier 2021 : Magie et religion en Éthiopie chrétienne (Hugues Berton) – 4 février : Un épisode dramatique de la 2ème  Guerre mondiale : l’exil de l’Université de Strasbourg à Clermont-Ferrand (Philippe Moulin) –  25 février : Vercingétorix , héros gaulois et républicain (Françoise Fernandez) – mars: Van Dongen (1877-1968), un grand peintre dans le tumulte du XXe siècle (Nicole Lair) – avril: Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), une vie pour l’Afrique (Eric Gérome) – 20 mai : Lamartine : à la découverte de son œuvre et de sa personnalité (Joëlle Poje-Crétien) – 20 juin : Hommage à Frédéric Chopin (Gérard Sallet, Élisabeth Niez-Goda,  Alain Mosse), conférence musicale et poétique. Les conférences ont lieu à 15 h 30, salle Roger-Caillois, au Centre culturel Valery-Larbaud (15 rue du Maréchal Foch – 03200 Vichy).

• LES AMIS DE TRONÇAIS

aece5834-6d43-428b-8c3e-c6a51ba5395a• Les Amis de Tronçais ont publié en septembre leur Bulletin n° 65,  année 2020. Sommaire : Le mot de la présidente (A. Badower) – La vente des bois ONF à Cérilly (E. Frault, J.C. Greuzat) – Nécessité, passion et respect : la chasse en forêt de Tronçais (A. Gallon) – La  chasse à tir de la  “Brisée bourbonnaise ”(A.Badower) – Cerfs mythiques (J.J Limoges) – La sylvothérapie : la forêt, une invitation au bien-être – Au nom de Tronçais, forêt d’exception (P. Arnould, L. Nicolas) – Assemblée générale du 27 juillet 2019 – Vie de la société – In memoriam : G. Laffoucrière, S. Glomon, J.Ch.Aurat). Pour les non-adhérents, le Bulletin est en vente  à la Maison de la Presse de Cérilly au prix de 12 €.

• En raison du Covid19, la conférence de Pierre-Alain Rogues sur  “Colbert et la Forêt”, qui était  initialement prévue le 27 mars 2020, a été  reportée au premier semestre 2021.

• LES AMIS DU PATRIMOINE D’AUDES

ZZZZ• Les Amis du Patrimoine d’Audes ont lancé une souscription pour la publication d’un recueil  intitulé Les demoiselles cloîtrées de nos clochers, Audes et sa cloche classée (1 vol. br, format A4, 85 pages, illustrations).  C’est l’aboutissement d’un projet né du classement de la cloche qui avait été offerte par François de Beaucaire en 1587, en l’élargissant à l’ensemble des  cloches du village : “Amis lecteurs, notre curiosité pour ces instruments sonores grandissant au fil de nos réflexions, il nous a paru important de leur consacrer plusieurs chapitres afin de mieux les connaître et les apprécier à leur juste valeur”, peut-on lire dans la présentation de l’ouvrage.  Il sera illustré  de nombreuses photographies et comportera des légendes, des anecdotes et des poésies. Un moyen de plonger le lecteur dans le monde de l’art campanaire, tout en lui faisant  découvrir des cloches choisies pour leur histoire, pour leur beauté et pour leur message émotionnel…

• Réalisé à l’initiative de Pierre Sion, ancien président de l’association, l’ouvrage a été coécrit par Annick Cheymol, Marie-Christine Ferrier, Mireille Guillot et Josy Rousset.  Il sortira en décembre 2020 (prix définitif : 19,50 €)  et il sera tiré à seulement 500 exemplaires, dont 150 réservés aux souscripteurs, au prix préférentiel de 17 €. Les souscriptions sont à envoyer à la trésorière des Amis du Patrimoine d’Audes : Annick Cheymol : 13, place du Monument aux morts  03190 Audes. Contacts : Tél : 04 70 06 71 11 ou 04 70 06 70 56.

 

Azi la garance

• Le 19 septembre, l’association Azi la Garance a présenté sa dernière publication, intitulée Le maire d’un village rural de l’Allier en 1939-1945 : Georges Fondrat à Broût-Vernet. (1 vol. br, 160 p, illustrations, éd. Azi la Garance,  20€). be4780fe0599ae63d6177ee466259b13_Livre_Fond Élu conseiller municipal en 1925, Georges Fondrat, agriculteur au lieu-dit Fouranges, devient maire de son village, Broût-Vernet, en 1937 à la suite du décès tragique de son prédécesseur, Claude Gillioppe. L’objectif du conseil municipal qu’il dirige alors  est de poursuivre l’œuvre de ce maire emblématique. C’était sans compter sur les événements à venir : la Guerre ! L’association Azi la Garance s’est plongée dans les archives municipales de cette période et a découvert une quantité invraisemblable de circulaires, de directives, de notes de services,… Autant de documents auxquels le nouveau maire doit  apporter une réponse souvent immédiate, sous peine de sanctions de la part de cette nouvelle administration autoritaire, placée  sous le joug de l’occupant. Entre 1939 et 1944, il va devoir  gérer la vie quotidienne de ses administrés durant la seconde guerre mondiale et l’Occupation.

 

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• La Brique, bulletin bimestriel de Vendat son passé, (n° 45 – Septembre-octobre))  vient de paraître. Elle s’ouvre sur l’effondrement d’une maison en 1931, au lieu-dit les Landes. Un fait divers qui  ne fit aucune victime, car “ les époux Genin n’occupaient pas l’aile de ce bâtiment sinistré”.118656913_1429918657396180_4628445307634831855_n Autre sujet, l’histoire des potiers et tuiliers de Vendat, sur lesquels le journal La Montagne avait déjà donné un coup de projecteur en 1951. On y trouve une intéressante nomenclature des objets fabriqués: : “ Nos potiers, pouvait-on alors lire,  façonnaient pichets et courjes à mettre de l’eau ; tarasses ou terrines, et vinaigrières à long col, avec plusieurs becs ou bicheriaux. Ils faisaient aussi des beurris ou vases à laitage, et des fouesselles à fromage. Quant aux cuviers à lessive, qu’on disait ici des vagnons, les femmes les montaient sur des cercles de tonneaux. Il en allait à Lourdy comme à Lezoux”. Si ces métiers ont disparu, leur production, comme les tuiles et briques  occupent toujours les toits ou murs ou les étagères, avec les pots, cruches et autres vases.

• Autre sujet, celui du premier recensement officiel de la population de Vendat, réalisé en 1836. À cette date, on dénombrait 1.202 habitants, dont  310 jeunes filles, 239 femmes mariées, 51 veuves, 337 jeunes garçons, 237 hommes mariés et 28 veufs.  Dans ce numéro, on pourra également suivre le parcours de François Méchin (1881-1920), poilu vendatois, ainsi que l‘histoire d’une inscription en urgence à l’état civil, réalisée en 1831. La Brique se penche sur l’histoire d’une vipère monumentale, mesurant plus de 1 mètre et découverte en 1936.  À lire enfin  la suite de la publication de la monographie communale de l’abbé Georges Malvielle et un  article qui revient sur les rénovations de la chapelle de l’église paroissiale par la municipalité. La publication est téléchargeable sur le site de Vendat son passé. 

 

LOGO Pays Cosnois

De l’Œil à l’Aumance, bulletin annuel de l’association Mémoire du Pays cosnois (n° 22 – Année 2020) vient de paraître, avec quelques mois de retard. Au sommaire:ZZZZZ

 

LOGO Mémoire Cérilly

118604749_10220947450734933_4495517441252441444_o• Lors de l’assemblée générale de Mémoire de Cérilly et ses environs, Alexandre Bessard, son président,  a dressé le bilan de l’année écoulée. Forte de  244 adhérents, l’association a participé aux principaux projets de développement touristique en pays de Tronçais, comme l’Échappée verte, la création de nouveaux chemins de randonnées ou encore  la protection de 5 chênes remarquables. Malgré la parenthèse  provoquée par la pandémie, le bulletin annuel (n° 17 – 2020), qui compte 90 pages,  a pu être diffusé au cours de l’été. Dans le même temps, le succès du groupe  Facebook ne s’est pas démenti, avec  150 nouveaux membres enregistrés, avec un pic durant le confinement.  À la fin du mois de septembre, il  en  comptait 522.  

• Du côté des projets pour 2021, il est prévu d’organiser une exposition sur les commerces anciens de Cérilly, ainsi qu’une manifestation symbolique autour du monument aux morts, afin de marquer son 100ème anniversaire. Enfin, en partenariat avec l’ONF, la numérisation des livrets forestiers sera réalisée.  Alexandre Bessard a été reconduit à la présidence de l’association, avec à ses côtés, deux vice-présidents : Claude Terrade et Pierre Brisabois.

• G.R.A.H.C.A. 

GRAHCA• Le G.R.A.H.C.A (Groupement de recherches archéologiques et historiques Centre Allier) a repris ses activités, avec à l’affiche une série de conférences et d’expositions. Le 5 septembre, à Tronget, a été dévoilée l’exposition sur la vie et l’œuvre de François Mercier. Une exposition suivie par la présentation du cahier n° 12 du GRAHCA, intitulé François Mercier 1858-1920 l’Incroyable Destin d’un enfant du Pays. Ces deux manifestations initialement prévues en mars avaient dû être reportées pour cause de confinement. La présentation de la biographie de François Mercier  aura également lieu le 10 octobre, à 17 h 30, à la Maison des Associations de Montmarault.

• Le Samedi 17 octobre (salle Bocage Sud à Tronget), sera présentée à 15 h 00 une exposition des bois fossilisés, suivie à 18 h 00 par une conférence de  Stephen Durif présentée  sur le thème  Les Bois fossilisés / atelier lithique en forêt de Grosbois. Le samedi 24 octobre, à 17 h 00, à la salle des fêtes de Buxières-les-Mines, l’universitaire Agnès Spiquel présentera une conférence sur Albert Camus, vu par les Algériens.

AUVERGNE – VELAY

Amis du vieux Riom logo site

•  UN CENTENAIRE POUR UNE ASSOCIATION FONDÉE EN 1965

• L’association des Amis du Vieux Riom qui a été fondée officiellement en 1965 va souffler… ses 100 bougies, dès cette année.csm_Centenaire_Amis_du_vieux_riom-8675305_69243ec2ed Une bizarrerie que Georges Tarnowka, le président des Amis du vieux Riom, explique en rappelant que  c’est en 1920, que des particuliers se sont rassemblés pour défendre l’histoire et le patrimoine de leur ville: “Le premier noyau des Amis du Vieux Riom était constitué de personnes de la judicature (qui) voulaient défendre le patrimoine. Il n’y avait pas encore toutes les protections actuelles, comme les architectes des Bâtiments de France”. Un siècle plus tard, bien que l’audience se soit  un peu élargie, l’association reste toujours aussi exigeante quant au recrutement de nouveaux membres : il se fait uniquement par cooptation et tout nouvel adhérent doit impérativement produire un travail de recherches dans les deux ans1413552 qui suivent son intégration. Parmi les sociétaires, on trouve aujourd’hui aussi bien des professeurs  de faculté, que  des collectionneurs ou de simples amateurs attirés par l’histoire locale mais qui font tous preuve de motivation pour se plier aux conditions  pour rejoindre l’association. Georges Tarnowka reconnaît que c’est ce qui fait à la fois la force et la faiblesse des Amis du vieux Riom. Tout en jouant un rôle d’interlocuteur avec la ville pour les questions d’histoire et de patrimoine, l’association assure la publication d’une copieuse revue  dont le tout premier numéro remonte à 1995.

• Les festivités destinées à marquer le  centenaire débuteront par une exposition d’anciennes cartes postales de Riom et de  vues d’aujourd’hui. Elle se tiendra  à l’Office de tourisme de Riom. Elles se poursuivront les 12 et 19 décembre par des concerts avec l’orchestre symphonique de Riom, au Rexy. En janvier 2021, trois conférenciers se succéderont pour présenter les différents aspects la vie à Riom, en 1920. Au cours du premier semestre 2021, les Amis du Vieux Riom et les écoliers des classes de CM1 concevront ensemble une bande dessinée. Enfin une seconde exposition clôturera les célébrations du centenaire. 

 

Amis Patrimoine Haute Auvergne

• Les Amis du Patrimoine de la Haute Auvergne publient depuis 2006 des Cahiers du Patrimoine. Le dernier numéro paru (n°8) es consacré à Marcolès petite cité chaleureuse au cœur de la Châtaigneraie, au sud du Cantal. 482_001Elle est animée été comme hiver et son ambiance autant que son architecture traditionnelle et ancienne attirent de nombreux visiteurs tout au long de l’année. Cet ouvrage de 199 pages, abondamment illustré, retrace l’histoire de la cité médiévale et son développement, liés à celui de son prieuré et des familles influentes qui contribuèrent à façonner l’architecture de l’église. Lucien Gerbeau, auteur de cet ouvrage, est un historien autodidacte qui a dépouillé les archives notariales et privées de cette région du Cantal, aidé par Lucie Dorsy, directrice des Archives départementales du Cantal, pour la retranscription des textes anciens et par Véronique Breuil et Guilaine Pons, conservatrice et Conservatrice déléguée des Antiquité et Objets d’Art (CAOA) du Cantal, pour la présentation des œuvres et des objets mobiliers de l’église.

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Les Creusois de Paris – Les Amis de la Creuse  viennent de publier le n° 30 de leurs   Cahiers des Amis de la Creuse consacrés aux  Contes Creusois. No_16_Des_Contes_Creusois_thmbC’est le troisième volume dédié à  ce  thème. Il a  été rédigé par Jean Geneton et, comme les précédents,  il est rehaussé par des illustrations de Marie-Line Périllaud. L’auteur revient sur ce patrimoine oral populaire que l’on se transmettait jadis, au coin du feu,  lors des veillées dans les campagnes creusoises. Pour ce faire, Jean Geneton a puisé dans ses souvenirs d’enfant, à Soubrebost, ce qui lui permet de se remémorer et de retranscrire des contes typiquement creusois que lui narrait son arrière-grand-mère. Des contes, issus d’autres territoires, pouvaient aussi être adaptés et transposés  en Creuse par leurs narrateurs. Jean Geneton a d’ailleurs utilisé lui-même ce procédé, en glissant dans ce travail mémoriel une certaine part de réinterprétation, avec quelques plaisanteries et clins d’œil renvoyant à l’époque moderne.

 

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• Le 12 septembre, la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse a tenu son assemblée générale dans la grande salle de la mairie de Guéret, sous la conduite de  Guy Avizou et de Jean Pierre Lécrivain, co-présidents. Sur les 450 adhérents, une cinquantaine avaient fait le déplacement. La crise sanitaire et le  confinement ont  eu de nombreuses répercussions sur la vie de la société savante, entre  les conférences annulées, le report de l’assemblée générale initialement prévue en mars, un retard important dans la publication annuelle des Mémoires (Tome 64 – 2018-2019), ainsi que le report du voyage annuel.  Désormais, les activités ont pu redémarrer avec le retour des réunions des groupes de recherches. En fin d’année, Jean-Marie Allard devrait présenter   son étude sur Les templiers de la Creuse.

• Après l’assemblée générale, trois communications ont été  présentées : Mickaël Mady : Quelques acquisitions floristiques et phytosociologiques remarquables pour le département de la Creuse depuis 2018 –  Michèle Giffault: Un charivari à Aubusson, le 30 août 1769 –  Christophe Rameix: La notion de colonie et d’école appliquée aux peintres de la vallée de la Creuse.

• Les 18 et 19 novembre 2017, s’était tenu un colloque consacré aux origines de la ville de La Souterraine. La S.S.N.A.H.C en a publié récemment les actes, dans sa série des Études creusoises, sous la direction de Stéphane Lafaye et Jacques Roger ( Études creusoises n° XXV, 1 vol. br, 350 p, 15 €).

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NIVERNAIS – BOURGOGNE

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• Le n° 180 de La Camosine – Les Annales des Pays nivernais est paru. Intitulé Des Nivernais dans la poésie du Moyen âge, il a pour auteur Michel Zink, de l’Académie française.Camosine (2) Bien que méconnue, la gloire littéraire de Nevers est ancienne : dès le XIIIe siècle, plusieurs œuvres jouent des comtes de Nevers ou de leur famille dans la panoplie des protagonistes. Certaines œuvres reprennent l’archétype des romans médiévaux : pour l’amour d’une belle, le juste et le fourbe s’opposent dans un combat méandreux, sous l’œil du souverain. Telle est la trame du roman mis en prose Le roman de la violette, où Gérard comte de Nevers doit défendre la vertu de sa bien-aimée à cause d’une gageure mal engagée. Flamenca explore avec plus de subtilité les arcanes de la jalousie, et l’amour adultère récompense pourtant les amants malheureux (Flamenca et Guillaume de Nevers) ; Amadas et Ydoine, se jouent quant à eux de la crédulité du mari (le comte de Nevers) pour vivre leur passion. Enfin, dans Girart de Roussillon, le comte de Nevers incarne la sagesse et la modération d’un conseiller. La morale se dégrade et est loin d’être sauve dans certains fabliaux osés : la naïveté d’une jeune fille rend sa conquête, malhonnête, possible. Avec verve et brio, Michel Zink, éminent spécialiste de la  littérature médiévale et membre de l’Académie française, entraîne le lecteur dans l’exploration de ces œuvres et tente de répondre à ces questions : pourquoi et comment Nevers se trouve être le dénominateur commun de ce matériau ? Comme toujours, la publication est accompagnée d’une importante iconographie.

 

Groupe 71

Deux nouveautés à signaler sur le site du  Groupe 71 – Images de Saône-et-Loire. Sous l’onglet Historique figure d’abord un historique du Groupe 71, depuis sa fondation en 1969 jusqu’à aujourd’hui. Un demi-siècle d’activités culturelles que l’on pourra retrouver grâce aux collections numérisées des 176 premiers numéros de la revue Images de Saône-et-Loire  publiés entre 1969 et 2013. L’ensemble est  accessible sur le site des archives départementales de la Saône-et-Loire.

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• Autre nouveauté, la biographie  de celui qui fut le fondateur et le président du groupe 71, avant d’en devenir le président d’honneur, Fernand Nicolas (1919-2014). Dans un long article, Frédéric Lafarge retrace le parcours de cet érudit, passionné par tout ce qui touchait à la culture, qu’elle soit artistique, historique, géographique et autre.

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BERRYSocité archéologie BERRY

La Société d’archéologie et d’histoire du Berry publie régulièrement un bulletin. Au sommaire du n° 219:Cahiers

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