LES PARUTIONS RÉCENTES N° 19 (OCTOBRE – NOVEMBRE – DÉCEMBRE 2020)

MISE À JOUR:  29 DÉCEMBRE 2020

PARUTIONS RÉCENTES  

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY,

LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE,

BERRY ET FOREZ

• Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 

• Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire – Documents et Géographie – guides.

• Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.

• Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 

Parutions récentes étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er octobre au 31 décembre 2019  . N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.

Attention Une nouveauté, à partir de ce trimestre…Quelques titres sont mentionnés “à paraître, avec la date de parution annoncée par les éditeurs. Cette date est donnée sous réserve de  modifications éventuelles, de la part des éditeurs. Dès que nous avons connaissance de la sortie du livre, la mention “à paraître” est supprimée. Enfin, la seconde vague de la crise sanitaire, avec la  fermeture des librairies, pourraient conduire les éditeurs à retarder certaines parutions.

• Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.

Pour nous contacter et nous adresser vos informations:

allier-infos@sfr.fr .

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 BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• ANGELLINE C.S. (SMIERZCHALSKI Coralie) : Traqueuse d’abandon : Tome I. Crépuscule ardent.1 vol. br, 368 p, éd. Rebelle éditions (Montluçon), 19,90 €.

1560982073 Le monde est sous le joug d’un homme puissant aux sombres ambitions, Trush, également appelé Le Grand Dragon. Il a créé L’Ordre, une institution militaire regroupant des soldats surentraînés, afin de conquérir le monde est d’asseoir sa position. Eden est une Traqueuse d’Abandon au service de L’Ordre. Enrôlée contre son gré, elle n’a qu’un souhait : se venger de Trush. Mais elle sait qu’elle n’est pas assez puissante pour cela, et elle n’a qu’un moyen d’acquérir le pouvoir nécessaire : réunir les cinq Parchemins du Pouvoir. Une prophétie annonce la délivrance d’un pouvoir immense à la personne qui parviendra à  les réunir. Elle se lance donc dans une poursuite acharnée du pouvoir, réunissant des alliés imprévus et imprévisibles. Mais Eden se rend rapidement compte qu’elle aussi possède des pouvoirs Magiques. Des pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas et dont elle ignorait jusqu’alors l’existence. Fuyant Trush et son armée, elle doit faire face à ses sentiments naissants pour des personnes à qui elle n’aurait jamais pensé s’attacher, et apprendre à maîtriser des pouvoirs dont elle ignore tout. C’est un  tout  premier roman, dans le style Urban Fantasy, auquel l’auteure,  une jeune nérisienne de 24 ans,  s’est attelée  il y a déjà 7 ans. Deux autres tomes devraient suivre en 2021 et en 2022.

• AUBERTIN Claude : Meurtre aux impôts. 1 vol. br, 192 p, éd. site Amazon,  8,99 €

51JGujztW6L._SX331_BO1,204,203,200_Après Meurtre à la maison de retraite et Le pyromane de la Madeleine, un nouvel épisode des aventures du capitaine Blondin, de la brigade de sûreté urbaine du commissariat de police de Moulins. L’officier de police bourbonnais, qui flirte parfois avec les limites de la légalité,  se retrouve  suspendu de ses fonctions à la suite de ses dernières aventures. Son arme de service a servi à tuer un gendarme, mais la fortune sur laquelle il a mis la main est une compensation satisfaisante. Alors qu’il tente d’en profiter un peu, un Inspecteur de l’administration fiscale le place dans son collimateur et il doit faire profil bas. C’est quand l’agent des impôts est retrouvé poignardé sur le parking du centre des finances publiques que les soupçons se portent sur le policier, qui doit maintenant louvoyer entre la soif de vengeance des militaires et celle des gabelous. Son ami Nanard le motard étant en butte à des difficultés du même ordre, leur alliance semble naturelle. Les deux compères parviendront-ils à se tirer de ce mauvais pas ?

• BEAUGRAND Catherine : Sous le charme de l’ange : Le secret du marquis. 1 vol. br, 317 p, éd. Angelfall éditions, 20 €.

41GVDCVLIAL._SX195_Catherine Beaugrand présente ici une “dark romance” fantastique et paranormale, agrémentée d’une touche de polar, avec le Bourbonnais et des lieux de la côte atlantique en toile de fond. Quel secret peut bien cacher ce ténébreux aristocrate cloîtré dans son château de Levis, au cœur du Bourbonnais? C’est ce que va découvrir Éva, une jeune femme déjà marquée par la vie. Lors d’un gala de charité au château de la Bouchatte, elle rencontre Karl, Marquis de Poligny, au caractère épouvantable et à l’âme torturée. Elle va aimer le détester car il est très convoité et a un tempérament de feu. Meurtres, secrets, doutes seront au rendez-vous. Un mystérieux tatouage va relier ce couple improbable : que signifie-t-il?  Éva va peu à peu apprendre à le connaître, avec sa part de lumière  et sa part d’ombre. Sera t-elle prête à endurer la souffrance, le mensonge et parfois la trahison pour gagner le cœur de cet être mystérieux? Habituée aux romans qui plongent ses lecteurs dans l’univers du fantastique, Catherine Beaugrand dit avoir voulu “sortir de sa zone de confort”, en inaugurant un autre style, celui de la “dark romance” venu des Etats-Unis  et où la frontière entre l’amour, le désir et la violence peut se révéler surprenante… Catherine Beaugrand, qui réside à Quinssaines dans l’Allier, a suivi un cursus littéraire et une formation aux métiers de la communication. Elle a crée en janvier 2019 sa propre maison d’édition, Angelfall. Passionnée par l’histoire, elle a fait revivre celle des Sires de Bourbon à travers les deux tomes de  son premier roman, Le Prince Maudit ,  qui connaît le succès et pour lequel  une adaptation au cinéma est en cours.

• BELIN Gilles : Valtan. Roman. 1 vol. br, éditions de l’Atelier d’écriture (Vichy),  14 €.

Z VATAN Gilles belinAu tournant du XIXè siècle, comment vivait-on dans une famille bourgeoise, installée dans son petit château, au cœur  du bocage bourbonnais? Entre réel et imaginaire Gilles Belin, curieux du passé et de ceux qui nous ont précédés  sur ces terres simples, mais attachantes, se décrit lui-même comme un gourmet de ce que l’on appelle les vieilles paperasses. Il propose ici une vision  qu’il a de cette vie. Se basant sur des faits réels, glanés au fil de ses recherches menées  en amateur, dans le bon sens du terme, il fait partager au lecteur sa nostalgie et son humanisme. Sa plume dessine des êtres qui tentent, avec plus ou moins de succès, de tenir les rênes de leur vie, telles des marionnettes s‘agitant beaucoup avant d’être englouties. Gilles Belin, né à Lapalisse, signe ici son deuxième livre. Enseignant atypique, il a à son actif de nombreux écrits (nouvelles, articles…) qui ne constituent pour lui qu’une “mise en bouche”. En 2016, il avait déjà publié Cimetière perdu, faisant revivre sous sa plume quelques-uns des occupants de la petite nécropole d’un village oublié. L’ouvrage avait été couronné par le prix spécial Agir, lors des Journées littéraires de Jaligny-sur-Besbre en 2017.

• BOUCHARD Nicolas : Etherna : l’intégrale. Regroupe Terre et air et Eau et feu. 1 vol. br, 460 p, éd. Rebelle éditions, 22,90 €.

51S25dYUEvL._SX332_BO1,204,203,200_► Un Allemand des années 2020. Un Japonais des années 30. Une vestale romaine. Leur seul point commun ? Ils se sont tous suicidés. Tous les trois se retrouvent dans un lieu étrange : le monde d’Ether, un système constitué de gigantesques anneaux concentriques : terre, air, eau, feu et métal. Quel est donc ce monde où semblent s’être réunis les jeunes de toutes les époques ayant mis fin à leur jour ? La réponse est au centre du système. Mais pour y arriver, ils devront franchir tous les anneaux et rejoindre le centre. Seuls ceux qui atteignent le but auront une réponse. Un seul clan gagnera et ils sont nombreux à vouloir tenter l’aventure. Nicolas Bouchard, habitant la région de Limoges, est né en 1962. Influencé par les classiques de la Science-Fiction (Orwell, Asimov, Jack Vance) et par les classiques tout court (Flaubert, Victor Hugo, M. G. Lewis), il publie son premier roman en 1997 : Terminus Fomalhaut,  un meurtre en chambre hermétique close… dans un vaisseau spatial ! Depuis, il passe allégrement d’un genre à l’autre : polar historique ou contemporain, fantasy, science fiction, littérature jeunesse ou adulte…

• BOUGRET Anne-Marie : Ludovic et le voleur de regard.  1 vol. br, 254 p, auto-édition Anne-Marie Bougret, disponible sur le site Amazon, 15 €.

Z BOUGRET LUDOVICAprès “ Intrigue chez Virginia Woolf”, un roman policier, Anne-Marie Bougret  aborde le  roman d’aventure fantastique à travers cette quête initiatique d’un jeune garçon qui veut à la fois se faire aimer d’une femme beaucoup plus âgée que lui et sauver le monde en écrivant.  Ludovic est un adolescent mal dans sa peau. Élevé dans un logement lugubre par sa mère, qui le considère comme son souffre-douleur, il prend la fuite. Une rencontre avec la belle Adélaïde, dont il tombe amoureux, redistribue les cartes de son destin. Elle lui présente son beau-père, Théobald, un vieil écrivain aveugle, qui vit dans un impressionnant manoir. Les lieux renferment un secret qui pousse le jeune homme à mener son enquête. En sortira-t-il indemne ? Ce récit nous entraîne, tour à tour dans un Manoir en France, à Buenos Aires et à Marrakech dans les souks aux mille parfums et autant de ruelles… Une belle histoire d’amour et d’amitié qui côtoie le paranormal, mais aussi l’horreur de certains trafics orchestrés par des êtres immondes.

Z BRIDE• BRIDE Karine : L’autre côté de moi-même. Roman. 1 vol. br, 180 p, éd. Aédis (Vichy), 12 €.

Charlotte a deux bonnes copines, deux cracks en mathématiques et en philosophie : Anne et Sophie. Seulement, comme elle est un peu boulotte, rousse de surcroît et pas toujours vêtue à la mode, elle sert souvent de prête-plume aux starlettes du lycée, tout en rêvant de se réincarner en une beauté. Et puis un jour, son rêve se réalise, elle devient Charlottina, star des podiums et des séries télé. Oui mais voilà, la vie n’est plus pour elle un conte de fées.

• CHAMBON Jean-Louis : Dans une autre peau. Roman. 1 vol. br, 196 p, éd. Ovadia, coll. J’ai envie de vous dire,  20 €.

téléchargementL’éminent Professeur Neurochirurgien, le Comte Karl von Grunerwald, n’aurait jamais pu imaginer d’être aussi soudainement confronté au surgissement de ses « vrais souvenirs », que son amnésie rétrograde, liée à sa blessure de guerre, et l’imprégnation progressive de « faux souvenirs » lui avaient masqués. Mais cette improbable histoire devint réalité lorsqu’il reçut, transmis par son confrère français Bernard Schwartzenber, le dossier préopératoire de sa future patiente Rose Berier, qu’une tumeur cérébrale menaçait de cécité totale. Comment le hasard de circonstances de temps et de lieux avait-il pu, à ce point, enchevêtrer l’histoire d’un petit infirmier militaire, français et germanophile Carl Dulac et celle d’un aristocrate allemand, médecin de renom et francophile, Karl von Grunerwald ? La guerre à laquelle ils avaient participé dans deux camps opposés en mai 1940 sur la Somme ? … sans doute, mais pas seulement… Karl pourra–t-il trouver des éléments de réponses en cet été de 1990, à la redécouverte de sa véritable identité passée et à sa quête de sens, près du Bassin des Ernest, les poissons rouges de l’école Normale Supérieure de la rue d’Ulm, où la petite fille de Rose Berier, Aurore, vient d’être si brillamment admise ? L’apaisante quiétude de son Manoir à Grunerwald et l’exercice de ses prestigieuses fonctions au centre universitaire de Heidelberg, au sud-ouest de l’Allemagne, lui permettront-elles de retrouver la lucidité que requiert cette impensable histoire ? Ou Devra-t-il en garder à jamais le « secret », partagé seulement par son fidèle majordome, Frantz, pour préserver les siens de la douleur de la révélation de l’improbable processus qui l’a fait rentrer inconsciemment “Dans une autre peau ». Pourra-t-il enfin retrouver et faire revivre son seul et grand amour, que « seules les étoiles n’oublient jamais… ”? Cette histoire est inspirée de faits réels, laissés à l’interprétation de la libre imagination de l’auteur.  Diplômé de l’Institut de Haute Finance, ancien banquier et fondateur du Cercle Turgot, centre de réflexion et d’analyse financière, Jean-Louis Chambon a déjà derrière lui plusieurs livres de réflexions sur l’économie, tels que  Regards croisés sur la crise financière(2009), Le dilemme de Buridan, ou la politique économique face à la dette (2011) ou La Révolution silencieuse des seniors (2017).Avec Dans une autre peau, il fait une toute première incursion dans l’univers romanesque.

• CHATEL Philippe : Fidèle Bourbonnais Compagnon d’armes de Jeanne d’Arc. 1 vol. br, 568 pages éd. Champs-Élysées, coll. Les grands romans historiques français, 28 €.

Z ChatelUn roman historique qui se veut aussi un hommage aux bourbonnais qui ont combattu aux côtés de la Pucelle. L’épopée de Jeanne d’Arc, la prise d’Orléans, de Troyes, le sacre de Charles VII doivent beaucoup aux 3000 Bourbonnais, compagnons d’armes de la Pucelle, qui, sous le commandement de Charles de Bourbon ont combattu contre la tyrannie anglaise, qui durait depuis un siècle. Jeune hobereau, issu d’une lignée de chevaliers, Denis de Saint-Mars naît en 1400. En 1409, une épidémie ravage sa famille, tandis que son frère aîné est assassiné par un routier. Son père retrouve le meurtrier et le tue devant lui, marquant la fin de son enfance. Denis découvre son passé héroïque et son amitié avec le duc Louis II de Bourbon. Peu avant sa mort, en 1410, le duc reçoit Denis en son château de Montluçon. Il lui remet alors un équipement complet de chevalier. À seulement 15 ans, Denis part combattre à Azincourt, contre l’armée d’Henri V.  Sept ans plus tard, il entre au service du roi de France, Charles VII, alors que les Anglais imposent Henri VI comme roi de France et d’Angleterre. En 1429, à Chinon, Denis qui est présent à l’entrevue entre Jeanne d’Arc et Charles VII, devient un des compagnons de route de la Pucelle. Il combat avec elle en tout lieu et sur ordre du roi, il participe à  l’expédition de l’ultime espoir pour la libérer, après qu’elle a été capturée et se retrouve prisonnière à Rouen. L’opération est un échec mais Denis choisit de se grimer pour pouvoir assister à son procès pour sorcellerie. Il sera le témoin de son supplice sur le bûcher…

• CHAVE Jean : Bord de fuite. 1 vol. br, 148 p, éd. Amazon Publishing, 4,99 € (version papier), 2,99 € (version kindle).

téléchargement► “Bord de Fuite”,  c’est une histoire intrinsèquement liée à la musique, dans laquelle chaque chapitre est associé à un morceau. C’est l’histoire d’une fuite en avant, une fuite hors de soi qui permet de se découvrir. C’est l’histoire de sa génération telle que l’auteur la perçoit, une génération trop gâtée, à laquelle tout a souri, dont les combats principaux sont face à elle-même. Jean Chave, maintenant quadragénaire, a grandi à Vichy et il a  fait ses études à Clermont-Ferrand. Il est aujourd’hui directeur des ventes d’une société informatique installée dans la région parisienne. Lecteur passionné de Stephen King, John Irving, Philippe Djian mais aussi de Racine, Musset ou Shakespeare, il a commencé la rédaction de “Bord de Fuite” à un moment charnière de sa vie, et il l’a écrit pratiquement d’une traite, avant de le reprendre des années plus tard.

• CHIFLET Jean-Loup, DEVEAUX Marie : Les curiosités de la langue française pour les Nuls. Partez pour un voyage passionnant au cœur de la langue française ! Découvrez les richesses d’une langue millénaire. Illustrations de Stéphane Martinez. 1 vol. br, 360 p, éd. First éditions, 22,95  €.

9782412047583ORIQuand est née notre langue ? Pourquoi et comment a-t-elle évolué ? Pourquoi parle-t-on avec différents accents dans les différentes régions de France ? Quelle est l’origine de nos expressions, souvent bien savoureuses ? Pourquoi l’accord du participe passé est-il si compliqué ? De l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 au français que l’on parle en Afrique ou au Québec, des si nombreux verbes irréguliers au pluriel des mots-composés et de la féminisation du français aux homonymes, découvrez dans ce livre l’histoire et les excentricités de la langue française ! Jean-Loup Chiflet et Marie Deveaux racontent avec passion la fabuleuse histoire d’une langue en perpétuel mouvement et expliquent de manière ludique son fonctionnement (ou plutôt ses dysfonctionnements !). Jean-Loup Chiflet est écrivain et éditeur. Il est l’auteur à succès de nombreux ouvrages qui témoignent de son amour des mots et de la langue, parmi lesquels le Dictionnaire amoureux de la langue française (2014), et Oxymore mon amour, dictionnaire inattendu de la langue française (2011).Marie Deveaux, qui réside en Bourbonnais,  est éditrice et auteure, entre autres, de dictionnaires, d’encyclopédies (Larousse, Bordas, Harrap’s, Fleurus…) et de livres d’humour dont plusieurs coécrits avec son époux, Hubert Deveaux (Qui va à la  chasse perd sa place, L’arbre qui cache la forêt, Il faut que Génisse se passe…)

• DEPRESLE Pascal : J’ai trop traîné sous la pluie. 1 vol. br,  éd. Hervé éditions, 14,24 €.

capture-4► “Parce qu’il me reste encore des gouttes qui ne veulent pas partir, ni de ma peau, ni de mes yeux, parce que le soleil, qu’il soit de n’importe quelle saison, ne sèche jamais vraiment tout à fait ce qui est fait de chair et de sang, ce qui est fait de blessures et de cicatrices, de douleurs et de souvenirs. Ces souvenirs que je viens vous livrer ici (…). Ne m’en voulez pas si vous trouvez que, par moment, la vie est cruelle, trop cruelle, je ne choisis pas les couleurs qui dansent autour de moi quand mes souvenirs s’en viennent toquer à la porte de mon inconscient. Dans ces moments, je revois les visages rieurs, les enfants, les moins jeunes, les buveurs qui parlaient fort, ceux, les taiseux, qui n’en disaient mot, mais n’en perdaient pas une miette”. Pascal Depresle, né en 1966 à Montluçon est un passionné de lettres et d’écriture qui a connu un parcours chaotique qui l’a amené à traverser la France durant plusieurs décennies. Il  signe ici son premier “format long”, sous la forme d’un récit témoignage de  “ cette jeunesse de cinquante années passées qui refuse de mourir”.  Il raconte la vie dans ses poèmes, dans ses textes, la vie qui passe, qui aime, qui pleure, que chante ou qui blesse parfois d’une insoutenable cruauté et d’autre fois d’une folle tendresse et insouciance (Source : Blog ledixvinsblog)

 • DI PAOLANTONIO Sophie : Ne t’éteins pas. Nouvelle édition. 1 vol. br, 160 p, éd. J’ai lu, coll. Littérature française, 6,50 €.

Z DI PalontaAngèle, jeune étudiante en droit, mène son existence comme elle l’entend, partageant son quotidien et ses plus grands rêves avec Amélie, sa meilleure amie. Mais un soir de novembre, son destin bascule : elle est victime d’une attaque terroriste. Alors qu’elle est persuadée de vivre ses dernières heures, Angèle croise le chemin de Rémi, prêt à tout pour s’en sortir. Confrontés au pire, ils devront apprendre à se connaître pour tenter de survivre. Originaire de Montluçon, Sophie Di Paolantonio vit désormais à Paris. Après un parcours d’élève dyslexique et dysphasique, elle a décidé de tirer le meilleur parti de son imagination débordante, à travers un premier roman, Les choix de Clara publié en 2017.

FABRE Xavier : Alzheimer, un océan pour vous dire. Préface d’Anne Quéméré.  Postface de Joël Jaouen, président de France Alzheimer. 1 vol. br, éd. Vivre tout simplement, 14 €.

Mise en page 1Trois ans après avoir relié à la rame en solitaire les Canaries à la Martinique pour sensibiliser à l’isolement vécu par les malades d’Alzheimer, le Bourbonnais Xavier Fabre, originaire de Coulandon, a choisi de publier le récit de cette aventure. “ Alzheimer, un océan pour vous dire… met en évidence ces deux traversées solitaires, l’océan à la rame et la maladie d’Alzheimer avec toutes les deux, leurs lots d’isolements, de ruptures, de pertes de repères, de colères mais aussi d’illuminations. Avec cet ouvrage, Xavier Fabre, qui, au quotidien, accompagne des patients touchés par la maladie d’Alzheimer, livre bien plus qu’un carnet de bord. Il y décrit les émotions qui l’ont habité pendant cette navigation. Et entend s’adresser à tous ceux qui ont, dans leur entourage, une personne concernée par la maladie et qui souhaitent lui venir en aide. Son objectif, c’est de permettre aux aidants familiaux et professionnels et à tous ceux qui sont en lien et qui gravitent autour de la personne fragilisée, de poser un regard différent sur les symptômes et de trouver des clefs pour maintenir la relation avec son proche. La traversée sert à illustrer ses propos.

• FALLET René : Le braconnier de Dieu. Réédition commentée et illustrée. Préface de Gérard Pussey. Illustrations de Michel Vassart. Postface de François Colcombet.1 vol. br,  288 p, illustrations, éd. Bleu Autour, coll. Classiques Bleu Autour,  27 €. 

FalletL’attaque du roman, dont la première édition remonte à 1973,  est bénie : “ Ce fut en allant voter Pompidou que Frère Grégoire rencontra le péché”… Diable : désobéissant au supérieur de son abbaye bourbonnaise, il vote communiste puis part vivre d’amour et de saint-pourçain frais. Pour autant, Grégoire Quatresous, ci-devant ouvrier agricole, ne jette pas sa vocation aux orties : dans la joyeuse langue du cru, il célèbre les bienfaits divins d’ici-bas, allant jusqu’à fonder une abbaye rabelaisienne. Et toute une France rurale et gaillarde, rétive au satané progrès, reprend vie. “ Ce trappiste à bonne tête de Bourvil, a écrit Brassens, La Fontaine et Marcel Aymé l’auraient aimé comme un frère”. Alors il faut lire cette fable drôle, cette farce épique, ce trésor aujourd’hui oublié de littérature populaire et, en même temps, rendre grâce à René Fallet. L’ouvrage comporte des contributions d’Olivier Belin, Agathe Fallet, Philibert Humm, Michel Lécureur, Xavier Monthéard et  Jacqueline Tissier.

9782414485314• FERRANDON Gaëlle, SCHARTIER Enzo : Survie sur l’île d’Ohana. Roman d’aventure. 1 vol. br, 44 p, illustrations en couleur, éd. Édilivre, 7,50 € (version numérique : 4,99 €).

Qu’il est beau d’être jeunes et pleins de projets entre copains. Du jour au lendemain, Enzo embarque Timéo dans sa folle aventure. Déposés sur une île déserte, ils vont vivre des expériences uniques, qui les marqueront à vie. À seulement 9 ans, Enzo Schartier, aidé de Gaëlle Ferrandon, sa mère, a profité du premier confinement qu’il a passé  chez lui à Villefranche-d’Allier pour écrire ce roman d’aventure qui a pour cadre l’île d’Ohana.

• FERRIEUX Claude : Meurtre en Drôme des collines. Enquêtes romanaises. Roman policier. 1vol. br, 189 p, éd. Édition & Régions – La Bouquinerie (Valence), 16 €

Z Livre ferrieu►  À Romans-sur-Isère (Drôme), s’écoule la vie tranquille d’une cité moyenne, active, tournée vers la petite industrie, l’artisanat et l’activité commerciale. Tout à coup, la cité  se voit troublée par un fait divers sordide. C’est sur la commune limitrophe de Chatuzange-le-Goubet, à l’ensemble sportif de Pizançon, qu’à l’occasion d’une fête, un crime atroce paraît avoir été initié. Les faits : lors d’une soirée de juin où était organisé un concours de pétanque avec la joyeuse ambiance qui l’entoure, une jeune fille de quatorze ans disparaît. S’agit-il d’une simple fugue ? Doit-on redouter le pire ? La famille, les amis de la victime sont romanais, et si les premières constatations ont été faites par la gendarmerie de Bourg-de-Péage, relayée par Romans et Valence, c’est une équipe du commissariat de Romans qui est en charge de l’enquête : les capitaines Kévin Dévaux de Triors (déjà présent comme lieutenant dans “Alerte à Romans”), et Annabelle Favara, naguère lieutenant dans une autre série policière de l’auteur, bien connue pour avoir officié dans “ Bourbonnais pris au piège”. Elle vient d’être mutée à Romans. Doit-on soupçonner des proches, des amis ou des inconnus de passage ? L’enquête permet de visiter Romans, Valence, la campagne environnante, dans les vignobles, au pied du Vercors et dans les collines…  Ancien professeur agrégé d’italien, Bourbonnais d’origine  et Romanais d’adoption depuis de longues années, Claude Ferrieux se consacre à l’écriture. Outre ses romans policiers, dont ceux mettant en scène le commissaire Bourbonnais, il a publié de nombreux ouvrages historiques ou romanesques.

• FILLETON Dominique : Crimes en Bourbonnais. Roman policier. 1 vol. br, 288 p, éd. Champs-Élysées – Philippe Chatel, 20 €.

128676662_1123171271434741_7781145324435303389_nLa psychose s’est installée tout doucement sur la campagne domératoise, à proximité de Montluçon, depuis que le corps d’un homme laissé pratiquement pour mort a été découvert, un 14 juillet. Il gisait dans un sous bois, tout près du lotissement de Bressolles, proche du centre de Domérat.  Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer pour en arriver à une telle découverte, dans cette petite commune du Bourbonnais ? Un lieu  qui, d’ordinaire, est si paisible et où il fait bon vivre, du moins en apparence. C’est la brigade de gendarmerie d’Huriel, à quelques kilomètres de là, qui se retrouve chargée de l’enquête. Dominique Filleton est l’auteur d’une série de livres-albums de cartes postales, après un premier album paru en 2013, qui était consacré à l’histoire de la piscine Saint-Jean, à Montluçon.  “Crimes en Bourbonnais” est sa toute première incursion dans le genre romanesque. Féru de faits divers, en même temps que fervent défenseur du terroir et du patrimoine, il est aussi un des fondateurs du groupe Facebook Quand tu as connu Montluçon comme ça, qui affiche aujourd’hui plus de 7000 membres.

• FORGE Sylvain : Sauve-la. Roman policier. 1 vol. br, 400 p, éd. Fayard, coll. Fayard noir, 17 €.

41Ki+d-zA1L._SY344_BO1,204,203,200_ Alexis Lepage, modeste employé d’assurances, est sur le point de se marier avec la fille de son patron lorsqu’il reçoit un message de Clara, son amour de jeunesse, qui refait surface après des années. Alors qu’elle le supplie de l’aider à retrouver sa fille disparue, Alexis hésite. Que dissimule cette demande impromptue, si longtemps après leur séparation ? Et pourquoi Clara refuse-t-elle de le rencontrer ? Replongé dans un passé dont il n’a jamais fait le deuil, Alexis va partir à la recherche d’une fille dont il ignore tout. Son enquête le conduira droit en enfer. Un thriller haletant sur l’intrusion du numérique dans nos vies, son impact sur nos représentations du monde et de la mort. Originaire de Bellerive-sur-Allier, où sa mère a été conseillère municipale, Sylvain Forge vit aujourd’hui à Nantes  où il travaille dans la cyber-sécurité  en entreprise. Il  a déjà à son actif une dizaine de romans et il a été lauréat  du prix du Quai des orfèvres en 2018, pour Tension extrême

• KALMAR Pierre : L’inoubliable senteur des groseilliers à fleurs : Jardins fleuris de Thiers et de Montluçon. 1 vol. br, 72 p, éd. Pierre Kalmar, 8 €.

Z Kalmar senteursDans ce court volume composé durant le confinement Pierre Kalmar parcourt son jardin thiernois et s’attarde sur les plantes et les animaux qui le peuplent, tout en le comparant avec le jardin de ses parents, à Montluçon. Né le 18 janvier 1967, à Montluçon, Pierre Kalmar vit à présent dans le Puy-de-Dôme. Il est l’auteur de romans et de nouvelles fantastiques à décors régionaux, des nouvelles ésotériques qui explorent le thème de l’au-delà, de récits de souvenirs et de volumes sur les chutes d’eau du Puy-de-Dôme, ces derniers en collaboration. Il publie également des albums de  photographies anciennes, des témoignages ainsi que des ouvrages à caractère historique à partir d’anciennes correspondances inédites qu’il collectionne.

• KELLER Christiane, KELLER Amandine : Au fil … de la merveille. Préface de Jean-Pierre Siméon. Photographies de Damien Keller. 1 vol. br, illustrations, éd. Christiane Keller (ouvrage vendu au profit de RESF 03), 15 €.

p9220010.HC9Jl8vsISO5Un livre-aventure familial, qui est né de la plume d’Amandine Keller, poétesse en herbe. Mais aussi de celle de Christiane Keller, sa grand-mère, poétesse bourbonnaise qui  publie depuis 40 ans. Enfin, c’est Damien Keller, père d’Amandine et photographe, qui a eu l’idée de se lancer dans cette aventure. Dans sa préface, Jean- Pierre Siméon (directeur du Printemps des poètes de 2001 à 2017, aujourd’hui directeur de la collection Poésie/Gallimard) écrit que  “La poésie est une parole donnée à la vie, une promesse réaffirmée devant tous d’être à la hauteur de l’exigence de la vie, c’est à dire de l’amour”. Ce livre représente donc une passionnante aventure familiale, où trois générations offrent leurs talents pour la cause d’enfants exilés qu’accompagne le Réseau d’Education Sans Frontières, à qui l’intégralité du produit des ventes sera reversée.  En grand-mère dévouée et en poétesse accomplie, Christiane Keller a conservé avec soin les vers de sa petite-fille qui écrit depuis l’âge de 9 ans. Elle a  14 ans aujourd’hui et ses derniers poèmes font apparaître les premières nuances d’un cœur adulte. Si Amandine est la plus prolifique des neufs petits-enfants des Keller, ce n’est pas la seule, et Christiane Keller, dans son nouvel ouvrage, réunit poèmes et prose des uns et des autres.  L’autre moitié de l’ouvrage est composée de ses poèmes extraits du “Perchoir aux étoiles” qu’elle avait publié en 1998 : “ Viens, tu es chez toi. De jour comme de nuit, tu aimeras ma maison, ma maison de mots”. Enfin Ismaël Cissé, orphelin exilé du Burkina Fasso, a  joint sa plume à celles du trio familial. C’est par deux de ses poèmes que se referme ce livre. Ils  sont dédiés à son “Pauvre village” et à son “Rêve” : “ Sans mes rêves, je cogite le retour d’une vie avec trêve et sans discours”.

• MAYMAT Nicole : Mon nom est Nasser. Récit. Préface de Jean-Pierre Siméon. 1 vol. br, 64 pages, 12 € (en vente dans les librairies moulinoises Coïncidence, Le Moulins aux Lettres et Espace culturel E. Leclerc).

Z MAYMAT LIVREDans ce livre vendu au profit de l’association Réseau éducation sans frontières (RESF) de l’Allier, la Moulinoise Nicole Maymat  raconte l’histoire vraie de Nassser, un jeune syrien dont elle érige le parcours individuel en destin emblématique, reflet du drame humanitaire qui frappe au pays de Bachar Al Assad.  Avec sa plume à la fois sensible et sans afféterie, Nicole Maymat était sans aucun doute l’auteure idéale pour s’atteler à cette tâche. La crise migratoire, ce ne sont pas que des chiffres monotones et sans âme qui s’égrènent entre migrants en France, migrants morts en Méditerranée, migrants clandestins, migrants régularisés, ou encore  migrants expulsés…Derrière, se cachent des visages, des familles détruites, aux vies saccagées et aux parcours chaotiques. Une réalité brutale qu’il y avait une urgence  à raconter et à transmettre. Ce pari,  Nicole Maymat l’a relevé avec succès. Dans son récit intense d’une cinquantaine de pages, elle personnifie cette tragédie humaine en l’attachant au nom de Nasser, ce jeune Syrien dont elle érige le parcours individuel en destin emblématique, reflet du drame humanitaire qui frappe en Syrie un pays qu’ont dû fuir depuis 2011, plus de 9 millions d’habitants. Sans plaidoyer ni idéologie politique, à partir d’une émotion profonde et personnelle, Nicole Maymat donne ainsi un écho à ceux qui ont été privés de leur voix, celle des vaincus de l’histoire. Un court récit qui est une œuvre riche et pétrie d’humanité, en même temps qu’un témoignage salutaire au regard de l’actualité (d’après l’article d’Antoine Delacou, La Montagne, 20/12)

• MICHAUD Thierry : Tout a une fin. Roman policier. 1 vol. br,  auto-édition Thierry Michaud (Saint-Pourçain-sur-Sioule).

1813254Auteur d’un premier roman, “Revivre en paix”, paru en 2017et consacré à  la vie d’un jeune gendarme dans l’Allier entre 1918 et 1944, Thierry Michaud propose avec “Tout a une fin” une suite qui peut se lire indépendamment. On y retrouve  l’adjudant-chef Pierre Meunier. L’intrigue et les nombreux détails véridiques qui émaillent le roman, fruit d’une longue fouille dans les archives,   permettent de se replonger dans le grand bain de l’Histoire, en l’occurrence celle de  la Libération de l’Allier et des premières années d’après-guerre. Pierre Meunier vit de l’intérieur un massacre commis à la ferme des Mayences, à Chapeau. Après guerre, son fils Gabriel, qui s’est illustré à Montluçon dans la Résistance, décide  de monter à Paris pour intégrer l’usine Hotchkiss. Son habileté dans le métier, lui permet d’être promu dans l’usine de fabrication automobile et lui vaut de  participer aux essais sur route. Le hasard des rencontres le fait  tomber  amoureux de la fille d’un gendarme qui a été tué aux Mayences. Mariée, à la tête d’une filature dans le Sud de la France, elle se révèle le prototype de la femme moderne. Leur idylle est autant secrète que naturelle. Pendant ce temps, le père de Gabriel mène l’enquête, toujours à la recherche du  légionnaire français qui a contribué au massacre à Chapeau et qu’il a identifié grâce à sa voix.

• MORIER Richard : Le Père Noël a disparu. 1 vol. br, éd. Les films 19, 15 € (18 € franco)

MORIERAdapté d’un scénario de Richard Morier, dans un style qui lui est propre, Le Père Noël a disparu est un roman en forme de conte magique pour tous ceux qui ont su garder leur âme d’enfant. Durant la nuit du 24 décembre 1948, en, Montagne Bourbonnaise, le petit train de la vallée est bloqué par des chutes de neige exceptionnelles. Des passagers très spéciaux se retrouvent à l’auberge du village de Saint- Clément et vont devoir y passer la nuit de Noël. Les gens du bourg ont organisé la veillée avec les villages voisins et la venue d’un Père Noël, mais celui-ci n’arrive pas. Le Père Noël a disparu ! On reste sans nouvelle et on se décide à envoyer une équipe de secours à sa recherche. Plus vantards que super héros, ces aventuriers de pacotille partent en automobile pour une équipée improbable en pleine tempête. Pendant ce temps là, au village, il se passe des choses étranges. Des éclairs inexpliqués dans le ciel attirent l’attention de la petite Augustine…

• MORIER Richard : Les mystères du château de Champala. 1 vol. br, éd. Les films 19, 15 € .

127090643_10158039175892933_685903896586700348_o► Ce roman est une comédie, pour rire et se sentir bien dans un monde de personnages truculents et absurdes. Qu’ils soient beaux ou terriblement laids et méchants, on s’attache à eux. Ils surgissent d’un conte, cachés au cœur de nos imaginaires cinématographiques. Une intrigue pleine de mystères, de rencontres étranges, des situations qui se succèdent dans un rythme rapide et léger.  L’auteur écrit comme il filme, c’est fluide dans un style très imagé. L’émotion, la poésie des ambiances, la douceur des paysages, l’odeur de la campagne, se retrouvent à chaque ligne. Un roman qui se veut une invitation à embarquer pour un voyage vers ce château, à parcourir les collines et les forêts, à descendre dans les oubliettes et, finalement, à se  laisser  emporter dans l’aventure. Richard Morier est l’auteur de plusieurs autres romans publiés par les éditions Les Films 19 : Akris, Le Père Noël a disparu et La 7ème lettre.

• OLLIER Christelle : La passerelle. 1vol. br, 120 p, éd. Bookelis, 12 €.

la passerelleUn roman dont l’intrigue se noue autour de la Passerelle des Nicauds, vestige de la grande époque de l’essor industriel de la ville de Montluçon, vouée à disparaître. Exclue de l’université, Colombe se trouve dans une impasse. Alors qu’elle commence à comprendre qu’elle doit renoncer à ses chimères, la passerelle s’offre à son regard et l’attire irrésistiblement. Dans un Montluçon imaginaire, recréé pour dire combien ce récit est d’abord symbolique, La Passerelle se lit comme un conte moderne. Le lecteur est par ailleurs invité à voir dans l’aventure de l’héroïne le combat actuel de la littérature même. Un récit intime et imaginaire qui montre à quel point les vestiges u passé ont une prise sur notre inventivité.

• SIRY Renaud : Signé Mona. 1 vol. br, 380 p, éd. Douin,22  €.

C1-signe-mona-renaud-siryRenaud Siry, qui  a des attaches bourbonnaises et vichyssoises, signe ici son premier roman. En s’appuyant sur un fait divers bien réel, le vol de La Joconde en août 1911, perpétré par Vincenzo Perrugia , un ouvrier italien, il a écrit   un polar qui est une véritable immersion dans l’univers des musées. Un roman entre  polar et bluette sentimentale, qui conduit le lecteur à Paris, à Moscou, à Florence et à Las Vegas, pour conter une histoire à rebondissements. L’auteur renoue avec les ficelles du roman-feuilleton qui fit la fortune des journaux du XIXè siècle, tout en y ajoutant  quelques-uns des procédés des  séries policières télévisées et des thrillers. Ce gros roman, foisonnant, est parsemé de cartes postales sur les villes traversées, prenant parfois des airs de guide touristique et de guide gastronomique. Le monde des musées, de la restauration d’art et de l’expertise sert de toile de fond à l’action. Renaud Siry, musicien, chanteur, compositeur, collectionneur,  a été rédacteur en chef de divers magazines spécialisés dans le domaine du jazz ou dans  celui des voitures miniatures. Il est également l’auteur d’ouvrages thématiques consacrés à l’automobile, parmi lesquels “Trois cents voitures au destin inattendu”, publié en 2018.

• TÉNOR Arthur : Les aventures d’Agathabaga : Tome 3 : La sorcière. Livre pour enfants, à partir de 6 ans. Illustrations de Valérie Michaut. 1 vol. cartonné, 75 p, illustrations en couleur, éd. Lito, 14,60 €.

Z TENORArtur Ténor signe ce troisième volume des aventures d’Agathabaga, la plus loufoque et la plus maladroite des sorcières, qui, avec ses gaffes légendaires, enchante à chaque parution  les petits et les grands. Entre un anniversaire à fêter, un passage à la télévision, la rencontre avec une fée, de l’électricité à installer et… l’amour, Agathabaga ne s’embêtera pas. Et nous, non plus ! Arthur Ténor, ancien instituteur,  installé en Bourbonnais, aime l’aventure, le mystère et l’histoire, des ingrédients  qu’il  utilise pour rédiger des ouvrages passionnants et étranges. Auteur prolifique, il  a publié chez de nombreux éditeurs, parmi lesquels  Grasset, Magnard Jeunesse, Pocket Junior… Chez Lito, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dans les collections “ Moi, j’aime les romans” et “Les poches illustrés”. Il est aussi l’auteur de la collection “Le Félin, agent médiéval” qui compte huit titres, et des  trois tomes en grand format d’Agathabaga. L’illustratrice, Valérie Michaut, a suivi les cours de l École des Arts Décoratifs de Strasbourg où elle vit. Elle collabore régulièrement avec Artur Ténor.

• THOMAS Christian : Lorin. 1 vol. br, 318 p, éd. Vérone, 23,50 €.

christian-thomas_9791028412227En janvier 1994, Lorin rejoint sa mère, Marguerite, en Bourgogne. Sur le point de décéder, elle  lui révèle le lourd secret de ses origines. En racontant sa vie, Marguerite décrit celle d’un village français, au fil du XXe siècle. Ce premier roman est tout à la fois la saga d’une famille et l’histoire du parcours de vie de Lorin, dans la France des années 1940 jusqu’aux années 1990, en Bourgogne mais aussi à Paris, à Nice et à Vichy. Au fil des pages, l’auteur décrit le travail auprès des charolaises ou dans les vignes, mais aussi dans les administrations et les commerces. On  entrevoit une amélioration progressive des technologies mais le roman va plus loin que ce constat. Il raconte aussi la vie sensuelle de ses personnages, dressant le tableau d’une évolution autant intime que sociale de la France au XXe siècle: “J’ai écrit cette histoire parce qu’il ne faut jamais oublier son passé, même s’il faut vivre aujourd’hui et demain. J’ai imaginé tous les personnages et toute l’histoire, sauf le voyage de Lorin au Tchad, qui est une scène réelle et vécue lors de mon premier voyage” dans ce pays, explique Christian Thomas, né en 1953 à Moulins et retraité, après une carrière dans l’armée de l’air.

• VERNIER Jean-Frédéric : L’Enfant  loup. 1 vol. br, 184 p, éd. Ateliers Henry Dougier, 16  €.

31hDIiJF9pL._SX327_BO1,204,203,200_À neuf ans, isolé suite à un drame familial, Adrien se lie à un loup…“ Chaque nuit, je sortis plus longtemps que la nuit précédente. Un cri de bête, âpre, émouvant, me fit tourner la tête vers une colline gorgée de soleil. Je crus discerner une silhouette sur la colline. Ses contours se précisèrent. Il s’agissait d’un loup, dont la fourrure, plus blanche que neige, m’aveuglait.” Hiver 1966… Adrien et sa mère s’exilent aux confins du Bourbonnais. Déscolarisé, isolé avec une mère de plus en plus lointaine, l’enfant aspire à se raccrocher à quelque chose, à quelqu’un. Près du bois des  » Morts-Vivants « , un grand loup blanc rôde alentour et va se lier avec le garçon… Et si derrière ce conte contemporain se cachait un drame familial tristement ordinaire ? Auteur de théâtre et de fictions radiophoniques, Jean-Frédéric Vernier vit à Paris. De par son mariage avec une Commentryenne,  il a tissé de solides liens avec le Bocage bourbonnais. Le couple possède une résidence secondaire à Chavenon, entre Le Montet  et Villefranche. Ces paysages qu’il arpente, été comme hiver, depuis vingt ans, constituent donc naturellement le cadre de son tout  premier roman.

• VIOT Zoé : Rue des Boulets. 1 vol. br, 189 p, illustrations, éd. Héliopoles, 15 € (version numérique : 9,99 €)

Z VIOTDans ce roman d’apprentissage où l’humour déjanté côtoie les épreuves d’un destin brisé, Zoé Viot illustratrice indépendante, très attachée  à la région de Tronçais,  partage avec ses lecteurs sa vision libératrice de la vie. Il s’agit d’une autofiction où tout est vrai, mais rien n’est exact, selon l’auteure. C’est donc son histoire, mais avec quelques petits arrangements. Elle évoque explicitement les mauvais coups que la vie peut réserver à chacun, les blessures et l’incroyable énergie à déployer pour y faire face. Des moments difficiles, mais que l’humour parvient toujours à dédramatiser. La mécanique romanesque est construite autour des lieux qui ont marqué la vie de Zoé Viot, des adresses parisiennes mais aussi la forêt de  Tronçais où elle puise ses origines familiales et où elle aime revenir pour échapper à la frénésie de la vie dans la capitale.

• WIRTH Thierry : Récits, contes et légendes du Bourbonnais : Tome 2. 1 vol. br, 173 p, illustrations, éd. Thierry Wirth, 15 €.

téléchargement► Deux ans après la sortie d’un premier ouvrage sur le même thème, Thierry Wirth propose dans ce second tome une quarantaine de nouveaux textes. Ces récits, contes et légendes, bien qu’ils aient  souvent la même trame, diffèrent toutefois selon leurs particularités régionales, comme la présence des animaux, des étendues d’eau ou des montagnes. Trois grandes thématiques ont été retenues : d’abord, la religion, qu’il n’est pas question d’attaquer, mais plutôt de montrer ses représentations, y compris lorsque le curé est tourné en dérision… Ensuite, le diable et, enfin, le fantastique et le merveilleux, chapitres dans lesquels  le rêve prend le pouvoir. L’ouvrage se termine par des explications sur la question de la morale dans les récits, les contes et les légendes, ainsi que les métiers qui ont mauvaise réputation. Thierry Wirth est également l’auteur de plusieurs ouvrages historiques consacrés notamment à l’histoire de Vichy.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• ANDROUIN Loïc, AUDRY-BRUNET Emmanuelle, SALVAYA Florie : Témoins d’argile : les figurines en terre cuite  du centre de la Gaule. Catalogue de l’exposition  du musée Anne-de-Beaujeu (17 octobre 2020 – 30 juin 2021). 1 vol. br, 200 p, illustrations  n-b et couleur, éd. Faton, 29 € .

Témoins-dargiles-497x600Dans le courant du XIXe siècle, au cœur du département de l’Allier, les découvertes de petits objets en terre cuite attirent l’attention des érudits et des chercheurs. Alfred Bertrand, Louis Esmonnot ou encore Edmond Tudot, membres de la Société d’émulation de l’Allier, entreprennent alors de fouiller plusieurs de ces sites. Ils mettent au jour de nombreux fours datant de l’Antiquité ainsi que des fragments de figurines et les moules qui ont servi à les produire. L’étude de ces artefacts met ainsi en lumière ce riche territoire de la basse vallée de l’Allier. C’est à la croisée de plusieurs peuples celtes (Éduens, Bituriges-Cubes, Arvernes ou Ambivarètes) que se développent, entre le Ier et le IIIe siècle de notre ère, de nombreux centres de productions de céramiques appelés aujourd’hui “de Gaule centrale”. Parmi les poteries façonnées, la figurine en terre cuite tient une place importante et fait l’objet d’une commercialisation dans une grande partie de l’Empire romain. L’importance de ces productions est telle, que jusqu’à peu, elles étaient nommées “ figurines en terre blanche de l’Allier”, quand bien même il s’agissait de fabrications d’autres régions. Si la production de figurine, dans la basse vallée de l’Allier, est largement dominée par les représentations de déesses (Vénus et déesses-mères essentiellement), les coroplastes antiques ont su imaginer et créer tout un univers d’argile autour des dieux, des animaux de toutes sortes, des fruits, des objets du quotidien, etc. Aujourd’hui, le développement de l’archéologie préventive, la conduite de nouvelles recherches universitaires et la mise en place de protocoles d’archéologies expérimentales conduisent à apporter un nouveau regard sur cet artisanat. C’est cette vision qui est mise en avant dans cet ouvrage, afin de donner une nouvelle impulsion à l’étude de la coroplastie dans le monde gallo-romain. Ce catalogue est la première édition sur le sujet destinée au grand public.

• BARBARIN Philippe : En mon âme et conscience : l’affaire, l’Église, la vérité d’un homme. Ouvrage écrit en collaboration avec Philippe Legrand. 1 vol. br, 320 p, éd. Plon, 21 €.

Z Barbarin► Très discret depuis son arrivée cet été en Ille-et-Vilaine, le cardinal Philippe Barbarin, qui fut évêque de Moulins, avant d’être archevêque de Lyon, est désormais professeur au séminaire de Rennes et aumônier des Petites sœurs des pauvres. Avec ce livre dont les préparatifs ont été marqués du sceau de la discrétion. Il  entend livrer son témoignage sur les événements qui l’ont amené à démissionner de sa charge d’archevêque de Lyon :  “Tout se dit mais où est la vérité ? On a faussé tout ce que j’ai pu dire. On a interprété des faits en les détournant. On m’a traité de pédophile dans le métro, dans les rues, quand j’allais prendre le train. Je n’étais plus audible. J’étais coupable. Je peux comprendre. Face à de tels crimes commis par des hommes d’Église, y a-t-il eu des affaires classées trop vite ? Des dossiers écartés ? Une attitude dictée par la peur ? On peut le craindre. Le temps est venu d’apporter mon témoignage. La vérité est nécessaire. Pour tous”…

• BOURBON-PARME Maria-Térésa de : Notre patrimoine, c’est le vent de l’histoire. 1 vol. br, 225 p, illustrations, éd. Michel de Maule, coll. Témoignages, 20 €.

304_450_458► Un auteur italien du siècle dernier a écrit que “ Toute histoire significative est contemporaine”. Elle est contemporaine parce qu’elle est significative et que toute signification est vivante, elle interroge, elle contredit, elle propose, elle jouxte le mystère, elle se tient à la lisière de l’avenir, à la lisière de l’histoire. L’histoire, la voix de celles et de ceux qui se sont tus… mais pas pour qui les interpelle, la voix de celles et de ceux qui se taisent, mais pas pour qui les interpelle… Maria Teresa de Bourbon Parme a, toute sa vie, été une engagée. Ces rencontres furent multiples et internationales. S’attend-on à voir cette descendante d’Henri IV et de Zita de Habsbourg côtoyer Arafat, visiter les Irlandais catholiques luttant contre les Anglais, s’intéresser au Salvador et s’engager contre l’Apartheid en Afrique du Sud. Ce livre poursuit un voyage à travers le monde non en touriste mais en défenseuse de la liberté et de l’égalité. Il est question ici d’engagements pour la défense des grandes valeurs humaines sans lesquelles les titres ne valent rien. Avec les Bourbon Parme, c’est l’histoire de la France, de l’Espagne et de l’Italie qui défilent. Maria Teresa de Bourbon Parme a participé avec son frère Charles-Hugues à la rénovation du parti carliste et à l’action qui a mené l’Espagne à la transition démocratique.

• CHASSAGNE Renaud : Itinérance romane en Bourbonnais. 1 vol relié, 140 p, illustrations n-b et couleur, éd. de la Flandonnière, coll. Patrimoine, 19 €.

itinéranceAu gré de ses pérégrinations familiales en bocage Bourbonnais, Renaud Chassagne, architecte de son état, nous fait découvrir avec jubilation, sous la forme de notices illustrées au crayon, 76 sites romans combinant valeurs sûres et “pépites” encore méconnues. Son livre est une véritable invitation à découvrir et à partager avec lui cette flânerie exploratoire alliant charme des édifices et beauté des paysages et pourquoi pas une invitation  à sortir, carnets et crayons le temps d’une pause bienvenue dans ce beau département de l’Allier. Originaire du Périgord, Renaud Chassagne est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Tolbiac et depuis 2012, il est enseignant  à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon. Depuis Bizeneuille où il a des attaches familiales, il passe des vacances actives sillonnant avec délectation les routes ombragées à travers forêts et prairies vallonnées du bocage Bourbonnais. Renaud Chassagne n’a pas la prétention d’être historien de l’art mais simplement un observateur attentif du patrimoine roman régional. Il espère  transmettre au lecteur le plaisir d’admirer ces vieilles pierres.

• FAYOL Henri : Le traité et la notice. Introduction critique d’Armand Hatchuel et  Blanche Segrestin. Contient Administration industrielle et générale, ainsi que Notice des travaux scientifiques et techniques. 1 vol. br, 260 éd. Presses de Mines, 25 €.

Z FayolPourquoi et comment relire Henri Fayol aujourd’hui ? Pour la première fois, cet ouvrage réunit Le Traité et La Notice. Ces deux textes s’éclairent mutuellement et donnent à l’œuvre de Fayol une actualité inattendue. Le Traité d’Administration industrielle et générale, publié en 1916, dans un Bulletin de la Société de l’Industrie Minérale, puis chez Dunod en 1917, a installé Henri Fayol, comme l’un des précurseurs des sciences de Gestion. La Notice des travaux scientifiques et techniques de M. Henri Fayol, qu’il publie en 1918, a probablement été préparée pour l’Académie des sciences : elle décrit sa carrière ainsi que ses travaux industriels et scientifiques. Sa doctrine administrative y apparaît inséparable du développement des sciences, qui façonne une nouvelle représentation du futur et impose de nouveaux devoirs aux dirigeants. Le croisement de ces deux textes est l’une des voies du renouveau des études fayoliennes. Les deux textes, enchainés pendant la Guerre et, les deux, fruits d’une expérience murie dans les décennies précédentes, se complètent mutuellement. On connait mieux le Fayol dirigeant en découvrant le Fayol savant et innovateur. On comprend mieux l’originalité de ses concepts administratifs à la lumière de son parcours de dirigeant et de savant. Loin de figer une entreprise ou une administration dans un carcan procédural et bureaucratique – comme on l’a trop souvent cru – les principes fayoliens constituent un moyen privilégié pour affronter un environnement technique et concurrentiel avec une grande part d’inconnu. Ils instaurent la  prévoyance, le  perfectionnement  – aujourd’hui, la recherche et l’innovation – ainsi que “ l’union du personnel” comme des responsabilités majeures du dirigeant. Se dévoile ainsi la modernité du message fayolien, qui s’adresse autant à l’entreprise qu’à l’État : la bonne gestion doit se poser comme objectif de tenir ensemble l’innovation et la responsabilité sociale. Fayol aimait dire “nous réparons le passé et préparons l’avenir”… Henri Fayol (1841-1925), ingénieur des mines, a été directeur des mines de Commentry et directeur général de la société  de Commentry Fourchambault de 1888 à 1918. Il fut aussi un éminent savant et géologue.

• FRAISSE Marie-Joëlle (sous la direction de) : L’ancien canton de Commentry. Colombier, Hyds, Malicorne. 1 vol. br, 84 p, illustrations n-b et couleur, éd. Allier-Généalogie18 €.

Image_2020_Commentry_CouvertureUn ouvrage qui permet de se plonger dans deux mille ans d’histoire et qui montre l’évolution d’un territoire qui passe, au XIXè siècle, d’une ruralité tranquille à un espace industriel à la vie trépidante…Vallée de brise ou de charbon, où les langues d’oc et d’oïl se rejoignent, ces Combrailles, tant de fois le théâtre d’affrontements pour la conquête de ses territoires, ont vu naître, au XIXe siècle, une révolution industrielle. C’est le temps de  l’émergence de fortes personnalités, comme les Thivrier, qui vont marquer à jamais son histoire. Ce bouillonnement du milieu ouvrier verra Commentry devenir, en 1882, la première municipalité socialiste au monde. Ruralité et industrie se côtoient, s’entremêlent et on peut redécouvrir au fil de ces pages un passé à la fois si proche et si lointain. La variété des articles permet de retrouver les Pierres fougères, à Hyds, que certains nommeront monument mégalithique alors que pour  d’autres  il s’agirait du caillou que Gargantua a retiré de sa chaussure, en revenant de Saint-Pourçain. On apprend aussi que  Saint Patrocle, précepteur des fils du Roi des Francs, Clodomir, préféra la solitude d’un ermitage et que, rejoint par les villageois, il entreprit la construction d’un prieuré Monasterium Colombarii, qui donnera son nom au village de Colombier. L’ouvrage retrace aussi le parcours d’exception de Georges Delbard, ce passionné d’horticulture qui se considérait comme un “paysan de luxe”. On redécouvre aussi Emile Mâle, enfant de Commentry, académicien, médiéviste émérite, qui enseigna à la Sorbonne l’histoire de l’art chrétien du Moyen-âge, tout en restant très attaché à sa province et à sa ville d’origine.

• HOUSSAYE Arsène : Grandeur et décadence de Madame de Montespan : La mort de Madame de Montespan. Réimpression en fac-similé de l’édition de l’An XIX. 1 vol. br, 100 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 6 €.

Z Houssaye Montespan“Pendant que la duchesse de La Vallière pleure ses péchés dans les solitudes “peuplées de prières”, que devient sa rivale d’hier ? Sans doute son règne est toujours de ce monde. Mais elle aussi verra se lever le jour des pénitences. La première s’appellera mademoiselle de Fontanges, la seconde madame de Maintenon. Tant que mademoiselle de La Vallière fut à la cour, madame de Montespan craignit pour sa souveraineté. Elle avait beau railler le roi sur ses romanesques amours au clair de lune, elle s’avouait tout bas que Louis XIV aimait beaucoup à parler de ses premières aventures; elle avait peur qu’un jour il ne retombât sous le joug de celle qui l’enchaînait avec ses bras. Quand mademoiselle de La Vallière eut franchi le seuil des Carmélites, elle respira en toute liberté, comme si le monde était désormais à elle. Elle s’habilla tout d’or et d’argent; robes battantes, tout battant d’or; robes lamées d’argent, brodées aux Indes. C’était un éblouissement à éblouir jusqu’à madame de Sévigné … » Madame de Montespan ou Athénaïs de Montespan, à l’origine Françoise de Rochechouart de Mortemart, aussi appelée Mademoiselle de Tonnay-Charente, est née le 5 octobre 1640 à Lussac-les-Châteaux et elle est morte le 27 mai 1707 à Bourbon-l’Archambault, où elle était allée “prendre les eaux”..

• KALMAR Pierre : Un intendant général remarquable : Paul Esprit Marie de la Bourdonnaye, comte de Blossac, marquis du Tymeur et marquis de la Bourdonnaye. Ed. Bouteilles à la mer, disponible sous format Kindle- Amazon, 1 €.

Kalmar kindleLa découverte fortuite de trois courriers inédits de 1770, 1772 et 1773, de la plume de Paul Esprit Marie de la Bourdonnaye, comte de Blossac, marquis du Tymeur et marquis de la Bourdonnaye, est à l’origine de ce livre. Personnage peu connu du grand public, ses réalisations, son implication dans son travail, mais aussi son appartenance à une grande famille de l’Ancien Régime le rendent au moins célèbre sur le plan régional. Pierre Kalmar propose un opuscule relativement fourni et détaillé sans toutefois s‘engager dans une étude très approfondie qui aurait peut-être nécessité plusieurs années de recherches. Ces trois courriers inédits sont les seuls éléments d’archive qu’il a  utilisés, et pour rédiger la plus grande partie de ce texte. L’objectif principal de cet opuscule est d’évoquer le destin du comte de Blossac, en insistant sur la réalisation qui lui valut la postérité, à savoir la promenade qui porte son nom. Pierre Kalmar est né à Montluçon en 1967.

• LAURENT Christophe : Études pour le label Patrimoine du XXè siècle en Auvergne : recueil de 36 fiches monographiques. 1 vol. br, 386 p, illustrations, éd. Maison de l’architecture Auvergne – DRAC.

images“ Fondé sur de nombreux critères de sélection, le corpus analysé présente un intérêt indéniable, ne serait-ce que celui d’ouvrir les champ des possibles. Il n’est pourtant qu’un échantillon représentatif de  ce qu’il reste à découvrir, à étudier, et, le cas échéant, à protéger”. La première partie concerne des œuvres situées à Clermont-Ferrand. La deuxième partie traite de celles qui sont situées dans le reste de la région Auvergne. Pour l‘Allier :  Le pont de Prairéal, à Vaumas. – L’arche d’essai d’Eugène Freyssinet, à Moulins. – Le pont Boutiron, à Charmeil et Creuzier-le-Vieux. – Les bains-douches municipaux de l’Est, à Montluçon. – Le chevalement et les bâtiments houillers, à Noyant-d’Allier. – La poste centrale à Vichy. – Le palais du Lac, la Maison des jeunes et de la  culture, à Vichy-Bellerive-sur-Allier. – La maison Marinier, à Bressolles.

• MORAND  Paul : Journal de guerre : Londres-Paris-Vichy, 1939-1943. Édition établie et annotée par Bénédicte Vergez-Chaignon. 1 vol. br, 1028 p, éd. Gallimard, coll. Les cahiers de la nrf,  27 €.

Morand journalLe Journal de guerre de Paul Morand était un objet mythique dont l’existence même était sujette à caution. Au vrai, l’écrivain avait bien conservé ses notes prises durant la guerre et avait même commencé à en préparer la publication. Il en avait déposé le manuscrit à la Bibliothèque nationale, parmi un vaste ensemble de papiers personnels. Ce journal paraît pour la première fois, sans retouches ni coupes, et même complété des ajouts et des annexes prévus par Paul Morand lui-même et de quelques textes contemporains de sa rédaction. On se rappelle peut-être que Paul Morand, diplomate, était en mission à Londres le 18 juin 1940 et qu’il fut nommé ambassadeur en Roumanie en 1943. On découvre au fil des pages que, à défaut de s’être rallié en Angleterre au général de Gaulle, il choisit de se présenter à Vichy à l’été 1940, où il est mis d’office en retraite. Il décide alors de s’installer dans Paris occupé avant de rejoindre au printemps 1942 Vichy et le Cabinet de Pierre Laval, chef du gouvernement, en qualité de chargé de mission, poste qu’il occupera seize mois durant. À Londres, à Paris et à Vichy, de la déclaration de guerre de septembre 1939 à août 1943, Paul Morand a tenu son journal sans filtre ni censure, prenant note de ce qu’il voyait, de ce qu’on lui disait et de ce qu’il comprenait.  C’est l’œuvre d’un témoin conscient d’être placé aux premières loges de l’Histoire, observateur privilégié des réalités de la collaboration d’État et de la participation française à la mise en œuvre de la Solution finale. Ce Journal de guerre est un document exceptionnel pour l’Histoire.

MORER Michel, RECOULES André : Moulins sous la botte. Affiches de la guerre 1939-1945 Monuments commémoratifs. 1 vol. br, 170 p, 115 illustrations n-b et couleur, autoédition Michel Morer  (4 chemin de la Font Georges – 03400 Yzeure), 20 € en souscription jusqu’au 15/01/2021 (29 € franco)

moulins-sous-la-botte-livre-de-la-societe-d-emulation-du-bou_5079369De nombreuses affiches ont été apposées sur les murs de Moulins durant la seconde guerre mondiale, entre les affiches d’information, de sollicitation, de propagande, de menace ou de combat. Elles émanaient aussi bien de la République française, au début de la guerre, puis, après la défaite de juin 1940, que l’Etat français, de la Propagande allemande, des Autorités militaires d’occupation et d’organismes divers. Ce volume de 170 pages, sous couverture en quadrichromie, comporte  la reproduction de 115 affiches complétées par les photographies de monuments ou stèles commémoratifs ainsi que des plaques de rue. Elles proviennent du fonds de la Société d’Émulation du Bourbonnais ainsi que fonds qu’avait constitué Henri Durantin, un résistant moulinois qui avait collecté une centaine d’affiches entre 1939 et 1943,  date de son arrestation et de son envoi en déportation.  Un commentaire qui permet de  les replacer chronologiquement dans leur cadre local ou mondial agrémente cet ouvrage qui se veut un témoignage direct de la vie difficile des habitants de l’agglomération moulinoise dans les années sombres de l’occupation. L’ouvrage qui est  édité sous les auspices de la Société d’Emulation du Bourbonnais, ne sera pas en vente en libraire, après clôture de la souscription, le 15 janvier 2021, mais uniquement  auprès des auteurs au prix définitif  de 24 euros. Bulletin de souscription disponible sur le site de l’Émulation.

• PARIS Gilles, CARTILLIER Jérôme : Amérique, années Trump. 1 vol. br, 400 p, éd. Gallimard, coll. Esprits du Monde, 23 €.

Amerique-annees-TrumpDepuis l’élection de Donald Trump en novembre 2016, Jérôme Cartillier et Gilles Paris suivent au quotidien ses points de presse improvisés dans le Bureau ovale, ses voyages à l’étranger à bord d’Air Force One, ses tweets à l’emporte-pièce, la valse de ses conseillers et ministres, ses déplacements entre Washington et sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago ainsi que les meetings d’une campagne électorale permanente. Décryptant les bouleversements d’une société soumise aux électrochocs de la Maison Blanche, la déstabilisation inouïe de l’ordre mondial par la montée de l’antagonisme avec la Chine et l’Union Européenne, les auteurs livrent le premier récit circonstancié de la présidence du magnat de l’immobilier et de la télé-réalité qui a bravé tous les codes, mêlé business familial et conduite des affaires de l’État, mais a survécu à l’impeachment – s’appuyant jusqu’en février 2020 sur des indicateurs économiques au beau fixe. Ils font vivre l’irruption du Covid-19 aux Etats-Unis et sa gestion erratique, ainsi que les tensions raciales exacerbées par les violences policières à l’occasion de la mort de George Floyd. Tandis que la planète retient son souffle, ravagée par la pandémie et se préparant à une crise économique sans égal, l’échéance présidentielle américaine n’a jamais été aussi cruciale. En poste aux Etats-Unis pour le journal Le Monde depuis 2014, le Bourbonnais Gilles Paris, né à Vichy,  a évolué au cœur du pouvoir américain , avec la fin du mandat Obama et l’ère Donald Trump.

• PELLISSIER  Pierre : Salan. Quarante années de commandement.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 716 p, éd. Perrin, coll. Tempus, 12 €.

Z Salan Aspirant en 1918, Raoul Salan va franchir tous les grades s’offrant à un officier jusqu’aux cinq étoiles de général d’armée. L’Indochine d’avant la seconde guerre mondiale est, pour lui, le temps des découvertes : un pays, une population, une civilisation, une passion et les premiers contacts avec le monde du renseignement. Le conflit 1940-1945 le trouve partout où un officier peut combattre. Son retour en Indochine est plus déconcertant : il frôlera les sommets de la hiérarchie, sans jamais réunir sur son nom les pouvoirs civil et militaire. Salan ne séduit pas les gouvernements, qui lui refusent renforts et moyens. Après chacun de ses retours en France, il est pourtant jugé indispensable en Indochine ; aussitôt reparti, il redevient suspect aux yeux du pouvoir. Il renâcle mais reste discipliné. L’affaire algérienne change tout : il entre pratiquement en rébellion contre les derniers gouvernements de la IV ° République, pour rejoindre ceux qui appellent au retour de Charles de Gaulle. Les évolutions de celui-ci, sa démarche incertaine, troublent Salan. Très tardivement, lorsque le chemin tracé conduit de toute évidence à l‘indépendance, il choisit l’exil avant d’aller compléter le “quarteron” de généraux révoltés. Après leur échec, il rentre dans la clandestinité et prend la tête de l’O.A.S. ; ce qui le conduira à Tulle, dans les geôles de la République. La tombe du général Salan se trouve au cimetière de Vichy.

• PERRET Olivier : Gabriel Péronnet, un Bourbonnais républicain. Préface de Laurent Hénart. 1 vol. br, 650 p, 50 illustrations, index,  éd. Revoir éditions, en partenariat avec Azi la Garance, 30 €

Z PeronnetActeur de premier plan de la vie politique locale pendant plus de 40 ans, ne dédaignant pas de jouer aussi un rôle sur le plan national, voire international, qui ne se souvient pas d’avoir – au moins – entendu parler de Gabriel Péronnet ? Depuis son décès  survenu en 1991, aucun ouvrage ne lui avait été consacré jusqu’à présent, et au fil des disparitions des témoins de cette époque son parcours risquait de sombrer dans l’oubli. C’est la raison pour laquelle, après dix ans de travail sur un ensemble d’archives toutes aussi nombreuses que rares, Olivier Perret propose de (re)découvrir l’itinéraire de cet enfant du Bourbonnais qui allait le conduire jusque  sur les bancs de l’ONU à New-York, en passant par l’École Vétérinaire de Lyon pendant la Seconde Guerre Mondiale, le Conseil Général de l’Allier pendant vingt-sept ans, l’hémicycle de l’Assemblée Nationale pendant dix-neuf ans, les salons des Ministères sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing et de nombreux fauteuils prestigieux sous François Mitterrand. Sans oublier  la présidence du Parti radical-socialiste où il fut le contrepoids indispensable au bouillonnant Jean-Jacques Servan-Schreiber. Plus qu’une histoire classique de la Vè République, l’auteur fait découvrir ses coulisses  à travers les yeux de l’homme politique bourbonnais. C’est aussi l’occasion de côtoyer tout un monde politique, avec  les Bertucat, Chirac, Coulon, Fabre, Frélastre, Giroud, Giscard-d’Estaing, de Grossouvre, Lacarin, Lamoureux, Mitterrand, Pompidou, Rabineau, et tant d’autres ! Entre émotion, anecdotes savoureuses et réels dérapages, cette plongée révèle aussi un Gabriel Péronnet précurseur dans de nombreux domaines : communautés de communes, citoyenneté européenne, réformes constitutionnelles et indispensable primauté donnée à l’environnement notamment. L’ouvrage comporte un index regroupant un millier de noms.

• SCHIAVON Max : Le général Georges, un destin inachevé. Nouvelle édition augmentée. 1 vol. br, 544 p, illustrations, éd. Pierre de Taillac, 26,90 €.

max-schiavon-le-general-georges-un-destin-inacheve► Le général Georges, né en 1875 à Montluçon, fils d’un ouvrier verrier, est un personnage fondamental de l’Histoire de France entre 1914 et 1945. Pourtant, si son nom est abondamment cité dans les études consacrées à cette période, on sait finalement peu de choses de lui. Les mieux informés le connaissent pour avoir été grièvement blessé en octobre 1934 à Marseille, au cours de l’attentat qui a coûté la vie au roi Alexandre Ier de Yougoslavie et au ministre français Louis Barthou. On se souvient aussi qu’en en 1939-1940, il fut aux côtés de Gamelin, le chef des armées françaises sur le front de France et de Belgique. Pour la première fois, une biographie complète lui est consacrée. A partir d’archives inédites (officielles et familiales), Max Schiavon restitue avec brio le parcours et la personnalité de celui qui fut l’un des plus brillants militaires français du XXe siècle, mais dont le souvenir reste injustement attaché à celui du drame de 1940. La conquête du Maroc, la Grande Guerre dans les Balkans, l’entre-deux-guerres dans les hautes sphères de l’armée, l’attentat de Marseille, la défaite de 1940, puis la participation au C.F.L.N. (Comité Français de Libération Nationale) aux côtés des généraux de Gaulle et Giraud à Alger en 1943, sont autant d’étapes dans une carrière exemplaire à plus d’un titre. Cette biographie, qui avait connu une première édition en 2010, est une somme, riche en révélations et en informations inédites, qui nous invite à poser un regard neuf sur une période cruciale de l’Histoire de France !

• STUCKI Walter : La fin du régime de Vichy. De Pétain à la IVè République. 1 vol. br, 240 p, illustrations, éd. La Baconnière, 21 €.

Z Stucki Réédition d’un ouvrage publié pour la première fois en 1947, ce livre est un témoignage hors du commun susceptible d’éclairer d’un jour particulier cet interrègne (de juillet à septembre 1944) qui vit le gouvernement du maréchal Pétain céder la place aux forces de la Libération. Walter Stucki (1888-1963), qui publia immédiatement après la guerre ce témoignage, fut en effet l’un des diplomates suisses les plus influents de cette période : jugé trop indépendant par ses collègues de Berne, il est délégué en tant qu’ambassadeur auprès du gouvernement français dès 1938, fonction qu’il continuera d’assumer sous le gouvernement du maréchal Pétain, déplacé à Vichy, à partir de 1940, et jusqu’au départ forcé du gouvernement vichyssois sous la pression des forces d’occupation allemande à la fin de l’été 1944. Bien des années avant la réouverture du débat historiographique quant à l’implication de l’État Français dans la politique de collaboration (aux États-Unis, puis en France, dans les années 1970), ce diplomate  “à l’ancienne” livre un récit extrêmement serré et évocateur, quasiment heure par heure, de cette fin d’un monde, sans jamais se départir ni de l’objectivité d’un regard cherchant d’abord à éviter le massacre généralisé auquel la situation eût pu conduire – au-delà des clivages partisans donc – ni du courage politique teinté de ruse et de malice nécessaire pour endiguer ces passions tristes. Fidèle à la tradition de “neutralité active”  prônée par la Confédération helvétique pendant ces heures sombres, fidèle également à une éthique protestante de la dignité individuelle particulièrement marquée, son rôle et son engagement de premier plan furent salués par la ville de Vichy, dont il devint citoyen d’honneur au moment de la Libération. Le récit, élégant, malicieux, haletant, et se recommandant d’abord de vertus de transparence et d’équanimité, ramène l’histoire à sa mesure d’humanité. Walter Stucki  apporte un regard excentré, étranger et “étrangeant”, sur un épisode marquant de l’histoire de cette période.

• TAIN Gilbert : Louis-Albert Dode (1875-1945), avocat à Paris, dendrologue à Sorbier (Allier). 1 vol. br, illustrations, éd. DPEA – Défense du Patrimoine Est Allier, 12 € (17,82 € franco).

louis-albert dode_1Gilbert Tain, passionné par la botanique et  membre de DPEA, propose de redécouvrir un personnage bourbonnais peu connu du grand public, Louis-Albert Dode (1875-1945), qui fut à la fois avocat à Paris et dendrologue à Sorbier (Allier), où il avait fait bâtir avant 1914 le château des Thiollets.  Après avoir obtenu un doctorat en droit, il est a l’origine de la création, près de Sorbier, d’un important arboretum  personnel qui a compté  jusqu’à plus d’un millier d’arbres originaires de Russie, d’Amérique et d’Asie. Fondateur de la Société dendrologique de France, Louis-Albert Dode a entrepris au début du XXè siècle  des études sur les peupliers. On lui doit de nombreux travaux et publications sur différents arbres, en particulier  la description de plantes envoyées de Chine. À son décès, son  domaine est morcelé et  des arbres sont abattus mais il reste des spécimens originaires du Mississipi et du Missouri, et d’autres arbres exotiques.

• TREILHOU-BALAUDÉ Catherine (sous la direction de) : Yannis Kokkos. Scènes. Catalogue de l’exposition du CNCS . 1 vol. br, 336 p, illustrations n-b et couleur, chronologie, biblio, éd. Actes Sud, 39 €.

9782330136567 Dans le cadre de la nouvelle exposition sur les costumes de Yanis Kokkos, présentée  au Centre National du Costume de Scène, le metteur en scène raconte son itinéraire, ses inspirations et sa vie dans ce beau livre magnifiquement illustré. L’ouvrage   retrace le parcours de Yannis Kokkos, depuis l’enfance, sa formation, ses débuts de scénographe et de costumier pour le théâtre et l’opéra, les années passées auprès d’Antoine Vitez et d’autres artistes, jusqu’à l’aboutissement, avec sa carrière de metteur en scène international. Plus d’une centaine de documents inédits sont regroupés dans ce véritable journal intime qui constitue par ailleurs le catalogue de l’exposition sur Yannis Kokkos au Centre national du costume de scène, qui doit ouvrir avec un peu de retard, pour cause de crise sanitaire, le 15 décembre 2020.

• WACHSMANN Anne : Ces excellents Français: Une famille juive sous l’Occupation. Préface de Jean-Louis Debré. 1 vol. br, 300 p, 2 cahiers de 32 pages d’illustrations,   éd. La Nuée bleue, 25 €.

téléchargementÀ partir d’une enquête semée d’embûches et de fausses pistes, Anne Wachsmann retrace le quotidien de sa famille pendant l’Occupation. Devenue prospère, cette famille juive d’origine allemande et polonaise s’imaginait faire partie de ces “excellents Français” chantés par Maurice Chevalier en 1939. Avec ce livre, elle cherche à comprendre quelles stratégies de survie ses grands-parents ont t réussi à déployer. Ni révolutionnaires, ni même engagés politiquement, ces bourgeois sans histoires échappèrent à la Shoah grâce à leur entregent, une capacité d’adaptation insoupçonnée une bonne part de chance. À l’origine de ce livre, il y a une boîte  retrouvée dans un tiroir familial. Elle contient une centaine de cartes postales enfantines datées de la Seconde Guerre mondiale, d’apparence guillerettes, mais qui laissent entrevoir pour le petit Jean-Paul et ses parents, Poldi et Lise, des déménagements, des séparations, la nourriture qui fait défaut, la peur, le bruit des armes. Cette recherche quasi-obsessionnelle porte Anne Wachsmann, avocate comme son père et son grand-père, héros de cette histoire, de Strasbourg à Agen, de la Suisse à l’Allier et à la Creuse, en passant par Auschwitz, Marseille ou Grenoble. Le grand-père, craignant la guerre, avait prévu dès 1938 de louer une villa dans la station thermale de Néris-les-Bains, près de Montluçon, et c’est là qu’une partie de la famille passe l’ensemble de la guerre. Le récit conduit également le lecteur en Dordogne, dans la Creuse et dans le Puy-de-Dôme. Pour ce dernier département, c’est  l’occasion de rappeler que l’université de Strasbourg s’y est repliée durant tout le conflit.  En même temps, Anne Wachsmann convoque les écrits de nombreux historiens et les témoignages d’écrivains sur la vie des juifs sous l’Occupation (Georges Perec, Patrick Modiano, Anne Sinclair…), compulse les archives. D’une écriture fluide, l’auteure fait revivre avec sa rigueur de juriste la vie quotidienne de sa famille durant ces années noires, une famille en état d’alerte permanent mais qui sera préservée du pire grâce au soutien de quelques héros anonymes et à l’amour sans faille qui l’unit.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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 AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

filipendules• ANDRÉ David, COLLONGE Pauline : Filipendules. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. Revoir éditions, 16 €.

Suspendu à un fil, le lecteur se retrouve emmené par André David et Pauline Collonge à la rencontre de  cinq nouvelles dans lesquelles ils  racontent des passions impossibles ou surréalistes, des passés douloureux ou bienheureux avec le théâtre, l’Ecosse, les rues de Clermont-Ferrand, les Mines d’Auvergne ou les bassins aquatiques comme décor…

• ANGLADE Jean : Le chien du seigneur. 1 vol. br, 400p, éd. de Borée, coll. Les éternels, 11 €.

Z ChienÀ la fin des années 1940, Albert Moel s’installe dans une ville industrielle où il ne tarde pas à se faire embaucher comme manœuvre dans une grande usine. Le midi, à la cantine, il écoute beaucoup mais parle peu, ce qui alerte les syndicalistes qui voient en lui un espion du patron. Albert Moel doit alors dévoiler sa position plus vite qu’il ne l’avait prévu… Jean Anglade est le plus grand des écrivains auvergnats. Instituteur, professeur de lettres et professeur agrégé d’italien, il est fasciné très tôt par les mots et les livres et il n’a que douze ans quand un hebdomadaire publie l’un de ses poèmes. Aujourd’hui, on compte plus d’une centaine d’ouvrages de toutes sortes – romans, poèmes, essais historiques, biographies, albums – qui lui ont valu de multiples prix littéraires. Son œuvre toute entière, appréciée pour son style incomparable, riche de poésie, d’humour et de réalisme, est fidèle à ses deux plus grandes inspirations : l’Auvergne et l’humain

• ANGLADE Jean : Les mains au dos. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, coll. Les éternels, 11 €.

Z Mains dosIl y a plusieurs façons de se dresser contre la guerre : la maudire, dépeindre les horreurs qu’elle commet, étaler son absurdité. Dans ce roman à sketches, Jean Anglade se jette dans une entreprise difficile : faire rire d’elle. Car le ridicule peut démolir autant et plus que l’invective. En fait, c’est l’histoire de sept hommes dont les noms figurent sur un modeste monument aux morts de 1914 1918. Chacun était de son vivant affligé d’un problème insoluble : la guerre a résolu ces sept problèmes. Le roman a inspiré à Patricia Valleix un très beau film qui a obtenu à Aurillac le premier prix du cinéma rural.

• ANGLADE Jean : L’ivraie et le bon grain. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Les éternels, 11 €.

Z IVRAIEÀ l’issue de la Première Guerre mondiale, Donato rentre au pays avec, en guise de médailles militaires, une patte folle et un poumon percé. Mariella, sa fiancée, l’a attendu pendant sept ans. Ils se marient enfin, s’apprêtant à partager une vie qui ne leur offrira que deux abondances : la misère et les enfants. Dans leur pays, ce sont les Michelis qui règnent sur les hommes, en possédant tout : terres, maisons, bétail. Don Flore, le prêtre, règne quant à lui sur les âmes en menaçant des flammes de l’enfer les brebis égarées. Lors d’une procession en l’honneur de la Madone, un pont de bois s’écroule sous les pas de fillettes endimanchées. Vingt cinq enfants meurent, emportées par le fleuve en crue. Donato et Mariella perdent deux de leurs filles. Donato ne veut plus croire en la miséricorde de la Vierge : il l’insulte et en brise la statue. Sa révolte contre l’Eglise et la société prendra une forme plus pernicieuse encore, qui ébranlera leurs fondements…

• ANGLADE Jean: Poussières. 1 vol. br, 224 p, éd. Presses de la cité, coll. Terre de France, 20 €.

ANGLADEUn ouvrage posthume qui regroupe dix-huit récits et nouvelles inédits, écrits de 1931 à 1934, par Jean Anglade, alors adolescent. Dix-huit histoires et autant de petits bonheurs littéraires dans lesquelles pointe déjà tout le talent du conteur : son regard tour à tour tendre, caustique, affûté, posé sur ses personnages, sur une vie simple et sur les beautés champêtres.  On y rencontre pêle-mêle : Zozo, qui, sur le chemin de l’école, arrive en retard en classe à cause d’un sentier et d’un pivert trop bavards ; un percepteur à la vocation frustrée de poète, n’osant déclarer son amour à une belle Italienne ; Rémy, facétieux facteur, qui livre sans le savoir les lettres de sa femme à son amant ;le petit Maxime, goitreux à cause d’une salamandre, et rejeté par tout un village…Mais aussi un joueur de vielle, un village du nom de Branquignoles, un futur agrégé de mathématiques et tant d’autres, qui peuplent ce savoureux recueil.

• BARRAL René : Le Mystère de la Verdière. Nouvelle édition à destination des lecteurs malvoyants. 1 vol. br, 520 p, éd. À vue d’œil, coll. 16, 24 €.

Z BARRALAprès une longue captivité, Martin revient enfin au pays et retourne s’installer au domaine de la Verdière, où son père était régisseur. Il espère y retrouver sa place, et entend bien faire la lumière sur la mort de son père, dénoncé alors qu’il prêtait main-forte au maquis. Mais le domaine a bien changé : la baronne en a confié la gestion à l’époux de sa fille, un certain Gémayel que personne ne connaît, qui a lui-même nommé un régisseur sournois et violent, Suquet. Avec l’aide de ses amis, Martin va libérer le domaine du joug de ces malfaiteurs, et va réapprendre le bonheur et l’amour auprès de Lise.

• BARRAL René : Les Soleils de l’hiver. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 13,90 €.

Y BARRAL Soleil► Joseph Biron a 82 ans quand sa femme meurt, le laissant seul dans sa ferme cévenole. Sa voisine, avec qui il est en mauvais termes, lui fait parvenir des victuailles. Décontenancé, Joseph découvre peu à peu cette femme étonnante que tout le monde fuit. Il se sent revivre, restaure un four à pain, organise des repas avec famille, voisins et touristes. Quand un jeune homme débarque dans sa vie… Autodidacte, René Barral a su retenir de l’enseignement de ses professeurs d’antan, la curiosité et la soif d’apprendre. Une fois retraité, il étudié les lettres à l’université et a décidé de prendre sa plume pour dépeindre avec amour et verve les Cévennes. Souvent récompensé, il a su conquérir  un lectorat fidèle grâce à ses histoires généreuses, accessibles à un large public.

• BENOIST Pierre : De Prades à Clichy, souvenirs de jeunesse. 1 vol. br, 150 p, éd. de l’Arzallier (43300 Prades), 15 €.

Z Souvenirs PradesOctobre 1955. Les vitres de la blanchisserie tremblent. Je suis sur le pas de porte. Je regarde le ciel. Une fumée épaisse et noire s’élève derrière les immeubles. Que se passe-t-il ? Une explosion a eu lieu dans le quartier, à quelques pâtés de maisons du commerce de ma grand-mère, Alice. Dans mon esprit d’enfant, les limites du danger ne sont pas encore bien définies. Alors je cours, je cours à perdre haleine, en direction de l’endroit où je venais, la veille, de découvrir l’amour… Le premier flirt ! Ainsi commence le récit d’une jeunesse passée entre Prades et Clichy, entre l’Auvergne et le ciel gris de Paname. Entre liberté et devoir, entre copains de vacances et blousons noirs, entre airs d’accordéon et yéyé des années 60. Comme un fossé d’une vie à l’autre… Une jeunesse dont on se souvient, un beau jour, au crépuscule de la vie.

• BENOIST Pierre : Le testament de Mandrin : Tome I : Le fils. 1 vol. br, 239 p, éd. de l’Arzallier (43300 Prades), 19 €.

Benoiste mandrin 1Un engin mystérieux passe dans le ciel Altiligérien. Au même instant, lors d’une visite familiale, une vieille dame au crépuscule de sa vie transmet des propos obscurs accompagnés de paroles sibyllines à son neveu : un secret de famille lourd d’histoire qui, de génération en génération, s’était chuchoté lors de veillées familiales. Et si c’était vrai ! Et si une jeune femme, dans des temps anciens, avait découvert l’amour et modifié l’ordre des choses. En créant cette uchronie de l’histoire, grâce à la modification d’un événement du passé, l’auteur vous fait entrer dans un monde parallèle qui aurait pu modifier la marche du temps. Mandrin, La Fayette, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau et la Révolution Américaine auraient pu en être affectés. Cette trilogie qui commence avec le fils de Mandrin transporte le lecteur du Siècle des lumières à la Révolution française, puis à notre époque, et enfin, en fonction de la marche de l’histoire, vers des temps futuristes. Ce testament écrit par un homme libre deviendra-t-il la Constitution des temps futurs ?

• BENOIST Pierre, BENOIST Renaud : Les sorcières, de l’histoire au folklore. Préface de Richard Nolane. Illustrations de Monique Benoist. 1 vol. br, 189 p, illustrations, éd. de l’Arzallier, 19 €.

Benoist sorcièresDepuis la nuit des temps, les femmes ont célébré la communion entre les hommes et la nature. Des magiciennes vénérées des temps anciens aux sorcières traquées du Moyen-Âge, comment celles-ci ont-elles pu devenir ces êtres terrifiant les habitants des petits villages ? Que reste-t-il de ces affaires de procès en sorcellerie qui eurent lieu partout en Europe, et surtout en France durant la terrible Inquisition ? De l’histoire au folklore, ce livre conte les origines de celles que l’on a appelées sorcières, et qui ont toujours fasciné l’imaginaire populaire.

• BODON Joan : Lo libre dels grands jorns. Texte en occitan. 1 vol. br, 128 p, éd. Institut d’études occitanes, coll. A tots, 14 €.

Z BODONUn grand roman de Joan Bodon, alias Jean Boudou en français. Ce texte en occitan conte l’histoire d’un homme qui découvre qu’il est atteint d’un cancer et qui décide quitter son univers familier. Il fuit et cherche à se cacher de ses proches. Le hasard le mène à Clermont-Ferrand où il passera ses derniers jours. C’est l’occasion de faire un retour sur ce qu’a été sa vie passée : la fréquentation des bistrots sordides, la prostitution, la religion, mais aussi  des figures du sport ou de l’histoire qu’il a pu croiser. Joan Bodon qui est né à Crespin (Aveyron) le 11 décembre 1920, et qui est mort le 24 février 1975 en Algérie, est un romancier occitan qui a écrit toute son œuvre dans sa langue maternelle. Ses ouvrages publiés en français sont donc des traductions mais  plusieurs de ses écrits en occitan n’ont fait l’objet d’aucune traduction.

Bouchardy rainette• BOUCHARDY Christian : Les aventures de Rainette. La tribu des arbres et du ruisseau se révolte. Illustrations d’Alice Piéroni. 1 vol.relié, 28 p, illustrations en couleur, éd. Grenouille, 14,90 €.

Un bel album superbement illustré  par Alice Piéroni qui raconte les aventures d’une petite rainette. Cette jolie grenouille est catastrophée : les humains veulent détruire la nature où elle vit ! Avec l’aide de tous ses voisins les animaux, elle va mener une révolte pour éviter ce carnage… car il est important de préserver les milieux naturels !

• BOUDOU Josette : La Gloire d’Amélia. 1 vol. br, 424 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.  

Y BOUDOU Gloire► Un roman  qui met en scène  une héroïne volontaire, déterminée et émouvante et qui propose une profonde réflexion sur la condition féminine au début du XIXe siècle. Fille d’un maître papetier établi dans un petit village, Amélia, qui a perdu sa mère très jeune, vit dans un milieu modeste. Pourtant, grâce à sa marraine la baronne Eloïse de Mont-Ravel qui la considère comme sa propre fille, elle va s’élever au-dessus de sa condition. Tenace et courageuse, elle obtiendra le concours pour être professeur de français, et prouvera qu’on peut être une femme libre, intelligente, et amoureuse. Institutrice puis directrice d’école, Josette Boudou est l’auteur de nombreux romans à succès comme “Le Printemps d’Antonia” et “Les Grillons du fournil”. Elle consacre son temps à l’écriture et au journal d’une association culturelle. L’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Clermont-Ferrand lui a décerné le prix Gandois 2005 pour son roman “Le Mur de la destinée”. En 2008, elle a obtenu le prix Lucien-Gachon pour “Les Chemins de toile”.

• BOUDOU Josette : Marie, fille des montagnes. Nouvelle édition. 1 vol br, p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18,90 €.

Y BOUDOU MARIEMarie, fille unique de modestes paysans dans les années 1940, grandit entre ses parents. Leur existence lui semble douce dans la petite ferme nichée sur les rives d’un lac de montagne, car elle ignore tout d’un drame qui va nouer le destin de sa famille et le sien. Mariée sans amour à Victor, un rustre qui voit en elle une simple main-d’œuvre taillable et corvéable à merci, elle devra quitter sa terre d’enfance. Le temps d’un été, elle connaîtra pourtant l’amour d’un autre homme. Des moments qui ensoleilleront sa vie de femme et lui permettront d’entrevoir un rayon de bonheur au soir de sa vie.

• BOURBON Céline : Espinadel : tome 1 : Mon château, mon cauchemar. 1 vol. br, 240 p, éd. de la Châtaigneraie, coll. Ligne de mire, 14,90 €.

2 Espinadel 1 Pauline n’aime pas ce château, et ne veut pas y aller. Elle l’a pourtant bien dit à Axel. Mais son frère en a décidé autrement, pour son bien, croit-il. À peine arrivée, la jeune femme se rend compte que tout n’est peut-être pas tout à fait normal ici. Peu à peu, elle se demande si c’est elle qui devient folle, ou si le château ne serait pas plutôt bel et bien hanté, comme tous les habitants du village semblent le penser… Thriller horrifique 100 % frissons, ce premier tome d’Espinadel  garantit quelques cauchemars…Céline Bourbon, secrétaire de mairie, écrit pendant son temps libre. Après le succès de son témoignage, “Journal d’une alcoolique abstinente”, paru en mars 2020 aux Éditions de la Châtaigneraie, elle propose un roman horrifique, Espinadel,   en deux parties. Infatigable dévoreuse de livres, elle a créé en 2019 un salon littéraire atypique et décalé : L’Arrêt création des Scribouillards (Saint-Illide, Cantal). Elle est aussi à l’origine du Salon du livre éphémère, un groupe Facebook de partage et d’échanges autour du livre, réunissant près de 3 000 membres (auteurs, éditeurs, correcteurs, libraires, lecteurs…), créé lors du confinement de 2020 en réponse à l’annulation de tous les salons et séances de dédicaces.

• BOURBON Céline : Espinadel : tome 2 : RAS. Retour aux sources. 1 vol. br, 240 p, éd. de la Châtaigneraie, coll. Ligne de mire, 14,90 €.

41JeAXP1qkL._AC_UY218_ Pauline pensait pourtant en avoir fini avec Espinadel et son château. Mais pourquoi reviennent-ils soudain la hanter ? Et quel mystère entoure donc la mort de ces pauvres femmes, retrouvées sur les pentes du Puy Courny ? Tandis que la commissaire Baduel et son lieutenant mènent l’enquête, revenir à Espinadel permettra-t-il à Pauline de connaître enfin la vérité ? Thriller mené à tombeau ouvert, ce second tome d’Espinadel réserve encore bien des surprises.

• CAMAILLE Serge : Ça se mange froid. 1 vol. br, 150 p, éd. Revoir éditions, 14,50 €.

ca-se-mange-froid-serge-camailleQuand Marco débarque sur la place des Bughes, haut lieu de la pratique de la pétanque à Clermont-Ferrand, on le regarde d’un œil curieux sans doute à cause de son allure et de sa classe naturelle inhabituelle en ce genre d’endroit. Grâce à sa gentillesse et à son habileté au jeu, il est très vite intégré à tout ce petit monde. Mais, au fil des jours, certains finissent par remarquer qu’il s’intéresse de près à Gilles Leduc, un champion de la place, réputé autant pour son talent que pour son mauvais caractère. Pour quelles raisons le Parisien nouveau venu s’en prend-il au grand Gilles ? C’est dans les méandres du passé qu’il va falloir chercher…La vengeance n’est-elle pas, comme on le dit, un plat qui  se mange froid ? C’est le 13ème roman de Serge Camaille. 

CARDINALE Charlène : Un orage en hiver. Roman. 1 vol. br,  éd. Revoir éditions, 17 €.

120619945_1764453620368538_7936426377743106774_nGarance, la quarantaine, gravit tous les échelons dans les fonctions marketing au sein d’une grande entreprise de produits cosmétiques. Sur le papier, elle a tout réussi et elle avance la tête baissée, en ignorant qui elle est, se retrouvant guidée par les seuls codes de la belle société, celle qui réussit. Pourtant, depuis quelques mois, un malaise est en train de s’immiscer  tant dans  sa vie privée que dans sa vie professionnelle…Jusqu’au jour où son instinct, par survie, éclate comme un orage dans un ciel serein. Elle quitte alors la vie parisienne pour une bourgade bretonne, où elle fait la rencontre d’Ély, une pianiste suédoise, qu’une vie mouvementée a conduite ici, quelques années plus tôt. Charlène Cardinale est l’auteure de deux autres romans publiés chez le même éditeur : À marée basse, certaines îles se rejoignent (2016) et Les temps mandarine (2017).

• Christian Moncelet. Préface de Jean-Luc Maxence. 1 vol. br, 104 p, éd. Nouvel Athanor, coll. Poètes trop effacés, 16 €.

903352Une monographie consacrée au poète auvergnat Christian Moncelet. Ce recueil anthologique  dessine le portrait et le parcours de vie d’un bateleur, semeur et forgeur de mots, aujourd’hui 7 fois grand-père et âgé de 77 ans, depuis ses premiers écrits dans la revue La tour du feu (dans les années 1960) jusqu’au compagnonnage actuel avec Nouvel Athanor. Sans oublier le passage par  les éditions Bof qu’il avait créées à la Roche Blanche, et les 128 fascicules de la revue poétique Arpa dont il a été un des cofondateurs, en 1976, dans la capitale auvergnate. Le tout forme “un reflet assez fidèle de son parcours », si l’on en croit l’intéressé qui se qualifie de “modestement” poète. Il apparaît finalement que la vie n’est pas belle mais qu’elle est bien mieux que cela : la vie est à embellir, par mille et un moyens, parmi lesquels la poésie  figure en bonne place, tout autant que l’humour. Christian Moncelet, ancien professeur des universités, spécialiste du poète René Guy Cadou, d’Alexandre Vialatte et d’André Frédérique, a consacré des recherches au comique des textes et des images. Il est aussi le créateur es “insolivres”,  collection d’objets livresques mêlant humour et poésie. On lui doit aussi Fouchtra, Ah, ah!  Anthologie de l’humour auvergnat, publiée en 2 volumes, au début des années 1980.

• COMPAGNON  Antoine : Un été avec Pascal. 1 vol. br, 232 p, éd. Équateurs-France Inter, coll. Équateurs parallèles, 14 €.

Z Pascal CompagnonTranscription d’une série d’émissions diffusées sur France Inter durant l’été 2019. Après Montaigne, Antoine Compagnon nous invite à passer un été avec Pascal. Un siècle de différence entre les deux hommes qui sont tous les deux fondateurs de notre modernité, c’est-à-dire de la liberté d’esprit. Pascal (XVIIe siècle) comme Montaigne (XVIe siècle) traite de l’homme, de la société, de l’univers, du pouvoir, de la foi, de l’angoisse, de la mort, du jeu : le tout et le rien. Nous connaissons tous les sentences célèbres de Pascal : “Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie”, “Qui veut faire l’ange fait la bête”, “Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point”. Antoine Compagnon évoque à la fois la vie du génie Pascal (auteur du traité des Coniques), tout en allant chercher la signification de ses pensées elliptiques. Avec cette tournure d’esprit combinatoire, Pascal explore tous les possibles de la réflexion. En quarante et un chapitres (dont six inédits) il s’intéresse aussi bien à la question de la violence et de la vérité, de la tyrannie, à l’esprit de finesse, au divertissement et au juste milieu. Antoine Compagnon nous fait découvrir l’écrivain du miracle et de la grâce dont la pensée permet de mieux nous connaitre.

• COUSIN de RAVEL Agnès : Blaise Pascal, un autre visage. Au fil de sa correspondance. 1 vol. br, 216 p, éd. L’Harmattan, 21,50 €

9782343211374b► De Blaise Pascal, on connait son génie précoce, ses fulgurances et son intransigeance. Pour les uns, c’est un grand savant ; pour les autres, un homme de foi et un polémiste. Or, c’est un autre homme qui apparaît dans sa correspondance. Au fil des lettres à sa famille et ses amis, aux scientifiques et penseurs de son temps, Pascal se montre passionné, attachant et engagé. S’il est bien un homme qui doute, il est aussi un hyperactif qui ne néglige pas ses intérêts. Pascal est un inventeur, un entrepreneur. On lui doit la première machine à calculer et le premier réseau de transports en commun à Paris. Au-delà, lire Pascal aujourd’hui, c’est aussi pouvoir nous interroger sur nous-mêmes. Comment nous connaître ? Comment maîtriser notre corps ? Comment vivre en société alors que notre raison est soumise aux passions et à l’imagination ? Qu’est-ce qui régit nos relations et nos choix ? Agnès Cousin de Ravel, née en 1950, est docteur en histoire et sémiologie  et professeure certifiée de lettres modernes. Elle a publié en 2018, chez le même éditeur “Pascal Quignard: vies, œuvres”.

• CROIZIER Jean-Pierre : L’homme à l’Hispano. 1 vol. br, 485 p, éd. Ramsay, 20,90 €.

Home à l'hispanoDe retour de la Grande Guerre, Alphonse Fragondin aide ses parents pour l’exploitation d’une métairie dans la vallée de la Dore, en Auvergne. Mais le propriétaire, sous des prétextes contestables, refuse de renouveler le bail. La mort de son père entraîne le départ d’Alphonse et de sa mère, qui entrent au service d’une marquise excentrique. Devenu riche, l’homme décide de revenir avec un objectif : se venger. Les romans de Jean-Pierre Croizier puisent leur inspiration dans le riche terreau u terroir et de ses  traditions, avec pour cadre de ses romans l’Auvergne, le Bourbonnais, ou encore le  Berry. Ses ouvrages sont toujours empreints d’une grande dimension psychologique qui leur font dépasser la seule classification de “ roman du terroir”.

• CROIZIER Jean-Pierre : L’enfant du canal. 1 vol. br, 390 p, éd. Marivole éditions, 19,90 €.

enfnt canalL’action démarre en 1862 avec un étonnant massacre de poules dans un poulailler de la maison de Paul et de Jeanne, non loin du canal de Berry. Paul, un homme au caractère bien trempé,  a vécu une partie de sa vie très cahotée à Vallon-en-Sully à la limite de l’Allier et du Cher, mais il a aussi voyagé dans divers lieux de l’hexagone. Il travaillait dans une briqueterie d’où il en a été renvoyé pour une histoire de vol qu’il a toujours nié. Il a épousé  Jeanne alors très jeune, toute heureuse de quitter un père qui, souvent ivre, l’avait battue durant toute son enfance. Elle se retrouve enceinte et Paul promet de s’amender,  à la naissance de l’enfant. Il   se fait alors embaucher dans une scierie dirigé par un homme que l’on dit descendant d’un des mamelouks qui servirent Napoléon Ier. Jeanne fait la connaissance du marquis du lieu, qui se montre plein d’attention pour elle. Pour quelles raisons ? Lorsque Paul commet un crime, il accepte d’être lui aussi embauché par le marquis et de loger chez lui.     Pas pour longtemps…L’opposition à Napoléon III n’hésite pas à fomenter des complots dont certains débouchèrent sur des projets d’attentats. Celui d’Orisini, le 14 janvier 1858 devant l’opéra, est connu. Le génie de l’auteur est d’avoir su faire passer un souffle historique à travers le récit de la vie de Paul, un personnage  qui n’apparaissait spontanément que comme quelqu’un dont la personnalité semblait ne sortir de la banalité que par son incapacité à contrôler ses pulsions. (d’après Adam Craponne – Site Grégoire de Tours)  

• DUBREUIL Chloé : Moi, Éva Braun. Roman. 1 vol. br, 300 p, éd. LEMME (Chamalières), 22 €.

Z BraunElle s’appelait Eva Braun. La veille de son suicide, le 30 avril 1945, elle épousa l’homme pour lequel elle avait tout sacrifié et devint alors, pour quelques heures, Eva Hitler. Ce récit, écrit à la première personne, dévoile cette incroyable destinée, inextricablement liée à celle d’Adolf Hitler, le “Sauveur” de l’Allemagne, l’un des personnages les plus sinistres de l’Histoire de l’humanité. Au fil des mots, Eva Braun se livre en toute spontanéité. Témoin privilégiée de ces folles années de l’entre-deux guerres, la “maîtresse maudite” du IIIe Reich nous entraîne de son enfance aux derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, sans renier cet amour que l’on suit comme un fil rouge. “Cette histoire est la nôtre, Adolf.” Passionnée d’histoire, Chloé Dubreuil anime depuis plus de vingt ans des ateliers d’écriture, dispense des cours d’expression écrite en universités et préside le concours de nouvelles de l’Université Claude Bernard (Lyon 1). Elle est l’auteur de plusieurs romans contemporains et historiques, de recueils de nouvelles et d’une monographie.

 DUCLOZ Albert : Pascalou. 1 vol. br, 456 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Y DUCLOZ PascalouDes secrets de famille et des machinations. Suite à un accident de voiture, Pascalou et sa jeune sœur se retrouvent orphelins et placés en foyer. Lors d’une dispute avec son oncle qui utilise la maison de son frère pour son propre compte, il bascule par la fenêtre et accuse Pascalou d’avoir tenté de le tuer. C’est le début des ennuis judiciaires pour ce jeune garçon. Alors qu’il parvient à les surmonter, à retrouver son amour de jeunesse et à monter un commerce de librairie, son oncle continue de remuer le passé : Pascalou parviendra-t-il à prouver que son oncle l’accuse à tort ? Pour son propre plaisir, Albert Ducloz écrit depuis l’enfance romans, poésies, contes et nouvelles. Pourtant, après une carrière de directeur d’établissement de soins, ce n’est qu’en 2002 qu’il à publie son premier roman, “Citadelles d’orgueil”. En 2015, “Les Trois Promesses” a obtenu le prix du Cercle littéraire Médicis et “Le Chant d’Aurore” le prix La Plume et la Lettre.

• DURANTIN Christel, ROCHON Tony : Moi, Cintugnatos aux ordres de Vercingétorix. 1 vol br, 96 p, illustrations en couleur, éd de l’Aulne, 10 €.

Z vercing► Dans les années 50 avant notre ère, Jules César souhaite mettre la main sur les richesses de la Gaule, dont les terres fournissent des récoltes abondantes. Le proconsul veut les accaparer pour nourrir le peuple romain, et asseoir ainsi son pouvoir à Rome. Mais un guerrier arverne se dresse sur son chemin. Son nom : Vercingétorix. Cintugnatos, un jeune adolescent arverne, se retrouve mêlé bien contre son gré à la Guerre des Gaules, et il va devoir  faire preuve de courage pour défendre, aux côtés du chef de guerre gaulois, son peuple et ceux qu’il aime. Christel Durantin , qui vit dans l’Allier, concilie aujourd’hui sa passion pour l’Histoire et son besoin de se raconter des histoires en écrivant des livres, et en traduisant les livres d’auteurs étrangers. Tony Rochon, a fait ses études aux Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, sa ville natale, avant de s’orienter vers la conception de dessins animés. Il a renoué avec le plaisir du dessin animé et de l’illustration pour des jeux de société, puis pour des livres pour enfants. L’univers enfantin des ouvrages qu’il réalise est peuplé de personnages attachants.

• FAURAX Sylvain : Des hommes perdus. 1 vol. br, 190 p, éd. du Volcan (Le Crest), 13,50 €.

Z FauraxConstantin, chef d’entreprise blasé par un quotidien terne, fait la rencontre de Madrinë, un migrant à la recherche de chaussures. Ces deux personnages que tout oppose vont se retrouver impliqués dans une aventure humaine où le partage sera l’occasion de combler quelques fragilités réciproques. La valeur du temps tient à ce qu’il en reste et ce que l’on peut en faire. Qu’en feront-ils ? L’un d’eux devra peut-être s’effacer pour que l’autre puisse cheminer vers son destin. Parfois offrir, s’offrir une respiration vous inspire durablement. “Des hommes perdus” est un roman initiatique sur le thème de l’exil et de l’altérité. Enseignant en région parisienne, Sylvain Faurax se passionne pour la photographie et le jazz, ce qui le porte vers une écriture où le souci de l’image et celui du rythme participent à la narration. L’auteur a déjà publié quatre romans.

• FERRATON Henry-Noël : Maire, de père en fille. Roman. 1 vol. br,  228 p, éd. L’arbre de Rinou, 18 €.

Sans titreDerrière la haine séculaire que se vouent deux familles et la disparition du curé du village au moment de la Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, deux femmes, alliées chacune d’un des deux clans rivaux, vont tenter de ramener le calme dans cette localité. L’une d’elles va en devenir le maire. A Saint-Grégoire-des-Bois, une commune du Cantal, deux familles ennemies se disputent depuis toujours la mairie tenue jusqu’à lors par les Lafond puis les Chaubert. Au soir du 14 mars 1971, la liste menée par Bernard Clémenchon l’emporte haut la main. Philippe Chaubert, le maire sortant, attribue sa défaite aux recherches engagées par les deux institutrices du bourg sur la disparition du prêtre et du trésor de la paroisse qui ont exacerbé l’hostilité qui anime les deux tribus. Leurs découvertes vont rouvrir les plaies tout juste refermées des joutes qui ont opposé les deux clans rivaux. Cette histoire, totalement imaginée mais tellement proche de la réalité, se veut un hommage à toutes ces femmes qui, de plus en plus nombreuses, exercent les fonctions de maire. Pas facile d’être femme et maire ! Des rencontres avec des femmes maires ont permis  l’auteur  de comprendre cette alchimie délicate que seule une femme peut réussir. Avec Maire, de père en fille, Henry-Noël Ferraton publie son sixième roman.

• GISCARD-D’ESTAING Valéry : Loin du bruit du monde. 1 vol. br, 206 p, éd. XO éditions, 17,90 €.

9782374483016-645x1024“C’était la nuit africaine fraîche, veloutée, apaisée, la nuit immense qu’André Reilly, ancien président du Sénat, était venu chercher, et qui prenait possession de lui, qui le guidait sur les marches de métal argenté de l’escalier de l’avion, jusqu’à ce qu’il touche le sol, là où s’étalait la terre sombre qu’il ne devrait plus jamais quitter.” Avec ce cinquième roman, sans doute le plus personnel, Valéry Giscard d’Estaing met en scène le départ d’un homme Loin du bruit du monde. Un homme qui quitte le pouvoir et cherche à se retrouver. Le roman du désir d’évasion, de la solitude et de possibles regrets…Au point de vue de l’éditeur, on peut opposer celui du Canard Enchaîné : “Le style, c’est l’homme et il est singulièrement absent tout au long des 200 pages. En revanche, les obsessions de Giscard y sont très présentes : au premier chef, la chasse, l’Afrique, le “continent de la fête”, et cette Centrafrique qui vit l’empereur Bokassa lui offrir des diamants”, écrit Jean-Michel Thénard.

• GLEIZE Georges-Patrick : Une nuit en juin. Nouvelle édition. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z Gleize► Que s’est-il passé cette nuit de juin 1943 dans la montagne ? Engagés dans la Résistance contre la volonté de leur père, Pierre et Roger Barrès faisaient passer des fugitifs de l’autre côté des Pyrénées. Jusqu’au drame : un couple de Juifs abattu et détroussé, Roger disparu sans laisser de traces, les soupçons des villageois, et pour Pierre une question lancinante restée sans réponse : son frère était-il un traître, un criminel sans scrupule ou la victime d’une sombre machination ? Vingt-cinq ans plus tard, alors que Pierre s’apprête à faire descendre comme chaque automne son troupeau de l’estive vers sa ferme de La Renardière à Dorres près de Font-Romeu, il apprend que Roger aurait été aperçu dans le pays et le passé resurgit… Des balcons de la Cerdagne aux vallées de l’Ariège, Georges-Patrick Gleize revisite cette époque trouble de l’Occupation où l’héroïsme des uns n’avait d’égal que l’attentisme et la noirceur des autres.

• GRENIER Nicolas : Poings de boxe : Les écrivains sur le ring. 1 vol. br, 174 p, biblio, éd. du Volcan, 12 €.

Z POINGS Cette anthologie sur la boxe nous propose des textes accessibles à tous, de 7 à 77 ans, de l’amateur de boxe, de littérature sportive, et amoureux des livres à un autre public, celui des sportifs, des professionnels, du monde universitaire et des écoles privées et publiques. Avec  Poings de boxe : les écrivains sur le ring, on retrouve, sur le ring, les poids lourds de la littérature : Alexandre Dumas, Victor Hugo, Jack London, Jules Verne. Des poids plumes : Mark Twain, Georges Feydeau, Tristan Bernard. Au final, dans ce match littéraire, beaucoup de nationalités : des Anglais, des Irlandais, des Français… Et des boxeurs professionnels, ou amateurs ont aussi écrit sur la boxe : Jack Johnson, Robert James Fitzsimmons, Arthur Crava…  Et l’on trouve tant d’auteurs K.-O. dans cette anthologie littéraire de la boxe. Vingt écrivains se livrent, avec leurs points,  à sang pour sang, sur la boxe, pour le meilleur et le pire, une victoire ou une défaite par K.-O. Spécialiste de la littérature sportive et française, Nicolas Grenier, qui a déjà une dizaine de titres à son actif,  a publié des anthologies sur le sport, notamment sur  le tennis et  le cyclisme.

•JABIOL Michel: Une veillée au castel. Illustrations de Myriam Pissavy. 1 vol. br, 60 p, illustrations, éd de la Châtaigneraie, 11,90 €

Z Veillée caste► “Il était une fois un monde avec des orchidées aux pouvoirs insoupçonnés, et où les fougères connaissaient bien des secrets… Il était une fois une contrée où les magiciennes n’avaient ni baguettes ni formules magiques, et où les pâtissiers étaient peut-être un peu magiciens… Il était une fois, dans un lointain comté, des félins mystérieux et des hirondelles un peu particulières… Bienvenue au castel où le feu pétille dans la cheminée : c’est l’heure de la veillée !” Né à Auzers (Cantal) et fils d’agriculteurs, Michel Jabiol a appris très tôt à apprécier la nature, les bêtes et la Liberté. Il a consacré sa vie professionnelle à l’enseignement du français, tout en œuvrant en faveur de l’athlétisme. Il a également été élu de la ville d’Aurillac pendant… un quart de siècle ! Ces  six contes pour enfants de 3 à 10 ans se veulent  un hommage aux belles personnes qu’il a eu la chance de côtoyer.

• JOLY Pierre : Liam Petitdrac. 1 vol. br, 230 p, illustrations, éd. Revoir éditions, 15 €.

liam-petitdrac-pierre-joly► Lorsque Liam Petitdrac apparaît dans son trou à Dracs, il fait la connaissance de ceux qui seront ses compagnons. Comme tout Drac, il connait tout sur les Dracs. Alors dès son apparition dans son monde, il rêve de prendre son livre de comptes et d’aller compter, compter dans une maison d’humains pour pister les objets oubliés et se créer son trésor. C’est une très belle maison du village qui retient l’attention de Liam Petitdrac. Mais dès la première nuit, son livre de comptes se conduit de manière étrange et lui permet de pulvériser tous les records d’objets perdus. Dès lors, Liam Petitdrac sait avoir trouvé son don de Drac, ce don à trouver et unique à chaque Drac. Un don qui fait d’un Drac un être essentiel. Mais la vie d’un Drac a une faille, jamais il ne devra croiser le regard d’un humain au risque de disparaître à jamais. Pourtant, les premières craintes passées, Liam Petitdrac se prend de passion pour ces êtres qui vivent bien autrement dans cette maison qu’il compte chaque nuit. C’est alors la rencontre unique avec une petite fille qui bouleversera la vie de Liam Petitdrac.

• JUDENNE Roger : L’Année du nouveau franc.   1 vol. br, 472 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

Y JUDENNE AnnéeCe roman porte témoignage du climat d’optimisme des années soixante en même temps que s’opère  la transformation de la vie rurale, avec ses mutations techniques et les évolutions des mentalités. En juin 1959, après deux ans passés en Algérie, Etienne revient chez ses parents. Lors de son retour, il retrouve une ferme familiale qu’ils n’ont pas su faire évoluer. À 27 ans, considérant que l’armée lui a déjà gâché sa jeunesse, Etienne décide de  prendre son destin en main : avec Nicole, son épouse, c’est une vie entière qu’il a à reconstruire, en rupture avec le modèle des générations passées… Bouleversements économiques et sociaux surgissent. C’est même une véritable révolution ! Roger Judenne est né dans une famille d’origine rurale et son enfance se déroule au contact de la nature. Devenu instituteur et secrétaire de mairie, il s’adonne à l’écriture, alternant romans du terroir et romans pour la jeunesse.

• JUDENNE Roger : Louison la douce.   1 vol. br, 372 p, éd. de Borée, coll. Les Essentiels,  13,90 €.

Y JUDENNE Louison la douce► Un roman captivant basée sur  une émouvante histoire d’amour. De la ferme et du four du boulanger au pigeonnier, on suit le quotidien d’un château transformé en hôpital de campagne. Un roman peuplé de personnages attachants qui prennent part à la petite comme à la grande Histoire. Alors que son père voulait qu’elle soit paysanne, Louison a décidé de devenir infirmière. Sur le champ de bataille, elle va chercher les blessés. Un homme à la silhouette vacillante implore son aide. Il a une blessure à la tête et ne sait plus qui il est. Louison doit faire un choix crucial : l’abandonner là ou le ramener au château. Vite, le convoi s’apprête à partir !

• LABORIE Christian : Les Enfants de Val Fleuri. Nouvelle édition à destination des lecteurs malvoyants. 2 vol. br, 768 p, éd. À vue d’œil, coll. 16, 42 €.

Z LaaborieÀ Anduze, entre vignes et garrigue, Damien et Marion ont fait du domaine de Val Fleuri leur terrain de jeu, puis le décor de leur amour naissant. Loin du regard réprobateur de leurs parents… En effet, lui est l’héritier désigné des Ferrière, issu d’une longue lignée de fabricants de céramique d’Uzès ; elle, la fille des métayers Chassagne. Des années 1930 aux années 1960, les destins des familles Chassagne et Ferrière vont se déployer, s’entrecroiser, noués par les liens du sang et de l’amour. Mais aussi frappés d’un lourd secret. Christian Laborie,  né en 1948, a d’abord enseigné l’histoire, avant de se consacrer à l’écriture romanesque. Plusieurs de ses ouvrages ont été couronnés par des prix littéraires . Parmi eux, Les Sarments de la colère, a été distingué par le prix Lucien Gachon 2011. Auteur reconnu et incontournable du roman populaire, il est à l’origine  de nombreuses sagas dont Les Rives Blanches.

• LARUE Sylvain : Le crime de l’Odéon. Nouvelle édition. 1 vol. br, 610 p, éd. de Borée, coll. Vent d’histoire poche,  9,20 €.

008045310Que le spectacle commence ! En ce mois de novembre 1851, alors que les plus sombres prévisions courent au sujet de la politique française vu qu’on ignore qui sera destiné à hériter de la charge présidentielle au cours de l’année suivante, Léandre Lafforgue, alias “Le Goupil”, songe en vérité plus volontiers à sa carrière naissante de dramaturge qu’au devenir du pays. Mais sitôt le rideau de l’Odéon tombé sur la première représentation de sa pièce, un crime passionnel perpétré dans le théâtre met en suspens le futur de son œuvre. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que pour faire taire d’éventuelles rumeurs, le prince-président Bonaparte charge les deux dernières recrues de la Noble Cour de mener l’enquête… et ce à la place du Goupil ! Alors que se trame en secret un complot destiné à changer le cours de l’Histoire, de fausses pièces d’or apparaissent ça et là dans Paris, la police retrouve des corps dépouillés et abandonnés à l’ombre des murs d’enceinte de la ville ; si on rajoute à cela la présence d’une romancière susceptible de faire pour la première fois de son cœur un brasier, Léandre peut-il parvenir à voir clair dans ce capharnaüm sans s’y perdre tout à fait ?

• LA SALLE DE ROCHEMAURE Félix, duc de: Récits carladéziens. Textes en français et en langue d’Oc. Préface d’Arsène Vermenouze. Présentation de Bernard Belaigues.1 vol. br, illustrations, Libraire Point-Virgule (Aurillac).

Récits carladéziensRéédition de l’édition d’Aurillac publiée en  1906, revue et illustrée.  Les actions se déroulent du XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle, avec pour cadre géographique le Carladez. De Jacques d’Armagnac et Marguerite de Valois à Carlat, des aventures de Jean de Malras à Yolet ou Gabriel de Guiscard à Ayrens durant les guerres de religion. Ou encore de Marc de Clavières et d’Etienne de Sales du Doux durant la Révolution, les aventures ne manquent pas dans cette réédition illustrée, le tout  pour le plus grand plaisir des lecteurs.

• LEBERT Karine : Nina et ses sœurs. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Les Essentiels, 13,90 €.

Y LEBERT Nina► Un roman aux multiples rebondissements, dans le cadre du monde paysan, avec une  belle figure de femme partagée entre la passion de la terre et l’amour d’un homme. Les Tonneliers, c’est le domaine dans lequel Nina a vécu une enfance heureuse avec ses trois grandes sœurs, ses parents et les animaux de la ferme, ses compagnons de jeu favoris. Mais la Première Guerre mondiale vient assombrir l’horizon. À quinze ans, contrainte de pallier l’absence de son père parti au front et le découragement de sa mère, Nina endosse les responsabilités de la ferme. Cela devient vite la passion de sa vie. À peine a-t-elle le temps de penser à Olivier d’Évroult, jeune noble intimidant… Karine Lebert a la passion de l’écriture. À la fois biographe pour des particuliers et correspondante de presse, elle a donné la mesure de son talent de romancière dès son premier livre, “Nina et ses sœurs”. Ses héroïnes sont à son image et c’est grâce à l’écriture qu’elle sait redonner aux femmes une place prépondérante dans l’Histoire.

• LECLERC Georges: Les pieds chez nous : Aux confins de l’Auvergne et du Limousin, l’écho de la Révolution française faisait son chemin1 vol. br, 190 p, éd. La Galipote (Vertaizon), 18 €.

Z galipoteLes guerres de conquête, dans lesquelles se lance le Directoire à la fin du XVIIIème siècle, conduisent à l’adoption, le 5 septembre 1798, de la loi Jourdan-Delbrel qui instaure, pour la première fois, la “conscription universelle et obligatoire”. Tous les jeunes gens âgés de 20 à 25 ans doivent s’inscrire sur les registres communaux pour effectuer un service militaire de cinq ans. Dans le Massif Central, très nombreux sont les réfractaires. Martial est l’un d’eux. Pour échapper aux obligations militaires, il abandonne sa famille, son village, et part à la conquête de l’ouest avec pour horizon le Limousin. Cheminant par monts et par vaux, il fait une pause à Goulières à la marge des Combrailles. Un hameau adossé à une motte castrale où il décide de prolonger sa halte. Devenu paysan “sans terre”, il nourrit bientôt l’ambition de s’y installer d’autant que Cupidon s’en mêle. Cependant même en ces temps où l’ordre ancien vacille, avoir “les pieds chez nous” s’avère une délicate aventure. Fort heureusement, la solidarité villageoise n’est pas un vain mot.

• MALROUX Antonin : La cascade des loups.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

La-Cascade-des-loupsDans un hameau d’Auvergne dans les années vingt, Emma aide aux travaux de la ferme auprès de ses parents. Elle tombe amoureuse d’un vacancier qui l’emmène à Paris pour la présenter à sa famille, dit-il. Emma ne réapparaîtra que deux années plus tard pour confier son enfant, Denis, à ses parents. Puis elle repart et ne donne bientôt plus aucune nouvelle. Denis grandit chez ses grands-parents qui l’élèvent comme leur fils. Au début, pour le réconforter, on lui répète que sa maman viendra le récupérer mais le temps passe et Denis ne sait plus, ou ne veut plus savoir, qui est l’inconnue sur la photographie. Peut-être, même, refuse-t-il désormais qu’elle revienne…Au rythme des saisons sur les terres vertes, lumineuses et ombreuses de l’Auvergne, l’auteur d’Une poignée de blé et de La Promesse des lilas touche juste avec ce portrait pudique et bouleversant d’un enfant aux prises avec la blessure inguérissable de l’abandon.

• MASON Christophe : Hôtel Ispahan. Roman. 1 vol. br, 268 p, éd. Revoir éditions, 17 €.

hotel-ispahan“Hôtel Ispahan est une lecture plus que plaisante. Comme pour ses autres romans, conter une histoire dans un pays étranger est également l’occasion pour Christophe Masson de faire découvrir à ses lecteurs, la ville où se déroulent les évènements. Ainsi, Isphahan se dévoile, le lecteur y découvre ses quartiers, ses hauts-lieux touristiques et certains coins secrets, sa culture et ses traditions. L’histoire de la ville s’invite également et par la même occasion celle de l’Iran ; nombre de sujets sont abordés, en toute discrétion mais surtout en toute intelligence.  Avec Hôtel Ispahan, Christophe Masson nous dévoile une nouvelle fois tout son talent. Combinée une fiction avec une découverte culturelle d’un lieu, n’est pas chose aisée mais Christophe Masson excelle dans ce domaine. Il a la justesse de l’écriture et du détail tout en sachant mener son action jusqu’au bout. À travers ce magnifique roman de Christophe Masson découvrez à votre tour Ispahan, la vile iranienne au carrefour du monde et des civilisations, une étape incontournable sur la Route de la Soie”. (Extrait du site Inde en Livres).

• MERCIER Emmanuelle : Avec des mots : ADO. Avant-propos d’Emmanuelle Mercier. 1 vol br, 170 p, éd. de la Châtaigneraie , coll. Lignes de vie – développement personnel, 14,90 €.

emmanuelle-mercier-avec-des-mots-adoDans un langage simple et accessible, nourri de nombreux exemples et recommandations, Emmanuelle Mercier traite ici sans tabou de toutes les problématiques liées à l’adolescence et à son flot de transformations : – confiance en soi, – famille (difficultés et transformations familiales, frères et sœurs, violence intrafamiliale), – amitié, scolarité, socialisation, harcèlement scolaire, – suicide, deuil, – amour et sexualité (relation amoureuse, rupture, sexualité), – conduites à risque. Sans oublier de rappeler les : – numéros utiles, – droits spécifiques des adolescents, – peines encourues en cas de harcèlement scolaire. » Parce que les maux vont souvent mieux Avec des mots, un petit livre mieux-être pour tous les ados… et leurs parents ! Née en 1983, Emmanuelle Mercier est infirmière diplômée d’État depuis 2007.Si, par vocation, elle a toujours exercé en psychiatrie, c’est depuis 2014 qu’elle reçoit les adolescents en entretien, au sein d’un service de consultations de pédopsychiatrie. Sa passion pour son métier et sa  volonté de mettre son expérience au service du plus grand nombre l’ont  poussée à prendre sa plume, pour rappeler à tous que la parole libère.

• PALET Marie de : Le Vent sur la vallée.   1 vol. br, 512 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,90 €.

Y DE PALETAu XIXè siècle, face aux obstacles de la vie, trois jeunes orphelins tentent d’élever leur condition. Après la disparition de ses parents, Pierre, pour nourrir sa sœur Marion et son frère François, obtient une ferme en exploitation. Contre vents et soucis, la fratrie réussit peu à peu à s’adapter à cette vie nouvelle. Le mariage de Pierre avec Euphrasie va pourtant pousser Marion, ne trouvant plus sa place dans la maisonnée, à partir se louer à la Farelle, la ferme d’Alexandre Lacoste, jeune veuf à la recherche d’une servante. Tout de suite, Marion reconnaît cet homme. Il est l’auteur d’une scène de meurtre dont elle fut le seul témoin et qui la hante depuis son enfanceLa notoriété de Marie de Palet s’est développée à l’heure de la retraite, lorsqu’elle a abandonné son stylo rouge d’institutrice pour sa plume d’écrivain. Lozérienne de racines et de cœur, elle met en scène sa province d’origine dans ses livres, dans lesquels elle dévoile sa connaissance intime du monde paysan d’autrefois.

• PASCAL Blaise : Ainsi parlait Blaise Pascal. Dits et maximes de vie choisis et présentés par Bernard Grasset. 1 vol. br, 168 p, éd. Arfuyen, coll. Ainsi parlait…, 14 €.

Z Pascal“Pascal, écrit Bernard Grasset, un scientifique devenu mystique, un contempteur des philosophes et des poètes devenu maître de sagesse et artiste souverain du langage. Chez lui tout nous étonne et nous fascine, tout nous conduit hors des sentiers convenus.” Pascal est une des figures les plus originales et géniales de la littérature française. Ses Pensées sont parmi les textes les plus cités, souvent de travers. Mais qui connaît ses autres écrits : ses lettres mais aussi ses textes scientifiques, spirituels, philosophiques ou polémiques ? Selon l’esprit de la collection Ainsi parlait, ce petit ouvrage vise à faire découvrir de manière facile et agréable l’ensemble des facettes de ce véritable météore de la littérature. Un homme moderne par son esprit profondément scientifique et par ses angoisses existentielles. Héritier de Montaigne et précurseur de Leopardi, Nietzsche ou Kierkegard, Pascal a une place essentielle dans la pensée européenne. Son écriture est unique par son intensité, sa limpidité et son élégance. Homme de contrastes, Pascal allie une extrême intelligence avec une vive sensibilité, raison et émotion, esprit de géométrie et esprit de finesse. Volontaire, esprit indépendant, il témoigna d’une longue patience dans la souffrance. Savant mathématicien, il garde le sens pratique, reste attentif au concret. Son aventure intellectuelle et spirituelle nous touche par sa liberté, sa fulgurance et son incandescence.

• PLUCHARD Mireille : Le Mas de la Sarrasine.  1 vol. br, 492 p, éd. de Borée, coll. Les Essentiels, 15,50 €.

Y PLUCHARD MasUne nouvelle saga familiale signée du talent romanesque de Mireille Pluchard, qui met en scène une galerie de  personnages attachants pleins de vitalité et de générosité et qui plonge le lecteur dans le monde paysan, de la vigne à l’élevage du ver à soie. Après le remariage de leur mère, Louis et sa sœur Pascaline s’enfuient et sont recueillis par Antoine et Marthe, métayers au mas de la Sarrasine. Les enfants découvrent un domaine où la famille Loubaresse s’active depuis vingt ans avec passion autour des vignes et de l’élevage du ver à soie. Entre satisfactions et coups du sort, les deux orphelins ne se déroberont pas à la confiance portée par Antoine… Le goût d’écrire est venu à Mireille Pluchard, passionnée d’Histoire et d’histoires,  lors de ses recherches généalogiques. C’est ce qui l’a poussée à écrire  une première  trilogie, la saga des Teissier, narrant la vie de sept générations de ses ancêtres. Mireille Pluchard brosse les portraits de personnages attachants et sait entraîner le lecteur dans des intrigues palpitantes.

• POIVRE-D’ARVOR Patrick : Le roman de La Fayette. Nouvelle édition. 1 vol. br, 400 p, éd. du Rocher, coll. Le Rocher poche, 8,95 €.

Z Lafayette PPDARéédition d’un roman publié initialement en 2005 sous le titre “ J’ai aimé une reine”.  En 1774, un jeune gentilhomme auvergnat, Gilbert de La Fayette, se présente à la cour. Entre lui et la jeune Marie-Antoinette, qui n’est pas encore reine, quelques regards suffisent à exprimer une attirance et un désir réciproques. La Fayette aura bientôt l’occasion de briller aux yeux de celle qui est entrée dans son cœur, en devenant un héros de la guerre d’indépendance américaine contre les Anglais. Devenu le fils spirituel de George Washington, il revient à Versailles auréolé de gloire mais aussi fasciné par un idéal démocratique et républicain qui heurte de plein fouet les préjugés de l’aristocratie. Lorsqu’éclate la Révolution, devenu chef de la Garde nationale, La Fayette ne cessera plus d’être déchiré entre ses idéaux et le désir de protéger celle qu’il aime une protection qui, à plusieurs reprises, sauvera probablement la vie de la reine. Mais cet homme résolu à changer l’histoire ne devra-t-il pas le payer d’un amour impossible ? C’est dans une bourrasque historique et romanesque que nous entraîne Patrick Poivre d’Arvor, avec ce double roman de l’aventure américaine et de la passion fatale d’un cœur républicain pour la reine de France.

• PRIVAL Marc : Les chemins de la liberté. Roman historique. 1 vol. br, 208 p, illustrations en couleur, éd. des Monts d’Auvergne, 18 €.

Z CheminsÀ Thiers, en 1817, une révolte populaire éclate et elle vise à arrêter les convois de grains, à un moment où dans la cité coutelière, on meurt de faim. La répression d’abat et elle est sévère, ce qui va obliger  l’émouleur Quintien Morange à basculer dans une vie de clandestinité, tandis que d’autres sont déportés au bagne de Toulon. Pour échapper à la police des Bourbons, le héros du roman se cache parmi les ouvriers métallurgiques de Saint-Etienne et les bateliers de l’Allier, avant d’émigrer à la Martinique  où il va devenir négociant. Ce roman est traversé par les grands évènements de l’époque : l’assassinat du duc de Berry, le complot de la Charbonnerie, l’esclavage colonial et les Trois Glorieuses, qui vont sonner la chute de Charles X, mettant fin à la Restauration. Cet entremêlement d’une saga individuelle et de l’histoire nationale donne à ce récit toute son originalité. En affranchissant l’esclave Luciel, le contumax Quintien Morange trouve les chemins de la liberté. Marc Prival est l’auteur de nombreux ouvrages historiques et ethnologiques comme “Auvergnats et Limousins en migrance”,  “De la source à la fontaine et à la maison – une histoire de l’eau dans le Puy-de-Dôme”, ainsi que “L’art du coutelier à Thiers et dans sa région”.

• SABATIER Robert : Le livre de la déraison souriante. Nouvelle édition. 1 vol. br, 350 p, éd. Albin Michel, 26 €.

Le-Livre-de-la-deraison-sourianteAu fil du temps, Robert Sabatier a écrit des pensées, des aphorismes. II a composé ainsi son  “livre de raison”  qu’il a appelé “livre de déraison” en ajoutant l’épithète d’un sourire, peut-être pour éviter de se prendre au sérieux. Pour lui, aucun sujet n’est tabou. Ainsi le voit-on parcourir allègrement toutes les disciplines : la pensée ou la société, la politique ou la justice, et surtout les travers de nos contemporains, et aussi bien le Temps, la Vérité, l’Histoire, les Arts, les Lettres… Il suffit d’ouvrir Le Livre de la déraison souriante pour découvrir, avec humour et fulgurance, des traits que l’on n’oubliera pas. C’est aussi la joie, le bonheur d’écrire, l’interrogation, la drôlerie qui côtoie la gravité, une foule d’observations sur le vif, de quoi apporter bien des réjouissances au cours d’un de ces livres rares qui peut accompagner toute une vie et dans lequel le lecteur trouvera une complicité secrète et un éclairage nouveau sur bien des questions souvent informulées.

• SABOT Antonin: Nous sommes les chardons. Préface d’Agnès Ledig. 1 vol. br, 268 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terre de France, 20 €.

61TUpGOvBrL._SX309_BO1,204,203,200_Un soir, Martin voit son père mort venir s’attabler avec lui. Ce père qui lui a appris à entendre les arbres et à humer le vent, à suivre les pistes des bêtes dans la forêt, à connaître les paysans des alentours…Les mystères que cette apparition révèle, le jeune homme va les affronter. Qu’y a-t-il au-delà de sa ferme isolée en pleine montagne ? Une mère, d’autres lieux, d’autres gens, une autre manière de vivre… Martin va apprendre à les connaître et partir sur les traces de l’absent, pour mieux comprendre d’où il vient et ce qu’il vit. Un très beau roman d’initiation irrigué par un attachement sincère à la nature, récompensé par le prix Jean Anglade 2020. Né en 1983, Antonin Sabot a grandi entre Saint-Etienne et la Haute-Loire. Il a vécu douze ans à Paris où il était journaliste pour Le Monde, reporter en France et à l’étranger.  Il a initié et participé à des projets de reportages sociaux en 2012 et 2017. Puis, il est revenu vivre dans le village de son enfance, où avec des amis, il  a fondé la librairie autogérée Pied-de-Biche Marque-Page.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• Les Auvergnats qui ont réussi. 1 vol. br, 114 p, illustrations en couleur, éd. Centre-France, coll. Hors Série La Montagne,  7,50 €

HS-Auvergnats► Cette publication hors-série présente une série de biographies express de quelque 120 personnalités “ayant réussi”, toutes en rapport avec le territoire de  l’ancienne Région d’Auvergne. Toutes confient leur attachement à l’ancienne région d’Auvergne, parce qu’elles y sont nées, ou, qu’un jour, elles y ont posé leurs valises familiales dans un coin du Cantal, du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire ou du Bourbonnais. La publication qui ratisse large, de Vercingétorix à Nolwen Leroy,  se décline en sept chapitres correspondant à leur secteur d’activité : Art et culture, Politique, Économie, Sports, Sciences et santé, Médias et, enfin,  Gastronomie. Ce supplément magazine, qui selon Sandrine Thomas, directrice des rédactions, devrait en appeler un autre,  pétille ainsi de souvenirs, de témoignages et d’anecdotes et il met également en lumière des personnages entrés dans l’histoire, dont le nom a marqué jusqu’aux rues, institutions et monuments de notre quotidien. Dans cette première série on remarque des Bourbonnais comme Emmanuel Chabrier, Claude Malhuret, Pierre-André Périssol, Gabriel Péronnet, Julian Alaphilippe. Jacques Décoret… Espérons qu’un prochain  fascicule s’intéressera aussi à Théodore de Banville, à Valery Larbaud,  à André Messager,  et à d’autres…parce qu’ils le valent bien.

• BACONIN Jérôme : Auvergne, bourbonnais, Velay : Femmes dans l’histoire. 1 vol. br, 184 p, illustrations n-b et couleur, index, biblio, éd. Sutton, coll. Femmes dans l’histoire, 20 €.

Z Femmes histoirePendant des siècles, les femmes se sont battues pour obtenir des libertés parfois infimes, ou pour être reconnues en tant qu’écrivaines, scientifiques, résistantes, politiciennes, sportives, aventurières…Elles ont marqué l’Histoire ou sont restées peu connues, voire ignorées. Certaines pionnières ont bousculé les préjugés, provoqué les bien-pensants, conquis des domaines réservés aux hommes… Evoquer l’histoire des femmes, forcément, c’est faire de belles rencontres. Leur point commun ? L’énergie qu’elles ont dû déployer pour exister dans un monde gouverné par les hommes ! Parmi les portraits : Arletty, Coco Chanel, Germaine Tillion, Madame de Lafayette, Anne de Beaujeu, Marguerite de Valois, les dentelières du Velay, Marie Quinton…

• BERGER Gilles : Le court-métrage : du 28 décembre 1895 à aujourd’hui. 1 vol. br, 64 p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. L’opportune, 4,50 €.

Z court métrageLe court-métrage apparaît comme une catégorie à part dans l’ensemble de la production cinématographique contemporaine. Pourtant, c’est avec lui que naît le cinéma à la toute fin du XIXe siècle. Par la suite, le format court sera le creuset des avant-gardes et des expérimentations qui ne manqueront pas de nourrir et d’inspirer le long-métrage. La forme courte est ainsi devenue le lieu privilégié d’une expression plus libre car moins soumise au diktat de l’industrie. Cet ouvrage se veut une introduction simple au cœur d’une autre histoire du cinéma à travers des films-phares, des figures esthétiques fortes exprimant courants et enjeux essentiels du cinéma tout court.

• BOURBON Céline : Journal d’une alcoolique abstinente.  1 vol. br, 240 p, éd. de la Châtaigneraie, 15 €.

Z BourbonCe “Journal d’une alcoolique abstinente”  est constitué de  la réunion de deux témoignages forts (8 % et Alcoolique ? Oui ! Et alors !) D’une écriture addictive, Céline Bourbon nous fait partager son combat contre l’alcool et contre elle-même : son franc-parler nous plonge avec elle dans le service d’addictologie où trois semaines cruciales l’attendent, transformant radicalement sa vie. Puis vient le temps du bilan, celui de l’après. Car si réussir à passer le cap de la cure est une chose, réussir à tenir bon ensuite en est une autre, face au regard des autres, aux multiples tentations, au stress du quotidien…

• BRUNSWIG Martine : Que d’histoires pour un anniversaire !  Illustrations de Philippe Laumond. 1 vol br, 340 p,  illustrations, éd. Baudelaire, 24 €.

Brunsnswig► Le Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing crée le premier Secrétariat d’Etat à la Condition féminine en 1974. Est-ce la fin d’une histoire des femmes trop longtemps mises en cage depuis 1804 ? Ou faut-il y voir le début d’une nouvelle histoire des droits des femmes au sein d’une dynamique européenne ? Le saviez-vous ? Les femmes, sous la tutelle de leurs époux jusqu’en 1938, sont des mineures, leur rôle étant de faire et d’élever des enfants. Alors apprendre à lire aux filles ? Non. La Raison veut que les maris soient les seuls livres de leurs femmes. Faire de la bicyclette ? Non. Si on aperçoit leurs mollets nus c’est une habitude malpropre qui dégoûte à jamais les spectateurs de manger du veau. Leur donner le droit de vote et d’éligibilité ? Non. Si les femmes votaient, la République n’en aurait pas pour vingt-quatre heures ! Ce grand bêtisier surgit sous la plume de l’auteure, trempée dans l’humour. C’est l’histoire oubliée des femmes de France, le maillon faible qu’il manque sans nul doute pour expliquer l’origine des inégalités et les combattre. Livre témoin du parcours d’une déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité au cœur de l’Etat, il mesure sans concession les blocages de la société : inégalités salariales persistantes, régression de l’IVG, violences, port du voile, accès mitigé des femmes aux lieux de décision. Les lois existent, mais… N’est-il pas urgent pour ces Gauloises et Gaulois réfractaires de bousculer les préjugés et les stéréotypes pour faire tomber les clichés en tous genres ? Déléguée aux droits des femmes d’Auvergne jusqu’en 2012, puis présidente du Centre d’information droit des femmes du Puy-de-Dôme jusqu’en 2017, Martine Brunswig avait prévenu  en quittant cette présidence qu’elle comptait bien profiter de sa nouvelle liberté de parole ? C’est chose faite avec ce livre qui raconte son combat qu’elle compte bien poursuivre.  

• COLLOMBERT Pierre :Paysans nos racinesNouvelle édition. 1 vol. relié, 296 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, 28 €. 

Y COLLOMBERT PaysansUn livre accompagné de nombreuses illustrations qui est un  hommage aux gens de la terre et constitue  une œuvre photographique unique. Parcourant les terroirs français pour exercer son métier, Pierre Collombert est allé à la rencontre des paysans, ces hommes et ces femmes qui vivent là et dont le savoir-faire a façonné nos paysages, éloignant à jamais le spectre de la faim de nos contrées. Il rend ainsi hommage à chacun des paysans qu’il a rencontrés. à eux, comme à ceux qui les ont précédés et suivis. Ces clichés, sauvés de l’oubli, font resurgir en chacun de nous des images qui nous ramènent à nos racines les plus profondes. Né en 1934 à Chambéry, le photographe Pierre Collombert a sillonné la campagne française pendant plus de 30 ans. Des rencontres décisives marquent sa vocation de témoin discret, sensible et proche de la vie des paysans.

• DE MONTORCIER : Histoire de la ville de Montferrand. 1788. Réimpression en fac-similé . 1 vol. br, 200 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

Z Montorcier“En Auvergne, en latin, Montferrandus est un comté fort ancien qui était gouverné autrefois par neuf consuls, dont les trois plus antiques étaient relevés chaque année par trois autres nommés par les. consuls qui représentaient le corps commun de lad ville, et qui la gouvernaient par des lois et des coutumes qui lui étaient particulières. Il est vrai que les seigneurs de l’illustre maison de Beaujeu en avaient le domaine utile, mais les habitants se gouvernaient par eux-mêmes, comme il paraît par le traité passé avec le roi Louis V111 en l’année 1225, et les consuls et habitants de la ville de Montferrand dans un temps où il n’y avait sous la puissance royale aucune ville dans la province d’Auvergne. L’on voit par ce traité que les bourgeois de Montferrand se rendirent volontairement ses sujets et que pour reconnaître leur fidélité et affection avec laquelle ils reçurent chez eux les troupes du roi, il voulut bien les maintenir dans tous leurs privilèges, et leur permettre que leur ville demeurerait inséparablement unie à la couronne à condition qu’ils soient tenus de lui payer et à ses successeurs une marque d’or le jour de la purification de la Vierge. Ce texte est d’une valeur, en effet il n’existe à notre connaissance que 2 exemplaires de ce manuscrit totalement inconnu du grand public, et d’une lecture difficile. Afin d’en faciliter la compréhension, le texte a été transcrit dans un français plus contemporain, seuls les extraits ont été maintenus en vieux français. Certains mots étant indéchiffrables, nous avons opté  pour des points de suspension entre crochets qui figurent à leur place. Nous remercions le lecteur de bien vouloir nous en excuser”.

• GLOMET Jean-François : Pierre Boulanger (1885-1950), l’homme de la 2CV.  Préface du docteur Patrick Boulanger, petit-fils de Pierre Boulanger. Introduction de Philippe Carré.  1  vol. br, illustrations, éd. Azi la Garance (Broût-Vernet), 17 € (20 € franco).

1ere de couverture► Le 11 novembre 1950, alors qu’il se rendait de Paris à Clermont-Ferrand, Pierre-Jules Boulanger trouva la mort au volant de sa Traction 15/Six. L’accident est survenu  sur le territoire de la commune de Broût-Vernet au lieudit Le Poirier, où une stèle a été érigée à sa mémoire. Pour la première fois, un livre est consacré à celui qui  en tant que patron de Citroën, à partir du milieu des années 1930, fut à l’origine de la légendaire 2 CV dont seuls quelques prototypes et une trentaine d’exemplaires furent fabriqués avant guerre.  Sa sortie officielle n’aura lieu qu’en 1948. Né en 1885, il avait noué des relations avec Marcel Michelin qui, après la Grande guerre, le recruta, en charge du service amélioration. Il a notamment contribué à la construction de l’usine de Cataroux et des logements ouvriers. C’est après la faillite de Citroën et son passage sous le contrôle de Michelin, que Pierre Boulanger devint PDG de Citroën.

• HANUS Philippe, VERGNON Gilles (sous la direction de) : Loin des fronts, Commémoration(s) en action. 1 vol.br, 296 p, illustrations en couleur, éd. Libel (Lyon), 25 €.

Z Loin des fronts►  Cérémonie du souvenir aux monuments aux morts, reconstitution historique en costume d’époque ou lecture musicale de poètes de la Résistance… Telles sont quelques-unes des pratiques commémoratives à l’œuvre d’un bout à l’autre de l’Europe en ce début de XXIe siècle. Qu’en est-il à l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en particulier en ce qui concerne les commémorations des grands conflits ? La territorialisation de l’événement, la proximité ou non de son épicentre, sont de puissants facteurs de différenciation entre régions et départements. Est-on « si loin des fronts », dans ce vaste espace étendu du Cantal au Mont Blanc, des étangs de la Dombes au Tricastin, frontalier avec l’Italie et la Suisse, qui agglomère des territoires aux caractéristiques et aux histoires différentes ? Cet ouvrage richement illustré est l’aboutissement d’une expérience de terrain partagée par des chercheurs et des responsables d’institutions muséales sur ce qui fait la commémoration, hier et aujourd’hui, mais aussi sur ce qu’elle fait, à travers pratiques, usages et appropriations sociales auxquels elle donne lieu. Après “Prendre le maquis”, “Résistances juives” et “Survie des juifs en Europe”, cet ouvrage est le quatrième volume dédié à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et de la résistance co-édité avec Réseau Mémorha.

LASSERE François (aquarelles de), BOUCRY Laurent (textes de) : Escales remarquables en Auvergne. 1 vol. br, 96 p, illustrations en couleur, éd. Revoir éditions, 26 €.

escales-remarquables-en-auvergneEntre Châtel-Guyon et Montpeyroux en passant par Blesle et Vichy, le célèbre peintre François Lasserre nous invite à un voyage pictural entre les plus beaux villages d’Auvergne qui, par leur histoire singulière, leur architecture remarquable ou leurs ruelles mystérieuses, envoûtent les âmes qui les fréquentent. Voilà un ouvrage pour les passionnés d’une région par les passionnés d’une région. Commentaire extrait du blog Les lectures de Pampoune : “Voici un album qui vous offre une plongée en Auvergne, dans ses ruelles et dans son histoire. Voici un album qui donne envie de partir dans ces villages témoins d’une autre époque. Un travail étonnant se présente sous nos yeux pour notre plus grand plaisir. Un livre à avoir dans sa bibliothèque pour tous les amoureux d’Auvergne et pour tous ceux qui voudront ramener un bout d’Auvergne chez eux après l’été“.

• LAUMOND Pascale, BONHOMME Soline : Quatre seins, deux destins. La victoire du duo infernal. Préface du professeur Frédérique Penault-Llorca. Postface du  docteur Joël Joly. Illustrations de Philippe Laumond. 1 vol. br, 160 p, éd. Revoir éditions, 16 €.

4-seins-2-destins-pascale-laumond-et-soline-bonhommePascale Laumond et Soline Bonhomme, deux Puydômoises, se sont rencontrées en 2018 au cours d’une séance de gym adaptée et ont décidé de faire leurs séances de chimiothérapie ensemble. Baptisées le  “duo infernal”  par le personnel du Pôle santé République à Clermont-Ferrand, Pascale Laumond, 60 ans et Soline Bonhomme, 39 ans, ont écrit ensemble “Quatre seins, deux destins, la victoire du duo infernal”. Toutes les deux se défendent d’être des superwomen. L’annonce d’un cancer, la chimiothérapie, la radiothérapie, l’ablation des seins ou de n’importe quel organe ou petite partie de soi, est un choc pour tout le monde : “On traverse inévitablement des moments de faiblesse, d’interrogation et d’émotion mais on peut vaincre le cancer et en sortir grandi. Écrire, sans pour autant de tomber dans le pathos, nous a fait du bien et on a voulu donner de l’espoir et de la force à tous ceux qui traversent cette épreuve et à ceux qui les entourent”, assure Pascale Laumond. Le livre propose aussi  un abécédaire écrit par Soline Bonhomme, depuis  A comme Ami, jusqu’à Z comme Zorro, en passant par  tous ces héros du quotidien qui accompagnent les malades, sans oublier le  R comme récidive,  rémission et renaissance. Le tout est  ponctué des dessins humoristiques de Philippe Laumond.

• LEGOY Corinne : Le monde de l’Angle. Voix paysannes 1915-2020. Préface d’Alain Corbin. Illustrations d’Étienne Davodeau. Ouvrage accompagné d’une clef USB comportant deux  films sonores de Philippe Busser. 1 vol. br, 272 p, illustrations, éd. Bleu Autour, coll. Classiques Bleu Autour,  27 €

Sans titreL’Angle est le nom d’un lieu-dit d’altitude de la commune du Mont-Dore, en Auvergne. Ce bout de terre a été acquis en 1932 par Blaise Legay (1897-1972) et son épouse Anaïs. Le buron qui s’y trouvait à l’origine est devenu une ferme-auberge, aujourd’hui tenue par Virginie et Alexandra, leurs arrière-petites-filles, et les parents de celles-ci, Jean-François et Maryse. Le livre s’ouvre par un document rare : le carnet de Blaise, qu’il a titré “Souvenirs et récits de mes pèlerinages à Vassivière”. Rare, ce carnet l’est par sa richesse documentaire, sa force littéraire et l’étendue de la période sur laquelle il court  : plus d’un demi-siècle, de 1915 à 1967. Coutumière des lieux, l’historienne Corinne Legoy, disciple d’Alain Corbin, a recueilli entre 2016 et 2019 les paroles des descendants de Blaise qui témoignent de leur passé et de leur quotidien, de leurs rêves et de leurs fatigues. Ainsi se tisse l’histoire du monde de l’Angle. Ainsi s’entendent des vies paysannes, souvent méconnues, oubliées ou tues. Deux “ films sonores” de cinquante minutes chacun, “ Aux quatre coins de l’Angle” et “Dans les pas de Blaise et des sangliers”, accompagnent et prolongent le livre. C‘est une autre manière –  par l’ouïe, un sens guère sollicité pour  voir  – d’appréhender le monde de l’Angle, ses gens et ses bêtes, ses bâtiments et ses machines, ses entours enneigés et venteux. Le réalisateur Philippe Busser fait œuvre pionnière avec ces saisissantes créations sonores au service d’un livre. On y entend les comédiens Monique Brun et Olivier Perrier lire des extraits du carnet de Blaise.

• LÉONCE Louis : Saint-Pierre-le-Chastel. Un patrimoine méconnu. 1 vol. br, 76  p, illustrations, éd. Revoir éditions, 16 €.

saint-pierre-le-chastel-louis-leonceÀ travers la découverte des moulins et du patrimoine de la commune de Saint-Pierre-le-Chastel, le lecteur est invité à entrer dans le récit de la vie de Jean, dernier meunier du moulin de Saint-Pierre-le-Chastel et de Pontavat. Léonce Louis se plonge dans la vie paysanne de la fin du XIXè siècle et dans le quotidien des meuniers en faisant le récit de l’histoire de ces moulins, accompagnée d’explications techniques. On découvre aussi le camp des Chazaloux, oublié au milieu de la cheire de Côme et bien d’autres  particularités sur cette commune de Saint-Pierre-de-Chastel, dont le village est perché sur une colline bordée par la Sioule.

• LESBRE Michèle : Tableau noir. Illustrations de Gianni Buratonni. 1 vol. br, 92 p, éd. Sabine  Wespieser, 14 €.

Tableau-noir“ Toutes ces écoles, toutes ces années, tous ces visages d’enfants aujourd’hui vieillis continuent de m’accompagner, alors que j’ai quitté mon dernier poste en 1995. Cinquante ans de vie à l’école, 1945-1995, un roman où tous les vrais personnages se bousculent dans ma mémoire et où l’école laïque et républicaine que j’ai connue a perdu au fil du temps le rayonnement qu’elle avait encore lorsque j’ai débuté dans ce beau métier. Que lui est-il arrivé ? Le désespoir de certains enseignants me bouleverse. Aujourd’hui, si j’exerçais encore, il pourrait tout à fait s’emparer de moi”, écrit l’auteure. Michèle Lesbre a été institutrice, puis directrice d’école, pendant de nombreuses années. Elle revient sur ses souvenirs  d’école, de collège et de Lycée, entre Roanne et Clermont-Ferrand. De bons souvenirs, dans des établissements à taille et à visages humains, dans la France de l’après-guerre. Observatrice attentive des changements survenus dans l’Éducation nationale, qu’elle a quittée en 1995, elle s’interroge, dans ce texte qui n’a rien d’une fiction, sur le beau métier qui a été le sien. On sourit aux évocations de lectures buissonnières et aux tendres portraits d’élèves récalcitrants. On découvre une école libre et joyeuse, que maîtres et parents construisaient ensemble. Et où les enseignants, en fidèles héritiers des hussards noirs de la République, ne s’en laissaient pas conter sur le respect de leurs prérogatives. On lit aussi dans “Tableau noir”  l’expression d’une sourde inquiétude. Face au désarroi des jeunes collègues en manque de formation sérieuse, face aux réformes à répétition et aux surcharges administratives, que va-t-il rester de l’utopie d’une école qui serait le lieu d’apprentissage de la vie. Comme un contrepoint au texte vibrant et grave de l’écrivaine, les dessins de Gianni Burattoni viennent souligner ce magnifique hommage à un métier passionnément aimé. Depuis 2003, Michèle Lesbre a publié une douzaine d’ouvrages chez le même éditeur.

• MICHELIN André : L’enfance de Bibendum (1830-1914) ou la fabuleuse histoire des frères Michelin. Nouvelle édition. Préface de François Michelin. Avant-propos de Florent Ménégaux. 1 vol. br,  210 p, illustrations n-b et couleur, éd. Albin Michel, 29,90 €.

9782226250582-j►Le récit des 80 premières années d’une  aventure industrielle et humaine,  initiée par un ingénieur et son frère artiste peintre, héritiers, en 1890, d’une fabrique de machines agricoles qui se trouvait alors en faillite à Clermont-Ferrand… Une histoire passionnante, pleine d’intuition et d’audace, qui commence avec des balles rebondissantes en caoutchouc et qui mène à Bibendum et  ses  pneumatiques démontables, capables de “boire l’obstacle”,  pour vélocipèdes, fiacres et automobiles en tout genre ! En même temps qu’il conte l’histoire de l’entreprise, ce livre brosse aussi un portrait vivant de la France industrielle à la veille de la Grande Guerre. Il est rehaussé par une iconographie abondante, rare ou inédite mais toujours  de très grande qualité, issue des collections du musée Michelin.

128529445_1095069117607942_858609095351125925_o• MOULIER Pascale, BADUEL Vincent : Les sculpteurs Boyer de Murat. Une famille d’artisans en Haute-Auvergne, de 1660 à  1750. 1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, éd. Association Cantal Patrimoine, coll. Patrimoine en Haute Auvergne n° 36, 23 €.

►Un nouveau livre entièrement  consacré à une famille de sculpteurs muratais qui furent très actifs tout au long du XVIIIe siècle, dans le Cantal, mais qui sont  totalement tombés dans l’oubli après la Révolution.  Qui étaient les Boyer ? Où se trouvait leur atelier ? Comment se sont-ils formés ? Quels sont les particularismes de leurs œuvres ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage, rehaussé  par de nombreux documents iconographiques en couleur, s’efforce de répondre.

• MOULIER Pierre : Saignes, son église romane, sa chapelle castrale. 1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur, éd. Association Cantal Patrimoine (Saint-Flour), 12 € (15 € franco).

saignescouvModeste chef-lieu de canton, le bourg de Saignes possède deux trésors avec ses deux églises romanes admirablement conservées : l’église paroissiale Sainte-Croix et la chapelle castrale, perchée sur son rocher et dominant la petite cité. Ces deux édifices, de dimensions réduites, étonnent par le soin apporté à leur construction et surtout par la richesse imprévue de leur ornementation sculptée. C’est un maître, assurément, qui au XIIe siècle a laissé ici le témoignage de son génie, que l’on retrouve en quelques autres églises de la région, notamment à Champagnac. Pierre Moulier, spécialiste de l’art roman cantalien, présente dans cet ouvrage l’histoire, l’architecture et l’intégralité des chapiteaux et modillons de ces deux chefs-d’œuvre encore méconnus. Il explore au passage les archives disponibles et dresse le portrait vivant d’une époque romane fascinante.

• NOVARINO-POTHIER Albine : Petit étalage de morts stupides. 1 vol. br, 256 p, éd. de Borée, coll. Histoire et documents Poche, 7,50 €.

Y NOVARINO Morts stupides► “Va où tu veux, meurs où tu dois !” Parfois, cette mort a des aspects si surprenants, inattendus et même stupides…. Chaque texte est une histoire complète, autonome, qui offre une brève immersion dans l’existence des personnages. Elle se retrouve ainsi retracée de manière fulgurante comme une promenade culturelle dans la grande Histoire, la petite histoire et parfois le fait-divers. Professeur de lettres, passionnée de lecture depuis l’enfance, Albine Novarino-Pothier a publié de nombreux ouvrages scolaires et parascolaires. Elle avoue une prédilection pour les anthologies, qui lui permettent de mettre en valeur les textes les plus remarquables des écrivains, pour la prose, la poésie ou pour les faits divers. Ici cette anthologiste a compilé plus de 100 morts de personnages célèbres qui attirent l’attention, instruisent sur la vie, l’Histoire et le destin…

• PAGÈS Huguette : Coren. L’église Saint-Pierre. 1 vol. br, 50 p, 107 illustrations n-b et couleur, éd. Histoire et patrimoine (15100 Saint-Flour), fascicule n° 17, 23 € (29 € franco)

123240338_2680180312245609_5420718418017300303_nL’auteure qui vit depuis longtemps dans le village de Coren s’est penchée sur l’histoire de l’église Saint-Pierre dont elle a dépouillé les archives. Une chronologie des événements et des travaux réalisés depuis 1832 constituent le cœur de l’étude qui est suivie d’une description méticuleuse de l’intérieur de l’édifice. Ne sont pas oubliés les vitraux, l’horlogerie, les cloches, avec leurs parrains et marraines et fondeurs. Enfin, une liste des desservants ou curés, ainsi que des maires depuis le XVIIIè siècle complète l’ouvrage.

• PASTY Jean-François (sous la direction de) : Le site azilien des Gargailles à Lempdes. Étude d’une occupation humaine de plein air dans son cadre téphrostratigraphique. 1 vol. br., 174 p,  illustrations, annexes, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Terra Mater n° 3,   25 €.

TM3_Gargailles_P1►Fouillé en 2013 sous la direction de Jean-François Pasty, le site azilien des Gargailles à Lempdes revêt un caractère exceptionnel de par son état de conservation et son cadre pédo-stratigraphique particulier. En effet, le niveau d’occupation, daté de la fin l’épisode climatique de l’Allerød, est recouvert par des retombées volcaniques correspondant au Téphra CF1a de la téphrostratigraphie de la Chaîne des Puys. Bien qu’il ne soit pas responsable de l’abandon du site, cet épisode volcanique a scellé le niveau archéologique et a favorisé sa conservation. Cet ouvrage, pour public motivé,  présente les différentes études destinées à dresser le cadre environnemental et climatique de l’époque et à caractériser les activités humaines, ainsi que leur organisation spatiale. Sont ainsi examinées les modalités d’acquisition et d’exploitation de ressources animales et de l’équipement lithique, ainsi que l’analyse spatiale des vestiges. L’identification de différentes aires d’activités mettant en scène des ressources lithiques et animales ont ainsi permis de comprendre l’organisation générale du site à un niveau rarement atteint en Préhistoire. L’ensemble des données recueillies dans le cadre de l’étude du site des Gargailles constitue un nouveau jalon à la compréhension des sociétés préhistoriques du Massif central. Jean-François Pasty est docteur en Préhistoire, archéologue préhistorien à l’Institut national de recherches archéologiques préventives, Centre de Clermont- Ferrand. Il a dirigé la fouille des Gargailles et assuré une grande partie du travail d’étude. Il a dirigé la fouille de différents sites préhistoriques en Auvergne et Rhône-Alpes et est l’auteur de plusieurs articles consacrés au Paléolithique et au Mésolithique.

• PERONA Jean-Marie : Trésors de Mozac : Tome II : La châsse de saint Calmin et de sainte Namadie.  Préface d’Elisabeth Taburet-Delahaye. Photographie de François Joyeux.  1 vol. br, 130 p, illustrations en couleur, éd. Club historique mozacois (9 rue des Vergers 63200 Mozac), 34 €

TRESOR MOZACAprès un premier tome paru en 2012 et consacré aux Trésors de Mozac : sculptures romanes, ce deuxième tome est centré sur l’histoire de  la châsse de saint Calmin et de sainte Namadie, en attendant un troisième volume qui sera consacré au mobilier (statues, vitraux, tableaux, chapes et chasubles, reliquaires). Selon l’auteure de la préface, Élisabeth Taburet-Delahaye, ancienne conservatrice en chef du département des objets d’art au musée du Louvre, directrice du musée de Cluny, musée national du Moyen Âge à Paris, “ La châsse de Mozac occupe dans l’histoire de l’émaillerie limousine une place de toute première importance par l’originalité de son iconographie, ses qualités techniques et stylistiques et sa place tout à fait cruciale dans la chronologie (…). Ouvert et même éclectique, le Maître de Mozac se révèle aussi particulièrement doué et inventif dans le domaine de l’émaillage, où il surpasse sans doute tous ses contemporains”.

• PIGOT Frédéric, FAYET Gérard : Le laguiole, une saga d’hommes et de fromages. Préface d’André Valadier. 1 vol. br, 140 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière, coll. Clés du terroir, 28 €.

laguioleFromage emblématique du plateau de l’Aubrac, depuis une soixantaine d’années, l’histoire du Laguiole AOP raconte surtout la renaissance d’un territoire porté par la fierté et le dynamisme de ses habitants. C’est cette épopée commencée au début des années 1960 que retrace cet ouvrage. À contre-courant de la pensée productiviste, une poignée de jeunes agriculteurs se mobilise à la fin des années 1950 pour sauver le fromage de Laguiole. Aujourd’hui gratifié d’une appellation d’origine protégée (AOP) et installé parmi les fromages prestigieux, sa sauvegarde a notamment permis une résurgence de l’aligot. Un bel ouvrage pour découvrir que, derrière ce fromage, se profile  une belle aventure humaine menée par plusieurs générations d’hommes et de femmes attachés à leur territoire. L’ouvrage est articulé en  une vingtaine de thématiques qui sont autant de portes d’entrée pour découvrir  cette belle histoire et comprendre ce qui a fait du laguiole, un fromage d’exception au cœur du terroir de l’Aubrac.

• PUECH Jean : La démocratie confisquée (suite).Territoires abandonnés, légitimités bafoués… Attention danger ! 1 vol. br, 144 p, éd. de l’Aulne, 20 €.

Z puech Cet essai regroupe  12 chroniques rédigées depuis l’Aveyron par Jean Puech, qui s’est investi  dans la vie politique et publique depuis plusieurs décennies. Il a été ministre de l’Agriculture et de la Pêche puis de la Fonction Publique de 1993 à 1995, sénateur, président de Conseil général pendant 33 ans, président de l’Assemblée des départements de France, maire et membre du Comité des régions d’Europe. Son engagement public s’est exprimé pendant plus d’un demi-siècle dans des responsabilités à la fois très diverses et toujours soutenues par une volonté déterminée : apporter une réponse pragmatique aux grands défis de notre époque. Après 12 ans de silence, depuis le moment où il a décidé, en 2008, de mettre fin à ses mandats, Jean Puech ajoute un troisième ouvrage aux précédents essais, qui traitaient tous de ce qui constitue la pierre angulaire de son parcours : la dénonciation des risques qui pèsent sur la démocratie et la ruralité abordée comme une chance pour la France des territoires. 12 comme autant de chapitres, 12 comme l’Aveyron, terre d’ancrage de Jean Puech : ce livre est une suite à celui paru en 2002, sous le titre “La démocratie confisquée. Paris gouverne, la France étouffe”.  Il y livre les réflexions d’un élu de terrain sur quelques sujets essentiels à ses yeux : les évolutions de la société, l’état de la démocratie en France, la décentralisation, les solidarités… Avec, pour travaux pratiques, le département qu’il connait le mieux, celui de l’Aveyron. Dans la tourmente de la crise majeure du Covid 19, cet ouvrage de Jean Puech et sa succession de chroniques sont à aborder comme le témoignage de ce que peut être l’engagement public pour donner des perspectives à l’action politique.

• Rugby d’hier à aujourd’hui. Préface de Pierre-Michel Bonnot. 1 vol. br, 180 pages,500 illustrations n-b et couleur, coédition La Montagne-Centre France – Sud-Ouest, 15 €

rugby-d-hier-a-aujourd-hui►  Rugby d’hier à aujourd’hui  est un recueil d’images rares de la balle ovale, par le prisme des clubs mythiques qui ont fait sa légende hexagonale. Illustré par plus de 500 documents iconographiques, il raconte l’histoire du rugby en France, depuis ses tout premiers pas, en 1872, jusqu’à  nos jours. Au travers d’une iconographie particulièrement riche,  extraites de nombreuses archives, l’ouvrage retrace entre autres l’histoire de l’ASM et du CA Brive.  La préface est signée de la plume de l’incontournable Pierre-Michel Bonnot, ancien grand reporter du journal L’Equipe, pour qui les fondamentaux du rugby restent les mêmes, quelles que soient les époques. En couverture, figurent deux  joueurs, symbolisant deux générations et deux clubs : Damian Penaud, joueur de l’ASM, passant le ballon à son père, Alain Penaud, joueur du CA Brive dans les années 90. Tout un symbole de la transmission et du partage, valeurs reconnues de ce sport.

• VAN DER MOTTE Frantz : Général La Fayette : De la gloire à l’exil. 1 vol. br, 112 p, biblio, filmographie,  éd. L’Harmattan, coll. Figures de proue,  12,50 € (Version numérique : 9,49 €).

La fayetteÀ vingt-cinq ans, La Fayette accède à la gloire, c’est un héros des deux côtés de l’Atlantique. Ensuite, pendant un demi-siècle, après la prison et l’exil, il fut jusqu’à sa mort une sorte de “demi-solde” attaché aux idéaux de sa jeunesse, à une époque où tous étaient prêts à les oublier pour quelques lambeaux de pouvoir. Cet ouvrage propose de retracer l’évolution d’un  personnage historique  à la destinée complexe et de réhabiliter ses choix les plus controversés. Franz van der Motte est avocat honoraire au barreau de Paris, chevalier de la Légion d’honneur et officier des Arts et Lettres. Il est membre de l’association La Fayette et citoyen d’honneur de la ville du même nom en Louisiane.

• VAURE Alain : Je m’appelais Julien Tournayre. J’étais agriculteur au pays de Billom, la Toscane auvergnate. 1 vol. br, 86 p, illustrations n-b et couleur, éd. La Galipote (Vertaizon),  10 €.

Z VAUREEn tant que Billomois de souche, tant du côté maternel que paternel, il n’y a rien d’étonnant à ce que l’auteur ait saisi l’opportunité des témoignages familiaux pour dessiner l’évolution sociologique de sa contrée natale au cours du siècle écoulé. Par delà les enregistrements qu’il a réalisés de son grand-père agriculteur, né en 1911 – le héros du recueil – nous contant son parcours de vie d’homme du peuple, c’est le portrait de tout un territoire qui se profile en arrière plan: “ Les premières faucheuses mécaniques, j’y étais favorable. Les autres disaient : « Il ne faut pas en acheter, les vaches ne veulent pas manger de ce foin, ça leur pique le nez ». En fait, ils disaient ça parce qu’ils ne pouvaient pas s’en acheter. Ils ne possédaient pour travailler qu’une fourche, une bêche et une faucille, alors comme ils ne connaissaient pas autre chose parce qu’ils n’en avaient pas les moyens, ils étaient contre le progrès”.

• VERGNE-ROCHÈS Patricia : À la découverte du Cantal. Illustrations de Véro Béné. 1 vol. br, 32 p, illustrations en couleur, éd. La vache qui lit, 15 €.

couverture-cantal-2020-600x478► Un ouvrage qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes ou comment (re)découvrir le Cantal de la manière la plus ludique qui soit…. Illustré par l’artiste altiligérienne Véro Béné,  il permet au lecteur de partir à la découverte de tous les aspects du département : son histoire, sa faune, sa flore, son volcan mais aussi ses personnages illustres, le tout en seulement 32 pages. Au fil des chapitres, on trouve quelques gros plans sur l’agriculture et le fromage ainsi que sur le lieu emblématique que constitue le viaduc de Garabit. C’est l’occasion pour Patricia Vergne-Rochès, responsable de la maison d’éditions et auteure, non seulement de faire  partager son attachement au territoire, mais aussi de permettre aux Cantaliens de mieux connaître leur département.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

• BOUCHARDY Christian : Préservons la vie sauvage. Halte au massacre ! 1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, éd. Artémis, 24,90 €.

BOuchardy ProtégonsCe beau-livre superbement illustré propose une plongée dans l’univers de la faune sauvage, en mettant en relief sa beauté et sa diversité, mais aussi les dangers qui la guettent. À cause de l’activité humaine, les animaux sauvages sont de plus en plus menacés : pollution, réduction des espaces naturels, agriculture intensive, la liste est malheureusement longue. On y trouve aussi bien  les mammifères, les oiseaux, les insectes, les  reptiles que les  amphibiens, les poissons et les  crustacés, Ce livre propose d’étudier ces menaces, tout en proposant des pistes pour les protéger. Naturaliste, Photographe, vidéaste, Christian Bouchardy, figure incontournable de la protection de la nature, signe ici un plaidoyer en faveur de la biodiversité et des acteurs qui font la richesse de nos territoires. Avec ce  nouveau livre, il fait partager aux lecteurs ses colères, ses analyses, ses doutes mais aussi ses espoirs.

DURANTIN Christel : Ma chaîne des Puys : faille de Limagne. Photographies en couleur  de Joël Damase. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, éd. de l’Aulne, 18 €.

img-4433_4970855Ma chaîne des puys, d’après des photographies du puydômois Joël Damase et des textes de la bourbonnaise Christel Durantin est une véritable déclaration d’amour à ces panoramas et à cet incroyable joyau naturel, qui a réussi l’exploit de décrocher son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2018. Une dimension internationale qui a d’ailleurs convaincu les auteurs de présenter leur ouvrage en deux langues : français et anglais. Ils ont, surtout, choisi de donner la parole à ces femmes et à ces hommes qui façonnent et protègent ces panoramas grandioses.

• MAINET Hélène, RIEUTORT Laurent (sous la direction de) : Métropoles, villes intermédiaires et espaces ruraux : Quelles interactions au service du développement territorial ? 1 vol. br, 296 p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Territoires, 20 €.

Z Mainet►Dans un contexte de profondes recompositions territoriales, les interactions spatiales et fonctionnelles entre cœurs métropolitains, villes intermédiaires et espaces ruraux sont devenues une préoccupation majeure des politiques et stratégies publiques tant dans les pays en développement que dans les pays anciennement industrialisés. Cette trilogie territoriale invite plus globalement à repenser l’interterritorialité  ville/campagne  avec ses enjeux de connexion, d’animation et de gouvernance. Cette problématique ouvre tout un champ de réflexions pour les chercheurs et pour les acteurs de terrain, afin de couvrir les besoins de connaissances, de transferts de compétences et d’aide à la décision publique. Sous les regards croisés de géographes, d’économistes, de spécialistes de l’aménagement, cet ouvrage questionne la diversité des relations interterritoriales et le rôle des métropoles vis-à-vis des territoires environnants. Quelles interactions entre métropoles et territoires ruraux ? Les villes intermédiaires : quelle place dans les gouvernances territoriales ? Un dialogue rural-urbain renouvelé ? Quels moyens et projets pour tirer le meilleur parti du fait métropolitain ?

• SAMSON Catherine, BÉCOUZE René : Cantal, de la terre au ciel. Photographies en couleur de Jacques Raymond. 1 vol. br, format à l’Italienne, 144 p, illustrations en couleur,  éd. de l’Aulne, 19 €.

Cantal Le premier objectif des auteurs est de faire découvrir à la fois l’extrême diversité du Cantal et son unité : unité autour du volcan dont le Puy Mary est le centre, très fort sentiment identitaire de la population et diversité due au relief tourmenté des vallées en étoiles rayonnant autour du même Puy Mary. Ces différentes caractéristiques apparaissent évidentes vues du ciel. Au cœur de ses montagnes vertes ou enneigées, longtemps isolé, le Cantal peut aujourd’hui fonder son développement sur des paysages superbes, un riche patrimoine millénaire préservé et des traditions intactes qui sont devenus une incontestable richesse. Puisse cet ouvrage aider chacun, qu’il soit Cantalien ou visiteur, à mieux connaître ce département d’exception. Tel est le souhait des auteurs.

• SENTUCQ Hervé : Auvergne panoramas. 1 vol. br,  format à l’Italienne, 126 p, illustrations en couleur, éd. Revoir éditions, 26 €.

auvergne-panoramas-herve-sentucq► “L’Auvergne est un saisissant résumé du volcanisme, à l’origine de paysages fascinants. Nulle part en Europe on ne trouve rassemblée dans une région aussi restreinte une telle diversité de sites naturels. La présence de ces volcans, même éteints, exalte notre imagination. Ce livre vous propose de sillonner les terres auvergnates à la recherche de paysages remarquables et préservés, où l’œil se régale et l’esprit s’envole… L’essence des lieux est restituée de manière étourdissante. Une immersion totale dans ses plus beaux paysages”, peut-on lire sur le site Panoramart. Hervé Sentucq a été mandaté pour réaliser des images d’exception, ambassadrices de cette réservé de biosphère. Il propose ici aux lecteurs  de sillonner son berceau auvergnat à la recherche de paysages rêvés, remarquables et préservés, où l’œil se régale et l’esprit s’envole”.

• VEBRET Joseph, THERME Vivien : Étonnante chaîne des Puys : la faille de Limagne. Photographies de Vivien Therme. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, éd. Chamina, 19,90 €.

51bi3MoWPQL._SY394_BO1,204,203,200_En juillet 2018, plus d’une décennie après le dépôt du dossier, l’UNESCO inscrit la Chaîne des Puys Faille de Limagne sur la liste du patrimoine mondial. Et ce n’était que justice au regard des origines de ce haut lieu tectonique qui raconte une histoire géologique s’étalant sur 35 millions d’années. Ce site unique et remarquable, qui ne cesse d’étonner même les autochtones , s’organise en trois parties : les 32 kilomètres de la faille de Limagne, séparant la plaine, qui s’est affaissée, du Plateau des Dômes, l’inversion de relief de la Montagne de la Serre, coulée volcanique qui s’est surélevée au fur et à mesure de l’érosion, et l’alignement des 80 volcans de la Chaîne des Puys formés à la faveur d’une unique éruption. Une beauté sauvage, intrigante, spectaculaire, célébrée par les photographies de Vivien Therme et les mots de Joseph Vebret, qui ont tous deux grandi à l’ombre de ces géants immobiles et protecteurs.

• VIGOUROUX David : L’Auvergne et les Auvergnats : une culture montagnarde authentique. Préfaces d’Antoine Cayrol, alpiniste et explorateur, et de Philippe Fabre, président du Grand Site du Puy Mary – volcan du Cantal. 1 vol. br, 190 p,  illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière,  29,00€.

AUVERGNE-ET-AUVERGNATS-COUVERTURE-bdL’Auvergne est une terre montagnarde par excellence avec une activité alpiniste qui y est très ancienne et pérenne. L’histoire des pratiques montagnardes, des balbutiements du tourisme liés à la perception “ romantique” des paysages aux activités  extrêmes  et “fun”  de notre époque, les reliefs auvergnats ont inspiré bien des défis. Ils ont aussi vu les premiers pas du métier de guide de haute montagne dans les années 1970, prouvant ainsi que ces terres sont bien des terres d’alpinisme… et de performances comme l’illustrent les portraits de quelques Auvergnats qui se sont élevés au plus haut niveau. Enfin une sélection d’itinéraires permettra aux lecteurs de mettre leurs pas, que ce soit pour la marche ou pour l’escalade,  dans ceux des précurseurs. Cet ouvrage illustré de nombreuses photographies et d’archives inédites retrace l’histoire de la montagne d’Auvergne, ses étapes marquantes et ses acteurs les plus emblématiques. David Vigouroux est guide de haute montagne et fait partie du bureau des guides d’Auvergne. Alpiniste expérimenté, il est un grand connaisseur des volcans d’Auvergne qu’il arpente depuis plus de vingt ans.

◘ DIVERS

• CHALENDAR Pierrette : Le goût d’Aubrac : de la petite oseille à la gentiane. 1 vol. br, 88 p, éd. Lacour-Ollé, 8 €.

Z Chalendar L’Aubrac a su maintenir une cuisine rustique aux racines paysannes et en même temps s’ouvrir à de nouveaux produits, à de nouveaux ustensiles et à de nouvelles saveurs. Ce livre donne donc à la fois des recettes issues de la tradition et d’autres résolument plus modernes, mais conçues à partir de denrées locales. Malgré le développement du tourisme et des changements qu’il implique dans les façons de vivre, la cuisine a gardé sa rusticité dans la plupart des familles à la campagne. On ne renie pas le pounti, l’omelette à la brayaude, les farçous, la patranque ou la bonne soupe qui réchauffe toute la tablée les soirs d’hiver. Les pâtes nécessaires pour fabriquer les tourtes, les chaussons, les pâtisseries sont encore confectionnées à la main et le mitonnage demeure un mode de cuisson encore utilisé, car le savoir-faire culinaire se transmet de mère en fille (avec, épisodiquement, l’intervention d’une parente, voire d’une voisine).

• FAGE André : New Prabouré. 1 vol. br, 280 p, illustrations en couleur, autoédition André Fage, en vente auprès de l’auteur (06.87.74.39.79 –  fageandrelivre2020@gmail.com).

andre-fage_5102377Professeur d’arts plastiques à la retraite, André Fage connaît bien la  station de ski de Prabouré qu’il a découverte il y a un demi-siècle. Après lui avoir consacré un premier ouvrage illustré  en noir et blanc, qui s’intéressait au Prabouré d’antan, il présente dans ce second volume une suite de  dessins originaux et d’aquarelles, le tout enrobé d’une bonne dose d’humour, à chaque page.  Un domaine qu’il connaît bien pour avoir débuté dans le dessin humoristique en croquant ses propres  collègues de travail. Pour finaliser ce “Prabouré nouveau”, entre les nombreux aménagements qui ont été apportés à la station depuis 2011, comme le téléski, et qu’il a fallu intégrer au fur et à mesure que le livre avançait,  et l’aquarelle qui fait son entrée dans la plus grande partie de l’ouvrage, plus de trois années de travail ont été nécessaires. Le livre est aussi devenu une œuvre familiale, entre dessins et aquarelles du père, et typographie de son fils cadet. Il est à l’origine d’une police de caractères à partir de l’écriture de son père, alors que dans le premier tome tout était manuscrit. Au final, ce “New Prabouré” est un concentré de bonne humeur distillé sur 280 pages.

• PAIREAULT Jean-Paul : Le grand livre de l’outil. Nouvelle édition. 1 vol. relié, 360 p, illustrations en couleur, index, éd. de Borée, 34 €.

1603715946-9782812926723-COUV-LE-GRAND-LIVRE-DE-LOUTILLe grand livre de l’outil est un ouvrage qui s’adresse autant aux connaisseurs passionnés qu’aux simples chineurs, aux amateurs d’art populaire. Grâce à plus de 1 500 photos, plus de 600 outils évoquent le monde du travail des artisans, la complicité de l’homme avec ses outils, ses mouvements, matière contre matière. Cette publication, sous forme de rubriques classées par ordre alphabétique des noms d’outils, fait la part belle à l’illustration : les outils sont répertoriés sous leur nom usuel qui, parfois, ne manquera pas de surprendre : louve, pas- d’âne ou encore tarabiscot. Les illustrations sont accompagnées d’un descriptif qui fait mention du métier auquel les outils sont rattachés, des  instruments  de travail qui remémorent les usages de professions parfois menacées d’oubli dans un large tour d’horizon où les activités liées à la terre et les matériaux : le bois, le métal, la pierre, le cuir et le verre, se côtoient comme par le passé. Jean-Paul Paireault a fait ses premières armes de photographe en tant que reporter pour les agences Magnum et Gamma, carrière couronnée par plusieurs récompenses internationales. Désormais éloigné du reportage, il se consacre depuis de nombreuses années à faire revivre le patrimoine culturel au travers de plus d’une quarantaine d’ouvrages illustrés de ses photos sur les thèmes les plus divers.

• Le Solide almanach nourricier de Clermont-Ferrand 2021. 1 vol. br, 150 p, illustrations, éd. Association Étonnant Festin, 17 €.

téléchargementLe Solide Almanach Nourricier, c’est 150 pages de recettes, de phrases idoines, d’adresses indispensables et de reportages qui racontent la richesse alimentaire de notre territoire. Entre almanach et Pif Gadget, le Solide Almanach c’est aussi des objets utiles, jeu de l’oie confite, origami, découpage … Imaginé et produit par l’association l’Étonnant Festin, cet almanach d’un genre nouveau est là pour nourrir la curiosité! De la recette de soupe de rave gelée de Jacques Décoret à l’histoire des pâtes d’Auvergne, comme celles  d’Italie, en passant par les conseils jardinage de Pierre Feltz, ou encore la liste des marchés de Clermont-Ferrand  et de sa métropole,  le Solide Almanach explore notre paysage alimentaire, et va à la rencontre de ceux qui le produisent. Ils sont là, producteurs, cuisiniers, restaurateurs, commerçants, paysans, ou artistes. Finalement, le Solide Almanach Nourricier c’est aussi un ouvrage qui met en lumière notre territoire, et qui fait écho à une dynamique de valorisation partagée par de nombreux acteurs. La liste des points de vente de l’ouvrage est disponible sur le site letonnantfestin.com .

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 LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• ALAMBRE Jean : Du vent, de branches et de racines. Une enfance couleur Corrèze. 1 vol. br, 350 p, éd. La Geste éditions, 22 €.

51Pqje1+-YL._SX326_BO1,204,203,200_Georges Faber, dit Jojo est le fils d Angéline, limousine montée à Paris avec ses sœurs, et de Louis-Émile Faber, enfant de Neuilly, mort de la grippe espagnole dans l’immédiate après-guerre. Il vit avec sa mère dans le XVIIIe arrondissement de Paris. À la suite du mariage de sa mère avec Émile-Gilbert Rivière, ouvrier chocolatier fort en gueule et grand blessé de la guerre 14-18, il suit ses parents en Corrèze, où Émile-Gilbert est employé par diverses maisons de Brive et de Tulle. Une nouvelle fois en difficultés avec son dernier employeur, Émile-Gilbert et son épouse reprennent le chemin de Paris, en laissant Jojo aux bons soins de la famille, à Nonards, près de Beaulieu sur Dordogne. Jojo et ses parents pensent qu’il ne s’agit là que d’une solution d’attente. Mais en définitive, il va y passer la majeure partie de son enfance et de son début d’adolescence. Il ne retournera à Paris, après un premier séjour désastreux sur le plan scolaire, qu’une fois le certificat en poche et pour son premier emploi. Journaliste à Limoges de 1971 à 1989, Jean Alambre, né en 1946, à Paris au pied de la Butte Montmartre, est écrivain, poète et auteur compositeur. Membre de la SACEM,, il vit aujourd’hui en Limousin, à Affieux.

• ALFÖDI Noëlle : À l’Éboueur Charmant.1 vol. br, 134 p, éd. de l’Onde, 14,90 €.

ALFOLDI_COUV_ONDE-300x400► Kinésithérapeute, Noëlle Alföldi, a exercé à Paris et en région parisienne auprès d’enfants lourdement handicapés, puis dans une unité de soins palliatifs, avant d’achever sa carrière en service gériatrique en Creuse où elle s’est installée définitivement. Elle est venue à l’écriture, d’abord par la poésie, sans aller jusqu’à la publication. Elle est l’auteur de “La vie toujours-accompagner le vieillissement” fruit de son expérience professionnelle et de “Ma (n) man est morte”,  récit autobiographique d’une enfance et d’une adolescence douloureuses auprès d’une mère pathologiquement toxique . Son troisième ouvrage, “À l’Éboueur Charmant” se veut une  pure fiction rédigée “dans le bonheur d’écrire”. Bérangère, son personnage central,  mène une existence à son sens dépourvue d’intérêt. Elle va s’efforcer de le démontrer tout au long du journal intime commencé au premier jour de sa retraite. Elle ne s’aime pas beaucoup, n’aime pas grand monde ni grand chose, mais elle aime écrire. Oui mais écrire pour qui ?  Elle se plaît à imaginer son cahier vert recueilli par un éboueur après son décès et c’est désormais à cet hypothétique inconnu qu’elle s’adresse. Avec raison car ce qu’elle avait envisagé sans y croire vraiment va se produire : Ahmed sauvera de la destruction ce cahier qui l’intrigue. Comme il ne sait pas déchiffrer le français il va confier son « trésor » à Corinne, une voisine de quartier, afin qu’elle le lui lise. Pour eux deux commence alors l’aventure de la rencontre, rencontre avec Bérangère et rencontre avec eux-mêmes.  Cet ouvrage qui chante en filigrane les vertus de l’écriture et de l’amitié pose aussi la question : Bérangère était-elle “ insignifiante ?” Au lecteur d’en juger.

• AUBARD Yves : La saga des Limousins : Tome XVII : Dieu le veut : de Clermont à Antioche (1095-1099). 1 vol. br, 385 p, illustrations, éd. La Geste éditions, coll. La saga des Limousins, 22 €.

9791035309411_1_75Ce  17ème volume de “La saga des Limousins” se déroule à la fin du XIè siècle, entre les années 1095 et 1099. Le pape Urbain a lancé son appel et de tous les coins de l’Europe, affluent  les fidèles qui vont se mettre en route pour la Terre Sainte. Pierre l’Ermite mènera la croisade des pauvres à sa perte à Cevitot. Les barons Chrétiens partent à leur tour : Hugues de Vermandois, Godefroy de Bouillon, Raymond de Toulouse et Bohémond de Tarente seront les principaux chefs de la croisade. Les descendants de Lou Ier seront de ces grandes épopées. Sous le commandement de Lou II, ils constitueront même un corps d’armée indépendant, petit par le nombre, mais vigoureux au combat.

• BEAUBATIE Gilbert, BEAUBATIE Yannick, DEPLACE Anne (sous la direction de) : Propos mêlés sur le rugby. 1 vol. br, 496 p, 280 illustrations,  éd. Mille Sources (Tulle), 45 €.

RUGBYLes amoureux de l’ovalie seront comblés en feuilletant ces “ Propos mêlés sur le rugby”, un ouvrage fourmillant d’anecdotes, de témoignages et de réflexions sur le ballon ovale. Il réunit 75 contributions et ausculte le ballon ovale sous toutes ses coutures Journalistes, philosophes, sociologues, joueurs et joueuses, écrivains… Le rugby se dévoile sous des jours parfois inconnus. La première partie de l’ouvrage compile des témoignages d’anciens et d’actuels joueurs et joueuses. L’ouvrage  propose bien évidemment un ancrage local à travers des ex du CAB comme Pierre Besson ou Emilie Moreau, ancienne élève du lycée Edmond-Perrier de Tulle et internationale universitaire. Le rugby à 7 et à 13 ne sont pas non plus oubliés dans cet ouvrage que Yannick Beaubatie, professeur de philosophie,  a voulu sur le modèle du livre d’Eduardo Galeano, “ Football, ombre et lumière”.

• BERGOUNIOUX Pierre : Arts premiers. 1 vol. br, 56 p, éd. Galilée, coll. Lignes fictives, 12 €.

Z BERGOUNIOUX► “Je ne me rappelle plus exactement l’âge auquel j’atteins lorsque j’entre, sans le publier, en dissidence, six ans, trois, huit mois ? Une chose est sûre. Je cesse de tenir compte de ce qui se dit ou ne l’est pas et devrait l’être autour de moi pour conformer mes vues, mes jugements à ce qui me semble effectivement exister et que, pour une raison mystérieuse, on s’ingénie à ignorer. Ce restera jusqu’au bout une préoccupation de tous les instants que de concilier ce qui se passe et ce qu’on ne peut pas ne pas en penser. Ni les adultes ni moi n’avions l’esprit de travers. Ils étaient d’avant, plus ou moins, moi de maintenant”.

• BERREGARD Sandrine, SCHWEITZER José (sous la direction de) : Cahiers Tristan l’Hermite : Tome 42 : Tristan et le théâtre du XVIè siècle. Introduction de Sandrine Berregard. 1 vol. br, 182 p, biblio, éd. Classiques Garnier, 30 €.

Cahiers-Tristan-L-Hermite Revue des Amis de Tristan L’Hermite fondée en 1979, les Cahiers Tristan L’Hermite ont pour vocation d’éclairer l’œuvre du célèbre poète, dramaturge, romancier et prosateur en son temps (1601-1655) et plus largement la culture du premier XVIIe siècle. Sommaire : Zoé Schweitzer : La Mort de Sénèque : adieu à Sénèque ou continuation du théâtre humaniste ? – Céline Fournial : L’inventio tragique de Tristan L’Hermite. Retour cyclique ou inspiration sérielle ? – Sandrine Berregard : Tristan et Hardy : un héritage problématique – Laura Rescia : L’Amarillis de Tristan L’Hermite. Une pastorale à contre-temps ?  – Josefa Terriblini :   Choralités tristaniennes. Échos des chœurs humanistes dans La Mariane, La Mort de Sénèque et Osman – Sylvain Garnier : La représentation du furor poeticus au théâtre de Jodelle à Tristan L’Hermite –  Catherine Dmas : Le pouvoir destructeur des passions dans La Tragédie d’Amnon et Tamar de Chrétien des Croix et La Mariane de Tristan – Catherine Grisé : Vers une nouvelle biographie de Tristan L’Hermite  – Bibliographie – Chronique.

• BLONDIN Antoine : Monsieur Jadis, ou  l’école du soir. Préface de Christian Authier. 1 vol. br, 270 p, éd. La Table Ronde, coll. La petite Vermillon, 7,30 €.

product_9791037107640_195x320Dans un fier sursaut de jeunesse, un quinquagénaire se laisse prendre dans une rafle de routine, sous le climat contemporain de Saint-Germain-des-Prés. Conduit dans l’un des rares postes de police qu’il ne connaisse pas encore, on l’y retient pour une vérification d’identité. À la lumière de cette opération à double sens, qu’il mène pour son propre compte sur le plan de la mémoire, il voit surgir, sous le nom de Monsieur Jadis, le jeune homme qu’il a été, dans d’autres nuits, en d’autres temps, dans d’autres commissariats de police. “Ma vie est un roman”, entend-on dire couramment. Le narrateur prend cette assertion au pied de la lettre. L’image d’une silhouette légère sur la crête des rencontres, des amitiés, des amours, pourra-t-elle satisfaire le farouche jeune homme dont il s’est fait une joie de partager un instant la cellule, ou bien devra-t-il constater qu’il a voulu se mêler à qui ne le regardait pas? Extrait de la préface de Christian Authier: “Alors que la postérité d’Antoine Blondin est souvent trop réduite à des clichés – les Hussards, le brillant chroniqueur sportif, son goût des jeux de mots et des calembours, les frasques de comptoir et les dérives éthyliques de légende immortalisées notamment par l’adaptation d’Un singe en hiver par Henri Verneuil et Michel Audiard –, il faut revenir aux textes. Derrière la mythologie du chantre du Tour de France et des exploits rugbystiques des frères Boniface, sous le folklore de l’ivrogne bagarreur, il y a un merveilleux styliste qui dans ses meilleurs moments est l’un des purs écrivains de langue française. Reprenons ainsi Monsieur Jadis dont certaines pages semblent avoir été écrites pour être lues à voix haute, comme pour une dictée ou une prière.”

• BONNET Jean-Pierre : Histoires à réécrire.1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,90 € (version papier), 7,49 € (version E-Book)

Y BONNET Histoires à► Vingt ans se sont écoulés  depuis cette terrible nuit au cours de laquelle il a fui. Aujourd’hui, Fred revient dans son village où tout n’est que mauvais souvenirs et plus encore, à commencer par la mort de sa mère le jour de sa naissance. Il rentre pour régler un dossier juridique puisque, au décès du père, il a été privé de sa part d’héritage. À l’époque, ses trois frères, avec la complicité d’un notaire, l’ont fait déclarer absent par le TGI. Il veut maintenant peser sur le cours des affaires familiales. D’autres vérités ahurissantes surgiront alors à la vitesse de l’éclair, comme si sa vie entière avait été un tissu de mensonges. Un retour doux-amer qui pourtant lui permettra d’aller de l’avant. Aura-t-il le temps de dire merci à ceux et celles qui l’ont aimé à son insu et toujours dans l’ombre ? Dans ce nouveau roman qui se dévore d’une seule traite, Jean-Pierre Bonnet continue d’explorer les thèmes qui lui sont chers : le poids du secret, la fratrie, le scandale, la loyauté, les valeurs individuelles… Il a déjà publié aux éditions Lucien Souny  Une Vie sur le fil, Un Départ sans adieux, Hirondelles en hiver.

BORDES Gilbert : La Garçonne. Nouvelle édition. 1 vol. br, 290 p, éd. Pocket, coll. Terroir, 6,95 €.

Z BORDES GarçonneOn appelait Louison “ la Garçonne”, braconnière solitaire des bois de Sologne en ces années 1930. Presque dix ans plus tard, au terme d’un long exil dans le nord du Canada, elle revient sur les lieux d’un drame qu’elle n’a jamais oublié. A la fois par désir de vengeance et en quête de ses origines…À vingt ans, sa beauté rousse ensorcelante et son indépendance dérangent. Celle qu’on surnomme « la garçonne » aime s’aventurer la nuit tombée dans la profondeur des bois pour braconner. Les villageois s’interrogent : pourquoi cette orpheline est-elle la protégée du puissant comte de Cressey ? Un soir de novembre 1937, deux hommes l’agressent. Un traumatisme dans sa chair qui va bouleverser pour toujours son rapport à la vie, à la mort. Emportant avec elle ses secrets, Louison décide un jour de quitter son village de Sologne. Loin de ceux qui ont veillé sur elle, enfant, loin de ceux qui la haïssent… Et loin aussi de celui qui n’a jamais cessé de l’aimer. Pour mieux fomenter sa vengeance ? Quand les années noires de l’Occupation auront révélé, parmi les habitants de Saint-Roch, les valeureux et les lâches…

• BOUYSSE Franck : La trilogie H. Nouvelle édition, comprenant : Le Mystère H,  Lhondres ou les ruelles sans étoiles et La 8ème lettre. 1 vol. br, 488 p, illustrations, éd. Livre de poche, coll. Majuscules, 20,90 €.

418eDJJVuyL._SY346_“Qui est H. ? D’où vient-il ? Comment a-t-il surgi dans ma vie déjà bien entamée ?  Ce qui ne m’avait jamais effleuré jusqu’alors commence à m’obséder. ” Ainsi débute le journal de John W., embarqué avec l’énigmatique H. dans une expédition sur les traces de l’explorateur Sir John Lucas parti vers l’île de Pâques. Un périple tumultueux comme le seront les errements de Walter Croft, un médecin aliéniste de l’asile de Bedlam et de son étrange patient Jonas… Des bas-fonds de l’East End où rode l’ombre de Jack l’Eventreur aux confins de l’Atlantique et de la forêt amazonienne, Franck Bouysse propose ici un véritable voyage initiatique ciselé comme une intrigue policière. Paru initialement en trois volumes indépendants, H. est aussi un magnifique hommage aux univers de Jules Verne, de Robert-Louis Stevenson, d’Arthur Conan Doyle ou encore de Hermann Melville.

• BRAZ Anne-Marie : Le bonheur décapité. 1 vol. br, 285 p, éd. Sydney Laurent, 18 90 €.

couv1_LeBonheurDecapite_150920_BAT-scaledLisa a tout pour être heureuse, le bonheur à l’état pur. Avec une famille très riche, des parents aimants, Mickaël, un merveilleux mari et  Léa, une magnifique petite fille, elle mène une existence de rêve. Pourtant, en quelques secondes, sa vie bascule. Un terrible drame la projette dans les entrailles de l’enfer. Seize ans après, un incroyable hasard sera pour elle l’opportunité d’une magnifique renaissance. Une rencontre bouleversante, surprenante, étonnante. Le comportement troublant de Sarah, cette jeune fille en fauteuil, attise sa curiosité et sa détermination à percer un terrible secret et éveille de nouveau son instinct maternel inassouvi. Avec l’aide de sa meilleure amie survoltée et complice, Margarette, elles délogeront les derniers démons responsables de toutes ces années de tourments et d’anéantissements et un espoir inespéré finira par surgir miraculeusement. Anne Marie Braz, qui est née et qui  vit en Corrèze, se définit comme une amoureuse des mots, du parfum des livres et elle est une passionnée d’écriture, Après quelques poèmes et textes écrits pour son plaisir personnel, elle a décidé de publier son tout premier roman pour faire passer ce message : “Les dures lois de la vie sont universelles et nous mettent tous sur un pied d’égalité, tout comme la lueur de l’espoir qu’il ne faut jamais laisser s’éteindre”.

• DIDIER Jean, ZAD : Je n’ai jamais dit. Illustrations de  Didier Jonc. 1 vol. br, 48 p, illustrations en couleur, éd. Utopique, 17 €.

Z Jean► Un album pour enfant, à partir de 8 ans. Ils s’appellent Madelyn, Agostina, David ou Mademba… Ils viennent des quatre coins du monde. Comme chacun de nous, ils ont tout au fond de leur cœur un rêve, un secret bien à eux, une peur inavouée… . Au fil des pages, ils se dévoilent et nous offrent une part de leur intimité Épuré et sensible, cet album révèle, en confidence, certains de ces secrets, offrant à la honte d’être levée, au manque d’être comblé et aux rêves de voyager. Les auteurs ont imaginé des situations variées — diversité de points de vue, d’âges et de nationalités — qui rendent universel le message de cet ouvrage subtil et fort. En contrepoint au texte, les illustrations sont également très abouties, fluides, réalistes, épurées autant que symboliques… La narration singulière de cet album, dont le ton oscille constamment entre humour et émotion, emporte donc  irrésistiblement le lecteur. Ce rapport ténu entre texte et image invite dans l’intimité de chaque personnage en rappelant au passage que l’on a tous un secret enfoui qui ne demande qu’à être raconté.

• GIRAUDOUX Jean : Essais, articles, récits, témoignages : Tome I : D’une guerre à l’autre. 1 vol. br, 795 p, index (noms de personnes, noms de lieux et titres des œuvres), éd. Classiques Garnier, coll. Bibliothèque de littérature du XXè siècle, 39 €.

JgxMS01bOuvrage publié sous la direction d’Yves Landerouin, avec des contributions de Pierre d’Almeida, Mauricette  Berne, Annie Besnard,  Mireille Brémond, André  Job et Christian Leroy (Christian). Cette édition des Essais, articles, récits et témoignages de Jean Giraudoux rassemble tout un pan de son œuvre aujourd’hui indisponible. Les textes de ce volume font écho aux tensions franco-allemandes au cours des décennies où Giraudoux fut tour à tour soldat, fonctionnaire du Quai d’Orsay et ministre. Contient notamment les textes suivants: Lecture pour une ombre, Amica America, Adorable Clio, De Saint-Amand en Bourbonnais ( 15 octobre 1919), Message du Continental, Armistice à Bordeaux, Combat avec l’image…

• GROUILLE Dominique : Trompe-la-mort. 1 vol. br, 224 p, éd. Le Puy-Fraud, 17,90 €.

GROUILLEQuand on a survécu miraculeusement aux deux guerres mondiales, on ne peut pas s’imaginer qu’un objet singulier ramassé par hasard lors des combats des Dardanelles en 1915 puisse infléchir le cours de sa vie. Et pourtant, Lucien, surnommé Trompe-la-mort, en fera la cruelle expérience pour le meilleur et pour le pire.  Des années plus tard, Frédéric mène une vie heureuse entre son métier d’éditeur et une épouse aimante et bienveillante. Un jour, il reçoit un manuscrit qui lui fait d’abord penser aux mémoires d’un poilu. Mais, très vite, sa lecture l’atterre : de révélation en révélation, Frédéric comprend qu’un passé qui ne passe pas est revenu le chercher.  Une histoire sans choix, sans issue, sur le fil, entre le dicible et l’indicible, construite autour de personnages qui luttent contre le destin et le malheur, portée par les thèmes de l’amour et du pardon. Un troublant thriller fantastique. Médecin au CHU de Limoges, Dominique Grouille se passionne pour l’histoire. Il est l’auteur d’un polar médiéval, L’Étrange secret des Frères de Martial publié en 2009 par les éditions Lucien Souny).

• GUYOT François : Pierres à légendes du Limousin. 1 vol. br, 352 p, illustrations en couleur, éd. Les Ardents éditeurs, 32  €.

Z PierresCet ouvrage, richement illustré, est l’occasion de redécouvrir le patrimoine exceptionnel des pierres à légendes et se veut une invitation à suivre son propre chemin au cœur de sites naturels remarquables du Limousin. Le Limousin, pays de l’arbre et de l’eau, territoire d’espaces naturels encore préservés, conserve de façon plus discrète un ensemble remarquable de pierres dites « à légendes ». Ces pierres, isolées ou regroupées en chaos de rochers, nées de l’érosion ou façonnées par l’homme, ont suscité inévitablement, de par leur aspect ou leur implantation, nombre de croyances et de pratiques rituelles relevées par l’ethnologue. Occupant une grande place dans les traditions locales du Limousin, les légendes liées aux pierres sont peuplées de druides, fades ou fées, martes, bergères, animaux fabuleux, chercheurs de trésors ou relatent le passage de géants, de saints, voire du Diable. Ces légendes constituent pour chaque génération un héritage multiséculaire. Au-delà du témoignage ethnologique, le présent ouvrage se veut aussi un appel à la sauvegarde de ce patrimoine du sensible qui nous indique les regards qu’ont portés nos ancêtres sur leur environnement. Nombre de ces pierres, inscrites dans des paysages ou des cheminements d’approche d’une pure beauté, conservent pour les visiteurs une véritable charge émotionnelle.

• HOUDART Marie-France : La jument décillée. Cris féminins et regards lucides sur Dieu et les femmes. 1 vol. br, 162 p, illustrations, éd. Maiade, 19,50 €.

Mise en page 1Présentation par l’auteure : “Pour comprendre ce livre au titre énigmatique, La jument dessillée, il faut d’abord observer attentivement sa couverture. En quatrième, figure une photo de classe et ses 23 fillettes, et une  ardoise : nous sommes dans une école d’Algérie en 1953. Les fillettes sont indigènes, pour ne pas dire musulmanes, sauf une petite blonde, à gauche, l’auteure de ce livre. Retournez-le. En première couverture : trois symboles religieux, celui de chacun des monothéismes : juif, chrétien, et musulman. Au centre une chaîne et son pendentif : une “main de Fatma”, symbolisant la femme en Islam. Au-dessus, un sous-titre : Cris féminins et regards lucides sur Dieu Un et les femmes. Vous avez compris. Reste le titre. Cette jument était celle de la jeune Germaine Tillion, en mission ethnologique dans les Aurès, celle qui la menait de lieu en lieu à la découverte de ses habitants et de leurs traditions. Solitaire sur son dos, sans doute l’ethnologue confiait-elle à sa monture, au long des chemins de sable et de pierres, tout le fruit de ses réflexions sur le monde, car l’ethnologie, lui explique-t-elle, dessille  les yeux, donne de bonnes lunettes pour comprendre les sociétés. A moi aussi, l’ethnologie a ouvert les yeux. À travers des monologues, voire des cris de femmes, alternant avec des réflexions de fond, où elle donne la parole à de nombreux chercheurs sur : les croyances, l’origine des religions, leur utilisation…,  l’auteur a voulu explorer la place à laquelle le Dieu unique des monothéismes a assigné les femmes, et la raison des violences contemporaines qui s’expriment en son nom. Un livre qui parle, qui interpelle, qui questionne et qui, elle l’espère, dessillera les yeux de ceux qui les avaient encore cousus, comme ceux des faucons de dressage dont on décousait enfin les paupières avant de les lancer ver le ciel”.

•  LAGIER Pierre : Digitales pourprées. 1 vol. br, 224 p, éd. Lucien Souny, 17,90 € (version papier), 7,49 € (version E-Book).

Y LAGIER DigitalesIl n’est pas de famille sans secrets. Souvent dérisoires, ils peuvent s’avérer parfois sérieux et leurs conséquences deviennent graves pour ceux qui les découvrent. Vincent en fera l’expérience au détour d’une rencontre fortuite. Ce qui aurait pu demeurer une simple péripétie prend un tour alarmant quand il est victime d’un accident de voiture. Plus tard, il reçoit une lettre anonyme. Les secrets de famille se nourrissent souvent de jalousies ou de ressentiment, mais il arrive, comme ici, que ce soient les amours et les passions qui les alimentent. Auteur de plusieurs livres parus chez Buchet-Chastel et Jean-Claude Lattès, Pierre Lagier signe son quatrième roman aux éditions Lucien Souny.

• LANCELIN Aude : La fièvre. Roman. 1 vol. br, 288 p, éd. Les liens qui libèrent, 20 €.

livre_affiche_613► “La Fièvre” est un roman dont le héros principal est Yoann, une ancienne figure des Gilets jaunes de la Creuse. Il conte le parcours de cet homme de 35 ans qui, grâce au mouvement des Gilets jaunes, trouve un moyen de “renaître de ses cendres”. Électricien au chômage, avec un ancrage rural, issu d’un milieu vraiment populaire, aspirant à la dignité et au changement, il est un peu l’archétype de ces français invisibles et oubliés. La  crise va le propulser au rang de  “leader sur les ronds-points des Gilets jaunes creusois”,  une situation nouvelle qui  lui permet de surmonter ses soucis personnels. Pourtant, cette “embellie”  sera de courte durée : son destin bascule tragiquement, lorsqu’il est arrêté pour avoir lancé un pavé sur les forces de l’ordre, un jour de manifestation sur les Champs-Élysées. Finalement, Yoan incarne “  le Gilet jaune éternel, et victime d’une répression très cruelle. Tout cela en une seule personne”. Aude Lancelin, ancienne rédactrice en chef adjointe à Marianne, puis à l’Obs, a été couronnée en 2016 par le prix Renaudot de l’essai pour “Le Monde libre”. Elle est également l’auteure de “La pensée en otage. S’armer intellectuellement contre les médias dominants” (éd. les Liens qui libèrent).

• MALAVAL Jean-Paul : Un été sous les tilleuls. 1 vol. br, 320 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 19,50 €.

Z Malaval► Famille, je te hais… Albin Dumontel coule des jours tranquilles dans son manoir corrézien, au cœur de  la campagne limousine. Un héritage pieusement conservé où le vieil homme entretient le souvenir de ses deux épouses défuntes. Mais à l’été, M. Dumontel se doit de sacrifier à un rite bien établi : l’irruption de sa famille. Deux enfants et cinq petits-enfants viennent bientôt troubler la sérénité des lieux. Sous les amabilités et les bons sentiments, les rivalités percent. La réussite des uns est insupportable aux faillites des autres. Chacun défend son pré carré et chacun, dans son coin, nourrit son petit secret : un amant, des difficultés financières, une orientation sexuelle… Lorsque la belle-fille d’Albin aborde la question de l’héritage, les masques tombent et les clans se forment.

• MAYERAS Maud : Les Monstres. 1 vol. br, 320 p, éd. Anne Carrière, coll. Thriller, 19 €.

Les-monstresIls vivent dans un “terrier”. Les enfants, la mère. Protégés de la lumière extérieure qu’ils redoutent. Sales et affamés, ils survivent grâce à l’amour qui les réchauffe et surtout grâce à Aleph, l’immense, le père, qui les ravitaille, les éduque et les prépare patiemment au jour où ils pourront sortir. Parce que, dehors, il y a des humains. Parce qu’eux sont des monstres et que, tant qu’ils ne seront pas assez forts pour les affronter, ils n’ont aucune chance. Mais, un jour, Aleph ne revient pas, un jour les humains prédateurs viennent cogner à leur porte. Alors, prêts ou pas, il va falloir faire front, sortir, survivre. Pendant ce temps, dans une chambre d’hôpital, un homme reprend conscience. Une catastrophe naturelle sème la panique dans la région. La police, tous les secours, sont sur les dents. Dans ce chaos, l’homme ne connaît qu’une urgence : regagner au plus vite la maison où on l’attend… “En ouvrant “Les Monstres”, on se demande à quel type de monstre on aura affaire. En refermant le roman, on sait  qu’il ne s’agit pas des animaux fantastiques. Et on voudrait tant que “Les Monstres” ne soient que des monstres de contes”, écrit  Nathalie Goursaud dans La Montagne. Née en 1981, Maud Mayeras réside à Limoges. Son premier livre, “Hématome”, est paru en 2006  aux éditions Calmann-Lévy dans la collection Suspense. Sept ans plus tard, elle a publié aux éditions Anne Carrière un deuxième roman, intitulé “Reflex”. “Les Monstres”  est son quatrième roman.

• MÉNARD Pierre : La Mort ne résout rien.1 vol. br, 240 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 6,90 € (version papier), 5,49 € (version E-Book)

Y MENARD LA MORT NEElle pousse la porte de cette agence immobilière pour louer un appartement. Le patron est hypnotisé par la beauté de la cliente, nouvellement nommée guide au gouffre de Padirac. Si Lydie montre à son interlocuteur qu’elle n’est pas indifférente à son charme, elle lui fait également comprendre qu’il lui faudra se montrer patient. Qu’importe le temps pour Antoine Bressac ! Établi dans cette région depuis deux ans, il s’évertue à effacer de sa mémoire une autre vie, à la fois trouble et frénétique, où les relations, les amours et les affaires fleurissaient grâce au réseau, au détriment de certaines valeurs. Aujourd’hui, il se jure d’arriver à ses fins avec cette envoûtante mais indéchiffrable Lydie. Il a juste oublié que, pour gagner, il faut connaître son partenaire en tout point. Plus qu’un thriller effrayant, Pierre Ménard décortique la société́ et ses excès pour mieux interroger le lecteur. Le cheminement des personnages sera long et tortueux, jusqu’à ce que les masques tombent… cruellement.

• PEYLET Gérard : Ce territoire auquel on appartient. 1 vol. br, 86 p, éd. Édilivres, 11 € (version numérique : 4,99 €)

Z PEYLET TErritoieL’homme et la terre qu’il peuple depuis des siècles sont « interactifs ». L’un influence l’autre. Ce lien n’est-il pas un cordon nourricier qui nous lie aux éléments ? Il n’y a pas de production mécanique de ce sentiment d’appartenir à un terroir. Répond-il aujourd’hui à une perte ? En ces temps de crise sanitaire que nous traversons, la question devient encore plus aiguë et prend tout son sens.  L’auteur n’a pas choisi l’écriture autobiographique pour analyser ce sentiment. Il a préféré livrer ses réflexions en utilisant deux modes d’analyse : celui de la réflexion personnelle et théorique et celui de l’exemple littéraire. Pour accompagner son propos, il a choisi l’œuvre de George Sand qui convenait parfaitement à chacun des thèmes soulevés.  Ce sentiment laisse entendre que tout se reconfigure sur un mode imaginaire, que c’est un vivre. Il est peut-être aujourd’hui un refuge contre tout ce qui menace notre identité. N’assure-t-il pas un équilibre dans ce mouvement pendulaire qui nous tourne aujourd’hui, tantôt vers le mondial, tantôt vers le local ? La constitution d’une identité « territoriale » permet à l’homme moderne de transporter avec lui un espace identitaire intériorisé qui lui sert de défense et de protection face à un mode de vie qui l’invite à se disséminer, s’aliéner, à vivre de manière consumériste dans l’immédiateté et la superficialité des rapports. Celui qui a le sentiment “d’appartenir” essaie peut-être de lutter contre un monde qui tente de nous mettre hors de nous-mêmes. Après une carrière d’universitaire, Gérard Peylet, professeur de littérature  moderne et contemporaine, a fondé en 2015 l’association des Amis du Limousin.

• PEYRAMAURE Michel : Les méduses bleues. Illustrations de Martine Peucker-Braun. 1 vol. relié, 50  p, illustrations, éd. Maiade, 23 €.

Mise en page 1Depuis des années, à toute heure du jour et surtout de la nuit, Michel Peyramaure, auteur célèbre de tant de romans historiques et co-fondateur de L’Ecole de Brive,  secrète de petits textes qui soudain jaillissent, à la manière des  haïkus  japonais : en 3 petites lignes et 17 syllabes, ils disent l’essentiel dans une brève fulgurance. Il ne  choisit alors que l’essentiel pour célébrer l’instant qui passe : l’orage d’un corps de femme, la mer pleine de méduses bleues, les nuits d’insomnie où “le petit dieu des haïkus vient toquer à sa fenêtre”, la nature qui, à l’automne, rédige son testament, ou même le facteur qui pédale sur un nuage…, il nous plonge dans des moments de grâce absolue…Martine Peucker-Braun, illustratrice de l’ouvrage,  formée aux arts décoratifs et à la joaillerie, aime à faire chanter les tons délicats de ses aquarelles et à marier les graphismes mystérieux. Certaines de ses œuvres servent de cartons pour l’exécution de tapisseries d’Aubusson. Elle est l’auteure, aux éditions Maiade, de “Lettres à toi”. Ses images subtiles, pleines de magie, font merveilleusement vibrer les textes-bijoux de Michel Peyramaure.

• PINTICAN-PETRIS Alina : La poétique de l’espace dans l’œuvre de Pierre Michon. Entre province et métropole. 1 vol. br, 296 p, éd. L’Harmattan, coll. Critiques littéraires, 30 € (Version numérique : 23,99 €).

Poétique espaceL’une des préoccupations de Pierre Michon est la reconstruction de l’identité par la quête de l’origine. De là, l’inévitable interrogation du passé installe le sentiment oscillateur chez le sujet, entre celui qu’on est et celui qu’on désire être. Comme Pierre Michon se lance tard dans l’écriture, il pendule entre les deux espaces : la province, espace géographique de l’enfance, chargé d’histoire et de mémoire et la métropole, espace culturel et littéraire. L’étude de l’écriture permet de définir une poétique de l’espace qui se construit dans son œuvre et d’analyser les lieux qui composent le réseau de l’espace, endroits chargés d’histoire et de souvenirs, représentatifs de la quête identitaire de l’homme et de l’écrivain. Alina Pintican Petris, docteur ès Lettres,  est professeure d’anglais langue étrangère. Elle a fait ses études à la faculté des Lettres, à l’université Babes-Bolyai de Cluj-Napoca, Roumanie.

• ROSSI-LAGORCE Régine : Maria : une cuisinière voyageuse : roman suivi de son cahier de recettes. 1 vol. br, 210 p, éd. Mon Limousin (Limoges), 18 €.

Z ROSSIEntre récit et roman, Régine Rossi-Lagorce nous plonge dans une histoire émouvante : celle de Maria, une femme indépendante qui, partant de sa Corrèze natale, gagnera la capitale et sera cuisinière pour différents employeurs. Parcourant tout le XXème siècle, Maria n’aura de cesse de préserver sa liberté, malgré les difficultés rencontrées, à la recherche de sa part de bonheur. Entre ses voyages, qui la mèneront de Paris à la Suisse – et jusqu’en Afrique du Nord –, elle reviendra régulièrement se ressourcer sur sa colline, à Lamazière-Basse. Elle laissera un cahier de cuisine, qui termine le roman, témoin de son aventure à travers le monde, avec des recettes originales venues d’ailleurs mais qui nous rapprochent…

• SOUMY Jean-Guy : Une femme juste. Livre en grands caractère. 1 vol. br, 496 p, éd. À vue d’œil, coll. Corps 20,  23 €.

Z Soumy La quête bouleversante de deux femmes liées, chacune, au souvenir d’Hélène, une enfant cachée pendant l’Occupation, dans la Creuse. Un beau roman à deux voix sur le devoir de mémoire, les chemins de résilience, et le portrait d’une Juste. Années 1980 : après une vie dédiée aux autres, Blanche coule une retraite paisible à Draguignan quand, un jour, une inconnue frappe à sa porte. Et le passé avec elle. Elle s’appelle Pauline, la vingtaine à la dérive, elle souffre de ne rien savoir de l’histoire de sa mère, Hélène, qui vient de mourir. Blanche, elle, la connaît, cette histoire, c’est aussi la sienne : en 1942, elle a sauvé la petite orpheline juive du camp de Rivesaltes, et de la menace nazie. Elle a pu exfiltrer sa protégée et d’autres enfants dans une communauté de la Creuse. Au prix de mille dangers. Pauline part avec Blanche dans un pèlerinage sur les traces de sa mère. Ce retour aux sources jalonné de rencontres saura-t-il réconcilier la jeune femme avec l’absente ? Pour Blanche, il ravive le souvenir bouleversant d’une passion secrète…Un beau roman à deux voix sur la transmission d’une mémoire, et le portrait d’une Juste.

• TILLINAC Denis : Le Dieu de nos pères. Défense du catholicisme. Nouvelle édition. 1 vol. br, 160 p, éd. Bayard, 14,90 €.

Z TillinacCest l’itinéraire intellectuel, spirituel et moral d’un irrégulier. Denis Tillinac convoque ses souvenirs pour montrer la difficulté d’être catho quand on est un ado du genre rocker au début des années 60, un anar paumé en mai 68, un écrivain solitaire à 30 ans, dans les années 80. Pour lauteur, la civilisation occidentale doit presque tout à l’Église romaine : ses idéaux, son esthétique, son rapport à lhistoire, son approche de la démocratie, la structure même de la sensibilité et du désir. Pour lui, si l’Europe renonce à ses sources chrétiennes, elle s’effondrera avant d’exister.

• TILLINAC Denis : Le patio bleu. 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la cité, 20 €.

TillinacMémorialiste, Denis Tillinac, décédé le 26 septembre 2020,  fait, dans cet ultime roman, le portrait nostalgique et lucide d’une génération fatiguée que la province rassure, parcourant un demi-siècle d’une belle amitié entre un homme et une femme. Un groupe d’amis, bourgeois d’âge mûr, a l’habitude de se réunir dans le patio bleu autour de la figure charismatique de Marie-Anne. A l’instar du narrateur, énarque qui a mené une carrière de diplomate sans ambition ni conviction, ils sont fatigués de leur vie parisienne, du nouveau monde qui s’impose et dont ils se sentent exclus, et croient trouver à Condom, petite ville du Gers, le havre rassurant où se poser avant le spectre de l’Ehpad. Une longue amitié lie Marie-Anne et le narrateur, une amitié totale, dans laquelle l’amour n’est jamais loin, dont ce roman est la chronique. Passé plus ou moins lointain et présent s’entremêlent dans le récit intimiste et mélancolique d’un personnage qui promène un regard aussi lucide que désenchanté sur les choses et les gens, sur les craquements d’une société illustrés par le mouvement des Gilets jaunes. On retrouve dans Le Patio bleu les thèmes chers à Denis Tillinac, l’amitié fidèle, le poids du passé et des souvenirs, l’opposition entre Paris, eldorado factice, et la province assoupie et en déshérence, la méfiance envers les manifestations de l’air du temps et les excès de l’époque, les aspirations de jeunesse confrontées à une vie faite qui s’avance vers la vieillesse.

Z pangolinVALADE Jean-Michel : Pangolin mon amour. 1 vol. br, 144 p, , éd. Mon Limousin, 8 €

►Loin d’un journal de bord qui aurait été rédigé au jour le jour pendant la pandémie et le confinement, Jean-Michel Valade propose ici un essai historique et sociologique, une réflexion sur la crise sanitaire et ses multiples conséquences, notamment économiques et sociales. L’analyse de l’auteur est multiscalaire : partant de l’échelle planétaire, elle se resserre jusqu’à celle d’une région française à dominante rurale, le Limousin en l’occurrence. À travers ce texte,  et souvent avec humour , c’est l’histoire en marche que l’auteur nous invite à revivre.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• AUXIÈTRE Jean-Michel : Sous la plume d’un échotier. Chroniques sociétales et contemporaines: Tome I : 1985-2015.1 vol. br, 258 p, illustrations, éd. Édilivre,  19,50 €.

31P8XRWJ-NL._SX327_BO1,204,203,200_Présentation par l’auteur : “Sous la plume d’un échotier… Ce titre est un clin d’œil au quotidien qui me fit la faveur, durant plusieurs années, de publier mes modestes écrits. Il avait pour nom L’Écho. Asphyxié économiquement, il ne survécut pas à la crise de la presse. Il parut pour la dernière fois le mercredi 6 novembre 2019. Ce journal qui n’usait pas de la langue de bois et ne se pliait pas volontiers au  » politiquement correct  » était pour moi plus qu’un confident. C’était un partenaire à part entière, avec qui je me sentais en parfaite connivence. Il m’offrait le privilège d’exprimer des convictions profondes, des engagements essentiels, et de divulguer des textes auxquels j’attache un grand prix, puisqu’ils sont le reflet du regard que je porte sur le monde et la société d’aujourd’hui – le monde et la société vus d’en bas par un citoyen de   » la France d’en bas « . Désormais me voilà, comme beaucoup d’autres, bâillonné par l’administration fiscale. Je ne saurais trop remercier L’Écho de m’avoir permis d’afficher clairement mes convictions et, bien sûr, de les assumer (…). Séduit par le journalisme – dont je n’ai pas fait profession – j’ai pu écrire et publier, sans pour autant éviter la censure, plus d’une centaine d’articles. Quelques-uns d’entre eux composent le présent recueil qui, globalement, traduit mon engagement citoyen”. Jean-Michel Auxiètre, né à Préveranges (Cher) de parents creusois, a fréquenté l’école de Clugnat, puis le lycée Pierre-Bourdan à Guéret. Il a gardé un profond attachement avec la Creuse, un département où il revient souvent et dont il parle dans plusieurs de ses livres.

• AUXIÈTRE Jean-Michel : L’homosexualité au front durant la grande Guerre. Le témoignage dérangeant du caporal Moret. Récit historique. Ouvrage écrit avec le concours d’Yves Guiet. Postface de Bernard Héraud. 1 vol. br, 234  p, éd. L’Harmattan,  23,50  € (version numérique : 17,99 €)

9782343194509bSujet tabou s’il en est, l’homosexualité durant la Grande Guerre n’avait pratiquement jamais été abordée. Le patriotisme et l’honneur souffraient de ces pratiques “contre nature” et il convenait donc de les taire. Longtemps soumise à la loi du silence, l’armée a peu à peu dévoilé ses secrets et le Service Historique de la Défense a rendu disponibles les dossiers des conseils de guerre et les archives. C’est ainsi qu’a pu être étudié le cas du caporal Moret, qui habitait Malleret-Boussac dans la Creuse,  fusillé le 10 mars 1915 pour « abandon de poste en présence de l’ennemi ». En fait, il avait quitté sa tranchée pour tenter de rendre compte à l’aumônier des actes homophiles auxquels se livraient les hommes de son escouade. L’auteur livre un ouvrage hybride où la fiction complète habilement les données authentiques sur lesquelles il s’appuie. C’est le 13ème livre de Jean-Michel Auxiètre.

• BAURY Michel : Oradour-sur-Glane : les mensonges allemands. Nouvelle édition. 1 vol. br, illustrations, éd. Jourdan (Waterloo – Belgique), 19,90 €.

Z BAURY OrdaourRéédition d’un ouvrage paru initialement sous le titre “ Pourquoi Oradour-sur-Glane ? Mystères et falsification autour d’un crime de guerre. Dès le débarquement allié, la division Das Reich s’ébranle à partir de Montauban pour réduire les forces de Résistance avant de gagner le front de Normandie. Son but : stigmatiser celles et ceux qu’elle désigne comme des “terroristes” auprès de la population locale. Limoges et Saint-Junien sont épargnées : c’est Oradour-sur-Glane, petit village paisible, qui est brûlé le 10 juin 1944. Le commandant Kampfe, de la division  Das Reich, est capturé et exécuté par la Résistance. Selon l’auteur, la  chape de silence autour du “mystère Kampfe” en fait un sujet constant d’interrogation sur l’incidence de cette capture dans le massacre d’Oradour-sur-Glane. Ce silence donne l’occasion au négationnisme de se développer jusqu’à la falsification de corps, en 1963, par les Allemands. Ce livre a pour objectif de dénoncer cette «falsification», à présent identifiée, rendant ainsi caduques certaines thèses négationnistes. Il apporte, dans le même temps, le début d’une réponse sur l’autre grande question : pourquoi Oradour-sur- Glane ? Une réponse où la milice locale autour de Limoges aurait bien pu jouer un rôle essentiel.

• BEAUBATIE Gilbert : Edmond Michelet. Au-dessus de tout soupçon. 1 vol. br,  100 p, éd. Mille Sources (Tulle), 15 €

MICHELET BAUBATIEEn 1950, Paul Rassinier, déporté résistant et ancien député socialiste, publiait un ouvrage intitulé “ Le Mensonge d’Ulysse”. Il était  préfacé par Albert Paraz, un  écrivain non conformiste et fervent défenseur de Louis-Ferdinand Céline, qui s’en prenait violemment à “la résistance officielle [alors] composée de très basses fripouilles, fort heureusement peu nombreuses”, mais aussi nommément à Edmond Michelet, accusé d’avoir été arrêté par les Allemands seulement pour leur avoir vendu de l’épicerie trop cher !” Il l’accusait, de surcroît, d’avoir trouvé “une belle planque” au camp de Dachau. Edmond Michelet, estimant qu’il venait d’être victime d’accusations “nettement diffamatoires et portant atteinte à son honneur de citoyen, de résistant et de déporté”, avait aussitôt porté plainte en diffamation. Les témoignages qui ont été  réunis ici démontrent que les accusations portées à l’encontre de celui qui fut nommé à la tête du Comité français de Dachau, étaient tout simplement infondées et infamantes. Tout prouve au contraire qu’Edmond Michelet  doit être placé au-dessus de tout soupçon.

• GAYRAUD Noël : Inoubliable passé, un enfant de Tulle dans la Seconde Guerre mondiale, suivi de  Et ce fut la guerre, de Monique Terrassin, et de  1944 – Ces gens des Portes Chanac, d’Anne Mas-Gérald. 1 vol. br, 110 p, éd. de la Rue Mémoire (Tulle), 18 €.

unnamedNoël Gayraud  est déjà l’auteur de “Silence, champ des martyrs” publié chez le même éditeur, qui se voulait  une réponse à des historiens qui présentaient différemment ce qui s’était passé le jour de l’attaque de l’École normale et des pendaisons de Tulle. Ce deuxième ouvrage se présente comme un recueil d’histoire et d’humanité, marqué par les charmes de l’enfance et les douleurs de la guerre. En  1940, quand  les effets de la guerre se font sentir  à Tulle  le petit Noël a 4 ans. Son récit  complété par les carnets de Monique Terrassin et les mémoires d’Anne Mas-Gérald, a la naïveté et la sensibilité de cet âge-là. Sans tomber dans le misérabilisme, ni dans l’angélisme, il évoque la faim, les morts, les cris des suppliciés de l’hôtel Saint-Martin, les sirènes qui appellent à se mettre aux abris, les fuites à la campagne, les combats des maquisards, mais aussi les Tondues de la Libération. De tout cela, l’enfant qu’il était voit autre chose que les adultes, avec son innocence vite disparue. C’est  la lutte quotidienne des femmes, l’attente, les menus plaisirs, les tendresses partagées et  l’angoisse qui ne dit pas son nom pour ne pas effrayer les petits.

• GIRE Pierre, HOUDART Marie-France : Aux Fermes du moyen âge, “ a la costuma del Pais”. Illustrations d’Antoine Quaresma. 1 vol. br, 168 p, illustrations, éd. Maiade, 23,50 €.

Mise en page 1On est  ici aux confins de l’Auvergne et du Limousin. La Guerre de Cent ans est finie, mais la Renaissance n’est pas encore arrivée. C’est pour vivre et faire vivre au lecteur cette  époque passionnante qu’en 2006, Pierre Gire a créé de toutes pièces et avec la seule aide familiale, un village, avec ses maisons et ses granges, ses plantes, ses animaux, et même ses habitants. Il a reçu des milliers de visiteurs enthousiastes. Mais le site ne cesse d’évoluer, une bâtisse après l’autre : aujourd’hui la chapelle, son cimetière, le moulin, la maison du bailli (pas finie)… Car il s’y passe toujours quelque chose… En voici une présentation totalement renouvelée. Elle s’est enrichie de nombreuses photos et surtout de quantité d’archives, notamment notariales, qui portent témoignage de la vie quotidienne de nos ancêtres. Vous n’y rencontrerez pas nobles dames et chevaliers, mais des paysans tenanciers déjà libres, sur qui reposait toute la vie de la société, et qui respectaient la terre, les animaux, le cycle des saisons, le rythme du temps. Un bel exemple pour aujourd’hui.

• GIRE Pierre : J’ ai descendu dans mon jardin… aux Fermes du Moyen Age. 330 plantes, leurs noms, leurs vertus, leurs usages. Illustrations de Marie-Christine Besset-Sinais. 1 vol. relié spirale, 128 p, illustrations en couleur, index, éd. Maiade, 21,50 €.

Z GIREÀ une époque où il n’y avait ni supermarché, ni médecin, ni pharmacie, le jardin et quelques terres alentour devaient en tenir lieu : pour se nourrir, pour se soigner, pour confectionner  sa toile et teindre ses vêtements, pour  tresser ses paniers, mais aussi pour  faire du savon, de l’encre, des torches, des tampons à récurer, des récipients… et même lancer des sorts.  Aux confins du Limousin, de l’Auvergne et du Quercy, le lecteur de replonge dans  le Moyen Age d’une des plus belles régions de France, la Xaintrie. Nous sommes en l’an 1476. Au cœur du plus exceptionnel des musées vivants.  Pierre Gire, son créateur, ouvre aujourd’hui les portes de son jardin. Celui qui  avait le  rêve de vivre dans un village du Moyen Age, l’a entièrement créé, avec ses maisons et ses granges, ses animaux, ses habitants, ses cultures, sa chapelle, son cimetière et… son jardin. Les plantes qui y croissent (plus de 330 espèces) sont arrivées en ligne directe de celles qui poussaient en ce temps-là dans les jardins de pays, celui des paysans, un de ces indispensables jardins enclos de haies touffues dont on devait tout tirer pour subsister. Les plantes sont présentées dans ce guide en 5 catégories et 5 couleurs : Les ornementales, : en bleu. Les médicinales en vert. Les nourricières, en brun. Les aromatiques, en orange. Les utiles à tout : en rouge foncé, Pour chacune d’elles, on trouvera une photo ou une aquarelle, et le détail de ses usages multiples. De petits symboles signalent les plantes dangereuses, tout comme les magiques (bénéfiques ou maléfiques). Un index répertorie toutes les plantes dont il a été question, avec un récapitulatif de tous les maux dont souffrait le peuple  l’époque médiévale et des remèdes offerts par la nature.

• JOUANDIN Michel : La seconde guerre mondiale (1939-1945) : Creuse centre est – RN 145. Témoignages et souvenirs.1 vol. br, autoédition Michel Jouandin (En vente auprès de l’auteur: 42, clos de la sablière – 23230 Gouzon –  tél: 05 55 81 71), 16 €.

5097528► Pour son tout premier livre,   Michel Jouandin qui se définit comme historien amateur et passeur de mémoire,  s’est attaché à  recueillir les témoignages et les souvenirs de résistants ou de simples habitants qui ont vécu les années sombres de la guerre et de l’occupation autour de la RN 145, qui traverse le département de la Creuse. En s’inscrivant dans un devoir de mémoire, il évoque notamment le drame des combats de la gare, à Parsac, le 3 juillet 1944. Ce jour-là  deux jeunes maquisards ont perdu la vie en affrontant un convoi allemand. Une trentaine de soldats allemands ont été mis hors de combat et des camions ont été pulvérisés, après l’embuscade qu’avaient tendue une vingtaine de volontaires de la 2107èe  compagnie des FTP, originaires de Lavaveix-les-Mines. Michel Jouandin relate aussi de nombreux autres combats menés le long de la RN 145, devenue au fil des embuscades “la bête noire ” de l’occupant, au point de ne plus l’emprunter qu’en convoi, après le débarquement des Allies en Normandie.

• JUCHEREAU Francis (sous la direction de) : Deux siècles d’économie sociale avec les Corréziens. De Firmin Marbeau à René Teulade. 1 vol. br, 110 pages, éd. Mille Sources (Tulle), 10 €.

SIECLES ECONOMIEDu XIXème siècle à nos jours, la Corrèze a fortement marqué l’histoire mutualiste, coopérative et associative, mais ce paysage intellectuel et social est aujourd’hui largement méconnu. De grandes figures de l’économie sociale ont pourtant émergé du terreau de l’histoire sociale et populaire corrézienne dont l’importance et la complexité restent en grande partie à découvrir, à identifier et à valoriser. De Firmin Marbeau à René Teulade, de Marc Sangnier à Marius Vazeilles, les Corréziens ont pris leur part, dans cette œuvre contemporaine profondément humaine qu’est l’économie sociale. Œuvre édifiée sur la base des valeurs fortes, universelles, concrètes et toujours actuelles, de dignité, de solidarité et d’émancipation personnelle et sociale.

 • LABORDE Christian : Poulidor by Poulidor. Un champion raconté par un écrivain.   1 vol. br, 104 p, éd. Mareuil, 14 €

2335_12600_20201007170037Poupou  fut une légende, un indépassable dans le cœur du public. Jamais, peut-être, aucun coureur cycliste n’aura vu son nom propre devenir à ce point un substantif, un nom commun qui sonne à toutes les oreilles. Peu de champions finalement, à part Fangio, auront connu cette gloire de s’introduire dans le langage commun. Poulidor est de ceux-là, ce qui n’a pas échappé à Christian  Laborde. Poulidor, symbole d’une certaine France des Trente Glorieuses, idolâtré par celle-ci, même si Merckx ou Anquetil lui ont toujours volé le podium sur l’épreuve-reine, le Tour.  Le livre de Laborde est un plaidoyer pour Poulidor, et un réquisitoire contre l’idée reçue de l’éternel second, alrs que le coureur limousin a inscrit  389 victoires à son palmarès. Et pas des moindres : Milan-San-Remo, la Vuelta, La Flèche-Wallonne, Paris-Nice…Certes, il n’a jamais gagné le Tour, il n’a même jamais porté le maillot jaune. Mais pourtant, il a été huit fois sur le podium.  Si le destin  a privé Poulidor de l’épreuve-reine, il aura au moins ravi tous les cœurs.

• MÉRAND Patrick : Les Coulisses d’Hergé. 1 vol. br, 260 p, illustrations, éd. Sépia (Paris),  26,90 €.

HERGEQuelle est l’origine de l’Oreille cassée ? D’où vient l’expression “Caramba, encore raté ” ?   Quelle erreur figure sur la couverture de Vol 714 pour Sydney ? Que signifient les caractères chinois présents dans Le Lotus Bleu ? Quels changements les Scandinaves et les Finlandais ont-ils exigés pour que Tintin au Congo puisse être vendu dans leurs pays ? Pourquoi l’épave de La Licorne n’aurait jamais dû être retrouvée ? À toutes ces questions, le Creusois Patrick Mérand, tintinologue émérite, apporte des réponses précises dans ce nouvel ouvrage sur un univers qu’il connaît par cœur, celui des aventures de Tintin. Un beau livre d’érudition et d’illustrations où l’auteur explore méticuleusement tout ce qui a inspiré Hergé pour ses albums. Installé à Vallières, après une carrière accomplie dans les métiers du livre, il ne s’est jamais départi de sa passion pour l’univers d’Hergé. C’est en 2009 qu’il a publié  Le Lotus Bleu décrypté, son premier livre prélue à une dizaine d’autres qui explorent les aventures de Tintin par thème, en se livrant à un véritable ratissage des 23 albums d’Hergé : la géographie, les costumes, l’architecture, ou encore les animaux… Il démontre ainsi que le dessinateur  était pétri de son époque et se documentait beaucoup. Résultats : les éléments de décors, le moindre objet, chaque personnage, et nombre de faits qui se trouvent dans la fiction, ont toujours une origine bien réelle  Pour ce faire il s’est adjoint les services de spécialistes  tel que capitaine de bateau, botaniste, historien ou  collectionneur d’armes…

• PENOT Christian : Questions autour de la mort de trois maquisards de Compreignac. 8 février 1944, la fin du maquis de Palutras. 1 vol. br, 152 p, illustrations n-b et couleur, éd. La Geste éditions, coll. Témoignages, 18 €.

176447Début 1944, un groupe de jeunes résistants se constitue et se cache dans un bois au sud de Compreignac, en Haute-Vienne. Le 8 février 1944, une opération de la police française tue trois d’entre eux. La stèle du Mas-Barry ne rend hommage qu’à un seul “combattant du maquis, mort pour la France”. Mais qui était-il, et qui étaient ces deux autres hommes ? On suit avec l’auteur la quête qui va l’amener à établir comment ces jeunes gens se sont retrouvés dans les bois de Compreignac… Cette recherche de documents dura quatre ans. Les témoignages se faisaient rares : les bouches sont restées fermées trop longtemps. On sent le poids d’un passé complexe. Une enquête brillamment menée qui établit les faits, contextualise, permettant d’établir la “ vérité”, d’effectuer la mise à jour des faits ignorés ou tus pendant des décennies et d’éclairer des points aveugles de la mémoire collective.

• PETIT Serge : Vie & métiers des Creusois, fin 19ème – début 20ème siècle.1 vol. br, 214 p, autoédition Serge Petit, 19,90 €.

PETIT CREUSESerge Petit raconte d’abord le vécu d’un couple de paysans qui tenait quotidiennement des écrits et des comptes. Ces mémoires dévoilent une période brûlante d’actualité que de nombreux paysans creusois ont vécue à la fin du XIX e siècle. Déjà, en ce temps-là, ils subissaient une importante diminution de production agricole. Au fil des quatre saisons, on apprend pour chacune d’elle, les durs travaux aux champs ainsi qu’à la ferme au cours d’une année excessivement chaude. Ensuite, l’auteur révèle l’histoire d’un maçon creusois qui a laissé des souvenirs sur son temps passé à Paris, à l’embellissement d’importants immeubles pour une entreprise creusoise. Jusqu’à la Première Guerre mondiale les maçons migrant creusois étaient nombreux à louer leurs bras dans la capitale. Serge Petit fait découvrir enfin  une Creuse qui était alors en plein essor,  forte en 1906 de ses 266 communes, prospères avec  d’innombrables activités qui créaient un véritable tissu économique et formaient un poumon social. Il présente, commune par commune, le dénombrement professionnel nominatif du département, traduisant une variété des métiers inconnue aujourd’hui.

• TÉHEM (MAUNIER Thierry), GAUVIN Gilles : Piments zoizos. Les enfants volés de La Réunion. Album de BD. 1 vol. cartonné, 160 p, illustrations, éd. Steinkis,  18 €

Sans titreDes personnages fictifs, une histoire vraie, un récit documenté sur un chapitre peu reluisant de l’histoire de la Ve République, celui des enfants réunionnais de la Creuse. Entre 1962 et 1984, quelque 2 000 mineurs de La Réunion sont séparés de leur famille et envoyés en France où leur est promise une vie meilleure. Pour Michel Debré, ancien premier ministre du général de Gaulle et député de La Réunion, il s’agit de participer au repeuplement des départements ruraux en plein déclin démographique, comme la Creuse. Jean n’échappe pas à ce destin. Éloigné de sa petite sœur, il est transplanté en Creuse. De foyers en familles d’accueil, il fait la rencontre d’autres enfants réunionnais dans la même situation que lui. Une vie durant, entre errances et recherches, il tentera de comprendre pourquoi… Richement documenté grâce au concours de l’historien Gilles Gauvin, auteur des textes,  “Piments zoizos” raconte un chapitre finalement encore  méconnu de l’histoire de la Ve République, celui des enfants de la Creuse, mais sans tomber dans un manichéisme systématique, tant les expériences des enfants ont été diverses. Le scénario, qui   est  sensible mais pas larmoyant, documenté sans être  lourd, lucide mais pas à charge, comporte même quelques touches d’humour. Le tout dans une ligne claire et colorée qui tient le lecteur de bout en bout. Finalement, Téhem se garde bien de verser dans la moralisation comme ce fut souvent le cas autour de l’affaire, de  sorte que chacun, en refermant l’album, pourra choisir sa nuance, ni tout noir ni tout blanc.

• TRAUMAT Guy : Une vie de maire. Trente ans au service de la commune d’Esse. 1 vol. relié, 196 p, illustrations, éd. La Geste éditions, coll. Témoignages, 20 €.

Z TRAUMATTrente-et-un ans maire de la commune d’Esse. Guy Traumat revient dans ce  livre sur sa vie de Maire . Il retrace au fil des pages une histoire de sa commune en même temps qu’il jette un  regard sur cette fonction qu’il défend avec ferveur : “ Je n’étais pas programmé pour être élu. L’opportunité s’est présentée et je l’ai saisie”, commence-t-il par rappeler. Puis il ne l’a plus lâchée, durant plus de trois décennies. Ce livre lui permet de revenir sur ces trente-et-un ans passés à la tête de la petite commune d’Esse, non loin de Confolens, de 1977 à 2008. Des mémoires autant qu’un point de vue sur la fonction d’élu, pour celui qui a également été président du Confolentais et du syndicat d’eau du territoire.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

◘ DIVERS

• ANNE-LAN : Une vie en soie. Rétrospective 1980-2020. 1 vol. br, 78 p, illustrations en couleur, éd. Abbate Piolet Production (Pionnat), 30 €.

Z ann lannOccasion unique de découvrir une œuvre dans son déploiement, de la rencontre émerveillée initiale à l’épanouissement dans des événements exceptionnels qui ont marqué ces dernières années. Découvrir la continuité d’un style, immédiatement reconnaissable, reflet d’une personnalité dans laquelle l’énergie, le désir, la générosité et la douceur se conjuguent dans l’harmonie. Découvrir la création à chaque toile renouvelée, dans l’exigence constante d’aller plus loin, plus loin dans la découverte, plus loin dans la technique, plus loin dans l’expression. La création est essentiellement personnelle, nourrie d’un désir qui s’impose, mais qui ne réalise son sens que dans le partage et l’échange : l’artiste ouvre pour nous un monde, jusque-là inconnu ; elle reçoit de notre regard la justification de son geste.

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 NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• GENEVOIX Maurice : Raboliot. Nouvelle édition accompagnée d’une préface inédite de Julien Larère-Genevoix. 1 vol. br, 172 p, éd. Grasset, coll. Les cahiers rouges, 9,90 €.

Z GENEVOIXVoici, à l’occasion de l’entrée au Panthéon de Maurice Genevoix, une nouvelle édition de Raboliot, paru initialement aux éditions Grasset en 1925. Pierre Fouques, dit Raboliot, est un chasseur fameux dans toute la Sologne. Les habitants de la région admirent son habileté, son courage et son art dans le maniement du fusil. La chasse n’est pas la seule passion de cet homme rustique et solitaire : il braconne, partout et à n’importe quelle saison, se moquant des institutions et de leurs règles. Alors que personne n’ose le défier, que gardes-chasse et métayers enragent de voir cet anarchiste de la nature se comporter avec une telle désinvolture, une conjuration s’organise. Le gendarme Bourrel promet de le capturer. Les autorités tendent un piège au braconnier, il y échappe grâce à son intelligence. Raboliot fuit, se cache dans les bois où il prépare sa vengeance. Bientôt, les parties de chasse nocturnes tournent à la haine, au duel à mort.. Le portrait d’un bandit magnifique. Un héros de la liberté et de la nature. Le dernier résistant d’une société prête à tout pour imposer un ordre coercitif.

• LE NAOUR Jean-Yves : La gloire et l’oubli : Maurice Genevoix et Henri Barbusse, témoins de la Grande Guerre. 1 vol. br, 220 p, éd. Michalon, coll. Histoire, 19 €.

Z GENEVOIX BARBUSSEAu sortir de la Première Guerre mondiale, Maurice Genevoix est loin d’être considéré comme le représentant des Poilus. À l’époque, et durant tout l’entre-deux-guerres, c’est Henri Barbusse, l’auteur du Feu, qui incarne le rôle de porte-parole des combattants. Prix Goncourt 1916, scandale littéraire ayant soulevé des passions contraires, Le Feu est un choc, un livre suffocant qui, pour la première fois, raconte le quotidien des tranchées sans rien dissimuler des souffrances des soldats. Profitant de cette exposition, Barbusse s’engage en politique, embrasse les combats du pacifisme et du communisme, suscite critiques ou admiration. Genevoix, lui, enfermé dans l’étiquette régionaliste, se tient pour sa part à l’écart du tumulte du monde, préfère les parties de pêche et les promenades au bord de la Loire et construit sa réputation littéraire en dehors du témoignage, avec notamment Raboliot. Pourtant, aujourd’hui, la fortune de la gloire littéraire s’inverse : avec ses cinq ouvrages de souvenirs rassemblés dans Ceux de 14 et sa panthéonisation, Genevoix prend sa revanche sur Barbusse, le prophète découronné. Comment cela a-t-il été possible ? Maurice Genevoix et Henri Barbusse : leur histoire raconte un siècle d’affrontement littéraire autour du témoignage et de la mémoire de la guerre, entre roman et récit, héroïsation et victimisation – deux regards sur la Grande Guerre, deux visions de la vérité.

• TASSIN Jacques : Maurice Genevoix, l’écologiste. 1 vol. br, 177 p, éd. Odile Jacob, 17,90 €. (version Kindle :14,99 €)

414piyla3FL._SX338_BO1,204,203,200_Maurice Genevoix, grand témoin de la Première Guerre mondiale, prix Goncourt et académicien, était non seulement un écrivain naturaliste, mais aussi un précurseur de l’écologie. Par ses réflexions sur les liens entre l’homme, la nature et la culture, par son aspiration à une écologie “sensualiste” et par son goût de l’engagement, ce grand écrivain prend aujourd’hui place au cœur d’un mouvement révolutionnaire qui reconsidère le regard anthropocentré qui a jusque-là mené le monde. Seul un romancier visionnaire pouvait avec autant d’acuité, au sortir du naufrage de l’Occident que fut la Grande Guerre, entrevoir la lueur d’espoir que nous offre aujourd’hui la pensée écologique.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

Annales-de-Bourgogne-Vol-92-2-2020• Annales de Bourgogne. Année 2020. Tome  92-1. Publiées sous la direction de Dominique Le Page.1 vol. br, 206 p, éd. Société des Annales de Bourgogne – Éditions universitaires de Dijon, 15 €.

• Annales de Bourgogne. Année 2020. Tome 92-2. Publiées sous la direction de Dominique Le Page.1 vol. br, 150 p, éd. Société des Annales de Bourgogne – Éditions universitaires de Dijon, 15 €.

• Annales de Bourgogne. Année 2020. Tome 92-3. Publiées sous la direction de Jérôme Loiseau.  1 vol. br, 190 p, éd. Société des Annales de Bourgogne – Éditions universitaires de Dijon, 30 €.

Les Annales de Bourgogne sont une revue historique trimestrielle fondée en 1929. Elles constituent la revue scientifique de référence sur l’histoire de la Bourgogne, comprise dans le sens le plus large.

• CZMARA Jean-Claude : L’Yonne, patrimoine insolite. 1 vol.  relié sous jaquette, 192 p, illustrations en couleur, index, biblio, éd. Sutton, 24 €.

Z YonneL’Yonne : 434 communes, 479 sites protégés… Tout est dit, ou presque, dans ces chiffres qui témoignent de la richesse historique de ce département. Si la nature y a creusé des grottes, fait pousser des arbres remarquables, l’homme y a laissé, au fil des siècles, l’empreinte de son génie. Ainsi, châteaux, églises, musées forment des trésors inestimables ou conservent des merveilles patrimoniales méconnues ou oubliées. De curieux vestiges scientifiques jalonnent également son territoire : phares aéronautiques, télégraphe de Chappe, tours géodésiques. Mais l’Yonne n’est pas qu’un décor surprenant. Elle abrite des personnalités étonnantes, des croyances ancestrales et des légendes. Vous croiserez, dans ces pages, l’ombre du Masque de fer, l’énigme du pentagone de Maulnes et tant d’autres mystères. Jean-Claude Czmara se qualifie d’écrivain militant du patrimoine. Son terrain d’action : la Champagne-Bourgogne. Son credo : faire prendre conscience des richesses qui nous entourent, les mettre en valeur par la restauration des édifices et établir des circuits touristiques à thèmes. À cet effet, il multiplie les conférences et les visites guidées. Une quarantaine d’ouvrages soutiennent sa démarche.

• CZUBAK Nicolas, LEJEUNE Pascal : La mort dans les taillis : Alain-Fournier, Genevoix et Junger. à la tranchée de Calonne. Combats des hauts de Meuse 1914-1915.  1 vol. br, 160 p, 170 illustrations, éd. Ysec, coll. La guerre en images – reportages photographiques, 24 €.

Z CzubakLa tranchée de Calonne est un nom qui résonne encore parmi ceux qui s’intéressent à l’histoire de la Première Guerre mondiale, mais également chez ceux qui demeurent attachés à l’œuvre de l’académicien Maurice Genevoix, l’ancien lieutenant au 106e RI devenu porte-parole des vétérans de 14-18. Le nom demeure connu mais, hormis pour les passages relatés par Maurice Genevoix dans “Ceux de 14”, on ne possède qu’une vague idée des combats qui se sont passés sur le plateau boisé des hauts de Meuse, de part et d’autre de la grande route forestière. Cette étroite partie du front, large de moins de cinqkilomètres, a la particularité d’avoir vu passer, par le hasard de la rotation des unités, trois grands auteurs du XXesiècle: outre Maurice Genevoix, le Français Alain-Fournier et l’Allemand Ernst Jünger sont venus y combattre en1914 et1915 au milieu de milliers d’autres anonymes…Nicolas Czubak et Pascal Lejeune reviennent, pour la première fois, sur la lutte acharnée qui a embrasé ce front de la tranchée de Calonne lors des deux premières années de guerre, à travers un regard franco-allemand. Cet ouvrage abondamment  illustré par des photographies, souvent inédites, s’inscrit dans la continuité de leur livre publié en 2014, consacré aux combats de la crête des Éparges intitulé  “Les Éparges – Die Combres-Höhe”.

• DUCREUX Franck : Du bronze moyen à l’aube du bronze final en Bourgogne. Analyse chrono-culturelle des styles céramiques (XVIè – XIIè siècle avant notre ère). Supplément à la Revue archéologique de l’Est (n° 50). Préface de Jean-François Piningre. 1 vol. br, 520 p, illustrations n-b et couleur, éd. Éditions universitaires de Dijon, 45 €.

du-bronze-moyen-a-l-aube-du-bronze-final-en-bourgogne-orientale L’actualité de la recherche a accordé une place importante à la période de transition Bronze moyen / Bronze final. Les travaux initiés par les colloques de Bruxelles et de Strasbourg ont notamment permis d’identifier les styles céramiques du Centre-Est de la France et de confirmer l’existence d’un style cannelé méridional. La Bourgogne tient une place importante au sein de cette entité culturelle, grâce à un certain nombre de sites fouillés récemment et souvent encore inédits. Avec la publication monographique de deux sites majeurs de la vallée de la Saône pour cette période, cet ouvrage offre une base solide pour une meilleure définition du style cannelé méridional en Bourgogne. Une synthèse chrono-culturelle élargie au plan géographique permet aussi une étude plus approfondie de ce style et notamment une première périodisation du créneau chronologique couvrant la fin du Bronze moyen à l’aube du Bronze final en Bourgogne orientale. Le site d’Athée Champ de Grette, au nord-est de la Côte-d’Or, s’installe sur une terrasse en rive droite de la Saône, dans une situation géographique privilégiée qui connaîtra d’importantes occupations durant toute la Préhistoire, du Paléolithique supérieur au premier âge du Fer. Son occupation principale se déroule au cours de la phase initiale du Bronze final avec l’implantation d’un habitat structuré qui évolue sur plusieurs périodes, du Bz D1 au Ha A2. Sa vocation agricole est bien démontrée par la présence d’un important équipement de mouture et de stockage (meules, vases de stockage enterrés). Le site de Sevrey-en-Longeois, également implanté sur une terrasse alluviale de la rive droite de la Saône, se présente avec une série de fosses associées à de grandes quantités de céramiques, souvent brûlées. Son caractère rituel est aujourd’hui proposé sur la base de comparaisons avec les découvertes réalisées sur la commune voisine de Saint-Loup-de-Varennes, qui ont permis l’étude de structures avec des dépôts évidents, mais également avec des sites similaires étudiés en Suisse. Sevrey a été occupé du Bz D au Ha B1, période durant laquelle un petit habitat rural se substitue à l’occupation “cultuelle” du début du Bronze final.

• DUMOULIN Bertrand : Les mystères de Jeanne d’Arc en Nivernais, Berry et Bourbonnais. 1 vol. br, 96 p, illustrations, éd. les Amis de la Charité-sur-Loire, 15€

Z Jeanne d'arcLe Docteur Bertrand Dumoulin est psychiatre des hôpitaux, praticien hospitalier au Centre hospitalier Pierre-Lôo de La Charité-sur-Loire depuis 1987. Ses recherches aux frontières du psychique et du spirituel l’ont conduit à suivre les pas de ses prédécesseurs aliénistes et médiévistes charitois, les docteurs Pierre Beaussart, Pierre Lôo et Maurice Desruelles, membre fondateur et premier président des  Amis de La Charité-sur-Loire. Son livre est un texte revu et augmenté de la conférence du 25 novembre 2018, jour de la sainte Catherine, donnée dans les combles de l’ancienne halle aux grains de La Charité-sur-Loire. Dans ce  “paradis”, les Charitois étaient ainsi symboliquement réunis pour un “essai de fouilles psycho-spirituelles”.

Numérisation_20201009 - Copie• GROSBEAU Maurice : La première faïencerie de Digoin : La faïencerie des Pys. 1 vol. br, 70 p, illustrations, éd. les Amis du Dardon, 20 €

C’est en 1769 que Jean-Pierre Pérouse, marchand de Roanne, installa une fabrique de faïence à Digoin, au village des Pys.  Il décida de la transférer au bourg en 1776 dans l’ancien hôtel du dauphin. Son gendre, Jean-Marie Caquet  prit sa succession jusque vers les années 1810. Produisant surtout des faïences ménagères, cette manufacture fut ainsi la toute première faïencerie de Digoin.

• MONTPLAISIR Daniel de : Lamartine : Un poète en politique. 1 vol. br, 410 p, éd. Tallandier, coll. Biographie, 25,50 €.

Z LamartineLe 11 mars 1820 paraît en librairie un mince recueil de poèmes, sans nom d’auteur, intitulé Méditations poétiques. Son succès est immédiat et fulgurant. La France de la Restauration découvre, fascinée, des accents jusqu’ici inconnus, des harmonies enchanteresses, des émotions palpitantes. Elle tient son barde et ne va plus le lâcher de longtemps. Pendant près d’un demi-siècle, la plume alerte et jamais en repos d’Alphonse de Lamartine (1790-1869) scande la vie littéraire puis politique de son temps. Tout en demeurant attaché à son Mâconnais natal, le poète devenu diplomate, député, chef du gouvernement provisoire de la république – un cas unique dans l’histoire de France – a inlassablement, du haut d’un exceptionnel talent oratoire, milité contre la peine de mort, plaidé pour l’abolition de l’esclavage, défendu la liberté de la presse, préconisé le suffrage universel, favorisé la concorde européenne, œuvré pour la protection des travailleurs les plus modestes et incité à une réduction des inégalités de fortune. Mais les soubresauts de la révolution de 1848 puis le coup d’État du futur Napoléon III l’évincent de la vie publique. Il doit affronter des difficultés financières croissantes, des deuils en grand nombre – notamment celui de sa fille adorée Julia – et la désaffection du public. Passé de mode, il tombe dans l’oubli, puis son œuvre refait surface, enseignée aux lycéens, décortiquée par les chercheurs, méditée par les hommes politiques. Chantre du désespoir nourrissant une vision poétique de la politique et une conception politique de la poésie, Alphonse de Lamartine n’a jamais cessé de se porter au secours de ses semblables. Daniel de Montplaisir, historien, est spécialiste des Bourbons et du légitimisme français. Il est notamment l’auteur de biographies du comte de Chambord (2008), de Charles X (avec Jean-Paul Clément, 2014), de Louis XX (2017), ainsi que d’une Histoire Canada (2019).

• MOUILLEBOUCHE Hervé, FAUCHERRE Nicolas, GAUTIER Delphine (Sous la direction de): Le château de fond en comble. Hiérarchisation verticale des espaces dans les châteaux médiévaux et modernes. Actes du septième colloque international du château de Bellecroix (18-20 octobre 2019). 1 vol. br, 605 p, éd. Cecab, €. 

Mouillebouche cecabIntroduction : De l’inconvénient des titres trop longs, ou trop courts – La grande tour de la Tour-de-Peilz (Xè-XIIIèe siècle). Reconstitution de ses fonctions résidentielles et défensives – Le palais épiscopal de Beauvais – La grosse tour du château de Gevrey-Chambertin (Côte-d’Or)  – Autour de Philippe Auguste : les fonctionnalités dans les tours maîtresses cylindriques de la première moitié du XIIIè siècle – Le château de Dourdan : essai d’interprétation fonctionnelle des bâtiments disparus – Trois tours maîtresses résidentielles en Valois-Soissonnais-Laonnois : Montépilloy, Septmonts, Cerny-lès-Bucy ; organisation interne, apparence et défense – Le château de Murol, le mirage des cimes – Verticalité de la rhétorique seigneuriale : tours, baies et crénelages dans les logis aristocratiques de Metz et de sa région –  Les loges, pour aller de bas en haut et d’une tour à l’autre par l’extérieur, mais sans sortir – Le château de La Bâtie (Savoie). Changement de distributions résidentielles et défensives – En long, en large et en travers. Ce que nous disent les inventaires (centre-ouest de la France, XIVè – XVIIIè siècle) – L’utilisation de l’étage de comble dans les résidences seigneuriales angevines entre le XIVè et le XVIè siècle –  Verticalisations plurifonctionnelles et interdépendances entre les édifices du  “vieux château” de Châteaubriant, du XIIIè-XVIè siècle – Les superpositions des usages et leurs évolutions dans les châteaux de crête du nord Montpelliérain – Occupation des étages et des combles dans le “logis neuf” de Philippe le Bon à Dijon – L’Aula Magna du palais du Coudenberg à Bruxelles. Tentative de restitution de l’organisation spatiale et fonctionnelle du bâtiment, des caves aux greniers –Virginie Malherbe, De la cave aux galetas, le programme du logis neuf  de Philippe Pot à Châteauneuf (1465-1472) – Le château de Langeais de louis IX : distribution et fonction des espaces à l’aune des charpentes de comble – Pièces hautes au-dessus de la vis d’escalier dans les manoirs bretons (XIIIè – XVIè siècle.) – Du Louvre à Chambord : fonction des parties hautes des châteaux –  Des fossés aux toits : organisation verticale des châteaux royaux français au XVIè siècle –  “ A-t-on un palais ?” : Les mutations par niveau de la distribution intérieure des châteaux de Provence au XVIIIè siècle –  Conclusion.

• RIVIÈRE Benoît Mgr (sous la direction de): Autun, la grâce d’une cathédrale.  1 vol. relié sous jaquette, illustrations n-b et couleur, éd. Place des Victoires, coll. La grâce d’une cathédrale,  85 €.

Autun-la-Grace-d-une-Cathedrale Saint-Lazare d’Autun a été  édifiée à partir de 1120 sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle est ensuite  érigée cathédrale à la fin du XIIe siècle. Chef-d’œuvre de l’art clunisien, la nef, l’ensemble de chapiteaux romans (une centaine) et le majestueux portail du Jugement dernier sont les plus importants de toute la Bourgogne. Cet ouvrage richement illustré est  publié à l’occasion du 900ème  anniversaire de la fondation de la cathédrale. Il  propose, par une succession de chapitres courts, à la fois une présentation de  son histoire, de son architecture et de ses particularités artistiques.

• SERGENT Éric : « Passants ne les oubliez pas » : La mémoire de la guerre de 1870-1871 en pays nuiton. 1 vol. br, 171 p, illustrations en couleur, biblio,  éd. Université de Bourgogne/Éditions universitaires de Dijon, coll. Histoires, 18 €.

Z Passants SErgent EUDCe livre est consacré à la mémoire de la guerre de 1870-1871 dans la région de Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or) où s’est déroulée l’importante bataille du 18 décembre 1870. Ce jour-là,  quelque 13000 Badois affrontent environ 10000 Français sur le territoire de la commune de Nuits-Saint-Georges, en Côte-d’Or. Les pertes humaines massives, les destructions matérielles, le bruit du canon, la peur du “ Prussien barbare” sont autant d’éléments qui expliquent qu’un large mouvement commémoratif émerge dès 1871. Des dizaines de monuments sont construits pour rappeler ces combats, ces hommes morts et ces traumatismes. Autour d’eux, des cérémonies s’organisent chaque année. Ce phénomène évolue dans le temps, connait des moments de forte intensité comme des moments de relâchement, mais se maintient jusque dans les années 1920. Aujourd’hui, ces monuments nous sont devenus étrangers. Marqueurs de notre paysage visuel quotidien, ils ont perdu le sens qu’ils portaient. Cet ouvrage vise à restituer, à partir d’une enquête approfondie dans les archives publiques et privées et dans la presse, la manière dont ce mouvement commémoratif a émergé et son évolution, les enjeux autour de la construction d’un monument ou de l’organisation d’une cérémonie. Cette étude, localisée sur une quinzaine de communes de Côte-d’Or, donne un éclairage sur un traumatisme et un mouvement commémoratif d’ampleur nationale, bien qu’inégalement vifs selon les régions. Éric Sergent est doctorant en histoire de l’art du XIXe siècle à l’université Lumière-Lyon 2.

• SOUFFLET Gérard, BEURIER Jérémy : Les Téméraires : une histoire neuve de la Résistance. Cités et maquis à Montceau-les-Mines avant mai 1944. Préface de Robert Chevrot., 1 vol. br, 400 pages, Co-édité par les auteurs et La Physiophile, 23 €.

Z Les téméraires► Dans la France contemporaine, l’histoire locale de la Résistance s’est le plus souvent fixée dans un récit consensuel. Parfois une réalité plus complexe affleure, que le citoyen est aujourd’hui en droit de connaître. Ce livre veut satisfaire cette curiosité dans un endroit particulier de Bourgogne, le bassin houiller de Montceau-les-Mines. Confrontant l’histoire telle qu’elle est racontée à ses empreintes retrouvées dans les archives, il  présente la lutte clandestine dans la période qui va de la  fin de 1942 à avril 1944, en revisitant bien des mythes enracinés. Des acteurs ressortent de l’ombre, tels que  les mineurs gaullistes du MORB (Mouvement Ouvrier de Résistance des mines de Blanzy), qui, des mois à l’avance, préparaient l’insurrection. Sont aussi évoquées les bandes de jeunes des quartiers, issus de la résistance communiste mais devenus incontrôlables, qui tenaient le haut du pavé dans l’hiver 1943-44 et formèrent d’éphémères maquis (FTP Guy Môquet  à la Charmée, AS  Marc Popeye  à Gueugnon), anticipant ceux de l’été 1944. Des héros modestes, morts souvent en déportation, retrouvent la réalité de leur combat. D’autres, assassinés ou volontairement effacés de l’histoire, viennent réclamer leur part à la grande tablée de la mémoire. La chasse dont ils firent l’objet par la XIème brigade de police de sûreté de Dijon et par la Sipo-SD allemande de Chalon est retracée pas à pas, expliquant les grandes rafles de 1944. Rôle des Polonais, relations entre gaullistes et communistes, déroulement des sabotages et dessous des exécutions, c’est une masse de données nouvelles qui vient enrichir les connaissances sur la période de la clandestinité, la plus mal connue de la Résistance.

• VAN LOO Bart : Les Téméraires: quand la Bourgogne défiait l’Europe. Traduction du néerlandais par Daniel Cunin et Isabelle Rosselin. 1 vol. br, 690 p, illustrations n-b et couleur, chronologie, index, biblio, éd. Flammarion, coll. Histoire, 29 €.

Van LOOL’histoire des ducs de Bourgogne est une véritable aventure militaire, politique et artistique, qui relève autant du conte de fées que d’un Game of Thrones. La raconter est un joli défi dont Bart Van Loo s’est emparé et qui nous entraîne sur les routes médiévales, de la Scandinavie des Burgondes à Dijon, en passant par Bruxelles, Gand, Bruges et Lille. D’une plume enjouée et érudite, Bart Van Loo fait revivre avec passion ces grands ducs téméraires et ambitieux, dont la puissance et la splendeur firent l’admiration et l’envie de toute l’Europe et surtout de Paris. A leur apogée, les ducs voyageaient de Mâcon à Amsterdam sans passer une seule frontière. Ils unifièrent d’immenses territoires, dont la partie septentrionale devint le berceau de la Belgique et des Pays-Bas. De cette époque glorieuse, il reste désormais les témoignages d’artistes de génie tels Claus Sluter, Rogier Van der Weyden ou encore Jan Van Eyck, dont les œuvres ont laissé à jamais l’empreinte de cette prestigieuse famille sur le patrimoine français.

• VIGREUX Jean : Le congrès de Tours (25 décembre – 30 décembre 1920). 1 vol. br, 240 p, illustrations, éd. Éditions universitaires de Dijon, coll. Essais, 15 €.

Z TOURSL’ouvrage de Marcel Vigreux propose une synthèse sur le 18ème  Congrès national de la SFIO qui voit la naissance, il y a 100 ans, en décembre 1920, de la SFIC (le futur PCF). Revenant sur les enjeux du Congrès dans la suite de la Première Guerre mondiale et des révolutions russes, l’ouvrage propose un récit qui met en scène les différents protagonistes de la scission du parti socialiste né peu de temps auparavant sous l’égide de Jean Jaurès en 1905. Au-delà des figures connues comme Léon Blum, Jean Longuet, Marcel Cachin ou Louis-Oscar Frossard, on retrouve les militantes et militants délégués au congrès. Il s’agit également d’observer ce Congrès dans un contexte national, mais aussi international afin de comparer ce qui se passe en France par rapport aux autres partis socialistes européens et/ou mondiaux. Enfin, l’ouvrage insiste sur la mémoire du Congrès, mémoire forgée au sein des deux camps SFIO et SFIC ou chez les frères ennemis. Jean Vigreux est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne Franche-Comté. Ses recherches portent sur l’histoire du communisme rural et sur la politisation des campagnes. Il est spécialiste de l’histoire des gauches européennes et de l’histoire de la Résistance. Il est aussi l’auteur de Mai 1968 en Bourgogne (2018) et d’une  Histoire du Front populaire : l’échappée belle (2016).

• Vingt ans d’archéologie bénévole en Saône-et-Loire. 1 vol. br, 255 p, 350 illustrations en couleur, éd. Comité Départemental de la Recherche Archéologique de Saône-et-Loire, 20 €

Couv20ansCet ouvrage a été publié par le Comité Départemental de la Recherche Archéologique de Saône-et-Loire, à l’occasion de son jubilé. Rédigé par une vingtaine de chercheurs bénévoles œuvrant au sein des associations du comité, il présente les résultats les plus importants obtenus dans le département de la Saône-et-Loire, au cours des deux dernières décennies (1998-2018), postérieurement à la publication du livre “30 ans d’archéologie en Saône-et-Loire”. Les sites et les thèmes abordés (bilans synthétiques ou études ponctuelles) ne sont pas classés par ordre chronologique mais par microrégions. Un livre qui s’adresse d’abord aux habitants du département  curieux de leur passé, mais qui  avec plus de 350 illustrations, voit  son intérêt documentaire et scientifique dépasser largement le simple cadre régional.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

◘ DIVERS

• BORTOLI Bénédicte, CELLARD Matthieu : Moutarde : un trésor de Bourgogne. 40 recettes de grands chefs. Préface de Louise Petitrenaud. Photographies de Matthieu Cellard. 1 vol. relié, 192 p, illustrations n-b et couleur, éd. La Martinière, 32 €.

moutardeRichement documenté et illustré, cet ouvrage nous raconte l’histoire et les étapes de fabrication de la moutarde, invitant e lecteur à découvrir l’expertise passionnée de la maison Fallot, dernière moutarderie familiale et artisanale de Bourgogne. En revenant sur une tradition millénaire avec de nombreuses anecdotes, ce livre rend un hommage gourmand à un condiment qui s’est jadis invité à la table des rois et, aujourd’hui, à celles des plus grands chefs. Une place de choix qui s’illustre ici au travers de 40 recettes inédites, salées et sucrées, proposées par vingt grands noms de la gastronomie internationale: Crème de moutarde aux feuilles de coriandre et à l’orange confite, Bonbonnière de Saint-Jacques et coquillages, Anticucho de cœur de bœuf aux moutardes de Bourgogne et basilic, Soufflé à la moutarde au yuzu, Macarons à la moutarde à la fleur de noisette et vanille Bourbon et le cocktail L’Amour tarde… Editrice spécialisée notamment dans le domaine de la gastronomie  et de l’œnologie, Bénédicte Bortoli a exercé des responsabilités éditoriales  avant d’allier ces  activités avec les  conseils culinaires. Elle est notamment l’auteur du livre “Terre de Poivres” (La Martinière éditions, 2017). Matthieu Cellard est un photographe culinaire installé dans la capitale des Gaules.

• Dijon et sa moutarde en 66 recettes. Préface de François Rebsamen. Illustrations de Laura Bour et Catherine Huerta. 1  vol. relié, 144 p, illustrations en couleur, éd. Guéniot, 25 €.

Z DijonOuvrage réalisé à l’initiative de la Confrérie de la moutarde de Dijon. Lorsque les membres éminents de  la Confrérie prennent la plume pour la première fois dans le but de nous livrer ses 65 plus belles recettes et que celles-ci sont splendidement illustrées par les aquarelles de Laura Bour (Petit Ours Brun) et de Catherine Huerta, cela donne naissance à ce merveilleux livre de recettes inédites, aboutissement de plus de deux ans de travail. En effet, des documents provenant entre autres du Musée de la Vie Bourguignonne retracent l’histoire fabuleuse de la moutarde : la Confrérie, les moutardiers mondialement connus ou encore leurs liens solides avec la ville Dijon. Un ouvrage déjà culte.

• ORY Stéphane, JARY Emmanuelle : Au château du Clos-Vougeot. Bon appétit et large soif. Photographies de Matthieu Cellard. 1 vol. relié, 224 p, illustrations n-b et couleur, éd. Glénat, coll. Le verre et l’assiette, 49 €.

Z ClosManger, boire, partager, chanter et rire sont les maîtres mots des festins qui se tiennent au Château de Clos Vougeot, réunissant depuis près d’un siècle des passionnés de la gastronomie et de vin. 45 recettes de ce patrimoine bien vivant régaleront vos grandes tablées amicales, vos réunions familiales, vos jours de fêtes…Érigé à la Renaissance sur les bâtiments viticoles construits par les moines de Cîteaux dès le XIIe siècle, le Château du Clos de Vougeot est le siège des Climats du Vignoble de Bourgogne et un haut lieu du repas gastronomique à la française, classés l’un et les autres au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est là que, seize fois l’an, la Confrérie des Chevaliers du Tastevin, convie 600 personnes à l’occasion de réceptions mémorables appelées chapitres. Chacun de ces dîners de gala, ouvert par la fameuse invite “Bon appétit et large soif !”, revigore la tradition culinaire bourguignonne et les produits régionaux – ail des ours, cassis des hautes côtes, safran de Gevrey, cazette du Morvan, pain d’épices, anis de Flavigny, moutarde de Beaune, truffe de Bourgogne, asperges de Cîteaux, Brillat-Savarin… Monarques, chefs d’État et chefs étoilés, diplomates, artistes, gens de lettres et de sciences,… le monde entier aime venir puiser à cette source de l’art de vivre « à la française ». Pareils banquets exigent une maîtrise de la cuisine et du service irréprochables dont ce livre dévoile les coulisses. Il retrace une vaste aventure gourmande lancée en 1934 et témoigne des valeurs humaines défendues par quelque 12 000 chevaliers du Tastevin de l’Amérique à l’Asie.

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 BERRY

◘ LITTÉRATURE

• BARANGER Pierre-Jean : Nouveaux Contes du Berry. Légendes perdues puis retrouvées. Illustrations de  Léonie Charmot. 1 vol. cartonné,  illustrations en couleur, éd. Les Ardents éditeurs, coll. BD et jeunesse, 23 €.

arton503-7e767Les légendes, dit-on, ont toujours un fond de vérité. Pour pénétrer les mystères cachés, oubliés entre les bois, les rochers et les eaux, il vous faut écouter les secrets enfouis que murmurent la terre, le vent ou la pluie. Il faut prêter attention aux personnes de rencontre afin de connaître la révélation de sites remarquables, de châteaux majestueux, de pierres magiques émaillant secrètement le Berry, ce pays de murmures. Telle une partition à quatre mains, le texte et l’illustration s’enlacent et invitent le lecteur à rejoindre l’univers du conte afin de découvrir ou redécouvrir de manière unique la beauté et les mystères de lieux d’exception revisités par des légendes réinventées. Pierre-Jean Baranger est l’auteur de la trilogie “Châlucet ou le pouvoir des rêves” et des “Nouveaux Contes du Limousin”,  titres parus aux éditions Les  Ardents Éditeurs. Léonie Charmot est peintre, dessinatrice et illustratrice. Formée à l’École Pivaut à Nantes, elle est restée attachée à son Berry natal dont les paysages vaporeux et énigmatiques nourrissent un imaginaire romantique affirmé. Elle réalise aussi des affiches pour le théâtre et des manifestations culturelles ainsi que des couvertures de romans.

• BERCEGOL Fabienne, PHILIPPOT Didier (sous la direction  de) : Relire Mauprat. 1 vol. br, 412 p, index, biblio,  éd. Classiques Garnier, coll. Rencontres – Études dix-neuviémistes, 29 €.

FblMS07b► Mauprat, écrit en 1837 constitue une  transition dans l’œuvre romanesque de George Sand : après les romans du désenchantement et avant ceux de l’engagement républicain, Mauprat emprunte à la tradition romanesque tout en proposant de nouveaux contrats, entre les classes et entre les sexes, et un nouveau pacte de lecture. Sommaire : Avant-propos : George Sand agrégée (Fabienne Bercegol) – Modèles romanesques – Poétique – Questions anthropologiques – Enjeux  historiques et politiques – Droit et littérature.

• BERDUCAT Jeanine : La Croisée des chemins. 1 vol. br, 320 p, éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

ZZ BERDUCATEn cette fin des années 30, la vie s’écoule paisiblement dans les paysages harmonieux des confins de la Marche et du Berry. Cette terre des environs de Fresselines, aussi âpre que séduisante, attire à elle de nombreux artistes, parmi lesquels Léon Detroy. Il peint, plante son chevalet en pleine nature, suscitant la curiosité, l’étonnement, parfois la méfiance. Sa rencontre va transformer la vie d’Henri, fils d’un cultivateur du cru qui voit cette “fantaisie” d’un mauvais œil. Pourtant, la fureur du monde n’est pas sans conséquence pour le paisible village. Une famille espagnole vient y trouver refuge. Puis c’est David, petit autrichien de cinq ans, envoyé par sa famille juive, qui devra réapprendre à vivre, à parler, à sourire. Mais la guerre est là, qui va bientôt arracher les hommes à cette terre. Et rien ne sera plus comme avant.

• BERNARD Daniel : Noël en Berry : contes, rites et traditions. 1 vol. relié, 180p, illustrations, éd. La Geste éditions, coll. Baroque, 9,90 €

Z BERNARDRecueil de contes, poèmes, dictons et autres  récits berrichons en lien avec la période de Noël. Compilés et regroupés par thèmes, ils permettent de découvrir ou de redécouvrir  les légendes et les rites populaires de l’ancienne province du Berry. Docteur en anthropologie sociale et historique, reconnu aujourd’hui comme l’un des meilleurs spécialistes des arts et traditions populaires du Berry, Daniel Bernard a publié de nombreux ouvrages concernant l’histoire du loup en France, l’ethnographie, le patrimoine et l’histoire du pays de George Sand.

• BOUQUIN Jérémy  Mémoire Cash. 1 vol br, éd. La Bouinotte  éditions, coll. Black Berry, 13,50 €.

product-list-200► En plein Berry, le détective privé Jasper Zenderro se réveille sans aucun souvenir des jours passés. Cette terre rurale se révèle plus mouvementée qu’il n’y paraît : la veille, un père de famille a braqué une foule à la sortie de l’école, sous l’influence de la birette, fantôme berrichon. La clé de cet incident pourrait être le journal clandestin Réveillez-vous !, terreur des élus locaux. Sous couverture, en plein brouillard, Zenderro doit reconstituer son passé, identifier ses ennemis et résoudre le mystère lié à la fusillade. Dans une atmosphère éprouvante, il peut compter sur la tendre Monique, propriétaire de la chambre d’hôte qu’il occupe. Mais saura-t-il faire face à la sorcellerie berrichonne dont il est la cible ? Du polar, un peu de radio, un peu de vidéo, un peu de scénario de BD… qui raconte des histoires souvent très courtes. Auto-éduqué à grands coups de néo-polar, de « hard boiled », Jérémy Bouquin, qui est un  Berrichon devenu tourangeau, trouve donc naturel de se consacrer à la description subjective de cette vie de tous les jours qui tourne en vrille.

• CASANOVA Pascal : George Sand, d’une confession l’autre : George Sand et la vallée de Dardennes :1861, 1865, 1870. Avant-propos d’Ange Musso. Préface de Pierre Trofimoff. 1 vol. br, 162 p, illustrations n-b et couleur, chronologie, biblio, éd. Les Presses du Midi, 19 €

img-0-7010649► En octobre 1860, George Sand (1804-1876) tombe gravement malade. Après s’être rétablie de la fièvre typhoïde, la plus célèbre des femmes de lettres du XIXe siècle décide de quitter son cher Nohant dans le Berry pour s’établir quelques semaines au bord de la Méditerranée, plus précisément à Tamaris dans le Var. Malgré un état toujours maladif, George Sand sillonne, en compagnie de son amant Alexandre Manceau, de son fils Maurice, de sa dame de compagnie Marie Caillaud et du jeune Lucien Villot, les routes et les sentiers de notre belle Provence. La fraîche et fertile vallée de Dardennes figure parmi les lieux qu’elle affectionne le plus. Ses moulins à eau, sa flore, ses rivières et ses cascades lui rappellent si bien son Berry qu’elle décide d’y placer le cadre d’un long roman autobiographique : La Confession d’une jeune fille (1865). Cinq ans plus tard, George Sand adaptera ce roman pour le théâtre de l’Odéon dans une pièce intitulée L’Autre. Le soir de la première, une belle actrice, alors débutante, obtiendra un premier triomphe : la grande Sarah Bernhardt !

• CHARLIER Marie-Astrid, THÉRENTY Marie-Ève, GAUTIER Élina : George Sand, Mauprat. 1 vol. br, 325 p, éd. Atlande, coll.  Clefs concours Lettres XIXe, 19 €.

Z SAND Mauprat► Une étude sur Mauprat, roman de George Sand, dans une collection qui se définit comme  “la” référence pour l’agrégation de Lettres. Traitant de l’œuvre du XIXe siècle au programme des agrégations externes et internes de Lettres classiques et de Lettres modernes ainsi qu’au concours spécial de l’agrégation, l’ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat. Comme tous les Clefs-concours de Lettres XIXe siècle, l’ouvrage est structuré en quatre parties : Repères : le contexte historique et littéraire ; Problématiques : comprendre les enjeux du programme ; Le travail du texte : lexicologie, morphosyntaxe, stylistique ; Outils : pour retrouver rapidement une définition, une idée ou une référence.

• DEGORCE Sébastien : Nouveaux contes du Berry. 1 vol. br, 126 p, éd. Sébastien Degorce, coll. Bibliothèque berruyère, 9 €.

ContesAvec ce recueil de contes dédiés au Berry, Sébastien Degorce nous plonge dans un univers hors du temps et nous dévoile des aspects encore méconnus d’une terre à la fois belle et inquiétante. De la Champagne berrichonne au Pays fort,  en passant par le Boischaut sud, l’auteur propose un voyage dans un Berry sombre et merveilleux. On y découvre toute une imagerie, peinte avec esprit et mouvement : un jeune lapin amoureux qui veut devenir un loup, un puceron épris de justice, un canard prisonnier de douves surpeuplées,  un vieux cheval au grand cœur, ou encore un chien de  guerre, qui est prêt à tout pour survivre. Ces Nouveaux contes du Berry, nés d’une volonté  de renouveler l’imaginaire régional, offrent un regard neuf sur une campagne mal connue, bien qu’elle se révèle pleine de secrets et riche d’étonnants vestiges…

• JARRIGE Jérôme : Le château de la vallée noire. Une énigme au pays de George Sand. 1 vol. br, 290 p, éd. Presses du Midi, 16 €.

Z jarrigeUn Parisien, chauffeur de maître recruté par un châtelain berrichon, se retrouve dans un hameau et découvre un univers dont il ignore tout. La Vallée Noire, pays de George Sand, est une région de bocages où le modernisme côtoie des croyances surprenantes et des pratiques ancestrales perpétuées par les “rebouteux  et les  panseux”. Lorsqu’un drame survient, il devient le bouc émissaire et voit son destin basculer jusqu’aux limites du supportable. Son histoire invite le lecteur à un voyage dans un monde mystérieux qui révèle la survivance du mode de vie décrit, en son temps, par  la bonne dame de Nohant. Jérôme Jarrige, prix du Quai des Orfèvres en 2003, a créé le commissaire Dupin, personnage récurrent dans les sept romans policiers parus depuis aux Presses du Midi. Il a également écrit un roman d’amour Chaïma et un roman-témoignage La Blessure secrète. En 2012, il a publié sous son véritable nom, Lucien de Pena, chez Calmann-Lévy L’argent des autres, dans lequel il décrit, de manière romancée, les méthodes de financement des partis politiques.

• LARPENT Gérard : La jeune fille qui avait voulu voir Vierzon. 1 vol. br, 253 p, éd. La Geste éditions, Coll. Geste noire, 13,90 €.

51M8wce++IL._SY344_BO1,204,203,200_►  “Ce qui étonna le plus Faustina, ce furent le string et le soutien-gorge de couleur noire masquant le visage de l’étrange dormeuse et disposés en croix sur son front. Mâchoires crispées, le regard rivé sur la jeune femme, Faustina s’approcha du lit en jugulant sa peur. Elle toucha le pied qui dépassait du drap. Il était glacé”…À vingt-quatre heures d’intervalle, dans une mise en scène étrange, les corps de deux jeunes filles sont découverts à Vierzon. Pour comprendre l’origine de ces drames et démasquer les assassins, le capitaine Yann Bonelli, de la Direction interrégionale de la police judiciaire d’Orléans, devra faire une plongée dans le passé industriel de la ville et dans la mémoire collective de son monde ouvrier.

• LOUBRY Jérôme : De soleil et de sang. 1 vol. br, 415 p, éd. Calmann-Lévy, 19,90 €

LOUBRY DEchir et de sangDans ce quartier chic de Port-au-Prince s’élèvent de belles demeures de pierre entourées de palmiers, de flamboyants et d’arbres orchidées. C’est là que, pour la deuxième fois en une semaine, un couple est retrouvé assassiné dans sa chambre. Deux corps mutilés gisant au pied du lit conjugal. La presse titre déjà sur une série de “crimes vaudous”. Pourtant l’inspecteur Simon Bélage refuse de tomber dans la superstition. Sur cette île, la corruption et le trafic d’enfants font plus de ravages que le terrible Baron Samedi, le dieu des morts. Simon sait avec certitude que ces crimes sont l’œuvre d’un être de chair et de sang. Et tous les indices convergent vers un orphelinat fermé depuis près de vingt ans, surnommé la “Tombe joyeuse”. Mais Simon devrait prendre garde. En Haïti, ignorer les avertissements des esprits, qu’ils soient vrais ou faux, peut se révéler dangereux… Jérôme Loubry est originaire de Saint-Amand-Montrond.

• MARANDON Jean-Luc : Villaubin, une enfance berrichonne. 1 vol. br,  243 p, éd. La Bouchure (Issoudun), 18 €.

villaubin couvVillaubin est un hameau niché au milieu de la campagne berrichonne, mais ce pourrait être n’importe quel village du pays en cette période qu’on désigne par  les 30 Glorieuses . Après des années de contraintes et de privations résultant du conflit mondial, la France rurale s’éveille au modernisme et aspire au confort, en ignorant qu’elle va y perdre ce qui avait fait jusqu’alors sa cohésion et son unité : la nécessaire solidarité entre villageois, obligés de se serrer les coudes et de vivre dans un minimum de fraternité. Le “chacun pour soi, et sans les autres ” n’était pas encore à l’ordre du jour. Dans cet ouvrage, l’auteur retrace son enfance des années 50 et 60 dans ce tout petit hameau d’une cinquantaine d’âmes. Il y grandit entre des paysans et de simples ouvriers qui lui apprennent le respect du travail et de la personne humaine. Il décrit la révolution des campagnes, et aussi la révolution des consciences et des mœurs en rendant un hommage indirect à plusieurs personnages qui sont restés chers à son cœur, ceux-là qui lui ont appris la vie : son père, sa mère, sa grand-mère, le curé de la paroisse. Éducation, artisanat, travail, religion, ressources naturelles, jeux et fêtes, tous les aspects de l’existence sont évoqués ici. Mais ce qui fait l’intérêt de cet ouvrage, c’est la manière dont un enfant a reçu, de la part des “grandes personnes”, cet héritage culturel qu’il portera toute sa vie, et qui orientera définitivement sa destinée. La Nature, son grand amour, en constitue bien sûr l’un des principaux personnages.

• NETTER  Danielle : George Sand. 1 vol. br, 102 p, éd. Riveneuve, coll. Naissance d’une vocation, 10 €.

Z Sand netterOrpheline de père à quatre ans, élevée d’abord par sa mère puis par sa grand-mère paternelle, cahotée entre ces deux femmes que tout oppose, Aurore Dupin, qui sait lire très vite, rédige de petits billets qu’elle adresse à sa mère, à son aïeule, à ses camarades de jeux. Puis, elle prend l’habitude de noter au jour le jour les menus évènements de son existence et les émotions qu’elle ressent. Au couvent, on la surnomme Calepin, à cause du petit carnet dont elle ne se sépare pas. Elle compose deux romans que ses condisciples trouvent très ennuyeux et qu’elle jette au feu. Toutefois, elle constate qu’elle écrit vite, facilement, sans fatigue, et le besoin de s’exprimer par l’écriture devient une passion : elle décide qu’elle sera écrivain. Après un roman rédigé à quatre mains avec son amant Jules Sandeau et signé J. Sand, elle écrit seule Indiana et choisit le pseudonyme de George Sand. Le succès de la publication l’encourage ; elle ne cessera plus d’écrire. Une vocation née très tôt et qui s’affirme au cours de son enfance et de son adolescence, jusqu’à faire dire à Victor Hugo qu’elle est le plus grand écrivain du siècle. Danielle Netter, comédienne, metteur en scène et auteur, anime la compagnie théâtrale Histoire et théâtre. Elle a publié une biographie de Jeanne d’Arc (éd. Bordas), les Lettres à Pierre, 1965-1991, correspondance de Silvia Monfort avec son mari (Éditions du Rocher), et Simone Weil, naissance d’une vocation (éd. Riveneuve).

• OZOUF Mona : L’autre George. À la rencontre de George Eliot. Nouvelle édition. 1 vol. br, 288 p, éd. Gallimard, col. Folio, 8 €.

OZOUF► “Ce livre n’est pas une biographie. Mais une promenade dans la forêt des romans, en compagnie d’une femme assez brave pour affronter, dans la société victorienne, l’ostracisme social que lui vaut sa liberté de mœurs et d’esprit. En gardant présente à la mémoire celle qui avait emprunté des chemins parallèles : une George encore, Sand, à laquelle Eliot vouait une affection passionnée. Que dit la morale dans un monde déserté par l’intervention divine? Comment, entre appartenances et liberté, se construit une identité? Peut-on, quand on est une femme, à la fois revendiquer l’égalité et chérir la dissemblance? La merveille est qu’en cheminant avec l’autre George, ces grandes interrogations, qui font toujours le vif de nos débats du jour, n’ont plus rien d’intimidant. Elles portent des noms, elles ont des visages. Elles font entendre des voix qui aident à mieux déchiffrer la vie”.

• RIBOUILLAULT Claude : Chansons du Berry. 1 vol. relié, 194 p, illustrations n-b et couleur, éd. La Geste éditions, coll. Baroque, 9,90 €.

9791035309039_1_75Ce nouveau livre de Claude Ribouillault constitue un panorama de près de deux siècles de chansons qui témoignent de la tradition orale de l’ancienne province du Berry. Dans cette anthologie, les  chants sont tous  analysés et contextualisés, pour en savoir plus sur les Berrichons. C’est une  véritable chasse au trésor dans laquelle s’est lancé l’auteur qui propose ainsi des merveilles méconnues et même inédites qu’il a pu rencontrer, sous forme de feuillets, de cartes postales, de dos d’images, d’opuscules, d’ouvrages de divers types, de compilations, d’études, e disques, cassettes, CD… Cette anthologie se veut un encouragement à la pratique du chant, un présentoir original, un répertoire traditionnel et populaire berrichon. Issu d’une famille de musiciens de mariage, Claude Ribouillault est lui-même musicien et universitaire. Passionné par le patrimoine de la musique populaire, il collectionne instruments, cahiers de chants et partitions. Il a notamment publié La Musique au fusil, consacré aux pratiques musicales des combattants de la Grande Guerre.

• SAND George : La petite Fadette. Adaptation de E . Roussel. (2ème édition). 1 vol. br, 64 p, illustrations, éd. Clé International, coll. Lectures – Clés en français facile, avec audio téléchargeable, 5,50 €.

9782090311433 Landry et Sylvinet sont des jumeaux, des “Bessons” comme on dit dans le Berry. L’amour qui les unit est si fort que Sylvinet devient malade de jalousie lorsque son frère part travailler dans une ferme voisine. La petite Fadette vit avec sa grand-mère. Elle est laide, toujours mal habillée et mal coiffée ; les gens disent que c’est une sorcière parce qu’elle guérit les hommes et les animaux grâce aux herbes qu’elle cueille dans la campagne. Landry tombe amoureux de la petite Fadette. Comment ses parents réagiront-ils en apprenant qu’il veut épouser une sorcière ? Et son besson? Lecture en français langue étrangère (FLE) dans la collection Lecture CLE en français facile destinée aux grands adolescents et adultes niveau A1.

• TRICOT Michelle : Aurore, petite-fille de George Sand. 1 vol. br, 260 p, illustrations en couleur, éd. La Geste éditions,  22 €

Z Sand TRICOTGrâce aux documents familiaux souvent inédits confiés par Christiane Sand, l’arrière-petite fille de George Sand, Michelle Tricot nous fait découvrir la vie incroyable de la digne petite-fille de George Sand, Aurore, celle qu’on appela « Le médecin de l’âme ». Son attachement à George Sand, qui l’a élevée, l’a poussée à honorer la mémoire de cette grand-mère tant aimée et qui lui a tant appris. Elle s’est donnée, corps et âme, dans un travail infatigable, un travail qui se poursuivit jusqu’à sa mort en 1961, à 95 ans, afin que le nom de George Sand, dénigré une bonne partie du XXè siècle, ne tombe jamais dans l’oubli. Michelle Tricot est née à Brest en 1949. Après ses années passées à l’école normale de Quimper, elle fait sa carrière d’institutrice d’école maternelle en région parisienne, à Neuilly-Plaisance, avant de prendre sa retraite en Berry, à Montgivray, près de Nohant. Passionnée par la vie de George Sand, c’est sa rencontre avec Christiane Sand en 1992 qui va lui permet, grâce à des documents inédits familiaux, d’écrire un premier livre sur Solange Sand, fille de George Sand aux éditions de L’Harmattan, suivi par un second, L’ami de George Sand en Berry, Edmond Plauchut le tartarin de Nohant, chez Geste éditions. Après de nombreuses recherches et toujours grâce aux archives familiales, le livre sur Aurore Sand, la petite-fille de George Sand, dernière descendante de la famille, va pouvoir voir le jour

• VIALLON Xavier : Meurtre à la Berrichonne. 1 vol. br, 160 p, éd. La Bouinotte éditions,  coll. Black Berry, 13,50 €.

product-199-1Un homicide dans le milieu du football (sport qu’il déteste !), un assistant hypermnésique et bipolaire, des personnes influentes qui tentent de lui mettre des bâtons dans les roues… Tous les ingrédients se trouvent  réunis pour que le major Matejewski, gendarme à la section de recherches de Bourges et bougon de nature, affiche la mine des mauvais jours ! Daniele Sabatini, star sur le déclin venue terminer sa carrière à la Berrichonne de  Châteauroux, est retrouvé assassiné à son domicile avec l’un des katanas de sa collection. L’Argentin menait une vie des plus dissolues. Les pistes foisonnent : les femmes, le jeu, la drogue, l’argent, une provocation de trop… À moins que ce meurtre ne soit lié à l’achat du club castelroussin par un énigmatique milliardaire russe. Les riches investisseurs qui achètent des clubs professionnels ne le font jamais par  philanthropie…

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BERDUCAT Jeanine, MATHO Christophe : Almanach de la Bouinotte 2021. Traditions du Berry. 1 vol. br, illustrations, éd. La Bouinotte éditions, 9,90 €.

product-194-1► Il en va de l’almanach comme de ces objets surannés qu’il nous est rassurant de retrouver. Une saveur, un parfum, évocateurs de l’enfance, “du temps d’avant”, de traditions qu’on imaginait immuables. Et pourquoi se défendre du goût de la nostalgie? Celle-ci n’appartient pas qu’à nos contemporains. Certains auteurs de l’antiquité cultivaient déjà ce penchant pour un âge d’or perdu… Elle n’a pas d’époque, ni de pays. Voici donc, par la grâce de Jeanine Berducat et de Christophe Matho, le premier almanach de La Bouinotte. Un florilège de textes illustrant les traditions et coutumes de ce Berry d’antan, pétri de culture rurale, de croyances obscures et d’une connaissance intime de la nature. Une région à l’histoire riche, animée de personnages célèbres ou pittoresques, authentique. Un almanach qui vous accompagnera tout au long de l’année, avec ses recettes, ses jeux, ses légumes oubliés, ses récits d’hier et d’aujourd’hui, ses idées de visites et de balades aussi, tant notre région est riche de sa diversité.

• BOIZEAU Léandre : Champigny, l’insoumise. 1 vol. br, 184 p, éd. La Bouinotte éditions, 17 € .

ZZ BOIZEAU►Elle a choisi sa vie, en une époque qui refusait encore aux femmes l’exercice de la liberté. Née Berrichonne, élevée en Touraine, fillette esseulée et rêveuse, Irène Champigny va grandir dans le Montparnasse bouillonnant des années 20. Elle ouvre une galerie, débusque les talents, sans oublier de vivre passionnément, au mépris de la douleur. Elle recrute un certain Robert Denoël, un talent d’écriture et l’aide dans ses projets d’édition quand la galerie périclite. Jusqu’au bout de sa vie, sans concession à la médiocrité, elle va multiplier les rencontres, artistes ou gens de lettres, de Loutreuil à Malraux ou Barjavel, qui lui doit tant ! Léandre Boizeau signe le portrait magnifique d’une femme qui vécut fiévreusement son époque.

• DUBANT Didier : Histoire de Déols en Berry. Préface de Max Fleuret. Avant-propos de Michel Blondeau. 1 vol. br, 168 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Sutton, 20 €.

Z DeolsCommune berrichonne surtout connus pour son aéroport et son abbaye bénédictine, Déols méritait que l’on retrace son histoire. C’est chose faite avec cette rétrospective illustrée écrite par Didier Dubant, le spécialiste de l’histoire déoloise. Archéologue, docteur en histoire et spécialiste de l’aéronautique, Didier Dubant, auteur de plusieurs ouvrages aux Nouvelles Éditions Sutton, a pendant plus de trente ans recherché, collecté et étudié des archives, des témoignages et des documents concernant la commune de Déols.

• GAGNEPAIN Bernard : Un maître du livre : Bernard Naudin. Catalogue raisonné des livres, albums et recueils illustrés par Bernard Naudin. 1 vol. relié, 336 p, 200 illustrations, éd. la Bouinotte éditions, 32 €.

gagnepain-naudin La plupart des habitants de l’Indre en général et ceux de Châteauroux en particulier, ont entendu parler de Bernard Naudin, de ses illustrations, de son coup de crayon et de sa grande renommée au début du 20e siècle mais n’imaginent pas combien était génial ce touche-à-tout dont l’histoire a commencé au bord de la place Sainte-Hélène en 1876. Tour à tour dessinateur, musicien (il jouait de la guitare et de… la viole de gambe), graveur et illustrateur, Bernard Naudin a marqué son époque de son empreinte, au même titre qu’un Nivet l’a fait dans la sculpture, si ce n’est plus encore… Pour poursuivre le remarquable catalogue raisonné de l’œuvre gravé de Bernard Naudin par Marie Berthail, Bernard Gagnepain livre un nouvel ouvrage, fruit de quatorze années de recherches et de labeur qui surprendra par la qualité et l’ampleur du travail réalisé d’une part, mais aussi et surtout par le sujet lui-même. Si l’œuvre gravé de Bernard Naudin est importante et reconnue, l’œuvre dessiné l’est tout autant et ses illustrations poignantes de vérité complétées de ses dessins d’ornement font de lui un véritable maître du livre recherché par les bibliophiles. C’est à cet aspect que s’est attaché Bernard Gagnepain en rédigeant ce catalogue raisonné des ouvrages illustrés par Bernard Naudin qui répertorie 79 livres et 10 albums. Ce catalogue n’a d’autre ambition que de mettre en lumière la production artistique de Bernard Naudin au service de l’illustration d’œuvres littéraires choisies et de contribuer au renom de cet artiste éclectique considéré comme l’un des maîtres de la gravure à l’instar des Callot, Rembrandt, Goya… Puisse cet ouvrage faire encore mieux connaître cet artiste doté d’un sens élevé de l’amour de l’art qui contribua à enrichir les arts graphiques et qu’il puisse répondre à l’attente de sa veuve qui écrivait : “Bernard Naudin n’est pas tout à fait mort. Si la matière périt, l’Esprit demeure. ”

• GAURIAT Jean, JULLIARD Daniel (en collaboration avec) : De l’orphelinat au patronat : l’itinéraire exceptionnel d’un enfant du Berry.  1 vol. br, 188 p, illustrations, éd. L’Harmattan, coll. Graveurs de mémoire, 20 €.

9782343217901bLe récit autobiographique de l’incroyable parcours de Jean Gauriat qui, à force de travail, de ténacité et d’intelligence a fini par accéder aux plus hautes fonctions, au sein d’un des plus importants groupes de distribution en France. Né en 1947, Jean-Mentor Gauriat passe les huit premières années de sa vie dans un orphelinat du Berry. Diplômé d’un certificat d’études, il apprend sur le tas le métier de boucher et intègre la grande distribution puis devient le premier patron de l’enseigne Bricomarché. Du Berry, en passant par Neuilly-sur-Seine,  Castres, la Somalie,  Vichy, Valence, Mantes-la-Jolie, Paris, Rennes, c’est toute l’aventure d’un enfant de l’après guerre, né dans une famille des plus pauvres et qui s’accomplit grâce au travail. Ce livre entend illustrer de la manière la plus éloquente qu’il n’y a pas de fatalité pour qui est porté par une volonté, une ambition et une formidable envie de réussir.

• MANIGAULT Pierre : Une enfance en Berry. Récit autobiographique. 1 vol. br, 344 p, éd. Sydney Laurent éditions, 19,90 €.

Y MANIGAULT Enfance► Orphelin à trois ans, le petit Pierrot sera confié, jusqu’à l’âge de onze ans, à ses grands-parents paternels et à leur fille, habitants d’un petit village du Boischaut du Cher, niché au creux de la campagne berrichonne. Ce remarquable trio de suppléants parentaux et plusieurs autres villageois – habitants du bourg (dont les maîtres d’école et un bon vieux curé), ainsi qu’une famille paysanne répartie dans plusieurs lieux-dits environnants – vont accompagner son enfance et concourir à l’épanouir. Dans “Une enfance en Berry” – à travers l’observation et les descriptions de personnages et scènes et le récit des aventures de son temps premier –, l’auteur, en posant un regard à la fois affectueux et espiègle sur la vie de cette époque – pas encore éveillée au modernisme et au confort – ressuscite le temps d’une ruralité définitivement disparue et témoigne des bonheurs et des mélancolies d’une enfance pauvre et pourtant très heureuse.

• MANIGAULT Pierre : Au-delà des bouchures. Récit autobiographique. 1 vol. br, 514 p, éd. Sydney Laurent Editions, 22,90 €

Y MANIGAULT Au dela► Ce récit la suite du récit autobiographique entamé avec “ Une enfance en Berry”. Désormais parisien, le p’tit Pierrot, bien qu’élève doué, doit abandonner ses études et devient apprenti mécanicien d’Air France. À 17 ans, il travaille à Orly sur les Constellation L 749. Atteint de tuberculose, il est immobilisé 18 mois. Puis, durant 10 ans, il participe à l’organisation de l’entretien des différentes flottes A.F: Lockheed, Br 763, SE 210 et B 707. À 29 ans, il reprend ses études et en mars 1968, obtient son diplôme d’ingénieur. Après cinq ans de Génie industriel, en 1974, il participe au démarrage de Roissy. En 1978, il est adjoint au chef de Centre industriel A.F de Montaudran jusqu’en 1983. Au fil des chroniques, zoomant chacune des étapes d’un parcours atypique, l’auteur met en scène les personnages – modestes ou importants, souvent hauts en couleur – rencontrés et relate les évènements vécus et les déclarations, parfois surprenantes, entendues au cours de sa carrière.

• MARCHET Florent : Le monde du vivant. 1 vol. br, 290 p, éd. Stock, 19,50 €.

Z marchetCet été-là, Solène a treize ans et elle déteste son père. Jérôme a obligé sa famille à s’installer à la campagne pour réaliser son rêve : devenir propriétaire d’une ferme. Cet ancien ingénieur, lui, est fier de sa nouvelle vie : au plus proche de l’écosystème, les mains dans la terre à planter des haricots et des tomates de saison, l’œil à veiller sur la traite de ses vaches. Mais les temps se durcissent, et la désillusion grignote son esprit. Alors que les moissons approchent, sa femme Marion, voulant l’aider, se blesse avec une machine agricole et immobilisée. Théo, un “wooffeur” (aide agricole biologique) de vingt-quatre ans, vient seconder Jérôme ; il n’est pas sans charme, il n’est pas sans radicalité non plus. Avec sa présence c’est tout l’équilibre familial qui est chamboulé. Avec la fin du collège, Solène découvre la sexualité, son langage amoureux, sa légèreté, ses bouderies, ses audaces. En ce mois de juillet, la vie va s’embraser. Un premier roman virtuose de Florent Marchet, né à Bourges en 1975. Il est mené par une écriture visuelle qui joue sur les émotions amoureuses, la solitude de l’existence, sa beauté aussi. Une forme de suspens saisit cette campagne où il fait trop chaud, où les corps sont trop moites, où les gestes sont maladroits et où les malentendus vont croissant, jusqu’au final.

• RAFESTHAIN Alain :Le bonheur en héritage. Récit autobiographique.1 vol. br, 340 p, éd. La Bouinotte éditions, 19 €.

ZZ RAFESTHAINUn roman qui constitue la suite de  Mémoire et paix...Ce bonheur en héritage, c’est ce qu’a reçu de sa mère Alain Rafesthain. “ T’es heureux et tu l’sais pas !”, lui rappelait-elle fréquemment, pour souligner combien sa jeunesse avait pu être préservée au regard des conditions faites aux enfants de la génération précédente. Dans ce récit autobiographique, qui fait suite à son Mémoires de paix où il évoquait ses premières années, Alain Rafesthain témoigne d’une vie pleine : l’enseignement, la culture, la mémoire et l’histoire, celle de la guerre et de la Résistance, tellement constitutive de son identité, mais aussi ses engagements dans la vie publique, jusqu’à la présidence de la Région Centre… Et l’écriture, bien sûr. En cette époque si prompte à mettre en doute la sincérité du personnel politique, voilà le témoignage d’un honnête homme, fourmillant d’anecdotes, de rencontres, qui ne peut qu’inciter à garder foi en l’humanité.

• VILARD Hervé : Du lierre dans les arbres. 1 vol. br, 310 p, éd. Fayard, 20 €.

Z VILARD►“ Et l’adoption, vous y avez songé ?— C’est une violence. Une sentence. Ce n’est pas aux adultes d’adopter les enfants, mais aux bambins de choisir dès qu’ils auront l’âge de raison. Il y a l’émotion d’une absence sur le visage d’un enfant adopté, comme s’il était toujours prêt à partir”.  En Amérique latine où il a trouvé refuge, l’orphelin Hervé Vilard sait qu’il ne sera jamais père. De retour en France au crépuscule des années 1970, il retrouve sa seule famille : le public. Des années après le succès fulgurant de “Capri”, le fils de personne renoue avec la gloire et redevient le frère de tout le monde. Le suivre dans ses pérégrinations ressemble à la lecture d’une Comédie humaine en miniature : Hervé Vilard dîne chez des comtesses puis soupe avec des forts des Halles, susurre ses tubes à une future lauréate du prix Goncourt et correspond avec un voyou incarcéré aux Baumettes. Mais sa solitude surpeuplée lui pèse, parfois. Une vieille bâtisse est à vendre, là-bas dans le Berry. Il songe à l’acheter. Le Berry? Oui: celui-là même où il a passé son enfance, brillamment racontée dans “L’âme seule”. Comme si tout, toujours, l’y ramenait… Après d’immenses succès dans la chanson, Hervé Vilard s’est révélé comme écrivain avec “L’âme seule” (Fayard, 2006) et “Le bal des papillons” (Fayard, 2007) qui ont séduit de très nombreux lecteurs.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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◘ LITTÉRATURE

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BÉNETIÈRE Jean-Paul : Les exilés dans la Loire : paroles recueillies, paroles accueillantes, témoignages. 1 vol. br, 224 p, biblio, éd. Actes Graphiques, 24 €.

exilUn certain nombre de questions reviennent régulièrement dans la vie politique. Pourquoi des migrants viennent-ils en France ? Cette arrivée menace-t-elle les acquis sociaux ou la cohésion de notre pays ? Faut-il boucler nos frontières ou accueillir justement ces personnes ? Pour tenter de répondre à ces questions, l’auteur a voulu donner la parole à des migrants qui se sont exilés dans la Loire et à des accueillants. Il a demandé à ces migrants ce qui les a amenés à quitter leur pays, comment s’est passé leur voyage et comment ils ont été accueillis. Il a interviewé aussi des “ accueillants”, bénévoles et professionnel, sur leur choix et sur leurs activités. Ces interviews sont accompagnées d’une présentation du rapport d’activités pour 2019 de l’OFPRA, l’Organisme chargé de déterminer si les migrants ont le droit ou non de s’installer dans notre pays. On trouvera aussi le déroulement des actions des associations auprès des pouvoirs publics pour la période mars 2019-juin 2020 et une rapide étude de l’impact des migrations sur l’économie. On finira par un retour sur les questions posées en début d’ouvrage, les postfaces de militants et une bibliographie commentée. Jean-Paul Bénetière, enseignant, puis formateur, a repris un cursus universitaire au moment de  sa retraite, pour soutenir un mémoire sur l’absence de mobilisation collective en France face au génocide au Rwanda en 2006. Il s’est ensuite tourné vers l’évolution de la CFDT en soutenant une thèse en 2016, puis en faisant publier, l’année suivante, l’ouvrage intitulé “L’Union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire, Déconfessionnalisation, autogestion, crise et résistance au recentrage (1944-1988)” .

•  FAYE Jean-François, VISSÀ Sylvie : Rouges Bois-Noirs. Nouveau florilège de crimes dans les Bois-Noirs. 1 vol. br, 270 p,  éd. Les Amis des Bois-Noirs, 19,50 €.

Bois-rouges-2On ne change pas une formule qui fonctionne bienAprès le succès rencontré par un premier volume, ce second tome se nourrit encore des archives judiciaires des Bois Noirs et des comptes-rendus et articles publiés dans les journaux de l’époque. On y retrouve une galerie d’homicides, de meurtres, d’assassinats, d’infanticides, mais aussi de rixes, de vols et même des prédateurs pédophiles. Cette nouvelle série de 26 faits divers apporte un éclairage original sir la vie passée des habitants des trois versants des Bois-Noirs (Allier, Puy-de-Dôme et Loire). Parmi les histoires relatées : Drame de l’avarice, Venu pour voler des lapins, Un enrôlement qui tourne mal, L’accouchement, Peut-on juger un aliéné, Les frères ennemis, Meurtre dans les bois de Montlune, La hache du boucher, La cravate salvatrice, Susceptibilités frontalières, Le monte-en-l’air de Lachaux-sur-Ris, Crimes contre la morale, Le dernier coup de révolver…

• LIONS Bernard : La légende des Verts par ceux qui l’ont écrite. Nouvelle édition.  1 vol. relié,  224 p, illustrations en couleur, éd. Hugo sport, 39,95 €.

41K1rMEhH7L._SX339_BO1,204,203,200_Pour la première fois, la légende des Verts est racontée par tous ceux qui l’ont écrite. À travers les confidences exclusives d’une cinquantaine de stars (Aimé Jacquet, Johnny Rep, Michel Platini…), ce livre propose de pénétrer dans l’intimité du vestiaire de l’un des clubs les plus populaires de l’Hexagone, le seul à avoir conquis 10 titres de champion de France. Journaliste sportif, Bernard Lions suit les Verts au quotidien depuis de très nombreuses années. Il est par ailleurs l’auteur de “1000 maillots de foot” publié par les éditions de La Martinière.

• SORDET Paul : Saint-Étienne l’unique. 1 vol. br, 172 p, illustrations, éd. Osmose (Saint-Étienne), 12 €.

Z Saint étienneCet ouvrage est un hommage plein d’amour et d’enthousiasme pour cette ville à l’histoire méconnue, voire si méprisée et parfois volontairement omise. “ L’histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d’accord ”  disait Napoléon, du moins lui accorde-t-on la paternité́ de cette phrase ; mais quel qu’en soit le véritable auteur, elle n’est malheureusement que trop exacte. Tous les historiens autodidactes l’ont constaté́, d’autres aussi, mais ils ne pouvaient le dire. Reconnaissons que ces mensonges conviennent au plus grand nombre et sont désormais reçus comme des vérités. Ils sont enseignés à l’école et à l’université́, il faut les répéter pout être reconnu, et c’est là un des grands mérites de l’auteur  d’avoir su se dégager de cet “officiellement correct”. Certes, l’histoire de Saint-Étienne n’a pas passionné les grands historiens de la France : ils n’en parlent pas ou peu. Quant aux historiens locaux, la plupart ne voulant pas être trop critiqués par les tenants de la science officielle, ils ne se sont pas hasardés à des hypothèses compromet- tantes. C’est pourquoi, faute de chroniques locales plus anciennes et en l’absence d’écrits ou de monuments anciens, il a été́ convenu de dire qu’avant le 15e siècle Saint-Étienne n’existait pas, ou n’était qu’un petit lieu de paysans, puisqu’elle ne figure pas sur la table de Peutinger, ni dans l’armorial de Guillaume Revel.

• VERGNE Frédéric : Le Fusil Idéal, le plus parfait et le plus beau fusil du monde. 1 vol. relié, 392 p,  éd. La Manu (Saint-Étienne), 84 €.

Z Fusil IdéalLe fusil “Idéal” est beau au-delà de son caractère esthétique ou technique. Il est beau parce qu’il est le fruit d’un travail passionné. La passion de son créateur, et la passion de ceux qui l’ont fabriqué pendant pratiquement un siècle. Cet ouvrage fait découvrir de façon chronologique l’évolution de cette arme mythique dans son environnement depuis sa création jusqu’à la fermeture de la Manufacture. Ce récit s’appuie exclusivement sur des documents originaux qui ont permis de comprendre les évolutions du fusil Idéal et les raisons des choix qui ont été faits par les responsables de la Manufacture au fil du temps. Il s’adresse aux passionnés du fusil Idéal qui vont y chercher des informations précises et véritables, comme aux amateurs de belles armes en général qui y découvriront l’histoire de ce fusil emblématique de l’armurerie française. Le fusil Idéal n’aura jamais été un fusil industriel, cela au grand désespoir d’Etienne Mimard, son créateur. Bien que fabriqué à des milliers d’exemplaires, il a cette particularité unique d’être resté produit d’une façon artisanale pendant près de cent ans. Pour cela, plusieurs centaines d’ouvriers, véritables armuriers qualifiés, ont œuvré au sein de la plus grande manufacture d’armes de chasse que la France ait connue. Par leur savoir-faire et leur passion, ils ont porté très haut le prestige armurier français. Grâce à eux, le fusil “Idéal” reste encore aujourd’hui le plus parfait et le plus beau fusil du monde.

• VERNEY-CARON Nicole : Le ruban et l’acier : les élites économiques de la région stéphanoise au XIXe siècle (1815-1914). Nouvelle édition. 1 vol. br, 450 p, illustrations, biblio, index,  éd. Presses universitaires de Saint-Étienne,  coll. Histoire des mondes modernes et contemporains – Patrimoine, régionalisme,22 €.

ZZZZZ Une étude de la région stéphanoise au XIXe siècle, période à laquelle elle est écartelée entre deux facteurs économiques contradictoires : d’un côté la rubanerie, mise en place dès l’Ancien Régime, métier d’art délicat qui privilégie la qualité. De  l’autre l’industrie métallurgique en pleine conquête des marchés, associée à la cacophonie des machines et à la crasse du charbon. L’ouvrage expose le climat social et politique de l’époque et retraçant la généalogie des grandes familles de l’élite stéphanoise. Fils d’un fabriquant de ruban, Jean Guitton a ressenti la dichotomie qui caractérisait Saint-Etienne : « J’ai émergé au milieu du travail des hommes et des femmes qui fabriquaient le ruban frivole, et non loin de ces puits de mines où des hommes noirs descendaient dans les entrailles de la terre pour en tirer le charbon, ce soleil accumulé dans le végétal. Le travail pour le futile et le travail pour le nécessaire, dans la ville étaient entrelacés ». La cité a en effet été écartelée entre deux facteurs économiques contradictoires : une production textile à structure dispersée, mise en place dès l’Ancien Régime, métier d’art qui privilégie la qualité sur la quantité, puise sa force et sa légitimité dans son ancienneté et la richesse de ses traditions ; une industrie métallurgique très concentrée, obligée de partir à la conquête des marchés dans un contexte souvent difficile, préoccupée de l’avenir, innovante dans tous les domaines. Tout semble donc opposer le patronat du ruban et celui de l’acier : leur mentalité de chefs d’entreprise, leur gestion de la main-d’œuvre, leur position vis-à-vis du libre-échange, leurs engagements politiques, leurs pratiques religieuses et jusqu’à leurs stratégies matrimoniales. Les élites stéphanoises sont-elles restées prisonnières de ces contradictions ou ont-elles su fusionner ?

• ZARCH Frédéric : Une  histoire des étrangers à Saint-Étienne.Les “indésirables” (XIXè-XXè siècle) Préface de Michelle Zancarini-Fournel. 1 vol. br, 602 p, éd. L’Harmattan, coll. Historiques , 45 € (Version numérique : 35,99 €).

Etrangers saint etienneItaliens, Belges, Chinois, Arméniens, Polonais, Espagnols, Grecs, Maghrébins, Portugais, Turcs, ces  étrangers parfois désignés comme “indésirables” dans les textes officiels, font partie de l’histoire de Saint-Etienne, qui fut une capitale industrielle. Ils forment la chaîne et la trame d’une “ impressionnante fresque” qui  servira d’outil indispensable aux recherches futures, selon les termes de la préfacière. À partir d’un long travail d’archives, l’auteur aborde sept thèmes sur la longue durée et il  raconte dans le détail trois temps courts rythmant le XXe siècle. Il  s’attarde sur quelques vies singulières : celles d’un armurier et d’un entrepreneur du BTP italiens, d’un commerçant russe ou d’un combattant algérien du FLN. Frédéric Zarch est titulaire d’un DEA d’histoire contemporaine. Après deux ouvrages sur le cinéma, il oriente ses recherches sur l’histoire des étrangers.

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