LES PARUTIONS RÉCENTES N° 20 (JANVIER – FEVRIER – MARS 2021)

MISE À JOUR : 11 MAI 2021

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN,

NIVERNAIS-BOURGOGNE, BERRY ET   FOREZ

• Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 

• Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire – Documents et Géographie – guides.

• Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.

• Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 

• « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er janvier au 31 mars 2021. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.

Attention•  Depuis le dernier trimestre 2020,  certains  titres sont suivis de la mention à paraître, avec la date de parution annoncée par les éditeurs. Cette date est donnée sous réserve de  modifications éventuelles, de la part des éditeurs. Dès que nous avons connaissance de la sortie du livre, la mention “à paraître” est supprimée. 

• Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br = broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.

Pour nous contacter et/ou  nous adresser vos informations:

allier-infos@sfr.fr .

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BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• BATUR  Énis : Simple silence. Préface d’Alberto Manguel. Photographies de Luc Baptiste. 1 vol. br, 104 p, éd. Bleu Autour, coll. La Petite collection, 13  €.

Z BaturLors d’un voyage en  train, dans un pays européen qui n’est pas le sien, un auteur voit le passager qui s’installe face à lui se plonger dans un de ses livres. Coïncidence ? N’était-ce pas plutôt inscrit, voire déjà écrit ? Le narrateur interroge l’auteur qui devient personnage. Par petites touches, comme dans un jeu, se déploient mille et une variations d’une histoire indémêlable : celles des relations de l’auteur à ses œuvres, à leurs traductions, à ses lecteurs… C’est un joyeux dédale, du même type que D’une bibliothèque l’autre, “merveilleux petit livre” selon son préfacier Alberto Manguel. Poète, essayiste, romancier, éditeur, Enis Batur est une figure centrale des Lettres turques. Souvent comparé à Umberto Eco, dont il fut l’élève, il est l’auteur d’une œuvre abondante, largement traduite. Plusieurs de ses romans ont paru aux éditions Actes Sud. Aux éditions Bleu autour, il a notamment publié Le facteur d’Üsküdar (romans, 2011) et D’une bibliothèque l’autre (essai, 2008, réédité en 2019), que prolonge Simple silence. Né en 1952, il vit à Istanbul et séjourne régulièrement à Paris.

• BERLIOUX Salomé : La peau des pêches. 1 vol. br, 360 p, éd. Stock, 20,90 €.

Berlioux► “J’annonce à mon médecin : nous souhaitons avoir un enfant. De sa voix tranquille il répond : c’est possible. De ce “c’est possible” dont il ne reste rien, je garde toutefois le souvenir. Talisman d’une époque où avoir un enfant semblait non seulement possible, mais facile. Simple prolongement de l’étreinte amoureuse. Je n’avais aucun doute. Pourquoi en aurais-je eu ?”. Après  son engagement contre le déterminisme territorial via  l’association Chemins d’avenir et la publication de deux essais (Les invisibles de la république et Nos campagnes suspendues) Salomé Berlioux  fait le récit de l’aventure vécue par un jeune couple  pour avoir un enfant, après que l’on a diagnostiqué l’infertilité de leur couple. S’ensuit le processus de la procréation médicalement assistée, avec ses violences, ses souffrances, ses espoirs et ses échecs, ses confrontations aussi avec des praticiens diversement investis ou à l’écoute. L’itinéraire  est ponctué de 4 étapes : vouloir, essayer, échouer et accepter. À travers ce récit littéraire,  c’est sa propre expérience  que Salomé Berlioux livre  en franchissant la barrière de l’intime.

9782380460810_1_75• BONNEAU Albert : Catamount : Tome IV :  La rédemption de Catamount. Édition illustrée par Benjamin Blasco-Ibanez. 1 vol. cartonné, 64 p,  illustrations en couleur, éd Petit à petit, 16,90 €.

Traqué par les shérifs, poursuivi par les chasseurs de primes, Catamount est devenu plus sauvage que la bête fauve qui l’a sauvé à sa naissance. Sur le chemin de sa fuite, la rencontre d’une vieille dame au cœur de porcelaine va lui offrir une chance de se racheter. Une dernière chance … La première édition, qui date de 1949 avait été publiée par les éditions Tallandier.

• BONTEMPS  Shoyci : Héritière perdue. 1 vol. br, 147 p, autoédition S. Bontemps (Broût-Vernet), en vente sur le site Amazon, 10,55 €

Z héritière► Lizia est une jeune fille de treize ans, qui pourrait être comme toutes les jeunes filles de son âge, si elle ne vivait pas parmi les dragons . Lizia n’a jamais vu d’humains, mais elle est heureuse sur la terre des dragons. Un jour elle apprend par hasard qu’un sorcier du nom de Hatar veut sa mort . Le plus ancien dragon de Dragonite lui explique qu’elle est la princesse des dragons , elle doit apprendre à contrôler des pouvoirs qu’elle ignorait avoir , pour vaincre le sorcier et sauver sa vie mais aussi la terre qui la vue grandir À onze ans, l’auteure, qui réside à Broût-Vernet, publie son premier roman emboîtant les pas de sa mère, Leslie Bouillon-Bontemps qui a déjà six romans à son actif. Cette Héritière perdue se veut un peu comme une  suite de Harry Potter mais  avec d’autres personnages.

DEPRESLE Pascal : Bleu urgence. 1 vol. br, 80 p, éd. le Lys bleu, 11,50 €.

Bleu-urgencesCes textes photographiques impudiques écrits pendant le confinement en raison du Covid, parlent de l’urgence de vivre, de mourir, d’aimer et d’être. Une sortie sans masque ni filtre dans le monde bleu des urgences de nuit. Pascal Depresle est né en 1966 à Montluçon. Après ses premiers recueils, ce Bourbonnais passionné de lettres et d’écriture,  se révèle féru de littérature. Dans sa galerie d’auteurs, on croise aussi bien  René Fallet, William Faulkner, les poètes du moyen-âge, que tout près de nous, Cécile Coulon. Il est aussi un fan de musique, avec Jacques Brel, Georges Brassens, Léo Ferré ou Éric Clapton. Pascal Depresle a choisi de placer désormais l’écrit au centre de sa vie. Pour lui “ L’écriture, c’est comme la vie ou la mort, c’est quelque chose en nous qui ne nous lâche jamais, dès lors que l’on pose le premier mot sur le papier”.

• DIEZ  Catherine : Histoire famille Monsieur et Madame Chat. 1 vol. br, 354 p, éd. Sydney Laurent, 19,90 €  (version e-book : 9,90 €)

Z chatL’histoire d’un couple qui se rencontre dans une usine de conditionnement de nourriture pour animaux. Lui est arrivé pour remplacer le directeur qui part à la retraite et elle est secrétaire adjointe de ce directeur. Il lui demande si elle veut poursuivre avec lui et elle acquiesce, donc ils continuent de travailler ensemble. Par la suite, ils deviennent très proches, étant très altruiste l’un et l’autre, et finissent par se trouver plein de points en commun. Au bout de quelque temps, ils décident de se marier mais malheureusement, suite à un problème de santé, elle ne pourra pas avoir d’enfants. Alors ils décident de se créer leur famille en adoptant des animaux. Elle quitte son travail et se consacre à son mari et ses animaux. Étant très sociaux tous les deux, ils ont beaucoup d’amis et vivent plein de belles aventures avec leurs animaux et leurs amis. Né en 1963 à Lyon, Catherine Diez, ancienne aide-soignante,  a résidé à Vichy en 1983 et elle vit actuellement à Saint-Rémy-en-Rollat . Histoire famille Monsieur et Madame Chat  est son premier roman.

• DUPIAT- AELLEN Armelle : La saga de Yuma : Tome I : Soleil d’Argent. 1 vol. br, 80 p, éd. La Nouvelle Pléiade, 17 € (22 € franco auprès de l’auteur armelle.aellen@outlook.fr). 

20210325_170113 (2)Ce premier volume d’une saga qui en comptera 4, présente des “ Poèmes circonstanciés dans l’Allier à travers une histoire d’amour qui aborde la banalité du mal devenue ordinaire sur fond de Kurdistan libre”.  Lorsque Amko rencontre Yüma, il devient à ses dépens  la muse d’une plume éclairée. Yüma, quant à elle ne sait pas qu’elle invite à sa table un mensonge. Il y manque une invitée de choix : la vérité. “Soleil d’argent” nous livre les recoins de cette fulgurante rencontre à la faveur de confidences savoureuses sous forme de poèmes circonstanciés. Parfois riche, chiche, potiche, Yüma entame à tâtons un trait d’union singulier vers cet homme à la recherche de sa légende personnelle. Celle aussi de son peuple kurde massacré à travers les âges. Mais quel est donc le dénouement qui se joue dans l’Allier ? Terre si discrète qui abrite cette ode à la déflagration… Le second tome, “Soleil Cendré” est en cours d’écriture.  

•  DURAND Michel : La Cabane bleue. 1 vol. br, autoédition Michel Durand (Gannat).

4558175Après “Croyances, Conscience, Espérances”, paru en juin 2020, Michel Durand, auteur gannatois, récidive avec “La cabane bleue”. Un roman policier dans lequel Monsieur Jo, un détective privé en vacances dans la Nièvre avec son épouse, va mettre son nez dans une affaire criminelle : la directrice d’un important laboratoire d’analyses médicales, docteur en médecine, tue son mari au cours d’une dispute au domicile conjugal… Le tout sans témoin. Légitime défense ? Ce roman dans lequel les femmes jouent un rôle prépondérant, se veut aussi une dénonciation du  harcèlement et du mal fait aux femmes, des questions toujours d’une actualité brûlante : “ Au-delà de l’imagination, il y a un peu de moi-même qui est projeté dans cet ouvrage, influencé sans doute par mon environnement féminin, mon épouse, mes deux filles, trois petites filles et l’éducation de mon enfance assumée par ma mère pendant cinq années, en l’absence de mon père mobilisé par la guerre 1939-1945.”, explique Michel Durand.

• FUSTIER Romain : Jusqu’à très loin. 1 vol. br, 152 p, illustrations, éd. éditions Publie.Net coll. L’esquif, 15 €.

FUSTIER“Tu emmènes mon corps jusqu’à très loin”, dit le poème, qui égrène en une suite de strophes une histoire d’amour adressée, en divers lieux traversés où l’autre n’est jamais dissocié du paysage. Un poème en prose à la façon d’un journal, pour dire les lieux que l’on conserve en soi, ces condensés de temps et d’espace, des départs, des voyages car le regard y est mieux aiguisé – dans cet ailleurs, ce qui fait l’éclat d’un amour, d’un geste, d’une parole subtilement s’accroche. Né en 1977 à Clermont-Ferrand, Romain Fustier a passé une enfance tranquille et heureuse dans une cité dortoir de la banlieue clermontoise. Devenu professeur, il enseigne aujourd’hui les Lettres dans un collège montluçonnais. Avec sa compagne, Amandine Marembert, il a fondé et il anime la revue poétique Contre-allées.

• GODIGNON Guy : Fantinet, l’ogre et la clé. 1 vol. br, 20 p, illustrations en couleur de Philippe Baudet,  éd. Coollibri, 8,50 €.

FantinetRetraité commercial, originaire de Cérilly, Guy Godignon a profité du confinement pour concrétiser un vieux projet remontant au début des années 2000, en publiant ce conte d’une vingtaine de pages, rehaussé par des illustrations de Philippe Baudet. Fantinet, l’ogre et la clé  raconte l’histoire  d’un jeune enfant, orphelin, vivant seul dans les bois mais qui arrive à survivre grâce à son esprit curieux et inventif. Jusqu’au jour où une étrange rencontre va changer son destin. Le conte est largement inspiré de la forêt de Tronçais et de son légendaire,  où l’auteur, adolescent,  partait parfois à la pêche, durant plusieurs jours, en totale autonomie. Guy Godignon qui se définit comme un touche à tout, a également écrit des pièces de théâtre et il a cinq autre  tomes en préparation.

• LACOFFRETTE Angéline : Cyclones. 1 vol. br, 273 p, éd. Ballade à la lune (Paris), 17,50 €

Cyclones►Dans son tout premier roman, la Moulinoise Angéline Lacoffrette met en scène une héroïne en proie aux crises d’angoisse et qui parvient à les surmonter. En pleine santé, jeune, intelligente et belle, elle souffre pourtant de troubles de l’anxiété. Tel est le point de départ de “Cyclones”, que l’auteure dit  avoir écrit  de façon cathartique. Quelques chapitres lui ont servi d’exutoire avant de décider d’en faire une fiction, en forme de récit initiatique. Ce roman parle de résilience. L’héroïne parvient à faire de ses traumatismes des forces grâce à une pierre et aux pouvoirs de la lithothérapie. Elle arrive à maîtriser ses peurs en usant aussi de la médiation, plus précisément en participant à un réseau féminin qui organise des cercles de paroles et des actions militantes. La sororité a finalement des vertus apaisantes. Après un master dans le domaine culturel, à Tours, Angéline Lacoffrette, fan de la série Harry Potter,  souhaite devenir écrivain public et animer des ateliers d’écriture.

• MAINOR Hélène : Au delà: Tome 2: L’éclipse. 1 vol.br, 184 p, éd. Rebelle éditions, 15,90 €.

Z L'éclipseGare à la rencontre entre Lunaires et Solaires ! Prêts à se battre chacun pour leur terre, dans cette forêt de Brocéliande, où se côtoient sorcières, Fées et enchanteur, Qui sera le grand vainqueur ? Fascinée par les mots et l’univers de l’écrit, Hélène Mainor a inventé, dès son plus jeune âge, de petites histoires pour sa famille, avant de s’essayer à la poésie durant l’adolescence, puis de se tourner vers l’écriture d’un premier roman à l’âge adulte. Véritables échappatoires du réel, la lecture mais aussi l’écriture ont toujours eu une place particulière à chaque étape de sa vie. Elle en a d’ailleurs fait son métier, en devenant un temps éditrice, avant de prendre elle-même la plume et d’offrir ses propres lignes à lire avec “Au-delà”, son tout  premier roman publié chez le même éditeur,

• MALTÈRE Céline : Les Rhinolophes. Illustrations de Jean-Paul Verstraeten. 1 vol. br, 248 p, illustrations, éd. Les Deux Crânes (Chamalières), coll. Tête d’Or, 12 €.

celine-maltere_5136989Un roman d’amour épistolaire à sens unique, dans lequel les missives sont transportées de l’amoureuse à son obsession, par des chauves-souris, des rhinolophes… Au royaume d’Othilie, les prétendants se pressent pour offrir leur amour à la reine. Repoussés à tout coup, ils sacrifient leur vie au “gan eden”, le jardin des pendus. Parmi eux, une étrangère brave le refus de la souveraine et, de la colline voisine, lui envoie des lettres d’amour par rhinolophes, les chauves-souris qu’elle a dressées. Othilie, modèle de fidélité, cèdera-t-elle au désir fou de l’étrangère ? Ce recueil, qui tient autant de l’herbier que des Tristes d’Ovide, est composé des lettres, pensées et poèmes d’une amoureuse en exil. Entre réel et fiction, magie et sentiments se mêlent pour conquérir le cœur d’une reine. Professeure de lettres et de latin en même temps qu’auteure prolifique, Céline Maltère, s’inspire largement des mythes antiques, transcendants et féroces, pour ne pas dire sanglants), mais toujours puissants. Elle est également l’auteure de “Scènes d’esprit et autres nouvelles” publié chez le même éditeur.

• TÉNOR Arthur : Les pierres du dragon : Tome 2 : Le gouffre de l’oubli. Illustrations d’Oriol Vidal. 1 vol. br, 156 p, illustrations, éd. Auzou, 12,95 €.

ZZ TénorDans la guerre qui oppose les dragons-sentinelles aux dragons-conquérants, Salomé n’est pas encore tout à fait sûre de son camp. Ce qui ne l’empêche pas de voler la Pierre de dragon de Karl et de sa bande de Racailleux, les plus vils des dragons et le fléau du collège. Dès lors, Karl n’a plus d’autre idée en tête que celle de se venger : même s’il faut pour cela rouvrir certains confins de l’Avant-monde qui auraient dû rester oubliés… et mettre plus d’un dragon en péril… Au collège ou dans l’univers parallèle des créatures magiques, quel dragon aura le dessus ?

• VIALTELLE Michel : Même la chance est utile. 1 vol. br, 312 p, autoédition  Michel Vialtelle (Bressolles), 18 €.

vialtelle (2)Michel Vialtelle, qui réside à Bressolles, près de Moulins, a mis à profit le  confinement pour s’attaquer à la rédaction de “Même la chance est utile”, un roman à mettre entre les mains des âmes romantiques. Point de départ du récit : comment se fait-il que Mathieu reconnaisse son visage sur la retranscription digitale d’une enluminure, au scriptorial d’Avranches, où ce jeune Moulinois passe ses vacances ? Au fil d’énigmes, que le lecteur pourra s’essayer à résoudre, Mathieu rencontre Maëlys, ou plutôt Clémence…Ou, plutôt, il la rencontre de nouveau.  À l’arrivée, toujours dans une  tonalité sucrée-amer, Maëlys – Clémence reconnaît son visage sur un mur de Street Art city. L’amour d’une vie est possible si la chance s’en mêle, mais au final, ce roman ne saurait se résumer à une simple bluette. Membre de l’association Pré-Textes, à Yzeure, Michel Vialtelle a déjà publié un  premier roman en 2010, Violente renaissance. Les deux titres sont disponibles sur le site Internet de l’auteur. 

• WALBEYSS Sandrine : Le Dernier Bakou. 1 vol. br, 220 p, éd. Maïa, 20 €.

Le-dernier-Bakou-Walbeyss-Sandrine► Un roman Fantasy, qui se situe entre deux mondes, celui de la raison et celui de l’imagination…  La planète Uhnythais déraille, chacun fait ce qu’il peut dans son coin. Pour la sauver, un seul espoir, la formation d’un nouveau Bakou. Pour arrêter le déclin du cœur magique, une course contre la montre s’engage. Un jeu démarre à l’échelle d’un univers où les dieux sont mortels et où les pions s’adaptent. Chaque coup peut renverser la situation, un seul pion peut changer la donne. Rien n’est définitif… Entre ombres et de lumière, un récit en forme de quête initiatique qui propose une philosophie de vie, entre métaphysique chinoise et bouddhisme himalayen. À 45 ans, l’Yzeurienne Sandrine Besson, alias Sandrine  Walbeyss son nom de plume,  a déjà vécu plusieurs vies, avec une  richesse d’expériences qui se ressent dans l’univers qu’elle a créé pour ce qui est son tout  son premier roman.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

AUCLERT Hubertine : Journal d’une suffragiste.  Édition établie par Nicole Cadene. 1 vol. br,  240 p, éd. Folio, coll. Folio Histoire, 7,50 €.

G04478_Journal_d_une_suffragiste.inddAdolescente, Hubertine Auclert (1848-1914) avait envisagé de prendre le voile, mais les religieuses n’avaient pas voulu d’elle. Elle se tourne alors vers un autre sacerdoce, la cause des femmes. Il y a fort à faire, comme elle le confie à son journal : exclues de la citoyenneté, privées de leurs droits civils, interdites de présence dans l’espace public, soumises à un moralisme étroit, les femmes de la fin du XIXe siècle sont en outre, pour les plus vulnérables d’entre elles, souvent exposées à la prostitution. Pourquoi les hommes changeraient-ils les règles d’un jeu qui leur est si favorable ? Hubertine Auclert estime que le combat doit commencer par le vote, et non par la conquête des droits civils et de l’égalité salariale qui en découleront, contrairement à ce que pensent la plupart des féministes de l’époque. Engagée dans des recherches sur les féminismes de la seconde moitié du XIXe siècle, Nicole Cadène a retrouvé, à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, le journal longtemps disparu d’Hubertine Auclert, militante à la volonté inflexible. Elle nous en livre ici une édition critique qui présente son autrice, la situe dans le mouvement féministe et ravive la mémoire de celle qui fut la plus éminente suffragiste française .

• BERTHIER Yves : François 1er, roi de France, et le connétable de Bourbon. La tragique mésentente. 1 vol. br, éd. Vérone éditions, 14,50 €.

Z F1Le roi de France François Ier et le connétable Charles III de Bourbon, commandant en chef de l’armée, ont vécu une grande et sincère amitié, et ont remporté ensemble la célèbre bataille de Marignan, en 1515. Dix ans plus tard, ils s’affrontent à Pavie, et c’est une cruelle défaite pour le roi de France. Pourquoi ? Que s’est-il passé pendant ces dix années, entre la victoire et la déroute ? Quel fut le rôle de la mère du roi, Louise de Savoie ? En nous faisant vivre avec un groupe de contemporains, en marchant avec eux, en les écoutant dialoguer, l’auteur offre quelques éléments de réponse, quant aux relations entre le Connétable et le roi. Il le fait sans rien imposer, laissant le lecteur libre de sa vision, de son opinion. L’histoire e révèle  vivante et passionnante, si on y entre avec curiosité et liberté. Né à Paris, Yves Berthier a exercé le métier de cardiologue en Bourgogne. Parvenu à la retraite, il a choisi de se consacrer à sa passion pour l’histoire. En 2016, il  publié un premier livre intitulé “Femmes illustres de France”.

• BOUTONNET Dominique : Le patrimoine pictural des églises romanes de l’Allier. 1 vol. relié spirale, format à l’Italienne, 296 p, illustrations en couleur, autoédition  Dominique Boutonnet (27 rue Charles Rispal 03000 Moulins), 25 € (20 € en souscription jusqu’au 31 janvier 2021)

eglises-romanes-peintes-db-couv-page-001-Après avoir fait pour le musée de Souvigny, le tour des églises en s’intéressant  à leurs vitraux,  le photographe moulinois Dominique Boutonnet s’est penché sur les peintures remarquables de certaines d’entre elles. En partant du livret consacré à la Route des églises peintes, qui avait été  réalisé par l’association du même nom, il a souhaité bâtir un recueil qui soit exhaustif, “même de ce qui n’est pas joli”. Son livre dévoile une photo de chacun des 24 édifices, avec une présentation du monument, accompagnée d’une série de photos mêlant des vues générales et des vues des détails des  peintures intérieures. Pour aider le lecteur non spécialiste des subtilités artistiques et historique, un glossaire des termes architecturaux cités est inclus. Pour l’auteur, ce livre se veut avant tout un document, un état des lieux de ce qui existe.  Il rappelle que toutes les églises étaient peintes et que l’image  s’adressait à des gens qui ne savaient pas lire, avec l’objectif de faire comprendre aux croyants “des choses par les peintures, un peu comme une bande dessinée. Ces peintures ont été recouvertes avec le temps, ou abîmées. Elles ont été redécouvertes sous les enduits à l’occasion de rénovations ou de restaurations”  Après cet ouvrage, Dominique Boutonnet compte mener à terme deux autres projets de livres, l’un avec  une série sur les chemins de croix, l’autre  sur les  crèches.

• COHEN Jean-Louis  (sous la direction de) : Architecture et urbanisme dans la France de Vichy. 1 vol. br, 228 p, éd. Collège de France éditions, 28 €.

27000100981210L (2) Qu’en fut-il de l’architecture pendant que la France vivait le “cauchemar sinistre et glacé”, que fut, selon les termes de Roland Barthes, le régime de Vichy? Les politiques architecturales conduites par l’État français ne sauraient se mesurer à la seule quantité – infinitésimale – d’édifices réalisés pendant les quatre longues années de l’Occupation. Et l’abondance de la production textuelle, l’ampleur des réorganisations administratives et la complexité des politiques sectorielles méritent une analyse croisée. De surcroît, la destinée des architectes n’a fait l’objet d’aucune étude comparable à celles réalisées sur les hauts fonctionnaires, les avocats ou les médecins, ou encore sur les artistes et les écrivains. En particulier, l’application des lois raciales à la profession, telle qu’encadrée par l’Ordre créé le 31 décembre 1940, et à l’enseignement, reste inexplorée. Sommaire :  L’art entre 1940 et 1944 (L. Bertrand Dorléac) – Les technocrates sous Vichy, modernité  productive et antimodernité architecturale et urbaine (R. Baudoin) – Louis Hautecœur à la direction des Beaux-arts (A. Brucculeri) – Les Bâtiments civils : continuité et consolidation (T. Meehan) – Les architectes en proie aux sirènes de l’idée bretonne (D. Le Couédic) – Les architectes de l’Îlot insalubre n° 16 parisien : expériences et quête de la légitimité (1930-1960) (I. Backouche) – Vichy vert : les paysagistes entre technique et terroir (D. Imbert) –  Le Loiret, chantier pilote de la reconstruction (C. Palant-Frapier) – Industrialiser le bâtiment : un “ repli” prolifique, entre restrictions et substitutions (Y. Delemontey) – L’édition d’architecture sous Vichy : loi de pénurie et exception (G. Morel Journel) -L’École des beaux-arts, de Paris à Marseille et à la Prusse orientale (J.-L.. Cohen) -L’École spéciale d’architecture sous l’Occupation (F. Seitz) – Punir les architectes collaborateurs (F. Seitz).

• CONORD Fabien : La terre des autres : le métayage en France  depuis 1889. Nouvelle édition. 1 vol. br, 330 p, éd. du Bourg,  29 €.

CONORD►“La terre des autres” fait le point sur la destinée paradoxale d’un mode de faire-valoir très répandu dans les campagnes françaises de l’Ouest, du Sud-Ouest, du Centre et des régions de vignoble. Il fait la synthèse critique de diverses approches scientifiques – études géographiques, monographies leplaysiennes, travaux juridiques – et exploite de nombreuses archives relatives aux conflits et à la jurisprudence autour du régime du métayage. Souvent considéré comme routinier, archaïque et violemment inégalitaire, celui-ci a toujours eu ses défenseurs, qui le voyaient comme un système social favorisant l’harmonie entre les notables et les dominés, mais aussi comme un levier permettant l’ascension de certaines catégories de ruraux pauvres. L’auteur, originaire de Montluçon et professeur à l’université Blaise-Pascal,  étudie les discours, les enquêtes et les analyses produits autour du métayage et réfléchit aux facteurs de son déclin qui s’est accéléré après le vote d’un statut, à la Libération, puis au fil des grandes transformations qu’a connues le monde rural pendant les années 1960 /1970.

• COUTAN Claude, COUTAN Marie-Claude : Garnat-sur-Engièvre (Allier) : notre village et au-delà. 1 vol. br, 127 p, illustrations n-b et couleur, autoédition Marie-Claude Coutan (Garnat-sur-Engièvre), 18 €

LIVRE-GARNAT-724x1024 Claude Coutan, cuisinier de formation, et son épouse Marie Claude Coutan, nés à Moulins, se sont installés au domaine des Calbats à Garnat-sur-Engièvre. Ils exposent dans ce livre le résultat de leurs recherches historiques. Amateur d’art et d’histoire, Claude Coutan a amassé depuis une trentaine d’années de nombreux documents et souvenirs sur ce village, situé en Sologne Bourbonnaise, territoire aussi attachant que  mystérieux. “Garnat-sur-Engièvre (Allier). Notre village et au-delà” est donc le fruit de leurs  recherches, accompagné de nombreux documents, d’illustrations, de photos couleurs et d’une partie importante de l’histoire locale, remontant jusqu’à (-52 avant J.-C.), sans oublier nombre d’anecdotes et la place des Bourbons.

• DU RÉAU DE LA GAIGNONNIÈRE Philippe : Maison de Dreuille. 1 vol. br, 340 p, autoédition Philippe du Réau de Gaignonnière.

Cette famille noble, qui passe pour être l’une des plus anciennes du Bourbonnais, est originaire de cette province, ou tout au moins y était établie depuis plusieurs siècles. Elle possédait avant l’année 1400 la terre de Dreuille, située  sur la paroisse de Cressanges, que  l’auteur étudie dans cet ouvrage  jusqu’à la Révolution.

• MIQUEL Pierre : Napoléon : La campagne de France. Nouvelle édition. 1 vol. br,  248 p, éd. Bartillat, coll. Omnia poche, 13 €.

X MIQUELLa Campagne de 1814 ressemble à la première invasion des temps modernes. Elle met en scène l’arrivée des cosaques et des uhlans. Les Russes et les Prussiens se ruent dans les villages. Ces batailles mobilisent le dernier contingent de conscrits qui aient servi la France : l’armée des Marie-Louise, ultimes successeurs des  » volontaires  » de 1791, et qui combattent sous les ordres d’un des plus grands stratèges de l’Histoire. Car Napoléon est parfaitement génial dans cette campagne organisée autour de quatre fleuves : la Seine, l’Aube, la Marne, l’Aisne. Par le jeu des circonstances, ces lieux de mémoire vont retrouver cent ans plus tard leurs fonctions de défense. On se déchire déjà en 1814 au Chemin-des-Dames et dans les marais de Saint-Gond. Avec son talent de conteur, Pierre Miquel avait su rendre vie et couleur à l’exploit prodigieux des derniers soldats de Napoléon qui ont retenu pendant soixante jours le souffle de l’Europe. Né à Montluçon, Pierre Miquel (1930-2007), historien et romancier, est l’auteur une œuvre considérable, marquée notamment par le souvenir de l’Empire et de la Première Guerre mondiale.

• VALAT Éloi : Dessiner la Commune. 1 vol. br, 120 p, illustrations, éd. Bleu Autour, 13 €.

éloi valat communeÀ l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris, Éloi Valat, qui participe à maints événements, publie un essai : Dessiner la Commune. Images à l’appui, comme ses “masques mortuaires sur nos utopies vivantes”, c’est une analyse intime, critique, autocritique de la fonction de l’image dans l’appréhension de l’Histoire. D’une plume élégante, Éloi Valat, qui n’est pas tendre avec lui-même, s’y montre parfois iconoclaste. “ Qu’ai-je dessiné de la Commune ?”, se demande-t-il in fine. “La folie de toujours privilégier l’option libertaire sur les tentations autoritaires, fussent-elle dictées par les circonstances.” Chez le même éditeur, Éloi Valat a publié d’autres albums consacrés à la Commune, parmi lesquels : Le Journal de la Commune, La Semaine sanglante et L’enterrement de Jules Vallès.

◘ GÉOGRAPHIE ET GUIDES

• REYT Philippe : Montluçon et les tiers villes. 1 vol. br. , 111 p,  autoédition Philippe Reyt.

Z REYTÀ partir du diagnostic d’une ville en crise, Montluçon,  comparé à la situation de 100 villes françaises, ce livre met en lumière l’existence de ce que l’auteur appelle des “tiers-villes” déconnectées du modèle de développement, en déclin linéaire depuis 45 ans. Ce livre se veut un  appel au réveil des consciences pour la survie de villes moyennes qui ne le sont déjà plus. Philippe Reyt est né en 1971 à Désertines, dans la banlieue de Montluçon. Docteur en géographie, il s’est engagé  dans l’armée de terre, devenant officier dans les troupes de montagne. Il s’est ensuite orienté vers le journalisme, collaborant avec l’agence Terra à de nombreux titres de la presse magazine. En 2003, il a rejoint une collectivité territoriale (Montluçon) dont il a assumé la responsabilité des éditions. En 2011, après avoir réalisé de nombreuses planches et illustrations tout au long de son parcours, il a publié son premier album de bande dessinée, “Si Mignons”, et il a  crée son propre label, PHR Editions, sous lequel il a édité plusieurs albums de bandes dessinées.

• REYT Philippe : La ville face au vide : une nouvelle lecture du déclin. 1 vol. br, éd. L’Harmattan, coll. Questions contemporaines – Questions urbaines

Z REYT 2En s’appuyant sur l’étude statistique du comportement de 100 villes de 20 000 à50 000 habitants, entre 1970 et 2000, Philippe Reyt, docteur en géographie,  a établi une typologie  inédite des villes moyennes qu’il présente dans ce nouvel ouvrage. Il éclaire notamment les postures de déclin dont il propose une nouvelle lecture, à l’aune d’une histoire revisitée de l’aménagement du territoire. Entre déni et non-dit, il puise  aux sources du discours politique, de l’esthétique romantique et du fonctionnalisme utilitariste, les éléments d’explication d’une fracture territoriale et sociale  annoncée depuis un siècle et demi, entre la France du vide et la France du trop plein. Dans une approche qui rétablit la philosophie au cœur de la pensée, il se démarque de nombreux ouvrages attachés aux effets pour décrire les causes et mesurer l’écart entre les valeurs révolutionnaires, au premier rang desquelles l’égalité, qui ont forgé les républiques, et leur mise en pratique à l’aube du IIIè millénaire. Ce que montre ce livre, qui invite à un véritable débat, c’est le hiatus entre une conception ancrée et productive du monde et un projet global, où le vide esthétique et technique devient une fonction corrélative du plein.

◘ DIVERS

MARTIN Frédéric : L’absente. Coffret de 16 photographies, tirées à 500 exemplaires sur papier Munken Polar 150 g,  éd. Bis édition, 35 €.

couv-livreComment photographier l’absence ? Dire la lumière des soirs sans lune, quand la raison s’évade, revient, puis s’éclipse de nouveau, étoile borderline vacillant à la frontière du réel ? Comment raconter une pathologie dont on souffre sans en être atteint, dont on est le concubin malgré soi  Un an durant, Frédéric Martin a documenté son quotidien d’accompagnant, entre spectateur involontaire et témoin impuissant. Il a photographié l’incessant conflit entre l’au-dehors et le dedans, capturé les contours devenus flous d’une réalité distordue. Comme l’on tente de tracer sa voie, dans une obscurité qu’éclaire un ciel trop bas, un réverbère trop frêle, une ampoule trop nue. Tracer sa voie, trouver un chemin à la lisière de l’entendement. C’est là tout le travail de Frédéric Martin, dans cet ouvrage. “Donner du sens à un chaos qui n’en a pas” ou, selon le mot de René Char, “modeler l’apocalypse”. L’ouvrage se compose de 16 images imprimées sur papier finement grainé, réunies dans un coffret, comme une boîte à secrets ou un journal intime, avec le papier de soie autour, qui vient poser un voile pudique sur cette liasse de sensibilité pure. Frédéric Martin, né en 1974,  est  photographe, auteur autodidacte. Très attaché au noir et blanc et à la poésie dans l’image, sa photographie devient une chronique de son quotidien, son intime. L’Absente  est son premier ouvrage.

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AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ANGLADE Jean : La Noël aux prunes. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 410 p, éd . Libra Diffusio, coll. Corps 16, 24,90 €

Z AngladeAvec La Noël aux prunes, fresque historique et sociale, sur fond de Castille et d’Auvergne, Jean Anglade signe un roman d’apprentissage. En 1975, une nouvelle enthousiasme les réfugiés, dont Manuel fait partie : Franco est sur le point de mourir. Manuel retourne donc en Espagne après trente-huit ans d’errance. Son village est désert, en ruines. Il redevient professeur dans une école imprégnée de franquisme, mais ce pays n’est plus le sien. Ce n’est plus le pays  de sa jeunesse, de ses espérances, de ses combats ; ses études, ses travaux, ses amours, il les a rêvés. Il décide donc de revenir sur les flancs d’un volcan mort en Auvergne sur lequel il a bâti autrefois une maison de ses propres mains et ne se sent plus concerné que par sa vieillesse et sa solitude…

• ARTIGES Isabelle : Le secret de la forge. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 360 p, éd. de La  Loupe, coll. Terroir, 23 €.

le-secret-de-la-forge (2)Lyse grandit au cœur de la forge familiale, entourée de l’amour des siens. Lorsqu’elle rencontre Gaspard, elle en tombe immédiatement amoureuse. La famille de Gaspard possède du minerai de fer et des forêts de châtaigniers : les deux amoureux imaginent donc déjà une belle collaboration économique et pensent avoir trouvé là un argument imparable à leur mariage. Pourtant, les deux familles s’obstinent et refusent catégoriquement une union. Lyse et Gaspard vont devoir chercher l’origine de cette inimitié pour espérer vivre leur amour… et réconcilier les deux camps ?

• AUJOULAT Noël : Le chant des cimes. Nouvelle édition. 1 vol. br,  350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

ZZ aujoulat En septembre 1939, c’est la débâcle pour l’armée française. Pour les parents de Noël qui habitent alors en région parisienne, c’est la fuite en Lozère, le pays qu’ils ont quitté il y a longtemps. Sa mère, institutrice, est nommée dans la montagne, en Margeride. Noël s’installe avec elle dans les deux petites pièces de l’école située au milieu du village. Cette aventure, qui ne devait durer que quelques mois, se prolonge, le temps pour l’enfant d’ancrer ses racines dans la terre de ses ancêtres… Noël Aujoulat est né en 1928 d’une mère lozérienne originaire de Naussac et d’un père ardéchois. Reçu à l’agrégation des lettres classiques, il est muté à Tarbes, puis à l’université de Toulouse-Le Mirail. Resté profondément fidèle au pays de ses ancêtres, il effectue de fréquents séjours dans le village d’Auroux. Ce dernier a succédé dans son cœur à Naussac aujourd’hui disparu sous les eaux, pour lequel il a écrit Le Village perdu, publié également par les  éditions De Borée.

• BAFFALEUF Sébastien : D’un pont, l’autre. Recueil de poésie. 1 vol. br, 136 p, éd. Baudelaire, 14,50 €.

Z Baffaleuf (2)► “Le bonheur est contagieux semble-t-il. Je croisai dans les couloirs de l’hôtel un homme Qui, s’arrêtant à ma hauteur, me  demanda si j’étais amoureux. Sans doute mon attitude trahissait un pareil sentiment. Je lui répondis simplement : Oui. Il me salua et repartit heureux”… Gérant de magasins pour le groupe Lagardère depuis près de vingt ans, Sébastien Baffaleuf est ensuite devenu directeur de la librairie Payot à la gare Montparnasse de Paris. S’il n’avait plus écrit depuis vingt-cinq ans, il conserve malgré tout un grand attachement à cette pratique depuis l’adolescence, mais également à sa région natale, l’Auvergne. Il est un fervent admirateur de Pourrat et de Vialatte, un fan inconditionnel de Baudelaire, d’Apollinaire et d’Aragon, et de Supervielle

• BARDOT Thierry : Le hameau des Tailles. Nouvelle édition. 1 vol. br,  280 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

ZZ Bardot hameau La vie est rude à la Malepeur. Le père, Gaspard, est un rustre et la mère, Jacquotte, reste dans l’ombre. Grégoire rêve d’indépendance et d’un foyer douillet avec Mariette, sa fiancée. Il rencontre par hasard, au hameau des Tailles, un étranger qui s’y cache. Un mot de trop. Un coup violent. L’homme tombe, mort. Et s’il prenait sa place ? Et si c’était l’occasion de prendre un nouveau départ ? Cela pourrait peut-être marcher, ou peut-être pas… Auteur de poésie et de nouvelles, fin observateur du quotidien qu’il retranscrit dans ses histoires, Thierry Bardot a déjà une bibliographie bien fournie. Il a publié neuf romans aux éditions De Borée, confirmant avec brio ses talents d’écrivain.

• BARON Sylvie : Une miss pas comme les autres. 1 vol. br, 320 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 19,50 €.

Z BARON missC’est décidé, Léa sera Miss Territoire ! La jeune cantalienne en a assez des a-priori et des remarques sexistes, elle veut défendre haut et fort la place des femmes dans l’agriculture. Son père lui-même le lui a assez répété : “Ce n’est pas un travail pour toi, une fille ne fait pas ça…” Et pourtant : elle a bel et bien repris la ferme familiale. Miss Territoire sera élue par les téléspectateurs parmi dix-huit candidates, représentant chacune une région française, au cours d’une émission, programmée en prime time, qui les montrera dans leur quotidien. Pour Léa, une opportunité unique de parler de son métier et ses engagements. Mais il lui faut d’abord être sélectionnée au niveau régional. Hélas, la jeune femme est vite confrontée à une compétition sans merci. Coups-bas, rumeurs, harcèlement et compromissions se succèdent, jusqu’au jour où une main anonyme lui tend un piège mortel…Professeure agrégée, Sylvie Baron a élu domicile dans la Haute-Auvergne. En émule des reines du crime anglo-saxonnes, elle déploie ici son art du suspense au sein du monde agricole d’aujourd’hui, passionné et entreprenant, incarné par un personnage féminin attachant, avec du cœur, du courage et des convictions. Elle a reçu les prix Arverne et Lucien-Gachon pour l’Héritière des Fajoux (Calmann-Lévy).

• BERGOUGNOUX Luc : Un écureuil sous la neige : polar. 1 vol. br, 240 p, éd. Créer, coll. Roman Policier, 15 €.

Z BergougnouxAu creux d’une vallée isolée, cernée par les pentes abruptes auxquelles s’agrippent les conifères et les maigres pâtures, se nichent le village de Desges et l’ancienne seigneurie du Bois Noir. En octobre 1934, la quiétude de ce bout du monde est soudainement bouleversée par des événements de nature à troubler bien davantage que la digestion des écureuils. Camille Defaux, adjudant de gendarmerie à Langeac, se voit alors contraint de s’immerger dans les secrets d’un microcosme figé par les pesanteurs du passé autant que par un hiver trop précoce. Natif de Haute-Loire, Luc Bergougnoux vit aujourd’hui dans la Nièvre où il enseigne l’Histoire et la Géographie. Dans ses romans, il explore l’opportunité de concilier l’attachement au terroir familial, la passion de l’Histoire ainsi que la liberté qu’offre l’écriture d’emprunter des chemins de traverse.

• BERLANDA Thierry : Déviation nord. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 450 p, éd. de La  Loupe, coll. Policier, 22,90 €.

deviation-nord Le soir de Noël, Milton Walsh, un chirurgien respecté, son épouse Agathe, une jeune anesthésiste, et leur fille Lola, s’engagent sur les routes enneigées pour aller fêter le réveillon avec leur famille : ils ne parviendront jamais à destination ! Lehmann, un adjudant-chef proche de la retraite et loin des procédures, et Emilie Casanave, une jeune adjointe brillante, dotée d’un sixième sens incroyable mais dénuée de second degré, vont tout faire pour les retrouver… À la fois écrivain et philosophe,  Thierry Berlanda  est l’auteur de nombreux ouvrages de philosophie et de thrillers publiés aux éditions du Rocher et aux éditions De Borée

• BORDES Edmond : Entre ciel et terre : là-haut, en Margeride. Roman. 1 vol. br, 390 p, illustrations, éd. des Monts d’Auvergne, 21 €.

Z BordesUn roman qui a pour cadre  Paulhac-en-Margeride, aux confins du Cantal, de la Haute-Loire et de la Lozère. C’est là que  s’écoule la vie de  Linette, la fille de Maria et de Grégoire Sembadel. Intimement attachée à son pays, faits de monts, de vallées, de moulins et de clochers,  elle ne manque pas de s’interroger sur ce que pourrait être son avenir. Son idéal serait pourtant de rester au pays, d’être heureuse en Margeride, entre l’élevage de belles  vaches de race Aubrac, la vente de ses fromages et la cuisson de son pain de seigle. Ancien postier, Edmond Bordes se définit comme un romancier de village. La vie d’antan et les traditions de naguère, les lieux, les paysages, les saisons, les femmes et les hommes, ainsi que  les sentiments, bien sûr, occupent très largement les pensées de ce romancier autodidacte et poète à ses heures. Durablement enraciné en Auvergne et fidèle à ses origines terriennes, il prend plaisir à raviver les mémoires, celles qui, érodées par le temps, s’aventurent à pas lents sur les chemins cruels de l’oubli et de l’indifférence.

• BOUCHET Maurice : La fille du Pertuis. Nouvelle édition. 1 vol. br, 256  p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

ZZ Bouchet pertuisVeuve de guerre, Miette élève seule son fils Augustin. Dans leur village de montagne, ils travaillent dur et vivent chichement. Leur seule distraction, c’est de lire, chaque soir et à tour de rôle, les deux uniques livres qu’ils possèdent. Mais ce rituel prend fin lorsque l’envoûtante Gaïa, fille de la nouvelle institutrice, débarque dans la vie dAugustin. Le garçon conquis et fasciné l’entraîne dans des lieux connus de lui seul. Là, ils attendent ensemble le soleil de l’équinoxe… Michel Bouchet est né dans la Loire de parents agriculteurs. Au terme d’une carrière d’informaticien,  il a pris la plume, essayant de mettre  des mots sur les joies, les misères et surtout les élans profonds du cœur de ceux qui parlent peu et dont il reste le “ rejeton”, c’est-à-dire  les gens de la terre. Ses romans tels que  La Pierre au mercier, Le Chêne foudroyé  ou encore Les Souliers ferrés on déjà séduit de nombreux lecteurs.

• CHAUVY Véronique : L’Éclair d’argent. 1 vol. br, 360 p, biblio, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Y CHAUVY Eclair Mai 1871, en pleine Commune de Paris, Julien, quatorze ans, assiste impuissant à la mort de son frère, tué par un soldat de l’armée versaillaise. Injustement condamné à la déportation en Nouvelle-Calédonie, il jure de se venger. De retour du bagne après l’amnistie générale votée en 1879, Julien part sur la trace du meurtrier de son frère, à Pontgibaud en Auvergne, où il se fait embaucher à la Compagnie qui exploite les mines de plomb argentifère. Dans le même temps, échappant à un mystérieux passé douloureux, arrive dans la cité auvergnate une Anglaise, Annabella Wright. Venue se recueillir sur la tombe de son père, un ingénieur tragiquement décédé alors qu’elle était enfant, elle est accueillie par ses compatriotes travaillant pour le compte de la société minière. Alors que des doutes l’assaillent sur les circonstances qui ont coûté la vie à son père, elle croise le chemin de Julien. Leur quête respective de la vérité les rapprochera-t-elle ? Après une carrière dans l’administration scolaire et des engagements associatifs, Véronique Chauvy se lance dans l’écriture. Elle choisit l’Auvergne, sa terre d’adoption depuis plus de vingt-cinq ans, pour planter le décor de ses romans où le destin de ses personnages traverse la grande Histoire. L’Éclair d’argent est son quatrième roman aux éditions de Borée.

• CLAIRET Anne : L’envol de l’oiseau d’or. Illustrations de Laura Giraud. 1 vol. br, 28 p, illustrations en couleur, éd. Grenouille éditions, 12,90  €.

Z Clairet (2)Conte pour enfant, dès 7 ans.  Dans la savane vivent un buffle gris et un oiseau d’or. L’un est sévère, l’autre est tout de rire et d’ailes. Entre les hautes herbes, une petite fille les observe, fascinée. Elle aimerait tant devenir leur amie mais chaque fois qu’elle s’approche, l’oiseau d’or prend son envol… Un très beau texte écrit dans un style doux et poétique, qui parle de patience, de courage et d’amitié. Anne Clairet a déjà publié plusieurs albums et premiers romans chez Auzou, la Pimpante ou encore la Flandonnière. Laura Giraud, illustratrice,  est l’auteure de plusieurs albums, parus notamment aux éditions de la Flandonnière – avec Anne Clairet – et aux éditions Les 400 coups.

• COULON Cécile : Les ronces.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 176 p, éd. Castor Astral, 9 €.

Coulon Les ronces convoquent le souvenir de mollets griffés, de vêtements déchirés, mais aussi des mûres, qu’on cueille avec ses parents dans la lumière d’une fin de journée d’été, alors que la rentrée scolaire, littéraire, approche. Entre les caresses et les crocs, Les ronces nous tendent la main pour nous emmener balader du côté de chez Raymond Carver. Sur ces chemins, elle croise des vendeurs de pantoufles, des chiens longilignes, un inconnu qui offre une portion de frites parce qu’il reconnaît une romancière…La poésie de Cécile Coulon est une poésie de l’enfance, du quotidien, de celles qui rappellent les failles et les lumières de chacun. Cécile Coulon est une romancière, nouvelliste et poétesse française. Son premier recueil de nouvelles, « Sauvages », est paru aux Éditions Revoir en 2008. Elle a ensuite  publié « Méfiez-vous des enfants sages » (2010), « Le roi n’a pas sommeil » (2012), « Le rire du grand blessé » (2013), « Le cœur du pélican » (2015), « Trois saisons d’orage », couronné par le  prix des libraires 2017. Son premier recueil de poèmes « Les Ronces », dont la première édition est paru en 2018 lui a valu le Prix Guillaume-Apollinaire, ainsi que le prix de la Révélation de la poésie de la Société des gens de lettres. La jeune poétesse est alors considérée dans la presse comme « l’une des plus prometteuses nouvelles voix de la littérature française ». 

• COULON Cécile : Une bête au Paradis. Nouvelle édition. 1 vol. br, 288 p, éd. Livre de poche, 7,70 €.

9782253261940-001-TLa vie d’Émilienne, c’est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d’un chemin sinueux. C’est là qu’elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu’à ce que l’adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s’appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance. “Une bête au Paradis”, qui a été couronné par le Prix Arverne 2020, est l’histoire d’une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté. 

• DANTONNET CHAMBON Anne-Laure : La courge en Auvergne. 1 vol. br, 138 p, illustrations en couleur, éd. Ecritorium, 18 €.

131894812_2918995998372101_327748435149139653_n (2)Les pérégrinations  d’une jolie petite courge qui fait découvrir au lecteur, avec un beau brin d’humour, des sites insolites et même parfois loufoques à travers l’Auvergne. Un petit carnet de voyage au cœur  de la belle région d’Auvergne, avec la découverte de lieux insolites, des idées de randonnées ou de simples balades… sans oublier le reportage photo et les anecdotes rigolotes sur les lieux cités. Bref, un livre dans lequel il faut se plonger de toute urgence, aussi bien   pour les simples curieux que pour les  passionnés de découverte.

• DELOMME Martine : Après les ténèbres. 1 vol. br, 390 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €.   

Z après ténèbres►Marion partage sa vie entre Bordeaux, où elle étudie le droit et l’histoire de l’art, et la ville d’Apt, en Provence, où ses parents tiennent une prospère fabrique de fruits confits. De retour auprès des siens, elle entre comme stagiaire au cabinet de maître Goldberg, dont la carrière politique s’annonce brillante. Troublé par le charme et l’entrain de Marion, l’ambitieux notaire l’invite à visiter le domaine familial pour admirer les toiles de maître de son père, célèbre marchand d’art. Mais un tableau de Matisse intrigue la jeune femme : ce Soleil couchant à Collioure ne fait-il pas partie des œuvres d’art réputées introuvables depuis la Seconde Guerre mondiale ? Cette découverte pourrait bien bouleverser le destin de Marion et de ceux qu’elle aime…Bordelaise d’origine, Martine Delomme a dirigé pendant vingt ans une entreprise d’exportation de vins et le monde viticole lui a inspiré son premier roman Un été d’ombre et de lumière, paru en 2009 aux Éditions de Borée. Son style est  celui du roman grand public, porté par un mélange des genres : le régionalisme en toile de fond, des histoires de famille mouvementées et mystérieuses, de poignants portraits de femmes avec un soupçon de suspense.

• DESCOTES Dominique, PLAZENET Laurence (sous la direction de) : Courrier Blaise Pascal : Tome 41/42. 1 vol. br, 216 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Cahiers Blaise Pascal, 20 €

Z DESCOTES (2)Ce nouveau numéro double du Courrier Blaise Pascal rattrape le retard pris avec le changement de format du Courrier du Centre international Blaise Pascal, devenu, depuis 2019, une revue annuelle à comité de lecture publiée sous le parrainage du CNRS (IHRIM Clermont). Il répond de façon exemplaire aux ambitions qui ont motivé sa naissance : offrir à la communauté savante et aux nombreux lecteurs intéressés par l’œuvre pascalienne un lieu particulièrement dédié à celle-ci et aux recherches les plus exigeantes qu’elle peut susciter dans un esprit de totale transdisciplinarité. En guise de varia, Félix Barancy propose une édition critique du texte de l’Avertissement des Provinciales. Dominique Descotes se livre à une étude de la genèse du Traité du triangle arithmétique qui révèle en ce dernier un ouvrage incomplet, dont l’inachèvement pourrait renvoyer à l’événement de la Nuit de feu. Pierre Lyraud et Philippe Sellier envisagent les Pensées selon des approches plus typiquement littéraires. Mais les Pensées ne sont pas une île. Le Courrier Blaise Pascal ouvre ainsi ses pages aux actes d’une journée d’étude qui eut lieu le 17 février 2018 à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, organisée par Constance Cagnat-Debœuf (Sorbonne Université et CELLF) et Laurence Plazenet (Université Clermont Auvergne et CIBP) : Pascal, dramaturge augustinien ? Alors qu’Esther et Athalie se trouvaient au programme de l’Agrégation, la nécessité d’interroger l’assise théologique du théâtre racinien et d’explorer les conséquences dramaturgiques de celle-ci, fût-elle avérée, s’était imposée. Six contributions viennent ainsi sensiblement renouveler un champ des études raciniennes loin de faire l’unanimité.

• DILT Yann : L’Évangile des petites gens. 1 vol. br, 142 p, éd. Baudelaire, 12 €.

51Z3+PXIttL._SY344_BO1,204,203,200_ (2)Dans cette méditation poétique, l’auteur  livre une version contemporaine des Évangiles. Sans altérer le message chrétien, l’auteur se place du point de vue d’un Jérusalémite qui raconte l’arrivée des savants, d’un disciple et de ses opposants – bourreaux compris. Afin de conserver un contexte cohérent, l’auteur utilise des prénoms araméens Yeshua pour Jésus, Myriam pour Marie, Yousef pour Joseph et Yehohanan pour Jean. Il donne la parole à l’aveugle Bartimée, à la femme adultère. Il ancre le récit dans le contexte politique et militaire de la Palestine romaine, des fréquents soulèvements et des répressions sanglantes. En fin d’ouvrage un index donne les références des textes bibliques qui ont inspiré le recueil ; il est suivi de notes biographiques sur Hérode, Ponce Pilate, des personnages apparaissant dans les Évangiles puis de deux cartes. Publié au XXIe siècle, il donne une dimension plus actuelle au message évangélique. Yann Dilt est le pseudonyme de Yves Depoux, né en 1955 à Bagnols (canton de La Tour d’Auvergne) . Il vit depuis de nombreuses années en Alsace, après une carrière d’enseignant.

• DUCLOZ Albert : Le petit Fougaud. 1 vol. br, 220 p, éd. de Borée, 18,90 €. 

Z Petit fougaudL’histoire d’une famille syrienne qui décide de reprendre  une ferme au village, en terre vellave, et qui va devoir passer du savoir-faire du savon d’Alep à celui du fromage fermier ! La ferme des Borie, un couple d’octogénaires spécialisés dans la fabrication du fromage du cru, l’artisou, trouve enfin le repreneur idéal en la famille Mesyaf, tout juste arrivée de Syrie. Toutefois, cette succession à des étrangers ne plait pas à tout le monde, tout comme la relation naissante entre Amric, l’ainé de la famille, et Emilie Béréziat, une jeune fille du village… Quand on retrouve à plusieurs reprises les barrières des vaches relevées, il n’y a plus le choix : il faut avertir les gendarmes. Mais, avec le temps, à force de travail et de patience, les Mesyaf parviennent à se faire accepter et trouvent en la famille d’Emilie de précieux alliés. C’est d’ailleurs Amric et Emilie qui reprendront les rênes de la ferme des Béréziat et créeront un nouveau fromage : le petit fougaud ! Outre un sujet d’actualité, avec la reprise des exploitations par les jeunes générations, prétexte à une plongée au cœur de la fabrication du fromage artisanal, ce livre se veut aussi un joli roman d’intégration, de transmission, d’amitié et d’amour.

• DUCLOZ Albert : Le vélo rouge. 1 vol. br, 334 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z velo rougeUn roman d’Albert Ducloz plein de rebondissements, mêlant habilement histoire d’amour et suspense, avec pour cadre la Haute-Loire.  Une sombre histoire mêlant secrets et jalousies, avec un héros qui se révèle prêt à tout pour sauver son amour. Depuis sa jeune adolescence, Rémi n’a d’yeux que pour Marie Claire, une jeune fille du village qu’il se décide à courtiser un dimanche de permission. C’est le début d’une belle romance, qui au fil des semaines va se transformer en vraie histoire d’amour. L’avenir s’annonce radieux pour Rémi, qui a déjà tout planifié une fois son service militaire effectué. Mais alors pourquoi, depuis quelques jours, a-t-il ce terrible pressentiment que Marie-Claire lui cache quelque chose ? Et si finalement, elle décidait de remettre en question leur projet de vie… Après une carrière de directeur d’établissement de soins, ce n’est qu’en 2002 qu’Albert Ducloz s’est mis à l’écriture et Le vélo rouge est son treizième roman aux éditions De Borée.

• DUPORGE Bernard : Les pins de la discorde. Nouvelle édition. 1 vol. br,  312 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

ZZ DUPORGE PinsDans les années cinquante, Pierrot est un facteur d’un village, au milieu des pins, dans la lande girondine. Il connaît tout le monde et tout le monde l’apprécie. Il devient amoureux de Francine. Hélas, la mère de Francine n’est pas d’accord, car Pierrot n’a pas un seul pin. Or, une propriété, ça se construit… Bientôt, les villageois s’en mêlent et la discorde s’installe. Artiste, Fernand et les autres devraient-ils se mêler de cela? Pierrot doit partir, mais, loin de Francine, restera-t-il fidèle à son premier amour? Un incendie brûle les cœurs, un autre détruit la forêt : engendreront-ils le bonheur?

• DURAND Marielle : Bleu d’Auvergne. 1 vol. relié, 144 p, illustrations en couleur, éd. Magellan et Cie, coll. Coups de crayon,22 €.

ZZ Durand bleu d'auvergne (2)Bleu d’Auvergne, c’est d’abord le bleu de cette encre, trouvée au hasard dans le matériel d’un festival auquel Marielle Durand participait en Allemagne. Aussi légère que dense selon les niveaux, le type de papier et la façon de s’en emparer, elle illumine ce carnet. La couleur y est affirmée, unique, et le reste de la palette ne manque jamais pour la compréhension de l’ensemble. Ce jeu de mots, formulé presque aussitôt sous forme de plaisanterie en référence au fromage, a rapidement trouvé d’autres significations : le bleu royal de l’eau de Châteldon et des villes thermales alentours, le liquide originel nécessaire à la survie, le bleu de travail, le sfumato de Léonard de Vinci et de ses paysages toscans dont on retrouve des similitudes dans la région, le bleu de l’ombre, de la pierre, la peur bleue intime, le bleu de l’infini, de la sérénité et de la paix qu’il suscite, le bleu ciel, le bleu des abysses, un certain blues personnel, les bleus des coups et blessures, une mélancolie sublimée par la création, une rhapsodie de Gerschwin, la mystérieuse heure bleue, l’azur, la matière pure… Marielle Durand est artiste, graphiste, enseignante et, suite à une récente blessure à la main droite, ambidextre. Son fil rouge : le dessin. Elle observe, analyse et donne à voir la vie et les gens qu’elle rencontre à travers ses carnets.

• ÉCOLE-BOIVIN Catherine : Les bergers blancs. 1 vol. br, 294 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €. 

Y ECOLE BOIVIN► Sur les landes battues par les  vents et les vagues du Cap de La Hague, il se disait encore, à la fin du XIXe siècle, que les ” bergers blancs”, qui louaient leurs bras à la saison, venaient  de la mer. Les paysans    craignaient ces hommes libres, à la peau diaphane d’albinos,  arborant à l’épaule un tatouage de bateau au mat brisé : des  jeteurs de sort, qui pouvaient  lire l’avenir dans les mains et les eaux dormantes… Puisant son inspiration dans les souvenirs des habitants de cette partie la plus secrète de la Normandie, la romancière Catherine Ecole-Boivin nous entraine sur les pas de Léo, le  berger un peu sorcier, et de sa fille adoptive Katica, “ La  Dormante ” dotée d’un étrange pouvoir de guérison. Traversant un demi-siècle  d’Histoire, cette grande saga, où passions et émotions sont  indissociablement mêlées aux forces mystérieuses de la  nature, redonne vie à un monde rural oublié.

• FABRE Jean-Luc : L’été des Fontanilles. Nouvelle édition. 1 vol. br,  370 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99€.

ZZ Fabre FontanillesAu lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en plein cœur du Languedoc, le modernisme balaye sans pitié les valeurs ancestrales pour modeler une société nouvelle. L’eau, si rare et si précieuse quand arrive la sécheresse de l’été, peut désormais couler dans les maisons grâce au progrès technique. Or l’abondante et inaccessible source des Fontanilles, située à flanc de montagne, nargue les habitants depuis des millénaires. Une légende prétend qu’elle fut détournée du plateau pour servir la plaine, dressant les hommes les uns contre les autres. Se laissera-t-elle enfin capter ? Tandis qu’un même combat pour l’intérêt général réunit Lucien, l’ermite des hauts plateaux, et Hélène, la bourgeoise du village, l’enjeu financier excite la cupidité du docteur Trévise, le maire influent des lieux, qui songe à mettre dans sa poche les fructueux dividendes de l’opération. Mais le rusé notable, tout à ses machinations, oublie de compter avec le hasard des destins et le souffle de la vie qui bouleversent les existences les mieux tracées et éveillent, entre des êtres que tout oppose, l’amour le plus pur et le plus désintéressé. Avec des mots simples et des personnages hauts en couleur, au sein d’un paysage baigné par les senteurs et les saveurs méditerranéennes, Jean-Luc Fabre nous plonge dans la vie secrète et déchirée d’un petit village, contraint de secouer sa léthargie séculaire et de s’ouvrir pour le meilleur et pour le pire à l’ère nouvelle du progrès.

• FARAH Dalie : Le doigt. 1 vol. br, 226 p, éd. Grasset, 19 €.

Z dalih► 16 janvier 2018, 7h28 : il fait encore nuit devant le lycée, en périphérie d’une ville auvergnate. Emmitouflée dans sa doudoune, la prof se repasse le plan de son cours de philo et traverse la rue en dehors des passages piétons. Un klaxon la surprend, elle ne se retourne pas, fait un doigt d’honneur. La voiture se gare, un homme en sort précipitamment, hurle, la défie : “Recommence ! ”. Face à lui, nouveau doigt d’honneur. Il la gifle.  Ce n’est pas la première fois qu’elle rencontre la violence. Battue dans son enfance, devenue adulte elle a été rouée de coups par un de ses élèves et plus tard insultée par un autre. Pourquoi ? Quel lien existe-t-il entre son corps et la brutalité ? A qui était destiné ce doigt ? Ce roman est une enquête sur deux minutes qui brisent sa vie. Parmi les profs, l’événement perturbe. Qui est coupable de la gifle ? Pourquoi a-t-elle pris le risque de ce second doigt d’honneur ? En alternant dialogue en salle des profs et récits des faits, l’écriture tendue de ce Hors les murs de l’éducation nationale, interroge la question de l’origine de la violence. Celle qu’on subit, celle qu’on exerce, celle qu’on désire, celle qui arrive inévitablement, quand on est femme, quand on est arabe, quand on est prof. Entre burlesque et lucidité profonde, Le doigt retrace à un rythme haletant les événements qui permettent de comprendre cette « victime en récidive », au travers de la comédie sociale des supérieurs, des médecins et de la justice qui sans cesse minimisent la violence. Née en Auvergne en 1973, Dalie Farah est agrégée de lettres et enseigne la littérature et la philosophie en classes préparatoires à Thiers. Impasse Verlaine (2019, poche 2020), son premier roman, a été très remarqué et distingué par de nombreux prix littéraires.

• FAYE Jo-Rémy : La mort au bout de tes rêves. Roman policier.1 vol. br, 215 p, éd. Encre rouge, 20,50 €.

Z FAYEDans ce nouveau roman de Jo-Rémy Faye, on retrouve les aventures policières de l’adjudant-chef Constant Goupil, au cœur du Livradois-Forez L’histoire se déroule en 1989, à Cunlhat, alors  que  des bikers s’y sont rassemblés pour le festival  Hardley-Davidson… Si cette jeune hippie avait su ce qui l’attendait, aurait-elle poursuivi ses rêves ? Appelé en renfort au charmant petit village de Cunlhat pour surveiller un festival de motards Harley-Davidson, l’adjudant-chef Constant Goupil ne s’attendait pas à être confronté à trois univers diamétralement opposés : un club de motards, une communauté hippie et des exploitants agricoles. La cohabitation ne fera pas toujours bon ménage. Il ne va pas hésiter à se rendre sur place lors de spectacles débridés et explosifs de motards tatoués ou d’une rave-party organisée en toute illégalité par des adeptes quelque peu illuminés. L’adjudant-chef va devoir s’interposer, s’immerger dans leur culture et leurs propres valeurs. Il suffira d’une pendaison mystérieuse pour mettre le feu aux poudres. Constant Goupil va se retrouver au cœur d’une enquête pleine de péripéties, de facéties et de poésie. Grâce aux témoignages récoltés et à la sagacité légendaire de l’adjudant-chef et de son épouse Marinette, les rêves de la victime ne resteront pas lettre morte.

• GATTO Stéphane : Notre part d’ombre : l’éclaircie. 1 vol. br, 267 p, éd. Revoir éditions, 17 €.

Z Part d'ombres► « Et avant qu’il ne puisse réagir, une masse compacte surgit des ténèbres et se jeta sur lui dans un fracas de branches piétinées. L’écorce d’un grand chêne résonna ». Le lieutenant Meymat est un technicien en identification criminelle qui a le talent de décoder au premier coup d’œil les traces laissées par les esprits ravagés et psychotiques… Né à Clermont-Ferrand, l’auteur qui a été militaire pendant vingt ans, vit aujourd’hui à Montpellier. Ce livre, qui  est son premier roman et dont l’action se déroule en forêt de Tronçais, est  un récit nourri par une forte expérience personnelle du jugement et de la relation humaine, de la véritable amitié.

• GIARD Michel : Bréviaire de la brouette. 1 vol. br, 120 p, ill. n-b et  couleur, biblio, éd. de Borée, coll. Poche Illustré, 7,90 €. 

Y GIARD BOUETTERéédition d’un ouvrage précédemment publié sous le titre “L’esprit de la brouette”.  Une balade en brouette, loin d’être un objet banal…Le  grand collectionneur qu’est Michel Giard a traqué la brouette depuis des dizaines d’années… Il est à la tête de plusieurs milliers de documents, et nous  présente dans ce charmant petit ouvrage toutes les brouettes qui roulent dans nos mémoires… La brouette ?  On la voit partout… Elle est si utile ! Sautez dans la brouette, on va vous pousser jusqu’au fond du jardin ! Vous allez faire une balade abondamment illustrée de documents anciens, photos, cartes postales et dessins pour nous dire combien elle a tenu et rient encore une place bien à elle dans la marche du monde ! Écrivain éclectique, Michel Giard a déjà publié une soixantaine d’ouvrages. Historien, chroniqueur radio, conférencier et grand voyageur, il se passionne pour les aventures humaines et met son imagination au service de ses romans.

• GLEIZE Georges-Patrick : La fille de la fabrique. 1 vol. br, 300 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €. 

Z fille de la fabrique► En 1960, Gaston Maréchal, patron autoritaire d’une fabrique de faïence à Martres-Tolosane non loin de Toulouse, est retrouvé noyé après une partie de pêche… Quatre ans plus tard, sa fille Monique revient au pays et s’installe dans la belle demeure familiale bâtie sur les contreforts des Pyrénées. Elle espère se consoler d’un récent veuvage en renouant avec les racines d’une enfance tourmentée. Mais le bourg bruit de rumeurs et son retour n’est pas du goût de tout le monde. Sa volonté de reprendre la petite entreprise se heurte à la méfiance des employés et à l’hostilité du contremaître qui se conduit comme s’il était maître chez lui. Monique a-t-elle sa place dans le monde légué par son père, un homme taciturne et cassant, aux nombreuses inimitiés ? Dans quelles circonstances exactes est-il mort ? Menant l’enquête, elle prend peu à peu conscience du secret qui entoure sa propre naissance… Agrégé d’histoire, Georges-Patrick Gleize est  l’auteur d’une vingtaine de romans, publiés aux éditions Albin Michel, Calmann-Lévy et De Borée.

• GONDANOFF Charles : La nuit occidentale. Une enfance en automne. 1 vol. br, 178 p, éd. Akki (diffusion Créer –Edicentre), 15 €.

ZZ Gondanoff (2)Une enfance en automne est le récit d’une enfance malheureuse. C’est aussi l’histoire d’une relation forte entre un petit garçon et son grand-père. Relation rassurante et bienveillante au milieu d’une tragédie familiale et d’un univers de souffrance et de désarroi. Mêlant fiction et réalité, le roman nous entraîne dans l’imaginaire et l’observation d’un enfant de son monde. On y rentre avec délice parfois, curiosité aussi, et souvent intense émotion. Né en 1948, Charles Gondanoff, journaliste, écrivait beaucoup de son vivant.  Sa famille et un de ses amis sont tombés sur ses textes. Ils ont voulu le faire éditer. Pendant un an, l’éditeur Louis Miallo, installé à Brioude,  a travaillé avec elle au choix du texte publié et à sa relecture.

 

• GRANDCOING Philippe : La Conspiration hongroise. Une enquête d’Hippolyte Salvignac. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19 €.

Y Grandcoing conspirationParis, printemps 1909. L’inspecteur Lerouet est confronté à un cadavre anonyme retrouvé poignardé en pleine rue, l’obligeant à faire appel à son vieil ami Hippolyte Salvignac et à Léopoldine, sa compagne, artiste peintre à la sensualité débordante. Au fil de leurs investigations, ce trio d’enquêteurs exhume un mystérieux complot politique aux ramifications internationales, alors que se multiplient les assassinats dans la communauté des artistes hongrois exilés en France. Au moment même où Clemenceau perd le pouvoir, réussiront-ils à sauver l’Europe de la catastrophe ? Leurs aventures vont les mener jusqu’à la Vienne de Klimt et de Freud, à la découverte de la capitale de toutes les audaces intellectuelles et artistiques de la Belle Epoque, où se cache la clé de l’énigme. L’historien Philippe Grandcoing a publié de nombreux ouvrages, notamment huit volumes de la collection des  Grandes affaires criminelles  chez De Borée. Ce quatrième roman policier démontre encore une fois son talent à ressusciter le passé en mêlant avec brio Histoire et fiction.

• GRANDCOING Philippe : Tuer est un art. Une enquête d’Hippolyte Salvignac. 1 vol. br, 380 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire poche, 8,50 €.

Y GRANDCOING Tuer est un art► Point de repos pour Hippolyte Salvignac, l’antiquaire rentré au service de la police de Clemenceau. Un mystérieux cadavre vient d’être découvert à Giverny, à deux pas de la maison du peintre Claude Monet. Flanqué de son inséparable complice,  l’inspecteur Lerouet, le voilà plongé au cœur d’une intrigue où l’on ne compte plus les crimes extraordinaires : assassinat du peintre Steinheil, époux de l’ancienne maîtresse du président de la République, meurtre du beau-frère de Claude Monet dans son hôtel particulier… Aidé par Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène  Lupin, Hippolyte tente de démêler l’écheveau de ces  multiples intrigues. Une enquête captivante et haletante, où une nouvelle fois s’entremêlent les mondes de l’art, de la politique et du crime. La 3ème enquête d’Hippolyte Salvignac,  à la rencontre du père d’Arsène Lupin et de  Claude Monet touché par le crime qui propose  un voyage dans la France des Impressionnistes, de la côte normande à la vallée de la Creuse.

 •HUGON Philippe : Le Pacte des Gueux. 1 vol. br, 440 p, lexique, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire poche, 8,70 €. 

Y HUGON Pacte des gueux► Un récit haletant dans le Paris des années 1700, avec un  héros prêt à tout pour gravir les échelons de la bonne société. On y croise aussi des figures historiques telles que le célèbre brigand Cartouche et le Régent. “Renard”, abandonné à la naissance et recueilli par les gueux des faubourgs de Paris, décide d’utiliser ce qu’il a appris parmi les brigands pour se hisser dans la société jusqu’au Régent. Dans les coulisses du pouvoir et de la pègre parisienne du XVIIIe siècle, on croise voyous, banquiers, ministres et princes, sur fond de délits d’initiés et d’affaires de mœurs, avant que le premier krach boursier de l’histoire ne précipite tous les protagonistes dans le chaos. Un récit que le présent ne renierait pas…      Philippe Hugon Après avoir été journaliste pendant quinze ans, Philippe Hugon anime aujourd’hui une société de production audiovisuelle. Il a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire locale aux éditions Privat et un premier roman aux éditions Flammarion. Il se passionne pour l’histoire des XVIIIe et XIXe siècles.

• LABORIE Christian: Dans les yeux d’Ana. Nouvelle édition. 1 vol. br, 510 p, éd. Pocket, coll. Terroir, 7,95 €.

9782266305655ORIIl a suffi d’une lettre pour que la vie de Sarah Goldberg bascule. C’était en avril 1975. La voici héritière d’une maison dans les Cévennes, où pourtant elle n’a aucune attache. Serait-ce une erreur ? Il y a tant d’ombres dans la vie de Sarah… Sa mère, Ana, décédée trop tôt, ne s’est guère confiée sur son passé mouvementé : réfugiée juive pendant la Seconde Guerre mondiale, ses parents ont péri à Auschwitz et elle a refait sa vie en Suisse. Quittant ses missions diplomatiques, Lausanne et son compagnon, Sarah découvre la maison, et ses secrets…Cévenol d’adoption et de cœur, Christian Laborie  écrit depuis 1995 : L’Arbre à palabres, Prix Découverte France Telecom 2001 ; Le Chemin des larmes, Prix Mémoire d’Oc 2004 ; Les Sarments de la colère, Prix Lucien Gachon 2011.Auteur reconnu et incontournable du roman populaire, il est l’auteur de nombreuses sagas dont Les Rives Blanches, dans lesquelles il se plaît à mêler son goût pour l’histoire et pour la société des XIXe et XXe siècles à sa façon de ressentir les Cévennes. Il s’efforce ainsi, à travers ses romans  de faire découvrir à ses lecteurs ce qui fait l’authenticité de cette région.

• LABORIE Christian : Le Saut du Loup. Nouvelle édition. 1 vol . br, 496 p, éd. Presses de la Cité, Coll. Romans – Terres de France, 21 €.

Z Laborie► Découvrant l’âme profonde cévenole et ses légendes si ancrées, un jeune instituteur, fraîchement promu, va s’employer à se faire adopter par son nouveau pays. Mais aussi défendre l’honneur d’une famille de gens du voyage, cible de tous les soupçons du village… 1935. Julien Estérel, jeune instituteur, a choisi les Cévennes pour son premier poste. Nommé dans un rude petit village accroché sur les pentes du mont Aigoual, il sympathise rapidement avec Marie, l’institutrice qui exerce chez les filles. Lui qui vient de l’arrière-pays niçois, est un  » estranger « , pour les gens du pays, paysans austères taillés dans le roc lui qui vient de l’arrière-pays niçois. Lorsque l’on apprend la découverte du corps sans vie de son prédécesseur, les habitants du Saut-du-Loup soupçonnent immédiatement les Carballo, Gitans sédentarisés qui vivent à l’orée du bois. Les gendarmes, prompts à croire à un crime rituel, arrêtent alors Chico Carballo. Convaincue de l’innocence de son père, la belle Manuella, quinze ans, trouve en Julien et Marie des alliés inespérés. Ensemble, ils sont bien décidés à trouver à qui profite la crédulité des villageois…

• LACOMBE Michel : La vengeance de Jean sans Dieu. 1 vol. br, 372 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir,  19,90 €.

Z vengeance de JeanEn 1629, en pays cévenol, alors que la guerre que se livrent catholiques et réformés met la France à feu et à sang, Jehan et son grand-père, partis en forêt ramasser des champignons, échappent de justesse au massacre des leurs. Dès lors, Jehan, du haut de ses dix ans, n’aura plus qu’un but : venger les siens en éliminant un à un les meurtriers de sa famille. Rusé et déterminé, il usera de tous les stratagèmes pour mener à bien son dessein : réussira-t-il à assouvir sa vengeance pleine et entière et à retourner auprès de son grand-père sur leurs terres ? Michel Lacombe a toujours écrit, et le succès lui est venu dès son premier roman, Le Retour au mas (2004). Passionné d’histoire, d’archéologie, de préhistoire, de nature et de sciences, il  a publié une quarantaine de livres, ces “romans de vie”, comme il les appelle, et dans lesquels il s’attache à faire ressentir au plus près ce que vivent ses personnages.

• LAMBERT Pascale : Les seins à la moutarde. Recueil de nouvelles. Illustrations de Roger Lagneau. 1 vol. br, 160 p, éd. Le Centurion, 19 €.

téléchargement► Professeur de lettres à la retraite, Pascale Lambert signe un recueil de nouvelles  parmi lesquelles trois ont pour cadre  Grandrif,  un petit village du Forez, à quelques kilomètres d’Ambert, dans le Puy-de-Dôme. Elle y évoque des souvenirs d’enfance dépeints avec humour, constituant des chroniques familiales tendres et déjantées, comme elle les qualifie, chroniques d’un autre temps, d’une autre ruralité, quand le village était encore peuplé, et comptait  deux épiceries. Pour l’auteure, derrière ce recueil d’anecdotes, il y a la volonté de transmettre ces histoires à sa famille, et en premier lieu à ses petits enfants, pour qu’ils fassent la connaissance de leurs aïeux disparus : “Tout est véridique dans ce que je rapporte, souligne-t-elle. J’ai reconstitué les sentiments, ceux de mon grand-père, j’ai voulu parler des êtres avec bienveillance et des événements avec une distance humoristique”,  une distance qui s’applique  même lorsqu’il s’agit des moments les plus tragiques, y compris la la mort. Elle aborde aussi la question du  vieillissement, mais sans tomber dans le pathos. Pascale Lambert a déjà publié “Les enfants de Sarcelles” un recueil de poèmes, inspiré de son expérience d’enseignante en banlieue parisienne.

• LARUE Sylvain : Les mécaniques du crime. Une enquête de Léandre Lafforgue. 1 vol. br, 504 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire poche, 8,90 €

Y Larue mécaniques du crimeLa 4ème enquête de Léandre Lafforgue, qui est à  la fois une  affaire criminelle historique et un roman policier à suspense, avec le terrorisme sous le Second Empire toile fond… 1853, hiver de l’Amour, printemps de la mort… Aux premiers mois du Second Empire, Paris est en liesse : Napoléon III se marie ! Mais au soir même des noces, une explosion meurtrière vient endeuiller la lune de miel impériale… et ce n’est que le commencement. Durant les semaines qui suivent, des bombes sont retrouvées un peu partout dans la ville. Au son d’une mystérieuse petite musique, tantôt accomplissant leur macabre dessein, tantôt rendues inoffensives, toutes sèment la panique parmi la population. Au Goupil et à ses agents de la Noble Cour revient  la charge d’enquêter pour arrêter le mystérieux criminel qui signe ses méfaits d’un dessin de Cupidon et dont les actes pourraient bien nuire à certaines alliances politiques et commerciales entre la France et le Royaume-Uni. Mais, au grand effroi de Léandre Lafforgue, l’enquête pourrait révéler bien plus que de simples actes de terrorisme, et le conduire à trahir des êtres qui lui sont chers.

• LASOTA Claude : La vente. Une vie, une histoire. 1 vol. br, 200 p, éd. Anovi, 14 €.

Z LasotaL’auteur, clermontois,  fait le récit autobiographique de  40 ans d’une  vie professionnelle consacrée à la vente, sur toutes les routes de France : “Après quarante ans passés à courir après un chiffre d’affaires, après avoir parcouru la France entière, je me suis rendu compte que je n’avais pas eu une vie ordinaire. J’ai eu envie de la faire partager. Cette vie professionnelle a été comblée de joies mais aussi de déceptions. Elle a été riche en rencontres. J’y ai appris beaucoup sur le plan humain. Je me suis rendu compte également que beaucoup de jeunes vendeurs manquaient cruellement de formation. J’ai voulu leur faire part de mon expérience personnelle. Et surtout, j’ai beaucoup ri parfois en clientèle ou sur la route, me trouvant dans des situations dignes d’une comédie. Pour quelqu’un qui jadis aurait voulu être acteur de cinéma, ce métier m’a permis de temps en temps, de m’imaginer sur un plateau de tournage”. Un récit éducatif, biographique, plein d’humour.

• LÉGER Céline : Jules Vallès, la fabrique médiatique de l’événement (1857-1870). 1 vol. br, 485 p, éd. Presses universitaires de Saint-Étienne, coll. le XIXè siècle en représentation, 23 €.

ZZZ VallèsL’œuvre de Jules Vallès s’inscrit de manière exemplaire au confluent de l’histoire, de la presse et de la littérature. Entretenant une proximité étroite avec les bouleversements de son siècle, elle offre un point d’optique idéal pour analyser l’écriture de l’événement. Entre 1857 et 1870, sous le Second Empire, qu’est-ce qu’un événement au sens fort du terme pour Vallès ? Bien au-delà des grandes dates communément admises, en quoi sa vision de ce qui fait ou ne fait pas événement le conduit à reconfigurer l’histoire de son époque ? Dans des articles de presse percutants, Vallès interroge les artefacts culturels et les violences ambigües de son temps. Mais les événements s’avèrent plus encore un mode d’exploration efficace de l’histoire du XIXe siècle. Ils esquissent un autoportrait de l’écrivain en clair-obscur et permettent au reporter de témoigner sur le présent, plongeant le lecteur au cœur des expériences restituées. Ils deviennent enfin de puissants révélateurs des injustices et de l’âpreté de la société, au moment où la France s’industrialise. Sous la plume de cet extraordinaire journaliste, se construit une histoire militante, qui déplace et subvertit les hiérarchies courantes, explique et remet en question les structures conventionnelles. Céline Léger est agrégée de lettres modernes et docteure en littérature française du XIXe siècle. Ses recherches portent sur le journalisme de Vallès et, au-delà, sur les écritures conjointes de l’histoire, de l’actualité et de l’intime dans la seconde moitié du XIXe siècle. Elle est l’auteur d’une vingtaine de communications et de publications autour de ces questions et s’est ouverte plus récemment à la littérature journalistique des XXe-XXIe siècles.

• LESBRE Serge : Souvenez-vous, Darling ! Résiliences, amours et décompositions politiques. 1 vol. br, 380 p, éd. La Galipote, 22 €.

imageSouvenez-vous Darling ! est la chronique apaisée des diverses vies d’Antoine Hessel… qui n’est jamais que l’auteur lui-même ! Un roman aux multiples facettes qui se présente comme une autofiction traversée d’aventures vécues. “C’est également un ultime hommage à Mémé et Pépé, les improbables fondateurs de la résilience d’Antoine, ainsi qu’aux darling qui ont boosté les différents épisodes de sa vie. En particulier lors de ses aventures théâtreuses aux amours polyphoniques”, confie Serge Lesbre. Mais ce livre est bien davantage. Il est aussi un témoignage qui s’inscrit dans l’Histoire, dans notre histoire. Il est le reflet d’une époque, qui court de la guerre d’Algérie à aujourd’hui en passant par un mai 68 régénérateur, telle qu’elle a été perçue depuis la capitale de l’Auvergne, Clermont-Ferrand.

• LEUMAS Cathy : Les sirènes se noient aussi. Nouvelle vie.1 vol. br, 194 p, éd. Librinova, 16,90 €

Z LEUMASAutobiographie romancée d’une jeune femme trop pleine d’illusions qui va voir son destin basculer malgré elle et l’entraîner aux limites de la folie. Ce livre  est le récit d’un périple aux confins de l’âme humaine, une exploration de sa noirceur et du machiavélisme de la manipulation mentale. Sarah va découvrir que la vie n’est pas aussi belle que celle décrite dans les contes de fées de son enfance. Une fois la poussière d’étoile dissipée et les belles paroles envolées, il ne reste que souffrances et ténèbres. Alors, ne vous y trompez pas, car le méchant n’est pas toujours celui que l’on croit. Il est si facile, pour certains esprits malfaisants, de faire passer une victime pour un bourreau et inversement. Au final, un grand chaos mental savamment orchestré par ces redoutables prédateurs qu’on appelle, à tort, êtres humains. Cathy Leumas, d’origine clermontoise, est venue résider à Chezelle en 2000. Pendant le confinement elle a rédigé ce premier tome d’une autobiographie romancée d’une jeune femme trop pleine d’illusions qui va voir son destin basculer malgré elle et l’entrainer aux limites de la folie.

• LEYRELOUP Cécile (Mademoiselle L) : Embrouillamini. Une histoire à quatre voix. 1 vol. br, 108 p, éd Édilivre, 11,50 € (version numérique : 4,99 €).

Z LeyreloupUne histoire à quatre voix, qui a pour cadre  un village du Haut-Allier,  qui met en scène “une troupe de vaillants adolescents”. Elle se prénomme Elvire, un  petit nom  qui lui va, selon elle,  assez bien, tant elle  aime le mouvement. Il y a aussi la grande sœur, Pénélope, qui pense, en revanche, que son prénom la condamne  à l’inertie et à l’attente. Et puis les deux frères : Apollinaire (Apo pour les intimes) et Hugo, “le dernier, le bébé, bref le préféré”. Tout ce petit monde forme  une troupe de vaillants adolescents,  encadrés par des  parents très à cheval sur le langage. De quoi dérouler une histoire à quatre voix dans un embrouillamini  qui met en scène d’autres personnages : la tantine, une vraie gourgandine, ou encore Barnarbé, le fidèle compagnon d’Apo… Sans oublier le mystérieux  Lui, qui court “vers un ailleurs impossible à atteindre”… Chaque enfant porte un regard assez aiguisé, parfois ironique sur la famille, le soin d’ouvrir et de fermer le bal ayant été confié à Elvire. L’intrigue se met en place petit à petit au gré d’une balade, d’une partie de pêche, d’une cache secrète dans un bureau, d’une sortie nocturne… Pour son auteure, ce roman est “ une aventure complètement fictionnelle. C’est aussi la vie d’ados, avec leurs tracas, leurs interrogations”.  Née en Auvergne, Cécile Leyreloup, alias Mademoiselle L en littérature, signe ici son deuxième roman, après “Le journal d’Adèle”, publié en 2017.

• MALAVAL Jean-Paul : Un cœur solitaire dans une maison trop grande.  Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 350 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 25 €

Z malaval► Des liaisons dangereuses ayant pour cadre  la bourgeoisie clermontoise, en même temps qu’un beau portrait de femme. Dans les montagnes d’Aydat, isolée du reste du monde et hors du temps, Jeanne Sulli habite une grande villa au bord d’un lac. Hantée par les disparitions brutales de ses deux époux, elle ressasse un passé dont elle ignore s’il a jamais existé. Jeanne perd la mémoire. Lorsqu’elle apprend que son beau-frère, patron d’une prospère agence immobilière à Clermont-Ferrand, trompe sa petite sœur, elle voit rouge. Mais elle n’est pas la seule à en vouloir à Théodore. Trahisons, harcèlement, détournement de fonds, captation d’héritage… Les raisons ne manquent pas de suivre ces faits et gestes.

• MALROUX Antonin : Le charpentier du paradis. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 260 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16,  24,50 €

Z MalrouxUne histoire de mariage contrarié à la grande époque des bougnats…À la fin XIXe siècle, dans un village du Cantal,  Martin, jeune charpentier, décide de devenir compagnon du devoir. La veille de son départ pour son tour de France du compagnonnage qui doit durer deux années,  il promet à sa bien-aimée, Bérangère, qu’il l’épousera à son retour. Mais il décrète, jugeant que cela rendra la séparation moins pénible, qu’ils ne se donneront pas de nouvelles entre-temps. Décision surprenante et d’autant plus risquée que les parents de Bérangère  qui ont déjà en vue un bien meilleur parti pour leur fille parmi les Auvergnats de la capitale ne voient pas d’un bon œil ce projet de mariage… Par la suite, la jeune fille, encore écolière, retourne à Paris car depuis que ses parents s’y sont installés comme restaurateurs, elle ne revient plus au pays que pour les vacances… Une magnifique peinture de la campagne auvergnate dans laquelle  Antonin Malroux entrecroise les fils de l’amour et du hasard !

• MALROUX Antonin : La pierre marquée. 1 vol. br, 280 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €

Z la pierre marquée► En Auvergne, à la Libération, Roger vit avec Marie, sa seconde femme, dans une petite ferme. Mécontent de ce remariage, son fils Sylvain est parti reprendre une exploitation dans un hameau voisin et ils ne l’ont plus revu depuis dix-huit ans. À la mort de Roger, Sylvain, marié et père de deux enfants, est impatient de récupérer l’héritage. Mais Marie s’accroche au petit domaine et reçoit le renfort de son vieux frère trop heureux de pouvoir travailler la terre après une vie de dissipation. La découverte d’une étrange pierre gravée, scellée dans le mur de la grange, sème le trouble dans le quotidien de ces humbles paysans. Le curé et le pharmacien du village, passionnés d’histoire, s’en emparent, y reconnaissent la marque des Templiers et entrevoient un fabuleux trésor… qui les conduira jusque dans la crypte de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Clermont-Ferrand. Mais d’autres aimeraient que la pierre marquée apporte la seule richesse qui vaille : le bonheur d’une famille réconciliée…

• MARCASTEL Jean-Luc : Le roi de cœur. Une enquête de Malo Sinclair. 1 vol. br, 460  p, éd.  Pygmalion,  20,90 €.

Z MARCASTELLe capitaine Malo Sinclair et son inséparable adjoint, l’incontournable Albert, exercent leurs talents à Paris. Lorsque le cadavre d’une jeune femme est retrouvé dans la Seine, on leur confie l’enquête. Car notre capitaine connaissait la victime. Ancienne camarade et amante, Marie appartenait à l’ une des plus vieilles familles aristocratiques françaises. Dévasté par le drame, Malo est convaincu qu’il ne s’agit pas d’un suicide. En se lançant dans ses recherches, le duo infernal découvre que les monstres à l’origine de la mort de Marie n’en sont pas à leur coup d’essai et que toutes leurs proies gravitent au sein du même milieu. Pourtant, plus leurs investigations avancent, plus le mystère semble s’épaissir… Notre capitaine commence à soupçonner que cette affaire ne menace pas seulement quelque jeunes aristocrates, mais la république toute entière. Est-il encore temps de tout arrêter ? Né en 1969 à Aurillac, Jean-Luc Marcastel a enseigné l’histoire durant quelques années. Ayant rencontré le succès avec sa série Louis le Galoup, il se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture.

• MAUDHUY Roger : 66 histoires de diable. 1 vol. br, 300 p, illustrations, éd. de Borée, coll. Documents, 19 €.

Y MAUDHUY DiableDepuis 1964, date de parution des Evangiles du Diable de Claude Seignolle, on a publié peu de choses originales sur le Diable dans le folklore. Seignolle écrivait à propos de Roger Maudhuy qu’il est son “successeur en folklore – et mon vieux camarade le Diable, qui m’en a tant dit, a dorénavant un autre curieux à qui conter ses histoires.” Voilà une prédiction qui se réalise avec cet ouvrage tout à fait original. On prête au Diable bien des histoires… Il ne revêt pas qu’un seul visage, il n’a pas qu’un seul nom ! Partout, les traditions orales, les contes, les légendes, parlent de lui et de ses tractations avec les hommes. Roué et rusé, il intervient sans cesse dans la vie des hommes, il aime l’argent et l’or, le vin, le trouble des femmes et des religieux, il triche aux cartes, il ne cesse de tourmenter les gens de la terre, il s’immisce dans toutes les peurs nocturnes et dans les signes de sa présence que l’on voit partout ! Il tourmente même les chèvres et les chats… Ce recueil est le fruit de multiples sources, orales, imprimées et manuscrites. Une plongée nouvelle dans un monde diabolique… Roger Maudhuy est un spécialiste du folklore français, qui a mené de très nombreuses enquêtes sur le terrain, à l’écoute des derniers témoins d’une tradition orale authentique. Folkloriste le plus primé de France, il est l’auteur de plusieurs livres sur les légendes, les contes, les superstitions, les mythes autour du loup, de l’ours, du chat…

• MERCADIÉ Louis : L’ange blanc. 1 vol. br, 374 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,20 €. 

Z ange blancA l’aube de la première guerre mondiale, la vie du village est bouleversée : alors que les hommes partent pour le Front et que les restrictions s’imposent, la meilleure amie de Pauline est retrouvée morte. Elle décide de fuir sa peine et de partir en ville où elle commence à travailler dans une fabrique de munitions, lieu où elle se lie d’amitié avec ses nouvelles compagnes et notamment Solange. C’est alors qu’elle fait la connaissance de Félix, cousin de Solange, avec qui elle vit une histoire d’amour courte mais passionnée. En 1918, c’est l’heure de la reconstruction : de retour dans son village, Pauline va devoir faire la lumière sur la mort de son amie d’enfance, innocenter un accusé et trouver le vrai coupable. Originaire des monts d’Aubrac, Louis Mercadié est l’auteur de plusieurs monographies historiques et d’une thèse de troisième cycle (Histoire, Géographie, Sciences humaines, Université de Jussieu). Il  a obtenu deux prix littéraires pour son livre Marie Talabot, Une Aveyronnaise dans le tourbillon du XIXe siècle.

• MERCADIÉ Louis : Pour ma sœur. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

Z Pour ma soeurUn roman qui aborde un fait  historique rarement traité, celui du trafic d’enfants entre la France et l’Espagne de Franco, à travers l’histoire émouvante entre deux sœurs séparées. C’est aussi un bel hommage rendu aux femmes en général. Employée chez un médecin l’hiver et pour les récoltes de fraises l’été, Mathilde ne reçoit plus de nouvelle de sa mère, restée au village voisin. Inquiète, elle décide de s’y rendre et apprend la terrible nouvelle : Jeanne est décédée, et la petite qu’elle venait de mettre au monde a été confiée au couvent. Mathilde, qui découvre alors qu’elle a une demi-sœur, tente de la retrouver, mais l’institution religieuse lui refuse tout contact. Parallèlement, Olympe grandit de couvents en familles d’accueil : quand elle apprend à son tour l’existence de Mathilde, elle fera tout pour la retrouver. Le destin remettra-t-il les deux sœurs sur le même chemin ? Ensemble, elles pourraient faire la lumière sur l’étrange mort de leur mère, et sur les pratiques obscures du couvent…

• MERLE Olivier : Dans l’ombre du loup. 1 vol. br, 544 p, éd. XO éditions, 21,90 €.

Z MERLEL’histoire d’un flic pas comme les autres qui avance, pas à pas, dans l’ombre du loup… À Rennes, l’officier de police Hubert Grimm e retrouve confronté à  une affaire obsédante : un notable, M. Kerdegat, personnage désagréable et méprisant, reçoit coups de téléphone et lettres anonymes. Il y a aussi cet homme en scooter qui semble traquer les moindres faits et gestes du chef d’entreprise. Jusqu’au jour où l’employée de maison des Kerdegat tombe, devant la demeure familiale, sur un corps découpé en morceaux. La tête du cadavre est introuvable… Cette fois, l’enquête prend un tour terrifiant. Hubert Grimm découvre les ramifications de ce qui n’était, au départ, qu’une sale histoire de corbeau : un club sadomasochiste, des messages codés, des mises en scène morbides. Et une famille décimée. Parfois, une seule affaire peut terrifier une ville entière. Un roman aux allures de polar magistral. Pour Jean-Marc Laurent (La Montagne – 22 janvier), “l’auteur se délecte de la description des mœurs de la bourgeoisie de province et de ses scandales étouffés par  une respectabilité de façade.  Il crée dans le personnage de Hubert Grimm  un flic à l’ancienne que  l’on aura plaisir à retrouver dans de nouvelles aventures”. Olivier Merle,  fils du célèbre Robert Merle,  est universitaire et romancier. Il a déjà publié “Libre d’aimer” chez le même éditeur et, en 2013, il a obtenu le prix Charles-Exbrayat.

• MONCELET Christian: Christian Moncelet. Anthologie. 1 vol. br, 102 p, éd. Le nouvel Athanor, coll. Poètes trop effacés, 16 €.

MONCELET (2)Christian Moncelet est né en Algérie, d’une mère auvergnate et d’un père bas Breton. Il a vu le jour un 29 février 1944, gagnant ainsi sur le temps un an tous les quatre ans. Il vit toujours à l’ombre des moustaches de Vercingétorix et des années bissextiles. Marié à une Marguerite, il est aujourd’hui, avec ses trois filles, entouré de fleurs. Agrégé de Lettres Modernes en 1967, Docteur du Troisième Cycle en 1972, Docteur d’État grâce à une thèse consacrée à René Guy Cadou, soutenue en 1988 et qui fera un beau livre édité. Moncelet fonda dès 1976 la revue ARPA. Durant plusieurs décennies, il publia d’ailleurs des poèmes dans cette publication talentueuse animée de longue date par Gérard Bocholier et Jean-Pierre Siméon. La poésie de Christian Moncelet est toujours lisible par tous, même les enfants ! Moncelet a été acteur et metteur en scène. C’est un bateleur infatigable qui s’est produit dans des fêtes du Livre, pour des médiathèques, en milieu carcéral. Il demeure « main tendue », « au boulier du bonheur » (sic). Avec feu Michel Baglin, il ne retient pas ses mots dans sa poche fraternelle. Il avoue aimer trinquer « en buvant cul sec l’alcool des vents ». Cette ébriété est rare, elle est rebelle et ne peut que nous plaire…

PAGIS René: Et en même temps1 vol. br, 248 p, éd. Ramsay, 19 €.

41+Hj3LZsNL._SX195_Tout commence par une lettre au président de la République adressée par Etienne Poussergues, un élu local, magistrat à la retraite, qui lance un véritable défi au chef de l’État en lui rappelant la situation désastreuse de la justice et des prisons françaises. Étienne Poussergues est convoqué à l’Élysée pour exposer son projet de réforme. Le Président relève le défi qui lui a été lancé dans le courrier. Il charge l’élu local de formuler des propositions précises pour réformer la justice pénale. Pris dans l’engrenage du pouvoir, maltraité par les cabinets ministériels, Étienne joue des coudes et trouve peu à peu une place de choix qui lui permet avec son équipe de formuler un projet convainquant. Profitant de sa notoriété naissante, il initie et développe en parallèle un nouveau courant politique qui connaît un succès rapide dans le pays. Résistera-t-il aux pressions ? Gardera-t-il la confiance de ce Président dont il ne partage pas la plupart des idées ? Combien de temps pourra-t-il mener de front une réforme et en même temps un projet politique nouveau ?

• PARAILLOUS Alain : La vallée des Joncières. 1 vol  br, 260 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,80 €. 

Y Paraillous Vallée Joncières► Suite à une altercation avec l’occupant allemand, le jeune Franz fuit avec son père. Mais un coup de feu retentit, et son père s’écroule… Dans sa fuite, Franz rencontre une famille de bohémiens qui l’emmènent dans le sud-ouest, dans une vallée décrite comme magique. Franz, très doué, va aider ses nouveaux amis à faire prospérer leur commerce et va apporter aux habitants de cette vallée l’amour qui leur manque… Le jeune homme distille le bonheur partout où il passe. Pourtant, le sien n’est pas  complet : comment va-t-il retrouver la trace de son père ? Un roman basé sur une  documentation riche sur la fuite des Alsaciens vers le sud-est après 1870, avec au centre de l’histoire, un jeune héros courageux et attachant. C’est aussi une  découverte passionnante du monde des bohémiens et de leur savoir-faire.

• PARAILLOUS Alain : La Vigne et la rose. 1 vol. br, 230 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir,  18,90 €.   

Y Paraillous vigneDans les années 1830, François Palaizeau, fils doué mais illégitime, se voit chassé des terres familiales par son bon à rien de frère. Engagé comme homme à tout faire par un avocat vivant dans un village voisin, ce dernier, prenant conscience de son érudition, lui permet de faire partie des premiers instituteurs, nouvellement imposés par la loi Guizot aux communes de plus de 500 habitants. Alors que tout semble lui sourire, son frère ressurgit et avec lui, son lot d’ennuis.    Malgré ses origines et les épreuves, nombreuses, François parvient à s’élever dans l’échelle sociale de son époque sans jamais se renier. Parviendra-t-il à choisir entre la vigne et la rose ? En 2008, Alain Paraillous, professeur de lettres classiques retraité, a co-écrit un scénario porté à l’écran sur le dernier amour de Chateaubriand (L’occitanienne ou le dernier amour de Châteaubriand). En 2013 et 2014, il a adapté des grands textes pour les enfants (Hugo, Dickens, Malot) aux éditions lyonnaises Amaterra. La Vigne et la rose est son 9ème roman publié aux éditions De Borée.

• PARAILLOUS Alain : Les peupliers du désert. Nouvelle édition. 1 vol. br,  290 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

Z paraillous peupliersLes terres fertiles de Gascogne et d’ailleurs, dont les maïs, les blés, les champs de tabac, les vergers de pêchers et de pommiers faisaient, il n’y a pas si longtemps encore, un manteau d »Arlequin, sont souvent condamnées aujourd’hui aux herbes folles et à la jachère, ou remplacées par des quadrilatères de peupliers uniformes qui étouffent le paysage. Mais que peut faire un agriculteur parvenu à l’âge de la retraite et qui n’a personne pour prendre sa succession, sinon laisser ses terres en jachère ou les planter de peupliers ? Ce livre raconte l’histoire d’André, paysan des coteaux de Gascogne, qui a continué à exploiter ses terres jusqu’au-delà de ses soixante-dix ans. Le dernier soir de ses vendanges, il revoit son enfance, sa jeunesse, la reprise en main de ses terres juste après la guerre de 39-45, puis la fatalité qui s’est abattue sur lui, comme sur l’ensemble du monde agricole de la deuxième moitié du XXe siècle.

• PILATE Martine : La promesse des jours heureux. 1 vol. br, 320 p, éd. Christine Bonneton, 14,90 €
PilateUne simple lettre venue de Hongrie et c’est tout le passé qui resurgit après seize années de silence et de secret. Là, dans son exil au sein d’une campagne rude de l’Ardèche où il a réussi à faire sa place, Krisztian revoit sa vie en pays magyar : son enfance partagée entre la Grande Plaine auprès de sa grand-mère originaire de Nancy et sa vie à Budapest où ses parents possédaient une épicerie fine fréquentée par les notables, jusqu’à sa rencontre et son amour pour Beatrix, d’une famille viticole d’Eger, qui bouscula son destin. Mais, lorsque les sentiments ne sont pas partagés, tout s’écroule. Il faut donc rebâtir pour préserver l’existence d’un enfant innocent. La vie  est un ballet que l’on ne danse qu’une fois. Dès lors, les choix s’imposent…

• PINIEUX Louis Edgard de : Pascal : l’autre crise de la conscience européenne. 1 vol. br, 160 p, index, biblio, éd. de Chiré, 14 €

I-Grande-39973-pascal-l-autre-crise-de-la-conscience-europeenne.net► Bien que reconnaissant que Pascal fut un génie, notamment en mathématiques et en physique, Louis Edgar de Pinieux, auteur qui s’inscrit dans une optique contre-révolutionnaire, développe une critique circonstanciée de la pensée politique de Pascal et de ce qu’il considère comme quelques-unes de ses outrances. Sommaire : Préambule – Prolégomènes : La crise de la conscience européenne de Paul Hazard – Introduction : Pascal et Maurras.  – Pascal et les Trois Discours sur la condition des grands – Pascal : tradition ou modernité politique ? – L’autorité politique : la force des dominants sur les dominés – L’imagination comme source de légitimité des dominants sur les dominés – La coutume comme tyrannie durable – La politique comme art de mentir : la théorie des trois ordres et ses conséquences politiques – Pascal apologète ? Conclusion : pourquoi Pascal ? – Postface.

• PLUCHARD Mireille : De soie et de cendres. Livre en gros caractères. 2 vol. br, 488 + 504 p,  éd. À vue d’œil, coll. Corps 16, 45 €.

De-soie-et-de-cendres-1-032-Couv-AVO-32-768x1181 (2)► 1926. Qui pour reprendre le flambeau de la filature cévenole La Bâtie Neuve ? Auguste-César Roustan des Fontanilles a consacré sa vie à l’entreprise héritée de ses ancêtres, désormais la plus cotée dans le milieu séricicole. Or, parmi ses proches héritiers, l’exigeant patriarche ne voit personne. Déroulant le fil de sa longue vie, jalonnée de drames familiaux, Auguste-César affine son choix. À l’ouverture du testament, ses dernières volontés n’admettent aucune contestation. L’élue, que personne n’attendait mais qui a grandi à l’ombre du temple de la soie, devra faire front face aux traîtres et aux envieux. Fidèle à la mémoire d’Auguste-César, rien n’arrêtera sa détermination.

• POYET Thierry : Ce que Camus ne m’a pas appris. 1 vol. br, 173 p, éd. Ramsay, 19 €.

POYET Couv Anne-Laure est née à Bordeaux. Chambertin vit à Saint-Étienne. Elle est juge d’instruction, il a tué un homme. Sans ses amis ni sa famille, elle s’ennuie. Il s’isole, inaccessible, indifférent et bientôt misanthrope. De leurs routes qui se croisent, naît une impossible rencontre. Le méprise-t-elle ? La jeune femme issue de la belle bourgeoisie peut-elle comprendre un homme qui passe tous ses samedis avec les Gilets Jaunes ? Et lui, le petit prof raté, qu’entend-il à la vie des autres, celles de sa femme, de sa maîtresse ou de la jolie juge, quand il ne cesse plus de lire Camus sans trouver les bonnes réponses ? Deux parcours et deux trajectoires jusqu’au bureau-carrefour d’un Palais de Justice où se construisent et se détruisent les destins. Un roman social, dans l’air du temps, où les personnages à la Houellebecq évoluent en quête d’un sens à leur existence. Entre sentiment de l’absurde et espoir d’un bonheur enfin accessible, Anne-Laure et Chambertin sont les étrangers du nouveau siècle. Thierry Poyet, maître de conférences en Littérature française à l’université Blaise-Pascal,  est né en 1968. “Ce que Camus ne m’a pas appris” est son deuxième roman, après “La petite Stéphanoise” paru en 2019, “Coup de cœur” du Prix Claude-Fauriel.

• PUIJALON Bernadette : Un parfum de gentiane. Nouvelle édition. 1 vol. br,  320 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,99 €.

ZZ Puijalon Un mois de  novembre froid, dans une bourgade tranquille. Un cheval s’emballe, une balustrade cède… Autant d’accidents inexpliqués qui sèment le doute dans l’esprit des habitants. Mais la vue d’un étang offre aussi une transparence trompeuse. Sa surface lisse dissimule des mouvements obscurs, d’autant plus redoutables qu’ils sont cachés. Pour peu qu’on y lance un caillou, les eaux dormantes ne demandent qu’à exhaler leurs senteurs troubles. Commentaire d’un lecteur : “ Avec les personnages si attachants des livres précédents, l’auteur nous fait vivre un moment de la vie d’un village, le temps d’une mission, avec une intrigue sur fond de meurtres. Il est tout à fait intéressant de vivre cette enquête du point de vue, non pas policier, mais de celui des gens du village où tout le monde se connaît. Un peu longs tout de même les sermons de la mission; un peu tardif et rapide le dénouement de l’enquête”.

• PYRE Alain: L’empreinte du loup. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Z empreinte loupTraumatisée par la vision de cadavres de brebis abandonnées par les loups alors qu’elle randonnait avec ses parents, Juliette devient ingénieur agronome et participe à un programme sur la protection des loups. Avec son équipe, elle teste un système de repérage des meutes au moyen de drones : équipés de fusils hypodermiques, ils peuvent endormir les loups à distance et venir les équiper de balises GPS et de colliers répulsifs. Mais c’est sans compter sur les éleveurs locaux qui se moquent bien de cette jeune citadine prétendant connaitre le monde pastoral. Juliette parviendra-t elle à aller au bout du projet malgré les pièges qu’on lui tend ? Courageuse, déterminée et passionnée, elle n’a pas dit son dernier mot !

• PYRE Alain : Saison   tardive. 1 vol. br, 272 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,60 €.

Z saison tardiveAu terme d’une brillante carrière, Vincent Destri retourne dans la vallée de son enfance, dans les Hautes Alpes. Cinquante-cinq années se sont écoulées depuis sa dernière visite, lorsque son père est décédé dans un tragique accident de montagne. Rendez vous crucial avec le passé, les habitants, les éléments. Qu’adviendra-t-il de cette épreuve tant attendue et redoutée ? Passionné d’aventures, de photographie et de grands espaces, Alain Pyre explore les comportements humains lors de passages-clés de l’existence. Il a publié deux romans aux Éditions de Borée.

• RIOL Raphaëlle : Le continent. 1 vol. br, 240 p, éd. du Rouergue, 19,50 €

Z RIOL Contient (2)Lorsqu’Inès arrive dans l’île, elle est en plein naufrage. Sur le continent, elle a crevé les pneus de la voiture de son chef. Un passage à l’acte dont elle ne se serait jamais crue capable. Son médecin l’a mise en arrêt maladie, sortie du monde du travail. Mais elle a beau être hors du ring, loin du centre culturel dont elle s’occupait de la bibliothèque jusqu’à la restructuration brutale du lieu, il lui reste une rage de vaincue dont elle ne parvient pas à se débarrasser. Dans l’île, cependant, espace des rêves de la lointaine enfance, va se jouer une nouvelle partie. Et Inès, parfois aussi fauve qu’une panthère, comme un animal rescapé d’un grand incendie, va se découvrir capable de renaître. Romancière de la révolte s’il en est, Raphaëlle Riol campe dans ce brûlant et saisissant récit le portrait d’une femme qui, lectrice de Nietzsche, sait qu’il faut « l’Art pour ne point mourir de la vérité. Née en 1980, elle  est l’auteure de cinq romans tous publiés chez le même éditeur,  parmi lesquels Amazones (2013), Ultra Violette (2015)

• SEIGLE Jean-Luc : L’enfant travesti. 1 vol. br, 416 p, éd. Flammarion, 21 €.

Seigle (2)Jean a cinq ans en 1960 et vit avec ses grands-parents sur la place du village de Vic-le-Comte, en Auvergne. Louise, sa mère, travaille en ville toute la semaine, et à son retour le week-end, elle le déguise, s’adresse à lui uniquement au féminin. D’une beauté à couper le souffle, elle est sans mari et convoitée par tous. Jean admire sa tante Véronique, “ la divorcée ”, qui lui rappelle à chacune de ses trop rares visites qu’il est bien un garçon et non une fille. Le sexe de cet enfant est donc un enjeu pour ces femmes. Le jour où Louise décide de se marier, Jean comprend qu’il ne vivra plus avec sa mère. Il est temps de lui dire la vérité. Dans ce premier tome de “La Beauté des femmes”, qui restera une la trilogie inachevée, Jean-Luc Seigle, décédé en mars 2020, s’inspire de son enfance pour mieux “faire sentir l’onde de choc de la grande histoire sur les vies ordinaires, à travers les générations”.

• SORDELLI Jean-Claude : Le confessionnal des eaux. Roman. 1 vol. br, 192 p, éd. Ramsay, 19 €.

Z SordelliAu hameau de Petite-Croix, chacun, dit-on, porte sa croix : l’inimitié et le ressentiment règnent. Chloé, jeune fille sage, aime Guillaume en dépit de l’opposition du père de celui-ci. Il y a Marie-Quatorze, la vieille bergère, voyante ou délirante, Cavarnac l’homme puissant, Charlène, folle de son corps, son mari Carlucet et Vitus, son amant ; Martial Villedieu, un peintre ayant eu son heure… Il y avait aussi Karen. On l’a retrouvée morte (et enceinte) dans la neige d’un matin de Noël.  Une succession de pluies diluviennes provoque une rupture du barrage. Les villageois, cernés par les eaux, gravissent la pente de la montagne et se rassemblent dans les ruines du château de Crève-Cœur. À l’abri de cette sorte d’arche de Noé, les gens voisinent de nouveau.  Ce serait peut-être l’occasion de rétablir la concorde entre toutes ces personnes que d’immémoriales rancœurs et des malentendus séparent… Martial, le peintre, invite la communauté à une grande repentance en forme de confession publique… Si compatissante et généreuse, son offre sera-t-elle reçue comme il l’attendait ? Le pardon ou la haine : qui triomphera ? En 1967, Jean-Claude Sordelli, à seulement 22 ans, publie  son tout premier roman, “L’Écorce”, qui lui vaut d’être présenté par la critique comme un “nouveau Giono ”.  L’auteur cantalien  a été aussi un des premiers à redonner leurs lettres de noblesse aux romans tournés vers la nature. Sa bibliographie compte aujourd’hui une dizaine de titres.

• TRÉMOLIÈRES  Antoine : Chants de ma dernière saison. Recueil de poésie.  1 vol. br, 76 p., éd. la Corde patiente- autoédition  AntoineTrémolières (23260 Basville),  17 €

Z TREMOLIERES Dans ce recueil, Antoine parle de la vie, de la mort, du temps qui passe, des bonheurs qui ne sont pas comme des bons petits plats à emporter mais à déguster sur place, des souffrances qui font mal mais qui donnent mieux conscience à la vie que la solitude. Il évoque l’amour, le partage avec Marie-Henriette qui l’a accompagné de longues années. Il parle de l’amitié, de la nature, des combats pour la préserver, de toutes ces petites particules qui s’associent pour former la matière, à l’origine de tout. En autant de pages que son âge, Antoine chante la vision de sa vie, de son monde, de son temps qui s’écoule inexorablement, sans faire de bruit.  Installé près de Giat (canton de Pontaumur, Puy-de-Dôme) Antoine Trémolières, ancien directeur de recherches du CNRS occupe sa retraite autour des arts et lettres qu’il partage volontiers dans les écoles et les animations culturelles. Ce recueil de poésie chante sa vision de la vie, du monde, du temps.

• VALADE Corine : L’audace d’une étoile. 1 vol. br, 370 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,20 €. 

Z audace étoileEntre Thiers et Paris, l’histoire vraie de la femme bilboquet ! Un personnage féminin exceptionnel et avant-gardiste, avec en toile de fond une  plongée au cœur du début du XXè siècle et de ses défis sociaux, en particulier la montée du féminisme. Anaïs-Mauricia Bétant naît à Thiers à la fin du 19è siècle dans une famille de couteliers. Déjà toute jeune, elle se fait remarquer par sa fougue et son audace. Avide de liberté, elle désire découvrir le monde : elle intègre le milieu du cirque et du spectacle, et devient la première femme à faire des numéros aussi spectaculaires que dangereux, sous le nom de Mauricia de Thiers. Ce roman brosse le  portrait d’une femme remarquable qui nous fait voyager dans l’univers du spectacle sur toute la première moitié du 20è siècle.

• VALADE Corine : Le jardinier du fort. Préface de Marc Hévy.1 vol. br, 330 p, biblio,  éd.  de Borée, coll. Romans et récits du terroir,  19,90 €

Z le jardinierUne recherche approfondie sur les camps d’internement administratif et politique de la Seconde Guerre mondiale qui met en valeur la question du  scandale des viols en tant qu’arme de guerre et la difficulté des enfants nés de ces exactions à se construireÉtudiante, Isabelle est également aide-ménagère auprès de Julien Larbre, un vieil homme malade qui a perdu le goût de la vie. Au fil des semaines, un lien se tisse entre ses deux êtres très différents et Julien lui confie ses souvenirs, du camp d’internement administratif  au maquis, et de la paix qu’il a enfin retrouvée, au cœur des jardins ouvriers du fort de l’Est. Ce récit de vie qui démarre pendant la Seconde Guerre mondiale agite le passé d’Isabelle, qui commence alors à questionner sa mère et sa grand-mère : elle ne sait pas encore qu’elle va au-devant de lourds secrets…Présidente d’une association culturelle, Corine Valade anime un café littéraire et organise des événements autour du théâtre et de la lecture. Dans ses romans, l’auteure mêle avec dextérité fiction et éléments historiques et ses livres offrent une réflexion sur des moments forts qui ont marqué notre histoire.

• VALLÈS Jules : Œuvres : Tomes I et II. Édition établie par Roger Bellet. 2 vol. reliés sous coffret Cent cinquante ans de la Commune, 1856 p + 2112 p éd. Gallimard, coll. La Pléiade, 140 €.

VallèsLe Tome 1 comprend L’Argent (extraits) – Les Réfractaires – La Rue – Choix d’articles des années 1857-1870.  Jules Vallès (1832-1885) a souffert presque toute sa vie du sentiment d’être un exclu. Dès l’enfance, ce sont les duretés et les ridicules de sa famille, l’oppression du système scolaire. Puis c’est l’ordre social, qui condamne à vivoter ce journaliste d’opposition. La Commune lui donne enfin le sentiment de connaître liberté et spontanéité. Ensuite, jusqu’en 1880, viennent l’exil et la misère. Pourtant le polémiste, porte-parole des inadaptés, devient alors un romancier fasciné par le dynamisme d’un Paris qui a réalisé brièvement ses rêves : c’est à Londres que Vallès a écrit la plus grande part de sa trilogie. Le Tome II comprend : L’Enfant – Le Bachelier – L’Insurgé – La Rue à Londres – Choix d’articles des années 1871-1885 : La nostalgie était ce qu’elle était. En 1848, ils avaient cru à la Révolution, et ils avaient récupéré le prince Président, sous lequel ils vivaient. Puis vint Sedan, et la chute. Du coup, les vieux anarchistes et les jeunes libertaires déposèrent leurs plumes, pour faire la Commune. Ce fut, pendant quelque temps, l’irruption du rêve, qu’on appelait depuis longtemps. Le temps se renversait et, sous le désordre, on espérait un ordre nouveau qui s’accorderait à l’homme. On sait qu’il fut de courte durée. Mais, pour Vallès et quelques-uns de ses amis, tout ce qui avait été en ces jours-là sera désormais. La suite de la Commune, pour Vallès, c’est l’exil londonien et, de ce bord, l’auteur de La Rue prend avec soi une distance. Ce qui flottait d’épars – dans ses articles – d’une imaginaire autobiographie, l’exil va le coaguler. C’est de l’exil en effet que naîtront L’Enfant, Le Bachelier et, pour une bonne part, L’Insurgé. On n’a sans doute pas encore mesuré ce qu’instaure Vallès dans cette trilogie : la recherche d’un temps perdu, étonnamment bâtie sur un “Je” et sur un “Jacques”, qui donne au genre romanesque – à mesure que s’éloignant dé la mère le “Je” disparaît – un caractère tout à fait nouveau. Deux êtres se répondent, qui narrent, et ils sont à la fois le même (Vallès) et l’autre, le héros (Jacques). Faut-il ajouter que, rédigés à Londres, ces romans ont pris au brouillard anglais un tremblé que les impressionnistes donneront, un peu plus tard, à leurs toiles? Quand Vallès pourra rentrer à Paris, il reprendra sa plume de pamphlétaire. Mesurant que le temps s’en va et qu’il ne revient plus – un certain visage de Paris a disparu – Vallès consacrera désormais toute son énergie à désacraliser : le passé, qui nous englue ; l’histoire, qui maintient en vie ce passé ; les prêtres de toutes obédiences et leurs statues ; les écritures saintes et l’instrument sournois de cette société-là, l’école. On croit, parfois, avant la lettre, lire du Péguy. Mais sous cette encre noire et sous le sang rouge inoubliable de la Commune, il y a peut-être une obsession qu’on n’a pas assez notée, celle de la mort représentée par toutes les formes du blanc : chez Vallès, les murs sont toujours blêmes, les statues trop blanches et les visages irrémédiablement pâles.

• YUNG Éric : Five points. Roman policier. 1 vol  br, 289 p, éd. de Borée, coll. Magie noire, 19 €. 

Y Yung five points► La vie romancée (et mouvementée) de Stéphanie Saint-Clair, baronne des paris illégaux dans le Harlem des années 30. Stéphanie Saint-Clair a 26 ans lorsqu’elle débarque à New York et s’installe dans le quartier le plus misérable de la ville : Harlem. Quelques années plus tard, elle devient “la princesse”, la“ big boss” des loteries clandestines et fait fortune dans le crime. A travers les aventures de son héroïne, Éric Yung nous entraine dans les bas-fonds de New-York à une époque où, à peine sortie de la prohibition, les familles italiennes, après avoir détrôné les clans et les gangs Irlandais, juifs et Hollandais, ont érigé le pouvoir mafieux, à travers le syndicat du crime, en une authentique institution, organisation violente et implacable régissant les règles et lois du milieu. C’est dans cette société que La princesse, détentrice d’un secret personnel qui nourrit tout le roman, deviendra la première dame d’un quartier à la fois embrasé par les émeutes et régénéré par un formidable mouvement d’artistes et d’intellectuels qui contribuera à  ce qui a été appelé Harlem Renaissance. De son vrai nom Jean-Bernard Vincent, Éric Yung est un ancien inspecteur de police reconverti dans le journalisme.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• ASTOR Claude, LOCHMAN Xavier : Catalogue du personnel canonial du chapitre de Saint-Julien de Brioude : Tome II. 1 vol. br, 277 p, éd. Almanach de Brioude, coll. Les dossiers de l’Almanach n° 3,  25 €.

Z catalogue (2)Après la période des XIIIe-XVe siècles à laquelle était consacré le tome I, le catalogue du personnel canonial du chapitre de Saint-Julien de Brioude s’enrichit d’un second volume qui  s’intéresse aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Chanoines-comtes, aumôniers francs, hebdomadiers, choriers et semi-prébendiers peuplent ce dictionnaire biographique que Claude Astor avait commencé à rédiger mais qu’elle n’avait pu mener à son terme, emportée par la maladie en octobre 2018. Présidente de l’Almanach de Brioude de 2005 à 2018, elle  travaillait depuis des années sur le chapitre de Saint-Julien de Brioude, repérant, lisant traduisant et analysant des dizaines de chartes avec compétence, méthode et rigueur. Un travail qui avait fait d’elle  une des meilleures spécialistes de l’histoire de ce chapitre. À son décès, les notices de chaque membre du personnel canonial étaient déjà en place, les références mentionnées pour la plupart et il ne restait plus qu’à mettre l’ensemble en forme, en harmonisant la présentation des notices. Sur  les conseils de Martin de Framond, directeur des Archives départementales de Haute-Loire, les chanoines-comtes honoraires ont été inclus dans la liste.

• BERNARD Mathias : Valéry Giscard d’Estaing : les ambitions déçues. Nouvelle édition. 1 vol. br, 552 p, éd. Dunod, 9,90 €.

Z BERNARDLa vie politique de Valéry Giscard d’Estaing est faite de contrastes saisissants qui lui donnent une dimension sinon tragique, du moins cruelle. Elle ne correspond pas au récit héroïque qu’affectionnent les Français. De Gaulle, Mitterrand et même Jacques Chirac ont consacré leur vie politique à conquérir le pouvoir. S’ils ont exercé tôt des responsabilités politiques majeures, c’est en triomphant de ces épreuves qu’ils sont parvenus, à la fin de leur vie, à la magistrature suprême. Rien de tel dans le parcours de Giscard. Son histoire est celle d’un homme bien né, dont la fulgurante — et presque irrésistible — ascension a eu son revers : celle d’une défaite subie à la force de l’âge et qui s’apparente à une chute dont il ne s’est jamais vraiment relevé. S’appuyant sur un large éventail de sources inédites, cette biographie historique dépasse les visions partielles et caricaturales du plus jeune président de la République mué en vétéran de la politique. Ses ambitions déçues sont aussi celles des Français qui, après avoir adhéré au rêve de la modernisation et de la croissance, ont été confrontés à la remise en cause de leur modèle social. Professeur des universités en histoire contemporaine et président de l’Université Blaise-Pascal, Clermont II, Mathias Bernard est spécialiste de l’histoire politique de la France du XIXe siècle à nos jours.

• BOUCHEIX Bernard : Abbaye du Boucheix : Beatae Maria de Valle Lucida (1192-1791). 1 vol. br, éd. Créer, 15 €.

Z abbayeConstruite à Yronde-et-Buron au lieu-dit Le Boucheix, l’Abbaye du Boucheix, fondée en l’an de grâce 1192, était la nécropole des Comtes d’Auvergne. L’austérité de son architecture romane cistercienne sous la règle de Saint Bernard, et les gisants prestigieux, affiliés aux têtes couronnées d’Europe, exposés dans cette Abbatiale royale, ne sont plus qu’un lointain souvenir. La Révolution française a détruit ce symbole de l’aristocratie auvergnate., qui n’est  plus, depuis 1791, que ruines et masures.

• BRUGÈS Daniel : Les mystères du Cantal. Histoires insolites étranges, criminelles et extraordinaires.1 vol. br, 496 p, illustrations, index, biblio, éd. de Borée, coll. Histoire et documents poche, 13,90 €.

Y Brugès mystères cantal► Le Cantal est terre de mystères et de singularités. En fin connaisseur de ce  département, Daniel Brugès sort de l’oubli des faits étranges, dépoussière des archives, révèle des destinées insolites, exhume des croyances d’un autre temps. Il nous invite à découvrir l’âme profonde de toute une région où Histoire officielle et  petite  Histoire se mêlent. Ici, les superstitions, le surnaturel et le merveilleux nous entraînent sur les chemins des phénomènes inexpliqués. Là, des univers inconnus livrent des secrets longuement gardés. Pourquoi les dames blanches, la Baragnaude ou le Rapatou marquaient-ils de nombreux lieux de leur empreinte ? Où  sévissait la Chasse Volante qui hante encore les mémoires ?  Quelles convictions poussaient certaines jeunes filles de Saint-Flour à se laisser enfermer dans un minuscule réduit, à devenir recluses et à finir leurs jours dans d’horribles souffrances ? Que s’est-il passé véritablement dans la montagne des Carteyroux pour qu’Antoine Roux soit guillotiné à Murat ? Quelle a été la véritable histoire de Catinon Menette béatifiée par le pape Jean-Paul II en 1996 ? D’une plume alerte et pétillante, Daniel Brugès propose dans cet ouvrage des dizaines d’histoires racontées avec passion qui permettent de pénétrer dans un monde aux multiples facettes, un monde bien peu ordinaire…

• CENTRE D’HISTOIRE SOCIALE (publié par) : Histoire sociale Haute Loire : Tome 12 (année 2021). 1 vol. br, 232 p, illustrations, éd. de la Flandonnière, 22 €.

histoire-sociale-numero12web (2)Réalisé par le Centre d’histoire sociale, ce  21ème volume a fait appel à 16 auteurs érudits qui mettent en perspective historique des faits de société, déclinés dans le département de la Haute-Loire, à travers l‘exploration de documents souvent peu connus et rares. Sommaire :  Bernard Soulier – La ligne de chemin de fer des Cévennes, ceux qui l’ont construite – Document présenté par René Dupuy – Les aléas de la navigation sur l’Allier et la dévastation des forêts de Haute-Loire – René Dupuy – La Légion Française des Combattants de Haute-Loire, fer de lance du pétainisme  – Jacques Mialhes – 1914-1918 Les morts “ indignes ” en Haute-Loire – Claudine Cormerais, Maryse Tort – La vie à Léotoing durant la première moitié du XXe siècle – René Dupuy – Les filles à l’école en Haute-Loire du XIXe siècle aux années 1970 – Document présenté par Raymonde Prat – Une césarienne à l’époque prérévolutionnaire- Camille Fabre – La pluriactivité aux XVIIIe et XIXe siècles : de la survie à l’enrichissement en Margeride (Haute-Loire) – Raymond Vacheron – Les débuts du syndicalisme en Haute-Loire (1848-1947).

• CHARDONNET Thierry : Le Puy-de-Dôme : Vie d’autrefois. 1 vol. br, 176 p, illustrations, éd. Alan Sutton, 20 €.

Z Puy de dôme► Ce livre présente les habitants du département du Puy-de-Dôme, durant ce que l’on a qualifié de  Belle Époque, du riche au pauvre, du campagnard au citadin, du montagnard à l’homme de la plaine. Photographiés dans leur cadre de vie, tous ces personnages apportent un témoignage  des valeurs traditionnelles de l’Auvergne : opiniâtreté et sens de l’effort, mais aussi goût du risque et de la nouveauté.  Au-delà du folklore et du pittoresque, “Le Puy-de-Dôme : vie d’autrefois”, richement illustré, constitue une savoureuse galerie de portraits !

• COSSERON Serge, LOUBIER Jean-Marc : Femmes criminelles de France. 1 vol. br, 400 p, illustrations, biblio, éd. de Borée, coll. Histoire et documents poche, 9 €. 

Z femmes criminelles► De Marie Lafarge à Florence Rey, en passant par les sœurs Papin, Marie Besnard ou encore Simone Weber, ce livre propose un large panorama de la criminalité féminine en France, de 1840 au milieu des années 1990.Des criminelles célèbres et d’autres, anonymes, sorties de l’oubli ! Le crime au féminin est plus rare que celui perpétré au masculin. Il concerne une minorité des crimes de sang jugés chaque année depuis plus d’un siècle et demi dans notre pays. Avant l’abolition de la peine capitale en 1981, la criminelle est également beaucoup moins condamnée à mort. Et quand elle l’est, la grâce lui est le plus souvent accordée. Parfois, à l’issue de son procès, même si la preuve du crime a été admise par les jurés, elle sort libre du tribunal, car déclarée non coupable. Il y a donc une singularité de la perception de la criminelle par la société. Serge Cosseron et Jean-Marc Loubier dressent pour nous le portrait de  femmes criminelles  qui  tuèrent par jalousie, cupidité, vengeance, désespoir ou calcul, pour des raisons personnelles ou politiques, ou bien encore sur un coup de folie. S’appuyant sur des archives judiciaires, des  récits, des témoignages, des rapports d’expertises médicales et psychiatriques, ils font  œuvre d’historiens en  explorant dans toute sa crudité et sa violence cet univers du crime qui ne cesse, aujourd’hui encore, de fasciner et d’intriguer.

• COUTIN Philippe : La Haute-Loire méconnue et révélée. 1 vol. br, 550 p, illustrations couleur, index, biblio, éd. Des Monts d’Auvergne, 34 €.

Z Coutin Riche de la diversité de ses terroirs et de ses paysages où les grandioses formations géologiques alternent avec les gorges sauvages des cours d’eau, où les pitons volcaniques portent chapelles castrales et ruines médiévales ; riche de ses villages et hameaux qui ont conservé leur authenticité avec leur petit patrimoine tant religieux que civil où croix et calvaires séculaires voisinent avec « bachats », maisons d’Assemblée, lavoirs et métiers à ferrer ; riche de la surprenante architecture aux influences orientales de ses cathédrale, basilique, abbatiales et collégiales ; riche de la polychromie et du polymorphisme de ses églises rurales, souvent romanes, décorées de fresques et peintures murales ; riche de ses forteresses, châteaux, maisons fortes et castels qui parsèment vallées et montagnes, campagne et villes ; riche d’un passé qui a participé à l’histoire de la France et à celle du Nouveau-Monde : le département de la Haute-Loire, c’est une succession de découvertes inoubliables, de surprises permanentes et de rencontres que le dialogue avec les habitants vient enrichir.

• DURIN-TERCELIN Maryse : Etoffes d’Auvergne. Histoire de soieries sacrées  Photographies  de Christian Parisey. Cartographie et  dessins  de Guylaine Beauparland-Dupuy. 1 vol. relié, 208 p, 290 illustrations en couleur, éd. Lieux Dits (Lyon), 32 €.

étoffes auvergne (2)À la croisée des chemins de Chine, d’Ouzbékistan et d’Italie, de Touraine et du Lyonnais, de fragiles soieries sont conservées dans les sacristies d’Auvergne. Humbles pièces textiles ou vêtements liturgiques richement brodés et tissés, ces soieries ont participé tant aux témoignages de dévotion populaire qu’aux plus prestigieux rites et cérémonies, de la plus petite église rurale à la cathédrale. Les tissus façonnés de vêtements liturgiques, ornements sacrés, conçus spécifiquement pour les besoins du culte à partir de la fin du XVIIIe siècle, étaient avant cela des tissus de robe ou d’ameublement ornés d’une iconographie profane. Tous ces précieux vestiges d’art décoratif maintenant délaissés transforment aujourd’hui la plus petite église en conservatoire d’un patrimoine méconnu, à l’abri des regards. L’Inventaire général du patrimoine culturel d’Auvergne-Rhône-Alpes a sillonné près de 300 communes des départements de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme pour étudier et porter à connaissance des échantillons de ces textiles oubliés, inscrits dans l’histoire culturelle mais aussi dans la mémoire collective du territoire.

• FERNANDES Isabelle (sous la direction de) : Martyr et martyre dans la Chrétienté de l’Europe occidentale, du Moyen Âge jusqu’au début du XVIIe siècle. 1 vol. br, 294 p,  éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Cahiers pourpres, 18  €.

Martyr_et_martyre_P1► Le martyre chrétien est un témoignage qui se fait par la parole et par les actes. De nos jours, l’Église n’exerce plus son monopole cultuel et le terme, qui aux origines s’utilisait afin de désigner un témoin lié au sacré, a recouvré une acception plus large pour renvoyer aux individus qui sont tombés avec héroïsme au nom d’une cause, qu’elle soit nationale, communautaire ou ethnique, comme par exemple les martyrs de la Résistance en France ou les martyrs irlandais. Le temps des martyres n’a jamais cessé : des idéologies suscitent encore à présent des passions et des pulsions sacrificielles que le monde occidental moderne considère comme aveugles et barbares. Si le martyre fait toujours partie de notre horizon de crainte, dans le présent premier volume de la collection Cahiers Pourpres, notre questionnement portera sur celles et ceux qui en Europe occidentale chrétienne périrent pour défendre leurs convictions religieuses, du Moyen Âge jusqu’au début du XVIIe siècle. Les contributions portent sur les aires de langues latines, romanes et anglo-saxonnes. Isabelle Fernandes, maître de conférences en études anglophones à l’Université Clermont Auvergne, est membre de l’Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités

• GAVET Léon : Je vous écris de Samoa. Un demi-siècle de correspondance inédite (1858-1909) venue de la lointaine Océanie.  Édition établie par Mireille Dodart de l’Hermuzière.  Préface de Serge Tcherkizoff. 1 vol. br, 660 p, illustrations n-b et couleur, index, éd. du Volcan,  28,90 €.

Z Gavet (2)La correspondance de Léon Gavet séduit par la vivacité de ses récits, leur actualité, les informations précises sur le mode de vie des Océaniens au XIXe siècle, le style inimitable plein de verve et d’humour, l’amour des populations qui lui sont confiées, c’est un homme de foi et de conviction profonde empli d’humanité. Après une jeunesse ardéchoise, des études secondaires brillantes, Léon Gavet entre au petit séminaire de Viviers puis chez les pères maristes. Son rêve se réalise lorsque son évêque lui confie une mission aux îles Samoa. Dès lors, il écrit régulièrement à sa famille, ses oncles, ses frère et sœurs. Il y relate son voyage de 16 500 km dans des conditions plus que précaires, puis, outre son travail apostolique auprès des populations indigènes, les menus faits de son quotidien, les événements majeurs en France et dans le monde, les luttes pour le pouvoir des grandes puissances : États-Unis, Angleterre, Allemagne, les guerres civiles des chefferies locales… Il nous fait découvrir les coutumes des îles des mers du Sud, son implication dans les travaux pour la construction d’églises, de voiries, ses essais d’agriculture, ses liens avec ses collègues et ses disciples… Les deux cents lettres personnelles publiées ici sont inédites ; toutes ont été retranscrites par son oncle puis par sa cousine, soit mille pages d’un itinéraire hors du commun. Elles couvrent une période de cinquante et une années passées dans les îles car Léon Gavet n’est jamais retourné en France. Elles retracent l’itinéraire d’un homme de foi, humaniste, entrepreneur, artiste photographe amateur, aventurier… Elles nous font découvrir son quotidien empreint d’anecdotes intimes et souvent humoristiques, mais aussi son intérêt pour l’actualité religieuse et géopolitique de cette deuxième moitié du XIXe siècle.

• JAMET Dominique : Les apprentis en politique. Le gouvernement des hommes est-il une science exacte ? 1 vol. br, 300 p, éd. de Borée, 21 €. 

Y Jamet apprentis De Néron l’incendiaire à Vladimir Oulianov, dit  Lénine , en passant par François Ier, Louis XVI, l’impératrice Eugénie ou le prince arabe Mohamed ben Salman, la liste – non exhaustive – est longue, de ces apprentis… pas toujours sorciers.  Le gouvernement des hommes est-il une science exacte ? Un art subtil ? Un métier, qui s’apprend ?  Un don, tout simplement, que l’on a reçu en partage, ou dont on est naturellement privé ? Qu’est-ce que le pouvoir ? Le choc, d’une ambition et de la réalité. La conquête du pouvoir est parfois une partie de plaisir, mais la prise de pouvoir ne couronne trop souvent que la reine d’un jour. “ C’est maintenant”, disait Léon Blum, au lendemain de la victoire du Front populaire, « que les difficultés commencent ». Car l’exercice du pouvoir est une impitoyable épreuve de vérité, au prisme de laquelle se forgent l’image, la légende, noire ou dorée, la gloire ou la honte de son détenteur. Certains, qui savent se gagner et conserver le cœur d’un peuple, laissent une trace où se conjuguent l’admiration et le regret. D’autres échouent de leur vivant, puis dans l’histoire. Christopher Clark, auteur d’une étude sur ces dirigeants de rencontre qui, les yeux grands  fermés, conduisirent l’Europe et le monde à la Première Guerre  mondiale, les englobait sous le nom de “somnambules ”. Dominique Jamet évoque ici quelques-uns de ces gouvernants, parvenus au sommet par la grâce de l’hérédité ou du hasard, par la violence ou par l’élection, trop jeunes, mal préparés, mal formés, politiquement inexpérimentés, trop sûrs d’eux-mêmes ou dépassés, qui n’ont pas été à la hauteur de la charge écrasante qu’ils avaient briguée ou reçue.

• KAUFFMANN Nadège, KAUFFMANN Jean-François : La Guerre tombée du ciel : Tome 1 : Auvergne-Rhône-Alpes 1939-1943. 1 vol. relié, 260 p, illustrations, éd. Nombre 7, 38 €.

la-guerre-tombee-du-ciel-tome1-auvergne-rhone-alpes-1939-1943Près de 80 années se sont écoulées depuis les derniers événements de la seconde Guerre Mondiale. Si les moments clés du conflit sont bien  couverts par une vaste littérature, certaines zones géographiques restent en dehors du champ d’étude et ce en dépit de leur intérêt stratégique. “La Guerre Tombée du Ciel ” comble l’oubli pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Avec peu de combats au sol, c’est l’aviation qui s’impose comme arme de prédilection avec ses  bombardements, ses parachutages et ses combats aériens. Les auteurs, qui se sont attachés à contextualiser tous les faits, livrent un récit de l’ensemble des opérations dans une étude thématique en deux tomes : ce premier opus concerne les années 1939-1943, le second à paraître dans le courant de 2021 couvrira les années 1944 et 1945. Si une grande partie de l’ouvrage est consacrée à des événements survenus dans l’ancienne région Rhône-Alpes, les auteurs présentent quelques-uns des épisodes – parfois méconnus – de la guerre aérienne dans les cieux auvergnats. Des missions “intruder” sur Aulnat au bombardement de Montluçon, leur enquête historique s’est étendue sur cinq années, pendant lesquelles ils ont arpenté de multiples services d’archives, mais aussi rencontré des témoins ou les descendants des acteurs de cette épopée. On peut ainsi suivre les missions “ Intruder” et  “ Ranger”  que menèrent les avions britanniques au-dessus de la Région à compter d’août 1943. Les lecteurs découvriront aussi l’école de pilotage que les Allemands avaient établis  à Aulnat pendant l’occupation ou encore  le sort malheureux du bombardier Halifax qui s’est écrasé à Saint-Sauvier, dans l’Allier, après avoir largué des armes à la Résistance en juillet 1943.

• LARUE Sylvain : Crimes passionnels de France . 1 vol. br, 410 p, illustrations, éd. de Borée, coll. Histoire et documents poche, 9 €. 

Z crimes passionnels► Un recueil d’ histoires d’amour parmi les plus saisissantes des affaires criminelles qui montrent que l’amour ne rime pas toujours avec douceur mais peut faire flamber bien d’autres sentiments, et conduire au crime, solution ultime.“ Maître des passions, maître des haines, maître des larmes et des tourments”, l’amour n’est vraiment pas toujours le sentiment de paix et de douceur auquel on aspire. Chacun se sait capable d’accomplir des miracles pour les beaux yeux de l’être aimé… Mais quand l’amour sans limites se complique de jalousie, de colère, d’envie et de violence, le cocktail peut être dangereux et conduire au meurtre. Supprimer l’ancien conjoint que l’on ne supporte plus, les parents s’opposant à un mariage, l’enfant naturel faisant obstacle, ou bien n’importe qui – pourvu que cela rapporte de l’argent –, tels furent les faits d’armes de ces  amants diaboliques, chers à Boileau-Narcejac. De l’affaire de la Vénus de Gordes à celle des diaboliques de Bourganeuf, on retrouve dans ces pages, une trentaine de couples à avoir eu droit, chacun à leur époque, aux honneurs des journaux, du milieu du XIXe siècle à nos jours. Ils et elles s’appellent Elisabeth Ducourneau, Jacques Algarron, Simone Deschamps, Bernard Cousty et Valérie Subra… Pas de happy  end dans ces histoires : pour leurs noces, les diaboliques s’unissent uniquement pour le pire, et toujours jusqu’à ce que la mort les sépare…    

• LARUE Sylvain: Grandes Affaires criminelles de France. 1 vol. br, 380 p, illustrations, éd. de Borée, coll. Histoire et documents,  9 €.   

Z Grandes affaires criminelles► Une cinquantaine des plus grandes affaires criminelles de notre société passent sous la loupe de Sylvain Larue,  spécialiste du sujet, avec leur cortège de crimes célèbres, de  tueurs en série, d’erreurs judiciaires, de femmes assassins, de disparitions mystérieuses, de  braquages, d‘escroqueries en tout genre mais aussi d’affaires non résolues et de crimes politiques  Chacune de ces affaires constitue à sa  manière, de petits romans policiers authentiques, où Monsieur Tout-le- Monde peut soudain devenir une bête sanguinaire. De l’assassinat du procureur Fualdès dans l’Aveyron sous la Restauration, aux fâcheuses immiscions journalistiques rencontrées au cours de l’affaire Grégory Villemin, encore si poignante aujourd’hui, une trentaine des plus célèbres affaires criminelles de France des XIXe et XXe siècles défilent dans ces pages. Toutes ont pour point  commun d’avoir passionné les foules venues en nombre assister aux procès et applaudir aux verdicts…Cet ouvrage retrace donc les péripéties des plus célèbres affaires criminelles d’hier et d’aujourd’hui, de l’Auberge rouge aux disparus de Mourmelon, en passant par la bande à Bonnot, Landru,  l’affaire Seznec, l’affaire Dominici ou Lucien Léger… Les amateurs de petite et de grande Histoire, découvriront ou redécouvriront ces crimes qui, en leur temps, firent la une de la presse, captivèrent l’attention des masses et suscitèrent parfois les plus vives discussions.

• LARUE Sylvain : Tueurs en série de France. 1 vol. br, 400 p, illustrations, éd. de Borée, coll. Histoire et documents poche, 9 € .

Z Tueurs en série► À travers cette série de récits fascinants, de tranches de vies qui mènent sur le chemin du crime, des années 1800 à l’orée des années 2000, on comprend vite que les tueurs en série ne sont pas nés en Amérique… Peut-on excuser un meurtre ? Difficile. Cependant, la majorité de ces criminels prennent la vie de leur prochain dans des circonstances particulières, et en général, ils font une seule victime. C’est déjà trop.  Pourtant, il existe une hiérarchie parmi les meurtriers. Il y a des hommes et des femmes qui, par vice ou par besoin, multiplient le nombre de leurs victimes : ce sont des tueurs en série, un terme générique qui recouvre différents cas. À proprement parler, le véritable tueur en série, le trop fameux “serial killer” dont l’Amérique semble détenir le triste monopole, est une personne qui commet au moins trois meurtres dans un délai séparé et dans des conditions similaires : arme, profil des victimes, pour un mobile sexuel très souvent… Il y a aussi le tueur de masse, qui assassine plusieurs personnes au même endroit au même moment, le “ spree killer”, qui se promène au hasard et tue au petit bonheur les individus qui ont eu le malheur de croiser, sans oublier le tueur multiple, qui tue, lui aussi, n’importe qui, mais sur une longue période et pas forcément dans un seul endroit. Enfin, l’ouvrage aborde le cas particulier des femmes  empoisonneuses. Au total, Sylvain Larue présente  une trentaine de cas différents, ayant eu lieu aux quatre coins de la France depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’à nos jours.

• LAULAGNIER DE BARBA Marie Martine : Mémoires de la première  guillotine de Haute-Loire (Louison et ses Charlots, 1792-1840). 1 vol. br, 261 p, autoédition Marie Martine Laulagnier de Barba (Beauzac), 20 €.

Z laulagnierLes Révolutionnaires mirent en place une guillotine par département. Aujourd’hui, c’est une guillotine de province, Louison,  qui prend la parole. Elle raconte ses lointaines origines, son arrivée dans une province rurale pendant la Terreur, sa vie quotidienne et celle des exécuteurs. Elle présenter aussi ceux qui furent ses victimes, en raison de leurs opinions ou de leurs mauvaises actions. On pourra lire avec effroi ou avec amusement le compte-rendu de leurs exploits et de leur attitude face à la mort. Elle éclairera aussi le lecteur  sur le déroulement des enquêtes ainsi que sur le fonctionnement d’alors de l’administration judiciaire. C’est l’occasion de  découvrir peut-être qu’elle fut créée par humanisme, pour offrir aux condamnés une mort sans souffrance, mais aussi pour respecter le grand principe révolutionnaire d’égalité. Préfiguration de la mécanisation des tâches, elle fut aussi à l’origine du versement de pensions d’invalidité et de veuvage. En refermant ce livre original, on peut se demander si elle a mérité  l’opprobre dont elle fut et demeure victime, elle qui n ‘était qu’un instrument de l’humain ? Marie-Martine Laulagnier de Barba est une  juriste de formation.

•LOUAULT Julien (sous la direction de) : Pierre Sabatier, une vie au service de la culture à Riom. Cinquante ans  du Musée régional d’Auvergne. 1 vol. br, 56 p, illustrations, éd. les Amis des musées de Riom, 10 €

Z SabattierL’association des Amis des musées de Riom a choisi de rendre hommage à Pierre Sabatier, qui fut  jusqu’en 1977 le  conservateur bénévole des établissements riomois. Pour ce faire, elle vient de publier un livret de 56 pages qui retrace sa vie et son parcours professionnel. Professeur d’arts plastiques à Michel-de-l’Hospital puis au lycée Virlogeux à Riom, il éprouvait un attachement profond pour les musées riomois, au point d’en devenir le conservateur bénévole durant trois décennies. C’est en septembre 1977 qu’il quitta ses fonctions, lorsque le maire de Riom, Jean Ehrard lui annonça qu’il devait désormais laisser sa place à un nouveau conservateur qui serait un professionnel. Selon le témoignage de Jean Ehrard,  “la réaction de Pierre Sabatier a été très digne et il s’est montré très élégant, montrant que son attachement aux musées était très grand et dépassait largement sa modeste personne”. C’est ainsi que s’acheva la relation particulière qu’entretenait  Pierre Sabatier avec le musée Mandet et avec le musée régional d’Auvergne, dont il aura été la cheville ouvrière. L’ouvrage comprend notamment des textes de Ginette Prudhomme-Meunier et  Laure Ménétrier.

• MAUDHUY Roger : S’aimer autrefois. Amours et épousailles dans les pays de France.  1 vol. br, 175 p, illustrations, biblio, éd. Christine Bonneton, 18 €.

Z MaudhuyIl y a seulement un siècle, un petit siècle,  on ne s’aimait pas comme aujourd’hui. S’aimait-on, d’ailleurs ? Bien des mariages étaient arrangés par les familles. C’était le temps des marieurs, des dots, des petites annonces dans Le Chasseur français, où des messieurs demandaient une “ femme sans tache” … C’était le temps où les jeunes filles en quête d’un mari s’en remettaient à des saints, jetaient des épingles dans une fontaine, se frottaient le ventre contre un menhir… C’était le temps des rosières, des catherinettes, des chaperons… Un autre temps, point si lointain. Auteur de très nombreux livres et  de centaines d’articles sur les traditions, les mythes et les légendes, Roger Maudhuy a été surnommé par la presse “ le Maigret du folklore”.

• MOGÈRE Serge, ÉRAMIEL, MICHAUD Jean-Marie : Alesia, l’alliance brisée. Album BD. 1 vol. relié, 114 p, illustrations, éd. Ysec éditions, 19,50 €.

alésia_alliance_basdef (2)► Après “Gergovie”, un premier album,  Serge Mogère et Éramiel poursuivent leur exploration de la Guerre des Gaules, dessinée par Jean-Marie Michaud.  Que fait César, après Gergovie ? Il fuit, contraint de quitter au plus vite le pays des Arvernes. Les ponts de la Loire étant démolis,  il doit franchir un gué difficile pour remonter plus au nord, en contournant le pays éduen, afin de rejoindre ses autres légions. Les légionnaires sont fatigués, blessés, et son convoi doit gravir des collines de plus en plus difficiles. Les chariots contenant bagages et blessés suivent des chemins défoncés et son arrière-garde est harcelée à travers les défilés. Il finit cependant par arriver en pays ami, chez les Lingons. Labienus, fameux général, vainqueur de Lutèce, l’a rejoint. Ses légions vont pouvoir repartir pour la Provincia… Alors qu’il se croyait en sécurité, son convoi est soudain sérieusement accroché par la coalition gauloise menée par Vercingétorix. Il devra une fière chandelle aux Germains qui l’ont rejoint, il y a peu, et qui surprennent la cavalerie éduenne dans le dos. Éporédorix, un jeune noble qui admire César, est capturé lors de ce combat. Il y a encore quelques semaines, il était à ses côtés. Que lui dit-il ? C’est sans doute important, car César le libère quelques instants plus tard. Et là, contre toute attente, il décide de poursuivre Vercingétorix qui s’est réfugié à Alésia. Cet album offre une nouvelle vision, vivante et imagée, de la campagne d’envergure menée par César au cours de la guerre des Gaules. Les auteurs ont su à la fois mettre l’histoire en scène et rester au plus près des sources textuelles et archéologiques. C’est en ce sens que “Alésia, l’alliance brisée” est exemplaire. Pour ceux qui auraient manqué le premier volume publié en 2017, l’éditeur propose un coffret rassemblant les deux tomes.

• ROUET Christophe : Le grand festin des collabos. Préface d’Emmanuel Bluteau.1 vol. br, 190 p, glossaire, biblio,  éd. de Borée, coll. Histoire et documents, 19 €. 

Y RUET CollabosOn a voulu faire du mot  collaboration  un bloc, un collectif qui serait né de l’attractivité pour le nazisme, mais c’est mal connaitre le sujet que d’accepter cette vision à la fois fausse et réductrice qui mettrait sur le même plan, des industriels, des artistes de cinéma, des fanatiques idéologiques, des journalistes, des soldats… Plus grave encore, elle refuserait de faire apparaître de très fortes oppositions intellectuelles d’hommes venus de tous les horizons politiques. Pour comprendre (ou tenter de se replacer dans un contexte en rapport avec l’époque), l’auteur nous propose un texte émaillé de nombreuses références politiques, littéraires, culturelles… Et nous offre aussi une galerie de portraits, des  noms souvent évoqués et détestés, mais sur lesquels il reste beaucoup à apprendre : Pétain et Laval, bien sûr, Doriot, Fernandez, Déat, Brasillach, Rebatet, Drieu La Rochelle, Darnand, Luchaire, Céline, Le Vigan, Hérold-Paquis, De Brinon, Maurras Saint-Loup, Bonnard, Arletty…

• YZORCHE François : Les seigneurs d’Escous et le bailliage de Salers. 1 vol. br, 218 p, éd. La Méridienne du monde rural – BOD-Books on demand.

Z Y► À Saint-Bonnet-de-Salers, près de Salers dans le Cantal, l’ancien fief d’Escous a une longue histoire que François Yzorche retrace dans cet ouvrage au travers de celle des seigneurs qui se sont succédé depuis le Moyen Âge. En 1703, l’héritière de la famille de Landrodie d’Escous, Louise, épousa Me Antoine François Tyssandier, lieutenant particulier au bailliage royal des « Montagnes d’Auvergne » à Salers. François Yzorche a écrit de nombreux ouvrages d’intérêt historique sur la région de Salers dans le Cantal.

◘ GÉOGRAPHIE ET GUIDES

Z Auvergne b guide vert• Auvergne – Bourbonnais Guide vert. Nouvelle édition. 1 vol. br, 624 p, illustrations en couleur, cartes, biblio, index, éd. Michelin Cartes et guides, coll. Le guide vert, 14,90 €.

Une nouvelle édition du guide vert Michelin qui est une incitation à découvrir les volcans du Cantal et du Puy de Dôme, à  randonner dans des paysages d’estive, à admirer les toits en lauze, les basiliques romanes de Brioude ou d’Orcival, et enfin à  comparer le saint-nectaire, la fourme d’Ambert et le cantal. Dans ce nouveau guide qui couvre aussi le Bourbonnais, on trouvera également  les incontournables de la destination, des coups de cœur, des suggestions d’itinéraires, ainsi que les  meilleurs spots en famille (nos activités préférées pour les 6-14 ans).

• Auvergne : les 50 plus beaux sentiers Chamina1 vol. br, 112 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Chamina éditions, 14 €.

en-auvergne-a-pied-et-vtt-les-50-plus-beaux-sentiers (2) Le territoire concerné comprend l’ensemble des quatre départements constituant la région Auvergne avec la répartition suivante : Allier 12 itinéraires –  Cantal 13 itinéraires – Haute-Loire 12 itinéraires – Puy-de-Dôme 13 itinéraires.  Le guide propose des itinéraires pour tous les niveaux, d’une durée  de marche de 1h15 à 6h30. Cartographie sur fond IGN au 1 : 25 000è  pour se repérer facilement.  Détail des centres d’intérêt, renseignements pratiques pour randonner en toute sécurité et adresses utiles.

• BOUCHARDY Christian : Les espaces naturels sensibles du Puy-de-Dôme. 1 vol. relié, 144 p,  illustrations en couleur, éd. de Borée, 23,90 €. 

Z Bouchardy espacesQuel est le point commun entre la forêt de la Comté, la tourbière de Jouvion, la colline de Mirabel, la vallée des Saints, le bec de Dore, le lac Pavin… ? Tous sont des Espaces Naturels Sensibles (ENS) préservés par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme. Le Puy-de-Dôme est riche d’une mosaïque de milieux naturels d’une infinie diversité. Certains sites méritent une attention particulière et le Département contribue aux actions de protection et d’aménagements. Depuis 1994, il s’est doté  de la compétence  Espaces Naturels Sensibles  dans un double objectif : Il s’agit d’abord de protéger les milieux, les paysages et les espèces floristiques et faunistiques présentant un enjeu patrimonial. Ensuite, il faut aménager les sites à des fins d’ouverture au public et de pédagogie à l’environnement. Le tout en menant depuis un quart de siècle, aux côtés de partenaires locaux, une politique active de préservation et de valorisation de milieux et espèces singuliers. Né en 1950 à La Courtine (Creuse), Christian Bouchardy arpente la nature depuis plus de 40 ans, appareil photo ou caméra à la main. Écrivain et cinéaste, spécialiste de la faune sauvage d’Europe et du patrimoine local, il collabore à plusieurs revues nationales et il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Sites naturels et faune d’Auvergne. Il a également publié chez de Borée un roman, Le Fugitif de la Saint-Jean, qui  a obtenu 5 prix littéraires.

• CAMBRIELS Marie-Virginie : Le chemin de R-L Stevenson : chemin de Saint-Gilles (La Regordane). 1 vol. br, 70 p, biblio, glossaire, index, cartes,  éd Vieux Crayons, 19 €.

Z Stevenson► Le guide Miam-Miam-Dodo apporte les précisions essentielles : où dormir, où manger, et à quel prix dans un fuseau de 4 km de part et d’autre du chemin. Avec ce guide, on marchera du Velay au Midi, à travers les Cévennes, sur les pas de l’écrivain Robert Louis Stevenson et de son âne, ou bien sur le chemin de Saint-Gilles par la Regordane, itinéraire médiéval des pèlerins et muletiers « regourdiers », des chevaliers et compagnons, qui conduit à Saint-Gilles-de-Provence, important port médiéval oublié et sanctuaire rivalisant autrefois avec Saint-Jacques. Ce guide permet aussi de relier le Puy-en-Velay à la Via Arlatensis (Voie Arles), ou de faire un itinéraire en boucle à travers Velay et Cévennes., le tout avec  les meilleurs cartes à l’échelle 1 cm = 375 m.

cantal (2)• Le Cantal : Auvergne – Rhône-Alpes : 35 balades. Nouvelle édition. 1 vol. br, 120 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Chamina éditions, coll. Balades et randonnée à pied et à VTT, 15 €.

Dans cette nouvelle édition, on trouve une sélection de randonnées, à accomplir à pied ou à vélo, qui permettront de  découvrir aussi bien  les paysages ou la géologie, que l’histoire  et le patrimoine du département du Cantal, de la Margeride au Carladez, du planèze de Saint-Flour au Cézalier, en passant par la vallée de la Santoire et la Haute-Dordogne.

• HUON Olivier, LEROY Thierry, LEFAURE Jean-Luc : Volcans d’Auvergne : 36 belles balades. 3ème édition. 1 vol. br, 126 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Belles balades éditions, 17,90 €.

VOLCANS-D-AUVERGNE-36-Belles-Balades-Ned (2)Entre cratères verdoyants, lacs volcaniques, forêts originelles, coulées de lave, et panoramas époustouflants… Les volcans d’Auvergne offrent leurs trésors à tous ceux qui aiment marcher et observer. Le livre Belles Balades Volcans d’Auvergne propose 36 balades à la découverte de sites protégés par deux parcs naturels régionaux. Un musée du volcanisme à ciel ouvert. Les circuits sont courts et faciles d’accès pour découvrir toute la variété des paysages de la région. Des sentiers de découvertes balisés et jalonnés de panneaux informatifs permettent d’approfondir la connaissance du terrain de certains circuits. Le guide comporte aussi des  pages panoramiques  et plus de 150 illustrations pour plonger en plein cœur des secrets naturels de la région.

Marcher autour de Clermont-Ferrand : 20 balades exceptionnelles et 2 circuits en ville. 1 vol. br, 48 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Chamina éditions, coll. Balades et randonnée – les incontournables, 10 €.

marcher-autour-de-clermont-ferrand (2)Le territoire concerné : 20 balades exceptionnelles, de 1h30 à 5h30, dans un périmètre de 25 km autour de  la ville de Clermont-Ferrand, en y incluant  le Site des Côtes  (42 Km de circuit balisés aux portes de la ville). On découvre une grande diversité de paysages, avec le Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne, la chaîne des Puys (de Volvic au nord, au lac d’Aydat au sud), les berges de l’Allier (de Vic-le-Comte à Pont-du-Château). Enfin, deux itinéraires en ville permettent de partir à la découverte du cœur historique de Montferrand et de la vieille ville de Clermont. Une introduction générale avec présentation du territoire aborde plusieurs thèmes développés qui enrichissent la connaissance des sites traversés. Comporte une cartographie sur fond IGN au 1 : 25 000è pour se repérer facilement.

511s9n77b8L._SX258_BO1,204,203,200_ • NEVOUX Marc : Puy-de-Dôme : cent lieux pour les curieux. 1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, éd. Christine Bonneton, coll. Guide insolite, 15,50 € 

► Plus de 100 lieux ont été choisis par Marc Nevoux pour l’émerveillement qu’ils procurent : sites à l’architecture insolite ou extraordinaire, curiosités naturelles, boutiques et ateliers aux créations originales, activités et  hébergements atypiques. Marc Nevoux est reporter et rédacteur indépendant dans les secteurs du bien-être, du tourisme, de l’écologie et de l’environnement.

• PATUREL Marie-Hélène, MONTICO Lionel, BAZIN Sylvain : Auvergne : Puy-de-Dôme, Cantal, Haute-Loire, Allier. 1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Glénat,  Coll. Voyage à vélo et vélo électrique, 15 €.

imageDes voyages à vélo ou à vélo à assistance électrique pour découvrir les richesses patrimoniales, naturelles et paysagères de l’Auvergne. découvrir une région à vélo est plus que jamais éco-responsable et dans l’air du temps. Et aujourd’hui avec l’assistance électrique, voyager à vélo est offert au plus grand nombre quel que soit le profil du terrain. Nul besoin d’être un cycliste aguerri et entraîné, vous pourrez profiter des lieux traversés en mode plaisir, à l’écoute et au contact de la nature. Les auteurs invitent à découvrir ce territoire de caractère, vaste et varié, au milieu de paysages d’exception depuis l’Allier et la Véloroute V70 jusqu’aux volcans du Cantal en passant par la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme. Ils ont concocté des parcours sur mesure : dix itinéraires, essentiellement en boucle, de 2 à 4 jours, et de nombreuses variantes. Au total, ce ne sont pas moins de 1500 km avec des trajets qui vont d’une centaine de kilomètres le temps d’un week-end, à un peu plus de 250 km à envisager sur une petite semaine. Des itinéraires sur voies vertes et d’autres inédits et originaux sur petites routes à la circulation la plus modérée possible avec, parfois, des portions sur revêtement stabilisé ou sur chemins de terre, accessibles aux VTC et VAE. Les étapes courtes, de l’ordre de 40 à 50 km, soit 3 à 4 heures de vélo en mode balade, laisseront le temps aux visites et aux activités en chemin ou à l’étape.

◘ DIVERS

• BARRIER Céline : Dômes Sancy Artense : carnet de voyage.  1 vol. br, 74 p, illustrations en couleur, éd. Sandrine Parlant – Volcanic’arts, 30 €.

Z BARRIER (2)► Entre janvier et août 2020, invitée par la Communauté de communes Dômes  Sancy Artense Céline Barrier a effectué une résidence sur son territoire. L’objectif était  de réaliser un ouvrage, dans l’esprit des carnets de voyage, mettant en valeur les lieux et le patrimoine des 27 communes de Dômes Sancy Artense. Le résultat est un bel ouvrage de 80 pages, mixant aquarelles, encres et pastels, illustrant le territoire, et accompagnant anecdotes historiques, et mise en valeur du patrimoine local, qu’il soit culturel, botanique ou humain.

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LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• AUXIÈTRE Jean-Michel: D’ils en îles…Avec elle. Récits. 1 vol. br, 204 p, éd. L’Harmattan, coll. Rue des écoles, 20 €.

AUXIETRE“ Ils ”, ce sont deux modestes personnages, elle et lui un petit couple ordinaire qui connut, au-delà de ses peines et de ses tourments, de nombreux instants de bonheur avant qu’elle ne disparaisse, emportée par la maladie. Pour tenter d’atténuer ce choc dont il se remet fort mal, il s’attache à rapporter des souvenirs heureux et des joies communes, à la mémoire de celle qui partagea sa vie durant plus de cinquante-sept années. Le voyage auquel il nous invite a pour cadre quelques îles qu’ ils  visitèrent ensemble, et d’autres où il se rendit sans sa présence. Le présent récit est un cri d’amour, le chemin d’affection de deux âmes entrelacées qui, après avoir quelque peu bourlingué en France et de par le monde, font maintenant route vers l’éternité…Jean-Michel Auxiètre  est né en 1938 à Préveranges (Cher), de parents creusois. Ecole primaire à Clugnat et à Jalesches (Creuse). Etudes secondaires au lycée Pierre Bourdan, à Guéret. Etudes supérieures à Bordeaux, Tours et Paris. Après avoir fait carrière dans l’éducation nationale, il s’est retiré à Fontaine, près de Grenoble. Il demeure cependant très attaché à la Creuse de son enfance qu’il évoque dans plusieurs de ses livres. C’est son septième ouvrage publié par les éditions L’Harmattan.

• BENOIT Michel : Sans fleurs et sans couronnes. 1 vol. br, 128, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 6,90 €. 

Y Benoit sounyQuand Ethon Blimiec ouvre la porte de son appartement, ce matin-là, il ne s’attend pas une seconde à ce que son immeuble de la cité Ribot se transforme, quelques instants plus tard, en QG de la police judiciaire. Il lui faudra être très convaincant auprès du commissaire Clérambar pour se sortir d’une sombre affaire de règlement de comptes. Un détective privé a pourtant l’habitude de vivre dangereusement, même si son affaire s’appelle l’Agence Mogador… Mais voilà que tous ceux qu’il approche tombent comme des mouches, jusqu’à ce qu’il en découvre la véritable raison. Fort du succès des enquêtes du commissaire Merle, Michel Benoit convie le public à un nouveau rendez-vous, avec un détective privé, Ethon Blimiec, un professionnel pittoresque, à une époque – pas si lointaine – où les policiers travaillaient sans Internet, sans téléphones portables et sans recours aux analyses ADN. Au fil des investigations, Ethon deviendra un intime du lecteur, une sorte d’ami de la famille que l’on a hâte de retrouver avec plaisir.

• BOLEY Guy : Funambule majuscule : lettre à Pierre Michon, suivie de réponse  de Pierre Michon. Portrait de l’écrivain en acrobate.  1 vol. br, 64 p, éd. Grasset, 6,50 €.

Z Boley (2)Avant d’écrire, Guy Boley a lu, énormément, en vrac et à l’emporte-pièce, comme tout autodidacte. Puis, un jour, un livre de Pierre Michon, Vies minuscules. Ebloui par ce texte, il est allé le rencontrer, il y a plus de trente ans, dans une librairie, lors d’une séance de signatures. Ils sont devenus amis. Quelques années plus tard, il lui écrit cette lettre, hommage non idolâtre dans lequel il  compare le métier d’écrivain à celui qui fut le sien des années durant : funambule. Qu’ont en commun l’auteur et l’acrobate ? Presque tout de ce qui rend la vie séduisante, dont ceci : chacun doit affronter le vertige, le vide, et le risque de la chute. Parce qu’il a su braver la peur et se relever après s’être brisé maintes fois, Pierre Michon mérite, aux yeux de Guy Boley, le titre de Funambule Majuscule. Il nous dit pourquoi. Mais pour illustrer son propos, il se livre également et partage avec nous ses souvenirs d’un temps où il risquait sa peau en traversant le ciel. Il raconte comment il grimpait des mètres au-dessus du sol pour s’élever et tendre ses cordes d’acier avant de se lancer, et nous invite sur les toits, les clochers, les hauteurs, à le suivre. Déclaration d’amour, ce court texte est  le plus intime de Guy Boley.  Il y assume le je pour se confier, se raconter funambule, lecteur et prétendant auteur, mais aussi revenir sur ses rêves utopiques de jeune soixante-huitard ou la mort de son père. Avec une force et une poésie brutes, il nous livre ainsi une confession inédite et une réflexion profonde et terriblement juste sur l’écriture, la littérature, et la beauté que traquent ceux qui la servent encore. La lettre est suivie de la réponse de Pierre Michon à Guy Boley.

• BORDES Gilbert : Le testament d’Adrien. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 340 p, éd. Libra Diffusio, coll. Corps 16, 24,50 €.

Z BORDES Après des années d’absence, le retour de Pablo, l’héritier du “Fada”, fait resurgir bien des méfiances dans un village isolé de Haute-Provence. Et des souffrances dans le cœur de celle qu’il n’a jamais cessé d’aimer. Après un long exil forcé, Pablo retrouve le ciel bleu et les paysages de son enfance, entre garrigue et montagnes provençales. Rares sont ceux qui voient son retour d’un bon œil. N’est-il pas le fils adoptif d’Adrien, surnommé  » le Fada « , cet homme à la vie pleine d’ombres et de drames, qui avait pour le village de trop ambitieux desseins ? Convoqué pour l’ouverture du testament d’Adrien, Pablo hérite d’une jolie fortune. Et des dernières volontés du défunt, lequel a enterré avec lui un terrible secret. Pourquoi, depuis l’arrivée de Pablo, les grandes orgues résonnent-elles dans la vieille chapelle désaffectée ? Pourquoi Gaëlle, qu’il n’a jamais cessé d’aimer, le fuit-elle ? Pablo saura-t-il dissiper les rancœurs au sein du village et reconquérir le cœur brisé de Gaëlle … Une histoire pleine de mystères dans ce  roman qui allie musique et nature.

• BOUYSSE Franck : Buveurs de vent.  Livre en gros caractères. 1 vol. br, 600 p, éd. Voir de Près, coll.  Collection 16, 24 €.

Z Bouysse Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et sœur, soudés par un indéfectible lien. Marc d’abord, qui ne cesse de lire en cachette. Matthieu, qui entend penser les arbres. Puis Mabel, à la beauté sauvage. Et Luc, l’enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d’être un jour l’un des leurs. Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l’animal à sang froid…Buveurs de vents a été couronné par le prix Jean Giono.

• BOUYSSE Franck : Orphelines. 1 vol. br, 230 p, éd. J’ai lu, coll. Policier, 7,90 €.

ZZZ BOUYSSELa noirceur de son âme ne fait aucun doute depuis qu’un corps de femme massacré a été découvert. Bélony et Dalençon voient ce meurtrier leur glisser entre les doigts, crime après crime. Le capitaine Jacques Belony, « vieux flic de la Criminelle » vient de perdre sa femme et sa fille dans un accident de voiture tandis que Marie Dalençon, sa jeune collègue, subit les tourmentes de relations amoureuses chaotiques. Extrait du site Babelio : “ Franck Bouysse n’a plus à démontrer la qualité de son écriture. Il joue avec les mots, il joue avec les phrases, il le sait, il en use et peut- être même qu’il en abuse (…).On le sait, on s’y attend, un peu trop, sans doute .C’est très efficace (…). Ensuite, l’intrigue. De très jolies femmes assassinées dans des conditions extrêmement, voire trop, spectaculaires. Des visions atroces, certes, mais on sent que Franck Bouysse se retient, aurait envie mais …freine « des quatre fers ». Son imagination débridée semble  » canalisée « ,  un peu aseptisée. L’indicible …ne l’est plus, les scènes semblent se répéter sur le même schéma et on ne vibre que modérément jusqu’au dénouement final, assez prévisible malgré une  » fausse piste  » de qualité , certes , mais trop convenue. C’est incontestablement bien écrit, bien construit, un peu trop stéréotypé “.

• BRÉMOND Mireille, D’ALMEIDA Pierre (sous la direction de) : Cahiers Jean Giraudoux : n° 48 : Supplément au Voyage de Cook. 1 vol. br, 297 p, illustrations, biblio, éd. Classiques Garnier,  34 €.

Z BREMOND GIRAUDOUX Depuis 1972, les Cahiers Jean Giraudoux ont pour vocation de faire mieux connaître Giraudoux, par la publication de documents inédits et d’études scientifiques sur son œuvre. Sommaire : Introduction de Pierre d’Almeida et Mireille Brémond  – Études sur Supplément au voyage de Cook – Jérôme Hélie État de la question coloniale en 1935. Quelques précisions  – Mireille Brémond : Promenade dans les hypotextes de Supplément au voyage de Cook  – Odile Gannier : L’ironique sagesse des insulaires, Touiavii et Outourou. E. Scheurmann, Der Papalagi et Giraudoux, Supplément au voyage de Cook –  Françoise Bombard : Les sens dans Supplément au voyage de Cook  – Nektarios-Georgios Konstantinidis : L’homme civilisé dans Supplément au voyage de Cook. Surprise, naïveté, docilité et sagesse de l’homme sauvage – Maria-Cristina Pedrazzini : Supplément au voyage de Cook de Jean Giraudoux ou un voyage au pays du langage – Frédéric Roussille Colonisation et signification dans le Supplément au voyage de Cook de Giraudoux  – Catherine Nier : Revue de presse. Supplément au voyage de Cook à la création, réception critique – Pierre d’Almeida Suppléments à la revue de presse – Mireille Brémond Bibliographie de la pièce (Le sommaire complet est disponible sur le site des éditions Classiques Garnier).

• BRUTUS Gérard : Un matin, je partirai. 1 vol. br, 192 p, éd. Mon Limousin, 17 €.

BRUTUS un matin (2) Dans ce nouveau roman,  qui est aussi l’un de ses plus poignants, Gérard Brutus nous plonge dans les années 1990. Voici l’histoire de Nathalie, une adolescente qui va tenter d’aider sa mère à sortir des griffes de son père, ne pouvant plus admettre la vie qu’il lui fait subir. Elle va alors prendre une décision radicale qui va bouleverser à jamais l’existence même de cette famille… Un livre fort, d’une brûlante actualité, qui maintient un suspense palpitant jusqu’à un dénouement inattendu. Gérard Brutus qui est né Objat (Corrèze) en 1959, a passé son enfance à Brive-la-Gaillarde et il vit aujourd’hui à Limoges. Bien connu des lecteurs limousins, Gérard Brutus est l’auteur de vingt trois  romans de terroir dont l’action se déroule dans sa région.

• CHERRIÈRE Éric : Mon cœur restera de glace. 1 vol. br, 228 p, éd. Mon Poche, 7,90 €.

Z Mon poche (2)Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable devant laquelle l’enfant s’était dit “Quand je serai grand, je vivrai là”.  Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une  gueule cassée. Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020, peints sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand.  Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles. De 1918 et 1944 à 2020, “Mon cœur restera de glace” couvre un siècle de guerres fratricides. Ce roman noir, qui explore les destins d’individus ordinaires perdus aux carrefours de l’histoire, est aussi le roman de la beauté face à la violence. De ces fleurs qui poussent sur les champs de bataille.

• CLANCIER Georges-Emmanuel : Le Pain noir : Tome I. Nouvelle édition.  1 vol. br, 420 p, éd. J’ai lu, coll. Littérature générale, 8 €.

Z Pain noir► Le premier tome qui ouvre  une grande saga familiale, originellement publiée en quatre volumes (Le pain noir, La fabrique du roi, Les drapeaux de la ville, La dernière saison) entre 1956 et 1961.  Georges-Emmanuel Clancier y raconte l’histoire de sa famille maternelle et de sa grand-mère, bergère illettrée.  L’histoire commence peu après la guerre de 1870 en Limousin. Cathie Charron est “une grande qui gagne son pain ”, dit son père, une frêle servante de sept ans qui traverse le soir le pré aux fantômes, elle a si peur mais, déjà vaillante, elle affronte sa peur comme elle affrontera les épreuves que la vie lui réserve. Le récit se clôt dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale. Catherine Charron voit les générations se succéder auprès d’elle, ce fils lointain, ce petit-fils écrivain… Il a fallu quatre livres à Georges-Emmanuel Clancier pour retracer cette longue histoire vibrante de tumultes et de tendresses, de douleurs et d’odeurs – celle de la terre, de la forêt au petit matin, des feuilles mortes, du kaolin… Il s’est fait tour à tour historien, ethnographe, romancier et poète pour tenter de saisir l’insaisissable : la totalité d’une vie.

• CLANCIER Georges-Emmanuel : Le Pain noir : Tome II : La Fabrique du roi. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, éd. J’ai lu, coll. Littérature générale, 8,40 €.

Z Clancier fabriqueAprès la mort de la mère, Catherine Charron reste seule pour élever ses deux sœurs cadettes et son frère infirme. À l’âge des chansons et des jeux, elle ne connaît que les devoirs et les peines d’une mère de famille et la lutte quotidienne contre la misère sans cesse menaçante. L’affection émerveillée qu’elle éprouve pour la fille de ses patrons, la belle Émilienne Desjarrige, ne lui fait pas oublier la précarité de sa condition de servante, et pour assurer l’avenir des siens elle accepte de s’embaucher à la fabrique de porcelaine. Hélas, cette vie de sagesse et de labeurs accomplis sans défaillance pour vaincre la pauvreté, pour donner aux petites orphelines le goût du bonheur, et surtout pour mériter la tendresse d’Aurélien, l’ami d’enfance, le compagnon généreux des jours de détresse, ne sera-t-elle pas irrémédiablement ternie par un instant d’égarement, une étreinte furtive un soir de bal ?

• CULOT Anaïs : Meurtres en promo. 1 vol. br, 288 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 8,50 €.

Z Culot► En perte de repères après un cinglant échec professionnel, Lisa retourne dans sa ville natale en Virginie, qu’elle a quittée dix ans plus tôt. Elle y croise des visages familiers, mais elle reste en retrait. Puis, en l’espace de trois jours, deux anciens de ses camarades d’école trouvent la mort. Les souvenirs se bousculent lorsqu’elle comprend que son retour coïncide avec le week-end de retrouvailles de sa promotion 2009. Elle s’y rendra à reculons. Alors que le sang continue à couler, elle est rattrapée par de vieux secrets, qu’elle pensait morts et enterrés grâce à une solidarité estudiantine inoxydable. Une histoire haletante et fascinante. Anaïs Culot n’a de cesse de brouiller les frontières, de décortiquer les facettes de chaque personnage, les rendant tantôt coupables, tantôt victimes. Une lecture noire qui donne un incroyable aperçu de la psychologie à la fois du prédateur et de sa proie, et qui interroge le lecteur sur ce qui est socialement acceptable et sur la justification de la violence.

• DALUIS Julien : Fracassés. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, coll. Plumes noires, 6,90 €.

Z DaluisFrançois Guéronce vient d’être nommé responsable de la protection de l’enfance. Si cette promotion récompense ses valeurs et son travail, il la doit également à sa femme et à ses parents, pour leur disponibilité et leurs sacrifices. Le flot d’histoires tragiques que son nouveau service charrie le conduira vers la famille Lagronie, dont le quotidien repose sur la capacité de débrouille du père, qui a le cœur au bord des coups, et de la mère, globalement dépassée. Lili, l’aînée, treize ans, profite de sa liberté autour du camp. Deux destins qui n’étaient pas faits pour se croiser. L’impact sera violent et projettera les protagonistes dans une course à contre-courant, douloureuse. Julien Daluis signe un thriller dont le réalisme et l’humanité permettent d’appréhender l’enfance en danger. Par le biais d’un scénario infernal, l’auteur livre une vision éprouvée d’un univers méconnu, où le tragique côtoie les rires d’enfants. Il avait à cœur de partager avec le lecteur ce monde complexe, détonant et déchirant. Un premier roman “coup de poing”.

• FAREJEAUX Robert : En panne de sens. 1 vol. br, 210 p, éd. Lucien Souny, 16,90 €.

Y Farejeaux sounyUn homme d’affaires, une cabossée de la vie et un utopiste se retrouvent bloqués dans un ascenseur de la tour Montparnasse. Soixante interminables minutes dans le noir feront basculer leur vie en réveillant leur sens de la solidarité et de la fraternité. Rendus à l’air libre, ils ne se quitteront plus : ensemble, ils iront à leurs rendez-vous respectifs. La suite les conduira aux confins de la Creuse pour résoudre d’autres crises. Ils se confronteront à un territoire économiquement appauvri et parfois abandonné, à des habitants en détresse, à un monde agricole quelque peu éloigné des préoccupations écologiques du moment. Profondément bouleversés, ils élaboreront une philosophie de vie – de survie – basée sur leur complémentarité, une règle de trois unique mise à rude épreuve. Trouveront-ils des issues aux crises personnelles et sociales qu’ils traversent ? À leurs dépens, ils apprendront qu’il faut gravir bien des marches pour monter à ce village de Laichafaux. Robert Farejeaux signe ici un premier roman jubilatoire, prémonitoire et tragique.

•GAUTHIER David : Corvidés, 1 vol. br, 240 p, éd. Envolume, 18,90 €.

Couv-Corvidés-DavidGauthier-300l► L’affaire du Corbeau de Tulle, au début du XXe siècle, a inspiré le journaliste David Gauthier, qui publie « Corvidés », un premier roman truffé de lettres anonymes au cœur de la campagne périgourdine. L’affaire du Corbeau, qui au début du XXe siècle, a défrayé la chronique, provoquant la mort de deux personnes. Pas de nouvel Œil du Tigre dans ce polar qui se déroule dans un village fictif de Dordogne, mais Corvidés, un délateur anonyme qui signe chacune de ses lettres accusatrices d’un sceau portant trois corbeaux. De l’affaire du Corbeau tulliste, il a emprunté des liens avec le pouvoir local et la dispersion, sur la place publique, des lettres anonymes. « La première histoire d’ampleur de la sorte, c’est celle de Tulle, et elle reste encore assez méconnue », résume David Gauthier, qui s’est aussi inspiré d’une plus modeste affaire en Charente, survenue en 2011. Ce roman est un  livre sur la vie à la campagne, sur le pouvoir, sur le journalisme local. Son héros est l’un d’eux et « comme lui, je me serais trompé de A à Z si j’avais dû enquêter sur ce corbeau », explique David Gauthier.

•  GUIGNABEL  Lucien: Au fil de l’eau claire.  1 vol. br, 192 p,  éd. de la Veytizou,  20 €

GUIGNABELÀ la retraite désormais, l’auteur retrouve le pays de son enfance : la Haute-Corrèze… Près d’Ussel et de La Tourette, coulent deux rivières comme deux sœurs : la Sarsonne et la Diège. Une prairie parsemée de pâquerettes les sépare. Enfant, Lucien se baignait dans ces eaux étincelantes, se dorait au soleil de l’été et taquinait les truites vagabondes avec ses copains. Vint ensuite le temps des amours, des belles rencontres : le plaisir de la vie ! Il fallut quitter le pays corrézien pour les études et le travail aux quatre coins du monde… Les retrouvailles et les parties de pêche sur la Sarsonne et la Diège, aux portes d’Ussel n’en furent que plus appréciées !  Un merveilleux récit dans une nature préservée et splendide !

• JAVELAUD Corinne : Les petits papiers de Marie-Lou. 1 vol. br, 368 p, éd. Calmann-Lévy, coll. Territoires, 18,50 €.

JaveaudDans les années 70, Marie-Lou Beltran, serveuse à L’Auberge du bonheur, vit avec sa fille, Dora, et sa mère, Luce, dans la maison familiale du quartier des Chartrons à Bordeaux. La main verte de Luce et les talents culinaires de Marie-Lou font merveille pour créer un cocon harmonieux.  Un trouble naît lorsque pour son anniversaire, Marie-Lou offre à Dora une magnifique poupée, dénichée chez un antiquaire. Les femmes Beltran constatent bientôt que la poupée suscite des phénomènes étranges. Un médium prétend qu’elle est habitée par l’esprit d’un proche assassiné. Comment ne pas penser au père de Marie-Lou, Josué, et à son oncle, Féréol, morts en héros sur leurs arpents de vigne à Saint-Émilion, alors sous la botte allemande ? Prise dans un engrenage de manifestations surnaturelles, butant sur le silence de Luce, Marie-Lou va devoir affronter les démons d’une histoire familiale tourmentée

• JAVELAUD Corinne : L’ombre de Rose-May. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 490 p, éd. Ookilus, coll. Corps 20, 23,50 €.

L-Ombre-de-Rose-May (1)Au milieu du XIXe siècle, dans une ferme du Limousin, la famille Ribéroux mène une vie sans histoire jusqu’au jour où la petite Rose-May, confiée à la responsabilité de son frère, Léonard, par ses parents, occupés aux travaux des champs, est mystérieusement enlevée. On a beau interroger tout le village, fouiller les environs, l’enfant reste introuvable et la disparition inexpliquée. Plusieurs années après, Léonard croit reconnaître sa sœur dans les traits d’une ouvrière porcelainière rencontrée lors d’une foire aux bestiaux. Mais l’inconnue se dérobe, le laissant à ses questions. Pour le jeune paysan, c’est le début d’une quête enfiévrée qui le mènera des manufactures de porcelaine de Limoges jusque sur les traces d’un forçat du bagne de Rochefort à la poursuite d’une bouleversante révélation.

• JAVELAUD Corinne : L’Oubliée de la ferme des brumes. 1 vol. br, 330 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8  €.

Y Javelaud oubliée de la fermeSecrets de famille, mensonges et trahisons dans la tourmente des années 40… Dans les années 40, Colombe vit seule avec ses frères dans une ferme du Limousin. Le cadet, Silvère, aspire à devenir prêtre, mais Marceau, l’aîné, est un homme violent, alcoolique et coureur de jupons. Il déteste Colombe, l’exploite et la maltraite. La jeune femme vit un enfer, jusqu’au jour où le recruteur d’un atelier de dentelles se présente à la ferme. Marceau n’hésite pas un seul instant : il troque sa sœur contre de l’argent. Colombe se retrouve alors en apprentissage dans une ville voisine. Les conditions de vie ne sont pas faciles, mais à force de travail et de courage, la jeune femme conquiert progressivement sa liberté. Elle découvre aussi certains secrets sur ses origines. Des secrets qui vont bouleverser son existence…Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud s’est tournée vers l’écriture. Originaire du Limousin, elle est l’auteure d’une dizaine de romans qui ont connu un succès croissant.

• JOUHANDEAU Marcel, LEIRIS Michel : Correspondance (1923-1977). Édition établie par Denis Hollier et Louis Yvert. Préface, chronologie et notes  de Denis Hollier. 1 vol br, 288 p,  chronologie, index, éd. Gallimard, coll. Les cahiers de la NRF, 23 €.

41DX+nWWMHL._SY344_BO1,204,203,200_Cette courte correspondance inédite et inattendue entre Michel Leiris et Marcel Jouhandeau (94 lettres) s’étale de 1923 à 1977, l’essentiel des lettres occupant les années vingt et trente. Elle révèle une relation peu connue entre les deux grands écrivains. Les deux hommes se sont rencontrés en 1923 dans l’appartement d’André Masson où Max Jacob, qui donne des conseils poétiques au jeune Leiris (22 ans), emmène son ami Jouhandeau (35 ans). Dans la nuit du 26 au 27 mars 1924, épris d’alcool et de lyrisme, ils vivront une union “mystique” qui se traduira concrètement par une relation homosexuelle. Assez rapidement, Leiris comprend que Jouhandeau est amoureux de lui et replace leur relation en termes d’amitié. Leiris admire Monsieur Godeau intime qui vient de paraître en revue et envoie des poèmes que Jouhandeau juge trop influencés par Mallarmé. Jouhandeau se confie sur l’espérance, la foi et l’amour et revient sur le “ merveilleux ”de leur rencontre. Tandis que Jouhandeau vit une relation orageuse avec sa femme Élise dite Caryathis, Leiris trouve un emploi comme secrétaire à la revue Documents de Georges Bataille. En 1936, Jouhandeau se sent blessé par les extraits sibyllins de l’Age d’homme qui le concernent, mais quelques temps plus tard c’est Leiris qui rompt à cause de la profession de foi antisémite de Jouhandeau dans l’Action française. Ils renouent en 1937, « l’amitié sous la cendre » n’est pas morte, écrit Jouhandeau. En 1940, Leiris est mobilisé en Algérie et donne des nouvelles. Suite à une rupture plus grave avec la guerre, la correspondance s’interrompt jusqu’en 1966. Malgré tout, le souvenir et l’affection demeurent, les deux hommes échangent une dizaine de lettres entre 66 et 77.

• KAMMACHER  Fabien : L’aube d’une ère nouvelle : Tome 1 : Une aurore printanière. 1 vol. br, éd. Librinova, 14, 90 €.

book-10019Avec ce premier tome de “L’aube d’une ère nouvelle”, le Limousin Fabien Kammacher inaugure une saga qui s’interroge sur le sens que chacun peut donner ou redonner  à sa vie. C’est le pari que se lancent les personnages du roman : voir la vie autrement, faire un pas de côté pour changer son existence. Arthur, Louisa, Nadia, Dora ou Adam sont à la croisée des chemins. On ne sait où ils vivent, mais tous doivent choisir. C’est le moment crucial où chacun s’interroge sur son avenir et son désir d’évolution. Pour conter ces temps forts, l’auteur a choisi de manier l’humour et la légèreté, au plus près de la nature, en s’inspirant du théâtre ou d’une BD écrite. Chaque lecteur, qu’il vive en ville ou à la campagne, se retrouvera facilement dans ces personnages autant que dans leurs questionnements. Même si tout le monde n’est pas prêt envisager un changement radical de vie, si chacun fait un pas, même minime, il y aura un changement. Une manière de donner du rêve et des espoirs, face à des situations personnelles qui peuvent paraître compliquées, en montrant qu’il est possible de revenir aux valeurs essentielles.  Pharmacien de formation, engagé dans une ONG, une société pharmaceutique et aujourd’hui à son compte,  Fabien Kammacher voit  dans les mots un moteur du changement, tout en répondant à son besoin profond d’écrire et d’agir.

• LOUTY Pierre : Marguerite, ma grand-mère. 1 vol. br,  éd. de la Veytizou, coll. Récits de vie, 20 €.

Z LOUTYOrpheline de mère à quatre ans, Marguerite n’est jamais allée à l’école. Elle ne parlera donc que le patois, tout au long de sa vie. Elle se retrouve  placée à Saint-Lazare, en 1885, pour garder les jardins des maraîchers. En 1900, alors qu’elle a vingt ans, elle épouse Antoine, un jeune paysan. C’est pour elle  le début d’une vie de  bonheur. Cinq garçons viendront ensuite  égayer le foyer de ce couple de travailleurs de la terre. Marguerite avait finalement un secret : le partage et la fidélité. En 1967, elle quitte ce monde, au terme d’une vie faite de labeur et de bonheur ! Ce récit est une invitation à découvrir qui était Marguerite, la grand-mère de Pierre Louty.

•  LOUTY Pierre: Les vendanges de l’amour. 1 vol. br, 384 p, éd. de la Veytizou,  22 €

LOUTY VendangesGeorges Flacassier allait avoir 100 ans lorsqu’au soir de Noël 2019, il quitta ce monde. Au lendemain de la Grande Guerre, il avait vu le jour à Grand Bois. Quand le coucou avait fait  entendre son chant moqueur au plus profond des taillis de la Croix-de-Jacques, le petit Georges avait pris  à regret le chemin des écoliers. A treize ans, il était entré  à l’École d’Agriculture du Glandier en Corrèze. Il avait ainsi traversé le XXe siècle, connu les années noires de l’occupation allemande, apprécié les lendemains qui chantaient de la Libération… Georges était devenu maire de sa commune de La Violette sur les bords de la Briance. Il avait épousé une belle jeune fille et transformé et embelli son domaine de Grand Bois. Aux vendanges de Queyssac-les-Vignes, il avait goûté à l’amour…  Bref, Georges Flacassier avait connu le Progrès mais il avait aussi redouté les dangers et les excès des apprentis sorciers de la Chimie… A l’heure où il s’éteignait dans sa maison de Grand Bois, il avait même vu se répandre ce virus dévastateur que l’on appelait la Covid-19…Une aventure humaine inoubliable ! Une vie, un exemple !

• MALAVAL Charline : Le chant du perroquet. 1 vol. br, 320 p, éd. Préludes, 18,90 €.

Z MalavalSão Paulo, 2016. Tiago, un jeune journaliste indépendant, fait la connaissance de son voisin, Fabiano, qui habite le quartier depuis plusieurs décennies, avec un perroquet pour seul compagnon. Au fil de leurs rencontres, le vieil homme raconte son passé à Tiago, l’épopée d’une existence soumise aux aléas de l’Histoire. Le départ de son Nordeste natal pour participer à la construction de Brasília avec ses parents, son travail d’ouvrier dans les usines Volkswagen de São Paulo… et, surtout, il lui parle de la femme de sa vie, qui a disparu à la fin des années 1960, sous la dictature. Avec l’idée d’en faire le sujet de son premier roman, Tiago recueille, fasciné, ce palpitant récit et, son instinct de journaliste reprenant le dessus, il décide d’effectuer des recherches par lui-même. Mais bientôt les pistes se brouillent et le doute s’insinue dans son esprit. Véritable ode à la transmission, à l’amour, à la résistance, Le Chant du perroquet nous offre également, grâce à ses personnages inoubliables et à son écriture vive et magnétique, un magnifique et vibrant hommage à un Brésil immortel, celui d’hier et d’aujourd’hui. Charline Malaval est née en 1984 à Limoges et elle a grandi en Corrèze. Après avoir enseigné au Brésil, à l’île Maurice, en Bulgarie et au Vanuatu, elle est aujourd’hui professeure de lettres au lycée français de Riga (Lettonie).

• MALAVAL Charline : Le marin de Casablanca. Nouvelle édition. 1 vol. br, 310 p, éd. Livre de poche, 7,70 €.

9782253262305-001-T Il était grand, brillant, ambitieux et il adorait Jean Gabin, son modèle. Un à un, il avait gravi les échelons de la marine et voulait explorer le monde. En avril 1940, il disparait brutalement dans l’explosion de  La Railleuse, un navire de guerre stationné dans la rade de Casablanca.  Il s’appelait Guillaume, il venait d’avoir vingt ans. Elle est vive, passionnée et sensible. Le Maroc d’aujourd’hui l’enchante et elle est sûre que, un jour, elle parviendra à réaliser son rêve : ouvrir dans sa ville un cinéma d’art et d’essai. Mais son histoire est bancale : elle ignore tout de sa famille paternelle. Elle, c’est Loubna, elle a presque trente ans. Pour construire son avenir, la jeune femme devra creuser son passé et percer le mystère qui entoure le marin de Casablanca. Un roman choral peuplé de personnages attachants, et qui distille secrets et révélations au cœur d’un Maroc fascinant d’exotisme et de lumière.

• MARCHEGAY Philippe : Marius, petit gabarier clandestin de la Dordogne. Illustrations originales de Tanguy Crovisier. 1 vol. br, 160 p, 20 illustrations, éd. l’association Argentat Dordogne CK. (à paraître le 1er avril)

couvmarius2.XVHlohyKUjeK (2)À travers ce cinquième livre,  Philippe Marchegay  qui a participé pendant 35 ans à la mise en valeur du sport de pleine nature aux quatre coins de la Corrèze, et notamment sur la rivière Dordogne, entend valoriser le patrimoine fluvial local. Il raconte le périple d’un enfant de 8 ans, embarquant clandestinement en 1872,  à Spontour, sur une gabare,  en direction de Libourne. Si l’aventure du garçon sort tout droit de l’imagination de l’auteur, les termes techniques et les noms des auberges lors des étapes, reflètent la réalité historique. Pour ce faire, Philippe Marchegay s’est appuyé sur l’ouvrage de Jean-Baptiste Blaudy, “Gabarier sur la Dordogne”, basé sur des carnets de bord tenus au début du XXe siècle. Son ambition est d’abord de donner aux plus jeunes l’envie de s’approprier le patrimoine fluvial et l’histoire locale. Ensuite, “Marius, petit gabarier clandestin de la Dordogne” pourrait faire l’objet d’une adaptation théâtrale, afin d’être  joué dans les écoles,  collèges et  lycées du territoire de la Xaintrie, mais aussi sur l’une des gabares de la vallée (Argentat Beaulieu, Spontour).

• MASSOUBRE Bernard : Le diable se cache dans les détails. 1 vol. br, 300 p, éd. L’Astre bleu, 18 €.

imageMaître Jacques Faurier, ténor du barreau de Lyon, est un avocat plaidant, défenseur des nobles causes. Mais la robe ne fait pas le moine. Car Faurier est l’ami du pauvre et du riche… surtout s’ils ne sont pas vertueux et il garde ses propres travers bien cachés aux yeux de tous. Un jour pourtant, son destin le rattrape. Le diable se cache dans les détails est l’histoire fantasmée d’un fait-divers sordide, celui vécu par l’auteur. À la préadolescence, il a subi pendant deux ans les viols d’un étudiant en médecine. L’intrigue de ce polar diverge de la réalité, mais pas les agissements du prédateur sexuel. “Un polar cathartique, porté par le commandant Continsouza, un héros au grand cœur (en même temps qu’un clin d’œil à la Corrèze natale de son auteur), qui détecte vite que le crime sur lequel il enquête se rapporte à des abus sexuels (…).Le meurtre s’est produit à Lyon, une ville empreinte d’un catholicisme social bon teint, dont Bernard Massoubre se fait fort d’explorer les recoins les plus sombres. Visitant dans son enquête tous les lieux, des colonies de vacances aux églises, jusqu’aux quartiers glauques de Thaïlande, où s’exercent les violences pédophiles” (La Montagne – 21 mars)

• MÉRIL Macha : Vania, Vassia et la fille de Vassia. 1 vol. br, 352 p, éd. Liana Lévi, coll. Piccolo,  21 €.

Meril► Dans une vallée de la Corrèze, entre bois et prés sauvages, une petite communauté de cosaques s’apprête à célébrer la Noël orthodoxe. Nous sommes en janvier 1939. Depuis bientôt vingt ans, ces fils de cavaliers de la Garde impériale du Tsar vivent en autarcie dans le domaine de La Motte hérité d’un général russe qui l’avait autrefois gagné au jeu. Arrivés en France après la révolution d’Octobre, ces hommes se consacrent à l’élevage des chevaux, de nobles animaux auxquels ils sont historiquement liés. La guerre rouvre les anciennes plaies : ne faut-il pas tenter de libérer la Russie du bolchevisme, quitte à s’allier avec Hitler ? C’est le choix de Vassia, qui ne parvient pas à tourner la page du passé. Il abandonne derrière lui sa fille unique Sonia, orpheline de mère, et son indéfectible ami Vania, qui sait ce qu’il en est des guerres et ne veut en aucun cas partir à l’aventure. Vania prendra soin d’elle et l’accompagnera jusqu’au bout du chemin de l’assimilation. Déterminée à sortir de la misère et de sa petite communauté, elle embrassera un flamboyant destin politique. Vania, avec sa modestie et sa force tranquille, se mettra au service de son ambition. Les personnages de ce surprenant roman sont animés par les enjeux qui furent ceux de la communauté des Russes blancs pendant la guerre et après 1945: reprendre le combat contre Staline, s’intégrer en France en oubliant le passé, ou rester russe tout en défendant la République française. Auteur de nombreux ouvrages, Macha Méril, fille du prince Wladimir Gagarine,  évoque dans ce grand roman, qu’elle porte en elle depuis des années, la condition des Russes blancs en France.

• MICHELET Claude : Une fois sept. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br,  284 p, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand,   14,50  €.

Z Michelet (2)Ce livre apparaîtra aujourd’hui, pour les centaines de milliers de lecteurs des Grives aux loups et des Palombes ne passeront plus, comme le livre de l’amitié qui s’est tissée entre l’auteur et ses lecteurs. Claude Michelet raconte son enfance, à Brive, dans une famille provinciale, bourgeoise et bien-pensante : rien de plus banal, avant 1940. Mais voici la défaite, le déferlement de l’exode et, pour Edmond, son père, la Résistance, l’arrestation, la déportation, enfin la nomination comme ministre des Armées ! Toute la famille quitte Brive et se retrouve à Paris dans d’immenses appartements qui donnent sur la place de la Concorde. Une nouvelle vie commence. Mais les écoles parisiennes ne lui font pas oublier les bois de la Corrèze ; en vérité, il étouffe à Paris : à quatorze ans, il décide qu’il sera agriculteur. On connaît la suite – et comment le petit dernier de la famille est devenu écrivain et célèbre…

• RODRIGUEZ Christophe: La ferme de la Quiterie. 1 vol. br,  224 p, éd. de la Veytizou, 20 €

RODRIGUEZ (2)Une Cosette en Creuse à la fin du XIXe siècle ? Jojo, une petite fille,  était le souffre-douleur de sa famille. Ses parents étaient  de riches propriétaires terriens, les fermiers de la Quiterie, qui terrorisaient le voisinage. Heureusement, la pauvre petite s’engageait parfois dans les chemins creux qui menaient aux terres de Joupillou, un jeune paysan pauvre au grand cœur, toujours accueillant…  Jojo réussira-t-elle à échapper à la tenaille familiale et à bâtir un bonheur fragile ?  Un roman de nos terroirs et une aventure inoubliables !

• SABIN Marie-Vanessa : Le jeu en vaut la chandelle. 1 vol. br, 360 pages, autoédition Marie-Vanessa sabin (disponible sur le site Amazon), 17,88 €.

41Y4hUafDAL._SX195_Celui que toute la famille nomme affectueusement “Tonton Émile”, vient de décéder à 90 ans. À la tête d’une fortune colossale, il n’a ni femme ni enfant pour lui succéder. Trois de ses proches parents sont convoqués chez la notaire pour percevoir l’héritage. Oscar, un instituteur avaricieux à la retraite, Maddy, une ancienne commerçante acariâtre et enfin Frédérique, une ravissante quadragénaire vénale. Les héritiers pensent partager en trois parts égales le magot. Toutefois, le testament du vieil homme prévoit une excentricité qui va les obliger à quitter leur quotidien trop tranquille. Pour toucher le gros lot, ils devront découvrir la combinaison d’ouverture du coffre-fort de Tonton Emile. Afin d’y parvenir, ils auront à élucider des énigmes dont les solutions sont éparpillées aux quatre coins de la France. Oscar retrouve une seconde jeunesse. Il embarque de force sa femme Monique sur les routes de France à la découverte de la société de consommation. Frédérique, épouse d’un baron fortuné, tombe sous le charme d’un séduisant détective privé sans le sou. Maddy, la grand-mère qui préfère être seule que mal accompagnée, se décide enfin à mettre le nez hors de chez elle. C’est à sa petite-fille Florence qu’incombera la lourde tâche de supporter ses caprices imprévisibles. Une comédie déjantée, pleine d’humour et d’émotions qui transportera le lecteur dans une incroyable aventure. Née à Limoges, Vanessa-Marie Sabin est une passionnée de littérature classique.

• SIGNOL Christian : La grande île. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 265 p, éd. Gabelire, 23,95 €.

9782370832870► Une histoire universelle où Christian Signol évoque avec sensibilité la fuite du temps, le passage à l’âge adulte et la splendeur de la nature : “C’était avant que la vie nous emporte, avant que je comprenne vraiment ce qui se passait là, dans le secret des arbres, le murmure de l’eau, le parfum des herbes et cette lumineuse enfance qui me faisait tellement battre le cœur” … Une île sur la Dordogne. Un monde aquatique, poétique et mystérieux, propice aux rêves, un refuge. C’est là que vivent Bastien et sa famille. L’eau et la rivière sont leur univers, un paradis qui les fait vivre et les enchante, jour après jour. Mais si la guerre ne parvient pas à en briser l’harmonie, tout se dissout pourtant peu à peu, sauf le souvenir du bonheur, de l’enfance éternelle. Une histoire universelle qui évoque le Giono du Chant du monde. Jamais Christian Signol n’avait suggéré avec autant de sensibilité et de nostalgie la fuite du temps, le passage à l’âge adulte et la splendeur de la nature.

• SIGNOL Christian : Même les arbres s’en souviennent. Nouvelle édition. 1 vol. br, 240 p, éd. Livre de poche, 7,40 €.

Z Signol Lassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Emilien, son arrière-grand-père, qui s’est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c’est là que s’est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l’histoire familiale et, pour mieux s’en imprégner, demande à son arrière-grand-père d’écrire le récit de sa vie. Emilien raconte alors comment il est né dans ce hameau du Limousin en 1915, et comment, malgré un travail acharné, il a assisté à la désertification des campagnes qui tentaient de basculer dans la modernité. C’est pourtant là, dans ces venelles qu’il faut aujourd’hui défricher, que Lucas et son arrière-grand-père aiment à rêver que tout n’est pas perdu. Dans ce roman sensible et plein d’espoir, Christian Signol évoque la transmission entre des générations que tout semble séparer mais qui ont en commun l’essentiel : le vrai sens de la mémoire et de la vie.

• SIGNOL Christian : Sur la terre comme au ciel. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 380 p, éd . À vue d’œil, coll. Corps 20, 22 €.

Z SignolDans la campagne berrichonne, Ambroise est garde d’un parc naturel, devenu le paradis des oiseaux. C’est un homme simple et amoureux de la faune, qu’il protège grâce à sa connaissance immémoriale de la nature. Mais Ambroise est accablé par la disparition de son fils, Vincent, parti au Canada dix ans plus tôt. Récit d’une renaissance, ode à la beauté et au mystère du monde, le nouveau roman de Christian Signol convoque des thèmes chers à l’auteur d’une œuvre qui célèbre la nature et dénonce le danger qui la menace. Sur la terre comme au ciel est l’histoire poignante d’un père et d’un fils séparés par le destin. L’un n’a jamais quitté la terre qui l’a vu naître, cet univers immuable auquel il est viscéralement attaché et dont il connaît les moindres secrets. L’autre, poussé comme un oiseau migrateur vers un ailleurs plein de promesses, est parti au Canada à la découverte des grands espaces et n’a plus donné de nouvelles depuis dix ans. Jusqu’au drame qui, peut-être, les ramènera l’un vers l’autre. Christian Signol a ce talent pour évoquer l’immensité du ciel, les étés flamboyants et les aubes limpides. Des étangs du Touvois aux grands espaces du Nord québécois, ce récit pudique est un hymne au pouvoir consolateur d’une nature.

• TABOURY Daniel : Jim, le chien, la rivière.1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, 16,90 €. 

Z TABOURYUn chevreuil abattu à ses pieds alors qu’il flâne dans la forêt. La tête de la bête se retrouve plus tard sur le pas de sa porte. L’accueil n’est pas meilleur chez les voisins. À la Combe des Bois se murent un patriarche infirme et sa fille qui dirigent, dans le secret absolu, la propriété et les terrains attenants. Visiblement, la présence du nouvel arrivant ne plaît pas. Pire, elle dérange. Et pourtant, c’est au cœur de cette campagne que Jim, frais émoulu d’une formation de guide de pêche, s’installe avec son projet de reconversion, ses espoirs, et un passé décevant. Il sera confronté à un milieu aussi trouble qu’attachant. Dans cette histoire maîtrisée et captivante, Daniel Taboury campe une étonnante galerie de personnages hauts en couleur, souvent des laissés pour compte, abandonnés sur le bord du chemin sur ces terres oubliées de l’Administration. L’auteur a l’art d’explorer les mystères des vies, les méandres de l’âme humaine et les rives des passions. Une quête authentique et originale de l’intime. Il a signé d’autres romans aux éditions Lucien Souny, dont De retour, Silence de plomb.

• TILLINAC Denis : Le bonheur en Corrèze. Préface de Denis Tillinac. 1 vol. br, 1150 p, éd. Omnibus – Presses de la Cité, 29 €.

Z TillinacQuelques mois après sa disparition, les Presses de la Cité ont choisi de regrouper en un volume de la collection Omnibus  huit romans “provincialistes ” de l’écrivain, journaliste et polémiste : Spleen en Corrèze – Le Bonheur à Souillac – L’Eté anglais – A la santé des conquérants – Maisons de famille – Un léger malentendu – L’Hôtel de Kaolack – Le Jeu et la chandelle. Dans ces romans, on retrouve les thèmes chers à l’auteur, la quiétude face à la sauvagerie parisienne, le culte de l’amitié, le rejet des modes et des excès de la modernité, les pièges de la nostalgie, les ambitions bafouées, des histoires écrites avec la “musique Tillinac”, un ton mélancolique tout de retenue dans lequel le passé affleure. Denis Tillinac, observateur aigu des mœurs de l’époque, aura publié plus de cinquante ouvrages – romans, essais, récits, poésie – depuis 1979 et Spleen en Corrèze, le roman qui l’a fait connaître. Corrézien d’origine et d’adoption, ce Parisien a mis la province au cœur de son œuvre de fiction. Cette anthologie est un hommage à un écrivain qui ne pouvait pas laisser indifférent ses lecteurs.

• VALADAS Michel : Le Limousin au cœur, la mémoire des Mots. 1 vol. br,  384 p,  cahier de 24 aquarelles de l’auteur, éd. de la Veytizou, 23 €

Numérisation_20210330 (2)► Originaire de Saint-Pierre-Chérignat, retraité dans le pays minier du Nord-Pas-de-Calais, Michel Valadas revient souvent dans la maison familiale de Châtelus-le-Marcheix en Creuse. Il y retrouve sa campagne, les émotions de son enfance, les couleurs de son Limousin. Il nous offre son abécédaire amoureux de la région, autant de braises ardentes qu’il a ranimées sous la cendre encore tiède des souvenirs.  L’accordéon du grand-père, le couteau de son père, le blé noir, les topinambours et les rutabagas : des mots qui vous disent nos racines profondes ancrées dans la bruyère fleurie et généreuse.  Un beau livre, avec des allures de diamant creusois qui permet de se replonger dans le chemin des bruyères et des souvenirs à travers ce florilège amoureux du Limousin.

• VANDEVIVERE Claire : Une alchimie inattendue. 1 vol. br, 176 p, éd. Lucien Souny, 15 €. 

Z VANDEVIVERECarole débarque au Boomerang pour un important repas d’affaires. Elle est accueillie par le beau Diego, le patron d’origine mexicaine, et par Steve, le serveur, tellement sympathique qu’on lui pardonne sa nonchalance et ses maladresses. Rien n’échappe à la vieille Huguette, autant discrète qu’espiègle, qui a fait du lieu sa cantine du midi. Au fil des apparitions de Carole, ce petit monde cabossé et discordant commence à s’apprivoiser, à se disputer aussi. La complicité finira pourtant par s’installer jusqu’au moment où tout s’écroule: Diego ne reçoit plus de lettres de sa famille, les démons de Carole refont surface, la mère de Steve est aux soins intensifs, et Huguette se perd en ville. Comment vont-ils s’en sortir? Tomberont-ils comme des dominos ou s’aideront-ils à se relever? Avec justesse, humour, tendresse et légèreté, l’histoire de ce quatuor improbable incite à s’interroger sur le sens de la vie et la quête du bonheur. Elle permet également à l’auteure d’aborder des sujets qui lui tiennent à cœur, comme les violences conjugales, le sexisme, la place des aînés dans la société, ou l’environnement…Claire Vandevivere a signé un précédent roman, Trois Week-ends en famille, paru en 2017 aux éditions Lucien Souny.

• VANNIER Roger : Ils auraient pu faire une belle famille. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Z Vannier► Ludovic a été adopté. Sa mère est médecin et son père, chercheur. Il s’est très vite intégré et s’est fait des amis à l’image d’Aurélie, qui, à dix ans, n’a d’yeux que pour son petit copain noir. Des sentiments irréversibles. Si les enfants n’attachent aucune importance à la couleur de la peau, il en va autrement pour certains adultes. À commencer par le grand-père de Ludo. Cardiologue de renom, fondateur du laboratoire familial, à la tête d’un empire immobilier, il renie son petit-fils jusqu’à l’humiliation. Et jamais, au grand jamais, sa fortune ne lui reviendra.  Les années s’écoulent et Ludovic devient docteur à son tour. Il travaille maintenant au laboratoire permettant ainsi à ses parents de se consacrer à leur passion, la voile en mer. Au cours d’un voyage, le drame couve : le couple ne donne plus signe de vie. L’inquiétude est à son comble. Chez le grand-père aussi, car si son fils unique venait à disparaître, son héritier direct et incontestable serait Ludovic. Impossible d’y déroger! Mais Louis-Étienne, lui, l’entend d’une tout autre oreille. La haine, comme l’amour, n’a pas de limites.  Les préjugés sont tenaces, parfois même obsessionnels, et étrangers à toute notion de génération ou d’époque. Roger Vannier n’a de cesse de croire qu’un jour l’homme finira par les éradiquer pour construire un monde meilleur.  Il est l’auteur de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont Les Âmes voyageuses, Une Histoire en suspens, La Ferme des lilas.

• VINCENOT Matthias : Une éternité provisoire. 1 vol. br, 74 p, éd. Unicité, coll. Le Vrai Lieu, 13 €.

couverture_200px (2)Matthias Vincenot contemple la mer comme il contemple la vie avec cette lucidité propre aux poètes engagés dans le réel qui n’est pas l’actualité que l’on croit. Cependant, il ne s’y perd ni ne s’y noie. Son écriture a parfois des airs de chanson ou de pamphlet, parfois la mélancolie se fait jour mais sans désespoir. L’humour vient à la rescousse de la tristesse possible et le lecteur appréciera la clarté de l’intention, le juste ton et la juste mesure des poèmes de Matthias Vincenot qui écrit pour se tenir tête.Dans ce recueil de poésie,  le jeune père remonte aux sources, explorant les raisons de son écriture et toutes ces choses, lieux ou rencontres, qui l’inspirent. Chaque poème est  comme autant de déclarations d’amour et d’amitié, d’appels à se réjouir et à se souvenir, de regards portés sur un monde pas toujours très beau mais que l’œil du poète enjolive toujours” (La Montagne – 13/02).

• VINCENOT Matthias : Chroniques des temps. Préface de Jean-Pierre Jouyet. 1 vol. br, 122 p, éd. de Passy, 15 €.

image_1736272_20210119_ob_01398b_9782351460917Matthias Vincenot reprend ici des textes parus entre octobre 2015 et décembre 2020 dans le magazine FrancoFans, sous le titre “Le mot et la note”. Sous l’apparence des choses, ces Chroniques des temps ancrées dans l’époque balaient l’écume tout en rapprochant des poèmes et des chansons de l’actualité du moment, de la plus dramatique à la plus anecdotique. Elles sont, plus largement, l’occasion de porter un regard sur le temps qui passe et sur le sens de l’existence. On y fera des découvertes et on y entendra chanter notre mémoire. Chroniques des temps, d’hier à demain malgré les tumultes, à l’écart des brouillages de l’échelle des valeurs, elles invitent, dans une apparente légèreté, mais avec vigilance, à croire en la beauté. “Rapprochant des poèmes et des chansons, il relit l’actualité, ses moments forts et ses anecdotes par lui seul perçues. Actualité et mélancolie se mêlent parmi  une multitude de références qui portent à fredonner et à songer au temps qui passe et à ce qu’il en reste”…(La Montagne – 13/02)

• VITTÉ Louis-Olivier : Un tendre été. 1 vol. br, 368 p, éd. Mon Limousin (Limoges), 19 €.

COUV-UnTendreEte-Louis-Olivier-Vitte-230x350Au milieu des années 1970, le temps d’un  été, se croisent les destins de jeunes gens insouciants. Les amitiés nouvelles, les jeux défendus, la première cigarette, les premiers émois… Se dessine alors le tableau d’une époque, pas si lointaine que cela, mais qui s’avère pourtant bien différente de celle que nous vivons aujourd’hui. L’auteur invite les lecteurs  à plonger  dans ses souvenirs de jeunesse qu’il décrit dans un style simple et émouvant, avec pour toile de fond,  une Dordogne omniprésente. On suit avec bonheur les aventures estivales de Jules, Henri, Marianne, et les autres. Depuis une vingtaine d’années, Louis Olivier Vitté, à travers ses nombreux romans, a fait le récit d’un limousin intime et authentique, la terre de ses ancêtres, entre Corrèze et Dordogne.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• ALLARD Jean-Marie : Hospitaliers et Templiers dans la Creuse.1 vol. br, illustrations, éd. Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, coll. Études creusoises – Tome XXVIII, ,15 € (21 € franco)

ZZZZZ► “Hospitaliers et Templiers dans la Creuseest la concrétisation d’un travail amorcé en 1984 par un mémoire de maîtrise sur la commanderie templière de Blaudeix.  Encouragé par Bernadette Barrière, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Limoges, Jean-Marie Allard  a poursuivi  ses recherches en s’appuyant à la fois  sur les publications antérieures, les recherches universitaires récentes et le dépouillement des fonds d’archives. Hospitaliers et Templiers, qui trouvent leurs origines dans les Croisades, étaient bien implantés dans la Marche, notamment, à Bourganeuf pour les premiers. Si les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem avaient pour mission de soigner les pèlerins qui se rendaient sur le tombeau du Christ, les Templiers, ou Milice des pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, avaient uniquement vocation  à  protéger les pèlerins et à défendre par les armes la Terre Sainte. Bien que tardive,  la présence des Hospitaliers et des Templiers a profondément marqué le territoire creusois, ainsi qu’en attestent   les commanderies, maisons et églises, dont la description est étayée dan ce livre  par de nombreuses photographies. Malgré la modestie de leurs implantations dans une région pauvre, ces ordres militaires ont bien contribué à  forger le paysage rural local.

• ANDRAULT-SCHMITT Claude, BOUVART Patrick, TREFFORT Cécile (sous la direction de) : Fontevraud et ses prieurés – Études d’histoire, histoire de l’art et archéologie.  Avant-propos de Jacques Dalarun. Présentation de Claire Andrault-Schmitt. 1 vol. br, 302 p, index, biblio, éd. PULIM (Limoges), 22 €.

-84287-817-7 (2)► Si le monastère de Fontevraud est étudié depuis longtemps, et savamment, le réseau de ses prieurés reste insuffisamment exploré, qu’il s’agisse des établissements installés au plus près du Moûtier principal, dans la même enceinte, ou des satellites dispersés en France, en Angleterre et un peu en Espagne. En septembre 2015, un colloque a permis d’ouvrir ce dossier passionnant. Chacun des sites évoqués a été traité de façon autonome, mais l’ensemble a mis en cause la pertinence des listes tardivement établies, l’universalité du système des prieurés doubles (femmes et hommes dans deux cloîtres proches), la façon de nommer les dépendances. La recherche n’est qu’amorcée. Toutefois, les Actes ici réunis montrent que si la problématique est originale, en raison d’un gouvernement centralisé, exercé par une femme, elle est susceptible d’éclairer l’étude d’autres ordres religieux. Ainsi, interroger la terminologie et la notion de prieuré, qui au Moyen Âge central renvoie exclusivement aux personnes, prieurs et prieures, se situe au cœur de l’actualité scientifique. Introduit par un avant-propos de Jacques Dalarun, l’ouvrage aborde ensuite des sujets soulignant l’originalité du phénomène fontevriste : les questions de l’inventaire, de la genèse, voire de l’échec, des prieurés ; la présentation des fonds d’archives disponibles ; une mise en perspective politique et artistique dans l’Aquitaine des  Plantagenêt. La quatrième et plus importante partie du recueil réunit six ensembles claustraux en huit contributions. Ces monographies sont diversement argumentées en raison des conditions de l’investigation archéologique mais aussi des rythmes d’évolution des fondations ; elles appellent au lancement de nouveaux chantiers et à la multiplication des enquêtes.

• BREUIL Geoffroy de : La chronique de Geoffroy du Breuil, prieur de Vigeois. Texte en latin traduit par Bernadette Barrière. Mise en forme et annotations de  Stéphane Lafaye, Jean-Marie Allard, Jean-François Boyer. 1 vol.br,  XCIV + 372 p, illustrations, biblio, index, éd. Société de l’histoire de France, 89 €.

G de beruil (2)La chronique de Geoffroi de Breuil († 1185), prieur de Vigeois au diocèse de Limoges, est une des principales chroniques limousines, très souvent utilisée ou citée par les historiens du Limousin certes, mais aussi des XIe et XIIe siècles, pour tout ce qu’elle apporte sur l’histoire de la société et des mœurs de son temps, même si le témoignage de Geoffroi est parfois partiel ou partial, mais c’était un observateur critique des affaires de son époque. Moine bénédictin, il s’intéresse tout particulièrement à la pratique religieuse, mais aussi aux grandes familles seigneuriales, à leurs rivalités et leurs querelles. Il est ainsi un témoin exceptionnel de la guerre entre Henri II Plantagenet et son fils Henri le Jeune dans les années 1182-1183, qui occupe en grande partie le livre II. Le manuscrit original, qui est mentionné dans les plus anciens inventaires de la bibliothèque de Saint-Martial de Limoges, au XIIIe siècle, est perdu depuis longtemps, mais le texte a fait l’objet de plusieurs copies au XVIIe siècle et a été publié en 1657 par le jésuite Philippe Labbe au tome II de sa Nova Bibliotheca. L’édition du livre I avait fait l’objet de la thèse d’École des chartes de Pierre Botineau en 1964 et sa traduction entreprise à la fin des années 1990 par Bernadette Barrière et ses étudiants de l’université de Limoges, qui ont souhaité mener à son terme ce projet et en particulier procéder à la révision de la traduction et à uniformisation des notes.

• CARLE Benjamin, LOPEZ David : Sortie d’usine : les GMS et la désindustrialisation. Album BD.  Illustrations de David Lopez. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, éd. Steinkis, 18 €

arton13311963 – De Gaulle rejette le Royaume-Uni du Marché unique, Jacques Anquetil gagne son quatrième Tour de France, la durée du service militaire est ramenée à 16 mois, le premier hypermarché sort de terre et… la SOCOMEC est créée à La Souterraine, dans la Creuse. 57 ans et une dizaine de repreneurs et de redressements judiciaires plus tard, la plus grande entreprise de la Creuse ne compte plus que 120 employés, soit près de quatre fois moins que dans les années 1980. Beaucoup de Français entendent parler de GM&S pour la première fois en 2017, alors que les salariés menacent de faire sauter leur usine de sous-traitance automobile pour lutter contre sa fermeture. A travers Sortie d’usine, quatre leaders de la lutte nous racontent les combats de ceux qui se sont battus pour maintenir sur les rails un bastion industriel qui n’en finit plus d’être sur le point de disparaître. Cette enquête raconte le combat d’ouvriers, dessine le portrait d’une ville, replonge dans les archives et les données économiques pour comprendre comment nous en sommes arrivés là. Elle fait aussi, en creux, les comptes de la désindustrialisation dont les conséquences continuent de se dévoiler. Même dans le “ monde d’après ”.

• CHÂTAIN Georges : 1871 – Les Limousins et la Commune. Préface de Maurice Robert, docteur en ethnologie, directeur de recherche au CNRS. 1 vol. br, 128 p, éd. Le Puy-Fraud.  

X Chatain communePar milliers, des Limousins  travaillaient sur les chantiers de construction du baron Haussmann pour la transformation de la Capitale. Ils ont alors été les premiers à s’engager dans la Garde nationale à la tête du soulèvement. Dans le même temps, et à l’instar de sept autres villes françaises, la fièvre sociale explosait à Limoges et se propageait jusque dans les bourgs les plus éloignés. Le Limousin, archétype d’une terre paysanne immuable, a vécu intensément la Commune de 1871. On ne le sait pas. Les ouvriers limousins ont payé un lourd tribut. On ne compte ni les morts sur les barricades, ni les fusillés, ni les emprisonnés, ni les déportés en Nouvelle-Calédonie et en Guyane. On les a presque oubliés. L’insurrection communarde du printemps 1871 a longtemps été traitée comme une brève convulsion de l’histoire, une anecdote très parisienne sans conséquence, vite effacée par l’indifférence ou l’hostilité de la France profonde. Des travaux récents ont mis à mal cette idée reçue et c’est dans cette perspective de recherche que s’inscrit cet ouvrage : la Commune est aussi une histoire limousine. Journaliste indépendant, Georges Châtain a travaillé pour la presse régionale, nationale et étrangère. Il a réalisé des films documentaires et a signé plusieurs livres sur le patrimoine et l’histoire du Limousin. Chez le même éditeur, il a publié “Georges Guingouin, itinéraire d’une pensée militante” (2018)

• DE FROMENT Bernard, RIQUIER Alexandre : Le département pour les nuls. 1 vol. br, 280 p, éd. First éditions, 11,95 €.

Z de Froment (2)Un livre hommage à ces collectivités créées en 1789, sous la Révolution française, et qui pourraient avoir encore de beaux jours devant elles. L’histoire des départements (l’organisation territoriale de la France en 1789, la création des départements (1789-1800), les mutations de l’institution départementale au XIXe siècle et jusqu’à la décolonisation et au début de la Ve République, les années 60 ou le gaullisme territorial réformateur en action, les années 80 ou la libération de la tutelle des préfets dans le grand mouvement de l’acte I de la décentralisation, le bouleversement de la carte cantonale et l’introduction de la parité en 2014 suivie de la suppression de la clause générale de compétences en 2015). Le département, aujourd’hui (carte à jour de la France des départements dans les nouvelles régions, le département, toujours échelon de base, autour du préfet, de l’organisation territoriale de la République, une collectivité territoriale de proximité, aux élus bien identifiés et une collectivité territoriale aux compétences diverses, placées sous l’exigence de solidarité, au cœur des préoccupations et de la vie quotidienne des citoyens. Menaces et atouts pour l’avenir du Département (la concurrence des régions, des métropoles et des intercommunalités en général, les atouts dont disposent les départements pour rebondir, le département, un fils de la Révolution de 1789, ayant su s’adapter aux changements, prêt à affronter les défis du XXI siècle). Déjà auteur d’un roman, “Le bon sens est dans le pré”, publié en 1998, Bernard de Froment a été maire de Saint-Fiel, président du Conseil départemental de la Creuse (1994 à 1998)  et député de la Creuse (1993 à 1997).  

• DESCAMPS Patrick : 92 églises romanes en Corrèze. 1 vol. br, illustrations en couleur, éd  Romanes, 19,5 €..

129158997_758050501470271_2075781486393115102_nS’il reconnaît admirer les églises gothiques, Patrick Descamps avoue préférer les églises romanes, pour l’émotion qu’elles lui procurent. Cette passion l’a poussé à entreprendre un long périple pour visiter la totalité des 207 églises et chapelles romanes, souvent ignorées ou méconnues,  que compte le département de la Corrèze. Pour réaliser son livre, qui lui a demandé quatre années de travail, il en a retenu quatre vingt douze, en sélectionnant parmi les milliers de photographies qu’il avait amassées. En se basant sur ses “coups de cœur”, il a constitué ce qui pourra être  un précieux guide pour de futures ballades. Au fil des pages,  l’art roman apparaît dans toute sa diversité. La sobriété de l’église de Mascheix côtoie la richesse de l’église Saint-Etienne de Lubersac ou Saint-Xantin de Malemort. On découvre le mystère architectural de l’église de Saint-Bonnet-la-Rivière avec sa forme circulaire à l’image de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, et la beauté de l’église Saint-Étienne à Cornil. Le clocher-logis de l’église Saint-Pardoux à Pandrignes voisine avec  la tour-porche carrée de l’église de Liginiac et le campanile  de l’église Saint-Martial à Palisse, unique en Corrèze et très rare en France. Après des études en psychologie, Patrick Descamps est devenu chef d’entreprise. Retraité depuis douze ans, après un engagement très fort dans une association d’accompagnement de fin de vie à l’hôpital de Brive, il s’est attelé à la préparation de ce qui est  son tout premier  livre.

• GRANDCOING Philippe, MAURIAT Jean-Jacques (sous la direction de) : Mémoires de guerre des Limousins. 1 vol. br, 302 p, illustrations en couleur, éd. Cercle généalogique et historique des Marchois et Limousins, 22 €

Z mémoire guerre“Mémoires de guerre des Limousins” présente une sélection de 60 textes illustrés par des photos issues de plaques stéréoscopiques, fruit d’un long travail de recherches entamé en 2013 dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre. La diversité et la richesse de ces témoignages devaient trouver ici leur juste reconnaissance. Il était impossible de publier  tous ces récits de la souffrance et des drames vécus par nos ancêtres – grand-père, grand-oncle, mais aussi mère ou grand-mère – auxquels chacun voulait légitimement rendre hommage. Les auteurs ont  donc sélectionné plus de soixante textes qui, à leur façon, portent témoignage de ce que fut cet épisode tragique de la vie des Limousins. C’est ainsi que l’on découvrira ce moment auquel furent confrontés dès août 1914 ces garçons partis de Limoges, Tulle ou Guéret vers les frontières. Ce fut le temps du massacre des régiments limousins. Dans les mêmes semaines, l’armée parcourait les campagnes et réquisitionnait les animaux dont elle avait besoin : chevaux pour la cavalerie, l’artillerie ou l’infanterie, mais aussi bovins, sont partis par milliers. Pendant que les garçons vivaient la guerre à en mourir, les femmes séchaient leurs larmes pour une mobilisation du quotidien. Ouvrière, enseignante, infirmière, paysanne, marraine de guerre, chacune rassemblait ses forces pour apporter sa contribution à l’effort de tous avec pour mot d’ordre “Debout femmes françaises !” Les mois passant, les premiers réfugiés arrivent à Limoges, tandis que des soldats russes rassemblés à La Courtine ont organisé un soviet et se sont révoltés. Les blessés ont été regroupés dans des hôpitaux temporaires, les permissionnaires ont retrouvé leur famille ou sont morts dans un train qui, emporté par sa vitesse, a déraillé en Savoie. Révoltés par tant de misère quelques-uns sont tombés sous le feu des armes françaises : fusillés pour l’exemple. Ce fut la réalité des Limousins.

• GREMINGER  Marie-Françoise : Une rafle : Bourgagneuf,  24 juillet 1944. 1 vol. br, 98 p, illustrations en couleur, éd. Asphared – Points d’Ancrage (Éguzon), 10 €

Z GremingerJuillet 1944, la brigade Jesser sévit dans tout le département de la Creuse et particulièrement dans le secteur de Bourganeuf. Si l’arrestation de nombreux maquisards enfermés dans la Tour Zizim avant déportation est connue, la rafle de juifs regroupés dans ce même édifice semble, elle, bien oubliée. Vingt personnes sont arrêtées sur ordre de la Gestapo, quinze périront dans les camps. Parmi ces derniers, six membres de la même famille dont une enfant de quatorze ans. Trois déportés réussiront à s’évader pendant le transport dont un garçon de treize ans et seulement deux jeunes femmes reviendront. Le témoignage des rescapés permet au lecteur de suivre le déroulement de la rafle, leur long périple dans une France qui se libère et, pour ceux qui n’ont pu s’échapper, l’arrivée à Auschwitz par le convoi 82. Les souvenirs d’une jeune fille de seize ans décrivent les étapes de son parcours personnel jusqu’à sa libération en 1945. Dans la première partie du livre, l’auteure retrace la vie de la population juive à Bourganeuf. Leur installation, leurs moyens d’existence, les menaces qui pèsent sur eux. Il y est question aussi des rafles qui ont précédé celle du 21 juillet 1944.

Z Guimbard• GUIMBARD Henry : Henry Guimbard, le baroudeur du Limousin au Dauphiné. Préface de Jacques Michaud. Écrit avec la collaboration de Serge Cognil.1 vol. relié, 170 p, éd. de Phénicie, 20 €.

Henry Guimbard est un ancien coureur cycliste professionnel originaire du Limousin, comme Raymond Poulidor avec lequel il a couru, cet ouvrage le fait apparaitre comme un coureur généreux, offensif avec un fort caractère. Un baroudeur limousin auquel cet hommage est rendu.

• LACOMBE Claude, LACOMBE Jean-Jacques Chronique de Juillac. 1 vol. br, 540 p, illustration, éd. Association Hier pour demain, 22 € (en souscription), 28 € (prix définitif).

Eglise_juillac_correze Les histoires locales sont comme une multitude de cercles concentriques, qui nourrissent la grande Histoire et ses soubresauts. À Juillac, une cité corrézienne de 1.130 habitants, pendant 5 ans, un couple de retraités, Claude et Jean-Jacques Lacombe, ont recherché l’universel dans le particulier, à travers 1.400 ans d’histoire de la commune. Leur très riche enquête s’appuie sur les archives et les documents anciens, dont certains n’ont jamais été traduits ou retranscrits.  Au début, les auteurs ne projetaient de rédiger qu’une petite monographie de 15 pages sur Juillac, son église et son château, en hommage à Claude Arnal, l’homme qui a redécouvert Jeanne Villepreux-Power, née à Juillac, en 1794. Mais, très vite, au fil de leurs pérégrinations dans toute la France, d’archives en archives,  les Lacombe se sont pris au jeu. Dans les pages de leur ouvrage, on voit passer les peuples venus de l’Est après la chute de l’empire Romain, les descendants de Charlemagne, les dignitaires catholiques, comme la noblesse et ses grandes familles. S’y ajoutent l’opposition protestante et les guerres de religions, sans oublier les siècles de domination anglaise et le pouvoir républicain… L’histoire de Juillac a été aussi façonnée par les familles des seigneurs, les Cars et les Hautefort.

• McLAUGHLIN (Cécile), MOULIN Valentin (sous la direction de) : La pomme dans tous ses états – Du jardin d’Eden aux vergers du Limousin.  1 vol. br, 121 p, éd. PULIM (Limoges), 15 €.

-84287-818-4 (2)La pomme que l’on mange, crue, cuite, n’est pas qu’une pomme : elle déclenche une très large palette d’imaginaires, ressuscite, derrière sa rondeur rassurante, des personnages oubliés. Elle est la pomme qu’Ève croque, celle que Guillaume Tell vise, celle que Newton voit tomber de l’arbre ; elle s’immisce aussi dans notre quotidien, sur la table de la cuisine ; elle s’affiche fièrement croquée sur notre téléphone ou notre ordinateur. Plus qu’un fruit, elle est un tout, qui raccroche l’humanité à son histoire, sa culture, ses mythes. Elle est un objet scientifique pour qui s’intéresse à ses qualités nutritives, un objet historique venu tout droit d’Asie, un fruit à la réputation parfois difficile à assumer. Non, décidément, la pomme n’est pas qu’une pomme ! Cet ouvrage né du travail enthousiaste d’universitaires, issus de disciplines différentes, vous raconte pas à pas ce fruit pas si ordinaire que cela et qui participe pleinement à l’identité du Limousin. Des mythologies à la structuration de la filière de production, en passant par les problématiques de consommation, le lecteur trouvera dans cet ouvrage pédagogique autant d’informations pour croquer la pomme, dans tous ces états.

• PLAINEMAISON Jacques: Éclats de porcelaine: La porcelaine de Limoges au XIXe et au XXe siècle : points d’histoire  . 1 vol. br, 192 p, illustrations, annexes, éd. PULIM, 20 €.

-84287-803-0 (2)► Pouyat, Théodore Haviland, sous-traitance, emballage, transport, 1905, le syndicat patronal de la porcelaine, les débuts du groupe Legrand, le mirage australien, telles sont quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage. Ce sont des questions générales, qui concernent pour la plupart l’ensemble de la profession, à l’âge d’or de la porcelaine de Limoges. Sommaire :  Avant-propos – La participation de la maison Pouyat à l’exposition universelle de 1878 – Un exemple de sous-traitance :  la porcelaine Théodore Haviland et Plainemaison frères au début du XXe siècle – Le transport de la porcelaine : harasses, caisses, tonneaux – Un transfert de technologique céramique entre Limoges et Quimper (1917-1919) – Les grèves de 1905 dans la porcelaine à Limoges : le point de vue d’un patron –  La fabrique Betoulle – Le syndicat patronal de la porcelaine de Limoges des origines au lendemain de la Grande Guerre – Grandes, moyennes et petites fabriques de porcelaine de Limoges face à la pénurie de charbon en 1917 et 1918 – Les débuts du groupe Legrand – Le mirage australien : une tentative d’exportation lointaine des productions limousines (1879-1888)

• RATHONIE Jean-Louis : Histoire de la Manufacture d’armes de Tulle de 1970 à 2020. 2 vol. br : Tome 1 : 300 p – Tome 2 :144 p, illustrations n-b et couleur, éd. Amis du patrimoine de l’armement de Tulle (8 rue du 9 juin 1944 – 19000 Tulle), 20 €.

533_001► En  deux tomes  grand format,  cumulant  près de 450 p,  Jean-Louis Rathonie retrace l’histoire de la Manufacture d’armes de Tulle, de 1970 à 2020. Un demi- siècle qui englobe les glorieuses années où les effectifs de la MAT ont culminé à  1.700 personnes, jusqu’à aujourd’hui, où il ne reste plus que 240 personnes sur le site.  C’est un parcours historique qui va de la Manu au Giat pour déboucher sur les  trois entités actuelles que sont Nexter, Detmat et Pôle graphique. Un travail de titan mené sur une dizaine d’années pour aboutir à ces deux volumes qui  constituent le prolongement du  livre d’Yves Cayre, publié en 1973,  qui retraçait, lui, la vie de la Manu, de 1690 à 1970. La période abordée par Jean-Louis Rathonie est  marquée par une baisse drastique des effectifs depuis les années 1980, une suite de plans sociaux et la démolition de nombreux bâtiments, à la fin des années 1990. L’auteur, lui-même ancien technicien de la Manu et membre de l’association  des Amis du patrimoine de l’armement de Tulle, a commencé en 2010 par un important travail de collecte de documents d’entreprise. Des documents qu’il a ensuite compilés pendant plusieurs années pour aboutir à ces deux tomes. Le premier porte  sur les productions, les moyens de production et les infrastructures, tandis que le second, moins technique, s’attache à retracer  l’histoire industrielle et humaine, avec les grands changements générateurs de luttes syndicales jusqu’à la création de Nexter en 2005, société de droit privé à capitaux d’Etat, comme Giat Industries, qui reprend l’activité.

• SCHOTTÉ Manuel, VINCENT Joris (sous la direction de) : Le Sport et ses pouvoirs. 1 vol. br, 321 p,  éd. Pulim-Presses de l’université de Limoges, Coll. Des sports et des histoires,  23 €.

Z SPort pouvoirSi des travaux historiques ont déjà été menés sur les liens entre sport et pouvoir, le renouvellement des méthodes et des chercheurs a permis d’identifier de nouvelles perspectives. C’est pourquoi il semblait légitime de fournir un espace de discussion pour redécouvrir ces aspects et, éventuellement, les réinterpréter. Le présent volume a souhaité réunir les contributions de plusieurs historiens autour de l’action d’acteurs reconnus (Georges de Saint-Clair, Gabriel Hanot, Paul Beulque, Fausto Coppi, Frantz Reichel), du rôle joué par des institutions peu étudiées (Syndicat des Arbitres du Football d’Élite, Fédération Française de Natation, Deutsche Hochschule für Körperkultur de Leipzig, CREPS de Dinard, Fédération Française des Sociétés de Boxe, NBA) ou encore de l’émergence d’organisations sportives fondamentales (le SCUF au début du XXe siècle, le CGEGS sous Vichy, l’UEFA dans les années 1950). Cet ouvrage invite ainsi le lecteur à mieux comprendre les enjeux de pouvoir qui traversent le monde sportif, depuis la fin du XIXe siècle, notamment à partir d’une compréhension des réseaux et des relations qui s’y construisent.

◘ GÉOGRAPHIE ET GUIDES

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Creuse. 1 vol. br, 144 p, cartes, illustrations, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Le Petit futé – Carnet de voyage, 4,95 €.

51MlhslG3dL._SY346_La Creuse est un immense jardin qui séduit les amoureux de la nature. Le département a conservé son authenticité et son charme loin de l’agitation des villes et des grands flux touristiques. Il invite au repos, offre du calme et raconte – à qui veut écouter – des histoires passionnantes au fil de son patrimoine. Du petit lavoir aux grandes abbatiales, en passant par ses châteaux, ses ponts et ses fortifications médiévales, il dévoile des styles et des architectures variés qui témoignent de l’évolution de ses influences. Il faudra se perdre dans les vallées et dans les gorges rugissantes du département pour apercevoir leurs traits. Certains éléments de patrimoine conduiront les curieux sur les traces des maçons de la Creuse, des tapissiers d’Aubusson et des diamantaires de Felletin, à la découverte des savoir-faire qui ont marqué cette terre authentique. Pour d’autres, ce sont les grands espaces naturels de la Creuse qui sont ses principaux atouts. Au détour d’un étang ou d’une ruine d’un ancien temps, ils pourront s’exercer à leur activité favorite : randonnée, vélo, trail, accrobranche, etc. Les amateurs de sports nautiques ne seront pas en reste grâce aux différents lacs, plans d’eaux et rivières qui ponctuent le territoire. Une fois l’effort accompli, ils pourront reprendre des forces à l’aide de la gastronomie creusoise, une cuisine aussi généreuse que ses habitants, ou des thermes de la station d’Evaux-les-Bains. Terre des loups de Chabrières et des bisons d’Amérique, lieu d’inspiration des peintres impressionnistes du XIXe siècle et paradis des pêcheurs, le département est une destination coup de cœur qui séduit tous ceux qui osent s’y aventurer.

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Corrèze. 1 vol. br, 144 p, cartes, illustrations, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Le Petit futé – Carnet de voyage, 4,95 €.

Z PF Corrèze► Réapprendre à s’émerveiller, flâner au rythme d’une nature grandiose et sauvage, se poser… Ici, paysages majestueux et chemins singuliers vous invitent à vous ressourcer. Une invitation à partir à l’aventure dans les grands espaces du plateau de Millevaches, à s’émerveiller devant les somptueux paysages des gorges de la Dordogne, mais aussi à randonne  entre landes, tourbières, prairies, lacs et forêts… Laissez le charme agir, laissez-vous porter ailleurs.

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Haute-Vienne. 1 vol. br, 144 p, cartes, illustrations, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Le Petit futé – Carnet de voyage, 4,95 €.

Z PF HV Lors d’un séjour en Haute-Vienne, il est impossible de faire l’impasse sur sa préfecture, Limoges, ne serait-ce que pour prendre le temps d’admirer la splendide gare des Bénédictins, de voir le bijou d’architecture Art Déco qu’est le Pavillon du Verdurier puis d’aller visiter l’incontournable musée national Adrien Dubouché – Cité de la céramique. Les amoureux d’histoire pourront visiter le musée de la résistance, se rendre en haut du Mont Gargan, haut lieu de la résistance Française et enfin, le village martyr d’Oradour-sur-Glane témoignage incontournable de la barbarie Nazie. Les amateurs d’architecture auront aussi à cœur d’aller voir quelques-unes des plus belles bâtisses historiques et religieuses. Le moulin du Gôt, la forteresse de Châlucet, la collégiale Saint-Pierre du Dorat et l’abbatiale de Solignac et la collégiale de Saint Léonard, sur le chemin de Compostelle. Pour une escapade en famille, la Haute-Vienne dispose d’endroits parfaits pour se divertir et prendre du temps en pleine nature sur les 4000 kilomètres de sentiers de randonnée. Les beaux jours sont ainsi à privilégier pour se rendre au lac de Saint-Pardoux ou au lac de Vassivière. Espaces préservés à perte de vue, activités nautiques et baignades font alors le bonheur des vacanciers. À moins qu’un temps au Parc Zoo du Reynou ou à l’Aquarium du Limousin ne soit l’occasion de rencontrer des espèces animales que l’on n’a pas l’habitude de voir.

• GLOAGUEN Philippe : Limousin (Nouvelle Aquitaine). Nouvelle édition (2021 – 2022). 1 vol. br, 360 p, illustrations n-b et couleur, index, éd. Hachette Tourisme, coll. Guide du Routard, 13,95 €.

guide-du-routard-limousin-2021-9782017871422_0 (2)Le Limousin ! Ses pâturages à rousses limousines, la porcelaine de Limoges, la dentelle de Tulle et les tapisseries d’Aubusson, les maçons creusois, le plateau de Millevaches… Les  frontières  de cette microrégion, rattachée aux régions Poitou-Charentes et Aquitaine dans le cadre du redécoupage régional et de la création de la Nouvelle-Aquitaine, remontent à l’époque gallo-romaine (un cas unique, en France) et englobent trois départements : la Haute-Vienne, la Creuse et la Corrèze. Plein sud, on est déjà à la porte du Midi (on y joue d’ailleurs au rugby, c’est un signe) avec Brive qui joue la carte « gaillarde » et ses alentours. Au centre-ouest, Limoges, la capitale, est une paisible cité, plus dynamique qu’il n’y paraît. Elle n’est plus le  placard  des fameux militaires limogés de la Première Guerre mondiale, mais une cité étudiante bien vivante qui a su redonner un souffle à ses arts du feu (porcelaine, émail). Au centre du Limousin, des paysages sauvages tiennent compagnie au lac de Vassivière ou marquent les limites du parc naturel régional de Millevaches. Au nord, le relief est moins marqué : dans l’ancien comté de la Marche, on… marche, aux portes du Berry, sur les traces de George Sand ou de Claude Monet. Le Limousin, ce sont aussi des sites uniques et saisissants : Oradour-sur-Glane, tristement célèbre, Collonges-la-Rouge, au nom évocateur, ou bien encore Aubusson, mondialement renommée pour ses tapisseries. Une vraie terre de repos et de découvertes, à moins de 3h de la capitale, de Toulouse ou de Lyon.

• GROLLIMUND Florian: Parc naturel régional Périgord-Limousin. Patrimoine industriel et artisanal Photographies de Philippe Rivière. 1 vol. br, 112 p, ill. en couleur, éd. Le Festin – Région Nouvelle Aquitaine, coll.  Visages du patrimoine en Nouvelle Aquitaine, 12 €.

51e+58J6pQL._SY344_BO1,204,203,200_► Aujourd’hui reconnu pour son patrimoine naturel, le Parc naturel régional Périgord-Limousin est aussi un témoin de la longue histoire économique des campagnes françaises, marquée par l’artisanat et l’industrie. Le développement de ces activités sur ce territoire s’explique par la présence en abondance de l’eau, source d’énergie, et des ressources naturelles. Son histoire débute à la fin du Moyen Âge, quand apparaissent les innovations de la Renaissance technique, et s’achève lors de la désindustrialisation des années 1980. Entre ces deux moments, la double évolution industrielle et agricole du 19e siècle, marquée par l’arrivée décisive du chemin de fer, donne un nouvel élan a cette industrie rurale. Le canevas économique du territoire, formé par les forges, les moulins, les tuileries, les carrières, les mines, les scieries ou les usines textiles…, naissent, se développent, se transforment, disparaissent, se renouvellent au fil du temps, au gré des innovations et de la conjoncture. Ces lieux méconnus, ateliers et usines, ainsi que leurs acteurs, les ouvriers- paysans ont été mis en lumière grâce à une étude d’inventaire approfondie du patrimoine, qui montre leur persistance dans le paysage. Une sélection de trente-deux sites, dont les deux-tiers ouverts au public comme centre de découverte du patrimoine vivant ou magasin d’usine, permet ainsi au lecteur d’aborder sous différents angles la richesse du patrimoine industriel de ce territoire.

• Limousin – Berry Guide vert. Nouvelle édition. 1 vol. br, 564 p, illustrations en couleur, cartes, biblio, index, éd. Michelin Cartes et guides, coll. Le guide vert, 14,90 €.

Gui berry►Une nouvelle mouture de l‘indispensable guide vert pour découvrir le Limousin et le Berry. Une liste d’incontournables à ne pas manquer, des adresses adaptées à chaque budget mais aussi des idées de circuits et de randonnées. Le guide propose des itinéraires de plusieurs jours ainsi que des cartes et plans pour partir serein. L’endroit idéal pour une pause au vert, au sein d’une nature préservée. Optez pour les randonnées dans les parcs régionaux, promenez-vous dans les villages perchés et découvrez les châteaux, églises et abbayes de la région. Dans ce nouveau guide qui couvre aussi le Bourbonnais, on trouvera également  les incontournables de la destination, des coups de cœur, des suggestions d’itinéraires, ainsi que les  meilleurs spots en famille (nos activités préférées pour les 6-14 ans).

• Parc naturel régional de Millevaches. 45 circuits à pied. Nouvelle édition.1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Chamina,  coll. Balades et randonnées, 15 €.

MILLEVACHES (2)Nouvelle édition mise à jour en partenariat avec le Parc naturel régional de Millevaches. Ce topoguide couvre l’ensemble du territoire du Parc, à cheval sur trois départements de la région Nouvelle-Aquitaine : Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Un ouvrage très complet qui propose 45 circuits de petite randonnée, enrichi de textes sur les différents aspects du territoire (patrimoine bâti et naturel, géologie, économie et agriculture…) pour découvrir toutes les richesses des paysages et milieux naturels du limousin. Sous une nouvelle couverture et avec une nouvelle présentation intérieure, le guide présente des cartes sur fond IGN au 1 : 25 000 pour se repérer facilement. Autres éléments : une présentation culturelle du PNR de Millevaches : histoire et traditions, milieu naturel, géologie…Pour chaque circuit, les centres d’intérêt font l’objet d’une présentation détaillée.

• PAULIAN-PAVAGEAU Adeline : Creuse : cent lieux pour les curieux. Photographies de Loïc Pavageau. 1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, cartes, index, éd. Christine Bonneton, coll. Guide insolite, 15,50 €.  

CREUSE 100 lieuxAdeline Paulian-Pavageau a sélectionné soigneusement plus d’une centaine de lieux, choisis pour pour l’émerveillement qu’ils peuvent procurer aux visiteurs : ce peut être des sites à l’architecture insolite ou extraordinaire, des curiosités naturelles, mais aussi des boutiques et des ateliers aux créations originales, ainsi que des activités et hébergements considérés comme atypiques. L’ouvrage est rehaussé de nombreuses photographies en couleur prises par Loïc Pavageau.

 

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◘ LITTÉRATURE

• CORNAILLE Didier : Gentille Blandine. 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans terres de France, 20 €.

Crnaille (2)Le nouveau roman de Didier Cornaille, l’auteur des “Trois chats de Chamasson”.  Préserver à tout prix la tranquillité des campagnes ou bien la céder à ces jeunes férus de vélo en quête de plaisirs et de sensations ? Voilà un enjeu qui oppose jeunes citadins et anciens d’un village morvandiau. La solaire Blandine, fleur du pays, saura-t-elle réconcilier les deux camps ? En se lançant dans les chemins pentus et ravinés du Travers, de jeunes citadins amateurs de vélo tout-terrain n’imaginent pas un seul instant qu’une telle liberté puisse leur être reprochée. D’autant qu’ils sont très bien accueillis au hameau des Bouveaux par Octave, un vieux paysan que leur joyeuse équipe distrait de sa solitude. Au village et surtout au bar du café, seul commerce subsistant, les commentaires diffèrent : d’où sortent ces jeunes ? Qui sont-ils ? De quel droit investissent-ils ainsi les chemins de leurs rudes collines ? Or, chaque week-end, l’affluence des amateurs de VTT sportif augmente, attisant la mauvaise humeur ou la colère des gens du pays. Blandine est du pays, elle. Aussi tolère-t-on ses virées sportives sur les chemins du Travers. Jusqu’à ce qu’on découvre qu’elles ne sont que prétexte à retrouver un de ces « chevelus » intrusifs. Aussi futée que « gentille », la jeune femme va aider au rapprochement entre les jeunes vététistes et Pierre Tricot, le sage, l’homme en qui tous ont confiance. Et qui a toutes les raisons d’aider à la création d’une “ station de VTT ”.

• DEVAUX Jean, MARCHAL  Matthieu, VÉLISSARIOU Alexandra (Textes réunis par): Les premiers imprimés français et la littérature de Bourgogne (1470-1550). Actes du colloque international  tenu à l’Université du Littoral – Côte d’Opale (Dunkerque),  les 22 et 23 octobre 2015. 1 vol. br, 372 p, index des noms, des manuscrits et  des imprimés  anciens, biblio, éd. Librairie Honoré Champion, coll. bibliothèque du XVè siècle, 50 €.

Z imprimé bourguignon (2)Issu des rencontres internationales qui se sont tenues à l’Université Littoral – Côte d’Opale (Dunkerque), le présent ouvrage se voudrait un espace de réflexion sur la place occupée par la littérature française de Bourgogne dans l’activité éditoriale des premiers imprimeurs (1470-1550). Il vise à appréhender le rôle joué par l’imprimerie naissante dans le rayonnement de la vaste production littéraire élaborée sous l’impulsion des Grands Ducs de Bourgogne et à apprécier dans quelle mesure les libraires-éditeurs des grandes villes du Nord contribuèrent, au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance, à la connaissance et au rayonnement de la culture française. La relecture active des textes et leur réinterprétation par les premiers imprimeurs constituent une pratique d’appropriation qui leur permet, durant plus d’un demi-siècle, de rajeunir et de rénover la culture bourguignonne pour qu’elle continue à répondre aux attentes d’un lectorat dont les goûts se renouvellent perpétuellement. Jean Devaux et Alexandra Velissariou sont respectivement professeur et maître de conférences à l’Université Littoral – Côte d’Opale. Matthieu Marchal est maître de conférences à l’Université de Lille. Leurs recherches portent sur la littérature française du Moyen Âge tardif, plus particulièrement à la cour des ducs Valois de la maison de Bourgogne.

• FÉNOGLI Dominique : Acrostiches lamartiniens. Préface de Joëlle Pojé-Crétien. Illustrations de David Giraudon 1 vol. br, 92 p, éd. Académie de Mâcon, coll. Collection carrée, 19 €.

FENOGLI (2)Dans cet ouvrage, Dominique Fenogli témoigne de son attachement à Lamartine en jouant avec les poèmes des Méditations. C’est à partir d’un vers tiré de chacun des 21 poèmes des Méditations qu’il crée ses Acrostiches. L’acrostiche est un exercice d’écriture de contrainte qui porte sur la première lettre d’une série de vers, de sorte que quand on lit ces lettres de haut en bas, elles forment un nouveau mot, un nom, une expression ou un vers. Joëlle Pojé-Crétien dans sa préface souligne le talent de Dominique Fenogli, la qualité de son inspiration et le plaisir que l’on a à lire cet ouvrage. L’Académie de Mâcon, toujours à l’écoute des talents de ses membres, a souhaité, avec l’accord de l’auteur, agrémenter ce travail d’exception et novateur avec des illustrations originales de David Giraudon, graphiste mâconnais réputé. Un duo qui rend un bel hommage à notre poète mâconnais. Depuis son enfance, Dominique Fénogli voue une passion pour Lamartine comme en atteste  son long prologue versifié. Magistrat du parquet au tribunal de Paris, après l’avoir été à Chalon-sur-Saône, il est également historien. On lui doit une Histoire du palais de justice de Chalon-sur-Saône de 560 à 2019 (publiée par l’Académie de Mâcon).

• FOSSAT Guy : Vie domestique, vie mondaine en Mâconnais au début du XIXe siècle d’après le Journal d’Alix de Lamartine. 1 vol br, 118 p, éd. Académie de Mâcon, coll. Collection carrée 19 €.

FOSSAT (2)Alix de Lamartine (née Desroys), mère du poète, a tenu son Journal pendant près de trente ans (1801-1829). Elle le destinait à ses enfants. Il a fallu attendre la fin du XXe siècle pour disposer de sa publication grâce au travail de Michel Domange. Cette édition est épuisée et devenue à peu près introuvable. Il existe cependant des extraits choisis de ce Journal, préparés dès 1858 par son fils, Alphonse de Lamartine, et publiés à titre posthume en 1873, sous le titre Le Manuscrit de ma mère. Le travail initié ici, par Guy Fossat, a été de classer selon un échantillon de dates, des thématiques récurrentes évoquées dans le Journal d’Alix de Lamartine et d’avoir ainsi le reflet de la vie au XIXe siècle dans la société aisée en Mâconnais. Des sujets tels que la santé, la religion, le mariage des enfants, la vieillesse, les voyages nous permettent d’avoir un regard sur cette société qui s’ouvrait au monde moderne. Guy Fossat  a contribué à une réédition grand public du Premier voyage de Lamartine en Orient (1832-1833) et des extraits du Second voyage (en Turquie 1850).

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BARBARIN Juliette,  RAOULT Hélène, STRASBERG André : Du calice à la locomotive, objets de Saône-et-Loire. Préfaces d’André Accary et Hervé Reynaud. Photographies de Florent Pannuti et Julien Piffaut. 1 vol. br, 84 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Lieux dits, 15 €.

Z Barbarin caliceTrente objets du patrimoine de Saône-et-Loire, protégés au titre des Monuments Historiques, témoignent de la diversité de l’activité humaine au cours du temps sur ce territoire de Bourgogne du sud. De nombreux objets remarquables ont été découverts dans les édifices les plus variés, de la petite église de campagne aux bâtiments publics en passant par les demeures privées. Le calice en cristal de Roussillon-en-Morvan, la locomotive à vapeur 241 P 17 du Creusot et la pirogue monoxyle médiévale de Geugnon évoquent tout autant un inventaire à la Prévert qu’une affaire de spécialiste. Ce livre propose d’informer le touriste, l’amateur, le citoyen soucieux de la sauvegarde de son patrimoine, sur le sens et l’histoire de ces objets et sur les moyens mis en œuvre par le Département et l’Etat pour les protéger. Les exemples choisis permettent d’évoquer la vie d’un objet à travers les siècles, de sa création à sa reconnaissance patrimoniale. Sont évoquées également les possibilités d’action pour sa sauvegarde et les pistes de réflexion sur les nouveaux patrimoines.

• BERTONI-CREN Nadia, BERTONI Stéphane : La sculpture sur bois romane de Bourgogne : Styles, techniques, restauration. 1 vol. br, 320 p, 198 illustrations en couleur, éd. Arc éditeur (Chenôves), 49 €.

ZZZZZSculpture bois roman bourgogneCet ouvrage publie le répertoire des sculptures sur bois romanes de Bourgogne issu de la thèse de doctorat en histoire de l’art médiéval soutenue à l’Université de Dijon par  Nadia Bertoni. Les sculptures, conservées maintenant dans des musées ou dans des églises en France ou à l’étranger, sont présentées dans 25 fiches avec plus de cent illustrations. Les données acquises par les auteurs au cours de leurs interventions sur quatre de ces statues permettent un approfondissement technique de leurs aspects matériels. Les analyses des couches picturales, les datations radiométriques ou dendrochronoligiques, les tomographies, les radiographies et les fiches d’unité stratigraphique des polychromies de ces œuvres y sont présentées.

• CHILOT Étienne : Villeneuve-la-Dondagre sur les traces de Saint-Loup. Histoire d’un village. Préface de Jacques Alliot. 1 vol. br, 64 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. le Charmoiset, 16 €.

Z VilleneuveCommune rurale par excellence, le village de Villeneuve-la-Dondagre est un des seize clochers qui domine la communauté de communes du Gâtinais-en-Bourgogne. Village de l’ancien comté du Gâtinais et de la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté, situé dans le département de l’Yonne sur un large plateau et près des bois, son origine se perd dans la nuit des temps. Saint Loup y est à l’origine d’une source miraculeuse. Un trésor aurait été caché dans les bois de Villeneuve, lieu mystérieux où planent les âmes d’un monastère disparu évoqué dans de vieux écrits historiques. L’archevêque Tristan de Salazar y acquit de nombreuses terres. Guerre de Cent Ans, guerres de Religion et Fronde y semèrent la désolation. Le siècle des révolutions et les temps modernes contribuèrent à sa renaissance. Quelques empreintes subsistent de ce passé. Villeneuve-la-Dondagre possède un patrimoine culturel de qualité puisqu’on peut découvrir une église du XIIè siècle, placée sous le vocable de Saint-Loup, et trois éléments du XIXè siècle, le lavoir, la mairie et l’ancienne école. Situé aux portes de la région parisienne, ce charmant bourg est aujourd’hui résolument tourné vers l’avenir, à la conjonction de trois autoroutes et de trois régions.

• D’ALMEIDA José : Chronique du désert : Saint-André-le-Désert : trente-et-un textes courts. 1 vol. br, 114 p, éd. Chapitre.Com, 2020, 19 €

Z D'almeidaEntre Mâconnais et Charolais, il existe une région toute de vallées, de monts, de forêts et de bocages, le Clunysois, où se nichent des villages de pierre aux clochers carrés. « Chroniques du Désert » propose trente-et-un textes consacrés à la découverte de Saint-André-le-Désert, village clunisois où l’auteur s’est installé, il y a quelques années. Si le paysage s’offre à la vue de tous, l’âme d’un pays n’apparaît pas d’emblée. Il faut la débusquer au détour d’un chemin, comme dans un passé plus que millénaire. José d’Almeida a signé deux récits biographiques et familiaux,  Fado du silence  et Pax Labor . Il est aussi l’auteur de deux polars vintage  ancrés dans le Clunysois des années soixante :  L’affaire Paule Clément  et  L’affaire Valière.

• DELPEUCH  PierreMichel : Entre Cluny et Tournus, un pays, des histoires. 1 livre – frise, illustrations,  autoédition Pierre-Michel Delpeuch (La Chapelle-sous-Brancion), coll. Les essentiels des pays d’art et d’histoire.

pierre-michel-delpeuch-presente-le-leporello-raconter-ouvrage-de-50-pages-qui-se-plient-et-se-deplient-jusqu-a-10-metres-photo-jsl-marie-flick-1603291431Trois années de travail ont été nécessaires à Pierre-Michel Delpeuch, architecte et maire de La Chapelle-sous-Brancion, pour réaliser une trilogie dont le fil conducteur repose sur la grande richesse esthétique, la précision des informations historiques et l’accessibilité.  Aprés “Contempler”, premier tome publié en 2018 et  centré sur la mise en valeur du paysage, ce deuxième volume est conçu et pensé sur le format du livre frise. Pierre-Michel Delpeuch  considère que le recours à cette forme permet d’accentuer la dynamique horizontale et incite à une lecture dans le temps. On peut, au gré de sa lecture, plier ou déplier l’ouvrage et découvrir l’histoire des pôles majeurs du patrimoine local d’entre Cluny et Tournus. Le recto présente les ouvrages historiques en photographies et est complété par leurs explications architecturales et leur place dans le paysage. L’objectif est de comprendre pas à pas le patrimoine. De Saint-Gengoux, importante cité médiévale, à Cluny, cité abbatiale, en passant par Tournus et Lugny, l’ouvrage permet de saisir l’essentiel. Plus de 20 châteaux, les églises, les hôtels-Dieu et autres édifices religieux, les maisons des villes et des villages, ainsi que le patrimoine public tels que les gares ou les écoles, les ouvrages d’art et les ponts sont décrits avec force détails.

• DELPEUCH  PierreMichel : Découvrir. Parcours en 100 coups de cœur.  1 vol. br,  illustrations,  autoédition Pierre-Michel Delpeuch (La Chapelle-sous-Brancion), coll. Les essentiels des pays d’art et d’histoire.

Parcours en 100 coups de cœur est le troisième volet de la trilogie. Ordonnés sous forme de 10 chapitres, ces coups de cœur ont été pensés comme une invitation à un voyage, à la découverte du territoire et de son patrimoine. Composés de 10 doubles pages chacun, ces “100 coups de cœur” sont le versant esthétique de la trilogie. Émilie Gallay, Loriane Gouaille, Sophie Champliaud, Florence Delpeuch, Pierre Boucaud, Bruno Garrigue, Olivier Remandet, Édouard Roussel et Lionel Horny ont contribué à la richesse iconographique de ce dernier tome.

• DUFOUR Camille : Le Creusot de 1960 à 2020 : soixante ans d’histoire locale. 1 vol. br, 232 p, illustrations en couleur, éd. les Nouvelles éditions du Creusot,  22 €.

images (2)Dans son nouvel ouvrage, Camille Dufour évoque soixante années de  l’histoire économique, sociale, politique et administrative de sa ville du Creusot. Homme de gauche, il  est surtout connu pour avoir balayé, en 1977, des décennies de politiques de droite, avec des maires qui avaient  été longtemps inféodés à l’usine Schneider. Il est ainsi devenu le tout  premier maire socialiste du Creusot. Né le 30 septembre 1925, Camille Dufour a été successivement tourneur à la SFAC, puis à Creusot-Loire. Il a été  militant syndicaliste CFDT, délégué du personnel, membre du Comité d’établissement et du Comité central d’entreprise. Il a également mené aussi une carrière politique (Maire du Creusot de 1977 à 1995, Président de la Communauté urbaine Creusot-Montceau de 1977 à 1988, Conseiller général du Creusot-Ouest de 1976 à 1988, et  Conseiller régional de 1977 à 1989).

• GAILLARD Marie-Josèphe : L’église Notre-Dame de Dijon. 1 vol. br, 32 p,  illustrations, biblio,  éd. J-P Gisserot, coll. Gisserot Patrimoine,  5 €.

Z GAILLARDL’église Notre-Dame est une église catholique à l’architecture gothique datant du XXIIIème siècle. Elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et classée monument historique. Découvrez l’histoire de la plus ancienne des églises de Dijon. Après des études de philosophie et un DEA, Marie-Josèphe Gaillard est entrée au Ministère de la Culture où elle a exercé des fonctions administratives à la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne. Elle est l’auteur de plusieurs articles et communications sur le patrimoine bourguignon, notamment sur la problématique de l’hôpital au Moyen-âge et à l’âge classique, et sur la culture et le patrimoine.

• JOACHIM Jean-Claude : Antoine Joachim : enfant du Morvan, chevalier de l’Empire, 1764-1824 : récit historique. 1 vol. br, 120 p, illustrations en couleur, éd. Mémoires vivantes du canton de Quarré-les-Tombes (Saint-Germain-des-Champs), 22 €

Capitaine de la Compagnie d’Élite du 19ème Régiment de Chasseurs à Cheval, promu à ce grade sur le champ de bataille par le Général Bonaparte,  parmi les premiers nommés Chevalier de la Légion d’Honneur, il fut un inconditionnel de l’Empereur qu’il accueillit à Avallon lors du retour de l’île d’Elbe. Jean-Claude Joachim a entrepris des recherches approfondies à partir d’une courte biographie qui avait été  publiée  par André Piot, en 1968. Il a revisité  ce texte assez romancé pour être au plus près de la vérité historique et il s’est livré à  un examen critique de toutes les légendes entourant la vie de ce militaire. C’est l’occasion de découvrir sa fin tragique, absolument méconnue de tous les spécialistes de cette époque. Ce livre est donc à la fois un moment d’histoire et la narration des recherches effectuées, mais racontées à la façon d’un roman policier

• THEVENOT Jean-Paul  (sous la direction de): Les silex solutréens de Volgu, Rigny-sur-Arroux, Saône-et-Loire, un sommet de l’art de la pierre taillée. Préface de Jean-Jacques Cleyet-Merle. Avant-propos de Jean-Paul Thevenot. 1 vol. br, 292 p, pl. illustrations, éd. Revue archéologique de l’Est(Dijon), 40 € (55 € franco).

img-1-small480Les silex de Volgu  ont été découverts fortuitement en 1874 lors du creusement d’un petit canal de dérivation des eaux de l’Arroux qui relie la ville de Gueugon au Canal du Centre, à proximité de la ville de Digoin, sur le bord de la Loire. Il s’agit de longues et fines pointes de silex, en forme de « feuilles de laurier » selon la dénomination des préhistoriens, qui constituent les productions les plus remarquables dans l’art de  la pierre taillée  dans l’ensemble du monde paléolithique. Les études auxquelles elles ont donné matière ont permis de montrer : que les silex dans lesquels elles ont été façonnées proviennent des formations crétacées du sud du Bassin parisien, c’est-à-dire d’une vaste région allant du Berry jusqu’à la Champagne ; que ces objets privés de traces évidentes d’usure et de plus extrêmement minces et fragiles n’ont pas été utilisés comme outils ni comme armes ; que les techniques particulièrement complexes qu’implique leur fabrication, principalement par percussion directe, témoignent d’une telle maîtrise qu’elles constituent de véritables chefs-d’œuvre. Les données acquises dans les fouilles récentes d’autres gisements de la même époque, notamment en Touraine, ont permis non seulement de confirmer leur datation à la fin du Solutréen, il y a environ vingt millénaires, mais aussi de reconnaître, à partir des ateliers de taille découverts dans cette région et en Dordogne, le processus complet de leur réalisation, de la préparation des blocs bruts de silex jusqu’à l’obtention de grandes pointes foliacées extrêmement minces comme celles de Volgu.

◘ GÉOGRAPHIE ET GUIDES

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Canal du Nivernais : la Bourgogne sereine. 1 vol. br, 144 p, illustrations n-b et couleur, index, éd. Nouvelles éditions de l’université, coll. Petit Futé – Carnets de voyages, 4,95 €.

Canal BourgogneComme un capitaine suivant le rythme calme de l’eau c’est le moment de déconnecter et de prendre le temps de découvrir les richesses qui vous entourent… Sur votre vélo ou à bord de votre bateau, parcourez le Canal du Nivernais de Decize à Auxerre à la rencontre de son histoire, ses vignobles et ses villages pittoresques. Une belle exploration d’escales en escales ! Un guide riche en  informations concernant l’histoire et le patrimoine du canal du Nivernais ainsi que des territoires qu’il traverse, de Decize à Auxerre, accompagnées de renseignements pratiques sur les sports, les loisirs et les logements pour découvrir la région. Un code permet d’accéder à la version numérique gratuite.

La Bourgogne à pied : 40 promenades et randonnées.3ème édition. 1 vol. br, 144 p, illustrations en couleur, cartes, adresses utiles, biblio, index, éd. Fédération française de la randonnée, coll. Topo Guides – PR, 14,90 €.

BOURGOGNE A PIEDLa Bourgogne est le passage obligé entre Paris et le Sud-Est, un carrefour depuis toujours. Tels ses vins prestigieux, la Bourgogne doit se déguster lentement. Les yeux mi-clos pour profiter de la variété de ses paysages et sentir les fragrances de ses terroirs, sans oublier de  partager ses sensations à chaque pause reconstituante.  Le guide est une invitation à mettre ses pas dans ceux de Vercingetorix, de Saint Bernard, de Vauban, de Gustave Eiffel, de Colette ou ceux du chanoine Kir… C’est peut être aussi la possibilité d’y son port  d’attache comme l’ont fait François Mitterrand ou le peintre Yan Pei Ming.

•Bourgogne. Guide vert.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 512 p, illustrations en couleur, cartes, biblio, index, éd. Michelin Cartes et guides, coll. Le guide vert, 14,90 €.

34_827100631_001 La nouvelle édition de l’indispensable guide vert  pour qui prétend vouloir découvrir les richesses de la Bourgogne, qu’elles soient connues ou insoupçonnées. La nouvelle mouture du guide propose une liste d’incontournables à ne pas manquer, des adresses adaptées à chaque budget mais aussi des idées de circuits et de randonnées avec des kilométrages et des durées qui s’adaptent à tous, qu’ont soit adepte régulier ou non de la randonnée ou du vélo. Le guide propose des itinéraires de plusieurs jours ainsi que des cartes et plans pour partir serein, ainsi que les incontournables de la destination, des coups de cœur, des suggestions d’itinéraires, ainsi que les  meilleurs spots en famille (nos activités préférées pour les 6-14 ans).

• Tour et traversée du Morvan : plus de 15 jours de randonnées. 11ème édition. 1 vol. br, 128 p, illustrations n-b et couleur, cartes, adresses utiles, biblio, index,  éd. Fédération française de la randonnée, coll. Topo Guides – GR, 15,90 €.

MORVANLe Morvan, montagne bourguignonne aux sols granitiques, incursion du massif central en pays calcaire, ne se livre totalement qu’au randonneur. Pour preuve, le Morvan a su garder un réseau important de chemins ruraux, trésor unique qui témoigne d’une histoire et d’une culture particulière. Les emprunter, c’est s’immerger au cœur d’une nature authentique, se fondre dans les paysages, écrire sa propre histoire en mettant ses pas dans ceux d’un éduen, d’une nourrice, d’un galvacher, d’un résistant… Cette 11ème édition, présente une itinérance en boucle en plein cœur du Parc Naturel Régional du Morvan  et elle permet de faire le tour des principaux lacs situés en grande partie dans le département de la Nièvre. Plus de 15 jours de randonnée disponibles au départ de Saulieu ou le Château-Chinon.

 

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BERRY

◘ LITTÉRATURE

• BERLANDA Thierry : La louve de Mausecret. Roman policier. 1 vol. br, 250 p, biblio, éd. Christine Bonneton, coll. Polar, 14,90 €.

Z berlandaBourges, 1633. Deux commerçants prospères se suicident coup sur coup. Intrigué par les circonstances étranges de leur mort, le lieutenant de police Archambault mène l’enquête. En butte à la suspicion des habitants, pressé par le maire et contesté par plusieurs membres du Conseil, parviendra-t-il à prendre de court l’adversaire dont le visage se dessine peu à peu ? Ce dernier a-t-il d’ailleurs forme humaine ou est-il plutôt l’une des créatures de la meneuse de loups, dont l’empire s’étend sur les marais, à l’écart de la Ville ? Vieillissant, en proie à d’incessantes angoisses, Archambault trouvera-t-il en lui-même la force d’accomplir sa mission, ou devra-t-il se résoudre à invoquer des puissances qui à la fois le fascinent et le terrorisent ? D’ailleurs, sait-on jamais si ces puissances sont en dehors de nous ou bien en nous ? Thierry Berlanda trame une aventure palpitante dans les plis atroces des guerres de religion et de la trop commodément nommée « chasse aux sorcières », qui fut avant tout une chasse aux femmes !

• BORGRAEVE Jean-Marie, DESBOIS Patrick, IRUBETAGOYENA Jean : Compostelle, trois voix.  Dessins de Delwood. 1 vol. br, 210 p, illustrations, éd. L’Harmattan, coll. Rue des écoles, 21,50 € (Version numérique : 15,99 €).

Z Borgraeve► Le chemin ? Un inextricable enchevêtrement d’une multitude de cheminements personnels, différents dans leurs approches et sensibilités, semblables quant à leur destination : Compostelle. Dans ce maelström d’humanité, le témoignage de trois marcheurs parmi tant d’autres : celui de Jean celui de Patrick et celui de Jean-Marie qui, animé d’un sentiment d’urgence, “s’attend à rencontrer l’inattendu au-delà de ses désirs”. Or, comme chacun sait, l’inattendu est une composante curieuse. Si vous l’invoquez, elle se manifeste à sa façon. La voici à l’œuvre dans ce jeu d’écriture à plusieurs mains. Après quelques années d’enfance passées à Madagascar, Jean-Marie Borgraeve est rentré en France à l’âge de 7 ans. Il s’est fixé ensuite à Saint-Amand-Montrond, exerçant le métier d’instituteur. Depuis sa  retraite, en 2005, il se consacre à l’écriture.

• BUISSON Georges : George Sand et la Commune de Paris. Des jours sans lendemain.  1 vol. br, 264 p, éd. l’Harmattan, col. Amarante, 23 € (16,99 € en version numérique).

Z Sand► « Je viens d’accomplir un voyage dans la pensée de George Sand à propos d’un des événements majeurs de notre histoire : la Commune de Paris. Une pensée féminine, singulière et en mouvement, chez une personnalité complexe mais toujours passionnante. » George Sand développa dans ses nombreux écrits toutes les réflexions politiques inspirées par cette révolution. Or elle ne perçut pas la portée de la Commune de Paris. Son incompréhension et le débat qu’elle aura ouvert allèrent bien au-delà. Ils offrent d’appréhender autrement ce qui s’est passé au printemps 1871, à travers une philosophie en totale ouverture sur notre époque. Georges Buisson a été pendant plus de dix années administrateur du domaine de George Sand à Nohant, du Palais Jacques Cœur et de la crypte de la cathédrale Saint-Etienne à Bourges pour le Centre des monuments nationaux. “George Sand et la Commune de Paris. Publié à l’occasion du 150è anniversaire de la Commune, “Des jours sans lendemain” est son sixième ouvrage.

• NOVARINO Albine : L’aurore de George Sand. 1 vol. br, 330 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19 €. 

Y Novarino SandRéédition d’un ouvrage publié initialement sous le titre “ George Sand ou l’amour du Berry”. Comment l’enfance d’Amantine Aurore Lucile Dupin, écartelée entre une éducation populaire et aristocratique a-t-elle  forgé la personnalité de la future George Sand. Entre Paris et Nohant, du 1er juillet 1804, date de la naissance d’Aurore Dupin de Francueil, au 22 décembre 1821, date du décès de sa grand-mère Marie-Aurore de Saxe, on suit les premières  grandes étapes de la vie de l’écrivaine à travers cette  autobiographie romancée qui fait la part belle à trois  héroïnes : Aurore, sa mère et sa grand-mère. On découvre toute la richesse et complexité d’une enfant tiraillée entre aristocratie et ruralité…À travers l’enfance d’Aurore,  Albine Novarino nous invite à la fois dans l’ambiance des salons élégants et surannés de la capitale et dans ce Berry  profond où Aurore passera ses étés jusqu’à la mort de sa grand-mère. Elle s’attarde également sur des aspects moins connus de sa personnalité et notamment les conséquences de ses années passées au couvent des Dames Augustines Anglaises. Inspiré du journal de son héroïne, Albine Novarino s’est néanmoins autorisée à quelques incursions dans l’univers de la sorcellerie afin d’opérer des changements de ton qui servent  avantageusement son récit.

• RÉMY Frédérique : Femmes courage. Meurtre et naufrage à Fouras. Roman historique. 1 vol. br, 292 p, éd. La Bouinotte éditions, 13,50 €.

Z REMYFouras, janvier 1879… Sur la falaise qui domine l’anse de la Coue, face à l’Ile Madame, quatre femmes fouillent du regard l’horizon barré d’embruns. Debout contre le vent, elles scrutent l’espoir d’une voile parmi le chahut de déferlantes. Pour Anne, Amélie, Maria et Magdeleine, femmes de marins, femmes courage, tenaillées par l’angoisse, c’est le lot des heures de tempête, quand les chaloupes des hommes tardent à rejoindre l’ancrage. Mais ce jour-là va les marquer à jamais, pour le pire, pour le meilleur aussi. Face à la mort, à la pauvreté, elles vont lutter pour tout changer. Ce récit d’un combat que l’on ne disait pas encore féministe dessine une véritable fresque du Fouras de l’époque, quand le village de pêcheurs s’est peu à peu mué en station balnéaire, confrontant deux mondes qui avaient parfois du mal à se comprendre. Jusqu’au paroxysme d’un acte fou.

• SAND George : J’aime mes amis avec tendresse, avec engouement, avec aveuglement.  Lettre aux femmes de sa vie.  Édition établie et présentée par  Danielle Bahiaoui. 1 vol. br, 385 p, biblio, éd. Le Passeur, coll.  Le passeur poche, 9,50 €.

ZZZ Sand (2)George Sand est sans conteste l’une des plus grandes épistolières françaises : sa correspondance comprend plus de 20 000 lettres. Ce volume offre une vue générale sur l’ensemble des femmes avec lesquelles George Sand a établi des relations épistolaires. Seront présentes ses trois destinatrices les plus célèbres : Marie d’Agoult, Pauline Garcia-Viardot et la comédienne Marie Dorval. Mais l’accent est mis aussi sur les femmes de son entourage familial, sa mère, sa grand-mère, sa fille, ses nièces, sa belle-fille ; sur ses amies, même si elles n’ont pas la notoriété d’une Marie Dorval, compagnes de couvent comme Émilie De Wismes ou les sœurs Bazoin, amies d’enfance comme Laure Decerfz, rencontres de voyages comme Zoé Leroy. Ces lettres, adressées par une femme à des femmes, nous permet de pénétrer plus avant encore dans les secrets de l’âme et du cœur de celle qui a toute sa vie assumée en tant que chef de famille et a revendiqué le statut de “camarade Sand”.

• SAND George : Le chêne parlant. Notes, questionnaires et dossier établis par Cécile Meneu. 1 vol. br, 94 p, illustrations, éd. Hachette éducation, coll.  Classiques Hachette – Bibliocollège, 3 €.

SandLe petit Emmi n’a vraiment pas de chance. Personne ne l’aime, il n’a pas d’amis, il est maltraité par sa tante et brutalisé par le fermier, et il déteste les cochons que la misère l’oblige à garder. Mais, un jour que ces vilaines bêtes tentent de le dévorer, Emmi trouve refuge dans un arbre de la forêt, un vieux chêne effrayant dont on prétend qu’il parle. Et cette rencontre extraordinaire va transformer sa vie à jamais. Figure intellectuelle du XIXe siècle, George Sand célèbre, sous la forme d’un conte merveilleux initiatique, la communion essentielle de l’homme avec cette nature qu’il a trop longtemps négligée. Le texte intégral annoté comprend des questionnaires au fil du texte, des documents iconographiques exploités, un dossier Lecture d’images et histoire des Arts, une présentation de George Sand et de son époque, ainsi qu’un aperçu du genre du conte et un groupement de textes  : “Paroles enchantées de la forêt”.

• SAND George : Jacques. 1 vol. br, 360 p, éd. Paléo, coll. La collection de sable, 28 €.

téléchargement►“Que Jacques soit l’expression et le résultat de pensées tristes et de sentiments amers, il n’est pas besoin de le dire. C’est un livre douloureux et un dénouement désespéré. Les gens heureux, qui sont parfois fort intolérants, m’en ont blâmé. A-t-on le droit d’être désespéré ? disaient-ils. A-t-on le droit d’être malade ?Jacques n’est cependant pas l’apologie du suicide ; c’est l’histoire d’une passion, de la dernière et intolérable passion, d’une âme passionnée ; je ne prétends pas nier cette conséquence du roman, que certains cœurs dévoués se voient réduits à céder la place aux autres et que la société ne leur laisse guère d’autre choix, puisqu’elle raille et s’indigne devant la résignation ou la miséricorde d’un époux trahi. En ceci, la société ne se montre pas fort chrétienne. Aussi Jacques finit-il peu chrétiennement sa vie en s’arrogeant le droit d’en disposer. Mais à qui la faute ? Jacques ne proteste pas tant qu’on croit contre cette société irréligieuse. Il lui cède, au contraire, beaucoup trop, puisqu’il tue et se tue. Il est donc l’homme de son temps, et apparemment que son temps n’est pas bon pour les gens mariés, puisque certains d’entre eux sont placés sans transaction possible entre l’état de meurtriers et celui de saints. Tâchons d’être saints, et si nous en venons à bout, nous saurons d’autant plus combien cela est difficile, et quelle indulgence on doit à ceux qui ne le sont pas encore. Alors nous reconnaîtrons peut-être qu’il y a quelque chose à modifier ou dans la loi, ou dans l’opinion, car le but de la société devrait être de rendre la perfection accessible à tous, et l’homme est bien faible quand il lutte seul contre le torrent des mœurs et des idées. J’ai écrit ce livre à Venise en 1834, ainsi que Leone Leoni et André”. George Sand (Paris, mars 1853).

• SAND Georges : Léone Léonie. 1 vol. br, 168 p, éd. Paléo (Clermont-Ferrand), coll. La collection de sable, 25 €.

Z Sand► Dans un palais vénitien, Aleo Bustamente tente de capter l’affection de Juliette. Il a sauvée cette jeune femme au moment où elle se trouvait dans une détresse totale, suite à l’abandon de son amant Leone Leoni. Aleo souhaite épouser Juliette mais elle s’y refuse obstinément. Dans l’espoir d’infléchir sa décision, il propose qu’elle lui raconte sa douloureuse histoire. Elle le fait avec joie. Elle se souvient de sa première rencontre avec Leone Leoni dans sa petite ville natale de Belgique. Elle y avait toujours vécu heureuse au sein d’une famille douce et aimante. Leone Leoni, rayonnant comme un soleil, se fit rapidement connaître et apprécié dans toute la ville. Il séduisit Juliette et toute sa famille, notamment le père de la jeune fille qui était un joaillier réputé. A l’occasion d’une fête, le brave homme prêta des bijoux à Leone Leoni et à Juliette. Ce même soir, Leone Leoni parvint à convaincre Juliette qu’elle devait fuir avec lui, bien que personne ne s’opposât à leur mariage. Après une fuite romanesque, les deux amants vécurent six mois d’un bonheur bucolique dans un chalet de montagne. Mais l’hiver venant, ils furent contraints de regagner la civilisation, et plus particulièrement Venise…

• SAND George : Mauprat. Préface, notes et dossier de Marie Baudry.1 vol. br, 550 p, éd. Le Livre de Poche, coll. Livre de poche classique, 7,90 €.

Z SandIl y avait la branche aînée et la branche cadette des Mauprat. Je suis de la branche aînée. Mon grand-père était ce vieux Tristan de Mauprat qui mangea sa fortune, déshonora son nom, et fut si méchant que sa mémoire est déjà entourée de merveilleux”… À l’aube de la Révolution française, dans une province reculée du Berry, Bernard de Mauprat est élevé dans la violence et la dépravation par son grand-père et ses oncles. Un soir, dans de sinistres circonstances, il fait la connaissance de sa cousine Edmée. Intelligente et volontaire, élevée dans l’esprit des Lumières, elle parvient à prendre son rustre cousin sous son aile. Commence alors un long apprentissage pour Bernard, qui devra s’éduquer et s’amender pour espérer, un jour, devenir digne d’Edmée. Tout à la fois saisissant portrait de femme, conte philosophique et roman d’éducation, Mauprat marque un tournant résolument socialiste et féministe dans l’œuvre de George Sand. Roman noir  et roman socialiste en partie inspiré par les idées de Pierre Leroux, Mauprat marque le début du combat de George Sand pour les droits de la femme. “ Adieu les ignobles passions écrit-elle alors, et l’imbécile métier de dupe ! Que le mensonge soit flétri et que l’esclavage féminin ait aussi son Spartacus. Je le serai ou je mourrai à la peine”.

• SAND George : Œuvres complètes : Fictions brèves: 1832 : Melchior, La marquise, La reine Mab, Le toast. Édition critique établie par Alex Lascar, Simone Bernard-Griffiths, Jeanne Brunereau et Yvon Le Scanff. 1 vol. br, 336 p, annexes, index, biblio, éd. Librairie  Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 55 €.

S SAND ed. ChampionCe nouveau tome des œuvres complètes de george Sand présente  quatre fictions brèves. Melchior : Émouvant, tragique, cocasse et fantaisiste,  cette fiction incarne assez bien l’une des facettes de la littérature 1830, grave et railleuse. La Marquise : icône générique de la Nouvelle, La Marquise, promeut chez une femme déçue par la réalité positive l’illusion théâtrale comme vie véritable à travers un dialogue entre XVIIIe et XIXe siècles portant sur les mœurs et le jeu du comédien. La Reine Mab : La ballade La Reine Mab révèle une figure féminine archétypale de l’imaginaire sandien. Le toast : Nouvelle historique et satirique, Le Toast brode sur le motif de la précaution inutile après Scarron, Molière et Beaumarchais. Alex Lascar a publié les éditions critiques de La Dernière Aldini et de La Daniella de George Sand (Champion, 2012 et 2016). Simone Bernard-Griffiths a co-dirigé le Dictionnaire George Sand (Champion, 2015) et publié Essais sur l’imaginaire de George Sand (Classiques Garnier, 2018). Jeanne Brunereau a publié les éditions critiques d’Horace, Garnier, et du Poème de Myrza de George Sand (Champion, 2013 et 2018).Yvon Le Scanff a publié l’édition critique du Contrebandier de George Sand (Champion, 2018).

• SAND George : Œuvres complètes : 1847 : Lucrezia Floriani. 1851 : Le château des déserts. Édition critique par Amélie Calderone, avec la collaboration d’Olivier Bara. 1 vol. br, 600 p, biblio, index, annexes, éd. librairie Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 80 €.

ZZ SAND (2)Rédigés au cours de ces années 1846-1847 qui ont marqué un tournant dans la vie et la carrière de George Sand – fin de sa liaison tumultueuse avec Chopin, difficultés avec sa fille, premières expériences de théâtre privé à Nohant, orée de sa carrière de dramaturge –, Lucrezia Floriani et Le Château des Désertes constituent un diptyque d’autant plus singulier que leur auteure est peu familière des séries. De la demeure d’Iseo à celle des Désertes, la continuité en clair-obscur des deux œuvres dessine le trajet d’une résurrection. À la sombre et désespérante descente de Lucrezia dans les abysses de la Passion au sein du grand roman de la jalousie qu’est le premier volet, le second opus apporte le nécessaire contrepoint d’une remontée vers la lumière par la grâce du jeu dramatique. L’héroïne tragique laisse place à ses enfants, dont l’éclat de la jeunesse sonne comme la promesse d’une vibrante régénération. Sous l’égide du vieux et bienveillant Boccaferri, ces derniers accomplissent leur éducation artistique et morale à l’écart du monde. Récits intimes, certes puisant abondamment dans la vie de la romancière, Lucrezia Floriani et Le Château des Désertes se présentent comme une œuvre aux enjeux multiples, que l’on ne saurait réduire à l’anecdote privée. En ces palimpsestes nourris de réminiscences littéraires se joue l’engagement de George Sand dans la mêlée romanesque et dramatique de son temps. Ainsi s’opère la transfiguration poétique de la vie sentimentale et familiale d’une femme, d’une auteure, d’une artiste et d’une citoyenne, dont le credo existentiel était de mêler art et vie afin de ne jamais, en nul domaine, se résigner. Amélie Calderone est chargée de recherche au CNRS. Elle travaille sur les relations entre presse et littérature au XIXe siècle et sur le théâtre romantique. Olivier Bara est Professeur de littérature française du XIXe siècle et d’arts de la scène à l’Université Lyon II.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• Les appelés de la contrée d’Aigurande dans la guerre d’Algérie : Recueil de témoignages. 1 vol. br, illustrations, cartes,  éd. Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Aigurande, 23 €.

Z appelés aigurande► Pour son troisième recueil de témoignages, l’association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Aigurande a choisi d’inviter les anciens, encore présents dans la contrée aigurandaise, appelés pendant leur service militaire à participer à la guerre d’Algérie (ou, pour quelques uns aux combats en Tunisie) entre 1954 et 1962, à rassembler leurs souvenirs pour raconter ce qu’ils ont vécu dans ce conflit. Ils ont accepté de le faire après avoir tenté toute leur vie – sans y parvenir – d’oublier cet épisode souvent douloureux de leur jeunesse. Le résultat est un document exceptionnel dont l’intérêt dépasse la contrée aigurandaise, pour qui veut comprendre cet épisode qui a marqué durablement les deux pays belligérants. Trente témoignages illustrés de photos et de cartes et complétés par un résumé de l’histoire de cette guerre.

• CHAUDET Nicolas : Le Berry d’autrefois. 1 vol. br, 152 p, illustrations, éd. Alan Sutton, 12,90 €.

9782813814371b (2)D’une commune à l’autre, nous reconnaissons les caractéristiques du Berry d’autrefois entre campagne et vigne, entre forêts profondes et canaux bucoliques : plateaux et vallées, vestiges du passé, populations rurales et artisanales qui se rencontrent lors des foires, des assemblées, des commémorations, des inaugurations, etc. Chaque commune, chaque lieu-dit, chaque maison détient un savoir propre. Ce sont autant de choses presque anodines qui s’estompent peu à peu et qu’il faut préserver. Partons retrouver nos aïeux sur les routes de l’Indre et du Cher en Berry !

• Congrès Archéologique de France (176ème  session, 2017) : Monuments du Cher:  Gothique flamboyant et Renaissance en Berry. 1 vol. br, 500 p, 400 illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Société française d’archéologie, 55 €

GOTHIQUE FLAMBOYANT► Au fascinant dossier de l’art français de la fin de l’âge gothique et des débuts de la Renaissance, qui au fil d’expositions et de publications se dévoile depuis peu au public, la Société française d’archéologie vient d’ajouter une pièce majeure avec les actes du 176ème  Congrès archéologique tenu en 2017 : le Berry. Sur les traces du duc Jean de Berry, de l’argentier du roi Jacques Cœur et des bâtisseurs les plus ordinaires comme les plus fastueux, et à la découverte d’artistes virtuoses dans tous les domaines, cet ouvrage permet de prendre la mesure de la vitalité artistique sans précédent que la ville de Bourges et ses environs ont connue entre le XIVè et le XVIè siècle, et de la richesse du patrimoine qu’ils nous ont légué. Articulé autour d’une somptueuse cathédrale dont les embellissements ininterrompus illustrent toutes les déclinaisons de l’art flamboyant et de la Renaissance, le parcours nourri des plus récentes découvertes historiques et archéologiques donne la parole aux meilleurs spécialistes. Il nous fait découvrir, dans toute leur diversité, des ensembles urbains, des maisons, des hôtels, des châteaux, des églises, des établissements monastiques et hospitaliers, etc. Ces notices de référence, richement illustrées de documents inédits, sont précédées d’une mise en perspective introductive et accompagnées de contributions thématiques sur les artistes et leurs commanditaires, sur les maisons en pan de bois, sur le vitrail, etc. Au total, ces 25 contributions forment un ouvrage essentiel pour comprendre, cinq cents ans après la mort de Léonard de Vinci, les racines et les ramifications de l’un des plus brillants épisodes de l’histoire artistique de notre pays.

• FAUCHEUX Jean : Les chapiteaux de l’église Notre-Dame de Gargilesse. 1 vol. br, 124 p, 104 illustrations n-b et couleur, éd. de Paumule (Le Péchereau – Indre), 19,50 €.

Z Gargilesse (2)► L’église Notre-Dame de Gargilesse (Indre), construite au XIIe siècle, est l’un des plus beaux édifices romans du Berry. Cette église est remarquable par son architecture, les magnifiques peintures murales de la crypte et son vitrail du XIIe siècle. Cette église possède également, un très bel ensemble de chapiteaux historiés du XIIe siècle, remarquable par la qualité des sculptures et la cohérence du programme iconographique. Après avoir publié en 2019, un livre très documenté, illustré de 120 photos couleurs, sur les peintures murales de la crypte, véritable ouvrage de référence, Jean Faucheux publie un nouveau livre présentant  les chapiteaux de l’église Notre-Dame de Gargilesse (Indre). Dans cet ouvrage, l’auteur s’attache à présenter chaque chapiteau, très simplement mais avec précision, et à y retrouver les messages bibliques, inscrits dans la pierre, par les sculpteurs du Moyen Âge. Ce très beau livre, de 124 pages, est illustré de 104 photos en noir et blanc. Ce livre, très documenté, intéressera tous les passionnés d’architecture, de sculpture et d’histoire de l’art, mais aussi tous les amoureux de Gargilesse.

• GRANDEMANGE Christophe : Casimir Dudevant. La véritable histoire du mari de George Sand. Préface de José Malbec-Dudevant, arrière-arrière petit-fils de Casimir Dudevant. Postface de Stéphane Sénéchal. 1 vol. br, 212 p, éd. La gare des mots (Sarzay), 23 € (28,90 € franco).

Dudevant►“Marié à Lucie Aurore Dupin, connue dans le monde littéraire sous le nom de George Sand, j’ai été cruellement éprouvé dans mes affections d’époux et de père, et j’ai la conviction d’avoir mérité le sympathique intérêt de tous ceux qui ont suivi les événements lugubres de cette partie de mon existence”… Ainsi s’exprimait Casimir Dudevant dans une lettre adressée au crépuscule de son existence à Napoléon III. Mais qui était vraiment le mari de George Sand ? Originaire d’une famille du Sud-Ouest, il intègre la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr avant de poursuivre des études de droit. Il épouse en 1822 celle qui allait devenir célèbre en littérature, avec qui il aura deux enfants, et s’installe à Nohant. Sa vie avec George Sand ne sera pas de tout repos et donnera lieu à de nombreux déboires familiaux. Séparé de son épouse, il retourne vivre dans sa bastide de Guillery et devient maire de la commune de Pompiey, dans le Lot-et-Garonne. Casimir Dudevant mourra à Barbaste en 1871. Christophe Grandemange est l’auteur de plusieurs études sandiennes. Après avoir écrit, en 2008, la biographie de Gabrielle Sand, il a proposé en 2010 une monographie sur le château de Nohant puis, en 2013, une iconographie sur George Sand. En 2016 il publie la biographie de Maurice Sand suivie en 2017 de celles de Lina Sand et de Solange Sand. Il relatera ensuite l’histoire de Jeanne Clésinger, puis celle d’Aurore Sand avant de proposer, en 2020, À Nohant, chez George Sand, un ouvrage largement illustré. Il livre aujourd’hui la biographie de Casimir Dudevant. On y découvre le portrait d’un homme attentif et aimant, loin des idées reçues et des clichés réducteurs trop longtemps véhiculés.

• MICHAUD-FRÉJAVILLE Françoise : Jeanne d’Arc : figure du vitrail en Centre – Val de Loire. 1 vol. br, 190 p, 250  illustrations n-b et couleur, index, biblio, éd. Rencontre avec le patrimoine religieux (Châtillon-sur-Indre), coll. Au fil des images – Voir et comprendre, 33 €.

Z JA► Un ouvrage magnifique, publié à l’occasion du centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc, illustré par l’exceptionnel patrimoine des vitraux de la Région Centre-Val de Loire, dans laquelle 120 églises présentent des portraits de Jeanne d’Arc.  L’épopée de Jeanne d’Arc (1412-1431), inspirée, magnifique et tragique, a été dès le XVe siècle racontée par des textes, représentée sur des scènes et montrée par des images peintes, gravées, tissées, sculptées. Cette histoire, devenue si familière en France et à l’étranger, n’a pu entrer dans les églises qu’après le début des démarches de l’évêque d’Orléans Félix Dupanloup pour obtenir la canonisation de l’héroïne. Le processus en cour de Rome s’ouvrit en 1874, Jeanne fut béatifiée (1909) et canonisée en 1920. Dès 1874, Jeanne était cependant déjà présente sur les vitrages de certaines églises et chapelles de la région. Le renouveau de l’art des vitraux au XIXe siècle a favorisé l’éclosion d’ateliers dans toute l’Europe. En France, la reconstruction religieuse après la Révolution et l’expansion économique ont permis la rénovation de bâtiments cultuels et l’édification de nouveaux sanctuaires ruraux et urbains. La reconnaissance du rôle du peuple dans l’Histoire mais aussi l’utilisation politique royaliste ou républicaine de Jeanne d’Arc, en fonction du déroulement chronologique des événements locaux, nationaux et européens, ont amené la commande de vitraux en son honneur dans un certain nombre d’églises. Près de cent vingt églises de la Région Centre-Val de Loire, cet espace des grands moments de victoires, présentent la mémoire d’une héroïne exceptionnelle, devenue une sainte, servie par la lumière et les verres colorés de tâcherons ou de grands artistes. On se retrouve  ainsi devant le déroulement historique de la vie d’une héroïne nationale en une déclinaison de 150 ans de l’art du vitrail français.

• RENON Marie-Reine : La guerre de 14-18. Carnets de route. 1 vol. br, 193 p, 95 illustrations, autoédition Marie-Reine renon (Saint-Amand-Montrond), 18 €.

leon renon couvertureMarie Reine Renon  reprend et commente le journal de guerre qu’avait régulièrement tenu son grand-père, Léon Renon, un Saint-Amandois, poilu de la Grande Guerre. On y retrouve des réflexions sur les combats qui reflètent le vécu et l’état d’esprit d’un jeune Berrichon  mobilisé.  L’auteure a été  professeur des universités et elle est musicologue, organiste de l’église paroissiale de Saint-Amand-Montrond, en même temps que présidente des Amis du Grand Orgue de la Cathédrale de Bourges.

• SANDRIER Jean-Claude : Docteur, je suis communiste, est-ce grave? Préface de Léandre Boizeau. 1 vol. br, 72 p, éd. la Bouinotte éditions, 9 €.

Z Sandrier (2)L’humour n’affaiblit pas la gravité du propos. Cet essai, sous la défroque d’une farce, dresse un bilan implacable de notre société. Saisissant la question faussement ingénue d’une journaliste qui lui demandait, en 2007, comment on pouvait encore être communiste, Jean-Claude Sandrier nous invite à en revisiter l’idéal. Il en précise les modalités et les objectifs, écarte les caricatures, sans dissimuler ses propres interrogations, pour mieux en affirmer la pertinence et l’urgence en une époque accablée par l’individualisme et la rentabilité à court terme. Il le démontre méthodiquement : il est temps de penser collectivement notre avenir. Plus qu’une aspiration, c’est une nécessité pour l’humanité. Comment ne pas être communiste au 21e siècle ? Ancien député du Cher et ancien maire de Bourges, Jean-Claude Sandrier a signé trois livres qui, tous, témoignent de son propre engagement en faveur d’une société plus juste. Il a par ailleurs publié les mémoires de Résistant de son père, Roger Sandrier, sous le titre  “Avant l’oubli… Résistance”.

• STIVER Jean-Luc : Avaient-ils le choix ? Réquisition de la main-d’œuvre dans le département de l’Indre, 1942-1945. Préface de Raphaël Spina. 1 vol. br, 375 p, illustrations, éd. Asphared –  Point d’ancrage, 20 €.

Z StiverLe premier ouvrage consacré totalement à la réquisition de la main-d’œuvre de l’Indre durant la Seconde Guerre mondiale, voit enfin le jour. Ce livre présente une reconstitution minutieuse des différentes phases de cette réquisition, des départs volontaires jusqu’au peignage des entreprises, sans oublier le trop fameux STO. Jean-Luc Stiver offre là un récit complet, montrant les rouages implacables de l’administration de Vichy, pour répondre aux exigences de l’Allemagne nazie. Dans sa préface, Raphaël Spina, ancien élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, docteur et enseignant-chercheur en Histoire à l’université d’Aix-Marseille, spécialiste national de la réquisition, écrit :“ Jean-Luc Stiver apporte des informations utiles, y compris pour une meilleure connaissance du STO au plan national. De même, aucun historien n’avait réussi à savoir sur quels critères un requis du STO était affecté non pas à l’Allemagne, mais à l’Organisation Todt, chargée de fortifier les côtes et autres travaux militaires en France occupée. La note ici retrouvée du 18 mai 1943, signée Pierre Laval, donne enfin une explication…”. Autre appréciation du même préfacier : “ À défaut de la reconnaissance de leurs souffrances par l’État et la population, il reste leur étude et leur redécouverte par les historiens, ainsi que celle des réfractaires. Ce solide ouvrage va y contribuer à coup sûr, pour les requis et réfractaires de l’Indre et indirectement pour les autres aussi. Il reste à souhaiter que chaque département connaisse tôt ou tard une monographie d’aussi bonne qualité”.

• TROTIGNON Françoise : Marquis et marquises de  Belâbre. Histoire et stratégies d’ascension sociale d’une famille noble en Berry. Préface de Laurence Chatel de Brancion. 1 vol. br, 390  p, illustrations, éd. APPB éditions, 17,50 €.

couverture_4777729► De 1640 à 1926, Françoise Trotignon retrace l’ascension sociale de la famille Le Coigneux. À Bélâbre, petite commune de l’Indre aux frontières du Poitou, il ne reste plus grand-chose du château, à part le soubassement. Contrairement à une idée reçue, ce château n’a pas été détruit par les Allemands, pendant la guerre. La destruction méthodique de cette demeure, en 1926, est l’œuvre d’une femme bafouée. La dernière marquise de Bélâbre, originaire de Bourges fille d’Alphonse de Vincent de Panette, s’est ainsi vengée des habitants qui avaient témoigné contre elle lors des procès en divorce engagés par son défunt mari. L’histoire de cette famille berrichonne trouve son origine à Paris, où Guillaume Le Coigneux, potier d’étain, épouse au XVe siècle la fille d’un riche marchand de draps. En deux générations, au terme d’une rapide ascension, leurs descendants passent de la bourgeoisie à la noblesse. Le récit développé par Françoise Trotignon commence en 1640, avec un autre mariage, célébré à Londres entre Jacques le Coigneux, 51 ans, magistrat condamné à mort en France, et Eléonore de Chaumont, 25 ans, dame d’honneur. Douze ans plus tard, marquise, riche et veuve, elle arrive avec son fils dans sa seigneurie de Belâbre. Magistrats devenus guerriers, grands seigneurs toujours endettés, les marquis engloutissent les fortunes de leurs épouses pour maintenir Belâbre. Huit générations vont ainsi se succéder, sous la plume de l’historienne qui a longuement étudié les archives de la famille. Du Berry à l’exil en Russie pendant la Révolution, jusqu’aux grandes chasses à courre qui reçurent la visite du duc de Westminster, c’est une histoire riche, dans laquelle les péripéties ne manquent pas.

◘ GÉOGRAPHIE ET GUIDES

• GLOAGUEN Philippe : Châteaux de la Loire : Touraine et Berry Centre val de Loire. Nouvelle édition. 1 vol. br, 564 p, illustrations n-b et couleur, index, éd. Hachette Tourisme, coll. Guide du Routard, 14,20 €.

2503600_medium (2)Des informations historiques et culturelles, une sélection d’adresses, des renseignements pratiques et des descriptions de circuits pour visiter les châteaux du Loir-et-Cher, de l’Indre, du Cher et de la Touraine. Dans le Routard  Châteaux de la Loire,  mis à jour chaque année, on trouvera une première partie tout en couleurs pour découvrir la région à l’aide de photos et de cartes illustrant  nos coups de cœur puis des suggestions d’itinéraires et des infos pratiques pour organiser votre séjour et, bien sûr, des  adresses vérifiées sur le terrain, des  visites et activités en dehors des sentiers battus, le tout complété par  des  cartes et plans détaillés. Une occasion de partager à nouveau les convictions qui habitent depuis bientôt 50 ans ces guides : liberté et indépendance d’esprit, découverte et partage, sincérité, tolérance et respect des autres.

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FOREZ

◘ LITTÉRATURE

• LHOSTE Bernard : De médailles en revers : tome 3 :  Dérapages sur l’herbe. 1 vol. br, 305 p, éd. La Clé du Chemin (Craponne-sur-Arzon), 19 €.

X LHOSTEIl n’est pas hardi, ce garçon en  2ème  année de Droit au Campus Tréfilerie à Saint-Étienne. à 20 ans, il ne s’est jamais aventuré à aborder une fille en tête à-tête. Toutefois, il a bon cœur : et, ce 15 avril 2014, il ne peut rester indifférent en voyant une étudiante qui pleure, seule sur son banc, désespérée. Alors, faisant violence à sa timidité, il s’approche : – Quelque chose ne va pas ? Il sera bien payé de sa sollicitude ! – Non, mais de quoi je me mêle ? Est-ce que je t’ai sifflé, toi ? Occupe-toi de tes oignons ! C’est incroyable, ça, quand même. “Que suis-je donc allé faire dans cette galère ?” se morigène-t-il. Cette galère ? Elle a pourtant si peu d’importance en comparaison de celle qui l’attend

Z Riazi• RIAZI Ata : L’enfant du retour de prison. 1 vol. br, 140 p, éd.  Abatos (Saint-Étienne), 14 €.

Ata Riazi, médecin généraliste, nous fait revisiter la schizophrénie, au travers d’une histoire tendre. Il fait vivre son personnage dans des lieux de la très grande métropole Stéphanoise, en commençant par Yssingeaux en passant par Firminy, Saint-Étienne pour se terminer dans les ruelles de Saint-Priest-en-Jarez.

• VOLTZ Aurélie, BAILLY Jean-Christophe, DAGEN Philippe : Éric Manigaud : la mélancolie de vaincus. Exposition Musée d’art moderne et contemporain – Saint-Étienne (Du 8 janvier au 5 avril 2021). Édition bilingue français – anglais. 1 vol. br, 100 p, illustrations n-b et couleur, éd. Snoeck Publishers, coll. Art contemporain, 25 €.

51cWJiaubYL._SY494_BO1,204,203,200_Cet ouvrage se situe à mi-chemin entre un livre d’artiste et un catalogue d’exposition. Trois textes viennent approfondir l’œuvre d’Éric Manigaud ― rapprochant l’ouvrage des catalogues d’expositions traditionnellement conçus ― tandis que le cahier d’images inclut un travail graphique et une présentation inédite des œuvres de Manigaud ― le rapprochant ainsi d’un livre d’artiste. Né en 1971 à Paris Éric Manigaud, qui vit et travaille à Saint-Etienne est agrégé d’arts plastiques. En historien, il exhume les premières photographies scientifiques témoignant d’un passé refoulé, comme la première guerre mondiale, et il  se propose d’en révéler la part d’ombre par l’usage du crayon et du graphite, en dessinateur. Si l’artiste au moyen d’une projection par la lanterne magique s’emploie à calquer son dessin sur la photographie, favorisant ainsi, par cette représentation à première vue mimétique, une certaine confusion des mediums, son entreprise de création n’est pas réductible à une simple opération de retranscription. Par le recours à la mine de plomb, il renforce l’effet de réel, conférant ainsi une certaine densité à l’ombre et offrant ainsi à ces individus l’épaisseur leur permettant de prendre corps. Mais par cette technique et le geste qui lui est associé, il esquisse aussi les contours vacillants de l’ombre, tentant de figurer un espace transitoire entre lumière et obscurité, vie et mort, la figuration de ces individus qui semblent dans un entre-deux ontologique confine ainsi à l’irréel. De ces images caractérisées par l’objectivité de la capture photographique, il fait émerger, en portraiturant mutilés de guerre, individus malades, internés, la subjectivité. Il propose au regardeur de reconsidérer ces individus dont la défiguration tient surtout au filtre déformant que l’on appose sur eux…Ce faisant, Éric Manigaud met au jour la part d’ombre de notre humanité en faisant de ces âmes sondées au moyen de ses dessins un miroir qu’elle se tend à elle-même.

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

BARGUES Cécile : Maurice Allemant, ou comment l’art moderne vint à Saint-Étienne (1947-1966).  Avant-propos d’Aurélie Voltz et Alexandre Quoi. 1 vol. br, 160 p, illustrations n-b et couleur, biblio, chronologie, éd.  Fabelio – Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne,  coll. La collection des collections, 20 €.

Z Allemand► Notre art moderne, en France, ne fut pas toujours unanime, univoque. Il fut un temps, pas si lointain, où les musées français ne conservaient presque pas d’œuvres de Picasso, où Dada, le constructivisme international, le Bauhaus, l’abstraction, l’avant-garde enfin étaient inaccessibles et lettre morte pour le plus grand nombre. Après Vichy, après la destruction nazie, défendre de telles œuvres était un combat, une conquête. Saint-Étienne occupe à cet égard une place de choix : la ville abrite une aventure culturelle fondamentale impulsée par Maurice Allemand, directeur du musée d’Art et d’Industrie de 1947 à 1966. Tout en enrichissant les collections de peinture ancienne, d’armes ou de textiles qui font la singularité de son institution, Maurice Allemand invente les conditions d’une diffusion courageuse et fine de l’art moderne. Elle opère via d’innombrables conférences, une mise en valeur de médiums non élitistes tels la gravure et la céramique, et surtout par l’organisation d’expositions qui firent date, consacrées par exemple à l’art africain, à l’art abstrait, au collage et à l’assemblage. Michel Seuphor, Tristan Tzara viennent à Saint-Étienne. Maurice Allemand s’entoure des plus grands artistes, galeristes et collectionneurs de son temps. Leurs dons et les achats faits auprès d’eux transforment les collections. Ces acteurs majeurs posent les bases des développements futurs et font toute l’originalité du lieu : peu d’autres musées français pourraient se flatter d’avoir acquis un grand mobile de Calder en 1955, une Composition abstraite d’Aurélie Nemours en 1959 ou une œuvre d’Enrico Baj en 1964. Maurice Allemand aura su créer une géographie d’amitiés et un horizon d’enthousiasme. Sa ténacité lui permet d’obtenir d’importants dépôts de l’État, manière de pallier la faiblesse chronique des crédits accordés par la Ville. La collection du MAMC+ constituée pendant ces deux décennies (1947-1966) est aujourd’hui à la fois la trace et le témoin de cette histoire faite de détermination, de passion, de ruse ; c’est une histoire polyphonique, polycentrée, une histoire qui, à tous égards, nous est commune. Le livre inaugure une nouvelle série de publications :  La collection des collections . Cette série s’intéresse à un aspect spécifique des collections du Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole : un mouvement, une donation, l’apport d’un directeur, etc.

• CONCILIO Edmond de : 32, rue Paul-Bert. 1 vol. br, 230 p, éd. Saint-Honoré éditions (Paris), 18,90 €.

Z De concilio Durant la Seconde Guerre mondiale, Edmond,  qui est né en 1935, et sa famille vivent l’occupation allemande à Saint-Étienne dans un immeuble situé au 32 de la rue Paul Bert. Malgré les privations de toutes sortes, les alertes, les bombardements, le couvre-feu, la délation…, dans leur cour les enfants jouent et parviennent à être heureux. Au travers du regard d’un enfant de sept ans, ce livre scrupuleusement autobiographique relate, parfois avec humour, la dure réalité de cette époque. Loin d’être triste, il peut être un message d’espoir destiné à la jeunesse.

• Déjà vu : le design dans notre quotidien : Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole. 1 vol. br 44 p, illustrations en couleur, éd. Beaux Arts éditions, 9 €.

Z Beaux artsNous vivons et grandissons avec des objets… Des chaises à la cocotte, des ordinateurs aux verres, le design fait partie de notre quotidien, mais nous ne l’identifions pas toujours. Les pièces de design sont des miroirs de la société et des témoins de leur époque, à travers leur forme et leur matière.  L’exposition met en valeur la capacité du design à agir et à réagir à un contexte en explorant leur création et leur raison d’être. Cette exploration du design domestique débute dans la région stéphanoise et s’interroge sur les besoins de la France au sortir de la guerre, sur les réactions et réponses des créateurs. Les objets sont des indicateurs culturels et reflètent notre histoire. Ils révèlent l’évolution de notre société.  L’exposition embarque le visiteur dans un parcours thématique qui évoque la ville future, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, puis le quotidien. Les intérieurs se peuplent d’objets facilitant la vie de tous les jours. Ils sont produits en masse par la société consumériste des Trente Glorieuses. Le design s’empare des innovations techniques. Il analyse l’évolution des besoins et des attitudes, pour répondre aux désirs d’une société en mutation. L’exposition rapproche ainsi le design de notre quotidien et décortique le contexte de l’avènement de cette discipline. Un espace dédié aux processus de création clôt le parcours de visite : un laboratoire animé par les écoles et étudiants en art, design et architecture, transforme le musée en espace de production et d’expérimentation. Des ateliers s’organisent autour de nouveaux questionnements.

• LE NÉZET-CÉLESTIN Monique (sous la direction de): Roanne au Moyen âge : une histoire renouvelée par l’archéologie récente, Ve-milieu XVe siècle.  Préface de Jean-François Reynaud. 1 vol. br, 236 p, illustrations en couleur, éd. ALPARA éditions (Lyon), coll. Dara,  45 €

Roanne (2)Jusqu’au début des années 2000, l’histoire de Roanne concernait essentiellement son passé antique. Le Moyen Age était considéré à travers les vestiges de son château dont la fondation, au Xe siècle, serait le signal de la renaissance d’une agglomération plus ou moins désertée après la chute de l’Empire romain. Après la découverte en 2004, lors d’une fouille préventive, d’un baptistère paléochrétien sur la place Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, l’ancienne place du Château, la vision traditionnelle de l’antique Rodumna et de sa désertion durant plusieurs siècles se trouve fortement remise en question. Une autre vision s’impose, une « histoire renouvelée » de la Roanne médiévale commence à s’écrire. En 2005, au Centre Hospitalier à quelque 700 m de là, la fouille d’un second cimetière lié à  la paroisse Saint-Julien apporte des indices supplémentaires et ouvre de nouvelles questions sur la topographie de la  Roanne médiévale. Au fil des découvertes, on constate que la ville du haut Moyen Age a connu au plan régional un rang plus important qu’on ne le soupçonnait L’origine de la publication tient donc aux résultats de ces deux fouilles principales auxquels les auteurs ont joint ceux de la surveillance des tractées place Georges-Clémenceau en 2001 et de la fouille du site du Palais de Justice réalisée en 2002, ainsi que de divers sondages et surveillances réalisés dans le contexte des travaux de rénovation du centre ville. Malgré les difficultés de lecture des vestiges dans un contexte urbain très remanié, l’évolution du site du baptistère et de son contexte monumental est retracée, de l’Antiquité à la fin du Moyen Age. Le volet funéraire, traité dans sa globalité, apporte des données chronologiques essentielles et caractérise la population inhumée. L’analyse architecturale du donjon et de son environnement bâti a été reprise avec minutie ; une relecture plus avertie de l’ensemble des découvertes anciennes pour la période médiévale renouvelle le discours sur le rôle et les étapes de la fortification.

• LIONS Bernard : Derrière la porte verte : histoires secrètes de l’A.S. Saint-Étienne (2000-2020). 1 vol. br, 340 p, illustrations, éd. Solar, 17,90 €.

ZZZ LIONSRevivez les vingt dernières années de l’AS Saint-Étienne comme si vous étiez dans le vestiaire des joueurs ! L’AS Saint-Étienne compte parmi les clubs préférés des Français. Et si, au XXIe siècle, le club n’a plus le lustre de sa grandeur passée (le club le plus titré en championnat de France) et ne compte qu’une Coupe de la Ligue (2013) et une finale de Coupe de France (2020) à son palmarès, ses tribulations continuent de passionner les supporters. Pour eux, Bernard Lions, qui ne passe pas une semaine sans se rendre dans le Forez, a enquêté sur plus de 70 histoires, connues ou non, qui ont défrayé la chronique de l’ASSE : la mise à l’écart soudaine de Stéphane Ruffier, son gardien vedette ; le transfert record de Wesley Fofana ; les frasques de Pascal Feindouno et sa vraie-fausse paternité de l’enfant de son coéquipier ; la fin de carrière terrible de Loïc Perrin, l’enfant du club exclu en finale de la Coupe de France… Au plus près des sources, Bernard Lions chronique dans le détail les années récentes des Verts, une équipe qui ne laisse jamais indifférent.

• PROST Antoine (sous la direction de):  De la guerre à la paix : le département de la Loire en 1919. Actes  du colloque tenu à Montbrison, le 22 novembre 2019. 1 vol. br, 198 p, illustrations en couleur, éd. La Diana, 20 €.

capture-1024x673 (2)► Sous la présidence d’Antoine Prost, Président du Comité Scientifique de la Mission Nationale du Centenaire, ce colloque a examiné comment le département de la Loire est sorti de la Première Guerre mondiale, notamment sur les plans économique et social. En effet, la Loire, et notamment la région stéphanoise, ont constitué de 1914 à 1918 l’une des plus importantes “usines de guerre” du pays. Ainsi, ses mines de charbon, sa puissante industrie métallurgique, ses activités textiles ont été tournées vers l’effort de guerre. Le colloque s’est intéressé à la question de  la reconversion de l’économie de guerre après l’armistice du 11 novembre 1918.

• SAPIN Claude : Les chirurgiens du Roannais sous l’Ancien régime Préface du docteur Philippe Jarsaillon, chirurgien à Roanne et maire de Pouilly sous Charlieu.1 vol. br, 236 p, illustrations en couleur, index, biblio, éd. Association Ceux du Roannais, 25 €

008501015 Un ensemble de biographies de chirurgiens du Roannais entre 1500 et 1800.Cet ouvrage nous emmène de la fin du XVIe siècle à celle du XVIIIe. Il présente les activités du chirurgien d’alors, bien différentes de la profession exercée de nos jours. La biographie sommaire de quelques praticiens illustres de cet art, du royaume de France ou d’ailleurs, sont aussi inclus dans la première partie du livre. Dans un second temps, la généalogie des chirurgiens du Roannais est explicitée. Nombre d’illustrations, d’actes officiels donnent de la vie à tous ces personnages, nos ancêtres. En fin de canton, un tableau chronologique indique la période d’exercice de chaque praticien, et à la fin de cet ouvrage une autre table recense tous les chirurgiens du Roannais dans l’ordre alphabétique, de façon à pouvoir rechercher des ancêtres ayant exercé cet art.

◘ GÉOGRAPHIE ET GUIDES

• Chemin de Saint-Jacques, de Cluny au Puy-en-Velay,  via Cluniacensis, par Charlieu, Montbrison et Usson en Forez. Renseignements pratiques. 2021-2022. Édition bilingue  français – allemand. 16ème édition. 1 vol. br, 150 p, illustrations  n-b et couleur, cartes,  lexique, éd.Association Rhône-Alpes des amis de Saint-Jacques, 14 €.

couverture_ara_viacluniacensisL’Association Rhône Alpes des Amis de Saint-Jacques édite plusieurs guides de renseignements pratiques sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle en Rhône Alpes. Elle propose ici un ouvrage entièrement remanié sur le chemin de Cluny au Puy en Velay (la Via Cluniacensis ). Ce chemin a été tracé en 1999 par l’Association Rhône-Alpes des Amis de Saint-Jacques sous l’impulsion d’Henri Jarnier et des adhérents de la Loire, avec l’appui des collectivités. Un premier guide est paru la même année. En 2003, l’association a ouvert le chemin par Usson et la voie Bolène. La Fédération Française de Randonnée a adopté en grande partie ce tracé en 2018 sous l’appellation GR765. Le tracé proposé passe par Charlieu, Montbrison et Usson-en-Forez. Le guide propose un découpage du chemin en 13 sections regroupant la totalité des informations pour chacune des sections avec des cartes détaillées en couleur au 1/100.000ème, les distances et le profil des dénivelés, les cartes reprenant le tracé du chemin et des bretelles de raccordement et des  renseignements pratiques tels que commerces, modes d’hébergements… On y trouve aussi un tableau synthétique des repères – kilométrages et ressources, une présentation historique et culturelle des régions traversées et une évocation du  patrimoine jacquaire présent tout au long du chemin. 

• Sources et gorges de la Loire : La Loire sauvage à pied. De 2 à 12 jours de randonnées. 1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, cartes,  adresses utiles, biblio, index, éd. Fédération française de la randonnée, coll. Topo Guides – GR, 15,90 €.

LOIREDepuis les sources de la Loire jusqu’aux portes de Saint-Etienne. 12 jours de randonnée à parcourir. Il n’est point d’écolier qui ignore la source de la Loire : le mont Gerbier-de-Jonc, sur le plateau ardéchois. Ce célèbre volcan est le point de départ du plus long fleuve de France, mais il est également celui du GR3, le sentier de la Loire. Voici le premier tronçon de cet itinéraire, là où le sentier suit une Loire encore jeune et sauvage à travers des gorges qu’elle a façonnées sur le flanc oriental du Massif Central, depuis les confins de l’Ardèche jusqu’aux portes de Saint-Étienne. 

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