EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES: N°29 (JANVIER – FÉVRIER 2021)

Cette rubrique fera l’objet d’additifs et de mises à jour, jusqu’au 28 février 2021, en fonction de l’actualité et, notamment de l’évolution de la situation sanitaire. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement  de ces compléments d’informations.

Pour nous contacter et/ou communiquer vos informations :

allier-infos@sfr.fr

MISE À JOUR :  27  FÉVRIER 2021

PANORAMA DES EXPOSITIONS

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UNE OUVERTURE À NOUVEAU DIFFÉRÉE

• Après un lancement différé pour cause de pandémie, au terme de trois  années de préparation intense, suivies de  deux semaines de montage,  Scènes de Yannis Kokkos la nouvelle exposition du Centre national du costume de scène, aurait dû ouvrir ses portes à la mi-janvier. À nouveau, compte tenu de l’évolution de la situation sanitaire et des décisions gouvernementales, cette réouverture à dû être ajournée, sans qu’il soit possible de fixer une date précise. Lorsqu’elle pourra enfin accueillir ses visiteurs, l’exposition  qui devait initialement rester visible  jusqu’au 25 avril 2021, sera probablement  prolongée au delà.9782330136567

• Jusqu’à présent, elle n’a reçu qu’un seul et unique visiteur, mais de marque. Il s’agit de Yannis Kokkos en personne qui a pu déambuler dans les différentes salles, le mercredi 13 janvier. “Je suis très heureux du résultat, a-t-il confié à l’issue de sa visite.  C’est une exposition à la fois légère et grave. Comme au théâtre qui est une expression de la vie. Et comme dans notre monde qui est à la fois composé de situations tragiques -on le voit d’ailleurs en ce moment avec le Covid-  mais aussi de regards d’espoir ”.

• Scènes de Yannis Kokkos  s’inscrit dans la perspective de l’ouverture du Centre d’interprétation sur la scénographie du Centre national du costume de scène, prévue pour la  fin de 2021. L’exposition  est l’occasion de valoriser la carrière et le travail de celui qui est tout à la fois  un grand scénographe, un costumier et un metteur en scène, en France et au-delà des frontières.

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En attendant l’ouverture…L’affiche dévoilée en janvier

• Elle  permet aussi de mettre en lumière et d’expliquer les relations entre la création de l’espace scénographique, celle des costumes sur scène et l’interprétation des œuvres théâtrales, lyriques ou chorégraphiques. C’est enfin le tout premier portrait d’un des créateurs les plus prolifiques de la scène théâtrale et lyrique internationale, qui a œuvré à plus de 200 spectacles. Conçue en étroite collaboration avec l’artiste, Scènes de Yannis Kokkos dévoile donc  un témoignage inédit sur l’élaboration de son univers visuel et thématique, tout en appréhendant la totalité de son cheminement créatif, du dessin à la scène. Ses concepteurs, parmi lesquels Catherine Treilhou-Balaudé, sa commissaire générale, ont voulu “proposer une démarche immersive” qui consiste à “plonger le public dans un espace qui évoque la scène théâtrale, selon Yannis Kokkos”…► lire la suite de l’article que Vu du Bourbonnais a consacré spécialement à cette nouvelle exposition.

• Sur le site des éditions Actes Sud, on peut feuilleter quelques pages du livre – catalogue de l’exposition (1 vol. br, 336 p, illustrations en couleur, 39 €), à propos duquel Jean-Pierre Léonardini  écrit dans le journal L’Humanité:  “La parution d’un beau livre, Scènes, de Yannis Kokkos, met somptueusement en lumière le chemin de cet artiste complet (comme on dit d’un athlète), scénographe, créateur de costumes, metteur en scène de théâtre et d’opéra”.

MUSÉES DÉPARTEMENTAUX

PAS DE RÉOUVERTURE AVANT LE PRINTEMPS ?

• Avec le rebond de la pandémie, en fin d’année, les musées départementaux ont dû  refermer leurs portes. Faute de visibilité, leur directrice a annoncé, à la mi janvier, qu’elle  tablait désormais sur l’hypothèse d’une réouverture au printemps. Dores et déjà, il a été décidé que les expositions  Témoins d’argile (Musée Anne de Beaujeu) et celle consacrée  au peintre illustrateur  Olivier Desvaux (Musée de l’illustration jeunesse) seraient prolongées jusqu’aux vacances de Noël 2021. 

PATRIMOINE

ARCHIVES DÉPARTEMENTALES 

UN SITE INTERNET REMODELÉ

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• Les archives départementales de l’Allier ont profité de la nouvelle année pour refondre leur site Internet. On y retrouve les mêmes fonctionnalités que dans la précédente version, mais avec un accès désormais direct et plus rapide aux collections de presse et autres documents numérisés. Le tout dans un environnement graphique plus agréable. 

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• UNE NOUVELLE ÉDITION ENRICHIE

• Du 18 décembre jusqu’au 3 janvier, des milliers de spectateurs ont pu profiter de la nouvelle édition du Festival des Lumière sur le Bourbonnais. Après les lumières sur  Moulins, Vichy, Montluçon, Cusset  et Commentry qui ont été reconduites, un sixième spectacle a été ajouté le 19 décembre. Il s’agit de la station thermale de Néris-les-Bains. Avec cette nouvelle mise en lumière, le département et les concepteurs du spectacle (Les allumeurs de rêve et Light Event consulting) ont souhaité mettre en valeur la deuxième ville thermale en Bourbonnais.

• À la différence de Vichy, pour laquelle le “mapping” cherchait avant tout à évoquer l’histoire de la reine des villes d’eaux, le spectacle nérisien  vise à souligner la vocation artistique de la station avec son théâtre et les grandes heures de Thermes, depuis les temps antiques jusqu’à nos jours, une mention spéciale étant réservée à la Belle époque. C’est ce qui explique le choix comme support  de la façade du théâtre André Messager. Le spectacle débute sur cette  thématique artistique en faisant découvrir sur la façade ce qui se passe à l’intérieur, entre musique, danse, comedia dell’arte, tragédie et vaudeville… Un spectacle nouveau qui a fait l’unanimité parmi les spectateurs et qui devrait bientôt s’enrichir de deux nouveaux sites, avec Bourbon-l’Archambault, troisième station thermale du département,  et  Châtel-Montagne.  

PAYS D’ART ET D’HISTOIRE

MOULINS COMMUNAUTÉ LABELLISÉ À SON TOUR

téléchargement m• Quatre ans après le lancement de la procédure, Moulins communauté a décroché le label Pays d’art et d’histoire. La ville de Moulins étant déjà labellisée depuis 1997,  il s’agit donc d’une extension à l’échelle des 44 communes de la communauté d’agglomération, qui se retrouve ainsi être la seule de  l’Allier à détenir ce label.

téléchargement• La première étape concrète  qui avait débuté  en mars 2018, a demandé plus de 18 mois. Confiée à Guennola Thivolle, elle a permis de dresser l’inventaire du patrimoine qu’il soit bâti, ou naturel, et des savoir-faire sur les 44 communes de l’aire communautaire. Moulins communauté a ensuite  compilé un dossier de près de 200 pages, destiné à  dresser un bilan de Moulins Ville d’art et d’histoire,  et à exposer  les projets de la communauté avec ce nouveau label. Après passage devant le jury du conseil national des Villes et Pays d’art et d’histoire, le label a ensuite été attribué par le ministère de la Culture.

téléchargement carte• Cette labellisation doit permettre de valoriser le patrimoine, de  promouvoir la qualité architecturale et de  sensibiliser tous les publics. Il s’agira de  s’impliquer dans les politiques de protection du patrimoine et de réhabilitation urbaine, mais aussi de mettre en valeur toutes les collections  du territoire de Moulins Communauté.  Tout en sensibilisant les habitants à la richesse de leur territoire, et en accentuant les actions à destination du public jeune, le label vise aussi les  touristes en leur proposant une offre riche et diversifiée sur l’ensemble du territoire.

 • Concrètement, plusieurs projets émergent : le développement paysager, comme l’entrée nord de l’agglomération, la création d’une Maison de la rivière Allier dans les anciens locaux de la D.D.T, ou encore celle d’un centre d’interprétation du patrimoine naturel à Toulon-sur-Allier. L’extension du Centre national du costume de scène et le réaménagement  de salle du triptyque dans la cathédrale de Moulins figurent aussi au programme. L’organisation de  visites dans les villes, autour des mariniers et de la batellerie, autour des parcs et des jardins, ou encore  sur le rôle des Bourbons ou sur l’influence de Cluny devraient également y trouver leur place.

MAISON MANTIN

DE L’ART DE LA VISITER SANS Y PÉNÉTRER …

138420480_233820284997421_6185767708133500451_n• Pas facile de visiter la maison Mantin par ces temps de pandémie…C’est ce qui a conduit la ville de Moulins,  en partenariat avec  le département, à mettre en place Zoom sur la Maison Mantin,  une exposition en plein air centrée sur la dite maison. Installée sur le cours Jean Jaurès, l’exposition qui restera visible jusqu’à la mi-juin, est constituée de 24 panneaux photographiques recto-verso. L’ensemble présente une centaine de photos, dont certaines géantes,  prises par le  photographe vichyssois Jérôme Mondière. On peut ainsi contempler des objets et des décors de la Maison Mantin, sans y entrer physiquement.  Ces photos permettent de se concentrer sur certains détails de la bâtisse, chacune étant  associée à des adjectifs tels que “bucolique”, “moderne”, ou encore “ luxueuse”…

138582054_233820811664035_2070423297990190277_n• À propos de ces photos qui remontent à  l’époque de l’ouverture au public de la maison Mantin,  Dominique Lefèvre, attaché de conservation aux musées départementaux, a apporté quelques précisions : “ Nous avons décidé de les utiliser pour mettre en avant certains détails qu’on ne remarque pas forcément lors d’une visite, explique. Ça permet aussi aux personnes qui n’ont jamais visité le monument, de leur donner envie de s’y rendre”.

• Dans le même temps,  les musées départementaux ont pris une autre initiative à destination des réseaux sociaux, afin de permettre une visite virtuelle de la Maison Mantin. Pour ce faire, le compte Instagram du Musée Anne-de-Beaujeau (@museeannedebeaujeu) vient de lancer un filtre spécial “ Inside Maison Mantin ”. Une initiative qui doit  permettre, malgré la fermeture des lieux culturels, de se prendre en selfie, comme si on se trouvait à l’intérieur de la demeure.

• UN LIVRE POUR DÉCOUVRIR LE PATRIMOINE PICTURAL

DE 24  ÉGLISES ROMANES BOURBONNAISES

eglises-romanes-peintes-db-couv-page-001-Après avoir fait pour le musée de Souvigny, le tour des églises en s’intéressant  à leurs vitraux,  le photographe moulinois Dominique Boutonnet s’est penché sur les peintures remarquables de certaines d’entre elles. En partant du livret consacré à la Route des églises peintes, qui avait été  réalisé par l’association du même nom, il a souhaité bâtir un recueil qui soit exhaustif, “même de ce qui n’est pas joli”. Son livre Le patrimoine pictural des églises romanes de l’Allier (1 vol. relié spirale, format à l’Italienne, 296 p, illustrations en couleur) dévoile une photo de chacun des 24 édifices, avec une présentation du monument, accompagnée d’une série de photos mêlant des vues générales et des vues des détails des  peintures intérieures.

téléchargement• Pour aider le lecteur non spécialiste des subtilités artistiques et historique, un glossaire des termes architecturaux cités est inclus. Pour l’auteur, ce livre se veut avant tout un document, un état des lieux de ce qui existe.  Il rappelle que toutes les églises étaient peintes et que l’image  s’adressait à des gens qui ne savaient pas lire, avec l’objectif de faire comprendre aux croyants “des choses par les peintures, un peu comme une bande dessinée. Ces peintures ont été recouvertes avec le temps, ou abîmées. Elles ont été redécouvertes sous les enduits à l’occasion de rénovations ou de restaurations”  Après cet ouvrage, Dominique Boutonnet compte mener à terme deux autres projets de livres, l’un avec  une série sur les chemins de croix, l’autre  sur les  crèches. Son livre est proposé en souscription jusqu’au 31 janvier au prix de 20 € (prix définitif : 25 €). Contact : Dominique Boutonnet (27 rue Charles Rispal 03000 Moulins).

Accéder au bulletin de souscription

SOUVIGNY• DES NOUVELLES DE LA CHAPELLE

FUNÉRAIRE DES BOURBONS

Dans une précédente publication, Vu du Bourbonnais avait évoqué l’état particulièrement inquiétant de la chapelle funéraire des ducs de Bourbon, construite à Souvigny  au XVe siècle, dans le style gothique flamboyant. 538_001Avec les fissures au niveau des ogives et des clefs de voûte de la chapelle qui se sont élargies, suite au tassement des fondations, les voûtes  menacent de s’effondrer. Il  y a donc urgence à intervenir. C’est ce qui explique que, dans un premier temps,  l’accès à cette partie de la prieurale ait été  interdit dès l’été. Depuis, les fissures se sont encore creusées, avec des fuites et des infiltrations, d’eau qui provoquent un décollement des enduits,  entraînant des risques importants de chutes de blocs ou de plaques  d’enduit.

• Une fois les maçonneries entièrement reprises, pour assurer la pérennité de l’édifice, il faudra ensuite restaurer les décors de la chapelle, un chantier estimé à plus de 1 M€. Le président du conseil départemental, Claude Riboulet, a fait savoir que le département apporterait sa part, à travers le plan de relance. Tout comme la municipalité de Souvigny, mais dans une mesure moindre, compte tenu de ses ressources limitées. C’est ce qui l’a conduite à lancer, en septembre dernier,  une souscription en faisant appel à la générosité des donateurs, via la fondation du Patrimoine.  Sur les 150 000 € indispensables rien que pour pallier les risques d’effondrement, 33 265 € avaient déjà été collectés ,au 30 décembre, soit 23% du total. Il reste encore un long chemin à parcourir pour boucler le financement, tout en notant que ces dons sont éligibles à déduction fiscale.

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Accéder au site de la Fondation du patrimoine

Logo MontluçonCHÂTEAU DES BOURBONS

UNE RÉNOVATION COMPLÈTE  DES OUVERTURES

• La ville de Montluçon a lancé un important programme de remplacement des 64 fenêtres que compte le château des Bourbons, pour un montant global de plus de 437 000 €, dont 75% sont pris en charge par l’État, la Région et le Département. Il y avait urgence, les derniers travaux s’étant étagés entre les années 1930 et 1960, au point qu’il existait pour certaines de gros problèmes d’étanchéité. Le chantier ouvert le 20 novembre et qui devrait se prolonger jusqu’en mars 2021, a été confié à Métiers du Bois, une entreprise spécialisée installée à Bourges. Après les fenêtres de lucarne du 2ème étage, les travaux se poursuivront par celles du rez-de-chaussée, avec pose de volets intérieurs, puis par le remplacement des fenêtres du premier étage.

Vue aérienne château mairie Lycée stael

• Cette restauration s’inscrit dans la volonté municipale de faire du château un lieu vivant. C’est ce qui a conduit en 2018 à mettre en place  des visites au sommet de la tour carrée, largement plébiscitée par les touristes et par les Montluçonnais.  Le château a aussi servi de cadre à des expositions thématiques qui ont drainé un public nombreux.  Après le cyclisme et les 100 ans du maillot jaune en 2019,  ce sont les objets “made in Montluçon” qui ont été mis à l’honneur l’été dernier. Une réflexion est encours  en vue de restaurer la grande salle du rez-de-chaussée.

  VIRGINIE LAROCHE  (MONTLUÇON PASSION)

DE NOUVELLES VIDÉOS SUR LE PATRIMOINE MONTLUÇONNAIS

Vu du Bourbonnais avait évoqué dans une précédente publication le travail mémoriel accompli par Virginie Laroche dans le cadre de Montluçon Passion, entre les visites proposées et les vidéos mises en ligne. Depuis, de nouvelles vidéos, toujours très pédagogiques au bon sens du terme,  ont été réalisées par ses soins. Outre celle dédié au château de la Louvière (voir la Rubrique Les Amis de Montluçon), elle propose de  partir à la découverte de l’histoire de la caserne Richemont. Née de l’imagination de l’architecte montluçonnais Gilbert Talbourdeau père,  elle fut inaugurée en 1913, quelques mois avant que n’éclate la grande guerre.

• Autre vidéo, celles consacrée à l’histoire des ponts et passerelles sur le Cher, bâtis au fil des siècles et de l’essor de la ville. 

•  MONTLUÇON PATRIMOINE 

Montluçon PatrimoineUNE ASSOCIATION RÉACTIVÉE et de nombeux PROJETS

• Créée en 2006 avant d’être mise en sommeil en 2010, l’association Montluçon Patrimoine dirigée par un nouveau collectif, a décidé de relancer  ses activités et de les étendre à l’ensemble du pays montluçonnais. Elle est désormais présidée par Régine Giraud, ancienne élue municipale.

Passerelle Cher laveuses (3)• L’élément déclencheur de cette renaissance a d’abord été la décision annoncée par la municipalité de ne pas restaurer la passerelle des Nicauds qui enjambe le Cher depuis 1895 et dont la vétusté a entrainé la fermeture aux piétons en 2014 :“ Nous avons voulu nous adosser à une association afin de défendre ce dossier. Au début nous avions pensé à l’association du Vieux Montluçon… Mais la passerelle des Nicauds n’est pas dans son périmètre. Alors nous avons donc  décidé de réactiver Montluçon Patrimoine“, explique la nouvelle présidente. Pas question pour autant de s’opposer systématiquement aux choix municipaux en matière patrimoniale, l’association se voulant d’abord “une force de proposition apolitique”. C’est le cas pour la passerelle des Nicauds pour laquelle elle milite en faveur de sa restauration plutôt que sa déconstruction.

Marx Dormoy (2)• En même temps, les statuts ont été revus afin que Montluçon patrimoine puisse étendre son champ d’activités au Pays Montluçonnais tout entier, autant pour son patrimoine matériel qu’immatériel, qu’il s’agira de promouvoir et de valoriser. Un ancien lavoir, une fontaine, une statue seront autant de centres d’intérêt, avec si besoin la mise en relation ave la Fondation du Patrimoine. L’aspect mémoriel figure aussi dans les objectifs de l’association qui compte mettre en œuvre différentes initiatives en 2021, en lien avec Montélimar, pour marquer le 80è anniversaire de l’assassinat de Marx Dormoy.

Contacts : CourrierMontluçon patrimoine:  8 rue Porte Fouquet 03100 Montluçon. Mail : montlucon.patrimoine@laposte.net.   Depuis le début du mois de février, l’association dispose également d’un site Internet ►  accéder au site de Montluçon Patrimoine

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• DES VESTIGES DES EXPOS UNIVERSELLES DE 1900 ET 1937  

DANS LE PAYSAGE DE COMMENTRY

• Personne n’ignore que les grandes expositions universelles ont laissé des traces dans le paysage de la Capitale, avec notamment,  la Tour Eiffel pour celle de 1889, ainsi que le Grand Palais et le Petit Palais, ou encore le pont Alexandre III, pour celle de 1900. Si nombre d’édifices ont été détruits, dès la fermeture des expositions, certaines œuvres ont été dispersées et ont pu être confiées, parfois longtemps après, à des communes qui en avaient fait la demande. C’est le cas pour Commentry qui a accueilli  deux statues, dont le célèbre forgeron, et un triptyque issus de ces expositions.

062_001◄ La plus connue des statues est celle de l’emblématique Forgeron, érigée place Martenot, en mai 1939, à l’initiative du député-maire Isidore Thivrier (le fils de Christou, “le député à la blouse”). À cet emplacement, elle  a remplacé une ancienne fontaine, dédiée à Saint-Éloi qui avait  subi les outrages du temps. Cette ְœuvre en  bronze, qui accuse le poids de 1250 kg, est née de l’imagination du sculpteur Paul Silvestre (1884-1976) et elle a été fondue par  la société  Susse frères  d’Arcueil. Elle était à l’origine destinée à orner l’entrée du Palais du Métal lors de l’exposition universelle de 1937. Sous l’occupation, comme nombre d’autres statues métalliques, elle a failli être réquisitionnée pour disparaître dans une fonderie allemande L’ingéniosité des résistants et peut-être la qualité médiocre du métal l’ont sauvée. Depuis décembre 1991, le Forgeron a été classé au titre des M.H.

unnamed◄ Autre pièce remarquable, “La Sculpture” réalisée en marbre blanc. Elle était l’une des quatre allégories des Arts, commandées au sculpteur Alphonse-Amédée Cordonnier (1848-1930),  pour orner la façade principale du Grand Palais, lors de l’Exposition Universelle de 1900. Là encore, c’est  Isidore Thivrier qui l’a fait venir dans la cité minière, après l’avoir repérée à l’occasion d’une visite au dépôt des ouvrages d’art appartenant à l’État. Après avoir passé  plus de 30 ans dans une caisse à claire-voie, et fait étape à l’école du Bourbonnais, elle a ensuite orné pendant un demi-siècle le square du HLM situé rue du 4-Septembre, à partir des années 1960. C’est en 2012, à la suite de la démolition des bâtiments, qu’elle a été installée dans le parc de la mine, en même temps qu’elle a été restaurée. Comme Le Forgeron, elle est classée depuis 1991.

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La Sculpture (à gauche), à son emplacement initial au Grand Palais en 1900

 

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Charles-Jules Duvent

• Dernière pièce notable, le triptyque “La Joie du travail” de Charles-Jules Duvent (1867-1940), une œuvre monumentale de 4,25 m de hauteur et 9 m de large, qui orne le grand escalier de la mairie. C’est sur la recommandation du conseiller d’État Olivier Sainsère, que ce triptyque a été acheté en 1901 par l’état, pour 6 000 francs. Il est en dépôt depuis 1906 à la ville de Commentry, dont le maire était alors Jean Dumazet. Les trois panneaux mettent chacun en valeur un thème avec  Au travail,  L’effort et  1900 , tous inspirés par l’exposition universelle de 1900. Formé par Gustave Boulanger et  Jules Lefebvre, Charles-Jules Duvent était un paysagiste et un orientaliste qui a régulièrement exposé au Salon des artistes français à partir de 1884. Lors de l’Exposition universelle de 1900, il avait obtenu une médaille d’argent hors-concours, ce qui lui avait permis d’acquérir une renommée internationale. Restauré en 1988, le triptyque est inscrit depuis mai 1989.

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• UN PATRIMOINE À FAIRE CONNAÎTRE ET À PRÉSERVER

Michaël Benture, originaire de Nice, mais Vichyssois d’adoption, s’est pris de passion pour l’architecture de la station thermale, avec une prédilection pour les édifices de style Art Déco. Selon lui, c’est d’ailleurs à Vichy que se trouverait la plus forte concentration d’immeubles Art Déco de toute la France. La décennie 1920-1930, durant laquelle ce style triomphe, représente aussi la période d’apogée, en terme de fréquentation pour la ville, avec jusqu’à 140 000 personnes, curistes ou simples visiteurs de passage,  certaines années.

071_001• Aujourd’hui, les témoins de ce triomphe ne manquent pas, entre  l’église Saint-Blaise , bâtie entre 1925 et 1933 et considérée comme l’une des plus belles de France dans ce style, ou encore La Maison du Missionnaire et ses 5 étages, mise en service au début des années 1930. Autres lieux remarquables, le Petit Casino, bâti en 1929, avec sa façade Art Déco, dominée par un campanile d’angle de 30 m de haut. Fermé en 1940, il a été transformé depuis en Centre culturel. Il faudrait aussi y ajouter des hôtels, tels que  l’Hôtel Mondial, situé  rue de Paris (1928) ainsi que l’hôtel France et Pasteur, sis avenue Aristide Briand (1927), né de l’imagination des architectes Gilbert Brière et Antoine Percilly... et quelques autres comme l’hôtel  Montpensier ou le Britannique.

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La Maison du Missionnaire

• Au fil des ans, Michaël Benture a pu amasser une importante documentation composée des cartes postales, d’affiches, d’ illustrations diverses, de photos de bâtiments ou de scènes montrant des Vichyssois et  des curistes en tenues d’époque.  Ce trésor, il a souhaité le partager avec le plus grand nombre.

• Dans un premier temps, il a ouvert l’an dernier  une page Facebook . Alimentée entre autre par ses photographies, elle est ouverte à tous (taper Vichy Art Déco  pour y accéder). Dans un second temps, il vient  de jeter les bases d’une association Vichy Art Déco.132290690_1311573502533464_243334247387419942_n Elle a pour but de promouvoir l’histoire du mouvement artistique et de sensibiliser, bien au-delà des seuls Vichyssois,  à ce type de patrimoine. Elle permettra également d’organiser des conférences, des visites ou des parcours guidés, de réaliser des publications et des voyages, tout en contribuant à la préservation de ce patrimoine. Dès que les conditions sanitaires le permettront, Michaël Benture présentera une conférence sur le thème de l’Art Déco en général.   Le bulletin d’adhésion est disponible sur demande à l’adresse: vichy.art.deco@outlook.fra.   

•  La Montagne (8 février) a consacré à Michël Benture “tombé sous le charme de Vichy”  un article accessible sur le site du journal:Vichyssois d’adoption, Michaël Benture s’est trouvé une vraie passion pour le patrimoine urbain de la ville. Et surtout pour cette architecture Art Deco qui fait sa richesse. Guidé par sa curiosité et ses recherches, il est devenu un vrai expert en ce domaine”.  On y append également que sa page Facebook a fédéré 1300 personnes qui suivent ses publications. 

LA VILLA ART NOUVEAU LIBERTY 

BIENTÔT RESTAURÉE INTÉGRALEMENT

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2021: La façade de la villa Liberty “dans son jus” depuis 1902

• Née en 1902 de l’imagination de l’architecte Antoine Percilly (1858-1928), la  villa Liberty de style Art Nouveau, sise rue Hubert-Colombier, à Vichy, va retrouver son faste d’antan,  après être restée pendant plus d’un siècle “dans son jus”. Les seuls travaux jamais réalisés concernent la toiture, en 1986.  L’immeuble a été acquis par un groupe immobilier  basé à Perpignan, qui va entreprendre sa restauration complète pour la transformer en 5 appartements. Un chantier qualifié par ses promoteurs de haute couture immobilière”, dans la mesure où le bâti est fragile et en très mauvais état, et où il faut opérer dans le respect des contraintes liées à l’inscription de l’édifice, depuis 1988,  à  l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

• Cette villa de quatre niveaux avait été édifiée à la demande de Jeanne de Lalaubie, veuve de Hubert Colombier (1850-1899),  qui  était  président du Tribunal de commerce de Cusset et de la Banque de Vichy. Lui-même avait  lancé en 1895  la construction de 12 villas, en faisant appel à différents architectes, ce qui explique la cohabitation entre des villas de style gothique, flamand, classique et autre. Le tout se situait de part d’autre d’une voie privée qui porte aujourd’hui son nom.

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2023: La villa liberty restaurée

• La villa répond à  un plan classique pour l’époque avec, au rez-de-chaussée,  un  hall central donnant sur un fumoir, un salon et une  salle à manger, avec ouverture à l’arrière sur un jardinet. S’y ajoutent une  cuisine et une arrière-cuisine.  Le  décor Art nouveau apparaît dès l’entrée avec la porte  en bois sculpté et celle du vestibule avec son vitrail typique du style, reprenant des thèmes aquatiques et naturalistes. Le papier peint d’origine a été conservé avec ses ornements d’ananas et de palmiers, dans le hall d’entrée. Quant aux  plafonds du salon et de la salle à manger, ils présentent des motifs décoratifs faits de feuilles, de fruits ou de fleurs, et de dorures. Autres éléments remarquables : une  cheminée de marbre de style Empire qui est classée et qui sera conservée, ainsi qu’un escalier en bâti en S sur un limon central. Conçu en bois et ferronnerie, il est orné de balustres avec le L des Lalaubie, à l’origine de la construction. Le chauffage par air chaud  était assuré depuis le sous-sol par une chaudière à charbon en brique, sur laquelle une plaque indique “Arizzoli construction”.

• Du sous-sol à la toiture, le chantier s’annonce d’ampleur, avec pour première étape  la mise en sauvegarde du bâtiment et la protection des ouvrages classés, dont certains seront démontés.Sans titre La charpente et la couverture seront entièrement refaites, tout comme il faudra reprendre la  maçonnerie sur les deux tours bâties à l’arrière. Tout en  conservant les poignées des portes et fenêtres ouvragées, toutes les huisseries seront changées, dans le respect des contraintes de Monuments historiques. Un maître verrier sera chargé de restaurer le vitrail du vestibule et pour les plafonds du rez-de-chaussée, il sera fait appel à  un artiste peintre. Les parquets en chêne du premier étage devraient également être sauvegardés. Enfin, pour  la façade, les murs en brique, les pierres de parement, le balcon, les plates-bandes, le bandeau décoratif et la  porte d’entrée seront conservés et entièrement rénovés. Si les travaux débutent au printemps 2021, le chantier devrait s’achever au début de 2023, avec la livraison de 5 appartements privés aménagés dans les 400 m2 de l’immeuble d’origine.

CLUB DES MÉCÈNES DE L’ALLIER

MALGRÉ LA CRISE, PAS D’ANNÉE BLANCHE EN 2020

77240220_812311195883095_1774587797017985024_n• Le club des mécènes du patrimoine de l’Allier, créé en 2014, est composé de neuf entreprises du département, désireuses de soutenir des projets de restauration du patrimoine bourbonnais. Il est aujourd’hui animé par Jean-Loup Ramillon.  En dépit de la crise sanitaire, il n’a pas renoncé à ses actions de valorisation du patrimoine local, en finançant, à hauteur de  20.000 €,  quatre grands projets,  en partenariat avec la Fondation du patrimoine. Les photos illustrant cet article  sont extraites de la page Facebook du club des mécènes où l’on pourra retrouver le détail de ces actions et des actions antérieures. 

130185329_1115154798932065_4653256754469910460_o◄ À la prieurale de Souvigny, où il est installé depuis le XIXè siècle,  c’est le tableau Sainte Catherine couronnée par une vierge à l’enfant, huile sur toile attribuée à Jacques Blanchard (1600 – 1638) qui s’est vu confiée aux bons soins du restaurateur huriélois Samuel Cherprenet, afin de lui redonner son éclat d’origine. Ce sera chose faite au printemps 2021.

• À Saint-Gérand-de-Vaux, l’église dont on trouve trace les premières traces en  1152, a été  remaniée au fil des siècles jusqu’en 1875. À l’intérieur de l’édifice, c’est la très  riche décoration  qui demandait une rénovation urgente. C’est quasiment chose faite,  avec les travaux qui sont en voie d’achèvement et des résultats remarquables, quand on se livre au jeu du “avant – après”.

130301489_1115142175599994_785696495565577600_o◄ Troisième projet soutenu, celui du  temple protestant de Vichy, bâti en 1913 par Samuel Henriquet, en partie grâce aux donations des curistes anglican et inscrit aux Monuments Historiques en 2002 avec la mention “rare exemplaire de style néo-gothique anglais”. Doté de voûtes presque plates portées par des colonnes nervurées en forme d’éventail, il est orné de décors Art Nouveau, avec des vitraux aux tons violets, verts et or. L’Eglise protestante Unie de Vichy souhaite l’ouvrir à un public plus large, en y organisant par exemple des concerts, des conférences et des expositions. Pour ce faire et pour lui rendre son aspect initial tout en le mettant aux normes, il reste à réaliser  des travaux que le club des mécènes a choisi d’épauler.

• Le dernier projet concerne  l’église médiévale Saint-Loup de Saint-Hilaire (XIIè siècle).  Elle sert d’écrin à un Christ de Chaire en croix, en bois polychrome, dont on pense qu’il a été  réalisé par un sculpteur local, à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle. Après avoir restauré en partie l’église, la statue de l’Évêque et sa crosse ainsi que celle de sainte-Barbe, la commune souhaiterait restaurer ce christ, dont la croix avait été refaite au XIXe siècle et la polychromie reprise. Il sera ensuite  replacé  sur un support plus esthétique.

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La restauration et l’aménagement de La Charité à Lavault-Sainte-Anne

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• L’attention du club des mécènes ne s’arrête pas là. Il  continue de suivre les projets qu’il a soutenus les années précédentes, comme celui de la réhabilitation du site de la Charité, édifié au début du XXe siècle, à Lavault-Sainte-Anne. La collecte de dons, lancée en 2019,  avait connu une réussite exceptionnelle, aux côtés de la commune et de la Fondation du patrimoine, permettant d’obtenir des financements provenant d’entreprises privées et du loto du patrimoine.

LE CHÂTEAU D’AVRILLY 

DOTÉ  PAR LA MISSION DU PATRIMOINE

• Situé à Trévol, à 8 km de Moulins, le château d’Avrilly, propriété d’Hugues de Chabannes, est un très beau témoignage de l’architecture des XVè, XVIIè et XIXè siècles. Au cœur d’un parc d’une centaine d’hectares, il a pu conserver son aspect fortifié sur sa façade est et sa tour Nord.

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• Autant d’éléments qui ont convaincu la “Mission Stéphane Bern” de l’inclure en 2020 dans la liste des dotations de la Mission du Patrimoine, via le Loto du patrimoine. Finalement, il se verra doté de 68 000 € qui vont permettre à son propriétaire de poursuivre sa restauration, dans trois grandes directions : la rénovation de la toiture et  des bassins qui le bordent, ainsi celle des pavillons d’entrée qui donnent sur la RN 7.

ÉGLISE SAINT-MARTIN DE BESSON

UNE NOUVELLE ÉTAPE DANS LA RESTAURATION

847_001• Depuis 2013, l’association pour la restauration de l’église Saint-Martin de Besson a pu mener à terme de nombreux projets, grâce aux fonds récoltés au cours des différentes manifestations qu‘elle a organisées, telles que concerts et visites. En y ajoutant les dons et les subventions, l’association a ainsi fait procéder à la restauration des chapelles de la Vierge et de Saint-Louis, de l’harmonium Rodolphe, de l’autel de la Vierge et du tableau Notre-Dame du Rosaire.

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Saint Martin (XIIè siècle)

• Pour 2021, elle s’est fixé pour objectif la restauration de trois statues: celles de Saint-Martin, de la Vierge et de Saint-Jean-Baptiste. Pour ce faire il faudra réunir au moins  12.000 €, une somme pour laquelle il est envisagé de solliciter la Fondation du Patrimoine. Plusieurs centaines d’euros ont déjà été collectés lors des obsèques  d’André De Meerleer, ancien agriculteur et ancien conseiller municipal, qui avait souhaité qu’une urne permette de recueillir des fonds destinés à ce nouveau projet. Si le contexte sanitaire  le permet, des concerts seront également organisés en 2021.

Savoir plus : Pour aider l’association, les dons pour la restauration de l’église Saint-Martin de Besson, qui sont  défiscalisables, sont à adresser par courrier ( 23 place de la Mairie –  03210 Besson).

EN BREF…

CHANTELLE

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Lucien Chatain, 

• L’église de Chantelle possède des vitraux créés par Lucien  Chatain (1846-1886), verrier à Clermont-Ferrand. Deux de ces vitraux, qui avaient subi de gros dommages dus aux intempéries,   ont été restaurés par le maître verrier Marc Bertola.  L’opération d’un montant de 5 164 € a été prise en charge par l’assurance.

LAPRUGNE

• La statue en bois de saint Jean-Baptiste, datant du XVIIIe siècle, abritée par l’église de Laprugne, nécessite une restauration dont le coût s’élève à 3 500 €. Des bénévoles ont lancé un appel aux dons. Ils sont à adresser à l’association  Les Amis de saint Jean-Baptiste de Laprugne (mairie – 03250 Laprugne).

BEAUNE-D’ALLIER

861_001 (2)◄  Avec l’accord de la municipalité, l’association Beaune accueille au fil du temps va engager des travaux de conservation et de nettoyage de quatre statuettes de l’église  Saint-Aignan. Il s’agit de celles de Saint Roch, de Saint Abdon, de Sainte Marguerite et de Saint Antoine. De son côté, la municipalité compte poursuivre les travaux de restauration de l’édifice réalisés par les équipes précédentes. Il reste encore beaucoup à faire pour sécuriser le monument. Petit inventaire des travaux : la toiture à restaurer, l’abside centrale et l’abside sud-est à couvrir, le faîtage de la nef à refaire et les gouttières à remplacer. Le montant des travaux est estimé à  15 000 €, avec des subventions à hauteur de 80%. 

SAINT-HILAIRE

téléchargement• Les Amis du patrimoine de Saint-Hilaire, épaulés par la municipalité ont ouvert deux souscriptions auprès de la Fondation du Patrimoine. La première concerne la restauration du Christ en croix de l’église Saint-Loup, et la seconde la bannière de Sainte-Barbe, fortement dégradée par le temps. La statue en bois polychrome, réalisée entre la fin du XVIè et le début du XVIIè, est le seul objet du culte datant d’avant la Révolution03_St_Hilaire_Banniere_4_534dfcc39c (3), période durant laquelle elle avait été cachée dans un grenier.  Entre des trous d’insectes xylophages, des zones vermoulues et fragilisées, les couleurs encrassées par le temps et le chevillage  maladroit et peu esthétique,  le restaurateur ne manquera pas de travail.  Quant à la bannière, qui témoigne de l’activité minière de la cité,  son fond en velours à l’avant et la doublure à l’arrière sont dans un piètre état. Au point qu’il faudra 2 à 3 mois de soins pour la remettre en état, une fois que les broderies auront été déposées. En 2019, c’est la statue de Sainte-Barbe qui avait été restaurée, à l’initiative de l’association.

HÉRISSON

logo• Dans le dernier numéro du Bulletin monumental (2020- n° 178-4) publié par la  Société française d’archéologie, figure un article consacré à la maison dite la synagogue de Hérisson et  à ses peintures murales datant du Moyen-âge.  Cette bâtisse seigneuriale, dont la construction remonte au XIVe siècle, et qui est certainement l’un des plus anciens bâtiments de Hérisson, est restée fermée durant une dizaine d’années. Des décorations intérieures ont été remises au jour lors des premiers  travaux de restauration réalisés par les nouveaux propriétaires des lieux. Selon la revue, “les recherches ne font que commencer et il reste encore beaucoup à faire pour comprendre comment était configuré  ce bel hôtel aristocratique , en identifier le propriétaire sous le règne de Philippe le Bel et élucider les motivations de la réalisation d’un tel décor”.

RONGÈRES

459_001◄ Une souscription, par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine, est envisagée par le conseil municipal de Rongères pour financer la rénovation de l’église du XIIe siècle, notamment de la couverture.

• Le Conseil départemental de l’Allier a soutenu dernièrement plusieurs chantiers de rénovation  : Saint-Léon :  chapelle de l’ancien presbytère de Montpeyroux (1 500€) – Hérisson : mise en sécurité de la tour de la Glacière du château et réfection de sa toiture (10 650 €) – Chantelle : toitures et façades de l’abbaye (44 000 €) – Lapalisse : orgue Férat conservé dans l’église (28 600 €) – Le Theil : toitures des douves du château du Max (15 000 €) – Ebreuil : annexe des Charitains (42 180 €) – Saint-Gérand-de-Vaux : décors peints de l’église (24 345 €).

• À quoi peut bien  ressembler la vie des  châtelains, en Auvergne, lorsque les températures deviennent hivernales ? C’est la question sur laquelle s’est penché le journal La Montagne (23 janvier 2021), à travers l’exemple de “Trois propriétaires de châteaux près de Riom (qui)  racontent leur quotidien dans ces demeures lorsque les températures chutent”. Il s’agit des châteaux de Chazeron, de Tournoël (à Volvic) et de la Canière (à Thuret).

Sans titreLA TOUR DE L’HORLOGE

EN CHANTIER POUR TREIZE MOIS

• La Tour de l’horloge, un des monuments emblématiques de Riom, bâtie à la fin du XIVe siècle, a vu débuter en septembre dernier un important chantier de restauration. 766_001Il s’étendra sur 13 mois, avec une réouverture au public programmée en octobre 2021. Initialement, les travaux auraient dû débuter en mars ou avril, mais la situation sanitaire en a décidé autrement. La cure de  jouvence de la vieille dame de 600 ans permettra de répondre aux attaques du temps et de la météo qui avaient sérieusement endommagé, au fil des siècles,  la façade, la charpente et la couverture. Il y avait urgence, face aux alertes lancées par les services de l’État et la Drac à propos de l’état de dégradation du site classé.

• Le diagnostic de la Tour de l’horloge établi par l’architecte en chef des monuments historiques, mettait en avant des éléments alarmants: l’encrassement de l’ensemble du parement en pierre de Volvic, la présence de nombreuses pierres de taille cassées, des infiltrations d’eau  au niveau du dôme, sans oublier l’état de la charpente et la couverture en ardoise qui étaient à reprendre. Au total, pour restaurer l’ensemble, il faudra investir 750 000 €, une somme conséquente pour laquelle des demandes de  subventions ont été faites à l’État, à la Région et au Département. En parallèle, la ville de Riom a décidé de profiter de ce chantier  pour rendre le rez-de-chaussée accessible aux personnes à mobilité réduite et pour  repenser la mise en lumière du monument afin de le mettre en valeur tout en respectant les normes environnementales.

Fondation PATRIMOINE• Pour épauler les financements publics, une opération de financement participatif a été lancée, avec une cagnotte ouverte  sur le site de la Fondation du patrimoine afin que ceux qui le souhaitent puissent participer financièrement aux travaux. Un peu plus de 6.000 euros avaient déjà été collectés à la mi -décembre.

PIERRE SABATIER

UN LIVRET HOMMAGE À SA MÉMOIRE 

pierre-sabatier-fut-pendant-plus-de-30-ans-le-conservateur-b_5120371• L’association des Amis des musées de Riom a choisi de rendre hommage à Pierre Sabatier, qui fut  jusqu’en 1977 le  conservateur bénévole des établissements riomois. Pour ce faire, elle vient de publier un livret de 56 pages qui retrace sa vie et son parcours professionnel. Professeur d’arts plastiques à Michel-de-l’Hospital puis au lycée Virlogeux à Riom, il éprouvait un attachement profond pour les musées riomois, au point d’en devenir le conservateur bénévole durant trois décennies.Z Sabattier C’est en septembre 1977 qu’il quitta ses fonctions, lorsque le maire de Riom, Jean Ehrard lui annonça qu’il devait désormais laisser sa place à un nouveau conservateur qui serait un professionnel. Selon le témoignage de Jean Ehrard,  “la réaction de Pierre Sabatier a été très digne et il s’est montré très élégant, montrant que son attachement aux musées était très grand et dépassait largement sa modeste personne”. C’est ainsi que s’acheva la relation particulière qu’entretenait  Pierre Sabatier avec le musée Mandet et avec le musée régional d’Auvergne, dont il aura été la cheville ouvrière (Pierre Sabatier, une vie au service de la culture à Riom. 1 vol. br, 56 p, illustrations, éd.  Les Amis des musées de Riom, 10 €).

•  Toujours à Riom,  dans les locaux de l’institution Sainte-Marie, on peut voir jusqu’au 25 février   dix œuvres qui ont été prêtées par le musée Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand. Ce sont des portraits réalisés entre le XVIIe et le  XXe siècle. Cette exposition est la première “hors les murs” montée en partenariat  avec un établissement scolaire.

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MUSÉE MARCEL-SAHUT

UN RECOLEMENT DES ŒUVRES QUI RÉSERVE DES SURPRISES

• Commencée en mai 2020, l’opération de récolement des collections du musée Marcel-Sahut à Volvic , ne sera achevée que dans trois ans. Elle permettra, à terme, de savoir exactement quelles sont les œuvres que possède ou conserve le musée. Au-delà des seules acquisitions, il s’agit, notamment de faire le point  sur les donations qui ont pu être faites par ailleurs.  Cette opération, imposée à tous les lieux labellisés Musées de France, vise avant tout à identifier clairement chacune des œuvres et les éventuels problèmes de statut ou de  conservation qui peuvent y être liés.

p1• C’est aussi l’occasion de mettre au jour quelques pièces oubliées. C’est ainsi que Jérôme Patard, en charge du récolement, a exhumé un lot de 160 plaques photographiques au gélatino­bromure, conservées dans leur boîte d’origine. Elles constituent un fonds très intéressant de vues de Volvic au XIXe et au début du XXe siècle. On y découvre des paysages, des scènes de fête, un défilé de sapeurs-pompiers, des clichés du cimetière de Volvic et des environs. Quelques-unes présentent même des vues d’éruptions volcaniques survenues peut-être en 1902 ou 1903. Les seules indications succinctes sont celles figurant sur le carton.

• Quant à savoir depuis quand elles sont là et qui les déposées, on l’ignore…pour l’instant. Quelques indices laissent toutefois penser que ces plaques pourraient faire partie d’un fonds conservé aux archives municipales, légué par un certain   Legay-Chevallier qui fut  l’un des plus gros exploitants de carrière de Volvic. Plusieurs questions restent en suspens : s’agit-il d’une véritable  donation et, si tel est le cas, à qui  a-t-elle été faite, entre la mairie et le musée, et à quelle date ? Autre découverte : un  lot de photographies prises lors d’une visite du maréchal Pétain à Clermont­-Ferrand, pendant la Seconde Guerre mondiale.

• En dehors de ce trésor photographique, il existe dans les collections du musée d’autres pièces qui, faute d’avoir été enregistrées avec toute  la rigueur nécessaire, posent également problème. Une situation qui s’explique par le fait que la collection du musée de Volvic s’est constituée en 1985  sur la base de la donation Marcel-Sahut, les œuvres ayant été  fournies avec un inventaire qui contenait des erreurs et des imprécisions.

Unesco

• LA CREUSE SE PRÉPARE POUR L’INSCRIPTION

DE SES MURS EN PIERRE SÈCHE

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Sainte-Feyre

• Depuis la fin de 2018, l’Unesco a inscrit sur la liste du Patrimoine culturel et immatériel l’art de la construction en pierre sèche. Une décision qui a suscité des échos dans le sud du département de la Creuse  où, depuis 2009, les savoir-faire de la tapisserie Aubusson-Felletin sont reconnus par l’Unesco, et où les murs en pierres sèches abondent. Ces murets, qui ont façonné le paysage creusois, portent témoignage d’une agriculture qui a été pratiquée au fil des siècles en phase avec l’environnement proche. En dehors de la France, plusieurs pays européens ont fait acte de candidature pour l’inscription  de la pierre sèche. C’est le cas de Chypre, de la Croatie, de la Grèce, de l’Italie, de la Slovénie, de  la Suisse et de  l’Espagne.

ed3ad36a79e7ae2e49801efe98cd3838• La convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI) fait obligation aux états retenus d’établir un recensement des éléments à classer sur leur territoire. Selon Jean-Luc Léger, élu départemental,  il faudra d’abord pour ce faire  que se manifeste une volonté locale de mettre en valeur un tel patrimoine pour pouvoir ensuite rassembler toutes les bonnes volontés, en étroite collaboration avec les agriculteurs. L’objectif est de dresser  un inventaire des éléments les plus remarquables dans ce domaine, avec l’éclairage de la Fédération Française de la pierre sèche qui  apporterait son expertise. Pour l’élu, “il ne s’agit pas d’avoir un regard passéiste mais de sauvegarder un savoir-faire et des éléments du paysage qui peuvent former un atout supplémentaire notamment touristique donc économique”.

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• UNE PROCÉDURE DE CLASSEMENT DU THÉÂTRE  LANCÉE

• Au titre des Monuments historiques, la Ville de Guéret souhaite obtenir le classement ou l’inscription de  son petit théâtre à l’italienne.338_001 Construit en 1837 et conservé jusque là “dans son jus”, il  est l’un des huit derniers en France  datant de la première moitié du XIXe siècle. En suivant l’avis des agents de la DRAC, les élus municipaux ont voté à l’unanimité la délibération allant dans ce sens.  Les deux agents dépêchés depuis bordeaux par la Drac ont confirmé l’intérêt patrimonial du théâtre, autant pour l’extérieur que pour l’intérieur, et ils ont préconisé la restauration avec remise  à l’état originel, y compris dans les détails comme les fauteuils en bois dans les balcons

• Si l’inscription aux Monuments historiques présente des avantages, elle impose aussi quelques contraintes que certains élus ont relevés, telles que des travaux de  restauration à l’identique, qui seront forcément plus coûteux puisqu’ils  ne pourront se limiter à du moins-disant. D’autres ont souligné  que les financements seraient aussi plus élevés. Autre conséquence : il faudra  aussi prévoir un périmètre de protection des 500 mètres autour de l’édifice, avec des règles strictes pour toute nouvelle construction ou pour tout ménagement immobilier.

ÉGLISE DE CHÉNIERS (CREUSE)

UN GÉNÉREUX DONATEUR AU SECOURS DU CLOCHER-PORCHE

395_001• Un donateur anonyme a annoncé à l’association des Amis de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, à Chéniers (Creuse) qu’il comptait  faire don de  150.000 € pour restaurer  l’église. Une somme conséquente qui devrait permettre, lorsqu’elle aura été versée, de relancer un  projet de restauration, vieux d’une dizaine d’années. L’édifice est  doté d’un  clocher-porche, qui constitue une rareté en Creuse. Jean-Michel de Forges, président de l’association, ignore tout de ce donateur et des raisons pour lesquelles il s’intéresse à l’église, les seuls contacts directs ayant été ceux avec  son notaire parisien.

• Il y a une dizaine d’années, la commune avait fait réaliser une  étude pour une restauration globale de l’édifice, avec un  coût  estimé entre 500.000 et 600.000 €. De quoi limiter le projet, dans un premier temps au clocher-porche. Avec ce coup de pouce du destin, les travaux pourraient être engagés en 2022. Le clocher-porche, qui date du XIIIe siècle, est une particularité rare dans la Creuse, qu’on ne retrouve qu’à l’abbatiale de Chambon-sur-Voueize en. En 1904, il a été muré, sans que l’on sache pourquoi, et le sol a été surélevé et bétonné. C’est ce qui a conduit à une dégradation des arches et à l’apparition de moisissures. D’où le projet de rétablir ce  clocher-porche dans son état d’avant 1904, qui pourrait se concrétiser, la donation étant abondée par une souscription et par des subventions.

92 ÉGLISES ROMANES CORRÉZIENNES

À DÉCOUVRIR DANS UN LIVRE DE PATRICK DESCAMPS

129158997_758050501470271_2075781486393115102_n• S’il reconnaît admirer les églises gothiques, Patrick Descamps avoue préférer les églises romanes, pour l’émotion qu’elles lui procurent. Cette passion l’a poussé à entreprendre un long périple pour visiter la totalité des 207 églises et chapelles romanes, souvent ignorées ou méconnues,  que recèle  le département de la Corrèze. Pour finaliser son livre (92 églises romanes en Corrèze, 1 vol. br, illustrations en couleur, éd Romanes) qui lui a demandé quatre années de travail, il en a retenu quatre vingt douze, ce qui l’a conduit à opérer une sélection rigoureuse parmi les milliers de photographies qu’il avait amassées. En se basant sur ses “coups de cœur”, il a ainsi pu  constituer ce qui pourra être  un précieux guide pour de futures ballades.

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Saint-Bonnet-la-Rivière

• Au fil des pages,  l’art roman apparaît dans toute sa diversité. La sobriété de l’église de Mascheix côtoie la richesse de l’église Saint-Etienne de Lubersac ou Saint-Xantin de Malemort. On découvre le mystère architectural de l’église de Saint-Bonnet-la-Rivière avec sa forme circulaire, à l’image de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, et la beauté de l’église Saint-Étienne à Cornil. Le clocher-logis de l’église Saint-Pardoux à Pandrignes voisine avec  la tour-porche carrée de l’église de Liginiac et le campanile  de l’église Saint-Martial à Palisse, unique en Corrèze et très rare en France. Après des études en psychologie, Patrick Descamps est devenu chef d’entreprise. Retraité depuis douze ans, après un engagement très fort dans une association d’accompagnement de fin de vie à l’hôpital de Brive, il s’est attelé à la préparation de ce qui est  son tout premier  livre.

• “COCO CHANEL FOR EVER

RF BL COEUR CHANEL N 5• Après le cinquantenaire de la disparition de Coco Chanel,  célébré en 2020,  place au  centenaire du fameux N° 5 de Chanel, en 2021. Deux temps forts qui ont suscité plusieurs initiatives. En 1921, Gabrielle Chanel, qui avait insufflé à la mode son esprit novateur, bousculait le monde de la parfumerie en créant N° 5. Il s’agissait du 5ème échantillon choisi par elle. Pour marquer ce siècle de parfum, La Poste a émis,  le 25 janvier et en édition limitée un timbre : “N° 5 /  Chanel / Paris / parfum”.

chanel• De son côté, le  Palais Galliéra-musée de la Mode de la Ville de Paris, actuellement fermé pour cause de Covid 19, présente  jusqu’au  14 mars une exposition intitulée Gabrielle Chanel : manifeste de mode. La grande couturière opéra deux révolutions. D’abord, celle des années 1910-1920, où elle imposa une vision décorsetée des femmes en adoptant des lignes fluides et mouvantes. Ensuite la seconde révolution en 1954, lors de la réouverture de sa boutique rue Cambon, époque où naquirent le fameux tailleur, la petite robe noire, le parfum N° 5…Plus de 350 tenues et accessoires illustrent ces étapes, ponctuées par les portraits de Chanel, dont les  créations sont plus que jamais à la mode en ces temps incertains. Un catalogue richement illustré accompagne l’exposition (1 vol. br, 304 p, 200 illustrations n-b et couleur, 44,90 €).

ARCHÉOLOGIE

CHANTIER DE FOUILLES DE LA RCEA

UN PREMIER BILAN

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Lire l’article sur le site de La  Montagne

• Dans son édition dominicale du 7 février, La Montagne a consacré une double page au “passé de l’allier (qui) ressurgit”. : “Le long  du chantier de mise à 2 X 2 voies de la RCEA, les archéologues du service  d’archéologie préventive du conseil départemental et de l’Inrap ont sondé le passé. Les fouilles révèlent une occupation continue depuis la protohistoire, comme à Toulon-sur-Allier , à Montbeugny et Deux-Chaises. Elles permettront de mieux  comprendre ces occupations”,  peut on lire, à la une du journal, en prélude à l’article signé par Ariane Bouhours. Outre les découvertes réalisées et dont Vu du Bourbonnais s’était déjà fait l’écho, quelques point de repères permettent de mesurer l’ampleur exceptionnelle de ces fouilles : 62 diagnostics ont été réalisés dont 40 par le service départemental (Sapda) et 26 sites archéologiques ont été référencés. C’est une étendue totale de 153 ha qui a pu être étudiée par les 22 archéologues du Sapda, dont près de 15 ha de tranchées ouvertes. Une superficie qui est l’équivalent de 5 années de fouilles en temps normal, le tout ayant été réalisé en seulement  9 mois.  Le chantier devrait s’achever  à la fin de l’été prochain.

LES ARCHÉOLOGUES À L’ŒUVRE À AULNAT

AVANT LES TRAVAUX D’ÉLARGISSEMENT DE LA PISTE PRINCIPALE

• Le 16 novembre 2020, une vaste campagne de fouilles préventives, commandées par la DRAC et pilotées par l’INRAP, a débuté sur une emprise de 4 hectares, à l’aéroport d’Aulnat, avant que ne s’ouvre le chantier d’élargissement de la piste principale. Un  diagnostic réalisé durant l’été dernier avait permis de découvrir tout un ensemble de réseaux de foyers. Selon Laurence Lautier de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, “on se situe dans la plaine de Limagne et il y a eu de grandes campagnes de drainage au cours de plusieurs périodes. Cela a commencé à l’époque gauloise, puis ça s’est accentué dans l’Antiquité. La zone est ensuite redevenue un marais jusqu’au Moyen Âge où l’on a recommencé à drainer et à cultiver”.

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Accéder à la vidéo des fouilles

• Cette campagne qui   devrait s’achever en février 2021, a permis de faire quelques découvertes exceptionnelles,  à commencer par une sépulture qui abritait un enfant décédé vers l’âge d’un an. Il avait été  inhumé à l’époque augusto-tibérienne, soit  il y a deux mille ans, au début du Ier siècle de notre ère. Il a fallu trois semaines d’un travail méticuleux pour dégager entièrement la fosse de deux mètres de long, qui recelait un mobilier particulièrement riche. C’est ainsi qu’ont été mis au jour de nombreux clous et une plaque de fer ornementale qui permettent de deviner la présence d’un cercueil en bois de 80 cm dans lequel le corps reposait. Tout autour, avaient été déposés une vingtaine de récipients, tous très bien conservé. Ils contenaient nourriture et boissons, ainsi que des pièces de boucherie (porc, poules) destinés au défunt lors du banquet funéraire. On a aussi exhumé  des vases destinés à recevoir des produits cosmétiques ou médicinaux.  Les archéologues estiment que ces poteries ont été fabriquées à Lezoux, qui était alors l’un des plus importants sites de production, à l’époque gallo-romaine.

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La sépulture mise au jour (© photo Denis Gliksman, Inrap)

• Autres découvertes, des effets personnels, tels qu’une fibule en alliage cuivreux et un cerceau de fer accompagné d’une tige coudée qui pourrait être un jouet. On a aussi retrouvé, aux pieds de l’enfant, un chiot portant un collier cerclé d’appliques en bronze et muni d’une clochette. Enfin, une dent de lait provenant peut-être de  la sœur ou du  frère du défunt, a été mise au jour sur un fragment de coquillage.

• Même si elle est la plus “spectaculaire”, la sépulture d’enfant n’est pas la seule découverte faite. Des traces d’habitats du Premier âge du fer (entre 800 et 450 av-JC), de l’Antiquité (entre le Ier et le IIIe siècle de notre ère), du Haut Moyen Âge (VIIe siècle) et de l’époque Moderne (XIXe, début XXe) ont été révélées, en même temps qu’un puits  datant du  Haut Moyen Âge. Enfin, un réseau de fossés, aux orientations multiples, témoigne des différentes campagnes d’assèchement et de drainage du marais, dans cette partie de la plaine de la Limagne. 

REVUE ARCHEO CENTRE

La Revue Archéologique du Centre de la France (en accès libre sur Internet) est l’une des six revues archéologiques interrégionales qui couvrent le territoire métropolitain ; son ressort géographique concerne les régions Centre-Val de Loire et Île-de-France, ainsi que l’Allier, le Cantal, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme et le département de la Loire. Elle couvre l’archéologie de toutes les périodes, depuis la Préhistoire la plus ancienne jusqu’à l’archéologie industrielle et des Temps Modernes, la majorité des contributions portant sur la Protohistoire, la période romaine et le Moyen Âge.

Au sommaire du Tome 59 (année 2020), deux articles à signaler: 

L’espace funéraire et le site gallo-romain de la “ Barrière du Lot ” aux Martres-de-Veyre(Puy-de-Dôme) : fonds ancien et nouvelles données:Situé à la “ Barrière du Lot ” sur la commune des Martres-de-Veyre, l’espace funéraire des “ Chaumes d’Allier ” correspond à une aire sépulcrale fouillée entre 1851 et 1923. L’état de conservation hors du commun des vestiges organiques mis au jour (chevelures, cercueils, pièces vestimentaires, mobilier funéraire) a assuré la renommée mondiale de ce site resté paradoxalement méconnu dans sa globalité.

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Les “ Chaumes d’Allier ”et l’emprise des observations réalisées entre 1851 et 1923 (©Racf).

• La récente découverte d’archives inédites relatives aux investigations du XIXe et du début du XXe s., croisée avec une étude archéo-anthropologique de la documentation hébergée au musée Bargoin de Clermont-Ferrand, renouvelle intégralement l’approche spatiale de cette occupation funéraire. Jetant un éclairage inédit sur les modalités d’exploration du site, les archives exhumées, permettent également d’en mesurer l’importance en livrant pour la première fois un nombre de sépultures entrevues ou bien documentées”… ►  lire la suite

◘  Le souterrain médiéval de la Croix-Blanche à Sardon (Puy-de-Dôme):Le souterrain de la Croix-Blanche a été découvert fortuitement par le propriétaire-exploitant de la parcelle. Un sondage a montré l’existence d’un système complexe, vraisemblablement lié au stockage, comprenant un silo de surface, une pièce excavée abritant deux silos et donnant accès à trois galeries souterraines, dont le développement n’a pas pu être reconnu intégralement. Un examen au géoradar n’a pas permis de détecter ces conduits depuis la surface. Les datations de charbons de bois et de céramiques s’inscrivent entre le XIè et la première moitié du XIIIè siècle”… ► lire la suite

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© Racf (F. Loiseau – F. Surmely)

• À signaler par ailleurs plusieurs comptes-rendus de publications parmi lesquels:  Les silex solutréens de Volgu (Rigny-sur-Arroux, Saône-et-Loire, France) : un sommet dans l’art de la “ pierre taillée ” (48e supplément à la Revue archéologique de l’Est, SAE, Dijon, 292 p., 137 fig., XXXIII pl.) –  Organiser l’espace sacré au Moyen Âge. Topographie, architecture et liturgie (Rhône-Alpes – Auvergne) (ALPARA, Lyon, DARA 40, 2014, 326 p.) – Les formes de l’habitat au Moyen Âge en Limagne septentrionale et Sologne bourbonnaise (CNRS éditions, Inrap, Paris, 2019, 455 p. – collection recherches archéologiques, 17)

HISTOIRE

L’ASSASSINAT DE MARX DORMOY

80 ANS APRÈS, DES QUESTIONS TOUJOURS EN SUSPENS

téléchargement• Sous la direction de Jean-Marc Berlière, historien spécialiste notamment de l’histoire de la police, vient de paraître Les grandes affaires criminelles, du Moyen Âge à la Vè Republique (1 vol. br, 368 p, éd. Perrin, 22 €). On y trouve le récit de 18 affaires criminelles, depuis celle de  Gilles de Rais jusqu’à l’assassinat de  Jacques Roseau, la dernière victime de l’Algérie française en passant par le procès du régicide Damiens, l’affaire des “chauffeurs” d’Orgères, celle de Joseph Vacher, qualifié de “ Jack l’éventreur français” (popularisé par le film de Bertrand Tavernier, Le juge et l’assassin), des sœurs Papin ou encore de la tuerie d’Auriol. C’est  donc à un grand voyage à travers sept siècles de morts violentes  qu’invite cet ouvrage.

• Parmi les affaires évoquées figure en bonne place l’assassinat de Marx Dormoy (1888-1941), sénateurmaire de Montluçon jusqu’en 1940, mais aussi ministre de l’Intérieur du temps du Front populaire (1936-1938)  et qui, à ce titre, participa au démantèlement de la Cagoule, l’organisation terroriste d’extrême droite. Marx Dormoy, on le sait fut déchiqueté par l’explosion d’une bombe, qui avait été placée sous son lit, alors qu’il était  assigné à résidence à l’hôtel Le Relais de l’empereur, à Montélimar. C’était dans la nuit du 25 au 26 juillet 1941. 80 ans plus tard, si les auteurs de l’attentat sont identifiés clairement, il reste de nombreuses questions sur les commanditaires. C’est ce qui explique que le chapitre consacré à cet assassinat s’intitule “Questions autour d’un attentat politique”. Après un rappel des premières constatations faites immédiatement après l’attentat, prélude à l’enquête, on débouche sur les “des aveux très (trop) circonstanciés” des prévenus. Se pose alors la question des commanditaires et des raisons qui ont conduit le gouvernement de l’Etat Français à différer constamment la tenue d’un procès. En janvier 1943, 18 mois après les faits, alors que l’instruction était bouclée, les auteurs de l’attentat étaient toujours détenus à la prison de Largentières, lorsque les Allemands les libérèrent. Autres problèmes soulevés : y avait-il d’autres complices, une ou deux bombes ? Autant de points abordées dans ce chapitre qui se referme sur les “destins ultérieurs des participants”.

téléchargement• Sur la même question de l’assassinat de Marx Dormoy, on pourra aussi se reporter au livre de Gayle K Brunelle  et  Annette Finley-Crowhite, Assassination in Vichy. Marx Dormoy and the  struggle for the soul of France, paru récemment (éd. University Toronto Press)… À condition de pratiquer la langue de Shakespeare, l’ouvrage des deux universitaires américaines étant  toujours en attente d’une traduction et d’un  éditeur en France. Quelques extraits sont consultables sur le site Google Livres.

Sans titre

SDA 1• La presse s’est intéressée récemment à leurs recherches. La Montagne (2 janvier) a publié un article de Guillaume Bellavoine, intitulé “Qui a voulu la mort de Dormoy” ? Au-delà de l’enquête et des protagonistes de l’assassinat, il est aussi question de la mémoire de Marx Dormoy, qui si elle s’est inscrite localement, semble avoir été quelque peu délaissée au plan national…au point que la mort de Dormoy ne figure même pas dans la liste des grandes commémorations de 2021. Quant à La semaine de l’Allier (21 janvier), sous la plume de  Jean-Baptiste Carton, elle a consacré elle aussi une pleine page à l’affaire : “Assassinat de Marx Dormoy : les responsables de Vichy au banc des accusés”. 

◘ À lire également sur ce blog, l’article consacré à Anne Mourraille et à la présentation détaillée du livre de Gayle K Brunelle et d’Annette Finley-Croswhite. On pourra aussi consulter celui consacré au Relais de l’Empereur, à Montélimar

ASSOCIATIONS CULTURELLES

Attention• Les dates des conférences proposées par les différentes associations culturelles sont données à titre purement indicatif. Compte tenu de l’évolution de la  crise sanitaire  et des nouvelles mesures gouvernementales qui ont été déjà prises ou qui pourraient l’être dans les semaines qui viennent,  elles sont susceptibles de modifications ou d’annulation – report.  

• Lorsqu’elles  peuvent avoir lieu, elles sont également soumises au respect des  règles sanitaires en vigueur (port du masque obligatoire, gestes barrières, distanciation). En outre, plusieurs  associations, comme la Société d’émulation du Bourbonnais,  ont  mis en place un système d’inscription obligatoire pour pouvoir assister aux conférences. 

BOURBONNAIS

Emulation

S JOLY◄ Un nouveau président à la tête de la Société d’émulation. En janvier, Sébastien Joly de la Vernelle a succédé  à François Xavier Duchon, qui assumait la présidence depuis 2015. Il est assisté de deux vice-présidents : Annie Regond-Baubet et Georges Chatard. Parmi les membres du bureau,  c’est Roland Fleury qui est en charge des publications. Sébastien Joly de la Vernelle, passionné d’histoire et de généalogie, mène depuis plusieurs années une carrière dans l’information et les médias.  Il a collaboré à La Semaine de l’Allier, puis au Bourbonnais rural, ainsi qu’à la radio RCF Allier, de 2010 à 2018. Depuis janvier 2019, il est journaliste à l’hebdomadaire  L’Allier Agricole.  Il est également le fondateur  en 2018 et l’animateur de Netbocage production qui réalise des reportages vidéo.

Annulations...  Les conditions sanitaires ne l’ayant pas permis, la conférence que devait présenter, le 9 janvier, Jean d’Andlau, sur  La révolution dans le Bourbonnais : pouvoirs locaux, comportements collectifs et construction  républicaine entre 1789 et 1795 a dû être annulée.  Il en sera de même pour celle de Franck Chaléat, prévue le 6 février, sur le thème Éléments de lecture des agglomérations médiévales de l’Allier : un point sur les dernières pistes archéologiques et historiques

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Hubertine Auclert

Au programme (sous réserves)  des conférences à venir: Samedi 27 février (15 h 00 – Médiathèque communautaire, Moulins) : Georges Costecalde : Hubertine Auclert et son temps ou le combat pour le vote des femmes (1848-1914)Samedi 6 mars (14h30 – Auditorium du Musée Anne-de-Beaujeu) : Daniel Thuret : Les Thuret du Bourbonnais “ la tribu du nord” –  Samedi 3 avril (14h30 – Auditorium du Musée Anne-de-Beaujeu) :  Clara Bernard : La collection gallo-romaine d’Emile Guimet (1836-1918) : la passion méconnue d’un archéologue amateur.

• Rappelons, enfin,  que les conférences ont désormais lieu à partir de 14 h 30 (sauf mention particulière) et que, afin de respecter les règles sanitaires en matière de capacité d’accueil, il est obligatoire  d’effectuer une réservation au 06 81 09 15 80. Le port du masque est obligatoire.

1er_20bulletin_202018• Au sommaire du dernier Bulletin de l’Émulation  (Tome 80 – décembre 2020) :  Éditorial –  Procès verbaux des séances –  Nos prochaines rencontres – Nécrologie : Jean Cluzel – Paul Moron : Une amitié bourbonnaise, Valery Larbaud/Henri Buriot-Darsiles –  Claude Cajat : Un bourbonnais enchanteur des lettres : Christian de Bartillat – Georges Chatard : Le quartier de la gare SNCF à Moulins, son évolution du XVème siècle à nos jours –  François-Xavier Duchon : Un récit inédit de Paul Duchon : “L’impératrice Eugénie et les maîtresses de Napoléon II” (dernière partie) – Jacques Dupire : Antoine François Lomet : fin de vie, décès et succession (1ère partie) – Ouvrages reçus à la bibliothèque. 

• Pour pallier l’annulation des conférences et afin de  garder le contact avec ses membres et les amateurs d’histoire locale, la Société d’Emulation du Bourbonnais a décidé de reprendre la publication de textes sur son site Internet et sur sa page Facebook pendant toute  la durée de la crise sanitaire.

La BnF a numérisé et mis en ligne une partie de la collection des anciens bulletins de la Société d’émulation du Bourbonnais. Sont actuellement accessibles les années 1892, 1894 à 1902,1904 à 1913 et 1919. ► Accéder à ces numéros . Une deuxième série de numéros est également consultable sur le même site: 1903, 1920 à 1922, 1925, 1927, 1929,1930,1933 à 1935 et 1937 à 1939. ► Accéder à ces numéros

• MOULINS SOUS LA BOTTE

AFFICHES DE LA GUERRE (1939-1945)

moulins_exposition_sur_l'occupation_photo_zoé_besle_acdv-547x342• La Société d’émulation a annoncé la parution prévue au début de 2021 d’un livre de Michel Morer et André Recoules, intitulé Moulins sous la botte. Affiches de la guerre 1939-1945. Monuments commémoratifs. De nombreuses affiches ont été apposées sur les murs de Moulins durant la seconde guerre mondiale, entre des affiches d’information, de sollicitation, de propagande, de menace ou de combat. Elles pouvaient émaner  de la République française, avant juillet 1940, puis  de l’Etat français, de la Propagande  ou des Autorités militaires allemandes, ainsi que  d’organismes divers.  115 d’entre elles seront reproduites dans ce livre de 170 pages (format A4, couverture en couleur). Elles sont complétées par des photographies des stèles ou des monuments commémoratifs ainsi que des plaques de rue. Un commentaire les replace  chronologiquement dans leur cadre local ou mondial. L’ouvrage se veut aussi un témoignage de la vie difficile des habitants de l’agglomération moulinoise dans les années sombres de l’occupation. Publié sous les auspices de la Société d’Emulation du Bourbonnais, Moulins sous la botte est en souscription jusqu’au 15 janvier 2021 au prix de 20 € (29 € franco). Après parution (prix définitif : 24 €), le livre ne sera disponible qu’auprès des auteurs.

moulins-sous-la-botte-livre-de-la-societe-d-emulation-du-bou_5079369• À propos de ces affiches… Dans leur majeure partie, ces 115 affiches et avis avaient été recueillies par un collectionneur, Henri Durantin, ébéniste à Moulins (arrêté par la police allemande  en février 1943, déporté, rapatrié, décédé en février 1982) qui les avait léguées au musée du Folklore. La plupart des grandes affiches n’ont pas été collées, ce qui permet d’envisager qu’il ait pu exister une connivence entre  Henri Durantin et un colleur. Elles sont classées par ordre chronologique : 1939 à juin 1940 ; juin 1940 à juin 1941 . 22 juin 1941 à 8 novembre 1942 ; 8 novembre 1942 à 8 mai 1945. Mais on peut aussi  les distribuer selon leur provenance : 1° : De la fin de la IIIe République (ordre de mobilisation…) ; 2° : De divers services du gouvernement de l’État français (secrétariat à la Jeunesse, Maison du prisonnier, Commissariat au Sport,  à la Famille, services de propagande, Secours national, mairie, préfecture…) ; 3° : De groupements collaborationnistes (LVF, Rassemblement national populaire, Ligue française…) ; 4° Des autorités d’occupation (Kommandantur, Office de placement…). Cet ensemble avec son commentaire constitue donc une documentation d’un grand intérêt.     

 Accéder au bulletin de souscription sur le site de l’Émulation

• Outre deux articles dans La Montagne (7 décembre 2020 et 5 janvier 2021), les auteurs ont eu les honneurs d’un reportage diffusé par France 3 Auvergne, le 29 décembre 2020, dans le cadre du journal régional. On peut le visionner en replay sur la page Facebook de l’Emulation.

SBEL

• Dans Études bourbonnaisesNotre Bourbonnais, (n° 364, décembre 2020), Dominique Laurent  signe une importante étude sur Marthe Damoret qui eut  vingt ans pendant la Grande Guerre. 

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• En raison des conditions sanitaires et de la fermeture des salles publiques, la première conférence de l’année 2021 programmée 15 janvier a été  annulée. C’est  Alain Gourbet qui devait intervenir pour retracer l’histoire du chemin de fer à ficelle. Annulation également pour la conférence que devait présenter, le 12 février, Virginie Laroche sur Le château de la Louvière, la folie d’un Montluçonnais

Zadmn◄ À propos du château de la Louvière, “la folie d’un Montluçonnais« , Virginie Laroche a mis en ligne une vidéo sur l’histoire du « petit Trianon montluçonnais qui évoque aussi le parcours de son créateur, l’industriel François Troubat-Le-Houx (1874-1968). Pacifiste convaincu, il était l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages dans les titres desquels on retrouve toujours le mot “paix” (depuis L’Europe et la paix publié en 1934, jusqu’à Grandeur et misère de la paix, édité en 1956). À  sa mort, il légua le château et le parc de la Louvière, ainsi que les œuvres d’art qu’il abritait, à la ville de Montluçon. La vidéo est visible sur le site Montluçon passion.

• Programme  des prochaines conférences (sous réserves): Samedi 13 mars  (15 h30 – salle Robert-Lebourg) : Jean-François Jarrige : L’abbé Clément, professeur d’archéologie- Vendredi 9 avril (20 h 30 – Salle Salicis) : Valérie Daffy : 200 ans d’histoires(s) du barreau de Montluçon.

• Faute de pouvoir tenir leurs  réunions et conférences mensuelles au dernier trimestre 2020, Les Amis de Montluçon ont décidé de maintenir la publication de leur Lettre avec des articles originaux, sur des sujets non présentés en conférence. La première (n° 238 – novembre), rédigée par Aurore Petit et Danielle Brindel  s’intitule: Il y a cent ans…à Montluçon:  Extension, assainissement et embellissement de la ville : 1ère partie:1920 – 2020 : un siècle et pourtant…Comme les précédentes, cette lettre est téléchargeable sur le site des Amis de Montluçon.

• UNE TABLE GÉNERALE DES BULLETINS

DES AMIS DE MONTLUÇON PUBLIÉS DEPUIS 1912

Z table• Un nouvelle outil de navigation qui ravira  toutes celles et tous ceux qui s’intéressent à l’histoire du Bourbonnais en général et, plus particulièrement,  aux travaux de recherches et articles  publiés par les Amis de Montluçon, dans leur bulletin,  depuis plus d’un siècle… À l’initiative de Jean-Paul Michard, qui préside l’association des Amis de Montluçon, a été réalisée une  Table générale du Bulletin des Amis de Montluçon, riche de plus de 200 pages. Elle permettra  ainsi de profiter pleinement du capital culturel que recèlent les Bulletins des Amis de Montluçon, depuis leur toute première parution, en 1912. Le fichier numérique (sous format pdf), est directement accessible sur le site des Amis de Montluçon où il peut être simplement consulté ou téléchargé. La table  a été rédigée pour faciliter les recherches à partir de l’index, sans avoir à se livrer à de multiples recherches. De plus, pour les deux premières séries (1912-1924 et 1925-1941) numérisées par la BnF, un lien permet d’accéder directement sur le site de la BnF à l’article mentionné dans la table.

Sur le site de la Bnf, on peut désormais retrouver les bulletins des Amis de Montluçon publiés avant 1941. La collection numérisée n’est toutefois pas complète: on peut y retrouver les bulletins des années 1912 à 1914, 1920 à 1925, 1938 et 1941. ► Accéder à la collection numérisée

CERCLE ARCHEO

• Après plusieurs conférences annulées en fin d’année 2020, le cycle des conférences du Cercle d’archéologie aurait dû redémarrer en janvier. Pour cause de pandémie, celle que devait présenter Jérôme Besson, le 16 janvier, a été annulée et reprogrammée le 17 avril.  Elle portait sur  Une ferme gauloise au cœur du bocage. Le site de Maselier à Montmarault –  Le Samedi 19 février, Denis Aufevre  évoquera, si les conditions sanitaires le permettent, Une archéologie immatérielle: Le savoir-faire et les arbres fruitiers en Bourbonnais. Les conférences se déroulent à l’Espace Boris Vian Salle Henri Nourrissat (27 rue des Faucheroux Montluçon)

CIERV BANDEAU

• Les études documentaires rédigées par Michel Promérat, président du CIERV, qui figurent sur le site de l’association, sous l’onglet Documents se sont enrichies  de 3 nouvelles dates – événements :

28 juin 1940: Le manifeste Weygand : une anticipation de la Révolution Nationale ?  match-n-99-general-weygand-la-bataille-1102370706_MLLe 22 juin 1940, subissant la plus grande défaite militaire de son histoire, la France signe l’armistice. Son territoire est occupé dans sa moitié Nord ; un million et demi de soldats sont faits prisonniers. A cet effondrement national, autant militaire que politique, tous cherchent une explication et des responsables. Le général Weygand (1867-1965), généralissime du 20 mai au 25 juin 1940 puis ministre de la Défense, qui fut l’un des plus ardents partisans de l’armistice, fait circuler dans les  cercles gouvernementaux au cours des derniers jours de juin une note qu’il a d’abord adressée à Pétain, chef du gouvernement, puis à quelques membres du cabinet, proposant à la fois son analyse des causes du désastre et une ébauche du programme qu’il souhaiterait voir mis en œuvre. Bien que n’étant pas rendue publique, cette note est très vite connue dans les cercles politiques à Vichy. Pétain en eut donc connaissance, mais il ne semble pas qu’il ait adressé à Weygand la moindre réponse et ne lui demanda d’ailleurs jamais ensuite son avis en matière politique. Pour autant, la note de Weygand révèle de nombreux points communs avec ce qui sera la source d’inspiration de la Révolution Nationale” (► Lire la suite sur le site du CIERV)

Juillet 1942 : Le projet de Grand Vichy : 553_001Devenue capitale, même provisoire, Vichy souhaite obtenir un rang et une dimension dignes de ses nouvelles fonctions. Non contente d’accueillir le chef de l’Etat, le gouvernement et les administrations, elle affiche ses ambitions, tant administratives que territoriales. A défaut de devenir la préfecture du département, ce qui a été évoqué fugacement en 1940, elle accède au rang de sous-préfecture en août 1941. Mais confrontée à un afflux de population inédit et aux difficultés de logement qui l’accompagnent, dépourvue d’espace constructible, la ville met en avant un projet de rattachement des communes voisines afin de constituer un Grand Vichy, dont les dimensions seraient en rapport avec le rang de la cité thermale depuis 1940, et de mettre en œuvre un projet d’aménagement urbain de grande envergure à l’échelle de l’agglomération”(► Lire la suite )

Le 1er mai 1941 : la fête du travail revisitée : Pétain à Montluçon et Commentry:Visite Pétain 01 Collection R. Ferragu  “Comme on le sait, la devise de l’Etat Français est, à partir de 1940, Travail Famille Patrie. Elle figure sur tous les documents officiels et la valeur travail y apparait en tête. C’est dire combien elle est importante aux yeux des pétainistes et qu’elle est prioritaire dans la mise en œuvre de la Révolution Nationale. En effet, pour les vichystes, la défaite de mai-juin s’explique par l’insuffisance des efforts, par « l’esprit de jouissance » qui aurait subverti la nation, l’aurait amollie, précipitant le désastre. Si le Front populaire et ses lois de limitation du temps de travail sont évidemment visés, il s’agit d’une idée bien plus ancienne, ancrée dans le répertoire de la droite conservatrice qui n’oublie pas que l’étymologie du mot travail renvoie au latin tripalium (la torture), et que par les efforts qu’il requiert, voire par les sacrifices qu’il impose, celui-ci a, en lui-même, une valeur pénitentielle et rédemptrice. On ne s’étonnera donc pas qu’il devienne l’une des valeurs cardinales du nouveau régime qui appelle à la régénérescence par le travail, seule voie possible vers le renouveau”… (► Lire la suite)

• Les actes des IVè Rencontres du CIERV (22-23 novembre 2019) sur le thème Information, désinformation, propagande en France, 1940-1944  viennent de faire l’objet d’une publication. Au sommaire des 90 pages de la publication figurent les articles des différents intervenants :  Michel Promérat, Fabien Conord, Pascal Jardin, Yves Pourcher, Anne Trifunovic, Jean-Marie Huillon.

SHAVE Bandeau

La SHAVE a publié le programme de ses conférences pour  le début de 2021, toutes les dates annoncées étant suspendues à l’évolution de la situation sanitaire.  C’est ainsi que la première  conférence annoncée pour le  15 janvier, avec pour invité Raphaël Angevin qui devait  traiter de  Chatelperron, la grotte aux fées, a été reportée à une date ultérieure.  833_001Sont ensuite programmées (sous réserves)  les conférences suivantes: Vendredi 26 février : Assemblée générale et  curiosités historiques – Vendredi 19 mars : Jean Drouard : Les exploitations de kaolin à ÉchassièresSamedi 1er mai : Fabienne Pouradier : Les chalets vichyssois : un modèle impérial… Toutes les conférences ont  lieu à partir de 16 h 00, au Centre culturel Valery-Larbaud à Vichy (15 rue du Maréchal Foch 03200 Vichy). L’entrée est gratuite pour les adhérents – 5 € pour les non adhérents.

• La SHAVE a mis en ligne la série des premiers numéros de son bulletin, du n° 1 au n° 11, couvrant la période 1938-1941. Présentés en version Pdf, ils sont consultables et téléchargeables directement sur le site de la Shave (Onglet: Publications). On peut également consulter les tables des matières des bulletins, du n° 154 au n°  174 (dernier bulletin paru).

• LES AMIS DE NAPOLÉON III DE VICHY

Amis de napoléon III Vichy logo

•  Au calendrier des prochaines conférences des  Amis de Napoléon III de Vichy: 30 janvier 2021Viva Verdi ! (Jean-François Vinciguerra) – 27 février : Henry Dunant fondateur de la Croix-Rouge (Gérard Salet) – 27 mars : Napoléon se souvient à Sainte-Hélène (Christian Humbrecht) – 24 avril : Daumier (Christine Chaze).

• L’ALLIANCE FRANÇAISE DE VICHY

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 • Conférences de l’Alliance française: les prochains rendez-vous (annoncés sous réserve) :   14 janvier 2021 : Magie et religion en Éthiopie chrétienne (Hugues Berton) – 4 février : Un épisode dramatique de la 2ème  Guerre mondiale : l’exil de l’Université de Strasbourg à Clermont-Ferrand (Philippe Moulin) –  25 février : Vercingétorix , héros gaulois et républicain (Françoise Fernandez) .

Azi la garance

Feuille garance n° Janvier 2021• La Feuille de Garance (n° 47 – janvier 2021) vient de paraître. Au sommaire : Vie de l’association – Jean Cluzel (1923-2020) (Jean-Jacques Rozier) – Carnet  – Le souvenir d’août 1944 bien vivace – Compte-rendu de l’assemblée générale du samedi 19 septembre 2020 – Quand un maire fait face à l’ennemi – Trois personnalités, trois biographies –  Pierre Boulanger (père de la 2CV Citroën) ou l’héritage du destin –Voyage annuel  de l’association  reporté au samedi 5 juin 2021 : le site d’Alésia et les hospices de Beaune – Carnet – Pour enrichir votre bibliothèque – Le tambour d’Azi la Garance – Le saviez-vous ?– Les parcours des soldats de Broût-Vernet et de Saint-Didier-en-Rollat dans les opérations militaires de 1870-1871 (Philippe Carré) – Cordonnier, assureur, coiffeuse : l’histoire du 20 Grande Rue, à Broût-Vernet Jean-François Glomet). 

CGHB nouveau logo

• Suite à la disparition de Jacky Popy qui en assurait la réalisation, le bulletin trimestriel du CGHB avait connu quelque retard dans sa parution. Un retard désormais comblé avec la sortie  des numéros des 3è et 4è trimestres 2020

n°166 – 3ème trimestre 2020 

Z 166

n° 167 – 4è trimestre 2020

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Allier Généalogie

Image_Couverture Revue 132 format 21 x29_7• Allier-Généalogie (n° 132 – décembre 2020) : L’édito de la présidente – La vie de l’association et évènements à venir – Noel 1941 : à la BBC de Gaulle s’adresse aux enfants de France – Léon Guyot (Périgny 1873-Paris 1949) inventeur des Pastilles du Dr Guyot – Les boules de Moulins un projet original contrarié par la Météo – Maurice Constantin-Weyer : sa famille, son grand-oncle par alliance, le général Yusuf – Le général d’Aurelle de Paladines et la victoire de Coulmiers, le 9 novembre 1870 – Actualité littéraire à Vichy et dans la région (3e trimestre 2020) –  Décryptage des signatures d’un mariage et énigme jamais résolue24 mai 1647 : Moulins : contrat de mariage Léonard Joanet et Péronnelle Bonnejan – Quartiers Généalogiques. 

vendat

Z BRIQUE 47• La Brique de Vendat vient de publier son n° 47 (Janvier – mars 2021) en adoptant, apparemment un rythme de publication trimestriel, alors qu’elle était auparavant bimestrielle. Au sommaire : Des nouvelles de l’alambic (suite) –  Un tricentenaire bien fringant à Vendat – Les châteaux de Vendat –  Monographie communale de l’abbé Malvielle  (suite) – Un terrain de foot provisoire aux Thévenins – Listes et liens pour le téléchargement des livrets édités par l’association Vendat son passé.

• Pour suivre  l‘actualité de  Vendat son passé, on peut aussi consulter ses pages Facebook qui sont très régulièrement enrichies de nouveaux contenus. 

mb com

UN SITE DÉDIÉ AU PATRIMOINE

ET À L’HISTOIRE DU BOURBONNAIS

patrick-martin-saint-leon-viritable-ambassadeur-du-bourbonna_5117266Patrick Martin Saint-Léon anime depuis 2015 monbourbonnais.com, un site dédié à l’histoire et au patrimoine  du Bourbonnais, qui a connu avec le confinement  un regain de visiteurs. Depuis le mois de juin, le site a recensé une centaine de visites par jour, avec un pic à  144 en moyenne quotidienne, en août. Pour son cofondateur, cet essor s’explique d’abord par “le désir de découvrir ou de redécouvrir les trésors qui sont juste sous notre nez, alors qu’il était compliqué, cet été, de partir loin en vacances”. L’idée du site, imaginé avec  Edouard Magne, le webmaster, et Capucine de Chatelperron, auteure du design, était de référencer tout ce qui concernait le patrimoine bourbonnais pour “donner à voir” dans sa globalité un territoire partagé en plusieurs pôles, qui ne travaillent pas tous ensemble !”.

carte• Seul contributeur de monbourbonnais.com, Patrick Martin Saint-Léon, a déjà mis en ligne 650 fiches qui  traitent des  châteaux et églises, du patrimoine naturel, comme de l’architecture civile et industrielle, de la gastronomie ou des  légendes. Une tâche loin d’être achevée, dans la mesure où il explique qu’il lui en reste autant à écrire. Pour les seuls châteaux, il en a recensé 742 dans l’Allier, dont seuls 52 sont ouverts au public. 521 sont visibles d’une route et 169 sont cachés. Pour lui, la marque  Bourbon, de plus en plus utilisée à l’image de “Pays Bourbon” ou de  “Moulins, capitale des Bourbons”,  possède un réel potentiel pour  faire venir les touristes dans l’Allier. Et de conclure : “Je pense qu’on a tout intérêt à miser là-dessus car les Bourbon, c’est très porteur partout dans le monde”.

Boutique
Quelques-uns des produits en vente sur le site

• Après avoir été “revisité” par  l’agence moulinoise C-toucom, qui travaille également pour la revue Terre des Bourbons, le site a développé une boutique en ligne. Comme jadis au B.H.V., on y trouve (presque)  tout : des masques aux couleurs du Bourbonnais, des mugs, des T-shirts à l’effigie du cerf ailé, des  autocollants pour plaques d’immatriculation, ainsi que des livres, des magazines (Terre des Bourbons), des drapeaux et cartes historiques. En majorité, les acheteurs sont des personnes extérieures au Bourbonnais, parmi lesquels des “exilés”.

• Prochaine étape : en octobre 2021, en  partenariat avec Patrimoine Bourbonnais, patrimoine d’avenir (PBPA), l’association conduite par Xavier de Froment, monbourbonnais.com pourrait participer au lancement d’un Salon du patrimoine.

EN BREF

• À lire dans  L’Aurore du Bourbonnais : 15 janvier 2021 : Mûriers et soie de Moulins (Marie-Thérèse Téty)22 janvier 2021 : Portes de ville (Annie Regond)

AUVERGNE – VELAY

REVUE HAUTE AUVERGNE

 

Revue de la Haute-Auvergne (tome 82 – 122ème année – Juillet – décembre 2020) : Dossier : La vie et la terre – France Harvois : La Flore de Saint-Flour et ses environs. Approche de l’herbier du Docteur Jacques Bardol conservé au Musée de la Haute-Auvergne de Saint-Flour – Sylvain Chardonnet : Les carrières d’Aurillac et de ses environs au Moyen-Age. L’apport de la toponymie occitane – Z RHA COUVJean-Marc Bodson : Le volcan en horizon – Lucien Gerbeau : Les seigneurs de Quézac, lignée aux origines écossaises (XVe-XVIIIe siècles) – Arnaud Dardon : Le gisement fossilifère du Pas-de-la-Mougudo : le “Pompéi cantalien” oublié – Jordan Civel : D’une révolution à l’autre. Du 9 thermidor an II à la « Révolution du Cantal » du 6 brumaire an III – Pascale Chappot : L’église des mineurs  ou l’église Sainte-Jeanne-d’Arc à Ydes-centre – Guilaine Pons et Véronique Breuil-Martinez: Coffrets, anges et enfants de chœur : des troncs de quête cantaliens de la Renaissance au Néogothique – Entretien avec Jean-Luc Boudartchouk : Saint-Fleuret d’Estaing est-il Saint Flour ? Enquête sur les  reliques conservées à Estaing et Saint-Flour – Lucie Dorsy : Mains d’or et poches vides : les créances à Saint-Flour du chevalier Hubert de Saint-Hubert, guérisseur de la rage – Lucien Gerbeau : Montaigus et Capulets à Aurillac en 1789 – Publications récentes sur la Haute-Auvergne – Vie de la société.

Allanches

Sans titre• Sommaire du Cahier n° 13 des Amis du vieil Allanche (7 Rue des Remparts, 15160 Allanche):  Éditorial  (Christian Baillargeat-Delbos) -Le parapluie cantalien (Marc Prival) – De bouchers à fabricants de parapluies (Anne et  Jean Falcimaigne) – La fête des bœufs gras (Philippe Glaize) – La famille Chavagnac  (Pierre Kaiser et Michel Arnaud) – Albert Monier photographe du Cézallier (M-H Lafon et Philippe Glaize) – Cézallier (Martine Hermant & Sylviane Sabatier) – De Pradt l’ami de la Colombie (Alain Delpirou) – Allanche le pont romain (Jean-Bernard Béland) – L’arboretum du col de la Croix de Lampre (T. Lamant et D. Tourvieille) – La réserve des tourbières du Jolan et de la Gazelle (Luc Bélenguier) – Des papillons en Cézallier (Christian Baillargeat-Delbos) – La marmotte dans le Cantal  (Jean-Paul Rickelin) – Les vautours moines dans le Cézallier (Jacques Aubert) – Pigeons et pigeonniers en Cézallier (Philippe Glaize).

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Enluminures• L’association Photothèque, en partenariat avec les  Archives cantaliennes vient de publier le numéro 17 de sa revue Enluminures. On pourra  y retrouver l’ensemble des documents qui avaient été présentés lors de l’exposition qui s’était tenue aux archives départementales du cantal en 2020. Il y est question  de l’histoire des haras de la ville d’Aurillac depuis les origines avec la création en 1806, sous le premier empire, du  dépôt d’étalons impérial, jusqu’au départ des haras, en 1984,  pour  s‘installer à Tronquières. La revue Enluminures (15 €) est disponible auprès de  l’association Photothèque(42 bis rue Paul-Doumer – 15000 Aurillac)

Alamanach de Brioude

ZZZZ• L’almanach de Brioude a annoncé la parution prévue pour janvier 2021 du Tome II du Catalogue du personnel canonial du chapitre Saint-Julien de Brioude (XVIè – XVIIIè siècle). Il fait suite au premier volume qui couvrait la période médiévale.  Commencé par Claude Astor, décédé il y a quelques mois, dans le cadre de ses recherches générale sur la chapitre Saint-Julien de Brioude, il a été achevé par Xavier Lochmann, ancien président de la Société de l’Almanach de Brioude,  spécialiste des XVIIè et XVIIIè siècles et contributeur régulier de l’Almanach. Le tome II (1 vol. br, 210 p, format 16/24) est proposé en souscription au prix de 20 € (25 € franco). Le tome I est toujours disponible (25 € franco) (Almanach de Brioude – Rue de la Ganivelle 43100 Brioude)      

LIMOUSIN

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Christian Vigouroux

• Comme  toutes les sociétés savantes, les activités de la Société des sciences naturelles archéologiques et historiques de la Creuse  ont été largement perturbées par la crise sanitaire qui a empêché la tenue de plusieurs réunions mensuelles et qui a retardé la publication des Mémoires annuels. La sortie du prochain  tome, déjà retardée à l’automne dernier,  est  annoncée pour juin 2021.

• L’activité éditoriale n’a toutefois pas été totalement suspendue puisque 2020 a vu paraître une étude sur les Hospitaliers et templiers dans la Creuse. Autre préoccupation, celle du renouvellement des adhérents. Sur les 500 membres, 15 ont adhéré en 2020 et la moitié d’entre eux sont des trentenaires, signe d’un  léger rajeunissement. Enfin, le bureau de la Société a été renouvelé. C’est toujours Christian Vigouroux qui en assume la présidence, épaulé par deux vice-présidents, Jean-Pierre Lécrivain et Guy Avizou

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Sainte-Feyre

• La S.S.N.A.H.C. entretient des échanges et correspondances avec 62 autres sociétés savantes de toute la France. Elle est aussi en rapport avec le monde de l’université, notamment celle de Limoges, ainsi qu’avec la Drac de Nouvelle Aquitaine et  la  Société française de justice, au plan national. En 2021, si les conditions le permettent, les séances qui se déroulent à Guéret devraient retrouver leur rythme avec, en outre, la traditionnelle séance décentralisée. C’est à Sainte-Feyre qu’elle devrait avoir lieu, le 17 juillet 2021. Ce sera l’occasion d’entendre des communications sur l’histoire de la commune, célèbre pour son sanatorium. 2021 sera  également l’année de la tenue en Creuse  du congrès de la Société française d’archéologie. Quant à l’année 2022, elle sera marquée par  la publication d’une étude sur les infanticides commis dans la Creuse au XIXe siècle. Un thème rarement traité et qui permettra de découvrir ce que plusieurs générations de Creusoises  ont pu endurer à cette époque.

• La Société des sciences naturelles archéologiques et historiques de la Creuse, fondée en 1832, est une des plus anciennes sociétés savantes de province, avec la Société d’émulation du Bourbonnais, qui soit encore en activité. Elle publie depuis ses origines des Mémoires,  un bulletin annuel, dont le dernier numéro paru est celui de 2017-2018. Elle est aussi à l’origine de la collection Études creusoises. La Bnf a réalisé la numérisation d’une partie de la collection des mémoires (56 années disponibles entre 1857 et 2001). ► Accéder aux Mémoires numérisés

cdmem1a5• De son côté, le Société savante  propose aussi sur son site  une collection plus complète de ses mémoires sur CD Rom qui couvre la période de 1832 à 1980: Tomes VI à X (1887-1897)- Tomes XXVI à XXX (1935-1949) – Tomes XI à XV (1898-1906)- Tomes XXXI à XXXV (1950-1965) – Tomes XVI à XX (1907-1918) –  Tomes XXXVI à XL (1966-1980). Les différents CD Rom peuvent être commandés sur le site de la S.S.N.A.H. de la Creuse. Une table générale couvrant la période de 1832 à 2001 (Tomes I à 47) est également disponible sur CD Rom.

• HOSPITALIERS ET TEMPLIERS DANS LA CREUSE

LE TOME XXVIII DES ÉTUDES CREUSOISES

5181308◄ La collection des Études creusoises vient de s’enrichir d’un 28ème volume avec la parution du livre de Jean-Marie Allard,   Hospitaliers et Templiers dans la Creuse (1 vol. br, illustrations,  éd. Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, coll. Études creusoises, Tome XXVIII, 15 €). C’est la concrétisation d’un travail amorcé en 1984 par un mémoire de maîtrise consacré à  la commanderie templière de Blaudeix. Encouragé par Bernadette Barrière, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Limoges, il a poursuivi  ses recherches en s’appuyant à la fois  sur les publications antérieures, les recherches universitaires récentes et le dépouillement des fonds d’archives.

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L’église templière de Blaudeix

• Hospitaliers et Templiers, qui trouvent leurs origines dans les Croisades, étaient bien implantés dans la Marche, notamment, à Bourganeuf pour les premiers. Si les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem avaient pour mission de soigner les pèlerins qui se rendaient sur le tombeau du Christ, les Templiers, ou Milice des pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, avaient uniquement vocation  à  protéger les pèlerins et à défendre par les armes la Terre Sainte. Bien que tardive,  la présence des Hospitaliers et des Templiers a profondément marqué le territoire creusois, ainsi qu’en attestent   les commanderies, maisons et églises, dont la description est étayée dan ce livre  par de nombreuses photographies. Malgré la modestie de leurs implantations dans une région pauvre, ces ordres militaires ont bien contribué à  forger le paysage rural local.

NIVERNAIS – BOURGOGNE

Groupe 71

Z IDSL 204• Images de Saône-et-Loire (n° 204 – décembre 2020) : Le patrimoine du XXè siècle en Saône-et-Loire , un patrimoine riche et méconnu (Sabine Calmont et Michaël Vottero) – La gravure industrielle à Gergy : une activité, un patrimoine (Lionel Canac) – Échos de Saône-et-Loire…En Forez (Alain Dessertenne et Françoise Geoffray) –  Saint-Agnan, le chapelle retrouvée du village de Saint-Denis ( Paul Aubague) – Le voyage d’Aubin-Louis Millin en 1807 : 1ère partie (Françoise Geoffray) – 2021, année anniversaire à Bissy-sur-Fley (Claus-Peter Haverkamp) – Sur la présence du renard dans deux peintures flamandes (Patrick Janin) – Votre Bibliothèque.

• Depuis quelques mois, sur le site des archives départementales de la Saône-et-Loire, on peut découvrir  le patrimoine naturel et humain du département en feuilletant les 176 premiers numéros (1969-2013) de la revue 71 – Images de Saône-et-Loire, qui ont été numérisés. La consultation peut se faire par auteur, par numéro de la revue ou en utilisant les trois index: géographique, par nom de personnes et par matière. ► Accéder à la collection numérisée

Mémoire brionnaise

• Mémoire brionnaise (n° 44 – décembre 2020) : Quentin-Jean-Baptiste Ormezzano (Jacky Darne) – 22 ans d’écriture… Z mémoire brionnaiseMémoire brionnaise : 44 numéros ( Marcel Perrot) – Une grande orchidée sauvage en Brionnais ( Marcel Perrot) – La présence des Sœurs de la Charité de Nevers à Charolles (Émile et Marie-Anne Gerbe) – Le domaine de Montgiraud à Vareilles ( Dominique Fayard) – Découverte d’un trésor archéologique à Baudemeont (Jean Kadelec) – Conserver d’anciennes variétés d’arbres fruitiers ( Daniel Jauffret) – Chassenard (Jacques Bonnefoy et Daniel Margottat) – Les tribulations des prêtres réfractaires  de Gibles pendant la Révolution transcrit par A. Luminet – Apparition du mètre en France et dans le Brionnais  (Daniel Jauffret) – Quand le chemin de la liberté se trouve au fond d’un pot de miel (Guy Blanc) – Neuilly-en-Donjon (Jacques Bonnefoy et Daniel Margottat) – Alexandre Dumaine (1895-1974) (Jacques Bonnefoy) – Le Château de Chamron à Saint-Julien-de-Jonzy (Jean-Marie Jal) – Recherche de pétrole à Lugny-lès-Charolles (Jean Lauvernier) – La famine de 1709 à Lugny-lès-Charolles (transcrit par Jean Lauvernier) – Coup de cœur de la rédaction – Entre ici Maurice Genevoix (Marie-Anne Gerbe).

PHYSIOPHILE Revue

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Les premiers numéros de la revue La Physiophile, publiés entre décembre 1924 et juin 1939 (du n°1 au n° 25) ont été numérisées par la BNF, à l’exception des années 1930,1931 et 1932. Ils  sont accessibles en cliquant sur ce lien

BERRY

• La Société d’archéologie et d’histoire du Berry, créée en 1964, est née de la fusion entre  la Société des antiquaires du Centre (1866-1964) et  la Société historique, littéraire et scientifique du Cher (1866-1964). Son but est de susciter, d’encourager et de faciliter les études, les recherches et publications susceptibles de concourir au progrès et à la diffusion publique de l’archéologie et de l’histoire de la province de Berry (Cher et Indre).

• Au sommaire du n°225 des Cahiers d’Archéologie et d’Histoire du Berry : Xavier Laurent : Éditorial –  Raphaël Angevin, Vincent Delvigne, Pascal Alilaire, Jean Depont et Valérie Schemmama : Nouvelles données sur la Préhistoire en Berry : trois campagnes de prospection thématique dans la Vallée du Cher – Alexis Luberne  et Pascal Poulle : L’affaire des moulins de Saint-Ambroix : Gestion de l’eau, procès et guerres de religion au travers d’une vue de Bourges datée du 15 février 1567 – Philippe Goldman : Note topographique

FOREZ

Groupt Rechecherche Archéo LOIRE

Couv_Bul_2020• Le  nouveau bulletin (année 2020)  du Groupe de Recherches Archéologiques de la Loire (42170 Saint-Just Saint-Rambert) vient de paraître, avec quelques mois de retard. Au sommaire : Jacques Verrier : Bilan d’une année écoulée  – Jean-François Parrot : Le réseau des voies d’Aquitaine –  Jacques Verrier : 4 haches polies de la vallée de la Loire –  Fabien Briand, Camille Collomb, Quentin Rochet : la Maison forte de Marandière – Hautes Chaumes – Campagne 2019 – Jacques Verrier : L’enceinte urbaine de Saint-Priest-en-Jarez – Christophe Mathevot : Prospection sur  le Vizézy.

Sur le site du GRAL on peut accéder aux sommaires détaillés des bulletins précédents depuis le n°1 (1990)  jusqu’au n° 29 (2019) ainsi qu’aux sommaires des hors-série. Par ailleurs, le Groupement met à disposition des internautes une série d’articles (en libre accès et téléchargeables gratuitement), regroupés par thèmes : Église du Forez, Enceintes urbaines et seigneuries, Habitats et sujets divers, Archéologie.

La Diana

Victor de Persigny

• La Diana, société historique et archéologique du Forez, fondée en 1862 à l’initiative du duc Victor  de Persigny (1808-1872), s’inscrivait à l’origine dans  une période où la sensibilité à l’Histoire et au Patrimoine commençait à se développer. Dès  sa création, la société savante dont le siège est à Montbrison,  dans l’ancienne salle des Etats de Forez, s’est donné pour but de protéger, de conserver et faire connaître le patrimoine forézien. Elle a ainsi joué un rôle important dans la sauvegarde de monuments phares du département de la Loire, tels que les châteaux de la Bastie d’Urfé et de Couzan.

•  Ses fonds d’archives, de près de 2 000 000 pièces, s’étalent sur une période allant du XIIe au XXe siècle et  constituent une source majeure  pour l’histoire locale. La société a également constitué une  bibliothèque historique qui compte aujourd’hui plus de 25 000 volumes, dont un grand nombre concerne le Forez et les provinces voisines. Le fonds ancien municipal de la ville de Montbrison qui  a été  déposé au siège de La Diana, comprend essentiellement les bibliothèques des anciens couvents de Montbrison. Un musée archéologique et lapidaire a été  aménagé dès 1885 près de la salle héraldique avec des collections  ligériennes.

La Diana• La Diana vise aussi à mieux faire  connaître le riche patrimoine forézien au travers  de colloques et  d’expositions mais aussi par la publication d’un bulletin. Sur le site de la BnF, on peut désormais consulter 89 années de publications, soit 303 numéros. Sont accessibles en ligne les années 1881, 1885 à 1899, 1901 à 1906, 1908 à 1913, 1920 et 1921,1924, 1927,1931, 1935, 1937 à 1939, ainsi que les années 1953 à 2004. ►  Accéder à la collection numérisée

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