L’ACTUALITÉ DES AUTEURS, DES ÉDITEURS, DES LIBRAIRES ET DES MÉDIAS N° 30 (MARS – AVRIL 2021)

Cette rubrique fera l’objet de nombreux additifs et de  mises à jour, jusqu’au 30 AVRIL 2021, en fonction de l’actualité. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’informations

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allier-infos@sfr.fr

MISE À JOUR:   10 AVRIL 2021

L’ACTU DES AUTEURS

JEANNE CRESSANGES 

UNE RÉÉDITION ET UN RETOUR EN BOURBONNAIS

imp_photo_108605_1426771494• Vu du Bourbonnais (L’actu des auteurs – n° 29 – janvier février) s’est fait l’écho de la nomination de Jeanne Cressanges au titre de chevalière des Arts et des Lettres. Une récompense dont elle ne cache pas qu’elle lui est allée droit au cœur et qui couronne une œuvre riche de  nombreux titres, publiés  entre 1959 (La femme et le manuscrit, éd. Grasset) et 2020, année de la parution de Un père en héritage (éd. Serge Domini). L’auteure, qui  fêtera son 92ème  anniversaire, le 6 mai prochain, reste modeste face à cette reconnaissance officielle : “Je n’accorde pas beaucoup d’importance à ce genre de choses. À mon âge surtout, qu’est-ce que ça veut dire ? Je ne suis pas une vedette”. Elle reconnaît toutefois que les nombreux témoignages qu’elle a reçus lui ont procuré un “immense plaisir” car, selon elle, “l’écriture est un acte solitaire (pour lequel) on a peu de retours, au contraire de musiciens ou d’acteurs sur scène”. Autre conséquence, cette nomination : une relance de la vente de ses livres. Se définissant davantage comme une “ auteure”, plutôt que comme une ”autrice”, elle a suggéré à la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, de féminiser les titres, et de voir en elle une “chevalière des Arts et des Lettres

pre-textes• Parmi ses projets, figure la réédition par l’association Pré-Textes de Cœur en tête, l’un de ses romans qu’elle avait écrit à Noyant-d’Allier,  en s’installant durant tout un hiver dans la maison de ses parents, et qui avait été  publié en 1969 chez Casterman puis chez Julliard. Elle ne cache toutefois pas que sa préférence irait plutôt à La Petite fille aux doigts tâchés d’encre. Sorti  en 1985, chez Flammarion, il n’avait à l’époque reçu que peu d’échos.

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Noyant d’Allier

• Dans ce livre, elle  contait  son enfance, dans les années 1930,  dans la ferme de ses grands-parents à Noyant puis à Saint-Sornin,  au milieu de ce bocage bourbonnais auquel elle reste attachée. Malgré une certaine misère, elle estime avoir connu une enfance heureuse.  : “C’est une enfance comme beaucoup de personnes âgées l’ont vécue. Je pense très souvent aux couchers de soleil sur les côtes Matras”, explique-t-elle dans une interview publiée par La Montagne. Ce Bourbonnais avec lequel elle a gardé des liens solides,  elle ne cache pas qu’elle aimerait le retrouver d’ici juillet  et, pourquoi  pas, venir y fêter sa décoration, à Dompierre-sur-Besbre, dont la médiathèque porte son nom.

CATHERINE BEAUGRAND 

 BIENTÔT UNE NOUVELLE SAGA ET UN FILM

• Alors que les deux volets du Prince maudit sont en cours d’adaptation au cinéma, avec le film que prépare le Montluçonnais Jacques Baudoin, Catherine Beaugrand,  auteure et éditrice, vient de se lancer dans l’écriture d’une nouvelle saga romanesque, Sous le charme de l’ange.  On devrait y retrouver les ingrédients qui ont fait son succès : romantisme, mystère, ancrage local et éléments historiques.

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• La version cinéma du Prince maudit  bénéficie pour son tournage des soutiens de la Région Auvergne – Rhône-Alpes et du département de l’Allier. Le tournage, avec  des scènes d’intérieur, a repris le 22 février, à Ars (Creuse), mais les premières images qui remontent à novembre 2019, ont été tournées au château de Culan. Le film qui devrait durer  2 h 15, et qui reprend les deux tomes du Prince maudit, sera diffusé à Montluçon et à Dompierre,  mais  peut-être aussi à  Moulins, à Clermont-Ferrand, voire à Paris, grâce à l’acteur Romain Briesli qui pourrait  permettre d’étendre la zone de diffusion.  Il faudra toutefois attendre  2022, le tournage devant se poursuivre jusqu’à l’été, d’abord au château de la Crête, à Audes, puis au château du Max, au Theil, avant de continuer au château des Bourbons et dans les quartiers du vieux Montluçon. Enfin, l’équipe retrouvera  le  château de Culan, en juillet.

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Le château du Max, au Theil

• Catherine Beaugrand n’en néglige pas pour autant la plume. Elle travaille actuellement à  une réécriture des deux premiers tomes de son Prince maudit, avec un changement de point de vue : après celui d’Alix, l’héroïne, ce sera celui de l’homme, Archambault VI. Elle compte aussi y ajouter une  troisième partie, la genèse, qui se passe au Moyen âge. Il s’agit pour elle d’approfondir la psychologie d’Archambault VI, personnage aujourd’hui peu connu du grand public et qui  “trop jeune pour être sire, s’est fait prendre son héritage par son oncle, un brigand”, explique l’auteure. Elle avoue  aimer “ sortir des secrets de famille enfouis des personnages historiques”.  Ce nouvel ouvrage pourrait sortir en  même temps que le film.

ZZ Beaugrand couv porte du destin• Sur sa table de travail, figure également une nouvelle saga, Sous le charme de l’ange. Pour l’écrire, elle a, à nouveau, puisé dans l’histoire, celle du marquis de Poligny, un être étrange et mystérieux, au château de Lévis à Lurcy-Lévis. L’action, qui se déroule de nos jours,  s’ouvre au château de la Bouchatte, à Chazemais. Eva, l’héroïne, vient de  gagner un séjour au château de Lévis, en cours de rénovation. Lors d’une soirée, un meurtre est commis… C’est le début d’une “ romance paranormale, avec du polar et de l’érotisme”. Ce que l’auteur qualifie de “dark romance, mais sans violence sur les femmes”.

• À sa casquette d’auteure, Catherine Beaugrand ajoute celle d’éditrice, avec Angelfall, la maison d’éditions  qu’elle a fondée en janvier 2019 et qui a déjà publié ses trois romans et un recueil de nouvelles fantastiques. Cette maison, elle souhaite l’élargir à d’autres auteurs bourbonnais, ce qu’elle a commencé à faire en éditant Un sourire d’un jour de Claude Aubertin. Outre plusieurs  librairies bourbonnaises,  Angelfall  éditions est présente sur les plateformes de vente en ligne, pour les livres en version papier ou en version numérique.

Contact : angelfall-editions@orange.fr.

EXPOSITION EMILE GUILLAUMIN

UNE VISITE VIRTUELLE EN ATTENDANT MIEUX

L’exposition consacrée à Emile Guillaumin, qui avait été installée à l’hôtel du Département, n’a malheureusement pas pu ouvrir ses portes au public, en raison de la crise sanitaire. En attendant qu’elle soit  de nouveau présentée, dans le  courant 2021, et qu’elle puisse être ouverte au public à l’occasion de la remise des prix Emile Guillaumin et Achille Allier, éditions 2019 et 2020, en voici un aperçu, présenté par Antoine Decorps, président de l’association des amis d’Émile Guillaumin et par la directrice de la Médiathèque départementale.

HUBERTINE AUCLERT 

ET DES BOURBONNAISES REMARQUABLES 

MISES À L’HONNEUR

151496694_3713782922044674_6007555269302266370_n (2)• Du 1er au 26 mars, au conseil départemental de l’Allier, se tient une exposition dont l’initiative revient au collectif  Hubertine Auclert, créé en 2017. L’objectif est de mettre à l’honneur des femmes qui ont marqué l’histoire, mais qui ne se sont malheureusement pas inscrites dans la mémoire collective.  La première partie de l’exposition  retrace la vie d’Hubertine Auclert, née en 1848 à Saint-Priest-en-Murat, pionnière du féminisme, journaliste et militante reconnue pour son engagement pour le droit des femmes. La seconde partie est consacrée aux “Femmes bourbonnaises remarquables”. Dans cette galerie de destins exceptionnels, on trouve ainsi  Simone Léveillé, résistante Moulinoise de la première heure ainsi que  Marcelle Auclair, femme de Lettres et journaliste, fondatrice du magazine féminin  Marie-Claire, née à Montluçon en 1899. À leur côté on pourra découvrir  des femmes scientifiques, des sportives, des journalistes, des artistes et des femmes qui se sont mises au service des autres.

• En raison de la crise sanitaire, l’exposition est accessible au public, mais seulement  à raison de 2 personnes maximum, aux horaires habituels d’ouverture au public des services départementaux. Elle est aussi visible   sur les réseaux sociaux, grâce à la vidéo tournée par les services du conseil départemental qui a été mise en ligne le 8 mars, lors de la journée des droits des femmes (voir ci-dessus). Enfin, des clés USB, avec des images de l’exposition, peuvent aussi être prêtées, dans  un but pédagogique.  Contact : collectifhauclert@gmail.com

G04478_Journal_d_une_suffragiste.indd• Toujours à propos  d’Hubertine Auclert, dans la collection Folio Histoire, vient de paraître son  Journal d’une suffragiste, dans une édition établie par  Nicole Cadene (240 p – 7,50 €). Adolescente, Hubertine Auclert (1848-1914) avait envisagé de prendre le voile, mais les religieuses n’avaient pas voulu d’elle. Elle se tourne alors vers un autre sacerdoce, la cause des femmes. Il y a fort à faire, comme elle le confie à son journal : exclues de la citoyenneté, privées de leurs droits civils, interdites de présence dans l’espace public, soumises à un moralisme étroit, les femmes de la fin du XIXe siècle sont en outre, pour les plus vulnérables d’entre elles, souvent exposées à la prostitution. Pourquoi les hommes changeraient-ils les règles d’un jeu qui leur est si favorable ?

• Hubertine Auclert estime que le combat doit commencer par le vote, et non par la conquête des droits civils et de l’égalité salariale qui en découleront, contrairement à ce que pensent la plupart des féministes de l’époque. Engagée dans des recherches sur les féminismes de la seconde moitié du XIXe siècle, Nicole Cadène a retrouvé, à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, le journal longtemps disparu d’Hubertine Auclert, la militante à la volonté inflexible. Elle en donne une édition critique qui présente son auteure, la situe dans le mouvement féministe tout en ravivant la mémoire de celle qui fut la plus éminente des  suffragistes françaises.

BLAISE PASCAL (1623 – 1662)

LE 400ème ANNIVERSAIRE DE SA NAISSANCE EN PRÉPARATION

téléchargement• “Blaise Pascal a tout inventé mais les Clermontois ne le savent pas. Il y a une espèce d’injustice”. Pour le 400ème  anniversaire de la naissance de “l’un des plus grands génies de l’humanité”, sa  ville natale a donc commencé à se pencher sur les préparatifs de l’événement qui aura lieu en 2023.C’est en effet  en  juin 1623, à Clermont (Clairmont, à l’époque), que le philosophe, mathématicien et physicien a vu le jour. Pour ne pas passer à côté de cette célébration, la municipalité a décidé de  mettre en place un comité d’organisation qui sera chargé d’orchestrer des événements commémoratifs. Déjà, en 1923, le 300ème  anniversaire de sa naissance avait donné lieu à d’importantes manifestations commémoratives dans la capitale auvergnate. Le président de la République, plusieurs ministres et  des écrivains célèbres avaient  notamment faite le déplacement.

Lors du  350ème anniversaire, en 1973,  dans l’émission  Les samedis de France Culture,  le philosophe  Jean-Marie Domenach avait retracé le parcours de Blaise Pascal (Émission réalisée par  Jeanne Rollin-Weiss, diffusée le  diffusée le 9 juin 1973. 

PRIX LITTÉRAIRES

PRIX RENÉ FALLET 2021

AGIR PAYS JALIGNOIS

QUATRE ROMANS EN LICES

• Le jury littéraire du prix René Fallet,  après avoir lu quarante-quatre romans répondant aux critères du prix, en a présélectionné quatre. Ils seront soumis au jury populaire, à travers ses 19 comités de lecture, qui devra rendre son verdict avant le 25 mai. La remise du prix 2021 devrait se faire en même temps de le prix 2020, le  samedi 19 juin, à Jaligny-sur-Besbre, à l’occasion des Journées littéraires…À moins que les conditions sanitaires ne l’empêchent.

• Les 4 romans retenus sont Noire Précieuse d’Asya Djoulaït (éd. Gallimard), Du Miel sous les galettes, de Roukiata Ouedraogo (éd. Slatkine & Cie), Dans la rue de l’école d’Anouk F. (éd. du Cherche Midi) et Nous sommes des chardons d’Antonin Sabot (éd. Presses de la Cité), déjà couronné par le prix Jean Anglade.

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• Cette sélection restreinte, avec 4 titres seulement  au lieu de 5 ou 6 habituellement,  est la conséquence de la crise sanitaire et elle a constitué pour les membres du jury “ un crève-cœur”. D’autant qu’il a aussi fallu écarter des  œuvres de qualité qui ont été jugées “trop déprimantes”, comme  Il est juste que les forts soient frappés de Thibault Bérard qui raconte la fin de vie d’une mère de quarante ans. D’autres titres, bien qu’ils aient marqué le jury, n’ont pas été retenus. C’est le cas pour  Louis veut partir, de David Fortems, qui traite du suicide d’un adolescent homosexuel, mais aussi pour  Le Tiers temps, de Maylis Besserie, sur la fin de vie de Samuel Becket, et pour De nos ombres, de Jean-Marc Graziani, centré sur le récit d’une enfance en Corse,  au cœur de secrets de famille. Les jurés ont   également souligné l’inventivité érudite et savoureuse du roman d’Irène Gayraud, Le Livre des incompris. Enfin, Alabama 63, de Christian Niemiec et Ludovic Manchette, bien qu’il ait suscité  l’unanimité, a dû être écarté en raison de l’âge de l’un des deux auteurs,  le prix René Fallet  couronnant  obligatoirement  le premier roman d’un auteur âgé de moins de 45 ans.   Contact :  agirenpaysjalignois2@orange.fr  Site Internet 

PRIX VALERY LARBAUD 2021

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LA VILLE DE VICHY SUPPRIME SA DOTATION

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Le jury du prix (2018)

• En septembre dernier, Frédéric Aguilera, maire de Vichy, avait annoncé aux élus municipaux que la ville  ne soutiendrait plus financièrement le prix littéraire Valery-Larbaud,  tant que Christian Giudicelli ne serait pas suspendu du jury. En février 2020,  ce dernier s’était retrouvé mêlé au scandale Gabriel Matzneff, l’écrivain accusé de pédocriminalité sur la personne de  Vanessa Springora, alors qu’elle avait 14 ans. Le site Mediapart avait alors révélé que Christian Giudicelli, prix Valery Larbaud 1982 et  membre du jury depuis de nombreuses années,  était dans le viseur de la justice pour ses relations étroites avec l’écrivain mis en cause  On le soupçonnerait, notamment, d’avoir caché chez lui des documents compromettants, parmi lesquels des lettres et des photos de Vanessa Springora.

71bznM7wjzL• Faute d’une  suspension de Christian Giudicelli, Frédéric Aguilera a confirmé que la ville ne verserait pas la dotation de 6 500 € pour le prix 2021. Un  prix qui est attribué, en principe, au printemps…mais qui pourrait n’être remis  qu’à l’automne.  Pour  Jean-Marie Laclavetine, président du jury, c’est une “perte regrettable” mais il justifie la décision unanime du jury de maintenir Christian Giudicelli dans la mesure où, jusqu’à présent, il n’a  fait l’objet d’aucune enquête. Et d’ajouter : “Ce n’est pas notre rôle de le juger. C’est une dérive qui peut être dangereuse. L’opinion n’a pas à faire justice”. Conséquence immédiate, le prix Valery Larbaud va devoir trouver de nouveaux soutiens. Ce pourrait être “un mécène attiré à la fois par la littérature et le voyage, thématique au cœur de l’œuvre de Valery Larbaud”. Un oiseau rare, par les temps qui courent et dans le contexte actuel.

• En attendant, le jury a d’ores et déjà fait son choix, non encore rendu public,  sur le  futur lauréat, lors d’une délibération à laquelle Christian Giudicelli n’a pas participé pour “raisons personnelles”. Tout comme il avait été absent lors de la remise du prix 2020. Il reste à s’interroger sur le fait de savoir si la question de la conduite,  présumée délictueuse,  de l’intéressé  peut  nuire “par ricochet” au prix littéraire,  d’autant plus que la Ville de Vichy est la bénéficiaire des droits d’auteur des ouvrages de Valery Larbaud.

JEAN CLAUDE MOURLEVAT

LAURÉAT DU PRESTIGIEUX PRIX ASTRID-LINDGREN

• En 2020, pour la dixième année d’affilée,  Jean-Claude Mourlevat, né à Ambert (Puy-de-Dôme) le 22 mars 1952, avait été sélectionné pour concourir au Prix commémoratif Astrid-Lindgren.  Parfois qualifié de “Nobel de la littérature jeunesse ”, il a été créé en 2003 pour récompenser des auteurs, des illustrateurs ou des organisations dont les contributions en faveur de la littérature jeunesse sont jugées remarquables.  Jean Claude Mourlevat en est   le lauréat pour 2021, ce qui fait de lui le premier Français à remporter ce  prix international suédois, considéré comme la plus importante récompense internationale dans le domaine de la littérature pour la jeunesse. C’est aussi l’un des prix les plus richement dotés, avec à la clé 500 000 €. 

• Plus  particulièrement connu pour ses romans destinés à la jeunesse, Jean-Claude Mourlevat a passé son enfance et son adolescence en Auvergne. En 1962, il est devenu interne au lycée Blaise-Pascal d’Ambert où il est resté jusqu’à l’obtention de son baccalauréat. Une période de sa vie qu’il a eu l’occasion d’évoquer par la suite  dans Je voudrais rentrer à la maison,  un roman autobiographique. Il a ensuite entamé une carrière dans l’enseignement, comme professeur d’allemand.

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• Entre son tout premier livre  Histoire de l’enfant et de l’œuf  publié en 1997, et le tout dernier, La Chambre de Jo, sorti en 2020, il a déjà à son actif une vingtaine de titres (dont 9 publiés dans la collection Gallimard Jeunesse) et presque autant de  prix littéraires.

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MAISON ALBERT LONDRES

  DES TRAVAUX QUI ONT AVANCÉ

MALGRÉ UNE ANNÉE COMPLIQUÉE

• Les travaux de restauration de la maison d’Albert Londres, commencés en 2008, se sont poursuivis en 2020, malgré la pandémie et, dès cette année, la réhabilitation du rez-de-chaussée pourrait aboutir. C’est ce qu’a annoncé Marie de Colombel, sa présidente, lors de l’assemblée générale de  l’association La Maison d’Albert Londres. Avec Monique Fy, elle est à l’origine de ce projet audacieux, lancé il y a 13 ans, de sauver la maison natale du “prince des reporters”, qui était alors totalement à l’abandon et menaçait ruine.

• D’ici au mois de juillet, c’est le rez-de-chaussée de la bâtisse qui va faire l’objet de tous les soins. Après réfection de la maçonnerie et du plancher en partie effondré, le chauffage au sol sera installé. Ce sera ensuite le tour des six vitrines en ogive et de la porte d’entrée à l’angle. Leur fabrication est en cours dans le respect de l’aspect d’origine. Dotées d’un vitrage isolant et anti-effraction, ces vitrines seront en bois de chêne avec teinte à la peinture à la farine. Si les financements suivent, la restauration pourrait donc être achevée en 2022, soit 90 ans après la disparition tragique du journaliste. Une maison qui pourrait aussi servir de cadre à la remise d’un futur prix Albert Londres.

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• Pour financer ces travaux, l’association qui est  forte de 70 adhérents, a dû affronter une année difficile entre l’absence de visiteurs, suite aux confinements, le report des traditionnelles Rencontres Albert Londres, des ventes inexistantes et des collectes de fonds qui n’ont pu se faire, même si, le bilan financier est resté positif. La soirée  Années folles organisée en  février 2020, a tout de même  réuni 170 personnes au Palais du lac. L’exposition de photographies-reportages réalisées au Liban par Dominique Baudis a été appréciée tout comme  les Journées européennes du patrimoine, en partenariat avec les Maisons paysannes de l’Allier.

• Marie de Colombel s’est également réjouie du soutien du prix Albert Londres ainsi que de nombreux autres  partenaires tels que la Maison de l’écrivain, la Scam, Reporters sans frontières, ou encore la Maison des journalistes. Compte tenu de la notoriété de la maison et de l’intérêt qu’elle présente pour la ville, une demande a été faite auprès de la municipalité pour l’installation d’une signalétique. Enfin, à  l’issue de l’assemblée générale, Marie de Colombel a été reconduite à la présidence, avec Robert Fassolette, pour vice-président.

EXPOSITION EN JUILLET ET RENCONTRES EN AOÛT

En juillet, la maison Albert Londres servira de cadre à une exposition prêtée par le Prix Albert-Londres. Elle présentera 500 cartes postales envoyées  par le grand reporter, lors de ses différents périples et enquêtes. Des  conférences et des lectures de textes d’Albert Londres prolongeront l’exposition. Autre bonne nouvelle, les prochaines Rencontres Albert Londres et le Forum international du livre du grand reportage et d’investigation devraient se dérouler  à Vichy, du 27 au 29 août prochain.

DALIE FARAH

À LA UNE DU SUPPLÉMENT LITTÉRAIRE DU MONDE

AVT_Dalie-Farah_5690 (2)• Dalie Farah, née en 1973 à Clermont-Ferrand, agrégée de lettres, professeur de français-philosophie au lycée Jean-Zay à Thiers avait consacré son premier roman, Impasse Verlaine,  à son enfance dans la capitale auvergnate. Le 3 février 2021, son second livre, Le doigt (224 p., 19 €),  est sorti  chez Grasset.  Dans ce roman à thème biographique, le sujet  est le même que dans le premier livre, avec une enquête de l’auteure sur soi-même. Elle s’interroge sur les chemins de la violence et des violences, donnant ainsi à réfléchir sur un des sujets dominants  de l’époque. 

• À la une du supplément littéraire du journal Le Monde (26 février), Raphaëlle Leyris lui a consacré un long article: “Avec “ Le Doigt”, l’histoire d’un doigt d’honneur malencontreux, l’écrivaine livre un deuxième roman autobiographique drôle et narquois sur son rapport à la violence, écrit-elle en introduction, avant de poursuivre ainsi : “Oh ! La belle histoire ! Celle d’une femme née de parents immigrés algériens, battue comme plâtre par sa mère, et que, pour faire bref, l’amour des livres a sauvée, l’emmenant à l’agrégation de lettres. Ainsi aurait-on pu résumer “Impasse Verlaine” (Grasset, 2019), le premier roman, très remarqué (et autobiographique), de Dalie Farah. Et ainsi aurait-on, sans le moindre doute, mis son autrice en rogne, tant l’édification lénifiante des lecteurs n’est pas son genre. Tant ce qu’elle cherchait à débusquer au fil de ce récit d’enfance était, avant tout, une affaire de brutalité et de sauvagerie, d’ambivalence aussi, restituée par une langue formidablement vive et drôle.”

• Et d’ajouter : Le doigt” s’inscrit dans son prolongement. L’agrégée enseigne depuis une vingtaine d’années le matin où se produit la scène dont tout le roman va découler. À 7 h 30, réfléchissant au cours qu’elle s’apprête à donner, elle traverse, sans regarder, en direction du lycée ; une voiture surgit et klaxonne. Comme un réflexe, la prof tend son majeur. L’automobiliste, furieux, sort de la voiture, toise la femme qui l’a insulté, lui demande de répéter son geste si elle ose. Elle ose. Une gifle monumentale part. De bonnes âmes relèvent la plaque minéralogique de l’agresseur en prévision de la plainte qui sera déposée. La gendarmerie convoquera les deux protagonistes du minuscule fait divers, mais la réelle enquête à son sujet, c’est l’agressée qui va la mener. Elle va s’attacher à saisir ce qui a pu la pousser à défier, du haut de son 1,52 mètre, un homme visiblement énervé, chercher à comprendre les liens complexes qu’elle entretient avec  l’état de “victime”.

ALAIN-FOURNIER

JEANNE BERLAND, AVANT YVONNE DE GALAIS

Alain_Fournier (2)• Pierre Allart, médiateur du patrimoine de la ville de Saint-Amand-Montrond, affirme avoir découvert dans le vieux cimetière, la tombe de celle qui fut l’amour de jeunesse d’Alain-Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes. C’est en lisant la  biographie que Jean-Christian Petitfils a consacrée à Alain-Fournier qu’il a découvert, en octobre dernier,  l’existence d’une certaine Jeanne Berland. Passionné autant par l’histoire que par le roman d’Alain Fournier,  il a entrepris des recherches généalogiques, d’abord pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une homonyme. Jean Loize, autre biographe d’Alain-Fournier, lui a permis de conforter les liens entre Jeanne Berland  née en 1886 à Épineuil-le-Fleuriel (où Alain-Fournier, fils d’instituteur, fut élève de 1891 à 1898), inhumée en 1934 à Saint-Amand, et celle qui “ fascinait Alain-Fournier, dans son adolescence, par sa beauté”.

2000005196343 (3)• On trouve une description de Jeanne  dans Images, un texte d’Isabelle Rivière, la sœur d’Alain-Fournier où elle est présentée comme celle  qu’il attend fébrilement au catéchisme. Elle est aussi l’inspiratrice du  poème, Conte du soleil et de la route, dédié “à une petite fille”, écrit en 1905. Alain Fournier, qui  vient alors  de rencontrer Yvonne de Galais, à Paris, n’avait donc pas oublié sa Jeanne. Dans le Grand Meaulnes, écrit en 1913, Pierre Allart a également retrouvé un clin d’œil à cet amour : quand François Seurel imagine que le Grand Meaulnes a rencontré une jeune fille, il est  écrit qu’elle “ était sans doute infiniment plus belle que toutes celles du pays, plus belle que Jeanne qu’on apercevait dans le jardin des religieuses par le trou de la serrure”. Or, Jeanne aurait bien suivi des études chez les religieuses d’Épineuil. Autre découverte, le père de la jeune fille était régisseur au château de Cornançay. Ce pourrait être elle (conditionnel de rigueur) qui aurait fait à Alain Fournier le récit  d’une fête extraordinaire donnée par le  comte de Fadate, en 1896 et dédiée aux enfants, lors de la naissance de  sa deuxième fille.

images (2)• De son côté, Agathe Rivière-Corre, petite-nièce de l’écrivain, met un bémol face à ces révélations: s’il y a bien des éléments tangibles dans cette découverte d’un premier amour, “jamais Alain-Fournier lui-même ne l’a évoqué concrètement et jamais Isabelle et Jacques Rivière qui  ont accompagné l’écriture de son roman n’ont évoqué de façon aussi claire et aussi poussée l’influence de cette Jeanne Berland sur l’écriture de Grand Meaulnes”. Jeanne Berland s’est mariée en 1907, à Épineuil, avec Louis Pinard, conducteur des Ponts et chaussées. Le couple a ensuite habité à Saint-Amand-Montrond. De leur union, était née une fille, Madeleine (1911-1977).

MUSÉE CHARLES-LOUIS PHILIPPE

UNE RÉNOVATION COMPLÈTE

8716_image_11 (2)• Un récolement général des collections du musée Charles-Louis Philippe, à Cérilly,  devrait débuter prochainement, en préambule  à une réhabilitation complète des lieux, avec le soutien de la Drac Auvergne – Rhône-Alpes. Outre la rénovation de la bâtisse, propriété de la commune, une nouvelle scénographie sera mise en place, en collaboration avec l’association des Amis de Charles-Louis Philippe. Il s’agit  de replacer sur le devant de la scène l’écrivain, auteur notamment  du Père Perdrix et de Bubu de  Montparnasse, né à Cérilly en 1874 et décédé à Paris en 1909. Proche de Valery Larbaud, admirateur de Stéphane Mallarmé, il figure aussi  parmi les créateurs de la Nouvelle revue française.

JEAN-FRANÇOIS HEINTZEN, MAXOU

1178 COMPLAINTES CRIMINELLES (1870-1940) RECENSÉES

sl_Chanter_20le_20crime_20en_20Bourbonnais_20_282_29 (2)Le site Criminocorpus, qui se définit comme le Musée – Histoire de la justice, des crimes et des peines, publie chaque mois une lettre d’information à laquelle on peut s’abonner gratuitement. L’essentiel de  sa dernière parution (n° 40 – mars 2021), est consacré à   la publication des actes du colloque organisé en avril 2019 sur le thème “Les complaintes criminelles en France après 1870 : inventaire, problématisation, valorisation d’un corpus méconnu”. Par “complainte criminelle”, on entend un texte chanté racontant, dans un but informatif et/ou édifiant, les détails d’un authentique fait divers, ce texte étant toujours contemporain du crime évoqué.

Maxou-Heintzen (2)• Cette manifestation scientifique a marqué l’aboutissement d’un projet de recherche à la fois historique et musicologique ayant comme objectif d’étudier les conditions de la disparition d’un genre “les complaintes criminelles”, ainsi que  la mutation de ce media populaire vers ce l’on nomme aujourd’hui la “chanson réaliste”.

• Ce projet a été initié par le Bourbonnais Jean-François Heintzen, alias Maxou, qui a procédé à la récolte patiente et minutieuse de plus d’un millier de complaintes, en les compilant au sein d’une base de données. Le site Criminocorpus propose un premier bilan d’étape: “C’est ce corpus rendu accessible au sein du musée Criminocorpus qui a permis d’engager une réflexion pluridisciplinaire sur les complaintes criminelles. Statut de ce corpus inédit, exploration d’un domaine historiographique jusqu’ici délaissé, réflexions méthodologiques sur les apports de cette documentation rare et fragile à l’histoire de la justice sont quelques-unes des pistes explorées dans les actes de notre colloque”, écrit Nadine Dardenne.

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• Sous le titre Complaintes criminelles en France (1870-1940), grâce aux recherches menées par Jean-François Heintzen, on a accès à 1178 complaintes criminelles composées entre 1870 et 1939, relatives à 585 crimes commis en France métropolitaine. On peut réaliser une recherche interactive à partir d’une carte de France, sur laquelle des pictogrammes indiquent les crimes chantés. Si l’on s’intéresse à  un crime précis, ou aux complaintes composées sur un département donné, une recherche simple ou avancée est possible. La recherche donne ensuite accès aux complaintes et à la description du fait divers concerné. À terme, l’intégralité des paroles des complaintes figurant dans cette base de données sera accessible, au fur et à mesure de l’intégration des images correspondantes. De même pour les mélodies sur lesquelles elles étaient chantées.

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La sélection de “ canards sanglants” présentée par Jean-François  Heintzen, Maxou,  tente de brosser par l’exemple un tableau détaillé des mutations du support par lequel des complaintes criminelles parviennent à leur public : illustré (ou pas), comprenant (ou pas) un texte narratif ou judiciaire, d’une à douze pages, de format réduit ou gigantesque. Ces évolutions sont suivies à partir de la fin de l’Ancien Régime, en insistant sur la période 1870-1940, période durant laquelle la lente disparition du genre s’accompagne d’un grand foisonnement typologique. Le canard, en se muant en recueil de chansons, se glissant parmi la production industrielle des “petits formats illustrés”,  ou revenant à l’ephemera qu’il fut initialement, semble faire feu de tout bois pour retarder son extinction autant qu’il est possible.

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Maxou, interprétant une complainte criminelle

• La présentation n’est pas chronologique, mais se concentre sur les trois grands types de supports rencontrés : d’abord les Canards consacrés à une seule affaire criminelle (onglet Affaires), ensuite les Recueils de crimes chantés  (onglet Recueils) et, enfin, le Mélange des genres, où la “ chanson criminelle” finit par se  glisser parmi d’autres répertoires, plus légers (onglet Mélanges). Et puis, cerise sur le gâteau, plusieurs de ces canards sanglants sont interprétés par Maxou, accompagné de sa vielle, avec le talent qu’on lui connaît.

 FABIEN CONORD

UNE ÉTUDE SUR “LA TERRE DES AUTRES”,

• Fabien Conord, originaire de Montluçon et professeur à l’université Blaise-Pascal, vient de publier une nouvelle édition de  La terre des autres : le métayage en France  depuis 1889 (1 vol. br, 330 p, éd. du Bourg,  29 €). On sait que le métayage a été un des principaux modes de faire valoir en Bourbonnais, jusqu’à la seconde moitié du XXè siècleCONORD. Dans cet ouvrage, il fait le point sur la destinée paradoxale de ce mode très répandu dans les campagnes françaises de l’Ouest, du Sud-Ouest, du Centre et des régions de vignoble. Il établit également une synthèse critique de diverses approches scientifiques – études géographiques, monographies leplaysiennes, travaux juridiques – et il exploite de nombreuses archives relatives aux conflits et à la jurisprudence autour du régime du métayage. Souvent considéré par ses détracteurs comme routinier, archaïque et violemment inégalitaire, celui-ci a toujours eu ses défenseurs, qui le voyaient comme un système social favorisant l’harmonie entre les notables et les dominés, mais aussi comme un levier permettant l’ascension de certaines catégories de ruraux pauvres. L’universitaire étudie, par ailleurs,  les discours, les enquêtes et les analyses produits autour du métayage et il réfléchit aux facteurs de son déclin qui s’est accéléré après le vote du statut du fermage et du métayage, à la Libération, puis au fil des grandes transformations qu’a connues le monde rural pendant les années 1960 /1970.

DANIEL DUGLÉRY

BIENTÔT UN LIVRE SUR LA CRISE SÉCURITAIRE

j4MmcWUu_400x400 (2)•“Halte à l’insécurité !” C’est le titre du livre auquel Daniel Dugléry met une dernière touche. L’ancien maire de Montluçon, qui a été directeur central de la sécurité publique (1995-1997), après avoir fait carrière dans la police, y évoque la crise sécuritaire. Selon lui, “le mal est profond”. Un constat qu’il appuie sur son expérience : “J’ai vécu 40 ans dans la Grande maison, j’ai vu toutes les évolutions et tous les désengagements de l’état”. Il pointe du doigt le manque de moyens attribués aux policiers et aux forces de sécurité, deux faits dans lesquels il dit voir la principale cause de cette crise : “ Comme aux policiers, on demande à nos militaires d’être sur tous les fronts, sauf qu’on leur diminue sans cesse les moyens”. Au-delà d’un simple état des lieux, il propose  quelques pistes “pratiques et réalistes pour combattre cette insécurité, dont il donne au passage ce qu’il considère comme les vrais chiffres,  qui seraient bien loin des statistiques officielles.

EXIT, MARIE DES BOIS (1948-2021)

Z marie des Bois (2)• Marie de Valence de la Minardière, alias Marie des Bois, est décédée début mars. Née le 28 février 1948, elle se revendiquait comme la dernière sorcière du Bourbonnais, fêtant chaque année Halloween, dans sa maison feuillue de Vallon-en-Sully.  Elle se voulait aussi sourcière, toujours rebelle et sauvage,  attachée à la nature, à ses légendes et traditions, œuvrant pour la sauvegarde des arbres tordus, comme des chemins creux et des forêts profondes. Pour faire partager son univers du monde celtiques des sorcières et des runes,  elle avait publié plusieurs ouvrages, illustrés  par Joël Bernabel, son compagnon : Récits et légendes du vallon, S comme sorcière (2000), Sortilège des runes (2002), Noces de sève et de vent (2002), Les chemins de Thulé (2003). Ses obsèques ont été célébrées le 5 mars  à Vallon-en-Sully.

Z MDB 1 (3)• Dans La Semaine de l’Allier (11/03), sous le titre “Adieu Marie des Bois, sorcière bien aimée”, un article  évoque sa personnalité un peu décalée, qui ne laissait jamais indifférent: “ Elle tirait les runes, réalisait des nouets bénéfiques (des protections) et parcourait les bois, la nuit, à l’écoute des chouettes, sous la lumière de la lune et des étoiles. Elle entendait vivre en harmonie avec la nature et se revendiquait gardienne des sources de mémoires et de savoirs (…). Elle se disait descendante de la Fée Mélusine. Elle se considérait comme la dernière sorcière de l’Allier. Un statut lui valant méfiance, inquiétude, crainte, moquerie, mais aussi un grand respect de certains(e)s habitant(e)s de Vallon”.

DERNIER HOMMAGE À JEAN DUCLAIROIR

X DUCLEROIR PHOTO (2)• Les obsèques de Jean Duclairoir ont eu lieu le 9 février en l’église Saint-Pierre de Moulins. « Le Bourbonnais a perdu un de ses bardes, écrivait  Stefan Lunte dans L’Aurore du Bourbonnais du 12 févier.  Il était un poète du crayon et du pinceau (…) Dans Gross malheur et Le Temps des étoiles il a fait remonter les souvenirs émouvants de son enfance et de sa jeunesse à Dompierre où il est né  en 1932. Merci, aussi pour ses peintures au grand format évoquant les paysages de la Sologne bourbonnaise (…) Merci aussi à Jean, le professeur de dessin et d’arts plastiques qui a transmis à tant d’élève moulinois son savoir-faire ...”.  Jean Ducléroir, auquel Vu du Bourbonnais a consacré un article hommage, avait  été professeur à l’École municipale des Beaux-arts de Moulins et président d’honneur de la Société moulinoise des Beaux-arts. Par ailleurs, il avait été maire adjoint de Toulon-sur-Allier,  de 2001 à 2008, et administrateur de l’association Les Amis du patrimoine de cette commune.

X Ducléroir MB Voyages (2)► Bibliographie de Jean Ducléroir:  Sologne bourbonnaise, images de terres et d’eaux (éd. les Marmousets, 1982) – Moulins pour rire  (éd. Abil, 1990) –  Toulon-sur-Allier, petit village, longue historique (texte de Cl.Morand-Conins,  éd. Amis du patrimoine, 1997, 46 p) –  Gross malheur (éd. des Figures et des Lieux, 2009, 284 p) – Les temps des étoiles (éd. des Figures et des Lieux,  2011, 259 p) –  Arbeauterre, peinture & dessins  (éd. Lacme, 2014, 124 p) – Moulins avant (éd. Lacme,  2016, 62 p) – Moulinoiseries.(éd. Lacme, 2017. – 149 p).

ACTUALITÉ DE BLAISE PASCAL

Z DESCOTES (2)• En attendant 2023 qui verra sa  ville natale célébrer le 400ème anniversaire de sa naissance, Blaise Pascal reste un sujet d’études, autant pour les philosophes que pour les spécialistes de la littérature, sans oublier les mathématiciens et scientifiques en général. C’est ainsi que sous la direction de Dominique Descotes et de Laurence Plazenet, vient de paraître, dans un nouveau format,  le tome 41-42  du Courrier Blaise Pascal, revue  publiée sous le parrainage du CNRS (1 vol. br, 216 p, biblio, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 20 €).   La publication entend répondre de façon exemplaire aux ambitions qui ont présidé à sa naissance : offrir à la communauté savante et aux nombreux lecteurs intéressés par l’œuvre pascalienne un lieu particulièrement dédié à celle-ci et aux recherches les plus exigeantes qu’elle peut susciter, dans un esprit de totale transdisciplinarité.

• En guise de varia, Félix Barancy propose une édition critique du texte de l’Avertissement des Provinciales. Dominique Descotes se livre à une étude de la genèse du Traité du triangle arithmétique qui révèle en ce dernier un ouvrage incomplet, dont l’inachèvement pourrait renvoyer à l’événement de la Nuit de feu. Pierre Lyraud et Philippe Sellier envisagent Les Pensées selon des approches plus typiquement littéraires. Mais Les Pensées ne sont pas une île. Le Courrier Blaise Pascal ouvre ainsi ses pages aux actes de la journée d’étude sur  Pascal, dramaturge augustinien ? (17 février 2018, École normale supérieure de la rue d’Ulm).  Alors qu’Esther et Athalie se trouvaient au programme de l’Agrégation, la nécessité d’interroger l’assise théologique du théâtre racinien et d’explorer les conséquences dramaturgiques de celle-ci, fût-elle avérée, s’était imposée. Six contributions viennent ainsi renouveler sensiblement un champ des études raciniennes qui est toujours loin de faire l’unanimité.

EN BREF …

Z maquin◄ Après avoir été pendant un quart de siècle adjoint de Claude Malhuret à la mairie de Vichy, Gabriel Maquin avait choisi de ne pas se représenter lors des dernières municipales. Une promesse qu’il a tenue. Il a annoncé qu’il en serait de même pour les prochaines élections du  conseil départemental : “Cinq mandats suffisent et l’âge du capitaine fait qu’à un moment il faut savoir s’arrêter”. Son temps libre, il compte l’utiliser à l’écriture : “Après avoir été élu, je souhaite être lu”, explique-t-il. Ce sera possible dès juillet, avec la parution de son quatrième livre, Mémoires et regards sur le temps passé (1950-2000). En 2018, après Le parcours d’un marathonien,  il avait  publié aux éditions Bleu Atour Les pionniers du commerce, de 1820 à aujourd’hui.

product_9782072940842_195x320• L’écrivain Jean-Marie Laclavetine – qui préside le jury du Prix Valery Larbaud – avait publié en 2019 Une amie de la famille,  un livre dans lequel il évoquait a disparition de sa sœur Anne, survenue le 1er novembre 1968, à l’âge de 20 ans. Dans La Vie des morts (éd. Gallimard, 208 p., 17 €), il reprend les thèmes du récit précédent, mais “il les explore sous des angles nouveaux avec une puissance et une émotion encore plus grandes”,  selon Le Figaro littéraire (25/03).

• En présentant son livre sur le site des éditions Gallimard, Jean-Marie Laclavetine  écrit: “ En publiant Une amie de la famille, récit centré sur la mort de ma sœur Annie et le silence qui dès lors a enseveli ma famille, je n’imaginais pas que ce livre allait provoquer tant de réactions, révéler tant de coïncidences, amener tant de retrouvailles, de surprises, de découvertes. Tous ces signes attestaient de la puissance de l’écriture, de ce qu’elle rend possible, de ce qu’elle délivre ou dénoue. Alors j’ai décidé de dire à Annie ce que les vivants m’ont raconté d’elle, de lui montrer à quel point elle est restée présente. Je lui confie ma vie faite de rencontres, de livres écrits ou lus. Je mêle mes traits aux siens et à ceux des amis disparus. « La vie des morts », disait notre père, persuadé que sa femme et sa fille continuaient de lui parler. Ce n’était pas un songe de vieillard, c’était la simple vérité”.

• Rose Dimier (1864-1951), institutrice à Menat de 1904 à 1921, était l’auteure du livre Vallée de la Sioule : monuments mégalithiques,  culte du soleil,  culte de la fécondité (Vichy, imprimerie Collon, 1937, 40 p.). Lionel Duperray, auteur local, photographe et éditeur, a fait réaliser une reproduction de cet ouvrage (10 €), qui appartient au patrimoine des Combrailles. Sa présentation, en hommage à Rose Dimier,  a eu lieu le 22 janvier 2021, en présence du maire de  Servant, Sylvain Durin, et de son collègue de Menat.

téléchargement (5)◄ Dans un article intitulé Jacques Le Brun (1931-2020) : critique textuelle et histoire de la spiritualité,  paru dans la revue  Dix-septième siècle (n° 290, 2021/1, p. 169-179),  François Trémolières a rendu hommage à cet auteur, qui fut directeur d’études à l’École pratique des hautes études et qui contribua à renouveler de manière décisive la recherche historique dans le champ religieux.  Né et mort à Paris, Jacques Le Brun (photo ci-contre) emporté par le Covid 19, le 6 avril 2020, était venu avec sa famille repliée à Moulins dès l’entrée en guerre, à l’automne  1939. C’est dans cette ville qu’il  avait effectué sa scolarité, jusqu’au baccalauréat, à l’Institution du Sacré-Cœur, qui était alors dirigée par le chanoine Lépée (1888-1951), son professeur de philosophie. Les éditions Encre marine (Les Belles Lettres) viennent de publier La chapelle de la rue Blomet (1 vol. br, 96 p, 16,90 €), un essai dans lequel Jacques le Brun retrace l’itinéraire personnel qui l’a conduit à étudier de manière critique l’histoire du catholicisme. Il le fait à travers la vie d’un homme, depuis son enfance jusqu’à un âge avancé.

le-coeur-de-jeanne-9782812932410_0 (2)◄ Le 6 mai prochain, les éditions de Borée publieront Jeanne Courage, le 23ème roman de Marie de Palet, “l’auteure incontournable de la littérature régionale française”. En 23 ans, selon son éditeur, Marie de Palet a diffusé ses 22 romans de terroir à plus de 600 000 exemplaires.

• Le journaliste indépendant Alexandre Duyck  est l’auteur de plusieurs livres dont le dernier, intitulé  Un effondrement (éd. JC Lattès, 2020, 212 p., 19€) concerne le phénomène du  burn-out. Pour la seconde année il effectue une résidence à Vichy, une semaine par mois, de janvier à mai 2021, à l’initiative de l’association Maison Albert Londres. Il est intervenu  dans une classe de seconde professionnelle  du lycée Albert-Londres à Cusset. Il s’agissait d’expliquer aux lycéens  “ comment se fabrique l’information”. Le journaliste considère qu’il “est important de détricoter l’information, d’acquérir un esprit critique, de développer un savoir être”.

154808346_5409397189085447_2602227758843688331_n (2)• L’auteure  gannatoise Christine Dubech  vient de publier son tout son premier ouvrage intitulé Échange avec mon guide (170 p., 18 €). Un livre dans lequel elle évoque “un cheminement vers l’écoute intérieure” et qu’elle présente ainsi sur sa page Facebook: “Voici mon premier livre tiré de mes cahiers de 2004/2005…Je vous laisse découvrir un accompagnement régulier avec mon guide en ma propre quête de Vie où chacun, chacune peut trouver des réponses ou être interpellé…C’est un livre de 170 pages agrémenté par des œuvres de Bettÿ Dü, couverture y compris. La lecture est confortable en des textes aérés. J’ai privilégié le confort et l’aisance tant pour mes yeux que pour les vôtres. J’ai commencé cette aventure par une auto-édition avec impression chez Numeli by Lbh à Vichy”.

Dans-une-autre-peau (2)• Jean-Louis Chambon, auteur et chroniqueur spécialisé dans l’économie et les sciences sociales, est le président fondateur du cercle Turgot qui décerne chaque année un prix d’économie national. Avec Dans une autre peau (éd. Ovadia, 196 p,  20 €) il a signé son premier roman : “C’est un livre agréable à lire. Je raconte une belle histoire qui fait pleurer, mais qui se termine bien, L’aventure commence et prend fin à l’école normale”, explique l’auteur, dans la Semaine de l’Allier (4/02). Le 27 mars il est allé à la rencontre de ses lecteurs, au cours d’une séance de dédicaces, organisée par  la librairie Le Moulins aux lettres, rue d’Allier, à Moulins.

129445775_1966546086842682_1181438497416534222_n• On a inauguré à Amiens, une avenue Valéry Giscard d’Estaing, le jour anniversaire  de la naissance de l’ancien président de la République, qui se revendiquait aussi comme écrivain. On peur raisonnablement imaginer que c’est davantage l’homme politique que l’auteur qu’a voulu ainsi honorer la capitale picarde.

• L’illustratrice Muriel Douru aborde, au travers de ses bandes dessinées, des thèmes de société tels que  l’homophobie, le féminisme ou l’écologie. En résidence à Vichy, elle est intervenue le 26 février devant des élèves de 3ème  du collège Les Célestin, à Vichy. 

CNLLe Centre National du Livre (CNL) vient de lancer l’opération “Je lis…Moi non plus”. Il s’agit d’une série de vidéos extraites des archives de l’Institut National de l’audiovisuel qui ont toutes trait à l’amour de la lecture. On peut y voir aussi bien des anonymes (des coiffeurs, des secrétaires ou même un allumeur de réverbères) que des célébrités (Jeanne Moreau, Serge Gainsbourg…et quelques autres). Tous parlent  devant la caméra de leur amour de la lecture, en expliquant ce qu’ils lisent et pourquoi. Un ensemble aux allures de kaléidoscope que l’on peut retrouver sur le site du CNL ainsi que sur sa  chaine YouTube  et  sur les réseaux sociaux

L’ACTU DES MÉDIATHÈQUES

BIBLIOTHÈQUE DÉPARTEMENTALE

 42 000 DOCUMENTS ACCESSIBLES EN LIGNE

• Depuis le 5 février, la bibliothèque départementale de l’Allier a ouvert une nouvelle plateforme culturelle riche de 42.000 documents, entre livres, films, documents  et programmes éducatifs. Accessible gratuitement, elle met à disposition, quel que soit le moment, des documents destinés aux adultes et à la jeunesse. On peut aussi y trouver des dessins animés, des publications de la presse quotidienne et des magazines, des jeux et divers programmes répertoriés dans la catégorie “Savoirs”.

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• Sous cette appellation, on peut découvrir toute une série d’applications et de ressources numériques aussi bien pour se perfectionner en anglais, que pour suivre des cours de soutien scolaire du CP à la Terminale, des cours de musique, de cuisine ou accéder à la bibliothèque de livres numériques pour enfants Whisperies. Au rayon cinéma, les abonnés peuvent voir ou revoir les courts métrages de Charlie Chaplin (1914) et découvrir le film La Bonne épouse de Martin Provost sorti en salle en 2020. Au total, le  conseil départemental de l’Allier investira 100.000 € par an dans cette plateforme.

Savoir plusPour accéder aux contenus de la plateforme, il faut être inscrit dans une bibliothèque de l’Allier (une seule inscription par foyer à l’initiative d’un adulte uniquement) et donner son adresse mail afin qu’un identifiant et un mot de passe soient délivrés. Il faut ensuite se rendre sur mediatheque.allier.fr puis sur  médiathèque digitale . Les offres de la plateforme sont aussi accessibles via l’application smartphone  ma medi@theque .

EN BREF …

p1• L’ex-région Auvergne compte 119 médiathèques, 4 médiathèques départementales, 400 points lecture, et 13 bibliothèques universitaires.  On peut en retrouver la liste avec les coordonnées sur le site Auvergne – Rhône-Alpes livres et lecture. Au plan national, à travers le plan Relance, le ministère de la Culture devrait mettre 10 M€ sur 2 ans (2021-2022) à la disposition des collectivités pour aider les bibliothèques. 

• La  grande bibliothèque de la métropole clermontoise sera partie intégrante du nouveau quartier de l’Hôtel-Dieu. Elle prendra place dans le pavillon Dijon, en cours de réhabilitation. La cour intérieure sera couverte. Les façades et l’escalier seront conservés. Le chantier proprement dit commencera en décembre 2021, pour une livraison prévue début 2024 suivie de  l’ouverture au public à la mi-2024. Coût total : 61,7 M€. 

L’ACTU DES ÉDITEURS

• MICHELIN ET MÉDIA PARTICIPATION  

CRÉENT MICHELIN ÉDITIONS.

Michelin-Embleme (2)• Le 1er février,  Michelin et Média-Participations ont créé une société commune, Michelin Editions,  contrôlée à 60% par Média-Participations et à 40% par Michelin. La nouvelle entité  reprendra  toutes les activités imprimées de Michelin Travel Partner, la filiale de la firme pneumatique qui édite à la fois  les Guides verts et le Guide Rouge Michelin, vendus à près 35 000 exemplaires en 2020.

téléchargement• Conséquence de ce partenariat,  les équipes des guides et cartes Michelin ont ainsi rejoint le siège de Média-Participations dans le 19e arrondissement de Paris. La direction générale de Michelin Editions reste  assurée par Paul Carril, directeur des opérations de Michelin Travel Partner, tandis que la présidence  a échu à Claude de Saint-Vincent, directeur général de Média-Participations. Ce rapprochement vise à poursuivre le développement des  activités éditoriales de Michelin, en s’appuyant sur un éditeur à part entière, ce qui ne devrait rien changer quant aux guides touristiques. Il intervient toutefois dans un contexte compliqué pour le marché des guides touristiques, du fait de l’effondrement du tourisme suite à la crise sanitaire. En 2019, dernière année avant la crise, Michelin Travel Partner avait réalisé un chiffre d’affaires de 87 M€, ce qui en fait le 2ème éditeur du secteur.

 

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L’ÉDITION 2021 ANNULÉE…COMME EN 2020

téléchargement (2)• Pour la deuxième année consécutive,  le Syndicat national de l’édition a décidé d’annuler purement et simplement le Salon du Livre de Paris. Alors qu’il devait  initialement se tenir en mars, il avait déjà été reporté en mai,  en raison de la crise sanitaire. Les organisateurs justifient cette décision par “les incertitudes des mois à venir, et compte tenu des mesures sanitaires en vigueur qui ne permettent pas d’organiser un événement public de cette ampleur dans des conditions satisfaisantes”.

• La dernière édition de ce salon, qui se tient traditionnellement à Paris Expo, porte de Versailles, remonte à mars 2019. Cette 39ème édition avait attiré quelque 160.000 visiteurs, face à 3.000 auteurs et  à 1.200 exposants. Le salon souffrait toutefois déjà de l’absence totale ou partielle de deux des plus grands  groupes d’édition français, Hachette et Madrigall (Gallimard).

BILAN DE L’ÉDITION 2020

UNE BAISSE GÉNÉRALE DU NOMBRE DE TITRES PUBLIÉS

livres (2)• 60 541…C’est le nombre de nouveaux titres, tous éditeurs confondus, qui ont été publiés en France en 2020. Pour la première fois, après 4 années de stabilité, autour de 68 000 titres, le nombre de titres accuse une baisse de 11,2%. La crise sanitaire et la remise à plus tard de publications annoncées y sont sans doute pour quelque chose. Par grands domaines de publications, la baisse est de 7% pour les sciences humaines et sociales (hors livres scolaires), de 12% pour les sciences appliquées, de 10% pour les romans, de 12% pour le secteur jeunesse. Le secteur livre d’art est encore plus touché avec une chute de 20% du nombre de titres publiés, soit un  creux de – 37% pour les arts du spectacle. La fermeture des musées a également eu des conséquences négatives pour les catalogues et livres d’accompagnement des expositions. Les guides touristiques font aussi partie des domaines “sinistrés”, avec 1 342 titres publiés en 2020 contre  1810 en 2019. Si les guides centrés sur des destinations étrangères ont connu une année difficile, côté diffusion, les guides à destination de la France, s’en sont nettement mieux sortis, avec parfois la nécessité de procéder à des retirages.

L’HARMATTAN, HACHETTE ET GALLIMARD  EN TÊTE

trio (2)• La revue Livres Hebdo – Le Magazine (n° 7 – mars 2021) a recensé  4 226 maisons d’éditions “actives ” en 2020, c’est-à-dire ayant publié au moins un titre, contre 4 546 en 2019, soit une baisse de 7%.  Celle-ci  provient notamment des 320  très petites structures, publiant entre 1 et 3 titres, que la crise sanitaire a obligées à mettre leur activité en sommeil, en attendant des jours meilleurs. Dans le trio de tête des groupes éditoriaux, L’Harmattan, avec ses différentes filiales, arrive largement en tête avec pas moins de 2 585 titres publiés, soit 57 de moins qu’en 2019. Une production record avec une moyenne de… 50 titres par semaine. La deuxième place est occupée par le groupe Hachette, avec 1 765 titres (- 447 par rapport à 2019). En troisième position, figure le groupe Gallimard, avec 985 titres contre  1 342 en 2019.

DE BORÉE: 120 TITRES PUBLIÉS EN 2020

téléchargement (3)• Parmi les “régionaux de l’étape”,  le classement mentionne les éditions de Borée (Groupe Centre France), avec  120 titres en 2020 contre 193 en 2019 et  153 en 2018, de nombreuses publications prévues au second semestre 2019 ayant été reportées  à 2020. Autre éditeur mentionné, les éditions Bonneton, installées à Chamalières, qui affichent 40 nouveaux titres en 2020 contre 34 en 2018 et 2019.

L’ACTU DES LIBRAIRES

LIBRAIRIE “À LA PAGE”

JOËL ET NADINE CORNUAULT TOURNENT LA PAGE

• Changement en vue, au cours de ce mois d’avril,  à la tête de la librairie vichyssoise À la page sise Rue Sornin. Après 37 années passées au service du livre, dont 14  rien que dans la station thermale, Joël et Nadine Cornuault ont décidé de passer la main. Les amateurs de livres seront rassurés en apprenant que non seulement  la librairie ne se transformera pas en magasin de vêtements ou en agence immobilière, mais qu’elle restera une structure indépendante. Elle passera sous la responsabilité de Thomas Parat, dont la famille s’est porté acquéreuse. À seulement 26 ans, c’est pour lui un défi qu’il entend bien relever tout en s’appuyant sur l’équipe des 4 libraires expérimentés  d’À la page.

• C’est en 1984 que Joël et Nadine Cornuault avaient choisi de quitter Paris et le CNRS, où ils travaillaient, pour ouvrir à Bergerac (Dordogne) une librairie, baptisée La Brèche. En quelques années, cette librairie “très littéraire”  avait multiplié sa surface de vente par 8 pour atteindre 120 m². En 1994, Joël Cornuault y avait adossé une petite maison d’édition. En 2007, nouvelle étape, avec l’acquisition de la librairie vichyssoise qui offrait une surface trois fois plus importante,  dans les locaux de  l’ancienne brasserie Alhambra, le tout dans un cadre  néo-mauresque. Pour gagner une clientèle plus large, plutôt que d’investir dans des travaux, ils ont préféré privilégier le fonds, avec davantage de références et un choix plus large. En même temps l’équipe de libraires a été étoffée.

Joël et Nadine Cornuault

• À la page s’est impliqué dans des  animations autour du livre, telles que les prix À la page et  Goupil pour la jeunesse. De Raymond Poulidor à Luis Sepulveda, de nombreux auteurs sont passés par la rue Saint-Sornin. La librairie  a aussi participé aux grands événements récurrents comme les Grandes Rencontres, le Prix Valery-Larbaud, ou encore les Thémas du Petit Théâtre impérial et la Semaine de la Poésie. Des partenariats ont été noués, aussi bien avec  des éditeurs, comme Patrice Rötig pour Bleu Autour, qu’avec la médiathèque Valery-Larbaud. « Une librairie, c’est un lieu qui doit avoir une âme, par où passe la culture, les idées, la sensibilité artistique et littéraire d’une époque. On a fait en sorte d’exprimer notre liberté de libraire. Le libraire est un acteur, pas un tiroir-caisse, ni un cireur de bottes de l’édition commerciale », résume Joël Cornuault. Une pratique qui a trouvé sa récompense dans la fidélité et le soutien que leur ont témoignés les lecteurs pendant la pandémie.

• Le passage du témoin  se fait en douceur, puisque jusqu’à la fin d’Avril Thomas Parat sera épaulé par l’ancien libraire, avant qu’il ne se lance dans une formation au Centre national du Livre. Sans toucher à l’essentiel de ce qui a fait la renommée de la maison, il compte développer la présence sur les réseaux sociaux et animer le site Internet. La suite, ce pourrait être une rénovation de l’espace, dans le respect de son originalité architecturale.

• LES LIBRAIRIES RECONNUES

COMME “COMMERCES ESSENTIELS”

téléchargement (1)• Bonne nouvelle pour les libraires de France, de Navarre…et du Bourbonnais. Selon le  décret publié le 26 février au Journal officiel, les librairies ont rejoint la liste des commerces dits essentiels et elles pourront rester ouvertes, même en cas de confinement, lors des week-ends. La décision concerne aussi les disquaires. Les premières villes à en bénéficier ont été Nice et Dunkerque où ont été instaurés les tout  premiers week-ends confinés Ce décret est intervenu dans un contexte de reprise de l’épidémie de Covid-19 et alors que le gouvernement réfléchissait à d’éventuelles nouvelles restrictions dans 20 départements où les cas de coronavirus menaçaient de flamber.

• On se rappelle que lors du confinement de novembre, les libraires avaient été autorisés à vendre sur leur seuil de leurs portes des ouvrages réservés par les clients en  click and collect. Il n’était pas question  toutefois recevoir du public, les librairies n’étant alors pas classées comme commerces essentiels. Une mesure qui avait été unanimement dénoncée autant par  les libraires, que par les écrivains et les éditeurs.

L’ACTU DES BIBLIOPHILES

• Au catalogue de la librairie Valleriaux (Paris) :

001 (2)►Maurice Constantin-Weyer :  Vichy et son histoire, des origines à nos jours. –Vichy, 1947, 123 p. illustré  de 43 lithographies  (120 €)

◄ Ferdinand Dubreuil : En Bourbonnais J’ai vu mourir Sainte-Barbe au pays des mineurs. – Tours, 1952. -in-4° en feuilles (600 €)

► Charles-Louis Philippe : le Père Perdrix. – Paris, Coq, 1921. – 161 p. illustré de 32 bois originaux (160 €)

• Parmi les catalogues de ventes aux enchères, Vu du Bourbonnais a noté :

Étude Ader ( Paris, 9 décembre 2020) :

AVT_Charles-Louis-Philippe_9371 (2)◄ Charles-Louis Philippe : Croquignole[Paris : E. Fasquelle] 1906. – Épreuves corrigées in 8°, en feuilles (500  / 600 €). Précieux ensemble de 3 épreuves corrigées du roman. D’abord, l’épreuve complète du roman composée de 23 cahiers de 8 feuilles plus un feuillet seul ; on y trouve très peu de corrections, seulement aux cahiers 6 et 17 ainsi qu’au denier feuillet. Ce jeu complet est accompagné d’un autre jeu incomplet, mais possédant de  très nombreuses corrections autographes de l’auteur On trouve enfin l’épreuve d’un fragment de la 1ère partie du roman, en vue de sa parution dans la revue L’Ermitage, comprenant de nombreuses corrections autographes de l’auteur.

Étude Conan (Lyon, 20 et 21 janvier 2021) :

GB_SANCELME_photoGT-e1613407075397 (2)◄ n° 66 : Archives privées du général de corps d’armée Charles Eugène Sancelme (Jenzat 1882- Paris 1962),  Fait prisonnier le 17 mai 1940, il le resta durant toute la guerre. Ces papiers comprennent notamment : sa correspondance à ses parents, alors qu’il était au lycée de Moulins, et des lettres écrites de Vichy, Noirétable et Ebreuil  (400 / 500 €).

► n° 263 : Exceptionnelle relation de la fuite à Varennes, en partie inédite, rédigée par Mgr François de Fontanges (Gannat 1744 – Autun 1806), alors archevêque de Toulouse, ami intime et confident de la reine Marie-Antoinette. Manuscrit d’une grande valeur historique, 27 p. en 2 cahiers in-folio  (6 000/ 8 000 €)

BARANTE TITRE (2)•  Étude Vassy – Jalenques (Clermont-Ferrand, 23, 24, 25 mars 2021) :

◄  Bibliothèque de Barante (2ème vente). Du 23 au 25 mars, l’étude clermontoise Vassy et Jalenques  mettra en vente pas moins de 1313 livres issus de la bibliothèque du château de Barante. Situé à Dorat, près de Thiers (Puy-de-Dôme), il a abrité l’une des plus belles bibliothèques de toute la France qui a compté jusqu’à 60 000 ouvrages au XIXe siècle. Elle a été constituée patiemment durant  trois siècles par  la famille Brugière de Barante, originaire de Thiers et dont le “grand homme” fut Prosper de Barante (1782-1866), homme d’État, écrivain, historien et diplomate. La bibliothèque avait été miraculeusement épargnée lors de l‘incendie  dont avait été victime le château en 1842. Dans le catalogue de la vente, le premier chapitre concerne l’Auvergne et  ses environs.

Catalogue Les Autographes (Paris) :

téléchargement◄ n° 267 : George Sand (1804-1876) : Lettre autographe signée, datée du 28 février 1852 et adressée à Pierre Carlier, préfet de police (2 p. –  600 €) : “…. Puisque vous vous intéressez comme moi à cette pauvre Mme Roland [Pauline Roland, 1805-1852, militante socialiste] tâchez donc de la faire gracier malgré elle ; elle est, je  crois, condamnée à  la déportation !  C’est affreux ! J’espère en vous…”

► n° 206 : André Messager (1853-1929)  né à Montluçon : Manuscrit musical  autographe, Hélène (1891)  (2 000 €)

►n° 218 : Paul Morand (1888-1976) : 13 lettres autographes signées,  datées de 1928 à 1958 adressées  à Marcel Thébaut de la  Revue de Paris  (1 500 €). Dans la lettre datée du 12 avril 1957, on lit : “…Que dire, après vous, sur Larbaud ? Je suis en train de donner quelques lignes à la NRF pour le n° spécial. Il y a bien le thème  “le petit garçon qui ne voulait pas grandir”», mais c’est peu convenable pour un monument ” (1 500 €

GANCE_Abel-24x30-• Catalogne Les Neuf  Muses (Paris) :

◄ n° 63 : Abel Gance : Lettre autographe signée adressée à son  “cher Gaston”, 25 novembre 1935 (1 p. – 500 €) : “ [Louis-Ferdinand] Céline est au Grand-Hôtel. Il est triste. Va l’embrasser de ma part… ”

► n° 184 : George Sand : Lettre autographe signée [à Gustave Flaubert], Nohant, 18 janvier 1873 (2 p. in-8° – 2 500 €) : “ J’ai des heures bien tristes. Je regarde mes fleurs, ces deux petites qui sourient toujours, leur mère charmante et mon sage piocheur de fils… ”

BIBENDUM TOUJOURS (TRÈS) RECHERCHÉ

1518044528627391 (2)• Bibendum continue de séduire les collectionneurs. Lors d’une vente aux enchères organisée à Paris, le samedi 6 mars,  une lithographie datant de 1898 a été adjugée 7 000 €. Elle représente pour la toute première fois le personnage de Bibendum, né de l’imagination du dessinateur O’Galop, en train d’avaler goulûment et sans la moindre  difficulté, tous les obstacles qui se présentent sur sa route. Au téléphone et  sur Internet, le combat a été âpre entre collectionneurs acharnés. Une seconde affiche d’O’Galop, avec Bibendum en train de pédaler, dans la plus grande décontraction, cigare au bec, s’est vendue 1 600 €.

 

L’ACTU DES MÉDIAS

 PRIX DE LA FONDATION VARENNE 2020

17 LAURÉATS DISTINGUÉS DANS 7 CATÉGORIES

Z Lauréat 2020• Chaque année, depuis 1988, la fondation Marguerite et Alexandre Varenne décerne ses prix  qui récompensent des journalistes de talent et de tous horizons. Malgré  une année 2020 très “particulière”, 725 candidatures avaient été enregistrées dans les 7 catégories. Pour Jacques Mailhot qui préside le jury, “Dans le contexte que l’on connaît,  la presse a continué à travailler, à alimenter et même à se réinventer. Il était important que ces efforts soient reconnus et valorisés à travers ces palmarès. C’est une façon de rendre hommage à tous ces journalistes et, en particulier les plus jeunes qui ont vraiment fait le boulot”. Et le chroniqueur et humoriste de saluer “Le retour dans une nouvelle génération à une bonne et belle écriture que l’on avait, peut-être, un peu perdue”. Compte tenu de la situation sanitaire, il a été décidé  que les lauréats 2020 pourraient se joindre aux futurs lauréats de 2021, lors d’une double remise officielle des prix qui devrait se dérouler en décembre 2021.Sur le site de la fondation Varenne, on pourra retrouver le détail du palmarès 2020 ainsi qu’une série de vidéos consacrées aux lauréats.

Z Fondation Varennes (2)

• Palmarès 2020 : Presse quotidienne régionale : Jim Gassman (Journal de Saône-et-Loire), Élodie Troadec (La Nouvelle République du Centre Ouest) – Presse hebdomadaire régionale : Sabrina Ranvier (La Gazette de Nîmes) – Robin Dussenne (Le Courrier cauchois) – Presse quotidienne nationale : Solenn de Royer (Le Monde), Clément Melki (AFP – Bureau de Lille) – Presse magazine nationale : Anne Jouan (L’Express), Lucas Minisini (Le Monde Magazine) – Journalistes reporters d’images : Georges Brenier (TF1), Anthony Lebbos (TF1), Guillaume Marque (France 2) – Radio : Caroline Philippe (RMC), Justin Morin (Europe 1) –  Photo : Kenzo Tribouillard (AFP), Philippe Arnassan (Nice Matin),  Léo Malafaia (AFP), Pascal Bonnière ( La Voix du Nord).

DANIEL RUIZ (1948-2021)

19702230_10213410093348177_1444140331288566535_n (2)La fondation Varenne vient de perdre l’un de ses administrateurs. Daniel Ruiz, ancien journaliste et éditorialiste de la Montagne et du groupe Centre France, est décédé le 16 mars, à l’âge de 73 ans, au terme d’une brève hospitalisation. Fils d’un émigré espagnol qui avait fui la dictature franquiste, il avait commencé par enseigner l’espagnol, avant de bifurquer vers le journalisme. Il avait effectué la plus grande partie de sa carrière à La Montagne, d’abord à Brioude  puis à Aurillac, avant de prendre la direction de la rédaction locale Clermontoise. Il avait ensuite dirigé la rédaction du Journal du Centre, à Nevers, et il avait  achevé son parcours dans  les bureaux parisiens  du journal, rédigeant les éditoriaux du quotidien régional, d’une “plume  alerte et parfois acérée ”.  C’est  à l’heure de la retraite, qu’il  avait rejoint la fondation Varenne, en tant qu’administrateur. En 2019, dans une émission réalisée par Marc-Alexis Roquejoffre pour la chaine BGC Privé, il était revenu sur son parcours et sur sa conception du métier de journaliste

DIFFUSION PRESSE 2020

VERSION PAPIER EN BAISSE

MAIS SITES INTERNET EN HAUSSE

LA MONTAGNE L’APCM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias) a publié les chiffres de diffusion de la presse (version papier) pour 2020. Une année marquée le plus souvent par des baisses. Parmi les quotidiens régionaux, avec 137 245 exemplaires vendus, La Montagne affiche une baisse de 5,22% par rapport à 2019 et l’audience globale est estimée à 516 000 lecteurs. Ces chiffres ne tiennent toutefois  pas compte des abonnements numériques, ni des consultations du site Internet, pour lesquelles des formules d’abonnement spécifiques ont été mises en place. Les autres titres du groupe Centre France connaissent les mêmes tendances avec  27 098 exemplaires  (- 5,42%) pour Le Populaire du Centre (Limoges), 24 906 (-5,01%) pour Le Berry Républicain (Bourges), 19 771 (- 4,99%) pour Le Journal du Centre (Nevers). Quant à l’édition dominicale Centre France, avec le couplage des différents titres, elle a diffusé 286 926 exemplaires en 2020 (- 5,44%).

Sans titre (2)

• Autres chiffres mentionnés, ceux de la fréquentation du site Internet de La Montagne. En 2020, il a enregistré  plus de 94 millions de visites, soit une fréquentation en hausse de 8,35%, avec des écarts importants  entre mars, date du premier confinement ( 12,3 M de visites pour 29,1 M de pages vues) et septembre (6,4 M de visites pour 14,3 M de pages vues). À titre de comparaison, le site de presse le plus fréquenté est celui du Figaro avec  183 M de visites en 2020 et 365 M de pages vues. 

SEMAINE ALLIERStabilité pour la diffusion payante de La Semaine de  l’Allier, l’hebdomadaire départemental repris à la fin de 2019 par le groupe que dirige Jean-Pierre Vittu de Kerraoul. Après plusieurs années de baisse (6 259 exemplaires vendus en 2016 et 5 814 en 2018), l’hebdomadaire a stabilisé ses chiffres de vente avec en moyenne 4 973 exemplaires vendus (- 0,08%). 22% des ventes se font par abonnement et 78% chez les marchands de journaux.

TERRE DES BOURBONS

TDB (2)• Terre des Bourbons, le magazine d’exploration locale bourbonnais, vient de publier son n° 20 (mars – avril- mai 2021). Au sommaire : Notre histoire en Bourbonnais : L’école du gendarme de Varennes-sur-Allier – Belle demeure : Le château de Pomay – Vert l’avenir en Bourbonnais : La cigogne noire par Daniel Auclair –  Nos trésors en Bourbonnais : Le moulin Gribory – Initiatives inspirées en Bourbonnais : Montluçon, cité ouvrière, écoles d’apiculture – Écho business en Bourbonnais : Maison Jeanne Young, dentelles de luxe. – La liste de vos envies : cinéma bourbonnais (68 p, illustrations en couleur, 6 €)

MASSIF CENTRAL MAGAZINE

LES COMBRAILLES À LA UNE  

MC Magazine 138 Le n° 138 de Massif Central magazine  (avril-mai-juin) présente  un dossier consacré aux  Combrailles, “un pays authentique, parfois secret, fort d’un passé riche, varié, offert sans chichi à qui sait prendre le temps”. Situés aux confins du Puy-de-Dôme, de l’Allier et de la Creuse, les Combrailles sont un lieu de passion, autant pour les amateurs de patrimoine ou les pêcheurs, pour lesquels le secteur est un paradis, que pour les artistes et  les artisans.  De la ferme de Chadet à Prondines au viaduc des  Fades en passant par la découverte des chats du bourg de Gouttières, ou du pays de la Sioule, l’immersion est accompagnée de photographies  somptueuses pour donner au lecteur l’envie de partir à la découverte du Château-Rocher, du château de l’Ours, du méandre de Queuille, du gour de Tazenat, du moulin des Desniers, du château de Leyrat ou du puy Saint-Gulmier. Au-delà des Combrailles, le magazine emmène aussi ses lecteurs à la découverte du hameau de Hyelzas sur le causse Méjean et il revient sur les linteaux qui racontent l’histoire de leur demeure. Enfin, on  part sur les traces du comte de Montlosier et de la cantatrice Emma Calvé, tout en faisant  une halte chez Annie Sauvat, ambassadrice des côtes-d’Auvergne, et chez Éric Houlberg, créateur du fromage L’Yssoirien.(100 p, illustrations en couleur, 6 €).

DÉTOURS EN FRANCE

catalog-cover-large• Au sommaire de  la revue Détours en France (n° 230 – mars 2021) figure un dossier intitulé L’Auvergne, un Eldorado de nature  – À chacun son Auvergne : Souvenir d’une rencontre avec l’écrivain thiernois Jean Anglade (1915-2017), l’une des plumes majeures des lettres auvergnates aux côtés d’Alexandre Vialatte, Pierre Jourde, François Taillandier… – Grand invité : Régis Marcon : À Saint-Bonnet-le-Froid, aux confins du Velay et du Vivarais, Régis Marcon a bâti en famille l’ambassade d’un terroir gourmand et d’une gastronomie durable, dans son restaurant triplement étoilé, – La chaîne des Puys : Sur les sentiers à flanc de volcans, au centre d’observation météorologique du sommet du puy de Dôme ou dans les entrailles d’une montagne de lave, rencontres avec des hommes et des femmes – Clermont-Ferrand : city break : Dans les coulisses de Michelin – Les secrets de la ville souterraine : Une quarantaine de passionnés explorent, étudient, cartographient et aident à sauvegarder le réseau de caves qui creusent des galeries dans la butte de tuf du vieux Clermont. –  La grande gentiane – Balades dans les pays de Saint-Flour – La Via Arverna – Le Puy-en-Velay : city break – Des “pains de sucre” du Mézenc aux sources de la Loire – Le roman de pierre du Haut-Allier – Vichy : city break – Le fief des Bourbons…

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