EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES: N°30 (MARS – AVRIL 2021)

Cette rubrique fera l’objet d’additifs et de mises à jour, jusqu’au 30 avril 2021, en fonction de l’actualité et, notamment de l’évolution de la situation sanitaire. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement  de ces compléments d’informations.

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allier-infos@sfr.fr

MISE À JOUR : 14 AVRIL  2021

HISTOIRE

JEAN-FRANÇOIS HEINTZEN, MAXOU

1178 COMPLAINTES CRIMINELLES (1870-1940) RECENSÉES

sl_Chanter_20le_20crime_20en_20Bourbonnais_20_282_29 (2)Le site Criminocorpus, qui se définit comme le Musée – Histoire de la justice, des crimes et des peines, publie chaque mois une lettre d’information à laquelle on peut s’abonner gratuitement. L’essentiel de  sa dernière parution (n° 40 – mars 2021), est consacré à   la publication des actes du colloque organisé en avril 2019 sur le thème “Les complaintes criminelles en France après 1870 : inventaire, problématisation, valorisation d’un corpus méconnu”. Par “complainte criminelle”, on entend un texte chanté racontant, dans un but informatif et/ou édifiant, les détails d’un authentique fait divers, ce texte étant toujours contemporain du crime évoqué.

Maxou-Heintzen (2)• Cette manifestation scientifique a marqué l’aboutissement d’un projet de recherche à la fois historique et musicologique ayant comme objectif d’étudier les conditions de la disparition d’un genre “les complaintes criminelles”, ainsi que  la mutation de ce media populaire vers ce l’on nomme aujourd’hui la “chanson réaliste”.

• Ce projet a été initié par le Bourbonnais Jean-François Heintzen, alias Maxou, qui a procédé à la récolte patiente et minutieuse de plus d’un millier de complaintes, en les compilant au sein d’une base de données. Le site Criminocorpus propose un premier bilan d’étape: “C’est ce corpus rendu accessible au sein du musée Criminocorpus qui a permis d’engager une réflexion pluridisciplinaire sur les complaintes criminelles. Statut de ce corpus inédit, exploration d’un domaine historiographique jusqu’ici délaissé, réflexions méthodologiques sur les apports de cette documentation rare et fragile à l’histoire de la justice sont quelques-unes des pistes explorées dans les actes de notre colloque”, écrit Nadine Dardenne.

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• Sous le titre Complaintes criminelles en France (1870-1940), grâce aux recherches menées par Jean-François Heintzen, on a accès à 1178 complaintes criminelles composées entre 1870 et 1939, relatives à 585 crimes commis en France métropolitaine. On peut réaliser une recherche interactive à partir d’une carte de France, sur laquelle des pictogrammes indiquent les crimes chantés. Si l’on s’intéresse à  un crime précis, ou aux complaintes composées sur un département donné, une recherche simple ou avancée est possible. La recherche donne ensuite accès aux complaintes et à la description du fait divers concerné. À terme, l’intégralité des paroles des complaintes figurant dans cette base de données sera accessible, au fur et à mesure de l’intégration des images correspondantes. De même pour les mélodies sur lesquelles elles étaient chantées.

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La sélection de “ canards sanglants” présentée par Jean-François  Heintzen, Maxou,  tente de brosser par l’exemple un tableau détaillé des mutations du support par lequel des complaintes criminelles parviennent à leur public : illustré (ou pas), comprenant (ou pas) un texte narratif ou judiciaire, d’une à douze pages, de format réduit ou gigantesque. Ces évolutions sont suivies à partir de la fin de l’Ancien Régime, en insistant sur la période 1870-1940, période durant laquelle la lente disparition du genre s’accompagne d’un grand foisonnement typologique. Le canard, en se muant en recueil de chansons, se glissant parmi la production industrielle des “petits formats illustrés”,  ou revenant à l’ephemera qu’il fut initialement, semble faire feu de tout bois pour retarder son extinction autant qu’il est possible.

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Maxou, interprétant une complainte criminelle

• La présentation n’est pas chronologique, mais se concentre sur les trois grands types de supports rencontrés : d’abord les Canards consacrés à une seule affaire criminelle (onglet Affaires), ensuite les Recueils de crimes chantés  (onglet Recueils) et, enfin, le Mélange des genres, où la “ chanson criminelle” finit par se  glisser parmi d’autres répertoires, plus légers (onglet Mélanges). Et puis, cerise sur le gâteau, plusieurs de ces canards sanglants sont interprétés par Maxou, accompagné de sa vielle, avec le talent qu’on lui connaît.

VICHY (1940-1944)

“UN TRAVAIL MÉMORIEL COMPLEXE”

462px-Informal_emblem_of_the_French_State_(1940–1944).svg• Sous le titre À Vichy, le douloureux travail de mémoire sur la guerre de 39-45, le site du Huffington Post a mis en ligne, le 3 avril, un article de Lucie Hennequin et une vidéo. Ils  s’inscrivent dans la série des  dossiers La mémoire en mouvement : “ À Vichy, le travail de mise en histoire sur la Seconde Guerre mondiale se retrouve confronté aux plaies encore ouvertes de la mémoire locale et nationale. Parfois, le passage de la mémoire à l’Histoire semble difficile. Quand elle est douloureuse, la mémoire peine à se mouvoir. À évoluer en connaissance et reconnaissance. La ville de Vichy (Allier), choisie par le Maréchal Pétain pour y installer son gouvernement durant l’Occupation entre 1940 et 1944, en sait quelque chose. Plus de 75 ans plus tard, Vichy se bat encore contre sa propre peur. Peur d’être stigmatisée, au sortir de la guerre, comme une ville de “collabos”. Peur que son statut de “victime” de la guerre ne soit pas reconnu. Peur d’être associée à jamais au régime de Pétain, quand la France elle, résistait depuis Londres”.

De Gaulle Discours Vichy 1959• Pour illustrer ce “travail mémoriel complexe”, l’article mentionne l’absence d’un musée consacré à la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le fait que les lieux emblématiques de cette période de l’État Français,  devenus pour la plupart des immeubles d’habitation, ne soient pas indiqués comme tel, à commencer par l’Hôtel du Parc où logeait le maréchal Pétain. Selon le site d’information, Vichy  préférerait mettre en valeur  son  patrimoine architectural du Second Empire et de la Belle Époque, son Opéra et son style Art Nouveau, sans oublier les vertus de l’eau et le domaine thermal,  les pastilles et les produits cosmétiques. Pour changer les regards extérieurs sur la station thermale, Lucie Hennequin rappelle le combat mené par l’actuel maire, Frédéric Aguilera et par ses prédécesseurs, pour que passe à la trappe l’expression “Régime de Vichy”.

◄ L’élu déplore aussi  que depuis la brève visite du général de Gaulle en 1959 (photo ci-contre), aucun chef d’état n’ait effectué a Vichy une visite mémorielle. Enfin, l’action de la communauté juive local est soulignée : “Dans la synagogue, qui est la seule de l’Allier, des noms sont ajoutés régulièrement aux plaques qui listent les personnes déportées à Vichy et dans le département. Afin de préserver la mémoire, pour que l’Histoire ne se répète pas” peut-on lire en conclusion.

mallet vivhy contre vichy• On peut toutefois rappeler  que ce travail sur la mémoire de Vichy a déjà commencé, en particulier avec Vichy, contre Vichy, une ville sans mémoire, le livre d’Audrey Mallet (éditions Belin, 2019), dont il a été question sur ce blog en février 2019. On lui doit également  Vichy 39-45, une application mobile téléchargeable  qui propose de rendre plus concrète l’histoire de la station thermale devenue pendant 4 ans la capitale de l’État Français. Disponible gratuitement en français et en anglais, elle permet de visiter en toute autonomie le Vichy des années 39-45 et d’y retrouver les lieux qui ont été porteurs d’histoire. Les 21 points  traitant à la fois de l’histoire nationale et de l’histoire locale sont regroupés en 7 grands thèmes: l’État Français, la présence allemande, la vie quotidienne, la Résistance, la vichysto-résistance, l’expérience des Juifs et l’Épuration. Enfin, on n’oubliera pas non plus le travail remarquable accompli par le Centre International d’études et de recherche de Vichy (CIERV), dont Vu du Bourbonnais rend compte régulièrement dans la rubrique Associations culturelles.

PATRIMOINE

SOUVIGNY

CHAPELLE NEUVE DES BOURBONS

UNE AIDE EXCEPTIONNELLE ET UNE SOUSCRIPTION

538_001• Vu du Bourbonnais a déjà évoqué l’état alarmant dans lequel se trouve la chapelle neuve de l’église de Souvigny. Une aggravation importante de sa dégradation a été constatée récemment avec une accentuation des fissures des voûtains. Les ogives ainsi que les clés de voûte du chœur sont également menacées tandis que d’importantes brèches verticales attestent notamment que l’édifice est en train de se séparer en deux. Face à un éventuel risque d’effondrement,  les lieux ont été interdits d’accès par un arrêté de la municipalité. Devant  l’extrême urgence de la situation,  la Fondation du patrimoine a décidé d’attribuer  en février une somme de 200 000 € pour contribuer à la restauration de ce joyau de l’art gothique flamboyant. Selon la Fondation, “ la restauration de la chapelle neuve des Bourbons  est une étape indispensable dans la mise en valeur du site prieural, haut lieu de spiritualité, d’histoire, de patrimoine et d’art. C’est un enjeu majeur pour l’attractivité du département”. 

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La souscription en cours à la date du 13 mars 2021

• Parallèlement, une souscription  a été ouverte en vue de récolter 150 000 € supplémentaires, tandis que la restructuration du musée de Souvigny bénéficie du soutien de la municipalité  et du diocèse. D’ci le mois de juin, la Fondation du patrimoine, qui avait déjà collecté 60 000 €, fin février,  estime que la souscription ouverte devrait atteindre au moins 90 à 100 000 €.

MUSÉES BOURBONNAIS

À LA DÉCOUVERTE DES TRÉSORS DE LEURS RÉSERVES 

150865564_2032146393615984_3777684594494827432_n (2)• “Les musées bourbonnais sortent de leur réserve”…Sous ce titre, La Montagne  (16/02) a consacré une double page proposant de partir à la découverte des trésors extraits des collections du département et d’en savoir plus sur leurs conditions de conservation. On peut ainsi apprendre que le musée Anne-de-Beaujeu recèle 22 000 objets patrimoniaux, dont la plus grande partie est conservée dans les réserves, dans l’attente d’expositions ou de prêt à d’autres musées. Le patrimoine muséal du Mab couvre toutes les périodes de l’histoire  “du silex préhistorique à la peinture du XIXè siècle,  de l’authentique sarcophage égyptien  à la statue médiévale  en bois d’une Vierge à l’enfant issue d’une église bourbonnaise” Selon la conservatrice, Giulia Longo, le Mab est un musée encyclopédique, un petit Louvre”. Au Musée de l’Illustration jeunesse, l’essentiel des 5 000 œuvres et les 12 000 livres requièrent une attention particulière pour assurer la conservation de tous ces supports papier, matériau particulièrement fragile. Pour ce faire, l’hôtel de Mora dispose de 2 réserves qui appliquent à la lettre les conditions de conservation édictées par la Direction des musées de France, que ce soit pour le stockage, l’hygrométrie ou la température.

• Au MuPop de Montluçon, selon le conservateur, Éric Bourgougnon, les réserves comptent de véritables trésors, comme  un autophone, objet aussi rare qu’atypique, sorte d’ancêtre du juke-box. téléchargement (1)Datant du début du XXè sicle, il permettait d’écouter de la musique gravée sur un disque et lue par un bras avec aiguille. L’écoute  était individuelle, grâce à un système d’écouteurs et, pour en profiter, il fallait introduire un jeton “bon pour une audition” dans un monnayeur. Enfin, à Vichy, l’exploration des réserves du musée de l’opéra permet de comprendre à quel point, jusqu’au milieu du XXè siècle, Vichy a pu jouir d’une activité  culturelle et lyrique particulièrement importante. Au tournant des années 1950, la station comptait même son propre atelier de création de décors.  Des décors que le musée s’évertue à conserver et à restaurer comme ceux de Samson et Dalila, opéra de Saint-Saëns, interprété en 1958. Si les conditions le permettent, ces décors seront  présentés prochainement dans le cadre d’une exposition dédiées à Camille Saint-Saëns, décédé il y a tout juste un siècle.

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EXTENSION DU CNCS

FIN DES TRAVAUX PRÉVUE POUR DÉCEMBRE 2021

CNCS• Le chantier d’extension du Centre national du costume de scène se poursuit,   dans le bâtiment de 2 000 m2 de  l’ancienne délégation militaire du quartier Villars, à Moulins. Après l’achèvement des travaux, prévus en décembre 2021, suivi de la mise en place des aménagements intérieurs, les visiteurs devraient pouvoir découvrir dès le mois de mai 2022, l’envers du décor,   dans un espace  totalement  réhabilité. Après l’enlèvement des fenêtres, l’intérieur a été entièrement déblayé, avec la disparition des plafonds et des murs intérieurs pour laisser place à une grande carcasse vide…pour l’instant. C’est ici que seront ensuite installés un espace d’interprétation de la scénographie, un espace logistique, et une réserve de costumes supplémentaire.

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Image de synthèse (J. Torres-Garcia)

• De quoi faire découvrir au public que, au-delà des 10.000 costumes qu’il conserve, le CNCS dispose aussi d’éléments de décors et de machinerie qui ne pouvaient pas, jusqu’à présent,  être exposés au public, par manque de place. Un espace de 450 m² présentera la scénographie et son processus de création, depuis la conception par les scénographes et la fabrication par des ateliers, jusqu’à  la représentation sur scène avec la présentation des éléments de décors. Sur un double niveau les nouvelles acquisitions de collections de costumes pourront trouver place. Grâce à ces agrandissements, le CNCS compte proposer des visites permanentes qui pourraient lui permettre de franchir le seuil des 100 000 visiteurs annuels.

• Au total,  l’investissement  approche les 6 M€, financés conjointement par  l’État et le ministère  de la Culture (1,7 M€), la région Auvergne-Rhône-Alpes (1,64 M€), les fonds européens (1,47 M€), auxquels il faut ajouter la ville de Moulins (1 M€) et le  Fonds du Patrimoine à hauteur de 70.000 €.

• Comme pour tous les autres musées et lieux de culture, 2020 restera dans les annales du CNCS comme l’une des plus mauvaises années, côté fréquentation. Sur ses huit mois d’ouverture, avec les deux confinements, le CNCS a vu passer seulement 52 148 visiteurs, soit une chute de la fréquentation de 42% par rapport à 2019. Pour sa directrice, Delphine Pinasa “Ce qui est pesant, c’est le manque de perspectives, même lointaines”. Autre interrogation : “Quels seront les comportements du public à la réouverture ? L’an dernier, il était revenu, mais cette fois ?”. La  seule certitude est que l’exposition Scènes de Yannis Kokkos  qui devait être l’exposition d’hiver 2020-2021 se transformera en exposition de l’été 2021.

• Dans son édition du 9 mars, le journal La Croix  a consacré un article à “Yannis Kokkos, poète de la scène”, dans lequel la journaliste Marie-Valentine Chaudon  revient sur l’exposition du CNCS et sur livre qui a été publié pour l’occasion : “En attendant l’ouverture d’une exposition au Centre national du costume de scène, à Moulins, un livre retrace le parcours de Yannis Kokkos, scénographe d’Antoine Vitez et aujourd’hui metteur en scène d’opéra. Une vie de création au service des œuvres”.

MUSÉE DE LA VISITATION

DES COLLECTIONS QUI SE SONT ENRICHIES

seevisit-moulins-musee-de-la-visitation• Depuis le début de 2020, les collections du Musée de la Visitation à Moulins qui étaient déjà riches de 13 000 pièces, en ont reçu plus de 3000 supplémentaires en gestion. Parmi ces entrées, deux  font figure d’objets exceptionnels. Il s’agit d’abord d’un cadre de 1,30 m de haut réalisé en papier roulé, acheté auprès d’un particulier : “ De loin, explique Jean Foisselon, on dirait une croix, des rosaces d’église, mais de près, on se rend bien compte que ce n’est pas du métal. Ce tableau, probablement autour de 1880, de style néo-gothique, regorge de détails et de reliques de saints. Il y en a au moins une centaine. On cherche encore qui en est à l’origine, mais c’est probablement quelqu’un qui était très proche de Rome pour avoir accès à autant d’éléments, morceaux d’os, de bois de cercueil, d’étoffe. Par exemple Marguerite-Marie Alacoque, de Paray-le-Monial, béatifiée en 1864. Il y a de fortes chances que cela a été effectué dans un monastère. Il faut dire que c’est un art peu documenté, au contraire des peintures”. Cette  pièce unique, confectionnée en Bourbonnais, a été intégrée au parcours de visite.

• L’autre objet  d’exception  consiste en  un ensemble de vêtements liturgiques brodés d’or et de fleurs, par les Visitandines de Rennes, au  début du XVIIIè siècle. Cet ensemble, classé MH, qui était en dépôt au musée de Vitré, en Ille-et-Vilaine, fait actuellement l’objet d’un inventaire détaillé et il pourrait être présenté, face à un ensemble italien,  lors d’une exposition future. Autres entrées à signaler : Des objets en verre offerts à la duchesse de Montmorency, qui étaient   conservés jusqu’ici à la Visitation de Nevers.

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PATRIMOINE  MONTLUÇONNAIS 

UNE COMMISSION CRÉÉE POUR SA MISE EN VALEUR

• Le 25 février, les élus de Montluçon Communauté ont approuvé la création d’une commission locale du Site Patrimonial Remarquable (SPR). Elle aura pour objectif de “mettre en valeur le patrimoine architectural, urbain et paysager qui contribue à donner une vraie identité à Montluçon et de protéger les quartiers présentant un intérêt public en terme d’histoire, d’architecture, de paysage”… Si la cité médiévale vient immédiatement à l’esprit, elle ne  sera pas la seule concernée par le SPR.

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• Cette création s’appuie sur trois éléments. D’abord, le fait que  la zone de protection du patrimoine architectural urbain datait de 1990. Elle  n’avait subi aucune modification de périmètre et elle  ne tenait pas compte des évolutions urbaines, sur les  trente dernières années. Ensuite, la ville de Montluçon s’étant  engagée dans le projet Cœur de Ville, avec l’objectif de  revaloriser son centre-ville historique à des fins patrimoniales et touristiques, il était indispensable de définir ce que recouvre la notion de “site patrimonial remarquable”. Enfin, la communauté d’agglomération a lancé depuis 2017 une actualisation et une modernisation des documents de planifications, afin de mettre en place  un aménagement durable du territoire où zones urbaines et rurales se complètent. En dehors de ses membres de droit, la commission est composée de quinze membres : un tiers d’élus, un tiers de représentants d’associations ayant pour objet la protection, la promotion ou la mise en valeur du patrimoine et un tiers de personnalités qualifiées.

Montluçon Patrimoine

PASSERELLE DE NICAUDS… STATU QUO

• La question de la démolition ou de la restauration de la Passerelle métalliques des Nicauds, construite à la fin du XIXè siècle et  fermée à la circulation depuis plusieurs années, continue  de faire débat. Le 22 février, Régine Giraud, présidente de l’association Montluçon Patrimoine, a remis au maire, Frédéric Laporte,  une pétition en faveur de la réhabilitation qui a recueilli  500 signatures. Selon l’association qui a consulté  l’entreprise CMB, qui travaille sur le même type de projet à Moulins, la réfection de la passerelle est  estimée à un peu plus de  936.000 euros

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• En face, la municipalité, arguant d’abord des questions financières considère que cette réhabilitation est inenvisageable. Autre argument : la volonté municipale de concentrer les finances sur “le patrimoine véritablement particulier de Montluçon, comme l’église Saint-Paul ou la Rotonde”…Sans pour autant exclure la conservation d’une  partie de la passerelle. De quoi faire envisager à l’association Montluçon Patrimoine le recours à un financement participatif, entre appel au mécénat, aux dons de particuliers et aux subventions.

• Montluçon Patrimoine planche sur deux projets, à l’occasion du 80ème anniversaire de l’assassinat de Marx Dormoy. Outre l’installation d’une plaque commémorative à l’hôtel de ville, l’association souhaite mettre en place un parcours mémoriel montrant les principales réalisations liées à Marx Dormoy, entre 1926 et 1940,  dans les domaines de l’éducation, de la culture ou encore de la santé.  Des QR codes permettraient pour chaque cas d’obtenir des explications.

C.R.A.I.UM.

UNE VISITE GUIDÉE POUR IMAGINER CE QU’ÉTAIT

MONTLUÇON “AU TEMPS DES GRANDES CHEMINÉES

• Le Centre de recherches d’archéologie industrielle et urbaine de Montluçon (Craium), créé dans les années 1980 par Michel Desnoyer et René Bourgougnon, connaît depuis quelque temps un certain renouveau. C’est ainsi que, dans un premier temps, l’association compte mettre en place  un circuit de 3 km, à faire à pied ou à vélo, permettant de redécouvrir le riche passé industriel de Montluçon, “le Manchester français”, du temps des “grandes cheminées” dont il ne reste presque plus rien dans le paysage montluçonnais. On pourra accomplir le périple en compagnie d’un guide-conférencier, ou en s’appuyant sur un fascicule explicatif qui sera prochainement mis à disposition du public.

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Le canal de Berry et les usines Saint-Jacques

• C’est la concrétisation d’un projet sur lequel Alain Gourbet, trésorier du Craium et retraité de l’industrie,  s’est penché depuis une décennie : “ Aujourd’hui, quand on arrive à Montluçon, on est loin de s’imaginer qu’il y a à peine quelques décennies c’était le bastion de l’industrie française. Hormis des cheminées ou des noms de rues (rue des fondeurs, rue du plan-incliné, rue des mariniers…),  on ne trouve plus trace de ce passé. Toutes ces entreprises, du début du XIXe jusqu’à la fin du XXe siècle, n’existent plus”, explique-t-il.

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Les hauts-Fourneaux et le chemin de fer “à ficelle”

• Grâce au parcours proposé, c’est plusieurs pans de l’histoire industrielle de la cité qui seront ressuscités, à travers l’itinéraire suivant : le départ se fait du Centre Athanor, avec vue sur les anciens Hauts-Fourneaux, la plus vieille usine implantée (1840), sur la rive droite du Cher. Ensuite, direction la manufacture de glaces (1846), rachetée par Saint-Gobain, et  cap sur le Canal de Berry, dont la construction fut ordonnée en 1807, par Napoléon Ier.

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À l’heure de la sortie des ouvriers de Saint-Jacques

• La visite se poursuit du côté des ateliers de la Ville-Gozet (1864), totalement rasés au début des années 2010, et ensuite sur les anciens emplacements de l’usine à gaz (1856), des fours à chaux du canal (1842) et de la verrerie Duchet (1842). Avant de prendre le chemin du retour, on pourra jeter un coup d’œil sur le chemin de fer des houillères, dit “à ficelle” (1846) et sur le site de l’ancienne usine Saint-Jacques (1848).

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Saint-Jacques (au premier plan) face aux Hauts-Fourneaux (à droite). Photo aérienne prise  vers 1950 – 1955

• Au final, on comprendra mieux pourquoi et comment canal et chemin de fer ont été les deux principaux vecteurs de l’industrie à Montluçon, en y acheminant les matières premières. Des photos et des plans, indispensables pour se faire une idée du poids des usines, mais aussi des anecdotes viennent ponctuer la visite guidée.

Savoir plus...  À lire sur le site du Cercle d’archéologie de Montluçon: Montluçon au temps des grandes cheminées, texte de la conférence d’Alain Gourbet (Bulletin n° 26 – année 2014 – pages 6 à 16)

Contact :  Craium –  espace Boris-Vian, 25 rue des Faucheroux, 03100 Montluçon.

 

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À LA DÉCOUVERTE DE L’HISTOIRE

DE HUIT BUSTES COMMENTRYENS

• Le patrimoine artistique de la ville de Commentry recèle 8 bustes de personnalités, dont 6 sont  des personnalités locales. Parfois coulés dans le bronze, parfois modelés en plâtre, certains sont installés en plein air et  d’autres abrités dans différents bâtiments, publics ou privés. Des “trésors” que les Commentryens en particulier et les Bourbonnais en général, ne connaissent pas toujours. 

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Gilberte Émile-Mâle

• C’est donc pour les mettre en lumière, que Patrick Debowski a rédigé pour  le journal La Montagne  une série de 4 articles les présentant, avec pour chacun son origine, sa localisation, son auteur et la biographie du personnage représenté.

• La première étape (8/02) concernait Christophe Thivrier (1841-1895), le député à la blouse,  dont le buste a été commandé par la municipalité en  1932 à Félix Desruelles, qui avait déjà réalisé la sculpture du Monument aux morts.  Isidore Thivrier (1874-1944), son fils, qui fut député maire et mourut en déportation, a également son buste, réalisé par Raymond Coulon (1910-2007), que l’on peut voir depuis  1998 dans le hall de l’hôtel de ville. Le deuxième article (14/02) concernait le buste en bronze de Gilberte Émile-Mâle (1912-2008), fille de l’académicien et historien de l’art Émile Mâle. Don de Florent Malaval, il est exposé dans la salle du patrimoine de La Pléiade.

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Isidore Thivrier et son père, Christophe Thivrier, Christou

• Autre femme mise à l’honneur, Marianne dont le buste installé dans la salle du conseil municipal, est une œuvre de Théodore Doriot, élève  de Rude. Le 21 février, c’était au tour de Jean Jaurès (1859-1914) et de Georges Rougeron (1911-2003) d’être mis à l’honneur.

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Louis Rambourg

• Le buste en plâtre du premier, signé  par le sculpteur Gabriel Pech, est installé dans le bureau du maire. Quant à Georges Rougeron, son buste en bronze, installé en 2015 dans l’allée piétonne qui porte son nom, il a été réalisé par l’artiste nîmoise Véronique Percy, avant d’être fondu à Commentry dans les ateliers Lux’ Art. C’est le fruit d’une souscription rassemblant des particuliers et les sections socialistes de l’Allier et de la ville. Dernière étape de cette rétrospective ((28/02), les bustes de  Louis Rambourg (1801-1893), ingénieur civil des mines et philanthrope, réalisé par Auguste Dumont et fondu par Victor Thiébaut, et celui d’Émile Mâle (1862-1954). Il a été réalisé en plâtre, recouvert d’une patine, à partir d’une œuvre originale de  Charles Cacou. Le buste de Nicolas Rambourg est visible dans le hall de la maison de retraite Saint-Louis, tandis que celui d’Émile Mâle est à l’entrée de la salle du patrimoine de la Pléiade.

UN ALBUM SUR LE PATRIMOINE PICTURAL

DES ÉGLISES ROMANES BOURBONNAISES

• Après avoir fait pour le musée de Souvigny, le tour des églises en s’intéressant  à leurs vitraux,  le photographe moulinois Dominique Boutonnet s’est penché sur les peintures remarquables de certaines d’entre elles.

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En partant du livret consacré à la Route des églises peintes, qui avait été  réalisé par l’association du même nom, il a souhaité bâtir un recueil qui soit exhaustif, “même de ce qui n’est pas joli”. De cette volonté est né un nouveau livre, Le patrimoine pictural des églises romanes de l’Allier (1 vol. relié spirale, format à l’Italienne, 296 p, illustrations en couleur,  autoédition  Dominique Boutonnet (27 rue Charles Rispal 03000 Moulins), 25 €.

églises peintes affiche (2)• Son livre dévoile une photo de chacun des 24 édifices, avec une présentation du monument, accompagnée d’une série de photos mêlant des vues générales et des vues des détails des  peintures intérieures. Pour aider le lecteur non spécialiste des subtilités artistiques et historique, un glossaire des termes architecturaux cités est inclus. Pour l’auteur, ce livre se veut avant tout un document, un état des lieux de ce qui existe.  Il rappelle que toutes les églises étaient peintes et que l’image  s’adressait à des gens qui ne savaient pas lire, avec l’objectif de faire comprendre aux croyants “des choses par les peintures, un peu comme une bande dessinée. Ces peintures ont été recouvertes avec le temps, ou abîmées. Elles ont été redécouvertes sous les enduits à l’occasion de rénovations ou de restaurations”  Après cet ouvrage, Dominique Boutonnet compte mener à terme deux autres projets de livres, l’un portera sur les chemins de croix, l’autre  sur les  crèches.

RESTAURATION DU PRIEURÉ DE REUGNY

L’ART DE CONJUGUER  PATRIMOINE, CULTURE ET ÉCONOMIE

• Depuis le 16 février, la mairie de Reugny est  devenue propriétaire du prieuré Notre-Dame, installé sur le territoire communal, le long de la RD 2144. C’est la conséquence de la rétrocession faite à la commune    par le conseil communautaire du Val de Cher le tout  pour l’euro symbolique.  Dès le 23 février, la mairie a vendu un espace de 1 750 m2, sur un  total de 3 ha attenant au prieuré. Dans la foulée, la distillerie Mr Balthazar qui s’est porté acquéreur a signé un bail commercial pour les bâtiments, la tour, ses tourelles et la chapelle. À l’horizon de 2022, la distillerie qui aura quitté Hérisson, devrait bâtir de nouvelles installations en fond de terrain, tandis que la chapelle sera un espace de vente – dégustation, la tour devant abriter les chais.232_001 (2)

• Face au mauvais état de la chapelle, la municipalité va devoir réaliser au préalable  d’importants travaux de rénovation, sous la houlette des Bâtiments de France le prieuré étant inscrit aux Monuments historiques depuis 1989. Le chantier qui pourrait débuter  au premier semestre 2021, comprendra le changement de toutes les portes et fenêtres ainsi que  des finitions en maçonnerie pour la tour qui approche les 1000 ans. L’état de la chapelle est davantage préoccupant avec des  lézardes et des trous dans le mur qui  attestent de son très mauvais état. Selon le maire, Bernard Garson,l’endroit dépérit depuis longtemps et, si on ne fait rien, il va se transformer en un tas de cailloux”. Sur le montant global des travaux estimé à environ 250.000 €, la commune table sur 80% de subvention, entre l’État, le département et la Drac. Les 20 % à la charge de Reugny seront financés par l’emprunt, la municipalité espérant  réaliser une “opération blanche” grâce aux loyers perçus.

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Le prieuré Notre-Dame de Reugny, aujourd’hui

• Il est aussi prévu de créer un parc destiné à mettre  en valeur la faune et la flore du Bourbonnais. C’est l’Association de sauvegarde du patrimoine de Reugny qui en aura la charge. Ce “conservatoire de toutes les plantes utilisées en distillerie”, servira d’écrin idéal pour accueillir le monde artistique dans le futur théâtre de verdure. 

LEGS DU CHÂTEAU DE CULAN 

L’ACCEPTER OU LE REFUSER ?

UN DILEMME POUR LE DÉPARTEMENT DU CHER

676_001 (2)• À  la mort de Jean-Pierre Marquis, son père qui avait acheté la forteresse médiévale en 2001, Édouard Marquis avait hérité en 2018 du château de Culan. Un château construit entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle, pour lequel il avait de nombreux projets en tête, au-delà de sa nécessaire restauration. Il l’avait ainsi ouvert plus largement au public en créant, de nouvelles animations, telles que des spectacles de fauconniers, ce qui avait permis d’attirer  de très nombreux visiteurs supplémentaires. Édouard Marquis fourmillait encore d’idées et il avait de nombreux projets, lorsqu’il est décédé d’une longue maladie, le 23 novembre 2020,  à seulement 51 ans. Pour que son œuvre perdure, il avait inscrit dans son testament sa volonté de léguer la forteresse au département du Cher. Un legs sur lequel le conseil départemental présidé par Michel Autissier semble balancer, entre acceptation ou refus.

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Édouard Marquis

• Avant de donner une réponse définitive, le conseil départemental a souhaité attendre les résultats d’une étude qu’il a commandée sur l’état précis du château, après une visite du site effectuée fin janvier par Michel Autissier. Il s’agit de savoir, en cas d’acceptation du legs, à quoi s’engagera le Département dans les prochaines années et surtout, quelles seront les sommes à investir pour poursuivre la rénovation du monument : “Acquérir le château demande un investissement, et le Département, qui n’est pas dans une période d’opulence budgétaire, acceptera ce legs uniquement s’il a les moyens financiers d’entretenir l’édifice. Il ne deviendra pas propriétaire pour, ensuite, le laisser à l’abandon. Ça n’aurait pas d’intérêt”, explique-t-on dans l’entourage du président.

399_001 (2)• Un point de vue que partage la municipalité de Culan,  qui suit de près l’avancée de ce dossier déterminant pour la commune et ses 732 habitants : “ Si on enlève le château du patrimoine culanais, il n’y a plus de Culan tout simplement. C’est un atout important pour le développement touristique du village et du sud du Cher, au même titre que le lac de Sidiailles, l’abbaye de Noirlac, ou les châteaux de Meillant et d’Ainay-le-Vieil”, explique le maire de Culan.  Autre crainte de l’élu : voir le château racheté par des repreneurs privés, notamment chinois,  qui pourraient décider de le fermer au public, alors que Jean-Pierre puis Édouard  Marquis “se faisaient un plaisir d’accueillir du public, une fois l’arrivée des beaux jours, dans la forteresse, classée Monument historique”. Et de conclure en faveur de l’acceptation du legs : “Il faut absolument préserver ce joyau médiéval, malgré son état, et même si l’investissement est lourd, au sein de nos collectivités territoriales”. C’est aussi l’avis de la famille Marquis qui souhaite ardemment que les dernières volontés d’Édouard Maquis puissent être respectées. On devrait en savoir un peu plus d’ici à l’été, lorsque seront rendues les conclusions du rapport commandé par le conseil départemental.

DES CHÊNES DE TRONÇAIS

SÉLECTIONNÉS POUR LA RESTAURATION

DE LA FLÈCHE DE NOTRE-DAME DE PARIS

• Sur le millier de chênes qui seront nécessaires pour reconstituer à l’identique la charpente et la flèche de Notre-Dame de Paris, les forêts domaniales bourbonnaises  en fourniront 56, dont 26 chênes de plus de 200 ans provenant de la forêt de Tronçais. Les 30 autres sont issus des forêts de Bagnolet et des Prieurés.  

Couv LMT Chênes ND (2)• La commission nationale du patrimoine et de l’architecture ayant approuvé la reconstruction à l’identique de l’architecture de Viollet-le-Duc, mille chênes serviront au chantier de réhabilitation de la charpente et de la flèche. La moitié sera issue des forêts domaniales françaises, l’autre moitié de forêts privées. L’extrême qualité du bois des arbres de Tronçais fait qu’ils devraient être utilisés plus particulièrement pour la flèche de Notre-Dame. Olivier Filliat (ONF), précise que “C’est un bois très particulier qui a la plasticité nécessaire pour supporter la charge de la structure. Les arbres font 35 mètres de haut mais ils ont une rectitude qui permet d’avoir des pièces de 18 à 20 mètres de long une fois découpés. Ils ont également un diamètre en  65 et 100 centimètres.”

• Sur ses 10.500 hectares, Tronçais compte plus de 300.000 gros chênes âgés de plus de 150 ans. Les 26 chênes sélectionnés seront coupés jusqu’à la fin du mois de mars. Ce sera ensuite l’étape de la  vérification par les scieries et les charpentiers. Ils seront sciés au second semestre 2021, prélude à un séchage qui durera entre  douze et  dix-huit mois. Le chantier de réhabilitation de la cathédrale Notre-Dame devrait commencer au début de l’année 2023. Précisons que, en dehors des forêts domaniales, ce sont  les forêts privées fourniront l’autre moitié des 1000 chênes nécessaires. 

ÉGLISES EN CHANTIER

• SAINT-POURÇAIN-SUR-SIOULE

Le conseil municipal de Saint-Pourçain-sur-Sioule a donné son accord pour déposer plusieurs demandes de subventions concernant la seconde phase de travaux à l’église. Elle comprendra la restauration de la tribune de l’orgue, la réfection du vitrail qui le surplombe, l’installation d’un nouveau système électrique et la mise en valeur de tout l’édifice par un éclairage adapté.

• SAINT-GÉRAND-DE-VAUX

Z église saint gérand de vaux◄ L’église de Saint-Gérand-de-Vaux constituera une nouvelle étape sur la route des églises peintes du Bourbonnais.  Datant à l’origine du XIIéme siècle, elle a connu plusieurs phases de construction jusqu’au XIXème siècle. Le décor pictural du XIXème était très présent mais la volonté de la commune et des habitants a été de retrouver les surfaces plus lumineuses et colorées telles qu’elles avaient été  peintes au  XVIème siècle. Lors de l’importante restauration réalisée en 2020, la scène des deux larrons de la chapelle sud a été traitée de manière minimale. L’église possède aussi  de très beaux culots sculptés probablement du XVème siècle, situés dans le chœur (anges musiciens) et à la croisée du transept (symbole des quatre évangélistes).

• BEAUNE-D’ALLIER

306_001 (2)• À Beaune d’Allier, l’église dédiée à Saint Aignan demande d’importants travaux de restauration. Construite au XIIè siècle, elle a perdu au fil du temps sont aspect primitif de style roman auvergnat. Il ne subsiste aujourd’hui  de l’édifice initial que le transept et les trois travées de la nef, flanquées d’étroits  bas-côtés.  En 1870, le chœur actuel a remplacé  une petite chapelle qui prolongeait la nef et en 1888, une nouvelle travée a été bâtie, tandis que la façade principale subissait des transformations importantes. Enfin, sur le clocher d’origine, de plan carré, on a ajouté un second niveau de plan octogonal, au XVIIème siècle. Selon le maire, Jacques Philip, il y a urgence à poursuivre les travaux entamés sous les précédentes mandatures pour sécuriser l’édifice. Entre la restauration de la toiture, celle de  la couverture des absides centrale et sud-est, et le remplacement des gouttières, il faudra compter au moins 15 000 €, avec des subventions à hauteur de 80%. De son côté, l’association Beaune accueille au fil du temps a décidé de prendre en charge  les travaux de conservation et de nettoyage des statuettes de Saint Roch, Saint Abdon, Sainte Marguerite et Saint-Antoine.

• MAILLET

884_001 (2)◄ L’avant-projet de restauration de l’église Saint-Denis de Maillet, centré sur les travaux d’urgence, a été examiné en février par les élus. Ils concerneront la restauration de la couverture  et de la charpente de la nef, ainsi que la restauration et le confortement des façades ouest (l’entrée) et sud (la chapelle, le clocher et le chœur). Il est aussi prévu d’assainir la nef et des bas-côtés. La fondation du patrimoine et le mécénat pourraient alléger la part communale estimée actuellement à 70 000 €.

• ÉGLISE NOTRE-DAME DE MONTLUÇON
L’ASSOMPTION DE LA VIERGE ET SON RETABLE RESTAURÉS

615_001 (2)• Commencée en 2019, la restauration du tableau et du retable de l’église Notre-Dame de Montluçon s’est officiellement achevée le 26 mars, au terme de trois grandes étapes réalisées   par l’atelier de Samuel Cherprenet, À l’œuvre de l’art (Huriel). Durant ces deux années, il a été épaulé par  Clémence Fargues, une autre experte,  installée à Saint-Amand-Montrond.

• La première étape a consisté en la restauration du tableau L’Assomption de la Vierge et de son cadre en bois doré. Cette toile classique peinte en 1614 par l’artiste berruyer Jean Boucher (1575-1632),  salie par le temps et ternie par un  vieux vernis, était  clouée sur des planches qui commençaient à se déformer, mais sans grosses dégradations ou déchirures. Il a donc fallu d’abord démonter le tableau et son cadre. Quelques retouches colorées ont été  apportées à la peinture, avant qu’elle ne soit retendue sur un châssis neuf et que son support ne soit renforcé. Quant au cadre en chêne sculpté, ses dorures ont été  nettoyées et  l’ébénisterie refaite, avant que ne soit reposée de la feuille d’or.

• La deuxième étape a concerné  le tour du tabernacle et des gradins qui étaient attaqués par des insectes xylophages. Après traitement  par anoxie (privation d’oxygène),  l’ensemble a été consolidé et redorés.

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• Enfin, la troisième phase  a concerné les colonnes et boiseries de ce retable de la Vierge, de style classique. Exécuté vers 1694-1700, il sert aujourd’hui d’écrin à L’Assomption de la Vierge. Après “décrassage”, un traitement insecticide préventif  a été appliqué.

• Pour l’ensemble des opérations, le budget global (près de 22 500 €) a été  financé par la Ville, l’Association pour le Vieux Montluçon, l’État (via la Drac) et la Fondation du patrimoine, avec laquelle une souscription publique avait été lancée. Selon Alric Berton, adjoint à la culture, une ultime phase de travaux, comprenant  non plus l’entretien mais la restauration en profondeur du retable, serait à souhaiter.

• VILLEFRANCHE- D’ALLIER

img 6572-b7aeef43d39f451ea0e624b2b090e206_sb1920x1440_bb0x0x1920x1080 (2)La chapelle médiévale de Neuville, située à Villefranche-d’Allier, sur le domaine de l’IME – dont des éléments sont inscrits aux MH depuis avril 1984 – est en péril. La toiture est en train de s’effondrer sur le chœur et la sacristie, la végétation s’insinue dans tous les murs, les vitraux sont cassés, voire manquants, le clocher à bardeaux de châtaignier souffre de nombreuses percées… Quant à l’intérieur, il est tout aussi en piteux état que l’extérieur. C’est ce qui a conduit à la création de l’association Pierres de Neuville  afin de   collecter des dons en vue de sa restauration. Autrefois église paroissiale, avant de devenir propriété privée à la  suite de la construction du château en 1852 – 1857,  la chapelle est un petit édifice à nef unique terminé par une abside en hémicycle. Sur le côté nord ont été ajoutées une chapelle sépulcrale de plan rectangulaire et une sacristie de plan circulaire. L’intérieur a été entièrement peint au XIXème siècle. A l’extérieur, la façade ouest a été édifiée à l’imitation des façades romanes. La porte, surmontée d’un arc en plein cintre souligné de moulures, est encadrée par 2 colonnes lisses surmontées de chapiteaux. Le clocher est formé d’un tambour à 2 niveaux, hexagonal, surmonté d’une flèche.

• ÉVAUX-LES-BAINS

À  Évaux-les-Bains, l’église Saint-Pierre – Saint-Paul requiert d’importants travaux estimés à près de 200 000 €. Aux aides de l’État et de la région, à hauteur de 75%, le Crédit Agricole ajoutera 10 000 €, dans le cadre du mécénat culturel. Les travaux, échelonnés sur 8 mois, comprendront 4 lots : mise en place des échafaudages,  maçonnerie,  charpente et  couverture.

EN BREF

• Dans la nouvelle édition 2021 du Guide Vert Michelin, les musées départementaux bourbonnais qui y ont fait leur entrée en 2016 sont à nouveau  à l’honneur. Le musée Anne de Beaujeu et la Maison Mantin sont certifiés de deux étoiles (“Mérite le détour”), tandis que le musée de l’illustration jeunesse est certifié d’une étoile (“Intéressant”). Quant à la ville de Moulins, elle décroche trois étoiles, soit le maximum (“Vaut le voyage”). Ces étoiles sont attribuées en fonction de neuf  critères, discutés et validés par une équipe d’éditeurs et d’auteurs.

Fondation PATRIMOINE

• Depuis sa création en 2000, la Fondation du patrimoine de l’Allier  a collecté 1,2 M€ qui sont allés au soutien de 686 projets de restauration. Pour la seule année 2020, 400 000 € ont été mobilisés pour 81 projets. Quant au club des mécènes de l’Allier, créé en 2014 avec l’appui du conseil départemental, il a investi 215 000 €.  Outre son délégué départemental, Laurent Poirier, assisté par François Bidet, la Fondation compte une dizaine de délégués de pays. Pour 2021, la Fondation souhaite développer des actions en faveur du patrimoine industriel et naturel et elle va axer sa communication sur les aides dont peuvent bénéficier les particuliers dans ces domaines. Elle va également mettre en œuvre un partenariat avec la Route des villes d’eaux, afin de mieux accompagner les porteurs de projets à Néris-les-Bains,  Bourbon- l’Archambault et Vichy.

520_001 (2)◄ Les habitants de Servilly et la municipalité sont attachés à leur petit patrimoine. C’est ainsi que, en quelques mois,  8 croix installées en différents lieux de la commune ont été restaurées, dont 5 entièrement. Il s’agit des croix  des Vignes, de la Maison brûlée, de Laprugne, de Boutenat, de la bergère, du Melpied, de la Croix trompette, ainsi que de celle du bourg et celle face à la chapelle. Ces restaurations ont été accomplies par des équipes de bénévoles avec l’appui de la commission patrimoine du village, elle-même épaulée parle maire, Bernard Gaud.

• Le Conseil départemental a attribué 98 060 € pour la préservation du patrimoine bourbonnais dont 76 201 € iront à la réfection des menuiseries extérieures de l’hôtel de ville de Vichy.

32316_324_logo-bourbonnais• Allier bourbonnais, l’Auvergne d’azur et d’or, c’est la nouvelle “marque territoriale dont s’est doté depuis un an l’agence d’attractivité du département : “Faire d’un territoire, une marque, c’est condenser tout cela dans un discours limpide, évident, simple, vrai, et porté par chacun”. Cette marque  “ qui entend  affirmer  autant l’identité du département que ses différences”, a été pensée “pour rassembler sous une même signature l’ensemble de ses composants”. Explications : “L’azur renvoie à l’eau, celle de la rivière Allier, de la tradition thermale et de Borvo, dieu guérisseur par l’eau et les sources thermales, tandis que l’or fait référence aux atouts patrimoniaux du territoire. Ces deux couleurs se retrouvent bien sûr dans le blason des Bourbons.  La référence à l’Auvergne sert à positionner géographiquement le territoire et montrer son attachement à la marque du même nom”. Cette marque nouvelle qui se veut “étendard, état d’esprit, symbole” dépendra pour son succès de l’appropriation que chacun en fera tandis que “sa bonne réputation, elle découlera de la confiance qui l’accompagnera”. On laissera aux lecteurs de Vu du Bourbonnais le soin de se faire une opinion…

• Dans L’Aurore du Bourbonnais, (5/02), figure la suite de la série consacrée à Agonges et à ses 13 châteaux. Thème de ce 9ème article, signé par P. Martin Saint-Léon : le château de l’Épine.

MOULINS-ALLIER-TPVIGNETTE-ORANGE (2)• Dans le cadre du concours national des plus beaux timbres émis en 2020, la région Auvergne – Rhône-Alpes en a présenté quatre, dont deux concernent le Bourbonnais. Il s’agit de celui représentant le château des ducs de Bourbon, à Montluçon, gravé par l’artiste bourbonnaise Marie Noëlle Goffin, et de celui émis lors du Salon du timbre de Moulins. Le  vote qui comprend 7 catégories,  est ouvert au public jusqu’au 4 avril (www.election-du-timbre.fr)

• Faute pour le public de pouvoir visiter les musées, à Montluçon ce sont les œuvres qui peuvent venir chez les particuliers.  En 2020, la médiathèque Boris Vian avait proposé de mettre à disposition du public 215 œuvres extraites de son artothèque. En 2021,  45 nouvelles sont venues s’y ajouter, portant le fonds disponible à 260. En un an, l’artothèque a déjà réalisé  un peu plus de 300 prêts. Les œuvres sont empruntables gratuitement et pour un mois, renouvelable une fois.

Les-volcans-d-Auvergne

• Le Parc des Volcans d’Auvergne a recensé pas moins de 5 500 éléments de petit patrimoine sur son territoire. La commune de Ceyssat a été la première à mettre en application la convention tripartite signée au début de 2020 par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme et la Fondation du patrimoine. Dans un premier temps, dix  bâtis  sont à restaurer. En  2021, 43 500 € de travaux sont engagés grâce à la mobilisation de plusieurs acteurs. Pour ses promoteurs, c’est un  “prototype de la convention idéale multi-partite, qui doit servir de modèle et d’émulation pour les 29 autres communes faisant partie du périmètre Unesco”.

960_001 (2)◄ L’église Saint-Pierre-les-Minimes, place de Jaude, à Clermont-Ferrand, fait l’objet de travaux de restauration. L’installation du chauffage et la réfection de la toiture sont terminées. Durant les travaux supplémentaires qui sont prévus jusqu’en avril  2020, l’édifice  reste ouvert aux fidèles.

• Le 5 mars, le Pays d’art et d’histoire de Riom Limagne et Volcans a repris ses visites commentées du centre ancien de Riom, avec un parcours d’une heure limité à cinq visiteurs. Ce rendez-vous est programmé tous les mardis, à 15 h 00,  au départ de la tour  de l’Horloge.

• L’association Synergies initiatives et expression  culturelles des territoires (SIET) du pays Brayauds & Combrailles  a remis aux Archives départementales du Puy-de-Dôme un lot de  minutes notariales. Datant des XVIIe et XVIIIe siècles, elles avaient été sauvées in extremis de la benne à papier d’une déchetterie.

téléchargement (2)◄ Situé à Charbonnières-les-Varennes, le manoir de Veygoux, propriété de cette commune du Puy-de-Dôme,  est un espace d’animation consacré au thème de la Révolution française. La commune ayant rejoint la communauté d’agglomération Riom Limagne et Volcans, le Smad des Combrailles ne souhaite plus financer un équipement qui n’est plus sur son territoire et dont il juge la charge trop onéreuse. Plusieurs pistes sont à l’étude pour trouver un nouvel exploitant et, dans l’attente d’une solution, le manoir va devoir  fermer ses portes en fin d’année. En espérant que ce ne soit pas définitivement…

• L’ensemble abbatial de la Chaise-Dieu (Haute-Loire) a obtenu 3 étoiles au Guide vert Michelin, ce qui devrait lui permettre d’accroître encore son rayonnement.

EXPOSITIONS

DES EXPOSITIONS TOUJOURS GELÉES OU DIFFÉRÉES

POUR CAUSE DE  CRISE SANITAIRE 

141169084_3685425551504111_8644696407398509966_n• Gelées…Que ce soit au Musée Anne de Beaujeu ou au Centre national du costume de scène, à Moulins, au musée de l’Opéra de Vichy ou encore au MuPop de Montluçon, pour ne citer que ceux-là, toutes les expositions en cours ont été “gelées” et  celles qui étaient programmées, sont toujours en suspens. Faute d’autorisation, elles ne rouvriront pas, tous comme les musées, tant que le gouvernement n’aura pas donné son feu vert, dans le contexte de crise sanitaire. Si des visites virtuelles ont parfois été mises en ligne, d’autres expositions ont été remises à plus tard. Ce qui n’empêche pas, toutefois,  d’installer  les futures expositions, en Bourbonnais ou au delà. 

• Différées…Après le succès rencontré par l’exposition consacrée au fonds photographique Robert Parant, la ville de Montluçon envisageait d’en présenter une seconde, sur le thème de l’eau, entre janvier et juillet 2021.  La situation sanitaire en a décidé autrement et il a été décidé de la remettre à des jours meilleurs : “L’exposition demande une certaine stagnation pour observer les photographies, ce qui n’est pas en adéquation avec les règles sanitaires actuelles ” explique Arnaud Saez, directeur de la Médiathèque.

HISTORIAL LOGO

UN HOMMAGE AUX HÉROS OUBLIÉS

LES ANIMAUX DANS LA GRANDE GUERRE

affiche historial (2)• Du 10 avril  au 11 novembre 2021, l’Historial du paysan soldat  proposera une nouvelle exposition temporaire dédiée aux animaux de la Grande guerre. La date d’ouverture reste évidemment soumise à l’évolution de la situation sanitaire.  Elle mettra en lumière le rôle méconnu et trop souvent oublié de ceux qui furent aussi, à leur échelle,  des “héros”, tous ces animaux qui se retrouvèrent plongés dans l’horreur de le  Première Guerre mondiale.

• Ils sont en effet des millions à avoir accompagné les soldats, à avoir vécu et souffert le même enfer et à avoir trouvé la mort sur les champs de bataille. Chevaux, chiens, chats, vaches, ânes, pigeons… Ils se font les précieux auxiliaires des poilus, à une époque où l’armée ne peut guère se passer d’eux. Mais dans le même temps, d’autres bêtes hantent la vie du soldat qui se passerait bien de leur présence… Poux, rats, mouches, charognards… Autant de nuisibles auxquels, chaque jour, il faut faire la chasse.

• Cette exposition, qui s’appuie sur les travaux de l’historien Jean-Michel Derex, est proposée par les éditions de Taillac.  Elle revient sur cette mobilisation oubliée de manière claire et didactique. Tout en proposant deux niveaux de lecture aux visiteurs : l’une pour les adultes et l’autre pour les enfants qui pourront suivre les explications du cheval Vizir, mascotte de l’exposition.

• Léo-Paul et Etienne,  tous les  deux en service civique au Centre du service national de Clermont-Ferrand, ont réalisé une vidéo  sur l’Historial du paysan soldat. Un petit film qui sera présenté au Prix armées-jeunesse 2021. 

Toujours à propos de l’Historial...Sur les 15 315 soldats Bourbonnais morts durant la Première guerre mondiale, 8 000 étaient des paysans. C’est en partant de ce constat qu’avait été créé en novembre 2015  l’Historial du paysan soldat à Fleuriel. Mais, en cinq années de fonctionnement,  le nombre de visiteurs peine toujours à  décoller. C’est ce qui a conduit la Communauté  de communes Saint-Pourçain Limagne à signer une convention avec l’Université Clermont-Auvergne. Une douzaine d’étudiant ont eu pour mission, pendant un mois, de proposer des pistes de développement. La remise des préconisations était prévue pour la fin mars.

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GASTON DE BONNEVAL (1991-1998)

“SERVIR DE GAULLE”… MAIS PAS SEULEMENT

unnamed (2)• Présentée depuis le mois d’octobre 2020, dans la salle de lecture des Archives départementales du Cher, à Bourges, l’exposition “Servir De Gaulle : les riches heures du colonel Gaston de Bonneval”,  reste en place, en attendant que  sonne l’heure du retour du public. Homme discret, ancien résistant et déporté, le colonel Gaston de Bonneval (1911-1998) laisse d’abord derrière lui l’image de  l’aide de camp du général de Gaulle qu’il a été pendant vingt ans. Mais, dans le Cher, où il avait choisi de se retirer, il fait figure de passeur de mémoire. En 1964, lorsqu’il avait pris sa retraite, l’hebdomadaire L’Express résumait ainsi sa fonction : “Il était le confident devant qui Charles de Gaulle livrait ses pensées, l’hôte silencieux qui assistait aux entretiens, le secrétaire qui veillait sur le téléphone, l’intendant qui réglait les détails de la vie quotidienne, le serviteur qui tirait les rideaux, l’infirmier qui s’alarmait aux signes de fatigue, le gorille qui osait prendre à bras-le-corps, dans la foule, son patron”.

929_001 (2)• Pour réaliser cette exposition, les photos et documents présentés ont été puisés directement dans l’important fonds déposé par la famille aux Archives départementales du Cher. On y découvre que,  les vingt années passées au côté du général de Gaulle, ne sont finalement qu’une facette du personnage, à la vie particulièrement riche. Gaston de Bonneval est né à Paris en 1911, dans une famille aux racines berrichonnes anciennes. Le premier Bonneval, venu à Thaumiers en 1797, avait épousé une demoiselle  De Doulle, la propriétaire du château. Admis à  Saint-Cyr en 1933, il en sort  sous-lieutenant en 1935, avant d’opter pour la légion étrangère, à la tête d’un régiment en Syrie. Trois ans plus tard, il se marie  dans le Gers, avec  Yvonne de Saunhac et, de cette union, naîtront huit enfants.

images• Dès 1940, il devient Gauthier, en entrant dans la Résistance. Dénoncé et  arrêté en octobre 1943, il est transféré au camp de Compiègne, avant d’être déporté au camp de concentration de Neu-Brem, où il restera pendant 4 semaines. Sa route croise celle du Père Jacques, le héros du film de Louis Malle, Au revoir les enfants, avec lequel il est enchaîné lorsque les prisonniers sont envoyés au sinistre camp de Mauthausen : “Nous en sommes repartis un matin, enchaînés comme à l’arrivée, mais épuisés et nous demandant si ce que nous allions connaître pourrait être pire. Et ce fut pire”.  À la libération du camp en mai 1945, il est rapatrié en France et retrouve le château familial de Thaumiers, où l’attend sa famille. Lui qui mesure 1,82 m,  pèse alors seulement 33 kg. Quelques mois plus tard, le général de Gaulle qui dirige le gouvernement provisoire et qui souhaite avoir à ses côtés un officier de l’armée française, résistant et déporté, en fait son aide de camp. Il le restera pendant deux décennies, accompagnant le général dans la plupart de ses déplacements et voyages officiels.

346_001 (2)◄ Retiré en 1964, à Thaumiers, à l’heure de la retraite, il n’en reste pas moins actif en succédant, l’année suivante, à sa mère, à la tête de la mairie. Il administrera ainsi la  commune pendant un quart de siècle, jusqu’à son retrait en 1989, tout en siégeant au conseil général du Cher jusqu’en 1985. Dans la dernière étape de sa vie, Gaston de Bonneval se mue en  passeur de mémoire, faisant  le récit des épreuves endurées pendant la guerre. L’ouvrage sera publié en 1993, sous le titre   Déportations – Prières, pensées réflexions : “ Acteurs d’événements que nul ne doit ignorer, écrivait-il, notre témoignage doit être transmis et écouté”.  On lui doit aussi la création en 1970 des Veillées de la déportation, à Bourges et à Thaumiers.

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MARIANNE(S) À L’HONNEUR

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La Marianne de Châteldon

• À partir du 8 mai prochain et jusqu’au 14 novembre, Marianne sera mise à l’honneur par le musée du président Chirac, à Sarran. Au-delà des dizaines de représentations symboliques de la république qui seront exposées, il s’agit de  rendre hommage à la République, à ses valeurs et à ses symboles. On pourra ainsi découvrir les nombreux visages qu’a pu avoir Marianne, au fil du temps, que se soit dans le choix du modèle et du visage, du matériau ou encore de la couleur. Parmi elles,  figurera la célèbre  Marianne de Châteldon, exposée il y a un demi-siècle  au Sénat et qui a une  particularité rare : alors que la plupart des bustes de Marianne la représente de face, celle-ci  tourne la tête vers la gauche. À ces bustes, s’ajoutent des affiches, des gravures, des médailles et des porcelaines,  et même un  brancard de procession en bois, prêté par l’Assemblée nationale.

• Le parcours scénographique se déclinera en quatre étapes chronologiques : La bataille pour la liberté, de la Révolution à la Commune de Paris, La République triomphante (1879-1914),  Marianne s’en va en guerre (1914 et 1940) et, enfin, Les Mariannes d’aujourd’hui. En fin de visite, on pourra aussi  découvrir les “hommes de Marianne”, à travers une sélection de dessins politiques de Jacques Faizant et de Cabu.

Le-journal-des-Presidents-de-Cabu• En misant sur la territorialisation de la règlementation sanitaire,  Pascal Coste, président du département de la Corrèze, a annoncé le 16 mars  que les musées Jacques-Chirac à Sarran et Henri-Queuille à Neuvic rouvriraient le 15 avril, avec un protocole précis. À Sarran, si l’ouverture se confirme, elle se fera avec une exposition signée Cabu et  constituée d’une sélection de caricatures de présidents. En près d’un demi-siècle, Cabu en a croqué sept, depuis Georges Pompidou jusqu’à Emmanuel Macron.  Elle sera suivie de celle dédiée aux Marianne de la République, évoquée plus haut.

LE NOM DE VALÉRY GISCARD D’ESTAING

ASSOCIÉ AU MUSÉE D’ORSAY

• Après “un nom d’emprunt” (formule que l’on prête au général de Gaulle, à propos de son ministre des Finances), Valéry Giscard d’Estaing sera aussi le nom d’un musée, en l’occurrence le musée d’Orsay et le musée de l’Orangerie, à Paris. C’est ce qu’a annoncé le ministère de la culture, le 29 mars. Selon le communiqué officiel, Valéry Giscard d’Estaing “a œuvré avec détermination et engagement pour la naissance du musée et il a suivi son développement”,  même s’il  revient à la présidence de Georges Pompidou (1969-1974) d’avoir fait classer monument historique la gare d’Orsay. L’édifice  qui avait été construit pour l’exposition universelle de 1900,  était alors menacée de démolition. 

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• Le communiqué  précise également que « la décision officielle d’engager les travaux et de dédier ce musée aux arts du XIXe siècle a relevé de l’action déterminante du président Valéry Giscard d’Estaing, en 1977”.

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Le Canard Enchaîné (31 mars)

• C’est toutefois  François Mitterrand qui a coupé le ruban inaugural, le 1er décembre 1986. Orsay abrite notamment Le Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet  et un autoportrait de Vincent Van Gogh. Le Musée de l’Orangerie, qui accueille le cycle des Nymphéas de Claude Monet, lui a été rattaché en 2010. Pour la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, cette décision “s’inscrit dans la continuité de la tradition républicaine d’hommage aux présidents de la Ve République”, entre le Musée national d’art moderne, devenu le Centre Pompidou, la nouvelle Bibliothèque nationale de France (BNF) dédiée à François Mitterrand et  le Musée des arts premiers du quai Branly auquel a été associé le nom de Jacques Chirac.

ARCHÉOLOGIE

UN ANCIENNE VOIE ROMAINE

DANS LE LIT DU CHER, À MONTLUÇON

• Depuis plusieurs mois, le Cher est maintenu à un niveau extrêmement bas dans la traversée de  Montluçon, en raison des travaux d’aménagement de ses rives, dans le cadre du projet C Montluçon. C’est ce qui a permis de voir affleurer à proximité du pont Saint-Jacques, l’ancienne voie romaine. Celle-ci avait été  découverte par hasard, en 2006,  lors de fouilles subaquatiques entreprises sous la direction d’Olivier Troubat. Cette voie remonte aux IIè et IIIè siècles, à une époque où Montluçon n’était qu’un lieu de passage, la principale cité proche étant Neriomagus, Néris-les-Bains aujourd’hui.

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Les vestiges de l’ancienne voie (Photo: F. Besson, Facebook)

• La voie émergée présente une bande d’une soixantaine de mètres constituée en bordure de pierres plates et de galets sur champ calés en force. La partie gauche, large d’un peu plus de 6 m, a été ravinée par le courant, lorsqu’elle a été rejointe par la rivière à la fin du XVIIe siècle. Une grande partie de l’ancienne voie romaine a disparu à la suite d’importants travaux de curage. Ils avaient été réalisés à la suite des inondations de 1958 et de 1960,  sans qu’on se soucie de l’archéologie locale… comme c’était très souvent le cas à l’époque.

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Un autre tronçon de la voie, près du Pont Saint-Jacques (Photo: Frédéric Besson Facebook)

• Olivier Troubat rappelle toutefois que tout n’a pas disparu et que l’on  trouve encore des enrochements au niveau des maisons des Nicauds, aux abords de la rue Paul-Constans, et à proximité de la deuxième pile du pont Saint-Pierre côté rive gauche. Au-delà de Montluçon et en amont du Cher, la voie romaine se poursuivait sur l’actuelle avenue Jules-Guesde et, à Quinssaines, on en trouve encore  des vestiges à plusieurs endroits. La voie accuse localement une largeur de trente-huit mètres, avec ses fossés et ses contre-allées.

155948526_5178778312195771_5525919837103786689_n• Les cinq campagnes de fouilles, menées entre 2006 et 2009,  ainsi qu’en  2012, ont permis de suivre le tracé de la voie romaine sur environ 600 mètres dans le lit du  Cher. Venant de l’ouest par l’avenue Jules-Guesde, elle pénètre dans la rivière en aval du pont du Châtelet sous les maisons situées en bordure de l’eau. Elle se poursuit en direction du pont Saint-Pierre et du pont Saint-Jacques, puis part au nord-est en direction du bassin d’orage et du centre Athanor, avant de poursuivre vers  la commune  de Saint-Victor.

• Pour Olivier Troubat, la présence de cette voie s’explique par le fait que Montluçon n’était pas encore une ville mais plus vraisemblablement une plaine agricole, simple lieu de passage. Elle se situait alors  à la croisée de plusieurs itinéraires reliant de grandes villes : Autun-Limoges pour l’axe est-ouest, Clermont, Bourges et Poitiers pour l’axe nord-sud. Il rappelle aussi que “dans le Cher, on a trouvé plusieurs moulins qui datent de cette période”.  Ce n’est finalement qu’au Moyen Âge que la ville a commencer à se développer.

FOUILLES DE L’A79 À TOULON-SUR-ALLIER

DE NOUVELLES DÉCOUVERTES

• De nouvelles découvertes archéologiques ont été faites sur le chantier de fouilles de  l’autoroute A79, à Toulon-sur-Allier. Situé en contrebas du contournement, il s’étend sur 2,7 ha et la campagne de fouilles devrait s’achever à la mi-avril. C’est ainsi qu’ont été mis au jour un puits et des fosses à vocation domestique et agricole, datant de l’époque romaine,  entre le Ier et le  llle siècles ap. J-C. Malgré leur apparence modeste de simples trous creusés dans la terre, ils  pourraient s’avérer riches en informations sur la ruralité de l’époque. Selon Simon Baraton, archéologue responsable du chantier, si le puits atteint des niveaux humides, on pourra peut-être découvrir  des matériaux organiques, tels que  pollens ou graines qui permettraient d’en savoir plus sur ce que les occupants de ce site consommaient, cultivaient et dans quel environnement naturel ils vivaient.

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• Jusqu’à présent, les petits sites ruraux plus modestes  de l’époque romaine ont été rarement  étudiés en France, dans la mesure où on l’on s’est le plus souvent intéressé aux grands  domaines agricoles romains et aux villas de cette époque.fouilles-archeologiques-le-long-de-la-nationale-7-n7-a-toulo_5294552 (2) Or on estime que 80% de la population antique vivaient à la campagne. À Toulon, on a retrouvé des fondations de plusieurs annexes agricoles,  notamment un grenier à grains sur pilotis ainsi que des structures qui pourraient s’avérer être des stabulations pour les animaux. Même si aucune trace d’habitation n’a été exhumée, il y avait  sans doute de petits hameaux De quoi mieux comprendre comment travaillait et s’organisait la population rurale de l’époque romaine.  Les fouilles ont aussi révélé de nombreuses céramiques à usage domestique, liées au service de la table ou à une fonction culinaire. Elles pourraient être en rapport avec  les ateliers antiques de poterie du Larry situés à 600 m du chantier de fouilles.

TÉMOINS D’ARGILE

• L’exposition Témoins d’argile, des figurines en terre cuite du centre de la France, consacrée aux figurines en terre cuite gallo-romaines n’aura été finalement visible que durant quelques jours, en octobre dernier, juste avant le second confinement. Elle sera prolongée, dès que la réouverture du musée Anne-de-Beaujeu sera autorisée. En attendant, La revue Archéologia lui a consacré un article dans son n° 591 (janvier 2021), dans la Rubrique L’actualité des musées.Z ARG (2)

• Rappelons que les éditions Faton ont publié en novembre 2020 le catalogue qui devait accompagner l’exposition (1 vol. br., 208 p, 400 illustrations en couleur, 29 €). L’ouvrage peut être feuilleté sur le site des éditions Faton. 

LES SÉPULTURES DE CHEVAUX DE GERGOVIE

QUE SAIT-ON AUJOURD’HUI SUR CETTE ÉNIGME ?

echos_archeo_affiche4-2021 (2)• La Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand, en partenariat avec  le Musée Archéologique de la Bataille de Gergovie, le Département du Puy-de-Dôme et Archeodunum lance   un nouveau cycle de conférences  autour de l’archéologie et de l’histoire du territoire arverne. C’est l’archéozoologue Sylvain Foucras, auteur de l’ouvrage, Sépultures de chevaux devant Gergovie. Archéozoologie des rituels gaulois (éd. Presses universitaires Blaise Pascal), qui inaugure ce cycle de 4 rendez-vous annuels, via  une web conférence qui aura pour thème L’énigme des sépultures de chevaux au pied de Gergovie. Elle aura lieu  le jeudi 18 mars, à 20h30, sur Facebook (Page Musée de Gergovie).  Cette conférence sera ensuite visible, dès le lundi 22 mars, sur la chaîne Canal-U.tv.

27000100877750L• Rappel des faits…À l’automne 2002, dans la sépulture de Gondole, au Cendre, d’énigmatiques sépultures de chevaux, parfois ensevelis avec des hommes, ont été découvertes au cœur du territoire des Arvernes. Huit hommes enterrés avec huit chevaux, tous installés dans des positions similaires, allongés sur le flanc droit, le bras gauche posé sur le visage du défunt placé devant lui. Une pratique funéraire aussi spectaculaire qu’inédite en Gaule. Quelques mois plus tard, les archéologues découvraient cinq fosses contenant les squelettes de 53 chevaux enterrés au pied de Gergovie (Orcet).

• Presque vingt ans plus tard, ces squelettes commencent à livrer leur secret et donnent une autre image des populations gauloises, tout en posant de nombreuses interrogations : ces sacrifices de chevaux et peut-être aussi d’hommes, étaient-ils  liés à un seul et même rituel ? Ensevelis sur le lieu même de la bataille de Gergovie, ont-ils un rapport avec cet évènement militaire ? C’est par l’étude de ces squelettes que les archéologues vont  tenter de comprendre ces énigmatiques pratiques.

ASSOCIATIONS CULTURELLES

BOURBONNAIS

LA CRISE SANITAIRE, ENCORE ET TOUJOURS…

Z Carnet amis de mn (2)• La persistance de la crise sanitaire a contraint les associations culturelles et les sociétés savantes à mettre en sommeil leurs activités publiques, telles que réunions et conférences. En janvier, février et mars, toutes celles qui étaient inscrites aux programmes ont dû être annulées. Afin de maintenir un lien avec leurs membres, dans l’attente de jours meilleurs, certaines ont fait le choix de développer leurs publications à la fois sur leurs sites et/ou  sur leurs pages Facebook. C’est le cas, par exemple, pour la Société d’émulation du Bourbonnais qui a ouvert sur son site un nouvel onglet, Histoire du Bourbonnais, déjà riche de plus d’une vingtaine d’articles. 

• D’autres, comme les Amis de Montluçon, ont maintenu la publication de leurs lettres d’information, qui donnent habituellement le  compte-rendu des conférences. Ces lettres de période de crise   traitent de différents sujets historiques, hors conférences. De son côté, le Centre international d’études et de recherches sur Vichy, a continué à enrichir ses pages Documentation de nouvelles contributions à l’histoire du régime de l’État français, signées par son président, Michel Promérat. Toujours à Vichy,  la SHAVE s’est essayé à la mise en ligne d’une  visioconférence qui pourrait en appeler d’autres. Vu du Bourbonnais a fait le choix de maintenir l’annonce  des  conférences programmées par les différentes associations  pour avril,  mai et juin…en sachant que tout reste soumis à l’évolution de la crise sanitaire.

Emulation

• Fondée en 1845 et reconnue d’utilité publique depuis 1925, la Société d’émulation du Bourbonnais va sur ses 176 ans d’existence, ce qui en fait l’une des plus anciennes sociétés savantes régionales encore en activité. Pour moderniser son image, un partenariat a été  noué avec l’école de design du lycée Jean-Monnet, à Yzeure. Les étudiants devront formuler des propositions de charte graphique pour la société savante, d’ici à 2022. Il est aussi question de revoir la présentation du bulletin trimestriel, qui avec sa couverture couleur kaki, et son logo, remontant à 1856,  a vieilli.

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La bibliothèque (photo S.E.B)

• Outre la création d’une page Facebook qui s’enrichit constamment de nouvelles publications, il est également prévu de rendre accessible l’inventaire de ses ouvrages, via le réseau de la médiathèque de Moulins Communauté. Pour ce faire un vaste chantier d’informatisation des données est en cours, avec l’appui de bénévoles. Autre chantier : dans le cadre des travaux de restructuration des locaux de la rue de Paris, qui vont s’étaler de la mi-avril à juin,  la salle des réserves, qui abrite près de 18.000 ouvrages, sera étendue, grâce à la récupération des anciennes caves. À terme, les locaux actuellement  répartis sur deux étages dans le bâtiment A, seront recentrés sur un seul  palier.  La salle de consultations doit également être reprise pour accueillir dans de meilleures conditions les visiteurs venus consulter des documents.

557_001 (3)• Autre décision prise, celle de profiter du déménagement du premier étage pour photographier et inventorier l’ensemble des objets conservés, notamment ceux issus du fonds Monceau. Depuis la fermeture en 2004 du musée du folklore qu’elle gérait, la Société d’émulation a fait don de nombreux objets à divers musée du département. Il reste toutefois 700 objets en réserve, auxquels s’ajoutent des objets en dépôt au musée Augustin-Bernard à Bourbon-l’Archambault. Enfin, il a été décidé de se séparer de la chapelle Saint-Mayeul, au Brethon. Elle a été cédée pour l’euro symbolique  à la commune du Brethon. Une réflexion est en cours sur le devenir du dolmen de la cabane du loup à Doyet.

• À la mi-avril, sous l’onglet Histoire du Bourbonnais, on pouvait avoir accès à plus d’une vingtaine de textes ayant trait à cette histoire,  permettant de maintenir un lien avec les membres de l’Émulation. Au sommaire : Le lièvre de l’Assomption – Taguin, pourquoi ce nom ?152591818_240160594321310_2662481568264085187_o (3) – La rue de Villars à Moulins – Spectacles d’autrefois à Moulins – 21 février 1952 : le crash de l’Arsenal VG 90 à Gipcy – La rue Voltaire à Moulins – 1709, l’hiver et la famine en Bourbonnais – La formation de Moulins du Xème au XIVème siècle – Une chute fatale- Autour du jeu de Paume – La Pierre-Folle de Besson – La rue de Wagram à Moulins – La commune de Bagneux – 18 juin 1940 : Arrivée de l’armée allemande à Moulins – Les faubourgs de Moulins au XVIIe siècle – Les maisons à colombages de Moulins – Jacquemart – La cathédrale Notre-Dame de Moulins – Le Pavillon Anne de Beaujeu – Les agrandissements du château ducal de Moulins par Pierre II de Bourbon et Anne de Beaujeu – Le château ducal de Moulins à l’époque médiévale –  Quelques vestiges de la première enceinte de la ville – La première enceinte de Moulins à l’époque féodale – Ronde de nuit en gare de Moulins – La catastrophe de Laguian – Le poète et la chiromancienne – Les Bourbonnais du Nouveau Monde – Les boules de Moulins. À noter par ailleurs que la page Facebook de la Société d’émulation s’enrichit régulièrement de nouvelles contributions historiques.

81aRinDfXYL (2)• La Société d’Émulation du Bourbonnais, association loi de 1901 reconnue d’utilité publique, est habilitée à recevoir des dons et des legs pour lesquels elle  s’est fixé un triple objectif : les inventorier, les conserver et les prêter pour des expositions organisées par les musées, bibliothèques et associations. Sur son site Internet et sur sa page Facebook, elle a décidé d’en présenter certains éléments. Le premier article, publié le 27 mars, concerne des objets ayant appartenu au  marquis Joseph de Beaucaire, né à Couzon en 1807, décédé à Cérilly en 1879. La dotation n°106 reçue en 1998 est une  tête de loup naturalisée fixée sur un socle en chêne ovale, ayant appartenu au Marquis de Beaucaire. La dotation n°325  comporte huit boutons d’équipage qui représentent une tête de sanglier.  Ces boutons qui ont appartenu au Marquis de Beaucaire ont été offerts par l’Abbé Jacques de Mahuet, directeur du Grand Séminaire de Champfeu à Avermes, le 7 février 1939.

1er_20bulletin_202018Bulletin (Tome 80 – mars 2021) : Éditorial –  Procès verbaux des séances –  Nos prochaines rencontres – Pascal Gibert : L’épuration à Moulins et ses environs – Pierre Daumin : Eugène Freyssinet, inventeur de la précontrainte à Moulins –  Georges Chatard : À la découverte des quartiers de Moulins situés sur l’ancienne paroisse d’Avermes – Jacques Dupire : Antoine François Lomet (suite) : Fin de vie, décès et succession – Ouvrages reçus à la bibliothèque.

• La conférence que devait présenter, le 3 avril,  Clara Bernard  (La collection gallo-romaine d’Emile Guimet (1836-1918) : la passion méconnue d’un archéologue amateur) a été annulée. Prochaines conférences (sous réserve), à 14 h 30, à l’auditorium du musée Anne de Beaujeu) :  8 mai : Annie Regond : Le temple protestant de Vichy5 juin : Georges et Christiane Chatard : La rivière Allier à Moulins : les crues, les ponts, la navigation – 12 juin (à 15 h 00, à la médiathèque de Moulins) : Marie-Thérèse Téty :  Les octrois.

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• Depuis la suspension de leurs conférences mensuelles, les Amis de Montluçon ont publié plusieurs lettres d’informations, directement accessibles sur le site de l’association.Z lettre (2) Les n° 238 (novembre) et 239 (décembre 2020) traitent de l’extension de la ville de Montluçon, de son assainissement et de son embellissement, il y a 100 ans (Aurore Petit et Danielle Brindel). Le n° 240 (janvier 2021) revient sur la construction du monument aux morts de Montluçon, depuis sa conception jusqu’à sa réalisation et à son inauguration, sans oublier son déplacement décidé en 1965 (Virginie Laroche et Danielle Brindel). Le n° 241 (février) fait écho à la crise sanitaire actuelle en évoquant les épidémies de variole qui sont sévi à Montluçon en 1870 et en 1886-1887, et en retraçant le combat que mena  alors le docteur Pierre-Marie Dechaux (1815-1895) (Marie-Jo Malergue). Dans le n° 242 (mars), Georges Michard établit une synthèse biographique sur le personnage de Jean Lebourg, dit  Gozet : “Un curieux personnage : il a tellement marqué la vie montluçonnaise pendant près de quarante ans que son surnom est resté pour désigner un nouveau quartier qui s’est puissamment développé sur la rive gauche du Cher. En dénommant Ville-Gozet la ville nouvelle issue de la révolution industrielle, les Montluçonnais du milieu du XIXe siècle ont fait de Gozet l’un de leurs plus célèbres concitoyens, célèbre certes, mais historiquement fort peu connu. Gozet est un personnage légendaire selon la définition du dictionnaire : un personnage déformé, présenté par la tradition populaire comme un joyeux luron, jovial, bavard et intempérant, ”un gaillard rusé autant que retors” ». Qui était donc Gozet ?

Prochaines activités (sous réserves) : 9 avril : Deux cents d’histoire(s) du barreau de Montluçon (Valerie Daffy) – 16 mai : Excursion de printemps (programme non précisé) – 11 juin : 1945-1975 : Montluçon à l’heure des « Trente Glorieuses » : regard sur trois décennies d’histoire de l’industrie et de l’économie montluçonnaises (Jean-Paul Perrin).

SHAVE Bandeau

145942499_1148403355595241_7903329400320165736_o (2)• La Société d’histoire et d’archéologie de Vichy et des environs, vient de publier son  Bulletin  n° 175 (2ème semestre 2020). Sommaire : Paysages urbains vichyssois du XIXe siècle “oubliés”, trois études de cas : le Vieux Vichy, le passage Noyer et les maisons de la garde impériale (G. Mazé, B. Tournet) – Regard sur le répertoire musical dédié à Vichy (Christian Paul) – Sigillographie  cussétoise  ancienne (Jacques Corrocher) – L’âme des  choses muettes ou confidences au sujet d’un verre en cristal (V. Christina Melnixenco).

• Prochaines conférences et activités (sous réserves) : 1er mai : Les chalets vichyssois : un modèle impérial (Fabienne Pouradier-Duteil) –  12 juin : Congrès de la Fédération des Sociétés Savantes du Centre de la France.

images (3)• Le 3 mars, sur la page Facebook de  la Shave, Denis Wahl a présenté une première visioconférence d’une dizaine de minutes. Elle porte sur les structures architecturales de la vallée de la Sioule et elle s’intéresse plus particulièrement aux maisons avec pignons à redents. Elle reste visible sur la page Facebook de l’association et elle devrait être suivie d’autres visioconférences, dans l’attente de la reprise des conférences “en présentiel”, selon la formule consacrée.

CIERV BANDEAU

BILAN DE 2020 ET PROJETS POUR 2021

Lors de son assemblée générale tenue  à la mi-mars, Le Centre international d’études et de recherches de Vichy (Cierv), qui compte 200 adhérents, a dressé le bilan de l’année 2020, tout en dévoilant  ses projets pour 2021, avec l’espoir d’une reprise progressive de ses conférences.

• Du côté du bilan, si les conférences et les Rencontres annuelles ont dû être annulées, le CIERV a voulu maintenir un lien avec ses adhérents, notamment en renforçant sa communication. Outre la refonte complète du site, un bulletin trimestriel a été publié. Il  rassemble des  articles, des comptes rendus d’ouvrages récents et des informations sur l’actualité historique. Les deux premiers numéros sont déjà parus et un troisième devrait sortir en avril. Le Cierv a également édité un  recueil qui regroupe les conférences prononcées lors des Rencontres de novembre 2019, qui avaient pour  le thème Information, désinformation, propagande, 1940-1944”. Pour les non-adhérents, il peut être commandé, via le site du Cierv.

Accéder au bulletin n° 1 (novembre 2020)

Accéder au Bulletin n° 2 (janvier 2021)

• Du côté des projets pour 2021Trois manifestations sont programmées, si les conditions sanitaires le permettent. Ce sera d’abord le  samedi 10 juillet, une conférence  centrée sur l’attitude des 9 parlementaires de l’Allier lors du vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Trois d’entre eux font partie des 80 qui votèrent contre. Il s’agit d’Eugène Jardon député-maire de Domérat, de Marx Dormoy, sénateur-maire de Montluçon, et d‘Isidore Thivrier, député maire de Commentry (Photo ci-dessous, de gauche à droite).

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•   Ensuite, le 26 août, date anniversaire de la Libération de Vichy, il sera question de Walter Stucki, ambassadeur de Suisse, dont le livre  La fin du régime de Vichy. De Pétain à la IVè République, publié en 1947, vient d’être réédité par les éditions La Baconnière. Enfin, les Rencontres de novembre devraient porter sur l’histoire locale de Vichy et de ses habitants.

UNE DOCUMENTATION RÉGULIÈREMENT ENRICHIE

• Sur le site du CIERV, sous l’onglet Documentation, figurent de nouvelles contributions de Michel Promérat :

5 janvier 1941 : Un Américain à Vichy : l’arrivée de l’ambassadeur Leahy :

téléchargement• Le 5 janvier 1941, à 23 heures 58, le nouvel ambassadeur des Etats-Unis, l’amiral William Leahy arrive en gare de Vichy où il est accueilli par le général Laure, membre du cabinet de Pétain et par le personnel de l’ambassade. Parti de Washington le 22 décembre, il a embarqué le 23 sur le Tuscaloosa à Norfolk, est arrivé à Lisbonne le 30 avant de gagner Madrid, puis Barcelone. La traversée de la frontière franco-espagnole se fait dans des conditions acrobatiques, à pied, en raison de la destruction d’un pont, dans le froid et la boue (il faut requérir l’aide d’un paysan et de son cheval). Après une nuit à Montpellier où il découvre dans un hôtel non chauffé les rigueurs de l’hiver 1940, Leahy parvient à Nîmes d’où le gouvernement français a fait affréter un train jusqu’à Vichy. Il a été nommé le 20 novembre 1940 par le président Roosevelt, dont il est l’un des proches, et succède à William Bullitt qui occupait la fonction depuis 1936 et avait quitté la France au lendemain du vote du 10 juillet attribuant les pleins pouvoirs constitutionnels à Pétain. Pendant quelques mois, les Etats-Unis avaient été représentés à Vichy par un chargé d’affaires, le premier secrétaire d’ambassade Harrison Freeman Matthews…Lire la suite.

9 juillet 1941 : Jeanne au Bûcher de Paul Claudel à l’Opéra de Vichy :

R-8853429-1470151812-4276.jpeg (2)• L’Oratorio de Claudel et Honegger a été donné pour la première fois à Bâle le 12 mai 1938. L’œuvre est une commande d’Ida Rubinstein (1888-1960). Jeanne, dans l’épreuve du bûcher, a perdu toute compréhension de sa vie. Saint Dominique, “ Frère Dominique”, lui en fait le récit. L’ouvrage fait alterner les scènes parlées entre Jeanne et Frère Dominique et les scènes de reconstitution du passé. Défilent ainsi, en remontant le temps, le procès de Rouen, l’arrestation de Jeanne à Compiègne, le couronnement à Reims, l’enfance de Jeanne. Ayant retrouvé le sens de sa vie, Jeanne peut affronter les flammes qui lui apportent la délivrance dans la mort et l’accession à la sainteté dans une longue scène sur laquelle s’achève le drame. Il est joué en France pour la première fois à Orléans le 6 mai 1939 et connait un grand succès. D’autres collaborations entre les deux artistes marquent la fin des années trente : un oratorio La Danse des morts, constitué d’un savant entrecroisement de textes bibliques, puis en 1940 Trois Poèmes, et Trois Psaumes. Ces travaux en commun traduisent leur éclectisme politique, en associant un écrivain catholique, notoirement conservateur et un musicien qui, peu de temps auparavant, semble s’être engagé aux côtés du Front Populaire avant d’entamer un parcours plus sinueux…► Lire la suite.

15 novembre 1941 : Les obsèques du général Huntziger :

Général_Charles_Huntziger• Le 12 novembre 1941, vers 13 heures, l’avion qui transporte le général Huntziger, ministre de la Guerre, trois de ses collaborateurs (Jean Labusquière, directeur du cabinet militaire, le capitaine de Royère, officier d’ordonnance, le capitaine Rocaboy, commandant de l’avion et trois hommes d’équipage (le sous-lieutenant Lefèvre, pilote, son adjoint l’adjudant Gaspard, radio, le sergent-chef Chavannes, chef mécanicien) , s’écrase sur les pentes du Mont Aigoual, près du col du Minier. L’appareil, un quadrimoteur Potez 662, construit en un exemplaire unique, a décollé d’Alger, de l’aérodrome de Maison-Carré, à 9 heures 30 et était attendu à Vichy-Rhue aux environs de 13 heures. Il est repéré à Agde à 11 heures 55, puis au-dessus d’Issoire à 12 heures 28 ; c’est à ce moment-là qu’il semble faire demi-tour en raison du très mauvais temps (neige et givre). Assez rapidement les liaisons radio deviennent difficiles. Si certains messages qu’il émet sont reçus, ceux qui lui sont envoyés n’obtiennent pas de réponse. Le pilote appelle la base de Marignane à 12 heures 34, pour signaler qu’il se dirige vers Marseille, puis le contact est perdu. Des jeunes des Chantiers de Jeunesse qui accomplissent des travaux près de l’Aigoual, ainsi que quelques rares habitants de cette zone peu peuplée, voient l’avion, venu du Nord, opérer un mouvement avant de s’écraser sur les pentes de la montagne. En raison de l’altitude, de la difficulté du terrain, il faut plusieurs heures avant d’accéder au lieu de l’accident… ► Lire la suite.

19 février 1942: Le serment des préfets, Hôtel de ville de Vichy :

s-l400 (2)• Le 19 février 1942, le gouvernement de l’Etat Français convoque tous les Préfets de France (zone libre et zone occupée) à Vichy. 130 d’entre eux sont présents dans la capitale provisoire ; seuls les trois préfets des départements algériens n’ont pu y venir (ils seront représentés par le gouverneur Chatel). C’est la première fois depuis 1935 que sont ainsi rassemblés tous ces représentants de l’Etat. Les circonstances ne sont pas ordinaires : ils vont devoir prêter serment, non seulement de remplir au mieux leur fonction, ce qui eut été compréhensible, mais de conserver leur fidélité au chef de l’Etat, ce qui l’est moins. Pétain, qui en avait posé le principe dans son discours du « vent mauvais » le 12 août 1941, remet ainsi au gout du jour une pratique tombée en désuétude depuis la fin du Second Empire. L’application de cette décision avait été quasi immédiate, puisque le 29 août, les membres du Conseil d’Etat, réunis à l‘hôtel Majestic à Royat, prêtent ce serment de fidélité… Lire la suite.

images (2)Hiver 1941-1942:  Les affres du ravitaillement : La mémoire collective des années d’occupation, en France, demeure aujourd’hui encore, pour les acteurs de cette époque, saturée de souvenirs de files d’attentes devant les magasins, du découpage des tickets de rationnement, mais aussi et surtout, pour beaucoup, du gout des topinambours et des rutabagas. Pour ceux qui n’ont pas vécu cette période sombre, leur perception de ces temps difficiles est nourrie de représentations véhiculées par les récits familiaux, la littérature et surtout le cinéma. La Traversée de Paris, avec sa théâtralité parfois surjouée, en est devenue le symbole…► Lire la suite

téléchargement Octobre 1944:  L’hommage de la ville de Vichy à Marc Juge, René Chabrier et Henri Moreau :  Dès la libération de Vichy, les nouvelles autorités municipales mises en place entre le 29 août (nomination du maire Jean Barbier) et le 14 septembre (désignation de 14 conseillers municipaux) se sont préoccupées de façon prioritaire de l’image de leur ville dans l’opinion publique nationale. En effet, depuis 1940, les usages linguistiques, par facilité peut-être, mais aussi parce que tout simplement cela énonçait une évidence géographique, ont imposé les expressions “ gouvernement de Vichy”, “ régime de Vichy ”. Dès le 3 août 1940, De Gaulle évoque “ les vieillards qui se soignent à Vichy ”, puis “ les gens de Vichy ” le 22, parle “ de nos ennemis et de leurs amis de Vichy” le 25 novembre, le 11 février 1941 “ des combinaisons de Vichy”, “ de leurs collaborateurs de Vichy” le 22 avril 1941, de “ la déshonorante équivoque de Vichy ” le 13 janvier 1942, “des traitres de Vichy” le 18 avril 1942, “ des ruines honteuses du régime de Vichy”, le 3 novembre 19431 ; l’on pourrait multiplier les citations de ce type…Lire la suite

Allier Généalogie

Image_Couverture Revue 133• Allier Généalogie (N°133- Mars 2021) : Mot de la présidente – Vie de l’association –Louise Françoise de la Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière et Louis XIV –  La présence de l’ordre religieux de Grandmont, dans le Puy-de-Dôme et l’Allier :  Étienne de Muret, fils aîné du vicomte de Thiers fut canonisé en 1189 et un certain nombre de cellules monastiques de l’ordre religieux de Grandmont furent fondées, dont les prieurés de Chavanon, dans le Puy-de-Dôme,  et de Grosbois, à Gipsy dans l’Allier, le seul département où l’installation fut favorisée par les Bourbon, notamment par Louis II.- Le1er janvier 1871 : un déraillement à Saint-Sornin fait 10 morts. Partis combattre, ces 10 victimes étaient des moblots qui trouvèrent la mort lors du déraillement du train reliant Montluçon à Moulins, dans la traversée de Saint-Sornin– Vichy, sous « Vichy », en 1941, une histoire locale oubliée : au fil des articles de presse, un aperçu de la vie vichyssoise – Claude Boulignat, de Louchy-Montfand, rescapé de la bataille de Reichshoffen : versé au VIIIè Cuirassier, il participa à la célèbre charge qui eut lieu le 6 août 1870 et qui fit 20 000 morts, dont 11 000 côté français. Seuls 17 cavaliers, en réchappèrent – Généalogies de nos adhérents- Questions & Réponses

CGHB nouveau logo

• Généalogies bourbonnaises et du Centre (n° 168 – mars 2021) : Trois marquis de Tracy décédés à Paray-le-Frésil : II : Jacques (1838-1921) (M. Sarazin) – Remettre des noms sur les photographies anciennes (G. Fayolle) – Bail de location d’un moulin sis à Villeneuve-sur-Allier (R. Mosnier) – L’élevage fermier : rêve ou réalité (M. Valette) – L’élevage des dindes dans les traités d’agriculture (M. Valette) – Bail de ferme du jardin des Minimes, 24 octobre 1695 (J. Popy) – Parcours d’un enfant de Commentry : François Forichon (1865-1952) (G. Fayolle) – Fonds des Gozis – Familles de Dompierre-sur-Besbre,

GRAHCA

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GRAHCA• Pour marquer le centenaire de l’entreprise Jeudy, le Groupe de recherches archéologiques et historiques du centre Allier s’est lancé dans la rédaction d’un livre. Il s’agira d’une étude d’archéologie économique qui permettra de retracer l’histoire de cette entreprise familiale “qui fait battre le cœur économique de notre territoire depuis 1923”. Pour ce faire, un appel à témoignages a été lancé :“L’histoire de l’entreprise a bien sûr été écrite par ses dirigeants, peut-on lire. Cependant, elle a pu s’écrire également grâce aux clients, salariés ou fournisseurs. Aussi, afin de réaliser l’ouvrage célébrant le premier centenaire de la maison Garangeat, devenue l’entreprise Jeudy, le Grahca sollicite les salariés, familles de salariés, fournisseurs ou simples témoins de l’histoire locale, afin de recueillir des informations, des anecdotes ou des documents concernant les dix premières décennies de l’entreprise”.

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Raphaël Jeudy (au centre)

• Outre des informations et anecdotes, les documents tels que cartes postales, photographies, factures, outils publicitaires sur l’entreprise ou la vie au sein de l’entreprise, en tant que salariés actifs ou retraités, seront également d’une aide précieuse. De même, précise cet appel à témoignages, “si un de vos aïeux vous a témoigné de son passage dans l’entreprise ou vous a transmis des documents ou si vous avez des informations ou anecdotes en tant que témoin des grandes heures de l’entreprise, vous pouvez transmettre une copie de ces témoignages ou documents au Grahca

Infos pratiques : Afin de recueillir témoignages et documents, on peut contacter l’entreprise Jeudy (Route Nationale –  03240  Le Montet. Tél. 04.70.47.10.06). Il est aussi possible de  rencontrer les bénévoles du Grahca lors des permanences, qui se tiennent tous les lundis, à partir de 14 heures (1, place du Général-Hoche – 03240 Le Montet). Enfin,  on peut  compléter un  questionnaire, disponible sur le site de l’entreprise Jeudy (www.ets-jeudy.com) ou sur le site du Grahca  (http:\\grahca.atwebpages.com).

vendat

Brique de vendat 48 '_ avril juin (2)• La brique de Vendat (n° 48 –avril-mai-juin 2021)  : Terre d’agriculture et d’artisanat (texte rédigé il y a quelques années par Jean-Claude Petelet, Président Honoraire de l’association Vendat son passé) – Photo mystère : Des ouvriers de la Tuilerie de Lourdy? Depuis plusieurs années, Vendat, son passé  possède une photo représentant des personnages vendatois mais qui à ce jour n’ont pu être identifiés – Monographie communale : En 1944, l’Abbé Georges Malvielle, curé de Vendat de 1937 à 1958, établit une monographie de la commune de Vendat intitulée Enquête communale de Vendat : Suite:  Démographie, recensement quinquennaux, émigration et immigration…- Une quatrième mairie à Vendat :  avant 1866,  la mairie se tenait également dans la maison d’école louée depuis 1851 et dont le bâtiment se trouvait à hauteur du numéro 54 rue des Landes – 1978 : le centenaire de l’école de Vendat – Liens de téléchargement gratuit des différents fascicules publiés par Vendat son passé. La publication est téléchargeable gratuitement sur le site de Vendat son passé

AUVERGNE – VELAY

ban hospital

LA REVUE 21 (2)• Dans la Revue du Centre Michel de L’Hospital, (n° 21- octobre 2020), Fabien Conord a publié une étude sur Les magistrats en Auvergne au milieu du XXe siècle : la fin des notables (Fabien Conord). Il y est notamment question du Bourbonnais Camille Gagnon (1893-1983), avec  plusieurs références à ses mémoires, De l’étoile matutine à l’étoile vespérale, publiés par les éditions des Cahiers bourbonnais (1978-1980). Magistrat et érudit, Camille Gagnon termina sa carrière en 1962 comme premier président de la Cour d’appel de Bourges. L’article traite également de la période de l’épuration de la magistrature. L’article est accessible en ligne.

ASSOCIATION CULTURELLE D’AIGUEPERSE

AIGUEPERSEDepuis un an, les activités de l’association culturelle d’Aigueperse et de ses environs sont perturbées par la crise sanitaire, ce qui n’empêche pas la préparation des futures publications de la revue Sparsae et des prochaines expositions. C’est ainsi que sera présentée, dès que les circonstances le permettront une exposition composée de 28 panneaux  sur les merveilles méconnues que réservent les peintures médiévales des plafonds et charpentes de France, d’Espagne et d’Italie. Elle sera accompagnée d’une conférence, l’ensemble étant programmé du 31 mars au 15 mai, à la Maison Nord Limagne, à Aigueperse.

Sparsae (2)• Sparsae (n° 87 – 1er semestre 2021) : Après l’éditorial d’Olivier Paradis, président de l’Association culturelle d’Aigueperse et ses environs,  Philippe Carré  présente la conclusion de son étude sur les relations des seigneurs de Saint-Germain-de-Salles, d’Escolles et de Montpensier avec la puissante abbaye de Mozac.  Il  met en valeur les liens féodaux, politiques et économiques qui assuraient à la grande abbaye non seulement de confortables revenus, mais un contrôle sur les grands axes de communication traversant notre contrée en direction de l’Île-de-France et de la Bourgogne. Jacques Corrocher  évoque l’installation des Ursulines à Aigueperse où,  durant un siècle et demi, ces religieuses enseignantes  ont tenu un collège réputé pour  jeunes filles de bonne famille d’Auvergne et du Bourbonnais. L’imposant bâtiment dominant la ville qui abritait cette congrégation et ses élèves,  est  aujourd’hui la mairie d’Aigueperse. Michel Debatisse s’est penché sur un témoignage autour de la détention temporaire d’un commerçant de Courpière dans les cantonnements de Montussant. Ce centre d’internement temporaire, situé à la sortie d’Aigueperse, avait succédé en 1944 aux baraquements installés en 1943 par le Groupement 27 des Chantiers de la jeunesse française. S’y trouvèrent enfermés des collaborateurs de la période d’Occupation, des trafiquants du marché noir, des cadres administratifs du régime de Vichy, des prisonniers allemands, mais aussi quelques victimes de dénonciations calomnieuses. L’internement constituait une sanction en l’attente d’une décision de justice. Dans cette période troublée de la Libération, il pouvait aussi constituer une simple mise à l’abri d’éventuelles représailles hâtives et sans jugement. Parmi les autres sujets abordés dans ce n° 87: Olivier Paradis : L’histoire d’un groupe scout,  Les cigognes d’Aigueperse, qui fonctionna dans les années 1930. – Rubrique Souvenirs, souvenirs : Une remise de médailles du Mérite agricole (1981) –  La reconstruction du clocher de l’église Notre-Dame d’Aigueperse (1901).

Alamanach de Brioude

ZZZZ•  Après la période des XIIIe-XVe siècles à laquelle était consacré le tome I, le catalogue du personnel canonial du chapitre de Saint-Julien de Brioude, publié par L’Almanach de Brioude,  vient de s’enrichir d’un second volume qui  s’intéresse aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles (1 vol. br, 277 p, éd. Almanach de Brioude, coll. Les dossiers de l’Almanach n° 3,  25 €). Chanoines-comtes, aumôniers francs, hebdomadiers, choriers et semi-prébendiers peuplent ce dictionnaire biographique que Claude Astor avait commencé à rédiger mais qu’elle n’avait pu mener à son terme, emportée par la maladie en octobre 2018. Présidente de l’Almanach de Brioude de 2005 à 2018, elle  travaillait depuis des années sur le chapitre de Saint-Julien de Brioude, repérant, lisant traduisant et analysant des dizaines de chartes avec compétence, méthode et rigueur. Un travail qui avait fait d’elle  une des meilleures spécialistes de l’histoire de ce chapitre. À son décès, les notices de chaque membre du personnel canonial étaient déjà en place, les références mentionnées pour la plupart et il ne restait plus qu’à mettre l’ensemble en forme, en harmonisant la présentation des notices. C’est à cette tâche que s’est attelé son successeur, Xavier Lochman. Sur  les conseils de Martin de Framond, directeur des Archives départementales de Haute-Loire, les chanoines-comtes honoraires ont été inclus dans la liste.

REVUE HAUTE AUVERGNE

• La Société des Antiquaires de Picardie, fondée en 1836, est l’une des plus anciennes sociétés savantes de France. Sur sa page Facebook, elle a consacré un article à sa consœur, la Société de la Haute Auvergne, qui poursuit depuis 1898 les mêmes buts : faire connaitre les travaux historiques, littéraires, archéologiques, artistiques ou autres en rapport avec la Haute Auvergne ainsi que la défense de notre patrimoine.164512611_3885802014820906_1233642724862490903_o (2)Besoin d’une bouffée d’air pur ? Direction Aurillac, dans le Cantal, à la rencontre de l’une des 200 sociétés savantes avec lesquelles la Société des Antiquaires de Picardie correspond, en France et à l’étranger. C’est là que la Société des lettres, sciences et arts La Haute-Auvergne (SHA) a été créée en 1898, à l’initiative de l’archiviste départemental Roger Grand. Son siège occupe, rue Vermenouze, l’ancien hôtel de Cébié, édifié au milieu du XVIIIe siècle par cette famille de la noblesse de robe aurillacoise. L’association, qui réunit aujourd’hui environ 450 adhérents, possède d’importantes collections patrimoniales. Ces livres, estampes, photographies, manuscrits, parchemins sont tous déposés aux archives départementales qui en assurent la conservation et la valorisation. En plus des conférences, colloques, journées d’étude qu’elle organise, la SHA publie le fruit de ses recherches dans la  Revue de la Haute-Auvergne, à raison de quatre numéros par an. Pour encourager la production des auteurs s’intéressant à la Haute-Auvergne, elle a aussi institué en 2001 un prix littéraire couronnant un ouvrage dont le thème rentre dans son objet social et est consacré, au moins en partie, au Cantal”.

Allanches

• Les Amis du Vieil Allanche (15160 Allanche) viennent de publier Fascinant Cézallier… Au sommaire : Éditorial (Christian Baillargeat-Delbos) – Quand sur le Cézallier passe l’ombre de Virgile (F. Cassingena-Trévedy) – Le Cézallier parfum d’Ouest américain  (Louis-Jacques Liandier) – Des lacs en Cézallier  (Philippe Glaize) – La maison d’habitation, la ferme en Cézallier (Séverine Brandon) – Histoire de tableau à la mairie d’Allanche  (Alain Delpirou) – Le blason d’Allanche  (Jean-Bernard Béland) – Les châteaux de Peyrusse (Hubert Gomont) – La Maison de Foix à Mardogne  (Serge Defix) – Une monnaie huguenote à Valentine  (Christian Baillargeat-Delbos) – Fernand le Gabin du Cézallier  (Christian Baillargeat-Delbos) – Portrait d’un violoneux Léon Lemmet, (Eric Desfour) – Étude comparative des deux charbons dans le Cézallier  (G. Andrieu) – Les Quincailleries d’Allanche (Pierre Kaiser) – Le chasse-neige rotatif ZR1 en action dans le Cézallier (JB. Béland). (27 €/ 33 € franco)

NIVERNAIS BOURGOGNE

Groupe 71

IDSL Mars 205• Images de Saône-et-Loire (n° 205 – Mars 2021) : Jean Germain, évêque de Châlon-sur-Saône (1436-1461) (Jacques Madignier) – Les statues publiques de Saône-et-Loire : 1ère partie : Les statues aux illustres (Alain Dessertenne) –  La Boulaye, d’un chef-lieu à l’autre (Alain Dessertenne et Françoise Geoffray) – Une nouvelle campagne de travaux à l’église de Saint-Christophe- en-Bresse  (Annie Bleton-Ruget) – Un parc naturel régional en Bresse (Annie Bleton-Ruget) – Des bibliothèques dans des lieux patrimoniaux : Le Creusot (Françoise Geoffray) – Votre bibliothèque.

Pays de bougogne

Z PAYS DE BOURGOGNE 262• Pays de Bourgogne (n° 262 – janvier 2021) : Guerre de 1870-1871, la terreur en Bourgogne ! Ce second numéro consacré à la guerre de 1870 se penche sur le dossier des nombreuses exactions commises par les troupes allemandes, peu soucieuses de l’application des lois de la guerre. Dans une France désorganisée, les volontaires auront été nombreux : les corps francs, les Mobiles de la Côte-d’Or qui sont allés défendre Paris, sans compter les actes d’héroïsme et la ténacité de Garibaldi. Ce numéro leur rend également hommage, ainsi qu’aux femmes pour le soutien qu’elles ont apporté aux nombreux blessés. De tous ces événements, il reste le témoignage des monuments. Ce numéro de  Pays de Bourgogne met l’accent sur un fait méconnu comme tant d’autres : l’histoire de ces  40 otages, dont 20 Dijonnais, qui  se retrouvèrent contraints à un exil  à Brême.

LES AMIS DU DARDON

ZZZ Echos du passé couv• Échos du passé, revue périodique des Amis du Dardon (n° 130 – année 2020) : Les lecteurs ont la parole – Vignes et vignerons à Chassy au XIXè siècle (Éric Wenzel) –  Les inexplosibles à Digoin en 1843 (extraits de journaux anciens) – Le village de Chassagne à Neuvy-Grandchamp (Pierre Lahaye) –  Redécouverte des statues gallo-romaines de Bourbon-Lancy (Document Max Boirot) –  L’enquête économique de 1848 en terre charolaise (René Voyard) – Le garage des Forges de Gueugnon (Severin Monorchio) – Une déconvenue qui n’en était pas une (Norbert Guinot) –  Drame à Toulon-sur-Arroux en 1888Henriette Dussourd (1921-1988) (Daniel Bédu).

LIMOUSIN -MARCHE

Siècles (2)

• Siècles (n° 50 -2021)  présente  une série d’Études sur le Limousin de l’Antiquité au Moyen âge, publiées sous la direction de Stéphanie  Guédon : “La reconstitution de la délimitation des territoires aux époques anciennes est souvent une entreprise ardue. Les auteurs des contributions qui constituent ce dossier consacré aux limites territoriales en Limousin durant l’Antiquité et le Moyen Âge proposent des démarches complémentaires et souvent novatrices pour retrouver ces délimitations anciennes, qu’il s’agisse de celles de la cité des Lémovices, des limites des diocèses du haut Moyen Âge ou de celles des circonscriptions royales en Limousin du XIIIe au XVIe siècle. En filigrane, ce sont aussi les questions de la continuité ou de la discontinuité de ces limites, mais aussi de leur signification, qui sont abordées”. 

Consulter et/ou télécharger la revue Siècles

couv_siecles_50_copie-small250Sommaire : Partie 1Les limites territoriales : Les limites territoriales en Limousin, de l’Antiquité au Moyen Âge : introduction  – Origines de frontières entre Lémovices, Bituriges et Arvernes dans le département de la Creuse – Agglomérations “ secondaires” et limites de cité : réflexions sur l’apport d’une étude territoriale des agglomérations pour la définition des limites de cité. Exemple de la cité des Lémovices  – Les territoires et leurs limites en Limousin dans le haut Moyen Âge et le concept de  “déterritorialisation ” – Genèse médiévale du Limousin administratif. Les circonscriptions royales (XIIIe-XVIe siècles) – Partie 2Produire chez les Lémovices et en Limousin :  Produire chez les Lémovices et dans le Limousin de l’âge du Fer au Moyen Âge : introduction  – La production épigraphique romaine chez les Lémovices à travers cinq dossiers creusois édités récemment  – L’atelier de potiers antique des Graules (Masseret, Corrèze) : un premier bilan des recherches archéologiques en cours – Les productions des établissements ruraux en Corrèze durant l’Antiquité : un autre monde  – Un regard sur les maisons de Curemonte et de Creysse. Brève introduction à l’architecture civile dans l’ancienne vicomté de Turenne

LES AMIS DE LA COMMUNE DE PARIS 1871

DES PROJETS POUR QUE VIVE LA MÉMOIRE DES VICTIMES CREUSOISES

708 (2)• Le comité creusois des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871, créé en 2019, s’est donné pour but de faire vivre la mémoire des ouvriers creusois et de leurs familles, engagés dans la Commune de Paris, afin qu’elle ne soit pas oubliée. Une volonté renforcée par le 150ème anniversaire de la Commune de Paris, avec ses deux mois d’insurrection pour réclamer une démocratie directe et qui fut violemment réprimée par les troupes versaillaises du gouvernement d’Adolphe Thiers, durant ce qu’on appela la Semaine sanglante. Selon Bernard Bondieu, secrétaire du comité creusois, “La Creuse est, proportionnellement à sa population, le département qui a payé le plus lourd tribut à la Commune. La plupart (des victimes) étaient des migrants creusois partis limousiner, des ouvriers, souvent des maçons qui venaient travailler aux beaux jours à Paris pour ramener de quoi vivre au pays. Ils se sont battus pour la continuité de la République”. Une affirmation que les chiffres viennent confirmer puisque près  de 500 Creusois trouvèrent la mort dans cette confrontation.  Plus d’un millier furent arrêtés et la moitié d’entre eux furent déportés, après leur jugement, en Nouvelle Calédonie.

51f233acb1933b59eafc8b882c69f4dd (2)• Faute de trouver du travail dans un Paris assiégé par les Prussiens, beaucoup de ces migrants limousins s’étaient enrôlés dans la Garde nationale qui leur offrait rétribution et couverts. Certains étaient en résidence permanente à Paris et les arrestations – déportations qui ont suivi ont également touché leurs épouses. L’une d’elles a  été déportée en Nouvelle Calédonie sur le même bateau que Louis Michel, grande figure féminine de la Commune. En explorant les archives, les Amis de la Commune ont pu faire des découvertes, comme celle de la tombe d’un maçon creusois, située  en bord de rivage, en  Nouvelle-Calédonie. L’homme avait tenté de s’évader et il s’était noyé.

Z maqutte tapisserie commune Creuse• Après un livre en 2019 et des expositions historique et artistique à l’abbaye de Prébenoît, en 2020, le Comité souhaite marquer le 150ème anniversaire par la réalisation d’une tapisserie en hommage aux victimes. Elle sera baptisée “Es jorn”, c’est à sire “C’est le jour” en occitan. Elle rappellera  “tout l’espoir et la foi que ces hommes et ces femmes de la Commune avaient en un nouveau monde construit sur des valeurs de démocratie et de progrès social”. Pour réunir les 11 000 € nécessaires, une souscription a été ouverte et un appel au mécénat a été lancé. Un livre de 70 pages, retraçant la conception de la tapisserie sera offert à tout souscripteur de plus de 30 €. Plusieurs communes creusoises, dont  Felletin, Bétête, Faux-la-Montagne ou Saint-Laurent ont apporté leur soutien.

• Le projet a été confié à Françoise Vernaudon, lissière, dont l’atelier est installé à Nouzerine, et à l’artiste David Czekmany, en charge de la  maquette. Celle-ci, approuvée à l’unanimité par Les amis de la commune,  pourrait encore évoluer. On y distingue le drapeau rouge de la Commune, avec  arrière plan un mur de pierres et un bloc de granite sur lequel se tient, debout, un maçon de la Creuse. Au dessous, figurent  quelques lignes du Temps des cerises.  Avant que ne débute le tissage au mois d’avril, il faudra réaliser tout le travail du carton, ainsi que la recherche de couleurs et de matières. Le projet initial porte sur une tapisserie d’un format d’un mètre-carré, une surface qui pourrait être augmentée, en fonction des résultats de la souscription. Les nombreuses  animations (conférence, spectacle, réunion-débat projection du film La Commune de Peter Watkins …) qui avaient été inscrites au calendrier entre mars et mai ont dû être reportées à l’automne. Enfin, les expositions réalisées en 2020, devraient être présentées  trois villes creusoises. Quant à la tapisserie, elle est appelée à voyager en Creuse et au-delà, avec des prêts à des musées, associations et collectivités, désireux de faire connaître l’histoire des Creusois de la Commune.

► Infos pratiques : Pour contribuer au financement de la tapisserie, des bulletins de souscription sont disponibles à l’adresse mail 1871commune23@orange.fr. Téléphone :  05.55.51.22.39.  La souscription ouvre droit à un abattement fiscal de 66 %.

LES PARLERS DU CROISSANT

LES NOMS D’ARBRES À ÉTROUSSAT

Parlers du Croissant é• Dans les Etudes Marchoises, Michel Monnet-Quelet propose de passer en revue quelques noms d’arbres et de plantes donnés à Etroussat (Allier) et ailleurs dans le Croissant marchois. C’est ainsi que son travail s’intéresse aussi aux communes du sud de l’Allier (axe Montluçon-Gannat-Vichy). La première partie, publiée en août 2020, concerne le suffixe –IER prononcé /yé/, /i-é/, /é/, /è/ ou /ay’/ qui peut se réduire à –IE /i/ : cereisie, chataignieLa  deuxième et dernière partie, publiée en février 2021,   évoque des arbres (chagne, écoursat, biaule, ramiau). 

Parlers du Croissant

• Pour étudier les noms des arbustes et plantes, il s’appuie sur le travail d’Aimé Ferrier. Natif d’Etroussat, une commune de la partie sud de l’Allier mais qui est située dans l’aire du Croissant marchois, Aimé Ferrier a été instituteur dans différents départements puis, de retour au pays, il est devenu  principal du collège de Cusset. Il est décédé en 1975, à Ebreuil. Le « patois » parlé dans cette partie du Bourbonnais située dans le Croissant marchois fut sa langue maternelle. Il a rédigé en 1939 une étude non publiée, une  “ monographie manuscrite  tout à fait remarquable ”.

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• Autre étude de Michel Monnet-Quelet, celle portant sur le “marchois parlé dans le Croissant : perception linguistique dans le Bourbonnais”,  avec les exemples d’Etroussat et Ferrières-sur-Sichon (Allier).  Tous ces documents sont accessibles sur le site Le Marchois.fr

 

 

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